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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-11-17, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER L'AUTO LE STATIONNEMENT RENDU FACILE FORUM QU'EST-CE QU'UN BON COURTIER ?PAGES 6 ET 7 Les 48 premières heures de Paul Martin LA CHRONIQUE DE VINCENT MARISSAL PAGE A3 LA PRESSE AFFAIRES USAGERS DU TRANSPORT EN COMMUN: PATIENCE RAYMOND GERVAIS À moins d'une entente de dernière minute, le service du transport en commun à Montréal sera paralysé aujourd'hui, sauf aux heures de pointe du matin, de l'après-midi et de la fin de soirée.Hier matin, 1500 des 2050 employés du service d'entretien de la Société de transport de Montréal, membres du Syndicat du transport de Montréal ( affilié à la CSN ), ont accepté à l'unanimité la recommandation de leur bureau syndical et ont rejeté la plus récente offre de l'employeur.Les syndiqués ont donné à leur syndicat le mandat de poursuivre les négociations.«La proposition de l'assemblée est de retourner à la table afin d'aller chercher un règlement satisfaisant.Si on n'obtient pas un règlement avant 23 h, ce sera la grève », a précisé Pierre Saint-Georges, président du syndicat.En cas de débrayage, le service de transport en commun sera assuré à 100% de 5 h 30 à 9 h le matin, de 15 h à 18 h 30 en fin d'après-midi et de 23 h à 1 h du matin.Entre ces heures, il n'y aura pas de service d'autobus ni de métro.Le transport scolaire sera également perturbé puisque la STM n'ajoutera pas de véhicules supplémentaires aux abords des écoles pour amener les élèves aux stations de métro.>Voir PATIENCE en A2 Métro et autobus ne fonctionnent qu'aux heures de pointe Martin rétablit l'harmonie Les champions détrônés 34 à 22 JOËL-DENIS BELLAVANCE REGINA \u2014 Les premiers ministres des provinces ont accueilli chaleureusement hier la nouvelle ère de collaboration proposée par Paul Martin, estimant que son arrivée au pouvoir permettra de tourner la page sur des années d'affrontement entre Ottawa et les provinces.Mais s'ils saluent à l'unisson le début de ce nouveau dialogue, ils affirment du même souffle que M.Martin devra rapidement faire ses preuves en augmentant substantiellement la part du gouvernement fédéral dans le financement des soins de santé, comme le recommandait le rapport Romanowl'an dernier.Le premier test viendra d'ailleurs rapidement puisque M.Martin et les premiers ministres ont convenu, hier, à l'issue d'une rencontre tenue avant le match de la Coupe Grey, de se revoir à Ottawa au début de l'année, vraisemblablement en février, afin de discuter de la délicate question du financement du régime de soins de santé.Les premiers ministres ont aussi décidé de tenir une conférence annuelle afin d'établir les grandes priorités auxquelles Ottawa et les provinces devraient s'attaquer.« La réunion a été une vraie réussite ( .) C'est très important d'établir les priorités du pays.C'est impossible pour un palier de gouvernement de le faire seul.Il faut travailler ensemble.Et la meilleure façon de travailler ensemble, c'est de se rencontrer », a lancé M.Martin à l'issue de la réunion.Certains premiers ministres sont allés jusqu'à qualifier d'« historique » la bonne entente qui prévaut déjà entre Ottawa et les provinces.>Voir MARTIN en A2 PHOTO PC À l'image du demi inséré Ben Cahoon ratant une passe sous les yeux du demi défensif Malcolm Frank, les Alouettes de Montréal ont souffert hier lors de la finale de la Coupe Grey, à Regina, devant les Eskimos d'Edmonton, qui les ont battus 34-22.À lire dans le cahier SPORTS, pages 1 à 7 et page 19.Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE L'occupation militaire américaine en Irak se terminera le 30 juin 2004.Juste à temps pour les vacances de la déconstruction.120e année no 29 88 pages 7 Montréal lundi 17 novembre 2003 Le plus grand quotidien français d'Amérique cahiers Ciel variable, Max.1 Min.-5 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 70¢ L'occupation finira en juin 2004 L'occupation de l'Irak prendra fin le 30 juin 2004 mais les forces américaines et leurs alliés y resteront jusqu'à ce que la sécurité règne dans le pays, a fait savoir hier la coalition.D'autre part, la chaîne de télévision arabe Al- Arabiya, basée à Dubaï, a diffusé hier un nouveau message sonore attribué au président irakien déchu Saddam Hussein, dans lequel il qualifie de « légitime » la lutte contre les autorités irakiennes, prédisant que « les malfaisants ne pourront pas occuper et coloniser l'Irak » et que le pays « se rebellera ».À lire en page 1 du cahier MONDE.L'empire de lord Black tremble Météo Ciel variable, maximum 1, minimum -5, plus de détails en page SPORTS20 AUJOURD'HUI Bandes dessinées MONDE 2 Bridge MONDE 6 Décès MONDE 7 Feuilleton MONDE 2 Forum A 10, 11 Horaire télévision ARTS 4 Horoscope MONDE 6 Loteries A 6 Mots croisés MONDE 2 et SPORTS 16 Mot mystère MONDE 2 Observateur MONDE 6 Petites annonces MONDE 4 et AFFAIRES 2 Quoi faire ARTS 6 Le magnat de la presse Conrad Black, qui a soumis des rapports financiers erronés à la Securities and Exchange Commission ( SEC, gendarme du commerce des valeurs mobilières aux États-Unis ), tente désespérément de garder le contrôle de son empire tandis que la pression s'accroît pour qu'il démissionne.Hollinger International Inc., compagnie que contrôle M.Black par l'intermédiaire de Hollinger Inc., a fait savoir qu'un comité mandaté par son conseil d'administration avait découvert des erreurs dans les documents soumis à la SEC concernant des paiements non déclarés à des initiés.Les inexactitudes, précise la compagnie, portent sur une somme au titre d'une entente de non-concurrence qu'avait déclarée Hollinger à la suite d'un marché conclu en 2000 pour vendre la plus grande partie des journaux canadiens de l'entreprise à Can West.Lorsque le comité ad hoc chargé de faire la lumière sur la gouvernance au sein de Hollinger International a découvert ces erreurs, elle a demandé aux autorités un délai de trois jours pour la publication de son rapport trimestriel.Le rapport trimestriel devait normalement être fait vendredi dernier.Dans le cadre du marché avec Can West, la compagnie avait déclaré que Black et ses lieutenants avaient personnellement reçu environ 50 millions de dollars US, ce qui a soulevé l'ire des actionnaires.Ceux-ci soulignent que de tels paiements vont normalement dans les coffres de la compagnie.Les révélations faites par la compagnie au cours du week-end indiquent que ces paiements ont été encore plus substantiels.>Voir EMPIRE en A2 ACHETEZ VOS BILLETS RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 POUR LES AMATEURS DE FLAMENCO JESSE COOK 19 novembre complet SPECTRUM SUPPLÉMENTAIRE EN VENTE MAINTENANT ! JEUDI 20 NOVEMBRE Automne 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Shopping privé Avant la diffusion du prêt-à-porter, les couturiers recevaient leurs clientes sur rendezvous, dans leur salon de couture.Avec la démocratisation du travail des créateurs de mode, leurs collections de vêtements se sont retrouvées dans les boutiques et les grands magasins.Or, depuis quelque temps, certaines marques montréalaises tentent de ressusciter le shopping privé.Zoom sur un magasinage particulier.À lire demain dans le cahier Actuel SUITES DE LA UNE AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez vous entretenir du Canadien avec Mathias Brunet à 13 h cyberpresse.ca/clavardage > Dernier jour pour profiter du Salon du livre cyberpresse.ca/livre > Pour tous les nouveaux modèles, consultez notre section Automobile cyberpresse.ca/automobile POUR JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ABONNEMENT (514) 285-6911 cyberpresse.ca/abonnement 1 800 361-7453 PETITES ANNONCES (514) 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca 1 866 987-8363 DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Le litige porte sur les salaires et le régime de retraite PATIENCE suite de la page A1 Le transport adapté ne sera toutefois pas touché par le débrayage.Comme le Conseil des services essentiels n'a pas obligé le syndicat à fournir des effectifs en week-end, cela se traduira par une absence totale de service.Afin de mieux planifier ses déplacements, la clientèle est invitée à composer STM-INFO ( 786-4636 ) ou encore AUTOBUS ( 288-6287 ) pour connaître l'horaire des autobus.On peut également consulter le site Internet de la Société à l'adresse www.stm.info, où toute information sur les déplacements sera mise à jour compte tenu des événements.Reprise des négociations À 14h hier, les parties ont repris les négociations en présence de la conciliatrice du ministère du Travail, Suzanne Therrien, après que le bureau du syndicat eut fait parvenir un message à cette dernière à l'issue de l'assemblée générale, l'informant que le syndicat était prêt à retourner à la table dans l'espoir d'éviter le déclenchement de la grève, prévu à 23 h.Malgré la reprise des négociations, le syndicat se préparait à la grève hier après-midi, et de nombreux syndiqués s'affairaient à préparer les pancartes au local de grève.Salaires et retraite La gestion du régime de retraite des employés et les salaires constituent la pierre d'achoppement.L'employeur n'aurait pas tenu compte des garanties exigées par le syndicat, notamment la création d'un comité paritaire pour gérer la caisse de retraite.Actuellement, c'est l'employeur qui détient le vote prépondérant.La création d'un tel comité ferait en sorte que le syndicat obtiendrait des garanties futures quant à la gestion du régime.Au chapitre des salaires, la STM n'aurait pas offert l'équivalent de ce qui a été négocié avec les autres syndicats à la Ville de Montréal.La Société offre 8,7% d'augmentation en quatre ans.Le syndicat accepte mais exige des aménagements à même cette enveloppe.Selon le président, il y a eu des aménagements à l'intérieur de toutes les conventions collectives qui ont été négociées à la Ville de Montréal, soit chez les chauffeurs d'autobus, les pompiers, les policiers et les cols blancs.Concrètement, pour 2003, l'employeur n'offre aucune augmentation.Si les syndiqués en veulent une cette année, ils devront couper quelque part.« On recherche présentement avec l'employeur comment on peut économiser de l'argent quelque part pour le mettre ailleurs », a jouté M.Saint-Georges.Même si des piquets de grève seront dressés devant les garages de la STM, M.Saint-Georges a précisé qu'il n'était pas question de nuire à la sortie des autobus ou des rames de métro.Malgré tout, tant du côté syndical que patronal, on avait bon espoir de parvenir à un règlement avant l'heure de pointe ce matin.«J'espère que cela va continuer», dit le premier ministre de l'Ontario MARTIN suite de la page A1 « L'arrivée de M.Martin, c'est un signal de changement et nous sommes encouragés.Une réunion comme celle d'aujourd'hui, ça n'a pas eu lieu très souvent dans le passé.C'est le début d'une nouvelle ère », a lancé le premier ministre du Québec, Jean Charest.Le premier ministre de l'Ontario, Dalton Mc Guinty, a renchéri en disant que la rencontre d'hier amorçait le début d'un dialogue jamais vu entre Ottawa et les provinces « en une décennie ».« Nous avons entamé un nouveau chapitre en matière de relations fédérales-provinciales.J'espère que cela va continuer.Je suis impressionné par la sincérité de M.Martin et nous pouvons envisager l'avenir avec optimisme », a dit le premier ministre Gordon Campbell.Bernard Lord tempère Seul le Néo-Brunswickois Bernard Lord a tenu des propos plus tempérés en affirmant qu'il s'agissait « d'une première rencontre avant un match de football ».« C'est un premier pas.Avant d'établir une nouvelle relation, ça va prendre plus qu'une réunion », a-t-il dit.M.Lord a dit que les premiers ministres n'ont pas exigé d'engagements financiers de M.Martin compte tenu du fait qu'il n'est pas encore chef du gouvernement fédéral.Mais cela viendra: « C'est la prochaine réunion en février qui va devenir très importante parce qu'il s'agira de débattre et d'entendre les positions du gouvernement Martin sur les questions de santé », a dit à ce sujet Jean Charest.Le rapport Romanow Le premier ministre du Québec a souligné que le rapport de l'ancien commissaire à la santé, Roy Romanow, a fixé la barre en matière de financement de soins de santé.« Le rapport conclut que le gouvernement fédéral devrait rehausser son financement à 25 %.Il se situe actuellement à 16 %.Alors sur la question du financement, la prochaine étape est déjà clairement définie par un rapport que le gouvernement fédéral a commandé », a dit M.Charest.Interrogé à ce propos, M.Martin est demeuré plutôt vague et a laissé entendre qu'il ne se sentait pas lié par toutes les recommandations du rapport Romanow, qui forcerait Ottawa à investir 3 milliards supplémentaires dans la santé.