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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-06-10, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0102A0610 Page A1/10juin 2LP0102A0610 ZALLCALL 67 00:39:24 06/10/03 B MONTRÉAL MARDI 10 JUIN 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ 1 19e ANNÉE > NO 2 2 7 > 64PA G E S > 6 C A H I ER S La rentabilité de la SAQ s'effrite UNE TROISIÈME COUPE POUR LES DEVILS Mince victoire pour Lord au N.-B.DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Après cinq ans d'une stratégie dynamique de commercialisation sous la houlette de Gaétan Frigon, la Société des alcools du Québec vit une crise de rentabilité.Les frais d'exploitation, qui ont atteint 359 millions en 2002, sont en croissance exponentielle, soit en hausse de 70 % depuis 1998.À la veille du premier budget d'Yves Séguin, la Société des alcools se verra forcée de livrer davantage de redevances au gouvernement.Si la société ne peut redresser la barre quant aux dépenses, les consommateurs vont écoper, prédit-on au gouvernement.Il n'est pas question toutefois que le ministre Séguin décrète lui-même une augmentation des prix des alcools, mais les contraintes qu'il imposera à l'organisme risquent de déboucher sur de mauvaises nouvelles pour les amateurs de vins et de spiritueux.Le rendement de la SAQ a été de 30,8 % en moyenne entre 1999 et 2002.En 2003, le niveau des profits était réduit à 24 % et devrait diminuer encore d'un pour cent l'an prochain, selon les prévisions.Chaque baisse de 1 % de la rentabilité de la SAQ signifie 24 millions de moins dans les coffres du ministère des Finances.Le poste de Louis Roquet à la tête de l'organisme n'est pas en jeu, mais le gouvernement Charest devrait nommer sous peu un nouveau président du conseil pour succéder à Pierre Parent et ce sera Raymond Boucher, un publiciste qui était responsable de la campagne électorale du PLQ ce printemps.L'an dernier, le bénéfice net représentait 28,8 % du chiffre d'affaires, soit 4 % de plus que cette année.La SAQ présentait tout de même déjà la pire performance au pays, par rapport aux régies des alcools de l'Alberta (54 %), du Manitoba (38 %), de la Nouvelle-Écosse (37 %), de la Colombie-Britannique (35,5 %), et de l'Ontario (31 %).Voir SAQ en A2 AU NOUVEAU-BRUNSWICK VINCENT MARISSAL envoyé spécial MONCTON \u2014 Le premier ministre conservateur du Nouveau- Brunswick, Bernard Lord, l'une des figures les plus populaires de la relève politique canadienne, s'est fait donner une formidable leçon d'humilité hier soir par ses concitoyens.Parti loin devant ses adversaires libéral et néo-démocrate le 10 mai dernier lors du déclenchement de la campagne électorale, le jeune chef conservateur a failli mordre la poussière, ne conservant finalement le pouvoir que par un siège de majorité.M.Lord voit ainsi sa confortable majorité de sièges à l'Assemblée législative de Fredericton fondre de 46 à 28 sièges et son vote populaire plonger de 53 % en 1999 à 45 % hier.Les libéraux, par contre, augmentent leur nombre de circonscriptions de sept à 26 et gagnent près de 8 % de votes.La répartition des 55 sièges s'établit désormais ainsi : 28 pour les conservateurs, 26 pour les libéraux et un seul pour le Nouveau Parti démocratique.Avec une majorité aussi fragile, le prochain mandat conservateur s'annonce extrêmement tendu avec l'opposition.Pour compliquer un peu les choses, il y aura certainement des demandes de dépouillement judiciaire (on parlait Voir MINCE en A2 Photo REUTERS Les Devils du New Jersey ont remporté leur troisième Coupe Stanley en neuf ans, hier soir, blanchissant les Mighty Ducks d'Anaheim, 3-0, dans le septième et dernier match de la finale.Les Devils sont aussi devenus la deuxième équipe après les Red Wings de Detroit à gagner la Coupe à trois reprises depuis le début des années 90.Toujours aussi solide, le gardien Martin Brodeur (notre photo), qui porte triomphalement la coupe, était chaque fois devant le but.Son vis-à-vis, Jean-Sébastien Giguère, le gardien perdant, a tout de même mis la main sur le trophée Conn Smythe, remis au joueur par excellence des séries.Nos informations en F9 et F10.L'industrie touristique s'attend à une saison plutôt décevante Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A12, A13 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Le monde A10 Loteries A2, B6 Mots croisés E8, F7 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D2 M É T É O Voir page E3 Ciel variable Maximum 20, minimum 12 ANDRÉ DUCHESNE À QUELQUES jours de la tenue du Grand Prix de Formule 1 du Canada, les centaines de chambres d'hôtel non réservées dans l'île de Montréal ne constituent que le prélude d'une saison touristique si difficile qu'elle force l'industrie à réagir sans délai.« Nous n'avons jamais été confrontés à un phénomène de crise aussi aigu.L'inquiétude gagne plusieurs régions où les hôteliers enregistrent plusieurs annulations, notamment de la part de visiteurs de l'extérieur de la province », reconnaît Claude Ducharme, président des Associations touristiques régionales associées du Québec (ATRAQ).Depuis quelques mois, les problèmes s'accumulent les uns après les autres sur la tête de l'industrie.Il y a eu la guerre en Irak, puis le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) à Toronto, puis le cas de vache folle dans l'Ouest.La remontée du dollar canadien n'a rien fait pour aider et le temps demeure maussade.Ce n'est pas tant un événement en particulier que la conjugaison de tous ces malheurs qui font mal à l'industrie touristique du Québec, dont les recettes annuelles atteignent 7,6 milliards de dollars.« D'ordinaire, c'est le temps qui constitue l'élément majeur d'une bonne ou d'une mauvaise saison.Alors que cette année, nous avons d'un côté un dollar canadien en hausse qui incite les Québécois à aller en vacances aux États-Unis, et de l'autre, le SRAS et Cie qui retient les touristes étrangers de venir chez nous », déplore M.Ducharme.Devant les voyants rouges s'allumant un peu partout dans les régions, l'ATRAQ a lancé un mot d'ordre à ses 20 associations membres, leur demandant de répertorier l'ensemble des annulations.« On instaure une surveillance de l'état du marché afin de savoir exactement comment s'annonce la saison », dit M.Ducharme.Données en main, des régions pourraient amorcer des démarches auprès du gouvernement du Québec en vue de recevoir des compensations.Quelle que soit la forme qu'elle prendra, l'aide gouvernementale pourrait faire la différence entre la faillite et la survie de plusieurs entreprises, dit-on.Dans l'industrie touristique, la clientèle provient à 75 % du Québec et à 25 % de l'extérieur.Mais Voir SAISON en A2 Billets en vente Au Spectrum / www.spectrumdemontreal.ca 318, rue Sainte-Catherine Ouest Aux comptoirs Admission www.admission.com / (514) 790-1245 France / Algérie Souad Massi Lynda Thalie en première partie Soirée Multiculturelle présente présente Tendances 30 juillet, 19 h Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE « Coudonc, elle est où la ligne d'arrivée ?» \u2014 un cycliste perdu du Tour de l'Île > L'évangile selon Michael, page F1 > Un portrait de Cristiano da Matta, page F4 > La chronique de Réjean Tremblay, page F3 Look plein air Cahier Actuel, page B1 CINÉMA D'ÉTÉ Premier volet de notre guide de tous les films à voir Cahier Arts+Spectacles, pages C4 et C5 The Hulk Rugrats go Wild 2LP0202A0610 Page A2/10juin 2LP0202A0610 ZALLCALL 67 00:40:26 06/10/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Zoom sur les films de juillet Bruno Blanchet, l'une des vedettes de La Grande Séduction, raconte ses souvenirs de ciné-parc et Anthony Kavanagh nous dit quels films il a hâte de voir parmi la récolte de juillet, demain dans nos pages sur le cinéma d'été.Pour tout savoir sur Terminator 3, Johnny English, Legally Blonde 2 et les autres films de juillet, ne manquez pas nos deux pages de capsules et photos.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Venez clavarder avec la comédienne Valérie Blais à 12 h 30 cyberpresse.ca/clavardage > Faites le bilan de la Coupe Stanley cyberpresse.ca/lnh > Lisez la revue de presse européenne de Jean- François Bégin cyberpresse.ca/revue Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 6-8-0 > À quatre chiffres : 3-1-6-0 SUITES DE LA UNE SAISON Suite de la page A1 MINCE Suite de la page A1 les clients étrangers laissent au Québec entre 40 et 45 % de l'ensemble des recettes.Leurs séjours sont essentiels à la réussite d'une saison.Parlez-en à Tina Rodriguez, directrice générale de l'hôtel de la Montagne à Montréal.Durant la semaine du Grand Prix, l'hôtel affiche complet et les chambres sont pratiquement toutes louées à des amateurs de F1, mais surtout à des membres des équipes et des représentants de médias étrangers.« La clientèle de la F1 laisse beaucoup d'argent en peu de temps à Montréal.Ce sont de bons vivants qui veulent passer du bon temps et ont un certain niveau de vie.Avec eux, il faut refaire nos stocks de champagne », raconte Mme Rodriguez.Que serait la saison sans la semaine de la Formule 1 ?« Je ne veux même pas y penser », répond-elle sans hésiter.À l'instar de tous les établissements luxueux de Montréal, l'hôtel de la Montagne ne souffre pas du phénomène des chambres vides, comme La Presse a pu s'en rendre compte au cours de plusieurs entretiens téléphoniques hier matin.Mais il y a bien entre 800 et 1000 chambres encore libres dans l'île à quelques jours de l'événement, reconnaît Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal.« C'est évident que lorsqu'un journal comme Le Figaro parle du retour du SRAS au Canada, cela ne nous aide pas », dit-il.« Au Japon, on pense que Montréal et Toronto sont des villes rapprochées », lance Diane Lafond, de l'ATR des Laurentides pour expliquer la mauvaise compréhension d'un événement lorsqu'il est rapporté par des médias étrangers.Pierre Bellerose reste tout de même optimiste.Dans un parc de 20 000 chambres d'hôtel pour l'île de Montréal, les places vides ne constituent que quelques points de pourcentage.Et il ne faut pas oublier que des unités se sont ajoutées depuis l'an dernier.« Avec des retombées économiques évaluées à 75 millions de dollars, le Grand Prix reste l'événement touristique le plus important au Canada.Je suis convaincu qu'on ne verra pas de différence avec les années passées », assure-t-il.À certains endroits, la baisse de clientèle est cependant déjà palpable.Chez Limo GP par exemple, les six grands véhicules blancs ne sont pas tous loués pour le week-end.« Seulement avec le party chez Guy Laliberté, nous avions deux ou trois limousines louées pour la nuit.Là, ce ne sera pas le cas », déplore le patron, Guy Précourt.hier soir d'au moins une), ce qui pourrait faire basculer le gouvernement.Ce qui devait n'être, il y a un mois, qu'une formalité pour les conservateurs s'est transformé en une longue agonie au quartier général du parti, hier soir à Moncton.Jusqu'à la confirmation de la courte victoire, à 22 h 40, l'angoisse était à couper au couteau et si on buvait quelques bières ici et là, c'était plus pour chasser les bouffées de chaleur que pour célébrer.Pour Bernard Lord, que ses adversaires ont accusé de manquer de leadership et d'empathie pour la population du Nouveau- Brunswick, la victoire a plutôt des airs de défaite ou, à tout le moins, d'un formidable coup de règle sur les doigts.Le premier ministre a durement encaissé le coup, disant avec philosophie que « s'il est vrai que les épreuves rendent plus fort, alors nous sommes beaucoup plus forts ce soir ».« Je veux m'adresser directement aux gens du Nouveau-Brunswick et leur dire que j'entends clairement le message qu'ils nous ont envoyé et que je vois très bien les défis qui sont devant nous, a-t-il lancé dans son discours de la victoire.Ce n'est pas la majorité comme telle qui compte, mais bien ce que l'on fait avec.» « Nous avons moins de sièges que nous aurions aimé, mais nous avons gagné, ce soir, je suis premier ministre et nous allons gouverner, a ajouté M.Lord tard hier soir devant un petit groupe de journalistes.J'ai gagné la plus forte majorité d'un gouvernement conservateur, en 1999, et ce soir, la plus faible.Ce sera un peu plus difficile.» Le grand gagnant de ces élections est sans contredit Shawn Graham, le jeune chef libéral de 35 ans, qui a réussi à ébranler sérieusement l'un des politiciens les plus populaires du pays.Du coup, M.Graham se place en excellente position pour le prochain rendez-vous électoral.Pourtant, on ne donnait pas cher de sa peau au départ de la course et les conservateurs l'ont de toute évidence sous-estimé.« Je veux remercier la population du Nouveau-Brunswick d'avoir envoyé un message clair au gouvernement conservateur, a-t-il dit hier soir.Ils ont prouvé qu'ils veulent des vrais débats sur les vrais enjeux.» Les autres grands gagnants de ces élections sont les automobilistes.Le verdict d'hier soir ne laissera en effet pas le choix au gouvernement conservateur qui devra agir, et vite, pour s'assurer que les primes d'assurance automobile baissent au Nouveau-Brunswick.Dès le premier jour de la campagne, la question des primes d'assurance automobile, qui ont augmenté de 70 % en moyenne l'an dernier seulement, est devenu l'enjeu central, prenant les conservateurs de court.On s'attendait à une lutte plus serrée qu'en 1999, mais la dureté du verdict des électeurs a surpris tout le monde, à commencer par les conservateurs eux-mêmes.Une dégringolade affolante En 1999, Bernard Lord, alors âgé de 33 ans seulement, avait mis fin à 12 ans de règne libéral sous Frank Mc Kenna et Camille Thériault.Le raz-de-marée Lord avait surpris tout le monde au pays, raflant 44 sièges (sur 55), n'en laissant que neuf aux libéraux et un seul au NPD.Entre 1999 et 2003, Bernard Lord a fait encore mieux, remportant trois partielles.Au déclenchement des élections, le PC avait donc une écrasante majorité de 46 sièges (un des députés conservateurs est décédé), contre sept pour les libéraux et toujours un seul pour le NPD, celui de son chef, Elizabeth Weir.Mme Weir, une « vétérante » de 12 ans à Fredericton, a remporté sa circonscription pour la quatrième fois de suite, mais elle demeure désespérément seule à l'Assemblée législative.Expérimentée et efficace, c'est elle qui a soulevé la première la question de la hausse vertigineuse des primes d'assurance auto et qui a promis, si son parti devait prendre le pouvoir, de créer un régime public d'assurance (comme la SAAQ au Québec, ce qui n'existe pas au Nouveau- Brunswick).Le libéral Graham a repris la balle au bond, ouvrant lui aussi la porte à un régime public.La pression de l'opposition et la colère des automobilistes auront finalement forcé Bernard Lord à entrer sur ce terrain qu'il avait complètement évité pendant toute la première moitié de la campagne.En plus de l'assurance auto, la question de la santé a occupé une large place dans la campagne, les électeurs reprochant au gouvernement Lord la détérioration du réseau public.La promesse de baisser les impôts de 5 % pour tout le monde (peut-être même 10 %) et celle de recruter des médecins et des infirmières pour remettre le réseau de la santé à flot n'auront pas réussi à éclipser la grogne des automobilistes.Bernard Lord a peut-être mis du temps à comprendre la frustration de ses concitoyens par rapport aux prix démesurés des primes d'assurance auto, mais il a bien compris en fin de campagne que ce sentiment allait probablement faire perdre des plumes à son parti.Le premier ministre sortant a alors mis les bouchées doubles, arpentant 16 circonscriptions dans la seule journée de dimanche.Cela n'aura pas suffi.Au moins quatre ministres du gouvernement Lord (sur un cabinet de 14) ont été défaits, soit Rodney Weston, ministre de l'Agriculture et des Pêches, Kim Jardine, titulaire de l'Environnement et des Affaires municipales, Norm Betts (Entreprises Nouveau- Brunswick) et Norm Mc Farlane (Formation et développement de l'emploi) « Les conservateurs étaient vraiment au-dessus de leurs affaires, ils sont baveux, ils n'écoutent pas ce que les gens disent et ils ne savent pas vraiment ce qui se passe dans le vrai monde », résume Charles- Antoine Gagnon, courriériste parlementaire à l'Assemblée législative pour le quotidien L'Acadie nouvelle.La grande frousse d'hier soir devrait les ramener sur le plancher des vaches.SAQ Suite de la page A1 Avec la croissance des emplois sous l'administration Frigon, la SAQ se retrouve de loin à la queue du peloton quand on la compare aux autres sociétés du genre au pays.En Ontario, le chiffre d'affaires des liquors boards atteint 2,9 milliards, avec 3400 employés pour une moyenne de 860 000 $ par employé.En Colombie-Britannique, on vend pour 1,7 milliard avec 2700 employés, une moyenne de 647 000 $ de ventes par employé.