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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
L. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-12-14, Collections de BAnQ.

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[" 120 pages 19,95 $ www.ed i tions b o r e al.qc .ca Les dessins de Serge Chapleau, caricaturiste à La Presse, la meilleure façon de garder un bon souvenir de l'année écoulée.L'année CHAPL2E0A0U3 3185067A 3185052 Exceptionnel / Excellent FFFF / Bon FFF / Passable FF / À éviter GOLUM, UNE SUPERBE CRÉATURE PAGE 6 Un ouvrage fascinant sur Frida Kahlo Le livre étant une industrie comme les autres, nous voilà donc, à l'approche des Fêtes, écrasés sous le poids des beaux livres qui envahissent les librairies au moment même où les arbres de Noël arrivent dans les marchés publics.Les collaborateurs du cahier Lectures ont choisi, dans la centaine qui nous ont été proposés, ceux qui leur semblaient les plus beaux et les plus intéressants, en espérant que leur choix convienne aussi aux lecteurs.Voici donc leurs suggestions.JOCELYNE LEPAGE elga Prignitz-Poda met d'abord les lecteurs, qui seront sans doute surtout des lectrices, en garde: certains épisodes de la vie de Frida Kahlo relèvent de la pure imagination de Frida elle-même, puis de son mari, le peintre muraliste Diego Rivera, «qui est allé encore plus loin qu'elle en matière d'affabulation».L'auteure du superbe album sur Frida Kahlo, publié récemment chez Gallimard, ne reprendra pas les anecdotes déjà connues, dit-elle.Elle se propose plutôt «de fournir de ses tableaux des interprétations et des analyses inédites dont les résultats ne manqueront pas de surprendre à divers titres.» Voyons si c'est vrai.C'est en tout cas fascinant.Il est rare qu'un ouvrage soit à la fois aussi intéressant qu'érudit.La première moitié de ce beau livre replace Frida Kahlo dans le contexte politique et social du Mexique, un contexte révolutionnaire qui fera énormément de morts.Frida en sera un témoin placé aux premières loges, une partie de l'action se déroulant sous ses yeux, dans sa ville natale, à Coyoacàn.La mort, déjà.À l'aide de reproductions de tableaux en noir et blanc se dessinent alors la vie et l'oeuvre, et les liens entre les deux, de cette femme peintre expressionniste \u2014 beaucoup plus savante qu'on ne le croit généralement \u2014 qui ne laissait rien au hasard dans ses tableaux et que le mouvement féministe a sortie de l'oubli dans les années 80.L'auteure laisse entendre qu'il est possible que l'amité profonde entre Frida et son père soit allée trop loin et «qu'il y ait eu.certaines transgressions qui ont drama-tiquement porté atteinte à l'intégrité de Frida.» Ce qui expliquerait certains thèmes qu'elle privilégiait.\u203a Voir «DÉCLINISME» en page 2 \u203a Voir BEAUX LIVRES en page 2 Le «déclinisme» français L'affaire n'est pas sans intérêt pour nous puisque le Québec est à maints égards atteint du syndrome français.l existe une telle chose que des modes d'édition.Et de fulgurants, bien que souvent éphémères, courants d'idées.Ces modes sont parfois futiles, parfois fort sérieuses.Or, la collection 2003, dans le monde français de l'édition et des idées, aura été plus que sérieuse, elle aura été grave.On peut la définir comme étant la littérature du «déclinisme».C'est-à-dire l'examen, sous tous les angles et toutes les coutures, des raisons pour lesquelles la France s'enlise.Végète.Ne fait que réagir sans plus jamais agir.Vit sur ses acquis, son capital accumulé et sa gloire passée, en fonction d'un modèle qui ne supporte pas d'être remis en question.Ce défilé n'est pas sans intérêt pour nous, puisque le Québec est à maints égards atteint de ce syndrome français \u2014 moins le volet «affaires internationales», puisque nous n'avons ni les pouvoirs ad hoc ni.Dominique de Villepin! Précisément, c'est l'arrogance française dans ses relations avec le monde que dénonce l'un des plus récents ouvrages de la vague «décliniste ».Il est ingénieusement titré L'Arrogance française et est l'oeuvre de deux journalistes de l'hebdomadaire Le Point, Romain Gubert et Emmanuel Saint-Martin.MARIO ROY Autoportrait au Singe, 1938, Albright-Knox, Art Gallery, Buffalo CLUB DE LECTURE SAMUEL ET CHANTAL, DES LECTEURS VORACES PAGE 4 LECTURES Beaux livres, beaux cadeaux BEAUX LIVRES suite de la page 1 Frida Kahlo a par ailleurs vecu a une epoque de veritable revolution culturelle .qui a suivi la revolution politique .ou les artistes decouvrent l'art populaire mexicain, eux qui ne juraient que par l'art colonial.Et ils se lancent dans des aventures esthetiques qui feront connaitre certains bien loin au-dela des frontieres mexicaine.Ce fut le cas de Diego Rivera, qui deviendra le mari de Frida.La deuxieme moitie de l'album rassemble les planches couleurs des principaux tableaux et se termine par une bibliographie choisie.Y sont reproduits aussi des details en gros plan.Et toujours cette fascinante analyse de chaque tableau dans ses details qui en dit plus sur la femme que les anecdotes les plus sensationnalistes qu'elle et son mari ont joyeusement entretenues.Jocelyne Lepage FFFF1.2 FRIDA KAHLO Helga Prignitz-Poda, Gallimard, 259 pages Beau joual, beau livre Comme sujet de beaux livres , on peut difficilement demander mieux que le cheval.Yann Arthus- Bertrand, specialiste de la photographie aerienne, s'est fait connaitre avec La Terre vue du ciel, suivi de la serie Vu d'en haut avec des vedettes comme New York, l'Argentine, le Maroc, etc.Sur Terre, Arthus-Bertrand se transforme en portraitiste animalier.Des betes et des hommes (2001) presentait quelque 90 races du Salon de l'agriculture de Paris et autres expositions du genre.Photographies de studio ou, sur fond de toile sepia, l'ane gris de Provence et le taureau blond d'Aquitaine sont traites comme des top-modeles, tout comme les humains qui les accompagnent, proprietaires, eleveurs et autres gens ordinaires de leur quotidien de betes.Chevaux procede de la meme facon sauf que le photographe a transporte son studio .toujours cette bache sepia avec ses projecteurs .des steppes de la Mongolie aux Andes chiliennes.Tantot la toile est un simple fond, tantot elle fait partie du decor, souvent grandiose mais qui ramene toujours le spectateur a l'intimite qui a toujours marque les rapports entre l'homme et le cheval.Le predateur et la proie unis a jamais, le couple le plus improbable de la Nature , a deja ecrit Jean-Louis Gouraud, qui signe les textes de Chevaux.On doit a Gouraud .il se decrit lui-meme comme un hippolatre .plusieurs anthologies de litterature equestre : Celebration du cheval, le magistral Le cheval est une femme comme une autre (Pauvert) et Premiere rencontre, publie ici par Stanke en 2000.M.Gouraud aime le cheval, connait son histoire et ses grands mythes.Quand vient le temps de parler du cheval en Amerique, toutefois, il s'embourbe dans son propre sarcasme face aux grands cliches de la legende americaine : le mustang deifie, le cow-boy et son quarter-horse, la genese mythique du Morgan, notre voisin du Vermont.Ignorance, arrogance typiquement francaises ?mepris pour toutes choses etatsusiennes ?Il faut voir.Tres surprenant, en tout cas, pour un homme de cette erudition si totalement devoue a la cause du cheval.Malgre ce leger irritant, les hippophiles qui trouveront ce magnifique album sous l'arbre n'auront pas besoin d'autres cadeaux.Garanti.Daniel Lemay FFFF CHEVAUX photographies de Yann Arthus-Bertrand, textes de Jean-Louis Gouraud ; Editions du Chene, 225pages, 79,95 $ La famille royale americaine Jacques Lowe fut le photographe officiel de la famille Kennedy pendant 10 ans et continua ensuite a figurer parmi les intimes du clan (il etait en outre un grand reporter photo et un portraitiste inspire).Sa succession livre ici 600 cliches dont beaucoup sont inedits, magnifiquement reproduits et commentes.Tout le charme des Kennedy, cette sorte de famille royale americaine, en transpire.En particulier dans les photos prises en dehors des cadres officiels, dans l'intimite des demeures des freres, y compris de la Maison-Blanche au moment ou John en etait le locataire.Bien entendu, dans ces ambiances souvent feutrees, saisies a la lumiere naturelle, la tres grande beaute de Jackie Kennedy, par exemple, irradie litteralement.Les instants ou sont presents les enfants du clan sont egalement irresistibles.Plusieurs textes presentent et commentent ces images.On lira avec delice celui que signe Tom Wolfe, journaliste et ecrivain (Le Bucher des vanites, Un homme, un vrai).Il fut un ami intime de Lowe.C'est d'ailleurs ce dernier qui inventa l'image d'homme en blanc qui devait suivre Wolfe tout au long de sa carriere.Mario Roy FFFF LE CLAN KENNEDY/PHOTOS INTIMES ET INEDITES DE