Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel - Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2002-12-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 7LP0101B1215 b1 15 dec 7LP0101B1215 ZALLCALL 67 17:44:13 12/14/02 B 7LP0201B1215 B2 DIMANCHE 7LP0201B1215 ZALLCALL 67 17:43:16 12/14/02 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 FÊTES Suite de la page B1 Les psychologues s'entendent pour dire que les vacances devraient d'abord servir à recharger ses batteries.« Se reposer, ce n'est pas rien faire, mais plutôt s'assurer qu'on fait ce qui nous plaît », observe la psychologue Marie-Josée Rivard, qui s'intéresse au lien entre l'état psychologique et le développement de maladies.« L'exercice physique est évidemment bénéfique parce qu'il oxygène le corps.» Soit dit en passant, le Boxing Day est moins stressant quand on en profite pour faire une excursion de ski de fond, plutôt que se noyer dans la foule des magasins.Ensuite, il n'est pas nécessairement recommandé d'amorcer un régime draconien dès le 1er janvier.Vaut mieux chercher l'équilibre durant une période bien connue pour ses excès.« Les obligations de travail pèsent lourd et le fait de s'autoriser certains bonheurs et plaisirs est aussi une façon de se prémunir contre le stress », ajoute la psychologue.Homéopathie Les homéopathes ont aussi leurs conseils pour ceux qui croient à cette approche.Sur le marché des produits naturels, sont disponibles certaines cures de type « préventif » pour préparer le corps aux bouleversements alimentaires.On sait que le foie en prendra pour son rhume, avec tous ces excès d'alcool, de sucre et de matières grasses.Il faut donc lui redonner vigueur, avant le marathon des partys.« L'une des meilleures façons de préparer le foie est de prendre des tisanes ou des extraits de chardonmarie, de pissenlit, de radis noir, d'artichaut ou de boldo », conseille l'homéopathe Françoise Marc.« Plus on a le foie fragile, moins forte sera la dose parce qu'on ne veut pas faire réagir le foie trop violemment », ajoute-t-elle, en disant que les plantes énumérées peuvent aussi être consommées sous forme de capsules ou d'ampoules.« L'avantage de la tisane est qu'elle fait boire beaucoup de liquide, ce qui est intéressant parce que ça nettoie davantage.» Boire beaucoup d'eau est-il bénéfique à cette préparation ?Assurément ! Et pour réparer les dommages causés à l'organisme par les excès, Mme Marc recommande de mettre le système digestif au repos, entre deux soirées festives.« On peut alors manger des légumes ou du poisson bouillis.On évite aussi de manger cru, parce que ça affaiblirait l'organisme.On se tient loin des fritures, du sucre ou des éléments trop acides.» Finir dans la sérénité La santé, c'est dans la tête que ça se passe ?« Noui », nous ont répondu des psychologues qui s'intéressent à l'aspect psychosomatique des maladies.« Plusieurs études ont démontré qu'une déficience en sommeil affecte le système immunitaire », souligne la psychologue Eva Libman, de l'Unité de psychothérapie et de recherche comportementale de l'Hôpital général juif, qui étudie les causes psychosomatiques des maladies.« Quand on se prépare à tomber en vacances, on accélère le rythme en travaillant plus fort et en se reposant moins.C'est peut-être pour ça qu'on est ensuite plus sujet à attraper des virus.Parce qu'on est plus fatigué », avance de son côté l'infirmière Line Lafrenière.On sait que le stress influence négativement les facultés réparatrices du sommeil, ce qui peut contribuer à rendre les gens plus vulnérables aux virus qui rôdent dans les parages.Mieux vaut mettre les chances de son côté en entretenant de saines habitudes.« Une bonne hygiène de vie, qui consiste à bien dormir et bien manger, c'est déjà une bonne base », ajoute l'infirmière.Selon la psychologue Eva Libman, les réunions familiales contribuent également à gonfler le coefficient de stress.« Les gens se confrontent alors à des tensions dont ils n'aiment pas discuter.Il faut être conscient de ces aspects psychologiques et comprendre les éléments de notre vie et de nos relations qui causent du stress, plutôt que de les réprimer.» Pour certains, il peut être bon de consulter un psychologue afin de pouvoir mieux composer avec les sources d'anxiété du temps des Fêtes.« La période des Fêtes peut s'avérer lourde et triste pour des gens qui se sentent seuls et déprimés.Certains vont se rendre à l'urgence pour un état dépressif.D'autres démontreront des symptômes généraux, se sentiront faibles et ne sauront pas pourquoi.Quand on sent que les Fêtes seront un moment difficile, il ne faut pas attendre avant de consulter », recommande Line Lafrenière.