La presse, 5 octobre 2003, Cahier A
[" MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D 'AMÉRIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 3 4 1 > 6 4 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ BAR largue Villeneuve Kahnawake rejette le projet de casino NOUVEAU CARNAGE EN ISRAËL STÉPHANIE MORIN C'EST maintenant officiel.L'écurie BAR a décidé de se débarrasser de Jacques Villeneuve à la fin de la saison pour le remplacer par le Japonais Takuma Sato.Villeneuve a appris la nouvelle vendredi soir, lors d'un coup de fil de son patron, David Richards.« Richards a expliqué que la décision était prise et que ni Honda ni British American Tobacco ne voulaient le garder dans l'écurie », a expliqué Craig Pollock quand La Presse l'a joint au téléphone hier.Pollock a ajouté qu'il était déçu de cette décision.Villeneuve, dit-il, a toujours été loyal et a refusé plusieurs offres pour rester dans l'écurie de Brackley.Aujourd'hui, les offres ne pleuvent plus sur l'ancien champion du monde et Craig Pollock est loin d'être certain que son client et ami pourra trouver un volant pour 2004.« On étudie d'autres avenues, mais il ne se passera rien avant la fin de la saison.Il y a très peu de places disponibles.» Si Juan Pablo Montoya passe chez Mc Laren comme le veut la rumeur, une place pourrait se libérer dans l'écurie Williams-BMW, avec qui Villeneuve a remporté son titre en 1997.Un retour dans une écurie de pointe pourrait relancer la carrière chancelante du Québécois, mais rien n'est gagné.« J'ai discuté avec Frank Williams, Jacques aussi, lance Pollock.La question n'est pas de vendre les qualités de Jacques à Frank \u2014 il a beaucoup de respect pour son ancien pilote \u2014 mais de voir s'il est intéressé à se tourner vers un jeune ou vers quelqu'un de plus expérimenté, comme Jacques.Voir VILLENEUVE en A2 Autre texte en page D1 TRISTAN PÉLOQUIN À l'issue d'un vote relativement serré, les membres de la communauté mohawk de Kahnawake ont rejeté hier l'idée de construire un casino sur leur territoire.Le projet, qui prévoyait la mise en chantier d'un immeuble d'une valeur de 114 millions capable de contenir plus de 1800 machines à sous et 85 tables de jeu, a reçu l'approbation de seulement 718 personnes, contre 947 qui s'y sont opposées (43 % pour, 57%contre).Élément qualifié d'exceptionnel par les organisateurs : un peu plus de 35 % des 4516 personnes inscrites au registre ont exercé leur droit de vote.En 1994, à l'occasion d'un référendum sur un projet semblable, seulement 18% des Mohawks de Kahnawake s'étaient déplacés pour aller voter.Par voie de communiqué, le conseil mohawk de Kahnawake a annoncé qu'il se conformerait à la décision populaire, tout en indiquant qu'il reviendrait sous peu à la charge avec un nouveau projet.« Je suis évidemment déçu des résultats, a affirmé le grand chef Joe Norton.Toutefois, nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts afin de trouver des projets qui assureront l'avenir économique Voir CASINO en A2 Photo AP Cette saisissante photo montre l'une des victimes de l'attentat suicide revendiqué par le Djihad islamique, hier à Haïfa.L'explosion, qui a fait 19 morts, dont au moins trois enfants, et une cinquantaine de blessés, est l'un des plus sanglants depuis le début de la deuxième Intifada, il y a trois ans.Une kamikaze se fait sauter dans un restaurant bondé d'après Associated Press HAÏFA (Israël) \u2014 Malgré le bouclage total des territoires, une kamikaze palestinienne a réussi hier à provoquer un véritable carnage dans un restaurant de Haïfa à la veille du Yom Kippour, la fête la plus solennelle du calendrier juif.Immédiatement, des voix se sont de nouveau élevées en Israël pour réclamer l'expulsion de Yasser Arafat.Outre la kamikaze, cet attentat revendiqué par le Djihad islamique a tué 19 Israéliens et en a blessé 55 autres dans un restaurant bondé, le Maxim, situé sur le front de mer de Haïfa, une station balnéaire du nord d'Israël où vit une importante communauté arabe israélienne, selon un bilan de la police.Voir CARNAGE en A2 L'animateur en crise À tire-d'aile.F8 Bandes dessinées F7 Décès C7 Êtes-vous observateur C4 Génies en herbe E6 Grille thématique E6 Feuilleton F7 Forum A13-A15 Horaire spectacles E8 Horaire télévision E2 Horoscope A16 La presse d'ailleurs F6 Le bridge A16 Le monde A4 Loteries A2, A4 Mots croisés F7 Mot mystère F7 Petites annonces - immobilier C4, C5 - marchandises C5 - emplois C5 - automobile C5-C7 M É T É O Voir page E8 Nuageux Maximum 12, Minimum 5 Dans son discours typique, Howard Dean, candidat démocrate à la présidence, définit la plus importante question de l'élection de 2004 comme étant celle du « patriotisme et de la démocratie ».L'ancien gouverneur du Vermont dit : « J'en ai assez de voir John Ashcroft, Dick Cheney.et Rush Limbaugh s'approprier le patriotisme et le drapeau américain.Ce drapeau appartient à chacun de nous.Et j'en ai assez de voir notre démocratie prise en otage par la droite de ce pays.» On connaît Ashcroft.Fondamentaliste chrétien, il est à la tête du ministère de la Justice, où il a fait adopter une loi au nom orwellien pour lutter contre le terrorisme, le Patriot Act.Il inquiète les démocrates.On connaît aussi Cheney.Avant la guerre en Irak, le vice-président a agité le péril nucléaire, manipulant les renseignements secrets des États-Unis.Après la guerre, son ancienne compagnie, Halliburton, a raflé quelques-uns des plus lucratifs contrats pour la reconstruction du pays ravagé.Il révulse les démocrates.Mais que vient faire Limbaugh dans ce trio ?Un animateur de radio serait-il aussi important que les membres les plus influents de l'administration Bush ?Une chose est sûre : les démocrates le détestent, et ils ne peuvent pas s'empêcher aujourd'hui de se réjouir de ses problèmes.Depuis plus de 15 ans, Rush Limbaugh domine la radio américaine avec une émission quotidienne de trois heures qui rejoint jusqu'à 20 millions d'auditeurs.On appelle ces derniers les Ditto-Heads, ditto signifiant « idem ».Vingt millions d'Américains qui hochent la tête de haut en bas en écoutant la voix de l'animateur conservateur dans leur voiture, au bureau ou à la maison.Vingt millions.Âgé de 52 ans, Limbaugh se définit comme un entertainer dont le sujet de prédilection est la politique.Si un animateur de radio possède son métier, c'est bien lui.Mais il ne fait pas que divertir.Sur le plan politique, son opinion compte.En novembre 1994, Newt Gingrich et sa bande de « révolutionnaires » avaient d'ailleurs reconnu l'importance de Limbaugh en faisant de lui un membre «honoraire » de la Chambre des représentants, qui venait de tomber sous la coupe républicaine après 40 ans de pouvoir démocrate.Bill Clinton a souvent dénoncé Limbaugh, l'accusant notamment d'avoir contribué à fomenter la haine antigouvernementale qui avait mené Timothy Mc Veigh Voir ANIMATEUR en A2 Photo BERNARD BRAULT, La Presse Jacques Villeneuve Saisir le présent HAUTE DÉFINITION Mardi, La nouvelle Presse.Saisissant.MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Villeneuve perd son volant avec BAR.Après avoir perdu ses ailerons, ses pneus, ses freins et son moteur! Actuel Santé > La médecine et les émotions Un reportage de Michel Dolbec page B1 Arts+Spectacles Albert Millaire revient de loin page E1 GUIDE Martin Brodeur Nicklas Lidstrom Les prédictions, nos préférés et le Canadien Cahier Sports, pages D5 à D12 2003-2004 LNH 7LP0201A1005 Page A2/5octobre 7LP0201A1005 ZALLCALL 67 23:08:31 10/04/03 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 O C T O B R E 2 0 0 3 DEMAIN DANS LA PRESSE Cyberporno made in Québec À l'heure de la télé-réalité, la pornographie sur Internet joue la carte des images volées, des coulisses ouvertes à tous et surtout de la « fille d'à côté ».Une nouvelle génération de producteurs québécois en a compris toutes les ficelles, et leurs sites remportent un succès international.À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Pour faire le point sur la saison de la NFL cyberpresse.ca/nfl > Tout sur la programmation du FIND cyberpresse.ca/find > Découvrez notre nouvelle section Santé cyberpresse.ca/sante Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-2-8 > À quatre chiffres : 5-2-6-3 LOTO 6/49 > 03-28-29-32-37-45 Compl.: 34 > Extra : 229603 SUITES DE LA UNE CARNAGE Suite de la page A1 VILLENEUVE Suite de la page A1 Parmi les victimes figurent un bébé de 1 an et deux enfants de 5 et 6 ans ainsi que quatre Arabes israéliens.C'est l'un des attentats les plus sanglants depuis le début de la seconde Intifada, il y a trois ans.Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a convoqué ses plus proches conseillers en réunion d'urgence pour définir la riposte à donner à cet attentat.Une heure plus tard, des hélicoptères israéliens ont tiré deux roquettes sur une petite maison près de la plage de la ville de Gaza, puis trois missiles sur une maison dans le camp de réfugiés de Boureij, selon des témoins.La maison à Gaza se situerait non loin de la résidence du leader palestinien Yasser Arafat, toujours selon les témoins.Arafat n'a plus été vu à Gaza depuis bientôt deux ans.Elle appartiendrait à la famille Kanita, une des plus importantes de la ville, mais elle était vide au moment des frappes, selon Mohammed Kanita, un des membres de la famille.Des ambulances sont arrivées sur place, mais aucun blessé n'était pour le moment annoncé.Une foule imposante s'est rassemblée non loin de la scène.La famille Kanita est présente dans tous les principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas et le Djihad islamique, ont expliqué des Palestiniens.Quelques minutes plus tard, des hélicoptères israéliens ont tiré trois missiles sur une maison située dans le camp de réfugiés de Boureij au centre de Gaza, selon des habitants.Cette maison appartenait à un leader du Djihad islamique, Morshet Shahin, mais les habitants précisent qu'il aurait échappé à l'attaque.Aucun blessé n'a été signalé.Par le passé, Israël a répondu aux attentats suicide palestiniens par des frappes ciblées sur les leaders des groupes islamiques et palestiniens violents.Le vice-premier ministre israélien, Ehud Olmert, a prévenu que l'État hébreu allait devoir prendre des décisions difficiles et que, si nécessaire, il les mettrait en oeuvre sans tenir compte de l'opinion internationale.« Le monde devra accepter nos décisions », a affirmé M.Olmert.Quant au ministre de la Santé, Dan Naveh, il s'est fait encore plus précis en réclamant l'éviction pure et simple de Yasser Arafat.« Cet horrible attentat constitue à coup sûr une occasion, une bonne occasion, d'appliquer la décision gouvernementale de se débarrasser d'Arafat, a-t-il dit.Il est clair pour nous tous qu'il est le plus grand obstacle à l'arrivée de jours meilleurs.Le 11 septembre dernier, deux jours après un double attentat qui avait fait 15 morts près de Tel Aviv et à Jérusalem, le cabinet israélien avait donné son feu vert de principe à l'« éviction» (expulsion, voire exécution) de Yasser Arafat.Il n'avait pas fixé de date, mais M.Sharon avait laissé entendre que la menace pourrait être mise à exécution en cas d'attaque particulièrement sanglante.Après l'attentat de Haïfa, condamné par Yasser Arafat et le premier ministre palestinien désigné, Ahmed Qoreï, le négociateur palestinien Saeb Erekat n'a pas caché ses craintes « d'une action israélienne contre le président Arafat ou contre le peuple palestinien, qui ne pourrait que compliquer les choses ».Quelques heures après l'attentat, deux avions israéliens ont survolé brièvement le quartier général de Yasser Arafat à Ramallah tandis que des jeeps de l'armée israélienne passaient devant le QG.Le choc provoqué en Israël par l'attentat-suicide d'hier est d'autant plus grand que l'État hébreu avait imposé depuis vendredi un bouclage total de la Cisjordanie et de la bande de Gaza pour parer précisément aux menaces terroristes à l'approche du Yom Kippour (le Grand Pardon), qui débute ce soir pour se terminer demain soir.L'attentat de Haïfa résonne donc comme un défi lancé par les extrémistes palestiniens à Israël au moment même où l'État hébreu édifie une « barrière de sécurité » entre la Cisjordanie et son territoire pour se protéger des attaques terroristes.Quelques heures avant l'attaque d'hier, le Hamas avait d'ailleurs prévenu l'État hébreu que ce « mur de sécurité » n'empêcherait pas les attentats-suicide.L'attentat a été commis par une jeune femme de 27 ans, Hanadi Jaradat, apprentie avocate originaire de Djénine, a précisé le Djihad islamique dans sa revendication.Le restaurant, dirigé conjointement par des Juifs et des Arabes, a été frappé vers 14 h.Selon certains témoignages, la femme kamikaze aurait abattu le garde à l'entrée avant de faire exploser à l'intérieur les 10 kilos d'explosifs qu'elle portait sur elle.Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a « condamné avec la plus extrême fermeté l'odieux attentat» de Haïfa.Toutefois, « la France en appelle aux autorités israéliennes pour que, malgré la colère et la douleur, elles sachent faire preuve de retenue et s'abstiennent de toute décision irréparable », une allusion peut-être à une éventuelle expulsion de Yasser Arafat.À Washington, le président américain George W.Bush a qualifié cet attentat de « méprisable » et de « brutal », ajoutant qu'il « souligne une fois encore la responsabilité des autorités palestiniennes dans la lutte contre le terrorisme ».Quant au premier ministre britannique, Tony Blair, il s'est dit « indigné » par cette attaque.À Ottawa, le ministre des Affaires étrangères du Canada, Bill Graham, a aussi condamné l'attentat.Après des semaines d'incertitude et de conflits avec David Richards, quitter enfin BAR ne représente-t-il pas un soulagement pour Villeneuve ?« Je ne dirais pas un soulagement, mais une clarification de la situation, dit Pollock.Jacques est assez triste de la façon dont les choses ont été présentées.Mais c'est la vie.» Villeneuve n'a fait aucune déclaration publique à la suite de son congédiement.« Il va prendre deux ou trois jours pour digérer la nouvelle », a indiqué son attaché de presse, Jules Kulpinski.Au moment d'écrire ces lignes, le Québécois volait vers le Japon, où se tiendra le week-end prochain l'ultime épreuve de la saison.Serat- il dans la BAR pour le départ ?« Pour le moment, je n'ai pas reçu d'avis contraire, explique Pollock.Je présume qu'il sera dans la voiture, mais comme je n'ai eu aucun contact avec l'équipe.» Craig Pollock ne ferme pas la porte à un désistement possible de son client à Suzuka.« On verra ce qu'on décidera après les discussions que j'aurai avec Jacques.» Villeneuve pourrait donc décider de ne pas honorer son contrat jusqu'au bout en refusant de courir pour une écurie qui ne veut plus de lui.Le paradoxe, c'est que David Richards n'a pas vraiment intérêt à donner le volant de Villeneuve à Takuma Sato à Suzuka.BAR se bat présentement pour la cinquième place au championnat des constructeurs, et Richards est bien conscient que Villeneuve peut lui rapporter plus de points que Sato.Grand spécialiste des sorties de piste, le Japonais a d'ailleurs démoli une autre monoplace plus tôt cette semaine, lors des essais privés de BAR au circuit de Mugello, en Italie.Or, British American Tobacco tient beaucoup à cette cinquième place et on chuchote que le principal actionnaire de l'écurie pourrait retirer une partie des responsabilités de David Richards dans l'équipe si BAR termine la saison au sixième rang.Chose certaine, le Britannique perdra un gros boni si la cinquième place lui file entre les doigts.Mais quoi qu'il arrive à David Richards et à BAR, ce ne sera plus l'affaire de Villeneuve.Le Québécois a pris un pari risqué il y a cinq ans quand il a décidé de lancer une nouvelle écurie avec son ami Craig Pollock.Les deux hommes rêvaient de décrocher le titre à leur deuxième année d'existence ; ils n'ont pu faire mieux que deux podiums \u2014 deux troisièmes places \u2014 en cinq saisons.Craig Pollock a été le premier à payer pour ces piètres résultats.Paria dans sa propre écurie.Jamais Villeneuve n'aurait pu penser que l'aventure BAR finirait ainsi.Nazi PRÉCISION CASINO Suite de la page A1 de Kahnawake », a-t-il ajouté.Selon un des conseillers spéciaux du conseil mohawk de Kahnawake, Éric Cardinal, les leaders de la réserve pourraient annoncer un autre projet d'envergure dès demain.« Comme pour le casino, c'est un projet assez délicat qui pourrait ne pas faire l'unanimité auprès de la population locale », a-t-il laissé entendre, refusant toutefois d'en dire davantage.La Commission de développement économique de Kahnawake, qui était au coeur du projet, aurait selon lui une quarantaine d'autres idées à l'étude.« On s'attendait à un résultat serré, mais pas vraiment à un refus aussi clair de la population, a-t-il commenté.C'est clair qu'un tel projet, même s'il est extrêmement bien ficelé, nécessite des changements profonds de mentalité.Ce sera peut-être pour une autre fois.» De son côté, l'entreprise Austria International, qui aurait été le véritable maître d'oeuvre du casino, n'a pas commenté le résultat du vote.Les « traditionalistes » soulagés Selon les promoteurs, la maison de jeu aurait rapporté des profits de plus de 60 millions dès sa première année, alors que le budget total de la réserve n'est que de 55 millions.L'idée visait en quelque sorte à offrir aux jeunes une possibilité alléchante d'emploi pour les garder dans la communauté.Depuis les dernières années, comme c'est le cas de la plupart des réserves autochtones, le territoire de Kahnawake est de plus en plus déserté par les jeunes adultes.Mais pour les traditionalistes de la réserve, le jeu n'en valait tout de même pas la chandelle.« Je suis très soulagée de voir que la population a voté contre le projet », a déclaré peu après la publication des résultats Cecil Charlie, autochtone traditionaliste âgée de 69 ans.« Sur papier, les promesses des promoteurs paraissaient alléchantes, mais en même temps, tout le monde savait que ça apporterait beaucoup de corruption dans la réserve.Comme en témoignent les affiches installées un peu partout dans le territoire autochtone, beaucoup d'autres membres de la communauté craignaient que le jeu vienne appauvrir encore la population locale, déjà aux prises avec des problèmes sérieux d'alcoolisme et de toxicomanie.UNE erreur s'est glissée dans l'article intitulé « Le Congrès juif réclame l'expulsion d'un ex-nazi », publié le 27 septembre 2003.On y lit qu'en 1941, le Canadien d'origine biélorusse Walter Obodzinsky s'est volontairement joint à un corps policier polonais responsable du massacre de plusieurs centaines de juifs.Il s'agit plutôt d'un corps policier établi en Pologne par l'occupation civile allemande, formé de volontaires issus de la population locale.Nos excuses.Un modèle typiquement IWC: la Portugaise Chrono-Automatic.Un chronographe mécanique avec remontage automatique et petite seconde.Réf.3714 en acier surfin.Existe aussi en or rose, blanc ou jaune 18 carats.Depuis 1868.Et tant qu'il y aura des hommes.IWC.Le meilleur de l'homme, ou presque.3173037A ANIMATEUR Suite de la page A1 à faire sauter un édifice fédéral d'Oklahoma City, en 1995.Après les élections de mi-mandat de 2002 (autre triomphe républicain), Al Gore a tapé à son tour sur l'animateur, encourageant les médias à voir en lui un traître qui manipule l'information à des fins partisanes, comme le fait à son avis la chaîne Fox News.Malgré les critiques des démocrates, Limbaugh demeure un « titan » de la radio américaine, pour employer un terme utilisé par les tabloïds de New York.Et il est revenu à la télévision il y a un mois, décrochant un poste de commentateur de football, son sport préféré, à la chaîne ESPN, propriété de Disney.Mercredi dernier, Limbaugh a démissionné de ce poste après la tempête soulevée par une de ses interventions.Il avait dénigré un quart-arrière noir de la NFL, Donovan Mc Nab, et reproché aux journalistes de vanter exagérément les performances des quarts-arrière noirs en général.Limbaugh s'est mis à dos les journalistes, les joueurs noirs de la NFL, plusieurs fans et au moins trois candidats démocrates à la présidence : Dean, Wesley Clark et Al Sharpton, qui ont demandé à Disney de congédier le commentateur.Selon le général Clark, Limbaugh a tenu un « discours haineux et ignorant ».Certains ont accusé Clark d'opportunisme, mais c'est mieux que d'être taxé de racisme.Limbaugh a refusé de s'excuser, qualifiant la controverse de « tempête dans un verre d'eau ».Mais il a vite fait ses adieux à ESPN.La télévision est un médium froid, comme le disait Marshall Mc Luhan, et Limbaugh est trop chaud.Il est peut-être même en train de se brûler.Le lendemain de sa démission, les autorités du comté de Palm Beach, où vit Limbaugh, ont confirmé une nouvelle sensationnelle publiée par le National Enquirer et le New York Daily News : le grand moralisateur de la radio américaine fait l'objet d'une enquête policière depuis plusieurs mois.Il se procurerait et utiliserait des analgésiques illégaux, dont l'Oxycontin, un puissant narcotique synthétique, cousin de l'opium, utilisé pour soulager les douleurs chroniques.Son pusher serait son ancienne femme de ménage, Wilma Cline, qui a livré son témoignage au National Enquirer.Cline a notamment montré au tabloïd des courriels qu'elle dit avoir reçus de Limbaugh.Dans un des courriels, l'animateur supplie sa femme de ménage de lui procurer des « petites bleues », le nom de rue de l'Oxycontin.