À la SAQ, les 5700 employés ont permis des ventes de 1,7 milliard, une moyenne de 292 000 $ par employé.Au ministère des Finances, on s'inquiète du rendement financier de l'organisme à la veille d'un budget où on a dû racler les fonds de tiroirs.Les documents qui seront rendus publics jeudi sont chez l'imprimeur depuis vendredi.Si l'administration de Louis Roquet ne parvient pas à procurer plus de rentabilité, il faut s'attendre à des majorations significatives des prix, de 0,50 $ à 1 $ la bouteille.Chaque hausse de 10 cents sur les produits de la SAQ fait grimper de 10 millions les recettes du ministère des Finances.Dans les coulisses, les distributeurs craignent une hausse qui rendrait les produits vendus au Québec encore moins compétitifs que ceux qui sont sur les tablettes des régies ontariennes, alors qu'on constate déjà un écart de 15 % en faveur des consommateurs ontariens.Les occasions de réduire les dépenses sont nombreuses : le nombre de vice-présidents, plus d'une quinzaine, n'a jamais été aussi élevé.Aux achats, une centaine de personnes font le travail exécuté pendant des années par une équipe d'une poignée de spécialistes.Source inépuisable de factures, le programme informatique VSOP fait encore des siennes : on y greffera 100 succursales de plus à la fin du mois de juin, mais on est encore bien loin du compte.Israël amorce le démantèlement des «colonies sauvages» en Cisjordanie d'après AFP et AP JÉRUSALEM \u2014 Se soumettant à ses premières obligations prévues dans la « feuille de route », Israël a commencé hier à démanteler des « colonies sauvages » en Cisjordanie occupée, mais il a parallèlement maintenu la répression en détruisant 13 maisons palestiniennes dans la bande de Gaza.Un Palestinien a été tué et trois autres ont été blessés la nuit dernière en affrontant des soldats israéliens près de Jénine, en Cisjordanie, selon des sources médicales palestiniennes.Ce décès porte à 3294 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 2487 Palestiniens et 747 Israéliens.Des soldats israéliens ont démonté hier soir l'avant-poste sud de Neve Erez près de Ramallah, qui était composé de deux caravanes vides.Ils ont ensuite démonté le château d'eau d'Amona, la seule structure qui se trouve près de cet avant-poste.Une centaine de colons d'une implantation située à proximité ont bloqué pacifiquement la route, empêchant les soldats d'emmener le château d'eau dans un camion.Dans la journée, les soldats ont démantelé des structures non autorisées dans cinq avant-postes, a précisé l'armée dans un communiqué.Selon la radio israélienne, un autre site a été volontairement évacué par les colons qui l'occupaient.Au total, le gouvernement a dressé une liste de 94 avant-postes, selon la télévision israélienne.Ces « colonies sauvages », des caravanes ou des maisons mobiles placées sur des collines et inhabitées le plus souvent, servent à la protection des colonies de peuplement tout aussi « illégales » et qui pourraient être démantelées dans le cadre de la feuille de route.La phase initiale touche les colonies établies après mars 2001 quand Ariel Sharon est devenu premier ministre.Selon la radio publique, le général Moshé Kaplinsky, commandant de la région militaire qui couvre la Cisjordanie, a remis aux dirigeants des colons juifs une liste de 14 colonies « illégales » devant être démantelées.Le mouvement anticolonisation israélien La Paix maintenant estime qu'il y a entre 62 et 64 de ces « implantations sauvages ».Selon la radio, l'armée a présenté une liste aux dirigeants des colonies en leur demandant de déménager volontairement.Le porte-parole du Conseil des localités juives de Judée-Samarie (Cisjordanie) et Gaza, principale organisation des colons, Yéhoshua Mohr-Yossef, a réaffirmé que les colons refuseraient « sans toutefois lever la main contre Tsahal (l'armée israélienne) ».« Si nous sommes évacués, nous reviendrons dans la nuit et nous installerons 10 autres postes avancés », a-t-il dit.Les colons rejettent la création d'un État palestinien, objectif ultime de la feuille de route d'ici à 2005.Selon eux, le sommet d'Aqaba, qui a réuni Sharon, son homologue palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W.Bush, a consacré « la reddition d'Israël face au terrorisme palestinien ».Le ministre palestinien Yasser Abed Rabbo a rejeté ce démantèlement qu'il a qualifié de « mesure symbolique ».« Sharon joue un jeu d'illusion avec l'évacuation de quelques caravanes vides pour donner de la légitimité aux dizaines de colonies qu'il a mises en place pendant son mandat », a-t-il précisé.À Gaza, c'est dans la localité de Beit Hanoun que l'armée israélienne a détruit hier 13 maisons palestiniennes.L'une des maisons détruites était celle de Moussa Sakhawil, 22 ans, membre des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa abattu dimanche avec deux autres militants lors d'une attaque à l'arme automatique qui a fait quatre morts et quatre blessés dans les rangs de l'armée israélienne près du barrage routier d'Erez, à l'entrée de Gaza.Le mouvement islamiste Hamas minimisait lui aussi la portée du démantèlement.« Nous savons bien que les sionistes tentent de tromper le monde, en plaçant une caravane ici ou là, puis en l'emportant, disant : Nous avons démantelé quelques colonies, au moment même où ils implantent sur le terrain une dizaine de colonies qu'ils appellent légales », a déclaré le porte-parole Abdelaziz al-Rantissi.Le Hamas a entre-temps annoncé qu'il allait « étudier » l'appel à la reprise du dialogue lancé par le premier ministre Mahmoud Abbas.« C'est un sujet que nous allons étudier au sein du mouvement, en prenant en compte les intérêts de notre peuple, ses droits, son unité nationale et l'unité de ses rangs intérieurs, à la lumière de ce que les différentes parties feront sur le terrain », a affirmé le Hamas dans un communiqué.Lors d'une conférence de presse à Ramallah, Abbas a affirmé hier que son gouvernement restait déterminé à poursuivre le dialogue avec les mouvements radicaux, dont le Hamas, pour aboutir à un cessez-le-feu, mais qu'il ne forcerait personne au dialogue.Mohammad al-Hindi, du Jihad islamique à Gaza, a également salué l'appel à la reprise du dialogue d'Abbas, mais a exhorté les députés à rejeter sa déclaration d'Aqaba.Les sommets sur le Proche- Orient qui se sont tenus les 3 et 4 juin à Charm el-Cheikh et à Aqaba ne répondent pas aux aspirations du peuple palestinien, a affirmé hier soir un comité représentant 13 mouvements palestiniens.Pour sa part, George W.Bush s'est déclaré hier « optimiste » quant aux perspectives de paix au Proche-Orient, malgré la poursuite des violences.www.omegawatches.com LE CHOIX DE MICHAEL SCHUMACHER Seul chronographe choisi par la NASA pour ses missions spatiales habitées, l'Omega Speedmaster a brillamment résisté à deux années de sévères épreuves d'homologation.Elle a régulièrement fait ses preuves depuis lors, fonctionnant parfaitement en apesanteur, atteignant même 40 000km/h dans l'espace.Rien d'étonnant que le quintuple champion du monde Michael Schumacher choisisse de porter la montre la plus rigoureusement testée de l'univers.SPEEDMASTER édition limitée \u201dMichael Schumacher\u201d 2LP0301A0610 A03 ACTUS MAR 10 juin 2LP0301A0610 ZALLCALL 67 22:18:29 06/09/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 A3 ACTUALITÉS TORONTO L'apparition de cas de pneumonie fait craindre une nouvelle éclosion de SRAS la Presse Canadienne TORONTO \u2014 L'apparition inexpliquée de cas de maladies respiratoires dans un hôpital situé à une heure de route de Toronto inquiète les responsables de la lutte contre le SRAS en Ontario.Ils craignent qu'il ne s'agisse d'un nouveau foyer du syndrome respiratoire aigu sévère.Plus d'une douzaine de personnes hospitalisées au Lakeridge Health Centre de Whitby ont contracté une pneumonie et font l'objet d'examens pour déterminer si elles sont atteintes du SRAS, a indiqué hier le docteur James Young, commissaire à la sécurité publique de l'Ontario.Selon l'établissement, leur nombre serait d'« environ 15 », dont des patients recevant des traitements de dialyse.L'âge des malades varie de 28 à plus de 80 ans.On ne saura pas s'il s'agit du SRAS tant que ces patients n'auront pas passé la période d'incubation de 10 jours, a fait savoir un représentant de Lakeridge, le Dr David Ross.Les patients ont tous été placés en isolement.Pendant que les médecins se livrent à des tests pour déterminer si leur maladie pourrait avoir une autre origine, les autorités s'affairent à retracer et mettre en quarantaine toutes les personnes qui ont été en contact avec eux, a précisé le Dr Young.On considère être en présence du SRAS « jusqu'à preuve du contraire », a-t-il ajouté.« Il faut espérer que ce n'en est pas, et que c'est quelque chose qui se soigne, pour tous ces gens.Mais on ne peut faire autrement, pour le moment, que de traiter cela comme étant des cas de SRAS jusqu'à preuve du contraire.» Cependant, un des plus grands spécialistes torontois du SRAS croit que ce ne peut être autre chose que le tout dernier foyer d'éclosion de la pernicieuse maladie.« C'est difficile d'imaginer que ce pourrait être quoi que ce soit d'autre », a affirmé le Dr Donald Low, membre de l'équipe de lutte contre le SRAS.Le Dr Low a par ailleurs laissé entendre que s'il s'agit bien de SRAS, cette flambée aurait débuté il y a déjà un certain temps.Selon lui, il est peu probable que 14 personnes aient été infectées par un seul et même malade.Ce nombre laisse croire qu'une personne en a infecté trois ou quatre, qui en ont à leur tour infecté trois ou quatre autres, a expliqué le microbiologiste en chef du Mount Sinai Hospital de Toronto.Or, quand on en arrive à une deuxième et une troisième générations, on peut craindre que des gens soient déjà partis ailleurs \u2014 dans d'autres hôpitaux, où il pourraient déclencher de nouvelles vagues d'infections.Le Dr Young dit espérer que les pneumonies ne soient pas reliées au SRAS, mais il admet être inquiet.Des mesures ont été prises pour déterminer de quelle façon les patients auraient pu contracter le SRAS \u2014 s'il s'agit bien de la pneumonie atypique.Par ailleurs, le Dr Young a reconnu avoir envoyé, conjointement avec le commissaire à la santé publique de la province, le Dr Colin D'Cunha, une note à tous les services de soins intensifs des hôpitaux de la région, au cours du week-end, pour leur rappeler de se conformer aux directives provinciales visant à stopper la propagation du SRAS dans les établissements de soins de santé.La note fait suite à l'annonce, vendredi, que des mères, des nouveau-nés et du personnel du service d'obstétrique auraient pu avoir été exposés à la maladie, au Mount Sinai, après qu'un étudiant en médecine eut manifesté des symptômes de la maladie à la fin de son quart de travail.L'objectif de la note était de réitérer que les directives \u2014 notamment sur le port de la chemise et du masque protecteurs \u2014 ne doivent pas être appliquées au cas par cas, mais bien uniformément, par tous les hôpitaux.VACHE FOLLE Le boeuf canadien toujours bloqué à la frontière d'après PC EDMONTON \u2014 En dépit de l'absence de toute trace de maladie de la vache folle chez les bovins albertains, selon les derniers examens, les autorités américaines ne sont pas pressées de rouvrir la frontière au boeuf canadien pour le moment.Les résultats finaux des tests réalisés sur plusieurs cheptels de la province, rendus publics hier, se sont pourtant tous avérés négatifs.« Nous avons examiné tous les troupeaux les plus susceptibles d'avoir été en contact avec l'ESB \u2014 encéphalite spongiforme bovine, autrement appelée « maladie de la vache folle » \u2014, explique le Dr Brian Evans, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).« Il est très encourageant de ne pas avoir trouvé le moindre cas supplémentaire » de la maladie, souligne-t-il.« Je n'ai jamais vu d'enquête aussi soignée et aussi rapidement menée », avoue pour sa part le Dr Ulrich Kihm, à la tête d'une commission internationale d'experts vétérinaires composée de scientifiques européens, américains et néozélandais.Le chercheur suisse et son équipe publieront d'ici deux semaines un rapport sur les éventuelles réformes à apporter au sein de l'industrie canadienne du boeuf afin que cette situation de crise ne se représente pas.Le chercheur se montre toutefois prudent, et estime que l'agent responsable de l'infection pourrait probablement encore être en circulation.Les États-Unis ont fait savoir qu'aucune décision ne serait prise avant que ne soient connus les résultats de l'enquête.« Les commentaires de M.Kihm sont encourageants, mais nous allons attendre que toutes les informations pertinentes de ce rapport soient présentées avant d'officiellement envisager de lever les restrictions », a commenté Ron De Haven, administrateur adjoint des services vétérinaires américains.Environ 2700 bovins en provenance de 43 fermes ont été tués puis analysés en l'espace de trois semaines.Sur les 18 fermes initialement placées en quarantaine, neuf sont toujours isolées.Aide fédérale Par ailleurs, une série de mesures fédérales en faveur des éleveurs de bovins touchés par la crise de la vache folle pourrait être annoncée d'ici deux semaines, a appris hier la Presse Canadienne de source gouvernementale.« Ils en parlent, et essayent de trouver une source de financement », ajoute cette source.Ce train de mesures prévoirait d'accorder une indemnisation aux éleveurs dont les bêtes ont été abattues afin de répondre aux besoins des analyses vétérinaires menées à la suite de la découverte du premier cas de maladie de la vache folle, il y a trois semaines, dans une ferme de l'Alberta.Les autres fermiers qui se retrouvent dans l'impossibilité d'écouler leurs bêtes, de même que les gérants de parcs d'élevage, forcés de continuer à nourrir des bêtes qui ne trouvent plus preneurs, ne seraient pas concernés.Selon la même source, l'opération pourrait être financée conjointement par le ministère de l'Agriculture et Agroalimentaire Canada, ce dernier organisme venant habituellement en aide aux fermiers qui ont subi la perte de leurs récoltes.Ces nouvelles mesures sont pourtant loin de calmer l'opposition et les provinces concernées, qui accusent le gouvernement de traîner les pieds.« Quand verrons- nous une aide substantielle ?» s'interroge Libby Davies, membre du Nouveau Parti démocratique de Colombie-Britannique.« Le premier ministre est-il capable de comprendre qu'il s'agit d'une urgence ?» demande de son côté le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Sarita Adjouri, ci-dessus à gauche, de la campagne « Personne n'est illégal », affirme que l'intervention policière a été d'une brutalité inouïe.Des sans-statut algériens dénoncent la brutalité policière Des manifestants auraient été frappés alors qu'ils étaient menottés Photo PC Le Dr Ulrich Kihm KARIM BENESSAIEH CE DEVAIT ÊTRE une occupation de locaux gouvernementaux comme il s'en fait des dizaines chaque année.Le 29 mai dernier à Ottawa, le coup d'éclat de 10 demandeurs d'asile algériens se serait plutôt transformé en cauchemar.Isolés par les policiers au 21e étage d'un édifice, ils auraient été brûlés par des pistolets à décharge électrique et frappés alors qu'ils étaient menottés, avant d'être accusés de méfait.« J'étais stupéfait, raconte Fawzi Hoceini, un des manifestants.Des gens criaient partout, ils étaient à terre, un genou dans le cou, et recevaient des chocs électriques.» Zoheir Belaroui, lui, affirme avoir reçu quatre décharges et trois coups de poing au visage.Il en porte encore les marques.« J'étais menotté.J'ai perdu la mémoire pendant trois ou quatre minutes.Un cauchemar.» Quant à Jamel Ouchfoun, il affirme avoir eu le front fendu par un coup de crosse.Le 29 mai dernier, les 10 manifestants, accompagnés de deux sympathisantes, avaient décidé d'occuper la salle d'attente du bureau du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre.Ils dénonçaient le sort de dizaines des leurs qui auraient été exclus du processus de régularisation établi en octobre 2002.Arrivés sur les lieux à 14 h 30, rapidement encerclés et isolés, les 12 militants ont finalement été attaqués vers 22 h 30 par une trentaine de policiers, notamment des membres de l'équipe tactique de la police d'Ottawa, appuyés par des agents de coordination de la GRC et de l'équipe de liaison des événements majeurs.Les manifestants ne portaient aucune arme et n'ont jamais reçu de consigne formelle de lever le siège, ont assuré leurs représentants hier.Une des sympathisantes présentes à Ottawa, Sarita Adjouri, de la campagne « Personne n'est illégal », affirme que l'intervention a été d'une brutalité inouïe.