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © « Quand on se prépare à tomber en vacances, on accélère le rythme en travaillant plus fort et en se reposant moins.C'est peut-être pour ça qu'on est ensuite plus sujet à attraper des virus.Parce qu'on est plus fatigué », explique l'infirmière Line Lafrenière, qui travaille en urgence depuis 20 ans, notamment durant le temps des Fêtes.Spécialiste en prosthodontie Restaurations fixes ou amovibles sur IMPLANTS DENTAIRES Renseignements et consultation (514) 735-6963 Dr.J.Bartos Évaluation d'un nouveau médicament expérimental dans le traitement de la maladie osseuse de Paget Avoir un diagnostic confirmé de la maladie de Paget Ne pas recevoir de traitement contre la maladie de Paget depuis 1 an Communiquez au : (514) 890-8383 (boîte vocale) Maladie osseuse de Paget Le Centre de recherche du CHUM recrute des hommes ou des femmes de plus de 30 ans.ÉTUDE : DURÉE : PROFIL : 6 mois avec suivi pour une période prolongée Si oui, notre programme 12x+3 est pour vous! Montréal (Québec) - Ce que vous ne savez pas peut nuire à votre santé! S'il est vrai que le mal de dos est épidémique, il est faux de penser que vous devez en être une victime volontaire! Notre programme 12x+3 est unique et révolutionnaire : fruit de plus de 20 années d'expertise dans les soins du mal de dos, il est une alternative efficace à la chirurgie, à la consommation d'anti-inflammatoires ou aux séries interminables de traitements proposées par certains thérapeutes.Si vous souffrez d'un mal de dos d'origine commune; d'une sciatique; d'une entorse lombaire; d'un lumbago; d'un bombement discal; d'un syndrome facettaire; d'un dos faible; de fibromyosite; d'une lombalgie; d'un dos raide ou ankylosé; d'arthrose ou d'arthrite lombaire; d'un étirement musculaire ou de spasmes musculaires, notre programme 12x+3 peut vous aider! Pour recevoir notre brochure explicative gratuite sur le programme 12x+3, téléphonez immédiatement, 24h/24, sans frais, au : (514) 278-0949 (message enregistré gratuit).ATTENTION! Êtes-vous une victime du MAL DE DOS ?RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca 3068948 ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable ?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-3035 VÊTEMENTS ADAPTÉS BOUTIQUE 3E ÂGE VÊTEMENTS ADAPTÉS: Pour personnes en perte d'autonomie.Robes, blouses, jupes, sous-vêtements, jaquettes, pantalons, chemises, etc.45B Green, St-Lambert.450-672-8976.Ouvert du lun.au sam.de 10h à 17h., dim.13h à 17h. 7LP0301B1215 B3 DIMANCHE 7LP0301B1215 ZALLCALL 67 22:24:21 12/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 DÉCEMBRE 2002 B3 TECHNOLOGIE PHOTO PC Les nouveaux logiciels permettent de communiquer avec l'ordinateur avec la simple force du regard.Écrire avec ses yeux De nouveaux logiciels permettent à ceux qui sont paralysés d'utiliser un ordinateur d'après le New York Times LES QUADRIPLÉGIQUES ou les personnes atteintes de la maladie de Lou Gehrig qui sont incapables d'utiliser un clavier traditionnel ou une souris d'ordinateur peuvent maintenant se servir d'un ordinateur grâce à leur regard.Concrètement, ils sélectionnent les caractères à taper en fixant les touches reproduites sur un écran d'ordinateur sur lequel on retrouve un clavier.Selon les systèmes, la direction de leur regard est alors captée par un ordinateur muni d'un détecteur de mouvement des yeux.Mais maintenant, un nouveau logiciel, mis au point par deux physiciens de l'Université de Cambridge, promet d'accélérer cette laborieuse méthode, permettant ainsi d'écrire plus rapidement et précisément avec l'oeil.David Mac Kay, professeur au laboratoire Cavendish et chef de l'équipe de recherche, soutient que le nouveau logiciel soulage les yeux qui devaient regarder fixement les sections sur l'écran les unes après les autres pour former une phrase.« Les yeux n'ont pas été faits pour pousser sur des boutons à l'écran, donc c'était très fatiguant », fait remarquer le chercheur.« Le logiciel, baptisé Dasher, utilise une habileté différente de l'oeil : son don pour la direction, par exemple lorsqu'on marche sur une rue, conduit une auto, ou dans le cas du Dasher, joue à ce qui ressemble souvent à un jeu vidéo sur ordinateur.» h, e, llo Bien qu'il ait été conçu dans un but sérieux, le logiciel, qui a été présenté en août dernier dans la revue Nature, rappelle à plusieurs niveaux, les jeux vidéos les plus divertissants.Au début, le Dasher présente les lettres de l'alphabet dans la colonne de droite sur un écran coloré.Au fur et à mesure que les yeux de l'utilisateur parcourent la colonne et sélectionne la première lettre désirée, le « h », par exemple, l'ordinateur effectue un zoom pour agrandir la zone autour du « h » et mettre la lettre en évidence, comme si elle flottait à l'écran.Ensuite, le logiciel tente de prévoir ce que pourraient être les autres lettres, émettant comme hypothèses les voyelles a, e, i, o, u.Les gens utilisent leur regard pour choisir la deuxième lettre retenue ou pour rejeter les indésirables.Puis, le logiciel propose les autres lettres probables : « hel », par exemple, pour finalement former le mot « hello ».Après une heure, les utilisateurs du Dasher peuvent écrire jusqu'à 25 mots à la minute, soit 10 mots de plus que ceux qui utilisent un clavier à l'écran.De plus, les utilisateurs du clavier à l'écran risquent de faire cinq fois plus d'erreurs que ceux qui possèdent le Dasher.John Paulin Hansen, professeur associé en informatique à l'Université de Copenhague, où l'on fait des recherches sur les systèmes oculaires d'écriture, soutient que le Dasher représente une façon rapide et intuitive d'écrire pour ceux qui ne peuvent utiliser leurs membres.