La presse, 18 mai 2004, C. Arts et Spectacles
[" LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE FAIT LE BONHEURDES LIBRAIRES PAGE 3 OCÉANIE UN VASTE MONDE À POINTE-À-CALLIÈRE PAGE 4 Feu vert à la saga Nos étés du tandem Boyer-D'Astous Le tournage commencera à la mi-juillet dans la région du Bic HUGO DUMAS TÉLÉVISION hdumas@lapresse.ca C'est officiel: TVA diffusera à l'automne 2005 la saga historique Nos étés, un ambitieux projet télévisuel signé par Anne Boyer et Michel D'Astous.Lyne Charlebois (Tabou) et le cinéaste Francis Leclerc (Une jeune fille à la fenêtre, Mémoires affectives) se relaieront derrière la caméra pendant la première saison de Nos étés, qui renfermera huit épisodes d'une heure.Et à 950 000 $ l'épisode, il s'agit d'un des plus gros projets du prolifique tandem Boyer-D'Astous, qui a notamment pondu Jeux de société, Sous un ciel variable, Les Grands Procès, Deux Frères, Tabou et Le Retour, en plus de superviser l'écriture des textes des Poupées russes.Étalée entre 1900 et 2005, la saga Nos étés racontera l'histoire de six générations de femmes ayant transité dans un grand manoir familial du Bas-du-Fleuve.L'histoire de la série commence en 1900 dans le village fictif de Cap-sur-Mer, où Jean Desrochers, sa femme Maria Brabant et leur fille Nora, des bourgeois de Montréal, inaugurent leur résidence d'été, assez cossue il va sans dire.Le domaine des Desrochers s'appelle Les Salines.«À cette époque-là, les riches Montréalais passaient leurs étés dans le Bas-du-Fleuve », dit Anne Boyer en entrevue à La Presse.« Il y en a qui allaient à Murray Bay, sur la rive nord, et il y en a d'autres qui allaient à Métis ou à Cacouna », poursuit Michel D'Astous.Tous désiraient fuir l'étouffante chaleur de la ville et la pollution de ses usines.Dans Nos étés, Jean Desrochers, propriétaire de plusieurs manufactures de chaussures, a anglicisé son nom \u2014 il se fait appeler John Marivale\u2014 pour « pouvoir faire des affaires à Montréal », remarque Michel D'Astous.La femme de John, Maria, provient de la haute bourgeoisie montréalaise.Ils ont embauché une domestique, Rachel, une adolescente d'origine malécite.Deux familles de cultivateurs de Cap-sur-mer viendront mêler leur destin à celui des riches Desrochers.D'abord, les Belzile, qui ont vendu un bout de leur terre aux Desrochers pour l'érection du domaine Les Salines.Et les Archambault, la famille d'où provient la domestique Rachel.« La dernière héroïne de la série, Marie, sera issue de ces trois familles », explique Anne Boyer.Les femmes des Salines se transmettront aussi un don pour la musique : la première touchera le piano et la dernière, née en 1980, sera une sorte de Jorane.Les tournages extérieurs de Nos étés commenceront à la mi-juillet dans la région du Bic.Les rôles n'ont pas encore été distribués.Et comme la série s'étire sur plus d'un siècle, les personnages du début ne reviendront évidemment pas à la fin, ce qui laisse présager un bon roulement chez les comédiens et les comédiennes.Un seul personnage traversera le temps, soit celui de la maison des Salines, précise Anne Boyer.Au fil des étés, le domaine des Salines deviendra un motel, une commune ou un bed & breakfast, selon les modes et les volontés de ses occupants, tous des descendants du couple Desrochers-Brabant.>Voir SAGA en page 5 PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Les charmes du Bas-du-Fleuve serviront de trame de fond à la nouvelle saga historique Nos étés, que TVA diffusera à l'automne 2005.57e FESTIVAL DE CANNES MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL CANNES Plus de la moitié des films de la compétition ont été présentés jusqu'à maintenant.Si le festivalier sent d'emblée cette nette intention exprimée par la direction du festival de renouveler un peu la donne, force est de constater que les vrais coups de coeur se sont quand même faits plutôt rares.Bien sûr, Comme une image d'Agnès Jaoui occupe une position enviable dans le palmarès affectif des festivaliers, suivi de près par Nobody Knows d'Hirokazu Kore-Eda et La vie est un miracle d'Emir Kusturica (une troisième Palme d'or pour le cinéaste serbobosniaque serait toutefois surprenante).Outre la bombe Fahrenheit 9/11, qu'a dégoupillée Michael Moore hier sur la Croisette, la compétition offrait aussi La femme est l'avenir de l'homme, une chronique de moeurs coréenne dans laquelle deux copains tombent au même moment amoureux d'une ancienne copine, et The Edukators, une chronique de moeurs allemande dans laquelle deux copains tombent amoureux de la même fille (qui n'est pas coréenne, cela dit.).Si La femme est l'avenir de l'homme déçoit par son écriture trop approximative, mal servie de surcroît par une mise en scène sans grand relief (bref, c'était « plate ! »), The Edukators se distingue par contre par son caractère marrant.Dans ce film de Hans Weingartner, Daniel Brühl (Good Bye Lenin !) fait partie d'un trio de jeunes idéalistes dont l'action militante se concrétise en «réorganisant» \u2014sans violence et à leur insu \u2014l'intérieur des résidences des riches.Le film bascule même de plus en plus dans l'humour quand, après un dérapage (provoqué par une histoire sentimentale au sein du trio), un bourgeois pris en otage retrouve ses idéaux de jeunesse en côtoyant ses jeunes ravisseurs.Et finit par épouser leur cause, même s'il trouve ses nouveaux amis bien sages en comparaison à ce qu'il a fait avant de devenir le riche financier qu'il est aujourd'hui.The Edukators a beau se révéler fort sympathique, personne ne criera toutefois ici au chef-d'oeuvre.Les frères Ethan et Joel Coen, enfants chéris de la Croisette, débarquent aujourd'hui avec leur plus récent film The Ladykillers (le film fut un échec en Amérique du Nord) ; et le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul propose de son côté Tropical Malady.AUTRE TEXTE Les intermittents : une affaire très française, page 2 Àmi-parcours, peu de candidats Depuis 20 ans 2000, boul.Le Corbusier à Laval (450) 688-0936 Fournisseur officiel des ampoules de qualité «STANDARD » Nous nous réservons le droit de limiter les quantités vendues.Offre valide du 18 au 25 mai 2004.Jusqu'à 25% pour ce fournisseur.3215695A ARTS ET SPECTACLES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE LA GUERRE DES «SÉLECTIONS» Le Festival de Cannes, on l'a déjà dit, est installé sur un système de castes en comparaison duquel l'Inde paraît d'une simplicité biblique.Les journalistes ont des badges de