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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-01-18, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101B0118 B1 Samedi 6LP0101B0118 ZALLCALL 67 19:59:14 01/17/03 B Photo Reuters Pendant que le couvre-feu était levé pour quelques heures à Hébron, un soldat israélien redonne à un jeune Palestinien son soldat jouet et sa mitraillette en plastique.L'an dernier, pendant plus de trois mois, La Presse a suivi la vie de deux familles au Proche- Orient.En reportage en Israël, en prévision des élections législatives du 28 janvier, notre envoyée spéciale est allée à leur rencontre.DEUX REGARDS SUR LE PROCHE-ORIENT Ce sont les familles de Patricia et Shay Chetrit, Juifs israéliens vivant à Jérusalem, et de Nedal et Hoyda Jayousi, Palestiniens établis à Ramallah, en Cisjordanie.Deuxfamilles de classe moyenne, trois enfants chacune, jolies maisons situées à une trentaine de kilomètres de distance l'une de l'autre.Pourtant, les Chetrit et les Jayousi vivent sur deuxplanètes différentes.Tout les sépare, sauf l'inquiétude commune devant l'avenir.Si le conflit qui oppose leurs deuxpeuples est moins aigu qu'au printemps dernier, ses effets pèsent lourdement sur leur vie de tous les jours.Et ne leur laissent pas beaucoup d'espoir de changement.LES JAYOUSI LES CHETRIT Nedal veut partir pour de bon Patricia part pour deuxsemaines RAMALLAH \u2014 La famille des Jayousi a eu bien peur le soir de notre rencontre, et j'y suis pour quelque chose.Voici comment les choses se sont passées : Hoyda, Nedal et leurs trois enfants, Rached, Shereen et Leen, ont tenu à me raccompagner au checkpoint de Qalandiya avant sa fermeture, à 21 h.Au retour, ils se sont retrouvés coincés entre deux feux.D'un côté, des jeunes qui lançaient des pierres aux soldats.De l'autre, des militaires armés de fusils et de gaz lacrymogènes.Il y a eu des coups de feu.Et une bombe lacrymogène est tombée en plein sur leur auto.« Nous avons vraiment eu la frousse », a confié Nedal lorsque nous nous sommes reparlé un peu plus tard.À première vue, la vie semble revenue presque à la normale à Ramallah.La tension qui régnait dans cette ville lors des incursions israéliennes de l'an dernier est disparue.Les tanks israéliens aussi.Le centre- ville est grouillant de vie, les étals regorgent de fruits, des gens sirotent leur thé à la menthe dans les cafés.Voir JAYOUSI en B2 JÉRUSALEM \u2014 Patricia et Shay habitent une maison blanche de deux étages dans Talpiyot, l'un des beaux quartiers de Jérusalem- Ouest.Leur petit jardin domine un village arabe où ils n'ont jamais mis les pieds \u2014 trop dangereux.Cette proximité a peut-être joué sur le prix de la maison, que les Chetrit ont réussi à acheter après la naissance de leur fille cadette, Eden, âgée de 7 ans.C'est une maison pleine de vie, où les enfants vont et viennent, où le téléphone sonne, où les amis sont invités à table sans cérémonie.À la porte, on est accueilli par le chien, Chouki, une bête égarée du village arabe, qui a l'habitude d'attaquer les invités.Tellement que les amis des Chetrit l'ont surnommé « le chien Intifada ».Le bulletin d'information commence au moment même où nous nous installons dans le salon.« L'armée a fait exploser la maison d'une famille de terroristes à Silwan », me traduit Patricia.Silwan, c'est un quartier arabe de Jérusalem.Voir CHETRIT en B2 6LP0201B0118 B2 Samedi 6LP0201B0118 ZALLCALL 67 20:28:17 01/17/03 B VINCENT MARISSAL v m a r i s s a @ l a p r e s s e .c a Entre deux joints.On ne pourra pas reprocher à Jean Chrétien de ne pas être cohérent dans ses idées.Pas toujours très déterminé, mais néanmoins cohérent.Prenez la décriminalisation de la marijuana, par exemple.Jeune ministre de la Justice dans le gouvernement Trudeau, M.Chrétien parlait déjà de relaxer les lois sur la possession de cannabis en.1981.La décriminalisation, présentée et perçue comme une mesure progressiste dans le dernier discours du Trône du gouvernement Chrétien, est en fait un calque d'un discours du Trône du gouvernement Trudeau, en 1980.M.Chrétien n'a jamais fumé de marijuana parce que dans son temps, disait-il l'autre jour, le mot n'existait même pas.Il n'a certainement pas fumé de joint en arrivant à Ottawa, mais il a néanmoins vite compris les vertus politiques de la substance.Il n'est d'ailleurs pas le seul politicien fédéral à s'être enveloppé d'un voile progressiste-coolgauchisant en prônant l'adoucissement des lois sur le cannabis.Le dernier en date est le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui, lui, a admis avoir déjà fumé l'herbe en question.Suivant les traces de son patron, 22 ans plus tard, le jeune ministre de la Justice promet lui aussi de décriminaliser la possession du cannabis.Serait-ce encore un écran de fumée pour gagner un peu de temps ?Les militants pour la légalisation de la marijuana le craignent, en effet.Rencontré cette semaine dans les petits locaux du Club Compassion, le chef du Parti marijuana, Marc-Boris Saint-Maurice, analysait les promesses du gouvernement Chrétien avec un sourire en coin.« C'est encore un show médiatique des libéraux, lance le jeune homme, assis dans une petite pièce aux murs ornés d'affiches pro-marijuana.Ils affirment qu'ils vont faire quelque chose, ils ont plein de couverture positive, puis ils ne font rien.» De guerre lasse, M.Saint-Maurice tourne la chose en dérision : « Il paraît que la marijuana provoque des pertes de mémoire, dit-il en riant, mais on n'a pas oublié toutes leurs promesses depuis 20 ans.» Ce qui frustre le plus les partisans de la libre marijuana, c'est de voir le ministre de la Justice promettre des assouplissements et de constater que le même ministre porte systématiquement en appel les décisions des cours inférieures invalidant certains pans de la loi actuelle.Dans le dernier mois seulement, quatre juges (trois en Ontario et un au Québec) ont déclaré inconstitutionnels certains aspects de la loi sur la marijuana, ordonnant du coup à Ottawa de refaire ses devoirs.Les juges dénoncent notamment la grande incohérence d'Ottawa, qui accorde des permis de consommer à certaines personnes sans leur assurer l'approvisionnement et sans permettre le commerce de la marijuana.L'illogisme de la chose sautait effectivement aux yeux de tout le monde, sauf à ceux de l'ex-ministre de la Santé, Allan Rock, qui a fait du millage politique plus que tous ses collègues réunis en jouant les Joe-Cool.Malgré l'urgence juridique, les militants de la décriminalisation pensent que les assouplissements promis par M.Cauchon seront encore une fois remis aux calendes grecques.À l'ouverture de la session, la semaine prochaine, les Communes auront effectivement d'autres chats à fouetter.Entre la guerre en Irak, le clonage, le budget de février, le financement de la santé et les projets de réforme du financement des partis politiques, il y aura plus urgent.En fait, quand un gouvernement débat du même problème pendant plus de 20 ans sans accoucher de mesures concrètes, ce n'est plus une question de temps, c'est une question de volonté politique.Pour parodier Charlebois : entre deux promesses, tu pourrais faire quelque chose.\u0001 \u0001 \u0001 Pourtant, l'opinion publique est d'accord pour permettre la possession d'une certaine quantité de cannabis et les corps policiers du pays, dans les faits, appliquent déjà une forme de décriminalisation avec les petits consommateurs.« Gordon Campbell prend la route avec un verre dans le nez et tout le monde dit qu'il devrait démissionner parce que c'est illégal, mais le ministre fédéral de la Justice avoue avoir fumé un joint et tout le monde trouve ça cool.C'est parce que c'est accepté socialement », constate Marc-Boris Saint- Maurice.Alors, on attend quoi à Ottawa ?Il faudra d'abord attendre que Washington soit plus disposé.Il aurait peut-être mieux valu bouger quand les démocrates étaient au pouvoir.Les républicains de George Bush, visiblement, ne sont pas de chauds partisans de la marijuana.Il faudra aussi finir par convaincre deux lobbies puissants : le corps médical et les flics.Aux fins de cette chronique, j'ai téléphoné dans cinq CLSC, prétextant une maladie chronique, pour demander une consultation en vue d'obtenir une prescription de marijuana.Oh là là ! Panique, stupeur et malaise au bout du fil.« Mais c'est illégal, on ne fait pas ça dans les CLSC », a lancé une infirmière.« De la marijuana, mais les gens achètent ça dans la rue », a dit une autre.« Écoutez votre médecin : s'il ne veut pas vous en prescrire, il sait de quoi il parle », ajoute une troisième.Et puis aussi : « C'est très compliqué, vous savez, on ne peut pas vous faire une prescription, c'est réservé aux gens qui ont le sida.» Et ma préférée : « Vous ne devriez pas prendre ça, il y a des effets secondaires.» « Le corps médical est en général contre, notamment parce que les médecins sont mal renseignés », résume un médecin.En effet.Quant aux policiers, saviez-vous que ceux de la SQ seulement ont saisi et détruit plus de 1,3 million de plants de pot au cours des trois dernières années ?Le pot, c'est devenu une grosse business pour la police.Une grosse business avec des résultats spectaculaires, des images saisissantes à la télévision, des hélicos, des descentes dans les champs de maïs, bref, tout ce qu'il faut pour convaincre la population que l'on s'active.Et pour convaincre les gouvernements que l'on a besoin de plus de moyens.Les gouvernements, qui adorent jouer à « good cop-bad cop », donnent en effet plus de moyens aux flics, tout en promettant d'adopter des lois plus cool sur la marijuana.Ainsi tourne la roue.Pendant ce temps, les consommateurs d'herbe se tournent vers les tribunaux en invoquant la Charte pour avoir le droit d'acheter du pot.Pas besoin de fumer un joint pour être un peu confus.JAYOUSI Suite de la page B1 CHETRIT Suite de la page B1 La famille Chetrit: les parents, Shay et Patricia, et les enfants, Eden, 6 ans, Avigaïl, 18 ans et Ilan, 16 ans.La famille Jayousi: les parents, Hoyda et Nedal, et leurs enfants, Leen, 3 ans, Shereen, 5 ans et Rached, 6 ans.Le « gang de Silwan », dit la télé, est responsable de trois attentats, dont celui du café Moment, il y a un peu moins d'un an.Un ami d'Avigaïl, 19 ans, a été tué dans cet attentat.Un copain d'Ilan, l'ado de 16 ans, y a été blessé.« En Israël, il y a la mort dans chaque famille, c'est difficile de rester objectif », me dira plus tard Patricia.Le soir de notre rencontre, Shay a dû s'absenter, mais il y avait Sara, une copine d'Avigaïl.Les deux jeunes femmes viennent de commencer leur deuxième année de service militaire.Avigaïl est affectée dans un bureau.Sara enseigne aux jeunes recrues comment manipuler les canons sur les tanks.Aucune des deux n'est exposée aux dangers des « Territoires ».Mais les deux sont constamment dans un environnement où tout ce qu'elles voient des Palestiniens, c'est l'ennemi.La Cisjordanie interdite aux Juifs À un moment, je suggère une rencontre avec la famille Jayousi.« Quoi ?! On n'a qu'à mettre le pied à Ramallah, on va se faire tuer », s'écrie Avigaïl.De toute façon, le gouvernement israélien a interdit à ses citoyens juifs de se rendre en Cisjordanie ou à Gaza.Comme les Jayousi y sont cloîtrés, on oublie ça.Ilan doit passer sous peu les tests de sélection qui détermineront son affectation dans l'armée.Il souffre un peu d'asthme, alors peut-être qu'il ne sera pas envoyé au front lorsqu'il se joindra aux Forces, dans un an et demi, espère Patricia.Ilan ne veut pas aller au front.Mais, le temps venu, il n'aura pas le choix : il ira là où on lui dira d'aller.