« C'est une véritable percée.Vingt-cinq mots à la minute, c'est beaucoup », ajoute M.Hansen.Le logiciel gratuit peut-être téléchargé (www.inference.phy.cam.ac.uk/ dasher).Le programme peut fonctionner avec une souris régulière et le Dasher peut être dirigé grâce à une série de gestes indicatifs répétés, dont ceux des souris ou des regards convertis par le capteur oculaire.Jane Austen et la science Lors d'une expérience au cours de laquelle la souris a été utilisée comme dispositif de direction, le Dasher a permis à l'utilisateur de taper 34 mots à la minute.Facilement adaptable, ce logiciel pourrait un jour être utilisé sur les écrans d'ordinateur miniature, selon David Mac Kay.Pour le test rapporté dans Nature, David Mac Kay et son associé, David Ward, ont utilisé le roman de Jane Austen, Emma.Environ 90 % du livre a été téléchargé afin de permettre au logiciel d'être familier avec le style.Puis, les participants à l'expérience ont pris en note le reste du livre.Ils écoutaient des phrases et les reproduisaient sur leur clavier à l'écran de leur ordinateur sans utiliser les mains, seulement avec le regard.Les résultats ont été comparés avec d'autres sessions au cours desquelles les gens utilisaient un clavier affiché à l'écran et un capteur oculaire.Ce capteur utilisé pour l'expérience a été conçu par Eye Tech Digital Systems de Phoenix, en Arizona.Le président de l'entreprise, Robert Chappell, dit qu'il envisage de jumeler de façon permanente son produit avec le Dasher.« Ce n'est pas tout le monde qui va adopter le nouveau système, dit-il.Certaines personnes vont préférer regarder un grand rectangle sur l'écran de l'ordinateur et choisir chaque lettre.» Mais il s'attend à ce que le Dasher attire plusieurs de ses clients.« C'est comme conduire une auto : vous roulez vers les lettres et vous voyez les mots se former, ce qui permet de naviguer à votre façon de phrases en phrases.» Fraser Shein, professeur d'ingénierie à l'Université de Toronto, est le créateur du clavier sur écran.Il affirme que le Dasher a beaucoup de potentiel.« Le système a une approche qui peut paraître plus intéressante que de se promener sur un clavier avec des touches qui doivent être activées physiquement à l'aide d'un objet ou en fixant une touche sur l'écran.» Mais M.Shein considère qu'il n'est peut être pas adapté pour ceux qui cherchent un registre étendu pour l'écriture ou l'édition.Il a aussi des réserves sur l'affichage, ce qui peut, selon lui, mettre à rude épreuve les yeux des utilisateurs.« C'est exigeant pour les yeux qui doivent capter toutes les sélections possibles quand elles sont constamment en train de changer.» Le professeur se demande aussi comment les personnes âgées vont s'adapter au Dasher.Il envisage d'ailleurs de faire des expériences pour explorer cette question.« Les caractères flottants du Dasher représentent une nouvelle approche qui nécessite certaines habiletés.Je crois que c'est plus naturel pour les plus jeunes, mais il faut faire davantage de recherches afin de savoir si les aînés vont éprouver la même facilité.» David Mac Kay a quelques conseils pour les personnes qui utilisent le Dasher, peu importe leur âge.« Commencez lentement », dit-il, c'est-à-dire en fixant le regard ou la souris dans la direction que l'on veut sélectionner, à votre rythme.« Commencez comme si vous étiez en train de conduire une tondeuse à gazon.Puis, après environ 10 minutes, vous pouvez conduire une Ferrari.» ACTUALITÉ MÉDICALE Les bienfaits de la clarté LA BAISSE de sérotonine joue un rôle important dans la dépression saisonnière.C'est du moins ce qu'ont découvert des chercheurs australiens dont les travaux sont publiés dans la dernière édition de la revue médicale Lancet.Les chercheurs ont mesuré très précisément les concentrations de l'hormone dans les vaisseaux sanguins du cerveau en suivant un groupe d'hommes dans différentes conditions d'ensoleillement.Or, la sérotonine était à son plus bas en hiver et ils ont découvert que le volume de sérotonine était directement relié à l'ensoleillement.Agressivité chez les ados DEUX ÉTUDES effectuées à l'Université du Kansas semblent suggérer que le cerveau d'adolescents agressifs qui montrent des troubles de comportement particulièrement dérangeants afficherait une structure et un fonctionnement différents.L'activité cérébrale serait moindre présente dans les lobes frontaux des sujets agressifs comparativement au groupe-témoin.Ce type de délinquance peut inclure à la fois les jeunes qui défient ouvertement l'autorité et affichent leur opposition (on évalue entre 5-10 % ce nombre de jeunes) mais aussi certains adolescents moins visibles qui abusent de stupéfiants par exemple ou ont des comportements antisociaux (environ 4 % des jeunes).Cancer du sein LE STRESS qui suit un diagnostic de cancer du sein peut contribuer à empirer la maladie mais, à l'inverse, une bonne capacité d'adaptation peut constituer une aide précieuse pour le traitement et éventuellement même pour empêcher la progression de la maladie.