« Je pense que le rapport Romanow a fait des recommandations qui sont très, très importantes.Il faut regarder le rapport dans son ensemble.C'est certainement une des choses dont nous allons discuter à notre prochaine rencontre », a-t-il dit.Trois dossiers importants Durant la rencontre, M.Martin et les premiers ministres des provinces ont discuté de plusieurs dossiers: > Santé: M.Martin a réitéré que, comme prévu, le gouvernement fédéral verserait aux provinces l'an prochain 2 milliards de dollars supplémentaires en santé, dans la mesure où cela ne force pas Ottawa à enregistrer un déficit, respectant ainsi l'accord sur la santé conclu en février.Il a aussi invité les provinces à appuyer la création du Conseil de la santé.Les provinces ont donné leur bénédiction à cette démarche, mais le Québec a réitéré sa position, à savoir qu'il ne s'oppose pas à la création d'un tel conseil mais n'a pas l'intention d'y participer.> Municipalités: M.Martin a tenté de rassurer les provinces en affirmant qu'il ne voulait pas s'immiscer dans un de leurs champs de compétence en concluant un pacte fiscal avec les municipalités.En vertu de ce pacte, Ottawa verserait annuellement une partie de la taxe d'accise sur l'essence aux municipalités afin de les aider à financer des projets d'infrastructures.> Relations Canada-États-Unis: le nouveau chef libéral et les premiers ministres ont convenu de l'importance de rebâtir les ponts entre Ottawa et Washington.M.Martin a dit vouloir s'inspirer de la formule des premiers ministres des provinces qui rencontrent annuellement les gouverneurs des États américains.Chrétien autoritaire Le premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, a profité de cette première rencontre avec M.Martin afin de régler ses comptes avec le premier ministre Jean Chrétien.Durant un point de presse avant le match, le bouillant premier ministre albertain a soutenu qu'il ne s'ennuierait guère du style de M.Chrétien, qui, a-t-il affirmé, était autoritaire et conduisait souvent à des affrontements.Il a notamment fait allusion à la conférence des premiers ministres du pays de février 2002, au cours de laquelle ils ont conclu un accord sur la santé.« J'ai toujours apprécié le côté humain de M.Chrétien.Mais il y a environ un an, j'ai vu son côté sombre, son tempérament, un côté qui me déplaisait royalement.Ce côté que j'ai vu, c'était rien de moins que l'équivalent de ça passe ou ça casse.Il a dit: Vous avez deux minutes pour décider et signer.Ce n'est pas une manière de régler des questions nationales », a dit M.Klein, qui est le doyen des premiers ministres des provinces.En plus de rencontrer les premiers ministres des provinces, hier, M.Martin a procédé au traditionnel tirage au sort avant le début du match de la Coupe Grey afin de déterminer quelle équipe obtiendrait le ballon.Après le match, Paul Martin a présenté la Coupe Grey aux vainqueurs.PIERCE BROSNAN.www.omegawatches.com CHOIX DE VIE Un affrontement s'annonce entre Black et Hollinger EMPIRE suite de la page A1 « C'est incroyable, s'est indigné un investisseur de Hollinger.Voilà qui devrait déclencher une enquête de la SEC.Il semble maintenant que lord Black of Crossharbour, 59 ans, pourrait devoir verser d'importantes sommes à Hollinger, qui est aux prises avec une dette croissante et un actionnariat mécontent.Lord Black avait renoncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 après que Jean Chrétien eut bloqué sa nomination à la Chambre anglaise des Lords.Les révélations du week-end sont susceptibles de provoquer un affrontement majeur entre M.Black et le conseil d'administration de Hollinger, qui pourrait notamment exiger sa démission, a-t-on appris de sources proches de la compagnie.Elles remettent aussi en question l'avenir des principaux lieutenants de M.Black, y compris David Radler, chef de l'exploitation de Hollinger, susceptible d'avoir été au courant des paiements litigieux.Lorsque Hollinger a vendu le National Post et les autres journaux de la chaîne Southam à Can West Global, 42 millions en frais d'arrangement de non-concurrence sont allés directement à M.Black et à trois autres cadres supérieurs.Pas moins de 38 millions supplémentaires ont été versés à Ravelston, compagnie de portefeuille privée de M.Black.D'ailleurs, les investisseurs mécontents accusent M.Black et ses principaux lieutenants d'avoir touché des sommes exorbitantes à titre de frais de gestion de Hollinger au fil des ans.Ces primes ont dépassé 200 millions depuis 1995, fournissant rétribution et primes à M.Black et à d'autres cadres supérieurs.Depuis plusieurs mois, M.Black subit des pressions pour refinancer la dette de 120 millions US de Hollinger Inc., qui détient la participation de 72%avec droits de vote de M.Black dans Hollinger International.Plusieurs groupes d'investisseurs se sont montrés intéressés à acquérir une participation dans Hollinger, mais il semble que leur intérêt se soit refroidi dernièrement.D'autre part, l'enquête menée au sein de Hollinger International et dirigée par Richard Breeden, ancien président de la SEC, devrait être terminée d'ici le début de l'année prochaine.Entre-temps, M.Black a défendu les paiements mis en cause au cours du week-end, soulignant qu'ils étaient dus à l'initiative des nouveaux propriétaires des journaux vendus par Hollinger et qu'ils avaient été approuvés par le comité de vérification de Hollinger International.D'après le National Post, le New York Post et The Weekend Australian.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE Le samedi dans OÙ EST L'EMPLOI ? ACTUALITÉS Bernard Lord dit non au nouveau Parti conservateur PRESSE CANADIENNE REGINA \u2014 Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, a déclaré hier qu'il ne serait pas candidat à la direction du nouveau Parti conservateur résultant de la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste conservateur.M.Lord avait déjà signifié son refus d'être candidat mais une rumeur circulait depuis quelques jours selon laquelle il pourrait revenir sur sa décision.Le premier ministre du Nouveau- Brunswick a mis fin à ces rumeurs hier à Regina, après une rencontre avec le chef libéral fédéral Paul Martin.« J'ai été très clair sur cette question et j'ai été très clair depuis le début : je n'ai pas l'intention d'être candidat et rien ne m'a fait changer d'idée.» M.Lord est bilingue, ce qui pour plusieurs est une condition essentielle pour faire le poids contre les libéraux au Québec.Plusieurs conservateurs espéraient que M.Lord soit candidat après que l'ancien premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, eut lui-même décidé de ne pas l'être.Le premier ministre du Nouveau- Brunswick serait confronté à un énorme problème s'il décidait éventuellement d'être candidat.La dernière élection provinciale a réduit la majorité des conservateurs à seulement un siège, une majorité qui disparaîtrait si le premier ministre faisait le saut en politique fédérale.Larry Smith intéressé L'éditeur du quotidien The Gazette, Larry Smith, a pour sa part confirmé en entrevue à RDI, qu'il était intéressé à diriger le nouveau Parti conservateur du Canada.« Je suis en train de parler avec certaines personnes au Canada.On va mettre sur pieds des équipes.Une équipe qui agira sur le terrain et une équipe qui cherchera des fonds pour concevoir un programme », a-t-il confié.L'avocat bilingue de 52 ans a indiqué qu'il avait reçu des appels téléphoniques d'un peu partout au pays de gens qui se disent prêts à l'appuyer s'il se présentait dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada.« Une annonce formelle sera faite à la mi-décembre après l'adoption de l'entente de principe pour la fusion », a déclaré l'organisateur politique Leo Housakos, samedi, lors d'une entrevue.« Je crois qu'il est prêt.Des fonds pour sa campagne sont amassés et le recrutement d'organisateurs politiques bat son plein.» Larry Smith sera à Toronto cette semaine pour tâter l'intérêt de quelques donateurs qui cherchent à investir leur argent et leur soutien depuis le désistement de Mike Harris.PHOTO PC © L'arrivée imminente de Paul Martin à la tête du gouvernement fédéral suscite d'importantes attentes non seulement de la part des premiers ministres provinciaux (ci-dessus en compagnie du nouveau chef du PLC, hier à Regina), mais également auprès des villes.Les villes nourrissent de grandes ambitions FRANÇOIS CARDINAL Un rapport qui sera bientôt remis au futur premier ministre Paul Martin recommandera la mise sur pied d'une conférence tripartite qui permettra aux villes du Québec de se faire entendre sur un pied d'égalité avec la province et de signer des ententes directement avec le gouvernement fédéral.La Presse a appris que Jacques Olivier, maire de Longueuil et ami de longue date de M.Martin, a mis sur pied il y a près de six mois un groupe de travail officieux qui planche sur « une nouvelle collaboration fédérale-provinciale-municipale » particulière au Québec.En ce sens, l'ancien organisateur de Paul Martin a mené d'intenses consultations auprès d'une dizaine de ses collègues membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).L'objectif est de rendre « très rapidement » un rapport en ce sens au futur premier ministre, a confié un proche du maire ce week-end.« Il (Jacques Olivier) prépare le terrain en vue de l'élaboration d'une stratégie fédérale sur la décentralisation vers les villes et les régions, a-t-on ajouté.Ce n'est pas compliqué, M.Olivier souhaite que les villes soient assises aux tables de négociations fédérales-provinciales au même titre que le Québec.« Moteur économique » L'ancien ministre des Finances et député de La Salle-Émard, qui a été officiellement nommé chef du Parti libéral du Canada (PLC) vendredi, a confirmé une fois de plus au cours de son discours de remerciement son intention de créer un nouveau pacte avec les municipalités canadiennes.Il promet notamment de rendre le financement municipal plus fiable et prévisible en partageant la taxe sur l'essence et en explorant les partenariats avec le privé.C'est dans un tel contexte que M.Olivier proposera bientôt au futur premier ministre et à son entourage, avec qui il a de fréquents contacts, un plan précis dont le premier point sera la reconnaissance par Ottawa des villes en tant que « moteur économique » du pays.La moitié du PIB des provinces provient précisément des grandes agglomérations urbaines, fera-t-il remarquer dans son rapport.En effet, Montréal représente 50% du PIB du Québec, Toronto, 44% du PIB de l'Ontario, Vancouver, 53% de celui de la Colombie- Britannique et Winnipeg, 67%de celui du Manitoba.Deuxièmement, le rapport recommandera de fixer quatre champs d'intervention dans lesquels le fédéral pourra investir : développement économique, environnement, infrastructures et logement social.Le transport en commun fait partie du deuxième champ.Entente fiscale « Et il n'y a là, pour les villes, aucun débat constitutionnel à avoir, précise notre source.L'idée n'est pas de remettre en question les compétences des provinces, mais plutôt de signer un fiscal arrangement avec Ottawa.Troisièmement, M.Olivier suggérera que, une fois que les champs de compétence seront arrêtés, la question du financement soit abordée.Salivant devant les possibilités offertes par l'aide fédérale, on réitérera la recommandation de la CMM: verser aux municipalités 5 cents pour chaque litre d'essence vendu.Au total, Ottawa retournerait ainsi quelque 2,5 milliards aux villes.Dans un tel cas de figure, le Québec toucherait 625 millions de dollars, dont 320 millions iraient dans les coffres des villes de la Communauté métropolitaine de Montréal.« On parle donc de grosses sommes, fait-on remarquer, puisque l'idée serait de demander à Ottawa et à Québec, dans le cadre d'une entente tripartite, de dépenser autant.En bout de piste, la CMM toucherait près de 1 million de dollars, une somme très importante dans le contexte actuel.» Organisateur libéral depuis toujours, M.Olivier est proche de Paul Martin.Pendant des années, cet ancien ministre de Pierre Trudeau a fait partie du quatuor de golf du futur premier ministre avec Francis Fox et Serge Savard.Il compte d'ailleurs miser sur ses liens privilégiés avec le nouveau chef du PLC pour que soient retenues ses recommandations.En septembre, Paul Martin a réitéré la promesse qu'il avait faite en mai dernier de travailler davantage avec les deux autres ordres de gouvernement.Il avait alors fait référence à un «nouveau contrat » avec les municipalités.Il avait aussi précisé l'importance qu'il accorderait aux différentes unions des municipalités dans toutes les provinces.M.Martin n'a pas encore donné de détails sur la portion de la taxe sur l'essence qui pourrait être versée aux municipalités.Un rapport présidé par Jacques Olivier proposera que les municipalités prennent part aux négociations fédérales-provinciales VINCENT MARISSAL Premier essai réussi REGINA \u2014 Quand il a été présenté aux quelque 50 000 spectateurs réunis dans le glacial Taylor Field pour le match de la Coupe Grey, hier à Regina, Paul Martin a été généreusement hué par des amateurs imbibés qui n'avaient visiblement pas envie d'entendre parler de politique.Ce bruyant incident aura été le seul accroc d'une fin de semaine sans faute du nouveau chef libéral.Paul Martin a été couronné chef incontesté de son parti, une formalité, il a réussi son entrée devant les militants libéraux, ce qui était plus risqué, et il a été accueilli avec chaleur par les premiers ministres des provinces, ce qui était prévisible, mais qui nous change des vieilles guerres fédérales-provinciales.Il ne lui reste plus qu'à s'entendre avec Jean Chrétien sur la date de départ de ce dernier, mais ça, c'est une autre histoire.Les deux hommes se rencontrent demain à Ottawa pour discuter de la suite des choses, mais ils ne se sont pas reparlé depuis l'accession au trône libéral de Paul Martin, vendredi soir à Toronto.