La presse, 25 novembre 2002, B. Actuel
[" 1LP0101B1125 b1 lun 1LP0101B1125 ZALLCALL 67 20:24:13 11/24/02 B 3098988A 1LP0201B1125 1LP0201B1125 ZALLCALL 67 20:07:09 11/24/02 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 NO V EMB R E 2 0 0 2 LE MILITANTISME SUR INTERNET Au Québec, l'hacktivisme se faitdoux SYLVIE ST-JACQUES collaboration spéciale À moins de preuve du contraire, les soussols québécois ne cacheraient aucun futur « mafia boy » armé d'une cause idéologique, soupçonné de concocter une attaque hacktiviste virulente.Ce qui ne veut pas dire que le phénomène soit complètement absent de notre territoire.Il est simplement moins extrême qu'en d'autres contrées.« Pour faire de l'hacktivisme, il faut d'abord se baser sur une cause, affirme d'emblée Benoît Gagnon, chercheur spécialiste des cyberconflits et de la sécurité informatique, à la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM.Ici, les manifestations d'hacktivisme sont peu agressives et beaucoup moins médiatisées.» En guise de comparaison, Benoît Gagnon donne l'exemple du Moyen-Orient où des hacktivistes pénètrent des sites Web auxquels ils font subir quelques retouches afin de faire passer des messages politiques.Les chaînes de courriels et les manifestations virtuelles comptent pour l'essentiel de l'hacktivisme réalisé chez nous, explique Benoît Gagnon.« Le boycott électronique de Vidéotron en est aussi un exemple », relèvet- il.Chez les regroupements québécois qui utilisent le Web comme outil d'information et de mobilisation contre la mondialisation des marchés, on craint que le rapprochement entre hacking et militantisme contribue à alimenter une image négative entretenue par les médias et le public.« Le terme hacking est utilisé trop grandement.Je crains que le fait d'associer un mot péjoratif avec l'activisme puisse faire du mal à ceux qui l'utilisent pour défendre une cause », soulève Isabelle Mailloux, étudiante en communications et collaboratrice du Centre des médias alternatifs du Québec.Monique Fréchette, webmestre du webzine La Chronique de l'itinérant électronique, ajoute quant à elle que l'agressivité informatique est à l'opposé de la tendance actuelle chez les groupes militants.« À certains moments, comme lors du Sommet des Amériques, certains ont envisagé de remplir les boîtes de courriel du gouvernement ou encore de « boguer » les sites de certaines multinationales.Ces discussions entouraient toujours certains événements précis.Mais rien de cela ne s'est concrétisé.» Histoire de ne pas détériorer leur image et surtout de ne pas être affligés par les lourdes sanctions qui découlent de telles actions, les manifestants québécois se tiennent encore loin de l'hacktivisme virulent.« On voit pas contre de plus en plus de cybermanifestations, à l'occasion desquelles les gens inscrivent leur nom et l'heure de leur passage sur un site qui accompagne généralement une « vraie » manifestation », observe Monique Fréchette.En ce qui concerne la solidarité mondiale, qui a su se servir d'Internet pour s'accroître, Benoît Gagnon croit qu'il s'agit d'un phénomène très puissant qui devrait aller en s'accroissant.« Le cas le plus connu est celui de la Chine, où beaucoup d'utilisateurs extérieurs agissent dans le but d'outrepasser le « Great Fire Wall » et d'empêcher le gouvernement d'interdire l'accès à l'information.» Photo ROBERT NADON, La Presse © « Pour faire de l'hacktivisme, il faut d'abord s'appuyer sur une cause », affirme Benoît Gagnon, chercheur spécialiste des cyberconflits et de la sécurité informatique, à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM.INTERNET Suite de la page B1 (Le site principal de Google n'est plus bloqué par les autorités chinoises, mais les questions sont filtrées.Les mots Falun Gong, par exemple, nom d'une secte spirituelle interdite par le gouvernement chinois, ne donnent pas de résultats à l'utilisateur de Google.) Politiciens à l'écoute La plupart des groupes fonctionnent ad hoc et sont composés presque entièrement de bénévoles avec des budgets insignifiants.Il est difficile de mesurer l'impact de ces petits David sur les Goliath.Mais dernièrement, ces groupes et compagnies ont retenu l'attention des autorités gouvernementales américaines.Au mois d'août, le comité des politiques de la Chambre des représentants a pressé le gouvernement de « défendre avec vigueur la liberté sur l'Internet partout dans le monde » en appuyant les initiatives non commerciales.Combattre des restrictions sur l'usage de l'Internet peut être difficile parce que les gouvernements qui imposent les limites contrôlent souvent les infrastructures technologiques dans leur pays.Le gouvernement saoudien, par exemple, filtre tout le trafic public de données sur Internet.Le gouvernement chinois a des bureaux régionaux de sécurité publique qui surveillent l'utilisation de l'Internet.Dans sa déclaration, le comité des politiques de la Chambre des représentants note que le gouvernement syrien, par exemple, peut surveiller les courriels parce qu'il contrôle le seul fournisseur de services Internet.Les cinq fournisseurs en Tunisie sont également sous la férule du gouvernement, selon la même déclaration.Les militants technologiques \u2014 des professionnels de l'industrie mais aussi des maniaques adolescents de l'Internet \u2014 doivent donc faire preuve de créativité pour contourner les restrictions.Le plus jeune membre d'Hactivismo n'a que 15 ans et vit en Inde.La plupart sont dans la vingtaine ou dans la trentaine.« Il y a beaucoup d'apathie dans ma génération à l'égard de la politique, affirme Ian Clarke, âgé de 25 ans, fondateur du Freenet Project.L'un des aspects intéressants de programmer dans des dossiers politiques, c'est que nous jouons le jeu sur notre propre terrain.» Certains des groupes prennent soin de se distancier du piratage informatique qui attaque ou dégrade des réseaux informatiques.Les membres d'Hacktivismo affirment qu'ils tentent d'être constructifs, plutôt que destructifs.« Nos hackers aiment mieux bâtir que détruire ou dégrader, affirme le fondateur de l'organisation, un homme de 51 ans qui s'est donné le surnom d'Oxblood Ruffin.Vous ne voulez pas attaquer l'infrastructure.Jusqu'à maintenant, plusieurs groupes ont mis l'accent sur la Chine qui, avec 46 millions d'internautes, possède la troisième plus importante population branchée de la planète (après les États-Unis et le Japon) et certains des contrôles les plus sophistiqués sur les fournisseurs de services Internet (avec l'Arabie Saoudite).D'autres projets d'Hacktivismo Hacktivismo a de nombreux projets, y compris une technologie chiffrée de partage de fichiers appelée Six / Four, nom dérivé de la répression des manifestations sur la place Tiananmen.Cette technique produit une couche de cryptage qui permet à un ordinateur de demander et de transmettre des renseignements sans pouvoir être facilement identifié.Avec Six / Four, il est plus difficile de déterminer si un ordinateur demande lui-même un renseignement ou s'il transmet la requête pour un autre.Ce faisant, la trace des données s'obscurcit.Le projet Freenet China utilise la technologie d'une organisation plus vaste, le Free Internet Project (également appelé Freenet), pour diffuser des renseignements au sujet de la Chine sur le Web.Les internautes qui installent Freenet sur leur ordinateur peuvent afficher anonymement des renseignements dans une bibliothèque mondiale que partagent les usagers du réseau Freenet.Alors que la plupart des utilisateurs du World Wide Web se connectent directement à des sites Web pour obtenir de l'information, les usagers de Freener acheminent des requêtes indirectes à d'autres ordinateurs Freenet.Si ces derniers n'ont pas le document recherché, ils font circuler la demande.Freenet China a notamment diffusé de cette manière une compilation des procès-verbaux de réunions de dirigeants chinois au sujet des manifestations, en 1989.Selon Siuling Zhang, concepteur du projet développé à Long Island, New York, quelque 10 000 internautes ont demandé un exemplaire du logiciel de Freenet China.Depuis que le programme a été suffisamment réduit pour être conservé sur une disquette, il a sans doute été copié et recopié.Parce qu'un ordinateur peut communiquer avec tout autre ordinateur sur le réseau Freenet, le gouvernement chinois aurait besoin d'un accès à chaque machine pour censurer la bibliothèque du réseau.« Jusqu'à maintenant, nous n'avons pas entendu parler d'un blocus du Freenet », dit M.Zhang.Certains groupes tentent pour leur part de créer des versions conviviales des technologies de cryptage.La stéganographie numérique, l'art de dissimuler une donnée à l'intérieur d'une autre donnée, suscite plus d'attention depuis un an à cause de la crainte que des terroristes puissent communiquer entre eux en intégrant des messages textuels dans des graphiques Internet.Jusqu'à récemment, les spécialistes semblaient croire que les difficultés liées à l'emploi de la stéganographie la rendaient peu attrayante.En juillet 2002, cependant, Hacktivismo a diffusé un programme appelé Camera / Shy qui rend la stéganographie plus accessible à l'internaute ordinaire.Le programme s'imbrique dans Internet Explorer, et balaie automatiquement les images, à la recherche de messages cachés, pendant que l'internaute visite des pages Web.L'internaute doit connaître la clef de décryptage pour démêler les messages.Le programme n'aide pas à crypter des données, quoique des logiciels de cryptage existent et peuvent être téléchargés sur Internet.Les membres d'Hacktivismo disent que Camera / Shy a été téléchargé en moyenne 300 fois par jour à partir de son site de diffusion, sourceforge.net/projects/ camerashy.Manque de fonds À cause d'une pénurie de fonds, il est parfois difficile de faire la promotion de logiciels prometteurs.Dynaweb, service qui empêche les serveurs chinois de pouvoir facilement identifier un internaute, a été introduit il y a six mois et reste disponible.Les autorités chinoises ont de la difficulté à bloquer le site parce que même si l'adresse Web demeure la même, son adresse numérique Internet (son adresse IP) change régulièrement.Dynaweb souhaiterait obtenir des fonds qui lui permettraient de promouvoir le service.« Nous espérons pouvoir embaucher un programmeur à temps plein pour le maintenir, dit Bill Dong (surnom), un immigrant chinois qui dirige Dynamic Internet Technology.S'il n'en tient qu'à certains membres du Congrès américain, des fonds publics pourraient bientôt être affectés au contournement de la censure Internet.Le représentant Christopher Cox, Républicain de Californie et président du comité des politiques de la Chambre, a déposé un projet de loi qui créerait une agence soeur de Voice of America appelée Office of Global Internet Freedom.Elle aurait à sa disposition un budget de 50 millions réparti sur les deux prochaines années.Certains se méfient cependant de toute alliance avec le gouvernement des États-Unis.