La presse, 1 juin 2003, E. Arts + Spectacles
[" 7LP0101E0601 E-1 dimanche 7LP0101E0601 ZALLCALL 67 22:05:28 05/31/03 B BUNGALOW 3 ch.fermées, terr., stat., faut vendre pcq M.et Mme ne sont plus M.et Mme.www.editionsboreal.qc.ca Scénario 240 pages 17,95 $ 16 pages de photos couleur DENYS ARCAND © Attila Dory INVASIONS BARBARES LES 3146464A C H A R LOT DAG H L I A N Voir DAGHLIAN en E4 Voir CARAÏBE en E7 C A H I E R E | L A P R E S S E | M O N T R É A L | D I M A N C H E 1 E R J U I N 2003 Cinq questions à.Pierre Flynn Page 7 JE FAIS ce papier à l'aéroport «Princess Juliana» où je dois faire une escale de quatre heures.Pas assez de temps pour visiter la ville, et trop de temps à tuer dans cette grande salle de hangar où l'on nous a tous parqués.De Pointeà- Pitre à Montréal, cela fait, avec tous les temps morts, près de 15 heures de route.Je suis parvenu tout à l'heure à faire changer mon itinéraire et à ainsi sauver au moins trois heures.Même pour un vol entre la Guadeloupe et Saint-Martin, on doit traverser un barrage de sécurité avant de se faire inspecter minutieusement.J'ai l'air d'en faire une affaire personnelle, mais c'est que je sais que les forces de l'ordre, pour dire les choses gentiment, ne se retirent jamais d'un lieu qu'elles occupent, et que très rapidement nous trouverons tout cela normal.Déjà tout le monde se met au diapason de la terreur diffuse.Même Saint-Martin qui compte à peine 10 000 habitants.On se demande ce qui pourrait bien se tramer dans une île aussi minuscule.Je remarque que plus le pays est petit, plus le questionnaire qu'on vous demande de remplir pour y pénétrer semble long, précis et détaillé, et cela même pour un passager en transit comme moi.J'imagine une ruche d'employés en train d'analyser consciencieusement de si précieuses informations.D'accord, mais que fait-on de toutes ces données?Je suppose qu'on les brûle simplement à la fin du mois.Connaissant l'orgueil de certains de ces pays de la Caraïbe qui ont obtenu leur indépendance au cours d'un garden-party dans les jardins du gouverneur, je crois qu'une telle opération n'a pour but que de faire comprendre au nouveau visiteur qu'il arrive dans un pays souverain.Mais l'habitué n'est pas dupe de tout ce cérémonial alambiqué, sachant qu'au fond ce sont des pays plutôt artificiels dont l'économie se base essentiellement sur le tourisme sexuel, ce qui veut dire que c'est l'État lui-même qui livre ses filles et ses garçons aux prédateurs.La trahison Ce type au crâne rasé, un employé de l'aéroport, me regarde depuis un moment.Le voilà qui s'approche de moi tout sourire, de ce sourire à la fois chaleureux et officiel qui semble être une invention de pays vivant du tourisme.Bref coup d'oeil sur mon ordinateur.Je décide de transcrire au fur et à mesure notre dialogue.\u2014 Que faites-vous ici?\u2014 Je vais à Montréal.\u2014 Peut-on savoir ce que vous faites dans la vie?\u2014 Journaliste.Son visage se durcit automatiquement.\u2014 De quelle nationalité?\u2014 Canadienne.Il me regarde un long moment.Je me demande ce qui lui passe par la tête.\u2014 Et où êtes-vous né?\u2014 En Haïti.\u2014 Pourquoi ne l'avez-vous pas dit?.Avezvous honte d'être Haïtien?\u2014 Je suis né en Haïti, mais je suis citoyen canadien.Et je vis au Québec.Je lui montre mon passeport, qu'il inspecte minutieusement.En l'espace de quelques semaines, la vie du petit Charlot Armen Daghlian, 10 ans, a basculé.On l'a vu au Point dénoncer la guerre en Irak, puis prendre le micro et éblouir 250 000 pacifistes rassemblés dans la rue à l'issue de la grande marche pour la paix.Cet été, au Festival Juste pour rire, Charlot nous fera part de sa vision du monde en compagnie de Patrick Huard.Un parcours fulgurant pour un enfant pas comme les autres.collaboration spéciale NATHALIE PETROWSKI Photo PIERRE McCANN, La Presse © RENCONTRE aval, par un petit lundi de pluie torrentielle.Perdue parmi les grands boulevards texans, j'avance sans la moindre idée de l'endroit où je vais ni de ce à quoi ressemblera la jeune vedette de 10 ans qui m'attend en faisant ses devoirs.De cet enfant, je ne sais rien.Tout ce que je sais, c'est qu'il est déjà une vedette et que le vedettariat et les enfants de son âge font rarement bon ménage.Trop jeunes, pas assez carapacés, privés d'une enfance normale, les enfants vedettes donnent habituellement dans le chien savant, la marionnette ou le petit monstre de narcissisme débridé.Souvent poussés par des parents qui projettent leurs ambitions frustrées sur eux, les enfants vedettes vieillissent mal.Dans Gros Plan, un bottin de photos d'acteurs publié en 1992, j'ai compté les noms de 53 enfants qui tentaient de percer.Onze ans plus tard, seulement quatre sur les 53 ont plus ou moins réussi à faire leur place dans le métier.Les autres ont disparu dans la brume.En route sous la pluie battante, je vois déjà le portrait : petit bungalow impersonnel, famille modeste, grosse télé, pas un seul livre dans la maison, une maman trop maquillée, un père soudeur ou plombier.Le portrait classique de ces familles embarquées malgré elles dans l'autobus du showbiz et dont le rejeton finit par devenir non seulement la star mais le pourvoyeur de la maison.En tournant la rue au fond d'une impasse et en repérant l'adresse, j'ai compris que je m'étais peutêtre trompée de portrait.Une heure plus tard, j'ai eu l'éclatante confirmation.Les Daghlian, des Armémiens installés ici depuis 26 ans, n'ont rien d'une famille moyenne.Le papa, Ohan Daghlian, est designer dans le domaine de la structure d'acier.Il a sa propre entreprise avec son frère ingénieur.La maman, Jackie, y travaille également.Pas comme secrétaire.Comme chasseuse de têtes pour les compagnies de transport et le milieu pharmaceutique.La famille, aisée, ne vit pas dans une boîte en contreplaqué, mais dans une maison moderne dessinée par nul autre que l'architecte Dan Hanganu, au coeur d'une enclave paisible et verdoyante de Laval.Les pièces vastes et lumineuses sont remplies de bois exotiques, de tapis persans, de sculptures et de livres.Bref, contrairement à ce que je m'imaginais, le petit Charlot n'a pas poussé dans le désert culturel d'un centre commercial flanqué d'un Mc Do.Il est né dans ce que le metteur en scène François Flamand, qui le dirigera pour les spectacles du 3 et 9 juillet au Saint-Denis, appelle «un riche mélange de cultures arabe, libanaise, arménienne et québécoise».Chaque chose à sa place Si la chambre d'un enfant donne la mesure de son degré de structure, celle de Charlot est un modèle.Pas un jouet qui traîne.Chaque chose est à sa place: le train électrique suspendu qui fait le tour de la pièce, la collection de voitures rouges de son père encastrée dans des boîtes en verre de chaque côté du lit, l'ordinateur à écran plat et les livres sur le bureau lisse.Sa mère m'assure que la chambre est ordonnée à longueur d'année et que son minuscule fils (le petit petit de la quatrième année) n'a pas fait le ménage pour épater la visite.Pendant que nous discutons de nos enfants, Charlot arrose les plantes tout en parlant au téléphone sans fil, passant du français à l'anglais, le plus naturellement du monde.Il parle aussi armémien avec ses parents quand la visite est partie.n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a L Impressions de la Caraïbe « Son père et moi, on a souvent peur qu'il se mette à déparler.Mais non : on dirait qu'il a toujours quelque chose à dire.» UN ENFANT PAS COMME LES AUTRES 7LP0201E0601 E-2 dimanche - ARTS 7LP0201E0601 ZALLCALL 67 20:02:13 05/31/03 B E 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 Banderas en Fantôme?DEPUIS le succès de Chicago, les comédies musicales ont la cote, ce qui a permis au Fantôme de l'Opéra d'Andrew Lloyd Weber de trouver enfin son réalisateur.Ce sera Joel Schumacher, plus connu pour ses films d'action.On a parlé d'Antonio Banderas pour le rôle principal, mais aucun acteur n'est encore engagé.Le tournage devrait débuter à l'automne en Angleterre.Les plus rentables LE FILM FRANÇAIS a publié son classement des films les plus rentables de l'année 2002, obtenu en divisant les recettes cumulées de chacun par son budget.Être et avoir succède à Amélie Poulain au palmarès et pulvérise même les records de rentabilité avec un taux de 446,23 %.Il devance L'Auberge espagnole (156,3 %), 8 femmes (129,8 %), et Astérix (86,5 %).Père modèle BIEN DES PARENTS grincent un peu des dents lorsque leurs grands enfants collent à la maison, mais ce n'est pas le cas de Michael Caine qui s'est fait construire une immense résidence dans la campagne anglaise où il a invité ses deux filles divorcées, Natasha, 29 ans, Dominique, 46 ans, à venir s'installer chacune dans ses propres quartiers.E X P R E S S DAVID DUCHOVNY pourrait incarner le romancier James Ellroy dans l'adaptation à l'écran de son autobiographie, Ma part d'ombre.Après Ashley Judd, puis Halle Berry, on parle de Nicole Kidman pour le rôle-titre de Catwoman, le film que doit réaliser Pitof.Une rumeur difficile à croire : la Virginia Woolf de The Hours a déjà une bonne demidouzaine de projets pour les deux prochaines années.Josh Hartnett devrait endosser la cape de Superman dans la suite de la saga que prépare Brett Ratner.Il succéderait ainsi au mythique Christopher Reeve, qui a tenu le rôle quatre fois.Le réalisateur de Bloody Sunday, Paul Greengrass, prépare un film intitulé Cross Town Traffic sur les derniers jours de Jimmy Hendrix, avant sa mort, en septembre 1970.Johnny Hallyday ouvrira bientôt une boîte de nuit à Paris, rue de l'Arrivée dans le XIVe arrondissement.Ce futur lieu branché sera aménagé dans une ancienne station de métro.Ne lui proposez rien d'autre pour l'apéritif, Tony Curtis prend systématiquement un whisky sur glace.Mais attention : uniquement dans un verre à vin.Film Review, Studio, Glamour, Vanity Fair LES UNS ET LES AUTRES Pourquoi Corneau aime-t-il tant le polar?Stupeurs et Tremblements, d'après le bestseller d'Amélie Nothomb, est, selon Studio, l'un des films les plus aboutis d'Alain Corneau.Le magazine lui a demandé comment il choisissait un nouveau sujet.Q Avez-vous l'impression que c'est plutôt le hasard ou, au contraire, que tous vos films précédents vous y amènent naturellement R Il y a en effet une part de hasard, dans la mesure où je n'agis que par coups coeur successifs, sans stratégie.Je suis incapable d'avoir plusieurs projets à l'avance, par exemple.Mais cela induit aussi le fait que, d'une manière inconsciente, chaque film, une fois terminé, m'influence dans le choix du suivant.Cela dit, avec le temps, je commence quand même à comprendre un peu mieux ce qui m'intéresse, c'est-à-dire créer une relation de soi à soi, se construire de manière paradoxale, se trouver soi-même, etc.Bref, ce que j'appelais, quand je faisais des polars, la quête d'identité.Q On retrouve souvent dans vos films le thème du voyage, d'une culture différente, de l'exotisme au sens large.R Il faut relier ce thème à ce que je viens de dire sur le polar, un genre dont les règles permettent de raconter un cheminement personnel.Le caractère exotique d'un film fait partie des oripeaux nécessaires au spectacle, mais, à chaque fois, il s'agit d'une traversée du miroir.Que ce soient les Japonais, les Indiens, les Africains ou que ce soient les flics dans un polar, à chaque fois, ces éléments constituent une espèce de vitre -\u2014 et en même temps, un miroir \u2014 qu'il faut essayer de briser en faisant le film pour que le destin du personnage se réalise.Alors, oui, on peut parler d'exotisme, mais cet espèce de décor est nécessaire pour faire exister l'autre.FLASH ZOOM Benicio Del Toro « J'ADORE EXAMINER, disséquer, questionner, explorer un personnage, me l'approprier.Quand je m'implique, je m'implique vraiment à fond.Certains réalisateurs détestent ça, quand un acteur se mêle de leurs affaires et leur dit : « Cette fenêtre à cet endroit ne peut pas s'ouvrir, ça n'a aucun sens », ou « Mon personnage ne mettrait pas la télé sous l'escalier, ça ne colle pas ».Je suis comme ça, j'aime ce que je fais.Je vis avec mon personnage mais je ne suis pas cinglé pour autant, j'ai seulement besoin de rester extrêmement concentré.» Ciné Live Au bout de lui-même ! Ce soir 21h30 Dernier épisode Jean Duceppe Angoissé et malade, Jean joue malgré tout.Scénario : Claire Wojas Réalisation : Robert Ménard 3136194A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Marc Gagnon 18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Le Téléjournal Découverte / Le Grand Manège terrestre L'été de la musique / Musique du monde.d'ici L'Île de Gildor / Sylvain Cossette, Gino Quilico, Ima Le Téléjournal Angèle Dubeau.Les Nouvelles du sport Cinéma / MARIUS (3) Téléthon Opération Enfant Soleil Le TVA Enfer et contre tous (22:27) Pub (23:27) Ramdam Xcalibur Bob et Margaret Le plaisir croît avec l'usage / Marc Gagnon Jean Duceppe (6/6) Cinéma / MON OEIL POUR UNE CAMÉRA (4) Documentaire Le grand défi karaoké Cinéma / HAPPY GILMORE (5) avec Adam Sandler, Christopher Mc Donald Cinéma / CAPTIF (5) avec Richard Grieco, Marie-Josée Croze Le Grand Journal Box-office Cinéma / CASINO (3) News Travel, Travel Sue Thomas: F.B.Eye Charmed Law & Order: Criminal Intent The Sopranos News CJOH Telethon.