La presse, 1 mai 2003, B. Actuel
[" 4LP0101B0501 B-1 Jeudi 4LP0101B0501 ZALLCALL 67 18:28:27 04/30/03 B À lire, samedi dans 3131238A La conciliation vue par les enfants Page 7 Politiquement incorrect Page 4 Depuis 1995, Maurice Dufour affine des centaines de meules de Migneron qu'il vend lui-même dans des boutiques spécialisées à Québec et à Montréal.Érik Rémès Marcel Leboeuf Voir CHARLEVOIX en B2 Suite du dossier en B3 C A H I E R B | L A P R E S S E | M O N T R É A L | J E U D I 1 e r M A I 2003 Famille Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © MARTHA GAGNON AIE-SAINT-PAUL \u2014 En pleine rénovation, Maurice Dufour montre avec enthousiasme sa nouvelle salle d'affinage en béton.À travers la baie vitrée, les visiteurs peuvent voir des centaines de meules de Migneron de Charlevoix dont la croûte, en vieillissant, prend des tons allant de paille à rose cuivré.Cette salle est un peu comme un écrin dans lequel l'artisan fromager de Baie-Saint-Paul est fier d'exposer aux touristes et à la clientèle son fromage couronné Grand Champion canadien lors du concours d'excellence des Producteurs laitiers du Canada, l'an dernier.«Cette notoriété nous ouvre des portes sur le marché canadien et américain où le Migneron fera son entrée prochainement», précise l'agronome de 38 ans dont la maison d'affinage porte le nom.Créée en 1994, elle produit également le Ciel de Charlevoix à pâte persillée, un des rares bleus de fabrication québécoise fait de lait de vache, cru et entier.Pour Maurice Dufour, l'honneur décerné au Migneron rejaillit sur toute la région.«Il n'y a pas que l'observation des baleines et les arts.Nous sommes en train de démontrer que notre agriculture est, elle aussi, bien vivante.La Route des saveurs, avec ses produits variés, est la preuve que Charlevoix peut assumer un leadership agricole.» En le voyant s'enflammer, sa femme, Francine Bouchard, qui est aussi son bras droit, sourit.«Ce n'est plus le fromager qui parle, mais le missionnaire.Il aime sa région autant que son fromage.» Et lui d'ajouter : «Le Migneron est le cadeau que les gens de Baie-Saint- Paul apportent à leurs amis et parents de Montréal.Une fierté qui motive à continuer.» Sur les murs, on peut voir les tableaux des peintres de Charlevoix, Louis Tremblay et Guy Paquet, qui illustrent les étiquettes du Migneron et du Ciel.«Je pense avoir été le premier à reproduire la toile d'un artiste sur un fromage québécois, indique M.Dufour.C'est Guy Paquet, spécialiste des ciels, qui a eu l'idée de ce nom pour notre bleu il y a deux ans.» Le Migneron rappelle le nom de la femme de l'ancêtre des Dufour, Anne Migneron.«En plus de rappeler nos racines, c'est un beau nom, très doux.» Rien de bien sorcier Durant les 45 jours d'affinage, chaque meule est retournée régulièrement, sa croûte lavée et frottée à la main.Température et hygrométrie sont rigoureusement contrôlées.Pendant la maturation, le fromage acquiert ses arômes légers de crème et yogourt, sa texture souple et ses saveurs subtiles de noix et de beurre.Les experts affirment que le Migneron est long en bouche comme un bon vin et les chefs cuisiniers apprécient ses qualités fondantes.Il est à l'honneur sur plusieurs tables.Alain Pignard de l'hôtel Reine-Elizabeth a d'ailleurs commandé 125 meules de Migneron et de Ciel pour les festivités du Grand Prix du Canada.«Fabriquer du fromage n'a rien de sorcier.Les recettes diffèrent, mais les grands principes restent les mêmes», affirme M.Dufour qui travaillait auparavant à la Coopérative fédérée de Charlevoix.«Lorsque j'ai débuté, je connaissais le nom de toutes les vaches, poursuit-il avec humour.Mais il fallait être un peu visionnaire pour se lancer dans le fromage fin.» À son avis, le plus important est la constance.«Quand on travaille avec une matière vivante, la moindre modification dans le lait ou dans le processus de fabrication peut avoir des conséquences importantes.On doit être vigilant et surveiller la production autant en amont qu'en aval.De l'étable à la distribution.» Il travaille en étroite collaboration avec la laiterie Charlevoix qui assure les premières étapes de la fabrication.Selon lui, le Migneron d'aujourd'hui ne diffère guère de celui des débuts.«C'est ça la constance.Imaginez si on pouvait se permettre d'attendre 65 jours avant de le sortir, ce serait une bombe!» Maurice Dufour envisage de produire un troisième fromage, mais il ne veut pas aller trop vite.«Le fromage c'est in au Québec.Il y en a de nouveaux qui apparaissent régulièrement sur le marché.Les produits du terroir sont en demande.Mais la quantité ne doit pas l'emporter sur la qualité.Il faut éviter de trop s'enfler la tête avec les trophées et rester modestes.Dans mon cas, un fromage par cinq ans, c'est déjà considérable.» Le Ciel de Charlevoix est né en 2000.Peut-être qu'il y en aura un nouveau en 2005. 4LP0201B0501 jeudiB2 4LP0201B0501 ZALLCALL 67 21:56:58 04/30/03 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 CHARLEVOIX Suite de la page B1 En attendant, Maurice Dufour est surtout préoccupé par la vente du Migneron à l'extérieur du Québec.« Nous sommes prêts à enclencher le processus, mais il faudra être très sélectifs pour respecter nos critères de qualité et ne pas susciter une demande trop élevée à laquelle il serait difficile de répondre.» Le fromage de Charlevoix devrait se retrouver prochainement dans quelques boutiques spécialisées de Toronto, d'Ottawa, de Boston et de New York.« Notre produit est attendu.Une rédactrice du magazine Gourmet m'a dit de l'appeler lorsque le moment sera venu d'en faire la promotion.J'ai aussi une belle proposition à Toronto.» La maison affine actuellement autour de 600 meules de Migneron par semaine (1500 kg) et prévoit augmenter sa production à 1000 d'ici juin.Dans le cas du Ciel, qui s'apparente au gorgonzola, la production est passée de 30 à 70 meules par semaine.Sa manipulation est très délicate et son affinage dure 80 jours.Le chiffre d'affaires de l'entreprise agroalimentaire est de 1,2 million.Sept employés travaillent à la fromagerie qui, lors de notre visite avant Pâques, était en plein chantier de rénovation et d'agrandissement.« J'ai payé des « frais de scolarité » à plusieurs plombiers qui ont dû s'initier à notre système complexe de réfrigération, dit M.Dufour.On a beau être artisanal, l'équipement est moderne.Ici, tout est en inox.» Ouverte au public Ouverte au public pour des visites guidées et la vente de fromage, la maison veut aussi offrir un menu dégustation durant toute l'année.« Une cuisine capotée sur le fromage, de l'entrée au dessert avec d'autres produits locaux », explique le propriétaire en montrant la salle à manger qui pourra accueillir plus d'une quarantaine de personnes.« J'avais envie de servir autre chose que simplement du pain et du fromage.Après tout, nous sommes sur la Route des saveurs.Il y aura aussi des dégustations avec vin et porto animées par des conseillers.La veille de notre rencontre, Maurice Dufour participait à une dégustation de produits régionaux organisée pour des membres de l'International Association of Culinary Professionals qui tenait un congrès sur le thème Le Goût du terroir.