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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-09-05, Collections de BAnQ.

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[" 3162391A À lire, demain dans MA BANLIEUE EST MEILLEURE QUE LA TIENNE Voir EXTRÊMES en B2 Suite du dossier en B2 New York, l'entreprise Semagoediv propose aux adeptes de sensations fortes un kidnapping \u2014 en pleine rue ou sous la douche \u2014 digne d'un roman policier.Sans sexe et sans violence, garantit la compagnie.Jonah, un scripteur de Los Angeles de 28 ans, a tenté l'expérience il y a à peine un mois.«Cinq gars masqués m'attendaient chez une copine avec qui je devais aller à la plage, a-t-il raconté à La Presse.Ils m'ont attaqué, ligoté, ont mis un sac sur ma tête et m'ont conduit dans un hôtel où ils m'ont séquestré pendant trois jours.C'était intense et très spécial.» Le coût d'une telle activité?Environ 8000 $ américains, avec en prime une vidéo-souvenir.Quelques Canadiens, ayant profité de «forfaits hôtelenlèvement », ont aussi tenté l'aventure.«Le tourisme extrême, quoique marginal, est dans l'air du temps, affirme Paul Arsenault, directeur de la recherche à la chaire de tourisme de l'Université du Québec à Montréal.Les adeptes sont avant tout de jeunes professionnels et de riches baby-boomers en mal de sensations.Ils ont beaucoup travaillé, beaucoup voyagé et sont peu impressionnables.Ils mettent la barre très haut.» Jouer les clochards Si certains choisissent de se faire kidnapper, d'autres préfèrent jouer les clochards sous les ponts de Paris (une agence de voyages néerlandaise offre cette activité), visiter Tchernobyl vêtus d'un scaphandre, plonger avec les requins ou courir les catastrophes naturelles.«Chacun a sa propre perception du risque, dit Stéphane Perreault, psychologue et professeur au département des loisirs de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Pour certains, une joute oratoire représente tout un défi, pour d'autres, c'est escalader une montagne.Les adeptes de loisirs extrêmes, eux, ont besoin d'une activation autrement plus forte pour ressentir l'euphorie.L'industrie du divertissement l'a rapidement compris.» Chez Semagoediv, plus d'une soixantaine de clients ont payé le gros prix depuis les débuts de l'entreprise, il y a deux ans, pour vivre une «expérience exceptionnelle ».«On enlève les gens de leur quotidien afin de les déstabiliser.Ensuite, tout est possible, explique Felix Paus, producteur au sein de la petite entreprise new-yorkaise.Avec les clients, nous élaborons un scénario, phobies et personnages inclus.» À Lady Di : À qui cette Fiat?Page 3 CA H I E R B | L A P R ES S E | MONTRÉAL | V E N D R E D I 5 S E PTEMBRE 20 03 Pour la rondelette somme de 10 000 $ américains, des touristes s'adonneraient, dans le désert du Nevada, à des parties de chasse bien spéciales.Le gibier ?Des femmes nues, n'ayant d'autre protection que des chaussures de sport, sur lesquelles sont tirés des projectiles de peinture.Si ce Hunting for Bambi est fort probablement un canular, les exemples de loisirs insolites, voire extrêmes, ne manquent pas.Malade, l'industrie du divertissement ?LES LOISIRS SOPHIE ALLARD Super végétal Page 3 EXTRÊMES Photo : ARCHIVES La Presse / AP Pour l'amour du risque, ils se font kidnapper, plongent avec les requins ou courent les catastrophes naturelles.Ce sont les adeptes du loisir extrême, nouveau secteur en ébullition dans l'industrie du divertissement. B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 LOISIRS EXTRÊMES Dangers à l'horizon SOPHIE ALLARD FRIANDS DE SUEURS froides et insatiables de sensations fortes, les adeptes de loisirs extrêmes sont parfois prêts à aller très loin pour combler leurs besoins et vivre l'expérience de leur vie.Danger en vue ?Oui, lance d'entrée de jeu le psychologue Pierre Faubert.« Il y a un risque à chercher la pilule magique du bonheur, dit-il.Les adeptes d'activités à sensations fortes recherchent l'euphorie, veulent donner un sens à leur vie et chasser l'angoisse face au vide existentiel, à l'aide de rites initiatiques.Mais après un gros high, ils risquent de retomber plus bas, d'être encore plus désespérés.» D'où la recherche constante de sensations encore plus fortes.« jusqu'à un possible désir de fuir sa vie, de mourir dans la gloire ».Pour Felix Paus, de Semagoediv, le loisir « peut être une façon de régler ses phobies, une alternative à la psychothérapie, croit-il.Une cliente craignant les ponts nous a demandé de rouler sans arrêt sur des ponts, alors qu'elle était dans le coffre de la voiture.C'était une façon pour elle de surmonter sa peur.» Pierre Faubert n'est pas du tout de cet avis.« Il peut être très hasardeux de confier le traitement de ses phobies à des gens incompétents.Il y a un risque d'approfondir les traumatismes.» Chez Semagoediv, on insiste sur le fait que l'activité n'est pas accessible à tous.« Les clients doivent passer à travers des évaluations psychologique et physique, tout en présentant une autorisation écrite de leur médecin, dit M.Paus.On prend aussi toutes les précautions pour assurer la sécurité de tous.C'est très intense, il ne faut pas prendre ça à la légère.» Reste que « si on n'a pas le clin d'oeil du jeu, il y a risque de dérives ou de séquelles, pense aussi André Thibault, de l'UQTR.Il est primordial d'entrer à fond dans le personnage et de suivre les règles établies.Jouer le clochard n'est pas être clochard.Il y a de meilleurs joueurs que d'autres.» À plus large échelle, les loisirs extrêmes posent aussi de sérieuses questions, disent les observateurs.« On peut se demander si ces loisirs ne font pas en sorte de banaliser certaines problématiques sociales, comme la violence, les crimes et l'itinérance, dit M.Thibault.On vide les choses de leur essence.C'est le même débat qui existe aujourd'hui autour des jouets violents.Est-ce moralement acceptable ?» Lorsqu'on parle d'excitation, rien n'est tout noir ou tout blanc, ajoute le psychologue Stéphane Arsenault.« Bien des plaisirs sont acceptés par la société, d'autres moins.Chez certains individus, c'est le vol d'une banque qui procure les meilleures sensations.Pour d'autres, c'est la drogue.» Jusqu'où peut-on aller pour assouvir ses besoins d'euphorie ?Qu'est-ce qui est loisir, qu'est-ce qui ne l'est pas?Là-dessus, tous ne s'entendent pas.EXTRÊMES Suite de la page B1 L'idée de ces enlèvements fictifs est venue à cinq amis, le jeune artiste Brock Enright en tête, qui s'amusaient à filmer tous leurs exploits.Enright, diplômé de l'Université Columbia, a exposé quelques oeuvres vidéo dans une galerie d'art de Brooklyn et ça a fait boule de neige.Cette tendance s'explique en partie « parce que les défis à relever se sont déplacés hors du bureau, croit Paul Arsenault.Vers l'an 2000, il y a eu une prise de conscience : les gens ont commencé à chercher une satisfaction autre que professionnelle.Ils ne veulent plus devenir des chefs d'entreprise, mais des champions.» Pourquoi ne pas se contenter d'une descente en rivière ou d'un saut en parachute ?« Parce que ces personnes veulent vivre une expérience intense, mais aussi exclusive, dit Stéphane Perreault.On ne remplira jamais d'autobus avec ce genre de touristes parce que leur plaisir tient dans la marginalité et aussi dans le récit de leur exploit.» D'où l'omniprésence des caméras vidéo.Tendance discrète au Québec Au Québec, cette tendance se ferait plutôt discrète.À Tourisme Québec, on ne note aucune demande pour ce genre d'activités.D'ailleurs, aucune compagnie ne semble offrir de « services insolites », du moins selon les données de l'organisme.« Cette mode n'est peut-être pas encore arrivée à nos portes.C'est une bonne chose, vous ne croyez pas ?» dit Johanne Pelletier, porte-parole de Tourisme Québec.De telles activités ont toujours existé, ici comme ailleurs, mais n'étaient tout simplement pas nommées ou codifiées, avance plutôt André Thibault, directeur du Laboratoire du loisir et vie communautaire à l'UQTR.Aujourd'hui, c'est la matérialisation du concept de loisir extrême qui est nouvelle.On a fait du loisir une machine commerciale et l'industrie du divertissement entend bien tirer profit d'une clientèle rêvée, celle qui a de l'argent plein les poches.» Photo Associated Press © Sur la photo, le leader du groupe, Johnny Knoxville.Rois du loisir extrême Ils se font pincer les fesses par des alligators, démolir par des boxeurs professionnels, ils mangent des cornets de « neige jaune », avalent des sangsues ou « sniffent » des lignes de wasabi.Plus d'une fois, ils ont fini à l'hopital avec des bras cassés, des coccyx fêlés ou des petites autos.dans le rectum.Et tout ça pour quoi ?Pour le fun ! Rois incontestés du loisir extrême, les gars de Jackass s'éclatent dans la douleur, le danger et le délire puéril.Et ça paye.Après avoir fait la pluie et le beau temps sur les ondes de MTV, le long métrage Jackass, The Movie, est devenu en moins d'un an un classique de la nouvelle « culture