« De toute façon, tout est dangereux », commente Patricia, fataliste.L'idée d'enfants qui meurent trop jeunes est omniprésente dans la vie des Chetrit.Deux de leurs amis ont perdu un fils dans la guerre du Liban.Hier, Patricia et Shay devaient se rendre dans une askara \u2014 cérémonie annuelle où l'on commémore la mort du jeune soldat.« Il y a tout un programme, un film tourné par l'armée, une conférence sur les différentes formes de terreur », traduit Patricia en me montrant le carton d'invitation.J'essaie d'amener la conversation sur le terrain des prochaines élections.Mais nous finissons toujours par glisser sur autre chose.Avigaïl, qui votera pour la première fois, n'a pas la moindre idée de la liste qu'elle choisira le 28 janvier.« De toute façon, il y a des élections tous les deux ans et rien ne change », soupire-t-elle.Les deux grandes filles sont plutôt désabusées de la politique.Leurs rêves ?Faire leur service dans l'armée, puis voyager pendant un an, comme le font tous leurs amis.Et après ?Peut-être quitter Israël.Peut-être y rester.Si elles restent, c'est sans trop d'espoir : elles ne voient pas comment la situation pourrait s'améliorer.Patricia ne le voit pas non plus.Habituellement, elle votait pour le Parti travailliste.Elle est plutôt d'accord avec le programme qu'il met de l'avant : démanteler les colonies, reprendre les négociations avec les Palestiniens.Mais elle ne croit pas que le nouveau chef du parti, Amram Mitzna, soit assez fort pour imposer ses idées.Elle trouve Sharon trop corrompu.Et elle ne veut pas voter pour les petits partis qui divisent le vote.Alors elle hésite.Et elle se sent démoralisée.Ce n'est plus l'hystérie du printemps dernier, alors que les attentats se succédaient à un rythme effréné.Mais un sentiment de dégoût, quelque chose de glauque qui empoisonne la vie.« Tous les jours, l'armée réussit à contrer des attentats.Ça, vous ne le savez pas, au Canada », insiste Patricia.Elle se demande combien de temps le pays peut tenir le coup.L'économie s'écroule.Comme assistante sociale, elle voit tous les jours l'impact de l'appauvrissement général.Trois de ses amis viennent de perdre leur job.Les prix montent.Les impôts aussi : la guerre, ça coûte cher.Début janvier, Patricia a passé deux semaines chez ses parents, en France.C'était comme débarquer sur la planète Mars.« Au début, je trouvais leurs conversations terriblement superficielles.Quand je voyais mon beau-frère ranger sa canne à pêche, mon père aller acheter ses croissants.» Patricia a rêvé à la guerre plusieurs nuits de suite, puis elle s'est laissée couler dans la douceur de la normalité.« C'était comme une cure de désintoxication.» Dès le retour, la folie l'a rattrapée.Une lettre du gouvernement lui demandait d'expliquer à ses enfants comment utiliser les masques à gaz pour se protéger contre une attaque chimique.« Estce qu'on étouffe, là-dedans ?» lui a demandé Eden.Mais au moins, les Chetrit ont des masques, eux.« Nedal n'en a pas reçu », dit Patricia avec compassion.Il habite pourtant tout près.Et au checkpoint, il arrive que les soldats sourient aux passants munis des papiers adéquats.Mais derrière cette apparence de normalité, la guerre continue.Et les restrictions auxquelles se heurtent les Jayousi se multiplient.Nedal, Hoyda et leurs trois enfants (dont le plus vieux, Rached, a tout juste 7 ans), habitent dans Masiun, quartier huppé de Ramallah.Les immeubles des ministères palestiniens et les maisons cossues des ministres longent les rues du quartier.« Nous avons choisi d'habiter ici parce que c'est un beau quartier », explique Nedal.Mais ça leur a joué un vilain tour : pendant les jours sombres du couvre-feu, c'est ici qu'était concentrée l'action militaire israélienne.Pour tromper l'ennui et la peur, les enfants comptaient les tanks.Tantôt en arabe.Tantôt en anglais.Jérusalem comme un mirage L'immeuble où les Jayousi ont fait construire leur appartement n'a rien de luxueux.De leur maison, le soir, on voit scintiller les lumières de Jérusalem.Mais pour Nedal, qui détient la carte d'identité palestinienne, cette vision est un mirage.Il n'a pas le droit de mettre les pieds en territoire israélien.À vrai dire, il jouit à peine de celui de quitter Ramallah.Fin décembre, les Jayousi ont décidé de passer les fêtes du ramadan avec la famille de Nedal à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie.Il est quasiment impossible de s'y rendre sans mettre le pied en territoire dominé par Israël.Mais Nedal et Hoyda ont décidé de tenter l'impossible.En prenant des chemins qui contournent Qalandiya, ils ont mis trois heures à atteindre ce checkpoint situé à 10 minutes d'auto de chez eux.Puis ils ont marché pendant une heure avec leurs lourdes valises.« Nous avions des cadeaux pour la famille, les livres d'école des enfants pour qu'ils fassent leurs devoirs chez leurs grands-parents, on avait l'air de vrais réfugiés », rit Hoyda en se rappelant cette équipée.Après avoir passé un autre checkpoint, les Jayousi sont arrivés à Tulkarem en plein affrontement.Le menu habituel : pierres, gaz lacrymogène, coups de feu.Ils ont dû prendre trois taxis pour parcourir quelques coins de rues.Le lendemain matin, l'armée a interdit aux habitants de la ville de sortir dans la rue.Seule solution : partir Au retour, Nedal a réussi à se faufiler à Jérusalem et a déposé une demande d'immigration au consulat américain.« Pour moi, c'était trop », dit-il.Cette demande, c'est la décision la plus déchirante de sa vie.Toute sa famille est opposée à son départ.Surtout Hoyda, qui ne veut à aucun prix quitter son pays.Il est entendu que les enfants resteront avec elle.Les trois petits monstres adorent leur père et passent leur temps à lui grimper dessus.Et pourtant, Nedal est prêt à partir.Nedal est un pédagogue spécialisé dans la résolution de conflits.Il a été invité à des conférences internationales et me montre fièrement les photos de ses voyages : Danemark, Suisse, Italie.Maintenant, il est confiné dans une ville cernée de toutes parts.Mais il n'y a pas que ça.Quand il regarde ce qui se passe autour de lui, il se dit que tout le travail qu'il a fait ne sert plus à rien.Il se dit qu'il a échoué.Il fut un temps où il réussissait à convaincre des enseignants que le dialogue avec Israël était nécessaire.« Même des gens du Hamas venaient à mes conférences », se rappelle- t-il.Cette période est révolue.« Aujourd'hui, tout le monde ne parle que de vengeance.Je ne peux plus fonctionner ici.» Sa vie est bloquée.Après deux ans d'Intifada, les blessures sont trop profondes.Et son idéal s'est écroulé.Fini, hallas.Après le souper, Nedal et Hoyda me montrent les vidéos qu'ils ont tournées pendant le couvre-feu.Un tank, deux tanks.Quand je leur dis que Patricia s'inquiète pour leur famille, à cause des masques, Nedal et Hoyda sourient.« Nous, on est habitués à avoir des chars d'assaut devant notre maison.Alors les missiles irakiens.» Avant mon départ, Rached m'offre un dessin.Il illustre la fois où l'armée israélienne s'est installée dans l'immeuble des Jayousi, à l'époque du couvre-feu.« Je suis triste parce que les Israéliens ont pris ma maison », dit le titre dans un anglais approximatif.« Tu aurais dû ajouter : pour une journée », sourit son père. 6LP0301B0118 B3 samedi 6LP0301B0118 ZALLCALL 67 19:06:21 01/17/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 J ANV I E R 2 0 0 3 P L U S B 3 Photothèque AP En Irak, il arrive souvent qu'un seul centre médical doive desservir plus de 100 000 personnes.Les centres médicaux n'ont généralement pas de toilettes ni d'eau courante.Mettre l'Irak à genoux sans lever le petit doigt Dans un texte abondamment documenté publié dans le numéro de novembre 2002 du magazine Harper's, Joy Gordon s'en prend au mythe tenace selon lequel Saddam Hussein serait le seul artisan du malheur de son peuple.Depuis 12 ans, explique-t-elle, les Américains s'activent dans les coulisses de l'ONU pour bloquer ou retarder la livraison de matériel humanitaire à l'Irak.« Parfois, les États-Unis donnent une raison pour bloquer l'aide humanitaire, parfois ils n'en donnent pas et parfois, ils changent de raison trois ou quatre fois en cours de route, entraînant chaque fois des retards de plusieurs mois », écrit-elle.Les États-Unis sont complètement isolés dans leur volonté de bloquer le matériel humanitaire destiné à l'Irak : 97 % des embargos ont été demandés par les Américains, et les 3 % restants l'ont été par l'Angleterre.Joy Gordon, professeure à l'Université Fairfield, au Connecticut, a trouvé ces informations en étudiant le contenu des réunions du Comité 661 de l'ONU qui gère les sanctions économiques contre l'Irak.Beaucoup de documents relatifs à l'Irak sont accessibles au public, mais ceux qui font état des embargos américains ne le sont pas, et Mme Gordon a dû utiliser ses contacts aux Nations unies pour les obtenir.La Presse l'a jointe à son bureau de l'Université Fairfield.Q Les sanctions économiques contre l'Irak ne sont pas décidées par les États-Unis, mais bien par l'ONU.Pourquoi accusez-vous les États-Unis ?R Les États-Unis ont joué un rôle d'avant-plan dans la façon dont les sanctions ont été pensées et dans la façon dont elles sont appliquées.Les sanctions contre l'Irak ne sont pas sensées s'appliquer aux biens humanitaires.Le problème, c'est que les États-Unis bloquent tout pour un oui ou pour un non.Ce faisant, ils contreviennent aux fondements même de l'ONU.Par exemple, dans un des rapports du Comité 661, on peut lire que les États-Unis se sont opposés à la construction d'usines qui transformeraient le blé en farine, sous prétexte que la production de farine n'était pas un besoin pressant en Irak.Pourtant, quelques semaines auparavant, l'UNICEF avait déclaré que 25 % des enfants irakiens étaient victimes de malnutrition.Les agissements des Américains suscitent d'ailleurs beaucoup d'opposition de la part des autres pays membres.Même au sein du Comité 661, les autres délégués critiquent ouvertement l'attitude des États- Unis.Dans l'une des rencontres, le représentant français s'est emporté et a dit aux Américains : « Vous vous opposez aux envois humanitaires en invoquant la nécessité de consulter des experts sur la question.Mais lorsque ces experts vous donnent leur feu vert, vous n'en tenez pas compte et continuez d'imposer votre veto.» Les Américains sont isolés, mais leur droit de veto leur permet de faire ce qu'ils veulent.Q Y a-t-il des embargos dont on n'entend pas parler et qui font présentement des victimes en Irak ?R Les exemples sont trop nom breux pour être compilés.Actuellement, la première cause de mortalité infantile en Irak est la consommation d'eau non potable.Pourtant, les États-Unis ont bloqué la livraison de réservoirs d'eau sous prétexte qu'ils pouvaient être utilisés pour fabriquer des armes chimiques.Les experts en armement consultés par l'ONU ont rejeté cette hypothèse, expliquant que les parois des réservoirs étaient tellement minces qu'ils ne pouvaient pas servir à contenir autre chose que de l'eau.Mais les États- Unis ont quand même maintenu leur embargo.Et si l'eau est en si mauvais état en Irak, c'est parce que 300 000 tonnes d'eaux d'égout sont déversées quotidiennement dans les rivières.Pourquoi ?Parce que les usines