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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-12-07, Collections de BAnQ.

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[" À VOS AFFAIRES LES PLANS D'ÉPARGNE-ÉTUDES SOUS LE SAPIN PAGE 1 SPORTS PLUS SUR LA ROUTE AVEC UNE ÉQUIPE JUNIOR UN DOSSIER DE JEAN-FRANÇOIS BÉGIN 5PAGES ARTS ET SPECTACLES CHANTAL GUY RENCONTRE MARIE-CHANTAL TOUPIN PAGE 1 SPORTS PLUS PAGES 1 ET 5 Montréal dimanche 7 décembre 2003 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ Le différend canado-américain sur le point d'être réglé ENTENTE SUR LE BOIS D'OEUVRE PRESSE CANADIENNE VANCOUVER \u2014 Le gouvernement et les producteurs de bois d'oeuvre américains ont accepté des conditions qui pourraient mettre fin à la longue dispute sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis, a appris la Presse Canadienne hier.Sébastien Théberge, porte-parole du ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a refusé de confirmer qu'une entente était en voie d'être conclue mais a concédé que les pourparlers avançaient.Selon l'entente, les exportations canadiennes seraient exemptes de taxes jusqu'à un plafond légèrement inférieur à la part actuelle du bois d'oeuvre canadien sur le marché américain.Elles permettraient aussi l'établ issement d'un >Voir BOIS en A2 120e année no 49 64 pages 6 cahiers Faible neige, Max.-5 Min.-10 Les Invasions Barbares primé à Berlin Les joies de l'hiver chez l'Oncle Sam ANNE-CHRISTINE LORANGER COLLABORATION SPÉCIALE BERLIN \u2014 C'est un Denys Arcand très fier qui est venu chercher hier soir le prix du meilleur film non européen aux European Film Awards, qui se tenaient cette année à Berlin.Fort ému, le réalisateur québécois a manifesté son étonnement d'avoir été choisi au milieu de concurrents comme Mystic River, de Clint Eastwood, et Kill Bill, du réalisateur Quentin Tarantino.« Quand j'ai vu que la cérémonie se déroulait dans un aréna, lieu dont on se sert habituellement pour jouer au hockey, j'ai su que vous ne pouviez offrir ce prix qu'à un réalisateur canadien », a-t-il déclaré devant un parterre d'artistes et de journalistes venus des quatre coins de l'Europe.Le gala des EFA, qui en est à sa 16e année, cherche à faire contrepoids à la toute-puissante machine cinématographique américaine, dont l'envahissement se fait douloureusement sentir dans les Vieux pays.En conférence de presse, Denys Arcand a refusé de parler de son prochain film, laissant cependant entendre qu'il s'agit d'un projet « très personnel ».Il s'est aussi défendu d'espérer que cette nouvelle récompense pour Les Invasions Barbares, qui représentera le Canada aux Oscars, l'amènera à surfer vers la fameuse statuette dorée.« Je n'espère jamais rien, a-t-il affirmé.C'est la meilleure façon de ne pas être déçu.» La récompense attribuée aux Invasions Barbares éclipse la déception liée à la coproduction hispano-canadienne My Life Without Me, en nomination pour les prix du meilleur film européen et du meilleur réalisateur (Isabelle Coixet), sur lequel beaucoup d'espoirs étaient fondés en raison de l'excellent accueil que lui avaient réservé tant le public européen que la critique.La soirée a commencé sur des images en direct du maître de cérémonie, l'acteur allemand Heino Ferch, qui roulait en voiture à travers Berlin pour retrouver le réalisateur Lars von Trier, perdu quelque part avec sa roulotte.La roulotte, retrouvée au milieu d'une manifestation étudiante devant les portes de Brandebourg, a par la suite fait son entrée directement au milieu de la salle.Démarré sur les chapeaux de roues, le gala s'est poursuivi plus calmement avec quelques remarques humoristiques du président de l'Académie européenne du cinéma, Wim Wenders, sur la petitesse des budgets.La présentation des prix a été entrecoupée de cartes postales cinématographiques >Voir INVASIONS en A2 PHOTOGETTY Laurence D.Kellr, maire de New Hope, en Pennsylvanie, a prêché par l'exemple hier en attaquant à la pelle le trottoir jouxtant sa résidence, enseveli sous 30 cm de neige.La première tempête de la saison dans le nord-est des États-Unis a causé la mort d'au moins huit personnes et forcé l'annulation de nombreux vols.Et le pire est à venir, selon les météorologues.Au Québec, c'est la région de Gaspé qui sera la plus touchée en fin de semaine avec près de 15 cm de neige.Dans la région métropolitaine, nous recevrons quelques flocons, sans plus.Résignés, les Russes vont aux urnes ISABELLE HACHEY ENVOYÉE SPÉCIALE MOSCOU \u2014 Le président Vladimir Poutine est-il un leader autoritaire ?En Russie, un livre d'histoire moderne a osé poser la question, invitant les élèves du secondaire à en discuter en classe.Visiblement, le ministère de l'Éducation n'a pas apprécié le petit exercice ; il vient de retirer le manuel des écoles.À la question du livre interdit, Nikolaï Petrov, analyste politique au centre Carnegie de Moscou, répond par un « oui » catégorique.Comme d'autres intellectuels en Russie et en Occident, il s'inquiète de plus en plus du pouvoir grandissant exercé par le président sur la société civile et les institutions démocratiques du pays.Toutefois, si les Russes ordinaires devaient se prêter à l'exercice proposé par le manuel controversé, >Voir RUSSES en A2 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Ce n'est.ATCHOUM ! Qu'un début.ATCHOUM ! Continuons le.ATCHOUM ! » \u2014Les pauvres syndiqués qui manifestent dehors Vendredi noir chez Wal-Mart RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Par tradition, le vendredi suivant l'Action de grâce est connu aux États-Unis sous le nom de Black Friday.Au 19e siècle, c'était le jour où les commerçants passaient de l'encre rouge à l'encre noire des premiers profits.Le terme traduit aujourd'hui une autre réalité : le début de la ruée dans les magasins, qui culminera le samedi avant Noël, la journée la plus payante de l'année.Tout au long de ce Black Friday, les médias multiplient les reportages dans les magasins bondés, tentant de dégager une tendance.Cette année, la tendance était à la hausse, les consommateurs jouant pleinement le rôle qui leur est assigné dans l'économie.Aux États-Unis, ceux-ci achètent chaque année pour environ 7,6 milliards de milliards de biens et de services, ce qui représente les deux tiers de l'activité économique du pays.Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de ralentir la cadence.Dans les années 90, un mouvement d'opposition s'est certes élevé contre la consommation débridée.Le vendredi suivant l'Action de grâce, des militants ont ainsi créé le Buy-Nothing Day, le jour où l'on n'achète rien du tout.Disons que la campagne ne marche pas très fort.Et Wal-Mart, le numéro 1 mondial du commerce au détail, a encore été un des grands gagnants du Black Friday, annonçant un « démarrage robuste » de la grande période du magasinage, avec plus de 1,5 milliard de ventes, contre 1,43 milliard un an plus tôt, une hausse de 6 %.Mais Wal-Mart a aussi été un des grands perdants de la journée.Pour attirer la clientèle, le géant avait mis en vente des appareils DVD pour seulement 29,87 $, les aubaines étant la force de la chaîne fondée en Arkansas par Sam Walton il y a près de 40 ans.>Voir WAL-MART en A2 AUJOURD'HUI Bandes dessinées SPORTS 14 Bridge AFFAIRES 11 Dans votre assiette ACTUEL 5 Décès AFFAIRES 11 Feuilleton SPORTS 14 Forum A 9 à 11 Génie en herbe ARTS 3 Grille thématique SPORTS 13 Horaire télévision ARTS 6 Horoscope AFFAIRES 10 La presse d'ailleurs ACTUEL 7 Loteries A 6 Mots croisés SPORTS 14 Mot mystère AFFAIRES 10 Observateur AFFAIRES 8 Petites annonces AFFAIRES 8 Sciences ACTUEL 8 Météo Faible neige, maximum -5, minimum -10, plus de détails en page SPORTS 13 SUITESDE LA UNE DEMAIN DANS LA PRESSE Le plaisir fou de Nathalie Mallette En l'espace d'une année télévisuelle, Nathalie Mallette aura joué dans deux productions superbement réalisées : la fille terre-à-terre et indépendante grave, qui l'a eue plutôt dure avant de s'ouvrir un casse-croûte dans Les Aventures tumultueuses de Jack Carter, et l'hurluberlue à la voix aiguë, morning girl dans une radio régionale qui rêve de déménager à Montréal dans Grande Ourse.Deux opposées que Nathalie Mallette a eu un plaisir fou à incarner, raconte-t-elle à Isabelle Massé.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE Planifiez vos sorties au théâtre en consultant notre nouvelle section Arts : cyberpresse.ca/arts Pour tout savoir des matchs de la NFL : cyberpresse.ca/nfl Retrouvez tous les résultats de la Coupe du monde de ski : cyberpresse.ca/autressports POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.Les producteurs de bois se partageraient les 1,6 milliards perçus depuis 18 mois par Washington BOIS suite de la page A1 calendrier devant mener au libreéchange sans restriction dans le secteur du bois d'oeuvre.Les Américains auraient aussi accepté que les producteurs de bois d'oeuvre américains et canadiens se partagent les sommes perçues depuis 18 mois en droits compensatoires auprès des exportateurs canadiens, soit environ 1,6 milliard de dollars américains.Les producteurs canadiens se verraient remettre 52%de cette somme.Une source proche de l'industrie a affirmé qu'une entente avait été conclue tôt hier matin et qu'elle prévoit un libre accès du bois canadien au marché américain jusqu'à hauteur de 31,5% du marché.Au-delà de ce taux, un tarif de 200$ US entrerait en vigueur et serait appliqué pour chaque tranche de 1000 pieds de planches additionnelle.L'entente, une fois adoptée, serait effective à compter d'hier et aurait une durée de trois ans.Elle serait renouvelable sur une base annuelle par la suite.Hier soir, la papetière Abitibi-Consolidated n'a pas tardé à réagir favorablement à la nouvelle.Par voie de communiqué, le président et chef de la direction, John Weaver, a indiqué que c'était « un important pas en avant ».« C'est la première fois que le Canada et les États-Unis définissent une ententecadre pour ultimement en arriver au libre-échange dans le secteur du bois d'oeuvre.Cette proposition fournit une bonne mesure de stabilité et de certitude économique.» Il croit que cette proposition est « équitable » pour le Canada et espère que d'autres sociétés de produits forestiers, ainsi que les gouvernements provinciaux, l'endosseront.Abitibi- Consolidated emploie 16 000 personnes dans 70 pays.La société a un chiffre d'affaires de 5,1 milliards.La moitié du bois canadien exporté aux États-Unis provient de Colombie- Britannique, et le quart provient du Québec.Trois prix pour Good Bye Lenin, de Wolfgang Becker Poutine remporterait une victoire décisive RUSSES suite de la page A1 leur analyse serait probablement fort différente.Les Russes aiment Vladimir Poutine.Appelés aux urnes aujourd'hui pour renouveler la Douma (chambre basse), ils s'apprêtent à accorder une victoire décisive au Parti de la Russie unie, dont le seul programme consiste à soutenir le président.« Après quatre ans de pouvoir, sa cote de popularité demeure très élevée, autour de 70%», souligne Iouri Levada, directeur de la firme de sondages VTSIOM-A.«La majorité de la population semble prête à être dirigée d'une poigne de fer par Poutine et ses hommes », se désole l'ancien dissident de l'ère soviétique.Après les années tourmentées de Boris Eltsine, qui ont culminé avec la crise économique de 1998, les Russes accueillent avec soulagement la sécurité et la stabilité que leur offre M.Poutine.Sobre et en bonne santé, le président projette l'image d'un leader énergique, fiable et en parfaite possession de ses moyens.« Sous Eltsine, ce n'était pas la démocratie, c'était le chaos ! » lance Andrei Galstany, partisan de M.Poutine.« Les Russes veulent un leader fort », constate M.Levada.C'est pourquoi ils ne s'inquiètent pas de la dérive autoritaire de leur président.Ils devraient pourtant craindre le pire, selon M.Petrov, qui estime que le scrutin d'aujourd'hui est « l'un des moments les plus décisifs » en Russie depuis la chute de l'URSS.L'avenir de M.Poutine et de ses réformes est en jeu.Si ses alliés réussissent à rafler les deux tiers des 450 sièges de la Douma, il pourra modifier la Constitution et, peut-être, s'arroger le droit de se présenter pour un troisième mandat, en 2008.« Toutes les institutions du pays sont plus faibles depuis l'arrivée au pouvoir de M.Poutine, dit M.Petrov.Le Kremlin démantèle peu à peu la machine démocratique pour la rendre plus facile à manipuler.» Bientôt, il ne restera plus qu'une coquille vide, craint-il.Le président a pris le contrôle des médias et de l'appareil judiciaire.Il a placé ses hommes de confiance dans tous les ministères.« La société civile est trop faible, trop désorganisée pour résister à cet assaut.Les entorses à la démocratie pratiquées par les alliés de M.Poutine au cours des derniers mois ont fait frissonner les Occidentaux.Le président américain, George W.Bush lui-même, a téléphoné à son homologue de Moscou la semaine dernière pour exprimer ses inquiétudes.Mais plusieurs Russes voient les choses d'un autre oeil.Non pas qu'ils soient « génétiquement programmés» pour vivre sous la dictature, comme le veut le cliché.Comme toujours, les choses ne sont pas si simples qu'elles en ont l'air.Par exemple, l'arrestation du baron du pétrole Mikhaïl Khodorkovski, perçue en Occident comme une tentative du Kremlin pour éliminer un potentiel rival politique, a été applaudie par la majorité des Russes, qui sont loin de porter dans leur coeur ce multimilliardaire, figure de proue des « oligarques» ayant fait fortune en s'appropriant les richesses naturelles du pays lors des privatisations des années 1990.Le récent musellement des médias par le Kremlin a aussi été considéré dans les sociétés démocratiques comme une attaque inacceptable à la liberté d'expression.Pas en Russie.Ici, tout le monde sait que la presse et les chaînes de télé, propriétés de riches entrepreneurs qui n'hésitaient pas à les utiliser pour diffuser leur propre propagande, n'ont jamais été des modèles d'indépendance journalistique.Enfin, les efforts de M.Poutine pour resserrer son autorité sur le pays en plaçant ses alliés aux postes de gouverneurs régionaux, souvent servis en exemple pour montrer que le Kremlin glisse vers l'autoritarisme, ont eu un effet positif pour des millions de fonctionnaires, qui reçoivent désormais leur salaire à temps.Pour eux, mieux vaut appuyer un candidat qui saura entretenir de bonnes relations avec le gouvernement.La Russie unie est « le parti du pouvoir », dit-on ici, et c'est une raison bien suffisante pour le soutenir.« Je voterai pour eux parce qu'ils sont efficaces et qu'ils ont de l'influence », explique Igor Pankov, directeur d'une agence immobilière de Moscou.Plusieurs de ses compatriotes ne prendront même pas la peine de voter.On aurait pu croire que, après 70 ans de dictature communiste, les Russes se précipiteraient aux urnes pour choisir l'un des 23 partis en lice, mais l'intérêt n'y est pas.Au terme d'une campagne morne, alors que la partie semble jouée d'avance, les Russes ont le sentiment que leur vote ne changera rien.Selon les sondages, la majorité d'entre eux ne croient même pas vivre en démocratie.Ils haussent les épaules, résignés.Ils savent bien qu'à la Douma, les députés sont plus occupés à défendre les intérêts des partis (ou des grandes entreprises qui les payent pour les représenter) que ceux de leurs électeurs.Les élus et la société russe « ne se comprennent tout simplement pas, ils vivent dans des pays différents, écrit le politologue Leonid Radzikovski dans Rossiskaya Gazeta.Il est clair qu'ils n'ont pas et ne peuvent avoir d'intérêts communs, que les députés tentent uniquement d'entrer en contact avec les électeurs (pendant la campagne) avec un mince filet de démagogie qui se tarit au jour précis des élections.» INVASIONS suite de la page A1 créées par de jeunes réalisateurs hongrois, allemands et islandais.Les actrices Jeanne Moreau et Isabelle Huppert ont aussi fait une apparition.Good Bye Lenin La première surprise de la soirée a été causée par Good Bye Lenin, du réalisateur allemand Wolfgang Becker, qui a été honoré des trois prix Jameson du public : meilleur réalisateur, meilleur acteur (Daniel Brühl) et meilleure actrice (Katrin Sass).Le film, auquel l'Académie a aussi attribué les prix les plus importants (meilleur acteur pour Daniel Brühl, meilleur scénariste pour Bernd Lichtenberg et meilleur film), raconte l'histoire d'un jeune Est-Allemand qui reconstitue dans un appartement l'univers de l'ex-RDA pour épargner le choc du changement à sa mère, qui émerge d'un long coma.Dogville, du danois Lars von Trier, a quant à lui reçu le prix du meilleur réalisateur et celui du meilleur directeur photo (Anthony Dod Mantle).