« Les Américains surtout ont été emballés.Ils sont remontés dans l'autobus en gardant dans la bouche un p'tit goût de Migneron après un repas de sept services.» C'est ce goût distinctif qui a séduit le jury du Grand Prix canadien.« Ce fromage a surpassé nos attentes en raison de l'aspect harmonieux de son ensemble.Le Migneron s'avère une création unique et ne ressemble à aucun autre », a déclaré le président, Jacques Goulet, professeur au département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, lors de la remise des prix.Maurice Dufour distribue luimême ses fromages dans les boutiques spécialisées et les épiceries fines de Québec et de Montréal.Malgré cela, il arrive que son Migneron se retrouve chez un commerçant qui ne fait pas partie de ses clients et vend son fromage à un prix exorbitant.« Une boutique dans les Laurentides a déjà exigé 63 $ le kilo.Ça n'a pas de sens mais il est impossible de tout contrôler.C'est la loi de l'épicier qui passe par différents intermédiaires pour se procurer un produit de niche que ses clients lui réclament.S'il ne veut pas payer un prix excessif, le consommateur ferait mieux de se déplacer pour acheter son fromage fin dans les endroits connus de distribution où la qualité est mieux assurée.» Contact avec les clients Pendant que ses employés frottent les fromages, Maurice Dufour, lui, « frotte » avec soin son marché.« Cette semaine, je vais à Montréal livrer mon fromage dans près d'une vingtaine de commerces.Pour moi, le contact avec les clients, les consommateurs et les chefs cuisiniers, que je considère comme nos ambassadeurs, est primordial.L'artisan doit sortir de son atelier.» Des clients célèbres comme le poète Gilles Vigneault et l'ancien premier ministre Lucien Bouchard viennent occasionnellement faire leur tour à la maison d'affinage.« Charlevoix est devenu aussi in que les fromages », lance-t-il.M.Dufour souhaite que la nouvelle Société des fromages du Québec, dont il est le secrétaire-trésorier, joue un rôle de leadership pour promouvoir la consommation de fromages québécois et veiller à la qualité.« Je ne peux former un plateau à moi seul.Les fromagers doivent s'entraider.» Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Durant les 45 jours d'affinage, la meule est retournée régulièrement, sa croûte lavée et frottée à la main.3136388A « Surtout pas un trois étoiles» Joël Robuchon retourne aux fourneaux Agence France-Presse PARIS \u2014 Pour son retour aux fourneaux après sept ans d'absence, Joël Robuchon, l'un des chefs français les plus connus au monde, ouvre à Paris une adresse aux antipodes de son ancien trois étoiles, avec des clients assis autour d'un grand comptoir pour une vue imprenable sur les produits et la cuisine.Celui qui s'est permis en 1996 de fermer les portes de son restaurant, qualifié de « meilleur du monde » par la presse anglosaxonne, et a tourné le dos, à 51 ans, à la haute gastronomie, n'a pas changé d'avis.« L'époque a changé, le consommateur recherche une cuisine qui soit moins sophistiquée, une adresse où l'on mange bien et où il y ait de l'ambiance », explique le chef qui doit ouvrir « l'Atelier de Joël Robuchon » dans le VIIe arrondissement.« La cuisine ici sera simple, mais avec des produits exceptionnels », dit-il, évoquant une carte où seront proposés des langoustines grillées « avec juste un filet d'huile olive » ou des spaghettis servis « comme vous les voulez ».Car Robuchon regrette que la cuisine préfère la créativité à l'harmonie des saveurs.« Un plat, c'est comme le vin : il doit y avoir une attaque en bouche et une profondeur.Or aujourd'hui, on a l'attaque et rien derrière, ou l'inverse », tranche-t-il.Quand deux de ses anciens collaborateurs sont venus le voir pour lui demander de les rejoindre, la réponse a été claire : « Oui, mais pas un trois étoiles.» « Les jeunes cuisiniers pensent qu'ils ne peuvent s'exprimer que dans la cuisine gastronomique.Ils se trompent.Je pense que c'est possible autrement », assure le chef.« Je suis toujours étonné de voir comment les Japonais, des gens si réservés, se détendent et parlent dans les sushis bars et les teppanyakis », ajoute Joël Robuchon, qui évoque avec émotion « l'ambiance extraordinaire » d'un de ses endroits préférés près d'Alicante en Espagne, où les préparations se font devant la clientèle.12 0 0 3 M A I er En ce premier jour de mai, je tiens à saluer l'ensemble des travailleuses et des travailleurs québécois pour leur contribution exceptionnelle à l'édification d'un Québec fier et prospère.Le savoir-faire et l'excellence qui vous animent sont reconnus au-delà des frontières et séduisent le monde entier.Vous êtes les bâtisseurs du Québec de demain.Cette journée est aussi l'occasion pour moi de remercier nos aînés qui ont su nous guider.Chaleureusement et cordialement, Le ministre du Travail du Québec Michel Després 3138743A Inscrivez-vous en ligne au www.lamarchebellepourlesjeunes.ca Un petit pas pour vous.Un grand pas pour protéger les jeunes contre les abus.Participez à La Marche Bell pour les jeunes le dimanche 4 mai 2003.3133969A 4LP0301B0501 B-3 Jeudi 4LP0301B0501 ZALLCALL 67 18:30:20 04/30/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 B3 BAIE-SAINT-PAUL \u2014 «Les appellations réservées c'est un must», affirme Gilles Lafontaine, de la fromagerie et laiterie Tournevent, qui préside la Société des fromages du Québec créée il y a à peine cinq mois.«Les fromagers, comme les producteurs biologiques, veulent pouvoir se distinguer pour déterminer des normes de qualité afin de pouvoir mieux justifier le prix de leurs produits.Ce n'est pas vrai qu'on peut comparer un fromage québécois fabriqué artisanalement avec un fromage industriel produit par des sociétés européennes géantes, comme Lactalis.Les règles et les coûts sont différents.C'est ce qu'il faut démontrer au consommateur», ajoutet- il.Sur plus de 80 fromageries au Québec, M.Lafon-taine estime qu'une soixantaine sont des entreprises artisanales ou de petites tailles.Certaines comme Tournevent, qui transforme le tiers du lait de chèvre produit au Québec dans ses installations de Chesterville et Drummondville, ont toutefois pris un essor remarquable.Lauréate de nombreux prix, dont celui de l'American Cheese Society, l'entreprise qui fabrique, entre autres le réputé Chèvre noire, exporte 30 % de sa production aux États-Unis.La fromagerie continue, malgré tout, de s'appeler «l'artisan du chèvre».Elle tient à conserver le caractère artisanal de ses fromages en utilisant certains procédés traditionnels.«La pasteurisation se fait à basse température, l'égouttage dans des sacs et l'emballage manuellement, explique M.Lafontaine, gérant des ventes et du marketing.Cela engendre évidemment des coûts ; il faut davantage de personnel.» Le consommateur doit donc s'attendre à payer un prix supérieur pour une qualité supérieure.Mais il y a une limite.Certains se plaignent que les prix sont parfois exagérés.Une fois qu'il a vendu son fromage au distributeur ou à ses clients, le producteur perd le contrôle sur son produit qui est souvent revendu à d'autres.