La presse, 10 août 2003, Cahier A
[" MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 LE PLUS GRAND MONTR ÉAL P LUS QU OTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉ RIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 2 8 6 > 3 6 P A G E S > 4 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SU S ÉDITION PR OVINCIALE > 70¢ Arnold et les raisins de la colère La Métropolitaine métamorphosée en tunnel ?Les Californiens auraient-ils un ou deux raisins à la place du cerveau ?En tout cas, ils sont en colère.Et l'acteur Arnold Schwarzenegger tiendra le rôle du vainqueur le 7 octobre prochain, au soir d'un scrutin très spécial.« Hasta la vista, baby », dira-til au gouverneur démocrate Gray Davis, répétant une des phrases célèbres de son personnage hollywoodien, Terminator, qui a repris du service dans un film à l'affiche partout dans le monde.La politique californienne entre dans une phase bizarroïde.Au cours des prochaines semaines, le plus gros reality show de l'histoire portera sur la procédure engagée par des Californiens pour destituer le gouverneur Davis, réélu pour un deuxième mandat il y a seulement neuf mois.Entertainment Tonight et Access Hollywood suivront la campagne avec autant d'intérêt que les journaux sérieux et les chaînes d'information continue, sinon plus.Tout ça bien sûr à cause de Schwarzenegger, qui a surpris tout le monde en annonçant sa candidature au poste de gouverneur de Californie, le plus grand des États américains, sur le plateau du Tonight Show de Jay Leno, mercredi dernier.Voir ARNOLD en A2 BRUNO BISSON Le gouvernement de Jean Charest a discrètement tourné une autre page en matière de transport en ordonnant la mise au rancart du Bureau de projet de l'autoroute Métropolitaine, créature péquiste, et en optant pour une approche plus traditionnelle pour planifier la réfection de l'infrastructure, qui pourrait se retrouver en tunnel.Dans une entrevue avec La Presse, le sous-ministre par intérim au ministère des Transports du Québec (MTQ), Pierre Fabi, a en effet confirmé que la possibilité d'enfouir en tout ou en partie cette grande infrastructure routière sera évaluée avant de décider de l'avenir de la Métropolitaine, dont la réfection coûtera « au moins 1 milliard de dollars ».D'ici quelques semaines, le MTQ lancera un appel d'offres pour explorer toutes les avenues possibles en vue de la réfection, du réaménagement ou d'une transformation plus radicale de l'épine dorsale du réseau autoroutier métropolitain.Ce mandat, d'une durée de deux ans, coûtera environ 6 millions au Ministère qui, pour ce prix, attendra de son consultant un diagnostic détaillé et précis de l'état du malade ainsi qu'un exposé préliminaire sur la faisabilité et le coût de chacun des projets.C'est donc à ce moment, à la fin de 2005 ou au début de 2006, que le Ministère sera en mesure de décider ce qu'il fera de la Métropolitaine, une autoroute sans laquelle Montréal ne serait pas ce qu'il est mais qui, après 44 ans de bons, loyaux et durs services, ne répond plus aux besoins de la métropole.Le gouvernement Charest a ainsi mis fin à l'expérience peu concluante de partenariat public-privé (PPP) lancée en mars 2002 par l'exministre Serge Ménard, qui avait annoncé la création d'un Bureau de projet, doté d'un budget de 40 millions, qui devait concevoir le projet de réfection ainsi que gérer tout le chantier de la Métropolitaine jusqu'en 2012.Le MTQ a aussi mis au panier, du même coup, la programmation des travaux qui consistaient en la réfection majeure du tronçon principal, entre l'autoroute des Laurentides (15 Nord) et l'échangeur Décarie (15 Sud), plusieurs réaménagements d'échangeurs et l'ajout d'une voie de desserte.Les travaux étaient évalués à 800 millions, mais il est permis de croire qu'ils auraient coûté beaucoup plus cher, les ex-titulaires du MTQ étant passés maîtres dans la sous-estimation du coût des grands projets d'infrastructure (autoroute Notre-Dame, métro de Laval, etc.).Voir MÉTROPOLITAINE en A2 Photo Reuters © Accueilli par des dizaines d'admirateurs criant « Arnold, Arnold », le héros de Terminator s'est présenté à 11 h au bureau d'enregistrement des candidatures avec, comme l'exige la loi, 65 signatures d'électeurs californiens et un chèque de 3500 $.À Louis Creek, c'est « l'enfer de Dante » À LOUIS CREEK (C.-B.) MARIE-ANDRÉE AMIOT envoyée spéciale HIER APRÈS-MIDI, sous le soleil brûlant de l'Okanagan, la famille Thompson cherchait désespérément, dans les décombres de sa petite maison, les bijoux de Joan, la mère du clan.Sandy, une amie, s'est finalement extirpée des ruines encore chaudes avec un vase ancien endommagé mais encore récupérable.« Recolle le bord et il sera comme avant », s'est réjouie Sandy.Joan l'a remerciée et a déposé le vase dans la vieille fourgonnette du couple.À part ce vase, Joan Thompson et son mari Tom ont tout perdu.Ils avaient emménagé dans la maison trois semaines auparavant, séduits par la beauté du lieu.« Il ne nous reste que les photos des petits-enfants et quelques vêtements.Nos antiquités, nos bijoux, nos possessions sont réduits en cendres, comme la maison.» La pelouse, la haie de cèdres, les pommetiers et les pots de fleurs ont aussi succombé aux flammes de l'incendie qui a ravagé en quelques heures la petite ville de Louis Creek, il y a neuf jours.Les fils électriques traînent au sol et les arbres sont squelettiques.La cheminée de la maison est la seule structure qui tient toujours.Les voisins des Thompson sont dans la même galère.Leur maison, leur parterre, leurs meubles de jardin, tout y a passé.La forêt que Mme Thompson qualifiait de magnifique n'est plus qu'un cimetière de chicots brûlés.Les membres des médias invités hier par les autorités à visiter les terrains dévastés de Louis Creek et de Mc Lure étaient exceptionnellement silencieux en arrivant sur place.« C'est l'enfer de Dante », a murmuré un journaliste de la radio de Vancouver.Partout, les arbres et les pelouses sont calcinés.Dans le petit village de Louis Creek, les flammes étaient si intenses que les 30 maisons ont été touchées.La fumée prend toujours à la gorge et la scène est désolante.Il ne reste que les fondations des petits bungalows modestes et des maisons préfabriquées.Ici et là, on aperçoit des signes montrant que, il y a une semaine, la vie était normale dans ce coin bucolique de montagnes et de rivières.Sur les terrains jaunis, des pots de fleurs en plastique dont il ne reste que la terre, des nains de jardins qui ont mystérieusement survécu, un trampoline tordu par la chaleur, un potager aux tomates Voir LOUIS CREEK en A2 À tire d'aile C10 À votre tour A9 Bandes dessinées B5 Bridge C9 Décès C9 Êtes-v.observateur?C6 Feuilleton B5 Forum A8 Horaire spectacles B4 Horaire télé B2 Horoscope C8 La presse d'ailleurs C5 Loteries A4 Mots croisés B5 Mot mystère C9 Petites annonces C6 - immobilier C6, C7 - marchandises C7 - emplois C7 - automobile C7, C8 M É T É O Voir D8 Averses ou orages Maximum 26 > minimum 19 Photo PC © Une maison de Louis Creek est dévastée par les flammes, devant un pompier qui assiste à la scène, impuissant.Automne 2003 L'ex-saxophoniste étoile de James Brown ! L'ouragan Maceo : l'incarnation du funk ! MACEO PARKER BILLETS EN VENTE MAINTENANT En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Par Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 Vendredi 5 septembre MÉTROPOLIS, 21 h 30 141 MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Le pot étant maintenant légal, on pourrait peut-être remplacer les marques de cigarettes sur les Formules 1 par des numéros de téléphone de pushers.Tennis : une finale Roddick-Nalbandian Cahier Sports, pages D1 à D3 Frissons sur fond de piscine Cahier Arts+Spectacles, page B1 Éliminer les subventions à la pêche Cahier A, page A7 Ludivine Sagnier A2 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Ben Mulroney C'est sur un plateau de télévision \u2014 celui de Canadian Idol \u2014, loin de la colline parlementaire, que Ben Mulroney, fils de Brian, se fait un prénom.L'animateur du populaire dérivé d'American Idol s'est donné comme mission d'intéresser les Canadiens à la musique d'ici et de rapprocher les deux océans.Entre deux confidences sur sa jeunesse, il parle de son expérience à la tête d'une émission de télé-réalité.À lire demain dans le cahier Arts et spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Suivez en direct la finale du Masters de tennis du Canada à 14 h cyberpresse.ca/masters > Théâtre d'été : consultez les critiques des pièces à l'affiche cyberpresse.ca/theatre > Vivez le Grand Prix de Champ Car de Mid-Ohio en direct à 14 h cyberpresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7 rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé aux ateliers de La Presse, ltée, également sis à cette adresse.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 919 > À quatre chiffres : 6367 LOTO 6/49 > 5-7-10-13-27-29 Compl.: 43 > Extra : 667325 SUITES DE LA UNE ARNOLD Suite de la page A1 MÉTROPOLITAINE Suite de la page A1 On soupçonne l'acteur républicain d'avoir caché ses intentions réelles jusqu'à la dernière minute afin de s'assurer du meilleur impact.Et quel impact ! Le lendemain, son entrée dans la course faisait la une de tous les journaux américains.Les démocrates de Californie et de Washington ont dénoncé l'atmosphère carnavalesque qui marque la procédure de destitution, dont le terme anglais, recall, rappelle le titre d'un des films de Schwarzenegger, Total Recall.Le gouverneur Davis, au plus bas dans les sondages, a pour sa part mis la démarche sur le compte de la droite républicaine, qui a mis à profit une vieille loi californienne dans l'espoir de renverser le résultat de l'élection de 2002.Il reste que la colère des Californiens ne se limite pas à la droite républicaine.La procédure de destitution a été enclenchée après une campagne de signatures à laquelle ont participé plus de 1,6 million de citoyens.Pas moins de 1,3 million de signatures ont été validées, alors que près de 900 000 seulement étaient nécessaires.Ainsi, le 7 octobre prochain, si 50% des votants se prononcent pour le retrait de Davis, ils éliront un nouveau gouverneur à partir d'une liste de candidats aussi longue que colorée.Il reste aussi que Schwarzenegger, devenu soudainement le candidat à battre, est un républicain modéré, pour ne pas dire de gauche.Marié à une nièce de John Kennedy, la journaliste Maria Shriver, il défend le droit des femmes à l'avortement ainsi que les droits des homosexuels, et se dit en faveur de limites à la circulation des armes à feu.Rien à voir avec l'autre acteur républicain bien connu, Charlton Heston, qui se prend pour Moïse au cinéma comme dans la vie.Pendant l'affaire Lewinsky, Schwarzenegger s'était en outre élevé contre la campagne républicaine visant à mettre en accusation le président Clinton.« Nous avons perdu une année à cause d'une erreur humaine », avait-il confié au magazine George en 1999.« J'avais honte de m'appeler républicain pendant cette période.» La droite républicaine n'a pas oublié ces prises de position, comme l'ont démontré la semaine dernière les critiques acerbes de l'animateur de radio Rush Limbaugh à l'endroit de Schwarzenegger.Sur son site Internet, Matt Drudge a poursuivi l'assaut des conservateurs en publiant une vieille photo montrant celui qui a été Monsieur Univers de 1970 à 1975 avec, sur les épaules, une jeune femme aux seins plantureux et dénudés.Schwarzenegger a tout pour faire enrager la droite.Dans Pumping Iron, le documentaire qui l'a révélé à l'Amérique en 1977, on le voit ainsi fumer un gros joint après une compétition.