La presse, 15 mai 2004, Cahier A
[" CANNES GAEL GARCIA BERNAL CINÉMA, PAGE 1 GARY KURTZ RENCONTRE DU TROISIÈME TYPE PAGE 1 JAZZ ALAIN BRUNET ANALYSE L'ANNÉE CAHIER ARTS ET SPECTACLES WYNTON MARSALIS LE FESTIVAL A25 ANS CAHIER ACTUEL PAGES 6 ET 7 Montréal samedi 15mai 2004 Le plus grand quotidien français 15 mai d'Amérique 120e année no 203 220 pages 11 cahiers Averses isolées, Max.21 Min.7 2 $ taxes en sus LES DÉFUSIONNISTES ACCUSÉS DE MENTIR Les partisans du démembrement font de la désinformation, accuse le maire Tremblay FRANÇOIS CARDINAL Chaque Montréalais bien informé qui signera les registres sur les défusions fera un geste en faveur de l'éclatement de Montréal, prévient le maire Gérald Tremblay à la veille du déclenchement du processus référendaire.« Ne pas aller signer est aussi un geste démocratique », rappelle-t-il.Lors d'une entrevue exclusive accordée dans son bureau de l'hôtel de ville, hier après-midi, M.Tremblay a fait flèche de tout bois contre ses adversaires, qu'il accuse de mentir à la population.« Désinformation », « démagogie », aucun mot n'est trop fort pour déplorer l'attitude des défusionnistes, qui mentent sciemment aux Montréalais, selon lui.« Les citoyens ne retrouveront pas leur ancienne ville », lance le maire, visiblement outré d'avoir à préciser une telle évidence.>Voir DÉFUSIONNISTES en A2 Washington se retirera de l'Irak si le nouveau régime le lui demande PHOTO AP Un détenu de la prison d'Abou Gharib reçoit une cigarette d'un de ses geôliers.Hier, quelque 300 prisonniers ont été relâchés par les autorités américaines.La Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon disposés à emboîter le pas ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON \u2014 Alors que les États-Unis menaient une offensive militaire musclée et controversée en Irak dans la ville sainte de Najaf, le secrétaire d'État, Colin Powell, a affirmé que les Américains sont prêts à quitter le pays si le futur gouvernement irakien le leur demande.À quelques semaines de la passation du pouvoir aux Irakiens, les propos de M.Powell faisaient écho >Voir IRAK en A6 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Les élections auront lieu quelques jours après la Saint-Jean.Le vote risque donc d'être paqueté.INCENDIE À L'ÉCOLE JUIVE TALMUD TORAH La police arrête cinq suspects Météo Averses isolées, maximum 21, minimum 7, plus de détails en page AFFAIRES 12 SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 20 Avis et enc Pa.n AsNNONCES 14 et 15 Animaux VACANCES 21 Bridge VACANCES 21 Décès P.ANNONCES 12 et 13 Échecs VACANCES 21 Feuilleton P.ANNONCES 20 Forum A 25 à 27 Grille des mordus VACANCES 14 Horaire cinémas CINÉMA 9 et 10 Horaire télévision ARTS 26 Jardiner MONTOIT 20 Loteries A 23 Mots croisés VACANCES 20 Petites annonces CAHIERPETITESANNONCES et AFFAIRES 2 Timbres VACANCES 21 Trait d'union VACANCES 19 DANIEL DUBRÛLE La police de Montréal a arrêté quatre hommes et une femme d'origine arabe vers 6 h 15 hier matin relativement à l'incendie criminel du mois dernier à l'école Talmud Torah de l'arrondissement de Saint- Laurent.Les quatre hommes, âgés de 18 à 22 ans, et la femme, âgée de 36 ans, comparaîtront aujourd'hui au palais de justice de Montréal pour répondre entre autres à des accusations d'incendie criminel, de complot et de méfait public.D'autres accusations pourraient s'ajouter.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'écarte pas la possibilité de procéder à d'autres arrestations en lien avec cette affaire.L'incendie avait été allumé dans la nuit du 4 au 5 avril dernier, à la veille des vacances des enfants à l'occasion de la pâque juive.Les dégâts se sont limités à la bibliothèque, mais l'incident, sans précédent connu à Montréal, avait soulevé une vague d'indignation.La présence sur les lieux d'une lettre revendiquant le crime au nom d'un groupe inconnu des policiers, « la Brigade du cheik », avait jeté la consternation dans la population et lancé un vaste mouvement contre l'intolérance et les actes de racisme.L'incident avait mobilisé l'ensemble du monde politique.Le jour du drame, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le député fédéral de l'endroit, Irwin Cotler, s'étaient d'ailleurs rendus sur les lieux.La plupart des chefs des partis politiques fédéraux et provinciaux, Paul Martin, Jean Charest, Bernard Landry et Mario Dumont, pour ne nommer que ceux-là, avaient alors lancé chacun leur tour un appel à la tolérance.>Voir ÉCOLE en A6 Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.Vancouver264SANS ESCALE $ Winnipeg 164$ Edmonton 220$ Calgary 220$ Victoria 312$ Premier vol le 5 juin Abbotsford 305$ Premier vol le 24 juin 3145535A LA RÉINGÉNIERIE À LASAUCE HOLLANDAISE La Presse Affaires pages 1 et 12 Des questions et des réponses sur les registres QQue sont les registres ?RL'objectifest de permettre aux électeurs de demander la tenue d'un scrutin référendaire qui permettra aux citoyens de choisir entre le maintien des municipalités actuelles ou la reconstitution des anciennes municipalités.QOù peut-on signer ?RIl y a 212 endroits différents à Montréal et 30 à Longueuil.Chaque ancienne ville dispose d'un ou de plusieurs endroits en fonction de sa taille.Pour connaître ces lieux, il faut consulter les avis publics diffusés par les villes.Contrairement à la procédure que l'on connaît lors d'une élec tion, les signataires peuvent se présenter dans n'importe quel bureau de l'ancienne ville dont ils font partie.QQuand peut-on signer ?RÀ partir d'aujourd'hui, et jusqu'à jeudi prochain, entre 9 h et 19 h.QQui peut signer les registres ?RLes personnes habiles à voter, c'est-à-dire celles inscrites sur la liste référendaire de chacun des secteurs concernés.QCombien de signatures sont nécessaires pour exiger la tenue d'un référendum ?RIl faut que 10% des électeurs d'une ancienne ville signent le registre pour obtenir l'organisation d'un référendum.QPourquoi l'Île-Dorval fait-elle exception ?RL'Île-Dorval compte trop peu d'habitants (48) pour se soumettre à la même règle que les autres anciennes villes.Selon les calculs prévus par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, il faudra 16 signatures.QQuand seront divulgués les résultats des registres ?RDurant la soirée du 20 mai.QQue se passe-t-il si moins de 10%des électeurs signent le registre ?RLe processus prend fin, il n'y aura pas de référendum.La défusion est alors écartée.QQue se passe-t-il si plus de 10%des électeurs signent le registre ?RUn référendum sur la défusion sera organisé le 20 juin.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © À Montréal, avec le lancement du processus d'enregistrement, le fardeau de la preuve incombe davantage aux défusionnistes, qui doivent tenter de « faire sortir les signatures ».Les défusionnistes accusés dementir DÉFUSIONNISTES suite de la page A1 Tout le monde le dit : le ministre, le premier ministre, même les défusionnistes.qui véhiculent néanmoins le contraire lorsqu'ils parlent aux citoyens ! » En plus de faire miroiter un retour en arrière, ajoute-t-il, ils sont nombreux à déclarer, comme Bernard Paquet, ancien maire de Saint-Laurent, et Luis Miranda, maire de l'arrondissement d'Anjou, que les Montréalais doivent signer les registres, peu importe leur allégeance.C'est une question de démocratie, prétendent les deux défusionnistes.« Je dis oui à la démocratie, oui au pouvoir du citoyen d'influencer les décisions, mais le fondement de ce choix doit être éclairé, soutient le maire.(En signant le registre), on enclenche le processus qui peut mener au démantèlement de certains arrondissements.Il faut être conscient des conséquences : plus de dépenses, plus de taxes, moins de pouvoirs et les deux tiers des responsabilités gérées par le maire de Montréal qui dirige le conseil d'agglomération.» Le choix des citoyens Au cours des dernières semaines, M.Tremblay s'est ainsi évertué à informer les citoyens par l'entremise, notamment, de sept rencontres tenues dans différents hôtels de ville.À chaque endroit, il a posé le choix des citoyens en ces termes : « Faire partie d'une communauté inclusive et solidaire ou faire partie d'une communauté locale et isolée.» Et non seulement cette communauté sera-t-elle isolée, ne manque- t-il jamais d'ajouter, mais elle sera aussi dépouillée d'une grande partie de ses pouvoirs qui, selon la loi, relèveront désormais du conseil d'agglomération.que dirigera sans aucune opposition le maire de Montréal.Cette nouvelle instance donnera à la grande ville la responsabilité de 57,14% des pouvoirs de l'île, y compris ceux des municipalités nouvellement constituées.La capacité d'influence À son avis, les citoyens seront assurément mieux représentés s'ils font partie d'un arrondissement fort ayant une grande capacité d'influence sur les décisions.En ce sens, le plan de décentralisation adopté au début de l'année accorde selon lui plus de compétences aux arrondissements que ne le fera un éventuel démembrement.« La personne qui signe le registre choisit de croire les défusionnistes.La personne qui est bien informée choisira plutôt de ne pas signer », lance-t-il, lapidaire.Cette intervention publique sera une des rares du maire d'ici la fin de la période d'ouverture des registres, jeudi à 19 h.Avec le lancement du processus d'enregistrement, le fardeau de la preuve incombe davantage aux défusionnistes qui doivent tenter de « faire sortir les signatures ».« À partir de dimanche, on entre dans une période d'observation », indique Martin Dumont, directeur de l'organisation de l'UCIM, le parti de Gérald Tremblay.Et l'horaire du maire pour les prochains jours le confirme.M.Tremblay sera demain à 16 h au premier match de la saison de l'Impact.Lundi, il sera à l'angle des rues Ontario et Valois pour la premièrepelletée de terre de la place Valois.Et jeudi, dernier jour des registres, il inaugurera la maison Yvonne-Maisonneuve du Chaînon.« Quelle que soit l'issue du processus, je dois continuer à gérer la ville, précise-t-il.Je continue à travailler à mon bureau, je continue à travailler sur le terrain, à rencontrer des citoyens.Mais il est évident que je me bats pour Montréal.Cette ville, je l'aime.C'est le défi d'une vie.» « La personne qui signe le registre choisit de croire les défusionnistes.La personne qui est bien informée choisira plutôt de ne pas signer », lance le maire Tremblay, lapidaire.Menace de poursuites contre des élus de Saint-Laurent SÉBASTIEN RODRIGUE L'ancien maire de Saint-Laurent, Bernard Paquet, menace d'entamer des poursuites judiciaires contre trois élus municipaux pour avoir suspendu avec salaire le directeur général de cet arrondissement, Robert Fortin, en décembre dernier.Dans une lettre adressée aux conseillers municipaux Alan De Sousa, Maurice Cohen et Michèle Biron, M.Paquet leur reproche d'avoir maintenu le salaire de M.Fortin sans soumettre cette décision au conseil.Selon M.Paquet, un maire peut imposer une suspension à un fonctionnaire, mais celle-ci est sans salaire à moins que le conseil municipal n'en décide autrement.Or, le cas de M.Fortin n'a pas été discuté par le conseil municipal de la Ville de Montréal.