À noter que le réalisateur culte du Danemark a accepté son prix sans sortir de sa fameuse roulotte, avec un petit sourire, sans un mot.Le prix de la meilleure actrice a été remis à la comédienne britannique Charlotte Rampling pour son émouvante interprétation d'une romancière coincée dans Swimming Pool, du français François Ozon.Hommage à Claude Chabrol Le gala a également été l'occasion de remettre deux récompenses honorifiques.Le directeur photo italien Carlo di Palma, connu notamment pour son travail avec Woody Allen, lequel a tenu à féliciter personnellement sur vidéo son collaborateur et ami, a reçu le Prix de l'accomplissement européen dans le cinéma mondial.Claude Chabrol a quant à lui reçu le Prix de l'Académie pour l'ensemble de son oeuvre.« J'ai beaucoup rêvé d'un cinéma européen » a déclaré le légendaire auteur de Madame Bovary, de Merci pour le chocolat et de La Fleur du mal.« J'aimerais que soit créée une banque européenne du cinéma, qui permette de faire des films nationaux avec des fonds internationaux (.).Pour faire des films, ça prend du pognon, et du pognon, il y en a en Europe, et voilà ! » Selon lui, la venue de l'euro rend l'aventure possible et permettrait aux pays qui ont une cinématographie faible de s'épanouir.« La langue anglaise n'est pas nécessaire pour faire marcher un film », a-t-il déclaré.L'année prochaine, les European Film Awards se tiendront à Barcelone.IWC.Fournisseur officiel des hommes.Au service du sexe fort: nous proposons aux hommes la nouvelle Spitfire Chronographe Automatic.Un mouvement mécanique avec remontage automatique et cage en fer doux le protégeant des champs magnétiques.Montre étanche à 60 mètres.Réf.3706 en acier surfin.Existe aussi avec cadran noir.IWC Schaffhausen, Switzerland.Depuis 1868.Et tant qu'il y aura des hommes.3174647A «Ils ont marché sur ma soeur comme un troupeau d'éléphants!» WAL-MART suite de la page A1 Aussi, au Wal-Mart d'Orange City, en Floride, une femme de 41 ans, Patricia Vanlester, s'était postée devant la porte, accompagnée de sa soeur, dès 3 h du matin.Elle voulait être la première à acheter un appareil DVD pour en faire cadeau à sa mère.Quand les portes se sont ouvertes, à 6 h, il y avait foule derrière Patricia Vanlester.Peu après, les ambulanciers l'ont retrouvée inconsciente à l'intérieur du Wal-Mart, où elle gisait sur un appareil DVD.Une équipe de la télévision locale est arrivée sur ces entrefaites.S'adressant à la caméra, la soeur de Patricia Vanlester a déclaré, sur un ton outré : « J'ai crié (à la foule) : Ne marchez pas sur ma soeur, ma soeur est par terre ! Mais personne n'écoutait.Ils ont marché sur elle comme un troupeau d'éléphants.» Patricia Vanlester a été transportée à l'hôpital.La nouvelle de la femme piétinée dans le magasin d'Orange City a été reprise par l'Associated Press.Elle a non seulement été publiée aux États-Unis, mais également en Chine et en Australie, et bien sûr commentée.Voilà à quoi ressemblent les clients de Wal-Mart : un troupeau d'éléphants.Il faut d'ailleurs les voir descendre de leurs gros VUS, bedaine en premier.Pour Wal-Mart, c'était un autre épisode gênant.On a déjà vu que ses soldes imbattables reposaient en partie sur l'embauche de travailleurs illégaux.Le 23 octobre dernier, 300 d'entre eux ont en effet été arrêtés dans 60 magasins de la chaîne aux États-Unis.Ainsi va Wal-Mart, ainsi vont les États-Unis.À une autre époque, on disait ça de General Motors.Mais le numéro 1 de l'économie américaine n'est plus GM ou Microsoft ; c'est bel et bien Wal-Mart.En 2002, Wal-Mart a dominé la distribution avec des ventes de 244,5 milliards.La chaîne emploie 1,2 million de personnes, non syndiquées et mal payées.Elle importe de Chine des produits qui étaient autrefois fabriqués aux États-Unis.Elle pousse à la faillite nombre de commerces indépendants.Et les consommateurs en redemandent, se bousculant dans les immenses magasins de la chaîne.À bas Wal-Mart ?Dans les magazines, les reportages sur la chaîne sont plus critiques que jamais.Leurs titres traduisent un malaise : « Wal-Mart est-il trop puissant ?» ; « Le Wal-Mart que vous ne connaissez pas » ; « Pourquoi les bas prix ont un coût élevé ».Mais Wal-Mart n'a pas tous les torts.Dans le cas de Patricia Vanlester, par exemple, la chaîne a peut-être été victime d'une arnaque.Ses avocats ont en effet découvert que la femme avait déjà intenté 16 poursuites contre des magasins ou autres commerces pour des blessures.En 1993, elle a ainsi poursuivi la chaîne de pharmacies Walgreen's, prétendant s'être blessée en glissant sur une flaque de lotion.La cause a été rejetée au bout de 10 minutes, le juge ayant été convaincu par les témoignages des employés, qui ont juré n'avoir vu aucune trace de liquide sur le plancher le jour du prétendu incident.Il se pourrait donc que Patricia Vanlester et sa soeur aient inventé de toutes pièces l'histoire du troupeau d'éléphants dans l'espoir de réclamer une indemnité.La signification sociologique de l'événement ne serait évidemment plus la même.Il faudrait alors s'interroger sur le système juridique des États- Unis, où tout le monde poursuit tout le monde.Mais l'histoire originale convient mieux à la période actuelle, même si elle fait injure aux éléphants, qui n'ont pas l'habitude de se piétiner ou de perdre la tête entre le Black Friday et Noël. ACTUALITÉS Explosion de joie chez les conservateurs La fusion avec les alliancistes établit une opposition plus forte que jamais JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les membres du Parti progressiste-conservateur ont finalement enterré la hache de guerre hier, en entérinant à 90 % la fusion de leur formation politique avec celle de l'Alliance canadienne, mettant ainsi fin à une lutte fratricide de 15 ans qui profitait largement aux libéraux.Un nouveau parti, qui portera le nom de Parti conservateur du Canada, verra donc le jour d'ici quelques semaines.Le chef du Parti progressiste-conservateur, Peter Mac Kay, et le leader de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, doivent se rencontrer au cours des prochaines heures afin de mettre en chantier le nouveau parti.« Grâce à ce vote historique, nous sommes devenus le pire cauchemar de Paul Martin.Enfin, après 10 ans d'attente, le Parti libéral du Canada devra affronter un parti conservateur fort et uni aux prochaines élections », a lancé hier M.Mac Kay après l'annonce des résultats du vote.Le Parti progressiste-conservateur a réalisé une première au pays hier en organisant un congrès virtuel.Les militants, réunis dans 27 villes différentes, étaient reliés par téléphone pour débattre de la ratification de l'entente.Les résultats ont été annoncés dans un hôtel du centre- ville d'Ottawa, où quelque 200 militants ont accueilli la nouvelle en bondissant de joie.Les dirigeants de l'Alliance canadienne avaient annoncé la veille le résultat de leur scrutin postal sur la question de la fusion, approuvée à 96 %.« C'est une réalisation historique et un soutien écrasant à notre désir commun d'avoir une seule voix conservatrice au Canada », a déclaré le chef allianciste, Stephen Harper, dans un communiqué de presse.Un mouvement modéré « Ces deux derniers jours, des conservateurs d'un bout à l'autre du pays ont transmis un message clair.Le nouveau Parti conservateur du Canada sera un mouvement national modéré fondé sur des principes (.) qui offrira aux Canadiens une véritable option au gouvernement fatigué de Chrétien/Martin », dit M.Harper.Tout indique que MM.Mac Kay et Harper seront les principaux candidats de la course à la direction du nouveau Parti conservateur qui aura lieu à Ottawa le 21 mars.Même si les délégués du Parti progressiste-conservateur ont appuyé massivement la fusion, au moins quatre députés pourraient refuser d'adhérer au nouveau parti.L'ancien chef conservateur Joe Clark et le député du Nouveau- Brunswick John Herron comptent en effet siéger comme députés indépendants, tandis que le seul député conservateur du Québec, André Bachand, et son collègue du Manitoba, Rick Borotsik, pourraient se joindre aux libéraux.Durant le débat, M.Clark, à Calgary, a invité les membres du parti à rejeter le projet de fusion, affirmant que joindre l'Alliance canadienne équivalait à rien de moins qu'un « suicide », puisque ce parti professe une politique « radicale ».En conférence de presse, M.Mac- Kay a invité ceux qui s'opposaient à ce mariage à continuer à militer dans le nouveau parti.Invité à commenter ces résultats, le premier ministre Jean Chrétien, qui participe au sommet du Commonwealth à Abuja, au Nigeria, a soutenu hier que les libéraux demeuraient en bonne position pour remporter les prochaines élections : « Le plus gros problème qu'ils auront est celui de la rédaction d'un programme politique.Je les vois aller depuis des années et plusieurs personnes dans ce parti devront faire des compromis dramatiques.Mais s'ils peuvent faire cela, ils le peuvent.Je ne vais pas leur dire quoi faire.Je veux que les libéraux gagnent », a déclaré M.Chrétien, qui passera le flambeau à Paul Martin le 12 décembre.Que doivent faire les libéraux pour gagner ?« Ils doivent demeurer libéraux ! Un libéral, c'est très facile à définir.Quand les gens de la droite disent que tu es de gauche et quand les gens de la gauche disent que tu es de droite, cela veut dire que tu es absolument un bon canadien libéral ! » Avec la collaboration de Gilles Toupin à Abuja PHOTO REUTERS Peter Mac Kay, chef du Parti progressiste-conservateur, apprenant hier le résultat du vote des militants réunis en congrès virtuel dans 27 villes différentes.État d'urgence au centre-ville Foyer clandestin Jean-Talon enquête TRISTAN PÉLOQUIN Plongée dans l'embarras, la direction de l'hôpital Jean-Talon a déclenché une enquête, hier, afin de déterminer comment certains patients psychiatriques ont pu être dirigés par son personnel vers un foyer clandestin, qui a été fermé d'urgence vendredi pour cause d'insalubrité généralisée.En soirée, le foyer, un duplex situé au 2455-2457, rue de Tillemont, à Montréal, a été évacué par les inspecteurs de l'arrondissement de Vi l l e ray /Sai n t -Mi chel/ Parc-Extension, aidés de près d'une dizaine de techniciens d'Urgencessanté.Les six pensionnaires, affamés et souffrant du froid, ont été transportés à l'hôpital Jean-Talon, où ils ont passé la nuit avant d'obtenir leur congé.Trois d'entre eux étaient déjà des patients de la clinique externe de psychiatrie de l'hôpital.L'ordre d'évacuation a été donné après qu'un employé d'Hydro- Québec, dépêché sur place afin de faire la lumière sur une histoire de compte non payé dépassant 6000 $, eut découvert l'ampleur de la malpropreté des lieux.À l'intérieur, lors du passage de La Presse hier, une forte odeur d'urine émanait d'une des deux salles de bains ; plusieurs sacs contenant de la nourriture moisie encombraient le plancher de la cuisine ; et le congélateur du sous-sol, dégoulinant de saleté, laissait échapper une intense odeur de poisson pourri.L'électricité ayant été coupée au deuxième étage, des radiateurs portatifs étaient branchés à une rallonge électrique qui reliait les deux étages par un puits de lumière audessus de la baignoire.La rallonge était ainsi continuellement exposée à l'eau.Le «foyer» ne possédait aucun permis de centre d'hébergement.La gérante des lieux, Mme Yanick Antony, sous-louait l'immeuble et se remboursait à même les chèques d'aide sociale de ses clients.Elle était introuvable hier.L'une des deux propriétaires, qui a acquis le duplex à l'automne dans le but de le rénover, a pour sa part affirmé qu'elle n'était pas au courant du fait que Mme logeait des personnes psychiatrisées.Patients envoyés par l'hôpital En conférence de presse, la directrice générale de l'hôpital Jean-Talon, Francine Lortie, a affirmé que l'endroit figurait sur une liste d'une trentaine d'adresses dressée par un infirmier qui travaille à son propre compte.L'hôpital n'a jamais vérifié la qualité des services offerts par les ressources inscrites sur cette liste, a reconnu Mme Lortie.« Je peux cependant assurer que, dès lundi, toutes les résidences inscrites sur cette liste feront l'objet de vérifications.Nous allons nous assurer que tous ces endroits sont parfaitement conformes », a assuré la directrice générale.Mme Lortie a été incapable de dire à quel moment la liste a été dressée et si l'immeuble a déjà été visité par des spécialistes de la santé.« Il n'est pas de notre mandat de réaliser nous-mêmes ce genre de liste.C'est en quelque sorte un service complémentaire que nous offrons, c'est pourquoi nous avons utilisé les services d'un infirmier externe », a ajouté Mme Lortie.Un protocole plus strict?En novembre, La Presse avait révélé qu'au moins trois patients toxicomanes avaient été dirigés par des médecins d'hôpitaux montréalais vers un centre de désintoxication des Laurentides jugé insalubre.La régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre avait à cette occasion reconnu qu'aucun protocole n'est imposé aux professionnels de la santé lorsque vient le temps de diriger les patients vers des ressources externes.Réagissant à cette nouvelle tuile, la porte-parole du ministre de la santé, Cathy Rouleau, a indiqué hier que le gouvernement évaluera rigoureusement au cours des prochains jours les mécanismes d'orientation utilisés par les hôpitaux.«Les solutions sont assez complexes, mais s'il y a lieu d'établir des protocoles formels, nous le ferons », a-t-elle expliqué.NATHAËLLE MORISSETTE L'Action terroriste socialement acceptable (ATSA) envahit la place Émilie-Gamelin pendant toute la fin de semaine afin de décréter l'État d'urgence, un événement que Pierre Allard et Annie Roy, les deux artistes fondateurs du mouvement, qualifient de véritable rendez- vous avec la rue.Deux immenses chapiteaux ont été érigés afin d'offrir des repas chauds aux moins nantis de la société, mais aussi pour leur présenter des films et des spectacles musicaux.Vendredi soir, 21 h.Une vingtaine de sans-abri sont déjà dans le parc, situé à côté de la station de métro Berri-UQAM.Quelques-uns se réchauffent autour d'un feu, d'autres ont trouvé refuge sous les chapiteaux.Parmi eux, les uns, la tête posée sur la table, dorment en attendant la projection du film, Fix de Nelly Wild.Les autres ne peuvent s'empêcher de sourire devant le bol de soupe chaude qu'on vient de leur servir.« J'aime ce genre d'événement, mentionne Claude Laxton tout en se frottant les mains pour les réchauffer.On peut écouter de la musique et on nous sert des repas.En effet, pendant trois jours, les déjeuners, les dîners et les soupers sont servis aux sans-abri mais également à ceux qui souhaitent partager un repas avec eux.Les bénévoles ont du travail par-dessus la tête.« Ils ont tellement peur d'en manquer qu'ils s'empiffrent », confie Daniel Breton.En effet, dès qu'il place des biscuits, des croustilles et des bouteilles de jus sur la table, tout disparaît aussitôt.En plus de venir en aide aux sansabri, Pierre Allard et Annie Roy souhaitent sensibiliser la population et contrer l'exclusion.