cinq couleurs différentes, chacune correspondant à un état de félicité ou de déréliction bien défini.Il y a ceux qui passent partout.Et ceux qui ont le droit d'aller aux toilettes.Il y a les photographes et cameramen admis dans le saint des saints du «photo call» précédant la conférence de presse officielle.Il y a ceux qu'on refoule sans ménagement.Il en va évidemment de même pour les innombrable professionnels, qui, comme les animaux d'Orwell, sont «tous égaux, certains étant simplement plus égaux que les autres».Ils ont des relations ou ne connaissent personne.Ils sont invités.Ou restent à leur hôtel à attendre des coups de fil qui ne viennent jamais.Il en est de même pour les quatre différentes sélections.Je n'y avais pas prêté attention, parce que tout était déjà suffisamment compliqué pour moi.Mais, en fait, il y a bel et bien quatre manifestations différentes à Cannes.Il y a la sélection officielle, installée au Palais des festivals, avec cette année ses 18 films en compétition, plus quelques poids lourd hors compétition.À l'autre extrémité du spectre \u2014 et de la Croisette \u2014 on trouve la Semaine internationale de la critique, où sept longs métrages (des premières ou secondes oeuvres exclusivement) sont en lice pour le prix final.Entre les deux, installée dans l'ancien Palais, il y a la Quinzaine des réalisateurs, qui propose, sans compétition, une vingtaine de longs métrages de réalisateurs jeunes ou vieux.La Quinzaine date de 1969 et d'une initiative de Costa-Gavras et Doniol-Valcroze, qui voulaient secouer le conservatisme de la sélection officielle.La réaction n'a pas tardé puisque, quelques années plus tard, le Festival opposait à la Quinzaine une section nouvelle baptisée Un certain regard.Également une vingtaine de longs métrages, qui par définition se trouvent hors de la compétition, mais pourront se réclamer de l'étiquette «Sélection officielle Cannes» pendant leur carrière commerciale.«Pas l'ombre d'un doute : Un certain regard a été fait uniquement pour nous contrer, dit-on à la Quinzaine.Ce qui fait que nous sommes directement en concurrence : les longs métrages de qualité ne sont pas si nombreux dans une année.Lorsqu'un producteur nous dit : merci de m'avoir sélectionné, mais est-ce que je peux vous donner ma réponse dans trois jours?», nous savons qu'il est approché par Un certain regard.Qui a la priorité de fait.D'ailleurs, tous les réalisateurs acceptent instantanément lorsqu'on leur propose la «sélection officielle», sans même savoir s'ils seront dans la compétition officielle ou dans la catégorie des aspirants.» Selon un membre actuel de la Semaine, celle-ci reçoit environ 400 films, «dont au moins 350 très mauvais».Et la Quinzaine, plus d'un millier.DEUX MINI-PALMES Àmi-parcours de ce 57e Festival, m'autorisera-t-on à décerner deux mini-palmes pour cause de bon goût et d'élégance naturelle.La première à un membre du jury qui, une fois n'est pas coutume, demeure passablement sympathique même s'il est passé du côté des Grands du cinéma.Je veux parler de Benoît Poelvoorde, le formidable comédien belge des Convoyeurs attendent et de Podium.Bien que désormais starisé, il continue de circuler dans Cannes sans escorte armée et, parfois, de se pointer au comptoir d'un simple bistrot de l'arrière-Cannes.Autre palmette : à l'un des trois plus grands chanteurs de son époque (les deux autres étant Dylan et Joplin), je veux parler de Mick Jagger.On l'a entre-aperçu, hier après-midi, à 16h, en haut des marches du Palais, qu'il avait gravies le plus discrètement du monde, en costume sombre et discret.Bien que désormais anobli par la reine, Mick Jagger avait fait le déplacement pour le film brûlot de Michael Moore.LE GOÛT DE L'ARGENT Voulez-vous gagner des sous ?Vendez un film à un distributeur pour le marché français.Enfin, il y a film et film.Et donc, selon la catégorie où vous boxez, vous ne toucherez pas exactement la même somme.Selon le magazine professionnel Écran total, qui a publié les chiffres avant-hier, Le Retour du roi a été acheté pour la modique somme de 5 millions US.Le remake de Massacre à la tronçonneuse s'est négocié à 1,1 million.Deux fois couronné l'an dernier à Cannes, le très beau film turc Uzak a tout de même empoché 150 000 $.Alors que, non palmé du tout, un film du Kazakhstan, Le Faisan d'or, a dû se contenter de la somme royale de 6000 $.C'est toujours mieux que le forfait colossal négocié par Alliance Atlantis pour Deux Secondes de Manon Briand : 2500$, service compris.Apparemment, un film, même totalement inconnu, mais qui a triomphé dans son pays d'origine, vaut nettement plus cher.Exemple, choisi totalement au hasard : La Grande Séduction.Qui a touché 360 000 dollars US.Ce qui est loin d'être ridicule, pour un film à six millions de dollars (canadiens).TAPIS ROUGE Mick Jagger PHOTO AP PHOTOAGENCE FRANCE-PRESSE © On n'hésite jamais à arborer les tenues les plus extravagantes lorsque l'on assiste à la projection d'un film en compétition officielle.Le mannequin Styna Dokoupilou a su ménager son arrivée au tapis rouge avant la projection du film The Edukators.On souhaite pour elle (et ses proches voisins) que les fauteuils du palais des Festivals soient plus spacieux que ceux de nos salles de cinéma habituelles.FEUILLETON INTERMITTENT Une affaire très française LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE CANNES Alors ?Dans ce fameux feuilleton des « intermittents », en est-on bientôt au point final, à l'épilogue, au happy end ?Eh bien, pas du tout.Ce conflit qui dure depuis plus de 10 mois est une affaire éminemment franco-française, qui ébahit les professionnels de la culture du monde entier, et dont on a l'impression qu'elle ne va jamais se terminer.Dimanche en fin d'après-midi, la conférence de presse tenue à l'intérieur du Palais des Festivals ressemblait à une veillée d'armes : tout le monde était encore sous le choc de l'inexplicable dérapage policier de la veille.Un intermittent au nez cassé, un caméraman de la télé avec six points de suture sur le crâne.Une opération tellement disproportionnée que le préfet du département était obligé de présenter ses excuses, et que le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, se déclarait « choqué » par des excès policiers que strictement rien ne justifiait.Quelques heures plus tard, certains prétendaient que tout était réglé.Surgi à la fin de la conférence de presse, « RDV » annonçait que la disposition principale de la réforme venait