La presse, 31 août 2003, Cahier A
[" MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 LE PLUS GRAND QUOT IDIEN FRANÇ AIS D'AMÉRI QUE 1 1 9e A N N É E > N O 3 0 7 > 4 6 P A G E S > 4 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ NOMINATIONS À LA COUR SUPRÊME NAJAF: L'OEUVRE D'AL-QAEDA Le juge en chef du Québec prône la glasnost Les Expos joueraient à Montréal en 2004 LAURA- J U L I E PERREAULT ALLANT à contre-courant d'une longue tradition de secret dans l'appareil judiciaire, le juge en chef du Québec, Michel Robert, croit qu'il est grand temps que les juges interviennent sur la place publique.Il estime aussi que le processus de sélection des juges de la Cour suprême doit être revu de fond en comble.Dans une entrevue, à paraître cette semaine, qu'il a accordée au magazine The Lawyers' Weekly, le juge en chef du Québec a affirmé qu'il serait sage de rendre « plus transparent et plus crédible» le processus très secret de consultation qui précède la nomination d'un juge à la plus haute cour du pays.Présentement, les juges de la Cour suprême sont nommés par le premier ministre du Canada.Le chef du gouvernement doit choisir entre deux ou trois noms qui lui sont soumis par un comité de sélection composé d'un membre du Barreau, d'un représentant de la magistrature, d'un envoyé du ministère de la Justice et d'une personne du grand public, qui ont Voir JUGE en A2 SIMON CHABOT MORTS et enterrés à plus d'une reprise, les Expos resteront pourtant à Montréal l'an prochain, si l'on en croit la première ébauche du calendrier 2004 que le baseball majeur vient de faire parvenir à l'Association des joueurs.Cette première version du calendrier prévoit que les Expos disputeront leurs 81 matchs locaux au Stade olympique l'an prochain.Les dirigeants du baseball peuvent toujours modifier leurs plans, mais ils doivent désormais obtenir l'aval des joueurs pour le faire.Le directeur général du baseball majeur, Bob Du Puy, a d'ailleurs reconnu que les probabilités d'un déménagement de l'équipe montréalaise à Washington, dans le nord de la Virginie ou à Portland (Oregon) étaient désormais très minces pour 2004.Gene Orza, numéro 2 de l'Association des joueurs, croit aussi que le départ des Expos est très improbable.« Un déménagement pour 2004 n'est pas tout à fait impossible, a-t-il déclaré au Washington Post, mais il y a maintenant très peu de possibilités que cela se produise.Du côté des Expos, le joueur Jose Vidro a fait savoir que c'était la meilleure nouvelle qu'il ait entendue depuis très longtemps au sujet de son équipe.Son collègue Brian Schneider, représentant de l'équipe à l'Association des joueurs, a toutefois précisé que rien n'était encore joué.« Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, a-t-il déclaré.Je n'en sais pas plus que ce que nous pouvons lire dans les journaux.» « C'est la Ligue qui décidera de notre sort, et elle ne nous tient pas au courant », a déclaré pour sa part John Dever, du service de communications de l'équipe.La formation montréalaise était en Floride, hier, où elle affrontait les Marlins.Le match a été remporté 4-3 par l'équipe de la Floride.La Ligue, donc, ne semble pas s'être entendue avec les investisseurs intéressés à acheter les Expos.Aucun des acquéreurs potentiels n'aurait réussi à garantir la construction d'un nouveau stade, condition essentielle au déménagement de l'équipe.Toujours sous réserve d'un accord des joueurs, la Ligue pourrait néanmoins déménager temporairement les Expos la saison prochaine afin de générer davantage de revenus qu'au Stade olympique.Voir EXPOS en A2 Photo AP Ces chiites éplorées ont participé hier à une cérémonie commémorative à la mémoire des 85 personnes tuées dans l'attentat de vendredi dans la ville sainte de Najaf.Les suspects arrêtés feraient partie du réseau de ben Laden TAREK AL- I S S A O U I Associated Press NAJAF (Irak) \u2014 La piste d'Al-Qaeda est privilégiée dans l'enquête sur le carnage de Najaf.Au lendemain de l'attentat qui a fait au moins 85 morts dans la ville sainte chiite, les enquêteurs irakiens ont annoncé hier l'arrestation de 19 suspects qui auraient tous reconnu leurs liens avec le réseau terroriste d'Oussama ben Laden.La plupart des suspects interpellés sont des ressortissants étrangers, a précisé à l'Associated Press l'un des responsables irakiens de l'enquête.Parmi eux figurent deux Saoudiens, deux Koweïtiens et six Palestiniens titulaires de passeports jordaniens.Le responsable a ajouté que les neuf autres étaient des Irakiens et des Saoudiens, sans fournir de décompte.Voir AL-QAEDA en A2 Rentrée gaie Bandes dessinées B13 Décès C9 Êtes-vous observateur C6 Feuilleton B13 Forum A10, A11 Horaire spectacles B7 Horaire télévision B2, B4 Horoscope C8 Loteries A2, A5 Mots croisés B13 Mot mystère C9 Petites annonces - immobilier C6, C7 - marchandises C7 - emplois C7 - automobile C7, C9 M É T É O Voir page D10 Ensoleillé Maximum 22, Minimum 14 Lundi prochain, la rentrée scolaire new-yorkaise sera marquée par l'ouverture de la première école publique destinée aux homosexuels, bisexuels et transsexuels.Située dans le quartier de Greenwich Village, où est né le mouvement de défense des droits des homosexuels aux États- Unis, l'école Harvey-Milk est le prolongement d'un programme mis sur pied il y a près de 20 ans et baptisée en l'honneur d'un homme politique homosexuel de San Francisco assassiné en 1978.Jusqu'à présent, le programme se composait de deux classes réservées, de façon non officielle, à des homosexuels.Dotée d'un budget de 3,2 millions, l'école secondaire vivra désormais au grand jour et accueillera une centaine d'élèves.« Tout le monde trouve que c'est une bonne idée, car la plupart des élèves homosexuels sont constamment harcelés dans d'autres écoles.Cela va leur permettre d'aller en classe sans inquiétude », disait le maire de New York, Michael Bloomberg, en juin dernier, au lendemain d'un reportage tapageur publié par le New York Post sur l'école Harvey-Milk.Apprenant aux New-Yorkais l'existence du nouvel établissement secondaire, le Post avait titré à la une : « Gay High ».Évidemment, tout le monde ne trouvait pas que c'était une bonne idée.À droite, certains ont accusé New York de légitimer un «péché », voire de l'encourager.À gauche, d'autres ont reproché à la Ville d'instituer une forme de ségrégation pour lutter contre la discrimination et la persécution, une solution qui ne saurait satisfaire les défenseurs des droits des homosexuels.Mais il n'empêche que l'ouverture de l'école Harvey-Milk met un terme à un été qui aura été riche en événements étonnants ou encourageants pour les homosexuels des États-Unis.À la fin du mois de juin, la Cour suprême a donné le ton en déclarant inconstitutionnelles les lois qui interdisaient la sodomie.Au grand dam des conservateurs, la décision ouvrait la voie au combat juridique en faveur de la reconnaissance des mariages gais aux États-Unis.Voir RENTRÉE en A2 Automne 2003 LA VOIX DE L'AFRIQUE EN CONCERT, VERSION ACOUSTIQUE YOUSSOU N'DOUR BILLETS EN VENTE MAINTENANT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Par Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 Avec 10 musiciens sur scène, mercredi 10 septembre, 20 h SPECTRUM DE MONTRÉAL 144 MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE «Est-ce que c'est vrai que les années bissextiles, on est obligé d'être bisexuel?» \u2014un ado qui n'a pas compris son cours de bisexualité.Cahier Sports, pages D1 et D3 La Supergrille, page C5 Demain, fête du Travail, La Presse ne paraît pas.Àmardi! Jeremy Shockey > La chronique de Dany Laferrière, page B1 > Geneviève Bujold : seule dans son île, page B1 Arts+Spectacles Cahier Sports, pages D5àD8 LE GUIDE NFL2003 A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Faites le bilan des performances des athlètes canadiens aux Championnats du monde d'athlétisme cyberpresse.ca/athletisme > Suivez en direct le Grand Prix de Champ Car de Denver à 15 h cyberpresse.ca/course > Tous les trucs pour une rentrée scolaire réussie cyberpresse.ca/rentree DEMAIN DANS LA PRESSE L'automne yé-yé Cet automne, les designers voyagent dans le temps.La folle audace des années 20, l'élégance des années 50, l'audace des années 60 et l'extravagance des années 80 signent la nouvelle silhouette 2004.Comment l'adapter ?Histoire de vous aider à trouver l'inspiration qui actualisera votre garde-robe, La Presse vous propose quelques vêtements-clés qui ont triomphé sur les passerelles.À lire demain dans le cahier Actuel Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-7-3 > À quatre chiffres : 4-6-5-0 LOTO 6/49 > 03-06-37-38-45-47 Compl.: 11 > Extra : 952621 SUITES DE LA UNE AL-QAEDA Suite de la page A1 Qui sont les penseurs des derniers attentats?« Les premières informations montrent que (les suspects étrangers) sont entrés dans le pays en provenance du Koweït, de la Syrie et de la Jordanie », a déclaré le responsable, qui a requis l'anonymat.Selon lui, deux Irakiens et deux Saoudiens ont été arrêtés dès vendredi, peu après l'attentat.Ils ont reconnu leurs liens avec le réseau Al-Qaeda et ont donné des informations ayant conduit hier à l'interpellation des 15 autres suspects.« Tous ceux qui ont été arrêtés appartiennent à la secte wahhabite, et ils sont tous liés à Al-Qaeda », a souligné le responsable.Le wahhabisme est l'aile fondamentaliste de l'islam sunnite dont est issu Oussama ben Laden.Les autorités américaines n'ont confirmé aucun détail lié à ces arrestations et disent n'avoir joué aucun rôle actif dans l'enquête en raison de la forte sensibilité irakienne à toute présence américaine dans les lieux sacrés musulmans.Parmi les 85 victimes de l'attentat figure l'ayatollah Saïd Mohammed Bakr al-Hakim, l'un des chefs spirituels des chiites irakiens, qui coopérait avec les forces américaines d'occupation.L'explosion de deux véhicules piégés s'est produite devant la grande mosquée de Najaf (175 km au sud-ouest de Bagdad), principal lieu saint de l'islam chiite irakien, où repose Ali, le gendre du prophète Mahomet.Un précédent bilan faisait état de 107 morts, mais il a été revu à la baisse, certaines victimes ayant été comptées deux fois.Pas moins de 700 kilos d'explosifs répartis dans deux voitures piégées ont été utilisés pour cet attentat, selon le gouverneur de Najaf, cité par la chaîne Al-Arabiya.Quant au responsable, il a précisé que la bombe de vendredi était composée de matériaux semblables à ceux utilisés le 19 août contre le QG de l'ONU à Bagdad (au moins 23 morts) et contre l'ambassade de Jordanie le 7 août (19 morts).Les quatre suspects interpellés vendredi, deux Irakiens et deux Saoudiens, ont évoqué d'autres complots visant à tuer des personnalités politiques et des dignitaires religieux et à détruire des installations vitales telles que des centrales électriques, des canalisations d'eau et des oléoducs, selon ce responsable, qui a dirigé les premiers interrogatoires et investigations.Ces quatre hommes auraient déclaré que les récents attentats à la bombe étaient destinés à « maintenir l'Irak dans un état de chaos afin que la police et les forces américaines ne soient pas en mesure de fixer leur attention» sur les frontières poreuses de l'Irak, où réussiraient à s'infiltrer des combattants étrangers.Hier, des dizaines de milliers de fidèles chiites, en deuil et en colère, certains criant vengeance, se sont massés dans la mosquée et les rues voisines pour les funérailles des victimes.Un service funèbre particulier était prévu aujourd'hui à Bagdad pour l'ayatollah Al-Hakim.Avant l'inhumation, prévue mardi à Najaf, le corps du leader religieux devait être acheminé temporairement à Kerbela, autre ville sainte chiite d'Irak.Quelque 3000 chiites ont aussi protesté devant le QG de la coalition menée par les États-Unis à Bagdad, accusant la force d'occupation d'avoir failli à son devoir de sécurité, avant de se disperser dans le calme au bout d'une heure.LAURA- J U L I E PERREAULT Q QUI SOUPÇONNE-T-ON d'avoir perpétré l'attentat de Najaf, qui a tué plus de 85 personnes, dont l'ayatollah Mohammad Baqer al-Hakim, dans l'entrée de la mosquée d'Ali, un des lieux les plus sacrés du chiisme ?R Les forces de l'ordre ont arrêté quatre personnes à la suite de l'attentat de vendredi.Deux d'entre elles sont des Irakiens de la région de Bassora liés au régime de Saddam Hussein.Les deux autres sont des militants islamistes appartenant à la mouvance wahhabite, provenant d'autres pays de la péninsule arabique.Ces arrestations et l'aveu des quatre hommes, qui disent avoir participé à l'attentat, laissent présager que les derniers partisans du dictateur irakien et les islamistes fondamentalistes du Moyen- Orient ont décidé de combattre ensemble les leaders religieux chiites et la coalition américano- britannique qui occupe l'Irak.Q Qui sont les wahhabites ?R Mohammad al-Wahhab, fondateur de l'idéologie du wahhabisme en 1792, est considéré comme le premier fondamentaliste sunnite.Il prêchait le retour aux textes du Coran et refusait toutes les pratiques de l'islam non prescrites par le prophète Mahomet.Il considérait comme des infidèles tous ceux qui n'étaient pas en accord avec son point de vue.Les wahhabites sont les fils spirituels d'al- Wahhab.Ils disent se battre contre l'hérésie des « faux musulmans » et contre les infidèles de l'Occident.Historiquement, ils sont devenus célèbres au XIXe siècle, lorsqu'ils ont participé à une insurrection (ratée) contre l'empire ottoman.Pendant la Première Guerre mondiale, ils ont été soutenus par la Grande-Bretagne et ses alliés, qui tentaient de défaire l'empire ottoman, déjà affaibli.Le mot « wahhabi » ou « wahhabite » a depuis souvent été utilisé par les groupes fondamentalistes sunnites, financés par des sources arabes et faisant la guérilla contre les pays occidentaux qui s'aventurent dans les pays musulmans.Le wahhabisme est particulièrement associé à l'Arabie Saoudite.Q Ont-ils des liens avec ben Laden ?R Plusieurs spécialistes de l'islamconsidèrent qu'Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, appartiennent à la mouvance wahhabite.Plusieurs autres organisations font aussi partie du réseau wahhabite, en djihad (guerre sainte) contre les infidèles.Plusieurs wahhabites provenant des quatre coins du monde arabe ont combattu l'Armée rouge pendant la guerre d'Afghanistan, avec l'aide du gouvernement américain.Le commandant de guerre Khattab, tué par l'armée russe en Tchétchénie en 2002, était un wahhabite déclaré et recevait des fonds d'Al-Qaeda et d'autres sources arabes.Certains médias ont avancé hier que les deux wahhabites arrêtés hier en Irak avaient des liens avec Al-Qaeda, mais les preuves sont encore minces en ce sens.Q Attribue-t-on d'autres attentats aux wahhabites en Irak ?R Les inspecteurs américains et les experts qui observent la situation en Irak ont la nette impression que les wahhabites, agissant de pair avec les partisans du régime de Saddam Hussein, sont responsables de plusieurs attentats perpétrés dans les dernières semaines en Irak, dont celui au siège de l'ONU en Irak, qui a fait plus de 20 morts le 19 août, et celui qui a tué 14 personnes dans l'enceinte de l'ambassade de Jordanie, le 7 août dernier.Dans ces deux attentats et dans celui de Najaf, des camions et des voitures remplis d'explosifs ont été utilisés pour faire le plus de dégâts possible.La même tactique a été utilisée dernièrement en Tchétchénie pour attaquer des cibles policières pro-russes ou militaires.En Tchétchénie, les terroristes ont davantage recours à des attentats-suicide.JUGE Suite de la page A1 préalablement étudié toutes les candidatures.