La presse, 29 octobre 2003, B. Actuel
[" BAGDAD LA RENAISSANCE DES MÉDIAS PAGES 4 ET 5 \u203a Voir SCANDALE en page 2 AUTRE TEXTE EN 2 PUNAISES DE LIT LA CONTRE-ATTAQUE PAGE 3 LOUIS -BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE Le Monde est encore sous le choc des révélations du livre de Péan et Cohen.Et Libération, qui a 30 ans, s'inquiète pour son avenir.Les deux journaux ont de gros déficits chroniques \u2014 et peu de perspectives d'expansion.Dure époque pour la presse «nationale» française.ARIS \u2014 Indéniablement il y a un malaise: à Paris, la presse nationale ne va pas bien.Ou plutôt : le Monde reste sous le choc de la déflagration de La Face cachée du Monde, le pamphlet de Péan et Cohen paru en février dernier.Et Libération, qui a fêté ses 30 ans au printemps dernier, se pose de graves questions sur son orientation et son avenir.Il s'inquiète aussi de la stagnation de son lectorat, qui plafonne aujourd'hui à 156 000 exemplaires, ce qui est bien peu, et en dessous de son niveau de 1990.Mais surtout, les deux journaux continuent à perdre de l'argent, d'une année sur l'autre : 27 millions d'euros de pertes cumulées pour le Monde en 2001-2002 (plus de 40 millions de dollars), un peu moins de 10 millions d'euros pour Libé.Et les chiffres les plus récents de diffusion sont très mauvais depuis six mois dans les deux cas.Or Le Monde et Libé sont indéniablement les deux titres-phares de la presse française.Selon Bernard Poulet, rédacteur en chef du magazine économique L'Expansion, et qui vient de publier au début du mois le Pouvoir du Monde, «la presse nationale compte sans doute d'autres journaux, comme La Croix ou le Figaro, qui font respectivement 100 000 et 350 000 exemplaires, mais si vous avez un message à faire passer largement, Le Monde reste incontournable, et Libé le seul second choix.» La crise au Monde Au Monde, qui se veut et demeure le «journal de référence» \u2014 diffusion actuelle d'environ 400 000 exemplaires \u2014 la crise couve depuis la publication dulivre-pamphlet de Péan et Cohen.Malgré de grossières exagérations ouaccusations délirantes, il y a dans ce livre des révélations de deux niveaux, qui ont fait l'effet d'une bombe.Premier niveau : on y parle de certaines méthodes affairistes du patron du groupe, Jean- Marie Colombani, qui (en éditorial notamment), a utilisé l'influence du journal ou sa capacité de nuisance pour faire pression sur des partenaires économiques, ou obtenir des avantages.Second niveau : les méthodes discutables du directeur «des rédactions du Monde», Edwy Plenel, consistant, dans ce journal qui a toujours prêché la vertu et la morale, à multiplier en grosses manchettes les «coups» et les révélations pour favoriser les ventes.Sujets racoleurs (trois manchettes sur le premier Loft Story), manchettes démesurément gonflées ou carrément fausses nouvelles, jamais démenties par la suite.«Les fautes professionnelles imputées à la direction actuelle ne sont peut-être pas aussi graves que celles qui ont provoqué la crise en mai dernier au New York Times, et la démission du rédacteur en chef, explique le journaliste fraîchement congédié Daniel Schneiderman.Car, au Times, on avait délibérément inventé de fausses nouvelles.Il n'en reste pas moins que, lorsqu'il y a eu crise, le journal a publié un dossier de quatre pages sur le sujet.Au Monde, la direction a choisi la fermeture totale.Ce fut la loi du silence.» Producteur d'une émission de qualité sur les médias (Arrêt sur images), M.Schneiderman est un chroniqueur-vedette du journal au Monde depuis de longues années.En février dernier, il a été LE seul journaliste maison à évoquer publiquement\u2014avec des nuances \u2014 le sujet.MALAISE DANS LA PRESSE FRANÇAISE PHOTO : GETTY IMAGES, LA PRESSE© Avec un tirage de 400 000 exemplaires par jour, Le Monde reste le journal de référence en France.Mais la crise couve dans les bureaux du grand quotidien.Souffrez-vous desurdité ou connaissez- vous quelqu'un qui en souffre?Adaptée avec précision à vos besoins! 3112026 Audioprothésistes Montréal, 525, rue Sherbrooke Est Longueuil, Saint-Hilaire, Saint-Jean, Laval, Granby - 1 800 422-6181 Nouvelle technologie 100% numérique - Réduction des bruits de fond - Maximisation de la parole (514) 849-4500 www.laflammeetassocies.com Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la RAMQ.Le modèle illustré n'est pas couvert ACTUEL Les grands quotidiens hexagonaux en quête d'un nouveau souffle Le Yalta de la presse française PRESSE suite de la page une Résultat: une réaction brutale d'Edwy Plenel, qui lui dit : « Il faut savoir si tu es dedans ou dehors, Schneiderman ! » Le dit chroniqueur récidivait le 1er octobre en publiant, en annexe de son livre Le Cauchemar médiatique, 34 pages de commentaires acides sur MM.Colombani et Plenel.« Ce n'est pas une question de personnalités, dit-il aujourd'hui : il y a des questions graves qui méritent d'être discutées et de gros dérapages journalistiques à examiner.J'ai voulu provoquer le débat.» En fait de débat, M.Schneiderman s'est trouvé congédié, et la lettre de licenciement, fort peu aimable, signée par M.Colombani, a été publiée in extenso le 4 octobre côte à côte avec la dernière chronique du congédié : « C'était un geste d'une brutalité inouïe, dit-il.Bien sûr, en publiant ces pages sur le Monde, je n'excluais pas totalement une pareille décision.Mais je pensais plutôt que, face aux pressions à la fois internes et externes, la direction choisirait plutôt la voie, sinon du dialogue, du moins de la modération.B., un journaliste qui a 12 ans de maison, réfugié dans l'anonymat, explique de son côté: « Je ne croyais pas qu'ils allaient le virer.La méthode Colombani-Plenel, face aux « dissidents », consisterait plutôt à les mettre à l'écart, sur une voie de garage, à leur enlever toute affectation.» À la vérité, c'est dans un silence de mort que couve la crise : « Quand j'ai fait mon livre, dit Bernard Poulet de L'Expansion, pas un seul journaliste n'a osé parler à visage découvert par crainte d'être mis à la porte.Une atmosphère de crainte comme je n'en ai jamais vu dans les journaux.» Au Monde, journal unique en son genre où la Société des rédacteurs (28,5 % des parts) a virtuellement droit de veto sur la nomination du directeur, on assiste à des mouvements de troupe furtifs : « Quelques dizaines de « dissidents » continuent de se retrouver de manière informelle dans un café de la rue Soufflot pour discuter », dit M.Schneiderman.Aux dernières élections internes à la Société des rédacteurs, trois « dissidents » ont été élus sur les cinq postes à pourvoir.« La situation actuelle me dit B.Sur 350 journalistes, environ un tiers sont dans l'opposition à Plenel et Colombani.C'est-à-dire qu'ils sont minoritaires et ne peuvent pas faire grand-chose.Mais cela fait beaucoup d'arrière-pensées pour une rédaction.» Et Libération ?Libération est loin de connaître une telle crise d'identité et, par exemple, le magistère du fondateur historique, Serge July, n'a jamais été mis en cause.