de filtration sont fermées : les États- Unis refusent qu'on livre les génératrices nécessaires à leur fonctionnement.Récemment, les États-Unis ont empêché la livraison de ventilateurs qui devaient servir à équiper une salle d'opération.Ils viennent aussi de bloquer la livraison d'équipement servant à faire du yogourt car, disent-ils, cela peut servir à fabriquer des armes de destruction massive Mais certaines aberrations sont parfois corrigées.L'an dernier, les États-Unis ont empêché 280 millions de dollars de vaccins d'être livrés à l'Irak, sous prétexte que les vaccins pouvaient éventuellement servir à fabriquer des armes chimiques.Ce n'est qu'après la publication d'articles accablants par le Washington Post que le gouvernement a levé l'embargo sur les vaccins.Q Le gouvernement de l'Irak se soucie-t-il du sort de sa population R Le bilan du gouvernement de l'Irak au sujet des soins apportés à la population est mitigé.Ce qu'on sait, c'est que le système de rationnement mis sur pied par le gouvernement en septembre 1990, six semaines après le début de l'embargo, est la seule raison qui explique qu'il n'y ait pas encore de famine généralisée en Irak.Certaines personnes accusent le gouvernement d'interdire l'accès au système de rationnement à certains groupes ethniques ou aux familles des dissidents politiques.Mais de façon globale, les actions du gouvernement sauvent le pays de la catastrophe.Depuis le début des sanctions, plusieurs fonctionnaires ont perdu leur emploi.Il y a eu un exode massif des gens qualifiés, assez riches pour habiter à l'étranger.Je crois que l'Irak est un pays affaibli, et que le gouvernement tente de maintenir le bateau à flot.Q Pourquoi croyez-vous que les États-Unis agissent de la sorte avec l'Irak ?R Traditionnellement, les États- Unis ont toujours aimé « démoniser » certains pays ou certains individus.Ils doivent alors combattre cette menace, une stratégie qui permet au gouvernement de gagner du capital politique au pays.Évidemment, le fait d'avoir des ennemis à combattre est aussi d'un grand intérêt pour les entreprises d'armement américaines.Bush crie sur toutes les tribunes que Saddam Hussein est capable de fabriquer des armes biologiques d'ici trois mois, et qu'il est capable d'acquérir l'arme nucléaire d'ici deux ans.C'est une accusation nouvelle, qui est pourtant fondée sur des informations qui datent de plusieurs années.L'an dernier, la situation n'était pas différente, mais Bush n'en parlait pas.Ce que mon étude sur les embargos m'a fait réaliser, c'est que pour arriver à ses fins, l'administration Bush a de la facilité à voir des menaces là où il n'y en a pas.Tous les embargos inutiles imposés par les États- Unis en sont des exemples frappants.Aujourd'hui, la question que je me pose est la suivante : les justifications que donne Bush pour aller en guerre contre l'Irak seraient-elles de la même nature que celles qu'il utilise pour bloquer l'aide humanitaire ?Le raisonnement fonctionnet- il dans les deux sens ?Quand Bush dit que Saddam Hussein peut produire des armes biologiques dans trois mois, est-ce qu'il dit cela parce qu'il croit que Saddam a mis la main sur du matériel de fabrication de yogourt ?C'est une question terrifiante qui me hante, et à laquelle je n'ai pas de réponse.Pendant que les inspecteurs de l'ONU cherchent des armes en Irak, les sanctions économiques imposées contre ce pays maintiennent celui-ci dans un état de crise perpétuelle.Pour la première fois, Joy Gordon, spécialiste en relations internationales, lève le voile sur les méthodes d'application des sanctions, dont l'objectif avoué est d'affaiblir le peuple irakien.Une guerre « propre », qui ne coûte pas un sou, et qui a déjà fait 500 000 victimes chez les enfants irakiens, trois fois plus que le nombre de personnes tuées pendant les attaques nucléaires au Japon durant la Seconde Guerre mondiale.Les sanctions en chiffres NICOLAS BÉRUBÉ DEPUIS LE début de l'application des sanctions économiques, à l'été 1991, 500 000 enfants irakiens sont morts à cause des embargos, estime l'UNICEF.Dans les années 1980, le taux de mortalité chez les enfants était de 50 pour 1000 naissances en Irak.En 1994, il avait grimpé à 90 pour 1000 naissances.Actuellement, malgré l'implantation du programme « Pétrole contre nourriture », on dénombre 131 morts pour 1000 naissances, un taux de mortalité infantile comparable à celui d'Haïti.Le taux de mortalité moyen dans les pays en voie de développement est de 90 pour 1000 naissances.La cause principale de ce taux élevé de mortalité infantile est l'eau contaminée.Avant 1990, 95 % des logements situés en ville et 75 % des habitation en milieu rural avaient accès à l'eau courante.Après la guerre du Golfe, des épidémies de typhoïde et de choléra \u2014 des maladies qui avaient été éradiquées depuis longtemps \u2014 ont frappé l'Irak.En 1996, toutes les infrastructures de traitement des eaux usées étaient hors d'usage.Depuis l'implantation du programme « Pétrole contre nourriture », en 1996, la situation ne s'est pas améliorée : plusieurs rapports indiquent même qu'elle s'est dégradée.En Irak, il arrive souvent qu'un seul centre médical doive desservir plus de 100 000 personnes.Les centres médicaux n'ont généralement pas de toilette ni d'eau courante.En 2001, l'ONU \u2014 qui contrôle des recettes de la vente du pétrole irakien \u2014 a alloué 13,6 milliards de dollars au Koweït pour « remboursement de la dette de guerre ».La même année, 9,6 milliards ont été distribués aux Irakiens.Autrement dit : l'ONU dépense plus d'argent pour dédommager le Koweït que pour le bien-être du peuple irakien.Le programme « Pétrole contre nourriture » procure aux Irakiens un revenu per capita de 170 $ par année, soit moins que la moitié du revenu d'un habitant d'Haïti.À titre de comparaison, l'ONU dépense 400 $ par année en nourriture pour chaque chien qui fait du déminage en Irak.Les deux dernières années ont été moins pénibles pour les enfants irakiens.Les pluies abondantes ont donné deux bonnes récoltes.Une enquête de l'UNICEF a révélé que la malnutrition aiguë chez les enfants est tombée d'un taux record de 11 % en 1996 à 4 % en 2002.Sources : UNICEF, UNESCO, Harper's magazine 6LP0401B0118 B4 samedi 6LP0401B0118 ZALLCALL 67 19:05:52 01/17/03 B Nicolas Sarkozy La revanche éclatante du «traître» En mai 2002, il se voyait premier ministre de Chirac.À sa grande déception, il a hérité de la place de numéro deux du gouvernement.Et du très périlleux ministère de l'Intérieur.Hyperactif sur le terrain, omniprésent dans les médias, Sarko est devenu en huit mois le champion incontesté des sondages de popularité.La locomotive du gouvernement Raffarin.et le rival numéro un du premier ministre.Avec en ligne de mire la présidentielle de 2007.Huit mois après son installation à Matignon, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin réussit ce qui reste en France un petit exploit : demeurer populaire.Il le doit à sa manière d'arrondir les angles, à ses talents de négociateur et communicateur.Bref à son habileté à éviter les écueils et les conflits.Un solide gardien de buts qui ne laisse pas marquer contre son camp.Mais le joueur étoile qui compte des buts et enflamme les foules, ce n'est pas lui, mais le numéro deux du gouvernement : Nicolas Sarkozy, 48 ans, un ambitieux aux dents longues qui a en outre le handicap d'être député et maire de la banlieue cossue de Neuilly, symbole suprême de la bourgeoisie française.À la tête du ministère de l'Intérieur (police et gendarmerie), qui n'est pas a priori un poste où l'on se fait beaucoup d'amis, Nicolas Sarkozy est devenu depuis des semaines l'homme politique le plus populaire du pays.Pas seulement dans les sondages, mais au sein du « microcosme » : les médias intellectuels l'encensent, des leaders socialistes lui font des compliments.Et quand il fait une grande émission politique, fin décembre, il attire 5,8 millions de téléspectateurs \u2014 un record \u2014et, de l'avis général, réussit à river son clou en direct à Jean-Marie Le Pen.Alors que, mardi de cette semaine, le Parlement entamait l'examen de son projet de loi sur la sécurité publique, on apprenait \u2014 comme par enchantement que les dernières statistiques officielles indiquaient, sinon une régression, du moins une quasi-stagnation des chiffres la délinquance et la criminalité.Bref tout semble réussir à celui qui « se voyait déjà premier ministre quand il avait 18 ans », selon son copain d'alors, le journaliste et écrivain Pierre Assouline.Non seulement Sarkozy plaît à tout le monde \u2014 ou presque \u2014, mais il obtient de vrais résultats.Premier flic de France Il faut dire que depuis sa nomination à l'Intérieur, il est omniprésent.Alors que les autres ministres du gouvernement brillent par leur discrétion, le « premier flic de France » est sur tous les fronts et ne laisse pas passer trois jours sans faire parler de lui à la télévision, grâce à une nouvelle initiative : essentiellement sur le dossier de l'insécurité, la première préoccupation actuelle des Français, mais aussi sur l'immigration, la menace intégriste en France, ou le terrorisme en Corse.Ce ne sont certainement pas des problèmes qui se règlent en quelques mois et d'un coup de baguette magique, même de droite.Mais Nicolas Sarkozy s'active dans tous les sens, visite les commissariats et les quartiers « difficiles », reçoit les syndicats de policiers ou les responsables de quartier.Déplace des policiers affectés aux ministères parisiens pour les envoyer sur le terrain.Équipe des patrouilles de banlieue de pistolets à balles de caoutchouc, réunit sous son autorité la gendarmerie, jusque-là absurdement gérée par le ministère de la Défense.On le retrouve début décembre à Londres où il discute avec son homologue britannique de la question des clandestins massés à Calais.Face à un dilemme impossible sur le centre de la Croix-Rouge à Sangatte \u2014 qui accueille les clandestins, mais favorise les réseaux de passeurs et attire d'autres clandestins \u2014, il prend la décision énergique de la fermeture.Mais en même temps, il se prononce contre la reconduite à la frontière de sanspapier installés en France depuis des années, ou même des immigrés condamnés à la prison pour des délits divers \u2014 alors que la gauche elle-même n'osait pas se prononcer contre cette « double peine ».Alors qu'il vient du parti gaulliste, traditionnellement centralisateur, Sarkozy donne l'impression de vouloir manoeuvrer en finesse en Corse, où il a de bonnes relations personnelles avec les milieux nationalistes.Un hyperactif Même si cette hyperactivité ne garantit rien à long terme, le nouveau ministre de l'Intérieur donne en tout cas aux gens l'impression qu'il s'occupe des problèmes qui les tracassent.Politicien jusqu'au bout des ongles, Sarko n'est pas du genre à rester à la campagne ou en vacances s'il y a des émeutes en banlieue, une bavure policière ou une catastrophe maritime ou ferroviaire.Et, bien sûr, on l'a vu en pleine nuit, un samedi d'octobre, accourir au chevet du maire (socialiste) de Paris, blessé au couteau par un déséquilibré.Une hyperactivité presque trop voyante, qui suscite quelques ricanements et fait ombrage au premier ministre lui-même, qui prend des allures de roi fainéant face à une sorte de grand vizir Iznogoud agité.Mais le résultat est là : à 48 ans, Nicolas Sarkozy, pourtant cruellement déçu en mai dernier de n'avoir pas le poste de premier ministre, est plébiscité dans les sondages et fait figure de supervedette du gouvernement.Même la chance est avec lui.Malgré le développement d'un discours « sécuritaire », qui aurait pu mener à un durcissement brutal de la police dans les banlieues à problèmes, il n'y a pas eu à l'heure actuelle de sérieuse « bavure » policière \u2014 on sait qu'il suffit d'un gros « accident » pour changer le climat.