de sauter : les 507 heures de travail exigées des intermittents pour demeurer dans le système d'indemnisation seraient de nouveau calculées sur 12 mois, comme dans l'ancien système.Comme l'accord entré en vigueur le 1er janvier dernier relève des partenaires sociaux et qu'il a toujours force de loi, c'est le gouvernement qui paiera le manque à gagner dans les caisses de l'assurance-chômage.Tout était dit ?Pas vraiment.Le gouvernement, coincé entre le désastre électoral des régionales de la fin mars et la catastrophe annoncée des européennes du 13 juin, donnait l'impression de boucher les trous, de distribuer dans le désordre les concessions, bref d'essayer de gagner du temps, d'avoir les intermittents (environ 100 000 artistes en tout genre) à l'usure.Du genre : on suspend provisoirement la réforme, mais on ne l'annule pas.Résultat : hier à 17 h, les festivaliers pouvaient voir se déployer, devant les studios temporaires de Canal Plus et en face de l'hôtel Hilton une douzaine de drapeaux rouges.Et une cinquantaine de manifestants pacifiques mais équipés de mégaphones.À un jet de pierre des grévistes de l'hôtel Carlton \u2014 pas très nombreux sur les piquets de grève mais déployant de larges banderoles.De l'autre côté du boulevard, sous la tente de la Quinzaine des réalisateurs, une demi-douzaine de porte-parole des intermittents en train de s'engueuler sur la stratégie à adopter.De toute évidence, le mouvement des intermittents est partagé de manière chronique entre les tenants de la négociation « raisonnable» et divers petits groupes qui sont partisans des coups de force permanents et des actions de commando.D'où l'engueulade : « Comment se fait-il qu'au moment de la conférence de presse, on voit apparaître de l'autre côté de la rue des drapeaux rouges et des mégaphones ?» demande un «chef» à la tribune.« Il y a beaucoup de monde dans les coordinations, tout le monde ne pense pas la même chose », répond un «simple soldat » dans la salle.Et on se renvoie à la figure quelques opérations coup de poing des derniers mois : le blocage « spontané » de toutes les copies de films à destination de la Croisette, à deux jours de l'ouverture.L'occupation de la maison de Depardieu à Paris.Et l'occupation, samedi, du cinéma Star de Cannes : « Vous auriez pu nous avertir, tout de même ! » « Oui, mais, vous ne venez jamais à la Salle des mutilés (le QG de la « base » à Cannes).» Lorsque la vraie conférence de presse commence, on apprend que, non, décidément, le gouvernement n'a rien cédé sur le fond puisque l'accord maudit n'est pas du tout abrogé.Même s'il a apparemment tout lâché de manière ponctuelle.Quant à la question de savoir ce qui va se passer dans les jours qui viennent, d'ici à la clôture du festival : mystère et boule de gomme.« Toute action qui a pour effet de rendre visible notre combat contre le protocole est bienvenue », dit le porte-parole habituel du collectif, le réalisateur Leclerc du Sablon.Bref, le combat continue.Dans l'incompréhension plutôt générale de « culturels » du monde entier : même réformé à la baisse, le régime français des intermittents, qui assure un revenu annuel à tout « artiste » justifiant de 507 heures de travail sur les 10 derniers mois, reste unique au monde.Et les abus, qui conduisent, par exemple, France 3 (télé publique) à compter 23% d'intermittents parmi ses employés réguliers, sans parler des sociétés de production privées, aboutissent à un déficit colossal de 820 millions d'euros dans l'année.Les professionnels étrangers sont effarés en entendant de tels chiffres.Les Français, eux, n'aiment pas tellement compter. ARTS ET SPECTACLES La «Grande Bibliothèque» fait le bonheur des libraires STÉPHANIE BÉRUBÉ Si tout se passe comme prévu, la « Grande Bibliothèque » ouvrira ses portes dans un an, rue Berri.La construction va très bien, les panneaux de verre ont commencé à être installés sur les parois extérieures et plus de la moitié des 350 000 livres ont été achetés.Ce qui fait le bonheur de plusieurs libraires du Québec.Tous les livres qui se retrouveront sur les rayons de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), que l'on continue communément d'appeler la Grande Bibliothèque, sont achetés dans des librairies agréés de toutes les régions du Québec.Pour certains libraires, la nouvelle BNQ est une vraie manne.« Les gens de la Grande Bibliothèque travaillent très bien et observent à la lettre la loi du livre, estime Georges Curzi, de la Librairie du Musée des beaux-arts.La première année, l'impact des achats a été énorme ici.» M.Curzi estime que les commandes effectuées par la BNQ à la librairie du musée ont haussé le chiffre d'affaires de près de 10%cette année-là, ce qui a fait une grosse différence.D'autant que les libraires interrogés concédaient que les affaires n'étaient pas particulièrement bonnes au Québec, par les temps qui courent.« Avec les coupes dans les budgets d'acquisition des bibliothèques québécoises, les achats de la Bibliothèque nationale sont extrêmement positifs », explique Benoît Desmarais de l'Association des libraires du Québec.Le budget d'acquisition de la BNQ est de 17,2 millions de dollars, en vue de l'ouverture de l'immense bibliothèque de la rue Berri.« La moitié des nouveaux livres ont été achetés, confirme Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la Bibliothèque.Nous achetons au moins un exemplaire de chaque nouveau titre québécois.» Ce qui exclut les manuels scolaires et l'édition spécialisée universitaire.Une fois rendu sur les rayons de la Bibliothèque, le livre aura coûté le double de son prix d'achat, parce qu'il aura été catalogué et traité.Une équipe de bibliothécaires est chargée de faire les achats pour les livres québécois et pour toutes les autres publications.« En français, nous couvrirons très largement ce qui se publie dans le monde, explique Hélène Roussel, directrice générale de la diffusion à la BNQ.Environ 35 000 titres sont publiés en français par année, nous comptons en acquérir 25 000.» Évidemment, certains livres plus populaires seront achetés en plusieurs exemplaires.Côté anglophone, la bibliothèque devrait acheter 15 000 titres par année.Les bibliothécaires de la BNQ choisissent les librairies en fonction de leurs spécialités, par langue et par genre.À la Librairie du Musée des beaux-arts, on a commandé essentiellement des livres d'art et des catalogues d'expositions internationales.