«Avec une appellation réservée, les prix seraient assujettis à un meilleur contrôle, estime M.Lafontaine.Ce serait un pas dans la bonne direction.Comme il n'existe pas de système de classification, il est difficile actuellement de savoir ce qui distingue un fromage fin d'un autre.«Dans le cas des produits bio, le consommateur accepte de payer plus cher parce qu'il a une garantie de qualité.Il peut se fier à l'étiquette.» Pour la Société, qui regroupe présentement 35 fromageries, les appellations réservées sont une priorité qui nécessitera l'engagement de consultants pour la préparation d'un cahier de charges.«Depuis quelques années, les fromages québécois se multiplient comme des petits pains.Au récent Festival de Warwick, sept des 24 produits en compétition étaient sur le marché depuis seulement deux ans.La Société veut se donner des moyens d'aider l'industrie à mieux assumer son développement.» D'après une étude, les consommateurs ont acheté près de 300 millions de livres de fromage canadien en 1999.Le cheddar est toujours en tête avec plus de 110 millions de livres, suivi du mozzarella.«La consommation est de 12 kg par personne comparativement à 22 ou 25 kg en Europe», précise M.Lafontaine.À son avis, la vente de fromage de spécialité devrait s'accroître en raison de l'engouement pour les produits du terroir.«Avec la mondialisation et les scandales dans l'alimentation, le client veut de plus en plus mettre un visage et un nom sur le produit qu'il achète.» Le président est confiant que le Québec puisse devenir un jour un leader en Amérique du Nord.«Nous sommes bien partis.Au Canada, on se démarque déjà pour la qualité exceptionnelle de plusieurs de nos fromages.» MARTHA GAGNON RECETTES Cordon bleu de dinde farcie au Migneron Recette de Jean Soulard créée pour le Combat des chefs à Canal Vie.Temps de préparation: 40 minutes 4 portions Ingrédients 10 carottes avec leurs tiges, cuites et chaudes 8 escalopes de dinde (600 g ou 1 1/4 lb) 4 tranches de fromage Migneron (150 g ou 5 oz) farine 2 oeufs battus chapelure 60 ml (1/4 tasse) d'huile végétale environ 20 pommes de terre parisiennes 1 gousse d'ail, hachée 16 asperges, cuites et chaudes 4 quartiers de citron sel et poivre Préparation 1- Couper deux carottes en julienne.Déposer la julienne de carotte sur quatre escalopes de dinde.2- Déposer une tranche de fromage sur les carottes et couvrir d'une escalope de dinde.3- Maintenir les escalopes avec des cure-dents.4- Fariner délicatement les escalopes farcies.Les tremper dans les oeufs battus puis dans la chapelure.5- Dans une poêle, chauffer environ 2 c.à table (30 ml) d'huile.Y cuire les escalopes à feu moyen élevé environ 5 minutes de chaque côté.6- Saler et poivrer.Réserver au chaud.7- Dans une poêle, sauter les pommes de terre et l'ail dans le reste de l'huile jusqu'à ce qu'elles soient cuites et dorées.Saler et poivrer.Décoration: Servir le cordon bleu de dinde farcie accompagné de pommes de terre, de carottes et d'asperges.Presser les quartiers de citron sur les escalopes.\u0001 \u0001 \u0001 Croustillant de truite fumée au Migneron Recette de Dominique Truchon de l'Auberge des peupliers à Cap à l'Aigle Temps de préparation: 30 minutes 2 portions Ingrédients 60 g (2 oz) de poireaux beurre clarifié 120 g (1/4 lb) de truite fumée 70 g (2 1/3 oz) de fromage Migneron râpé 100 g (3 1/3 oz) de pâte phyllo 60 ml (1/4 tasse) d'huile d'olive aux herbes (cerfeuil, ciboulette) 20 ml (4 c.à soupe) de vinaigre balsamique réduit 4 tomates cerise fines herbes pour le décor Préparation 1- Faire revenir le poireau émincé dans un peu de beurre clarifié, le ranger ensuite au frais.2- Badigeonner une feuille de pâte phyllo avec le beurre sur les deux faces.Couper celle-ci en quatre et superposer chaque morceau en décollant les pointes.3- Déposer au centre le quart du poireau, ajouter par-dessus la truite coupée en tronçons et ensuite le fromage Migneron.4- Refermer la pâte phyllo pour façonner une aumônière.5- Cuire au four à 200 ºC (400 ºF) de 8 à 10 minutes.Sur des assiettes chaudes, verser en filet l'huile et le vinaigre.Déposer au centre le croustillant.Ajouter les tomates cerise et les fines herbes.\u0001 \u0001 \u0001 Le fondant de Migneron sur poire Les Producteurs laitiers du Canada Ingrédients 2 poires bartlett 8 tranches de Migneron mesclun 2 c.à soupe (30 ml) de noisettes grillées ou de pacanes Sel et poivre Vinaigrette au porto 1 c.à soupe (15 ml) de mie 2 c.à thé (10 ml) de vinaigre de vin blanc 4 c.à soupe (60 ml) d'huile de noix 2 c.à soupe (30 ml) de porto Préparation 1- Laver, épépiner et couper les poires Bartlett pour obtenir huit tranches.2- Placer sur chacune une tranche de Migneron de Charlevoix.3- Passer sous le gril du four pendant deux ou trois minutes ou jusqu'à ce que le fromage soit fondu.4- Déposer deux fondants de Migneron sur un lit de mesclun et garnir de noisettes grillées ou de pacanes.5- Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette 6- Arroser le fondant et le mesclun de 2 c.à soupe (30 ml) de vinaigrette au porto.7- Saler et poivrer au goût.\u0001 \u0001 \u0001 Gratiné de canard au Migneron Recette de Patrick Fregni de la Maison d'affinage Maurice Dufour 4 portions Ingrédients 160 g d'aiguillette de canard 4 pommes de terre 2 pincées d'herbes de Provence 100 g de migneron 4 branches de romarin 60 g de gelée de vin rouge Préparation 1- Faire chauffer le four sur le grill (broil) 2- Laver les pommes de terre, les couper en tranches fines sans enlever la peau.Les faire cuire dans l'eau bouillante (il faut qu'elles soit encore ferme).Couper en morceaux.3- Prendre une assiette qui passe au four, mettre les pommes de terre en rosace, les aiguillettes de canard par dessus et enfin le fromage.4- Faire gratiner l'assiette, laisser refroidir une minute avant de mettre la gelée de vin.5- Mettre une branche de romarin (piquer au centre) et des herbes de Provence sur le tour de l'assiette.\u0001 \u0001 \u0001 Bruschetta au Ciel de Charlevoix Recette de Patrick Fregni de la maison d'affinage Maurice Dufour 4 portions Ingrédients 4 tranches de pain 10 ml d'huile d'olive vierge 200 g de Ciel de Charlevoix 2 gousses d'ail 4 pincées de sel et poivre 100 g de tomates Préparation 1- Faire chauffer le four sur le grill (broil).2- Faire griller les tranches de pain sur les deux côtés.Les frotter ensuite avec les gousses d'ail.Verser un peu d´huile d'olive sur le côté tranché du pain.Mettre une pincée de sel et poivre sur chaque tranche.3- Couper les tomates en rondelles et les disposer harmonieusement.Mettre le Ciel en morceaux par dessus.4- Faire revenir les bruschetta au grill pendant 1 minute afin que le fromage fonde.Un fromage d'appellation, s'il vous plaît Une employée, Nathalie Tremblay, brosse avec soin une meule de Migneron qui mûrira pendant 45 jours.Maurice Dufour Photos ARMAND TROTTIER, La Presse© 4LP0401B0501 B4 jeudi 4LP0401B0501 ZALLCALL 67 20:38:16 04/30/03 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 PORTRAIT Éloge du barebacking Avec son livre Serial Fucker, Erik Rémès ne s'est pas fait que des amis SAMUEL PRADIER collaboration spéciale PARCE QU'IL est séropositif depuis 14 ans et fatigué d'utiliser des condoms, Erik Rémès a choisi une attitude subversive, le bareback.Désormais, c'est sans aucune protection qu'il aborde les relations sexuelles avec ses partenaires.Pour sensibiliser le public à ce nouveau phénomène, il s'est aussi proclamé porte-parole en publiant Serial f Fucker, journal d'un barebacker.