« Il n'en reste pas moins, dit M.Poulet, que, dans les années 80, Libération était le journal en perpétuelle progression, celui qui donnait le ton, et qui allait supplanter Le Monde.Finalement, c'est ce dernier qui a gagné la guerre, et Libé est resté bon second.L'échec sanglant et coûteux de la nouvelle formule, en 1994, a pratiquement mis un terme définitif à la progression du journal.» Et aujourd'hui, le quotidien « libéral-libertaire », qui n'est adossé à aucun groupe, ne dispose pas de réserves et continue d'avoir des comptes dans le rouge en raison de son endettement, se demandant à la fois comment asseoir un équilibre financier durable et assurer une vraie progression.Des questions qui se poseraient de manière encore plus aiguë si Serge July \u2014 plus de 60 ans\u2014 n'était plus là pour tenir la maison.Ni au Monde ni à Libé, ces jours-ci, l'avenir n'est vraiment écrit.On serait plutôt dans le doute.Àla presse nationale le prestige et les grandes idées, aux « régionaux » les affaires locales et la prospérité LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Face au théâtre municipal de Béziers, sur les allées Paul-Riquet, on trouve l'un des gros kiosques à journaux de cetteville méridionale de 70 000 habitants.On y trouve les publications les plus diverses.La presse nationale et internationale.Mais, pour ce qui est de la presse quotidienne, il n'y a qu'un seul journal vraiment populaire ici : le Midi Libre, édition de Béziers (l'une des 18 éditions locales).« Ça dépend des jours, dit le kiosquier.Parfois, je reçois trois Monde et quatre Libé ou l'inverse.Et je vends 40 Midi Libre.» Le Midi Libre, établi à Montpellier, est LE journal qui détient un quasi-monopole dans le département de l'Hérault et un peu au-delà.Avec une diffusion de 120 000 exemplaires, 18 bureaux locaux qui eux-mêmes produisent trois pages locales à l'intérieur du journal, le quotidien de Montpellier doit contrôler entre 75 et 80 % du marché.Comme dans beaucoup d'autres régions de province, il y a un « petit » concurrent qui survit sur les marges : il s'appelle ici L'Hérault-Le Jour.La presse nationale, et d'abord Libé et le Monde, doit se contenter du reste.Entre 5 et 10 % du marché.C'est comme ça partout dans les régions françaises.Un très gros « régional » en situation de quasimonopole \u2014 La Dépêche du Midi à Toulouse, Sud-Ouest à Bordeaux, Ouest-France (720 000 exemplaires !) en Bretagne \u2014 généralement un petit concurrent avec qui il y a la plupart du temps un pacte de non-agression.Tous ces quotidiens régionaux ont en commun de ne jamais se mêler d'affaires nationales.Même dans une ville d'un million d'habitants comme Marseille, le tout-puissant provençal s'en tient strictement aux affaires locales, et, sauf quelques événements de politique intérieure traités à la une, ne se mêle jamais de « grande politique ».Pourquoi n'y aurait-il pas à Marseille un grand quotidien à vocation nationale, qui traiterait des affaires du monde et du pays ?Parce que cela a toujours été comme ça : les quotidiens de province ont vocation de ne traiter que les événements sportifs, les parties de boules, les querelles municipales et les activités des députés du coin.En échange de quoi, ces grands régionaux tiennent impitoyablement leur marché, respectent scrupuleusement le territoire du régional d'à côté, et interdisent à la presse « nationale» toute percée réelle.Résultat : ces quotidiens régionaux, indépendants ou reliés à un groupe, sont des affaires éminemment bénéficiaires.De grosses puissances locales, qui inspirent le respect.Avec cette sorte de Yalta entre Paris et la province \u2014 qu'on ne trouve dans aucun autre pays européen, même pas la très centralisée Grande-Bretagne, les grands titres nationaux vendent à peine le tiers de leur tirage en dehors de la région parisienne, ce qui les condamne fatalement à des diffusions limitées.Malgré son immense prestige, Le Monde plafonne encore aujourd'hui à 407 000 exemplaires vendus, (plus d'un million pour le Daily Telegraph de Londres) et encore, il s'agit du plus fort tirage « national ».Avec ces jours-ci une diffusion moyenne de 156 000 exemplaires, Libération est un peu en dessous de son niveau de 1988 \u2014c'est comme si un grand quotidien de Montréal vendait 15 000 exemplaires ! Une situation coulée dans le béton et qui a peu de chances d'évoluer vraiment.Lorsque, vers la fin des années 80, Libération, alors en pleine gloire, a tenté de faire une percée avec Lyon-Libération, une formule bâtarde entre le « national » et le « régional », l'aventure a duré trois mois et a coûté cher.Dans la France cartésienne, on n'aime pas le mélange des genres.PHOTOASSOCIATED PRESS Malgré ses exagérations et quelques accusations délirantes, ce livre a fait l'effet d'une bombe dans le milieu journalistique français.HISTOIRE Un nouveau documentaire sur l'assassinat de JFK s'aligne sur la thèse officielle ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 Affaire JFK, le retour.À l'approche du 40e « anniversaire » de l'assassinat du président des États-Unis à Dallas, la chaîne de télévision américaine ABC a rouvert l'enquête à l'aide des dernières merveilles de la reconstitution assistée par ordinateur.Le documentaire, qui sera diffusé le 20 novembre, vient confirmer irréfutablement la thèse officielle selon laquelle l'assassin Lee Harvey Oswald a agi seul.L'émission spéciale de deux heures présentée par la vedette maison Peter Jennings, qui sera diffusée aux États-Unis à deux jours de la date anniversaire de la mort de John Fitzgerald Kennedy, « ne laisse aucune place au doute », affirme Tom Yellin, le producteur délégué.Selon ses dires, les résultats de cette enquête sont « extraordinairement puissants.C'est irréfutable ».Comme la commission Warren, qui enquêta officiellement sur l'assassinat, ABC croit en la thèse du « tireur isolé »: Oswald, et lui seul, a abattu Kennedy pendant le défilé à Dallas.Aujourd'hui, selon les sondages, moins de la moitié des Américains mettent en doute les conclusions de la commission Warren, souligne Gary Mack, conservateur du « Musée du sixième étage» de Dealey Plaza, à Dallas, dans l'État du Texas.Il reste une vaste place pour le doute, largement alimenté par les multiples secrets gouvernementaux sur l'affaire et par la flamboyance de certains « théoriciens du complot », au premier rang desquels figure Oliver Stone, réalisateur du film JFK, ajoute Gary Mack.ABC News a travaillé avec un expert qui a reconstitué la fusillade par ordinateur, grâce à des cartes, des documents, des prises de mesures, plus de 500 photos, les films existants et les rapports d'autopsie.Une nouvelle technologie qui n'est disponible que depuis quelques années et qui est aujourd'hui fréquemment utilisée lors des enquêtes criminelles.Cette reconstitution permet de voir la scène sous différents angles, y compris du point de vue d'Oswald, à partir du sixième étage du Texas Book Depository, explique Yellin.