La presse, 15 mars 2003, Cahier A
[" 6LP0101A0315 A1 SAMEDI 6LP0101A0315 ZALLCALL 67 23:39:59 03/14/03 B MONTRÉAL SAMEDI 15 MARS 2003 LE SAMED I PLUS GR AND QUOTIDI EN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Le PQ fixe ses priorités «Les services publics d'abord, les impôts ensuite» 1 19e ANNÉ E > NO 1 4 3 > 20 4 P A GE S > 1 2 C A H I ER S BLOCAGE AUX NATIONS UNIES Le camp de la guerre tient un sommet aux Açores Washington lève les sanctions contre le Pakistan, un pays indécis d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Le président des États-Unis, George W.Bush, le premier ministre de la Grande-Bretagne, Tony Blair, et le chef du gouvernement de l'Espagne, José Maria Aznar, tiendront demain aux Açores, au Portugal, un sommet qui apparaît comme la dernière chance de régler pacifiquement la crise irakienne.Durant ce sommet, les trois alliés examineront comment obtenir l'appui du Conseil de sécurité des Nations unies pour leur projet de résolution autorisant le recours à la force contre le régime de Saddam Hussein, selon des responsables à Washington ayant requis l'anonymat.« Le président ( Bush ) est toujours engagé dans le processus diplomatique et résolu à faire adopter ( cette résolution ) par les Nations unies.Nous verrons si cela peut se faire ou non », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.Voir SOMMET en A2 DENIS LESSARD S'il est reporté au pouvoir le 14 avril, le Parti québécois n'a pas l'intention de mettre un cent dans le remboursement de la dette au cours de son mandat.La priorité ira aux services de santé et d'éducation.Tout au plus, Bernard Landry s'engagera à tenter d'entreprendre une opération de réduction du fardeau fiscal qui ciblera les familles.C'est ce qui se dégage de la plate-forme électorale du PQ, un document de 100 pages qu'a pu consulter La Presse hier et qui doit être rendu public ce matin, au cours d'un conseil extraordinaire du parti à Saint-Hyacinthe.Le PQ se garde par ailleurs d'être précis sur la question de son option fondamentale.Plutôt que de préparer la souveraineté, on promet de « préparer le Québec à la souveraineté » au moyen d'une « démarche méthodique et rigoureuse ».Le référendum surviendra « au terme d'un processus transparent, ordonné, méthodique et rigoureux », peut-on lire dans le document.On parle d'un « calendrier détaillé », mais, selon les renseignements obtenus, cet échéancier vise uniquement la préparation « d'un projet de constitution transitoire » destiné à ouvrir la voie au nouveau régime, centré sur « une relation confédérale » avec le Canada.Comme prévu, nulle trace d'un engagement précis à tenir un référendum sur la souveraineté.Bien que les militants soient appelés à approuver leur plate-forme ce matin, déjà le chef péquiste a commencé à en dévoiler des parties.Par exemple, le projet de loi sur la semaine de quatre jours a été annoncé jeudi.Voir PRIORITÉS en A2 PHOTO AP Le lieutenant-général Jeff Conway, à la tête du premier corps expéditionnaire de marine des États- Unis, harangue les troupes de la septième division blindée de l'armée britannique dans le désert du Koweït.Les mouvements des troupes américaines et britanniques se font de plus en plus intenses aux frontières de l'Irak, en dépit de l'hésitation du Conseil de sécurité à donner son aval à une attaque armée.SUR LA ROUTE DE BASSORAH On rêve de la chute de Saddam Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D15 - Télé-horaire D2 Actuel A21-A31 Avis C10 Bridge H19 Carrières cahier I - formation I12, I13 Décès G10, G11 Échecs H19 Éditorial A18 Encans C12 Êtes-vous observateur?F3 Feuilleton H18 Forum A19 Horoscope H18 Jardiner J17 La grille des modus H12 La Presse Affaires E1-E12 Loteries A2, C12 Monde F1 Mon toit cahier J Mots croisés H18 Mot mystère H18 Ni bête ni méchant! H19 Petites annonces F3 - immobilier F3-F7 - marchandises F7, F8 - emplois F8, G8, G9 - automobile G9-G12 - affaires E5 Philatélie K5 Restaurants A29 Vacances-voyage cahier H Vin A30, A31 Sports cahier G M É T É O Voir C10 Passages nuageux Maximum 0 > minimum -4 ABDALY \u2014 Les diplomates réunis aux Nations unies ne savent toujours pas s'ils doivent donner le feu vert à une guerre contre l'Irak, mais les armées des États-Unis et de la Grande-Bretagne, elles, se pressent de plus en plus aux portes de ce pays, comme si l'invasion était inéluctable.Chaque jour, d'interminables convois de camions chargés de chars d'assaut, de munitions et de vivres remontent l'autoroute 80, qui relie la ville de Koweït à la frontière de l'Irak.De temps à autre, une colonne de véhicules quitte la route pour emprunter une piste poussiéreuse vers un des nombreux camps érigés dans le désert.Au-dessus de nos têtes, des hélicoptères Apache passent et repassent comme si on craignait l'arrivée impromptue d'une force ennemie.Leur ballet aérien soulève des tourbillons de poussière, qui s'ajoutent aux nuages de sable fin constamment en suspension dans le ciel de la région.Des murs de sable de deux mètres de hauteur ont été dressés le long de la route pour interdire le passage aux curieux.Des sentinelles américaines surveillent les rares voies d'accès sous les yeux indifférents des chameaux faméliques qui broutent sur ces terres arides.« Cela dure depuis des mois.Je ne sais pas combien ils ont accumulé d'équipement et d'armes en prévision d'une attaque qui ne vient toujours pas », dit Ahmed, commis au dernier dépanneur avant la zone démilitarisée qui chevauche la frontière irako-koweïtienne.Difficile à dire.Mais si on en juge par les imposants alignements de chars et les villes de tentes que l'on aperçoit parfois depuis l'autoroute, assez pour tenir pendant des mois, voire plus d'une année.Officiellement, il y a maintenant 130 000 soldats américains et 28 000 britanniques installés au Koweït, ainsi qu'un nombre quasiment égal dispersé dans la région du Golfe.Quotidiennement, ils font des incursions et des bombardements en Irak en attendant l'assentiment de l'ONU pour donner l'assaut général.Le régime de Saddam Hussein est honni tout le long du ruban d'asphalte d'environ 150 kilomètres qui relie la capitale du Koweït à la ville de Bassorah, au sud de l'Irak.C'est par cette voie que l'armée irakienne est arrivée pour occuper cet État pétrolier en 1990, et c'est sur celle-ci également qu'elle a été massacrée lors de sa retraite, six mois plus tard.Depuis, la route est coupée en deux par une zone démilitarisée de 20 km de largeur.Cette bande de terre qui longe la frontière est surveillée par des Casques bleus de l'ONU depuis la fin de la première guerre du Golfe.Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une garde symbolique puisque l'ONU a récemment retiré du secteur tout le personnel non essentiel.La mission onusienne se terminera dès que les troupes anglo-américaines entreprendront l'invasion de l'Irak.Voir SADDAM en A2 159$ Prix Web de base par trajet Vancouver 74$ Ft.Lauderdale 157$ 117 Calgary $ Winnipeg Visitez SANS ESCALE! 3098533A MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE Le club Canadien est le ben Laden du hockey.Chaque fois qu'on le croit mort, il réapparaît.GILLES PAQUIN AU KOWEÏT envoyé spécial Élections Yves Séguin : le retour de «Robin des taxes» au PLQ A8 Début de campagne axé sur la famille A9 La direction de l'ADQ menace de démissionner dans Laviolette A11 La guerre des slogans B6 Faut-il croire les sondages?B7 Pierre Foglia > Qu'est-ce qu'on attend ?Page A5 Brisebois n'a pas de regret Cahier Sports, page G3 Rire au max avec Maxim Martin Arts+Spectacles, page D1 IRAK / ENVOYÉE SPÉCIALE En mars 1988, Saddam Hussein lançait des armes chimiques sur Halabja, au Kurdistan irakien.Voici le récit bouleversant d'une ville martyre qui vit dans l'angoisse d'une nouvelle tragédie.Un reportage d'Isabelle Hachey, cahier Plus, page B1 Robar Mohammad 6LP0201A0315 A2 SAMEDI 6LP0201A0315 ZALLCALL 67 22:32:21 03/14/03 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Élections 2003: la campagne bat son plein: cyberpresse.ca/politique > Où et comment déguster du bon sirop d'érable?cyberpresse.ca/sucres > Tous les nouveaux films àl'affiche : cyberpresse.ca/films LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 6-5-4 > À quatre chiffres : 7-2-8-6 DEMAIN DANS LA PRESSE Vers la Coupe?Pratiquement éliminé il y a une semaine, le Canadien est revenu au plus fort de la course aux séries éliminatoires de la LNH.Les jeunes Mike Ribeiro ( àgauche ) et Jason Ward ont relancé l'équipe juste au moment où José Théodore retrouvait sa touche magique.Il n'en fallait pas davantage pour que les partisans du Tricolore recommencent àparler de Coupe Stanley.Ce soir, Mathias Brunet et Pierre Ladouceur assistent au match entre le Lightning de Tampa Bay et le Canadien.À lire demain dans le cahier Sports Plus Seule la Presse Canadienne est autorisée àdiffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE SOMMET Suite de la page A1 PRIORITÉS Suite de la page A1 Les consultations du Conseil de sécurité sur l'Irak étaient totalement enlisées hier.La situation diplomatique est « bloquée », a constaté son président, l'ambassadeur de Guinée Mamady Traoré, ajoutant qu'aucune réunion officielle sur l'Irak ne figurait au calendrier.« Le blocage ne fait que s'accentuer.Je ne suis pas sûr que quelque chose soit possible dans l'immédiat », a-t-il déclaré alors que l'ultimatum fixé à l'Irak dans le projet de résolution déposé par les États- Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne arrive à échéance après-demain.Bush a cependant joué une nouvelle carte en annonçant hier après-midi la levée des sanctions imposées contre le Pakistan après le coup d'État ayant porté au pouvoir le général Pervez Musharraf, en 1999.Le Pakistan est membre du Conseil de sécurité et avait annoncé son intention de s'abstenir dans un éventuel vote sur la résolution.Dans un communiqué, la Maison- Blanche a souligné que la levée de ces sanctions « faciliterait la transition vers un régime démocratique au Pakistan » et « était importante dans le cadre des efforts des États-Unis pour répondre aux actes de terrorisme international et les dissuader ».Les États-Unis avaient déjà en octobre 2001 levé des sanctions économiques imposées en 1998 contre Islamabad en raison de ses essais nucléaires.Les sanctions, imposées en octobre 1999 après le coup d'État du général Musharraf, qui avait renversé sans effusion de sang un gouvernement démocratiquement élu, portaient notamment sur les livraisons de matériel militaire.La Maison-Blanche a auparavant annoncé hier que le président Bush recevrait à Washington le premier ministre de ce pays, Zafarullah Jamali, le 28 mars.D'autre part, Bagdad a procédé à la destruction de quatre missiles Al-Samoud 2, portant à 65 le nombre de ces engins éliminés sous supervision de l'ONU, selon Hiro Ueki, porte-parole des inspecteurs en désarmement.L'armée irakienne a commencé à poser des mines près du Kurdistan, qui échappe au pouvoir central de Bagdad depuis 1991, pour entraver une éventuelle offensive terrestre des États-Unis à partir du Nord.Au moins un bombardier supersonique américain B-1 a participé pour la première fois à des frappes contre des installations radar irakiennes, ont annoncé des responsables du Pentagone.L'utilisation de cet appareil pour une mission courante normalement assurée par des chasseurs est un signe supplémentaire que les forces américaines accentuent la pression sur Bagdad.Les tanks Abrams M1 et les avions d'attaque A-10 utiliseront de nouveau des munitions à uranium appauvri en cas de guerre en Irak parce que ce sont les plus efficaces pour pénétrer les blindages ennemis, a déclaré le colonel James Naughton au cours d'un point de presse au Pentagone.Des représentants de la Turquie, des États-Unis et des Kurdes d'Irak pourraient par ailleurs se réunir la semaine prochaine à Ankara pour discuter de l'avenir de l'Irak à l'issue d'une éventuelle action militaire américaine.Dans sa plate-forme, le PQ opte résolument pour une amélioration des services de santé et d'éducation : « Les services publics d'abord, les impôts ensuite », affirme le texte, qui explique la démarche en « 25 actions pour rester forts » et en plusieurs tableaux.Parmi les nouveautés, on trouve l'engagement d'une « politique nationale de la population », des mesures pour que les jeunes diplômés acceptent de partir en région et un généreux programme pour les inciter à faire davantage de stages de travail et d'études à l'étranger.La Presse a aussi appris que le PQ compte accorder des crédits d'impôt aux familles pour les droits d'inscription des enfants à des activités culturelles ou sportives.Une mesure sera aussi prévue pour les 40 % de familles qui ne paient pas d'impôts et qui, par conséquent, ne pourraient profiter de ce crédit.« La qualité de la vie passe avant tout », affirme la plate-forme du PQ, qui rappelle que le fardeau fiscal des particuliers a été allégé depuis cinq ans de 15 milliards.Se démarquant des libéraux, qui promettent un réinvestissement majeur en santé tout en diminuant les impôts de 1 milliard par année pendant cinq ans, le PQ soutient que les deux objectifs ne peuvent être poursuivis de front.Du même souffle, il prend ses distances du programme de l'Action démocratique, qui promet de consacrer 50 % de la marge de manoeuvre au remboursement de la dette accumulée, qui s'élève à 108 milliards \u2014 un objectif de 10 milliards en cinq ans, jugé très ambitieux par les experts.Déjà, dans un précédent budget, le gouvernement Landry avait tenté de jouer sur le tableau de la réduction de la dette.Pauline Marois avait envoyé un premier paiement de 500 millions en 2001, mais c'est resté un geste isolé : il n'y avait rien dans le dernier budget.Santé, éducation et soutien à la famille « Le réalisme est toujours de mise.Il est aujourd'hui impossible de réduire massivement les impôts en réinvestissant tout aussi massivement en santé et en éducation », affirme le PQ dans son programme.« Un choix doit être fait.Le PQ a fait le sien : dans la première partie d'un nouveau mandat, la priorité du gouvernement sera de réinvestir dans les services publics au rythme des disponibilités budgétaires.» Ainsi la « santé, l'éducation et le soutien à la famille feront d'abord l'objet d'une attention prioritaire ».Le PQ promettra enfin « d'importants investissements » pour les infrastructures routières et urbaines.Ce n'est qu'une fois ce programme ambitieux réalisé que le gouvernement péquiste considérera d'autres objectifs : il « s'attaquera de nouveau à la réduction du fardeau fiscal des contribuables, notamment des jeunes familles.» Invités à commenter ces engagements, des stratèges ont précisé que l'on vise, pour l'offensive contre les impôts, « la seconde moitié » d'un troisième mandat.La réduction des taxes pour les jeunes familles dépendra énormément de la croissance économique, comme de « l'évolution du déséquilibre fiscal » entre le gouvernement fédéral et le Québec, indique la plateforme.Une croissance plus forte que prévu amènerait plus rapidement des baisses d'impôt.Déjà, les analystes estiment que Mme Marois péchait par optimisme avec sa prévision de croissance de 3,5 % pour 2003.Dans un tableau sur « une vision, deux horizons », le PQ fixe pour 2005 la réduction du taux de chômage à 7,5 % \u2014 il est actuellement de 8,6 % \u2014, un engagement conforme à ce qu'avait annoncé Pauline Marois lors du dévoilement raté de son plan d'action économique, juste avant les Fêtes.Pour 2010, le taux de chômage devrait être ramené à 5 %, l'équivalent du plein-emploi, selon les spécialistes.D'ici 2005, le PQ promet aussi de « déployer son plan d'action sur la pauvreté », ce qui, lors de l'adoption de la loi « antipauvreté » l'an dernier, signifiait des engagements de 1,3 milliard en trois ans.Le but sur l'« horizon 2010 » est de faire en sorte que le Québec détienne « un des plus bas taux de pauvreté au monde ».Le psychologue Camil Bouchard, candidat dans Vachon, dévoilera d'ailleurs dans quelques jours un plan d'action contre la pauvreté des enfants.En santé, pour 2005, la plateforme reprend des engagements déjà déposés par François Legault : mise en place de 300 groupes de médecine familiale, CLSC ouverts sept jours sur sept, amélioration des soins à domicile et priorité à la prévention.On compte à terme, pour 2010, en arriver à « un Québec en pleine forme » où se trouvera accrue « l'espérance de vie en santé » et où on sera parvenu à « diminuer les inégalités face à la maladie ».En éducation, on reprend l'engagement concernant l'ajout de deux heures d'enseignement au primaire et on promet de « transformer l'école secondaire » insistant sur la prévention.On mettra notamment de la chair autour d'engagements déjà pris pour lutter contre le « taxage » à l'école.Pour la famille, l'engagement est déjà tombé jeudi : une loi-cadre pour la conciliation travail-famille, qui donnera le droit aux parents qui le désirent de se prévaloir de la semaine de quatre jours ( un congé non rétribué ) et qui instaurera une troisième semaine de vacances annuelle, payée celle-là.Pour 2010, l'engagement du PQ reste général ; faire du Québec « le meilleur endroit pour élever une famille ».En matière de régions, la plateforme reprendra « la décentralisation à la carte » avancée lors du sommet des régions de l'automne dernier.La Presse n'a toutefois pu faire préciser à quels secteurs cette décentralisation serait appliquée.Enfin, en matière d'environnement, le PQ s'engagera à faire passer de 5 à 8% la proportion des « aires protégées » sur le territoire du Québec d'ici 2005 et à 10 % d'ici la fin de la décennie.SADDAM Suite de la page A1 Une trentaine de kilomètres avant d'arriver à cette zone interdite, on passe un barrage de la police du Koweït et on entre dans la région dite des fermes d'Abdaly.Une étonnante courtepointe de terres agricoles arrachées au désert par des maraîchers qui pratiquent une irrigation intensive.Ici, les convois militaires cèdent les routes secondaires aux défilés de vieux camions-citernes qui transportent l'eau depuis les stations de pompage jusqu'aux fermes.Certains producteurs ont des puits artésiens, mais la nappe souterraine est souvent salée.Dans la cour de l'une d'elle, deux travailleurs agricoles s'affairent à réparer le moteur de la pompe d'un puits.La vie tourne au ralenti: des outils traînent partout, la maison du maître semble abandonnée et des poules en liberté picorent à l'ombre d'un vaste hangar.\u2014 Que ferez-vous si la guerre éclate?\u2014 Nous partirons avant! Le patron a promis qu'il viendrait tous nous chercher pour nous amener en ville, répond Sadek, un des nombreux Indiens venus gagner des sous au pays du pétrole.Ensuite, il souhaite rentrer chez lui.Jamal, le contremaître égyptien, semble moins inquiet.Il partira si on le lui ordonne, bien sûr, mais il dit ne pas croire à toutes ces histoires d'armes chimiques et de gaz toxiques.« Les inspecteurs ont surveillé l'Irak de 1991 à 1998, puis ils sont revenus il y a trois mois.Ils n'ont encore rien trouvé, sans doute qu'il ne reste rien de tout ce que disent les Américains», dit-il avec un sourire moqueur.Pour son voisin Waleed, qui exploite lui-même sa ferme avec une vingtaine de travailleurs étrangers, il n'y a aucune raison d'évacuer les fermes même si elles sont à proximité de la frontière.« C'est de l'autre côté que ça va se passer.Ici, on est à 500 kilomètres de Bagdad.Mais j'ai hâte qu'on en finisse.Avant, nous vendions une bonne partie de notre production en Irak », dit-il.À un kilomètre de là, adossée à la clôture de la zone démilitarisée, une maison en construction est entourée de voitures, et des hommes discutent en regardant les plans.« Les Américains sont les bienvenus.Nous, on veut que Saddam saute au plus vite pour vivre en paix », dit le plus vieux.Puis, croyant s'adresser à un journaliste français en apprenant le nom de notre journal, il ajoute, mi-blagueur, mi-sérieux: « Dites à Chirac qu'on ne veut rien savoir de son veto.» Voyez notre publicité dans ce journal ou visitez aircanada.ca VOUS AVEZ L'EMBARRAS DU CHOIX! NOTRE MONDE EST EN SOLDE! PARTEZ DÈS MAINTENANT OU CET ÉTÉ.Am, stram, gram.3118548A 6LP0301A0315 A3 Samedi 6LP0301A0315 ZALLCALL 67 22:28:23 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A3 Une guerre illégale?Pendant que le ballet diplomatique se poursuit des deux côtés de l'Atlantique, en Grande-Bretagne, de plus en plus d'experts contestent publiquement la légalité d'une guerre en Irak qui ne serait pas autorisée expressément par une seconde résolution du Conseil de sécurité.Le gouvernement Blair refuse systématiquement de rendre public l'avis juridique sur la guerre préparé par son procureur général, Lord Goldsmith, malgré des appels en ce sens de la part des médias, de l'opposition conservatrice et libérale démocrate et des députés travaillistes opposés à la guerre.En début de semaine, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a lancé un avertissement au camp américano-britannique, affirmant qu'une intervention militaire unilatérale contreviendrait à la charte de l'organisme.Si les membres du Conseil «ne parviennent pas à s'entendre sur une seconde résolution et si une action est lancée sans l'autorité du Conseil de sécurité, sa légitimité et le soutien à une telle action seront sérieusement compromis», a-t-il déclaré.Son opinion est partagée par la majorité des nombreux spécialistes qui se sont exprimés sur la question depuis qu'une lettre signée par 16 professeurs de droit international, publiée lundi dans le Guardian, a relancé le débat en Grande-Bretagne.«Le droit international interdit l'usage de la force sauf en cas de légitime défense ou avec le consentement exprès du Conseil de sécurité, souligne Nick Grief, directeur de l'école de droit et de finance de l'Université de Bournemouth.Mais la légitime défense ne s'applique pas à la crise actuelle parce que le Royaume-Uni et les États-Unis n'ont pas été attaqués par l'Irak et qu'il n'y a aucune preuve d'une attaque imminente.» Selon le professeur Grief, la résolution 1441, qui prévient l'Irak qu'il fera face à de «graves conséquences » si le pays continue de manquer à ses obligations en matière de désarmement, ne suffit pas pour donner le feu vert aux troupes massées dans le Golfe arabo-persique en vue d'une attaque contre Bagdad.«Une des manières de résoudre l'ambiguïté des termes graves conséquences est d'examiner le processus de rédaction de la résolution.Le texte présenté à l'origine par le Royaume-Uni et les États-Unis reprenait l'euphémisme que le Conseil emploie normalement quand il autorise le recours à la force, comme lors de la guerre du Golfe, en 1990, soit l'utilisation de tous les moyens nécessaires.» Or, rappelle M.Grief, l'emploi de ces termes était inacceptable pour d'autres membres permanents du Conseil, notamment la France et la Russie, d'où leur absence dans le texte final.«Une interprétation honnête de la résolution 1441 ne peut pas passer sous silence l'intention manifeste de ces membres du Conseil», dit-il.Non seulement cela, ajoute Vaughan Lowe, professeur de droit international à l'Université d'Oxford, mais la lecture des débats du Conseil de sécurité montre clairement que les pays membres n'avaient pas l'intention de permettre le déclenchement d'une guerre sans une seconde résolution.«Tout le monde, même l'ambassadeur américain, John Negroponte, a dit à l'époque que la résolition 1441 ne contenait pas de déclencheur caché», note-t-il.Certains experts, tel le professeur Christopher Greenwood, de la London School of Economics, estiment toutefois que le recours à la force est permis en vertu de résolutions antérieures, notamment la résolution 678, qui donnait à la coalition montée par George Bush père en 1990 l'autorisation de bouter les Irakiens hors du Koweït et de restaurer la paix et la sécurité dans la région.«Une seconde résolution est peut-être souhaitable pour des raisons politiques, mais qu'elle soit adoptée ou non ne changera rien à l'autorité des résolutions existantes », disait-il dans le Times d'hier.Mais cette vision demeure minoritaire.La plupart des experts consultés par La Presse estiment que la résolution 687, qui consacrait le cessez-le-feu après la guerre du Golfe, a dans les faits mis fin à la coalition de 1990 et remis la balle dans le camp du Conseil de sécurité.L'intervention de l'OTAN au Kosovo, en 1999, à laquelle le Conseil de sécurité n'avait pas donné son aval, est parfois citée comme un précédent justifiant une attaque sans son autorisation expresse.Mais cette théorie n'est pas très populaire chez les juristes.«La justification principale de l'action au Kosovo était qu'une catastrophe humanitaire était en cours dans laquelle on disait à l'époque que des centaines de milliers de civils allaient mourir, dit Vaughan Lowe.Ce n'est pas le cas en Irak présentement.» Les massacres commis par Saddam sont indéniables, mais la situation actuelle n'a pas l'ampleur de celle observée au Kosovo, estime-t-il.Si le projet de seconde résolution est finalement mis aux voix et qu'il est battu par un veto de la France, de la Russie ou de la Chine, Tony Blair ne pourrait pas légalement passer outre au résultat en affirmant que le veto était «déraisonnable », comme il a menacé récemment de le faire.«C'est n'importe quoi, s'insurge le professeur Grief.Le Royaume-Uni a utilisé son veto 32 fois depuis 1945 et je suis sûr que si un autre État avait essayé de dire que Londres était déraisonnable, on aurait hurlé que c'était une violation des droits garantis par la charte de l'ONU!» Pour Vaughan Lowe, le scénario selon lequel les États-Unis et la Grande-Bretagne passeraient outre à une décision du Conseil est particulièrement inquiétant.«La crédibilité du Conseil serait lourdement compromise.» Ironiquement, dit-il, l'avenir de l'ONU serait probablement moins menacé si ces pays s'abstenaient carrément de demander le vote avant de passer à l'attaque.Photo AP Des centaines de soldats britanniques continuent leurs préparatifs au Koweït en vue d'une attaque contre l'Irak, même si plusieurs experts contestent publiquement la légalité d'une guerre contre Saddam Hussein.La mascarade des masques à gaz EN ISRAËL RIMA ELKOURI envoyée spéciale TIRA \u2014 Un missile Scud sur sa maison ?Raed Masri, qui habite Tira, un petit village au nord de Jérusalem, n'y croit pas vraiment.« Mais on ne sait jamais », dit-il.Hier, des médias israéliens faisaient circuler avec scepticisme une information de source militaire américaine selon laquelle des missiles auraient été déplacés vers l'ouest de l'Irak, à distance de frappe d'Israël.Raed Masri n'a pas peur.Mais, en bon père de famille, il ne veut prendre aucun risque.Répondant aux ordres du Commandement du front domestique de l'armée israélienne, il est allé chercher des masques à gaz pour sa femme et ses trois enfants.Juste au cas où.Il pensait sortir du centre de distribution avec cinq masques sous le bras.Mais voilà qu'on lui a dit qu'il n'avait droit qu'à deux masques.L'un pour lui-même, puisqu'il détient la citoyenneté israélienne.L'autre pour son fils de 5 ans, Mohammed, qui a aussi ce statut.« Et ma femme ?Et mes deux filles ?a demandé Raed Masri.\u2014 Elles sont palestiniennes, mais non israéliennes, lui a-t-on dit.Elles n'ont donc pas droit aux masques.» Le père a demandé s'il pouvait alors en acheter.On lui a dit que non.Choqué, Raed Masri a décidé de ne pas prendre les deux masques auxquels il avait droit.« Si jamais un missile Scud tombait sur ma maison, mon premier réflexe serait de m'assurer que mes enfants portent un masque.Comment vais-je me sentir si j'en ai un pour moi, alors que ma femme et mes enfants n'en ont pas ?Je ne peux pas m'imaginer dans une telle situation.» « Tu vas payer une amende, Raed ! » l'a averti une amie, lui rappelant qu'en cas de guerre, les autorités pourraient donner des contraventions aux citoyens qui n'ont pas leur masque.« Une amende ! » s'exclame Suhaila, l'air indigné et serrant son bébé contre elle.« Et qui fera payer une amende à ceux qui refusent de donner un masque à gaz à un enfant de neuf mois ?» En prévision d'une éventuelle attaque irakienne, les autorités israéliennes distribuent gratuitement des masques à gaz à la population israélienne et aux Palestiniens de Jérusalem- Est (annexée par Israël depuis 1967) ayant une carte de résidence palestinienne.En revanche, la majorité des Palestiniens vivant en territoire occupé n'y ont pas droit.Suivant ce règlement, la famille Masri, comme plusieurs autres familles dans la région, se retrouve entre deux chaises.Car, alors que Raed Masri est né et a grandi à Tira, village arabe situé en terre israélienne, sa femme, Suhaila, vient d'un petit village voisin, près de Tul Karem, en territoire palestinien occupé.« Quand j'ai épousé Suhaila, en 1997, je n'ai pas réalisé que cela pourrait me plonger dans un tel état de confusion, dit-il.Si j'avais su que ce serait si compliqué, je ne l'aurais pas épousée ! J'ai l'impression d'avoir un enfant légal et deux illégaux.» Si Raed Masri a réussi à obtenir une carte d'identité israélienne pour son fils, les choses se sont compliquées quand vint le temps de clarifier le statut de sa femme et de ses deux filles, dit-il, en sortant d'une boîte de biscuits métallique tous les papiers importants qu'il conserve pour mener à terme sa demande.