« Les stratégies les plus efficaces sont toujours exécutées à la base, dit le professeur Deibert, de l'Université de Toronto.Tout ce qui émane d'une grande organisation bureaucratique a tendance à être répressif, mal conçu et mal planifié.» Mais plusieurs spécialistes accueillent ce financement à bras ouverts.« Le gouvernement a beaucoup de ressources humaines et financières, dit M.Dong.Si vous avez deux entreprises, ce n'est rien comparé aux ressources du gouvernement.» Photo AP © À cause des difficultés éprouvées par les internautes chinois pour accéder librement à tout le contenu du Web, la Chine est une des cibles principales des hacktivistes du monde entier.Ici Radio-Canada 1996.Le Vendée Globe.Perdu en mer ce soir 21h Parti à bord du Groupe LG, le Canadien Gerry Roufs a pris la mer et n'a plus jamais touché terre.Un film sur l'amour de la voile et sur le courage de ceux et celles qui, au péril de leur vie, affrontent les océans.3098081A 1LP0301B1125 b3 lundi 1LP0301B1125 ZALLCALL 67 21:04:59 11/24/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 25 NOVEMBRE 2002 B3 LA VILLE ET LE SEXE Paris s'encanaille Paris, capitale du strip-tease, n'avait plus d'enseignes dignes de ce nom depuis bien longtemps.Mais l'année 2002 signe le grand retour de l'effeuillage avec l'ouverture de trois clubs chics dont celui du fameux Larry Flint.Et plusieurs des effeuilleuses qui allument la ville sont québécoises.Visite guidée.KATIA CHAPOUTIER collaboration spéciale PARIS \u2014 Drôle d'époque ! Au moment où certains journaux français s'interrogent sur la nécessité de bannir les films pornos du petit écran, où les prostituées manifestent pour leur liberté d'exercer, tout le monde s'enthousiasme pour l'ouverture du Hustler Club.Quand Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, essaie de remettre un peu d'ordre bien pensant en France, les noctambules découvrent le concept du table-dance, les danses à 10 $, version française.Loin des cabarets glauques de Pigalle, les nouveaux clubs de strip-tease ont élu domicile dans le quartier chic des Champs-Élysées, à proximité des bars et des restaurants branchés de la capitale.Bref, Paris est toujours chaud.Pink et raffinement Dans le domaine de la nuit parisienne, si c'est nouveau, si cela marche et si c'est tendance, c'est forcément le couple Guetta qui est aux commandes.En janvier dernier, Cathy et David Guetta ont créé la surprise en créant le premier club chic de strip-tease, le Pink Platinium devenu Pink Paradise depuis.Ces dernières années, les seuls clubs existant étaient les échoppes sordides et crasseuses de Pigalle.Mal famées avec arnaque assurée, pas un Parisien ne s'y risquait.Le Pink, en revanche, est un lieu chic où on vient prendre une coupe de champagne, écouter de la bonne musique et admirer de magnifiques créatures.Dès l'entrée, l'ambiance est feutrée.Un long couloir pavé d'écrans où sont diffusées des images stylisées de belles filles.Tenue correcte exigée.« J'ai créé mon propre univers, avec ma propre personnalité.J'ai décidé d'y mettre des lustres faits sur mesure à Murano, du velours rouge pour le clin d'oeil aux cabarets parisiens des années 1930, il y a le côté moderne avec l'escalier en verre et la scène éclairée style Las Vegas et le rideau de perles comme un collier de femme.J'ai créé une véritable ambiance féminine où les femmes se sentent bien aussi », explique Cathy Guetta.Minuit, vendredi soir.Le club est presque plein.On compte une dizaine de femmes dans la clientèle.L'ambiance est agréable.Le disc-jockey est québécois.Comme une majorité des 25 danseuses.Le producteur du spectacle est, quant à lui, anglais.Il fait venir de nouvelles effeuilleuses tous les mois de différents pays avec une préférence pour l'Amérique du Nord car « c'est là qu'on trouve les meilleures ».Mme Getta est sur place.« Je suis là pour mettre les danseuses en confiance quand elles arrivent.Je me mets à leur place, ce n'est pas facile d'être déracinées d'un pays.Et puis je me sens proche d'elles, je suis jeune, victime de la mode, cela crée des liens.Je suis un peu un modèle de réussite pour elles car quand je suis arrivée il y a 14 ans à Paris je ne connaissais personne.Elles me respectent aussi pour cela.» Un concept inconnu en France La star du soir s'appelle Nina.Elle est québécoise.Elle descend les marches dans une longue robe noire, porte des lunettes qui lui donnent un air sérieux.Le fameux fantasme de la secrétaire, les clients adorent.Nina est artiste peintre.Ses études à Montréal ne reprenant pas avant janvier, elle a décidé de venir quatre semaines danser au Pink, pour finalement y rester trois mois tellement elle est séduite par le côté raffiné du lieu : « Ici c'est un club pour l'élite, le gratin.C'est vraiment très glamour.Ce serait plus comme le Wanda's ou Chez Paree à Montréal.Mais ce qui est amusant c'est que comme ce type de lieu est tout nouveau ici les clients sont très impressionnés.On sent beaucoup de curiosité.Le Pink redore le blason du strip-tease.On vend du rêve, de la beauté et de l'érotisme et les gens adorent cela.» En effet, le concept n'existait pas en France.À l'ouverture, les serveuses devaient expliquer à ces messieurs le principe du table-dance.Et les tarifs : un pink (18 euros) pour une danse à la table, deux pour une danse privée.Chaque boîte crée sa propre monnaie locale car la loi française interdit l'utilisation de vrais billets pour la rémunération des danseuses.Les plus motivés peuvent opter pour l'effeuillage grand luxe : 30 minutes dans un salon privé qui se termine en nu intégral.Ce soir, un homme marié, commande une table-dance pour sa femme.Hypocrisie ou plaisir du jeu ?Difficile à dire.Certaines femmes préfèrent tourner le dos à la scène, d'autres semblent franchement s'amuser.« On a tout de même 30 % de femmes parmi la clientèle.Les danseuses sont d'ailleurs très surprises d'en voir autant », explique Cathy Guetta.Toute la nuit une clientèle variée mais toujours de bon goût se succèdera.Interrogée sur l'ouverture du Hustler Club à quelques pas, l'équipe ne semble pas inquiète.La proximité a un côté fédérateur et comme le précise Cathy Guetta.Le Hustler 100 % américain Il est deux heures du matin.Au Hustler Club, le ton est tout de suite donné.À peine la porte d'entrée passée on se retrouve dans un magasin de souvenirs.L'empreinte du très controversé Larry Flint, le fondateur du magazine Hustler, se décline en verre à bière, bougies, cendriers gadgets sexy.Pour les vocations qui naîtraient dans les vapeurs d'alcool, on vend même des tenues de strip-teaseuse.Une fois dans le club, on se retrouve immédiatement téléporté aux États-Unis.Le disc-jockey ne parle qu'anglais et pas une seule chanson française au répertoire.On compte une cinquantaine de filles, toutes américaines.Sélectionnées, payées et gérées par la société de Larry Flint, sur place, elles sont sous la houlette de Vanessa, jolie brune, assistante du directeur.Elles logent toutes dans le même hôtel, sont amenées sur place en bus et repartiront de la même manière.Pas question qu'elles soient importunées par des clients envahissants.« On a un avantage énorme sur les autres, explique Vanessa, c'est le nom de Larry Flint.Le film a eu tellement de succès en France que cela assure une certaine réputation.Ici, les gens savent qu'ils peuvent s'amuser.D'ailleurs pour l'ouverture le 31 octobre, c'était le délire.En plus, c'était l'anniversaire de Larry.Une folie pure.» Au Hustler club, les fauteuils sont montés sur roulettes pour ne pas rater une seule de ces jeunes filles qui jaillissent de tous les côtés.Velours rouges et plexiglas, on reconnaît bien la patte de Larry Flint.L'atmosphère plus populaire qu'au Pink donne l'impression que les filles sont moins jolies, plus vulgaires.On se retrouve dans une atmosphère plus clinquante que certains trouvent moins hypocrite.Des filles comme des oeuvres d'art Deux copains trentenaires commandent chacun leur table-dance.L'un choisi la blonde siliconée, l'autre la brune piquante.Quelques minutes de plaisir facturées 20 euros pièce.Les filles s'en vont, ils échangent leurs impressions.Tous les deux analystes financiers, l'un est un habitué de ce type de lieux, l'autre est novice.Le premier est assez satisfait.« Le Hustler est du niveau de Londres.C'est bien.Les filles sont pas mal.» Le deuxième a visiblement du mal à se remettre de ses émotions.Pas trop frustré ?« Non, c'est très agréable, il y a des règles il faut les respecter.Il y a rien de frustrant, il suffit de se laisser porter.» L'habitué sourit.« Je voulais lui faire découvrir ce plaisir.Vous savez c'est comme aller admirer un tableau dans un musée, on sait que l'on ne va pas le ramener à la maison mais ce n'est pas pour cela qu'on ne prend pas de plaisir.Je viens ici pour boire un verre, voir des filles somptueuses pas pour les mettre dans mon lit.» Ils s'accordent pourtant à dire qu'il faudra du temps pour que les Français s'habituent vraiment à ce type de lieu car ce n'est pas dans la mentalité du pays.Comme pour leur donner raison, au moment de quitter l'établissement, on croise un homme furieux « Vous m'avez bien vu et bien vous ne me verrez plus.» Photo News Com Cette danseuse de strip-tease se produit au nouveau « Hustler Club», boulevard des Champs-Élysées, à Paris.SAUNAS Suite de la page B1 Un vendredi soir au sauna Pour s'inspirer, M.Legault a également visité un sauna gai.Mais il n'a pas aimé l'expérience.Trop cru, dit-il.« Il y a de l'action partout, dans les corridors, dans les saunas, au bar.Ce n'est pas une formule qui marcherait avec la clientèle hétérosexuelle.Pour que tout se déroule bien, certaines règles sont appliquées au 1082.Il n'y a pas de prostitution, et pas d'actes sexuels dans les lieux communs, comme c'était le cas avant au club l'Orage.C'est en ayant des standards élevés que je garde ma clientèle, que les gens se sentent en confiance.Une clientèle diversifiée Qui fréquente le sauna mixte ?Des couples échangistes, surtout, mais aussi des hommes seuls, qui cherchent à faire des rencontres.« Et nous avons de plus en plus de femmes seules qui viennent, explique Jean-Claude Audet, propriétaire du Club l'Euro, un sauna mixte situé sur l'avenue de Lamontage à Québec.Au Québec, c'est Jean-Claude Audet qui a parti le bal des saunas mixtes, il y a deux ans.M.Audet s'y connaît bien en matière de sexualité : il est également propriétaire du plus gros sex-shop de la ville, d'un bar de danseuse, et d'une compagnie de productions de vidéos pornos.Il anime aussi une émission de radio qui porte sur le sexe.