«Ils se rencontrent seuls, mais on va coller l'oreille sur la porte au cas où on entendrait des coups de feu.», résumait (à la blague) un collaborateur de Paul Martin.Les deux clans n'ont pas avancé d'un pouce dans la transition et les stratèges de Paul Martin en sont réduits à supputer les intentions de Jean Chrétien à partir de sa réaction au discours du nouveau chef, vendredi soir.Mais pour l'essentiel, la date du départ, on nage en plein inconnu.La situation est simple (et à la fois très compliquée) : Jean Chrétien veut que son éternel rival décide de la date de la passation des pouvoirs, mais celui-ci refuse obstinément, estimant que c'est au chef sortant de fixer la date de sa sortie.Nous assistons à une puérile partie de poker dont le gagnant, de toute façon, est déjà connu.Ce que l'on sait, c'est que si Jean Chrétien donne à Paul Martin le choix entre deux ou trois dates, il sautera sur la plus proche.Pourtant, on pensait bien que le coup de chapeau de Paul Martin à Jean Chrétien (et à son épouse Aline) vendredi aurait permis de mettre un peu de baume sur l'épiderme irrité du premier ministre.Improvisant hors de son texte, Paul Martin a salué la carrière et le règne de son rival.Il est tout de même ironique de constater que le nouveau chef libéral fédéral est mieux reçu par les premiers ministres des provinces que par son prédécesseur à la tête de son propre parti.Ce doit être ça, la nouvelle ère de collaboration dont parlait hier Paul Martin.Les déclarations des premiers ministres provinciaux, dont l'inénarrable Ralph Klein, vantant la main tendue de Paul Martin par opposition à l'intransigeance de Jean Chrétien, compliqueront encore un peu les choses.Le premier ministre sortant n'aime pas se faire pousser, il l'a répété en fin de semaine.À part le léger détail de la transition, l'entrée de Paul Martin a été, sous tous les aspects, réussie, ce qui n'était pas si facile considérant les attentes immenses qu'il a suscitées chez les militants libéraux, auprès des premiers ministres provinciaux et au sein de la population en général.En prononçant un discours consistant avec conviction et combativité , Paul Martin a dissipé bien des doutes dans l'esprit de ses partisans.Pas de doute, il est prêt à livrer bataille, et le plus tôt sera le mieux.En plus, il a démontré qu'il peut aussi être drôle et spontané, ce qui est un gros plus pour un homme considéré comme plutôt terne.Il a aussi signé un coup de génie en invitant Bono, le chanteur de U2, à venir parler de lutte contre le sida et d'aide aux pays les plus pauvres.Pour les stratèges de Paul Martin, entendre Bono dire: «Paul Martin est cool» ou encore : «Paul Martin a répondu à mon appel pour les plus pauvres», c'est du bonbon et attendez-vous à réentendre ces citations pendant la prochaine campagne électorale.L'accueil enthousiaste des premiers ministres représente aussi de l'argent en banque pour Paul Martin, mais dans les deux cas, il faudra rembourser plus tard, avec intérêts.Bono veut de l'argent pour l'aide internationale, et il sera difficile de lui dire non après sa performance au congrès libéral.Les provinces veulent elles aussi de l'argent (autour de trois milliards par année) pour la santé, et il sera encore plus difficile de les décevoir après avoir prêché la réconciliation nationale.«On va d'abord le laisser devenir premier ministre, mais on se revoie en février, et on parlera d'argent», a résumé Bernard Lord.Les provinces sont ravies de voir Paul Martin prendre la place de Jean Chrétien, mais contrairement au nouveau chef libéral, elles ne sont pas prêtes à balancer tout ce qui vient du régime précédent.Surtout pas le rapport Romanow, qui reste la base minimale de négociation, a confirmé hier Jean Charest. ACTUALITÉS ÉLECTIONS SCOLAIRES Des électeurs indifférents Diane De Courcy est élue Le MÉMO reprend le pouvoir à la CSDM TRISTAN PÉLOQUIN et MARIE ALLARD Scotchés devant les festivités d'avantmatch de la Coupe Grey, les Québécois ont-ils oublié d'aller voter aux élections scolaires, hier ?Au moment de mettre sous presse, les premiers résultats démontraient que seulement 13% d'entre eux ont noirci leur bulletin de vote, comparativement à 15% en 1998.Chez les Montréalais francophones, le taux de participation n'a atteint que 5,5% à la commission scolaire Pointe-de-l'Île.Celui de la Commission scolaire de Montréal et de la commission scolaire Marguerite- Bourgeoys étaient toujours inconnus au moment de mettre sous presse.Il faut toutefois souligner une forte participation dans certaines villes de région, dont Baie-Comeau et Gaspé, où près de 50% des électeurs ont exercé leur droit de vote.Traditionnellement plus nombreux à participer au scrutin, 15,7% des anglophones montréalais ont exercé leur droit de vote à la commission scolaire English Montreal, alors que cette proportion a atteint 7,3% à la commission scolaire Lester B.Pearson.À la Commission scolaire de Montréal, c'est Diane De Courcy, chef du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), qui a raflé le pouvoir, avec 18 sièges sur 21.Dans l'ensemble des 72 commissions scolaires de la province, 67 % des commissaires ont été élus par acclamation.C'est le cas du président de la commission scolaire Pointe-del'Île, Vincent Arciresi, du président de la commissions scolaire Marguerite- Bourgeoys, Jean-Marc Crête, et de celui de la commission scolaire English Montreal, John Simms.En entrevue téléphonique, le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron, s'est montré un peu déçu du faible taux de participation.« Nous avons pourtant accordé des entrevues toute la semaine dans les médias.La télé, la radio et les journaux en ont amplement parlé.J'ai l'impression que, quoi qu'on dise, nous n'avons aucune influence sur la participation.» Selon lui, le faible taux de participation constaté à Montréal tend à indiquer que les citoyens sont généralement satisfaits du travail accompli par les commissions scolaires.Rue Saint-Denis, hier après-midi, l'indifférence était palpable.« Nous ne sommes pas du tout intéressés par les élections scolaire », répétaient les passants interrogés par La Presse.« Je pense que le niveau de jem'en- foutisme est assez élevé, a confirmé Jean-Philippe Morency, 25 ans.Comme je ne suis pas au courant des enjeux et que je n'ai pas d'enfant, je me demande moi-même pourquoi j'irais voter.De toute façon, si je voulais jouer un rôle dans une école, j'irais voir le directeur, pas un commissaire en cravate ! » « La campagne n'a pas été publicisée du tout, si bien que je ne saurais pas pour qui voter », a corroboré Joëlle Turcotte.La copine qui l'accompagnait était, quant à elle, tout étonnée d'apprendre qu'elle avait droit de vote.« On n'a pas à avoir d'enfant, pour ça ?» a-t-elle demandé.Croisés à la sortie du cégep du Vieux-Montréal, Judith et Réjean Vigneault avaient fait leur choix.« Quand nous avons vu qu'il n'y avait qu'une minorité de gens qui avaient voté lors des dernières élections, nous nous sommes dit qu'il nous fallait absolument venir faire notre devoir, ont-il indiqué.Nous sommes parents, et nous tenons à ce que nos enfants soient actifs physiquement.Nous avons voté pour le MÉMO, qui promet une heure de sport par jour.» À l'intérieur du cégep, le personnel électoral se tournait les pouces.« Nous avons eu quelques petits rushs, mais ce ne sont évidemment pas les élections auxquelles les gens participent le plus », a convenu Kurt, l'un des scrutateurs.MARIE ALLARD C'est la fin d'une longue traversée du désert pour Diane De Courcy.Son parti, le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉ- MO), a remporté haut la main les élections à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) avec 18 sièges sur 21, hier soir.« Ce soir je vous dis : ouf ! » a déclaré Mme De Courcy, arrivée peu après 21h au restaurant de la Petite- Italie où était rassemblée son équipe.« Je suis extrêmement contente et extrêmement fière.La démocratie scolaire est toute récente, mais je crois qu'elle vaut terriblement la peine pour ceux et celles qui aiment l'école.Nous avons remporté de façon très belle ces élections ! » Déjà, en 1998, lors du dernier scrutin, le MÉMO avait raflé une majorité de 15 sièges au conseil.Quelques mois plus tard, cinq des commissaires du MÉMO avaient cependant claqué la porte du parti pour former une coalition majoritaire avec d'autres mécontents.Le MÉMO avait été relégué à l'opposition.Hier soir, l'histoire s'est répétée en partie, Diane De Courcy ayant renoué avec le pouvoir en faisant élire 18 de ses candidats.Il n'est cependant pas question pour eux de quitter le parti : ils se sont tous engagés, par écrit, à démissionner de leur poste en cas de désaccord avec la présidente.Selon de premières estimations (sujettes à changement), seulement 5 % des Montréalais francophones sont allés voter hier, comparativement à 8 % il y a cinq ans.Ce faible taux de participation ne manquera pas de remettre en question la légitimité des élus.Marcellin Noël, actuel président du comité exécutif de la CSDM et chef du Collectif pour la réussite et l'épanouissement de l'enfant (CRÉE), a quant à lui dû accepter un cuisant revers.«J'attends d'avoir des précisions sur l'ampleur de la défaite pour réagir, puisque nous ne connaissons pas les résultats définitifs », a-t-il dit.Il n'est même pas arrivé à se faire élire dans sa circonscription du Plateau-Mont-Royal, qu'il représentait depuis 1987.Seuls trois membres du CRÉE ont été élus : Viken Afarian (Cartierville), Gérard Morel (Saint- Henri \u2014 Petite-Bourgogne \u2014 Pointe-Saint-Charles) et Lyn Faust (Louis-Riel \u2014 Nouveau-Rosemont).Du côté du MÉMO, la première annonce a été faite à 19 h 55 : Paul Trottier, du quartier Les Faubourgs \u2014 le premier commissaire ouvertement gai \u2014 a été réélu par 675 voix, contre 475 pour son adversaire.Dix minutes plus tard, on apprenait l'élection de Guillaume Vaillancourt dans Parc-Extension- Villeray avec 684 voix.Ont suivi les victoires de Jocelyn Pauzé (Rosemont-Nord), Marie Depelteau-Paquette (Rosemont- Sud), Daniel Duranleau (Hochelaga- Maisonneuve), Catherine Harel- Bourdon (Tétreaultville), André Gravel (Bordeaux-Ahuntsic), Diane De Courcy elle-même (Ahuntsic), Kenneth George (Villeray- Petite-Patrie), Daniel Bélanger (Ville-Émard \u2014Côte-Saint- Paul), Louise Mainville (Saint- Louis \u2014Mile End), Michel Guenet (Plateau-Mont-Royal), Claude Champagne (Mercier), Carole Bégin (Saint-Sulpice \u2014Saint-Michel- Nord), Tomas Arbieto (Saint- Michel-Sud), Akos Verboczy (Westmount \u2014Côte-des-Neiges- Sud), Khokon Maniruzzaman (Côte- des-Neiges \u2014Snowdon) et Marie- José Mastromonaco (Notre-Dame- de-Grâce).« Je suis étonnée d'avoir gagné avec une aussi forte avance », a indiqué Marie Depelteau-Paquette, 19 ans, élue par 1193 voix, contre 339 pour son adversaire.« Je pensais que l'organisation du CRÉE était plus forte que la mienne, et que mon âge me défavoriserait.» Ce qu'elle fera comme commissaire ?« J'ai promis d'ouvrir une nouvelle école secondaire dans Rosemont, et je le ferai.» Selon de premières estimations, 5 % des Montréalais francophones sont allés voter hier.FRISSONS Stéphane Bouchard se nourrit d'ouvrages de science-fiction et de psychologie sur la peur.Aujourd'hui, il a trouvé comment combiner ses deux passions.