jeune ».CULTURE POP ENVIRONNEMENT 400 millions de briquets Zippo plus tard Gazoduc au Pérou: les stars se mobilisent Associated Press PITTSBURGH \u2014 Déjà 400 millions de Zippo vendus dans le monde ! Après 71 ans d'existence, la vénérable firme qui produit le célèbre briquet en acier inoxydable, fourni aux soldats américains durant la deuxième guerre mondiale, a fêté dignement l'événement dans son usine de Bradford, en Pennsylvanie.Les mots « 400 Million » ont été gravés hier sur le 400 millionième exemplaire de ce briquet, immédiatement exposé au musée de l'usine de Bradford, située à quelque 200 km au nord-est de Pittsburgh, tandis que chacun des 750 ouvriers recevait un double de ce briquet gravé.Même si l'Amérique fait désormais la chasse aux fumeurs, des collectionneurs et des fumeurs, notamment hors des États-Unis, continuent d'alimenter la demande en Zippo, le célèbre briquet rechargeable dont la flamme résiste aux courants d'air.Fondée en 1932, la firme a mis 10 ans pour produire son premier millionième briquet et 37 ans pour atteindre son 100 millionième.Zippo compte fabriquer quelque 13,5 millions de briquets cette année, mais l'essentiel de cette production (55 %) est destinée à l'étranger, principalement aux marchés asiatiques.Agence France-Presse WASHINGTON\u2014Des stars d'Hollywood ont lancé hier un appel aux États-Unis, au Pérou et à des responsables économiques pour bloquer un projet de gazoduc au Pérou qui endommagera, selon eux, la forêt amazonienne et affectera ses communautés indigènes.Quatorze vedettes, dont Sting et Susan Sarandon, ont pressé, dans une lettre rendue publique hier, le président américain George W.Bush, de « s'assurer que nos impôts ne contribuent pas à la destruction sur une grande échelle de l'une des forêts les plus riches et les plus préservées de la planète ».De son côté, Bianca Jagger, engagée dans la défense des droits de l'homme, s'est adressé au président péruvien Alejandro Toledo et à Enrique Iglesias, président de la Banque Inter-Américaine de développement (BID) pour demander le retrait du projet Camisea.Ce dernier, mené par les sociétés argentines Pluspetrol et Techint et l'américaine Hunt Oil, vise à transporter le gaz du sud du Pérou à Lima et à un terminal maritime, afin de rendre ce pays exportateur de gaz.La BID doit décider le 10 septembre si elle participe à hauteur de 135 millions de dollars au financement du projet, a indiqué son porte-parole, Dan Drosdoff.« D'après nos informations, la majeure partie du gaz sera exportée en Californie.Si les consommateurs californiens connaissaient les répercussions sociales et écologiques du gaz naturel de l'Amazonie péruvienne, ils seraient totalement opposés à ce projet », écrivent les stars dans leur lettre à M.Bush.Photo KEITH SRAKOCIC, Associated Press © Les célèbres briquets en acier inoxydable de marque Zippo.Le 400 millionième est désormais en circulation.La tradition continue.Miracle en Californie Associated Press TRUCKEE\u2014Les amis et la famille de Ron Hunt ne l'appellent plus que «le miraculé» depuis qu'il s'est retrouvé avec un morceau de foret de.45 centimètres de long fiché dans son oeil et jusqu'au fond de sa boîte crânienne.« Cela semblait impossible qu'il vive, à le voir avec ce morceau de foret dans la tête », a dit son neveu Ben Hunt.Cet ouvrier du bâtiment, originaire de Truckee dans l'est de la Californie, a perdu son oeil, mais a survécu à cet accident bizarre qui s'est produit le 15 août dernier sans entraîner de dégâts au cerveau.Il était tombé la tête la première sur une perceuse.Le forêt de 3,8 centimètres de circonférence était encore dans la tête de Ron Hunt quand son frère, Chris, et son neveu Ben l'ont retrouvé au service des urgences d'un hôpital de Reno au Nevada.« Les infirmières nous avaient préparés au choc avant que nous puissions le voir, a dit Ben Hunt au quotidien Sierra Sun de Truckee.Cela semblait irréel.On se serait cru dans un film.» Les médecins ont expliqué que le foret, plutôt que de le traverser, a poussé le cerveau sur le côté.Sans ce miracle, Ron Hunt aurait subi des dommages irréversibles ou serait mort.Ron Hunt s'est vu tomber sur la perceuse.« Au moment où je tombais, mon visage était au-dessus de la perceuse », a expliqué Ron Hunt à l'émission Good Morning America sur ABC, mardi.« Après ma chute, j'ai porté ma main au foret jusqu'à mon oeil et mon autre main à l'arrière de ma tête pour m'apercevoir qu'il avait traversé mon crâne.C'est là que le choc a commencé », a-t-il dit.Il a été transporté par hélicoptère au centre médical de Washoe de Reno.Là, les médecins, après avoir envisagé toutes les possibilités, ont finalement opté pour la plus simple : retirer le morceau de foret.en le dévissant.« Nous avions pensé à le couper, mais après quelques minutes de perçage, on s'est aperçu que le foret était mobile, alors on a décidé de le retirer », a expliqué le Dr Paul Ludlow, le chirurgien qui a pratiqué l'opération.Photo Associated Press © Le miraculé Ron Hunt photographié devant l'un des outils qui auraient pu (et normalement dû) le tuer. LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 B3 MONARCHIE Le mystère de la fameuse Fiat Uno blanche Le 31 août 1997, la princesse Diana trouvait la mort dans le tunnel du pont de l'Alma, avec son compagnon, Dodi Al-Fayed.Alors que les touristes du monde entier continuent de se rendre sur le lieu du drame, une romancière française s'interroge sur cette fameuse voiture introuvable qui aurait provoqué l'accident.KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale PARIS \u2014 «J'emprunte ce tunnel tous les jours pour aller travailler.Chaque fois, j'ai une pensée pour cet accident et instinctivement je ralentis », raconte Agatha, jeune conductrice parisienne.À jamais, le tunnel de l'Alma restera celui de Diana et de la tragédie.Chaque jour, quelle que soit l'heure, on peut y voir des touristes du monde entier.Ils sont moins nombreux qu'en 1997, mais leur présence est constante.Que ce soit par curiosité ou pour rendre hommage, on s'y arrête autant que devant la tour Eiffel.« Diana est devenue une icône, presque une martyre.Le lieu de l'accident en est de fait sacré » explique David, un jeune Texan de passage à Paris.« Je viens de signer sur le mur comme de nombreux touristes.C'est ma manière à moi de lui dire que je pense à elle », raconte Anita, jeune adolescente de Berlin.Nombre de guides touristiques ont dû intégrer le pont de l'Alma dans leur circuit.À Tel-Aviv, on veut savoir où a été assassiné Rabin.À Paris, on veut voir le pilier de Diana.Mais que reste-t-il dans les mémoires collectives de cet accident ?Le nom du Ritz, des histoires de paparazzis, une Mercedes à vive allure et puis cette fameuse Fiat Uno blanche qui aurait provoqué la perte de maîtrise du véhicule.Celle que l'on surnommait la voiturefrein.Pas sûr que le monde entier se rappelle la marque, mais les Français si.Telle une aiguille dans une botte de foin, la police a tenté de la retrouver en prenant contact avec plus de 100 000 propriétaires de Fiat Uno.Sans résultat.Le conducteur et son véhicule sont restés introuvables.Ce mystère a tellement marqué les esprits qu'une romancière en a fait le point de départ de son dernier livre, Le 31 du mois d'août.Même si l'auteur, Laurence Cossé, se défend de s'intéresser au fait divers en lui-même, elle mêle la fiction et une réalité savamment documentée.Elle répond à nos questions.Q Comment vous est venu l'idée de ce livre ?R LAURENCE COSSÉ Tout naturellement car dans cette affaire Diana, une seule chose a retenu mon attention : l'inconnu, le mystère.Qui était cette personne au volant de la voiture-frein ?Qui était cette personne qui a fui, qui s'est tue et s'est cachée très habilement ?Cela n'a pas dû être facile, en particulier de se cacher de son entourage.Dans ce trou d'ombre, ce qui m'amusait, c'était le pourquoi, pourquoi ce conducteur a jugé préférable de se terrer ?Alors qu'il n'a pas fait grand-chose.Qu'est-ce que c'est que ce monde où quelqu'un, qui n'est pas vraiment coupable, qui a juste le tort de se trouver au mauvais moment au mauvais endroit, préfère se cacher?Il y a une hypothèse qui court dans tout le livre, à savoir que c'est la société d'exhibition qui provoque ce type de comportement.Je fais l'hypothèse que l'exhibition forcée par les télévisions est une violence, un abus de pouvoir.Être cité dans un journal n'est pas la même chose qu'être exhibé.Je crois que cette exhibition est une forme de pilori, on condamne, c'est déjà un châtiment.Que l'on soit coupable ou non, on est puni.