« Les nominations qui sont faites en ce moment sont très bonnes dans la grande majorité des cas, a dit à La Presse hier le juge Robert, mais certains Canadiens et Québécois ont parfois l'impression que les choix sont politiques », explique le magistrat de 65 ans, qui a une riche feuille de route dans le monde juridique, mais aussi dans le monde politique.Michel Robert a notamment été président du Parti libéral du Canada de 1986 à 1990.Il a aussi été le principal négociateur du gouvernement avec les Mohawks après la crise d'Oka.Le magistrat est convaincu qu'un processus qui permettrait aux médias et au public d'en savoir plus sur les candidats ferait valoir les qualités de magistrat de chacun et écarterait les spéculations sur les raisons politiques qui auraient pu présider à leur nomination.Dans le contexte de la sélection secrète, les juges qui ont un passé politique sont désavantagés, explique le juge Robert, puisque les élus craignent de se faire critiquer s'ils les nomment à des postes importants.« Si le processus de sélection permettait de révéler que quelqu'un qui a fait de la politique est aussi un bon juriste et un bon juge, il n'y aurait plus de problème », soutient-il en toute connaissance de cause.Le juge Robert affirme d'ailleurs que l'engagement politique devrait être considéré comme un atout et non comme un handicap pour un juge : « Quelqu'un qui donne de son temps à la vie publique, qui a fait le tour du pays et connaît la population canadienne est le genre de personne que nous voulons comme juge à la Cour suprême.» Il condamne cependant le système de confirmation des magistrats en vigueur aux États- Unis, qui oblige les futurs juges à étaler leur vie privée sur la place publique avant que les élus du Sénat ne décident de leur sort.« Ça éloigne beaucoup de candidats qualifiés qui ne veulent pas passer par là », affirme le magistrat en rappelant le cas du juge Clarence Thomas, dont les relations avec Anita Hill, une collègue, avaient été scrutées à la loupe par les médias américains.Parole de juge En plus de plaider en faveur d'une plus grande transparence dans la sélection des juges, le juge en chef du Québec et premier magistrat de la Cour d'appel croit que cette ouverture devrait aussi s'appliquer au travail des juges une fois qu'ils sont nommés.« Les tribunaux sont devenus une troisième branche du gouvernement.Nous prenons des décisions sur des questions controversées, comme l'avortement et, bientôt, le mariage de conjoints du même sexe.Ces décisions ont un impact important sur la vie des gens.Mais pour beaucoup de gens, le processus judiciaire est mystérieux.Nous devons leur dire comment nous faisons notre travail, comment nous prenons les décisions », s'enthousiasme le magistrat québécois, en ajoutant qu'il est souhaitable qu'un juge prononce des conférences.Sa position est aux antipodes de celle du juge de la Cour suprême Michel Bastarache, qui a affirmé, lors d'un récent débat à Montréal, que le juge ne doit pas intervenir sur la place publique mais doit plutôt laisser ses jugements parler pour lui.S'il dit respecter le point de vue du juge Bastarache, le juge en chef du Québec estime que son attirance pour la transparence est répandue au Conseil de la magistrature.À Ottawa, les suggestions du juge québécois n'ont pas encore trouvé d'oreille prête à les écouter.« Le système de sélection des juges fonctionne bien et il sert bien les Canadiens.Les juges que le premier ministre nomme sont du plus haut calibre », a dit à La Presse hier la porte-parole du bureau du premier ministre Jean Chrétien.EXPOS Suite de la page A1 RENTRÉE Suite de la page A1 En août, la convention générale des évêques de l'Église épiscopalienne créait une onde de choc sans précédent au sein de l'Église anglicane en nommant un prêtre homosexuel à la tête de l'évêché du New Hampshire.Entre ces deux événements majeurs, la culture américaine se montrait elle-même plus ouverte que jamais à l'homosexualité.Bien avant que Madonna ne fasse les manchettes en embrassant sur la bouche les chanteuses Britney Spears et Christina Aguilera, un autre baiser a retenu l'attention des Américains, ayant été diffusé à une heure de grande écoute, non pas sur la chaîne câblée MTV, mais sur les ondes du réseau CBS.C'était le soir des Tony Awards, la cérémonie honorant les artisans du théâtre new-yorkais, qui se déroule en juin.Le spectacle était animé par Hugh Jackman, qui se glissera dans la peau de l'artiste gai Peter Allen dans une comédie musicale de Broadway cet automne.Le Tony pour la meilleure pièce de théâtre a été attribué à Take Me Out, l'histoire d'un joueur de baseball professionnel qui sort du placard.Et le Tony pour les meilleurs paroliers a été décerné à Marc Shaiman et Scott Wittman, le couple homosexuel qui a écrit les paroles de la comédie musicale Hairspray, un des grands succès de l'heure sur Broadway.Pour célébrer leur Tony sur la scène du Radio City Music Hall, Shaiman et Wittman se sont longuement embrassés sur la bouche.Madonna n'est vraiment plus dans le coup.Elle ne fait que répéter ce qui a déjà été fait, et qui ne soulève plus de controverse véritable.Le soir du baiser de Shaiman et Wittman, le réseau CBS n'a reçu que 10 appels et 68 courriels de protestations, une réaction négligeable pour une émission regardée par 8 millions de spectateurs.Shaiman, après avoir reçu son Tony, a déclaré à son partenaire et à la nation américaine : « On ne nous permet pas de nous marier dans ce monde.Mais je voudrais déclarer devant tous ces gens que je t'aime, et que j'aimerais vivre avec toi pour le reste de ma vie.» Et il a embrassé l'homme avec lequel il vit depuis 25 ans.Deux jours plus tard, la Cour d'appel d'Ontario reconnaissait les mariages homosexuels.Dans ce monde, il y avait un autre endroit où les gais pouvaient se marier.Pendant ce temps, la télévision américaine, encouragée par le succès de la sitcom de la chaîne ABC Will and Grace, multiplie les émissions mettant en vedette des homosexuels.La chaîne câblée Bravo présente ainsi Boy Meets Boy, une émission- réalité où un célibataire choisit un partenaire parmi un groupe de 15 beaux mâles.La même chaîne a diffusé une autre émissionréalité, Queer Eye for the Straight Guy, dont le réseau NBC présente désormais une version abrégée (et moins osée).Dans cet énième reality show, une équipe de spécialistes homosexuels de la mode, de la bouffe et autres raffinements de la vie conseille un hétérosexuel dépourvu de goût.L'émission, qui véhicule son lot de clichés, ne plaît pas à tous les homosexuels, mais son succès auprès du public ne fait pas de doute.Cet automne, dans une sitcom de la chaîne CBS, Nathan Lane tiendra un rôle moins stéréotypé, celui d'un homosexuel élu à la Chambre des représentants des États-Unis.Et tout cela se déroule sous l'administration conservatrice de George W.Bush, qui devait ramener l'Amérique au temps du Dr Welby.Sur ce point, c'est complètement raté.San Juan, à Porto Rico, où l'équipe montréalaise aura disputé 22 matchs cette saison, et Monterrey, au Mexique, ont d'ailleurs offert d'accueillir les Expos.Ironiquement, la présentation de matchs à Porto Rico risque de priver le baseball majeur de précieux revenus en cette fin de saison.Au coeur d'une lutte pour participer aux séries, les Expos ont attiré en tout 83 145 personnes à leur quatre derniers matchs dans la métropole, ce qui aurait été impossible au stade Hiram Bithorn de San Juan, dont la capacité est d'à peine 18 000 spectateurs.Chose certaine, l'Association des joueurs entend bien s'opposer à ce que les Expos disputent leurs matchs locaux dans plus d'une ville l'an prochain.« Les joueurs n'accepteront pas de jouer à domicile dans deux villes », a déclaré Gene Orza il y a un peu plus d'un mois, à la suite d'une rencontre avec les membres de l'équipe montréalaise.M.Orza doit s'entretenir de nouveau avec les joueurs des Expos à leur prochain passage à Porto Rico, au début du mois de septembre.Le commissaire du baseball, Bud Selig, sera aussi à San Juan le 9 septembre pour assister à un match des Expos contre les Cubs de Chicago.M.Selig se donne jusqu'au 15 septembre pour décider du sort qu'il réserve aux Expos, une équipe qui, selon lui, devrait déjà être disparue depuis des années.Avec la Presse Canadienne LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 A3 ACTUALITÉS Des HLM vides en pleine pénurie de logements SÉBASTIEN RODRIGUE Alors que les logements à louer se font rares dans la métropole, l'Office municipal d'habitation de Montréal (OMHM) est contraint de garder des logements vides en raison des coupes du gouvernement libéral dans le budget d'entretien des HLM, a appris La Presse.Un immeuble de 10 appartements situé rue Saint-Antoine Ouest a été évacué en juin parce qu'il menaçait de s'effondrer.Les locataires ont été relogés dans d'autres HLM, et leur ancienne résidence reste vide en attendant de nouveaux fonds pour la rénover.La porte-parole de l'Office, Louise Hébert, précise que l'appel d'offres pour rénover le bâtiment avait été lancé mais qu'il a été stoppé en catastrophe en mai dernier.Le gouvernement libéral avait alors annoncé des compressions de 25 % dans le budget d'entretien des HLM et des coopératives d'habitation partout au Québec.Des discussions infructueuses ont eu lieu tout l'été avec la Société d'habitation du Québec (SHQ) pour trouver les sommes nécessaires pour réaliser ces travaux.Dans sa préparation budgétaire pour 2003, l'Office avait demandé 19,5 millions pour l'entretien de ses 23 000 logements.La SHQ lui a accordé 15,1 millions mais a ensuite amputé ce budget de 5,5 millions en raison des compressions du gouvernement provincial.Cette annonce a obligé l'Office à renoncer à plusieurs contrats non signés.Mme Hébert explique que le gouvernement provincial économise un peu moins du tiers des 5,5 millions puisque le reste est fourni par le fédéral (60 %) et par la Communauté métropolitaine de Montréal (10 %).L'Office affirme qu'il ne pourra répondre qu'à la moitié des besoins pour l'année 2003.À Montréal, six autres logements endommagés par un incendie sont aussi inoccupés parce que l'OMHM n'a pas les budgets nécessaires pour les réparer.L'Office a également dû condamner les balcons d'un immeuble de l'arrondissement de Côte-des-Neiges/ Notre-Dame-de-Grâce parce que les planchers de béton se désagrègent.Le directeur de la programmation des travaux majeurs de l'Office, William Dubus, explique que l'organisme a aussi dû rogner sur différents budgets d'entretien, par exemple 550 000$ pour la remise en état de logements et 760 000 $ pour la réfection de toitures et le remplacement de fenêtres.La mise aux normes de la réglementation sur les incendies a aussi été reportée pour quelques immeubles.À Lachine, les rénovations de huit immeubles endommagés par des infiltrations d'eau ont aussi dû être retardées.L'Office voulait rénover ces bâtiments à raison d'un par année, au coût de 1,3 million.M.Dubus précise que l'Office se concentre sur de petites interventions pour garder ses locataires plutôt que sur des travaux planifiés.Parmi les 800 bâtiments de l'OMHM, environ 15 % ne sont pas en parfait état.« Si on attend trop longtemps, ce ne sera plus récupérable », prévient-il.Cette situation survient alors que Montréal traverse une importante pénurie de logements.Les listes d'attente pour un HLM ont aussi atteint des sommets dans la métropole.Selon les dernières données, il y avait, en juin, 15 600 ménages en attente d'un appartement à prix modique.Les agents correctionnels en ont marre de vivre sous les menaces «C'est nous qui payons le prix de la lutte contre les motards» Les notaires ne sont pas à l'abri des arnaqueurs SIMON CHABOT LES AGENTS CORRECTIONNELS du Canada en ont assez de « payer le prix » de la lutte contre les bandes de motards criminels et demandent à leur employeur de les aider à reprendre la situation en main dans les pénitenciers fédéraux.« Nous sommes dépassés par les événements, a déclaré hier le président du syndicat des 5700 agents correctionnels du pays, Sylvain Martel.C'est nous qui payons le prix de la lutte contre les motards.Une fois ces criminels incarcérés, ce sont les membres de mon syndicat qui doivent vivre tous les jours avec leurs menaces.» Une centaine d'agents se sont réunis hier au Colisée de Laval pour une journée de solidarité, dans le cadre des négociations que leur syndicat mène depuis bientôt un an et demi avec le Service correctionnel du Canada et le Conseil du Trésor sur le renouvellement de leur contrat de travail.« La violence qu'a connue le réseau de pénitenciers fédéraux dans les années 80 va se manifester de nouveau si notre employeur ne fait rien pour nous aider à imposer notre autorité dans les pénitenciers », prévient même M.Martel, qui demande que les pouvoirs de ses collègues soit accrus, notamment pour leur permettre d'imposer plus de sanctions aux détenus.Présentement, les mesures disciplinaires contre les agents sont beaucoup plus fréquentes que contre les détenus récalcitrants, dénonce le syndicat affilié à la CSN.« La direction ne donne pas toujours suite aux rapports d'infraction majeure, précise Sylvain Martel.Un détenu surpris en possession d'armes artisanales s'en sort donc souvent sans punition.» Des membres du syndicat ont profité de la rencontre d'hier pour présenter quelques-unes des armes saisies un peu partout au pays.Afin de mieux protéger ses agents, le Service correctionnel du Canada devrait d'abord les écouter, comme il écoute les psychologues, les criminologues et les autres intervenants qui influent sur l'organisation du travail dans les prisons canadiennes, conclut d'ailleurs une étude de la CSN sur l'évolution du système carcéral canadien, publiée hier.« L'employeur ne peut pas ignorer ceux qui travaillent chaque jour dans les prisons et faire fi de leur sécurité dans sa réflexion sur ce qu'elles doivent devenir », a expliqué la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui était présente à Laval.Le syndicat des agents correctionnels fédéraux a aussi rappelé que les employées enceintes ne se voyaient jamais accorder de retrait préventif.NATHAËLLE MORISSETTE « J'AI BIEN fait mon travail, mais je pense que les fraudeurs trouvent toujours le moyen d'arriver à leurs fins.» C'est ce qu'a affirmé hier en entrevue Edgar Hay-Ellis, le notaire qui s'est fait rouler par deux malfaiteurs qui ont vendu la maison de François Trépanier alors qu'il était en vacances.La Presse a publié hier un article racontant comment des professionnels de l'arnaque sont parvenus, en se présentant sous une fausse identité, à vendre une demeure ne leur appartenant pas.M.Hay-Ellis, le notaire qui a rédigé l'acte de vente de la maison de François Trépanier, n'y a vu que du feu.« Celui qui prétendait être l'acheteur m'a présenté des cartes d'identité », se défend M.Hay-Ellis.Il n'a toutefois jamais vu les pièces d'identité du soi-disant vendeur, qui se faisait passer pour François Trépanier.