La presse, 5 septembre 2003, Cahier A
[" MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 LE PLUS GRAND QUOTID IEN FRANÇAI S D'AMÉRIQU E 1 1 9e A N N É E > N O 3 1 1 > 6 4 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ Les cols bleus de Montréal mettent fin à la trêve AUDREY RENTRE AU BERCAIL MARIAGES GAIS Vote aux Communes dès cet automne SÉBASTIEN RODRIGUE ARRIVÉ près d'une entente avec la Ville de Montréal au cours de l'été, le syndicat des cols bleus a mis un terme aux négociations et à la trêve suspendant ses moyens de pression, a appris La Presse.Le président du syndicat, Michel Parent, a informé les 7300 syndiqués de la rupture des négociations avec la Ville dans une lettre intitulée Fin de la trêve, que La Presse a obtenue.Distribuée cette semaine, cette missive indique que les négociations ont cessé le 29 août.Le président du syndicat écrit qu'un « cadre de règlement financier » a été conclu le 9 juillet, mais que le syndicat a refusé d'en faire l'annonce sans avoir vu les « textes paraphés ».« Malheureusement, après plusieurs rencontres et ce, sans relâche pendant tout l'été, nous arrivons à la conclusion que les représentants de la ville cherchent tous les Voir MONTRÉAL en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Devant la controverse qui s'amplifie d'un bout à l'autre du pays sur la question des mariages gais, le gouvernement Chrétien songe à régler ce dossier plus rapidement que prévu.Il tiendrait un vote aux Communes dès cet automne sur le projet de loi légalisant les mariages entre conjoints de même sexe, au lieu d'attendre l'avis de la Cour suprême du Canada.Ce scénario, présenté au caucus libéral à North Bay il y a deux semaine, mais écarté par le premier ministre Jean Chrétien, est dorénavant sur la table même s'il est loin d'être acquis que le gouvernement dispose de l'appui nécessaire aux Communes pour adopter ce controversé projet de loi, a appris La Presse hier.Un tel geste permettrait à Paul Martin, le grand favori pour remplacer M.Chrétien à la barre du Parti libéral, de respirer mieux, lui qui craint comme la peste que cette épineuse question devienne un des grands enjeux des prochaines élections, prévues au printemps 2004.À l'issue du caucus de North Bay, M.Martin a d'ailleurs invité poliment M.Chrétien à accélérer le pas dans ce dossier en proposant d'adopter dès cet automne le projet de loi reconnaissant les mariages entre conjoints de même sexe plutôt que d'attendre que la Cour suprême statue sur sa constitutionnalité.« C'est certainement un scénario qui est sur la table en ce moment », a déclaré une source libérale bien au fait du dossier qui a requis l'anonymat.Au cabinet, plusieurs ministres appuient maintenant cette idée de mettre le projet de loi aux voix plus rapidement que prévu.Voir VOTE en A2 Photo ROBERT NADON, La Presse Arrivée hier matin à l'aéroport de Dorval après deux mois et demi à Toronto, la jeune chanteuse Audrey de Montigny saute dans une longue limousine blanche, accompagnée de son père Jean, de sa mère Louise et de sa soeur Maude.Direction : Sainte-Julienne, où ses amis et ses fans l'attendaient avec impatience.Rappelons qu'Audrey a été éliminée mardi de l'émission Canadian Idol diffusée sur CTV.Elle a terminé dans le top 4.Nos informations en page C4.Shire envoie paître Allan Rock La pharmaceutique anglaise ferme Bio Chem, à Laval DENIS ARCAND MÊME si le gouvernement du Canada lui a formellement demandé d'attendre, la firme pharmaceutique anglaise Shire commencera ce matin à fermer le prestigieux laboratoire de chimie médicinale Bio Chem, à Laval.Une proposition d'achat faite à Shire la semaine dernière par des gens d'affaires et des scientifiques de Montréal semble pour l'instant dans les limbes.Des informations selon lesquelles l'entrepreneur Francesco Bellini et le Fonds de solidarité travaillaient sur un projet de rachat du labo ont été démenties hier.« Rien n'a changé pour Shire, par rapport à ce que nous avons annoncé le 31 juillet.Le processus de fermeture est enclenché depuis cette date et la majorité du personnel quittera Bio Chem demain (aujourd'hui), comme prévu », a indiqué hier Michèle Roy, la porte-parole de Shire.L'échéancier prévoit que tous les autres licenciements se feront d'ici décembre.Voir SHIRE en A2 GP: Ottawa refuse toute concession Le gouvernement fédéral écarte catégoriquement tout assouplissement à sa Loi sur le tabac comme solution pour le maintien du Grand Prix du Canada à Montréal.Ce refus, réitéré hier par le cabinet du premier ministre Chrétien et par la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan, rend donc inutile toute velléité de Québec de suspendre l'application de sa propre loi antitabac.Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, persiste à croire qu'il est toujours possible de convaincre les constructeurs et les propriétaires d'écuries de tenir une épreuve de F1 à Montréal.Voir nos informations en A3 Irak: Paris et Berlin estiment insuffisant le projet de résolution américain Bandes dessinées B6 Bridge E8 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton B6 Forum A10, A11 Horaire spectacles C7 Horaire télévision C4 Horoscope E6 Loteries A2, A8 Mots croisés B6, S12 Mot mystère B6 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E6-E8 - affaires D2 M É T É O Voir page S16 Passages nuageux Maximum 21, minimum 10 d'après AFP et AP DRESDE (Allemagne) \u2014 Le président français Jacques Chirac et le chancelier Gerhard Schröder ont affirmé hier à Dresde que le projet de résolution américain sur l'Irak « n'allait pas assez loin » vers une dévolution rapide du pouvoir aux Irakiens, et que les deux pays se consulteraient étroitement pour présenter des amendements.M.Chirac a estimé que le texte présenté mercredi soir à l'ONU était « assez loin de l'objectif prioritaire » de la France, à savoir « le transfert de la responsabilité politique à un gouvernement irakien », à l'issue d'une rencontre informelle avec le chancelier Gerhard Schröder à Dresde.Au cours d'une conférence de presse commune avec le chancelier, Jacques Chirac a assuré que la France étudierait cependant de « façon la plus positive » le projet de résolution américain sur la mise en place d'une force multinationale.Un transfert de la responsabilité politique à un gouvernement irakien aussi rapidement que possible est toutefois nécessaire, pour « sortir d'une logique d'occupation et entrer dans une logique de développement sous la responsabilité des Irakiens eux-mêmes », a estimé le président.Le chancelier a indiqué de son côté, tout en saluant « un mouvement» de la part des États-Unis, que le projet était insuffisant.« En vérité, je pense comme lui (Jacques Chirac) que ce projet ne va pas assez loin, qu'il n'est pas assez dynamique », a-t-il jugé.Selon lui, l'ONU « doit avoir la responsabilité du processus politique » en Irak.Jacques Chirac a indiqué que le projet de résolution allait « faire l'objet de discussions» et que la France, en relation avec l'Allemagne, « aurait l'occasion de présenter des amendements ».Compte tenu du sort qui sera réservé à ces amendements, la France arrêtera sa position au Conseil de sécurité.« En toute hypothèse, a-t-il dit, la concertation franco-allemande sera totale avec la volonté d'avoir une attitude commune sur cette résolution.De Washington, le secrétaire d'État américain Colin Powell a immédiatement réagi à ces déclarations.Voir IRAK en A2 .com un nouvel air d'aller aircanada.com Les plus bas tarifs, tous les jours, sur le plus de vols pour le plus d'endroits au pays.Obtenez un mille AéroplanMD additionnel pour chaque tranche de trois dollars dépensés sur aircanada.com pour tous vos voyages au Canada.3157745A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Bernard Landry est la preuve que, dans l'intimité, on ressemble tous à Stéphane de Normétal.Arcand à la conquête du Canada d'en haut Cahier Arts+Spectacles, page C1 Jacques Villeneuve: à fond la caisse Cahier Sports, page S11 Visiter Tchernobyl, plonger avec les requins: vive les loisirs extrêmes! Cahier Actuel, page B1 A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-4-5 > À quatre chiffres : 7-2-5-9 SUITES DE LA UNE MONTRÉAL Suite de la page A1 VOTE Suite de la page A1 Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui pilote ce dossier, se montre aussi plus ouvert à l'idée de tenir un vote aux Communes au cours des prochains mois dans l'espoir de régler cette question avant le prochain scrutin.« C'est devenu une question nationale.À un moment donné, le chef (M.Chrétien) va décider de faire comme si cela n'existait pas (la controverse) et de laisser le tout dans la cour de l'autre (Paul Martin) ou il va décider comme premier ministre, avant de quitter son poste, de dire à la population ce que son gouvernement en pense », a ajouté cette source.Le député libéral d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, a été le premier élu à proposer que la Chambre des communes se prononce à l'automne sur le projet de loi au lieu d'attendre l'avis du plus haut tribunal du pays.M.Bélanger, favorable à la reconnaissance des mariages des couples homosexuels, a depuis entrepris de convaincre son gouvernement de procéder rapidement, étant donné que le débat sur cette question est bien engagé partout au pays.Hier, le député a soutenu que plusieurs de ses collègues sont favorables à ce que le projet de loi soit mis aux voix dans les prochaines semaines afin d'éviter que les choses traînent en longueur pendant des mois.« C'est un débat qui est déjà assez difficile, assez déchirant.Est-ce vraiment nécessaire de l'étirer pendant un an et demi ?Qu'on le veuille ou pas, le débat est engagé.La seule place où il ne se fait pas, c'est au Parlement », at- il ajouté.Chose certaine, cette question qui divise les troupes libérales depuis des semaines sera rapidement abordée à la reprise des travaux parlementaires le 15 septembre.C'est que l'Alliance canadienne compte déposer dès le lendemain une résolution maintenant la définition traditionnelle du mariage.En 1999, la Chambre des communes avait voté par une écrasante majorité pour maintenir la définition du mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme « à l'exclusion de toute autre chose ».À l'heure actuelle, les mariages gais sont permis en Ontario et en Colombie-Britannique grâce à une décision des tribunaux provinciaux, mais ils sont interdits ailleurs au pays.Depuis que le gouvernement Chrétien a annoncé son intention de modifier la définition du mariage, plusieurs manifestations ont eu lieu sur la colline parlementaire à Ottawa et dans tout le pays afin de dénoncer le projet de loi.Cette semaine, une coalition de groupes religieux et familiaux a lancé une campagne pour défendre l'actuelle définition du mariage et a promis de faire mordre la poussière aux prochaines élections à 30 députés qui ont défendu le mariage entre conjoints de même sexe ou qui ont été élus au dernier scrutin par une mince majorité.La plupart des députés visés sont des libéraux de l'Ontario.prétextes pour étirer les discussions de façon indue », peut-on lire dans cette lettre.Il a été impossible hier d'obtenir les commentaires du président du syndicat, Michel Parent, actuellement en vacances.M.Parent termine sa lettre en écrivant que « le temps est maintenant venu pour nous tous et toutes de leur faire comprendre sans délai que nous ne nous laisserons pas faire ainsi ».Selon des sources sûres, le syndicat envisage un retour aux moyens de pression si la Ville reste sur ses positions.Le syndicat reproche à l'administration municipale d'avoir modifié ses engagements pris dans l'entente du 9 juillet.Le syndicat des cols bleus regroupés espère tout de même une reprise des négociations puisqu'une entente est « tout près ».Le porte-parole du comité exécutif de la Ville de Montréal, Bernard Larin, explique que le syndicat et la Ville ne s'entendent pas sur la façon de calculer les hausses salariales.