« L'écart entre les riches et les pauvres est de plus en plus grand, dénonce Annie Roy.Les gens doivent réaliser que la rue n'est pas un ghetto.Il faut qu'ils se donnent la peine de rencontrer ceux qui l'habitent.» Martin Picard, chef du prestigieux restaurant Au Pied de cochon, a également participé à l'événement.Hier soir, il a organisé un banquet pour plus de 130 convives, dont le maire de Montréal, Gérald Tremblay.Au menu : soupe aux pois, jambon et tarte à la tomate.Ce rassemblement, organisé pour la troisième fois, n'avait pas eu lieu l'an dernier.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Francine Lortie, directrice générale de l'hôpital Jean-talon.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © André Houle, un bénévole, sert de la soupe à ceux qui ont trouvé refuge sous le chapiteau. ACTUALITÉS ÉCOLE POLYTECHNIQUE NATHAËLLE MORISSETTE Près de 14 ans après le massacre de l'École Polytechnique, où 14 jeunes femmes ont été assassinées par un tireur qui s'est ensuite enlevé la vie, l'événement fait toujours jaser : la violence faite aux femmes persiste.C'est ce qu'a affirmé hier Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), lors d'une cérémonie commémorative qui se tenait place du 6-Décembre, à l'angle des rues Decelles et Queen-Mary, à Montréal.« Cette tragédie a fait le tour de la planète, a-t-elle mentionné.Le tueur a assassiné 14 femmes innocentes et, dans la lettre qu'il a laissée, il écrivait clairement qu'il en voulait aux féministes.Il est important de souligner l'événement 14 ans plus tard, car il faut se souvenir pour agir et sensibiliser la population afin de cesser de banaliser le phénomène de la violence faite aux femmes.» Le 6 décembre 1989, Marc Lépine a fait irruption à l'École Polytechnique et a abattu 14 étudiantes.Le souvenir est encore frais à la mémoire de plusieurs.Une cinquantaine de personnes, dont des proches des victimes, ont bravé le froid hier pour se rappeler ce tragique événement.Pendant 14 secondes, la foule s'est recueillie afin de rendre hommage aux jeunes femmes assassinées.Une chorale de femmes portant un foulard blanc a chanté, et des fleurs ont été déposées sur les monuments érigés à la mémoire des victimes.« Il ne faut jamais oublier ce qui s'est passé, car le tueur a effacé les rêves de ces femmes d'un seul coup de feu », a mentionné Sylvie Haviernick, porte-parole de la Fondation des victimes du 6 décembre et soeur de l'une des 14 jeunes femmes.« Je viens ici chaque année parce que je trouve important que l'on réalise tout ce que la violence peut engendrer, a mentionné Claudette Charbonneau, qui assistait à la commémoration.Tant que la violence va exister, la tenue de cet événement sera justifiée.Loi sur le contrôle des armes Bien qu'il reste encore du chemin à faire, la Loi sur le contrôle des armes à feu, en vigueur depuis le 1er décembre 1998, représente une victoire pour les femmes, estime Mme Haviernick.Elle croit que par cette loi, qui oblige les détenteurs d'armes à obtenir un permis de possession et à enregistrer leurs armes, le gouvernement fédéral exerce un meilleur contrôle.Ainsi, davantage de femmes se sentent plus en sécurité.Même son de cloche du côté de la FFQ.« Cette loi est un pas dans la bonne direction, mais les gouvernements devraient s'engager davantage en mettant sur pied des programmes de sensibilisation à la violence faite aux femmes », estime Michèle Asselin.La Fédération espère également que le gouvernement Charest tiendra sa promesse d'injecter 30 millions $ annuellement pour venir en aide aux maisons d'hébergement pour femmes en difficulté.La FFQ rappelle d'ailleurs que, en 2002, les femmes ont été victimes de 85 % des cas de violence conjugale répertoriés au Canada.On estime que seulement 37 % des cas sont signalés.Le drame 14 ans plus tard PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Plusieurs personnes se sont recueillies près du monument érigé à la mémoire de Maud Haviernick, l'une des victimes.Un Canadien soupçonné de terrorisme arrêté à Gaza L'appel du juge Boilard entendu par ses pairs PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le Conseil de la magistrature délibère à huis clos depuis hier sur le cas du juge Jean-Guy Boilard, qui en appelle du blâme que le Conseil lui adressé en août 2003 en rapport à son retrait volontaire au beau milieu du mégaprocès des Hells Angels qu'il présidait, en juillet 2002.Le Conseil tenait hier à Ottawa une audience publique sur l'appel du juge, une première canadienne selon Radio-Canada.En l'absence du principal intéressé, son avocat, Me Gérald Tremblay, a soutenu que le Conseil n'était pas habilité à traiter de questions judiciaires puisqu'il existe des tribunaux à cet effet.Rappelons les faits.Le 22 juillet 2002, le juge Boilard s'était lui-même retiré du procès impliquant 17 présumés membres des Hells Angels, après avoir essuyé un blâme du Conseil de la magistrature relativement à une autre cause.Il estimait alors qu'« il n'avait plus l'autorité morale et peut-être aussi l'aptitude requise » pour exercer ses fonctions.Il fallait alors trouver un nouveau magistrat pour mener le procès à terme.Plus de 100 témoins avaient déjà été entendus et quelque 1114 éléments avaient été déposés en preuve.Le procès, dont la fin approchait, avait déjà coûté plus de 2,7 millions $ aux contribuables.Après avoir pris les rênes du procès, le juge Pierre Béliveau a vite décidé de libérer le jury et de tout reprendre à zéro.Mais le Procureur général du Québec avait porté plainte et demandé au Conseil de la magistrature d'enquêter pour déterminer si le juge Boilard avait manqué à l'honneur et à la dignité de sa profession, aux devoirs de sa charge, ou s'il s'était placé en situation d'incompatibilité.L'enquête s'était amorcée en février 2003.Le 8 août, le comité d'enquête du Conseil concluait que le juge avait pris une décision « inappropriée » en se récusant du mégaprocès, mais ne réclamait pas sa révocation.« Le juge a cédé à une précipitation injustifiée davantage inspirée par son sentiment personnel que par une appréciation objective de la situation », écrivait le comité dans un rapport d'une cinquantaine de pages.« Les membres du comité concluent que le juge (.) a manqué aux devoirs de sa charge.» Le juge en appelle donc de cette décision, une première dans l'histoire du pays, et a requis les services d'un des meilleurs avocats, Me Tremblay, qui avait défendu l'ancien premier ministre Brian Mulroney dans l'affaire Airbus.Aux yeux de Me Tremblay, le Conseil a confondu erreur judiciaire et mauvaise conduite de la part d'un juge en s'immisçant dans l'affaire.« Le Conseil de la magistrature ne devrait pas se mettre le nez dans les décisions judiciaires quand ça n'affecte pas la conduite du juge au sens normal du terme conduite », a-t-il expliqué en entrevue à La Presse Canadienne jeudi.« Quand il y a des erreurs en droit, les tribunaux supérieurs sont là pour les réviser, a-t-il ajouté.Le Conseil de la magistrature n'a pas à savoir si c'est une erreur ou non : il a à se demander si la conduite du juge était appropriée ou non.» D'APRÈS AP ET PC TORONTO / JÉRUSALEM \u2014 Le Canadien arrêté dans la bande de Gaza et soupçonné d'activités terroristes pourra s'expliquer devant un tribunal israélien, a indiqué hier le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham.Jamal Akkal, arrêté à Gaza et soupçonné d'activités terroristes, se plaint de mauvais traitements infligés depuis sa détention par Israël, ce que nient les autorités israéliennes.Il a été arrêté dans le sud de Gaza le 1er novembre.Il est accusé d'association avec le groupe terroriste Hamas, et de s'être entraîné dans le but de commettre des attentats terroristes en Amérique du Nord.« Nous souhaitons qu'il puisse présenter sa situation devant un tribunal israélien », a commenté M.Graham au cours d'un déjeuner, en refusant d'élaborer davantage sur la position du Canada.L'avocat et la famille de M.Akkal ont affirmé que la déposition du jeune homme avait été obtenue par la torture, après plusieurs jours d'interrogatoires ininterrompus, sans sommeil.Mais les autorités israéliennes nient les allégations de torture.« Ces allégations ne sont pas fondées, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères d'Israël, Jonathan Peled.Il ne faut pas oublier que M.Akkal est détenu pour des raisons sérieuses.» M.Graham s'est d'ailleurs excusé hier auprès de l'ambassadeur d'Israël, Haïm Divon, pour avoir laissé l'impression que le diplomate était dans l'eau chaude à la suite de certaines déclarations.L'arrestation de M.Akkal a suscité des tensions entre Ottawa et Israël.Le premier ministre Jean Chrétien a pour sa part indiqué que les accusations contre le jeune homme restent à prouver.«À ma connaissance, personne n'est coupable avant d'être accusé et reconnu coupable », a dit M.Chrétien, du Nigeria où il se trouve pour le sommet du Commonwealth.Jamal Akkal, qui habitait avec son frère à Windsor, en Ontario, demeure détenu jusqu'à la prochaine audience de son procès, qui se tiendra le 15 décembre.Selon la famille de M.Akkal, le jeune homme s'était rendu à Gaza pour trouver une épouse.PHOTO AP Photo d'archives familiales de Jamal Akkal.Grandes villes: la transition jamais achevée Le vieillissement sera spectaculaire dans les 20prochaines années Inaugurés en 1987, les Entretiens Jacques Cartier réunissent chaque automne à Lyon plus de 500 chercheurs ou professionnels \u2014 dont un tiers de Québécois.Cette année, 19 colloques et forums ont traité aussi bien de sciences, de médecine, de théâtre et de design que de problèmes de gouvernance.Il a notamment été question de l'avenir des grandes villes, qui sont en perpétuelle métamorphose.LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE LYON \u2014 Une seule chose est à peu près certaine concernant les grandes villes : il y aura vieillissement important de la population dans les 20 prochaines années.Tout simplement parce que, au Québec comme ailleurs, l'ensemble de la population vieillit.Cependant, si l'on examine la situation du Québec dans son ensemble, le mouvement de vieillissement se fera de manière très inégale.Dans une communication au colloque des Entretiens Jacques Cartier intitulée Les grandes villes ont-elles achevé leur transition ?, deux chercheurs montréalais de l'INRS spécialisés dans l'urbanisme, Anne- Marie Séguin et Philippe Apparicio, ont brossé un tableau qui donne à penser.De manière globale, le vieillissement de la population de Montréal est constant et va s'accélérer.En 1981, disent-ils, 9,2% de la population métropolitaine était âgée de plus de 65 ans.En 2001, on en était à 13 %.En 2026, il y aura dans la région montréalaise 22% de personnes âgées.Cette augmentation amorcée il y a 20 ans a obéi à de subtils mouvements migratoires : traditionnellement, disent les deux universitaires, les plus âgés de concentraient au coeur même de l'île de Montréal, tandis que les banlieues proches accueillaient de jeunes couples et des familles avec enfants.Or, dans les 20 dernières années, le phénomène s'est inversé : les couples qui s'étaient déplacés vers la banlieue y sont demeurés après le départ des enfants et ont atteint l'âge de la retraite.Inversement, le centre-ville de Montréal a été investi par de jeunes actifs (voir le Plateau Mont-Royal) ou des familles d'immigrants.Et tout le coeur de Montréal, « y compris d'anciennes banlieues comme Outremont et Westmount, traditionnellement âgées », est en train de connaître « un net rajeunissement» depuis 20 ans.Au fond, la population la plus active est en train d'investir complètement la partie centrale de Montréal, tandis que les inactifs et les retraités se dirigent vers la périphérie.Comme, de manière globale, on assiste à un vieillissement généralisé, les auteurs constatent, d'après des données officielles, qu'en 2001, « 70% des nouvelles constructions d'immeubles locatifs de 20 logements et plus étaient destinées à la clientèle des retraités ».Un phénomène d'envergure qui donne la mesure du vieillissement mais ne règle pas le problème de toutes les personnes âgées : il s'agit de résidences bien adaptées, mais dont les tarifs correspondent seulement à la moitié la plus aisée de la population en question.La question cruciale du « maintien à domicile » reste entière alors que les liens familiaux traditionnels se sont beaucoup relâchés au cours des dernières décennies.D'où un problème majeur d'adaptation des grandes villes à ce nouvel état de fait.La question du logement n'est d'ailleurs pas le seul problème à envisager : « La sécurité routière est un autre enjeu important.En 1993, au Canada, 26% des piétons morts d'accidents de la route étaient des personnes âgées.» Beaucoup d'adaptations en vue de ce côté également.Autre constatation de Séguin et Apparicio : le vieillissement sera très inégal d'une métropole à une autre.Si l'on prévoit 22% de personnes âgées à Montréal et dans la zone Ottawa-Hull, fortement stimulée par les activités gouvernementales, en revanche, les autres principales zones métropolitaines du Québec souffriront bien davantage : 25 % de vieux à Sherbrooke, 27% à Québec, 30% à Trois-Rivières et à Saguenay.Signe indéniable d'une concentration sur Montréal à la fois de la population active et des immigrants.Cette tendance à la concentration, qui favorise des pôles de deux ou trois millions d'habitants, est généralisée dans le monde.D'ailleurs, comme le remarque dans une autre communication Paul Villeneuve, de l'Université Laval, que l'existence du système fédéral canadien, c'està- dire le rôle majeur joué par les provinces, a beaucoup ralenti le processus de concentration au Canada : « S'il n'y avait pas dans chaque province une capitale et sa fonction publique, la concentration de la population et des activités à Montréal, Toronto, Vancouver et Ottawa serait bien supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui.» Il reste que, à l'intérieur même du Québec, la polarisation sur Montréal demeure pour l'instant irrésistible. L'angoisse du cadeau de Noël STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE stephane@stephanelaporte.com Je ne pensais jamais qu'un jour, je serais un cadeau de Noël.Cette année, ça risque de m'arriver.Grâce à vous, amis lecteurs, qui m'avez souvent demandé de réunir mes chroniques dans un livre.C'est maintenant fait.Je suis dans les magasins.Alors il se peut que quelqu'un achète Chroniques du dimanche et l'offre à un de ses proches.Peut-être même que ce sera vous.C'est gênant.Intimidant.C'est une grosse responsabilité.Non, mais c'est vrai, quand quelqu'un achète un livre pour lui-même, c'est simple.La personne achète un livre qui l'intéresse, d'un auteur qu'elle aime ou qu'elle pense qu'elle va aimer.Parfois, elle est déçue.Mais c'était son choix.Un cadeau, c'est pas pareil.Un cadeau, la personne qui le reçoit ne l'a pas demandé.C'est ça qui est beau.Et angoissant en même temps.Alors supposons que vous décidez de me donner à votre meilleure amie Lucie.Vous allez d'abord m'emballer.Dans du beau papier rouge avec un ruban vert et un chou doré.Et vous allez me déposer sous le sapin.Rempli de lumières.Quelle chance ! Sous un sapin, tous les cadeaux sont beaux.On dirait des trésors.À Noël, sur le coup de minuit, vous allez m'offrir à la belle Lucie, qui ne saura pas ce que je suis.Elle va être tout excitée.Quand on nous tend un cadeau, on est toujours content.C'est normal.On est certain qu'on va l'aimer : le paquet est si beau.Je me souviens, une année, je devais avoir 15 ans, mon frère et sa blonde m'avaient acheté un gros cadeau.Un gros paquet blanc avec un ruban rouge.J'avais tellement hâte qu'ils me le donnent.J'imaginais plein de trucs.Une console de jeux vidéos.Un juke-box portatif.Une minichaîne stéréo.Peu importe, un gros paquet comme ça, j'étais sûr que j'allais aimer ça.Quand ils me l'ont offert, j'avais le sourire fendu jusqu'au front.J'ai déchiré le papier à toute vitesse.Et j'ai lu ce qu'il y avait d'écrit sur la grosse boîte : machine à pop-corn.Machine à popcorn ?Machine à popcorn ?Je ne comprenais pas.Le sourire voulait me descendre jusqu'aux pieds.Je l'ai retenu de toutes mes forces.Pour ne pas leur faire de peine.C'est sûr que j'aime le pop-corn.Mais pas au point d'avoir MA machine.Ils auraient dû la donner à ma mère.Pour qu'elle m'en fasse de temps en temps.Je sais que c'est pas beau de penser comme ça, mais dois-je vous rappeler que, à l'époque, j'étais un ado.Donc une drôle de petite bête.Qui a des boutons sur le cerveau.J'ai donc dit merci.Un beau gros merci.Je crois même avoir dit « Wow ! Quelle bonne idée ! » Même si je pensais exactement le contraire ! À Noël, on est tous un peu comme Jean Charest.Mais ça devait paraître sur mon visage.On peut dire bien des choses, le visage, lui, ne ment jamais.Voilà pourquoi j'angoisse, cette année.Je ne veux surtout pas me sentir comme la machine à pop-corn.Imaginez, vous tendez le beau paquet à Lucie.Elle se demande ce que c'est.Pas trop quand même.Parce qu'un livre même emballé, on sait ce que c'est.Pendant qu'elle déchire le papier défilent dans sa tête tous les livres qu'elle aimerait recevoir.Puis elle voit la couverture : \u2014 Stéphane Laporte ?C'est qui, ça?