« Vous savez comment ce stuff agit.Plus on s'habitue, plus ça en prend.» Cline, 42 ans, aurait vendu des milliers de pilules à Limbaugh, de 1998 à l'an dernier.Selon les journaux de Floride, l'enquête cible principalement un pharmacien et sa femme.Par voie de communiqué, Limbaugh a fait savoir qu'il n'était « au courant d'aucune enquête » à son sujet.Et d'ajouter : « Si besoin est, évidemment, je coopérerai pleinement.Il se peut que l'animateur fasse lui-même les frais d'une manipulation.Cependant, si l'histoire était vraie, un des piliers de la droite américaine tomberait.Et d'un ? LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 A3 ACTUALITÉS Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse Cérémonie émouvante hier à Kaboul, au moment où on s'apprête à embarquer dans un transporteur militaire les dépouilles des deux soldats canadiens morts en service, le sergent Robert Allen Short et le caporal Robbie Christopher Beerenfenger.Larmes dans le désert afghan Les dépouilles des deux soldats canadiens tués en Afghanistan sont ramenées au pays À KABOUL MICHÈLE OUIMET envoyée spéciale Hier matin, tous les soldats canadiens s'étaient réunis au camp Julien, à Kaboul, pour rendre un dernier hommage à leurs deux collègues tués par une mine, jeudi, alors qu'ils patrouillaient un coin isolé de la ville.Les soldats se tenaient en rangs serrés, debout, au garde-à-vous.Pendant 40 minutes.La cérémonie s'est déroulée sous un soleil de plomb, sans ombre.L'air était chaud et immobile.Au moins une dizaine de soldats se sont évanouis.Ils ont été discrètement amenés à l'infirmerie par des collègues.Un grand espace avait été sommairement aménagé pour l'occasion avec, pour tout décor, un lutrin et une vingtaine de chaises pliantes pour les dignitaires, plantés au milieu des cailloux et de la poussière.Derrière le lutrin, un camion semi-remorque avec les deux cercueils séparés par une croix blanche.Au loin, au sommet d'une colline, l'immense palais de la reine, éventré et à moitié détruit, à l'image de Kaboul.À l'arrière-plan, des montagnes de roc nues et sèches.Pas un brin de verdure dans cet univers quasi lunaire.Aucun officiel afghan n'avait été invité.La cérémonie était privée.Pourtant, lorsque quatre soldats allemands ont été tués dans un attentat, en juin, au moins deux ou trois ministres du gouvernement d'Hamid Karzaï étaient présents.Hier, il n'y avait que des représentants de la Force internationale du maintien de la paix (ISAF) et des membres de l'ambassade canadienne.Le jeune ambassadeur canadien, Christopher Alexander, était absent.Coincé à l'aéroport de Dubaï, il attendait qu'un avion le ramène à Kaboul.Les officiers supérieurs de la Force internationale du maintien de la paix (ISAF) ont défilé au micro et rendu hommage aux deux soldats morts, le sergent Robert Short, 42 ans de Fredericton, au Nouveau-Brusnwick et le caporal Robbie Beerenfenger, d'Ottawa.Le témoignage le plus émouvant a été celui du lieutenant-colonel Don Denne.Il a vanté les qualités des deux soldats morts en service.Il a dû interrompre son discours souvent, le temps d'écraser une larme, la voix brisée par l'émotion.Après la cérémonie, le colonel Denne a donné un bref point de presse.Pas moyen de lui arracher l'ombre d'une information sur l'enquête en cours.Le mystère reste total : attentat ou accident ?Les experts de l'ISAF ont soigneusement ratissé l'endroit où la jeep a explosé, à la recherche d'indices pouvant leur permettre de comprendre ce qui s'est passé.L'hypothèse de l'attentat n'est pas écartée.Mais hier, le temps était au recueillement et au deuil.Le caporal Rodney Purchase a 30 ans.Il se souvient parfaitement des événements de jeudi.« Le major-général Leslie a rassemblé tous les hommes et il nous a expliqué les circonstances qui ont entouré la mort des soldats.L'atmosphère était sombre et silencieuse.» Rodney Puchase vient de Terre- Neuve.Il affirme qu'il n'a pas le mal du pays, même si la mort des deux hommes l'a secoué.L'idée de retourner au Canada ne lui a même pas traversé l'esprit.« Nous sommes des soldats, a-t-il dit, et nous continuons notre mission.» Les corps des soldats ont été transportés à l'aéroport.Ils ont quitté l'Afghanistan pour Cologne à bord d'un avion allemand peu de temps après la cérémonie.De là, un appareil canadien les ramènera au pays.De passage en Europe, la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, a prévu interrompre ses déplacements pour se rendre dans la ville allemande à l'arrivée de l'avion cargo.Les corps des deux hommes doivent arriver à Trenton, en Ontario, aujourd'hui.Le premier ministre Jean Chrétien, le ministre de la Défense John Mc Callum et d'autres dignitaires seront sur place pour offrir un hommage aux militaires.Robert Short était père de trois enfants, alors que Robbie Beerenfenger était père de quatre bambins.Trois soldats ont été blessés à la suite de la déflagration jeudi.Le caporal Thomas Stirling, de Assiniboia, en Saskatchewan, est celui qui a été le plus sérieusement touché.Il a été transporté en Allemagne par avion tôt hier.Il devrait rentrer bientôt au Canada pour recevoir des soins supplémentaires afin de soigner les brûlures au troisième degré qu'il a subies aux mains.Photos PC Les camarades d'armes des deux soldats canadiens morts en Afghanistan avaient le coeur gros hier au départ des victimes pour l'Allemagne, étape du rapatriement de leurs dépouilles au Canada.Pour sa part, le caporal Dan Matthews, de North York, en Ontario (à droite), n'a pas pu retenir ses larmes.Les Canadiens avaient été prévenus de ne pas rouler en jeep Iltis Presse Canadienne WASHINGTON\u2014Le véhicule non blindé Iltis, semblable à une jeep, dans lequel deux soldats canadiens ont perdu la vie jeudi après avoir roulé sur une mine était inadéquat pour patrouiller à l'extérieur des bases militaires en Afghanistan, avait prévenu un commandant américain, il y a un an, a indiqué The Globe and Mail hier.À cette époque, les militaires canadiens étaient en mission en Afghanistan sous les ordres des Américains, qui fournissaient des véhicules blindés de type Humvee aux membres de l'infanterie légère du 3e bataillon canadien Princesse Patricia.Toutefois, les soldats canadiens actuellement en mission en Afghanistan obéissent aux ordres des forces de l'OTAN et utilisent leurs propres véhicules pour se déplacer.La controverse entourant les toutterrains de type Iltis a fait réagir les députés à la Chambre des communes vendredi, pendant la période de questions.Le sergent Robert Short, 42 ans, de Fredericton, et le caporal Robbie Beerenfenger, 29 ans, d'Ottawa, ont perdu la vie jeudi près de leur campement à Kaboul lorsqu'une mine a fait exploser leur véhicule 4X4 de type Iltis.Les deux militaires auraient peut-être pu survivre à l'explosion s'ils avaient roulé à bord d'un véhicule blindé de type Humvee.En 2002, pendant la mission des militaires canadiens de la division Princess Patricia à Kandahar, en Afghanistan, des soldats qui patrouillaient à bord d'un Humvee ont roulé sur une mine.« L'arrière du véhicule a été complètement détruit, mais les soldats qui se trouvaient à l'intérieur s'en sont tirés », souligne le colonel Pat Stogran, qui avait le grade de lieutenant-colonel lorsqu'il dirigeait la division Princesse Patricia en Afghanistan.Pat Stogran affirme que le commandant des troupes, le colonel américain Frank Wiercinski, avait suggéré aux Canadiens de n'emporter avec eux qu'un minimum de véhicules car les Américains allaient leur prêter des tout-terrains blindés de type Humvee.« C'était l'entente que nous avions avec les Américains lors de notre mission », a précisé le colonel Stogran vendredi lors d'une entrevue téléphonique.Le Iltis a été conçu il y a 25 ans.Bombardier en a repris la construction après que le constructeur automobile allemand Volkswagen eut cessé de le fabriquer en 1982. EXPRESS INTERNATIONAL Ulster de Chastelain s'en mêle LE GÉNÉRAL canadien John de Chastelain, chargé de désarmer les groupes paramilitaires en Irlande du Nord, pourrait jouer un rôle clé pour convaincre les protestants de la bonne foi de l'IRA, a indiqué hier le numéro 2 du Sinn Féin, Martin Mc Guinness.Ce dernier, ancien chef de l'IRA (Armée républicaine irlandaise), a reconnu dans une interview à la BBC, qu'un nouvel acte de désarmement de la principale organisation clandestine irlandaise, le troisième depuis octobre 2001, était au coeur des négociations en cours entre Sinn Féin et les dirigeants protestants.« Évidemment, je veux voir le général de Chastelain, si nous réussissions à convaincre les groupes armés de mettre leurs armes hors d'usage, dire d'une manière crédible quelque chose qui pourrait donner confiance aux gens au coeur du processus » de paix, a admis M.Mc Guinness, négociateur en chef du Sinn Féin, l'aile politique de l'IRA.Le général de Chastelain, qui a la tâche délicate de démanteler l'arsenal des paramilitaires depuis 1998, pourrait ainsi publier un inventaire des armes neutralisées, ce qui pourrait satisfaire les deux parties.\u2014 d'après AFP Libye Kadhafi désespéré LE DIRIGEANT libyen Mouammar Kadhafi a déclaré hier « à jamais révolu le nationalisme et l'unité arabes » auxquels il a consacré une bonne partie de sa vie politique, et a appelé à un retrait définitif de son pays de la Ligue arabe.« Le temps du nationalisme et de l'unité arabes est à jamais révolu.Ces idées qui ont mobilisé les masses ne sont plus qu'une monnaie sans valeur », a clamé le numéro 1 libyen devant une assistance de femmes à Syrte, sur la Méditerranée.Il a appelé les Congrès populaires, structure de base du système politique libyen, à « donner leur accord à un retrait de la Libye de la Ligue arabe », envisagé par Tripoli depuis des mois mais jamais concrétisé.Le colonel Kadhafi a eu des mots très durs pour les Arabes, leur déniant même la qualité d'humains, et a remis publiquement en cause son ancienne politique d'aide aux mouvements et groupes politiques des pays arabes.\u2014 d'après AFP Philippines Présidente candidate REVENANT sur sa décision, la présidente philippine Gloria Macapagal Arroyo a annoncé hier sa candidature aux élections présidentielles de mai 2004.« Je serai candidate pour la présidence en mai 2004.J'ai remis à plus tard mon départ à la retraite », a-t-elle déclaré lors d'une réunion publique devant quelque 20 000 sympathisants rassemblés sur l'ancienne base américaine de Clark Fiel, à environ 80 km au nord de Manille.Âgée de 56 ans, Gloria Macapagal Arroyo a pris ses fonctions en janvier 2001, après le départ forcé de son prédécesseur, Joseph Estrada, poursuivi pour corruption.\u2014 d'après AP Grande-Bretagne Cook dénonce Blair ROBIN COOK, l'ancien ministre de Tony Blair qui avait démissionné pour protester contre la guerre en Irak, se dit convaincu, dans ses mémoires, que le premier ministre britannique a manipulé l'information donnée à l'opinion publique dans les semaines qui ont précédé le conflit.Dans ce journal personnel, dont le Sunday Times publie ajourd'hui des extraits, l'ancien ministre des Relations avec le Parlement affirme également que Tony Blair, deux semaines avant le début de la guerre, avait reconnu en privé que l'Irak ne disposait pas d'armes de destruction massive « utilisables ».Robin Cook révèle aussi qu'une quasi-mutinerie a éclaté au sein du cabinet britannique lorsque la question d'une intervention militaire en Irak a été abordée pour la première fois entre les ministres, une affirmation qui laisse entendre que l'opposition à la guerre a été encore plus forte au sein du gouvernement que ce qui en a filtré à l'époque.Dans ce journal, qui sera publié prochainement en livre sous le titre Point of Departure (« Point de départ« ), l'ancien ministre lance une accusation grave à l'encontre du premier ministre en écrivant que Tony Blair « a délibérément élaboré des formulations suggestives» pour induire en erreur l'opinion publique et l'amener à penser qu'il y avait un lien entre l'Irak et le réseau terroriste Al-Qaeda dirigé par Oussama ben Laden.\u2014 d'après AP Nouveaux heurts en Irak: 2 morts Aucun compromis en vue sur une résolution à l'ONU Agence France-Presse BAGDAD \u2014 De nouveaux heurts ont opposé hier les forces de la coalition américano-britannique à des protestataires en Irak, faisant deux morts parmi ces derniers, alors qu'aucun compromis n'était en vue à l'ONU permettant l'adoption rapide d'un projet américain de résolution sur ce pays.Une fusillade a éclaté hier matin à Bagdad entre militaires américains et ex-soldats irakiens rassemblés pour réclamer leurs soldes promises.Un manifestant irakien a été tué et 24 ont été blessés, dont deux grièvement, selon une source hospitalière irakienne.L'armée américaine a fait état de deux blessés dans ses rangs.À Bassora, principale ville du sud du pays, un Irakien a été tué par balle hier par des troupes de la coalition au cours d'une manifestation, a annoncé un porteparole militaire britannique.Il n'était pas en mesure de préciser les motifs de cette manifestation qui a rassemblé des centaines d'Irakiens.Un témoin a affirmé qu'il s'agissait d'anciens militaires du régime déchu de Saddam Hussein.Au siège des Nations unies à New York, les grandes manoeuvres autour du projet de résolution américain sur l'Irak devraient se poursuivre toute la semaine à venir, selon des sources diplomatiques.Un haut responsable de l'ONU, chargé d'expliciter les réserves exprimées jeudi par le secrétaire général Kofi Annan, a affirmé que rien, dans le projet révisé américain, ne justifiait que les Nations unies, cible en Irak de deux attentats en un mois, prennent des risques et retournent dans le pays pour y jouer le rôle mineur que leur réservent les États-Unis.« Si vous lisez le projet, il n'y a rien qui y dit que les Nations unies sont indispensables » en Irak, a-t-il souligné.Les possibilités de compromis semblent limitées, selon des diplomates, car les divergences entre la position de Washington et celle de M.Annan, proche de celle de Paris et de Berlin, portent non sur des aménagements mais sur le principe même de qui doit conduire le processus politique de transfert de souveraineté aux Irakiens et le superviser.La version révisée du projet américain, discutée à huis clos pour la première fois jeudi, sera discutée une nouvelle fois lundi.Évoquant ce texte américain, le président français Jacques Chirac a exprimé hier sa « déception ».« Nous avons constaté qu'il présentait au total assez peu de progrès par rapport au projet précédent », a déclaré M.Chirac en marge du sommet européen de Rome.Le chancelier allemand Gerhard Schröeder, attendu hier en Égypte, a de nouveau exclu tout envoi de troupes allemandes en Irak, dans un entretien publié par un quotidien gouvernemental cairote.« Les expériences précédentes montrent que plus de soldats ne signifie pas forcément plus de sécurité », a-t-il déclaré.« Il est important que l'Irak récupère sa souveraineté le plus vite possible.Pour parvenir à cet objectif, il faut élaborer un plan réaliste comprenant (.) la préparation d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections libres et démocratiques sous les auspices de l'ONU ».À ce propos, le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, a estimé qu'un délai de six mois pour que les Irakiens adoptent une nouvelle Constitution était un « but réalisable », sans être une datebutoir, dans une interview publiée hier par le Washington Post.Le président américain George W.Bush, tentant d'endiguer les polémiques de plus en plus nombreuses nées de sa décision d'entrer en guerre contre l'Irak, a assuré hier ses concitoyens que « la mission essentielle » des Américains dans ce pays sera « menée à son terme ».Appelant à la patience alors que l'opinion semble de plus en plus dubitative, M.Bush a reconnu que le processus menant à un État souverain était « compliqué, parce qu'il faut du temps pour établir la confiance et l'espoir après des décennies d'oppression et de peur ».« Mais nous faisons d'importants progrès et nous allons tenir notre promesse de redonner totalement le pouvoir au peuple d'Irak aussi rapidement que possible », a-t-il ajouté dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire.Le jeune Schwarzenegger a bien dispersé des manifs néo-nazies, dit son ex-entraîneur VANESSA GERA Associated Press GRAZ, Autriche\u2014Inspiré par son entraîneur qui avait vu des Nazis tuer des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Arnold Schwarzenegger a aidé à disperser des rassemblements néo-nazis lors de son adolescence à Graz en Autriche, a déclaré hier Kurt Marnul.Patron du gymnase que fréquentait le jeune Schwarzenegger, M.Marnul a confié à l'Associated Press que le futur interprète de « Terminator » avait participé au moins deux fois à la dispersion musclée de rassemblements d'extrême droite à Graz dans les années 60.Ces déclarations, confirmant celles du magazine autrichien NU, font suite à une récente polémique née avec l'exhumation d'un entretien accordé en 1975 et dans lequel l'acteur aurait exprimé de l'admiration pour Adolf Hitler.« J'ai toujours eu du mépris pour tout ce qu'Hitler représentait », avait réagi jeudi Schwarzenegger, qualifiant le dictateur nazi d'« infect vaurien ».Âgé de 74 ans, M.Marnul a dit avoir raconté à l'apprenti-culturiste qu'il avait vu de ses yeux des soldats nazis tuer deux juifs pendant la guerre.Schwarzenegger aurait été « outré », « plein de rage » envers le régime nazi.Quant aux affirmations qui auraient été tenues en 1975, M.Marnul les juge « absurdes ».Selon lui, « il est faux à 100% de dire qu'il aurait pu aimer Hitler ».Magazine de la communauté juive autrichienne, NU avait cité de son côté Alfred Gerstl, ancien président juif du Bundesrat (chambre haute du Parlement), qui expliquait que le jeune Schwarzenegger, déjà musclé grâce au body-building, avait « pourchassé les nazis» rassemblés en 1964 devant les bureaux d'un institut d'enseignement dirigé par un antifasciste notoire.Kurt Marnul a décrit le jeune Schwarzenegger comme « un garçon très réservé » dont « le seul intérêt était de façonner son corps dans l'espoir de devenir un jour Monsieur Univers ».Face à l'accusation de pelotage de femmes, l'ancien patron de gymnase assure qu'à l'époque, Schwarzenegger n'était « peu ou prou pas intéressé par les femmes ».Et d'ajouter : « Je pense que la seule chose qu'il aurait pu l'emmener au lit, ce sont ses haltères ».Ces déclarations surviennent à trois jours de l'appel aux urnes auxquels sont conviés les Californiens, pour destituer ou non l'actuel gouverneur, Gray Davis.Dans l'affirmative, les électeurs doivent se choisir un nouveau gouverneur.Photo AP Soumis à de fortes critiques sur des comportements antérieurs avec les femmes, Arnold Schwarzenegger peut toujours compter sur l'appui électoral de sa femme, Maria Shriver, qu'il a embrassée hier au sortir d'une assemblée de partisans, à Clovis, en Californie.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO NNUUMMÉÉRROO Tirrage du Tirrage du Tirrage du Tirrage du Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite CCoommppléémmeenntaairee: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS 1177 1199 2266 4400 4455 4499 CCoommppl.(4444) 0033 2288 2299 3322 3377 4455 CCoommppl.