« C'est certain qu'ils ne nous commanderont pas Da Vinci Code, lance Georges Curzi, acheteur à la librairie du musée.Même si on l'a, parce que ça parle de Léonard de Vinci ! » Les acquisitions se font partout en province, selon la population de chaque région administrative et le nombre de librairies agréées de la région.Pour être un fournisseur de la nouvelle Bibliothèque nationale du Québec, le propriétaire de la librairie devait le signifier à la direction de l'institution.Françoise Careil, de la Librairie du Square, est très heureuse de l'avoir fait.Sa librairie se trouve tout près du chantier de la grande bibliothèque.« Ils m'ont commandé des livres assez rares, des vieux titres disponibles en Europe, dit la libraire.Lise Bissonnette est une personne qui est très sensible aux librairies indépendantes.Et, dans ce cas, les petites librairies n'ont pas été oubliées, ce qui est très bien.» Le chantier va bien La construction de la future BNQ va bien, assure sa présidente.« On parle beaucoup des chantiers qui vont mal, mais ce qu'on ne dit pas, c'est que le seul qui va, c'est le nôtre ! » lance Lise Bissonnette.Les usagers de cette future grande bibliothèque auront de l'espace.Six niveaux, 33 000 pieds carrés.Beaucoup d'aires ouvertes, beaucoup de lumière.« Nous allons avoir une impression de calme et de volupté », affirme Lise Bissonnette.Les ouvriers s'affairent actuellement à recouvrir les façades de plaques de verre.Au total, il y aura 6000 lames de verre à installer sur la bibliothèque.« Des lames d'un vert glacier, précise Jean Roy, directeur de la gestion du projet.Un vert qui rappellera la couleur du lac Louise.Et la couleur changera selon la lumière du jour ou du soir.C'est un bâtiment caméléon.» Pour l'instant le bâtiment est plutôt poussiéreux.À l'intérieur, on s'affaire à terminer les structures, à poser le plancher.Mais on voit déjà que la bibliothèque sera divisée en deux : d'un côté les livres disponibles pour les prêts, de l'autre la collection patrimoniale.Au milieu de l'édifice, un grand escalier mène aux étages supérieurs et un peu partout, des postes de lecture sont parsemés.Tous ne sont pas identiques car on a voulu créer des ambiances différentes.L'étudiant qui veut lire tranquillement peut s'isoler du côté de la ruelle Savoie, le célibataire qui veut voir et être vu peut se mettre en plein centre, près de l'escalier.Ou aller au rez-dechaussée, au café ou dans le bel espace réservé pour les revues et les journaux qui sera ouvert sept jours sur sept.Un peu plus au centre se trouve aussi l'espace d'exposition.« le calendrier est plein jusqu'en 2007 », précise la directrice.La première exposition portera sur.le livre ! Elle sera mise en scène par Michel Marc Bouchard.Lise Bissonnette assure que les expositions ne seront pas hermétiques, que tous lecteurs des lieux, et les flâneurs, pourront aller y faire un saut.On pourra aussi être voyeur et observer la galerie de haut.Car l'entrée de la salle se trouve en fait au soussol, que l'on appelle joliment rezde- jardin dans cette grande bibliothèque.Mais comme il n'y a pas de plafond, on peut jeter un coup d'oeil à l'exposition depuis le rezde- chaussée.Au total, la construction aura coûtée 98 millions de dollars.« Nous coûtons moins cher au mètre carré que les autres grandes bibliothèques livrées en 2002 en Amérique du Nord », précise Lise Bissonnette.Au coût de construction de l'édifice, il faut ajouter les frais d'acquisition des documents et les frais liés à leur traitement.Puis le développement informatique de la nouvelle BNQ.Un autre coût a été ajouté : les 35 millions de dollars que le gouvernement du Québec a décidé de verser à la Ville de Montréal pour la collection de livres de la Bibliothèque centrale de Montréal.Plus de 176 millions de dollars auront été dépensés, avant l'ouverture de la bibliothèque.La construction de la bibliothèque doit être terminée pour la fin de cette année.On compte quelques mois pour aménager l'espace.La direction de la BNQ se garde bien de donner une date d'ouverture précise puisqu'un retard donnerait des munitions de plus aux nombreux détracteurs de l'institution.« Les critique viennent surtout du milieu culturel, un milieu qui a intériorisé la pauvreté, dit Lise Bissonnette.Pour cela, je leur pardonne.» PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Le chantier de la Grande Bibliothèque à la fin de mars.Les usagers disposeront d'espace, beaucoup d'espace : 33 000 pieds carrés répartis sur six niveaux.SPECTACLES Votre enfant doit-il être installé dans un siège d'auto pour enfant ?Avez-vous le bon siège pour votre enfant ?Est-il bien fixé à votre auto ?Votre enfant y est-il bien installé ?Journée de vérification de sièges d'auto le mercredi 19 mai de 8 h à 16 h Tant que votre enfant n'a pas atteint 63 cm en position assise (du siège au sommet du crâne), il doit obligatoirement être installé dans un siège d'auto pour enfants adapté à son poids et à sa taille.Pour la sécurité de votre enfant, passez nous voir afin de vérifier votre siège d'auto pour enfant.Des personnes-ressources seront sur place pour procéder, s'il y a lieu, à des modifications.Hôpital Sainte-Justine 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine (stationnement) VÉRIFICATION DE SIÈGES D'AUTO POUR ENFANTS ! 3229201A CINÉMAS INDÉPENDANTS BARAKA Cinéma du Parc (3) : 21h15.BROKEN WINGS Cinéma du Parc (1) : 15h, 17h, 19h, 21h.CANNES INTERNATIONAL ADVERTISING FESTIVAL 2003 Cinéma du Parc (3) : 15h15, 17h15.CE QU'IL RESTE DE NOUS Cinéma Parallèle : 17h, 19h05.CORPORATION (THE) Cinéma du Parc (2) : 16h45, 21h35.Ex-Centris (salle Fellini) : 14h, 21h15.DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS Cinéma Beaubien : 11h30, 16h30.ÉDITH ET MICHEL Cinéma ONF : 19h.ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND Cinéma du Parc (2) : 19h30.INCOMPARABLE MADEMOISELLE C.