« Je vous tiens responsable, conjointement et solidairement, du versement irrégulier et illégal de la rémunération salariale à M.Fortin, depuis le 18 décembre 2003 », peuton lire dans cette lettre.M.Fortin, 49 ans, est accusé d'avoir accepté des pots-de-vin de deux entrepreneurs actifs à Saint-Laurent, la firme Modugno-Hortibec et la compagnie Constructions Infrabec.Il a plaidé non coupable.La date de son procès a été fixée au 25 janvier.L'ancien directeur général de l'arrondissement de Saint-Laurent, Robert Fortin, s'est aussi fait payer un voyage en Italie par Construction Frank Catania, un entrepreneur qui a beaucoup de contrats municipaux, selon ce qu'on peut lire dans un mandat de perquisition.Depuis presque cinq mois, M.Fortin reçoit son plein salaire, soit plus de 2000 $ par semaine, alors qu'il est suspendu.Le comité exécutif a adopté une résolution pour ratifier cette suspension le jour même de son arrestation, mais sans préciser si c'était avec ou sans salaire.Une enquête de La Presse a permis d'établir que jamais, dans l'histoire de la Ville de Montréal, un fonctionnaire n'a continué à recevoir son salaire lorsqu'il a été accusé d'un crime commis dans le cadre de ses fonctions.L'ex-maire de Saint-Laurent et président du comité du Oui pour la défusion demande maintenant aux élus de récupérer les 42 000$ versés àM.Fortin depuis décembre dernier.Le maire de l'arrondissement, Alan De Sousa, souligne pour sa part que la suspension a été entérinée par le comité exécutif d'après la recommandation du maire de Montréal.M.De- Sousa estime qu'il doit attendre la fin de la procédure judiciaire pour prendre une décision quant au salaire de M.Fortin.M.De Sousa ajoute que la mise en demeure est maintenant entre les mains du contentieux de l'arrondissement.Plainte au DGEQ contre Longueuil La Ville de Longueuil fait l'objet d'une plainte auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) concernant le dernier numéro du journal Ici Longueuil.Un militant défusionniste de Brossard, Pierre Senécal, reproche à la Ville d'avoir diffusé une publicité dans son journal sans inscrire de numéro d'autorisation comme le prévoient les règlements édictés par le DGEQ.Cette plainte vise le maire, Jacques Olivier, et la présidente de l'arrondissement de Brossard, Nicole Carrier, qui signe un texte intitulé « Non au démembrement.pour continuer à bâtir l'avenir ».La Ville de Longueuil soutient pour sa part que le numéro d'autorisation n'était pas nécessaire puisqu'il s'agit d'une publication régulière de la Ville.MONTRÉAL > PASSE AU RÉFÉRENDUM Montréal-Est 2851 286 Kirkland 15 008 1501 Westmount 14 324 1433 Senneville 712 72 Mont-Royal 13 905 1391 Baie-d'Urfé 2592 260 Dollard-des-Ormeaux 35 647 3565 Montréal-Ouest 3727 373 Dorval 13 230 1323 Pointe-Claire 21 432 2144 Hampstead 5074 508 Sainte-Anne-de-Bellevue 3623 363 > CHAUD Anjou 29 966 2997 Saint-Laurent 56 530 5653 La Salle 54 295 5430 Beaconsfield 13641 1365 Côte-Saint-Luc 22 975 2298 > PAS DE RÉFÉRENDUM Saint-Léonard 50 347 5035 Pierrefonds 40 641 4065 Montréal-Nord 58 717 5872 Roxboro 4541 455 Verdun 47 535 4754 Sainte-Geneviève 2358 236 Outremont 16 420 1642 Lachine 30 907 3091 L'Île-Bizard 10 202 1021 L'Île-Dorval 48 16 Montréal 733 208 73 321 RIVE-SUD > PASSE AU RÉFÉRENDUM Saint-Bruno 18 753 1876 Saint-Lambert 17 041 1704 Boucherville 29 754 2976 > CHAUD Brossard 51 343 5135 > PAS DE RÉFÉRENDUM Longueuil 97 984 9799 Le Moyne 4029 403 Saint-Hubert 58 456 5846 Greenfield Park 13 213 1322 LA DÉFUSION SUR LA GRILLE DE DÉPART Les villes fusionnées jouent leur survie au cours des prochains jours.Les registres pour exiger un référendum sur la défusion débutent demain matin, notamment à Montréal et à Longueuil.Le processus démarrera vraisemblablement en trombe à certains endroits, mais il demeurera sur la ligne de départ dans plusieurs anciennes municipalités.ÉLECTEURS INSCRITS SIGNATURES REQUISES ÉLECTEURS INSCRITS SIGNATURES REQUISES DÉFUSIONS CINQ JOURS DÉCISIFS ACTUALITÉS PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Gérald Tremblay et son parti mènent la campagne en faveur de la grande ville.Au cours des derniers jours, le maire de Montréal a tenu sept séances d'information et accordé plusieurs entrevues aux médias.Montréal au bord de l'éclatement FRANÇOIS CARDINAL « Le débat est tellement compliqué qu'il faut avoir un diplôme de la Sorbonne pour comprendre ce qui se passe.» Du haut de son âge vénérable, la frêle dame, visiblement confuse, s'adressait ainsi au maire Gérald Tremblay lors de la première réunion d'arrondissement qu'il a tenue, à Saint-Laurent, au mois de mars.Elle voit le débat sur les défusions comme un immense cassetête dont il est laborieux d'ordonner les pièces.Et elle n'est pas seule.La campagne qui mènera à l'ouverture des registres, demain matin à 9 h, ne semble pas avoir éclairé beaucoup de Montréalais, pour qui il est encore bien difficile de se retrouver entre les arguments d'un camp et les répliques du camp adverse.Les citoyens de Dollard-des-Ormeaux, s'ils optent pour le démembrement, connaîtront une hausse d'impôts fonciers de près de 15%, clame par exemple Québec.Trop optimiste, rétorque le maire Tremblay, qui estime que l'augmentation avoisinera plutôt les 20 %.Faux ! Les résidants jouiront de baisses d'impôts, jure à son tour le maire de Dollarddes- Ormeaux, Edward Janiszewski.Malgré tout, les citoyens de DDO, tout comme ceux des 27 autres anciennes villes de l'île, doivent décider, d'ici jeudi, s'ils souhaitent signer ou non le registre qui permettra, dans le cas où plus de 10% des citoyens d'un secteur y apposent leur griffe, d'engager le processus menant au référendum, le 20 juin.Au moins 12 référendums Les membres des camps du OUI (au démembrement) et du NON, eux, sont prêts.Depuis un bon moment.Dès demain matin, des dizaines et des dizaines de bénévoles appelleront les citoyens dans au moins 17 des anciennes municipalités de l'île, peut-on conclure à la lumière des nombreux appels faits ces derniers jours auprès des deux camps.Selon une analyse de La Presse, des 28 anciennes villes où les registres seront ouverts jusqu'à jeudi, 12 sont presque assurées de recueillir le nombre requis de signatures, cinq auront de la difficulté à passer à la prochaine étape et 11 devraient assurément demeurer partie intégrante de la grande ville de Montréal.Des endroits comme Westmount, où le nombre de membres du groupe défusionniste (2200) dépasse de près du double le nombre de signatures requises (1433), n'auront pas à travailler très fort.En revanche, il est presque certain que dans des villes comme Outremont, où il n'existe aucun mouvement pour le démembrement, l'étape du registre sera la dernière.L'issue de la période de signature des registres est cependant plus difficile à prévoir à Anjou, Saint-Laurent, La Salle, Beaconsfield et Côte-Saint- Luc.Pour différentes raisons\u2014maire pro-fusion, nombre de signatures requises très élevé, etc.\u2014, les mouvements pour le démembrement devront redoubler d'ardeur s'ils souhaitent « rester dans la game », pour utiliser une analogie sportive.Mais lorsqu'on s'adresse aux porteétendards de la défusion et du statu quo, on voit bien que l'optimisme règne.des deux côtés.Les profusion consultés situent autour de 10 le nombre d'anciennes municipalités qui auront droit au référendum.Les défusionnistes, pour leur part, doublent la mise en évaluant à plus ou moins 20 le nombre d'arrondissements où aura lieu un référendum.Deux camps, deux stratégies « J'ai fait beaucoup de réunions un peu partout dans l'île ainsi que des blitz dans les centres commerciaux, et je peux vous dire que les gens, c'est très clair, veulent défusionner », lance Bernard Paquet, ancien maire de Saint-Laurent et leader défusionniste.Gonflé à bloc comme certains de ses compagnons d'armes, M.Paquet ne vise pas seulement le nombre de signatures requis pour avoir droit au référendum (5653) ; il souhaite que plus de 10 000 personnes se présentent au cours des cinq jours d'ouverture des registres.Même son de cloche à Kirkland, où le maire de l'arrondissement, John Meaney, veut envoyer un message clair en recueillant tout de suite les 35 % de défusionnistes nécessaires pour gagner le référendum de juin.« C'est un défi personnel, précise- t-il.J'ai besoin de 1501 signatures, mais je crois possible d'en avoir plus de 7500.On va pouvoir compter sur de nombreux bénévoles au téléphone ainsi que sur des gens devant chacun des deux bureaux de registres pour avoir une idée du nombre de personnes qui signent chaque jour.» Une période d'observation Le camp du NON à la défusion se fera pour sa part plus discret.« À partir de dimanche, on entre dans une période d'observation », précise Martin Dumont, directeur de l'organisation de l'UCIM, le parti de Gérald Tremblay, qui mène la campagne en faveur de la grande ville.Au cours des derniers jours, le maire Tremblay a tenu sept séances d'information, des dépliants ont été distribués un peu partout et une campagne de sensibilisation a été menée, particulièrement dans les maisons pour personnes âgées.« Notre objectif n'est pas de s'assurer que les gens ne vont pas signer, mais plutôt qu'ils sachent pourquoi ils signent », précise M.Dumont.Reste donc à voir si, à l'image du débat, l'île de Montréal redeviendra un casse-tête géant le jour du solstice de juin.Est-ce le début de la fin pour Montréal ?Demain matin, la Ville procédera à l'ouverture des registres dans les 28 anciennes municipalités de l'île.Une vingtaine devraient recueillir suffisamment de signatures pour que des référendums aient lieu, croient les défusionnistes.Pas plus de 10, rétorquent les pro-fusion.Une analyse de La Presse conclut qu'il y en aura entre 12 et 17.Les paris sont ouverts.Selon une analyse de La Presse, des 28 anciennes villes où les registres seront ouverts jusqu'à jeudi, 12 sont presque assurées de recueillir le nombre requis de signatures, cinq auront de la difficulté à passer à la prochaine étape et 11 devraient assurément demeurer partie intégrante de la grande ville de Montréal.«Les banlieues ont pris le pouvoir à l'hôtel de ville» ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Il ne faut pas compter sur Robert Libman, membre de conseil exécutif de Montréal et représentant de l'arrondissement de Côte- Saint-Luc\u2014Hampstead\u2014Montréal- Ouest, pour aller signer le registre permettant aux défusionnistes, s'ils sont suffisamment nombreux, d'obtenir la tenue d'un référendum sur la défusion, le 20 juin, dans l'une ou l'autre des 42 municipalités qui ont été fusionnées il y a trois ans.M.Libman a choisi une autre voie et il s'en explique dans une interview accordée à Ricky Blue, de l'hebdomadaire The Chronicle, distribué dans le West Island, et publié le 12 mai.M.Libman raconte comment, après avoir combattu devant les tribunaux les fusions dans lesquelles il voyait la volonté du gouvernement du Parti québécois de « liquider le pouvoir du dernier bastion non francophone », il avait opté pour une autre stratégie quand le tribunal avait jugé les fusions légales.En se joignant au parti du maire Tremblay, explique M.Libman, les banlieues ont pris le pouvoir à l'hôtel de ville, de sorte que les banlieues ont pu voter en bloc et mener la ville tandis que les élus de l'Est sont demeurés divisés.Au coeur de l'action M.Libman se montre fier d'avoir, avec d'autres non-francophones, réussi à investir le comité exécutif et le conseil municipal de la ville de Montréal, qui représente la moitié du produit intérieur brut du Québec.« Et nous changeons la culture de ce conseil qui est composé à 40 % de non-francophones.Sept des 11 membres du comité exécutif sont des non-francophones.Les réunions du caucus se tiennent en anglais à 60 % », a-t-il signalé.