La presse, 23 avril 2003, C. Arts + Spectacles
[" 3LP0101C0423 c1 mercredi 3LP0101C0423 ZALLCALL 67 20:43:18 04/22/03 B C A H I E R C | L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 23 AV R I L 2003 LES 50 ANS DE CLAUDE GINGRAS À LA PRESSE Une double page en couleurs Pages C4 et C5 AMERICAN LIFE La transformation de Madonna Le très épeurant d'après USA Today Claude Gingras LOS ANGELES \u2014 Elle publie une série de contes pour enfants.Elle travaille avec des scientifiques qui ont découvert un moyen de neutraliser la radiation.Elle projette de réaliser un documentaire sur la kabbale, une philosophie religieuse fondée sur le mysticisme juif.Ces jours-ci, à l'âge de 44 ans, Madonna cherche un sens à la vie et dans l'album American Life, lancé hier, la diva de la pop s'interroge sur son propre passage à la célébrité.« Croyez-moi, dit-elle, la célébrité et la richesse ne correspondent pas à tout ce qu'on en dit.Nous vivons dans une société qui ne semble valoriser que les choses physiques et éphémères.Les gens vont faire n'importe quoi pour participer à ces émissions de télé-réalité et aux concours de talents.Nous sommes obsédés.» Les cyniques seraient peut-être tentés de se méfier de cette plus récente métamorphose de Madonna, surtout quand on considère ses antécédents en fait de stratagèmes de marketing et de coups mercenaires qui lui ont permis de vendre quelque 140 millions d'albums.Mais pour cette conversion, Madonna a mis sept ans à se défaire de ses illusions.American Life, son dixième album studio et le premier depuis Music en 2000, scrute l'importance de l'existence.Si elle provoque, si elle déchire, cette fois, ce n'est pas pour exaspérer les gens.« Chaque individu sur la planète vit dans une espèce de bulle, prisonnier d'une pensée programmée : si nous n'avons pas une certaine quantité de biens matériaux, nous ne sommes pas perçus comme un être humain estimable.J'ai trouvé un mode de vie que je veux partager.En dépit de l'illusion d'avoir été esclave toute ma vie, je ressens un grand espoir pour une vie de satisfaction et de bonheur.» Des révélations sincères ?Ou un sermon du nouvel âge ?Madonna s'attend à la bordée habituelle de critiques et d'interprétations erronées.Plusieurs ont vu dans son vidéoclip American Life plus qu'un message contre la guerre.Ils y ont vu une attaque contre le président Bush, tout comme d'autres l'ont jugée lâche quand elle a retiré le clip par respect pour les troupes en Irak.Il est difficile, selon elle, de se faire entendre au-dessus de la cacophonie de détectives médiatiques et de soi-disant experts qui décortiquent sa carrière.« Les gens ne comprennent toujours pas, dit-elle au sujet d'interviews récentes.Je ne me plains pas.Je n'échangerais pas ce que j'ai.On me pose toujours les mêmes questions.Que voudrait-elle de plus ?Que lui reste-t-il à faire ?C'est un concept absurde, parce que je n'ai pas l'impression d'avoir dépassé le bout de l'iceberg par rapport à ce que je peux apprendre ou accomplir.J'étais super ambitieuse, super travailleuse et super ciblée, et j'ai obtenu bien des choses que je voulais.Mais je sais maintenant que le but de l'existence, ce n'est pas d'arriver en tête de liste.» Réalisée et cocomposée par Mirwais Ahmadzai, son collaborateur pour l'album Music, la plus récente offrande de Madonna porte sur une instrumentation et des arrangements simples ses rêveries personnelles sur l'amour, la mort, la foi, le pardon et la rédemption.« Ces thèmes sont universels, ils ne sont ni inaccessibles ni abstraits », précise-t-elle.Un album « opportun » Dans American Life, Madonna n'aura jamais été plus vulnérable.Elle évoque des douleurs d'enfance dans Mother and Father, des ambitions mal avisées dans I'm So Stupid.Elle expose des objectifs toxiques dans Hollywood et le matérialisme dans la chanson-titre, qui convient bien aux images de l'enfer de la guerre dans la vidéo tablettée de Jonas Akerlund.Elle n'est pas consternée que l'album coïncide avec la guerre contre l'Irak.« D'une certaine façon, ce disque est parfaitement opportun, déclare la chanteuse.Mes chansons parlent de se défaire des illusions et de penser aux moyens de changer le monde.Ces soldats sont faits de chair et de sang.Il y a des enfants innocents là-bas.Nous jouons avec la vie, et nous devons en être conscients.» Le vidéoclip d'American Life, décrit par le commentateur Internet Matt Drudge comme « l'énoncé antiguerre, anti-Bush le plus choquant à sortir du monde du spectacle », a valu des critiques à Madonna.Mais la chanteuse y est imperméable.Dans Intervention, elle condamne la tendance humaine au pessimisme et à la malice.« Ce négativisme n'est pas la réalité, dit-elle.Comme se faire dire par des lèche-bottes que tout ce que vous faites est parfait.Cette compréhension m'a fait revoir tous mes choix passés.Qu'est-ce que je pensais ?J'étais guidée par l'égoïsme.Parfois le succès est une malédiction qui vous empêche de voir ce qui est important.O.K., je vivais dans un rêve, mais je me suis éveillée.» Cet éveil a commencé il y a sept ans quand Madonna a commencé à étudier la kabbale.Cette tradition mystique juive propose une voie vers la plénitude fondée sur les lois spirituelles de l'univers.« J'ai grandi en croyant que le privilège d'être Américain signifiait que l'on pouvait aspirer à tout.Mais à quelles fins ?Pourquoi vouloir atteindre le sommet ?J'ai entrepris cette quête quand j'étais enceinte de ma fille.J'ai tout à coup compris que j'allais être responsable de la vie d'une autre personne.L'étude (de la kabbale) m'a apporté la clarté et touché tous les aspects de ma vie », déclare la chanteuse.Catholicismee t kabbale Ses évocations fréquentes de Jésus, de la prière et de la religion reflètent aussi sa remise en question de la spiritualité.Élevée dans la religion catholique, elle a grandi en acceptant les principes du christianisme sans explorer l'histoire ou les autres religions.Sa rencontre avec Guy Ritchie, son mari actuel et un adepte du darwinisme, combinée à son étude de la kabbale, ont modifié son point de vue sur la religion.En relisant l'histoire, elle montre du doigt la conversion de l'empereur romain Constantin et sa décision de faire du christianisme la religion d'État.« Ne pas se convertir au christianisme est devenu un crime capital en l'an 320.C'est le début de la religion de mon enfance », dit-elle en manifestant son désaccord et sa méfiance envers toute religion organisée.La kabbale, par contre, ne juge pas.C'est, dit-elle, un manuel de vie.La famille est l'autre catalyseur de changement chez Madonna.Elle demeure à Londres avec son mari, le cinéaste Guy Ritchie, sa fille Lourdes, âgée de 6 ans (fille de Carlos Leon) et son fils Rocco, âgé de 2 ans.« J'étais trop égoïste pour penser à des enfants avant que j'arrive à la mi-trentaine, dit-elle.Pour la première fois dans ma vie, je suis dans une vraie famille.Mes enfants sont merveilleux, Dieu merci.Mon mari est merveilleux.» Après une carrière à démolir les stéréotypes sexuels, elle est frappée par les différences entre son fils et sa fille.S'intéressant aux voitures et aux camions, son fils Rocco aime bien démonter des jouets et démontrer sa force physique.Lourdes adore les modes de fillettes et les manières douces.« Elles est très dramatique et expressive.Elle aime la musique.Elle est une danseuse incroyable et une vraie actrice.Elle peut être très exigeante.Parfois je suis frustrée par rapport à elle, et je me rends compte qu'elle est un reflet de sa mère.Maintenant, je vois ce que j'ai fait subir à tout le monde », conclut Madonna.IL ARRIVE en fin d'après-midi quand, pour la plupart, la journée achève.Il ouvre le tiroir du bas de son bureau et en sort une bouteille d'alcool à friction et un mouchoir.Il nettoie son clavier et le combiné du téléphone.Claude Gingras peut commencer son travail.Il engueule quelque attaché de presse qui a commis quelque faute dans quelque communiqué.Ce n'est pas le 23 avril 1955 que Dietrich Fischer-Dieskau a fait son récital avec Gerald Moore au piano, c'est le 24 ! D'ailleurs, ça prend un trait d'union, Fischer-Dieskau.Imbécile.Il fouille dans ses souvenirs pour vérifier si, en 1992, Marilyn Horne vient chanter à Montréal pour la troisième ou la quatrième fois, et surtout à quelle date précisément elle l'a fait.Il note que le Requiem de Penderecki n'a été enregistré que trois fois et concède n'en avoir entendu que deux.On ne peut pas tout savoir de la musique, mais on peut y aspirer.Quand Herbert von Karajan est mort, un dimanche pour faire exprès, j'ai été affecté à la biographie du maestro.J'ai appelé la mère d'un ami, grande mélomane, pour avoir quelques numéros de téléphone.J'avais cité un expert, un monsieur de La Grange, joint en Italie, ce qu'avait noté avec joie Claude Gingras, une joie qui venait surtout du fait que l'expert détestait Karajan.On n'apprendra rien, j'espère, si j'affirme que Claude Gingras est allergique à l'obséquiosité peut-être encore davantage qu'aux fausses notes.Oh ! Ça me revient tout d'un coup, 14 ans plus tard, j'avais oublié de faire le message de la mère de mon ami : « Quand tu verras Claude Gingras, dis-lui que je veux le pendre par les couilles ! » Un projet maintes fois évoqué en ville depuis 50 ans.De Claude Gingras, il faut savoir qu'il est non seulement un des deux ou trois journalistes les plus productifs de la maison, mais également le lecteur le plus scrupuleux de notre journal.Combien de fois m'a-t-il questionné, passionné, sur un détail d'un procès que je suivais ?Pas loin derrière la musique, il y a chez Claude Gingras un amour intense pour La Presse