« Les papiers de mon fils ont été enregistrés avant la deuxième Intifada.Après, le gouvernement a commencé à punir les Palestiniens.Les démarches de réunification familiale ont été interrompues.Et on m'a dit que mon dossier était en suspens, qu'il fallait maintenant prouver que je viens de Tira.Je ne comprends pas.J'ai vécu ici toute ma vie.« Moi, je veux simplement des masques à gaz pour mes enfants.Je veux qu'ils aient les mêmes droits que tout le monde, qu'ils aient accès à l'école, à l'hôpital.Pourquoi les enfants devraient-ils être victimes de l'intifada ?» Les Arabes israéliens comme Raed Masri constituent une minorité au sein de la population de l'État juif (environ 20 %).Une minorité qui a de sérieux problèmes d'identité.Aux yeux des Israéliens, ils sont arabes.Aux yeux des Palestiniens en territoire occupé, ils sont israéliens.En fait, ils sont à la fois l'un et l'autre.Ce sont des Palestiniens qui, en 1948, n'ont pas fui les combats ni été expulsés du nouvel État d'Israël.Ils ont le droit de vote ainsi qu'un niveau de vie supérieur à celui des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, mais toujours inférieur à celui des Juifs d'Israël.Une association israélienne luttant pour les droits civiques a pris la défense de la famille Masri, réclamant que le Commandement du front domestique cesse toute discrimination à l'égard des Palestiniens qui sont dans le même brouillard administratif.La demande est restée sans réponse.Le mois dernier, des avocats israéliens et palestiniens de l'organisation humanitaire Physicians for Human Rights et du Croissant- Rouge palestinien avaient uni leurs voix pour dénoncer la politique de prévention à deux vitesses du gouvernement israélien.Devant les tribunaux, ils ont réclamé que tous les citoyens, israéliens et palestiniens, peu importe la zone dans laquelle ils habitent et peu importe leur statut (travailleur étranger, prisonnier, etc.), puissent recevoir des masques à gaz.La demande a été rejetée.« Le juge nous a dit sur un ton sarcastique : voulez-vous qu'on distribue des masques aux résidants du Koweït aussi ?» rapporte Shabtai Gold, porte-parole de Physicians for Human Rights.En principe, les Palestiniens vivant en zone C (c'est-à-dire dans les zones où le régime d'occupation est maintenu) ont droit aux masques, contrairement à ceux des zones A (régie par l'Autonomie palestinienne) et B (sous régime mixte).Mais dans les faits, les gens de la zone C attendent toujours des masques qui ne viennent pas.« On nous a dit qu'on nous en donnerait, mais c'est toujours remis », se plaignait avant-hier Claire Anostas, mère de famille de Bethléem.« Ce n'est pas tant que je craigne les missiles ou que j'aie peur de mourir, précisait-elle.Mais j'ai peur que mes enfants aient peur.» Tous ceux qui réussissent à mettre la main sur un masque à gaz ne se sentent pas rassurés pour autant.On apprenait cette semaine que les travailleurs étrangers (ils sont environ 300 000 en Israël), à qui on avait offert d'acheter des masques, ont eu une bien mauvaise surprise.D'après une enquête du quotidien israélien Haaretz, les milliers de masques qui leur ont été vendus par l'État pour 200 shekels (environ 60 $CAN) sont en fait d'anciens masques périmés.Le scandale, éventé par la télévision israélienne, a suscité l'indignation.Le ministère israélien de la Défense a répliqué en soutenant que l'équipement en question avait passé tous les tests requis et qu'il avait été jugé parfaitement conforme aux normes pour une période de plus de six mois.Ces explications n'ont pas convaincu le secrétaire du Parti travailliste, Ofer Pines.Il a demandé que l'on mette immédiatement fin à cette « politique cynique et inhumaine ».« On ne peut accepter de vendre à des étrangers qui vivent chez nous des masques dont nous ne voulons plus », a-t-il déclaré.Le plus récent épisode dans la mascarade des masques à gaz est survenu jeudi.L'armée israélienne a appelé la population de la région de Haïfa et de Tel-Aviv à ramener un millier de masques destinés aux bébés après qu'on eut découvert des défauts dans le tuyau des filtres.Selon Haaretz, l'armée était au courant du problème depuis six mois, mais ne l'a jamais dit au Commandement du front domestique.de peur de semer la panique dans la population.«La France a pris une position extrême.» «Nous sommes maintenant prêts pour les opérations.» IRAK LE COMPTE À REBOURS «Il ne s'agit pas d'accorder quelques jours supplémentaires à l'Irak avant de s'engager dans le recours à la force, mais d'avancer résolument dans la voie du désarmement pacifique tracée par les inspections qui sont une alternative crédible à la guerre.» \u2014 Dominique de Villepin Ministre des Affaires étrangères de la France \u2014 Un diplomate britannique sous le couvert de l'anonymat.\u2014 Jim Dutton Brigadier britannique 6LP0401A0315 A4 Samedi 6LP0401A0315 ZALLCALL 67 20:15:28 03/14/03 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 5 MA R S 2 0 0 3 Manifestations et rubans blancs Des soldats canadiens autorisés ALORS QUE la tension monte à l'ONU et que la machine de guerre américaine s'installe de pied ferme aux frontières de l'Irak, les tenants du mouvement antiguerre reprennent du service.Un mois après les manifestations du 15 février ayant attiré des millions de personnes dans les grandes capitales du monde, les citoyens opposés à une intervention militaire en Irak sont invités aujourd'hui à défiler à nouveau pour faire entendre leur désaccord.À Montréal, la manifestation se mettra en branle à 13 h.Les manifestants auront le choix de se joindre à un des deux cortèges qui marcheront dans des directions opposées pour se rejoindre devant le complexe Guy- Favreau.Le cortège de l'est de la ville se rassemblera vers 13h devant la tour de Radio-Canada, située sur le boulevard René-Lévesque, entre l'avenue Papineau et la rue Wolfe, à proximité des stations de métro Papineau et Beaudry.L'autre se déploiera à partir de l'intersection du boulevard René-Lévesque et des rues Guy et Crescent.Les stations de métro Peel, Guy-Concodia et Lucien-L'Allier permettent d'accéder au point de rassemblement.Près de 15 villes du Québec participeront aussi à cet après-midi de protestation.À Québec, les militants antiguerre ont rendezvous devant le Musée du Québec à 13h.À Rimouski, c'est devant le cégep qu'ils se rencontreront.À Trois-Rivières, le séminaire Saint-Joseph sera le point de ralliement pendant qu'à Sherbrooke, les militants se rassembleront au coin des rues Dépôt et Aberdeen.Les citoyens de l'Outaouais devront choisir entre un départ à 12 h 30 à l'angle des rues Maisonneuve et Saint-Laurent et un autre à 13 h, devant le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.Lac-Mégantic, Sept-Îles, Rouyn-Noranda, Alma, Baie-Comeau, Forestville, Gaspé et Granby seront aussi de l'événement.D'autres manifestations auront lieu dans les grandes villes du reste du Canada dont Toronto, Vancouver, Winnipeg, Halifax, Regina et Edmonton.Tout comme le 15 février dernier, l'appel à la protestation s'étendra à l'ensemble de la planète.Les organisateurs du mouvement international notent cependant que cette journée de solidarité mondiale a été annoncée beaucoup plus tard que la dernière.Aux États-Unis, c'est à Washington que convergeront les opposants à la guerre qui comptent marcher du monument à la mémoire de George Washington jusqu'à la Maison- Blanche.San Francisco et Los Angeles seront aussi le théâtre de marches pacifiques.Des activités militantes auront lieu dans tous les pays de l'Union européenne.Les militants pacifistes du Japon, du Mexique et de la Jordanie ont aussi confirmé qu'ils participeront aux activités de solidarité.G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a autorisé un petit nombre de soldats canadiens à combattre au sein d'unités américaines si les États-Unis attaquent l'Irak, a confirmé hier un porte-parole du ministre de la Défense.Même si le Canada décide de ne pas se joindre à une guerre contre l'Irak, certains de ses soldats, qui participent actuellement à un programme d'échange avec les forces américaines et qui sont stationnés au Koweït à la frontière avec l'Irak, seront intégrés à la machine de guerre des États-Unis.La nouvelle a soulevé hier l'indignation de l'opposition qui accuse le gouvernement Chrétien de vouloir faire participer les Forces canadiennes à une guerre en Irak « par la porte arrière ».« Les libéraux sont malhonnêtes face aux Canadiens et face à nos alliés lorsqu'ils tentent de jouer sur tous les tableaux à la fois, a accusé le critique de l'Alliance canadienne en matière de défense, Léon Benoît.Le gouvernement dit aux Canadiens qu'il s'oppose à la guerre contre l'Irak hors du cadre de l'ONU et il dit en même temps à nos alliés que des soldats canadiens serviront à leurs côtés.C'est mal ! Cela démontre à quel point ce gouvernement est incapable de prendre des décisions difficiles.» Depuis longtemps, le Canada participe à des échanges de personnel militaire avec l'Australie, la Grande-Bretagne, les États- Unis et quelques autres pays.Bon an mal an, une centaine de soldats, surtout des officiers, travaillent dans le cadre de ces programmes d'échange.Selon Randy Mylnyk, porte-parole du ministre de la Défense, John Mc Callum, il y a actuellement au Koweït un peu moins d'une trentaine de soldats canadiens qui ont reçu la consigne habituelle de demeurer avec leur unité américaine peu importe les circonstances.En d'autres termes, si l'unité américaine dans laquelle ils servent doit aller au combat, les soldats canadiens devront également aller au combat avec cette unité.« Étant donné leur mandat et le type d'échange auquel ils participent, a déclaré à La Presse M.Mylnyk, il y a potentiellement une possibilité pour eux de participer à des opérations qui ont un lien avec l'Irak.» M.Mylnyk précise néanmoins que chaque soldat qui oeuvre dans le cadre d'un tel programme d'échange doit obtenir l'approbation de son chef d'état-major pour pourvoir se déployer avec une unité étrangère dans une situation de combat réelle.« C'est inadmissible ! a réagi le porte-parole du Bloc québécois en matière de défense, Claude Bachand.Si MM.Chrétien et Mc Callum disent qu'ils sont dans le camp de la paix, ils devraient dès aujourd'hui non seulement mettre un terme à cette pratique, mais retirer les 25 officiers canadiens qui travaillent au sein du commandement unifié au Qatar.Ne vous imaginez pas que ces militaires célèbrent la messe là-bas.Ils préparent des scénarios d'invasion.Ils ont déplacé le commandement unifié de Tampa Bay en Floride au Qatar pour le rapprocher du théâtre opérationnel.» Claude Bachand affirme également que le destroyer canadien HMCS Iroquois, qui se dirige vers le golfe Persique, devrait rebrousser chemin pour bien signaler aux Américains que l'on ne veut pas participer à une guerre contre l'Irak.Quatre navires canadiens seront bientôt dans la région du Golfe.Le commodore Roger Girouard, à bord du HMCS Iroquois, commandera une flotte de combat multinationale d'une vingtaine de navires.« Ce n'est pas vrai que les opérations terroristes d'Al-Qaeda et des talibans ont augmenté dans le golfe Persique, ajoute M.Bachand, comme ils le prétendent pour justifier leur présence là-bas.En réalité, nos navires se préparent à participer à l'offensive contre l'Irak.» M.Bachand réclame également qu'Ottawa rappelle les militaires canadiens qui travaillent actuellement dans les avions d'espionnage américains AWACS au-dessus du territoire irakien.« Même si ces soldats, une douzaine, ne sont pas en contact direct avec les forces irakiennes, ajoute le député, ils participent quand même à la guerre.» Photo AFP Quelques heures avant les manifestations prévues aujourd'hui dans plusieurs villes du Québec, des militants sont descendus dans les rues de Sydney, en Australie, hier, afin de marquer leur désapprobation face à une intervention militaire en Irak.30 mars 2003 30 mars 2003 30 mars 2003 30 mars 2003 Moins de la moitié des Américains en faveur d'une guerre sans l'aval de l'ONU Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Moins de la moitié des Américains (47 %) sont favorables à une guerre contre l'Irak sans la bénédiction des Nations unies, selon un sondage de l'institut Public Opinion Strategies publié hier.Ce sondage, commandé par la Fondation des Anciens Combattants Américains au Vietnam, montre dans le même temps que 64 % des personnes interrogées souhaitent « désarmer l'Irak par la force militaire si nécessaire ».Renverser le régime de Saddam Hussein est « très important ou important » pour la sécurité de l'Amérique, selon 73 % des participants à cette étude, et à titre personnel, selon 66 %.Ils sont 35 % à considérer qu'éliminer Saddam Hussein est l'objectif le plus important de la guerre menée par les États-Unis contre le terrorisme, alors qu'ils ne sont que 29 % à penser la même chose concernant Oussama ben Laden, le chef du réseau Al-Qaeda, responsable des attentats du 11 septembre 2001.Par ailleurs, 81 % des personnes interrogées pensent que l'armée américaine, durant ses opérations, va découvrir d'importants stocks d'armes de destruction massive.Soixante-dix-huit pour cent sont convaincues que Saddam Hussein va être écarté du pouvoir et 69 % pensent que le programme irakien de développement d'armes de destruction massive va être éliminé par la guerre.Le sondage observe enfin que le président George W.Bush jouit d'une cote de popularité de 60 %.Celle-ci atteint même 77 % lorsqu'il s'agit de le juger sur ses actions en matière de sécurité intérieure, et 75 % pour sa façon de mener la guerre contre le terrorisme, tandis qu'elle retombe à 47 % pour son travail dans le domaine économique.Le sondage a été réalisé par téléphone entre le 3 et le 8 mars sur un échantillon représentatif de 1005 personnes enregistrées sur les listes électorales, avec une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage.Les sondeurs ont annoncé hier qu'ils prévoyaient réaliser un nouveau sondage au cours des trois premières semaines de la guerre. 6LP0501A0315 a05 actus sam 15 mars 6LP0501A0315 ZALLCALL 67 23:17:48 03/14/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 5 MA R S 2 0 0 3 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Qu'est-ce qu'on attend?Je vous entends dire qu'il faut éviter cette guerre à cause des victimes qu'elle fera.Mais savez-vous que les victimes seront plus nombreuses encore si on ne la fait pas ?Quatre cent mille soldats victimes d'une guerre qu'ils n'auront pas faite, est-ce assez tragique pour vous ?Ou vous ne pleurez que les civils ?N'avez-vous donc jamais entendu parler du posttraumatic stress disorder ?Le post-traumatique machin est au soldat ce que la myxomatose est au lapin : il n'en meurt pas, mais il est malheureux comme tout.Sa qualité de vie diminue beaucoup, y en a qui deviennent fous, j'en connais même un qui est devenu journaliste, c'est pas une blague, il est chez nous, le capitaine Lemay, mes respects mon capitaine.Anyway.Première cause du stress traumatique du soldat : l'impuissance.Être à la guerre et ne pas pouvoir la faire.Un stress bien connu des soldats canadiens, toujours en mission humanitaire.Rien de tel que l'humanitaire pour stresser un soldat.Il est là sur le terrain, il assiste à des horreurs, mais lui, y peut même pas en faire.C'est pas humain pour un soldat.Les balles sifflent au-dessus de sa tête, les bleus tirent sur les rouges, mais lui, il n'a même pas de fusil.Il a une pelle pour dégager la route.Une pelle ! Pourquoi pas une petite cuillère ?Deuxième cause du stress traumatique chez les soldats : l'attente du combat.Terrible, l'attente, lorsque mêlée à la peur et à la peur de montrer sa peur.Mais la guerre finit par être déclarée, le soldat exulte, éjacule son mauvais stress dans l'action.La guerre finit par être déclarée, disais-je.Mais si elle ne l'est pas ?Ah ah.Pouvez pas ramener ces gars-là à la maison dans l'état où ils sont.Sont dangereux.Vont faire à la maison la guerre qu'ils n'ont pas faite sur le terrain.Vont donner des coups de pied dans la poubelle, vont mordre le chien, gifler les enfants, battre leur femme, c'est ça que vous voulez ?La violence conjugale, la boisson ?Quatre cent mille soldats frustrés dans leur foyer, une Amérique au bord de la crise de nerfs, c'est ça que vous voulez ?Dieu que vous aimez vous compliquer la vie.Sont rendus.Sont prêts.Il reste juste à la faire, cette petite guerre de rien du tout.Mais si, mais si, de rien du tout.Arrêtez donc de dramatiser.Puisque je vous dis qu'ils ne risquent rien.Ils larguent leurs bombes, reviennent au porte-avions en chercher d'autres, retournent bombarder.que voulez-vous qu'il leur arrive, sont à 20 000 pieds dans les airs.Savez combien de soldats américains ont été tués lors de la première guerre du Golfe ?Huit.Et n'oubliez pas, les Irakiens étaient armés, à ce moment-là.Ils ne le sont plus.On vient juste de finir de détruire tous leurs foutus missiles.Je vous le répète : aucun danger.Pas plus compliqué que de se mettre à trois pour casser la gueule à un gars qui a les mains attachées dans le dos.C'est bien, la guerre, maintenant, c'est comme un jeu vidéo, laissez-les donc s'amuser.Tiens, pensez qu'on est dans la semaine avant le Super Bowl.C'est amusant, les préparatifs, les entraînements, les conférences d'avant match, mais là c'est assez, que l'arbitre siffle dans son foutu sifflet, et que le match commence.Kickoff time, boys ! Bon, vous voilà tout enragé, qu'est-ce qu'il y a encore ?Vous n'aimez pas le football ?Laissez-les donc s'amuser et qu'on passe à autre chose.Vous ne voyez donc pas que cette guerre qu'on ne fait pas retarde tout ?Même le printemps.Même la paix.Et ma saison de vélo.Allons bon, vous n'aimez pas le vélo non plus.Cout'donc, vous n'aimez pas le football, vous n'aimez pas le vélo, vous n'aimez pas la guerre, cout'donc, quand y a pas de manifestation, qu'est-ce que vous faites le samedi ?\u0001 \u0001 \u0001 Vous ai-je dit que je partais pour le Texas ?J'y attendrai la guerre en traversant ses déserts, ses villes invivables, cette caricature d'Amérique qui impose en ce moment au monde la morale de ses cow-boys.J'irai à Midland, la Rome où a grandi le petit Caligula presbytérien (1) qui mène présentement le monde.Repassant par Midland, juste après son élection, M.Bush a dit : « Pour comprendre ma femme Laura et moi-même, vous devez comprendre Midland.Tout ce que nous sommes, tout ce en quoi nous croyons prend sa source en cet endroit.» J'irai donc à la source de la vérité et du droit revisités par M.Bush.À la source de cet entêtement, de cette infatuation qui auront mené à la guerre.J'irai sans doute aussi à Huntsville goûter au fameux killer-burgers offert par les fastfood de la ville les jours d'exécution à la prison voisine.Une vieille tradition.Mardi dernier, on y a exécuté le 299e condamné depuis le rétablissement de la peine de mort en 1982.Le 300e devait être passé le lendemain \u2014 deux killer-burger la même semaine ! Pas de chance, la Cour suprême a suspendu l'exécution à la dernière minute.L'histoire de ce condamné est une troublante métaphore de la situation mondiale.Delma Banks (un Noir) est en prison depuis 23 ans.Reconnu coupable du meurtre d'un adolescent blanc de 16 ans.Procès entaché de nombreuses irrégularités.Faux témoins secrètement récompensés par police.Dissimulation de preuves disculpantes.Grossière mauvaise foi des jurés (tous blancs), pas du tout impressionnés par le fait que, trois heures avant le crime, le suspect était à plus de trois heures de route du lieu du crime.Banks a donc été sauvé à la dernière minute par la Cour suprême, au grand déplaisir des Texans en général, des autorités de la prison en particulier, qui s'apprêtaient à célébrer solennellement cette 300e exécution, et au déplaisir des friendly citizens de Huntsville privés de leur killer-burger.Mais je vous parlais de métaphore de la situation mondiale, elle m'est involontairement suggérée par Bob Herbert, chroniqueur au New York Times, qui écrit dans sa chronique : « Des gens raisonnables seraient profondément troublés par cette histoire, mais on parle du Texas, et au Texas on tire d'abord et on pose les questions après.Au Texas, le fait qu'un accusé est peut-être innocent n'est pas toujours une raison suffisante pour surseoir à son exécution.» « Tout ce que je suis, tout ce que je crois prend sa source en cet endroit.» \u2014 George W.Bush (1) Ainsi que Jean Daniel, du Nouvel Obs, a brillamment baptisé George W.Bush dans un éditorial.Shuang Song Éducation permanente Anglais, langue seconde Prenez votre carrière en main Que vous souhaitiez propulser votre carrière ou perfectionner vos compétences, nos cours vous permettront de vous tailler une place de choix dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui.Ce printemps, venez parfaire votre anglais ou votre espagnol chez nous.Vous vous féliciterez de votre choix.PROGRAMMES LINGUISTIQUES Anglais, langue seconde (temps plein ou partiel) Espagnol, langue seconde (temps partiel seulement) Pour plus d'informations, appelez le (514) 848-3600 ou consultez notre site Web : www.concordia.ca/conted Profitez-en pour vous renseigner sur nos programmes de formation professionnelle.Le perfectionnement personnel et professionnel, un investissement sûr.INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Inscription en personne : le 19 mars 2003 de 17 h à 20 h Inscription tardive : du 21 mars, jusqu'au début des cours, de 9 h à 16 h 30 (Le Centre de l'éducation permanente est situé au 1600, rue Ste-Cathérine Ouest, à l'angle de la rue Guy) 3119629A SOLDE EXCEPTIONNEL DE 5814, av.du Parc (angle Bernard), Montréal Tél.: (514) 272-4778 TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX LE DIMANCHE 16 MARS DE MIDI À 18 HEURES chez LIQUIDATEURS ROYAL TAPIS LAINE ET SOIE ENTIÈREMENT FAITS À LA MAIN TAPIS TRÈS EN DEMANDE CECI N'EST PAS UN ENCAN AUSSI TAPIS GR.DIM.CHAQUE TAPIS 100$ 700$ VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX : 6 HEURES SEULEMENT ADMISSION Du 10 au 21 mars, choisissez et inscrivez votre enfant à une de nos 28 écoles secondaires.Fiche d'information sur chaque école : www.csdm.qc.ca Renseignements : (514) 596-6118 « Que feriez-vous à ma place ?Du théâtre ?De la radio ?Joindre l'harmonie ?Parce que c'est ça aussi le secondaire ! » Catherine, 1re secondaire Catherine a choisi l'école publique GRATUITE Inscriptions au secondaire 3122393A 3116069A AU VOLANT D'UNE SENTRA, ILS NE LE FONT PAS SOUVENT! SENTRA XE 2003 Climatiseur Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Moteur 1,8L de 126 chevaux Pneus toutes saisons de 15 po Barres stabilisatrices avant et arrière Coussins gonflables Essuie-glaces à balayage intermittent Dossier arrière rabattable 60/40 Et beaucoup plus! 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termes jusqu'à 48 mois.Frais d'enregistrement RDPRM et frais du concessionnaire en sus sur toutes les offres de location et d'achat.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.PDSF de la Sentra Sedan XE à boîte manuelle (C4GL53 AA00).Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo Nissan, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SAVIEZ-VOUS QUE LA PLUPART DES GENS N'AIMENT PAS FAIRE LE PLEIN D'ESSENCE?3108120A 6LP0601A0315 A6 SAMEDI 6LP0601A0315 ZALLCALL 67 21:05:40 03/14/03 B Un juriste américain propose d'autoriser la torture MATHIEU PERREAULT LA CAPTURE récente du numéro deux d'Al-Qaeda, Khalid Cheik Mohammed, a ravivé le débat sur la torture aux États-Unis.Cette pratique est interdite par la Constitution américaine.Mais plusieurs présumés terroristes capturés par les États-Unis ont été envoyés pour interrogatoire dans des pays qui s'y livrent, comme la Jordanie ou l'Égypte.La pratique crée un malaise.Les services de sécurité américains éludent le débat.Selon le Washington Post, les agents de la CIA se contentent de se demander s'ils peuvent en toute légalité rester dans la pièce où un terroriste se fait torturer.Professeur de droit à l'Université Harvard, Alan Dershowitz vient de jeter un gros pavé dans la mare : il propose la création de « mandats de torture », qui seraient adjugés par un tribunal spécial selon le même modèle que les mandats d'écoute électronique.« On peut avoir trois points de vue par rapport à la torture, explique Me Dershowitz, de Boston.On peut être puriste et refuser la torture en tout temps, même quand des milliers de vies pourraient être sauvées par l'application d'une douleur temporaire et non mortelle à un terroriste reconnu.La position hypocrite consiste à accepter la torture pour autant qu'elle soit faite en cachette, comme c'est le cas actuellement.On peut enfin exiger que les autorités rendent des comptes sur la torture et qu'elle ne soit autorisée, dans un procès public, que par une instance gouvernementale très élevée, comme le président, le ministre de la défense ou la Cour suprême.Ce point de vue surprend venant d'un avocat qui a la réputation de « criminaliste de la dernière chance » et qui a défendu Klaus von Bulow et O.J.Simpson, deux célèbres accusés de meurtre.En début d'entrevue, Me Dershowitz a d'ailleurs tenu à préciser : « Comprenez-moi bien, je ne suis pas en faveur de la torture.» Simplement, il est persuadé que la procédure qu'il propose permettra d'en réduire l'utilisation aux États- Unis, notamment la torture psychologique.« Il est présentement courant que des policiers menacent un suspect à qui ils tentent de soutirer des informations.Ils vont par exemple lui dire : Si tu ne confesses pas, nous allons t'envoyer dans une prison à sécurité maximale où tu seras pendant sept ans le copain d'un gros homme très méchant.Les policiers vont même jusqu'à menacer de harceler la famille de suspects.Ce sont des méthodes que ne permet pas la Convention de Genève contre la torture.» Pour appuyer sa théorie, Me Dershowitz cite l'étude d'un professeur de droit de l'Université Yale à propos d'une loi britannique en vigueur aux 15e et 16e siècles qui obligeait la police à obtenir un mandat auprès d'un tribunal avant de torturer un suspect.Selon cette étude, la torture semblait moins fréquente en Angleterre qu'en France, peut-être à cause des mandats.Aiguille sous l'ongle La « torture non mortelle » que Me Dershowitz a en tête consiste par exemple à insérer une « aiguille stérile » sous un ongle, ou à utiliser une fraise dentaire sans anesthésie.Dans son livre Why Terrorism Works, il propose qu'elle soit réservée aux terroristes déjà condamnés par un tribunal, et seulement pour du « mégaterrorisme ».Le tribunal adjugeant les mandats de torture ne serait que temporaire, même si Me Dershowitz admet que la conduite de l'administration Bush montre que des mesures temporaires peuvent facilement devenir permanentes.Le cas de figure où elle pourrait être envisagée est celui où un terroriste reconnu refuse de dire où il a caché une bombe qui pourrait faire des milliers de victimes.Le prof de Harvard a commencé à réfléchir sur le sujet à la fin des années 80, quand il a enseigné en Israël.« J'ai été choqué d'apprendre que les services de sécurité israéliens utilisaient une pression physique modérée sur des suspects pour prévenir les actes de terrorisme.C'est tout un euphémisme ! La pratique a été interdite par la Cour suprême israélienne depuis mais, entre-temps, j'ai changé d'idée.» Ne reculant devant aucune argutie, l'avocat américain égrène les amendements constitutionnels qui interdisent la torture.Le cinquième interdit l'autoincrimination forcée, ce qui implique que des aveux obtenus sous la torture ne pourraient être utilisés contre le torturé, et le huitième, qui interdit les punitions cruelles et inusitées, ne s'applique qu'après une condamnation, donc pas aux suspects, selon Me Dershowitz.Ces arguments sont toutefois en contradiction avec certains des éléments du système qu'il propose pour encadrer la torture.Certains critiques de Me Dershowitz ont affirmé que sa solution au problème de la torture équivaut à changer la loi pour accommoder des comportements criminels.D'autres ont souligné le risque de fausses confessions, ce à quoi Me Dershowitz répond que la torture ne marcherait pas dans tous les cas, comme toutes les autres méthodes judiciaires et policières.Chose certaine, Me Dershowitz n'a pas la langue dans sa poche.Il n'hésite pas à souligner le paradoxe d'un pays où la peine de mort est admise, mais pas la torture.« Dans notre société, la douleur est surévaluée et la mort, sous-évaluée », tranche-t-il.Des agents de la CIA se demandent s'ils peuvent en toute légalité rester dans la pièce où un terroriste se fait torturer.