« Lorsqu'il s'est présenté à mon bureau, il m'a dit qu'il avait eu un accident et que ses cartes étaient à l'hôpital.Il devait donc revenir la semaine suivante.Comme je devais partir en vacances, j'ai dit à mon assistante de lui remettre l'argent de la vente de la maison seulement s'il lui présentait des pièces d'identité, raconte-t-il.Je crois qu'elle a été manipulée puisqu'elle lui a donné le chèque sans avoir vu ses cartes.» Edgar Hay-Ellis mentionne qu'il lui aurait été impossible de démasquer ces malfaiteurs.Selon lui, aucun notaire n'est à l'abri de ce genre d'arnaque.La Chambre des notaires du Québec a tout de même décidé d'enquêter sur le dossier, mais M.Hay-Ellis semble peu inquiet, car il affirme avoir agi en toute bonne foi.Du côté de la Chambre, on se dit très préoccupé par cette de fraude.Jusqu'à maintenant, ces mêmes fraudeurs ont réussi quatre transactions du même genre dans la grande région de Montréal.D'autres notaires se sont donc fait prendre au jeu.« Présentement, la Chambre examine les dossiers pour savoir si elle doit blâmer les notaires impliqués malgré eux dans ces histoires, explique Antonin Fortin, porte-parole de la Chambre.Nous prenons tout ça très au sérieux car, en bout de ligne, il ne faudrait pas que la réputation des notaires soit entachée.Malgré tout, M.Fortin se demande jusqu'où les notaires peuvent pousser leur méfiance.« Ils sont obligés de demander à leurs clients de présenter une carte d'identité avec photo.Il ne faudrait quand même pas qu'ils soient forcés d'aller cogner directement à la porte des gens pour s'assurer qu'ils veulent bel et bien vendre leur maison.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Agent correctionnel au pénitencier de Donnacona, près de Québec, Pierre Mallette, a présenté hier à Laval une série d'armes artisanales saisies dans les centres de détention fédéraux.Mariages gais: Québec compte s'exprimer en Cour suprême Presse Canadienne OTTAWA\u2014Le projet du gouvernement fédéral visant à légaliser les mariages entre conjoints de même sexe reçoit de l'opposition du Québec et de l'Alberta tandis que la Colombie-Britannique se réserve aussi le droit de se faire entendre.Les trois provinces ont toutes fait parvenir des déclarations d'intention à la Cour suprême.La date limite pour le faire était le 29 août.Les provinces souhaitent qu'Ottawa tienne compte de leur avis avant de présenter son projet de loi.Le Québec n'est pas contre la légalisation des unions entre conjoints de même sexe, mais il désire garder compétence sur la gestion des dossiers et veut que les mariages civils soient maintenus.La notion de compétence est au centre du débat pour le Québec.« Nous voulons nous faire entendre sur ce sujet », a souligné Jacques Tétrault, porte-parole du ministre de la Justice, Marc Bellemare.Le Québec, qui permet déjà les unions civiles entre conjoints de même sexe, a été la troisième province au pays, après l'Ontario et la Colombie- Britannique, à affirmer que la loi fédérale actuellement en vigueur est inconstitutionnelle.L'année dernière, le Québec a adopté une loi accordant aux conjoints de même sexe presque tous les droits dont bénéficient les conjoints hétérosexuels selon le code civil.L'Alberta n'a cependant pas voulu préciser les raisons de son opposition au projet de loi.« Nous considérons toutes les avenues possibles mais nous ne ferons aucun commentaire sur notre argumentation », a expliqué Michael Shields, porte-parole du ministère de la Justice albertain.Le projet du gouvernement fédéral reçoit pourtant ses plus virulentes critiques en provenance de l'Alberta, où le gouvernement a adopté une loi en 2000 qui précise qu'un mariage est une union entre un homme et une femme.Le premier ministre Ralph Klein menace même d'invoquer la clause dérogatoire de la Charte des droits et libertés pour annuler toute tentative de changer la loi provinciale actuelle.La Colombie-Britannique, qui a aussi envoyé une déclaration d'intention à la Cour suprême, pourrait décider de ne pas donner suite à son geste.« Nous avons préservé notre droit d'intervenir, mais il est encore tôt pour dire ce que nous allons faire », a indiqué Curtis Albertson, directeur des communications au ministère de la Justice de la Colombie-Britannique.Le gouvernement de l'Ontario a pour sa part annoncé qu'il n'allait pas intervenir dans ce dossier.Paul Desmarais pend la crémaillère Presse Canadienne SAGARD \u2014 L'homme derrière Power Corporation, Paul Desmarais, accueille les grands de ce monde dans son nouveau domaine de Sagard, en Charlevoix, ce week-end.Parmi les 230 invités à cette prestigieuse pendaison de crémaillère, selon les témoins et les rumeurs, se trouvent : le premier ministre Jean Chrétien, les anciens présidents américains George Bush père et Bill Clinton, l'ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard, la duchesse d'York, Sarah Ferguson, le ministre fédéral Martin Cauchon et l'ex-ministre Paul Martin.Un Boeing du roi d'Espagne, Juan Carlos, était garé à l'aéroport de Bagotville après avoir transporté une autre grande personnalité.Pénétrer dans le nouveau domaine du grand financier Paul Desmarais tient d'ailleurs du miracle, a constaté l'hebdomadaire Progrès-Dimanche, de Chicoutimi.Situé à 5 kilomètres du village, le domaine de 75 kilomètres carrés aurait coûté entre 40 et 70 millions.Des centaines de travailleurs y oeuvraient depuis le début du chantier, en 2000.Le journaliste de Progrès- Dimanche s'est cogné le nez hier matin sur la première des trois barrières vertes sécurisant le domaine du milliardaire.Impossible de franchir la grille si vous n'êtes pas sur la liste des invités.Si vous avez l'audace de tromper les agents qui gardent l'accès 24 heures sur 24, vous devrez rouler 10 autres kilomètres dans les bois avant d'arriver.Sur cette distance, vous risquez de rencontrer des équipes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Bureau fédéral d'investigation (FBI) américain qui quadrillent les lieux.Une petite balade en hélicoptère au-dessus du domaine pourrait vous satisfaire.Mais vous serez encore surveillé Mais comment est-il donc, ce palace de rêve ?Les seuls à le savoir sont, entre autres, la centaine d'employés qui veillent à l'entretien et qui résident presque tous à Sagard.Paul Desmarais aurait ainsi à sa disposition administrateurs, cuisiniers, musiciens, femmes de ménage, bûcherons, jardiniers, chauffeurs, etc.Un des employés, qui venait à peine de terminer son quart de travail, a dit que le domaine était très beau mais pas si grand que ça. Brassage d'idées chez les jeunes péquistes NATHAËLLE MORISSETTE Si le Québec souhaite accéder à l'indépendance, il faut faire une profonde remise en question sur la façon de la promouvoir.C'est ce qu'ont affirmé hier les membres du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ), réunis à l'Université de Montréal sur le thème Reposer la question nationale : réfléchir à l'apport des jeunes à l'organisation et au discours du mouvement souverainiste.« Il faut moderniser le discours et former une coalition avec les centrales syndicales, les groupes sociaux et les artistes », affirme l'ancien président du CNJPQ, Patrick Taillon, qui a quitté ses fonctions afin d'aller étudier en Europe.Sébastien Cloutier est devenu, samedi, le nouveau président du Comité national.Il partage les visées de M.Taillon et estime qu'il est nécessaire de remettre en question les bases mêmes de la souveraineté.Selon eux, les jeunes doivent redéfinir leur identité nationale et leur rapport avec l'histoire.Au cours de la journée, les quelque 250 militants péquistes présents ont assisté à des conférences et à des ateliers.Questionnés sur les propos tenus la semaine dernière par l'ex-ministre des Finances, Pauline Marois, qui mentionnait qu'un partenariat avec le reste du Canada n'était pas essentiel à la réalisation de la souveraineté, les militants semblaient plutôt partagés.« Personnellement, je n'ai pas d'opinion claire sur le sujet, a mentionné Nathalie Chapdelaine.Nous sommes justement ici pour faire un brassage d'idées.» « Le partenariat avec le Canada, c'est une réflexion qui mérite d'être mise sur la table, croit pour sa part Jean-Sébastien Talbot.Je pense qu'il faut d'abord qu'on définisse ce qu'est la souveraineté.» Ce rassemblement ne représente que le début de la réflexion que souhaite faire le CNJPQ, qui compte 10 000 membres.« Cet automne, nous voulons nous réunir dans d'autres villes du Québec, mentionne Elsie Lefebvre, responsable des communications pour le Comité national.C'est après avoir fait le tour que nous formulerons des propositions.» Course à la direction En l'absence du chef du Parti québécois, Bernard Landry, les trois aspirants à son poste, André Boisclair, François Legault et Pauline Marois se sont pointés au rendez- vous fixé par l'aile jeunesse du PQ.Mme Marois a d'ailleurs reconnu que la présence des trois candidats n'était pas une coïncidence.François Legault, député de Rousseau, a précisé pour sa part que la course à la direction n'était pas lancée.« Mme Marois, M.Boisclair et moi ne sommes pas les seuls à nous être déplacés, a-t-il souligné.D'autres députés péquistes sont aussi venus.» En ce qui concerne la souveraineté, le député de Rousseau affirme qu'il faudrait la mettre à l'avantplan durant la prochaine campagne électorale, qui aura lieu d'ici cinq ans.Selon lui, si le PQ remportait les élections, un référendum sur la souveraineté pourrait alors se tenir.« Je crois qu'à ce moment-là, il sera temps pour nous de poser la question.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le nouveau président du Comité national des jeunes du PQ, Sébastien Cloutier, s'est adressé aux quelque 250 militants réunis pour réfléchir sur la souveraineté.Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles«Notre meilleur prix chaque jour », «Nouvellement réduit », «Atout griffé », «Achat-choc », «Achat spécial»et ceux des rayons concédés.encore plus promo vedette Jockey en cours 25%de rabais articles Jockey pour homme, femme et enfant 2solde de jours Le mardi 2 septembre et le mercredi 3 septembre DÉCOLIQUIDATION : ON PARLE DE MILLIONS! 10%DERABAIS ADDITIONNEL duos-sommeil : modèles de rayon sans suite et de fin de série à prix déjà réduit de 60 % 25%À50%DE RABAIS meubles : modèles de rayon sélectionnés Femme ACHAT SPÉCIAL 999 et 1999 assortiment de dessous amincissants Nancy Ganz 25 % de rabais mode automnale To Gomc et Mantlesmc pour elle.Tailles courantes, petites et grandes.sélection mode pour elle Alia, Alia Sport et Nygård Collection.Tailles courantes, petites et grandes.sélection mode griffée pour elle.Tailles courantes et petites.Homme et enfant 40% de rabais pour lui, chemises habillées Kent d'Arrow et cravates Zylos 30 $ de rabais couchettes 40 % de rabais hauts en tricot et chemises tout-aller Natural Issue pour lui mode enfantine To Gomc et Rerun.30 % de rabais complets et vestons sport Nautica pour lui mode masculine Nike, Reebok, To Gomc, Adidas et Wayne Gretzky.mode et tenues jeans pour jeune femme et jeune homme Tommy Jeans, CK Jeans, Polo Jeans, Hot Kiss, Buffalo Jeans, Soho et autres.Bijoux, chaussures et accessoires 50 % de rabais bijoux en or à 10 ct et 14 ct Exceptions : Principles et Charter Collection.50 % de rabais bagages Exceptions : articles Eddie Bauer, Outline®, « Aubaine la Baie » et ceux à parois rigides.30 % de rabais collants fins Secret et collants opaques pour elle 25 % à 30 % de rabais chaussures pour elle Choix de modèles Naturalizer, Rockport, Clarks, Hush Puppies et Aerosoles.25% de rabais montres Cardinal et Bulova et bijoux mode Mantlesmc chaussures de ville, tout-aller ou de sport et pantoufles pour lui FLS de Florsheim, Nunn Bush, Hush Puppies, Wolverine, Sperry et certains modèles Rockport, Ecco et Clarks.Foyer jusqu'à 100 $ de rabais congélateurs Beaumark® 60% de rabais serviettes To Gomc Essentiel 40 % à 50 % de rabais oreillers, couettes et couvrematelas Togomc, Wamsutta, Laura Ashley, Healthy Living, Royal Velvet et Ralph Lauren 40% de rabais verres à pied en cristal Exception : Waterford.cadres métalliques Exception : Market Square®.25 % de rabais couvertures Couvertures Hbc et jetés dans le lot.25% de rabais vaisselle To Gomc Services en boîte et articles suivis.vitrines et meubles audio-vidéo rideaux de douche, accessoires de salle de bains et tapis de bain To Gomc Essentiel 15% de rabais gadgets Henckels et Good Grips.Exception : articles « Aubaine la Baie ».7 % de rabais télés à écran plat de 36 cm (14 po) à 91 cm (36 po) 499 à 2499 shorts, corsaires et tee-shirts pour tous 499 à 3999 maillots de bain pour tous 1499 à 4999 shorts et hauts en tricot griffés pour lui jusqu'à 60%de rabais : articles en liquidation dans plein de rayons! 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fonctionnaires jugeront notamment de la « faisabilité » des changements que proposeront les ministères afin de procéder à la « première réingénierie du gouvernement du Québec depuis la Révolution tranquille », avait dit le premier ministre Charest le 28 avril dernier.Cette refonte de l'État québécois nécessitera de deux à trois ans, avait pour sa part indiqué Monique Jérôme- Forget après sa nomination au Trésor.Un document de travail et un échéancier devraient être prêts avant la fin de l'année.« C'est parti, on est en plein dedans.L'été aura servi à mettre le sous-secrétariat en place, ajoute Véronique Mercier.Les nouvelles embauches compléteront l'équipe.» En juillet, la présidente du Conseil du Trésor a choisi une fonctionnaire de carrière, Louise Pagé, comme secrétaire associée à la restructuration de l'État.Âgée de 55 ans, Mme Pagé a notamment travaillé au des ministères de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, ainsi qu'à ceux de la Justice et de la Sécurité publique.Le sous-secrétariat à la réingénierie est maintenant à la recherche de sept agents de recherche et de planification socio-économique qui conseilleront les divers ministères et agiront à titre d'agents de liaison.Quatre d'entre eux seront affectés plus particulièrement aux secteurs névralgiques nommés les « six grands travaux » par M.Charest : la révision des structures de l'État et des programmes, la révision des modes d'intervention dans l'économie, la reconstruction du système de santé, le recentrage de l'éducation sur l'élève, la décentralisation vers les régions et l'allègement du fardeau fiscal.De la diversité avant toute chose, voilà une alimentation saine De l'association variée d'aliments, naissent l'efficacité et la réponse aux besoins de l'organisme.Nous sommes ce que nous mangeons.De la diversité avant toute chose, voilà un type d'alimentation logique.Vous ne dédaignez nullement les plaisirs de la table.Vous vous présentez vous-même comme ayant un bon coup de fourchette.Vous êtes spontanément attiré par les viandes, les grillades, les féculents.Vous souffrez peut-être d'une alimentation déficiente en vitamines, en minéraux, etc.Il serait grand temps de vous mettre au vert en faisant une cure de légumes verts et de fruits, ce qui dynamisera votre organisme.Gourmand ou bon vivant, de type digestif, musculaire, cérébral, nous avons tous le besoin évident, c'est bien connu, de la plus grande variété possible de vitamines, minéraux et nutriments de toutes sorte.Il ne s'agit pas de consommer des tonnes de vitamines et de minéraux.L'organisme n'a pas besoin d'énormes quantités d'une même sorte de vitamines ou de minéraux, mais d'une grande variété de ces éléments, à doses contrôlées.Aborder la question comme ça, c'est la simple logique et c'est avec connaissance que les fabricants de la formule spéciale Phytobec ont mis en valeur une capsule aux composants variés, oui, quarante ingrédients bien choisis, à doses contrôlées, pour parvenir à un produit complet de qualité et cerner ainsi les besoins cachés de votre organisme.Prenez-vous en charge avec un fleuve de vitamines, minéraux et nutriments triés sur le volet, si vous n'avez pas dans votre assiette, cela est bien possible, tous les éléments essentiels à une bonne santé.Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 3 1 A O Û T 2 0 0 3 A 5 Savourer septembre collaboration spéciale Septembre est là.Et je suis content.C'est le plus beau mois de l'année.Mais personne ne le sait.Personne n'a le temps de le regarder.On est trop occupé par la rentrée.Le temps de régler les dossiers qui ont traîné tout l'été, le temps d'acheter les livres et les cahiers des petits.Le temps de ranger le patio, de payer les vacances, d'accrocher ses bermudas, et septembre n'est plus.Et octobre est arrivé.Avec sa pluie et ses crises.L'homme a fait de septembre le mois du labeur, l'arrêt des vacances et du farniente.L'homme était trop pressé, comme d'habitude.L'homme a oublié que septembre, c'est l'été, jusqu'au 22.Et c'est même le plus beau mois de l'été.Car les saisons finissent toujours en beauté.Mais l'homme ne le sait pas, trop habitué à tout finir en queue de poisson.Pourtant, comme on serait heureux si on avait le temps d'en profiter ! Sortir dehors par une belle journée de septembre est l'une des plus belles joies de la vie.Le ciel est bleu foncé.Le soleil luit juste assez.Et il y a un petit vent.Un doux vent qui rend l'air frais.On prend une grande respiration.Ça sent bon.On sourit.On se dit : « Wow! Qu'il fait beau ! » On entre dans l'auto.Et on s'en va au boulot.C'est tout ce qu'on aura saisi de cette splendide journée.On va passer le reste de la journée enfermé.Septembre va devoir jouer tout seul.On ne sait pas ce qu'on a manqué.On prend nos vacances en juillet, quand il fait trop chaud.Et en décembre, quand il fait trop froid.L'homme aime les mois extrêmes.Les records de chaleur.Il a fait 40 degrés à l'ombre hier.Yesss ! Les records de froid.Il a fait -60 degrés, hier, à midi.Yesss ! On adore ça ! Quand ils disent que ça fait 140 ans qu'il n'a pas fait chaud comme ça, on est fiers.Comme si c'était grâce à nous.On se prend pour Tiger Woods ou Michael Jordan.On est des athlètes de la température.Des recordmans.Nous, c'est le Guinness ou rien.Septembre, lui, n'est jamais dans le livre des records.C'est un mois doux avec nous.Septembre, c'est comme quand on prend sa douche dans un hôtel.L'eau est trop chaude.L'eau est trop froide.Et soudain, on trouve le réglage parfait.La température idéale.Et on resterait sous l'eau l'éternité.On est bien.C'est ça, septembre : c'est le réglage parfait.Les 20 degrés de septembre, personne n'en fait des gorges chaudes.On ne s'y arrête pas.On ne s'en souvient jamais.Pourtant, ils sont faits pour nous.Pour notre corps.Pour notre esprit.Si en septembre on se sent ragaillardi et prêt à affronter de nouveaux défis, ce n'est pas parce qu'on a sué toute l'eau de notre tête en juillet, c'est parce que le temps présent nous rend bien dans notre peau.Pour profiter du tonus de septembre, il faudrait réaménager le calendrier.En ce moment, l'homme travaille de la fête du Travail jusqu'à la Saint-Jean.Et de la Saint- Jean à la fête du Travail, il se repose.Dix mois de corvée, deux mois à se gratter.Comment profiter de septembre sans nuire à la productivité ?En oubliant la semaine de quatre jours.Accumulons toutes ces journées et revendiquons l'été de trois mois : juillet, août, septembre.Qui veut avoir un vendredi de congé en novembre, mars ou avril ?Il pleut et il fait froid.Pourquoi ne pas profiter de l'été au complet, du début jusqu'à la fin ?Après tout, on n'en aura pas tant que ça, le long d'une vie.Soixante-dix ?Quatre-vingt?C'est beaucoup moins que des tracas.Il y a des chanceux qui, même sans refonte du calendrier, parviennent à prendre leurs vacances en septembre.À savourer septembre.Ça doit être des vendeurs de crème glacée ou des lifeguards.J'envie leur bonheur.Imaginez, visiter Paris quand il ne fait pas chaud à crever.Visiter Paris quand tous les touristes sont partis, quand les Parisiens sont trop occupés et que la ville est à nous.Voyager quand l'air est frais.Quand le temps est à marcher.Quand il fait bon être dehors.Et qu'il fait bon entrer en dedans.Parce que dans la maison, ce n'est ni trop chaud ni trop froid.Parce que dans la maison, c'est comme dehors.Et réciproquement.Visiter le monde quand le monde est là, bien en vie, et qu'il ne suffoque plus.Et qu'il ne grelotte pas encore.Mais comme on ne peut pas tous travailler au Bilboquet, la plupart d'entre nous ne connaîtra jamais les joies des vacances en septembre.Alors, cette année encore, septembre va passer sans qu'on ait le temps de l'apprécier.Pour me consoler, je peux toujours, dans les quatre murs de mon bureau, écouter la chanson de Bécaud : C'est en septembre Quand les voiliers sont dévoilés Et que la plage tremble sous l'ombre D'un automne débronzé C'est en septembre Que l'on peut vivre pour de vrai Joyeux mois de septembre à tous.Essayez quand même d'en profiter.À quelques heures de son arrivée, je voulais juste que septembre sache qu'on sait que c'est lui le plus beau.Et qu'on sortirait avec lui, si on était moins nonos.SRAS: une réforme est EN BREF nécessaire au Canada Le virus du Nil frappe la Saskatchewan LE VIRUS du Nil occidental a contaminé jusqu'à présent 112 personnes au Canada, dont plus de la moitié dans la province de la Saskatchewan, selon les derniers bilans fournis cette semaine par les autorités sanitaires.Cette province a enregistré 29 nouveaux malades dans les derniers jours, faisant grimper le total à 69 cas.« Nous connaissons une épidémie de virus du Nil occidental dans cette province, et il est par conséquent important que chacun prenne des précautions pour le reste de la saison », a averti le Dr Eric Young, l'un des responsables des services de santé de la Saskatchewan, cité dans un communiqué.La province voisine, l'Alberta, comptait 33 malades, tandis que l'Ontario et le Manitoba comptaient cinq cas chacun.\u2014 d'après AFP Mauvais moment pour des mises à pied LE MAIRE de Valleyfield, Denis Lapointe, a indiqué qu'il s'attendait aux 400 mises à pied annoncées par la direction de Gooddyear à l'usine de l'endroit.M.Lapointe a affirmé que le moment choisi pour faire cette annonce \u2014 coïncindant avec la rentrée des classes \u2014 était mal choisi.Plusieurs employés qui seront licenciés devront vivre des situations difficiles, a-t-il ajouté.Dans sa livraison de samedi, le Journal de Montréal avait indiqué que le fabricant de pneus effectuerait plus de 300 nouvelles mises à pied à Valleyfield.La société avait déjà annoncé une centaine de licenciement en février dernier.Les 400 travailleurs perdront leur emploi dès la mi-septembre.\u2014 d'après PC Mauvaise note aux libéraux LA COALITION Solidarité Santé estime que le gouvernement Charest n'a pas encore répondu aux attentes en matière de santé.La porte- parole de la Coalition, Marie Pelchat, dit comprendre les conclusions d'un sondage Léger Marketing- Le Devoir, qui révèle que 74 % des Québécois croient qu'il n'y a pas eu de changement notable dans le système de santé.Marie Pelchat constate qu'il n'y a pas eu de crise dans les urgences cet été.Du même souffle, elle ne voit aucune amélioration dans les services à domicile et l'accessibilité aux soins, une situation qu'elle qualifie de pitoyable.Mme Pelchat estime que le Parti libéral n'a pas injecté les sommes qu'il fallait et qu'il avait promises.\u2014 d'après PC Surveillance accrue EN CE LONG week-end de la fête du Travail, la surveillance policière est accrue sur les routes du Québec.Évidemment, la vitesse et l'alcool seront dans la mire des patrouilleurs, mais aussi le respect de la signalisation aux abords des chantiers routiers.Ces deux derniers jours, à Louiseville, en Mauricie, et à Saint-Eustache, au nord-ouest de Montréal, la vitesse excessive à proximité des chantiers routiers a causé la mort d'une automobiliste et d'un camionneur.L'an dernier, sur le seul territoire de la Sûreté du Québec, 14 personnes ont perdu la vie dans des tragédies routières pendant la fin de semaine de la fête du Travail, et 329 autres ont été blessées.\u2014 d'après PC Labatt : vote mardi LE SYNDICAT des travailleurs de la Brasserie Labatt tiendra une assemblée générale mardi prochain à Montréal pour demander à ses membres de se prononcer sur les dernières offres patronales.Le comité de négociation du syndicat a déjà annoncé qu'il en recommandera le rejet.L'offre a été présentée vendredi par la direction de l'entreprise qui l'a qualifiée de « globale et finale ».L'assemblée générale aura lieu à huis clos.Les travailleurs de Labatt sont en grève depuis le 16 juin dernier.Ils ont rejeté les dernières offres patronales le 25 juin.Les principaux points en litige sont l'accès à des postes permanents pour les employés surnuméraires de même que le recours à la sous-traitance.Le Syndicat des travailleurs de Labatt est affilié à la CSN.\u2014 d'après PC Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le Canada n'était pas prêt à faire face à la crise de la pneumonie atypique et le pays doit procéder à une réforme de son système de santé de façon urgente afin de pouvoir affronter la prochaine épidémie, peu importe sa nature.Ce message sera transmis par le président du Comité consultatif national sur le SRAS et la santé publique aux ministres de la Santé des provinces et du fédéral mercredi prochain à l'occasion d'une rencontre à Halifax.Le comité a presque terminé la rédaction des leçons à tirer de l'épidémie de SRAS qui sera publié à la fin du mois de septembre.En entrevue avec le service des nouvelles de Can West, David Naylor, le président du comité consultatif, a laissé savoir qu'il allait partager l'essentiel du rapport avec les ministres de la Santé du pays cette semaine.« Je vais leur donner un bon aperçu de ce qui sera bientôt publié en espérant que le message soit entendu », a souligné David Naylor qui est aussi le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Toronto.David Naylor précise que le comité va recommander qu'une réforme du système de santé soit élaborée afin d'assurer un meilleur financement.Il demandera aussi que davantage de personnel spécialisé soit ajouté à l'effectif du système de santé.Le docteur ajoute que les gouvernements doivent trouver une manière d'améliorer leur entraide dans les situations d'urgence.« Il pourrait bien survenir éventuellement une autre crise comme celle du SRAS.Il faut donc absolument que plusieurs changements soient apportés à notre système de santé », affirme David Naylor qui a été nommé en mai dernier par la ministre de la Santé Anne Mc Lellan pour diriger un groupe de 10 experts chargés de faire le bilan de la crise de la pneumonie atypique qui a frappée l'Ontario dans les derniers mois.David Naylor soutient que son rapport sera « direct et précis » et qu'il énoncera clairement les limites actuelles du système de santé.« Les gens ont fait leur possible dans les circonstances, c'est le système qui fait défaut.Nous devons agir et le faire rapidement », dit M.Naylor.Les propos de David Naylor cadrent bien avec ceux prononcés par Anne Mc Lellan plus tôt ce mois-ci.La ministre de la Santé a récemment déclaré que le temps est venu de créer un organisme national, le Centre canadien de santé publique, qui serait semblable au Centers for Disease Control des Américains.L'arsenal Flex-O-Flex face à l'arthrite La science de la nature a été mise à contribution pour vous aider à stimuler vos défenses contre l'arthrite.Une véritable armée de produits FLEX-O-FLEX est prête à passer à l'action pour assurer votre bien-être.FLEX-O-FLEX, crème analgésique à la capsaïcine, à flux transépidermique, EXTRA-FORTE.Appliquez-la LÀ OÙ ÇA FAIT MAL (Ne pas oublier de se laver les mains plusieurs fois après chaque application).DIN émis par Santé Canada 02238137.Maintenant en vente libre.FLEX-O-FLEX, crème analgésique à la capsaïcine, dermodynamique ORDINAIRE.Vous 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TAPIS PERSANSAUTHENTIQUES NOUÉS MAIN, PEINTURES AVEC L'AUTORISATION DE CRÉANCIER NANTIS ET AUTRES PARTIES NOUS VENDONS TOUT LE STOCK, PIÈCE PAR PIÈCE, AU PLUS OFFRANT MISE À PRIX NOMINALE OU SANS RÉSERVE LISTE PARTIELLE : QUM EN SOIE, NAIN TABRIZ DE SOIE ET LAINE, KASHAN, KERMAN, TAPIS TRIBAUX 100%LAINE, MASHAD, MOUD SOIE ET LAINE, TAPIS DE PASSAGE.PEINTURES À L'HUILE SUR TOILE ENCADRÉES ET PLUS ENCORE.NOTE DE L'ENCANTEUR : TOUS LES ARTICLES RESTANTS SERONT REMIS AUX CRÉANCIERS, ALORS NE RATEZ PAS CETTE OCCASION.LUNDI 1er SEPTEMBRE À 14 H INSPECTION 13 H HÔTEL RAMADA 7300 Ch.Côte-de-Liesse ENCAN PUBLIC 3165693 PAIEMENT: MASTERCARD, VISA, COMPTANT Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉRO: NUMÉRO: TTiraaggee dduu TTiraaggee dduu TTiraaggee dduu TTiraaggee dduu TTiraaggee dduu Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): Participation gratuite TTiraaggee dduu Complémentaire: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS Complémentaire: Complémentaire: ( 10) 22000033-0088-3300 22000033-0088-3300 ( 11) 22000033-0088-3300 22000033-0088-2299 22000033-0088-3300 22000033-0088-2299 (27) 23 703 012 $ 12 500 000 $ 10 000 000,00 $ 218 325,30 $ 2 564,20 $ 150,10 $ 10,00 $ 10,00 $ TTiraaggee dduu 22000033-0088-3300 22000033-0088-3300 TTiraaggee dduu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Cagnottes partageables.Voir détails aux points de ventes.5500 $$ 2255 $$ 2255 $$ CAGNOTTES Évaluation d'un nouveau médicament expérimental dans le traitement de la maladie osseuse de Paget Avoir un diagnostic confirmé de la maladie de Paget Ne pas recevoir de traitement contre la maladie de Paget depuis 6 mois Communiquez au : (514) 890-8383 (boîte vocale) Maladie osseuse de Paget Le Centre de recherche du CHUM recrute des hommes ou des femmes de plus de 30 ans.ÉTUDE : DURÉE : PROFIL : 6 mois avec suivi pour une période prolongée A6 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 Combattre le feu par le feu Récemment, à 10 minutes de route au sud d'Omaha, au Nebraska, le Commandement stratégique des États- Unis tenait une discrète réunion au cours de laquelle les représentants de l'administration Bush souhaitaient consolider leur projet d'acquérir une nouvelle génération d'armes nucléaires.En tête de leur « liste d'épicerie » : des armes capables de pénétrer le sol à de grandes profondeurs pour détruire des bunkers ennemis.Selon le Pentagone, plus de 70 pays, petits et grands, disposent à l'heure actuelle de quelque 1400 postes de commandement sous terre de même que d'aires de lancement de missiles balistiques et d'armes de destruction massive.William J.Broad, du New York Times, examine tous les aspects de ce nouvel âge du nucléaire.WILLIAM J.BROAD The New York Times Déterminé à combattre le feu par le feu, le département américain de la Défense souhaite que les fabricants de bombes mettent au point des armes nucléaires relativement petites (oscillant entre une fraction de la taille de la bombe larguée sur Hiroshima à plusieurs fois cette taille) capables de percer le roc et le béton armé de manière à transformer les bunkers en poussière radioactive.