et le journalisme.Il pourrait prendre des vacances payées jusqu'à l'âge de 109 ans environ, mais est-ce une vie ?Ce qu'il lit ?Tout, dirait-on.Les allusions perfides, les attaques musclées, les dénonciations juteuses, les magouilles révélées, les curés pris au bordel lui procurent une joie journalistique sans pareille.Surtout si le texte est bien tourné.Tout comme le consternent intensément les fautes de toutes sortes dont nous tapissons notre journal, sous prétexte de travailler vite.Allez lui dire ça à lui, qui écrit souvent à quelques minutes de l'heure de tombée, en revenant du concert ! Il reste longtemps après l'heure de tombée, d'ailleurs, quand le chef de pupitre a bouclé la dernière édition, pour peaufiner son papier.Au milieu de la nuit, si vous y êtes encore à piocher sur quelque texte, dernier compagnon d'une barque abandonnée, il vous offrira une bouteille d'une sorte de tonique chinois, un bonbon vietnamien au gingembre, du jus de betteraves suisse, enfin quelque produit de cette espèce de pharmacie « naturelle » qu'il cache au fond d'un tiroir.Un jour, il me fit approcher de son pupitre avec un air de secret.Il sortit son portefeuille en s'assurant de n'être pas épié, l'ouvrit et en retira un article de journal plié plusieurs fois.Il le déplia et me montra l'article d'un collègue qui avait confondu deux personnalités.Ce n'était pas pour s'en amuser.Il était atterré.Personnellement.L'air de dire : que va-t-il nous arriver Comme il m'a pris en défaut orthographique quelques fois dès mes débuts, je me suis mis à le lire à la Gingras, c'est-à-dire avec en mains ma partition, le Petit Robert.Après des années de lecture, j'ai finalement repéré dans un texte une faute qui n'en est pas une vraiment, il a utilisé comme adjectif le mot épeurant.Le verbe « épeurer » existe.On peut dire, par exemple, « le critique musical de La Presse épeure bien des gens ».Mais en aucun cas ne peut-on dire « Claude Gingras est épeurant ».Ça fait bien six ou sept ans.Il m'en parle encore.Je le lis toujours.Et je n'ai pas trouvé une seule autre faute.Ça fait peur.Il ne fait pas que peur, au fait.Lui, monsieur sarcasme, monsieur moquerie, je l'ai pris en flagrant délit d'émotion, un jour, devant un enfant de 4 ans dans la salle de rédaction.Il était totalement interdit.Pris au dépourvu.Il avait les larmes aux yeux.« Mon Dieu ! Qu'il a de beaux yeux ! Les yeux des enfants.» Il est retourné à son poste sans rien dire, ce qui est une sorte d'événement.Photo DAN SMITH, EFE Photos © Sur son nouveau disque, Madonna parledel'amour, la mort, la foi, lepardon et la rédemption.« Des thèmes universels », croit-elle.3099995A 3LP0202C0423 c2 mercredi 3LP0202C0423 ZALLCALL 67 23:48:36 04/22/03 B C2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 AVRIL 2003 TÉLÉVISION On trouve de tout et plein d'amis Michèle Richard Académie Il y a les caméras qui suivent pas à pas les stars en devenir, les gueules de star.Et les autres qui suivent pas à pas celles qui le sont déjà.Dans un cas comme dans l'autre, le concept est attirant et a le potentiel de faire des petits.Le succès des Osbourne, à MTV et Musique- Plus depuis deux saisons (l'émission la plus écoutée de la station avec Dollaraclip), ne pouvait laisser indifférent bien longtemps.Musi Max et la maison de production Fair-Play ont, en effet, décidé de pondre un concept similaire.Depuis un mois, les caméras des réalisateurs Jean Kohnen et Frédéric Dompierre sont braquées sur Michèle Richard.Qui d'autre pour nous offrir sur un plateau d'argent ses joies, ses peines, ses travers et ses recettes de cuisine ?La chanteuse, comédienne, animatrice et ex-reine de TQS a tout vécu devant les caméras en 40 ans de carrière, depuis ses débuts aux côtés de son père Ti-Blanc Richard.Celle qui a toujours voulu bien paraître en public, nous jure que sa vie ne sera pas trafiquée pour les fins de l'émission.« J'ai appris à vivre devant les caméras, a-t-elle rappelé en conférence de presse, hier midi.Qu'elles me collent au derrière ne m'affecte pas.Je ne connais pas d'autre vie que celle-là.J'ai toujours voulu plaire au monde.Je n'ai pas peur de la vérité.Mais de ce qui est falsifié.Je ne crains aucune de mes réactions.» Michèle Richard avoue toutefois n'avoir pas été emballée au départ par l'offre des producteurs de Fair-Play.« Parce que c'est très demandant, dit-elle.Je suis habituée aux répétitions.C'est un show de punition.C'est authentique.Il n'y a pas d'intrigues.C'est la vérité à froid.Mais pour une fois, je vais avoir la chance de montrer qui je suis vraiment.Il n'y aura pas de tierce personne pour juger.Le public voit toujours l'artiste.Ce sera un plaisir de montrer qu'il y a deux femmes avec qui je vis depuis toujours.» Diffusée en septembre prochain, l'émission- réalité nous permettra de capter la vie de Michèle Richard à raison de 30 minutes, une fois par semaine, pendant 10 semaines.Sans proches, comme Ozzy, elle côtoiera plutôt ses amis, ses trois chats, son chien Puppy, « mon jardinier, ma femme de ménage, mes coiffeurs et mes esthéticiennes », notamment à sa maison de Saint-Sauveur.Les Osbourne nous a montré à quel point le cerveau du patriarche Ozzy fonctionnait au ralenti à cause de plusieurs années d'excès.Les membres de sa famille ne se gênent jamais non plus pour nous montrer tous leurs travers.Idem pour l'ex-mannequin toutoune Anna Nicole Smith qui nous a prouvé dans son émission rose bonbon qu'elle n'était pas une lumière.« Notre approche est plus documentaire, affirme cependant Guy Villeneuve, producteur associé de Fair- Play.Nous suivons Michèle Richard dans sa vie et son quotidien.Nous ne l'avons pas emmenée dans notre réalité.Nous faisons le portrait d'une battante qui a survécu.Ce ne sera pas anecdotique.On va aller en profondeur.» Jusqu'à la prison où est incarcéré son mari Yvan ?Encore d'autres rumeurs S.V.P.! Savoureux et emballant ! On n'en attendait pas moins du dernier épisode de Rumeurs.À l'image de toute la première saison, les intrigues proposées ce soir sont amusantes, le montage est rythmé.Et les répliques ?Du bonbon.À peine Esther (Lynda Johnson) avait-elle décidé de s'éloigner momentanément de son chum infidèle qu'elle se rapprochait de Benoît (James Hyndman).Bonjour les quiproquos, cette semaine, les petits mots loin d'être doux et les règlements de comptes ! Esther en a beaucoup sur le coeur et ne se gênera pas pour tout balancer à qui de droit.Pendant ce temps, la belle Hélène (Geneviève Brouillette) s'acharne à devenir une « vraie » non-fumeuse.La tentation d'en allumer une dernière est grande.Les conséquences seront graves lorsqu'elle osera.Dire qu'on n'était que 477 000 (en moyenne) à regarder la série, logée le mercredi (à 20 h 30 à Radio-Canada), après le soporifique Plateau et contre Les Poupées russes, à TVA.Autant dire qu'on n'a laissé aucune chance à Esther, Benoît et Hélène de nous divertir cette saison ! Un gars, une fille terminé, une belle case horaire (celle du lundi 19 h 30, autrefois occupée par La Vie, la vie) est libre.Rumeurs a tout pour assurer à Radio-Canada au moins une place dans le top 10 des émissions les plus regardée.Cette saison, seul Un gars, une fille a réussi à s'y faufiler, entre deux produits de TVA.Avec une moyenne, ces dernières semaines, sous la barre du million, L'Auberge du chien noir (le lundi à 20 h), du tandem d'auteurs Lussier-Poirier, plaît beaucoup moins que 4 et demi., l'émission la plus populaire dans la province, l'an dernier.Moins de 3 millions pour Star Académie Seulement ( !) 2,882 millions de téléspectateurs ont vu le Néo-Brunswickois Wilfred être sacré grand diplômé de Star Académie, dimanche soir.Rappelons que l'avant-dernier gala dominical (13 avril) a été suivi par 3,019 millions de personnes.Qui blâmer ?Le temps chaud de dimanche ?Pâques ?La résurrection du Christ ?On semble s'être éloigné du petit écran pendant le long week-end pascal.Diffusée à Radio-Canada, la deuxième partie de la télésérie Jeanne D'Arc réalisée par Christian Duguay n'a été suivie que par une moyenne de 92 000 téléspectateurs (selon BBM).À TQS, Les Aventures de Rocky et Bullwinkle ont été suivies par 123 000 téléspectateurs et, à Télé-Québec, Le plaisir croît avec l'usage, par 17 000 personnes.JOCELYNE LEPAGE « CETTE VOIX brisée par l'alcool la cigarette et les nuits folles, cette voix fêlée de fumée tout angoissée presque étranglée.» À peu près tout le monde qui a l'âge adulte sait qui interprète ce poème-chanson dont vous venez de lire un extrait.Mais combien se souviennent du nom de son auteur, un poète aujourd'hui disparu ?Cet extrait est tiré de l'une des six citations affichées à la bibliothèque du Plateau Mont-Royal et à celle du Mile-End.Il faut trouver les auteurs.Il s'agit d'un concours dont les gagnants recevront ce soir, à 20 h, un livre en cadeau de la librairie Renaud-Bray Champigny située tout près.Une manière sympathique de clore la Journée mondiale du livre.Ce n'est là qu'un exemple parmi les centaines d'activités prévues dans les bibliothèques, librairies, écoles, prisons et autres lieux du Québec, à l'occasion de cette journée consacrée à la célébration du livre, présidée cette année par la joyeuse Chrystine Brouillet.Bien souvent, en ce 23 avril, on donne une rose à ceux qui achètent un livre en librairie ou en empruntent un à la bibliothèque, une habitude copiée au Québec, depuis huit ans, sur une tradition catalane, reprise dans plus de 80 pays dans le monde.Au Québec, chaque participant a choisi une activité qui lui convient.Ainsi, à l'Accueil Bonneau, il y aura lecture de poésie par Pierre Hamel, pensionnaire et poète.