\u2014 Ben, tu sais, le gars qui écrit dans La Presse du dimanche.\u2014Ah.Je lis juste La Presse du samedi.\u2014Tu sais, il est dans Star Académie aussi.\u2014 Ben il a dû se faire éliminer ben de bonne heure parce que je ne le connais pas.\u2014 Non, il travaille en arrière.C'est pas une vedette.\u2014Ça, je m'en doutais.\u2014 Tu vas voir, tu vas bien aimer ça.\u2014Moi j'aime juste les romans policiers, y a-tu des meurtres, dans ce livre-là ?\u2014 Non, c'est plus des chroniques humoristiques.Des fois on pleure, mais on meurt pas.\u2014Ah, c'est l'fun.Ben merci.Lucie va vous donner la main.Elle va vous faire un sourire gentil.Elle va déposer le livre sur la table.Et elle n'en parlera plus.Quand, plus tard, durant le party quelqu'un va lui demander ce que vous lui avez donné, elle ne s'en souviendra pas.Et lorsque Nez rouge va venir la chercher, elle va m'oublier sur la table.Vous allez courir la rattraper pour me redonner.Rendue chez elle, elle va me ranger dans sa bibliothèque.Et je vais sécher là.Peut-être que cet été, je vais servir à écraser une mouche.C'est pas toujours un cadeau d'être un cadeau.Triste destin.Mais il y a encore pire.La pire humiliation pour un cadeau, ce sont les échanges où l'on peut refiler son cadeau à son voisin en espérant pouvoir mettre la main sur un plus beau cadeau.Imaginez quand vous êtes le cadeau qui fait le tour de tout le monde, que personne ne veut.La belle paire de bas vert fluo.C'est assez pour se jeter devant le train électrique qu'a reçu le petit neveu.Mais peut-être que je m'en fais pour rien.Peut-être que, lorsque Lucie va ouvrir son cadeau, elle va crier de joie : « Ah ! oui ! Stéphane Laporte, c'est en plein que je voulais ! » Puis elle va sauter partout dans le salon.Elle va aller voir tous les oncles et toutes les tantes, en leur disant : « Avez-vous vu le beau cadeau que j'ai reçu ?Regardez, Chroniques du dimanche ! » Elle va être tellement heureuse que tous les autres invités vont être jaloux de ne pas avoir reçu le même cadeau.Vous allez être tellement fier d'avoir eu cette idée que l'année prochaine vous allez acheter ça à tout le monde.Lorsque Nez rouge raccompagnera Lucie chez elle, elle va leur lire, la bouche molle, plein d'extraits du beau cadeau qu'elle a reçu.Elle ne dormira pas de la nuit parce qu'elle aura trop envie de me dévorer.Et au petit matin, elle va se réveiller pour commencer à me lire, comme un enfant qui se dépêche d'aller jouer avec son Playstation.Ça se peut.Tout est possible, à Noël.En tout cas, j'aimerais dire aux deux, trois personnes qui vont peut-être m'offrir aux Fêtes, merci.C'est à moi que vous faites le plus beau des cadeaux.C'est déjà un grand privilège d'être lu.Et c'en est un autre très particulier d'être donné.Que vous pensiez que mon petit livre puisse faire plaisir à une personne que vous aimez, ça me touche.Si jamais, par malheur, je ne provoque pas l'effet escompté, dites-vous qu'un cadeau, quel qu'il soit, finit toujours par être apprécié.Car au fil du temps, l'intention finit toujours par scorer.Est-ce que quelqu'un veut du pop-corn ?.Venez clavarder avec Stéphane Laporte le lundi 8 décembre à 13 h sur www.cyberpresse.ca/clavardage.Le 22 novembre dernier, la Place Versailles se transformait en grand hôtel, l'espace d'une soirée, pour fêter ses 40 ans avec quatre quarantenaires chanceux accompagnés de 10 personnes de leur choix.C'est au son du Ballroom Orchestra que leur a été servi un souper 5 services couronné par une remise de cadeaux d'une valeur de 1 500 $ pour chacun d'eux.Tous les participants se sont dit ravis et comblés durant toute la soirée.Il faut souligner que la Place Versailles a été le premier centre couvert de la Ville de Montréal.De la trentaine de magasins qui l'habitaient au début, Place Versailles compte aujourd'hui 225 boutiques et services et se positionne toujours, 40 ans plus tard, parmi les leaders de la vente au détail.Reportage publicitaire Limousine, champagne et smoking à la Place Versailles.Pour 4 gagnants et leurs 10 invités De gauche à droite : M.Aimé Rainville, Mme Lise Couturier, M.Salim Abu Mohammad, M.Serge Lamarre 1 2 5 3 , rue Saint e-Cat her ine O u e st (514) 845-41 66 C entre Eat on (514) 2 8 2 -90 94 C entre R o c kla nd a d u l t e(514) 737- 7 951 C entre R o c kla nd enfa n t0-12 a n s (514) 739-269 6 VENTE PRIVILÉGIÉE B enne t on &Si s leyvo us inv i t e à u ne v ent epr i v ilégiée.S o y e z les p r emiers à p r ofi t e r de notre s a i s on dessoldes .S ur p r é s ent a t ion de c e c o u pon, o b t enez 2 5%de r abai s sur t o ut ach a t de notre c ollec t ion a utomne/ hiv e r2003.C e tteoffr eest v a lide d u 8 a u24dé c emb r e 2003.Votre fidélité et confiance font notre force et réussite.Joyeuses fêtes ! 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Personne ne bouge quand ses articulations souffrent.Quand ses articulations font mal, cette douleur est définie par une usure qui peut toucher les grosses comme les petites articulations.Le système de vie d'une articulation, il faut que ça grouille, il suffit donc d'effectuer de petits déplacements, de petits roulements, de petites tractions légères de faible intensité plusieurs fois par jour.Une articulation fatiguée a été mal nourrie, on doit donc, et c'est le gros bon sens, consommer tout ce que cette articulation demande pour redevenir performante.Flex-O-Flex Chondrin possède une formule de dix des meilleures solutions pour nourrir les articulations dans les cas les plus résistants.Oui, dix cofacteurs naturels qui aident la flexibilité des jointures, Oui, dix actifs apaisants et nourrissants, dix ingrédients artro-flex.Dix atouts poly-actifs représentant 800 mg d'ingrédients par comprimé, c'est beaucoup.Flex-O-Flex Chondrin, produit plurifactoriel, concoure à un résultat.venir à bout de votre élancement articulaire.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 c'est ici pour vous aujourd'hui Le projet résidentiel le plus convoité de la décennie est maintenant en vente.Venez réserver votre condominium ou maison de ville de rêve au prestigieux 333 Sherbrooke.Nos conseillers seront sur place tout le week-end pour répondre à vos questions et vous dévoiler les caractéristiques uniques, les plans ainsi que les prix du 333 Sherbrooke.Profitez de notre offre pré-construction (prix valables pour une semaine seulement) du samedi 6 décembre jusqu'au dimanche 14 décembre.Réservez votre place au summum du luxe.Venez vivre au coeur de l'histoire.de la ville.WWW.333SHERBROOKE.COM 1 888 333-7770 (514) 849-5958 LE BUREAU DES VENTES EST OUVERT TOUS LES JOURS DE 11 H À 20 H ET LE DIMANCHE DE 11 H À 19 H.OU SUR RENDEZ-VOUS.3188059A Notre incroyable vente d'entrepôt est de retour.Notre entrepôt est remplie d'articles de cristal atteignant des milliers de dollars.Vaisselle Verrerie Cadeaux Lampes et abats-jour Articles de mariage et de fêtes et beaucoup plus AU PRIX du GROS.OU MOINS! 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Les articles illustrés ne le sont qu' à titre représentatif.3186616A Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE ACTUALITÉS Le Commonwealth reste ferme face au Zimbabwe Un village qui boit et mange grâce aux Canadiens GILLES TOUPIN ENVOYÉ SPÉCIAL ABUJA Visiblement fatigué par les longues discussions qu'il a eues hier dans le groupe des six sages du Commonwealth chargé de trouver une porte de sortie à la crise qui sévit entre le Zimbabwe et l'organisation, Jean Chrétien a indiqué hier qu'une solution était à portée de main.« Nous avons discuté pendant deux heures, a déclaré, les traits tirés, le premier ministre en fin de journée hier, et nous avons convenu d'avoir une autre réunion à 10 h 30 demain matin (aujourd'hui).» En fait, M.Chrétien a indiqué que lui et ses partenaires de la Jamaïque, de l'Inde, de l'Australie, de l'Afrique du Sud et du Mozambique s'étaient mis d'accord sur les grands principes d'une sortie de crise, mais qu'il restait encore à mettre au point les détails d'un texte qui doit être soumis cet aprèsmidi à la réunion plénière des 51 chefs de gouvernement qui participent au sommet d'Abuja.M.Chrétien et ses cinq collègues ont donc étudié hier soir individuellement un document préalable qui devrait normalement faire la synthèse des solutions envisagées.Dans l'entourage du premier ministre, on affirme que si les six membres du comité se reconnaissent dans ce document.Il sera approuvé à la réunion de ce matin et soumis aux chefs d'État durant la retraite de cet après-midi.« Nous ne savons pas, a dit M.Chrétien, si toutes les nuances de notre pensée se refléteront dans le document.» Reste qu'il est déjà assuré, selon un haut responsable gouvernemental canadien, que le Zimbabwe demeurera exclu du Commonwealth.Tout au plus, ce dernier adoptera un mécanisme de surveillance de l'État rebelle qui déterminera s'il fait des progrès réels dans les domaines de la démocratie, des droits de l'homme, de l'État de droit et de la bonne gouvernance.Le Commonwealth a désapprouvé la réforme agraire du président Robert Mugabe et la façon dont ce dernier a exproprié les grandes fermes agricoles appartenant aux Blancs pour les remettre aux Noirs.Les élections frauduleuses de mars 2002 ont été la goutte qui a fait déborder le vase et qui ont décidé le Commonwealth à suspendre le Zimbabwe pour un an.M.Chrétien doit affronter une certaine résistance de la part de l'Afrique du Sud et du Mozambique, dont les chefs respectifs, Thabo Mbeki et Joaquim Chissano, affirment que le Zimbabwe a fait certains progrès sur la voie de la bonne gouvernance.Quant au président du comité, le Jamaïcain Percival Patterson, il semble suivre la voie empruntée par le premier ministre canadien.(Le Canada verse chaque année à la Jamaïque près de 35 millions de dollars en aide publique au développement, soit plus qu'à n'importe quel autre pays des Amériques.) L'Australie partage aussi le point de vue du Canada, mais l'Inde a adopté à ce jour une position de neutralité.M.Chrétien a reconnu que le Zimbabwe avait fait certains progrès, selon les informations qu'il a reçues au comité des sages.« Mais sont-il rendus là où il faut?a-t-il demandé.C'est ce que nous débattons.Je crois qu'ils ne sont pas tout à fait là où ils devraient être.» Le premier ministre a par ailleurs minimisé les nouvelles déclarations du président Mugabe, qui a indiqué hier qu'il présenterait à son Parlement une requête visant à ce que le Zimbabwe se retire du Commonwealth.« Ce n'est pas la première fois que l'on mentionne qu'ils veulent quitter le Commonwealth, a commenté Jean Chrétien.Nous travaillons sur ce problème en ce moment.Ils sont suspendus.Mais demain il y aura un débat là-dessus et possiblement une solution.» GILLES TOUPIN BAMISHI, Nigeria \u2014 Le 6 avril 2002, Jean Chrétien est venu dans ce petit village de brousse, à une heure de route d'Abuja, la capitale du Nigeria.Ce qu'il y vit de misère à l'époque dépasse l'entendement.Aujourd'hui, les villageois vouent un culte sans borne au premier ministre canadien.Quelque 600 habitants vivaient là, sous les arbres et dans la brousse, dans des maisons d'adobe souvent délavées pendant la saison des pluies.Sans électricité ni eau potable, les gens de Bamishi dépendent de la culture de quelques fruits, de légumes et du millet.Les familles survivent avec à peine 100$ par mois.Les enfants, couverts de poussière et de vêtements sales, ont l'air plus vieux que leur âge.« Ils mangent à leur faim mais ils ne bénéficient pas d'un régime alimentaire complet », nous explique soeur Ngozi Uti, une religieuse à la tête d'une ONG qui tente depuis des années de convaincre les femmes du village qu'elles ont des droits, qu'il n'y a rien de mal à s'affranchir de traditions séculaires qui les asservissent toute leur vie.Pour les femmes de Bamishi, avant le passage de Jean Chrétien, la corvée de l'eau était inimaginable.Il leur fallait deux heures pour parcourir les cinq kilomètres qui séparent le village de la source la plus proche.Elles revenaient épuisées, portant sur la tête de larges cuvettes d'eau remplies à ras bord.L'eau était de mauvaise qualité et la polio faisait des ravages dans le village.Soeur Uti a raconté hier que, lors de son passage, M.Chrétien avait promis de faire quelque chose pour le village.Aujourd'hui, grâce au Programme d'initiatives locales de l'Agence canadienne pour le développement international (ACDI), deux puits ont été creusés à Bamishi.Pour Jumai Elisha, jeune mère de famille, ces puits ont changé sa vie du tout au tout.« Vous vous rendez compte, je n'ai plus à marcher tous les jours pendant des heures, ditelle.J'ai maintenant un peu plus de temps pour m'occuper d'autre chose, pour le jardin, pour le repos.Je ne vous remercierai jamais assez, vous, les Canadiens, pour ce que vous avez fait.» Les deux pompes qui atteignent la nappe phréatique à des centaines de mètres de profondeur aspirent une belle eau claire et potable.Il n'y a plus de nouveaux cas de polio à Bamishi.Les deux puits ont coûté en tout en partout 6500 $ aux contribuables canadiens.Le chef du village, Danladi, âgé de 65 ans, se souvient de la visite de Jean Chrétien.Il n'en revient pas qu'un an plus tard le premier ministre du Canada ait tenu sa promesse.« Il nous manque l'électricité, dit-il.La ligne passe sur la route, mais le conseil local a relié le réseau à son village, un peu plus loin.Nous n'avons pas l'argent pour nous brancher.» En attendant, le Programme d'initiative locale de l'ACDI a permis aux femmes de Bamishi de se procurer également deux machines à moudre le grain.Chaque machine coûte 480 $.Il en faudrait une autre pour le maïs.Auparavant, pour moudre une livre de millet au mortier, deux femmes devaient peiner pendant deux heures.Avec les moulins au mazout, il faut 10 minutes pour faire le même travail.« Je leur ai dit, il y a un an, que je leur apporterais l'eau, a commenté Jean Chrétien hier.J'ai tenu parole.Je tiens toujours parole.Vous savez tous cela.» Deux petits moulins et deux puits, ce n'est rien pour un pays comme le Canada, mais pour les femmes et les villageois de Bamishi, cela fait toute la différence du monde.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien s'est aussi entretenu avec son homologue britannique, Tony Blair, hier, au Sommet du Commonwealth à Abuja, au Nigeria.