« Grâce à une arme explosive à forte pénétration dans le sol, nous pourrions attaquer de nombreuses cibles sous terre », a indiqué l'administration Bush dans sa Nuclear Posture Review, soumise au Congrès l'an dernier.Bienvenue dans la deuxième ère nucléaire.Tandis que des initiatives telles que la guerre préventive font la plupart des manchettes (on le comprend étant donné l'invasion de l'Irak et la situation précaire de l'après-guerre), l'administration américaine travaille d'arrache-pied pour trouver d'autres moyens de faire échec à la prolifération d'armes, les armes nucléaires notamment.Des experts des secteurs public et privé s'entendent pour dire que, à l'exception de la Corée du Nord, la diplomatie et le contrôle des armements ont cédé le pas, pour l'instant, aux démonstrations de force.Par exemple, dans le cadre de son programme de défense antimissiles, auquel près de 8 milliards de dollars américains sont consacrés cette année, l'Administration est à mettre en place un système rudimentaire d'intercepteurs au sol, en Alaska et en Californie.D'ici la fin de l'année prochaine, 10 intercepteurs sont censés être prêts à détruire toute charge militaire que la Corée du Nord pourrait vouloir lancer vers les États-Unis.On peut douter que le système fonctionnera comme on veut bien le dire.Mais on peut tout aussi bien se demander si la Corée du Nord pourra ou voudra un jour attaquer directement les États-Unis.Les sceptiques sont plus enclins à croire que la Corée du Nord se livre à une forme de chantage nucléaire et que la véritable visée de la Maison-Blanche est de montrer sa détermination en cette année d'élections.Toutefois, si les critiques peuvent condamner les projets et les réactions de l'Administration, on considère comme bien réels les dangers à long terme.Le plus préoccupant?Le projet avoué de la Corée du Nord de se doter d'un arsenal nucléaire et le fait que l'Iran caresse probablement un projet semblable.Ces scénarios amènent les experts à évoquer d'importantes répercussions : un Iran possédant l'arme nucléaire pourrait donner des idées à d'autres pays du Proche-Orient et l'exemple de la Corée du Nord, susciter une rapide prolifération d'armes nucléaires en Extrême-Orient.L'un des points d'inflammation pourrait être le Japon, malgré son dégoût historique pour tout ce qui est nucléaire à la suite des bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.Ainsi, Nisohachi Hyodo, naguère considéré comme un de ces illuminés faisant la promotion d'un projet par lequel le Japon se doterait d'armes nucléaires, a maintenant sa propre émission dans une grande station de radio de Tokyo, ses conférences sont très populaires dans les campus.Et si le Japon se dotait de l'arme nucléaire, soutiennent les experts, la Chine pourrait bien se sentir obligée d'augmenter son propre arsenal.Paul Bracken, spécialiste de la science politique de Yale, qui a décrit le deuxième âge nucléaire dans Fire in the East (Harper Collins, 1999), estime que le danger ne réside pas seulement dans la prolifération des armes nucléaires, mais aussi dans la culture du deuxième âge.Il fait observer que la plupart des nouvelles puissances sont des pays pauvres, au contraire de leurs prédécesseurs en matière d'armes nucléaires.Ainsi, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord cannibalisent leurs forces conventionnelles pour financer leurs ambitions nucléaires et celles axées sur les missiles.En cas de crise, ditil, les répercussions militaires de cette tendance sont susceptibles de miner la modération traditionnelle en ce qui touche les armes nucléaires.Le Pakistan, dit-il, « sera forcé de les utiliser plus tôt ».Une des réactions moins connues de l'administration Bush face à ce nouvel âge est sa volonté de combattre les armes de destruction massive par des armes de destruction massive.Les partisans de cette approche avancent que des armes nucléaires relativement petites et capables de pénétrer profondément dans le sol pour détruire les bunkers ennemis réduiraient les dommages collatéraux, c'est-à-dire qu'il y aurait moins de destruction accidentelle au-delà de la cible visée.« De tels moyens pourraient nous donner la capacité de prévenir des attaques par la dissuasion », indique Keith B.Payne, qui, d'avril 2002 à mai de cette année, se faisait le promoteur de ces nouvelles armes à titre de secrétaire à la Défense adjoint.« Si un adversaire croit disposer d'un refuge, il peut être tenté de commettre une agression », dit-il.M.Payne, qui est maintenant président du National Institute for Public Policy, un groupe de recherche de Washington, ajoute que les nouvelles armes pourraient dissuader un ennemi de faire construire des bunkers enfouis profondément dans le sol.« Ça ne vaut pas l'investissement », dit-il.Pour leur part, les critiques ont horreur des armes proposées.Ils craignent que leur taille relativement petite ne fasse sauter la cloison entre la guerre conventionnelle et la guerre nucléaire et qu'elle ne constitue une nouvelle menace à la sécurité du globe.Ils doutent également que les retombées radioactives puissent être limitées et dénoncent le secret entourant tout ce projet.« Nous avons trimé dur pour faire en sorte que les civils aient le contrôle des armes nucléaires », lance Greg Mello, directeur du Los Alamos Study Group, organisme privé d'Albuquerque qui surveille les laboratoires d'armements.« Même si les armes nucléaires sont contraires à l'esprit démocratique, l'idée même qu'elles soient fabriquées par une petite minorité est particulièrement dangereuse », ajoute-til.M.Payne réfute l'idée voulant que les petites armes nucléaires diminueraient le risque d'une guerre nucléaire, faisant observer que les États- Unis ont déjà déployé de très petites armes nucléaires dans le passé.« Je n'ai vu aucune preuve, dit-il, que ces déploiements ait rendu l'un ou l'autre président américain rien moins que très réticent à penser à utiliser les armes nucléaires.Si les armes sont construites un jour, disent les critiques, le principal obstacle à leur utilisation pour détruire des bunkers pourrait être une question de cible.Il est de notoriété publique que les renseignements en matière nucléaire sont vagues, comme l'indique la chasse aux armes de destruction massive en Irak, d'où les Américains sont revenus bredouilles.Récemment, les espions américains ont eu bien du mal à cerner la production d'armes nucléaires en Iran et en Corée du Nord.Dans ce dernier cas, le pays possède tout un labyrinthe de sites secrets et de bunkers enfouis.Le Congrès américain est également mal à l'aise avec la question des nouvelles armes, qui en sont encore au stade de la recherche.Au cours de l'été, un sous-comité de la Chambre a revu à la baisse la requête budgétaire de l'administration Bush pour les armes, citant le désordre organisationnel du côté des fabricants américains de bombes et qualifiant de prématurée « la quête d'une vaste gamme de nouvelles initiatives ».Robert S.Norris, du Natural Resources Defense Council, un groupe privé de Washington qui surveille les tendances dans le domaine nucléaire, dit avoir été surpris par la rebuffade de la Chambre, dominée par les républicains.« Ils pourraient donner leur accord, dit-il, si l'administration présente un plan plus limpide ».De son côté, M.Bracken, de Yale, dit que l'Administration jouit d'une occasion historique, du genre de celle dont a bénéficié Nixon en Chine, pour être à l'avant-garde d'une nouvelle sorte de contrôle des armements qui réduirait réellement le risque de guerre.Par exemple, dit-il, les États-Unis pourraient renoncer à l'usage d'armes nucléaires en premier.Il dit que cette initiative pourrait contribuer à contrecarrer l'actuelle spirale descendante vers un seuil nucléaire plus bas.« Au cours de la guerre froide, dit-il, il fallait conserver la menace d'utiliser les armes nucléaires en premier.Mais aujourd'hui, étant donné le plus grand nombre d'acteurs, il y a beaucoup à gagner à y renoncer.» Photo USA TODAY Des faucons américains rêvent d'armes atomiques capables de pénétrer le sol à de grandes profondeurs pour détruire des bunkers ennemis.Ci-dessus, des militaires installent la version «conventionnelle » de ce genre de bombe à bord d'un avion, lors de l'invasion de l'Irak.FAITS ET GESTES FRANÇOIS BERGER, f b e r g e r @ l a p r e s s e .c a Un survol d'informations sur des faits de société Vieillir et souffrir La liste des maladies et problèmes chroniques de santé qui affectent sévèrement la qualité de vie s'allonge avec l'âge, comme on peut s'y attendre, quadruplant depuis la jeunesse jusqu'à la veillesse.Entre les âges de 12 et 24 ans, deux problèmes chroniques - l'incontinence urinaire et l'épilepsie - ont des répercussions graves sur la qualité de vie des personnes atteintes.De 25 à 44 ans, il y en a trois: l'incontinence urinaire, la cataracte et l'arthrite ou rhumatisme.Entre 45 et 64ans, on en comptesix, dont labronchite et les troubles dus à un accident vasculaire cérébral.À 65 ans et plus, les problèmes chroniques qui empoisonnent la vie sont au nombre de huit, avec en tête la maladie d'Alzheimer.Certains états chroniques, comme les allergies et l'hypertension, ne sont jamais assez sévères, peu importe l'âge, pour menacer sérieusement la qualité de vie.58% des Canadiens souffrent de problèmes chroniques de santé.Source: Rapports sur la santé, Statistique Canada, août 2003 Déficit sexuel La Chinen'estpasseuleàfavoriser lanaissance des garçons au détriment des filles.Les avortements de foetus féminins sont aussi répandus en Inde, où il n'y a que 927 filles pour 1000 garçons chez les 0 à 6 ans \u2014 au Québec, c'est 955 pour 1000, un rapport normal puisque qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles chez tous les groupes humains.La pénurie de futures fiancées annonce des troubles sociaux, comme une hausse de la criminalité chez les jeunes hommes.Curieusement, le manque de femmes en Inde n'y a pas fait baisser la valeur de la dot, qui a plutôt augmenté.La haussegénérale des revenus dans l'ensemble de la société a fait monter le prix du mari «idéal», qui doit appartenir à une caste supérieure à celle de la promise.Ce type de mari reste relativement rare et peut parfois «valoir» aussi cher que 100 000 $ US! Sources: The Economist, The New York Times, Institut de la statistique du Québec Battre l'inflation Après sept années de recul répété de leurs revenus réels, grugés par l'inflation, les salariés québécois sont parvenus l'an dernier à relever latêteenobtenant des hausses de rémunération plus élevées que l'augmentation générale des prix.Le salaire hebdomadaire moyen a progressé de 2,7%au Québec, en 2002, battant une inflation de 2%.On n'avait pas vu cela depuis 1994.Le nombre total d'emplois a aussi augmenté de 2,5% l'année dernière.Plus de 3 millions de salariés québécois ont gagné en moyenne 645 $ par semaine, selon l'Institut de la statistique du Québec.Rumeurs La machine à rumeurs roule à pleins gaz dans les milieux de travail, constate une enquête faite cette année auprès de 2800 employés et employeurs au États-Unis et au Canada.Dans près de la moitié des cas, les employés prennent connaissance des nouvelles concernant l'entreprise à travers le bavardage et les potins colportés par leurs collègues.Les informations négatives se répandent plus facilement que les positives «à travers les branches» et elles se révèlent souvent fausses.Les plus jeunes employés se fient davantage aux rumeurs que les plus vieux.Aphorisme «La crainte de la maladie est une phobie collective de notre culture.» \u2014Faith Popcorn, experte américaine des tendances sociales (née en 1949) LES DOSSIERS DU DIMANCHE LE NOUVEL ÂGE DU NUCLÉAI R E LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 A7 Un nouvel ordinateur?Mais à quel prix?Pour bien des gens, rentrée scolaire rime avec achat d'ordinateur.même pour ceux et celle qui ont quitté l'école depuis belle lurette.Alors, deux questions se posent avec acuité : quelle puissance l'ordinateur de maison doit-il avoir, et quel prix doit-on s'attendre à payer ?À VOS AFFAIRES collaboration spéciale La grande question à laquelle doivent faire face tous les propriétaires de PC est de savoir s'il faut simplement mettre leur appareil à jour, en modifiant seulement quelques composantes, ou carrément se munir d'un nouvel ordinateur.À quel moment notre ordinateur est-il « trop vieux » ?Si par le passé il était monnaie courante de voir son appareil déclassé au bout d'un an, la situation est tout autre aujourd'hui.D'une part, la cadence des processeurs, qui dépasse aujourd'hui le seuil des 3 GHz, est largement suffisante pour n'importe quelle tâche ; même de « vieux» processeurs à 2 GHz font parfaitement l'affaire pour les tâches courantes.D'autre part, la montée d'Internet a opéré un changement important : désormais, la puissance brute de l'appareil importe moins que le type d'accès (vitesse de connexion) au réseau publ ic sur leque l l 'usager s'approvisionnera en services de toutes sortes.Si vous désirez doter votre appareil d'un nouveau processeur, sachez que les processeurs sont conçus pour être utilisés avec un jeu de circuit particulier (carte mère), ce qui en retour agit sur le type de mémoire et de périphériques que l'on pourra utiliser.Changer de processeur se traduit bien souvent par l'achat, pour quelques centaines de dollars de plus, d'un tout nouvel ordinateur.Cependant, avant de procéder à l'achat d'un nouvel ordinateur, vérifiez si vous pouvez « recycler » les anciens périphériques (disque dur, lecteur/graveur CD-ROM, carte de son, etc.) dans le nouvel appareil.La plupart des magasins qui ont un service technique peuvent vous offrir de bâtir votre nouvel appareil en y incorporant les anciens périphériques encore performants.Combien faudra-t-il investir ?Tout est possible.Vous pouvez vous procurer un ordi tout neuf pour un prix variant entre 900 et 1200 $ (selon les rabais postaux en vigueur et si un moniteur est inclus ou non).Vous devez savoir, cependant, que de tels bas prix ne sont pas des « cadeaux » : les appareils ont des configurations minimales ou des périphériques qui ne sont pas de haut de gamme.