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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-10-30, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A1030 A1 MERCREDI 3LP0101A1030 ZALLCALL 67 22:29:49 10/29/02 B MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 9e A N N É E > N O 1 1 > 8 0 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ ASSURANCE-EMPLOI HACKETT RESTE INVAINCU L'accumulation des surplus frise l'illégalité La vérificatrice générale accuse Ottawa de violer carrément la loi JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 La vérificatrice générale, Sheila Fraser, accuse le gouvernement Chrétien de violer carrément la Loi sur l'assurance-emploi en imposant des taux de cotisation plus élevés que nécessaire aux employés et aux employeurs et en continuant d'accumuler des surplus records dans le compte de l'assurance- emploi.Cette pratique d'Ottawa, qui lui a permis d'accumuler un surplus de 40 milliards de dollars dans ce compte depuis 1996, frise l'illégalité, soutient Mme Fraser dans une analyse critique contenue dans la dernière livraison des comptes publics du Canada, qui passent en revue les états financiers du gouvernement lors de l'exercice financier 2001-2002 qui a pris fin le 31 mars.Dans cette analyse, Mme Fraser conclut, graphique à l'appui, que le gouvernement Chrétien aurait mis deux ans de plus à éliminer le déficit s'il n'avait pas utilisé les surplus du compte de l'assurance-emploi.Ainsi, le gouvernement fédéral aurait affiché un surplus en 1999-2000 seulement au lieu de réussir l'exploit en 1997-1998, quand il a engrangé un excédent de 3,8 milliards.Voir SURPLUS en A2 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Jeff Hackett, concentré, était fin prêt à affronter les Mighty Ducks d'Anaheim, hier soir, au Centre Bell.L'autre gardien, José Théodore, lui, brûle d'impatience de revenir dans le feu de l'action après un début de saison laborieux.Hackett et le Canadien ont soutiré un match nul 2 à 2.Théodore devra-t-il encore attendre?À lire dans le cahier Sports, pages 2 à 4.Le Fonds pour l'Afrique sans fonds depuis un an ORDINATEURS AU SECONDAIRE Les élèves canadiens sont choyés JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le Fonds canadien pour l'Afrique, annoncé en grande pompe par le gouvernement Chrétien dans son dernier budget comme un moyen de combattre la pauvreté sur ce continent et, par ricochet, le terrorisme, demeure une coquille vide près d'un an après l'annonce de sa création.Ce fonds, dont le premier ministre Jean Chrétien a fait la promotion en juin lors du Sommet du G8 à Kananaskis, en Alberta, où les dirigeants des pays les plus industrialisés se sont engagés à venir en aide à l'Afrique, devait être pourvu d'une enveloppe de 500 millions de dollars.Dans le budget du 10 décembre 2001, le gouvernement Chrétien affirmait avoir la ferme intention de consacrer à cette fin une partie du surplus engrangé au cours de l'exercice financier qui a pris fin le 31 mars.« Le Canada établira un fonds d'affectation spéciale qui lui permettra de travailler en partenariat avec les pays africains ainsi qu'avec d'autres pays donateurs et les institutions internationales de développement, dans le but de promouvoir le développement durable de l'Afrique.» Voir FONDS en A2 FRANÇOIS BERGER LE CANADA se situe parmi les pays qui mettent le plus d'ordinateurs à la disposition des élèves dans les écoles secondaires, selon une étude internationale diffusée hier par l'Organisation de coopération et de développement économiques ( OCDE ).L'étude, menée auprès des élèves âgés de 15 ans en l'an 2000 et des directeurs d'école, constate qu'il y a six de ces élèves par ordinateur au secondaire, au Canada.C'est la troisième meilleure position, derrière l'Australie et les États-Unis, qui comptent cinq élèves par ordinateur.Le Canada arrive ex aequo avec la Norvège et la Nouvelle-Zélande.Les pays les moins bien pourvus sont la Pologne, la Grèce et le Portugal, où le rapport dépasse les 25 élèves par machine et même 35 élèves dans les écoles portugaises.En moyenne, les 30 pays de l'OCDE comptent 13 élèves par ordinateur.D'autre part, la moitié des ordinateurs en milieu scolaire sont branchés au réseau Internet dans les pays de l'OCDE, tandis que la proportion est de 80 % au Canada.Voir ÉLÈVES en A2 Paris et Londres traversent une zone de turbulences Chirac et Blair sont à couteaux tirés sur l'Europe et la question irakienne Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Bandes dessinées E2 Bridge E6 Carrières D8, D9 Décès E6, E7 Éditorial A18 Êtes-vous observateur?D18 Feuilleton E2 Forum A19 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D17 Loteries A2, A10 Monde A16 Mots croisés E2, S12 Mot mystère E2 Petites annonces D18 - immobilier D18, D19 - marchandises D19 - emplois D19, E4 - automobile E4-E6 - affaires D2 Politique A8, A9 M É T É O Voir S16 Percées de soleil Maximum 4 > minimum -1 JACQUES CHIRAC était en furie lorsqu'il s'est approché de Tony Blair, vendredi soir, au terme d'un sommet européen à Bruxelles.Devant plusieurs chefs d'État et de gouvernement, le président de la France a lancé au premier ministre de Grande-Bretagne: « Vous avez été très impoli.On ne m'avait jamais parlé comme cela avant! » Depuis cet « échange vigoureux », le torchon brûle entre les deux leaders, divisés tant sur les politiques européennes que sur la pertinence d'une éventuelle intervention militaire en Irak.Le Quai d'Orsay a confirmé hier qu'un sommet franco-britannique, prévu pour le 3 décembre au Touquet, dans le nord de la France, a été reporté à une date indéterminée.« Nous avons besoin d'un peu de temps pour le préparer », a dit un porte-parole du Quai d'Orsay.Mais les deux leaders ont surtout besoin de temps pour décolérer.Vendredi, M.Chirac aurait terminé sa tirade contre M.Blair en s'exclamant: « Notre prochain sommet est annulé! » Les deux chef d'État et de gouvernement se sont surtout disputés à propos de la Politique agricole commune ( PAC ), qui soulève la controverse depuis des décennies en Europe.Lors de son arrivée à Bruxelles, M.Blair a été furieux de constater que la France et l'Allemagne avaient signé un accord, la veille, pour geler les subventions versées aux fermiers européens jusqu'en 2013.M.Blair a alors tout fait pour noyer l'accord et obtenir l'appui des autres leaders pour une révision de la politique dès 2004.« Chirac pensait qu'il pourrait imposer son programme au sommet et, quand il a constaté son échec, il a lancé cette attaque directe et absolument extraordinaire contre le premier ministre », a dit un diplomate britannique au Financial Times, qui a révélé l'affaire en début de semaine.Selon des fonctionnaires présents lors de l'incident, M.Blair aurait été choqué par l'attaque, l'une des plus sérieuses depuis 1988, quand ce même Chirac, alors premier ministre, avait lancé à Margaret Thatcher des injures, « impubliables » selon elle, au cours d'une querelle à propos.des subventions agricoles européennes.M.Blair aurait enragé M.Chirac en l'accusant de renier son engagement à réformer la PAC en 2004.La France préfère maintenir le statu quo puisque ses fermiers profitent grassement des subventions agricoles, qui représentent 48 milliards d'euros et qui comptent pour 40 % du budget de l'Union européenne.M.Blair aurait sèchement lancé à M.Chirac que les soi-disant préoccupations françaises à l'égard de l'Afrique sonneraient faux si son pays bloquait la réforme de la PAC.Selon le premier ministre, la politique actuelle, très protectionniste, maintient le vaste marché européen fermé aux fermiers du tiers-monde en accordant de généreuses subventions aux agriculteurs de l'union.