« Les interventions qui peuvent améliorer la capacité d'adaptation des patientes pourraient avoir des effets bénéfiques non seulement sur l'ajustement émotionnel à la situation mais même sur les processus physiologiques », expliquent Linda Luecken, de l'Université de l'Arizona et Bruce E.Compas, de l'Université Vanderbilt, auteur d'un rapport sur le lien entre capacité d'adaptation-état mental-stress et les facteurs biologiques comme le taux d'hormones ou la fonction immunitaire.On estime que des symptômes apparents d'anxiété et de dépression touchent 30 à 40 % des femmes qui reçoivent un diagnostic de cancer du sein.Entre 3 % et 10 % des patientes souffrent même d'un désordre post-traumatiques.En fait, la quasi-totalité des patientes démontre certains niveaux de détresse après un diagnostic de cet ordre.Il semble toutefois que les patientes qui adoptent des stratégies d'adaptation actives renforcent leur système immunitaire et abaissent leurs niveaux de cortisol, une hormone élaborée à partir du cholestérol.Conjoints nocifs DES CHERCHEURS américains ont démontré que les personnes souffrant de douleurs chroniques au dos et vivant avec un partenaire compatissant à leur douleur éprouvent davantage de souffrances que celles dont les partenaires tentent de les distraire de leur douleur.Les résultats des chercheurs, publiés dans la revue New Scientist, révèlent que les patients dont le partenaire a pour habitude de compatir et de participer à leur souffrance éprouvent une douleur trois fois plus intense lorsqu'on leur administre un électrochoc dans le dos.Ces résultats ne sont toutefois observables que si le conjoint est présent.Pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un effet purement psychologique, les chercheurs ont également constaté, via un électroencéphalogramme, que la réponse physiologique à la douleur était accrue de façon similaire.\u2014Tiré de l'Actualité médicale Vaccins plus efficaces UNE ÉTUDE mexicaine publiée dans le bulletin de l'Organisation mondiale de la santé révèle que le vaccin contre la rougeole ainsi que le vaccin combiné antirougeole et rubéole induisent une meilleure réponse de rappel en anticorps s'ils sont administrés en aérosol plutôt que par injection.De plus, ils provoqueraient moins d'effets secondaires que les vaccins traditionnels.\u2014Tiré de l'Actualité médicale Lilianne Lacroix 7LP0401B1215 b4 dimanche 7LP0401B1215 ZALLCALL 67 20:03:23 12/14/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 Vous ne goûtez pas sans votre nez! ÊTES-VOUS MALADE ?collaboration spéciale Q J'ai eu la grippe cet automne et depuis je ne goûte pas et ne sens plus rien.J'ai consulté un O.R.L.et il m'a prescrit de la cortisone, mais ça n'a rien changé.Pourriez-vous me renseigner à ce sujet, je suis très angoissée.Lise, Québec R Ceux qui dégustent le vin le savent.On ne peut goûter le vin sans un bon nez.L'odorat est très important pour apprécier toute la palette des saveurs.Quand on est enrhumé, on peut distinguer le citron acide et le sirop d'érable sucré, mais on est incapable de distinguer si le goût sucré provient du chocolat ou de la confiture.L'action se produit à la base du nez où des micro-nerfs captent les odeurs.Ceux-ci se faufilent à travers un mince plateau osseux, un peu comme des spaghettis qui passeraient dans les trous d'une passoire.Ils se rejoignent de l'autre côté pour former le nerf olfactif et transmettre les renseignements au cerveau.Lors d'un rhume, les sécrétions nasales ou même simplement la muqueuse gonflée bloquent le passage des odeurs.Des causes fort communes d'obstruction peuvent aussi empêcher d'informer le nerf olfactif : sécrétions dues à une sinusite, polype (boule de chair), allergies, etc.Dans votre cas, les corticostéroïdes (cortisone) auraient pu fonctionner, car à tout âge il est possible de développer des allergies.Malheureusement, il existe une pathologie fort curieuse dont vous êtes peut-être victime.Il est possible que des micro-nerfs aient été abîmés lors de votre rhume.Si vous n'avez pas récupéré votre odorat dans les six mois, le dommage risque d'être permanent, explique le Dr Louis Guertin, oto-rhino- laryngologiste.Mais