La presse, 24 mars 2003, Cahier A
[" 1LP0102A0324 Page A1/24mars 1LP0102A0324 ZALLCALL 67 00:55:16 03/24/03 B MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > GATINEAU-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 19e ANNÉE > NO 1 5 2 > 9 6 P AG E S > 7 C A H I ER S Prisonniers de Saddam Premières images de soldats américains capturés ou tués en Irak envoyée spéciale À WASHINGTON LOUISE LEDUC De premières images télévisées de prisonniers de guerre américains mal en point, près d'une dizaine de soldats américains tués et une douzaine de disparus à Nasiriya, un chasseur britannique abattu par des Patriot, deux missiles de croisière qui tombent par erreur en Turquie, six morts dans un écrasement d'hélicoptère en Afghanistan.Ce fut vraiment un dimanche noir pour l'armée américaine.Même le président George W.Bush a dû admettre que la Coalition n'en était « qu'au début d'un rude conflit » qui n'ira pas sans heurts.Pour l'heure, l'Irak fait de son côté état d'au moins 580 victimes.« Monsieur le secrétaire, on me dit que nous venons tout juste de recevoir des images de la chaîne Al-Jazira.Il semblerait que ce soient des Américains en Irak, mais je Voir PRISONNIERS en A2 « Il faut quitter cet endroit» EN IRAK GILLES PAQUIN envoyé spécial IL ÉTAIT 19 h dimanche, heure locale, lorsque des policiers militaires britanniques ont couru vers nous : « Dépêchez-vous, ont-ils hurlé.Il faut quitter cet endroit ! Vite ! » En compagnie de trois collègues journalistes, je finissais de monter notre tente en prévision de la nuit, tout juste à la sortie de Safwan, dans le sud de l'Irak.Toute la journée, nous avions réalisé des Voir QUITTER en A2 Photos Reuters Des images dramatiques de cadavres de soldats tués dans une banlieue de Nasiriya, dans le sud de l'Irak, et d'autres, dont une femme, présentés comme étant des prisonniers américains ont été diffusées hier soir par la télévisionqatariote Al-Jazira.Ces images ont fait pousser les hauts cris au secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a déclaré que le fait d'humilier et de filmer des prisonniers était illégal en vertu de la Convention de Genève.À la source Sortie bien sentie de Michael Moore aux Oscars AU TEXAS PIERRE FOGLIA envoyé spécial MIDLAND (Texas) \u2014 Church of Calvary Assembly of God.Harvest Time Church.Kelview Hights Baptist Church.Midland Bible Church.St Ann's Catholic Church.United Methodist Church.First Presbyterian Church.Grace Lutheran Church.Trinity Church.J'arrête ?Midland : un peu moins de 100 000 habitants, plus de SOIXANTE-DIX églises.Vingt pour les baptistes seulement.Et les presbytériens, les méthodistes, les charismatiques, une église catholique de rite mexicain (les hosties sont faites à partir de tortillas), The Golf Course Church of Christ (avec un fer 3 au lieu d'une croix), Cowboy Church of the American West (y pognent le diable au lasso), une église coréenne.Dans les pages jaunes de Midland, la rubrique « churches » va des pages 131 à 140.Ce que je fais à Midland ?Je remonte à la source, une suggestion de M.Bush lui-même : Pour comprendre ma femme Laura et moi-même, vous devez comprendre Midland.Tout ce que ce que nous sommes, tout ce à quoi nous croyons prend sa source en cet endroit.M.Bush est né au Connecticut.Vers la fin des années 40, toute la famille a déménagé dans l'ouest du Texas, alors en plein boum pétrolier.W.Bush avait quatre ans quand il est arrivé à Midland.Moi, je suis arrivé samedi à Midland.Par le sud, par le désert, mais ce n'est pas vraiment le désert, ce sont les champs pétrolifères du bassin Permian, la plus riche réserve de pétrole des États-Unis.Et vous savez quoi d'un peu hallucinant ?Voir FOGLIA en A2 Bandes dessinées D16 Bridge E7 Décès E7 Êtes-vous observateur D14 Feuilleton D16 Forum A13-A15 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C4 Horoscope E6 Le monde B8 Loteries A2, A5 Mots croisés D16, S12 Mot mystère D16 Petites annonces - immobilier D14 - marchandises D14 - emplois D15 - automobile D15, E6 - affaires D8 Quoi faire C8 Têtes d'affiche E8 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 9, minimum 5 MARC C A S S I V I ON AVAIT annoncé une 75e soirée des Oscars sobre et « appropriée » dans l'actuel contexte de guerre.Mais il a fallu Michael Moore, iconoclaste à la langue bien pendue, pour que les lauréats des Academy Awards sortent de leur mutisme au sujet de l'Irak, hier soir à Hollywood.Ovationné longuement en allant cueillir l'Oscar du meilleur long métrage documentaire pour Bowling for Columbine, le cinéaste, en compagnie de tous les documentaristes en nomination et de son producteur « du Canada ! », s'en est pris vertement à George W.Bush.« Nous vivons à une époque où nous avons des résultats fictifs Michael Moore d'élections qui font élire un président f i c t i f .Nous vivons à une époque où un homme nous envoie en guerre pour des raisons fictives, qu'il s'agisse de la fiction du ruban adhésif (duct tape) ou de la fiction orange.Nous sommes contre cette guerre, monsieur Bush.Honte à vous, monsieur Bush ! Honte à vous ! » a vociféré le cinéaste sous un mélange d'applaudissements et Voir MOORE en A2 www.bmw.ca 1 800 667-6679 BMWX5 3.0i 4.4i 4.6is Le plaisir de conduire.MC Résultats établis en comparaison à tous les véhicules, incluant les utilitaires sport de série intermédiaire, soumis à des essais de choc frontal décalé par le Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) à une vitesse de 64 km/h.Le meilleur résultat a été enregistré par le X5 2001 de BMW.Citation de 2001 utilisée avec la permission du IIHS.En sécurité.Loin de l'ennui.« le meilleur utilitaire sport jamais testé» 3123029A En Afghanistan, les Américains ont tiré sur les Canadiens.En Irak, ils tirent sur les Anglais.Ce ne sont pas des alliés.Ce sont des fous.MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Oscars > Chicago partage les honneurs avec Le Pianiste Cahier Arts+Spectacles, page C1 ISRAËL Laura-Julie Perreault, page A7 KURDISTAN IRAKIEN Isabelle Hachey, page A6 Irak > Jour 5 MONTRER CE QUI FAIT MAL Nathalie Collard, page A3 1LP0202A0324 Page A2/24mars 1LP0202A0324 ZALLCALL 67 01:01:19 03/24/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 DEMAIN DANS LA PRESSE Céline à Las Vegas Le temps des préparatifs est terminé, c'est demain que Céline Dion donnera la première représentation de son spectacle A New Day, à Las Vegas.Quelle est l'ambiance au début de cette aventure qui durera trois ans ?Quelles sont les dernières nouvelles à quelques heures de cette première tant attendue ?Ne manquez pas le reportage de notre envoyé spécial Hugo Dumas.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Clavardez avec Laura-Julie Perreault en direct de Jérusalem, à 11 h cyberpresse.ca/clavardage > L'éditorialiste Katia Gagnon vient parler des élections à 12 h 30 cyberpresse.ca/clavardage > Suivez tous les événements en Irak cyberpresse.ca/irak Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-5-8 > À quatre chiffres : 0-3-3-6 SUITES DE LA UNE QUITTER Suite de la page A1 PRISONNIERS Suite de la page A1 entrevues dans cette petite ville campée à quelques kilomètres au nord de la frontière koweïtienne.Depuis vendredi matin, lorsque les marines américains et les soldats britanniques ont déferlé dans la région, au début de l'offensive vers Bagdad, Safwan vit dans une ambiance anarchique.Le maire de la ville et les policiers se sont enfuis.Après les bombardements des premières heures de la guerre, les magasins ont été pillés et la nourriture se fait déjà plus rare.« Dépêchez-vous, ont repris les policiers militaires.Nous avons des renseignements graves : une dizaine de membres du parti Baas auraient des grenades en leur possession et voudraient massacrer des journalistes.Ils détiendraient aussi des roquettes antichars et des fusils d'assaut.» L'espace d'un moment, mes camarades et moi avons envisagé de démonter notre tente pour l'apporter avec nous.Mais nos interlocuteurs ne nous en ont pas laissé le loisir : « Dépêchez-vous ! » Rapidement, le convoi se forme.Mes trois collègues et moi montons dans notre voiture, conduite par le chauffeur koweïtien qui nous accompagne depuis l'aube.Autour de nous, une cinquantaine d'autres journalistes, qui prévoyaient aussi passer la nuit à cet endroit après leur journée à Safwan, doivent maintenant partir.Pendant plusieurs heures, nous roulons lentement dans le désert irakien, un peu inquiets.Aucun d'entre nous n'a d'idée précise de l'endroit où nous sommes.Enfin, au milieu de la nuit, les soldats britanniques nous font un briefing pendant un arrêt.Nous sommes au bord d'une route longeant un champ, à 25 kilomètres de Bassora, deuxième ville d'Irak après Bagdad et haut lieu de l'industrie pétrolière.« Ce champ a été déminé », nous disent-ils.Tout au long de notre équipée, nous avons vu des gerbes de feu éclairer l'horizon sous les nuages noirs suspendus dans le ciel.J'ai compté au moins une vingtaine d'incendies.Ce sont des pipelines qui flambent.Une puissante odeur de pétrole flotte sur toute la région.« Nous dormirons ici cette nuit, disent les soldats britanniques.Demain, vous retournerez au Koweït.La région n'est pas encore complètement sûre.» Cela, nous nous en doutions depuis plusieurs heures.À Safwan, où a été signé le cessez-le-feu de la première guerre du Golfe en 1991, ni les soldats de la coalition américano- britannique ni les journalistes occidentaux ne sont accueillis en héros.« Les Américains, nous ne les tolérerons pas plus de trois jours chez nous, m'a dit un homme, d'un ton sans appel.Nous avons des fusils.» Un collègue suédois, lui, a voulu visiter l'hôpital local pour témoigner de l'état des lieux.À peine avait-il franchi la porte qu'un homme a braqué une arme dans sa direction : « Sors d'ici, tu n'es pas le bienvenu.» Partout, on sent l'hostilité envers nous.Les gens parlent \u2014 il suffit de s'arrêter au coin d'une rue pour que 25 personnes viennent discuter \u2014, mais le ton n'est pas amical.Les conditions de vie sont difficiles : il n'y a pas d'eau, pas d'électricité.Selon des renseignements glanés dans la rue, des partisans de Saddam Hussein auraient agressé des détracteurs du régime, en plus de brûler des maisons.D'autres Irakiens semblaient pourtant heureux de l'arrivée des troupes américaines et britanniques vendredi matin.Un médecin de Safwan qu'une collègue de l'Agence France-Presse a rencontré a cependant expliqué que certains de ses concitoyens avaient été vus à la télévision embrassant les soldats américains.Désormais, ils craignent que les hommes de Saddam ne reviennent pour les tuer, les jugeant coupables de n'avoir offert aucune résistance à l'attaque.Après la première guerre du Golfe, les représailles du régime contre Safwan avaient été terribles.Dans leur route vers Bagdad, les soldats américains et britanniques évitent dans la mesure du possible de traverser des endroits comme Safwan, où ils ne sont pas sûrs de l'accueil qu'on leur réservera.Ils préfèrent contourner ces villes nerveuses, aux citoyens profondément inquiets, qui ignorent de quoi leur avenir sera fait.n'en sais pas plus.Regardons donc ce qui suit », ont lancé tout de go les animateurs de la chaîne CBS au secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, invité en entrevue hier midi.C'est de cette façon que Rumsfeld, en même temps que des milliers d'Américains \u2014 parmi lesquels, peut-être, les familles immédiates des soldats \u2014 ont reçu en pleine figure les images de l'interrogatoire de cinq prisonniers en tenue de camouflage.À leurs côtés, sept cadavres en uniforme américain.Croyant dans les premières secondes qu'il pouvait s'agir de journalistes, le secrétaire à la Défense, manifestement courroucé, s'est ensuite ravisé et a rappelé que « la Convention de Genève interdit de photographier ou d'humilier les prisonniers de guerre.Et s'il s'agit bien là d'Américains ou de soldats de la Coalition capturés, la Convention de Genève indique de quelle façon ils doivent être traités ».Tout prisonnier de guerre doit être traité « humainement » « comme l'ont été ceux que nous avons capturés, a déclaré une heure plus tard le président américain, George W.Bush, qui venait tout juste d'être informé de l'affaire.Ceux qui traiteront mal les prisonniers seront considérés comme des criminels de guerre.» À cela, Bagdad a répliqué que les prisonniers en question étaient traités avec égards.S'ensuivirent de nombreux appels à la décence d'officiels américains, auxquels les autres chaînes de télévision américaines ont répondu en se gardant de diffuser les images, de crainte de heurter l'opinion publique américaine et de violer l'article 13 de la Convention de Genève, qui interdit explicitement la chose.Les télévisions européennes \u2014 à l'exception de la BBC \u2014 ne s'en sont pas privées.Selon la chaîne Al-Jazira, les prisonniers de guerre auraient été capturés à Nasiriya, une ville stratégique sur l'Euphrate, à 180 kilomètres au nord-est de la frontière koweïtienne.Au Qatar, le général américain John Abizaid a confirmé que 12 soldats manquaient à l'appel, ajoutant qu'« un certain nombre de marines ont été tués au combat et qu'un certain nombre ont été blessés » à la suite de la fausse reddition d'Irakiens.Combien d'Irakiens ont péri jusqu'ici ?Selon le ministre irakien de l'Information, Mohammed Saeed al-Sahhaf, au moins 580 dans les raids aériens des derniers jours, à Bassora et à Bagdad.Des correspondants de Reuters, qui ne travaillent pas de concert avec les troupes américaines, ont de leur côté rapporté avoir traversé un désert jonché de cadavres à 160 kilomètres au sud de Bagdad, près de la ville sainte de Najaf.À la nuit tombée, selon les journalistes de l'AFP sur place, la capitale irakienne a subi les bombardements les plus violents depuis le début de la campagne aérienne américanobritannique « Choc et Stupeur » lancée vendredi soir.Ces raids ont visé le siège du Conseil des ministres ainsi que des casernes de la garde républicaine.Ce tapis de bombes ne paraissait pas devoir s'interrompre, car des bombardiers B-52 partis à minuit de leur base britannique faisaient route vers d'autres cibles irakiennes.Si les forces de la Coalition rencontrent de fortes résistances dans le sud, notamment à Bassora et à Oum Qasr, les unités les plus avancées contournant les villes ne se trouvent plus qu'à une centaine de kilomètres de Bagdad, entre les villes saintes de Najaf et Kerbela.Embarrassantes révélations La journée d'hier aura été, pour la Coalition, marquée par d'embarrassantes révélations.Ainsi, un ingénieur militaire américain, apparemment récemment converti à l'islam, a été arrêté dans un camp américain du Koweït, accusé d'avoir tué à la grenade un soldat américain et d'en avoir blessé 16 autres alors qu'ils dormaient.FOGLIA Suite de la page A1 Cette route qui mène à Midland a l'air de traverser des paysages irakiens, il ne manque aux rares villages \u2014 trois maisons, quatre stations de gaz, un dépanneur \u2014 il ne manque qu'un troupeau de chèvres pour qu'on se croie entre Amman et Bagdad.Midland surgit au bout de la plaine 30 kilomètres avant d'y arriver.La route, à moins que ce soit le pipeline, devient la main sans transition.On entre dans Midland en se tenant le front, oh mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.Et puis non, finalement, ce n'est pas si mal.C'est même plutôt sympathique quand on prend le temps de faire le tour.Je connais chez nous des villes beaucoup plus laides qui n'ont pas l'excuse du désert.Au 405 de la rue Maple Est, on est dans le quartier noir.Quoi ?Cette misérable cabane, la première maison des Bush à leur arrivée au Texas ?À l'époque, ce n'était pas le quartier noir, me renseigne Linda.Linda Morgan.Je l'ai engagée pour me piloter dans Midland.Une accorte chauffeuse de taxi qui me donne du « sugar » long comme le bras.Je t'avertis, sugar, je ne suis pas une fan des Bush.Ça tombe bien, Linda, moi non plus.N'empêche que cette maison a quelque chose de sympathique qui fait plus penser à des immigrants qu'à des nababs du pétrole.Les Bush et leurs semblables étaient des immigrants, sugar.Ils arrivaient de l'Est avec leurs diplômes de Harvard.Ils avaient les dents longues, faisaient rapidement leur chemin dans le pétrole, c'était pas long qu'on les retrouvait au Polo Club, mais quand ils arrivaient, ils avaient rien, juste la promesse d'un emploi, et tous les contacts nécessaires bien sûr, la filière universitaire.Je suis allé frapper au 405.Une dame noire m'a ouvert tout en continuant de parler dans son cellulaire.C'est pour quoi ?Est-ce bien la maison de M.Bush, ici ?No sir.C'est la maison de Willie Mae Jackson, c'est moi Willie Mae.Et avant, c'était celle de ma mère.M.Bush a habité ici un an, il y a longtemps.Avez-vous voté pour lui aux dernières élections ?Je ne vote pas.1412, Ohio Ouest.C'est ici que les Bush ont atterri après la rue Maple.Un peu mieux, mais pas un château.Un bungalow bien ordinaire en cours de restauration qui sera bientôt ouvert au public.Le quartier ?Brossard en plus cheap.Disons un Brossard dans le désert.Les cours arrières minuscules, l'herbe est brûlée dans les parterres.En face du 1412, une église baptiste.C'est ici que Junior a grandi.1405, chemin du Golf.Junior vient de se marier avec Laura Welch.Il vient d'entrer, aussi, à la Bush Oil de papa.Disons qu'il est passé de Brossard à Saint-Lambert.910, rue Harvard.Alors là ! On arrive à Westmount.Cottage de briques couvert de lierre.Junior a 40 ans, il vient d'être nommé président de la Bush Exploration Co.Mais c'est du vent.En fait, il est sur la bum.Archi-nul comme administrateur, papa est bien tanné de réparer ses conneries par en arrière.Junior boit comme un trou, revire des brosses qui durent une semaine et Laura, qui en a plein ses baskets, est à la veille de retourner chez sa mère.Un ami, notre ami à tous, va le sauver.Jésus.Ben oui, Jésus.Plus de 70 églises à Midland, les chances de rencontrer Jésus sont plus grandes qu'à Chicoutimi, où il y en a juste trois au quatre, (demandezvous pas pourquoi y a pas encore un crisse de Bleuet qu'est devenu président des États-Unis).Bref, à travers un groupe d'entraide qui étudie la Bible, M.Bush devient un born again, obsédé de Dieu et du diable.Devient un ex-alcoolique exalté.Et un marathonien, le marathon étant aussi, comme Dieu et l'abstinence, une forme d'absolu qui peut facilement devenir frénétique.Demandez à n'importe quel psychiatre, c'est assez pour mener un homme à la déraison, et très très accidentellement à la présidence des États-Unis.Bref, M.Bush dit vrai et faux à la fois quand il dit : Pour comprendre ma femme Laura et moi-même, vous devez comprendre Midland.Tout ce que ce que nous sommes, tout ce à quoi nous croyons prend sa source en cet endroit.Midland est une ville modèle américaine à l'économie florissante, au taux de criminalité quasiment nul.Une ville façonnée par les millionnaires du pétrole, qu'on appelle par ici les oilionnaires, comme le sont devenus les Bush.Une ville où il est facile de croire que chacun a sa chance, qu'il suffit de travailler fort, et youppi.C'est le credo qui soutient la politique sociale de M.Bush, un credo de riche qui ne comprend pas que ce n'est pas tout le monde qui a du pétrole dans son jardin.Ça, c'est la part de Midland dans Bush.Le reste, pas vraiment.Son obsession du bien et du mal, de Dieu et du diable, c'est son propre délire, pas celui des chrétiens d'Amérique.Ni même des chrétiens de Midland.À sa propre église, ce matin, au coin de Main et Ohio, la First Methodist Church, le pasteur Lane Boyd a fait un vigoureux sermon pour la paix (les méthodistes \u2014 M.Bush est méthodiste \u2014 sont opposés à la guerre en Irak).Rappelons, en terminant, que le président Jimmy Carter était un born again aussi fervent que M.Bush.Non seulement il gardait sa foi pour lui, mais M.Carter a promulgué des lois pour révoquer les privilèges fiscaux des évangélistes.Ce qui a d'ailleurs amené, en réaction à cette mesure, la naissance de la droite religieuse américaine (la Majorité morale de Jerry Falwell) sur laquelle s'appuie M.Bush aujourd'hui.Rien à voir avec Midland.MOORE Suite de la page A1 PRÉCISIONS Irak > La guerre de huées.Alors même que la musique lui enjoignant de quitter la scène se faisait de plus en plus forte, Michael Moore a ajouté, en fixant la caméra d'un doigt accusateur : « Lorsque le pape et les Dixie Chicks (un groupe de country texan qui s'est prononcé contre la guerre) sont contre vous, les jeux sont faits.» « Vous devriez voir ça dans les coulisses, c'est de toute beauté ! a lancé l'animateur de la soirée, Steve Martin, au retour de la pause.Les Teamsters sont en train d'aider Michael Moore à monter dans le coffre de sa limousine ! » Chicago a gagné l'Oscar du meilleur film et a dû partager les principaux prix avec le film de Roman Polanski, The Pianist.Adrien Brody, gagnant de l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle du pianiste juif polonais Wladyslaw Szpilman, survivant du ghetto de Varsovie pendant la Deuxième Guerre mondiale, a également fait référence à la guerre en Irak.Après avoir fait taire les musiciens qui s'apprêtaient à lui couper la parole, il a dit : « Mon expérience en tournant ce film m'a beaucoup sensibilisé à la tristesse et à la déshumanisation des gens en temps de guerre, et aux répercussions de la guerre.Et que vous croyiez en Dieu ou en Allah, qu'il veille sur vous, et prions pour une solution pacifique et rapide.» La salle lui a réservé une ovation.Mais c'est Michael Moore qui a été le plus virulent.Après avoir accepté son Oscar, il en a rajouté devant les journalistes.Quand on lui a demandé pourquoi il avait fait ces remarques, Moore a répondu : « Je suis Américain.» « Est-ce tout ?» a demandé un journaliste.