(L') Cinéma Beaubien : 11h15, 15h15.JEUX D'ENFANTS Cinéma Beaubien : 14h, 16h, 20h, 22h.MONICA LA MITRAILLE Cinéma Beaubien : 13h45, 19h, 21h30.MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN Cinéma Beaubien : 12h, 18h.Ex-Centris (salle Cassavetes) : 15h, 17h, 19h, 21h15.SADDEST MUSIC IN THE WORLD (THE) Ex-Centris (salle Fellini) : 17h15, 19h20.STARSKY AND HUTCH Cinéma du Parc (3) : 19h15.TOUTES LES FILLES SONT FOLLES Cinéma Beaubien : 13h15, 17h15, 19h15, 21h15.VUE DE L'EST précédé de IL FAIT SOLEIL CHEZ TOI Cinéma Parallèle : 15, 21h.MUSIQUE SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Jacques Lacombe.Measha Brueggergosman, soprano, Margriet van Reisen, mezzo-soprano, Daesan No, baryton.Extraits d'opéras de Mozart, Weber, Bellini, Massenet, Donizetti, Rossini, Giordano, Saint-Saëns, Lalo.Concerts Air Canada : 19h30.VARIÉTÉS CABARET MUSIC-HALL (2111, Saint-Laurent) Powderfinger et Marble Index : dès 20h.DANS HORAIRES DE CINÉMA LES JEUDIS ET SAMEDIS 3226447A ARTS ET SPECTACLES CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE OSM: du 1er au 6e prix Humilié et offensé CLAUDE GINGRAS MUSIQUE La voix est de nouveau en vedette au dernier concert « Air Canada » de la saison de l'Orchestre Symphonique de Montréal, ce soir, 19 h 30, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Grande gagnante du premier Concours international des JM en 2002, la soprano canadienne Measha Brueggergosman, invitée à l'OSM pour la troisième fois en quelques jours, partage l'affiche ce soir avec deux autres lauréats de récentes compétitions vocales : le baryton coréen Daesan No, cinquième prix à Montréal il y a deux ans, et la mezzo néerlandaise Margriet van Reisen, sixième prix au Concours Reine-Élisabeth de Belgique de 2000 dont la grande lauréate avait été Marie-Nicole Lemieux.Sous la direction de Jacques Lacombe, les solistes se partageront sept airs d'opéras de Bellini, Donizetti, Rossini, Weber, Giordano, Saint-Saëns et Massenet.Le programme, sur lequel l'OSM néglige de fournir certains détails, sera complété par des pages d'orchestre d'autres opéras.Deux concerts jeudi Jeudi soir, 19 h 30, Pollack Hall de Mc Gill : dernier concert CBC de la saison.Le baryton Brett Polegato, la violoncelliste Elizabeth Dolin et le pianiste Paul Stewart présenteront alors des oeuvres de Liszt, Debussy, Granados et Poulenc, avec projections des tableaux les ayant inspirées.Le même soir, 20 h, salle Pierre- Mercure, Kalipso Productions (sic) présente \u2014 et je cite le communiqué \u2014 « le spectacle du violoniste soliste de renommée internationale, Alexandre Da Costa ».Le spectacle sera effectivement donné par une danseuse, Marie Parisella.Pour le reste : le jeune violoniste fera la création d'une pièce écrite pour lui par un compositeur du nom de Robert Lafond et jouera Bach, Mozart, Falla et Sarasate avec Jean-Philippe Tremblay, altiste, et Matt Herskowitz, pianiste.Seize gagnants Choisis parmi 92 candidats, les 16 gagnants (ou « Jeunes Ambassadeurs lyriques ») du concours de Lyrichorégra se feront entendre en concert à Pierre-Mercure le 7 novembre.Parmi eux : Olivier Laquerre, Michèle Losier, Maria Lambroula Pappas, Pascale Beaudin, Karin Côté et Pascal Charbonneau.En bref Hélène Guilmette, soprano de Lévis, 28 ans, a remporté le weekend dernier le deuxième prix au Concours Reine-Élisabeth de Belgique.Rentré d'Espagne, Franz- Paul Decker répète à Edmonton, pour les 28 et 29 mai, un programme Wagner avec le ténor Paul Frey et la soprano Nadine Secunde.La prochaine saison des radiodiffusions en direct du Metropolitan comprendra cinq jeux-questionnaires et non plus quatre.Le Quatuor Molinari figure au palmarès de l'Académie Charles-Cros pour son intégrale Schafer, sur disques ATMA.Yoheved Kaplinsky, l'une des juges du Concours de piano qui s'ouvre mardi prochain, est le professeur, à New York, de la jeune Marika Bournaki.ÈVE DUMAS QUÉBEC \u2014 Si les Flamands drôles de la pièce Du serment de l'écrivain du roi et de Diderot, qui arrivent à Québec demain, soutiennent que l'acteur ne doit pas nécessairement souffrir pour incarner son personnage, les Hongrois, qui débarquent à Montréal ce soir, nous envoient un tout autre message avec W\u2014Munkascirkusz (traduction : W\u2014Le Cirque des travailleurs).Que leur metteur en scène, Arpad Schilling, soit inspiré par les théories d'Artaud, pour qui la cruauté devait être le moteur du théâtre, ne les aide pas.Attention, ça va faire mal ! Le W du titre, c'est pour Woyzeck.Le personnage de Büchner (1813-1836) est ici tellement déshumanisé qu'il en a perdu son identité.W\u2014Munkascirkusz reprend la pièce du dramaturge allemand, à laquelle Schilling a juxtaposé des textes du poète communiste hongrois Attila Jozsef (1905-1937), qui tout comme Büchner, est mort dans la fleur de l'âge.Comme figure de martyr, d'homme humilié et offensé, il n'y a pas plus emblématique que Woyzeck.Considéré comme amoral et bête par le capitaine, abusé par le docteur, qui se livre à toutes sortes d'expérimentations sur le brave homme, et trompé par sa concubine Marie, avec qui il a eu un enfant « hors les liens sacrés du mariage », W n'en mène pas large, et pour cause.Amoureux des oeuvres-chocs On peut voir comment cette matière très parlante interpellerait un metteur en scène comme le jeune Arpad Schilling, manifestement attiré par les oeuvres-chocs \u2014il a monté en 2001 une pièce inspirée d'Orange mécanique et d'American Psycho et intitulée Nexxt.Le Woyzeck du metteur en scène hongrois est particulièrement cru et.cruel.Les huit comédiens jouent dans une cage d'acier dont le sol est recouvert de sable.Du plafond pendent des sacs remplis d'un liquide jaunâtre suggérant l'urine.Un sommier en métal, une petite baignoire, une bétonnière et un pneu transformé en balançoire complètent ce décor de misère dans lequel surgissent des corps souvent nus.Comme l'indique le titre, le langage du cirque est présent dans plusieurs exécutions: acrobaties, feu et freak show.Mais c'est une énergie beaucoup plus près du punk que du Cirque du Soleil qui se dégage du spectacle.D'ailleurs, un orchestre rock composé de trois musiciens surplombe ce petit microcosme malsain et l'accompagne dans ses défoulements poétiques et musicaux.Coup de coeur de Brigitte Haentjens, codirectrice artistique du Carrefour avec Marie Gignac, W\u2014Munkascirkusz est à n'en point douter une oeuvre forte nous rappelant que l'exploitation de l'homme par l'homme est loin d'être chose du passé.Les amateurs de théâtre extrême peuvent en faire l'expérience à l'Usine C d'ici jeudi.Aujourd'hui La première de trois représentations du Moine noir, nouvelle de Tchekhov adaptée à la scène par Denis Marleau, aura lieu ce soir.Veuillez noter que la pièce sera présentée au Monument- National de Montréal du 26 au 29 mai.