À la caméra, avant d'allumer son pétard, il dit : « J'ai toujours rêvé à des gens très puissants, des dictateurs, des gens comme Jésus, dont on se souvient pendant des milliers d'années.» Mégalomane, Arnold ?La semaine dernière, un journaliste lui a demandé ce qui lui faisait croire qu'il pouvait diriger un État comme la Californie, aux prises avec une situation budgétaire catastrophique qui fait suite à l'éclatement de la bulle technologique et à une crise de l'énergie provoquée par une déréglementation hasardeuse.Schwarzenegger a répondu en racontant son histoire, qui est celle d'un immigrant ayant réalisé son rêve américain.Né en 1947 dans la ville de Grasse, en Autriche, il est arrivé aux États-Unis avec une petite valise et 17$ dans ses poches.Après s'être fait un nom dans le monde du culturisme, il s'est lancé à l'assaut de Hollywood, contribuant au renouvellement du cinéma d'action et amassant une fortune considérable.Reconnu pour sa philanthropie, il promet aujourd'hui de « nettoyer » Sacramento, la capitale californienne, où les politiciens traditionnels semblent impuissants à résoudre les problèmes de l'État, au grand dam de la population.Ce parcours est celui d'un homme doué de « leadership », selon Schwarzenegger.S'il perd son pari, le politicien novice pourra toujours dire, à l'instar du Terminator : « I'll be back.» M.Fabi a été bref pour commenter l'expérience de ce premier véritable PPP d'envergure en matière de transport au Québec, soulignant seulement que le Bureau était « bien gros » et que son fonctionnement, durant sa courte année d'existence, avait surtout été assuré à l'interne par le MTQ.Le travail du Bureau lui-même n'aurait toutefois pas grand-chose à voir avec la décision des libéraux de fermer boutique et de retarder d'au moins trois ou quatre ans la réfection de l'autoroute.Selon le sous-ministre intérimaire, le MTQ souhaite d'abord en savoir un peu plus sur l'état de son autoroute, mais aussi sur le comportement des quelque 170 000 automobilistes et camionneurs qui l'empruntent chaque jour.Car on a beau s'en servir depuis plus de 40 ans, dit M.Fabi, la Métropolitaine trouve encore des moyens de surprendre.Ainsi, explique le haut fonctionnaire, des études faites récemment ont révélé qu'une portion renversante des dizaines de milliers d'usagers quotidiens de l'autoroute pourrait utiliser le réseau des rues locales pour effectuer les parcours qu'ils font présentement en empruntant l'autoroute la plus embourbée de la province.« On s'est aperçu, dit-il, que 90% des véhicules qui empruntaient la Métropolitaine à partir de l'échangeur Anjou, dans l'Est, disparaissaient de l'autoroute avant d'arriver à Pie-IX, Papineau ou L'Acadie.C'est donc qu'on a une proportion importante d'usagers qui utilisent la Métropolitaine comme une rue locale.Cela n'a aucun bon sens.Et cela nous a amenés à envisager de construire des voies de desserte continues d'un bout à l'autre de l'autoroute.» De telles voies pourraient assurer des échanges de circulation plus sûrs avec les rues locales tout en faisant plus de place à la circulation de transit est-ouest, qui a besoin, elle, de voies autoroutières plus fluides.Comme les camions, par exemple.Pas de science-fiction Quant à l'éventualité d'un enfouissement total ou partiel de la Métropolitaine, il ne s'agit pas de science-fiction.Il y a une dizaine d'années, l'ex-maire de Montréal, Jean Doré, avait déclenché un immense fou rire au Québec en évoquant publiquement l'idée d'enfouir la Métropolitaine dans un tunnel et de réaménager l'immense emprise actuellement occupée par ses voies surélevées.Rien que d'y penser, les gestionnaires gouvernementaux étaient tellement occupés à se tenir les côtes que personne n'a jamais songé à évaluer sérieusement le coût de tels travaux.Or, depuis quelques années, plusieurs multinationales des travaux publics ont mis au point de nouveaux engins et de nouvelles méthodes d'ingénierie qui permettent de creuser plus vite, à un coût moins exorbitant, même s'il reste de loin supérieur à celui d'une construction de surface.M.Fabi n'a d'ailleurs pas nié qu'une de ces multinationales ait fait des démarches pressantes auprès de consultants, de fonctionnaires et de ministres depuis l'an dernier.Mais dans le cas de la Métropolitaine, assure M.Fabi, il y a très loin de la coupe aux lèvres puisque aucun grand projet particulier ne devrait voir le jour avant le dépôt d'un rapport qui ne sera commandé que dans quelques semaines et qui prendra deux ans à se réaliser.LOUIS CREEK Suite de la page A1 presque rouges.À côté gisent maintenant des carcasses de voitures, des clôtures calcinées, des arbres morts qui devront être abattus.Le pire pour la petite communauté de 350 habitants est la perte du plus important employeur de la région.La scierie Tolko a flambé comme de la paille.Il n'a pas plu depuis bientôt sept semaines et le sol est plus sec qu'il l'a jamais été en 50 ans.Environ 200 personnes sont maintenant sans emploi.Les habitants de Barriere ont eu plus de chance.La ville n'est qu'à 10 minutes au nord de Louis Creek, mais les pompiers forestiers ont pu construire une digue pour empêcher la progression du feu.La stratégie a fonctionné : seulement quelques maisons et des édifices commerciaux ont été détruits.Mais les habitants ne sont pas au bout de leurs peines.Quand Dan Mc Martin est passé chez lui en éclaireur avanthier, il savait que sa maison avait été épargnée, mais il ne s'attendait pas à trouver des ours noirs qui traînaient dans sa cour.Ce père de quatre enfants a immédiatement rebroussé chemin en attendant que les autorités rétablissent le courant et mettent un peu d'ordre dans sa ville.« On n'avait ni électricité, ni eau courante, ni gaz naturel.Le téléphone était hors d'usage et la stationservice était encore fermée.» Hier, la vie a repris son cours.Après avoir reçu le feu vert des autorités, les quelque 3500 habitants évacués il y a une semaine ont pu regagner leur ville.Les employés de BC Hydro s'affairaient à rétablir le courant en creusant des trous pour y planter de nouveaux poteaux, mais des arbres fragilisés par les incendies sectionnaient les fils en tombant.Le directeur du district de Kamloops, Jacques Trudel, a assuré les habitants que les maisons seraient rebranchées aujourd'hui ou lundi au plus tard.Les bénévoles et les secouristes ont travaillé sans relâche.Comme c'est souvent le cas, les commerçants ont organisé des collectes de fonds et les magasins ont offert des marchandises.Hier, devant le centre communautaire de Barriere, des employés d'un grand magasin empilaient dans des poubelles neuves des sacs à déchets, des détergents, des balais et des gants de travail.Des bénévoles distribuaient des centaines de bouteilles d'eau.Les résidants n'ont que de bons mots pour les 300 bénévoles qui ont d'abord éloigné le feu puis installé des stands dans la salle communautaire pour expliquer comment s'y prendre avec les assurances et les banquiers.Les derniers jours ont été difficiles pour les résidants.Jeudi, par exemple, le ministre des Forêts de la Colombie- Britannique, Mike de Jong, avait annoncé que les sinistrés pourraient retourner chez eux dès le lendemain.Plus tard durant la journée, le responsable de la sécurité du district régional Thompson-Nicola, John Smith, affirmait qu'il faudrait encore « des semaines » avant de pouvoir assurer la sécurité des résidants.À notre hôtel, des évacués ne savaient que penser vendredi soir.Finalement, les évacués ont pu regagner leur domicile sans électricité, et les services de secours ont confirmé que l'aide financière continuerait encore pendant 72 heures.« Juste au cas où on aurait besoin de coucher à l'hôtel, où les ours ne viennent pas fouiller dans nos affaires ! » a confié Dan Mc Martin.Malgré 184 nouveaux incendies, tous provoqués par la foudre, les autorités ne s'en font pas trop : la plupart sont loin des lieux habités, et des centaines de pompiers forestiers d'ici, de l'Ontario, du Québec et du Nouveau- Brunswick sont répartis un peu partout dans la province.Le hic, c'est que la saison des incendies ne fait que commencer: elle prendra fin avec les pluies d'octobre ! Europe : encore au moins une semaine de canicule Note aux lecteurs Agence France-Presse PARIS \u2014 Incendies, sécheresse, malaises dus à la chaleur, la canicule prévue pour encore au moins une semaine continue de faire des ravages dans l'ouest et le sud de l'Europe, où l'on enregistre des températures records, y compris pour les eaux de baignade en mer Méditerrannée.En Espagne, une femme de 75 ans est morte hier à Almeria (Andalousie) portant à 19 le nombre de décès enregistrés dans ce pays à cause de la vague de chaleur qui devrait persister au moins jusqu'à la fin de la semaine prochaine, selon les prévisions météorologiques.L'Institut national de la météorologie (INM) prévoit que les températures continueront de dépasser 40 °C dans plusieurs provinces espagnoles la semaine prochaine, avec des pointes jusqu'à 43 °C ou 44 °C en Andalousie et en Estrémadure à partir de mercredi ou jeudi.Les eaux de la Méditerranée ont déjà atteint des températures records au large des côtes espagnoles, avec 32 °C, soit cinq degrés de plus que les normales saisonnières, selon le centre de météorologie de Catalogne.En France, où les pompiers multiplient aussi les interventions pour des malaises dus à la chaleur, les services météorologiques s'attendent à voir la vague de chaleur persister au moins jusqu'à la mi-août.Les organisateurs des Championnats du monde d'athlétisme, qui doivent se dérouler à Paris du 23 au 31 août, ont déjà prévu d'installer des jets d'eau sur le parcours du marathon en cas de poursuite de la canicule.Au Portugal, où les températures caniculaires entraînent aussi une augmentation des hospitalisations pour déshydratation, la plupart des incendies étaient hier matin maîtrisés.En une dizaine de jours, les feux ont fait 15 morts et détruit près de 162 000 hectares de forêts, des dégâts estimés « grossièrement à 925 millions d'euros » vendredi par le ministre de l'Intérieur, Antonio Figueiredo Lopes.Deux mille pompiers et quelque 800 soldats restaient déployés sur le terrain, alors que « trois foyers à maîtriser» étaient recensés hier matin par le Service national des secours.En Italie, plus d'une dizaine d'incendies continuaient de sévir hier en Ligurie (nord-ouest) et en Campanie (sud) à Piano di Sorrente, à 45 km au sud de Naples, où quelque 300 touristes ont été temporairement évacués dans la nuit de vendredi à samedi.En Croatie, qui fait face depuis deux mois à la canicule et, selon des spécialistes, à la pire sécheresse depuis 50 ans, pompiers et matériel de lutte contre le feu ont été parachutés hier par hélicoptères pour combattre un incendie qui sévit près d'un parc national, dans une zone montagneuse du centre du pays.Le feu fait rage depuis vendredi près du parc de Paklenica, dans une zone non déminée depuis la fin de la guerre (1991-1995), compliquant le travail des pompiers, alors que près de 400 incendies ont ravagé depuis début juillet plus de 4400 hectares en Croatie.En Slovaquie, le ministère de l'Agriculture a interdit l'accès aux forêts à l'exception des sentiers touristiques jalonnés, pour éviter les incendies.En Allemagne, où des records absolus de chaleur ont été enregistrés vendredi avec 40,8 °C de jour et 26,7 °C dans la nuit précédente, l'agriculture souffre de la sécheresse.Les récoltes céréalières devraient baisser en moyenne de 10% à 15% par rapport à 2002, avec « 80% de pertes» par endroits, selon la Fédération allemande des agriculteurs.La sécheresse handicape aussi la production d'électricité.Faute d'eau pour les refroidir, les centrales nucléaires sont contraintes de suspendre leur activité, comme à