« Les pays pauvres ont désespérément besoin de réformes agricoles en Europe », a-t-il répété lundi aux Communes.Selon des sources diplomatiques, M.Blair était non seulement furieux du contenu de l'accord conclu entre la France et l'Allemagne, mais aussi du fait que cette entente avait été signée dans son dos.Depuis quelques mois, les relations entre Paris et Berlin semblent se réchauffer.Les deux capitales se disent notamment très réticentes à l'idée d'une opération militaire menée par les États-Unis contre Saddam Hussein.Voir TURBULENCES en A2 Le côté confortable du Vieux-Québec Stationnement gratuit 1.877.999.9620 www.vieuxquebec.com \u0001\u0001\u0001\u0001 \u0001\u0001\u0001 \u0001\u0001\u0001 Forfait tout inclus à partir de169$ Pour deux nuits, par pers., en occ.double.J'adore le charme et la gastronomie du Vieux-Québec! 3076923A 3LP0201A1030 A2 MERCREDI 3LP0201A1030 ZALLCALL 67 22:23:48 10/29/02 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 3 0 O C T O B R E 2 0 0 2 DEMAIN DANS LA PRESSE Courges et citrouilles Dans les champs colorés de Saint-Joseph-du-Lac, des mères se promènent avec des poussettes remplies de courges aux formes bizarres.Ravis d'avoir cédé leur place, les enfants avancent à petits pas, les bras chargés de minicitrouilles et de petites courges décoratives.« Le plus merveilleux avec les courges, dit une maman, c'est qu'on peut étirer le plaisir plusieurs mois après l'Halloween.» À lire demain dans le cahier Actuel AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Une section spéciale pour préparer la fête de l'Halloween cyberpresse.ca/halloween > Suivez le déroulement des procès dans le monde des motards cyberpresse.ca/motards > Une soirée au théâtre?Faites votres choix cyberpresse.ca/theatre LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-6-3 > À quatre chiffres : 5-9-1-1 SUITES DE LA UNE Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SURPLUS Suite de la page A1 La vérificatrice générale soutient que le surplus de 8,9 milliards du dernier exercice financier aurait été de quatre milliards de moins sans l'excédent du compte de l'assurance- emploi.« En raison de sa taille, le programme d'assurance-emploi a un effet important sur les résultats financiers du gouvernement.Les états financiers montrent qu'environ 10 % du total des recettes du gouvernement proviennent des cotisations d'assurance-emploi », souligne Mme Fraser dans son analyse.« Je ne peux conclure que l'esprit de la Loi sur l'assurance-emploi a été observé pour ce qui est de l'établissement des taux de cotisation », ajoute la vérificatrice, qui entend se pencher davantage sur cette épineuse question dans son prochain rapport trimestriel qui sera déposé aux Communes en décembre.Ce n'est pas la première fois que le chien de garde des contribuables fait des remontrances au gouvernement Chrétien dans le dossier du compte de l'assurance.Mais c'est la première fois qu'elle critique aussi sévèrement le gouvernement en affirmant qu'il ne respecte pas l'esprit de sa propre loi.À l'heure actuelle, le taux de cotisation des employés à la caisse de l'assurance-emploi s'élève à 2,20 $ pour chaque tranche de 100 $ de gains assurables.Les employeurs, eux versent 1,4 fois cette somme à la caisse, soit 3,08 $.Le ministre des Finances, John Manley, qui fera une mise à jour de la situation économique du pays aujourd'hui à Halifax, doit annoncer les taux de cotisation qui s'appliqueront en 2003 avant la fin de novembre.Selon les calculs de l'actuaire en chef de la Commission de l'assurance-emploi, Michel Bédard, Ottawa aurait besoin d'un excédent d'environ 15 milliards dans le compte de l'assurance-emploi pour subvenir aux besoins des chômeurs au pays durant une récession.M.Bédard estimait l'an dernier que le surplus était tel que le gouvernement aurait pu réduire les cotisations des salariés à 1,75 $ et cela sans que le compte soit déficitaire comme c'était le cas au début des années 1990.En vertu de la loi, il incombe à la Commission de l'assurance-emploi de fixer annuellement les taux de cotisation qui permettent le mieux, au cours d'un cycle économique, d'assurer un apport de revenu suffisant pour couvrir les coûts du programme et maintenir une certaine stabilité des taux.Toutefois, le gouvernement Chrétien a suspendu les pouvoirs de décision de cette commission l'an dernier pour 2002 et 2003 « afin de mener des consultations publiques et de mener une étude » sur la meilleure façon d'établir des taux de cotisation dans l'espoir de faire taire les critiques des partis de l'opposition aux Communes, des travailleurs et des chômeurs au sujet de l'utilisation des surplus de la caisse.Or, ces consultations n'ont toujours pas eu lieu et Mme Fraser s'inquiète de voir qu'Ottawa n'a toujours pas pris de décision au sujet du surplus acceptable que l'on devrait maintenir dans le compte, du temps requis pour l'atteindre et des autres facteurs à considérer avant d'établir les taux de cotisation.« Je presse le gouvernement d'effectuer son étude rapidement et de mettre fin à cette question qui traîne depuis quelque temps déjà », souligne Mme Fraser.Depuis 1986, les cotisations de l'assurance- emploi, comme la majorité des autres recettes du gouvernement, sont versées dans le compte bancaire du gouvernement.Il n'existe donc pas de compte bancaire séparé pour l'excédent de l'assurance-emploi de 40 milliards au 31 mars 2002.Mais le gouvernement utilise quand même dans sa comptabilité un « compte » d'assurance-emploi afin d'assurer le suivi de tout excédent ou déficit accumulé dans le cadre de ce programme, comme le veut la loi.Afin d'empêcher le gouvernement d'utiliser les surplus provenant des cotisations de l'assurance-emploi à d'autres fins, les partis de l'opposition, les syndicats et les employeurs réclament à l'unisson la création d'une caisse séparée de l'assurance-emploi.TURBULENCES Suite de la page A1 Londres, toujours fidèle à Washington, craint de se retrouver isolé et de perdre son influence en Europe.Pour le Daily Telegraph de Londres, la tirade de M.Chirac à Bruxelles était « une claque de duelliste sur la joue, un défi pour décider qui fait la loi en Europe: le caniche des États-Unis ou la France ».Le journal estime que le président de la France « se pavane sur la scène mondiale » dans le but de « reconstruire la fierté française, même au prix de vieilles amitiés ».Le récent succès électoral du Front national s'expliquerait en grande partie par la piètre estime de soi des Français, une estime que M.Chirac se serait promis de restaurer.Plusieurs fonctionnaires européens pensent plutôt que les diplomates britanniques ont fait éclater l'affaire au grand jour et ont même exagéré la querelle dans le but de camoufler l'échec de la Grande- Bretagne à bloquer l'entente franco- allemande.L'affaire était d'ailleurs en première page de tous les grands quotidiens de Londres, hier, alors que seulement deux articles, signés par des correspondants établis dans la capitale britannique, ont été publiés dans les journaux français.Pendant que Paris tentait de calmer le jeu, des diplomates britanniques affirmaient sous le couvert de l'anonymat que la relation entre les deux pays n'avait « pas été aussi mauvaise depuis très longtemps ».Pourtant, les relations franco-britanniques semblent s'améliorer depuis quelque temps.Il y a deux semaines, le gouvernement Chirac a finalement levé l'embargo sur le boeuf anglais, jugé sans risques par les experts depuis déjà plusieurs années.M.Chirac a aussi promis de fermer, en avril, un énorme centre de réfugiés de la Croix-Rouge à Sangatte, au nord de l'Hexagone.Des centaines de clandestins s'y entassent dans l'espoir de traverser, la nuit tombée, le tunnel sous la Manche, ce qui soulève l'indignation des Britanniques.Quoi qu'il en soit, les yeux des diplomates britanniques seront bientôt tournés vers la France, puisque l'administration Bush affirme vouloir finaliser cette semaine une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Irak.Londres et Washington souhaitent obtenir une résolution très sévère, mais la France a refusé jusqu'ici de soutenir un texte qui ouvrirait la voie à une intervention militaire visant à renverser Saddam si les inspections d'armes se révèlent non concluantes.Un caricaturiste du Times s'est amusé de la querelle entre M.Blair et M.Chirac en dessinant deux diplomates, britannique et américain, assis à la table de l'ONU.