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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-11-01, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101B1101 B1 vendr.1LP0101B1101 ZALLCALL 67 19:40:20 10/31/02 B 5LP0201B1101 b2 vendredi 5LP0201B1101 ZALLCALL 67 09:06:11 11/01/02 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1er NOVEMBRE 2002 LES POLLUANTS TECHNO-REBUTS REBUTS Suite de la page B1 « Pour arriver à être rentable, on revend les ordinateurs qui nous sont remis et que l'on transforme.Nous sommes arrivés à un point où l'on ne peut pas accepter un ordinateur de niveau inférieur au Pentium 1.» Du côté des directives gouvernementales, le Québec (comme toute l'Amérique du Nord) accuse un retard sur des pays comme la Belgique, qui s'est dotée de politiques fermes sur la gestion des rebuts électriques et électroniques.À Recyc- Québec, on a formulé certains conseils ou consignes pour disposer adéquatement du matériel informatique hors d'usage.Comme nous l'indique la direction des communications de cet organisme gouvernemental, on valorise la stratégie 3RV (réduction, réemploi, recyclage et valorisation) dans la gestion du matériel informatique périmé.On a aussi mis en vigueur un numéro 1-800 pour répondre aux demandes du public à cet égard.Mais tout cela est assujetti à la bonne volonté des utilisateurs.Le directeur général du Réseau des ressourceries pense qu'une plus grande part de responsabilité devrait être assumée par les fabricants.« Au Québec, les producteurs de pneus, de peinture et d'huiles usées doivent endosser la responsabilité du recyclage de leur produit.Le problème est que les producteurs de matériel technologique ne sont pas soumis à ce genre de surveillance.En ce moment, ils n'incluent pas au coût d'achat la somme qui, en principe, devrait couvrir la récupération de la machine quand l'utilisateur a fini de s'en servir », reproche Michel Séguin.Pollueurs payeurs En réaction aux pointes lancées vers l'industrie technologique américaine, dont le capital de pollution commence à prendre des dimensions gargantuesques, la compagnie Hewlett Packard a mis sur pied récemment un programme de récupération et de revalorisation du matériel informatique.Le programme se déroule de la manière suivante : en réponse aux commandes des consommateurs passées sur le site de Hewlett Packard (www.hp.ca/recycle), l'entreprise s'engage à recueillir les pièces à recycler dès le lendemain.« Après réception des pièces d'équipement, un premier tri est effectué pour identifier les PC fonctionnels qui seront donnés à des écoles ou à des organismes de charité.Les ordinateurs trop désuets ou hors d'usage sont pour leur part acheminés au Tennessee, où sont extraits les métaux lourds avant le processus de recyclage », résume Frances Edmonds, gestionnaire du département d'environnement, de santé et de sécurité chez Hewlett Packard.Le service instauré en début d'année par Hewlett Packard (qui recyclait déjà les cartouches d'encre) est certes exemplaire, mais hélas ! pas gratuit.À titre indicatif, il en coûte environ 20 $ pour une imprimante et 52 $ pour un moniteur légué au programme de récupération de Hewlett Packard.Les utilisateurs, qui ont déjà déboursé des sommes importantes pour l'achat d'un PC, seront-ils prêts à payer une seconde fois pour s'en débarrasser ?Michel Séguin en doute.Selon lui, avant que la conscience environnementale arrive à se frayer un chemin dans l'esprit des citoyens, il faudra repenser le rapport aux outils technologiques.« Les consommateurs d'ordinateurs sont dans une logique de mode.La loi du « dernier cri » règne dans notre façon d'aborder l'informatique.Il y a tout un travail d'éducation et de sensibilisation à faire pour que les gens achètent selon leurs besoins réels », pense Michel Séguin.Frances Edmonds, de HP, tient à préciser que la soif de profit n'est pas à l'origine de l'instauration de ce programme.L'idée est plutôt de montrer patte blanche, dans un contexte où les reproches fusent en direction des fabricants de matériel informatique qui omettent d'intégrer le recyclage dans la chaîne de production.« Nous garantissons que les pièces qui nous sont remises seront recyclées à 100 %.Le prix que nous facturons représente ce qu'il en coûte pour récupérer correctement le matériel.La plupart de nos compétiteurs se contentent d'extraire les pièces qui ont de la valeur et envoient en Chine les pièces non réutilisables.» Malgré cette apparente bonne volonté, Michel Séguin n'est pas convaincu que la formule de HP soit un modèle à suivre par l'industrie, pour renverser la vapeur vers une gestion plus environnementale du développement technologique.« Ce qui m'inquiète, lorsque les compagnies se lancent dans ce genre de programme, c'est que personne ne mesure leur performance environnementale.D'autre part, il est clair que les compagnies informatiques sont très actives dans leur lobbying, parce qu'elles veulent s'assurer que la réglementation soit à leur avantage.» Des choux gras pour les écoles Tout le monde le sait, la stratégie des Microsoft et Apple de ce monde est de concevoir des ordinateurs qui deviennent périmés au bout de deux ou trois ans.Chez les entreprises à vocation technologique qui ne sauraient se passer d'équipement à la fine pointe, la durée de vie des équipements est encore plus courte.Les écoles comptent certainement parmi les récepteurs les plus avides de matériel informatique mis au rancart par les entreprises et les particuliers.L'année dernière, l'organisme Ordinateurs pour les écoles du Québec (OPEQ) a remis 12 500 ordinateurs aux écoles qui en avaient fait la demande.« Ces ordinateurs viennent surtout des compagnies et des ministères.Environ 1 % nous ont été donnés par des particuliers », explique Maryse Lavoie, coordonnatrice provinciale du programme.Vous voulez donner votre vieux 486 à l'organisme ?N'y pensez même pas ! « Le minimum qui est accepté est un Pentium 133.» Pour cet organisme qui s'occupe lui-même de la collecte du matériel informatique chez les entreprises donatrices, la démarche est une façon de faire une pierre deux coups.« Le matériel récupéré est envoyé dans nos entrepôts de Québec et de Montréal.Il est ensuite distribué dans nos ateliers de travail où des jeunes en réinsertion, qui souffrent de déficience ou de difficultés d'apprentissage, reconditionnent les ordinateurs », résume Maryse Lavoie Mais les dons de charité ne sont qu'une façon de repousser le problème à plus tard.La bataille n'estelle pas perdue d'avance, dans un contexte où les plus riches de la chaîne cherchent à produire au maximum et que les pauvres se chargent de recycler ?Sans l'appui des instances gouvernementales, les recycleurs ne font pas leurs frais.« Jusqu'à 1998, le Réseau des ressourceries administrait une entreprise à Montréal qui réparait des ordinateurs.Celleci a dû fermer ses portes, faute d'appuis municipaux », rapporte Michel Séguin.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse Michel Séguin, du Réseau des ressourceries, où l'on aide les gens à se débarrasser intelligemment de vieux ordinateurs.À qui s'adresser?VOUS AVEZ à la maison des équipements électroniques désuets don't vous voulez vous débarrasser de façon respectueuse pour l'environnement ?Voici les coordonnées de quelques organismes qui s'intéressent au problèmes des déchets technologiques.Certains d'entre eux sont équipés pour les recycler, les acheminer vers des écoles ou les reconditionner.Une mise en garde toutefois : votre offre pourrait être refusée si le niveau de votre ordinateur est inférieur à Pentium 1.