« Quand vous faites cela, ce qui s'est passé est tellement évident que ça vous donne des frissons », ajoute-t-il, rejetant totalement l'hypothèse du deuxième tireur.À la suite d'autres entrevues et après avoir consulté de nombreux documents, ABC conclut que Jack Ruby, l'assasin d'Oswald, n'a agi que par amour pour le président Kennedy.Le producteur du documentaire estime qu'une grande partie de la méfiance que ressent le peuple américain envers son gouvernement remonte à ce fatidique 22 novembre 1963.D'où l'importance de continuer à enquêter, 40 ans après.« Je crois qu'il est très dur pour les gens d'accepter le fait que l'homme le plus puissant du monde puisse être assassiné par un pauvre type dont la vie a été une succession d'échecs », ajoute-t-il.Il reconnaît cependant que, quels que soient les nouveaux éléments irréfutables apportés par ce documentaire, les tenants de la théorie du complot déclinée dans ses multiples versions et ramifications, mafieuse, politique ou cubaine, ont encore de beaux jours devant eux.« L'histoire de cette affaire est claire, résume Gary Mack.Quelles que soient les informations, les gens croiront ce qu'ils veulent.» PHOTO AP Théoriciens du complot, refaites vos devoirs : Lee Harvey Oswald serait bien l'assassin de JFK, selon les nouvelles informations « irréfutables » de la chaîne ABC.Mais le sont-elles vraiment ? ACTUEL Elles sont de retour.Les punaises de lit refont leur nid en Amérique du Nord SYLVIE ST-JACQUES COLLABORATION SPÉCIALE La gratouille au réveil ?Votre lit serait peut-être infesté de petits compagnons indésirables.Aux États-Unis, la compagnie Orkin, deuxième plus grande chaîne d'exterminateurs de ce pays, prévoit une croissance de 25 à 30 % des demandes en extermination de punaises de lit.Et plusieurs indices laissent entendre qu'au Québec, le problème est une véritable bombe à retardement.Peut-être ne vous êtes-vous jamais demandé d'où provenait la ritournelle « Bonne nuit, beaux rêves.Pas de puce, pas de punaise.» C'est qu'il y a des lustres, dans les années 50 et 60, en des temps anciens où l'on devait se prémunir contre toutes sortes de fléaux aujourd'hui éradiqués, les punaises de lit (en anglais : bed bugs) constituaient une menace réelle pour les dormeurs.Très dégueulasses (quoique pas vraiment dangereuses) ces minuscules bestioles \u2014à ne pas confondre avec les pacifiques acariens\u2014 qui trouvent refuge dans les matelas et les sofas, piquent les humains en se gorgant du sang de leurs victimes.En prime, elles vous laissent avec des rougeurs qui démangent davantage qu'une piqûre de maringouin.On les croyait disparues pour de bon, mais voilà qu'elles font un retour en force en Amérique du Nord.« C'est énorme », confirme Steve Bilodeau, porte-parole de PCO Services, la plus importante chaîne canadienne de gestion parasitaire.« Il y a cinq ans, sur 1000 appels par mois, à peine une ou deux demandes concernaient des punaises de lit.Depuis les six derniers mois, ce chiffre a grimpé entre 50 et 100 appels.» Au cours des derniers mois, plusieurs journaux américains ont rapporté des histoires d'horreur qui donnent des frissons dans le dos et une envie incontrôlable de regarder à la loupe les moindres recoins de son matelas, avant de s'y installer pour la nuit.Du pain sur la planche pour les exterminateurs Steve Bilodeau soutient que pour l'heure, le problème touche presque essentiellement les hôtels et autres établissements touristiques fréquentés par des touristes en provenance des États-Unis ou d'ailleurs dans le monde.« Souvent, ce sont les dames de ménage qui les détectent, en repérant des points rouges dans les draps.Elles les trouvent dans les matelas, les sommiers, les tables de nuit », ajoute-il, en spécifiant que Montréal et Québec sont les endroits les plus touchés par l'infestation.Selon Steve Bilodeau, il n'est pas exclu de prévoir que l'infestation atteindra éventuellement un degré aussi critique, dans les résidences privées.Technicien exterminateur depuis une vingtaine d'années, Michel Grenier de la compagnie Exterminateurs Associés, raconte qu'il y a deux ou trois ans, il pouvait compter sur les doigts d'une seule main le nombre de fois où l'on a eu recours à ses services pour des cas de punaises de lit.« Ça reprend graduellement.On n'est pas inondés d'appels, mais on reçoit à peu près une demande par mois concernant les punaises de lit.» Un troisième porte-parole, celuici de la compagnie Exterminateur JM & PM, confirme aussi le retour des punaises de lit.« C'est vrai que les demandes sont plus grandes qu'à l'habitude.» Avant de faire les poubelles.Les exterminateurs résidentiels de la région métropolitaine que nous avons interrogés ont dit que les cas de punaises de lit n'étaient pas concentrés dans certains quartiers en particulier.Michel Grenier dit s'être rendu dans des résidences des quatre coins de la ville pour traiter des cas de punaises de lit.« Les personnes qui achètent des meubles usagés ou qui ramassent des matelas ou des fauteuils dans les poubelles sont plus à risque.» Cet exterminateur relate que tout récemment, un de ses clients qui venait de déposer dans la ruelle un matelas fortement infesté, a constaté qu'un passant s'en était emparé à peine 20 minutes plus tard.Autrement dit, une pancarte voyante indiquant « ATTENTION : PUNAISES » aurait du y être accrochée, pour empêcher l'infestation d'une nouvelle maison.« J'y penserais deux fois, avant d'acheter un matelas usagé », conseille Terry Galloway, professeur d'entomologie à l'Université du Manitoba.Joint à son bureau de Winnipeg, ce spécialiste a raconté l'histoire d'un de ses étudiants qui, après avoir dormi sur un lit usagé acheté dans un entrepôt, s'est retrouvé le lendemain matin avec des piqûres qui couvraient tout la surface de son cou.« Comme pour les moustiques, la réaction aux piqûres de punaises varie selon la sensibilité des chacun.Certains n'ont presque rien alors que d'autres vont jusqu'à développer des dermatites, des rougeurs et des douleurs qui persistent longtemps.» La chaleur et la noirceur « Les punaises de lit sont faciles à repérer.À l'âge adulte, elles peuvent atteindre une grosseur de 3/8 pouce et ont une forme applatie à jeun, qui s'arrondit quand elles se gorgent de sang.Au stade juvenile, elles sont de couleur jaunâtre et foncissent en vieillissant, pour atteindre une teinte brunâtre qui tire vers le rouge.Elles fuient la lumière et se tiennent autour des personnes qui dorment.Elles sont attirées par la chaleur et l'haleine des humains », nous a expliqué Terry Galloway.Ces insectes se déplacent d'un endroit à un autre grâce aux oiseaux ou autres animaux ou simplement en suivant l'itinéraire des meubles où ils ont élu domicile.Voilà pourquoi les plus fréquents déplacements des touristes internationaux est une hypothèse qui explique leur retour en force.« Les ancêtres des punaises étaient des parasites qui voyagaient sur les chauves-souris », rappelle l'entomologiste.