« Il y a un très mince écart de 0,3% qui nous sépare.On croit encore qu'il est possible de s'entendre », dit-il.Le nouveau modèle organisationnel de l'administration Tremblay- Zampino a aussi été une cause pour mettre fin à la trêve et aux négociations, a-t-on appris.Le président du syndicat aurait émis des réserves quant aux propositions sur la gestion des ressources humaines.Le projet de décentralisation suggère de donner aux arrondissements un pouvoir d'embauche et la responsabilité de négocier des « objets locaux» des conventions collectives.La Ville et le syndicat doivent s'entendre pour harmoniser les 29 conventions collectives en vigueur dans l'île.La Ville propose une hausse salariale maximum de 11,7% sur cinq ans.Après l'échec de la médiation en avril dernier, le ministère du Travail avait nommé un arbitre pour imposer une convention collective aux deux parties d'ici février 2004.D'ici là, rien n'empêche le syndicat des cols bleus et la Ville de signer une convention collective.Par ailleurs, le syndicat des cols bleus n'est pas en droit de déclencher une grève en raison de cet arbitrage.Jusqu'à vendredi dernier, les deux parties ont négocié de façon intensive durant tout l'été hormis une pause pour les vacances.Les négociations entre Montréal et ses cols bleus avaient repris en juin dernier grâce à une trêve mettant fin à des moyens de pression.Pendant environ un mois, les cols bleus avaient multiplié les actes d'intimidation à l'endroit de soustraitants embauchés par les arrondissements.Ces moyens de pression avaient retardé plusieurs travaux printaniers comme la plantation de fleurs, l'entretien de pelouses et le nettoyage des réseaux d'eau.Par la suite, le syndicat avait été réprimandé par le Conseil des services essentiels et s'était entendu avec la Ville pour relancer les négociations.Les arrondissements ont tout de même imposé de nombreuses mesures disciplinaires, alors que d'autres employés ont été traduits en justice.Jusqu'à maintenant, la Ville a obtenu des ententes de cinq ans respectant le plafond de 11,7% avec les syndicats des policiers, des cols blancs, des pompiers et des scientifiques.Les négociations doivent reprendre ces semaines-ci avec les autres syndicats, c'est-à-dire ceux des brigadiers, des architectes, des juristes et des professionnels généraux.Photo La Presse François Béliveau La Presse perd un collègue NOTRE confrère François Béliveau, de la section des sports, est décédé du cancer hier après-midi à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.Il avait 61 ans.Après avoir amorcé sa carrière au Nouvelliste de Trois-Rivières, François est entré à La Presse le 2 juillet 1965.Il a alors entamé ce qu'il voyait comme une véritable mission : la couverture du sport, et plus particulièrement celle du sport amateur.Au fil de toutes ces années, il aura permis à nos lecteurs de dépister de nombreux talents.La Presse offre ses plus sincères condoléances à sa famille, et plus particulièrement à son frère jumeau, Jules, lui aussi journaliste à La Presse.Les collègues lui rendent un dernier hommage dans le cahier des Sports.SHIRE Suite de la page A1 Au total, 120 personnes, surtout des chimistes et des microbiologistes, doivent être licenciées.Vendredi dernier, le ministre fédéral de l'Industrie, Allan Rock, avait envoyé une lettre au président de Shire, Matthew Emmens, lui enjoignant de surseoir à « quelque initiative que ce soit qui puisse toucher les opérations canadiennes de Bio Chem-Shire », tant que le gouvernement du Canada n'aura pas déterminé si cette décision contrevient aux engagements pris par Shire en 2001 quand elle a acheté Bio Chem Pharma pour 5,9 milliards.À l'époque, Shire avait dû s'engager à des dépenses minimales de recherche au Canada, après que la transaction eut d'abord été bloquée par Investissement Canada.Mercredi, Suzanne Mc Kellips, haute fonctionnaire d'Investissement Canada, a indiqué que l'examen n'est pas terminé et que « des discussions se poursuivent ».La porte-parole du ministre Rock, Selena Beattie, a dit ne pas pouvoir commenter lorsqu'on lui a demandé ce qu'Ottawa va faire si Shire procède aux licenciements aujourd'hui.Le porte-parole du ministre québécois du Développement économique, Michel Audet, n'a pu être joint hier soir.Quand on a demandé à Mme Roy, de Shire, si la firme entendait passer outre à la demande du gouvernement canadien, elle a indiqué que Shire ne commente pas ses discussions avec Ottawa.Francesco Bellini à la rescousse ?Parallèlement à ces événements, un groupe de gens d'affaires et de scientifiques montréalais a multiplié les réunions cette semaine en vue de constituer un montage financier qui permettrait de convaincre Shire de ne pas démanteler ce laboratoire, qui a notamment donné naissance au 3TC, le médicament antisida le plus vendu au monde.D'une part, deux des principaux chimistes de Bio Chem, Ming- Qiang Zhang et Alex Cimpaio, se sont rendus en Angleterre au siège social de Shire, la semaine dernière.Vendredi dernier, ils ont présenté au responsable mondial de la recherche de Shire, le vice-président Wilson Totten, une proposition secrète.La Presse n'a pu obtenir la teneur de cette offre, mais il semble qu'elle visait à acheter de Shire la propriété intellectuelle des projets de recherche actuellement en marche au labo de Laval.D'autre part, La Presse a appris que Francesco Bellini \u2014 cofondateur et ex-président de Bio Chem Pharma (l'architecte de la vente à Shire) \u2014 a été pressenti par un groupe d'investisseurs pour racheter le labo et éviter la fermeture.M.Bellini, en 2001, avait affirmé avoir négocié la transaction de façon à ce que le laboratoire de Laval continue de fonctionner et de prospérer à la suite de la vente.Selon des informations qui circulaient hier, M.Bellini aurait été le principal investisseur dans une offre d'une cinquantaine de millions pour le labo, avec le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec.M.Bellini se trouve actuellement aux États-Unis pour recueillir des fonds pour sa nouvelle firme biopharmaceutique, Neurochem.En réponse aux questions de La Presse, il a fait dire par son bureau qu'il a effectivement été pressenti, mais que le plan qu'on lui a proposé ne l'intéresse pas.Hier, le président du Fonds de solidarité, Pierre Genest, a indiqué que ce scénario est une rumeur non fondée qui circule dans les milieux financiers.Il a ajouté que le Fonds demeure ouvert à une participation dans une éventuelle proposition à Shire pour Bio Chem, si jamais un plan viable voit le jour.« Mais jusqu'à présent, il n'y a rien de concret qui est en route.On étudie des scénarios.» L'idée d'un investissement de M.Bellini aurait pu avoir du sens du point de vue des affaires, puisque Neurochem magasine actuellement des locaux plus grands que ceux de son petit laboratoire du Technoparc Saint-Laurent ; et que certains de ses médicaments expérimentaux approchent du stade où ils devront être développés par des chimistes.Mais il y a quelques semaines, le bras droit de M.Bellini chez Neurochem, le président, Philippe Calais, avait indiqué à La Presse que cette option n'avait jamais été même envisagée.Par ailleurs, le Bloc québécois a enjoint hier au gouvernement fédéral d'« utiliser tous les moyens à sa disposition pour assurer la survie du centre de recherches Bio- Chem ».« Le temps presse car nous ne sommes plus qu'à 24 heures de la fermeture annoncée par Shire Pharmaceuticals », a lancé le député du Bloc québécois Paul Crête.Les Montréalais contre les défusions Presse Canadienne UNE majorité de Montréalais s'opposent aux défusions municipales.Néanmoins, il existe un véritable clivage entre francophones et anglophones à ce sujet.Un sondage Léger Marketing réalisé pour TVA, Le Journal de Montréal et The Gazette démontre que 54% des Montréalais voteraient contre la défusion lors d'un éventuel référendum, alors que 36%seraient en faveur.Du côté des francophones, ils sont opposés aux défusions dans une proportion de 67%.Chez les anglophones, seulement 40% sont contre.Le sondage indique aussi que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne fait pas l'unanimité dans la population.En effet, 60% des répondants se disent satisfaits de son travail, alors que 34% en sont insatisfaits.Le sondage a été réalisé du 26 au 31 août 2003 auprès de 505 répondants.La marge d'erreur est de 4,4 points de pourcentage.IRAK Suite de la page A1 « S'ils ont des suggestions, je serai plus que content de les écouter », a-t-il assuré, estimant que « la résolution a été préparée d'une manière qui réponde aux inquiétudes que des dirigeants comme le président Chirac et le chancelier Schröder ont soulevées par le passé ».« Je ne vois pas très bien ce qu'ils veulent vraiment », a-t-il ajouté, annonçant qu'il « allait étudier » les déclarations.Selon des sources diplomatiques françaises, le texte américain ne paraît pas marquer un changement d'approche suffisant pour faire face à la situation de crise extrême en Irak.Paris estime qu'il est trop essentiellement axé sur la dimension sécuritaire et qu'il ne prend pas en compte les nécessités politiques de l'Irak.Selon la France, la remise rapide du pouvoir aux Irakiens est une condition fondamentale pour la réussite de la stabilisation de l'Irak, et le projet ne donne pas aux Nations unies le rôle qui devrait leur incomber dans ce processus, d'après ces sources.Selon des sources proches du gouvernement allemand citées, les États-Unis n'ont pas formulé de demandes de contribution à Berlin dans le cadre de la résolution.Mais, d'après le quotidien régional Leipziger Volkszeitung paru hier, le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, et des dirigeants américains font pression sur Berlin pour qu'il décide de s'engager en Irak.Par ailleurs, la radio d'État syrienne a également appelé à la restauration pleine et entière du rôle des Nations unies, tout en soulignant que l'appel du pied des États-Unis à l'ONU était un signe positif.Le projet de résolution, obtenu par l'Associated Press, prévoit de transformer la force d'occupation américaine en une force multinationale mandatée par l'ONU et placée sous un commandement unifié.Elle préconise également que le Conseil de gouvernement irakien coopère avec l'ONU et les responsables américains à Bagdad, afin de produire un «calendrier définissant des échéances pour la rédaction d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections démocratiques ».Mais il ne s'agit pas de remettre en cause la prééminence de Washington : un Américain serait placé à la tête de la force multinationale et l'administrateur civil de l'Irak, Paul Bremer, conserverait le poste politique le plus élevé, a insisté mercredi Colin Powell.La résolution pourrait donc ne pas être adoptée aussi rapidement que le souhaiterait le secrétaire d'État américain, alors qu'en Irak l'insécurité croissante rend inévitable un renfort des troupes.« Si un conflit interne d'une quelconque nature éclatait (.) ce serait un défi auquel je ne pourrais répondre », a reconnu le général Sanchez, commandant en chef des forces de la coalition en Irak, au cours d'une conférence de presse à Bagdad.« Je n'ai pas besoin de soldats américains supplémentaires », mais « clairement (.) si des forces de la coalition se proposaient, nous les accueillerions avec plaisir », a-t-il ajouté.CAHIER SPÉCIAL : LA RENTRÉE CULTURELLE Théâtre, musique, arts visuels, danse, spectacles, cinéma, télé\u2026pour vous aider à choisir vos activités de l'automne, les journalistes de La Presse passent en revue les principaux événements culturels de la nouvelle saison et partagent leurs attentes.Un cahier spécial à conserver.À lire demain dans LA RENTRÉE CULTURELLE EN LIGNE SUR CYBERPRESSE À consulter également, un dossier spécial faisant le tour sur le Web des principaux événements de l'automne : www.cyberpresse.ca/culture LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 A3 ACTUALITÉS Pas question d'amender la Loi sur le tabac, affirme Ottawa DENIS LESSARD et JOËL-DENIS BELLAVANCE LE GOUVERNEMENT Chrétien écarte catégoriquement tout assouplissement à sa Loi sur le tabac comme dernière solution pour maintenir le Grand Prix à Montréal, dont les retombées sont de 80 millions.Pour l'heure, le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui pilote le dossier en tant que ministre responsable du Québec au sein du cabinet de Jean Chrétien, persiste à croire qu'il est toujours possible de convaincre les manufacturiers et les propriétaires d'écurie qu'il est dans leur intérêt de maintenir une épreuve de la F1 à Montréal.Les dirigeants des grands manufacturiers d'automobiles, dont Toyota, comptent en effet discuter de l'avenir de l'épreuve de Montréal lors du Grand Prix à Monza à la suite des démarches du ministre Cauchon, du ministre québécois des Affaires municipales, Jean- Marc Fournier, du maire de Montréal, Gérald Tremblay, et du président du Grand Prix, Normand Legault, il y a deux semaines, à Budapest.Ce refus net d'Ottawa de retarder même d'un an l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi fédérale, prévue le 1er octobre, rend donc inutile toute velléité de Québec de suspendre l'application de sa propre loi antitabac.La Presse a rapporté hier que le gouvernement Charest est maintenant disposé à lever, pour un an, les clauses de sa loi antitabac qui interdisent aux compagnies de faire de la publicité durant un événement sportif ou culturel.Pour le grand patron de la F1, Bernie Ecclestone, l'abandon de cette politique antitabac est une condition sine qua non pour réinsérer l'épreuve de Montréal dans son calendrier qui sera publié en octobre.« Le gouvernement ne se dirige pas du tout dans cette direction.Nous allons continuer à privilégier le plan A.Nous le privilégierons davantage qu'on apprend que les manufacturiers sont en train de préparer une rencontre pour discuter de la question de Montréal précisément parce qu'ils entendent bien y venir », a déclaré hier Luce Asselin, porte-parole de Martin Cauchon.