« Je trouvais ça plate que les hétéros n'aient pas accès aux saunas, qui sont tous réservés aux gais, explique- t-il.Je me suis dit : ce serait bien s'il y avait un endroit pour le speed-baising, si vous me permettez l'expression.Alors j'ai ouvert le Club l'Euro.Et je vois que mon concept a été « repris » à Montréal.», dit-il, en ajoutant qu'il est naturel qu'une formule qui marche soit tôt ou tard imitée.La formule est tout ce qu'il y a de plus légale, tant qu'il n'y a pas de plaintes, nous a-t-on dit à la police de Montréal.« Chaque situation est évaluée séparément, mais dans le cas du 1082, nous n'avons reçu aucune plainte, explique l'agent Christian Émond.En ce qui nous concerne, ce n'est qu'un sauna de plus, comme il en existe déjà plusieurs dans le quartier gai.» C'est souvent une augmentation du nombre de passants dans un quartier résidentiel qui entraîne les plaintes des voisins.« Dans ce casci, personne ne s'est plaint du va et vient \u2014 sans jeu de mot.», précise l'agent Émond.Richard Legault n'a d'ailleurs pas pris de chance : lors de l'ouverture de son sauna, il a invité les policiers à venir visiter les lieux.« Ils étaient très curieux, ils se demandaient bien à quoi ça pouvait ressembler, un sauna.Je leur ai montré comment ça marchait.Ils m'ont serré la main et m'ont souhaité bonne chance.Je ne les ai pas revus depuis.» Des clients fidèles Tant à Montréal qu'à Québec, les propriétaires des saunas mixtes disent avoir un noyau de clients fidèles, qui ne cesse de s'élargir au fil des mois.« Il y a du bouche à oreille qui se fait, et les femmes se rendent compte que c'est très sécuritaire comme endroit, explique M.Legault.Les échangistes, c'est du monde qui se parlent entre-eux.Il y a des sites Internet où ils communiquent.C'est comme ça que se fait ma publicité.» M.Legault affirme aussi qu'il adapte son commerce aux besoins de la clientèle.Depuis l'ouverture, l'intérieur a été réaménagé et le nombre de casiers au vestiaire est passé de 42 à 102.Et d'autres changements sont à prévoir au cours des prochains mois.Lorsque La Presse l'a contacté, il était d'ailleurs occupé à percer une fenêtre dans un mur de l'une des chambrettes.La fenêtre donnera sur le couloir et sera munie d'un store horizontal, de sorte que les occupants pourront choisir d'être vus ou non, selon le niveau de d'intimité souhaité.« C'est une idée que j'ai eue, c'est un test, dit-il.Je suis certain que les clients vont apprécier.» NICOLAS BÉRUBÉ LE 1082 EST situé boulevard Rosemont, près de Christophe-Colomb, en face d'un poste d'essence, juste à côté d'un exterminateur.La façade est discrète, les vitres sont foncées.Aucune affiche.Aucune décoration.Pas de numéro de téléphone ni de boîte à lettres.Rien d'autre que l'adresse, écrite en tubes de néon dans la vitrine.Il est presque minuit et le trottoir est désert lorsque je pousse la porte.Le vestibule est entièrement peint en noir.Les portes sont opaques, de sorte qu'il est impossible de voir ce qui se passe à l'intérieur.Les prix sont affichés au mur : 30 $ pour un homme seul, 20 $ pour un couple, gratuit pour une femme seule.Debout derrière un comptoir vitré, une belle fille aux longs cheveux bruns accepte mes 30 $ avec un sourire.En retour, elle me tend une serviette blanche et une clé.« À l'intérieur, tu mets tes vêtements dans ton casier, et tu te promènes avec la serviette autour de la taille.» Elle appuie sur un déclencheur qui déverrouille la porte.« Bonne soirée.» Les casiers sont à droite.J'ai le numéro 19.Je me déshabille et mets la serviette autour de ma taille tel que demandé.La clé est attachée à une chaînette de métal que l'on passe au poignet et qui ressemble à un bracelet trop grand.Le plancher de ciment est froid pour les pieds.Le bar est à gauche.Deux douzaines de chaises en faux rotin sont disposées autour de tables de patio en verre.Un immense aquarium avec des poissons aux couleurs fluo longe le mur.Près du bar, un homme et une femme jouent au billard.Une vieille toune de New Order joue à tue tête mais on parvient quand même à entendre l'agitation d'une baignoire à remous située au fond de la pièce.L'endroit a quelque chose d'un croisement entre un YMCA et un bar de quartier, mais en plus hard : à la télé qui est suspendue au plafond, on passe un film porno.Dans la pièce il y a quelques femmes et beaucoup hommes.Tous nus, en serviette.Des gros, des petits, des vieux, des jeunes.Une vingtaine en tout.Certains sont assis, seuls.D'autres se promènent entre le sauna, les toilettes et le bar, l'air de chercher à faire une rencontre.Plus loin, un homme bedonnant à la soixantaine bien entamée enlève sa serviette et embarque dans la baignoire en tenant la rampe.La caissière passe à côté de moi et va voir le barman.\u2014 Tu trouves-tu que c'est trop sombre ?\u2014 Moi, je trouve toujours que c'est trop sombre, dit-il, l'air blasé.On voit rien, ici dedans.Elle tourne un bouton et la pièce s'éclaire un peu plus.Satisfaite, elle s'en retourne au vestiaire.Je m'assois au bar et commande une bière.« Désolé, nous n'avons pas de permis d'alcool », me répond le barman.Il me dit que les gens qui arrivent ici ont généralement un peu bu.Que les hommes pourraient devenir agressifs s'ils buvaient tout en essayant de draguer à poil.Je commande un jus d'orange.Je dois retourner à mon casier pour prendre mon portefeuille.Une femme accompagné d'un type poilu passe derrière moi.Elle a environ 40 ans, la serviette nouée autour de la taille et les seins à l'air.Manifestement, ses seins sont refaits.Manifestement, elle cherche à rencontrer quelqu'un.Je fais l'innocent.Elle hausse les épaules, et se dirige vers une des huit portes qui donnent sur l'une des huit chambres situés au fond de la pièce.Le poilu la suit.« Les chambres sont 10 $ de l'heure, me dit le barman.Peu importe combien vous êtes, c'est toujours 10 $.Et c'est très propre.On change les draps après chaque utilisation.Dans le sauna, trois gars d'environ 30 ans y suent à grosse gouttes.« Ouin, c'est tranquille à soir », lance un type au crane rasé avec un tatouage sur l'épaule.« Avoir su, je serais sorti dans un bar.Avec mon 30 piasses, je serais déjà saoul.» De temps en temps, d'autres hommes jettent un coup d'oeil à travers la petite vitre de la porte du sauna.Puis, voyant qu'il n'y a pas de fille, ils passent leur chemin, l'air déçu.« Les hommes seuls qui viennent ici ont de bonnes chance de rentrer chez eux bredouilles, m'explique un homme d'une cinquantaine d'années assis avec sa femme.C'est plutôt un endroit pour les couples échangistes.On vient ici, on parle avec d'autres couples, des fois on prend une chambre, mais souvent, on ne fait que parler.Il n'y a pas de stress.» Au fond du couloir, cinq personnes sont agglutinées devant une porte entrebaîllée.Dans la chambre, la femme de 40 ans est agenouillée sur le lit en compagnie du poilu et d'un autre homme aux cheveux courts.C'est comme dans un film porno, mais en direct.Ils semblent se ficher complètement du fait que des inconnus les regardent.À côté des chambres se trouvent les douches communes.Dans les douches, une femme un peu grosse fait plaisir à deux gars à la fois.Je retourne voir le barman pour lui demander si l'eau de la baignoire à remous est propre.« On la change à chaque jour », répond-il.Un gars d'environ 25 ans me dit qu'il vient de finir sa partie de hockey et qu'il est venu faire un tour, par curiosité.« Pourquoi t'as pas amené tes chums ?» \u2014 C'est pas leur genre.Ils sont pas mal tous casés.\u2014 Et ta blonde ?\u2014 Ma blonde, elle sait pas que je suis ici.J'ai déjà essayé de lui en parler, mais la réponse était non.Elle me tuerait si elle savait que je suis venu tout seul.Il est 2 h 30.Maintenant, les femmes sont soit parties, soit dans les chambres aux portes closes.Autour de moi, il n'y a plus que des hommes, assis seuls sur des chaises de patio.Certains se promènent encore, l'air de souhaiter qu'une fille apparaisse comme par enchantement au détour du sauna, de la baignoire ou du bar.Je vais me laver aux douches communes, puis je retourne à mon casier pour me rhabiller et sortir.Dans le vestibule opaque, deux hommes sont en train de donner leur 30 $ à la belle caissière et trépignent d'impatience en attendant de pouvoir entrer. 1LP0401B1125 1LP0401B1125 ZALLCALL 67 21:05:13 11/24/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 NO V EMB R E 2 0 0 2 Quand les riches se comportent comme des animaux d'après le New York Times RICHARD CONNIFF, expert en faune sauvage qui a traqué des léopards dans le delta de l'Okavango, au Botswana, documenté les exhibitions de pénis des singes verts et suivi la migration de l'élan irlandais, s'est rendu à Manhattan au début d'octobre pour étudier les modèles de comportement d'une espèce indigène des grandes villes nord-américaines.Mais, au lieu de se terrer à Central Park pour observer la préséance de certains pigeons au moment de picorer, M.Conniff s'est attablé dans un coin discret du très chic Four Seasons, restaurant de Park Avenue.Sa plus récente proie ?L'homo sapiens huppé.Journaliste de profession, M.Conniff a côtoyé la haute société de Palm Beach et fait la tournée des manoirs riverains de 10 millions de dollars pour écrire son plus récent livre, A Natural History of the Rich : A Field Guide (W.W.Norton, 2002).Les gens riches ressemblent plus aux animaux que les autres humains, fait-il valoir dans un livre qui ressemble à la fois à un traité sur la nature et à un magazine sur les bonzes de Hollywood.« J'ai l'habitude d'écrire sur les chiens-de-prairie de l'Afrique, les méduses et les araignées », commente M.Conniff, homme gros et barbu qui semble mal à l'aise dans son veston Ralph Lauren et sa chemise Brooks Brothers.« Mais c'est tout aussi intéressant, et la nourriture est sans doute meilleure.» Dans son camouflage, M.Conniff pourrait à la limite passer pour un habitué du Four Seasons.Seule sa cravate, ornée d'un imprimé de lézards verts, trahit sa profession.Sans utiliser des échantillons de spores ou de colliers de repérage, M.Conniff fixe une cible \u2014 le financier Ronald O.Perelman \u2014 et se met à l'ouvrage.À 13 h, M.Perelman se lève après avoir déjeuné tôt dans une cabine de riches, du côté est de la Grill Room.Un frisson traverse la pièce pendant que les clients tentent fiévreusement de suivre le déplacement de M.Perelman sans bouger la tête.Le très très grand patron de Revlon ouvre son veston et met ses mains sur ses hanches, donnant tout à coup à sa silhouette une apparence plus grande et intimidante.Un signal de dominance « Il envoie un signal de dominance, pour que les autres sachent qu'il est l'alpha », dit M.Conniff, gesticulant avec sa fourchette de galette de crabe.