« Oh, c'est beaucoup », a répliqué Moore.Il a minimisé les huées qu'on lui a adressées, disant à la presse : « N'allez pas dire que c'était une décision partagée dans la salle parce que cinq personnes bruyantes m'ont hué.» Visiblement surpris, celui que certains républicains considèrent comme un traître à la patrie a hésité au moment de recevoir son prix, avant de reprendre sensiblement \u2014 mais avec plus de virulence \u2014 les propos qu'il avait tenus la veille à la soirée des Independent Spirit Awards.À l'occasion des Oscars du cinéma indépendant, le cinéaste avait accusé le président Bush d'exploiter la peur suscitée par les attentats du 11 septembre 2001 pour lancer une guerre « immorale » contre l'Irak.« Ce n'est qu'un prétexte et ce qui est choquant, c'est que George W.Bush utilise les morts du 11 septembre (.) comme couverture pour son programme politique de droite », a-t-il déclaré.On ne s'attendait à rien de moins qu'une sortie musclée contre la guerre de la part de Michael Moore, militant pacifiste qui tire à boulets rouges sur le président des États-Unis depuis son élection controversée en 2000.Bowling for Columbine, un pamphlet caustique qui dénonce la prolifération des armes à feu aux États-Unis, avait suscité bien des réactions l'automne dernier, lors de sa sortie aux États-Unis.« Je sais que je vais être crucifié par la presse américaine pour ce que je vais dire.Mais j'aimerais remercier la France pour le cinéma, les frites, les baisers à la française et pour l'aide qu'elle nous a apportée dans notre guerre d'indépendance », avait déclaré le cinéaste de Roger & Me et The Big One le mois dernier en remportant le César du meilleur film étranger.« Une majorité d'entre nous n'a jamais voté pour George Bush.La meilleure définition d'un allié ou d'un ami est ce que cet ami ou cet allié vous dit lorsque vous commettez une erreur.Merci de nous avoir montré la voie », avait-il ajouté.Bowling for Columbine, qui a remporté l'an dernier le Prix du 55e anniversaire du Festival de Cannes, est le documentaire le plus populaire de l'histoire à concourir pour un Oscar.Avec Associated Press UNE ERREUR s'est glissée hier dans notre tableau intitulé « Offensive aérienne - Hélicoptères », publié en page A8 de notre numéro d'hier.Les caractéristiques publiées sous chaque image ne sont pas celles des hélicoptères illustrés mais d'avions de l'aviation et de l'aéronavale américaines.Nos excuses.Élections 2003 EN PAGE B2 de notre livraison d'hier, nous écrivions erronément que le ministre François Legault était député de Saint-Jean.Il est député de Rousseau. 1LP0302A0324 A-3 lundi 1LP0302A0324 ZALLCALL 67 00:09:30 03/24/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 A3 Sérieux revers américain lors d'une bataille à Nasiriya d'après AFP et AP NASIRIYA \u2014 Les troupes américaines marchant sur Bagdad ont subi hier leur plus sérieux revers en quatre jours de guerre en Irak, quand une dizaine de soldats ont été tués et une cinquantaine d'autres blessés lors de combats à Nasiriya, point stratégique sur l'Euphrate.Une douzaine d'autres soldats portés disparus sont sans doute les prisonniers blessés ou tués montrés hier par la télévision Al-Jazira.Ces images-chocs de la télévision d'État irakienne et diffusées par le réseau Al-Jazira, établi au Qatar, montrent les corps ensanglantés d'au moins cinq soldats tués à Nasiriya, dont certains avaient des blessures de balles dans le front.Cinq autres, dont deux blessés, ont été présentés comme des soldats faits prisonniers.« Je suis ici pour réparer ce qui est cassé.Je suis venu parce qu'on me l'a ordonné.Je ne veux tuer personne.J'ai tiré parce qu'on m'a d'abord tiré dessus.C'est ce qu'on m'a dit de faire », a déclaré un soldat originaire du Kansas qui, interrogé au micro de la télévision irakienne, tremblait et semblait hébété.Un autre soldat, qui a déclaré venir du Texas, pressé de questions sur sa mission, a déclaré : « Je suis les ordres.» Un troisième militaire, également originaire du Texas et blessé au visage, a déclaré, selon la traduction d'un interprète irakien, « être venu du Koweït ».La seule femme montrée à l'écran, une Afro-Américaine âgée de 30 ans du Texas, a dit appartenir à la 507e unité de maintenance de l'armée américaine.Les dépouilles de soldats tués au combat ont été montrées gisant à même le sol dans une pièce.Al-Jazira a par ailleurs montré le cadavre d'un autre soldat, qu'elle a présenté comme étant celui d'un Américain, gisant sur une route, devant un camion d'approvisionnement, sans toutefois préciser où il se trouvait exactement.Le lieutenant général John Abizaid, adjoint du commandant de l'opération américaine, le général Tommy Franks, a reconnu que des soldats américains avaient été tués et d'autres blessés dans de violents combats contre les forces irakiennes à Nasiriya.Il a ajouté que 12 soldats américains avaient été « portés disparus » après être tombés dans une embuscade, les forces irakiennes ayant fait semblant de se rendre.Selon John Abizaid, l'affrontement s'est produit quand une unité de soutien américaine s'est éloignée du reste des troupes de combat qui auraient pu assurer sa protection.D'autres blessés de l'unité ont pu être récupérés par des marines arrivés plus tard sur les lieux.Le général a ajouté que certains des disparus avaient « abouti à la télévision de Bagdad ».Il a également rappelé que la diffusion d'images de prisonniers de guerre constituait une violation de la Convention de Genève.Nasiriya est un point stratégique sur l'Euphrate, la voie fluviale qui empêche les troupes américaines et britanniques d'atteindre Bagdad.Un photographe de l'AFP a indiqué que des troupes américaines avaient pilonné à l'artillerie les positions irakiennes dans la ville, appuyés par des hélicoptères d'attaque Cobra.D'épaisses colonnes de fumée enveloppaient la ville, selon ce photographe, qui a ajouté avoir vu une demi-douzaine de chars calcinés aux portes de Nasiriya.Les autorités irakiennes ont affirmé hier que 25 soldats américains et britanniques avaient été tués dans les combats autour de Nasiriya.Alors que les forces anglo-américaines rencontrent aussi de la résistance dans le sud, notamment près de Bassora et dans le port d'Oum Qasr, le général Abizaid a estimé que c'était le fait de forces spéciales et des « fedayin de Saddam », les qualifiant « d'hommes qui savent qu'ils n'ont pas d'avenir ».Il a de nouveau défendu la stratégie américaine de contourner les villes où les Irakiens pourraient opposer une résistance, rappelant qu'ils n'avaient « pas l'intention de combattre maison par maison » et voulaient éviter de faire des victimes civiles.Le général s'est également déclaré « certain » que les commandants sur le terrain « ajusteraient » les lignes de ravitaillement des unités de première ligne, qui ne se trouvent plus qu'à 100-150 kilomètres au sud de la capitale irakienne.Il a souligné que les unités de la garde républicaine autour de Bagdad étaient particulièrement visées par les bombardements aériens et il a estimé qu'il n'était pas certain qu'elles résistent farouchement.Montrer ce qui fait mal Des cadavres ensanglantés, des visages hébétés, de jeunes soldats au regard affolé répondant aux questions d'un interlocuteur qu'on ne voit pas : nom, numéro de matricule, ville d'origine ?Les images des soldats américains prisonniers, filmées par la télévision irakienne et diffusées sur les ondes de la télévision Al-Jazira, ont fait le tour du monde.À l'exception des réseaux américains, qui ont décidé de les censurer, la majorité des télévisions, y compris TVA et Radio-Canada, ont montré ces images toute la journée hier.Si l'information est une arme, l'Irak vient de porter un dur coup au moral des Américains.La vue de ces soldats paniqués pourrait avoir une influence sur l'opinion publique américaine et George W.Bush en est bien conscient.Les médias occidentaux ne sont plus les seuls sur le terrain et le gouvernement américain est en train de le découvrir d'une façon un peu brutale.La présence d'au moins trois télévisions arabes change complètement la donne dans cette guerre médiatique qui carbure aux images chocs et à la propagande.Vendredi dernier, le Pentagone se disait « heureux » de la couverture de la guerre jusqu'à maintenant.Ce n'était plus tout à fait le cas hier.« C'est absolument inacceptable, Al-Jazira n'aurait pas dû montrer ces images », a déclaré le général John Abizaid lors d'un point de presse au Centre de commandement de Doha, au Qatar.« Considérez-vous Al-Jazira comme un média hostile ?» a demandé un journaliste.« Je considère tous les médias comme étant hostiles », a répondu sèchement le militaire.Le président américain George W.Bush, le premier ministre britannique Tony Blair et le comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont dénoncé la diffusion de ces images, qui violent, selon eux, la convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre.Adoptée le 12 août 1949 (entrée en vigueur le 21 octobre 1950), cette convention a pour but de protéger les victimes de guerre.L'article 13 de ce texte prévoit que « les prisonniers de guerre doivent en tout temps être protégés, particulièrement contre les actes de violence ou d'intimidation et contre les insultes et la curiosité publique ».L'article 14 affirme pour sa part que les prisonniers de guerre ont droit, en toute circonstance, au respect de leur personne et de leur honneur.Le CICR, qui est garant de la convention de Genève, recommande qu'aucun film ou photographie ne soit publié qui pourrait donner du prisonnier une image dégradante ou encore qui permettrait de l'identifier.Les trois pays présentement en guerre, l'Irak, l'Angleterre et les États-Unis (qui, faut-il le rappeler, ont commencé une guerre sans l'aval du Comité de sécurité de l'ONU) ont tous signé cette convention.Hier soir, dans les bulletins de nouvelles de début de soirée, les grands réseaux américains (CNN, ABC, NBC.) refusaient toujours de diffuser les fameuses images même si l'état-major américain avait reconnu plus tôt dans la journée qu'il s'agissait bien des soldats portés disparus.CNN s'est contenté de montrer une photo de cadavres non identifiables.À CBS, on a montré quelques images, hier matin, lors d'une entrevue avec le secrétaire d'État à la défense, Donald Rumsfeld, qui les découvrait visiblement en même temps que les téléspectateurs.Les télévisions devraient-elles diffuser ces images ?À RDI, en fin d'après-midi, on avait reçu un peu moins de 10 appels de la part de téléspectateurs choqués.Claude Gervais, rédacteur en chef des émissions spéciales, justifie son choix ainsi : « Nous savons que le gouvernement irakien joue un jeu, mais nous sommes en temps de guerre et la guerre ne peut pas être aseptisée.Si les soldats avaient été canadiens, on aurait peut-être hésité plus longtemps, c'est vrai.Par contre, quand nous avons montré des soldats irakiens défiler les mains sur la tête, personne n'a appelé.Est-ce que c'était moins humiliant ?Je ne sais pas.» « Le respect de la Convention de Genève est la responsabilité des États, pas des journalistes, a déclaré Nada Doumani, du Comité international de la Croix- Rouge.Les journalistes, eux, sont soumis aux règles d'éthique de leur profession.» De son côté, Amnistie internationale a rappelé aux médias l'importance de « s'assurer, dans l'utilisation d'images, que la dignité de tous les prisonniers de guerre soit respectée, qu'ils soient Irakiens, Américains ou autres ».Bien entendu, les internautes du monde entier \u2014 y compris les Américains \u2014 pouvaient visionner les images en question sur le site de leur choix.Le débat sur la diffusion des images de prisonniers va sans doute se poursuivre au cours des prochains jours.Une chose est certaine : à la fin de la journée d'hier, après avoir été diffusées en boucle pendant plus de 12 heures, les images avaient perdu de leur impact.L'insensibilité, c'est sans doute la pire chose qui pouvait arriver.\u0001 \u0001 \u0001 L'autre image marquante de la journée : cette incroyable chasse à l'homme sur les rives du Tigre, à Bagdad.Une rumeur voulait que deux pilotes des troupes britanniques et américaines se soient éjectés de leur appareil et qu'ils aient été quelque part dans les eaux brunes du fleuve.On ne savait pas trop s'il fallait rire en voyant des centaines de personnes courir le long des berges, écartant les roseaux à la recherche d'un corps ou d'un soldat dissimulé.Des soldats irakiens tiraient dans l'eau sous le regard d'une centaine de journalistes.Certains filmaient la scène, d'autres la photographiaient.C'était surréaliste.Photo REUTERS Des centaines d'Irakiens ont recherché avec frénésie sur le Tigre et ses rives un pilote des forces américano-britanniques dont l'avion aurait été abattu au-dessus de la capitale irakienne.L'état-major de la Coalition a démenti avoir perdu un avion.Une trentaine de soldats américains tués après quatre jours Un journaliste britannique figure parmi les morts L'enfer des prisonniers TRISTAN PÉLOQUIN « CES SOLDATS vont vivre l'enfer.Ils vont connaître ce que c'est que de subir le pire des supplices pendant des jours et des jours : ne pas savoir ce qui les attend le lendemain.Je compatis et j'ai pitié d'eux.» L'ex-lieutenant-capitaine Al Trotter, joint à son domicile de Kamloops, en Colombie-Britannique, a été fait prisonnier par les Allemands le 13 août 1944 après que son avion se soit écrasé au Luxembourg.Selon lui, il est clair que les quatre soldats américains capturés hier par les Irakiens passent un très mauvais moment.« Présentement, des milliers de pensées doivent se bousculer dans leur tête, mélangées à un immense sentiment de peur.Ils sont complètement effrayés et, en même temps, ils doivent se demander ce qu'ils font là.Ils se rendent probablement compte de la futilité de la guerre et que leur famille leur manque terriblement », affirme l'homme de 80 ans, qui a passé 268 jours emprisonné au camp polonais de Stalag Luft 3, au sud-est de Berlin.« Quand on regarde la dureté des images transmises hier et qu'on connaît les souffrances qu'a fait subir Saddam Hussein aux soldats kurdes et iraniens, je suis convaincu que ces Américains vont devoir affronter les pires supplices, surtout cette pauvre femme (une Afro-Américaine membre d'une unité de maintenance mécanique de l'armée américaine) qui a été filmée aux côtés de trois militaires.Les Irakiens ne sont pas très réputés pour leur manière de traiter la gent féminine, les soldats irakiens n'hésiteront pas à la traiter comme un animal », ajoute M.Trotter.Selon lui, les premiers jours de la détention de ces soldats seront les plus difficiles, « mais ils finiront par se résigner à leur sort.C'est là qu'ils courront les pires dangers.Ils accepteront de se faire infliger les supplices les plus dégradants, ils se laisseront humilier, se laisseront tranquillement aller vers un état de soumission totale et accepteront tout ce qu'on leur inflige.J'espère qu'ils ont la tête dure et un moral d'acier », conclutil.MARIE-FRANCE LÉGER AU QUATRIÈME jour des opérations en Irak, les Américains ont confirmé la mort d'une trentaine de leurs soldats depuis le début du conflit, mais ce bilan pourrait bien s'alourdir à une cinquantaine de morts si l'on se fie à des sources irakiennes.On compte également plusieurs morts du côté irakien, soit au moins 77 civils et quatre militaires, selon des sources officielles à Bagdad.Au moins un journaliste britannique figure aussi parmi les victimes.Voici un bilan des derniers jours.Dimanche 23 mars > Le réseau Al-Jazira montre les dépouilles de soldats américains.Les États-Unis admettent la disparition de 12 soldats américains dans le sud du pays, pendant que l'Irak relève dans un communiqué la mort de 25 soldats américains et britanniques.Le haut commandement américain n'a fourni aucune indication précise sur le nombre de tués mais on évoquait moins de 10 morts en soirée.Deux des cinq prisonniers américains aux mains des Irakiens seraient blessés.Terry Lloyd > La chaîne britannique ITN confirme la mort de son journaliste Terry Lloyd.Il aurait été abattu accidentellement samedi par les forces américanobritanniques.Deux journalistes qui l'accompagnaient étaient toujours portés disparus et un autre a été blessé.> Un soldat américain a été tué dans un accident de la route dans le sud de l'Irak, selon un communiqué du commandement central américain au Qatar.> Deux Britanniques ont été portés disparus après que leur Tornado eut été abattu par erreur par un Patriot américain, près de la frontière du Koweït.> Du côté irakien, un responsable du Baas, le parti au pouvoir en Irak, a été tué lors d'accrochages avec des forces américaines dans la région de Najaf.> Quatre civils irakiens ont été tués à Tikrit, le village natal de Saddam Hussein Samedi 22 mars Thomas M.Adams > Six militaires britanniques et un militaire américain (notre photo) ont été tués dans la collision de deux hélicoptères de la Royal Navy au-dessus du golfe Persique.> Un soldat américain a été tué lorsqu'un autre militaire de la 101e division aéroportée a jeté des grenades dans une tente dans un camp au Koweït.On compte au moins 12 blessés, dont cinq grièvement.> Du côté irakien, le ministre de l'Information, Mohammad Saïd al-Sahhaf, a accusé les Américains d'avoir fait 77 morts et 366 blessés parmi les civils à Bassora, où ils auraient fait usage de bombes à fragmentation.> Quatre étudiants jordaniens ont été tués à Mossoul (nord) par un missile tombé près de leur voiture, a indiqué une source officielle jordanienne à Amman.> Un journaliste australien, Paul Moran, est mort dans le nord de l'Iraq au cours d'une attaque suicide.> Un bombardement américain contre des Kurdes islamistes dans le nord de l'Irak aurait fait 45 morts, selon des sources kurdes.Vendredi 21 mars > Deux marines américains sont morts en Irak.Ce sont les premiers américains à trouver la mort au combat.> Huit marines britanniques et quatre militaires américains sont morts au Koweït dans l'accident d'un hélicoptère de transport de troupes CH-46 Sea Knight.> L'Irak reconnaît la perte de quatre militaires, dans un communiqué diffusé le 20 mars au soir par la télévision d'État, sans préciser les circonstances de ces morts.\u2014 Avec AFP, AP et CNN IRAK > LA GUERRE «\u2014Pourquoi êtes-vous venu ici?Vous voulez tuer des Irakiens?\u2014 Je suis venu ici parce qu'on me l'a ordonné.Je ne veux tuer personne.J'ai tiré parce qu'on m'a d'abord tiré dessus.C'est ce qu'on m'avait dit de faire.J'ai suivi les ordres.» \u2014 Un soldat américain fait prisonnier, interrogé par un militaire irakien à la télévision «Nous nous attendons à ce qu'ils traitent leurs prisonniers avec humanité, comme nous traitons les nôtres.S'ils ne sont pas bien traités, les responsables seront considérés comme des criminels de guerre.» \u2014 George W.Bush Président des États-Unis « La guerre ne débute pas comme nous l'espérions.Mais nous devons nous rappeler qu'il s'agit d'un conflit de haute intensité, pas d'un entraînement.» \u2014 Colonel Al Lockwood, porte-parole de l'armée britannique, commentant la mort de 16 soldats britanniques depuis le début du conflit, sans qu'aucun d'entre eux n'ait croisé le fer avec l'ennemi.NATHALIE COLLARD n c o l l a r d @ l a p r e s s e .c a LES MÉDIAS AU FRONT 1LP0402A0324 A4, lundi, IRAK 1LP0402A0324 ZALLCALL 67 00:08:15 03/24/03 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Un chasseur britannique abattu par des tirs fratricides TRISTAN PÉLOQUIN Le chasseur britannique Tornado abattu dans la nuit de samedi par un missile Patriot américain est officiellement le premier cas de tir fratricide de cette guerre, et tout porte à croire que ce ne sera pas le dernier.Une enquête a été démarrée par le département américain de la Défense peu après l'écrasement de l'appareil, mais déjà, les autorités ont confirmé qu'il s'agissait d'une attaque accidentelle entre alliés, qui s'est produite tout près de la frontière koweïtienne alors que le chasseur revenait de mission.Le ministère britannique de la Défense a confirmé en soirée que les deux membres de son équipage ont été tués lors de l'accident, contrairement à une rumeur qui a circulé selon laquelle les pilotes s'étaient posés en parachute dans le Tigre.Peu après l'accident, des porte-parole militaires ont affirmé que les tirs fratricides, ou « bleu contre bleu », comme les appellent les soldats britanniques, sont des « accidents tragiques inévitables » même si les technologies de reconnaissance électronique telles que des balises infrarouge et les systèmes GPS équipent aujourd'hui presque tous les véhicules de combat.