« Pendant que nous y sommes, demande le premier au second, pouvons-nous aussi pousser pour un changement de régime en France?» ÉLÈVES Suite de la page A1 Au-delà de cette performance du Canada, le document publié hier à Paris, sous le titre Regards sur l'éducation, note que 41 % des élèves canadiens n'utilisent jamais ou très peu ( moins d'une fois par mois ) l'ordinateur à des fins didactiques, c'est-à-dire comme aide à l'étude.C'est moins bon que la moyenne de 38 %des pays de l'OCDE.À l'intérieur du Canada, le Québec et la Nouvelle-Écosse sont les moins bien équipés en informatique pour les élèves du secondaire, indique par ailleurs la plus récente étude menée par Statistique Canada à ce sujet ( en 1999 ).Cette enquête, qui couvrait l'ensemble des élèves et non pas seulement ceux âgés de 15 ans, établissait à neuf élèves par ordinateur le rapport québécois et néo-écossais, et à sept celui du Canada.Pour sa part, l'étude de l'OCDE ne livre pas de données sur les régions composant les différents pays.Les comparaisons de l'organisme international montrent une différence dans le nombre d'élèves par ordinateur entre les écoles privées et celles du secteur public.Dans les 26 pays de l'OCDE étudiés sous ce rapport, parmi lesquels le Canada ne figure pas, le secteur privé a 11 élèves par ordinateur, comparativement à 14 dans les écoles publiques.L'OCDE indique que partout, les élèves âgés de 15 ans utilisent davantage l'ordinateur à la maison qu'à l'école.Au Canada, huit élèves sur 10 utilisent un ordinateur à la maison plus d'une fois par mois, et six sur 10 le font à l'école.Partout, aussi, les filles disposent moins souvent d'un ordinateur à la maison et fréquentent moins l'Internet.Leur accès à la technologie informatique est globalement inférieur de 15 % à celui des garçons du même âge.L'étude de l'OCDE montre que les adolescentes canadiennes ont deux fois moins confiance en elles-mêmes, par rapport aux garçons, face à leur capacité en informatique.D'autre part, seulement 58 % des filles ont dit se servir d'un ordinateur parce que cela les intéresse, comparativement à 76 %des garçons.Un autre document publié hier par Statistique Canada sur les technologies de l'information chez les jeunes, basé sur la même étude de l'OCDE, indique que 80 % des élèves québécois âgés de 15 ans disposent d'un ordinateur à la maison, comparativement à 88 % de l'ensemble des élèves canadiens du même âge.Le Québec est avantdernier dans ce domaine parmi les provinces, ne devançant que le Nouveau-Brunswick.Le Québec est également avant-dernier, juste devant Terre-Neuve, quant à l'accès de ses élèves au réseau Internet à la maison, avec 60 %, comparativement à 69 % dans l'ensemble du pays.www.omegawatches.com Bond.James Bond.Prononcés avec panache par l'agent secret préféré du public mondial, ces mots constituent sans doute une des répliques les plus connues de l'histoire du cinéma.Entretenant avec l'agent secret 007 des liens aussi anciens qu'indispensables à sa survie, Omega est fière d'être une fois encore le choix de James Bond dans «Meurs Un Autre Jour».LE CHOIX DE JAMES BOND SEAMASTER James Bond Materials © 1962-2002 United Artists Corporation and Danjaq, LLC.007 Gun Logo© 1962 United Artists Corporation and Danjaq, LLC.007 Gun Logo 007, JAMES BOND and all other James Bond related trademarks™ Danjaq, LLC.All rights reserved.FONDS Suite de la page A1 « Le gouvernement consacrera 500 millions à ce fonds.L'affectation prévue au départ proviendra de l'excédent disponible à la fin de l'exercice », peut-on lire à la page 146 du budget déposé par l'ancien ministre des Finances, Paul Martin.Or, la totalité du surplus de 8,9 milliards de l'exercice 2001-2002 a en fait été consacrée au remboursement de la dette, qui s'élève maintenant à 536,5 milliards.Un haut fonctionnaire du ministère des Finances a confirmé à La Presse que le Fonds pour l'Afrique demeure.sans fonds et que le gouvernement a maintenant l'intention de financer ce programme à même ses revenus consolidés au cours des prochains budgets.« Le gouvernement va déterminer dans les prochains budgets comment il entend financer ce programme », a indiqué le haut fonctionnaire sous le couvert de l'anonymat.Les partis d'opposition aux Communes n'ont pu cacher leur stupéfaction hier d'apprendre que le gouvernement Chrétien n'avait pas encore mis un cent dans le Fonds pour l'Afrique.D'autant plus que le Sommet du G8 à Kananaskis a coûté quelque 300 millions de dollars aux contribuables en raison des mesures de sécurité exceptionnelles qui ont été prises à cause des attentats du 11 septembre 2001.Le chef du Parti conservateur, Joe Clark, a déclaré que l'engagement du créer un tel fonds ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit.« Jusqu'ici, le gouvernement a dépensé plus pour organiser le sommet à Kananaskis que pour aider les Africains.C'est complètement inacceptable, mais c'est typique d'un gouvernement qui est plus intéressé à son image qu'à faire des gestes concrets », a martelé M.Clark.La leader du NPD, Alexa Mc Donough, a renchéri en disant que cet engagement était plus un exercice de relations publiques qu'autre chose.« Si cela est bel et bien vrai, ce fonds aura été une plaisanterie cruelle de la part du gouvernement », a-t-elle dit.En tant qu'hôte du Sommet du G8 en juin, le premier ministre Chrétien avait au préalable fait une tournée de certains pays d'Afrique afin d'avoir leur son de cloche sur la meilleure façon de les aider à s'extirper de la pauvreté dans laquelle ils vivent depuis trop longtemps.M.Chrétien avait fait de la question d'un plan d'aide pour l'Afrique une affaire personnelle et s'était engagé à ce que ce dossier ne soit pas relégué au second rang à la suite des attentats du 11 septembre.À l'issue de ce sommet, les membres du G8 ont convenu d'augmenter leur aide publique au développement et de consacrer, à certaines conditions, la moitié ou plus de ces nouveaux fonds à l'Afrique.En retour, les pays africains doivent avant tout être prêts à respecter des conditions de bonne gouvernance politique, juridique et économique et à évaluer entre eux leur performance.Dans une entrevue accordée à CBC, le réseau anglais de Radio- Canada, à l'occasion du premier anniversaire des attentats, M.Chrétien avait soutenu que l'image d'arrogance, d'égoïsme et d'avidité que dégagent les pays industrialisés, dont les États-Unis, pouvait être l'une des raisons qui ont conduit des fanatiques à commettre ces horribles attentats.Il avait aussi déclaré que les pays de l'Occident avaient l'obligation d'agir pour réduire l'écart qui se creuse de plus en plus entre les pays riches et les pays pauvres.Durant cette entrevue, qui a provoqué une controverse dans les médias anglophones du pays qui ont fait dire au premier ministre qu'il blâmait les États-Unis pour ces attentats, M.Chrétien avait dit avoir saisi toute l'ampleur de cet écart lorsqu'il a piloté le dossier de l'aide aux pays de l'Afrique lors du Sommet du G8 « Je pense vraiment que le monde occidental sera trop riche par rapport aux pays pauvres.Et nécessairement, vous savez, on nous considère comme arrogants, égoïstes, avides et sans limites.Et le 11 septembre est l'occasion pour moi de le réaliser encore plus », avait déclaré M.Chrétien. 3LP0301A1030 a3 mer 3LP0301A1030 ZALLCALL 67 22:01:46 10/29/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 3 0 O C T O B R E 2 0 0 2 A 3 Centre professionnel de soins capillaires PERTE DE CHEVEUX : 13 ans d'expertise Micheline Grimard infirmière + naturopathe hommes femmes tout âge (514) 289-9762 + Stress + Problèmes de santé chroniques émissions 154de radio ACTUALITÉS Landry sermonne Bégin Le premier ministre prêche la patience en matière de souveraineté PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Bernard Landry a sermonné hier l'ex-ministre de la Justice, Paul Bégin, en soulignant que les coups d'éclat et l'impétuosité ne valent pas la patience et la longueur de temps dans la quête de la souveraineté.