« Après avoir contraint les victimes au sol, les policiers ont battu plusieurs hommes et ont utilisé le fusil électrique sur leur cou, dos, torse et parties génitales.J'ai personnellement été témoin de la façon avec laquelle les officiers ont électrocuté de façon répétée plusieurs sans-statut », a-t-elle déclaré.Refus d'obtempérer Cette version des faits, également soutenue hier par Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés, a été contredite par la police d'Ottawa, qui assure que l'intervention a été faite dans les règles de l'art.Aucune enquête interne n'est en cours, a expliqué la porte-parole Monique Ackard, puisque aucune plainte n'a été déposée.Les deux organismes réclament toutefois une enquête publique indépendante.Mme Ackard a toutefois confirmé que des pistolets à décharge électrique (connus sous le nom de tasers) ont bel et bien utilisés pour maîtriser les manifestants.« Ils avaient une attitude combative et refusaient d'obtempérer, a-t-elle précisé.Au lieu de s'engager physiquement dans une bataille, et comme on n'utilise pas le poivre de Cayenne dans un endroit fermé comme celui-là, des pistolets à décharge électrique ont été utilisés.» Toute l'intervention a été filmée, confirme la porte-parole.« Si les gens pensent qu'ils ont été maltraités, ils ont le droit de porter plainte aux normes professionnelles de la police d'Ottawa.» Photo Comité d'action des sans statut Le Comité d'action des sans-statut a remis hier aux journalistes cette photo de M.Jamel Ouchfoun \u2014 un des manifestants ; M.Ouchfoun affirme avoir eu le front fendu par un coup de crosse. 2LP0401A0610 a4 mar 2LP0401A0610 ZALLCALL 67 21:57:27 06/09/03 B Le fils de Gagliano aurait tiré des avantages de contrats fédéraux MAIN-D'OEUVRE ET CONGÉS PARENTAUX Béchard sommele s candidats à la succession de Chrétie n deseprononce r MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Claude Béchard somme les candidats à la succession de Jean Chrétien au Parti libéral du Canada de prendre position sur les dossiers de la maind'oeuvre, de l'assurance-emploi et des congés parentaux qui sont chers au Québec.« Il y a une belle occasion de se prononcer là-dessus et de faire que ça se reflète dans le prochain budget fédéral.C'est important que les gens puissent dire ce qu'ils en pensent avant l'élection du nouveau chef », a déclaré à La Presse le ministre québécois de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille.De retour de Halifax, où il a participé à une conférence fédérale-provinciale des ministres responsables du Marché du travail et de l'Éducation, M.Béchard pense qu'il est plus que temps d'entendre Paul Martin, John Manley et Sheila Copps sur les surplus de la caisse d'assurance-emploi évalués à 44 milliards de dollars, et les besoins criants des provinces en matière de main- d'oeuvre et d'emploi.« Les travailleurs du bois, du crabe et des mines, c'est à Québec qu'ils appellent », souligne le ministre avant d'expliquer, comme ses prédécesseurs péquistes l'avaient fait avant lui, que les besoins sont au Québec, pendant que l'argent reste à Ottawa Éviter les dédoublements Le gouvernement Charest entend profiter de la période actuelle, favorable pour une collaboration avec les autres provinces et le gouvernement fédéral, mais le ministre Béchard ne veut surtout pas entendre parler d'intrusion fédérale ou même de dédoublement avec Ottawa.« Ce n'est pas parce qu'il y a un changement de gouvernement à Québec, lance M.Béchard, que demain matin on va laisser tomber nos revendications et qu'on va laisser le fédéral entrer dans toutes nos juridictions et nos compétences.C'est hors de question.» Le ministre Béchard a également rencontré la ministre fédérale Jane Stewart à Halifax pour lui réitérer la volonté du Québec d'aller de l'avant avec son propre programme de congés parentaux, plus avantageux que celui d'Ottawa, notamment parce qu'il hausse les revenus des parents.« On aimerait beaucoup mieux régler ça par une entente que devant les tribunaux », dit-il.Son gouvernement n'abandonnera pas le renvoi actuellement à l'étude en Cour d'appel, qui conteste la constitutionnalité de la Loi fédérale sur l'assurance-emploi, mais il se dit prêt à discuter avec Mme Stewart à Ottawa.« On a une bonne cause, souligne le ministre Béchard, mais la négociation vaut souvent le meilleur des procès.» Là comme ailleurs, précise-t-il, le programme d'assurance-emploi fédéral devrait montrer davantage de souplesse afin d'aider, également, les provinces de l'Atlantique dans le cas des pêches, l'Alberta aux prises avec la crise de la vache folle et l'Ontario avec le SRAS.« Toutes les provinces sont d'accord sur le fait que nous avons besoin d'ajustements et de flexibilité au régime d'assurance-emploi.On parle d'argent et de respect des compétences provinciales », précise M.Béchard.Quant au Québec, le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille dit s'inquiéter notamment du sort des travailleurs qui ont passé beaucoup de temps à l'assurance-emploi ou à l'aide sociale.« Leur formation coûte forcément plus cher et le gouvernement fédéral devrait ajuster ses mesures en conséquence », insiste-t-il.Les provinces se sont entendues sur quatre priorités à Halifax : renforcer le développement du marché du travail ; promouvoir l'apprentissage postsecondaire ; encourager la participation des groupes sous-représentés comme les immigrants, les autochtones et les personnes handicapées ; favoriser l'apprentissage en ligne.Un comité des provinces a été mis sur pied pour revoir le financement de l'assurance- emploi.Ce ne sont pas toutes les provinces qui ont, comme le Québec, souligne le ministre Béchard, des ententes avec le gouvernement fédéral sur le développement de la main-d'oeuvre.Québec siégera donc au comité en tant qu'observateur.« Mais l'objectif ultime, pour ces provinces comme pour nous, c'est d'obtenir des fonds supplémentaires dans le prochain budget fédéral.On peut en parler pendant des mois de nos consensus provinciaux, mais il va falloir, à un moment donné, avoir de l'argent sur la table.» G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Les accusations de conflit d'intérêts ont continué de pleuvoir hier aux Communes contre l'ancien ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, à la suite de nouvelles révélations impliquant le fils de ce dernier, Vincenzo Gagliano.Le fils Gagliano, âgé de 37 ans, aurait en effet tiré certains avantages de contrats fédéraux donnés aux deux imprimeries soeurs qui l'ont engagé en 1999 \u2014 à titre de directeur du marketing et responsable du développement \u2014 alors que son père était ministre responsable de la supervision des contrats de commandite du gouvernement fédéral.C'est ce qu'a révélé hier le quotidien torontois The Globe and Mail.Les deux compagnies où travaille toujours Vincenzo Gagliano ont en effet reçu des contrats du gouvernement par l'entremise de maisons de publicité proches des libéraux, telles que Groupaction Marketing, Groupe Everest, Allard-Johnson et BCP, afin d'imprimer des documents gouvernementaux.Des documents administratifs de l'époque, selon le Globe, démontrent que le fils Gagliano a reçu certains « crédits » pour des ventes à des compagnies de publicité sous contrat avec le gouvernement fédéral.Vincenzo Gagliano a déclaré n'avoir reçu aucune commission pour ces ventes, mais il a reconnu que sa situation au sein de sa compagnie s'était sensiblement améliorée lorsque les ventes aux firmes de publicité lui ont été créditées.Vincenzo Gagliano a de plus admis que cela avait eu « un impact financier » pour lui.« Cela a-t-il eu un impact financier ?Je crois », a-t-il affirmé.Le ministre Gagliano avait assuré à l'époque que son fils « n'était pas impliqué directement ou indirectement » dans l'affaire des contrats de commandite accordés par le gouvernement.Un lien direct, dit l'opposition Hier, les partis de l'opposition aux Communes se sont déclarés outrés par ces nouvelles révélations.Gilles Duceppe a été le premier à interpeller le gouvernement.« Est-ce que le premier ministre admettra que le lien est direct ?Alfonso Gagliano accorde un contrat à un intermédiaire, l'employeur de son fils obtient un sous-contrat et, en bout de ligne, fiston empoche.» Les journalistes ont par la suite demandé à l'actuel ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, quelle enquête de la GRC traitait précisément de la question de la pertinence pour la compagnie qui emploie le fils de M.Gagliano de recevoir des contrats gouvernementaux.Le ministre a donné une réponse vague, affirmant que les enquêtes que mène la GRC actuellement sur les contrats alloués durant le mandat de M.Gagliano « pourraient » toucher à cette question.Il a aussi estimé que l'enquête que mène également la vérificatrice générale, Sheila Fraser, sur cette affaire pourrait aussi donner lieu à « quelques observations en temps voulu » sur ce dossier précis.Alors que les rumeurs vont bon train à Ottawa au sujet d'une éventuelle nomination d'Alfonso Gagliano, actuellement ambassadeur au Danemark, comme ambassadeur au Vatican, le Bloc québécois, les conservateurs et les alliancistes croient que M.Gagliano devrait tout simplement être rappelé au Canada pour faire face à une enquête indépendante de la Chambre des communes.« Ça fait des mois sinon des années que nous réclamons cela, a déclaré Gilles Duceppe.Rappelezvous que lors des dernières élections fédérales, il y a eu beaucoup de cas qui ont été référés à la GRC.On tente de savoir ce qui est arrivé avec ces cas.Impossible de le savoir de la GRC, impossible de le savoir du gouvernement, impossible de le savoir des ministres.On se renvoie la balle et pendant ce temps-là, on ne sait pas ce qui s'est passé.» L'opposition a également rappelé hier l'enquête menée actuellement par la GRC sur deux commissaires de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié soupçonnés d'avoir accepté des pots-de-vin en échange de décisions favorables pour des demandeurs d'asile.L'un des commissaires cités par l'enquête, Roberto Colavecchio, « travaillait à la campagne électorale d'Alfonso Gagliano et avait signé son bulletin de mise en candidature », a affirmé en Chambre hier la députée bloquiste Francine Lalonde.Le père du commissaire, lui, était propriétaire d'une firme choisie par le même Alfonso Gagliano dans le cadre du programme des commandites.Mme Lalonde a accusé l'ancien ministre d'avoir « exercé son influence partout ».« Le dénominateur commun des scandales de commandites, c'est Alfonso Gagliano », a-t-elle conclu.Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, a refusé de commenter ce cas, affirmant qu'il y avait actuellement une enquête en cours et qu'il fallait laisser la justice faire son travail.Photothèque, La Presse © Claude Béchard (à gauche, en 1999), ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille : « Ce n'est pas parce qu'il y a un changement de gouvernement à Québec que demain matin on va laisser tomber nos revendications et qu'on va laisser le fédéral entrer dans toutes nos juridictions et nos compétences.» Le PDSF pour la S60 2.5T 2004 est de 41 495 $.Offre dune durée limitée consentie uniquement aux clients admissibles par les concessionnaires Volvo participants et les Services financiers d Automobiles Volvo du Canada, sur approbation du crédit.Exemple de crédit-bail pour une S60 2.5T 2004 avec groupe premium PDSF 44 495 $ : 479 $ par mois, terme de 48 mois, acompte de 4 895 $.Total des mensualités : 22 992 $.Prix dachat à la fin du bail : 23 979,85 $.Votre mensualité peut varier selon les équipements optionnels choisis.Première mensualité et dépôt de garantie de 600 $ payables à la livraison.Allocation de 20 000 km par an (0,08 $ du km excédentaire).Taux dintérêt annuel de 5,8 % à la location.Frais de transport et de livraison (1 150 $), taxes, immatriculation, assurance, redevance PPSA et frais du concessionnaire en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à un prix inférieur.Offre 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Oui, le goût du vrai! Promotion Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 2LP0501A0610 a5 mar 2LP0501A0610 ZALLCALL 67 21:27:24 06/09/03 B La Grande-Bretagne n'est «pas prête » pour l'euro Après des mois de spéculations, le verdict est tombé : la Grande-Bretagne n'est pas prête à adhérer à la monnaie unique européenne.Du moins pas encore, a tranché hier le chancelier de l'Échiquier, Gordon Brown, à la Chambre des communes de Londres.Le gouvernement travailliste avait promis de tenir un référendum sur l'euro.si les conditions gagnantes étaient réunies.Hier, M.Brown a soutenu que ce n'était pas encore le cas.Cependant, il a laissé la porte ouverte à la tenue d'un référendum d'ici les prochaines élections, en 2005.Le ministre des Finances gagne ainsi un bras de fer engagé avec le premier ministre Tony Blair, qui craint que le pays ne se retrouve une fois de plus à la traîne de l'Europe.Depuis un demi-siècle, Londres a raté toutes les étapes de l'intégration européenne, ne se joignant aux divers traités qu'après coup, quand les règles du jeu avaient déjà été établies par les autres.Une situation que M.Blair a qualifiée de « tragédie des occasions manquées ».Quand le New Labour a pris le pouvoir, en 1997, M.Brown a élaboré cinq « tests économiques » par lesquels il devait juger si la Grande-Bretagne tirerait profit d'une adhésion à l'euro.Six ans et des dizaines d'études plus tard, tous les députés ont reçu hier matin un énorme dossier de 2066 pages, concluant que quatre des cinq tests ont, jusqu'ici, échoué.Le dossier juge le marché du travail trop inflexible dans la zone euro, notamment en France et en Allemagne \u2014 le moteur économique de l'Europe, aux prises avec la récession et un taux de chômage élevé.M.Brown s'inquiète aussi de la flambée du marché immobilier en Grande-Bretagne : ici, contrairement à d'autres pays d'Europe, la plupart des gens sont propriétaires et ont contracté de grosses hypothèques.L'économie britannique est donc particulièrement sensible aux changements des taux d'intérêt.Or, si le pays adhère à la zone euro, ces taux seront fixés à la Banque centrale européenne, à Francfort.Ainsi, les critères de flexibilité et de convergence des cycles économiques, ainsi que les bénéfices de l'euro pour l'emploi et les investissements, n'ont pas passé le test de M.Brown.Seuls les avantages pour la City de Londres (l'industrie des services financiers) ont passé l'examen.Le dossier prévient néanmoins que le pays risque d'essuyer de lourdes pertes en échanges commerciaux s'il décide de garder indéfiniment sa chère livre sterling.Depuis des années, des patrons de multinationales \u2014 Nissan, Toyota, Ford, Virgin \u2014 menacent d'investir ailleurs si le pays n'abandonne pas une livre surévaluée, trop forte pour permettre aux exportations d'être profitables sur les marchés étrangers.Au pays, le débat sur l'euro est largement perçu comme une lutte de pouvoir entre M.Brown et M.Blair, les deux politiciens les plus puissants du Labour.Prudent, M.Brown constate que son pays bénéficie d'une économie robuste (taux de croissance de 2,3 % pour le premier trimestre de 2003, contre 1 % dans la zone euro) et du quasiplein- emploi (taux de chômage de 5,1 %, contre 8,7 % dans la zone euro).Il craint de mettre ces acquis en péril.Pour M.Blair, l'enjeu est politique : l'euro, croit-il, permettra au pays de mieux se faire entendre dans le choeur des nations.Suicide politique M.Blair se doute pourtant que tenir un référendum sur l'euro relèverait, pour le moment, du suicide politique.Selon un récent sondage, pas moins de 68 % des Britanniques s'opposent à l'adhésion à la monnaie unique.De plus, les journaux populaires mènent des campagnes féroces contre les « bureaucrates de Bruxelles ».La guerre a aussi divisé l'Europe, et la controverse soulevée par l'absence d'armes de destruction massive en Irak a ébranlé la crédibilité du premier ministre.C'est dire que le gouvernement a du pain sur la planche s'il veut convaincre l'opinion publique des avantages de l'intégration européenne.