« Nous mettons beaucoup d'efforts sur le plan A.C'est encore possible.Il est vivant, très vivant car il y a des gens qui répondent positivement à l'appel », a-t-elle ajouté.Interrogée pour savoir si Ottawa a un plan B dans sa manche qui pourrait entraîner une suspension de l'application de la loi fédérale, Mme Asselin a déclaré : « Le premier ministre est contre cela et la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan, s'y oppose aussi.Elle l'a répété à Halifax.C'est un non catégorique.Contre-proposition Hier, en marge d'une réunion du caucus des députés libéraux du Québec à Saint-Sauveur, le ministre des Affaires municipales, Jean Marc Fournier, responsable du dossier de la F1 comme titulaire du Sport et des Loisirs, a confirmé que le gouvernement Charest a déjà en poche sa contre-proposition dans l'éventualité où M.Ecclestone maintenait son refus de tenir l'événement en juin prochain à Montréal à cause des dispositions des lois québécoise et fédérale contre le tabac, qui empêchent les multinationales de faire de la publicité sur les bolides qu'elles commanditent.Pour l'heure, la position du gouvernement dans ce dossier n'a pas changé, a insisté hier le premier ministre Jean Charest.Québec comme Ottawa plaident toujours pour l'application intégrale des lois existantes qui prohibent la commandite des compagnies de tabac.« La santé demeure toujours la première priorité, le plan qu'on étudie tient d'abord compte de la santé du public », a dit M.Charest.Le gouvernement réfléchit sur un autre scénario proposé par un comité de fonctionnaires, mais pour l'instant, il s'en tient à sa position originale, soit l'application de la loi, a renchéri le ministre Fournier.Mais M.Fournier a ajouté que pour éviter de perdre un événement qui génère d'importantes retombées, Québec accepterait que l'interdiction de la commandite prévue par la loi antitabac soit levée pour la durée de l'événement.Des panneaux publicitaires seraient installés sur le circuit Gilles-Villeneuve pour dissuader des millions de téléspectateurs de fumer.« Si on amendait la loi pour trois jours, le Grand Prix de Montréal pourrait devenir une opportunité de lutte antitabac », lance M.Fournier.Mais Québec ne modifierait sa position qu'en concertation avec le gouvernement fédéral.Visiblement contrarié que « quelqu'un ait parlé de nos réflexions » à La Presse, le ministre Fournier a toutefois insisté pour dire qu'aucune décision n'a été prise quant à un « plan B ».Pendant quelques jours encore, a-t-on compris, Québec et Ottawa misent sur la stratégie « d'encerclement » de M.Ecclestone.On cherche à convaincre les propriétaires d'écuries du bien-fondé des objections du Canada, d'autant plus que ces derniers ont paru très réceptifs à la correspondance reçue depuis quelques semaine de Québec, Ottawa et Montréal.Une réunion déterminate La réunion des manufacturiers à Monza la semaine prochaine sera un tournant pour voir à quelle vitesse le lobby montréalais pourra marquer des points, explique M.Fournier.Aussi, le Conseil des ministres ne prendra aucune décision lors de sa réunion extraordinaire dans les Laurentides aujourd'hui, assure-t-il.Bien que quelques députés, comme Roch Cholette (Hull) et Pierre Brodeur (Shefford), aient exprimé des réticences concernant des assouplissements à la loi antitabac, la ministre responsable de la région de Montréal, Monique Jérôme- Forget, elle, se dit favorable à l'idée de jeter du lest pour sauver l'événement.« Manifestement, le Grand Prix est une opération qui apporte beaucoup à Montréal.Il faudrait se donner le temps de chercher des alliés dans le monde et il faudrait peut-être regarder la suspension (de la loi pour une année).Il y a une question de chantage, mais il faut peut-être acheter du temps pour faire des alliances qu'on n'avait pas faites jusqu'ici », a soutenu la présidente du Conseil du Trésor.Cela dit, M.Fournier a confirmé que le rapport déposé mercredi à la réunion du Conseil des ministres \u2014 qui sera discuté aujourd'hui \u2014 préconise la suspension des deux lois antitabac pendant trois jours, le temps nécessaire au déroulement des qualifications et de la course sur le circuit Gilles-Villeneuve.Pour contrebalancer la publicité liée aux commandites, des panneaux diffuseraient le message des opposants au tabagisme jusque dans les foyer de millions de téléspectateurs qui regarderont l'événement, a expliqué le ministre.Le promoteur du Grand Prix de Montréal, Normand Legault, a indiqué à La Presse que le ministre Fournier paraissait ouvert à cette solution de rechange lors d'une conférence téléphonique tenue mercredi entre les membres de la délégation qui s'était rendue à Budapest il y a deux semaines.Mais au téléphone, le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon semblait moins réceptif à ce scénario, qui par ailleurs, obtient l'adhésion du maire de Montréal, Gérald Tremblay, selon M.Legault.Par ailleurs, la loi à la source du débat sur le Grand Prix n'empêchera pas le soutien des cigarettiers dans le milieu des arts et de la culture.Ainsi, le Conseil des arts du Maurier sera remplacé par deux nouvelles entités d'Imperial Tobacco qui distribueront trois millions par an.La loi sur les commandites, qui proscrit toute publicité des compagnies de tabac lors d'événements culturels, sportifs ou sociaux, autorise toujours les fabricants de cigarettes à verser des subventions à ces organisations.avec la collaboration de la Presse Canadienne Photo ALAIN ROBERGE La Presse © Pour Johnny Lagiorgia comme pour bien d'autres étudiants, l'auto fait partie de son mode de vie quotidien.Des étudiants de plus en plus vroum-vroum BRUNO BISSON LA TENDANCE forte à la motorisation qu'on observe dans toutes les sociétés nord-américaines n'épargne pas la gent étudiante.Selon un sondage commandé par le groupe Équiterre, 38 % des étudiants de l'Université de Montréal et de l'Université Laval, à Québec, possèdent déjà une automobile, tandis qu'un nombre équivalent attend la sortie des classes et l'obtention d'un premier emploi pour en acheter une.S'ils sont loin de tous utiliser leur automobile pour se rendre à leurs cours, particulièrement à Montréal, un noyau d'au moins 40% de ces futurs diplômés considèrent que l'utilisation de leur auto, surtout en solo, « représente encore le moyen de transport idéal », sans lequel leur vie de tous les jours ne serait pas ce qu'elle est.En contrepartie, révèle ce sondage, un étudiant sur cinq (20 %) estime que l'achat d'une automobile n'est pas une priorité, et que même s'ils avaient les moyens de s'en payer une, ils en retarderaient l'acquisition le plus longtemps possible.Ce groupe minoritaire se compose de personnes plus sensibilisées aux problèmes environnementaux découlant de l'utilisation massive des véhicules à moteur.Elles utilisent à 94% des moyens de transport alternatif comme l'autobus et le vélo ou le covoiturage, de préférence à l'automobile privée.Le sondage par questionnaire, dont les résultats complets seront rendus publics ce matin, a été réalisé auprès de 444 étudiants de première et deuxième année, âgés de 19 à 22 ans en moyenne.Il représente la pièce centrale d'une campagne intensive de promotion des modes de transport alternatif qui sera lancée aujourd'hui par Équiterre, pour convaincre une plus grande partie de la population d'adopter des modes de transport moins polluants.Le président d'Équiterre, Sydney Ribaux, figure bien connue du mouvement écologiste urbain au Québec, a admis hier que les résultats de ce sondage l'ont « surpris », mais que sous plusieurs aspects, ils ne sont pas désastreux.« Mis à part leurs conditions économiques qui sont généralement moins favorables que dans l'ensemble de la population, dit-il, il n'y a pas de raison pour que les étudiants se distinguent de la tendance générale.L'automobile est étroitement associée au mode de vie, à l'image même de notre société.À Montréal, un adulte sur deux possède une auto et si tout le monde ne l'utilise pas à tous les jours pour aller travailler par exemple, ceux qui vivent sans jamais recourir à l'automobile restent une petite minorité.» Selon lui, le sondage révèle tout de même que deux étudiants sur cinq (40 %), dont la moitié sont propriétaires d'une auto, restent ouverts à l'idée de changer leurs habitudes de transport.Plusieurs d'entre eux seraient prêts à participer à des « activités de transport écologiques » telles que les « journées sans automobile » organisées dans des centaines de grandes villes du monde, dont Montréal, qui tiendra la sienne pour la première fois, le 22 septembre.C'est le cas d'Éric, 24 ans, résidant de la banlieue nord et étudiant au doctorat en informatique rencontré au hasard, hier, dans un stationnement de l'Université de Montréal, où l'attendait son auto.Comme il est souvent appelé à travailler tard le soir, et les horaires des trains de banlieue et des services express d'autobus étant assez limités en dehors des heures de pointe, la vie sans automobile ne lui paraît pas envisageable pour le moment.Mais dans la perspective d'un possible déménagement à Montréal, assure-t-il, l'utilisation des transports en commun lui paraîtrait beaucoup plus rationnelle.À l'opposé, Johnny Lagiorgia, étudiant en pharmacie, ne peut imaginer vivre sans automobile.Il ne pourrait pas se payer un véhicule, si ses parents ne l'appuyaient pas financièrement, « mais la liberté que te donne l'automobile, (.) c'est de l'or pour moi.» « Des centaines de jeunes préfèrent demeurer chez leurs parents, économiser sur le loyer, pour pouvoir se payer une auto, admet M.Ribaux.Dans nos sociétés modernes, l'automobile privée demeure très valorisée.Équiterre a calculé qu'une personne qui aurait des habitudes normales d'écoute télévisuelle passe jusqu'à 20 heures, dans une année, à regarder des publicités d'automobile.» « En comparaison, les modes alternatifs qui font partie de ce que nous appelons le « cocktailtransport » sont peu ou pas du tout publicisés.» ASSURANCE AUTOMOBILE Les régimes privés sauveraient des vies ANDRÉ DUCHESNE LES PROVINCES canadiennes dotées d'un régime public d'assurance automobile comptent en moyenne 18% plus de morts sur leurs routes que celles où cette compétence est laissée aux assureurs privés.La différence ?Les primes facturées par les régimes privés tiennent compte de l'expérience et du niveau de risque des conducteurs \u2014 notamment chez les jeunes hommes de 16 à 25 ans \u2014, ce qui en élimine plusieurs, incapables d'acquitter les coûts.Dans les régimes publics, cette distinction ne se fait pas et les provinces concernées se retrouvent avec un plus grand nombre de conducteurs à risque derrière le volant.C'est ce qui ressort d'une étude menée par l'Institut Fraser, à laquelle le Bureau d'assurance du Canada a participé et dont les résultats ont été rendus publics hier.Le nombre de décès sur les routes au cours des dernières années a atteint 11,4 personnes par 100 000 habitants dans les provinces offrant un régime public (Colombie-Britannique, Saskatchewan et Manitoba) comparativement à 9,7 morts par 100 000 habitants dans celles où existe le régime privé (comme l'Ontario), une différence de 18 %.Le dévoilement de ces données survient au moment où, dans plusieurs provinces, des conducteurs se plaignent de la hausse des primes des assureurs privés.Au Québec, le système est hybride.L'assurance pour dommages corporels est sous le régime public de la Société de l'assurance automobile (SAAQ) alors que celle pour les dommages matériels est privée.Par contre, tous les sinistres sont réglés en dehors des tribunaux, ce qu'on appelle communément le no-fault.Or, l'idée de permettre aux victimes d'actes criminels sur les routes de poursuivre les fautifs refait maintenant surface.Hier, à la Société de l'assurance automobile du Québec, on a refusé de commenter les conclusions de l'étude, le le Québec n'en faisant pas partie (c'est ce qu'écrivait le National Post hier ; l'Institut Fraser a démenti cette affirmation).Mais selon ce qu'on nous a indiqué, le nombre de morts sur les routes depuis l'instauration du régime public (le 1er mars 1978) est en baisse alors que le nombre de véhicules en circulation sur les routes est en constante progression.Ainsi, en 1978, on a dénombré 1765 morts alors qu'il y avait 3,25 millions de véhicules en circulation.En 2002, on a enregistré 703 décès et le nombre de véhicules était de 4,9 millions.Ces données doivent être remises dans le contexte du monde occidental, remarque Marc Gaudry, du Centre de recherche sur les transports de l'Université de Montréal.« Depuis la période 1971-1973, tous les pays de l'OCDE enregistrent des chutes importantes du nombre de décès sur les routes », dit-il.À l'Institut Fraser, un des auteurs de l'étude, Mark Mullins, indique que des facteurs tels le port de la ceinture de sécurité, le contrôle de l'alcool au volant et le renforcement de la surveillance policière ont fait diminuer le nombre de décès.Marc Gaudry appuie la conclusion de l'Institut Fraser voulant que les régimes publics comptent davantage de décès parce qu'ils ne discriminent pas les conducteurs à risque.Par contre, il met un bémol sur les comparaisons entre les provinces.Selon lui, d'autres facteurs doivent être pris en compte, dont la température, les chutes de neige et l'affluence sur les routes. Le Canada d'accord avec l'approche multilatérale dans le dossier irakien Mais Ottawa, à court de soldats, ne songe nullement à dépêcher des troupes G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le Canada se réjouit de constater que le gouvernement Bush a enfin épousé ses vues sur la nécessité d'une approche multilatérale dans le dossier irakien.Ottawa demeure cependant à mille lieues de songer à s'engager militairement dans le bourbier irakien.