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Caricature remarquée Cette caricature de George Bush, exposée à l'Université Concordia parmi plusieurs oeuvres d'art, a fait lever plus d'un sourcil hier.Au cours de la journée, certains passants outrés y ont ajouté des graffitis.Encans Empire 5500, rue Paré (514) 737-6586 ® Gerald Charles Huile, 36\u201d × 48\u201d Armand Tatossian Huile, 30\u201d × 40\u201d Norval Morrisseau Acryliques, 36\u201d × 48\u201d William Kurelek Technique mixte, 23½\u201d x 48\" Jean Dufy Aquarelle 18½\u201d × 21\u201d Cornelius Krieghoff Huile, 12\u201d × 18\u201d John Hammond Aquarelle, 14\u201d × 22\u201d Goodridge Roberts Huile, 8\u201d × 10\u201d Robert W.Pilot Huile, 12\u201d × 16\u201d Marc-Aurèle Fortin Aquarelle, 12\u201d × 19\u201d Jean-Paul Lemieux Huile, 24\u201d × 36\u201d Jean-Paul Lemieux Huile 24\u201d × 20\u201d Marc-Aurèle Fortin Fusain, 11\u201d × 14\u201d Francesco Iacurto Huile, 20\u201d × 24\u201d Stanley Cosgrove Huile, 20\u201d × 24\u201d Karel Appel Acrylique, 26\u201d × 32\u201d Superbe bureau-ministre Surrey House style géorgien en acajou sculpté à la main Mobilier de chambre à coucher 6 mcx style édouardien Superbe mobilier de bureau 2 mcx style Regency Bar et 2 tabourets style édouardien, faits de cerisier Superbe meuble audio-vidéo 5 pièces MAITLAND SMITH SURREY HOUSE MERCEDES BENZ 420SEL 1989 Pablo Picasso Pichet en céramique Madoura peint à la main Collection de livres anciens MONTRES ET BIJOUX SÉLECTION DE TAPIS PERSANS TISSÉS À LA MAIN Santos Tank Française CARTIER Steinway & Sons ROLEX ROYAL DOULTON HAMMERSLEY 300E 1990 HORLOGES 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Bague faite de platine et d'or 18 ct; à saphir de 2,69 cts 1,51 carat Bague à diamant Boucles d'oreilles à 3,44 cts de diamants 3125084A 6LP0701A0315 a07 actus sam 15 mars 6LP0701A0315 ZALLCALL 67 21:00:29 03/14/03 B MONTRÉAL Plus de 2 $ contre le terrorisme SÉBASTIEN RODRIGUE LES ATTENTATS du 11 septembre 2001 ont convaincu les autorités municipales de doubler les équipements d'intervention contre des produits chimiques, bactériologiques, nucléaires ou radioactifs en cas d'attaques multiples ou si un entrepôt devenait la cible des terroristes.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a autorisé cette semaine l'achat de plusieurs pièces d'équipement totalisant un peu plus de 200 000 $.Cet achat est payé à 75 % par le gouvernement fédéral par l'entremise du Programme conjoint de protection civile.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est responsable de la lutte contre le terrorisme dans l'île.Le module technique de la Section du support tactique et spécialisé intervient pour neutraliser des colis piégés « de nature chimique, bactériologique, radiologique et nucléaire ».Depuis les tragédies de New York et de Washington, 11 artificiers de ce service ont reçu une formation spécialisée si jamais des terroristes prenaient Montréal pour cible avec de telles armes.Le Groupe antiterrorisme de la Défense nationale canadienne (JTF2) a aussi formé 12 policiers pour le sauvetage d'otages.Ce commando d'élite de l'armée avait été dépêché en Afghanistan au plus fort de la guerre contre les talibans.La Ville se procurera donc des détecteurs de produits chimiques, bactériologiques, radioactifs ou nucléaires et des habits de protection contre ces armes.« Sans cet habit conçu spécifiquement pour l'intervention armée en milieu contaminé, le sauvetage d'otages ou enc neutralisation de terroristes seraient impossible », peut-on lire dans les documents explicatifs fournis au comité exécutif.Les policiers compteront sur un système à rayons X supplémentaire pour scruter à distance l'intérieur d'un colis, mais aussi des habits « pare-bombe » pour protéger les artificiers des fragments dégagés par une explosion.L'achat de ces équipements spécialisés permettra au module technique de répondre à deux événements simultanés sur son territoire ou encore de venir en appui à leurs collègues de la Sûreté du Québec sans nuire à la protection du territoire de la Ville de Montréal.« Il est à noter que des attentats à cibles multiples font partie du modus operandi des terroristes », précise-t-on dans les documents de l'administration municipale.La Ville de Montréal discute aussi avec le gouvernement fédéral pour financer la mise sur pied d'une équipe spécialisée dans le sauvetage urbain en cas de catastrophes majeures.Cette escouade pourrait par exemple repérer une personne emprisonnée dans les décombres d'un immeuble et l'en extirper à l'aide d'équipements lourds et spécialisés.Dans un rapport présenté aux élus municipaux en mai 2002, le comité consultatif antiterrorisme expliquait que Montréal était une cible potentielle pour les terroristes mais qu'elle n'était pas prête à faire face à cette menace en raison d'un déficit d'équipements et de formation du personnel.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Daniel Tremblay, président du Syndicat des débardeurs du port de Montréal, a remis hier un chèque de 3500 $ à Gilles Dubé et Yves Lalonde, qui représentent le Syndicat des employés de Vidéotron.VIDÉOTRON Les négociations se poursuivent RAYMOND GERVAIS LES LOCK-OUTÉS de Vidéotron ont reçu hier une aide financière des débardeurs du port de Montréal, qui leur ont remis un chèque de 3500 $ afin de les soutenir durant leur lutte contre leur employeur.Les débardeurs sont affiliés au même syndicat que les employés de Vidéotron, soit le Syndicat canadien de la fonction publique.Pour les débardeurs, il s'agissait d'un premier geste de solidarité envers leurs camarades syndiqués.Les débardeurs ont décidé de verser chacun 5 $ par semaine aux lock-outés.Par ailleurs, le sprint intensif de négociation entrepris en début de semaine se poursuivra durant tout le week-end, a appris La Presse hier.Gilles Dubé, président de la section locale 1417 du SCFP, qui représente les employés de Vidéotron dans l'est du Québec, a expliqué que les deux parties négocient intensément dans le but d'en arriver à une entente dans les prochains jours.M.Dubé a dit que « ce sont souvent les derniers milles qui sont les plus durs à franchir » mais que les négociations étaient loin d'être rompues.Luc Lavoie, porte-parole de Vidéotron, a confirmé que les négociations se poursuivaient à un rythme accéléré, mais a ajouté que, tout comme le syndicat, la partie patronale n'avait pas l'intention de faire de commentaires afin de ne pas nuire aux négociations.En début de semaine, les parties avaient fait une déclaration commune selon laquelle une entente entre les parties était imminente.Comme le précisaient lundi les deux porte-parole, il reste encore beaucoup de points à régler avant de parvenir à une entente de principe, mais les deux parties se disaient confiantes d'y arriver.Hier, les parties discutaient du protocole de retour au travail.Lorsqu'une entente sera conclue, elle devra être soumise aux membres en assemblée générale.Encan Public Encan Public Encan Public Encan Public Encan Encan Public Encan Public Encan Public Encan LES AVOCATS D'UN IMPORTATEUR NOUS ONT DONNÉ LE MANDAT DE VENDRE DES TAPIS PERSANS ET DES PEINTURES À L'HUILE.Pas de mise à prix ni réserve sur la plupart des articles Nous devons vendre à l'encan le contenu d'un conteneur de 40 pieds.Tous les droits de douane ont été acquittés et les avocats de l'importateur nous ont ordonné de tout vendre à l'encan, pièce par pièce.Stock comprenant peintures à l'huile originales, impressionnante collection de tapis orientaux faits main, chefs-d'oeuvre en soie, nombreux tapis persans (iraniens) de différentes dimensions allant de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 18 pi et beaucoup 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Je ne dirai rien de M.Séguin que M.Charest n'a pas déjà dit », a commenté M.Dumont.Saluant les qualités personnelles du candidat libéral dans Outremont, le premier ministre, Bernard Landry, a pour sa part lancé que cette arrivée était une bonne chose pour les libéraux.« Enfin, ils auront un comptable.Ce qui leur permettra de faire la différence entre des subventions et des crédits d'impôt, erreur lamentable que M.Charest a commise encore hier dans le cas d'IBM », a déclaré M.Landry.Yves Séguin, quant à lui, a précisé qu'il n'avait pas l'intention de répondre aux deux chefs.« Je laisserai ça à la hauteur de ceux qui les font.D'ailleurs, c'est le lot des faibles de se défendre de cette façon.» Jean Charest, lui, a souligné que MM.Dumont et Landry avaient pris l'engagement de ne pas faire d'attaques personnelles en début de campagne.« La campagne n'a pas une semaine de faite que, déjà, ils ont brisé leur premier engagement.Michel Audet, candidat libéral dans Laporte La confirmation de la candidature d'Yves Séguin était le principal élément, hier, de la troisième journée de campagne des libéraux, qui ont présenté leur équipe économique.Celle-ci comptera également sur une autre candidature forte, celle du président et directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Michel Audet.M.Audet, qui sera candidat dans la circonscription de Laporte, au sud de Montréal, s'est présenté comme le champion des petites et moyennes entreprises.« Je le dis haut et fort : je ferai des PME une affaire personnelle, a-t-il déclaré.Les petites entreprises sont surtaxées, surréglementées, alors que la concurrence qu'elles affrontent est féroce.» Tempête dans une entrevue Mini-commotion hier soir dans l'entourage des libéraux.Selon la station de radio CKAC, Yves Séguin se serait mis les pieds dans les plats en affirmant être intéressé par la succession de Jean Charest lors d'une entrevue en fin d'après-midi.La nouvelle, abondamment transmise par les organisateurs du Parti québécois, a rapidement fait le tour des salles de rédaction.Voici la restranscription de l'entrevue.M.Séguin a-t-il oui ou non fait une gaffe?À vous d'en juger.D'entrée de jeu, l'animateur Jean Lapierre demande : « S'Il fallait par malheur pour vous que le PLQ ne gagne pas l'élection du 14 avril, que feriez-vous, à vous embêter dans l'oppostion pendant quatre ans ?La chefferie vous intéresseraitelle dans ces circonstances-là ?La réponse d'Yves Séguin : « C'est sûr que ça fait partie des enjeux.On ne s'embarque pas là-dedans sans le savoir.Maintenant, je sais que ça n'arrivera pas.Mais même si ça arrive, j'assumerai mon rôle.Je ne m'intéresse pas à cette décision de retourner en politique uniquement pour le beau rôle que ça pourrait donner.Je vais faire mon travail du mieux possible, et voilà.Tant mieux, et je le souhaite, et je suis convaincu qu'on va être en mesure de former le gouvernement.Mais si ça devait arriver, sur un plan personnel, je vais continuer à travailler exactement comme je vous parle aujourd'hui.» Interrogé par les journalistes, Jean Charest a refusé de commenter.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Le candidat vedette de Jean Charest a répété que les taxes à la consommation sont injustes pour les contribuables à faible revenu.Yves Séguin compte bien proposer leur réduction, voire leur élimination.L'ADQ favorise la retraite progressive MARIO CLOUTIER VICTORIAVILLE \u2014 Finies les retraites anticipées avec l'ADQ.Le parti de Mario Dumont pense qu'il faut favoriser la retraite progressive afin de faire face aux sérieuses pénuries de main-d'oeuvre qui guettent le Québec.« Nos ressources humaines, qui sont majeures pour le développement économique du Québec, risquent de devenir une espèce en voie de disparition », affirme celle qui serait ministre des Finances dans un gouvernement adéquiste, Diane Bellemare.La candidate de l'ADQ dans Blainville, qui deviendra aujourd'hui porte-parole du parti pour l'économie et les finances, avoue qu'il n'est pas « sexy » de parler de retraite progressive, mais que ce virage est nécessaire au Québec devant des problèmes de main-d'oeuvre qui affecteront bientôt l'emploi et la croissance économique.Selon Mario Dumont, le gouvernement n'a rien fait dans le domaine du vieillissement de la main-d'oeuvre et a commencé à émettre quelques « balbutiements » sur la formation des travailleurs.Le Parti québécois a une politique officielle sur la retraite anticipée, une catastrophe dans le secteur public, selon lui.« Le PQ n'a pas vu plus loin que le bout de son nez.(.) Il faut passer de la pensée magique des retraites anticipées à la pensée resp progressive.» Amendements au Régime des rentes Le programme de l'ADQ est simple : les travailleurs établiraient un contrat avec leur employeur afin de réduire leur temps de travail, tout en touchant une partie de leur rente de retraite.Des amendements seraient apportés au Régime des rentes afin de ne pas pénaliser leur rente future à l'heure de la vraie retraite.Ces travailleurs expérimentés pourraient notamment agir comme parrains de stagiaires ou de travailleurs plus jeunes.Mme Bellemare n'a toutefois pas été capable de préciser hier les coûts d'une telle mesure pour la Régie des rentes ou même pour les finances personnelles des retraités.« On améliore la situation économique des retraités de demain, assure toutefois M.Dumont.De plus en plus de gens se rendent compte qu'avec la retraite dans la cinquantaine, les gens vivent de plus en plus vieux et ça fait une longue période à supporter.» Entre 2010 et 2020, l'Institut de la statistique du Québec prévoit que la population en âge de travailler \u2014 de 15 à 64 ans \u2014 va chuter d'un quart de million.L'année 2002 représente une exception pour la croissance économique, pense Diane Bellemare.L'ADQ base conséquemment sa vision sur la main-d'oeuvre et la formation continue.« On va inciter les gens à participer activement sur le marché du travail, dit-elle.Pour ce faire, il faut que le marché réponde aux besoins des personnes.» L'Action démocratique propose aussi une politique de formation continue : « On veut reconnaître la formation acquise par les personnes, peu importe la manière dont on acquiert les compétences », explique Mme Bellemare.Une fois au gouvernement, l'ADQ irait également chercher de jeunes immigrants à l'étranger afin qu'ils terminent leur formation au Québec.Ils obtiendraient ainsi un diplôme québécois et apprendraient le français, ce qui améliorera leur intégration à la société québécoise.Et pour contrer le décrochage, l'ADQ inciterait les jeunes à passer un contrat avec leur employeur sur la poursuite de leur apprentissage et leur diplomation.Bains de foule En soirée hier, Mario Dumont a reçu un coup de main d'Yvon Picotte, l'ancien ministre libéral, qui est venu dire que les Québécois n'auraient pas peur de voter pour l'ADQ, comme ils ont surpassé l'inconnu en élisant les libéraux de Lesage en 1960 et le PQ de René Lévesque en 1976.3111477A LA TOURNÉE DES CHEFS Jour 4 PARTI QUÉBÉCOIS (PQ) Bernard Landry est au Conseil national électoral de son parti, à Saint-Hyacinthe, toute la journée.Il prend la parole à 10 h 55 et tient un point de presse à 15 h à l'hôtel des Seigneurs.PARTI LIBÉRAL (PLQ) Jean Charest inaugure ce matin le local électoral de Fabre en compagnie de la candidate Michèle Courchesne.Il tient un point de presse avec son équipe responsable de l'éducation à 13 h 45 et termine l'après-midi en lançant la campagne libérale dans Masson.ACTION DÉMOCRATIQUE (ADQ) Mario Dumont s'adresse aux bénévoles de Crémazie ce matin et il tient un point de presse à 10 h.Après un peu de porte-à-porte avec sa candidate Manon Saint-Louis, il se rend en après-midi à Sainte- Thérèse pour le rassemblement adéquiste de Groulx. 6LP0901A0315 A9 sam.6LP0901A0315 ZALLCALL 67 22:53:08 03/14/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 5 MA R S 2 0 0 3 A 9 Élections 2003 Les mesures de conciliation travail-famille du PQ et de l'ADQ sont-elles applicables?MARIE-CLAUDE GIRARD EN L'ESPACE de quelques jours, le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec ont promis des mesures de conciliation travail-famille.Les principales mesures annoncées, soit la réduction de la semaine de travail pour les parents et l'ajout de congés mobiles en cas d'urgence, sont-elles réalistes et applicables ?S'il demeure hasardeux de se prononcer sur leur coût, des économistes ont accepté de nous éclairer sur quelques-unes des conséquences et zones d'ombres de ces mesures dont l'application demeure pour l'instant dans un flou nébuleux.La semaine de travail réduite pour les parents proposée par les péquistes soulève bien des questions quant au paiement des avantages sociaux, aux impacts sur les PME, à la diminution des revenus fiscaux du gouvernement, à l'accroissement du travail à temps partiel et même à la situation des femmes sur le marché du travail, ont souligné les économistes consultés.Une fois implantée, la mesure aurait tendance à s'étendre à toute la main-d'oeuvre.Beaucoup plus modeste, la proposition de congés mobiles bonifiés de l'ADQ serait aussi plus facilement applicable.La formule de l'ADQ: Dix jours de congés mobiles s'ajoutent aux 10 jours déjà prévus par la Loi sur les normes du travail pour les parents qui doivent s'absenter pour des problèmes de santé, d'urgence ou de détresse touchant leurs enfants ou parents proches.Le premier congé serait aux frais de l'employé, le second aux frais de l'employeur.Les 10 congés actuels ne sont pas rémunérés.Coût estimé par l'ADQ : 128 millions pour les entreprises.> Bonification des congés parentaux du régime fédéral, de façon à augmenter les prestations de 55 % à 80 % du salaire.Coût : 144 millions pour l'État, selon l'ADQ.La formule du PQ: >Une troisième semaine de congé payé s'ajouterait aux deux semaines prévues à la Loi sur les normes du travail.Coût estimé par le PQ : de 300 à 500 millions pour les entreprises.>Une réduction de la semaine de travail à quatre jours, ou de 20 % du temps de travail applicable dès janvier 2004 aux parents d'enfants de moins de 12 ans et aux aidants naturels.Les bénéficiaires verraient leur salaire diminuer du cinquième, mais toucheraient les mêmes avantages sociaux que s'ils travaillaient cinq jours.L'horaire allégé devra être défini conjointement par l'employeur et l'employé.Coût estimé par le PQ : si comme prévu 100 000 familles se prévalent de cette mesure, il en coûteraient 100 millions aux entreprises par an et 11 millions en perte de revenus pour le gouvernement.Le budget Marois prévoit l'investissement de 20 millions par an dans un programme d'aide aux entreprises de 200 employés et moins pour l'implantation de diverses mesures de conciliation travail-famille.Par contre, ce programme ne compensera pas pour la rémunération ou les avantages sociaux.Le PLQ n'a pas annoncé de mesure de conciliation travail-famille autre que de l'aide aux devoirs à l'école (que propose aussi le PQ) et des baisses d'impôt.Les petites entreprises dans la mire L'impact d'une semaine de quatre jours serait plus important chez les petites entreprises, note Pierre Lefebvre, professeur de sciences économiques à l'UQAM.« Quand il y a quatre ou cinq employés et que le travail est continu, il y a peut-être un problème.» Il y a des cycles où les entreprises roulent à plein régime et d'autres où le travail est réduit.Sa collègue Ruth Rose estime que les propositions de l'ADQ et du PQ sont toutes deux applicables.« Mais dans les deux cas, les petites entreprises ne seront pas contentes.Et chez les groupes de femmes, je pense que les jours de congé supplémentaires seront plus populaires », note l'économiste de l'UQAM.La formule à quatre jours semaines implique des pertes de revenus, et les femmes ont souvent des revenus plus faibles.Quel parent voudra bénéficier d'une telle mesure ?M.Lefebvre croit que bien peu d'hommes feront le saut.« Les employeurs vont probablement discriminer à l'embauche les femmes qui peuvent invoquer la loi.Celles qui optent pour une semaine de quatre jours ne seront peut-être pas considérées comme des candidates potentielles à des promotions.Si la mesure est populaire, elle risque aussi d'accroître sensiblement le nombre de travailleurs à temps partiel.« Chose certaine, cela aurait des répercussions en termes de recrutement et de formation de la main-d'oeuvre », estime M.Lefebvre.Une grande inconnue : qui paiera pour les avantages sociaux, qui ne doivent pas être réduits selon la promesse péquiste ?Il semble que ce soit les employeurs, mais aussi les travailleurs euxmêmes.En outre, la flexibilité accordée aux jeunes parents s'étendra inévitablement à l'ensemble de la main-d'oeuvre, estime Mme Saint- Onge.« Sans cela, ça ne sera pas gérable.» M.Lefebvre est du même avis.« Si vous le permettez à un, tous les autres, y compris ceux qui n'ont pas d'enfants, vont le demander.Et vous allez avoir de la difficulté à le refuser.» Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse© Famille.Ce thème a visiblement dominé les premiers jours de la campagne électorale.Landry souhaite une augmentation du taux de natalité PASCALE BRETON, MARIO CLOUTIER e t KARIM BENESSAIEH FAMILLE, famille, famille.C'est ce qui a donné le ton des premiers jours de la campagne électorale avec des engagements de part et d'autre pour aider les jeunes parents à souffler un peu.Après des premières annonces jeudi pour favoriser la conciliation famille-travail, le premier ministre, Bernard Landry, en a remis hier, cette fois pour rajeunir le Québec et augmenter le taux de natalité.Jeudi, M.Landry a en effet promis une loi-cadre dès janvier 2004 pour favoriser la conciliation famille- travail, une loi qui contraindra les entreprises à offrir aux employés qui ont des enfants de moins de 12 ans la semaine de quatre jours ou de profiter d'une réduction de 20 % de leur temps de travail, avec un salaire réduit en conséquence, mais en conservant les mêmes avantages sociaux.Hier, le premier ministre a ensuite promis que si le Parti québécois est réélu, il mettra en place un programme de remboursement des prêts étudiants pour ceux qui deviendront parents dans les cinq années suivant la fin de leurs études, en plus d'établir des mesures favorisant l'accès à la propriété pour les jeunes couples.Les stratèges péquistes estiment que 50 000 des 68 000 personnes qui reçoivent leur diplôme chaque année sont susceptibles d'être visées par ce programme de remboursement.Le PQ prévoit que seulement de 20 à 25 % d'entre eux réclameront l'argent, soit environ 10 000 personnes.Cette mesure coûtera 50 millions annuellement.L'endettement moyen d'un étudiant est estimé à 8500 $.Le programme d'accès à la propriété permettrait par ailleurs aux jeunes couples d'obtenir un prêt sans intérêt d'un maximum de 5000 $ pour la mise de fond en vue de l'achat d'une maison.Sur les 26 000 couples visés par le programme, les péquistes prévoient en rejoindre 13 000, ce qui leur permet de chiffrer cette mesure à 18 millions.Ces deux engagements pris hier, représentent un coût de 68 millions prévus dans un budget ultérieur, a indiqué M.Landry.La conciliation travail-famille est un thème majeur, affirme M.Landry.« Depuis que j'en ai parlé, il y a plusieurs semaines, je ne crois pas qu'une de mes propositions ait fait l'objet d'autant de discussions et ait touché droit au coeur autant de Québécois par les réactions que nous avons eues.» Le Parti québécois a entraîné l'Action démocratique du Québec (ADQ) sur le chantier de la famille, mais Mario Dumont a fait sien le dossier en mettant de l'avant les valeurs adéquistes de pragmatisme et de libre choix.D'abord, le chef adéquiste ne croit tout simplement pas à la réduction de la semaine de travail promise par le premier ministre Landry.« La semaine de quatre jours du PQ, ça va être dans la semaine des quatre jeudis », a-t-il résumé en ajoutant que l'ADQ n'hésiterait pas deux secondes à favoriser plutôt une banque de 20 congés mobiles pour les parents.L'ADQ évalue les coûts de cette mesure à 128 millions de dollars pour les entreprises, un montant comparable, souligne la députée de Berthier, Marie Grégoire, à ce que coûte la mesure péquiste de réduction du temps de travail.Toutefois, les parents seraient libres de prendre leurs congés en tenant compte de l'urgence des situations, ajoutat- elle.En outre, l'ADQ au pouvoir n'imiterait pas l'obstination du gouvernement péquiste à implanter un régime de congé parental québécois sans Ottawa, fait également valoir Mario Dumont.Avec 144 millions, l'ADQ pense plutôt bonifier le congé parental fédéral jusqu'à 80 % du salaire durant les 24 premières semaines du congé.Pour Jean Charest, la meilleure façon d'aider les familles est par ailleurs de leur laisser plus d'argent dans les poches.« C'est nous qui avons le seul programme qui offre des réductions substantielles d'impôt : c'est cela la vraie aide aux familles.» Le programme libéral propose une baisse du fardeau fiscal de 27 %, soit un milliard par année pendant cinq ans.L'autre volet est l'aide aux devoirs, une promesse qui permettrait notamment de garder les enfants plus longtemps à l'école tout en leur fournissant un encadrement professionnel.ADMISSION Du 10 au 21 mars, choisissez et inscrivez votre enfant à une de nos 28 écoles secondaires.Fiche d'information sur chaque école : www.csdm.qc.ca Renseignements : (514) 596-6118 « Hier, avec mon copain, on est resté après le cours de maths.Notre professeure a bien pris le temps de répondre à toutes nos questions.Maintenant, amenez-le l'examen ! » Chloé, 1re secondaire Chloé a choisi l'école publique GRATUITE Inscriptions au secondaire 3122394A 5690, rue Sherbrooke Est :::: Près du stade Olympique :::: (514) 254-6041 :::: www.fillion.qc.ca JUSQU'À 50 DE RÉDUCTION ON FAIT ENCORE DES BASSESSES.Chez Fillion, on baisse encore les prix pour remonter dans votre estime.De 10 à 50% de rabais sur un tas de grandes marques.Si on en faisait plus, vous en auriez moins.SUR PRODUITS SÉLECTIONNÉS SEULEMENT :::: APPAREILS NEUFS + DEMOS + DISCONTINUÉS :::: Faites vite.Cette vente de fin d'année se termine le 31 mars.:::: % % 3123069A 6LP1001A0315 A10 sam.6LP1001A0315 ZALLCALL 67 23:04:27 03/14/03 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 Élections 2003 Pauline Marois souhaite étendre la déduction pour le transport en commun PAUL ROY p r o y @ l a p r e s s e .c a LA CAMPAGNE POUR LES NULS FRANÇOIS CARDINAL SELON LE dernier budget provincial, les travailleurs autonomes ne peuvent pas bénéficier de la déduction fiscale pour le transport en commun.Le gouvernement Landry, qui a mis au monde cette mesure il y a seulement quatre jours, entend cependant la bonifier s'il est réélu.En entrevue à La Presse hier, la ministre des Finances, Pauline Marois, a reconnu que cette mesure gagnerait à être élargie afin que le maximum de personnes puissent en bénéficier.« Certains m'ont dit que la déduction était réservée aux gens qui travaillent régulièrement, a-t-elle dit.Je suis prête à analyser la mesure pour l'améliorer, pour la bonifier dans les mois qui viennent parce que le premier objectif est d'augmenter l'utilisation du transport en commun.» Le budget 2003-2004 du gouvernement du Québec propose en effet aux employeurs et aux travailleurs qui utilisent le transport collectif pour se rendre au boulot de déduire le coût des titres mensuels achetés après le 28 février 2003.Ces allégements fiscaux permettront aux employés qui se procurent eux-mêmes leur titre de transport mensuel, et qui n'obtiennent pas de remboursement de l'employeur, de déduire le coût annuel de ces achats.Pour ce faire, le contribuable devra joindre à sa déclaration de revenus un formulaire rempli par son employeur dans lequel ce dernier confirmera qu'il ne compense pas son employé pour ses frais de déplacement.Précisons qu'il ne sera pas nécessaire de joindre les titres à la déclaration, mais il faudra obligatoirement conserver précieusement les titres pendant six ans au cas où un représentant du ministère du Revenu se pointerait.Enfin, une autre modification sera apportée à la loi, celle-là pour que le contribuable que l'employeur défraie de ses déplacements pour se rendre au travail puisse déduire ce coût dans le calcul de son revenu.De 100 $ à 150 $ Pour les clients de la Société de transport de Montréal qui payent leur carte 52 $, par exemple, cette mesure peut représenter des économies annuelles de 100 $ à 150 $.En effet, un employé dont le revenu est de moins de 27 095 $ et qui est imposé à 16 % retrouvera un peu moins de 100 $ dans ses poches.Avec un revenu de 27 096 $ à 54 195 $, l'usager du transport collectif qui est imposé à 20 % mettra la main sur près de 125 $.Tandis que les plus fortunés, ceux qui ont un salaire qui dépasse 54 195 $, pourront jouir de près de 150 $ de plus par année puisqu'ils sont imposés à 24 %.« Avec de telles économies, notre objectif est de rendre le transport en commun plus attrayant et ainsi augmenter l'achalandage », précise Mme Marois.Depuis 1995, déjà, l'instauration d'une telle mesure fait partie des revendications des sociétés de transport, des villes et des organismes municipaux.« Nul doute que ces allégements inciteront un plus grand nombre de personnes à favoriser le transport en commun pour les déplacements liés au travail », estime d'ailleurs Claude Dauphin, le responsable du dossier à la Ville de Montréal.Selon la STM, la déduction fiscale pourrait entraîner une hausse de 2 % de la clientèle à Montréal.