«Je n'ai plus à marcher tous les jours pendant des heures.» (450) 656-0188 Un cadeau merveilleux Spécialiste d'art religieux depuis 1909 667788DD334455 TTiirraaggee dduu 22000033-1122-0066 (non décomposable) Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 LLaanndd RRoovveerr FFrreeeellaannddeerr SSEE ((oouu 5500 $$)) 22000033-1122-0011 333366CC448899 22000033-1122-0022 224433CC229911 22000033-1122-0033 881188AA224499 22000033-1122-0044 227722AA665544 22000033-1122-0055 116699DD550022 11 LLaanndd RRoovveerr cchhaaqquuee jjoouurr dduu 11eerr aauu 3311 ddéécceemmbbrree 22000033 Un wapiti?Qu'est-ce que ça mange en hiver?Nous n'entendons pas souvent parler de wapiti.C'est tout simplement un grand cerf d'Amérique du Nord, terme qui signifie croupe blanche dans la langue algonquine.Un animal majestueux, le plus grand de nos cerfs, doté d'un panache qui possède des vertus étonnantes.Ce bel animal de nos forêts septentrionales nous offre généreusement, à chaque année, sans souffrir le moins du monde, le produit contenu dans son panache qui s'avère être un bienfait remarquable pour l'être humain.Les bois de wapitis, chose étonnante, contiennent de la glucosamine, de la chondroïtine, du collagène, des minéraux, des acides gras essentiels et des hormones de croissance.Depuis fort longtemps, les orientaux ont tiré profit de ces éléments et, à notre tour, nous utilisons les produits issus des bois de velours, pour notre plus grand bien.C'est par la lyophilisation que Méga-Flex récupère les ingrédients des bois de velours.Par ce procédé, Méga-Flex se démarque et se distingue de la concurrence, car la lyophilisation, procédé moderne, qui signifie la déshydratation par sublimation à basse température et sous vide, conserve les substances essentielles du bois de velours, fondamentales pour le système de vie des articulations.Procédé très coûteux, la lyophilisation, gage de qualité irréfutable, est la règle d'or au laboratoire Méga-Flex.Une autre excellente raison d'exiger Méga-Flex est la reconnaissance officielle de son produit Bois de velours par l'association des éleveurs de wapitis du Québec.Un produit authentiquement de chez nous.Bois de velours de Méga-Flex md, un produit haut de gamme et même un peu plus, pour notre plus grand bien-être.Méga-Flexmd, marque de commerce déposée Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO NNUUMMÉÉRROO TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): PPaarrttiicciippaattiioonn ggrraattuuiittee CCoommpplléémmeennttaaiirree:: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS CCoommpplléémmeennttaaiirree:: CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (4477) 22000033-1122-0066 22000033-1122-0066 TTiirraaggee dduu 22000033-1122-0066 TTiirraaggee dduu 22000033-1122-0055 TTiirraaggee dduu 22000033-1122-0055 (1144) 22000033-1122-0066 22000033-1122-0066 (3399) 13 116 474 $ 77 550000 $$ 55 , ,0000 $$ 223399 118811, ,5500 $$ 22 227744, ,8800 $$ 114433, ,7700 $$ 1100, ,0000 $$ 1100, ,0000 $$ Aujourd'hui, à Banco, une fois et demie le lot avec MISE 7 GEMMOLOGISTE BIJOUX DE CRÉATION 12 boul.Desaulniers, Saint-Lambert Tél.: (450) 672-3998 3185686A DOSSIER DU DIMANCHE PHOTOTHE NEWYORK TIMES Père musulman palestinien, fils.israélien, tel est le destin de Adel Hussein et de son fils, le sergent Muhammad Hussein alias Yossi Peretz.Père et fils se retrouvent le temps d'une visite, sur cette photo prise à Dimona le 11 novembre dernier.Entre judaïsme et islam, un homme écartelé Fils d'un père musulman palestinien et d'une mère juive israélienne, le sergent Muhammad Hussein, soldat dans l'armée d'Israël, est déchiré entre deux peuples et deux foyers.Récit d'un conflit intérieur sur fond de guerre.JAMES BENNET THE NEW YORK TIMES DIMONA (Israël) \u2014À la suite d'une offensive dans la bande de Gaza en octobre, la photo d'un soldat israélien en tenue de combat, couché au sol, M-16 dans la main droite, paraît dans un journal d'Israël.Ce qui ne semble qu'une image de plus illustrant le conflit israélo-palestinien recouvre en fait quelque chose de plus complexe, du moins aux yeux du soldat anonyme qui s'est reconnu sur la photo.À commencer par la question de son nom.Pour sa mère, juive et israélienne, Stella Peretz, et pour ses quelques amis à Dimona, ville israélienne où il a fréquenté l'école secondaire, ce soldat se nomme Yossi Peretz.Pour son père, musulman et palestinien, Adel Hussein, et pour ceux qui l'ont connu à Nur Shams, camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, où il a grandi, il est Muhammad Hussein.Et quand ses parents, maintenant divorcés, parlent de lui ensemble, il est simplement « l'enfant », leur fils unique.Histoire d'amour L'histoire d'amour de ses parents a commencé en 1973, lorsque les deux jeunes gens se sont rencontrés par hasard dans un restaurant de Tel-Aviv.M.Hussein, qui était alors serveur, avait fui sa famille en Cisjordanie après que son père l'eut retiré de l'école pour qu'il garde les moutons.Mme Peretz s'étaient enfuie de chez elle, à Dimona.« C'était un amour très fort », dit-elle.M.Hussein, qui en était venu à apprécier la vie à Tel-Aviv, fit une demande pour se convertir au judaïsme, mais les autorités religieuses d'Israël refusèrent.Alors Mme Peretz se convertit à l'islam pour que l'État approuve leur mariage.Pendant les 16 premières années de sa vie, la famille a été en mesure de fusionner les identités, vivant à Nur Shams, près de la ville palestinienne de Tulkarem, en Cisjordanie, mais visitant sans problèmes des amis juifs à Dimona ou à Tel-Aviv.Puis, à la fin des années 90, les initiatives de paix connurent des ratés.Mme Peretz se souvient que, lors des premières révoltes palestiniennes, à la fin des années 80, un soldat israélien lui avait crié des insultes tandis qu'elle était à la fenêtre dans sa maison de Nur Shams.Elle sortit en courant, raconte- t-elle, et s'adressa au commandant en hébreu pour protester.« Mon mari me courait après, mes pantoufles dans une main et mon voile dans l'autre », dit-elle.C'est à peu près à cette époque que le jeune Muhammad commença à attaquer les soldats israéliens avec des pierres, précise sa mère.Les frontières entourant la famille se rétrécirent.L'enfant, devenu adolescent, revêtit l'uniforme des combattants palestiniens.Ses études, et même sa vie, semblaient en danger.Un divorce douloureux M.Hussein divorça de sa femme parce que, soulignent les deux parents, elle aurait refusé de partir autrement.Ainsi, en compagnie de son fils, Mme Peretz revint à Dimona et au judaïsme.À moins de trois heures de route (en ne tenant pas compte du temps aux postes de contrôle) des collines de la Cisjordanie où Muhammad Hussein faisait naguère des excursions avec son père, la ville de Dimona s'étale dans le désert du Néguev.Là, dans des immeubles en béton effrité, au cours des dernières années, les noms marocains sur les boîtes aux lettres ont cédé la place à ceux de Juifs venus de Russie et d'Ouzbékistan.Bien que son histoire personnelle fût encore plus étrange que celle de la plupart des habitants du lieu, le jeune Yossi Peretz se trouvait dans la situation d'un immigrant tentant de s'assimiler.Il apprit l'hébreu avec d'autres élèves dans une classe spéciale à l'école secondaire.Il participa régulièrement aux prières du vendredi soir à la synagogue avec son grand-père, qui vit dans l'appartement voisin de celui de sa mère.Le jeune Peretz reçut un prix pour une pièce contre la drogue qu'il avait montée.Il obtint un certificat pour l'enseignement de l'arabe.Mais il en arrachait également dans un système scolaire qu'il ne connaissait pas et, étant donné que sa mère faisait face à une pauvreté nouvelle, ses espoirs de devenir médecin s'évanouirent.Il finit par se faire une petite amie russe, et il apprit le russe.Il sortait avec d'autres jeunes et fumait des cigarettes en cachette, mais il restait fréquemment à l'écart.D'autres immigrants avaient changé de société.Lui, il avait changé de camp.Il laissait aussi derrière lui l'homme qu'il considérait comme son modèle et son meilleur ami.À un certain moment, il ne vit pas son père pendant au moins un an.M.Hussein raconte que, lorsqu'il a envoyé sa famille en Israël, il pensait pouvoir demeurer à Nur Shams et visiter régulièrement son fils et son ex-femme.Mais des dirigeant s palestiniens exigèrent qu'il ramène son fils.Devant son refus, ditil, des hommes masqués se présentèrent chez lui et tirèrent des coups de feu dans sa porte.Sa maison fut partiellement incendiée et des graffitis ont été peints sur ses murs, l'accusant d'être juif.Depuis, il mène une vie de travailleur palestinien illégal en Israël.À Nur Shams, les Palestiniens se souviennent très bien de la famille.Ils savaient que la mère était juive israélienne mais ils ajoutent qu'ils l'avaient acceptée ainsi que son fils, ce que la famille Peretz- Hussein confirme.« On la considérait comme une musulmane », dit Omar Issa, 19 ans, qui ajoute se souvenir que Mme Peretz venait chez sa mère pour faire la cuisine.Comme d'autres, il dit se rappeler très clairement une qualité des parents : ils s'occupaient avec amour de leur enfant unique.Pour sa part, le jeune Hussein aime se remémorer les excursions avec son père dans les forêts de pins de la région.Il se souvient aussi de ses rêves de devenir médecin.Les gens de Nur Shams reconnaissent que la maison de M.Hussein a bel et bien attaquée, mais, selon eux, c'est parce que, après le départ de sa femme, M.Hussein a pris une femme mariée chez lui comme locataire, ce qui est contre les moeurs du lieu.« Il n'est pas un collaborateur », tranche Ibrahim Nimr, 32 ans, chef du comité des services de Nur Shams, en parlant de M.Hussein.« Mais c'est une société conservatrice, ici », ajoute-t-il.Mme Peretz dit aussi croire que son ex-mari a eu une aventure avec une autre femme.« Je l'aime, dit-elle, mais je ne peux pas renouer avec lui.» M.Hussein nie avoir eu une relation avec une autre femme et il dit qu'il espère encore retrouver sa femme un jour.Un point tournant Lorsque le sergent Hussein raconte sa propre vie, il dit que la fuite de son père du camp de réfugiés de Nur Shams a marqué un point tournant.Ça ne l'enchantait guère de devoir entrer dans l'armée israélienne un jour, mais le traitement réservé à son père l'a fait changer d'idée.« Je me demandais si je pourrais affronter les gens du peuple avec qui j'avais grandi pendant presque toute ma vie, dit-il.Mais lorsqu'ils ont incendié notre maison et qu'ils ont griffonné ces graffitis sur les murs, la décision est devenue très facile.Lorsque le jeune homme a joint les rangs de l'armée israélienne, il a insisté pour conserver le nom qui figure sur son certificat de naissance : Muhammad Hussein.Un officier a tenté de l'en dissuader, mais il lui a répondu : « Si vous n'aimez pas ce que je suis, je ne peux pas changer.» Il fait partie d'une unité composée en grande partie de soldats issus de minorités non juives d'Israël et parlant arabe.Quand son fils a été appelé sous les drapeaux, M.Hussein l'a encouragé dans son désir de participer à des combats, raconte le sergent Hussein.M.Hussein dit de son fils : « Je lui ai dit : S'ils te placent à un poste de contrôle, que tu me vois et que je ne suis pas censé traverser, alors tu dois m'arrêter et ne pas me laisser passer.Tu dois faire ton travail en toute loyauté.» Il dit ne pas voir dans son fils un soldat qui se bat contre les Palestiniens.Il le considère plutôt comme « un gardien de son propre pays ».Lorsqu'on lui demande comment il se sentait d'avoir eu à renoncer à ses prérogatives quant à l'identité de son fils, M.Hussein répond qu'il n'avait pas le choix, étant donné les circonstances : « Mon fils ne pouvait plus vivre continuellement écartelé entre deux foyers, deux loyautés.» D'autres immigrants avaient changé de société.Lui, il avait changé de camp.Les noms marocains sur les boîtes aux lettres ont cédé la place à ceux de Juifs venus de Russie et d'Ouzbékistan. MONDE «Nous ne nous enfuirons pas», promet Donald Rumsfeld à Bagdad AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 Le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld, en visite surprise en Irak, a promis hier au peuple irakien que les forces de la coalition resteraient jusqu'à la fin de leur mission et ne s'enfuiraient pas, alors que les attaques contre la coalition se sont poursuivies.Dans un discours retransmis par Al-Iraqiya, la chaîne de télévision arabophone dirigée par la coalition, M.Rumsfeld, dont c'était la troisième visite en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en avril dernier, a affirmé : « Les forces de la coalition ont l'intention de rester en Irak jusqu'à la fin de leur mission.Nous n'avons pas peur.Nous ne nous enfuirons pas.» Selon ses propos traduits en arabe par la chaîne, le responsable, en costume devant le drapeau américain, a insisté : « Nous respecterons nos obligations.Nous allons vous aider pour garantir l'avenir de votre pays, pour que la terreur des baassistes ne soit pas une partie de votre vie mais seulement un chapitre triste qui figurera dans les livres d'histoire.» M.Rumsfeld est arrivé hier à Kirkuk (nord) puis à Bagdad où il a rencontré des responsables américains et Abdel Aziz Hakim, l'actuel président du Conseil de gouvernement transitoire mis en place sous la houlette de la coalition.Il a ensuite quitté le pays dans la soirée pour rentrer à Washington.Le chef de l'administration civile américaine en Irak, Paul Bremer, a, pour sa part, confirmé que les forces américaines resteraient dans le pays après le transfert du pouvoir aux Irakiens, prévu en juin 2004.« Le gouvernement irakien et le Conseil de gouvernement transitoire exprimeront leur désir de voir les forces de la coalition aider (au rétablissement de la stabilité) après juillet prochain, parce que les forces de sécurité irakiennes ne seront pas prêtes d'ici là », a déclaré M.Bremer sur Al-Iraqiya.« En ce moment, nous n'avons pas (signé) d'accord, mais nous avons informé le Conseil de gouvernement que nous avions l'intention d'en signer un qui permettra aux forces de la coalition de continuer à aider l'Irak à se défendre, notamment contre les membres de l'ancien régime », at- il ajouté.De son côté, le général américain Raymond Odierno, commandant la 4e division d'infanterie cible d'attaques au nord de Bagdad, ancien fief sunnite de Saddam Hussein, a expliqué que le nombre d'attaques contre les troupes américaines avait baissé.« Il n'y a plus que 22 incidents par jour », a-t-il dit.Mais les violences se sont néanmoins poursuivies sur le terrain hier.À Bagdad, le général Khalaf Al- Aloussi, directeur de la sûreté de la capitale sous l'ancien régime, a été tué à son domicile par quatre personnes, selon un témoin sur place, tandis qu'un policier irakien a été poignardé à mort à Kirkouk par un inconnu.L'armée américaine a bombardé hier soir des « poches de résistance » à une trentaine de kilomètres de Kirkouk, selon un officier de la police irakienne, mais l'armée n'a pas souhaité communiquer sur cette opération, tandis qu'un correspondant de l'AFP à Kirkouk a pu entendre le roulement d'explosions.Les forces de la coalition ont arrêté 29 personnes soupçonnées de mener des attaques contre la coalition lors de raids à l'ouest de Bagdad, a indiqué le Commandement central (Centcom) américain.Enfin, les forces américaines ont arrêté hier au sud-est de Bagdad le frère d'un garde du corps de l'ancien numéro deux irakien, Ezzat Ibrahim, activement recherché par l'armée américaine qui a mis sa tête à prix pour 10 millions de dollars, a-t-on appris de source militaire américaine.Cette arrestation intervient dans le cadre d'une vaste opération entamée en début de semaine par l'armée américaine pour retrouver M.Ibrahim, soupçonné de coordonner les attaques contre la coalition.llllllllllllllll Afghanistan Les bombes américaines tuent 9 enfants AGENCE FRANCE-PRESSE KABOUL \u2014 Dix personnes, dont neuf enfants, ont été tuées hier matin au cours d'une attaque de l'aviation américaine dans la province de Ghazni, dans le sud-est de l'Afghanistan, a annoncé ce matin l'armée US.« Samedi, aux environs de 10 h 30, un avion de la coalition a attaqué au canon un terroriste soupçonné d'être responsable du meurtre de deux ouvriers travaillant sur un chantier routier », indique un communiqué du commandement américain, publié depuis la base aérienne de Bagram (50 km au nord de Kaboul).« Suite à cette attaque, des troupes au sol de la coalition se sont rendues sur place pour fouiller la zone et ont trouvé le corps de la cible visée, mais également ceux de neuf enfants », explique ce communiqué.L'incident s'est déroulé au sud de la ville de Ghazni (130 km au sud-ouest de Kaboul).