À un moment, je fais dire à mon personnage « photographier c'est condamner ».Après, il y a le comment.Comment fait-on ?Ce n'est pas facile.C'est quelqu'un de très avisé ou qui a eu une chance énorme.Qui a dû se demander « Ma voiture.comment je fais ?Est-ce que je la cache ?Est-ce que je la fais réparer ?Je la détruis ?» C'est très difficile surtout que personne ne vit seul.On est toujours sous l'oeil de ses proches, de ses voisins.Q On a tellement dit « le » conducteur de la Fiat Uno qu'on est presque surpris de découvrir dans votre livre que vous avez imaginé une femme derrière le volant de la voiture-frein.R Vous savez, 50 km/h, à minuit, cela ne peut être qu'une femme qui respecte les limites de vitesse.Vous connaissez les Français ; je ne pense pas qu'un homme respecte ces limitations.Et puis, une Fiat Uno, c'est quelqu'un qui a des moyens modestes, c'est une petite voiture.J'ai suivi les conséquences logiques de ce que le réel m'imposait.Je me suis dit que c'était quelqu'un qui travaillait tard, pourquoi pas serveuse dans un bistrot ?J'aimerais que d'autres écrivains reprennent le sujet, j'avais dit à Gallimard que ce serait un bon sujet de concours.Si le livre lui parvient un jour, le véritable conducteur va bien s'amuser.Mais c'est peut-être aussi une vieille dame sourde qui n'a jamais su ce qu'elle a fait et qui continue à rouler avec sa vieille voiture abîmée.Q Il y a dû avoir un travail de recherche important ?R J'ai travaillé sur la presse de l'époque, devant les journaux en bibliothèque.J'ai aussi passé quelque temps dans un coffre arrière de Fiat pour voir comment c'était.(NDLR : L'héroïne du livre se retrouve enfermée dans le coffre de sa Fiat à un moment donné de l'intrigue) Je me suis fait balader toute une après-midi et c'est là que j'ai vu qu'il y avait juste la place de mettre un corps, cela en est même troublant.On dirait que c'est calibré pour.Q Vous auriez pu choisir un titre plus racoleur.R J'avais pensé à L'Ombre au tableau.J'ai pensé aussi à quelque chose comme Lou et la Princesse Diana, mais chez Gallimard, ils sont très chic, alors ils ont souhaité un titre plus indirect, plus joli.En France, Le 31 du mois d'août est aussi une vieille chanson de marins très connue.Q Vous avez contacté les gendarmes pour en savoir un peu plus.R J'ai un ami policier.Je lui ai demandé beaucoup de conseils et il m'a confirmé ces chiffres stupéfiants selon lesquels huit crimes sur 10 restent non seulement impunis, mais inexpliqués.Dans un pays comme la France, dans 80% des cas, on ne retrouve pas le coupable et on ne sait même pas qui il est.Donc 80% des criminels sont parmi nous ! Cet ami m'a raconté qu'à l'époque de l'accident de Diana, les enquêteurs étaient fous furieux d'être aussi nombreux à travailler sur cette affaire car c'était uniquement un coup politique.Le déploiement de centaines d'enquêteurs a laissé libre court à de nombreuses affaires de grand banditisme.Q La première partie du livre est émotionnellement éprouvante à lire, un peu comme ces cauchemars où l'on rêve que l'on a tué quelqu'un par accident ! R Oui, j'ai pensé à cela.Dans la vie moderne, on peut se croire bien ancré et puis tout à coup, il se passe quelque chose qui vous déracine totalement.C'est une des idées de ce livre.Un jour, j'ai entendu à la radio l'histoire de quelqu'un qui a tué une personne par accident.Eh bien ! tout a volé en éclats, sa famille, son travail, une dépression a suivi.Tout a basculé en un instant.Ce qui a dû être très éprouvant pour ce conducteur, ce sont les trois semaines qui ont suivi l'accident où la voiture n'était pas encore identifiée, mais on savait qu'elle le serait tôt ou tard.On a tout de suite su qu'il y avait cette voiture-frein, on avait retrouvé les morceaux de feux arrière, on savait qu'on pouvait l'identifier.Pendant ces trois semaines, le conducteur a dû vivre un moment difficile et évidemment se poser moult questions.Mais je voudrais que le lecteur, en lisant ce livre, se pose aussi des questions.Pourquoi ce conducteur a filé ?Comment ?Laurence Cossé fait une hypothèse, mais on pourrait en faire mille autres.Comment j'aurais fait, moi ?Q Justement, qu'est-ce que vous auriez fait, vous ?R Moi, j'aurais fait ce que fait cette fille.Je crois que je suis du genre à faire exactement ce qu'il ne faut pas faire.Vous savez, dans les situations dramatiques, on fait en général ce qu'il ne faut pas faire.Et dans ce cas précis, le comportement irrationnel est de plus en plus imposé au fur et à mesure que le fait divers prend cette ampleur incroyable.Rappelez-vous le tintamarre, la dinguerie médiatique.Pour oser s'immiscer là-dedans et dire « c'est moi », il faut être vraiment très bien arrimé.Q Où étiez-vous quand vous aviez appris la nouvelle ?R J'étais dans une maison de campagne familiale dans le Sud.J'allais reprendre le train.Nous étions une grande maisonnée remplie de famille et je suis descendue au petit-déjeuner en leur annonçant la nouvelle car je venais d'écouter la radio.J'ai enregistré plein de réactions dont certaines sont même reprises dans le livre.LE 31 DU MOIS D'AOÛT de Laurence Cossé aux Éditions Gallimard Photo AP© La mort de la princesse Diana suscite encore beaucoup d'émotions chez ses admirateurs.En août dernier, quelques jours avant le sixième anniversaire de son accident fatal, des fleurs et des cartes avaient déjà été déposée aux portes de la place Kensington, à Londres.SANTÉ L'olivier de Sibérie arrive au Québec STÉPHANE CHAMPAGNE collaboration spéciale LE BASSIN méditerranéen a ses oliviers.Le nord de l'Asie a ses argousiers, un arbuste à petits fruits qualifié de « plante médicinale de l'avenir » par un chercheur d'Agriculture Canada.La culture de l'argousier commence à peine au Québec et déjà, on fonde sur elle beaucoup d'espoirs.Une quarantaine de producteurs québécois s'affairent depuis environ trois ans à cultiver l'argousier à des fins de transformation industrielle, mais aussi artisanale, soit à la ferme, chez le producteur.Les petits fruits rouges et orangés de l'argousier, dont on extrait du jus et de l'huile, sont extrêmement concentrés en vitamines A, C et E, carotène, acides aminés et minéraux.« L'argousier est parmi les végétaux les plus riches de la planète », affirme le Dr Thomas Li, responsable des nouvelles cultures au centre d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada (AAC), à Summerland, en Colombie-Britannique.Les baies d'argousier, ajoute le chercheur d'Agriculture Canada, possèdent également des propriétés antioxydantes et anticancéreuses.Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), en collaboration avec l'Université Laval et différentes instances régionales, ont mis en terre à ce jour près de 70 000 plants aux quatre coins de la province : Bas-du-Fleuve, Cantons- de-l'Est, Abitibi, etc.Richard O'Breham, pépiniériste à Stanstead, et président de la très jeune Association des producteurs d'argousier du Québec, croit beaucoup au potentiel de l'argousier, aussi surnommé « olivier de Sibérie » à cause de son feuillage et de ses fruits possédant, comme les olives, de nombreuses propriétés recherchées.M.O'Breham ne nie d'ailleurs pas vouloir faire de l'argousier une culture aussi importante que celle de la pomme au Québec.« C'est un arbuste qui offre un bon potentiel aux régions dont le climat est plus rude et où les autres types de cultures ne sont pas envisageables », explique le pépiniériste, également producteur de champignons.Anny Schneider, herboriste et auteure du livre Arbres et arbustes thérapeutiques, est ravie que le Québec s'intéresse enfin à l'argousier.« C'est un arbuste exceptionnel, lance-t-elle.Mais son fruit est assez acide.Le défi, c'est de le transformer sans altérer ses propriétés.» Un super végétal L'argousier serait en somme un supervégétal qui résiste à des écarts de température allant de 40 à - 40 degrés Celsius et qui pousse dans à peu près n'importe quel type de sol.Pour l'heure, au Québec, on tente d'identifier les cultivars propices au climat québécois et de trouver une façon de mécaniser la récolte des fruits de l'argousier.Le producteur d'argousier Pierre Gagnon, de Dunham, attend justement la visite d'un chercheur de Saint-Jean-sur-Richelieu qui travaille à la mise au point d'une machine capable de brasser les branches de l'arbuste fruitier.La mécanisation des récoltes réduira les coûts de production et fera de l'argousier un produit très recherché, croit Pierre Gagnon, autrefois dans le domaine des assurances.En Chine, en Russie et dans un nombre croissant de pays européens, dont l'Allemagne, l'argousier est très prisé.Il s'y vend quelque 200 produits à base de cet arbuste de la famille des éléagnacées : jus, aliments, médicaments, cosmétiques.Pierre Gagnon est donc persuadé qu'il s'agit réellement du végétal de l'avenir.« C'est le côté vitaminique de l'argousier qui m'intéresse », explique M.Gagnon, qui possède 1600 arbustes, plantés en 2000.Dès l'an prochain, les baies de sa culture seront à point pour la transformation.Le processus sera cependant quelque peu ralenti ; bon nombre d'arbustes ont été remplacés ces dernières années à cause des ravages faits par les chevreuils, en nombre considérable dans la région de Brome- Missisquoi.