« On s'attend à vendre 11 000 CAM (carte autobus-métro) de plus par année », se réjouit la porte-parole, Odile Paradis.Pour l'Agence métropolitaine de transport, qui gère le réseau de train de banlieue, cette mesure pourrait représenter une augmentation de 5 % à 8 % des ventes de titres mensuels.« Environ 6262 clients de plus par mois pourraient acheter une carte mensuelle », précise la porte-parole, Manon Goudreault.Mais qui dit hausse de la clientèle dit également hausse des dépenses, une équation qui ne figure pas dans le budget Marois déposé mardi dernier.« Pour l'instant, on n'est pas allé jusque-là, a-t-elle confirmé.Premièrement, on va voir l'effet de la mesure, puis, en fonction de l'effet, on va réagir.De toute façon le gouvernement a toujours été très attentif à ce qui se passait du côté du transport en commun et nous allons continuer à l'être.» Yves etles autres Dans quelle circonscription habitez-vous ?Moi non plus je n'étais plus sûr.J'hésitais entre Louis-Hébert et Jean- Talon (à Québec).Et je n'avais même pas l'excuse d'être dans une de ces nouvelles circonscriptions comme Jean- Lesage, René-Lévesque, Beauharnois ou Mirabel.Mais j'ai trouvé en deux minutes.J'ai fait www.assnat.qc.ca/, j'ai cliqué sur « député » puis sur « trouvez votre circonscription à l'aide de votre code postal ».Heureusement, je connaissais mon code postal : G1T 2B4.j'habite dans Jean-Talon.C'est la circonscription de Mme Margaret F.Delisle, députée libérale.Elle a 56 ans et, ai-je constaté en poursuivant ma lecture, elle vit dangereusement.Jugez : 25 voix de majorité à sa première élection, en 1994 ; 156 voix de majorité en 1998.Chauffée les deux fois par le PQ.Et ça s'annonce corsé encore cette fois-ci, d'autant plus que Jean-Talon hérite cette année de l'Université Laval et de ses étudiants, qui sont réputés plus péquistes que libéraux.Si mes voisins électeurs de Jean- Talon sont ainsi partagés entre PLQ et PQ, ils l'étaient également entre le OUI (48,01 %) et le NON (51,99 %) lors du référendum de 1995.Quant à Mme Delisle, au cours de deux années passées à la tribune de la presse de l'Assemblée nationale, je ne me souvenais pas l'avoir entendue plus de deux ou trois fois.J'ai été agréablement surpris en consultant le site de l'Assemblée nationale.Elle s'est exprimée plusieurs dizaines de fois sur une foule de sujets \u2014 où étais-je ?Des interventions en commission parlementaire sur des questions de politique municipale \u2014 elle avait auparavant été mairesse de Sillery, qui fait aujourd'hui partie de Québec \u2014, de relations internationales, d'assainissement des eaux, d'aménagement du territoire.En Chambre, le 16 décembre 1994, elle s'était levée pour féliciter la biathlonienne double médaillée d'or Myriam Bédard, qui venait de recevoir le trophée Lou Marsh remis à l'athlète par excellence au Canada ; le 29 mai 2001, elle avait appuyé une motion péquiste condamnant « les exactions » commises par les talibans en Afghanistan ; quelques mois plus tard, elle se levait pour offrir ses condoléances aux familles des victimes du 11 septembre.Lors de la Journée de l'arthrite de cette même année 2001 (le 23 mai plus précisément), elle avait signalé les ravages accomplis par cette maladie et autres troubles musculosquelettiques au Canada et au Québec.Elle avait conclu son exposé en suggérant une augmentation des fonds consacrés à la recherche, ce qui n'est pas une si vilaine idée.Vous voulez être fier de votre député, vous aussi ?Cliquez sur « député ».Tout y est.Vous connaissez votre code postal ?Yves, Napoléon et Arthur-Ewen Le candidat libéral dans Outremont, Yves Séguin, que son nouveau chef Jean Charest avait qualifié de « chômeur » quand Bernard Landry lui avait confié la présidence de la Commission sur le déséquilibre fiscal, en 2001, ne sera pas le premier Séguin \u2014 s'il est élu \u2014 à siéger à l'Assemblée nationale.Lui-même y avait déjà siégé, de 1985 à 1990, occupant les postes de ministre du Revenu et du Travail.Mais avant ce Yves Séguin première mouture, il y avait aussi eu Napoléon Séguin (1865-1940), élu en 1908, 1912, 1916 et 1919, et Arthur-Ewen Séguin, qu'on appelait Art (1915-1990), élu en 1967, 1970 et 1973.Ces deux autres Séguin étaient également libéraux.Après avoir quitté la politique, en 1920, Napoléon était devenu « gouverneur » de la prison de Bordeaux, poste qu'il avait occupé jusqu'en 1939.En 1909, lors d'une séance de l'Assemblée législative, il avait émis ces réserves à une proposition de réduire la semaine de travail des femmes en manufacture : « La proposition du député de Beauharnois de réduire à 55 heures la moyenne de travail présente de grandes difficultés parce que la plupart du temps les ouvrières qui, presque toujours, travaillent à la pièce, ne prennent même pas l'heure qui leur est allouée pour le dîner, afin de gagner plus d'argent.» Loin de la « conciliation travailfamille » et de la semaine de quatre jours ! On s'entend là-dessus ?Photo ALAIN ROBERGE, La Presse S'il est travailleur salarié, cet usager du transport en commun peut dès maintenant bénéficier de l'allégement fiscal décrété dans le récent budget de la ministre des Finances du Québec sur le prix de sa carte mensuelle.Mme Marois a indiqué hier qu'elle souhaite prochainement faire bénéficier également les travailleurs autonomes de cette mesure.Le combat des chefs le 31 mars?Le Parti égalité lance sa campagne Le chef du Parti égalité, Keith Henderson, a lancé son programme électoral hier.Le programme tourne autour des défusions municipales, des soins de santé, des droits des patients et de la défense de la place du Canada au Québec.LA VIEILLE rivalité Québec-Montréal est venue teinter hier les discussions préliminaires entourant le débat des chefs entre les chaînes de télévision et les trois partis politiques qui devront y participer.Alors que les partis politiques croient que le débat devrait avoir lieu au Salon rouge de l'Assemblée nationale, les diffuseurs trouvent inutile de hausser les coûts du débat en l'organisant dans la capitale plutôt qu'à Montréal.Le 31 mars est la date visée pour l'affrontement entre les trois aspirants au poste de premier ministre du Québec.Photo Robert Skinner, La Presse © 24 VERSEMENTS ÉGAUX SANS FRAIS, SANS INTÉRÊT OU NE PAYEZ RIEN(1) AVANT UN AN ! (1) Les taxes sont payables à l'achat.Aucun dépôt, aucun intérêt et aucun frais d'administration.GRAND SOLDE DU PRINTEMPS! 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A 1 1 Élections 2003 EN BREF Bisbille à l'ADQ Les membres du comité exécutif dans Laviolette menacent de démissionner si on ne nomme pas un candidat d'ici lundi 70 millions pour l'Hôtel- Dieu de Sherbrooke LE MINISTRE de la Santé, François Legault, engage le gouvernement péquiste à réserver des crédits budgétaires de 70 millions de dollars au cours de l'exercice 2003-2004 pour l'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke.Toutefois, la direction de l'hôpital doit fournir des garanties assurant qu'il n'y aura pas de dépassement de coûts.\u2014 La Tribune « Si j'étais premier ministre.» QUE PENSENT les enfants de la campagne électorale ?Des enseignants invitent leurs élèves à formuler les souhaits des enfants et à les faire parvenir au prochain premier ministre.Après en avoir discuté en classe, ils pourront publier trois propositions pour « améliorer leur milieu de vie » sur un site Web (www.mve.qc.ca) préparé à cet effet.Ils pourront par la suite voter sur les idées soumises par les autres classes.Paul Bégin ne se présentera pas L'EX-MINISTRE de la Justice, Paul Bégin, a annoncé mardi soir son retrait de la vie politique.L'annonce est presque passée inaperçue, même si elle a été faite en pleine Assemblée nationale.C'est Lyne-Sylvie Perron qui a été officiellement choisie, hier soir, candidate péquiste dans Louis-Hébert.Par ailleurs, les candidats de Louis-Hébert n'auront pas à craindre la présence de l'animateur de radio André Arthur : la campagne électorale coïncide avec la période des sondages BBM.\u2014 Le Soleil Sam Hamad s'explique sur les fusions LE CANDIDAT du Parti libéral dans Louis-Hébert, Sam Hamad, affirme ne s'être jamais prononcé en faveur des fusions municipales forcées lorsqu'il présidait la Chambre de commerce du Québec métropolitain.M.Hamad a tenu à faire cette mise au point pour répondre aux attaques de son adversaire, Agnès Maltais, qui l'accusait d'avoir changé d'idée depuis son investiture.\u2014 Le Soleil MARTIN FRANCOEUR Le Nouvelliste Les adéquistes de Laviolette piaffent d'impatience.Si le nom du candidat de l'ADQ n'est pas connu d'ici lundi, les six membres du comité exécutif de l'association locale pourraient remettre leur démission en bloc.C'est ce qu'a laissé entendre hier le président de l'association, Gilles Genois.Pour son équipe et lui, il est clair que lundi représente la date butoir pour la désignation d'un candidat.Le chef du parti, Mario Dumont, a pour sa part tenté de se faire rassurant.Après avoir présenté à Trois-Rivières son candidat, Jean-Claude Ayotte, M.Dumont a assuré que le candidat dans Laviolette allait être connu d'ici le début de la semaine.« C'est une question d'heures ou de jours », précise le chef de l'ADQ, qui était de passage au centre des aînés de Shawinigan.Il a par ailleurs confirmé que les deux candidatures actuellement à l'étude par l'ADQ sont celles de deux personnes de la région.Mario Dumont n'a pas été en mesure de dire s'il s'agissait de deux personnes de Laviolette.Il n'a pas non plus précisé si un de ces deux noms était celui qui a été proposé par le comité exécutif local.Chose certaine, il n'y aura pas d'assemblée d'investiture dans Laviolette.« L'exécutif local va sûrement être consulté, mais il n'y a plus de processus d'investiture possible compte tenu des délais que vous connaissez », fait remarquer Mario Dumont Or, Gilles Genois déplore justement le manque de collaboration entre le comité exécutif local et l'organisation nationale.« La menace de démission en bloc, c'est principalement parce qu'on a été complètement ignorés depuis juin 2002 », remarque- t-il.Et c'est Le Nouvelliste qui lui a appris que deux candidatures étaient actuellement analysées par le comité exécutif national de l'ADQ.Le 26 février, se retrouvant sans candidat parce que Jean-Pierre Grenier, qui a été candidat pour l'ADQ à l'élection complémentaire de 2001, décidait finalement de se retirer, le comité exécutif local proposait le nom de Maxime Boisvert.« Et on n'a eu aucune nouvelle de cette proposition- là », déplore M.Genois.Le comité exécutif de l'ADQ dans Laviolette est inquiet devant la courte durée de la campagne dans laquelle devra plonger l'éventuel candidat.« Lundi, on sera à 28 jours des élections.Ce n'est pas long dans un comté comme celui de Laviolette », explique M.Genois, en faisant notamment allusion à la vaste étendue de la circonscription À cela s'ajoute le manque de fonds.« On n'a pas de fonds, tout simplement.On n'a pu faire aucune activité de financement.Il faudrait 25 000 $ pour une campagne dans Laviolette », note Gilles Genois.Le comité exécutif de l'association adéquiste de Laviolette se dit maintenant ouvert à une candidature extérieure \u2014 un parachutage \u2014, à condition qu'il s'agisse d'une candidature intéressante et, surtout, qu'elle soit connue d'ici lundi.Mario Dumont estime quant à lui que le fait pour un candidat de se lancer dans une campagne avec quelques jours de retard ne pose pas trop de problèmes.« Au bout du compte, la campagne nationale est en cours et les gens veulent voir ce que les partis ont à offrir.Qu'un candidat ait 29 jours au lieu de 33, je ne pense pas que ça fasse une grosse différence », a conclu le chef de l'ADQ.Photo PC © Mario Dumont était de passage à Shawinigan, hier, où il a rendu visite à un club de l'âge d'or.\u2020Trévi paie les taxes pour vous ou vous payez en janvier 2004, à votre choix.Offre applicable sur la piscine ou le spa seulement.Installation en sus.Détails dans les magasins participants.L'offre peut prendre fin en tout temps ou jusqu'à l'épuisement des stocks.FABREVILLE 515, boul.Curé-Labelle (450) 622-9801 BOUCHERVILLE 1235, rue Ampère (450) 449-2411 BLAINVILLE 11, boul.de la Seigneurie Ouest (450) 435-6550 CHÂTEAUGUAY 115, boul.Saint-Jean-Baptiste (450) 698-2210 POINTE-AUX-TREMBLES 11800, rue Sherbrooke Est (514) 640-4500 JOLIETTE 303, boul.Antonio-Barrette (450) 759-8110 TROIS-RIVIÈRES 2405, rue Bellefeuille (819) 376-7711 VANIER 909, boul.Pierre-Bertrand Sud (418) 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PISCINES HORS-TERRE (1)Les taxes sont payables à l'achat.Aucun dépôt, aucun intérêt et aucun frais d'administration.3113919A MC Marque de commerce de la Banque CIBC.Le logo CIBC est une marque de commerce de la Banque CIBC.Le TAC (taux annuel du coût d'emprunt) est basé sur un nouveau prêt hypothécaire fermé de 120 000 $, d'une durée de 5 ans, amorti sur 25 ans.Le taux préférentiel CIBC peut fluctuer; cet exemple tient compte d'un taux préférentiel de 4,75 % par année, taux en vigueur au 5 mars 2003.Le taux d'intérêt est variable et fluctue selon les changements du taux préférentiel.L'augmentation de vos versements mensuels peut également vous permettre de payer votre prêt hypothécaire plus rapidement.Pour tous renseignements, passez à votre centre bancaire CIBC.Certaines conditions et restrictions s'appliquent.Les prêts hypothécaires sont offerts aux emprunteurs admissibles par Services hypothécaires CIBC Inc.au Québec, et par Hypothèques CIBC Inc.ailleurs au Canada.L'Hypothèque à taux ultra-préférentielMC CIBC Vous pourriez payer votre maison plus tôt et économiser des milliers de dollars, avec un prêt hypothécaire à taux variable, garanti sous le taux préférentiel CIBC.Pour tous renseignements, communiquez avec un conseiller CIBC, passez à votre centre bancaire, visitez www.cibc.com/francais ou appelez au 1 800 465-CIBC (2422).plus tôt! Payez lamaison que aimez, vous 1,01 % sous le taux préférentiel CIBC pour les neuf premiers mois 0,25 % sous le taux préférentiel CIBC pour le reste de la durée de votre prêt TAC de 4,38 % pour une durée de cinq ans 3125812A Élections 2003 6LP1301A0315 A13SAMEDI 6LP1301A0315 ZALLCALL 67 20:24:10 03/14/03 B Manque de profs pour les immigrants MARIE-FRANCE LÉGER LA COMMISSION scolaire de Montréal ne trouve pas suffisamment d'enseignants pour franciser les immigrants.Le ministre de l'Éducation a beau annoncer un demi- million pour l'agrandissement de locaux, des cours de français sont annulés faute de formateurs.Selon la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, le problème s'amplifie.Il ne s'agit plus d'une question d'argent, dit-elle, ni de locaux.« La situation est extrêmement préoccupante.On est obligé de retourner des gens chez eux parce qu'on n'a pas de professeurs.C'est arrivé dans Parc-Extension », constate Mme De Courcy.Liste d'attente de 1000 noms Dans le quartier Côte-des-Neiges, la liste d'attente pour les cours de français atteint près de 1000 noms.« Parfois, les gens peuvent attendre jusqu'à un an », déplore la commissaire du quartier, Afifa Maaninou.Le ministre Sylvain Simard vient heureusement d'allouer 469 531 $ à la CSDM pour l'ajout de locaux, car la situation était catastrophique.Or, les problèmes se font aussi sentir dans Parc-Extension et Pointe- Saint-Charles, deux quartiers où s'établissent un grand nombre d'immigrants.« C'est triste de voir des immigrants qui veulent apprendre le français qui sont retournés chez eux.C'est une pénurie d'enseignants et il faut s'attendre à ce que ce soit pire à l'été », signale Guillaume Vaillancourt, commissaire dans Villeray \u2014 Parc-Extension.« Il faudrait permettre à d'autres enseignants que ceux qui enseignent le français langue seconde de donner un coup de main.Ou même faire venir des enseignants des autres commissions scolaires », ajoute M.Vaillancourt.12 000 élèves avec le MRCI Alors que la CSDM se débat pour donner accès à l'enseignement du français aux immigrants adultes, qui sont souvent parents d'enfants fréquentant la même commission scolaire, le Ministère, lui, fait admettre 12 000 immigrants cette année dans ses classes de francisation.Le délai n'excède pas une quarantaine de jours entre le moment de l'inscription et le début du cours.« On gère à Montréal 153 classes de français à temps plein et 275 classes à temps partiel », a souligné Claude Fradette, porte-parole du MRCI.Soixante-dix autres classes sont réparties ailleurs au Québec.CHAISE OPÉRATEUR DISPONIBLE EN NOIR, GRIS OU BLEU AJUSTEMENT PNEUMATIQUE DE LA HAUTEUR FAUTEUIL OPÉRATEUR DISPONIBLE EN GRIS, ARGILE, BLEU OU NOIR AJUSTEMENT PNEUMATIQUE DE LA HAUTEUR RÉGLAGE DE L'INCLINAISON DE L'ASSISE ET DU DOSSIER BRAS AJUSTABLES EN HAUTEUR POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN AULNE ET NOIR, GRANITE ET NOIR OU ÉRABLE ET NOIR TIROIR-UTILITÉ TIROIR-FILIÈRE TIROIR-CLAVIER 25\" ESPACE POUR CPU DIMENSIONS : 60\" L X 67\" P X 30\" H POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN FINI CERISIER SUR PIÈTEMENT DE MÉTAL NOIR TIROIR-CLAVIER 28\" TABLETTES POUR IMPRIMANTE ET CPU À POSITION VARIABLE PLATEAU PIVOTANT POUR TÉLÉPHONE ET PORTE-DOCUMENTS FILIÈRE MOBILE INCLUSE DIMENSIONS : 54\" L X 32\" P X 35\" H Chaise non incluse POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN FINI ACAJOU SUR NOIR, HÊTRE DORÉ OU ÉRABLE NATUREL TIROIR-CLAVIER 29\" TIROIR-UTILITÉ TIROIRS-FILIÈRES ESPACE À CPU CAPACITÉ DE 54 CD DIMENSIONS : 60\" L X 30\" P X 60\" H POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE FINI ÉRABLE NATUREL DIMENSIONS: 40\u201d L X 16\u201d P X 28\u201d H POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN FINI ACAJOU, HÊTRE DORÉ OU ÉRABLE NATUREL TIROIR-CLAVIER 24\" TIROIR-UTILITÉ TIROIR-FILIÈRE PORTE CPU CAPACITÉ DE 54 CD DIMENSIONS : 48\" L X 48\" P X 57\" H POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE FINI ÉRABLE SUR GRAPHITE TIROIR-CLAVIER 28'' CAPACITÉ DE 32 CD DIMENSIONS : 48\" L X 47\" P X 57\" H POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN FINI HÊTRE TIROIR-CLAVIER 30'' INCLUANT TOUR À CD, CAPACITÉ DE 60 CD DIMENSIONS : 54\" L X 21\" P X 37\" H 22999 Aussi bas que 33999 Aussi bas que FAUTEUIL ERGONOMIQUE DISPONIBLE EN NOIR, BLEU, GRIS OU BLÉ DOSSIER MOYEN AJUSTEMENT PNEUMATIQUE DE LA HAUTEUR BRAS AJUSTABLES EN HAUTEUR DOSSIER AJUSTABLE 179 99 Aussi bas que FAUTEUIL OPÉRATEUR DISPONIBLE EN NOIR, BLEU, GRIS OU ROUILLE AJUSTEMENT PNEUMATIQUE DE LA HAUTEUR BRAS AJUSTABLES EN HAUTEUR 3499 Aussi bas que 4499 Avec option des bras fixes POSTE INFORMATIQUE DISPONIBLE EN FINI MIEL ET TAUPE TIROIR-UTILITÉ TIROIR-FILIÈRE TIROIR-CLAVIER 27\" PORTE CPU DIMENSIONS : 67\" L X 67\" P X 56\" H 419 99 Aussi bas que Chaise non incluse Chaise non incluse 99 99 Aussi bas que 149 99 Aussi bas que CHAISE APPUI-GENOUX SIÈGE ET APPUI-GENOUX REMBOURRÉS DE COULEUR NOIR AJUSTEMENT MANUEL DE LA HAUTEUR 9999 Aussi bas que 14 9 99 Aussi bas que 8999 Aussi bas que 249 99 Aussi bas que 199 99 Aussi bas que 5999 Aussi bas que Chaise non incluse 17 MAGASINS ET SALLES DE MONTRE LIVRAISON GRATUITE MÊME LE SAMEDI www.ca PAR TÉLÉPHONE (514) 336-8113 EN LIGNE POUR COMMANDER ANJOU LES GALERIES D'ANJOU (514) 351-1055 BELOEIL 329, DUVERNAY (450) 464-1072 BROSSARD 7503, BOUL.TASCHEREAU O.(450) 656-4840 GATINEAU 120, BOUL.DE L'HÔPITAL (819) 561-5611 LAVAL 2990, BOUL.LE CORBUSIER (450) 687-8682 LONGUEUIL 2255, PLACE ROLAND-THERRIEN (450) 468-6319 MONTRÉAL CENTRE-VILLE 499, VIGER OUEST (514) 878-3777 OTTAWA 2500, LANCASTER ROAD (613) 739-8900 POINTE-CLAIRE 2355, RTE TRANSCANADIENNE (514) 428-8044 QUÉBEC 1415, BOUL.CHAREST O.(418) 682-3113 ST-JÉRÔME 291, DE VILLEMURE (450) 438-4111 ST-HYACINTHE 1312, RUE DES CASCADES (450) 778-1212 SAINT-LAURENT 3500, CÔTE-VERTU (514) 332-7883 SOREL-TRACY 126, BOUL.FISET (450) 743-0084 / 72, RUE DU ROI (450) 742-2706 TERREBONNE 1348, BOUL MOODY (450) 471-8704 TROIS-RIVIÈRES 2450, BOUL.DES RÉCOLLETS (819) 376-2538 OFFRE EN VIGUEUR JUSQU'AU 1ER AVRIL 2003.CERTAINS ARTICLES PEUVENT ÊTRE LIMITÉS À UN PAR CLIENT ET/OU JUSQU'À ÉPUISEMENT DES STOCKS.AUCUNE COMMANDE NE SERA DIFFÉRÉE.ASSEMBLAGE REQUIS TERRITOIRES LIMITÉS.\u2020LE FINANCEMENT SUR APPROBATION DU CRÉDIT SEULEMENT PEUT S'APPLIQUER SUR LE MONTANT TOTAL D'ACHATS DE MOBILIERS ET DE CHAISES DE BUREAU.ACHAT MINIMUM DE 299$.VOUS NE PAYEZ QUE LES TAXES DE VENTE ET LE MONTANT DE VOTRE ACHAT SERA RÉPARTI EN 12 VERSEMENTS ÉGAUX SANS FRAIS, NI INTÉRÊT, DÉBUTANT LE MOIS SUIVANT VOTRE ACHAT.DÉTAILS EN MAGASIN.3119219A Vision Montréal retrouve son nom LA RUPTURE entre Pierre Bourque et son parti est maintenant chose faite.Le directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet, a autorisé le changement du nom d'Équipe Bourque/Vision Montréal pour Vision Montréal.Le parti retrouve ainsi le nom qu'il avait à sa fondation, en 1994.Cette modification avait été demandée après le saut de Pierre Bourque dans l'arène provinciale avec l'Action démocratique du Québec.M.Bourque a démissionné de son poste de chef de l'opposition, mais il a conservé son siège de conseiller municipal dans le district de Marie-Victorin.Dans le cahier Mon toit de ce samedi 15 mars en page J12 une erreur s'est glissée.Le prix de vente pour les maisons de ville Jardins Harpell des Propriétés Belcourt devrait se lire : à partir de175990$ (taxes en sus).CORRECTION Nous nous excusons des incon - vénients causés par cette erreur.Le centre Mc Gill d'études sur le vieillissement vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 16 mars 2003 intitulée \u201c Les derniers développements sur la maladie d'Alzheimer \u201c Conférenciers : Le dr Judes Poirier, Directeur du Centre Mc Gill sur le vieillissement et le dr Serge Gauthier, Directeur de l'Unité de recherche sur la maladie d'Alzheimer au Centre Mc Gill d'études sur le vieillissement.Endroit : Hôtel Delta Montréal 450, rue Sherbrooke Ouest (475, av.du Président-Kennedy) Par métro : station Mc Gill Collège Heure : de 14 h à 16 h Entrée : Libre (aucune réservation) (café et thé seront servis) Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010.Commandité par : 3119034A 6LP1402A0315 A14SAMEDI 6LP1402A0315 ZALLCALL 67 00:02:31 03/15/03 B Peine accrue pour l'agresseur au VIH?Déjà condamné à 16 ans, Calven Alex Chartier pourrait écoper de une à sept années de plus CHRISTIANE DESJARDINS POUR AVOIR SÉQUESTRÉ, drogué et agressé sexuellement une adolescente de 16 ans dans une véritable « chambre de torture », au printemps 2000, Calvin Alex Chartier, 28 ans, condamné récemment à 16 ans de prison pour avoir disséminé le VIH dont il se savait atteint, pourrait se voir imposer une peine additionnelle de une à sept années de prison.C'est du moins ce qu'a demandé hier le procureur de la Couronne, Frédéric Perron, au cours de ses observations sur la sentence à imposer à l'accusé devant la juge Marie Bourdeau.Me Perron a qualifié le crime d'« horrible » et a signalé qu'il appelait une peine significative.Les faits se sont produits un certain jour de mars ou avril 2000.L'adolescente, qui connaissait bien Chartier et qui était amoureuse de lui, a accepté l'accompagner chez une connaissance, Jean Trépanier, un notaire.Il y avait là une chambre spécialement aménagée pour les activités sexuelles, avec divers instruments.À un certain moment, Trépanier est parti et Chartier a voulu avoir des relations sexuelles avec l'adolescente, qui a refusé.Chartier lui a fait prendre une drogue pour parvenir à ses fins.Sur les entrefaites, Trépanier est revenu et s'est intégré aux activités sexuelles du couple.Selon Me Perron, dans cette chambre aménagée comme une véritable chambre de torture, l'adolescente a été pénétrée par tous les orifices avec divers instruments.La jeune fille, étudiante de bonne famille et de bonne éducation, passait à l'époque par une période de rébellion.Elle est sortie de cette aventure complètement désemparée.Elle s'est finalement confiée à sa travailleuse sociale, qui lui a conseillé de porter plainte.On devait découvrir que Chartier était porteur du VIH depuis plusieurs années, ce qui ne l'avait pas empêché de multiplier les relations sexuelles sans protection.Sept victimes ont été recensées, dont deux ont contracté la terrible maladie.L'adolescente de 16 ans est malheureusement l'une d'elles.Selon une psychiatre qui a témoigné hier, toute cette affaire a eu un effet dévastateur chez la jeune femme, qui est maintenant soignée pour ses idées suicidaires.Hier, la victime se trouvait dans la salle, mais elle n'a pas eu à témoigner.Me Yves Gratton, avocat de l'accusé, estime pour sa part que la peine devrait être concurrente aux 16 ans dont Chartier a écopés dans son autre dossier.Selon l'avocat, l'objectif de dissuasion est déjà atteint avec cette longue peine.La juge Bourdeau rendra sa décision le 1er mai.Soulignons enfin que Trépanier, qui faisait face aux mêmes accusations, a été acquitté récemment, quand la Couronne a annoncé qu'elle n'avait pas de preuve à offrir.À PARTIR DU 25 JUIN 2003 Renseignements (514) 285-1600 postes 136 et 135 www.mbam.qc.ca Ados-guides au Musée pour les 13 à 17 ans La vie d'artiste pour les 6 à 12 ans 3126516A EN BREF Le printemps s'installe SELON Environnement Canada, le mercure atteindra 6 degrés Celsius demain.Et ce n'est rien : jeudi ou vendredi prochain, on prévoit des températures de 8 à 10 degrés C.« Le Québec a connu ses derniers froids dans la nuit de jeudi à vendredi », annonce Pierre Lessard, prévisionniste d'Environnement Canada.Mais quels froids ! Avec -180C, Dorval a égalé son record de froid pour un 14 mars.Les villes de Sherbrooke et Valcartier, au nord de Québec, ont, quant à elles, battu des records atteignant respectivement -29 et -30.« Le printemps s'installe, explique M.Lessard, et en fin de semaine, les érables commenceront à couler.» Il était temps, diront certains.Mais l'hiver garde ses droits jusqu'à l'équinoxe du printemps, qui n'aura lieu que le 20 mars, à 20 h.Bon printemps.à l'avance ! Le comité exécutif divisé sur le choix de l'ombudsman LA VILLE de Montréal a décidément toutes les misères du monde à se trouver un ombudsman.Le comité exécutif devait choisir entre deux candidats mercredi, mais aucun consensus n'a été trouvé.Les deux candidats ne répondaient pas au profil recherché, selon certains membres du comité.En décembre dernier, le candidat retenu avait refusé le poste en raison du salaire offert.La Ville recommence donc le processus de sélection pour une deuxième fois.Cette fois-ci, la firme de chasseur de têtes mandatée par la Ville lancera un nouvel appel de candidatures.Le premier ombudsman de Montréal devait entrer en fonction en janvier, mais il faudra vraisemblablement attendre jusqu'à la fin mai.L'opposition déplore cette situation « qui crée un vide très dérangeant pour l'équité en matière de services à la population ».L'ombudsman remplacera l'ancien médiateur, qui était un élu de l'équipe au pouvoir dans l'ancienne Ville de Montréal.Jeune fille agressée dans le bain à remous d'un hôtel LA POLICE d'Ottawa recherche un homme qui aurait agressé une jeune fille dans la baignoire à remous d'un hôtel du centre-ville, jeudi soir.La mineur était assise dans la baignoire tout près de la piscine de l'hôtel lorsqu'un homme âgé entre 40 et 60 ans s'est approché d'elle pour la toucher de manière inappropriée.Elle a décrit son agresseur comme étant un homme de race blanche, de forte taille, aux cheveux courts et gris et portant une barbe bien rasée.