« Ne vaut-il pas mieux être au coeur de l'action plutôt que d'être réduit au silence ?» a-t-il lancé.Cette façon de voir a soulevé l'ire du président du Conseil de la souveraineté du Québec, M.Gérald Larose, qui s'en est pris à ce qu'il a qualifié d'« obsession ethnique » chez M.Robert Libman.M.Larose estime que l'analyse présentée par M.Libman, avec ses références ethniques, frôle un type de racisme dont ce dernier ne s'est jamais retenu d'accuser les francophones.Il a demandé au maire Gérald Tremblay de se dissocier de cette manière de présenter les choses.Des coûts contestés Pour sa part, M.Peter Trent, exmaire de Westmount, devenu porte-parole de l'Association des élus pour la défusion, a contesté publiquement l'ampleur des coûts des défusions tels qu'évalués par la firme Secor à la demande du gouvernement du Québec.« Le gouvernement du Québec a multiplié le coût des défusions par au moins sept », fait valoir notamment M.Trent.Ce n'est pas l'avis du ministre des Affaires municipales, Jean- Marc Fournier.Toutefois, un nouveau tableau de données, affiché mercredi sur le site Web de son ministère, démontre que le coût total des défusions à Montréal n'atteindrait pas les 97 millions annoncés au départ mais bien 59 millions.Le changement a été fait après que la firme Secor, qui a réalisé les études, eut avisé lundi le Ministère qu'il ne devait pas inclure les coûts actuels de la grande ville dans ses calculs, puisque ces coûts disparaîtront si la grande ville n'existe plus.M.Fournier affirme qu'il ne s'agit là que d'une nuance comptable car, en bout de piste, les coûts actuels seront quand même absorbés par les contribuables et l'impact sur l'impôt foncier sera donc exactement le même.Gérald Larose dénonce les propos de Robert Libman DÉFUSIONS CINQ JOURS DÉCISIFS ACTUALITÉS POLITIQUE Bye-bye Sheila L'ex-ministre du Patrimoine est en négociation avec une chaîne de télévision de Toronto VINCENT MARISSAL La dernière fois que l'on s'était rencontrés, c'était en février dans un modeste Coffee Time d'une artère moche de Hamilton.Épuisée par la « bataille politique de sa vie », Sheila Copps n'en menait pas large.Nous nous sommes revus la semaine dernière dans un café du Vieux-Montréal, deux mois environ après sa défaite à l'investiture de la circonscription de Hamilton- Stoney Creek aux mains du ministre Tony Valeri, un proche de Paul Martin.L'ex-vice-première ministre était radieuse.Visiblement, le temps a fait son oeuvre.Sheila Copps n'accepte toujours pas sa défaite, elle accuse toujours le camp Martin d'avoir volé l'investiture dans Hamilton-Stoney Creek, mais elle a néanmoins décidé de faire son deuil de la politique.Pour le moment, du moins.Elle a flirté un temps avec l'idée de se présenter comme candidate indépendante, mais elle a choisi de se retirer après 20 ans à la Chambre des communes et, auparavant, quatre ans comme députée provinciale à Queen's Park.« Ce que je voulais, c'est être députée libérale, mais je ne me vois pas comme back bencher dans un gouvernement de Paul Martin.Vraiment, je ne pense pas que je serais très heureuse làdedans.Je n'ai plus le courage de me battre contre eux.Et puis je ne reconnais plus mon parti.Nous sommes trop proches des Américains, de leur projet de bouclier antimissile, notamment.Au fond, c'est une bonne chose, ce qui m'est arrivé.» L'hiver dernier, au plus fort de la crise interne au Parti libéral, il avait été brièvement question qu'elle rejoigne le NPD, mais ce scénario est mort-né.« Les gens du NPD ont été un peu nonos dans cette affaire-là, raconte Mme Copps.Ils ont mal géré la situation.Alexa Mc Donough (ex-chef du NPD) m'a effectivement appelée au nom de Jack Layton pour me demander de me joindre à eux, mais comme le comité de direction local dans Hamilton était plus ou moins d'accord, il fallait que je me décide le jour même.Je n'allais pas prendre une telle décision le jour même ! » Beaucoup d'eau a coulé depuis les événements tumultueux de l'hiver.Beaucoup d'encre aussi.Si Sheila Copps a décidé sereinement de tourner la page, c'est qu'elle vient de passer deux mois à écrire ses mémoires.Au départ, elle pensait s'adjoindre les services d'une journaliste pour pondre le bouquin, mais elle l'a finalement écrit seule, d'un trait.« L'exercice a été très thérapeutique, dit-elle.Je suis en train de finir les derniers chapitres.Le premier tiers du livre portera sur la période d'avant 1993, l'époque de l'opposition, le rat pack avec Brian Tobin, Don Boudria et John Nunziata, puis les deux derniers tiers sur la période d'après 1993.Bien sûr, je vais raconter ma défaite et mes histoires avec la gang de Paul (Martin), mais je ne veux pas mettre toutes mes énergies sur la chicane de la fin, c'est trop négatif.» Le bouquin (Worth Fighting For dans la version anglaise \u2014 le titre en français n'est pas encore trouvé) sortira dans les deux langues en septembre.Même si elle se défend d'avoir écrit un bouquin « seulement » pour régler ses comptes avec Paul Martin, elle sait bien que la plupart des gens intéressés par la politique commenceront son livre par la fin pour apprendre des détails croustillants sur les guerres intestines du PLC.Peut-être aussi pour trouver des munitions pour attaquer Paul Martin.Le récit de l'épique bataille de Hamilton- Stoney Creek, version Sheila Copps, promet d'être passionnant.L'ancienne ministre n'en démord pas : elle s'est fait voler l'investiture par les magouilles du Parti libéral téléguidé par Paul Martin.Elle racontera les portes secrètes pour faire voter les partisans de Tony Valeri, les noms effacés des listes, les vieillards qui ont dû attendre trois heures debout pour se faire dire que leur nom n'était pas sur la liste.« Paul Martin et le Parti libéral ne voulaient plus de moi et ils n'ont reculé devant rien pour me tasser, dit-elle en sirotant un Perrier (elle a dû renoncer au café en raison d'une pierre au rein).Je vais t'en raconter une bonne, reprend-elle : j'étais en route vers la salle d'opération pour me faire enlever ma pierre quand mon avocate m'a avisée que le parti voulait savoir immédiatement si j'allais en appeler (de sa défaite).Mon avocate leur a répondu que j'étais sur le point de me faire opérer, ils ont répondu : tant pis pour elle, elle aurait dû savoir que la limite pour interjeter appel était aujourd'hui ! Rien, absolument rien ne les arrête.» Après son opération, elle a reçu un coup de fil de son ancien patron, Jean Chrétien, qui entretient toujours discrètement son réseau et suit de près ce qui se passe dans son parti.« Je n'ai pas eu d'appel de Paul, par exemple.lance-t-elle en riant.En plus, tu sais quelle est la première cause des pierres ?C'est le stress.La pierre, c'est un souvenir de ma circonscription.L'autre thérapie de choc qui permet à Sheila Copps de tourner la page, c'est le changement de carrière à l'horizon.Sans trop en dire pour le moment, l'ex-ministre du Patrimoine indique qu'elle est en négociation avec une chaîne de télévision de Toronto.Ce sera un retour aux sources pour Sheila Copps, qui a commencé sa vie professionnelle comme reporter radio dans l'Outaouais il y a près de 30 ans.Ce sera aussi une bonne façon de rester visible, au cas où.En attendant, elle profite des premiers rayons de l'été dans sa rutilante Miata rouge, qu'elle avait garée ce jour-là en face de La Presse.À peine entrée aux éditions Gesca (elle s'était trompée de porte), elle avait déjà fait connaissance avec les employés.En marchant vers le Vieux, instinctivement, elle s'arrête pour saluer le petit groupe de chauffeurs de taxi haïtiens qui discutaient bruyamment en créole au coin de Saint-Antoine et Saint- Laurent.Un peu plus et elle se mettrait à serrer des mains.Comme quoi on peut sortir la dame de la politique, mais pas la politique de la dame.Il y a quelques années, à la veille d'un remaniement ministériel, un conseiller lui avait demandé bien respectueusement si elle avait déjà pensé à quitter la politique, ne serait- ce que temporairement, question de voir autre chose et, qui sait, de revenir plus tard par la grande porte.« Je me souviens encore du froid que cela avait provoqué dans le bureau, raconte encore aujourd'hui le conseiller en question.Si Sheila avait eu des mitraillettes à la place des yeux, j'aurais l'air d'un gruyère aujourd'hui.» De toute évidence, Mme Copps a fait un bout de chemin depuis, mais elle ne fait pas une croix définitive sur la politique.« Je ne me représente pas à la prochaine élection, je prends un peu de recul, dit-elle.Pour l'avenir, on verra ce qui se passera avec Paul Martin.» PHOTO CHRIS WATTIE, COLLABORATION SPÉCIALE Sheila Copps n'accepte toujours pas sa défaite à l'investiture de la circonscription de Hamilton-Stoney Creek aux mains du ministre Tony Valeri, proche de Paul Martin.Elle a néanmoins décidé de faire son deuil de la politique.Pour le moment, du moins.Sheila Copps n'accepte toujours pas sa défaite, elle accuse toujours le camp Martin d'avoir volé l'investiture dans Hamilton- Stoney Creek, mais elle a néanmoins décidé de faire son deuil de la politique.Martin déterminé à l'emporter au Québec DENIS LESSARD LÉVIS \u2014 C'est dans le but de maximiser les résultats de son parti aux prochaines élections que Paul Martin a multiplié depuis quelques semaines les tournées au Québec.C'est cette admission surprenante qu'on a pu entendre hier de la bouche du premier ministre au sortir d'une réunion avec les leaders du mouvement coopératif québécois.« Suis-je au Québec parce ce qu'il est possible qu'une élection survienne?La réponse est oui.C'est ma province et je veux bien faire ici ! » at- il laissé tomber en conférence de presse au siège social du Mouvement Desjardins.Depuis quelques semaines, les stratèges du Parti libéral du Canada ont clairement ciblé le Québec pour les visites du premier ministre, qui en était hier à son troisième passage dans la Vieille Capitale.La semaine précédente, il s'était rendu à Chicoutimi pour la énième inauguration de la route 175 dans le parc des Laurentides, après être passé dans le Basdu- Fleuve quelques semaines plus tôt.Craignez vous le Bloc québécois ?« Je suis ici chez moi, les dossiers québécois m'intéressent », a dit M.Martin après avoir lancé : « Je n'ai peur de rien.Je vis au Québec.Je prendrai toutes les occasions pour revenir à la maison.» En fin de semaine, M.Martin sera à Granby, puis, lundi prochain, il fera un discours à Laval.Trois jours plus tard, il lancera sa campagne dans La Salle Émard.C'est désormais un secret de Polichinelle : les élections générales seront déclenchées le dimanche 23 mai, pour un scrutin le 28 juin.Les sondages qui, pendant des mois, avaient montré une solide avance pour le PLC au Québec ont beaucoup fluctué.Le PLC était en sérieuse difficulté depuis la mi-février, mais il a remonté la pente plus récemment.Pour Hélène Chalifour Scherrer, ministre du Patrimoine, les prochaines élections ne seront pas plus difficiles que les précédentes pour le PLC.En 2000, les libéraux avaient fait élire davantage de députés que le Bloc québécois.Nombreuses, les annonces récentes d'investissements ne sont pas électorales, a-t-il insisté.Les étangs du Cap-Breton, dont l'assainissement a été annoncé cette semaine \u2014 une facture de 400 millions \u2014 étaient depuis des années « une disgrâce nationale », et cette intervention était déjà prévue dans le discours du Trône.Idem pour l'annonce récente concernant la lutte contre le sida : « Les Canadiens veulent que leur pays prenne le leadership sur cette question », a résumé Paul Martin.Martin et Charest en désaccord Au passage, le premier ministre a pris ses distances du gouvernement Charest en tournant le dos à sa revendication principale : le transfert de points d'impôt d'Ottawa vers Québec pour neutraliser le profond déséquilibre fiscal entre les deux gouvernements.Cette semaine, à l'Assemblée nationale, le premier ministre Charest a repris cette position (celle du PLQ) plutôt que d'appuyer le transfert de la TPS vers Québec, la solution mise de l'avant par son ministre des Finances, Yves Séguin.Pour Paul Martin, la solution de M.Charest désavantagerait le Québec par rapport aux autres provinces.Ce transfert de points d'impôt « bénéficierait beaucoup plus à l'Alberta ou à l'Ontario qu'au Québec.Comme Québécois, je ne serai pas en faveur d'une telle idée », a dit M.Martin.La péréquation ne permettra pas de compenser, prévien-il, rappelant son passage aux Finances.