LA FAMILLE KENNEDY Jacques Lowe, Editions de la Martiniere, Paris, 2003, 432 pages Nostalgie, quand tu nous tiens! Claude Jasmin, ancien decorateur tele, ancien critique d'art, ex-teleromancier, ecrivain en tous genres depuis des decennies, pamphletaire qui s'exprime le plus souvent possible dans les medias, a encore une autre corde a son arc qu'il avait delaissee apres ses etudes en arts appliques : le dessin.Habile dessinateur .un melange de Normand Hudon et de Clemence Des Rochers.il redit en images dessinees au crayon et coloriees a l'aquarelle la meme histoire qui a inspire ses nombreux ouvrages, l'histoire de son enfance dans sa Petite Patrie, ce quartier situe entre la Petite Italie et Rosemont.Saluons ici la memoire de ce monsieur, son souci du detail.Bien des gens de sa generation et de la generation qui a suivi reconnaitront leur guenillou dans sa barouette, les enfants qui mettent des poissons d'avril en papier dans le dos des passants, la cabane jouxtant les patinoires ou l'on joue au hockey, le gars aux gros bras qui transporte des blocs de glace dans de grosses pinces, le marchand de frites a 5 cents dont la voiture etait dotee d'un sifflet en forme de cheminee.Il me semble, par contre, que l'on commencait sa premiere annee a l'ecole en costume obligatoire, et que les gars n'allaient pas a la meme ecole que les filles, mais bon.on n'est pas obliges de tous avoir les memes souvenirs.La Petite Patrie en images est publie aux editions du Lilas, la meme maison qui publie les dessins de Clemence Des Rochers.Le texte qui accompagne les images est tire de La Petite Patrie, un livre de souvenirs de Claude Jasmin, paru en 1972.Un tres beau cadeau.Jocelyne Lepage FFFF LA PETITE PATRIE EN IMAGES Recits et dessins de Claude Jasmin, Editions du Lilas, 160 pages, 52,80$ Et la lumiere fut Il n'y a pas de doute, si vous eclairez un monument, il vous montre quelque chose que vous aviez peut-etre rate.Et ce quelque chose est une veritable revolution artistique .culturelle.Lorsque commencerent en France, vers les annees 50, les spectacles son et lumiere , ce fut un eblouissement pour tout le monde, et l'idee se repandit partout.Dans cet album, on a rassemble les meilleures mises en lumiere de ces dernieres annees.Il faut voir les membrures d'un pont surgir de la nuit (Normandie), ou les arcatures d'un autre, plus ancien (le pont du Gard) eclairees en couleurs, c'est superbe.Il faut voir la tour Eiffel eclairee par en dedans.et le Palais national de Mexico.ou un simple canal borde de platanes.Ainsi, la nuit, les yeux de l'architecture brillent comme ceux des felins, et aucun chat n'est gris.Jacques Folch-Ribas FFFF LUX, LE MONDE EN LUMIERE Photographies de Jean-Marc Charles, textes de Francois Roussely, Pierre Delaporte, Pierre Arnaud de Chassy Poulay et James Turrell.Editions du Seuil/Turner&Turner, 304 pages dont deux depliants, 79,95 $ Des oiseaux par centaines Gilles Martin, le Tourangeau, est un des plus celebres photographes naturalistes du monde.Il met au point, durant ses voyages, le projet original de creer une Arche de Noe photographique planetaire , un recensement par l'image.Vaste programme.Voici des images d'oiseaux, pas tous forcement, mais vraiment beaucoup (j'en ai compte plus de 350), expliquees et commentees par Myriam Baran-Marescot, ethologue et naturaliste, et ecrivain, dont les connaissances sont ici au service de ces merveilleuses photographies.On est saisi par ses considerations sur la naissance d'une plume au cours de l'evolution animale, par les differentes versions du vol, par les parades nuptiales, par l'alimentation des oisillons, par les migrations, et le reste et le reste.Cet album rassemble aussi toutes les informations et les conseils pour observer, identifier les oiseaux, et proteger la faune ornithologique.Jacques Folch-Ribas FFFF LES OISEAUX DU MONDE Gilles Martin, photographies et commentaires, 320 pages, editions Hurtubise HMH, 69,95 $ Dessin de Claude Jasmin dans La Petite Patrie en images.La verite est que la France enerve Michael CONNELLY Lumiere morte c John Foley Lumiere morte est le roman le plus sombre de Connelly, un des plus inquietants aussi [.].Marie-Claude Mirandette, Le Devoir Harry Bosch est de retour ! 352 pages .29.95 $ 3190428A DECLINISME suite de la page 1 Les Lumieres, le Droit et la Liberte Le brulot tombe a point.En plein conflit d'idees sur le conflit irakien.Quelques semaines apres que de Villepin, justement, la megastar du Quai d'Orsay, eut prononce a l'ONU l'une des allocutions les plus brillantes, les plus spectaculaires, que l'auguste enceinte ait entendues et qui consistait a dire : la France vous montre le droit chemin du Droit et des droits, nous n'irons pas en Irak, qui pense comme nous nous suive.dans l'immobilite ! De fait, la France avait bel et bien raison : il ne fallait pas y aller.En ce cas, pourquoi Gubert et Saint- Martin ecrivent-ils : Il ne s'agissait que de panache, de grandeur, de prestige.Et de coups de menton.La verite est que la France enerve.Juste apres l'indifference, le sentiment le plus repandu envers elle semble bien etre l'exasperation devant une pretention anachronique ?Oui : pourquoi ?En un mot : dans quelque domaine que ce soit, de la diplomatie a la culture, l'influence reelle qu'exerce la France ainsi que ce qu'elle a reellement a offrir ne sont pas a la hauteur de la vanite qu'elle y met, soutiennent les auteurs.Son acharnement, par exemple, a squatter les postes d'honneur des organismes internationaux demeure souvent dans l'ordre du symbole et ne dit rien sur le pouvoir reel qu'elle y exerce.Ses discours sur les droits de l'homme .et les lecons qu'elle donne a ce sujet.sont, a l'etranger, mis en parallele avec les compromissions de la France avec nombre de dictateurs.Au total, le pays sacrifie au culte du rayonnement , dont l'incarnation vivante est precisement le ministre des Affaires etrangeres, Dominique de Villepin.Lui qui, par son agitation incessante aux quatre coins du monde, s'est valu le surnom de.Lapin Duracel ! Ce que les auteurs de L'Arrogance francaise expliquent, au bout du compte, c'est que le reste du monde repond a l'eloquence du ministre en laissant tomber avec agacement : rayonne toujours, mon lapin ! Le syndrome francais Cependant, l'essentiel de ce qu'on pourrait appeler le mal francais ne se trouve peut-etre pas dans les relations que le pays entretient avec les autres, mais bien a l'interieur de lui-meme.C'est ce que soutient une avalanche d'ouvrages, dont le plus lourd est certainement La France qui tombe, de Nicolas Baverez, historien, politologue et sociologue, disciple du regrette Raymond Aron (lequel, ironiquement, ecrivait en 1977 dans Plaidoyer pour l'Europe decadente qu' une nation ne fonde pas sa grandeur sur les gloires d'hier !).Outre Baverez, on trouvera entre autres : Le Desarroi francais, d'Alain Duhamel ; Adieu a la France qui s'en va, de Jean-Marie Rouart ; Face a l'hyperpuissance, de l'ex-ministre Hubert Vedrine ; Des lions menes par des anes, de Charles Gave.En gros, et nonobstant les nuances apportees par chacun de ces ouvrages, ceux-ci depeignent une societe politiquement et socialement figee, ce qui se traduit par une economie stagnante et improductive .on prevoit un taux de croissance de.0% en 2004.Et, surtout, l'impossibilite d'y effectuer quelque reforme que ce soit.Et ce, peu importe l'orientation du gouvernement en place, de gauche ou de droite, invariablement enseveli sous le poids des corporatismes, des acquis , de la resistance farouche au changement.L'affaire a atteint le point ou fleurissent, depuis des mois, dans pratiquement tous les medias, des montagnes de textes d'opinions sur ce qu'on appelle maintenant le declinisme francais.C'est-a-dire l'entree dans la psyche nationale de l'obsession du declin.FFFF L'ARROGANCE FRANCAISE Romain Gubert et Emmanuel Saint-Martin Balland, 269pages . LECTURES ENTREVUE Tour de terre avec Brigitte Bouchard MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Un jour de février 2002, Brigitte Bouchard, fondatrice d'une petite et toute neuve maison d'édition, Les Allusifs, reçoit un appel de Martine Laval, journaliste au magazine français Télérama.Martine Laval vient de terminer la lecture de Mercure sous la langue, de Sylvain Trudel.Elle est sous le charme.Elle prépare sa critique et compte faire une entrevue avec l'auteur.Contre toute attente, Brigitte Bouchard lui répond que ça ne sert à rien, que c'est un coup d'épée dans l'eau, personne, de toute façon, ne trouvera le livre en France.