\u2014 d'après PC P A R I S les tentations cuir MONTRÉAL 505 AVENUE DU PRÉSIDENT KENNEDY TEL (514) 350 9070 TORONTO 101 PARLIAMENT STREET TEL (416) 366 3273 www.roche-bobois.com DU 15 AU 23 MARS PROFITEZ DE NOS PRIX EXCEPTIONNELS SUR TOUS LES ARTICLES CUIR! LA VRAIE VIE COMMENCE A` L ' I N TE´RIEUR 3124328A (514) 487-4653 / (877) 608-4653 info@golf-tours.com fax: (514) 875-1445 PERMIS QUÉBEC # 700417 REG.ONTARIO# 4209821/5000061 RÉPUBLIQUE DOMINICAINE ALGARVE, PORTUGAL DOM JOAO RESORT 7 nuits (occ.double).Golf illimité sur deux parcours (voit.en sus, optionnelle) Petit-déjeuner / dîner quotidien (jusqu'au 1 mai/03) Voiture sous compacte (taxes / assurance en sus) Temps de départs de golf réservés inclus Vol disponible à partir de 859$ Valide entre le 14 mars et le 30 avril / 03 899$ CAD / Personne VAN DER VALK LAKESIDE WILMINGTON / NORTH MYRTLE CAROLINE DU NORD 15 heures de Montréal 6 nuits / 6 golfs (occ.double) Logez aux Belvedere Condos Voiturette / taxes comprises Supplément pour 3 parcours premium inclus 2ème partie souvent autour de 25 $US Temps de départs de golf réservés inclus Valide entre le 14 mars et le 30 avril / 03 699$ CAD / Personne INVERNESS, FLORIDE 7 nuits / 6 golfs (occ.quad.) Villa de 3 chambres avec piscine Voiturette en sus 14 $US payable sur place À seulement 15 min.d'El Diablo 5 (72 $US) Minivan AVIS comprise (taxes, assur, carbu.en sus) Temps de départs de golf réservés inclus Vol disponible à partir de 399$ Valide entre le 1 et le 30 avril 2003 499$ CAD / Pers.PUNTA CANA RESORT & CLUB Vol aller retour de Montréal 7 nuits (occ.double).Surclassement gratuit et supplément VIP (selon disponibilité) 4 étoiles tout-inclus au prix de 3 étoiles !! Superbe golf sur place par P.B Dye (nouveau) golf incl.voit.partagée & taxes / réser.tee times 3 rondes 200 $US (payées au Canada) 5 rondes 310 $US (payées au Canada) Valide entre le 21 et le 28 mars 2003 1498$ CAD / Personne La Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal entreprend une démarche de consultation publique les 22, 23 et 24 avril prochains sur le Plan montréalais d'amélioration de la santé et du bien-être, pour les années 2003-2006.Cette démarche a pour but de recevoir les commentaires et l'avis des gens sur les priorités d'amélioration et de susciter l'adhésion des partenaires régionaux nécessaire à l'implantation des solutions retenues.Les personnes intéressées et les organismes régionaux qui désirent participer aux audiences publiques, sont invités à s'inscrire en téléphonant à la Régie régionale au 286-6500, poste 5612, avant le 10 avril 2003.La documentation est disponible sur le site Web au www.santemontreal.qc.ca.Nos actions.Vos réactions.3126614A 6LP1501A0315 A15SAMEDI 6LP1501A0315 ZALLCALL 67 19:59:25 03/14/03 B NOUVELLE SAISON.NOUVEAUX STYLES.NOUVELLES GRIFFES.SOYEZ À LA MODE.DU 11 AU 30 MARS MONTRÉAL : RUE SHERBROOKE, ANGLE DE LA MONTAGNE (514) 842-5111 WWW.HOLTRENFREW.COM Assistez à notre événement À la mode, une célébration des plus grandes griffes contemporaines de modes féminines, masculines ainsi que d'accessoires, présentée en collaboration avec Elle Canada.En vedette : Marc par Marc Jacobs, Theory, Diane von Furstenberg, Joie, Rebecca Taylor, J.Lindeberg et Zoë San Francisco.En outre, Stila, le commanditaire beauté officiel de l'événement À la mode, lancera sa collection fragrante Bouquet du Jour.Ne manquez pas les samedis À la mode dans tous les magasins Holt Renfrew les 15, 22 et 29 mars.Au programme : activités spéciales, défilés impromptus, métamorphoses-beauté, savoureux rafraîchissements et musique d'ambiance avec DJ sur place.Vous serez parmi les premiers à admirer la toute nouvelle Jaguar XJ8 en aluminium (magasins sélectionnés).La crème des créations contemporaines.À la mode.Holt Renfrew remettra 2 % de ses ventes au détail réalisées le 22 mars à la campagne LE PRINTEMPS DE LA VIE DE CANFAR, en faveur de l'éducation et de la recherche sur le SIDA.Les griffes en vedette peuvent varier d'un magasin à l'autre.Les dates et les heures sont sujettes à des modifications.Communiquez avec votre magasin Holt Renfrew pour plus de détails.À l'exception de Rockland.3125478A Son opposition aux taxes le mène en prison CHRISTIANE DESJARDINS UN HOMME qui croit fermement à l'existence d'un complot gouvernemental pour persécuter, voire « éliminer » ceux qui protestent contre la loi de l'impôt au Canada a pu retrouver sa liberté hier, après avoir passé une nuit en prison.Son avocat, Jean Dury, prend fait et cause pour son client et promet des révélations chocs dans cette affaire.Christian Fréchette, un consultant de 49 ans, a été arrêté cette semaine et accusé de menaces et de harcèlement au téléphone contre des employés de Revenu Canada.Les faits se seraient déroulés entre le 4 août 1999 et le 11 mars dernier.C'est l'incident de mars dernier, des messages agressifs adressés à une employée, qui a fait déborder le vase et mené à son arrestation.Selon la preuve présentée par Me Jean- Marc Brousseau, procureur de la Couronne, les propos de Fréchette ont fait craindre aux employés de Revenu Canada de se trouver devant un autre Valéry Fabrikant.« Bonjour, cervelle d'oiseau.Danger, danger, la place Guy-Favreau est en danger.Faut blinder la place Guy-Favreau.C'est grave.J'ai des numéros de fax.C'est-tu clair à c't'heure ?Je suis plus fort que toi, t'es une peanut, crisse de vache.J'vas finir par te coincer, je vais te poursuivre au civil.Garde les cassettes, montre- les à tes boss.», disait Fréchette.Il y avait aussi des lettres, notamment envoyées à la SQ, dans lesquelles l'homme signalait qu'il préférait s'éliminer lui-même, « s'euthanasier », à la manière de son choix, plutôt que d'être éliminé par le complot.Il comparait le « programme d'élimination », dont il dit avoir des preuves, à celui d'Adolf Hitler.Fréchette se défend d'appartenir à un groupe de militants antitaxes comme on en voit beaucoup dans l'ouest du pays, même si l'objectif de sa vie est manifestement de démontrer que les Canadiens se font « voler tout rond » par le gouvernement et les grandes banques.Depuis quelques années, il s'est engagé dans une longue et sans doute coûteuse et épuisante lutte judiciaire qui l'a amené plusieurs fois devant les tribunaux civils.Sa femme l'a quitté, Revenu Canada lui a imposé des amendes totalisant 10 000 $.Mais c'est la première fois, dans le cadre de sa campagne, qu'il se retrouve en cour criminelle.Hier, devant la cour, Fréchette a admis qu'il avait été « impoli » avec une employée de Revenu Canada.Il a expliqué qu'il avait perdu patience parce que l'employée avait refusé de lui donner les numéros de fax d'avocats du gouvernement à qui il voulait envoyer des documents relatifs à sa cause.Devant ce refus, Fréchette a appelé au bureau du ministre canadien de la Justice, Martin Cauchon, et a obtenu les numéros de fax.Il a rappelé à Revenu Canada pour pavoiser.« J'ai ironisé, elle m'a frustré.Oui, j'ai été impoli.On me fait de l'obstruction.Les fonctionnaires essaient de me discréditer parce que j'ai trouvé des fraudes.Mais je ne suis pas suicidaire, et je ne suis pas dangereux », a dit Fréchette, hier, en s'excusant.L'homme s'est aussi lancé dans des explications fort nébuleuses sur le fameux « programme d'élimination » orchestré par le gouvernement et auquel participent des juges.Qualifiant l'accusé de bombe à retardement, la Couronne s'est opposée à sa remise en liberté.La Couronne s'est aussi inquiétée du fait que l'avocat Dury semble croire au programme d'élimination.Me Dury a accepté de représenter Fréchette dans son combat au civil (au sujet du programme d'élimination), qui doit justement être entendu le 16 avril prochain.« On est féodalisés par les banques, je ne suis pas gêné de le dire.Fréchette a les preuves du programme d'élimination », a lancé Me Dury.Le juge Rosaire Desbiens a finalement accordé la liberté sous caution à l'accusé, puisqu'il n'avait pas d'antécédents judiciaires de violence, que les risques de condamnation sont peu évidents et qu'il s'était trouvé un avocat pour le représenter au civil.Il a toutefois imposé des conditions à Fréchette, dont celle de ne pas s'approcher du complexe Guy-Favreau.Son procès a été fixé au 5 septembre.7000, Henri-Bourassa Est Montréal-Nord 327-7777 Visitez notre site: www.gabriel.ca Honda APPELEZ-NOUS 327-7777 LOCATION SUR MESURE POUR VOUS! 0 KM Le KM selon vos besoin 24 KM 24mois / 36 mois / 48 mois /60 mois CARACTÉRISTIQUES Bancs moulés à l'intérieur.Tourbillon inclus Isolation avec mousse polyuréthane Eau plus chaude de 8 à 10 degrés.Marche de sécurité tout le tour de la piscine Économie de produits chimiques Installation en une journée Aucun 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d'Outremont Soupçonnés par des résidants, les hassidim nient toute implication FRANÇOIS CARDINAL ÇA JOUE DUR dans Outremont.Au cours de la même semaine, la voiture du président de l'arrondissement a été sabotée, son attaché de presse a reçu des menaces de mort et une ex-conseillère municipale a vu sa serrure de porte enduite de colle.C'est au cours de la deuxième semaine de février, dans un intervalle de seulement quelques jours, que tous ces événements se sont déroulés.Les trois personnes concernées ayant formellement déposé une plainte, le Service de police de la Ville de Montréal a depuis ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces délits.« Des menaces de mort par téléphone ont été proférées à l'endroit de mon attaché de presse, Jean- Claude Patenaude, puis ma voiture a été vandalisée, raconte le président de l'arrondissement, Stéphane Harbour.On a accédé au réservoir pour y déverser cinq livres de sucre, ce qui a eu pour effet de transformer l'essence en mélasse ! « Aussi, Céline Forget, qui mène la lutte contre la communauté juive hassidique depuis quelques années et qui a siégé dans le passé au conseil municipal (1999 à 2000), a été victime de vandalisme, a-t-il ajouté.La voiture de son mari également a été sabotée.» Très connue à Outremont, Mme Forget a d'abord défrayé les manchettes en 1997 lorsqu'elle a déposé une requête en Cour supérieure afin de faire respecter le zonage résidentiel d'une rue d'Outremont où la communauté hassidique souhaitait aménager une synagogue.Elle est actuellement engagée dans la bataille qui oppose certains résidants aux hassidim au sujet du transport par autobus commercial entre Outremont et New York.Depuis un peu plus de cinq ans, il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'elle reçoive des menaces de mort ou qu'elle subisse du vandalisme d'une façon ou d'une autre.Mme Forget a refusé de commenter toute cette histoire lorsque La Presse l'a jointe cette semaine.Bien qu'il n'existe aucune preuve que les gestes faits en février aient été commis par des membres de la communauté hassidique, la plupart des résidants d'Outremont consultés pour cet article ont affirmé, tous sous le couvert de l'anonymat, que de forts soupçons pesaient contre les hassidim en raison de certains délits commis dans le passé.En effet, la communauté juive orthodoxe a reconnu, dans l'édition du 21 octobre 1999 du Canadian Jewish News, « avoir lancé des oeufs sur la voiture de Mme Forget et avoir inséré de la colle dans sa serrure de porte en guise de représailles » à ce qu'elle considère être un blocage systématique aux revendications hassidiques.Également, ont ajouté certains résidants, le vandalisme et les menaces du mois de février coïncidaient avec le dépôt au conseil d'arrondissement d'une pétition de 584 noms par le Comité pour la réglementation des circuits interurbains de Montréal.Au nom de la quiétude, l'organisme demande à la Ville de réglementer l'exploitation, par les hassidim, du transport par autobus commercial vers New York.Le dossier est actuellement devant la Commission des transports du Québec.Est-ce que le vandalisme est lié à l'histoire des autobus interurbains ?« Évidemment, c'est possible, a répondu le secrétaire de la Coalition des organismes hassidiques, Ernest Kinser.Je peux comprendre que certaines jeunes personnes soient très frustrées de ce que Mme Forget fait contre la communauté.Mais ce qui est arrivé à M.Harbour, ça je ne comprends pas.» Mais pour le président de la coalition, Alex Werzberger, qui a récemment reçu la visite de la police, toutes ces accusations sont gratuites et ne sont fondées que sur des spéculations.« Personne n'a vu de membres de notre comité faire de tels gestes, a-t-il fait remarquer.Et tant qu'à y aller de suppositions, pourquoi ne pas aussi accuser Mme Forget et sa gang ?Peut-être veutelle ternir notre image.» À PARTIR DE 69$ ALLER SIMPLE Halifax 69$ Toronto 94$ Boston 99$ New York/Newark 99$ St.John's (T.-N.-L.) 109$ Chicago 123$ Philadelphie 123$ Washington, D.C.123$ Winnipeg 124$ Moncton 134$ Atlanta 137$ ACHAT D'UN ALLER-RETOUR NON REQUIS.À PARTIR DE 149$ ALLER SIMPLE Miami 149$ Calgary 162$ Edmonton 162$ Regina 169$ Saskatoon 169$ Fort Lauderdale 179$ Vancouver 184$ LES BILLETS DOIVENT ÊTRE ACHETÉS AU PLUS TARD LE 18 MARS 2003.À PARTIR DE 189$ ALLER SIMPLE Nouvelle-Orléans 189$ Bermudes 199$ Grand Cayman 199$ Kingston/Montego bay 199$ Nassau 199$ Orlando/Tampa 199$ Port-au-Prince 199$ Las Vegas 209$ Victoria 234$ À PARTIR DE 239$ Los Angeles 239$ ALLER SIMPLE Portland (Or.) 239$ San Diego 239$ San Francisco 239$ Seattle 239$ Munich1 249$ Londres 279$ Dublin3/Shannon3 309$ Barbade 329$ Cancún/Mexico2 329$ À PARTIR DE 339$ ALLER SIMPLE Francfort1 339$ Madrid 339$ Zurich1/Amsterdam3 339$ Copenhague3-4 369$ Honolulu 429$ Rome 435$ São Paulo 449$ Beyrouth1 499$ Tokyo 599$ Hong Kong 749$ Am, str am, gr am.Vous avez l'embarras du choix Notre monde est en solde! 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serait tenu de leur accorder une semaine réduite.Ou l'autre, plus raisonnable, qui a présenté au patronat, en réunion privée, un projet où d'importants aménagements pourraient être consentis aux PME et qui prévoirait de confortables délais pour absorber un changement de culture majeur.Le premier Bernard Landry, le modèle le plus récent, est celui qui se préoccupe de pauvreté et du sort des mères de famille débordées.Le second Bernard Landry, c'est celui qui, sous Lucien Bouchard, défendait bec et ongles les entreprises jusque dans l'indéfendable, dans leur opposition farouche, par exemple, à une loi sur l'équité salariale.Celui qui avait usé de toute son influence pour que l'augmentation du salaire minimum consentie aux gagne-petits, à l'issue de la Marche des femmes, soit limitée à dix cents.Mais tout ça, c'est du passé.Le maître mot du nouveau Landry, c'est la conciliation travail-famille.Qu'a-t-il promis jeudi ?Une loi qui, dès janvier prochain, permettra aux parents de jeunes enfants de réclamer une semaine réduite de 20 %.D'où la formule-choc : « un vote pour le Parti québécois est un vote pour la semaine de quatre jours ».Le problème, c'est que M.Landry n'avait pas été si clair, quelques heures plus tôt, lors d'une rencontre avec le patronat.Entre les discours des deux Landry, plusieurs points fondamentaux demeurent flous.Un : la nouvelle loi fera-t-elle partie de la loi sur les normes du travail ?Deux : l'employé décidera-t-il lui-même du mode d'aménagement de son temps ?Trois : toutes les entreprises seront-elles touchées par les nouvelles dispositions ?Quatre : combien de temps auront les entreprises pour se conformer à la loi ?Le problème, ce n'est pas que M.Landry s'engage à faciliter la conciliation travail-famille.C'est là, nous l'avons déjà écrit, une préoccupation gouvernementale légitime et nécessaire.Le gouvernement doit pousser les entreprises et leurs employés à s'asseoir à la table de négociation pour trouver une façon de régler cette problématique complexe.Dans cette optique, une loi, peut-être nécessaire, devrait cependant constituer un instrument de dernier recours.Et il faudra s'assurer qu'elle soit gérable par les milieux de travail.Non, le problème, c'est que M.Landry laisse croire aux familles qu'un tel chantier se bouclera en l'espace de quelques mois.Le premier ministre sait parfaitement que si le gouvernement veut provoquer un tel changement de mentalités, car c'en est tout un, il devra y mettre le temps.\u0001 \u0001 \u0001 Même la Centrale des syndicats du Québec, qu'on ne peut soupçonner de cultiver des sympathies néolibérales, exhorte M.Landry à respirer par le nez.Plusieurs questions se posent : si beaucoup de gens, comme c'est prévisible, se prévalent de ces dispositions, quel sera l'impact sur la compétitivité des entreprises ?Le gouvernement est-il prêt à accorder une semaine réduite aux enseignants ?Ou aux infirmières, une main-d'oeuvre extrêmement rare ?Quel a été l'impact de la semaine réduite implantée ailleurs ?Des questions auxquelles, n'en déplaise au nouveau modèle, l'ancien Landry exigerait des réponses claires avant de se lancer à fond de train dans une petite révolution.Patrick Dea pdea@lapresse.ca, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Séguin: un coup de maître LA VENUE d'Yves Séguin au Parti libéral constitue un élément primordial dans cette course élec- Yves Séguin torale.Jean Charest a réalisé un coup de maître en décrochant cette perle rare.Ayant eu recours aux services de monsieur Séguin pour sa commission sur le déséquilibre fiscal, Bernard Landry ne pouvait pas trop s'en prendre à cet homme qui s'est avéré depuis de nombreuses années être une valeur sûre dans le domaine de l'économie.En ce qui a trait à la réaction du premier ministre, hier, elle a été à la mesure de ce à quoi il nous a habitués : sarcastique et mesquine.Monsieur a toujours raison.MARIA R.LAFLÈCHE L'heure juste JE SUIS TRÈS heureux que Monsieur Séguin revienne à la politique en se joignant à l'équipe libérale.Son expérience comme président de la commission sur le déséquilibre fiscal avec Ottawa lui permettra de donner l'heure juste à la population.JEAN-PIERRE ROY ex-président du PLQ La Caisse aurait pu en profiter MONSIEUR Landry aurait dû penser plus tôt, lui aussi, à s'adjoindre les services d'un comptable.Sans doute que la Caisse de dépôt s'en serait mieux tiré.FLORENT COUTU La CSN et l'ADQ LA CSN me guide vers un vote en faveur de l'ADQ, un parti qui sera possiblement maladroit s'il prend le pouvoir, mais qui ne fera pas pire que le PQ, devenu paternaliste, cachottier, et fabricant de ministères et de fonctionnaires.GÉRARD BOURGAULT Les plus taxés CE QUE LES syndicats oublient souvent lorsqu'ils qualifient l'ADQ de menace aux intérêts des travailleurs, c'est que ces mêmes travailleurs sont aussi les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.Ils oublient que les Québécois sont tannés de payer pour entretenir une machine bureaucratique qui profite en partie aux syndicats par le biais des contributions syndicales.Certainement que les chefs syndicaux vont nous dire de voter pour le PQ.C'est ce parti qui a le plus engraissé l'appareil gouvernemental au cours des dernières années, et ce, malgré toutes les mises à la retraite improvisées qui ont complètement déréglé nos systèmes de santé et d'éducation.C'est aussi ce parti qui est incapable de baisser nos impôts et de réduire la dette, justement parce que sa politique est basée sur un gouvernement toujours de plus en plus interventionniste.Comme payeur de taxes et père de deux jeunes enfants, je me dois de voter pour le parti qui a une véritable vision.Un Québec qui a les coudées franches (i.e.moins endetté) pour véritablement jouer son rôle de pourvoyeurs de services dans les secteurs de la santé, de l'éducation, du développement social, etc.Pas un Québec qui utilise mes impôts pour faire une étude de deux ans sur la pertinence du virage à droite.ÉRIC LADOUCEUR Les bombes et les urnes m r o y @ l a p r e s s e .c a Selon toute probabilité, ce sera une élection tenue en temps de guerre.Et pas n'importe quelle élection.Et pas n'importe quelle guerre.Dans les deux cas, l'attention et la réflexion des citoyens du Québec seront sollicitées comme elles l'ont rarement été puisque, à des niveaux différents, bien sûr, les enjeux sont de taille.D'une part, l'avenir du monde, littéralement, la façon dont s'articulera le jeu des puissances, l'entrée dans l'Histoire d'une nouvelle forme d'interventionnisme d'un État vis-à-vis un autre, le rôle et la force des institutions internationales.tout cela sera déterminé par la façon dont les choses se passeront en Irak.Ce n'est pas peu : depuis le début de la guerre froide, il y a plus d'un demi-siècle, on n'avait pas entrepris d'aussi considérables travaux sur le terrain des relations internationales.D'autre part, le scrutin québécois présente lui aussi des caractères fort particuliers.Ce sera le premier depuis trois décennies à ne pas être totalement vampirisé par la question nationale \u2014 un indescriptible soulagement pour la majorité des électeurs.Le premier, depuis à peu près le même temps, où une troisième force devra être réellement prise en compte \u2014 bien qu'elle se soit un peu ébréchée au cours des dernières semaines.Enfin, pour cette raison, justement, et pour peu qu'on ne sabote pas le débat par une explosion de clichés et d'injures, ce pourrait être l'occasion de questionner les catéchismes, d'aérer les idéologies.Il faut juste s'élever un cran audessus de la politique politicienne.Deux échelons au-dessus des discours insignifiants et convenus.Porter attention et réfléchir.ah, ah ! C'est ce qui est prescrit ! \u0001 \u0001 \u0001 Paradoxalement (mais pas tant que ça, au fond), cette attention et cette réflexion sont tirées dans des directions diamétralement opposées.Le sort de la planète.Puis les enjeux pragmatiques transformés en thèmes électoraux : le sort de la famille, des enfants, de la santé, de la vie au quotidien.Or, c'est, en fait, extrêmement sain.Car cela fait appel à ce qu'il y a de meilleur chez les gens.D'abord, il s'agit du souci de bien-être pour soi et pour ses proches, un instinct animal irrépressible que des mégatonnes de lois, de règlements et de contingences ne parviendront jamais à annihiler, quelle que soit la quantité de propagande qu'on y investisse.Lorsque sont en jeu la survie personnelle et le bien-être des « petits d'hommes », comme les désigne Simenon, il n'existe en effet pas de cadre imposé qui tienne.Par ailleurs, le roseau pensant ne peut s'empêcher de se projeter dans l'espace et dans le temps.De sorte que, même pour le plus humble des hommes, le sort de la planète n'est jamais négligeable.Comme René Lévesque et son Point de mire l'avaient fait dans les années 50, le contentieux irakien provoque des discussions animées autour des abreuvoirs et dans les autobus.C'est un bien, aussi.Mais, comme dans le cas des enjeux électoraux québécois, on doit se méfier des clichés inspirés de simplifications extrêmes, se méfier des slogans scandés dans les manifestations de rue, se méfier du prêtà- penser si indifférent et si confortable.À l'heure des bombes et des urnes, il faut porter attention et réfléchir.C'est le seul gage de santé.Non aux récupérateurs ! CET APRÈS-MIDI, je me joindrai à la manifestation contre la guerre en Irak comme je l'ai déjà fait à deux reprises.Le but recherché par cette manifestation est bien trop grave pour que nos partis politiques viennent l'entacher en cherchant à récupérer le mouvement.J'espère que seuls des chiffons blancs seront distribués et agités.CLAUDE CHABAN Montréal Joyeux 21e siècle en perspective ! LA DÉCISION insensée du gouvernement Bush de plonger le monde dans une crise internationale est bien pire que la situation créée par ben Laden.Désormais, il n'y aura plus que la loi du plus fort, et le ressentiment des plus faibles va s'amplifier.W.Bush et ses conseillers sont en train d'écrire la page la plus noire dans l'histoire des É.-U.et du monde ; il nous ramène un état de choses où le plus fort autoproclame son droit à attaquer en premier un pays faible, sur la base de simples accusations sans preuves, lesquelles sont de plus démenties par les inspections de la mission Blix.Beaucoup de pays également peu scrupuleux pourront à l'avenir se prévaloir de ce précédent.Joyeux 21e siècle en perspective ! MARC DURAND Nous sommes mal placés SI LE DANGER de guerre contre l'Irak augmente sans cesse, le blâme en revient aux dirigeants de ce pays qui ont été sommés de se soumettre aux exigences de l'ONU et qui, depuis, se moquent de tous.Nous sommes très mal placés pour comprendre l'attitude du peuple américain, surtout les gens qui ont été atteints physiquement et moralement ce fameux 11 septembre.Nous, Canadiens, nous avons suivi ces événements comme spectateurs, même si tout cela s'est passé si près de nos frontières.Eux ont vécu la terreur sur place, ont été touchés par les pertes en vies humaines.L'Irak a déjà terrorisé ses voisins et rien ne semble indiquer qu'il ne récidivera pas.C'est vrai que beaucoup d'Américains manifestent contre une éventuelle invasion de l'Irak ; mais il s'agit d'un très petit nombre à comparer à la majorité silencieuse.Pensons à tous ceux qui vivent dans l'anxiété d'une nouvelle attaque des terroristes quelque part aux États-Unis.MAURICE LÉVEILLÉ Laval PHOTOTHÈQUE, La Presse Comme en février dernier, bien des Québécois manifesteront aujourd'hui contre une guerre en Irak. 6LP1901A0315 a19 samedi 6LP1901A0315 ZALLCALL 67 19:48:58 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A19 Instabilité extrême C'est maintenant le vote libéral qui devrait s'accroître si l'ADQ continue de baisser LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Un petit jeu bien dangereux PIERRE DROUILLY L'auteur est professeur au département de sociologie de l'UQAM.ALORS QU'IL y a quelques semaines encore, le Parti québécois était bon troisième dans les sondages, et voué pratiquement à une disparition complète lorsque l'on transposait les résultats des sondages sur la carte électorale, un revirement spectaculaire s'est produit depuis le début du mois de février, avec le résultat qu'aujourd'hui, sur la ligne de départ, le Parti québécois occupe la pôle position.Mais comme dans une course de Formule 1, ses concurrents ne sont pas très loin derrière.La progression des intentions de vote pour le PQ est évidente, et le recul de l'ADQ certain.Alors que, depuis un an, les intentions de vote brutes pour le PQ se situaient sous les 25 %, elles se situent maintenant bien au dessus de 30 %.Pour l'ADQ, les intentions de vote brutes, qui se situaient depuis un an largement au dessus des 30 %, se situent maintenant nettement sous les 30 %.Le PLQ pour sa part, est demeuré plus stable.Évidemment, le portrait définitif des intentions de vote dépend de la répartition des réponses discrètes (« ne sais pas », « refus de répondre », « indécis », etc.) : cette opération est d'autant plus importante dans l'appréciation des intentions de vote, que plusieurs sondages ont affiché des taux de non réponse très élevés, parfois même supérieurs à 20 %.Si l'on répartit ces répondants « discrets » proportionnellement aux répondants qui ont exprimé un choix, le PQ semble avoir retrouvé son niveau de 1998 et l'ADQ être revenue au statut de tiers-parti.Seulement voilà, l'expérience passée montre que de supposer que les répondants discrets ont des opinions semblables à ceux qui ont donné leur intention de vote (ce que la répartition proportionnelle présuppose implicitement), est la plus mauvaise hypothèse que l'on puisse faire.L'énigme des discrets Depuis le printemps 2002, on observe une relative stabilité des intentions de vote pour le PLQ (aux marges d'erreur près) tout comme pour le PQ (jusqu'en janvier dernier).Par contre, on y constate que la courbe des intentions de vote pour l'ADQ varie presque parfaitement en sens inverse de la courbe du pourcentage de répondants « discrets » : c'est ce que nous appelons « l'effet miroir ».Dans le passé, ce phénomène se produisait entre les intentions de vote libérales et le pourcentage de répondants discrets.Si aujourd'hui l'effet miroir se produit avec les intentions de vote pour l'ADQ, cela signifie que les répondants discrets ont davantage un profil d'électeurs adéquistes, et qu'il faut en attribuer un plus grand nombre à l'ADQ pour avoir un estimé plus précis des intentions de vote.Malheureusement, la proportion de répondants discrets qu'il faudrait attribuer à l'ADQ ne nous sera connue qu'au lendemain de la prochaine élection : tout ce que l'on peut dire actuellement, c'est qu'elle est supérieure à la proportion d'intentions de vote que l'ADQ recueille auprès des répondants décidés.Une analyse approfondie des sondages depuis un an nous amène à une répartition « prudente » des répondants discrets : nous en attribuons 60 % à l'ADQ, 30 % au PLQ et seulement 10 % au PQ.Les résultats de ces calculs sont représentés dans le graphique ci-contre.Ce graphique fournit aussi les courbes de tendance des intentions de vote ainsi estimées pour les trois partis.Dans ces courbes, on voit clairement l'évolution des intentions de vote.Depuis le printemps dernier, les intentions de vote pour l'ADQ ont progressé pour atteindre un maximum au début de l'automne 2002 : depuis, elles décroissent régulièrement, ce qui fait qu'elles se retrouvent aujourd'hui sous leur niveau du printemps dernier.Les courbes du PLQ et du PQ ont suivi un mouvement inverse : décroissance continue jusqu'au début de l'automne dernier, puis redressement depuis.Mais alors que le PLQ se retrouve à son niveau de mai 2002, le PQ apparaît en bien meilleure position qu'au printemps 2002.En fait, la remontée du PQ semble s'accélérer depuis quelques semaines, même si son avance est moins forte que ce que la répartition proportionnelle des répondants discrets ne le suggère.Les derniers sondages indiquent que le PQ se retrouve actuellement à plus de 40 % Élections du vote francophone, l'ADQ aux environs de 30 % et le PLQ demeure en troisième position, légèrement au dessus de 20 %.Or c'est le vote francophone qui détermine principalement la majorité parlementaire, puisque 85 circonscriptions sur 125 comportent une proportion d'électeurs francophones supérieure à 85 %.En janvier dernier, les sondages anticipaient encore un gouvernement adéquiste majoritaire, puis minoritaire.Puis en février, on voit l'effet du basculement de l'opinion publique : le PQ prend la tête dès le sondage CROP du 24 février (minoritaire), puis passe à une majorité absolue de sièges deux fois sur trois dans les derniers sondages.On le voit, nous nous trouvons dans une configuration des intentions de vote extrêmement instable : tout déplacement dans un sens ou dans l'autre provoque des changements importants dans la projection de ces résultats sur la carte électorale.C'est pourquoi ces projections sont à prendre avec une extrême prudence.Plus chaotiques Il y a quelques mois, les sondages nous apprenaient que les électeurs de l'ADQ se partageaient à parts égales entre les camps souverainiste et fédéraliste.Or le dernier sondage CROP nous apprend que maintenant près des deux-tiers des partisans de l'ADQ voterait NON à un référendum sur la souveraineté.Cela signifie donc que ce sont les électeurs souverainistes modérés qui sont retournés au PQ, et explique que la baisse de l'ADQ se traduise depuis un mois par une hausse du PQ.Mais si l'ADQ continue de chuter, ce sont maintenant des électeurs fédéralistes modérés qui vont la déserter.Et il y a fort à parier qu'ils n'iront pas au PQ.Le vote libéral devrait donc maintenant s'accroître si l'ADQ continue de baisser, et l'écart entre le PLQ et le PQ se rétrécir en conséquence, avec le même effet sur le nombre d'élus.L'augmentation du nombre de répondants « discrets » dans les sondages l'automne dernier traduisait donc sans doute un passage obligé pour certains électeurs pour passer de l'ADQ à un autre parti (au PQ notamment).Ce qui signifie peut-être que bientôt l'effet miroir jouera de nouveau en faveur du PLQ : d'ailleurs, depuis quelques sondages, les courbes des intentions de vote sont plus chaotiques, et l'effet miroir moins net.Au final, il se pourrait que le résultat du 14 avril prochain ressemble à s'y méprendre au résultat des élections de 1998 : un Parti libéral en tête pour ce qui est du vote populaire, un Parti québécois avec une majorité absolue des sièges, et une Action démocratique réduite à l'état de particule.Voici de bien étranges « promesses électorales ».