« La meilleure chose à faire est de regarder la situation financière avec les provinces », ce qui sera fait cet été a-t-il dit.Par la suite, M.Martin s'est rendu à Québec rencontrer l'ensemble des candidats du PLC pour les prochaines élections.Il a été reçu par une manifestation bruyante du FRAPRU (le Front d'action populaire en réaménagement urbain), des militants qui ont hâte de le voir passer aux actes en faveur du logement social.S'y trouvait aussi Christian Simard, frère du député péquiste Sylvain Simard, candidat du Bloc dans Limoilou.Pour M.Simard, Paul Martin, qui a été pendant des années aux Finances, est responsable du manque de logements abordables à Québec en particulier.« Quasiment pas vrai.» Le français parfois approximatif du premier ministre Martin a donné un tour amusant à la conférence de presse quand un reporter lui a demandé s'il était fâché de voir que l'opposition péquiste avait mis en garde les libéraux provinciaux de s'associer « à un régime corrompu et rongé par l'escroquerie ».« C'est quasiment pas vrai », a laissé tomber M.Martin.Par la suite, son équipe des communications, le directeur Mario Laguë en tête, a dû s'activer pour s'assurer que personne n'avait compris que le premier ministre avait accrédité, ne serait-ce qu'en partie, ces accusations.Pour M.Martin, l'appui des libéraux provinciaux se fera sur une base personnelle, lui-même donnant un coup de main aux candidats du PLQ dans sa région aux élections générales.Avec le Québec, « je pense qu'on a un nouveau climat et que cela marche très bien.Sur les congés parentaux, je suis sûr qu'on va trouver un terrain d'entente, une solution.Sur le déséquilibre fiscal, on devrait s'attaquer aux vrais problèmes : la santé, le savoir, les infrastructures », a-t-il résumé.En santé, il préfère parler d'objectifs communs plutôt que de conditions fédérales.Philippe Couillard, le ministre québécois de la santé, est sûrement d'accord avec l'idée de donner la priorité aux soins de premières lignes, au prix des médicaments et aux listes d'attentes.« Je crois qu'on trouvera un terrain d'entente sur les objectifs et la façon de les atteindre », a dit M.Martin.Quant à la promesse du conservateur Stephen Harper d'améliorer les régimes d'épargne-retraite, M.Martin souligne qu'il préfère accorder la priorité à « ceux qui n'ont pas pu mettre d'argent dans leur REER ».Depuis quelques semaines, les stratèges du Parti libéral du Canada ont clairement ciblé le Québec pour les visites du premier ministre, qui en était hier à son troisième passage dans la Vieille Capitale. VINCENT MARISSAL Lemonde entier aime Paul Le dalaï-lama, George W.Bush et Bono, tout ça en trois semaines, il ne manque plus qu'une audience avec le pape et Paul Martin pourra partir en campagne électorale la conscience tranquille.Un peu de Kofi Annan avec ça ?Et si Nelson Mandela était disponible d'ici dimanche prochain pour une visite éclair à Ottawa, ce serait bien apprécié.Un coup parti, on pourrait aussi réunir tout ce beau monde pour enregistrer le thème électoral des libéraux.Une, deux, trois, tout le monde ensemble (sur l'air de We Are The World) : We are with Paul, we're not with Harper We are with Paul for prime minister.Encore un peu et Paul Martin aurait mis les fameuses lunettes bleues du chanteur de U2 pour faire une belle photo, mais comme Jean Chrétien y a pensé avant lui, il s'est abstenu.Parlant de Jean Chrétien, la loi C-9 (vente de médicaments à prix modique aux pays sous-développés) qui fait tant vibrer le chanteur irlandais, c'était son idée.Officiellement, la loi s'appelle d'ailleurs la « loi Jean-Chrétien pour l'Afrique », comme quoi Paul Martin peut faire beaucoup de millage avec l'héritage de son bien-aimé prédécesseur.(Par contre, on entend beaucoup moins parler ces joursci à Ottawa du projet de loi visant à décriminaliser la possession de petites quantités de marijuana, un projet parti en fumée, et du projet de loi légalisant les mariages gais.Faudrait peut-être que Bob Dylan parraine le premier projet de loi et que Rosie O'Donnell épouse le second pour convaincre Paul Martin d'y donner suite.) Selon diverses sources mêlées de près au dossier de la loiC-9, celle-ci devait être adoptée par le Sénat mardi, mais comme le sieur Bono n'était pas disponible pour faire trempette à Ottawa avant mercredi, le gouvernement a attendu une journée.Que Bono vienne donner un coup de chapeau à son ami Paul au congrès à la direction du Parti libéral, passe encore.Après tout, Paul Martin était certain de gagner cette fausse course à la direction.La présence de Bono n'allait donc rien changer au résultat.Qu'il écrive une lettre de félicitations à son ami Paul la semaine dernière pour ses efforts en faveur de l'Afrique, bon, ça fait beaucoup, mais ça respecte les formes.Mais qu'il débarque en trombe à une semaine du déclenchement des élections pour donner à son ami Paul une grande tape dans le dos, là, ça devient indécent.Trop, c'est comme pas assez.On avait compris : Paul Martin is cool, Bono l'avait déjà dit à Toronto en novembre.Il faut vraiment que les libéraux soient inquiets pour en beurrer si épais.En cette période électorale trouble, la subtilité n'est pas leur première qualité.Paul Martin a beau promettre sur toutes les tribunes depuis qu'il est devenu chef un nouveau gouvernement, une nouvelle façon de gouverner, le fait est qu'il a ressorti ces dernières semaines le livre usé des bons vieux trucs électoraux.Premier truc : Recycler les vieilles annonces à la veille du déclenchement de la campagne électorale.Depuis le 1er avril, les libéraux ont recyclé pour environ 5 milliards de vieilles promesses.Deuxième truc : Il n'y a rien comme un bout de route pour acheter des votes.Voilà pourquoi M.Martin a fait un détour par Chicoutimi la semaine dernière pour confirmer les travaux (déjà commencés !) de la route 175, qui traverse le parc des Laurentides.Troisième truc : Distribuer de petits cadeaux ici et là pour calmer la grogne des électeurs.Ainsi, les libéraux ont annoncé cette semaine un projet-pilote en assurance- emploi destiné aux travailleurs saisonniers, eux qui avaient réduit de façon draconienne les prestations et qui continuent d'engranger les surplus de la caisse d'assurance-emploi.Ils ont même retrouvé quelques morues portées disparues depuis des années en Atlantique pour accorder, juste avant les élections, quelques permis de pêche commerciale.Quatrième truc : Diaboliser votre adversaire (à défaut de proposer un programme plus constructif).C'est exactement le sort que réservent les libéraux à Stephen Harper dans une campagne de publicité à venir.Enfin, cinquième truc : Usez des nominations partisanes pour tasser les députés dont vous ne voulez plus et abusez de votre pouvoir de nomination pour imposer vos candidats dans les circonscriptions.Il y a quelques semaines, Paul Martin a prononçé un grand discours à Québec dans lequel il déclarait solennellement : « Fini le copinage.» La semaine dernière, il a offert le poste de lieutenantgouverneur du Manitoba au vétéran député John Harvard afin de pouvoir donner sa circonscription à un de ses protégés, Glenn Murray, le maire de Winnipeg.« Lieutenant-gouverneur », pourquoi pas le Sénat, un coup parti ?Dans les deux dernières semaines seulement, Paul Martin a tassé (ou pire encore, ignoré) des militants locaux dans au moins huit circonscriptions de l'Ouest et de l'Ontario pour imposer ses « vedettes » comme candidats.Pour le renouveau à Ottawa, il semble que nous devrons attendre encore un peu.Visiblement, les impératifs électoraux pèsent plus lourd que les bonnes intentions.Pour joindre Vincent Marissal : vincent.marissal@lapresse.ca Paul Martinabeaupromettre sur toutes les tribunes unnouveaugouvernement, une nouvelle façonde gouverner, le fait est qu'ilaressorti ces dernières semaines le livre usédes bons vieux trucs électoraux.La chronique de Pierre Foglia vous reviendra mardi prochain.Les libéraux nient avoir eu recours aux fonctionnaires pour préparer leur plateforme électorale 1498$ GRATUITE! (valeur de 140$) 0% FINANCEMENT DISPONIBLE!ƒ + La nouvelle Dimage A2, a un zoom optique 28-200mm APO GT du A2, d'une qualité parfaitement adaptée à son capteur 8 millions de pixels, procurant des images riches et détaillées.Le stabilisateur d'image mécanique \u201cAnti-Shake\u201d, apporte une fonction autrefois réservée aux utilisateurs de Reflex doté d'objectifs professionnels très onéreux.Boîtier tout en métal en alliage de magnésium, gainage antidérapant, molettes de pilotage avant et arrière et nombreux sélecteurs mécaniques.1348$ (Inclus EFS 18-55) EOS Digital Rebel Capteur CMOS de 6,3 mégapixels Compatible avec les objectifs EF et le nouvel objectif EF-S 18-55 (28-90) L'EOS Rebel passe au numérique! 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(valeur de 150$) 3211321A LA PRESSE LÉVIS \u2014 Le premier ministre Paul Martin a nié hier que le travail de fonctionnaires fédéraux ait été recyclé pour préparer la plateforme électorale du Parti libéral du Canada en prévision de la prochaine campagne.« Notre plateforme a été préparée par notre parti, nos députés.elle fut grandement influencée par nos députés.Point final », a-t-il soutenu hier, de passage à Lévis a la suite d'une rencontre avec des leaders du mouvement coopératif québécois.M.Martin commentait un article en manchette de La Presse d'hier dans lequel des fonctionnaires fédéraux révélaient, sous le couvert de l'anonymat, que leurs services avaient été requis pour nourrir le programme électoral libéral.Cependant, a expliqué M.Martin, il est possible que la plateforme du PLC recoupe des idées qui flottent déjà au gouvernement, tant les thèmes de la campagne sont prévisibles.« Est-ce qu'il y a des sujets en commun ?Ne soyez pas surpris si la plateforme vous parle de la santé.C'est la priorité du parti, des Canadiens, et certainement celle du gouvernement.La plateforme a été préparée par le parti », a-t-il dit.Le débat autour de bien des questions « est public, les arguments sont connus, sont publics, on les connaît.Mais le travail (sur la plateforme) vient du parti.des députés et du premier ministre », a-t-il soutenu.Le Massachusetts pourra célébrer des mariages gais ASSOCIATED PRESS WASHINGTON \u2014 La Cour suprême des États-Unis a refusé hier d'interdire que le Massachusetts devienne le premier État des États- Unis lundi prochain à célébrer des mariages homosexuels.Les magistrats de la Cour suprême ont refusé d'intervenir et de bloquer par leur décision la délivrance de licences de mariages à des couples homosexuels dans le Massachusetts.La haute cour de cet État avait jugé en novembre dernier que la constitution du Massachusetts permettait le mariage homosexuel.PIERRE FOGLIA SUITESDE LA UNE Washington se retirera de l'Irak si le nouveau régime le lui demande IRAK suite de la page A1 à ceux tenus un peu plus tôt à Bagdad par l'administrateur civil américain, Paul Bremer.Les deux hommes ont toutefois précisé qu'ils jugeaient une telle requête peu probable.