Àtitre de titulaire de la Chaire en cyberpsychologie clinique à l'Université du Québec en Outaouais, Stéphane se sert de la plus récente technologie de réalité virtuelle tridimensionnelle pour simuler des environnements permettant de recréer les peurs les plus profondes qui peuvent être ressenties.Par exemple, la peur de prendre l'avion, le vertige, la panique et les crises d'anxiété.Bref, tout ce qui nous pousse à crier.Dans son laboratoire de cyberpsychologie, il aide ses patients à confronter et à surmonter leurs peurs.Il offre une thérapie efficace et facile à ceux qui en ont besoin.Stéphane Bouchardest l'undes nombreux titulaires dechaires de recherche du Canada- 1000 jusqu'à présent - qui excelle dans son domaine et contribue à améliorer notre niveau de vie.Pour en savoir plus sur le Programme des chaires de recherche du Canada, veuillez visiter le site www.chaires.gc.ca.STÉPHANE VEUT SAVOIR CE QUI VOUSFAIT PEUR.CHAIRES DE RECHERCHE DU CANADA PRENDRE LES DEVANTS 3177905A unun qui dittout POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE VOTER?ENSEIGNANTS DU QUÉBEC! La câblo-éducation et Élections Canada vous invitent à encourager vos élèves (secondaire IV, V et cégep) à produire, après recherches et rédaction, une cassette vidéo de 30 secondes sur l'importance de voter.Demandez à vos élèves d'expliquer pourquoi un X dit tout et GAGNEZ! PRIX pour les enseignantes/enseignants : PalmMC m130 équipés du logiciel Palm Mentor Mobile, gracieuseté de Palm Canada, de même que des prix de Fruitopia, The Life Network, History Television et HGTV PRIX pour votre école : Un caméscope de Sony et un logiciel Encarta de Microsoft PRIX pour les élèves (maximum de 5 élèves par équipe) : des montres Timex, des compositeurs de rythmes numériques Mad PlayerMC offerts par Mad Waves ainsi que des prix offerts par HMV et Fruitopia EN PLUS! La vidéo de vos élèves pourrait être diffusée dans tout le Canada Date limite pour l'envoi du concours : le 5 décembre 2003 PARCOUREZ LE RÈGLEMENT DU CONCOURS ET INSCRIVEZ-VOUS SUR INTERNET : www.cableducation.ca PAR TÉLÉPHONE : 1 800 244-9049 DITES-LE-NOUS DANS UNE VIDÉO DE 30 SECONDES ET GAGNEZ! 3186472A 3162678A TENDANCES Tous les jours dans Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 YVES BOISVERT La «protectiondu public», mon oeil! Si ça continue comme ça, nous dit l'avocat Clemente Monterosso (en page A10), il deviendra extrêmement difficile pour un avocat accusé d'un crime de continuer à pratiquer.Les reportages sur l'avocat Benoît Cliche, qui sort de prison après une semaine de détention préventive (il est accusé de trafic de drogue et de gangstérisme), ainsi que sur d'autres avocats en attente de procès ou acquittés, « sont de nature à influencer défavorablement l'opinion publique en ce qui concerne les avocats impliqués », dit-il.Ces reportages, voyezvous, sont susceptibles de « nuire à la suite de leur carrière ».Ça, c'est vrai.Il est déjà assez difficile de pratiquer le droit dans nos prisons vétustes, s'il faut en plus que les médias s'en mêlent ! L'espace, en effet, manque cruellement dans les cellules de nos établissements pénitenciers pour ranger convenablement les dossiers d'un avocat prisonnier.De prison, il faut en outre faire tous les appels à frais virés.Déjà que les clients chipotent sur les honoraires, essayez de commencer une conversation par « vous avez un appel à frais viré de Votre Avocat.Pour accepter les frais, faites le un.» Mon cher Monterosso, ça me fait de la peine de vous le dire, mais la grande faute des médias, cette fois-ci, ce n'est pas le sensationnalisme.C'est de ne pas en avoir assez mis depuis 10 ans ! Connaissez-vous une infirmière, un camionneur, un enseignant qui puisse continuer à travailler comme si de rien n'était tout en étant accusé d'avoir comploté avec Vito Rizzuto pour importer plein de cocaïne ?Moi non plus.Pourtant, l'infirmière, le camionneur et l'enseignant ne prétendent pas incarner la Justice.Je connais par contre un avocat qui s'appelle Jose Guede, qui est accusé de cela exactement.C'est un de ceux dont, selon vous, on parle trop.Il pratique sa profession.Ne me dites pas qu'on ne respecte pas la présomption d'innocence dans ce pays ! Votre problème, mon cher Monterosso, et le problème de plein de vos collègues, c'est que vous confondez la présomption d'innocence et le droit de pratiquer une profession.Un accusé est innocent jusqu'à ce que l'État ait fait la preuve « hors de tout doute raisonnable» de sa culpabilité.Ça ne veut pas dire que les médias et le barreau doivent faire comme si de rien n'était en attendant ! Vous confondez le droit criminel, construit autour de l'idée de protection de la liberté individuelle, et le droit professionnel, qui vise à protéger le public en imposant des normes de conduite aux professionnels.Deux finalités radicalement différentes.Vous n'êtes pas le seul, remarquez.Le Tribunal des professions du Québec a carrément importé dans le droit professionnel des règles du droit criminel.On a procédé à un détournement juridique qui sert à protéger plein d'avocats, et qui fait passer « la protection du public» derrière, loin derrière.Je ne parle ni de Cliche ni de Guede, je ne connais pas la preuve contre eux.Parlons de membres du barreau au sujet desquels la preuve a été étalée au grand jour.Claude F.Archambault, par exemple.Oui, celui des Pages jaunes.Il a été accusé simultanément en cour criminelle et devant le comité de discipline du barreau, en 1988, d'avoir incité un témoin à se parjurer.Il a été acquitté.Pourquoi ?Parce que la preuve reposait sur une conversation enregistrée en violation de ses droits.Les policiers, a dit la Cour, n'avaient pas de motifs suffisants pour faire une telle écoute, si bien que la conversation a été jugée irrecevable en droit criminel.Mais voilà, le Tribunal des professions a décidé que ce qui était exclu en droit criminel devait l'être aussi en droit disciplinaire.Autrement dit, des règles d'exclusion de la preuve inventées pour civiliser la police et protéger les droits fondamentaux ont servi aussi à protéger un privilège, celui d'être membre du barreau.Je veux bien qu'on puisse exclure une preuve obtenue en violation flagrante des droits d'une personne, y compris au civil.Mais pas en appliquant les mêmes critères que quand il est question d'envoyer une personne en prison! Pas en droit professionnel, où on nous rebat sans cesse les oreilles avec la « dignité de la profession » ! Alan Guttman, contre qui pesait une preuve de complot d'importation d'une tonne de cocaïne, a été acquitté à son tour devant la cour criminelle en 1996.La police avait obtenu un mandat d'écoute électronique en ne disant pas toute la vérité au juge.Encore une fois, j'accepte le principe selon lequel, en droit criminel, on puisse exclure une telle preuve.Mais ensuite, pourquoi le barreau s'est-il croisé les bras alors que tous ont pu lire les conversations incriminantes de Guttman ?Pourquoi n'a-til jamais été inquiété, alors que si vous urinez sur la voie publique ou si vous dites à votre client que tel juge est un imbécile (des cas réels), on vous traînera en discipline?C'est correct, ça ?Comme quoi il ne manque pas d'innocents dans votre profession, Me Monterosso.Votre propre bâtonnier, le jour de l'arrestation de Cliche, a dit souhaiter un changement de la loi pour exclure plus facilement les avocats accusés en attente de procès.Ce que je me demande, c'est où était le barreau pour s'occuper de l'application de la loi et de son interprétation au profit de ceux contre qui existe une preuve objective.Je le sais, l'affaire Guttman, c'était il y a sept bâtonniers : ils changent chaque année, leurs marottes aussi.Et la bureaucratie du barreau demeure.Je vous parle ici de la réalité, Me Monterosso, et elle me semble pas mal plus gênante que la timide représentation médiatique de la réalité que vous nommez « sensationnalisme ».Si le barreau mettait autant d'énergie à changer cela qu'il en met à taper sur quelques pauvres types de la profession, les avocats n'auraient peut-être pas une meilleure image \u2014comme si c'était un projet, l'image.Mais votre lettre de ce matin serait plus convaincante.AUTRE TEXTE La lettre de Clemente Monterosso en page A10.Connaissez-vous un enseignant qui puisse continuer à travailler tout en étant accusé d'avoir comploté pour importer de la cocaïne ?PLUS CHAQUE SATURN COMPREND UNE GARANTIE LIMITÉE DE 5 ANS OU 100 000 KM SUR LE GROUPE PROPULSEUR.Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN.\u2020Ces offres réservées aux particuliers sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles 2003 de la berline ION, du VUE et de la L200 en inventaire.Sujettes à l'approbation de crédit de GMAC.Offres valides sur les véhicules livrés au plus tard le 3 janvier 2004.\u2020\u2020Le rabais s'applique au prix d'achat fixé par le détaillant.Ce montant comprend les taxes.Aucun achat requis.Le concours est ouvert aux résidents canadiens ayant atteint l'âge de majorité de leur province au moment de participer au concours.Le concours se termine le 3 janvier 2004 et s'applique aux modèles 2003 et 2004.Le bon-cadeau de 1500 $ peut seulement être appliqué sur les options, les accessoires ou comme acompte pour des véhicules Saturn 2003 livrés au plus tard le 3 janvier 2004.Ce montant comprend les taxes.Visitez saturncanada.com/celebration ou votre détaillant pour obtenir le règlement.\u2020 Ces offres peuvent changer sans préavis.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Un échange de véhicules entre détaillants peut être requis.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.UNE CHANCE DE GAGNER VOTRE SATURN LA CÉLÉBRATION DES FÊTES SATURN 0%\u2020 FINANCEÀ L'ACHAT JUSQU'À 48 MOIS PLUS $1000 DE RABAIS\u2020\u2020 La berline ION 2003 de Saturn Un look sport avec un moteur Ecotec 2,2 de 140 HP 0%\u2020 FINANCEÀ L'ACHAT JUSQU'À 48 MOIS PLUS $1000 DE RABAIS\u2020\u2020 L'intermédiaire L200 2003 Chargée à bloc, mais abordable.0%\u2020 FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 48 MOIS.Le VUE 2003 de Saturn Robuste et spacieux - 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Les promoteurs n'auront qu'à aller dans les municipalités voisines, là où il y a de la place.Qu'on laisse la zone verte tranquille.M.Pellerin rappelle par ailleurs que l'UPA avait appuyé les fusions municipales afin de favoriser une occupation maximale des nouvelles grandes villes sans avoir à empiéter sur la zone verte.L'Union des producteurs agricoles est très mobilisée sur la question du zonage.Son président estime même que la ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Francine Gauthier, devrait rappeler à l'ordre son collègue des Affaires municipales, Jean- Marc Fournier, qui souhaite que le prolongement de l'autoroute 30 sur les territoires de Candiac, Saint- Constant, Delson et Sainte-Catherine se fasse en zone agricole.Au cours de la campagne électorale, M.Charest avait aussi soutenu le projet.Le gouvernement précédent avait présenté pour sa part un dernier tracé en tranchée le long de la 132. ACTUALITÉS La Grande-Bretagne songe à interdire aux vedettes de promouvoir la malbouffe Le stress ne causerait pas le cancer «Ce n'est pas une maladie d'émotions», soutient une chercheusemontréalaise TRISTAN PÉLOQUIN La Food Standards Agency (FSA), considérée comme le chien de garde de l'industrie alimentaire en Grande-Bretagne, songe à interdire aux vedettes populaires de figurer dans des publicités télévisées faisant la promotion de la malbouffe ou de boissons hautement caloriques.Cette mesure draconienne a été proposée à la suite de la publication d'une étude qui établit des liens inquiétants entre l'augmentation de l'obésité chez les jeunes et la publicité qui leur est présentée à la télé.Selon l'étude, la plupart des publicités adressées aux enfants peuvent être regroupées en quatre catégories: céréales contenant une quantité importante de sucre, boissons gazeuses ou hautement caloriques, confiseries, autres collations.S'ajoutent à cela les publicités vantant les chaînes de restauration minute, qui ont connu une croissance considérable depuis les 10 dernières années.Au cours du même laps de temps, l'obésité a doublé en Grande-Bretagne, touchant aujourd'hui 8,5 % des moins de 6 ans, et 15% des 15 ans et plus.L'étude conclut que ces publicités, bien qu'elles n'aient pas nécessairement un impact direct sur le comportement des enfants, a une inf luence di recte sur leurs préférences alimentaires.Dans ses recommandations, la FSA réclame une réglementation plus sévère des publicités et reproche aux publicitaires d'utiliser des vedettes du sport et de la culture pop, généralement en condition physique idéale, pour légitimer la consommation d'aliments à haute teneur en gras et en sucre.Aussitôt son étude rendue publique, la FSA a obtenu l'appui de la prestigieuse revue médicale The Lancet, qui écrit dans son éditorial que « ces célébrités devraient avoir honte d'endosser ces produits, d'autant plus qu'elles sont généralement elles-mêmes soumises à des régimes très équilibrés ».The Lancet réclame également, de concert avec la FSA, que la malbouffe soit soumise à des règles d'étiquetage plus sévères, utilisant notamment des symboles qui indiqueraient clairement aux consommateurs les risques médicaux reliés à la malbouffe.Déjà, la filiale britannique de Cadbury a annoncé qu'elle inscrirait sur ses emballages de chocolats et de confiseries des avertissements encourageant les consommateurs à manger de façon équilibrée.Ce débat est lancé en Grande-Bretagne à peu près au moment où le Congrès américain s'apprête à étudier un avant-projet de loi qui pourrait forcer les chaînes de restauration rapide à inscrire sur leurs menus l'information nutritionnelle concernant leurs produits.Dans la foulée du rapport, les Britanniques étudient aussi la possibilité d'interdire complètement la publicité destinée aux enfants.Au Québec, la publicité commerciale destinée aux enfants de moins de 13 ans est clairement interdite par la Loi sur la protection du consommateur.L'embauche de vedettes sportives ou culturelles pour promouvoir certains produits d'alimentation n'est cependant pas réglementée.NATHAËLLE MORISSETTE Contrairement à la croyance populaire, le stress et les émotions refoulées ne contribuent pas à l'apparition de cellules cancéreuses.C'est du moins ce qu'affirme Rachel Marquis, psychologue à l'Hôtel-Dieu de Montréal et organisatrice du colloque Cancer du sein 2003 : de la prévention à la compassion, qui se tenait cette fin de semaine à Montréal.