(3344) 2003-10-04 2003-10-04 Tirrage du 2003-10-04 Tirrage du 2003-10-03 Tirrage du 2003-10-03 2003-10-04 2003-10-04 (0088) 59 249 264 $ 3300 $$ 2255 441188 669900,4400 $$ 9988 777788,6600 $$ 22 446633,0000 $$ 115500,2200 $$ 1100,0000 $$ 1100,0000 $$ PRROCCHHAAINN GRROSS LLOTT BBONNI LLEE 10 OCCTTOBBRREE 2003 3300 $$ Auu cchhooix : CChheevrrooleet Avaalaanncchhee, GGMMCC EEnnvooy XXLL, Buuicck Raainnieerr, CCaaddillaacc CCTTSS SSaaaabb 99-55 Aeerroo bbeerrlinnee Chaque voiture est échangeable contre un chèque de 45 000 $ Si une sélection crée plus de 5 gagnants, ceux-ci se partageront une cagnotte de 250 000 $.LLOOTTSS BBOONNISS - VVééhhiccuuleess GGMM (Seule catégorie gagnante : 6/6) Un nutriment dominant de la défense organique contre le vieillissement.L'organisme se protège par un ensemble de systèmes antioxydants.Certains composés comme le sélénium, possèdent un caractère protecteur-antioxydant contre les radicaux libres responsables du vieillissement.Phytobec possède plusieurs types d'antioxydants, dont le sélénium.Phytobec est donc un capteur polytype de radicaux libres.Le sélénium, nutriment anti-âge de grand intérêt, est l'un des antioxydants actifs parmi les quarante éléments que constitue chacune des capsules de la formule Phytobec.- Phytobec à effet protecteur - Phytobec à effet préventif - Pytobec à effet antioxydant.surtout si vous ne trouvez pas dans votre assiette tous les éléments nécessaires à une bonne santé.- Phytobec, un supplément séléno-actif à valeur antioxydante.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 (514) 522-5562 1 877 622-5562 5500, rue Chapleau, Montréal (coin Dandurand) OUVERT 7 JOURS Manuf a c t u r i er d'ar m o i r e s d e cui s i ne de puis p l u s d e 45 ans Gran d e sal l e d e mont r e Premi è r e qual i té au m e i l l e u r pr i x 3171466-b L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 O C T O B R E 2 0 0 3 A 5 L'exercice de hockey collaboration spéciale Lundi matin, grosse journée pour mon ami André.C'est aujourd'hui, à 17 h, la première séance d'entraînement de hockey de son gars, Jules.Le beau Jules, 5 ans, bâti comme une armoire à glace, déjà plus grand que Saku Koivu, la fierté de son papa.Le Gretzky des années 2020, c'est sûr.Tout l'été, le père et le fils se sont parlé de ce moment-là : « Tu vas voir, tu vas jouer dans une vraie équipe, avec des petits gars comme toi, dans un bel aréna, comme Mario Lemieux, ça va être cool.» Samedi dernier, ils sont allés ensemble au magasin de sports, et ils ont mis la main sur tout l'équipement : le casque, les jambières, les épaulettes, les gants, les bas, les patins, la coquille, et surtout le hockey.Jules les a tous essayés, pour être sûr de choisir celui avec lequel il va marquer plein de buts.Papa n'a pas voulu qu'il le prenne trop courbé, pour qu'il puisse avoir un bon lancer du revers.Papa connaît ça, le hockey.Jules est sorti du magasin tout habillé, pour « casser son stock », comme on dit en latin.André lui tenait la main, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.Il n'avait jamais été aussi heureux après avoir dépensé autant d'argent dans un magasin.Un équipement de hockey, ce n'est pas une dépense, c'est un besoin essentiel.André laisse son gars à l'école : « Oublie pas, Papa va venir te chercher à 16 h 30, pis on va aller ensemble à la pratique.» Jules lui donne un gros bec : «À tantôt, papa.» La journée est longue.Trop longue.André passe son temps à regarder sa montre.Il ne veut pas être en retard.Peu importe toutes les affaires à régler, un père qui ne va pas à la première séance d'entraînement de hockey de son gars, ce n'est pas un père.Seize heures trente, André est là, devant l'école.Jules arrive en courant.Il saute dans l'auto.Destination Les 4 glaces.Sur la route, André a un flash : « L'appareil photo, j'ai oublié l'appareil photo ! » Pas question que ce moment charnière de la vie de Jules ne soit pas immortalisé.Il arrête dans une pharmacie et achète trois appareil jetables.À17 h précises, le père et le fils arrivent.Avant de descendre, André, la voix pleine d'émotion, parle à son gars : « Jules, tu peux pas savoir comment papa est content d'être avec toi.Y a rien qui m'aurait fait manquer ça.Je sais comment t'aimes le hockey, je sais comment tu vas tripper, et je voulais être là.Oublie pas: amuse-toi, l'important, c'est pas de compter des buts ou de gagner.L'important, c'est que tu t'amuses.» Jules est perplexe : « Oui, mais quand le Canadien perd, tu dis que c'est des pas bons.» André sourit : \u2014Eux autres, c'est pas pareil.\u2014Pourquoi ?\u2014Parce qu'ils sont grands.\u2014 Tu dis toujours qu'ils sont trop petits ! \u2014Oui, c'est des grands mais petits.Euh.Pis on continuera ça une autre fois, on est en retard.André et Jules descendent de l'auto.Le père tient la grosse poche de hockey d'une main et son fils de l'autre.Ils se dirigent vers l'aréna.Vive le Canada ! Ils entrent dans le vestiaire.Il y a déjà plein de petits gars en train de revêtir leur attirail.Les pères sont là pour attacher les patins.Il faut se dépêcher.L'exercice commence dans cinq minutes.André dépose la poche devant le casier de Jules.Il sort l'appareil photo.Jules lui fait signe : « Papa, viens à la toilette avec moi.» André le suit.Ils entrent ensemble dans les douches : « Tiens, vas-y, c'est juste là.» Jules regarde par terre : \u2014Je veux pas faire pipi.\u2014 Mais qu'est-ce que tu veux, un numéro deux ?\u2014 Non, je veux rentrer chez nous.\u2014Mais pourquoi ?\u2014 Moi, je veux jouer au hockey avec toi.\u2014 On va continuer à jouer au hockey ensemble, mais tu peux aussi jouer avec d'autres petits gars.\u2014Ça ne me tente pas.André a compris.Il n'insiste pas.Ils sortent du vestiaire.Ils vont se chercher des hot-dogs et des frites et ils regardent l'exercice dans les estrades.André est un peu débiné.Mais il ne le montre pas à Jules.Si ça ne le tente pas, ça ne le tente pas.Il ne va pas forcer son gars à s'amuser.Des plans pour le dégoûter du hockey.Après une demi-heure, Jules dit : « J'ai le goût de faire du rollerblades.» Ils rentrent à la maison.Et papa et fiston font du patin à roulettes ensemble.L'appareil photo n'a pas servi.Le premier exercice de hockey de Jules, ce sera pour une autre fois.Avant de se coucher, Jules dit à son père : \u2014 Je m'excuse pour cet aprèsmidi.Je ne t'ai pas fait trop de peine ?\u2014 Ben non voyons.C'est pas grave.Je t'aime.Ils se donnent un gros bec.André ferme la lumière.Et Jules s'endort en paix.Sans savoir à quel point il est chanceux d'avoir un papa comme ça.Un papa qui ne le forcera jamais à faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire.Un papa qui l'écoute.Un papa qui ne vit pas à travers lui, mais qui le laisse vivre sa vie.Dans deux semaines, un mois, un an, Jules aura peut-être le goût de se joindre à une ligue organisée de hockey, mais là, c'était trop tôt.Quelque chose ne lui a pas plu.Peut-être parce qu'il ne connaissait personne.Peut-être parce que c'était trop sérieux.Peut-être simplement parce qu'il ne filait pas.Les enfants ont autant le droit de choisir leur destin que nous.Et c'est quand on les force que souvent on les blesse.Jules n'a rien fait de mal.Il a juste écouté son coeur.Sans avoir peur de déplaire.Comme on devrait le faire plus souvent.André est revenu dans la chambre pendant que Jules dormait, et il a pris une photo.Il avait de quoi être fier.p p p C'EST AUJOURD'HUI l'anniversaire d'un homme spécial.C'est le plus normal de tous les animateurs de télévision.C'est pour ça qu'il est spécial.Il est brillant, drôle, réservé, secret, attachant et encore brillant.Il est vrai.Simple avec les autres.Complexe avec lui-même.C'est un grand.Et je l'aime.Bonne fête, Jean-René ! Stéphane Dion ne sait pas ce qu'il manque en ne te rencontrant pas ! Intimidation dans le métro NATHAËLLE MORISSETTE DEPUIS LE DÉBUT du mois de septembre, plusieurs dizaines d'adolescents viennent quotidiennement flâner à l'intérieur de la station de métro Jolicoeur et intimident les usagers.La surveillance accrue des agents de la Société de transport de Montréal depuis les dernières semaines n'a pas réussi à déjouer les plans de certains mauvais plaisants.Vendredi matin, huit adolescents ont été arrêtés à la station de métro, située dans le secteur Ville-Émard, à Montréal.Les policiers ont dû intervenir après que deux agents de surveillance de la STM eurent été encerclés par les suspects.L'un deux se serait servi d'un faux revolver pour menacer les agents.Il sera accusé de possession d'arme à feu avec dessein dangereux.Les sept autres jeunes seront pour leur part accusés d'entrave au travail des policiers.« Au cours de la dernière semaine, nous avons dépêché plus d'agents de surveillance à la station de métro Jolicoeur, car nous avions reçu plusieurs plaintes de gens qui se sentaient menacés par la présence de ces jeunes, explique Odile Paradis, porte-parole de la STM.À la sortie des classes, tout le monde arrive en même temps et c'est comme si ces adolescents devenaient les rois de la station.» Le fait que ces élèves du secondaire aient choisi la station de métro comme lieu de rencontre est loin de plaire aux usagers.Selon Odile Paradis, certains jeunes crient des injures, sautent par-dessus les tourniquets et empêchent les gens d'entrer dans les wagons du métro.Pour Benoît Valiquette, caissier au dépanneur de la station, la situation peut parfois devenir stressante.« Souvent, le vendredi soir, ils sont à peu près 40 à l'intérieur, mentionne-t-il.Ils parlent fort, ils s'imposent.Quand ils entrent en petits groupes dans le dépanneur, je me sens un peu craintif.» Parfois, le jeune homme âgé de 18 ans préfère fermer les portes du magasin pour éviter que les jeunes entrent lorsqu'ils sont nombreux.Il précise toutefois qu'il n'a été témoin d'aucun vol et que ces adolescents ne lui ont jamais fait de mal.Selon lui, peu de gens apprécient leur présence.« Souvent, les dames âgées me confient qu'elles sont découragées de les voir traîner ici.» Pour Claude Robert, résidant du quartier depuis 18 ans, ce phénomène n'est pas nouveau.« Ce sont toujours les mêmes gangs », dit-il, en précisant que la présence de ces jeunes ne l'importune pas du tout.D'autres stations Selon Odile Paradis, la station Jolicoeur n'est pas la seule à s'être transformée en lieu de rassemblement pour les jeunes.« Nous avons déjà eu le même problème à Villa- Maria, car je crois qu'il y a également une école secondaire à proximité.Ce ne sont pas des situations évidentes à gérer.Nous ne sommes pas des gestionnaires de la criminalité, mais les problèmes de l'école se transposent dans le métro.» Afin de régler ce genre de crise, la STM tente de faire de la sensibilisation dans les écoles et auprès des travailleurs de rue.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Plusieurs groupes d'adolescents viennent flâner à la station Jolicoeur, au grand dam des usagers.3176273A Prochaines sessions: 27 oct.(jour et soir) 24 novembre (jour) COURS DE RADIOAMATEUR PARLEZ À D'AUTRES RADIOAMATEURS AUTOUR DU GLOBE EN 20 SEMAINES.Début le 20 octobre Communiquez avec l'UMS au Centre Roussin (514) 645-4519 COLLÈGE FRANÇAIS Le collège privé québécois d'influence française INSTITUTION PRIVÉE MIXTE Préscolaire Primaire Secondaire Transport Journée PORTES OUVERTES Venez nous voir, on vous attend ! 1340, rue Nobert, Longueuil 450 679-0770 DDiimmaanncchhee 55 ooccttoobbrree 22000033 ddee 1133 hh àà 1166 hh Évaluation Sport-études SOCCER samedi 4 octobre 2003 à 9h00 Un choix de plusieurs profils : - Régulier - Enrichi linguistique - Enrichi scientifique - Enrichi artistique - Enrichi sportif Secondaire Rive-Sud EXAMENS D'ADMISSION 4 octobre 2003 à 13h00 18 et 25 octobre 2003 à 9h00 3171714A Repas complet pour l'Action de grâces\u20141,97$ NOTRE 111e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir notre repas de l'Action de grâces et procurer des repas chauds additionnels ainsi que d'autres services essentiels cet automne aux personnes démunies, sans abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 1,97 $ vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\\19,70$ pour aider 10 personnes \\39,40$ pour aider 20 personnes \\59,10$ pour aider 30 personnes \\78,80$ pour aider 40 personnes \\197$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \\ $ pour aider autant de personnes que possible Pour faire un don par carte de crédit veuillez composer le (514) 523-5288.VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Nom Adresse Ville/Prov./Code Postal Téléphone( ) Veuillez faire votre chèque payable à: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale St.-Jacques, Dépt.404305 Montréal QC H3C 2V8 Situé au: 1490 rue Saint-Antoine ouest www.mbawhm.com Le numéro d'enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.App. Le satellite à la rescousse du contrôle aérien SÉCURITÉ Des cartes d'appels pour le personnel d'urgence STÉPHANIE PERTUISET Agence France-Presse L'ORGANISATION de l'aviation civile internationale (OACI) a étudié pendant 10 jours des moyens d'améliorer la gestion du contrôle aérien, à l'heure où le satellite peut offrir une précision redoutable pour orchestrer un trafic de plus en plus dense.Réunie à Montréal, cette enfant de l'ONU, qui compte 188 États membres, n'avait pas convoqué de conférence pour examiner en profondeur les questions de gestion de la navigation aérienne depuis 1991.Entre-temps, le trafic n'a cessé de croître, progressant en moyenne de 4,5 % par année jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, ce qui n'a fait que compliquer le contrôle aérien dans certaines régions particulièrement engorgées comme l'Europe ou les États-Unis.« Dans un contexte où les compagnies aériennes sont toute malades, il y a une très forte pression pour nous dire pour améliorer le service, par exemple, pour éviter les retards », souligne Daniel Galibert, président de la commission de la navigation aérienne.De plus, rappelle-t-il, deux accidents troublants en Europe, la collision au sol entre un avion de la compagnie scandinave SAS et un avion privé à Milan en octobre 2001, ainsi que le choc en plein ciel d'un Tupolev et d'un avion de fret au-dessus du Lac de Constance en juillet 2002, « ont créé un électrochoc ».Or, aujourd'hui, avec le développement des communications par satellite et des systèmes de transmission de données, des technologies existent pour réduire au minimum les risques d'erreur d'aiguillage, et plus largement accroître la sécurité et la régularité des vols.La conférence qui s'est achevée vendredi à Montréal a consacré un tournant dans l'histoire du trafic aérien : le passage d'un système de communications terrestres à un autre où le guidage des vols se fera entièrement par satellite, du décollage à l'atterrissage.Le grand avantage des satellites est de fournir un système d'une grande précision à un faible coût, fait valoir M.Galibert.En service depuis une dizaine d'années et plus connu sous l'acronyme de GPS, le GNSS (Global navigation satellite system) américain est le système pour l'heure dominant, tandis que les Russes rafraîchissent leur GLONASS et que l'Europe s'apprête à lancer Galileo en 2008.Contrairement aux deux autres, Galileo est un programme entièrement civil et non pas d'origine militaire.L'existence de ces trois systèmes de radionavigation par satellites, compatibles entre eux, permettra de limiter les risques de brouillage des données, le principal point faible du GNSS, les pilotes ou contrôleurs pouvant en tout temps basculer d'un système à un autre.Parmi les autres technologies désormais accessibles à la surveillance aérienne, figurent les systèmes de transmission de données.Pilotes et contrôleurs pourront échanger des informations essentielles et visualiser sur un écran tous les appareils dans le champ sélectionné.La conférence a adopté provisoirement le radar secondaire mode S, en attendant de choisir entre deux autres systèmes, l'un suédois, le VDL mode 4, et l'autre américain, l'UAT.Le président de l'OACI, Assad Kotaite, s'est félicité du succès de cette conférence, qui « a accompli son principal objectif : établir la direction de la mise sur pied d'un système de navigation aérienne harmonisé à l'échelle mondiale et continu.» Si la réunion a pu aboutir facilement, c'est qu'elle portait uniquement sur les solutions techniques.Il restera aux États membres de l'OACI à aborder les sujets litigieusx : les coûts et financement liés à la mise en place de ces nouvelles technologies.DEAN BEEBY Presse Canadienne OTTAWA\u2014Industrie Canada prépare un système de cartes d'appels qui permettra aux employés des services d'urgence de contourner les engorgements des lignes téléphoniques en cas de désastre important.Le système consiste à délivrer des cartes d'appels aux quelque 18 000 pompiers, policiers, ambulanciers et autres membres du personnel d'urgence afin qu'ils puissent obtenir priorité de la même façon qu'une ambulance et une voiture de police peuvent traverser les bouchons de circulation en faisant entendre leur sirène.La mise en place du système devrait coûter entre 15 et 25 millions $.La crainte qu'une éventuelle tragédie comme celle survenue à New York le 11 septembre 2001 se produise au Canada est la raison qui incite le gouvernement fédéral à lancer le projet de cartes d'appels d'urgence.La récente panne majeure d'électricité en Ontario, qui a provoqué un engorgement des lignes téléphoniques, a doublement convaincu Ottawa de la nécessité d'un tel système d'urgence.« Les citoyens n'ont pas réalisé que les lignes téléphoniques étaient surutilisées lors de la mégapanne de courant en Ontario, car la situation n'a pas atteint un point critique.Mais nous avons constaté que les choses auraient pu être pire », souligne Michel Milot, responsable du projet chez Industrie Canada.Une étude de faisabilité réalisée en mai dernier par André Le Bon, un ancien spécialiste chez Nortel, a recommandé qu'un système semblable à celui conçu par les Américains soit adopté au Canada et rendu opérationnel d'ici deux ou trois ans.Le système américain, qui permet au personnel d'urgence d'obtenir une priorité d'accès aux lignes téléphoniques, comptait 50 000 utilisateurs avant le 11 septembre 2001.Depuis cette tragédie, le nombre d'utilisateurs aux États-Unis a été augmenté à environ 90 000.Une version canadienne du système permettrait à ses utilisateurs de composer un numéro sans frais pour ensuite entrer un code d'accès personnel.Une fois branché au réseau, l'appel serait placé en priorité de manière à sauver de précieuses secondes voire même des minutes.Pendant la récente mégapanne, en août, de nombreux citoyens ontariens privés de radio, de télévision et d'accès à Internet, ont composé le 911 pour demander des précisions sur la situation.Plusieurs lignes téléphoniques ont été engorgées.Bell Canada a même du émettre des avis pour demander aux gens de limiter les appels au service 911 afin de permettre au personnel d'urgence de pouvoir faire des appels.Photo AFP Un employé de la Federal Aviation Administration surveille la trajectoire d'avions au-dessus des États-Unis, au Centre de contrôle aérien de Herndon, en Virginie.L'ail Cryogénik en mieux, voici l'ail Sulfo-Génik L'ail Sulfo-Génik, un agisseur à dégagement entéro-soluble (il est soluble dans l'intestin pour une plus grande assimilation et bio-disponibilité), minimise les odeurs désagréables.Oui, les comprimés Sulfo-Génik de volatilité entérique, minimisent les odeurs à l'extrême.Les scientifiques du laboratoire Sur-Actif démontrent, études et analyses à l'appui, que le complexe Sulfo-Génik contient 4 000 mcg d'allicine, trente dérivés de soufre d'ail et d'oignon.Oui, l'ail Sulfo-Génik est un ail sur-actif, plus efficace que jamais.