il insiste sur l'importance d'éliminer toutes les autres causes possibles (il en existe plus de 60) et pour lesquelles des investigations précises s'imposent.Par ailleurs, la perte de l'odorat est un problème relativement fréquent chez les patients qui subissent un trauma crânien.Une tête secouée, ou qui subit un coup, est entraînée dans un brusque mouvement de va-et-vient qui déchire ces micro-nerfs olfactifs.Même un « wiplash » peut en être la cause.Notez que les personnes âgées éprouvent souvent des changements dans la perception des odeurs, ce qui diminue leur sens gustatif.Comme ils goûtent moins, on peut comprendre leur peu d'enthousiasme pour manger.On peut tenter de stimuler leur appétit par des aliments colorés : chercher le rouge des tomates ou de la sauce à spaghetti, l'oranger des patates douces etc.Bonnes, les vitamines?Plusieurs d'entre vous prennent quotidiennement des statines (Lescol, Mevacor, Zocor, Pravachol, Lipitor) pour diminuer leur taux de mauvais cholestérol.Cela permet de réduire le risque de souffrir d'un événement cardiaque potentiellement fatal.Comme vous prenez votre santé à coeur et que vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, vous absorbez aussi chaque jour des multi-vitamines contenant des vitamines A et E.Ces antioxydants s'attaquent aux radicaux libres, à la source de dommages aux artères.Mais voilà, j'ai deux choses à vous dire là-dessus.D'abord ce sont les vitamines qu'on retrouve dans les aliments qui vous sont, ici, utiles.Ensuite, et surtout, la prise de vitamines, surtout la E et la A, diminue de moitié l'efficacité des statines.Ce n'est pas banal.Autre ressource pour le vertige positionnel bénin Vous souffrez de vertige positionnel bénin et cherchez un professionnel qui pourrait vous débarrasser de ce problème ?Herman Sainz est un physiothérapeute qui a reçu la formation pour appliquer des manoeuvres simples et sans danger comme la manoeuvre d'Epley.Vous le trouverez à la Clinique Saint-Joseph, 1814 Saint-Joseph est, Montréal, H2H 1C7, (514) 296-8687.L'institut de réhabilitation de Montréal a aussi une clinique spécialisée en troubles de l'équilibre et vous avez été nombreux à en profiter.Cancer du col, virus et vaccin Vous souvenez-vous du virus du papillome humain ?Je devrais dire « des » virus puisqu'il y en a plusieurs dizaines.Ils sont responsables des condylomes, ces espèces de verrues en crête-de-coq qui affectent les organes génitaux.Certains types de ces virus sont responsables du cancer du col de l'utérus.On les accuse maintenant d'être aussi impliqués dans les cancers des amygdales et de l'anus.La première phase d'une étude internationale sur un vaccin contre ces virus a été très concluante.Le vaccin démontre déjà une très bonne efficacité.La deuxième phase est en marche dans plusieurs centres nord-américains et c'est le Dr Marc Steben, médecin spécialisé en maladies transmises sexuellement, qui mènera l'étude à Montréal.Il est à la recherche de femmes âgées de 18 à 23, qui n'ont jamais eu de condylomes, ni de cytologie du col (PAP) anormale.Elles seront suivies pendant quatre ans.L'avantage : l'assurance d'avoir une consultation le jour même sinon le lendemain, si elles ont des symptômes de MTS.Laissez votre nom à la Clinique médicale de l'Ouest au (514) 765-3600.Je fais relâche pour les Fêtes.Je vous les souhaite des plus agréables et je vous retrouve le dimanche 5 janvier.On peut joindre le Dr Danielle Perreault à l'adresse suivante : C.P.63082, Ile-des-Soeurs, H3E 1V6 Courriel : perreaultmd@videotron.ca Quand c'est bio, est-ce meilleur?LA NUTRITION collaboration spéciale BOURRÉS DE SUCRE et souvent très riches en matières grasses, les biscuits ne sont généralement pas considérés comme des aliments très nutritifs.Néanmoins, qu'y a-t-il de mieux qu'un bon petit biscuit pour accompagner le thé ?Comme un peu tout le monde, M.Papillon aime bien se gâter une fois de temps en temps et manger des biscuits.Peut-être dans l'espoir d'apaiser ses remords, il m'écrit pour me demander si les biscuits biologiques constituent un choix « plus santé ».Généralement, les produits de boulangerie que l'on retrouve dans les magasins d'alimentation sont confectionnés avec des huiles végétales (de soja, de canola ou de palme) hydrogénées ou partiellement hydrogénées.Ces huiles végétales, communément appelées graisses végétales, ont été modifiées pour obtenir une texture solide semblable à celle du beurre.Plus malléables et moins coûteuses, elles se retrouvent donc dans la majorité des biscuits, des pâtisseries, des tablettes croquantes et des craquelins.Mais le processus industriel d'hydrogénation des huiles végétales n'a pas que des avantages.Il génère aussi des acides gras trans dont les effets sur la santé sont plus que douteux.Tout comme les gras saturés que l'on retrouve dans la viande, les produits laitiers et le beurre, les gras trans, lorsqu'ils sont ingérés, augmentent la présence de transporteurs de cholestérol appelés low density lipoprotein (LDL) dans le sang.Lors de leurs déplacements, ces LDL ont la mauvaise habitude d'échapper du cholestérol sur les parois des artères.