« Le Canada se réjouit et applaudit l'initiative américaine qui veut donner aux Nations unies un plus grand rôle en Irak, a commenté hier un porte-parole du premier ministre Jean Chrétien, Steven Hogue.Cela est cohérent avec notre position du début, celle de faire jouer un rôle aux Nations unies dans la question irakienne.» Ottawa réagissait ainsi hier à la décision annoncée la veille par le secrétaire d'État américain, Colin Powell, de présenter au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution sur l'Irak qui a pour objet d'élargir le mandat de l'organisation internationale tout en maintenant la prédominance du commandement américain.Le Canada, qui n'est pas membre du Conseil de sécurité, réserve cependant son jugement sur les mécanismes qui vont sous-tendre l'opération souhaitée par Washington.« Il appartient au Conseil de sécurité de prendre les décisions, a dit M.Hogue.Une implication accrue des Nations unies ne veut pas nécessairement dire une implication militaire ; cela peut être autre chose.» La France et l'Allemagne ont pour leur part reçu fraîchement le brouillon de proposition américaine qui circulait hier au Conseil de sécurité.Le président français, Jacques Chirac, et le chancelier allemand, Gerhard Schröder, ont jugé que le projet américain ne donnait pas assez de pouvoir aux Nations unies, rouvrant ainsi la querelle qui avait préludé à l'action unilatérale des États-Unis et de la Grande-Bretagne en Irak.Le président Chirac a cependant fait savoir à Washington qu'un compromis demeurait possible.Au ministère de la Défense à Ottawa, on s'est refusé également à spéculer sur une éventuelle implication militaire canadienne en Irak.Un porte-parole du ministre John Mc Callum, Shane Diaczuk, s'est contenté de faire remarquer laconiquement que le Canada était actuellement «à court de soldats ».De plus, au bureau du premier ministre, on rappelle que le Canada est déjà fortement engagé dans le processus de reconstruction de l'Irak avec une contribution annoncée par M.Chrétien le 14 mai dernier de 300 millions de dollars.« Nous avons un représentant qui fait la liaison entre les différentes agences sur place, explique Steven Hogue.Il s'agit de M.Ben Rowswells.Cet agent de liaison évalue les besoins sur le terrain.Il est aussi en rapport avec Paul Bremer, l'Américain qui dirige l'Autorité provisoire de la coalition en Irak.» Ottawa estime que sa participation à la reconstruction de l'Irak peut se faire autrement que d'un point de vue militaire, notamment dans les domaines de la vie civile, qu'il s'agisse de la formation de la police, de la mise au point d'un système judiciaire valable, de la gouvernance ou des infrastructures.Par ailleurs, sans présumer des décisions du gouvernement, M.Hogue rappelle aussi que le Canada est déjà bien engagé en Afghanistan, avec 2200 soldats et la responsabilité du commandement de Kaboul.Sans compter les troupes canadiennes déployées en Bosnie.Le Canada en saura plus la semaine prochaine sur les attentes des Américains dans ce dossier.En effet, le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, rencontrera à Washington son homologue, Colin Powell.La question centrale de leurs entretiens sera précisément celle de l'Irak.EN BREF La moitié des immigrants trouvent du travail 6 mois après leur arrivée John Manley, à l'OTAN?APRÈS AVOIR abandonné la course à la direction du Parti libéral en juillet, voilà que le ministre des Finances du Canada, John Manley, prépare son départ de la vie politique en lorgnant le poste de secrétaire général de l'OTAN.Conscient que ses chances de demeurer un ministre influent dans un gouvernement dirigé par Paul Martin sont plutôt minces, M.Manley a discuté récemment de ses chances de devenir le premier Canadien à occuper ce poste habituellement accordé à un Européen avec le secrétaire d'État américain Colin Powell.Le premier ministre Jean Chrétien et son successeur probable, Paul Martin, ont aussi décidé de mettre tout leur poids politique dans la balance en téléphonant à des hauts fonctionnaires de pays de l'OTAN à Bruxelles, en faveur de la candidature de M.Manley pour succéder à George Robertson, qui doit quitter ses fonctions en décembre.\u2014La Presse Le fils de Zahra Kazemi conspue un avocat STEPHAN Hachemi, le fils de la photojournaliste Zahra Kazemi, morte à la suite de violences subies lors d'un interrogatoire en Iran en juillet dernier, ne prête aucunement foi aux propos d'un avocat de Toronto, Me Hamid Mojtahedi, qui soutient que la journaliste irano-canadienne a été agressée sexuellement avant d'être tuée.Me Mojtahedi avait également affirmé à un quotidien de Toronto la semaine dernière que des produits chimiques avaient été utilisés afin d'accélérer la décomposition du corps de la photographe, empêchant ainsi les médecins légistes de pratiquer une autopsie.Au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse, le Montréalais Stephan Hachemi a affirmé que Me Mojtahedi ne le représentait d'aucune manière et que ce dernier tentait de se faire de la publicité à bon compte.« C'est un petit minable qui a terminé l'école de droit il y a un an, a commenté Stephan Hachemi, et qui veut jouer dans la cour des grands.Il m'a déjà approché dans le passé en me disant qu'il était référé par un de mes amis, un grand avocat international qui me conseille dans mes relations avec les Nations unies, alors que mon ami ne connaît même pas ce Hamid Mojtahedi.»\u2014La Presse Ottawa s'adresse à la Cour suprême LA COUR suprême du Canada a accepté aujourd'hui d'entendre l'appel du gouvernement fédéral au sujet d'une disposition de sa loi électorale qui avait été invalidée par un tribunal provincial.La cause avait été mise en branle par le chef Stephen Harper de l'Alliance canadienne.Invoquant la liberté d'expression, M.Harper avait obtenu gain de cause devant la cour de l'Alberta et la cour d'appel de cette province dans sa contestation des limites imposées aux dépenses des groupes de pression durant une campagne électorale.\u2014PC MARIE-FRANCE LÉGER PRÈS DE la moitié des immigrants trouvent un travail dans les six mois suivant leur arrivée au Canada.En relativement peu de temps, 44 % (72 100) ont trouvé du travail.De ce nombre, huit personnes sur 10 ont obtenu un emploi à temps plein et les autres, un emploi à temps partiel.Cette donnée émane de la première Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada menée par Statistique Canada.Cette enquête permet d'examiner le processus d'adaptation et d'intégration des immigrants récents à la société canadienne sur une certaine période.Dans cette enquête, on étudie comment les nouveaux immigrants arrivent à s'adapter à la vie canadienne.Selon les données, ils s'intègrent assez bien à leur nouvelle vie au Canada.Ainsi, sept immigrants sur 10 ont dit être satisfaits de leur nouvelle vie au pays.Au total, 114 400 nouveaux immigrants appartenaient à la population active, ce qui représente un taux d'activité de 70% pour l'ensemble des nouveaux arrivants.Le taux était encore plus élevé chez ceux de 25 à 44 ans (78 %), mais demeurait légèrement inférieur à celui du groupe d'âge équivalent de toute la population canadienne selon les données de l'Enquête sur la population active (86 %).Le taux d'emploi était le plus élevé chez les immigrants du groupe d'âge de 25 à 44 ans.La moitié d'entre eux travaillaient six mois après leur arrivée, comparativement à 36 % des personnes de 15 à 24 ans et à 35 % de celles de 45 à 64 ans.Fort attachement au Canada Les nouveaux arrivants ont déjà développé un fort attachement au Canada et, d'après les premières données de l'enquête, 98 % d'entre eux ont déclaré que c'était la seule destination qu'ils avaient choisie lorsqu'ils ont décidé de quitter leur pays d'origine.Plusieurs personnes ont immigré pour des raisons économiques.Certaines sont venues au Canada pour rejoindre leur famille et d'autres ont quitté leur pays pour des raisons politiques ou d'autres motifs personnels.Toutefois, la plupart avaient la même intention : faire du Canada leur nouvelle patrie.La vaste majorité des immigrants (91 %) ont déclaré qu'ils voulaient s'y établir en permanence et acquérir la citoyenneté canadienne.C'est la première fois que l'on interroge 12 000 immigrants pour leur demander comment ils ont vécu leurs premières années au Canada.Il n'y a actuellement pas de données à jour qui puissent aider Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) à comprendre comment se déroule l'intégration des nouveaux arrivants.Il existe de nombreux renseignements sur la situation économique des immigrants, mais peu de données sur l'aspect social \u2014 par exemple, sur la façon dont les immigrants apprennent les langues officielles du Canada, sur le nombre d'emplois qu'ils occupent à un moment donné ou sur une plus longue période, sur la façon dont ils établissent et tirent profit de nouveaux réseaux d'amis et de collègues au Canada et sur la façon dont ils s'adaptent à la vie dans un nouveau pays.Sept immigrants sur 10 ont dit être satisfaits de leur nouvelle vie au pays.LA DESSERTE DE L'AÉROPORT DE DORVAL Voyagez d'un trait, avec le super nouvel horaire de vols sans escale West Jet vers Halifax, Hamilton et Vancouver à partir du 15 septembre 2003.Victoria Vancouver Abbotsford Kelowna Prince George Comox Calgary Edmonton Grande Prairie Fort Mc Murray Saskatoon Regina Winnipeg Thunder Bay Sudbury Sault Ste.Marie Windsor London Hamilton Toronto Ottawa Montréal Moncton Halifax Gander St.John's Les arrêts mordent la poussière.Le nombre de places à ces tarifs est limité et ils ne 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(2000 à 2001) a vu croître ce revenu tant pour les familles incluant un couple que pour les familles monoparentales, cela dans chaque province et territoire.Ainsi en 2001, le ménage dirigé par un couple pouvait compter sur un revenu médian de 59 600 $, alors que celui basé sur un parent unique ne touchait que 27 200 $.Par région urbaine, pour l'ensemble des familles, Edmonton affiche la plus forte hausse en quatre ans avec 11,8 % (s'établissant à 61 200 $), devant les gains de 11 % obtenus à Ottawa-Gatineau et 10%à Calgary.En dollars, le plus fort total est observé à Ottawa-Gatineau (68 500 $), suivi par deux villes ontariennes de l'automobile, soit Oshawa (67 700 $) et Windsor (65 600 $).Calgary a progressé et sa médiane de 65 100 $, en 2001, l'a fait dépasser Kitchener à 63 400 $.Montréal obtient un revenu médian de 52 100 $, devancée par Québec avec ses 55 400 $ ; ailleurs au Québec, Saguenay touche 51 800$ devant Sherbrooke (49 100 $) et Trois-Rivières (47 500 $).Ailleurs au pays, Toronto affiche 57 900 $ et Vacouver 52 800 $.La médiane est le point de l'échelle au-dessus duquel se trouvent la moitié des revenus et sous lequel se situe l'autre moitié.Ces données proviennent surtout des déclarations fiscales soumises au printemps de 2002 ; il s'agit de montants avant impôts et après réception des aides publiques.PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Au terme de la Conférence des ministres de la Santé, à Halifax, les provinces se sont entendues hier sur la création d'un Conseil national de la santé, sans toutefois la participation de Québec qui nommera plutôt un commissaire à la santé.Le gouvernement Charest pourrait d'ailleurs concrétiser dès l'automne cette promesse électorale en déposant une législation en ce sens lors de la reprise des travaux parlementaires, a indiqué hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, au cours d'un entretien téléphonique.« Il doit y avoir de l'imputabilité et de la transparence, mais ça doit être fait au niveau de la juridiction principale qui est celle du Québec », affirme M.Couillard.La nomination d'un commissaire, qui devra faire rapport à l'Assemblée nationale et non pas seulement au gouvernement, apporte un « degré d'imputabilité et de transparence supérieur à celui du Conseil national de la santé », croit-il.Cette position « historique » du gouvernement du Québec a été fort bien reçue par l'ensemble des autres participants à la rencontre de deux jours à Halifax, estime le ministre Couillard pour qui cette conférence était l'occasion d'une première prise de contact avec ses collègues provinciaux et territoriaux ainsi qu'avec la ministre fédérale de la Santé, Anne Mc Lellan.« Le Québec a maintenu ses positions traditionnelles et la protection de ses juridictions, mais il est également allé là (à Halifax) dans un esprit de collaboration et d'ouverture pour bien montrer au reste du pays que nous entendons collaborer à l'amélioration des soins de santé », affirme M.Couillard en précisant que le commissaire à la santé sera en contact étroit avec les membres du Conseil national de la santé.En faisant le bilan de la conférence de deux jours, la ministre fédérale Anne Mc Lellan a pour sa part expliqué hier que les participants se donnaient sept semaines pour mettre au point la « mécanique » du futur conseil.Les provinces devront ainsi proposer des candidats pour la présidence en plus d'établir un processus de sélection pour les 26 conseillers que comptera le conseil.L'organisme ne sera ni bureaucratique ni trop dispendieux pour les contribuables, a aussi promis Mme Mc Lellan en rappelant que le fédéral y injectera une somme de 10 millions.Les transferts fédéraux aux provinces ont aussi figuré à l'ordre du jour de la rencontre.Dans la foulée du rapport Romanow, un fonds de réforme en santé de 16 milliards en cinq ans a été promis et, en février dernier, Ottawa a promis d'ajouter deux milliards de plus si sa situation budgétaire le permet.