À petite échelle L'argousier est encore très peu connu en sol québécois, ce qui explique pourquoi on ne trouve (et qu'en très petite quantité) que du vin, de la bière et du chocolat parmi les produits transformés au Québec à base de cet arbuste qu'on dit très prometteur.De l'huile d'argousier, importée d'Allemagne, est cependant offerte dans quelques magasins et boutiques d'aliments naturels québécois, à Magog et Sherbrooke, notamment.Elle ferait des miracles pour la peau.Mais à 45 $ les 30 ml, ce n'est pas donné.En Europe, c'est 50 $ les 20 ml, dit Zarina Sokaeva, importatrice d'huile d'argousier au Québec.« Il n'y a rien de plus thérapeutique comme produit naturel », explique la copropriétaire de Shokaty international.Selon elle, l'Allemagne produit la meilleure huile d'argousier, c'est-à-dire biologique et pressée à froid.Selon Mme Sokaeva, originaire de Russie, même les cosmonautes russes auraient recours à l'huile d'argousier.À peu près inexistante en Amérique du Nord, la culture fruitière de l'argousier a débuté vers 1995 dans la vallée de l'Okanagan, en Colombie- Britannique.Forts de leurs succès, les producteurs de la C.-B.ont inspiré des provinces comme la Saskatchewan, Terre-Neuve et le Québec, où la culture de cet arbuste fruitier gagne du terrain.Introduit au Canada au début du siècle dernier, l'argousier était utilisé comme brise-vent dans les provinces de l'Ouest.Cette variété à grosses épines a fait place à des cultivars moins piquants, ce qui facilite la récolte des fruits.Les anciens Grecs nourrissaient, semble-t-il, leurs plus beaux chevaux avec des baies d'argousier.Pour mieux affronter le froid des steppes d'Asie, les peuples mongol, tartare et sibériens en consommaient sous forme de marmelades avec du lait et du fromage.Photo STÉPHANE CHAMPAGNE, collaboration spéciale © L'argousier figure parmi les végétaux les plus riches de la planète.Les baies d'argousier sont notamment très riches en vitamines A, C et E.Pierre Gagnon, producteur d'argousier dans les Cantons-de-l'Est, devrait dès l'an prochain commencer à transformer les baies de sa culture de 1600 arbustes à Dunham. B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 S E P T EMB R E 2 0 0 3 TROISIÈME ÂGE La « non-place» des personnes âgées KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale À LA SUITE à l'hécatombe de la canicule, des dizaines de corps de personnes âgées n'ont pas été réclamés et la France se pose aujourd'hui de sérieuses questions sur les conditions de vie de ses aînés.Hasard du calendrier, c'est à ce moment- là que paraît La nuit, tous les vieux sont gris, un essai sur les difficultés du troisième âge dans nos sociétés, aux conclusions bouleversantes.« Même si le gros de la canicule est passé, le nombre de victimes continue d'augmenter.En effet, nos pensionnaires épuisés par la vague de chaleur tombent plus facilement.On dénombre plusieurs fractures ces derniers jours que nous savons directement liées à la fournaise du mois d'août.Fatigués, ils se remettent plus difficilement, certains ne surmontront pas leur accident », explique Sophie, jeune aide- soigante d'une maison de retraite du sud de la France.« Moi j'aimerais que le premier ministre vienne travailler une journée avec nous, il verrait comment cela se passe », ajoute sa collègue Lucette.En effet, les personnes âgées ont principalement souffert du manque de moyens et de personnel dans les établissements spécialisés.Tandis que le gouvernement envisage de supprimer un jour férié pour financer de nouvelles réformes, les Français découvrent le quotidien du troisième âge.Jérôme Pélissier, sociologue, décrit dans son livre La nuit, tous les vieux sont gris, une situation bien plus alarmante que ce que le gouvernement français laisse entendre.Rencontre avec l'auteur.Q Pourquoi avoir écrit ce livre ?R Peu de chercheurs se sont intéressés à la question de la vieillesse dans une perspective synthétique.Il existe beaucoup de livres « spécialisés », en particulier dans le domaine médical, mais il était nécessaire d'essayer de faire un peu une synthèse des différents aspects : rôle et place sociale des personnes âgées, vision de la vieillesse dans nos sociétés, médicalisation de la vieillesse, etc.Q Que vous inspire cette soudaine prise de conscience en France ?R De l'amertume.Je regrette qu'il ait fallu tant de morts pour que certains se mettent à découvrir une situation pourtant connue.Cela fait de nombreuses années que les démographes, les soignants, les directeurs de maisons de retraite appellent à prendre des mesures.Ils n'ont pas été entendus.Q Et que vous inspire l'hécatombre de la canicule ?R Elle était malheureusement prévisible.En temps normal, les institutions et les services d'aide à domicile fonctionnent difficilement (manque de personnel, de formation, de moyens.).Dans un tel contexte, il n'y a pas de marge : le moindre événement (climatique, épidémiologique ou autres) qui implique une demande plus forte aboutit à une absence de réactivité et à une prise en charge déficiente.Q Quelle est la place des personnes âgées dans notre société d'aujourd'hui ?R On pourrait presque parler de « non-place ».À force de ne plus rien attendre des personnes âgées, d'avoir le sentiment qu'elles ne sont plus capables d'agir, qu'elles n'ont plus rien à nous apporter, nous les condamnons à l'ennui et au désoeuvrement.Or les vieux ne veulent pas être passifs ! Q Est-ce un problème que l'on retrouve dans tous les pays riches ?R C'est un problème que l'on retrouve dans la plupart des pays riches, avec des variations parfois importantes.Les solidarités sont en effet plus fortes dans certains pays (je pense aux pays du sud de l'Europe en particulier).On peut aller jusqu'à dire que c'est aussi un problème lié à l'idéologie dominante dans les pays libéraux.Si l'on ne considère plus les hommes qu'en fonction de ce qu'ils produisent et de ce qu'ils consomment, alors les vieux, qui ne produisent plus et ne consomment plus, apparaissent comme des êtres inutiles.Il s'agit donc aussi d'une question profonde, d'une conception de l'Homme.Je crois savoir qu'au Canada et au Québec, la réflexion sur les soins, sur les maltraitances, etc., est plus avancée qu'en France.Du coup, les institutions, services d'aide à domicile sont sans doute mieux conçus qu'en France.Mais je crois savoir également, pour ne prendre qu'un exemple, que le taux de contentions est plus important qu'en France.Or les contentions sont très souvent inutiles et dangereuses.Q Quels sont les stéréotypes les plus communs sur l'image des vieilles personnes ?R Dans une société où être performant, jeune et rapide est considéré comme un must, certaines des caractéristiques des personnes âgées deviennent des défauts.Les caractéristiques physiques (les marques du vieillissement, la lenteur) sont dénigrées.Plus grave, on imagine que ces caractéristiques physiques correspondent aussi à des caractéristiques psychologiques.Les vieux sont alors accusés d'être réactionnaires, de ne pas accepter le progrès ou la nouveauté.On leur reproche en fait de ne pas passer leur temps, comme beaucoup de jeunes et d'adultes, à se dépenser pour acheter et travailler ! Q Quelles sont selon vous les mesures les plus importantes à prendre ?R L'essentiel est de ne pas voir les personnes âgées comme une population homogène, de ne pas les considérer simplement comme des bénéficiaires passifs de soins et de services.Il faut donc leur donner une réelle place dans notre société.Une place où elles puissent tenir un rôle social, culturel, économique.Quant aux personnes âgées qui ont besoin d'être aidées et soignées, il est urgent de donner aux soignants, aux institutions, aux services d'aide à domicile les moyens financiers et humains d'accomplir leur travail dans le respect des personnes.Q Selon vous, la maltraitance serait un problème plus important que l'isolement, à quel niveau se situe cette maltraitance ?R L'isolement est une maltraitance ! Certaines personnes âgées ne parlent pas plus de 10 minutes par semaine avec un proche, un familier, un voisin.Dix minutes par semaine de contact avec ses semblables ! Ce qui est vrai, c'est que les personnes âgées, même quand elles vivent en famille ou en institution, sont souvent victimes de maltraitance.Il faut distinguer les maltraitances graves (coups et blessures), rares, des maltraitances les plus courantes, qui arrivent surtout par manque de connaissances, de formations.Il faut toujours se mettre à la place de la personne âgée.Rentrer dans sa chambre sans frapper parce qu'on est pressé ou tutoyer la personne âgée sans lui demander son accord : ces petits actes, auxquels nous ne prêtons pas attention, sont des actes agressifs ! Q Ne pensez-vous pas que l'on aurait intérêt à grouper les crèches et les maisons de personnes âgées ?R Je ne suis pas sûr qu'il faille imposer de tels rapprochements, même s'il faut les favoriser.N'oublions jamais que tous les vieux ne sont pas identiques (gris.).Certains prendront beaucoup de plaisir à une présence enfantine, à un rôle à jouer auprès d'enfants, d'autres seront fatigués ou agacés par tout ce mouvement.Il faut