À l'inverse, vous pouvez vous faire assembler une machine hyper performante sur mesure, ne retenant que les meilleures composantes, mais il faudra y mettre le prix (3000 $ et plus).p p p Apple ou Windows ?LE DÉBAT fait rage depuis plusieurs années et on peut affirmer sans se tromper que les deux plates- formes ont acquis leurs lettres de noblesse.et leurs irréductibles ténors ! Pour beaucoup de consommateurs, Apple est synonyme de facilité et de performances graphiques, alors que Windows représente la norme « universelle » et un vaste marché d'accessoire et de jeux pour des appareils offerts à bas prix.Avant de comparer les prix entre des appareils de chaque camp, portez une attention toute particulière à leur configuration technique : les ordis Apple sont parfois plus chers parce qu'ils sont offerts avec des composantes de pointe et de haut de gamme.Et puis, bien sûr, il y a ce design si unique.p p p Processeur et mémoire VAUT-IL MIEUX choisir Intel (Pentium) ou AMD (Athlon) pour les processeurs?Les spécialistes s'entendent pour dire que les deux fabricants offrent des produits aux performances similaires.Par contre, AMD, voulant gruger dans l'empire d'Intel, offre ses produits à des prix moindres : à cadence similaire, la puce AMD vous fera épargner entre 150 et 200 $.Autre question : doit-on sélectionner une puce « performante » (Pentium, Athlon) ou « économique » (Celeron d'Intel ou Duron d'AMD) ?Les puces Celeron et Duron vous feront réaliser des économies substantielles, mais elles sont moins performantes : si vous êtes amateur de jeux ou de vidéo numérique, mieux vaut vous munir d'une puce Pentium ou Athlon.Faut-il absolument retenir le tout dernier processeur avec la meilleure cadence ?Si vous désirez faire durer votre investissement plus longtemps, oui, le choix se défend.Mais cette option ajoutera habituellement entre 300 et 400 $ de plus à la facture totale de votre système.Côté mémoire, vous pouvez certes suivre les exigences minimales du manufacturier.ou encore adopter la quantité de mémoire vive (RAM) pour être réellement à l'aise.Windows XP exige un minimum de 128 Mo de RAM?Les usagers aguerris vous diront que 256 Mo sont vraiment nécessaires et les amateurs exigeants hissent ce seuil à 512 Mo.Une barrette-mémoire de 256 Mo se vend de 60 à 70 $.p p p Stockage AVEC les applications de vidéo numérique et de musique MP3 qui se multiplient, le stockage de données exige de plus en plus d'espace.Un disque dur de 40 Go (giga- octets) est un minimum (environ 100 $), un disque de 80 Go serait plus « confortable » (entre 125 et 140 $).Les amateurs de hautes performances pourront jeter leur dévolu sur un disque de 120 Go avec une antémémoire de 8 Mo (entre 150 et 200 $).Petit conseil : si vous dotez votre ordi d'un nouveau disque dur, conservez l'ancien, qui pourra ainsi servir d'unité secondaire pour recevoir les copies de sécurité (backups) de vos applications et données.Un graveur (CD-RW) est aujourd'hui essentiel.Les graveurs performants d'une vitesse dite de 48X ou 52X sont désormais monnaie courante (entre 100 et 150 $).Ceux qui désirent être à la fine pointe pourront utiliser les (relativement) nouveaux graveurs DVD, qui permettent de stocker les vastes quantités d'information nécessaires à la vidéo numérique et au clonage de systèmes complets.Les prix sont à la baisse : Panasonic offre en promotion un graveur interne DVDRW pour seulement 250 $.p p p Moniteur LE MONITEUR est la composante la plus souvent négligée, alors que c'est l'appareil dont on se sert le plus ! Le prix des moniteurs a lui aussi chuté.Les moniteurs à tube cathodique sont offerts pour presque rien (entre 150 et 300 $ pour des moniteurs de 17 ou 19 pouces d'entrée de gamme).Les moniteurs ACL (Affichage par cristaux liquides), qui sont moins énergivores, occupent moins de place et sont moins stressants pour les yeux, sont enfin abordables : un écran de 15 pouces de bonne qualité vous coûtera entre 400 et 600 $.Le principal critère de sélection pour ce type d'écran, outre la taille, est le contraste : un ration entre 350 :1 et 500 :1 est considéré comme excellent.p p p Cartes audio et vidéo C'EST ICI également que pourra se faire la distinction entre un système acceptable et un système haut de gamme.Les amateurs de jeux vidéo ou de multimédia n'hésiteront pas à investir 500 $ et plus pour une carte vidéo conçue exprès pour les images de synthèse ou les fonctions télévisuelles.De même, les amateurs de musique pourront débourser jusqu'à 300 $ pour une carte de son offrant un son numérique de type 5.1 avec de multiples interfaces de connexion (prises optique, RCA, etc.).À l'inverse, si vous désirez économiser, il vous est possible d'investir seulement entre 100 et 200 $ pour chacune de ces cartes.p p p Souris et clavier UNE SIMPLE souris et un clavier ordinaire peuvent vous coûter moins de 25 $ chacun.Par contre, l'ère est au sans fil, et quelle liberté que de pouvoir travailler sans encombre devant l'écran ! Malheureusement, il y a toujours la question des piles qui s'épuisent.Qu'à cela ne tienne, Logitech propose une souris sans fil, la MMX 700 (100 $) qui se dépose sur un socle qui sert aussi de chargeur.Les claviers de type multimédias (qui comportent des touches pour le réglage du son et des applications audio/vidéo) sont offerts pour environ 50 $.À surveiller, les « duo » sans fil clavier/souris.Microsoft, par exemple, offre un clavier multimédia (avec touches pour les usagers canadiens-français) et une souris, tous deux sans fil, pour environ 140 $.Illustration ANTHONY BAKER, collaboration spéciale www.lapresseaffaires.com Le prix d'un ordinateur et ses composantes Modèle de base Haut de gamme Système complet 900 à 1200 $ 3000 $ et plus Principaux éléments d'une mise à niveau Mémoire vive 256 Mo 512 Mo (65 à 70 $) (130 à 150 $) Disque dur 40 Go 120 Go (environ 100 $) (160 à 180 $) Graveur CDRW 48X Graveur DVD (environ 100 $) (entre 300 et 600 $) Moniteur À tube cathodique ACL, écran mince (entre 150 et 400$ (entre 400 et 1200$ selon la taille) selon la taille) Carte vidéo Modèle de base Modèle puissant (environ 200 $) (600 $ et plus) Carte audio De base Haute performance (environ 100 $) (275 $ et plus) Haut-parleurs Ensemble 3 H.-P.5ou 6 H.-P.(75 à 150 $) (350 à 500 $) Souris Coût de Sans fil / optique remplacement: 20$ (50 à 100 $) Clavier Coût de Multimédia sans fil remplacement: 20$ (50 à 80 $) A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 MONDE Israël multiplie les raids contre le Hamas Cinq raids aériens en deux jours ; deux autres victimes hier SAKHER ABOU EL-OUN Agence France-Presse GAZA \u2014 Israël ne s'accorde aucun répit dans ses liquidations ciblées d'activistes palestiniens : deux nouveaux activistes du Hamas ont été tués hier après-midi lors d'un raid par hélicoptère sur le centre de la bande de Gaza, le cinquième de ce genre en 10 jours.Les victimes, deux membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du mouvement islamiste Hamas, ont été frappés hier dans une voiture.Un hélicoptère israélien Apache a tiré au moins quatre roquettes en visant la Peugeot 504 blanche dans laquelle ils circulaient entre les camps de réfugiés de Nousseirat et d'El-Boureij.Le véhicule a été détruit.L'attaque a fait deux blessés parmi les passants.Le raid aérien a été couvert par des chasseurs de combat israéliens F-16, selon des sources sécuritaires palestiniennes.Les deux activistes tués, Abdoullah Akel et Farid Mayat, ont été enterrés peu après leur mort, en présence de centaines de personnes qui ont appelé à la vengeance.Selon une source de l'armée israélienne, Mayat faisait bien partie des Brigades Ezzedine al-Qassam.Quant à Akel, il avait participé à une série d'attaques contre des Israéliens, « en tirant de façon intensive des obus de mortier et des roquettes Qassam ».Ces roquettes artisanales, très imprécises, font rarement des victimes, mais le premier ministre israélien Ariel Sharon avait donné ordre jeudi à l'armée de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour empêcher le Hamas d'en tirer du nord de la bande de Gaza.Selon la source de l'armée israélienne, le raid d'hier « s'inscrit dans le démantèlement de l'infrastructure du Hamas à Gaza, en visant particulièrement les (auteurs de) tirs de roquettes Qassam ».Au cours des 10 derniers jours, l'armée israélienne a éliminé à Gaza un chef politique du Hamas, Ismaïl Abou Chanab, et ses deux gardes du corps, puis un chef militaire du mouvement, Ahmed Chtaoui, et trois autres activistes.Une Palestinienne a aussi été tuée dans le premier raid.Un autre raid, mardi à Jabaliya (nord de Gaza) a raté sa cible, Khaled Massoud, expert de la fabrication de roquettes Qassam.Mais deux passants sont morts et plus d'une vingtaine d'autres ont été blessés.Un quatrième raid « ciblé » a tué jeudi un membre du bras armé du Hamas, faisant aussi quatre autres blessés palestiniens, dont un enfant.Les cinq raids par hélicoptère ont donc tué 10 activistes, trois civils et fait des dizaines de blessés civils.Les forces israéliennes ont aussi effectué ces derniers jours plusieurs incursions dans le secteur de Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, d'où avait été tirée, jeudi, une roquette sur les faubourgs de la ville israélienne d'Ashkélon, sans faire ni victime ni dégât.Les Qassam dans leur version améliorée constituent selon les responsables israéliens une menace pour une importante centrale électrique installée à Ashkélon ainsi que pour l'oléoduc reliant le port d'Eilat, sur la mer Rouge, à cette ville sur la côte méditerranéenne.Lors de ces incursions, des bulldozers protégés par des chars et des soldats, ont détruit des cultures et des bâtiments susceptibles de servir de cachettes pour les Palestiniens qui tirent des roquettes.Des responsables politiques cités hier par la radio publique ont indiqué qu'Israël n'avait pas «à ce stade l'intention de réoccuper le nord de la bande de Gaza, mais qu'une telle opération serait possible si les incursions limitées et ponctuelles n'atteignaient pas leur objectif et que les tirs de Qassamse poursuivent ».D'autre part, dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, une fillette palestinienne de huit ans a été tuée par des tirs israéliens selon des sources médicales palestiniennes.Les morts de la journée ont porté à 3440 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 2579 Palestiniens et 800 Israéliens.Photo GETTY Ingrid Betancourt Ingrid Betancourt bien en vie Elle souhaite être libérée par l'armée Agence France-Presse BOGOTA \u2014 Ingrid Betancourt, prise en otage par la guérilla depuis 18 mois, est en vie, apparemment en bonne santé, et se dit favorable à une intervention de l'armée pour la libérer, selon une vidéo présentée hier soir par la télévision colombienne Noticias Uno.Il s'agit de la première preuve que l'ex-candidate des Verts aux élections présidentielles en Colombie est vivante, depuis un enregistrement réalisé le 15 mai 2002 et diffusé le 23 juillet de la même année.Elle avait été enlevée le 23 février précédent par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).« Une telle décision doit être prise en toute conscience par le président Alvaro Uribe », déclare l'ancienne sénatrice à propos de sa volonté d'être libérée par l'armée.Dans cet enregistrement de 22 minutes, la militante écologiste de 41 ans, fer de lance de la lutte anticorruption dans le pays andin, affirme aussi « être opposée à un accord humanitaire pour un échange de prisonniers entre des civils et des guérilleros ».« Il s'agit d'une position de principe, et je souhaite que ma famille le comprenne », ajoute Ingrid Betancourt, séquestrée par les FARC avec sa directrice de campagne, Clara Rojas, près de Florencia, à 700 km au sud de Bogota, depuis exactement 18 mois et une semaine.Seuls ces extraits ont été diffusés hier soir par la télévision, mais Ingrid Betancourt fait allusion dans la vidéo à la mort, le 5 mai dernier, du gouverneur de Medellin, Guillermo Gaviria, et de l'ex-ministre de la Défense, Gilberto Echeverri, a indiqué à l'AFP Daniel Coronell, directeur de la chaîne de télévision Noticias Uno.Selon M.Coronell, la cassette a été fournie hier à l'un de ses journalistes « dans le sud de la Colombie », sans autre précision.Ingrid Betancourt est « en bonne santé », avait affirmé le 14 août à l'AFP Raul Reyes, porte-parole des FARC, dans la première entrevue d'un commandant de cette guérilla depuis la rupture du processus de paix le 20 février 2002.Raul Reyes avait à cette occasion insisté sur « le risque » pour tout otage d'être exécuté en cas de tentative par l'armée de « le libérer par la force ».Vingt-et-un otages politiques, dont Ingrid Betancourt, une cinquantaine d'officiers de l'armée et 800 civils sont retenus par cette guérilla, la plus imposante avec 17 000 hommes.Plus de 400 guérilleros purgent des peines de prison en Colombie.L'ex-sénatrice possède la double nationalité française et colombienne depuis son premier mariage avec un diplomate français, Fabrice Delloye, avec qui elle a eu deux enfants, Mélanie, 18 ans, et Lorenzo, 15 ans.Dans la cassette enregistrée le 15 mai 2002, elle était apparue amaigrie et faible.Dans son intervention d'hier soir, non datée mais postérieure au 5 mai dernier, elle semble en meilleure forme, s'exprimant d'un ton ferme et apparemment sans aucune pression de ses ravisseurs pour transmettre son message.Le 9 juillet, un Hercules C-130 de l'armée française avait rallié Manaus, capitale brésilienne de l'État d'Amazonie, avec 11 hommes à bord, pour tenter, mais en vain, de ramener Ingrid Betancourt.Ni Bogota ni Brasilia n'avaient été informés des intentions françaises, et l'avaient fait savoir.Le Brésil avait ordonné à l'appareil de quitter son territoire le 13 juillet.Paris avait alors exprimé ses « regrets » à Brasilia.Pyongyang annonce le renforcement de sa « force de dissuasion nucléaire» Les pourparlers de Pékin ne visaient qu'à nous «désarmer» Associated Press PÉKIN \u2014 La Corée du Nord a annoncé qu'elle n'avait « pas d'autre choix que de renforcer sa « force de dissuasion nucléaire » pour assurer sa défense, estimant qu'elle n'avait « plus d'intérêt ni d'attentes » dans de nouveaux pourparlers sur la question de son arsenal nucléaire.Commentant les résultats du sommet de Pékin consacré à cette question, le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a déclaré : « Nous sommes devenus plus convaincus que nous n'avons pas d'autre choix que d'accroître notre force de dissuasion nucléaire d'autodéfense afin de protéger notre souveraineté ».Pour lui, les pourparlers de Pékin visaient purement et simplement à « désarmer» la Corée du Nord.C'est ce qu'il a déclaré à l'agence de presse officielle de Pyongyang KCNA, rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap.« Il ne s'agit pas seulement d'une différence d'opinion mais d'une différence de politique dans ce qu'elle a de fondamental », a ajouté le porte-parole nord-coréen qui a ajouté : « Nous sommes parvenus à la conclusion que les États- Unis n'ont aucunement l'intention d'un changement de politique et qu'ils manoeuvrent pour désarmer notre pays par de sinistres procédés.Hier matin, avant de reprendre l'avion, le porte-parole de la délégation de Pyongyang au sommet de Pékin avait déclaré au sujet du sommet : « Ce genre de pourparlers n'est pas nécessaire.» Le sommet, qui a réuni six pays pendant trois jours dans la capitale chinoise, n'a abouti à aucune décision concrète, les participants étant convenus de se revoir à une date ultérieure qui n'a pas été déterminée.La Chine, les États-Unis, les deux Corée, le Japon, et la Russie sont impliqués dans ces négociations visant à résoudre pacifiquement le problème posé par l'existence d'un programme militaire nucléaire nord-coréen.Pyongyang semble prêt à renoncer à son arsenal et à ses recherches en échange d'une aide économique et d'une reconnaissance pleine et entière de son régime par les États-Unis.Mohamed El-Baradei, le directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), avait déclaré vendredi à la BBC que la Corée du Nord utilisait le nucléaire pour « intimider et faire du chantage ».Les Coréens du Nord, avait-il ajouté, « doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas recourir au chantage et qu'ils doivent revenir à la non-prolifération.(.) Ça prendra du temps mais je pense que la seule manière de résoudre le problème est par le dialogue », avait ajouté M.El-Baradei.Irak: Poutine ne dit pas non à une force gérée par les É.