À ce sujet, les ministres des provinces et des territoires n'ont toutefois pas réussi à obtenir de garanties supplémentaires de la part de la ministre Mc Lellan hier.Le ministre Couillard s'est tout de même montré confiant, indiquant aussi « qu'en ce qui a trait au montant d'un milliard versé pour l'année fiscale 2003-2004, nous avons eu l'assurance aujourd'hui (hier) que le débours se ferait selon le calendrier prévu.» Avec la Presse Canadienne Photo Presse Canadienne © Anne Mc Lellan à la sortie de la conférence canadienne sur la santé.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Une exclusivité du 31 de la collection pur coton.Tricot en côtes texturées , nouvelle forme plus près du corps.Noir, chocolat, chameau, charbon.P.m.g.tg.ttg.Rég.55.00, chemise 55.00, casquette 75.00, pantalon 119.00 LE PULL-over zi p sur côtes 3995 3165406A Vache folle: les Américains assouplissent leurs exigences Presse Canadienne CALGARY \u2014 Les autorités américaines acceptent finalement de laisser entrer aux États-Unis du boeuf dépecé dans des usines de transformation qui manipulent des jeunes et des plus vieilles vaches, permettant ainsi aux coupes de viande sans os de traverser la frontière canado- américaine.« Nous sommes soulagés car il s'agit d'un élément essentiel pour relancer les exportations canadiennes de boeuf », a expliqué hier Claude Boissonneault, de l'Agence d'inspection des aliments du Canada.« Les certificats d'exportation devraient être prêts vendredi (aujourd'hui) ou samedi (demain).» Jusqu'à ce jour, le département de l'Agriculture des États-Unis n'acceptait que la viande qui avait transité par des usines qui ne dépecait qu'uniquement des boeufs âgés de 30 mois ou moins.Les spécialistes affirment que les jeunes boeufs sont à l'abri de la maladie de la vache folle.L'industrie canadienne du boeuf a perdu plus de un milliard de dollars depuis le mois de mai après qu'un cas de maladie de la vache folle eut été identifié dans une ferme en Alberta.Une trentaine de pays avaient immédiatement fermé leur frontières au boeuf canadien.3151728A L'Université de Montréal fête ses 125 ans Le géant Beaupré et Élisabeth II à l'UdeM MARIE ALLARD EN 125 ANS d'histoire, l'Université de Montréal n'a pas fait qu'accueillir plus de 250 000 étudiants.L'institution a aussi hébergé la momie du géant Beaupré, reçu la visite d'Élisabeth II.et donné naissance à une nouvelle espèce de poule ! « Son histoire est une épopée », a dit hier Robert Lacroix, recteur de l'Université de Montréal.En voici un survol anecdotique.Fondée en 1878, après plusieurs refus de Rome, l'Université de Montréal est d'abord une annexe de l'Université Laval.Ses 86 premiers étudiants, tous de sexe masculin, fréquentent trois facultés : théologie, droit et médecine.Il faut attendre 1911 avant qu'il y ait une première bachelière canadiennefrançaise, Marie Gérin-Lajoie.C'est deux ans plus tard qu'arriva la poule \u2014 et non l'oeuf \u2014 de l'Université de Montréal.Créée par le père Wilfrid à l'Institut agricole d'Oka, cette nouvelle espèce de volaille a le dos large et les barbillons rouge brillant, ce qui fait dire à son « père » qu'elle est aussi « pratique » que « vraiment canadienne ».En 1919, l'Université de Montréal accède à l'indépendance, soit un an avant qu'un premier laïc \u2014Édouard Montpetit, ça vous dit quelque chose ?\u2014vienne fonder la faculté des sciences sociales, économiques et politiques.Le célèbre phallus du campus, soit sa tour principale, voit quant à lui le jour dans les plans qu'Ernest Cormier dessine en 1926.Malheureusement, la crise économique suit l'ouverture du chantier, qui sera fermé pendant une dizaine d'années, l'Université frôlant la faillite.Devenu entièrement laïque en 1967, le campus reçoit un nombre exponentiel d'étudiants : les babyboomers.Des paresseux, sûrement, puisque c'est à ce moment que l'escalier de bois de 142 marches qui donne accès au campus est remplacé par des rampes d'accès mobiles.Leurs enfants seront encore plus fainéants, puisqu'en 1988, les stations de métro Édouard-Montpetit et Université-de-Montréal sont ouvertes.Seulement 1432 mètres les séparent.En 2002, après 30 ans d'absence, l'équipe de football les Carabins renaît de ses cendres.En 2003, c'est encore mieux, puisque le premier match de volleyball de plage de l'Université de Montréal aura lieu les 9 et 10 septembre prochains.Sources : L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, LA QUÊTE DU SAVOIR de Hélène- Andrée Bizier, Libre Expression, 1993 et site Internet de l'Université de Montréal.MARIE ALLARD LA GRANDE TOUR de l'Université de Montréal peut maintenant voyager partout dans le monde.Un timbre à son image a en effet été dévoilé hier à l'occasion du lancement des célébrations du 125e anniversaire de l'institution.« C'est une très grande joie de rappeler aux gens nos racines et de leur dire à quel point le rêve qu'on avait s'est réalisé », a dit Robert Lacroix, recteur de l'Université de Montréal.Au départ, il est bel et bien question du rêve un peu fou \u2014 pour l'époque !\u2014 de construire une grande université francophone à Montréal.En 1878, l'établissement verra le jour en tant que succursale de l'Université Laval, ce qui permet d'amadouer l'évêque de Québec, réticent à l'idée de céder le savoir à d'autres.Prochaine grande étape : le déménagement du Quartier latin au mont Royal.« Dans les années 20, le flanc nord de la montagne était une carrière désaffectée entourée de champs, c'était une horreur, a souligné M.Lacroix.Du point de vue patrimonial, l'implantation de l'Université de Montréal a été une bénédiction.» Dessiné par Ernest Cormier, le pavillon principal sera longtemps en chantier, en raison de la crise économique.« Pendant 11 ans, il n'y a eu que les premiers étages de béton, l'université étant en quasifaillite, a expliqué le recteur.Ce n'est qu'en 1942-1943 que les premiers étudiants y sont arrivés.» Quand est venu le tour de M.Lacroix d'entrer à l'Université de Montréal comme étudiant, au début des années 60, deux ailes du pavillon principal n'étaient pas encore terminées.Revenu comme professeur 10 ans plus tard, le futur recteur devait consulter une carte pour ne pas se perdre tant le campus s'était développé.« Entre 1960 et le milieu des années 70, le nombre d'étudiants a quadruplé, celui des professeurs a triplé.La croissance a été absolument folle ! » Des jours noirs ont suivi.« On a eu dans les années 80 une période de compressions budgétaires qui n'a pas été facile, mais qui, à mon avis, a été moins marquante que celle qu'on vit actuellement, a fait valoir M.Lacroix.Dans les années 90, on a réduit de pratiquement 500 millions de dollars dans les budgets des universités.L'Université de Montréal a réduit de 350 le nombre de ses professeurs, le budget de ses bibliothèques a défié le bon sens, ses infrastructures ont été laissées à elles-mêmes.C'est probablement une des périodes les plus sombres que l'on ait connues.» Heureusement, aujourd'hui, le coeur est à la fête.« Ce qu'on vit actuellement est extraordinaire, a dit M.Lacroix.C'est notre 125e anniversaire, l'Université est reconnue et il nous faut maintenant construire ce qu'elle sera pour un prochain cycle de 35 ou 40 années.D'ici sept ans, nous aurons renouvelé à 60% notre corps professoral en fonction des besoins de l'avenir.Nous arrimons nos programmes et développons nos projets de recherche de façon prospective, pour satisfaire ces besoins futurs de la société.Afin d'y arriver, il faut cependant un financement accru.«Il manque encore 375 millions pour que les universités québécoises aient un budget comparable à ce qu'on trouve dans le reste du Canada, a souligné le recteur.C'est énorme.Pour l'Université de Montréal, c'est au minimum 90 millions par année que je n'ai pas pour concurrencer les universités de Toronto ou d'Ottawa.» Infoman 19h Palmarès 20h Pour la grande première d'Infoman, Jean-René Dufort vous offre Jacques Chirac, Jean Chrétien et des extraits exclusifs d'une entrevue avec Pierre Bourgault.Pendant 60 minutes, l'Infoman vous promet de bien vous informer « là où ça fait mal ».Pour lancer la saison de Palmarès, Virginie Coossa vous offre 60 minutes de musique avec Marie-Chantal Toupin, Marc Déry, Les Respectables, Andrée Watters, Corneille, ainsi que Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau du spectacle musical Don Juan.www.radio-canada.ca/infoman www.radio-canada.ca/palmares Réalisation: Jean-René Dufort et Philippe Desrosiers Réalisation: Manon Brisebois et Luc Sirois ce soir 3166245A L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 S E P T EMB R E 2 0 0 3 MOND E A 7 Mahmoud Abbas calme le jeu avec Yasser Arafat Le premier ministre palestinien blâme Israël et Washington pour la crise dans le processus de paix HICHAM ABDALLAH Agence France-Presse RAMALLAH \u2014 Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a opté hier pour la conciliation dans son conflit de pouvoir avec Yasser Arafat, tout en reprochant à Israël et Washington d'être responsables de la crise dans le processus de paix.« Je ne nie pas l'existence de problèmes entre le gouvernement (palestinien) et la présidence » de l'Autorité palestinienne, a-til déclaré devant le Conseil législatif palestinien (Parlement) à Ramallah, en présentant le bilan de son gouvernement depuis son investiture le 30 avril.« Ces problèmes doivent être réglés », a-til ajouté, en allusion au litige sur le contrôle des services de sécurité palestiniens.Il a rendu un hommage appuyé à M.Arafat, le qualifiant de « président constitutionnel et légitime » et de « leader historique » des Palestiniens, en dépit de slogans hostiles scandés par les partisans de ce dernier à son arrivée au Parlement.M.Abbas a annoncé que Saëb Erakat, un proche de M.Arafat, allait à nouveau mener les négociations avec Israël.Quarante-neuf députés contre 10 se sont prononcés hier pour la tenue d'une session à huis clos du Parlement consacrée à la crise Abbas-Arafat.Mais 18 élus sur un total de 85 à la Chambre ont de leur côté déposé une motion de censure contre M.Abbas.Celle-ci « passera par les voies légales », a indiqué le président du Parlement Ahmed Qoreï.En tant que détenteur du portefeuille de l'Intérieur, M.Abbas contrôle trois services de sécurité, les autres relevant pour la plupart de M.Arafat.Ces dernières semaines, Washington a pressé M.Arafat de transférer toutes ces forces au contrôle de M.Abbas pour qu'il puisse mettre au pas les groupes radicaux, comme le Hamas et le Jihad islamique.Israël et les États-Unis ont demandé à M.Abbas de « démanteler les infrastructures terroristes », conformément à la « feuille de route », le dernier plan de paix international, que M.Arafat a estimé « mort » mardi.« Nous ne traitons pas l'opposition par des méthodes policières, mais par le dialogue », a affirmé M.Abbas.Il a accusé le gouvernement israélien d'avoir « détruit la trêve » proclamée le 29 juin par le Hamas et le Jihad islamique.M.Abbas a mentionné « les assassinats » d'activistes palestiniens lors de raids israéliens et « le mur raciste », en allusion à une ligne de sécurité qu'Israël construit pour se protéger de kamikazes venant de Cisjordanie.Dans la foulée, il a appelé les Américains à cesser de boycotter M.Arafat et leur a reproché de ne pas avoir exercé suffisamment de pressions sur Israël « pour qu'il stoppe ses provocations (.) et applique ses engagements de la « feuille de route ».La réponse américaine ne s'est pas fait attendre et elle ne laisse aucune place à l'interprétation.« Nos vues sur M.Arafat sont malheureusement basées sur de nombreuses années d'expérience et de tentatives de travailler avec lui, des années au cours desquelles il n'a pas répondu aux attentes », a déclaré le porte-parole du département d'État, Richard Boucher.« Ce point de vue n'a pas changé, et nous n'avons pas l'intention d'en changer », a ajouté le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères.Le porte-parole de la Maison-Blanche a, pour sa part, réaffirmé le soutien de l'administration américaine au premier ministre palestinien.« Le premier ministre Abbas et le premier ministre Sharon sont attachés à progresser sur la base de la feuille de route.Yasser Arafat n'a pas contribué à aider dans cette voie », a déclaré Scott Mc Clellan lors d'un point de presse en marge de la visite du président Bush à Kansas City.« Le premier ministre Abbas est quelqu'un qui a montré son attachement à la vision de deux États et qui aide le peuple palestinien a réaliser son aspiration d'un État palestinien indépendant », a-t-il ajouté.La trêve a été rompue officiellement le mois dernier par le Jihad et le Hamas après l'élimination d'un chef politique de ce dernier mouvement lors d'un raid d'hélicoptères israéliens à Gaza le 21 août.