« Je comprends Paul Bégin, il est pressé.Il est même en colère.Mais moi, à la colère, je veux substituer le courage et la patience.Quand on sert la liberté de son peuple et de sa nation, il faut avoir toutes les vertus possibles et, pour moi, la colère n'en est pas une », a commenté M.Landry.Au lendemain de la démission de M.Bégin de son poste de ministre de la Justice et du caucus du Parti québécois, sa sortie fracassante a eu des répercussions jusqu'à l'Assemblée nationale.Le député de Louis-Hébert, qui siégera désormais à titre d'indépendant, brillait toutefois par son absence puisqu'il est toujours en convalescence après avoir subi une intervention chirurgicale pour un décollement de la rétine.Le chef de l'opposition officielle, Jean Charest, a interpellé le premier ministre sur les dissensions qui semblent exister au sein de son caucus, à la fois sur la question de la souveraineté et dans le dossier des procureurs de la Couronne.La semaine dernière, M.Landry a désavoué son ancien ministre de la Justice en nommant un médiateur dans le conflit.« Le conseil des députés du Parti québécois, le Conseil des ministres et tous les experts consultés, plus l'opposition officielle, pensaient qu'il fallait faire la médiation et nous l'avons fait.Nous sommes désolés de voir que notre collègue nous a quittés, mais nous sommes fiers du geste fait dans le cas des procureurs de la Couronne », a expliqué le premier ministre.Quelques instants plus tôt, M.Landry avait publiquement commenté la démission de Paul Bégin lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre de la prestation de serment du nouveau ministre de la Justice, Normand Jutras, et de son successeur à la Sécurité publique, Serge Ménard, qui conserve le portefeuille des Transports.Dans le dossier des procureurs de la Couronne, « Paul Bégin était très ferme dans ses positions », alors qu'il y avait « une urgence juridique », a indiqué M.Landry.« Les fonctionnaires juristes m'ont affirmé qu'on était en train de prendre des risques, soit l'arrêt des procédures.Il y avait un point de rupture », a justifié M.Landry, en reconnaissant que son geste de nommer un médiateur témoignait d'un désaveu face à son ministre.« Position minoritaire » Quant à la question de la souveraineté et de la démission d'un ministre \u2014 le cinquième en 18 mois \u2014, M.Landry a rappelé que René Lévesque a vu 12 de ses ministres démissionner à la suite du « beau risque » sur le fédéralisme renouvelé alors qu'il était premier ministre du Québec, en 1985.Dans le cas présent, M.Landry a cependant dit souhaiter que toute cette histoire batte le rappel des troupes souverainistes.« Paul Bégin est un souverainiste authentique et exemplaire, il défend de façon honnête une position qui est minoritaire », a d'ailleurs souligné M.Landry avant d'ajouter, en Chambre, que M.Bégin « s'est mis, avec une certaine noblesse, minoritaire dans notre parti ».Le Parti québécois tiendra un référendum lorsqu'il aura le sentiment qu'il peut le gagner, a aussi réitéré le premier ministre.Au dernier conseil national du PQ, à Gatineau au début du mois de septembre, l'idéal de 1000 jours proposé par M.Landry a rallié et satisfait l'ensemble des militants, sauf quelques- uns comme Paul Bégin qui sont plus pressés, a aussi souligné le premier ministre.« J'assure à la population que je me battrai de toutes mes énergies, intellectuelles et morales, avec les hommes et les femmes qui m'entourent dans cette Chambre, pour que le Québec, enfin, tourne le dos à ce statut inacceptable de province.(.) Le Québec est une nation qui ne se satisfera jamais du statut, très honorable pour l'Ontario ou la Saskatchewan, de simple province d'une autre nation », a-t-il déclaré avec vigueur.Léger remaniement Jutras àla Justice, Ménard àla Sécurité publique PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Bernard Landry a procédé à un léger remaniement ministériel à la suite de la démission de Paul Bégin.Normand Jutras devient ministre de la Justice, tandis que Serge Ménard retourne à la Sécurité publique.C'est la troisième fois que M.Ménard se voit confier cette responsabilité, lui qui a notamment réalisé la réforme policière et entrepris celle du système correctionnel lors de son dernier passage à ce ministère.Le député de Laval-des-Rapides devra partager son temps entre les dossiers de la sécurité publique et ceux du transport, puisqu'il conserve aussi ses fonctions de ministre des Transports.« Ça va me faire plaisir de terminer la réforme correctionnelle, probablement la chose à laquelle je tenais le plus.(.) C'est une loi que j'avais préparée, que M.Jutras (ancien ministre de la Sécurité publique) a bien menée.Nous avons le défi maintenant de la mettre en vigueur », a déclaré Serge Ménard quelques instants après sa prestation de serment.Invité à commenter le départ fracassant de son collègue Paul Bégin, M.Ménard a expliqué qu'il existe plusieurs façons de revendiquer.« Il y a des choses avec lesquelles il faut apprendre à vivre dans la vie politique si nous voulons avoir un parti vivant.Cela suppose que nous sommes ouverts à un grand éventail d'opinions et suppose que nous ne sommes pas toujours d'accord.Il faut savoir discuter ensemble et quand une décision est contraire à notre principe, il faut se démettre », a-t-il indiqué en précisant que « la solidarité est importante au Conseil des ministres, mais qu'un parti en santé est un parti qui discute ».Visiblement très heureux de ses nouvelles fonctions, le nouveau ministre de la Justice, Normand Jutras, a dressé les priorités auxquelles il compte s'attaquer, notamment les amendements au Code de procédure civile : « C'est l'une de mes priorités au cours des prochains jours parce que les avocats ont déjà commencé des journées d'étude à travers le Québec et il ne faudrait pas que le système soit de nouveau perturbé.Des choses doivent être revues, le projet de loi était en préparation seulement, alors il va falloir que je regarde ça plus attentivement.» Refusant de commenter les gestes de son prédécesseur dans le dossier des procureurs de la Couronne, M.Jutras a affirmé qu'il entend offrir sa collaboration, autant aux substituts du procureur qu'au Barreau du Québec pour parvenir « à améliorer davantage l'administration de la justice au Québec ».Quant au médiateur, « si on se rappelle des faits et à quel point les négociations étaient bloquées, je pense qu'il fallait nommer un médiateur », a-t-il ajouté.Commentant le léger remaniement ministériel, le chef de l'opposition officielle, Jean Charest, n'a pas manqué de noter le dossier très délicat qui repose désormais entre les mains de M.Jutras.« Les procureurs de la Couronne ont des responsabilités très importantes envers les citoyens et dans leur cas, c'est un dossier qui traînait en longueur.Nous continuons de penser que la nomination d'un médiateur est une bonne chose », a déclaré le chef du PLQ.Et Facal ?M.Charest s'est aussi interrogé sur l'avenir du président du Conseil du Trésor, Joseph Facal qui, à l'instar de Paul Bégin, s'était opposé à ce qu'un médiateur soit nommé dans le conflit.« J'ai cru comprendre que M.Landry n'a pas parlé à M.Facal (en voyage en Argentine), mais ses propos n'étaient pas très rassurants.Si M.Facal a fait une recommandation qui va à l'encontre de ce qu'a décidé le premier ministre, normalement, il devrait remettre sa décision.» Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a invité le gouvernement Landry à se recentrer sur les vrais problèmes des Québécois.« On ne peut se permettre d'avoir un premier ministre qui ne fait que se préoccuper de gestion interne.C'est précieux une semaine au pouvoir, un mois au pouvoir, ce sont des centaines de millions de dollars qu'ils ont à gérer.On ne peut se permettre qu'ils gèrent le Québec en étant déconnecté des besoins de la population ou en étant strictement dans la gestion des humeurs et des idéologies internes du parti.» Le remaniement d'hier au ministère de la Sécurité publique laisse par ailleurs perplexe le président de la Fédération des policiers du Québec, Yves Prud'Homme, qui se réjouit toutefois de constater que c'est un ministre qui connaît bien les dossiers qui en reprend les rênes.Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE, collaboration spéciale S'il n'avait pas choisi le droit, le nouveau ministre de la Justice Normand Jutras aurait voulu enseigner la littérature.PORTRAIT «Je veux participer à ce nouveau pays » Le nouveau ministre de la Justice Normand Jutras rêve d'indépendance G I L L E S NORMAND QUÉBEC \u2014 Comme son prédécesseur Paul Bégin, le nouveau ministre de la Justice et procureur général du Québec est d'abord entré en politique pour faire la souveraineté du Québec.Passionné de politique, Normand Jutras, député de Drummond, continue à rêver du jour où le Québec accédera à son indépendance.Dans une entrevue accordée récemment à La Presse, il soulignait, à propos de la souveraineté : « J'y ai toujours cru et j'y crois encore.Je veux participer à ce nouveau pays.» Le nouveau ministre de la Justice, que son attaché de presse, Martin Roy, décrit comme « un brin taquin », a été président de l'association du Parti québécois dans Drummond, de 1978 à 1982.Militant de la première heure, l'avocat a aussi été de toutes les campagnes électorales et référendaires, comme organisateur, avant de se lancer en politique active, en 1994, à l'invitation de Jacques Parizeau.S'il n'avait pas choisi le droit, Normand Jutras aurait opté pour l'enseignement de la littérature.Étudiant, il était sérieux et studieux.Il aimait l'école et les études, le latin et le français.À 53 ans, c'est un homme qui a le sourire facile et qui aime rire.Le ministre avoue avoir eu un choc, en 1994, quand il est entré « dans la cuvette de l'Assemblée nationale pour la première fois ».Mais sa plus grande déception en politique est survenue au référendum de 1995, alors que les souverainistes ont été à moins de 55 000 voix de l'emporter.Par la suite, quand Lucien Bouchard a pris les rênes du gouvernement, l'option souverainiste a été mise sous le boisseau.« On avait un deuil à faire.On avait presque gagné.On ne pouvait pas, six mois ou un an après le 30 octobre 1995, se relancer dans un autre référendum.Cependant, on a relevé d'autres défis », raconte M.Jutras, en faisant notamment référence à l'assainissement des finances publiques, l'atteinte du déficit zéro.« L'atteinte du déficit zéro, je suis convaincu que c'est ce qui nous a fait réélire en 1998, expliquet- il.Évidemment, il a fallu des coupes budgétaires éprouvantes, mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.» M.Jutras estime que l'économie du Québec se porte mieux que jamais et il en veut pour preuve la création de 120 000 emplois en cinq mois, en 2002.« Cela avec la moitié du coffre à outils.Imaginez si le Québec était souverain.» Normand Jutras attribue une grande part des succès de la lutte contre le crime organisé à l'aménagement d'escouades policières régionales mixes.« Les corps de police travaillent maintenant ensemble.Ils travaillent en collaboration et ne sont plus en concurrence.L'information circule, les résultats sont meilleurs », souligne- t-il.Manger avec des amis Un ministre, c'est bien connu, travaille souvent sept jours sur sept et plus de 12 heures par jour.Sa femme, Andrée Bergeron, infirmière de profession, est une femme autonome qui aime la politique, explique-t-il.Ils ont trois filles.L'une d'elles se destine à l'enseignement de la littérature, une autre termine son droit tandis que la plus jeune, Marie-Andrée, 20 ans, est au cégep.Les deux autres sont Émilie, 25 ans et Élisabeth, 22 ans.Comment trouve-t-il le moyen de se détendre ?« Ma meilleure détente, c'est de prendre un souper, un verre, avec des amis à la maison ou au restaurant.Ma femme cuisine de façon exceptionnelle », raconte Normand Jutras, qui se dit grand amateur de filets mignons et autres viandes rouges.Il a déjà pratiqué le ski alpin de façon régulière, ce qui n'est plus possible maintenant.Amateur de littérature, c'est durant ses vacances qu'il lit le plus, soit cinq ou six romans.Il lit de tout et a lu tout Michel Tremblay.« Un ouvrage que j'ai tellement aimé, c'est Balzac et la petite tailleuse chinoise, puis aussi Rouge Brésil.» Mais quel que soit le passe-temps, Normand Jutras ne se détourne jamais longtemps de ses ambitions politiques : « Je crois que le temps est venu de parler de souveraineté, plus que jamais, conclut-il.Je ne peux pas croire qu'on va encore tendre la main.Jean Charest et Mario Dumont essaient encore.On l'a souvent tendue, la main.Plusieurs se sont joints au camp souverainiste après l'échec de Meech.D'autres veulent encore essayer (de donner une autre chance au fédéralisme canadien).Pourquoi ça marcherait ?C'est toujours l'impasse totale.On le voit encore avec le déséquilibre fiscal.Ottawa en nie même l'existence.Pourquoi essayer encore ?» 3LP0401A1030 a04 mercredi 30 octobre 3LP0401A1030 ZALLCALL 67 20:45:44 10/29/02 B URGENCES Le juge Boilard préside comme si de rien n'était Les médecins somment Landry d'intervenir ANDRÉ CÉDILOT Le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, ne semble pas troublé par la demande d'enquête que le sous-procureur général du Québec a faite au Conseil canadien de la magistrature, en apprenant qu'il avait repris du service pour présider un procès au palais de justice de Montréal.Mis à part quelques fines allusions qui ont fait sourire les avocats, le juge Boilard a continué comme si de rien n'était, hier, à diriger le procès de trois jeunes Palestino- Québécois accusés d'avoir tenté d'extorquer de l'argent à des compatriotes qui sont en affaires dans l'ouest de Montréal.Choisis en un peu plus d'une heure à l'ouverture du procès, lundi, le jury formé de six hommes et six femmes doit décider du sort de Mohamed Hantash, 26 ans, Bital Bombachi, 27 ans, et Mazen Batniji, 28 ans, tous de Pierrefonds.Après avoir attendu à l'extérieur de la salle pendant plus d'une heure, hier, les 12 jurés ont obtenu congé en milieu de matinée, le temps pour le juge de disposer de points de droit et, aux avocats de la défense, Marion Brunelle, Marc Giroux et Sacha Blais, de prendre connaissance d'un nouveau document.Le procès devrait prendre pour de bon son envol ce matin, avec la lecture des accusations et l'exposé de la Couronne, représentée par Me Jacques Dagenais.On s'attend à ce que le procès dure trois semaines.Il apparaît donc que le procès ne sera pas affecté par la dénonciation que le sous-ministre Michel Bouchard a déposée au Conseil de la magistrature à l'encontre du comportement du juge Boilard lors du procès de 17 membres des Hells Angels et de leur filiale des Rockers.En juillet dernier, affirmant n'avoir plus « l'autorité morale » pour siéger, le juge Boilard s'était subitement retiré du procès après avoir été giflé par le même Conseil de la magistrature pour avoir un peu trop « brassé » l'avocat d'un Hells Angel dans une autre cause.Appelé à le remplacer sans préavis, son collègue Pierre Béliveau a par la suite décidé de refaire en entier le long et coûteux procès.Dans un communiqué diffusé hier, le Conseil canadien de la magistrature a confirmé avoir ouvert une enquête à la demande du ministère public québécois.Comme l'a révélé La Presse, le sous-ministre Michel Bouchard veut savoir si le juge Boilard a eu raison de laisser tomber le procès des motards.Il s'agit de savoir si le juge s'est mal conduit, s'il a manqué aux devoirs de sa charge ou encore s'il s'est irrémédiablement placé dans une position qui puisse l'empêcher de siéger.Depuis la création du Conseil en 1971, c'est seulement la quatrième fois qu'une telle plainte est formulée par le procureur général d'une province.Le Québec, précise-t-on, est à l'origine de trois de ces requêtes.Outre le présent cas, il y a eu ceux des juges Jean Bienvenue en 1996, pour des propos inappropriés, et du juge Bernard Flynn, actuellement sous étude, pour avoir défendu dans un journal la vente à bas prix de l'île Dorval à des citoyens, dont sa conjointe, juste avant la fusion des 27 municipalités de l'île de Montréal.ALEXANDRE S I R O I S LE LITIGE entre les médecins du Québec et le gouvernement au sujet des urgences a franchi hier une nouvelle étape.Deux regroupements de médecins ont, comme prévu, publiquement menacé Québec de favoriser l'exode du personnel médical, mais ils ont également sommé le premier ministre Bernard Landry d'intervenir dans le dossier.