(6:00) (23:45) Music Dream The Nature of Things Cinéma / THE HURRICANE (4) avec Denzel Washington, Vicellous Reon Shannon Venture (23:25) News ABC News Cinéma / EVER AFTER (4) avec D.Barrymore, D.Scott Alias The Practice News The Practice CBS News 60 Minutes Cinéma / A TIME TO KILL (5) avec Matthew Mc Conaughey, Samuel L.Jackson ER NBC News Dateline NBC American most Talented Seniors Law & Order: Criminal Intent Crime & Punishment / Début .Machine Loretta Laroche: Life is Short: Wear your Party Pants! Inside the Animal Mind Masterpiece Theatre / Way we Live now (1/4) In the Life .Dinah Shore Show (17:30) Carreras, Domingo, Pavarotti in Concert Heart: Alive in Seattle BBC News Wall Street Cinéma / MURDER, SMOKE AND SHADOWS (4) avec P.Falk Biography / Post-Impressionists: Van Gogh & Gaugin The Point Festival acadien Blanche L'Actors./ Geena Davis Cinéma / VILLA-LOBOS, UNE VIE PASSIONNÉE (4) avec Antonio Fagundes .(23:15) Andie Mc Dowell: Profile Arts, Minds Spirited.Sharing Visions Cinéma / ENTRAPMENT (5) avec Catherine Zeta-Jones Cinéma / ROBIN HOOD.(4) Humour en spectacle Insectia Sans détour / Obsession Hors série / Gianni Versace, victime de la mode Cinéma / LA BATAILLE.(5) .la croissance d'une PME .substances psychotropes Stratégies et dynamique.Artisans d'une psychiatrie.Programme ALI Coaching Planète Terre Frontiers of Construction / Extreme Curve - Movers not Shakers .plongée .Debeur .les fous Europe.Gris / Dublin .de France .Jardins Bain de soleil 24 heures de./ Barcelone Avventura .(18:15) .(18:40) .(19:05) Jett (19:35) Your Big Break Cinéma / MARVIN'S ROOM (4) avec M.Streep, D.Keaton Cinéma (22:55) Gilmore Girls: Beginnings Futurama King of the Hill The Simpsons King of the Hill Malcolm.Oliver Beene Charmed Black Sash Global News Global Sunday Malcolm in the Middle The Practice Global News Sports Trouvailles et Trésors Légendes du hockey Tournants./ Marilyn Bell Des histoires d'alcool Cinéma / FIREFOX (5) avec Clint Eastwood, Freddie Jones Secret Agent Young Elizabeth (1/2) Around the World in 80 Days Cinéma / THE GREAT SANTINI (4) avec Robert Duvall, Michael O'Keefe Ghost.Matchmaker Fashion File .Homes Say yes.Miracles Birth Stories Special / Murdered Bride Skin Deep .on Top .Miracles Birth Stories Duo Benezra Made in.Max Lounge / Maryse Letarte Musicographie / Lisa Marie Presley Musicographie / Elvis.Musicographie SPAM Fax I.D.Mode .the Pops Concert Plus / Linkin Park VJ Rajotte Karaoclip Dollaraclip Fax Made in.Music Box 60 Minutes Luso Montreal La Caravane .Vietnam The Practice Teleritmo BBC News Foreign.CBC News: Sunday Sunday Report Venture The Passionate Eye / Bollywood Bound Antiques.artistes Second Regard Journal RDI Maisonneuve Zone libre / Hong Kong Le Téléjournal/Le Point / Le Point des correspondants La Vie.Sport Gillette Sports 30 Les Grands Prix de Formule 1 / Monaco Sports 30 Championnat de rallye Fran-am Largo Winch .Raymond .quarantaine Les Condamnées Amy Sexe à New York Cinéma / JOSÉPHINE.Prime Suspect Cinéma / THE ARROW (4) avec Dan Aykroyd, Ron White Trailer Park This Hour.Cinéma / THE SAFE HOUSE (5) avec Géraldine Somerville Tracker Twilight Zone Star Trek: Enterprise Cinéma / MY STEPMOTHER IS AN ALIEN (4) avec Kim Basinger, Dan Aykroyd Cinéma (23:15) Hockeycentral Sportsnetnews Boxing / E.Harding - G.Johnson Busch Grand National Sportsnetnews Marmitons Degrassi.Panorama Un air de.Dans la nature avec Stéphane.Cinéma / LE PETIT MONDE DE DON CAMILLO (3) Panorama Profils Junkyard Mega-Wars: Speedway Showdown Rides Mega Machines / Landfill.Robosapiens Rides Sportscentre 2003 National Spelling Bee Sportscentre Sacré Andy! Redwall .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Les Simpson Henri, gang South Park La Clique Les Simpson .un monde Journal FR2 Isabelle.Sur le haut du pavé Double JE Le Journal Kiosque Vrai Monde It's a Living Next Wave Vox Trex Cinéma / MANON OF THE SPRINGS (2) avec Emmanuelle Béart Cinéma / AN ADVANCEMENT.Person 2.On Stage Coup de coeur / .en rire Les Mariées de Manhattan .secondes 2e Peau Métamorphose Maigrir.médecine Ça SEX'plique Le sexe dans tous ses ébats Money Talks Vox Golf Tour de ville Souper de filles Expression libre Parole et Vie .invitation .Renovating Tour de ville Traficomm Une grenade Taina Gilmore Girls Dawson Éric.Unité 156 What I Like.Garcia Girlstuff Saddle Club YTV's Hit List Girlz TV Student.Radio Active .Mummy Syst.Crash Alerte Météo Farscape Robots Wars Métal hurlant Cour à \"Scrap\" Highlander CTV News (23:16) Strongest Man Big Picture: Going to Pot Second Regard Isabelle Massé 17:00 - a - LA DICTÉE P.G.L.Les écoles secondaires cachent des fanas de la langue française.Une centaine d'élèves de 5e et 6e années du Canada, des États- Unis, du Sénégal et d'Haïti aspirent au texte sans faute.Pas le droit aux dictionnaires! 19:00 - a - MUSIQUE DU MONDE.D'ICI Un tour de la planète avec des artistes québécois issus de toutes les cultures.Pour vos oreilles, la musique et les chansons de Bet.e & Stef, Luck et Pierre Mervil, Daniel Boucher, Carlos Placeres, Angelo Finaldi et plusieurs autres.20: 00 - A - LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE Le patineur et jeune retraité Marc Gagnon fait la fête en compagnie d'Éric Lapointe, Paul Houde, Nicola Ciccone, le duo Dominic et Martin et Dubmatique.20:30 - 35 N - CAPTIF Ce film moyen tourné pour la télé ne vous dit rien?Sachez que Marie-Josée Croze, actrice entre toutes les actrices, y incarne l'employée d'une agence de pub qui décide de commettre un enlèvement avec un complice.TQS a chamboulé sa programmation pour «rendre hommage» à la récipiendaire d'un prix d'interprétation à Cannes! 21:30 - 0 - LE POINT DES CORRESPONDANTS Cette fois, on aura droit à toute l'émission (90 minutes) animée par Jean-François Lépine et réunissant les correspondants à l'étranger de Radio-Canada, présentée mercredi dernier.Au menu: la guerre en Irak et le voile de Céline Galipeau. 7LP0301E0601 E3DIMANCHE 7LP0301E0601 ZALLCALL 67 21:25:26 05/31/03 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 E 3 THÉÂTRE Libre Charlotte! ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale C'ÉTAIT UNE entreprise cassegueule pour Charlotte Laurier.Écrire sa propre pièce et la mettre en scène quand on n'a fait ni l'un ni l'autre constituait un défi.Ne pas faire partie de la distribution ajoutait à l'audace.De plus, le sort a voulu que la première de Capharnaüm ait lieu en plein coeur du FTA ; elle se mesurait à forte partie.Charlotte Laurier a toujours donné l'image d'une comédienne libre, originale, qui choisit ses rôles et qui les marque.Elle a réussi à transposer parfaitement ces qualités dans cette création.Capharnaüm lui ressemble.La pièce a les caractéristiques d'un premier roman : références autobiographiques claires, quelques naïvetés compensées par la virginité de l'artiste que les lions dans la fosse n'ont pas encore mordue.Là s'arrête le parallèle.Parce que Capharnaüm est résolument théâtrale, voire cinématographique.Construite d'un assemblage de scènes courtes, de raccourcis, de bribes de dialogues captées dans un désordre apparent, elle séduit d'abord par son rythme.Elle frappe également par sa « scénographie éclatée », comme l'écrit l'auteure dans le programme.Une passerelle interrompue pour marquer le bris de contact des personnages ; une échelle métallique à l'avant-scène ; un espace pour les répétitions de Sophia, la comédienne, un autre pour la prison de sa soeur Roxanne, des éclairages au néon blanc et rouge, des effets stroboscopiques pour soutenir la gestuelle rageuse de Roxanne quand elle peint, une musique d'urgence et de rage.Roxanne et Sophia s'adorent et s'exècrent.L'une est en prison, l'autre est comédienne.Roxanne aime Luis le scénariste mais Sophia le lui a « enlevé » pendant qu'elle purgeait sa peine en prison.Chacune envie de l'autre ce qui lui semble inaccessible.Être artiste, être plus libre.Aucune lourdeur, aucun développement psychologique appuyé ; on esquisse à coups de pinceaux rapides.Le ton est full cool ; on baigne plutôt dans un univers ado.À cette toile de fond, se greffent des personnages secondaires sympathiques : Simon le garagiste, que Maxime Denommée gratifie de sa présence insolite, ou ce robineux \u2014 François Gourd, toujours givré \u2014 avec qui Roxanne tisse un lien d'amitié.N'oublions pas Anique Kenza qui surgit de nulle part et chante en s'accompagnant à la guitare.Un joli moment.Dans la peau de Roxanne et de Sophia, Suzanne Lemoine (dont le jeu, par un étrange mimétisme, rappelle celui de l'auteure) et Marie- José Normand sont sensibles et attachantes.À l'occasion, quelques maladresses se font sentir.Les contrastes entre les deux soeurs sont parfois trop systématiques, manquent de nuances.Les parallèles établis entre la vie de Sophia et ses lectures du moment sont également gros.Le personnage du scénariste n'est pas clairement défini.Ce sont des défauts, pas des écueils.Rien qui pourrait empêcher de discerner, dans ce Capharnaüm étonnamment structuré, l'ébauche d'une oeuvre et les débuts d'une véritable auteure.CAPHARNAÜM, texte et mise en scène de Charlotte Laurier.Interprétation : Suzanne Lemoine, Marie-José Normand, Patrice Savard, Maxime Denommée, François Gourd et Anique Kenza.Scénographie et accessoires : Frédéric Page.Éclairages : André Rioux.Conception sonore : Majik Oly Loopy.Projections vidéo : Yanick Macdonald.À l'affiche de La Licorne jusqu'au 14 juin.Julie Andrée T.sur scène : le corps comme matière de travail.L'extrême théâtre JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale C'EST SANS aucun doute le spectacle du Festival de théâtre des Amériques le plus déroutant pour le public.Radical, Problématique provisoire, de Julie Andrée T., n'est pas pour rien considéré comme de l'art performance.Ça ne se résume pas, ça se raconte mal, sinon par un banal « il faut le voir pour le croire ».Pour l'apprécier.Sinon, que penserez- vous en lisant que se dénuder amènera parfois les protagonistes à des actes extrêmes ?Le corps comme matière de travail et une trame narrative déchiquetée sont à la base de cette oeuvre, qui porte sur l'humain et sur son attitude face à certaines réalités.Avec un sens de la poésie bien affûté et une volonté de déstabiliser le spectateur, le déroulement de la soirée aura tout de même ses hauts et ses bas, ses moments forts et ses temps morts.Scindé en deux étages, avec une partie inférieure assez basse pour forcer les gens à se plier en deux, l'espace de jeu n'est pas l'élément le plus discordant.L'interprétation quasi muette, la simplicité des moyens et l'exécution de certaines actions détonneront encore plus avec le théâtre.Ils sont trois hommes et une femme à accompagner Julie Andrée T.sur scène.Tous ne sont pas du même niveau, n'allant parfois pas aussi loin que la maîtresse de chantier, caractérisée par son sérieux et sa rigueur, sa disponibilité et son endurance pour les plus grandes épreuves physiques.L'artiste, c'est elle, et les séances de Coca- Cola et autres où elle apprend à marcher sur quatre tasses le prouvent.Lorsque le public, à son arrivée, parvient à monter sur la partie supérieure de la structure en bois, le groupe s'affaire déjà au premier numéro.Il y en aura en tout 17, énumérés sur un mur blanc où ils seront rayés au fur et à mesure que les comparses les accompliront.L'ensemble est un collage d'activités à faire en groupe ou en solitaire.Les plus fortes évoquent l'entraide et l'écoute, comme celle où les cinq amis tentent de former une sorte de toile d'araignée avec de longs bâtons.La réussite de l'entreprise tient dans la capacité de chacun à soutenir et à comprendre la situation de son vis-à-vis.Perte d'identité.Les artistes sont nombreux aujourd'hui à aborder cette problématique.Julie Andrée T.la souligne de manière simple en la réduisant à un échange de vêtements où, encore là, collaboration et bonne entente sont la clé.Créée au centre Dare-Dare en 2002, Problématique provisoire reçoit une certaine reconnaissance en intégrant les Nouvelles scènes du FTA.Et élargit son public, cela va de soi.Mais cette nouvelle version ne comporte pas tant de nouveautés, si ce n'est la présence d'une caméra vidéo, qui n'apporte pourtant rien.Le spectateur doit peut-être apprendre à vivre avec son image projetée en gros plan, la machine reste désincarnée.Mieux valent les corps en chair et en os.PROBLÉMATIQUE PROVISOIRE, de et avec Julie Andrée T.Avec aussi Frédéric Boivin, Dominic Gagnon, David Kilburn et Pascaline Knight.Théâtre La Chapelle, jusqu'au 2 juin.Info : 514-871-2224.L'HOMME SANS PASSÉ\u0001 (sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:05,4:05,7:05,9:30 IDENTITÉ \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:15,3:40,7:00,9:25 X2 \u0001 (v.française) (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.au Jeu.12:05,3:00,6:10,7:00,9:15,9:55 GARDERIE EN FOLIE \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:25,2:45, 3:45,5:05,7:25,9:40 ASSEZ AVEC L'AMOUR \u0001 Dim.au Jeu.1:30,4:05,6:50,9:20 LA MATRICE RECHARGÉE \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 4 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00,12:30,1:10,2:00, 3:10,3:40,4:20,5:15,6:15,6:45,7:30,8:45,9:20,9:50 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:15,1:20,2:40,3:50, 5:05,6:30,7:30,9:00,9:45 LES BEAUX-P?RES \u0001 (G) Dim.au Jeu.12:20,2:50,5:10,7:25,9:40 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:40,1:30,3:15,4:20,6:40,7:20,9:15,9:50 LE VIRTUOSE \u0001 Dim.au Jeu.1:00,4:00,7:05,9:45 SORTIE FATALE\u0001Dim.au Jeu.12:20,2:50, 5:10,7:20,9:35 X2 (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:55,6:55,10:00 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:40,12:55,3:20,3:45,6:50,7:20,9:20,9:50 Lun.