« Nous partirions », a indiqué M.Powell, si le gouvernement irakien en place à partir du 30 juin estimait que «ce serait mieux» et qu'il peut « gérer ça tout seul ».Le secrétaire d'État a toutefois estimé que « la situation en matière de sécurité » ne devrait pas pousser les Irakiens à mettre les Américains à la porte.Du moins pas avant l'arrivée d'un gouvernement de transition, en janvier 2005.M.Powell a fait ces déclarations au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères du G-8, réunis à Washington.Les chefs de la diplomatie de la Grande- Bretagne, de l'Italie et du Japon ont promis la même chose.Le transfert de souveraineté a été au coeur des discussions des ministres alors que les États-Unis s'apprêtent à présenter une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU à ce sujet.Le gouvernement américain a été prié hier d'accorder un réel pouvoir aux Irakiens.« Que l'on parle d'autorité ou de souveraineté, la capacité du nouveau gouvernement irakien doit être très claire », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la France, Michel Barnier, qui a suggéré l'organisation d'une « grande conférence » pour s'assurer de la légitimité de ce gouvernement.M.Powell a pour sa part affirmé qu'il sera « très clair que les États- Unis sont impatients de donner autant de pouvoir et de souveraineté à ce gouvernement qu'il peut en gérer ».Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham, participait à la rencontre.Il a répété que le Canada, présent en Afghanistan et en Haïti, n'a pas l'intention d'expédier des troupes en Irak.La Russie et la France ont émis le même avis.« Il n'y aura pas de soldats en Irak, ni maintenant ni plus tard », a tranché M.Barnier, qui a succédé à Dominique de Villepin, ministre qui irritait profondément Washington.Il a toutefois dit que la France « prendra part à la reconstruction politique et économique de l'Irak », à l'instar du Canada et de la Russie.Par ailleurs, sur le terrain, les Américains ont décidé d'augmenter la pression sur les miliciens du chef chiite Moqtada Al-Sadr à Najaf, ville sainte de l'Irak située à 160 km au sud de Bagdad.Un porte- parole du leader radical a accusé les forces de la coalition d'avoir endommagé le dôme du mausolée de l'imam Ali, l'un des lieux saints les plus importants pour les chiites.L'armée américaine a nié être responsable de ces dégâts, qui ont provoqué des appels à la vengeance et aux attentats-suicide.L'offensive menée à Najaf par les Américains a été vertement critiquée dans son ensemble.Hamid al- Bayati, porte-parole d'un groupe chiite représenté au Conseil de gouvernement irakien, a affirmé qu'il s'agissait d'une « grave erreur ».Pendant ce temps, les chiites de Bagdad étaient exhortés par des partisans de Moqtada Al-Sadr à se rendre à Najaf pour lutter contre les Américains.En réplique à l'attaque contre le mausolée de l'imam Ali, les partisans de Moqtada Al-Sadr ont attaqué les quartiers généraux de la coalition à Nasiriya, où se trouvaient notamment des journalistes italiens.Des combats faisaient aussi rage à Kerbela.À Abou Gharib, quelque 300 Irakiens ont été libérés de la tristement célèbre prison où des sévices ont été infligés aux détenus par des soldats américains.Parallèlement, l'armée américaine a annoncé qu'un quatrième soldat, Charles A.Graner, serait traduit en cour martiale dans le cadre de cette affaire.De nouveaux détails sur ce scandale ont été rendus publics hier par plusieurs quotidiens américains.Ceux-ci ont publié des extraits de témoignages d'un des soldats qui a participé aux abus, Jeremy C.Sivits.Il s'était confié à des enquêteurs en janvier dernier.On y apprend justement que M.Graner avait notamment asséné un coup de poing si fort sur la tempe d'un détenu que celui-ci s'est effondré, inconscient.On explique aussi comment des détenus, leurs têtes recouvertes de sacs, ont été forcés de se déshabiller et de se masturber.M.Sivits a précisé que ces actes ont été commis à l'insu de ses supérieurs.Interrogé au sujet de ce scandale, le ministre des Affaires étrangères du Canada a affirmé que ses homologues du G-8 ont tous, hier, admis que «cela compliquait la position des troupes de la coalition ».Il a toutefois estimé que les Américains avaient pris les mesures nécessaires pour rétablir leur crédibilité, mise à mal dans le monde arabe.Des soldats américains ont toutefois à nouveau été accusés d'avoir infligé des traitements inhumains à des détenus à la base militaire de Guantanamo Bay, à Cuba.Shafiq Rasul et Asif Iqbal, deux Britanniques libérés en mars après avoir passé plus de deux ans derrière les barbelés de Guantanamo, ont écrit une lettre ouverte au président George W.Bush, dans laquelle ils racontent en détail les mauvais traitements qu'ils disent y avoir subis.Les geôliers utilisaient des chiens, des lumières stroboscopiques et de la musique assourdissante \u2014 surtout celle du rappeur américain Eminem \u2014 pour leur extorquer de faux aveux, affirment les deux hommes, libérés sans qu'aucune accusation n'ait été portée contre eux.Londres considère que les deux ressortissants britanniques ne posent aucune menace.Ils disent aussi avoir été forcés de déambuler nus, même devant des gardiennes de prison, en guise de punition pour des écarts de conduite mineurs.Avec la collaboration d'Isabelle Hachey à Londres, d'AP et d'AFP.La police arrête cinq suspects Le Pentagone va changer ses méthodes d'interrogatoire en Irak ÉCOLE suite de la page A1 À leur arrivée sur les lieux, les enquêteurs du SPVM avaient découvert des traces d'accélérant.Des notes placées en évidence sur les murs de l'école revendiquaient le geste criminel.« Ce qui était écrit sur le papier apposé sur la porte nous laisse croire à un crime haineux », avait alors indiqué un inspecteur du SPVM à La Presse.Priorité à la sécurité Les environs de l'école primaire, ordinairement calmes, étaient agités hier après-midi.Cette petite école de quartier, exception faite de l'imposant service de sécurité qui patrouille les environs, ressemble à toutes les autres.À la sortie des classes, les écoliers ne cachaient pas qu'ils étaient au fait des arrestations du matin et le répétaient avec joie à leurs parents venus les chercher.« C'est une bonne nouvelle, disait Nadine, mère de deux écoliers.Nous n'avons pas beaucoup de détails, mais c'est rassurant pour nous tous.» Le directeur général des quatre écoles Talmud Torah unies de Montréal, Sidney Benudiz, poussait lui aussi le même soupir de soulagement : « C'est évident que je ressens un sentiment de soulagement par rapport aux arrestations.Nous avions déjà des indications que l'enquête avançait et nous devons féliciter les policiers de l'avoir menée aussi efficacement, ils ont fait un travail remarquable à mes yeux », a-t-il déclaré.L'arrestation de cinq suspects présente toutefois un aspect inquiétant pour M.Benudiz : « Il ne s'agit pas d'un seul individu, mais bien d'un groupe relativement organisé.L'inquiétude demeurera dans la communauté et les questions de sécurité devront rester l'une de nos priorités.» L'équipe d'agents de sécurité mandatés pour surveiller l'école depuis l'incendie demeurera en place au moins jusqu'à la fin de l'année, selon le directeur général.Déjà 8000 livres reçus L'incendie a suscité un mouvement de solidarité dans tout le Canada pour regarnir les rayons de la petite bibliothèque.Plus de 8000 livres, principalement de langue anglaise, ont surgi de partout et le personnel de l'école s'affaire présentement à classer tout ce qui a a été reçu.« Les dons viennent d'aussi loin que de la Colombie-Britannique et de Winnipeg.Tant des individus que des institutions nous ont fait parvenir des livres jusqu'à maintenant », a indiqué Shelley Paris, chargée des relations publiques pour les écoles Talmud Torah unies de Montréal.L'école de l'arrondissement de Saint-Laurent reçoit autant d'écoliers francophones qu'anglophones, et les livres reçus sont surtout en anglais.La petite bibliothèque manque donc présentement de livres dans la langue de Molière, a rappelé Mme Paris, qui souhaite que la générosité des donateurs se poursuive encore un peu.Les travaux de reconstruction de la bibliothèque seront lancés après la fermeture de l'école, durant les vacances d'été.AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le Pentagone a décidé de changer les méthodes d'interrogatoire des détenus irakiens à la suite du scandale de la prison d'Abou Gharib, près de Bagdad, a affirmé hier soir la chaîne de télévision ABC, en citant des sources militaires non identifiées.Selon ABC, les personnes menant les interrogatoires « ne pourront plus désormais changer d'endroit les détenus, modifier leur alimentation, les priver de sommeil, les encagouler ou les contraindre à des poses longues et douloureuses pour leur arracher des informations ».ABC a ajouté que selon le Pentagone l'abandon de ces méthodes ne signifie pas que ces techniques étaient répréhensibles.À l'automne dernier ces méthodes, pratiquées pour les interrogatoires des suspects de terrorisme détenus sur la base navale américaine de Guantanamo, avaient commencé à être appliquées aux détenus irakiens, et les policiers militaires chargés de garder certaines catégories de prisonniers à Abou Gharib avaient été placés sous le contrôle des services de renseignement militaire.En janvier, les autorités militaires avaient ouvert une enquête sur les sévices perpétrés par des gardiens contre des prisonniers de la prison.Les Amis de la montagne Maison Smith, parc du Mont-Royal 1260, chemin Remembrance Montréal (Québec) H3H 1A2 info@lemontroyal.qc.ca Numéro d'enregistrement : 887615284 RR0001 Pendant tout le mois de mai, le public est invité à découvrir le mont Royal dans le cadre d'une série d'événements : randonnées à la carte, excursions d'observation des oiseaux et activités éducatives.Pour plus d'information ou pour faire un don, veuillez communiquer avec Les Amis de la montagne : (514) 843-8240 poste 243.Votre soutien est essentiel.Les Amis de la montagne inaugurent leur campagne de financement annuelle de 750000$ avec le Mois de la montagne.Le mont Royal Plus qu'un parc\u2026 3228738A ACTUALITÉS Carambolage fatal EN BREF sur l'autoroute 40à Montréal Pédophiles sur Internet arrêtés Au moins 65 personnes ont été arrêtées par la police dans différentes régions des États-Unis lors du démantèlement d'un réseau Internet de pornographie, a annoncé hier le département de la Justice.Les personnes arrêtées, à la suite d'une enquête qui a duré plusieurs mois, sont accusées de possession et de distribution de pornographie infantile ainsi que d'agressions sexuelles d'enfants.Au cours de cette enquête, des agents du FBI ont également découverts que huit enfants avaient été molestés, précise le communiqué.Agence France-Presse Importation de poisson dangereux Un Américain d'origine coréenne a été arrêté en Californie pour avoir importé un poisson considéré comme dangereux pour l'écosystème américain, a-t-on appris hier de source policière.Sung Chul «Daniel» Rhee, 46 ans, a été interpellé au marché coréen au nord de Los Angeles où il proposait des gobies ophiocéphales, ou poisson à tête de serpent (snakehead), pour 14,99$ pièce.Il ravage surtout des rivières de plusieurs États américains où il a été introduit frauduleusement.L'espèce, originaire d'Afrique et d'Asie équatoriale, a été introduite par accident.Agence France-Presse Censure à la SPCA de la Nouvelle-Écosse La Société Radio-Canada refuse de diffuser une nouvelle campagne de publicité de la SPCA de la Nouvelle Écosse, jugeant qu'elle assimile le comportement des enfants à celui des animaux domestiques.La campagne, qui devait commencer cette semaine, met en scène des enfants aux airs désespérés dans des attitudes attribuées aux animaux \u2014un enfant est derrière une clôture, un autre regarde par derrière une porte\u2014 posant des questions que les animaux ne peuvent évidemment pas poser.Il existe aussi des affiches installées sur des panneaux géants et des abribus.Presse Canadienne NATHAËLLE MORISSETTE Une famille traverse des heures difficiles après avoir été impliquée dans un carambolage monstre hier sur l'autoroute 40 : leur fille âgée de 11 ans n'a pas survécu au terrible accident.La jeune Hana Mihoubi a perdu la vie dans l'accident impliquant quatre semi-remorques, un camion cube et une voiture.Le carambolage est survenu vers 12 h 30 hier sur l'autoroute 40 Est, près de la sortie Côte-de-Liesse, à Montréal.Avant que les événements se produisent, la circulation était déjà au ralenti.Puis, pour des raisons encore inexpliquées, un camion semi-remorque est allé percuter le poids lourd qui roulait devant lui.