« Il faut changer les mentalités, affirme Mme Marquis.Le cancer, ce n'est pas une maladie d'émotions.Il est vrai que la dépression ou l'anxiété peuvent affaiblir le système immunitaire et réveiller une cellule cancéreuse qui dormait depuis plusieurs années.Mais on n'a pas le droit de conclure qu'elles sont des causes directes du cancer », insiste-t-elle.André Robidoux, chirurgien oncologue au centre hospitalier de l'Université de Montréal, abonde dans le même sens.Selon lui, le colloque a permis aux patientes atteintes du cancer du sein ainsi qu'à leurs proches d'explorer toutes les facettes de la maladie en passant de la prévention au protocole de traitement.« Nous avons fait une mise à jour sur les dernières découvertes qui ont été faites sur le cancer du sein.Plusieurs recherches réalisées portent essentiellement sur le comportement des patientes.» Ainsi, des études démontrent que les femmes atteintes du cancer du sein qui fréquentent des groupes de soutien psychologique survivent plus longtemps.Le Dr Robidoux souligne par ailleurs que les médecins doivent davantage porter attention à leurs patientes au lieu de se concentrer essentiellement sur le traitement.À eux seuls, les médicaments ne peuvent suffire à contrer la maladie.« Le quotidien est loin d'être facile pour ces femmes, mentionne- t-il.Elles vivent dans l'angoisse d'une fin de vie imminente.Il faut leur faire comprendre qu'il est normal de se sentir comme ça.» Chaque année au Québec, 5200 femmes apprennent qu'elles sont atteintes du cancer du sein.Le colloque qui se tenait cette fin de semaine réunissait une centaine de professionnels de la santé.Plus de 300 personnes y ont assisté.La pomme de terre pour traiter la maladie d'Alzheimer PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Une jeune chercheuse de l'Université Laval, Meriem Benchabane, s'emploie à produire à partir des pommes de terre des protéines complexes qui pourraient éventuellement servir au traitement médical de l'emphysème, des cirrhoses et même de la maladie d'Alzheimer.C'était un grand jour, vendredi, pour la jeune aspirante au doctorat puisqu'on lui a décerné le prix Young Scientist Footsteps ainsi qu'une bourse de 5000$ provenant du Conseil de l'information en biotechnologie du Canada.Meriem Benchabane est l'une des rares jeunes Canadiennes qui travaillent dans un domaine très prometteur des biotechnologies dont l'objectif est de produire de façon économique des protéines à partir des plantes.« Il est possible de produire des protéines à partir de tissus vivants, mais cela est coûteux et les cultures sont beaucoup plus sensibles à la présence de bactéries », a expliqué la chercheuse.L'insuline, essentielle au traitement du diabète, a été la première protéine recombinante purifiée (débarrassée de bactéries).» « Ce procédé est impossible pour les protéines plus complexes, particulièrement pour les protéines dont la structure moléculaire nécessite la fixation de sucres », a précisé Mme Benchabane.Mme Benchabane travaille sur les serpines, un groupe de protéines qui pourraient servir éventuellement d'inhibiteurs de protéase des protéines (sorte d'enzyme qui permet d'effectuer la fragmentation des protéines) et être utilisées dans la prévention ou le traitement des maladies comme l'emphysème, les cirrhoses et même la maladie d'Alzheimer.Les pommes de terre de la chercheuse ont été modifiées génétiquement.Plutôt que de les rendre plus résistantes aux insectes, comme en recherche agronomique, le gène les programme pour produire des serpines.Ces serpines pourront être utilisées à des fins pharmaceutiques ou commerciales.EN BREF Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000033-1111-1155 TTiirraaggee dduu 22 , ,0000 $$ 7711 887755, ,0000 $$ 11 778800, ,9900 $$ 6644, ,9900 $$ 1100, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (4422) GAGNANTS LOTS 12 388 706 $ 55 $$ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 22000033-1111-1155 TTiirraaggee dduu 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (2222) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 583 002,00 $ 22000033-1111-1166 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000033-1111-1155 22000033-1111-1166 22000033-1111-1166 NNUUMMÉÉRROO 556622228811 NNUUMMÉÉRROO 666644889933 3 113344 4 88771133 ÉMISSIONS-TIRAGES LE LUNDI ET LE MARDI À 19h SUR LE RÉSEAU TVA Attention au Sildenafil Santé Canada a publié un communiqué hier afin de mettre en garde les consommateurs contre deux produits appelés Stamen et Bell Magicc Bullet, dans lesquels une substance non autorisée, le Sildenafil, a été décelée.Le Sildenafil est un médicament d'ordonnance qui se vend sous la marque Viagra pour traiter la dysfonction érectile chez l'homme.Un mauvais usage du Sildenafil peut entraîner de graves effets indésirables.Les personnes qui prennent du nitrate, sur ordonnance ou en vente libre, doivent éviter de prendre du Sildenafil.La prise simultanée de ces deux médicaments peut entraîner une baisse potentiellement mortelle de la tension artérielle.L'usage du Sildenafil peut, dans des cas extrêmement rares, endommager le tissu pénien et entraîner une impuissance permanente.Vaccin contre la pneumonie et la méningite Des chercheurs cubains ont annoncé avoir découvert le premier vaccin synthétique contre la pneumonie et la méningite, a annoncé hier la presse cubaine.Selon Vicente Vérez, directeur du Centre d'études antigènes de l'Université de La Havane, cité par l'agence AIN, le vaccin contre l'Haemophilus Influenzae de type B sera présenté à un congrèsqui se déroulera dans la capitale cubaine du 23 au 28 novembre prochains.Des études cliniques réalisées à Camaguay (centre) ont démontré l'efficacité du vaccin, plus de 99% des bébés vaccinés ayant fabriqué des anticorps contre les virus de la pneumonie, de la méningite et d'autres maladies.COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes, admission continue matériel pédagogique inclus, non taxable, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Montréal (514) 278-5309 www.converlang.com COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 165 $ à 185 $/semaine aussi disp.: 30 h / sem.À temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.250 $/30 h ANGLAIS 2004 X-TYPE 2.5 PDSF: 42 695 $.Location au taux de 5,9 % offerte sur toutes les Jaguar X-TYPE 2004 neuves, avec un bail d'une durée maximale de 48 mois de Crédit Jaguar à un locataire au détail admissible.P.ex., louez une X-TYPE 2.5 2004 neuve avec boite manuelle pour 499 $ par mois en se basant sur un taux de location annuel de 5,9% et un bail de 39 mois.Obligation locative totale de 23 456 $.Coût d'achat facultatif de 23,208.70 $.Certaines conditions et une limite de 52 000 km par an s'appliquent.Des frais de 15 cents du km, plus taxes applicables, s'appliquent au kilométrage excédentaire.Versement initial 3 995 $ ou échange d'une valeur équivalente.Première mensualité et dépôt de sécurité de 600 $ exigés.Cette offre ne comprend pas les frais de transport (995 $), les frais d'immatriculation, RDPRM, l'assurance, les frais administratifs ni toutes les taxes applicables.Peut requérir une commande spéciale.Offre de crédit bail non cumulable avec aucune autre.Offre d'une durée limitée, qui peut être annulée à tout moment sans préavis.X-TYPE 3.0 avec groupe sport en option illustré.Pour plus de détails, s'adresser à John Scotti/Decarie Motors/Jaguar Laval.Traction intégrale de série car l'hiver n'est pas une option.499$ X-TYPE 2.5 2004 à partir de41,195 $ Traction intégrale en permanence Moteur V6 2,5 litres développant 192 chevaux Système de freinage antiblocage Répartition électronique de la force de freinage Système à sacs gonflables pouvant détecter les occupants Sacs gonflables latéraux pour le conducteur et le passager avant Rideaux gonflables latéraux à l'avant et à l'arrière Système de sécurité avec télécommande et vérification sonore Belle finition intérieure en érable moucheté Luxueuse finition intérieure en cuir Entretien prescrit gratuit Équipement de série à l'avant-garde.TRANSMISSION AUTOMATIQUE SANS FRAIS P L U S DECARIE MOTORS 8255 Bougainville Montréal Tél: (514) 334-9910 (angle Decarie et de la Savane) www.decarie.com JOHN SCOTTI JAGUAR 4305 boul.Métropolitan Est St-Léonard Tél: (514) 725-2221 Fax: (514) 725-3662 www.johnscotti.com JAGUAR LAVAL 3475 boul.Le Carrefour Laval Tél: (450) 688-1880 Fax: (450) 688-7080 www.jaguarlaval.com 3166292A .Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR.Tous les jours dans POUR SE FAIRE UNE IDÉE NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.Garantie complète de 3 ans ou 80000 km et de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur.Renseignez-vous sur le programme d'assistance routière Mazda, offert gratuitement avec toute nouvelle Mazda.vroum- vroum De nouveau « Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval Mazda Protegé SE 2003 OU PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2 100 $ Louez à partir de Les concessionnaires Mazda du Québec «\u2026la vie est dure pour ses rivales \u2026 » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval «\u2026petit bolide très plaisant à conduire\u2026» Meilleur coupé sport ou berline sportive (moins de 35 000 $) Meilleur achat Carguide 2003 « Le meilleur achat de sa catégorie » Le Guide de l'auto 2003, Jacques Duval INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020 Financement à l'achat aux particuliers de 0% pour 48 mois sur les Mazda Protegé et Protegé5 2003 et les Protegé Mazda Speed 2003.5 neuves.Financement consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Taux de location personnalisée Mazda : offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda Protegé SE 2003 (modèle D4XM53AA00), des Mazda Protegé5 2003 (modèle D5TS53AA00) et des Protegé Mazda Speed 2003.5 (modèle D4MS53TB00) neuves.Comptant initial ou échange équivalent, premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 200$ (Protegé SE), de 300$ (Protegé5) et de 450$ (Protegé Mazda Speed) exigés.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8¢ le km additionnel.Location avec limite de 100 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 11 novembre 2003.Modèle ES-GT illustré OU PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2 100 $ 349$ Louez à partir de 169$ Mazda Protegé5 2003 OU PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2 100 $ 229$ Louez à partir de 3185334A Un garage de la SQrasé par le feu Les pertes sont évaluées à plusieurs centaines de milliers de dollars TRISTAN PÉLOQUIN Un incendie majeur survenu vers 5h25 hier matin a entièrement ravagé le garage du Service régional d'urgence de la Sûreté du Québec (SQ), à Longueuil, où étaient abrités des véhicules d'intervention tactique ainsi que de l'équipement lourd.Il est impossible pour l'instant de savoir si l'incendie a été provoqué par une main criminelle.Compte tenu de l'ampleur des dégâts, une enquête a été entreprise par le service de police de Longueuil, qui n'écarte aucune hypothèse pour le moment.La SQ ne participera pas directement à l'enquête puisqu'il ne s'agit pas de son territoire.Invoquant des raisons de sécurité, la porte-parole de la SQ, Manon Gaignard, a refusé de révéler précisément quels véhicules se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment de l'incendie.Le corps policier possède notamment des véhicules blindés et des robots servant à désamorcer des bombes, mais il a été impossible de savoir s'ils comptaient parmi les pertes.