« Hé, il a vraiment belle apparence.» Mais, de manière encore plus frappante, dit M.Conniff, la posture de M.Perelman et sa démarche ressemblent à celles de la gélinotte huppée mâle, oiseau forestier de l'hémisphère nord, connu pour ses démonstrations de torse bombé et de tambourinage des ailes.(Et comme la gélinotte huppée, qui a une progéniture appréciable, M.Perelman a cinq enfants.) La poitrine déployée, M.Perelman fait quelques pas pour accueillir Barry Diller, chef de Vivendi Universal Entertainment.Pendant que les deux hommes parlent, M.Perelman touche à l'épaule de M.Diller, la tapotant doucement.« Regardez comment il fait tous ces gestes d'apaisement, qui signifient : « N'aie pas peur de moi ».» M.Conniff note que les actions de Revlon ont perdu la moitié de leur valeur cette année après une série de pertes trimestrielles.« Il n'a pas eu sa meilleure année, ditil.Les mâles alpha, même quand ils sont abattus, ont tendance à demeurer en périphérie, espérant renouer les alliances et les amitiés.» Le porte-parole de M.Perelman, James Conroy, a été invité à commenter : « Je crois que nous déclinerons l'occasion de nous comparer à des animaux.» Marleen Zuk, biologiste à l'Université de Californie à Riverdale et auteur de Sexual Selections : What We Can and Can't Learn From Animals (Berkeley, 2002), estime que la prémisse de M.Conniff, quoique amusante, a ses limites.« Vous devez être prudent en faisant cela, dit Mme Zuk.Vous pouvez beaucoup vous amuser à comparer les comportements animaux et humains.Et vous pouvez conserver des listes de ce que font les animaux et de ce que nous faisons.Vous pouvez aussi remarquer que nous utilisons des toilettes, mais pas les animaux.Et à quoi cela sert-il ?» Sous-espèce culturelle M.Conniff répond que les riches ont droit à leur propre histoire naturelle parce qu'ils essaient d'être différents et séparés, comme une sous-espèce culturelle.« Nous sommes génétiquement programmés pour nous intéresser à ce que font les riches », affirme M.Conniff, les yeux étincelants fixés sur une foule à l'heure du midi, qui comprend Ralph Lauren, Morton Janklow, agent littéraire de présidents, Peter G.Peterson, président de la banque d'affaires Blackstone Group, et Jim Kelly, directeur de l'information du magazine Time.« Ils contrôlent nos vies, l'économie, l'histoire, nos emplois, le prix de l'essence », ajoute M.Conniff.Le fait que les riches soient puissants et souvent à l'écart les rend plus difficiles à traquer, surtout à New York, dit-il.« À Los Angeles et à Aspen, ils veulent donner en spectacle.À New York, les gens sont bien plus discrets », dit M.Conniff.La plupart des gens riches veulent que les autres gens riches sachent à quel point ils le sont.Par exemple, M.Conniff a écrit un article cette année dans la revue Architectural Digest au sujet de l'appartement redécoré d'un banquier d'affaires, récemment divorcé.Même si ce dernier n'a pas voulu être nommé à titre de propriétaire de l'appartement, il a tout de même accepté que sa photo soit publiée ! « Il voulait que son identité soit connue de quelques privilégiés seulement », dit M.Conniff.« Les paons ne montrent pas leurs plumes aux chiens.Ce serait une perte d'énergie.Ils veulent les montrer seulement à d'autres paons.» Palm Beach, par contre, présente un visage amical.« J'étais à un dîner- bénéfice et défilé de mode à Palm Beach et j'ai informé la tablée de ma démarche », dit-il.« Quelqu'un a dit : « Allez-vous nous comparer aux singes ?» Et j'ai dit non, que j'allais les comparer aux gorilles et aux chimpanzés.Ils ont tous éclaté de rire et ont commencé à jacasser au sujet du concept.» La découverte du zoomorphisme M.Conniff connaît bien le zoomorphisme \u2014 la comparaison des humains aux animaux.En tout cas, il est familier avec le monde animal, à en juger par le titre de ses deux derniers livres, Every Creeping Thing : True Tales of Faintly Repulsive Wildlife (Holt, 1998) sur les créatures rampantes et Spineless Wonders : Strange Tales From the Invertebrate World (Holt, 1996), sur les invertébrés.L'auteur a grandi au New Jersey.« Mes antécédents sont entièrement « classe moyenne » », dit-il.À l'Université Yale, où il a obtenu un baccalauréat en poésie anglaise, il a aussi découvert la richesse cachée.« Plusieurs importants gauchistes gardaient leur richesse, leur garde- robe, chez Rosie's, le nettoyeur à sec du coin, dit M.Conniff.Quand les vacances arrivaient, ils allaient chercher leurs beaux vêtements au remisage.Et pour le reste de l'année, ils avaient l'air de snobs.» En préparant son livre, l'auteur a songé un moment à se faire passer pour riche.« Mais je savais que ça ne fonctionnerait pas, dit-il.Le système intégré de détection des tricheurs m'aurait vite repéré.Il est impossible de faire semblant.» Durant les années 1980, loin de ses tarentules et de ses seiches, M.Conniff s'est retrouvé en affectation en Europe méridionale, où National Geographic lui avait commandé un reportage sur la culture de Monaco.Or, en surveillant les agissements des clients dans la boîte Jimmy's, à Monaco, il s'est rendu compte que les riches avaient des rituels, similaires au comportement de base des animaux.M.Conniff décida alors de troquer ses bottes Gore-Tex et ses habits de brousse pour une Ferrari F355 de 150 000 $ (en location), et commença à rôder autour d'Aspen, Los Angeles et Palm Beach.Entre les riches, il existe quelques traits communs, lui avait confié un ami biologiste.Les règles des babouins sont les mêmes que celles entre les personnages d'un roman de Jane Austen, disait-il.Conservez des rapports étroits avec vos proches parents et fréquentez les animaux de haut rang.À l'instar de Donald Trump, protégez votre richesse comme la mouche scorpion, prédateur qui annonce aux femelles la prise d'un insecte plus gros que d'habitude.À l'image de Ted Turner, effrayez les prédateurs en faisant beaucoup de bruit, un peu comme le babouin alpha durant ses crises de colère.Combinez vos gènes avec de bons gènes et dorlotez votre progéniture.Marchant dans l'avenue Madison après le lunch, M.Conniff aperçoit une femme alpha vêtue de cuir, de gros bijoux et d'un foulard imprimé léopard.« Regardez le tigre sur son foulard, dit-il.La gueule ouverte vous regarde fixement.Et tout ce cuir.Ça fait peur.» Après avoir étudié les humains comme il a étudié les animaux sauvages, Richard Conniff affirme que la posture et la démarche du très grand patron de Revlon, Ron Perelman (ci-haut), ressemblent à celles de la gélinotte huppée mâle, oiseau forestier de l'hémisphère nord.Bon-cadeau de 500 $\u2020 Utilisez-le comme bon vous semble Options, accessoires, ou comptant PLUS Bon-cadeau de 500 $ \u2020 Utilisez-le comme bon vous semble sur toutes les Saturn 2002 et 2003 Options, accessoires, ou comptant La célébration des fêtes Saturn Bon-cadeau de 500 $\u2020 Utilisez-le comme bon vous semble Options, accessoires, ou comptant PLUS La série S 4 portes 2002 de Saturn 0%\u2020\u2020 sur le financement jusqu'à 60 mois sur LA SÉRIE S 2002 encore disponible 269$ /mois/location 48 mois 2725$ comptant 21980$ PDSF Transport et taxe d'accise en sus (1000$) Le VUE 2003 de Saturn Transmission manuelle Climatisation Longerons de toit intégrés Organisateur et pochettes de rangement de compartiment utilitaire Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD Panneaux de polymère ou Bon-cadeau de 500 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location.Le transport, l'immatriculation, l'assurance, la taxe d'accise, les frais reliés à l'inscription au registre mobilier et les taxes ne sont pas incluses à moins d'avis contraire.Nos offres de location comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Les offres de location et de financement sont sujettes à l'approbation de crédit.Un comptant (ou échange équivalent) et/ou un dépôt de sécurité peuvent être requis.Saturn paie la première mensualité sous réserve de l'approbation de crédit pour le financement jusqu'à 60 mois ou la location jusqu'à 48 mois, jusqu'à concurrence de 500 $ à l'achat.\u2020 Le 500 $ peut seulement être utilisé sur les options, les accessoires ou le comptant.\u2020/ \u2020\u2020t Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Une commande ou 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orchestre de chambre de 15 musiciens présente plus de 100 concerts par année de par le monde.Au programme: Corelli, Mozart, Schröder et autres.En collaboration avec la Chaîne culturelle de Radio-Canada.Église de la Visitation.Laissez-passer: dès le 26 novembre, 17h.>>> Mardi 17, 14h.Ensemble Rubia.Chants a cappella autour du thème de Noël.Sur des harmonies oniriques, l'ensemble intègre différents éléments, du jazz au pop, en passant par le soul, la musique médiévale, et même quelques improvisations sur le vif.Les quatre chanteuses Jody Freeman, Mary Standjofski, Louise Dessertine et Catherine Herrman nous font traverser les siècles et les continents.Laissez-passer: dès le 3 décembre, 17h.>>> Jeudi 19, 20h.Les Veillées de la pleine lune.Contes avec Denis Gadoury.Depuis vingt ans, il a ramassé des contes un peu partout au Canada.Maison du pressoir du parcnature de l'Île-de-la-Visitation.Laissez-passer: dès le 3 décembre.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR 872-5338 >>> Dimanche 1er, 15h30.Ensemble Vox.Un Noël a capella.Valérie Walker et Angèle Trudeau, soprano; Mary Beth Mac Donald et Alfred Lagrenade, alto; Éric Tremblay et Thomas Mc Leay, ténor;Normand Ricet et Marc Belleau, baryton basse.Laissez-passer: dès le 24 novembre.>>> Lundi 2, 19h et 20h.Conférence et récital.Elizabeth Dolin, violoncelle, Bernadette Blaha, piano; oeuvres de Mendelssohn.En collaboration avec la Chaîne culturelle de Radio-Canada.Laissez-passer: dès le 25 novembre.>>> Mardi 3, 19h et 20h.Causerie et récital.Two cups of English New Music.Causerie avec le chef d'orchestre anglais Philip Headlam et récital avec le pianiste Karl Lutchmayer.En collaboration avec Conservatoire de musique de Montréal, le Royal College of Music de Londres et le bureau du British Council du Canada à Montréal dans le cadre de l'événement UK.OK! Entrée libre.