« Trop de mythes ont pu fleurir dans ce pays, transformant une qualité admirable, le scepticisme, en une suspicion irrationnelle envers tout ce qui provient du continent », se désole The Independent, le plus pro-européen des journaux de Londres.M.Brown, qui appuie l'euro « en principe », tentera de « balayer les préjugés antieuropéens » des Britanniques.Aux côtés de M.Blair, il livrera aujourd'hui un « plaidoyer patriotique en faveur de l'Europe ».Un exercice qui vise autant à rassurer les investisseurs qu'à préserver les ambitions européennes de M.Blair \u2014 qui rêve, dit-on, de devenir le premier président élu d'Europe.Photo AP © Le chancelier de l'Échiquier, Gordon Brown.BACILLE DU CHARBON Le FBI assèche un étang à la recherche d'indices ALEXANDRE SIROIS LA PRESSE À WASHINGTON LA CLÉ de l'énigme des attaques bioterroristes menées peu après le 11 septembre 2001 aux États-Unis se trouve-t-elle sous l'eau ?Le FBI a commencé hier à vider un étang à proximité de Washington, à la recherche d'indices qui pourraient permettre d'identifier le responsable de ces crimes.« Ces recherches sont liées à l'enquête visant à déterminer l'origine des lettres contenant le bacille du charbon, postées en septembre et octobre 2001, qui ont tué cinq personnes et ont rendu 17 autres personnes malades », a indiqué hier le FBI dans un communiqué.« Pour faciliter les recherches, un étang sera vidé », a précisé la police fédérale.Situé à Frederick, dans l'État du Maryland, l'étang en question a été créé il y a plusieurs dizaines d'années pour lutter contre les feux de forêt.Son eau (190 000 litres) sera pompée puis déversée dans des étangs voisins.L'opération durera de trois à quatre semaines et coûtera quelque 250 000 $ US.Des plongeurs travaillant pour le FBI ont inspecté l'étang en décembre et janvier derniers.Ils y ont entre autres choses trouvé une boîte de plastique percée de trous dans lesquels on peut glisser ses doigts.On utilise des boîtes de ce type dans les laboratoires pour manipuler des produits dangereux.Selon la police fédérale, le criminel aurait pu faire glisser la poudre meurtrière dans les enveloppes à l'intérieur de cette boîte, sous l'eau.De cette façon, il aurait évité d'être contaminé.Le Congrès américain ciblé Il y a maintenant 20 mois, Robert Stevens, un employé de la section photo au quotidien The Sun en Floride, était la première victime de la maladie du charbon en sol américain après avoir été en contact avec une lettre contaminée.D'autres lettres piégées ont par la suite été retrouvées, dont l'une destinée au sénateur démocrate Tom Daschle.Le FBI a été désarçonné par ces attaques biologiques.Après des mois d'enquête, il n'a pas encore pu identifier l'expéditeur de ces lettres.Le procureur général des États-Unis, John Ashcroft, a toutefois désigné l'an dernier du bout des lèvres l'un des suspects.Il a qualifié Steven Hatfill, expert en bioterrorisme, de « personne d'intérêt » dans le cadre de l'enquête.Ce dernier est dorénavant sous la surveillance du FBI, qui a perquisitionné dans son appartement à deux reprises.M.Hatfill a travaillé jusqu'en 1999 comme chercheur dans un laboratoire médical de l'armée américaine à Fort Detrick, tout près de l'étang suspect.Il habitait d'ailleurs, à l'époque, à Frederick.L'automne dernier, le chercheur a nié être responsable des attaques et a dénoncé le traitement que lui réservent les autorités.Détails troublants Des détails troublants sur M.Hatfill ont été mis au jour au cours des derniers mois.Il a travaillé pour les forces spéciales en Rhodésie de 1978 à 1984 pour ensuite se spécialiser, en Afrique du Sud, en médecine sous-marine et en plongée.Il a par ailleurs écrit un roman, qui n'a pas encore été publié, dans lequel une attaque bactériologique est menée contre le Congrès américain.Le porte-parole et ami de M.Hatfill, Pat Clawson, s'est de nouveau porté à sa défense hier.Il a tourné en dérision les efforts du FBI et a prédit que l'opération menée actuellement par la police fédérale se révélera un coup d'épée dans l'eau.« Si le FBI veut vider l'étang, qu'il le vide, a-t-il lancé au cours d'une entrevue au réseau Fox.Qu'il vide tous les étangs de la terre et qu'il vide l'océan Pacifique.Ils ne trouveront aucune preuve que Steven Hatfill est le tueur car il n'a été impliqué d'aucune façon.» Photo AP © Dans le cadre de l'enquête visant à déterminer l'origine des lettres contenant le bacille du charbon, le FBIa commencé hier à vider un étang (ci-dessus), à proximité de Washington.Coût de l'opération : 250 000 $ US.LA CHEMISE FROISSÉE | 29.95 Une économie de 40% sur une chemise pure mode pour papa.Coton et polyester, texture plissée froissée pour une belle allure décontractée.Manches longues, poignets à boutons de manchettes.Blanc, noir, sable.P.m.g.Rég.50.00 LE POLO COTON MERCERISÉ | 49.95 Une économie de 33% sur un polo exclusif du 31, que papa apprécie grandement pour sa belle apparence et sa tenue.Motif pied-de-poule, beige et noir, marine et olive, noir et gris ou marine et bleu.P.m.g.tg.ttg.Rég.75.00 LE PULL JOHNNY PIRATE | 29.95 Une économie de 53% sur un pull en tricot de coton, de notre collection maille chaussette exclusive.Encolure lacée, un style moderne dans la boîte-cadeau Simons.Blanc, noir, gris.P.m.g.tg.ttg.Rég.65.00 LA CHEMISE STRETCH | 39.95 Rabais de 41% sur une chemise d'été classe affaires idéale, en mélange coton et polyester facile d'entretien.Gris clair, noir, chameau, aqua, marine.14 1/2 à 17 1/2 manches régulières et longues.Rég.68.00 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, LAVAL CARREFOUR LAVAL, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE FÊTE DES PÈRES 1 5 J U I N Un cadeau pour vos cadeaux ! Magasinez au 31 pour papa nous emballons.La boîte-cadeau Simons, une tradition de qualité.3149033A Notre chroniqueur est présentement en vacances.Il sera de retour prochainement. 2LP0601A0610 a6 actualités mardi 2LP0601A0610 ZALLCALL 67 21:47:25 06/09/03 B MORTS SUR LES ROUTES Le ministre Marcoux veut améliorer le bilan routier MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 En un an, les morts ont augmenté de 15 % et les blessés graves de 7 % sur les routes du Québec.Devant ces statistiques peu réjouissantes, le ministre des Transports, Yvon Marcoux, a lancé un appel à tous afin d'améliorer le bilan routier québécois.Le nouveau ministre libéral a notamment interpellé les municipalités qui, dit-il, agissent sur la sécurité routière avec l'aménagement du territoire.M.Marcoux souligne que plus de 60 % des accidents ont lieu sur des routes, représentant 80 % de l'ensemble du réseau québécois, dont les municipalités sont responsables.« Elles sont les mieux placées pour savoir quels sont les lieux, les pratiques ou les comportements qui font problème sur leur territoire et y apporter des corrections », a expliqué le ministre des Transports.M.Marcoux n'a pas voulu commenter hier les investissements supplémentaires que le budget Séguin pourrait injecter jeudi dans la rénovation des routes l'été prochain.Plusieurs projets ont déjà été stoppés, mais le ministre des Transports s'est contenté de rappeler que des travaux d'environ 500 millions de dollars avaient lieu en ce moment partout au Québec.Il a également laissé planer le doute sur une décision éventuelle de son gouvernement allant dans le sens d'une augmentation des tarifs « certificat d'immatriculation, permis de conduire » de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).« Toute décision à cet égard devra faire partie non pas du discours du budget, mais d'une décision gouvernementale », a résumé M.Marcoux.Le ministre libéral s'est tout de même fait rassurant quant au bilan routier 2002 puisque, en 30 ans, at- il rappelé, le nombre de décès sur les routes a chuté, passant de plus de 2000, en 1973, à 703, l'an dernier, malgré la présence de près de 5 millions de véhicules.Le nombre de blessés graves a atteint 5448 en 2002, une hausse de 7,6 % par rapport à 2001.Le nombre de blessés légers s'est élevé à près de 48000, soit une augmentation de 7,7 %.Au rayon des solutions, le ministre Marcoux croit qu'une brèche dans le no-fault de l'assurance automobile, comme souhaite le faire le gouvernement libéral, aura un effet « dissuasif » sur certains chauffards et criminels de la route.En outre, Québec augmentera la sécurité aux abords des chantiers routiers et dans le cas des véhicules lourds.N'empêche que le groupe des jeunes âgés de 15 à 24 ans compte toujours le plus grand nombre de décès sur route en 2002.Le pourcentage de conducteurs morts ayant un taux d'alcool supérieur à 0,08 est aussi en hausse.L'alcool et la vitesse sont d'ailleurs responsables de plus de la moitié des accidents mortels sur les routes du Québec.Diffusée jusqu'au 13 juillet, une nouvelle campagne de publicité incitera donc les Québécois à ralentir l'été prochain durant les vacances.Ces publicités télévisuelles de la SAAQ visent cette année la conduite dans les zones de 50 km/h, où survient le plus grand nombre d'accidents impliquant des véhicules et d'autres utilisateurs, et de 90 km/h, là où l'on dénombre le plus d'accidents mortels.Aujourd'hui même, les policiers de partout au Québec effectueront des opérations de contrôle de la vitesse afin de démontrer leur intention de n'avoir « aucune tolérance envers ceux qui recherchent des sensations fortes sur la route ».La vitesse a été élevée au rang des valeurs sociales, selon le porteparole de la Sûreté du Québec, Robert Poëti, qui a parlé hier de la popularité grandissante et inquiétante du street racing ou des courses de rue au Québec.« Malheureusement, il s'agit d'un problème mondial, a-t-il soutenu.Partout dans le monde, les jeunes se tuent de façon effarante.» Photo PC © Yvon Marcoux, ministre des Transports.Le commissaire à la vie privée risque de perdre son poste Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le commissaire à la vie privée du Canada, George Radwanski, risque de perdre son poste.On l'accuse d'avoir fabriqué une fausse lettre et d'avoir soumis un rapport incomplet de son allocation de dépenses, incluant un séjour à Hawai et une indemnité de résidence de 1200 $ par mois.Le sort de M.Radwanski est actuellement entre les mains du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires qui doit tenir une réunion à huis clos demain.Ses membres ont devant eux plusieurs options allant de ne rien faire à demander la démission de M.Radwanski.Durant un échange vigoureux entre les membres du comité, hier, certains députés libéraux et de l'opposition ont dit ne pas croire les explications de M.Radwanski que la fameuse lettre était une « erreur bureaucratique sans gravité ».La lettre en question était adressée au sous-ministre de la Justice et la copie transmise au comité était amputée d'un paragraphe portant sur les obligations de M.Radwanski envers le Parlement.Pour certains membres du comité, cette omission, plus le fait que les caractères d'impression ont été changés donnent à penser que le commissaire a tenté d'induire le comité en erreur.M.Radwanski a expliqué que cette lettre devait servir à expliquer au comité pourquoi le commissaire à la vie privée ne devrait pas être assujetti à la loi d'accès à l'information.Selon lui, ses subalternes auraient mal compris ses instructions.Outre cette affaire, des documents démontrent que M.Radwanski a dépensé près de 100 000 $ en frais de voyage en 2002-2003, dont une somme de 61 000 $ pour sept voyages à l'étranger.Quant au séjour imprévu à Hawai, M.Radwanski a expliqué qu'il voulait s'accorder un repos à cause du décalage horaire et prendre contact avec ses fonctionnaires au téléphone, avant de se rendre à une conférence en Nouvelle-Zélande, en mars 2002.Il ne s'agissait donc pas, explique-t-il, d'un voyage séparé.Enfin, M.Radwanski a indiqué qu'il n'avait pas soumis au comité le compte pour l'indemnité de résidence parce que ce dernier devait être adressé directement au Bureau du Conseil privé, qui avait lui-même créé cette indemnité et l'avait prolongée à deux reprises.M.Radwanski a expliqué que ses nombreux voyages, notamment en Angleterre, en Espagne, en Italie et aux États-Unis, l'année dernière, avaient pour objet d'expliquer la politique canadienne en matière de protection de la vie privée.Gros party ! Changement à l'horaire! Envoyez le même message à tout le monde avec la Messagerie universelle du service Télé Réponse.3149301A Les « oubliés» de la guerre antitabac JUDITH LACHAPELLE EN CETTE ÉPOQUE où la cigarette est honnie sur toutes les tribunes, la cinquantaine de producteurs de tabac du Québec n'ose pas élever la voix.Pourtant, ces derniers vivent une petite tragédie depuis le printemps : leurs trois gros clients ont brusquement réduit de moitié leurs commandes de tabac en feuilles.Les producteurs cherchent maintenant quelque chose de neuf à planter sur leurs terres.« On est les oubliés de la guerre antitabac », dit le président de l'Office des producteurs de tabac jaune du Québec, Gaétan Beaulieu, qui rencontrera aujourd'hui et demain des représentants gouvernementaux pour leur exposer la situation.L'an dernier, il a produit 140 000 livres de tabac sur ses terres de Sainte-Mélanie, dans Lanaudière, où se trouve la quasi-totalité des producteurs québécois.Cette année, il en produira la moitié moins.La fin du tabac québécois Même chose pour Françoise Desmarais, de Notre-Dame-de-Lourdes.Avec Rothmans Benson & Hedges qui a totalement cessé d'acheter du tabac québécois (alors qu'elle en a acheté pour 900 000 livres en 2002), JTI Macdonald qui a réduit ses commandes de moitié et Imperial Tobacco du tiers (le plus gros client avec 2 millions de livres au Québec), la ferme Desmarais produira à perte cette année.« C'est tellement caché ce que l'on vit.Est-ce qu'il nous reste seulement à crever avec notre terre parce qu'on a fait du tabac ?» Chez les Desmarais comme chez les Beaulieu, on est tabaculteurs depuis des générations.Dans les années 60, raconte Gaétan Beaulieu, le gouvernement québécois a encouragé les agriculteurs lanaudois à planter du tabac dans leurs terres sablonneuses où rien d'autre ne poussait.Le 1er mai de chaque année, les compagnies de tabac indiquent à l'Office des producteurs la quantité de tabac qu'elles achèteront.Les producteurs se partagent ensuite les commandes selon un système de quotas.Les compagnies payeront cette année 2,53 $ pour chacune des 3,5 millions de livres de tabac qui seront cultivées (l'industrie ne s'est pas convertie au système métrique).Moins bonne qualité ?Rothmans a indiqué en mars qu'elle n'achèterait plus de tabac québécois.Le porte-parole, Yvon Rancourt, ne s'en cache pas : le tabac québécois n'est pas d'assez bonne qualité.« Il est moins mature que celui des autres provinces canadiennes à cause des heures d'ensoleillement », soutient-il.Le tabac québécois devait être traité avant d'être utilisé, dit M.Rancourt, ce qui coûtait plus cher à la compagnie.Chez Imperial Tobacco, Yves- Thomas Dorval nie que ce soit une question de qualité qui justifie une baisse du tiers des commandes de sa compagnie au Québec.Le tabac québécois convient très bien à l'utilisation qu'elle en fait, dit-il.Les stocks à la hausse et la baisse constante de la consommation expliquent la baisse des commandes, selon M.Dorval.En Ontario, elles sont passées de 53 millions de livres en 2002 à 38 millions en 2003.Normes respectées Gaétan Beaulieu dit craindre que du tabac en provenance de la Chine ou du Mexique, « qui coûte 1 $ la livre à produire », ne soit utilisé dans les cigarettes canadiennes.« Sera-t-il de même qualité ?On en doute.On pourra le mêler à un autre tabac pour baisser les coûts et le consommateur ne s'en rendra pas compte.» Yvon Rancourt nie les allégations en indiquant que le tabac de Rothmans viendra désormais presque exclusivement de l'Ontario.Pour la petite partie manquante, M.Rancourt ne peut dire d'où elle sera importée mais assure « que le produit respectera nos normes ».Rothmans se dit prête à aider les producteurs québécois et ne ferme même pas la porte à une aide financière pour les aider à rembourser les travaux effectués sur leurs séchoirs à la demande des géants du tabac en 2001.Mais ça ne sera pas suffisant, disent les producteurs, qui veulent une aide du gouvernement pour se recycler dans la culture de légumes ou de céréales.« Avec les 140 000 livres de tabac que je produis, combien est-ce que je génère de taxes au gouvernement ?demande Gaétan Beaulieu.Moi, je trouve que ce n'est pas gênant de demander une compensation pour faire autre chose.» BEAUBIEN Fin de semaine 13 et 14 juin Le Grand Chef de la photographie vous invite à venir rencontrer monsieur Guy Authier, représentant de Nikon Canada et monsieur Guy Valiquette, représentant de pour une démonstration personnalisée.Vendredi 13 juin de 14h à 21h Samedi 14 juin de 10h à 17h À ne pas manquer! 