À un électorat qui ne veut plus entendre parler de constitution, le PQ « promet » la reprise du débat constitutionnel \u2014 avec à la clé, au moins un autre référendum pour approuver une future constitution québécoise, de même qu'une flopée de changements au mode de scrutin que la population n'a jamais réclamés.\u0001 \u0001 \u0001 En tout cas, on ne pourra pas accuser le premier ministre Landry de manquer de franchise.L'accent qu'il met sur la souveraineté, en ce début de campagne, tranche avec une longue tradition péquiste.Tant sous René Lévesque que sous Pierre Marc Johnson ou Lucien Bouchard, le PQ s'est toujours prudemment abstenu de mettre l'accent sur son projet indépendantiste en temps de campagne électorale.Les envolées souverainistes, au demeurant plutôt brèves, étaient réservées aux assemblées partisanes.Même au référendum de 1995, les leaders souverainistes cultivaient prudemment l'ambiguïté, à coup de slogans vagues du type « Oui, et tout sera possible ».Seule exception, la campagne de Jacques Parizeau en 1994.Ce dernier avait alors clairement indiqué que son objectif primordial serait la souveraineté, et qu'il ferait un référendum durant les premiers mois de son mandat.Bernard Landry ne va pas aussi loin.Il répète, à la Bouchard, qu'il ne tiendra de référendum que s'il est convaincu de pouvoir le gagner, ce qui, franchement, devrait aller de soi.Mais il entend réserver à la souveraineté une « place grandiose » durant la campagne, et ses premiers discours baignaient dans le messianisme \u2014 cette élection serait « un tournant pour le destin », un pas vers « la grande patrie », etc.Même Pauline Marois, fait inhabituel, a conclu son discours du budget précédant le lancement de la campagne par une envolée sur la souveraineté.Enfin, M.Landry se targue d'avoir Jacques Parizeau comme principal conseiller pour ce qui est de la question nationale.Quand on sait que M.Parizeau est le plus radical des indépendantistes québécois, voilà qui annonce la couleur d'un (hypothétique) troisième mandat.Le discours de M.Landry ne laisse aucun doute sur son intention de tout faire, s'il est réélu, pour que, comme il le répète, le Québec soit souverain d'ici au prochain Sommet des Amériques, en 2005.Compte tenu du manque d'enthousiasme de la population pour la souveraineté, il s'agira d'un défi gigantesque, dont on peut prévoir qu'il sera la priorité d'un prochain gouvernement Landry.Comme on l'a vu lors de son dernier conseil national, le PQ envisage d'ailleurs déjà deux façons de remettre la souveraineté à l'ordre du jour.D'une part, on veut greffer à Télé-Québec un vaste réseau d'information tant radiophonique que télévisuel.Comme le Québec est déjà fort bien servi sur ce plan, avec une multiplicité de sources d'information diversifiées, il est assez évident que ce projet vise davantage à servir la cause de l'indépendance que celle de l'information.L'autre moyen privilégié est cette idée de « constitution nationale », comme dit M.Landry, qui estime que cette initiative « créera une atmosphère où la souveraineté deviendra désirable ».Quel besoin le Québec, qui a déjà une charte des droits, a-t-il d'une « constitution » ?Aucun, bien sûr, d'autant plus que c'est mettre la charrue devant les boeufs.Les constitutions se font après l'indépendance d'un pays, pas avant ! Mais il y a longtemps que certains intellectuels souverainistes considèrent la convocation d'une assemblée constituante comme une façon de ramener la souveraineté à l'avantplan.Ce sera une opération médiatique où, comme dans ces « sommets » dont les gouvernements péquistes ont toujours été si friands, des intervenants soigneusement choisis remettront sur la table divers « débats de société » dont l'objectif sera de « consolider la nation » (dixit M.Landry) et de démontrer la nécessité de l'indépendance.Ce qui est paradoxal, venant d'un parti qui se garde bien de parler de référendum (le mot le plus détesté au Québec !), c'est que ce processus mènera tout droit à un ou des référendums.Cette constitution qu'on lui aura dessinée, les Québécois devront bien l'adopter formellement ! Il faudra aussi passer par un référendum pour entériner les changements au régime politique dont on rêve dans les officines péquistes (représentation proportionnelle, élections à date fixe, droit de vote à 16 ans, bulletins de vote avec photo, etc.).\u0001 \u0001 \u0001 Le discours très ouvertement souverainiste de Bernard Landry ne vise pas uniquement à fouetter l'ardeur des militants péquistes et à ramener au bercail les souverainistes désillusionnés.Il permettra à M.Landry, si son parti est victorieux le 14 avril, de proclamer qu'il a été mandaté par la population pour relancer le projet souverainiste avec une vigueur sans précédent.Évidemment, c'est là un petit jeu fort dangereux.Les adéquistes et les libéraux auront beau jeu de dénoncer l'obsession souverainiste du PQ, à une époque où l'électeur moyen ne veut plus en entendre parler, et où même ceux qui se disent souverainistes en font la dernière de leurs priorités.Mario Dumont De l'art de fausser les sondages Autant le public que les sondeurs savent que l'on peut répondre à un sondage de façon stratégique ANDRÉ M.BERGERON L'auteur est psychologue du travail et professeur invité à la faculté de management de l'Université Mc Gill.NOUVELLE ÉLECTION, nouvelle vague de sondages.Encore une fois, on va nous proposer une succession de sondages, sans que personne ne questionne la validité de tels exercices, comme si après tant d'années à répondre à des sondages, la population du Québec n'avait pas développé un certain cynisme, voire même une approche plus « stratégique » face aux questions posées.Voici donc un aperçu des différentes façons de répondre à un sondage, et leurs conséquences possibles.> Le répondant peut bien sûr s'abstenir : il sait déjà qu'on va répartir sa réponse en fonction des pourcentages obtenus, donc qu'il supporte implicitement le parti ayant le meilleur pourcentage.> Le répondant peut supporter son parti : cela aura-t-il l'effet de renforcer le moral, ou bien de démobiliser les troupes, donc mieux vaudrait ne pas trop supporter son parti ?\u2014 Ira-t-on jusqu'à supporter le parti opposé, ou un tiers parti, question de fouetter les troupes ou même de lancer la meute journalistique sur une fausse piste ?Répondre de façon stratégique Ce qui semble de plus en plus sûr, c'est que le public, comme les sondeurs, savent que l'on peut répondre à un sondage d'une façon stratégique.Et si le public en est arrivé là, c'est que les médias semblent traiter les données d'un sondage avec autant de rigueur que s'il s'agissait de l'opinion exprimée par une ou deux personnes.Ainsi, on nous précise encore une erreur de mesure de 3 %, mais on s'empresse de dire qu'un tel parti est en avance, même si l'écart est de un ou deux pour cent.On nous parle de répartition des indécis, mais pas du pourcentage de ceux qui refusent de répondre.Si on considère que certaines catégories de citoyens présenteront un taux élevé de refus de répondre, qu'en est-il des résultats obtenus en les excluant ?Avec les horaires de travail morcelés, les abonnés de téléphones cellulaires (qui n'ont plus de téléphones conventionnels), l'habileté de répondre à un sondage en français ou en anglais, il est clair que, dépendant de la méthodologie, du moment des appels, et des banques de noms utilisées, on risque d'obtenir des biais d'échantillonnage significatifs.Ce sont ces biais que les sondeurs n'expliquent plus ; et, du même coup, cela laisse grande ouverte la porte à une réponse stratégique, où ceux qui acceptent de répondre, savent d'avance le genre d'usage qui sera fait des résultats, et peuvent ainsi introduire des biais importants.Peut-on espérer qu'une campagne électorale sérieuse, aux enjeux importants, soit exempte de l'avalanche de sondages qu'on nous réserve déjà ?J'en doute ; mais tout au moins peut-on souhaiter que la justification des choix méthodologiques n'en soit pas escamotée comme c'est de plus en plus le cas, et que l'interprétation qui en est faite soit plus respectueuse d'un électorat de plus en plus sophistiqué, qui sait lui, comment répondre à un sondage.Source et photo : Bloomberg SOM - 9 mai SOM - 22 mai CROP - 26 mai LÉGER - 27 mai EKOS - 29 mai CROP - 26 juin LÉGER - Août SOM - 22 août CROP - 26 août CROP - 30 août LÉGER - 1er septembre CROP - 6 octobre LÉGER - 13 octobre CROP - 15 octobre LÉGER - 24 novembre CROP - 25 novembre SOM - 27 novembre LÉGER - 9 décembre CROP - 18 décembre CROP - 25 janvier LÉGER - 27 janvier CROP - 13 février CROP - 24 février LÉGER - 3 mars SOM - 6 mars CROP - 11 mars PQ PQ Tendance PLQ PLQ ADQ ADQ Sondage La Presse 15 mars 2003 Page 20 manquante 6LP2101A0315 a21 15 mars 6LP2101A0315 ZALLCALL 67 20:36:14 03/14/03 B Voir MANUFACTURE en A23 Autres textes en A23 Vivre ensemble Page 25 Vins «naturels» pour la table Page 30 C A H I E R AC T U E L | L A P R E S S E | M O N T R É A L | SA M E D I 1 5 M A R S 2003 L'ENFER À LA MANUFACTURE NICOLAS BÉRUBÉ Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Insultes.Blessures.Harcèlement.Congédiements arbitraires.En 2003, des femmes immigrantes qui travaillent dans certaines manufactures de la métropole vivent l'enfer au quotidien.Dans l'indifférence générale, elles triment dans des conditions qui semblent sorties tout droit d'un roman de Zola.a rencontré deux couturières de l'industrie du vêtement qui, sous le couvert de l'anonymat, ont accepté de parler de leur expérience.achel est couturière dans une manufacture où il est interdit de parler.Chaque fois qu'un superviseur entend un chuchotement, il hurle.Les couturières doivent travailler vite, elles sont chronométrées.Au bout de la salle où travaille Rachel se trouve un grand tableau où sont inscrits les noms et le rendement des travailleuses.Les plus lentes se font engueuler ou renvoyer.Les plus rapides finissent par se blesser.La semaine dernière, Rachel a vu une employée modèle qui pleurait toute seule à la cafétéria.L'aiguille de sa machine à coudre lui avait transpercé les deux index.Elle ne pouvait plus travailler et les employées qui ne travaillent pas ne sont pas payées.Les couturières pleurent souvent.Dans les toilettes, à la cafétéria, sur le trottoir après le travail.Rachel dit qu'elles craquent à cause de la pression et des tensions.«Nous sommes tassées comme des sardines, dit-elle.Celle qui recule sa chaise se cogne sur celle qui est derrière.Les travailleuses sont très stressées.Des chicanes éclatent tout le temps.» Même les passages aux toilettes sont minutés.Pas plus de trois minutes, sinon des superviseures entrent et ouvrent les portes.Porter plainte est interdit.Celles qui le font sont accusées de mettre le nez dans la gestion interne de l'entreprise.Elles voient leur dossier entaché et leurs chances de promotions réduites à zéro.À cause de cette loi du silence, on peut difficilement évaluer l'étendue réelle de cette situation à Montréal.Mais les autorités reconnaissent l'existence de ces sweatshops infernaux, un problème assez grave pour que la Commission de la santé et de la sécurité du travail lance la distribution, ce mois-ci, d'une vidéo destinée spécifiquement à informer les travailleuses allophones des règles de sécurité de base pour leur travail.«C'est certain que nous en voyons de toutes les couleurs», confirme Pierre Côté, responsable des normes sectorielles du vêtement à la Commission des normes du travail, chargée de veiller au respect du Code du travail par les entreprises.«Chaque fois que nous recevons une plainte, nous allons enquêter.Mais le problème, c'est que les immigrants ne sont pas du genre à se plaindre.Ils ne veulent pas perdre leur emploi.» Soumises et dociles Environ 80% des couturières qui travaillent avec Rachel sont immigrantes.Elles viennent notamment du Bangladesh, des Philippines, d'Amérique latine.Rachel est elle-même arrivée des Philippines il y a cinq ans et travaille à la manufacture depuis.Elle veut que l'on taise son vrai nom, de même que celui de son employeur car elle craint de perdre son emploi.Mais elle veut que ses concitoyens sachent dans quel enfer elle vit.Aoura Bizzari, coordonnatrice du Collectif des femmes immigrantes du Québec dénonce cette situation et affirme qu'il y a à Montréal des employeurs qui profitent tout à fait consciemment de la vulnérabilité des nouveaux venus.«Les immigrants se font plus souvent exploiter parce qu'ils ne connaissent pas la langue, ils sont prêts à tout pour travailler, dit-elle.Il y a des propriétaires de restaurants et de manufactures qui n'engagent que des nouveaux arrivants, aucun Québécois de souche.Et ce n'est pas par altruisme.» Vestons à 800 $ Paula (nom fictif) travaille elle aussi pour une manufacture montréalaise.Elle a accepté de témoigner pour «briser le silence et pour que les gens sachent ce que les couturières endurent».«Cela fait 25 ans que je travaille dans toutes sortes d'industries, et jamais je n'ai vu de conditions aussi mauvaises que dans l'industrie du vêtement, dit-elle.Si on se blesse, les patrons prennent le billet du médecin et le mettent aux poubelles.On a le choix : ou on retourne travailler, ou on perd notre job.» Paula dit coudre les manches de 800 vestons par jour.On la paye 8,50$ de l'heure.Les vestons sont griffés de marques hyperconnues.Les plus chers se vendent 800$ dans les boutiques chic de New York.Le gros problème, c'est la cadence de travail, dit-elle.«La cadence a beaucoup augmenté depuis quelques années, et surtout depuis le 11 septembre.Les patrons disent que l'économie est chancelante et ils nous font travailler plus vite.Je travaille tellement vite que je n'ai pas le temps de regarder si mes coutures sont bien faites.» Pour augmenter le rythme, son employeur a enlevé les équipements de protection qui étaient fixés aux machines.La production a augmenté, mais le nombre d'accidents de travail aussi : l'an dernier, Paula a vu une femme se faire transpercer la main par un ciseau qui était tombé dans la courroie rotative de sa machine.«C'était horrible, il y avait du sang partout, dit-elle.Les employeurs agissent de la sorte parce qu'ils savent que les immigrants ne se plaindront pas.Les immigrants ont peur, ils ne connaissent pas leurs droits.Alors ils endurent.» Rachel et Paula en ont vu de toutes les couleurs.Si elles ont accepté de rencontrer La Presse, c'est pour «briser la loi du silence» et faire savoir ce que les couturières \u2014 pour la plupart immigrantes \u2014 endurent dans nos manufactures.SEMAINE D'ACTIONS CONTRE LE RACISME n b e r u b e @ l a p r e s s e .c a La Presse Je t'aime moi non plus François Chartier Rafaële Germain 3112182A 6LP2201A0315 A23 samedi 6LP2201A0315 ZALLCALL 67 20:35:28 03/14/03 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 L'ENFER DE LA MANUFACTURE Il est possible de faire autre chose.NICOLAS BÉRUBÉ TOUS LES immigrants qui arrivent au Québec ne subissent pas nécessairement les traitements infligés dans certaines usines de textile.Beaucoup ne mettent d'ailleurs jamais les pieds dans une manufacture, ce qui est une très bonne chose, estime Rudy Carlier, conseiller en emploi au centre l'Hirondelle, organisme qui s'occupe de l'accueil et de l'intégration des immigrants.« Ce sont souvent les immigrants mal informés qui se dirigent vers le travail en manufacture, dit-il.Les gens qui viennent d'arriver sont prêts à faire n'importe quoi pour gagner leur vie.Mais il y a d'autres solutions plus intéressantes que de travailler dans le textile.» Les immigrants non qualifiés peuvent notamment travailler dans le secteur du télémarketing, dans la distribution porte-à-porte, ou dans les dépanneurs.« Ce sont des emplois qui offrent une plus grande valorisation que de travailler en usine.Les employeurs offrent souvent des conditions très correctes.C'est un point de départ.» Plus de 3000 immigrants par année passent par les bureaux de l'Hirondelle, situés rue Jeanne- Mance.Ils viennent pour y demander conseil et chercher une formation, ou encore trouver un soutien à l'insertion professionnelle.« Environ 80 % de notre clientèle possède un diplôme universitaire, alors que 20 % sont des travailleurs non qualifiés, explique M.Carlier.Mais ce n'est pas parce que vous êtes un travailleur non qualifié que vous devez travailler dans des conditions inacceptables.Les manufactures ne sont pas un passage obligé.« Certains immigrants viennent ici après avoir travaillé quelques mois en usine ou en manufacture, précise-t-il.Ils se sont aperçus que ce n'était pas un milieu de travail dans lequel ils voulaient être.» QUESTION-RÉPONSE Vous avez une question à poser à nos journalistes?Écrivez à actuel@lapresse.ca «Je ne chante que pendant une heure et demie.Ils (les dirigeants du Caesors Palace) ne veulent pas que le spectacle dépasse ça, parce qu'ils veulent que les gens retournent (au casino) et perdent de l'argent.» CITATION PHILANTHROPIQUE LES FLEURS E T L E P O T JEAN CHRÉTIEN : LE FAN CLUB! Alors que le bras de fer diplomatique se poursuit à l'ONU, pourquoi ne pas adhérer au fan-club d'un partisan de la paix?Les candidats à une telle description ne manquent pas, mais la fibre patriotique nous fait pencher pour notre Jean Chrétien national.Saviez-vous que ce dernier avait son fan club sur le Web?La qualité de ce site satirique laisse parfois à désirer, le graphisme est ringard, mais on ne peut que sourire devant l'humour assez primaire exprimé dans les légendes des photos truquées de «la Ti-Jean galerie» où on le voit, par exemple, avec cigarette au bec ou verre de bière à la main.«Cet homme est un modèle pour nous puisqu'il symbolise la notion que tout homme, si bizarre soit-il, peut réussir et devenir premier ministre», écrivent les petits comiques qui ont créé ce site.Avis aux candidats ! Le fan-club de Jean Chrétien http://www.geocities.com/ harvman98/chretien.html FRANCINE GRIGNON: «Si le cinéma est le 7e art, quels sont, dans l'ordre, les six premiers?Qui a décrété cet ordre et depuis quand ?» «Cette classification doit beaucoup au philosophe allemand Hegel (1770 \u20141831), qui avait créé un classement des six arts dans son cours sur l'Esthétique », nous écrit Benoît Bérubé, d'Ottawa.«Selon Hegel, les six arts sont par ordre croissant : l'architecture, la sculpture, la peinture, la danse, la musique et la poésie.Son ordre repose sur l'importance de l'élément matériel par rapport aux sentiments et aux idées suggérées.Ainsi l'architecture occupe la première place, étant l'art le plus matériel.Puis chaque art dans l'ordre tend à de plus en plus d'esthétisme et à de moins en moins de contraintes matérielles.À l'autre bout du classement, la poésie occupe la sixième place, étant l'art le plus détaché de l'élément matériel dans l'expression des sentiments et des idées.» L'expression «septième art» a été proposée en 1912 (ou même dès 1908, selon certaines sources) par l'écrivain et critique italien Ricciotto Canudo pour désigner l'art cinématographique.Selon lui, le cinéma est «un art de totale synthèse ».Z Geneviève Laurendeau, Longueuil : «Pourquoi dit-on que le sommeil avant minuit est plus régénérateur?» Vous voulez nous suggérer une explication?Écrivez à actuel@lapresse.ca LA FLEUR À Mc Donald's, le géant du fast-food vient d'avoir une idée révolutionnaire : ne mettre que du vrai poulet dans ses Mc Croquettes au poulet! Il fallait y penser! Selon l'agence de presse Reuters, quelques Mc Do new-yorkais ont présentement ce projet à l'essai pour répondre à tous ceux qui l'accusent de donner dans la malbouffe.Jusqu'ici, les Mc Croquettes au poulet étaient le fruit d'un savant mélange de maltodextrine, d'amidon de maïs, de phosphate tricalcique, d'eau, de farine de blé, de sel, de levure chimique, d'épices, d'amidon de blé, de phosphate d'aluminium et de sodium, de lactosérum en poudre, d'huile de fève de soja partiellement hydrogénée et, dans une certaine mesure, de gras de poulet.LE POT À la compagnie de téléphone Sprint, au Massachusetts, qui a non seulement envoyé une facture à un mort, mais l'a envoyée à l'adresse exacte du mort en question: Cimetière de Hillside, section Evergreen, Auburn, Massachusetts.David Towles, décédé à l'âge de 60 ans, a été enterré là en décembre 1997.Sprint réclamait à son «client» l'importante somme de 12 cents, dont 10 cents pour un coup de fil passé le 16 février dernier, soit cinq ans après son décès.Céline Dion en entrevue dans le dernier numéro du magazine Time, au sujet de son nouveau spectacle au Caesors Palace, qui doit commencer le 25 mars.Ludovic Hirtzmann collaboration spéciale Jean Chrétien Céline Dion PIERRE FOGLIA CHAQUE MARDI, JEUDI ET SAMEDI 6LP2301A0315 A23 samedi 6LP2301A0315 ZALLCALL 67 21:36:17 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A23 L'ENFER À LA MANUFACTURE Visiter une manufacture de vêtements?Impossible NICOLAS BÉRUBÉ LES IMMEUBLES de la rue Chabanel ne sont pas fermés à clé.On y entre comme dans un moulin.On peut y acheter des draps fleuris et des jupes à pois, des rideaux de douche et des manteaux de cuir.On peut aussi passer des heures à arpenter les couloirs mal éclairés où l'on ne croise personne sauf des ouvriers qui poussent des chariots remplis de tissus et des secrétaires qui fument en cachette.Bref, on peut faire toutes sortes de choses, rue Chabanel, mais on ne peut pas visiter les ateliers de couture.La Presse s'est présentée dans trois édifices situés dans le secteur Saint-Laurent et Chabanel.La demi- douzaine d'entreprises choisies au hasard lui ont toutes refusé l'accès aux salles de coutures sans fournir d'explication.Profitant de l'absence des patrons, le journaliste a pu s'entretenir quelques minutes avec une vingtaine de couturières de la compagnie DM distribution qui étaient en train de manger.Informé de sa présence, le patron est arrivé en trombe pour mettre fin à l'entretien.Il a ordonné au journaliste de sortir et a pris soin de verrouiller la porte derrière lui.Lisa (nom fictif), rencontrée alors qu'elle mangeait un sandwich dans les escaliers de secours du 99, rue Chabanel, a accepté de parler de son travail.« Nous travaillons de 7 h 30 à 16 h, a-t-elle dit.Je touche le salaire minimum, comme tout le monde ici.Personne ne va accepter de te parler.Les gens ont peur de perdre leur emploi, alors ils se taisent.En plus, presque personne ne parle français ici.» Lorsqu'on lui a demandé de parler des conditions de travail, elle a répondu sans hésiter que le plus grand problème était la discrimination entre les sexes.« Les femmes gagnent le même salaire que les hommes, mais elles travaillent beaucoup plus fort qu'eux.Mais elles n'osent pas se plaindre.C'est un emploi, c'est encore mieux que de rester à la maison à ne rien faire.» Selon Marc Luciano, directeur du Centre des travailleurs immigrants de Montréal, le climat de peur qui règne dans certaines manufactures est souvent créé et entretenu par les superviseurs et la direction.« Une technique fréquemment employée est de semer la discorde entre les travailleurs.Par exemple, si les employés tentent de se syndiquer, la direction de l'usine peut essayer de monter les immigrants des Philippines contre ceux du Bangladesh.Ça divise les travailleurs, et ça empêche la solidarité.» « Une autre façon de faire consiste à renvoyer les personnes qui sont impliquées dans un mouvement de syndicalisation.Il est facile par la suite d'inventer un motif qui justifie le renvoi.Ça a pour effet de donner une leçon aux autres travailleurs.» M.Luciano note aussi l'arrivée d'une tendance dérangeante dans le secteur du textile : le travail à domicile.Certaines entreprises vendent leurs vieilles machines à coudre à leurs employés, qui travaillent désormais à partir de la maison.L'employé devient un travailleur autonome, un sous-traitant payé à la pièce plutôt qu'à l'heure.« C'est une solution qui est en fait un piège : le travailleur payé à la pièce doit trimer trois fois plus pour toucher le même salaire, explique M.Luciano.Souvent, les enfants sont obligés de travailler, eux aussi, pour que les parents puissent atteindre leurs quotas.Ce sont les travailleurs qui sont les plus mal pris à Montréal.» Photo Archives AP Selon Marc Luciano, directeur du Centre des travailleurs immigrants de Montréal, le climat de peur qui règne dans certaines manufactures est souvent créé et entretenu par les superviseurs et la direction.Photo ROBERT NADON, La Presse © Il ne faut surtout pas croire que tous les gens qui emploient des immigrants abusent d'eux, dit Mme Bizzari.« Au Collectif, nous faisons affaire avec plus de 400 entreprises québécoises qui embauchent des immigrants et qui sont très respectueuses.» MANUFACTURE Suite de la page A21 Inspecteurs peu nombreux Au Québec, la Commission des normes du travail (CNT) chargée de voir à ce que les conditions minimales de travail soient respectées dans les manufactures a des effectifs de vérification dérisoires.En tout, neuf inspecteurs sont mandatés pour surveiller les 1300 manufactures de textile que compte la province.Et les inspecteurs s'intéressent surtout aux chiffres.Ils voient à l'application des lois concernant les salaires, les heures de travail, les congés fériés, etc.Aoura Bizzari affirme qu'en 19 ans de travail auprès des immigrants, elle a entendu des centaines d'histoires sur les conditions de travail des usines de textiles.« Dans certaines manufactures de Montréal, les travailleuses n'ont pas le droit d'aller aux toilettes durant la journée parce que ça ralentit le travail à la chaîne, dit-elle.Et comme les couturières n'ont qu'une demi-heure pour dîner, elles se retrouvent debout en ligne pour les toilettes en train de manger.» « Dans bien des cas, explique Pierre Côté, de la Commission des normes du travail, les propriétaires des manufactures sont, eux aussi, des immigrants, qui ne sont pas au fait des normes québécoises.Nous avons tout un travail de sensibilisation à faire.» Mais il ne faut surtout pas croire que tous les gens qui emploient des immigrants abusent d'eux, dit Mme Bizzari.« Au Collectif, nous faisons affaire avec plus de 400 entreprises québécoises qui embauchent des immigrants et qui sont très respectueuses.» Une réalité méconnue Au Québec, environ 30 % des 30 000 immigrants qui arrivent à chaque année trouvent du travail dans le secteur manufacturier.Aussi étrange que cela puisse paraître, les conditions de travail des immigrants employés dans les diverses usines et manufactures sont très peu documentées.En 2001, 1608 accidents de travail ont été déclarés à la CSST pour le secteur du textile et de la bonneterie.« Mais nous savons que c'est un secteur où il y a beaucoup d'accidents de travail qui ne sont pas déclarés, explique Véronique Boyer, du service des communications de la CSST.Les travailleuses connaissent mal leurs droits et peu d'entre elles parlent français ou anglais.C'est pourquoi nous redoublons d'efforts pour tenter de les rejoindre.» Pour Sylvie Gravel, chercheuse à la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, le problème des conditions de travail de la maind'oeuvre immigrante est loin d'être simple à régler.Mais la première étape est de travailler à documenter la situation.« Parmi les accidentés du travail, les immigrants sont sur représentés, dit-elle.Et les cas de blessures graves se retrouvent surtout chez les immigrants dans leurs premières années d'arrivée.» Au cours de l'année, l'équipe de Mme Gravel étudiera 50 accidentés du travail non immigrants et 50 accidentés immigrants pour voir s'ils ont le même accès aux compensations.« C'est une étude qui peut paraître timide, mais c'est un début, dit-elle.On veut réussir à démontrer que le taux d'accidents chez les nouveaux arrivants est assez sérieux pour que l'on poursuive la recherche.