À la fin du mois de novembre, il enregistrait en toute tranquillité un nouveau succès sur un terrain particulièrement miné qui d'ailleurs ne relevait pas expressément de son ministère : le conflit des chauffeurs routiers.Rien que dans les dix dernières années, les routiers avaient réussi à gravement perturber la circulation et la vie du pays, à trois reprises, en 92, 96 et 97, en bloquant les axes autoroutiers et les dépôts de carburant, pour des périodes de cinq à quinze jours.Deux fois sous la gauche, une fois sous la droite.À chaque fois, le gouvernement avait dû tolérer une situation totalement illégale, qui sidérait les transporteurs des pays voisins, puis céder sur l'essentiel aux camionneurs.Malgré l'habileté du gouvernement Raffarin qui avait joué à fond la carte de la négociation, et réussi à diviser le front syndical, les deux syndicats les plus influents, CGT (Confédération générale du travail) et CFDT (Confédération française démocratique du travail), appelaient à dresser des barrages routiers.Tout restait possible, y compris le blocage du pays.Lequel n'a pas eu lieu : il a suffi que le ministère de l'Intérieur, pour la première fois dans ce genre de conflit, adopte (avec doigté) la voie de la fermeté.Dès la formation des premiers barrages routiers \u2014 il suffisait d'y penser ! \u2014 les policiers demandaient aux routiers de dégager.sous peine de se voir retirer leur permis de conduire pour entrave à la circulation ! Et dans l'après-midi, il n'y avait plus un seul barrage dans le pays.Jamais on n'avait un conflit aussi menaçant se régler aussi rapidement.Candidat en 2007?Que dans ce contexte les observateurs politiques voient en lui un présidentiable de droite pour 2007, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi.Désormais, disent les augures, l'investiture à droite se jouera entre l'ancien premier ministre Juppé, Raffarin et Sarkozy.Ce dernier est revenu dans la cour des grands, au tout premier rang de la classe politique.Un exploit qui, dans son cas, relève du miracle.Car, il y a deux ans à peine, Sarkozy était considéré comme un homme mort, justement pour avoir été trop pressé et carnassier.Une sorte de Richard Nixon à la française.Au pas de charge, il avait enlevé en 1983 \u2014 à l'âge de vingt-huit ans ! \u2014 la mairie, puis la circonscription hyperbourgeoise de Neuilly, place forte qui, à droite, peut vous durer toute une vie.À la fin de l'ère Mitterrand, début des années 90, il était officieusement intronisé premier lieutenant et fils spirituel de Jacques Chirac.C'est à ce titre qu'il devient en 1993 ministre du Budget sous le gouvernement Balladur.Lorsque celui-ci trahit son « ami de trente ans » et se présente contre Chirac à la présidentielle, Sarkozy change de camp et devient son chef de campagne.Et comme tel sera l'organisateur de quelques coups bas contre le clan chiraquien.Mais Chirac réussit à éliminer Balladur au printemps de 1995, et c'est la descente aux enfers pour le « traître numéro un » du RPR (Rassemblement pour la République).À la manière d'un Bourassa au début des années 80, il retissera patiemment et humblement sa toile au sein du parti chiraquien.Vaguement rentré en grâce \u2014 en tout cas toléré au poste de secrétaire général du RPR \u2014, il subit une nouvelle catastrophe aux élections européennes de 1999 : avec 12 % des voix, c'est un effondrement qui semble mettre un terme à ses ambitions.Qu'à cela ne tienne.Il fait mine de se retirer dans sa bonne mairie de Neuilly, écrit comme il se doit un grand livre de réflexions politiques.et reprend sa cour obstinée auprès du RPR, de la droite (pas un député qu'il ne connaisse personnellement) et de l'entourage chiraquien.À défaut d'être vraiment sympathique, il est tellement efficace et habile que, lorsque se profile la victoire de Chirac en 2002, Nicolas Sarkozy occupe au sein des parlementaires de droite la position de favori à Matignon.Il y croit dur comme fer \u2014 ou veut y croire.Lorsque, le 6 mai, Chirac \u2014 qui le tutoie comme un ami proche \u2014 lui annonce qu'il sera.numéro deux du gouvernement, il s'étrangle de rage : « Comment pouvezvous me faire confiance comme numéro deux si vous ne me faites pas confiance comme numéro un ?» Mais chez lui l'emportement ne peut être que passager : c'est un ambitieux tenace, qui sait encaisser les coups et s'accroche toujours.Huit mois plus tard, au difficile poste de l'Intérieur, Sarkozy est déjà, et de loin, l'homme politique le plus populaire du pays.Et comme le modeste Raffarin déclare volontiers qu'il se voit bien gouverner « jusqu'à la fin de 2004 », cela ne veut-il pas dire que la place de premier ministre sera alors vacante et bonne à prendre ?Il est vrai que Chirac, malgré sa fausse bonhomie, peut faire preuve, longtemps après les outrages, d'une solide rancune.Mais, d'ici là, Nicolas Sarkozy en est sûr : il sera devenu incontournable.En attendant la présidentielle de 2007.Chaque chose en son temps.Politicien jusqu'au bout des ongles, Sarko n'est pas du genre à rester à la campagne ouen vacances s'il y a des émeutes en banlieue, une bavure policière, une catastrophe maritime ou ferroviaire.Photohèque AFP À 48 ans, Nicolas Sarkozy, pourtant cruellement déçu en mai dernier de n'avoir pas le poste de premier ministre, est plébiscité dans les sondages et fait figure de supervedette du gouvernement.« Comment pouvezvous me faire confiance comme numéro deux si vous ne me faites pas confiance comme numéro un ?» 6LP0501B0118 B5 Samedi 6LP0501B0118 ZALLCALL 67 23:47:32 01/17/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 J ANV I E R 2 0 0 3 P L U S B 5 Le calcul politique d'Allan Rock Jean Chrétien résitera-t-il jusqu'en 2004 à la poussée de la machine de Paul Martin?Les 12 derniers mois ont été un véritable cauchemar pour le premier ministre Jean Chrétien, qui a été contraint de remanier son cabinet à quatre reprises à cause d'accusations de conflit d'intérêts et de favoritisme.Les partisans de Paul Martin lui ont aussi fait la vie dure, le forçant même à annoncer la date de son départ.Or, les prochains mois risquent d'être un calvaire si son éternel rival est couronné chef du parti.Notre correspondant à Ottawa explique.Le premier ministre Jean Chrétien est l'un des grands perdants de la décision du ministre de l'Industrie, Allan Rock, de renoncer à se porter candidat dans la course à la direction du Parti libéral.Car le retrait inattendu de M.Rock, qui craignait manifestement d'être humilié dans cette bataille où l'ex-ministre des Finances Paul Martin demeure le grand favori, accroît la probabilité que l'éternel rival de M.Chrétien soit couronné chef du parti avant la fin de l'été.Un tel scénario, qui fait frémir de peur les fidèles partisans du premier ministre, pourrait augmenter la pression sur M.Chrétien pour qu'il devance de plusieurs mois son départ de la vie politique, prévu en février 2004.Au moins sept députés libéraux ont déjà publiquement exhorté le premier ministre au cours des dernières semaines à tirer sa révérence plus rapidement afin d'éviter au parti, au gouvernement et à l'ensemble du pays les douloureux tiraillements qui ont affligé les troupes libérales l'an dernier.Si Paul Martin \u2014 dont la machine électorale d'un bout à l'autre du pays est rodée depuis des années \u2014 est bel et bien couronné, d'autres députés impatients d'accéder au cabinet n'hésiteront pas à réclamer un départ hâtif du premier ministre, insatisfaits de la longue transition à laquelle ils devraient s'astreindre.Mais après avoir été contraint, en août dernier, d'annoncer plus rapidement que prévu sa décision de quitter la politique à la suite des pressions exercées par le camp Martin, M.Chrétien tient mordicus à respecter le programme qu'il s'est fixé au sujet de sa retraite.«Absolument pas», a déclaré cette semaine M.Chrétien lors d'une rare conférence de presse lorsqu'il a été interrogé à savoir si un couronnement de M.Martin, qu'il a limogé du cabinet en juin dernier, pourrait précipiter son départ.Compte tenu du style bagarreur de M.Chrétien, le camp Martin croit dur comme fer que le premier ministre tire des ficelles en privé depuis le retrait de M.Rock et qu'il encourage ses principaux donateurs à sortir leurs chéquiers pour financer la campagne au leadership du ministre des Finances, John Manley.Depuis le désistement de M.Rock, qui était vu comme le candidat ayant la meilleure organisation à sa disposition après celle de M.Martin, plusieurs libéraux se tournent d'ailleurs vers M.Manley afin d'éviter à tout prix un couronnement de l'exministre des Finances.«Jean Chrétien a tout intérêt à ce qu'il y ait une course au leadership, car autrement il va voir sa légitimité (de gouverner) s'évaporer dès le mois de juin, soutient un stratège du camp Martin sous le couvert de l'anonymat.Il est évident que M.Chrétien souhaite que John Manley ait les ressources nécessaires pour mettre sur pied une campagne crédible.En principe, ceux qui aspirent à succéder à M.Chrétien doivent annoncer leurs couleurs rapidement et commencer à vendre des cartes de membres compte tenu que seuls les membres en règle à la fin juin auront le droit de voter pour le prochain chef.Les organisateurs de M.Manley, qui doit donner le coup d'envoi à sa campagne à la fin mars, soit quelques semaines après avoir déposé son premier budget, affirment que le ministre des Finances dispose déjà d'une caisse suffisante pour faire la lutte à M.Martin.«Notre loyer est payé jusqu'au mois de novembre », a lancé cette semaine un organisateur de M.Manley.Les dirigeants de la campagne de M.Manley préparent un important dîner de collecte de fonds à Ottawa à la fin mars qui pourrait rapporter environ 1,5 million de dollars.Outre M.Manley, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, la ministre de la Santé, Anne Mc Lellan, et le ministre des Ressources naturelles, Herb Dhaliwal, pourraient aussi être de la course, de même que le député torontois Dennis Mills.Mais ce dernier est déjà vu comme un candidat marginal même s'il a réussi à recueillir près de 400 000 $ jusqu'ici.En hissant son drapeau blanc cette semaine, un an jour pour jour après l'ancien ministre Brian Tobin, M.Rock a réussi à s'attirer les foudres des stratèges de la ministre Copps, qui soutiennent que le ministre de l'Industrie a pratiquement concédé la victoire à M.Martin 11 mois avant le congrès des libéraux.Durant sa conférence de presse, M.Rock, qui rêvait de devenir le prochain premier ministre depuis sa première élection à la Chambre des communes, en 1993, a décrit M.Martin comme «l'homme politique le plus populaire au pays», qui dispose d'une organisation nationale «très forte» et qui sera «un candidat très difficile à battre».