« Le bareback touche à beaucoup de choses, à la vie, à la mort, au désir, au respect de soi et de l'autre.» explique Erik Rémès.D'après lui, il fallait écrire un livre sur le bareback, car cela n'a jamais été fait ni en Europe ni aux États-Unis, où ce phénomène est né il y a quelques années.Le barebacking désigne les rapports sexuels non protégés, sans condom, hétérosexuels ou homosexuels, entre personnes sérodiscordantes ou pas.« À travers ce roman, je voulais traiter du problème dans son ensemble, regarder le monde à travers le prisme du bareback.Je voulais aussi montrer l'image de la seule chose qui peut rester subversive dans l'homosexualité, c'est-à-dire le bareback ».Bien connu du milieu homosexuel français, journaliste pour de nombreux magazines spécialisés, artiste peintre et photographe, Erik Rémès s'est aussi donné pour mission de provoquer le public par des attitudes extrêmes pour tenter de les faire réfléchir sur les grands maux de la société.Son premier ouvrage, Je bande donc je suis, traitait du milieu SM (sado-maso) et du sexe hard, tandis que son second roman, Le Maître des amours, évoquait le milieu de la prostitution masculine.Mais, Serial Fucker va plus loin dans la provocation.« Ce qui fait que le livre est très inquiétant, c'est qu'il joue avec le réel et la fiction.J'ai intégré des personnes existantes avec des personnages fictifs.À la lecture, les gens sont paniqués parce qu'ils ne peuvent plus dissocier à quel point c'est une fiction et à quel point l'auteur est engagé dans cette fiction.C'est très déstabilisant.Les gens qui prennent le livre au premier degré sont horrifiés », analyse l'auteur.Il avoue d'ailleurs timidement que la provocation est aussi un leitmotiv dans son travail.« C'est le devoir de l'écrivain de remettre tout en question et d'appuyer là où ça fait mal », même si cela se fait au prix du rejet ou de l'agression.En effet, son éditeur a été victime de vandalisme, il y a une dizaine de jours.Des militants parisiens d'Act Up (association de lutte contre le sida) ont saccagé les bureaux des Éditions Blanche pour protester contre ce livre qui leur apparaît comme « un appel à la contamination ».« L'auteur prodigue des conseils sur la manière de contaminer quelqu'un à son insu en découpant au rasoir le bout d'un condom ou en le perçant avec une aiguille », explique Act Up dans un communiqué.Les ennuis ont aussi poursuivi Erik Rémès de passage au Québec pour des rencontres promotionnelles.Il a en effet été victime d'une manifestation hostile de la part d'une militante d'Act Up, lors d'une séance de signatures à la librairie Renaud-Bray du Village, samedi dernier.Le lendemain, c'est sur le plateau de l'émission de Christiane Charette que l'auteur français a eu une altercation avec le comédien Yves Jacques.Il n'est pas facile de défendre des idées aussi politiquement incorrectes, voire criminelles, mais Erik Rémès est en accord avec sa conscience.En discutant avec l'auteur, on comprend que sa volonté, au fond, est de provoquer les gens pour les faire réagir.Le sida tue encore de nombreuses personnes et la trithérapie n'a pas stoppé le phénomène.La prévention contre le sida et les MTS est une priorité absolue, au même titre que la prévention de l'alcoolisme ou contre le tabac.En fin de conversation, il a avoué être amoureux depuis près d'un an.Avec son ami, qui est séronégatif, il utilise des condoms à chaque relation, contrairement à ce qui est écrit dans son livre.« Mais il ne faut pas le dire.La provocation, c'est aussi du marketing », ajoute-t-il comme pour essayer de se faire pardonner.SERIAL FUCKER, JOURNAL D'UN BAREBACKER de Érik Rémès, Éditions Blanche Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Erik Rémès, auteur de Serial Fucker, journal d'un barebacker.Ce serait tellement plus simple de confier votre réseau à ceux qui en conçoivent depuis toujours.À l'avant-garde des communications depuis plus de 120 ans, 25 millions de branchements, plus de 4 000 professionnels dédiés aux besoins des entreprises : Bell s'y connaît en réseaux.Nous avons l'expertise pour gérer votre réseau, assurer sa sécurité, y faire converger voix et données, et prendre en charge vos applications.Le tout fonctionne de façon intégrée et vous profitez d'une technologie constamment mise à jour.Vous réduisez ainsi vos dépenses 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perdant, aussi de Transcontinental, à savoir l'hebdomadaire Les Affaires, qui avait engrangé ainsi en 2000-2001 la somme de 442 283 $.« Les Affaires ont fait une demande, ils remplissaient les critères, et ils ont été considérés comme un magazine », avait alors indiqué son porte-parole du temps.En 2001-2002, il n'y a que son supplément mensuel, Affaires Plus, qui ait été subventionné par le Fonds, et pour un montant environ six fois moindre, soit 76 423 $.Pourquoi cela ?« Les Affaires est considéré comme un journal, expliquait hier la gestionnaire du programme d'aide au contenu rédactionnel, Marie-France Gosselin.Mais la première année, la façon de définir ce qui était un magazine et ce qui était un journal était un peu floue.» Beaucoup de critères entrent en ligne de compte, dit-elle, par exemple le format, la qualité du papier, etc.Et, à la lumière de ces critères revus et corrigés, l'hebdomadaire de Transcontinental est désormais considéré « comme un journal ».N'empêche, grâce à ses nombreux magazines, Transcontinental a reçu en tout 2,5 millions de dollars du Fonds en 2001-2002, comparativement à 1,87 million pour Quebecor et 5,3 millions en ce qui regarde Rogers Communications, au dire de Mme Gosselin.Créé à l'automne 1999 par Ottawa, le Fonds, qui relève du ministère du Patrimoine de Sheila Copps, a pour mission de soutenir l'industrie canadienne du magazine.À cause principalement de la concurrence des éditions canadiennes des magazines américains telles que Time, People, etc., lesquelles raflent des recettes publicitaires aux magazines qui sont la propriété de Canadiens.À sa première année d'activité, soit en 2000-2001, le Fonds avait subventionné quelque 390 publications.Le montant global versé à ces magazines avait alors atteint 26 millions, dont 25 millions en vertu du programme d'aide au contenu rédactionnel.En ce qui regarde l'exercice 2001-2002, les subventions au titre de l'aide au contenu rédactionnel ont totalisé, de même, 25 millions, auxquels se sont ajoutés 5 millions d'« aide au développement de l'infrastructure » (c'est le nom de cet autre programme) et 5 millions encore pour l'« aide à l'expansion des petites maisons d'édition de magazines ».Enfin, c'est en tout 451 magazines qui ont été subventionnés en 2001-2002 par le Fonds, dont 325 de langue anglaise, 85 de langue française, 35 bilingues et six qui sont publiés dans d'autres langues.Photo PIERRE McCANN, Archives La Presse © La vaccination de quelque 60 000 chevaux au Québec contre le virus du Nil occidental coûtera à elle seule près de trois millions, entièrement à la charge des éleveurs.VIRUS DU NIL Les éleveurs de chevaux piaffent de nervosité La maladie pourrait leur coûter cher KARIM BENESSAIEH PANIQUE OU prévoyance ?Les éleveurs de chevaux du Québec ne prennent en tout cas aucun risque cette année avec le virus du Nil occidental.Alors qu'on s'attendait à ce que le tiers des bêtes soient vaccinées, les propriétaires ont plutôt décidé de protéger la quasi-totalité de leur cheptel.De toute évidence, l'industrie a décidé de prendre très au sérieux la recommandation de Québec de février dernier, dans laquelle on dressait la liste des quelques précautions à prendre pour éviter les risques de maladie.Au premier plan, la vaccination de quelque 60 000 chevaux au Québec coûtera à elle seule près de trois millions, entièrement à la charge des éleveurs.