>>> Mercredi 4, 19h et 20h.Causerie et récital.Two cups of English New Music.Causerie avec le compositeur anglais Kenneth Keskethy et récital avec le pianiste Karl Lutchmayer.Avenir I : Oeuvres et créations diverses des classes de composition et du répertoire britannique contemporain interprétées par les élèves sous la direction de Véronique Lacroix et le chef invité Philip Headlam.En collaboration avec le Conservatoire de musique de Montréal, le Royal College of Music de Londres et le bureau du British Council du Canada à Montréal dans le cadre de l'événement UK.OK! Entrée libre.>>> Vendredi 6, 22h.Jazz Nocturne.Jazzer Noël.James Gelfand, piano.Entrée libre.>>> Samedi 7, 14h.Les Dialogues à la Chapelle.Le Quatuor Molinari.Oeuvres de Witold Lutoslawski, Murray Schafer et Dimitri Chostakovitch.Entrée libre.>>> Dimanche 8, 15h30.Les Rendez-vous du dimanche.Les professeurs du Conservatoire et leurs invités.Denis Brott, violoncelle, Claire Ouellet, piano.Oeuvres de Schuman.Présenté par le Conservatoire de musique du Québec à Montréal.Entrée libre.>>> Samedi 14, 14h.À la rencontre du NEM.Lecture publique avec le Nouvel Ensemble Moderne.Le compositeur Alain Beauchesne présente une de ses oeuvres.Entrée libre.>>> Dimanche 15, 15h30.Le Trio Contrastes, ensemble en résidence à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Stéphan Sylvestre, piano, Olivier Thouin, violon, David Veilleux, clarinette.Oeuvres de Beethoven, Brahms, Arutiunian.Laissez-passer: dès le 8 décembre.CÔTE-DES-NEIGES 872-6889 >>> Mardi 3, 20h.Trio Rachmaninoff.Natalia Kononova, violon, Vélitchka Yotcheva, violoncelle, et Patrice Laré, piano, proposent des oeuvres romantiques et post-romantiques des plus grands compositeurs russes: Chostakovitch et Tchaikovsky.Société Pro Musica en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal.Laissez-passer: dès le 19 novembre.>>> Vendredi 6, 20h.Série Mémoires vives: La famille Cantin.Avec violon, harmonica, guitare et pieds.Musique traditionnelle.Laissez- passer: dès le 22 novembre.>>> Mardi 10, 19h30.Les mardis Fugère avec Christiane Duchesne.Cette auteure a publié une cinquantaine de livres, romans et albums; elle a traduit plus de cinq cents titres.Animation: Jean Fugère.Confidences littéraires.Avec L'UNEQ.Entrée libre.>>> Dimanche 8, 14h.Les Gardiens du feu.Théâtre de marionnettes pour les 5 à 9 ans.La pièce raconte la fabuleuse histoire d'Hercule, fils d'une famille puissante habitant la grande cité, et d'Amulette, une jeune fille aux dons mystérieux qui vit au coeur d'un terrain vague.Production du Théâtre de l'Avant-Pays.Laissez-passer: dès le 24 novembre.>>> Jeudi 12, 20h.Stampede.Road movie théâtral qui s'amorce comme une comédie et tourne au drame, Stampede se situe dans un univers country, entre Montréal et Calgary.Le texte est signé François Létourneau et la mise en scène par Claude Poissant.Les rôles d'un trucker et de son ami, d'une danseuse et d'un gérant de club sont tenus par François Létourneau, Patrice Robitaille, Dominique Quesnel et Stéphane Jacques.Production du Théâtre PàP.En collaboration avec le Conseil des arts de Montréal.Laissez-passer: dès le 28 novembre.MAISONNEUVE 872-2200 >>> Lundi 2, 19h30.L'art-thérapie et les rêves.Conférence exploratoire.La création artistique permet d'apprivoiser les profondeurs de l'univers métaphorique du rêve et stimule l'émergence de leurs messages existentiels.Avec Alexandra Duchastel, psychologue et art-thérapeute.Une collaboration du Centre Téménos.Grand salon Oscar du Château Dufresne.Entrée libre.>>> Jeudi 5, 20h.Mes Aïeux.Musique pop d'inspiration folklorique.Le reel, le rap, le funk, la chanson française, le folklore et même le disco sont au nombre des influences qui définissent le son éclectique du groupe.Vivoir du collège de Maisonneuve.Laissezpasser: dès le 25 novembre.>>> Lundi 9, 19h30.Les instruments sonores et la résonance.Conférence atelier.Anne Guilbault travaille depuis plus de 6 ans en improvisation vocale et sonore.Cet atelier vous propose une approche de l'improvisation dans sa forme la plus pure.Aucune connaissance musicale n'est requise.Une collaboration de J'ouïs, Espace son et musique.Grand salon Oscar du Château Dufresne.Entrée libre.MARIE-UGUAY 872-2044 >>> Samedi 7, 14h.Patapoum et Célestine.Théâtre de marionnettes pour les 2 à 8 ans.Voir Mercier dimanche 1er.Laissez-passer: dès le 23 novembre.>>> Vendredi 13, 20h.I Musici de Montréal.Concert de Noël.L'ensemble composé de 18 musiciens est accompagné de la soprano Nadya Blanchette dans un répertoire de pièces de Noël.Au programme: Corelli, Mozart, Schröder, Scarlatti et Marc Bélanger.Église Saint-Irénée.Laissez-passer: dès le 29 novembre.MERCIER 872-8755 >>> Dimanche 1er, 13h30 et 15h.Patapoum et Célestine.Théâtre de marionnettes pour les 2 à 8 ans.Le Théâtre La Pointe du Moulin présente ce spectacle de Jean-Pierre Idatte.Monsieur Poum a fait de Patapoum la grande vedette de son cirque.Avec Célestine l'équilibriste, il rêve de réaliser le plus étonnant des numéros de cirque.Présenté grâce à la collaboration de la Corporation de développement culturel de l'Est de l'île de Montréal.Laissez-passer: dès le 17 novembre.>>> Lundi 2, 19h30.Soirée ONF: Il parle avec les loups de Carlos Ferrand.Cinéma documentaire.Dans le nord du Québec, en Abitibi, Michel Pageau et sa compagne Louise ont fondé un refuge où ils accueillent et soignent des animaux sauvages blessés, pour ensuite les remettre en liberté.Michel Pageau possède le don particulier d'entrer en contact avec les animaux, tout particulièrement avec les loups du refuge.Suivi d'un échange avec le réalisateur.Laissez-passer: dès le 23 novembre.>>> Mercredi 4, 20h.H'SAO.Ce groupe de six jeunes poly-instrumentistes âgés de 17 à 25 ans a séduit le public lors de son récent passage au Festival des musiques et du monde 2002.Ils s'inspirent des chants sacrés et des danses traditionnelles, mais aussi du gospel, soul, jazz, rhythm and blues.Musique du monde.Laissez-passer: dès le 23 novembre.>>> Mardi 10, 20h.L'Ensemble de cuivres du Conservatoire de musique du Québec à Montréal.Programme dédié entre autres à Max Reiger, Charles Gounod et Giovanni Gabrieli; sous la direction du tromboniste et chef d'orchestre Alain Trudel.Musique classique.Laissez-passer: dès le 23 novembre.>>> Dimanche 15, 14h.La Chorale du Gesù.Concert de Noël.Les pièces en français, latin, italien, hébreu et anglais souligneront les fêtes de Noël, de Chanukkah et de Kwaanza.Au piano, Anne-Marie Denoncourt.La Chorale du Gesù est un choeur de 40 voix de femmes lauréat du Festival choral de Montréal et finaliste au Concours de Radio-Canada.En collaboration avec la Corporation de développement culturel de l'Est de l'île de Montréal.Laissez-passer: dès le 30 novembre.Samedi 21, 13h et 15h.Le Grincheux qui voulait gâcher Noël.>>> Cinéma famille.Le Grincheux se lasse d'écouter les festivités du temps des fêtes des Chous.Il décide donc de se venger en volant tous les cadeaux et décorations de Noël de Chouville.Entrée libre.NOTRE-DAME-DE-GRÂCE 872-2157 >>> Jeudi 5, 20h.L'Hexacorde.Cet ensemble se consacre à la diffusion et au développement du répertoire contemporain pour ensemble de guitares classiques.De Bach à Bartok, en passant par Claude Vivier et Satie, dans des arrangements de l'un ou l'autre de ses six jeunes et excellents musiciens, l'Hexacorde ouvre de nouveaux horizons sonores.Laissez-passer: dès le 28 novembre.>>> Mercredi 11, 20h.Dragana.Musique vocale.Le nom de cet ensemble de sept chanteuses vient d'une chanson bulgare où une jeune fille met un rossignol au défi de participer à un débat chanté.Ces femmes chantent a cappella des pièces d'Europe de l'Est, de la Grèce et de la Turquie.Laissez-passer: dès le 4 décembre.>>> Samedi 14, 14h.Patapoum et Célestine- .Théâtre de marionnettes pour les 2 à 8 ans.Voir Mercier dimanche 1er.Une production du Théâtre La Pointe du Moulin.Laissezpasser: dès le 7 décembre.>>> PLATEAU MONT-ROYAL 872-2266 >>> Mercredi 4, 20h.EKO.Divertissements nocturnes pour marionnettes consentantes.Théâtre de marionnettes pour adultes.De courtes histoires audacieuses et fantaisistes qui questionnent, provoquent et posent un regard insolite sur la nature humaine.Avec Louis Ayotte et Pier Dufour.Laissez-passer: dès le 27 novembre à 17h.>>> Vendredi 6, 20h.Rasa.Ginette Dion et Manijeh Ali vous convient à un spectacle de danse dont les mouvements émergent du Bharata Natyam, un des huit styles de danse classique de l'Inde.La première partie du spectacle est consacrée à des danses classiques tandis que la seconde offre des chorégraphies contemporaines inspirées de la tradition.Avec Céline Ranger, interprète et Peter Fedun, compositeur.Laissez-passer: dès le 29 novembre à 13 h.>>> Samedi 7, 14h.Hugo et le dragon.Cinéma pour les 5 à 10 ans.Hugo, armé de son télescope, entre en contact avec une mystérieuse étoile nommée Aramis.Film de Philippe Baylaucq.Laissez-passer: dès le 30 novembre, 13 h.>>> Jeudi 12, 20h.Notes de vers.Poésie et musique du monde avec Monique Juteau et Larry Tremblay, sous la direction artistique de Christian Vézina.Une production de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.Laissez-passer: dès le 5 décembre, 17 h.>>> Mardi 17, 20h.Les poètes de l'Amérique française : Suzanne Jacob.Poésie.Guy Cloutier concocte des soirées uniques où poésie et musique se font écho.Laissez-passer: dès le 10 décembre, 17 h.RIVIÈRE-DES-PRAIRIES 872-9814 >>> Dimanche 1er, 15h.Série 2, 3, 4.Musique !.Quatuor de saxophones Quasar.Avec Marie- Chantal Leclair, Mathieu Leclair, André Leroux et Jean-Marc Bouchard.Concert commenté.Musique classique.Église Saint-Joseph.Laissez-passer: dès le 12 novembre.>>> Samedi 7, 20h.L'ONF à la maison.Raymond Klibansky: de la philosophie à la vie.Cinéma d'auteur.Raymond Klibansky, est un être d'exception.Philosophe réfléchi et d'action, il oppose parole et réflexion à la violence.Défenseurs de toutes les libertés, cet homme à traversé un siècle de turbulence, de guerres et de haine.En présence de la réalisatrice, Anne-Marie Tougas.Suivi d'une discussion avec le public.Salle Désilets, cégep Marie-Victorin.Laissez-passer: dès le 19 novembre.ROSEMONT-PETITE-PATRIE 872-1730 >>> Mardi 3, 20h.Voix nouvelles.Accompagnés au piano par Lorraine Desmarais, des élèves de 1ère année en chant jazz dans les classes de Vincent Morel et de Lana Carbonneau.Collaboration du département de musique du Cégep Saint-Laurent.Variétés.Studio 1.Entrée libre.>>> Samedi 7, 20h.Le Grand Choeur de Montréal chante Noël.Le baryton Martin Dagenais dirige une soixantaine de voix de femmes et d'hommes.Avec un musicien à l'accompagnement et une soliste.Le public sera invité à entonner quelques airs.Église St-Édouard.Laissez-passer dès le 23 novembre.>>> Mardi 10, 20h.L'École nationale de l'humour en spectacle.Nouveau spectacle rassemblant de jeunes humoristes.Salle Jean- Eudes.Laissez-passer dès le 26 novembre.