«Après les commentaires très élogieux de Rock à l'endroit de Martin, ses organisateurs seront sûrement très à l'aise de travailler pour Martin.Il a évidemment fait un calcul politique en devenant le premier à tirer la plug sur sa campagne », estime un stratège de Mme Copps.Le camp Martin n'a d'ailleurs pas perdu de temps à courtiser les organisateurs de M.Rock, dans l'espoir de consolider son avance, voire de forcer les autres candidats potentiels à se désister aussi.Après 10 ans de pouvoir, les libéraux pourraient donc être privés d'une véritable course à la direction de leur parti, ce qui serait une première sur la scène fédérale depuis des lustres.Les dirigeants du parti entrevoient cette possibilité comme un cauchemar, d'autant plus que les libéraux ont terminé la moitié de leur troisième mandat.Mais ce n'est rien comparativement au calvaire qui attend Jean Chrétien si son éternel rival obtient le trône sans donner le moindre coup d'épée.Photothèque ROBERT SKINNER, La Presse © Jean Chrétien Photothèque Reuters Paul Martin Photothèque CP Allan Rock Photothèque CP John Manley 6DE0601B0118 décès SA 18 JR 6DE0601B0118 ZALLCALL 67 21:21:35 01/17/03 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 8 JANVIER 2003 INDEX DES DÉCÈS AUGER, Roland Montréal BEAUCHAMP, Henri Montréal BEAUCHEMIN (Moreau), Eva Montréal BÉLAND, P.Guillaume s.j.Saint-Jérôme BOISSELLE, Pierre Île des Soeurs CHASSAY, René CÔTÉ, Céline Montréal DAIGLE, Hubert, ingénieur St-Bruno DÉSILETS, Pierre-Olivier DULUDE (Marois), Rose-Hélène Montréal FOURNIER, Rodolphe (Rudy) Beloeil GAUTHIER, André Montréal GIRARD, Jean Montréal KHOUZAM, Joséphine Brossard LAMARCHE, Adrienne Montréal LAMY GUIMOND, Denise Montréal LAVOIE, Marcel Montréal MASSICOTTE, Ghislaine Montréal MOONEY, Monseigneur Thomas Theodore PARENT, Donatienne Montréal PICHÉ, Rita Montréal POUPARD, Thérèse Ste-Thérèse ROCHETTE (Leroux), Maria Montréal SALBAING, Pierre Alcée ST-MARTIN (Tremblay), Laurette Boucherville THOMAS, Pauline Montréal VANASSE, Jean-Robert St-Donat VERMETTE Frère Edouard-Charles, sg Montréal DÉCÈS AUGER, Roland À Montréal, le 17 janvier 2003, à l'âge de 84 ans, est décédé M.Roland Auger.Il laisse dans le deuil son épouse Viola Charest et son frère René (Mariette Hébert), ses belles- soeurs Gisèle Gauthier et Micheline Côté ainsi que ses deux filles Suzanne (Jean Molinié) et Florence, ses petits-enfants Maïté, Yann, Sébastien (Cathy Aubin), Vincent et Thierry et ses arrière-petits-enfants Mathieu, Jessica et Alexandre.La famille recevra les condoléances dès 13 h 30 le 21 janvier 2003 en l'église St-Viateur, 183 avenue Bloomfield, Outremont, (514) 731-3721.Les funérailles auront lieu à 14 h, à la même paroisse Direction Alfred Dallaire inc.BEAUCHAMP, Henri 1921 - 2003 Est décédé le 16 janvier 2003, à l'âge de 81 ans, à l'hôpital Notre-Dame de la Merci, Henri Beauchamp, typographe et correcteur d'épreuves à La Presse pour quelque 28 ans.Henri a toujours été un rassembleur dans la paix, il se dévoua auprès de l'Union des typographes et fut maître de chapelle de son unité.A sa retraite, il fut membre fondateur de l'Association des retraités de La Presse qui est toujours très active.Il laisse dans le deuil son épouse Colette et ses enfants Stéphane, Hélène et François.Ses frère et soeurs, Armand, Simone et Jeanne et ses filles Jeannette et Yolande.Suivant la volonté d'Henri, ses restes seront incinérés sans service et sans cérémonie.Ceux qui voudront honorer spécialement sa mémoire sont invités à reconnaître sa pensée humaniste dans une offrande à l'Association canadienne pour les Nations Unies, 900-130 Slater, Ottawa, Ontario K1P 6E2 ou Solidarité pour les droits humains des Palestiniens, 1118 Ste-Catherine Ouest, suite 300, Montréal, Qc H3B 1H5.BEAUCHEMIN (Moreau), Eva 1913 - 2003 À Montréal, le 17 janvier 2003, à l'âge de 89 ans, est décédée Mme Eva Moreau, épouse de feu Eusèbe Beauchemin.Elle laisse ses neveux, ses nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 3503, Papineau, Montréal www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le dimanche 19 janvier à 20 h 30, au salon.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Äu lieu de fleurs, des dons à Les Petits Frères des Pauvres seraient appréciés.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.BÉLAND, P.Guillaume s.j.1910 - 2003 À Saint-Jérôme, le 15 janvier 2003, est décédé à l'âge de 92 ans, après 73 ans de vie religieuse, le P.Guillaume Béland s.j.Né à Bying Inlet (Ontario), il fit ses études au Collège Sacré-Coeur de Sudbury et entra chez les jésuites en 1929.Ordonné prêtre en 1942, il fut parmi les fondateurs de la mission d'Éthiopie où il oeuvra de 1945 à 1972.Pendant ce temps, il revint au pays de 1965 à 1967 pour être recteur du Collège Sacré-Coeur de Sudbury.Revenu définitivement au Canada, il fut curé (73-75) de Britt, Ontario, supérieur de la maison des jésuites de Saint-Jérôme (75-79) et exerça ensuite différents ministères dans la région de Sudbury.Outre ses confrères jésuites, il laisse dans le deuil son frère Charles, neveux et nièces, parents et amis.Il sera exposé à la Maison des Jésuites 175, boul.des Hauteurs, Saint-Jérôme le dimanche 19 janvier à partir de 14 h.Il y aura réunion de prières à 20 h.Les funérailles y seront célébrées le lendemain, 20 janvier, à 14 h 30.Au lieu de fleurs, des dons à l'Aide aux Jésuites canadiens (25, rue Jarry Ouest, Montréal H2P 1S6) seraient appréciés.CHASSAY, René 1928 - 2003 Après un combat de deux ans contre le cancer mené avec beaucoup de lucidité et de dignité, René Chassay est mort le 16 janvier 2003.Pharmacien (promotion 53), il venait d'avoir 75 ans.Il laisse dans le deuil son épouse depuis 45 ans, Lorraine Drouin, son fils Jean-François, sa belle-fille Claude Rocray, sa petite-fille Frédérique, ses belles- soeurs Mariette Drouin (feu Jacques Huard), Gisèle (feu Paul Chassay) et Fleurette (feu Lucien Chassay) ainsi que de nombreux autres parents et amis.Il nous manque déjà.La famille recevra les condoléances au Centre funéraire Côte-des-Neiges inc.4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal, Québec Tél.: (514) 342-8000 le samedi 18 janvier de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, le dimanche 19 janvier dès 13 h.Les funérailles auront lieu le dimanche 19 janvier à 16 h en la chapelle du Centre funéraire Côte-des-Neiges.La famille tient à remercier chaleureusement le docteur Trudel du CLSC Kateri, le docteur Marchand du Centre Chevalier de Lévis à Longueuil ainsi que tout le personnel de l'étage des soins palliatifs de cette institution pour leur gentillesse, leur efficacité et leur grande compétence.Un don à la Fondation québécoise du cancer serait apprécié.CÔTÉ, Céline 1961 - 2003 À Montréal, le 16 janvier 2003, à l'âge de 41 ans, et décédée subitement Céline.Elle laisse dans le deuil son époux, Nicolas Dubé, ses enfants, Sarah, Frédérique et Antoine, ses frère et soeurs, Francine, Louis et Élaine et son père, Raymond Côté, ainsi que ses beaux-parents, beaux-frères, belles- soeurs, neveux, nièces, collègues et amis.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, au salon funéraire Alfred Dalllaire inc.1111, Laurier Ouest, Outremont (514) 270-3112 le lundi 20 janvier 2003, de 15 h à 17 h et de 19 h à 22 h, ainsi que le mardi 21 janvier dès 10 h.Les funérailles seront célébrées en l'église St-Viateur, avenue Bloomfield (angle Laurier), Outremont, mardi à 11 h.Pour souligner votre sympathie, la famille apprécierait des dons à la Fondation des maladies du coeur, dont les formulaires seront disponibles au salon funéraire.DAIGLE, Hubert, ingénieur 1926 - 2003 Entouré de sa famille, M.Hubert Daigle, époux de Gisèle De Serres, est décédé le 16 janvier 2003, au C.H.S.L.D.St-Bruno.Outre son épouse, il laisse derrière, ses enfants Jacques (Anne), Michel (Louise), Louise (Jacques) et ses petits-enfants Daniel, Nicolas, Simon L., Alexandre, Simon B., Laurence et Maxime.Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier à 14 h, en l'église St-Hilaire, 260 ch.des Patriotes N., Mont-Saint-Hilaire.La famille accueillera parents et amis à 13 h à l'église.Au lieu de fleurs, des dons à la Société Alzheimer seraient appréciés.DÉSILETS, Pierre-Olivier Le 6 janvier 2003, à l'âge de 67 ans, est décédé Pierre-Olivier Désilets.Il laisse dans le deuil une tante, Monique Olivier-Clerk, deux cousines, Hélène et Suzanne Clerk, deux cousins, Me Jean Clerk et André Désilets, p.m.é., quelques intimes dont Royal du Perron ainsi que ses collègues de l'Union des artistes.Poète et libre-penseur, il a toujours préféré l'entière liberté à toute autre chose.Les funérailles auront lieu, le samedi 10 mai 2003 à 10 h 30 à l'église St-Pierre Apôtre (Visitation et René-Lévesque) à Montréal et l'inhumation suivra au cimetière St-Louis de Trois-Rivières.DULUDE (Marois), Rose-Hélène 1919 - 2003 À Montréal, le 14 janvier 2003, à l'âge de 83 ans, est décédée Mme Rose-Hélène Marois, épouse de feu Laurent Dulude.Elle laisse dans le deuil ses enfants Jacques, André et Louise, ses petits-enfants Jacques Jr, Marc-André, Josée-Ann, Julien, Michael et Jean-Laurent, ses six arrière-petits-enfants, ses soeurs et frères, belles-soeurs et beaux-frères ainsi que plusieurs nièces et neveux, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1750, rue Notre-Dame, Lachine www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le dimanche 19 janvier 2003, à 14 h, en la chapelle du complexe.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures des visites: dimanche de 12 h à 13 h 45.FOURNIER, Rodolphe (Rudy) Paisiblement à la Maison Victor-Gadbois, le 16 janvier 2003, est décédé M.Rodolphe Fournier, époux de Judith (Judy), père chéri de Charles L.(Diane Bergamin), grand-père de Emily Alyona.Exposé au salon Collins, Clarke, Mac Gillivray, White 307, Riverside Drive, (coin Argyle) St-Lambert le dimanche 19 janvier 2003 de 14 à 17 h.Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier, à 11 h, en l'église St.Francis of Assisi, 844, Notre-Dame, St-Lambert.Suivra une réception.Au lieu de fleurs des dons à la Maison Victor-Gadbois, 1000 rue Chabot, St-Mathieu de Beloeil H3G 4S5 ou à une oeuvre de charité de votre choix seraient appréciés.GAUTHIER, André 1910 - 2003 À Montréal, le 15 janvier 2003, à l'âge de 92 ans, est décédé André Gauthier, fils de feu Théode Gauthier et de feu Alice Gauthier.Il laisse dans le deuil ses frères Maurice (Béatrice Arpin), Marcel (Marthe Leduc), sa soeur Blanche (Marcel Cardinal), neveux et nièces ainsi que parents et amis(es).Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier à 14 h en l'église St-Esprit de Rosemont, 2851, rue Masson, angle 6e Avenue.La famille recevra les condoléances à l'église dès 13 h 30.Un merci tout particulier au personnel du 3e Nord du centre hospitalier Notre- Dame-de-la-Merci.Direction: Complexe funéraire J.A.Guilbault inc.Tél.: 514-721-4925 - Téléc.: 514-728-3467 GIRARD, Jean 1958 - 2003 À Montréal, le 15 janvier 2003, à l'âge de 44 ans, est décédé Jean Girard.Il laisse dans le deuil sa compagne Margarita Agtina, sa mère Claire Meunier, son père Dr Yvan Girard, sa soeur Michelle, ses frères Louis et Pierre, ses neveux Félix et Léo, ses grands-mères Aline Meunier et Françoise Girard, ainsi que de nombreux parents et amis.La famille vous accueillera en présence des cendres le dimanche 19 janvier de 14 h à 18 h, au salon funéraire Alfred Dallaire inc.1111, Laurier Ouest, Outremont (514) 270-3112 KHOUZAM, Joséphine 1912 - 2003 De Brossard, le 17 janvier 2003, à l'âge de 90 ans, est décédée Joséphine Khouzam, épouse de feu Naïm Khouzam.