toujours laisser au maximum le choix: laisser les personnes âgées être les maîtres de leur vie et de leur quotidien.Mais il est bon d'éviter la séparation entre les générations.Il est bon que les générations se rencontrent.Tout ce qui favorise les échanges, entre générations, entre individus, entre personnes de différentes cultures favorise la richesse et la vie.Q Que pensez-vous du fait que le gouvernement français souhaite supprimer un jour férié au bénéfice des personnes âgées ?R L'idée d'une prise en charge par la sécurité sociale du risque « dépendance » est une très bonne chose.Il faut que les personnes âgées ayant besoin d'aide et de soutien soient soutenus.En revanche, décider qu'un jour férié ne sera pas payé aux salariés et aux retraités (comme en Allemagne) est discutable.N'oublions pas que faire payer tout le monde revient toujours à faire payer plus tous ceux qui ont moins.En France, le budget de la défense augmente chaque année (il est d'environ 40 milliards d'euros) et il représente 1,8 % du PIB (contre 1,15 % en Allemagne).Pourquoi ne pas prendre là-aussi exemple sur les Allemands et consacrer un peu moins à l'armement et un peu plus au bien-être d'une part importante de notre population LA NUIT, TOUS LES VIEUX SONT GRIS.La société contre la vieillesse, de Jérôme Pélissier aux Éditions Bibliophane.Photo AP Une vieille dame retient une serviette mouillée autour de sa tête alors qu'elle est évacuée de son domicile par des pompiers au plus fort de la canicule qui a sévi dans la capitale française au mois d'août.VOUS ALLEZ Y GOÛTER ! Savourez le magazine Ricardo En vente dès maintenant PLUS DE 70 RECETTES EXCLUSIVES 3164570A Méchant party! La tentation était trop belle.Comment résister?« J'ai trop mangé et j'ai bien bu.J'espère maintenant que mon foie pourra tenir le coup.J'ai vraiment besoin d'une poussée biliaire pour digérer toutes ces sauces délicieuses ».Voilà ce que disent beaucoup de gens, après un copieux repas riche en matières grasses.Ça prend une vésicule biliaire et un estomac de fer pour assimiler de tels repas.Si vous avez l'estomac à l'envers, un foie d'un naturel paresseux et une digestion lente (qui le sait mieux que vous?), vous trouverez sur le marché, deux produits, deux « digesteurs » qui vous aideront à tenir le coup : 1- Acti-bile de la compagnie Acti-Bile Inc.DIN émis par Santé Canada, et 3- Foratol en comprimés et tisanes, DIN émis par Santé Canada.Votre estomac est noué, il vous implore de l'aider?Ces deux produits Acti-Bile ou Foratol vous procurent un extrait de bile et des ingrédients naturels, pour vous soulager.Ils contribuent également à l'assimilation des nutriments dans le système digestif, sans effet secondaire.Bonne digestion, mais surveillez tout de même votre alimentation.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 B5 AILLEURS Les souvenirs mitigés de la RDA Agence France-Presse BERLIN \u2014 La télévision allemande a lancé mercredi soir une nouvelle émission sur la vague de nostalgie supposée de l'ancien régime communiste, qui s'apparente plus, selon les critiques, à une mémoire sélective qu'à un réel engouement pour le passé.Avec comme présentatrice l'ex-championne du monde de patinage artistique, Katarina Witt, figure de proue de la RDA, la plus grande chaîne de télévision privée allemande RTL a lancé cette émission à une heure de grande écoute revenant sur la vie sous le régime est-allemand défunt.Selon les réalisateurs, l'émission ne cherche pas à recréer avec nostalgie le passé, ni à passer sous silence des faits désagréables de la vie dans la République démocratique allemande avant son effondrement en 1989-1990.« Il y avait aussi des bons moments », estime Katarina Witt.La RDA fait partie de notre histoire », ajoute- t-elle.Selon un sondage publié mercredi et réalisé pour l'hebdomadaire allemand Stern, 34 % des ex-Allemands de l'Est interrogés regrettent que tant de choses qui faisaient partie de leur quotidien aient disparu.Un sur quatre (23 %) se dit même nostalgique du passé.Une énorme majorité (43 %) dit toutefois ne pas du tout regretter les vieux jours.Mais cela ne veut toutefois pas dire qu'ils ne sont pas intéressés par le souvenir des grands moments de cette époque.L'« Ostalgie » fait en effet recette.Good Bye Lenin !, tragicomédie faisant renaître une RDA fictive, absurde, mais solidaire, sortie en février dernier, a battu tous les records d'entrées en Allemagne.Un recueil de blagues d'Allemagne de l'Est publié l'an passé fait également fureur.Et des t-shirts arborant la faucille et le marteau, emblème de la RDA, font rage.L'émission de RTL est la dernière en date de quatre programmes ou miniséries lancés depuis le mois dernier à la télévision allemande.Comme celles qui l'ont précédée, elle met en scène des célébrités du monde musical, sportif et artistique, ainsi que des citoyens ordinaires de la RDA.« La question n'est pas de savoir pourquoi nous faisons ça maintenant, mais pourquoi nous ne l'avons pas fait plus tôt », déclare Oliver Geissen, qui présente l'émission aux côtés de Katarina Witt.Les critiques soulignent toutefois que c'est un nouvel exemple de la tendance actuelle des médias à minimiser les aspects sombres du régime au profit de l'idée, que, finalement, « ce n'était pas si mal ».Ironiquement, la libre expression était interdite en RDA.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS Séance publique d'information Centre jeunesse de Montréal Institut universitaire Lundi 22 septembre 2003 de 18 h à 18 h 30 au siège social (salle Nadia) 4675, rue Bélanger, Montréal Les membres du conseil d'administration sont heureux de vous inviter à la séance publique d'information du Centre Jeunesse de Montréal - Institut universitaire.À cette occasion, il y aura présentation du rapport d'activités, du rapport sur les plaintes et des états financiers pour l'année 2002-2003.Renseignements : 593-3013 Ville de Montréal ARRONDISSEMENT BEACONSFIELD/BAIE-D'URFÉ APPEL D'OFFRES La Directrice du bureau d'arrondissement recevra, sous pli cacheté, au plus tard le 22 septembre 2003 à 10h00, au bureau d'arrondissement, 303, boulevard Beaconsfield, Beaconsfield, Québec, des soumissions pour: SL2003-01 LA GESTION DES OPÉRATIONS D'ENTRETIEN ET D'APPARIEMENT DU CENTRE RÉCRÉATIF BEACONSFIELD ET LA RÉALISATION DE LA PROGRAMMATION AQUATIQUE DE LA PISCINE INTÉRIEURE Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans les documents qui peuvent être obtenus entre 8h00 et 16h45 du lundi au jeudi et 8h00 et 12h00 le vendredi en s'adressant au bureau suivant: Mme Ginette Desparts Chef de section ressources matérielles VILLE DE MONTRÉAL Arrondissement Beaconsfield / Baie d'Urfé 303 boul.Beaconsfield Beaconsfield, (Québec) H9W 4A7 Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau de la Ville de Montréal, arrondissement Beaconsfield/Baied'Urfé, sont admises à soumissionner.Les soumissions, sous enveloppe scellée avec mention \u201cAPPEL D'OFFRES POUR LA GESTION DES OPÉRATIONS D'ENTRETIEN ET D'APPARIEMENT DU CENTRE RÉCRÉATIF BEACONSFIELD ET LA RÉALISATION DE LA PROGRAMMATION AQUATIQUE DE LA PISCINE INTÉRIEURE \u201c devront parvenir en duplicata au bureau de la Directrice du bureau d'arrondissement, Johanne Legault, au bureau d'arrondissement, 303, boulevard Beaconsfield, Beaconsfield (Québec), avant l0H00 le 22 septembre 2003 et seront ouvertes publiquement le même jour après 10H05 au bureau d'arrondissement.Pour toute information supplémentaire, veuillez communiquer avec M.Michael Dooling, Directeur du Service des loisirs au (514) 428-4522.La Ville de Montréal, arrondissement Beaconsfield/ Baie-d'Urfé ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assumera aucune obligation ni aucun frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Johanne Legault Directrice du bureau d'arrondissement 3167419A APPELS D'OFFRES SMP-2003-13 (C-2003-25) RECONSTRUCTION DES TOITS AUX 90 ROOSEVELT, 180 CLYDE, 1940 GRAHAM Des soumissions cachetées seront reçues par la Chef de division - ressources financières et matérielles - Services administratifs, au bureau d'arrondissement, 90, avenue Roosevelt, Mont-Royal (Québec), jusqu'à 11 h le LUNDI 22 SEPTEMBRE 2003.Les devis et documents pertinents sont disponibles au bureau de la soussignée.Un dépôt non remboursable de 50 $, toutes taxes incluses, par chèque visé, mandat-poste ou mandat bancaire émis à l'ordre de Ville de Montréal est exigé pour l'obtention des documents de soumission.Une visite des différents emplacements aura lieu le mercredi 10 septembre 2003, à 10 h 00, à l'hôtel de ville au 90 Roosevelt, Arrondissement Mont-Royal.Cette visite est obligatoire pour fins de soumission.La Ville de Montréal ne s'engageàaccepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce, sans encourir aucune dépense ou obligation envers les soumissionnaires.Nicole Rodier, B.A.A., É.A.Chef de division - ressources financières et matérielles Services administratifs VILLE DE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT MONT-ROYAL 3167035A Photo archives AP © « La RDA fait partie de notre histoire », estime la patineuse allemande bien connue Katarina Witt, qui anime une émission sur l'époque d'avant la réunification.L'ail Cryogénik en mieux, voici l'ail Sulfo-Génik L'ail Sulfo-Génik, un agisseur à dégagement entéro-soluble (il est soluble dans l'intestin pour une plus grande assimilation et bio-disponibilité), minimise les odeurs désagréables.Oui, les comprimés Sulfo-Génik de volatilité entérique, minimisent les odeurs à l'extrême.Les scientifiques du laboratoire Sur-Actif démontrent, études et analyses à l'appui, que le complexe Sulfo-Génik contient 4 000 mcg d'allicine, trente dérivés de soufre d'ail et d'oignon.Oui, l'ail Sulfo-Génik est un ail sur-actif, plus efficace que jamais.