> Insertech Angus : http www.insertech.qc.ca (514) 596-2842 > Hewlett Packard : www.hp.ca/recycle > Ordinateurs pour les Écoles du Québec : http:// www.opeq.qc.ca 1-877-350-3244 > Réseau des ressourceries du Québec : http:// www.reseauressourceries.org > Silicon Valley Toxic Waste Coallition : http:// www.svtc.org La poubelle asiatique SYLVIE ST-JACQUES collaboration spéciale LA CHINE, le Pakistan et l'Inde sont devenus la poubelle informatique des États-Unis.C'est ce que rapportait, en février 2002, un collectif international d'organisations de défense de l'environnement, coordonné par le Basel Action Network (basé à Seattle) et la Silicon Valley Toxics Coalition (basée à San Francisco).Le collectif a évalué que de 50 % à 80 % des déchets collectés aux États-Unis pour être recyclés se retrouvaient en Asie.Et leur volume augmente au rythme de 18 % par an selon le rapport, qui montre du doigt l'industrie high-tech américaine.Cette dernière profite en effet d'un flou législatif où sont confondues les notions de recyclage et d'exportation de déchets dangereux.Sur papier, ces entreprises prétendent faire des dons d'ordinateur à des pays moins avancés sur le plan technologique.Dans les faits, elles alimentent les « cours à scrap » de la nouvelle économie.Le matériel informatique n'ést en effet pas recyclé mais bien jeté à ciel ouvert.« Les organismes qui exportent des ordinateurs réparés vers les pays du Sud font preuve d'une initiative louable dans la mesure où le pays en question est capable de les recevoir et ensuite les récupérer convenablement », dit Michel Séguin, directeur du Réseau des ressourceries.Malheureusement, on commence à se rendre compte que l'aide humanitaire « technologique » fait plus de ravages.À Guiyu, en Chine, à 400 km de Hong Kong, 100 000 hommes, femmes, enfants, travaillent à désosser les ordinateurs, dans des conditions exemptes de sécurité.Sans aucune précaution, ni protection, leur travail consiste à extraire le mercure (dans les piles), le plomb (élément de soudure) et l'arsenic (du traitement de composants).La poubelle informatique a aussi ravagé des rivières et pollué les nappes phréatiques de cette région.Un désastre qui rappelle le livre Le Voyage d'Anna Blume, de l'auteur américain Paul Auster.Photo Newscom Des travailleurs chinois de Guiyu, près de la rivière Lianjiang, s'activent à la récupération de vieux ordinateurs importés des États-Unis.3089713A 5LP0301B1101 b3 vendredi 5LP0301B1101 ZALLCALL 67 21:25:25 10/31/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 2 B 3 MÉDIAS Izzy Asper accuse universités et médias canadiens de propager la haine d'Israël NICOLAS BÉRUBÉ Dans une sortie extrêmement virulente, Izzy Asper a affirmé mercredi soir à Montréal que le Canada est en train de connaître «une explosion violente et vicieuse d'antisémitisme qui n'a d'égale que la montée du nazisme en Europe durant les années 30 ».Le président de Can West Global, le plus gros conglomérat médiatique au pays, dont font notamment parti les journaux The Gazette et le National Post, croit que les médias « ont abandonné les principes fondamentaux du journalisme honnête et ont cédé à la propagande palestinienne ».« Trop de nos journalistes sont ou paresseux, ou indolents, ou stupides.Ils ignorent tout de l'Histoire.D'autres sont purement et simplement tendancieux ou antisémites », peut-on lire dans une version écrite du discours de M.Asper que La Presse a obtenu.M.Asper s'en est nommément pris à la CBC, « un média qui diffuse de l'information partisane et qui pratique un journalisme malhonnête », a-t-il dit.Mais ses attaques ne se sont pas limitées qu'aux médias canadiens.Parmi les pires offenseurs, selon lui, se trouvent « CNN, ABC, CBS, NBC, The Washington Post, The New York Times, The Los Angeles Times, l'Associated Press, « .», le London Independent, le Guardian, la BBC et Reuters.» Faisant référence aux manifestations qui ont forcé l'annulation de la conférence de Benjamin Netanyahu à l'Université Concordia en septembre, M.Asper a aussi appelé les gens d'affaires à cesser d'appuyer financièrement les universités qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour « reprendre le contrôle du processus d'enseignement ».« Les administrateurs des universités doivent s'assurer qu'on n'enseigne pas la haine et qu'on ne fasse pas de propagande », a-t-il lancé.Soirée privée M.Asper a tenu ses propos devant un parterre de 400 personnes mercredi soir à l'hôtel Sofitel de la rue Sherbrooke.La soirée était donnée en l'honneur du magnat de l'immobilier David Azrieli.Selon une personne présente lors du discours, les réactions des auditeurs étaient mitigées : certains ont réservé une ovation à M.Asper, tandis que d'autres sont restés assis et n'ont pas applaudi.La Presse s'est présentée au Sofitel pour entendre le discours de M.Asper mercredi soir, mais n'a pu assister à l'événement.Sur place, un des responsables de l'organisation a indiqué que la soirée était privée, et qu'aucun membre des médias n'était admis.Vérification faite, un seul journaliste a pu assister à la soirée : celui de The Gazette, un des journaux que possède M.Asper.Des extraits du discours de M.Asper ont aussi été publiés hier dans The Gazette et dans le National Post.Mais les passages les plus virulents \u2014 ceux ayant trait au nazisme, notamment \u2014 ne faisaient pas partie des passages choisis.« Notre organisation n'a contacté aucun média pour l'événement, explique Linda Israel, directrice exécutive pour le Québec d'Israel Bonds, le groupe qui organisait la soirée au Sofitel.Il s'agissait d'un événement privé, organisé en l'honneur de Monsieur Azrieli, et au cours duquel M.Asper a été invité a prendre la parole.Le journaliste de The Gazette a-t-il été invité par M.Asper ?Je ne le sais pas.» Selon une personne qui a participé à la soirée, le recteur de Concordia, Frederick Lowy, et celui de l'Université Mc Gill, Bernard Shapiro, étaient présents lors du discours de M.Asper.Aux bureaux respectifs des deux recteurs, joints hier par téléphone, on a refusé d'émettre des commentaires sur l'événement.Pour Anne-Marie Dussault, présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), les propos tenus par M.Asper sont « tout simplement inadmissibles ».« Je suis la première à encourager une critique saine et constructive des médias, mais de là à lancer des injures aux journalistes, il y a un pas », a-t-elle dit.Mme Dussault déplore le fait que la soirée dite « privée » n'ait en fait été accessible qu'à un seul média choisi par M.Asper, alors qu'elle aurait dû être ouverte à tous.« M.Asper fait une critique calomnieuse des médias, et il utilise un de ses journalistes pour diffuser son message à la grandeur du pays.En plus, c'est un homme qui se défile toujours, qui n'accorde jamais d'entrevues.Cela vient confirmer nos craintes de voir une poignée de propriétaires utiliser leurs médias pour véhiculer leurs idées, sans aucun débat et sans aucune remise en question.» Un employé de la rédaction de The Gazette joint pour cet article a refusé de commenter l'histoire.« Désolé, mais je ne suis pas assez courageux pour me prononcer làdessus », a-t-il dit.Photo PC Izzy Asper, en janvier 1999.MÉDIAS L'effet «Kate Moss» La lecture de magazines de mode peut donner le cafard d'après Health Scout News MESDAMES, VOUS connaissez sûrement ce sentiment minable qui vous envahit après avoir feuilleté un magazine de mode débordant de mannequins qui, avouons-le, ont un physique plus enviable que le vôtre.Ce n'est pas qu'une impression, nous apprend une nouvelle étude.Des chercheuses ont découvert que lorsque les femmes regardent des publicités représentant des femmes minces et belles durant de une à trois minutes seulement, elles présentent davantage de symptômes dépressifs et sont plus mécontentes de leur propre corps.Les femmes qui subissent la plus grosse perte d'assurance après avoir regardé ces images sont celles qui n'étaient pas sûres d'elles au départ, précise Laurie Mintz, auteure principale de l'étude et professeure agrégée de psychologie de l'éducation et de l'orientation à l'Université du Missouri à Columbia.