« Avec les opérations au tempo rapide et la guerre de mouvement, ces choses arrivent de temps en temps », a déclaré en point de presse le colonel Ronnie Mc Court, porte-parole britannique au commandement central de l'intervention en Irak.Durant le conflit du Golfe de 1991, selon le site spécialisé American War Library, les tirs fratricides commis par les Américains ont causé la mort de 165 des leurs, soit 45 % des 367 victimes américaines relevées en Irak, au Koweït et en Arabie Saoudite pendant l'opération Tempête du désert.Lors de cette opération, les erreurs commises par les Américains ont également tué ou gravement blessé 22 soldats britanniques, dont neuf qui sont morts lors de l'attaque accidentelle en plein jour d'un convoi de 37 véhicules blindés Warrior.Selon un rapport de l'Air Force Association (AFA), un organisme civil indépendant de Virginie, les tirs fratricides sont de plus en plus fréquents dans les conflits qui impliquent les Américains : ils sont passés de 2 % lors de la Seconde Guerre mondiale à 13 % lors de la guerre du Vietnam et à 45 % durant la guerre du Golfe L'accident d'hier rappelle aussi la bavure commise en avril dernier par deux pilotes d'un F-16 américain, qui ont largué une bombe sur un groupe de soldats canadiens qui participait à un entraînement à tirs réels.Ce bombardement accidentel avait fait quatre morts, en plus de blesser huit soldats.Conçus pour détruire les missiles ennemis en plein vol, les missiles Patriot, comme celui qui a abattu hier le Tornado britannique, en sont à leur troisième version depuis leur mise en service au début des années 1990.Les Américains avaient vanté leurs vertus pendant la guerre du Golfe, affirmant qu'ils avaient intercepté de nombreux Scuds irakiens, mais il s'est avéré après coup qu'ils n'étaient pas aussi fiables qu'on le disait.Au cours des dernières années, les deux constructeurs de ces missiles, les firmes Lokheed Martin et Raytheon, en ont amélioré la portée de plusieurs kilomètres et les ont rendus capables de détecter les missiles ennemis de plus loin.Les forces armées turques, syriennes et israéliennes en ont installé sur leurs territoires respectifs peu avant le début de la guerre.Chacun de ces Patriot vaut environ 2,5 millions.Quant à l'appareil Tornado qui a été abattu, il s'agit d'un chasseur construit par la firme Panavia, une entreprise créée en 1969 par les gouvernements britannique (qui détient 42,5 % des actions), allemand (42,5 %) et italien (15 %).Mis en service en 1976, le Tornado est reconnu pour sa polyvalence, mais surtout pour sa capacité à voler à très grande vitesse à des altitudes extrêmement basses.Fragments Après quelques jours d'opérations « chorégraphiées » qui relevaient plus du grand spectacle télévisé, la guerre a commencé à montrer son dur visage au peuple américain et au reste du monde.Un missile antimissile Patriot américain qui abat un Tornado de la Royal Air Force et tue les deux pilotes, portant à 16 le nombre de morts britanniques, tous le fait d'accidents ou de tirs amis.Plusieurs dizaines de marines tués dans des combats près de Nasiriyah.Une unité de soutien du 7e Régiment de cavalerie qui s'égare et tombe aux mains des Irakiens.Et, de l'autre côté, ces morts irakiens dont on ne sait rien, même pas le nombre.Les « images du jour », sans doute, sont venues de la chaîne Al-Jazira, l'équivalent arabe de CNN, montrant quatre prisonniers de guerre américains, dont une femme, blessés et terrifiés.Et les corps ensanglantés de leurs compagnons d'armes, tombés sous le feu ennemi.Reality check, comme disent les Américains, plus vifs à appuyer la guerre qu'à en accepter les terribles effets sur les leurs.L'attentat à la grenade perpétré samedi par un soldat de la 101e Division d'assaut contre ses propres officiers risque toutefois d'avoir des conséquences plus graves et durables, tant dans les rangs de l'armée que dans la société américaine.Samedi, un sergent du 326e Bataillon d'ingénieurs a lancé trois grenades à main dans autant de tentes abritant le poste de commandement du 1er Bataillon de la 101e DA, au camp Pennsylvania, dans le nord du Koweït.Cet attentat a fait un mort et 12 blessés, dont le commandant de l'unité.Le sous-officier, arrêté tout de suite après l'incident, venait de faire l'objet de mesures disciplinaires pour insubordination et avait été informé qu'il ne suivrait pas son unité en Irak.Interviewé par CNN tard samedi, le correspondant du Financial Times Charles Clover avait décrit le suspect comme étant un Afro- Américain « avec un nom à consonance arabe ».On apprenait hier qu'il s'appelait Asan Akhbar et qu'il venait de se convertir à l'islam.L'incident, on s'en doute, a porté un coup terrible au moral des troupes de la « 101st Airborne Division », une formation héliportée qui pourrait bien mener l'assaut sur Bagdad, le moment venu.Le 3e Bataillon avançait vers le coeur de l'Irak quand ses membres ont été mis au courant de l'attaque par les journalistes.Réaction générale : « À la guerre, on s'attend à mourir sous le feu de l'ennemi, pas à être tué par une grenade lancée par un gars qui fait la file avec nous à la cantine ».Même réaction de stupeur à Fort Campbell (Kentucky), base d'attache des « Screaming Eagles », le surnom de la glorieuse « 101 ».On peut facilement imaginer, par ailleurs, l'impact de l'incident sur les militaires américains de religion musulmane, dans une société close où l'ostracisme, surtout en temps de guerre, peut mener aux plus néfastes conséquences.L'affaire n'aura rien non plus pour apaiser les tensions dans le homeland, où les Américains d'origine arabe, donc « du bord de l'islam », sont victimes de toutes sortes de désagréments, surtout depuis septembre 2001.Cette attaque, par ailleurs, ravivera les plus douloureux souvenirs chez les milliers de vétérans de la guerre du Vietnam, où des centaines d'officiers et de sous-officiers supérieurs ont été tués par leurs propres soldats par cette même méthode appelée fragging.Le nom vient de la fragmentation grenade (grenade explosive), comme celle utilisée samedi par le sergent Akhbar, lancée dans la tente de la « cible », d'habitude durant son sommeil.Bien avant que des unités entières ne refusent ouvertement d'aller au combat, l'armée américaine avait dénombré des centaines d'attaques du genre, perpétrées par des hommes du rang \u2014 des conscrits des classes laborieuses pour la plupart \u2014 contre des officiers qu'ils considéraient comme insensibles aux réalités de la guerre ou carrément incompétents.Les unités de combat, moins de 20 % de la force américaine, portaient le gros des pertes, dans des opérations de search & destroy (trouver et détruire) où la performance des officiers \u2014 vers une probable promotion \u2014 était évaluée au nombre d'ennemis tués.Ces officiers de carrière, jeunes hommes des classes moyennes frais émoulus de West Point, n'avaient que six mois pour faire leurs preuves, tandis que les hommes de troupe devaient passer un an au combat.Au Vietnam, en 1969, 126 attaques à la grenade ont fait 37 morts parmi les 76 officiers et sous-officiers visés ; 1971 : 333 fraggings contre 158 cibles pour 12 morts.Après, l'armée a arrêté de compter, la plupart des attaques n'étant plus signalées à l'état-major.La raison : les officiers victimes de fragging \u2014 ceux qui en sortaient vivants \u2014 étaient simplement relevés de leur commandement.Pas bon pour les promotions.Jour 4:le conflit en questions MARIE-FRANCE LÉGER Q L'armée de la Coalition menace t-elle Bagdad ?R Bagdad a connu hier les plus violents raids depuis vendredi soir.Vers 22 h 20, heure de Bagdad, de nouvelles explosions ont retenti sur la capitale.La ville a été soumise à un bombardement intensif alors qu'un bâtiment du complexe du palais présidentiel, vraisemblablement le siège du Conseil des ministres, a été touché par une bombe.Selon le CICR (Comité international de la Croix- Rouge) la ville est privée d'eau potable et d'électricité depuis vendredi.Les forces américano-britanniques se trouvaient hier à une centaine de kilomètres de la capitale.Après les raids de samedi, la ville de Kirkuk a de nouveau été bombardée hier.Q Les forces américano-britanniques éprouvent-elles des difficultés ?R Les militaires irakiens surprennent par leur combativité.Des affrontements ont eu lieu entre les soldats britanniques et les troupes de Saddam Hussein à Fao.Les Américains ont aussi bataillé ferme contre des poches de résistance pendant près de quatre heures dans le port stratégique d'Oum Qasr, sur la frontière irako-koweïtienne, censé pourtant être déjà tombé aux mains de la Coalition la veille.Des combats très violents se sont également produits à Nasiriya, ville du Sud-Est.Un contingent de marines y aurait été pilonné par les forces ennemies.C'est à cette occasion que les Américains ont éprouvé leurs plus sérieuses pertes depuis le début de la guerre ainsi que l'humiliation de voir des leurs faits prisonniers sur les ondes d'Al-Jazira.Les officiers américains soulignent qu'ils contournent délibérément les villes parce qu'ils veulent éviter les combats de rues.Par ailleurs, un missile irakien se dirigeant vers une base américaine a été intercepté par un missile Patriot tard hier au Koweït.Q Combien de soldats et combien de civils ont été tués ?R Dure journée des deux côtés, hier.Une dizaine d'Américains auraient été tués au cours d'une embuscade dans le sud de l'Irak, à Nasiriya.Dans un communiqué, les Irakiens affirment que 25 soldats américains et britanniques ont été tués au cours de l'affrontement.Les Israéliens ont fait plutôt état de six morts chez les Américains et d'une cinquantaine de blessés.Les Irakiens, pour leur part, auraient essuyé leurs plus grosses pertes civiles depuis le début du conflit.Les combats de samedi pour la prise de Bassora auraient fait 77 morts parmi les civils irakiens et quatre victimes chez les militaires, selon le ministre irakien de l'Information.Q Pourquoi Donald Rumsfeld était-il contre la diffusion par les médias des images des prisonniers américains ?R Le secrétaire à la Défense a expliqué sur le réseau CNN que la Convention de Genève interdit de montrer des images de prisonniers et de les humilier.« C'est une chose que les États-Unis ne font pas », a dit M.Rumsfeld.Q Les Russes sont-ils mêlés au conflit R Les stratèges américains ont dénoncé la participation de techniciens russes, les accusant d'aider les forces irakiennes à déjouer les signaux satellitaires pour le guidage des bombes.Mais la société russe suspectée de connivence avec l'Irak a nié hier, à Moscou, avoir vendu récemment au régime de Saddam Hussein des brouilleurs électroniques à usage militaire.Q L'opposition àla guerre continue-telle R Les manifestations se sont poursuivies hier un peu partout dans le monde.Les heurts les plus violents sont survenus dans les pays musulmans.Au Pakistan, 70 000 personnes ont défilé et scandé des slogans contre les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.Parmi les pays occidentaux, ce sont les Australiens, au nombre de 30 000, qui ont été les plus nombreux à manifester.En Italie, 8000 protestataires ont défilé devant la base américaine d'Aviano, en Sicile.Encore une fois, à Washington hier, quelques centaines d'anciens combattants américains ont montré leur opposition à la guerre.Avec AFP, AP, CNN et Reuters Photo AP Un Irakien non identifié se porte au secours d'une fillette blessée lors d'un bombardement de Bassora, dans le sud du pays, mené par la coalition dirigée par les États-Unis.3115003A LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > 6h50 (14h50) Londres.Le secrétaire d'État britannique aux affaires étrangères, Mike O'Brien, déclare sur les ondes de la BBC qu'un missile américain Patriot a frappé par erreur un avion Tornado de la Royal Air Force revenant de mission.Les deux pilotes à bord sont présumés morts.09h (17h) Washington.Le secrétaire d'État à la Défense Donald Rumsfeld amorce une série d'entrevues à la télévision.Il confirme que des soldats américains sont portés disparus en Irak.9h30 (17h30) Bagdad.Nouveaux bombardements en périphérie de la capitale irakienne.La DCA entre en action et les tirs sont nourris dans le ciel.De nouvelles vagues de bombardements sont notés vers 11h10 (19h10), 14h (22h) et 19h(3h).11h16 (19h16) Washington.Le Pentagone confirme qu'une dizaine de soldats américains sont portés disparus dans le sud du pays.Des images de la télévision irakienne sont diffusées sur Al-Jazira et dans le monde entier.On informe les familles concernées.12h (20h) Londres.La chaîne de télévision britannique ITN annonce que son correspondant Terry Lloyd est présumé mort.Le journaliste se trouvait avec un caméraman français et un chauffeur et traducteur libanais à bord d'une voiture prise sous le feu des tirs de la coalition à Bassora, dans le sud irakien.IRAK > LA GUERRE Voici le fil des événements survenus d'heure en heure au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses. 1LP0501A0324 A5, lundi, IRAK 1LP0501A0324 ZALLCALL 67 23:02:37 03/23/03 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 4 MA R S 2 0 0 3 A 5 Le Pentagone juge «prématuré » de parler d'une fabrique d'armes chimiques d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Le Pentagone estime « prématurées » des informations de presse faisant état de la découverte d'une « énorme » fabrique d'armes chimiques par les forces américanobritanniques près de la ville de Najaf, dans le centre de l'Irak.« Les informations de presse sont prématurées.Nous sommes en train d'examiner des sites qui nous intéressent », a indiqué hier le commandement central américain (Centcom) dans un bref communiqué lu par un porte-parole du Pentagone, le commandant James Cassella.La chaîne de télévision américaine Fox News avait rapporté auparavant qu'une « énorme » fabrique d'armes chimiques en Irak avait été découverte par les forces américaines près de la ville de An Najaf, à environ 160 km au sud de Bagdad.Selon Fox News, qui cite un journaliste du Jerusalem Post qui accompagne une unité de la 3e Division d'infanterie américaine, le général irakien en charge de cette usine est détenu par les Américains.Les dirigeants américains ont jusque-là affirmé ne pas avoir trouvé en Irak d'armes de destruction massive (chimiques, biologiques voire nucléaires) depuis le début de leur intervention militaire.L'administration Bush assure que, malgré ses démentis, Saddam Hussein dispose toujours de ce type d'armes dans son arsenal et en a fait la principale justification de son invasion de l'Irak.« Nous continuons à rechercher des armes de destruction massive.Plusieurs prisonniers nous ont donné des pistes », avait déclaré plus tôt hier, au Qatar, le général John Abizaid, le numéro 2 américain en charge des opérations.Les services de renseignement militaires américains continuent à interroger les quelque 2000 prisonniers de guerre irakiens, à la recherche d'information sur de possibles caches d'armes chimiques et biologiques.Ces interrogatoires n'ont rien donné de concret jusqu'à maintenant.Par ailleurs, aucune formation de la garde républicaine, dont les commandants pourraient en savoir plus, ne s'est encore rendue, déclarait hier le secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld.Les officiers américains continuent donc \u2014 par téléphone satellitaire, émissions de radio et largage de tracts \u2014 à conseiller la reddition tant aux commandants de ces unités d'élite qu'aux officiers de l'état-major supérieur de l'armée irakienne.Selon M.Rumsfeld et d'autres responsables du Pentagone, ces démarches ont pour but d'accélérer la reddition complète et totale des forces irakiennes, de diminuer les effusions de sang et d'aider à la recherche d'armes de destruction massive (ADM).« Nous avons obtenu des indications de certains prisonniers », a déclaré hier le lieutenant-général John Abizaid, en soulignant que ces renseignements avaient été obtenus, entre autres sources, de deux généraux irakiens.Mais, avertit le porte-parole du commandement central, trouver les caches d'ADM pourrait s'avérer une longue entreprise.Le gouvernement américain croit que seul un petit groupe de hauts dirigeants irakiens connaissent le détail des programmes de production d'ADM de Saddam Hussein et souligne le fait que son régime a travaillé pendant des années à perfectionner ses façons de les cacher.Donald Rumsfeld a prédit hier que les unités de la garde républicaine pourraient commencer à se rendre à mesure que les forces de la coalition s'approchent de Bagdad.La grande majorité des prisonniers de guerre, par ailleurs, faisaient partie des forces régulières cantonnées dans le sud et ne détiennent pratiquement aucune information valable, selon Daniel Goure, analyste militaire au Lexington Institute de Washington.Seules exceptions possibles : le commandant de la 51e Division d'infanterie, qui s'est rendue jeudi, et les quelques membres d'unités de transmissions ou d'ingénieurs.Outre les deux généraux, les prisonniers de guerre les plus importants du point de vue du renseignement sont ceux capturés en secret par les forces spéciales américaines, qui ont pris au moins un aéroport dans l'ouest de l'Irak.Il est probable que les aéroports de cette région serviraient de base de lancement de missiles Scud vers des pays comme Israël et donc que ces installations pourraient cacher des documents sur l'entreposage et le transport d'armes chimiques et la structure de déploiement des missiles.Les officiers capturés à ces endroits, selon M.Goure, pourraient savoir où étaient cachées les ADM avant le début de la guerre mais pourraient ignorer où elles ont été transportées depuis.Des équipes du renseignement américain travaillent rapidement à trier une vaste quantité de documents, découverts vendredi dans une cache à la suite de combats entre les forces spéciales et des unités irakiennes, a pour sa part déclaré à l'émission This week (ABC) le général Richard Myers, chef d'état-major de la Défense.Le Pentagone croit que certains commandants d'unités de campagne ont l'autorité de lancer des attaques chimiques ou biologiques, selon Donald Rumsfeld, ce qui ajoute à l'urgence des opérations de renseignement.Il a rappelé que les officiers qui donneraient un tel ordre seraient poursuivis et punis.Photo AP Le gouvernement irakien a conduit hier des journalistes aux ruines d'un îlot résidentiel de Bagdad détruit par les bombes ennemies.3126955A 3123022A RÉCLAMEZ efficacement vos comptes à recevoir, loyers, jugements et dommages-intérêts de 500 $ et plus au Québec et à l'étranger sans engager aucun déboursé.Honoraires à pourcentage après réussite seulement GRÉGOIRE PERRON & ASSOCIÉS, avocats Téléphone : 1 888 285-6441 Courriel : gperron@videotron.ca Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2003-03-22 Tirage du 2 000 000,00 $ 530 683,30 $ 3 144,80 $ 79,20 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (10) GAGNANTS LOTS 12 440 687 $ 5 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2003-03-22 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (28) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 575 993,50 $ 2003-03-23 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2003-03-23 2003-03-23 2003-03-22 3 358 4 0336 NUMÉRO: 863887 NUMÉRO: 491993 13h10 (21h10) Washington.Au cours d'un point de presse, le président George W.Bush déclare que les prisonniers de guerre américains doivent être traités convenablement, en accord avec la convention de Genève.Il rappelle également la position de Washington selon laquelle les Turcs ne doivent pas pénétrer dans le nord de l'Irak.13h40 (21h40) L'Irak affirme que 25 soldats ont été tués à Nassiriya et dans les environs au cours de la fin de semaine.14h (22h) Le premier ministre britannique Tony Blair condamne les images irakiennes montrant des soldats américains prisonniers.Il déclare : «Il s'agit d'une violation flagrante de la Convention de Genève.» 14h30 (22h30) Camp As-Saliya, Qatar.Point de presse des autorités militaires américaines au centre de communications.Le lieutenant-général John Abizaid confirme que des soldats américains ont été tués, blessés et capturés à la suite de combats près de Nassiriya.Des soldats irakiens combattent vêtus en civil ; d'autres font semblant de se constituer prisonniers avant de prendre des soldats américains en embuscade, ajoute-t-il.17h30 (1h) Un missile antimissile Patriot intercepte un missile irakien au-dessus du Koweït, selon un porte-parole militaire, Youssef al-Moulla, cité par la télévision officielle.LE FIL DES ÉVÉNEMENTS > Voici le fil des événements survenus d'heure en heure au cours de la journée d'hier.Les heures indiquées sont celles de Montréal, suivies des heures de Bagdad, entre parenthèses.IRAK > LA GUERRE 1LP0602A0324 A-6 lundi 1LP0602A0324 ZALLCALL 67 00:25:17 03/24/03 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Les Américains prennent pied au Kurdistan EN IRAK ISABELLE HACHEY envoyée spéciale SULEYMANIE \u2014 Bien que le Pentagone ait officiellement renoncé à ouvrir un front nord contre l'Irak en passant par la frontière turque, il semble qu'un « plan B » très discret soit désormais en cours : des milliers de soldats américains devraient atterrir dans les prochains jours au nord de l'Irak, au coeur de la zone « autonome » dominée par les rebelles kurdes depuis la fin de la guerre du Golfe.Déjà, samedi soir, des centaines de militaires des forces spéciales américaines ont débarqué dans le plus grand secret à l'aéroport hautement surveillé de Suleymanie, à l'ouest du Kurdistan irakien.