« Elles sont très secrètes et sournoises.Elles s'infiltrent dans les crevasses d'un mur, ou se logent à l'intérieur du papier peint d'une pièce.Et surtout, elles ne tolèrent pas le froid », ajoute l'entomologiste.Facilement visibles à l'oeil nu, on les détecte aussi par un signe distinctif qui ne trompe pas : des petites taches de sang sur les draps ou les taies d'oreiller.Super bibittes « Le problème est aujourd'hui plus complexe, parce que les punaises sont désormais plus tenaces et résistantes aux insecticides qu'on utilise : il arrive qu'elles n'en meurent carrément pas », note Steve Bilodeau.Ce dernier ajoute que les punaises, en plus de revenir en grand nombre, sont devenues insensibles aux vieux traitements traditionnels.« Récemment, quelqu'un de notre entreprise a fait un test en plaçant des punaises dans trois contenants de plastique, qui étaient ensuite enduits de trois produits différents.Alors qu'en principe, elles auraient du mourir au bout de quelques minutes, elles ont pourtant réussi à nager dans le liquide pendant quatre jours », relate le porte-parole de PCO Services.En cas de détection d'une potentielle infestation, le mieux est évidemment de sauter sur le téléphone et d'appeler un exterminateur.Et avant de brûler toutes vos possessions, rassurez-vous : un bon lavage des draps et des vêtements devrait venir à bout des punaises.De façon générale, les exterminateurs ne recommandent de jeter le matelas que lorsque celui-ci a depuis longtemps dépassé sa date d'expiration.Savoir enfin que les punaises de lit ne discriminent pas en matière de statut financier : les hôtels de grand luxe, les résidences de Westmount sont tout aussi susceptibles d'en être atteints que les sous-sol d'Hochelaga-Maisonneuve.Ouste, vilaines bestioles! JOSS STONE THE SOUL SESSIONS « he Soul Sessions nous présente une toute jeune artiste britannique venue se mesurer aux vieux routiers de la musique soul des années 70.Une rencontre étonnante dont résulte un savoureux mélange de blues et de R&B, bercé par une voix riche qui vous envoûtera dès les premières mesures.» Laissez-vous surprendre par nos produits «À Découvrir» Une sélection unique d'oeuvres musicales, littéraires ou interactives choisies par nos disquaires et nos libraires.Claude Dauphin, acheteur -disques Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges-de-Beauce Ste-Foy Trois-Rivières CD 3129049A L'absence de pesticides assez puissants pour se débarrasser une fois pour toutes des punaises est l'une des causes ayant été montrées du doigt, comme facteur coupable de la résurrection de ces bestioles.Et lorsqu'un traitement est mal fait, on contribue à aggraver le problème en créant une génération de punaises superrésistantes.« Se débarrasser des punaises de lit n'est pas difficile mais c'est complexe.Ça demande un traitement minutieux : chaque fois qu'on rate, on accentue la résistance.Et il faut chaque fois utiliser un nouveau produit que les punaises ne connaissent pas.Si une mère ne meurt pas après une première extermination, elle devient immunisée contre le produit », note Steve Bilodeau.En faisant appel à un exterminateur, on doit s'attendre à payer de 100 $ à 250 $, tout dépendant du degré d'infestation de leur domicile.« Il peut être difficile de se débarrasser des punaises de lit.On peut avoir besoin d'avoir recours à un spécialiste antiparasitaire », indique Aarin Bronson, porte-parole de Santé Canada.Cette dernière suggère une méthode de lutte en trois étapes que prône Santé Canada : > Enlever les oeufs en lavant la literie et les vêtements ; > Sortir de la maison les matelas, sofas et autres aires de repos.« Les punaises de lit ne survivent pas lorsqu'elles sont exposées au froid », précise l'entomologiste Terry Galloway ; > Traiter au moyen d'un insecticide afin d'enrayer les insectes adultes.Pour plus d'informations sur les punaises de lit, on peut aussi consulter les sites Internet suivants : www.ipm.ucdavis.edu/PMG/PESTNOTES/ pn7454.html www.ento.psu.edu/extension/factsheets/ bed\u2014bugs.htm www.ces.ncsu.edu/depts/ent/notes/Urban/ bedbug.htm creatures.ifas.ufl.edu/urban/bed\u2014bug.htm www.bcpestmgnt.com/major/bedbugs/ \u2014Sylvie St-Jacques, collaboration spéciale 1828, boul.Le Corbusier, Laval Tél.: (450) 686-5055 www.esprit-nouveau.com Vos meilleurs moments de détente En cuir souple Saisir le présent HAUTE DÉFINITION Saisissez le présent à votreporte.Profitez des offres de lancement : cyberpresse.ca/abonnement 514 285-6911 3176396A ACTUEL MÉDIAS Al-Mouwajaha, témoin du nouvel Irak JOONEED KHAN ENVOYÉ SPÉCIAL BAGDAD \u2014 Avant la guerre contre l'Irak, un groupe d'étudiants, filles et garçons du secondaire et des universités, dialoguaient sur la paix par radio satellite avec leurs vis-à-vis américains.La chaîne ABC, le réseau arabe Al Jazira, et les militants antiguerre américains de l'Iraq Peace Team étaient parmi les parrains de cette initiative.La guerre finie, le régime Saddam Hussein renversé et l'occupation américaine installée, ces étudiants travaillèrent souvent comme guides et interprètes pour les grands médias étrangers déployés à Bagdad.Jusqu'à ce que l'IPT, des ONG comme l'italienne Ponte Per, et des donateurs privés les lancent dans la fabrication d'un journal, Al-Mouwajaha (Le Témoin), avec deux chaises et deux ordinateurs portables.« Notre premier numéro est sorti le 15 mai à l'hôtel Al Fanar.C'était un bimensuel bilingue, arabe et anglais », raconte Salaam al-Jobouri, étudiant en littérature anglaise.» En juin, nous avons déménagé dans une maison louée par l'IPT et nous continuons de produire le journal avec l'aide d'ONG de différents pays », ajoute- t-il.Ils sont une quinzaine dans l'équipe, dont trois filles en robe et manches longues mais tête nue.Ce sont tous des volontaires, âgés entre 18 et 25 ans, donc de la génération qui n'a connu que les guerres et les sanctions.Programmeurs, graphistes, photographes, reporters, analystes et metteurs en page, ils se partagent les tâches dans une énergique convivialité.« Nous sommes le vrai journal indépendant du nouvel Irak », affirme Wassif al-Mokhtar, diplômé en génie électrique et rédacteur en chef de Al-Mouwajaha.» Mais l'indépendance nous condamne à la mort ! » lance-t-il avec un grand éclat de rire.« Nous ne pouvons pas continuer de travailler pour rien.Et produire le journal avec des donations d'ONG.Le régime d'occupation a l'oeil sur nous et a offert de nous subventionner, ce que nous refusons », explique-t-il.La une du 16 juillet avait pour manchette « La vie dans le nouvel Irak : entre les promesses et les menaces ».Il y avait aussi une demi- page de photos macabres de soldats irakiens tués dans une bataille à l'aéroport en avril : les hommes ont la tête et le visage horriblement brûlés et déformés, mais leurs uniformes sont intacts.» Que s'est-il vraiment passé à l'aéroport ?» interroge le titre.Le dernier numéro passe en une la photo de deux soldats américains debout au-dessus d'un civil irakien, visage contre terre.» Des gens que nous ne connaissions pas sont venus nous demander pourquoi nous publions des choses pareilles », raconte Wassif.