& Jeu.6:50,7:20,9:20,9:50 GARDERIE EN FOLIE (G) Dim.Mar.& Mer.12:35,2:40,5:00,7:10 Lun.& Jeu.7:10 THE MATRIX RELOADED (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.3:30,9:35 (v.o.Anglaise) Lun.& Jeu.9:35 LA MATRICE RECHARGÉE (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:45,3:50,7:00,9:15,9:55 LES BEAUX-P?RES (G) Dim.Mar.& Mer.12:25,6:40 Lun.& Jeu.6:40 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,2:55,5:10,7:30,9:45 Lun.& Jeu.7:30,9:45 TAXI 3 (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.12:15,2:20,4:40,6:45,9:10 SORTIE FATALE Dim.Mar.& Mer.12:50,3:00,5:05,7:05,9:05 Lun.& Jeu.7:05,9:05 TROUVER NEMO (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:00,2:25,4:50,7:15,9:40 Lun.& Jeu.7:15,9:40 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,3:35,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 THE BARBARIANS INVASIONS \u0001(13+) Dim.& Mar.1:00,3:35,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 DADDY DAY CARE \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:50,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 THE MATRIX RELOADED (v.o.Anglaise)\u0001(13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:35,3:30,6:30,9:15,9:30 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:15,9:30 BRUCE ALMIGHTY (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:40,4:55,7:10,9:35 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 THE IN-LAWS (v.o.Anglaise)\u0001 (G) Dim.& Mar.12:40,2:55,5:10,7:25,9:45 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.7:25,9:45 NOWHERE IN AFRICA (G) Dim.& Mar.12:55,3:45,6:35,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:20 FINDING NEMO (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:25, 2:45,5:00,7:20,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:40 THE ITALIAN JOB \u0001 (G) Dim.& Mar.12:50,3:15,7:00,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:30 X2 (v.française) (G) Dim.& Mar.1:10,3:55,6:40,9:30(v.o.Anglaise) Dim.& Mar.12:40,3:20,6:35,9:20 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:20 DADDY DAY CARE\u0001(G) Dim.& Mar.12:50,3:00,5:10,7:20,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:20,9:30 ASSEZ AVEC L'AMOUR Dim.& Mar.1:20,6:45 Lun.Mer.& Jeu.6:45 DOWN WITH LOVE Dim.& Mar.3:45,9:10 Lun.Mer.& Jeu.9:10 LA MATRICE RECHARGÉE \u0001(v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.& Mar.12:30,12:45,12:55,2:55, 3:30,4:00,6:30,7:00,7:30,9:25,9:35 BRUCE LE TOUT PUISSANT\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:35,3:05,5:20,7:40,10:00 Lun.Mer.& Jeu.7:40,10:00 BRUCE ALMIGHTY (v.o.Anglaise)\u0001(G)Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,2:50,5:15,7:30,9:50 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.7:30,9:50 LES BEAUX-P?RES (G) Dim.& Mar.1:00,3:15,5:25,7:35,9:55 Lun.Mer.& Jeu.7:35,9:55 SORTIE FATALE\u0001 (v.française)Dim.& Mar.1:05,3:10,5:25,7:25,9:15 WRONG TURN(v.o.Anglaise)\u0001Dim.& Mar.1:15,4:15,6:50,9:45 (v.o.Anglaise) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:45 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Dim.1:30,4:15,7:05,9:30 Lun.au Jeu.7:05,9:30 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ (13+) Dim.1:25,4:10,7:00,9:30 Lun.au Jeu.7:00,9:30 LE PAPILLON (G) Dim.1:40,4:20,7:15,9:15 Lun.au Jeu.7:15,9:15 20H17 RUE DARLING (G) Dim.2:00,4:30,7:10,9:20 Lun.au Jeu.7:10,9:20 L'HOMME SANS PASSÉ (sous-titre français) (G) Dim.1:55,4:00,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 PARLE AVEC ELLE (13+) Dim.1:35,4:25,7:25,9:45 Lun.au Jeu.7:25,9:45 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) Dim.1:45,4:35,7:00,9:25 Lun.au Jeu.7:00,9:25 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:00,1:25,3:30,3:55,6:55,7:15,9:25,9:40 GARDERIE EN FOLIE (G) Dim.au Jeu.1:30,3:45,7:25 LE PAPILLON (G) Dim.au Jeu.12:55,7:10 LA MATRICE RECHARGÉE (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.1:10,3:35,4:00,6:45,9:00,9:30 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.1:00,3:10,5:15,7:20,9:35 LES BEAUX-P?RES (G) Dim.au Jeu.9:45 TAXI 3 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:05,3:05,5:05,7:15,9:10 TROUVER NEMO(G)Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:50, 3:40,7:05,9:20 SORTIE FATALE Dim.au Jeu.1:15,3:15,5:10,7:30,9:30 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) Dim.au Jeu.1:20,3:50,7:00,9:25 X2 \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:35 GARDERIE EN FOLIE (G) Dim.1:10,3:40,7:30 Lun.au Jeu.7:30 LES INVASIONS BARBARES (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:45,2:30,3:15,6:45,9:15,9:30 Lun.au Jeu.6:45,9:15,9:30 LA MATRICE RECHARGÉE \u0001(v.française) (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:30,3:30,6:45,9:30 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Dim.12:20,2:40,5:00,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 LES BEAUX-P?RES (G) Dim.12:10,7:00 Lun.au Jeu.7:00 TAXI 3 (v.française) (G) Dim.12:40,2:50,5:00,7:20,9:35 TROUVER NEMO (G) Laissez-passer refusés Dim.12:00,2:15,4:30,7:00,9:10 Lun.au Jeu.7:00,9:10 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) Dim.1:00,3:30,6:50,9:20 Lun.au Jeu.6:50,9:20 X2 (v.française) (G) Dim.au Jeu.9:10 LES INVASIONS BARBARES \u0001 (13+) Dim.1:20,4:00,7:15,9:50 Lun.au Jeu.7:15,9:50 GARDERIE EN FOLIE (G) Dim.1:40,3:40,7:00 Lun.au Jeu.7:00 LA MATRICE RECHARGÉE \u0001(v.française) (13+) Laissez-passer refusés Dim.12:45,3:45,6:45,9:30 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:20,5:30,7:40,9:45 Lun.au Jeu.7:40,9:45 TAXI 3 (v.française) (G) Dim.1:10,3:15,5:20,7:20,9:20 SORTIE FATALE Dim.1:30,3:30,5:35,7:35,9:35 Lun.au Jeu.7:35,9:35 TROUVER NEMO (G) Dim.12:50,3:10,5:25,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.1:10,3:30,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 LA MATRICE RECHARGÉE (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:45,7:00,9:45 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés Dim.1:30,3:40,7:30,9:40 Lun.au Jeu.7:30,9:40 TAXI 3 (G)Dim.1:20,3:25,7:20, 9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 SORTIE FATALE Dim.1:40, 3:35,7:40,9:30 Lun.au Jeu.7:40,9:30 X2 (v.o.Anglaise)\u0001(G) Dim.1:20,4:05,6:45,9:35 (v.o.Anglaise) Lun.au Jeu.6:45,9:35 DADDY DAY CARE \u0001 (G) Dim.12:55,3:00,5:00,7:05 Lun.au Jeu.7:05 THE MATRIX RELOADED (v.o.Anglaise) \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:45,3:40,6:40,9:00,9:30 (v.o.Anglaise) Lun.au Jeu.6:40,9:00,9:30 THE IN-LAWS (v.o.Anglaise)\u0001 (G) Dim.1:30,4:20,7:35,9:45 (v.o.Anglaise) Lun.au Jeu.7:35,9:45 BRUCE ALMIGHTY (v.o.Anglaise) \u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.12:30,2:40,4:50,7:10,9:20 (v.o.Anglaise) Lun.au Jeu.7:10,9:20 THE ITALIAN JOB \u0001 (G) Dim.1:00,3:30,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 WRONG TURN\u0001Dim.1:05, 3:10,5:10,7:15,9:15 Lun.au Jeu.7:15,9:15 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç IDENTITÉ \u0001 (13+) Dim.& Mar.4:00,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 X2\u0001 (v.française) (G) Dim.& Mar.12:55,3:45,6:50,9:35 LES INVASIONS BARBARES\u0001 (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.1:10, 1:15,3:55,4:00,6:55,7:00,9:30, 9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,7:00,9:30, 9:35 GARDERIE EN FOLIE \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:30,4:45, 7:10,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 LE PAPILLON \u0001 (G) Dim.& Mar.12:10,2:05 THE MATRIX RELOADED \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:30,3:40,6:50,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:40 LA MATRICE RECHARGÉE\u0001 (v.française) (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:25,12:30,3:30, 3:40,6:40,6:50,9:30,9:40 BRUCE ALMIGHTY \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00, 2:15,4:30,6:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 BRUCE LE TOUT PUISSANT\u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:10,2:30,4:45, 7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 LES BEAUX-P?RES \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:45, 7:10,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE \u0001 (G) Dim.& Mar.1:20,3:45,6:55,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:10 TAXI 3 \u0001 (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:20,12:30,2:25,2:35,4:30,4:40, 7:00,7:10,9:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,7:10,9:05, 9:15 SORTIE FATALE \u0001 Dim.& Mar.12:25,2:25,4:25,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 TROUVER NEMO \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40, 7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 NOUS ACCEPTONS SEULEMENT LES CERTIFICATS-CADEAUXDU CINEMA ST-HYACINTHE.X2 (v.française) (G) Dim.au Jeu.3:15,9:35 GARDERIE EN FOLIE (G) Dim.au Jeu.1:15,3:30,7:10 LES INVASIONS BARBARES (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:25,6:50,9:20 LA MATRICE RECHARGÉE (v.française) (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:40,3:30,6:40, 9:15,9:40 BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Dim.au Jeu.1:05,3:20,7:00,9:15 LES BEAUX-P?RES (G) Dim.au Jeu.12:55,7:15 TAXI 3 (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:55,3:15,7:15,9:35 TROUVER NEMO (G) Dim.au Jeu.1:00,3:35,7:05,9:20 BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) Dim.au Jeu.1:10,4:00,7:10,9:30 TAXI 3 (v.française) (G) EN TOUTE CONFIANCE (13+) LA VIE DE DAVID GALE (13+) BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés X2 (v.française) (G) LES INVASIONS BARBARES (13+) BOULOT \u2026 L'ITALIENNE (G) AU COEUR DE LA TERRE (G) LA MATRICE RECHARGÉE (13+) Laissez-passer refusés CE QUE FILLE VEUT (G) TAXI 3 (G) Laissez-passer refusés CONFIDENCE (13+) BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés LA VIE DE DAVID GALE (13+) TAXI 3 (G) Laissez-passer refusés CONFIDENCE (13+) BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés LA VIE DE DAVID GALE (13+) LA MATRICE RECHARGÉE (v.française) (13+) Laissez-passer refusés CE QUE FILLE VEUT (G) BRUCE LE TOUT PUISSANT (G) Laissez-passer refusés LA VIE DE DAVID GALE (13+) THE MATRIX RELOADED (v.o.Anglaise) (13+) Laissez-passer refusés WHAT A GIRL WANTS (G) DADDY DAY CARE (G) Laissez-passer refusés ANGER MANAGEMENT (G) Laissez-passer refusés TAXI 3 (G) Laissez-passer refusés CONFIDENCE (13+) HORAIRE VALIDE DU JUIN 1 AU JUIN 5 3146773A Roxanne et Sophia, deux personnages qui s'adorent et qui s'exècrent, dans Capharnaüm, de Charlotte Laurier.GVISA GÉNÉRAL CARNAVALCHATEAUGUAY.FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉEKIRKLAND.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 .FAMOUS PLAYERS MD ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.FAMOUS PLAYERS MD COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH AMC THEATRES FORUM .CINÉ-ENTREPRISE TRIOMPHE LACHENAIE MAISON DU CINÉMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY.CINEPLEX ODEON BIERMANS SHAWINIGAN CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS CINÉMA 9 TROIS-RIVIERES CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR MEGA-PLEX GUZZO LACORDAIRE 16 .FAMOUS PLAYERS MD STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS JACQUES-CARTIER 14 ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO MEGA-PLEXM D GUZZO TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD TERREBONNE 14.STE.THERESE 8.GROUPE MATHERS MEGA-PLEXM D GUZZO ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARISIEN.VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE PRÉSENTÉ EN SON THX CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VOYEZ-LE MAINTENANT! Gene Shalit, TODAY « UN BOULOT À L'ITALIENNE VOUS MÈNERA À TOUTE ALLURE DANS UNE VIRÉE CAPTIVANTE.UNE HISTOIRE DE VOLS, DE TRAHISONS ET DE CASCADES PÉRILLEUSES.» ©DDIISSNEEYY PPIIXXAARR VISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL Disney/Pixar se sont dépassés! Vous adorerez ce film que vous ayez 5 ans ou 95 ans! » Leonard Maltin, HOT TICKET « Un film pas comme les autres! « Stupéfiant! Un film original avec de l'animation élégante sans égale.» Richard Corliss, TIME « De l'animation spectaculaire, de l'humour raffiné et des personnages fascinants! » Gene Shalit, TODAY ((Verrssiion ffrranççaiisse de FFIINDIING NEMO)) 3146798A 7LP0401E0601 E4DIMANCHE 7LP0401E0601 ZALLCALL 67 22:21:27 05/31/03 B E 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 Festival MUTEK: la révolution Monolake P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale DEVANT UN auditoire essentiellement composé d'une quarantaine de journalistes et bidouilleurs en herbe, un groupe de producteurs, musiciens et concepteurs de logiciels animait jeudi dernier, dans le cadre du festival MUTEK, une discussion sur le « rôle des technologies novatrices en musique électronique ».Au centre de la table d'experts, le Berlinois Robert Henke, alias Monolake, cofondateur de l'entreprise Ableton et surtout coconcepteur d'un révolutionnaire logiciel lancé en 2001 et baptisé LIVE, au nom duquel tous les Richie Hawtin et Akufen de ce monde numérique allument des lampions avant chacune de leurs performances devant public.Public qui, par ailleurs, n'en finit plus de bâiller en voyant sur scène un de ces artistes jouer de