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Ville de Montréal ARRONDISSEMENT BEACONSFIELD/BAIE-D'URFÉ APPEL D'OFFRES La Directrice du bureau d'arrondissement recevra, sous pli cacheté, au plus tard le 23 septembre 2003 à 10h00, au bureau d'arrondissement, 303, boulevard Beaconsfield, Beaconsfield, Québec, des soumissions pour: TP 2003-011 DÉNEIGEMENT - SECTEUR BAIE D'URFÉ Années 2003-2004, 2004-2005, 2005-2006 Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans les documents qui peuvent être obtenus entre 8h00 et 16h45 du lundi au jeudi et 8h00 et 12h00 le vendredi en s'adressant au bureau suivant: Mme Ginette Desparts Chef de section ressources matérielles VILLE DE MONTRÉAL Arrondissement Beaconsfield / Baie d'Urfé 303 boul.Beaconsfield Beaconsfield, (Québec) H9W 4A7 Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau de la Ville de Montréal, arrondissement Beaconsfield / Baie d'Urfé, sont admises à soumissionner.Les soumissions, sous enveloppe scellée avec mention \u201cAPPEL D'OFFRES DÉNEIGEMENT\u201d devront parvenir en duplicata au bureau de la Directrice du bureau d'arrondissement, Johanne Legault, au bureau d'arrondissement, 303, boulevard Beaconsfield, Beaconsfield (Québec), avant l0H00 le 23 septembre 2003 et seront ouvertes publiquement le même jour après 10H05 au bureau d'arrondissement.Pour toute information supplémentaire, veuillez communiquer avec M.Claude Lavigueur, Directeur des Travaux publics au (514) 428-4500.La Ville de Montréal, arrondissement Beaconsfield/ Baie d'Urfé ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assumera aucune obligation ni aucun frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Johanne Legault Directrice du bureau d'arrondissement 3167420A VILLE DE MONTRÉAL Arrondissement Côte Saint-Luc - Hampstead - Montréal-Ouest Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales, dont le contenu sera clairement indiqué, adressées à Ville de Montréal, Arrondissement Côte Saint-Luc - Hampstead - Montréal-Ouest, 5801, boulevard Cavendish, Côte Saint-Luc (Québec) H4W 3C3 seront reçues selon les renseignements ci-dessous : Appel d'offres pour : PROJET D'IRRIGATION ET DE DRAINAGE AU PARC TRUDEAU DE CÔTE SAINT-LUC Disponibilité des documents : Date: Àpartir du vendredi 5 septembre 2003 Endroit: Bureau des Ressources matérielles 5801, boulevard Cavendish Côte Saint-Luc (Québec) Coût: 50 $ Ouverture des soumissions : Date: Le vendredi 19 septembre 2003 Heure : 14 h Endroit: Salle du Conseil d'arrondissement 5801, boulevard Cavendish Côte Saint-Luc (Québec) Les soumissions seront reçues au plus tard le vendredi 19 septembre 2003 à 14 h et seront ouvertes publiquement à cette même date et heure.Seules les personnes, sociétés, corporations et compagnies qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau d'arrondissement, situé à l'adresse ci-haut mentionnée, sont admises à soumissionner.La Ville de Montréal, Arrondissement de Côte Saint-Luc - Hampstead - Montréal-Ouest ne s'engage pas à accepter la plus basse soumission et se réserve le droit de rejeter toutes les soumissions reçues, sans responsabilité aucune de sa part pour les frais ou pertes encourus par les soumissionnaires.Donné à Montréal (Québec), ce 4 septembre 2003.Me Jonathan Shecter, Secrétaire d'arrondissement 3167346A AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS Service des ressources matérielles et informatiques Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h aux dates cidessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention de la greffière, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie: Services professionnels Appel d'offres: 03-7860 Descriptif: Surveillance des travaux de réhabilitation environnementale des terrains\u2014 Usine Lavo Date d'ouverture: 22 septembre 2003 Dépôt de garantie: Aucun Renseignements: Mme Guylaine Grenier, agente d'approvisionnement \u2014 (514) 872- Catégorie: Services professionnels Appel d'offres: 03-7891 Descriptif: Études de caractérisation environnementale et géotechnique, etc., dans le cadre de l'Opération solidarité 5000 logements et programme de renouveau urbain.Date d'ouverture: 22 septembre 2003 Dépôt de garantie: Aucun Renseignements: Mme Guylaine Grenier, agente d'approvisionnement \u2014 (514) 872- Catégorie: Services professionnels Appel d'offres: 03-7903 Descriptif: Études de caractérisation environementale et géotechnique, etc., dans le cadre de projets d'aménagement de parcs \u2014 Arrondissement Rosemont/ Petite-Patrie Date d'ouverture: 22 septembre 2003 Dépôt de garantie: Aucun Renseignements: Mme Guylaine Grenier, agente d'approvisionnement \u2014 (514) 872- Catégorie: Biens et services Appel d'offres: 2003057 Descriptif: Équipement postaux et logiciels Date d'ouverture: 25 septembre 2003 Dépôt de garantie: 10 000 $ (chèque visé ou cautionnement) Renseignements: M.Claude Houle, acheteur principal \u2014 (514) 872-7381 Documents: Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 8 septembre 2003 au Service des ressources matérielles et informatiques, 9515, rue St-Hubert, Montréal (Québec) H2M 1Z4, entre 8 h 30 et 12 h et entre 13 h et 16 h 30, contre un paiement de 50 $ non remboursable.Vente des cahiers des charges: Téléphone: (514) 872-1000 Télécopieur: (514) 872-9693 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 5 septembre 2003 La greffière de la Ville Me Jacqueline Leduc Appels d'offres 3167363A 3167360A 3167361A B6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC05SEM LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 B7 SUR LE POUCE La différence, c'est l'amour.L I L I A N N E LACROIX C'EST ÉCRIT sur la vitrine : « Le meilleur hot dog renommé au monde entier.» « Ouais, c'est pompeux pas à peu près, mais c'est tout de même le seul endroit où je suis prête à manger un hot dog, lance Sylvie Lapointe, une cliente fidèle, qui ajoute : On demeure à Boisbriand et on vient ici pour en manger.» En fait de bouffe, le Décarie Hot Dog offre tout bonnement des hot dogs Lester's, avec le kit habituel, moutarde, relish, chou, etc.« La différence, c'est l'amour et la tendresse qu'on met dedans », assure Tom Vriniotis, le fils du fondateur Nicolas qui, à 70 ans et depuis plus de 32 ans, continue de travailler derrière son comptoir en compagnie du reste de la famille, ses deux filles, un beau-fils, son frère, etc.À l'heure du midi, les huit tabourets sont vite occupés et on fait la file jusque dehors pour attendre ses deux hot dogs-poutine.Souvent, on devra le manger debout.À 20 h 30, en plein début de semaine, ça ne dérougissait pas, tant autour des tabourets que pour les commandes à apporter, et en l'absence du paternel, Tom orchestrait le tout de main de maître : « Deux hot dogs frites, ça s'en vient tout de suite.Eh, le monsieur dans la porte, come on in, buddy ça va nous faire plaisir.Un petit plat de chou à part ?Bien sûr qu'on peut, mais vous allez voir que ça va paraître à la caisse ! » Tom parle grec, français et anglais, mais au grand plaisir des clients, il leur sortira quelques mots en espagnol, en italien ou prendra tour à tour les accents de chacun, roulant les « r» de l'Europe de l'Est, ajoutant une petite musique portugaise ici, un accent d'Afrique là, tout en comptant mentalement en un éclair le total de chaque commande.Ce n'est plus un hot dog moutarde-chou, c'est un show, un feu roulant, tant derrière le comptoir que devant.« Une chaîne de hot dogs-hamburgers a ouvert un restaurant juste devant, mais l'achalandage n'a pas baissé d'une miette ici.Ce qu'il y a de spécial, c'est qu'on n'a jamais vu un seul employé de mauvaise humeur », expliquent Mme Lapointe et son conjoint Frédéric Nourry.La hotte disparaît quasiment sous les autocollants de Boeing, Team Castrol, de Mc Gill, Kawasaki, de l'équipe Zamboni de Robert Boileau inc, visiblement des vestiges de clients réguliers ou sporadiques.Parmi tout cela, une marque d'humilité du roi du hot dog : « The older I get, the better I was \u2014Plus je vieillis, mieux j'étais.» Au-dessus des frites dorées à souhait, une avalanche de sel se répand, un client non initié n'ayant pas remarqué que les trous ont été percés un peu trop généreusement sur le couvercle de l'ancien contenant de jus recyclé en salière.Le contenant de vinaigre, une autre bouteille recyclée.On ne garde pas ses prix bas en faisant des folies.Mais il ne viendrait à l'idée d'aucun client, contaminé par la bonne humeur ambiante, de s'en plaindre, loin de là.C'est un peu tout cela qui en fait le charme.