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Les libéraux contre la carte d'identité Les coprésidents d'honneur du tournoi de golf Envolée 2003 de la fondation de l'Hôpital Douglas, monsieur Robert Chevrier et madame Jeanne Wojas, remercient les généreux commanditaires, donateurs, participants et bénévoles de cet évènement.La somme recueillie de 187 550$ servira aux nombreux projets du Centre de recherche de l'Hôpital Douglas.Banque Nationale Banque de Développement du Canada BMO Banque de Montréal BMO Groupe financier Gaz Métropolitain Groupe CGI Groupe Alexis Nihon Groupe Lépine KPMG s.r.l.Mc Carthy Tétrault s.r.l.Nexinnovations Inc.Nexxlink Technologies Inc.La Presse Provigo Quincaillerie Richelieu Ltée Rexel Canada Schroder Ventures Sigma Alpha Capital SPI Sécurité Inc.Standard Life Supremex Inc.Transcontinental Inc.Les Vins Philippe Dandurand DONATEURS ET COMMANDITAIRES PRINCIPAUX AUTRES COMMANDITAIRES ET DONATEURS Bell Canada Entreprises, BMO Groupe financier, Bovet, Cirque du Soleil, Fondation Jacques et Michel Auger, Metro Inc., Phenix Capital, Plaza Chevrolet Geo Oldsmobile Cadillac Inc., Power Corporation du Canada, Raymond Weil, Société de Gestion Roche Inc., Uni-Sélect Inc.Amaro, eau de source naturelle, Association québécoise de la distribution de fruits et légumes, Roger Beauchemin, Borden Ladner Gervais, Le Groupe Canam Manac Inc., Le Groupe Corlab Inc., Financière Banque Nationale, Mc Carthy Tétrault s.r.l., National Inc., Novacap, Osler, Hoskin & Harcourt, Jean Pagé, SINC.Banque Nationale, Fondation Mise sur toi, Groupe Cossette Communication, Hydro-Québec, Transcontinental Inc.QUATUORS CORPORATIFS 3174547A Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Un comité parlementaire dominé par les libéraux a condamné le projet du ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, Denis Coderre, d'imposer aux Canadiens une nouvelles carte d'identité comportant des données biométriques.Le rapport préliminaire du comité, qui doit être publié mardi, fera état de craintes au sujet de la vie privée des gens et de la fiabilité technologique en plus des coûts associés à l'implantation d'une telle carte.Les premières estimations laissent entendre que la facture du projet pourrait s'élever à 5 milliards $.Le dévoilement du contenu du rapport survient à quelques jours seulement de la tenue d'une importante conférence sur la biométrie présentée par le ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté.Les conférenciers discuteront de la valeur des technologies élaborées jusqu'à ce jour dans le secteur de la biométrie, soit les empreintes digitales, la reconnaissance du visage et la lecture de l'iris, pour confirmer l'identification des gens et contribuer à enrayer le terrorisme et la fraude.Le rapport de 68 pages, dont le service des nouvelles de Can West a obtenu copie, ne formule aucune recommandation finale, mais souligne que selon l'avis de quelques 130 experts canadiens et étrangers, dont des avocats, des professeurs et des spécialistes de l'immigration et des droits civils, le Canada n'a pas vraiment besoin d'une carte d'identité nationale comportant des données biométriques.Les membres du comité estiment par ailleurs que l'implantation d'une telle carte pourrait même causer plus de problèmes qu'elle n'en solutionnerait.« La majorité des gens interrogés jusqu'ici s'opposent au projet car cela pourrait mener à une atteinte accrue à la vie privée des gens », indique le rapport.« Il a souvent été souligné aux membres du comité que la population craint de voir les policiers arrêter les citoyens dans la rue pour leur demander de s'identifier », peut-on également lire dans le rapport.Les experts ont aussi affirmé au comité que les milliards de dollars nécessaires à la mise sur pied de ce projet seraient plus utiles si on les injectait dans les postes frontaliers, le renforcement de l'application des lois ou une meilleure protection des documents tels queles passeports et les certificats de naissance.Des craintes face à la fiabilité de la technologie biométrique ont aussi été énoncées par les spécialistes consultés par le comité parlementaire.En entrevue avec Can West, Denis Coderre a reconnu que plusieurs critiques avaient été formulées, mais que quelques experts n'avaient toujours pas été interrogés par le comité.Le ministre a ajouté que deux récents sondages démontraient que les Canadiens appuient en grand nombre le projet malgré les critiques, et que la biométrie « est la voie de l'avenir ».31752872 Profitez sans plus attendre du Blitz 2003.Ces merveilles de la technologie allemande que sont les Jetta, Golf, New Beetle et Passat vous sont offertes à seulement 2,9 % de financement à l'achat sur 60 mois.Et ce n'est pas tout, un large éventail d'offres exceptionnelles à la vente ou à la location vous attend chez Rimar Volkswagen.Mais dépêchez-vous, car nerveuses comme elles sont, les Volkswagen 2003 risquent de partir très vite.L'offre se termine le 31 octobre 2003.Certaines exceptions s'appliquent.de financement à l'achat sur 60 mois 2,9% BLITZ vous fait un offre «Rimarquable» WWW.RIMARVW.COM 5500, boul.Métropolitain Est sortie Lacordaire 253-4888 L'offre s'applique à tous les véhicules à essence 2003, neufs, en stock, à l'exception de la GTI Édition 20e anniversaire, de la New Beetle décapotable et de l'Euro Van.Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offre en vigueur à compter du 3 septembre 2003.Cette offre est d'une durée limitée et peut être retirée en tout temps sans préavis.Véhicules en stock seulement.Ne s'applique qu'aux particuliers.Tous les détails sur vw.ca et chez Rimar Volkswagen.1 888 ROULE VW | vw.ca VOLKSWAGEN VOLKSWAGEN JOURNÉES PORTES OUVERTES Les écoles privées courtisent parents et enfants MARTINE BOULIANE UN MOIS seulement après le début des classes et malgré leur popularité grandissante, les écoles privées préparent déjà la prochaine rentrée en courtisant leurs futurs « clients » au cours de journées portes ouvertes ce week-end.Plus de 1000 parents désireux de voir leur enfant fréquenter une école privée sont attendus dans les établissements montréalais.« L'an passé, nous avions reçu 2600 personnes lors de ces journées portes ouvertes », souligne André Lacroix, directeur général du collège Mont Saint-Louis, qui s'attend à une affluence égale à l'an dernier, sinon supérieure.La popularité grandissante des écoles privées se traduit par un nombre de candidats se soumettant aux examens d'admission en constante augmentation.Selon André Paré, directeur des services éducatifs du collège Notre-Dame-du-Sacré-Coeur, l'engouement pour les écoles privées pourrait s'expliquer par le controversé palmarès des écoles secondaires de l'Actualité.« Les parents voient les écoles en tête de liste et sont intéressés à y envoyer leurs enfants », croit-il.Les appelés demeurent peu nombreux en regard de la demande.« Nous avons quatre inscriptions pour une place », indique Joan Simard, responsable des admissions au secondaire du collège Marie-Clarac.Un bémol important toutefois à apporter : les parents magasinent une école et leur enfant se retrouve souvent sur plus d'une liste.« Ils ne prennent pas de risque.Cela gonfle les chiffres », poursuit Joan Simard.L'engouement demeure indéniable.Au collège du Mont-Saint-Louis, le nombre d'élèves augmente chaque rentrée, mais la direction devra se limiter à 1600 jeunes.Au collège Marie-Clarac, seul un agrandissement de l'établissement permettrait d'accueillir un nombre accru d'élèves au secondaire.L'encadrement au menu Qu'est-ce qui attire les parents dans les établissements privés?La sécurité, croit Joan Simard.« Ils entendent parler de ce qui se passe dans les écoles publiques », estime la directrice des admissions.L'encadrement plus soutenu des élèves dans les écoles privées revient souvent dans le discours des parents, raconte André Paré.« Ils ont l'impression que leurs jeunes seront moins soumis à certaines influences et qu'il s'agit de milieux protégés », souligne le directeur des services éducatifs.Les vocations particulières de certaines écoles aideront elles aussi certains parents et élèves à faire leur choix.Pour Sabrina Pozzi, qui entrera au secondaire l'an prochain, l'établissement idéal offrira beaucoup d'activités artistiques.« Elle aura le dernier mot », affirme sa mère, Sonia Yerch, qui visitait avec sa fille plusieurs écoles montréalaises.Selon les dernières statistiques du ministère de l'Éducation, près de 10% des élèves d'âge primaire ou secondaire fréquentent un établissement privé.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Démonstration d'escrime au collège Mont-Saint-Louis, par Hadjeres Ahmed.INSTANTANÉMENT RECONNU.LARGEMENT ACCEPTÉ.BIEN DE CHEZ NOUS.[ Au 18e siècle, ce jeton d'échange en argent valait 10 fourrures de castor.] « JE ME SOUVIENS\u2026» MD MARQUE DÉPOSÉE D\u2018INTERAC INC., utilisée sous licence.COLLECTION NATIONALE DE MONNAIES, MUSÉE DE LA MONNAIE, BANQUE DU CANADA, photographie de Gord Carter, Ottawa.\u2020COLLECTION NATIONALE DE MONNAIES, MUSÉE DE LA MONNAIE, BANQUE DU CANADA, numérisation par balayage réalisée par Lisa Niven, Ottawa.Notre créativité a toujours été légendaire, même dans nos moyens d'échanger nos produits et services.Au 18e siècle, la création inusitée du pendentif en argent à motif de peau de castor nous a permis de faciliter le commerce à la grandeur du pays.Mais c'est sans doute au 20e siècle que le domaine des transactions commerciales a connu son essor le plus fulgurant, avec l'arrivée des services Interac.Lancéen1984, le réseau Interac relie aujourd'hui plus de cent entreprises membres, 360 000 détaillants et près de 19 millions de Canadiens, en offrant l'accès à de l'argent comptant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Le service de retrait en mode partagé Interac nous permet d'effectuer des retraits en espèces de nos comptes personnels à n'importe lequel des 40000 guichets automatiques dupays et ce, instantanément.Et le Paiement direct Interac nous permet d'accéder directement à nos fonds pour payer nos achats chez les principaux fournisseurs de produits et services, du dépanneur au café du coin, en passant par les taxis et les cinémas.Et pourquoi pas une visite chez le dentiste ?Autrement dit, notre vie est beaucoup plus simple aujourd'hui.Ces deux services Interac dépendent d'un réseau électronique hautement sophistiqué.Une mise à jour continuelle, à l'aide des technologies les plus avancées, permet au système d'assurer une grande fiabilité malgré la croissance importante du volume transactionnel, et d'offrir un maximum de sécurité dans les moyens d'accéder à notre argent liquide et d'acquitter nos achats.Au cours des dernières décennies, les Canadiens ont non seulement profité de nos servicesmais les ont intégrés dans la vie de tous les jours, d'un bout à l'autre du pays.En fait, le Paiement direct Interac est devenu si populaire qu'il a surpassé l'argent comptant comme mode de paiement préféré.C'est facile de comprendre pourquoi : commodité, liberté, meilleure gestion du temps et de l'argent.Fidèles à nos origines et face à ces nouveaux défis, nous gardons un esprit résolument novateur.Lisez la suite de l'histoire sur www.interac.org [ Au début du 19e siècle, plusieurs banques et marchands ont commencé à émettre des jetons en cuivre pour répondre aux besoins de petite monnaie, comme les Brasseries Molson, avec cette pièce de Un Sou, équivalent à la moitié d'un cent.] [Revirement de fortune au18e siècle : une pénurie de pièces en Nouvelle-France nous amène à utiliser les cartes de jeux comme moyen d'échange.\u2020 ] 3160940A SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE Le choc démographique NATHAËLLE MORISSETTE APRÈS AVOIR connu le plus important baby-boom au monde, la Belle province se classe aujourd'hui parmi les sociétés dont la population vieillit le plus rapidement.Voilà ce qu'a affirmé hier Jacques Légaré, professeur au département de démographie de l'Université de Montréal, lors d'un colloque intitulé Les défis pour le Québec à l'aube du choc démographique, organisé par Force Jeunesse, un regroupement de jeunes travailleurs visant l'amélioration des conditions de travail.Avec un taux de natalité de 1,44 enfant par femme en âge de procréer, le Québec doit adopter un ensemble de mesures pour inciter les couples à procréer, estime Nicole Boily, présidente du Conseil de la famille et de l'enfance.« On ne peut pas se fier uniquement à l'immigration, explique Mme Boily.Après une ou deux générations, ces gens qui viennent d'ailleurs ne font plus autant d'enfants.» Des congés parentaux plus généreux, des services de garde à contribution réduite, des horaires de travail plus flexibles ainsi que des programmes fiscaux mieux adaptés sont quelques-unes des solutions proposées par le Conseil de la famille et de l'enfance.Plusieurs pays européens, dont la France, qui a un taux de natalité de 1,7, ont déjà adopté de telles mesures.Fait étonnant, les États-Unis, l'un des seul pays occidentaux à ne pas avoir de politique familiale, ont un taux de natalité de 2,1.« Làbas, la situation est différente, souligne Nicole Boily.Les populations noire et latino font beaucoup d'enfants.Et chez les Américains, les valeurs familiales sont très importantes.Mais je ne suis pas sûre que la tendance va se maintenir.Ils devront tôt ou tard affronter un problème de dénatalité.» La pénurie de main-d'oeuvre et le vieillissement constant de la population sont parmi les conséquences auxquelles doivent faire face les sociétés où le taux de natalité est peu élevé.Présent au colloque, Frédéric Lapointe, père d'un poupon de trois mois, estime que le Québec compte moins d'enfants qu'ailleurs car plusieurs couples remettent aux calendes grecques l'idée d'avoir un bébé.« Souvent, avant de faire un enfant, les gens veulent absolument avoir une belle maison, deux autos, un emploi stable », mentionne sa conjointe, Claire Charland, tout en regardant son fils Émile avec des yeux attendris.Le couple estime tout de même que certaines mesures pourraient être prises pour encourager les gens à fonder une famille.« Il devrait y avoir plus d'endroits publics réservés à l'allaitement maternel, souligne Mme Charland.Il faudrait aussi que le métro soit plus facilement accessible aux mères avec une poussette.» Près de 175 personnes ont assisté aux différentes conférences, qui portaient entre autres sur les politiques de natalité, le départ massif des travailleurs à la retraite ainsi que sur la conciliation travail-famille. Photo AP La première guerre tchétchène, menée par Boris Eltsine, avait fait des milliers de morts des deux côtés.La seconde, entamée en octobre 1999, a causé la mort de dizaines de milliers de Russes, mais surtout de civils tchétchènes, dont ceux-ci, à Goiskoye, en avril 2000.La poudrière du Caucase LAURA-JULIE PERREAULT Le musée de l'Elbrouz, plus haute montagne du Caucase, mais aussi de l'Europe tout entière, a été bâti à la mémoire d'une bataille que se sont livré à plus de 4000 mètres d'altitude l'armée rouge et l'armée allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale.Le minuscule musée rappelle aux visiteurs que la vie n'a jamais été simple pour les empires qui ont entrepris de conquérir le Caucase.L'armée russe a de loin été la plus échaudée.Avant de pouvoir annexer la Tchétchénie pendant l'ère des tsars, elle a dû livrer de rudes batailles aux guerriers des montagnes.La guerre, qui a duré 30 ans pour se terminer par l'annexion du Caucase en 1858, a laissé une telle impression sur la société russe que le grand romancier Tolstoï y a consacré plusieurs écrits, dont la célèbre nouvelle Le Prisonnier du Caucase.Cette histoire, qui raconte le kidnapping d'un soldat russe par des montagnards et ses relations avec ses ravisseurs, a été remise au goût du jour par le réalisateur russe Sergueï Bodrov en 1997, quelques mois après la fin du premier épisode de la guerre de Tchétchénie.La première guerre tchétchène, menée par Boris Eltsine, avait fait des milliers de morts des deux côtés.La seconde, entamée en octobre 1999, a causé la mort de dizaines de milliers de Russes, mais surtout de civils tchétchènes.Le long métrage de Bodrov, primé aux Oscars, a été suivi par des dizaines d'autres, dépeignant les habitants du Caucase comme des guerriers orgueilleux et farouches, assoiffés de sang et adeptes du kidnapping et des demandes de rançon.Laboratoire de diversité Recoupant quatre pays souverains, le Caucase abrite des dizaines de groupes ethniques et un nombre encore plus grand de langues et de dialectes ancestraux.Les Azerbaïdjanais, les Tchétchènes et les Daghestanais sont musulmans.Les Géorgiens et les Arméniens figurent parmi les plus vieilles nations chrétiennes du monde.Ces peuples ont vécu côte à côte tant bien que mal au cours des siècles, mais les manipulations territoriales et démographiques de l'ère soviétique ont fait monter la tension.Une véritable aura de danger plane sur toute la région depuis la chute de l'URSS.Depuis 1991, le Caucase a été déchiré, plus que toute autre région du vaste espace post-soviétique, par des guerres civiles.La Russie a tiré les fils des conflits, soutenant un groupe contre l'autre.Aujourd'hui, le conflit pour le contrôle du Nagorno-Karabakh, qui a opposé les Arméniens aux Azerbaïdjanais entre 1988 et 1994, est loin d'être terminé.Et ce, même si les Azerbaïdjanais ont fui l'enclave depuis 1994.La haine entre Arméniens et Azerbaïdjanais est toujours palpable.Meurtrier divorce La Géorgie, pays de vin et d'abondance agricole, est loin de la stabilité.Une guerre civile, entourant la prise du pouvoir à Tbilissi et l'épisode subséquent de la guerre en Abkhazie, région musulmane du nord-ouest du pays, a profondément traumatisé la population.Aidés par des mercenaires, les Abkhazes ont réussi à évincer plus de 250 000 Géorgiens et des dizaines de milliers d'Arméniens qui vivaient dans la petite république.Le centre-ville de Tbilissi, la capitale de la Géorgie, porte encore les cicatrices de cette guerre dévastatrice.Plusieurs hôtels soviétiques et anciennes résidences universitaires ont été transformés en camps de réfugiés quasi permanents.Les Géorgiens racontent quotidiennement les abus commis par les miliciens géorgiens qui, vaincus en Abkhazie, se sont rabattus sur la population civile, pillant, volant et humiliant, sous le regard impuissant du président Édouard Chevarnadzé.Même la musique populaire porte les traces de ces années de peur.«Notre pays était devenu complètement fou.Quatre hommes sont venus chez nous et ont tiré mon père dans les jambes parce qu'il refusait de les laisser entrer.J'étais à la maison, mais tout ça s'est passé tellement vite », a dit en entrevue à La Presse Zaza, la vedette du groupe rock Vakis Parki, qui a dédié son dernier album, Une guerre sans règle, à l'histoire récente de son pays.« Le Caucase est un endroit superbe, riche, et fort de ses traditions.Mais nous ne devons pas en rester là.Nous devons bâtir quelque chose de neuf », croit le jeune Géorgien.Mais le conflit en Tchétchénie, qui a des répercussion jusqu'en Géorgie depuis que des réfugiés et des groupes de rebelles y ont trouvé refuge, ainsi que les guerres larvées dans tous les pays du Caucase du sud, minent pour l'instant le développement de ces États, riches en eau, en pétrole et en ressources minières.C'est d'ailleurs ces richesses naturelles, combinées à la position stratégique du Caucase entre la mer Noire, la mer Caspienne, l'Iran et la Russie européenne, qui ont attiré à répétition les grandes puissances dans la région.Ces dernières rivalisent maintenant pour le contrôle d'un oléoduc qui doit transporter le gaz et le pétrole de Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, à Ceyhan, en Turquie.Les zones de conflit > 1988-1994: Nagorno-Karabakh > 1990-1992 : Ossétie du Sud > 1991-1992 : Géorgie > 1992: Ossétie du Nord/ Ingouchie > 1992-1993 : Abkhazie > 1994-1996 : Tchétchénie > 1999 : Daghestan > 1999- : Tchétchénie Photo Reuters Boris Eltsine était président de la Russie quand a débuté la guerre de Tchétchénie, en 1994.FAITS ET GESTES FRANÇOIS BERGER, f b e r g e r @ l a p r e s s e .c a Un survol d'informations sur des faits de société Mariage de raison Les célibataires masculins de Shanghaï, ville la plus peuplée de Chine et métropole des affaires tournée vers l'étranger, se disent davantage attirés par les femmes à l'aise financièrement que par celles aux charmes physiques incontestables mais au portefeuille plat! Les deux tiers d'entre eux cherchent, selon China Daily, une épouse gagnant autour de 5000 yuans (environ 600 $ US) par mois, soit l'équivalent de huit fois le revenu moyen en Chine.Lahausseducoûtdelavie, notamment du prix des logements, incite ces messieurs à privilégier la raison plutôt que la passion.Brutes au travail Un travailleur Québécois sur quatre dit avoir été témoin de violence au travail en 2002- 2003, selon un sondage de la firme Crop.Deux fois sur trois, il s'agit de violence entremembres du personnel.Une personne sur cinq croit que la violence au travail va en augmentant.Aux États-Unis, 2%des employés disent être victimes d'attaques physiques, 6%de menaces et 17% de harcèlement au travail au cours d'une année, surtout dans le secteur public.En Grande-Bretagne, les gardiens de sécurité, les infirmières et les chauffeurs d'autobus sont les plus à risque.Aphorisme «Tous les jours, des gens désertent l'église et retournent à Dieu.» \u2014Lenny Bruce (1925-1966), humoriste américain Routine démodée ?Le quart des Américains et des Canadiens subissent unexamen médical de routine chaque année, en l'absence de tout symptôme.Ces visites chez le médecin coûtent plus de 7 milliards $ US par an aux États-Unis.Des experts du département américain de la Santé estiment pourtant que ces examens sont la plupart du temps inutiles, car ils ne permettent aucunement d'améliorer la santé ni la survie des personnes chez qui des maladies sont décelées.De plus, ils déclenchent souvent de ««fausses alarmes», entraînant des examens et tests supplémentaires, dispendieux et parfois risqués pour les patients.Même des actes