« Vous allez en voir de plus en plus au cours des prochains jours », a dit hier un haut responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), l'une des deux factions kurdes qui dominent le territoire de 42 000 kilomètres carrés.Le rôle des forces spéciales pourrait se limiter à assurer la stabilité du Kurdistan, qui risque de sombrer dans le chaos après la chute du régime de Bagdad.Il sera en tout cas beaucoup moins important que celui prévu au départ pour les 62 000 soldats américains qui devaient franchir la frontière turque équipés d'artillerie lourde, de blindés et de chars d'assaut.Samedi soir, le Pentagone a annoncé qu'il renonçait à son projet d'envoyer des troupes dans le nord de l'Irak via la Turquie.La trentaine de navires américains ancrés depuis des semaines au large des côtes turques, dans la vaine attente d'un feu vert d'Ankara, font maintenant route vers le Golfe persique.La 4e division d'infanterie américaine, basée au Texas, rejoindra le reste des forces alliées, regroupées au Koweït.Dans ses plans de guerre, Washington comptait sur l'ouverture d'un front nord pour vaincre les troupes de Saddam Hussein.Combiné à l'offensive lancée au sud, ce front aurait divisé les forces irakiennes et sans doute accéléré la victoire des forces alliées, en plus d'éviter des pertes de vies.Le 1er mars, le parlement turc a toutefois refusé de permettre le déploiement des troupes américaines sur son territoire.Depuis, les relations entre les deux pays se sont considérablement détériorées.Irrité, Washington a retiré son offre de compensation financière de 15 milliards $US à la Turquie et s'est rapproché des Kurdes irakiens, dont les 100 000 peshmergas (combattants) se sont placés sous les ordres de l'armée américaine.Depuis des semaines, les autorités kurdes répètent que les peshmergas forment une force strictement défensive et qu'ils ne tenteront pas de s'emparer de Kirkuk et de Mossoul, deux villes à majorité kurdes sous la coupe de Bagdad.Samedi, un haut responsable du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Hoshyar Zebari, a toutefois affirmé en conférence de presse que les peshmergas participeraient finalement à l'offensive militaire aux côtés des forces américaines.M.Zebari a même laissé entendre à l'AFP que les milices kurdes pourraient bientôt entrer à Kirkuk et à Mossoul.Depuis le jour 2 de la guerre en Irak, les deux villes pétrolières font l'objet d'intenses bombardements américains.Chaque nuit, à Chamchamal, petite ville plantée sur la ligne de front irakienne, on peut voir le ciel noir s'allumer au-dessus de Kirkuk, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest.Une éventuelle participation kurde à la prise de Kirkuk et de Mossoul provoquerait la fureur de la Turquie, qui craint que les Kurdes irakiens ne s'approprient les ressources pétrolières de la région.Ankara est terrifié à l'idée qu'un Kurdistan riche en pétrole ne revendique son indépendance, ce qui risquerait de rallumer les velléités séparatistes de sa propre minorité kurde.Balayant du revers de la main les objections de Washington, la Turquie menace maintenant d'envoyer 40 000 soldats au nord de l'Irak afin d'assurer l'« intégrité territoriale » du pays.Les troupes turques se massent depuis des semaines aux portes de l'Irak, mais Ankara a démenti samedi que 1500 soldats avaient déjà franchi la frontière.L'administration américaine craint qu'une incursion unilatérale ne provoque une « guerre dans la guerre » entre les forces turques et les peshmergas kurdes, qui s'opposent avec véhémence à une occupation turque de leur territoire.Tous estiment que, s'ils entrent au Kurdistan, les militaires turcs risquent d'être lents à en sortir.Le conflit pourrait alors durer plus longtemps que la guerre contre Bagdad.« Il reste des efforts diplomatiques à faire pour convaincre la Turquie de ne pas s'ingérer dans nos affaires internes », affirme le ministre de la Coopération et des Relations du gouvernement régional kurde, Mirza Abdul Razak.Mais si la Turquie s'obstine à envoyer des troupes au nord de l'Irak sans l'accord de l'armée américaine, les Kurdes ne demeureront pas impassibles, prévient-il.« Nous n'accepterons pas que la Turquie nous prive des droits pour lesquels nous avons lutté pendant des décennies et pour lesquels nous avons versé tant de sang.» Photo AFP Deux combattants kurdes, hier, en poste à Qushtapa, dans le Kurdistan irakien.Les États-Unis mettent en garde la Turquie Tommy Franks n'est pas Norman Schwarzkopf Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le président George W.Bush a affirmé hier que le message enjoignant à la Turquie de ne pas faire entrer unilatéralement des troupes dans le nord de l'Irak était « très clair ».« Nous avons fait savoir très clairement aux Turcs que nous attendions d'eux qu'ils n'entrent pas dans le nord de l'Irak, de dire Bush.Nous sommes en contact continu avec les militaires turcs comme avec les responsables politiques turcs.Ils sont au fait de notre politique », a-t-il ajouté, s'adressant à des journalistes à son retour à la Maison-Blanche, après un week-end passé dans la résidence présidentielle de Camp David, au Maryland.« Et ils savent que nous travaillons avec les Kurdes afin de nous assurer qu'il n'y aura pas là-bas (dans le Kurdistan irakien) d'incident qui leur donnerait une excuse d'entrer » dans le nord de l'Irak, at- il précisé.Des forces spéciales américaines sont d'ailleurs arrivées en nombre au Kurdistan irakien, dans la nuit de samedi à hier, en vue de l'ouverture d'un front nord en Irak, a indiqué hier un haut responsable kurde.Autre son de cloche à Ankara hier soir : le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué dans un discours à la nation que la Turquie était en accord avec Washington sur toutes les questions relatives à l'Irak et sur la volonté d'Ankara d'envoyer des troupes dans le nord de ce pays.« Les arrangements militaires que nous allons faire dans une zone tampon limitée au-delà de la frontière (turque) visent à contenir un possible afflux de réfugiés (.) et d'empêcher certaines provocations visant notre sécurité, a-t-il dit.La présence des soldats turcs dans cette région sera une source de stabilité et de sécurité pour la Turquie et la région.» M.Erdogan, qui a souligné que la sauvegarde de l'intégrité territoriale de l'Irak voisin était essentielle, a ajouté que « sur toutes ces questions », la Turquie et les États- Unis étaient parvenus à un accord.« La Turquie est capable d'assurer sa sécurité et de protéger ses intérêts », a assuré le chef du gouvernement turc.Selon l'agence Anatolia, des diplomates et des militaires turcs et américains se sont entretenus hier à Ankara au sujet d'une possible coopération au nord de l'Irak.« Il n'y a ni blocage majeur ni désaccord », a assuré un diplomate américain à Ankara, selon qui son pays ne remet pas en cause le droit de regard turc sur la région.« Il s'agit seulement de s'assurer de la coordination de nos forces au même endroit » pour s'assurer « qu'on ne se tire pas dessus », a-t-il ajouté.Selon la presse turque, un des points d'achoppement concernerait la profondeur d'une pénétration turque en Irak, Washington souhaitant limiter une telle intervention à l'établissement d'un mince cordon de sécurité à la frontière.Le parlement turc a voté la semaine dernière en faveur de l'ouverture de l'espace aérien à l'aviation américaine et pour l'envoi de soldats turcs dans le nord de l'Irak, une région dominée par des factions kurdes qui, selon Ankara, pourraient imposer leur autonomie après la chute du régime de Saddam Hussein.Ankara, qui estime avoir un droit de regard sur la région, craint que la naissance d'une entité kurde dans le nord de l'Irak ne stimule des visées séparatistes sur son propre territoire, où vivent plusieurs millions de Kurdes.De son côté, dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion de la Ligue arabe au Caire, le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabri, a également mis en garde hier la Turquie contre une incursion en Irak, affirmant qu'elle « paierait très cher » le prix d'un tel acte.« La Turquie agit contre son peuple et elle paiera très cher si elle est entraînée dans la campagne colonisatrice menée contre l'Irak », a averti M.Sabri, ajoutant que « l'Irak est la clé de la stabilité dans la région ».JUDITH LACHAPELLE PARMI CEUX qui ont suivi la guerre du Golfe de 1991, bien peu ont oublié le chef d'état-major interarmés américain et son nom imprononçable, Norman Schwarzkopf.Le général américain apparaissait tous les jours à la télévision pour livrer lui-même le bilan de la journée.Dix ans plus tard, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, adoptait avec succès la même recette médiatique pour informer au jour le jour les Américains des avancées des troupes en Afghanistan.« Je ne suis pas Norman Schwarzkopf ! » a pour sa part déclaré, à la même époque, le successeur du célèbre général, Tommy Franks.Ce dernier a essuyé des critiques selon lesquelles la guerre contre les talibans et Al-Qaeda n'avançait pas assez vite.« Il est important, d'après moi, de bien réfléchir et d'exécuter la stratégie importante pour notre pays », avait-il déclaré, en affirmant qu'il ne souffrait pas « de timidité vis-à-vis des médias, mais seulement d'un manque de temps ».Samedi, le général Tommy Franks a enfin pris le temps de rencontrer les médias au centre avancé du commandement central (CENTCOM) américain de Doha, au Qatar.Le Tommy Franks Show, comme l'a cyniquement baptisé le reporter du quotidien britannique Independant, a donc mis en scène un homme « qui pèse minutieusement ses mots avant de répondre » et qui est certainement « moins loquace, moins showman que Norman Schwarzkopf, qui était à sa place à la dernière guerre du Golfe », rapporte l'Independant.Tommy Franks, 57 ans, est le commandant du Commandement central depuis juillet 2000 et supervise donc les opérations militaires américaines dans 25 pays, de la Corne de l'Afrique à l'Asie centrale en passant par le Proche-Orient.On le dit 100 fois plus à l'aise avec ses hommes qu'avec les médias ou les politiciens.Il a derrière lui 40 ans de carrière militaire et plusieurs décorations, notamment pour les guerres du Vietnam et du Golfe en 1991, et pour une campagne victorieuse en tant que chef du commandement central américain contre les talibans en Afghanistan, fin 2001.Cette dernière campagne reste cependant inachevée puisque le chef du réseau terroriste Al-Qaeda, Oussama ben Laden, est toujours au large.Ce qui enragerait même sa petite-fille de 5 ans, qui appelle affectueusement son grand-père Pooh, en l'honneur de Winnie the Pooh (Winnie l'ourson), et qui se demande elle aussi pourquoi son célèbre grand-père n'a pas encore réussi à trouver ben Laden.Cet « échec » aurait pu lui coûter son poste.D'autant plus qu'il faisait l'objet d'une enquête interne pour avoir fait bénéficier sa femme Cathy d'avantages indus, notamment pour l'avoir mise au courant de dossiers considérés comme confidentiels.Franks devait prendre sa retraite l'an dernier, mais ses supérieurs ont décidé qu'il ne serait peut-être pas approprié de changer de chef d'état-major alors qu'une guerre se dessinait à l'horizon.Tommy Franks, même s'il ne fait pas l'unanimité, est donc toujours à la tête de ses troupes.Amateur de musique country et de motos rétro (même le roi Abdallah II de Jordanie lui a offert une Harley-Davidson), Tommy Franks a grandi à Midland, au Texas, tout comme la First Lady des États-Unis, Laura Bush, d'un an plus jeune que lui.Ils ont fréquenté la même école mais n'ont pas fait particulièrement connaissance.À 20 ans, il abandonne les études et, en 1967, il part pour le Vietnam, où, lieutenant d'artillerie, il est blessé à trois reprises.À son retour, l'armée le laisse passer un diplôme de gestion avant de lui donner la chance de monter rapidement en grade.Grand gaillard aux yeux bleus intenses, il a la réputation d'être un stratège plutôt traditionnel, privilégiant les déploiements de troupes massifs et les « tapis de bombes », alors que son patron, Donald Rumsfeld, est connu pour préférer les opérations spéciales et les technologies les plus modernes, a décrit récemment l'Agence France- Presse.Samedi dernier, devant les 600 journalistes qui rongeaient leur frein après 72 heures sans aucune déclaration, il a été fidèle à luimême : prudent et laconique.« Je ne sais pas s'il est vivant ou s'il est mort », a-t-il dit à propos de Saddam Hussein, avant de dire qu'il n'avait « aucune idée de l'endroit où il se trouve ».Au moins, il se disait « satisfait » de la façon dont se déroulent présentement les opérations.« Nos objectifs sont clairs : nous désarmerons l'Irak et renverserons ce régime, qui a refusé de désarmer de façon pacifique.Nous libérerons le peuple irakien d'un dictateur qui utilise la torture, le meurtre, la faim et la terreur comme outils d'oppression.» Archives PC Le chefd'état-major interarmes américain, Tommy Franks. 1LP0702A0324 A7LUNDI 1LP0702A0324 ZALLCALL 67 00:31:16 03/24/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 A7 Les Israéliens portés à négliger l'état d'alerte Éventuelle reddition des troupes irakiennes Le sort de Saddam EN ISRAËL demeure incertain LAURA-JULIE PERREAULT envoyée spéciale JÉRUSALEM \u2014 Les Israéliens comptent les heures qui s'égrènent dans l'opération militaire contre l'Irak comme on compte des faveurs accordées.À chaque minute qui passe, à chaque bout de terrain gagné par les Anglais et les Américains, ils voient la menace d'une attaque irakienne s'éloigner de leur ciel, et ce malgré les avertissements du gouvernement qui les appelle à la vigilance.En principe, l'état d'alerte, décrété le premier jour des attaques des coalisés en Irak, est toujours en vigueur en Israël.Le plan de « défense passive » d'Israël, élaboré depuis l'été dernier et mis en vigueur dès les premières frappes sur Bagdad, oblige tous les citoyens à transporter sur eux un masque à gaz, à rendre hermétique une pièce de leur maison et à identifier les abris souterrains les plus près d'eux en tout temps.Échaudée par la guerre du Golfe de 1991, au cours de laquelle Israël avait reçu plus de 39 missiles scuds irakiens en plein visage, l'administration de l'État hébreu a décidé de ne pas courir de risque en se préparant à faire face aux attaques conventionnelles, tout autant qu'à l'utilisation des armes chimiques et biologiques par Saddam Hussein.L'école buissonnière Mais il n'y a qu'à se promener dans les rues de Tel Aviv et de Jérusalem pour constater que le sentiment d'urgence a baissé d'un cran depuis le début des confrontations et qu'ils sont nombreux à faire l'école buissonnière aux règles établies.« Beaucoup ont l'impression que le pire est passé.En 1991, c'est dans les premiers jours que les missiles ont commencé à tomber, et ils ont continué à le faire jusqu'à la fin.Cette fois, l'atmosphère est plus décontractée.En laissant leurs masques à la maison, les gens se donnent un faux sens de sécurité », analysait hier un porte-parole de l'armée israélienne, Yomtob Sabah lors d'une entrevue avec La Presse.Quelques heures plus tard, le général Amos Gilad, mettait en garde les citoyens d'Israël contre un abandon trop rapide des mesures de sécurité.« La possibilité d'une attaque non conventionnelle irakienne n'est pas écartée », a laissé tomber le général lors d'une intervention radiophonique.Entre théorie et pratique Signe d'une position fort ambivalente face à la situation actuelle, les Israéliens rencontrés hier s'avouent tout autant rassurés par la prolongation de l'état d'alerte qu'ils confessent être délinquants lorsqu'il s'agit de respecter les procédures.« C'est vrai, je devrais avoir le masque sur moi.Et avoir celui de mon fils.Mais plus les jours avancent, plus ça devient difficile de respecter les règles.Comme si on avait le goût de passer à autre chose, comme si on voulait se dire à nous-mêmes que tout va bien », confie Hanni, un père de famille de Jérusalem Est, qui faisait une balade en auto hier après-midi avec son fils.Leurs deux masques à gaz dormaient bien au chaud sous le lit d'Hanni.Ronnie Shelkovitz avait un peu le même sentiment.Invitée jeudi dernier par son université de Tel Aviv à se réfugier sur un kibboutz jusqu'à la fin des hostilités, la jeune femme a pris le chemin du retour vers Tel Aviv dès samedi matin.« Nos cours vont reprendre demain matin.Comme si tout allait bien.Moi, je pense que nous nous mentons à nous-mêmes, que c'est trop tôt pour crier victoire, mais nous sentons un besoin très fort de reprendre des vies plus ou moins normales », expliquait hier la jeune femme de 22 ans.L'étudiante universitaire, qui a choisi de s'installer en Israël après avoir été élevée aux États-Unis, approuvait néanmoins le gouvernement de garder toute la population en état de veille.« Nous savons très bien que Saddam Hussein a plus d'un tour dans son sac.Mais la guerre fait tellement partie de notre quotidien ici, que parfois, nous nous surprenons à oublier le danger », ajoute la jeune femme.Institutrice, Patricia Chétrit était elle aussi partagée entre le désir d'oublier les ombres au tableau et le besoin de rester sur ses gardes en présence d'un ennemi de la trempe du dictateur irakien.Cette institutrice israélienne, que La Presse a interviewée à plusieurs reprises dans les derniers mois, ne trouve pas exagérées les directives de son gouvernement.« Il faut être assis au Canada et manger des crêpes au sirop d'érable pour penser qu'ils en font trop, s'exclame-t-elle.Ceux qui ont vécu la guerre de 1991 savent que ces directives sont nécessaires.C'est rassurant de savoir que nous avons un véritable plan de défense.On ne doit pas jouer avec les peut-être.Il faut tout faire pour éviter le pire.» Mais elle esquisse un grand sourire en avouant qu'elle n'a jamais vraiment fini d'aménager la pièce hermétique de sa maison.Un ballon de soccer sert de bouchon à la sortie d'aération \u2014 petite astuce qui ne tiendrait pas la route en cas d'une véritable attaque chimique ou biologique, convient-elle.La plus jeune de ses filles, Éden, sept ans, de toutes les étudiantes de l'école de la défense passive rencontrées par La Presse au cours de la fin de semaine, est la seule qui semblait avoir appris ses leçons pour les mettre en pratique.Dans un langage des plus colorés, la fillette faisait la démonstration de la marche à suivre en cas d'urgence.« Les sirènes vont retentir.On doit longer les murs et descendre dans la pièce qui est sous l'école.Là, il ne faut pas parler, pas crier, mais on peut faire des jeux de main sans trop faire de bruit », spécifie le petit bout de femme.Le premier ministre Ariel Sharon, qui s'est adressé aux citoyens du pays hier, lui aurait sans doute remis la médaille du civisme, lui qui demandait aux Israéliens de marier calme et vigilance jusqu'à la fin des hostilités : « J'invite les citoyens à faire preuve de sang froid et d'esprit de responsabilité en obéissant aux consignes de sécurité ».Il espère du même coup que tous seront de retour au travail aujourd'hui, avec sous le bras leur kit anti-chimique.PATRICK ANIDJAR Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le sort de Saddam Hussein demeurait incertain pour les Américains au quatrième jour de la guerre, alors que des pourparlers secrets sont en cours avec des officiers irakiens en vue d'une éventuelle reddition de leurs troupes.La télévision irakienne a montré hier des images du dirigeant irakien en uniforme, souriant et détendu, entouré de hauts responsables politiques et militaires, au cours d'une réunion dans un lieu indéterminé.Mais pour le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld, il est à ce stade impossible de tirer une conclusion définitive sur le sort de celui qui dirige l'Irak depuis 1979.« Nous ne savons pas », a répondu M.Rumsfeld sur la chaîne NBC à la question de savoir si le dirigeant irakien était encore aux commandes de son armée.S'appuyant sur des rapports des services de renseignement américain, le secrétaire à la Défense a affirmé que ces images « ont été enregistrées à l'avance au cas où il serait tué ou qu'il ne serait pas en mesure d'accéder à des moyens d'enregistrements ».Il a fait état d'une série d'informations émanant de la capitale irakienne, selon lesquelles Saddam Hussein serait mort.