À la longue, cela a pour effet de réduire la flexibilité des artères et de favoriser le développement des maladies cardiovasculaires.Le comble du malheur, c'est que la consommation d'acide gras trans tend aussi à réduire le taux sanguin du transporteur de cholestérol appelé high density lipoprotein (HDL).Contrairement aux transporteurs LDL, les HDL sont plus habiles et réussissent à ramener le cholestérol au foie sans en échapper partout ! C'est pourquoi une réduction de la présence de transporteurs HDL dans le sang favorise également le développement des maladies cardiovasculaires Bref, pour en revenir aux biscuits biologiques de M.Papillon, ceux-ci ne contiennent habituellement pas d'huiles hydrogénées et donc pas de gras trans.C'est pourquoi, à mes yeux, ils sont meilleurs pour la santé.Le riz « anti-constipation » Aux prises avec un problème de constipation, M.Lefebvre se demande quoi changer dans son alimentation pour améliorer la situation.Plus particulièrement, il aimerait savoir si la consommation de riz brun, au lieu du riz blanc, peut l'aider.Oui ! C'est un bon départ.La constipation peut être causée par une multitude de facteurs.Si nous sommes déshydratés, que nous ne consommons pas assez de fibres alimentaires, que nous prenons des suppléments de calcium, de fer ou que nous sommes stressés, notre corps peut éprouver de la difficulté à éliminer ses déchets à travers les selles.Une bonne hydratation, soit le fait de boire quotidiennement au moins deux litres de liquide (eau, jus, lait), aide à prévenir la constipation.C'est seulement si le problème de constipation persiste malgré une bonne hydratation, que l'on doit envisager d'augmenter la consommation de fibres alimentaires.Autrement, la déshydratation combinée à une plus grande consommation de fibres peut empirer les choses et causer un blocage.Insolubles et non digérées par notre corps, les fibres alimentaires servent principalement à augmenter le volume des selles, ce qui stimule la contraction des muscles intestinaux et augmente la fréquence des mouvements intestinaux.Les fibres alimentaires facilitent également l'élimination des déchets et des toxines du sang qui sont filtrés par les reins et sécrétés dans nos intestins.Elles constituent aussi une bonne source d'énergie pour les bactéries qui habitent nos intestins.Le raffinage des produits céréaliers, des légumes et des fruits a bien des mérites.Ce processus facilite l'accès à l'énergie renfermée dans ces aliments (l'amidon ou les autres sucres) et peut améliorer leur texture.Cependant, le fait d'enlever la pelure ou l'enveloppe de ces aliments réduit aussi leur valeur nutritive.Si le régime alimentaire est déficient en fibres alimentaires et que cela entraîne un problème de constipation, il peut s'avérer nécessaire de choisir des aliments moins raffinés.Le riz brun peut alors remplacer le riz blanc, la pomme de terre peut être mangée avec la pelure et le pain blanc peut être mis au rancart.Une augmentation graduelle de la consommation de légumineuses, de légumes et de fruits peut aussi être très bénéfique.Mais nonobstant toutes ces fibres alimentaires, il faut noter que la pelure et l'enveloppe des produits céréaliers, des légumes et des fruits, renferment également beaucoup de vitamines, de minéraux, d'huiles essentielles et d'autres composés nutritifs.Ces nutriments sont indispensables à notre santé et méritent tout autant de faire partie de notre assiette que les fibres alimentaires Une fois par mois, la chronique nutrition porte sur vos questions et commentaires.Envoyez-les à : Chronique nutrition La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal, QC H2Y 1K9 Courriel : questiondenutrition@hotmail.com L'auteure de cette chronique hebdomadaire est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Phtalates: danger pour la fertilité masculine Enfin! Après une multitude de démarches et une longue attente, votre projet d'adoption se réalise\u2026 Vous tenez enfin contre vous, ce petit être tant attendu.Vous êtes maintenant convaincus, qu'à l'avenir, la vie ne peut que vous sourire\u2026 Mais, comme la naissance, l'adoption implique une adaptation, de part et d'autre, où tout est à bâtir.Il faut, par ailleurs, garder à l'esprit le fait que l'enfant adopté a déjà connu, au cours de sa courte vie, deux abandons : celui de sa mère et celui du milieu qui l'a recueilli.