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Georges Fouad (Hélène), Marie-Antoinette (Nabil), Adel (Michou), Norma (André), Samir (Maggie), ses petits-enfants: Joseph, Christian, Jean- Karl, Patrick, Emmanuel, Nathalie, Marc, Karim et Christian, ses arrière-petits-enfants ainsi que Mme Guerla, qui l'a accompagnée jusqu'à son départ.Exposée à: La Maison Darche Réseau Dignité 7679, boul.Taschereau, Brossard Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier 2003, à 11 heures, en l'église La Résurrection, 7685 boul.Milan, Brossard, et de là au cimetière de La Prairie.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi dès 9 h.LAMARCHE, Adrienne À Montréal, le 17 décembre 2002, à l'âge de 99 ans, est décédée Adrienne Lamarche, fille de feu Hermas Lamarche et de feu Fabiola Gobeille, d'Outremont.Elle laisse dans le deuil sa belle-soeur Evelyne Lamarche, ses neveux, ses nièces et quelques ami(e)s.La famille accueillera parents et ami(e)s en présence des cendres le samedi 24 mai 2003 à 11 heures au salon Alfred Dallaire inc.1111, avenue Laurier Ouest, Outremont 514-270-3112 LAMY GUIMOND, Denise 1928 - 2003 À Pompano Beach, le 14 janvier 2003, à l'âge de 74 ans, est décédée Mme Denise Lamy Guimond, épouse de feu Gaston Guimond, demeurant à Montréal.La famille accueillera parents et amis à la résidence funéraire Paulin Guimond et Fils inc.2801, rue Laflèche, St-Paulin Heures d'accueil mardi jour des funérailles à 10 h.Les funérailles auront lieu le mardi 21 janvier 2003, en l'église de St-Paulin, à 14 h.Inhumation au cimetière paroisisal.Elle laisse dans le deuil ses frères et bellessoeurs, Jacques Lamy (Thérèse) de Trois- Rivière-Ouest, Roland (Augustine) de Ste- Ursule, ses autres beaux-frères et bellessoeurs, Mme Marthe Chevalier (feu Bernard Guimond) de St-Paulin, Mme Thérèse St- Yves (feu Paulin Guimond) de St-Paulin, M.Gilles Guimond (feu Marcelle Duhaime) de Trois-Rivières, Mme Carmen Guimond (feu Gaétan Gauthier) de Ville Laval ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, ami(e)s.Des dons à la Fabrique de St- Paulin seraient appréciés.Tél.: 819-268-2019.Télec: (819) 268-2834.LAVOIE, Marcel 1913 - 2003 À Montréal, le 16 janvier 2003, à l'âge de 89 ans, est décédé M.Marcel Lavoie, époux de Mme Marie-Ange Chevalier.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Lise (Denis Gauthier), Jacques (Jocelyne Lévesque), ses petits-enfants Anne-Marie Gauthier, François Gauthier (Geneviève Guimont), Josianne Lavoie, quatre arrièrepetits- enfants Elyse, Mélissa, Coralie et Olivier, sa soeur Georgette, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.Exposé au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.2159, boul.St-Martin Est, Duvernay Laval Tél.: 270-3112 le samedi 18 janvier 2003, de 14 h à 18 h, suivi d'une liturgie de la Parole à 18 h, au salon du complexe.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.MASSICOTTE, Ghislaine 1938 - 2002 À Montréal, le 25 décembre 2002, est décédée à l'âge de 64 ans, madame Ghislaine Massicotte fille de feu Hervé Massicotte et de feu Maria Bronsard Massicotte de Shawinigan Sud.Outre son conjoint Jacques Trépanier, elle laisse dans le deuil son frère Jean Claude (Lise Lafrenière) de Mont-Carmel, ses soeurs Carmen (Fernand Perron) de Shawinigan, Mariette de Grand- Mère, ses belles-soeurs Marielle Jodoin (feu Gracien Massicotte) de Varennes, Marguerite Baril (feu Marc André Massicotte) de Shawinigan ainsi que de nombreux neveux et nièces, parents et ami(e)s.Selon ses dernières volontés, elle ne fut pas exposée.Les funérailles eurent lieu en l'église Ste- Brigide de Montréal, le samedi 4 janvier 2003.L'inhumation aura lieu au cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal à une date ultérieure.Des dons au CHUM (soins palliatifs) seraient appréciés.La direction des funérailles fut confiée à la maison Urgel Bourgie MOONEY Monseigneur Thomas Theodore Joseph En Irlande, le 13 janvier 2003, est décédé Monseigneur Thomas Theodore Mooney, fils de feu Thomas Patrick Mooney et feu Albina White, prédécédé de ses frères Abbé Emmett, Ignatius, Kevin (Geraldine Bunn), ses soeurs Augustine (Donald Fraser) et Virgilia (William Cotter).Il laisse dans le deuil son frère Donald (Rita Dussault) et sa soeur Prisca (William Houston).Il laisse également ses neveux et nièces Maureen, Brian, Eileen, Sharon, Shirley, Joan, Shaun, Anthony, Bernard, Martin, Brenda-Anne, Anne-Marie, Sheilah, Mark, Emmett, Timothy et Bridget.Monseigneur sera exposé le dimanche 19 janvier de 14 à 21 h en la chapelle de la Basilique St-Patrick (454, René- Lévesque Ouest) et le lundi 20 janvier de 14 à 21 h en la Basilique St-Patrick (460, René-Lévesque Ouest), suivi d'une réunion de prières à 19 h 30.Les funérailles seront célébrées en la Basilique, le mardi 21 janvier à 14 h.Inhumation au Cimetière Notre- Dame-des-Neiges.Direction funéraire Kane & Fetterly PARENT (née Lavigne), Donatienne 1910 - 2002 À Montréal, le 27 décembre 2002, à l'âge de 92 ans, est décédée Mme Donatienne Lavigne, épouse de feu Ernest Parent.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Réal (Denise Roy), Nicole (Gilles Lefebvre), sa belle-fille Pierrette Carrier (feu Marcel), ses petits-enfants, arrière-petits-enfants, beauxfrères et belles-soeurs ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie Repos St-François d'Assise 6700, rue Beaubien Est, Montréal Tél.(514) 735-2025 www.urgelbourgie.com Une liturgie de la Parole sera célébrée à 15 h en la chapelle du complexe le samedi 25 janvier 2003.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visites: samedi le 25 janvier de 14 à 15 h.PICHÉ, Rita (Thibault) 1928 - 2003 À Montréal, le 15 janvier 2003, à l'âge de 74 ans, est décédée Mme Rita Thibault, épouse de Roland Piché.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses soeurs: Pauline (feu Rosaire), Aurore (feu Jacques); ses beauxfrères, belles-soeurs, neveux, nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie Repos St-François d'Assise 6700, rue Beaubien Est, Montréal www.urgelbourgie.com Une liturgie de la Parole sera célébrée à 20 h 30, le lundi 20 janvier en la chapelle du complexe.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visites: lundi de 14 à 17 h et de 18 à 20 h 30.POUPARD, Thérèse 1904 - 2003 À Ste-Thérèse, le 17 janvier 2003, à l'âge de 98 ans, est décédée Mme Thérèse Poupard, fille de feu Louise Sabourin et de feu Zotique Poupard.Elle laisse dans le deuil son beau-frère Henri Turcot ainsi que tous ses autres neveux et nièces.Un service religieux en présence des cendres sera célébré à une date à venir.Direction Alfred Dallaire inc.ROCHETTE (Leroux), Maria 1921 - 2003 Madame Maria Rochette (née Leroux) est décédée paisiblement à Montréal, le 15 janvier 2003, à l'âge de 81 ans.Elle a rejoint son époux Roméo, décédé en 1977, ainsi que son fils Yves (Louise Brunelle), décédé en 1997.Elle était aussi la mère de Lise (Louis Ménard), de Daniel (Caroline Fafard) et de Marie-Claude (Marc Gagnon), la grand-mère chérie de nombreux petitsenfants.Elle laisse également dans le deuil son frère Jérôme (Claire Desrosiers), ses soeurs Jeannine (feu Marcel Robert) et Pierrette (Alfred Ouimet), ses belles-soeurs, beaux-frères, nièces, neveux, ainsi que de nombreux autres parents et amis.La famille recevra les condoléances le dimanche 19 janvier au Complexe funéraire Magnus Poirier inc.10300, boul.Pie IX, Montréal-Nord Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier à 13 h en l'église St-Vincent-Ferrier, 8115, Henri Julien, Montréal.La famille apprécierait que des dons soient effectués à l'unité des soins palliatifs de l'hôpital Jean-Talon, à l'attention de Martine Dea Bourget.La famille tient à remercier tout le personnel de l'unité pour la qualité des soins fournis et les attentions délicates envers Maria et les membres de la famille.Heures des visites: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h \u0001 \u0002 BOISSELLE, Pierre 1939 - 2003 De l'Île des Soeurs, le 11 janvier 2003, est décédé Pierre Boisselle, à l'âge de 63 ans, après un dur combat contre le cancer.Il s'est éteint, entouré des siens qu'il adorait! Maintenant retraité, il fut pompier, homme d'affaires visionnaire et respecté.Il laisse dans le deuil sa conjointe Pierrette Roy, ses enfants Sylvie (Stéphan), Pierre-Luc, Daniel, Yvon et Claude (Sophie), la mère de ses enfants, Rose Basque, 6 petits-enfants: Claudie, Jayson, Dany, Pierre-Luc, Jessy et Derek; ses frères et soeurs: Georgette, Cécile, Luc, Yvon, Suzanne, Marie et Yvette ainsi que de nombreux parents et amis.Bienvenue à tous, au: Complexe funéraire Magnus Poirier inc.6825, Sherbrooke E., Montréal Les funérailles auront lieu le samedi 18 janvier à 13 h en l'église St-Victor, 2505, Hector (coin Hochelaga), Montréal.Heures de visites: vendredi de 10 à 22 h, samedi à compter de 10 h.Des dons à la Fondation québécoise du cancer seraient appréciés.\u0003 \u0004 Décès, prières, remerciements 900 6LP0701B0118 6LP0701B0118 ZALLCALL 67 22:19:25 01/17/03 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 J ANV I E R 2 0 0 3 B 7 EN BREF Pas d'affrontement À LA VEILLE de l'audience en Cour supérieure, hier, Développements des Éclusiers a retiré sa requête en injonction contre la CLAC, la Convergence des luttes anticapitalistes.Représentée par Me Julius Grey, la CLAC était prête à contester cette requête qui visait à lui interdire de manifester autour du luxueux projet immobilier Quai des Éclusiers, situé à un jet de pierre du marché Atwater.« En plus d'être d'une arrogance indécente pour les résidants des quartiers ouvriers, ce complexe augmentera également la valeur immobilière de tout le secteur, entraînant des effets dévastateurs », estime la CLAC.Pour « célébrer », l'organisme tiendra un rassemblement demain à 14h devant le bureau des ventes de la firme.La Presse Un skin head écope 4 ans UN SKIN HEAD de 22 ans a écopé d'une peine de quatre ans d'emprisonnement au palais de justice de Montréal.Daniel Laverdière avait poignardé un homme de race noire en juin 2002, à la sortie d'un bar.Les blessures qu'il a subies n'était toutefois pas mortelles.La juge Louise Bourdeau, de la Cour du Québec, a qualifié de « crime haineux » le geste fait par le jeune homme.Le magistrat a parlé d'un crime grave commis dans un contexte raciste, un geste gratuit et disproportionné.Un prêtre conteste le verdictd'un tribunal UNE PROCÉDURE, qui ne s'était pas vue au Québec en plus de 200 ans, a été utilisée par la communauté anglicane de North Hatley, dans les Cantons de l'Est, pour juger et punir un prêtre accusé de conduite irrespectueuse envers un évêque.Un tribunal ecclésiastique composé de quatre prêtres a jugé en novembre dernier que le révérend à la retraite, Keith Perry-Gore, qui avait comparé l'évêque Bruce Stavert à Hitler, ne pouvait plus diriger d'assemblées de fidèles.Le révérend Perry-Gore a affirmé hier qu'il contestait la décision du tribunal ecclésiastique devant la Cour supérieure du Québec.Il a qualifié le verdict religieux d'abus de pouvoir de l'Église.Citant un certain nombre d'erreurs procédurales, le révérend a dit avoir demandé à la Cour supérieure qu'elle se prononce sur la légalité des règles inhérentes aux tribunaux religieux.Procès Côté: le jury délibère toujours LE PROCÈS DE Renald Côté, accusé d'agressions sexuelles sur sa fille Isabelle, se poursuivra aujourd'hui au palais de justice de Sherbrooke, en Estrie.L'homme âgé de 51 ans, de Magog, fait face à 17 chefs d'accusation (inceste, agressions sexuelles multiples, agressions sexuelles avec la participation ou la complicité de ses fils et séquestration) dont 14 aux dépens de sa fille aujourd'hui décédée, et de trois à l'égard de deux autres jeunes femmes.Le procès en est à sa septième semaine et le jury est séquestré depuis le lundi 13 janvier.La Tribune SALBAING, Pierre Alcée 1914 - 2003 Le jeudi 16 janvier 2003, à l'âge de 88 ans, est décédé M.Pierre A.Salbaing, époux de Geneviève Nehlil.Il laisse dans le deuil, en plus de sa conjointe, ses enfants Michel (Caroline Gervais Salbaing), Christian, François et Patrick (Marie-France Chabanne), ainsi que ses six petits-enfants Pierre, André, William, Olivia, Sophie et Nicholas.Né à Lectoure dans le Gers, en Gascogne, le 8 mai 1914, il fait ses études secondaires au Prytanée Militaire de La Flèche à Caen; il entre ensuite à l'École Polytechnique à Paris, promotion 1937; il gradue de l'École du Génie Maritime de Paris en 1939.En 1942, il épouse Geneviève Nehlil à Casablanca.Il est Ingénieur principal du Génie maritime à la Mission navale française, à l'Ambassade de France à Washington, de 1943 à la fin de la Guerre, avec le grade de Lieut.