« Il y a aussi des informations disant qu'il est blessé », a-t-il dit.Le journal britannique Sunday Telegraph a rapporté hier que le premier ministre Tony Blair a été informé des blessures du président Saddam Hussein, qui aurait été touché lors des premières frappes sur Bagdad.Mais les images diffusées par la télévision irakienne ne montrent en rien que le président irakien souffre d'une quelconque blessure.« Mais il y a des informations claires selon lesquelles la direction irakienne est en détresse », a poursuivi M.Rumsfeld.Selon le chef d'état-major interarmées américain, le général Richard Myers, « le fait que nous ne sachions pas ce qui se passe avec la direction courante (de l'Irak) ne veut pas dire que cette équipe n'est pas làbas et qu'elle ne fonctionne pas ».« Ils émettent toujours des ordres.Nous devons attendre de voir qui est vraiment aux commandes.», a-t-il dit sur la chaîne de télévision ABC.Après les premiers tirs de missiles de croisière sur Bagdad, jeudi peu avant l'aube, « nous avons reçu des informations selon lesquelles Saddam Hussein a quitté les lieux en ambulance », a déclaré à la BBC Mike O'Brien, le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères.Dans l'ignorance apparente de l'état d'effondrement ou non de la direction du régime, la communication entre les responsables irakiens et les troupes sur le terrain intéresse particulièrement les militaires américains, qui tentent apparemment sur le terrain de la perturber.« Nous devons supposer qu'ils (les Irakiens) ont de multiples canaux de communication le long de la chaîne de commandement, des plus sophistiqués aux messagers, qui sont assez primitifs », a expliqué M.Rumsfeld.Globalement, a résumé le chef du Pentagone, « les progrès en général sont excellents », bien qu'il faille tout de même s'attendre à « des jours difficiles devant nous ».Une des tactiques revendiquées par les responsables américains pour écarter les risques d'enlisement face à une telle résistance : pousser les Irakiens à la reddition en leur faisant comprendre que « le régime de Saddam Hussein est fini ».Ce dernier a ainsi confirmé que des « communications » avaient lieu avec des responsables militaires irakiens pour obtenir la reddition de leurs troupes irakiennes.« Nous avons des gens sur le terrain, dans le pays, dans plusieurs endroits, qui parlent avec de hauts responsables militaires », a précisé M.Rumsfeld.« Dans certains cas, ces responsables nous ont dit de quelle façon ils comptaient se rendre.Et ils l'ont fait », a-t-il dit.Selon lui, plusieurs unités irakiennes se sont déjà rendues.Il n'en a cependant pas précisé le nombre, le nom et les régions où ces redditions ont eu lieu.Photo AP À Jaffa, quelques kilomètres au sud de Tel-Aviv, cette batterie de lance-missiles Patriot est prête à réagir à une éventuelle attaque irakienne.Les troupes britanniques sous le feu d'Irakiens en civil Agence France-Presse RÉGION DE BASSORAH (Irak) \u2014 Les troupes britanniques impliquées dans les combats près de Bassorah, dans le sud de l'Irak, sont confrontées aux attaques d'Irakiens armés habillés en civil.Durant toute la journée d'hier, les soldats du Black Watch Regiment se sont trouvés sous le feu de civils qui ont utilisé des fusils, des mitraillettes et même des roquettes RPG, indiquent leurs commandants.Selon eux, de nombreux soldats irakiens fuyant la progression des forces américaines et britanniques laissent derrière eux armes et équipements militaires.Les troupes alliées trouvent ainsi sur place des chars laissés dans leurs positions défensives, des transports de troupes blindés sur le côté de la route et des pièces d'artillerie.Quant aux civils, ils mettent la main sur tout ce qu'ils trouvent.Les officiers mentionnent aussi la découverte d'une importante cache d'armes dans un énorme complexe de bunkers sur l'héliport d'Al-Zubaya, où des missiles et des ogives ont été trouvés.Des bunkers ont été pillés, y compris par des Irakiens habillés en civil et des enfants, ce qui fait craindre aux soldats britanniques une plus grande résistance.Le commandant Dougie Hay reconnaît que ses troupes ont affaires à une situation difficile, rapporte un journaliste accompagnant le régiment.« Il y a des caches d'armes partout et chaque civil irakien semble avoir son propre stock d'armes », dit-il.Une unité du régiment a été attaquée à quatre reprises durant la matinée par des roquettes RPG qui ont néanmoins raté leurs cibles.Des soldats britanniques patrouillant après avoir sécurisé un secteur de la région de Bassorah sont la cible de francs-tireurs.La plupart de ces derniers sont habillés en civil mais sont soupçonnés d'être des soldats qui ont tout simplement enlevé leur uniforme.Honda de Boucherville 1511, rue Ampère, Boucherville www.hondadeboucherville.com (514) 875-1923 (450) 449-5050 Honda de Laval 700, boul.Saint-Martin Est, Laval www.hondadelaval.com (514) 384-9444 (450) 629-4429 Laval 4,8% 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Lahore.Certains protestataires scandaient des slogans antiaméricains, mais la manifestation s'est déroulée dans le calme.« Tuez l'Amérique ! Tuez l'Amérique ! » ont crié les manifestants, pour la plupart des élèves d'écoles ou de collèges islamiques.Plus de 50 000 personnes étaient descendues dans les rues en Australie, un autre allié de Washington.Ils étaient entre 30 000 et 50 000 à Sydney à demander un arrêt immédiat des hostilités, tandis que plus de 4000 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement à Canberra, la capitale.Les manifestants ont demandé le retour au pays des 2000 soldats australiens déployés dans le golfe Persique.Des milliers de personnes ont par ailleurs dénoncé la présence de deux bases militaires américaines sur le sol italien, tandis que plusieurs militants avaient installé une banderole sur le Colisée, à Rome, en signe de deuil pour les victimes du conflit.Les organisateurs du marathon de la capitale italienne ont commencé la course avec un appel à la paix.Les athlètes ont participé aux manifestations et portaient une banderole sur laquelle était inscrit le slogan « Contre la guerre, Rome pour la paix ».En Indonésie, un millier de personnes s'étaient rassemblées devant les ambassades britannique, australienne et américaine.Un drapeau américain et une effigie de George W.Bush ont été brûlés.Dans une manifestation séparée, environ 200 islamistes fondamentalistes ont protesté devant l'ambassade des États-Unis, portant des banderoles sur lesquelles il était inscrit qu'assassiner Bush est autorisé selon la loi islamique.Les incidents se sont par ailleurs poursuivis pour la troisième journée consécutive devant l'ambassade américaine au Bahreïn, contre laquelle les manifestants ont jeté des pierres.Environ 200 protestataires ont affronté les forces de l'ordre.Le bâtiment est fermé au public, tout comme celui de l'ambassade britannique.Comme chaque jour depuis le début de la guerre en Irak, le 20 mars, plusieurs milliers de personnes en Égypte ont manifesté leur colère contre Washington et Londres.Les défilés d'hier, essentiellement formés d'étudiants, ont été organisés dans les campus, où les manifestations sont tolérées.Un comité de défense dépendant de l'Ordre des avocats a affirmé que près de 800 personnes avaient été arrêtées à la suite de violentes manifestations antiaméricaines, jeudi et vendredi.Le parquet, selon la même source, a décidé de placer 84 d'entre elles en garde à vue durant 15 jours.De plus, le député d'opposition et militant pacifiste Hamdine Sabbahi a été arrêté hier soir par les services de sécurité et conduit vers un lieu inconnu.En Jordanie, environ 3000 étudiants ont manifesté dans l'enceinte de l'université al-Hussein, à Maan, un bastion islamiste du sud, selon des témoins.« Les forces américaines hors de Jordanie », « Chassez l'ambassadeur américain », « Fermez l'espace aérien devant les B-52 », ont hurlé des manifestants.Près de 1 000 Afghans ont manifesté hier dans la province du Laghman, dans le nord-est de l'Afghanistan, pour protester contre l'intervention militaire américaine.Les manifestants sont descendus dans les rues de la ville de Mehtarlam, capitale provinciale du Laghman, où ils ont brûlé des drapeaux américains, britanniques et d'autres membres de la coalition internationale en Afghanistan.Cette manifestation de protestation publique est la première en Afghanistan depuis le début de l'intervention américaine en Irak.Après plusieurs jours d'embarras, le gouvernement afghan avait officiellement annoncé mercredi son soutien aux États- Unis et à leur offensive contre « la dictature du régime de Saddam Hussein ».Plusieurs dirigeants arabes ont par ailleurs exprimé leur solidarité avec le peuple irakien, s'inquiétant de l'éventualité d'un conflit plus long que prévu, qui ne ferait qu'alimenter la colère de la rue.« Lorsque nous avons parlé avec les Américains, ils ont dit que la guerre serait brève, mais ce que je crains, c'est que les opérations militaires traînent en longueur, avec le grand nombre de morts que cela entraînerait », a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak, qui a prévenu que « tout cela a des répercussions sur les peuples de la région ».Sous le titre Mon coeur est avec le peuple irakien, le rédacteur en chef du journal gouvernemental Al Akhbar, Galal Doueidar, a exprimé son indignation « face aux bombes du monstre américain qui s'abattent sur les innocents irakiens ».À Amman, le roi Abdallah II a exprimé sa « peine » devant les images télévisées des bombardements en Irak et appelé à « tenter d'arrêter la guerre au plus vite ».À Damas, la plus haute instance dirigeante en Syrie, le Front national progressiste (FNP), avait dénoncé samedi « l'agression barbare » contre l'Irak et a appelé à l'arrêt immédiat de la guerre.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Craignant d'autres manifestations comme il s'en est produit samedi après-midi devant le consulat des États- Unis, le Service de police de la Ville de Montréal a décidé d'ériger une barricade bloquant la rue Saint-Alexandre, où se trouve l'édifice qui abrite le consulat.La rue est donc fermée à la circulation automobile et aux piétons au sud de la rue Sainte-Catherine et au nord du boulevard René-Lévesque.Faut-il expulser les diplomates irakiens?d'après AFP et AP ROME \u2014 La communauté internationale demeure divisée sur la demande américaine d'expulser les diplomates irakiens, certains pays l'acceptant, d'autres, dont des alliés des États-Unis, la rejetant.Le gouvernement italien de Silvio Berlusconi, qui se veut un des plus proches alliés européens du président George W.Bush, a ainsi expulsé hier quatre diplomates irakiens mais a permis au chargé d'affaires de rester à Rome, provoquant un tollé de la part de l'opposition.Washington avait demandé jeudi à la soixantaine de pays ayant une représentation diplomatique irakienne d'en suspendre les activités en attendant la mise en place d'un pouvoir « intérimaire » à Bagdad et d'expulser les chefs de mission nommés par le régime de Saddam Hussein.À l'instar des États-Unis, qui ont expulsé tous les diplomates de la section des intérêts irakien à Washington, l'Australie a également décidé mardi de donner à tous les diplomates irakiens un délai de cinq jours pour quitter le pays.La Jordanie est le premier pays arabe à avoir expulsé, hier, cinq diplomates irakiens, mais 35 autres demeurent toujours en poste à Amman.Le Yémen, autre allié des États-Unis dans la lutte antiterroriste, a opposé une fin de non-recevoir à la demande américaine.Jeudi, le ministère des Affaires étrangères de Serbie et du Monténégro a décidé d'expulser deux diplomates irakiens dont les activités « représentent une violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », mais il n'a pas ordonné le départ de l'ambassadeur.La République tchèque a expulsé quatre diplomates et la Thaïlande, trois, mais ces pays n'ont pas complètement rompu les relations diplomatiques avec Bagdad.En revanche, plusieurs pays alliés des États-Unis dans la guerre contre l'Irak ont refusé de procéder à ce genre d'expulsion.L'Espagne, qui a appuyé la position de Washington durant tout le débat à l'ONU et après le déclenchement des frappes, n'a pas l'intention pour le moment de fermer l'ambassade irakienne à Madrid, a annoncé samedi le numéro deux du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.Le Portugal, un autre allié américain, qui a accueilli sur son sol le sommet entre les dirigeants américain, britannique, espagnol et portugais avant le début de la guerre, a fait savoir samedi qu'il n'avait pas l'intention de rompre les relations diplomatiques avec Bagdad.La Bulgarie a affirmé avoir des « difficultés » à répondre à cette demande américaine et la Hongrie a dit non.La Grèce, le Pakistan, la Pologne, le Brésil et le Kenya, entre autres, n'envisagent pas non plus de procéder à des expulsions de diplomates irakiens.Le front des opposants à la guerre en Irak a rejeté la requête américaine, la Russie affirmant qu'elle refuserait d'expulser les diplomates irakiens si elle en recevait la demande officielle des Américains.« La France a été sollicitée par les autorités américaines pour expulser les diplomates irakiens et fermer l'ambassade » à Paris, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, mais Paris « considère qu'il n'y a pas à l'heure actuelle de raison d'y donner suite ».Ottawa, enfin, ne voit « pour l'instant aucune raison » de donner suite à la demande des États-Unis d'expulser le seul diplomate irakien encore en poste au Canada, a affirmé hier un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Sameer Ahmed.Le chef de la diplomatie canadienne, Bill Graham, a indiqué vendredi qu'un diplomate irakien avait déjà été expulsé du Canada en décembre.« Nous allons évidemment surveiller la situation et décider s'il est dans l'intérêt du Canada, dans les circonstances, de répéter ce geste », a-t-il dit.3127601A 1LP0901A0324 A-9 lundi 1LP0901A0324 ZALLCALL 67 20:20:22 03/23/03 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 4 MA R S 2 0 0 3 L A G U E R R E A 9 EN BREF Irakien contre Saddam L'ATTAQUE AMÉRICAINE qui a visé Saddam Hussein jeudi matin a été déclenchée sur la foi d'un renseignement émanant d'un haut responsable irakien, qui a révélé aux services de renseignement américains (CIA) l'endroit où le président irakien devait passer la nuit, a affirmé hier l'hebdomadaire Newsweek.Selon le journal, qui cite une source anonyme des services de renseignement, ce haut responsable irakien, un proche du président récemment recruté par la CIA, a prévenu mercredi ses contacts américains que Saddam Hussein devait passer la nuit de mercredi à jeudi dans un abri souterrain construit sous une maison anonyme d'un quartier résidentiel de Bagdad.Fonds irakiens confisqués L'UBS, LA PREMIÈRE banque suisse, versera aux Américains des fonds irakiens bloqués dans ses coffres aux États-Unis, accédant ainsi à une demande de Washington, a indiqué hier Axel Langer, porte-parole de l'UBS.Jeudi, l'administration Bush s'est prévalue de pouvoirs spéciaux en temps de guerre pour confisquer près de 1,74 milliard $US en fonds irakiens gelés dans les banques américaines depuis les premières sanctions onusiennes à l'époque de la première guerre du Golfe, en 1990.Outre ces fonds détenus aux États- Unis, 11 autres pays ont dit avoir bloqué près de 600 millions $US de fonds irakiens à la suite des sanctions onusiennes en 1990.La 51e division irakienne résiste LE COMMANDANT de la 51e division mécanisée irakienne, basée près de Bassorah (sud), le colonel Khaled al-Hachemi, a affirmé hier à la chaîne satellitaire qatariote Al- Jazira que sa division poursuivrait sa résistance contre les forces américano- britanniques, démentant de nouveau des informations américaines sur la réédition de la division.Brouillage russe en Irak ?LES ÉTATS-UNIS pensent que des techniciens russes aident l'Irak à brouiller des signaux satellitaires indispensables au guidage des bombes et des appareils américains et britanniques.Selon le Washington Post, trois entreprises russes auraient vendu à l'Irak des missiles, des équipements électroniques antiaériens dernier cri et des lunettes de vision nocturne, en violation de l'embargo sur les armes, décrété par l'ONU.Appel à la neutralité chiite LE CHEF de la principale organisation de l'opposition chiite irakienne, Mohammed Baqer Hakim, a appelé les Irakiens à rester neutres dans la guerre, selon un message publié hier par l'agence officielle iranienne Irna, parce que Saddam Hussein et la coalition conduite par les Américains « ne pensent qu'à servir leurs intérêts et non pas à sauver le peuple irakien ».Londres s'active pour la reconstruction LE MINISTÈRE britannique du Commerce et de l'Industrie s'active pour décrocher des contrats pour les entreprises britanniques dans le cadre de la reconstruction de l'Irak, ont révélé hier plusieurs journaux britanniques.Les entreprises britanniques devraient participer à la reconstruction de l'Irak en tant que sous-traitants des entrepreneurs américains.L'USAID a lancé un appel d'offres pour des contrats d'une valeur totale de 900 millions $US, selon le Wall Street Journal.L'Iran réagira L'ARMÉE IRANIENNE « réagira à coup sûr » à de nouvelles violations de son espace aérien, a déclaré hier le ministre de l'Intérieur, Abdolvahed Moussavi-Lari, haussant le ton adopté jusque-là par les autorités iraniennes.L'Iran a fait état de violations répétées de son espace aérien depuis le début du conflit chez son voisin, notamment d'engins tombés dans le secteur d'Abadan, à mi-distance entre Bassora et la péninsule de Fao.Schröder plus populaire L'ATTITUDE antiguerre de Gerhard Schröder se révèle payante, selon un sondage réalisé pour l'hebdomadaire allemand Stern et la chaîne de télévision RTL : 43 % des personnes interrogées souhaitent garder Schröder comme chancelier, contre 34 % qui préfèrent l'opposition chrétienne-démocrate de Angela Merkel.\u2014 Agence France-Presse Toutes les offres se terminent le 31 mars 2003 et sont seulement réservées aux nouveaux abonnés du service Sympatico Haute vitesse là où la technologie le permet.Offres/tarifs sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autres offre de Sympatico de Bell.Les taxes sont toujours en sus.D'autres conditions s'appliquent.Offre est seulement disponible aux abonnés qui achèteront la trousse de vente au détail et qui s'abonneront en magasin.La trousse est de 34,95$ (10$ de moins que le tarif mensuel régulier de 44,95 $/mois) et elle inclut le premier mois de service.Le tarif mensuel courant (actuellement 44,95$/mois) prendra effet le 6e mois et comprend l'accès, l'utilisation du modem et un total de 10Go de téléchargement.Des frais additionnels sont facturés pour tous téléchargements excédentaires de la bande passante.Le service MUSICMATCH MX (actuellement 7,95$/mois) et le logiciel Jukebox Plus (actuellement 24,95$) sont fournis par MUSICMATCH Inc.Voir www.musicmatch.ca pour les exigences minimales requises et les autres conditions d'utilisation.Le service MUSICMATCH MX et le logiciel Jukebox Plus ne sont pas compatibles avec les systèmes d'exploitation Macintosh¥.D'autres équipements et logiciels peuvent être nécessaires pour utiliser le service et le logiciel avec le service Internet Sympatico Haute vitesse.D'autres conditions ou restrictions s'appliquent.Pour plus de détails visitez : www.bell.sympatico.ca/vite.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.MUSICMATCH© Tous droits réservés.MUSICMATCH® est une marque déposée de MUSICMATCH Inc.Macintosh est une marque de commerce de Apple Computer Inc., déposée aux États Unies et dans d'autres pays.Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue du Manège Pl.J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville Domaine du Parc (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollard-des-Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 La Salle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal 5187, avenue Papineau (514) 526-2020 9280, boul.de l'Acadie (514) 385-0770 5355, rue des Jockeys (514) 739-7777 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Les Ailes de la Mode (kiosque) (514) 843-8458 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Mont-Tremblant 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 Pointe-aux-Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberry-de-Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de-Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathe-des-Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur-Richelieu 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, route Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.des Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 1 mois d'accès au service MUSICMATCH MX Le logiciel MUSICMATCH® Jukebox Plus Maintenant, à quelle vitesse irez-vous visiter votre magasin Espace Bell?