À l'école Marguerite-de-la-Jemmerais, la très populaire Marie Laberge rencontre les élèves.À la bibliothèque de Saint-Léonard, dans le quartier italien, non seulement des roses seront-elles distribuées, mais on discutera aussi d'horticulture.À Rouyn-Noranda, on se lance dans l'aventure d'Un livre, une ville (on ne dit pas quel livre a été choisi).À Laval, patrie d'Armand Frappier, on fait place au livre scientifique.Il sera question, par exemple, de la chimie du corps humain à la bibliothèque Germaine-Guèvremont, et on tiendra un micro-bingo sur les cinq familles de microbes à la bibliothèque Yves-Thériault.Bien sûr, à Trois-Rivières, on retrouvera Denis Vaugeois parmi les auteurs qui feront le tour de cinq bibliothèques.À Dorval, ville bilingue, Patrick Sénécal, pour les francophones, et Derek Grant, pour les anglophones, rencontreront les gens.Yves Beauchemin, lui, sera à Lachine, où la bibliothèque porte le nom de Saul Bellow, tandis qu'Élise Turcotte rencontre les femmes de la prison Tanguay.Tout le quartier Saint-Michel participe Dans le quartier Saint-Michel, on a décidé de fêter du 24 avril au 26 avril en s'adressant aux enfants de 0 à 10 ans, accompagnés de leur famille.Par exemple, le 26 avril, ce sera la journée portes ouvertes au Centre récréatif René-Goupil.Une mascotte attend les petits, des personnages animés raconteront des légendes, certaines en créole, on créera une bibliothèque enchantée.où les enfants apprendront à réparer les livres et on présentera une exposition de dessins d'enfants.Aussi, vente de livres et halte-garderie.Porte-parole : le comédien Patrick Hivon, qui vient du coin.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Michèle Richard affirme ne pas avoir peur de la vérité.JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION PHOTOTHÈQUE La Presse © Jean-François Breau 18h00 18h30 CANAUX 18h00 aq 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO cj or yA EM zH CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CÂBLE Ce soir Varekai: la fabrication d'un ange Mon meilleur ennemi Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma / LA FESSÉE (5) Le TVA 18 heures Ultimatum Poule aux oeufs d'or Arcand / Stéphane Ouellet Les Poupées russes Emma Le TVA Le grand blond avec un show sournois / Marie-Josée Taillefer M.Jasmin (23:33) Macaroni tout garni Ramdam Seconde Chance / Les Péchés d'une mère Grands Documentaires / Est-ce un garçon ou une fille?Les Francs-tireurs / Guy A.Lepage Vidéaste recherché.e Les Grands Documentaires / L'Aventure génétique Dream on Grand Journal (17:00) Flash / Ginette Reno Fun noir / M.Dandenault Faut le voir pour le croire Testostérone Sexy Cam Le Grand Journal 110% Lady Chatterley News Access H.Drew Carey American Idol The West Wing Law & Order CTV News News Wheel of.Jeopardy CBC News: Canada Now On the Road The National The National Cinéma News ABC News Dharma &.Will & Grace My Wife & Kids George Lopez The Bachelor Extreme Makeover (22:10) News Night.(23:35) News CBS News E.T.Star Search 60 Minutes II 48 Hours Investigates Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Psychic Secrets Revealed The West Wing Law & Order Tonight.(23:35) The Newshour Bus.Report .Museums American Masters Into the Arms of Strangers BBC World News Charlie Rose BBC News Nightly Bus.The Newshour My Dear Clara City Confidential American Justice Biography / Carole Lombard American Justice City Confidential Third Watch Sol, Gobelet Bandeapart.Festival acadien Cinéma / VIOLENCE ET PASSION (3) avec Burt Lancaster, Silvana Mangano Cirque.L'Actors Studio Videos Road to Avonlea Tablo The Actors: Caroline Cave Cinéma / SILENCE OF THE NORTH (4) avec Ellen Burstyn Law & Order Galas Juste pour rire Missions aériennes Méga Construction Biographies / Jessica Lange K 2000 Cinéma / ATLANTIC CITY (3) Clochers.l'anglais Ressources.Entre l'arbre et l'école Initiation à l'astronomie Le Choc des civilisations.Stratégies et dynamique.Guinness World.Daily Planet Wild Discovery Wildlife.Eco-Challenge 2002 Fiji Daily Planet Avventura Walt Disney Mythes de.Rivages d'outremers .de Grèce Guide Debeur .dehors Golfs d'ici Pilot Guides / Le Chili Pub Amanda Show All that .Stevens Jett Boy Meets.Mentors Cinéma / STEALING HOME (5) Dark (22:35) Your Big Break Drew Carey Seinfeld That '70s Seinfeld American Idol Bernie Mac Wanda.Angel That '70s .Justice Global News National Bob &.E.T.That '70s Show Tweens: Too Fast, too Soon Andromeda Global News Sports L'Histoire à la une Dynasties rouges / Eltsine Histoire maritime du Canada JAG Cinéma / RAOUL WALLENBERG (4) avec R.Chamberlain (1/2) Hist.Bites It Seems.Tour of Duty The Struma Turning Points / Showdown at Suez - Day of Atonement 12 O'Clock High Zoo Diaries Dogs, Jobs .Homes .Wheels Extra Matchmaker Animal Miracles Zoo Diaries Dogs, Jobs Extra .Homes Max Musique Star.nos idoles Musicographie / Année 1987 Présentation Musi Max / Bon Jovi - One Last Wild Night Musicographie / Année 1987 Top5 Franco SPAM Infoplus M.Net Vidéo Clips SPAM Osbourne Dollaraclip M.Net .attaquent Esmeralda That '70s Show Corriere.Chai Mtl Focus on.Luso Montréal Inside Ent./ Ext.Makeover (22:10) Noir de monde Late.(23:35) BBC News Bus.News CBC News Health.counter Spin The National Antiques Roadshow counter Spin RDI Junior Cap.Actions Le Monde Maisonneuve Saddam Hussein: maître de Bagdad Le Téléjournal/Le Point L'Après-Saddam Sports 30.Sports 30 Boxe / David Tua - Hasim Rahman Sports 30 L'Équipe.Karaté Brigade des mers .monde de Laura Cadieux En quête de preuves Largo Winch Coroner Da Vinci Chroniques de San Francisco This Hour has 22 Minutes North of Sixty Cold Squad Doc Oz Curb your Enthusiasm Outer Limits Relic Hunter Buffy the Vampire Slayer Tremors Star Trek: Voyager Outer Limits Hockeycentral Sportsnews World Pool Championships Beyond the Glory / K.Warner Sportsnetnews Be a Player! Warren Miller Sciences.Volt Panorama Le Pays dans l'âme Cinéma / JULIETTE DES ESPRITS (2) avec Giulietta Masina Panorama (23:10) Home Savvy Cracking the Case Extreme Machines Junkyard Wars Dangerous Missions Extreme Machines Off the Record Sportscentre NBA Basketball / Séries éliminatoires: Hornets - 76ers Sportscentre Boxing Laboratoire.Sourire.Sacré Andy! Roboblatte Por Cité Méga Bébés Les Simpson Les Griffin Planète crue Grim & Evil Les Simpson Déchiqueteurs Des chiffres.Journal FR2 Pyramide Envoyé spécial .d'en haut Conversation Le Journal Droit de cité Prix du Qc School Bus The Way.Planet.Imprint Studio 2 The Secret Human Edge / Sister Helen .(23:05) Studio 2 Pour la vie! Les Copines Jeux de société L'art d'être parent Coup de coeur Métamorphose Les Copines Quand la vie est un combat .Rive-Sud Souper de filles Rendez-vous avec.Mosaïque Astro Coeur Sur la route Top 50 Traficomm-nuit .galaxie Radio Enfer Jett Jackson Sabrina.Roswell Réal-TV .galaxie Spongebob Odd Parents Moville.Yu-Gi-Oh Dragon Ball Reboot Goosebumps Radio Active Breaker.Big Wolf.Addam's.2 Point.X Files .nerdz .cinéma Star Trek X Files - Anthologie Alerte Météo Star Trek: Deep Space 9 Country Canada Queen and Country the fifth estate My Wife & Kids That '70s Show Le Plateau / Fin Rumeurs / Dernière Sports de combats That's Hockey Isabelle Massé 19 :00 - - LE FESTIVAL ACADIEN Il est acadien, auteur-compositeur- interprète et ne vit que pour la chanson.Non, on ne parle pas ici de Wilfred, mais de Jean- François Breau! Portrait d'un des Gringoire de Notre-Dame de Paris qui deviendra sous peu Don Juan, dans la comédie musicale du même nom.19:30 - r- ARCAND Les académiciens en vacances, retour à la case départ pour Arcand.L'animateur qui pose les vraies questions reçoit Stéphane Ouellet, le boxeur devenu gardien de sécurité.20 :30 - a- RUMEURS Un dernier épisode brûlant.Hélène (Geneviève Brouillette) cesse de fumer et Esther (Lynda Johnson) brûle de colère en apprenant que Benoît pense qu'il est la raison pour laquelle elle s'est éloignée de Pierre.20 :00 - X-MUSICOGRAPHIE: L'ANNÉE 1987 L'époque où personne ne montait sur scène sans sa bombe de laque.Pensez à Poison, Whitesnake, Cinderella, Guns N' Roses.21 :00 - r- EMMA Tout le monde aime Emma, mais tout le monde s'aime aussi dans Emma.L'artiste de moins en moins indépendante veut partir pour Venise pour s'éloigner de son Patrick. 