« Je pense qu'il est temps que le premier ministre Landry se mêle de ce dossier qui stagne », a lancé le Dr Christian Hobden, président du Regroupement des médecins d'urgence du Québec (REMUQ).Il a aussi exhorté le chef du Parti libéral, Jean Charest, et le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, à faire avancer le dossier des urgences qui semble encore loin d'un dénouement.Davantage d'argent Les représentants du REMUQ ont de nouveau mis sur la table leurs revendications habituelles, qui visent à fournir de meilleures conditions de travail aux médecins des urgences du Québec.Ils demandent notamment au gouvernement de rehausser de 60 ou 70 millions le budget qui leur est accordé.Il est actuellement de 110 millions.Ils exigent également que cette enveloppe budgétaire soit séparée de celle, globale, qui est accordée à l'ensemble des omnipraticiens du Québec.« Pour qu'on ne soit pas toujours pris dans une ronde de négociations avec d'autres médecins qui ont de très bonnes revendications, mais qui (.) peuvent avoir des intérêts divergents » de ceux des urgentologues, a précisé le Dr Hobden.Tel que le rapportait La Presse hier, l'Association des jeunes médecins du Québec, qui effectuait une sortie commune avec le REMUQ, a lancé un ultimatum au ministre de la Santé, François Legault.Si ce dernier ne s'engage pas publiquement d'ici deux semaines à faire cesser les mesures discriminatoires (sur le plan financier) envers les jeunes médecins, l'association multipliera les séminaires et conférences pour aider ses membres à se trouver un emploi à l'extérieur du Québec.Ouverture du ministre Le ministre a semblé faire preuve d'ouverture envers les revendications des jeunes médecins, hier, à l'Assemblée nationale, mais son attachée de presse, Anne Marcotte, a précisé que M.Legault « ne fera pas de commentaires sur ce qui est discuté » en négociations tant et aussi longtemps qu'elles se poursuivent.Québec est actuellement en pourparlers avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et la Fédération médecins spécialistes du Québec, que certains médecins (dont les membres du REMUQ) commencent de plus en plus à contester ouvertement.Interpellé au sujet des jeunes médecins lors de la période des questions par la députée de Joliette, l'adéquiste Sylvie Lespérance, M.Legault a été pour le moins énigmatique.Il semblait toutefois épouser la cause des jeunes.« J'ai rencontré, à quelques reprises, l'Association des jeunes médecins.Je pense qu'on s'entend sur les mesures qui sont proposées par les jeunes médecins », a-t-il dit.« Maintenant, on souhaiterait en convenir, entre autres, avec la Fédération des omnipraticiens du Québec, a ajouté le ministre.Donc on ne souhaiterait pas seulement s'entendre avec (les) jeunes médecins, mais aussi s'entendre avec tous les médecins » Photothèque La Presse Le juge Jean-Guy Boilard QUALITÉ DE L'EAU POTABLE Queen's Park sévèrement critiqué Presse Canadienne TORONTO \u2014 La nouvelle législation sur la qualité de l'eau potable déposée hier en Ontario laisse cette province vulnérable à un autre désastre du style de celui survenu à Walkerton, en mai 2000, ont fait savoir des environnementalistes.Le problème principal, ont-ils dit, tient à ce que le gouvernement ne prévoit aucun mode de financement pouvant permettre aux communautés de respecter les normes établies.Après avoir déposé le projet de loi, le ministre ontarien de l'Environnement, Chris Stockwell, a dit que les sept personnes mortes et les 2300 personnes rendues malades par l'eau contaminée à l'E.coli à Walkerton avait provoqué un réveil d'une rare brutalité.La critique néo-démocrate en matière d'Environnement, Marilyn Churley, reproche au gouvernement de n'avoir proposé aucune mesure de financement.Pour sa part, le critique libéral, Jim Bradley, a rappelé que la tragédie de Walkerton découlait de la réduction draconienne des dépenses imposée par le gouvernement conservateur, au point de mettre en péril la sécurité des Ontariens.15$ par pièce minimum de 4 pièces Notre prix ord.: 100$ pour 4 pièces Notre méthode de nettoyage en profondeur 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en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Sauf avis contraire, les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada ou de Jazz Air inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Canada JazzMC).Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les frais d'aéroport et le droit pour la sécurité des passagers du transport aérien ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 25 novembre 2002.Achat quatorze jours à l'avance.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 9 décembre 2002.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Séjour minimal et maximal.D'autres conditions s'appliquent.Doublez vos milles Aéroplan lorsque vous effectuez votre premier vol aller-retour ou deux segments de vol entre le 4 novembre 2002 et le 4 janvier 2003 avec Air Canada ou Air Canada Jazz sur les liaisons sans 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plainte au Conseil canadien de la magistrature pour l'abandon.Q Pourquoi une plainte maintenant et pas cet été ?R Parce que personne ne savait si le juge Boilard allait revenir.S'il avait pris sa retraite, la plainte aurait été inutile.Et irrecevable.Q Qu'est-ce que le Conseil canadien de la magistrature ?R C'est un organisme qui veille à la déontologie des juges et à leur formation.Il est composé de tous les juges en autorité (en chef, adjoint, etc.) de nomination fédérale au Canada.Il reçoit les plaintes, du public ou d'organisations, contre les juges de nomination fédérale (un conseil existe également au niveau provincial).En gros, le conseil peut faire trois choses : rejeter la plainte, la retenir et exprimer sa « désapprobation » face au comportement du juge, ou encore, dans les cas les plus graves, former un comité de trois ou cinq membres (en majorité des juges en chef de diverses cours).Ce comité fera alors une « enquête publique », sorte de procès déontologique du juge.On examinera sa conduite dans différentes affaires et il sera appelé à témoigner pour s'expliquer.Q Le Conseil a donc toute latitude pour décider de faire ou non une « enquête publique » ?R Oui, sauf dans un cas : si la plainte est faite par le procureur général d'une province ou le ministre fédéral de la Justice.C'est le cas ici, alors, comme l'a annoncé hier le Conseil par voie de communiqué, il y aura une enquête publique concernant le juge Boilard.Q Que lui reproche Québec ?R D'avoir abandonné le procès des 17 motards accusés de gangstérisme et de complots pour meurtres, le 18 juillet, après quatre mois devant jury.Q Pourquoi le juge Boilard a-t-il claqué la porte du palais ce jour-là ?R Parce qu'un comité du Conseil canadien de la magistrature venait d'« exprimer sa désapprobation » face à sa conduite dans une toute autre affaire, un an plus tôt.Le juge avait critiqué un avocat de la défense qui représentait un motard.Il avait qualifié sa plaidoirie de « rhétorique ronflante ».L'avocat a porté plainte.Et la plainte a été retenue.La décision a été rendue publique pendant l'été, en plein milieu du procès, et le juge Boilard estimait « ne plus avoir l'autorité morale et peut-être l'aptitude requise pour continuer (son) rôle durant ce procès ».Il ajoutait : « Les parties ou leurs avocats, comme l'observateur raisonnable, seront toujours justifiés de mettre en doute la justesse de mes décisions ou l'à-propos de mes interventions vu les commentaires du Conseil canadien de la magistrature.» Q Pourquoi Québec se plaint-il de cela ?R Le procès avait déjà coûté des millions et nécessité la mobilisation d'un jury pendant de longs mois.Le