« Ce qui a créé une réaction en chaîne qui a impliqué les quatre autres véhicules, relate Jason Gauthier, porte-parole de la Sûreté du Québec.La petite automobile a été coincée sous un camion cube et une semi-remorque.Quatre personnes se trouvaient à bord de cette voiture : un homme, une femme et deux enfants.Le conducteur, un ami de la famille, s'en est tiré avec des blessures mineures.La mère, assise à ses côtés, a subi des lacérations au visage et souffre de fractures aux deux jambes.Ils ont tous deux été transportés à l'hôpital du Sacré-Coeur.On ne craint pas pour leur vie.L'un des deux enfants, un garçon âgé de 9 ans, a subi des blessures mineures, mais il a quand même été examiné par des médecins de l'hôpital Sainte-Justine.Le décès de la petite fille a quant à lui été constaté vers 15h sur les lieux de l'accident.Pour leur part, les conducteurs des véhicules lourds ont subi des chocs nerveux.Ce carambolage a grandement contribué à ralentir la circulation, qui était très dense hier après-midi.Une partie de l'autoroute 40 a été fermée pendant plusieurs heures afin de permettre aux policiers et aux enquêteurs de reconstituer la scène.Des automobilistes ont donc été immobilisés pendant des heures, et l'autoroute ressemblait à un véritable stationnement.Elle a finalement été rouverte en début de soirée.Pour le moment, les autorités policières ignorent les circonstances de l'accident.L'entourage de Hana Mihoubi avait du mal à croire qu'il ne reverrait plus jamais la filette.« J'ignore tout ce qui s'est passé, mais ce que je sais, c'est que ma nièce est morte », ne cessait de répéter la tante de la jeune victime peu de temps après avoir appris la triste nouvelle.Elle était sur place pour réconforter le conducteur de la voiture et pour connaître l'état de santé de la mère de Hana.Assise dehors près de l'entrée principale de l'hôpital du Sacré- Coeur, téléphone portable à la main, elle appelait en larmes les membres de la famille pour leur donner le peu de détails qu'elle avait sur les circonstances entourant la mort de le jeune Hana.Elle les suppliait de venir immédiatement sur place.Sa fille qui l'accompagnait la serrait dans ses bras pour la réconforter.« Pour l'instant, je ne suis pas capable de parler », a-t-elle dit avant de retourner à l'intérieur de l'hôpital pour soutenir les siens.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © La petite automobile a été coincée sous un camion cube et une semi-remorque.Quatre personnes prenaient place à bord : un homme, une femme et deux enfants.3228150A www.lacordee.com 2159, rue Ste-Catherine E.2777, boul.St-Martin O.514.524.1106 G É N É REUX DE NATU RE CETTE OFFRE VA VOUS SCIER LES JAMBES EN DEUX.Promotion en vigueur jusqu'au 23 mai 2004 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Le produit peut différer du modèle illustré.Pantalon Altamira La Cordée Convertible en short / Nylon Tactel avec \"ni Dupont / Coloris variés / Disponible pour hommes et femmes 3999 $ Rég : 54,99 $ ÉCONOMISEZ 15$ SUR LE PANTALON ALTAMIRA LA CORDÉE.CONVERTIBLE EN SHORT 3216557A . ACTUALITÉS Dénonciation du gouvernement Charest en matière de santé Le Casino de Montréal perturbé par la FTQ DANIEL DUBRÛLE Les syndiqués de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ont réitéré leur mécontentement sur les fusions d'établissements dans le milieu de la Santé en forçant la fermeture du Casino de Montréal durant une bonne partie de la journée d'hier.Près de 3000 manifestants issus des secteurs public et privé se sont regroupés devant les portes du casino hier matin peu avant 11 h.Loto-Québec a dû fermer les portes de l'établissement de l'île Notre- Dame et annuler le spectacle d'Angèle Dubeau, prévu en aprèsmidi.Le choix du casino n'avait rien d'improvisé pour les organisateurs syndicaux.« Nous visons un but symbolique, a indiqué Jean-Pierre Ouellet, vice-président du Syndicat québécois des employées et des employés de services (SQEES).Nous ne croyons pas que les quelques heures de fermeture empêcheront Québec de retirer le 1,2 milliard de dollars qu'il perçoit annuellement ici.» Les manifestants dénonçaient les regroupements d'hôpitaux et d'établissements que préconise le gouvernement et les fusions des syndic a t s pr o voqués par c e s changements administratifs.« Ces fusions vont occasionner des gaspillages éhontés dans les ressources humaines », a accusé M.Ouellet sans en dire plus.Quelques incidents ont malgré tout ponctué une manifestation autrement tranquille.D'abord, Loto- Québec a signalé, après coup, le bris de quelques ampoules électriques autour de l'établissement.Quelques bousculades se sont également produites devant l'entrée du casino.Un policier a été rudoyé par des syndiqués, qui ont tenté de lui arracher son gilet pare-balles.Plus tard, après le bref discours du président des cols bleus de Montréal, Michel Parent, une dizaine de personnes qui l'entouraient ont bousculé les photographes de La Presse et du Devoir : « Tu ne le prends pas en photo, on veut pas qu'il soit fiché dans vos dossiers », a lancé un « taupin » au photographe de La Presse.Les activités du casino ont repris leur cours normal vers 16 h, au terme d'une fermeture d'environ quatre heures.L'événement d'hier, qui s'ajoute à la liste des moyens de pression mis de l'avant par la FTQ depuis décembre dernier, ne sera vraisemblablement pas le dernier si l'on en croit Jean-Pierre Ouellet, qui a déclaré que les syndiqués affiliés à la FTQ se feraient entendre de nouveau.« La session parlementaire n'est pas terminée, il est encore temps de changer les projets de loi et nous invitons M.Charest a venir discuter avec nous », a-t-il ajouté.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Quelques manifestants de la FTQ, qui arboraient masques et tenues de camouflage, n'avaient qu'une expression à formuler en direction du photographe de La Presse.Arrêté pour conduite avec facultés affaiblies.un homme subit deux arrêts cardiaques Lancement d'un test antidrogue controversé au Royaume-Uni NATHAËLLE MORISSETTE Après avoir été appréhendé par la police jeudi soir pour conduite avec facultés affaiblies, un homme intoxiqué et fort agité, qui a été maîtrisé par les policiers à l'aide d'un appareil à décharge électrique, repose maintenant dans un état sérieux à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.Il a fait deux arrêts cardiaques depuis son arrivée à l'établissement de santé.Les circonstances entourant cet événement sont encore nébuleuses.L'homme, âgé de 28 ans, a été interpellé vers 21 h 15 jeudi soir alors qu'il roulait à bord de son véhicule sur le chemin Côte-Vertu dans l'arrondissement de Saint- Laurent.Sa façon de conduire a attiré l'attention des agents du Service de police de la Ville de Montréal.Impossible toutefois de savoir s'il était sous l'influence de la drogue ou de l'alcool.Il a ensuite été conduit au centre opérationnel Ouest, situé dans l'arrondissement de Saint-Laurent.Au moment où il a été placé dans une cellule, l'homme, en état d'intoxication, est devenu extrêmement agité et agressif.Les policiers ont donc fait appel aux techniciens d'Urgences-Santé.Ils ont également utilisé un appareil à décharge électrique, communément appelé tazer gun afin de le maîtriser.L'arme, qui permet d'envoyer une décharge électrique de 50 000 volts, atteint directement le cerveau.Le corps s'immobilise et se raidit instantanément.Lorsque les ambulanciers l'ont transporté à l'hôpital, l'homme originaire de l'arrondissement d'Anjou était dans un état semiconscient, explique Éric Berry, porte- parole d'Urgences-Santé.« Il n'a pas fait d'arrêt cardiaque lorsqu'il était dans l'ambulance », tient-il à préciser.Impossible pour le moment de savoir pourquoi l'homme s'est retrouvé dans cet état.Par souci de transparence, la Sûreté du Québec mène une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.Manon Gaignard, porte-parole de la SQ, a refusé de dire si l'utilisation de l'appareil à décharge électrique était nécessaire ou non pour maîtriser le suspect.L'arme sert principalement à éviter aux policiers d'avoir des contacts avec des personnes violentes.« Il est très rare que des blessures surviennent à la suite de l'utilisation de cette arme, assure René Allard, responsable du dossier tazer gun au SPVM.Au Canada, il n'y a aucun décès répertorié relié à l'utilisation de l'appareil.Il explique qu'un protocole très strict encadre le recours au tazer gun et qu'un agent ne peut décider seul de l'utiliser.La section technique du SPVM, qui intervient notamment dans les prises d'otages, l'utilise depuis 2000.Les centres opérationnels y ont recours depuis le début de l'année 2004.Les agents l'ont utilisé deux fois depuis janvier.AGENCE FRANCE-PRESSE LONDRES \u2014 La commercialisation à partir de la semaine prochaine d'un test antidrogue en Grande-Bretagne soulève les critiques des associations d'aide aux toxicomanes qui affirment qu'il va monter les enfants contre les parents.Ce test permet, à partir d'un échantillon d'urine, de détecter la présence de six drogues dont le cannabis, l'héroïne, la cocaïne et l'ecstasy.Produit par la société irlandaise Hunter Diagnostics, il coûte un peu plus de 12 livres (18 euros) et quelque 11 000 exemplaires ont déjà été vendus en Irlande durant les 12 derniers mois.La moitié d'entre eux ont été achetés par des parents, la police, les hôpitaux et les écoles faisant partie des autres clients.