« Elle est restée surprise de ma réaction, se souvient Brigitte Bouchard en souriant.Je crois qu'elle m'a même trouvée un peu bête ! Elle me disait qu'il faudrait peut-être résoudre le problème de la distribution, mais j'avais déjà frappé à de nombreuses portes, et les distributeurs français ne se montraient pas du tout intéressés.» C'est alors que la journaliste entreprend de donner un coup de pouce à l'éditrice, la mettant en contact avec une jeune maison de distribution (qui a fait faillite depuis).L'article paru dans le Télérama du 27 février 2002 fut rien moins que dithyrambique.« Autant l'avouer, écrivait Martine Laval, lire ce Mercure sous la langue, cinquième roman du Québécois Sylvain Trudel, 40 ans à peine, est un choc.Terrible.Fantastique.Frédéric, le jeune narrateur, est magnifique de lucidité.Mais ce qui bouleverse, c'est surtout l'écriture que lui prête Sylvain Trudel.Chorégraphie en apnée, feux d'artifice musicaux, elle explose à chaque page.On est ébloui \u2014presque aveuglé \u2014 par tant de déflagrations de beauté, de rafales de poésie.À six mille kilomètres des côtes françaises, notre langue a le vent en poupe, et c'est merveille.» Wow! La maison fondée par Brigitte Bouchard était sur sa lancée française.Et l'engouement s'est maintenu.Jusqu'à aujourd'hui, les journaux d'outre-mer on couvert à peu près tous les titres des Allusifs.Le Dégoût, d'Horacio Castellanos Moya : « Féroce et foudroyant » (Rolling Stone).Ich Bin Prager, de Tecia Werbokski : « Un roman généreux dont on goûte l'écriture visuelle et terriblement charnelle » (les libraires de la FNAC).Avant, de Carmel Boullosa : « Une bouleversante descente aux enfers de la schizophrénie » (Rolling Stone).Amuleto, de Roberto Bolano (malheureusement décédé l'été dernier) : un livre qui nous laisse « perdu, saisi par une sorte d'ébritété narrative qui vous laisse assommé, ricanant d'hébétude ou d'admiration» (Les Inrockuptibles).Le Voyage, de Sergio Pitol ?« Merveilleux, parsemé de surprises et rédigé dans une langue délicieuse, pleine d'une rare érudition » (Le Monde).Newstart 2.0 tm, de Timothy Taylor ?« Une critique railleuse et iconoclaste de l'art, de la culture et des médias » (Sofa).Et la liste pourrait s'allonger encore.On peut affirmer sans se tromper que la maison fondée par Brigitte Bouchard occupe une place unique dans le paysage littéraire québécois.D'abord sa ligne éditoriale, ce choix de se consacrer exclusivement aux romans miniatures.Puis sa vocation, venue petit à petit, de s'ouvrir sur les littératures du monde.Double singularité qui fait des Allusifs un objet inclassable.Parmi la vingtaine de noms qui figure à son catalogue, on compte une Polonaise (Tecia Werbowksi), quatre Mexicains (Vilma Fuentes, Sergio Pitol, Carmen Boullosa et Daniel Sada), un Grec (Pan Bouyoucas), une Caucasienne (Elena Botchorichvili), deux Chiliens (Jorge Edwards et Roberto Bolano), un Salvadorien né au Honduras (Horacio Castellanos Moya) et un Québécois.« Ce qui est malheureux, explique l'éditrice, c'est qu'ici, les programmes de subventions sont restreints aux Québécois et aux Canadiens.Pour des auteurs comme le Néerlandais Marcel Möring (dont La Chambre d'amis paraîtra en février), il n'y a aucune possibilité d'avoir une subvention.Même chose pour Le Dégoût, écrit par un Salvadorien.On peut parfois se reprendre avec les crédits d'impôt, mais il faut que le livre soit traduit au Québec.Et il y a des cas où c'est impossible.Par exemple, je m'apprête à lancer un roman serbe, et j'ai beau chercher, je n'ai trouvé aucun traducteur du serbe au français au Québec ! » Par ailleurs, cette ex-attachée de presse (elle a travaillé à La Courte Échelle, aux 400 Coups, et chez Libre Expression) se désole qu'il y ait, chez nous, un manque d'intérêt pour les littératures étrangères.« Au Salon du livre, les gens regardaient les noms de mes auteurs avec méfiance, me demandant d'où ils venaient, avec des noms pareils ! Un titre comme Le Dégoût, d'Horacio Castellanos Moya, a eu une presse incroyable en France, plusieurs libraires l'ont choisi parmi leurs coups de cour ; les ventes d'Ich Bin Prager, de Tecia Werbowski, tournent autour des 2000 exemplaires en France, alors qu'ici, c'est beau si on en a vendu 300.Investir le marché français a été une question de survie, pour moi.Je n'aurais pas survécu autrement.Aujourd'hui, 80% de mes ventes se font en France ! » C'est par frustration que Brigitte Bouchard a fondé sa maison sise au coeur du Plateau, devant le petit parc de Lorimier.« Je n'aimais pas toujours ce que je publiais, bien franchement, et j'étais souvent en contradiction avec les choix éditoriaux qui se faisaient.Mais ça été un peu affolant de faire le saut.Il y a eu des périodes très difficiles.Encore aujourd'hui, le côté procédurier du métier m'épuise, et toutes les questions de budget.Mais ce dont je suis le plus fière, ce sont les auteurs que je publie.C'est le fait que ces auteurs, que j'admire, m'aient fait confiance.Pour moi, c'est énorme.C'est ce qui me stimule le plus, ce qui me donne l'énergie de poursuivre.L'univers des auteurs, leurs textes, et leur confiance.» POST-SCRIPTUM Nul n'est prophète en son pays.Parmi la vingtaine d'auteurs qu'elle publie, Brigitte Bouchard compte quatre Mexicains.Or, on n'a pas cru bon de l'inviter à participer à la Foire du livre de Guadalajara, où le Québec était à l'honneur cette année.La délégation du Québec a demandé à Sergio Pitol, très connu au Mexique, de figurer sur sa liste d'invités, mais celui-ci a refusé, en disant qu'il n'irait pas si son éditrice n'était pas de la partie.P.P.S.: Parlant de Guadalajara, le 30 novembre dernier, à l'occasion de sa 26e séance annuelle, l'UNEQ organisait une manifestation devant les locaux de Radio-Canada pour protester contre l'absence d'émission littéraire à la télévision d'État.Or ce jourlà, une quarantaine d'écrivains parmi les plus représentatifs de la littérature québécoise ne pouvaient être de la manifestation : ils étaient à la Foire du livre de Guadalajara, où le Québec était à l'honneur.Parmi les invités (presque tous membres de l'UNEQ) qui n'ont pas pu manifester devant l'édifice de Radio-Canada, Claude Beausoleil, Gilles Vigneault, Nicole Brossard, Lise Bissonnette, David Homel, Neil Bissoondath, Chrystine Brouillet, Jean- François Chassay, Robert Lalonde, Gil Courtemanche, Dominique Demers, Trever Ferguson, Sergio Kokis, Élise Turcotte.« On ne peut présumer que ces auteurs seraient venus », répond Jeanne-Mance Dubé, responsable des communications et des programmes d'animation de l'UNEQ.N'empêche, même en petit nombre, ces plumes auraient eu du poids.P.P.P.S.: Parlant de l'UNEQ, le jour de la manifestation, l'association décidait de lancer les prix Alpha et Bêta, deux prix visant à « encourager les médias nationaux à assurer une couverture adéquate de la littérature québécoise.Ils entendent braquer les projecteurs sur le meilleur et le pire, disait le communiqué publié sur le site de l'UNEQ, selon l'opinion des membres qui seront appelés à se prononcer.Les prix seront décernés pour la première fois en novembre 2004, lors de la 27e séance annuelle de l'UNEQ ».Iront-ils à des diffuseurs ?Des chaînes de télévision ?Des réalisateurs ?Des émissions ?Comment trouver assez de candidats pour justifier ces prix ?« Les modalités seront déterminées à la prochaine réunion, en janvier 2004 », répond Jeanne-Mance Dubé.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Brigitte Bouchard a fondé une maison d'édition qui occupe une place unique dans le paysage littéraire québécois.3122368A BEAUX LIVRES La mer, toujours recommencée.« Homme libre, toujours tu chériras la mer.» De qui, cette citation ?Elle a fait rêver bien des lecteurs, sans parler des écrivains.Les meilleurs, sans doute, ont chanté la mer et cette liberté qui semble l'accompagner.Le bateau ivre n'est-il pas le poète lui-même ?L'amour de la mer ne fait pas un marin, nous dit Simon Leys, pas plus que l'amour des lettres ne fait un écrivain.Mais si les deux amours se rencontrent en une même personne?Simon Leys, faut-il le présenter ?Il fut célèbre, et insulté, parce qu'il avait écrit Les Habits neufs du président Mao.Dommage.Il y montrait simplement son indépendance d'esprit \u2014sa liberté.Cette fois, il nous propose une anthologie magistrale.La Mer dans la littérature française, en deux tomes.Le premier va de François Rabelais à Alexandre Dumas \u2014 on y traverse des écrivains inattendus par les vagues et les embruns.Le second, de Victor Hugo à Pierre Loti, des écrivains plus convenus (quoique, n'est-ce pas, Alphonse Allais ou Jules Renard, on ne les attendait pas sur un navire.).ll y a là plus de 1500 pages de lecture, pour une année à passer dans la tempête, la régate, la pêche à la morue, les îles ensoleillées, les hauts-fonds, où vous voudrez vous laisser entraîner par des textes superbes.Bonheurs garantis.LA MER DANS LA LITTÉRATURE FRANÇAISE Simon Leys, 2 tomes, Plon, 776 et 728pages 3188146A LECTURES Des lecteurs voraces JEAN FUGÈRE COLLABORATION SPÉCIALE Sur le mur de sa chambre, surplombant le lit, un poster d'Harry Potter.Samuel Houle- Smallman, 10 ans, est un pottermaniaque : les quatre premiers tomes, il les a lus quatre fois chacun ! Qui plus est, c'est un pottermaniaque bilingue : les 766 pages du cinquième tome, il les a traversées dans leur version originale anglaise, comme d'ailleurs les trois tomes du Seigneur des Anneaux, dont il raffole aussi.