3LP0302C0423 c3 mercredi 3LP0302C0423 ZALLCALL 67 00:31:24 04/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 AVRIL 2003 C3 NATHALIE PETROWSKI n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a Ses chats préfèrent les crevettes Michèle Richard ne connaît pas Ozzy Osbourne, n'écoute pas sa musique et ignore tout de lui sinon qu'il mange des chauves-souris.Cela ne l'empêchera pas de devenir la Ozziette québécoise le temps d'une télé-réalité de 10 épisodes sur Musi Max l'automne prochain.Dès la mi-septembre, on pourra tout savoir sur Michèle Richard et découvrir, entre autres, que ses chats ne bouffent pas de vulgaires chauves-souris, mais préfèrent de loin les crevettes.D'aucuns ne verront sans doute pas la pertinence d'adopter un produit américain à la réalité québécoise et encore moins de donner le rôle d'Ozzy à la fille de Ti-Blanc Richard.Ceux-là trouveront le procédé ti-coune, pour ne pas dire un brin loser.Après tout, dirontils, Michèle Richard vit à Saint-Sauveur, pas à Beverly Hills.Elle donne des spectacles dans des salles paroissiales, pas au Madison Square Garden.Quant à sa fortune personnelle, malgré 40 ans de travail acharné, elle doit être l'équivalent de ce qu'Ozzy dépense en six mois pour nourrir sa meute de chiens mal élevés.Vu sous cet angle strictement économique, il est vrai que Michèle Richard ne fait pas le poids.Vu sous l'angle dramatique non plus.Michèle Richard n'a pas d'infrastructure familiale pour meubler 10 demi-heures de télé.Elle vit seule et ne pourra entreprendre de très longues discussions philosophiques avec ses trois chats et son chien Puppy.Comme, en plus, elle n'a pas d'enfant et un mari temporairement retiré de la circulation, elle pourra difficilement gratifier les téléspectateurs de querelles de couple ou de conflits de générations, toutes choses qui ont fait le succès de l'émission d'Ozzy.Qu'à cela ne tienne.L'étude sociologique sous-jacente ne sera pas pour autant terne, dénuée d'intérêt et d'enseignements.Pour tout dire, je crois que nous allons nous amuser follement avec Michèle.Qu'on l'aime ou non, on doit admettre que la dame a énormément de tempérament et de caractère, deux facettes qui ont rarement été dévoilées à la caméra.Jusqu'à maintenant, Michèle Richard a sciemment cultivé une image de poupée de sucre bourrée de bons sentiments et de bonnes manières forcées.L'émission sera sans doute l'occasion pour elle de lever le voile sur les aspects moins rose bonbon de sa distrayante personnalité.Pour maintenir son style de vie princier, je soupçonne Michèle Richard de travailler comme un chien, souvent d'ailleurs dans des conditions de chien, tout en maintenant les apparences d'une fiction glamoureuse qu'elle a fabriquée de toutes pièces et qu'elle entretient avec une main de fer.C'est pourquoi, à travers elle, nous allons plonger à fond dans ce que le star-système québécois a d'unique.Nulle part ailleurs au monde y a-t-il une femme de 50 ans et des poussières qui a réussi à imposer son nom malgré les limites de son talent, de son rayonnement et de sa culture.Nulle part ailleurs au monde y a-t-il une femme qui se prend pour une star et qui a réussi à entraîner tout le monde dans la bulle de sa fiction.À LA DÉFENSE DE LA CULTURE QUÉBÉ- COISE \u2014 Je croyais avoir tout entendu dans ma vie.Erreur.Il me restait à entendre une chose de la bouche même de Reynald Brière, le PDG de TVA.C'était dimanche soir, lors de la grande finale de Star Académie.Emporté par un puissant sentiment de reconnaissance éternelle, le PDG a terminé ses remerciements longs comme le bras en saluant nul autre que son patron Pierre Karl Péladeau, qui était d'ailleurs dans la salle.Mais au lieu de se contenter d'un petit merci sobre et poli, le PDG en a rajouté, sacrant PKP grand défenseur de la culture populaire francophone.Pardon ?Défenseur de quoi ?À ce que je sache, Pierre Karl Péladeau a acheté un show de télé, qui lui a permis de vendre des publicités à TVA, des abonnements à Vidéotron, des disques chez Archambault, des journaux et des magazines imprimés dans ses imprimeries et de faire beaucoup d'argent, sinon cette année, l'année prochaine.S'il a défendu quelque chose, ce sont ses intérêts.CANNES ET LES INVASIONS \u2014 Denys Arcand prétend que l'obsession des journalistes pour Cannes n'a rien à voir avec le sort des films.Selon lui, les journalistes veulent savoir si un film va à Cannes pour s'asssurer qu'ils seront du voyage eux aussi.En d'autres mots, leur goût pour le dépaysement est plus fort que leur amour du cinéma.Permettez-moi de m'inscrire en faux contre cette vision réductrice des choses.Personnellement, je ne tiens absolument pas à aller à Cannes.J'y suis allée à plusieurs reprises et cela m'a amplement suffi.En revanche, je tenais absolument à ce que son film aille à Cannes.Mieux encore : si le comité de sélection avait eu le malheur d'ignorer Les Invasions barbares, j'aurais été insultée : à la fois personnellement et collectivement.Parce qu'être invité à Cannes, c'est un peu comme avoir son propre siège aux Nations unies.C'est non seulement une question de fierté, c'est la preuve de son existence.Le Festival de Cannes se targue depuis toujours d'être le rendez-vous annuel des maîtres du cinéma du monde entier.Au Québec, nous avons beaucoup de cinéastes, mais peu de maîtres.Arcand appartient certainement à la seconde catégorie, que l'on aime ou non ses films.Il y a 17 ans, Denys Arcand est en quelque sorte né à Cannes.Le Déclin avait beau être inscrit à la Quinzaine plutôt qu'en compétition officielle (qui s'en est d'ailleurs mordu les doigts), le film l'a imposé sur la carte mondiale.Ce n'est pas pour rien que la compétition a déroulé le tapis rouge à son film suivant, Jésus de Montréal.Aux yeux des décideurs, Arcand était devenu un incontournable, une voix cinématographique désormais impossible à ignorer.Qu'il ait poursuivi avec plus ou moins de succès importe peu.Tous les maîtres trébuchent un jour ou l'autre.Tous les maîtres ressuscitent aussi.C'est le cas aujourd'hui pour Arcand.Mais en l'invitant, le Festival de Cannes ne fait pas que reconnaître un cinéaste.Il reconnaît aussi un peu notre existence à travers lui.AVEC ANTHONY KAVANAGH D È S L E 1 6 JUILLET 5 1 4 - 8 4 2 - 2 1 1 2 PREMIÈRE MONDIALE LE SPECTACLE QUI A INSPIRÉ LE FILM G A G N A N T D E 6 O S C A R S 5 1 4 - 7 9 0 - 1 2 4 5 BILLETTERIE JUSTE POUR RIRE 5 1 4 - 8 4 5 - 2 3 2 2 UNE PRODUCTION DU GROUPE SPECTACLES JUSTE POUR RIRE 3136444A OSM / Le Blanc, suivie de Dobson CLAUDE GINGRAS C'ÉTAIT soirée d'opéra italien hier à l'OSM et la salle était remplie à sa capacité.Il est clair que la direction a trouvé là l'une des recettes qui peuvent la rassurer au box-office.Il faudrait continuer à chercher de ce côté-là, sans avoir à se rabattre sur le « pop », dont l'association à un orchestre symphonique reste, à mon avis, fort discutable.Auditoire record de 3000 personnes, donc, et avec uniquement des « talents de chez nous » sur l'affiche.Preuve que le programme peut avoir plus d'importance que les grands noms.Le plus connu des quatre chanteurs à l'avant-scène était Marc Hervieux.Hier soir, il a été le plus faible vocalement, cependant que, ô surprise, nous avons eu droit à une prestation à peu près irréprochable de Danièle Le Blanc, elle si souvent inégale.En fait, la mezzo a facilement volé la vedette à tout le monde.Après un trio de Cosi fan tutte sans réel problème, la chanteuse élancée, se retrouvant seule devant le grand air de L'Italiana in Algeri, a d'abord détonné, comme cela lui arrive souvent.Mais elle s'est vite ressaisie, a poursuivi sans écarts de justesse, et a ensuite traversé le duo Rosina-Figaro d'Il Barbiere di Siviglia avec une extraordinaire virtuosité, maintenant du commencement à la fin une parfaite égalité d'émission dans les roulades et autres pirouettes vocales.Mieux encore, Danièle Le Blanc jouait, comme à la scène, en plus de chanter.(Le programme nous apprend qu'elle sera Isabella dans l'imminente Italiana de l'Opéra de Montréal, alors que la brochure de l'OdM en annonce une autre.) Elle apporta également beaucoup de piquant à Musetta de La Bohème et de séduction à Maddalena de Rigoletto.Le « deuxième prix » de la soirée va au baryton Alexander Dobson, qui a chanté juste, d'une voix bien timbrée, et a joué intelligemment, élégamment, et sans cabotinage.À noter qu'hier soir il était non seulement baryton mais basse aussi, et ce dans le même Cosi où il passait de Don Alfonso à Guglielmo.De ce dernier, il chanta le « Rivolgete » original, remplacé par le « Non siate ritrosi » et devenu air de concert \u2014 ce « Rivolgete » où Guglielmo fait référence au Canada.Un amusant détail absent du programme, tout comme le fait que le prélude du 3e acte du rare Edgar, de Puccini, accompagne un cortège funèbre.Peu à dire sur les autres.Monique Pagé a chanté d'une voix exacte, sans grande présence cependant.Hervieux, déjà nommé, a atteint encore une fois une puissance vocale stupéfiante, mais au prix de quelques aigus qui faisaient mal à entendre.L'auditeur le plus moyen se rendait lui-même compte que quelque chose n'allait pas.Le « chef en résidence » Rolf Bertsch était au pupitre.Pas une seule fois je ne l'ai vu se retourner vers les chanteurs.Plutôt, il fixait l'orchestre, lequel a commis un bon nombre d'impairs.Les cordes, notamment, ont joué faux à plusieurs reprises.Et pourtant, cet OSM sonnait encore comme le grand orchestre qu'il est.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Rolf Bertsch.Solistes : Monique Pagé, soprano, Danièle Le Blanc, mezzo-soprano, Marc Hervieux, ténor, et Akexander Dobson, baryton.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Dans le cadre des « Concerts Air Canada ».Programme : Airs, duos, ensembles et pages d'orchestre des opéras « Cosi fan tutte » (Mozart), « Il Barbiere di Siviglia » et « L'Italiana in Algeri » (Rossini), « Madama Butterfly », « La Bohème », « Edgar » et « Tosca » (Puccini), « Otello », « Rigoletto » et « Luisa Miller« (Verdi).Photo ROBERT MAILLOUX, Archives La Presse © Danièle Le Blanc et présentent Tirage le 16 mai 2003 à l'émission «Tous les matins » Nom : Prénom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal: Tél.rés.: Tél.trav.: ______ Indice de Wizz : Date : Certaines conditions s'appliquent sur l'âge et la disponibilité des prix.Les fac-similiés ne sont pas acceptés.Règlements détaillés du concours sur le http://www.radio-canada.ca/matins ou à La Presse.du 12 au 18 mai 2003 Du bon temps en famille ! PARTICIPEZ AU CONCOURS Écoutez la question du jour posée à l'émission Tous les matins et notez la réponse dévoilée à l'émission Wizz entre le 21 avril et le 9 mai.