(Offre valide en magasin seulement.) La voie rapide pour accéder à Internet Haute vitesse 2495$ de service Internet pendant 5 mois Le service Internet Sympatico¥ Haute vitesse de Bell vous permet de trouver toute l'information qu'il vous faut en ligne, plus rapidement.Achetez la trousse de vente au détail Haute vitesse et obtenez : Le premier mois de service Un cédérom interactif avec tutoriels GRATUIT Un guide des 500 meilleurs sites Web GRATUIT RAPIDE LIBÈRE VOTRE LIGNE TÉLÉPHONIQUE TÉLÉCHARGE EN QUELQUES SECONDES EN PRIME ! LE FORFAIT MUSIQUE INCLUANT: Abonnez-vous avant le 31 mars 2003 et recevez encore plus.mois Aussi offert chez les agents autorisés et dépositaires Bell Mobilité.3128595A 1DU1001A0324 LUNDIÀ 1DU1001A0324 ZALLCALL 67 16:53:26 03/23/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Élections générales du 14 avril 2003 Du 24 mars au 1er avril 2003, c'est la révision des listes électorales Assurez-vous d'être sur la liste électorale, c'est votre responsabilité Un avis vous a été transmis, indiquant les noms des personnes qui figurent sur la liste électorale à votre adresse.Si votre nom n'est pas sur la liste électorale ou s'il y a une erreur, vous devez vous présenter à votre bureau de révision, de 11 h à 21 h, entre le 24 mars et le 1er avril 2003.Important ! Pour vous inscrire, vous devez avoir la qualité d'électeur et présenter deux pièces d'identité.Vous résidez temporairement ailleurs?Vous avez quitté temporairement votre domicile pour étudier, travailler, recevoir des soins de santé ou encore pour assurer votre sécurité ?Vous pouvez choisir de voter à l'endroit où vous séjournez pour un temps.Présentez-vous à votre bureau de révision pour effectuer le changement à la liste électorale.Pour en savoir davantage\u2026 Consultez notre site Web.À partir de votre code postal, vous y trouverez une mine de renseignements dont les adresses de vos bureaux de révision et de vote, la liste des candidats et bien plus.Site Web: www.electionsquebec.qc.ca Courriel : info@electionsquebec.qc.ca Communiquez avec notre Centre de renseignements sept jours par semaine, en composant: 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais 1 800 537-0644 Tous les locaux où siègent les commissions de révision sont accessibles aux personnes handicapées.Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : ACADIE Montréal, v 1 à 66 C.S.Marguerite-Bourgeois 1100, boulevard de la Côte-Vertu Montréal Montréal, v 67 à 109 Bureau du directeur du scrutin 110 à 150 Hôpital de la Visitation 161, boulevard Henri-Bourassa Ouest Montréal Montréal, v 151 à 171 Cégep Bois-de-Boulogne 10500, avenue du Bois-de-Boulogne Montréal Circonscription : ANJOU Montréal, v 1 à 54 Bureau du directeur du scrutin 7085, rue Beaubien Montréal Montréal, v 55 à 62 Centre Roger-Rousseau 74 à 118 7501, avenue Rondeau Montréal Montréal, v 63 à 73 Église Jean-XXIII 119 à 153 7101, avenue de l'Alsace Montréal Circonscription : BOURASSA-SAUVÉ Montréal, v 1 à 9 Aréna Garon 30 à 46 11212, avenue Garon, salle 8 66 à 72 Montréal 120 à 133 Montréal, v 10 à 29 Centre de loisirs de Montréal-Nord 47 à 65 11121, avenue Salk 134 et 135 Montréal Montréal, v 73 à 119 Aréna Henri-Bourassa 12000, boulevard Rolland Montréal Montréal, v 136 à 175 Bureau de la directrice du scrutin 5879, boul.H.-Bourassa (Montréal-Nord) Montréal Circonscription : BOURGET Montréal, v 1 à 54 Tour Longue-Pointe 6980, avenue Pierre-De Coubertin Montréal Montréal, v 55 à 63 Bureau de la directrice du scrutin 92 à 118 9200, rue Sherbrooke Est, suite 214 142 à 163 Montréal Montréal, v 64 à 91 Tour Honoré-Beaugrand 119 à 141 8051, avenue Souligny Montréal Circonscription : CHOMEDEY Laval, v 1 à 36 Bureau de la directrice du scrutin 71 à 75 1530, boulevard Chomedey 85 à 92 Laval 102 à 110 150 à 158 Laval, v 37 à 63 Manoir Cardinal 159 à 183 1111, boulevard Chomedey Laval Laval, v 64 à 70 Centre Jean-Paul Campeau 76 à 84 3781, boul.Lévesque Ouest, bur.101 93 à 101 Laval 111 à 149 Circonscription : CRÉMAZIE Montréal, v 1 à 27 Bureau du directeur du scrutin 149 à 160 9650, avenue Papineau Montréal Montréal, v 28 à 69 Habitation Ahuntsic 10333, rue Berri Montréal Montréal, v 70 à 114 Habitation André Grasset 1740, avenue Émile-Journault Montréal Montréal, v 115 à 148 Hôpital Marie-Clarac 3530, boulevard Gouin Montréal Circonscription : D'ARCY-MCGEE Montréal, v 1 à 13 Mail Cavendish 26 à 62 5800, boulevard Cavendish Montréal Montréal, v 14 à 25 Centre Chester 63 à 73 5312, avenue Patricia 99 à 112 Montréal 137 à 146 Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : D'ARCY-MCGEE Montréal, v 74 à 98 Bureau du directeur du scrutin 113 à 136 6900, boulevard Décarie, local 246 Montréal Circonscription : GOUIN Montréal, v 1 à 20 Salle paroissiale St-Arsène 46 à 67 1025, rue Bélanger 144 à 148 Montréal Montréal, v 21 à 45 Bureau du directeur du scrutin 68 à 94 6725, boulevard Saint-Laurent (suite 301) Montréal Montréal, v 95 à 143 Salle paroissiale Saint-Esprit 5425, 5e Avenue (Rosemont) Montréal Circonscription : HOCHELAGA-MAISONNEUVE Montréal, v 1 à 18 Bureau du directeur du scrutin 71 à 82 2600, rue Ontario Est Montréal Montréal, v 19 à 37 Les Habitations Pierre-de-Coubertin 114 à 131 2600, avenue Aird Montréal Montréal, v 38 à 70 Église Notre-Dame-de-l'Assomption 3201, rue Hochelaga Montréal Montréal, v 83 à 113 Les Habitations Desjardins 4210, rue La Fontaine Montréal Circonscription : JACQUES-CARTIER Montréal, v 1 à 13 Université Mc Gill-Campus Mc Donald 21111, rue Lakeshore (Pavillon Laird Hall) Montréal Montréal, v 14 à 23 CEGEP John-Abott 21275, rue Lakeshore (Sainte-Anne-de-Bellevue) Montréal Montréal, v 24 à 42 Centre communautaire de Kirkland 16950, boulevard Hymus (Kirkland) Montréal Montréal, v 43 à 94 Beaurepaire United Church 25, avenue Fieldfare (Beaconsfield) Montréal Montréal, v 95 à 116 Bureau de la directrice du scrutin 137 à 173 218, boulevard Brunswick (Pointe-Claire) Montréal Montréal, v 117 à 136 Presbytère Sainte-Jeanne-de-Chantal 1, rue de l'Église Pointe-Claire Circonscription : JEANNE-MANCE\u2014VIGER Montréal, v 1 à 34 Pavillon communautaire du Parc Luigi-Pirandello 4550, rue de Compiègne Montréal Montréal, v 35 à 65 Bureau du directeur du scrutin 109 à 130 5167, rue Jean-Talon Est Suite 200 Montréal Montréal, v 66 à 108 Local commercial 8928, boulevard Langelier Montréal Montréal, v 131 à 169 Local commercial 2 6048, rue Jean-Talon Est Montréal Circonscription : LAFONTAINE Montréal, v 1 à 34 Résidence Cité-Rive 7095, boulevard Gouin Est Montréal Montréal, v 35 à 77 Cégep Marie-Victorin 7000, rue Marie-Victorin Montréal Montréal, v 78 à 122 Bureau du directeur du scrutin 9693, boulevard Gouin Est Montréal 3127585A 1DU1101A0324 LUNDIÀ 1DU1101A0324 ZALLCALL 67 16:53:34 03/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 A 1 1 Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : LAURIER-DORION Montréal, v 1 à 29 Habitations Saint-Roch Salle communautaire 400, rue Jarry Ouest Montréal Montréal, v 30 à 54 Habitations Jean-Talon Salle communautaire 7255, rue Durocher Montréal Montréal, v 55 à 63 Bureau du directeur du scrutin 102 à 129 7500, rue Saint-Denis (Ancien hôpital chinois) Montréal Montréal, v 64 à 101 Habitations Hélène-Boullé Salle communautaire 8135, rue Drolet Montréal Montréal, v 130 à 158 Habitations Rousselot Salle communautaire 7777, rue De Lanaudière Montréal Circonscription : LAVAL-DES-RAPIDES Laval, v 1 à 21 Centre communautaire de 33 à 53 Laval-des-Rapides 387, boulevard des Prairies Laval Laval, v 22 à 32 Centre sportif Josée-Faucher 66 à 87 125A, boulevard des Prairies 131 à 141 Laval Laval, v 54 à 65 Bureau de la directrice du scrutin 142 à 169 1750, boulevard Le Corbusier Laval Laval, v 88 à 130Centre communautaire St-Louis-de-Montfort 25, rue Saint-Louis Laval Circonscription : MARGUERITE-BOURGEOYS Montréal, v 1 à 30Place Newman 2101, rue Dollard (Local 52) Montréal Montréal, v 31 à 78 Bureau de revision #4 1478, boulevard Shevchenko Montréal Montréal, v 79 à 102 Cégep André-Laurendeau 1111, rue Lapierre Montréal Montréal, v 103 à 144 Bureau du directeur du scrutin 7852, boulevard Champlain Montréal Montréal, v 145 à 162 Bureau de revision #1 8613, rue Centrale Montréal Circonscription : MARIE-VICTORIN Longueuil, v 1 à 18 Hôtel le Dauphin 37 à 53 1055, rue Saint-Laurent Ouest 111 à 119 Longueuil Longueuil, v 19 à 36 Bureau de la directrice du scrutin 54 à 78 365, rue Saint-Jean, bureau 205 Longueuil Longueuil, v 79 à 110Complexe sportif Longueuil 120 à 139 550, boulevard Curé-Poirier Ouest Longueuil Circonscription : MARQUETTE Montréal, v 1 à 40Centre aquatique Surrey 1945, avenue Parkfield Montréal Montréal, v 41 à 80St Paul's Anglican Church 377, 44e Avenue (Lachine) Montréal Montréal, v 81 à 107 Centre d'accueil de Lachine 650, place d'Accueil Montréal Montréal, v 108 à 134 Église des Saints-Anges 1415, rue Saint-Louis (Lachine) Montréal Montréal, v 135 à 166 Bureau du directeur du scrutin 434, avenue Lafleur (La Salle) Montréal Circonscription : MERCIER Montréal, v 1 à 75 Bureau de la directrice du scrutin 4590, boulevard Saint-Laurent Montréal Montréal, v 76 à 144 Résidence Lucie-Bruneau 2222, avenue Laurier Est Montréal Circonscription : MILLE-ÎLES Laval, v 1 à 37 Centre communautaire Auteuil 6200, des Laurentides (Auteuil) Laval Laval, v 38 à 60Bureau de la directrice du scrutin 70 à 81 3100, boulevard de la Concorde Est (Porte 213) Laval Laval, v 61 à 69 Centre communautaire Groulx 118 à 134 4901, rue Saint-Joseph 145 à 151 Laval Laval, v 82 à 117 Pavillon du Bois Papineau 3235, boulevard Saint-Martin Est Laval Laval, v 135 à 144 Résidence l'Éden de Laval enr.152 à 178 8528, boulevard Lévesque Est Laval Circonscription : MONT-ROYAL Montréal, v 1 à 35 Bureau arrondissement Mont-Royal 90, avenue Roosevelt Montréal Montréal, v 36 à 53 Habitations Goyer 97 à 112 2929, rue Goyer Montréal Montréal, v 54 à 96 Bureau de la directrice du scrutin 6555, chemin de la Côte-des-Neiges Porte 300 Montréal Montréal, v 113 à 147 Hôpital de réadaptation Lindsay 6363, chemin Hudson Montréal Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : NELLIGAN Montréal, v 1 à 42 Centre communautaire de l'Ouest 17760, rue Meloche (Pierrefonds) Montréal Montréal, v 43 à 84 Bureau du directeur du scrutin 15745, boulevard Pierrefonds Montréal Montréal, v 85 à 129 Carrefour des Aînés 14068, boulevard Gouin Ouest Centre communautaire Montréal Montréal, v 130 à 170 Le Grenier 571, rue Cherrier (L'Île-Bizard) Âge d'or de L'Île-Bizard Montréal Circonscription : NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Montréal, v 1 à 44 Université Concordia 7141, rue Sherbrooke Ouest Montréal Montréal, v 45 à 86 Bureau du directeur du scrutin 6616, rue Sherbrooke Ouest Montréal Montréal, v 87 à 138 Eglise Trinity Memorial 2146, avenue de Marlowe Montréal Circonscription : OUTREMONT Montréal, v 1 à 18 Université de Montréal 46 à 54 (pavillon Marie-Victorin) 114 à 123 90, avenue Vincent-d'Indy 125 à 133 Montréal Montréal, v 19 à 45 Maison Lizette-Gervais 55 à 74 1421, avenue Ducharme Montréal Montréal, v 75 à 113 Bureau du directeur du scrutin 124 5295, chemin Queen-Mary 134 à 140Montréal Circonscription : POINTE-AUX-TREMBLES Montréal, v 1 à 46 Bureau du directeur du scrutin 890, boulevard Saint-Jean-Baptiste Montréal Montréal, v 47 à 81 Presbytère Ste-Germaine-Cousin 103 à 113 14205, rue Notre-Dame Est 122 à 130Montréal Montréal, v 82 à 102 Presbytère Ste-Maria-Goretti 114 à 121 16228, Terrasse Ste-Maria-Goretti 131 à 137 Montréal Circonscription : ROBERT-BALDWIN Montréal, v 1 à 8 Bureau du directeur du scrutin 98 à 132 5007, boulevard des Sources Montréal Montréal, v 9 à 17 Commission de révision 133 à 1703, rue du Centre-Commercial Montréal Montréal, v 18 à 51 Chalet A ma baie 9625, boulevard Gouin Ouest Montréal Montréal, v 52 à 97 Sainte-Genevieve United Church 4697, boulevard Saint-Jean Montréal Circonscription : ROSEMONT Montréal, v 1 à 34 Habitation Marie-Rollet 144 à 162 6556, 26e Avenue Montréal Montréal, v 35 à 71 Bureau de la directrice du scrutin 86 à 106 2600, rue William-Tremblay 163 à 173 Bureau 221 Montréal Montréal, v 72 à 85 Habitation Étienne-Desmarteau 107 à 143 6355, 13e Avenue Montréal Circonscription : SAINTE-MARIE\u2014SAINT-JACQUES Montréal, v 1 à 30Bureau du directeur du scrutin 60 à 72 2120, rue Sherbrooke Est, suite 701 Montréal Montréal, v 31 à 59 Habitation Sainte-Brigide 127 à 136 1225, rue Alexandre-De Sève Montréal Montréal, v 73 à 109 Cégep du Vieux-Montréal 255 A, rue Ontario Est Montréal Montréal, v 110 à 126 Résidence Universitaire UQAM 137 à 146 303, boulevard René-Lévesque Est Montréal Circonscription : SAINT-HENRI\u2014SAINTE-ANNE Montréal, v 1 à 32 École Lorne 156 à 171 2390, rue de Ryde Montréal Montréal, v 33 à 59 CRCS Saint-Zotique 144 à 155 75, Sir-George-Étienne-Cartier Square Montréal Montréal, v 60 à 95 Centre Mgr Pigeon 5550, rue Angers Montréal Montréal, v 96 à 143 Bureau de la directrice du scrutin 3322, rue Allard Montréal Circonscription : SAINT-LAURENT Montréal, v 1 à 42 Église Notre-Dame-du-Bel-Amour 49 à 64 7040, boulevard Gouin Ouest Montréal Montréal, v 43 à 48 Centre des loisirs de Saint-Laurent 65 à 71 1375, rue Grenet 81 à 86 Montréal 93 à 119 Montréal, v 72 à 803333 Côte Vertu 87 à 92 3333, boulevard de la Côte-Vertu 134 et 135 Montréal 137 à 151 158 et 159 Montréal, v 120 à 133 Bureau du directeur du scrutin 152 à 157 770, boul.Décarie (Saint-Laurent) 160 à 171 Montréal 3127588A 1LP1201A0324 A-12 Lundi 1LP1201A0324 ZALLCALL 67 21:59:20 03/23/03 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : TAILLON Longueuil, v 1 à 53 Bureau du directeur du scrutin 3690, chemin de Chambly Longueuil Longueuil, v 54 à 67 CHSLD Mgr-Coderre 145 à 173 2761, rue Beauvais Longueuil Longueuil, v 68 à 101 Centre sportif du cégep 128 à 141 260, rue De Gentilly Est Longueuil Longueuil, v 102 à 127 CHSLD René-Lévesque 142 à 144 1901, rue Claude 174 à 183 Longueuil Circonscription : VERDUN Montréal, v 1 à 40 Centre culturel de Verdun 5955, rue Bannantyne Montréal Montréal, v 41 à 80 Centre communautaire Marcel-Giroux 4501, rue Bannantyne Montréal Montréal, v 81 à 116 Bureau du directeur du scrutin 3901, rue Bannantyne (Bureau 101) Montréal Montréal, v 117 à 150 Centre communautaire Elgar 260, rue Elgar Montréal Circonscription : VIAU Montréal, v 1 à 37 Résidence Emmaüs 9400, rue Irène-Joly Montréal Montréal, v 38 à 47 Bureau du directeur du scrutin 51 à 55 3565, rue Jarry Est, suite 108 127 à 145 Montréal Montréal, v 48 à 50 Résidence Gabriel-Sagard 90 à 126 3001, rue Everett Montréal Montréal, v 56 à 89 Centre communautaire des aînés St-Michel 3780, rue Villeray Montréal Territoire desservi Section de vote Adresse de la commission Le numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription : VIMONT Laval, v 1 à 35 Centre communautaire Champfleury 2585, boulevard des Oiseaux Laval Laval, v 36 à 67 Cap Vie 367, Sainte-Rose (Sainte-Rose) Laval Laval, v 68 à 92 École Horizon-Jeunesse 155, boulevard Sainte-Rose Est Laval Laval, v 93 à 115 Bureau du directeur du scrutin 4650, Laurentides, app.425 (Vimont) Laval Laval, v 116 à 173 Centre communautaire Vimont 1900, rue Bédard Laval Circonscription : WESTMOUNT\u2014SAINT-LOUIS Montréal, v 1 à 55 Centre d'accueil St-Margaret 50, avenue Hillside (Westmount) Montréal Montréal, v 56 à 85 Wilson Hall 3506, rue University Montréal Montréal, v 86 à 118 Centre Dollard-Cormier 3590, rue Saint-Urbain Montréal Montréal, v 119 à 148 Bureau du directeur du scrutin 2155, rue Guy, bureau 1000 Montréal 3127590A IRAK > LA GUERRE SOURCES: Nations unies; Associated Press; New York Times Dohuk Irbil Ninive Al Anbar At Tamim Salahadin Diyala Wasit Kerbela Babylone Maysan Dhi Qar Muthanna Najaf Najaf Qadisiya Dohuk Irbil Kirkuk Bassora Bassora Nasiriya Sulaymaniya Sulaymaniya Mossoul Baiji Tikrit I R A K IRAN BAGDAD KOWEÏT ARABIE SAOUDITE JORDANIE SYRIE TURQUIE 0 100 mi 0 100 km Lac d'Ourmia Lac Tharthar Lac Razaza Lac Hammar Golfe Persique Tigre Euphrate Zone d'exclusion aérienne nord Zone d'exclusion aérienne sud SECTEURS CONTRÔLÉS PAR LES KURDES Jour 5: dimanche noir pour la coalition Front Sud La 2e brigade de la 3e division d'infanterie américaine ne se trouve plus qu'à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad.Les forces américano-britanniques rencontraient d'importantes poches de résistance aux abords de la ville sainte chiite de Najaf (centre), dans le port d'Oum Qasr et autour de Bassora, qu'elles ont contournée.Cette ville est privée d'eau potable et d'électricité depuis vendredi, selon le CICR.Les bombardements y auraient fait 77 morts et 366 blessés parmi les civils, selon Bagdad.Le journaliste de la chaîne ITN, Terry Lloyd, porté disparu depuis samedi aux abords de Bassora, est mort, victime «apparemment» des tirs alliés.Un soldat américain a été tué et un autre blessés lors d'un accident impliquant un véhicule allié dans le sud irakien.Front Nord Des forces spéciales américaines ont débarqué de quatre avions qui se sont posés dans la nuit près de Sulaymaniya, au Kurdistan irakien, en vue de l'ouverture d'un front au nord.De nouveaux raids aériens ont été lancés à l'aube contre les positions de la milice Ansar al- Islam, qui serait liée au réseau Al-Qaeda.Une offensive de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) est en préparation.Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein, a été bombardée de nouveau .Bagdad La capitale irakienne a été soumise à d'intenses bombardements, surtout en soirée.Un bâtiment du complexe présidentiel abritant le Conseil des ministres a été touché ainsi que des objectifs en banlieue.Les forces de sécurité irakiennes ont recherché en vain deux pilotes dont l'avion aurait été abattu en après-midi, une information démentie par la coalition.Koweït Un Tornado britannique a été abattu par un missile Patriot américain à la frontière irako-koweïtienne, les deux pilotes sont morts.En soirée, un missile irakien a été intercepté par un Patriot au-dessus du territoire koweïtien.Oum Qasr H3 H2 En provenance de la mer Rouge Les combats à Nasiriya ont été les plus coûteux: au moins six marines ont été tués et une cinquantaine d'autres blessés hier alors qu'une douzaine étaient portés disparus (il s'agit sans doute des prisonniers et tués montrés par Al-Jazira).Bagdad parle de 25 morts américains et britanniques. 