« Si la trêve a été rompue, c'est à cause de l'attentat immonde perpétré (contre un autobus israélien le 19 août) par le Hamas à Jérusalem, sous prétexte d'événements remontant à deux mois avant le cessez-le-feu » qui a fait 21 tués, dont plusieurs enfants, a pour sa part déclaré Avi Pazner, un porte-parole du gouvernement israélien.Sur le terrain, un soldat israélien a été tué par balle lors d'une opération à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, au cours de laquelle l'armée a arrêté un activiste du Jihad islamique qui s'apprêtait à perpétrer un attentat suicide en Israël, a indiqué un porteparole militaire.Les Brigades al-Qods, branche armée du Jihad islamique, et une cellule des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au Fatah, l'organisation d'Arafat, ont revendiqué la responsabilité de la mort du soldat.Son décès porte à 3446 le nombre des tués depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, dont 2584 Palestiniens et 801 Israéliens.Finallemand, voici l'offre que vous attendiez de Volkswagen.BLITZ L'offre s'applique à tous les véhicules à essence 2003, neufs, en stock, à l'exception de l'édition 20e anniversaire de la GTI, de la New Beetle décapotable et de l'Eurovan.Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation de crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offres en vigueur à compter du 3 septembre 2003.Ces offres sont d'une durée limitée et peuvent être retirées en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen participants du Québec seulement.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre.Ne s'appliquent qu'aux particuliers.Tous les détails sur vw.ca et chez votre concessionnaire.L'offre se termine le 30 septembre 2003.Profitez sans plus attendre du Blitz 2003.Ces merveilles de la technologie allemande que sont les Jetta, Golf, New Beetle et Passat vous sont offertes à seulement 2,9 % de financement à l'achat sur 60 mois.Et ce n'est pas tout, un large éventail d'offres exceptionnelles à la vente ou à la location vous attend chez votre concessionnaire.Mais dépêchez-vous, car nerveuses comme elles sont, les Volkswagen 2003 risquent de partir très vite.Certaines exceptions s'appliquent.2,9 de financement à l'achat sur 60 mois.1 888 ROULE VW | vw.ca 3166304A TR3165992 Plus de 2000 Tchétchènes portés disparus en quatre ans La Chine déterminée à faire ratifier le Traité d'interdiction d'essais nucléaires Agence France-Presse VIENNE \u2014 La Chine a annoncé hier à qu'elle ferait « tout son possible» pour faire ratifier « rapidement » par son Parlement le CTBT, en raison notamment de la situation en Corée du Nord et en Iran jugée « plus sérieuse que jamais auparavant » par Pékin.« Le gouvernement chinois continuera à faire tout son possible pour que l'Assemblée nationale populaire (ANP) mène à terme rapidement la procédure de ratification » du Traité d'interdiction des essais nucléaires (CTBT), a déclaré l'ambassadeur Zhang Yan, représentant la Chine à la troisième conférence pour la mise en oeuvre de ce traité qui se tient depuis mercredi à Vienne.« Nous redoublons d'efforts pour obtenir une ratification rapide du traité » par l'ANP, a expliqué un membre de la délégation chinoise.Selon lui, ces efforts sont entrepris en raison de « la situation de la non-prolifération nucléaire, qui est plus sérieuse que jamais auparavant ».« Il y a la question de la Corée du Nord et celle de l'Iran », a-t-il ajouté.Pyongyang a indiqué la semaine dernière la poursuite du développement de son arsenal atomique tandis que Téhéran est soupçonné de dissimuler la fabrication de la bombe derrière un programme nucléaire civil.Pour le secrétaire général de la conférence, Wolfgang Hoffmann, la réunion obtiendra «une ratification chinoise, et plutôt rapidement ».Mercredi, M.Hoffmann avait indiqué que les Chinois « semblaient prêts à ratifier » le CTBT en se fondant sur des conversations qu'il avait eues avec des civils et des militaires en juillet à Pékin.« La question n'est plus de savoir si les Chinois ratifieront le CTBT mais quand » ils le feront, avait parallèlement estimé sous le couvert de l'anonymat une source proche de la conférence.Toutefois à Pékin, le ministère chinois des Affaires étrangères a refusé d'indiquer hier la date à laquelle cette décision pourrait être adoptée.« Nous espérons une ratification et une entrée en vigueur rapides du traité », a déclaré son porteparole.Le CTBT a été présenté en 1999 pour ratification à l'ANP, dont la prochaine session est prévue à la fin octobre.On ignore encore si la ratification figurera à l'ordre du jour.La Chine a signé le CTBT le 24 septembre 1996, le jour même de son adoption par l'Assemblée générale des Nations unies.Le président de la conférence et ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, a par ailleurs sévèrement critiqué la politique nucléaire américaine qui, en voulant reprendre les recherches sur des « mini bombes » atomiques, « envoie un signal totalement erroné» à la communauté internationale.Selon lui, cette reprise consiste à dire « Si vous le pouvez, servez-vous des armes de destruction massive comme d'un facteur de dissuasion ».En mai, l'administration Bush avait obtenu du Sénat la levée de l'interdiction sur la mise au point d'armes nucléaires de faible puissance.Le CTBT, qui interdit toute expérimentation atomique à des fins militaires et qui constitue un instrument essentiel contre la prolifération nucléaire, doit être ratifié par les 44 États ayant une capacité nucléaire pour entrer en vigueur.À ce jour, seuls 32 d'entre eux l'ont fait, dont seulement trois des cinq puissances nucléaires (France, Grande-Bretagne, Russie).Les États-Unis, qui ne sont pas représentés à Vienne, refusent de ratifier le CTBT parce que le traité prévoit des inspections internationales sur les sites nucléaires militaires.Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Plus de 2000 Tchétchènes sont portés disparus depuis le lancement du second conflit russotchétchène il y a quatre ans, a déclaré hier le chef de l'adminitration tchétchène pro-russe Akhmad Kadyrov.Les autorités tchétchènes pro-russes ont demandé au ministère russe de l'Intérieur, aux services de sécurité et au Parquet général de créer une commission pour rechercher les disparus, a relevé au cours d'une conférence de presse le candidat à l'élection présidentielle qui doit avoir lieu le 5 octobre en Tchétchénie.Les disparitions de civils sont le plus souvent attribuées par les proches des victimes aux militaires russes et aux membres des milices tchétchènes pro-russes, notamment parce qu'elles sont fréquemment le fait d'hommes circulant librement en Tchétchénie, et à bord de véhicules blindés, dont ne disposent plus les rebelles.Le fils de M.Kadyrov, Ramzan, et ces milices ont déjà été accusés par des médias et des Tchétchènes de former des « escadrons de la mort ».Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Règlement pour défaut de paiement TAPIS PERSANS AUTHENTIQUES NOUÉS MAIN, PEINTURES AVEC L'AUTORISATION DE CRÉANCIER NANTIS ET AUTRES PARTIES NOUS VENDONS TOUT LE STOCK, PIÈCE PAR PIÈCE, AU PLUS OFFRANT MISE À PRIX NOMINALE OU SANS RÉSERVE LISTE PARTIELLE : QUM EN SOIE, NAIN TABRIZ DE SOIE ET LAINE, KASHAN, KERMAN, TAPIS TRIBAUX 100% LAINE, MASHAD, MOUD SOIE ET LAINE, TAPIS DE PASSAGE.PEINTURES À L'HUILE SUR TOILE ENCADRÉES ET PLUS ENCORE.NOTE DE L'ENCANTEUR : TOUS LES ARTICLES RESTANTS SERONT REMIS AUX CRÉANCIERS, ALORS NE RATEZ PAS CETTE OCCASION.DIMANCHE 7SEPTEMBRE À 14 H INSPECTION 13 H 30 HOLIDAY INN 6700 Trans-Canada (Pointe-Claire) ENCAN PUBLIC PAIEMENT: MASTERCARD, VISA, COMPTANT Regardez-la pendant une heure, sans cligner des yeux, et vous économiserez sur la drogue.La lampe suspendue BULLE 2295$ LAVAL 2888, avenue du Cosmodôme (450) 687-3361 ST-HUBERT 1651, boul.des Promenades (450) 443-1120 QUÉBEC 5600, boul.des Gradins (418) 634-5454 3 MAGASINS DE 75000 PIEDS CARRÉS Ouvert tous les jours de la semaine de 10h à 21h 3165449A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.22000033-0099-0033 TTiirraaggee dduu 22 , ,0000 $$ 8877 668800, ,1100 $$ 22 110000, ,1100 $$ 6666, ,8800 $$ 1100, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (0099) GAGNANTS LOTS 10 697 514 $ 22 $$ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 22000033-0099-0033 TTiirraaggee dduu 11 , ,0000 $$ 5500 , ,0000 $$ 550000, ,0000 $$ 5500, ,0000 $$ 55, ,0000 $$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 CCoommpplléémmeennttaaiirree:: (1155) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 620 076,00 $ 22000033-0099-0044 TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu TTiirraaggee dduu 22000033-0099-0044 22000033-0099-0044 22000033-0099-0033 3 554455 4 77225599 NNUUMMÉÉRROO:: 88 2288 NNUUMMÉÉRROO:: 000033559944 GAGNANTS LOTS TTiirraaggee dduu 22000033-0099-0033 992255, ,9933 $$ 221100, ,0088 $$ 556688, ,1188 $$ SSeeuulleess lleess sséélleeccttiioonnss ppaarrttiicciippaanntt aauu LLoottttoo 66 4499 eett aauu QQuuéébbeecc 4499 ssuurr llee mmêêmmee bbiilllleett ssoonntt aaddmmiissssiibblleess àà llaa pprroommoottiioonn.LE LUNDI ET LE MARDI À 19h SUR LE RÉSEAU TVA, DÈS LE 15 SEPTEMBRE Federal Auction Service obtient un important contrat de vente aux enchères du gouvernement albertain.Acheter chez Federal Auction Service permet souvent d'obtenir des aubaines qu'on ne trouve pas généralement sur le marché de détail.Le gouvernement se défait de biens saisis aux douanes des aéroports ou de matériel gouvernemental excédentaire, par l'entremise de Federal Auction Service, la seule compagnie de vente aux enchères certifiée ISO 9001 : 2000 au Canada qui dispose d'un système conçu expressément pour offrir des services de vente aux enchères aux gouvernements et sociétés, que ce soit au niveau fédéral, provincial et municipal.Souvent, des articles neufs, de marque et de grande valeur, tels que Rolex, Piaget ou Patek Philippe, sont mis aux enchères sans mise à prix ni réserve.Lors d'un encan de Douanes Canada tenu récemment à Toronto, plusieurs diamants de 1 à 9 carats ont été vendus à prix très inférieur au prix de gros.Certains des plus grands diamantaires de Toronto étaient sur place pour profiter de ces prix exceptionnels.Bien que cet encan ait été annoncé au public, la plupart des acheteurs provenaient de l'industrie et achetaient dans le but de revendre.Federal Auction Service a été choisi en exclusivité pour gérer et vendre différents biens pour le compte d'une agence gouvernementale du sud de l'Alberta et d'autres articles pour différents ministères, sociétés, banques et successions.L'encan aura lieu dans la salle de Federal Auction à l'Hôtel Omni Mont-Royal, 1050, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, angle Sherbrooke et Peel, près de l'Université Mc Gill, le dimanche 7 septembre 2003, à 14 h précises.Inspection et inscription à compter de 13 h.Des listes de produits et des évaluations certifiées seront fournies.Tous les articles sont certifiés authentiques et les montres ont une garantie standard d'un an.Les adjudicataires devront acquitter des frais de manutention de 15 pour cent plus la TPS et la TVQ.Tout le monde peut miser, il suffit de lever la main.PUBLICITÉ MARK DESA FAS Le Grand Journal NOUVEAU DÉCOR NOUVELLE FORMULE 16h30 MMMaaaiiinnnttteeennnaaannnttt 22 hheeuurreess ddd'''iiinnnfffooorrrmmmaaatttiiiooonnnsss !!! 3162307A L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 S E P T EMB R E 2 0 0 3 MOND E A 9 Le référendum sur l'adoption de l'euro irrite les Suédois Berlusconi offense les magistrats italiens Associated Press ROME \u2014 Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a déclenché une nouvelle controverse avec la justice de son pays, en estimant que les magistrats qui poursuivent des hommes politiques sont « mentalement perturbés » et qu'ils appartiennent même à une espèce différente de l'Italien moyen.Dans un entretien à l'hebdomadaire conservateur britannique The Spectator, il explique ainsi son rejet du communisme et de la dictature : « Si je vivais dans un pays où il n'y aurait pas de jour désigné pour les élections, je deviendrais un révolutionnaire, voire un terroriste.Car j'aime trop la liberté.» Il réserve ses commentaires les plus véhéments aux magistrats italiens qu'il accuse depuis longtemps d'arrière- pensées politiques à son égard.En réponse à une question sur les accusations de liens avec la mafia concernant l'ancien chef du gouvernement Giulio Andreotti, M.Berlusconi croit que les juges sont tout simplement « fous ».« Pour faire ce boulot, il faut être mentalement dérangé, vous devez avoir des désordres psychiques.S'ils font ce boulot c'est parce qu'ils sont anthropologiquement différents ! C'est la raison pour laquelle j'ai entrepris de tout réformer.» Ces déclarations ont aussitôt valu des réactions outragées des magistrats et de l'opposition.Au point où Paolo Bonaiuti, porte-parole de Silvio Berlusconi, a expliqué que des questions de langue, ainsi que de « la couleur journalistique » avaient altéré les déclarations du chef du gouvernement.Par la suite, le ministre de la justice Roberto Castelli a indiqué que M.Berlusconi faisait allusion à un cas unique et pas à l'ensemble de la magistrature qui jouit, selon lui, de la confiance du gouvernement.P I A OHLIN Agence France-Presse STOCKHOLM\u2014Comme le proverbe, les Suédois estiment généralement que la démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, mais, s'agissant du référendum du 14 septembre sur l'euro, ils auraient préféré qu'on ne leur demande pas leur avis.