« Au moins les trois quarts des clients sont des réguliers, qui viennent presque tous les jours », déclare Tom.Rien de rassurant pour les diététistes mais les psys, eux, peuvent respirer en paix.Tom et sa famille s'occupent de leur monde.DÉCARIE HOT DOGS, 953, boul.Décarie, 748-7213.Ouvert de 6 h à 1 h tous les jours.On y sert le déjeuner, des clubs sandwiches et évidemment des hot dogs.Le spécial savoureux (2 hot dogs-poutine-breuvage : 6,45 $), le traditionnel (2 hot-dogs, frites- breuvage : 4,25 $).Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le propriétaire du Petit Toscan, un chef québécois italophile, a conçu un restaurant petit, sympa et relax.Un autre Italien MARIE-CLAUDE LORTIE Installé dans une ancienne binerie, rue Marquette tout près de Mont-Royal, le Petit Toscan n'a rien des restaurants prétendument italiens, plutôt chichi, qui ont pullulé durant les années 90, ces restos où de l'huile d'olive (généralement de piètre qualité) remplaçait le beurre sur la table et les tomates-mozzarella finissaient presque toujours par être pâteuses.Avec ses murs brun foncé, ses lampes de bois design, sa cuisine ouverte qui lui donne une allure pas du tout guindée, voire un tantinet brouillonne, Le Petit Toscan est plutôt un restaurant sans prétention, ouvert il y a quelques mois par un chef québécois italophile au cube, qui veut garder son univers petit, sympa, relax.Au Petit Toscan, oubliez les facéties et les regards qui vous donnent l'impression d'être un parfait idiot parce que vous ne connaissez pas le sens français de « razza » (raie) ou « barbabietola» (betterave).Juste pour ça, on a déjà un peu envie d'y retourner.Le chef-propriétaire Jean Fortin, qui a étudié la cuisine en Italie, après avoir fait ses classes notamment chez Da Marcello (cet ancien restaurant de l'avenue Laurier est qui nous a fait découvrir la fine cuisine du nord de l'Italie dans les années 80 alors que Montréal connaissait plutôt la cuisine du sud de la péninsule), a décidé d'y proposer une fine cuisine italienne d'inspiration.toscane.Donc, on oublie la lasagne ou la pizza, on pense plutôt haricots, viandes, soupes.On y va pour une cuisine qui remplit l'estomac, mais qui le fait avec une certaine élégance.Qui le fait parfois même avec cette fierté assurée qu'ont les Italiens quand ils nous présentent des plats presque fermiers, mais préparés avec un respect quasiment poétique des ingrédients \u2014 de première qualité \u2014 et des traditions de préparation.Le menu change tous les mois pour s'adapter au moment.Lors de notre visite, on sentait l'ambivalence de cette période de l'année.Soupe froide à la betterave et tomate farcie très estivale en entrée, gnocchi aux cèpes plutôt automnaux en plat principal.La tomate qui nous a été servie, farcie à la purée de ricotta et de petits pois frais, déposée sur une minuscule flaque d'une très bonne huile d'olive, avait tout pour nous ravir.Le fruit-légume, bien mûr et savoureux, se mariait à merveille avec la mousse légère qu'il contenait, sans parler de l'huile d'olive qui marquait le tout de son parfum un peu poivré.Un bel équilibre tout en fraîcheur et en douceur.Idem pour la soupe, où la betterave imposait son élégant parfum sucré, sans la moindre âcreté, lié à l'huile d'olive.Les gnocchi, qui sont arrivés en plat principal \u2014on peut aussi toujours choisir les pâtes en entrée, en primo piatto, à l'italienne\u2014 se sont imposés sur un autre registre.Goût boisé des cèpes, présence fumée des lardons, sauce au fond de veau, servi avec des gnocchi faits main, moelleux et fondants.Bref, une composition automnale réconfortante, telle une version italienne du comfort food, raffinée mais néanmoins un peu costaude.Malgré tout cela, le repas ne s'est pas passé sans une petite déception.Puisque la cuisine est ouverte et qu'on voit l'unique cuisinier travailler, on n'a pu s'empêcher de constater que les pâtes dont on se sert pour préparer la carbonara sont cuites à l'avance.Est-ce parce que la cuisine est toute petite et qu'il n'y a donc pas la place, pas le temps, pour faire toujours cuire les pâtes juste à temps ?Peut-être.En fait, le chef a probablement toutes sortes de bonnes raisons de procéder ainsi.Ce qui nous a déçus, néanmoins.Et on n'a pu s'empêcher, sachant cela, de goûter cette différence, la cuisson à l'avance changeant notamment la texture des pâtes.Parfois, ces petites choses\u2014certains Italiens vous diront que ce n'en est pas une \u2014 peuvent tout changer dans nos perceptions.Dommage, parce que la liaison aux oeufs et à la pancetta, couronnée d'une courgette miniature était, elle, réussie.Tout comme la raie, sautée dans un peu d'huile et de zeste de citron et servie avec une salade froide de concombres et tomates, arrosée là encore d'une belle huile d'olive.Au dessert, le tiramisu préparé par le chef a su nous séduire lui aussi, probablement parce que, pour une fois, il goûtait vraiment comme en Italie, où la mascarpone se fait léger, l'espresso subtil et les doigts de dame tendres et moelleux.Et le café Il y était impeccable.Avec quelques petits changements de rien du tout pour lui donner un peu plus de fini, de subtilité \u2014 un détail : du beurre en morceau plutôt que dans des contenants de plastique, par exemple, moins de choses qui ont l'air de traîner sur les étagères, des pâtes cuites sur-le-champ, évidemment, une présentation un peu plus soignée des assiettes \u2014 le Petit Toscan pourrait facilement hausser juste assez la qualité de l'expérience qu'il offre pour que les clients, eux, et surmontent le petit agacement survenant lorsqu'ils mesurent le rapport qualité- prix du menu.Bref, un peu d'ajustements, et on aura là plus qu'un fort bon restaurant de quartier.4515, rue Marquette Montréal (Québec) (514) 523-7777 Ouvert du mardi au samedi, à partir de 18 h Antipasti : 3,75 $ à 8 $ Pâtes : 15 $ à 18 $ en plat principal, 7 $ à 9 $ en entrée Plats principaux : 16 $ à 23 $ Desserts : 3,50 $ à 6 $ FFF Des vins pour la rentrée Dégustés pour vous > Saint-Julien 2000 Château Duluc.Bordeaux rouge au bouquet pour l'instant tout d'un bloc, et un peu iodé.Assez corsé, tannique, ferme.Austère.S, 857904, 36,75 $, FFF $$$($), 4-5 ans au moins.> Pommard 2000 Coste-Caumartin.Bourgogne rouge au bouquet de bonne ampleur, solide, corsé, et aux tannins fermes.S, 490839, 43 $, FFF $$$$, 5-6 ans.> Rioja 2000 Sierra Cantabria.Vin au bouquet de fruits rouges plein d'éclat, au boisé vanillé.Flatteur, des tannins veloutés.Séduisant.S, 741355, 45,25 $, FFF(F) $$$$, à boire, 4-5 ans.> Sonoma County 1999 Geyser Peak Reserve.Beaucoup de couleur, un bouquet large, plutôt d'une pièce.Corsé, dense, tannique, mais sans rugosité.S, 714188, 55 $, FFF(F) $$$$($), 3-4 ans au moins.> Puligny-Montrachet 1999 Domaine Michelot.Bourgogne blanc au bouquet retenu, au boisé discret.Un boisé tout aussi discret en bouche, bien fait, mais, m'a-t-il semblé, sans le charme habituel de ces vins.S, 860288, 59 $, FFF $$$$($), 3-4 ans sans doute.> Bonnezeaux 1999 Château de Fesles.Blanc moelleux de la Loire.Le bouquet est large, avec des notes de cire, de fruits à chair blanche confits.Bien sucré, opulent.Très cher.S, 872499, 70 $ les 500 millilitres, FFF , 5-6 ans, et même sans doute le double.LE VIN Tous les mois, et ce depuis des années, la SAQ sélectionne un certain nombre de vins dont elle fait la promotion, notamment dans la brochure qu'elle fait insérer dans des quotidiens.L'opération, connue autrefois sous le nom de vinoh ! veritas (Nouveaux arrivages, désormais), porte, pour septembre, comme à l'habitude, sur une quinzaine de vins, que la presse spécialisée a pu goûter la semaine dernière.Il y a de beaux vins dans le lot, mais, à mon avis, aucune aubaine.Voici donc de courtes descriptions de ces vins, que j'ai goûtés à bouteilles découvertes (en sachant donc quels vins je dégustais), en allant des moins chers aux plus chers.Et que j'ai notés sans doute un peu bas, comme toujours en pareil cas.> Anjou-Villages 2000 Château La Tomaze.Vin rouge de Cabernet franc, au bouquet de fruits rouges très typé Cabernet franc.Moyennement corsé, simple, peu tannique.S, 872747, 16,10 $, FF $($), à boire.> Vino Nobile di Montepulcianno 1999 Lodola Nuova Ruffino.Une robe rougebrique restant transparente, un nez de fruits rouges aux arômes bien Sangiovese, mais plutôt unidimensionnel.Assez tannique, et passablement astringent.S, 516450, 24,80 $, FF(F) $$$, 3-4 ans environ.> 1ères Côtes de Blaye 1998 Château Prieuré Malesan.Assez peu coloré, un joli nez de bordeaux rouge, quoique peu complexe.Moyennement corsé, légèrement tannique.Bien fait, mais trop cher.S, 896548, 27,40 $, FF(F) $$$, à boire, 1-2 ans.