>>> Mercredi 11, 20h.Voix nouvelles.Accompagnés au piano par Lorraine Desmarais, des élèves de 2e année en chant jazz dans les classes de Vincent Morel et de Lana Carbonneau.Collaboration du département de musique du Cégep Saint-Laurent.Variétés.Studio 1.Entrée libre.>>> Vendredi 13, 20h.Orchestre symphonique du Conservatoire de musique de Montréal.Musique.Raffi Armenian dirige un programme composé de l'Ouverture Manfred de Schumann, de l'allegro du Concerto pour violoncelle en si mineur de Dvorak ainsi que de la Symphonie dite Militaire de Haydn.Avec Emmanuelle Beaulieu Bergeron au violoncelle solo.Église St-Marc-de-Rosemont.Entrée libre.>>> Samedi 14, 20h.Stampede.Théâtre.Voir Frontenac jeudi 12.Salle Jean-Eudes.Laissez- passer: dès le 30 novembre.VILLERAY-SAINT-MICHELPARC- EXTENSION 872-6131 Dimanche 8, 14h.>>> Concert de Noël de l'École Joseph-François Perrault.Musique et chants de Noël.Bibliothèque Saint-Michel.Laissez-passer: dès le 24 octobre.Samedi 7, 20h.>>> Le Grand Choeur de Montréal chante Noël.Musique.Voir Rosemont-Petite-Patrie samedi 7.Église Saint-Édouard.Laissez- passer: dès le 23 novembre.Jeudi 12, 20h.>>> La langue du Caméléon.Théâtre pour les 10 ans et plus.Le Théâtre le Clou présente un texte de Réynald Robinson dans une mise en scène de Sylvain Scott.Répondant à un appel de détresse quatre jeunes se rencontrent dans le sous-sol d'un immeuble.Cet espace deviendra l'incubateur de leur transformation.Chacun tente de s'affirmer, de se faire comprendre, cherchant le mot qui traduit ce qu'ils ressent.En collaboration avec le Conseil des arts de Montréal.Auditorium Le Prévost.Laissez-passer: dès le 28 novembre.Vendredi 13, 20h.>>> La Virée dans Villeray.Musique traditionnelle.La première partie de cette veillée québécoise est animée par le Duo Lemieux composé de Louis Simon Lemieux (violon, harmonica et autres instruments) et Daniel Lemieux (violon).En deuxième partie, Genticorum présente ses recherches.Avec Alexandre de Grosbois-Garand (flûte irlandaise, basse et voix ), Pascal Gemme (violon, pieds et voix) et Yann Falquet (guitare, banjo, pieds et voix).Auditorium Le Prévost.Laissez-passer: dès le 29 novembre.Musique traditionnelle Rapetipetam est l'un des trois groupes de musique traditionnelle qui participeront à la Virée dans Villeray à l'auditorium Le Prévost en décembre.Voir la section Villeray-Saint-Michel-Parc- Extension. 1LP0601B1125 b06 actuel lun 25 nov 1LP0601B1125 ZALLCALL 67 22:46:25 11/24/02 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 25 NOVEMBRE 2002 Rendez-moi mes boutons! DOCTEUR GADGETS LES FABRICANTS d'accessoires informatiques adorent en mettre plein la vue.Le hic, c'est qu'ils n'écoutent pas toujours les consommateurs.Dommage.S'ils avaient tendu l'oreille (et surveillé les forums de discussion), ils auraient compris que nous aimons certaines innovations tandis d'autres nous donnent des crises d'urticaire.Prenez les petites touches de fonctions intégrées un peu partout sur les souris d'ordinateurs.Vous savez ces petites excroissances pratiques qui servent à faire avancer (ou reculer) les pages web sans avoir à cliquer sur les flèches du fureteur Une belle innovation.que les fabricants ont choisi de retirer sur presque tous leurs nouveaux modèles.Si bien qu'il est pratiquement impossible de trouver, chez Microsoft par exemple, une souris optique sans fil à cinq touches de fonction.Des 14 modèles proposés cette année, une seule répond à ces critères.Pourquoi ?« Parce que c'est ce que les utilisateurs désiraient », nous a répondu la porte-parole.Ah bon.Permettez-nous de réagir.Nous aimons ces boutons.Ils nous permettent de programmer une foule de fonctions pour minimiser les mouvements du poignet.Peut-être même retardent-ils les tendinites.Les touches sont devenues aussi indispensables que la molette qui fait monter et descendre sans effort les pages web Nous avons parlé à des dizaines d'utilisateurs réguliers qui ne pourraient plus s'en passer.Étonnant tout de même ce manque de communication.Prenez le cas de la souris Apple qui accompagnait les i Mac à leur lancement.Une petite rondelle de hockey aussi high-tech que nulle qui se perdait au milieu de la paume et qui cliquait quand bon lui semblait.Les utilisateurs ont détesté presque immédiatement.Ils se sont plaints (beaucoup) et Apple a fini par réagir.La compagnie a proposé une autre souris, celle-là optique, une des premières sur le marché.Toujours dans l'univers des rongeurs, Logitech, fabricant suisse de produits à rattacher à un ordinateur, semble avoir des antennes plus branchées côté souris.Seulement deux de ses modèles optiques et sans fil de la saison 2003 sont dotés de touches de fonction.Mais dans le cas de la Mx700, Logitech a vraiment dépassé les limites avec huit boutons.En plus des deux boutons réguliers (à gauche pour cliquer, à droite pour afficher un menu contextuel) et la molette, deux petits points noirs servent à faire monter ou descendre les pages tandis qu'un troisième fait surgir un menu dynamique.À gauche, deux touches de pages web.Puisque tous sont programmables, les possibilités de leur donner des fonctions personnalisées sont presque à l'infini.Encore plus intéressant avec cette souris : les piles sont rechargeables.Pour les régénérer, il faut déposer la souris dans un berceau de raccordement qui sert aussi de récepteur.Les commandes sont précises et le curseur réagit presque instantanément grâce au moteur optique Mx.Vraiment, dans ce cas, on a l'impression que quelqu'un veillait au grain.Souris sans fil optique Mx 700, de Logitech.Prix : 120 $ environ.Attention, cette souris ne sera vendue que dans les magasins entrepôt Costco.Nous avons aimé > Ses réactions rapides.Son berceau de raccordement.Son efficacité.Bof.Son coût élevé.Pour droitiers seulement.Il ne faut pas oublier de la laisser dormir dans son berceau, sinon, elle risque d'avoir les batteries bien à plat.Dans le cas de la Mx700, ci-dessus, Logitech a vraiment dépassé les limites avec huit boutons.Tout est prévu, même les imprévus.Un cellulaire, c'est très pratique, jusqu'à ce qu'il vous laisse tomber.Heureusement, vous pouvez maintenant déjouer les imprévus grâce à la Téléphonie personnelle de On Star.Vous n'avez qu'à appuyer sur un bouton dans votre véhicule et, avec une simple commande vocale, vous êtes en ligne.Pas de téléphone à tenir, pas de pile à recharger et surtout, un signal plus puissant et une meilleure couverture.Pour en savoir plus, visitez onstarcanada.com ou appuyez sur le bouton On Star bleu dans votre véhicule pour commander des minutes de Téléphonie personnelle de On Star.Offerte là où la technologie le permet.Certaines restrictions s'appliquent.Pour en savoir plus, visitez onstarcanada.com ou appelez au 1 800 ONSTAR-7.Chevro l e t Po n t i a c Oldsmobile B u i c k GMC C a d i l l a c S a t u r n Saab Hummer onstarcanada.com 3095129A Avalé par un serpent?Agence France-Presse DURBAN \u2014 Un jeune enfant porté disparu dans la banlieue de Durban a sans doute été avalé par un serpent qui s'est ensuite perdu dans la nature, font craindre des témoignages auxquels un spécialiste en reptiles a apporté tout son crédit.« On m'a déjà présenté des cas de ce genre et je les écarte toujours systématiquement, mais cette fois-ci, je crains que cela se soit bien passé comme ça », a déclaré à l'AFP Craig Smith, directeur d'un parc local de serpents.« J'ai trouvé un grand emplacement aplati, un cheminement d'herbe écrasée et des empreintes de circonvolutions de serpent le long d'une rivière proche », à proximité de l'endroit où l'enfant a disparu alors qu'il jouait avec un groupe d'amis de 5 à 8 ans, a commenté M.Smith.M.Smith a expliqué que le serpent était sans doute un python d'un type sud-saharien, qui peut atteindre jusqu'à 8,5 mètres de long et dont le régime alimentaire, fait d'animaux à sang chaud, se compose habituellement de singes, cochons, chevreuils et oiseaux.Il est très rare que ce python, dit « des rochers », et fréquent dans la région de Durban, mange des humains, a poursuivi Craig Smith, « mais dans ce cas précis il a peut-être eu très faim en sortant de son hibernation, et il faut savoir qu'il s'agit de mangeurs opportunistes ».Les enfants jouaient dans une plantation de manguiers et l'un d'eux a couru chez sa mère pour expliquer que son copain venait d'être mangé par un serpent.Des scientifiques au chevetd'une autre Vierge pleureuse Agence France-Presse PERTH (Australie) \u2014 L'Église catholique australienne a mandaté une équipe de scientifiques au chevet d'une statuette de la Vierge Marie en fibre de verre et qui pleure, ce que des milliers de fidèles interprètent comme un miracle.L'archevêque de Perth, Barry Hickey, a indiqué que l'enquête, au cours de laquelle la statue haute de 70 cm subira des tests scientifiques, est sans précédent en Australie.Des chercheurs de deux universités de Perth avaient déjà examiné la Vierge mais n'avaient pu établir l'origine des larmes qui coulent de ses yeux.Le phénomène dure depuis plus de trois mois, a expliqué Mgr Hickey.Un rapport doit lui être rendu dans un mois.La statue est montrée au public chaque dimanche en l'église Notre-Dame de Lourdes à Rockingham, une ville côtière à 60 kilomètres au sud de Perth.Elle attire des foules dépassant parfois 3.000 fidèles, pour la plupart malades et infirmes.La statue appartient à Patty Powell, un paroissien de la région, qui l'a achetée il y a huit ans pour 150 dollars australiens (84 dollars US) dans un magasin d'objets religieux de Thaïlande.