Également sur la « scène nationale » aujourd'hui : Théâtre à relais (dont je vous reparlerai fort probablement une fois l'aventure terminée), Une année sans été et Gestion de la ressource humaine, pièce de François Létourneau interprétée par des finissants du Conservatoire d'art dramatique de Montréal sous la direction de Frédéric Blanchette.Scène internationale : Or Press Escape (Pays- Bas).W\u2014MUNKASCIRKUSZ, texte d'après Woyzeck de Georg Büchner et des poèmes d'Attila Jozsef.Mise en scène : Arpad Schilling.Une production du Kretakor Szinhaz.La pièce était présentée au Carrefour international de théâtre de Québec et prend l'affiche de l'Usine C ce soir, jusqu'à jeudi, dans le cadre de Théâtres du Monde.PHOTO FOURNIE PAR : MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Un village sur pilotis, Tupuseleia, en Nouvelle-Guinée, photographié par Lamberto Loria à la fin du XIX e siècle.OCÉANIE Voyage au bout du monde JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Un vaste monde.D'une superficie de quelque 181 millions de kilomètres carrés, soit 18 fois les États-Unis.Et l'Océanie, terre exotique par excellence, reste aussi énigmatique que son étendue.L'exposition que lui consacre Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire, vise, avec ses 200 objets ramenés du XIXe siècle, à la faire mieux connaître.Vaste et énigmatique, le cinquième continent est surtout très diversifié.Francine Lelièvre, directrice du musée du Vieux-Montréal, tient à le rappeler.«Il y a 10 000 îles, on ne peut pas tout montrer.C'est un survol», disaitelle hier lors de la présentation aux médias d'Océanie, une expo unique par le simple fait qu'elle a fait ouvrir des réserves bien secrètes.On ne peut tout montrer, mais surtout on ne montre que ce que le Musée national de préhistoire et d'ethnographie Luigi Pigorini de Rome possède.Océanie est en effet la deuxième collaboration, après Musica Africa, entre les établissements québécois et italien.Et c'est des réserves romaines que sortent tous ces objets, des pièces aussi étonnantes qu'une bande d'écorce totalement couverte de motifs géométriques, jadis attribut vestimentaire, aujourd'hui fragile murale sous verre.C'est le premier apport de cette expo.De démontrer que ces mers lointaines, divisées généralement en trois (la Micronésie, la Mélanésie et la Polynésie), n'ont pas seulement été explorées par les navigateurs britanniques ou français, les Cook et Bougainville connus.Mais aussi par des scientifiques italiens qui ont ramené de leurs voyages les 15 000 pièces que constitue la section Océanie du musée Luigi Pironi.«Ce n'étaient pas des anthropologues, mais des botanistes et des biologistes, précise sa directrice, Antonietta Fugazzola Delpino.Le musée a acquis ces pièces soit par achat ou par donation jusqu'aux environs de 1910.Notre collection est la plus importante, parce que ces objets sont les plus vieux qui existent.» À l'image de cette collection, qui ne prétend pas être complète, l'exposition montée exclusivement pour Montréal couvre très large.Et la mise en place, chaotique au premier abord, ne cherche pas à classifier les multiples ethnies que les explorateurs des Fidji et autres Tahiti ont rencontrées.Bien qu'elle instruit sur plus d'un plan, comment faire d'autre puisqu'on s'y connaît peu, elle demeure inégale.On y apprend avant tout que malgré l'état rudimentaire de ces sociétés, qui ne connaissaient pas le métal avant l'arrivée des Occidentaux, pas plus que l'écriture, elles étaient passablement organisées.Le «fascinant réseau d'échanges ritualisés» appelé Kula regroupait les îles de la Mélanésie (Nouvelle-Guinée, Fidji, îles Salomon.).Les bracelets et fragments fortement ornementés de pirogues en sont les exemples de cette organisation qui servait à solidifier les rapports politiques et commerciaux.Un système monétaire basé sur des coquillages, un arsenal sanguinaire de lances et de javelots, des bijoux en dents de requin ou de.chien, des branches épineuses comme outils de tatouage, des masques, des instruments de musique, des statuettes, bref la diversité des choses sauvegardées par le temps révélera sûrement plus d'une coutume.L'expo montrera sinon à quel point ces groupes étaient sectorisés (chaque village a sa «maison des hommes») ou faisaient preuve d'ingéniosité.Malgré ce que l'on pourrait croire de ces terres sauvages, peu d'animaux y vivaient.La coiffe aux plumes colorées destinée à un chef en dit beaucoup sur la rareté des oiseaux.Enfin, la présentation repose beaucoup sur un ensemble de photographies, malheureusement mal mises en valeur.Sous-estimés, ces clichés, signés pour la plupart Lamberto Loria révèlent non seulement des secrets, ils témoignent de l'oeil occidental ébahi par tant d'exotisme.Et demeurent, pour Antonietta Fugazzola Delpino, de véritables trésors, pour la première fois montrés.C'est qu'il fallait avant tout les restaurer, dit-elle.Les photos accompagneront la publication prochaine, à Rome, du journal d'Enrico Giglioli, un des voyageurs à la base de cette collection.OCÉANIE, Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, jusqu'au 17 octobre.Info: 514 872-9150.PHOTO FOURNIE PAR : MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Une coiffe masculine portée par des arborigènes et datée de 1876.Tous les mercredis et samedis dans LES VOYAGEURS EN PARTANCE POUR\u2026 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES FLASHES Petite-Vallée: l'amour de la chanson 19 ans plus tard, voici We Are the Future Près de 20 ans après le succès We Are the World, destiné à aider les victimes de la famine en Afrique, une nouvelle génération d'artistes et de célébrités s'est réunie dimanche en Italie pour un concert de bienfaisance en faveur des enfants vivant en zones de guerre.We Are the Future a rassemblé des dizaines d'artistes du monde entier, dont la top-modèle Naomi Campbell, l'actrice Angelina Jolie, la star américaine Oprah Winfrey et plusieurs autres.Le concert de plus de cinq heures, organisé par Quincy Jones, également producteur de We Are the World en 1985, s'est tenu en plein air au Cirque Maxime de Rome.Les droits de télévision, les dons et les ventes de produits dérivés serviront à venir en aide aux enfants.Décès d'Anna Lee L'actrice Anna Lee, dont la carrière télévisuelle et cinématographique s'est étalée sur 70 ans, est morte vendredi d'une pneumonie dans sa maison près de Beverly Hills, en Californie.Elle avait 91 ans.Née à Kent, en Angleterre, l'actrice britannique s'était installée aux États-Unis au début des années 30 pour travailler à Hollywood.Elle a joué dans une soixantaines de films, dont La Mélodie du bonheur (1965), Fort Apache (1948) et Les Mines du roi Salomon (1937).Des jumeaux pour Geena Davis C'est un garçon, et c'est un garçon.L'actrice Geena Davis, star de Thelma