-Commandr.En 1946, il entame une longue et brillante carrière à L'Air Liquide qui l'amène du poste de Président-directeur général pour le Canada en 1962 à celui de Président et Chef de la direction de Liquid Air Corporation of North America en 1972; puis il occupe le poste de Directeur général adjoint de L'Air Liquide S.A.en 1978 et il termine sa carrière comme Directeur général du Groupe Air Liquide S.A.à Paris en 1983.Il demeure membre de son Conseil d'administration jusqu'en 1988.Pierre Salbaing avait plusieurs violons d'Ingres, de l'horticulture à la vinophilie; il est responsable de l'implantation de la Commanderie de Bordeaux au Canada, dont il fut le premier Maître, et était jusqu'à son décès membre de son Conseil d'Honneur; il était aussi Mousquetaire d'Armagnac.L'un des plus éminents Canadiens d'origine française, il a été entre autres Président de la Chambre de commerce française au Canada et membre du Conseil d'administration de la Banque Royale du Canada, de la Société générale de financement du Québec et de la Compagnie de papier Rolland.Il a mérité plusieurs honneurs et reçu plusieurs décorations, dont l'Ordre National du Mérite de France, avec le grade de Commandeur, ainsi que l'Ordre national de la Légion d'Honneur, à titre de militaire, avec le grade d'Officier.Il était Président émérite de l'Association nationale des membres de l'Ordre National du Mérite, Section du Canada.Les funérailles auront lieu à midi le mardi 21 janvier 2003, à l'Église St-Léon-de-Westmount, boul.de Maisonneuve (coin Clarke) à Montréal.La famille recevra parents et amis sur les lieux à partir de 11 heures.Des dons à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer, 5165 rue Sherbrooke Ouest, bureau 211, Montréal (Québec) H4A 1T6 seront appréciés.ST-MARTIN (Tremblay), Laurette 1913 - 2003 À l'hôpital Pierre-Boucher, le 17 janvier 2003, à l'âge de 89 ans, est décédée Dame Laurette Tremblay, autrefois de Tétreauville, épouse de feu Paul St-Martin.Elle laisse dans le deuil son frère Rolland, de nombreux neveux et nièces.Les funérailles en présence des cendres auront lieu le samedi 25 janvier à 11 h en l'église Ste-Famille, 560 boul.Marie-Victorin, Boucherville.Parents et amis seront accueillis à l'église à compter de 10 h 30.Direction: Complexe funéraire Pierre Tétreault inc.549, Samuel-de-Champlain Boucherville, J4B 6B6 Tél.: 450-655-6036, fax: 450-655-0941 THOMAS, née Boulette, Pauline 1918 - 2003 À Montréal, le 16 janvier 2003, à l'âge de 84 ans, est décédée Pauline Thomas.Elle laisse dans le deuil son époux, Fernand (retraité de La Presse), sa fille Diane (feu Michel Laurin), sa filleule Claudine, sa bellesoeur Jacqueline (Germain Masson) ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 745, Crémazie Est, angle Châteaubriand www.urgelbourgie.com Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier 2003, à 10 h, en l'église St-Alphonse, 560 Crémazie Est.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Heures de visites: samedi 18 janvier 2003 de 19 à 22 h, dimanche 19 janvier de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, lundi de 9 à 9 h 45.VANASSE, Jean-Robert À St-Donat, le 12 janvier 2003, est décédé subitement M.Jean-Robert Vanasse, à l'âge de 65 ans.M.Vanasse a oeuvré comme enseignant à l'École Polytechnique de Montréal ainsi qu'à l'UQAM où il a également occupé le poste de vice-doyen.Il laisse dans le deuil son épouse Louise Trudel, ses enfants Benoit (Marie-Josée Lamonde), Marie-Claude (Louis Paquet), ses petits-enfants Florence, Andrée-Anne et Samuel, ses frères Jacques (Ginette Dijolie), Pierre (Elizabeth Gaulin), André (Nicole Provost), Michel (Michèle Paquet), sa soeur Lise (René Paquet), ainsi que ses neveux et nièces, parents et amis.Il sera exposé au Complexe Urgel Bourgie 1255 Beaumont, Ville Mont-Royal www.urgelbourgie.com le dimanche 19 janvier de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier, à 11 h, en l'église St-Gaétan (11455 Drouart) et seront suivies de l'inhumation au cimetière Notre-Dame des Neiges.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur.VERMETTE, Frère Edouard Charles sg À Montréal, à l'âge de 102 ans et 11 mois, est décédé Frère Edouard-Charles Vermette de la communauté des Frères de Saint- Gabriel.Durant sa vie, il se dévoua comme religieux éducateur à Montréal, Acton Vale, Saint- Martin, Sainte-Thècle, Saint-Adelphe, Saint- Jacques de Montcalm, Saint-Tite, Shawinigan- Sud et Champlain.Outre sa famille religieuse, il laisse dans le deuil des neveux et nièces.Le défunt sera exposé au Complexe funéraire Urgel Bourgie 1415, rue Fleury Est (coin Christophe-Colomb), Montréal le dimanche 19 janvier 2003 de 14 à 17 h et de 19 à 21 h et le lundi 20 janvier à partir de 8 h 30.Les funérailles auront lieu le lundi 20 janvier 2003, à 10 h, en l'église La Visitation, 1847, boul.Gouin Est, Montréal L'inhumation se fera au cimetière Jardins Urgel Bourgie, 2500, avenue des Perron, Laval.REMERCIEMENTS ANTOINETTE LACHAPELLE LÉVESQUE Les familles Lévesque et Lachapelle remercient toutes les personnes qui leur ont témoigné leur sympathie de quelque façon que ce soit lors du décès de Antoinette Lachapelle Lévesque survenu le 11 novembre 2002.Ce fut très apprécié.Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.FORTIER, Pierre 1946 - 2002 Francine, Dominic et Geneviève remercient sincèrement tous ceux et celles qui leur ont témoigné des marques de sympathie par leur appui, leur visite ou de toute autre façon lors du décès de Pierre Fortier survenu le 10 décembre 2002.Nous avons pu constater à quel point Pierre était aimé et respecté.Soyez assurés de notre profonde gratitude et veuillez considérer ces remerciements comme personnels.LABRECQUE-MASSON, Michèle 1943 - 2002 Vous avez été très nombreux à partager notre peine lors du décès de Michèle, femme remarquable qui fut une épouse et une mère pleine d'attentions.Vos messages et marques de sympathie se sont avérés une précieuse source de réconfort pour son époux Michel, ses fils, Daniel et Patrice, leurs conjointes et ses petits-enfants.Nous vous en sommes reconnaissants et nous conserverons un doux souvenir de toutes les délicates attentions manifestées.Merci THÉRÈSE PROVOST À vous, parents et amis, sincères remerciements pour toute la sympathie témoignée lors du décès de Mlle Thérèse Provost, fille d'Alexandre Provost et de Dora Giguère, survenu le 11 décembre 2002.En ces jours d'épreuve vous avez su nous réconforter.Grand merci à tous.De la part de la famille Provost.PRIÈRES MERCI MON DIEU Dites 9 fois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours.Faites trois souhaits, le premier concernant les affaires, les deux autres pour l'impossible.Publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merci mon Dieu.C'est incroyable mais vrai.G.A.L.PRIÈRE INFAILLIBLE À LA VIERGE Fleur toute belle du Mont-Carmel, vigne fructueuse, splendeur du ciel, Mère bénie du Fils de Dieu assistez-moi dans mes besoins.Ô étoile de mer, aidez-moi et montrez-moi ici même, que vous êtes ma mère.Ô Sainte Marie Mère de Dieu, Reine du ciel et de la terre, je vous supplie du fond du coeur de m'appuyer dans cette demande (formuler ici votre demande).Personne ne peut résister à votre puissance.Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous (3 fois).Sainte-Marie, je remets cette cause entre vos mains (3 fois).Faire cette prière 3 jours de suite et vous devez ensuite la publier, la faveur sera accordée.J.A.Remerciements au Sacré-Coeur pour faveur obtenue.A.H.11ième ANNIVERSAIRE MARGUERITE BLAIS BERNIER Déjà 11 ans que tu nous as quittés mais ton souvenir demeure toujours dans notre mémoire.Constance, Lorraine et Maurice 3e ANNIVERSAIRE FERNAND DUPONT Cher Fernand Ta joie de vivre nous accompagne encore.Aura Pedraza Une messe sera célébrée le 24 janvier à 16 h 30, à l'église Notre-Dame-des-Neiges, 5366 ch.Côte-des-Neiges.REMERCIEMENTS MERCI MON DIEU c'est incroyable mais vrai.M.A.REMERCIEMENTS au Saint-Esprit pour faveur obtenue.P.F.REMERCIEMENTS au St-Esprit pour faveur obtenue.D.M.REMERCIEMENTS à St-Antoine pour faveur obtenue.J.B.F.AFFAIRE DUTROUX La thèse du réseau écartée Agence France-Presse BRUXELLES \u2014 La justice belge a estimé hier que Marc Dutroux devait être renvoyé devant les assises mais, plus de six ans après les faits, elle a écarté la thèse selon laquelle Dutroux agissait pour un réseau pédophile bénéficiant de hautes protections.Marc Dutroux, sa femme Michèle Martin et un troisième coïnculpé, Michel Lelièvre, doivent être jugés aux assises, a estimé dans une ordonnance rendue en présence des principaux protagonistes du dossier par le président de la chambre du conseil du tribunal de Neufchâteau (Sud-Est), Francis Moinet.Marc Dutroux est accusé du rapt, de la séquestration et de la mort de Melissa Russo, de Julie Lejeune, et de deux adolescentes flamandes, An Marchal et Eefje Lambrecks, retrouvées mortes elles aussi en 1996 dans une autre de ses propriétés près de Charleroi.Il est également poursuivi pour le viol de deux autres adolescentes, Sabine Dardenne et Laetitia Delhez, retrouvées vivantes dans une cave.La décision d'hier ne constitue pas encore la dernière étape de la procédure : elle doit encore être confirmée par la chambre des mises en accusation de Liège qui fixera aussi dans les prochains mois la date du procès.Celui-ci n'aura sans doute pas lieu avant fin 2003 ou le début de 2004.L'épouse de Dutroux et Michel Lelièvre sont accusés d'avoir été les « auteurs ou coauteurs » de certains des rapts.Non-lieu La justice a en revanche écarté la thèse du réseau en prononçant un non-lieu à l'égard de l'ancien homme d'affaires Michel Nihoul, inculpé à l'origine pour enlèvement et séquestration d'enfant.Lorsque l'affaire avait éclaté en 1996, ce personnage controversé avait été présenté comme un possible lien entre Dutroux et un réseau pédophile auquel aurait appartenu des hommes politiques et des magistrats haut placés.Une partie de l'opinion publique voyait dans les « protections » supposées de Nihoul les raisons de l'incroyable incapacité du système judiciaire belge à arrêter les agissements de Marc Dutroux, qui avait pourtant déjà été condamné dans des affaires de moeurs, et à sauver des petites filles dont les portraits étaient affichés partout en Belgique.Ecstasy À l'issue de l'instruction, le procureur du roi avait estimé que Nihoul, qui a passé de nombreux coups de téléphone à Dutroux et lui a remis des pilules d'ecstasy au lendemain de l'enlèvement d'une des jeunes filles, faisait partie de la même « bande de malfaiteurs » et qu'il devait donc également comparaître devant un jury populaire.Mais le président de la chambre du conseil n'a retenu hier contre lui que des accusations liées à un trafic de drogue, renvoyant cette partie du dossier au parquet de Bruxelles.