jugésutiles, commelaprisedepressionartérielle ou l'évaluation des taux de cholestérol, ne sont pas nécessaires tous les ans.Le checkup est devenu à la mode dans les années 1920 sousl'impulsiondesassureursvie.Desmédecins considèrent que cet examen contribue à établir un lien de confiance avec leurs patients.Sources: The New York Times, IMS Health Canada Aggiornamento L'Église catholique romaine, à laquelle appartiennent huit Québécois sur dix, arrive difficilement à faire face au nouveau siècle et à la désaffection de ses fidèles.Aux États- Unis, où elle constitue la plus importante dénomination religieuse avec 62 millions d'adhérents (22%de la population), l'Église catholique ne fournit plus de prêtres résidants à près d'une paroisse sur cinq, ce qui laisse orphelines presque 4000 paroisses.Au Canada, qui compte 12,8 millions de catholiques (43% de la population), une paroisse sur quatre est orpheline.Au Québec, le tiers des 1900 paroisses, desservant 5,9millions de personnes, n'ont plus les moyens d'avoir un prêtre titulaire ou un curé.La situation ne semble guère meilleure ailleurs, comme chez les jésuites, qui formaient encore récemment le plus grand ordre religieux au monde mais qui ont perdu depuis vingt ans le tiers de leurs effectifs, aujourd'hui de 20 000.Sources: The New York Times, Conférence des évêques catholiques du Canada, Association des évêques du Québec, Statistique Canada, El País L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 5 O C T O B R E 2 0 0 3 D O S S I E R A 9 Photo AP Une guerre qui dure depuis 1994.Combats, meurtres, attentats.Et arrestations, comme celle-ci (à gauche), à Shali, en mai 2000.Et dévastation, comme en témoignent ces immeubles détruits, à Grozny.TCHÉTCHÉNIE La farce électorale LAURA-JULIE PERREAULT Le Conseil de l'Europe refuse de les observer, l'OSCE les a qualifiées de « farce ».Human Rights Watch considère le tout comme « une fraude ».Les élections présidentielles qui ont lieu aujourd'hui en Tchétchénie sont loin d'avoir bonne réputation.Tous les experts s'entendent pour prédire un fiasco électoral.Et pour plusieurs raisons.La première est simple : ces élections ont été imposées par l'administration de Vladimir Poutine au peuple tchétchène, en quête de souveraineté depuis le démantèlement de l'ex-URSS.Ce scrutin est le troisième volet d'un «plan de normalisation » pensé par le Kremlin pour la petite république du Caucase, en guerre avec la Russie depuis 1994.La première phase a pris la forme d'un référendum au sujet d'une Constitution proposant aux Tchétchènes de demeurer à l'intérieur de la Fédération russe en échange de la fin des hostilités.Le plan a été accepté par 95% de ceux qui ont voté, mais le résultat est des plus contestés.Une amnistie, accordée en juin aux rebelles tchétchènes qui acceptent de déposer les armes et aux soldats russes qui ont commis des abus, a soulevé la colère de tous les organismes travaillant dans le Caucase.Ces deux mesures, fort impopulaires, avaient pourtant plus de chances de succès que l'imposition d'une élection truquée, croit Jacques Lévesque, doyen du département de sciences politiques de l'UQAM et grand spécialiste de l'ex-URSS.« Ces élections ne donneront absolument rien.Au moins, le référendum a été capable de rallier certains Tchétchènes qui sont prêts à accepter n'importe quoi pour que la guerre cesse.Mais les élections ne leur proposent rien de concret », croit le politologue.Un seul cheval en piste Le choix des candidats est une des plus grandes lacunes de cette élection présidentielle.Le président actuel, Aslan Maskhadov, est considéré comme un hors-la-loi par les Russes même s'il a été élu au suffrage universel en 1997.Écarté de l'élection de demain, il la boycotte et demande à tous ses supporters de faire de même.Les rebelles ont fait connaître leur opinion sur le scrutin en perpétrant une dizaine d'actes terroristes dans le Caucase, mais aussi à Moscou, dans les trois derniers mois.Les deux candidats les plus crédibles, le député tchétchène Aslambek Aslakhanov, qui a agi à titre de négociateur pendant la prise d'otages de Moscou d'octobre dernier, ainsi qu'un homme d'affaires, Malik Saidoullaiev, ont été mis hors d'état de nuire.Le premier a accepté, in extremis, un poste de représentant du Kremlin dans le sud de la Russie.Le second a été accusé d'avoir contrefait des signatures sur la liste d'élection et donc retiré de la course.Il reste neuf candidats en lice, mais un seul qui a la notoriété nécessaire pour être élu: Akhmad Kadyrov.Ancien chef religieux de la Tchétchénie, il collabore avec Moscou depuis le début de la deuxième guerre tchétchène.Il a accepté de présider l'administration pro-russe, établie par le président Poutine en 1999.Un article publié jeudi par le Institute for War and Peace Reporting révèle qu'un document secret du ministère de l'Intérieur de la Russie accuse Kadyrov « d'utiliser l'extorsion et la violence pour assurer son élection ».Dans le rapport, le colonel Zhizhin brosse un tableau bien noire de la situation dans la petite république du Caucase.« L'activité croissante des rebelles, la faible popularité de Kadyrov dans la république et les opérations incompétentes des forces armées entraînent une réaction négative des résidents tchétchènes qui n'ont aucune confiance à l'endroit du gouvernement fédéral.Un autre rapport, celui-là de l'organisation Human Rights Watch (HRW), affirme que la violence à l'endroit des civils ne cesse de croître, à l'intérieur de la Tchétchénie, mais aussi dans les camps de réfugiés de l'Ingouchie.« Il n'y a aucune normalisation possible quand il y a deux disparitions par jour, des exécutions arbitraires et des détentions sans accusation », soutient Rachel Denber, directrice de la division Europe et Asie centrale pour HRW.Elle dénonce aussi les tactiques d'intimidation utilisées pour obliger les réfugiés à retourner en Tchétchénie.« Les gens sont terrorisés de retourner en Tchétchénie, mais ils le sont tout autant de rester dans les camps de réfugiés », précise Mme Denber.Le président Poutine, de son côté, a profité de son passage à camp David cette semaine pour rallier le président Bush à sa stratégie de normalisation.Pour la première fois, le président américain s'est montré sympathique à la cause de son homologue russe.« Nous devons nous opposer au terrorisme partout où il sème le chaos et la destruction et cela inclut la Tchétchénie », a plaidé M.Bush cette semaine.Place à la dynastie La Tchétchénie n'est pas le seul endroit aux prises avec des élections douteuses.Les Azerbaïdjanais iront aux urnes le 15 octobre pour choisir un nouveau président.Le très âgé et très malade Heidar Aliev, au pouvoir depuis 10 ans, a décidé cette semaine de retirer sa candidature pour faire place à son fils, Ilham.Des manifestants qui s'opposent à l'allure dynastique de la démocratie en Azerbaïdjan ont été vivement réprimés.Plusieurs journalistes de l'opposition sont en prison, les ONG qui travaillent au développement de la démocratie ont aussi été la cible d'intimidation.Mais la grogne dans la population ne cesse de grandir.Les citoyens azerbaïdjanais, dont 50% vivent sous le seuil de la pauvreté, veulent savoir qui profite des richesses pétrolières du pays.Leur pays fait partie de la liste de Transparency International des 100 pays les plus corrompus du monde.L'élection en Azerbaïdjan sera suivie le 2 novembre d'une élection présidentielle en Géorgie.Tout indique que les parlementaires qui soutiennent Édouard Chevarnadzé seront balayés, prouvant que tous ceux qui prédisent la fin du président, ancien numéro 2 de l'Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, ont peut-être raison.Photo AP Un Tchétchène lit son journal devant une affiche du candidat Akhmad Kadryov, qui préside l'administration pro-russe établie par le président Poutine en 1999.Tchétchénie Ingouchie Daghestan Ossétie du nord Ossétie du sud GÉORGIE Abkhazie ARMÉNIE Nakhitchevan Nagorno-Karabakh AZERBAÏDJAN Bakou Grozny RUSSIE TURQUIE IRAN Le OUI d'un philosophe à la guerre en Irak Le Français André Glucksmann dénonce l'approche de Paris et appelle à une réforme de l'ONU LE PHILOSOPHE André Glucksmann est l'un des très rares intellectuels français à avoir tenu tête au vaste consensus d'une opinion publique européenne très hostile à l'opération militaire américano-britannique en Irak.Il vient de publier Ouest contre Ouest (Éditions Plon), un essai musclé, lyrique et très outrecuidant, dans lequel ce polémiste implacable disserte brillamment sur les enjeux de la crise irakienne et ses conséquences sur l'avenir de notre civilisation.Un grand livre de réflexion politique et philosophique qui suscite depuis sa parution de vifs débats.André Glucksmann a accordé une entrevue récemment à Elias Levy.Q ELIAS LEVY \u2014 Le principal argument invoqué par les Américains et les Britanniques pour justifier leur intervention militaire en Irak n'était pas le despotisme de Saddam Hussein, mais la présence d'armes de destruction massive.Pourtant, on n'a toujours pas trouvé ces armes redoutables.R ANDRÉ GLUCKSMANN \u2014 Ce qui prime, ce sont les droits de l'homme et les droits de l'homme irakien.Tortures, charniers, millions d'assassinés et de disparus, voilà ce qui légitime à mes yeux l'opération militaire anglo- américaine en Irak.Saddam Hussein était un tyran impitoyable.Il était une allumette dans une poudrière.Comme disent les Irakiens : l'arme principale de destruction massive, c'était Saddam lui-même.J'eus préféré que cela se passe pacifiquement.Je pense que cela était possible.Il y aurait eu quelques chances d'agir pacifiquement si le Conseil de sécurité avait été uni et si des démocraties, dont la France, avaient consenti à appeler à la chute de Saddam.Un tel consensus n'est pas du tout un voeu chimérique.Il vient d'être mis en oeuvre très concrètement dans le cas du Libéria, où il y a eu récemment une démonstration de force américaine avec des navires déployés au large de Morovia.Grâce aux pressions lancinantes exercées par des puissances démocratiques et le Conseil de sécurité de l'ONU, on a obtenu de gré, mais non sans coercition militaire, le départ de Charles Taylor.Je pense qu'on aurait dû essayer aussi d'obtenir au moyen de pressions tangibles le départ de Saddam Hussein dans une résidence dorée d'un pays arabe, qui avait d'ailleurs proposé de l'accueillir, ou en Russie, puisqu'il en était un grand ami.Cela aurait été possible si la France n'avait pas joué en solo son droit de veto.Q D'après vous, la France a joué « un rôle extrêmement néfaste » dans cette crise.R La France s'est beaucoup discréditée dans cette affaire.Pour moi, la France est un pays de liberté.Pourtant, la liberté du peuple irakien n'a pas été son premier souci.Je pense que, contrairement à ce qu'affirment beaucoup d'Américains et d'Occidentaux, la France n'est pas un pays sans pouvoir.L'Hexagone a un gigantesque pouvoir de nuisance.Lorsque la France met des bâtons dans les roues et brandit des vetos, qui ne sont pas seulement des vetos au Conseil de sécurité mais qui sont souvent des vetos moraux ou idéologiques, elle est assez fortement écoutée.La France dispose aujourd'hui d'un grand pouvoir de nuisance.Quand elle s'oppose aux Américains, elle peut faire mal.Mais son pouvoir n'est pas du tout constructif.La France est en train de s'isoler épouvantablement, au point même que ses alliés équivoques, notamment la Russie et la Chine, commencent à la lâcher au bord du chemin.La Russie de Poutine, qui mène en ce moment une effroyable guerre d'extermination contre le peuple tchétchène, se soucie assez peu de se montrer solidaire des Français.Celle-ci vend sa voix plus chèrement aux Américains, quitte à ce que ces derniers obtempèrent et la laissent massacrer impunément les Tchétchènes.La France fait de même, mais gratuitement ! Q Pourquoi considérez-vous comme « totalement inepte » la proposition formulée par la France de «transférer progressivement » le pouvoir aux Irakiens d'ici trois mois ?R Toute l'ambiguïté de cette proposition tient dans le terme « progressif ».Il est bien évident que les Américains disent la même chose, seulement ils n'ont pas le même calendrier que les Français.En fait, la France demande le départ rapide des troupes américaines.Elle veut que, d'ici deux ou trois mois, les pouvoirs soient transférés à on ne sait trop quoi, probablement au conseil provisoire, lequel, je tiens à le rappeler, a déjà été dénoncé à maintes reprises par la France comme étant une organisation fantoche à la botte des Américains.L'idée préconisée par la France avant la guerre était : « Plutôt Saddam Hussein que George Bush à Bagdad.» Aujourd'hui, l'idée prônée par Paris est : « Plutôt le chaos à Bagdad que les GI.» Q Donc, selon vous, il ne faut pas précipiter le départ des troupes américaines ?R Il est bien évident pour n'importe quel observateur averti que le départ des Américains à la va-vite signifierait laisser un chaos absolu en Irak.En Bosnie, ce n'est qu'après sept ans qu'on a pu remettre la plupart des pouvoirs aux autorités locales, processus qui n'est pas encore terminé.Dans le Timor oriental, contrée qui est plus unie et plus petite que l'Irak, il a fallu deux ans pour transmettre le pouvoir à la société civile.Au Kosovo, la passation des pouvoirs n'est toujours pas terminée.Donc, il faut un certain temps pour mener à terme cette tâche complexe, qui n'est pas les deux ou trois mois dont parle la proposition française.Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, la France n'est pas suivie par l'Allemagne.Il y a là de la part de la France chiraquienne une volonté obscure de troubles plutôt que de construction.Si les Américains partent incessamment, comme le veulent les Français, la situation mondiale sera catastrophique.Ce sera un feu vert adressé à tous les dictateurs et à tous les apôtres du chaos, ceux que j'appelle les nihilistes.Q Vos critiques à l'encontre de l'ONU sont cinglantes.Vous estimez que cette institution n'a aucune légitimité internationale.N'est-ce pas une vision simpliste et réductrice du rôle que l'ONU joue sur la scène mondiale ?R Depuis plusieurs années, je dis que l'ONU n'est pas ce garant de la paix mondiale et cette autorité morale à laquelle il faudrait demander un blanc-seing explicite pour toute action militaire.L'ONU, mais aussi les États-Unis et la France, ont accepté le génocide au Rwanda en connaissance de cause \u2014 génocide au cours duquel 1 million de Tutsis furent sauvagement massacrés.Rappelez-vous les nombreux fax envoyés, en vain, par le général canadien Dallaire demandant des renforts militaires et des ordres clairs pour désarmer les milices génocidaires.À mes yeux, le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a laissé massacrer 30 millions de victimes dans de multiples conflits depuis 1945, ne reflète que les rapports de forces entre puissances, nullement le tribunal d'une conscience universelle du genre humain.Une réforme importante de l'ONU s'impose.C'est ce qu'ont admis Kofi Annan et Jacques Chirac dans les discours qu'ils ont prononcés début septembre.Ces derniers ont enfin reconnu qu'il n'y a pas pour le moment de légitimité ni de législation internationales en matière de rétablissement ou d'établissement de la paix.Pour l'instant, l'ONU n'est qu'un idéal fictif.Donc, entre l'ONU telle qu'elle est et l'ONU telle qu'elle devrait être, le Quai d'Orsay continue à entretenir une confusion totale.La réforme de cette organisation est impérative et nécessaire.Mais je ne sais pas si elle est possible.Le philosophe André Glucksman 7jours consécutifs LES PETITES ANNONCES AUTOBAINES Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) 5 ,79 $ par jour pour 3 lignes 1,93 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus pour seulement MISSILES FRANÇAIS EN IRAK Le gouvernement polonais présente ses excuses à la France Associated Press BAGDAD / VARSOVIE\u2014Après de vives protestations de la part de la France, le gouvernement polonais est revenu hier sur les allégations selon lesquelles quatre missiles sol-air de fabrication française avaient été découverts le mois dernier dans la région sous son contrôle, au sud de Bagdad.La Pologne a présenté ses excuses à la France pour avoir affirmé par la voix d'un porte-parole du ministère de la Défense que des missiles de type Roland avaient été fabriqués en 2003, ce qui signifierait que la France avait violé l'embargo imposé par l'ONU sur toute vente d'armes à l'Irak.Paris a immédiatement démenti l'information en assurant avoir cessé la production de ces missiles en 1993.Un conseiller du premier ministre polonais, Leszek Miller, a précisé que ce dernier s'était entretenu par deux fois avec le président Jacques Chirac hier en marge de la Conférence intergouvernementale sur la Constitution européenne, qui se tient à Rome.Ce porte-parole « a affirmé à tort que les missiles avaient été produits cette année », a déclaré le conseiller Tadeuz Iwinski lors d'un entretien téléphonique avec l'Associated Press.« La question a été résolue.Le président Chirac a accepté l'explication du premier ministre Leszek Miller.» De Varsovie, le ministre de la Défense, Jerzy Szmaidzinski, a « présenté ses excuses au sujet de l'information concernant la date de fabrication de ces missiles », a précisé le Ministère dans un communiqué.Plus tôt dans la journée, Jacques Chirac avait dénoncé des polémiques « qui sont aussi fausses aujourd'hui qu'hier ».« Il ne peut y avoir de missiles de 2003 puisque ces missiles ne sont plus fabriqués depuis 15 ans », a-t-il dit à la presse.« Les soldats polonais ont fait une confusion.Je l'ai dit franchement, amicalement mais fermement », à M.Miller.Le ministère français des Affaires étrangères a lui aussi confié sa « surprise », rappelant que « les chaînes de fabrication Roland 2 et Roland 3 ont été arrêtées respectivement en 1988 et 1993.Il est donc impossible que des missiles Roland aient été produits en 2003 ».Le porte-parole du Quai d'Orsay Hervé Ladsous souligne dans un communiqué que « comme plusieurs autres États occidentaux, la France a exporté vers l'Irak des armes dans les années 70 et 80 : missiles et systèmes de tir Roland1 en 1980-81, missiles et systèmes de tir Roland2 en 1993-96 ».« Le modèle Roland 3, quant à lui, n'a jamais été exporté vers l'Irak », affirme-t-il.Composez le (514) 285-6999 Appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 Ces annonces sont publiées tous les dimanches dans La Presse.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?DIPLÔME Félicitations à notre fils Jean-Charles qui vient de terminer avec succès son baccalauréat en administration.Bonne chance.Tes parents Evelyne et Robert.MARIAGE Marc est drôle, ambitieux et créatif.Isabelle aime rire, la cuisine japonaise et le plein air.Mélangez le tout et vous obtenez le plus beau couple de nouveaux mariés.Félicitations aux tourtereaux.Amis et familles.ANNIVERSAIRE Ils se sont aimés dès la première seconde.La vie, parfois généreuse de son temps, leur a donné 40 ans de plus pour continuer.Félicitations aux tourtereaux Paul et Carole Tremblay.Gros bisous de toute la famille.S o u l i g n e z - l e ! 3117616A Photos AP Sasson Saleh, 90 ans, est l'un des six Juifs irakiens évacués en Israël par avion en juillet dernier, avec l'aide britannique.Le voici dans sa chambre à coucher à Bagdad, en avril dernier.Les derniers Juifs d'Irak Quand il est entré au Kurdistan irakien, début mars, Tim Judah ne s'est pas immédiatement rendu compte qu'il faisait un pèlerinage.Journaliste pour les magazines The Economist et The New York Review of Books, il allait, comme des dizaines d'autres collègues, couvrir la guerre.La poussière des bombardements n'était pas encore retombée qu'il a compris que ce voyage ne serait pas seulement professionnel.M.Judah a rapidement constaté que son menu quotidien à Bagdad ressemblait étrangement à celui des jours de fête dans sa famille juive sépharade, comme le poulet aux ocras.Après plusieurs siècles, voire des millénaires, en Mésopotamie, les ancêtres de M.Judah ont quitté l'Irak pour l'Inde durant le 19e siècle \u2014 au début du côté de sa mère, à la fin du côté de son père.Son père est arrivé en Grande-Bretagne à l'âge de 4 ans et ne se souvenait donc qu'à peine de l'hindi et de Calcutta.Mais avec sa famille, il jouait au backgammon, disait « Inch Allah », et mangeait des grenades à la fin du jeûne de Yom Kippour, des coutumes héritées des siècles passés en Irak.Nabuchodonosor Entre deux entrevues sur l'occupation américaine, le journaliste britannique s'est mis à rechercher les traces de la communauté juive d'Irak, qui était la plus riche du Moyen-Orient jusqu'à la fondation d'Israël, en 1948.Au début de la Seconde Guerre mondiale, le quart de la population de Bagdad était juive.