« Pour bon nombre de femmes, c'est un véritable cercle vicieux », ajoute Mintz.En fait, ce sont les femmes qui ont déjà honte d'elles qui vont être le plus affectées par ces images.» Les chercheuses ont divisé 91 femmes blanches, âgées de 18 à 31 ans, en deux groupes.Au premier groupe, elles ont montré des publicités de lingerie, de vernis à ongles, de bijoux, de lotions, de gomme à mâcher et d'alcools représentant des femmes maigres comme un clou et apparemment sans défauts.L'autre groupe a feuilleté des publicités de produits similaires, mais qui montraient seulement le produit.Mintz et son étudiante diplômée Emily Borchers ont ensuite utilisé trois tests classiques pour mesurer les changements psychologiques causés par les images, notamment sur la dépression, l'amour-propre et la satisfaction corporelle.Le test de satisfaction corporelle (Objectified Body Consciousness Scale) est conçu pour évaluer à quel point les femmes se voient comme un objet, si elles se sentent honteuses lorsque leur corps n'est pas à la hauteur des idéaux culturels et si elles se sentent personnellement responsables de leurs défauts.L'une des parties du questionnaire demande aux femmes d'indiquer, sur une échelle de un à cinq, si elles sont satisfaites de leur nez, de leurs lèvres, de leur taille, de leurs cuisses, de leur poids, de leur pilosité, etc., soit 35 parties du corps au total.Les chercheurs ont conclu qu'après de une à trois minutes devant des photos de mannequins, les femmes étaient beaucoup plus mécontentes de leur corps.Leurs niveaux de dépression étaient également en légère hausse, par contre leur amour-propre n'avait pas baissé.« Ce qui m'a vraiment frappée le plus, c'est le peu de temps que cela prend », s'étonne Mintz.L'étude n'a pas encore été publiée.Joan Chrisler, professeure de psychologie à Connecticut College, dit que ces résultats ne la surprennent pas.« Plusieurs études ont déjà montré que lorsque les femmes regardent des magazines de mode, elles sont moins satisfaites de leur corps et qu'elles se sentent moins heureuses », explique-t-elle.Alors que faire ?Éviter de lire les magazines de mode et mondains, selon Chrisler.Bien sûr, il est difficile d'éviter les panneaux d'affichage, la télévision et tous ces autres endroits où l'on nous bombarde d'images.Ne pas oublier, non plus, que ces images ne sont pas réalistes.On a largement dépassé la retouche à l'aérographe.Aujourd'hui, on modifie par informatique certaines parties du corps des mannequins pour en effacer le moindre grain de beauté ou renflement, la moindre asymétrie.Certains « mannequins » que l'on voit dans la presse ne sont même pas des individus réels, mais des composites d'images, rappelle Chrisler.Les médias ont brouillé la frontière entre le rêve et la réalité.Ils voudraient nous faire croire que l'on peut atteindre la « perfection » pour peu que l'on adopte le bon régime, les bons produits de beauté et le bon chirurgien esthétique, affirme Mintz.Or, pour la grande majorité des femmes, ce n'est malheureusement pas le cas.« Dans les messages que nous transmettent les médias, la distinction entre la réalité et un idéal romancé n'est pas toujours très nette, explique-t-elle.Contrairement à l'art, la littérature et la musique, qui traitent manifestement de l'inaccessible, les images auxquelles les individus sont constamment exposés par les médias sont perçues comme réalistes et donc vues comme imposant des normes culturelles.» Dans son étude, Mintz cite des études antérieures où les chercheurs ont demandé à des adolescentes à quoi ressemble la femme idéale.Qu'ont-elles répondu ?Une femme de 170 cm (5 pieds 7 pouces), 45 kg (100 livres), taille 5, blonde aux yeux bleus.« Ce qu'il faut, c'est que les jeunes femmes se défendent et disent : « J'en ai assez.Ça suffit ! » » affirme Chrisler.Définissez vos propres normes de beauté, suggère Chrisler.« On ne peut parler d'idéal que si vous l'acceptez comme tel, or vous n'y êtes nullement obligée.Vous pouvez vous demander : « Qu'est-ce que la beauté, pour moi ?».Vous pouvez décider que c'est une gamme de valeurs, quelque chose d'intérieur, cette petite étincelle au fond de l'oeil.» Photo AP Kate Moss, c'est elle.Réponse : Date : Nom : Prénom : Adresse : Tél.domicile : ( ) Tél.travail : ( ) Ville : Courriel : Concours «Si j'avais un char.» Concours réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés.Le prix comprend la location gratuite durant deux ans d'une Acura EL 2003, à l'exclusion des frais d'immatriculation, des assurances, de l'entretien et du carburant.Valeur approximative : 15 000 $.Aucun équivalent en argent.Règlements complets à Radio-Canada.ÉCOUTEZ RENÉ HOMIER-ROY AU 95,1 FM ET COUREZ LA CHANCE DE ROULER EN pendant 2 ans.Bulletin de participation publié dans La Presse du lundi au vendredi.ACURA EL 2003 Code postal : C.P.9090, succ.Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3P3 Je ne souhaite pas recevoir de documentation sur la radio de Radio-Canada.Répondez à la question posée en ondes tous les matins à 6 h 15, 7 h 15 et 8 h 15, et soyez parmi les 25 finalistes invités à une visite VIP du Salon International de l'Auto de Montréal avec l'animateur vedette et son équipe.Postez ce bulletin avant le 2 novembre 2002 (cachet de la poste faisant foi) à : 3083500A 5LP0401B1101 b4 vendredi 5LP0401B1101 ZALLCALL 67 22:34:14 10/31/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 2 Amnistie sur la Toile AMNISTIE INTERNATIONALE vient de lancer une nouvelle campagne de sensibilisation qui s'attaque aux injustices qui ont cours en Russie : torture dans les commissariats, conditions de détention cruelles, prisons surpeuplées, etc.Et comme la dernière fois avec sa campagne sur la torture, Amnistie a décidé d'intégrer le Web à sa stratégie de communication.Résultat, on retrouve sur le site d'Amnistie une section complète sur le sujet (www.amnistie.qc.ca/russie).Anne St-Marie, la directrice des communications pour la section canadienne-française d'Amnistie internationale, me disait que les campagnes qui utilisent Internet sont de loin les plus populaires, car il est plus simple pour quelqu'un d'appuyer sur un bouton pour apporter son soutien à une cause que de devoir prendre un papier et un crayon pour rédiger une lettre et ensuite l'envoyer par la poste.On dit aussi que les ministères et les chefs de gouvernement réagissent plus rapidement maintenant lorsqu'ils voient leur boîte de courrier électronique déborder de courriels.\u0001 \u0001 \u0001 CE MATIN, l'Institut économique de Montréal et l'Institut Fraser dévoilent leur troisième Bulletin des écoles secondaires du Québec, cette évaluation annuelle des 464 écoles secondaires publiques et privées du Québec.Si vous avez le goût de consulter ce palmarès en ligne, il sera disponible au site de l'Institut économique de Montréal (www.iedm.org) à compter de cet aprèsmidi.Une version papier sera également disponible dans le nouveau numéro du magazine L'actualité.\u0001 \u0001 \u0001 VOILÀ une idée fort originale pour l'anniversaire d'un proche ou d'un collègue de travail : des chanteurs et musiciens québécois viennent de mettre en ligne le site Tuneside (www.tuneside.com) qui permet d'offrir une chanson personnalisée pour l'anniversaire de quelqu'un ou simplement pour lui rappeler votre amitié.Un concept semblable existe déjà aux États-Unis, mais vous devez choisir dans une banque de chansons en cherchant un prénom.Tuneside, pour sa part, personnalise vraiment la chanson avec le nom de la personne.Ainsi, on me dit que si une commande est passée avant 15h, la personne dont c'est l'anniversaire recevra généralement la chanson avant la fin de journée par courriel.Le prix : sept dollars américains, dont un dollar est remis à l'Association Alzheimer.Si vous désirez tester le système, il y a une chanson « d'amitié » qui est disponible gratuitement pour envoi à l'ami de votre choix.