3140579A 2DU0701A0610 MARDIÀ 2DU0701A0610 ZALLCALL 67 15:36:20 06/09/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 A7 Programme de location des Services financiers Hyundai pour une Accent GS 3 portes 2003 neuve, PDSF à partir de 12 395 $.Taux d'intérêt annuel de 0,90 %, mensualités de 149 $ pour 60 mois, sans obligation au terme du contrat de location.Coût total de location de 9535 $, option d'achat de 3803 $.Comptant de 595 $, première mensualité exigée.Dépôt de sécurité de 0 $.Frais de transport et de préparation inclus.Toutes taxes applicables, frais d'immatriculation et frais d'acquisition de location de 350 $ en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.PDSF d'une Accent GS 3 portes 2003 à partir de 12 395 $, frais de transport, d'immatriculation, de préparation et toutes taxes applicables en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.\u2020Report de paiement d'un an (365 jours) disponible pour tous les véhicules 2003 neufs et non utilisés sur financement à l'achat.Aucuns frais d'intérêt pour les 335 premiers jours à partir de la date de prise de possession du véhicule par son propriétaire.Après 335 jours, les intérêts commencent à s'accumuler et l'acheteur doit payer ensuite mensuellement le capital et les intérêts pour la période stipulée au contrat à un taux annuel de financement de 7,89 %.Le premier paiement est exigible à partir du 366e jour après la prise de possession du véhicule.La durée maximale du contrat est de 48 mois, excluant la période de report de 12 mois.Un comptant ou un véhicule offert en échange pourrait être requis.\u2020\u2020Taux annuel de financement à l'achat de 0 % pour tous les modèles Accent 2003 jusqu'à 36 mois.Les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont en sus.Exemple de financement : 10 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 277,80 $ pour 36 mois.Coût de prêt de 0 $ pour une obligation totale de 10 000 $.Toutes les offres sont pour une durée limitée, sur approbation du crédit, et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Voir le concessionnaire pour les détails.\u0001 Source : A.F.I.A.C., ventes de 2001 et 2002.ÉBLOUISSANTES LES OFFRES DE L'ÉTÉ 149$ 0 $ DE DÉPÔT DE SÉCURITÉ Comptant de 595 $.Transport et préparation inclus.LOUEZ À PARTIR DE OU 0%FINANCEMENT À L'ACHAT\u2020\u2020 Accent GS 2003 redessinée vendue au Québec La sous-compacte la plus deux années consécutives «Cool!» OU AUCUN PAIEMENT POUR UN AN Avec financement à l'achat.\u2020 PAR MOIS/ 60 MOIS DES VOITURES GARANTIES POUR LONGTEMPS : Garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur Assistance routière 24 heures de 3 ans/kilométrage illimité, comprenant livraison d'essence, changement de roue en cas de crevaison, déverrouillage, remorquage et autres services.Un simple appel sans frais suffit.www.hyundaicanada.com Moteur multisoupapes de 1,5 litre Tachymètre Transmission manuelle à 5 rapports Dossiers arrière rabattables 60/40 Glaces teintées avec bande pare-soleil au pare-brise Deux rétroviseurs extérieurs à commandes manuelles Porte-verre double Et beaucoup plus Renseignez-vous sur les mensualités de location imbattables sur la spacieuse Accent GL 4 portes et la sportive GSi 3 portes.Équipement de série PDSF DE 12 395 $ »\u0001 3147365A 2LP0801A0610 a8 mar 2LP0801A0610 ZALLCALL 67 22:24:28 06/09/03 B Virus du Nil: trois autres cas confirmés au Québec KARIM BENESSAIEH TROIS AUTRES cas québécois d'infection au virus du Nil ont été confirmés la semaine dernière, ce qui porte le total pour 2002 à 19 cas, dont deux décès.Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, il s'agit de trois cas jugés probables l'an dernier et confirmés vendredi.À part le fait que les personnes atteintes proviennent de la Montérégie, il a été impossible d'en savoir plus sur ces cas, ni la raison pour laquelle il a fallu attendre près de sept mois avant d'obtenir ces confirmations.En mars dernier, un article du Journal de l'Association médicale canadienne rapportait justement que le laboratoire de Winnipeg où Santé Canada fait analyser les cas d'infection était débordé.Par ailleurs, le Ministère se félicitait à la fin du mois de mai de l'efficacité du système de surveillance mis en place au début du mois, qui avait permis de recevoir 576 signalements d'oiseaux, d'en récolter 300 et d'en analyser 130.Sur le lot, 129 étaient négatifs, précise Québec par communiqué.L'an dernier, le premier oiseau porteur du virus avait été retrouvé le 13 juin dans l'arrondissement de Beaconsfield\u2014 Baie-d'Urfé, à Montréal.L'année 2002 a été bouclée avec 139 cas d'oiseaux et 50 groupes de moustiques infectés.Ce matin, le directeur de la Protection de la santé publique, Horacio Arruda, présentera le bilan de la prévention en 2003 du VNO.Photo AP © Aux États-Unis, les personnes suspectées d'être atteintes de la variole du singe ont été en contact avec des chiens de prairie.Ce virus provoque des lésions cutanées semblables à celles causées par la varicelle, comme on peut le voir sur cette photo.Quand les chiens de prairie attrapent la variole du singe.Ottawase pencherasur les pratiques des compagnies pharmaceutiques Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les compagnies pharmaceutiques se prêtent à une « espèce de trafic d'influence subtil » qui gonfle artificiellement le prix des médicaments, a estimé hier le député bloquiste Réal Ménard, en demandant à un comité parlementaire de se pencher sur la question.Les députés des autres partis ont rapidement approuvé la requête de M.Ménard et ont convenu de commencer leur étude du phénomène dès le mois de septembre.La facture totale des médicaments pour les gouvernements et les assureurs privés augmente « de 15 à 20 % par année », a soutenu le député.« Cette année, pour la première fois au Canada, ce que l'on a investi dans l'acquisition de médicaments a été supérieur à l'ensemble de la rémunération des médecins, a-t-il précisé.Si on ne fait rien, il n'y a aucun gouvernement qui va pouvoir soutenir de telles augmentations.Le problème de l'explosion du coût des médicaments a été documenté par de nombreuses commissions d'enquête, y compris celle de Michel Clair au Québec, mais on s'est encore peu attardé aux façons de le ralentir.Citant des données d'un rapport de la Conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé, Réal Ménard souligne que la moitié de la hausse récente des coûts est attribuable à un usage accru des médicaments.Et pour expliquer cette croissance de la consommation, le député de Hochelaga-Maisonneuve croit qu'il faut regarder du côté des pratiques des compagnies pharmaceutiques, qui envoient d'innombrables cadeaux aux médecins et qui multiplient les versions similaires de médicaments afin d'accroître leurs bénéfices.Ce comportement de l'industrie est « à la limite de l'éthique », affirme M.Ménard, en rappelant que les firmes dépensent des milliers de dollars par médecin, chaque année, pour faire la promotion de leurs produits.JUDITH LACHAPELLE APRÈS les moustiques et leur virus du Nil occidental, les vaches folles et leur variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, les civettes et le SRAS, voici donc les chiens de prairie et leur variole du singe.Les animaux seraient-ils en train de nous rendre complètement malades ?Pas plus qu'avant, soutient le Dr Yves Robert.Seulement, avec l'avancée de la science, ces maux qu'ils nous transmettent seront de plus en plus souvent démasqués.Le petit dernier des virus à la mode cause présentement une petite commotion dans le Midwest américain.Trente-trois cas suspectés de variole du singe (monkeypox) ont été répertoriés, et sept personnes ont été hospitalisées dans le Wisconsin, l'Illinois et l'Indiana.Si ces cas sont confirmés, les États- Unis seront le premier pays occidental à être officiellement touché par cette maladie d'origine africaine.Officiellement, parce qu'il n'est pas impossible que d'autres personnes et animaux aient été atteints de cette forme de variole, dit le Dr Yves Robert, du Laboratoire de santé publique du Québec.« Ce serait donc la première fois qu'on aurait des cas confirmés.Il est possible qu'on en ait déjà eu, mais qu'ils n'aient pas été diagnostiqués.» Cette forme de variole est causée par un virus du groupe des orthopox.Elle est beaucoup moins virulente et contagieuse que la version « originale » de la variole, mais provoque des lésions cutanées semblables à celles causées par la varicelle.La variole du singe (baptisée ainsi parce qu'elle s'attaque aussi aux singes) peut être fatale dans de très rares cas, \u2014 entre 1 et 10 % des personnes atteintes en meurent contre jusqu'à 30 % pour la variole.Aux États-Unis, les personnes suspectées d'être infectées ont été en contact avec des chiens de prairie suspectés d'être porteurs du virus originaire d'Afrique de l'Ouest.Il semble qu'aucune transmission de personne à personne n'ait été signalée.Les autorités sanitaires sont remontées jusqu'à un colis transportant des chiens de prairie, un rongeur américain, associés à un rat de Gambie, rongeur africain considéré comme hôte possible du virus responsable de la maladie.Pas une nouvelle maladie La variole du singe n'est donc pas une « nouvelle » maladie.« Il faut distinguer les vraies nouvelles maladies de celles que les nouvelles technologies peuvent maintenant identifier, dit le Dr Robert.On parle plus des zoonoses, mais on ne peut pas dire qu'il y en a plus.Et on n'a pas fini d'en entendre parler ! » Le responsable est ce nouveau test, le PCR, qui permet d'identifier facilement le matériel génétique d'un virus.Le Dr Robert ironise d'ailleurs en parlant de l'instrument comme d'une « bébelle » avec laquelle les chercheurs ont désormais bien du plaisir à identifier des maladies dont on n'aurait autrement peut-être jamais entendu parler.\u2014 Avec l'Agence France-Presse Cet été, grâce à cette offre exclusive aux résidents canadiens, vous pourrez demeurer en plein coeur de la magie et profiter d'un tarif au pair dans un hôtel Disney de catégorie « Value », « Moderate » ou « Deluxe ».En tant que client, vous profiterez de ce qu'il y a de mieux, qu'il s'agisse du transport gratuit partout sur le site de Walt Disney World, du service légendaire de Disney 24 heures sur 24 ou de l'accès à de spectaculaires piscines à thèmes.Et chaque jour, vous aurez droit à une Heure Magique Supplémentaire pour profiter des attractions parmi les plus 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Le nombre de chambres disponibles dans le cadre de cette promotion est limité.Le paiement sera fait en dollars américains, basé sur un taux d'échange de 0,67 $US = 1,00 $CAN.Par exemple, si le prix de la chambre est 77 $US, les Canadiens paieront l'équivalent de 77 $CAN en dollars américains (51,59 $US).Les frais d'échange et les taxes sont en sus.Une preuve de résidence canadienne sera exigée au moment de l'enregistrement.Des frais supplémentaires par adulte s'appliquent si plus de deux adultes (18 ans et plus) occupent la chambre.Aucun tarif de groupe ou d'autres rabais ne pourront être appliqués.disneyworld.ca ©Disney K7908243 Une magie qui n'a pas de prix.offerte à un prix au pair.Hôtels « Value » sélectionnés À partir de 77 $ Dollars canadiens par nuit La plupart des nuits 24/8 - 1/10/03 Hôtels « Value » sélectionnés À partir de 99 $ Dollars canadiens par nuit La plupart des nuits 1/7 - 23/8 ; 2/10 - 31/10/03 Composez le 1 407 WDW-STAR ou contactez votre agent de voyages et demandez le code JHC.3142855A Info-collecte : 514 832-0873 1 800 343-7264 www.hema-quebec.qc.ca DONNEZ D U SANG.DONNEZ L A V I E .Collecte de sang LOTO-QUÉBEC AUJOURD'HUI 10 juin de 8h à 16h 500, rue Sherbrooke Ouest - Montréal CLUB OPTIMISTE IBERVILLE En collaboration avec le Service des incendies, le Ministère des transports d'Iberville et la participation du Cercle des Filles d'Isabelle DEMAIN11 juin de 13h à 20h30 Caserne des Pompiers d'Iberville - 700, rue Balthazard - Iberville MAIRE DE SOREL-TRACY En collaboration avec les Filles d'Isabelle Madame de Saurel et les pompiers de Sorel-Tracy, sous la présidence d'honneur de M.Marcel Robert, maire de Sorel-Tracy JEUDI 12 juin de 13h à 20h Les Promenades de Sorel - Cour centrale - 450, boul.Poliquin - Sorel-Tracy 3148756A 2DU0901A0610 MARDIÀ 2DU0901A0610 ZALLCALL 67 17:10:20 06/09/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 A9 L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs 2003 en stock suivants : Impala (1WF19/R7A), Malibu (1ND69/R7A), Tracker (CJ10305/R7J), Trail Blazer (CT15506/R7A) et Silverado à cabine allongée (CC15753/R7F).Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois (Silverado : 30 mois) avec versement initial ou échange équivalent Impala (2 149$), Malibu (1665 $), Tracker (3 301 $), Trail Blazer (4 058 $) et Silverado à cabine allongée (4 056 $).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km à l'exception du Silverado à cabine allongée, frais de 12¢ après 50 000 km.Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigée à la livraison.\u2020Dépôt de sécurité (Impala : 350 $, Trail Blazer : 500 $ et Silverado à cabine allongée : 425 $) et première mensualité exigés à la livraison.\u2020\u2020Taux de financement à l'achat de 0% disponible sur la plupart des modèles pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement : 10000 $ à 0%: 60 versements de 166,67 $, coût en intérêts 0 $, coût total de financement 10000 $.L'offre de financement à l'achat ne s'applique pas aux Saturn, Saab, Isuzu, Grand Prix 2004, Corvette, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra/Silverado 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra/Silverado 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra/Silverado 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.BIEN PLUS.PLUS D'ESPACE Sièges pour 6 passagers Moteur V6 3,4 L de 180HP Transmission automatique 4 vitesses avec surmultipliée Climatisation à 2 zones Vitres, miroirs, portes et coffre à commandes électriques Régulateur de vitesse Lecteur CD 288$/mois\u2020 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS MALIBU CHEVROLET 2003 PLUS FIABLE Moteur Vortec 4,2 L de 275HP Pont arrière autobloquant Vitres, portes et miroirs chauffants à commandes électriques Climatisation à 2 zones Freins ABS aux 4 roues Roues de 16 po en aluminium Lecteur CD 418$/mois\u2020 LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS PLUS DE PUISSANCE Puissant moteur V6 3,1 L alliant performance et économie d'essence Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Régulateur de vitesses Vitres, miroirs et portes à commandes électriques Climatiseur Lecteur CD 258$/mois LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS PLUS DE PLAISIR Moteur L4 de 2,0 L à DACT de 127HP Boîte de transfert 2 vitesses permettant de passer de 2 à 4 roues motrices à la volée Lecteur CD Roues de 15po en aluminium Groupe sport LXT 238$/mois LOCATION 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS PLUS MUSCLÉ Moteur V8 Vortec 4800 de 270 HP Transmission automatique à 4 vitesses et mode remorquage, pont arrière autobloquant Freins ABS aux 4 roues Roues de 16po chromées stylisées Lecteur CD Climatiseur 358$/mois\u2020 LOCATION 30 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS TRACKER LXT CHEVROLET 2003 TRAILBLAZER LS CHEVROLET 2003 SILVERADO À CABINE ALLONGÉE CHEVROLET 2003 \u2020\u2020 IMPALA CHEVROLET 2003 0$ dépôt de sécurité 0$ dépôt de sécurité 3147706A 2LP1001A0610 a10 mardi 10 juin 2LP1001A0610 ZALLCALL 67 21:49:24 06/09/03 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R E A L MA R D I 1 0 J U IN 2 0 0 3 MONDE EXPRESS INTERNATIONAL HAITI Deces et critiques PLUS d'un millier de personnes ont assiste hier, a la faculte des sciences de Port-au-Prince, a une emouvante ceremonie funebre a la memoire de Rene Theodore, figure historique de la gauche haitienne et de la resistance a la dictature, decede a 62 ans le 1er juin.Militant communiste des son plus jeune age, Rene Theodore, exile sous la dictature duvalieriste en France et en URSS alors qu'il dirigeait le PUCH (Parti unifie des communistes haitiens), avait regagne Haiti apres la chute de la dictature en 1986.Il n'a jamais cautionne la candidature a la presidence de Jean Bertrand Aristide, ce qui avait provoque une scission au sein des