la souris sur ce LIVE installé dans l'ordinateur portable, mais là réside un tout autre problème, que ce logiciel n'aidera malheureusement pas à résoudre.Avant la performance du musicien Monolake (ce soir, au Métropolis, en clôture de MUTEK), rencontre avec Henke, l'Archimède de la communauté électronique.Q D'abord, pardonnez l'aspect primitif de mon enregistreuse à cassettes.R Comme je dis toujours, la technologie de pointe n'est pas garante d'un bon résultat.Ce qui compte, ce n'est pas tant l'équipement qu'on utilise que la raison pour laquelle on l'utilise et la qualité des résultats.Q Expliquez-nous en quoi votre logiciel LIVE est si révolutionnaire.R D'une part, c'est un produit fini : il est fourni avec un manuel de l'utilisateur, s'installe en plusieurs langues, roule sur différentes plates-formes (genre Windows ou Mac OS).Puis, LIVE permet d'effectuer facilement et rapidement un tas de tâches autrefois complexes.Avant LIVE, les musiciens devaient composer avec plusieurs outils dans le même ordinateur.La façon classique d'utiliser un ordinateur pour composer ressemble à la sculpture : un processus par lequel on assemble et façonne des éléments, étape par étape, ce qui le rend assez long et fastidieux.Avec LIVE, on peut choisir immédiatement ce qu'on veut faire à l'instant où on le veut, permettant d'improviser avec nos éléments sonores.Q Est-ce que, en concert, LIVE pourrait remplacer un instrument traditionnel, un piano, par exemple ?R Non.LIVE ne remplace rien.C'est un nouvel instrument, si ce n'est qu'il ne génère pas (encore) de sons, car il utilise ceux que tu mets à sa disposition.Il ne remplace pas un batteur ou un piano mais ouvre de nouvelles possibilités lorsqu'il est utilisé en concert.Dans le contexte d'un concert avec des instrumentistes, il te permet d'interagir directement avec eux.Q En admettant que l'ordinateur permette tout en musique, que reste-t-il encore à inventer ?R Les concepts qui rendent LIVE si pratique existaient, en théorie, il y a 10 ans.Seulement, il était impossible de réunir tout ça dans un même ordinateur portable.Or, ce n'est plus tant les avancées technologiques ou scientifiques qu'il nous reste à découvrir que la façon de les rendre applicables et, surtout, facilement utilisables.Dans un logiciel comme LIVE, une grosse part du succès réside dans l'interface (ce que l'on voit à l'écran de l'ordinateur).L'interface est essentielle : le succès du Roland 303 (mythique émulateur de basse lancé dans les années 80) vient du fait que c'était si évident à manipuler, si facilement compréhensible, que n'importe qui pouvait s'en servir.Le côté pratique, la simplicité, voilà ce qu'il nous reste à inventer.CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS G PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL v.f.de «DADDY DAY CARE» GAGNANT DU PRIX F I L M ADVISORY BOARD GAGNANT DU PRIX \u201cLE FILM PARFAIT POUR LA FAMILLE.\u201d TONY TOSCANO, TALKING PICTURES 3146562A DAGHLIAN Suite de la page E1 « Malheureusement, m'annonce-t-il, je ne l'écris pas encore très bien.C'est pour ça que tous les samedis, je vais prendre des cours pour mieux maîtriser la langue de mes ancêtres.Je le regarde du coin de l'oeil.Une expression anglaise me vient à l'esprit.Is this kid for real ?Est-ce que cet enfant est réel ?Nous descendons au sous-sol, le royaume de Charlot et de sa petite soeur de 4 ans, Natasha.Il me montre ses livres : plusieurs bandes dessinées dont Le Chat, sa préférée, des romans jeunesse, un dictionnaire, qu'il consulte régulièrement pour apprendre des mots quand il n'a rien à faire, et trois volumes sur le cinéma expliqué aux enfants.Puis il ouvre la porte d'un placard et, avec une fierté non dissimulée, me désigne du doigt sa caverne d'Ali Baba : une rangée complète de costumes, de déguisements, de perruques qui lui permettent de se prendre un jour pour Superman, le lendemain pour un Mexicain basané.« Je fais aussi Diana Krall, dit-il avant d'ajouter en rougissant : mais pas tout le temps.» De retour à la cuisine avec vue sur le jardin fleuri délimité par une jolie piscine turquoise, Charlot s'assoit devant un jus et une boîte de baklavas qu'il ne touchera pas, prêt à parler mais surtout à donner son opinion, son sport préféré dans la vie, après celui de faire le clown.« Il a une opinion sur tout », affirme sa mère avec un sourire en coin, l'air de dire : je n'y suis absolument pour rien.Elle ajoute que peu importe les circonstances, le mariage d'une cousine ou une manifestation pour la paix rassemblant des milliers d'étrangers, Charlot saute sur le micro.« Son père et moi, on a souvent peur qu'il se mette à déparler.Mais non : on dirait qu'il a toujours quelque chose à dire.» Comme un vieux pro Le 15 mars, c'est à la suggestion de Charlot que la petite famille est partie marcher dans les rues congelées de Montréal.Charlot menait le bal.Ses parents suivaient à la traîne en craignant à chaque seconde de le perdre.À la fin de la marche, Charlot a entraîné ses parents jusqu'au devant de la scène.Qu'est-ce que tu veux ?lui a demandé sa mère.Je veux chanter, a-t-il répondu d'un air obstiné.Sa mère a rétorqué qu'il n'était pas au baptême de sa cousine.Te rends-tu compte où nous sommes et combien il y a de gens ?Charlot en était parfaitement conscient.Il s'est faufilé de manière à se retrouver exactement sous le nez de Luc Picard.Il a levé la main pour attirer son regard.Qu'est-ce tu veux ?lui a demandé l'acteur.Je veux chanter, a répété Charlot.On l'a hissé sur scène en lui passant le micro.Au lieu de figer, Charlot a pris la parole comme un vieux pro.« Je vais chanter une chanson pour tous les enfants du monde, a-t-il commencé sans bafouiller, pour les enfants en Irak qui souffrent, pour leurs parents qui souffrent et pour que George W.Bush arrête cette guerre ! » Il a fait une pause presque dramatique : « Ça n'a pas de bon sens ! a-t-il tonné avec un sens inné du timing.Cette guerre ne nous fait pas avancer vers une autre étape.On reste figé.Il faut arrêter cette guerre pour pouvoir continuer à l'étape suivante.» Puis il a pris une grande respiration et a entonné What a Beautiful World en imitant un mini-Louis Armstrong.La foule a explosé de joie et s'est mise à scander son nom.Charlot ! Charlot ! L'enfant a salué la foule, ravi.Bien des gens, ce jour-là, ont été étonnés par l'assurance du petit garçon.Par son cran, sa maturité et son audace.Pas Philippe Boutin.Boutin est prof de théâtre.Il travaille avec Charlot et une dizaine d'autres enfants en atelier dans une salle louée du cégep Boisde- Boulogne depuis trois ans.C'est lui qui a signalé les talents de communicateur de Charlot à la direction de Juste pour rire.« Je me rappelle encore d'un spectacle de danse à la Place des Arts.Je devais faire les liens avec les enfants.Charlot est monté sur scène faire une courte présentation sans la moindre gêne.En sortant, il m'a dit Philippe, je viens de découvrir que lorsque je suis sur scène, j'ai un pouvoir sur la foule.Il avait 8 ans.» Boutin affirme que Charlot n'est pas un enfant comme les autres.Que c'est un oiseau étrange, un paradoxe ambulant.Par moments, il parle comme un adulte de 40 ans.La minute suivante, il fond en larmes comme un bébé.Mais, chose certaine, c'est un enfant animé par le besoin fou d'être aimé.Aimé par le monde entier.Je peux en témoigner.Dès la minute où j'ai commencé à lui poser des questions, j'ai vu qu'il cherchait par tous les moyens à me plaire et à dire exactement ce qu'un adulte de mon âge a envie d'entendre de la bouche d'un enfant.Son besoin de plaire est parfois si fort qu'il lui bloque la voix et lui envoie des tics au visage, raconte Philippe Boutin.C'est précisément ce qui s'est passé au début de l'entrevue.Charlot souriait mais je le sentais tendu et un peu faux.Il a fini par se détendre et par montrer son vrai visage : celui d'un enfant curieux, brillant, presque trop travailleur pour son âge et animé d'une foi aveugle pour le métier de comédien et d'humoriste.Son numéro de clown Qu'il s'appelle Charlot n'est pas étonnant.« Quand il est né, rappelle sa mère, il n'avait pas de cheveux, un visage tout rond avec des grands yeux noirs.Il avait l'air tellement comique qu'on l'a appelé Charlot.» Dès l'âge de trois ans, Charlot mettait au point un numéro de clown qui ne l'a plus jamais lâché depuis.« J'ai commencé par être le clown de la famille, puis je suis devenu le clown de la classe.Un jour, à mon école, y avait une petite fille qui pleurait dans la cour.Les enfants sont venus me chercher pour que j'aille la consoler.Alors j'y suis allé, j'ai fait le clown et deux minutes plus tard, la petite fille riait au lieu de pleurer.» Au collège Sainte-Marcelline, Charlot n'est pas un premier de classe mais il se débrouille bien.Même s'il a une culture plus vaste que la moyenne des petits ours, il affirme qu'il a plein d'amis.Il ajoute aussi qu'il soigne son réseau : « Même si on parle de moi dans les journaux et à la télé, je ne veux pas que ma tête gonfle.Je veux rester normal.Je sais très bien que si je me pense trop bon, je vais perdre mes amis, alors je fais attention.Y en a qui me disent que je suis une vedette et que je vais être riche.Je leur réponds que je ne fais pas ça pour l'argent, mais pour m'amuser.Je leur dis aussi que je veux finir mes études.J'ai entendu Louise Marleau raconter à la télé qu'elle avait commencé trop jeune et gaspillé son enfance.Moi, je veux profiter de mon enfance.Je veux aussi apprendre tout ce qu'il y a à apprendre pour atteindre mon but : devenir comédien et humoriste.De temps à autre quand Charlot parle, sa mère le regarde du coin de l'oeil comme si le fruit de ses entrailles était un mystère insondable qu'elle tentait en vain de déchiffrer.Contrairement à trop d'enfants entraînés malgré eux dans les rêves déçus de leurs parents, Charlot ne vit pas par procuration.Ses rêves et sa sensibilité n'appartiennent qu'à lui, parfois au grand dam de ses parents, qui ne savent pas toujours quoi faire de cette petite boule d'énergie qui ne demande qu'à briller.Ceux-ci n'ont pas tracé la voie.Ils n'ont fait qu'encourager une voix innée et venue d'on ne sait où.Certains enfants sont le portrait craché de leurs parents.Charlot n'est le portrait que de lui-même.Dans 10 ans, tous les espoirs lui seront permis.En attendant, laissons-le faire ses classes.Disponible chez Renaud-Bray et Archambault 3121332A EN VENTE PARTOUT PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE PARTOUT CONSULTEZ LES JOURNAUX LOCAUX POUR LES HORAIRES ET LES SALLES DE CINÉMAS «\u2039X2\u203a EST TROP BON! «PASSIONNANT!» «REMETPOP POP ART! «X-PLOSION X-TRÊME DE LA PREMIÈRE À LA DERNIÈRE SCÈNE.Kenneth Turan, LOS ANGELES TIMES Michael Sragow, THE BALTIMORE SUN Vif et entraînant avec une propulsion aérodynamique vers l'avant, c'est le genre de film de superhéros que l'on veut.Un des aspects imprévus de \u2039X2\u203a est la façon dont ses préoccupations semblent être étrangement pertinentes aujourd'hui.» Gerry Shamray, THE CLEVELAND SUN Eleanor Ringel Gillespie, ATLANTA JOURNAL-CONSTITUTION De l'excitante séquence d'ouverture à la finale ininterrompue, ces mutants nous en mettent plein la vue.» RENVERSE LES SPECTATEURS avec une EXPLOSION D'ÉNERGIE CINÉTIQUE.» «SE TIENT SI BIEN PAR LUI-MÊME VOUS N'AVEZ PAS BESOIN D'AVOIR VU LE PREMIER!» LE DANS William Arnold, SEATTLE POST-INTELLIGENCER Thelma Adams, US WEEKLY GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants ((vveerrssiioonn ffrraannççaaiissee ddee «WRROONNGG TTUURRNN»)) CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .MÉGA-PLEXTM GUZZO LACORDAIRE 16 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉMA GALERIES GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉMA TRIOMPHE LACHENAIE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO TERREBONNE 14 .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! HORREUR ANS + 3146547A > Mon dernier film : Le Dictateur, de Charlie Chaplin.Mon film préféré.Pour le discours final.> Mon dernier livre : Le livre des blagues et Le Chat, de Philippe Geluck.> Mon dernier disque : Sex Machine, de James Brown, que j'imite au même titre que Louis Armstrong.> Mon dernier spectacle : Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, où je me suis malheureusement endormi pendant la deuxième partie.> Un artiste qui m'inspire : Charlie Chaplin.> Un personnage de fiction : Charlot. 