« Avant, je lisais des miniromans de la Courte Échelle.Comme Le Manuscrit envolé, de Sonia Sarfati et La Mystérieuse Mademoiselle C, de Dominique Demers.Mais j'aime ça les gros livres.Ceux de 100 pages, tu commences et puis tu finis au bout de deux jours ! » C'est un lecteur vorace, du genre à lire trois heures de suite le samedi matin au saut du lit ou à profiter de son heure de dîner pour aller lire à la bibliothèque de l'école FACE, où il est inscrit en cinquième année.Une école bilingue qui encourage particulièrement la lecture, offrant tous les mercredis matins deux périodes de lecture an anglais, la première où on lit et la seconde où on résume ce qu'on a lu.« Toute la série des Baudelaire (Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, chez Héritage) de Lemony Snicket, je l'ai lue en anglais.Tu connais pas ça ?Il y a toujours 13 chapitres dans chaque livre.Au début ça va mal, au milieu ça va mal et à la fin ça va mal.Il y a très peu de moments où ça va bien.(Rires) » Samuel aime lire «parce que ça ouvre une porte pour aller dans un autre monde.Il y a dans les livres des choses qui ne se passent pas normalement dans la vraie vie.» Sa bibliothèque est constituée uniquement de livres qu'on lui a offerts: ceux des grands-papas et grands-mamans, de papa, de maman.Mais c'est son ami Victor qui lui a prêté le dernier livre qu'il a lu, Silverwing (Kenneth Oppel, Éditions Sholastic).« C'est l'histoire d'une chauve- souris qui est née prématurément et se fait traiter de toutes sortes de noms.Elle vit plein d'aventures.C'est très bon.» Il y a des livres, bien sûr, qui ne l'attirent pas du tout.Quand il lit un résumé de l'histoire sur la quatrème de couverture et que c'est écrit : « Une femme et un monsieur qui se rencontrent à la plage, romantique, c'est pas très mon genre.C'est comme les vidéos, Le Roi Lion, Les 101 dalmatiens, j'aime ça, mais Blanche-Neige, c'est plutôt ma soeur qui aime ça.» Quels sont donc les trois meilleurs livres qu'il a lus ?« Harry Potter, c'est vraiment le numéro 1.Le numéro 2, ça serait les Baudelaire.Le numéro 3, À la croisée des mondes, de Philip Pullman.C'est très bon, j'ai beaucoup aimé, sauf que le dernier tome est triste et que j'ai dû le recommencer parce que j'étais tout mélangé dans les personnages à un moment donné.» Que répondrait-il à quelqu'un qui lui dirait que c'est niaiseux Harry Potter ?« Ben moi, je trouve ça bon.Si tu trouves ça niaiseux, lis-le pas ! » Logique imparable.Chantal Francke « Enfant, je lisais jusqu'à 1 h du matin et ma mère me disait que j'allais devenir myope et aveugle.Je suis devenue myope, mais mon médecin m'a expliqué depuis que ce n'était pas à cause de mes activités nocturnes ! » L'humour, bien sûr, est toujours là, même si Chantal Francke a tourné la page sur RBO.Aujourd'hui, elle écrit pour la télévision : Les Chatouilles, pour les 3-5 ans, et aussi, depuis un an, pour Watatatow.« J'ai suivi des cours d'écriture à l'École de l'humour et j'ai beaucoup aimé que l'on puisse développer des histoires et pas seulement faire du one-liner.Là, je rêve d'écrire un texte qui mêlerait du comique et du dramatique.» Quelles ont été ses lectures d'enfance « À l'époque il n'y avait pas beaucoup de littérature jeunesse à la bibliothèque ni à la maison.C'est curieux, j'ai beaucoup lu les livres de Sélection du Reader's Digest.On y proposait trois ou quatre condensés de romans dans un même livre à couverture brune.» Les livres qui l'ont le plus marquée furent L'Arbre aux haricots et la suite, Les Cochons au paradis, de l'auteure américaine Barbara Kingsolver.« L'auteure raconte l'histoire d'une petite fille du Kentucky qui fuit son village où toutes les jeunes filles tombent enceintes.La petite fille part vers l'Ouest, vers une nouvelle vie et adopte en chemin une Indienne cherokee.C'est très très beau.Les personnages sont attachants.Et doucement, à force de solidarité, ils arrivent à s'en sortir.» Chantal Francke aime être touchée, émue, prise par une histoire.« Ça ne se dit pas, mais je suis allergique à Nancy Huston : je trouve ça déprimant, elle écrit très bien, mais c'est tellement déprimant ! On m'en prête, j'en lis le tiers et je ne suis plus capable de continuer.Peut-on aimer Harry Potter ET Nancy Huston?Je ne pense pas.» Ce qu'elle aime trouver par-dessus tout dans les livres, c'est la force de vie.« Comme dans La Vie devant soi, de Romain Gary (Émile Ajar).On retrouve cela aussi dans Captive, de Margaret Atwood \u2014que j'ai donné à des amies qui se demandent encore pourquoi ! J'ai beaucoup aimé ce roman à cause du personnage principal, une condamnée à perpétuité qui réussit à s'en sortir.» Le livre qu'elle a le plus souvent offert en cadeau, c'est le livre de Marc Robitaille, Des histoires d'hiver, avec des rues, des écoles et du hockey (chez VLB).« C'est l'histoire d'un p'tit gars qui écrit son journal et qui parle de son amour du hockey.Je trouve que c'est un peu le pendant québécois du Petit Nicolas, de Sempé.Par contre, on lui a donné deux fois en cadeau Le Monde de Sophie, de Jostein Gaarder.« Je n'ai pas aimé, c'est trop pédagogique.Je n'ai jamais compris pourquoi mes amis me donnaient cela.Parce que je suis trop tarte ?Y a-t-il quelque chose qu'il faudrait que je comprenne en philosophie ?Fréquente-t-elle les bibliothèques ou les librairies?D'abord, idéalement, avis aux mécènes, elle aimerait hériter PERSONNELLEMENT d'une bibliothèque, d'une immense bibliothèque ! « En ce moment, je vais plutôt à la bibliothèque.J'aime la bibliothèque d'Ahuntsic.J'aime l'ambiance.Dans les librairies, il y a de plus en plus de gugusses, des cadeaux, de la cochonnerie et par exemple, dans le secteur jeunesse et enfants, la variété des livres est moins grande.» Quel est, à son avis, le livre le plus ennuyeux ?« La Jalousie, d'Alain Robbe-Grillet.A ! Boring.« Ah ! mais dans ceux que j'ai aimés, j'ai oublié de mentionner Le Coeur est un muscle involotaire, de Monique Proulx.C'est magnifiquement écrit.J'aime le style.Beaucoup.Recherche : Marie Sterlin Post-scriptum Dimanche prochain, 21 décembre, Samuel Houle-Smallman et Chantal Francke discuteront entre eux du cinquièmetome des aventures de Harry Potter, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, de J.K.Rowling, publié chez Gallimard, un bouquin qui fait dans les 975 pages !!! Exceptionnellement, à cause des Fêtes et parce que l'ouvrage est volumineux, vous avez jusqu'au 7 janvier pour nous envoyer votre opinion sur ce livre, ou sur le phénomène Harry Potter en général, à clubdelecture@lapresse.ca ou à Jocelyne Lepage, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Le meilleur texte sera publié dans nos pages le 11 janvier et vaudra à son auteur \u2014peu importe son âge\u2014, un bon d'achat de 200 $ en livres dans les librairies Renaud- Bray.Toutes vos lettres se retrouver www.cyberpresse/arts.ca à partir du 11 janvier.Elles peuvent alors être lues et commentées par tous.RAPPEL : Vous avez jusqu'au 17 décembre pour nous faire connaître les trois livres les plus intéressants que vous avez lus cette année, peu importe le genre de livres dont il s'agit (sauf les livres pratiques) ou l'année de publication.À partir de vos réponses, qui sont arrivées en grand nombre jusqu'ici, nous tenterons de faire votre portrait, à vous, lecteurs, portrait qui sera publié le dimanche 28 décembre.Disons tout de suite que vous êtes très éclectiques dans vos choix.PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Samuel Houle-Smallman, 10 ans, est un pottermaniaque : les quatre premiers tomes d'Harry Potter, il les a lus quatre fois chacun ! www.editionsboreal.qc.ca WILFRID DEROME expert en homicides Récit biographique 448 pages 32,95 $ 32 pages de cahiers-photos © Archives Le Soleil « Un rigoureux travail de biographe.[\u2026] Un pari réussi avec ce portrait vivant d'une époque un peu sombre où brillaient tout de même, ici et là, quelques lueurs de raison et d'humanisme.» Christian Desmeules, Le Devoir JACQUES CÔTÉ 3185027A Chantal Francke : « Peut-on aimer Harry Potter ET Nancy Huston ?Je ne pense pas.» AZNAVOUR C'est au Québec que Charles Aznavour a connu ses premiers grands succès.Après la chanson, le cinéma et le théâtre, il passe à l'écriture et nous livre ses mémoires.384 pages, dont 32 pages de photos 3191612A Hubert REEVES La vie sur Terre est menacée ! Un bilan sévère qui cherche à provoquer une réflexion collective et qui en appelle à la responsabilité planétaire de l'humanité.