marxistes haitiens.A Santiago du Chili, entre- temps, le secretaire d'Etat americain Colin Powell a fortement critique l'inaction du gouvernement haitien face a la crise politique qui bloque le pays.Il a menace de demander une reevaluation du role de l'OEA dans ce pays si le gouvernement de Port-au-Prince n'a pas, d'ici septembre, pris les mesures necessaires pour qu'un Conseil electoral puisse etre forme dans un climat de securite satisfaisant.d'apres AFP RDC-CONGO Patrouille de l'ONU UNE trentaine de soldats de la Force internationale d'urgence ont effectue hier, pendant environ deux heures, une patrouille a Bunia, a la veille de l'arrivee des premieres troupes de combat dans la ville.Dans le meme temps, quelque 700 soldats francais, 60 Canadiens et une douzaine de Belges etaient en poste en Ouganda, base arriere de l'operation Artemis qui vise a stabiliser le district tres trouble de l'Ituri, dont Bunia est le chef-lieu.La situation etait calme apres les affrontements de samedi a Bunia et dans les villages voisins entre les rebelles de l'UPC et des miliciens lendus.Ces affrontements ont fait plus de 40 morts, essentiellement des civils.d'apres AFP CUBA Powell a l'OEA LE secretaire d'Etat americain Colin Powell a appele a travailler a l'inevitable transition democratique a Cuba, lors d'une intervention a Santiago devant l'Organisation des Etats americains (OEA), tres divisee sur ce sujet.Mon gouvernement veut travailler avec nos partenaires au sein de l'OEA pour trouver les moyens d'accelerer l'inevitable transition democratique a Cuba , a declare le chef de la diplomatie americaine dans son allocution devant la 33e Assemblee generale de l'organisation panamericaine dans la capitale chilienne.Le peuple cubain regarde de plus en plus en direction de l'OEA pour l'aider a defendre ses libertes fondamentales contre les atteintes de la seule dictature qui subsiste sur notre continent , a-t-il declare.Des dimanche, Powell avait denonce, peu avant son arrivee au Chili, le regime anachronique du president Fidel Castro, donnant le ton de son intervention devant l'assemblee.d'apres AFP Bush croit que le temps lui donnera raison sur l'Irak JOONEED KHAN LE PRESIDENT George W.Bush, des Etats-Unis, s'est dit confiant, hier, que des preuves de l'existence de programmes d'armes de destruction massive seraient decouvertes et que l'histoire et le temps prouveront qu'il avait raison d'envahir l'Irak.Les commentaires de Bush faisaient echo aux declarations la veille de sa conseillere a la Securite nationale, Condoleezza Rice, et de son secretaire d'Etat Colin Powell, montes au creneau pour defendre la credibilite des informations du renseignement sur les ADM ainsi que les supposes liens entre le reseau terroriste Al-Qaeda et l'ex-regime de Saddam Hussein.Interroge hier, Bush a declare que la credibilite (des Etats-Unis) est basee sur le ferme desir de rendre le monde plus sur, et le peuple irakien est maintenant libre .De son cote, le New York Times rapportait que l'interrogatoire de hauts responsables d'Al-Qaeda detenus par les Etats- Unis, Abou Zoubeidah et Khaled Cheikh Mohammed, n'avait pas permis d'etablir de lien entre Al-Qaeda et l'ancien regime irakien.Devant la polemique grandissante, le Congres, controle par les republicains, a decide d'enqueter.Les commissions du Renseignement et des Forces armees du Senat vont conduire des auditions conjointes, sans doute a huis clos, a annonce le senateur republicain John Warner.L'opposition democrate au Congres se montre prudente, les sondages montrant, pour le moment, que l'opinion publique americaine ne se soucie guere des ADM, se felicitant plutot de la liberation du peuple irakien.Blair beau joueur?A Londres hier, Downing Street indiquait que le premier ministre Tony Blair et son directeur de la communication Alastair Campbell ont ete appeles a temoigner sur la question mais qu'ils ne repondront probablement pas a la demande.En Irak hier, les forces d'occupation americaines perdaient un autre soldat, tandis que des personnalites irakiennes se reunissaient pour discuter des plans americains sur l'avenir politique du pays.Des personnalites irakiennes ont celebre a Erbil, dans le Kurdistan irakien, en presence de representants americain et britannique, le 11e anniversaire de l'inauguration du Parlement kurde, cree en zone autonome au lendemain de la premiere guerre du Golfe.Les chefs du Parti democratique du Kurdistan (PDK) Massoud Barzani, de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) Jalal Talabani, l'ancien ministre Adnane Pachachi ainsi que des representants d'autres groupes irakiens comme l'Entente nationale et la parti chiite Al-Daawa devaient ensuite discuter de la situation en Irak, de la formation d'un gouvernement et des contacts avec les Etats-Unis , a indique le representant du PDK a Bagdad, Aref Tayfour.A Bagdad, rapporte l'agence Reuters, le regime d'occupation a ete contraint, face a une crise de liquidites, d'imprimer des billets de 250 dinars a l'effigie de Saddam Hussein : les Irakiens ne veulent plus du billet de 10 000 dinars, juge facile a contrefaire et deja tres devalue, et ils exigent le billet de 250 dinars.Une violente polemique a eclate entretemps entre un journal sunnite de Bagdad qui accuse des GI d'avoir viole deux Irakiennes, et la coalition, qui nie categoriquement.Selon le quotidien As-Sa'ah, deux adolescentes de 14 et 15 ans discutaient, vendredi a Souwarra, au sud de Bagdad, avec des soldats americains quand ces derniers leur ont propose de les accompagner dans leur camp pour prendre des photos, puis les ont violees.Selon le journal, une des filles est morte apres avoir ete violee par 18 soldats ; la seconde a ete tuee par sa famille.Apres enquete sur ce suppose incident, nous pouvons affirmer que cette information est fausse, irresponsable et a pour objectif de porter atteinte a la credibilite des nos troupes qui s'efforcent de creer un environnement stable pour le peuple irakien , affirme la coalition americano- britannique dans un communique.Enfin, selon le responsable irakien charge de la gestion du ministere du Petrole, Thamir Ghadhbane, l'Irak pourrait reprendre ses exportations de brut la semaine prochaine.avec AFP, AP et Google News L'ONU reclame la fin des combats au Liberia d'apres AFP et AP NEW YORK .Le Conseil de securite de l'ONU a demande la fin immediate des hostilites qui opposent, depuis jeudi, forces gouvernementales et rebelles au Liberia.Le Conseil demande aux parties d'assurer aux agences humanitaires un acces libre et sur a tous les groupes vulnerables , a declare l'ambassadeur russe Serguei Lavrov, qui assure la presidence pour le mois de juin.Plus tot, le secretaire general de l'ONU, Kofi Annan, avait souligne, dans une declaration, que presque aucun des trois millions de Liberiens, traumatises par des annees de guerre et de misere effroyable , n'etait en mesure de recevoir une aide humanitaire d'urgence.Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du LURD (Liberiens unis pour la reconciliation et la democratie) avaient commence jeudi peu apres l'annonce de l'inculpation du president Charles Taylor pour crimes de guerre et crimes contre l'humanite par le Tribunal special de la Sierra Leone.Les rebelles s'etaient replies de quelques kilometres samedi soir, mais d'intenses combats a l'arme lourde opposaient toujours, hier, les belligerants pres du port de Monrovia et des quartiers de Duala et Logan Town.Des milliers de civils, surtout des femmes et des enfants, fuyaient Logan Town en direction du centre- ville, a plusieurs kilometres au sud, ou vers l'est a Gardnersville.Les Etats-Unis ont appele les responsables des forces gouvernementales du Liberia et des rebelles du LURD a epargner les civils, en avertissant que violations des droits de l'homme et crimes de guerre seraient punis.Il n'est pas prevu pour l'instant que nous laissions des troupes ici.Notre seule mission, c'est de proceder a l'evacuation de ressortissants europeens et etrangers a la demande du gouvernement francais , a affirme un officier de l'operation Providence, soulignant que la question de la securite des batiments de l'Union europeenne reste posee .L'operation Providence, commandee directement par l'etat-major francais des Armees a Paris, a ete lancee dans le cadre du dispositif Corymbe, prevu pour ce type d'evacuation.Sur le plan diplomatique, des pourparlers interliberiens prevus au Ghana ont ete reportes a demain, tandis que le ministre ghaneen des Affaires etrangeres, Addo Akufo-Addo et le secretaire executif de la Communaute economique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), Mohamed Ibn Chambas, annoncaient leur depart pour le Liberia, via la Sierra Leone et la Guinee voisines, afin de negocier une treve.Le Ghana a entre-temps envoye un navire et trois avions militaires pour evacuer ses ressortissants du Liberia.Putsch manque en Mauritanie d'apres AFP NOUAKCHOTT .Victoire, victoire, vive Maaouiya ! criaient hier des milliers d'habitants de Nouakchott descendus dans la rue pour feter l'echec de la tentative de putsch lancee la veille contre le regime du president Maaouiya Ould Taya.Le chef de l'Etat a leve lui-meme en debut d'apresmidi toute incertitude sur son sort, en annoncant dans une breve intervention radiotelevisee la mise en echec de ce putsch tente par des officiers de l'armee nationale qui, a-t-il dit, avaient mis la main sur une unite comprenant essentiellement des blindes .La maitrise totale de la situation par l'armee loyaliste a demande un certain temps, car il etait necessaire de detruire l'unite char apres char, jusqu'au dernier tank , a explique le president, visiblement fatigue par une longue veille mais en bonne sante.Peu apres le debut des combats, dans la nuit de samedi, des sources proches du pouvoir avaient affirme que le president etait en securite et dirigeait lui-meme les operations contre les insurges.Mais toutes sortes de rumeurs ont circule pendant 36 heures, amenant la France, puis les Etats-Unis, a dementir la presence du president dans leurs ambassades.Dimanche soir, peu apres minuit, les autorites avaient annonce la fin de la tentative de coup d'Etat et l'arrestation ou la reddition de tous les mutins.Elles avaient designe un colonel radie de l'armee, Salah Ould Henena, comme instigateur de la tentative de putsch.Mais vers 6 h hier, des tirs d'armes automatiques et lourdes reprenaient dans le centre-ville, semant de nouveau le doute et la panique parmi la population.Les batiments officiels et plusieurs installations militaires sont situes dans le centre de Nouakchott, dont l'aeroport est egalement tres proche.Photo AFP Les forces francaises ont heliporte, sur un navire croisant dans les eaux internationales au large de Monrovia, 535 personnes de 38 nationalites, dont une centaine d'Americains.Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071.Tarifs speciaux: Les billets doivent etre achetes au plus tard le 16 juin, 2003.Tous les voyages doivent prendre fin au plus tard le 30 juin, 2003.Tarifs bases sur des trajets en aller simple, applicables aux nouvelles reservations et les billets sont totalement non remboursables.Les taxes, les redevances de navigation NAV CANADA, les frais d'assurance, de carburant et d'aeroport ne sont pas inclus.Le droit pour la securite des passagers du transport aerien (jusqu' a 7 $) n'est pas inclus.Le nombre de places est limite et fonction de la disponibilite.Les billets emis pour les services TangoMC par Air Canada ne peuvent etre utilises sur les services reguliers d'Air Canada.Sujets a d'autres conditions, details sur voltango.com.les tarifs prets-a-tango tarifs irresistibles de Montreal 116$ Winnipeg 144$ Calgary/Edmonton 189$ Vancouver 89$ Toronto Aucun achat requis a l'avance.Aucune obligation de sejour le samedi soir.Appelez-nous au 1 800 315-1390 ou Reservez au voltango.com \u201e communiquez avec votre agent de voyages.! bas tarifs de tous les jours en ligne, aller simple a partir de bien plus que des places bon marche tarifs speciaux en ligne, aller simple a partir de reservez d'ici le 16 juin, voyagez d'ici le 30 juin.3149397A 2LP1101A0610 a11 mardi 2LP1101A0610 ZALLCALL 67 21:43:23 06/09/03 B Des élèves intentent un recours collectif contre le ministère de l'Éducation QUALITÉ DE L'EAU 49 réseaux d'eau hors norme L'eau de Montréal est de très bonne qualité et est au-dessous de toutes les normes pour les sous-produits du chlore SOPHIE ALLARD SÉDUITS PAR une publicité diffusée dans le métro, des élèves sont allés en Floride pour apprendre le design.Ils en sont revenus, disentils, sans diplôme reconnu et avec une dette de plusieurs milliers de dollars.Amers, ils intentent un recours collectif contre le ministère de l'Éducation qui, malgré les nombreuses plaintes, n'a pas retiré l'école de sa liste d'établissements reconnus.« Si le Ministère n'avait pas approuvé cette école, tous les étudiants contactés disent qu'ils n'auraient jamais considéré s'y inscrire », dit Me François Lebeau, un des avocats responsables du dossier.Le Orlando International School of Visual and Entertainment Design Corp., dirigé par deux Québécois, a accueilli des centaines d'élèves québécois entre 1993 et 1997 \u2014 certains accusent des dettes supérieures à 25 000 $ \u2014 et a depuis fermé ses portes.On disait y offrir des formations d'artiste ou de dessinateur de bandes dessinées pour travailler dans les médias.Selon les témoignages, bien des enseignants y démissionnaient durant l'année scolaire, des élèves en stage obligatoire ont été contraints de laver des vitres, des nouveaux ont dû suivre des cours destinés aux finissants, etc.« Même si le ministère de l'Éducation savait que l'école présentait de sérieux problèmes, jamais il n'a mis en garde les étudiants désireux de s'y inscrire.De plus, il a continué d'approuver les prêts pour cet établissement », déplore Me Lebeau.Comme la cause semble sérieuse, la Cour supérieure du Québec vient de reconnaître aux étudiants ayant reçu des prêts en vertu de la Loi sur l'aide financière aux élèves le droit d'intenter un recours collectif pour que le gouvernement rembourse à leur place.D'ici quelques jours, les avocats commenceront la présentation de la preuve.Ils demandent que l'intimé, soit le ministère de l'Éducation, paie la totalité des prêts et intérêts ainsi que 3500 $ par semestre à titre de dommages pour la perte de temps et les inconvénients causés.Ils demandent aussi le remboursement de tout autre dommage particulier que les membres du groupe ont subi.Comme on ne sait pas encore combien d'élèves s'ajouteront à la liste des requérants, il est impossible actuellement de chiffrer le total des sommes demandées.Du côté du ministère de l'Éducation du Québec, on se refuse à tout commentaire.« Il est beaucoup trop tôt pour commenter », dit Caroline Richard, attachée de presse du ministre Pierre Reid.CHARLES CÔTÉ L'entrée en vigueur de nouvelles normes sur la qualité des eaux des réseaux au Québec fait ressortir des dépassements de normes dans 49 réseaux desservant 180 000 personnes, mais aucun ne se trouve dans la région de Montréal.En ce qui a trait au critère des trihalométhanes (THM), un sousproduit du traitement au chlore, l'eau de Montréal est de très bonne qualité, assure la Ville.« On est audessous de toutes les normes pour les sous-produits de chlore, dit Alan Desouza, responsable du Développement durable au comité exécutif de la Ville.Les citoyens de Montréal n'ont pas à s'inquiéter.» Ailleurs dans la région métropolitaine, les réseaux d'eau respectent les normes, assure Didier Bicchi, chef du service d'expertise technique en eau au ministère de l'Environnement.En revanche, au Centre-du-Québec et en Estrie, plusieurs réseaux municipaux ont connu des dépassements.Dans certains cas plus graves, les autorités locales ont dû intervenir pour corriger le tir et donner des conseils à la population.L'exposition au THM pendant deux ou trois décennies comporte des risques de cancer, notamment de la vessie.L'enfant à naître est à risque s'il est exposé dans le ventre de sa mère et les autorités émettent dorénavant des avis à ce sujet lorsque c'est nécessaire.« Si votre réseau municipal est problématique, les autorités locales vous ont déjà avertis, affirme M.Bicchi.On peut par exemple dire aux femmes enceintes de réduire leur consommation d'eau du robinet et prendre de l'eau en bouteille.M.Bicchi cite Saint-Zéphirin-de- Courval, dans la région de Yamaska, ainsi que Bromptonville et Saint-Élie-d'Orford, en Estrie, comme les cas les plus problématiques.