juge Pierre Béliveau, qui a hérité du dossier, s'est dit incapable de continuer le travail.Cet abandon, a dit une porte-parole du procureur général, est un geste « grave » qu'« on ne peut laisser passer » et qui a eu « un impact énorme sur le fonctionnement de l'appareil judiciaire ».Q Le juge Boilard avait-il le choix d'abandonner le procès ?R Toute la question est là : certains lui donnent raison, estimant que le Conseil de la magistrature a commis une erreur en ne retenant pas sa décision, sachant qu'un important procès devant jury se déroulait sous la présidence du juge Boilard.Ses critiques disent qu'il aurait pu continuer malgré cela, et qu'il a agi impulsivement.Maintenant que la poussière est retombée, certains, comme le procureur général, se demandent comment il aurait retrouvé son autorité, s'il l'avait perdue à ce moment-là.Le juge Boilard a cependant bien précisé qu'il s'estimait incapable de continuer CE procès, qui impliquait des motards du même groupe que dans le cas qui a donné naissance à la plainte contre lui.Il ne s'est pas déclaré incapable à tout jamais.Par ailleurs, peut-on arguer, si on lui reproche d'avoir abandonné le procès, c'est qu'on estime qu'il avait encore l'autorité morale pour le présider.Pourquoi l'aurait-il perdue depuis ?À cause, disent ses critiques, de son geste impulsif.On notera par ailleurs que quelques semaines seulement après les événements de juillet, le Conseil de la magistrature a implicitement reconnu sa faute et donné au moins partiellement raison au juge Boilard en changeant sa procédure : si un juge doit être blâmé et qu'il est en train de présider un procès devant jury, on en attendra la fin dorénavant.Q Que fera le Conseil de la magistrature ?R Pour la quatrième fois seulement depuis sa fondation, en 1971, il tiendra dans les prochaines semaines (ou mois) une enquête, qui devrait d'après la loi être publique, où le juge Boilard devra se présenter.Cela pour « examiner si la décision de M.le juge Boilard d'abandonner la gestion du procès qu'il présidait en juillet 2002 est susceptible de constituer un manquement à l'honneur et à la dignité, un manquement aux devoirs de sa charge ou est susceptible d'avoir créé une situation d'incompatibilité, qu'elle soit imputable au juge ou à toute autre cause ».En d'autres mots : a-t-il commis une faute, et si oui, cette faute est-elle à ce point grave qu'elle mine la confiance du public au point de l'empêcher de siéger ?Q Pourquoi la confiance du public entre-telle dans la balance ?R Parce qu'un juge est nommé à vie (au maximum jusqu'à 75 ans), ou plus précisément « durant bonne conduite », c'est-àdire tant qu'il se conduit correctement.Un des critères pour évaluer la conduite d'un juge est celui de la confiance du public.On ne parle pas ici de la popularité, mais bien de ce que peut penser un public bien informé, ni trop tatillon, ni trop clément.En 1986, après une des pires erreurs de l'histoire judiciaire, qui avait fait purger 10 ans de pénitencier à l'Indien micmac Donald Marshall pour un meurtre qu'il n'avait pas commis, cinq juges de la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse avaient exprimé le point de vue que Marshall était largement responsable de ses propres malheurs et que l'erreur judiciaire était « plus apparente que réelle ».Ils ont été traînés en enquête publique devant un comité du Conseil de la magistrature.Le comité a alors décidé que pour en venir à cette mesure extrême qu'est la révocation d'un juge, il faut que « la conduite reprochée porte si manifestement et si totalement atteinte aux notions d'impartialité, d'intégrité et d'indépendance de la justice qu'elle ébranle suffisamment la confiance de la population pour rendre le juge incapable de s'acquitter des fonctions de sa charge ».Dans ce cas précis, le comité avait conclu que la faute des juges ne justifiait pas qu'ils soient démis.Le comité qui se penchera sur le cas du juge Boilard devra lui appliquer le même test, et donc s'interroger sur l'impact qu'a eu l'abandon du juge Boilard sur la confiance de la population.Q Qu'arrive-t-il si le comité conclut que le juge Boilard ne peut plus être juge ?R Le dossier est remis au Conseil de la magistrature, qui a le choix d'entériner ou non la recommandation de « révocation » du juge fautif.Si le Conseil l'entérine, l'affaire se transporte devant le Parlement, où une motion doit être présentée devant la Chambre des communes et du Sénat réunis en session extraordinaire.Un vote est alors pris.Jamais cela ne s'est produit dans l'histoire canadienne.Les rarissimes juges menacés de « révocation » ont démissionné avant cette ultime étape.Q Pourquoi faut-il faire intervenir le Parlement R Parce que la Constitution de 1867 le prévoit.Ce mécanisme, lourd, exceptionnel (jamais utilisé), se veut la garantie que l'on ne puisse révoquer les juges simplement par caprice ou parce qu'ils embêtent le gouvernement.La règle de l'« inamovibilité » des juges existe depuis plusieurs siècles en Angleterre, d'où elle a été importée au Canada.Il fut un temps où les juges étaient nommés « durant le bon plaisir » du roi, c'est-à-dire tant qu'il ne les contredisaient pas trop ; ils ont ensuite été nommés durant bonne conduite.mais pouvaient être congédiés quand un nouveau roi arrivait.La règle actuelle est devenue vraiment ferme il y a uniquement 200 ans en Angleterre.Au Canada, les spécialistes estiment que pendant la première moitié du XIXe siècle, les garanties d'indépendance des juges étaient à peu près inexistantes.L'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867 allait donc pour la première fois consacrer le principe clairement à l'article 99 : « Les juges des cours supérieures resteront en charge durant bonne conduite, mais ils pourront être démis de leurs fonctions par le gouvernement sur une adresse commune du Sénat et de la Chambre des communes ».Photothèque La Presse Le procès avait déjà coûté des millions et nécessité la mobilisation d'un jury pendant de longs mois.Le juge Pierre Béliveau, qui a hérité du dossier, s'est dit incapable de continuer le travail. 3LP0601A1030 a6 mercredi 3LP0601A1030 ZALLCALL 67 22:13:48 10/29/02 B L'armée russe devra s'adapter à la lutte antiterroriste ARMES CHIMIQUES La Russie priée de s'expliquer AGNÈS GRUDA L'ORGANISATION pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) demande des explications au sujet du gaz employé par les troupes spéciales russes pour libérer les otages détenus par les terroristes tchétchènes dans un théâtre de Moscou.Plus de 100 otages sont morts après avoir inhalé cette substance dont la composition exacte a jusqu'à maintenant été gardée secrète.Le directeur de l'OIAC a « discuté de l'incident » avec des responsables russes et s'attend à des réponses rapides, a indiqué un porte-parole de cet organisme, Peter Kaiser.Tant que l'on n'en saura pas davantage sur la nature du gaz, l'organisation internationale se dit incapable de juger si, pour dénouer la prise d'otages, la Russie a enfreint la convention sur l'interdiction des armes chimiques.Cette hypothèse n'est cependant pas écartée, a laissé entendre M.Kaiser, que La Presse a joint au siège social de l'OIAC, à La Haye.Un expert américain de l'US Peace Institute de Washington, John Tucker, soutenait cette semaine qu'en utilisant un gaz dont l'action a été foudroyante sur les otages, la Russie a violé le traité sur les armes chimiques.D'autres spécialistes du désarmement sont moins formels, mais n'en estiment pas moins que l'emploi de ce gaz soulève des questions délicates.Chose certaine, la convention sur l'interdiction des armes chimiques, en vigueur depuis 1997, oblige le gouvernement russe à répondre aux questions suscitées par la mystérieuse substance et à fournir ces informations à l'OIAC.Si la Russie se braque, elle pourrait faire face à une requête officielle qui lui laisserait 10 jours pour fournir les renseignements requis.Par la suite, le dossier pourrait être référé au comité exécutif de l'organisme qui, le cas échéant, aurait le pouvoir d'envoyer des