Obrigheim, dans le sud-ouest de l'Allemagne.Le manque d'eau gêne aussi fortement la navigation fluviale.En Roumanie, où le Danube avait atteint en juillet son niveau le plus bas depuis 1953, deux épaves échouées pendant la Deuxième Guerre mondiale et réapparues près de Gruia (sud-ouest) à cause des basses eaux, risquent de bloquer la circulation sur le fleuve.Dans ce pays où la canicule a sévi début juillet, les températures sont plus clémentes depuis une quinzaine de jours, mais la chaleur a favorisé la prolifération d'algues sur les rives de la mer Noire.L'exemplaire de La Presse que vous tenez entre vos mains a été imprimé à la nouvelle usine de Transcontinental à Pointe-aux- Trembles.L'ordre des cahiers est sensiblement différent de celui auquel vous êtes habitué.Comme l'imprimerie est encore en période de rodage, il est possible que vous remarquiez des imperfections à l'occasion.Merci de votre compréhension.Philippe Cantin Vice-président à l'information et éditeur adjoint LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 A3 ACTUALITÉS Les Québécois sont plus favorables aux mariages gais que les autres Canadiens LAURA- J U L I E PERREAULT La question du mariage gai divise de plus en le Canada.Un nouveau sondage, paru hier, démontre que l'opinion des Canadiens est scindée en deux, sauf au Québec, où plus de 60 % des répondants sont en faveur de la légalisation du mariage entre partenaires du même sexe.La nouvelle étude, effectuée par la firme IPSOS-Reid pour le compte du quotidien torontois The Globe and Mail et de la chaîne télévisée CTV, démontre par ailleurs que l'appui des Canadiens au mariage entre partenaires du même sexe a perdu du terrain depuis le début de l'été.Si, en juin, près de 55% des Canadiens se disaient en faveur de la modification de la définition du mariage pour qu'elle englobe les couples d'homosexuels et de lesbiennes, le récent sondage démontre que, depuis le dépôt du projet de loi du ministre de la Justice, Martin Cauchon, 49% des Canadiens sont favorables au changement, contre 49 % qui s'opposent au mariage gai.Le Québec à l'avant-garde Les provinces de l'Ouest sont de loin les plus réticentes.En Alberta, plus de 58% des répondants interrogés ont dit s'opposer aux mariages entre partenaires du même sexe.En Saskatchewan et au Manitoba, le désaccord atteint 61 %.Les chiffres sont inversement proportionnels au Québec, en tête du palmarès des opinions favorables avec 60% des répondants, loin devant l'Ontario (46 %) et la Colombie-Britannique (53 %).« Ça montre encore une fois que le Québec est à l'avant-garde dans le dossier », a commenté hier Francis Lagacé, porte-parole de la Coalition québécoise pour la reconnaissance des conjoints et conjointes du même sexe.Il a en outre rappelé que c'est d'abord au Québec que le gouvernement provincial a ouvert la porte à l'union entre conjoints du même sexe en légalisant l'union civile.Cette tendance semble se maintenir à Ottawa, où une écrasante majorité d'élus québécois se disent en faveur d'étendre la définition de mariage à tous les couples.Le Bloc québécois a d'ailleurs activement soutenu le dossier.Le chef du parti, Gilles Duceppe, a réitéré son appui à la cause la semaine dernière lors du défilé montréalais de la fierté gaie.« Plusieurs députés libéraux québécois sont aussi de notre côté.Ils ont compris qu'on peut être catholique pratiquant et appuyer la question du mariage gai parce que c'est une question de droit, et non pas un concours de popularité », a ajouté M.Lagacé.Il croit que le recul de l'opinion publique canadienne en général peut être attribué aux positions tranchées de l'Église catholique et des ténors de la droite conservatrice, dont les membres de l'Alliance canadienne, depuis que le projet de loi du ministre Cauchon a été mis sur la table le mois dernier.La semaine dernière, alors que le festival de la fierté gaie, Divers/ Cité, battait son plein à Montréal, le Vatican a publié un rapport dans lequel les hautes autorités ecclésiastiques qualifiaient le mariage gai d'« immoral » et invitaient les élus catholiques du monde entier à voter contre toute loi favorisant de telles unions.« Quand les ténors de la droite s'en mêlent, beaucoup de gens qui étaient indifférents auparavant finissent par se poser des questions et émettre des inquiétudes, a expliqué M.Lagacé.Au Québec, où nous avons vécu la Révolution tranquille, les gens font plus facilement la différence entre leur foi et leurs convictions politiques.Ça a aussi été vrai dans le dossier de l'avortement, de la pilule et de l'utilisation du condom.» L'union civile est-elle une solution ?Devant la division qu'entraîne la question des mariages gais, plusieurs députés se disent davantage en faveur de l'extension de la notion d'union civile, déjà légale au Québec, à tous les couples gais du Canada.Le gouvernement libéral compte demander à la Cour suprême son avis sur la question.Le nouveau sondage démontre que si l'union entre gais ne portait pas l'appellation de « mariage », plus de 75 % des Canadiens seraient favorables à sa légalisation.René Leboeuf et Michael Hendricks, ces Montréalais qui contestent devant les tribunaux les lois existantes et qui doivent se présenter en Cour d'appel à l'automne, estiment cependant que l'union civile\u2014 une entente légale qui a tout du mariage sauf le nom \u2014 est porteuse de discrimination.« L'union civile, c'est une reconnaissance qui reste locale, limitée.Le mariage, c'est reconnu internationalement », plaidait hier M.Leboeuf.INDUSTRIE BOVINE Il reste à faire malgré la levée partielle de l'embargo MYRIAM BERTHELET LES PRODUCTEURS de bovins du Québec reprennent espoir à la suite de la levée partielle de l'embargo américain sur le boeuf canadien annoncée vendredi.Ils soulignent cependant que la situation est loin d'être entièrement réglée et que beaucoup reste à faire pour remettre sur ses pattes l'industrie bovine.« Ce soir, nous allons fêter la réouverture des frontières américaines.Le steak de boeuf est déjà sur le barbecue ! » s'exclame Horence Mainville, éleveur de Farnham.Il ajoute que la réouverture partielle du marché est un pas dans la bonne direction, mais que la situation est bien loin de celle qui prévalait avant le 20 mai, date à laquelle les États-Unis ont fermé leurs frontières au boeuf canadien après qu'une vache atteinte d'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle) ait été découverte en Alberta.Malgré les vives inquiétudes exprimées par le Japon, qui s'approvisionne en boeuf sur le marché américain, les autorités des États-Unis ont accepté de lever partiellement l'embargo, mais seulement pour certains types de viande : celle des bovins de moins de 30 mois, des veaux de moins de 36 semaines et le foie de boeuf frais ou surgelé pourront d'ici quelques semaines se trouver dans les rayons des supermarchés américains.La viande de boeuf traversera bientôt les frontières vers le sud, mais il n'est pas question pour le moment de laisser passer les animaux sur leurs quatre pattes.« Nous restons toujours avec une production excédentaire puisque nous ne pouvons pas envoyer nos boeufs vivants là-bas pour qu'ils soient abattus », explique Horence Mainville.Ces bêtes, qui ne peuvent rejoindre les abattoirs américains, causent aussi des maux de tête aux producteurs laitiers, qui se font également producteurs de viande bovine quand vient le temps de renouveler leurs troupeaux.Pour eux, la levée partielle de l'embargo est loin d'être une panacée.« Nous allons pouvoir exporter certains veaux de grain abattus ici, mais pour ce qui est des vaches de réforme\u2014rendues trop vieilles pour la production laitière \u2014, cette décision ne change rien, l'embargo tient toujours, explique Réjean Lavallée, producteur de lait de Saint-Marc-sur-le-Richelieu.Et c'est la même chose pour les jeunes génisses laitières que nous vendions aux éleveurs américains.Nous devons donc continuer de les entretenir à nos frais.» Les éleveurs de boeufs comme les producteurs laitiers souhaitent tous que toutes les restrictions frontalières soient levées rapidement, mais ils demeurent lucides devant une situation qui s'est étirée déjà trop longtemps à leur goût.« Nous restons optimistes, mais je ne sais vraiment pas quand les frontières seront complètement rouvertes, indique Horence Mainville.De toute façon, ça prendra un minimum de deux ans avant de regagner la confiance de nos interlocuteurs et pour reconstruire le réseau de distribution.Nos banquiers devront être patients ! » Les impacts financiers de la crise se feront sentir bien longtemps après la disparition des sanctions américaines chez les éleveurs de boeufs canadiens.Ces derniers ont dû essuyer des pertes de près de 1 milliard de dollars depuis trois mois.« L'argent qu'on a perdu, on ne peut le réinvestir dans notre entreprise, souligne Jacques Desrosiers, président de l'Association des engraisseurs de bovins du Québec.Généralement, le printemps est la période où on achète beaucoup de bêtes, mais cette année, on a tout arrêté, ce qui retarde notre production pour l'année entière.» Les producteurs québécois pourront cependant compter sur l'aide financière promise par le gouvernement provincial en juillet, a fait savoir hier par voie de communiqué la ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Françoise Gauthier.Photo MARTIN TREMBLAY, La Presse © La fontaine de l'esplanade de la Place des Arts, face à la rue Sainte-Catherine, a été le théâtre de la première « foule éclair » canadienne, hier, alors qu'une quarantaine de participants ont rempli le bassin de 200 canards de plastique jaunes.Non-manif pour militants sans cause TRISTAN PÉLOQUIN ENTRE 13 H 19 ET 13 h 22 précises hier, Montréal est devenue la première ville canadienne à être le théâtre d'une « foule éclair », un phénomène urbain inusité né de l'Internet qui prend peu à peu une ampleur planétaire.Sans revendiquer quoi que ce soit, un peu plus d'une quarantaine de participants criant « Coin ! Coin ! » sans arrêt se sont réunis autour de la fontaine de l'esplanade de la Place des Arts, face à la rue Sainte-Catherine.À 13 h 22, le bassin s'est subitement rempli de plus de 200 canards de plastique jaunes, que les « manifestants » ont jetés à l'eau tout juste avant de se disperser dans tous les sens, laissant derrière eux une dizaine de passants et de touristes complètement perplexes.Depuis les dernières semaines, des dizaines d'autres manifestations du genre se sont également déroulées en Allemagne, en Angleterre, en Corée du Sud, à Rome et à bien d'autres endroits sur la planète.Chaque fois, les participants sont invités par courriel ou par téléphone cellulaire à se rendre à un endroit déterminé, où des organisateurs leur donnent des consignes précises les invitant à faire des gestes ridicules et inoffensifs, dont l'accomplissement n'a pas de véritable but.Le phénomène semble être arrivé de New York, où au moins six manifestations du genre on été tenues en l'espace de quelques semaines.Récemment, plus de 200 personnes se sont notamment réunies à Central Park pour imiter des cris d'animaux pendant 10 minutes puis se disperser.« Une mobilisation éclair doit être un événement d'une très courte durée, bizarre et fantasque, qui est motivé par le seul désir de créer le divertissement par l'engagement collectif dans un moment surréel de perplexité », peut-on notamment lire dans le manifeste du mouvement inexpliqué des foules éclair, qu'on peut notamment consulter sur le site flashmob.info.Inutile à première vue, le phénomène cacherait toutefois un sens plus profond, croient néanmoins d'autres adeptes de cet inexplicable culte.