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale actuel@guglielminetti.com Vinexpo s'enracine en Amérique New York vient d'accueillir Vinexpo Americas, petit frère nord-américain du plus important salon professionnel des vins et spiritueux au monde qui se déroule tous les deux ans à Bordeaux.La manifestation se veut déjà incontournable, avec 600 exposants pour cette première année et 10 000 visiteurs, dont beaucoup de Canadiens.VÉRONIQUE COUZINOU collaboration spéciale « ON ENTEND l'accent québécois dans chaque allée », remarquait, presque étonné, le représentant des maisons de cognac Frapin et de champagne Gosset qui a vu défiler pas mal de Canadiens \u2014 et surtout des Québécois \u2014 pendant trois jours d'exposition.Les Québécois, principalement des restaurateurs et sommeliers, étaient sans doute les visiteurs les plus nombreux après les Américains, pour découvrir de nouveaux produits et prendre le pouls du marché.Ce salon, qui s'achevait la semaine dernière, est avant tout un lieu de rencontres entre les différents acteurs du monde viticole (négociants, distributeurs, acheteurs, duty-free, restaurateurs.).« Vinexpo à Bordeaux, c'est le monde pour le monde, Vinexpo en Asie et aujourd'hui en Amérique vise des marchés plus spécifiques », résumait Robert Beynat, le président de Vinexpo Americas.Quelles impressions ressortent ?On retiendra sans doute que la Vieille Europe, terre de grands vins et de traditions, a voulu rendre visite aux pays du Nouveau Monde en pleine ascension viticole.La donne change en effet, avec d'un côté l'émergence et le positionnement de marchés producteurs relativement récents (les États-Unis qui sont devenus le 4e producteur de vins, le Chili, l'Australie, la Nouvelle- Zélande.), et de l'autre des marchés traditionnels qui, globalement, ont tendance à stagner.Un chiffre parmi d'autres : les exportations de vins du Nouveau Monde ont augmenté de 169 % depuis 1994.Les Européens ont toujours pensé que seule la qualité, ou même le terroir de production, suffisait à convaincre et à faire rêver les consommateurs.Au point que les prix de beaucoup de vins \u2014 les bordeaux en tête \u2014 ont augmenté dans des proportions démentes sous prétexte que les techniques s'amélioraient et que les vins se retrouvaient avec de brillantes notes dans les guides d'éminents spécialistes.Certes, la concurrence existe moins pour les grands crus qu'on achètera toujours pour ce qu'ils sont, mais les Européens doivent aujourd'hui faire face à un marché ultra concurrentiel et reconnaître que les vins du Nouveau Monde n'ont parfois rien à leur envier.Comment se porte le Canada ?Plutôt bien, merci.Les spécialistes le considèrent comme un marché dynamique et mature, avec une croissance de la consommation de plus de 26 % depuis 1994 (les Québécois sont d'ailleurs lesplus gros consommateurs, par habitant, après le Yukon).À New York, 15 maisons étaient présentes sur Vinexpo.Les vins de glace, qui sont le fer de lance des vins canadiens et qui ont enfin accédé au marché de l'Union européenne l'an passé, ont été particulièrement mis à l'honneur, avec deux conférences-dégustation.Est-ce le goût liquoreux et fruité qui plaît tant aux Japonais et désormais aux Européens qui les découvrent sur les tablettes des cavistes ou épiceries fines ?Les vins de glace canadiens sont chers \u2014 certains excellents autrichiens, comme ceux de la maison Nittnaus, coûtent moitié moins cher \u2014 mais ils ont su trouver un créneau : un produit considéré comme luxueux et festif, et sans doute aussi l'exotisme du pays producteur qui a réussi à créer un vin emblématique pouvant drainer un intérêt du public vers les autres produits viticoles canadiens.C'est ce que souhaitent en tout cas les producteurs canadiens.« Nous sommes à Vinexpo pour asseoir notre image », expliquait Thomas Pennachetti, directeur des ventes et du marketing de Cave Spring Cellars, à Jordan, en Ontario.« C'est important d'être ici pour montrer que les Canadiens ne sont pas seulement connus pour leurs vins de glace ».Quelle place les Canadiens peuvent-ils espérer dans le marché mondial du vin ?M.Pennachetti voit l'avenir de deux manières : « ou bien les régions comme Niagara se font connaître comme des régions viticoles d'Amérique du Nord, ou bien on choisit de se différencier comme producteurs étrangers.Je pense qu'il faut opter pour cette deuxième possibilité si on veut être reconnu auprès des consommateurs.On a beau être voisins des États-Unis, faire beaucoup d'affaires dans la région de New York, il faut qu'on réussisse à mettre les vins canadiens sur la carte sans être considéré comme une région comme une autre ».Vinexpo Americas aura sans doute lieu tous les deux ans, comme à Bordeaux.Peut-être à New-York mais peut-être ailleurs en Amérique.Beaucoup d'exposants \u2014 français notamment \u2014 et de visiteurs canadiens aimeraient voir un Vinexpo au Canada, mais.On n'en est pas là ! Dominique Hériard-Dubreuil, PDG de Vinexpo, annoncera au début de l'année prochaine où et quand aura lieu à nouveau Vinexpo Americas.En attendant, le prochain rendez-vous est à Bordeaux en juin 2003.Photo AP Une employée non identifiée à Yves Saint Laurent termine un dernier travail à l'atelier parisien du couturier, qui a fermé définitivement hier.Yves Saint Laurent: «Les collections me faisaient souffrir» Agence France-Presse PARIS \u2014 Le couturier français Yves Saint Laurent a rappelé hier soir sur la chaîne de télévision France 2 que sa passion pour la mode venait de son « amour des femmes », mais a ajouté que les collections le « faisaient souffrir énormément ».Le couturier, dont la maison éponyme a fermé ses portes hier, a rappelé que la passion qui l'avait guidé pendant 40 ans était « l'amour des femmes ».« Surtout je n'ai jamais aimé les déguiser, mais toujours leur donner confiance », a-t-il ajouté.Cependant, la maison de haute couture était « aussi l'endroit où j'ai souffert, beaucoup, parce que les collections me faisaient souffrir énormément en dehors des grandes joies qu'elles me procuraient », a dit Yves Saint Laurent.« Je n'avais jamais confiance en moi, chaque collection était une remise en question, a-t-il ajouté se sentant aujourd'hui déchargé.« Des fois je fais des cauchemars à propos de la maison de couture et puis je me réveille et je me dis, mais non, c'est fini », a-t-il conclu.On entendait beaucoup l'accent québécois durant les trois jours de Vinexpo, à New York.ANIMAUX Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution démandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU 1 866 987-VENDU La parution sur ÇAPRESSE.CA est incluse dans le prix LES PETITES ANNONCES APPLICABLE À L'ACHAT DE NOURRITURE CHEZ QUANTITÉ LIMITÉE 4 jours consécutifs pour seulement 30,48 $ pour 3 lignes 2,54 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus ET OBTENEZ ANNONCEZ DANS LA RUBRIQUE ANIMAUX 10$ UN CHÈQUE-CADEAU DE 3086322A Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 jour La bonne nouvelle du ! La Presse vous offre la chance de gagner JEAN-CLAUDE POITRAS PORTRAIT D'UN HOMME DE STYLE de Anne Richer.Une valeur de 25,95 $ Jusqu'au 2 novembre 2002, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.La valeur totale des prix offerts est de 1 297,50 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 2 semaines.Voici les chanceux d'aujourd'hui (514) 285-6911 Mme Johanne Monfette de Granby Mme Claire Gabillard de Gatineau Mme Maryse Bezeau de Brossard M.Jean-Marc Lalande de Ste-Julie M.Desrosiers de Verdun Mme Xéline Piché de Prévost M.Roland Collins de Laval M.Bernard de Montréal Mme Houda Nasr de Longueuil M.Oscar Jubinville de Ste-Julie 3092202A La réduction de votre facture d'énergie passe par de simples petits gestes peu coûteux À surveiller ce