Évidemment, un enfant adopté très jeune est moins profondément affecté qu'un autre plus âgé.Bien que beaucoup d'enfants s'adaptent aisément à leur nouvel environnement, certains demeurent plus longtemps fragiles.Parfois, ils pleurent beaucoup, souffrent de l'angoisse de la séparation ou, à l'inverse, s'avèrent des enfants d'une complaisance hors du commun, désireux de plaire à tous, par peur d'être abandonnés encore une fois.Bref, vous ne savez pas quelle sera la personnalité du \" petit paquet de bonheur \" qui sera votre enfant.Mais, peu importe, il mérite un amour inconditionnel de votre part.Et, le plus important, c'est que vous soyez prêts à lui offrir cet amour et à assumer les bonnes comme les mauvaises surprises, avant même d'entreprendre les démarches d'adoption.Dimanche 9h30 rediffusion - Samedi 10h30 ADOPTER UN ENFANT Collaboration de Roger Léger 3102894A Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le phtalate de diéthile (DEP), un produit chimique couramment utilisé dans les parfums et produits de beauté, endommage l'ADN des spermatozoïdes et entraîne un risque de stérilité chez l'homme, affirment des chercheurs américains.L'équipe du Dr Susan Duty et du Dr Russ Hauser, chercheurs à l'Université d'Harvard, a établi une corrélation entre les dégâts causés à l'ADN des spermatozoïdes et la concentration en DEP détectée dans l'organisme de 168 hommes examinés dans des cliniques spécialisées.Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Environmental Health Perspectives.D'après des tests récents, la présence de phtalate de diéthile a été décelée dans 71 % des parfums, gels, sprays coiffants et déodorisants utilisés aux États-Unis.Les dangers des phtalates pour l'ADN des cellules ont déjà été soulignés par plusieurs études dans le monde.Ils peuvent être absorbés par application de cosmétiques mais aussi par inhalation de fumées ou absorption de nourriture contaminée.De tous les pthalates, le DEP est celui détecté chez l'homme dans les plus fortes concentrations, ce qu'a confirmé l'étude publiée lundi. 7LP0501B1215 B5 15 dec 7LP0501B1215 ZALLCALL 67 17:47:43 12/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 DÉCEMBRE 2002 B5 7LP0601B1215 b06 actuel dim 15 déc 7LP0601B1215 ZALLCALL 67 20:44:11 12/14/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 L'essence des planches OXYGÈNE richard.chartier@lapresse.ca Cela fait une heure qu'André Tourigny me raconte l'industrie du ski au Québec.Peutêtre moins, Cowansville n'est pas si loin de Montréal.À vrai dire, c'est l'histoire du ski québécois qui défile sur l'autoroute des Cantons de l'Est alors que nous nous dirigeons vers la seule et unique usine de ski de fond en Amérique du Nord.Et André sait de quoi il parle, car il fait lui-même partie de cette histoire, trop riche (pas lui, l'histoire) pour tenir dans une page ou même dans une seule conversation.Trop de données, trop d'images, trop de faits se bousculent, alors aussi bien commencer simplement à l'entrée de l'usine de la compagnie Karhu, où nous accueille l'homme aux deux prénoms.François Sylvain est un jeune qui bouffe du ski, docteur ès glisse mais sans le titre d'ingénieur, ski bum pour reprendre sa propre définition.Le genre de gars qui voit en rêve une nouvelle sorte de ski ou un nouveau design, qui se lève au milieu de la nuit, jette son idée sur papier, arrive ici même le lendemain matin, les yeux pochés, pour aller directement à la table à dessin sans dire bonjour à son patron, ce qui est quand même un peu le job du directeur de l'élaboration des produits.Mais aussi, paraît-il, tout un skieur.André a été, il y a 20 ans, champion canadien junior de ski de fond.Il a skié avec Pierre Harvey au sein de l'équipe canadienne et vu naître le pas du patineur (c'était en 1985, vous rappelez-vous ?) sous les jambes de l'astucieux Américain Bill Koch, vainqueur de Coupes du monde où les Russes finissaient désormais (mais provisoirement) dixièmes.Mon interlocuteur pourrait donner des cours de glisse par correspondance tellement c'est clair : tout est dans le kick and glide, l'art de faire une extension et de revenir debout tout en se ménageant, cela va de soi.Passé la porte, avant l'usine ellemême, il y a les bureaux, pas si inintéressants car on y accède en traversant une sorte de musée.Tous les modèles qui ont été fabriqués ici depuis que Doug Barber et les deux Maurice, Oberson et Pinsonneault, ont pensé implanter en Amérique du Nord la fameuse marque finlandaise symbolisée par l'ours blanc, le karhu.Des planches de tous acabits au garde-à-vous de part et d'autre de notre revue, braves soldats aux âmes de bois et aux semelles de résine qui racontent en silence tout à la fois l'industrie et la passion et les hivers.Rien de facile : 999 des 1000 premières paires ont cassé.Et la science du fartage qui ne peut pas être la même des deux côtés de l'océan.Une phrase suffit à dire le ton d'une épopée : en Amérique du Nord, on apprend à cirer sur la neige froide, puis on va perdre ses courses sur les neiges chaudes de l'Europe, où la tradition prend soin des champions, d'une génération à l'autre.Le temps passe et il s'en passe des choses.Beckie