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2002-11-23 Tirage du 1 000 000,00 $ 30 985,60 $ 950,90 $ 42,90 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (25) GAGNANTS LOTS 12 922 369 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2002-11-23 Tirage du 1 000 000,00 $ 25 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (14) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 570 133,50 $ 2002-11-24 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2002-11-24 2002-11-24 2002-11-23 3 281 4 3900 NUMÉRO: 359134 NUMÉRO: 815567 1LP0702B1125 b7 lundi 1LP0702B1125 ZALLCALL 67 22:48:13 11/24/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 25 NOVEMBRE 2002 B7 EN BREF Au Salon de l'Auto, modérez vos transports ! Quand la pub exagère.LA PUBLICITÉ des véhicules utilitaires sports n'a de cesse de s'associer aux images de la nature vierge.Les téléspectateurs ne sont sans doute pas dupes : la meilleure façon de respecter la nature est de ne pas s'y aventurer à bord d'un véhicule lourd et polluant.Cependant, une autre publicité récente dépasse les bornes dans le domaine de la duperie.On y voit une femme circuler sur une route de montagne, en corniche, la nuit.Il pleut.La foudre tombe et arrache un garde-fou.En bas du ravin, trois VUS pilotés par des hommes.Ils voient venir le danger.Ils escaladent la pente abrupte à bord de leur mastodonte pour venir, côte à côte, prendre la place du garde-fou, juste à temps pour le passage de la femme.Morale de cette histoire invraisemblable : les VUS rendent même parfois la route moins dangereuse.pour les autres ! Évidemment, il n'y a rien de plus faux.La présence de véhicules plus lourds et plus hauts accroît au contraire le danger pour les occupants des véhicules plus petits.Un sonar dangereux pour les baleines ?UN JUGE américain a levé partiellement une interdiction qui empêchait jusqu'ici l'essai d'un nouveau sonar par la marine américaine.Les scientifiques craignent que ce sonar détraque le système de repérage des baleines ou même que la puissance du son utilisé les tue.Le son de ce sonar hyper puissant a été mesuré à 140 décibels à 300 kilomètres de distance.Le juge a levé l'interdiction pour une superficie de d'un million de km2 autour des îles Marianne, dans le Pacifique, en considérant que cette région est parmi les moins fréquentées par les cétacés.\u2014 d'après ENS Une crevette disparaît des Grands Lacs LA DIPOREIA, un petit animal semblable à la crevette qui servait de repas depuis des milliers d'années à plusieurs espèces de poisson des Grands Lacs, a pratiquement disparu du lac Ontario depuis 10 ans.Selon les observations du U.S.Geological Survey à Oswego, dans l'État de New-York, il y avait entre 5000 à 7000 crevettes par mètre carré au fond du lac auparavant, mais aujourd'hui, le plus souvent, les échantillons ne recèlent plus aucun spécimen.On ignore à quoi est due cette disparition, qui pourrait bien faire mourir de faim des espèces de truite et de saumon, mais on soupçonne deux mollusques, la moule zébrée et la moule quagga, des espèces exotiques introduites dans les Grands Lacs par les navires qui ont déchargé l'eau de leur ballast.\u2014 Syracuse Post-Standard Café équitable : Berkeley dit non LE 29 AOÛT DERNIER, nous vous parlions d'une proposition soumise à la ville de Berkeley par un jeune avocat qui voulait rendre illégale la vente du café ordinaire, et obliger les cafés de sa ville à ne servir que du café certifié équitable.« L'éducation des consommateurs, c'est bien, mais c'est long et on se bute souvent à l'indifférence des gens, nous avait expliqué M.Young.Avec la loi, les buveurs de café n'auraient à s'occuper de rien puisque le café serait équitable par défaut.» La proposition a officiellement été soumise au vote populaire le 5 novembre dernier, en même temps que les élections partielles.Résultat : environ 30 % des électeurs ont voté pour et 70 % contre.M.Young ne sait pas s'il répètera l'expérience lors des prochaines élections.\u2014 Nicolas Bérubé Quand Exxon Mobil s'en mêle APRÈS AVOIR combattu de toutes ses forces le Protocole de Kyoto, la multinationale pétrolière Exxon Mobil finance dans la recherche.à la lutte aux gaz à effet de serre.Au passage, elle se drape du prestige de l'université Stanford, en Californie, en participant à hauteur de 100 millions US (10 millions par année pendant 10 ans) à une fondation devant servir à lancer un vaste projet de recherche « sur des nouveaux systèmes énergétiques qui peuvent réduire les émissions de GES ».Ce nouveau centre de recherche américain est baptisé le Global Climate and Energy Project (G-CEP).Selon le président de Stanford, les règles de la fondation qui finance ce projet font que les scientifiques peuvent se lancer dans des recherches qui « dépassent largement l'horizon décisionnel des corporations ».Exxon a fait 12 milliards de profits en 2000.Le site c h a r l e s .c o t e @ l a p r e s s e .c a Richard Bergeron, responsable des analyses stratégiques à l'AMT, architecte, urbaniste et docteur en aménagement, est le plus grand pourfendeur québécois de l'automobile.Il y a trois ans, il a publié un livre qui constitue un trésor de statistiques et de faits jetant un éclairage sans aucune complaisance sur cet objet de désir.La Presse l'a rencontré à l'occasion du Salon de l'auto, qui bat son plein à la Place Bonaventure.Q LA PRESSE : Quels conseils donneriez- vous aux visiteurs du Salon de l'auto ?R RICHARD BERGERON Allez-y, regardez, admirez, c'est le travail des meilleurs sculpteurs de la planète, des produits construits par la plus grande cohorte d'ingénieurs sur terre.Mais s'il vous plaît, gardez votre tête, prenez des notes, partez avec des dépliants mais n'achetez pas sur place, de manière impulsive.Q Quels sont les pièges à éviter quand on achète une voiture ?R Le marché automobile est stratifié par modèles.À l'intérieur de chaque modèle, on veut que chacun maximise sa capacité de payer, en proposant des options.Mais on fait payer 750 $ des options qui ont coûté 50 $ à produire ! En moyenne, lors de l'achat d'une voiture, les gens dépensent 2000 $ de plus que ce qu'ils avaient décidé.Dans le bureau du vendeur, la discussion entre conjoints, c'est souvent : « On va se priver ailleurs, on ira moins souvent au restaurant ou au théâtre ».On se prive de bonnes choses pour donner plus d'argent à l'industrie automobile.J'invite les gens à développer une distance.Si on entre avec un budget de 28 000 $, au lieu de dépenser 30 000 $, on peut ressortir avec une auto de 26 000 $.C'est comme une économie de 4000 $ ! Q Quel est l'auto qui attirerait votre attention au Salon ?R L'auto « minimaliste ».Elle pèserait 1500 kilos, accélèrerait de zéro à 100 en 15 secondes, aurait une vitesse maximale de 140 km/h, consommerait six litres aux 100 et comporterait tous les équipements de sécurité.Elle se vendrait 14 000 $.Mais il n'en existe plus comme cela.Aujourd'hui, le prix moyen d'une auto au Québec est de 30 000 $.Les 16 000 $ de plus correspondent à 2000 $ par année, avec les frais de crédit, ou même de 4000 $, pour les nombreux ménages qui possèdent deux voitures.Cela correspond à 8000 $ par année avant impôts.Si l'on considère que le revenu moyen des ménages est de 40 000 $, c'est comme si on travaillait un jour sur cinq, non pas pour payer notre auto, mais bien pour payer celle que l'industrie a choisi de nous construire ! Q L'industrie automobile semble en pleine effervescence, avec le lancement des premières voitures hybrides et bientôt, des véhicules propulsés par une pile à combustible.Est-ce suffisant pour racheter l'automobile à vos yeux ?R L'auto « propre », c'est la voie de l'avenir.malheureusement ! L'industrie automobile ne veut pas qu'on pollue, ce n'est pas son but.Maintenant que c'est devenu important de respecter l'environnement, elle va s'adapter, comme elle l'a toujours fait.L'effort engagé par l'industrie vers une motorisation nonpolluante est réel.D'ici 2020, l'automobile ne sera plus une source de pollution importante.Mais mes motivations pour m'attaquer à l'automobile sont tout autres.C'est la barbarie, c'est l'orgueil, c'est nos jeunes qui sont fascinés par l'automobile.Ils sont prêts à travailler au salaire minimum pour s'en payer une, quitte à négliger l'école.Je suis convaincu que le décrochage scolaire est lié à la fascination de l'automobile.L'auto est une machine à détruire la ville et à produire des sous-villes.La journée où l'auto sera « verte », on ne sera pas plus avancés.Q Que pensez-vous du débat sur le péage qui a encore surgi récemment R Le péage, ce n'est pas la formule que je recommande pour taxer l'automobile.D'après moi, c'est le moyen le moins efficace.Je préfère par exemple la taxation routière, pour chaque kilomètre parcouru.À Singapour, sur un territoire de 350 km2, tout est contrôlé électroniquement.Au Québec, ça pourrait être beaucoup plus simple, par la lecture annuelle de l'odomètre au moment de la fameuse inspection qu'on parle d'instaurer.Mais il n'y a rien de plus facile à appliquer qu'une hausse de la taxe sur l'essence.Il s'agit de changer un chiffre dans un ordinateur.Et en plus, cette taxe tient compte du type de véhicule utilisé.Q L'idée d'une hausse de la taxe sur l'essence n'est-elle pas susceptible de soulever autant d'opposition que le péage ?R La population accepte que les pétrolières veuillent hausser leurs profits.Le prix de l'essence augmente de 6 ou 7 cents et on n'entend pas un murmure de protestation.Mais quand il est question d'une hausse d'un cent de la taxe sur l'essence pour financer le transport en commun, un objectif très louable socialement, ce n'est pas acceptable ! Q Pourquoi pensez-vous que c'est ainsi ?R Les gens sont d'une passivité incroyable quand c'est l'industrie automobile qui leur demande plus d'argent.Chaque année, les autos coûtent en moyenne 750 $ de plus que l'année précédente.Quand on change d'auto aux sept ans, ça se traduit par une hausse de 5000 $ ou 6000 $ de plus.Non seulement les gens consentent cette augmentation à l'industrie, mais ils sont fiers d'avoir fait une telle dépense.Q Comment le Québec se distingue-t-il du reste de l'Amérique du Nord sur le plan de l'automobile ?R Au Québec, la dépense automobile ne croît pas aussi rapidement qu'en Ontario, où elle croît moins rapidement qu'aux États-Unis.Statistiquement, le parc automobile augmente au Québec de 50 000 par année.Il faut construire pour chaque nouveau véhicule en moyenne quatre espaces de stationnement : en gros, un à la maison, un autre au bureau, un troisième au magasin et un dernier dans un lieu de loisir.Aux États-Unis, c'est sept nouvelles places de stationnement par auto ! Parfois, on n'aime pas quand la comparaison avec les États-Unis nous désavantage.Mais dans ce cas-ci, il faut jouer la carte de la distinction ! On est les plus « verts », peut-être parce qu'on est les plus pauvres, peut-être aussi parce qu'on a le meilleur système de transports en commun en Amérique du Nord, avec Toronto.Malgré cela, il y a une tendance à la motorisation croissante.Il faut y résister.Les Américains vont débarquer ici en bermudas avec des appareils photo parce qu'on est différents ! Il n'y a pas un touriste qui va à Ste-Julie ou à Lorraine ! Ils viennent nous voir pour ce qui nous distingue, qui résulte entre autres ne notre plus faible dépendance à l'égard de l'automobile.Q Vous soulignez dans votre livre toute la puissance de l'industrie automobile sur la planète.Quelle est sa faiblesse R Derrière les milliards de dollars que l'industrie dépense en publicité, il y a l'expression d'une fragilité inouïe.Ils vendent du rêve ! Le moindrement qu'il y a une mode, un doute, l'image s'écroule.On est à l'ère de Kyoto, du transport collectif et de la lutte à l'étalement urbain.Le débat sur les gaz à effet de serre (GES) est sérieux parce qu'il est en train de changer l'idée de ce qui est « in » et il est important de témoigner de sa responsabilité à l'égard de ce sujet.Personne n'aime vraiment être pointé du doigt.Le Livre noir de l'automobile, 1999, éditions Hypothèse, 435 pages, ISBN 2-922568-00-8 Photothèque La Presse Les scientifiques craignaient que l'essai d'un nouveau sonar puisse affecter les baleines.