« Aux États-Unis et un peu partout dans le monde, depuis que la crainte des attaques terroristes est devenue omniprésente, toutes les manifestations à caractère politique sont étroitement surveillées par la police et les forces de l'ordre.Les flash mobs, qui n'ont aucun but politique réel, sont en quelque sorte nées en opposition à cette réalité », a expliqué un des organisateurs de l'événement d'hier, qui a demandé qu'on taise son nom pour respecter la philosophie du mouvement.Une première au Canada Avant vendredi, tout portait à croire que Toronto deviendrait la première ville canadienne à être le théâtre du phénomène, mais devant la présence accrue des forces de l'ordre et des médias, l'événement a été annulé à la dernière minute par les organisateurs.Montréal devient donc la première ville canadienne à tenir une manif éclair, coiffant tout juste Vancouver, où un groupe d'organisateurs promet de sévir la semaine prochaine.Loin d'être improvisée, la création de la foule éclair d'hier avait été savamment planifiée par un petit groupe d'organisateurs anonymes, qui ont lancé leurs invitations la semaine dernière par courriel à des centaines de personnes.Les destinataires étaient invités à se réunir vers 12 h 50 dans quatre différents établissements du centre-ville, mais ils n'avaient aucune idée de ce qu'on allait leur demander de faire.« C'était génial ! », a lancé le sourire aux lèvres Stephanie Buechel, une des participantes, interrogée par La Presse une fois la manifestation terminée.« J'ai l'habitude de faire des choses idiotes et ridicules, mais je ne les fais jamais en groupe.C'était toute une sensation que de partager ma folie avec 40 autres personnes », a expliqué la jeune femme, originaire du Liechtenstein.Plus philosophes, d'autres participants, comme Martin Carrière, se sont toutefois demandé en riant s'ils avaient vraiment changé le monde.« C'est pas ça qui va mettre fin à tous les problèmes de la terre, mais au moins, on a ri de bon coeur », at- il lancé, tout en regardant au loin une demi-douzaine d'enfants s'amuser dans l'eau avec les quelque 200 canards jaunes laissés sur place. A 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 0 A OÛT 2 0 0 3 Il y aura un Grand Prix! collaboration spéciale Ça va mal à Montréal ! C'est la grosse panique.Une bombe vient d'éclater.Le Grand Prix de Montréal n'aura pas lieu l'an prochain.Quelle catastrophe ! Sur toutes les stations de télévision, on voit des restaurateurs brailler : « Notre chiffre d'affaires va baisser, snif ! snif ! snif ! » Non, mais y a-t-il quelque chose qui arrache plus le coeur que de voir souffrir un restaurateur de la rue Crescent ?C'est bouleversant ! Les femmes et les enfants massacrés au Liberia, ce n'est rien à côté de ça ! L'heure est vraiment grave, les propriétaires des gros restaurants snobs sont en détresse.Faut faire quelque chose ! Que les gouvernements oublient les hôpitaux et qu'ils volent à la rescousse de la rue Crescent.Et nous le peuple, faisons notre part.Organisons un téléthon pour leur venir en aide.Non, mais réalisez-vous que ces pauvres établissements, qui sont obligés de vendre un verre de Coke 20 $ pour pouvoir arriver, vont être privés de la semaine la plus enrichissante de leur année?J'en ai des frissons.Heureusement, je pense avoir trouver LA solution pour que l'industrie du tourisme de Montréal ne soit pas affectée par la disparition du Grand Prix : on le fait quand même ! Oui ! Oui ! On nie la réalité.Et on fait comme s'il y avait un Grand Prix du Canada.Que Bernie le veuille ou non ! On installe des affiches partout.On organise des gros partys.Le bal de Mercedes, la sauterie des Imposteurs, la fiesta au Newtown.On sort, on boit, on se taponne.Toutes les nuits.Comme d'habitude.Le week-end, on se rassemble tous dans l'île Notre-Dame, on brandit des drapeaux, on rit, on re-boit et on se re-taponne.On se fait griller.Au soleil.Le gros pique-nique.Le bonheur.Ça va être exactement pareil comme cet été.Et pareil comme l'été précédent.Il ne va manquer qu'une seule chose : les chars.Bof, un détail.A-t-on vraiment besoin des chars pour organiser un Grand Prix ?Est-ce si essentiel ?Des milliers de personnes qui viennent s'éclater à Montréal durant la semaine du Grand Prix, combien s'intéressent aux chars ?Combien sont capables d'écrire Schoumacker sans faire de faute d'orthographe ?Voyons ! Je veux dire : Schumaher.En tout cas.Y en a pas beaucoup ! La faune de la rue Crescent est bien plus intéressée à montrer son char qu'à regarder celui des autres.De plus, même les amateurs de courses consacrent bien peu de temps aux Ferrari et Williams.Si on calcule que la semaine du Grand Prix dure du lundi jusqu'au dimanche, donc sept jours, et que lorsque vous allez voir la course, assis dans la courbe, vous voyez les autos passer devant vous durant à peine deux secondes, multipliées par 60 tours, ça fait 120 secondes.En sept jours, soit en 10 080 minutes, il y en a seulement deux où vous regardez des chars rouler.Donc il y 10 078 minutes de la semaine du Grand Prix qui est consacrée à autre chose que les chars.Je repose ma question : en a-t-on vraiment besoin ?Au fond, s'il y a tant de visiteurs riches à Montréal durant la semaine de la Formule 1, ce n'est pas à cause des voitures, c'est à cause des belles filles.Et s'il y a tant de belles filles à Montréal, ce n'est pas à cause des voitures non plus, c'est à cause des pilotes.Alors invitons les pilotes.Pas besoin de leurs bagnoles.Jacques Villeneuve va être bien plus heureux sans sa minoune : il va avoir l'air bien moins fou.Tenons le Grand Prix du Canada sans voitures une semaine avant le Grand Prix des États-Unis.Les pilotes vont venir ici se distraire.Y a pas mal plus de fun à avoir à Montréal qu'à Indianapolis.Les concours de crachat de pépins de melon d'eau, ça finit par lasser.Ici, ça va être la grande virée.On organise toutes les activités habituelles qui entourent le Grand Prix.Les pilotes font la bamboula.Le dimanche, le party chez Guy Laliberté peut commencer plus tôt.Pas besoin d'aller se prendre dans le trafic pour avoir l'air d'aimer la F 1 quand au fond, tout ce qu'on veut, c'est un prétexte pour s'envoyer en l'air.Les écuries vont sûrement embarquer.Et laisser leurs poulains participer au nouveau Grand Prix de Montréal.Prenez BAR, ils dépensent des milliers de dollars pour transporter leurs voitures de Londres jusqu'au Québec.Jacques fait deux tours avec, et il abandonne.Si c'est seulement Jacques qui se déplace, imaginez tout l'argent économisé.Avouez que c'est une bonne idée ! Peut-être que tonton Bernie ne voudra pas qu'on utilise l'appellation Grand Prix de Montréal.Alors appelons ça les Gros Prix de Montréal.Parce que c'est la semaine où tous les commerçants haussent leurs prix.Comme la plupart des touristes parlent anglais, ils ne verront pas la différence entre grand et gros.Ils vont venir dans la métropole.Quand ça sera le temps de la course, on les amène Chez Parée, et le tour est joué.Quand ils vont revenir chez eux, ils vont dire à leur femme qu'ils sont allés au Grand Prix.De toute façon, course, pas course, c'est ce qu'ils font quand même ! Maintenant, pour que mon plan fonctionne, il faut que tout le monde soit dans le coup.Que les médias arrêtent de dire qu'il n'y a pas de Grand Prix à Montréal en 2004.Il y aura un Grand Prix ! C'est clair ! ?Le moins on s'énerve, le moins on fait de bruit avec cette nouvelle, le moins les touristes vont savoir que Montréal n'est pas sur le calendrier de la F 1.Faisons comme le village de La Grande Séduction : il faut que toute la ville soit dans la conspiration, et les étrangers n'y verront que du feu.Leurs hôtels doivent même être déjà réservés.Chut ! tout le monde ! Et les restaurateurs de la rue Crescent vont retrouver le sourire.Ça va être le plus beau Grand Prix qu'on ait jamais eu.Et le moins polluant.Irak: pas de répit dans la guérilla Les proches de Charles Taylor parlent de chaos après son départ Agence France-Presse BAGDAD\u2014Cent jours après la fin des opérations militaires majeures en Irak, les forces américaines restent la cible d'attaques, alors que le président Bush a affirmé son optimisme sur les progrès réalisés depuis le 1er mai et que l'ancien ministre irakien de l'Intérieur s'est rendu à la coalition.« Mahmoud Diab al-Ahmad, numéro 29 sur la liste de la coalition des (55) ex-dirigeants les plus recherchés, est détenu par les forces de la coalition », a annoncé hier le Commandement central américain (Centcom), en précisant qu'il « s'est rendu hier (vendredi) ».L'arrestation du ministre avait déjà été annoncée le 9 juillet par les autorités américaines.Il n'a pas été possible dans l'immédiat de confirmer qu'il s'agit de la même personne.« Nous avons fait beaucoup de progrès en 100 jours », a déclaré le président américain, George W.Bush vendredi, de son ranch texan de Crawford, où il passe ses vacances.Il a souligné l'amélioration des infrastructures et « l'évolution du système politique vers la démocratie ».Il a balayé les critiques l'accusant d'avoir exagéré la menace posée par l'Irak pour entrer en guerre contre ce pays.L'administration américaine avait affirmé que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, qui n'ont toujours pas été trouvées.Hier, M.Bush a toutefois estimé, dans son allocution hebdomadaire radiodiffusée, que «100 jours ne sont pas suffisants pour rompre avec l'héritage terrible de Saddam Hussein.Il y a du travail difficile et dangereux qui nous attend et qui demandera du temps et de la patience ».Deux soldats américains ont été blessés par des tirs d'une roquette antichar (RPG) et d'armes automatiques à Kirkuk (nord), lors d'une patrouille vendredi soir, a affirmé hier le lieutenant-colonel Bill Mc Donald.Deux Irakiens ont été blessés par des tirs américains hier matin lorsqu'ils ont tenté avec leur véhicule de forcer un barrage.« Ils ont été hospitalisés et leur état est jugé stable », a-t-il ajouté.Vendredi soir, une base de l'armée américaine près de Falloujah (nord-ouest) a été visée par des tirs et quatre explosions ont été entendues dans la ville, selon des témoins.Plus tôt dans la journée, neuf soldats américains ont été blessés dans plusieurs attaques.Toujours vendredi soir, quatre soldats américains ont été blessés dans une attaque au mortier contre une position à Tikrit (nord), selon le colonel James Hickey, commandant de la première brigade de la 4e division d'infanterie.À Bassora (sud), la pénurie de carburant et d'électricité a provoqué hier matin la révolte des habitants, qui ont blessé trois soldats britanniques à coups de pierres.Ces derniers ont riposté en tirant des balles en caoutchouc, blessant quatre Irakiens, dont un enfant.Les troupes américaines ont renforcé la traque des partisans de Saddam Hussein, qui reste, lui, introuvable.Elles ont capturé hier, selon des témoins, un chef présumé des Fedayine de Saddam, milice paramilitaire, le lieutenant Qaïs al- Mahdi Al-Obeidi, à son domicile à Baaqouba (nord-est), ainsi que l'ancien chef des services de sécurité de Falloujah, le général Chaabane Mohammad Asmir.Par ailleurs, le ministère irakien de l'Intérieur « a demandé l'assistance du FBI », la police fédérale américaine, dans l'enquête sur l'attentat à la voiture piégée devant l'ambassade de Jordanie à Bagdad, qui a tué jeudi 14 personnes et fait plus de 50 blessés, selon un porteparole de la coalition.Un haut responsable du réseau terroriste Al-Qaeda, le Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui, de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khalayleh, réfugié en Irak depuis 2002, pourrait être le cerveau de l'attentat meurtrier, a fait savoir hier à l'AFP un responsable jordanien.GLENN MCKENZIE Associated Press MONROVIA \u2014 Le Liberia attend le départ de Charles Taylor, censé quitter le pouvoir avant mardi.Mais déjà son entourage brandit la menace d'un nouveau bain de sang, affirmant craindre de voir le pays basculer dans le chaos.Des officiers de la force de la CEDEAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) et des officiers américains ont pu s'aventurer pour la première fois hier dans le port de Monrovia, tenu par les rebelles, où ils ont trouvé des entrepôts pillés.Une fragile trêve tenait toujours à Monrovia, divisée par la ligne de front, mais des combats persistaient dans la ville de Gbarnga, dans le nord du pays, ainsi que dans le port de Buchanan dans le sud-est, selon le ministre de la Défense de Charles Taylor, Daniel Chea.Sous les pressions américaines et ouest-africaines, le président libérien a promis d'abandonner le pouvoir demain, juste avant minuit, et de partir ensuite en exil au Nigeria.