Éventuellement, ça pourrait aider à changer les conditions de travail des immigrants.» 3126698A 5805 Transcanadienne, Ville St-Laurent (Rond-point Côte-de-Liesse et Transcanadienne) (514) 748-9500 Lun.-vend.9 h à 18 h, sam.10 h à 17 h, dim.12 h à 17 h 6529, boul.Décarie Montréal (coin Plamondon) (514) 344-1400 Lun.-vend.9 h à 18 h, sam.10 h à 17 h VENTE DE LIQUIDATION RABAIS JUSQU'À 50 % sur tous nos mobiliers de salle à manger, chambre à coucher, lampes, miroirs, tables d'appoint et articles de décoration Tout doit être vendu à notre centre de liquidation au 6529, boul.Décarie Ouvert ce dimanche exceptionnellement de midi à 17h 6LP2401A0315 6LP2401A0315 ZALLCALL 67 21:29:00 03/14/03 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 JEUX DE GUERRE GI Joe a déjà gagné la guerre Il n'est pas évident pour un enfant de jouer au Conseil de sécurité! D'après le New York Times LES ÉTATS-UNIS ne sont peut-être pas encore officiellement en guerre contre l'Irak.Mais dans le monde du jeu, ils ont déjà gagné la bataille.GI Joe et ses compagnons d'armes ont déjà été déployés à travers tout l'Irak sans se soucier d'attendre une quelconque résolution des Nations unies.Chez F.A.O.Schwarz sur la Cinquième avenue à New York, ces soldats hauts comme trois pommes guerroient dans une série de dioramas criblés de balles.« GI Joe a sauvé le monde des millions de fois, une cour arrière à la fois », souligne en souriant Brian Savage, directeur du Club officiel de collectionneurs de GI Joe.Dans ces cours arrière, à des milliers de kilomètres de Bagdad, les petits garçons jouent aujourd'hui avec « Dusty », soldat d'infanterie expert du désert, ou le dernier « Artilleur expert en armes portatives », un ranger avec le béret en coin et une mitraillette M249.Ils patrouillent la cour de récréation dans un véhicule tout-terrain bourré de lance-missiles.Besoin d'un méchant ?21st Century Toys y a pensé, avec son « Mercenaire », un soldat basané à l'air renfrogné qui arbore un béret rouge et une tenue de camouflage.Hasbro affirme que ses ventes de GI Joe ont augmenté de 46 % entre 2001 et 2002, mais précise qu'il n'y a pas eu de pic particulier après le 11 septembre 2001.Dans l'ensemble, le profit de la société est passé de 52,5 à 62,2 millions de dollars US au quatrième trimestre 2002, ce que Hasbro attribue largement à GI Joe.Même s'il semble évident que les soldats du désert sont de plus en plus populaires, les cadres de l'entreprise hésitent à admettre qu'ils exploitent les événements du moment.« Nous travaillons avec des délais de production si longs », dit Derryl De Priest, directeur du marketing de la marque GI Joe, « que nous ne pouvons pas vraiment réagir à une situation en particulier ».Les gammes de produits sont généralement développées 12 à 18 mois avant leur date de lancement, nous dit-on chez Hasbro et ailleurs.Bien sûr, cela fait plus de 12 mois que le président Bush a présenté sa théorie de l'Axe du mal reliant l'Irak, l'Iran et la Corée du nord.Peut-être n'était-ce qu'un pari heureux que les deux-tiers de ces pays ont des climats adaptés aux tenues de camouflage couleur crème.Alors que les États-Unis se préparent à envahir l'Irak, Chris Byrne, rédacteur en chef du Toy Report et consultant en marketing des fabricants de jouets, explique que la guerre est devenue beaucoup plus abstraite aujourd'hui.« Ce n'est pas évident pour un enfant de jouer au Conseil de sécurité ! », dit-il.Depuis son lancement en 1964, GI Joe a toujours su suivre l'actualité.Lors de la Guerre des étoiles en 1977, on a envoyé Joe dans l'espace ; l'écologisme était populaire au début des années 1990 quand Hasbro a lancé ses « éco-guerriers », des guérilleros écolos armés « d'accessoires lance-eau ».Colin L.Powell a été figurine avant d'être ministre des Affaires étrangères.« L'industrie du jouet ressemble à certains égards à l'industrie de la mode », dit Byrne.« Les soldats à la mode sont ceux que l'on déploie dans les tout derniers conflits.Et cela ne me surprendrait pas de voir de nouveaux modèles en tenue anti-chimique.» Le jeu de la guerre, depuis la nuit des temps Les enfants jouent à la guerre depuis la nuit des temps et les historiens du jouet affirment qu'il est naturel pour eux de vouloir reproduire les événements du moment.On a retrouvé dans les tombeaux de l'ancienne Égypte et de la vieille Chine des figurines de soldat très réalistes.Mais ce n'est qu'au XVIIIe siècle, en Allemagne, que sont apparus des soldats miniatures détaillés et résistants, souligne Stephen Balkin, propriétaire de Burlington Antique Toys à New York.C'est alors que les enfants aisés ont commencé à jouer avec de petits soldats de plomb de cinq centimètres.À la fin du XIXe siècle, les fabricants de jouets anglais produisaient de petites brigades de combat évoquant la guerre des Boers et les campagnes de la Frontière du Nord- Ouest.Les Américains s'y sont mis à leur tour à partir de la guerre contre l'Espagne.« Je trouve cela très éducatif », note James T.Allen, directeur général de 21st Century Toys.« Les emballages de nos figurines présentent l'histoire des personnages.Ces jouets contribuent à développer le sens de l'organisation chez les enfants.Ils s'amusent à les déployer en équipes et en escouades.C'est même assez artistique.» Une dernière question : la prise kung-fu.Ces figurines l'ont-elles ?Non, précise De- Priest, de Hasbro, seulement « l'équipe aventure ».Et, ajoute-t-il, il n'est pas prévu de lancer une figurine Kofi Annan.AU VOLANT D'UNE ALTIMA, ILS PARAISSENT BIEN! ALTIMA 2.5S 2003 Location de 48 mois pour l'Altima 2.5S 2003 (T4RG73 AE00).Acompte ou échange équivalent de 2 395 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel, (toutes taxes incluses), requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation, assurance, frais d'enregistrement RDPRM, obligations sur pneu neuf et frais du concessionnaire en sus.Sur approbation du crédit.Offre d'une durée limitée.Les concessionnaires peuvent vendre/louer à prix moindre.PDSF de l'Altima Sedan 2.5S à boîte manuelle (T4RG53 AA00).Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Nissan, le logo Nissan, la signature « DÉCOUVRIR_ » et le nom du modèle Nissan sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 319$ /MOIS Transmission automatique Radio AM/FM stéréo 100 watts avec lecteur CD Siège du conducteur à 8 réglages Freins à disque aux 4 roues Moteur 2,5L de 175 chevaux Climatiseur Dossier arrière rabattable 60/40 Pneus toutes saisons de 16 po Système antivol et antidémarrage avec clé à puce Et beaucoup plus! Comptant initial de2395$ Transport et préparation inclus! PDSF à partir de 23 798$ Location à partir de SAVIEZ-VOUS QUE BEAUCOUP DE GENS ONT DE LA DIFFICULTÉ À SUIVRE LA MODE?3123469A 6LP2501A0315 A25SAMEDI 6LP2501A0315 ZALLCALL 67 19:02:22 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A25 Toute une étape: vivre ensemble RAFAËLE GERMAIN JE T'AIME MOI NON PLUS collaboration spéciale Il y a cinq ans, Judith et Marc-Antoine se sont acheté une maison.Ils avaient tous les deux 30 ans, ils étaient ensemble depuis trois ans, et ils se sont dit « pourquoi pas ?» Ni l'un ni l'autre n'avait jamais vécu avec quelqu'un, mais ils se sentaient prêts à relever ce beau défi.Ils s'aimaient.Comme Judith rêvait d'une grande maison avec un beau terrain et que Marc-Antoine ne voulait surtout pas s'endetter lourdement, ils ont opté, après moult tergiversations et de longues visites infructueuses dans l'île de Montréal, pour la banlieue.Ils ont rapidement trouvé une maison toute neuve à Blainville, à quelques pas de la gare, avec un garage, quatre chambres, une immense cuisine et un grand terrain sur lequel ils ont tout de suite imaginé une belle piscine.Judith qui, au début, avait rechigné à l'idée de la banlieue, était ravie.Trois ans plus tard, ils étaient séparés et cherchaient à vendre la maison, dont ni l'un ni l'autre ne voulait plus.« C'est la maudite banlieue, a tout de suite conclu Marc-Antoine.Si Judith avait été raisonnable et qu'elle avait accepté l'idée d'un condo, on ne se serait pas retrouvés là-bas, à se faire chier entre deux armoires en mélamine ! » « C'est la banlieue, a rétorqué Judith.S'il n'avait pas été cheap comme ça, on se serait retrouvés à Ahunstic ou à Rosemont, et je ne serais pas pognée à m'emmerder au milieu de nulle part ! » Quand nous faisions valoir à Judith et à Marc-Antoine que la cause de la séparation était peut-être simplement eux-mêmes, ils haussaient les épaules.« Moi je persiste à croire que si on n'avait pas été si éloignés de tout, ça aurait été moins pire, disait Judith.Et puis il y a tout le stress financier d'avoir fait un gros achat commun.Mais c'est sûr qu'en ville comme en banlieue, ce n'est pas facile de vivre avec quelqu'un.Vivre ensemble, c'est tough en maudit sur le couple.C'est sa plus grande épreuve.» Quand Judith m'a fait part de ces constatations, je me suis tout de suite dit « Et si c'était vrai ?» Si, effectivement, dans un monde qui valorise furieusement l'individualisme et l'épanouissement personnel, partager son quotidien avec quelqu'un était l'ultime aventure ?À une époque où on se marie de moins en moins, est-ce que vivre ensemble serait devenu LA preuve d'engagement Deux ans plus tard.Deux ans plus tard, je me pose encore la question.Mignon, lui, tombe dans un mal dès que quelqu'un soulève cette question.« Ah, je sais que c'est un peu ridicule, explique- t-il un soir à Delphine, alors que nous prenons un verre dans le salon qu'elle partage avec Sébastien depuis bientôt deux ans.C'est juste que, je ne sais pas.Je suis très jaloux de mon intimité, moi.Et puis pas besoin de me dire que c'est parce que j'ai de la misère avec l'engagement, je le sais.J'ai déjà habité avec une de mes blondes, moi, et ça a foiré.Je ne dis pas que ça a foiré parce qu'on restait ensemble, mais quand même.J'ai été échaudé, disons.» « Moi je trouve que c'est complètement ridicule », dit Marianne, cachée derrière un énorme exemplaire du Vogue.Elle pose son magazine.« On dirait que la cohabitation est devenue le mariage du XXIe siècle.Oui, ça peut être bien de vivre avec quelqu'un, mais My God ! C'est un pensez-y bien ! On dirait qu'il y a beaucoup de gens qui ne se rendent plus compte de ce que ça représente, partager le quotidien de quelqu'un.Ils sont là : come on, come on, on va habiter ensemble ! Bien je suis désolée, mais moi, je pense que je me marierais avant d'aller vivre avec quelqu'un.Ça me fait moins peur, en tout cas.» Delphine lui tend un verre.« Personne ne dit que c'est simple.Et moi aussi j'avais la chienne avant qu'on emménage.» Elle se retourne vers Sébastien et lui fait un petit sourire.« Mais je ne le regrette pas.Et puis, de toute façon, j'étais toujours rendue chez Sébas.Alors ç'aurait été ridicule, quand j'ai décidé d'acheter, de pas emménager ensemble.» \u2014 C'était pour des raisons pratiques, donc.\u2014 Oui et non.Oui ça économise énormément d'argent mais en même temps.c'est le fun ».Elle regarde Mignon et Marianne tour à tour, en hochant la tête, comme si elle voulait s'assurer qu'ils la croient.« Vraiment.C'est super.Mignon hausse les épaules, l'air un peu mal à l'aise.« Mais oui.Peut-être.Puis de toute façon, dit-il en se retournant vers moi, est-ce que c'est ça que tu veux ?» Ah.Bonne question.J'ai souvent imaginé avec plaisir un endroit que j'habiterais avec Mignon, qui serait notre espace commun et dans lequel il ferait bon vivre.Mais en même temps, je connais assez mon chum pour savoir que la vie à deux, avec lui, ne doit pas être de tout repos.« Je ne sais pas, finis-je par dire.Une chose dont je suis sûre par contre, c'est que je commence à être pas mal écoeurée de trimbaler mes affaires entre chez toi et chez moi.\u2014 Le baluchon ! s'écrie Delphine.\u2014 Oui, le maudit baluchon.Dans lequel il manque toujours au moins « une » affaire.Maudit baluchon.Enfin.Pour ce qui est d'aller vivre avec toi, je ne suis pas sûre, mais je pense qu'avec ce genre de choses-là, il faut plonger, à un moment donné, et prendre le risque.\u2014 Moi, j'ai toujours été sûre, claironne Hélène.Tout le monde se retourne vers elle en criant : « Oui, on le sait.» Hélène nous a souvent répété que quand elle a commencé à sortir avec Paul, elle lui a dit : « Tu viens vivre avec moi, ou on ne se voit plus.» Pour elle, pas de relation sans cohabitation.« Et Woody Allen et Mia Farrow, t'en fais quoi ?» lui demande Mignon.\u2014 Bonjour le bon exemple, lui dis-je.Pas sûre que ce soit recommandable de les citer quand tu veux parler de belles relations fonctionnelles.Mais cela dit, moi, je n'ai rien contre ce genre d'arrangement-là.Quoique avec des enfants, ça doit être spécial, quand même.\u2014 Le problème, m'interrompt Hélène, c'est qu'il y a une partie de l'autre que tu ne connaîtras jamais si tu ne vas pas vivre avec lui.Pour moi, c'est primordial de partager ça avec mon chum.Tout ce qui fait le quotidien.Les petits matins, les odeurs, les factures à régler ensemble, les soirées de télé, le lavage, les repas, l'espace, les silences, les instants suspendus, les lendemains de veille, les dimanches plates à mort, les jours de bonne humeur.Vous voulez que je continue ?\u2014 Non, je pense qu'on a compris, dit Sébastien.C'est joli comment tu présentes ça, par exemple.Et je suis d'accord, moi.J'aime ça, vivre avec ma blonde.Même quand c'est plate.Je trouve que ça rend ma vie plus riche.Et quand j'y pense, maintenant qu'on vit ensemble, j'ai l'impression que l'inverse serait juste.pas logique.» Je me retourne vers Mignon.J'essaie de nous imaginer, tous les deux dans la même maison, dans un endroit qui serait chez nous.Je nous vois nous ennuyer.Je nous vois rire.Nous dire qu'après tout, nous étions mieux tout seuls.Nous dire que nous sommes bien ensemble.Nous dire de jolies banalités.Je regarde mes amis, qui vivent ensemble, et je ne peux m'empêcher de trouver qu'effectivement, il y a quelque chose dans la cohabitation qui tient du mariage.Le fait, sans doute, que c'est parfois pour le pire, mais aussi pour le meilleur.Questions ?Commentaires ?Vous pouvez les envoyer à actuel@lapresse.ca ou au 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Si, effectivement, dans un monde qui valorise furieusement l'individualisme et l'épanouissement personnel, partager son quotidien avec quelqu'un était l'ultime aventure?3112583A La Presse 15 mars 2003 Page 26 manquante 6LP2701A0315 A27 SAMEDI 6LP2701A0315 ZALLCALL 67 19:32:22 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A27 INSOLITE Ça brasse chez Colloque sur les insultes en France les Berlusconi Agence France-Presse CHAMBERY \u2014 Un colloque universitaire international consacré aux « approches sémantiques et pragmatiques » des insultes débattra aujourd'hui à Chambéry de ces expressions.L'Université de Savoie à Chambéry dispose du seul laboratoire français consacré à l'insulte et il s'agit du premier colloque du genre en France.Il est animé par Dominique Lagorgette, maître de conférence.Les insultes, explique-t-elle à l'AFP, tournent autour de six catégories : les métiers dépréciés (putain, flic), les animaux (blaireau, porc), l'apparence physique (grande gueule, pue-du-cul), les traits moraux (feignants, radins), les noms propres (Harpagon, Marie- couche-toi-là) et les substances négatives (merde, chiures).Elles évoluent avec le temps.Selon l'animatrice, les premières insultes retrouvées dans les textes anciens concernent les femmes et les Sarrasins.Ces derniers sont traités de « païens, félons, culs-verts » (esclaves affranchis) et les femmes sont qualifiées de « paillardes » (femmes légères) ou on leur accole l'adjectif « orte » (qui veut dire sale), qui donne par exemple « orte vieille ».Puis on voit apparaître « mignon (homosexuel), putain, voleur, et.fils de prêtre ».Aux XVe et XVIe siècle, c'est l'explosion avec Villon, Rabelais.Par la suite Victor Hugo, Eugène Sue et Émile Zola assureront la continuité jusqu'à Céline et Frédéric Dard .Les premiers tournois d'insultes apparaissent au XIIIe siècle avec Rutebeuf.« On utilise des insultes qui ne tapent pas dans le réel.On ne reproche pas à un obèse d'être gros, mais on lui reproche autre chose sans être blessant.Le but est d'assurer la cohésion du groupe par le rire, et de mettre en avant un champion », explique Mme Lagorgette.Il s'agissait d'un divertissement régulier à la cour d'Écosse au XVIe et au XVIIe siècle.Ces concours existent toujours, prennent parfois la forme moderne de « tchatche », où les adversaires doivent faire rire sans blesser ni se répéter.Selon Mme Lagorgette, « on manque de critères pour dire ce qu'est une insulte » car « les jeunes utilisent des insultes usuelles à titre parodique pour marquer la solidarité ».N'importe quel mot peut devenir injurieux.Les expressions « vasdonc hé » ou « espèce de » transforment la suite de la phrase en insulte.« Chiraquien n'est pas une insulte, mais espèce de Chiraquien le devient » précise-t-elle.Selon Mme Lagorgette, on jure partout dans le monde, et cela touche tous les milieux, à l'exception peut-être des immigrés répugnant à utiliser un mot dont ils mesurent mal l'impact, car insulter nécessite une intimité avec la langue.Pour elle, le palmarès des insultes est resté stable ces dernières années avec deux favoris, « salope et enculé ».Associated Press ROME \u2014 Le père est résolument pour une intervention militaire contre l'Irak ; la mère et le fils cadet s'affichent ouvertement dans le camp des pacifistes.Ce qui donne des dîners plutôt animés chez.les Berlusconi.Dans une de ses très rares interventions publiques depuis que son mari est devenu président du Conseil italien, Veronica Lario Berlusconi exprime ses craintes d'une guerre et souligne la nécessité de manifester son opposition, estimant que les mouvements pacifistes « servent à éveiller les consciences ».Elle révèle notamment que l'un de ses enfants a tenté en vain de changer l'opinion de son mari sur la crise irakienne.Mme Berlusconi s'exprime dans les colonnes de Micro Mega, un magazine intellectuel et politique italien et le quotidien milanais Corriere della Sera en a publié quelques extraits jeudi.« Ces manifestations (pacifistes) méritent le respect.Si elles n'existaient pas, ce serait un désert spirituel », souligne-t-elle avant d'ajouter qu'il est important de prendre parti.« Mais je comprends aussi ceux qui manifestent en faveur de la guerre, convaincus qu'elle conduira à l'éviction d'un dictateur », admetelle.Mais sa plus grande inquiétude concerne les conséquences d'une action militaire dans le long et le moyen terme.« Que va-t-il arriver aux réserves d'énergie ?Comment va réagir le monde musulman ?» demande Veronica Lario.Elle explique de son fils cadet, Luigi, 14 ans, est convaincu que les États-Unis ne veulent faire la guerre en Irak que pour prendre le contrôle de ses réserves pétrolières.Les dimanches, poursuit-elle, quand l'adolescent voit son père, « il essaie de défendre son point de vue.Jusqu'à présent, aucun des deux n'a réussi à changer l'opinion de l'autre », note Mme Berlusconi.Prix de détail de 199,98 $ moins 140 $ de crédits de programmation avec l'abonnement au forfait Ultra 12.Les crédits s'appliquent à raison de 20 $ par mois pour les sept premiers mois.Conditionnel à un engagement minimum de 12 mois au service ou des frais de désactivation de 70 $ seront appliqués.L'installation de base d'une valeur de 99 $ est offerte gratuitement jusqu'au 30 mars seulement.Offre réservée aux nouveaux abonnés.D'autres conditions et restrictions peuvent s'appliquer.Les prix, les forfaits, la programmation et l'offre peuvent être sujets à changements sans préavis.Détails en magasin ou au www.bell.ca/satellite.Bell est une marque de commerce de Bell Canada; Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, société en commandite.CENTRE HI-FI Système3100:5998$ 187SOUCOUPE www.bell.ca/satellite 3114085A La Presse 15 mars 2003 Page 28 manquante 6LP2901A0315 a29 samedi - Kayler 6LP2901A0315 ZALLCALL 67 22:55:25 03/14/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 5 MA R S 2 0 0 3 A 2 9 SAVEURS La maison d'un cuisinier Au nom de la pomme de terre FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Chez Louis, au Marché Jean Talon, on les appelle ratte, corne de bélier, virgule, etc.Chez Provigo, on les appelle pommes de terre ronde, longue, rouge, blanche.Ailleurs, ce sont souvent des pommes de terre de table ou des patates lavées.Chez Louis, où les fruits et les légumes ont droit à tous les égards, on vend les pommes de terre au poids, dans une forme de vrac élégant.Ailleurs, on les vend dans des sacs de plastique qui ne leur valent rien de bon.La pomme de terre n'est pas une bonne à tout faire, malléable à loisir.C'est un légume.Et c'est un beau et bon légume.Peu ont une si belle histoire à raconter.Peu de légumes offrent autant de possibilité de transformations culinaires.Peu de légumes ont sauvé, comme elle l'a fait, une partie de l'humanité de la famine.On lui a bâti une bien mauvaise réputation en l'accusant de faire engraisser ceux qui l'aiment.On lui a fait une pire réputation encore en la vendant comme si elle était une patate.Sans aucune forme de considération, et sans aucun respect du consommateur.Celui qui achète une pomme de terre rouge, un jour, ne la retrouvera peut-être pas la semaine suivante.Car dans le sac marqué « rouge », l'emballeur peut fort bien, au gré de son approvisionnement, empaqueter une autre variété qui, pour être rouge elle aussi, n'a pas les mêmes propriétés.La première ne se défaisait pas à la cuisson.La deuxième éclatera dans l'eau.Il n'y a pas UNE pomme de terre.Il y a des variétés de pommes de terre.Chacune a ses particularités.Chacune porte un nom qui lui est propre.C'est celui-là que l'on retient.Et c'est celui-là qui permet de faire un choix selon ce que l'on veut préparer, une purée, une pomme de terre sautée, une pomme de terre frite, un gratin, etc.« Idaho », ce nom a une résonance.C'est celui d'une pomme de terre présente sur le marché, depuis longtemps.« Idaho » n'est pas le nom d'une variété de pomme de terre.C'est la russet (et, même, une variété de russet), qui se cache sous cette identité.Sous son vrai nom, avec un peu d'application, on peut trouver cette variété qui ne pousse pas.qu'en Idaho.Identifiée sur son sac d'emballage, la Yukon Gold a la cote.On la recherche.Et, pourtant ce n'est qu'une variété de la famille des pommes de terre jaunes.Mais en la nommant on l'a élevée au rang d'une certaine distinction.Au dernier Salon Rest-Hôte, parmi les exposants de produits alimentaires, une pomme de terre a été remarquée.Une pomme de terre blanche et longue que son producteur a décidé de mettre sur le marché sous son vrai nom : la Gold Rush.Important producteur de pommes de terre au Témiscamingue, la Ferme Lunick a décidé de faire sortir ces tubercules de l'anonymat.La Gold Rush est emballée dans des sacs en papier brun munis d'une fenêtre grillagée (emballage qui protège de la lumière \u2014 empêchant la pomme de terre de verdir \u2014 et qui permet une bonne aération).Le nom est clairement indiqué et les modes de cuisson qui lui conviennent sont donnés.L'automne dernier, à l'occasion d'une réunion de producteurs de pommes de terre, la Ferme Lunick avait présenté une quarantaine de variétés, toutes produites dans ses champs.Toutes nommées On peut donc espérer que ce producteur ne s'arrêtera pas à cette première tentative d'offrir aux consommateurs, et aux amateurs, la possibilité de choisir eux-mêmes la pomme de terre qui leur convient.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Il n'est ouvert que cinq soirs par semaine.Il ne vend pas de vin.Il est tout petit.Et il vit ! Il y a de ces restaurants qui sont, pour certains, comme des énigmes.Le P'tit Plateau est un « vieux » restaurant ! Il a fait son nid, petit à petit, mais sachant sans doute très bien où il voulait aller, dans une maison toute simple d'un quartier bien tranquille qui vit à l'ombre de la rue St-Denis.Il a sans doute fallu beaucoup d'ingéniosité pour installer, dans un local aussi réduit, une salle où l'on mange et un endroit où l'on fait la cuisine.Les deux ne sont séparés que par une demicloison.Côté salle, le superflu a été éliminé.Les tables sont petites, un peu serrées les unes près des autres, mais dans ce contexte ce n'est pas désagréable.Elles sont dépareillées et c'est agréable car on a su leur donner un air d'appartenance.L'éclairage est ingénieux.Le service est alerte, à l'écoute des goûts des clients, au fait de la qualité des plats que l'on offre.Côté cuisine, et cette cuisine fait partie du décor, tout est d'un calme impressionnant.De la salle on ne voit que la blancheur des murs et l'on peut suivre les mouvements ordonnés des cuisiniers en ne repérant que des têtes Des têtes, on est surpris de le constater, qui semblent être muettes.Aucun son, aucune effluve ne sortent de ce lieu.C'est à table que tout se joue.Le P'tit Plateau est la maison d'un cuisinier conscient de ses responsabilités, qui ne bouscule rien, et qui sait faire évoluer des plats aux accents connus.La qualité des produits et le soin que l'on prend à les transformer donne à la cuisine de cette petite maison cette qualité particulière qu'ont les cuisines « du patron ».On pourrait cependant lui reprocher de pécher par excès et de surcharger les assiettes.La formule table d'hôte, comme dans beaucoup de cas, n'en est pas une.Elle comprend l'entrée et le plat principal.Une salade, verte et bien assaisonnée était proposée ainsi qu'un bouillon de légumes, un vrai, léger et savoureux, meublé de petits légumes.On pouvait choisir, à la carte, cette salade tiède qui renouvelait la formule en s'inspirant du hareng pomme à l'huile, en associant un excellent saumon fumé et cette pomme de terre ratte, fine et délicate que nos restaurateurs affectionnent.On pouvait choisir ces escargots à la crème, tendres, bien parfumés, beaucoup plus élégants que dans leur ancien habit de beurre à l'ail, servis sur un coussin d'épinards doux.Mais en choisissant ces entrées on se coupait l'appétit pour un dessert : pour ces îles flottantes, blancs mousseux à peine sucrés, légers, en équilibre sur une crème anglaise et qui répondaient (ce qui est rare) à ce que l'on attend de cette préparation, ou pour ces surprenants pruneaux, pulpeux servis tièdes dans un filo croustillant, accompagnés d'une glace à l'armagnac.On aurait pu associer une entrée et un dessert et faire un excellent petit repas.Mais on se serait privé de ce lapin à chair tendre et douce, cuisse farcie avec mesure pour ne pas prendre le dessus, portion généreuse accompagnée aussi généreusement de légumes.On se serait privé de ce saumon dont la cuisson en rappelait une autre sans dénaturer le poisson, accompagné d'une sauce élégante et d'une garniture qui l'était tout autant.De belles assiettes, mais qui sont conçues comme si elles devaient jouer le rôle d'un repas complet.LE P'TIT PLATEAU 330, rue Marie-Anne Est 282-6342 Ouverture : du mardi au samedi, de 17h30 à 22h.