-U.Agence France-Presse LA MADELEINE (Italie)\u2014Le président russe Vladimir Poutine a déclaré hier que la Russie « ne voyait rien de mal » à une force internationale en Irak sous commandement américain à condition qu'elle soit autorisée par une résolution de l'ONU.« Pour ce qui concerne une force internationale sous commandement américain, nous n'y voyons rien de mal mais il faut qu'il y ait une résolution du conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré M.Poutine lors d'une conférence de presse dans les îles de La Madeleine, au nord de la Sardaigne, avec le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.Le président Poutine a cependant souligné que la Russie n'accepterait une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Irak « qu'à condition que les Nations unies puissent jouer un rôle réel » dans ce pays.« Nous estimons qu'une nouvelle résolution est possible et même souhaitable mais seulement si l'ONU joue effectivement un rôle sérieux et réel dans la reconstruction de l'Irak, l'organisation de la vie politique et économique dans ce pays, dirige réellement le processus de démocratisation de la société irakienne et la création d'organes de pouvoirs », a affirmé M.Poutine.M.Berlusconi, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, s'est pour sa part contenté de dire qu'il chercherait à obtenir « l'unité » au sein de l'UE sur cette question.Les États-Unis, alors que les attaques et les attentats se multiplient en Irak, souhaitent avoir une force multinationale étoffée par la participation de davantage de pays, sous la direction de l'ONU, mais sous commandement américain.Un projet de nouvelle résolution se heurte notamment en Europe aux réserves de la France et de l'Allemagne, et portent sur le refus de Washington de partager le commandement.M.Poutine, dont le pays s'était opposé avec Paris et Berlin au lancement de la guerre en Irak, a déclaré en Sardaigne vendredi que la Russie refusait que l'ONU soit utilisée comme une caution pour « couvrir les actes de certains », et qu'elle devait « rendre sa souveraineté au peuple irakien ».Un nouvel attentat en Irak, à Najaf, a fait 82 morts vendredi, selon le dernier bilan.Évoquant le conflit israélo-palestinien, M.Poutine a encore déclaré hier que pour la Russie « le recours à la terreur était inadmissible ».« Nous comptons sur la direction palestinienne \u2014y compris Yasser Arafat\u2014 pour qu'elle fasse le nécessaire pour mettre fin» aux attentats, a-t-il dit.Photo AP Le président russe, Vladimir Poutine (au centre), en compagnie du premier ministre italien, Silvio Berlusconi (à droite), lors d'une croisière du côté de la Sardaigne, hier. Prix en vigueur du dimanche 31 août au vendredi 5 septembre 2003.Reliure Apego® à soufflet ACHETEZ-EN UN, OBTENEZ-EN UN EN PRIME! 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vélos.Même si le cimetière est une propriété privée \u2014 il appartient à la fabrique de la paroisse Notre- Dame-de-Montréal \u2014, il possède un intérêt public évident.Il est d'ailleurs assujetti à des règles strictes car il fait partie de la montagne, qui est protégée par son nouveau statut d'arrondissement historique et naturel.Toute modification importante doit désormais obtenir le feu vert de la ministre de la Culture.Fini les coups de tête des élus locaux qui rêvaient de tapisser la montagne de condos.p p p Dernièrement, la direction du cimetière a déposé son plan de développement pour les prochaines années.Il contient des idées intéressantes: préservation d'un grand espace vert qui longe le chemin de la Côte-des-Neiges, piste cyclable, restauration du patrimoine architectural, etc.Mais il y a un os : la construction de deux mausolées.Le premier, qui sera construit l'année prochaine, est un monstre, une sorte de méga-entrepôt qui accueillera près de 10 000 cercueils.Même si le mausolée sera enfoui à 90 %, la partie apparente reste énorme : haut comme une maison de deux étages et grand comme un terrain de football.Qui veut d'un tel paquebot de béton sur la montagne Et le monstre sera payant.Chaque place se vendra environ 6000 $.Multipliez par 10 000 cercueils, ça donne la coquette somme de 60 millions.Dans une industrie hypercompétitive, ces millions ne sont pas à dédaigner.Le cimetière Notre-Damedes- Neiges est en perte de vitesse.Au début des années 1980, 35 % des morts y étaient enterrés.Aujourd'hui, cette proportion a dégringolé à 20 %.Mais ce n'est pas le problème des Montréalais.Si le cimetière veut construire des mausolées pour renflouer ses finances, qu'il s'achète un autre terrain.loin de la montagne.L'autre cimetière qui longe la montagne, le cimetière Mont- Royal, possède un deuxième terrain à Pointe-aux-Trembles et ce n'est pas la fin du monde.Son approche est d'ailleurs complètement différente.Après avoir construit un mausolée, le cimetière a tourné le dos à cette mode béton qui défigure l'environnement.De plus, il a une équipe de cinq horticulteurs qui bichonnent les fleurs et les pelouses.Même chose à Boston : le cimetière Mount Auburn a renoncé aux mausolées sous la pression de la population.Mais le cimetière Notre-Damedes- Neiges y tient, à son mausolée.Il affirme que les moeurs ont changé et que les gens veulent être inhumés dans un mausolée.En fait, c'est plutôt l'incinération qui a la cote.En 1980, à peine 10% des Montréalais se faisaient incinérer, comparativement à 45% aujourd'hui.Quant aux mausolées, ils n'attirent que 15 % à 20% de la population.Bref, le cimetière peut construire tous les mausolées qu'il voudra, mais pas sur la montagne.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Des leçons qui se perdent?Une note devrait témoigner de la valeur d'un travail, devenir la mesure la plus objective possible de l'acquisition CAROLE PROULX L'auteure est professeure de philosophie au cégep de Trois-Rivières.UN FILM récent, Le Club des empereurs, raconte l'histoire d'un professeur consciencieux qui, pour encourager un étudiant, lui donne une note supérieure à celle que son travail méritait vraiment.Bref, ce professeur triche avec les meilleures intentions du monde.Je dois avouer qu'en regardant ce film, un horrible soupçon a pris naissance en moi.Devant le flou et les malentendus qui entourent les pratiques d'évaluation dans nos institutions d'enseignement, se pourrait-il qu'aujourd'hui, beaucoup \u2014 la plupart?\u2014 d'entre nous (professeurs, étudiants, administrateurs et parents), ne sont plus en mesure de prendre au sérieux le sujet de ce film ?Peut-être avons-nous, depuis longtemps, perdu de vue \u2014 ou même rejeté \u2014 l'idée qu'une note devrait témoigner de la valeur d'un travail, se présenter comme la mesure la plus objective possible de l'acquisition, par l'étudiant qui l'a réalisé, des objectifs ou des compétences qu'il devait atteindre ou maîtriser dans un cours.Lorsque dans des cégeps, des étudiants demandent une révision de notes à la fin d'une session, plusieurs d'entre eux invoquent pour justifier leur appel le fait qu'ils auraient « beaucoup travaillé ».Il semblerait qu'à leurs yeux, une note ne doive pas « donner l'heure juste » sur leur acquisition des connaissances et compétences requises, mais simplement récompenser leur effort.Auraient-ils raison D'autres étudiants demandent qu'on leur donne la note de passage dans un cours, parce qu'ils devront autrement refuser un emploi, passer une session de plus au cégep et défrayer les frais supplémentaires que cela occasionnera.Certains auraient voulu rentrer à l'université et ne seront pas admis dans certains programmes parce qu'ils ont échoué un cours.D'autres veulent des notes plus hautes, parce qu'ils en ont besoin pour entrer en médecine.Qu'ils aient ou non compris la matière, que leur travail mérite ou non la note désirée, cela ne semble pas être très pertinent pour eux.Ils font appel à notre « compréhension », à notre sympathie.Devrait-on, comme certains semblent le croire, donner la note de passage ou de « bonnes » notes pour des « raisons humanitaires » ?J'ai connu des professeurs qui refusaient de « faire » échouer un cours à un étudiant, puisque cet échec risquait de le décourager.Aux yeux de ces professeurs, il appartenait au futur patron d'évaluer l'étudiant et de décider s'il était ou non compétent.Le devoir du professeur consisterait alors davantage à fournir à l'étudiant l'occasion d'apprendre.Et non de « bloquer » son avenir en lui donnant une mauvaise note.Qui sait ?Peut-être se réveillera-t-il un jour ?Pourquoi le condamner aujourd'hui ?Si ces professeurs ont raison, peut-être faudrait-il que les institutions d'enseignement renoncent dorénavant à leur rôle d'évaluation de l'acquisition des connaissances et des compétences, pour ne pas nuire à l'avenir de ces jeunes ?Des professeurs du primaire et du secondaire m'ont souvent dit que, depuis longtemps, la consigne tacite du ministère de l'Éducation, c'est de faire des examens qui n'évaluent plus que des compétences très minimales.En clair, de faire des examens si faciles que tous passeront.On laisse entendre qu'il faut éviter de décourager les étudiants en leur donnant des notes faibles et qu'il faut à tout prix les encourager en octroyant de « bonnes notes ».Le ministère de l'Éducation pousse dans ce sens lorsqu'il modifie \u2014 à la baisse \u2014 les critères de correction des épreuves ministérielles pour garantir un taux « acceptable» de réussite, lorsqu'il maintient ar t i f iciellement la moyenne provinciale au secondaire, ou lorsqu'il décrète qu'en telle année, ce sera 80, 85 ou 90% des étudiants qui « réussiront » et que les enseignants devront faire ce qu'il faut pour cela ! Les pratiques du ministère habituent les jeunes, depuis le primaire, à l'idée que la note accordée par leur professeur n'a pas grand chose à voir avec la note « normalisée », « pondérée », « revue et corrigée », qui sera la leur sur leur bulletin.Et pire encore, que les notes reçues n'ont souvent aucun rapport avec leur compréhension de la matière à l'étude.Un professeur devrait-il donner de « bonnes » notes par souci d'encourager ses étudiants ?Devrait-il récompenser leurs efforts ou en évaluer le résultat ?Donner à un travail une note qu'il ne mérite pas, estce mentir ?Est-ce tricher ?Le Club des Empereurs pourrait susciter une réflexion urgente sur les valeurs qui devraient inspirer un système d'éducation, sur les pratiques d'évaluation que nous pourrions souhaiter y voir et sur les conséquences de celles que nous avons mises en place.Bel exemple! mb o i s v e r@l a p r e s s e .c a La semaine qui vient de se terminer aura été riche en signes contradictoires pour les investisseurs qui se demandent s'ils peuvent refaire confiance au marché boursier.Tout s'amorçait pourtant de belle façon avec la publication mardi du rapport de Richard Breeden, ancien président de la Securities and Exchange Commission, chargé par les tribunaux de veiller sur la restructuration judiciaire de Worldcom.Worldcom, on s'en souviendra, est cette entreprise de télécommunication à l'origine de la plus importante fraude comptable aux États-Unis, une fraude évaluée à 11 milliards de dollars US.Après s'être placée sous la protection de la loi sur les faillites en juillet 2002, Worldcom, qui s'appellera dorénavant MCI, est sur le point d'en émerger.Les 78 règles de gestion recommandées par M.Breeden sont très strictes.Ce rapport a été chaudement applaudi par tous ceux qui ont à coeur une meilleure gestion des entreprises.Si MCI devenait la norme, les investisseurs pourraient dormir tranquilles.Dans son rapport, M.Breeden écorche au passage Bernard Ebbers, l'ancien grand patron de Worldcom, qu'il qualifie d'incompétent et de cupide.Ce qu'il ne dit pas, cependant, c'est à quel point cet homme est habile.Malgré les enquêtes menées depuis plus d'un an par les procureurs fédéraux, aucune accusation criminelle n'a encore été déposée contre lui.La preuve que cet ancien livreur de lait de l'Alb e r t a a c o m - mis un crime n'a toujours pas été faite.Lassé de voir cette enquête traîner en longueur, Drew Edmondson, procureur général de l'Oklahoma, a décidé, sans préavis, de passer à l'action et d'intenter des poursuites au criminel.C'est ainsi que mercredi il a déposé 15 chefs d'accusations contre Worldcom et six de ses dirigeants, dont Bernard Ebbers.La première réaction est bien sûr d'applaudir un tel geste : enfin quelqu'un qui se tient debout.Mais après une première analyse, on s'aperçoit que ce coup d'éclat de M.Edmondson pourrait finalement causer plus de problèmes qu'il n'en résout.Si la cause est mal ficelée, ce qui semble être le cas selon de nombreux experts, M.Ebbers pourrait donc être acquitté en Oklahoma, ce qui mettrait en péril tout le travail déjà entrepris par les procureurs fédéraux.Le résultat de cette initiative risque de créer un véritable chaos, qui ne contribuera finalement qu'à augmenter le scepticisme des investisseurs envers les autorités chargées de faire la lumière sur les scandales boursiers.p p p Mais c'est la divulgation jeudi du salaire de Nick Grasso, le président de la Bourse de New York, qui aura semé la plus grande confusion.Une divulgation qui a fait bondir tous les spécialistes de la gestion.Non seulement M.Grasso est très bien payé (plus de 16 millions par année au cours des deux dernières années), mais il s'apprête à recevoir 140 millions de dollars de compensation, en salaires et bonis reportés.Bel exemple à donner quand on préside une organisation quasi gouvernementale, qui a un mandat de réglementation des entreprises inscrites à sa cote.Difficile pour les investisseurs de ne pas tomber dans le cynisme devant de telles exagérations.C'est à se demander si on tirera un jour des leçons du passé.PHOTOTHÈQUE, La Presse Un professeur devrait-il donner de « bonnes » notes par souci d'encourager ses étudiants ?s'interroge l'auteure. LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 31 AOÛT 2003 A1 1 Infantilisme généralisé JACQUES SENÉCAL L'auteur est un résidant de Montréal.JETEZ UN coup d'oeil rapide dans n'importe quelle revue populaire.Qu'il s'agisse d'un hebdo grand public, d'un magazine pour ados, pour femmes ou pour hommes, ou encore d'un mensuel pour le bel âge, vous constaterez que plusieurs des articles semblent s'adresser à des personnes qui ignorent l'ABC de la vie : comment aimer et se faire aimer ; comment vivre ses émotions.Ou qui n'ont jamais appris le sens des responsabilités : comment protéger vos enfants ; comment prendre une décision.Ou qui méconnaissent tout des relations humaines : comment communiquer avec sa bru ; Comment prévenir une agression.Sommes-nous tous des irresponsables ?Des enfants attardés ?Ressemblons-nous de plus en plus aux mannequins décérébrés qui agrémentent la pub des revues ?Regardez à la télé les émissions pour le troisième âge.Ne s'adresse-t-on pas aux personnes âgées comme à des enfants de la maternelle ?En général, la télévision divertit, dit-on, un public dont l'âge mental est évalué à.12 ans.Et au train où la publicité abêtit plus qu'elle n'informe, avec le temps, on ne se reconnaîtra plus que dans des émissions pour épais.Écoutez la radio.