« Bien sûr, avoir un enfant qui touche à la drogue est le cauchemar de tout parent mais communiquer est toujours mieux que de mettre en doute et d'accuser » son propre enfant, a affirmé à l'AFP Rebecca Cheshire, de l'association Addaction.Prostitution juvénileà Québec: un autre coupable PRESSE CANADIENNE Dans le dossier de la prostitution juvénile à Québec, Jean-François Guay a été reconnu coupable hier d'avoir obtenu les faveurs sexuelles d'une mineure.Tout comme pour l'ex-animateur de radio Robert Gillet, la jeune fille de 17 ans n'a pas réussi à convaincre un jury que le fonctionnaire de 43 ans l'avait agressée sexuellement en la sodomisant de force, à l'automne 2002, lorsqu'elle se livrait à la prostitution.Elle était alors âgée de 15 ans et demi.Le jury, composé de neuf hommes et de trois femmes, a reconnu M.Guay coupable d'avoir obtenu les services sexuels de la jeune prostituée moyennant rétribution.Le verdict est tombé à 17 h 30, hier, à Montréal, au terme de deux jours de délibérations et d'un procès qui aura duré deux semaines.Concernant l'accusation la plus grave à laquelle l'accusé a dû répondre, tout reposait sur la crédibilité à accorder au témoignage de la plaignante.Le jury ne l'a pas crue ou, à tout le moins, il a conclu que la poursuite, compte tenu de l'ensemble de la preuve, ne l'avait pas convaincu, hors de tout doute raisonnable, que cette agression avait eu lieu.5690, rue Sherbrooke Est :::: Près du stade Olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca On ne fait rien à moitié.Sauf les prix.5 000 $ DE RABAIS ÉCRAN PLASMA 42\" «DÉMO » PANASONIC TH-42PWD4 5 000 $ 10000$ ÉCRAN PLASMA 42\" «DÉMO » SONY KE-42XBR900 8500 $ 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1 h ce matin, la station terminale de la ligne 2 (orange) est complètement fermée.Elle ne rouvrira pas avant la fin du mois d'août.Ce n'est plus une nouvelle.Les ingénieurs qui construisent le métro de Laval savaient depuis trois ans qu'il faudrait en passer par là.La nouvelle a été confirmée et largement commentée l'automne dernier.Et depuis un mois et demi, la Société de transport de Montréal (STM) et l'Agence métropolitaine de transport (AMT) mènent une campagne intensive à coups de dépliants, de grands panneaux affichés dans les stations de métro et de rencontres de consultation et d'information publiques avec les autorités municipales afin de préparer le terrain en vue de cette fermeture de 14 semaines.Ce matin, des centaines d'usagers se buteront tout de même à des portes tournantes qui ne tournent pas.L'AMT et la STM n'étaient pas claires quant aux mesures en place pour le weekend, si bien qu'on ne sait guère comment les choses vont se passer aujourd'hui et demain.Service de navettes Ce n'est donc que lundi matin, avec le retour au travail, qu'on saura si le plan savamment orchestré par l'AMT pour pallier cette fermeture va fonctionner.Toute l'opération repose sur la création d'un service de navettes qui rouleront aux heures de pointe dans des voies de circulation exclusives, retranchant ainsi une voie à la circulation automobile dans les rues Berri le matin et Lajeunesse le soir.La STM affectera 70 chauffeurs et 45 véhicules exclusivement à la navette entre les stations de métro Henri-Bourassa et Crémazie.Vont-ils suffire à la tâche ?Les voies réservées aménagées dans les dernières semaines seront-elles respectées par les automobilistes ?Le nouveau programme d'aiguillage des rames de métro mis en place au cours des derniers jours, et qui n'a été que brièvement expérimenté pendant les deux dernières nuits, sera-t-il efficace ?La fermeture temporaire de la station Henri-Bourassa est rendue nécessaire à cause du prolongement du métro vers Laval.Au cours des prochaines semaines, les travaux permettront de creuser dans la voûte du tunnel entre les stations Sauvé et Henri- Bourassa pour compléter la jonction entre les nouveaux tronçons de voies et le réseau actuel.Le courant qui alimente les rails du métro sera coupé dans le tunnel, et le chantier empiétera sur les voies.Impossible, donc, de faire circuler le métro dans ces conditions.La décision de fermer cette station n'a pas été prise de gaieté de coeur.Henri-Bourassa est une des grosses stations du réseau, la porte d'entrée quotidienne de 30 000 usagers du métro, dont 15 000 qui s'y massent dans les premières heures de la journée, à l'heure de pointe.Comment réagiront ces 15 000 « orphelins » du métro à partir de lundi?C'est évidemment le coeur du problème.Transporter 30 000 personnes d'un point A à un point B au cours d'une longue journée ne créerait aucun souci à l'AMT et à la STM.En déplacer 15 000 en seulement quelques heures, dans le trafic lourd d'un quartier dense aux rues locales déjà fort sollicitées par le passage de milliers d'automobiles venues de la banlieue, c'est une autre histoire.Pour avoir une idée, imaginez la foule entassée dans les estrades du centre Bell, un soir de séries éliminatoires, et enlevez les sièges qui forment demi-cercle aux deux extrémités de l'amphithéâtre.Cela fait à peu près 15 000 personnes.Maintenant, à la fin de la partie, entassez-les dans des autobus qui peuvent contenir un maximum de 60 à 70 passagers sans devenir vraiment inconfortables.En combien de temps le centre Bell se viderait-il ?La STM assure que, au plus fort de l'heure de pointe, entre 7 h 30 et 8 h 30, par exemple, des navettes partiront à toutes les minutes.Malgré toute la bonne volonté du monde, 60 départs d'autobus à la chaîne ne pourront déplacer au mieux qu'entre 3000 et 4000 personnes.En répartissant un nombre équivalent de passagers autour de cette heure fatidique et frénétique de services accélérés, on ne pourra déplacer au mieux que de 8000 à 10 000 personnes grâce à ce service.Que feront les autres ?On peut déjà imaginer qu'un certain nombre de ces usagers délaisseront les transports en commun, du moins provisoirement, pour le confort de leur auto personnelle.C'est une très mauvaise idée.La circulation dans tout le secteur sera déjà sérieusement perturbée.Le trajet risque d'être moins long à pied.Vraiment.Certains vont marcher jusqu'à Sauvé, la station suivante, située à moins d'un kilomètre d'Henri- Bourassa.La station demeurera ouverte, mais le service y sera réduit de moitié aux heures de pointe.Le temps d'attente entre deux rames vers le centre-ville passera de deux minutes et demie à six minutes, en moyenne.D'autres prendront probablement leur vélo pour se rendre directement à la station Crémazie, située à 2,4 kilomètres de la station Henri-Bourassa.Meilleure idée.Bonne pour la santé, et écologique.Les autres ?Il leur reste 48 heures pour réfléchir à la question.Lundi, lorsqu'on se butera à une porte fermée, il sera trop tard.On fait quoi, alors ?On reste dehors, on se rend à l'embarcadère des navettes, on attend en file et on essaie de ne pas trop maugréer.Au nombre des exilés de l'heure de pointe qui seront rassemblés là, si tout le monde s'y met en même temps, l'atmosphère va vite devenir irrespirable (surtout avec tout ce diesel.).Alors.Souriez ! Cela ne durera que l'été, après tout.Et tout le monde sait qu'au Québec, les étés sont courts.La fermeture temporaire de la station Henri-Bourassa est rendue nécessaire à cause du prolongement du métro vers Laval.DÉFINITIVEMENT OUVERT : Complexe Les Ailes, centre-ville Montréal (514) 282-4537 Mail Champlain (450) 672-4537 Carrefour Laval (450) 682-4537 Place Ste-Foy (418) 652-4537 EXCLUSIVEMENT CHEZ LES AILES DE LA MODE Jusqu'au 30 mai 2004, avec tout achat de 35$ ou plus de produits Elizabeth Arden, vous recevrez cette superbe prime de 9 pièces: CERAMIDE LIFT Eclat Visage, 14 ml BOÎTIER D'OMBRE À PAUPIÈRES en Blossom/Grapesheen, 2,3 g ROUGE À LÈVRES EXCEPTIONNEL en starlight, 4 g ROUGE À LÈVRES COLOR INTRIGUE en coy, 4 g Lotion Parfumée pour le Corps RED DOOR, 50 ml Miroir Sac à maquillage SOINS DE LA PEAU DE VOTRE CHOIX : 1re OPTION (non montrée): GAMME DE SOINS SIGNATURE Good Morning Sérum Dynamisant, 4,7 ml Overnight Success Sérum Rénovateur pour la Peau, 7 ml 2e OPTION (sur la photo) : SOINS DE LA PEAU CERAMIDE Ceramide Plump Perfect Soin Hydratant FPS 15, 14 ml Ceramide Advanced Time Complex Capsules, 7 capsules Jusqu'à épuisement des stocks.Une prime par personne.Ne peut être jumelée à aucune autre offre spéciale.VOTRE CADEAU ELIZABETH ARDEN CERAMIDE PLUMP PERFECT SOIN HYDRATANT FPS 15 L'argireline, un ingrédient unique contre le vieillissement - a été reconnue pour son pouvoir remodeleur et ses effets visibles sur les lignes de surface.Les signes de vieillissement, de stress et de fatigue semblent disparaître.50 ml, 75 $ 3228651A NAVETTES La Société de transport de Montréal assurera un service de navette par autobus sans arrêt entre les stations Henri-Bourassa et Crémazie, soit une distance de 2,4 kilomètres.HORAIRE JOUR ET FINS DE SEMAINE Départs aux cinq minutes entre 5 h 30 du matin et 1 h 30 du matin.HORAIRE DE POINTE Fréquence de départ accélérée pouvant aller jusqu'à un autobus à la minute entre 7h et 9h, à partir de la station Henri-Bourassa, et entre 15h30 et 18h, le soir, à partir de la station Sauvé.EMBARCADÈRES Henri-Bourassa L'embarquement se fera à partir de l'édicule sud-est de la station sur le boulevard Henri-Bourassa, entre les rues Millen et Lajeunesse.Crémazie L'embarquement se fera à partir du côté nord du boulevard Crémazie, entre les rues Berri et Lajeunesse.CIRCUITS D'AUTOBUS MODIFIÉS \u203a Société de transport de Laval (STL) Les neuf circuits d'autobus provenant de l'est et de l'ouest de Laval ne se rendront plus à la station Henri-Bourassa, mais à la station Sauvé.Ce sont les circuits 25, 44, 46, 52/252, 54, 55, 70 et 901 de la STL.Les 16 autres circuits lavallois desservant la station Henri-Bourassa se rendront à leur destination habituelle.Les usagers seront alors invités à utiliser les navette spéciale jusqu'à la station Crémazie.\u203a Société de transport de Montréal (STM) Cinq des 10 circuits d'autobus de la STM qui ont Henri-Bourassa pour destination finale seront déroutés vers d'autres stations : - Les circuits 164 et 171 se rendront à Sauvé - Le circuit 159 (Métrobus) se rendra à Crémazie - Les circuits 48 et 49 se sont détournés vers la station Jarry Les circuits 30 (St-Denis/St-Hubert), 31 (St-Denis), 53 (St-Laurent), 56 (St-Hubert) et 69 (Gouin) restent inchangés.\u203a Conseils intermunicipaux de transport (CIT) Les quatre autobus des CIT des Moulins et des Basses-Laurentides qui se rabattent à Henri-Bourassa sont maintenus, et leurs usagers seront dirigés vers les navettes spéciales Henri-Bourassa/Crémazie.POUR INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES STM : (514) 786-4636 (STM-INFO), Internet: www.stm.info STL : (450) 688-6520, Internet: www.stl.laval.qc.ca AMT : (514) 904-6040 Info-travaux), Internet : www.amt.qc.ca/grandsprojets La fermeture de la station Henri-Bourassa ACTUALITÉS Pierre Shedleur, le mandarin-bulldozer Il présidera une vingtaine de forums régionaux d'ici le mois d'octobre DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Pierre Shedleur était habitué aux courtes pistes d'atterrissage, mais pas à ce point.Le petit avion gouvernemental qui l'amenait à Chibougamau pour préparer les forums régionaux du gouvernement s'est retrouvé dans le décor.« On a manqué la piste.L'avion a roulé 200 mètres et est une perte totale.Quand j'ai vu les photos, j'ai compris qu'on avait été chanceux », a dit cette semaine M.Shedleur à La Presse.Cette arrivée en catastrophe met en perspective cet autre atterrissage d'urgence, celui des « consultations » du gouvernement Charest, passage délicat pour lequel on lui a confié le gouvernail.Avec la ministre de la Culture, Line Beauchamp, Pierre Shedleur présidera une vingtaine de forums régionaux d'ici le mois d'octobre, une caution pour M.Charest, transformé en « apôtre de la consultation ».La première de ces rencontres a lieu aujourd'hui à Laval.Clairement, M.Shedleur ne se demande plus qui sera présent : tout le monde sera aux sommets-synthèses d'octobre prochain.D'ici là, « ce sont les conférences régionales des élus qui invitent », dit-il.Bell Canada, qui l'avait choisi vice-président en 1997, avait confié à cet ex-mandarin le marché gouvernemental \u2014 il devait relancer ses anciens collègues.Déjà ce printemps, M.Shedleur a fait un premier atterrissage d'urgence : il a pris quelques jours seulement avant l'annonce officielle, par Jean Charest, de sa décision de coprésider les forums à la demande pressante d'un vieil ami, André Dicaire, le patron de la fonction publique.Une réputation de workaholic Tous les week-end sont occupés d'ici la fin du mois de juin et on reprendra au même rythme dès la mi-août.Le rêve pour Pierre Shedleur, qui, partout où il est passé, s'est fait une solide réputation de workaholic.