Scott, une fille de l'Ouest, porte désormais une médaille d'argent olympique à son cou.C'est plus lourd mais, paraît-il, ça skie plus vite.Les derniers artefacts de l'exposition sont des gabarits de métal sculptés, formes inversées de skis qui ont imprimé des dizaine et parfois des centaines de milliers de modèles sur la ligne de montage.Voilà une photo, la Une du magazine Powder où l'on voit un acrobate dans la poudreuse, par en-dessous, tout ce que le ski est all about.Des skis, vous l'aurez deviné, sortis de l'usine de Cowansville.L'hiver dernier, André Tourigny, représentant des ventes chez Karhu, m'avait prêté une étonnante paire d'objets \u2014 mi-skis, mi-raquettes \u2014 grâce auxquels, malgré mes limites personnelles, j'avais pu aller jouer dans les pentes tortueuses, périlleuses et très techniques du Pic Johanssen.Au cours d'une longue conversation au-dessus du tuyau d'échappement, nous avions anticipé la visite que voici.Bien plus que la fabrique de planches qui ont, au fil des décennies, glissé loin du madrier, ce qui m'a attiré ici, c'était l'idée bien enfantine de voir de grosses machines et d'entrer dans les arcanes d'une ligne de montage.Au profilage, les planches toutes blanches, encore sans nom, sont soumises au polissage.Tout à côté, un appareil donne aux carres de métal leur courbure définitive, mais on nous demande de ne pas en faire de photo car celle-ci révèlerait automatiquement un procédé secret.Avec ses mécanismes à culasse, ses pistons qui vont et qui viennent, ses étaux, ses écrans qui alignent des colonnes de chiffres sans nombre, ses voyants et ses témoins, la salle des tests se situe quelque part entre le tableau de bord de l'Enterprise et l'atelier du Père Noël : le test de torsion mesure les forces imposées aux os, un autre mesure la résistance en flexion ; test de rupture des vis, test d'adhésion des matériaux, test de fermeture de cambrure, test de fatigue.Parce que, le saviez-vous, 50 000 écrasements équivalent aux poussées d'une saison complète ?Tout à côté d'une chambre où vieillissent à point des lattes de bois dans une atmosphère contrôlée, des noyaux de skis haut de gamme naissent, composés sans joints à l'extérieur dur et au centre léger : tremble, merisier, érable.Mais ne me demandez pas à quelle essence carbure quelle partie de la planche.Les machines de l'ancienne usine Bonna, de Sainte-Agathe, sont maintenant ici.Mes bons vieux et indestructibles Conquest, les meilleurs au monde selon les skieurs hors piste d'un autre temps, ont été fabriqués dans une des machines que je côtoie.Des skis de fond, mais aussi des alpins.Des Karhu, mais aussi des.oups ! J'ai vu des marques connues qu'on m'a demandé de ne pas nommer ici, je ne sais plus lesquelles, alors je n'en lâche aucune.Discrète saucette dans les secrets de l'industrie.Des skis, mais aussi des planches à neige, des skis télémark, des skis pour les tout-petits, des skis-raquettes révolutionnaires, des \u2014 tenez- vous bien, je ne pensais pas voir ça ici \u2014 bâtons de gardien de but (marque et procédé secrets itou, donc pas de photo).Les deux dames à l'assemblage des bases et des fibres de verre ont l'air de pâtissières maniant une crème de pistache.Il y a aussi le sablage mouillé, le polissage des extrémités, la fabrication des rainures, le lavage, le séchage, la peinture, le vernissage, la correction de la peinture, la sérigraphie, le traitement des carres à la cire antirouille, l'assemblage par bois humide, le lavage, l'emballage.L'usine emploie jusqu'à 75 personnes et est capable de produire 80 000 paires de skis annuellement.Dans la réalité, les chiffres sont gardés secrets, car ils sont aussi chargés de signification.Une p'tite dernière ?Il se fabrique annuellement dans le monde entre 900 000 et 1,2 million de paires de skis de fond.En parcourant les belles forêts hivernales du Québec, je promets de ne plus regarder mes planches de la même façon.Photos DENIS COURVILLE, La Presse © François Sylvain et André Tourigny devant une machine à tester la résistance des skis.À l'assemblage des bases et des fibres de verre, Diane Pomerleau et Luce Vadnais ont l'air de pâtissières maniant la crème de pistache.La correction de la peinture est signée Lise Giroux et Rita Noiseux.\u0001 Informez-vous de notre offre promotionnelle : (514) 285-6911 Interurbain (sans frais) : 1 800 361-7453 Faites-lui plaisir pour Noël Un abonnement à La Presse du week-end pour les six prochains mois.Seulement 45,75 $ taxes incluses.PARCE QUE LES SAMEDIS ET DIMANCHES ÇA LUI APPARTIENT FILL11 7LP0701B1215 B7 15 dec 7LP0701B1215 ZALLCALL 67 17:47:30 12/14/02 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 5 DÉCEMBRE 2002 B7 7LP0801B1215 b8 15 dec 7LP0801B1215 ZALLCALL 67 20:55:16 12/14/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 5 D É C EMB R E 2 0 0 2 3068933A "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.