À part Radio-Canada et quelques exceptions, la grande majorité des stations diffusent des insanités pour semi-débiles à coup de lieux communs, de propos grossiers et d'allégations haineuses ; on y entend des voix de constipés qui se soulagent, des musiques uniformisantes, insipides et sans saveur : une sorte de moulée pour les oreilles.D'ailleurs, dans les lieux publics en général, qu'entendons- nous à coeur de jour ?Une pollution sonore à risque élevé de contamination débilitante.p p p Allez dans un lieu public, une plage ou une « base de plein air », par exemple.Le nombre des interdictions sans distinction de race, de sexe, de religion ou d'âge, fait peur : on y est tous des enfants.Interdit de passer sans se faire fouiller ; interdit pour quiconque de dépasser la ligne de sécurité ; interdit d'apporter une bouteille de quoi que ce soit ; interdit de monter plus d'une personne sur le tremplin ; interdit de marcher en dehors des passerelles ; interdit de dépasser la ligne de démarcation car « au-delà de cette limite votre pédalo n'est plus.» On est loin des plages françaises où le plagiste vient t'offrir une bouteille de rosé, seau de glaçons et flûtes en verre.p p p Est-ce l'existence des débiles qui occasionne tant de prudence ou si c'est l'excès de précaution qui génère tant de débiles ?Voilà la question difficile à résoudre comme celle de l'oeuf ou la poule.À ne laisser personne juger du danger par soimême, on fabrique petit à petit des dépendants de la ceinture de sécurité.À n'autoriser personne à évaluer ses propres capacités, on façonne imperceptiblement des peureux et des craintifs tous azimuts.À ne permettre à quiconque le soin de décider par lui-même des précautions à prendre, on éduque à l'envers, on produit des irresponsables.p p p De l'infantilisme généralisé ou comment rendre irresponsable ! Qu'allons-nous devenir avec les air bag, les ceintures de chasteté, les fauteuils de sûreté, les préservatifs universels, les sentiers balisés de bois traité écologiques, les détecteurs d'angoisses, les béquilles de la domestication garantie, les clignotants de la catastrophe, la certitude d'être dans la bonne voie et l'espoir d'un paradis à la fin de ses jours ?Allez dites-le moi ?PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Hubert Demers est nostalgique de l'époque, encore pas si lointaine, où les bulletins météos parlaient vraiment du temps qu'il ferait.Rendez-moi mes nuages ! HUBERT DEMERS L'auteur est un Lavallois.LE 20e siècle les avait affublés de noms barbares : des cumulonimbus, des cirrostratus.mais les bonnes gens n'ont pas intégré ces mots dans leur parlure.Rendez-moi mes nuages ! Vos « systèmes dépressionnaires » me donnent le spleen.Au lieu des « cellules qui se suivent », rendez-moi mes nuages lumineux de blancheur, mes nuages gris, noirs, livides, mes nuages crépusculaires ourlés d'or et de rose.Parlez-moi du ciel bleu, du ciel pur de l'aurore, du point du jour.Parlez-moi du soleil couchant, disparaissant dans les nuages ou sous la ligne d'horizon : je saurai comment sera le lendemain.Laissez de côté ces blessantes « percées » de soleil, et ditesnous si ses rayons sont de plus en plus présents, réchauffants, puissants ou trop rares.Adressez-vous à mon épiderme ! Vos précipitations millimétrées m'accablent.Parlez-moi de ma soeur la pluie, des ondées, des averses, des abats, de la bruine ou du déluge, parlez-moi de la pluie chaude ou froide qui transperce ou fait rosir.Je me souviens : il y avait autrefois le tonnerre lointain, puis les roulements de tonnerre, les éclairs qui zébraient la nue, parfois un coup de foudre.Alors, oui, on comprenait, on participait à cette nature grandiose.Tout a été dévasté : on a électrifié les orages, on a planté le « facteur humidex », on a parlé d'averses dispersées, les eaux qui ruisselaient sur le terrain sont devenues un « mouvement sur la géographie du sol ».p p p Il ne fait plus ni chaud ni froid : tout a été numérisé, aseptisé, déshumanisé.La température ne change plus : c'est une oscillation du mercure.Il y avait la rosée le matin, le serein le soir : maintenant sur l'écran, on lit : « point de rosée ».Au siècle dernier, le vent existait et s'offrait en brise ou en bise, en rafale ou en blizzard, en coup de vent ou en saute de vent.Nous en étions rafraîchis ou transis : maintenant nous sommes les victimes résignées du « facteur éolien », tout au plus, « l'air est instable ».L'été, la chaleur était accablante, tropicale, saharienne, le goudron de la rue fondait, la route était chaude comme sous un fer à repasser.De nos jours, avant de sortir on ne s'arrête qu'aux rayons UV.Rendez-moi mes nuages, mes feuilles retournées annonciatrices de pluie, ma pleine lune glaciale ou entourée de son halo de chaleur.Et quand il arrive des catastrophes, ne me parlez plus de « dame » Nature comme d'un mauvais « père » Noël.À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Demers recevra une copie laminée de cette page.Vraiment une solution?CHARLES CARON L'auteur habite à Montréal.PLUS D'ÉDUCATION physique à l'école, est-ce vraiment la solution Le gouvernement du Québec annonçait, il y a quelques mois, qu'il y aurait plus d'heures d'éducation physique à l'école pour contrer l'obésité chez les jeunes.Quoique l'intention soit noble, cette initiative est déjà vouée à l'échec.J'ai moi-même été un enfant obèse, il n'y a pas si longtemps, et j'aimerais, pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, vous rappeler comment se déroulent les cours d'éducation physique, au primaire, et surtout au secondaire.Les élèves sont mis en ligne et, un à un, choisis pour les équipes.Naturellement, les moins sportifs sont choisis en dernier.Déjà que les enfants obèses ont peu d'estime d'eux-mêmes, cela n'aide pas beaucoup à améliorer leur sort.Ensuite, ces enfants passent la plupart du temps sur le banc pendant que les autres jouent, ce qui ne les dérange pas du tout car, quand ils ont le malheur de jouer, ils se font crier après, bousculer et traiter de tous les noms comme « poche » et « gros tas » lorsqu'ils sont sur le terrain.Le stress des cours « d'éduc » J'ai moi-même subi ce sort pendant des années, jusqu'à ce que je craigne les cours d'éducation physique jusqu'à en faire une dépression.Les jours pendant lesquels j'avais de « l'éduc », je mangeais deux fois plus à cause du stress que ces cours me causaient ! Depuis, je me suis pris en main et j'ai pris des habitudes de vie pour améliorer ma santé.Mais j'ai pitié des pauvres enfants qui vont subir le même sort que moi, c'est-à-dire passer encore plus d'heures par semaine à se faire rabaisser et mépriser parce qu'ils jouent aux côtés des élèves qui sont dans l'équipe de basketball, et sont jugés au même niveau qu'eux.Je conclus en disant que la solution n'est pas d'augmenter la quantité des cours d'éducation physique, mais bien leur qualité.À quand les cours où les activités sportives seront adaptées aux besoins de chaque groupe d'élève ?À quand les cours sur la nutrition, les bienfaits de l'exercice, au lieu de simplement faire courir les élèves partout dans le gymnase ?«Trouve-toé donc une job!» LOUISE GIRARD L'auteure tient à préciser qu'elle est une Montréalaise gagnant un revenu annuel inférieur à 12 000 $.C'EST RARE que je lis les journaux, c'est rare que je regarde la TV, je n'écoute pas la météo.Moi, quand je me lève le matin, je regarde le ciel et je sais le temps qu'il fait.Ce matin, je suis assise tranquille en train de lire le cahier A de La Presse d'hier que j'ai trouvé par terre et je bois mon jus d'orange comme d'habitude.Je suis étonnée de lire tous ces articles sur la pauvreté qui s'adressent aux riches.La pauvreté, c'est payant ?C'est vendeur ?Les riches, ça les rassure de voir qu'ils ne sont pas mal pris comme nous autres ?Ça les fait aimer encore plus leur bungalow, leur confort et leur cinéma maison ?C'est quoi ?Ça les rend plus dociles, moins aptes à manifester pour la cause sociale puisqu'ils s'en dissocient complètement ?Cette situation devient extérieure à eux quand ils peuvent la regarder sur leur écran, la lire dans vos pages.On ne demande à personne de s'impliquer là-dedans.Ils ne sont que spectateurs.On crée deux classes.Une qui nous observe dans le confort de son foyer et l'autre qui se bat pour ne pas dormir sous la pluie.La pluie des insultes, des regards, de l'humiliation.On est devenu une race à part parce qu'on vit, parce qu'on parle, parce qu'on rit, parce qu'on ose être nous-mêmes.Nous, on ne se déguise pas, parce qu'on n'aime pas mentir.p p p Quand la plupart des gens nous regardent, ils constatent qu'ils ne nous ressemblent pas.Physiquement, effectivement.Circulez, y'a rien à voir ! Parce que pour eux, en apparence, tout va bien.Ils ont une voiture, une maison, un chalet, une job, des vêtements « in », trois cartes de crédit, deux hypothèques, des meubles à payer en 2005.Sont-ils vraiment plus riches ?Non, mais eux, ils ont accès à la richesse.Nous, on essaye de vivre avec ce qu'on a.On est débrouillards, on a plein d'idées mais pas d'outils et personne pour nous en prêter.Pour eux, on n'est même plus des êtres humains.On est une sous-classe.Ils ont peur de nous parler, de nous toucher, de nous regarder en face.On est des pauvres paumés qui chialent pour rien, qui ne font rien pour s'aider.On n'est pas tous BS de père en fils ! On n'est pas tous riches de père en fils ! On est jeunes, plein de talents, plein d'histoires à raconter.On veut juste un endroit pour créer, pour se rassembler, pour s'organiser, pour vivre.À Montréal, on ne peut même plus marcher sur une voie ferrée.On passe pour des gens de la rue parce qu'on vit dans nos rues.On ne peut pas juste découvrir notre ville à notre rythme, assis où on veut, dans le respect.Lire ou écrire à trois heures du matin sans être soupçonné, sans avoir l'air louche.Si on pouvait marcher où on veut, on n'aurait pas tant à vous envier.Tout appartient à quelqu'un, rien n'est à tout le monde.Je suis allée me promener dans le stationnement souterrain du Stade olympique cette semaine.C'est tellement grand.et ça sert à quoi ?Combien de personne pourraient y dormir à l'abri ?On peux-tu camper dans votre cour ?On est mal pris, on a besoin d'une place pour dormir.Vous avez peur qu'on rote, qu'on pète, qu'on renifle, qu'on crache par terre, qu'on fasse du bruit, qu'on s'amuse ?Vous n'en faites pas autant ?Quelle que soit notre apparence, nous avons tous le même corps, le corps humain.Et peu importe où nos pas nous mènent, à qui on sourit, qui on embrasse, on est tous pareils.Avez-vous pensé à embaucher un squeegee plutôt que de lui dire : « Trouve-toé donc une job ! » Est-ce que vous l'engageriez PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Louise Girard se sent bien seule et rejetée dans sa ville. Accord à l'OMC sur les médicaments génériques Agence France-Presse GENÈVE \u2014 L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a enfin approuvé, ce week-end, après cinq jours de négociations laborieuses, un accord vital pour les pays pauvres concernant la fourniture de médicaments génériques contre les maladies infectieuses.« C'est un accord historique pour l'OMC », a commenté le directeur général, Supachai Panitchpakdi.« La dernière pièce du puzzle est tombée au bon endroit, permettant aux pays pauvres d'utiliser pleinement les souplesses des réglementations de l'OMC en matière de propriété intellectuelle afin de traiter les maladies qui ravagent leurs populations », s'est-il réjoui.M.Panitchpakdi avait prié les 146 pays membres de l'OMC de s'entendre, indiquant que la « crédibililité de l'organisation » était en jeu.Concrètement, les pays pauvres pourront importer plus facilement des médicaments génériques meilleur marché, s'ils ne peuvent pas les fabriquer eux-mêmes.L'enjeu est particulièrement important pour les pays touchés par de graves maladies endémiques, comme la malaria, la tuberculose ou le sida.L'accord avait en fait déjà été mis au point en décembre dernier, mais il avait été bloqué à la dernière minute par les États-Unis, sous la pression de leur industrie pharmaceutique.Celle-ci craignait que l'accord soit détourné au profit de médicaments soignant d'autres maladies comme l'obésité ou l'impuissance, et qu'ainsi disparaissent des sources importantes de profits.Les négociations, reprises à Genève, étaient entrées dans une phase décisive cette semaine, à 15 jours de l'ouverture de la Conférence ministérielle de l'OMC, à Cancun (du 10 au 14 septembre).Un compromis, élaboré par cinq pays, avait contre toute attente été refusé par l'ensemble des pays membres, à la suite de l'opposition des Philippines et de quelques pays pauvres.Les négociations, qui ont repris hier matin, se sont soldées par l'approbation du compromis.Pour l'ambassadeur kényan, Amina Chawahir Mohamed, cet accord « est une bonne nouvelle pour l'Afrique, notamment pour les pays africains qui ont désespérément besoin d'avoir accès à des médicaments abordables ».Dans une première réaction, les organisations humanitaires OXFAM et Médecins sans frontières ont accueilli fraîchement cet accord.Dans un communiqué, les ONG indiquent que l'accord n'apporte que peu d'éléments positifs aux pays pauvres, alors qu'il préserve les intérêts de l'industrie pharmaceutique des pays riches.« L'accord d'aujourd'hui va dans le sens de ce que voulaient les États-Unis et leur industrie pharmaceutique, malheureusement il n'apporte que peu de réconfort pour les patients pauvres, les règles de brevets vont continuer à pousser le prix des médicaments à la hausse », a indiqué le communiqué commun.259$/mois\u2020 LOCATION DE 48 MOIS INCLUT LA RÉDUCTION DE 1000$\u2020\u2020 TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS 0$ comptant dépôt de sécuritéu BIEN PLUS.PROFITEZ DES MEILLEURES OFFRES DE L'ANNÉE.Garantie 5 ans ou 100 000km sur le groupe motopropulseur sans franchise Sièges repliables amovibles Deux portes latérales coulissantes Banquette de 3e rangée divisée 50/50 Configuration 7 passagers Moteur V6 3,4L de 185HP Boîte automatique 4 vitesses électronique La plus faible consommation d'essence de sa catégorie pour une quatrième année consécutive Deux sacs gonflables avant, à déploiement adapté côtés conducteur et passager Commande automatique des phares Siège intégré pour enfant Système antivol Pass-key III Climatiseur Lecteur CD Volant inclinable Verrouillage électrique des portes LES OFFRES DE LOCATION SE TERMINENT LE 30 SEPTEMBRE.GRANDE LIQUIDATION GM DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOIS 0% À L'ACHAT OU À LA LOCATION, SUR PRESQUE TOUS LES MODÈLES 2003.PLUS \u2020\u2020 L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf 2003 en inventaire suivant: Venture Maxi Valeur (1UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.\u2020Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois sans versement initial.À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80000 km.u Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité payable à la livraison.Données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada dans le Guide de consommation de carburant 2003.\u2020\u2020Le crédit de 1000 $ comprend les taxes applicables et est inclus dans les offres de cette publicité.Taux de financement à l'achat de 0% offert pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10000$ à 0 %: 60 versements de 166,67 $, coût en intérêts 0$, coût total de financement 10000$.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.LES RÉCOMPENSES POUR PROPRIÉTAIRES DE GM RENSEIGNEZ-VOUS SUR VENTURE MAXI VALEUR 2003 Modèle Venture LS à empattement allongé.3165338A "]
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