« Les forces de la coalition ont agi sur renseignements et sur une longue période de temps pour s'assurer que le terroriste se trouvait dans une zone rurale isolée », affirme l'armée américaine.Les militaires US « resteront dans la zone les prochains jours et feront tout les efforts possibles pour assister les familles de ces innocentes victimes et déterminer la cause de ces pertes civiles ».« Une commission a été formée pour enquêter sur les circonstances de ces événements.Elle se rendra sur place pour une mission d'évaluation », poursuit le communiqué.« Les forces de la coalition regrettent la perte de vies innocentes.Elles suivent de strictes règles d'engagement pour éviter ce type d'incidents, tout en continuant à cibler les terroristes qui menacent le futur de l'Afghanistan », ajoute l'armée US.Début novembre, au moins huit civils avaient trouvé la mort au cours d'un bombardement aérien de près de cinq heures sur un village de la province montagneuse du Nouristan (nord-est).En septembre, huit nomades avaient été tués dans la province de Zaboul (sud-est) dans un bombardement visant deux responsables talibans qui s'étaient réfugiés dans un campement de nomades.Onze civils avaient également été tués en avril dans la province de Paktika (sud-est) par une bombe guidée de 450 kilos.Des dizaines de civils ont été ainsi tués par l'armée US dans de telles circonstances, presque toujours au cours de bombardements, depuis le début de l'interv Afghanistan fin 2001.Les résultats des enquêtes menées par l'armée américaine sur tous ces incidents n'ont jusqu'à présent jamais été rendus publics.PHOTO AFP Plusieurs dizaines de milliers d'Italiens ont envahi Rome hier pour protester contre un projet de réforme des retraites avancé par le gouvernement Berlusconi.La réforme des retraites agite l'Italie AGENCE FRANCE-PRESSE ROME \u2014 Plus d'un million et demi de personnes, selon les syndicats, 250 000 selon la préfecture, ont manifesté hier à Rome contre le projet de réforme des retraites du gouvernement de Silvio Berlusconi.« Nous sommes plus d'un million et demi », a annoncé le secrétaire général de la CISL (catholique) Savinio Pezzotta lors de son intervention.La préfecture de police a divisé ce chiffre par quatre et a évalué entre 200 000 et 250 000 personnes le nombre des participants.« Ce chiffre de la préfecture est complètement irréaliste », s'est insurgé Mauro Guzzonato, l'un des responsables de la CGIL, la centrale proche de la gauche.« La prochaine fois, nous leur offrirons une calculatrice », a ironisé M.Pezzotta.La préfecture a précisé en fin de soirée que son chiffrage portait sur le nombre de personnes réunies sur la place Saint Jean de Latran, où était organisé le rassemblement final.Les trois grandes centrales syndicales \u2014 la CGIL (gauche), la CISL et l'IUL (modérée)\u2014 ont voulu faire de cette manifestation unitaire dont le slogan était « Défends ton avenir ! » une démonstration de force pour contraindre le gouvernement à retirer son projet.« Que la gauche ne se fasse pas d'illusions.Elle s'est massivement mobilisée avec ses dirigeants et ses activistes pour sout syndicale, mais le gouvernement ne cède pas devant la rue », a répondu le vice-premier ministre Gianfranco Fini à l'issue de la manifestation.Le chef du gouvernement italien se trouvait hier en Tunisie pour un sommet réunissant les dirigeants de cinq pays de l'Europe du sud et cinq pays du Maghreb et il s'est refusé à tout commentaire avant son retour en Italie.Les dirigeants des trois syndicats ont insisté sur la participation de très nombreux jeunes et de salariés venus de tout le pays.Le «patron des patrons » italiens, Antonio d'Amato, avait mis en doute leur capacité de mobiliser ces catégories de la population.« Ce sera une manifestation faite par des retraités et par des personnes attachées à défendre leur logique corporatiste », avaitil déclaré.Les trois centrales syndicales revendiquent 11 millions d'adhérents.L'Italie compte 23,1 millions de salariés et 7 millions de retraités pour une population de 57,3 millions d'habitants.« Des millions de travailleurs ne pourront jamais faire le même travail pendant 40 ans.Seul un dément peut penser cela », a dénoncé le secrétaire général de l'UIL, Luigi Angeletti, lors de son intervention.Le gouvernement a décidé un allongement de la durée du travail à 40 années de cotisations, à partir de 2008, pour jouir d'une retraite à taux plein, affirmant que le système en vigueur n'est plus viable en raison de son coût : 15,7% du produit intérieur brut (PIB).Actuellement, il est possible de partir en retraite dès l'âge de 55 ans avec 37 ans de cotisations ou à 57 ans avec 35 ans de cotisations.Divergences profondes chez les Palestiniens AGENCE FRANCE-PRESSE LE CAIRE \u2014 Les négociations interpalestiniennes demeurent dans l'impasse, en dépit d'un accord sur la nécessité d'« épargner les civils » dans les attaques anti-israéliennes, les participants n'ayant pas réussi à s'accorder sur une trêve ou sur un commandement politique palestinien unifié.« La situation est devenue très compliquée.Les formations réunies n'ont pas pu s'accorder sur les deux principaux points des pourparlers : une trêve et un commandement politique unifié », a déclaré à l'AFP un membre du bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Abou Ahmed Fouad, qui participe aux réunions.À la veille de la clôture du dialogue, les participants ne se sont accordés que sur la nécessité « d'épargner les civils », lors de la séance de pourparlers d'hier soir, a-t-il noté.« Un comité de rédaction va rédiger un communiqué final concis comportant les points d'accord » sans allusion aux points de divergence, a-t-il ajouté.« Cette mouture sera soumise dans la matinée (aujourd'hui) aux participants.Une fois approuvée, elle sera rendue publique », a-t-il précisé, soulignant que le chef des services de renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane, assistera à la séance finale.Il a toutefois émis des doutes sur une participation du premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï (Abou Alaa), arrivé hier soir au Caire.« Il se peut qu'il assiste demain à la séance finale.Abou Alaa était prêt à participer si les résultats du dialogue allaient dans le sens de ses expectatives, ce qui n'a pas eu lieu », selon M.Fouad.Les négociateurs ne se sont pas mis d'accord non plus sur la création d'un commandement politique unifié car « des parties ont lié la création de cette instance à l'obtention d'une trêve », a-t-il affirmé.« Le Fatah estime illogique de créer un commandement unifié tant qu'une trêve n'a pas été déclarée », a pour sa part affirmé à l'AFP Sakher Bessissou, un délégué du Fatah, le mouvement du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.« La tâche de ce commandement aurait été de prendre des décisions politiques et de négocier (avec Israël) sur la base d'une trêve.Sans cette trêve, il n'a pas de raison d'exister, et ne serait alors qu'une alternative à l'OLP », a-t-il estimé.Il avait, lui aussi, annoncé plus tôt que les discussions étaient « dans l'impasse ».M.Bessissou a cependant indiqué dans la soirée que les participants s'étaient finalement accordés sur la nécessité d'épargner les civils, après avoir affirmé plus tôt que le Fatah rejetait la proposition des groupes radicaux sur ce point, expliquant que «les attaques contre les civils n'entrent pas dans notre stratégie ».Cinq groupes radicaux, dont le Hamas et le Jihad islamique, avaient affirmé être « prêts à épargner les civils sous trois conditions : la levée du blocus des villes, villages et camps palestiniens, l'arrêt par Israël des incursions, assassinats, expulsions, saisies de terrains et destructions de maisons, et la libération de tous les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ». FORUM La recette du succès Dix conditions de base permettent aux partenariats public-privé de fonctionner BENOÎ T AUBERT ET MICHEL PATRY Benoît Aubert est professeur agrégé et directeur du Groupe de recherche en systèmes d'informationàHECMontréal.Michel Patry est professeur titulaire et directeur adjoint aucorps professoral et àlaplanification stratégique également àHECMontréal.Tous les deux sont Fellows au Centre interuniversitairede recherche en analysedes organisations (CIRANO), centrede liaison et de transfert des connaissances.Au moment où le gouvernement québécois explore sérieusement la possibilité de recourir davantage aux partenariats public-privé (PPP) et à la gestion déléguée, il nous apparaît utile de tirer quelques leçons des expériences de partenariat réussies ailleurs dans le monde.C'est un fait que les PPP ont été utilisés dans de nombreux domaines pour la livraison de services publics, surtout en Europe, et de plus en plus dans le reste du monde.(1) Les domaines dans lesquels des gouvernements se sont engagés sur la voie des PPP le plus souvent sont : les infrastructures publiques (routes, ouvrages de génie, grands travaux), l'eau, les transports collectifs, les technologies de l'information, les services municipaux, les équipements récréotouristiques, les immeubles et certains autres services, tels les services de santé et les services correctionnels.Or, l'examen des expériences de gestion déléguée réussies fournit de précieux enseignements sur les modalités désirables de la coopération entre les secteurs public et privé.Nous identifions 10 conditions de succès des PPP.Première condition: un partage équitable des gains Les ententes de PPP doivent générer des bénéfices tangibles pour les trois groupes d'acteurs concernés : gouvernements, entreprises privées et citoyens-usagers.Les premiers peuvent ainsi se concentrer sur leur mission de base, gouverner, plutôt que de gérer une gamme extraordinairement vaste d'activités.Les seconds développent leurs compétences, leur capacité à exporter et génèrent bénéfices et emplois.Les citoyens, pour leur part, ont souvent accès à des services de meilleure qualité ou plus accessibles et, dans certains cas, bénéficient de réductions de coût ou d'un allégement de leur fardeau fiscal.Deuxième condition: un appui inconditionnel des dirigeants politiques L'introduction des PPP induit nécessairement des changements dans les façons de faire et les habitudes.Elle soulève nécessairement un questionnement, tant dans la population que chez les travailleurs du secteur public.Sans un appui solide et clair des plus hautes instances politiques, les maîtres d'oeuvre des PPP ne pourront amener les changements désirés.Troisième condition: une démarche légitime L'intérêt public, car c'est ce dont il s'agit, exige que les gouvernants donnent aux citoyens les garanties que le processus d'introduction et de gestion des PPP place l'intérêt public au-dessus des intérêts particuliers.La transparence et la crédibilité du processus détermineront le degré d'adhésion de la population aux PPP.La qualité de la communication des intentions et des modalités d'introduction des PPP auprès des citoyens, mais également auprès des fonctionnaires et des employés concernés, renforcera la légitimité de la démarche.Quatrième condition: la protection des droits des travailleurs Il importe que les gouvernants, d'entrée de jeu, rendent explicites les règles du jeu pour les travailleurs concernés.Habituellement, les ententes de PPP prévoient la prise en charge des employés concernés avec les conditions de travail prévalant dans le secteur public pour une période déterminée de temps.Le transfert des employés et la protection des conditions de travail rassurent les travailleurs d'une part et garantissent aux entrepreneurs, d'autre part, l'accès à une expertise importante dès l'introduction des ententes.Cinquième condition: des ressources humaines de qualité L'introduction de PPP modifie considérablement le rôle de l'État et des administrations publiques.De gestionnaires et d'opérateurs, les administrateurs dans le secteur public voient leur rôle se transformer en architectes, en stratèges et en gestionnaires de relations contractuelles souvent complexes.Plutôt que de se concentrer sur comment faire les choses, ils doivent dorénavant définir les objectifs et contrôler une relation contractuelle.Cela suppose que les gouvernements disposent de l'expertise et de l'expérience pertinentes.Les gouvernements doivent par conséquent voir à la formation adéquate du personnel concerné ou s'adjoindre les compétences requises.Sixième condition: une évaluation rigoureuse de la performance des services publics Les administrations publiques s'acquittent de nombreuses activités de manière efficiente.Il importe donc de choisir les activités candidates qui sont les plus susceptibles de générer des bénéfices par des ententes de partenariat.Cela, en retour, repose sur une évaluation précise de la performance du secteur public.Il est par conséquent souhaitable que les gestionnaires du secteur public procèdent à un diagnostic serré de la situation, en ayant recours, par exemple, au balisage concurrentiel (« benchmarking« ).Ainsi munie d'une méthodologie rigoureuse et d'une information pertinente, les administrations publiques pourront mieux identifier les activités pour lesquelles la gestion déléguée est recommandée et seront mieux équipées pour faire face au cortège de critiques qui accompagneront leurs efforts.Septième condition: une définition précise des objectifs visés Les entreprises qui offriront leurs services savent ce qu'elles recherchent.Sans une définition précise des objectifs visés par les gouvernements, la conclusion d'ententes de PPP ne pourra générer d'avantages substantiels et durables pour les citoyens et les usagers.Les gouvernements doivent ainsi définir des cibles de performance au plan des coûts, des investissements, des niveaux de service, etc., et utiliser celles-ci dans les ententes contractuelles.Les indicateurs recherchés devront être précis, mesurables et vérifiables.Souvent, les gestionnaires seront étonnés de découvrir qu'ils n'ont pas à leur disposition de telles mesures, tant leur attention a porté sur les processus plutôt que sur les résultats dans le passé.Par conséquent, dans bien des cas, il faudra investir temps et ressources pour doter les administrations publiques de mesures de performance adéquates.Huitième condition: une régie efficace des ententes Une entente de PPP s'échelonnant normalement sur plusieurs années (cinq ans dans bien des cas, mais certains PPP lient les partenaires pour dix ans, 20 ans et même plus), la performance de celle-ci dépendra étroitement de la qualité du contrôle exercé par les administrations publiques et de la capacité d'adaptation des partenaires aux circonstances imprévues dans l'entente originale.Il incombe au gouvernement de définir un cadre à l'intérieur duquel les parties pourront s'ajuster et qui lui permettra d'inciter le partenaire privé à consentir efforts et investissements lorsque nécessaire et de le punir au besoin (imposition de pénalité, possibilité de remplacement du partenaire, etc.).Neuvième condition: une sélection rigoureuse des partenaires Bien que les ententes de PPP ne lient jamais de manière irréversible l'administration publique à un partenaire en particulier, force est d'admettre que celles-ci induisent une certaine pérennité et exposent nécessairement l'administration publique à un risque de prise en otage.On ne pourrait par conséquent surestimer l'importance de choisir adéquatement le partenaire.Sa réputation, son expertise, sa profondeur et sa solidité financière doivent intervenir dans l'évaluation de sa proposition d'affaires.Il ne s'agit pas et il ne suffit pas de chercher « le plus bas soumissionnaire ».Les administrations publiques chercheront normalement des partenaires qui possèdent leur « métier» et qui jouissent d'une solide réputation.Elles chercheront également à s'assurer d'un minimum de compatibilité entre les cultures du partenaire et de l'administration publique.Enfin, elles favoriseront souvent des partenaires qui ont une base d'opération sur le territoire ou qui ont conclu des alliances stratégiques avec des entreprises autochtones.Dixième