« Quand le président partira, nos hommes pourraient être montrés du doigt », a estimé hier son porteparole libérien Vaani Passawe.« Si c'est le cas, il faut s'attendre au chaos.Cela pourrait être une pagaille monstre.» Dans les rues, les troupes gouvernementales, le plus souvent démunies, se disent prêtes à la paix mais exigent de l'argent en échange, menaçant d'utiliser leurs fusils d'assaut AK47 pour voler de quoi subsister.«Nous sommes contents qu'il \u2014Charles Taylor\u2014 s'en aille », expliquait James George, qui patrouillait sur la ligne de front.« Tous, tous sont fatigués de mener cette guerre », expliquait le jeune homme de 18 ans.La force de la CEDEAO, qui doit compter à terme 3250 hommes, commence à arriver à la base provisoire installée sur le terrain du principal aéroport du pays, près de Monrovia.Mais d'ici demain soir, ce contingent crucial pour combler toute vacance du pouvoir n'aura même pas atteint un bataillon de 770 hommes.La situation humanitaire à Monrovia demeure critique.Diplomates et organisations humanitaires poursuivaient hier les négociations pour obtenir un accès au port de Monrovia tenu par les rebelles.Ces derniers se sont engagés à remettre le port aux soldats de maintien de la paix lorsqu'ils seront en nombre suffisant.Pour l'heure, des diplomates tentaient de convaincre les rebelles d'accepter l'ouverture d'une route vers le port.Hier, des rebelles armés de lance- roquettes et de fusils d'assaut ont escorté des officiers et des soldats de la force de la CEDEAO ainsi que trois marines américains et l'attaché militaire de l'ambassade américaine, le colonel Sue Ann Sandusky, dans le port, où ils ont pu mesurer les dégâts de plus de deux mois de siège.Venus voir si les navires d'aide humanitaire qui attendent dans les pays voisins pourraient accoster, les officiers américains et ouestafricains ont vu une jetée bombardée et les corps de victimes des combats qui flottaient à côté des navires rongés par la rouille.L'accès aux entrepôts de la zone portuaire est essentiel pour pouvoir soulager les centaines de milliers de civils affamés qui tentent de survivre dans les quartiers de la capitale encore tenus par le gouvernement.Les premiers représentants étrangers des Nations unies sont revenus au Liberia depuis que l'instance a retiré son personnel début juin quand les rebelles ont avancé vers la capitale, a rapporté hier Ramin Rafirasme, porte-parole du Programme alimentaire mondial de l'ONU, à Dakar au Sénégal.Une équipe avancée d'une dizaine de personnes a fait le tour de la ville pour inspecter les bâtiments onusiens, mais aussi pour organiser des rencontres avec les responsables de la force de la CEDEAO, dont ils espèrent qu'ils pourront servir d'intermédiaires pour négocier l'accès du port avec les rebelles.Le Comité international de la Croix-Rouge devait traverser pour la seconde fois la ligne de front hier, afin d'acheminer des médicaments et du matériel médical du côté rebelle.Les civils qui se trouvent dans la zone ne souffrent pas de la faim, mais ne peuvent pas en revanche accéder aux principaux hôpitaux situés en zone gouvernementale.Des médecins en ont été réduits à installer un hôpital de fortune dans une usine de bière récemment abandonnée.Photo AFP L'attachée militaire américaine, la colonelle Sue Ann Sandusky (à d.), en compagnie d'un homologue ghanéen, Theophilus Tawiah, en visite d'inspection dans le port de Monrovia.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NNUUMMÉÉRROO NNUUMMÉÉRROO TTiiraaggee dduu TTiiraaggee dduu TTiiraaggee dduu TTiiraaggee dduu Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): PPaarrticcippaatioonn ggrraatuuitee CCoommppléémmeennttaairree:: 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS LOTS CCoommpplléémmeennttaaiiree:: CCoommpplléémmeennttaaiiree:: (2222) 22000033-0088-0099 22000033-0088-0099 TTiiraaggee dduu 22000033-0088-0099 TTiiraaggee dduu 22000033-0088-0088 TTiiraaggee dduu 22000033-0088-0088 (4433) 22000033-0088-0099 22000033-0088-0099 (3355) 10 632 590 $ 55 $$ 22 550000 , ,0000 $$ 119911 008800, ,6600 $$ 11 889999, ,9900 $$ 113311, ,8800 $$ 1100, ,0000 $$ 1100, ,0000 $$ Au coeur de ce complexe, se cache une plaque tournante de la défense antioxydante Le coeur de Phytobec possède un système majeur de protection contre les radicaux libres, responsables du vieillissement.Une de ses activités protectrices est très dépendante de l'apport nutritionnel en sélénium.Le sélénium, dans la formule Phytobec, n'est qu'un radical libre.On compte neuf autres anti-radicaux libres parmi les quarante éléments constitutifs anticarentiels de phytobec.Faut-il prévoir le vieillissement précoce?Il n'est jamais trop tôt pour bien faire! Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Évaluation d'un nouveau médicament expérimental dans le traitement de la maladie osseuse de Paget Avoir un diagnostic confirmé de la maladie de Paget Ne pas recevoir de traitement contre la maladie de Paget depuis 6 mois Communiquez au : (514) 890-8383 (boîte vocale) Maladie osseuse de Paget Le Centre de recherche du CHUM recrute des hommes ou des femmes de plus de 30 ans.ÉTUDE : DURÉE : PROFIL : 6 mois avec suivi pour une période prolongée Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ACCENT GS 2003 à partir de 149 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 9 535 $.Comptant de 595 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ELANTRA GL 2003 à partir de 165 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 11 999 $.Comptant de 2 099 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 60 mois.Un report de paiement d'un an (365 jours) est offert pour tous les véhicules neufs 2003.Aucuns frais d'intérêt ne s'appliquent aux 335 premiers jours suivant la prise de possession d'un véhicule participant par son propriétaire.Après ces 335 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer mensuellement le capital et les intérêts au taux de 7,89 % par année jusqu'à la fin du contrat.Le premier paiement est dû le 366e jour après la livraison du véhicule.La durée de contrat maximum est de 48 mois, sans compter le report de paiement de 12 mois.Un versement initial ou un échange peuvent être requis.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2003.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 30 août 2003.GARANTIE 5 ANS L'UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L'INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / kilométrage illimité) Incluant : livraison d'essence changement de roue en cas de crevaison déverrouillage remorquage EN LOCATION à partir de 165$ par mois/60 mois TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS PDSF 15 295$ ELANTRA GL PARTEZ AU VOLANT D'UNE ACCENT GS DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0 $ ACHETEZ ET ROULEZ SANS PAYER PENDANT 1AN (AUCUN COMPTANT, AUCUN PA IEMENT MENSUEL PENDANT 12MOIS) PA RTEZ GAGNANT.LE COMPTE À REBOURS EST COMMENCÉ ! 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Tout se vend comme des petits pains chauds », s'exclame Jocelyn Fortin, agent immobilier au bureau Re Max de Lac-Mégantic.Un chalet quatre saisons d'environ 1100 pieds carrés au bord du lac se vend environ 150 000 $, alors qu'il y a six ou sept ans le prix aurait été de seulement 100 000 $.Du côté de la Mauricie, le marché est moins enflammé.Depuis le début de l'année 2003, la valeur moyenne des chalets vendus se situe à 50 474 $, un montant légèrement inférieur à celui l'année précédente.Qu'est-ce qui stimule les acheteurs de chalets ?Les taux d'intérêt extrêmement faibles, bien sûr.Aussi, on constate que les baby-boomers, à l'orée de la retraite, songent à s'établir à la campagne.M.Fortin cite l'exemple d'une personne originaire de la région de Lac-Mégantic qui a travaillé toute sa vie aux États-Unis, mais rêve de revenir s'installer au bord du lac à sa retraite.Les gens aiment mieux investir dans l'immobilier qu'à la Bourse, ajoute M.Gauvin.« Au moins, ils peuvent profiter de leur investissement, dit-il.C'est plus intéressant d'être au chalet que de regarder le marché boursier ! » Pour d'autres, cependant, l'achat d'un chalet n'est pas un investissement : « C'est une dépense pour sa qualité de vie.Et tant mieux si on réalise un gain en capital », dit Yvon Rudolphe, de Rudolf Patrimoine Conseil.En zone rurale, il n'y a pas le même bassin d'acheteurs potentiels qu'en ville, ce qui rend plus difficile et plus longue la vente d'un chalet.« Le risque est plus élevé, dit M.Rudolphe.Quand ça va bien, tout se vend.Mais quand la situation économique se détériore, le chalet est le premier endroit où les gens vont couper.» Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Selon le type de résidence et la région, la poussée est plus ou moins folle.Le fisc reste toujours aux aguets! Résidence principale: des éléments bons à savoir STÉPHANIE GRAMMOND LA VALEUR du petit chalet que vous aviez acheté il y a belle lurette a décuplé ?Vous croyez être assis sur une petite mine d'or?Attention ! Le fisc n'est pas en congé lorsqu'il est question de vendre une résidence secondaire.L'impôt s'applique sur la moitié du gain en capital réalisé à la vente d'une maison, hormis la résidence principale.Le niveau d'imposition maximal s'élève donc à 24,1 %, un taux qui s'applique lorsque le vendeur a des revenus supérieurs à 104 000 $.Ainsi, si vous vendez pour la somme de 100 000$ une résidence secondaire que vous avez achetée pour 20 000 $, le gain en capital de 80 000 $ sera imposé à moitié, pour une facture d'impôt maximale de 19 280 $.Toutefois, il existe différents chemins permettant de réduire votre fardeau fiscal.p p p > Désignez la « bonne» résidence principale.« Une famille qui possède plus d'une maison et qui décide d'en vendre une, doit toujours se demander laquelle a pris le plus de valeur », dit la fiscaliste Danièle Boucher.Il est ensuite possible de désigner comme résidence principale celle qui s'est le plus appréciée.« Mais la plupart des gens ne savent pas qu'ils peuvent faire le choix », déplore Sylvain Chartier, directeur de la planification fiscale au Trust Banque Nationale.Par exemple, une famille qui possède un chalet à Tremblant dont la valeur a explosé, et qui décide de vendre sa maison de Montréal, pourrait choisir de payer l'impôt sur le gain en capital résultant de la vente de sa maison de ville, afin de pouvoir désigner la maison de campagne comme résidence principale.et bénéficier éventuellement d'une exemption d'impôt beaucoup plus importante.Lorsque les profits réalisés sur les deux maisons sont assez semblables, il vaut mieux utiliser l'exemption d'impôt immédiatement.Le montant qui n'aura pas été payé en impôt, continuera de fructifier dans vos poches, jusqu'à temps que vous vendiez la seconde résidence.p p p > Déduisez le coût des travaux majeurs.Les gens qui procèdent à des rénovations majeures devraient conserver précieusement les factures, recommande aussi Mme Boucher.Au moment de la vente du chalet, le coût des rénovations ou de l'agrandissement pourra être ajouté au coût d'achat initial de la résidence, réduisant ainsi la plus-value.et l'impôt.Par exemple, une famille qui acquiert un chalet pour 50 000 $, qui réalise ensuite des travaux de 50 000 $ et qui revend finalement la propriété 110 000 $, réalisera un gain en capital de seulement 10 000 $.Notez cependant que des dépenses d'entretien normal, qui ne font que maintenir l'immeuble à sa valeur normale, ne peuvent pas être utilisées pour réduire le gain en capital au moment de la vente.