samedi : le cahier spécial de l'Agence de l'efficacité énergétique du Québec Semaine de l'efficacité énergétique 3091972A 5LP0501B1101 b5 vendredi 5LP0501B1101 ZALLCALL 67 21:59:23 10/31/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 2 B 5 PORTRAIT Drummondville, Afghanistan Bûcheron, aventurier, expert en avalanches.Jean-Philippe Bourgeois a choisi de vivre autrement VINCENT DESAUTELS collaboration spéciale L'HOMME, grand et mince, est emmitouflé dans la laine polaire pour parer aux premiers froids de l'automne.Les cheveux sont courts, grisonnants, le teint est mat et la barbe, négligée.Debout sur sa pelouse encore verte, il promène un dernier regard sur ce petit univers.Le décor de bungalow cossu de Drummondville pourrait être celui d'une vie paisible et sans histoire.Il n'en est rien : aujourd'hui, Jean- Philippe Bourgeois aura quitté Drummondville pour les pentes enneigées du nord de l'Afghanistan.Sa mission : voir à ce que les routes les moins sûres du monde demeurent ouvertes afin de permettre le passage des convois humanitaires.Jean-Philippe Bourgeois est cet aventurier québécois qui avait attiré l'attention l'an dernier par ses prouesses et son ingéniosité hors du commun.Employé par le Programme alimentaire mondial des Nations unies comme spécialiste de la neige dans l'Afghanistan livré à la famine et à la guerre, il s'était acquitté de sa mission avec les moyens du bord, sans le soutien matériel et logistique prévu.Il a frôlé la mort de près parce que, faute de dynamite, il déclenchait des avalanches préventives en skiant sur des pentes à risque.Et plutôt que d'attendre une équipe de déneigement suédoise qui n'est jamais venue, il a gardé ouverte une portion de route stratégique avec une gratte artisanale, fabriquée de rebuts de fer et tirée par un vieux camion de l'ère soviétique.Jusqu'aux Américains, pourtant bien occupés à chasser le taliban, qui ont fini par dépêcher un agent pour observer cet énergumène qui déplaçait les montagnes.Avec ses coéquipiers de longue date, Chris Mc Geough, Caroline Tynelius et Hugues Smith, Jean-Philippe Bourgeois s'est tant démené qu'il a mérité le respect des fiers Afghans : le seigneur de la guerre local s'est rangé de son bord quand « Mister John », excédé par ses enfantillages, a haussé le ton et mis son poing sur la table.« J'ai laissé une partie de mon coeur dans les montagnes d'Afghanistan », considèret- il aujourd'hui, à la veille d'un nouveau départ.Rester mobile Comment quitte-t-on le confort nord-américain pour devenir hôte de marque dans la demeure d'un seigneur de la guerre afghan, entre les chèvres et les kalachnikovs ?Une partie de la réponse se trouve dans le sous-sol du bungalow de Drummondville, où des boîtes pleines de magazines National Geographic ont fait rêver le jeune Jean- Philippe.« J'ai toujours voulu être un montagnard, et disons que Drummondville n'est pas vraiment l'endroit pour ça.En plus, je suis asthmatique et je n'ai jamais si bien respiré qu'à flanc de montagne.» Ainsi quand s'achève le cégep, Jean-Philippe Bourgeois, à peine majeur, fait son premier pas sur le chemin de l'aventure : il renonce à des études dans une université prestigieuse \u2014 « S'ils m'ont accepté, c'est que je pouvais faire n'importe quoi dans la vie » \u2014 et part, sac au dos, vers l'Europe et ses sommets.Il voulait devenir guide, il le sera.Pendant deux ans et demi en Suisse, puis sur tous les accidents de terrain qui l'éloignent du niveau de la mer : les hauteurs de l'Europe, de l'Ouest canadien ou même du Pakistan n'auront plus de secret pour lui.Rarement s'établit-il plus de quelques mois au même endroit, faisant 36 métiers entre deux expéditions.Il rêve de voir la Côte- Nord ?Le voilà parti vers Mingan, avant de rouler vers l'ouest et d'atterrir à Banff puis à Whistler.Il conduit le jour et dort dans sa voiture la nuit, malgré le froid de canard.« J'ai vécu neuf mois comme ça, dans ma Dodge Ariès.» \u2014 Vos parents devaient être morts d'inquiétude ?\u2014 Non pas vraiment, ma mère m'avait même cousu des rideaux pour la voiture.Jean-Philippe Bourgeois a choisi tôt de vivre différemment : « Je reste mobile et je saisis les opportunités », simplifie-t-il.Il y a quelques années, pendant qu'une bonne partie du Québec était immobilisée par le verglas, il descendait vers le sud avec un snowbird.pour mieux remonter vers le nord, à pied : « J'ai marché quelque 450 kilomètres dans les Appalaches, en plein hiver, depuis la Géorgie jusqu'à Hot Springs, en Caroline du Nord, où mes genoux ont fini par flancher.» Qu'à cela ne tienne, il déniche là-bas du travail dans le domaine forestier, lui qui a déjà été bûcheron en France.Tous les moyens sont bons pour conquérir cette mobilité qui l'a toujours attiré : plus jeune, c'était le skateboard, sur les traces d'une grande soeur championne amateur.Aujourd'hui il croit avoir battu un record en chevauchant une motoneige à 4400 mètres d'altitude dans les montagnes afghanes.Entre les deux, il aura tâté de tout moyen de transport propre à le sortir des sentiers battus.À preuve, cette expédition pancanadienne en canot qui l'a conduit de Calgary, Alberta, jusqu'à la cour arrière de ses parents, non loin de la rivière Saint-François à Drummondville : plus de 6000 kilomètres à la force de l'aviron, avec à peine 120 kilomètres de portage.La route, qui enfilait un dédale de rivières, les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent, n'avait pas été empruntée depuis près de 200 ans : réputée difficile, les coureurs des bois de jadis lui préféraient déjà un itinéraire plus au nord.Les racines du nomade La vie nomade n'est cependant pas de tout repos ; avant l'Afghanistan, Jean-Philippe Bourgeois caressait l'idée de se convertir dans la production agricole.Il avait commencé à bâtir une maison avec des blocs de paille (« un très bon isolant », affirme-t-il) et aidait déjà à la ferme d'un de ses amis.Mais voilà qu'il obtient un contrat de logisticien pour Médecins sans frontières, au Tchad : « Moi qui aime la neige et la montagne, je me suis retrouvé trois mois dans le désert.» Reste que cette première incursion chez les coopérants lui a tracé la voie de l'Afghanistan.Et la vie nomade a repris de plus belle.Sauf qu'avec l'argent ainsi gagné, il a racheté la maison familiale de Drummondville et garde ses parents comme locataires.« C'était la maison de mon grand-père, j'y suis attaché.Je n'ai pas de racines, alors il faut que je m'en crée », explique-til en se livrant à un dernier préparatif avant le départ.Jean-Philippe Bourgeois en compagnie de seigneurs de la guerre : l'Afghanistan du haut des montagnes.MÉDIAS Les États-Unis veulent Scandale en Égypte! séduire le monde musulman Agence France-Presse LE CAIRE \u2014 Les dirigeants de la zone franche des médias tiendront la semaine prochaine une « réunion urgente » pour décider d'éventuelles sanctions contre une chaîne satellitaire privée qui a fait scandale en évoquant la sexualité de la femme.« Une réunion urgente aura lieu la semaine prochaine pour prendre une décision adéquate vis-à-vis de la chaîne Dream TV qui a diffusé, il y a deux semaines, une émission portant sur les problèmes sexuels chez la femme, qui a suscité un vif débat », selon la MENA.