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER la croisière CTMA vers les Îles-de-la-Madeleine et 10 jours de vacances familiales au Club vacances Les îles.Valeur du prix : 8 700 $ Déposez le bulletin de participation dans une pharmacie affiliée au groupe ESSAIM jusqu'au 9 mai ou postez-le à Concours Du bon temps en famille! C.P.322, succursale Ahunstic, Montréal, Qc, H3L 3N8.COUPON-RÉPONSE 3134335A FLASHES Daniel Lavoie enregistre des chansons de Félix DANIEL LAVOIE enregistre présentement à Paris 30 chansons de Félix Leclerc.Quelques extraits se retrouveront sur la bande sonore du film québécois sur la vie du chansonnier dans lequel Lavoie jouera le rôle principal.Le film sera réalisé par Claude Fournier.Daniel Lavoie, en plus de jouer le rôle de Félix, y interprétera également ses chansons.Il a déjà enregistré 10 chansons de Félix au studio Accousti de Saint-Germain-des-Prés.Le tournage du film sur la vie de Félix Leclerc débutera en août à Paris et se poursuivra à l'île d'Orléans et à Montréal.Obsèques de Nina Simone vendredi LES OBSÈQUES de la chanteuse américaine de jazz Nina Simone, décédée lundi à l'âge de 70 ans, auront lieu vendredi en l'église Notre- Dame de l'Ascension à Carryle- Rouet, en France.La famille, les proches de l'artiste ainsi que de nombreux fans devraient assister à cette cérémonie.Plusieurs stars internationales, dont Sting, ont appelé hier au domicile de Nina Simone afin de présenter leurs condoléances à la famille.La star américaine est décédée à son domicile de Carry-le-Rouet de mort naturelle, selon son entourage.Nina Simone doit être incinérée vendredi au crématorium de Marseille. 3LP0401C0423 C-4 Mercredi 3LP0401C0423 ZALLCALL 67 20:31:19 04/22/03 B C4 | L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 2 3 AV R I L 2 0 0 3 « Nous sommes des centaines qui auraient préféré enterrer le critique plutôt que le chien du critique.» \u2014 Lettre récente d'un lecteur anonyme que Claude Gingras a fièrement montrée, comme un trophée, à ses collègues.« Si vous me demandez quelle est ma réaction après avoir interviewé quelqu'un comme lui, je vous dirai: C'est du sport! » \u2014 Denise Bombardier En conclusion d'une entrevue télévisée avec Claude Gingras.« Il faut savoir jouer avec lui.C'est un esprit vif, il faut essayer d'être aussi vif que lui.» \u2014 Yannick Nézet-Séguin, chef de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.« Je n'entends rien à la musique dite « sérieuse », pourtant depuis des années, je me lis du Claude Gingras à haute voix pour le plaisir de l'oreille.» \u2014 Pierre Foglia CLAUDE GINGRAS A ÉCRIT «Charles Dutoit a mis 15 ans à construire cet orchestre «l'OSM».Il aura suffi «au chef invité» Roger Norrington moins de deux heures pour le démolir.» La Presse, 21 avril 1993 «Comme chacun sait, Angèle Dubeau joue sur un Stradivarius.Il s'agit, à mon sens, d'un pur gaspillage.» La Presse, 8 novembre 1988 «En recourant à ces vieilles recettes de cabotine, Karita Mattila espérait peut-être faire oublier la médiocrité des prestations qu'elle venait de nous infliger.» La Presse, 1er août 2002 «La liste serait interminable de toutes les erreurs musicales et fautes de goût qu'elle (Jessye Norman) a commises.Elle détonnait avec une rare inconscience, changeait des valeurs de notes, des mots même, déplaçait des accents, des respirations, ralentissait interminablement certains tempi, accentuait grossièrement certains mots, ajoutait des portamentos et même des glissandos, et des gestes très lents et bien calculés d'une main ou des deux bras tenaient le plus souvent lieu d'expression.» La Presse, 17 mai 1993 «Maintenant les Beatles sont des ancêtres, des pionniers.Ils sont dépassés.D'autres ont retenu certains aspects du phénomène Beatles et sont déterminés à les développer à l'infini.Les Sinners appartiennent à cette catégorie.C'est une formation qui chauffe.» La Presse, 13 mars 1968 HUGO DUMAS e t J O C E LY N E L E PAGE l y a 10 ans, Claude Gingras disait en entrevue: «Tu peux leur annoncer ça: je ne me sens pas fatigué du tout.Ça vaudra la peine de faire un article sur moi quand ça fera 50 ans.Ma mère, qui avait un caractère 10 fois pire que le mien, est morte à 92 ans.Elle avait eu le temps d'écoeurer le monde entier!» Voilà, ça fait maintenant 50 ans que le critique musical, qui aura 72 ans le 1er juillet, travaille au plus grand quotidien français d'Amérique.Il a signé son premier texte le 5 avril 1953.Mais il a d'abord couvert les variétés avant de se spécialiser dans la musique classique.Ça lui a donné l'occasion de faire une virée avec Juliette Greco qu'il admirait, de danser avec Nathalie Wood \u2014 il nous l'a dit à quelques reprises \u2014 d'interviewer la Callas \u2014 qui l'a mis à la porte \u2014 d'envoyer promener Fernandel et son fils.Le titre de l'article concernant ces derniers était : «Le père, le fils, mais non l'esprit!», rappelle notre collègue Luc Perreault.Un autre titre: «Wouf, wouf, wouf», à propos de Gilbert Bécaud venu à Montréal avec son chien.Le film préféré de Claude Gingras, selon notre critique de cinéma, c'est Psycho.peut-être parce que dans sa jeunesse, il y avait un peu d'Anthony Perkins (ou de Norman Bates?) en lui.Le pianiste André Gagnon habite la maison voisine de celle de Claude Gingras, au carré Saint-Louis, à Montréal.«Je ne peux pas prétendre que nous soyons des amis, note André Gagnon.Mais j'ai toujours eu de bons rapports avec lui.C'est un excellent voisin.Il est au courant de tout ce qui se passe dans la rue.Avec lui, on parle de tout et de rien, je le croise presque tous les jours.» Un jour, après que Claude lui eut envoyé «une craque», le pianiste a dit au journaliste «qu'il était plus remarqué que remarquable».«Quand il est en public, il ne rate jamais sa chance de faire quelque chose dont les gens vont parler le lendemain, ajoute-t-il.Est-ce un désir inconscient d'être populaire?J'ai l'impression qu'il est plus sociable qu'il ne voudrait bien le laisser paraître.» Selon lui, Claude Gingras est un insatiable curieux.«Il est bien fouineux, il veut tout savoir», précise André Gagnon.Même chose dans le domaine musical: «Il est au courant de toutes les nouvelles parutions.Il a tout entendu.C'est dommage qu'il n'ait jamais publié de livre sur la vie musicale à Montréal.» En effet, c'est dommage pour nous, lecteurs.Mais Claude Gingras connaît tellement de choses sur les moeurs de la gent musicale, tellement d'anecdotes salées sur les différents milieux qui se croisent aux concerts et à l'opéra que bien des gens visés tremblent à l'idée que le chroniqueur de La Presse puisse un jour écrire ses mémoires.Un mal nécessaire «Les gens croient que Claude Gingras n'a eu que des éloges pour moi, dit Yannick Nézet-Séguin.Ce n'est pas vrai.Je suis passé de l'enfer, aux limbes, au paradis avec lui.Il m'a déjà traité de gros ours en peluche qui a mal au ventre.» Mais le jeune chef de l'Orchestre Métropolitain reconnaît que le critique l'a vraiment aidé à partir sa carrière.«J'étais un parfait inconnu, j'avais 21 ans.Et voilà que le critique de La Presse assiste à notre concert.C'est énorme.Il avait intitulé son article «Les enfants de la Chapelle».Il croyait qu'il y avait quelque chose en nous.Il fut l'un des premiers à me trouver du talent.» On avait mis le jeune chef en garde contre les critiques, contre Claude Gingras en particulier, «un mal nécessaire».«Il ne faut pas croire que notre vie, notre carrière dépend d'eux, m'a-t-on dit.Il paraît que quelques vedettes internationales ne veulent plus venir à Montréal à cause de lui.Ils n'ont pas aimé se faire écorcher.Moi, je crois qu'à travers la plume acerbe de Gingras passe une émotion.Une émotion de plus en plus grande ces 10 dernières années.Je peux le dire, je lis les critiques depuis l'âge de 8 ans.» Claude Gingras appartient à une espèce de critiques en voie de Claude Gingras, en 1958, dans son costume de journaliste des variétés.On reconnaît, à droite, le profil d'oiseau du chroniqueur de La Presse, parmi les journalistes assistant à une conférence de presse de Maria Callas, à New York.1 Notre ami, croqué par le caricaturiste Girerd.Qu'il lit tout et relève la moindre erreur dans le journal.L'été, il se plaint constamment de la chaleur étouffante.L'hiver, il ne passe jamais inaperçu avec son long manteau de fourrure qu'il s'est résolu à changer, il y a deux ans, après avoir été confondu avec un sans-abri, un soir de première, à Laval.Claude Gingras trouve que les vacances, c'est une invention pour les paresseux (il n'en prend d'ailleurs jamais).Il aime acheter toutes sortes de trucs dans le Quartier chinois, comme ses fameux bonbons au gingembre, qu'il redistribue aux collègues qu'il aime bien (ou qu'il n'aime pas, ces bonbons vous déchirent le palais.).Qu'au journal, un des tiroirs de son classeur est toujours rempli de nourriture et contient même du Red Bull et des barres Mars qu'il offre à ses collègues.C'est bien pratique pour quelqu'un qui travaille très tard le soir comme lui.Qu'on ne joue pas dans ses textes.Les journalistes au pupitre qui ont osé le faire s'en souviennent encore.Que les téléphonistes ne prennent jamais les messages pour lui.Il n'a pas non plus de boîte vocale.Pour parler à Claude Gingras, il faut l'attraper quand il est à son bureau.Qu'on l'a souvent qualifié de méchant, sévère, emmerdeur, provocateur et malcommode.Il s'est lui-même attribué certains de ces qualificatifs, sauf celui de méchant.«Je ne suis pas méchant, corrigeait-il dans une entrevue accordée à Jocelyne Lepage, en mars 1992.Je suis sévère et dur, surtout envers les grosses vedettes étrangères qui passent par Montréal donner un spectacle un soir, pour 40 000$, et qui sont mal préparées, comme Isaac Stern.Dans des cas comme ça, le jugement ne sera jamais assez sévère.Mais envers les jeunes musiciens ou jeunes orchestres, je suis indulgent.Il faut leur donner une chance.» Qu'il a été renvoyé du séminaire Saint-Charles- Borromée pour indiscipline.Qu'il possède l'une des plus importantes collections de disques (plusieurs dizaines de milliers.) au Québec.Qu'il fêtera ses 72 ans le 1er juillet.Qu'en conférence de presse, il aime jouer les solistes.