condition: le design d'une entente originale Le fait est qu'il n'y a ni formule gagnante, ni solution universelle.La conception d'ententes de PPP performantes requiert une dose d'originalité.Aussi, le Québec devra inventer sa formule, qui devrait respecter son contexte social et politique, de même que sa tradition juridique.On se méfiera toutefois des ententes trop complexes, comme des propositions « toutes faites» présentées par des entreprises.La conception et la négociation de bonnes ententes de PPP sont un art.Heureusement, il est possible d'apprendre des nombreuses expériences de PPP réussis.Les partenariats et la gestion déléguée peuvent générer d'importants bénéfices.Il ne faut jamais oublier qu'il y a trois groupes impliqués dans ces ententes : le gouvernement, les partenaires privés et les citoyens-utilisateurs.Il est essentiel de conserver à l'esprit les intérêts et les préoccupations des trois groupes lors du design de ces ententes si on veut que les bénéfices soient partagés équitablement.1.Voir le texte portant sur la gestion déléguée dans les transports publics de notre collègue Louise Roy publié hier dans ces mêmes pages.PHOTO PC L'autoroute 407 à Toronto.Unmonde totalement fou Nous reproduisons ici un extrait de laprésentation faite par la journaliste Pascale Pontoreauà la conférence« Des enfants pour le Québec »mercredi dernier.Mme Pontoreauest l'auteure de«Des enfants, enavoir ou pas» (Éditions de l'Homme, 2003).Elleaquatre enfants.PASCALE PONTOREAU Comme la grande majorité des parents d'aujourd'hui, je me plains : je manque de temps, je manque d'argent et je manque d'aide.Que se passe-t-il?Est-ce que je me plains la bouche pleine?Est-ce que mes besoins sont devenus si excessifs que je ne parviens pas à y subvenir ?Est-ce que les autres familles vivent la même réalité ?Autour de moi, dans les médias, j'entends le même discours : la vie d'aujourd'hui n'est pas faite pour les familles.Eh oui ! la vie d'aujourd'hui est faite pour le travail ou, plus généralement, pour la performance.Une femme, en particulier, doit briller en société, avoir une carrière épanouissante, élever ses enfants avec le sourire.Je me pose donc une première question : « C'est quoi le trip ?» Non plus sérieusement, je me demande si c'est véritablement la société qui impose ses lois de performance absolue ou si ce sont les femmes \u2014 les couples d'aujourd'hui \u2014 qui s'en mettent beaucoup trop sur le dos.Dernièrement, j'entendais Guy A.Lepage, heureux lauréat d'un prix Gémeaux, raconter combien à une certaine période de sa vie il avait accepté de frénétiques contrats de travail pour rencontrer les échéances de ses traites de grosse maison et de gros char.« Ça a été la pire bêtise de ma vie », raconte-t-il aujourd'hui.Dernièrement, des amis sont venus nous voir avec leurs enfants.Plus précisément, ils sont passés à la maison pour me déposer des vêtements de leur fils.Quand nous nous sommes parlé au téléphone, ma copine m'a dit qu'elle passerait après le travail.Spontanément, j'ai proposé que nous soupions tous ensemble et, pour que ça ne soit pas compliqué, j'ai proposé qu'on commande un couscous.«Non, m'a répondu ma copine, ce serait vraiment l'fun mais on ne peut pas déroger à la routine, c'est trop compliqué après.» Et puis finalement, ils sont passés chez nous : un couple jeune trentaine et leur deux petits de trois ans et demi et presque un an, la fille aînée de 13 ans de ma copine faisant déjà ses devoirs chez son père.Comme ma copine vient de reprendre le travail après son congé de maternité, j'ai demandé à mes amis comment se passait leur quotidien.« C'est un cauchemar », a répondu monsieur.« Peut-être pas un cauchemar, mais c'est vraiment dur », a complété madame.Moi, dans un registre quelque peu différent, je viens de vivre un événement qui m'a aussi invitée au questionnement ; mon bébé est né avec beaucoup de difficultés pour finalement manquer d'oxygène.J'ai découvert depuis ce moment combien le cerveau d'un nouveau-né est extraordinaire et peut récupérer de séquelles graves.Mais quelques heures après sa naissance, un médecin m'a appris tous les risques que le bébé encourait.Et là, en plus de l'état de choc conséquent à la fatigue, à la douleur et au traumatisme de voir son enfant aux soins intensifs, j'ai réalisé à quel point je n'étais pas prête à assumer la vie avec un enfant.pas comme les autres ; un enfant qui, éventuellement, ne serait pas performant ! Avec le recul, j'ai mesuré combien je vivais dans un monde totalement fou auquel j'adhérais sans réellement en prendre conscience.Eh oui ! comme la plupart de mes congénères, je fonctionne à la performance.Je crois qu'il est temps de mettre un frein à cette surenchère de besoins et à cette société de consommation qui sont les nôtres.Je vous préviens, je suis en crise, et je remets ma vie en question de A à Z.Mes enfants et mon conjoint fatiguent ! PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Pascale Pontoreau en compagnie de son conjoint Frédéric et de trois de ses enfants, Margaux, Justine et Lumi.Cette photo a été prise en avril dernier. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX L'État qui marche kgagnon@lapresse.ca KATIA GAGNON Voici le second et dernier éditorial portant sur les possibilités et les limites de l'État.De tout temps, la Suède a été perçue comme la quintessence de l'Étatprovidence, qui emmaillotait ses citoyens dans un filet social douillet.Après avoir passé par une crise au début des années 90, le modèle suédois a repris sa vitalité.Comment la Suède arrive- t-elle à conserver son statut de superpuissance morale sans faire faillite ?Difficile de ne pas être jaloux lorsqu'on examine les programmes sociaux suédois.Du côté de la famille : congé parental de 14 mois, garderies à bas prix, allocations familiales universelles.L'assurance-chômage : 80% du revenu pendant un an, assorti d'un large éventail de programmes de formation.Les Suédois ont, comme nous, un système universel de santé.Éducation, aide sociale, immigration : partout, le nec plus ultra.On ne parle plus d'un filet social, mais d'une véritable armure.Malgré l'ampleur de ces dépenses, la Suède affiche aujourd'hui une assez bonne santé économique.Bien sûr, l'économie suédoise ne brille pas par son dynamisme.Elle compte sur un secteur public très fort et sur les grands groupes industriels, mais les PME sont pratiquement absentes du portrait.Pourtant, les performances sont enviables : le taux de croissance atteint 3% cette année, l'inflation est modérée, le chômage tourne autour de 4 %.L'excédent budgétaire atteint 4,8 % du PIB.La dette demeure assez élevée, à 52 % du PIB, soit à peu près au même niveau que la France, mais elle a été réduite considérablement en 10 ans.Comment font-ils?Première réponse : ils paient.La fiscalité suédoise est l'une de plus élevées en Europe.Le gouvernement gobe jusqu'à 60 % du revenu des travailleurs.Il y a 10 ans, avant une grande réforme fiscale, les prélèvements pouvaient atteindre 80 %.Et la taxe de vente s'élève à.20 %.Ces prélèvements importants ont mené à une crise au début des années 90.La Suède a alors connu la plus forte récession depuis les années 30.Le chômage frôlait les 10 % et la dette atteignait des sommets inégalés.Le PIB a diminué de 5 %.Les dépenses sociales se sont transformées en véritable boulet.Comment s'en sont-ils sortis ?Pour répondre, il faut remonter aux racines de la culture suédoise, qui entretient un rapport très particulier à l'État.Les Suédois sont extrêmement respectueux de l'autorité étatique.La fraude fiscale n'existe pratiquement pas dans ce pays.Il n'y a pas non plus de révolte fiscale parce que les citoyens sont intimement persuadés que le gouvernement gère bien leur argent.C'est là le socle sur lequel repose le modèle suédois.C'est ce qui a permis au parti social-démocrate qui gouverne la Suède presque sans partage depuis plus de 60 ans d'engager une rénovation considérable de l'État-providence lorsqu'il a dû faire face à cette grave crise budgétaire.On a remanié en profondeur plusieurs programmes sociaux : en 10 ans, les dépenses publiques sont passées de 67 à 52 % du PIB.Bien sûr, les réformes ont été critiquées, mais elles n'ont pas causé de révolte.Les sociaux-démocrates ont osé, parce qu'ils n'avaient pas à craindre une dégelée électorale.Les citoyens, persuadés que ce virage était nécessaire, ont suivi.Et l'appui de la grande centrale syndicale suédoise, très proche du gouvernement, était également acquis.Ces éléments culturels très forts, inimaginables ici, sont fondamentaux dans le succès du modèle suédois et démontrent bien, malheureusement, qu'il n'est à peu près pas exportable.À moins d'une véritable révolution dans les relations qu'entretiennent nos États et leurs citoyens.Comment font les Suédois?Première réponse: ils paient.serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS VU DE DALLAS PHOTOASSOCIATED PRESS George W.Bush célébrant l'Action de grâce à Bagdad avec les boys.Le pêcheur et l'iceberg «Bush nous a fait pleurer» Il n'est ni brillant ni éloquent, mais il fera ce qu'il faut pour défendre la civilisation apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Alors que leur réputation est mise en péril par le scandale des ristournes, des pharmaciens propriétaires tentent d'empêcher le syndic de leur ordre professionnel de faire l'enquête exhaustive qui s'impose.Ce faisant, ils placent leur intérêt avant ceux des patients et du système public de santé.L'hiver dernier, notre collègue André Noël révélait l'existence d'un vaste système clandestin en vertu duquel les fabricants de médicaments génériques cherchaient à séduire les pharmaciens en leur procurant toutes sortes d'avantages, allant de simples piluliers à de fabuleux voyages, en passant par des voitures et des chèques-cadeaux.La Régie de l'assurancemaladie du Québec (RAMQ) a ensuite déposé des poursuites contre quatre fabricants, les accusant d'avoir versé 200 millions en avantages à des pharmaciens plutôt que d'abaisser leurs prix.Ces événements ont forcé l'Ordre des pharmaciens à abandonner la manière douce qu'il privilégiait jusqu'ici.Le syndic a entrepris une enquête.Il a notamment écrit à 175 pharmaciens soupçonnés par la RAMQ d'avoir accepté des cadeaux de fabricants de médicaments génériques.Le syndic leur demande de l'informer de tous les avantages reçus entre 2000 et 2003.Aucun des pharmaciens n'a répondu à la missive du syndic, et cinq d'entre eux, dont le président et deux administrateurs de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), ont déposé une requête en injonction visant à forcer le syndic à surseoir à son enquête.La procédure à cet égard se poursuit demain.Dans sa requête, Normand Bonin, président de l'AQPP, soutient que le syndic outrepasse ses pouvoirs en menant « une véritable expédition de pêche » plutôt que d'enquêter sur la base d'informations précises.(Selon la RAMQ, M.Bonin aurait fait une croisière de deux semaines en mer Baltique aux frais de la compagnie Novopharm.) Le syndic, Jocelyn Binet, réplique que s'il n'obtient pas les informations qu'il demande, son enquête « devra se résumer à ce que je comprends n'être que la pointe de l'iceberg, soit 4 à 7 % des avantages ou ristournes octroyés.» Du point de vue juridique, l'argumentation des pharmaciens propriétaires peut se défendre.Dans une décision clé rendue en 1989, la Cour d'appel du Québec avait bien précisé que le Code des professions ne confère pas au syndic « un pouvoir général et discrétionnaire, mais au contraire un pouvoir spécifique et limité.Il faut qu'il existe une information à l'effet qu'un professionnel a commis une infraction ».D'un point de vue moral cependant, du point de vue de l'intérêt public surtout, cette manoeuvre dilatoire n'est pas digne de professionnels.Pire, elle ajoute au scandale.S'ils sont de bonne foi, les pharmaciens cesseront de mettre des bâtons dans les roues du syndic et au contraire collaboreront avec diligence à son enquête.ROD DREHER L'auteur est éditorialiste au Dallas Morning News.Vous allez sans doute en rire, mais je m'en fiche : jeudi soir dernier, George W.Bush nous a fait pleurer.Nous terminions les préparatifs du dîner de l'Action de grâce quand la télévision a annoncé la nouvelle incroyable de la visite surprise du président Bush aux troupes américaines en Irak.La maison était remplie d'invités et quand nous avons vu la vidéo du commandant en chef acclamé par les soldats, et versant une larme lui-même, eh bien ! nous avions tous les yeux humides.Bien sûr, l'aller et retour à Bagdad ne pouvait manquer de frustrer les ennemis enragés de Bush, qui ont dû passer la fin de semaine dans leur sous-sol, crispés, violets de rage, buvant du whisky bon marché, fumant à la chaîne et murmurant des sortilèges vaudous.Dieu bénisse notre George, il sait bien choisir ses ennemis.Écoutez, il n'y a rien de mal, en principe, à s'opposer à Bush, mais plusieurs de ses détracteurs sont tout simplement des malades mentaux.Il est étonnant que plusieurs citoyens de l'Occident considèrent Bush comme plus menaçant pour l'humanité qu'Oussama ben Laden et ses brutes islamo-fascistes.Un dégoût à ce point détaché de la réalité nous renseigne plus sur les besoins psychologiques des détracteurs que sur Bush lui-même.Comme ce fut le cas pour Ronald Reagan, ceux qui détestent Bush le traitent de cow-boy.Oui, bien sûr, mais sachez qu'aux États-Unis, le cow-boy, c'est le bon gars, c'est le héros qui n'a pas le raffinement de la côte Est mais qui a des tripes et un bon coeur, et dont on sait qu'il tiendra tête aux vilains et aux barbares.Nous pourrions faire pire qu'un président cow-boy.Finalement, ma famille a passé la soirée de l'Action de grâce au coeur du Texas à regarder High Noon, le western classique de 1952 qu'il faut voir, selon moi, pour comprendre les attitudes de l'Américain moyen envers son pays et le monde, ces jours-ci, et la fierté et l'affection que des millions d'entre nous ressentons pour le président Bush.Le film est une parabole austère du courage et de l'individualisme.Gary Cooper y incarne Will Kane, le shérif d'une petite ville qu'il se prépare à quitter avec sa nouvelle femme pour devenir marchand.Mais ce matin-là, la ville apprend que Frank Miller, un bandit que Kane a jadis chassé, revient de prison avec des amis pour régler des comptes.Kane a bien le temps de partir avant l'arrivée de Miller.Tout le monde veut que Kane parte, mais ce dernier s'y refuse.Il est de son devoir, croit-il, de défendre le mode de vie de ses concitoyens.De toute façon, il sait qu'un jour ou l'autre, il devra affronter son ennemi mortel.Kane passe le film à chercher des hommes qui viendront l'appuyer dans la fusillade finale.Personne ne vient à son aide.Chacun a ses motifs.Le patron du saloon ne trouve pas Miller si méchant.Le pasteur refuse de conseiller à ses paroissiens de risquer de tuer ou de mourir pour arrêter Miller.Un conseiller municipal affirme que la violence nuira à la réputation de la ville et à son économie.Selon un membre de la congrégation, il s'agit d'une affaire strictement personnelle entre Kane et Miller.Kane vient à bout des bandits à peu près sans aide.Après avoir sauvé la ville, il arrache son badge de shérif, jette un regard réprobateur aux citoyens attroupés et part avec sa femme sans dire un mot, une condamnation silencieuse de la lâcheté des hommes de la ville.Dans le sillage du 11 septembre \u2014notre High Noon national \u2014 les Américains qui appuient Bush voient en lui et en leur pays Will Kane.Il n'est ni brillant ni éloquent, mais il fera ce qu'il faut pour défendre la civilisation, même si certains de ceux qui bénéficieront de son courage n'osent pas se tenir à ses côtés.Le centre géographique du pays y trouve un sens.Le personnage de Kane est l'Américain idéal dans notre imaginaire moral.Celui de Bush aussi, et c'est ainsi que nous savons qu'il est l'un des nôtres.Il est le genre de gars qui pleure sans cynisme en présence de soldats le jour de l'Action de grâce.Et nous sommes, en général, le genre de personnes qui aiment et qui respectent cette qualité chez un homme.Nous avons appris à ne pas nous attendre à ce que le reste du monde nous comprenne à cet égard.De fait, nous sommes habitués à son mépris.Mais si le monde civilisé a besoin de nous, nous y serons, par devoir.Comme toujours.Dupoint de vuede l'intérêt public, lamanoeuvredes pharmaciens ne fait qu'ajouter au scandale. À VOTRE TOUR Mon île à moi LETTREDE LA SEMAINE LUCI E FARLEY L'auteure est originairede l'île Dupas.Madame Françoise Gauthier, Ministre de l'Agriculture, Aujourd'hui, dans une île magnifique de l'archipel du lac Saint- Pierre, près de Berthier, on se prépare à l'ouverture des fêtes du 300e anniversaire de la fondation de la paroisse.C'est mon île à moi, celle où je suis née, celle où mon père et mon grand-père ont trimé fort pour la rendre belle et prospère pour le bénéfice des agriculteurs et des générations futures.Maintenant qu'ils dorment tous les deux dans le petit cimetière de l'île, ils ne se doutent pas que parmi ces générations futures se retrouve aujourd'hui une de leurs descendantes qui se bat pour pouvoir y habiter d'une façon décente.Je m'explique : seul un agriculteur a le droit de construire sa maison sur une terre agricole.Cette loi ne m'autorise donc pas à y construire une résidence, si petite soit-elle.Pourtant, cette loi promulguée pour protéger les terres agricoles des « invasions barbares » des promoteurs le fut après la prise de possession de ma terre.Mais quelques arbres fruitiers et petits fruits ne me donnent pas, hélas ! ce statut d'agricultrice.Durant de nombreuses années, ma vie professionnelle et familiale m'a empêchée d'y aller, et ne voulant pas gaspiller le patrimoine rural, j'ai donc confié cette terre à de bons agriculteurs qui l'ont rendue encore plus « agricole ».Aujourd'hui encore, bien qu'y allant chaque été, la partie que je n'utilise pas demeure réservée à l'agriculture, ce qui nuit peut-être encore à ma cause.Il me vient alors l'envie de la couvrir de lavande, de tournesols et de coquelicots ; elle deviendrait tellement impropre à la culture que plus jamais aucune charrue ne serait tentée de venir valser au beau milieu de mes « belles ».J'espère, madame la ministre, que je n'aurai pas à empêcher cette danse et que nous pourrons vivre un jour en harmonie avec le monde rural.