« La réunion examinera un rapport préparé par un comité technique chargé de suivre cette affaire », a déclaré le président du Comité pour les investissements et les zones franches, Ahmed Ghamrawi, cité par la MENA.Au cours d'une émission sur Dream TV, à la mi-octobre, une animatrice connue, Hala Sarhane, avait évoqué avec des téléspectateurs la masturbation féminine, provoquant notamment des réactions dans la presse.Selon M.Ghamrawi, « un avertissement pourrait être adressé à cette chaîne et le permis l'autorisant à travailler pourrait être reconsidéré en cas de récidive ».Dream TV est installée dans la zone franche des médias, à une trentaine de kilomètres du centre du Caire, une implantation qui permet notamment des avantages fiscaux.Agence France-Presse WASHINGTON - Les États-Unis ont décidé de lancer une vaste campagne télévisée dans le monde musulman pour tenter de corriger une image très dégradée, due selon eux à une mauvaise connaissance de la société américaine et de ses valeurs.Cette campagne sous forme de « minidocumentaires » est centrée sur la vie des musulmans aux États-Unis et la liberté de culte dont ils jouissent, une réalité souvent méconnue de leurs coreligionnaires dans le monde, a assuré mercredi le département d'État, à l'origne de cette initiative.Les séquences, de deux minutes environ, présentent des citoyens américains comme Farouk Mohammad, un ambulancier de New York, et Rawia Ismaïl, une professeur de l'Ohio portant le foulard islamique.Ces séquences ont commencé à être diffusées en Indonésie, le plus peuplé des pays musulmans du monde, et doivent l'être sous peu sur des réseaux télévisés panarabes, a indiqué le porte-parole du département d'État Richard Boucher.Durant le ramadan M.Boucher a ajouté que cette offensive de communication serait centrée sur la période du ramadan, le mois de jeûne musulman, qui commence la semaine prochaine.Il n'a pas donné de liste de pays visés, se bornant à indiquer que les décisions d'acheter des temps d'antenne sur les chaînes du monde musulman seraient prises au coup par coup, en tenant compte des échos des premières diffusions.Ces minidocumentaires visent à « parler des musulmans américains, de leur vie en Amérique et des valeurs de notre société, et d'une manière plus large, dire qui nous sommes », a déclaré M.Boucher.Cette campagne, pour laquelle un budget de 15 millions de dollars a été alloué, vise à répondre à la « perception souvent erronée » des États-Unis dans le monde musulman, at- il assuré.Elle entre dans le cadre d'une vaste opération de « diplomatie publique » décidée après les attentats du 11 septembre 2001, qui avaient amené les États-Unis à s'interroger sur les sentiments souvent hostiles que l'Amérique inspire dans le monde arabo-musulman.Le gouvernement américain est arrivé à la conclusion que la mauvaise image des États-Unis était avant tout due à une mauvaise connaissance de la société américaine, considérée comme matérialiste et hostile à l'islam.Politique pro-israélienne Cette approche a été critiquée aux États- Unis même, au motif qu'elle faisait l'impasse sur le fait que l'image dégradée des États- Unis est largement due à leur politique proisraélienne au Proche-Orient ou à leur discours va-t-en-guerre contre l'Irak.Interrogé sur ce point, M.Boucher s'en est tenu à l'idée « qu'il y une perception largement erronée de l'Amérique dans les rues arabes, tout spécialement sur le fait que les gens sont libres de pratiquer leur religion aux États-Unis s'ils sont musulmans ».Le mot «croisade » banni La sensibilité de ce sujet a déjà amené le président George W.Bush, après une expérience malheureuse, à bannir le mot « croisade » \u2014 très mal perçu en terre d'islam \u2014 quand il parle de la lutte antiterroriste.Des personnalités chrétiennes ultraconservatrices américaines, comme le révérend Jerry Falwell, ont toutefois récemment rallumé passions et controverses dans des déclarations présentant l'islam comme une religion « belliciste », voire en affirmant que Mahomet était un « terroriste », provoquant une levée de boucliers dans le monde musulman.Donnez à des gens qui aident des gens qui aident des gens Merci aux amis de Centraide qui ont assumé les coûts de cette annonce.www.centraide-mtl.org (514) 288-1261 3083879A 3083881 Photo AP Des personnalités chrétiennes ultraconservatrices américaines, comme le révérend Jerry Falwell, ont récemment rallumé passions et controverses dans des déclarations présentant l'islam comme une religion «belliciste », voire en affirmant que Mahomet était un «terroriste », provoquant une levée de boucliers dans le monde musulman. 5LP0601B1101 B6 vendr.5LP0601B1101 ZALLCALL 67 20:02:57 10/31/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1e r NO V EMB R E 2 0 0 2 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST FERDINAND COMIC01NEM PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD - 39 - - Mais non! J'ajoute une corde à mon arc.La politique et le théâtre sont si proches parents! Je suis vraiment très content de te voir ici, tu sais! - Chut! fait Greta Labelle.Elle a raison; ce n'est pas très respectueux de chuchoter même si le gars qui se démène devant nous ne cesse de trébucher sur les mots.- Merci, Olivier, dit la metteure en scène.Bel effort! Je demande à Emmanuel: - Qui est la fille en noir?Je ne l'ai jamais vue à Colette.- Lena Cordeau, une finissante du Conservatoire.Elle vient juste d'être engagée.Elle a l'air super! - On passe aux Juliette maintenant! dit Lena en croisant le regard de Nénette Dumouchel, qui a encore beaucoup engraissé cet été et frôle les cent kilos.- Tu veux rire ou quoi! Je me vois plutôt en nourrice, pas toi?réplique Nénette.Le fou rire de Nénette est contagieux.La metteure en scène lui tape un clin d'oeil puis arrête son regard sur moi: - Tu n'y étais pas lors des présentations! Je suis Lena Cordeau.Et toi?me demande-t-elle.- Sara Lemieux.- Bonjour, Sara.Tout d'abord, sache que je ne supporte pas les gens qui arrivent en retard.Je me fais bien comprendre?Honteuse de me faire gronder devant tout le monde, je m'enfonce dans mon siège et j'acquiesce en hochant légèrement la tête.- Bien! Alors, Sara, pour quel rôle voulais-tu auditionner?ajoutet- elle, visiblement sans rancune.À deux fauteuils du mien, Greta Labelle me dévisage ouvertement.Il est évident que la beauté divine de Colette n'est pas venue ici pour jouer les nourrices! Je murmure: - Juliette.- Va pour Juliette! Tu veux bien commencer?À l'idée de me lever, je sens mes jambes flageoler.rire Jupiter.Oh! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement: et si tu crois que je me laisse trop vite gagner, je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour: autrement, rien au monde ne m'y déciderait.En vérité, beau Montague, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la réserve.J'entends siffler Emmanuel et quelques autres.J'ouvre les yeux.Je flotte sur un petit nuage rose en retournant m'asseoir.- Tu as déjà joué Juliette?Je prends soudain conscience que Lena s'adresse à moi.Je lui fais signe que non.Puis j'ajoute: - Enfin, jamais en public.- Tu as beaucoup de talent, Sara.Allez! À ton tour, dit-elle à la belle Greta.- Je voulais jouer Lady Capulet, réplique-t-elle, calée dans son siège.- Ah bon! Tu avais dit en entrant.- .que je pensais au rôle de Lady Capulet! répète Greta, un peu agressive.- Quelqu'un d'autre avait l'intention d'auditionner pour Juliette?Non?Allons-y pour Lady Capulet.- Je te connaissais des talents de musicienne, mais je ne savais pas que tu étais une actrice aussi douée! Tu es géniale! me dit Emmanuel en pressant mon poignet.- Allez! insiste la metteure en scène, les sourcils froncés.Je me redresse et m'empresse d'obéir avant que Mme Cordeau fasse de moi sa tête de Turc! Dans ma cage thoracique, pendant ce temps, mon coeur déchaîné comme un fou furieux crie: «Pitié!» Les mains moites, je prends le texte aux pages que Lena vient de m'indiquer.Je connais ce passage sur le bout de mes doigts et je ne sais pas si je dois faire semblant de lire ou non.Je dépose les feuilles sur le tabouret.Emmanuel m'encourage d'un sourire réconfortant.À la fenêtre qui donne sur le jardin, Juliette croyait être seule lorsqu'elle confiait à la nuit le secret de son amour.Roméo, en bas, a surpris son aveu.