1LP1301A0324 A13 lundi, Forum 1LP1301A0324 ZALLCALL 67 22:10:20 03/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 A13 Des sources d'inquiétude Sans verser dans la catastrophe, des pertes plus élevées et des difficultés inattendues sont à prévoir JEAN-PHILIPPE RACICOT L'auteur est chercheur principal de l'Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul- Dandurand de l'Institut d'études internationales de Montréal (http:// www.dandurand.uqam.ca).CINQ JOURS après le début des actions militaires contre le régime de Saddam Hussein, une expression revient sur toutes les lèvres des décideurs politiques et militaires de la coalition américano-britannique : tout va comme prévu.Cette déclaration peut paraître surprenante, voire inhumaine, après avoir vécu durant la fin de semaine les premiers « dérapages » de l'opération « Liberté de l'Irak » (ou Iraqi Freedom, selon la désignation du Pentagone).Il faut toutefois remettre en perspective les pertes alliées jusqu'à maintenant.Quelques dizaines de soldats tués et capturés dans une opération militaire d'une complexité énorme, impliquant des centaines de milliers d'hommes et de femmes, doit être considéré comme un nombre plus que satisfaisant jusqu'à maintenant pour l'état-major américano-britannique, même si cela ne sera jamais avoué publiquement.L'attaque peut être analysée en trois phases distinctes jusqu'à maintenant.D'abord une attaque surprise La première phase a surtout été caractérisée par l'opération visant à éliminer Saddam Hussein, ses fils et d'autres têtes dirigeantes du régime irakien.Relevant davantage d'une opération des services de renseignement que d'une opération militaire traditionnelle, on a utilisé plus de 40 missiles de croisière Tomahawk et ALCM en plus des chasseurs-bombardiers furtifs F- 117 munis de bombes anti-bunkers pour littéralement décapiter le commandement politique et militaire irakien.L'absence de commentaires officiels venant directement de Saddam Hussein depuis une brève apparition télédiffusée, peu après l'attaque, laisse encore planer le doute sur l'état actuel du chef irakien.Cette première phase a aussi été le moment où des unités de forces spéciales américaines ont pénétré en Irak afin d'effectuer des opérations de préparation en vue des attaques aériennes à venir.Ces opérations visaient à attaquer certains postes d'observations, des centres de communication et avertir d'un éventuel déploiement irakien d'armes de destruction massive ou encore la mise à feu des puits de pétrole dans le sud de l'Irak.Des frappes aériennes contre des pièces d'artillerie et des sites de radars dans le sud de l'Irak ont aussi eu lieu lors de cette première phase de la campagne.Une attaque au sol précipitée La seconde phase du conflit peut être caractérisée par deux opérations militaires importantes.D'abord, l'attaque sur Bagdad s'est poursuivie lors de la seconde nuit de frappes, alors que l'on s'est attaqué de nouveau aux éléments de commandement irakien, plus spécifiquement à la Garde républicaine et à l'Organisation spéciale de sécurité.En même temps que des frappes sur la ville de Kirkuk dans le nord de l'Irak, cette attaque sur Bagdad allait lentement amorcer le début de l'opération Choc et stupeur.Dans le sud de l'Irak, les premiers éléments alliés au sol durent quitter plus rapidement que prévu le Koweït de peur de voir les champs pétrolifères irakiens s'embraser.Ayant appris que quelques puits avaient déjà été mis à feu, les éléments de la première force d'expédition des fusiliers marins américains (1st Marine Expeditionnary Force) ont pénétré en Irak en se dirigeant vers Umm Qasar.Peu de temps après, les éléments de la 3e division d'infanterie amorçaient leur course vers Bagdad.Ce mouvement au sol fut inattendu et surprenant pour les analystes et commentateurs qui prévoyaient un barrage d'artillerie et des frappes massives avant toute opération terrestre d'envergure.Troisième phase Les activités en cours doivent être insérées dans la troisième phase du conflit qui a débuté vendredi, le troisième jour des hostilités, soit le jour A (A-Day pour Air War Day).C'est vraiment à partir de ce moment que le Pentagone a reconnu que l'opération Choc et stupeur avait été amorcée.Cette fois-ci, la violence des frappes sur Bagdad n'a laissé aucun doute sur les capacités réelles de cette opération.Plus de 700 chasseurs-bombardiers et bombardiers et plus de 500 missiles de croisière ont frappé des cibles partout en Irak dans un laps de temps très court et avec un haut degré de précision.Au sol, une véritable chevauchée mécanisée, une « vague d'acier », pour utiliser l'expression colorée des journalistes américains participant à l'opération, a eu lieu avec la percée de plus de 160 km des éléments 3e division.Rencontrant peu de résistance, la colonne de chars et de véhicules blindés escortés par des hélicoptères de combat semblait impossible à arrêter.De plus, les autres unités de combat ont pris pratiquement simultanément le contrôle de pistes aériennes dans l'ouest de l'Irak, des puits de pétrole dans le sud, la ville portuaire d'Umm Qasar, et ont isolé la deuxième ville en importance en Irak, Bassorah.Les opérations en cours sont la suite logique de ces différents mouvements.Le pire est à venir Même si les premiers jours des opérations ont pu laisser présager une guerre relativement peu pénible pour les forces de la coalition, les affrontements à venir pourraient être bien différents.D'abord, il était prévisible que les premiers éléments irakiens rencontrés au sol offrent aussi peu de résistance.Les unités des forces armées irakiennes en position avancée sont des éléments peu fidèles au régime, peu équipés et mal payés.Il en sera autrement lorsque les forces américano- britanniques arriveront dans le centre de l'Irak, où ils rencontreront des unités choyées, bien entretenues et dirigées par des officiers ayant tout à perdre d'un changement de régime.Sans verser dans le scénario catastrophe, des pertes plus élevées et des difficultés inattendues sont à prévoir.Une seconde source d'inquiétude est sans contredit le front nord de la campagne.Les difficiles relations avec le gouvernement turc et la tension grandissante au sein de la population kurde sont des problèmes que Washington et Londres auraient souhaité éviter.Si Ankara s'obstine à créer une « zone tampon » en envoyant des soldats en Irak, les forces kurdes réagiront certainement vivement.Des troupes de la coalition seront donc nécessaires pour à la fois exercer une pression sur le régime de Saddam Hussein et séparer des adversaires qui devaient initialement être des collaborateurs.Le front nord est présentement davantage une préoccupation pour les alliés que pour Saddam Hussein ! Finalement, les alliés sont déjà quelque peu victimes de leur succès initial.Les premiers jours de la campagne détonnent avec les dernières heures, alors qu'on a vu des prisonniers américains à la télé et qu'on a appris qu'un chasseurbombardier britannique avait été abattu par erreur par les systèmes de défense américains.Ces tragédies sont monnaie courante sur un champ de bataille moderne.Mais si les forces de la coalition souhaitent gagner la bataille la plus importante, soit celle de l'opinion publique, ils devront continuer à prévenir leurs populations de l'importance des pertes à venir.Or celles-ci ne cesseront d'augmenter.Si l'on se fie au travail effectué par les décideurs politiques pour expliquer au public les motivations et la nécessité de cette guerre, les décideurs militaires de la coalition doivent être inquiets.Les premiers jours de la campagne détonnent avecles dernières heures, alors qu'on a vu les premiers prisonniers américains exhibés à la télé.Photo Associated Press Pour les soldats américains et britanniques présents en Irak, le pire reste à venir La démocratie imposée L'Irak est-il devenu un laboratoire pour des idées sorties directement du Pentagone?TONI AAD L'auteur est analyste politique et expert du Moyen-Orient.L'IRAK comme laboratoire politique pour des idées toutes sorties du Pentagone ?Un modèle démocratique pour ses voisins ?Qui l'aurait dit ! Depuis les attentats du 11 septembre, l'administration du président George W.Bush ne cesse de rappeler les objectifs d'une intervention militaire en Irak : démanteler l'arsenal d'armes de destruction massive qu'il est supposé détenir ou fabriquer, mettre à mal ses prétendues relations dangereuses avec le terrorisme transfrontalier, le « libérer » et le « démocratiser », dans une logique d'« effet dominos » qui contribuerait à l'émergence d'un nouveau Moyen-Orient, démocratique et moderne.Tout audacieuse qu'elle soit, cette « vision prophétique » est loin d'être fortuite ! Dans la foulée de l'action militaire en Irak, engagée par la coalition américano-britannique, il serait utile de creuser davantage ce projet de « démocratisation ».Quelle a été sa matrice ?De quels moyens disposerait-t-il ?Quel sort lui serait-il réservé ?En 1996, dans le sillage des « thinktanks » américains affichant leur couleur de droite conservatrice, un groupe de politiciens républicains élaborent une étude stratégique à la demande de Benjamin Netanyahou, fraîchement élu premier ministre israélien.Parmi ses signataires, on retrouve Paul Wolfowitz, actuel secrétaire adjoint à la Défense, Douglas Faith, actuel sous-secrétaire à la Défense, Richard Pearl, actuel conseiller au Pentagone et Kenneth Adelman, ex-membre de l'administration Reagan et actuel conseiller politique au Pentagone.À l'heure actuelle, ce rapport requiert toute l'attention qu'il mérite.Ses concepteurs occupent des postes-clés, constituant un noyau dur \u2014 regroupé surtout au Pentagone \u2014 doté d'une énorme influence auprès du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, de la conseillère pour la sécurité nationale Condoleezza Rice, du vice-président Dick Cheney et du président lui-même.Ainsi serait-il surprenant, voire troublant, de revisiter ce document ! Il n'y est question que de la confirmation de l'« hyper-puissance » américaine dans le monde, de l'assurance de la sécurité de l'État hébreu et du refaçonnage du visage politique moyenoriental, à commencer par le renversement du régime irakien ! Une telle action créerait une dynamique consistant en une déferlante de « démocratisation » qui toucherait les régimes avoisinants ; un phénomène de « tache d'huile » où les intérêts économiques se mêleraient aux objectifs géostratégiques, le tout étant passé sous couvert de grands principes moraux, tel « le devoir de répandre la démocratie Jeffersonienne ».Doctrine stratégique Ce projet a été repris par l'équipe du président Bush fils, intégré à la nouvelle doctrine stratégique et mis au centre de la politique internationale américaine.D'ailleurs, avant d'en arriver à l'usage de la force militaire, une phase de « communication » avait eu lieu ; d'énormes budgets sont consacrés à la vente de l'image des États-Unis et à la promotion de ses valeurs dans le monde.Donc à l'« initiation » à la démocratie ! Des programmes dits d'« entraînement à la démocratie » sont mis en place ; de nombreux journalistes arabes et musulmans sont invités aux États-Unis afin d'y assister.Une grosse machine de marketing et de propagande s'est mise en branle.(.) Alors une question s'impose : cette activité intense s'est-elle avérée fructueuse ?A-t-elle fait avancer la cause de la démocratie ?Ou par contre, a-t-elle été contre-productive ?La réponse à cette question n'est jamais évidente.Toutefois, un premier « état des lieux » dénonce, hélas ! les limites et les faiblesses de cette démarche.Mais avant de conclure sur une note de pessimisme concernant la démocratie au Moyen-Orient, il faut relater quelques « bons signes », aussi éphémères qu'ils soient.En effet, plusieurs acteurs locaux ont bien capté et décodé le message américain.Ils ont décidé de faire bouger les choses, tant soit peu, ou du moins de faire semblant.Ils redoutent tous cette pax americana qui prévaudrait dans la région, les uns saisis d'une inquiétude angoissante, les autres animés par un espoir quasi impossible ! (.) Modèle démocratique Alors comment le modèle démocratique que les États- Unis comptent exporter dans la région est-il perçu ?Évidemment, du côté arabo- musulman, l'accueil réservé à ce nouveau « produit » est assez froid, voire très méfiant.Pour en témoigner, les élites intellectuelles n'ont pas manqué de dénoncer l'absurdité de l'impasse où l'opposition au bellicisme étasunien pourrait être prise pour un appui inespéré à la dictature irakienne ! (.) D'autres observateurs se posent des questions intrigantes.La démocratie peut-elle être « exportée » à coups de missiles de croisière ?Qu'en est-il des intérêts économiques dont l'enjeu n'est autre que la deuxième réserve mondiale en pétrole ?L'Irak de l'aprèsguerre formera-t-il toujours une seule entité politique et territoriale ?Sinon, comment gérer alors les velléités séparatistes de certains groupes ethniques et religieux ?Qu'en est-il des visées expansionnistes des voisins ?Yaura- t-il un contrôle américain s'apparentant plus à une occupation ?Sinon, quel sera alors l'alternative à l'« État policier » du président Saddam Hussein ?Un officier de l'armée ?Un apparatchik du parti Baas ?Un chef de tribu ?Un représentant du Conseil suprême de la révolution islamique ?Un banquier rompu aux milieux d'affaires occidentaux ?Un opposant exilé ?Une coalition hétérogène, prête à imploser à n'importe quel moment ?Enfin, qu'en est-il de la sélectivité de cette politique de « deux poids, deux mesures » qui tolère une théocratie rentière telle l'Arabie Saoudite, une « république monarchique » telle l'Égypte et une dictature stalinienne telle la Syrie qui a presque achevé d'annexer le Liban, une vraie démocratie autrefois, et dernier « pays-satellite » au XIe siècle ?Il faut avouer que c'est un vrai casse-tête, une boîte de Pandore dont l'ouverture réveillerait les vieux démons des frontières sanglantes séparant les pseudo États-nations post-coloniaux.Néanmoins, il est un aspect intentionnellement mis de côté, aux dires de certains esprits malins.Ils rappellent les thèses d'un Sayyid Qutb, figure de proue des Frères musulmans, et qui de retour en Égypte en 1954, après un bref séjour en Amérique, déclara la guerre à la « civilisation occidentale » dont la décadence morale en faisait une menace pour la pureté de l'« oumma » (nation) islamique.À part l'aspect religieux, il y aurait une certaine culture qui rendrait les sociétés arabes incompatibles (imperméables) à la démocratie occidentale.Ce serait essentiellement dû à l'absence de la vie citoyenne, au mode relationnel spécifique entre la société (la famille, la collectivité) et l'État (le pouvoir), et à la place accordée à l'individu en général, et à la femme en particulier.Ce constat de différences de valeurs ne va sûrement pas de pair avec l'affirmation d'un Colin Powell annonçant déjà que « le Moyen-Orient sera reconstruit selon les intérêts américains » ! Il y a lieu de se demander si la démocratie peut être «exportée» à coups de missiles de croisière 1LP1401A0324 A14 lundi, Edito 1LP1401A0324 ZALLCALL 67 22:12:36 03/23/03 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Dommages collatéraux m r o y @ l a p r e s s e .c a Ce qui était prévisible et prévu, tout le côté repoussant, terrorisant, inhumain, incertain et confus de ce qu'est la guerre, apparaît de plus en plus après seulement cinq jours de conflit.L'accès à Bagdad est désormais accordé par l'État irakien à peu près uniquement aux caméras des chaînes de télévision arabes.C'est donc surtout par ce canal que nous parviennent les images prises au sol, mises à part celles captées au coeur des unités combattantes angloaméricaines.Ce sont les plus dures, évidemment.Ainsi, en 24 heures, on a eu droit aux pires.Des scènes sanglantes, pathétiques, emblématiques, captées soit par la télévision irakienne, soit par la chaîne d'information qatariote Al-Jazira.D'une part : des images tournées dans les hôpitaux de Bagdad, celles d'hommes et d'enfants (curieusement, pas de femmes) blessés, pleurant parfois, soignés dans des institutions qui, visiblement, ne disposent pas de tout ce qu'il faudrait -avec ce que tout cela suppose de souffrance humaine.Sur le nombre de blessés ou de morts civils à Bagdad, le personnel hospitalier demeure évasif et nous ne disposons pas d'autres sources relativement indépendantes.D'autre part : des images de cinq militaires américains faits prisonniers par l'armée irakienne dans le sud du pays.Quatre jeunes hommes et une femme de 30 ans, du Texas, du Kansas et du New- Jersey, membres d'une unité non combattante, la Compagnie 507 dite de maintenance, qui s'est retrouvée sous le feu.On les voyait complètement terrorisés, bien sûr.Quelques-uns blessés.Presque incapables de parler autrement que pour décliner leur identité ou répondre à la question pourquoi êtes vous en Irak ?: « Parce que j'ai reçu l'ordre de venir ».Bref, la question, mille fois évoquée, va en pratique se poser au cours des jours qui viennent avec de plus en plus d'acuité : pendant combien de temps l'opinion publique dans son ensemble, y compris américaine, pourra-t-elle supporter ça ?\u0001 \u0001 \u0001 Mais il y a déjà d'autres dommages collatéraux de la guerre, prévisibles aussi, et qui de fait apparaissent.Ils sont politiques.Depuis la fronde franco-russe au Conseil de sécurité de l'ONU, depuis le début des vastes manifestations populaires partout dans le monde, depuis l'enclenchement de la guerre encore davantage, la réticence d'une foule de gouvernements à collaborer avec les États-Unis grandit d'heure en heure.L'un après l'autre, ceux de l'Égypte, de la Turquie, de la Jordanie, du Yémen, d'autres encore, s'arc-boutent, résistent aux mots d'ordre américains et tentent de trouver une posture confortable face à leur population, ce qui les conduit forcément à refroidir leur relation avec Washington.Sans présumer des conséquences à long terme (et il y en aura de fort sérieuses) on peut tout de suite craindre un effet immédiat, et immédiatement contre-productif.Quel pays du Moyen-Orient, en particulier, demeurera très enthousiaste au chapitre de la lutte au terrorisme \u2014 point de départ de toute l'affaire, rappelons-le ! \u2014 et ce, au moment même où elle est la plus nécessaire ?C'est à la fois ironique, désolant et dangereux.En 24 heures, on a eu droit aux pires images, sanglantes, pathétiques, emblématiques.Patrick Dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Al-Jazira mieux que CNN DEPUIS LE début de la guerre, les médias québécois ont pris une tournure nettement pro-américaine.On a changé le terme « coalition » pour le terme « alliés » lorsqu'on parle de la coalition États-Unis et Royaume-Uni, une confusion sémiotique qui renvoie aux Alliés de la Seconde Guerre mondiale.Essaierait-on de nous faire croire que la guerre illégale américaine est justifiée ?Oui, si on en croit Bernard Derome qui s'est trompé (on l'espère) en prononçant l'expression « guerre de libération » en parlant de la présente guerre ! C'est peut-être que nos médias font trop appel à la chaîne CNN pour ses informations et ses images.Ne savent-ils pas que CNN montre ce que les Américains doivent voir, et que chaque accroc est réprimandé par Donald Rumsfeld lui-même.Nos médias devraient plutôt aller chercher l'information sur Al-Jazira qui montre les vraies images de guerre, celle où il y a des morts et des blessés.Ces images ne sont pas montrées ici où on préfère nous faire croire que la guerre ne fait pas de victimes, sourtout pas de victimes civiles.Les médias québécois ont intérêt à montrer les vraies choses s'ils ne veulent pas perdre leur crédibilité, et devenir tels les médias américains : les valets des gouvernements en place.RENÉ LEMIEUX Pointe-au-Père Des grandes aux petites manifs ET SI LES grandes manifestations ne fonctionnent pas, il faudra passer aux petites manifestations.Deux cent mille personnes par groupes de 10 dans 20 000 points de protestation.Devant tous les Esso, des affiches qui disent : « L'essence que vous achetez ici tue des enfants.» Devant tous les Walmart, des mots qui disent : « La madame n'est pas contente et n'achètera plus ici tant que l'occupation durera.» Devant tous les Mc Donald's, offrir gentiment : « Des bombes avec ça ?» Le monde est en colère.Nous sommes en colère.Nous choisirons de ne pas vivre cette année sans dire à la plus grande puissance militaire au monde qu'elle se trompe.Nous choisirons de ne pas nous taire et de ne pas laisser le monde se redessiner par des hommes en vert.FRANÇOIS DUBÉ Charlesbourg Où étiez-vous?CONTRE la guerre, pour la dictature ; contre les bombes, pour la torture ; contre 200 morts et 1000 blessés, pour 20 millions d'exterminés.Tous ont droit d' exprimer leurs convictions, mais c'est avec des parades et à se fermer les yeux que des gens comme Saddam Hussein, Hitler, Mussolini, Pinochet, etc., ont existé.On parle de la terreur de la guerre et je partage cette opinion.Mais quels sont ceux dans la manifestation de samedi dernier qui ont vécu sous le joug de la dictature ?Qui d'entre vous ont vu leurs parents ou leurs enfants disparaître pour ne plus jamais revenir ?Ici, on fait des manifestations parce que nos détenus n'ont pas la télé en couleur et on fait un « chiar » parce qu'un policier n'a pas lu au moins deux fois les droits à l'accusé afin qu'il les comprenne bien.C'est bien beau les manifs, mais ça n'a pas changé grand-chose, sauf peut-être se convaincre qu'on a fait quelque chose et se donner bonne conscience.Où étiez-vous lorsque Saddam torturait son peuple ?Je n'ai pas vu vos manifestations, je n'ai pas entendu vos clameurs.Il est vrai que la guerre est la pire des décisions.Non, je m'excuse, la pire des décisions est de faire la vierge offensée, de fermer les yeux et de jeter tout le blâme sur les autres au lieu de faire quelque chose.