« Mes gars et mes filles gagnent leur vie avec les médias étrangers, comme traducteurs et interprètes, tout en poursuivant leurs études.Et moi je dois penser à rentabiliser le journal en conservant notre indépendance éditoriale », poursuitil.Al-Mouwajaha tire à 3000 exemplaires, au coût de 300 $US le numéro.Il est imprimé par une presse commerciale d'excellente qualité, avec de la couleur.Le fait d'être lu en arabe et en anglais en est l'attrait le plus original.« Notre force, c'est que le public nous cherche désormais dans la rue.Nous avons frappé l'imagination.Il nous faut maintenant passer à la vitesse supérieure et devenir un vrai journal.Ce serait une tragédie de disparaître après une expérience aussi exaltante », dit Wassif.PHOTO D'ARCHIVES PC « Notre force, c'est que le public nous cherche désormais dans la rue », soutient Wassif al-Mokhtar, rédacteur en chef du nouveau bimensuel irakien Al-Mouwajaha.LE SOLEIL ET LA LUNE !!! !!!!AU PAYS LE MONDE AU SOLEIL L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL Maniwaki 8/1 Trois-Rivières 10/4 Rimouski 8/2 Thetford Mines 11/1 Sherbrooke 10/1 Burlington 11/3 www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Les bandes montrent des écarts de cinq degrés Celsius.New York Montréal Halifax Toronto Ottawa Chicago Winnipeg Houston Los Angeles Vancouver Calgary Edmonton PRÉVISIONS RÉGIONALES Régina St-Jean Nouvelle-Orléans Miami Thunder Bay Denver AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN DEMAIN BAIE-COMEAU BAIE-JAMES GASPÉ SEPT-ÎLES LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR HUMIDEX Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier MONTRÉAL ET LES ENVIRONS AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI QUÉBEC OTTAWA TORONTO 10/3 13/3 Pluie en matinée, faible pluie en aprèsmidi.Probabilité de précipitations: 90 %.Vents de l'est à 20km/h tournant du nord-est à 20 km/h.Généralement dégagé.Probabilité de précipitations: 0 %.Ciel variable.Probabilité de précipitations: 30 %.Ciel variable.Probabilité de précipitations: 40 %.DEMAIN MAX/MIN CETTE NUIT MINIMUM AUJOURD'HUI MAXIMUM VENDREDI Pluie forte.8/2.Nuageux avec faible pluie.9/1.Ciel variable.11/3.Ciel variable.10/-1.Ciel variable.10/2.Ciel variable.13/6.Pluie forte.5/-1.Nuageux avec percées de soleil.-3/-3.Pluie forte.13/0.Pluie ou neige.6/0.Plutôt nuageux avec averses dispersées.9/-4.Plutôt nuageux avec averses de pluie ou de neige.Pluie.13/-3.Pluie.8/-4.4 -5 20 en 1989 -5 en 1985 1 nov 9 nov 17 nov 23 nov 6h29 16h47 11h46 19h54 Durée totale du jour: 10h18 XX Bas 10.4 mm AUJOURD'HUI DEMAIN AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI MM utilise des données d'Environnement Canada Val-d'Or 5/-1 DEMAIN DEMAIN DEMAIN Saguenay 6/1 La Tuque 6/2 Sainte-Agathe 7/1 MONTRÉAL 9/3 QUÉBEC 8/2 Plattsburgh 11/3 Faib neige -5/-10 3-5cm -3/-12 Averses 16/6 Averses 15/2 Pluie 10/2 Variable 10/3 Nuageux -3/-7 Ave neige -5/-13 Pluie 15/3 Variable 14/-2 Averses 16/6 Averses 15/2 Variable -9/-10 Variable -4/-11 Pluie 17/3 Averses 14/-1 10+cm 1/-2 Plu ou nei 1/-12 Pluie 5/0 Variable 7/0 Averses 13/9 Pluie 18/5 Nuageux 1/-4 Ave neige -1/-11 Averses 6/0 Nuageux 8/2 Variable 4/2 Plu ou nei 5/-2 Ensoleillé 10/4 Beau 11/2 Ensoleillé 10/4 Beau 12/1 Ensoleillé -8/-17 Variable 2/-8 Variable 9/5 Variable 15/9 Plu ou nei 3/1 Nuageux 6/-5 Nuageux -6/-9 Variable -6/-11 Calgary Charlottetown Cornwall Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Moncton Régina Rouyn-Noranda Saint-Jean Saskatoon Sudbury Thunder Bay Vancouver Victoria Whitehorse Windsor Winnipeg Yellowknife Acapulco Atlantic City Boston Cancun Cape Cod Daytona B.La Havane Honolulu Key West Kenebunk Pt.Miami Myrtle B.Niagara F.Old Orchard Orlando Palm Springs Tampa Virginia B.W.Palm B.Wildwood Amsterdam Athènes Beijing Berlin Bruxelles Buenos Aires Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New Delhi New York Paris Port-au-Prince Rio Rome Tokyo Washington Nuageux 9/3 Beau 19/8 Soleil 20/8 Nuageux 10/3 Nuageux 8/2 Soleil 24/19 Soleil 17/12 Pluie 13/6 Beau 24/14 Pluie 15/9 Soleil 24/10 Pluie 2/0 Soleil 32/19 Pluie 15/6 Pluie 9/2 Orages 33/25 Éclaircies 27/23 Averses 19/16 Soleil 19/17 Averses 18/6 Soleil 33/26 Pluie 16/4 Pluie 15/6 Beau 33/22 Pluie 15/6 Averses 25/19 Averses 30/23 Beau 29/23 Orages 30/25 Pluie 13/3 Orages 29/23 Averses 23/10 Averses 11/2 Pluie 13/3 Averses 27/20 Soleil 32/15 Averses 27/18 Pluie 20/9 Orages 29/22 Pluie 16/4 Gatineau 9/2 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante !!!!Orages MÉTÉO Phoenix San Francisco Saskatoon Atlanta Washington Boston Victoria Portland Yellowknife Whitehorse Churchill Minneapolis Kansas City Fredericton Charlottetown Detroit Tampa MÉDIAS EN BREF N AT H AL IE CO L L A RD On se bat pour Élizabeth Smart Pendant que les médias torontois se disputent la moindre parcelle d'information concernant la petite Cecilia Zhang, kidnappée il y a plus d'une semaine alors qu'elle dormait dans sa chambre à coucher, les médias américains s'entredéchirent pour savoir qui remporte la course à l'exclusivité à propos d'Élizabeth Smart, une adolescente de Salt Lake City kidnappée elle aussi dans sa chambreet retrouvée après neuf mois de captivité.Dans la plus pure tradition américaine, les parents de la jeune fille ont décidé de publier un livre racontant leur horrible épreuve : Bringing Elizabeth Home : A Journey of Faith and Hope, publié chez Doubleday, sort dans les librairies cette semaine.Cette sortie a ravivé la lutte entre les trois principaux réseaux de télévision.C'est CBS qui a obtenu les droits de l'histoire de la famille.Le téléfilm sera présenté le 9 novembre, en période de sondages télévisuels.Or voilà que l'animatrice-vedette de l'émission matinale Today (NBC), Katie Couric, a obtenu une entrevue exclusive avec la jeune fille, entrevue diffusée vendredi soir dernier et qui a attiré 11,9 millions de téléspectateurs ! Outré, le réseau CBS a voulu devancer NBC en diffusant une entrevue avec les parents d'Elizabeth, question d'être les premiers à marquer le coup.Quant au réseau ABC, il a diffusé des extraits d'une entrevue réalisée par Oprah Winfrey avec Elizabeth Smart et ses parents, entrevue diffusée au complet lundi dernier.Comme l'a fait remarquer un professeur à l'école de communications Annenberg, « tout ça donne envie de prendre une douche.» On écoute CHOQ FM Il arrive de plus en plus souvent que CKOI, CKMF et Mix 96 diffusent la même chanson simultanément.De quoi donner raison à ceux qui se plaignent de l'uniformité du son des radios commerciales.Au fil des ans, vous avez peut-être découvert CKUT (radio de Mc Gill) et CISM (radio de l'UdeM) mais connaissez-vous CHOQ FM, la radio de l'Université du Québec à Montréal, qu'on peut é c o u t er su r I n t e r n e t (www.choq.fm) ?Avec un fort contenu culturel, des émissions d'information ainsi que la possibilité d'écouter des émissions produites par des radios étudiantes et universitaires d'ailleurs, CHOQ FM a l'ambition de devenir le plus important portail universitaire.On trouve sur son site une mine d'informations sur les activités de l'UQAM, un lien vers le journal étudiant Montréal Campus ainsi que des palmarès musicaux.Lu, vu, entendu À Toronto, la guerre des journaux est bien plus féroce qu'à Montréal.La preuve, la campagne actuelle du quotidien Toronto Star avec ce slogan : Toronto Star : « All over Toronto, all over the Globe » (le Globe and Mail étant un de ses concurrents).Aïe ! Depuis la semaine dernière, l'ex-éditrice de Talk et du New Yorker, la très médiatique Tina Brown, signe une chronique hebdomadaire dans la section Style du Washington Post.Commentaire de l'ombudsman du quotidien au lendemain de la première chronique: « Précieuse, égocentrique.C'est la chose la plus horrible et la plus inutile que j'aie lue », a déclaré Michael Getler.PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Tous les journalistes irakiens n'ont pas les moyens de faire leur mise en page sur ordinateur et d'avoir un grand tirage.Ce qui ne les empêche pas de s'exprimer.