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse « Les gens sont d'une passivité incroyable quand c'est l'industrie automobile qui leur demande plus d'argent », affirme Richard Bergeron, de l'Agence métropolitaine de transport.Photothèque La Presse La pétrolière Exxon Mobil se donne bonne conscience en finançant la recherhe sur les gaz à effet de serre. 1LP0801B1125 b8 lundi 1LP0801B1125 ZALLCALL 67 21:48:04 11/24/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 5 NO V EMB R E 2 0 0 2 \u0001La Presse pense aussi à vous ! En offrant La Presse en cadeau, vous recevrez GRATUITEMENT le livre Les recettes de grand-maman Lassonde Des recettes traditionnelles et plus avant-gardistes, entièrement écrites à la main.256 pages PARCE QUE LES SAMEDIS ET DIMANCHES ÇA LUI APPARTIENT Vous pouvez offrir La Presse en cadeau Téléphone : (514) 285-6911 Interurbain (sans frais) : 1 800 361-7453 Télécopieur : (514) 285-7039 Interurbain (sans frais) : 1 888 254-7272 Courriel : abonnement@lapresse.ca ou retournez ce coupon dûment rempli à : La Presse, ltée, C.P.11048, Succursale Centre ville, Montréal H3C 9Z9 en communiquant avec nous : Faites-lui plaisir pour Noël Je désire offrir La Presse à : (Veuillez écrire en lettres majuscules) Nom : .Prénom : .Adresse : .App.: .Ville : .Code postal : .Téléphone : ( .) .Une lettre mentionnera que cet abonnement à La Presse est un cadeau de : (Veuillez écrire en lettres majuscules) Nom : .Prénom : .Adresse : .App.: .Ville : .Code postal : .Téléphone : ( .) .COUPON-CADEAU Oui, je désire offrir La Presse du samedi et dimanche en cadeau, pour une période de 26 semaines, à compter du .200 .En payant à l'avance le montant de 45,75 $ (taxes incluses), pour 26 semaines, je recevrai GRATUITEMENT le livre «Les recettes de grand-maman Lassonde».Je joins mon chèque de 45,75 $ à l'ordre de La Presse, ltée, C.P.11048, Succ.Centre Ville, Montréal (Québec), H3C 9Z9 Je désire effectuer le paiement par carte de crédit Visa Master Card no de carte : Date d'expiration : Signature : Cette offre, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002, ne peut être jumelée à aucune autre offre spéciale et est valable seulement où le service de livraison à domicile est disponible.Un abonnement à La Presse du week-end pour les six prochains mois.Seulement 45,75 $ taxes incluses.Une économie de plus de 30 $ sur le prix en magasin.3096700A INSOLITE Le salaire du péché Oubliez les fonds éthiques.LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale « J'AI APPRIS que les gens qui n'ont pas de vices ont bien peu de vertus.» Cette phrase célèbre d'Abraham Lincoln est le credo d'une société américaine de fonds mutuels qui vient de créer un vice fund (fonds du péché) dont l'objectif est d'accumuler les billets verts en dépit de toute éthique.Pas étonnant que la chose soit née à Dallas, Texas, un État armé jusqu'aux dents, dont l'ancien gouverneur avait un problème d'alcool.Et comment ça fonctionne ?Facile.Sur leur site Internet (www.vicefund.com) les gestionnaires du Vice Fund vous proposent quatre grands secteurs d'investissement : le jeu, le tabac, l'alcool, et l'armement.Pour la modique somme de 2500 $ US (4000 $ CAN), vous devenez investisseur.En ces temps troubles où la Bourse plonge désespérément, le Vice Fund apparaît comme une bouée de sauvetage pour les boursicoteurs à l'agonie.Car, comme le font remarquer les fondateurs de ce fonds du péché créé en août dernier, les secteurs du vice seraient à l'abri des krachs boursiers et joueraient le rôle de valeurs refuges.« Nous considérons que ces industries du vice sont pratiquement à l'abri de la récession », résume le prospectus du Vice Fund.De fait, si l'indice boursier S&P 500 (l'indice des 500 plus grandes sociétés américaines) a progressé de 11,83 % entre le 30 juin 1997 et le 30 juin 2002, les secteurs du vice (un panier comprenant des titres du jeu, de l'alcool, du tabac et de l'armement à parts égales) ont atteint un résultat de 52,96 % pendant la même période ! Il faut dire que George W.Bush augmente les budgets militaires et que les sociétés d'armements n'ont jamais présenté d'aussi bonnes perspectives de rendement.Le panier d'actions du secteur des alcools a grossi de 62 % lors des cinq dernières années.Si le tabac et des entreprises comme Philip Morris ou R.J.Reynolds font partie sans surprise des « titres du pêché », il est plus surprenant de trouver des compagnies de jeux vidéos.Mais ces dernières produisent des jeux de guerre fort violents ! Si le Vice Fund s'interdit de ne pas choisir un titre pour des raisons éthiques, il ne manque pas en revanche de se justifier en permanence dans des raisonnements pour le moins douteux.« Beaucoup parmi les pères fondateurs de ce pays furent des planteurs de tabac », souligne le site Internet de la société.Il en va de même pour l'alcool, puisque l'on remonte à George Washington, qui « apprécia le jus de malt tous les jours de sa vie ».Le producteur d'alcool Anheuser-Busch a « investi plus de 375 millions US (600 millions CAN) dans la mise en place de programmes de prévention contre l'alcoolisme ».Et comme si cela ne suffisait pas, les auteurs du Vice Fund remontent jusqu'à la Bible, à Caïn et Abel, pour justifier des achats dans le secteur de l'armement ! Cerise sur le gâteau, le Vice Fund propose, chaque mois, le titre vicieux du mois qui a les plus belles perspectives.Après deux mois d'existence, il est encore trop tôt pour porter un jugement sur la rentabilité des actions du Diable ! Un Canada sans vices LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale AU CANADA, rien n'empêcherait un Vice Fund de voir le jour.En tout cas, personne ne semble s'y intéresser officiellement.Nous avons interrogé les spécialistes de plusieurs grandes maisons de courtages canadiennes.À l'évocation du mot Vice Fund, tous sont tombés des nues.Tous se sont retranchés derrière la méconnaissance du Vice Fund et du type de titres qui le composent pour émettre une opinion.Chez Valeurs Mobilières Desjardins, la question apparaît même incongrue.Après avoir fait une tentative auprès du responsable de la stratégie, Chantal Desrochers a lancé avec une pointe d'agacement sans appel : « Il n'y a personne qui peut vous répondre.» Manifestement, le Vice Fund inquiète les bonnes consciences.Voire ! « Le comportement général des Canadiens en matière d'investissement boursier est plus conservateur que celui des Américains (on investit moins à la Bourse).Par contre, ceux qui investissent n'ont pas un modèle différent, note cependant Jacques Nantel, professeur aux HEC et spécialiste du comportement des consommateurs.Les Canadiens possèdent nettement moins d'armes que les Américains, mais ils fument et boivent autant.Je dirais que les comportements sont différents parce que les valeurs le sont.Pas nécessairement l'éthique », ajoute-t-il.Et M.Nantel conclut : « Il y a à cet égard une grande différence entre la parole et le comportement.On s'affiche plus éthique que ce que nos comportements montrent.Les études sur les boycotts sont éloquentes.Les consommateurs sont toujours prêts à boycotter les produits de compagnies qui ne sont pas « éthiques ».jusqu'aux prochains soldes.Pourtant, le vice ne paie pas toujours.Ainsi, le fonds Tombstone, composé en fonds de l'industrie funéraire il y a quelques années, a très rapidement fait faillite.Le jeu est le secteur le plus rentable LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale ENTREVUE avec Dan S.Ahrens, vice-président du fonds mutuel Vice Funds.Q LA PRESSE - Comment avez-vous eu l'idée d'un fonds du vice ?R DAN S.AHRENS : Nous y avons pensé pendant plusieurs années.Dans les deux dernières années, il a semblé très évident que ces secteurs (du vice) réalisaient de bonnes performances, quels que soient les résultats du reste du marché.Q Quels sont les secteurs les plus rentables dans le vice ?R Au cours des deux dernières années, le jeu a été le meilleur secteur.Nous ne sommes pas vraiment inquiets quant à savoir quel secteur sera le meilleur, parce que nous ne savons pas exactement lequel sera le meilleur au cours de l'année ou des trois ou cinq prochaines années.C'est impossible à prévoir.Q Les entreprises du sexe ne semblent pas très attrayantes pour les fonds du vice.Pourquoi ?Est-ce parce que les États- Unis sont une nation puritaine ?R Non, le puritanisme n'a rien à voir avec cela.Nous ne voyons simplement pas de croissance à long terme dans les affaires qui sont en Bourse.Il y en a quelques-unes aux États-Unis ou en Europe, mais elles ne peuvent pas être comparées aux grandes compagnies comme Diageo (alcool) ou British American Tobacco.Q Y a t-il un secteur dans lequel vous n'investiriez pas pour des raisons éthiques R Non, pas pour des raisons éthiques, mais pour des raisons d'investissement.Je pense que les compagnies coupables de violations des droits de l'homme, par exemple, sont des compagnies que l'on ne doit pas croire et dans lesquelles on ne doit pas investir.Beaucoup de compagnies de l'armement, de l'alcool, du tabac, du jeu, sont de très bons et solides citoyens corporatifs.Q Que pensez-vous des fonds éthiques ?R Il y en a de très bons.Je ne suis opposé à aucun autre type de fonds en particulier.Je suis sûr que c'est bien pour certains investisseurs.Je ne suis pas d'accord pour éliminer des actions comme l'alcool ou le tabac pour des soi-disant raisons sociales.Si quelqu'un croit en une bonne cause, telle que la lutte contre le cancer, il doit donner du temps et de l'argent.Cela ne devrait avoir aucun rapport avec ses investissements.Q Quelques semaines après le lancement de ce fonds, quelles sont vos premières conclusions ?R Très bonnes.Nous nous attendions à des réponses partagées.La presse et les investisseurs ont été incroyablement positifs.Je crois que les investisseurs peuvent facilement nous comprendre et se rapprocher de ce fonds.Il n'y a pas un type d'acheteur venant d'un lieu spécifique.Nous avons des investisseurs dans tous les types de professions et de revenus.Nous avons également de nombreux investisseurs en-dehors des États- Unis.Pour en savoir plus Vice Funds www.vicefunds.com "]
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