« Pourquoi devons-nous, nous Suédois, avoir des hommes politiques qui ne peuvent prendre cette décision eux-mêmes ?» se désole Eva Cederbalk, une cadre de 51 ans.Les Suédois ont déjà dit « oui » à l'Union économique et monétaire en disant « oui » à l'Union européenne en 1994, selon elle.Ce raisonnement a d'ailleurs été suivi en Finlande et en Autriche, pays qui ont rejoint les Quinze en même temps que la Suède, et qui n'ont pas voté spécifiquement pour l'euro.« Il devrait revenir au Parlement de voter là-dessus », selon elle.Tandis qu'Eva a décidé de voter « oui », une bonne partie de ses compatriotes restent plus réservés : les deux derniers sondages ont certes vu l'avance du « non » réduite de moitié, mais ils lui donnent encore 44 % des intentions de vote, contre 39 % et 36% au « oui » respectivement.Et tandis que certains citoyens se réfugient dans le « non » pour protester contre l'obligation qui leur est faite de choisir, d'autres viennent sans doute gonfler les 16 à 20% d'électeurs toujours indécis, à 10 jours du référendum.Pour le psychologue Henry Montgomery, spécialisé dans les processus de décision, la question de l'euro «est une question si difficile qu'il est presque impossible pour les gens de fonder leur décision sur les faits ».Ainsi, les différentes études menées sur les conséquences d'une adoption de l'euro dans le royaume, ou d'un « non » à la monnaie unique, disent tout et son contraire.« Même les meilleurs économistes de Suède, qui se sont consacrés tout entiers à la question, ont eu du mal à se décider.Alors, évidemment, ce n'est pas très facile pour le Suédois moyen », note Henry Montgomery.Et de citer deux spécialistes de renom, Johan Lybeck et Lars Calmfors, qui se sont récemment convertis au « oui », après avoir longtemps milité contre l'adoption de la monnaie européenne.« Les deux camps utilisent les mêmes arguments : que l'État providence sera menacé, que des emplois seront menacés, que l'économie sera menacée.Comme les électeurs ne reçoivent pas d'explications claires des parties, ils doivent se faire une opinion, et cela les irrite », poursuit-il.« Il y a beaucoup d'agacement, car les camps du « oui » et du « non» dépeignent des scénarios soit idylliques, soit cauchemardesques.Le débat est trop manichéen », poursuit la sociologue Christin Johansson.En 1996, une étude d'opinion avait montré que 62% des Suédois voulaient un référendum \u2014 exemple par excellence de la pratique démocratique \u2014 sur l'euro.avant de découvrir que la question était particulièrement difficile.« Les gens veulent vraiment pouvoir influencer la société dans laquelle ils vivent.Mais une fois qu'ils se rendent compte de la complexité de la question, ils changent d'avis », estime Johansson.Comme le dit l'électeur lambda Jimmy Myhrinder : « C'est pour cela que nous élisons les hommes politiques: pour prendre ce genre de décision à notre place.En tant que citoyen de base, je n'ai pas le temps de me pencher sur tous les aspects compliqués et techniques de l'Union économique et monétaire.C'est leur boulot de le faire, au mieux de mes intérêts.» Programmes de location au détail et de financement à 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l'éventualité qu'un client désire avoir un financement autre que 60 mois, un rabais équivalant à deux mensualités de location basées sur un terme de 48 mois sera accordé.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Cotes de consommation (ville/route) basées sur l'année-modèle 2003 pour le moteur indiqué.Prix Accès pour la Camry LE 2003 (BE32KPAA) neuve en stock.Le Prix Accès indiqué dans cette publicité est en vigueur pour le mois de septembre 2003 et est établi par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la région de Montréal.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photo à titre indicatif seulement.Les offres se 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seule nation, d'ailleurs, à pouvoir se livrer à de tels déploiements.Mais le fait est que les États-Unis retournent assez piteusement devant le Conseil de sécurité des Nations unies afin d'obtenir, en terre irakienne, l'aide internationale dont ils ne voulaient pas, il y a quelques mois.Elle leur apparaît maintenant essentielle pour se dépêtrer de ce qui est en train de devenir, aux yeux de leurs soldats épuisés, déprimés et dépassés par les événements, un véritable bourbier.Et le fait est également que, aux États-Unis, des voix s'élèvent pour réclamer davantage de muscle à mettre \u2014 par le service obligatoire, au besoin \u2014 à la disposition du Pentagone.Mais, curieusement, le faucon par excellence de l'administration républicaine, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, s'oppose à la fois à une augmentation des effectifs et au service obligatoire.Il a même claironné, ce qui lui a valu des ennuis, que les 16 millions d'Américains conscrits entre 1917 et 1973 avaient été, en pratique, peu utiles ! Enfin, la Maison-Blanche s'est fait servir un avertissement par l'Office du budget du Congrès : on ne pourra pas tenir en Irak après mars 2004, à moins de diminuer radicalement le nombre d'hommes qui s'y trouvent ou de déserter d'autres points du globe où sont actuellement stationnées des troupes américaines.Il faut comprendre que, depuis 35 ans, les effectifs de l'Armée américaine dans les unités combattantes, à qui échoue le plus dur travail de terrain, ont décru de façon spectaculaire, passant de 1,6 million d'hommes, en 1968, à 480 000, aujourd'hui.Le nombre de divisions a presque été réduit de moitié.Le budget du Pentagone a connu en 2000 un creux quasi-historique, à moins de 300 milliards (US) \u2014 il remonte depuis lors.Or, on trouve aujourd'hui plus de 250 000 soldats américains postés à l'étranger, dont 170 000 dans et autour de l'Irak, 10 000 en Afghanistan, 32 000 en Corée du Sud, 36 000 en Europe.En tenant compte de la rotation des troupes combattantes, de l'entraînement et d'autres contingences, il n'y a plus de marge de manoeuvre.Mais ce n'est pas le seul problème.Au Moyen-Orient, surtout, et en général en matière de lutte au terrorisme, les États- Unis ne disposent pas, ou peu, de ce dont ils auraient vraiment besoin : police militaire, troupes et matériel adaptés au maintien de la paix, ingénierie, renseignement (intelligence), connaissances et formation de nature culturelle.Ne dit-on pas que les militaires sont toujours en retard d'une guerre ?p p p Face à tout cela, et c'est le débat qui fait rage aux États-Unis, il y a deux solutions.Ou bien : plus d'hommes, plus de matériel, plus d'argent, plus de tout.Ou bien : modifier la politique extérieure américaine, en comptabilisant les erreurs passées, en particulier dans le dossier irakien.Car nous l'avons souvent écrit ici : l'opération elle-même a été une erreur.La rebuffade servie à l'ONU en a été une autre.Le peu de planification en ce qui a trait à l'après-guerre, une autre encore.Le défaut de garder en état les forces policières et militaires locales, afin de pouvoir les utiliser rapidement dans le maintien de la paix, une dernière erreur qui pèse lourd aujourd'hui.Néanmoins, c'est la seconde voie, celle d'un changement d'attitude, que la Maison-Blanche semble maintenant vouloir emprunter.Et c'est fort heureux, même si c'est un peu tard.En Irak, les États- Unis ne disposent pas de ce dont ils auraient vraiment besoin.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Cherchez l'erreur ! LES PROFESSEURS d'université, avec un doctorat, commencent leur carrière avec un salaire de 38 000 $ à 45 000 $ (La Presse, 4 septembre) et les camionneurs-livreurs chez Labatt viennent de refuser une offre patronale leur offrant 63 000 $ ! Cherchez l'erreur ! JOCELYNE LAROCQUE Montréal Opération charme VOILÀ QU'UN membre éminent de la mafia veut nous séduire avec son livre de recettes ; belle opération de relations publiques.Veut-on nous faire croire que la mafia, reconnue pour vivre exclusivement du crime, est maintenant devenue une organisation noble et respectable ?Pour ma part, c'est non merci ! J'aurais bien trop peur de m'étouffer de dépit en ingurgitant un « Spaghetti à la Cotroni » et autres gibelottes semblables.GÉRALD TREMBLAY Positions faibles PAS SURPRENANT que les piliers de l'ADQ quittent.Ce parti a eu le vent dans les voiles pendant une courte période et il a alors (jusqu'à un certain point) révélé son jeu et surtout la faiblesse de ses positions.Sur l'échiquier politique du Québec, la droite radicale n'a aucune base sérieuse.Le pauvre Mario a dû abattre son jeu et, quant à moi, ce parti va subir le sort de la nouvelle Union nationale, de Gabriel Loubier, ou pire celui du Crédit social du folklorique Camille Samson : des incidents insignifiants de l'histoire.ÉLIE HACCOUN Stupide aventure ?POUR UNE fois que nous avions, comme société, eu le courage de prendre les bonnes décisions en matière de politique familiale, il serait très regrettable qu'on laisse M.Charest sabrer dans le budget des garderies pour satisfaire son besoin de financer ses promesses électorales.Imaginez, s'il n'avait pas mis le feu aux poudres concernant la fusion des municipalités pour plaire à son électorat anglophone et allophone.Quel gaspillage de fonds publics ça sera lorsque cette stupide aventure sera terminée ! MARC LUSSIER Chambly Faire plus avec moins LES OPÉRATIONS policières pour le ramassage du cannabis coûtent des millions de dollars aux contribuables et, en bout de compte, ne changent pas grand chose à la situation.Ne vaudrait-il pas mieux regrouper ces opérations et les orienter sur des drogues « dures » au lieu de dépenser sans compter pour du vulgaire (et inoffensif) « pot ».Tous se plaignent des coupures budgétaires, en milieu policier comme ailleurs, et de devoir faire plus avec moins.Il me semble qu'une réorientation de ces opérations serait la solution.DIANE OUIMET Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca Sous respirateur La faute des journalistes?k g a g n o n@l a p r e s s e .c a C'était prévisible : le gouvernement du Québec se prépare à amender la loi antitabac pour ramener le Grand Prix à Montréal.Si Ottawa fait de même \u2014ce qui est loin d'être sûr \u2014 il faut bien réaliser qu'on n'aura pas, ainsi, sauvé définitivement le Grand Prix.Tout au plus l'aura-t-on mis, pour deux ans, sous respirateur artificiel.Si les gouvernements amendent la loi, Bernie Ecclestone, le tsar de la Formule 1, perd le prétexte légal qui l'autorise à déménager le Grand Prix ailleurs.C'est vrai jusqu'à la fin du contrat qui le lie au promoteur québécois Normand Legault, soit jusqu'en 2006.Après, M.Ecclestone est parfaitement libre de conclure une entente avec un autre pays.C'est d'ailleurs ce qui risque d'arriver.Les gouvernements pourront toujours utiliser ces deux années pour travailler à réunir les conditions qui garderont la Formule 1 à Montréal.Tant mieux s'ils réussissent.Mais une tendance lourde joue contre nous : l'événement de Montréal n'est pas très payant pour M.Ecclestone.Et on y ajoute, pardessus le marché, une loi antitabac contraignante pour les écuries.Pour garder le Grand Prix, il faudra probablement allonger plus d'argent.Il y a assez peu de façons d'y arriver.Un : augmenter le prix des billets, mais il y a tout de même une limite au procédé.Deux : des subventions gouvernementales.Un scénario inacceptable.Trois : la participation de nouveaux partenaires privés.Mais on ne parle pas de petits montants.Il faudra trouver des dizaines de millions de dollars.En at tendant, deux ans d'exemption à la loi, ce n'est pas la mer à boire.Les conséquences pour la santé publique, l'aune à laquelle il faut continuer d'évaluer cette affaire, ne sont pas désastreuses.Si le fédéral accepte lui aussi d'amender sa loi, c'est plutôt l'amour-propre qui fera mal.Nous aurons cédé à un chantage odieux et il faudra l'assumer.Assumer aussi que ce recul risque d'avoir des conséquences dans la lutte internationale au tabagisme : d'autres pays seront entraînés dans cet effet domino.Mais, disons-le tout net, il ne devrait pas être question d'aller plus loin.Préparons-nous déjà à résister si, dans deux ans, M.Ecclestone utilise le même procédé pour obtenir des fonds gouvernementaux ou alors une exemption plus étendue à la loi.Avec deux années de grâce de plus, la Formule 1 aura eu près d'une décennie pour s'adapter à une loi légitime et nécessaire.C'est un délai plus que suffisant.En 2006, il faudra accepter de débrancher le respirateur, même si le malade en meurt.NOUS AVONS toutes les raisons du monde de nous questionner sur les motifs réels qui ont incité Bernard Landry à accepter de se laisser filmer pendant la campagne électorale.Cette décision vraiment étrange me laisse un doute quant au jugement politique de l'ancien premier ministre ainsi que de son entourage.Pouvait-on espérer retirer quelque bénéfice à se retrouver ainsi à nu dans le branle-bas frénétique d'une campagne électorale ?Quant au mauvais traitement des médias dont Bernard Landry se dit avoir été la victime, je suggère à notre chef de l'opposition de visionner les nombreux reportages dont il a été le grand bénéficiaire au cours des années.Je demeure convaincu qu'il a été le grand gagnant quant à la couverture médiatique.S'il accepte de faire preuve d'objectivité dans ses propos, il devrait faire la comparaison avec la couverture qui fut sienne avec celle de Jean Charest, dont les collaborateurs se sont plaints fréquemment du peu de visibilité