7LP0501E0601 E-5 dimanche - ARTS 7LP0501E0601 ZALLCALL 67 20:10:28 05/31/03 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 E 5 REEDITIONS DANSE Rebonjour la Police Grandes compagnies pour grand public Pour celebrer le 25e anniversaire de Roxanne, on relance les six disques du premier groupe de Sting.Surprise : c'est encore meilleur que dans nos souvenirs.Oubliez les duos ronflants avec Bryan Adams ou Rod Stewart.Oubliez les pubs de Jaguar et les voyages en Concorde une bouteille de champagne a la main.Sting n'a pas toujours ete cette superstar du mainstream, dont les disques font la joie des salles d'attente et des radios rock qui detendent.Il fut un temps ou ce ponte de la pop adulte faisait hurler les jeunes.Il fut un temps ou Sting etait une garantie de fraicheur.The Police, vous vous souvenez ?Sorti de nulle part en 1978, ce trio anglais regroupait un batteur.americain (Stewart Copeland), un guitariste veteran (Andy Summers, 37 ans a la sortie du premier disque) et un bassiste de jazz, ancien prof de college (Sting).Trop vieux pour le punk et musicalement trop hot pour la new wave, The Police profitera de ce casting eclectique pour creer une musique plus originale que la moyenne.Son cocktail energique de rock, de pop et de reggae / dub etait certes dans l'air du temps.Mais la voix aerienne de Sting, reconnaissable entre mille, et un don pour des melodies imparables, vont permettre au groupe de depasser le succes d'estime pour exploser a l'echelle de la planete.Des le premier album paru en 1978, il est clair que The Police se detache du lot.L'empreinte du punk est encore fraiche, mais la musique va plus loin.Bourre de refrains accrocheurs, Outlandos d'Amour inclut deja son lot de classiques, de So Lonely, a I Can't Stand Losing You, passant par l'indemodable Roxanne, qui tourne encore regulierement sur nos radios FM.Le succes n'est pas immediat (Roxanne sera lance deux fois plutot qu'une en Angleterre) mais le temps leur donnera raison.Il est aujourd'hui admis que cette galette sans temps morts est un des bons premiers disques de l'histoire du rock.Le trio recidive un an plus tard avec Reggatta de Blanc, un titre ou il assume pleinement ses influences reggae.Influence qui lui vaudra d'ailleurs de nombreux detracteurs.Combien ont-ils ete a denigrer ce reggae de petits blancs sans ame , cyniques et opportunistes ?C'etait mal juger The Police, qui avait integre la musique de Bob Marley avec subtilite, au point ou leurs chansons transcendaient completement le genre.Quoi qu'il en soit, Reggatta de Blanc connaitra un succes enorme, grace aux refrains contagieux de Walking On the Moon, Message in a Bottle ou Bring on the Night.En 1980, le groupe est devenu un phenomene mondial.Mais son nouveau disque, Zenyatta Mondatta, frappe moins fort.Si le style du groupe s'est raffine, l'emotion brute fait place a des chansons plus second degre, presque ironiques.Sting ne chante plus I'm so Lonely, mais De do do do, de da da da, annoncant du coup la vacuite de la decennie a venir.De l'aveu meme du groupe, l'album n'est pas une grande reussite artistique.Mais il s'est bonifie avec le temps.Et on s'etonne aujourd'hui d'y denicher quelques bijoux comme Driven to Tears ou Voices Inside my Head.Zenyatta Mondatta passe par ailleurs pour un chef-d'oeuvre, si on le compare avec Ghost in the Machine, sorti l'annee suivante.Le disque tranche avec les precedents, et ouvre une nouvelle ere musicale pour The Police, qui donne plus de place aux synthetiseurs.Malgre un gros tube (Every Little Thing she Does is Magic), il est maintenant evident que le groupe a perdu sa passion.Il est aussi evident que Sting a definitivement pris le controle du poste de police.Sa pop atmospherique et rafinee a pris le dessus sur la derision ou l'urgence des trois premiers disques.On se conscientise , on se technoise .On developpe des themes plus sombres, inspires par l'ere numerique.Sorti en 1983, le disque Synchronicity est comme le precedent, mais en nettement plus reussi.La nouvelle formule s'est rodee, et le resultat est impeccable.Le groupe frappe le gros lot avec le mega-tube Every Breathe you Take, qui resonne jusqu'a la planete Mars.et nous donne un avant-gout de la carriere solo de Sting.Mais ce retour en grace ne sera qu'un sursis.Les tiraillements internes se sont transformes en profondes dissensions, et bientot les membres du groupe s'en iront chacun de son bord.En moins de six ans, The Police a vire la planete pop a l'envers et redefini les bases du power trio.Mais son succes fulgurant aura ete inversement proportionnel a son degre d'inspiration.Sorti 10 ans apres la separation, le double album live, qui regroupe des concerts de 1979 et 1983, permet de mesurer le contraste entre les deux epoques.Enregistre a Boston, le prem d'enthousiasme et d'electricite.Canne a Atlanta quatre ans plus tard, le second revele un groupe mur, consciencieux et concentre sur ses motifs.Bref, on est passe de l'adolescence a l'age adulte.Tout cela pour dire que cet album, comme les cinq autres, vient d'ere reedite par la compagnie Universal pour souligner le 25e anniversaire de Roxanne.Comme c'est aujourd'hui la norme, les bandes ont ete remasterisees et le tout est servi en haute definition CD .ce qui, entre vous et moi, ne change pas grand-chose.Dommage qu'on se soit limite a relancer le tout tel quel, sans valeur ajoutee.C'eut ete le bon moment de ressortir des morceaux inedits ou des chutes de studio.N'empeche, les retrouvailles sont plus qu'agreables.A force de se taper le Sting soporifique d'aujourd'hui, on avait fini par mettre The Police dans le meme sac.Erreur.Reentendre tous ces disques nous ramene a l'evidence : 20 ou 25 ans plus tard, la plupart des chansons du groupe n'ont pas pris une ride.On insiste : pas une seule.Plus qu'un super groupe de pop, The Police fut un groupe unique.D'ou sa resistance au temps.\u0001\u0001\u0001\u00011.2 Outlandos d'Amour \u0001\u0001\u0001\u00011.2 Reggatta de Blanc \u0001\u0001\u00011.2 Zenyatta Mondatta \u0001\u0001 Ghost in the Machine \u0001\u0001\u00011.2 Synchronicity \u0001\u0001\u0001 Live ! ALINE APOSTOLSKA collaboration speciale POUR NOUS, la priorite est de completer ce que nous faisons deja depuis six ans , disent d'emblee Clothilde Cardinal et Pierre Des Marais, fondateurs et codirecteurs de Danse Danse, pour presenter leur sixieme saison.Continuer, donc, a articuler la programmation autour des trois axes qui leur ont permis d'amener le grand public a la danse contemporaine.Trois axes : encourager la creation d'ici, permettre les decouvertes internationales, rejoindre un public non acquis d'avance.Satisfaits des resultats, chacun d'eux l'exprime differemment : On a rempli notre mandat de programmer de grandes compagnies sur de grands plateaux pour un grand public , dit Pierre Des Marais.Et Clothilde Cardinal complete : On choisit d'abord les compagnies quebecoises et, autour d'elles, on place les compagnies etrangeres, en cherchant a presenter surtout des compagnies non europeennes.Ainsi ont-ils reussi a demontrer que la danse contemporaine pouvait se faire, ici et maintenant, eclectique, dynamique et audacieuse.Ainsi en est-il des six spectacles qui composeront la sixieme saison, laquelle debutera un mois plus tard, a cause du FIND, c'est-a-dire fin novembre.Du cote des compagnies quebecoises, beaucoup d'emotion.En effet, avec Margie Gillis dont on fetera, en decembre 2003, les 30 ans de creation, et la reprise du mythique Joe de Jean- Pierre Perreault pour clore la saison en mai 2004, on rendra hommage a deux monstres sacres de la danse quebecoise.Margie Gillis, deesse d'ici, dont on attend toujours le retour.Et Joe, la piece impossible pour 42 danseurs, l'oeuvre d'une vie de Perreault, qui en a projete la reprise sur son lit de mort.Ce sera a la salle Maisonneuve de la Place des Arts.Avec, en avril 2004, la creation de deux duos de Tedd Robinson, avec Louise Lecavalier et Margie Gillis, et peut-etre un troisieme duo avec une danseuse japonaise.Des maitres programmeurs Les trois autres spectacles offrent eux aussi une demonstration de l'exigence des maitres programmeurs de Danse Danse.Ainsi la saison s'ouvrira avec la venue de la compagnie venezuelienne Danzahoy, avec Exodo de Luz Urdanela, la plus grande compagnie du pays, un univers magique, unique, qu'on aura enfin l'occasion de voir ici.En fevrier 2004, Tai-gu Tales Dance Theater, compagnie de Taiwan avec The life of Mandala de la jeune choregraphe Hsiu-wei Lin.Un melange d'Opera de Pekin et de danse contemporaine, totalement inedit, qui risque fort d'aller a l'encontre de toutes nos references.D'extreme- Orient egalement, de Chine, le Beijing Modern Dance Company ( des danseurs extraordinaires , insiste Pierre Des Marais, qui en vu d'autres) avec, chose stupefiante, une choregraphie de la tres jeune Quebecoise Nadine Thouin, Os, presentee en mars 2004.Voila ce qui s'appelle une saison audacieuse, melant force et emotion, maturite et jeunesse, une saison tres dansante , qu'on peut envisager avec impatience.Phototheque La Presse c Andy Summers, Sting et Stewart Copeland, un casting eclectique pour The Police.New Order, 15 ans apres l'ete de l'amour P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale L'ANGLETERRE s'apprete a commemorer cette annee le 15e anniversaire du Summer of Love, l'ete de l'explosion electronique qui aiguilla le courant techno vers la popularite qu'on lui connait aujourd'hui.Plusieurs leveront donc leur verre de boisson energisante en hommage a New Order, formation qui joua un role significatif dans la definition du son electronique british.Retour sur l'un des groupes pop anglais les plus influents de sa generation, marque par la parution recente de Retro, coffret de quatre disques relatant differentes facettes de cette boule disco au diapason de son epoque.L'indeniable popularite de New Order etait pourtant loin d'etre acquise en 1980, alors que la Grande- Bretagne assistait avec attention aux premiers pas de Bernard Sumner (chanteur, clavieriste et guitariste), Peter Hook (bassiste) et Stephen Morris (batteur), recemment amputes de leur comparse Ian Curtis.On connait la triste histoire : ces quatre musiciens formaient le groupe culte Joy Division, lequel a commis deux albums d'une musique aussi oppressante, sombre, torturee que novatrice dans le paysage rock de la fin des annees 70.Curtis, l'ame du groupe, un grand nevrose a la voix d'outretombe, etait aussi un epileptique chronique.Allez savoir si c'est sa nevrose, la pluie qui tombait ce jour-la, une crise de trop ou l'envie d'en voir le bout, bref, Curtis se pend le 18 mai 1980, juste avant la parution de Closer, second album de Joy Division.Dans une entrevue, rapportee avec le Rough Guide to Rock Music, Pete Hook raconte : La grande tragedie de la mort de Ian est qu'au fond, tout ce qu'il a jamais voulu, c'est le succes.Et il l'a manque.d'une semaine.Ironie du sort : la chanson Love Will Tear Us Apart est rapidement entree au top 20 des ventes en Grande-Bretagne au mois de juin 1980.Ce qu'on sait un peu moins, c'est a quel point Curtis a influence le cours des evenements qu'allaient vivre Sumner, Hook et Morris .qui, peu apres, se sont adjoint les services de la guitariste et clavieriste Gillian Gilbert.D'abord parce que les premiers titres qu'allait faire paraitre New Order, Ceremony et In a Lonely Place, etaient les dernieres compositions de Joy Division.Ensuite, parce que Sumner a longtemps ete critique de trop imiter le ton de voix de Curtis sur les premiers enregistrements de New Order.Enfin, et surtout, la piste electronique avait ete montree aux musiciens par Ian Curtis.C'est lui qui nous faisait ecouter du Kraftwerk , declara Sumner a la presse anglaise au debut des annees 80.Le declic electronique Issus du punk, enfants du D.I.Y.(Do It Yourself), les musiciens de Joy Division / New Order avaient appris sur le tas a jouer de leurs instruments.Adopter les claviers (qu'ils utilisaient d'ailleurs deja a l'epoque de Joy Division) et les rudimentaires boites a rythmes disponibles ne les rebutait pas.Et ca a porte fruit : Movement, premier album de la formation de Manchester, malgre ses defauts, apporte une fraicheur sonore tres synthetique a la musique pop.Les singles suivants, comme Temptation, insisterent sur la dimension dance que prenait la formation.En avril 1983, New Order lance le fameux Blue Monday ( How does it feel / When you treat me like you do.).Sur ce morceau est imprime l'esprit de la musique de New Order : un groove simple, des melodies electroniques accrocheuses et une melancolie lourdaude.La recette du succes de New Order, s'il en est une.True Faith, Ceremony, Procession, The Perfect Kiss, Confusion, In a Lonely Place, Bizarre Love Triangle, autant de tubes qui erigeaient des ponts entre les gouts pop des Anglais et la furie naissante des pistes de danse de la fin du millenaire.New Order a jete les bases d'une fusion credible entre le rock, la pop et la dance, fusion qui inspira la generation des Primal Scream, Chemical Brothers, Underworld et cie.Un mandat auxfans Le boitier de Retro, un coffret de 4 CD, est magnifique : une premiere jaquette protege le coffret proprement dit, qui s'ouvre lateralement, presente dans un graphisme simple, pur et tres classe.On a charge quatre illustres fans de compiler leur album, deux journalistes et deux musiciens.La journaliste (Time Out, The Face), ecrivaine et pote de New Order, Miranda Sawyer, s'est chargee du premier disque, Pop.Les 14 titres les plus populaires du groupe, premiere evidence de son grand talent (Temptation, True Faith, Ceremony, Bizarre Love Triangle, Blue Monday.), tous presentes dans leur version originale.Pour le deuxieme CD, Fan, les membres de New Order ont mandate le journaliste John Mc Cready, qui connait le groupe depuis ses debuts au mythique club Hacienda de Manchester.La selection du vrai fan, comprenant des chansons plus obscures et les quelques titres evidents (Elegia, Procession) qui n'ont pas ete retenus sur le CD Pop.Le legendaire DJ du Hacienda, Mike Pickering (M People), a pris le controle du volet Club de ce coffret : une selection des meilleurs remixes de New Order, du plus vieillot (Shep Pettibone attaquant avec confiance dans le fameux mix de Bizarre Love Triangle) au plus classique (Jam & Spoon sur une acidulee version de Blue Monday), au plus a gauche (Andrew Weatherall revisitant Regret).Les fans seront ravis d'y retrouver plusieurs versions difficiles a trouver.Enfin, Bobby Gillespie (Primal Scream) a compile le dernier CD, Live, 15 chansons extraites de differentes prestations, du Glastonbury Festival au Peel Sessions de la BBC.Diversifie dans l'interpretation comme dans les epoques .la chronologie des enregistrements s'etend sur une vingtaine d'annees ! ., ce dernier trouvera a satisfaire les plus curieux des amateurs de New Order.Le livret comporte de nombreuses photos et des commentaires des membres de la formation et des amis invites a realiser ce coffret, assurement un bel objet a ajouter a votre discographie.