À cela, il faut ajouter certains aménagements, comme la solidification des moustiquaires et l'élimination des trous d'eau dans les champs.« Les éleveurs sont carrément hantés par le virus du Nil, estime Sylvie Surprenant, vétérinaire et présidente de l'Association des médecins vétérinaires équins du Québec (AMVEQ).On ne fait même pas de publicité, ce sont les gens qui nous appellent et qui sont parfois très inquiets.L'an dernier, le Québec a été plutôt épargné par le VNO, avec trois chevaux infectés dont un qui est mort.Au Canada, ce sont 336 cas de chevaux infectés qui ont été rapportés.Rien à voir avec les États-Unis, où les 14 000 infections ont causé la mort de quelque 5000 bêtes.« Il y a tout de même beaucoup d'incertitude au Québec, c'est tout nouveau et on nage encore dans l'inconnu », note Mme Surprenant, qui estime que de 85 à 90 % des chevaux seront vaccinés à la fin du printemps.« Ce haut taux nous a grandement étonnés, moi et mes collègues : on s'attendait à moins de 30 %.» Les propriétaires les plus angoissés sont ceux qui n'ont qu'une ou deux bêtes et qui y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux.« C'est leur bébé, ils vont s'en occuper parfois plus que de leur enfant », lance la vétérinaire en riant.Les grands éleveurs de quelques dizaines de chevaux, eux, sont plus sélectifs.« Les chevaux qui valent moins cher, qui ne sont pas appelés à voyager ou qui sortent peu ne sont pas vaccinés », note la présidente de l'AMVEQ.C'est ce qu'a fait par exemple Théo Hug, un éleveur de 60 chevaux de Racine, dans les Cantons-de-l'Est.Seule la moitié de ses chevaux, ceux qui sont destinés à l'exportation aux États-Unis, là où la vaccination est obligatoire, ont reçu leur injection.« C'est sûr que c'est un peu inquiétant, mais on ne peut jamais éliminer tous les risques, explique-t-il.Je vais également faire venir un bulldozer pour éliminer les trous d'eau dans la prairie et refaire les moustiquaires.» Cette année, estime-t-il, le VNO lui aura coûté 3000 $.À Bromont, au Centre équestre où sont élevés 80 chevaux, on a par contre décidé de généraliser la vaccination.« On doit être agressifs, ça ne donne rien de faire des économies de bouts de chandelles avec ça », estime le propriétaire, Roger Deslauriers.Un vaccin expérimental Situation pour le moins inédite, le vaccin vendu aux vétérinaires n'est pas tout à fait autorisé au Canada.En fait, expliquet- on à l'Agence canadienne d'inspection des aliments, à Ottawa, on permet l'importation à partir des États-Unis, mais non la fabrication en sol canadien.Cet imbroglio est dû au fait que les procédures pour homologuer et autoriser un médicament sont notoirement plus expéditives aux États-Unis.Ce n'est qu'en février dernier que l'ACIA a fait parvenir au fabricant du vaccin, Ayerst, les termes du protocole pour faire approuver son produit au Canada.Le vaccin a cependant été testé sur des milliers de chevaux aux États-Unis, rappelle Sylvie Surprenant, de sorte qu'on connaît nettement mieux ses effets.Une étude a démontré que 94 % des chevaux vaccinés et exposés au virus ne développeront pas la maladie.Sans vaccin, ce taux est d'environ 80 %.Fait à noter, le vaccin ne pourrait être utilisé pour des humains, un de ses adjuvants \u2014 un produit de base entrant dans sa composition \u2014 n'étant pas autorisé.À l'exception de ce vaccin, par ailleurs, il n'existe aucun traitement préventif pour les humains ou les autres animaux.Chez le cheval, le VNO n'est pas transmissible une fois « incubé ».L'animal montre des problèmes nerveux et parfois de la fièvre et meurt ou est euthanasié dans le tiers des cas.Les chevaux rescapés, eux, ne gardent pratiquement aucune séquelle de la maladie.Les 10 plus importants bénéficiaires du Fonds du Canada pour les magazines en 2001-02 1- Maclean's 1 157 080 $ 2- 7 Jours 553 786 $ 3- Canadian Living 467 706 $ 4- Canadian Business 408 776 $ 5- Chatelaine (langue anglaise) 392 521 $ 6- Toronto Life 308 835 $ 7- L'Actualité 288 301 $ 8- Dernière Heure 279 358 $ 9- Le Lundi 274 537 $ 10- Elle Québec 269 151 $ Redonnez un style actuel à votre vieille fourrure.Événement spécial de 2 jours seulement Faites remodeler votre fourrure pour lui rendre toute sa beauté et son élégance.Parlez à l'experte en remodelage de fourrure de renommée internationale, Wendi Ricci, qui vous conseillera sur la façon de rajeunir votre ancienne fourrure.Seulement au Salon de la fourrure la Baie Centre-ville de Montréal les jeudi 1er mai et vendredi 2 mai (514) 281-4731 entreposage - remodelages - réparations - échanges 3139454A 4LP0601B0501 B6 Jeudi 4LP0601B0501 ZALLCALL 67 20:10:13 04/30/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 MONTRÉAL Cinco: quand l'art et les affaires font la fête NICOLAS BÉRUBÉ ON DIT DES GENS d'affaires et des artistes qu'ils sont comme l'huile et l'eau : ils se côtoient bien, mais se mélangent mal.Beaucoup d'artistes voient les gens d'affaires comme des êtres fondamentalement et irrémédiablement plates.Les gens d'affaires, eux, sont nombreux à penser que les artistes sont des excentriques qui vivent dans leur bulle et qui parlent un langage compris d'eux seuls.Inviter au même party un sculpteur et une spécialiste en planification financière semble tenir de la haute voltige.C'est pourtant le pari que relèvera ce soir Nicolas Marullo, jeune avocat dynamique, homme d'affaires et président fondateur des soirées Cinco.Le concept des soirées Cinco est simple : il s'agit d'une série de 5 à 7 au cours desquels des artistes exposent leurs oeuvres, sous les yeux ébahis des gens d'affaires du centre- ville, qui se déplacent pour boire un verre après le bureau.Organisées à chaque jeudi de mai au Worldbeat (une ancienne église située rue de la Montagne), les soirées Cinco donneront l'occasion aux artistes de rejoindre un vaste public et aux gens d'affaires d'en apprendre plus sur le travail artistique.