À la place de vos belles démonstrations, qui elles aussi tournent souvent à la violence, rendez-vous donc utiles et aidez à ramasser des fonds pour ceux qui en auront besoin après ce conflit.Et nos prochaines manifs, on pourrait peut-être les faire pour convaincre un dictateur de quitter son poste.JACQUES GAGNÉ Guerres hollywoodiennes DÉSORMAIS, et depuis la guerre du Golfe, nous assistons à des guerres hollywoodiennes.L'Amérique, toute entichée de sensations et de sensasionnalisme, bercée et corrompue de confort, se voit soudain prise à son propre piège, celui des images.Créant l'illusion sur grands écrans et à coups de millions de dollars, les « absents du réel », et du reality show, se mettent soudain à douter.Et si ce n'était pas le vrai ben Laden ?Et si ce n'était pas vraiment Saddam Hussein ?Et si ce n'était pas une vraie guerre que ces feux d'artifices dans une nuit artificielle ?Des comédiens, ces soldats faits prisonniers, des acteurs, ces hommes au visage rongé par une peur suspecte ?Le mensonge vidéo n'est pas l'exclusivité d'Hollywood ! Décidément, la réalité dérive.Entre l'image et la vraie vie, le vide ne s'est pas comblé.Il y a une distance sidérale qui se crée sans cesse entre les hommes et les femmes de cette planète.J'appelerais cela du voyeurisme institutionnalisé que d'assister, de la nourriture aux commissures de nos lèvres, à leur douleur amère.Faisons la guerre à la guerre ! MICHEL MONDAT Où va Air Canada?m b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Rien ne va plus chez Air Canada.Une journée seulement après le déclenchement des hostilités en Irak, le transporteur montréalais a invoqué un cas de force majeure pour annoncer la mise à pied de 3600 employés, soit 10 % de ses effectifs.La précipitation de cette décision surprend.L'impression qui s'en dégage, c'est que la situation d'Air Canada est à ce point critique qu'elle n'a plus du tout de marge de manoeuvre.Et c'est effectivement le cas : selon de nombreux experts, le plus important transporteur au pays risque de se retrouver à court de liquidités d'ici juin prochain.Air Canada perd actuellement près de 3 millions de dollars par jour.Pour une entreprise dont les liquidités se situaient à 558 millions de dollars au 31 décembre 2002, la situation est pour le moins inquiétante.Plusieurs se demandent comment Air Canada arrivera à rencontrer ses obligations financières, dont le remboursement d'un montant de 378 millions de dollars, prévu pour le troisième trimestre de 2003.Il est évident que la guerre en Irak fait mal.Mais avec une dette totale de 12 milliards de dollars, Air Canada était déjà dans une situation précaire.Voilà pourquoi les 3 600 mises à pied annoncées jeudi soir dernier ne sont que la pointe de l'iceberg.Air Canada veut également diminuer sa masse salariale de 650 millions de dollars, ce qui représente 21,6 % de la masse totale.Les analystes consultés sont catégoriques : sans entente avec ses employés syndiqués, Air Canada ne s'en sortira pas.Mais il serait trop facile de faire porter aux seuls syndicats le poids de la survie de l'entreprise.La direction d'Air Canada doit aussi faire ses devoirs et démontrer clairement qu'elle sait ou elle s'en va.Quelle est la vision que la direction d'Air Canada offre à ses 36 000 employés en retour des sacrifices demandés ?Quelle est la stratégie d'ensemble de l'entreprise ?Et enfin, comment Robert Milton s'y prend-t-il pour convaincre ses employés de l'urgence de la situation et impliquer le personnel dans le processus de restructuration La direction d'Air Canada devra faire preuve de leadership et démontrer que sa stratégie ne se limite pas uniquement à éteindre des feux.Que veut faire le transporteur sur le marché intérieur ?Doit-il conserver autant de vols transfrontaliers ?Pourquoi ne pas se concentrer davantage sur les vols internationaux ?Voilà autant de questions auxquelles Air Canada devra répondre.Malheureusement le transporteur risque de manquer de temps.Qu'adviendra-t-il si Robert Milton n'arrive pas à redresser la situation, qu'il échoue dans sa tentative de transformer Air Canada en transporteur à faibles coûts ?La réponse est sans équivoque : les Canadiens devront se résigner à voir leur transporteur national recourir à la protection de la loi sur les faillites.Air Canada ne serait pas le premier transporteur à se retrouver dans cette situation.Aux États- Unis, Us Airways et United Airlines ont fait appel à la protection des tribunaux.En Belgique, Sabena a disparu, alors qu'en Suisse, Swiss Air a été démantelée.La décision serait, certes, douloureuse et un cuisant constat d'échec.Mais ce sera peut-être pour Air Canada la seule façon de se restructurer en profondeur et de prendre le temps d'établir une stratégie de développement viable à long terme.Triste printemps.Ces jours derniers, il est arrivé.On l'attendait depuis longtemps.Et puis, avec toutes ces histoires de guerre, on a oublié son arrivée.Triste printemps.CYBÈLE ROBICHAUD Montréal 1LP1501A0324 A15 lundi, Forum 1LP1501A0324 ZALLCALL 67 22:20:23 03/23/03 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 A15 Toujours l'Irak ONU: un rôle à redéfinir POST-SCRIPTUM p g a g n e @ l a p r e s s e .c a Exit la campagne électorale ! Dieu qu'on l'attendait, cette campagne électorale.Pourtant, à peu près plus personne n'en parle.Reléguée à la fin des bulletins de nouvelles et quasi absente du courrier des lecteurs.Il aura suffi de l'intervention télévisée de George W.Bush, lundi soir dernier, lançant un ultimatum de 48 heures à Saddam Hussein (ce qui indiquait que la guerre était à toutes fins utiles devenue inévitable), pour que vous n'en ayez plus que pour l'Irak.Pas loin de 800 courriels et lettres en six jours, uniquement sur la guerre.Du jamais vu ! Je vais vous raconter une petite anecdote qui illustre bien la « grande injustice » du monde de l'information.Mercredi soir dernier, 20 h, tout le monde attend de voir les premiers éclairs passer dans le ciel de Bagdad, indiquant le début de la guerre.Rien ne se produit.20 h 15.Rien.20 h 30.Rien.Qu'estce qu'on va faire ?Se peut-il que la guerre soit remise à plus tard ?Pourtant, il faut remplir la Boîte aux lettres pour le journal du lendemain.Rapidement, je fouille dans le courrier et trouve suffisamment de courriels sur la promesse de défusions de Jean Charest pour occuper l'espace.Pauvre Jean ! Il commence à être bien mal pris avec cette promesse.Mais le chef libéral sera sauvé à 21 h 35 par les premiers bombardements.À la poubelle la Boîte aux lettres sur les défusions.Depuis ce temps, qui parle encore de ce sujet ?Pour l'instant, pas grand monde.Il n'y en a que pour la guerre, vue sous tous les points de vue, tous les angles d'analyse imaginables.D'abord, les courriels partant de la grille d'analyse la plus connue (et la plus répandue), le point de vue qu'on entend le plus depuis un an, ciblant George Bush comme un criminel, vantant les vertus du pacifisme, expliquant le conflit par la soif inextinguible des États-Unis pour le pétrole irakien et doutant de la dangerosité du régime de Bagdad.Ensuite, les textes, moins nombreux (et que l'on a commencé à recevoir plus récemmnent) défendant le point de vue contraire : anti- Saddam (quelle bizarrerie de nommer un dictateur sanguinaire avec une telle familiarité), pro-États-Unis, etc.Mais surtout, de tous nouveaux points de vue, qui risquent d'alimenter le débat au cours des prochaines semaines.Que va-t-il arriver des Nations unies après le coup dur qu'elles viennent d'encaisser ?L'équilibre mondial est-il menacé ?Après le refus du Canada de participer à la guerre, nos relations avec les États-Unis risquent-elles de se détériorer ?Quelles répercussions la guerre aura-t-elle sur l'ensemble du Moyen-Orient ?Comment se fera la reconstruction de l'Irak ?Et aussi, un tout autre type de courriels, provenant de lecteurs ne défendant aucune idéologie particulière, mais qui sont tristes, qui déplorent la mort, la souffrance, le sang, la dévastation, la misère.Ainsi, cet envoi de Mme Michèle Maschtall : « Depuis le début de la guerre, je ne peux plus lire les journaux ni regarder la télé, car ça me fait pleurer.» \u0001 \u0001 \u0001 La guerre, et le courrier des lecteurs qu'elle suscite, peut parfois provoquer des bizarreries.Ainsi cette abondance de courriels félicitant Jean Chrétien pour sa décision de ne pas aller en guerre à côté des États-Unis.De la part de nos lecteurs, c'était du jamais vu, eux qui ont plutôt tendance à critiquer tout ce qui vient d'Ottawa.La tentation était trop forte et j'ai donc décidé de titrer « Des fleurs pour Jean Chrétien » au début de cette Boîte aux lettres louangeuse pour notre premier ministre fédéral.\u0001 \u0001 \u0001 Un mot pour terminer sur notre autre premier ministre, Bernard Landry, qui décidait de son côté de mettre sur pied, jeudi dernier, une « cellule de crise » composée de fonctionnaires et de dirigeants de la SQ, chargée de veiller en cette période de guerre à la sécurité de la population et de préserver l'harmonie dans les relations interculturelles.On peut à coup sûr remercier le chef péquiste de ses bienveillantes attentions, alors que la campagne électorale est plus ou moins tombée dans l'oubli.Mais c'est peut-être lui qu'il faudrait rassurer : des quelques 800 courriels reçus en six jours sur la guerre en Irak, aucun ne faisait référence à une quelconque crainte de désordres ou de mésentente interculturelle en rapport avec ce conflit.FERNAND LAVIGNE L'auteur est un Montréalais.DANS LES heures et les jours qui ont suivi la tragédie du 11 septembre 2001, rapidement, un cliché s'est répandu sur toutes les lèvres : « Le monde ne sera plus jamais le même.» Avec le recul, on peut se demander ce que nous voulions réellement dire à l'époque.Depuis, avons-nous été témoins de changements réels ?Avons-nous remarqué une évolution notable dans l'attitude de nos dirigeants ou des membres de l'ONU ?Avons-nous exigé quelque chose de différent d'eux ?Il est difficile de répondre à ces questions par l'affirmative.Il semble bien que la bêtise humaine suive son cours.Nous sommes passés de la menace du nucléaire à la menace du terrorisme mondial.Les dictateurs continuent à s'imposer, à menacer et terroriser.Les tergiversations des derniers mois nous confirment l'impuissance de l'ONU à dépasser son rôle de gardien de la paix pour jouer un rôle de gardien des droits de la personne.L'institution semble limitée à intervenir seulement après les conflits.Même si ce rôle de bâtisseur et de conciliateur justifierait son existence, l'expression « trop peu trop tard » qualifie bien les limites de l'organisme.Peu de choses ont changé ! Les règles du jeu sont demeurées les mêmes : l'ONU demeure impuissante à libérer un pays d'un dangereux dictateur reconnu de tous.Les ambitions politiques et économiques des pays les plus influents continuent de miner, malheureusement, les efforts de prévention attendus et souhaitables.La présente guerre contre l'Irak n'est certainement pas la meilleure façon de libérer le pays.Il y aura des pertes de vie et des destructions inutiles.Néanmoins, même si cette guerre est condamnable, la non-intervention le serait tout autant.La non-intervention aurait le double effet de laisser à leur sort 20 millions d'Irakiens qui réclament d'être libérés en plus de conforter tous les autres dictateurs de la planète dans leurs dessins malveillants.À l'avenir, ce n'est pas contre la guerre qu'il faudra marcher.Il faudra marcher pour exiger de l'ensemble de nos dirigeants qu'ils dotent l'ONU de mécanismes d'intervention adéquats.Substituer la non-ingérence par le devoir de protection et d'intervention.Principalement, lorsqu'il s'agit de combattre l'oppression exercée par des dictateurs reconnus comme tels par l'ensemble des pays.Entre la guerre et le mal LAURENCE THOMAS L'auteur est professeur de philosophie et d'études politiques à l'Université de Syracuse, à Syracuse, aux États-Unis.IL EST FACILE de dire que la guerre est une injustice.Et il va sans dire qu'il vaut toujours mieux trouver une solution pacifique par la négociation.Mais l'histoire nous démontre que l'on ne peut pas toujours négocier une solution.Avec Staline ou Hitler, les négociations auraient été impossibles.Le moment historique tout à fait tendu que nous vivons présentement aurait été complètement différent si, dès le début, le monde entier s'était uni pour dénoncer les actes de barbarie commis par Saddam Hussein.On accepte toujours le principe de la présomption d'innocence.Cela dit, ce principe ne nous dit pas comment il faut agir envers un dictateur qui ne respecte rien.Selon les manifestants dans le monde entier, la personne la plus détestable est George Bush.Si j'étais Saddam Hussein, cette idée me satisferait pleinement.« Je peux donc tuer et mutiler qui bon me semble tout en sachant que le reste du monde s'obstine à dire qu'il ne faut pas utiliser la force contre moi.Et, bien sûr, je peux donc faire semblant de vouloir négocier et donner l'impression que je suis raisonnable ».Hitler lui-même a agi ainsi.Le mal cherche toujours de bonnes occasions pour tromper le monde.Il abuse toujours de la bonne volonté des gens.N'oublions pas que les hommes qui commettent des actes de violence contre les femmes sont très convaincants lorsqu'ils disent : « Jamais je ne recommencerai, c'est promis.» On sait bien qu'il ne faut pas croire de tels mots.Dans ce contexte, lequel est le plus condamnable ?Hussein qui va continuer à tuer et mutiler ses propres citoyens, Bush qui a déclaré cette guerre, ou nous qui n'avons jamais eu la volonté à dire non à Saddam Hussein Ici-bas, il faut que nous soyons prêts à combattre pour certaines causes.Non pas parce que négocier n'est pas souhaitable.Ni parce que la guerre n'est pas toujours horrible.Mais parce qu'autrement nous devenons le berceau dans lequel le mal s'enhardit.Photo Associated Press Dans le sud de l'Irak, un soldat américain venu du Colorado sourit devant un grand portrait de Saddam Hussein que d'autres soldats s'affairent à jeter par terre.Toute guerre est un crime contre l'humanité PIERRE FORTIER L'auteur est un résidant de Bécancour.DEPUIS toujours existe la guerre.Depuis toujours les hommes s'entretuent.En ces jours sombres, d'une grande tristesse pour l'humanité, où encore une fois, encore une autre fois, l'esprit guerrier règne, comment ne pas désespérer ?Pourquoi, encore une fois, les partisans de la paix n'ont-ils pas été entendus ?Ils étaient nombreux pourtant à mettre leurs efforts dans la recherche d'une voie pacifique pour résoudre la crise irakienne.L'Irak de Saddam était-il vraiment une menace si forte, si imminente, qu'il fallait à tout prix la guerre pour la dissiper ?Aux yeux de M.Bush, et des intérêts qu'il représente, il a toujours semblé que oui.La paix n'est que pour les faibles, les lâches, les peureux, les pusillanimes, les idéalistes, proclament les partisans de la guerre.La paix aurait fait le jeu d'hommes tel Saddam.Car lui aussi préparait la guerre, affirment-ils.Il se riait de nous depuis si longtemps.Ont-ils vraiment tort de penser ainsi ?Qui pourrait vraiment en juger ?Les forts ont jugé, et décidé pour nous tous : nous, les forts, sommes pour la paix, mais par la force, et la force est dans la destruction et la guerre.Sinon, c'est nous qui serons détruits.Des milliers d'hommes sont enrôlés dans cette guerre, et des milliers périront.Des coûts économiques et politiques énormes sont engagés.Les conséquences dans les populations arabes sont imprévisibles.Qu'importe, il fallait la guerre.Les forts disent assumer pleinement ces conséquences : jamais ils n'ont voulu la guerre, elle leur a été imposée par l'attitude déloyale et perfide de l'adversaire, à laquelle il fallait mettre fin.Ont-ils vraiment tort ?Bien sûr, tous ne pensaient pas comme eux.D'autres voies auraient été à explorer et à poursuivre avant cet ultime et brutal recours.Nous ne saurons jamais ce que Saddam Hussein aurait fait si cette guerre n'avait pas été entreprise.Mais il n'était pas question de prendre ce risque, aux yeux de Bush et de ses alliés.Il fallait absolument désarmer Saddam ; l'heure n'était plus aux atermoiements, et, selon Bush et son clan guerrier, toutes les autres voies pour y arriver avaient échoué.Passant superbement outre au Conseil de sécurité de l'ONU, Bush et ses alliés font la guerre.Ils en assumeront les conséquences aux yeux de l'Histoire, proclament-ils.C'est selon eux une guerre juste et nécessaire, une guerre au nom du Bien, de la Démocratie et de la Paix.Tout de même, quel étrange, quel incroyable paradoxe ! Déjà il y avait eu le 11 septembre 2001, quand pour une cause « juste » aux yeux des terroristes islamiques ceux-ci avaient lâchement assassiné des milliers d'innocents.Et maintenant pour une autre « juste » cause les Américains et leurs alliés tueront eux aussi des milliers d'innocents.Terrorisme contre radicalisme guerrier ! Les deux côtés d'une même médaille.Bush rêve en couleur JE NE CROIS PAS que George W.Bush savait de quoi il parlait en prononçant les mots « democracy in Iraq ».Cela prouve une fois de plus son ignorance dans le domaine des affaires étrangères.Il ignore le fait que les troupes turques ont prévu de s'occuper du Kurdistan irakien à « leur » manière.Le président américain rêve en couleur.Il ne doit probablement pas savoir que les Kurdes irakiens n'auront pas plus de démocratie avec les Turcs qu'avec Saddam Hussein.La Turquie craint la création d'un éventuel Kurdistan indépendant sur le territoire irakien et elle ne veut pas pas que cela se reproduise sur son propre territoire.Où est donc la démocracie promise par les Américains ?DAVID DUPUY Étudiant en science politique Propagande américaine LES QUÉBÉCOIS ont fini par comprendre la réalité de la propagande du gouvernement et des médias américains.Malheureusement, ça n'est pas le cas aux États-Unis, vu l'orientation actuelle de la plupart des médias.On en voit le résultat sur l'opinion des Américains.Et ne cherchez surtout pas à expliquer la guerre par la présence de Saddam Hussein.L'Irak n'a ni attaqué, ni menacé les États-Unis.Il y a plein d'autres dictateurs dans ce monde.Il y a d'autres pays qui n'ont jamais respecté les résolutions de l'ONU.Ça n'a pas donné lieu à une agression aussi sauvage de la part de la plus grande puissance de tous les temps contre un peuple du tiers-monde, qui souffrait déjà de Saddam Hussein et de l'embargo imposé par les États-Unis.Ce pays, de concert avec l'ONU, émet des règles qu'il ne respecte que quand ça l'arrange.TAHAR DILMI Quelle paix pour le Moyen-Orient?DITES-MOI, est-ce que se serait trop demaner que les gens qui viennent nous jouer du violon de la paix nous expliquent quelle paix pour le Moyen-Orient ils envisagent ?Être pour la paix est nettement insuffisant dans la situation présente.C'est un peu comme venir dire : il faut lever l'embargo sur l'Irak en faisant semblant de croire que la levée de l'embargo bénéficierait immédiatement aux civils irakiens et que Saddam ne profiterait pas de ce nouvel argent pour s'armer à nouveau.On comprend que l'embargo permet à Saddam d'asseoir son pouvoir en Irak en exploitant l'antiaméricanisme, mais la levée de l'embargo ne provoquerait pas magiquement l'effet contraire.L'utilisation de missiles Scud ces derniers jours démontre à quel point les inspections sont nettement insuffisantes pour assurer le nettoyage en Irak.Avec une portée d'environ 350 km, leur possession contrevient aux résolutions de l'ONU.Il ne s'est pas trouvé grand monde pour relever ce détail.DANIEL SAVARD Pacifisme à sens unique IL SEMBLE que l'on oublie que cette guerre a été déclarée avant tout à la suite des attentats du 11 septembre.Où se cachaient alors tous ces soi-disant pacifistes mondiaux pour dénoncer ce terrorisme sauvage qui perdure depuis des années et qui, en plus de faire d'innocentes victimes, déstabilise l'économie mondiale.Qui sont les vrais agresseurs ?Je n'ai pas encore vu de manifestations aussi bruyantes venant du monde musulman pour dénoncer avec autant de véhémence les actes de leurs frères terroristes, mais je les ai vus, par contre, se réjouir et danser après le 11 septembre.(.) Malheureusement, il faut faire la guerre pour garantir la paix .Et selon moi, il ne fallait pas attendre que l'Irak devienne incontrôlable pour le mettre hors d'état de nuire.DENISE TANGUAY George W.Bush 1DU1601A0324 LUNDI¸ 1DU1601A0324 ZALLCALL 67 23:32:01 03/23/03 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 24 MARS 2003 Les Associations des concessionnaires Chevrolet et Pontiac Buick GMC du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à la plupart des modèles neufs 2003 en stock à l'achat et à certains modèles en location parmi ceux en stock.À la location, GM paie le dépôt de sécurité et la première mensualité sur les modèles suivants : Sunfire, Montana, Aztek, Grand Am, Rendezvous, Cavalier, Tracker, Malibu, Alero, Silhouette et Venture.Offres valides en autant que le consommateur prenne livraison du véhicule au plus tard le 30 mai 2003.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.S'applique à l'achat ou à la location.Le climatiseur doit avoir été installé en usine sur le véhicule en stock ou un crédit équivalant à la valeur d'un climatiseur en place sur le même type de véhicule, jusqu'à un maximum de 1000 $, sera offert.Les taxes applicables au climatiseur sont à la charge du consommateur.Frais reliés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, frais d'administration et droits payables à la livraison.\u0001Taux de financement à l'achat de 0 % disponible pour la plupart des modèles pour des termes de 36 ou 48 mois, selon les modèles.\u0001\u0001Conditions applicables à la location pour des termes allant jusqu'à 48 mois, premier versement mensuel (taxes incluses) payé par General Motors.\u0001\u0001\u0001À la location, aucun versement initial requis et dépôt de sécurité payé par General Motors.Le dépôt ne sera pas remis au consommateur à la fin de la période de location.L'offre de financement à l'achat et celle du climatiseur ne s'appliquent pas aux Vibe, Corvette, Cadillac, Hummer, fourgonnettes passagers et marchandises/coupées, Sierra/Silverado 2500/3500 cabines classiques et allongées (sauf C6P), Sierra/Silverado 2500/3500 à cabine multiplace et châssis-cabine, Sierra/Silverado 3500 HD châssis-cabine (style reporté) et aux camions série W et poids moyens.L'offre de financement à l'achat ne s'applique pas non plus aux Tahoe, Yukon, Yukon Denali, Suburban, Yukon XL et Yukon XL Denali.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être jumelées à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.ou crédit équivalent, jusqu'à 1000$ CLIMATISEUR À NOS FRAIS O$ GM paie la 1re mensualité\u0001\u0001 GM paie le dépôt de sécurité\u0001\u0001\u0001 Aucun comptant À LA LOCATION O$ 3124974A "]
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