« J'aime travailler », dit simplement aujourd'hui ce compulsif, bien plus discipliné que le comptable agréé d'il y a 30 ans.Curieux personnage que ce fonctionnaire de choc recyclé dans le privé depuis 1997.Il a laissé un puissant souvenir : c'est lui qui, à la tête de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), entre 1993 et 1997, était parvenu à résorber le gigantesque déficit annuel de 700 millions.Bien sûr, certains disent que « le petit magicien des chiffres » a simplement modifié les règles actuarielles de la caisse pour éponger prestement la mer d'encre rouge.Pas si vite ! soutient Gilles Taillon, le président du Conseil du patronat qui, à l'époque, avait été amené à la CSST par son ami Shedleur.Réforme administrative importante, revue des systèmes informatiques et, surtout, suivi bien plus serré de la première année de prestation, la plus déterminante : un ensemble de décisions a remis l'organisme à flot.Normand Cherry, ministre du Travail au moment de la nomination de Shedleur à la présidence de la CSST, se souvient de l'entrevue de Shedleur, qui était vice- président depuis cinq ans.« En 20, 30 minutes, il m'a convaincu.il pouvait être opérationnel dès le lendemain », se souvient M.Cherry.Pour obtenir la vice-présidence, cinq ans plus tôt, il avait été tout aussi persuasif.« Nous jugions qu'il était trop jeune.Mais il voulait ce poste comme si sa vie en dépendait.Sa ténacité nous a convaincus », avait expliqué à l 'époque Constantin Temcheff, de Peat Marwick, la firme de recrutement alors retenue par Québec.Son départ de la CSST en 1997 sera moins heureux.Il partira insatisfait de son salaire.Pour la même raison, il a refusé il y a deux ans le poste de directeur de la Ville de Montréal : on lui offrait 175 000 $, il en gagnait 300 000 $ chez Bell.Pour la galerie, son leitmotiv d'alors était « convaincre, soutenir, contraindre ».Ceux qui l'on connu estiment que c'était plutôt « pousser, pousser, pousser ».« Ce gars-là est un bulldozer, il est capable de diriger plusieurs équipes à la fois et de faire tourner un paquebot sur un 10 cents », résume un ancien collègue au ministère de l'Éducation, où Shedleur a fait deux séjours dans les années 80.Dès le début, on voit son style.Ce leader naturel se met spontanément à la tête de clans informels.Et s'il est d'une grande loyauté pour ses alliés, gare à vous si vous vous trouvez sur son chemin.« C'est un gars qui a beaucoup d'ambition, mais qui est intelligent.C'est bien de retrouver cela dans une même personne », dira, ironique, Roland Arpin, alors sous-ministre à l'Éducation.C'est l'époque où l'on découvre subitement un « trou de 500 millions » dans les caisses des commissions scolaires.Shedleur et Taillon vont convaincre le ministre Claude Ryan de revoir les règles de financement.Le système mis en place à l'époque, basé sur les clientèles, tient toujours la route.Plutôt « rouge » (libéral), selon ses ex-collègues, il n'a jamais été malmené par les gouvernements péquistes.Sous Jacques Parizeau, la femme du premier ministre, Lisette Lapointe, avait exercé des pressions pour qu'il devienne secrétaire général (premier fonctionnaire), se souvienton.« Moi, je travaille pour le Québec.J'ai de bons amis dans les deux partis, et je tiens à les garder », dit-il aujourd'hui.Pour la durée des forums, M.Shedleur continuera d'être rétribué par Bell, ce qui a soulevé des critiques.« En 1996, à l'époque des sommets de M.Bouchard, MM.Claude Béland et André Bérard avaient continué à être rétribués par leurs institutions (Desjardins et la Banque Nationale) », rappelle-t-il.Si ce bourreau de travail a suffisamment d'énergie pour faire « virer un paquebot sur un 10 cents », on verra en octobre comment il s'en est tiré avec l'atterrissage, en douceur, du gouvernement Charest.S'il est d'une grande loyauté pour ses alliés, gare à vous si vous vous trouvez sur son chemin.« C'est un gars qui a beaucoup d'ambition, mais qui est intelligent.C'est bien de retrouver cela dans une même personne », dira, ironique, Roland Arpin, alors sous-ministre à l'Éducation.NISSAN L'ÉVÉNEMENT MARCHÉ CE SERAIT FOU DE VOUS EN PASSER! CONCLU! QUEST 2004 MURANO 2004 \u2020Location de 48 mois pour le Murano SL 2004 (L6TG14 AA00) et la Quest 3.5 S 2004 avec boîte de vitesses automatique (V6RG74 AA00).Acompte ou échange équivalent de 3 995 $ pour le Murano et la Quest.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement, toutes taxes comprises, requis à la livraison.\u2020\u2020Pour un temps limité, 0 $ de dépôt de sécurité sur les voitures neuves.Prix à l'achat du Murano (L6TG14 AA00) et de la Quest 3.5 S 2004 avec boîte de vitesses automatique (V6RG74 AA00).\u2020, \u2020\u2020, , Taxes, immatriculation, assurances, obligations sur pneus neufs, frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location ou d'achat, transport et préparation (1 021 $ pour le Murano et 1 035 $ pour la Quest) en sus sur les offres d'achat.Sur approbation du crédit.Les offres sont d'une durée limitée et peuvent faire l'objet de changement sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix moindre.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger.Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Chez les concessionnaires participants.Nissan, le logo Nissan, la signature «Découvrir_» et les noms des modèles Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissan.ca 1 800 387-0122 OUVERT JUSQU'À 21 H LES SOIRS DE SEMAINE 29 995$ PRIX À L'ACHAT Comptant initial de3 995$ (transport et préparation compris) 359$ LOCATION À PARTIR DE /MOIS\u2020 Moteur V6 de 240 chevaux Boîte de vitesses automatique à 4 rapports Siège de la 2e et 3e rangée se repliant à plat Climatisation avant et arrière Contrôle de traction de dépôt de sécurité 0$À LA LOCATION\u2020\u2020 sur toute Quest neuve.« MEILLEUR ACHAT » utilitaire sport moyens et grands formats selon Le Guide de l'auto 2004 « Meilleur achat » fourgonnettes selon Le Guide de l'auto 2004 « Cote Sécurité 5 Étoiles » Le moteur VQ V6 de 3,5 L du Murano et de la Quest est le seul à faire partie des 10 meilleurs moteurs selon Ward's Auto World pendant 10 années d'affilée.38 395$ PRIX À L'ACHAT Comptant initial de3 995$ (transport et préparation compris) 449$ LOCATION À PARTIR DE /MOIS\u2020 Moteur V6 de 245 chevaux Traction intrégrale Boîte de vitesses à variation continue Xtronic (CVT) Jantes en alliage 18 pouces Régulateur automatique de l'air ambiant bizone Coussin gonfables latéraux de série de dépôt de sécurité 0$À LA LOCATION\u2020\u2020 sur tout Murano neuf.3225268A 3197585A ACTUALITÉS PROTECTION DE LA JEUNESSE Moins de Québécois envisagent de prendre des vacances cet été Couillard se fait rassurant PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, s'est fait rassurant, hier, à l'égard des directeurs de la Protection de la jeunesse qui, jeudi, exprimaient l'inquiétude de la mise en réseau projetée dans le secteur de la santé ne se traduise par une raréfaction de leurs budgets.« Il y a un programme pour la jeunesse en difficulté doté d'un budget spécifique et important, a déclaré le ministre en marge d'une allocution prononcée au congrès de l'Association des hôpitaux du Québec.L'an dernier, on a mis la majorité des ressources dans les centres jeunesse.Cette année, on fait un gros effort dans les CLSC pour avoir des équipes de soutien des familles en crise dans la communauté, a précisé le ministre.On pense aussi que l'essentiel de l'action doit être en amont des problèmes et non pas à partir du moment où le signalement est fait », a-t-il dit.Les directeurs se plaignaient jeudi du nombre trop important de dossiers d'enfants confiés à chaque professionnel, de 20 à 25 au Québec comparativement à 16 à 18 ailleurs.Ils disaient craindre de voir la situation se détériorer en raison des chambardements imminents dans le secteur.CHRISTIAN GEISER COLLABORATION SPÉCIALE Seulement 56% des Canadiens et des Québécois ont l'intention de partir en vacances, comparativement à 62% l'an dernier.Par ailleurs, près de quatre Québécois sur 10 ont l'intention ferme de ne pas prendre de vacances du tout.Il s'agit des plus mauvaises prévisions depuis les sept dernières années.Voilà ce que révèle une étude réalisée par le Réseau de veille en tourisme à l'UQAM à partir d'un sondage effectué par le Conference Board.Selon Paul Arsenault, directeur du Réseau, le climat morose de la dernière année a joué un rôle important.La guerre en Irak, la météo incertaine et la situation économique instable sont en partie responsables de ces résultats.Il ajoute cependant qu'il faut prendre ces données comme des indicateurs du pouls et non comme des prévisions définitives.Dans la réalité, les résultats sont généralement plus optimistes qu'anticipés.Sauf l'an dernier alors que les prévisions annonçaient une excellente performance.Celle-ci ne s'est pas réalisée, notamment en raison de la crise du SRAS.Ces prévisions trouvent écho au gouvernement du Québec.Joint par La Presse, la ministre déléguée au Développement régional et au Tourisme, Nathalie Normandeau, a confirmé que des chiffres similaires ont été utilisés dans les calculs prévisionnels.Québec affiche ainsi un optimiste modéré.On prévoit ainsi une hausse de 1,7% en volume de visiteurs et de 2,7% en recettes touristiques pour cet été.L'objectif est d'atteindre les performances de 2002 de9,649 milliards de dollars de recettes.La ministre compte sur une importante campagne de publicité pour atteindre ces résultats.Le sondage révèle également que 81% des vacanciers Québécois planifient d'effectuer leurs déplacements en voiture, 9 % en avion et 6 % en autobus.La hausse du coût de l'essence devrait peu affecter leur comportement.Cependant, avance Paul Arsenault, le coût de l'essence pourrait servir d'excuse à l'industrie touristique.Dans les faits, un voyage en Gaspésie ne coûterait que 70 à 80 $ de plus.Les résultats de l'étude sont disponibles à www.veilletourisme.ca Nos obligations suscitent l'intérêt : Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Passez nous voir au 2000, av.Mc Gill College à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.Visitez le www.epq.gouv.qc.ca 1% BONI DE Capital garanti à 100%.Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.Achat à partir de 100$.la première année pour les nouveaux fonds REER.Obligations à taux progressif 1800 463-5229 Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.1,55 2,25 3,00 3,75 4,50 5,25 6,00 6,50 7,00 7,50 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e année 3225068A À65 kilomètres d'altitude! AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Un avion spatial suborbital privé a atteint jeudi pour la première fois l'altitude record de 65 kilomètres.Le Space Ship One, avec à son bord un pilote, a d'abord été emmené jusqu'à 16 000 mètres d'altitude par un avion porteur.Il a par la suite allumé son moteur-fusée qui lui a permis de se propulser à la verticale jusqu'à une altitude de 65 kilomètres avant de revenir sur Terre.Jamais un engin construit par une entreprise privée n'avait atteint cette altitude, un record réservé pour l'instant à des astronautes ou des pilotes militaires.>3;3
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