Écrites à la main et déposées à même le sol, les Nouvelles du trottoir ont opté pour les moyens du bord.Ce « journal », qui se décrit comme « indépendant et non affilié », diffuse des informations sur la politique, la religion et les célébrités locales.Les médias fleurissent à Bagdad JOONEED KHAN BAGDAD \u2014 La chute du régime baassiste, il y a six mois, a libéré la parole en Irak.En font foi les quelque 150 quotidiens et hebdomadaires, l'écrasante majorité en arabe, qui rivalisent sur le marché pour gagner la faveur du citoyen.Mais dans cette Babel médiatique, c'est le régime d'occupation américain qui tient le haut du pavé, via le groupe Iraqi Media Network (IMN).« L'IMN a été créé par la firme américaine SAIC sous un contrat du Pentagone », explique George Mansour, le chef de la télévision IMN, qui sera bientôt rebaptisée Al Iraqiya.C'est l'unique télévision de l'Irak post-Saddam \u2014mais les Irakiens ont aussi le choix de l'Internet, des radios régionales sur ondes courtes et des chaînes arabes sur antennes paraboliques.Le groupe détient aussi l'unique radio AM et FM du pays, ainsi qu'un quotidien en arabe, Al-Sabah, qui tire à une cinquantaine de milliers d'exemplaires.« Nous dépendons à 100% du Pentagone, mais nous conservons toute notre indépendance rédactionnelle », soutient M.Mansour, installé dans son bureau, entre une porte marquée Bechtel et une autre Iraq Security Force, au sous-sol du colossal Palais des congrès de Bagdad qui sert de quartier général à l'Autorité provisoire de la coalition (APC), le régime d'occupation.« Nous voulons développer un modèle de presse libre et indépendante pour tout le Moyen-Orient », poursuit M.Mansour, qui a vécu 13 ans à Toronto où sa femme, travailleuse sociale, vit avec leurs deux garçons.Les Irakiens Il y a ensuite les autres, c'est-à-dire les médias irakiens à proprement parler, journaux et revues indépendants et organes de partis confondus, qui accueillent avec un sourire méprisant la seule mention de l'IMN ou du journal Al-Sabah.« L'IMN, c'est l'outil de propagande des Américains », dit Nada al- Chawket, directrice de l'éditorial au quotidien Al-Zaman.Saad al- Bazzaz, le patron d'Al-Zaman, fut tout à tour chef de l'agence irakienne de presse INA, de la radio- télévision et du quotidien Al- Joumhouriya sous Saddam Hussein.Mais il s'est exilé à Londres en 1992, et en 1997 il a lancé Al-Zaman dans la capitale britannique.« Il est revenu à Bagdad en avril 2003 et notre premier numéro ici a été lancé le 29 avril », dit Mme al- Chawket, elle aussi une ancienne d'Al-Joumhouriya.« Le journalisme était devenu impossible sous le régime baassiste, surtout après la guerre de 1991 », dit-elle.« J'étais ombusdwoman du journal et, en défendant l'opinion des lecteurs, je me trouvais en conflit permanent avec mes patrons », poursuit- elle.« Al-Zaman est toujours édité à Londres.Nous recevons chaque jour les 20 pages du journal par Internet et nous en changeons huit pour l'adapter à l'actualité irakienne.Notre bureau de Bassora en change deux autres pour les nouvelles locales », explique Mme al- Chawket.Le quotidien tire maintenant à 50 000 exemplaires à Bagdad et à 15 000 à Bassora.«Nous avons deux pages de publicité sur 20, surtout des avis gouvernementaux et des annonces classées, mais nous avons dû baisser le prix de vente de 750 à 500 dinars l'exemplaire (35 cents) parce que c'était trop cher », souligne-t-elle.Après l'achat d'ordinateurs et de nouvelles presses, le grand défi d'Al-Zaman est de se lancer dans la radio-télévision pour contrer le monopole d'IMN.Partis et journaux multiples La situation est la même dans d'autres grands journaux comme Al-Yom al-Aakher et Al-Mada.Ce dernier titre, un hebdo qui tire à 5000 exemplaires, est le bébé de la Fondation Al-Mada créée par des intellectuels du Parti communiste irakien (PCI) à Damas en 1992, après l'écrasement du soulèvement antibaassiste de 1991.« Nous étions une maison d'édition et un centre culturel, rayonnant dans tout le Moyen-Orient », explique Labeed Abbawi, dans les bureaux du journal installés dans une ample résidence du vieux quartier juif d'Abu Nuwas.« Nous n'avons plus rien à voir avec le PCI, qui siège au Conseil de gouvernement (CGT).Nous attendons de nouvelles presses et de l'équipement pour passer quotidien le plus vite possible et pour nous lancer dans la radio-télévision également », déclare M.Abbawi.« Et nous n'acceptons l'aide d'aucun gouvernement ; c'est notre ligne rouge », dit-il.Les partis s'étant multipliés comme des champignons, les titres partisans abondent aussi, et il n'est pas possible de visiter un siège de parti sans se voir offrir des piles de journaux.Les partis islamistes (chiites et sunnites) et kurdes fonctionnent avec des fonds communautaires.Il y a aussi deux hebdos anglais, Baghdad Now, pour les soldats américains, et Iraq Today, pour l'intelligentsia, qui tire à 5000 exemplaires.Ce dernier, aidé par les Américains, était gratuit jusqu'à la semaine dernière ; il se vend désormais 2000 dinars (1 $ US).Avec la libération de la parole, les médias irakiens ont fait le saut qualitatif dans l'ère de l'informatique.Mais l'ivresse actuelle fait penser à l'Algérie de 1991, quand l'armée a écrasé les Cent fleurs à la faveur de la montée islamiste du FIS.