« C'est la fin d'une longue souffrance », a déclaré Michel Nihoul à la sortie du tribunal de Neufchâteau.Les neuf autres coïnculpés de Dutroux, dont des gendarmes accusés de négligences dans leurs enquêtes par les familles, ont eux aussi bénéficié d'un non-lieu.Si la chambre des mises en accusation de Liège confirme cette décision, comme cela paraît vraisemblable, le procès Dutroux sera donc celui d'un « prédateur » et de sa bande de kidnappeurs.« La Belgique devra faire avec la justice qu'elle a », a commenté à l'issue de l'audience Jean-Denis Lejeune, le père d'une des petites victimes de Dutroux.Marc Dutroux est arrivé hier matin au palais de justice de Neufchâteau sous les insultes d'une cinquantaine de membres des « Comités blancs ».En octobre 1996, ces associations de citoyens nées au lendemain de l'éclatement de l'affaire Dutroux, avaient organisé la plus grande manifestation de l'histoire de Belgique, rassemblant quelque 350 000 personnes à Bruxelles.Photo La Presse Marc Dutroux AVORTEMENT Un manifestant débouté en appel Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 Un homme reconnu coupable d'avoir manifesté devant une clinique d'avortement de la Colombie-Britannique en 1996, transgressant une loi de la province sur les zones de sécurité, et qui avait porté sa cause en appel en soutenant qu'un foetus est une personne protégée par la Charte canadienne des droits, a vu son appel rejeté hier.Jim Demers avait été reconnu coupable de trois chefs d'accusation en cour provinciale, en vertu de la loi sur l'accès aux services d'avortement, pour avoir manifesté devant une clinique où l'on pratique des avortements.La Cour suprême de la Colombie- Britannique ayant confirmé la culpabilité, Demers avait interjeté appel devant la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, qui a confirmé hier le jugement des deux autres tribunaux.Demers a affirmé qu'il allait maintenant porter sa cause devant la Cour suprême du Canada.« La Cour suprême a été très libérale dans son interprétation de la charte en y incluant des groupes d'individus traditionnels qui n'y ont pas été inclus », a-t-il déclaré, citant des jugements ayant favorisé des homosexuels et des pédophiles.« Ils ont étendu ces droits en annulant des lois.Nous demandons la même chose.Le foetus est le dernier membre de la famille humaine à avoir été exclu de la Charte.» Les zones de sécurité, instituées en 1996, ont établi des limites où les gens n'ont pas le droit de manifester, soit près des cliniques d'avortement, de certains hôpitaux et des résidences et des bureaux des médecins pratiquant des avortements.Ces zones donnent à la police le pouvoir d'arrêter des gens manifestant à l'intérieur des périmètres définis par ces zones de sécurité.Avant que la loi sur les zones de sécurité ne soit adoptée, des manifestants se rassemblaient parfois devant les cliniques d'avortement et refusaient de bouger, ce qui entraînait des centaines d'arrestations.Les employés et les patients des cliniques se sentaient alors victimes d'intimidation.Décès, prières, remerciements 6LP0801B0118 6LP0801B0118 ZALLCALL 67 22:47:28 01/17/03 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 8 J ANV I E R 2 0 0 3 Les Laurentides: un acteur économique nord-américain JEAN-PAUL CHARBONNEAU UNE ENTENTE pour que la région des Laurentides devienne un acteur majeur dans l'économie nord-américaine et mondiale a été signée hier dans le cadre de l'Action concertée de coopération régionale de développement (ACCORD).Cette entente fait suite à une rencontre régionale des gens d'affaires à Sainte-Adèle, le 16 septembre dernier.La région des Laurentides devient la cinquième sur 14 au Québec à signer une telle entente.Présent à cette signature, qui a eu lieu à Saint-Sauveur, le premier ministre Bernard Landry a souligné que la région se démarquait des autres principalement à cause de son bas taux de chômage, qui atteint 8,1 % comparativement à 8,5 % dans l'ensemble du Québec et alors qu'il a été de 14 % il n'y a pas tellement longtemps.Il a aussi vanté la région des Laurentides à cause de ses attraits touristiques et parce qu'elle possède le plus bel aéroport au monde, Mirabel, où seulement « une compagnie aérienne nous permet d'aller une fois de temps en temps ».L'entente définit quatre créneaux d'excellence : la villégiature quatre saisons, l'utilisation et la transformation de la forêt mixte, les aliments et les mets préparés ainsi que le transport terrestre avancé.Le tourisme arrive au premier rang, la région des Laurentides qui accueille une clientèle nationale et internationale, étant déjà reconnue comme un leader.Elle possède la plus importante concentration d'infrastructures récréatives et touristiques au Québec.Par cette entente, la Société générale de financement (SGF) s'engage, de concert avec le gouvernement, à mettre en oeuvre des projets découlant du plan de développement.Le président du conseil et chef de la direction de la SGF, Claude Blanchet, a toutefois indiqué qu'il était trop tôt pour déterminer combien d'argent cet organisme injectera dans la région des Laurentides.La présidence d'ACCORD de la région des Laurentides a été confiée à Jean Teasdale, qui a fait un succès de la Zone de commerce internationale de Mirabel.Golfeurs, vous avez envie de jouer sur certains des plus beaux parcours de la Californie et de la Floride ?Développez vos connaissances en placement grâce à notre questionnaire hebdomadaire et courez la chance de gagner le « Fabuleux forfait golf ».Pour plus de détails ou pour mieux connaître l'entreprise en tête des firmes d'investissement direct, composez le 1 800 387-7800 ou visitez Pr fiteur à Pebble Beach bmolignedaction.comme dans profitezMC En tête des firmes d\u2018investissement direct\u2020 MC Membre de BMO Groupe financier \u2020Selon le classement du quotidien The Globe and Mail, 26 janvier et 14 septembre 2002, et Gómez Canada Q1 et Q3 2002 Canadian Brokers Scorecard.MD« BMO (le médaillon contenant le M souligné) » et « Ligne d'action » sont des marques de commerce déposées de la Banque de Montréal, utilisées sous licence.MC Le logo «5 étoiles - En tête des firmes d'investissement direct » et «bmolignedaction.comme dans profitez » sont des marques de commerce de la Banque de Montréal, utilisées sous licence.BMO Ligne d'action Inc.est une filiale en propriété exclusive de la Banque de Montréal.Membre du FCPE.Pour obtenir les règlements complets du concours, consultez le site bmolignedaction.com/concours ou envoyez une enveloppe pré-adressée suffisamment affranchie à l'adresse suivante : Règlements du concours «Fabuleux forfait golf » de BMO Ligne d'action, C.P.4099, Paris (Ontario) N3L 3K5.Aucun achat n'est requis.Les comptes autres que les comptes de particuliers ne sont pas admissibles au concours.Le concours prend fin le 12 mars 2003.3108859A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du 2003-01-17 2003-01-17 Tirage du 2003-01-17 Tirage du Tirage du 2003-01-17 2003-01-17 Complémentaire: (02) 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10 $ LE SOLEIL ET LA LUNE AU PAYS LE MONDE AU SOLEIL L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL Val-d'Or -9/-27 Saguenay -17/-23 Maniwaki -12/-21 Sainte-Agathe -14/-21 Trois-Rivières -16/-18 QUÉBEC -17/-19 La Tuque -14/-22 Rimouski -16/-17 Thetford Mines -14/-22 Sherbrooke -13/-23 Burlington -7/-13 MONTRÉAL -13/-17 GATINEAU -11/-18 Plattsburgh -7/-13 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression -10 -20 -30 www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.New York Halifax Montréal Toronto Ottawa Chicago Winnipeg Dallas Los Angeles Vancouver Calgary Edmonton Neige Pluie Pluie verglaçante Orages PRÉVISIONS RÉGIONALES Régina St-Jean Nouvelle-Orléans Miami Sudbury Denver AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN DEMAIN BAIE-COMEAU BAIE-JAMES GASPÉ SEPT-ÎLES LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR VENT Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier MONTRÉAL ET LES ENVIRONS AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI DEMAIN DEMAIN DEMAIN QUÉBEC OTTAWA TORONTO -13 -17 -8/-18 -10/-21 Généralement ensoleillé en matinée, ciel variable en après-midi.Probabilité de précipitations: 20%.Vents légers.Généralement dégagé.Probabilité de précipitations: 0%.Nuageux avec faible neige.Probabilité de précipitations: 80%.Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.Probabilité de précipitations: 60%.MAX/MIN DEMAIN MAX/MIN CETTE NUIT MINIMUM AUJOURD'HUI MAXIMUM LUNDI Ciel variable.-17/ -19.Ciel variable.-11/ -17.Ciel variable.-8/ -13.Nuageux avec faible neige.-11/ -22.1 à 3 cm de neige.-8/ -19.Plutôt nuageux avec possibilité d'averses de neige.-7/ -11.Généralement ensoleillé.-17/ -22.Passages nuageux.-25/ -30.Ensoleillé.-13/ -16.Généralement ensoleillé.-15/ -21.1 à 3 cm de neige.-11/ -22.Ciel variable.-24/ -28.Nuageux avec percées de soleil.-6/ -16.Nuageux avec faible neige.-8/ -19.-10 -6 -3 -17 -15 -10 10 en 1996 -31 en 1976 18 janv 25 janv 01 fév 09 fév 7h29 16h41 16h50 8h02 Durée totale du jour: 9h12 -20 Bas 0.5mm Calgary Charlottetown Cornwall Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Moncton Régina Rouyn-Noranda Saint-Jean Saskatoon Sudbury Thunder Bay Vancouver Victoria Whitehorse Windsor Winnipeg Yellowknife Acapulco Bahamas Barbade Bermudes Cancun Daytona B.Ft.Lauderdale Honolulu Key West La Havane Las Vegas Miami Montego Bay Myrtle Beach Orlando Palm Springs Phoenix Puerto Plata Tampa W.Palm B.Amsterdam Athènes Beijing Berlin Bruxelles Buenos Aires Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New Delhi New York Paris Port-au-Prince Rio Rome Tokyo Washington Beau 7/1 Variable 8/-13 Ensoleillé -13/-14 Faib neige -5/-10 Variable -9/-17 Faib neige -8/-18 Faib neige -2/-5 Variable -2/-23 Soleil -13/-17 Faib neige -7/-18 Ensoleillé -9/-12 Ave neige -4/-11 Soleil -25/-32 Variable -23/-31 Soleil -12/-15 Faib neige -7/-13 Nuageux -12/-16 Variable -10/-25 Faib neige -9/-27 Ave neige -17/-24 Ave neige -4/-9 Beau -5/-7 Éclaircies -13/-16 Variable -9/-26 Faib neige -9/-21 5-10cm -11/-20 Beau -16/-24 Ave neige -10/-25 Ensoleillé 7/3 Averses 8/1 Ensoleillé 7/3 Pluie 9/1 Nuageux -7/-14 Ave neige -8/-17 Éclaircies -10/-12 Ave neige -6/-11 Variable -17/-26 Nuageux -13/-27 Nuageux -24/-29 Variable -26/-33 Nuageux 4/4 Nuageux 10/8 Faib neige 0/-2 Éclaircies 2/1 Nuageux 4/4 Soleil 19/17 Pluie 15/11 Éclaircies 9/4 Variable 22/10 Nuageux 12/4 Soleil 20/4 Nuageux -3/-3 Soleil 16/7 Variable -4/-7 Pluie 4/4 Averses 32/22 Beau 30/25 Pluie 13/9 Averses 7/4 Beau -2/-7 Soleil 33/24 Nuageux 23/16 Soleil 30/24 Nuageux 21/16 Variable 26/15 Beau 11/1 Variable 18/5 Averses 26/19 Beau 16/11 Nuageux 20/10 Variable 18/5 Variable 18/6 Averses 29/21 Soleil 3/-1 Soleil 13/3 Soleil 25/8 Variable 23/10 Beau 32/23 Beau 12/3 Beau 16/5 AUJOURD'HUI DEMAIN AUJOURD'HUI AUJOURD'HUI 1 mm d'eau = environ 1 cm de neige ©Services Commerciaux MM 2003 "]
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