« Il ne s'agit pas d'un dépôt de munitions, mais nous ne cachons pas que certains équipements contenaient des matières dangereuses ou explosives », a dit Mme Gaignard.Dans les ruines calcinées du garage, on pouvait clairement reconnaître la carcasse d'un poste de commandement mobile évalué à plus de 300 000 $.Trois bateaux et quelques camions de transport, garés à l'arrière de l'immeuble, semblent par contre avoir parfaitement résisté à la chaleur du brasier.L'équipement détruit était en principe réservé à l'usage tactique pour Montréal et l'ouest du Québec.La SQ affirme avoir mis en action un plan de contingence qui permettra de rapatrier temporairement certains véhicules des autres territoires.Certaines pièces d'équipement pourraient également être remplacées en l'espace de quelques heures.Fait à noter, à l'instar des autres organismes gouvernementaux québécois, la Sûreté du Québec ne souscrit pas à un régime d'assurances.Les pertes devront donc être absorbées par l'État ou encore par les budgets du corps policier.«Nous pouvons difficilement évaluer le coût des dégâts pour le moment.Chose certaine, il y en a pour plusieurs centaines de milliers de dollars », a indiqué la porte-parole.Le gardien de sécurité, qui a alerté les services d'urgence au petit matin alors qu'il faisait sa ronde de surveillance, a été brûlé au visage et aux mains.Il aurait été enveloppé par une boule de feu provoquée par un retour de flammes lorsqu'il a ouvert la porte du garage.L'homme dans la vingtaine, qui est au service d'une agence privée, a été transporté à l'hôpital.On ne craint pas pour sa vie.À l'arrivée des pompiers, « l'immeuble était à 100% en flammes », a affirmé l'agent Pierre Quintal, porteparole du service de police de Longueuil.L'alerte a nécessité l'intervention d'une quarantaine de pompiers.Les flammes ont été maîtrisées vers 9h30.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © L'incendie a entièrement ravagé le garage du Service régional d'urgence de la Sûreté du Québec, à Longueuil, où étaient abrités des véhicules d'intervention tactique ainsi que de l'équipement lourd.Seuls trois bateaux et quelques camions ont échappé aux flammes.EN BREF llllllllllllllll L'usine Paris Star transformée Longueuil : en immeuble d'habitation règlement en vue avec les pompiers La nouvelle convention collective des pompiers de Longueuil est en voie d'être réglée, les 280 pompiers ayant approuvé le contrat de travail proposé par le médiateur nommé par le ministère du Travail.L'entente de six ans prévoit des hausses salariales de 11,5 % et la mise en place d'un service de pompiers permanents dans les huit arrondissements de Longueuil.Avant la fusion municipale, six des huit villes fusionnées avaient des pompiers volont a i r e s.Les pomp i e r s de Longueuil avaient rejeté la première entente survenue en juillet dernier entre la Ville et le syndicat.La nouvelle convention collective doit maintenant recevoir l'approbation du comité exécutif et du conseil municipal.Hommage aux deux alpinistes disparus Une messe commémorative a été célébrée hier à l'Oratoire Saint- Joseph en l'honneur d'Yves Laforest et de Michel Bastien, alpinistes disparus le 30 juillet après avoir atteint le mont Hope Peak, en Colombie-Britannique.Plus d'une centaine de personnes sont venues rendre un vibrant hommage à ces deux alpinistes aguerris.Les photos qui défilaient sur un écran géant, les chants et les témoignages ont permis aux proches de saluer les deux hommes une dernière fois.Les alpinistes étaient partis le 26 juillet pour une expédition de sept jours dans le parc national des Glaciers.Après leur disparition, des recherches intenses ont été faites pendant plusieurs jours, sans succès.Yves Laforest était le premier Québécois à avoir gravi l'Everest.NICOLAS BÉRUBÉ La bonneterie Paris Star, cette grosse usine recouverte d'aluminium brun située à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Rachel, sera transformée en immeuble d'habitation.Les travaux de conversion doivent commencer au printemps et prendre fin au début de l'été 2005.La bâtisse subira au passage un important lifting : le promoteur entend démolir tous les murs extérieurs, pour ne garder que la structure de béton.Au total, 90 appartements en copropriété, dont le prix variera de 119 000 à 450 000 $, seront construits.« La demande de logements dans le quartier est importante, explique Steven Schouela, un des promoteurs du projet ParisLOFT.Aujourd'hui, le secteur est très recherché.Il y a un grand intérêt autour du projet.» Quant à la centaine d'employés qui travaillent à l'usine, ils ne savent toujours pas ce que l'avenir leur réserve : le propriétaire actuel, George Guttman, a indiqué qu'il étudiait plusieurs scénarios.« J'ai plusieurs options, comme le déménagement ou une fusion avec une autre entreprise.Ce sont des décisions qui seront prises au cours des prochains mois.Paris Star va se transformer, mais l'entreprise ne fermera pas.» Un changement apprécié Fondée dans les années 50 à deux pas de la Main, l'usine de textile Paris Star était l'une des dernières usines à avoir pignon sur rue dans un quartier aujourd'hui très recherché pour sa qualité de vie, sa proximité avec le centre- ville et ses boutiques spécialisées.Paris Star avait d'ailleurs défrayé la manchette il y a quelques années, lorsque les résidants du voisinage s'étaient plaints des fumées nauséabondes causées par la teinture des tissus qui s'échappaient de l'usine.Après plusieurs années de tergiversations, un incinérateur de 45 tonnes avait finalement été installé sur le toit de l'usine en 1999, au coût de 500 000 $.Si l'on en croit la réaction des voisins de l'usine rencontrés cette semaine, le changement de vocation de la bâtisse sera bien accueilli dans le quartier.« Chose certaine, ça ne pourra pas être plus laid que ça l'est actuellement ! explique Marc-André Hébert, qui habite en face de l'usine depuis deux ans.Je crois que la transformation va rendre le quartier plus agréable à vivre.» La circulation dans le secteur était également un problème pour certains.« Quand les camions arrivent à l'usine, ils bloquent la rue pendant plusieurs minutes, explique Jacqueline, voisine de l'usine depuis 1996.Ça va faire du bien de voir un changement.» Selon les plans du promoteur, quelque 80 places de stationnement seraient prévues à l'intérieur de l'édifice.Aucune demande de permis n'a encore été déposée à la Ville.Michel Prescott, responsable de l'habitation au comité exécutif, a affirmé être au courant du projet.« Le projet est à l'étude.C'est un quartier qui subit des changements importants.C'est inévitable que des usines doivent laisser leur place à d'autres types d'utilisation.» Un cinéaste français s'intéresse aux orphelins de Duplessis NATHAËLLE MORISSETTE Les orphelins de Duplessis feront certainement entendre leur voix en Europe puisqu'un cinéaste français, Marc Petit-Jean, a réalisé un documentaire portant sur cette sombre période de l'histoire du Québec.Présenté aujourd'hui dans le cadre des sixièmes rencontres internationales du documentaire de Montréal, Les Enfants de Duplessis dresse un véritable portrait de la situation sociopolitique qui prévalait dans les années 50, époque où Maurice Duplessis dirigeait la province.« Au moment où la compagnie européenne Arte m'a demandé de réaliser un documentaire sur les enfants de Duplessis, je ne connaissais rien de cette histoire, a raconté Marc Petit-Jean, lors du visionnement de presse hier.En faisant des recherches, je me suis rendu compte qu'il y avait peu de documentation sur le sujet.» Dès le début du film, les images parlent d'elles-mêmes.On y montre des hommes et des femmes qui n'oublieront jamais cette période de leur vie.Quatre d'entre eux racontent leur histoire et, par le fait même, celles de milliers d'enfants.Orphelins, ils ont grandi dans des crèches surpeuplées tenues par des religieuses.Plusieurs de ces orphelinats ont ensuite été convertis en instituts psychiatriques.De connivence avec les instances religieuses, les médecins de l'époque ont posé de faux diagnostics, qualifiant des milliers d'enfants de « débiles profonds » et d'« arriérés mentaux ».Victimes de sévices sexuels, violences physiques et psychologiques, ces orphelins maintenant devenus adultes ont vécu toute leur vie dans la peur.« J'ai rencontré des gens qui portaient en eux des souvenirs douloureux, raconte le cinéaste.C'était touchant mais aussi révoltant.» Interrogé pour défendre le point de vue de l'Église, Raymond Saint-Gelais, président de l'Assemblée des évêques du Québec, semblait visiblement mal à l'aise devant la caméra.Tentant de banaliser les gestes des prêtres et des religieuses, il mentionne notamment : « J'ai déjà reçu une volée de mon père et ça m'a fait du bien.» Le documentaire fait également état d'une lutte qui est loin d'être terminée.Même si près de 11 000 orphelins de Duplessis ont reçu en moyenne une indemnisation de 25 000 $ de la part du gouvernement du Québec en 2001, d'autres hommes et femmes disent en avoir bavé dans leur enfance alors qu'ils ont été élevés dans un orphelinat à Huberdeau, dans les Laurentides.Bruno Roy, président du Comité des orphelins de Duplessis, souhaite qu'ils reçoivent leur part du gâteau.«Le gouvernement prétend qu'ils n'ont pas été internés dans des institutions psychiatriques, on ne veut donc pas les dédommager », dénonce-t-il.Pendant ce temps, M.Roy attend toujours des excuses de la part de l'Église et du Collège des médecins, qui refusent d'admettre les torts qui ont été faits à ces enfants.Les enfants de Duplessis sera diffusé ce soir à 21h30 à l'Office national du film.MONTRÉALPLUS NOTRE ENGAGEMENT VOUS CERTIFIE QUE VOTRE NOUVELLE MAZDA EST INSPECTÉE, REÇOIT DES PROTÈGE-TAPIS ET UN PLEIN D'ESSENCE À LA LIVRAISON.Renseignez-vous sur notre remarquable garantie complète.Renseignez-vous sur le programme d'assistance routière Mazda, offert gratuitement avec toute nouvelle Mazda.PRREET AA RROOUULLEERR Les concessionnaires Mazda du Québec vroum- vroum 500$ EN CADEAU\u2026 juste avant les Fêtes ! OU DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOISa 2,9% Obtenez GS 4 cylindres 2004 PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 345$ Louez à partir de Indice de sécurité le plus élevé lors d'impact uu Toujours « Coup de coeur » Le Guide de l'auto 2004, Jacques Duval Quand vous achetez ou louez une Mazda6 2004, vous obtenez une valeur de 500 $.Au choix: Première mensualité Plan de garantie prolongée Accessoires Service d'entretien Rabais équivalent \u2026C'est vous qui décidez! 0ET $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ Groupe apparence illustré Modèle GT-V6 GFX illustré Mazda Tribute DX 2004 OU PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 329$ Louez à partir de GAGNANTE de plus de 50 prix internationaux Camionnette importée la plus vendue au pays depuis 16 ans.u Mazda B3000 SX Dual Sport 2004 OU279$ Louez à partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.\u2020Financement à l'achat aux particuliers de 0% jusqu'à 36 mois sur les camionnettes Mazda de série B et les Tribute 2004 neufs et de 2,9% jusqu'à 36 mois sur les Mazda6 2004 neuves.Financement consenti par l'entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.Taux de location personnalisée Mazda: offres portant uniquement sur la location au détail des camionnettes Mazda B3000 SX Dual Sport 2004 (modèle XCXB54AA00), des Mazda Tribute DX 2004 (modèle WSDS54AC00) et des Mazda6 GS-I4 2004 (modèle G4LD54AA00) neuves.Aucun comptant initial.Premier versement mensuel et dépôt de sécurité de 400$ (Tribute DX et Mazda6) exigés.Aucun dépôt de sécurité sur les camionnettes Mazda de série B.Offres soumises à l'approbation de Crédit Mazda Canada inc.Limite de 80000 km.Frais de 8¢ le km additionnel.Location avec limite de 100 000 km disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en sus.uRapports de l'AIAMC 1987-2002.uu Tests effectués aux É.-U.sur la Mazda6 2003.Indice de sécurité le plus élevé accordé par la NHTSA des É.-U., à la fois pour le conducteur et les passagers, lors de tests d'impact frontal.Les modèles illustrés peuvent différer et sont utilisés à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Les concessionnaires peuvent louer à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offres d'une durée limitée à compter du 11 novembre 2003.3185348A FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Les lois de lanature apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Difficile de croire que ce congrès sans objet, sans intérêt et mal organisé fut l'oeuvre du puissant Parti libéral du Canada, si dominant dans la politique canadienne qu'on le qualifie de « parti naturel de gouvernement ».Difficile.jusqu'au discours du nouveau chef, Paul Martin, vendredi soir.Après l'extraordinaire performance oratoire de la rock star tiers-mondiste Bono, M.Martin aurait pu décevoir, lui-même étant un orateur plutôt médiocre.Or, le chef libéral \u2014 enfin chef ! \u2014 a présenté avec une certaine passion une vision claire et ambitieuse de ses objectifs pour le Canada.Il a fait de même en conférence de presse samedi, démontrant une maîtrise des dossiers et une capacité d'expression qui échappaient trop souvent à son prédécesseur.La vision Martin est éminemment centriste.C'est ce positionnement de centre pragmatique qui a toujours fait la force du Parti libéral.