« Nous voulons créer un lieu d'échange agréable où les gens ne seront pas gênés de poser des questions, explique Nicolas Marullo.Bien souvent, les gens d'affaires n'ont pas accès au milieu des arts.Ils savent que des évènements sont organisés, mais ils ne sont pas invités.Avec Cinco, nous faisons tomber les cloisons entre le milieu des arts et celui des affaires.» Les soirées Cinco seront entrecoupées de prestations live.On y fera de la musique, de la sculpture et de la peinture, des chefs cuisineront des bouchées sur place et des artisans confectionneront des bijoux.Des hôtesses seront sur place pour répondre aux questions du public et donner de l'information au sujet des artistes.La direction artistique des soirées Cinco sera assurée par le prolifique Carlito Dalceggio, artiste pluridisciplinaire montréalais qui travaille ces jours-ci à organiser les partys du Cirque du Soleil à New York.Dalceggio, dit-on, veillera à la qualité artistique des soirées, sans pour autant participer outre mesure à l'élaboration des différents numéros présentés.En tout, une trentaine d'artistes sont impliqués de près ou de loin dans le projet.Le choix de l'ancienne église du Worldbeat ne s'est pas fait par hasard.« J'ai choisi l'église pour l'ambiance multi-étages, explique Nicolas Marullo.Il peut y avoir une parade de mode à un endroit, un spectacle à un autre, etc.Les gens qui viennent au même 5 à 7 peuvent vivre des expériences différentes selon l'endroit où ils se trouvent dans l'église.» Les commanditaires sont invités à se joindre à l'événement.Mais « ce n'est pas le genre d'endroit où les commanditaires affichent leurs noms sur des grandes boîtes lumineuses, poursuit-il.Les entreprises intéressées à participer doivent présenter un concept qui s'harmonise avec notre vocation artistique.La semaine dernière Hugo Boss a présenté sa nouvelle collection.Éventuellement, il y aura aussi des lancements de disques qui pourraient avoir lieu durant une soirée Cinco.Les pistes à explorer sont très nombreuses.Quant au programme des soirées, il changera constamment au fil des semaines, de sorte que les spectateurs pourront revenir et voir de nouvelles performances.« La plupart des numéros ne durent que 5 ou 10 minutes, alors on a pas le temps de s'ennuyer, explique Nicolas Marullo.L'idée est d'avoir des soirées éclectiques et variées.Les gens doivent s'attendre à tout.» Sur le Net www.cinco.ca Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Nicolas Marullo, président fondateur des soirées Cinco, et Véronique Dussault, coordonatrice de l'événement.PRENEZ VOTRE PIED SANS QUE ÇA VOUS COÛTE UN BRAS.DODGE SX 2.0 VIVRE POUR ROULER GARANTIE DE 7 ANS OU 115 000 KM SUR LE MOTEUR ET LA TRANSMISSION, ET ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES SUR 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(inclus à la location), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre, frais d'administration des concessionnaires et taxes en sus.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Offres d'une durée limitée, valables sur la plupart des modèles 2003 seulement, et exclusives, qui ne peuvent être combinées à aucune autre offre à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques.Les offres peuvent changer sans préavis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.Photo à titre indicatif seulement.Garantie de 7 ans ou 115000 km sur le groupe motopropulseur, selon la première éventualité, et assistance routière 24 heures sur 24.Des conditions s'appliquent.Remise aux diplômés de 500$ à la location ou 750 $ à l'achat d'un véhicule.Cette offre exclut la Dodge Viper.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et les conditions.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada, une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler JeepMD Dodge du Québec LOUEZ À 179 \u2020 PAR MOIS.LOCATION DE 60 MOIS.COMPTANT INITIAL DE 2150 $ OU ÉCHANGE ÉQUIVALENT.TRANSPORT INCLUS.$ 13999$ OU ACHETEZ À Options de location de 60 mois offertes\u2020 Mensualités 199$ 221$ Comptant initial 1100$ 0$ 3133720A L'enseignement de la mathématique scruté par des chercheurs Presse Canadienne LE NIVEAU d'instruction de la mère, le désir pour un élève de poursuivre des études, la planification d'une carrière reliée à la mathématique et la persistance face à un problème difficile sont autant de facteurs qui influent sur les rendements des élèves en mathématique, conclut un rapport publié hier par le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC).Le CMEC a mené une étude en 2001 sur l'enseignement et l'apprentissage des mathématiques auprès d'un échantillon de 41 000 élèves canadiens, de 13 à 16 ans, ainsi que de 6500 enseignants des provinces et territoires.L'étude révèle notamment qu'un enseignement structuré de la mathématique (avec l'emploi de matériel de manipulation, de calculatrices graphiques et d'ordinateurs) donne de meilleurs résultats qu'un enseignement informel.Parmi les caractéristiques générales de l'enseignement de la mathématique au Canada, l'étude fait ressortir que la plupart des enseignants ont un diplôme universitaire, le plus souvent un baccalauréat en éducation.Parmi ceux qui ont un baccalauréat en mathématique, la plus forte proportion se retrouve dans les milieux francophones ainsi qu'à Terre-Neuve et au Labrador.L'étude révèle en outre que les enseignants de mathématique donnent régulièrement des devoirs à faire à la maison (trois à quatre fois par semaine).Des informations recueillies auprès des enseignants, on retient que ceux-ci disent consacrer plus de 20 heures par semaine à l'enseignement de la mathématique.À ce chapitre, le Québec (anglophone et francophone) a la moyenne la plus basse et le Nunavut la plus haute.Le CMEC disposait d'un budget de 3 millions pour préparer et administrer le test auprès des élèves.Disparu à 4 a ns et peut-être retrouvé 2 ans plus tard Agence France-Presse CHICAGO \u2014 Disparu en octobre 2000 à l'âge de 4 ans, un petit Américain a peut-être été retrouvé à 1100 km de chez lui, sous une fausse identité et après deux ans et demi d'une vie misérable.Des tests d'ADN devraient permettre de savoir avec certitude si Eli Rick, confié aux services de l'enfance de Chicago, est bien Tristen Buddy Myers, disparu près de Roseboro, en Caroline du Nord, le 5 octobre 2000.L'espoir a ressurgi le 3 février, quand un homme a déposé à l'hôpital St.Francis d'Evanston, près de Chicago, un gamin sale et hirsute, identifié comme Eli Rick.«Ses joues, ses oreilles, ses yeux.» Tout est pareil, souligne le sergent Darold Cox, responsable de l'enquête à Clinton, en Caroline du Nord.3139155A 4LP0701B0501 B7 jeudi 4LP0701B0501 ZALLCALL 67 21:41:24 04/30/03 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 B7 COLLAGE La conciliation vue par les enfants Sortie de la semaine ALLEZ, tout le monde dehors et, en plus, pour une bonne cause.et même deux ! D'abord, dimanche, de 9 h 30 à 11 h, c'est la 12e Corvée du mont-Royal : pendant que les plus jeunes (6 ans et plus, accompagnés d'un adulte) nettoient les boisés, les plus vieux (16 ans et plus) peuvent planter des arbres et des arbustes \u2014 un T-shirt et un lunch seront offerts à tous les participants inscrits ! À 11 h, on relaxe et on fait la fête, grâce à plusieurs activités familiales qui feront découvrir les beautés du mont-Royal.