> Saint-Émilion 2000 Château De Sarpe.Bien coloré, un bouquet de bon volume, avec des nuances.Relativement corsé, charnu, des tannins fermes.Nettement mieux que le précédent, à mon avis.C, 896191, 27,45 $, FFF $$$, à boire, 3-4 ans.> Vino Nobile di Montepulciano 1999 Bindella.Rouge-brique, un bouquet de Sangiovese qui a quelque chose d'un peu sauvage, non sans profondeur.Relativement corsé, tannique, passablement astringent.Solide et plus réussi que le Ruffino (voir plus haut).S, 433409, 27,45 $, FFF $$$, 3-4 ans au moins.> Santenay 1er cru Commes 2000 Roger Belland.Bourgogne rouge au bouquet bien mûr et aux tannins fermes.De style.carré, et conforme à ce qu'on attend de cette appellation.Cher.S, 873232, 34 $, FF(F) $$$($), 4-5 ans environ.> Loupiac 1998 Château Les Roques.Bordeaux blanc moelleux (sucré) de type Sauternes.Sans la finesse des Sauternes en bouche, mais généreux, et pourvu d'un beau bouquet aux notes citronnées et de botrytis (les odeurs particulières aux Sauternes).S, 895425, 34,25 $, FFF $$$($), 4-5 ans environ.> Savigny-les-Beaune 1er cru Les Lavières 2000 Bouchard Père.Très beau bourgogne rouge, au bouquet nuancé et distingué.Moyennement corsé, des tannins veloutés, tendres.S, 872564, 36 $, noté FFF, mais il mérite sans doute FFF(F), $$$($), à boire, 2-3 ans au moins. B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 Le syndrome de Stockholm a 30 ans Paradoxe du comportement qui désigne la sympathie des captifs à l'égard de leurs ravisseurs GAËL BRANCHEREAU Agence France Presse STOCKHOLM \u2014 Il y a un peu plus de 30 ans en Suède, des braqueurs de banque et leurs otages inventaient sans le savoir le syndrome de Stockholm, paradoxe du comportement qui désigne généralement la sympathie des captifs à l'égard de leurs ravisseurs.Le terme a été inventé par un psychiatre américain, Frank Ochberg, qui a étudié en profondeur le braquage très médiatisé d'une banque du centre de Stockholm le 23 août 1973.Au fil des heures, une complicité amoureuse s'y était notamment développée entre l'un des ravisseurs et l'une des otages.Le psychiatre, expert auprès du FBI, travaillait dans le cadre d'un « groupe de travail sur le terrorisme et le désordre » créé par le ministre de la Justice des États- Unis après le traumatisme provoqué par le massacre des Jeux olympiques de Munich de 1972 au cours desquels 11 athlètes israéliens ont été tués lors d'une prise d'otages menée par un commando palestinien.« Le comportement incroyable de l'otage Kristin, son affection pour son ravisseur, sa haine des autorités et l'affection réciproque du ravisseur, ces trois éléments constituent la base de la définition du syndrome », a expliqué Frank Ochberg.La victime « est d'abord accablée, choquée avant de revenir à des sentiments primitifs, fondamentaux que je désignerais par le terme imparfait de gratitude », note le psychiatre, qui se souvient des traces de sperme retrouvées sur le sol de la banque.« Rechercher la compréhension mutuelle dans une telle situation n'est pas tellement étrange, c'est une stratégie de survie », confiera l'otage Kristin Enmark.« Ce n'est pas qu'un instinct de survie », assène M.Ochberg.De fait, à l'instar de ce qui se passera entre Kristin et l'un des preneurs d'otages, plusieurs cas du syndrome montrent que victimes et « bourreaux » se fréquentent alors que tout risque a disparu.Kristin n'a pas pour autant épousé son ravisseur, comme le prétend la légende.« Je crois qu'il y a quelque chose de l'attachement à la mère.Vous subissez une phase de complète infantilisation : vous ne pouvez pas vous alimenter, parler ou aller aux toilettes sans permission », poursuit Frank Ochberg.D'autres médecins évoquent le traumatisme causé par l'effondrement du « fantasme d'immortalité ».L'exemple le plus célèbre de syndrome de Stockholm est également le plus abouti, puisque la captive épousera son ravisseur en même temps que sa cause : Patty Hearst, fille d'un magnat de la presse kidnappée en 1974 par la Symbionese Liberation Army (SLA), sera condamnée à sept ans de prison pour braquage, avant d'être graciée par le président américain Jimmy Carter.À son sujet, le psychiatre britannique William Sargant écrivait en 1976 : « Une personne dont le système nerveux est sous pression constante peut démontrer une activité cérébrale paradoxale \u2014 le mal devient le bien et le bien devient le mal.» À la fin des années 70, Frank Ochberg parvient à convaincre le FBI d'appliquer ses théories sur le terrain et de les diffuser à l'étranger.En 1977, un cas d'école est trouvé lorsque des indépendantistes sud-moluquois prennent le contrôle d'une école et d'un train aux Pays-Bas.« Nous avons tenté de convaincre l'un des terroristes de prendre le pouls d'un passager malade, pour établir un contact physique » et susciter sa compassion, explique M.Ochberg.Pour le coup, c'est un échec, car un médecin au nombre des passagers se porte volontaire.Deux otages et six terroristes seront tués au cours de l'assaut final, après 19 jours de siège.Le terme a été inventé à la suite de l'étude en profondeur d'un braquage très médiatisé d'une banque du centre de Stockholm, en août 1973.3jours d'aubaines Promo Allez de l'avant 40 % de rabais chaussures de marche Rockport pour lui Ord.150 $.Solde 89,99 $.ENCORE 3 JOURS Promo Jockey 25 % de rabais tenues Jockey pour femme, homme et enfant 50 % de rabais batteries de cuisine et articles suivis assortis signés Lagostina, Cuisinart, Kitchen Aid, Anolon, Circulon et T-Fal.Exception : articles « Aubaine la Baie ».1 100 $ de rabais promo Sealy de recouvrement sans suite : duos-sommeil Shiraz à surmatelas et ressorts ensachés Duo-sommeil grand lit.Ord.1 999 $.Solde 899 $ 40%de rabais jeans Levi's pour elle et lui Ord.69,99 $ à 79,99 $ Solde 41,99 $ à 47,99 $ encore plus 10%DE RABAIS LE VENDREDI 5 SEPTEMBRE EN RÉGLANT AVEC VOTRE CARTE DE CRÉDIT Hbc Sur nos prix ordinaires, de solde et de liquidation Mode, chaussures et accessoires pour toute la famille; meubles de nursery; linge demaison; articles ménagers; articles de table; petits électros de cuisine; friandises; aliments fins.Exceptions : produits de beauté et parfumés, meubles, duos-sommeil, appareils électroniques, gros électros, micro-ondes, aspirateurs, articles«Achat-choc », «Achat spécial », «Notremeilleur prix chaque jour » et ceux des rayons concédés.D'autres exceptions s'appliquent, précisions enmagasin.OFFRES EXCLUSIVES DU SAMEDI Ne peuvent être combinées à aucune autre offre.solde 999 chemisiers Mantlesmc en coton, à manches longues et sans manches, pour elle Ord.29,99 $ solde 5999 lecteur de CD portatif RCA N° RP2462/2463 Ord.69,99 $ 55%de rabais bagages Legacy de Ricardo of Beverly Hills MAINTENANT 499 et 999 tee-shirts pour elle MAINTENANT 999 shorts pour elle MAINTENANT 499 à 3999 maillots de bain pour toute la famille MAINTENANT 1499 choix de tricots et chemises tout-aller pour lui MAINTENANT 1499 à 4999 tricots et shorts griffés pour lui MAINTENANT 1999 corsaires pour elle jusqu'à 60%de rabais : articles en liquidation dans plusieurs rayons 30%DE RABAIS ADDITIONNEL sélection mode griffée Liz Claiborne, Tommy Hilfiger, Jones New York et autres à prix de liquidation et dessous et accessoires mode à prix déjà réduit jusqu'à 40 % pour elle.Sur nos derniers prix étiquetés.50%de rabais additionnel 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$ de rabais gros électros Maytag 50 % de rabais articles-cadeaux et verres à pied Tartan en cristal Bols, carafes et vases dans le lot.Ord.69,99 $ à 134,99 $.Solde 34,99 $ à 67,49 $ 40 % à 50 % de rabais oreillers, couettes et couvrematelas Tommy Hilfiger 25 % de rabais mobilier de séjour, chambre à coucher et salle à manger rideaux de douche, tapis de bain et d'appoint et accessoires de salle de bains range-placards accessoires de cuisine en bois, en chrome et en inox OBTENEZ JUSQU'À 50 % PLUS DE POINTS EN UTILISANT CONJOINTEMENT VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC ET VOTRE CARTE PRIMES HBC.Certaines exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.Lechoix varie selon lemagasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles «Notremeilleur prix chaque jour », «Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat-choc», « Achat spécial » et ceux des rayons concédés.Du vendredi 5 au dimanche 7 septembre 3164285A Un tourbillon d'atomes et de particules Oui, vous 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année à la tête de l'émission Jean-René l'Infoman est à court d'idée géniale.Détrompez-vous! Il revient en force.Pour le retour, Jean-René s'est battu comme un titan pour qu'Infoman reste le vendredi, a affronté avec courage le monstre du Lacdes- Piles, a préparé minutieusement un inédit sur Pierre Bourgault et a lâchement envoyé un autre reporter avoir mal au coeur dans un musée sur les matières fécales.Infoman, plein les yeux\u2026 plein le nez pour son retour à 19 h.Plein les yeux 3165430A "]
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