qui lui était accordée.ARMAND J.DORÉ Montréal, arr.Anjou Aucune objectivité JE SUIS d'accord avec Bernard Landry.Les journalistes fédéralistes n'ont aucune objectivité.On croirait qu'ils sont à la solde de Chrétien et Dion, ennemis jurés et méprisants des Québécois.RAYMOND LAPENSÉE Défaite amère BERNARD Landry a mal accepté sa défaite.Il s'en est pris aux journalistes qui, des fois, sont arrogants et injustes.Mais cela, les journalistes ne l'admettront jamais.Ils sont les seuls qui savent et qui connaissent tout.Ils ont toujours raison.Enfin ! Mais cela ne permet pas à M.Landry de faire une telle sortie en règle.A.D.LÉGER La faute des autres EH BIEN, les propos de M.Landry nous rappellent, un peu différemment c'est vrai, ceux que nous avions entendus de la bouche de l'un de ses prédécesseurs, lors du référendum de 1995.cette fois-là, c'étaient les émigrés qui faisaient les frais de la défaite du Parti québécois.Doit-on voir dans cette attitude une politique de ce parti de toujours blâmer quelqu'un en particulier pour ses défaites plutôt que de s'examiner soi-même ?HUGUETTE GAGNON Colombie-Britannique D'accord avec Landry JE SUIS malheureusement d'accord avec M.Landry.Les journalistes ne sont aujourd'hui pas très professionnels et c'est le moins que l'on puisse dire.Ce qui les intéresse surtout c'est le sensationnalisme tout simplement et la priorité sur les autres médias.Ils ne connaissent pas leur français, ne savent pas l'écrire et ne savent pas s'exprimer.JEAN-PIERRE FORTIN Bernard Landry LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 SEPTEMBRE 2003 A1 1 Doit-on avoir confiance?Le cas d'Aylmer Meat Packers, en Ontario, ne rassurera en rien les consommateurs sur l'efficacité de nos méthodes de sécurisation alimentaire SYLVAIN CHARLEBOIS Spécialisé en sécurité et traçabilité alimentaire, l'auteur est candidat au doctorat en administration à l'Université de Sherbrooke.LA LOYAUTÉ inconditionnelle qu'ont démontré les consommateurs canadiens, cet été, à l'endroit de la chaîne d'approvisionnement de viande bovine, malgré le diagnostic malencontreux d'une vache folle albertaine, en a surpris plus d'un.Toutefois, le cas récent d'Aylmer Meat Packers, en Ontario, qui a condamné une quarantaine de personnes à un lit d'hôpital, ne rassure en rien les consommateurs sur l'efficacité de nos méthodes de sécurisation alimentaire.Malgré cette loyauté blindée envers la production bovine, le cumul d'incidents comme celui-ci ne fera qu'endommager l'image d'une industrie sérieusement affectée par un été éprouvant.Ce n'est nullement la première fois qu'une chose pareille se produit, et ce n'est certainement pas la dernière fois non plus.En rétrospective, le cas d'Aylmer Meat Packers n'a pas l'ampleur d'une catastrophe annoncée.Les produits transformés de cette entreprise nourrissent à peine 1 % de la population ontarienne.Les rappels et les vérifications ont été proprement exécutés, selon les règles de l'art.Depuis lors, une enquête permettra aux autorités provinciales et fédérales de reconstituer le fil des événements.Mais quoi qu'il en soit, le manque de transparence de la part des autorités dans le cas présent inquiète les consommateurs.Alors, ces mêmes consommateurs doivent-ils craindre la viande bovine ?Évaluation du risque Lorsque les consommateurs se régalent d'un rôti ou d'un tournedos de boeuf, ils évaluent, de façon implicite, le risque encouru en consommant de la viande bovine.En effet, les consommateurs soupèsent le danger de se nourrir d'une pièce de viande, et nous observons que cette perception des consommateurs varie d'un pays à l'autre.Au Japon par exemple, la perception du risque des consommateurs nippons a lourdement été affectée en 2001 par le diagnostic de sept vaches souffrant de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).Dans ces conditions, la consommation domestique de la viande bovine a drastiquement chuté de plus de 50 %.Au Canada, suite au diagnostic de notre propre vache folle, le 20 mai dernier, la consommation domestique a pourtant augmenté de 2 %.Les causes sont apparentées, mais les effets sont carrément dissemblables.À première vue, nous remarquons que les Canadiens ont tacitement confiance à la chaîne alimentaire.Or, avec le temps, cette confiance est susceptible de s'effriter.Pour les gestionnaires du domaine agroalimentaire, il est important de distinguer le risque réel avec le risque perçu.Dans le cas de la variante de l'ESB, la maladie de Creutzfeldt- Jacob, la plupart des intervenants s'entendent pour dire que le risque réel et absolu est tout à fait infime.Néanmoins, le risque perçu fluctue d'une population à l'autre, d'un contexte à l'autre, et c'est là où les stratégies de communication sont d'une importance capitale.Les vogues en matière de consommation varient selon les époques et les tendances.De plus, les consommateurs sont exposés à une abondance d'informations qui leur permettent de prendre des décisions plus éclairées touchant leurs choix alimentaires et culinaires.Aujourd'hui, l'origine et le traitement des aliments influent sur les sélections agro-alimentaires des consommateurs.En guise d'illustration, les consommateurs d'aujourd'hui s'intéressent aux produits biologiques et aux produits dits « équitables » suite à de l'information recueillie de toutes parts.En conséquence, la qualité de l'information, le médium utilisé et les méthodes employées affectent la perception des consommateurs.Stratégie peu rassurante Dans le cas d'Aylmer Meat Packers, la stratégie communicationnelle des autorités est peu rassurante.Les consommateurs s'interrogent sur les véritables causes qui ont rendu les quelque 40 personnes malades.Dès lors, il est relativement facile d'embobiner les consommateurs une première fois en jouant sur les omissions et sur les bavures administratives, ou en essayant de sécuriser, mais cela ne peut se refaire.Une fois la méfiance installée, il est difficile de reconstruire une crédibilité face à ceux qui dépendent de la chaîne alimentaire.Le peuple a pour ainsi dire une mémoire infaillible.Par souci de permettre aux autorités provinciales et fédérales d'être congruentes et authentiques avec l'approche communicationnelle qu'elles emploient, l'implantation d'une traçabilité alimentaire transversale au sein de la chaîne de valeur agroalimentaire demeure l'outil de choix.A priori, une traçabilité transversale amène les parties visées à s'intéresser aux bénéfices pressentis des consommateurs, à mettre en cause l'exhaustivité des parties prenantes et, finalement, à fixer des objectifs mesurables et équitables entre elles.En principe, le point focal d'une telle implantation réside dans la création de valeur pour le consommateur, et non seulement que pour la chaîne d'approvisionnement.Le consensus à atteindre, qui devient normalement une source de confrontation et de discorde, s'aligne dorénavant sur la recherche d'un équilibre et d'une péréquation des responsabilités.Aussi, l'objectif ultime d'un système de traçabilité est la diminution du risque perçu par les consommateurs.La gestion du risque, soutenu par des contrôles processuels partagés ainsi que par des audits continus du système, s'intègre judicieusement à un tel système de traçabilité alimentaire.Somme toute, les agissements des dirigeants d'Aylmer Meat Packers sont vraisemblablement répréhensibles et méritent d'être sanctionnés.De telles situations causent des dommages irrémissibles à la filière bovine canadienne et s'en prennent à la crédibilité et à la vaillance des différents acteurs de celle- ci, et ce, sous tous les rapports.Cet incident, comme celui du diagnostic du 20 mai dernier, représente pour l'industrie une tumeur invasive qui ne pardonnera pas.Entre-temps, notre parcours vers une traçabilité transversale opérationnelle est avancé, mais sans reste.Le style de gestion procédurale, utilisé dans des situations circonscrites comme celle d'Aylmer Meat Packers, ne nous mène à rien.Désormais, ce modèle nous empêche de répondre adéquatement aux véritables problématiques de l'industrie : entre autres, celle de la sécurité alimentaire pour le bien des consommateurs.La chaîne d'approvisionnement agroalimentaire canadienne a toujours démontré qu'elle est en mesure d'innover pour ainsi développer et commercialiser des produits de renommée internationale.Avec un peu de clairvoyance, nous pouvons mieux gérer le risque à seule fin de vaincre la peur grandissante ressentie par les consommateurs devant les tablettes du comptoir de viande chez le détaillant.PHOTOTHÈQUE, La Presse « Avec un peu de clairvoyance, nous pouvons mieux gérer le risque afin de vaincre la peur grandissante ressentie par les consommateurs devant les tablettes du comptoir de viande chez le détaillant.» Une arnaque qui aurait pu être évitée?Beaucoup d'institutions financières ont laissé tomber l'obligation d'exiger un rapport d'évaluation lors de transactions immobilières CÉLINE VIAU L'auteure est secrétaire générale de l'Ordre des évaluateurs agréés du Québec.SAMEDI dernier, j'ai pris connaissance comme vous, avec mon café au lait du matin, de l'incroyable arnaque qui a permis à deux fraudeurs de s'approprier la demeure d'un pauvre résident d'Outremont en vacances.Comme vous probablement, je me suis dit : comment est-ce possible en 2003, à l'ère de la mégaréglementation et de la technologie de pointe ?Je vous répondrai que la technologie est effectivement en cause.La technologie et l'appât du profit.Je m'explique.Que pouvait faire le notaire ?À mon avis, on ne peut exiger de ces officiers, qui doivent attester la véracité de documents et de servitudes légales d'agir également à titre d'enquêteurs de police chargés de faire la chasse aux faussaires alors que l'État, qui dispose de moyens autrement plus sophistiqués que ces professionnels, n'y arrive même pas.Dans la couverture médiatique qui a été faite, un acteur crucial a été oublié : l'institution financière.En effet, beaucoup d'institutions financières ont décidé il y a quelque temps de laisser tomber l'obligation d'exiger un rapport d'évaluation lors de transactions immobilières.Or, un rapport d'évaluation signé par un professionnel, exige une inspection de l'extérieur et de l'intérieur de la propriété sous étude.et donc, forcément, l'accord du propriétaire pour la visiter.Aujourd'hui, les prêteurs se contentent très souvent d'un simple relevé de ventes comparables, issues de données informatisées (bonjour la techno !) compilées et généralement non vérifiées, par des agences immobilières.Une fois la solvabilité des emprunteurs confirmée, les prêteurs se soucient peu de valider la valeur de l'investissement en cause.Ce faisant, les institutions financières jouent à toutes fins pratiques à la roulette russe avec les avoirs de leurs clients.Mais, « en haut lieu », on a calculé (toujours avec la techno !) que le risque valait l'économie.Même la SCHL, organisme d'État chargé notamment d'assurer le financement de nouveaux propriétaires qui ne disposent pas du capital de base suffisant pour s'acheter une propriété, a fait le même calcul de risque et finance ce risque à même les primes chargées aux nouveaux propriétaires.Pire encore, plusieurs institutions se contentent d'un « drive-by car appraisal ».c'est-à-dire l'attestation par un professionnel, de la simple existence de la propriété.en passant devant en auto ! L'Ordre des évaluateurs agréés du Québec, dont le mandat est la protection du public en garantissant la qualité des actes professionnels posés par ses membres, a plusieurs fois dénoncé cette pratique et l'interdit carrément à ses membres.À tout hasard, je vous signale également que les frais de dossiers n'ont pas baissé pour les clients moins bien servis.p p p Au-delà du débat bêtement corporatiste qui viserait à exiger le recours systématique aux professionnels de l'évaluation lors de transactions immobilières, c'est à une réflexion de société que je vous convie.Je vous le demande : dans le vent de folie immobilière que l'on connaît actuellement, trouvez-vous normal qu'on achète une maison plus vite qu'une paire de jeans ?Que mon institution financière m'ait posé plus de questions pour augmenter ma marge de crédit que pour financer mon hypothèque ?Lors d'une transaction immobilière, tous les partenaires ont intérêt à ce que cette transaction se fasse et se fasse rapidement : l'acheteur veut la propriété qu'il convoite, le vendeur veut régler au plus vite, l'agent immobilier veut toucher son pourcentage et la banque conclure son prêt.Certaines institutions financières se vantent même d'accorder ces prêts en quelques minutes.Si l'on considère que l'achat d'une maison est, pour la plupart d'entre nous, l'investissement le plus important de notre vie, est-ce normal de le conclure à toute vapeur sans qu'aucun intervenant ne pose un regard impartial, ne seraitce que pour permettre une décision éclairée ?Dans le cas qui nous occupe et qui n'est pas unique, on peut se demander si la banque a exigé un rapport d'évaluation signé par un évaluateur agréé, car l'inspection obligatoire aurait certes pu empêcher cette arnaque.Pour une histoire de fraude qui fait la une, combien de petits propriétaires auront été mal conseillés, et en bout de ligne, beaucoup plus perdants ? 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