et Louise, a donné naissance à des jumeaux, à l'âge de 47 ans.Kian William et Kaiis Steven, nés le 6 mai dans un hôpital de Los Angeles, sont rentrés à la maison.Selon son agent Paul Bloch, la maman et les bébés vont merveilleusement bien.Les jumeaux sont les deuxième et troisième enfants de l'actrice et de son mari depuis 2001, le chirurgien Reza Jarrahy, 33 ans.Le couple a déjà une petite fille de deux ans, Alizeh Keshvar.CHRISTIAN CÔTÉ COLLABORATION SPÉCIALE À Petite-Vallée, tout le monde chante sans exception, à croire que c'est inscrit dans les gènes des habitants du coin.Heureusement, de temps en temps nous parviennent jusqu'à Montréal des échos de ces mutations musicales.C'est ce petit air de folie qui, cette fois, a ensorcelé Daniel Lavoie en le retenant cette année à titre de parrain du Festival en chanson de Petite-Vallée.Il reste à peine plus de 40 jours (ça commence le 26 juin) avant que le hameau gaspésien n'entonne à nouveau la ritournelle qui fait le succès annuel de cet événement culturel pas comme les autres.Quarante jours aussi pour que les 20 finalistes choisis parmi plus de 440 participants saisissent l'occasion qui se présente à eux.« Il faut être un petit peu fou pour faire ce métier-là, j'en suis un et je suis très honoré de faire partie de cet asile de fous à Petite-Vallée », a lancé en souriant Daniel Lavoie, hier au dévoilement de la programmation au bar le Verre Bouteille.À ses côtés, ils étaient plusieurs à venir démontrer leur soutien à l'événement.Louise Forestier, Marie Denise Pelletier, Pierre Flynn, Edgar Bori, Marie-Claire Séguin et Michel Rivard se sont tous laissé prendre dans les filets du directeur artistique, Alan Côté.Ensemble, ils prendront sous leurs ailes les jeunes artistes en devenir.Ils seront présents à différents titres, que ce soit pour offrir ateliers et colloques sur le métier ou encore comme jurés durant les rondes éliminatoires du concours.Parce que, même si à Petite-Vallée on fait les choses comme nulle part ailleurs, ce festival est avant tout un concours, un peu relax il est vrai, mais une compétition quand même.Six auteurs-compositeurs-interprètes et une autre demi-douzaine d'interprètes seront appuyés de quatre paroliers et autant de compositeurs.En compagnie de ces nouveaux finalistes, on retrouvait hier quelques anciens du festival.Vivianne Audet, lauréate en 2003, tout comme Charles Dubé et Catherine Major présents en 2002 qui tenaient à démontrer qu'à Petite-Vallée l'épanouissement y est total et bénéfique.Fort d'un premier album Réverbère sorti depuis peu, Charles Dubé est resté sous le charme de son expérience acquise par son séjour dans la petite vallée gaspésienne.« C'est comme un pèlerinage, a-t-il avancé, tu te trouves confronté à tes limites en tant qu'artiste là-bas.Tu te retrouves avec toi-même, mais en même temps, tu ne fais que parler de musique avec des gens qui ont ça à coeur.» « Il y a vraiment quelque chose de magique là-bas, a ajouté pour sa part Catherine Major, dont le premier album Par-dessus bord est paru il y a quelques mois.Tout le monde est là pour l'amour de la musique.» Un amour de la musique qui a reçu l'honneur d'être reconnu comme l'événement culturel de l'année par l'ADISQ.Avec toutes ces fleurs pour garnir son jardin d'estime, le Festival en chanson de Petite-Vallée suivra son cours jusqu'au 3 juillet.Festival de Petite-Vallée : www.festivalenchanson.com PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Michel Rivard et Marie Denise Pelletier, aux côtés du parrain 2004 du Festival Petite-Vallée en chanson, Daniel Lavoie.Feu vert à la saga Nos étés du tandem Boyer-D'Astous SAGA suite de la page 1 Pour leur saga historique, Anne Boyer et Michel D'Astous ont adopté une approche plus psychologique qu'encyclopédique.Tout est fictif dans Nos étés, ne vous attendez donc pas à entendre des extraits de discours de Maurice Duplessis ou des images de soldats empilés dans des tranchées.Pour éviter des hausses de coût, toute l'action se déroulera autour du manoir des Salines.Chacune des tranches de quatre épisodes constituera un été en soi, avec un début et une fin.Le premier été se passe en 1900, tandis que le second se déroulera en 1915.Chacun des étés de cette série lourde s'amorce avec l'ouverture, pour la belle saison, du domaine des Salines.Anne Boyer et Michel D'Astous ont prévu des étés pour 1929, 1936, 1945, 1955, 1968, 1979 et 2005.« Il y a des films qui correspondent à la vision que l'on a, comme La Leçon de piano.Tu vois que c'est un film d'époque, mais ça n'a pas le caractère vieillot », souligne Michel D'Astous.Chacun des étés aura une facture différente.Il y aura un été plus policier, un été plus comédie romantique, un été plus humoristique et un été centré uniquement sur les enfants.« On voulait revisiter la saga historique.On voulait avoir un regard contemporain, un regard moderne, sur une série historique », poursuit Michel D'Astous.Anne Boyer et Michel D'Astous, qui réalisent un vieux rêve avec Nos étés, ne veulent surtout pas que leur oeuvre soit poussiéreuse et défraîchie.C'est pourquoi ils ont fondé leur propre boîte, Duo Productions, qui coproduira Nos étés avec Jacques Blain et Josée Vallée de chez Cirrus.Cirrus est derrière les succès de Jack Carter, La Vie la vie, Hommes en quarantaine et Temps dur, la nouvelle série de Radio- Canada qui explore le milieu carcéral.Un conseiller historique, Daniel Turcotte, veille à la cohérence de l'oeuvre et un linguiste révise les dialogues pour s'assurer de leur vérité.Nos étés marquera les débuts à la télévision du cinéaste Francis Leclerc.Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, Post Mortem) a aussi été pressenti, mais son horaire de lui permettait pas de se libérer.Star Académie: toujours populaire Les académiciens n'ont pas perdu leur cote d'amour auprès du public à en juger par les cotes d'écoute décrochées par leur émission spéciale de 90 minutes, présentée dimanche soir à TVA.Entre 20 h et 21 h 30, 1 519 000 téléspectateurs ont regardé une collection des meilleurs moments de la deuxième cuvée d'aspirants chanteurs.Il a également été révélé pendant l'émission qu'un nouveau disque, regroupant les meilleurs moments des galas de huit des 14 académiciens, allait bientôt apparaître chez votre marchand de disques préféré.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 20h a ENJEUX Qu'est-ce que la nouvelle génération a dans la tête ?