Évidemment, la ligne est parfois difficile à tracer.Sachez aussi que lorsque vous effectuez des travaux vous-même, le temps que vous investissez ne sera pas considéré.Cela est particulièrement problématique pour ceux qui construisent entièrement leur maison de leurs mains.« La commission du courtier immobilier qui a vendu la propriété peut aussi être ajoutée au prix d'achat initial », souligne M.Chartier.p p p > Utilisez le gain en capital pour effacer des pertes en Bourse.Une autre stratégie peut permettre aux propriétaires de chalet de ne pas payer d'impôt sur le gain en capital.En fait, il est possible d'utiliser des pertes en capital accusées lors de la vente d'actions pour effacer complètement le gain en capital sur une résidence.Les pertes en capital enregistrées dans le passé peuvent venir effacer des gains qui seront réalisés indéfiniment dans le futur.Disons que vous avez perdu 50 000 $ dans la dégringolade des actions de Nortel Networks.La moitié de cette somme, soit 25 000 $, a été enregistrée à titre de perte en capital.Si éventuellement, vous réalisez un gain en capital de 50 000 $ sur la vente de votre chalet (dont la moitié sera imposable), vous pourrez annuler entièrement l'impôt payable, à l'aide de vos anciennes pertes en capital.Si vous n'avez jamais subi de pertes en capital au moment de la vente de votre chalet, vous devrez payer l'impôt.Mais il sera possible de le récupérer au cours des trois années suivantes, si vous subissez des pertes en capital.Par contre, une perte en capital sur une résidence secondaire ne peut jamais être utilisée pour effacer des gains ailleurs.« On ne peut pas enregistrer de perte sur un bien à usage personnel », explique M.Chartier.Donc, si vous vendez une maison à perte, inutile de la désigner comme résidence principale.p p p > Transférer le chalet aux enfants majeurs.Pour éviter de payer de l'impôt sur la plus-value d'un chalet durant une certaine période, il est possible de transférer la résidence à un de ses enfants majeurs, qui la désignera comme sa résidence principale, ce qui lui vaudra une exemption d'impôt.Mais l'approche comporte des inconvénients.Évidemment, si on cède un chalet à son enfant, il faudra payer l'impôt sur le gain réalisé jusqu'à maintenant.Si l'enfant s'achète un jour sa propre maison, il ne pourra pas la désigner aussi comme sa résidence principale.Il faut aussi être conscient des incidences juridiques d'un tel transfert.Par exemple, si l'enfant tombait en faillite, ses créanciers saisiraient la maison.STÉPHANIE GRAMMOND « LES GENS tiennent souvent pour acquis que leur résidence principale est celle où ils demeurent le plus souvent.Mais ce n'est pas nécessairement le cas », dit Sylvain Chartier, directeur de la planification fiscale au Trust Banque Nationale.Une famille qui possède plus d'une maison peut déterminer au moment de la vente laquelle sera considérée comme sa résidence principale par le fisc.Pas besoin de changer son adresse postale d'utiliser toutes sortes de subterfuges : le choix est tout à fait légal.Voici quelques éléments bons à savoir : > La résidence principale peut être « une maison, un chalet, un condo, un logement que vous habitez dans votre immeuble locatif, une roulotte ou une maison mobile », énumère la fiscaliste Danièle Boucher dans son livre Réduisez vos Impôts.> Une famille peut désigner une seule résidence principale pour une même année.Selon la loi, la « famille » comprend les deux membres du couple et les enfants mineurs, mais pas ceux âgés de 18 ans et plus, qu'ils vivent ou non avec leurs parents.> Les conjoints de fait sont considérés comme faisant partie d'une même famille depuis 1993 seulement.> Avant 1982, une famille pouvait désigner deux résidences principales en même temps.> Avant 1972, le gain en capital n'était pas imposable.> En 1994, certaines familles ont choisi de cristalliser la valeur de leur propriété pour mettre à l'abri du fisc le gain réalisé avant cette date, se prévalant ainsi de l'exemption d'impôt de 100 000 $ sur les gains en capital, qui devait ensuite être abolie.> La location durant plus de quatre ans d'une maison peut faire perdre la désignation de résidence principale.> En cas de divorce entre deux conjoints qui conservent chacun une maison, il faut déterminer lequel désignera la maison comme résidence principale pour toute les années vécues ensembles.www.lapresseaffaires.com Ventes de chalets Survol des prix moyens En 2001 En 2002 Augmentation Jan.-juillet Laurentides et Lanaudière 62 555$ 68 070$ 8,80% 70 838 $ Laurentides et Lanaudière (bord de l'eau) 77 936$ 87 884$ 12,80% 94 265 $ Mauricie 50 474 $ Région de Memphrémagog (bord de l'eau) > 0 à 90 000 $ 65 049$ 64 750$ -0,01% 68 540 $ > 90 000 à 500 000 $ 176 217$ 208 436$ 18,30% 228 282 $ Pour les régions des Laurentides et de Lanaudière, les statistiques de 2001 n'incluent pas le mois de janvier NB : Les statistiques présentées ne sont pas exhaustives car certaines propriétés sont mises en vente à titre de chalet, mais sont achetées comme résidence principale, et vice versa.Source: Chambres immobilières régionales LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 A7 Éliminer les subventions à la pêche Le spécialiste Daniel Pauly, de l'Université de Colombie-Britannique, souhaite la création de vastes zones où la pêche sera interdite.et la fin des subventions gouvernementales à cette industrie.Rien de moins.Le professeur est bien conscient qu'une telle mesure risque de faire rager les communautés qui vivent de la pêche.« Mais c'est une industrie qui devrait se débrouiller toute seule, a déclaré le scientifique en entrevue.Si les pêcheurs font faillite parce qu'il n'y a plus de poisson, ils devraient pouvoir le faire.Comme on ne construit plus de Volkswagen quand plus personne n'en veut ! L'idée que le contribuable subventionne quelque chose qui ne marche pas est absolument absurde.» Daniel Pauly le dit sur toutes les tribunes : si les gouvernements ne prennent pas leurs responsabilités en restreignant les zones de pêche pour protéger les poissons, les gourmands de demain devront s'habituer à manger.du plancton.Il le répétera d'ailleurs demain au congrès de l'American Fisheries Society, qui se tiendra à Québec toute la semaine.Difficile pour le simple consommateur de prendre toute la mesure de l'urgence, convient-il, puisque le comptoir du poissonnier est toujours aussi bien garni.« Mais la variété est maintenue non pas par un marché local, mais par un marché international.La vérité est qu'il y a moins de diversité qu'il y a 50 ans, quand les espèces locales étaient là.C'est une diversité artificielle.» Si rien n'est fait, la variété des poissons ne pourra que décroître dans les prochaines années puisque même les mers les plus éloignées se vident à leur tour.Alors que, dans les années 50-60, la pêche était fabuleuse dans l'Atlantique Nord, elle s'est mise à décliner dans les années 70.« Mais les consommateurs ne l'ont jamais remarqué parce que c'est à ce moment que la pêche s'est déplacée vers le tiers-monde, raconte Daniel Pauly.On est arrivé au bout du monde vers la fin des années 80.Et c'est là que les prises globales ont commencé à diminuer.mais on ne le savait pas à ce moment ! Les prises globales semblaient augmenter dans les années 90, mais c'était parce que la Chine rapportait des prises trop grosses.» Sans parler du fait que les poissons produits en aquaculture étaient aussi comptabilisés dans les données mondiales.« Maintenant, on sait que, depuis la fin des années 90, les prises globales ont diminué.La catastrophe qu'on connaissait dans l'Atlantique Nord est mondiale.Il y a trop de pêche partout.» Conséquence : selon une étude publiée en mai dans la revue scientifique Nature, la pêche industrielle a provoqué une baisse de 90% des stocks de grands poissons marins, comme le thon et l'espadon, dans les océans du globe.Et depuis 50 ans, le prix du poisson a augmenté de quatre à cinq fois plus vite que celui des autres aliments, dit M.Pauly.« C'est le cas dans les pays du tiers-monde, où les poissons bon marché, qui constituaient la base de l'alimentation, sont devenus inabordables.Il y a pour eux des marchés extérieurs qui sont plus attrayants.» La solution, selon lui, réside dans la création de vastes zones interdites à la pêche.Il est faux de croire que les chalutiers délinquants agissent seulement en eaux internationales, à l'abri des lois.« La plupart des grands stocks de poisson se trouvent à l'intérieur des zones économiques des pays.Au-delà de 2000 milles, il n'y a que des thons et des requins.» Pour l'instant, les pays préfèrent manifestement s'accuser entre eux de jeter illégalement leurs filets à l'eau.« Mais si un pays gérait ses stocks de façon exemplaire, il aurait l'autorité morale pour critiquer les autres.Et je crois que c'est comme ça que ça va se passer.Peut-être que ça viendra des États- Unis.» Mais le consommateur qui se demande s'il ne devient pas complice de la catastrophe en mangeant un filet ou une darne peut-il faire quelque chose ?« L'idée que ce soient les citoyens qui doivent gérer indirectement les stocks de poisson, je trouve ça bizarre, réfléchit M.Pauly.Je pense par contre que les citoyens peuvent choisir des politiciens qui vont faire quelque chose.» Le congrès de l'American Fisheries Society réunira plus de 1700 spécialistes à Québec pour faire le point sur le déclin universel des populations de poissons sauvages.Les constats ne cessent de s'accumuler : les océans se vident, les stocks de poisson s'effondrent.Qu'attendent les gouvernements, à commencer par le Canada, pour agir?Archives Presse Canadienne © Des pêcheurs de Terre-Neuve hissant leurs prises hors de l'eau, un geste menacé par une gestion déficiente des stocks de poissons.Les leçons de la morue JUDITH LACHAPELLE LA MORUE ne mord plus depuis plusieurs années dans l'est du pays.Mais sa disparition quasi totale ne semble pas être suffisante pour faire réagir le gouvernement.Pierre Dumont, biologiste à la Société de la faune et des parcs du Québec et organisateur du congrès de l'American Fisheries Society, parle de cet épisode comme d'un « incroyable fiasco ».« Tout le monde s'est fourvoyé là-dedans.Les scientifiques avec leurs modèles, les pêcheurs avec leurs fausses déclarations, les gestionnaires avec leur optimisme.» Malgré le moratoire (durant lequel la pêche a continué de plus belle), la morue se fait toujours rare dans les bas fonds du golfe Saint-Laurent.Reviendra-t-elle ?Tout dépend de la volonté des politiciens en place.Le Canada a-t-il tiré des leçons de cette affaire ?« Je ne pense pas », dit Pierre Dumont.Les analyses ont maintes fois démontré que la surpêche \u2014 plus que l'appétit des phoques \u2014 était responsable de la catastrophe.« Mais on se chicane encore pour obtenir des quotas, alors que c'est complètement ridicule.» Il faut changer cette perception selon laquelle la ressource est inépuisable.