À partir du jeudi : deux services , le premier, au plus tard à 18h30, le deuxième, à 20h30.Fumée : deux sections Vin : « Apportez.» Salade tiède de pommes de terre rattes et saumon fumé Escargots à la crème sur lit d'épinards Bouillon de volaille aux légumes Salade Cuisse de lapin farcie, rôtie, tomates confites Viennoise de saumon aux fruits de mer, sauce au vin blanc Îles flottantes Croustillant de pruneaux, glace à l'armagnac Café Tisane Menu pour deux (sans vin) avant taxes : 78 $ Un inventaire, un grimoire, une bible FRANÇOISE KAYLER CERTAINS FERONT de ce livre leur livre de chevet de gourmet ou de gourmand.D'autres découvriront un monde culinaire ancien, mais qui a servi de base au nouveau, ce qui en fait un instrument de connaissance de grande valeur.D'autres encore retrouveront leurs racines.Enfin L'Art culinaire français devrait entrer dans les bibliothèques des maisons d'enseignement où l'on forme les cuisiniers.Plus d'un million d'exemplaires des précédentes éditions de ce livre ont été vendus.Qu'il soit à nouveau disponible est une bonne nouvelle.Car ce volume est une somme de la cuisine classique française.Trois mille sept cent soixante recettes y sont consignées.Mais ce n'est pas cela qui en fait « une somme » ! C'est le fait que toutes sont celles des grands maîtres, les Ali-Bab, Escoffier, Montagné, Duval, Pellaprat, Urbain Dubois.Tous ceux qui ont, chacun leur tour et avec leur talent, construit, plat à plat, ce fameux art culinaire français.Leur héritiers ne peuvent ignorer le rôle qu'ils ont joué.C'est, évidemment, un livre ancien.Ancien dans sa facture.Il n'est composé que de textes.Et de textes rédigés en respectant la façon d'écrire de leurs auteurs.Ce qui leur donne plus de saveur encore.Ancien aussi et c'est là que réside toute sa richesse, parce qu'il propose des recettes.perdues ou oubliées.Ignorées certainement de la génération qui est au fourneau en ce moment.Ancien, mais fascinant, justement par ce qu'il remet en mémoire une image de l'art de vivre d'une autre époque.Fascinant parce que personne probablement ne refera la plupart des recettes qu'il offre et parce que ces recettes sont agréables à lire.Des recettes qui pourront être un moment de réflexion sur une démarche à reprendre.Ancien, mais utile.Les bases de la cuisine française n'ont pas changé.On les retrouve, évidemment, dans cet Art culinaire français.Le professionnel, autant que l'amateur retourneront aux sources et trouveront probablement les bonnes réponses à leurs interrogations.Utile, à une époque où l'on se tourne vers les cuisines de terroir et les cuisines traditionnelles.On ne traite pas que de cuisine dans ce livre.La pâtisserie y tient une large part.Les vins, les cocktails, les conserves les modes de cuisson, la façon d'organiser le rangement dans un réfrigérateur, les manières de tables, etc., sont autant de chapitres où le sourire peut avoir sa place.Comme il peut avoir sa place pour le chapitre qui traite de l'obésité d'un gourmand.Les cuisines des régions de France et certaines cuisines étrangères sont, elles aussi, étudiées.Certaines recettes sont de petits romans.Celle du « lièvre à la royale » par exemple.L'ART CULINAIRE FRANÇAIS par les grands maîtres de la cuisine, Flammarion.22, RUE SAINT-PAUL EST VIEUX-MONTRÉAL (514) 875-7955 MENU MIDI EXPRESS FINE CUISINE MEXICAINE MARIACHI FIGUEROA en SPECTACLE RESTAURANT-BAR TOUS LES VENDREDIS ET SAMEDIS SOIR Fine cuisine italienne 1381, boul.René-Lévesque Est Tél.: (514) 523-2483 (RSVP) Antipasto maison TABLE D' HÔTE à partir de Restaurant Réservez tôt Stationnement gratuit 15,95$ 3126648A Tous les jours de la semaine de 11 h à 16 h Les classiques Poissons frais du jour Délicieuses salades Pâtes et suggestions du chef Service rapide et efficace Salles de conférence Dîners d'affaires Réservez au (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Stationnement gratuit à l'arrière après 17 h www.restaurantduvieuxport.com GRAND SPÉCIAL DE MARS LES MIDIS DU VIEUX PORT! Par ties de bureau 8 salles magnifiques Dans un bâtiment historique ! BIFTECK DE SURLONGE et 3 CREVETTES cuites au four.Servi avec beurre à l'ail, riz et légumes frais (Soupe, salade et dessert inclus)2450$ p.p.Pasta - Mia Fine cuisine italienne 301, chemin du Golf, Île des Soeurs Stationement Rés.: (514) 765-9626 DINER DANSANT les mercredi, jeudi vendredi et samedi Spécial 2 pour 1 Spécial Commandez une bière en fût \u201c Rickards \u201c et obtenez en une gratuite Offre pour un temps limité Sur présentation de ce coupon 1 coupon par client valide jusqu'au 21 mars 2003 Pour livraison express à la carte (514) 933-7000 Le plus vieux restaurant de cuisine indienne authentique de Montréal vous offre tous les jours son buffet du midi ou du soir 2201, rue Sainte-Catherine Ouest (514) 932-7141 Lundi-jeudi midi 8,95 $ Vendredi-dimanche brunch du week-end 9,95 $ Tous les soirs 12,95 $ ACHEm Zé n Sag Oem Ient Ne manquez pas ce cahier spécial mercredi dans 6LP3001A0315 A30 samedi 6LP3001A0315 ZALLCALL 67 22:25:21 03/14/03 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 SAVEURS NOTES DU SOMMELIER Vins «naturels» pour la table Sélections mondiales 2002 LES 36 MÉDAILLÉS d'or du concours Sélections mondiales 2002, tenu en juin dernier à Montréal, ont fait leur entrée à la SAQ.Ces lauréats ont été sélectionnés par 80 experts internationaux, provenant de 25 pays, lors de longues sessions de dégustation, qui ont eu lieu à Montréal du 19 au 23 juin 2002.Plus de 800 producteurs de 30 pays ont présenté 2130 échantillons.Ces grands médaillés d'or devraient permettre aux consommateurs québécois, qui sont parmi les plus curieux et les plus informés du marché mondial, de nourrir leur grande soif de nouveautés.Voici les meilleurs achats parmi le lot des médaillés.Vins blancs : Domaine La Hitaire « Les Tours » 2001 Vin de Pays des Côtes-de-Gascogne, Grassa & Fils, France (12,50 $ ; 567891) ; Pinot Blanc 2001 Okanagan Valley V.Q.A., Mission Hill Family Estate, Canada (13 $ ; 300301) ; Muscat Réserve des Administrateurs 2001 Valais, Cave St-Pierre, Suisse (29 $ ; 734442) ; Côte de Léchet 1999 Chablis 1er cru, Domaine Bernard Defaix, France (28,20 $ ; 919357).Vin rosé : Clos de L'Orb 2001 Saint-Chinian, France (12,55 $ ; 913848).Vins rouges : Cabernet Sauvignon Reserva Luis Felipe Edwards 2000 Valle de Colchagua, Chili (17,35 $ ; 741645) ; Malbec Familia Zuccardi 2000 Mendoza, Argentine (20,50 $ ; 741520) ; Clos de Fontedit 2000 Coteaux-du-Languedoc, Maurel-Deveau, France (31,50 $ ; 919365) ; Mas La Plana Cabernet-Sauvignon 1998 Penedes, Miguel Torres, Espagne (41,75 $ ; 741397).Voyage encyclopédique MALGRÉ L'ÉPAIS manteau de neige qui recouvre le Québec actuellement, vous êtes peut-être déjà plongé dans les rêveries de vacances estivales ?Si tel est le cas, n'hésitez pas à vous évader dans les pages de L'Encyclopédie touristique des vins de France (Hachette), livre de voyage par excellence pour tout amateur de vins.Une équipe aguerrie d'historiens, de géographes, d'ampélographes, d'oenologues et de journalistes spécialisés ont uni leur savoir afin d'accoucher d'une somme considérable d'informations tant viticoles que touristiques.C'est à la fois une encyclopédie du vin et un livre de voyage qui se retrouvent combinés dans un seul ouvrage de 448 pages, abondamment illustré de cartes routières et de photos, foisonnant de renseignements sur les appellations, les terroirs, les producteurs, etc.Plus de 38 itinéraires, bâtis sur mesure pour la découverte des régions viticoles ainsi que pour l'amateur d'art et d'histoire.De Bordeaux à La Corse, en passant par La Bourgogne et la Loire, aucune région ni aucune appellation n'y ont été oubliées.On y retrouve même les adresses et les numéros de téléphone des meilleurs vignerons, questions d'aller faire connaissance avec ceux et celles qui sont à la base de votre plaisir de disciple de Bacchus tout en profitant de l'occasion pour vous rafraîchir les papilles ! Que vous prépariez un voyage ou pas, ce livre est une splendide façon d'apprendre sur les vins de France tout en voyageant par l'esprit ! Vitis hellenica et vitis apiana LES CÉPAGES vitis hellenica et vitis apiana étaient à la base des légendaires vins des empereurs romains, entre autres de l'historique falernum.Ces cépages, qui ont fait la réputation du vignoble de Campanie, ont été réduits presque à néant à partir de la fin de l'empire romain.Heureusement, grâce à des pionniers comme Antonio Mastroberardino, de la maison du même nom, de nombreux cépages antiques revivent.Deux de ces cépages engendrent aujourd'hui quelques-uns des plus grands vins de Campanie.L'aglianico, qui est nul autre que le vitis hellenica du falernum, est aujourd'hui à la base des robustes vins rouges provenant de la zone d'appellation Taurasi.Deux versions à ne pas manquer : le très classique, ferme et complexe Radici 1998 Taurasi, Mastroberardino (38 $ ; S-741793) et le moderne, dense et sphérique Selve de Luoti 1998 Taurasi, Feudi di San Gregorio (49 $ ; S-907741).En blanc, c'est le fiano, descendant directement du vitis apiana, qui se révèle aujourd'hui comme la perle des cépages blancs autochtones de Campanie.À vous maintenant de choisir entre la minéralité et l'élégance du classique Fiano di Avellino 2001 Mastroberardino (22,65 $ ; S-972851) et le fruité extraverti et la grande générosité du moderne Pietracalda 2000 Fiano di Avellino, Feudi di San Gregorio (29,25 $ ; S-907758).VINS ET METS collaboration spéciale Dans le cadre du volet Les Plaisirs de la Table du Festival Montréal en Lumière, les agences d'importation de vins Les 3 Sommeliers et Groupe Rézin ont organisé un Salon des vins naturels au restaurant Cube.J'imagine que vous vous demandez pourquoi des vins « nature » ?Sont-ils certifiés bio ?Sont-ils naturels parce que tous les autres ne le sont pas ?En fait, le commentaire de Marcel Lapierre, viticulteur-artisan de Morgon dans le Beaujolais, et locomotive de ce mouvement naturel, exprime très bien la philosophie qui est à la base de l'élaboration de ces vins : « Le monde du vin est devenu bipolaire.Il y a les vins de terroirs et de millésimes d'un côté, et de l'autre, les vins techniques, plus linéaires.Exactement comme dans le monde des fromages où l'on retrouve côte à côte les laits crus artisanaux et les industriels pasteurisés.Culture douce Ces vignerons français ont opté pour une culture douce, pour que la vigne soit en parfaite santé, dans la mesure du possible sans utilisation de produits chimiques comme les pesticides, les fongicides, les engrais.Le viticulteur qui la bichonne n'a donc que très peu à intervenir.L'approche est la même pour ce qui est des vinifications.Donc, pas de levurage, surtout pas d'utilisation de levures transgéniques, pas d'acidification, pas d'enzymes et pas ou peu de souffre.Même s'ils satisfont généralement à toutes les règles établies par les chartes des associations de certification biologique, ils ne désirent pas être assujettis à un dogme ; donc, sans la rejeter, ils ne recherchent pas la bénédiction de ces regroupements.À qui s'adressent leurs vins ?À une clientèle avertie, qui acceptera de trouver, s'il y a lieu, des dépôts dans les vins, qui désire la certitude d'y dénicher des vins plus grands que nature, exprimant les caractères des terroirs d'origines ainsi que l'assurance de se lever au petit matin sans maux d'estomac et sans maux de tête ! Je vous propose les vins qui m'ont le plus séduit lors de cet événement.Je vous offre aussi mes choix de mets appropriés pour les accompagner.Ces vins n'étant disponibles qu'en importation privée, vous devrez, pour acquérir ces précieux flacons, communiquer avec l'une ou l'autre de ces agences : Les 3 Sommeliers au (514) 842-0940 et Groupe Rézin au (514) 937-5770.Vous trouverez aussi certains de ces vins sur les cartes de nombreux restaurants de Montréal comme L'Express, Laloux, Cube et Toqué ! ainsi que L'Échaudé et le Laurie Raphaël à Québec.Escargots, homard, côte de veau.Voici quatre bourguignons qui vous feront voir la vraie nature du chardonnay.Subtilité, texture épurée et saveurs fraîches sont au rendez-vous avec le Mâcon- Bussières Tradition 2000 Domaine de la Sarazinière (20,65 $ ; Les 3 Sommeliers) qui devrait aisément épouser la texture fraîche et légèrement veloutée d'une fricassée d'escargots et de cèpes au vin de Mâcon (avec une pointe de crème).La patine satinée ainsi que la richesse des parfums enjôleurs de pomme golden, de poire et de pâte d'amandes du Saint- Aubin 1er cru En Remilly 2001 Dominic Derain (44,70 $ ; Rézin) sauront se jouer des effluves et du moelleux d'un risotto aux champignons sauvages.Par ailleurs, seules la chair serrée et les saveurs pénétrantes d'un homard à la vanille pourront faire sortir de sa coquille le compact, subtil, épuré et praliné Pouilly- Fuissé Les Reisses 2000 Robert-Denogent (35,25 $ ; SAQ-880625), qui a atteint un raffinement inégalé chez les vins de Fuissé.Quant au plus délié, pour ne pas dire explosif, voluptueux et torréfié Beaune 1er Cru Les Coucherias 2000 Jean- Claude Rateau (52 $ ; Les 3 Sommeliers), ses atouts lui permettront sans contredit de surmonter une viande en sauce et passablement parfumée comme une côte de veau à la crème et aux morilles ou une épaule d'agneau aux épices orientales.Le Vouvray 1999 Thierry Nérisson (25 $ ; Les 3 Sommeliers) est un blanc sec, droit, épuré de tout artifice, à la fois racé et minéral, laissant échapper un miel d'une pureté remarquable, ponctué par un fruité concentré et une acidité tendue à souhait.Sa structure vivement élancée semble faite sur mesure pour couper dans le gras d'un saumon confit et pour s'unir à un accompagnement de fenouil, de pomme verte et de pollen de fenouil, plat proposé au menu du Cube, restaurant installé à l'hôtel Saint-Paul.Le Quartz 2000 Les Cailloux du Paradis, Claude Courtois (39,95 $ ; Les 3 Sommeliers) est un sauvignon blanc récolté après l'équinoxe d'automne, intrigant, hors de l'ordinaire et aux délicieuses émotions olfactives ; grâce à un vignoble où s'est développée une faune unique, plaçant ce domaine presque en situation d'autarcie, ce vin exprime le terroir comme nul autre vin de sauvignon blanc n'a réussi à le faire à ce jour.Les rendements ne sont que de l'ordre de 12 à 14 hectolitres à l'hectare (un hectolitre = 100 litres), ce qui engendre des raisins porteurs de la signature du sous-sol d'argile à silex que l'on retrouve à Soins, dans la Loire.Lui donneront écho, grâce à leur fraîcheur et à leur parfum, le flétan aux pommes, au cidre et à la ciboule ou les crevettes à la citronnelle.Deux vins de gamay qui vous démontreront que beaujolais peut rimer avec qualité : le Château Cambon 2001 Beaujolais (19,95 $ ; Rézin), une gourmandise, tout en souplesse et en fraîcheur, aux saveurs croquantes, parfait pour les charcuteries et pour le brie de Meaux chaud en pâte filo.Pour les joues de veau braisées, comme les prépare Graziella Battista du restaurant Il Sole (recette publiée dans Actuel le 6 mars), vous opterez pour l'étonnant Morgon 2001 Marcel Lapierre (28 $ ; Rézin), aux effluves complexes de giroflée, de muscade et de cerise.Sa bouche presque généreuse, non dénuée de finesse, tonique, pleine de vérité et très fraîche, s'accordera à merveille avec la texture à la fois enveloppante et rafraîchissante de ce plat braisé relevé de vin rouge et de sauce tomate.Quand le gamay se dote d'une aura rappelant le pinot noir, on obtient le très raffiné et riche de saveurs élégantes Vin de Bugey 2000 François Grinand (22 $ ; Les 3 Sommeliers) qui, par son acidité fraîche et ses tanins fins, saura s'harmoniser au mesclun de foies de volaille aux griottes.Il faut dire que ce vin de gamay, provenant de Savoie, comporte 25 % de pinot noir cultivé sur des sols calcaires.De boeuf et de rognons Pour sublimer le cépage carignan, il faut absolument attendre qu'il ait atteint un âge vénérable comme dans La Vieille Bataille 2000 Mas d'Aimé (33 $ ; Les 3 Sommeliers), un rouge du Languedoc issu de vignes de carignan de 85 ans, donnant de petits rendements de 25 hectolitres à l'hectare d'un vin noir, concentré, plein, serré, sans dureté, aux saveurs percutantes de café, de crème de cassis, de fumée et de poivron.Pour gommer ses tanins de jeunesse et faire le lien avec ses saveurs, optez pour un filet de boeuf de cuisson saignante \u2014 le jus de la viande saignante amadoue les tanins \u2014 avec une sauce au café noir (mariner le boeuf quelques heures dans du café, du vinaigre balsamique et de l'huile d'olive, puis déglacer la poêle avec cette marinade pour ainsi faire la sauce, en ajoutant une demi-glace).Vous aimez les assemblages éclectiques ?Dénichez-vous quelques flacons du Racine 1999 Les Cailloux du Paradis, Claude Courtois (35 $ ; Les 3 Sommeliers), un vin de Loire, plus précisément de Soins en Sologne, à dominante de trois variétés de gamay teinturier, auquel s'ajoutent le cabernet sauvignon, le cabernet franc et le côt.Le résultat est un rouge explosif et déroutant, aux parfums de cinzano, de chartreuse, de cuir chevalin et de fruits noirs confits, à la bouche vive et tannique, bâtie pour une longue conservation.Un passage d'une heure en carafe lui permettra de se délier la mâche pour discuter fermement avec des rognons de veau aux champignons et aux baies de genévrier.N'oubliez pas que toutes ces combinaisons d'harmonies peuvent aussi vous servir pour les vins des mêmes appellations ou des mêmes compositions de cépages, qui dorment soit sagement dans vos caves, soit à la SAQ.Le Vouvray 1999 Thierry Nérisson (25 $; Agence Les 3 Sommeliers) est un blanc sec, droit, épuré de tout artifice.Identifiez le cépage COURRIER Un classique ! APRÈS L'ÉNIGME assez hermétique de la semaine dernière, en voici une qui devrait être plus facile à résoudre.Je suis un cépage rouge cultivé principalement en France, même si on me retrouve entre autres en Italie, surtout dans le Frioul, en Australie et en Californie.Deux grandes régions françaises me permettent de jouer des rôles différents, celui d'acteur de soutien dans l'une d'elle, ou un rôle de premier plan dans l'autre où j'entre souvent à 100 % dans la composition des vins.Tout dépendant du type de sol et du climat qui règnent à l'endroit où je suis cultivé, j'engendre des vins rouges à la couleur rarement profonde, aux parfums élégants, pouvant être complexes, rappelant soit la framboise et la violette, en région chaude, ou soit la fraise et le poivron en région plus fraîche.Mes tanins sont généralement très fins.Je domine dans l'assemblage du vin de l'un des plus grands crus de France dont le nom rappelle la couleur de l'une des montures de Napoléon ! Q PHILIPPE CHEVRETTE : Nous avons une cave à vins à la température constante, se situant entre 12 et 14 °Celsius, sans lumière, sans odeur, propre, à l'abri des vibrations, etc.L'humiditése situe entre 60 % et 65 %.Nous n'avons presque jamais eu de bouteille bouchonnée (nous en buvons régulièrement).Hors, depuis deux semaines, tous les vins que nous ouvrons présentent des défauts.Ils ont tous une légère odeur de bouchon.Cela est vraiment inquiétant puisque nous avons plusieurs bouteilles de sortes différentes.Auriezvous une idée de ce qui pourrait causer ces odeurs de bouchon soudaines ?R FRANÇOIS : À la lecture des très bonnes conditions de conservation qui règnent dans votre cave, je serais étonné d'apprendre qu'il y ait un lien entre l'environnement de votre cave et ces soudains problèmes de faux goûts.Deux possibilités : premièrement, vous êtes peut-être tombés tout à fait par hasard, depuis quelque temps, sur des bouteilles de viticulteurs différents qui présentaient des faux goûts.En effet, les problèmes de bouchon sont de plus en plus présents.On calcule actuellement qu'il y aurait entre 3 % et 8 % de bouteilles contaminées par de faux goûts reliés aux bouchons.Deuxièmement, certains produits chimiques (qui contiennent des dérivés du chlore, comme le trichloroanisole) utilisés pour traiter le bois, dont celui des charpentes des chais, s'incrustent dans les bouchons de liège, par aérocontamination, et provoquent de faux goûts dans les vins.Donc, est-ce qu'il y a des poutres ou des planches de bois traité dans votre cave ?Q FRANCE BEAUDOIN, Longueuil : Quelle est la politique d'échange (ou de remboursement) de la SAQ ?R FRANÇOIS : Pour que le client se fasse rembourser une bouteille jugée défectueuse, la politique de retour de la SAQ exige que la bouteille soit presque pleine et qu'elle ait été achetée dans les 12 mois qui précèdent le retour.Défectueux ou pas, oubliez le remboursement de vieux millésimes achetés il y a quelques années.Si, pour une raison valable, vous désirez retourner une bouteille intacte, non ouverte, la période de retour de la « marchandise » est d'un maximum de trois mois suivant l'achat.Les retours peuvent être effectués dans toutes les succursales de la SAQ.Donc, si après avoir servi un vin à vos invités, vous vous apercevez que le vin est bouchonné, n'hésitez pas à reprendre les verres de vos invités et à les transvider dans la bouteille afin de la retourner à la SAQ.Vous ferez ainsi d'une pierre deux coups, car la vie est trop courte pour boire des vins bouchonnés On peut envoyer les questions à François Chartier au 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9 ou à : actuel@lapresse.ca Du lundi au vendredi à 11h Une production vous llez y goûter! 6LP3101A0315 A31 samedi 6LP3101A0315 ZALLCALL 67 20:33:29 03/14/03 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 5 MARS 2003 A31 SAVEURS Des vins qui se détachent du lot DU VIN Àl'époque où l'intérêt pour le vin est né, il y a environ 20 ans, les dégustations mises sur pied, annuellement, à l'intention de la presse et de la restauration québécoises, se comptaient sur les doigts d'une seule main.Seuls de petits groupes d'amateurs \u2014 des pionniers, pour ainsi dire \u2014 se réunissaient à l'occasion pour déguster ensemble quelques vins.Depuis, le marché du vin s'est considérablement développé, et les dégustations se suivent à la queue leu leu, quand elles ne se chevauchent pas ! Alors, forcément, des vins goûtés à ces occasions se détachent du lot.Soit pour leur qualité intrinsèque, et sans égard à leur prix, soit à l'inverse pour l'attrayant rapport qualité- prix qu'ils offrent.Deux bourgognes blancs Exemple, le Bourgogne Aligoté 2001 Jaffelin \u2014 d'une maison dont les vins semblent aujourd'hui meilleurs que jamais \u2014 plutôt délicat, léger, doté d'un beau fruit et de saveurs nettes, et non sans finesse, qui est un de ces bourgognes blancs élaborés avec de l'Aligoté qui donne beaucoup de plaisir.À la fois simple et savoureux, on le servira à l'apéritif ou encore avec un poisson ou des fruits de mer, mais en évitant les mets trop goûteux qui en masqueraient les saveurs.C, 053868, 15,50 $, \u0001\u0001 $( $), à boire.Goûté à la même occasion, lors du passage à Montréal la semaine dernière d'une importante délégation de viticulteurs de Bourgogne, le nouveau millésime (2001) du Bourgogne Chartron et Trébuchet est encore une fois fidèle à lui-même.Assez peu coloré, son joli bouquet de Chardonnay est boisé sans excès, et il est un peu plus que moyennement corsé en bouche, avec un boisé tout aussi savant au plan gustatif, discret.Lequel, tout en le complexifiant, ne masque pas le fruit.Impeccable.Enfin, il a plus de corps que l'Aligoté et pourra donc s'accommoder de mets aux saveurs plus marquées.C, 346130, 18,55 $, \u0001\u0001\u0001 $ $, à boire, 1 an environ.Un bourgogne rouge Il y avait ce jour-là, à cette même dégustation de bourgognes, quelque 130 vins à goûter.Debout, en devant parfois jouer du coude pour se frayer un chemin.Impossible dans de telles circonstances de tout déguster ! Et surtout, sans risque de se tromper.Autre belle surprise de cette dégustation, à mon sens, et pour en revenir à des vins qui se détachent du lot : en rouge, le Bourgogne 2000 Domaine des Perdrix.Dégusté une première fois il y a déjà un bon moment, ce vin avait quelque chose de carré, et même d'un peu rugueux.Or, le temps a arrondi les angles, c'est le cas de le dire, puisqu'il s'est transformé, pour le mieux.Regoûté ce jour-là après plusieurs superbes bourgognes rouges, et très chers, il n'avait pas du tout l'air ridicule.Bien coloré pour un bourgogne, un peu plus que moyennement corsé, il se présente avec un beau bouquet de fruits rouges bien typé, et distingué, avec tout autant de classe en bouche, grâce à la finesse de ses tannins.Ce n'est plus le même vin.S, 917674, 25,25 $, \u0001\u0001\u0001 $ $ $, à boire, 1-2 ans environ.Un bordeaux rouge Comptant parmi les médaillés d'or du concours Sélections mondiales 2002, que tient à tous les deux ans la SAQ, le 1ères Côtes de Blaye 2000 Château Cailleteau Bergeron est, pour sa part, un bordeaux rouge d'une étonnante qualité pour le prix.D'une couleur soutenue sans qu'elle soit opaque, invitante, il commence par séduire grâce au charme de son bouquet, nuancé et relevé par un boisé élégant (il a de belles notes de pain grillé), avec une bouche tout aussi satisfaisante, qui a de la chair et du corps sans que ce soit un vin très concentré, et au surplus des tannins de qualité et donc une texture raffinée.Délicieux.et aussi bon que d'autres bordeaux vendus deux fois plus cher ! Bref, une aubaine, et d'un grand millésime pour le Bordelais.C, 919373, 18,75 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $ $, à boire, 2-3 ans.Un vin de Zinfandel Le Zinfandel, de Californie, peut facilement donner des vins qui ont quelque chose, à mon sens, d'un peu vulgaire, comme on le dit de certains parfums de qualité douteuse.On retrouve alors les mêmes arômes au nez et en bouche.Et (faut-il le dire ?) très rares sont les vins de Zinfandel qui, pour cette raison, me semblent dignes d'intérêt.Toutefois, certains amateurs les aiment ainsi, avec leurs « gros » parfums ! « J'aime le Zinfandel quand il est caricatural », disait par exemple, la semaine dernière, un collègue journaliste et très bon dégustateur, lors d'une dégustation des vins du Californien Bill Easton, du Domaine de la Terre Rouge.Résultat, il n'aima donc pas son Amador County Zinfandel 2001 Easton, qui n'a absolument rien de caricatural, et qui, à cause de cela, me plut au contraire beaucoup.Ainsi va la dégustation ! Pourpre-prune, sa couleur rappelle les vins du sud de la vallée du Rhône, genre Gigondas et Châteauneuf- du-Pape, et son bouquet, encore retenu, est net, bien Zinfandel, quoiqu'à l'aveugle on pourrait tout aussi bien penser que c'est un vin qui a été élaboré avec du Mourvèdre.Relativement corsé, ses saveurs ont de l'éclat, et ses tannins sont fermes, quoique sans dureté.Bref, un Zinfandel au très beau style, dont le degré alcoolique élevé (14,5 %) ne dérange pas du tout et qui plaira à ceux qui aiment plus ou moins ce cépage.À noter toutefois que, selon le service des stocks de la SAQ, la totalité des 138 caisses disponibles se trouvaient toutes en début de semaine dans ses entrepôts de Montréal.S, 897132, 25,55 $, \u0001\u0001\u0001 $ $ $, 2-3 ans au moins.D'Espagne Inévitablement, il fera parler de lui, ne serait-ce qu'à cause de sa splendide couleur ! Le vin en question, d'Espagne, à savoir le Jumilla 2000 Crianza Casa de la Ermita, est en effet d'une couleur violacée à ce point soutenue qu'on pourrait penser à un grand Médoc.S'ajoute à cela un bouquet profond, généreux, de petits fruits noirs, très épicé-boisé, au point qu'on a l'impression de humer de la sciure de bois aggrémentée.de notes chocolatées.Concentré, corsé, très charnu, velouté, c'est un vin très travaillé, comme on dit, et ses saveurs sont également très \u2014 très \u2014 marquées par le bois.Trop à mon avis, mais il ne fait pas de doute que c'est un vin qui aura ses admirateurs.C, 638486, 19,20 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $, à boire, 2-3 ans au moins sans doute.Un vin rouge de Grèce Également médaillé des Sélections mondiales 2002, le Rapsani 1999 Tsantali, de Grèce, est un vin qui se situe à l'autre extrême.Rouge clair, il s'agit d'un vin tout en fruit, aux arômes de fruits rouges et même un peu bonbon, plutôt léger, souple et tendre, à servir bien frais, à environ 14 degrés Celsius.Rien de complexe, mais les saveurs sont franches, et il a une rondeur \u2014 car il n'a à peu près pas de tannins \u2014 qui permet de le boire sans façon.Bref, il n'est pas du tout travaillé, contrairement au précédent.Trois cépages typiquement grecs peuvent entrer dans les vins rouges d'appellation Rapsani, soit le Xinomavro, le Krassato et le Stavroto.connus seulement de rarissimes amateurs hors de Grèce.C, 590836, 12,25 $, \u0001\u0001 $, à boire.CONCEPT UNIQUE SPÉCIALISÉ EN MEUBLES & VÊTEMENTS DE CUIR À L'ACHAT D'UN SOFA OBTENEZ 150$ ÉCHANGEABLE SUR DES ACCESSOIRES CENTROPOLIS, COIN ST-MARTIN ET AUTOROUTE 15 À LAVAL ( DERRIÈRE LE CINÉMA COLOSSUS ) TÉL.: (450) 978-3030 MANTEAU PRIX RÉG.: 625$ SOLDE: 29999$ VENTEJUSQU'À40% DE RABAIS SUR LES MEUBLES DE SAISON 3113709A Champagne pour la paix! Agence France-Presse REIMS \u2014 Philippe et Élisabeth Chartogne, vignerons et propriétaires des champagnes Chartogne- Taillet, s'inquiètent plus d'un ralentissement économique généralisé en cas de guerre en Irak que d'un éventuel boycott américain des produits français.Ils exploitent à Merfy 11 hectares de vigne, un domaine respectable pour la Champagne, produisent quelque 80 000 bouteilles sous leur nom propre chaque année.«L'exportation tient une large part dans nos ventes, quelque 75%», explique Élisabeth.Depuis six ans, ils ont décidé de «travailler » le marché américain.Élisabeth part aux État-Unis tous les ans, pour rendre visite aux distributeurs de «ses» champagnes, à New York, Chicago et sur la côte Ouest.«Environ 15% de notre chiffre d'affaires vient maintenant d'outre-atlantique », explique-t-elle.«Avec un peu plus de 18 millions de bouteilles, sur quelque 100 millions de bouteilles de sparkling consommées aux States, le champagne français reste une niche haut de gamme et nous sommes nous-mêmes une niche de la niche », raisonne-t-elle.«Les maisons qui vendent des produits de grande consommation risquent de sentir un peu un éventuel boycott», tempère-t-elle.«Pour nous tous, il faut plus craindre, dans le cas d'une guerre déclarée une morosité du public, une attitude un peu puritaine tendant à ne pas s'amuser pendant que les boys se battent, une rétraction économique généralisée, un rétrécissement du feel good factor qui pousse à déboucher une bouteille.» CENTRALE DE RÉSERVATIONS 1 888 563-1020 PLANIFIEZ EN LIGNE WWW.TREMBLANT.COM Tarif par personne, par nuit, basé sur une occupation double (quadruple pour Tremblant Sunstar).Minimum de 2 nuits.Billets de remontées pour Tremblant inclus dans le tarif.Valide du 1er avril à la fin de la saison 2003.Les tarifs sont sujets à la disponibilité au moment de la réservation et peuvent changer sans préavis.Redevance et taxes en sus.Autres forfaits disponibles.Renseignez-vous pour plus de détails.Cette promotion ne peut être jumelée à aucune autre.10 JOURS D'ACTIVITÉS FOLLES ET DE SKI DE PRINTEMPS.LE SPIN SYMPOSIUM UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER! 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