« Je ne crois pas aux dogmes de droite, a dit M.Martin.Je ne crois pas à la théorie de la percolation économique (trickle down economics), ou encore que des inégalités croissantes soient la preuve d'une société saine.Je ne crois pas non plus aux dogmes de gauche.Je ne pense pas qu'on puisse diriger un gouvernement quand les banquiers sont à vos trousses.» Dans leur analyse détaillée des dernières élections, les politologues Blais, Gidengil, Nadeau et Nevitte montrent que cette position centriste vaut au Parti libéral l'allégeance constante d'au moins un quart des électeurs canadiens.« Cela ne signifie pas que les libéraux sont certains de gagner à chaque élection, mais cela signifie que les autres partis entreprennent la lutte avec un sérieux handicap, expliquent-ils.Il est possible que les libéraux perdent, mais seulement si des facteurs à court terme jouent fortement contre eux.» Des facteurs à court terme comme l'usure du gouvernement ou les scandales.Usure, scandales, il ne fait pas de doute que le gouvernement de Jean Chrétien souffrait de ces maux-là.Mais arrive Paul Martin, qui jouit d'une solide réputation de probité et de compétence.Et qui, ses propos de la fin de semaine le confirment, a parfaitement saisi ce que sont les préoccupations des Canadiens aujourd'hui.En particulier, M.Martin a promis de mettre un terme à « l'unique combinaison canadienne de désaccords régionaux et de querelles intergouvernementales ».C'est pourquoi il s'est empressé de rencontrer les premiers ministres provinciaux.M.Martin mise aussi sur une gouvernance moins autoritaire.Le leader libéral nous pardonnera d'être sceptique ; ce n'est pas la première fois qu'une nouvelle équipe promet ce genre de réforme.Une fois en poste, M.Martin et son entourage accepteront- ils vraiment de partager le pouvoir aujourd'hui concentré au bureau du premier ministre ?Sur cette question comme sur plusieurs autres, le prochain premier ministre a mis la barre si haut que toute hésitation, tout recul risque de susciter beaucoup de déception.Les premiers pas franchis en fin de semaine par Paul Martin sont encourageants.L'homme est visiblement prêt à gouverner.Le seul danger qui menace les libéraux à l'heure présente, c'est la complaisance.Car cela aussi est naturel, chez un parti convaincu que le pouvoir lui appartient de droit divin.Paul Martin est visiblement prêtàgouverner.patrick dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS RÉPLIQUES Présomption d'innocence Les médias ont une responsabilité particulière dans le traitement et la présentation des dossiers Bibliothèque cherche livres CLEMENTE MONTEROSSO L'auteur est avocat.Autant la vitalité de la démocratie suppose une presse informée et attentive, autant elle implique une justice exigeante et sereine.Cela vaut particulièrement dans les affaires dites criminelles ou plus justement en matière de justice pénale.Parce que la charge émotive est généralement plus grande que dans les domaines civil et commercial, les opinions promptes amènent des prises de partie aveugle ; les médias ont donc une responsabilité particulière dans le traitement et la présentation des doss i e r s ou d es é lément s d'information, tant par le volume de la place accordée que par le ton général employé dans les articles.À cet égard, je regrette la façon dont un grand quotidien comme La Presse a rendu compte dans son édition du jeudi 6 novembre des nouveaux et importants développements de cette affaire connue depuis plusieurs années comme « l'affaire des Hells Angels ».Aussi bien le volume (2 pages et demie) que le ton des articles, ceux de M.André Cédilot principalement, sont de nature à influencer défavorablement l'opinion publique en ce qui concerne les divers avocats impliqués.Outre M.Benoît Cliche, actuellement en détention provisoire, plusieurs autres avocats ont été dépeints sous un jour relativement peu favorable.Si cette tendance devait se maintenir, c'est tout le principe fondamental de la présomption d'innocence, base de notre système judiciaire, qui se trouverait remis en cause.Certes, ces textes sont des articles d'information et non pas des éditoriaux (souvent plus lus que ces derniers, tout respect dû aux éditoriaux) mais, ils tendent à la longue à véhiculer une image négative et à répandre dans l'opinion publique des impressions éminemment néfastes pour la réputation de ces avocats et propres à gêner l'exercice d'une justice sereine.Ce ne sont pas les seuls articles de M.Cédilot qui sont en cause mais bien d'autres dans divers médias avec une tendance grandissante à abaisser voir à mépriser les pénalistes.Parler fréquemment de « l'avocat de la pègre » ou évoquer constamment la présence de certains d'eux à telle ou telle fête de «leurs clients » ne peut que nuire à leur tâche immédiate et à la suite de leur carrière.J'observe d'ailleurs que ce sont essentiellement des avocats exerçant en droit pénal qui sont aussi souvent cloués au pilori ou livrés à la vindicte alors qu'il n'en va pas de même des civilistes, par exemple, lors même qu'ils sont amenés à défendre de véritables chevaliers d'industrie.Il ne faudrait pas que les médias, fût-ce de façon inconsciente, soient amenés à saper dans les faits la présomption d'innocence et à créer dans l'opinion une sorte d'attente ou même d'exigence d'un verdict de culpabilité, quelle que soit l'affaire en cause.Plus encore en droit pénal que dans les autres domaines du droit, en raison même de la nature des faits concernés et de l'objet des débats, d'une certaine fragilité des acteurs souvent, là plus encore s'impose le respect rigoureux de la présomption d'innocence, comme l'a justement rappelé le Bâtonnier du Québec.Je veux espérer que tous les journalistes, y compris et peut-être d'abord dans les articles d'information, auront le souci rigoureux de faciliter l'existence d'un climat serein, dans la présente affaire comme dans toutes autres, climat indispensable à la fois au respect et à l'exercice de la justice dans un régime démocratique.mouimet@lapresse.ca MICHÈLE OUIMET Le portrait est déprimant : les bibliothèques scolaires périclitent, le nombre de bibliothécaires est passé de 140 à 40 depuis 1992, 80% des bibliothèques au secondaire et 67% au primaire possèdent des ouvrages désuets et il existe encore des livres de référence sur l'URSS, un pays pourtant effacé de la carte du monde depuis 15 ans.Il existe des tonnes de statistiques plus déprimantes les unes que les autres : en 1998, Québec consacrait 5,29 $ par élève pour l'acquisition de livres ; cinq ans plus tard, ce chiffre chutait à 3,75 $.Au secondaire, le prix moyen d'un roman est de 17 $ et celui d'un ouvrage de référence, 29 $, etc.Ces statistiques-chocs soulignent à quel point les bibliothèques sont à la dérive.Et c'est scandaleux.Pas un gros scandale juteux qui fait des vagues ; juste un petit scandale, un vrai, qui traîne dans le décor depuis des années et qui n'émeut que quelques initiés.Heureusement que le Salon du livre revient chaque année, en novembre, pour nous rappeler que lire, c'est important.S'il fallait attendre le gouvernement, les élèves auraient le temps de se transformer en analphabètes.Une chose est certaine, le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, n'est guère ému.Au contraire.Il a vite fait une croix sur les 70 millions que les péquistes avaient promis pour rafraîchir les bibliothèques.Le ministre a sa recette pour sortir les bibliothèques de la dèche : le partenariat avec les bibliothèques publiques.Sauf qu'elles sont mal en point.Deux pauvres ensemble, ça ne fait pas des enfants forts.Le Québec dépense 26 $ par habitant pour ses bibliothèques alors que l'Ontario et la Colombie- Britannique versent 35 $, la Finlande 60 $ et le Danemark 100 $.L'île de Montréal compte 2,48 livres par habitant, Toronto cinq et Vancouver, quatre.Pendant que nos bibliothèques s'étiolent, les Américains bougent : en 2002, le Congrès a voté une enveloppe de 250 millions pour soutenir les bibliothèques.Une étude reliant le succès scolaire à la richesse des bibliothèques a convaincu nos voisins d'injecter de l'argent dans les livres.Pourtant, le Québec a investi des sous dans les bibliothèques scolaires : 56 millions entre 1996 et 2001.Mais c'est nettement insuffisant.Et c'est le ministère de l'Éducation qui l'affirme dans un document secret daté de décembre 2001 : « La désuétude de la documentation, l'insuffisance des ressources financières (.) et ce, même si les écoles ont reçu des allocations spéciales importantes (.) anéantissent les efforts de redressement.» Anéantissent.Le mot est fort mais il décrit bien la réalité.Ce n'est pas la réforme, qui bouleverse l'école depuis trois ans, qui va inculquer aux enfants le goût de lire.Plonger le nez dans un livre est devenu compliqué.Ce simple geste a été découpé en nombreuses compétences aussi inutiles qu'encombrantes.Par exemple, un enfant de première année qui lit doit « démontrer son ouverture à l'univers culturel lié à la langue », « porter un jugement esthétique », « intégrer ses acquis culturels dans ses expériences de lecture », « nommer les émotions au cours d'une expérience culturelle », etc.Les écoles doivent dépoussiérer leurs bibliothèques.Et si le gouvernement se plaint qu'il n'a pas d'argent, qu'il fasse appel au privé.Après tout, les entreprises sont les premières à profiter d'une main-d'oeuvre faite de têtes bien remplies.Un programme efficace YVES LAMONTAGNE L'auteur est président du Collège des médecins.Le journal La Presse publiait le 25 octobre dernier une série d'articles sur l'état de santé quelque peu préoccupant d'une soixantaine de médecins québécois.Ces articles ont donné lieu à plusieurs reportages où on a pu sentir poindre une inquiétude certaine.Cette inquiétude, nous la comprenons.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons mis sur pied un programme de surveillance que nous jugeons efficace.Celui-ci nous permet de nous assurer que l'état de santé actuel de ceux qui peuvent maintenir leur droit d'exercice ne porte pas atteinte à la qualité des services rendus.Nous communiquons régulièrement avec leurs médecins traitants afin d'avoir la certitude qu'ils suivent leur traitement et que leur état de santé ne compromet pas un exercice sécuritaire de la médecine, une obligation déontologique fondamentale.Notre programme de surveillance ne sera plus performant que si deux conditions sont respectées.La première est de recevoir aussi vite que possible le signalement d'un médecin qui pourrait être inapte à exercer la médecine pour des raisons de santé.C'est par ailleurs un devoir déontologique fait à chaque médecin que de signaler de telles situations.La seconde condition est de pouvoir intervenir sans délai.Actuellement, lorsque nous avons des raisons de croire qu'un médecin est dangereux, nous n'avons pas les moyens légaux de le suspendre immédiatement.Le Code des professions nous oblige en effet à réunir un comité de discipline pour obtenir une radiation provisoire, ce qui peut prendre plusieurs jours : c'est trop long ! Nous avons par conséquent demandé, à maintes reprises, que le Code des professions, ou mieux la Loi médicale, soit amendé pour que nous puissions jouer pleinement notre rôle de protection du public quand la santé d'un médecin représente un risque trop grand pour ses patients.Nous y tenons. pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Qu'ont en commun Bell Canada et les Rôtisseries St-Hubert ?Ne cherchez pas à relier ces compagnies par les produits qu'elles offrent ou à travers une quelconque convergence d'intérêts.C'est beaucoup plus simple : ce qu'elles ont en commun, c'est d'avoir lancé, au cours des derniers mois, des campagnes publicitaires qui ont déplu à beaucoup de nos lecteurs.La publicité semble être devenue, au fil des années, un des domaines où les gens ont la « mèche » la plus courte.Ainsi, on ne pardonne pas facilement ce qu'on considère comme du mauvais goût ou l'absence de rectitude (politique et autre).Également, on ne tolère pas beaucoup que soient « bafouées » les croyances religieuses et l'égalité des sexes.Il y a quelques années, le « Tasse-toé mononcle ! » de Volkswagen, avait beaucoup fait jaser.