Évidemment, on s'habille en conséquence : vêtements de travail, gants et bottes pour tous.Inscription de 8 h 30 à 9 h 30 au chalet du Mont-Royal.Informations : (514) 843-8240 ou www.lemontroyal.qc.ca Vous préférez marcher ?Pas de prob ! La Marche Bell pour les jeunes au profit du service de conseil téléphonique pour enfants Jeunesse, J'écoute ! se déroule elle aussi dimanche, au parc Maisonneuve.On s'inscrit de 8 h 30 à 10 h 30, on marche 5 km de 10 h 30 à midi, on fête en famille à compter de midi.Le parcours convient aussi bien aux poussettes qu'aux fauteuils roulants.Dans 30 villes du pays, des jeunes et moins jeunes marcheront ainsi pour Jeunesse, J'écoute.Informations : 1 866-925-5454 ou www.lamarchebellpourlesjeunes.com Ces deux activités auront lieu, beau temps, mauvais temps.Conférence de la semaine ON VEUT TOUS que nos enfants réussissent \u2014 mais à quel prix, notamment pour les tout-petits ?La psychologue Sylvie Bourcier, que certains connaissent pour ses excellentes chroniques dans la revue Enfants-Québec, donnera justement une conférence intitulée Protéger son enfant contre le stress de la performance mardi prochain de 19 h à 21 h, au 4321, avenue Papineau.Prix d'entrée : 10 $, inscriptions sur place.Informations : (514) 528-1442.Mon premier vernissage NON, ON NE vernit rien à un vernissage.Pour que les plus jeunes \u2014 et les plus vieux \u2014 sachent enfin ce qu'est un lancement d'exposition, l'événement L'Art qui fait Boum ! invite parents et enfants dimanche, à compter de 13 h, au marché Bonsecours, 350, rue Saint-Paul Est, dans le Vieux-Montréal.L'entrée est libre, il y aura des jus et des collations, des animations.et des oeuvres d'art ! Informations : (514) 844-4388, poste 225 ou www.aqfb.com Fête du livre de Longueuil EN PRÉSENCE de Lacaille lui-même (le rôle que tient Jici Lauzon dans Virginie), la 5e Fête du livre et de la lecture de Longueuil propose aux 0 à 9 ans (et leurs adultes) une multitude d'activités, de la rencontre d'auteurs et de dessinateurs à un mot croisé géant ! Le tout se déroule samedi et dimanche, de 13 h à 17 h, à l'école primaire Samuel-de-Champlain, 2101, rue Lavallée à Longueuil.L'entrée est libre.et le plaisir de lire aussi ! Informations : (450) 670-0730, poste 381.Les petites vites > Ateliers de cinéma pour les 13 à 16 ans, tous les samedis du 10 mai au 14 juin, avec projections, discussions, exercices, écriture et tournage d'un petit film en équipe (caméra vidéo).Cours débutant : 12 h 30 à 15 h, cours avancé : 15 h à 17 h 30.Tarif 140 $.Infos : (514) 529-8675.> Représentations de l'excellente pièce mimée et muette Nuthin' But Trouble, samedi à 11 h et dimanche, à 14 h et 16 h, à l'Université Concordia, 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest.Pour les 4 à 8 ans.Informations : (514) 845-9810.> Portes ouvertes sur la nature dans tous les parcs-nature de Montréal, dimanche, 4 mai, à compter de 11 h \u2014 beau temps, mauvais temps, les activités et le stationnement sont gratuits : balade en carriole, pêche, maquillage, randonnée en rabaska, etc.Informations : (514) 280-PARC ou www.ville.montreal.qc.ca/ parcs-nature Citations de la semaine > Émile, 4 ans, regarde par la fenêtre de la camionnette et s'exclame soudain : « Je viens de voir une tempête d'oiseaux s'asseoir en même temps dans un arbre.» (envoyé par papa Yves Péloquin) > Simon, 6 ans, dessine un voilier.Sa mère lui fait remarquer qu'il semble n'y avoir personne sur son bateau, à quoi Simon répond : « Ben, y sont tous penchés pour chercher leur lunch ! » (envoyé par maman Marie- Andrée Robichaud) > « Tu es dans la lune, Marianne », dit Maman.« Non, répond Marianne, 2 ans et demi, je suis dans les étoiles.» (envoyé par maman Julie Boisclair) Vous avez des mots d'enfants, des suggestions de sortie, des expériences, des sites Internet à proposer ?Faites-nous les connaître à l'adresse suivante La Presse, a/s section Famille, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9 ou à actuel@lapresse.ca Marie-Christine Blais, collaboration spéciale Pendant que vous, parents, filez à 100 à l'heure pour concilier travail et famille, vos jeunes, ceux-là même pour qui vous faites cette course folle, semblent très satisfaits du statu quo.Pire : si vous pouviez même être moins souvent à la maison, franchement, ils ne s'en porteraient pas plus mal.s g a l i p e a @ l a p r e s s e .c a La vérité sort de la bouche des enfants, dit-on.Parfois, cette vérité surprend.Alors qu'une foule de parents rêvent à la semaine de quatre jours, aux horaires flexibles, vacances prolongées et autres modalités pour les aider à jongler entre le travail et la famille, les jeunes, eux, ne voient pas du tout la chose du même oeil, révèle un nouveau sondage SOM.Les résultats, qui étaient dévoilés hier dans le cadre du lancement de la Semaine québécoise des familles 2003 (semaine qui, pour la troisième année consécutive, a le comédien Marcel Leboeuf comme porte-parole) indiquent qu'alors que 80 % des parents pensent, du moins à l'occasion, qu'ils n'ont pas suffisamment de temps à consacrer à leurs enfants, une minorité de jeunes (seuls 40 %), est du même avis.Et si on leur demande s'ils souhaiteraient voir leurs parents travailler moins, 40 % affirment qu'il s'agirait là d'une bien mauvaise chose.L'étude, réalisée à la fin du mois de mars dernier, a permis d'interroger 500 familles québécoises et presque autant d'enfants, tous âgés entre 8 et 14 ans.Dans chaque famille, on a interrogé au téléphone l'un ou l'autre des parents d'un côté et le jeune de l'autre.La marge d'erreur est de 4,4 %, pour un niveau de confiance de 95 %.« On semble arriver à concilier travail et famille, a résumé hier Jean Bayard, le directeur de la recherche chez SOM.Mais la tâche ne paraît pas si facile.» Ainsi, seuls 21 % des familles affirment arriver très bien à concilier leurs obligations professionnelles et familiales, tandis que 63 % y arrivent assez bien et 14 % avouent y arriver très, ou plutôt mal.Les familles monoparentales Qui en arrache le plus ?Ce ne sont pas les grands chefs d'entreprise qui travaillent des heures de fous, soirs et fins de semaine.Car eux, ils ont les moyens de s'offrir de l'aide, une gardienne à la maison, un service de traiteur ou une femme de ménage, a expliqué Brigitte Depocas, gestionnaire chez FGI, firme spécialisée dans les programmes d'aide aux employés.Non, ceux qui ont le plus de mal à joindre les deux bouts, en l'occurrence, la vie professionnelle et familiale, ce sont les familles monoparentales.Interrogés, quant à savoir à quelles solutions ils aspirent le plus, les horaires flexibles recueillent l'appui de 42 % des parents, la semaine de quatre jours 37 %, les vacances prolongées 19 %.Les familles qui concilient le plus difficilement famille et travail prisent davantage les horaires flexibles (53 %), que la semaine de quatre jours (38 %).Peu souhaitent des vacances additionnelles (7 %).« Il y a une volonté très nette de travailler moins, moins de jours et moins d'heures dans la semaine », a analysé Jean Bayard.Alors que les parents travaillent en moyenne 39 heures, cinq jours par semaine, ils souhaiteraient un horaire de 32 heures, sur quatre jours, « une réalité pour seulement 9 % des parents, mais qui est souhaitée par 50 % d'entre eux ».Plus de la moitié des femmes (57 %) rêvent même de travailler moins de 30 heures, contre 14 % des hommes.Une grande majorité des parents estiment enfin que les employeurs (75 %), de même que les gouvernements (84 %) n'en font pas assez pour les aider.Et les enfants, dans tout ça ?Alors que 80 % des parents ont le sentiment de ne pas leur consacrer assez de temps, une bonne majorité des jeunes interrogés (60 %) ne partagent pas du tout ce sentiment.Interrogés, quant à savoir si les parents doivent travailler moins d'heures pour passer davantage de temps à la maison, 40 % des jeunes y voient là une mauvaise chose, craignant, entre autres, que la famille ait ensuite moins d'argent pour subvenir à leurs besoins.