« Je ne crains pas une autre Algérie.Ce que je crains, c'est la persistance de l'occupation américaine.Car alors la résistance fera paraître les attaques actuelles comme de la petite bière », affirme M.Abbawi.REVUE MAGAZINES VOGUE Beauté fatale COURRIER INTERNATIONAL Guide de la presse en ligne FEMMES ARABES Une main tendue Avant que les talibans ne prennent le pouvoir en 1996, l'Afghanistan comptait plusieurs salons de beauté.C'était une des rares façons pour les femmes de gagner leur vie.Certaines ont poursuivi leurs activités au péril de leur vie sous le règne des talibans.Maintenant que les femmes ont retrouvé certaines libertés, un groupe d'Américaines a décidé de les aider à ouvrir une école de beauté à Kaboul.Grâce à des dons d'argent de certains grands noms de la beauté comme M.A.C.et L'Oréal, qui ont également envoyé des caisses de produits, l'école a pu accueillir ses premières élèves en août dernier.La liste d'attente comptait alors plus de 200 noms.La journaliste de Vogue raconte cette belle histoire qui nous fait découvrir une autre facette de la vie des Afghanes.C'est le genre de publication qui fait saliver les accros de l'info, les journalistes, les étudiants et ainsi que tous ceux qui sont constamment à la recherche d'information : un guide hyper-complet de la presse en ligne, c'est-à-dire 500 liens vers des publications en ligne, les sites Webs des publications papier ainsi que des sites géants qui regroupent à leur tour des centaines d'adresses intéressantes.Bon, o.k., on n'aura jamais le temps de tout consulter, mais ça demeure un outil de travail précieux.En prime, quelques textes qui brossent un portrait de la presse en ligne.En d'autres mots, voilà 11 $ bien investis.De loin, cela pourrait ressembler à un Elle ou un Châtelaine.On y parle de femmes, bouffe ou lifestyle.La seule différence, c'est qu'on le commence par la dernière page et que la moitié des textes sont écrits en arabe.Conçu à Montréal, le magazine Femmes arabes existe depuis un an.Son public cible est avant tout arabe et féminin, mais avec une demidouzaine d'articles rédigés en français, il est clair qu'on espère rejoindre une autre clientèle.Preuve d'une main tendue : ce troisième numéro consacre son dossier principal au ramadan, « pour apporter des informations aux Occidentaux qui s'interrogent sur le mois le plus important dans la communauté musulmane.» En prime, un texte sur la calligraphie arabe et la recette de la harira.\u2014 Nathalie Collard . BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC29OEM O U F ! de Denise Bombardier - 32 - Épuisée par les précédentes heures tumultueuses en compagnie de mon amie d'enfance dont je souhaitais à cet instant n'avoir jamais croisé l'existence, j'ai trouvé en moi un dernier sursaut de révolte pour apostropher Paul l'enragé.«Ça suffit, Paul.J'en ai plein mon casque (j'ai été à un cheveu de prononcer cul, je l'admets) de vous deux.Rien n'est plus banal que de divorcer.Bienvenue dans les statistiques des couples éclatés.Et pour rester dans les chiffres, tu as 78 pour cent de chances d'avoir une femme dans ta vie d'ici un an.Si tu étais une femme, ta moyenne baisserait à 42 pour cent.Alors félicite-toi.«Sur ce, je lui ai signifié son congé en le laissant en plan devant son café serré et j'ai grimpé l'escalier deux marches à la fois, pour éviter qu'il ne me rattrape.Une fois dans ma chambre, j'ai appuyé l'oreille contre le mur pour entendre le bruit du loquet de la porte d'entrée.clic, je suis redescendue.J'ai verrouillé, suis retournée à la cuisine, ai ouvert le frigo et, à même le goulot, j'ai avalé une grande rasade de vodka.L'aurore s'annonçait rose et je me suis promis que la prochaine aurore éveillée je la passerais dans les bras d'un homme, Rachid si possible.Exténuée, je me suis traînée de rendez-vous en rendez-vous en compagnie d'Henri.Celui-ci prétend que la fatigue diminue ma combativité mais accentue ma douceur avec, comme résultat, d'attendrir les clients mâles.«Excellent pour les affaires, tes nuits sans sommeil», m'a-t-il déclaré en me déposant chez moi.Ce matin, l'idée même de chercher un stationnement me paraissait une montagne si bien que j'avais pris un taxi dans lequel j'ai eu droit à un cours sur les conflits entre le Pakistan et des uns fait le bonheur des autres.Louise vient de m'apprendre que Paul s'est réfugié chez Juliette bien qu'elle-même lui ait offert de quitter les lieux.«Je reviendrai quand tout ce qui me rappelle ta présence, ta poussière y compris, aura disparu », lui a-t-il lancé avant de s'engouffrer dans l'auto de sa fille qui l'attendait devant la maison et qui a foudroyé sa mère du regard avant de démarrer en trombe.Quant à Rose, la plus jeune, enfermée chez des amis, elle refuse tout contact avec sa mère, son père et sa soeur.Comme famille éclatée, c'est réussi.J'ai quasiment failli me noyer dans mon bain où je m'étais assoupie avant le repas.table, Maud et Albert étaient survoltés.Ils s'engueulaient, riaient bruyamment et échangeaient des propos dont le sens m'échappait.«Vous avez fumé», je leur ai dit sur un ton plutôt agressif.Ils se sont esclaffés en même temps et j'ai quitté la table plutôt que d'assister à ce spectacle navrant de la chair de ma chair en régression débile.J'admets que j'ai joué en partie ma fâcherie, non pas que le spectacle de mes enfants stone me réjouisse mais je suis sûre que jamais ils ne se comporteraient de la sorte devant leur père.Cette intimité qui m'est réservée, je la vis comme un privilège.De là ma tolérance.roman Albin Michel À S U I V R E www.albin-michel.fr © Éditions Albin Michel S.A.,2002 ROMAN29OE l'Inde.Inutile de fréquenter l'université pour accéder à l'édu-cation permanente de nos jours.On n'a qu'à vivre dans une ville cosmopolite.Louise a réagi comme Montcalm sur les plaines d'Abraham, par la bouche de ses canons, en l'occurrence Rachel la redoutable, face à l'offensive avocassière de son futur ex-époux.Pas d'enfants dont se disputer la garde, restent les biens et l'argent.Bel affrontement en perspective.Et Louise qui imaginait une séparation clé en main à l'amiable! J'ignore comment Paul et elle géraient leur patrimoine pour parler à la manière notariale mais, en additionnant la fureur de celui-ci et l'entêtement de cette dernière, le combat sera à la hauteur des honoraires des deux maîtres féminins.Si God, toujours à l'ouvrage auprès de Rachel, est encore dans sa vie lors du règlement, il peut s'attendre à un cadeau princier de la part de mon ashkénaze préférée.Comme quoi le malheur VACANCES-VOYAGE AUBAINES À SAISIR Les touristes sont-ils bêtes et méchants?Bon nombre de forfaits avec hébergement dans des « quatre étoiles » sont encore proposés à moins de 1000$ pour les départs des prochaines semaines.En voici quelques exemples.> La Romana (République dominicaine), départ du 2 novembre pour une semaine au Canoa Coral by Hilton : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1379 $).> Bayahibe (République dominicaine), départ du 2 novembre pour une semaine au Viva Dominicus Palace : 947$ avec Nolitour (prix régulier : 1369 $).> Punta Cana (République dominicaine), départ du 2 novembre pour une semaine au Fiesta Complex : 1147$ avec Nolitour (prix régulier : 1339 $).> Cayo Coco (Cuba), départ du 2 novembre pour une semaine au El Senador: 1047$ avec Nolitour (prix régulier : 1329 $).> Panama, départ du 3 novembre pour une semaine au Royal Decameron Beach Resort : 947$ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1289 $).> Holguin (Cuba), départ du 7 novembre pour une semaine au Sol Luna Mares Resort : 998 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1259 $).> Cayo Largo (Cuba), départs des 7 et 9 novembre pour une semaine au Sol Cayo Largo : 998$ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1269 $).