« Ce sont les cas qui ont exigé l'intervention de la Santé publique et du ministère de l'Environnement, dit-il.Une intervention majeure était nécessaire et elle a été faite.» Depuis que le nouveau règlement sur la qualité de l'eau est entré en vigueur en 2001, le ministère de l'Environnement reçoit des données sur 77 critères.Certains sont totalement nouveaux, et d'autres, comme sur les THM, sont plus exigeants qu'auparavant.« Lors de l'adoption, la priorité a été aux analyses bactériologiques, explique M.Bicchi.Ensuite, on a commencé à recevoir les données physicochimiques.Le portrait de la qualité de l'eau sera terminé à l'automne.Toutefois, M.Bicchi peut déjà affirmer que les problèmes se retrouveront souvent dans les mêmes réseaux, qui doivent être mis à niveau.« Généralement, on va toujours avoir les mêmes cas problèmes, ditil.Un bon système règle à peu près tout en même temps.D'ici 2005, la majorité des centres de traitement seront améliorés.Il va y avoir une mise aux normes.» Cependant, cette approche ne rassure pas André Bouthillier, de la Coalition Eau Secours.« Chaque solution chimique à un problème de pollution va créer un autre problème chimique, on ne s'en sort pas, dit-il.Actuellement, avec la chloration, on échange un risque bactériologique à court terme contre un risque chimique de cancer à long terme.Il faut plutôt diminuer la pollution à la source.Mais c'est long : il faut changer des habitudes, dans l'agriculture, dans l'industrie, dans la gestion des eaux usées.» Place Versailles Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : Place Rosemère Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour du Nord, Sain t-Jérôme Mail Champlain Les Promenades St-Bruno 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Carrefour Laval Centre Rockland les magasins Nouveau forfait Un jour gratuit Appels locaux gratuits votre jour favori, chaque semaine 250 minutes par mois, facturées à la seconde 25 $ par mois J'adore les mardis Appelez dès maintenant : 1 888 481-FIDO.Détails en magasin.3142421A 2LP1201A0610 a12 mardi 2LP1201A0610 ZALLCALL 67 19:50:29 06/09/03 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 Le piège m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, a lancé un pari risqué : si les villes fusionnées s'améliorent, elles réussiront à amadouer les défusionnistes et à éviter les référendums qui leur pendent au bout du nez.M.Fournier a déposé son projet de loi sur la « réorganisation administrative de certaines municipalités » vendredi.En gros, il suggère aux villes fusionnées de se doter d'un plan de décentralisation.Le but est simple : les nouvelles villes abandonnent certains de leurs pouvoirs au profit des arrondissements afin de séduire les citoyens qui les boudent.Les villes ont jusqu'au 1er octobre pour mener à bien l'opération charme.Aucune limite n'est imposée : elles peuvent céder des pouvoirs de taxation, d'emprunt et d'embauche.Erreur.Si elles vont aussi loin, elles ne seront plus que des coquilles vides.Les arrondissements retrouveront leurs vieux réflexes de petites municipalités allergiques au partage.Pour Montréal, ce serait un grand bond en arrière : munis de ces pouvoirs, les 27 arrondissements redeviendraient des villes, mais sans le nom, et retomberaient vite dans leurs interminables guerres de clocher.Ces divisions paralysent le développement économique.Montréal a besoin, comme n'importe quelle métropole qui se respecte, de parler d'une seule voix.Pas d'une cacophonie de 27 arrondissements déguisés en villes.L'exercice de décentralisation demandé par M.Fournier est un piège.D'ailleurs, tout le dossier des défusions est un piège.Depuis deux ans, Jean Charest promet aux citoyens qu'il enclenchera le processus de défusion dès qu'il prendra le pouvoir même si cet engagement est irresponsable et met en danger l'avenir des villes.Aujourd'hui, il ne peut plus reculer mais il essaie de protéger les villes de l'éclatement en les embarquant dans une opération vaine et bâclée de chirurgie esthétique qui sent le « sauvons les meubles » à plein nez.Avec le projet de loi déposé vendredi, Québec établit un rapport de force malsain.Les villes doivent plaire à tout prix aux défusionnistes qui ne souhaitent qu'une chose, recréer le plus vite possible leur petite oasis.La bataille est inégale : les défusionnistes manient l'arme du référendum, alors que les villes, elles, n'ont qu'un vague projet de loi qui les encourage à soumettre un plan de décentralisation à toute vapeur.On se retrouve dans la situation absurde où c'est la minorité défusionniste qui décide du sort de la majorité.Et les grandes villes, coincées dans cette dynamique infernale, risquent de céder des grands pans de pouvoir pour convaincre les défusionnistes et, du même coup, éviter l'éclatement.La majorité, impuissante, attend le verdict et n'a pas un mot à dire.Assez malsain, merci.Oui, les grandes villes ne sont pas parfaites ; oui, elles ont des tendances centralisatrices ; oui, leur réussite repose sur leur capacité de laisser les arrondissements respirer en paix et prendre des décisions sans avoir à cogner à la porte de la grande ville chaque fois qu'ils veulent planter un clou ; oui, les doléances des citoyens des anciennes municipalités sont légitimes et leurs craintes compréhensibles, surtout lorsqu'ils voient des gros syndicats faire la pluie et le beau temps et bloquer une opération aussi banale que planter des fleurs dans un parc.Mais ce n'est pas une raison pour tout bazarder et jeter le bébé avec l'eau du bain.Il faut du temps pour construire une ville et ce n'est pas en lui mettant l'arme des défusions sur la tempe et en la coinçant dans des délais irréalistes qu'elle va prendre intelligemment le virage de la décentralisation.Montréala besoin, comme n'importe quelle métropole qui se respecte, de parler d'une seule voix.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Une question JE DÉSIRE poser une question : quand Saddam Hussein a réalisé que les États-Unis étaient déterminés à renverser son régime, estil possible qu'il ait fait disparaître complètement ses armes de destruction massive de façon à mal faire paraître les États-Unis à la face de la planète tout entière.LUC BUSSIÈRES Fabrication de preuve VOULEZ-VOUS parier sur le temps qu'il faudra aux Américains pour planter des prétendues « armes de destruction massive » en Irak, afin de justifier a posteriori leur action contraire à toutes les règles du droit international et maquiller leurs crimes contre l'humanité ?Ils ont mis un an et demi à fabriquer les conditions leur permettant d'abuser suffisamment de la crédulité de leur population pour qu'on accepte, chez-eux, que soit déclenché unilatéralement un conflit auquel s'opposait l'ensemble du monde civilisé.Six mois devraient à mon avis leur être amplement suffisants pour couvrir le territoire irakien de « preuves accablantes ».ALAIN SIROIS Est-ce ça l'atavisme ?« ÉROTISME MADE in Quebec », et « Quand le SRAS devient sexy », pouvait-on lire dans le même quotidien de Montréal ces derniers jours.Assez, c'est assez ! M.René-Richard Cyr défend l'idée qu'on n'a pas tout exploité du large univers du sexe.« La sexualité est abordée de manière tellement superficielle aujourd'hui », dira-t-il.Quand le mijoté de porc devient aphrodisiaque.Quand la bière devient l'empire des sens.Quand se laver les cheveux devient une excitation orgasmique.Quand personne dans notre société civilisée n'ose se lever pour dénoncer un tel désordre hormonal, il y a lieu de se demander à quel niveau se situe notre jugement.Jamais je n'ai lu ou entendu un personnage influent de notre petit monde à nous, un journaliste, un athlète professionnel, un poète, un écrivain, un médecin, un avocat, un psychiatre stigmatiser de telles pratiques psychotiques.Avons-nous une âme aussi étriquée que pour le nationalisme ?Tous les jours on rapporte des cas d'agressions sexuelles ou de viols.Sommesnous de ces voyeurs passifs, insensibles, indifférents ?Sommes-nous à ce point dupes pour croire que toute cette propagande à connotation sexuelle n'exerce aucune influence sur les personnes dont l'équilibre en ce domaine est fragile, précaire, perturbé ?Ne changeons-nous pas un tabou pour un autre ?Il y a quelques années, la sexualité était un sujet tabou.Dénoncer les abus, aujourd'hui, s'inscrit à la même adresse.Des campagnes ont été organisées pour sensibiliser les gens à la violence sous toutes ses formes à la télévision incluant de façon toute timide et sans les nommer les agressions sexuelles.On qualifiera probablement ce discours de vieux jeu, arriéré, kétaine.Mais personne ne pourra nier la réalité, même feindre de l'ignorer et jusqu'à quand ?Sommes-nous victimes d'un atavisme « pandémique » ?YVES DESLAURIERS Prévost Quel avenir ?Monsieur Gérald Tremblay, SI UN TROISIÈME parti apparaissait à Montréal, un parti centralisateur qui arracherait des votes à Pierre Bourque, la donne pourrait changer.Car paradoxalement les sondages indiquent que les Montréalais sont 68 % à ne pas aimer Bourque.Ils votent pour ce qu'il représente.Ce n'est même pas un bon défenseur de Montréal.Il émet des idées vagues, sans plus.Mais vous-même Monsieur le maire, vous n'êtes malheureusement pas sans reproche.Vous êtes trop opérationnel, by the book, et pas assez stratégique.Vous avez surtout trop dilué le pouvoir sur lequel vous étiez assis, en répartissant la bureaucratie montréalaise partout ou elle est inutile, soit dans des arrondissements qui n'en savent que faire.Alors que vous auriez pu l'utiliser comme centre d'expertise pour élargir votre pouvoir.Vous vous êtes peinturé dans un coin cher ami.Pire encore, vous êtes vous-même devenu une sorte d'arrondissement en compétition avec les 27 autres.Une coquille vide en somme.Où avez-vous donc appris tant de finesse politique ?Aux HEC ?Mais la Ville de Montréal, c'est justement beaucoup plus qu'une firme de micro-gestion ou de comptabilité.Quelqu'un de votre entourage aurait dû vous avertir, vous qui n'êtes qu'un novice au niveau municipal.L'avenir est devant vous ! mais lequel ?MICHEL MAGNANT Montréal Un chemin qui ne mène pas à Rome a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La rumeur envoie l'ancien ministre Alfonso Gagliano à Rome, comme ambassadeur auprès du Vatican.Une telle nomination serait proprement scandaleuse.Le premier ministre ne doit pas y procéder, sous peine d'entacher l'héritage qu'il s'affaire à polir depuis quelques mois.Jusqu'ici, les diverses enquêtes et vérifications faites dans les dossiers controversés auxquels M.Gagliano a été mêlé n'ont pas démontré d'abus flagrants de sa part.Cependant, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'est passé bien des choses troublantes au cours de son mandat comme ministre des Travaux publics.Ou bien M.Gagliano avait perdu le contrôle de son ministère.Ou bien il en avait le contrôle, ce qui serait pire.C'est sous sa gouverne que le programme de commandites du gouvernement fédéral a été géré à la va-comme-je-te-pousse, permettant à des firmes d'empocher des sommes totalement disproportionnées par rapport aux travaux réalisés.La vérificatrice générale a conclu que les fonctionnaires responsables du dossier avaient dans certains cas « contourné à peu près toutes les règles » de bonne gestion.Parmi ces fonctionnaires, on trouve M.Pierre Tremblay, ancien chef de cabinet de M.Gagliano.Et, selon une vérification interne, le choix des agences impliquées dans la gestion des commandites n'a pas été fait selon les règles de l'art.M.Gagliano a été accusé, par un libéral qui présidait la Société immobilière du Canada, d'être intervenu auprès de la Société pour qu'elle embauche un de ses organisateurs.De plus, deux sociétés d'État dont était responsable M.Gagliano ont donné des contrats à un dénommé Maurizio Creuso, un Italien qui a obtenu sa citoyenneté canadienne bien qu'il fut soupçonné de fraude dans son pays, et qui se présentait comme « un ami » du ministre.Autre controverse : une proche collaboratrice de M.Gagliano, Michèle Tremblay, a obtenu plusieurs contrats de ministères et d'organismes fédéraux.Enfin, selon ce qu'écrivait hier le Globe and Mail, le fils de M.Gagliano, cadre dans une firme d'impression, aurait tiré profit de sous-contrats reliés à la publicité gouvernementale.\u0001 \u0001 \u0001 Le brouillard recouvrant les activités de M.Gagliano était devenu tellement épais l'an dernier que le premier ministre a fini par se rendre lui-même à l'évidence : son fidèle lieutenant devait quitter le Cabinet.Il l'a nommé ambassadeur au Danemark.C'était une punition dorée, mais une punition tout de même.À l'opposé, l'ambassade au Vatican dont il est question aujourd'hui, c'est le fantasme de M.Gagliano.Pour lui, ce serait la récompense ultime.Or, il va de soi qu'on ne devrait pas récompenser un politicien qui a eu si peu d'égard pour l'éthique, qui dans le domaine public relève autant de la réalité que de l'apparence.En signant un décret envoyant M.Gagliano à Rome, M.Chrétien ferait instantanément oublier les mesures qu'il a prises pour redorer le blason de son gouvernement en matière d'éthique, notamment la réforme du financement des partis politiques.Et bien des Canadiens concluraient que le premier ministre place la loyauté partisane avant les exigences de l'intégrité.La qualité des personnes compte JE SUIS UNE maman qui a eu à « inventer » son système de garderie, il y a plus de 25 ans.J'ai expérimenté la gardienne à la maison logée, nourrie, véhiculée à mes frais et rémunérée ; la gardienne d'expérience à temps partiel qui trouvait le temps long à ma maison et la garderie chez une maman qui avait élevé quatre enfants tous partis de la maison et qui avait fait de la garderie en milieu familial sa deuxième vocation.J'ai finalement confié mes enfants à cette dernière pendant quatre ans et ne l'ai jamais regretté.En 1978, année où j'ai expérimenté les trois solutions, chacune recevait 80 $ par semaine pour garder mes deux enfants.À cette époque, mon mari et moi commencions seulement à tirer un salaire de base de notre petite entreprise fondée quelques années auparavant : pas de REER, pas de vacances à l'extérieur, pas de superflu, strictement le nécessaire.C'est dire que nos budgets étaient serrés.Vous comprendrez donc pourquoi je considère comme une réaction d'enfants gâtés, tout ce tra-la-la à propos de la garderie à 5 $.Que les parents plus à l'aise paient, en 2003, un peu plus que 5 $ par jour me paraît équitable comparé à ce qu'ont déboursé les parents qui les ont précédés et qui paient toujours taxes et impôts.En ce qui a trait aux propos de M.Serge Vaillancourt, dans La Presse d'hier, je voudrais lui souligner que la qualité des services dispensés par un(e) gardien(ne) ne sont pas strictement reliés à la formation reçue dans une institution d'enseignement.Bien des gardien(ne)s en milieu familial (ou privé) ont acquis cette formation en élevant leurs propres enfants et en travaillant (enseignement, soins infirmiers, surveillance scolaire, etc.).Dans bien des cas, le goût de vivre et travailler avec des enfants combiné à leur expérience et aux connaissances acquises sur une vingtaine d'années surpassent les connaissances théoriques transmises en quelques semestres à l'école.En fait, c'est la qualité des personnes qui fait avant tout la différence dans la qualité des services.LISE CHARTIER Île Perrot PHOTOTHÈQUE, La Presse Tout le tollé autour des garderies à 5 $ serait-il le fait de parents gâtés ? 