À New York, Maria Callas a déjà mis fin abruptement à une rencontre de presse en raison de son insistance.Qu'il collectionne les disques, mais ne dit pas combien il en possède, de peur de se faire voler.Mais il en perd parfois, quand il oublie de fermer le robinet de la baignoire avant d'aller travailler.Que pour provoquer, on l'a entendu dire qu'il aimait plus les chiens que les humains.Était-ce vraiment pour provoquer?Que des lecteurs ont souvent écrit à La Presse en exigeant qu'il prenne sa retraite.Rien de pire pour qu'il ne s'en aille jamais.Qu'il est aussi une «nounou», ce dont peu de gens se doutent.Quand un collègue souffre d'un mal de ventre, de la grippe ou d'un torticolis, Claude a toujours un remède à proposer.Et il vérifie qu'on a bien pris le remède en question.ON DIT DE CLAUDE GINGRAS Photo PIERRE McCANN, La Presse© Photo BERNARD BRAULT, La Presse© LES 50 ANS DE CLAUDE 3LP0501C0423 C-5 Mercredi 3LP0501C0423 ZALLCALL 67 20:32:18 04/22/03 B L A P R E S S E | M O N T R É A L | M E R C R E D I 23 AV R I L 2003 | C5 GINGRAS À « Mon cher Claude, à toi, mon vieux, qui n'as ni courriel, ni fax, ni micro-ondes, c'est donc via Carmen que de l'autre bout de la planète, je t'envoie mes bien grandes salutations pour tes 50 ans de beau boulot! Je te félicite de m'avoir enduré pendant la moitié de ta carrière, Claude, mais tu me permettras aussi l'inverse!!! Tes écorchures au passage, inspirées d'une rigueur exacerbée et de ta grande connaissance du répertoire, ne pardonnaient ni l'erreur, ni la facilité.Tu t'es parfois trompé comme tout le monde, mais j'ai toujours admiré la justesse de ton intuition.Pour toutes ces raisons, les mélomanes de Montréal te diront sans doute un bien grand merci, auquel je joins le mien! Avec tous mes bons voeux et d'affectueux messages.» \u2014 Charles Dutoit, chef d'orchestre disparition.On les préfère aujourd'hui plus gentils.Quand il ne sera plus là, le regrettera-t-on?«Je suis convaincu que si Gingras disparaissait, on s'ennuierait.Surtout nous, les Québécois.On aime haïr.Il y a une affection pour lui, même dans la haine.Il est un jalon autour duquel on tourne.» Selon Nézet-Séguin, Claude Gingras aime entretenir les mystères, les paradoxes.«Quand il a dit que je pouvais être le chef de l'OSM, mais que je ne serais pas choisi, il a ajouté que l'on savait pourquoi.Tout le monde s'est demandé ce qu'il voulait dire ; lui prétend que tout le monde a compris.Ça voulait dire que j'étais trop jeune?» Ou trop Québécois?Le style Gingras Dans une chronique parue le 23 mars 1992, Pierre Foglia écrivait: «Je n'entends rien à la musique dite «sérieuse», pourtant depuis des années, je me lis du Claude Gingras à haute voix pour le plaisir de l'oreille.» «Claude Gingras, c'est surtout quelqu'un que je lis dit-il encore aujourd'hui.Il a un style limpide.Il a une écriture très classique».Un des plus grands fans de Claude Gingras était Robert Duguay, journaliste sportif à La Presse aujourd'hui décédé.Ce n'est pas tant la méchanceté qu'il remarquait, mais plutôt la façon dont son collègue s'y prenait (et s'y prend toujours) pour balancer des commentaires incisifs, rappelle Foglia.«Quand il plante quelqu'un, il est toujours vrai.Ce n'est jamais gratuit.Ce que Claude écrit, il le pense.Il est totalement et complètement honnête», dit-il.Arthur Kaptainis exerce le même métier que Claude Gingras, mais au quotidien The Gazette.Contrairement à d'autres critiques, M.Gingras n'est jamais devenu blasé au fil des années et son écriture est toujours restée inventive et vivante, dit-il.«On ne pourra jamais l'accuser d'être ennuyeux, remarque Arthur Kaptainis.Claude est toujours lu par les gens du domaine.Il a un esprit incroyablement vif, il est très perceptif et aussi très drôle.«C'est un perfectionniste.Il n'y a jamais d'erreurs dans ses textes.Tout est toujours parfaitement clair.Je lui ai déjà dit que son écriture était si précise que c'était comme de l'anglais pour moi, dit Arthur Kaptainis.Ce n'est pas facile de travailler dans la même ville que lui.On ne peut pas se permettre d'être moins bon une journée.Il faut toujours maintenir un haut niveau de qualité.Sans Claude, c'est certain que la vie serait plus facile, mais elle serait beaucoup moins satisfaisante », poursuit le journaliste de la Gazette.«Il est totalement en amour avec ce qu'il fait», ajoute Arthur Kaptainis.En chef d'orchestre.Le rêve d'une vie?1.Claude Gingras, lisant une partition avant le spectacle du groupe AC/DC, au Forum (1991).2.Gingras et son béret d'une autre époque (2003).3.Claude Gingras, fasciné par les propos de Charles Aznavour (1967).4.Claude Gingras, la nuit, enfin seul dans la salle de rédaction (2003).« Je n'écris pas pour les artistes, j'écris pour moi.Le critique est quelqu'un qui fait son numéro, c'est un être un peu narcissique, qui est sûr d'avoir raison, certain de ne jamais se tromper, qui est un peu baveux.Mais il faut toujours être honnête, ne pas descendre quelqu'un pour des raisons personnelles.Il faut être humble devant l'art, mais pas devant les artistes.Ce qui compte, ce sont leurs oeuvres, pas eux.» \u2014 Claude Gingras, dans La Presse, 21 mars 1992 Photo DENIS COURVILLE, La Presse© Photo RÉAL ST-JEAN, La Presse© Photo ARMAND TROTTIER, La Presse© LA PRESSE 3LP0601C0423 c6 mercredi 3LP0601C0423 ZALLCALL 67 22:09:33 04/22/03 B C 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 3 A V R I L 2 0 0 3 FLASHES SPECTACLES L'auteure de Bye Bye Love s'éteint à 77 ans L'AUTEURE DE plusieurs chansons des Everly Brothers, dont les succès Bye Bye Love et Wake Up Little Susie, vient de s'éteindre.Felice Bryant est décédée à l'âge de 77 ans.Elle et son mari, Boudleaux Bryant, ont commencé à écrire des chansons ensemble dans les années 1950.Il composait les mélodies et elle s'occupait des paroles.Ils ont aussi écrit She Wears my Ring, interprétée par Elvis Presley, ainsi que plusieurs chansons pour Bob Dylan, les Grateful Dead et les Beach Boys.Bïa reporte des spectacles DES SPECTACLES de la chanteuse d'origine brésilienne Bïa, qui étaient prévus du 11 au 14 juin au Lion d'or, à Montréal, sont reportés à l'automne.Les organisateurs veulent permettre à l'artiste d'enregistrer une émission de télévision qui sera notamment diffusée sur ARTV.Le mois dernier, Bïa a lancé son troisième album, intitulé Carmin, qui marie les rythmes afro-brésiliens, la sensualité latino et la poésie française ou sud-américaine.Les nouvelles dates de ses spectacles à Montréal seront communiqués sous peu.Cinémas indépendants ADVENTURES OF BARON MUNCHAUSEN Cinéma du Parc (3) : 21h45.AUBERGE ESPAGNOLE (L') Cinéma Beaubien : 13h30, 16h, 18h30, 21h.Ex-Centris (salle 3 - Cassavetes) : 14h30, 17h, 19h20, 21h40.ELVIS GRATTON Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 20h30.FAR FROM HEAVEN Cinéma du Parc (3) : 15h, 19h45.FRUITS OUBLIÉS ET RETROUVÉS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 18h30.HOMME SANS PASSÉ (L') (MIES VAILLA MENNEISYYTTA) Ex-Centris (salle 2 - Fellini) : 15h, 17h10, 19h10, 21h10.HOMME TROP PRESSÉ PREND SON THÉ À LA FOURCHETTE (L) Cinéma Parallèle : 15h10, 21h353.JULIE EN JUILLET (IM JULI) Cinéma Beaubien : 12h45, 14h45, 16h45, 18h45, 20h45 ; jeu.: 12h45, 14h45, 16h45.LUNDI MATIN Cinéma Parallèle : 17h, 19h15.MAN WITHOUT A PAST (THE) Cinéma du Parc (2) : 15h, 17h, 19h, 21h.PIANIST (THE) Cinéma du Parc (2) : 14h15, 17h05, 20h.PUNCH DRUNK LOVE Cinéma du Parc (2) : 21h45.SOUFFLE QUI BRÙLE (UN) suivi de LA FAMINE DU BOIS Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Seguin) : 19h.STEVIE Cinéma du Parc (3) : 17h.20H17, RUE DARLING Cinéma Beaubien : 12h30, 15h, 17h15, 19h30, 21h45.Danse ESPACE CHORÉGRAPHIQUE (2022, Sherbrooke E.) Eironos, de Jean-Pierre Perreault.Du mar.au sam., 20h.Musique SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Codes (Dusapin), Vanitas (Lesage), Anaktoria (Xenakis), Attracteurs vers Xenakis (Longtin), Waarq (Xenakis) : 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Marika Bournaki, pianiste : Bartok, Haydn, Mendelssohn, Lavallée, Bach, Chopin, Janacek ; Luanne Homzy, violoniste : Mozaet, Brahms, Williams, Sarasate : 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine E.) Danser à Lughnasa, de Brian Friel.Du mar.au ven., 20h ; sam., 15h et20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Les Noces de tôle, de Claude Meunier.Mise en scène de Denis Bouchard.Du mar.au ven., 20h ; sam., 16h et20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) L'Alchimiste, de Paul Coelho.Du mar.au ven., 19h30 ; sam., 16h et20h30.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) La Nature même du continent, de Jean-François Caron : 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) 40 Ouest, de Marc-André Girard : 20h.SALLE FRED-BARRY DU THÉÂTRE DENISE- PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Le Seuil du palais du roi, de William Butler Yeats : 19h30.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Du mar.au sam., 20h ; mer., 19h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) La Demande d'emploi, de Michel Vinaver.Mise en scène de René-Daniel Dubois : 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Bureaux, d'Alexis Martin.Du mar.au sam., 20h30.MAI (3680, Jeanne-Mance) En manque (Crave), de Sarah Kane.Du mar.au sam., 20h.THÉÂTRE J.