À l'époque, des groupes de gens du troisième âge s'étaient plaints de ce que la conséquence sous-jacente de cette pub était d'encourager les jeunes à manquer de respect à leur égard.Cette année, le plus beau cas, celui qui a fait jaser toute la province, soulevant des débats passionnés autant dans les brasseries qu'à l'intérieur des bureaux de l'Union des producteurs agricoles, a été sans contredit celui du « téléphone à poche de pépère », la campagne publicitaire de Bell.Même le président de l'UPA, Laurent Pellerin, y est allé de son analyse pour dire que cette campagne était « de très mauvais goût puisqu'elle entretient des préjugés à l'endroit des agriculteurs ».Des propos qui ne sont pas éloignés de ceux de M.Louis-Philippe Lamy, de Sainte-Thérèse, qui précise dans un courriel envoyé à La Presse : « La campagne des téléphones à poche mérite un prix d'insignifiance, alors qu'on nous renvoie l'image d'une bande de débiles maintenant équipés de cellulaires.» Or, au même moment où faisait rage le débat sur la pub de Bell, il s'est trouvé qu'un petit groupe d'agriculteurs tuaient quelques têtes de bétail à bout portant (et devant des caméras de télévision) pour appuyer leurs revendications.Ce qui devait relancer le débat et nous valoir plusieurs courriels dont la teneur peut être résumée par celui de M.Pierre Parent, de Gatineau : « Il est quand même ironique de constater que l'UPA a condamné la rigolote publicité de Bell.Après avoir constaté ce que les cultivateurs d'aujourd'hui sont capables de faire avec un fusil de calibre 12, je crois que l'UPA devrait adopter la publicité de Bell afin de redorer sa propre image ! » Quoi qu'il en soit, ces dernières semaines, la campagne de Bell a été complètement éclipsée par celle des Rôtisseries St-Hubert (qui vient d'être retirée des ondes, hier) où on voit un groupe de fidèles chanter les mérites du poulet barbecue au cours d'une cérémonie religieuse qui se déroule dans une église.Laissons s'exprimer quelques lecteurs parmi d'autres : > « En tant que Québécois élevé dans la religion catholique, je trouve votre dernière pub de très mauvais goût.Non pas que je me tienne à l'église tous les dimanches, mais bien parce que j'ai conservé un respect des institutions, des gens et de notre passé collectif.Ce n'est pas en ridiculisant les institutions et notre patrimoine que vous irez chercher une nouvelle clientèle.» (Claude Brunet, Longueuil) > « Qui a pu avoir l'idée de mousser la vente du poulet en montrant une église, un prêtre et des fidèles qui cherchent dans leur « Prions » quoi répondre à l'appel du président de l'assemblée, si ce n'est quelqu'un qui ne connaît pas le respect et qui est totalement dépourvu de sensibilité religieuse.C'est le signe d'un esprit vulgaire.» (Jean Langelier, Saint-Jean-sur-Richelieu) Mais Bell et St-Hubert peuvent se consoler : elles ne sont pas les seules dont les messages publicitaires suscitent la controverse.Ces derniers mois, nous avons également reçu du courrier en abondance concernant des pubs de Loblaws, de La Citadelle, de Mc Donald, de Fly, d'Uniprix, de Belair Direct et de plusieurs autres.Sans oublier toutes les lettres réprobatrices au sujet de pubs d'automobiles, de lingerie féminine et de loteries de toutes sortes.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse© Judith Lussier : « La pop nous offre si peu de diversité que c'est une bénédiction que Kazaa soit là pour nous faire connaître de nouveaux artistes.» JUDITH LUSSIER L'auteure est Montréalaise.Alors que les NTIC (les nouvelles technologies de l'information et des communications) se développent pour créer un monde de partage des connaissances, il est étonnant de voir que les artistes, eux, virent à droite avec des idées aussi libérales que la propriété intellectuelle.Alors que Linux, un système d'exploitation fondé sur l'échange de connaissances techniques et gratuites entre tronches de l'informatique, commence à faire craindre le géant Microsoft, les artistes sont là à calculer combien ils viennent de perdre sur les ventes qui auraient pu être faites si ce n'avait pas été de Kazaa.Contrairement à ce qui a été avancé, je ne crois pas que l'ADISQ s'y prenne trop en retard pour réagir à ce nouveau phénomène de société.Je crois plutôt que le retard qu'elle a pris est au niveau des mentalités.Aujourd'hui, dans l'univers culturel, tout est gratuit ! Il faut s'en réjouir car c'est l'éducation d'un peuple qui est de plus en plus accessible.Les journaux carburent à la publicité pour pouvoir nous offrir des suppléments sur le Web, les festivals s'appuient sur de gros commanditaires pour donner à la population des spectacles extérieurs de qualité, les bibliothèques donnent accès à Internet gratuitement, les magazines culturels sont par milliers dans les kiosques.Internet fournit non seulement de la musique mais aussi des films, des jeux, des livres et des logiciels gratuitement.Des grands moments du cinéma comme la trilogie du Parrain et des logiciels comme Photoshop qui permettent à nouvelle génération d'artistes de créer, tout ça offre à la jeunesse des possibilités infinies ! Madonna clame dans sa chanson Hollywood que les chaînes de radio jouent toujours les mêmes chansons.En effet, la pop nous offre si peu de diversité que c'est une bénédiction que Kazaa soit là pour nous faire connaître de nouveaux artistes.Vraiment, croyez-vous qu'un étudiant puisse encore se permettre de s'acheter un disque dont il n'a jamais entendu une seule chanson seulement pour le plaisir de découvrir ?Non, les jeunes veulent du solide avant de dépenser leur argent durement gagné.Britney, Justin, J-Lo ou sinon on ne paye pas ! Et comme on trouve rarement la totalité des pièces d'artistes peu connus, le disque conserve quand même sa valeur.Par exemple, on ne trouve que trois chansons de Lulu Hugues.Juste assez pour la faire connaître à ceux qui en ont entendu parler.Le producteur M.Sabourin, invité à Radio-Canada l'avoue, on n'a jamais écouté autant de musique ! Pour moi, la musique, l'art en général, a toujours été une possibilité de rencontre, de partage entre plusieurs créativités.Sinon, pourquoi faire de la musique ?Pour l'argent ?Les artistes ne cessent de remercier les fans lors des galas mais ne sont pas prêts à partager gratuitement leur art.J'ignore quelle solution on trouvera pour que les musiciens ne crèvent pas de faim.L'aire du mécénat est révolue et les consommateurs ne voudront pas payer 0,99 $ pour quelque chose qu'ils peuvent avoir gratuitement.L'idée du partenariat avec les fournisseurs est intéressante mais en bout de ligne, c'est le peuple qui écope.J'espère en fait que la solution sera à l'image de Linux, pour lequel l'union des savoirs crée la force.Au lieu de chercher à gagner des redevances pour leur travail, les inventeurs de Linux (www.linux.org) prônent le GNU (General Public Lincense) : une licence sans droit de propriété privée, fondée sur la somme des connaissances de tous ceux qui veulent bien y mettre leur grain de sel.La musique de l'avenir sera- t-elle composée, écrite et chantée de façon aussi communautaire ?Pourquoi pas ?FORUM Pubs au pilori Des artistes de droite?Aujourd'hui, dans l'univers culturel, tout est gratuit ! Un gros bravo (sic) à la STM! NORMAND BÉLISLE L'auteur est un Montréalais.En tant qu'usager de la Société de transport de Montréal, je trouvais le service Telbus hautement performant et avant-gardiste.Pour les non-initiés, le service Telbus était ce service qui vous permettait de connaître l'heure de passage, à un arrêt déterminé, des trois prochains autobus en composant le numéro de téléphone affiché sur ledit arrêt.Je dis « était» car dorénavant il en sera tout autrement.Par les temps qui courent, si vous composez le numéro Telbus, une jolie voix numérisée vous informera en effet que «Dorénavant, veuillez composer A-U-T-O-B-U-S, ou le 288-6287 », on nous demande par la suite de bien vouloir demeurer en ligne, que notre appel sera transféré.Après cet aimable transfert voici ce que l'on peut entendre : « Ici AUTOBUS, le nouveau service d'information de la STM.Pour les horaires d'autobus faites le 1, pour le centre de renseignement pour les trajets faites le 2.» Après avoir fait le 1, comme suite logique, on nous propose cinq options.La première étant l'horaire du prochain bus (ce pourquoi on est en ligne depuis 2 minutes !) on nous demande d'entrer le code d'arrêt ou l'ancien numéro Telbus suivi du carré.La joie ! Comme ce code n'est connu de personne, ni affiché où que ce soit pour l'instant, on nous donne ce fameux code d'arrêt de cinq chiffres que nous devrons mémoriser pour le prochain appel ! Ensuite on nous demande d'entrer le numéro de la ligne d'autobus pour laquelle nous désirons connaître l'heure de passage.Quand on pense qu'à l'heure de pointe il y a un autobus aux cinq minutes, aussi bien attendre le prochain autobus que de perdre son temps à pitonner ! Quelqu'un peut-il me dire pourquoi passer d'un système unique en son genre et qui fonctionnait à merveille à un système tordu où l'on doit pitonner pendant trois, quatre minutes avant d'avoir l'information?Je me doute bien de la réponse.rationalisation.Il est vrai qu'en jumelant le service AUTOBUS (qui ne servait à rien) avec celui de Telbus on y a probablement vu une économie.Parlons- en de l'économie.Ce fameux code d'arrêt de cinq chiffres, je présume qu'on va devoir le rendre accessible à tous.Quelqu'un at- il évalué le coût de remplacement de tous les panneaux d'arrêt qui se trouvent dans l'île de Montréal ?Alors qu'auparavant, le simple fait de composer le numéro Telbus nous donnait l'information sans avoir à entrer le numéro de la ligne d'autobus (il y avait là quelque chose d'intéressant pour les touristes !), dorénavant il nous faudra composer A-U-T-O-B-U-S, choisir une des cinq options, entrer le code à cinq chiffres et ensuite entrer le numéro de la ligne d'autobus.Tout cela intercalé de la version anglaise du message ! Et dire que comme complément à ce service, en appuyant sur la touche 3 on pouvait participer à un sondage.Eh ! Oh ! Y a personne dans la boîte qui a pensé à utiliser ce service pour sonder le bon peuple utilisateur VOTRE ÉDITORIAL «Ne t'aide pas, le ciel t'aidera!» Vous avez unpoint de vueàexprimer sur unsujet d'actualité ?Vous pouvezmaintenant nous proposer VOTRE éditorial.Notre adresse : forum@lapresse.ca GENEVIÈVE LAJEUNESSE L'auteure est étudiante entraductionàl'Universitéde Montréal.Je souhaite souligner une réalité que je juge paradoxale : à mon avis, le régime de l'Aide financière aux études, tel qu'il est conçu actuellement, favorise dans certains cas le travail au noir et la passivité de l'étudiant sur le plan financier.Voici pourquoi.Dans certaines situations, un étudiant à temps plein est réputé indépendant, c'est-à-dire que l'Aide financière aux études ne tient pas compte du revenu de ses parents dans le calcul de l'aide à laquelle il a droit.C'est le cas, notamment, si l'étudiant a travaillé à temps plein pendant au moins deux ans, s'il a un enfant, s'il a cessé d'étudier à temps plein pendant au moins sept ans ou s'il a un diplôme de premier cycle\u2014ce qui est mon cas.Là où le bât blesse, c'est que l'étudiant qui est dans cette situation n'a pas vraiment avantage à travailler à temps partiel tout en poursuivant ses études à temps plein.En effet, au-delà d'un certain seuil (qui correspond, grosso modo, au seuil de la pauvreté), chaque dollar gagné par l'étudiant équivaut à une diminution de 0,50 $ de la bourse qu'il recevra.Autrement dit, chaque heure de travail à 8 $ lui rapporte dans les faits 4 $, puisque sa bourse sera amputée de 4 $.Évidemment, si l'étudiant travaille au noir, il ne sera pas pénalisé.Voilà une découverte que ne tardera pas à faire l'étudiant qui n'a pas reçu de bourse pour avoir tourné trop de boulettes après ses cours.Il réalisera également, non sans une certaine rancoeur, qu'au bout du compte son revenu annuel aurait été pratiquement le même s'il avait fait la grasse matinée plutôt que des hamburgers.Selon moi, le gouvernement devrait continuer d'accorder une aide financière minimale aux étudiants, mais ne devrait pas pénaliser ceux qui gagnent un revenu supérieur au seuil déterminé par l'Aide financière aux études.De fait, des études prouvent qu'un étudiant qui travaille 15 heures ou moins par semaine a de meilleures notes que ses collègues qui ne travaillent pas.En outre, en conjuguant études et emploi, l'étudiant apprend à gérer son temps et acquiert souvent une expérience de travail intéressante.Or actuellement, le message qu'envoie le gouvernement aux étudiants correspond à peu de choses près à « ne t'aide pas, le ciel t'aidera ».Les Éditions du Boréal sont heureuses d'offrir à l'éditorialiste invité de cette semaine une sélection de livres de son catalogue. 3186412A "]
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