« J'étais le premier Judah, du moins de ma famille, à aller à Bagdad depuis plus d'un siècle », explique M.Judah, joint par téléphone à Ligurie, en Italie, où il passe ses vacances avec sa famille.« En quelque sorte, cela bouclait une boucle.Mon père racontait souvent que sa famille était arrivée en Mésopotamie sous Nabuchodonosor.Mais je ne pouvais pas parler de mes ancêtres.Pour ma sécurité, il valait mieux que je dise que j'étais chrétien.» La présence juive en Irak remonte à la Mésopotamie, dont un roi du 6e siècle avant Jésus-Christ, Nabuchodonosor, avait conquis la Palestine et emmené ses habitants en exil à Babylone.Les ruines de la capitale mésopotamienne sont situées à une cinquantaine de kilomètres au sud de Bagdad.La tombe d'un prophète juif de l'Ancien Testament, Ezéchiel, est située dans la ville d'Al Kifl, toujours au sud de Bagdad.« Jusqu'aux années 50, la tombe d'Ezéchiel était une destination très prisée des juifs, et pas seulement d'Irak, explique M.Judah.Je m'y suis rendu avec une famille juive que j'ai connue à Bagdad.Le gardien était content de voir des Juifs revenir.Il était assez âgé pour avoir connu l'époque des pèlerinages juifs.» Avant 1951, 5000 personnes le faisaient chaque année, et le pèlerinage s'est poursuivi jusqu'en 1967.M.Judah a réussi à célébrer la pâque juive en Irak.« Je me suis rendu à la seule synagogue de Bagdad.Mais j'ai dit au gardien que j'étais chrétien.Ça m'est arrivé souvent au Moyen-Orient, en Jordanie, en Iran.Les Juifs à qui j'ai demandé s'ils célébraient la pâque avaient trop peur.» Selon M.Judah, le nombre officiel de Juifs irakiens est de 34, en plus d'un certain nombre de convertis.« La plupart sont partis en Israël après la Deuxième Guerre mondiale, particulièrement après les années 50.Il y avait eu un pogrom d'inspiration nazie en juin 1941, où 179 juifs étaient morts.À partir des années 50, il y a eu de plus en plus de restrictions sur les activités des Juifs irakiens, l'interdiction de pratiquer le droit, par exemple, ou la confiscation des biens en cas d'émigration.Et en 1969, 14 personnes, dont neuf Juifs, avaient été accusés d'espionnage au profit d'Israël et pendus en public.La radio irakienne avait invité la population à célébrer les exécutions, et un demi-million de personnes étaient descendues dans la rue.Je crois que 99,9 % des Ira kiens ignorent qu'il y a encore des Juifs en Irak.» Évacuation Pendant qu'il se trouvait à Bagdad, M.Judah a reçu un courriel annonçant l'évacuation aérienne imminente de tous les Juifs irakiens qui le voulaient.« Aucun document nécessaire », précisait le courriel.« J'ignorais de qui venait le courriel, mais j'en ai tout de même parlé à quelques personnes que j'avais rencontrées », explique M.Judah, qui a relaté son expérience dans le numéro d'été du magazine littéraire britannique Granta.« Certains me disaient oui, puis disaient à d'autres Juifs irakiens qu'ils ne partiraient pas.Un vieil homme m'a demandé de contacter un de ses parents à New York, avec une adresse datant de 1985.Quand je suis parti, début mai, l'évacuation n'avait pas encore eu lieu parce que les organisateurs considéraient qu'elle pourrait être «mauvaise pour les Juifs ».Mauvaise pour ceux qui resteraient derrière, et mauvaise pour la politique dans la région.Beaucoup de musulmans croient que la guerre a eu lieu pour aider Israël.Finalement, fin juillet, six réfugiés sont arrivés en Israël.» Dans les années 50, Israël avait organisé l'émigration de 120 000 Juifs irakiens, dans deux opérations appelées Ezra et Nehemia, le nom de dirigeants juifs ayant organisé le retour de Mésopotamie en Palestine au 5e siècle avant Jésus- Christ.La plupart des gens qu'a connus M.Judah en Irak ont connu des querelles de famille en plus du drame de l'antisémitisme.Souvent, un membre de la famille ne voulait pas partir en Israël pour éviter de perdre ses biens.Une chirurgienne tentait depuis 50 ans de convaincre sa mère de partir, sans succès ; son statut de médecin lui permettait d'éviter le pire, mais elle devait supporter les blagues antisémites de ses collègues à l'hôpital.« Après la guerre de Six jours en 1967, le président irakien a utilisé l'antisémitisme pour distraire les Irakiens de leurs problèmes, dit M.Judah.Quand Saddam Hussein est arrivé au pouvoir en 1979, il restait si peu de Juifs qu'il s'est présenté à l'Occident comme un défenseur des minorités, tout en jouant la carte palestinienne pour l'audience arabe.» Liste de propriétés Le journaliste britannique n'a pas réussi à voir des lieux où sa famille aurait habité \u2014 cela fait trop longtemps.Mais plusieurs des émigrés plus récents tiennent le compte de leur patrimoine.« Le Congrès juif mondial a lancé voilà deux ans une campagne en faveur des réfugiés juifs qui ont été chassés des pays musulmans à cause du conflit au Moyen-Orient », explique Lynn Julius, descendante de Juifs irakiens, qui a aidé M.Judah à entrer en contact avec les derniers sépharades de Bagdad.« Il y en a eu davantage que des réfugiés palestiniens.La plupart de ces réfugiés juifs ont dû partir en catastrophe, sans documents légaux et en laissant leurs biens et propriétés derrière eux, puisque leur départ était souvent illégal.» Au Congrès juif mondial, le secrétaire général, Avi Beker, ajoute que l'établissement d'un gouvernement démocratique en Irak permettra peut-être de dresser une liste des propriétés abandonnées par les Juifs qui ont fui le pays après la fondation d'Israël.« Nous ne sommes pas encore au stade des réclamations des propriétés confisquées, dit M.Beker.Cela dépendra de l'évolution du processus de paix entre Israël, la Palestine et le reste des pays arabes.Pour le moment, nous nous limitons à expliquer qu'il y a eu un échange de population au Moyen-Orient entre 1947 et 1950.» La chute de Saddam Hussein permet aux derniers Juifs d'Irak de quitter un pays inhospitalier.Voilà 60 ans, le quart de la population de Bagdad était juive.Maintenant, il en reste moins d'une centaine dans tous le pays.Les premiers réfugiés juifs irakiens sont arrivés en Israël à la fin du mois de juillet.Dans le numéro d'été du magazine littéraire britannique Granta, un journaliste dont la famille juive sépharade a vécu plusieurs siècles en Irak raconte son pèlerinage au pays de ses ancêtres.ÉVÉNEMENT Fin juillet, six juifs irakiens se sont réfugiés en Israël.Ils ne pouvaient quitter le pays sous Saddam Hussein.ENJEU Les derniers vestiges du temps où juifs et musulmans vivaient en harmonie au Moyen-Orient disparaissent peu à peu.À VENIR Le Congrès juif mondial fait campagne pour que soient restitués les biens confisqués aux juifs qui ont quitté les pays musulmans du Moyen- Orient après la fondation d'Israël.À gauche : on se prépare à la prière dans la synagogue de Bagdad.À droite : Regina Sihyun, Juive et Irakienne de 70 ans à Bagdad, est reflétée par son miroir sur lequel reposent des portraits de rabbins. A1 2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 COÛT DES MÉDICAMENTS La pilule passe mal Le gouvernement Charest tente de freiner l'explosion des coûts des médicaments au Québec.Mais prescrire, c'est aussi prévenir, fait-on valoir dans le milieu de la santé.Coup d'oeil sur un débat qui ne fait que commencer.QUÉBEC \u2014 Vous êtes-vous déjà réveillé en pleine nuit avec l'impression de manquer d'air ?Comme si l'oxygène refusait de pénétrer dans vos poumons, vous laissant une respiration saccadée, difficile, tandis que vos bronches émettent un sifflement inquiétant et que des quintes de toux vous étouffent ?Après une consultation chez le médecin, vous êtes peut-être ressorti du cabinet avec une ordonnance recommandant l'utilisation d'une petite « pompe» rouge qui devrait libérer vos bronches.Mais était-ce vraiment le médicament le plus approprié?Pas nécessairement.La décision du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, la semaine dernière, de placer Symbicort et Advair, deux aérosols destinés à soigner l'asthme chronique, sur la liste des médicaments d'exception, a provoqué de gros remous dans le milieu médical.Cette décision fait suite à une recommandation du Conseil du médicament qui a découvert que dans 68 % des cas, ces aérosols étaient prescrits dès la première consultation, alors qu'un dilatateur des bronches de type Ventolin \u2014 moins cher et moins puissant \u2014 aurait peut-être suffi.Dans ce cas, il s'agit de l'asthme, mais la tendance à recourir à la méthode forte se manifeste devant d'autres maladies, que ce soit pour traiter des ulcères d'estomac ou une sinusite.« Nous voyons ça souvent dans la pratique.Dans les traitements antibiotiques, on donne ce qu'il y a de plus fort, même si on n'a rien essayé d'autre avant.On a l'impression de vraiment régler le problème de cette façon, mais ça crée de la résistance à long terme », commente Chantale Pilote, pharmacienne de 13 ans d'expérience de la région de Québec.Une facture salée En 20 ans, les coûts des médicaments ont explosé au Québec.La part du budget de la santé relative aux médicaments a triplé de 1980 à 2000, passant de 5,8 % à 16,9 %.Pour la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ), qui assure 3,2 millions de Québécois, les dépenses ont atteint 1,9 milliard l'an passé.Des études ont démontré que le vieillissement de la population est en grande partie responsable de ce phénomène.La recherche pharmaceutique a aussi mené à la découverte de nouvelles molécules plus perfectionnées et plus coûteuses qui permettent désormais de traiter des maladies autrefois incurables.C'est le cas du sida.Faut-il vraiment soigner toutes les maladies avec le meilleur traitement possible ?Le débat est lancé.Le gouvernement Charest a promis de mettre en place une véritable politique du médicament.Après son annonce de la semaine dernière, le ministre de la Santé a indiqué vouloir organiser au début de 2004 des états généraux sur une utilisation optimale du médicament.Tout le milieu de la santé sera réuni pour discuter et définir ce qu'on entend par une utilisation « optimale » et efficace.Pilules pour la vie « Les médicaments étaient auparavant des choses ponctuelles.On était malade, on prenait des pilules.On n'était plus malade, on arrêtait.Maintenant, pour plusieurs maladies, les médicaments font partie de la gestion des soins et souvent, c'est pendant la vie entière d'une personne qu'il y a des médicaments à prendre », constate le ministre Couillard, qui souligne qu'il faut cesser de considérer les médicaments comme une partie isolée du système de santé.C'est bien, mais il faut aussi cesser de comptabiliser les budgets de la santé dans des tiroirs séparés, rétorquent plusieurs spécialistes de la santé.Les médicaments coûtent cher à l'achat, mais en revanche, il y a des économies à faire à long terme puisque ces traitements évitent des opérations ou des hospitalisations coûteuses.C'est la pratique de la « prescription préventive ».« Le coût moyen pour soigner un infarctus dépasse 70 000 $.Par contre, une thérapie préventive et du dépistage coûtent environ 400 $ par année.Il faut aussi se rappeler que le moteur principal de l'augmentation des coûts est le fait que les gens vivent plus longtemps », soulève Jacques Lefebvre, porte-parole de l'Association R&D, qui regroupe une soixantaine de compagnies pharmaceutiques du Canada.S'il est vrai que cette tendance à favoriser la prévention entraîne une hausse de la consommation, il faut cependant mettre quelques bémols, croit Lucie Robitaille, directrice générale du Conseil du médicament, un organisme gouvernemental qui se penche sur l'utilisation des médicaments.« Il existe une tendance à favoriser l'utilisation d'un produit plus récent, il y a un attrait de l'innovation.Des fois, ça peut être tout à fait justifié, mais c'est aussi plus coûteux.C'est le rôle du Conseil d'y voir », dit-elle.Face à l'évolution constante et rapide de la médecine, il faut informer le médecin plutôt que de le contrôler en l'obligeant à remplir des formulaires avant de prescrire un médicament, affirme plutôt le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Renald Dutil.« Est-ce qu'on peut arriver aux mêmes fins, de façon plus professionnelle, sans réduire l'accessibilité à des médicaments qui sont nécessaires ?Il y a moyen d'améliorer la prescription faite par le médecin et c'est avec la formation continue », lance-t-il.Déjà, les médecins consacrent en moyenne une cinquantaine d'heures par année à des colloques et ateliers de formation.Le Collège des médecins est du même avis.Placer un médicament sur la liste d'exception a l'effet d'un ticket modérateur, alors que c'est l'ensemble du processus qui devrait être revu de façon plus rigoureuse.« Quand on adopte un nouveau médicament, qu'on l'inscrit à la liste générale et qu'on l'autorise, il faudrait probablement mieux apprécier quelle est la valeur ajoutée de ce médicament », note le directeur général, le Dr André Garon.À qui la faute ?La pratique de l'industrie pharmaceutique suscite aussi des interrogations.C'est à coups de milliards qu'elle investit chaque année dans la recherche et le développement de nouvelles molécules, puis dans la représentation auprès des médecins.Au printemps dernier, la coalition Solidarité Santé réclamait même une enquête pour expliquer la hausse « débridée » du coût des médicaments, montrant du doigt les compagnies pharmaceutiques.Pourtant, le coût des médicaments brevetés au Canada se situe àenviron 7% en deçà de la médiane internationale.Une étude sur les coûts et les bénéfices des nouveaux médicaments révélait également l'an dernier que le fait d'utiliser un traitement vieux de cinq ans plutôt que de 15 ans évitait des dépenses sept fois plus importantes dans d'autres secteurs comme l'hospitalisation.« Si on étudie le rapport du Conseil du prix des médicaments brevetés (organisme fédéral) pendant les 10 dernières années, on voit que seulement 6 ou 7% des nouveaux médicaments apportent vraiment une amélioration importante par rapport aux produits existants », nuance cependant le président de l'Association canadienne des médicaments génériques, Jim Keon.Son regroupement milite depuis plusieurs années en faveur d'une utilisation accrue des médicaments génériques.Si le Québec les utilisait dans une proportion de 15% comme l'ensemble des provinces canadiennes \u2014 au lieu de 10% actuellement \u2014 l'État ferait des économies annuelles de 150 millions, selon M.Keon.Face à tous ces arguments, la meilleure avenue possible passe par une plus grande coordination des activités et une meilleure information pour les médecins, croit l'Ordre des pharmaciens du Québec.Il est donc nécessaire d'avoir un Conseil du médicament fort, souligne aussi le président, Jean- Yves Julien.Mais le milieu de la santé n'est pas le seul qui doit se remettre en question.Médecin et patient forment un duo.« Un médecin qui commence par prescrire les premiers traitements habituels, je considère que c'est un bon médecin.Mais pour le patient pour qui le traitement n'a pas fonctionné du premier coup, ce n'est pas un bon médecin », lance la pharmacienne Chantale Pilote, en invitant la population à un petit examen de conscience.« Dans les traitements antibiotiques, on donne ce qu'il y a de plus fort, même si on n'a rien essayé d'autre avant.» Photothèque La Presse En 20 ans, les coûts des médicaments ont explosé au Québec.La part du budget de la santé relative aux médicaments a triplé de 1980 à 2000, passant de 5,8%à 16,9 %.Photothèque La Presse C'est à coups de milliards que l'industrie pharmaceutique investit chaque année dans la recherche et le développement de nouvelles molécules, puis dans la représentation auprès des médecins.Québec, Paris, même combat PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 La croissance fulgurante des coûts des médicaments et la recherche d'une meilleure utilisation n'est pas unique au Québec.Tous les pays industrialisés y font face.Pour être en mesure de supporterles coûts des produits pharmaceutiques innovateurs et coûteux, la France vient de mettre en place une politique qui élaguera considérablement la liste des médicaments remboursés par l'État.D'ici trois ans, 650 produits ne seront plus payés par le système public.Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, a présenté au cours des derniers mois une première liste de 84 médicaments qui ne seront plus remboursés, ce qui permettra au gouvernement français d'épargner 42 millions d'euros annuellement.L'an prochain, la France fera le ménage dans les médicaments qu'il est possible de se procurer sans ordonnance, tandis qu'en 2005, ce sera au tour de médicaments jugés peu efficaces, mais pour lesquels il n'existe actuellement aucune solution de remplacement.La réflexion entreprise par le gouvernement français ne date pas d'hier.Déjà, en 1999, il avait demandé à la commission de la transparence de l'Agence des produits de santé de passer en revue la totalité du répertoire pharmacologique disponible en France.Après deux ans de travail rigoureux, la commission avait étudié près de 5000 médicaments en évaluant le service médical rendu.La conclusion?Près de 3000 offrent un service majeur ou important, tandis que 840 ont un impact majeur ou faible et que 835 médicaments sont tout simplement jugés insuffisants. LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 A1 3 Qui gouverne?Malgré l'importance des multinationales, il ne faut pas sous-estimer le rôle décisif joué par les États dans l'internationalisation de l'économie mondiale Nous publions ici un extrait du livre La résistance des États, de Samy Cohen, publié au Seuil, qui sera en librairie à compter de mardi.Spécialiste en relations internationales, M.Cohen est directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales et enseignant au cycle supérieur de relations internationales de Science-Po, à Paris.SAMY COHEN LES FIRMES multinationales (FMN) exercent, depuis fort longtemps, un constant pouvoir de fascination.Elles symbolisent, pour beaucoup, la force et l'arrogance des puissances de l'argent.Elles détiendraient les dirigeants politiques en otages.Le scandale d'Enron, aux États-Unis, montre comment ces grandes entreprises peuvent pervertir le fonctionnement de la démocratie.Le thème de l'impuissance de l'État face à ce pouvoir économique s'est renforcé avec la vague néo-libérale des années 1980 qui a vu de nombreux pays opter pour un régime de dérégulation, d'ouverture des frontières et de libéralisation des marchés.L'État apparaît partout en retrait, alors que les firmes multinationales, elles, semblent se renforcer et leur champ d'action se développer.Pour Susan Strange, universitaire britannique, auteur de nombreux travaux d'économie politique internationale, « la capacité des États à définir les règles du jeu économique et social a été largement érodée par la montée de ces acteurs privés ».La mondialisation économique a favorisé l'émergence de nouveaux centres de pouvoir, parmi lesquels les FMN, ces « nouveaux maîtres du monde », dont parle déjà Paul Kennedy en 1994 et que Jean-Michel Gaillard qualifie de « poumon économique de la mondialisation ».Compte tenu de leur importance acquise dans les relations économiques internationales, les États et leur politique étrangère se trouveraient inféodés à ces entreprises.Les plus importantes d'entre elles auraient la capacité de déployer une « stratégie planétaire ».Elles localisent leurs activités en fonction des avantages comparatifs de chaque pays, organisent leurs filiales en réseau international intégré, opèrent des alliances entre elles.Plus de 50 000 entreprises « transnationales » sont recensées par les Nations unies, dont 150 réalisent plus du tiers des exportations mondiales.Elles sont les grandes bénéficiaires de l'ouverture des frontières, de la libéralisation des échanges.Elles sont de plus en plus globales.Le rôle de régulateur économique des États n'aurait cessé de s'éroder au profit de ces entreprises devenues des partenaires obligés de la diplomatie.De nombreux auteurs ont souligné leur indépendance par rapport à l'État-nation, leur mode de gestion, leurs investissements, le recrutement de leurs personnels, effectués indépendamment des réalités nationales.