« Au Québec, on a d'excellents plans de gestion pour le chevreuil ou l'orignal.Pourquoi ?Parce qu'on les voit, on peut les compter.Mais les poissons, on ne les voit pas.Jamais on n'imaginerait nourrir le Québec avec le produit de la chasse à l'orignal ! Mais on pense que les océans peuvent le faire.» Au Québec, les biologistes se battent notamment pour protéger la perchaude du lac Saint-Pierre.Les prises des pêcheurs commerciaux ont chuté de 60 %, dit M.Dumont, et il faudrait restreindre sévèrement les activités dans ce secteur.Mais certains pêcheurs exercent une forte opposition, et les décisions politiques traînent.« Au lac Érié, la perchaude avait presque disparue.L'Ontario et les États concernés ont pris des mesures sévères.Dix ans plus tard, la population a quadruplé ! » Tout n'est donc pas perdu, que ce soit pour les lacs ou pour les océans.Et il vaut mieux protéger l'habitat naturel des poissons plutôt que de tenter de le recréer, l'aquaculture n'étant pas nécessairement la solution idéale.« L'aquaculture de saumon et de poissons carnivores, auxquels on doit donner d'autres poissons pour qu'ils croissent, ne peut pas nourrir les gens à cause des investissements qu'elle représente, explique le professeur Pauly.Par contre, celle où on fait la production d'espèces herbivores, comme les moules, les huîtres, les carpes, les tilapias, peut très bien nourrir les gens parce qu'il s'agit d'un apport net.» L'aquaculture d'herbivores peut être considérée comme durable.Tandis que l'autre.« C'est une aquaculture destructrice », dénonce Daniel Pauly.Non seulement les poissons carnivores doivent consommer d'autres poissons qu'on va chercher au large, mais les fermes causent d'énormes problèmes de pollution à cause des excréments, de la moulée non consommée, des maladies qui se répandent.« C'est une aquaculture très profitable, mais pas durable.» LES DOSSIERS DU DIMANCHE GESTION DES STOCKS DE POISSON A8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 Du gras pour la planète ANDRÉ DESMARAIS > Pr é s i d e nt du cons e i l d'ad m i n i s t rat i o n GUY CREVIER > Pr é s i d e nt et é d i t e u r P H I L I P P E CANTIN > Vi c e - p r é s i d e nt à l ' i n f o rmat i o n et é d i t e u r ad j o i n t k g a g n o n@l a p r e s s e .c a Pendant que la Colombie-Britannique brûle, l'Europe sue.Il fait si chaud sur le Vieux Continent qu'on arrose les murs des centrales nucléaires pour éviter des dommages aux réacteurs, et les pensionnaires des zoos se font gâter : sucettes glacées pour les ours et crème solaire pour les porcs.Seraient-ce là des manifestations de ce vilain effet de serre que vous et moi entretenons soigneusement, munis de l'attirail du parfait vacancier : barbecue, climatiseur et véhicule sport utilitaire ?Pas si sûr : il faut au moins 30 ans pour forger une tendance en météorologie.Mais les canicules qu'ont connues l'Europe et l'Ouest canadien pourraient constituer le début d'un vrai cycle de réchauffement.La Colombie-Britannique avait déjà fracassé, l'an dernier, le record canadien de la chaleur.Et l'an 2000 avait été la quatrième année la plus chaude sur la planète.Ouf ! Et dire que nous continuions innocemment à faire cuire nos steaks sur le barbecue.Quoi ?Vous ne le saviez pas ?Ce bon vieux barbecue \u2014surtout au charbon de bois\u2014 contribue au réchauffement de la planète.C'est le ministre ontarien de l'Environnement qui le dit, culpabilisant des hordes de vacanciers, surpris dehors, spatule à la main.Bien sûr, en se penchant sur le commun des mortels, le ministre oublie commodément de mentionner que sa province produit presque toute son électricité à partir de centrales thermiques.au charbon.Et que, quand il fait chaud, ces centrales fonctionnent à plein régime pour alimenter les climatiseurs, eux aussi coupables de crime de réchauffement de la planète.Eh oui ! Les climatiseurs fonctionnent, semble-t-il, à base d'hydrofluorocarbones, un gaz qui a tendance à fuir des tuyaux de refroidissement.Or, paradoxalement, il réchauffe l'atmosphère 1300 fois plus que ce bon vieux gaz carbonique.qui lui-même s'échappe encore plus vite de votre voiture lorsque vous actionnez le climatiseur dans l'habitacle.Vous voyez, on n'en sort pas : vous êtes coupable.Heureusement que certains font des efforts à votre place.Vous n'avez, bien sûr, jamais entendu parler de l'entreprise française AGS.Pour réduire les atteintes à la couche d'ozone, l'usine, qui produit de l'argile cuite et concassée, s'est mise à brûler.du gras.Eh oui, ce bon vieux gras dont on nous a dit tant de mal au regard de nos artères.Les graisses de cochon, de boeuf ou de canard proviennent des équarrisseurs, qui la chauffent pour qu'elle devienne liquide et puisse être transportée en camions citernes.Rien de plus simple.L'exemple a fait boule de neige : Rhodia, une entreprise chimique de La Rochelle, a modifié ses chaudières pour brûler 5000 tonnes de graisse animale par an.La combine fait l'affaire de tous.Les entreprises économisent jusqu'à 30% par an, les équarisseurs, qui n'ont plus le droit de transformer les carcasses en farines animales, trouvent enfin un débouché pour leurs « produits ».et l'environnement s'en porte mieux.Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça ne sent rien.Pas d'odeur de barbecue à l'usine.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés CELSIUS L'été retrouvé ROBERT LALONDE L'auteur est écrivain et comédien.IL EST PARTI.Il a quitté sa table, où l'attendront le cahier, le crayon, les mots.Il n'est pas allé bien loin.Peut-être est-il accroupi, tout près, dans l'herbe, à jouer avec la chatte rousse, qui n'aime pas le voir écrire, qui souvent vient s'allonger sur ses pages, ses prunelles vert d'eau parfaitement dédaigneuses du texte.Un petit garçon, entre les lignes, attend, lui aussi.Son histoire est inachevée.L'enfant vient tout juste d'entrer dans l'eau, à la poursuite de son propre reflet, sourd aux cris de sa grande soeur, qui craint le pire.Peut-être est-il allé au lac, histoire d'éprouver la sensation précise qu'il cherche à évoquer, le froissement de sa propre image dans l'eau, qui jamais ne reste immobile, réflexion infidèle qui sans cesse ondule, ondoie, fuit en courtes ridules vers le large.Mais peut-être aussi s'estil arrêté en chemin pour redresser les grappes bleues du piedd'alouette, écrasées par la pluie.À moins qu'il ne se soit tout bonnement laissé tomber sur la mousse, sous le pommier, pris d'une envie subite d'apercevoir le remuement compliqué du feuillage, contre le ciel blanc.Ou alors, il est revenu vers la maison, appelé de toute urgence au téléphone (en juillet, comme en toute saison, la vie parfois s'emporte et déraille.) Il est possible aussi qu'il ait suivi le chien, dans le sentier qui traverse la pinède.Dans ce cas, gageons qu'il est d'abord entré dans le hangar\u2014 n'avez-vous pas entendu la criaillerie de la porte, sa plainte de pluvier aux abois ?\u2014 afin de dénicher le petit seau de plage rose, vestige des tout premiers étés de sa fille\u2014car les framboises sont mûres dans la clairière.Alors on le verra revenir avec du sang sur ses mains, sifflant et songeur, hanté par une métaphore que peut-être il mettra dans une de ses phrases, quelque allusion au beau crime d'Oreste, par exemple, qu'il évoquera comme s'il l'avait aperçu de ses propres yeux.(Tout bon écrivain, croit-il, possède l'aleph, cette invention dont parle Borges, capable de faire voir simultanément tous les points du monde et tous les âges du temps).On ne peut pas soupçonner, à le voir entrer et sortir des branches, qu'il écrit encore, loin de sa table.Les petits fruits sanguins, les craquements de branches sous les pattes du chien, l'effluve opiacé du champignon, le ronron du tracteur du voisin, quelque grouillement furtif dans les fougères : tout, sans cesse, le met sur une piste, le lance dans une histoire inacontable et qu'il contera pourtant, qu'il conte déjà, en avançant dans la broussaille.Mais peut-être a-t-il pris du côté du marais, persuadé qu'il apercevra enfin le butor \u2014 il l'a entendu grogner, ce matin très tôt, alors qu'il ouvrait les yeux sur un autre ciel de pluie.Il sera alors entré dans la talle de roseaux, dédaignant la vase qui suçote ses chaussures et les mouches à chevreuil qui lui tournent autour, et longtemps il attendra, parfaitement immobile.Il revivra trois ou quatre heures inouïes de quelque vieil été depuis longtemps en allé.Et alors, il remerciera, content, excité, impatient, son père, ce bon professeur de traques et de battues.Cette fois, l'histoire naissante aura sans doute beaucoup à voir avec l'impassibilité guetteuse du grand homme, la fièvre tranquille de son attente dans l'herbe, son attention subtile, son silence vigilant.Il se répétera sans doute quelque très ancienne parole, chuchotée entre chien et loup, et qui, avec le temps, s'est faite mot d'ordre, injonction, ultimatum: « Ferme à demi les yeux, on voit mieux ! », ou encore : « Regarde pas le ciel, tu vas t'aveugler ! » Et aujourd'hui comme autrefois, il sera tenté, planté dans le marais, d'appartenir entièrement à la vie sauvage, de ne plus jamais rentrer à la maison, d'exister, au moins tout l'été, dans cette demi clarté grouillante du marais, à l'affût, les bras tremblants de passion et le coeur étouffé dans sa cage.S'il n'est pas allé vers le marais, il peut très bien être descendu dans le ruisseau, ensorcelé par le clair fil de l'eau, conscient jusqu'au vertige d'être de passage, fluide et fugace, lui aussi, comme l'eau vive.Il se peut aussi qu'il ait pris la voiture et qu'il roule à présent sur un chemin mouillé, où des ombres couchées lui suggèrent quelque paysage inoubliable d'une Haute Provence jamais vue, et alors il récitera pour lui-même et pour la mouche qui l'agace cinq ou six lignes de Giono, qu'il sait depuis longtemps par coeur : « Quand on attend violemment quelque chose, toujours, toujours, il faut être très équilibré pour ne pas devenir fou, et, à la fin, prendre en soi-même la force de ne plus attendre.» Alors, il se peut qu'il passe sans le voir le champ où il voulait aller cueillir des fraises pour le souper.Souriant à sa propre face d'éberlué dans le rétroviseur, il fera volte-face, retrouvera facilement le champ et s'agenouillera, en sifflotant, sur la paille sèche, entre deux rangs.Il cueillera, tranquillement, songeant à celle qu'il aime depuis tant d'années et se dira : « C'est parfois difficile, ce n'est jamais gagné et c'est toujours nouveau.» Et alors, il entendra une petite voix en lui murmurer : « Mais qu'est-ce que c'est que cette vie de François d'Assise que l'été t'autorise, mon cher, à toi et à toi seul, alors que le monde entier part en éclats ?» Et il sourira, placide comme toujours devant les grands énigmes.Mais non, le voilà ! Il n'était pas très loin.Il était allé au bout du monde, tout à côté, le chien sur les talons.Regardez, il va regagner sa table et reprendre la vie du petit garçon, amoureux de son reflet dans l'eau, comme si de rien n'était.