« Hubert Reeves fait un constat à la fois réaliste et inquiétant des dangers qui mettent en péril la vie sur terre.» Charles Côté, La Presse Mal de Terre 272 pages 29,95 $ Dialogue avec Frédéric Lenoir © John Foley 3190438A 1008 pages 24,95 $ jusqu'au 31 janvier 2004 Tout ce qu'il faut savoir sur le Québec d'aujourd'hui La cuisine raisonnée Un grand classique de la tradition culinaire québécoise nouvelle édition abrégée Henriette Major et Patrice Dubuc Le tour du monde en chansons Un voyage en chansons ! Le Québec.Quel Québec ?Photographies de Jacques Nadeau et textes d'accompagnement de 41 personnalités québécoises Guide Vidéo et DVD 2004 Le répertoire le plus complet des films offerts en vente et en location.Pour tous ceux et celles qui aiment le cinéma Le retour d'un jeu célèbre Le Docte Rat Conçu par François Therrien 112 pages 29,95 $ avec CD 416 pages 34,95 $ l e nouveau MAJOR 160 pages 29,95 $ 928 pages 17,95 $ nouvelles questions nouveau look nouveaux défis 39,95 $ Une histoire en images Noël Pour Sous la direction de Michel Venne L'annuaire du Québec 2004 La référence idéale, avec les textes inédits de plus de 130 auteurs, les photos de Jacques Nadeau et les caricatures de Garnotte.3191727A LECTURES ENFANTS Les livres à offrir avant le grand soir SONIA SARFATI Les emplettes ne sont pas terminées, la dinde n'est pas encore réservée, les partys ne font que commencer.Bref, Noël s'annonce bien.Il ira mieux encore lorsque, pour diminuer de moitié les angoisses existentielles des petits \u2014«As-tu posté ma lettre au père Noël ?» et autres : « Il est trop tard pour changer le XBox pour un Game Cube sur ma liste ?»\u2014 il y aura dans la maison quelques livres à découvrir avant le grand soir.Côté albums, La Poupée de Noël, de Paule Brière, illustré par Marie Lafrance (Les 400 coups, dès 4 ans), où Maëlle aura la surprise de sa vie en faisant ce qui est formellement interdit : tenter de dénicher le cadeau que sa mère lui a promis (parce que, cela vaut la peine de le préciser aux plus jeunes, les parents peuvent parfois donner un présent d'appoint aux enfants, donnant ainsi un coup de pouce au père Noël).Et puis, étant donné que la maison devrait maintenant être décorée (honte à ceux qui n'ont pas fait leurs devoirs !), Journal d'un sapin de Noël, de Gérard Moncomble illustré par Claude Cachin (Les 400 coups, dès 4 ans) s'impose : on y suit le destin « normal » d'un arbre qui brille dans une maison avant d'être délaissé.Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est que le début de son aventure ! Ensuite, l'inévitable histoire du père Noël qui disparaît avant le grand soir.mais celleci, Reviens, père Noël, reviens !, d'Élisabeth Duval et Stéphane Sénégas (Kaléidoscope, dès 4 ans), est rondement menée, graphiquement surprenante \u2014bref, plus originale que d'autres récits sur le même thème.À accompagner du plus classique et très tendre Le Noël de Pétunia, de Jean Little, illustré par Werner Zimmermann (Scholastic, dès 4 ans), où un cochonnet fait découvrir le vrai sens de Noël à ses compagnons d'étable.Enfin, pour les tout-petits, Le Noël des souris, de Fiona Watt et Rachel Wells (Usborne), un bébélivre mettant en scène des souris farceuses à travers des pages cartonnées auxquelles les plus jeunes ne pourront résister : tant mieux, elles sont pleines de surprises pour les petits doigts ! Et, les petits n'étant pas les seuls à ronger leur frein durant ce compte à rebours annuel, quelques suggestions pour plus grands : Journal de Noël, de Kerbaz et Lalex (du Rocher, dès 10 ans), qui fait l'historique de la fête et présente quelques activités permettant de patienter ; Violette et la mère Noël, de Geneviève Brisac (l'École des loisirs, dès 7 ans), où une fillette décide qu'il est impossible que le père Noël soit célibataire et part donc à la recherche de sa tendre moitié ; La Fête des fêtes, d'Henriette Major (Pierre Tisseyre, dès 8 ans), où deux grands-parents rivalisent d'ingéniosité et de coups pendables (il n'y a pas d'âge !) pour s'attirer la « préférence » de leurs petits-enfants ; Pas de poisson pour le réveillon, de Pascal Millet (Boréal, dès 8 ans), deux enquêtes de Blues le chat, livrées sur le plus pur ton du roman noir.mais adapté aux jeunes ; Un Noël, de Truman Capote (Folio Junior, dès 11 ans), deux nouvelles autobiographiques et très belles racontées avec une charge certaine de nostalgie par le grand homme de lettres américain ; Le Noël de Manolito, d'Elvira Lindo (Folio Junior, dès 10 ans), une manière de « petit Nicolas» à la sauce espagnole.Et, enfin, La Guerre des lumières, de Louis Émond \u2014pour les presque grands (les préados).Une histoire qui, à première vue, semble avoir pas mal en commun avec Pas de Noël cette année, de John Grisham\u2014 la lecture à conseiller aux adultes qui n'en auraient pas encore assez des flonflons du temps des Fêtes.Dans un cas comme dans l'autre, dans une rue réputée pour sa flamboyance dès les premiers jours de décembre, les habitants d'une maison font de la résistance : pas de décorations sur le terrain et les murs extérieurs de leur domicile ! Mais là où Grisham y allait d'une fable satirique sur l'American way of life, Louis Émond y va d'un récit très humain\u2014avec tout ce que la réalité peut apporter en drame.et en miracle.Bref, de quoi occuper les 10 dodos qu'il reste avant le grand soir ! Les dignes héritières d'Émilie Bordeleau Dans Les Filles de Caleb, L'abandon de la mésange, ARLETTE COUSTURE met en scène les filles de Blanche et de Clovis et elle clôt sa saga mythique.Les Filles de Caleb, tome 3, L'abandon de la mésange d'Arlette Cousture - 24,95 $ EN VENTE PARTOUT « Un destin exemplaire de femmes du vingtième siècle, parfaitement romancé, sans la lourdeur d'une thèse, traversé de féminisme non militant et d'interrogations sur la quête du bonheur.» Christian Desmeules, Le Devoir 3192881A REPORTAGE PUBLICITAIRE LECTURES Un vrai bonheur de lecture Dans D'autres plaisirs partagés, FRANCINE RUEL nous offre les grands et petits bonheurs de chaque saison.D'autres plaisirs partagés de Francine Ruel Illustrations de Bruce Roberts - 24,95 $ EN VENTE PARTOUT FRANCINE RUEL raconte les amitiés qui embellissent la vie, les souvenirs qui la nourrissent, les découvertes qui la pigmentent et les rêves qui la colorent! 3191288A Dans les coulisses du Seigneur des Anneaux SONIA SARFATI La sortie de chaque volet du Seigneur des Anneaux, la trilogie cinématographique de Peter Jackson basée sur celle, littéraire, de Tolkien, s'est accompagnée du lancement de quelques « compagnons » visuels.Le scénario se répète avec l'arrivée sur les écrans, mercredi, du Retour du Roi.Éclairant D'abord, Le Seigneur des Anneaux : armes et guerres, de Chris Smith (Le Pré aux clercs).Illustré d'un millier de photographies, de peintures, de croquis, de cartes et de sculptures, ce guide dit officiel présente les personnages, les armées et les batailles du Seigneur des Anneaux.et un peu plus : ceux qui n'ont pas lu Le Silmarillion y découvriront des détails concernant les Âges de la Terre du Milieu, les conflits antérieurs à la Guerre de l'Anneau et leurs protagonistes \u2014 détails, donc, concernant Isildur, Gil-Galad et Elendil ; concernant l'Ultime Alliance des Hommes et des Elfes, etc.Le tout, présenté à la manière d'un véritable livre d'histoire \u2014ainsi, faisant allusion à tel ou tel événement, on indique « Tel que relaté dans les archives d'Elrond.» Fascinant Ensuite, The Lord of the Rings Gollum, How We Made Movie Magic, d'Andy Serkis (Harper Collins Publishers), malheureusement pas traduit en français.L'acteur qui incarne Gollum / Sméagol raconte, par le menu, les étapes de création du personnage.Entre le moment où son agent lui a téléphoné afin de lui proposer une audition pour une participation vocale de trois semaines au Seigneur des Anneaux à l'impact que sa performance a eu sur l'importance du rôle dans la trilogie, en passant par la manière dont il a trouvé la voix du personnage (inspiré par son chat) et la façon dont il a, concrètement, créé ce formidable Gollum immédiatement propulsé au rang d'icône de la culture pop.Aussi fascinant que le personnage.Attirant Jude Fisher signe pour sa part un troisième compagnon au long métrage avec Le Seigneur des Anneaux - Le Retour du Roi : Le Livre officiel du film (Le Pré aux clercs).Illustré par de nombreuses photos, ce grand album résume l'intrigue du dernier volet de la trilogie \u2014sans toutefois en révéler les punchs ni la conclusion.