2LP1301A0610 a13 mardi 2LP1301A0610 ZALLCALL 67 20:01:28 06/09/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 A13 Élitiste, le PQ?Le Parti québécois a échoué jusqu'à ce jour parce qu'il n'a pas réussi à associer le peuple à son projet LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Matera ou la ville cubiste À quelques jours du premier conseil national du PQ depuis la défaite électorale du 14 avril dernier, nous vous proposons deux textes de militants péquistes de longue date.JEAN- PIERRE CHARBONNEAU L'auteur est député de Borduas, ex- président de l'Assemblée nationale et et exministre des affaires intergouvernement ales et de la réforme des institutions démocratiques.DEPUIS DES ANNÉES, les dirigeants du mouvement souverainiste québécois s'interrogent sur les raisons de la stagnation de l'appui à leur cause.Parmi les explications énoncées jusqu'à ce jour, aucune n'a mis en cause la pratique politique utilisée.Au Parti québécois le mot d'ordre a toujours été : sortir, parler et convaincre.Cela s'inspirait d'une approche classique de missionnariat, de propagande élitiste et de mise en marché traditionnelle qui implique qu'une petite cohorte de gens convaincus et motivés cherchent à convaincre et à rallier la masse à leur opinion.Il s'agissait en quelque sorte d'appliquer pour le projet souverainiste la recette utilisée pour mettre en oeuvre les réformes de la Révolution tranquille pensées, conçues et mises en vigueur d'en haut, par une poignée d'élus et de technocrates clairvoyants.C'est ainsi que depuis 35 ans, le Parti québécois fonctionne.Certes, l'idée de la souveraineté a progressé mais il faut savoir reconnaître que pour l'essentiel, les progrès sont plus attribuables à des conjonctures favorables et à la popularité exceptionnelle de deux de ses chefs, René Lévesque et Lucien Bouchard, qu'au prosélytisme de militants et militantes qui, avec détermination autant que ferveur, sont sortis pour parler et convaincre.Sans compter que les avancées se sont aussi faites sur un fond socioculturel et historique particulier.Au cours des dernières années, le Parti québécois a officiellement ajouté un mot à son slogan militant : écouter.Malheureusement, il n'y a pas eu de véritable écoute.Notamment, parce qu'on a refusé de s'engager dans l'une des voies qui l'aurait rendue possible en se disant à la fois coincés par le temps et les échéances électorales et trop anxieux devant le risque de recevoir des opinions et des réponses dérangeantes.Quelle était l'approche écartée ?Essentiellement, il s'agissait de reprendre de la bonne façon et avec le temps voulu l'exercice populaire des commissions régionales itinérantes sur l'avenir du Québec tenues dans les mois ayant précédé le référendum de 1995.Reprendre de la bonne façon car, l'exercice n'a pas alors été mené comme il aurait dû l'être, c'est-à-dire de façon à permettre à un très grand nombre de citoyens et de citoyennes, dans tous les coins et recoins du Québec, de s'exprimer adéquatement sur leur vision de l'avenir de la collectivité.(.) Manque de clairvoyance À mon avis, l'échec référendaire de 1980 et surtout celui de 1995 sont beaucoup les échecs d'une attitude élitiste qui n'a pas eu la clairvoyance, l'humilité et le courage de faire vraiment participer le peuple et de lui confier la responsabilité citoyenne de s'approprier la définition de son avenir.C'est aussi l'échec de l'utilisation du pouvoir gouvernemental pour faire avancer la cause.On le sait bien, seul un gouvernement a l'autorité morale et politique de convier toute une population à de grandes manoeuvres de réflexion et de changement.Encore faut-il le faire et bien le faire.Bien sûr, utiliser le pouvoir gouvernemental après des défaites référendaires crève- coeur pour poursuivre la quête de l'indépendance politique n'est pas chose facile.Sans compter le fait que la longévité au pouvoir dans ce contexte, prête flanc à une perte de crédibilité et de confiance à cause des inévitables décisions impopulaires qui interviennent.Cependant, on doit se demander si les dernières années ont été bien utilisées par les instances du Parti québécois, y compris l'aile parlementaire et le gouvernement, pour poursuivre la marche vers le pays.(.) Cela dit, comment envisager maintenant la suite des choses en ce qui concerne l'avenir du projet souverainiste alors que l'équipe parlementaire du Parti québécois se retrouve pour quelques années dans l'opposition avec 33 % de l'appui populaire exprimé ?Les réponses à trouver et à mettre en oeuvre ne sont pas toutes évidentes à ce moment-ci d'autant que l'opposition ne permet pas d'initier les changements comme le permet le gouvernement.Cependant, si on reprend rapidement et aveuglément la quête du pouvoir pour répéter une fois aux commandes une troisième fois les mêmes scénarios d'action, on peut franchement se demander si cela en vaudra vraiment la peine.Pour l'heure, je crois donc que la réflexion qui s'amorce au sein du Parti québécois et ailleurs dans les autres groupes souverainistes et nationalistes, doit passer d'abord par un rigoureux et courageux examen de conscience de la pratique politique utilisée jusqu'à aujourd'hui par les instances dirigeantes du Parti québécois.Amis lecteurs qui aimez l'Italie et croyez en avoir visité les plus beaux sites, êtesvous allés à Matera ?Sinon, il faudra y retourner.Cette ville, à demi enfouie dans les replis rocheux d'un plateau sublime et désolé, a été ma découverte de l'année.C'est le joyau de la Basilicate, la plus petite province italienne, coincée entre la Calabre et les Pouilles, tout près du golfe de Tarente \u2014 donc, en quelque sorte, sur la plante du pied de la botte.Des amis, grands amateurs d'art, nous en avaient parlé.Nous y sommes allés en février dernier.Il faisait soleil mais très froid, et il y avait de la neige dans les montagnes.Mais la visite valait bien les doigts gelés ! En outre, la saison froide vous permet de visiter les sites en paix, l'afflux de touristes étant réduit au minimum.\u0001 \u0001 \u0001 Pour un voyage idéal, on atterrit à Naples \u2014 métropole foisonnante de trésors architecturaux mais vivante, grouillante, anarchique : rien à voir avec ces villes-musées un peu figées, en tout cas trop fréquentées, que sont devenues Florence, Rome et Venise.Si l'on veut s'éviter les problèmes de circulation automobile, on loge dans une petite ville voisine, juste au sud de Naples \u2014 à Pompéi, par exemple, où se trouvent nombre d'hôtels de diverses catégories et d'où l'on peut facilement aller à Naples pour la journée par le train ou l'autocar.À Pompéi, on visite évidemment l'extraordinaire cité romaine préservée par la lave du Vésuve, et la Villa Oplontis, elle aussi figée dans le temps depuis 2000 ans, de même que les ruines d'Herculaneum, particulièrement intéressantes parce que nombre de murs ont gardé leurs fresques d'origine.L'on reprend la route vers le sud, avec arrêt obligatoire à Paestum, où se dressent trois fabuleux temples grecs dont la pierre calcaire prend au coucher du soleil des reflets roses et lumineux à vous briser le coeur.(Ne pas rater le musée de Paestum.non plus, cela va de soi, que le Musée archéologique de Naples ; en sortant de ce dernier musée, vous irez prendre un « expresso serrato » au joli café qui se trouve dans la magnifique galerie située en face du musée, et si vous avez un petit creux, vous irez déguster la meilleure pizza du monde à la Starita Pizzeria, dans la via Mater Dei.) Et puis plus tard, ce sera la route vers Matera.Vous reprenez l'autoroute, direction Potenza, traversez la chaîne des Appenins, et en moins de temps qu'il n'en faut pour aller de Montréal à Québec, vous serez à Matera.\u0001 \u0001 \u0001 Dire de Matera que c'est une ville de troglodytes ne lui rend pas justice.C'est un territoire d'études sociologiques et historiques, un merveilleux exemple de restauration architecturale, et c'est, finalement, un tableau cubiste dont les couleurs changent à chaque heure du jour et qui prend, la nuit, une allure magique, irréelle.Après la guerre, des centaines de familles vivaient encore dans ces grottes taillées dans le roc.C'est peu de dire qu'elles étaient pauvres : une pièce unique, sans cloison, le berceau suspendu au-dessus du lit matrimonial, les autres petits couchés dans des tiroirs, et le cheval et les animaux domestiques logés tout près du lit, ces bêtes et leur fumier constituant la seule source de chaleur.Depuis, l'Italie s'est enrichie.Le quartier des « Sassi » a été presque entièrement restauré, et avec un art consommé.Les petites habitations de pierres blanchies à la chaux, superposées et collées les unes aux autres dans un enchevêtrement inouï de cubicules, de terrasses, d'escaliers et de ruelles tortueuses, forment un ensemble à nul autre pareil, et, aujourd'hui, un exemple remarquable de « gentrification » réussie.Il faut loger à l'hôtel Sassi (bon rapport qualité-prix), au coeur de la ville historique.L'hôtel est un regroupement de maisons-grottes dans lesquelles l'architecte a fait des merveilles.C'est blanc, éclairé, ancien et moderne à la fois, et d'un goût parfait.Chaque chambre est différente, il y en a d'aussi petites que des cellules, d'autres avec des patios.Mais de partout l'on a vue sur les Sassis.Et la ville moderne est à deux pas, avec ses grandes piazzas, ses élégantes fontaines et ses boutiques.Mais c'est aux Sassis qu'il faut revenir le soir, car c'est là que descendent, pour s'amuser ou se restaurer, les jeunes branchés et les petites familles de classe moyenne de Matera.Autour de Matera, il y a aussi de quoi s'occuper.La région compte une centaine d'églises rupestres, souterraines ou en partie creusées dans le roc, fondées entre le 8e et le 13e siècle par des moines venus de l'est, comme en témoignent leurs lumineuses fresques byzantines.Partout dans la région, au-delà d'oliveraies millénaires, des villages à découvrir, plus secrets que Matera \u2014 Montescaglioso entre autres, sa belle abbaye, sa « rue des artisans », ses petites placettes ensoleillées.Rêvons.PHOTOTHÈQUE, La Presse Les résultats des élections du 14 avril dernier sont interprétés par les militants péquistes de manière bien différente.Les optimistes, dont le chef du parti Bernard Landry, insistent sur le nombre de députés élus, tandis que les autres parlent de défaite puisque le parti n'a récolté que 33 % des suffrages exprimés.« La réflexion qui s'amorce au sein du PQ doit passer d'abord par un rigoureux et courageux examen de conscience.» \u2014 Jean-Pierre Charbonneau Landry doit se brancher! Pour le bien et la cohésion du Parti québécois, il est nécessaire et urgent que le chef péquiste annonce rapidement ses intentions MAXIME BARAKAT L'auteur est un ancien président régional sous Lucien Bouchard et ancien directeur de cabinet dans le gouvernement de Bernard Landry.DEPUIS NOTRE dernière défaite référendaire, le PQ a manqué quelques rendez-vous importants avec l'histoire.Rappelez-vous de 1995, année où le gouvernement du Parti québécois avait lancé la campagne référendaire afin de tenir un référendum sur notre avenir politique.Après la défaite du oui, quelques ténors du PQ avaient avancé l'idée que le résultat du référendum de 1995 devrait être perçu comme une victoire morale par les souverainistes.Cette affirmation aura manqué de jugement si elle a été faite de bonne fois, sinon les ténors du PQ qui ont avancé cette idée ne voulaient aucunement faire un postmortem objectif et lucide de cette défaite.Premier rendez-vous manqué.En 1998, le PQ avait été reporté au pouvoir avec 77 sièges sur 125.Au lendemain de cette victoire, le premier ministre de l'époque M.Lucien Bouchard avait interprété ce résultat comme une claque au mouvement souverainiste, puisque le PLQ avait eu plus de votes que le PQ.À ce que je sache, notre système parlementaire est loin d'être antidémocratique.Tous les gouvernements qui se sont succédés au Québec se sont faits élire sur la base de la majorité du nombre de sièges à l'Assemblée nationale.Si ce système parlementaire mérite d'être réformé, c'est un autre débat.Encore une fois le PQ s'est mis lui-même sur la défensive en ayant interprété la victoire de 1998 comme une défaite.Le résultat de cette mauvaise interprétation a forcé le gouvernement à mettre la souveraineté en veilleuse et à donner aux Québécois un bon gouvernement « provincialiste », qui sera par la suite étranglé au niveau de ses finances publiques par le fédéral.Deuxième rendez- vous manqué.En 2003, le Parti québécois a perdu les élections générales en remportant 45 sièges sur 125.Au lendemain de cette défaite, le chef du parti M.Bernard Landry a annoncé que le résultat des élections du 14 avril dernier était un succès et que jamais dans l'histoire de notre parti, nous n'avons eu autant de sièges dans l'opposition.Oui, il est vrai que nous avons eu 45 sièges et à peu près 33 % du vote (comparer ce pourcentage avec l'appui à la souveraineté), mais nous avons été défaits.On dirait que nous ne sommes pas capables au PQ de nommer les choses par leur nom.Troisième rendezvous manqué.J'ai l'impression que nous manquons de lucidité et d'objectivité au sein de notre parti quand nous mélangeons les victoires et les défaites.L'honnêteté intellectuelle est une condition primordiale pour un parti qui aspire au pouvoir et qui veut faire du Québec un pays souverain.(.) \u0001 \u0001 \u0001 Deux scénarios se présentent devant nous : Premier scénario.Si le président du parti M.Bernard Landry décide de quitter la vie politique d'ici l'automne prochain, une course à la chefferie devra se tenir en février 2004 suivie d'un congrès national au printemps 2005.Depuis la création du PQ en 1968, il n'y a eu qu'une seule course à la chefferie.Pour la prochaine fois, il serait souhaitable et nécessaire de choisir le nouveau chef du parti après un vrai débat d'idées sur la nouvelle manière de faire adhérer le plus de Québécoises et de Québécois à notre projet de société.Deuxième scénario.Si M.Landry veut rester à la barre du PQ et mener ses troupes aux prochaines élections générales, il devra l'annoncer immédiatement.Aucun parti politique n'est capable de fonctionner normalement dans l'incertitude.Pour le bien et la cohésion de notre parti, il est nécessaire et urgent que M.Landry annonce son intention à ce sujet, comme il le dit si bien « la patrie avant le parti et le parti avant l'individu ».Si M.Landry décide de rester chef du parti ; avec l'exécutif national, il doit présenter aux membres du conseil national un échéancier précis déclenchant un congrès national.Pourquoi un congrès national ?C'est une occasion pour les militants de faire un vrai brassage d'idées et d'actualiser notre programme politique afin que nous soyons prêts pour le prochain rendezvous électoral.L'autre raison, le congrès national est une occasion pour M.Landry d'asseoir son leadership sur le parti en subissant un vote de confiance prévu par les statuts après chaque élection générale.À mon avis une course à la chefferie et/ ou un congrès national devraient être des rendez-vous importants qui relanceraient le débat sur la nécessité de la souveraineté et sur le pays que nous voulons offrir à toutes les Québécoises et à tous les Québécois de toutes les origines et de toutes les nations.Si nous voulons vraiment « Rester forts », nous aurons besoin de rajeunir le parti et de revoir nos façons de faire sur les plans politique et organisationnel.En conclusion, j'aimerais lancer un message à tous les progressistes du Québec : le Parti québécois n'appartient à personne et sa seule et unique raison d'être, c'est de réaliser la souveraineté politique du Québec. 2DU1401A0610 MARDIÀ 2DU1401A0610 ZALLCALL 67 17:11:14 06/09/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 0 JUIN 2003 LOCATION 0%DE FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT 60 MOIS PLUS DE PUISSANCE \u0001Moteur ECOTEC 2,2 L de 140HP PLUS DE STYLE \u0001Nouvelles lignes épurées \u0001Phares antibrouillard de série PLUS DE CONTRÔLE \u0001Tenue de route et maniabilité améliorées \u0001Transmission manuelle 5 vitesses Getrag PLUS DE SÉCURITÉ \u0001Garantie 5 ans ou 100 000km sur le groupe motopropulseur sans franchise \u0001Système antivol PASSLock \u00012 sacs gonflables à déploiement adapté PLUS ABORDABLE QUE JAMAIS LLAA BBEERRLLIINNEE SSUUNNFFIIRREE SSLL 22000033 RREEDDEESSSSIINNÉÉEE BIEN PLUS.209$/mois 0,5% de financement\u2020 0$ comptant 0 $ dépôt de sécurité TERME DE 48 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS TAXES EN SUS ACHAT 256$/mois 0% de financement\u2020\u2020 0$ comptant TERME DE 60 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 158 $ TAXES EN SUS 188 $ 2424 $ 1000 $ LOCATION 48 MOIS MENSUALITÉ COMPTANT (ou échange équivalent) L'Association des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf 2003 en stock suivant : Sunfire SL (2JB69/R7A).Photo à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits payables à la livraison.Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois sans versement initial (voir tableau).À la location, transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.Première mensualité exigée à la livraison.\u2020Taux de financement à la location de 0,5% disponible pour des termes allant jusqu'à 48 mois.Paiements mensuels basés sur un terme de 60 mois sans versement initial.À l'achat, préparation et transport inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.\u2020\u2020Taux de financement à l'achat de 0% disponible pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.\u2020\u2020 3144273A "]
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