À quoi rêve-t-elle ?On le saura dans ce reportage d'Enjeux qui, en collaboration avec L'actualité, a mené un sondage sur les valeurs des jeunes.21h A 24 HEURES CHRONO Si vous l'aviez manquée en saison, on reprend depuis le début le récit de cette fiction en temps réel avec Kiefer Sutherland en directeur de cellule antiterroriste devant déjouer un terrible complot.Première des 24 heures ce soir.21h VIE GUY CORNEAU.EN TOUTE CONFIDENCE Quatre mères seules (Isabelle Brossard, France Castel, Nathalie Coupal et Danielle Godin) s'expriment sur leurs expériences et échangent leurs stratégies en présence de Guy Corneau.21h MMAX LES VOIX EN OR Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer.Cette chanson de Fugain ferait un fameux thème pour Star Académie 3 ! En attendant, ce spectacle du chanteur ressassera vos vieux souvenirs avec Fais comme l'oiseau, C'est la fête et Bravo monsieur le monde.21h ARTV TOMBE LES FILLES ET TAIS-TOI Un nouveau célibataire tente de rencontre des femmes, mais sans succès.jusqu'à ce que Humphrey Bogart lui prodigue ses conseils de séduction ! Un bon vieux Woody Allen.23h RDS ZONE@TUNING Première d'une série de 13 émissions consacrées aux véhicules modifiés.Le Sport Compact, ça vous dit quelque chose ?Aujourd'hui (17:30) L'union fait la force La Vie la vie Enjeux / À la recherche de Martin Gagnon Une émission couleur de Radio-Canada / Serge Chapleau Le Téléjournal/Le Point PILE POIL (5) avec Barry Mc Evoy Le TVA 18 heures Ultimatum Clin d'oeil / Boom Desjardins Surprise sur prise en rappel Histoires de filles Km/h Fortier II Le TVA Merci bonsoir / Grandes Gueules Michel Jasmin / Danièle Lorain (23:17) Macaroni tout garni Ramdam Cultivé et bien élevé .Canada français National Geographic / Le Monde des mutants 24 heures chrono Jazz sous influences Fêtes fatales Vidéaste recherché.e La Période de questions Le Grand Journal (16:30) Flash / Anthony Kavanagh Fun noir & Cie / Tex Lecor Faut le voir pour le croire COPIE NON CONFORME avec Wendy Crewson, Shawn Doyle Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access H.e Talk Daily American Idol Law& Order: SVU Law& Order: SVU / Dernière CTV News News eTalk Daily Jeopardy Canada Now Hockey / Séries éliminatoires: Flyers - Lightning The National (22:05) LOVING YOU (23:05) The Simpsons ABC News Will & Grace 8 Simple Rules / Dernière According.than Perfect Super Millionaire Frasier Night.(23:35) News CBS News E.T.Navy NCIS 60 Minutes: Don Hewitt Judging Amy / Dernière News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Most Outrageous Game Show.Law& Order: SVU Law& Order: SVU / Dernière Tonight.(23:35) The Newshour BBC News Outdoor.Colonial House (2/4) Colonial House (2/4) BBC News Bus.Report The Newshour City Confidential American Justice Biography / Jeffrey Dahmer Cold Case Files Third Watch Trajectoires Les Couleurs de la vie Le Garage L'Héritage TOMBE LES FILLES ET TAIS-TOI (4) L'Écume des villes Jardins Bravo! Videos Seeing Things Passeport Musique Solos.Johnny Cash:Half Mile a Day Diane Krall: Live at Union.Law& Order Compte à rebours Biographies Éléments déchaînés Vidéo Patrouille Dossiers FBI Cascadeurs Enseigner.Le Cinéma.Cette énergie que nous ne.entreprises touristiques Étudiants.In Focus .d'histoire Quartier latin Santé mentale et vieillissement How'd they do that?Daily Planet Howit's Made American Chopper / Pow/Mia American Hotrod Daily Planet Soleil express La Route.Évasion.Bleu II .de France À vélo Zone limite En plein parc Correspond.Évasion.pratique Coll.Jangal All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Mentors STEEL MAGNOLIAS (4) avec Sally Field, Dolly Parton The Brendan.Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld American Idol 24 Gilmore Girls Superstar USA Global News Global National Train 48 E.T.Most Outrageous Game Show.Judging Amy Global News Global Sports Tournants de l'Histoire Histoires de trains Sexe et Pouvoir L'Enfer du devoir L'AFFAIRE DU GOLFE DU TONKIN (5) avec Jane Alexander The Fifties JAG Museum Mysteries of.Sphinx - Legends of History Turning Points of History JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Real Renos Room.Extra Matchmaker Perfect Match Trading Places The Call Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musicographie / F.Pérusse Les Voix en or Popop Bruno Made in.Musicographie / F.Pérusse Top5M.anglo Top5M.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Groulx Luxe Babu à bord Kung Faux La Forza del Desiderio Will & Grace Navy NCIS In Montreal .arménien À communiquer Parsvision Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Inside Media Foreign.The National the fifth estate Inside Media Foreign.Le Journal RDI Capital Actions Le Monde La Part.Réchauffement planétaire.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30.Sports 30 Hockey / Séries éliminatoires: Flyers - Lightning Sports 30 (22:15) Zone@tuning Largo Winch Brigade des mers Brigade spéciale Sans laisser de trace L'Empreinte du crime Les Condamnées Poltergeist Doc Cold Squad The Associates YOUR FRIENDS AND NEIGHBORS (5) avec Ben Stiller PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Dark Angel Tripping.Alienated Outer Limits Hockeycentral Sportsnetnews NHLPA's.You Gotta.Hockey / Memorial Cup: Guelph - Medicine Hat Sportsnetnews Tékitoi Volt Panorama L'art d'être parent LE CHAT ET LA SOURIS (4) avec Serge Reggiani, Michèle Morgan Panorama Clean Sweep In a Fix Repo Men: Stealing for.Overhaulin' Rides / Topless Repo Men: Stealing for.Off the Record Sportscentre Baseball / Twins - Baseball Sportscentre Slam Dunk.Mucha.Sacré Andy! 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Lorsque Dominique revint, il n'y avait plus aucune trace des larmes qu'il avait vues poindre dans ses yeux.- Pour l'enquête?demanda-telle.Il ne reste vraiment pas de chances?- On ne sait jamais.Dans mes temps libres, je vais continuer à vérifier des choses.Mais, si j'étais vous, je ne garderais pas trop d'espoir.- Hier, Brochet m'a appelé avant de partir pour la Suisse.Il m'a demandé si je m'occuperais du fils de Semco.Quand je lui ai dit que la question ne se posait même pas, il m'a dit que ce ne serait pas facile de poursuivre mes études, avec la charge d'un enfant.Il a ajouté qu'il était désolé de ne pas pouvoir m'aider.- Toujours aussi sympathique.- J'avais l'impression de revoir son expression de triomphe.À S U I V R E Les Éditions Alire inc.www.alire.com © 2001 Éditions Alire inc.& Jean-Jacques Pelletier ROMAN18MI "]
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