À compléter avec The Lord of The Rings - The Return of The King Photo Guide qui, bien que de format modeste et très sommaire sur le plan du texte (en anglais seulement), présente de belles photos de la production \u2014certaines provenant des scènes coupées au montage final, mais qui seront récupérées pour la version allongée destinée au DVD\u2014 dont, en page couverture, un gros plan assez remarquable de Viggo Mortensen.Obsédant Le bouquin à posséder dans le temps des Fêtes pour quiconque veut jouer à autre chose qu'à La Fureur ou aux Détecteurs de mensonges : Vous croyez tout savoir sur le Seigneur des Anneaux ?1200 questions pour vous tester (Pocket Junior).D'accord, il faudra que les concurrents aient lu la trilogie de Tolkien (voir celle qu'en a tirée Peter Jackson ne suffit pas toujours).En tout, 450 questions sur La Communauté de l'Anneau ; 400 sur Les Deux Tours et 350 sur Le Retour du Roi.Le degré de difficulté ?Varié.Que l'on en juge.De quelle couleur sont les cheveux de Gandalf ?Qui décapite deux Orques pour sauver Éomer d'une embuscade ?Comment s'appelle le fils de Beregond qui se lie d'amitié avec Pippin ?Eh oui ! les réponses sont fournies.De quelle couleur sont les cheveux de Gandalf ?Qui décapite deux Orques pour sauver Éomer d'une embuscade ?.roman 240 pages, 11,95 $ roman 256 pages, 12,95 $ roman 288 pages, 12,95 $ roman 256 pages, 13,95 $ Disponibles dans la collection Points : J.M.COETZEE PRIX NOBEL LITTÉRATURE 2003 Une oeuvre riche mettant en scène des innocents, des exclus aux prises avec le poids injuste de l'histoire, de la solitude, de la folie, en somme de tous les apartheids.© Jerry Bauer EN ATTENDANT LES BARBARES L'ÂGE DE FER DISGRÂCE MICHAEL K, SA VIE, SON TEMPS 3190431A 3192417A Un nouveau LE CHAT, chat fait toujours plaisir ! Passez l'année avec LE CHAT Le Chat nous revient plus en forme que jamais et remonté à bloc par son 20e anniversaire.Et vous, chat va ?Album Le Chat t.12 Philippe Geluck Casterman - 15,95 $ Calendrier Le Chat 2004 Casterman 14,95 $ Mini-agenda Le Chat 2004 Casterman 14,95 $ Agenda Le Chat 2004 Casterman 24,95 $ 3191614A THE NEW YORK TIMES Privatisation Les gouvernements inférieurs d'Amérique du Nord sont à peu près tous coincés dans un étau budgétaire qui les conduit assez naturellement à valoriser la privatisation comme façon de réduire les dépenses.Les 50 États américains sont aux prises avec un manque à gagner de 200 milliards pendant les trois prochaines années et l'une des solutions envisagées, moins délicate à manipuler que la privatisation des services, c'est le tranfert au secteur privé de la gestion des immeubles.Le New York Times indique que des États importants comme le Michigan, l'Illinois, le Wisconsin, le Colorado, le Texas et la Floride font appel à l'immobilier privé pour réduire leurs coûts d'exploitation : vendre une partie de leurs immeubles, rationaliser la location d'immeubles privés, ou confier la gestion de leurs immeubles à des professionnels privés.Il n'y a pas de solution miracle, mais quand même: l'Illinois, frappé d'un déficit budgétaire de 5 milliards, compte confier au privé la gestion de l'ensemble de ses immeubles, ce qui ne rapportera que 14 millions la première année, 30 millions l'année suivante, mais devrait offrir un rendement intéressant dans 10 ans.THE INTERN.HERALD TRIBUNE Nationalisation La rivalité secteur public-secteur privé est un balancier qui peut osciller dans les directions les plus imprévisibles.Ainsi Internet, reconnu comme succès d'une importance capitale dans le développement de la civilisation, est géré privément sur mandat du gouvernement des États-Unis.La Toile a atteint à peu près partout un tel niveau de pénétration culturelle et sociale que d'autres pays appellent une gestion plus diffuse.Les Nations unies s'en mêlent, qui ont entamé mercredi à Genève un important débat sur l'avenir d'Internet.La communauté internationale, dit l'International Herald Tribune, est vexée du fait qu'une entreprise privée désignée par Washington, Icaan (pour Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), gère seule cet instrument, y compris l'accès linguistique.Et l'accès tout court.L'outil a vu le jour aux États-Unis et a d'abord servi les intérêts américains.Au point que le MIT (Massachusetts Institute of Technology) compte à lui seul plus d'adresses Internet que toute la Chine.Or la Chine devrait normalement, en 2007, compter pour plus de 50% de tous les utilisateurs de la Toile dans le monde.BUSINESSWEEK Pollution À force d'évoluer, Internet se heurte à un nombre croissant de problèmes, le moindre n'étant pas l'infiltration dans les courriels de messages non sollicités, ce que les anglophones appellent « spam », qui a son pendant francophone, « pourriel ».L'hebdo Business Week livre des chiffres intéressants sur l'ampleur du phénomène : 10,4 millions de pourriels sont expédiés chaque minute dans le monde.La plupart du temps, ça écoeure le peuple de la Toile, mais un certain monde des affaires ne voit pas les choses du même oeil : 74 % des patrons de commerce estiment que le courriel est devenu pour eux plus important que le téléphone.Beau débat sur la liberté de commerce.AOL pourtant bloque déjà 80 % des courriels, jugés pourriels, ce qui représente.2,5 milliards de messages par jour.THE WALL STREET JOURNAL Ambition Toyota ambitionne d'occuper 15% du marché mondial de la voiture particulière, position qui est celle actuellement de General Motors.Pour ce faire, Toyota devra vendre un million de véhicules par an en Chine vers l'an 2010.Le géant japonais continue de harceler les grands de l'automobile des États-Unis.Toyota déjà vient de doubler Ford pour la période de six mois qui a pris fin le 30 septembre.Le marché chinois des voitures particulières, qui a triplé depuis 2001, est le seul grand marché actif, ceux des États-Unis, de l'Union européenne et du Japon faisant du sur-place.La pénétration du marché chinois par Toyota a été confiée à Akio Toyoda, descendant de quatrième génération du fondateur de Toyota.On avait voulu donner un hochet à un fils de la famille, selon le Wall Street Journal, mais il semble qu'Akio Toyoda a pris l'affaire au sérieux et que cela donne des résultats.Au point qu'il est pris en considération comme successeur de l'actuel président de Toyota.PHOTO CP Poste de forage sous-marin de la société Shell, au large des côtes du Nigeria, en août 2001.Le Nigeria mène le bal aujourd'hui dans l'acheminement de pétrole d'Afrique de l'Ouest vers les États-Unis.Cette partie du monde assure l'approvisionnement de 15 % du pétrole importé aux États-Unis et cette portion pourrait atteindre les 25% dans les années à venir.L'Afrique de l'Ouest pour étancher la soif mondiale du pétrole d'ici 2030?On cherche encore la façon de faire profiter le peuple africain de cette richesse RÉAL PELLETIER LA PRESSE D'AILLEURS Oublions pour l'instant les sources d'énergie propres comme la pile à combustion : d'ici à ce que leur coût devienne acceptable au consommateur, le pétrole aura non seulement continé à dominer largement le marché mondial de l'énergie mais subi une hausse phénoménale de la demande.Mal à l'aise face à un Moyen-Orient turbulent, qui demeure le foyer des principales réserves mondiales, les producteurs s'éclatent dans toutes les directions.La Russie et l'Afrique de l'Ouest présentent un grand intérêt, mais les récentes manoeuvres de Moscou vis-à-vis de ses magnats du pétrole inquiètent, tandis que l'Afrique pétrolière compte bien tirer de l'or noir des profits qui ont largement échappé jusqu'ici aux populations de plusieurs pays producteurs.Que des intérêts souhaitent explorer les hydrocarbures au large de la Gaspésie n'a rien d'étonnant.On voudra le faire un peu partout dans le monde, histoire d'échapper à ce que l'industrie qualifie de « chantage» pratiqué par l'OPEP, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.La science de l'exploration sous-marine a évolué considérablement et il est significatif qu'une compagnie comme Kerr- Mc Gee annonce régulièrement depuis quelques semaines, au réseau CNN, les merveilles de sa technologie.Il s'agit de conditionner les esprits, dans le monde, aux bienfaits du forage off-shore.Et pour cause.Une demande effrénée L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prédit que la demande mondiale de pétrole en 2004 augmentera d'un million de barils par jour, à 79,4 millions.C'est peu et ça se présente dans un climat de reprise économique tiède.Mais d'ici 2030, estime l'agence, cette demande de pétrole aura augmenté de 50 %, pour atteindre 120 millions de barils par jour.