\u0001\u0001\u0001\u0001 NEW ORDER Retro (4 CD) London/Warner J'ai show! disait Clemence en 1990.Retrouvez sur DVD ces moments droles, fous et touchants : Ma menopause Les jeudis du groupe Le ski alpin la partie de scrabble 1 h 30 de pur bonheur En vente chez : Archambault .HMV .Renaud-Bray .Sillons Quebec 3137932A Billets en vente Au Spectrum / www.spectrumdemontreal.ca 318, rue Sainte-Catherine Ouest Aux comptoirs Admission www.admission.com / (514) 790-1245 A la Place des Arts / www.pda.qc.ca / (514) 842-2112 Salut Brel ! avec l'OSM Sous la direction de Jacques Lacombe Spectacle de cloture Les Evenements FORD ESCAPE Samedi 2 aout, 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts 175, rue Sainte-Catherine Ouest Dan Bigras Isabelle Boulay Bernard Bruel Nicola Ciccone Sylvain Cossette Louise Forestier Claire Pelletier Yann Perreau et plusieurs autres 7LP0601E0601 E6DIMANCHE 7LP0601E0601 ZALLCALL 67 21:34:25 05/31/03 B E 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 ARTS VISUELS Dans le doute JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale UN ÉCRITAU à la billetterie du Musée d'art contemporain prévient : certaines oeuvres de l'exposition Nan Goldin peuvent heurter les sensibilités.En salle, la photographe américaine aujourd'hui établie à Paris sera même plus directe dans le film I'll Be Your Mirror, réalisé pour la BBC en 1996.C'est la sexualité qui m'intéresse, dit-elle.Le travail de Nan Goldin, apprécié dans le monde entier, tourne autour de ce thème.Drag queens, prostituées, sidéens et couples dans l'intimité s'y sont retrouvés depuis 30 ans.La sexualité est observée comme une activité parmi d'autres.Malgré une troublante réflexion sur la vie, et en particulier sur la sienne, et malgré l'aura internationale qui accompagne sa carrière, cette première rétrospective Nan Goldin au Canada déçoit un tantinet.On annonçait un contenu dérangeant, une plongée dans la marginalité.On a, du moins dans les premières salles, une surexploitation d'un même monde (bourgeois ?), avec une panoplie de gens ordinaires visiblement bien dans leur peau (de la petite famille qui respire le bonheur au couple passionné).Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont en santé, ils font l'amour.Ce n'est pas tant la crudité des images qui choque (ce n'est pas si cru, non plus), que la banalisation de la sexualité.C'est comme faire la cuisine.Dans le train ou dans la salle de bains, cadrage manifestement spontané, image parfois floue, les scènes se caractérisent par une chose : elles sont tirées du quotidien.Les poses, les lieux, la situation, tout a l'air si naturel.Sans mise en scène préalable, Nan Goldin semble travailler comme une documentariste.Qui se penche sur la réalité des gens en essayant de ne pas trop les déranger.Ça prend bien sûr une bonne dose de confiance mutuelle pour arriver à capter de tels moments.Sans être autobiographique, l'artiste a toujours admis que ses modèles étaient des amis, « sa famille élargie ».De David and Tommy on the Bus, de 1973, à Clemens and Jens Embraced in My Hall, Paris, de 2001, ce sont environ une trentaine d'oeuvres, une quarantaine même, qui s'étalent ainsi dans ces premières salles.Cet insatiable intérêt pour le quotidien de ses proches sonne comme un moyen pour la photographe de parler d'elle-même.Leur vie est une sorte de miroir de sa propre vie ou, comme le souligne dans le catalogue Paulette Gagnon, conservatrice en chef et commissaire de l'expo, son identité se définit par la notion d'altérité, par l'autre.Panoplie d'images ?Et comment.À la trentaine de photos, s'ajoute le slide show, sorte de diaporama que Goldin a adopté.Celui consacré à ces petits bonheurs intimes, Heartbeat, contient 228 photos.Même la voix envoûtante de Björk n'y peut rien : c'en est trop.À se fier à ces images, même thème, même cadre, même lumière, on croirait que l'art de Nan Goldin n'est pas très diversifié.L'expo en montre pourtant quelques autres aspects : nature morte, paysage, autoportrait.C'est d'ailleurs la série où elle s'expose sous différents angles qui s'avère la plus forte, la plus touchante.D'autant plus que le diaporama qui l'accompagne (80 diapos), presque un journal chronologique, s'avère beaucoup plus efficace que l'autre.Est-ce la chanson ostensiblement racoleuse et narrative (All by Myself, interprétée par Eartha Kitt) qui fait plus qu'illustrer la série d'images ?David Rabinowitch Dans un univers à mille lieux de celui de Nan Goldin, la rétrospective David Rabinowitch offre au sculpteur canadien une visibilité autrement impossible.Bien que.Inaugurée depuis plus d'un mois, l'expo n'a pas encore tellement retenu l'attention des médias.Il est vrai que son travail semble ancré dans un genre plutôt dépassé.La sculpture, en 20 ans, a tellement évolué que les pièces massives de Rabinowitch pèsent lourd.À le voir de près, l'ensemble possède pourtant son intérêt.Enracinée à la fois dans le minimalisme des formes et des matériaux (de l'acier et de la tôle) et dans de savants calculs de géométrie, la sculpture de David Rabinowitch n'est pas un simple volume aplati.Ses dessins démontrent, en une ligne, un cercle, un vide, à quel point sa création traduit une audacieuse lecture de l'espace.Que celui-ci soit une salle de musée ou une feuille blanche.Oui, ça peut finir par fasciner.NAN GOLDIN, jusqu'au 7 septembre, et DAVID RABINOWITCH, jusqu'au 5 octobre.Ouvert du mardi au dimanche.Info : 514-847-6226.Nan Goldin choisit souvent des scènes de la vie quotidienne.G É N I E S EN HE R B E 1 0 2 2 # ghpanto@videotron.ca A- SECONDE GUERRE MONDIALE 1 Quel Premier ministre britannique a annoncé la déclaration de guerre àl'Allemagne, en 1939?2 En 1943, quel écrivain français, entré dans la Résistance sous le pseudonyme de colonel Berger, a été arrêté puis relâché par la Gestapo, en 1944?3 Quel président américain a ordonné le largage de deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki?4 Quelle bataille de 1942 est au centre du long métrage The Thin Red Line réalisé par Terrence Malick?5 Quel écrivain et aviateur est disparu au cours d'une mission de reconnaissance aérienne qu'il effectuait dans le sud de la France, en 1944?B- SIÈGES ET FAUTEUILS 1 Quel nom porte le double fauteuil en forme de S offrant deux places en sens inverse?2 Sur quel siège élevé un souverain prend-il place dans l'exercice de ses fonctions?3 Quel fauteuil de petites dimensions possède un dossier incurvé épousant la forme du dos?4 Quel siège àpieds sans bras ni dossier peut être 'de cuisine' ou 'de bar'?5 Quel grand fauteuil bas, àdossier élevé et un peu incliné, porte le nom d'un écrivain français du 18e siècle?C- LA COULEUR EN LITTÉRATURE 1 Dans quel roman d'Arthur Conan Doyle le détective Sherlock Holmes apparaît-il pour la première fois?2 Quel conte de Charles Perrault met en scène un mari sanguinaire et extrêmement laid qui tue ses épouses?3 Quel maître du réalisme psychologique, dont le véritable nom est Henri Beyle, a écrit Le Rouge et le Noir?4 En 1968, quel prix littéraire Marguerite Yourcenar a-t-elle remporté grâce àson roman L'oeuvre au noir?5 Quel roman de Marcel Aymé a pour cadre le village de Claquebue?Écrivain français E- 1937 1 Quelle ville espagnole, siège du gouvernement autonome basque, est bombardée par l'aviation allemande en avril?2 Quel boxeur américain, homonyme d'une pâtisserie, devient champion du monde des poids lourds, titre qu'il conservera jusqu'en 1949?3 Quel dirigeable s'enflamme et explose à Lakehurst, au New Jersey?4 Le 28 décembre, quel compositeur, célèbre pour son Boléro, s'éteint àl'âge de 62 ans?5 Quel élément métallique radioactif, ayant pour symbole Tc, est synthétisé en laboratoire par Emilio Segrè et Carlo Perrier?F- TITRES RELIGIEUX 1 Dans l'islam, quel fonctionnaire est chargé d'appeler aux cinq prières quotidiennes?2 Quel nom porte le chef religieux, guide spirituel et ministre du culte de la communauté juive?3 Quel terme désigne un prêtre de l'Église orthodoxe slave?4 Dans quelle religion un mufti est-il un interprète de la loi?5 Comment appelait-on autrefois les prêtres celtes de Gaule, d'Irlande et de Bretagne?G- BATEAUX 1 Quel nom a été donné par ses occupants àun ensemble d'ateliers improvisés d'artistes, situé rue de Ravignan sur la butte Montmartre à Paris, dans l'ancienne propriété d'un serrurier?2 En 1947, quel navire a été arraisonné par les Britanniques, après avoir tenté de débarquer en Palestine près de 4500 juifs en provenance d'Allemagne?3 Quel bâtiment de ligne allemand a été coulé par des navires anglais, le 27 mai 1941?4 En quelle année est survenu le naufrage du pétrolier Exxon Valdez au large des côtes de l'Alaska?5 À quelle compagnie britannique le transatlantique Titanic appartenait-il?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Personnage de la Bible, berger du petit bétail.2 Il mène une vie exemplaire en offrant à Yahvé les plus belles bêtes de son troupeau.Cette offrande a suscité la jalousie de son frère.3 Son histoire symbolise l'opposition entre ceux qui servent Dieu avec sincérité ou hypocrisie.4 Deuxième fils d'Adam et Ève, j'ai été assassiné par mon frère Caïn.Compositeur D- GRANDS CONQUÉRANTS 1 Quel souverain mongol, ayant pour vrai nom Temüjin, a fondé un immense empire allant des confins de la Chine àla mer Caspienne?2 En 1066, quel duc de Normandie a remporté la bataille de Hastings?3 Quelle impératrice a permis à la Russie de devenir une puissance européenne àla fin du 18e siècle, notamment en annexant une partie de la Pologne et la Crimée?4 Quel conquistador espagnol s'est emparé du Mexique et a détruit l'empire aztèque?5 En 490 avant J.-C., lors de quelle bataille le roi de Perse, Darius Ier, a-t-il été battu par le général athénien Miltiade?Marguerite Yourcenar SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Des années 90.À L'OMBRE des rétrospectives Goldin et Rabinowitch, le Musée d'art contemporain propose un survol de la peinture québécoise des années 1990.Sorte de retour sur une décennie qui a vu exploser les disciplines et éclore le multimédia, l'expo défend l'idée que la peinture reste un art très présent.Très présent chez les jeunes (les Marc Séguin et Stéphane La Rue) et très diversifié.Les 12 artistes réunis, dont le MAC a acquis des oeuvres ces dernières années, ne font pas nécessairement partie d'une même et seule école.Figuration avouée (dont la disposition en cases de Kamilla Wozniakowska, qui fait toujours plaisir à revoir), abstraction pure (genre François Lacasse) et, entre les deux, un appel au motif (Marie-Claude Bouthillier).Révélateur.Jusqu'au 7 septembre.à aujourd'hui Oui, 2003, et la décennie 1990 semble déjà d'une autre époque.Mais la peinture demeure et c'est tant mieux.Le centre Articule (4001, rue Berri) en regroupe un échantillon de ce qui se fait d'ici à Vancouver.Sans qu'il soit complet.Mais ce n'est pas grave, l'intention de l'expo Regard à gauche est toute autre.Les huit artistes présents ont comme point en commun une peinture politique.Sans être militante ni agressive.Même que la plupart des oeuvres, plutôt que d'offrir un regard alarmiste, font sourire.Entre la série Portrait de rue de Marie-Claude, prenant racine dans l'art naïf (sans l'être), et les portraits des gens « d'en haut » (Big Boys) de Dawna Rose, c'est tout un panel de la société qu'on nous propose.Provocateurs et critiques d'une certaine histoire de l'art, les travaux de Laurie Papou (une femme seins nus nous dévisage) et de Ron Benner (une reproduction sans fin d'un même tableau) en disent d'ailleurs beaucoup sur l'art et la vie.Ça mord et ça fait du bien.Ouvert du mardi au dimanche, jusqu'au 15 juin.Info : 514-842-9686.Jérôme Delgado collaboration spéciale 7LP0702E0601 E7DIMANCHE recast 7LP0702E0601 ZALLCALL 67 01:02:02 06/01/03 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1er JUIN 2003 E7 Cinq questions à.Pierre Flynn APRÈS PLUSIEURS années d'écriture et d'introspection \u2014 l'un ne va pas sans l'autre pour lui \u2014, Pierre Flynn a lancé un magnifique album intitulé Mirador, en 2001.Il a depuis renoué avec la scène et s'apprête une fois de plus à participer à quelques festivals estivaux cette année.En plus de quelques concerts, il agit à titre de porte-parole de la 10e édition de Chansons en nous, au mois de juin à Saint-André-Avelin.Mais si son projet d'album live se concrétise, la belle saison ne sera pas de tout repos pour l'auteurcompositeur- interprète primé au dernier gala de l'ADISQ.Q Qu'est-ce que l'été pour vous, le plaisir ou le travail ?R C'est un effort de mélanger les deux harmonieusement.Quand on est un chanteur, traditionnellement, l'été, c'est le travail puisqu'il y a beaucoup de festivals.Quand on a une famille, il faut trouver l'équilibre entre ces deux pôles.Q Saison propice à l'écriture ?R Pas vraiment, parce que l'été, on se promène beaucoup, on va dehors avec la famille et on va visiter des amis.Mais ça peut être une saison propice au « storage » d'impressions et de couleurs qui pourront servir plus tard.J'ai besoin d'isolement pour écrire, je suis incapable d'écrire à Montréal, peut-être parce que je manque de discipline.Chaque chanson de Mirador a nécessité son lieu d'incarcération, j'en ai écrit à Québec et dans le chalet de Mario Légaré, par exemple.