«Regardez, il va regagner sa table et reprendre la vie du petit garçon, amoureux de son reflet dans l'eau, comme si de rien n'était.» \u2014 Robert Lalonde L'Été et rien d'autre Écoutez Robert Lalonde faire la lecture de ce texte ce matin à 9 h 20 à l'émission L'Été et rien d'autre qu'anime Franco Nuovo à la Première Chaîne radio de Radio-Canada (95,1 FM à Montréal). LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 10 AOÛT 2003 A9 Une campagne s'impose pour faire respecter le «Cédez le passage» ANDRÉ DELAGE L'auteur réside dans l'arrondissement de Sainte-Foy\u2014Sillery à Québec LA SOCIÉTÉ de l'assurance automobile du Québec devrait entreprendre une campagne d'information auprès de tous les automobilistes québécois visant le respect du panneau de signalisation routière « Cédez le passage ».Et ce, le plus rapidement possible, en collaboration avec le ministère québécois des Transports et la Sûreté du Québec.En effet sur la plupart des autoroutes de la province, beaucoup d'automobilistes et de camionneurs ne tiennent aucunement compte du danger que peut représenter le fait d'ignorer ce panneau de signalisation.Pourtant le Code de la sécurité routière et ses règlements sont très explicites sur le sujet .Ils imposent aux conducteurs l'obligation de céder le passage aux véhicules circulant sur la route qu'ils veulent emprunter.Or, les expériences vécues au cours des dernières semaines dans plusieurs régions prouvent clairement que de nombreux conducteurs ignorent volontairement ou involontairement le respect du panneau de signalisation « Cédez le passage » (il a la forme d'un triangle rouge et blanc) lorsqu'ils veulent s'engager sur une autoroute.En plus de mettre en danger leur vie et celle du conducteur de l'autre véhicule impliqué, les fautifs encourent une amende et des points d'inaptitude qui seront inscrits dans leurs dossiers respectifs.La Sûreté du Québec devrait donc surveiller davantage les conducteurs en cause en se postant à divers endroits le long des autoroutes avec des véhicules banalisés.Cette mesure essentielle s'impose pour prévenir des accidents qui surviendront inévitablement.En plus de protéger les conducteurs prudents, la Société de l'assurance automobile serait gagnante elle aussi puisqu'elle éviterait à l'ensemble des Québécois de payer aux accidentés des indemnités de remplacement de revenu et d'autres frais inhérents.Une campagne d'information et des mesures coercitives s'imposent pour enrayer ce phénomène généralisé.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Des camionneurs partagent gentiment la route avec les cyclistes.Mais, dans certaines régions du Québec, c'est une autre histoire.Conduite irresponsable PIERRE LESAGE L'auteur réside à Boucherville.J'AIMERAIS témoigner de la conduite irresponsable de certains camionneurs sur nos routes, particulièrement en cette période estivale, alors qu'elles sont empruntées par de nombreux cyclistes.Lundi dernier, ma conjointe et moi profitions d'une belle journée de vélo dans la région de Dunham, nous avons « eu affaire » à l'un de ces potentiels assassins de la route.Quelques kilomètres avant Dunham, nous entamions une longue courbe en faux plat ascendant.J'entendais derrière le rugissement du gros diesel.Considérant l'arrivé d'un autre camion dans l'autre sens, fallait-il s'attendre à ce que cet imbécile de conducteur, « pilote » d'un citerne de 10 roues en passant, ralentisse comme le bon sens le prescrit ?c'est mal connaître leur réputation.Plus le camion se rapprochait, plus le son du moteur se faisait rugissant.Arrivé près de moi, le camion croisait l'autre camion.La citerne du camion, j'aurais pu la toucher en tendant le bras gauche.J'ai pris le champ avec mon vélo de route, peut-être à la satisfaction de notre conducteur, probablement des plus heureux de sortir de la route un autre gars en collants (« Ça s'peux-tu s'habiller en monoune comme ça ! »).Le camion allait si rapidement que les roues de derrière ont dérapées sur l'accotement.Ces incidents arrivent malheureusement trop souvent avec nos camionneurs.Heureusement, on constate une nette amélioration dans le comportement des automobilistes, qui, souvent, lorsqu'ils rencontrent des cyclistes, attendent que l'autre voie soit libérée pour effectuer un dépassement.À quand un comportement similaire pour les camionneurs ?Faut-il un certain nombre de morts « accidentelles » pour ouvrir une enquête de coroner (et qui viendra sans doute conclure à la responsabilité commune des usagers de la route, tant les conducteurs de véhicules routiers que les cyclistes, de permettre une cohabitation saine des voies routières \u2014 ou toute autre phrase creuse et hermétique du genre) ?Ce comportement rend les routes du Québec dangereuses.Pour ma part, j'ai exclu carrément certaines régions (je pense notamment à la Beauce) de mes projets de randonnées, et tant pis pour les « retombées économiques ».Informer les instances politiques régionales du comportement des camionneurs chez eux et de notre décision de ne plus séjourner dans leur région ne serait-il pas une façon de rendre nos routes plus sécuritaires ?J'aimerais souligner en terminant qu'à la fin de notre randonnée sur la route de Pigeon Hill entre Frelighsburg et Saint-Armand, un autre « dix roues » nous a dépassés, cette fois-ci en ralentissant et en empruntant la voie de gauche devenue libre.Comme on dit, « c'est pas parce que l'un est comme ça, que les autres le sont également ».À titre d'auteur de la lettre primée de la semaine, M.Lesage recevra une copie laminée de cette page.Information ou spectacle?JOANNE MORENCY L'auteure habite à Maria, en Gaspésie.JE M'APPLIQUE à regarder le téléjournal.Avec bonne volonté et persévérance.Je m'accroche quelques jours d'affilée.Puis je démissionne, découragée, indignée.> On retrouve les morceaux et les meurtriers d'une femme.> Un père oublie son bébé dans l'auto en pleine canicule.> Une jeune femme disparaît après avoir visité un internaute.> Un homme tue sa femme et ses deux filles.Puis les cadavres des fils de Saddam, en gros plan dans mon téléviseur.Pas suffisant de nous annoncer les catastrophes, on y revient de plus belle le lendemain, pour s'y vautrer davantage, avec images et entrevues à l'appui ! Non, je n'avais pas besoin de voir les parents atterrés devant le petit cercueil blanc.De grâce, messieurs et mesdames les journalistes, cessez d'aller filmer ceux qui sont là à se noyer dans l'irréparable, dans l'indicible effroi.La catastrophe n'a-t-elle pas une telle ampleur pour ces êtres, qu'on puisse au moins leur épargner de se faire montrer du doigt dans la rue ?Cessez aussi d'aller rôder en voyeur sur les lieux des crimes à la recherche de quelques miettes de sensationnalisme, d'interroger des voisins pour tenter de leur arracher des larmes ou des détails croustillants.Retenez-vous enfin de pousser un témoin non incriminé par la justice à faire de malencontreux plaidoyers devant vos caméras : « Pourquoi j'aurais battu une femme que je voyais pour la première fois ?» Un peu de classe et de dignité, s'il vous plaît ! Un peu de respect pour les sujets de vos reportages ! Quant aux photos des cadavres irakiens, brandies bien hauts comme des trophées de guerre ou des scalps, rien ne les justifie.De quoi s'enfoncer de honte dans nos fauteuils ! Le droit à l'information, direzvous Est-ce bien là de l'information ?S'il est pertinent de connaître ce qui se passe sur la planète pour acquérir une conscience sociale, s'il est pertinent d'être avisés que des crimes crapuleux surviennent dans nos rues afin de mieux se protéger et protéger nos enfants, est-il vraiment nécessaire d'enrober la nouvelle de tout un téléroman ?Le téléjournal est-il en train de devenir un spectacle à grand déploiement et les criminels, les stars d'une académie décadente ?Les journalistes québécois et la télé de chez nous n'ont-ils pas assez d'indépendance d'esprit pour échapper aux manies télévisuelles de nos voisins du Sud ?Il est temps que renaisse un questionnement sur la MANIÈRE de présenter une nouvelle ! Le téléjournal n'est pas un spectacle, ni un roman-feuilleton ! L'engouement pour le sensationnisme mène les journalistes vers des mises en scène disgracieuses.À nous de réagir, les téléspectateurs : nous n'allons pas continuer à bouffer sans rien dire ces bulletins de nouvelles insipides, comme si c'était normal de visionner l'intimité des gens en détresse et de se baigner une heure par jour dans les images macabres ?Messieurs dames du téléjournal, cessez votre cinéma ; donnez-nous des nouvelles, rapportez les faits, simplement, sobrement ! Retrouvez le respect de la nouvelle et le sens de l'humain ! Du bruit et d'autres caractéristiques de notre société distincte Que penser de tous ces gens qui font allègrement crisser leurs pneus, nuit et jour?ANDRÉ PAQUET L'auteur réside à Trois-Rivières.LES TRIFLUVIENS, avouons-le, raffolent du bruit, tout comme les Québécois d'ailleurs.Bruit de l'autoroute qui traverse honteusement notre ville, bruit du Grand Prix automobile, manifestation ultime de notre bêtise extrême collective, bruit des pots d'échappement détériorés ou trafiqués, bruit occasionné par le crissement régulier et soutenu des pneus.Je pourrais deviser longuement sur le premier point.À moins d'être un abruti consacré et sourd, nous savons tous que l'autoroute a considérablement contribué à augmenter le niveau de bruit et, conséquemment, à dégrader notre qualité de vie.Quant au Grand Prix, cette pseudo « attraction touristique » (à défaut de rien, on offre l'illusion du tout.) pour débiles, il est tout de même aberrant qu'il soit présenté dans une zone jouxtant un hôpital, laquelle zone est, depuis toujours, sujette au silence.J'imagine aisément les malades agonisant au son des pétarades de ces jouets pour adultes non encore assumés : mourir dans le vrombissement et le vacarme des moteurs est peut-être une perspective jouissive pour les gens qui gravitent autour de l'organisation de cet événement ainsi que pour les spectateurs, il l'est sans doute moins pour ceux qui désirent terminer leur vie dans la paix et dans la sérénité, que seul procure le silence.C'est à se demander si la Ville de Trois-Rivières se soucie davantage des retombées économiques que du bien-être de ses propres citoyens.(.) Dernier point à l'ordre du jour : le crissement de pneus.Que penser de tous ces gens qui font allègrement crisser leurs pneus, nuit et jour, au détriment du droit au calme des habitants de cette ville ?Je pense que ces gens sont prisonniers et promoteurs d'un comportement primitif auquel bon nombre d'individus de cette ville et d'ailleurs au Québec adhèrent.Cette attitude irrespectueuse, grossière et rustre \u2014 tout à fait à notre image, il va sans dire ! \u2014 je la subis quotidiennement.Que doit-on conclure de tout cela ?On peut se demander si ces « crisseurs », donc, garçonnets, fillettes et adultes, hommes et femmes, travailleurs, cégépiens et universitaires, majoritairement blasés, ignares, incultes, intellectuellement et spirituellement vides, et idiots de surcroît, se servent du crissement de pneus comme les gens cultivés la parole et l'intelligence.Quand j'entends tout ce bruit autour de moi, tout cette manifestation soutenue, volontaire et enjouée de notre bêtise extrême, un autre sport dans lequel nous excellons et pour lequel nous remporterions avec certitude toutes les médailles s'il y avait des olympiades de la débilité, je me dis qu'elle est encore loin l'époque où nous quitterons cet état primitif hardiment et vigoureusement entretenu par nos humoristes licencieux et irrévérencieux, autre portrait de ce que nous sommes vraiment : des Québécons.Souvent, des étrangers me demandent s'il y a encore des Indiens au Québec.D'emblée, je leur réponds : « Oui ! » Et des sauvages également : « Nous ! » bi R d'd' éé tt éé !! d'été! Aprèsvérification de notreinventaire, nous avonsréduitprix.C'est le tempsd'épargnez! 372 Intérêt, et aucunpaiement avant2004 OAC.Detailsin store 398 Récepteur ciné-maison avec lecteur DVD intégré et 5 enceintes satellites THA35 Lecture multiformat 5 enceintes satellites et caisson d'extrême grave de 110 watts Était 499$ RABAIS100$ SUPER CHAUD RABAIS 235 Lecteur DVD 5 disques à balayage progressif Lecture DVD-R / CD-R / CD-RW Sorties optique et coaxial Son VSS Télécommande DVDCP67 Gratuit! 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