À elle seule, la Chine (qui a déjà accru sa consommation d'énergie de 110% en 10 ans, selon le Los Angeles Times) devra en 2030 importer autant de pétrole que ne le font les États-Unis présentement.Principaux consommateurs dans le monde, les Américains entre-temps ne donnent aucun signe sérieux de vouloir s'adonner à la conservation de l'énergie et le feraient-ils que cela ne contribuerait qu'à ralentir la hausse de la demande mais non à renverser le mouvement.Le rapport de l'AIE, cité par l'International Herald Tribune, estime que pour répondre à la demande de 2030, il faudra investir 3000 milliards de dollars US en prospection, forage, raffinage et distribution, c'est-à-dire 103 milliards par année.Fatih Birol, économiste en chef de l'agence, se demande comment on arrivera à mobiliser pareils investissements.Normalement, le Moyen-Orient, qui compte présentement à lui seul pour 28 % de la production mondiale, devrait porter sa part de marché à 44% en 2030, selon l'AIE.Mais pour l'instant, note M.Birol, chaque nouveau bombardement en Irak éloigne l'investisseur potentiel.Entre-temps, l'incarcération du plus important magnat du pétrole en Russie, Mikhaïl Khodorkovski, produit un effet semblable.Le Wall Street Journal signalait la semaine dernière que le taux de croissance de la production russe de pétrole a commencé à diminuer après quatre années consécutives en hausse.L'affaire Khodorkovski y est pour quelque chose, mais aussi la menace de nouvelles taxes, ainsi que des déficiences techniques dans l'acheminement par pipeline en Russie.Une compagnie comme Ioukos, au centre de l'affaire Khodorkovski, pourrait devoir ralentir ses investissements et contribuer ainsi à réduire la croissance de la production du pays.D'autant plus que la fusion décidée avec Sibneft, qui devait faire de Ioukos la plus importante pétrolière du pays, paraît compromise.Dans le Los Angeles Times, deux spécialistes de Houston, Michael Economides et Ronald Oligney, s'en trouvent désolés car on compte beaucoup sur une forte production russe pour réduire l'emprise de l'OPEP sur les cours mondiaux.L'Afrique à la rescousse Irak, Arabie Saoudite, Russie, autant d'éléments stratégiques chancelants qui stimulent l'aventure pétrolière sur les côtes de l'Afrique de l'Ouest.Brian Knowlton, de l'International Herald Tribune, est d'avis que les milieux pétroliers du Texas comptent beaucoup sur cette partie du monde pour échapper à la dépendance américaine sur le pétrole du Moyen-Orient.Ceux-ci ont déjà fait pression sur le Congrès et le gouvernement pour que le golfe de Guinée soit officiellement déclaré « d'intérêt stratégique vital ».Les eaux du golfe de Guinée bordent le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée-Équatoriale et le Nigeria.Un pionnier pétrolier de la région, John Bruso, n'en revient pas de la richesse du sous-sol maritime ouest-africain.Des spécialistes le comparent à ce qu'était « le Golfe persique dans les années 60 ».Déjà, le Nigeria, suivi par l'Angola et le Gabon, assurent 15% de l'approvisionnement en pétrole des États-Unis, mais ce pourcentage pourrait atteindre les 25 % dans une décennie.Le pétrole ouest-africain est de bonne qualité, se vend juste endessous de l'indice Brent et ne met que 20 jours à atteindre les raffineries du golfe du Mexique, soit deux fois moins de temps que le pétrole du Moyen-Orient.Au total, c'est une économie de 35 cents le baril, selon le Petroleum Intelligence Weekly.William Jefferson, représentant de la Louisiane au Congrès, appelle de ses voeux « une relation stratégique complète avec l'Afrique » pour que les États-Unis tirent un avantage maximum de cette richesse.Le mouvement est lancé : on a investi 2 milliards en exploration sous-marine dans le golfe de Guinée en 2001 ; les investissements devraient atteindre 5 milliards en 2004, somme qui pourrait doubler peu après.Plusieurs grand noms s'y retrouvent : Exxon Mobil, Chevron Texaco, Total Fina Elf, BP, Statoil, Norsk Hydro et Shell.On s'attend à ce que les réserves de ce coin de Terre soient évaluées à 40 milliards de barils vers 2010.L'analyste Michael Rogers, de PFC, à Washington, situe ces réserves à 80 milliards de barils.On est loin, dit-il, des réserves de quelque 700 milliards de barils du Moyen- Orient mais c'est suffisant pour « rabattre le caquet au Moyen- Orient ».L'argent brûlant du pétrole Chez les Ouest-Africains dans l'intervalle, on se demande en quoi pareille manne les enrichira.Et avec raison.L'hebdo L'Intelligent- Jeune Afrique cite l'organisme humanitaire Catholic Relief Services qui a établi qu'un pays comme le Nigeria a encaissé des recettes de pétrole de 340 milliards de dollars entre 1973 et 2002.Or les deux tiers de la population nigériane vit encore aujourd'hui avec moins d'un dollar par jour et le pays est surendetté.Ce sont les ONG nigérianes et étrangères qui mènent la lutte pour la transparence de l'argent du pétrole, tant auprès des États concernés que des sociétés pétrolières.Première victoire : le président nigérian, Olusegun Obasanjo, vient d'annoncer la divulgation de la totalité des revenus pétroliers du pays.L'organisation dite Publish What You Pay milite de son côté pour que les compagnies exploitantes publient le montant des sommes versées aux pays concernés au titre de l'exploitation.Cela va des impôts et des redevances officielles aux commissions et autres bonus accordés lors de l'octroi des permis et des concessions.L'initiative a reçu l'approbation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de la Société financière internationale (filiale de la Banque mondiale) et de l'Union européenne.The Economist est très sceptique sur les retombées populaires de la richesse pétrolière, mais invite néanmoins à suivre l'expérience en cours au Tchad.Ce pays de 8 millions d'habitants obtiendra 80 millions de dollars par année en redevances pétrolières d'ici 25 ans, ce qui augmentera son budget national de 50 %.Le gouvernement a touché un premier chèque il y a trois semaines.Ce qu'il y a de neuf ici, c'est qu'un comité de surveillance indépendant, encouragé par la Banque mondiale, veillera à la saine gestion de cet argent.Le comité a déjà rejeté plus de la moitié des contrats que le gouvernement projetait accorder et insiste sur des appels d'offre en bonne et due forme.Deux fois grand comme le Texas, le Tchad ne compte que 550 kilomètres de routes asphaltées.L'infrastructure du pays a été ravagée par 30 ans de guerre civile.La seule centrale électrique de la capitale, N'Djamena, pourrait à peine fournir cinq gratte-ciel de Washington.Mais le problème d'une richesse pétrolière émergente dépasse celui de la transparence des dépenses de l'État : la nouvelle richesse pétrolière \u2014réelle ou imaginaire\u2014 a conduit les marchamds à multiplier par quatre les prix du poulet, du beurre de cacao, du poisson et de la viande, pendant que bars et bordels se multiplient dans une ville nouvelle adjacente au poste d'exploitation pétrolière dit Komé 5.L'argent du pétrole se digère mal en tiers-monde. PHOTO ARMAND TROTTIER LA PRESSE © En rouge, des loris de Swainson.Les deux oiseaux à la poitrine marbrée sont des loriquets à tête bleue.Ces parleurs méconnus PIERRE GINGRAS À TIRE D'AILE pgingras@lapresse.ca Les perroquets sont les oiseaux les plus doués pour imiter la parole, mais ils ne sont pas les seuls.Étourneaux sansonnets, corneilles et corbeaux entraînés en bas âge peuvent aussi apprendre quelques mots et même imiter le rire.Le plus doué du groupe est le mainate religieux, une espèce originaire de l'Inde qui, jadis, était très populaire comme oiseau de compagnie, avant que les restrictions sur le commerce des oiseaux sauvages ne provoquent une grande rareté, notamment au Québec.D'ailleurs, en France, on ne compte que trois éleveurs.De la grande famille des étourneaux, le mainate religieux atteint environ 30 centimètres de longueur.Son plumage est noir jais, son bec et ses pattes orangés.Deux caroncules jaune vif pendent de part et d'autre de sa tête.Il est considéré comme un des meilleurs parleurs de la gent ailée, même si, dans la nature, il est avant tout réputé pour ses cris.Selon les soeurs Michelle et Sylvie Aubin, du Zoo et refuge d'oiseaux exotiques Icare, à Roxton Pond, près de Granby, certains mainates peuvent même imiter une conversation entre deux personnes, l'oiseau utilisant un timbre et une intonation de voix différente pour chacun des interlocuteurs.L'effet est saisissant, disent- elles.Le prix des mainates, qui sont très rares, est aujourd'hui élevé.Un spécimen peut se vendre entre 700 et 1000 $, en raison de l'élevage difficile qui exige temps et doigté.Chez les perroquets, les parleurs les plus réputés sont le perroquet gris d'Afrique ou perroquet jaco, l'amazone à front bleu et l'amazone à front jaune.Cette grande famille compte plusieurs autres espèces méconnues, mais relativement douées pour la parole.Plus encore, explique Michelle Aubin, certaines ont un plumage