« Il y a une conscience très nette (de la part des jeunes) qu'il y a un compromis à faire », a expliqué Jean Bayard.Fait à noter, les plus jeunes (de 8 à 9 ans) sont plus nombreux à penser que leurs parents ne passent pas suffisamment de temps avec eux (48 %).À ceux qui pensent encore que les pères ne s'impliquent pas assez, Jean-Philippe Pleau, sociologue et chercheur à l'INRS-Urbanisation, culture et société, rétorque : « Services manquants, pères manqués », faisant allusion au célèbre Père manquant, fils manqué du psychanalyste Guy Corneau.« Les jeunes pères veulent s'impliquer davantage, travailler moins, mais ils ne peuvent pas nécessairement le faire », a-t-il affirmé, soulignant les structures et les mentalités qui leur font toujours obstacle : centres mères-enfants (pourquoi pas les appeler parentsenfants, s'est-il interrogé), absence de tables à langer dans les toilettes des hommes, etc.Dans un débat animé par Dominique Payette, la voix de 275-allo et Ados-radio de la Première Chaîne de la radio de Radio- Canada, des parents comme des jeunes sont aussi venus témoigner hier.Des mères ont donné quelques trucs pour être le plus présentes possibles : l'une est disponible à 100 % ses jours de congé et les fins de semaine, une autre tente, à tour de rôle avec son conjoint, de dîner une fois par semaine avec ses enfants, une dernière souligne que c'est la qualité, non la quantité du temps qui compte.Une jeune fille, Myriam, a confirmé ces derniers dires, soulignant combien elle appréciait « se faire lire une histoire », « jouer à des jeux de société » avec sa mère (parce qu'elle gagne toujours) ou encore, faire une balade et « avoir des fous rires ».Photo ROBERT NADON, La Presse © Dans un débat animé par Dominique Payette, la voix de 275-allo et Ados-radio de la Première Chaîne de la radio de Radio-Canada, des parents comme des jeunes sont aussi venus témoigner hier.«L'ORIGINE MÊME de l'adoption renvoie à une zone d'ombre imprégnée de souffrance, manifeste ou sourde, invisible.Il y a eu disparition, perte, renoncement \u2014 et peut-être deuil : par rapport à un enfant biologique, pour les parents adoptifs ; par rapport aux parents de naissance, pour l'enfant adopté.» C'est en ces termes directs que la psychologue Sherrie Eldridge s'exprime dans son ouvrage Parents de coeur, comprendre l'enfant adopté.Elle-même enfant adoptée, la Dr Elridge ne s'embarrasse pas de sentimentalisme : avec compassion, elle préfère dire ce qui doit être dit, notamment qu'une adoption se compare à une greffe sur un arbre \u2014 pour que la greffe «prenne», il faut que l'arbre la reconnaisse comme telle et l'aide.S'appuyant sur des analyses et des exemples bien choisis, elle prend également soin de ne pas généraliser et de souligner que bien des blessures, inévitables quand il est question d'adoption, peuvent être cicatrisées.Lecture utile avant et pendant l'adoption.Aux éditions Albin Michel, 23,95$.LE THÉÂTRE de l'Esquisse a l'habitude de présenter des spectacles hors du commun au jeune public.À l'intention des 6 à 9 ans, la plus récente production de l'Esquisse, Sur les traces de Ojé-Maskwa, s'inscrit tout à fait dans la lignée : ce conte algonquin explique qu'au printemps, les ours sortent de leur tanière alors que, dans les maisons, on célèbre la fêtes des Mères \u2014 or, la mère de la mère de la mère de toutes les mères était une ourse, notre grand-mère à tous! Un jour, celle-ci rencontra le fils du Grand Manitou et.On n'en dit pas plus.Véritable initiation à l'univers amérindien, Sur les traces de Ojé-Maskwaest interprétée par Nadine Walsh et présentée au Théâtre de l'Esquisse, 1650, rue Marie-Anne Est, samedi et dimanche, à 11 h, ainsi que les 10 et 11 mai.Prix : 4$/enfant, 6$/adulte.Réservations : (514) 527-5797.Dimanche, le premier «Salon Jeunes-Projet : Ouvre-toi sur le monde» invite les visiteurs à s'intéresser à des projets menés par des élèves du secondaire pour mieux connaître les origines ethniques des copains de classe, apprendre la tolérance, trouver des solutions aux conflits, s'amuser, bref, s'ouvrir au monde, quoi! Un exemple de projet?«Opération balles de laine» permet à des jeunes de récupérer des balles de laine, de communiquer avec des grands-mères qui leur enseignent à tricoter, puis d'entamer la confection de chandails et couvertures pour des léproseries du Niger.Mais il y a aussi un projet de construction de cabanes d'oiseaux, un autre autour d'Harry Potter, un de coopération agricole, etc.Le Salon est jumelé au 8e «Rallye Jeunes et cie», où des équipes de camionneurs et de jeunes, à bord de poids lourds, sillonnent Montréal pour ramasser des fonds à l'intention des écoles du Québec.Le Rallye se termine le dimanche, 4 mai vers 13h, à l'école secondaire Antoine-Brossard (3055, boulevard Rome, à Brossard), où se tient justement le Salon Jeunes-Projet, de midi à 15h.Informations : (450) 659-7717, poste 335.Marie-Christine Blais collaboration spéciale BAMBINS ENFANTS ADOS 4DU0801B0501 JEUDIÀ 4DU0801B0501 ZALLCALL 67 17:53:17 04/30/03 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 1er MAI 2003 Planifier et construire avec RONA ! Chez RONA, nous avons à coeur de vous aider à réaliser vos projets de rénovation et de construction, et ce, du début à la fin\u2026 Nos experts en magasin connaissent bien leur domaine d'activité et les produits minutieusement sélectionnés que nous vous offrons.Ils pourront efficacement détailler la liste des composantes nécessaires à la réalisation de la terrasse ou de la clôture la mieux adaptée à vos goûts et vos besoins ! Ne vous demandez plus par où commencer, nous avons un vaste choix de plans parmi lesquels choisir ! Chez RONA, vous trouverez la qualité et le service auquel vous êtes en droit de vous attendre ! Bois traité «Premium» Idéal pour clôtures.1\" x 6\" x 5' 1\" x 6\" x 6' 51205613/5614 Bois traité 2\" x 6\" x 12' Bois traité 4\" x 4\" x 8' 4\" x 4\" x 10' 51205598/5599 1074 Bois traité 1 1/4\" x 6\" x 12' Treillis en bois traité «Intimité» 4' x 8'.Barreau en bois traité 1 1/8\" X 1 3/8\" x 42\" Bisauté.83515233 0.74 Scie circulaire 7 1/4\" Moteur de 11 A.5 000 tr/min.Roulement à billes scellées.Coupe en biseau de 45°.Conception ergonomique.Rangement pour clé intégré.Comprend lame en acier de 20 dents.Base pour terrasse en béton «Dek-Block» 11\" x 11\" x 7 1/2\".Pieu régulier de 30\".Pour poteau de clôture de 4\" x 4\".Post-Mix Béton à prise rapide.30 kg.Prix payé et emporté jusqu'au 4 mai 2003.Protection accrue sans coût supplémentaire ! Bois traité sous pression, hydrofuge Moins sujet aux dommages dûs aux intempéries Garantie limitée à vie contre la carie fongique et l'attaque par les termites 3138257A "]
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