-A.BOMBARDIER DU MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) La Collection suivi de Ashes to Ashes, de Harold Pinter.Du jeu.au sam., 20h.HORS-BORD (3655, St-Laurent, espace k104) Provincetown Playhouse juillet 1919 j'avais 19 ans, de Normand Chaurette.Du mar.au sam., 21h.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Prophètes sans dieu, de Slimane Benaïssa.20h.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Claudine Mercier : 20h.CASINO DE MONTRÉAL Robert Charlebois.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Christian Malette : 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) François Marcaurelle : 22h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Lucky 7 et Roller : dès 21h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Jennifer Gasoi : dès minuit.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Ily Morgane : 21h30.BRUTOPIA (1219, Crescent) Dave Moran : 22h.3135335A Veuillez prendre note que le guide est sujet á changements sans préavis.LE SEIGNEUR DES ANNEAUX: LES DEUX TOURS\u0001\u0001(G) Mer.& Jeu.1:10,5:10,9:05 PARLE AVEC ELLE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.12:50,6:50 CHICAGO \u0001 (v.française) (G) Mer.& Jeu.4:05,9:35 LES HEURES \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:45,3:30,6:20,9:10 ETRE ET AVOIR \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:45,6:45 COMMENT MA MÈRE ACCOUCHA DE MOI DURANT SA MÉNOPAUSE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.3:30,9:20 QUÉBEC-MONTRÉAL \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:20,7:00 FORMATION EXTRÊME \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:20,4:00,6:50,9:15 LA CABINE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:30,4:15,7:15,9:25 UN HOMME À PART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:15,4:10,7:00,9:45 CE QUE FILLE VEUT \u0001 (G) Mer.& Jeu.12:25,3:05,7:05,9:40 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ (13+) Mer.& Jeu.12:50,6:40 CHEF DE L'ÉTAT (G) Mer.& Jeu.3:50,9:35 MÉCHANT MALADE (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.12:30,1:30,3:15,4:30,6:30,7:20,9:10,9:50 LE DERNIER COUP DE MONSIEUR BOB (G) Mer.& Jeu.1:00,3:40,6:45,9:25 GRÉGOIRE MOULIN CONTRE L'HUMANITÉ (13+) Mer.& Jeu.3:50,9:45 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES\u0001 (G) Mer.& Jeu.12:00,2:30,5:00,7:30,9:55 LE TRUAND DE MALIBU\u0001Mer.& Jeu.12:15,2:45,5:05,7:35,9:50 L'HOMME SANS PASSÉ\u0001 (sous-titre français) (G) Mer.& Jeu.12:15, 2:40,5:05,7:30,9:55 LE CONFORT DES OBJETS \u0001 (sous-titre français) (13+) Mer.& Jeu.12:30,3:20,6:30,9:20 GLOUPS! JE SUIS UN POISSON (G) Mer.& Jeu.12:50,2:45,4:30 L'AGENT CODY BANKS (G) Mer.& Jeu.1:30,4:00 L'ATTRAPEUR DE RÊVES (13+) Mer.& Jeu.6:45,9:45 LE PIANISTE (13+) Mer.& Jeu.6:40,9:40 AU COEUR DE LA TERRE (G) Mer.& Jeu.1:10,4:05,6:50,9:45 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Mer.& Jeu.1:00,7:00,9:30 FORMATION EXTRÊME (13+) Mer.& Jeu.1:20,4:10,7:25,9:50 LA CABINE (13+) Mer.& Jeu.1:15,3:10,5:05,7:30,9:30 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.& Jeu.12:40,3:00,5:20,7:35 UN HOMME À PART (13+) Mer.& Jeu.1:25,4:15,7:15,9:40 MÉCHANT MALADE (G) Mer.& Jeu.12:35,2:50,5:00,7:10,9:25 CHEF DE L'ÉTAT (G) Mer.& Jeu.9:55 LE TRUAND DE MALIBU Mer.& Jeu.1:05,3:15,5:15,7:15,9:15 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES (G) Mer.& Jeu.12:55,3:10,5:20,7:35,9:55 LE LIVRE DE LA JUNGLE 2 (G) Mer.3:30 Jeu.12:45,2:30,4:20 CHICAGO \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:35,9:05 THE PIANIST \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Mer.& Jeu.6:25,9:20 WHAT A GIRL WANTS \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:25 PHONE BOOTH \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:40,9:10 ANGER MANAGEMENT \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:30,9:45 HOLES \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:50,9:30 BULLETPROOF MONK \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:25,9:40 BEND IT LIKE BECKHAM \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:45,9:15 CHICAGO \u0001 (v.o.Anglaise) (G) Mer.& Jeu.9:45 Mer.& Jeu.7:15 L'ATTRAPEUR DE RÊVES \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:30,9:25 FORMATION EXTRÊME \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:40,9:10 THE PIANIST (v.o.Anglaise) (sous-titre français)(13+) Mer.& Jeu.9:20 LES HEURES \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:45 UN HOMME À PART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:35,9:05 LA CABINE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:00 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.& Jeu.7:30,9:50 A MAN APART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:40 PHONE BOOTH \u0001 (v.o.Anglaise) (13+) Mer.& Jeu.7:00,9:15 CHEF DE L'ÉTAT \u0001 (G) Mer.& Jeu.9:30 MÉCHANT MALADE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:20,9:35 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ\u0001 (13+)Mer.& Jeu.6:50 LE TRUAND DE MALIBU \u0001 Mer.& Jeu.7:25,9:50 LE PIANISTE (13+) Mer.1:00,4:15,7:45 Jeu.7:45 LES HEURES (G) Mer.4:10,7:10,9:35 Jeu.7:10,9:35 PARLE AVEC ELLE (13+) Mer.1:20,4:00,7:20,9:50 Jeu.7:20,9:50 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Mer.1:10,3:45,7:05,9:40 Jeu.7:05,9:40 CHICAGO (v.française) (G) Mer.1:25,4:05,7:15,9:55 L'AGENT CODY BANKS (G) Mer.1:15 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ (13+) Mer.1:05,3:55,7:00,9:45 Jeu.7:00,9:45 QUELQU'UN DE BIEN (G) Mer.1:30,3:50,7:25,9:40 Jeu.7:15,9:40 L'AUBERGE ESPAGNOLE (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:30,4:00,6:55,9:20 AU COEUR DE LA TERRE (G) Mer.& Jeu.12:55,3:55,6:50,9:30 20H17 RUE DARLING (G) Mer.& Jeu.1:00,3:10,5:15,7:20,9:25 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.& Jeu.7:25,9:35 UN HOMME À PART (13+) Mer.& Jeu.1:20,3:45,7:00,9:15 LA CABINE (13+) Mer.& Jeu.1:15,3:30,5:15,7:05,9:00 UNE FEMME DE MÉNAGE (G)Mer.& Jeu.1:05,3:15,5:15,7:15,9:10 MÉCHANT MALADE (G) Mer.& Jeu.12:50,3:00,5:10,7:25,9:40 LE TRUAND DE MALIBU Mer.& Jeu.1:10,3:20,5:20,7:30,9:45 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES (G) Mer.& Jeu.1:05,3:05,5:05,7:10,9:15 L'AGENT CODY BANKS (G) Mer.& Jeu.1:25,3:50 GLOUPS! JE SUIS UN POISSON (G) Mer.& Jeu.1:30,3:30 L'AGENT CODY BANKS (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:10 AU COEUR DE LA TERRE\u0001(G) Mer.& Jeu.12:40,3:40,6:40,9:40 CE QUE FILLE VEUT \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:30,9:45 UN HOMME À PART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.1:00,3:45,6:50,9:30 LE PIANISTE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:30,9:30 MÉCHANT MALADE (G) Mer.& Jeu.1:20,3:50,7:00,9:20 LE TRUAND DE MALIBU Mer.& Jeu.12:40,2:40,4:40,7:00,9:00 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES (G) Mer.& Jeu.12:30,2:45,5:00,7:20,9:35 L'AUBERGE ESPAGNOLE (G) Mer.& Jeu.12:50,3:30,6:50,9:30 GLOUPS! JE SUIS UN POISSON (G) Mer.& Jeu.1:40,3:35 L'AGENT CODY BANKS (v.française) (G) Mer.& Jeu.1:10 UN HOMME À PART (13+) Mer.& Jeu.12:50,3:05,6:50,9:05 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.& Jeu.3:25,7:05,9:15 LE LIVRE DE LA JUNGLE 2 (G) Mer.& Jeu.1:30 MÉCHANT MALADE (G) Mer.& Jeu.1:00,3:10,7:10,9:20 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES \u0001(G) Mer.& Jeu.1:05,3:20,7:00,9:10 LE TRUAND DE MALIBU Mer.& Jeu.1:20,3:15,5:10,7:20,9:35 LE PIANISTE (13+) Mer.& Jeu.3:30,7:50 FORMATION EXTRÊME (13+) Mer.& Jeu.7:25,9:30 UN HOMME À PART (13+) Mer.7:00,9:20 Jeu.7:25 LA CABINE (13+) Mer.7:30,9:35 Jeu.7:40 ANGER MANAGEMENT (G) Mer.7:10,9:25 Jeu.7:30 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ (13+) Mer.6:50,9:15 Jeu.7:20 LE TRUAND DE MALIBU Mer.7:20,9:30 Jeu.7:35 HEAD OF STATE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:30,9:40 WHAT A GIRL WANTS \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:10,9:20 A MAN APART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:25 PHONE BOOTH \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:40,9:50 ANGER MANAGEMENT \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00,9:35 MALIBU'S MOST WANTED \u0001 Mer.& Jeu.7:45,9:45 BULLETPROOF MONK \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:15,9:30 GLOUPS! JE SUIS UN POISSON (G) Mer.& Jeu.12:55 AU COEUR DE LA TERRE (G) Mer.& Jeu.12:45,3:30,6:50,9:30 UN HOMME À PART (13+) Mer.& Jeu.1:00,3:35,7:00,9:30 LA CABINE(13+) Mer.& Jeu.3:10, 7:15,9:20 CE QUE FILLE VEUT (G) Mer.& Jeu.1:05,3:15,7:20 MÉCHANT MALADE (G) Mer.& Jeu.1:10,3:45,6:55,9:15 CHEF DE L'ÉTAT (G) Mer.& Jeu.9:25 20H17 RUE DARLING (G) Mer.& Jeu.7:00,9:10 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES (G) Mer.& Jeu.12:55,3:25,7:05,9:25 LE TRUAND DE MALIBU Mer.& Jeu.1:15,3:40,7:10,9:10 L'AGENT CODY BANKS (G) Mer.& Jeu.12:50,3:20 Nous acceptons seulement les certificats-cadeaux du cinema St-Eustache.ç LE SEIGNEUR DES ANNEAUX: LES DEUX TOURS\u0001 (G) Mer.& Jeu.7:30 CHICAGO\u0001(v.française) (G) Mer.& Jeu.7:00,9:35 LES LARMES DU SOLEIL\u0001 (13+) Mer.& Jeu.9:15 REMUE-MÉNAGE \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:05,9:20 L'ATTRAPEUR DE RÊVES\u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:40,9:35 FORMATION EXTRÊME \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:05,9:30 AU COEUR DE LA TERRE \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:40,9:30 L'AUBERGE ESPAGNOLE \u0001 (G) Mer.& Jeu.6:50,9:25 A MAN APART \u0001(v.o.Anglaise) (13+) Mer.& Jeu.6:50,9:15 LA CABINE \u0001 (13+) Mer.& Jeu.7:10,9:10 CE QUE FILLE VEUT \u0001 (G) Mer.& Jeu.7:10,9:25 UN HOMME À PART \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:55,9:25 CHEF DE L'ÉTAT\u0001 (G) Mer.& Jeu.7:00 MÉCHANT MALADE\u0001 (G)Mer.& Jeu.7:00,9:20 SÉRAPHIN: UN HOMME ET SON PÉCHÉ \u0001 (13+) Mer.