Ça me prend une solitude sans faille, parce que je descends à l'intérieur de moimême.Mirador, c'est un album intérieur.Q Il me semble avoir lu que votre prochain album était bien avancé, presque prêt même, c'est vrai ?R S'il est prêt, j'aimerais bien qu'on me dise où le trouver ! J'ai quelques idées, c'est vrai.Ça fait partie de mes projets de me remettre au travail.Je n'ai pas l'intention de prendre sept ans pour faire mon prochain disque, parce que je n'ai pas envie de me priver de mon métier de chanteur pendant aussi longtemps une autre fois.Je touche du bois.ou du formica Q Y a-t-il des concerts estivaux qui vous ont laissé des souvenirs impérissables R Spontanément me revient le souvenir d'une soirée magique au Festival d'été de Québec.C'était à l'époque où la scène principale faisait face au Palais Montcalm.J'avais fait un show avec Marjo comme invitée spéciale et il y avait du monde jusque dans les petites rues autour de la place d'Youville.J'en garde un souvenir assez euphorique.Et puis il y a bien sûr le spectacle légendaire sur le mont Royal en 1976 avec Harmonium, Beau Dommage et les Séguin, à l'époque d'Octobre.On dit qu'il y avait plus de 250 000 personnes.C'était le début des grands rassemblements populaires au Québec.Et c'était la naissance de quelque chose.Qu'est-ce qu'il en est advenu ?Ça, c'est une autre histoire.Q L'été idéal, sur la route ou à Montréal R On est abonné à la Gaspésie, on a des amis là-bas et on y va de manière rituelle.Ces dernières années, pour des raisons matérielles et autres, je suis resté au Québec.Je commence à m'ennuyer un peu de mes folles années où je sortais plus facilement du pays.Mais il y a amplement à voir et à faire en nos frontières.Photothèque La Presse © Pierre Flynn, qui s'apprête une fois de plus à participer à quelques festivals estivaux cette année, s'est prêté au jeu des cinq questions.Triste Italiana Dans l'île de.Hugo Lapointe-Massicotte CLAUDE GINGRAS L'ITALIANA IN ALGERI n'est pas un échec, mais presque.Pour son dernier spectacle de la saison, l'Opéra de Montréal a voulu donner du nouveau.Bravo ! Mais beaucoup de gens ne sont pas venus parce qu'ils ne connaissent pas ce rare Rossini et, après la déconfiture de la prima, hier soir, il en viendra probablement encore moins.Dommage.Mais n'est-ce pas un peu, et même beaucoup, la faute de l'OdM ?Au départ, il ne s'agit pas d'une très bonne oeuvre : intrigue invraisemblable à laquelle il est impossible de croire, musique distillant interminablement les mêmes formules et, pis encore, conjugaison infiniment trop longue de ces deux faibles éléments.Des artistes et artisans extrêmement talentueux pourraient, à la rigueur, donner une certaine envergure à cet ouvrage inégal.Hélas ! la présente production ne se situe qu'un cran au-dessus d'un bon niveau amateur et l'absence d'une véritable mise en scène y est particulièrement flagrante.Je reviendrai là-dessus demain.À l'exception du pauvre tenorino importé des USA, tous les participants défendent bien le chant virtuose illustré ici, depuis la mezzo Danièle Le Blanc, l'Italiana du titre, jusqu'à la basse Peter Strummer, le bey d'Alger qu'elle est censée mener par le bout du nez.Malheureusement, notre chanteuse ne manifeste aucun tempérament et le comique auquel nous a habitués M.Strummer est presque absent de cette interminable soirée.J'ai ri pour la première fois à 22 h, c'està- dire après deux heures d'attente.Les décors sont jolis et les costumes, extravagants, comme il se doit.Mais cela ne fait pas un opéra.Non plus que la participation pourtant très brillante de Yannick Nézet- Séguin et son Orchestre Métropolitain.collaboration spéciale Après avoir été le beau et jeune Roméo de la comédie musicale Roméo et Juliette, Hugo Lapointe- Massicotte revêt maintenant la peau du Renard dans Le Petit Prince, présenté jusqu'au 1er juin au Théâtre Saint-Denis à Montréal, puis du 27 juin au 13 juillet au Grand Théâtre de Québec.Malgré un costume qui le rend méconnaissable, Hugo a réussi à camper un Renard sensible, vulnérable, à la voix chaude, que les spectateurs aimeraient bien apprivoiser, eux aussi, pour s'en faire un ami.Quand les représentations lui en laissent le temps, le jeune interprète fait valoir ses dons d'auteurcompositeur en travaillant à la maquette de ce qu'il espère être son premier disque.On ne peut donc pas vraiment dire que son été sera propice aux voyages au loin.Mais on peut tout de même demander à Hugo ce qu'il apporterait sur une île déserte pour lire, écouter, rire, réfléchir, se détendre.Q Quel serait le livre qui vous accompagnerait sur une île déserte ?R Il y en a plein ! Mais je pense que mon choix final serait Novecento, d'Alessandro Baricco.J'aime bien tous les romans d'Alessandro Baricco, mais celui-là, c'est le premier que j'ai lu.Ce qui me plaît, c'est bien sûr cette légende formidable d'un pianiste qui passe absolument toute sa vie sur un bateau, sans jamais en descendre.Mais il y a aussi la façon d'écrire de Baricco que j'aime : tout ce livre est traversé par la musique et on finit par l'entendre, cette musique, grâce à ses mots ! T'as surtout pas envie de voir le film \u2014 que je n'ai pas du tout aimé \u2014 ou la pièce de théâtre qui en ont été tirés, parce que le livre est tellement fort, il crée de telles images dans ta tête qu'il se suffit à lui-même.Q Si vous deviez choisir un disque, quel serait-il ?R Il y a trois, quatre ans, je considérais Stevie Wonder comme le plus quétaine du monde et je haïssais pour mourir sa toune I Just Called to Say I Love You ! Et puis, pendant un an et demi, j'ai été la doublure du Roméo de la version de la comédie musicale présentée en France.Et tous mes copains français, dans leurs partys, raffolaient de « Stivie Vondeur », comme ils disaient.Et finalement, j'ai compris ! Depuis, je capote ben raide sur la voix de Stevie Wonder et son Greatest Hits : c'est un enfant de James Brown, ce gars-là ! Mais j'aime aussi énormément Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko, et pour moi, le disque Acoustique, un album live des Rita, est extraordinaire.Il y a des puristes qui trouvent que Catherine Ringer chante faux, moi, je trouve que c'est une des meilleures interprètes de la pop intelligente.J'aime tous leurs disques, mais particulièrement le disque Acoustique, je l'écoute, je l'écoute, je l'écoute.Q Enfin, s'il y avait un film à choisir ?R C'est plus dur parce que je suis un grand amateur de films.Mais quand je considère ce que j'aime relouer, ce sont généralement des films d'aventure comme le premier Star Wars ou Romancing the Stone.même si parfois j'ai honte de l'admettre ! Je pense que je regarde tous ces films en m'imaginant dans le personnage du super- héros (rires), comme tout le monde, j'imagine.Alors, mon choix, ce serait Les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of The Lost Ark), que j'ai vu d'abord en français, quand j'étais enfant.J'ai tellement aimé ça que je voulais devenir professeur d'archéologie, moi aussi : j'étais convaincu que tous les archéologues passaient leur temps à être en voyage et à vivre des aventures (rires) ! Ça m'a pris quelques années pour comprendre que, dans le fond, c'était Indiana Jones que je voulais être ! Photothèque La Presse © Hugo Lapointe-Massicotte, en compagnie d'Ariane Gauthier, qui lui donnait la réplique dans la comédie musicale Roméo et Juliette.CARAÏBE Suite de la page E1 \u2014 Pour moi vous serez toujours un Haïtien.Je sais à peu près ce qu'il veut dire.Je l'ai vu dans ses yeux.Depuis quelques années, des paysans haïtiens viennent travailler à Saint- Martin.S'il est étonné de voir un journaliste d'origine haïtienne (pour lui tous les Haïtiens sont analphabètes), il tient quand même à lui faire savoir qu'il n'est qu'un Haïtien.L'intérêt de l'anecdote, c'est qu'il ne s'agit pas de racisme puisque cet homme est aussi noir que moi.Il s'agit de quoi alors ?Disons qu'il se croit supérieur aux Haïtiens dans l'échelle des valeurs judéo-chrétiennes, comme un Québécois pourrait se moquer ouvertement des Terre-Neuviens.Le poète de l'enfance Je ne fréquente pas beaucoup le poète Saint-John Perse, Prix Nobel 1960.De lui flottent dans ma tête ces vers somptueux (hum, c'est peut-être cette richesse qui m'a rebuté) : « C'était de très grands vents en quête sur toutes pistes de ce monde / Sur toutes choses périssables, sur toutes choses saisissables, / parmi le monde entier des choses.» L'autre soir, on avait réquisitionné le Musée Saint-John Perse, (il est né à Pointe-à-Pitre, où il a passé son enfance), pour tourner une scène de nuit du Goût des jeunes filles.Un tournage, c'est très épuisant si on n'en fait pas partie.Quand le réalisateur arrive au moment où le scénariste finit de travailler.Je n'avais pratiquement rien à faire sur le plateau.Et comme les temps morts sont interminables, je me suis réfugié dans la petite salle où l'on expose les livres du poète.J'apprends tout de suite que Saint-John Perse a vécu en Guadeloupe avec sa grand-mère Augusta jusqu'à l'âge de 12 ans.Comme tous les gens obsédés par leur enfance, me voilà fasciné par la similitude de nos premières années.Luimême notera plus tard dans ce recueil étrange et douloureux (Pour fêter une enfance ) : « Sinon l'enfance, qu'y a-t-il alors qu'il n'y a plus ?» J'ai le coeur un peu serré, peutêtre à cause de la pénombre, à l'entendre évoquer ces poignants souvenirs proustiens : « Nos mères vont descendre, parfumées avec l'herbe-à-Madame-Lalie.Leurs cous sont beaux.Va devant et annonce : « Ma mère est la plus belle ! » \u2014 J'entends déjà les toiles empesées qui traînent par les chambres un doux bruit de tonnerre.Sur cette photographie au-dessus de ma tête, on voit toute la famille Léger, vers 1895, au milieu d'une plantation caféière.Au premier plan, à gauche, le jeune Alexis Léger (son véritable nom) portant un grand chapeau.Il aimait bien les chapeaux et les chevaux.On imagine, plus loin, cachées derrière les arbres, les servantes aux « faces sonores, couleur de papaye et d'ennui », prêtes à apporter, au premier signal, les longs verres de jus de fruits tropicaux.Comme pour Proust, les « classes inférieures » n'existaient pas pour Saint-John Perse.Maryse Condé On voit d'abord la tête, qu'elle a solide, avec un sourire lumineux qui atténue la rudesse des traits.De brefs et sonores éclats de rire.Ces beaux grands yeux noirs où alternent la fureur et la tendresse, et une dévorante passion pour les boucles d'oreilles en or.Têtue comme une mule, elle refuse obstinément d'avancer si le chemin qu'on lui montre ne lui dit pas.Avec sa diction lente et précise, le personnage peut intimider au prime abord, mais ceux qui la connaissent ont une tout autre impression d'elle.Maryse Condé a bâti, avec des trous qu'elle vient combler au fur et à mesure, une oeuvre à la fois cohérente et multiforme.Son vaste territoire littéraire s'étend sur trois continents : l'Afrique, l'Europe (la France étant un de ses pôles mentaux) et l'Amérique.Condé fait partie de ces écrivains dont l'ensemble du travail importe beaucoup plus que chaque livre en particulier.Son dernier roman (Histoire de la femme cannibale, Mercure de France, 2003) est une réussite, malgré un départ cafouilleux.Il y a là tout ce qu'elle aime faire : décrire ce qu'elle voit de manière lucide et passionnée, sans se laisser influencer par l'idéologie sociale.C'est une reporter des sentiments personnels et une analyste perspicace de ces faits apparemment insignifiants qui tissent la vie quotidienne.Comme un enfant, elle a pris l'habitude de dire que le roi est nu.La voilà qui transporte sa caméra en Afrique du Sud, et le résultat est catastrophique pour l'Afrique du Sud.Pour Condé, rien (ou si peu) n'a changé dans ce pays, même après l'apartheid.Mandela est sûrement un homme exceptionnel, mais aucun homme ne peut changer un pays.Il n'y a pas beaucoup d'écrivains d'une telle honnêteté.Je rappelle que c'est quand même un roman, mais le roman d'un pays et d'une époque, la nôtre.Retour de Guyane On a pris l'habitude d'évoquer Senghor et Césaire quand on parle de la Négritude (ce mouvement littéraire en réaction au colonialisme rampant des années 30), il faut ajouter un troisième larron un peu plus impertinent et peut-être plus incisif que les deux premiers, mais qui a laissé malheureusement une oeuvre beaucoup moins puissante.Cet homme, c'est le Guyanais Léon-Gontran Damas.Pigments et Névralgies sont ses recueils les plus souvent cités, mais nous devons ajouter ce poème si violemment moderne, Black Label.On vient de rééditer le brûlot qu'il avait publié en 1938.Sur les traces de Gide qui avait dénoncé dans son Voyage au Congo, et mieux encore dans son Retour du Tchad, le comportement barbare des colons français en Afrique, Damas tente la même