Étant propriétaire terrienne, je m'acquitte des obligations qui se rattachent à ce titre.J'ai accepté d'assumer une partie des coûts qu'engendrera la mise sur pied d'un projet commandé par le ministère des Ressources naturelles, la Société de la faune et des parcs ainsi que le comité formé pour la protection des zones inondables du lac Saint-Pierre.Ce projet vise à protéger cet écosystème devenu une réserve mondiale et naturelle.Il s'agit entre autres du nettoyage d'un marais dont les sédiments sont causés en partie par les cultures riveraines.Je dois également protéger ma forêt d'une coupe brutale, tâche plutôt difficile quand le terrain pour y accéder est un véritable no man's land.Ne trouvez-vous pas, madame la ministre, qu'il serait temps de respecter tous les propriétaires qui habitent une zone agricole, car ces derniers participent activement à la protection de ce territoire.Au lieu d'aller « quémander » devant une commission avec tous les frais et inconvénients associés à la demande de permis, ne pourrions- nous pas, à l'instar de nos concitoyens, nous adresser à nos élus municipaux, tout en respectant les règlements et lois de la province, que vous aurez d'ici là dépoussiérés ?Vous seule avez le pouvoir d'amender cette loi qui est nécessaire pour certains et injuste pour d'autres.Depuis cinq ans, je vais tous les étés dans l'île avec mes deux petits bonhommes qui s'amusent à chasser la grenouille, à grimper aux liards, à pêcher au bord de la rivière, à surveiller les canards et quelque fois à avoir la chance d'apercevoir le beau héron bleu.Leur grand-mère aimerait bien, elle, à la tombée de la nuit, aller dormir dans une vraie maison.Ce grand amour et le respect de la nature qui nous habitent devraient à eux seuls nous donner le droit d'avoir un toit sur la tête.Ayant entendu que vouliez « réconcilier le monde urbain avec le monde de l'agriculture », une lueur d'espoir s'est alors allumée chez moi.J'ose croire que bientôt nous pourrons séjourner dans notre île plus longtemps que ces oies blanches, ces beaux oiseaux migrateurs.Àtitre d'auteure de la lettre primée de la semaine, Mme Farley recevra une copie laminée de cette page.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Grand-maman Lucie Farley avec ses deux petits-fils, Alexandre (à gauche) et Guillaume, dans l'île Dupas, près de Berthier.llllllllllll Désolée, grand-maman.Harcèlement CATHERINE GAGNON L'auteure est Montréalaise.Chère grand-maman, C'est ton anniversaire de naissance aujourd'hui.Tu aurais eu 82 ans si tu n'étais pas morte l'autre dimanche.Nous avions déjà organisé une petite fête, comme à toutes les années.Tes arrières-petites-filles t'avaient confectionné des cartes de souhait, ta fille t'avait acheté une belle veste de laine pour te tenir au chaud, mais à la place, nous allons t'enterrer demain.Nous sommes vraiment désolés grand-maman, mais nous ne savions pas que tu étais malade.Ils nous l'ont caché au centre d'accueil.Il y a un mois, maman est allée te voir (comme elle le faisait toujours, une ou deux fois par semaine) et elle t'a trouvée frissonnante et souffrante, recroquevillée sous tes couvertures.Toi d'ordinaire si gaie, toujours en train de dessiner et de participer aux jeux organisés au centre.Maman s'est étonnée que personne ne l'ait appelée pour lui parler de ton malaise.Elle a demandé si on avait pris ta température et les infirmières lui ont répondu que non.Elle a tout de suite deviné que tu devais souffrir d'une infection urinaire, comme nous en avons si souvent dans notre famille.Elle a insisté pour que le centre t'envoie à l'hôpital pour t'administrer des antibiotiques afin de guérir ton infection urinaire.Lorsque tu es revenue au centre, tu n'étais plus la même.Quand je suis allée te voir en compagnie de maman, il y a trois semaines, la première chose que tu as faite quand nous sommes entrées dans ta chambre a été de nous prier de partir et de te laisser tranquille.Tu avais froid, tu ne voulais plus quitter les couvertures de ton lit.Tu ne voulais même pas nous parler.Maman et moi avons éclaté en sanglots et l'infirmière du centre nous a expliqué que tu étais nerveuse depuis le matin, qu'ils t'avaient donné un calmant et que nous étions mieux de revenir une autre fois.Je t'ai demandé si tu reconnaissais ta petitefille et tu m'as répondu : « Oui Catou, mais laisse-moi tranquille et ferme la porte.» Maman est revenue te voir seule.Tu n'allais pas mieux.Elle me donnait des nouvelles au téléphone.Quand elle est venue te voir mercredi passé, quelques jours avant ta mort, personne au centre ne lui a appris que, en fait, tu avais souffert d'une pyélonéphrite (infection des reins) et pas seulement d'une infection urinaire.C'est que le centre d'accueil avait tellement attendu pour t'envoyer à l'hôpital que l'infection est montée jusqu'à tes reins et tu es morte parce qu'ils se sont bloqués.Maman aurait compris que tu allais mourir si les infirmières l'avaient informée de la nature de ton mal, parce qu'elle-même a fait une pyélonéphrite il y a quelques années, mais elle avait heureusement été diagnostiquée à temps.Elle est plus jeune que toi et elle a été capable de se faire écouter auprès des médecins.Nous sommes vraiment désolés de t'avoir laissée mourir seule comme un chien.Mais ils nous ont appelés trop tard.À cinq heures du matin dimanche, quand le centre a finalement téléphoné à maman pour lui dire que tu étais mourante, nous nous sommes précipités pour te voir, maman, son mari, mon frère et moi.Mais tu étais morte depuis deux minutes quand le premier d'entre nous est arrivé.On nous a offert du café et du jus d'orange.On ne nous a offert aucune sympathie.On nous a pressés d'appeler un salon mortuaire pour venir chercher ton corps, alors qu'il n'était pas encore froid.On nous a demandé de vider ta chambre le jour même pour laisser ta place à une autre cliente.C'est seulement hier que nous avons appris que tu avais souffert d'une pyélonéphrite.Si nous l'avions su, nous aurions compris que ton corps abandonnait la partie et nous t'aurions veillée jusqu'à ce que la mort vienne te chercher, comme nous l'avons fait pour feu ton mari, il y a déjà six ans.Au moins, j'avais été à ses côtés quand il a rendu l'âme, je dormais sur un divan dans le corridor de l'hôpital.Il savait que j'étais là.Je suis vraiment désolée, grand-maman.Je t'aime.JÖANNE LAVIGNE L'auteure habiteà Montour.J'ai passé la moitié des deux dernières années dans les hôpitaux, dont cinq mois à l'hôpital de Joliette pour prendre soin de mon père qui luttait avec un cancer au cerveau.Dans la dernière étape de sa vie, le cancer avait tué son système fonctionnel, il ne pouvait plus se déplacer ni même bouger.J'ai vécu moi-même du harcèlement pour qu'on en finisse au plus vite avec lui ; puisque de toute façon il était condamné à mourir, aussi bien en finir le plus vite possible et ce serait très bien vu.Mais le hic, c'est que je suis totalement contre ce principe.Alors ça ne faisait pas leur affaire et la bataille a commencé.Au début, ça se limitait à quelques allusions déplacées, pour ensuite dégénérer en véritable acharnement pour se débarrasser de lui.Mais j'ai tenu bon, et j'en suis ressortie affectée et très étonnée de voir la dégradation morale chez le personnel.Ce ne sont pas pas les subventions financières qui vont mettre un peu de décence et de moralité dans la tête ou le coeur si on en a encore un après un certain endoctrinement réel dans le milieu hospitalier.La situation de Saint-Charles-Borromée n'est pas unique : c'est quasiment une pratique courante et parfois très subtile.Voilà, ça ne m'étonne pas, mais ça me choque et me choquera toujours.Manque du plus élémentaire respect ANNIE LESSARD L'auteure est Montréalaise.Je vous félicite d'avoir écouté votre petite voix intérieure, celle qui vous disait qu'il faut absolument dénoncer ce que vivent les plus fragiles de notre société, ceux que l'on croit (de moins en moins, cependant) entre bonnes mains.Je suis de plus en plus peinée de constater que des malades, des handicapés et des personnes du troisième âge à qui l'on doit de rendre la dernière portion de vie agréable, sont abusés, qu'on leur manque du plus élémentaire respect.Si j'avais un peu plus le sens des affaires, j'investirais rapidement dans une compagnie de surveillance par caméras cachées.Je crois que les résidences de santé de même que les garderies, les hôpitaux pour malades chroniques et les maisons pour personnes âgées, même si elles ne relèvent pas du secteur public, doivent être soumises à un organe d'inspection gouvernemental rigoureux.Vous prétendez pouvoir exploiter des maisons de retraite, des garderies privées ?Voyons voir si vous avez l'empathie et les qualités de coeur nécessaires à leur bon fonctionnement ! Ce n'est pas tout d'avoir un plan d'affaires et de savoir tenir un budget.Il faudra certainement, à la lumière des événements que l'on peut lire dans les journaux, songer à un ministère québécois de l'Intégrité de la personne, surtout avec une population vieillissante comme celle que l'on retrouve au Québec.Savez-vous vraiment comment on s'occupe de vos parents ou d'un membre de votre famille handicapé « placé » ?Même si vous les visitez souvent ?. ACTUALITÉS On a tous un rêve, certains sont à portée de la main; d'autres, pour se réaliser, ont besoin d'un p'tit coup de pouce.Les concessionnaires Mazda du Québec vous offrent de prendre la route\u2026 et, ce faisant, de participer à la réalisation d'un rêve d'enfant.Du 1er au 31 décembre 2003, avec tout achat ou location d'un véhicule Mazda neuf, votre concessionnaire Mazda du Québec remettra 20$ à la Fondation Rêves d'Enfants.Voilà une occasion unique de prendre le volant d'une Mazda et de participer à la réalisation d'un rêve.Les concessionnaires Mazda du Québec une route, un rêve Au profit de : 3189034A Air Canada envisage l'achat de 105 avions REUTERS TOKYO \u2014 Air Canada a fait part hier de son intention d'acheter 105 avions régionaux d'ici Noël, ce qui vient gonfler une commande collective de quatre transporteurs aériens à près de 250 appareils.Austrian Airlines, Lufthansa, SAS et Air Canada, tous membres de Star Alliance, se sont regroupés en mai pour un achat collectif d'avions régionaux afin d'obtenir de meilleurs prix.Plusieurs s'attendent à ce qu'ils placent d'ici la fin de l'année une commande de 100 appareils d'entre 70 et 110 sièges, avec une option pour 100 autres appareils.Les quatre plus grands fabricants d'avions du monde \u2014 Boeing, Airbus, Bombardier et Embraer SA\u2014sont en rivalité pour l'obtention du contrat, qui pourrait s'élever à plus de 9 milliards $.« Nous nous préparons à donner quelques cadeaux d'ici Noël », a déclaré le chef de la direction d'Air Canada, Robert Milton, en marge d'une conférence de l'industrie aérienne à Tokyo.Le premier transporteur canadien, qui lutte pour sa survie sous la protection de la Cour contre ses créanciers, souhaite profiter de sa restructuration pour se transformer en transporteur à rabais et ainsi abandonner ses gros porteurs pour de plus petits avions, plus économiques à exploiter.« Cela nous permettra d'offrir des liaisons rentables vers des marchés plus petits et aussi d'offrir plus de vols vers les grands marchés durant les périodes où la demande est faible », a expliqué Robert Milton.Les quatre transporteurs espèrent obtenir des conditions avantageuses des fabricants en achetant le même type d'appareil avec le même type de configuration intérieure.EN BREF Démolition Le local attenant au café Marijane, où les consommateurs sont invités à apporter et à consommer leur cannabis, rue Rachel à Montréal, sera démoli au cours de la semaine pour des raisons de sécurité.Cette démolition ne devrait pas compromettre le fonctionnement du café Marijane.Pendant ce temps, le Service de police de la Ville de Montréal a procédé hier à l'arrestation d'un adolescent de 17 ans qui consommait de la marijuana à l'intérieur du café.Il a été accusé de possession simple.Lors de l'ouverture de l'établissement, le 29 novembre, trois personnes avaient été arrêtées.Nathaëlle Morissette Comparutions par téléphone À compter de la semaine prochaine, citoyens et journalistes n'auront plus accès aux comparutions du samedi matin au palais de justice de Québec.Tout se passera par l'intermédiaire de conférences téléphoniques réunissant un juge de paix, un procureur de la Couronne, le prévenu et son avocat.Pour la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), il s'agit là d'un accroc au principe du caractère public de la justice.Désormais, il sera à peu près impossible pour le public et ses représentants de savoir rapidement qui a été arrêté la fin de semaine.Cette nouvelle mesure pourrait éventuellement être appliquée à tous les autres jours de la semaine.Élisabeth Fleury, Le Soleil Grand-mères en colère Comme chaque année depuis huit ans, les «Mémés déchainées » ont manifesté hier midi à l'angle des rues Sainte-Catherine et Université contre la vente de jouets à caractère violent.Les grands-mères désirent ainsi rappeler aux parents que donner un jouet de guerre à un enfant cautionne en quelque sorte la violence et présente la guerre comme le seul outil pour régler les conflits.Opération Nez rouge Depuis vendredi soir, l'Opération Nez rouge a commencé ses activités pour la saison des Fêtes.Pour sa première soirée, les bénévoles du Québec ont raccompagné pas moins de 3061 conducteurs comparativement à près de 4000 raccompagnements l'an dernier lors de la première soirée.Nez Rouge poursuivra ses activités jusqu'au 31 décembre.3191680A "]
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