> Cayo Coco (Cuba), départs des 7, 8 et 9 novembre pour une semaine au El Senador : 998 $ avec Tours Mont-Royal (prix régulier : 1289 $).> Cayo Guillermo (Cuba), départ du 9 novembre pour une semaine au Melia Cayo Guillermo : 1058 $ avec Vacances Air Transat (prix régulier : 1399 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départs des 9 et 16 novembre pour une semaine au Gran Ventana Beach Resort : 998 $ avec Vacances Signature (pr ix régulier :1329 $).> Puerto Vallarta (Mexique), départs des 10 et 17 novembre pour une semaine au Grand Marival Nuevo Vallarta : 1098$ avec Vacances Signature (prix régulier : 1639 $).ANDRÉ DÉSIRONT COLLABORATION SPÉCIALE Le touriste est quelqu'un qui a à peu près peur de tout : de l'avion, de la maladie, de la nourriture, du terrorisme, estime Josette Siscic, directrice de Touriscopie, un organisme français spécialisé dans la veille sociologique et le marketing du tourisme et des loisirs.Dans une entrevue accordée au quotidien Le Monde, en septembre dernier, Mme Siscic notait que l'activité touristique était devenue «un produit de grande consommation très standardisé et très éloigné de ses mythes fondateurs qui étaient la découverte d'un pays, d'une culture différente, la rencontre de l'autre, l'échange.» Aujourd'hui, selon elle, l'équation la plus connue est : un parasol, une chaise longue, une piscine et, surtout, un prix.À l'heure où les gourous de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) parlent d'un tourisme « équitable », qui devrait être un outil de développement durable, cette déclaration jette une douche froide.On a accusé l'activité touristique d'être responsable de bien des maux.En contribuant au bétonnage de la Costa del Sol, de la presqu'île de Cancun ou du pourtour de la baie d'Acapulco, le tourisme de masse est certes responsable de quelques saccages écologiques locaux.En se cloîtrant dans les « tout-inclus » des Caraïbes ou du bassin méditerranéen, les Occidentaux ne favorisent guère la « rencontre de l'autre » et « l'échange ».Force est, d'ailleurs, de constater que le forfait d'une semaine dans un tout-inclus des Caraïbes procède davantage de la démarche thérapeutique \u2014 la version soft d'un traitement au Prozac \u2014 et de l'antidote météorologique que du voyage proprement dit.Faut-il pour autant décréter que l'activité touristique est inévitablement polluante et que, loin de les aider, elle a des effets dévastateurs sur les populations locales ?L'anthropologue Jean-Didier Urbain, professeur à l'Université de Versailles et expert à l'Observatoire national du tourisme, s'inscrit en faux contre cette perception.« Il est vrai que le développement touristique a parfois des effets dévastateurs, admet-il.Ainsi, on aménage des golfs et on construit d'énormes piscines d'hôtels dans des régions dramatiquement affectées par des pénuries d'eau, ce qui a notamment pour résultat de siphonner le peu qui reste dans les nappes phréatiques.Mais, parallèlement à ces excès, l'avènement du tourisme de masse a permis de revaloriser le patrimoine.C'est grâce à lui qu'on trouve aujourd'hui des paysages protégés un peu partout dans le monde, qu'on a restauré des monuments et revampé des quartiers entiers dans des centaines de villes anciennes.» Le sauvetage des temples d'Abou Simbel, la remise en service de voies de chemins de fer désaffectées, la restauration de la vieille ville de La Havane ou du Vieux-Québec, la perpétuation de savoir-faire artisanaux, la volonté des villes de se doter de meilleurs plans d'urbanisme.Selon Jean-Didier Urbain, le tourisme a largement contribué, depuis une trentaine d'années, à entretenir la mémoire collective de l'humanité et à améliorer l'environnement.Pour lui, la mauvaise réputation qui affecte cette activité économique qui prend de plus en plus d'ampleur est due à rien moins que la jalousie : « Il existe une élite qui entend se démarquer du reste de la population et, jusqu'à la fin des années soixante, le voyage constituait un moyen de se dissocier de la masse.Aujourd'hui que M.et Mme Tout-le- Monde vont en Thaïlande ou en Polynésie, cette même élite ne supporte plus de ne plus exercer un monopole sur le voyage et les façons de voyager.» PHOTO AP Les touristes recherchent un parasol, une chaise longue, une piscine et, surtout, un prix.Peu importe où vos projets vous mènent, 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PÉROU à partir de 3 995$ ÉQUATEUR à partir de 2 995$ VIETNAM (supérieur) à partir de 3 695$ MALI à partir de 5 695$ ÉGYPTE (supérieur) à partir de 3 579$ INDE (supérieur) 17JOURS à partir de 4 895$ www.voyages-gaby.com Montréal (514) 733-5396 Ouvert du lun.au ven.9 h à 18 h Ste-Thérèse (450) 430-2151 Ouvert du lun.au dim.NOUVEAU : EXTENSIONS AU CAMBODGE DE 1 À 6 JOURS Plusieurs autres circuits disponibles! 6 AU 13 DÉCEMBRE 2003 Le forfait comprend :1 181 $ tx incluses + visa (80 $) Vol direct, accueil et transferts Souper de bienvenue, déjeuner buffet tous les matins Hôtel 4 Meteor Plaza Guide franco-phone pour les visites locales Plusieurs excursions incluses! Il ne reste que 4 places ! Présentation gratuite à Montréal le 30 octobre Circuit avec guides.Plusieurs repas inclus.Prix en occ.double.Aussi départ individuel.Présentations gratuites en octobre : Vietnam, Cambodge : 27, Égypte : 28, Inde : 29 AVENTURE ET CULTURE AUTOUR DU MONDE DÉPARTS GARANTIS Permis du Québec no 700384 3180123 Saisir le présent, c'est gagnant.Aucun achat requis.Réservé aux résidants du Québec âgés de 18 ans ou plus.Les fac-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale des prix est de 51264$.Les dates de voyage pour le forfait du carnaval de Venise sont du 15 au 22 février 2004.Cinq (5) appareils photo à gagner par semaine.Le règlement est disponible à La Presse.Photos à titre indicatif seulement.Saisir le présent HAUTE DÉFINITION BULLETIN DE PARTICIPATION Pour participer, remplissez ce bulletin en prenant soin de répondre à la question concours et postez-le à: Concours «Saisir le présent», La Presse, C.P.11051, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 4Y7 Nom Âge Adresse Ville App.Code postal Tél.domicile Tél.travail Courriel Êtes-vous abonné à La Presse?Oui r Non r Si vous ne désirez pas profiter d'offres promotionnelles, cochez cette case r ?Question: Pendant quel mois se déroule le carnaval de Venise?Février Août Novembre Réponse Courez la chance de vivre le carnaval de Venise.www.carnivalofvenice.com Répondez à la question concours et vous pourriez aller faire la fête à Venise avec la personne de votre choix.Ce voyage d'une valeur totale de 7550$ comprend: 6 nuitées dans un hôtel 5 étoiles; une sérénade en gondole; un souper typiquement vénitien et plus encore.Faites vite! Le tirage aura lieu le 5 novembre 2003.De plus, si vous êtes abonné à La Presse, vous gagnez automatiquement 2000$ en argent de poche.Aussi à gagner: 20 appareils photo numériques Nikon ( valeur de 550$ ch.) Pour mieux saisir le présent, abonnez-vous à La Presse au (514) 285-6911 ou à www.cyberpresse.ca/abonnement."]
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