À présent il sait qu'elle est folle de lui.Je ferme les yeux en inspirant profondément.Juliette.Je suis Juliette Capulet: Ah! Je voudrais rester dans les bons usages; je voudrais, je voudrais nier ce que j'ai dit.Mais adieu les cérémonies! M'aimes-tu?Je sais que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole.Ne le jure pas, tu pourrais trahir ton serment: les parjures des amoureux font, dit-on, À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-amerique.com © 2000 Éditions Québec Amérique Inc.ROM01NE 5LP0701B1101 5LP0701B1101 ZALLCALL 67 20:27:19 10/31/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1er NOVEMBRE 2002 B7 SUR LE POUCE Le resto de Jean-Marc P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale LES HABITANTS du Plateau passent régulièrement devant l'établissement d'Ahman Su, sur Mont-Royal.Tous les commerçants du coin \u2014 même ceux qui travaillent dans les greasy spoons ! \u2014 viennent goûter à sa cuisine asiatique durant la semaine de travail.« Et plusieurs d'entre eux sont devenus des amis ! » clame fièrement monsieur Su, qui a ouvert il y a un an le Wok Hong Thaï avec sa famille, un restaurant de cuisine thaïlandaise, széchuanaise et cantonaise savoureuse et très abordable.Il a bossé fort avant d'ouvrir son propre établissement, monsieur Su.Arrivé de la région du Szechuan à Gatineau (!) en 1991, il a tôt fait de migrer vers Montréal.Son frère Chan et lui, tous deux chefs cuisiniers spécialisés dans la cuisine de leur pays, ont travaillé dans plusieurs restaurants de la métropole (dont le Chao Phraya, avenue Laurier) avant de reprendre un ancien restaurent chinois dont la gastronomie faisait bien pâle figure à côté des normes actuelles.« Avec quatre de mes amis, on a travaillé sept jours sur sept pour refaire la décoration », explique M.Su, pendant que son frère prépare les plats et que sa soeur fait le service.Une opération cosmétique plutôt réussie, tout à fait en phase avec le quartier qu'il habite depuis six ans : la sobre décoration met l'accent sur le bois verni des banquettes, des tables et du plancher.Peu d'objets aux murs, sinon quelques discrètes lampes.Rien à voir avec le maquillage approximatif des restaurants du Quartier chinois.Ils ne sont pas légion, les restaurants chinois sur le Plateau \u2014 qui plus est, ceux qui assurent la livraison, jusqu'à 23 h \u2014, ce qui a contribué au succès que remporte le Wok Hong Thaï depuis son ouverture en novembre dernier.Comptez aussi sur les prix raisonnables (le menu du midi à partir de 6,95 $, la table d'hôte à partir de 12,95 $) et une cuisine irréprochable.Les spécialités de la maison ?« Les gens apprécient beaucoup nos dumplings avec la sauce aux arachides, qu'on fait nous-mêmes, ainsi que les crevettes rôties, détaille M.Su.Notre seitan fait maison, nos nouilles pad thaï et notre salade thaï, notre boeuf aux aubergines, le canard à la mangue.» Depuis qu'il a ouvert, Ahman Su s'est fait quelques amis, dont Jean-Marc et sa copine à qui il s'empresse de téléphoner pour passer l'appel au journaliste.L'ami Jean-Marc : « Ma copine et moi aimons beaucoup la cuisine asiatique, raconte-t-il à brûle-pourpoint.La première fois que j'ai visité le Wok Hong Thaï, je suis resté pour prendre une bière (une Tsing-Tao, évidemment !) et depuis, on est amis.Personnellement, je te recommande les fruits de mer.Ses crevettes grésillées à la sauce aux fèves noires sont délicieuses ! » En passant au Wok Hong Thaï, saluez Ahman et sa famille : son père, sa mère et sa soeur, arrivés à Montréal il y a seulement trois ans, mettent tous la main à la pâte.Et si vous passez aujourd'hui même, pensez à souhaiter un bon anniversaire à Ahman ! Wok Hong Thaï 187, avenue du Mont-Royal Ouvert de 11 h 30 à 23 h Livraison et réservations : 514-844-3882 Photo RÉMI LEMÉE, La Presse Ouvert depuis trois mois, Christophe propose une cuisine très française.Un Français avenue Van Horne MARIE-CLAUDE LORTIE Il y a toujours un certain danger à aller manger dans un nouveau restaurant dont on n'a entendu dire que des bonnes choses.Quand les attentes sont élevées, le risque d'être déçu l'est aussi.Et c'est classiquement ce qui est arrivé chez Christophe, la semaine dernière.Le restaurant dont on m'avait parlé de façon dithyrambique m'a malheureusement laissée complètement sceptique.Installé avenue Van Horne presque à l'angle de la rue Bloomfield, dans un local habité autrefois par un spécialiste des pâtes, ce restaurant ouvert il y a trois mois propose une cuisine très française.Le chef, Christophe Geffrey, est breton.Il a appris son art dans l'Hexagone, avant de venir au Québec diriger les cuisines, notamment, du Club Saint-Denis.Et ce qu'il prépare est français avant toute chose, avec tout ce que cela comporte de foie gras et de viandes à la sauce au vin.Le lieu est sympathique, mais il est crucial, si vous voulez profiter de votre chère soirée, de rester au rez-de-chaussée.Je n'avais pas été prévenue à l'avance, je le fais pour vous : il y a deux étages chez Christophe.Et point de vue ambiance, le rez-de-chaussée, avec son décor de bistrot épuré assez classique et son atmosphère vivante, est mille fois plus intéressant que l'étage supérieur.En haut, on accueille d'abord les fumeurs derrière un rideau (pas ce qu'il y a de plus étanche comme concept) et ensuite quelques autres convives qui ne peuvent faire autrement que de se sentir un peu punis, à l'écart du vrai party.Et la décoration du haut ne fait rien du tout pour remédier à la situation : tapis gris industriel, rideaux de brocart aux longueurs irrégulières qui servent maladroitement de portes.Lorsqu'on loue le tout pour une soirée privée, on oublie probablement ces détails.Mais lorsqu'on a le temps d'étudier l'environnement, on se rend compte que le tout fait un peu premier-apart-avec-coloc, et c'est la dernière chose dont on a envie quand on sort se payer un bon repas dont la note totale pourra facilement dépasser les 150 $ pour deux, tout compris.(Autre petit commentaire : la trame sonore, le soir où nous y sommes allés, faisait un peu prêt-àmanger.Compilation des chansons des pubs du lait, un peu de Aznavour, de Diana Krall et de Buena Vista Social Club.Des valeurs sûres de baby-boomers, qui finissent par tomber sur le coeur lorsqu'elles sont ainsi empilées.) Caviar et truffe ?Tout cela aurait peut-être été mieux toléré si la nourriture nous avait emballés.Ce ne fut pas le cas.C'est bon, parfois très très bon même (le foie gras poêlé !), mais ce pourrait être bien meilleur.Le chef a de toute évidence une technique excellente, bien maîtrisée, qui lui permet, par exemple, de lier des sauces de consistances impeccable ou alors de proposer des cuissons d'une grande précision.Le problème, ce sont les idées, les agencements de goûts et de textures qui ne nous amènent pas là où on aurait voulu aller au départ, en lisant le menu.Par exemple : quelle bonne idée, peuton penser, de nous offrir en entrée un saumon mariné plutôt que fumé, accompagné d'une huile truffée.Quel chic.Mais arrive le plat et rien ne va.Le saumon très tendre et qu'on aimerait savourer dans ses moindres détails moelleux disparaît complètement sous la truffe, qui prend ses aises dans toute l'assiette et domine complètement la situation.Seul le « caviar d'Andréa » \u2014 des oeufs d'anchois préparés façon caviar russe, absolument délicieux, déposés sur le saumon \u2014 sont capables de donner au parfum de truffe une réplique digne de ce nom.Mais la rencontre est un affrontement, que quelques feuilles d'aneth présentes sur les lieux, puisqu'elles ont été sollicitées lors de la marinade du saumon, ne viennent pas du tout calmer.Raté.De l'autre côté de la table, on avait choisi une charlotte de betterave et de fromage de chèvre.Là encore, l'idée est attirante, les couleurs aussi.Le tout était correct, puisque la construction physique était sans faille.Mais les parfums ?Ordinaires.Le tout goûtait.la betterave et le chèvre, sans que le mariage nous amène ailleurs.Chapeau au foie gras Le