(.) Mondialisation économique et souveraineté étatique La mondialisation économique, définie comme l'accroissement des échanges de biens, de services et de flux de capitaux, est, certes, très étroitement liée à l'essor des firmes multinationales.Mais faut-il pour autant parler d'« impuissance » de l'État ?Beaucoup de ces affirmations méritent d'être nuancées.Les modes d'intervention de l'État ont, il est vrai, changé au cours de ces deux dernières décennies, mais cette vision surestime le poids de la mondialisation et sous-estime celui des États.Rappelons ici brièvement une donnée clé du problème : le rôle décisif joué par les États post-modernes dans la création des conditions politiques et économiques qui ont amené l'économie mondiale à s'internationaliser.Les firmes multinationales ne sont pas responsables, par leur « attaque », de l'« affaiblissement » de l'État.La libéralisation des échanges a été voulue par les pays les plus développés et leur a permis une croissance mondiale sans précédent.La progression du commerce international a été possible grâce aux mesures adoptées par les États qui avaient le plus intérêt au développement du commerce international.« La mondialisation ne découle d'aucun déterminisme historique », note justement Pierre de Senarclens, professeur de relations internationales à l'Université de Lausanne.Elle n'est pas une forme sournoise d'attaque contre la souveraineté des États.C'est le pouvoir politique qui dicte la marche à l'économie.Le Marché commun ainsi que les négociations du GATT qui ont eu pour objet d'abolir de nombreux obstacles au commerce international ont été des outils émis en place par les États.Personne ne leur a imposé une pareille démarche.L'expansion des marchés financiers a été la conséquence de décisions politiques, comme l'a montré l'économiste Erik Helleiner.La Grande-Bretagne favorise, dès les années 1960, les transactions en dollars permettant d'attirer le business international en les libérant des contrôles de change auxquels est soumise la livre sterling.Londres peut ainsi conserver sa première place dans le système financier mondial.Les États-Unis ont supprimé le contrôle sur les mouvements de capitaux en 1974, puis libéralisé leur marché financier.Les autres pays de l'OCDE ont fini par s'aligner sur cette politique, non sans hésitation il est vrai.La Grande-Bretagne abolit le contrôle des changes en 1979 et s'engage dans une politique de dérégulation des mouvements de capitaux, suivie en cela par le Japon en 1980, puis par la Communauté européenne en 1988.Mais c'est aussi pour se désendetter que les États les uns après les autres vont décider de déréglementer les marchés financiers.Se désengager devient plus rentable qu'investir.La mondialisation n'est pas, non plus, synonyme de retrait complet des États.En dépit des contraintes qui pèsent sur eux, ceux-ci gardent la possibilité d'intervenir dans des domaines essentiels tels que la recherche, l'éducation, les orientations budgétaires, la fiscalité, ainsi que dans les politiques en matière de commerce, d'investissement et d'industrie.« Le rôle de l'État dans la vie économique des sociétés n'a cessé de croître et cela, dans toutes les régions du monde.» Leur poids a doublé dans les pays industriels de 1960 à 1995, mais aussi dans les pays en voie de développement, comme le note un rapport de la Banque mondiale.La fonction redistributive de l'État, impensable au XIXe siècle, n'a cessé de se renforcer depuis pour devenir une « fonction régalienne », considérée encore par les sociétés comme toujours aussi légitimes.Le niveau moyen des dépenses publiques dans les pays de l'OCDE, en 1996, est de 45% du produit intérieur brut, contre 43 % en 1990.Les prélèvements obligatoires restent très élevés, même s'il existe des disparités parmi les différents pays de l'OCDE.Situation apparemment paradoxale, comme le note Robert Castel, évoquant le cas de la France : « Dans une période caractérisée par une remontée du libéralisme et par la célébration de l'entreprise, jamais les interventions de l'État, en particulier dans le domaine de l'emploi, n'ont été aussi nombreuses, variées et insistantes.» Plusieurs auteurs contestent l'existence d'un lien mécanique entre ouverture des frontières et retrait de l'État.Ils constatent, au contraire, une corrélation très forte entre le volume des dépenses publiques en pourcentage du PIB, et le degré d'ouverture aux échanges extérieurs.Autrement dit, le secteur public est plus fort justement dans les pays les plus ouverts.Dans de nombreux pays de l'OCDE, le mouvement d'ouverture des frontières s'accompagne de sérieuses pressions de la part des populations pour que l'État les protège des chocs extérieurs.Mondialisation et État peuvent donc se renforcer plutôt qu'être antagonistes.Une présence forte de l'État peut être facteur de compétitivité dans une économie qui se globalise, comme le note Linda Weiss, professeur d'économie et auteur d'un livre sur le « mythe de l'État impuissant ».A contrario, un interventionnisme étatique trop important pourrait conduire à l'étouffement des entreprises locales et freiner l'implantation des firmes étrangères.PHOTO PC Autant les multinationales du pétrole que les pays qui abritent cette ressource, doivent faire bon ménage afin de tirer le maximum de « bénéfices » de cette ressource non renouvelable.La libéralisation des échanges a été voulue par les pays les plus développés et leur a permis une croissance mondiale sans précédent.Firmes transnationales, firmes globales?LA NOTION même de « firme multinationale » prête à confusion.Elle regroupe un ensemble très hétérogène d'entreprises.Elle s'applique aussi bien à des entreprises de petite taille ayant une implantation à l'étranger qu'à des entreprises nationales ayant une activité à l'étranger, ou à des groupes issus de la fusion de sociétés nationales.La CNUCED dénombrait, en 2000, 63 312 sociétés mères multinationales, localisées dans 47 pays d'origine, contrôlant 821 000 filiales.L'idée que les firmes transnationales seraient libérées de toute attache nationale dans un monde globalisé, comme l'affirme Reich, est à nuancer.Selon Élie Cohen, deux grands idéaux-types dominent les représentations de la mondialisation.Celui de l'économie internationale d'abord.Dans ce premier type, ce sont les économies nationales qui dominent.Les relations entre nations et au sein des nations restent déterminantes.Les entreprises multinationales se développent, investissent dans le monde, mais elles n'en conservent pas moins une base nationale sujette à des régulations nationales.Depuis la fin du XIXe siècle, l'économie internationale est intégrée grâce aux progrès dans les communications, dès le télégraphe, qui permet des transactions en temps réel.Dans le second idéal-type, celui de l'économie mondialisée, les firmes multinationales deviennent globales.Elles coupent leurs liens avec leur base nationale, se débarrassent de toute allégeance nationale et fonctionnent davantage selon une logique pure d'optimisation au niveau mondial.Dans ce schéma, les États doivent composer avec les firmes mais aussi avec les organisations régionales et internationales.Mais les firmes réellement « globales » sont rares et, partout où elles sont implantées, elles se conforment aux règlements nationaux.Dans le partage du capital, le droit de propriété, la gestion, l'emploi, la recherche et développement, l'attache à la « base nationale » reste primordiale.La plupart des firmes multinationales concentrent leurs activités les plus importantes dans la « nation mère ».Nombre d'entre elles sont, en réalité, des firmes nationales qui opèrent internationalement, tout en conservant une base nationale.« La nationalité d'une entreprise ne tient pas tant à la propriété du capital qu'à la culture dont elle est imprégnée », affirme Henri Guaino.Et la capacité de l'État à intervenir, non pas pour « faire » lui-même, mais pour stimuler et coordonner, est une des conditions de la réussite de ces entreprises « transnationalonationales ».Venez clavarder avec Samy Cohen, en direct de Paris, le 23 octobre à 12h30, sur Cyberpresse.ca A1 4 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t Vendre les États-Unis a p r a t t e@l a p r e s s e .c a Un comité de spécialistes de haut niveau a recommandé la semaine dernière à l'administration Bush d'accroître considérablement les ressources consacrées à la « diplomatie publique » (lire « relations publiques ») dans le monde musulman et arabe.Les membres du comité sont heureusement assez lucides pour se rendre à l'évidence : une campagne de relations publiques, si gigantesque soit-elle, ne suffira pas à renverser les perceptions extrêmement négatives qui ont cours au sujet des États-Unis dans ces régions.Le comité, présidé par un ancien ambassadeur américain en Syrie et en Israël, déplore l'absence de la diplomatie américaine dans les médias arabes et musulmans.Il souhaite la multiplication des programmes d'échange entre ces régions et les États-Unis.Mais le comité concède que la haine des États-Unis n'émane pas seulement de perceptions erronées.La politique américaine elle-même, en particulier dans le conflit israélo- arabe et aujourd'hui, en Irak, suscite la colère.Beaucoup d'Arabes et de musulmans endossent les valeurs défendues par les Américains \u2014 liberté, démocratie, droits de la personne, règle de droit.Mais, constate le comité, « nos valeurs et nos politiques ne sont pas toujours compatibles » ; « il nous faut diminuer le fossé entre ce que nous disons (nos idéaux) et ce que nous faisons (les gestes que nous posons quotidiennement).C'est là, surtout, que le bât blesse.Et l'invasion de l'Irak n'a fait qu'empirer les choses.Comment expliquer que Washington ne tolère pas les violations des résolutions du Conseil de sécurité dans le cas de l'Irak, mais ferme les yeux lorsqu'il s'agit d'Israël?Comme expliquer que les Américains dénoncent la dictature irakienne mais cautionnent la dictature saoudienne p p p Les derniers événements concernant l'Irak finiront de détruire le peu de crédibilité dont jouissait encore l'administration Bush au Proche- Orient.Dans un rapport intérimaire déposé au Congrès jeudi, l'Iraq Survey Group (ISG), une force d'inspection anglo-américaine de 1400 personnes, a admis n'avoir trouvé aucune arme de destruction massive en territoire irakien.Contrairement à ce que peuvent laisser croire les titres des journaux, cela ne signifie pas que les inspecteurs sont rentrés bredouilles.L'ISG a mis au jour un réseau de laboratoires dont le gouvernement irakien n'avait pas révélé l'existence à l'ONU.Le groupe n'a pas trouvé d'armes bactériologiques, mais il est tombé sur quelques souches pouvant éventuellement servir à fabriquer de telles armes.On a découvert des documents indiquant que les Irakiens continuaient d'étudier et de concevoir divers types d'armes de destruction massive, sans être en mesure de les fabriquer.Enfin, les inspecteurs ont déniché des engins volants capables de transporter des agents chimiques ou biologiques.Autrement dit, l'ISG a trouvé plusieurs indices que Saddam Hussein s'intéressait toujours aux armes de destruction massive et cherchait des moyens de se doter de telles armes malgré les sanctions imposées par le Conseil de sécurité.Cependant, on est très loin de l'arsenal terrifiant que décrivait le secrétaire d'État, Colin Powell, photossatellite à l'appui, devant les Nations unies.Vendredi, M.Powell continuait de défendre l'invasion de l'Irak.Mais ce n'était plus la présence d'armes de destruction massive sur le territoire irakien qui appuyait son raisonnement, seulement l'intention de Saddam Hussein de se procurer ces armes : « Le régime était déterminé, quel que soit ce qu'il avait à sa disposition au moment du déclenchement de la guerre, à obtenir la capacité de développer des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires si on l'avait laissé faire.» Personne n'est dupe.La menace n'était de toute évidence pas aussi imminente que ce qu'a laissé croire l'administration Bush.Le président le savait-il, ou a-t-il été lui-même trompé par des renseignements inexacts?Du point de vue de l'image des États-Unis à l'étranger, en particulier dans le monde arabe et musulman, cela importe peu.Non seulement la décision de lancer une guerre « préventive » contre l'Irak était-elle très contestable, mais il semble maintenant que cette guerre ait été entreprise sous de faux prétextes.Une nouvelle fois, les États-Unis ont agi en contradiction avec les valeurs qu'ils prétendent défendre.Le prestige de la plus grande puissance du monde en sera gravement compromis.Et les campagnes de pub n'y pourront rien.Patrick Dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale Droits réservés D'UN CANADA À L'AUTRE Les relations publiques ne suffiront pas à redorer l'image des États-Unis dans le monde.Une histoire de taxes, de mépris et de professionnalisme CLAUDE DENIS L'auteur est professeur au programme d'administration publique à la faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa.LE MÉPRIS flagrant de l'adversaire est une chose qu'on ne voit pas souvent en politique canadienne.On peut ne pas aimer le chef de l'autre parti, le trouver désagréable, dangereux, malhonnête et quoi encore.On peut, comme dans le rare cas de Stockwell Day, l'ancien chef de l'Alliance canadienne, ne pas le prendre au sérieux parce qu'il ne fait pas le poids.Mais mépriser ?C'est là un sentiment particulièrement fort \u2014 et dangereux pour celui qui méprise car l'électorat risque de trouver ça bien laid.Or, pendant la campagne électorale qui vient de se terminer en Ontario, le mépris des conservateurs pour le chef libéral, Dalton Mc Guinty, crevait l'écran.Ce mépris est l'une des trois choses remarquables à propos de la campagne ontarienne, mais il a peu attiré l'attention des commentateurs habitués à la scène électorale de cette province.Peutêtre sont-ils, justement, trop habitués aux chefs, à leur personnalité et à leur popularité respective.À la limite, le mépris des conservateurs pour Mc Guinty pouvait sembler normal : on n'y a pas porté attention.Les deux autres traits remarquables de la campagne ont, par contre, été soulignés très vite parce qu'ils ont quelque chose de surprenant.D'abord, les libéraux ont gagné en promettant de ne pas réduire les impôts, alors que la campagne du premier ministre conservateur sortant, Ernie Eves, restait obsédée par l'objectif permanent de réduire les impôts et autres taxes.Ensuite, la campagne conservatrice a été rien de moins qu'incompétente, malgré un riche financement et l'expérience de deux victoires consécutives (sans parler de l'interminable règne conservateur de 1943 à 1985).C'est peut-être là que la fatigue du pouvoir s'est vraiment fait sentir.En élisant un très fort gouvernement libéral \u2014 72 sièges sur 103, 46,5 % du vote populaire \u2014 l'électorat ontarien a amorcé un tournant qui pourrait marquer le Canada pour des années à venir.Il n'est plus nécessaire, en effet, de promettre des réductions d'impôts pour avoir l'espoir de former un gouvernement dans la province la plus riche, la plus populeuse et la plus influente au Canada.Il demeure vrai, par contre, que Mc Guinty s'est senti obligé de promettre de ne pas augmenter les taxes.Débat des chefs Lors du débat des chefs, le 23 septembre, Mc Guinty et Howard Hampton, le chef néo-démocrate, ont durement critiqué les assauts conservateurs contre les systèmes publics d'éducation et de santé : pas de surprise.La réponse d'Ernie Eves, elle, était frappante : selon lui, il faut continuer à réduire les taxes, pour promouvoir la croissance économique, qui à son tour permettrait d'investir dans la santé et l'éducation.Or, l'Ontario vient de connaître plus d'une décennie de forte croissance, de réductions répétées de taxes et d'impôts.et de détérioration des systèmes de santé et scolaire.La pauvreté, ou la vacuité, du discours conservateur ne pouvaient trouver d'expression plus évidente.De plus, les conservateurs n'ont pas offert grand-chose aux Ontariens dans cette campagne : des crédits d'impôt pour les propriétaires de maisons, pour les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée, pour les personnes âgées dont le revenu est plus élevé que la moyenne.Rien qui puisse rallier l'ensemble de l'électorat.Avec si peu à offrir, les conservateurs ont mis tous leurs efforts dans une farouche campagne anti- Mc Guinty.On sait que les campagnes négatives peuvent avoir du succès.Mais elles comportent aussi des risques, car l'électorat peut se détourner du mauvais goût de leurs auteurs.Les dures attaques conservatrices ne cachaient même pas leur mépris pour le chef libéral \u2014 jusqu'au commentaire désespéré d'Ernie Eves à la veille des élections, qui a dit de son adversaire qu'il « dit tout ce qui passe par sa petite tête pointue ».Au moins, Eves avait l'excuse de la spontanéité.Ce n'est pas le cas de ce stratège qui a télécopié aux médias, au beau milieu de la campagne, un communiqué qui décrivait Mc Guinty comme un «infernal reptile mangeur de chatons, venu d'une autre planète ».Une blague qui passera à l'histoire, évidemment, mais qui trahit cruellement le vide et la mesquinerie de la campagne conservatrice.Ainsi, ce n'est pas qu'au plan du contenu que cette campagne a démontré sa faiblesse.Tant en ce qui concerne l'organisation et la logistique, les conservateurs ont eu l'air d'amateurs méchants face au professionnalisme des libéraux.En fin de campagne, alors que l'avance des libéraux devenait clairement insurmontable, Eves s'est trouvé réduit à répéter un avertissement aussi pathétique que vulgaire : « Ça va être laid si vous votez libéral \u2014 ils vont augmenter vos impôts et creuser les déficits.» Mais après huit ans de « révolution du bon sens », les Ontariens, c'est clair, se sont guéris de l'obsession de la baisse de taxes.Quant au mépris comme stratégie politique, soyons soulagés de l'avoir vu couler à pic.PHOTO PC La campagne électorale, en Ontario, a été dure.Jeudi, les électeurs ontariens ont choisi le libéral Dalton Mc Guinty (à gauche) pour former le nouveau gouvernement, éjectant du pouvoir les conservateurs de Ernie Eves.LA BOÎTE AUX LETTRES Quand la démocratie fout le camp D'UNE FAÇON, c'était prévisible.Le Parti québécois a posé un geste de déni de démocratie citoyenne en imposant sans référendum les fusions municipales.Il a ainsi porté atteinte au désir de la population d'avoir droit de regard sur l'organisation d'un gouvernement de proximité.Les lendemains se révèlent pénibles alors qu'un récent sondage indique que les citoyens n'ont pas encore accepté ce « nouveau Montréal ».Ceux qui suggèrent que cette réaction n'est le fait que des anglophones de l'ouest veulent encore faire croire que le problème linguistique domine ce sondage.Or, les francophones eux-mêmes sont profondément divisés sur la question.Cessons de faire de tout problème qui surgit une occasion de diviser les citoyens selon leur langue.Les citoyens ont plus de maturité que ne le supposent certains manipulateurs d'opinion.Il est temps que tous les Québécois se rejoignent et se parlent quand des valeurs fondamentales sont en jeu.JACQUES LÉGER Tolérant, innocent ou de connivence ?M.Radwanski, JE TRAVAILLE pour une société de transport, beaucoup d'argent est à ma portée, les règles sont claires, si je me fais prendre à voler un seul dollar, je perds mon emploi, je rembourse les montants anticipés et des poursuites seront intentées contre moi.Est-ce que mon patron est trop sévère, ou est-ce le vôtre qui est trop tolérant ?P.S.J'hésite entre tolérant, innocent ou de connivence.RÉJEAN GAGNON LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 5 OCTOBRE 2003 A1 5 Cela semble si simple.Des chiffres sans signification ROBERT O'SHAUGHNESSY L'auteur est un Montréalais.LORSQUE NOUS allons à la banque et que nous déposons 100 $, nous sommes assuré que les 100 dollars apparaîtront dans notre compte de banque.De même, lorsque nous achetons une douzaine de pommes, nous sommes assurés qu'il y aura 12 pommes dans le sac.Il n'y a rien de plus précis que les chiffres.Malheureusement il y a un endroit dans notre société où les chiffres ne veulent rien dire.Ce ne sont que des termes vides de sens.Ils ne sont utilisés que pour remplir une formalité.Cet endroit se retrouve dans le réseau de la justice lorsque les juges rendent leurs peines d'emprisonnement.Deux ans de prison ne veut rien dire.Quinze ans de prison ne veut rien dire.Pour la simple raison qu'on a complètement perverti la punition qu'un juge impose à un accusé en laissant à des technocrates le pouvoir de tout défaire ce que le juge a décidé.Ce dernier est la seule personne habile à décerner une sentence appropriée à l'infraction puisqu'il a entendu la cause, soupesé la preuve et identifié les faits inhérents à la situation.Si sa décision était respectée, et qu'aucun fonctionnaire ne venait automatiquement tout défaire en accordant des réductions de peine scandaleuses, ce