exceptionnel, comme c'est le cas du grand éclectus, un oiseau doux et tranquille, sauf durant sa « crise d'adolescence ».Il parle en imitant le ton de la voix.Il lui arrive de crier, un cri puissant qui porte très loin, mais cela est très rare.Les éclectus exigent un régime composé à 40% de fruits et à 60% de légumineuses, de même que des suppléments riches en calcium.Leur prix varie habituellement de 1500 à 3000 $.Souvent désigné sous le nom de kakariki, la perruche de Sparrman, une espèce de la Nouvelle-Zélande, de couleur vert et bleu, à la tête rouge, parle très bien et sa prononciation est si claire qu'elle imite à la perfection la voix, insistent les soeurs Aubin.D'environ 30 cm de longueur, mignon comme tout, cet oiseau est un compagnon très agréable.Il lui faut une diète composée à 30% de fruits.Il n'y a pas très longtemps, on n'offrait que du grain au kakariki, un régime carencé qui réduisait sa longévité à environ huit ans.Un menu balancé lui permettra de vivre une quinzaine d'années.Son prix varie de 150 à 400 $.Plusieurs grandes perruches peuvent aussi parler, notamment la perruche à collier, une espèce au plumage vert doté d'un joli collier noir.Mais il en existe aussi de nombreux mutants aux coloris plus diversifiés, encore plus jolis.D'une trentaine de centimètres de longueur, faciles à élever, ils sont des compagnons très affectueux et peuvent avoir un bon vocabulaire, parfois une centaine de mots chez les sujets exceptionnels.La prononciation est claire.Ils ont toutefois une forte personnalité et il faut souvent faire preuve d'autorité à leur endroit.Prix : de 400 à 500 $, beaucoup plus pour les spécimens rares ou très colorés.Une des préférées de nos expertes est la perruche alexandre, déjà élevée à l'époque romaine, vendue au Québec sous le nom de grande alexandrine, un oiseau d'une grande beauté, d'origine asiatique, de près de 60 centimètres de longueur.Doté d'une grosse moustache noire, le mâle est vert avec un joli collier rose.En raison de sa taille, cet oiseau exige une grande cage, construite en hauteur.Son prix varie de 750 à 950 $.La perruche à tête prune est une autre espèce méconnue qui a le don de la parole.D'une longueur de 30 à 35 centimètres, le mâle est magnifique.Vendu sous le nom de « tête de prune », il s'agit d'un oiseau discret, peu criard, facile à élever.Son prix : de 350 à 500 $.PHOTO ARMAND TROTTIER LA PRESSE © Très coloré, les loris rouges sont aussi de bons parleurs même s'ils ont la voix plutôt faible.Les conures En dépit de leur réputation d'oiseaux criards, la plupart des conures peuvent très bien parler.Originaire du Nouveau Monde, il s'agit de perroquets de petit format que les amateurs ont tendance à enfermer dans une cage trop petite pour leur tempérament hyperactif.Résultat : l'oiseau crie.Il lui faut donc une grande cage et plusieurs jouets.Les cages conçues pour des calopsittes ne conviennent pas.Si vous prêtez une attention particulière lorsqu'il dit ses premiers mots, il y a fort à parier qu'il parlera de plus en plus.Les conures sont des oiseaux affectueux qui aiment se faire caresser et être manipulés.Si cela vous déplaît, il vaut mieux vous procurer une autre espèce.On compte une cinquante d'espèces de conures sans compter les mutations sélectionnées par les éleveurs.La plus populaire est la conure veuve, un perroquet verdâtre, dont le cou et la partie supérieure de la poitrine sont grisâtres.Mais il existe aussi plusieurs mutants qui sont considérés plus calmes que l'espèce d'origine.Trois autres espèces sont aussi réputées pour leur habileté à parler.La conure à tête bleue (souvent vendue sous le nom de conure à front bleu), la conure couronnée, très rare, et la conure nanday, un oiseau adorable, insiste la propriétaire du jardin zoologique.Les conures se vendent de 400 à 800 $, exception faite de la conure soleil, une petite merveille pour laquelle il faut souvent débourser 1000 $.Réputés avant tout pour leurs coloris spectaculaires, les loris sont aussi des parleurs méconnus.Même si leur prononciation est très claire, leur voix est plutôt faible.Ce sont des oiseaux nectarivores qui exigent des soins particuliers.Il en existe 43 espèces et les prix varient considérablement, bien qu'il s'agisse toujours de quelques centaines de dollars pièce.Les pionus, les caïques et même les minuscules touis, le plus petit de tous les perroquets, sont parmi ceux qui peuvent dire quelques mots à l'occasion.Grande oubliée parce que trop répandue, la perruche ondulée a aussi la parole très facile, même s'il faut souvent prêter une attention particulière pour comprendre ce qu'elle dit.Certaines ont un vocabulaire de plusieurs dizaines et parfois même quelques centaines de mots.Certains sujets doués peuvent même réciter de petites phrases.Je me souviens du cas de Loulou, qui appartenait à une lectrice de La Presse.Après trois ans de cours intensifs, Loulou possédait un vocabulaire de 130 mots et pouvait réciter 38 phrases.Elle parlait parfois durant 25 minutes sans interruption.Rappelons que les oiseaux parlent tout simplement pour attirer notre attention.Ils sont habituellement plus volubiles quand leur maître disparaît de leur champ de vision, probablement parce qu'ils espèrent son retour pour se sentir davantage en sécurité.La grande majorités des perroquets sont des oiseaux grégaires, dont le chant ou le cri permet de maintenir la cohésion du groupe.LE CARNET D'OBSERVATION Problèmes de terminologie Alors que les ornithologues amateurs du Québec utilisent une terminologie commune depuis de nombreuses années, la confusion la plus totale règne dans le domaine des oiseaux de compagnie.Plus encore, dans les animaleries, une foule d'oiseaux sont vendus sous des noms anglais ou des termes qui sont une traduction boiteuse.Par exemple, on vous offre un « cockatiel » plutôt qu'une calopsitte élégante.Le cas de la conure veuve est encore plus intéressant.À plusieurs occasions dans des animaleries, j'ai demandé à voir ce petit perroquet en utilisant la bonne terminologie, mais on ne savait pas de quoi je parlais.Pourtant, il s'agit d'un des psittacidés les plus populaires et les plus abordables.Par contre, si vous parlez de « quaker » ou de « monk parakeet », là on vous comprendra.Dans les volumes français, on utilise souvent le terme impropre de perruche moine, une traduction littérale, ou encore perruche souris.Pourtant, tous les guides francophones d'identification d'oiseaux sauvages imprimés au Québec depuis la fin des années 80 présentent la conure veuve, la calopsitte élégante, de même que plusieurs autres espèces d'oiseaux de cage qui ont pris la clé des champs ou se sont établis à demeure dans certains coins des États-Unis.Pourquoi donc cette anarchie terminologique C'est que l'anglais est la langue internationale du commerce et que les oiseaux de compagnie n'échappent pas à cette règle.D'autant plus que les plus grands commerçants sont néerlandais et américains.Leur principal objectif est de vendre, pas d'éduquer.Peu importe que le terme utilisé soit incorrect.Les commerçants du Québec devraient faire des efforts pour remédier à la situation.D'autant plus que les éleveurs et les clients s'en sont accommodés depuis longtemps.Ce n'est guère mieux en Europe francophone, indique Michelle Aubin, notamment dans les jardins zoologiques.Cette paresse intellectuelle étonne un peu quand on sait qu'il existe depuis 1993 un ouvrage (aujourd'hui épuisé, mais qu'on peut trouver en bibliothèque) dans lequel on trouve tous les noms d'oiseaux en français (Noms français des oiseaux du monde ; Éditions Multi- Mondes) et qu'au moins un site Internet offre le même service (le site d'Alain Fossé).« Les éleveurs et les commerçants ont créé leur propre vocabulaire, explique Normand David, directeur général de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.Et personne n'a trouvé important jusqu'à maintenant de standardiser la terminologie alors que c'était le contraire à l'époque chez les observateurs d'oiseaux.» Il estime d'ailleurs que ce n'est pas demain qu'on verra des changements dans ce domaine.Pour ma part, je continuerai d'utiliser la nomenclature de la Commission internationale des noms français d'oiseaux en indiquant entre parenthèse le terme utilisé par les amateurs d'oiseaux de compagnie.Un dernier mot : l'ouvrage Noms français des oiseaux du monde est épuisé depuis 2001.Seulement 900 exemplaires avaient été imprimés.À quand une nouvelle édition ?« Ce n'est pas pour demain, répond Normand David, qui a largement contribué à sa rédaction.En dépit de l'apparition de nouvelles espèces et de plusieurs modifications de noms scientifiques, au moins 96% de la liste est encore d'actualité »."]
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