meilleur moment du repas fut sans nul doute le foie gras de canard poêlé aux pommes, servi avec un verre de cidre de glace Neige.Là, chapeau ! Tendrement poêlé comme seuls les bons cuisiniers savent le faire, légèrement croustillant à l'extérieur et fondant à l'intérieur, ce foie était irréprochable.Pour lui faire honneur, on avait choisi de ponctuer le tout de quelques bleuets cuits dans le vin du même fruit et d'une pomme cuite.Les deux fruits, avec leur légère acidité et leur jus, venaient casser la richesse extrême du foie.Un peu de cidre de glace pour rincer tout cela, et on a là un mariage fort heureux.Que dire de la soupe aux huîtres ?Un classique bien fait, délicieux, généreux.La maman de Bambi Puis vinrent les plats principaux : de la biche au vin de romarin et du canard aux cerises.Mes commentaires ?Le canard était parfait, accompagné de quelques cerises dans l'alcool.La biche, pas mal moins.Est-ce la mort de la mère de Bambi qui me terrifie encore ?Les morceaux étaient trop gros, trop rouges et projetaient une image terrifiante.Dommage, parce que c'est une viande corsée délicieuse.Peutêtre faudrait-il trouver une autre façon de la présenter, plus discrète, moins carnivore.Quant au romarin qui était annoncé pour la sauce au vin, on ne l'a jamais réellement savouré.Les petits légumes servis en accompagnement étaient inégaux : un chou farci intéressant bien qu'un peu amer, une pomme de terre farcie aux champignons bien boisée et délicieuse, et un petit gâteau à la polenta, aux figues et aux canneberges, sans grand intérêt.Au dessert, le prélat au chocolat n'a pas réussi à sauver la situation.Sorte de mousse chaude au chocolat, il laissait trop de place à l'avant-plan aux oeufs ayant servi à sa confection pour être qualifié d'élégant.La pomme farcie à la crème brûlée proposait de son côté un contraste intéressant de texture et d'acidités.Tout cela était bien bon, mais pas extraordinaire.Un peu à l'image de tout ce repas.1187, avenue Van Horne Montréal Mardi au samedi : de 18 h à 22 h Jeudi et vendredi : de 12 h à 14 h Menu découverte : 48 $ par personne Table d'hôte : entre 24,75 $ et 35,75 $ Menu du midi : entre 15,75 $ et 19,75 $ \u0001\u0001\u0001 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Ahman Su, son frère Chan Man Su, et leur mère Guizhen Yang.Du bois, du bois, du bois Dégustés pour vous > Bordeaux 2000 Vieilles Vignes Château Reynon.Celui-là, chose certaine, ce n'est pas le bois qui l'étouffe, puisque ce vin blanc n'est pas boisé.La robe est or pâle, le nez herbacé, très Sauvignon blanc.Plutôt léger en bouche, il a une bonne dose d'acidité, de la vivacité, du nerf.Mais il faut aimer les vins de Sauvignon blanc au caractère insistant.S, 721563, 21,75 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $( $), à boire, 1-2 ans.> Bordeaux 2000 Château Thieuley.Changement radical de genre ! Volumineux en bouche, très boisé, il est néanmoins bien fait, équilibré, et déploie une large palette d'arômes (miel, notes florales et de fines herbes, de Sauvignon, etc.) à laquelle contribue beaucoup le bois.S, 706572, 25,95 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $ $, à boire, 1-2 ans au moins.> Saint-Romain 1999 Bertrand Ambroise.On passe en Bourgogne, tout en demeurant dans le même registre.Une couleur paille un peu verdâtre, un bouquet pénétrant, aux notes.de concentré de citron, d'infusions, de beurre, etc., une bouche onctueuse, grasse, très boisée, avec des nuances fumées \u2014 tout y est pour plaire aux amateurs de ce genre de vins de Chardonnay.S, 918623, 39,25 $, \u0001\u0001(\u0001) $ $ $ $, à boire, 2-3 ans sans doute.> Chablis 1er cru Vau de Vey 2000 Domaine des Malandes.L'antithèse du précédent, puisqu'il s'agit d'un vin non boisé, au bouquet délicat, aux nuances subtiles.Plutôt léger, avec l'acidité voulue et bien dosée, ses saveurs sont néanmoins relevées.Très bon.S, 960310, 27,95 $, \u0001\u0001\u0001 $ $ $, à boire, 3-4 ans.LE VIN Le milieu du vin ne cesse d'accoucher (si l'on peut dire.) de trouvailles, de méthodes nouvelles d'élaboration des vins, de trucs pour faire rapidement ce qui devrait exiger davantage de temps, etc.Ainsi, certains viticulteurs du Bordelais font fabriquer désormais des barriques de chêne qui comportent plus de douelles (les planches courbées qui forment le corps du fût) que normalement.Raison : l'ajout d'interstices augmente l'apport d'oxygène.de sorte que les tannins des vins rouges s'attendrissent plus rapidement.Autrement dit, on accélère de la sorte les modifications résultant du vieillissement des vins.Pour les blancs \u2014 ce qui s'applique aux vignobles de partout, et non seulement au Bordelais \u2014, le bois est également beaucoup utilisé, et très à la mode.Grâce au bois, on peut même changer du tout au tout l'allure, le style et même le corps des vins blancs.Il y a plus d'une dizaine d'années de cela, dans l'appellation Brunello di Montalcino (Toscane), j'eus ainsi l'occasion de goûter un vin blanc.inoubliable à sa façon.Ce vin, dont j'ai oublié l'appellation, mais qui était peut-être un simple vin de table, ou vino da tavola, avait été élaboré avec l'une des variétés les plus neutres qui soient, à savoir le Trebbiano, connu en France sous le nom d'Ugni blanc.En bref : c'est un cépage.désolant, sans arômes, qui donne des vins plutôt légers, et pour la plupart sans caractère.Cependant, le vin goûté ce jour-là était fort différent.Car il avait été vinifié et ensuite élevé en fûts, et avait acquis de la sorte beaucoup de corps, de moelleux (une impression de gras en bouche), mais aussi, bien sûr, des arômes boisés insistants.D'un vin maigrichon on avait réussi à faire, par le miracle de la barrique, un vin corpulent, ample.qui, par la densité en bouche, pouvait même rappeler le Meursault Un des secrets (mais ce n'est pas un secret dans le milieu du vin) de telles transformations : pour que le bois et le vin réussissent leur mariage, le vin doit être élaboré (vinifié, donc) en barriques, comme on le fait en Bourgogne.Au contraire, un vin blanc qui a été élaboré en cuves d'acier inoxydable, puis, par la suite, élevé en barriques, est d'ordinaire assommé par les arômes du bois (caramel, beurre, notes fumées, etc.) et.s'est transformé en jus de planche.Le vin est en pareil cas maquillé \u2014 le maquillage est si épais qu'il cache la « peau ».Mais, naturellement, l'usage bien dosé du bois, par exemple dans les bourgognes blancs ou les meilleurs Chardonnays de Californie, leur ajoute quelque chose, puisqu'il les complexifie.À la condition qu'il garde sa place et demeure donc en retrait.Un vin rouge de Gaillac Simple, mais fort attrayant, le Gaillac 2000 Château des Hourtets, au bouquet de fruits rouges marqué par une note de noyau, fera un bon vin pour tous les jours.Peu corsé, très légèrement tannique, il est souple, convivial.C, 347575, 11,75 $, \u0001\u0001 $, à boire.DEMAIN : Une histoire de verres 5DU0801B1101 VENDREDIÀ 5DU0801B1101 ZALLCALL 67 15:18:29 10/31/02 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1er NOVEMBRE 2002 encore plus 30 % de rabais toutes marques confondues : tenues de nuit, peignoirs, soutiens-gorge mode, slips et dessous de jour pour elle Exception : articles Outline, « Aubaine la Baie » et ceux des promos « 3 pour.».Le choix varie selon le magasin.Les rabais sont sur nos prix ordinaires, sauf avis contraire.Exceptions : articles « Notre meilleur prix chaque jour », « Nouvellement réduit », « Atout griffé », « Achat spécial » et ceux des rayons concédés.Une journée complète de soldes, samedi 2 novembre seulement! 3 jours quel jour préférez-vous?dimanche samedi vendredi du vendredi 1er au dimanche 3 novembre (sauf avis contraire).50 % de rabais bijoux en or à 10 ct et 14 ct Principles® et Charter Collection®.Promo « 1 $ » Shiraz de Sealy! 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