chose avec son Retour de Guyane (José Corti, 1938 ; éditions Jean-Michel Place, 2003).Bien sûr qu'il n'y parvient pas, car même avec un éclatant talent, un jeune homme de 26 ans ne saurait avoir l'expérience et la distance nécessaires pour examiner véritablement une société.Malgré tout, Retour de Guyane reste une analyse méthodique quoiqu'un peu scolaire des problèmes avec lesquels la Guyane était aux prises à cette époque.Damas revisite, un à un, mais pas de manière assez approfondie, tous les lieux communs qui caractérisent encore aujourd'hui cette région : l'impénétrabilité de la forêt amazonienne et son impact sur la vie quotidienne des gens, la fièvre de l'or, la corruption et l'incapacité des fonctionnaires parachutés à Cayenne, l'absence de projet sérieux de développement de la part de la Métropole pour une région riche et non encore défrichée, et surtout cette brillante réflexion sur la colonisation des esprits (Pour ou contre l'assimilation ?est le titre d'un des chapitres du livre), où Damas remarque que « l'assimilation serait une inquiétante nouveauté ».J'arrive finalement à New York tard le soir, cette ville incontournable où Damas devra mourir des années plus tard, le 22 janvier 1978, et où Saint-John Perse écrira ses plus importants recueils (Exil, 1944 ; Vents, 1946 ; Amers, 1957).Toujours New York où je termine ce papier, juste avant de prendre l'avion pour Montréal, je viens de comprendre pourquoi je passe tout ce temps à observer la vie dans les aéroports, c'est parce que la destination m'intéresse moins que le voyage.Vous pouvez écrire à Dany Laferrière à l'adresse suivante : arts@lapresse.ca Le choix d'Hugo Lapointe-Massicotte > ROMAN Novecento > DISQUE Greatest Hits, de Stevie Wonder > FILM Les Aventuriers de l'arche perdue 7LP0801E0601 E-8 dimanche - ARTS 7LP0801E0601 ZALLCALL 67 22:38:15 05/31/03 B E 8 L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 1e r J U IN 2 0 0 3 DVD ET VHS Bede, cine, DVD EN VRAC COMEDIE DRAMATIQUE \u0001\u0001\u0001\u0001 ABOUT SCHMIDT (V.F.: MONSIEUR SCHMIDT) D'Alexander Payne.Avec Jack Nicholson, Hope Davis, Dermot Mulroney, Kathy Bates.Sortie: 3 juin (VHS et DVD angl./fr.) QUEL ACTEUR QUE ce Jack Nicholson ! Parvenir a faire oublier qu'il est Jack Nicholson dans un film de plus de deux heures ou il est de toutes les scenes : il fallait le faire.Meconnaissable jusque dans ce qu'il degage, il campe le M.Schmidt de About Schmidt.Un pauvre type de 66 ans.Qui n'a plus grand-chose en avant.Et qui se rend compte qu'il n'a pas plus en arriere.Une carriere de vendeur d'assurances qui se termine par une mise a la retraite non desiree.Une epouse qui lui tape sur les nerfs mais qu'il aime encore .decouvre-t-il en la decouvrant morte.Une fille qui va se marier a un nul plus nul que lui.Profondement humain et terriblement juste, About Schmidt raconte cela a travers les yeux de Nicholson.Noyes de larmes dans la derniere scene.Dur de ne pas le suivre sur cette voie .que personne ne lui enviera.DRAME D'ESPIONNAGE \u0001\u00011.2 DIE ANOTHER DAY (V.F.: MEURS UN AUTRE JOUR) De Lee Tamahori.Avec Pierce Brosnan, Halle Berry, Toby Stephens, Rosamund Pike.Sortie: 3 juin (VHS et DVD angl./fr.) BIEN QUE HALLE BERRY soit sans conteste physiquement a la hauteur de la situation en tant que Bond-girl, ce 20e James Bond qu'est Die Another Day, sorti 40 ans apres le premier, laisse un arriere-gout de faux.D'abord, la scene d'ouverture ne possede pas le panache de celles auxquelles le genre a habitue les fans.Ensuite, James n'est plus lui-meme : eh, le roi du smoking et du self-control torture et emprisonne pendant un an et demi ! On est sur quelle planete ?! Enfin, quand il sort de la, amer et revanchard, c'est pour s'embourber dans une affaire inutilement compliquee.Le spectateur en saisit les tenants et les aboutissants en peu de temps.Mais pas lui.Serait-il, en plus, devenu idiot ?Un Bond, James Bond decevant.Reste les gadgets, le palais de glace grandiose et les courbes de Halle Berry .ou plusieurs revent de perdre le controle.COMEDIE \u0001\u0001\u0001 BLUE COLLAR COMEDY TOUR: THE MOVIE De CB Harding.Avec Jeff Foxworthy, Bill Engvall, Ron White, Larry The Cable Guy.Sortie: 3 juin (VHS et DVD angl.avec possibilite sous-titres francais) LES COLS BLEUS SONT des petits comiques.Sans farce.Le savoir changera peut-etre notre perception de leur attitude.Mais, bien sur, pour etre au fait de cette realite, il faut avoir vu Blue Collar Comedy Tour : The Movie, ou quatre veterans de la ligue des cols bleus racontent leurs exploits devant des foules en delire avant de se livrer, dans leurs moments libres, a d'edifiantes activites.Leur preferee etant de frequenter la boutique de farces et attrapes.Ah, ces machines a pets et ces crottes en plastique ! Ne manquent que des nids de poule a faire semblant de reparer.Bref, en une heure et demie, on apprend tout sur leur femme, leurs enfants, leur famille, leur vision de la vie.Et c'est tres drole, lorsque presente.a Phoenix, Arizona.Finalement, peut-etre que nos cols bleus incompris pourraient, eux aussi, penser a une (hilarante) tournee en region.CINEMA MAISON FILM D'ANIMATION \u0001\u0001\u00011.2 THE ANIMATRIX D'apres des idees de Larry et Andy Wachowski.Sortie: 3 juin (VHS et DVD angl.) SCIENCE-FICTION \u0001\u0001\u0001 THE DEATH OF THE INCREDIBLE HULK De Bill Bixby.Avec Bill Bixby, Lou Ferrigno, Philip Sterling, Barbara Tarbuck.Sortie: 3 juin (VHS et DVD angl.) Les bandes dessinees devenues series televisees continuent a se faire leur cinema cet ete, alors que X-Men sera suivi par The Hulk et de The League of Extraordinary Gentlemen , en attendant la suite de Spiderman de meme que les exploits du reste du contingent de super-heros dont les aventures sont en voie de se retrouver sur pellicule.Les freres Wachowski, Larry et Andy, jouent la partie de maniere differente.On n'en attendait pas moins de la part des createurs de The Matrix qui, avant de porter l'etonnant contenu de leur imaginaire au grand ecran, ont donne aux comics.Revenant a leurs premieres amours, qu'ils n'ont d'ailleurs jamais delaissees, ils livrent, par l'intermediaire des six courts metrages animes de The Animatrix, ce qui pourrait etre considere comme la genese de The Matrix.Comment l'humanite en est-elle arrivee la ou elle en est dans la trilogie en voie de cultitude mettant Keanu Reeves en vedette ?Les reponses sont donnees au fil de ces films d'une duree moyenne de 10 minutes qui, a partir de scenarios ecrits par les Wachowski ou inspires d'une de leurs histoires, presentent une palette incroyable de genres d'animation.Du travail en 3-D exceptionnel de realisme dans The Final Flight of The Osiris, au style film noir des annees 50 de A Detective Story, en passant par l'animation maniere manga de The Second Renaissance Part I et Part II et le travail au rotoscope de Kid's Story.il y en a pour tous les gouts.Bref, un incontournable .pour le fond autant que pour la forme .pour tout fan de The Matrix.Un peu comme les fans de The Hulk, en attendant de voir a quelle sauce Ang Lee va appreter le geant vert, se feront un quasi devoir de pelerinage en jetant un oeil (o combien nostalgique) a The Death of The Incredible Hulk, film produit pour la television (impossible de le cacher) qui a servi de conclusion a la serie mettant en vedette Bill Bixby que les emotions transformaient en Lou Ferrigno (vert de colere).L'occasion de se rappeler (ou de realiser) que Hulk n'est pas un super-heros maniere Superman ou Spiderman, mais la victime tragique d'une experience scientifique.CELEBRITES.tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 VOUS AVEZ UN EVENEMENT A CELEBRER?celebrites 31/05/03 6col.Pierre Boisvert enfin! Depuis le temps que tu en parles (au moins 10 ans)! Tu as decide de prendre ta retraite le 1er juin 2003, apres 41 ans de durs.mais surtout de loyaux services a la Banque Nationale du Canada.Nous te souhaitons du bon temps, longtemps.Ton epouse Diane et tes deux fils Nicolas et Matthieu A ma perle Marie-Therese Laberge Je te souhaite un 60e anniversaire de naissance (2 juin), rempli de serenite, sante, voyages et de bonheur.Ton tresor qui t'adore, Paul Lehoux.A Colette St-Pierre et Rene Lajeunesse qui ont celebre leur 60e anniversaire de mariage samedi le 24 mai 2003, dans la joie et la gaiete, entoures de leurs proches.De leurs enfants : Serge, Lise, Francine.Mai 2003 - Julie Conan-Cormier Felicitations pour ta graduation Tout en travaillant fort, tu as cultive de belles amities et as su t'amuser.On est fiers de toi et on t'aime fort.Isabelle, Louise, Martin et Scotch.60e anniversaire de mariage - 20 mai 1943 Marie-Claire et Jean-Charles Gravel Merci de nous avoir transmis et fait partager votre amour, generosite et joie de vivre.Diane, Serge, Sarah, Alec, Marie-Cleo, famille et amis.50 ans ca se fete en grand Bonne fete Claire Heureux 55e anniversaire de mariage a Jacqueline et Paul Enrichi de la sagesse et de la tolerance acquises au fil des ans, votre amour resplendit aujourd'hui d'un eclat encore plus vif qu'hier! Des tonnes illimitees, Sylvie, Nicole et Richard EN DVD SERIE TELEVISEE \u0001\u0001\u0001\u0001 SEX AND THE CITY .THE COMPLETE FOURTH SEASON Creee par Darren Star.Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis.Boitier de trois DVD angl.avec possibilite de sous-titres francais.SERIE TELEVISEE \u0001\u0001\u00011.2 MAD ABOUT YOU .THE COMPLETE SECOND SEASON Creee par Paul Reiser et Danny Jacobson.Boitier de trois DVD angl./fr.DEUX MANIERES DE VIVRE New York : celle des celibataires dans le vent de Sex and The City et celle du couple sympa de Mad About You.Pour rafraichir les memoires, rappelons que la quatrieme saison de Sex and The City est celle du retour des ex .qui pourraient representer le futur : Carrie reprend avec Aidan et accepte de se fiancer avec lui ; Miranda tombe sur Steve avant de tomber enceinte ; Charlotte tente de faire de meme, mais avec son futur ex-mari (!).Seule Samantha part a l'aventure (quoi de neuf ?!) en se decouvrant peut-etre lesbienne (et on ne rit pas !).Quant a la seconde saison de la sitcom Mad About You, originellement diffusee en 1993-94 (c'est pour expliquer les vetements et coiffures), elle presente Paul et Jaimie encore nouvellement maries, donc aux prises avec les situations d'apprivoisement mutuel.et familial.SPECTACLES Cinemas independants ARCHE RUSSE (L') Ex-Centris: 15h10, 21h30.AUBERGE ESPAGNOLE (L') Cinema du Parc: 17h15, 21h50.FESTIVAL IBEROAMERICAIN DU FILM A MONTREAL Cinema ONF: 19h.FLEUR DU MAL (LA) Ex-Centris: 15h30, 17h30, 19h30, 21h35.FRANZ Cinematheque: 18h30.GENERATION EXTREME Cinema Parallele: 15h, 19h.INVASIONS BARBARES (LES) Cinema Beaubien: 11h, 12h, 13h30, 14h30, 16h, 17h, 18h30, 19h30, 21h, 22h ; lun.: 12h, 13h30, 14h30, 16h, 17h, 19h30, 21h, 22h.MANUSCRIT EROTIQUE (LE) Cinematheque: 19h.MER (LA) (THE SEA) Ex-Centris: 17h15, 19h20.MORVERN CALLAR Cinema du Parc: 15h, 19h35.NOWHERE IN AFRICA Cinema du Parc: 15h, 17h40, 20h20.SEA (THE) Cinema du Parc: 15h, 17h10, 19h20, 21h30.TOUT A COUP (TAN DE REPENTE) Cinema Parallele: 13h, 17h, 21h.TRESOR MAUDIT (LE) Cinematheque: 20h30.UNE PINTE D'HISTOIRE ET D'IMAGES Cinema ONF: 13h30.VIRTUOSE (LE) (Han nizaiyi ki) Cinema Beaubien: 13h, 15h45, 18h45, 21h30.Danse TANGENTE (840, Cherrier) Matador y Torero, de Nancy Leduc, et L'Intranquilite, de Michel F.Cote: 19h30.Musique EGLISE DE LA VISITATION Ensemble vocal Musica Viva.Dir.Jean-Sebastien Allaire.Gorecki, Mouton, Poulenc, Rachmaninov: 15h.UNIVERSITE McGILL (Pollack Hall) Choeur Musica Orbium.Dir.Patrick Wedd.Sweelinck, Vaughan Williams, Hindemith, Copland, Wedd: 19h30.Theatre THEATRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Chekhov longs., de Tchekhov, Michele Smith et Dean Gilmour: 19h.USINE C (1345, av.Lalonde) Purifies, de Sarah Kane et Krzysztof Warlikowski: 19h.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Ricardo 111, de Shakespeare, Rolf et Heidi Abderhalden: 20h.SALLE B.WEBSTER ROLPH (185, Ste-Catherine O) L'Eden cinema, de Marguerite Duras et Brigitte Haentjens: 15h et 20h.THEATRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Problematique provisoire, de Julie Andree T.: 15h.AMERICAN CAN CO.(2030, Pie IX) Coming Home to Roost, de Lisa Rae Vineberg: 19h.THEATRE DU MAURIER (1182, St-Laurent) Le Boson de Higgs.Presentation du Groupe de poesie moderne :18h.Varietes LE GRAND CHAPITEAU (Vieux-Port de Montreal) Dralion.Presentation du Cirque du Soleil.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Nana Mouskouri: 14h et 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Julie Menard: 20h30.LE ZEST (4200, Ontario E.) La Grande Rencontre: festival de danse et de musique traditionnelle quebecoise.PETIT CAFE CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Cagibi: 20h30.LA PLACE A COTE (4571, Papineau) Pena Flamenca: 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Les Poules: 20h.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Quartette Frederic Vezina: de 17h a 19h; DJ Alexsender: des 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dawn Tyler Watson: des 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Kelztory: des 17h.AU LION D'OR (1676, Ontario E.) 20 Heures.et j'en veux encore !, avec Fredo Boivin, Christian Vanasse, Spit on them, Yann Perreau, Madame Cadorette (Claire Jacques): 20h."]
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