même juge pourrait prononcer des sentences beaucoup plus réalistes.Au lieu d'imposer dix ans de prison à un prévenu pour être assuré qu'il en fera deux, il pourra, en toute connaissance de cause, prononcer une sentence beaucoup moins longue mais beaucoup plus efficace.ANNIE FORGET L'auteure est enseignante au Secteur adultes de la CSDM.EN CHERCHANT dans le Robert illustré sous « immigrer », je lis : « Entrer dans un pays étranger pour s'y établir.» Cela semble si simple.On entre, on s'établit et la vie continue ! J'essaie souvent d'imaginer à quoi pourrait ressembler ma vie si, du jour au lendemain, je devais, pour ma sécurité et celle de mes enfants, quitter tout ce qui a fait de moi ce que je suis.Mon pays, ma province, ma ville, mon voisinage, la maison familiale et la majeure partie de ses occupants, mes amis, mes ennemis, les lieux connus, mon travail, mon école, le parc où j'ai joué pendant tant d'années, l'endroit où j'ai donné mon premier baiser et la vue qui s'offrait à moi tous les soirs de ma chambre à coucher.Pour certains, un immigrant, c'est un voleur de job, c'en est un autre qui se fait vivre sur mon dos, qui profite du système et qui parle même pas français.Si les ignorants savaient comment ils sont ignorants.Pour moi, un immigrant c'est un être humain qui laisse sa vie derrière lui, afin d'arrêter de craindre le pire ou d'offrir à sa famille, ses enfants, des jours meilleurs, sans bombes et sans menaces constantes de perdre un être cher, sa maison ou sa liberté.Pour moi, immigrant est synonyme de générosité, courage, détermination et patience.Je ne peux même pas imaginer de quelle façon mes journées se dérouleraient si mon corps était dans un pays étranger, mon coeur chez moi et ma tête à attendre une réponse concernant l'acceptation ou non de mon visa de travail, d'immigrant reçu ou de réfugié, en sachant que je devrai peut-être retourner là où j'ai eu si peur.Le tout, en apprenant une nouvelle langue, en devant très souvent mettre une croix sur une carrière enrichissante, en la remplaçant par un travail moins valorisant ou encore, en retournant aux études pendant plusieurs années, afin d'avoir le droit de pratiquer une profession déjà maîtrisée.Un plaisir Loin de moi l'idée de critiquer les structures mises en place au Canada pour recevoir les immigrants, bien qu'il y ait sûrement place à amélioration, comme partout ailleurs, mais plutôt de peindre un tableau qui se rapproche un peu de la réalité de l'immigrant.Ma tâche d'enseignante auprès de ces gens est un plaisir, une récompense et c'est définitivement un honneur d'enseigner la langue de chez nous à ces hommes et ces femmes pour lesquels j'ai énormément de respect.Merci à vous toutes et tous pour la belle leçon de vie ! À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, Mme Forget recevra une copie laminée de cette page.Un couple attachant JEAN BÉDARD L'auteur demeure à Victoriaville.JE VAIS peut-être vous surprendre mais, selon moi, le couple le plus attachant et le plus attendrissant de la télévision québécoise, c'est le couple Jean-Louis et Tite- Lène de Km/h.Je trouve que la candeur dont ils font preuve est très impressionnante.Dans la fameuse scène où ils discutaient à savoir s'ils devraient désormais habiter ensemble, il y avait énormément de tendresse.Bien sûr, ce sont deux êtres très ignorants et très excessifs mais au moins on peut dire d'eux qu'ils ne portent pas de masques et qu'ils ont vraiment beaucoup de personnalité.N'oubliez jamais qu'on a tous un petit Jean-Louis et une petite Tite-Lène qui sommeillent en nous.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse© Annie Forget enseigne le français aux immigrants qui ont choisi le Canada comme terre d'accueil pour refaire leur vie.Un programme essentiel PIERRE-YVES BOURBEAU L'auteur est enseignant à l'école primaire Pointe-Claire.Mme Michelle Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, MINE DE RIEN, le gouvernement Charest dont vous faites partie a entrepris sa « révolution » de l'État québécois au cours de l'été et, loin des projecteurs, en sabrant dans des programmes mis en place par ses prédécesseurs et maintenant jugés « superflus ».Parmi les premières victimes de ces compressions, le « Programme d'échanges entre les jeunes de la métropole et ceux des régions du Québec » de votre ministère.Ce programme permettait depuis de nombreuses années aux écoles de la province de bénéficier d'une aide gouvernementale lors de l'organisation de voyages dans tous les coins de la province.Ainsi, des jeunes de Sept-Îles pouvaient venir arpenter les rues du Vieux- Montréal pendant une semaine en résidant chez leurs collègues pour ensuite leur rendre la pareille lorsque ceux-ci allaient visiter la Côte-Nord.En tant qu'enseignant au primaire depuis plus de 30 ans dans l'ouest de l'Île de Montréal ce programme m'a été d'une aide énorme pour faire découvrir à mes élèves les beautés du Québec et de ses habitants.La grande majorité des jeunes auxquels j'enseigne sont des immigrants de première ou deuxième génération.Ils sont Turcs, Égyptiens, Vietnamiens, Jamaïcains, Chiliens et j'en passe, mais, surtout, ils sont aussi Québécois.L'apprentissage d'une culture, d'un véritable nouveau monde pour certains, passe bien sûr par la salle de classe dans laquelle je peux leur enseigner la langue, l'histoire et la géographie, mais cet enseignement ne peut être complet s'ils n'ont pas la chance de le vivre, de le mettre en pratique en rencontrant ces jeunes d'ailleurs dans la province, issus de cette langue, de cette histoire et de cette géographie, avec lesquels ils bâtiront, éventuellement le Québec de demain.Pour les élèves des autres régions du Québec que les miens reçoivent chez eux à Montréal, il s'agit, plus encore que visiter une grande ville, d'une occasion inespérée de rencontrer cet « autre » qu'ils n'ont vu trop souvent qu'à la télévision et d'abattre les barrières tenaces des préjugés.Il est désolant de constater que la « Révolution Charest » s'amorce par une attaque contre ceux qui n'ont pas voix au chapitre, ces enfants du Québec qui grâce au « Programme d'échanges entre les jeunes de la métropole et ceux des régions du Québec » bénéficiaient d'une occasion magnifique de développer leur appartenance au tissu social québécois dans son ensemble.Espérons que votre gouvernement saura à l'avenir faire preuve de plus de discernement s'il compte construire les bases de la société québécoise du vingt-et-unième siècle au lieu de les miner.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse© Pierre-Yves Bourbeau Enseigner en beige?MARC LANDRY L'auteur enseigne au secondaire.À LA RENTRÉE scolaire on publie toujours de gentils articles qui tracent un portrait idyllique du monde de l'éducation.Des retraités encore passionnés qui parlent doucement, des nouveaux enseignants, beaux et nerveux, des enfants qui trépignent d'impatience.Puis dès que l'occasion se présente, et il s'en présente toujours une, on cloue au pilori un professeur imprudent, on assassine les programmes, on méprise les recherches, on se console de traditions décaties, on se désole du manque de maîtrise du français, on cherche des coupables, des têtes, etc.On a du papier à faire, dirait-on.Curieux tout de même que si souvent, alors que je discute avec des inconnus à qui je révèle que j'enseigne le français au secondaire, j'aie droit à une approbation respectueuse où on loue mon courage : « T'es brave, mon gars ! » À la lumière des derniers « scandales », on pourrait croire que c'est vrai et que le beige frileux s'impose comme la couleur de la saison.p p p J'ai vécu une situation analogue, mais heureusement sans éclat, dans un collège privé où j'enseignais aux 3e, il y a quelques années.Je m'étais froidement fait reprocher par une maman d'avoir utilisé une phrase boiteuse de Jean Chrétien, tirée du débat des chefs lors de sa dernière campagne électorale.« Le Canada est un très grand pays dont je suis très fier d'être Canadien ».Corrigez la « syntaxe ».Cette phrase anodine, tirée de l'actualité d'alors, ne servait pourtant que d'amorce au contenu pédagogique concernant justement l'emploi correct du pronom relatif dont.Toutefois, mon patron en conçut la mauvaise impression qui le justifia de ne pas me soutenir auprès de la mère en question et de ne pas renouveler mon contrat l'année suivante.La politique est un tabou public.J'aurais dû le savoir.Je n'ai rien perdu au change \u2014 le privé, c'est très beige, du beige parfait même ! \u2014 et heureusement cela ne ma pas rendu trop méfiant même si les pièges sont nombreux.Souvent, pour enseigner durant dix mois à un groupe d'adolescents, il faut chercher à briser certaines idées reçues, car il y en a beaucoup qui sont nocives en groupe (l'homophobie, le suicide, pour ne nommer que celles-là ).Nous devons aussi favoriser le développement des valeurs égalitaires qui nous rassemblent et à l'occasion on peut recourir à des illustrations plus fortes pour casser les préjugés.Enseigner aujourd'hui.Enseigner aujourd'hui, c'est faire comprendre à un élève et à un groupe, dans une relation à dimension humaine, une matière X dans la réalité du monde Y .En gros : à quoi ça sert, ici et maintenant de préférence.Viser juste à tous les coups est impossible.Je choisis mes textes et mes propos avec soin, mais je ne peux tout contrôler à moins de robotiser mes interventions et d'édulcorer tous les contenus que je privilégie.C'est un métier très exigeant, bien d'accord, mais je ne tiens pas à ce que cela devienne un métier extrême, et moins encore que le beige domine parce que plane l'odeur des scandales.Cette couverture démesurée de faits isolés, et prise souvent hors contexte, sape les efforts qui sont faits pour faire évoluer les perceptions populaires, trop souvent négatives envers l'école ; de celles qui nourrissent le décrochage, entre autres choses.L'École aime bien, il est vrai, des professeurs qui sont en contrôle d'eux-mêmes, qui maîtrisent leur matière, mais les élèves apprécient également lorsque leur enseignant « sort du livre », quand il se mouille un brin, à l'occasion.Et surtout, ils aiment qu'il soit lui-même.C'est pourquoi je suis porté à croire que ces enseignants ne méritent pas forcément la condamnation publique qui leur est servie \u2014 et je n'ose pas imaginer leur stress \u2014, bien qu'ils aient sans doute perdu la mesure, à ce moment-là.De toute façon, ce sont probablement les élèves en classe qui, en premier, ont signifié à leurs enseignants, par un degré d'agitation très caractéristique, qu'ils s'étaient trompés de cible.Et cela aurait dû en rester là. L'archevêque de Canterbury dit son admiration pour le pape malade EN BREF Affaire Kazemi : le procès public commence mardi LE PROCÈS public intenté contre un agent de renseignement iranien inculpé du « meurtre quasi intentionnel » de la photojournaliste irano- canadienne Zahra Kazemi s'ouvrira mardi à Téhéran, selon les services judiciaires de la capitale, cités par l'AFP.Ottawa, qui a demandé mardi dernier à son ambassadeur en Iran, Phillip Mac Kinnon, de regagner son poste à Téhéran, n'a toutefois pas confirmé l'information.Par ailleurs, on ne sait toujours pas si l'accusé, nommé « Ahad » dans différents médias iraniens, est un homme ou une femme.Chose certaine, il aurait joué un rôle clé lors de l'interrogatoire de Mme Kazemi, survenu dans les jours qui ont suivi son arrestation, entre le 23 et le 27 juin.Mme Kazemi, âgée de 54 ans, a été hospitalisée le 27 juin en soirée après avoir subi un traumatisme crânien.Elle a succombé peu de temps après d'une hémorragie cérébrale.Des membres du gouvernement iranien ont affirmé que cette blessure fatale avait été provoquée par un « objet dur» qui a percuté sa tête.Le gouvernement du Canada, qui compte assister au procès, réclame depuis juillet le rapatriement de la dépouille de la photojournaliste montréalaise.Tristan Péloquin Le Conseil des services essentiels se prononce APRÈS AVOIR entendu la direction de la STM et le syndicat des employés d'entretien de la société de transport, le Conseil des services essentiels rendra une décision aujourd'hui.À la suite de l'audience tenue hier, le Conseil doit maintenant déterminer si les moyens de pression utilisés par les membres du syndicat ont entravé les services de transport en commun.Rappelons qu'au cours de la dernière semaine, les employés d'entretien de la STM ont intensifié leurs actions.Vendredi matin, près de 80 autobus n'ont pu prendre la route, faute d'entretien.De plus, des portes de garages ont été bloquées et les boutons d'urgence de certains autobus ont été activés.Ce ne sont là que quelques-uns des actes de vandalisme qui auraient été commis.Nathaëlle Morissette Les omnipraticiens sont sur le point de s'entendre avec Québec LES MÉDECINS omnipraticiens et le gouvernement du Québec sont sur le point de s'entendre sur les modalités de la loi 142, qui porte sur l'accessibilité des soins de santé, après plus de 10 mois de pourparlers.Si quelques points restent à discuter, le conseil général de la Fédération des omnipraticiens du Québec a accepté les grandes lignes de l'entente.Les médecins possédant moins de 20 ans d'ancienneté devraient dorénavant travailler entre six et 12 heures par semaine dans les urgences, CLSC et hôpitaux de leur région en plus de leur pratique habituelle.Les omnipraticiens qui ne se plieraient pas à cette mesure verraient leur salaire amputé de 30 %.Martine Bouliane Force Jeunesse veut éviter l'affrontement LE PRÉSIDENT de l'organisme Force Jeunesse, Étienne Tittley, estime que les générations se dirigent vers l'affrontement avec le vieillissement de la population au Québec.Dans le cadre d'un colloque organisé par ce regroupement porte- parole des jeunes, hier à Montréal, près de 200 participants ont échangé sur les défis que pose le vieillissement accéléré.M.Tittley croit que les intérêts divergeront au fur et à mesure que la population vieillira et se dirigeront vraisemblement vers un affrontement.Selon lui, les débats qui entourent quotidiennement le système de santé, les régimes de retraite et la conciliation famille-travail sont des exemples de défis à relever.Le président de l'organisme souligne qu'il faut d'abord convenir ensemble des enjeux que pose le choc démographique à venir.Presse Canadienne Vandalisme dans le cimetière de Saint-Robert DES VANDALES ont renversé plusieurs pierres tombales dans un cimetière à Saint-Robert, près de Sorel- Tracy.Quelque 70 monuments ont été profanés et cinq d'entre eux ont même été cassés.Personne n'a encore été arrêté.Presse Canadienne AFP et AP CITÉ DU VATICAN \u2014 L'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, a fait part hier de son admiration devant le « courage indomptable » avec lequel le pape Jean- Paul II « lutte contre sa mauvaise santé ».Lors d'une conférence de presse à Rome, quelques heures après avoir rencontré le chef de l'Église catholique au Vatican, le primat de la Communion anglicane a déclaré : « Nous sommes tous très conscients que le pape lutte avec sa mauvaise santé.Je pense que la plus importante impression que je voudrais partager de ma rencontre est cette extraordinaire et indomptable volonté qui vit en lui.» L'archevêque de Canterbury a affirmé qu'il avait trouvé cette rencontre «particulièrement émouvante ».« Nous admirons ce pape parce que sa vision du monde prend sa source de l'expérience de la souffrance.Entre-temps, Jean-Paul II a confié qu'il retournerait dans son pays natal, la Pologne, si « Dieu le permet », à la suite d'une invitation lancée par le premier ministre polonais, Leszek Miller, a rapporté hier un des assistants du chef du gouvernement.« J'ai assuré le pape que nous attendions tous sa visite et qu'il serait le bienvenu à tout moment », avait déclaré le premier ministre à la télévision polonaise à l'issue de cette rencontre.Jean-Paul II, qui a eu 83 ans en mai, a effectué son 102e déplacement à l'étranger en septembre, lors d'une visite en Slovaquie, malgré les inquiétudes sur sa santé.Le pape, qui fêtera le 16 octobre prochain le 25e anniversaire de son pontificat, souffre de la maladie de Parkinson et de douleurs à la hanche et au genou.Son dernier voyage en Pologne, son neuvième en tant que pape, remonte à août 2002.En juin dernier, les évêques polonais l'ont officiellement invité à leur rendre visite l'an prochain pour la consécration d'une église à Varsovie et la béatification de trois Polonais.Photo AP L'archevêque de Canterbury, chef spirituel des anglicans, baise l'anneau du pape Jean-Paul II, lors d'une audience privée qui s'est déroulée hier à la bibliothèque du Vatican.L'Office de la langue française surveille le Web.euh, la Toile?BALANCE DU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE Vraiment, voilà la période idéale pour recevoir (des cadeaux !), pour être choyé, pour vous laisser gâter par la vie.Vous aurez de votre côté le Soleil (réalisations assurées), Vénus (l'amour et les beaux sentiments) et Mercure (la capacité de réfléchir vite).Profitez des bons jours, ils sont devant vous.Vous voilà sociable en même temps que secret.Comprenez que tout n'est pas compréhensible, qu'un léger flou artistique entoure toute chose et tout événement.Vous serez en mesure de prendre la vie comme elle est : à la fois folle, belle, pas toujours simple et toujours surprenante.Sous peu, vous entrerez dans une période secrète et discrète.Pour le moment, vous avez plaisir à voir du monde, vous apprenez de tout le monde, vous vous réjouissez de votre environnement.Cultivez vos amitiés, elles sont précieuses.Les astres sont clairs : il est impératif de développer vos talents, de montrer qui vous êtes vraiment, de vous tester, d'aller au bout de vos possibilités.Visitez des gens, innovez, croyez en vous-même.les astres le disent : vous avez des talents à développer.Le goût des grands espaces, le goût de devenir artiste.à temps plein, le goût de prendre votre retraite, le goût de préparer un long voyage, le goût de lire, le goût d'apprendre, le goût d'expliquer, le goût d'ouvrir votre esprit et votre cour à la nouveauté.Explorez de nouvelles voies.votre bonheur sera là.Si l'on vous disait : ce que vous avez toujours été, voulu, souhaité, c'est très bien, mais ce n'est pas tout à fait vous-même, il faudrait travailler un peu plus, inventer, être vraiment fidèle à ce en quoi vous croyez.Si on vous disait : vous pouvez mieux encore.Que répondriez-vous ?la période est propice à des changements d'envergure.Dans votre camp, vous aurez Mars.il vous donnera une énergie incroyable.Allez de l'avant.Quand on regarde le ciel des prochaines semaines, on se dit : les Béliers vont devoir se rendre à l'évidence, quelqu'un les titille, les intrigue, leur plaît.Bon ! vous faites ceci : Vous vous faites beau ou belle, vous utilisez tous vos trucs pour plaire (même les plus évidents), vous saisissez la chance quand elle passe.Vous osez faire du charme.Les astres vous imaginent en train de faire un grand ménage, en train de prendre en main une situation (une affaire, un bureau, une maison) qui tend à se détériorer.Ils vous voient discutant avec un patron, un employé, un ami.Faites voir vos qualités d'organisateur, de gestionnaire.Tout ce qui touche le quotidien vous ira.Eh oui, vous êtes bon là-dedans, c'est une grande qualité.Voyez-le.Les astres favorisent votre vie familiale et intime, ainsi que votre vie amoureuse.Que demandez de plus ?Si vous n'êtes pas à l'heure qu'il est tout à fait heureux de votre situation, sachez que ça ne saurait tarder.Intéressez-vous aux arts.1) vous voilà capable de communiquer exactement ce que vous pensez.2) Vous voilà en mesure de cultiver ce que vous préférez : la vie de famille, l'intimité, les questions domestiques.3) Les réjouissances seront intimes.4) En matière d'argent, ne faites pas de folies.1) Encore et encore, votre talent pour les questions matérielles s'exerce.2) Vous communiquez merveilleusement grâce au Soleil, à Vénus et bientôt à Mercure.3) Avec les gens, vous avez des relations rêvées.cour sur la main et tout et tout.4) Pour les questions matérielles, soyez tout de même vigilant, demandez conseil si vous en sentez la nécessité.Virage assuré.Vous ne verrez plus les choses de la même manière.Matériellement, dans les prochaines semaines, vous trouverez la manière d'améliorer votre situation.Soyez fin, soyez honnête, demandez conseil ou pas, selon votre nature.Pour les amours.la vie à deux vous réjouira., -.m / .0 + & ( .r .0 $# + ) j 0 -1+/0 +/0 m - , ) m $# ' ( / 0 $# + & ( ) ' % r - ' r , ( & j ) ' j $# , + /1 m ( % ( - , ( r / % j - / .( & % 9>6
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.