& Jeu.6:50,9:35 LE TRUAND DE MALIBU \u0001 Mer.& Jeu.7:05,9:10 UN MOINE À TOUTES ÉPREUVES \u0001(G) Mer.& Jeu.6:55,9:10 HORAIRE VALIDE DU AVRIL 23 AU AVRIL 24 HOLIDAY PRICING - FRIDAY 4/18 3135717A Le prix comprend : - 4 billets pour Le Petit Prince au Grand Théâtre de Québec - 1 nuitée à l'hôtel Loews-Le Concorde - 1 souper au Laurie-Raphaël - 200$ d'argent de poche - 1 livre du Petit Prince (édition de luxe) - 1 album de l'intégrale du spectacle Pour gagner un week-end en famille pour 4 personnes à Québec, découpez votre coupon dans La Presse.ou Rendez-vous dans les Renaud-Bray participantes, remplissez sur place les coupons de concours disponibles au présentoir du Petit Prince et déposez-les dans la boîte-concours prévue à cet effet.Le concours prend fin le 1er mai.Le tirage aura lieu le 3 mai sur les ondes de CITE Rock Détente.VALEUR APPROXIMATIVE DU PRIX : 1000$.Les règlements du concours sont disponibles chez Zone 3, à La Presse, chez Universal et dans les Renaud-Bray participants.Remplissez ce coupon et retournez-le par la poste à \"Gagnez un week-end princier à Québec\", Case postale 107, succ.B, Montréal (Québec) H3B 3J5 NOM PRÉNOM ADRESSE APP.VILLE CODE POSTAL COURRIEL TÉLÉPHONE Notez les trois heures auxquelles vous avez entendu le montage musical du Petit Prince lors des «Week-ends POP» sur CITE Rock Détente ?Rés.: ( ) Bur.: ( ) 1.2.3.CONCOURS « GAGNEZ un WEEK-END PRINCIER à Québec » Écoutez les «Week-ends POP» les samedis et dimanches de 12h à 17h et repérez les heures auxquelles vous entendez le montage musical du spectacle \u0002 \u0002 Une production de En collaboration avec avec et les «Week-ends POP» sur 107.3 CITE Rock Détente LIBRAIRIES RENAUD-BRAY PARTICIPANTES : 5117, avenue du Parc, Montréal 4380, rue St-Denis, Montréal Complexe Desjardins, C.P.393 - 150 Ste-Catherine Ouest, Montréal 5252, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal 1432, rue Ste-Catherine Ouest (coin Bishop), Montréal 4301, rue St-Denis, Montréal 1155, rue Ste-Catherine Est (coin Wolfe), Montréal 6925, boul.Taschereau, Brossard Promenades Fleury, 1691, rue Fleury Est, Montréal Carrefour Laval, 3035, boul.Le Carrefour - local B025A, Laval 3134075A LES JEUNES QUI Y EN T RENT, S'EN SOR T EN T ! Les Auberges du coeur du Québec Organismes communautaires d'hébergement pour jeunes en difficulté et sans abri Info : 514.523.8559 3DU0701C0423 MERCREDIÀ 3DU0701C0423 ZALLCALL 67 17:57:17 04/22/03 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 23 AVRIL 2003 C7 3136462A 3LP0801C0423 c8 mercredi 3LP0801C0423 ZALLCALL 67 20:52:23 04/22/03 B C 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 3 A V R I L 2 0 0 3 Têtes connues et visages nouveaux chez Jean Duceppe ÈVE DUMAS CE QU'ON RETIENT surtout du dévoilement de la saison 2003-2004 de la Compagnie Jean Duceppe, intitulée À visages découverts, ce sont justement les visages.Markita Boies, Sébastien Delorme et Michel Dumont (deux fois plutôt qu'une), Macha Limonchik, Marie-France Marcotte, Louise Marleau, Monique Miller, Daniel Parent, Marcel Sabourin et bien d'autres seront les têtes d'affiche d'une programmation variée.Il faudra attendre la fin de la saison pour voir le plus gros morceau du lot, soit la recréation de Charbonneau et le Chef, de John Thomas Mc Donough.La production de 1973-1974, année de fondation de la Compagnie, est passée à l'histoire.Jouée 204 fois devant 222 278 spectateurs, il s'agit du spectacle ayant attiré le plus de spectateurs au Théâtre Jean-Duceppe et en tournée.Marcel Sabourin, qu'on a réussi à arracher à ses travaux d'écriture et projets de cinéma, reprendra le rôle de Duplessis, jadis tenu par Jean Duceppe, tandis que Michel Dumont revêtera la robe de monseigneur Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal.Une vingtaine de comédiens alimenteront le duel mis en scène par Claude Maher, dont Sébastien Delorme, Antoine Durand, Benoit Girard, Michel Laperrière, Raymond Legault, Normand Lévesque et Sylvain Massé.À voir du 14 avril au 22 mai 2004.Revenons au début, soit à La Ménagerie de verre, pièce qui ouvrira cette 31e saison le 10 septembre.Louise Marleau, Evelyne Rompré, Sébastien Delorme et David Savard interpréteront ce grand Tennessee Williams que Françoise Faucher mettra en scène.Du 29 octobre au 6 décembre, on présente une pièce du Britannique Ronald Harwood, scénariste « oscarisé » du film Le Pianiste.L'Habilleur nous entraîne dans les coulisses du théâtre.Un acteur vieillissant (interprété par Michel Dumont) découvre en son habilleur (Denis Bernard) un serviteur dévoué, un conseiller et un protecteur qui tentera de le guider dans la terrible aventure du Roi Lear.Serge Denoncourt donnera forme à cette pièce qui mettra également en vedette Micheline Bernard, Luc Bourgeois, Louise Cardinal, Benoit Girard, Monique Miller et six autres comédiens.En guise de cadeau de Noël, la Compagnie Jean Duceppe reprend Des fraises en janvier en coproduction avec le Théâtre d'Aujourd'hui.La rafraîchissante pièce d'Evelyne de la Chenelière, mise en scène par Philippe Soldevila, a fait un malheur dans le théâtre de René Richard Cyr en 2001-2002.Elle sera toujours défendue par les quatre interprètes d'origine : Benoît Gouin, Macha Limonchik, Daniel Parent et Isabelle Vincent.Il s'agit de la deuxième collaboration du genre entre les deux théâtres, qui avaient travaillé de concert pour prolonger la vie de 24 Poses, de Serge Boucher.La fière Albion détrône le pays de l'Oncle Sam, la saison prochaine, chez Duceppe.Une deuxième auteure britannique aura voix au répertoire.Shelagh Stephenson, née en 1967 dans le Northumberland, en Angleterre, a écrit une histoire de famille dans laquelle les femmes tiennent le haut du pavé.La Mémoire de l'eau raconte les retrouvailles de trois soeurs à l'occasion des funérailles de leur mère.Markita Boies, Marie-France Marcotte, Marie Michaud, Marie- Chantal Perron, Henri Chassé et Claude Prégent seront dirigés par Monique Duceppe dans cette production qui tiendra l'affiche du 18 février au 27 mars 2004.Michel Dumont a profité du lancement de cette saison remplie de promesses pour revenir sur la 30e programmation de l'institution, qui tire à sa fin.En plus d'avoir recruté 2408 nouveaux abonnés, la Compagnie a vendu plus de 30 000 billets des Noces de tôle et annoncé 19 supplémentaires avant même la première représentation de la plus récente pièce de Claude Meunier, présentement à l'affiche.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Michel Dumont en conférence de presse, entouré de quelques visages de la saison 2003-2004 de la Compagnie Jean Duceppe.Un succès assuré au box office Moteur V6 de 220 ch., 24 soupapes, VVT-i à faibles émissions Quatre roues motrices, transmission automatique Freins à disques aux quatre roues avec système ABS Répartiteur électronique de force de freinage Système audio 6 haut-parleurs avec lecteur CD Climatiseur Système d'accueil sans clé avec immobilisation de moteur Régulateur de vitesse Porte-bagages de toit location 48 mois financement à l'achat 60 mois première mensualité 0$ dépôt de sécurité 0$ ou premier versement 0$ Sur tous les Highlander 2003 en stock.Jusqu'au 30 avril 2003.Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.Sur approbation de crédit par Toyota Services Financiers.\u0001Offre de location au détail valable sur les modèles Highlander 2003 (HF21AP AA) neufs en stock.Première mensualité de 0 $ sur tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock sur des termes de location de 48 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de location moindre que 48 mois, un rabais représentant le coût d'une mensualité basée sur un terme de 48 mois sera accordé.Aussi, offre de 0 $ dépôt de sécurité sur tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock à la location.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 15¢ du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.\u2020L'offre premier versement de 0 $ s'applique au financement à l'achat de tous les modèles Highlander 2003 neufs en stock, sur des termes de financement de 60 mois et plus.Dans l'éventualité qu'un client désire avoir un terme de financement moindre que 60 mois, un rabais représentant le coût d'un versement basé sur un terme de 60 mois sera accordé.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.\u2020\u2020Offre de financement à l'achat de 2,9 % pour 36 mois valable sur tous les modèles Highlander 2003 en stock.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Prix Accès pour le Highlander 2003 (HF21AP AA) neuf en stock.Le prix Accès indiqué dans cette publicité est en vigueur pour le mois d'avril 2003 et est établi par les concessionnaires Accès Toyota pour les concessionnaires participants de la région de Montréal.L'immatriculation, les frais de transport, la préparation, l'enregistrement (y compris RDPRM), les frais d'administration, l'assurance et les taxes sont en sus.Composez le 1 888 Toyota-8 ou visitez www.acces.toyota.ca.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photo à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 30 avril 2003.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Highlander 379$ par mois / location 48 mois \u0001 Transport et préparation inclus Comptant de 4 801$ Option 0$ comptant également disponible à la location financement à l'achat 36 mois\u2020\u2020 À partir de 35468$ 2,9% Votre nouvelle Toyota ne part jamais sans un plein réservoir d'essence, l'assistance routière et des tapis protecteurs.Votre concessionnaire www.acces.toyota.ca TARZAN EN SMOKING 3132730A "]
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