inspecteurs en Russie.La Convention sur les armes chimiques, qui a été ratifiée par 147 pays, y compris la Russie, interdit de fabriquer, stocker, vendre ou utiliser de telles armes.Elle dresse une liste de composés toxiques et de leurs précurseurs qui doivent être éliminés d'ici 2007.Si la Russie a utilisé un de ces produits pour venir à bout des rebelles tchétchènes, elle a clairement enfreint le traité.Sinon, ça dépend.Car la liste des substances interdites n'est pas exhaustive, précise un document de l'OIAC.En fait, la convention vise tous les agents toxiques mortels ou incapacitants, y compris ceux qui ne sont pas spécifiquement identifiés par le traité, tout dépendant de l'usage que l'on veut en faire.Avec cette définition ouverte, des armes chimiques inconnues au moment de la signature du traité tomberaient le cas échéant sous le coup de la convention.Cette approche permet aussi de soustraire au traité les composés toxiques qui peuvent avoir différents usages, dont la guerre.Le traité exclut les substances chimiques toxiques servant à des fins médicales ou agricoles, pour la défense militaire \u2014 et aussi pour le maintien de l'ordre domestique.Le statut des substances utilisées dans le contrôle des foules, comme les gaz lacrymogènes ou le gaz poivre, avait causé de gros maux de tête aux négociateurs du traité.Finalement, ils se sont entendus pour autoriser l'usage domestique de produits dont les effets sont réversibles et de courte durée.De plus, les États signataires du traité sont tenus de déclarer à l'OIAC tous les produits qu'ils fabriquent ou stockent dans le but de contrôler une foule en émeute.Et ils n'ont absolument pas le droit de s'en servir en cas de guerre.Une des questions qui se posent au sujet du dénouement de la crise d'otages concerne la nature de l'intervention des forces spéciales russes : si on considère qu'elles ont agi dans le cadre d'une simple opération de maintien de l'ordre, elles auraient pu utiliser une substance toxique, même fortement incapacitante.Mais s'il s'agit d'un acte de guerre, l'action devient illégale.Ce qui ouvre la porte à de beaux débats.Agence France-Presse MOSCOU \u2014 L'armée russe, dont la stratégie et les méthodes sont héritées de l'époque de la guerre froide, va devoir s'adapter sur ordre du président Vladimir Poutine à la lutte contre un nouvel ennemi, le terrorisme, après la prise d'otages spectaculaire de Moscou.Vladimir Poutine a demandé hier que soit révisée la conception de la sécurité nationale du pays afin de tenir « obligatoirement compte d'une utilisation des forces armées » dans la lutte antiterroriste, a annoncé le ministre de la Défense Sergueï Ivanov.La prise en otage de quelque 800 personnes par un commando tchétchène en plein centre de Moscou a montré que l'armée avait des tâches beaucoup plus urgentes à résoudre que « des manoeuvres avec des armes nucléaires », ont souligné des experts militaires russes.« Le terrorisme devient l'ennemi numéro un (de la Russie) à la place de l'OTAN », a estimé hier le quotidien libéral Vremia Novosteï, ajoutant que « la stratégie de dissuasion » nucléaire n'était plus prioritaire.« L'armée actuelle a été formée pour mener des opérations de guerre classique.Elle n'a jamais eu pour objectif de sauver un maximum de vies de civils qui ne sont théoriquement pas présents dans les zones de combat », estime Viktor Litovkine, commentateur militaire de l'agence officielle russe Ria Novosti.Photo AP © Cette femme, qui a perdu sa mère lors de la prise d'assaut du théâtre par les forces de sécurité russes, manifeste son chagrin à l'extérieur de la scène du drame.MONTRÉAL ET RIVE-SUD LE MARDI 29 OCTOBRE DE 17 H À 21 H LE MERCREDI 30 OCTOBRE DE 17 H À 21 H SILVER STAR Montréal 7800, boul.Décarie (514) 735-1199 Rive-Sud 4844, boul.Taschereau (450) 672-2720 www.silverstar.mercedes-benz.ca C'EST COMME UN VERNISSAGE, SAUF QUE LES OEUVRES NE SONT PAS EXPOSÉES SUR LES MURS SILVER STAR VOUS INVITE CORDIALEMENT À SON LANCEMENT PRIVÉ DES MERCEDES-BENZ 2003 AUCUN BALLON N'EST NÉCESSAIRE POUR LA LIQUIDATION DE NOS MODÈLES 2002.Jusqu'au 31 octobre 2002, Silver Star vous offre des milliers de dollars d'économie sur les modèles 2002 neufs ou de démonstration.Soyez au volant de la meilleure valeur, le modèle E320-4-Matic 4 roues motrices ou l'étoile tout terrain G500 ou le summum du luxe parmi la classe S et les autres.Venez vivre l'expérience Mercedes-Benz.E320-4-Matic Cour.: 74 205$ Spécial : 64 800$ Démonstrateur Cour.:107 795$ Spécial : 92 800$ Démonstrateur Cour.: 120 715$ Spécial : 104 800$ Démonstrateur Cour.: 39 945$ Spécial : 36 900$ Démonstrateur G500 S500 CL230 coupé sport 3LP0702A1030 a7 3LP0702A1030 ZALLCALL 67 23:58:41 10/29/02 B Les services de sécurité russes arrêtent 30 personnes On les soupçonne d'avoir aidé le commando de Tchétchènes qui avait pris en otage 800 personnes d'après AP et AFP MOSCOU \u2014 Les services de sécurité russes ont arrêté une trentaine de personnes, dont des officiers chargés de la sécurité, et soupçonnés d'avoir aidé le commando de Tchétchènes qui avait pris en otage quelque 800 personnes dans un théâtre de Moscou, a annoncé hier soir le BBC.Parmi les suspects arrêtés, figurent des conseillers politiques ainsi que des officiers de sécurité, indique sur son site Internet la BBC qui ne donne pas les sources de ses informations.Les autorités russes sont convaincues que le commando tchétchène de plus de 50 personnes, la semaine dernière, a disposé de nombreuses complicités dans la capitale pour monter son opération.« Les forces de l'ordre prennent des mesures sans précédent pour démasquer le réseau terroriste.Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et sont suspectées de complicité dans la prise d'otages », a déclaré le ministre de l'Intérieur Boris Gryslov.Les enquêteurs s'intéressent à des communications téléphoniques qu'auraient passées des membres du commando avec plusieurs ambassades à Moscou, ainsi qu'en direction de pays étrangers, selon le Kremlin.Par ailleurs, la polémique enfle en Russie sur la prise d'otages de Moscou.Alors que les familles des anciens otages hospitalisés attendaient impatiemment que leurs proches sortent, les politiques s'interrogeaient mardi sur la manière dont la cinquantaine de membres du commando tchétchène avait pu prendre le contrôle d'un théâtre de la capitale russe.À l'extérieur de la salle de spectacle que les rebelles armés ont investi pendant plus de 58 heures pour réclamer le retrait de l'armée russe de Tchétchénie, l'ancienne otage Anna Tunnika, 58 ans, a déposé des oeillets.Elle s'inquiète pour sa belle-fille, plongée dans le coma depuis qu'elle a inhalé le gaz employé par les forces spéciales russes pour libérer les otages tôt samedi matin.Lors de l'assaut, 116 des quelque 800 otages ont été tués par ce gaz que les autorités russes se refusent à identifier.Une otage a été abattue d'une balle en entrant dans le théâtre au début du raid et un autre a été découvert tué également par balle.Ce bilan a connu hier des versions contradictoires.Une porte-parole des services de santé de Moscou a annoncé que 42 membres du commando et deux otages avaient été tués par balle, selon les rapports médico-légaux alors que le procureur général de Moscou Mikhail Avdioukov avait avancé que 45 des otages du théâtre étaient morts des suites de blessures par balles.Finalement, il a précisé que seuls deux autres hommes avaient été tués par balle, l'un peu avant l'assaut des forces spéciales tandis que l'autre, qui n'a pas été identifié, pourrait faire partie du commando, selon les agences de presse russes.Selon Avdioukov, 41 rebelles ont été abattus, a rapporté l'agence Interfax.Parmi les 116 otages qui ont péri, figurent au moins huit ressortissants étrangers.Les services de santé ont indiqué que 338 personnes étaient sorties de l'hôpital mardi et que 317 restaient hospitalisés, dont 27 dans un état grave, d'après l'agence Itar-Tass.Le président russe Vladimir Poutine a convoqué les hauts responsables du pays, dont les chefs de la sécurité et de l'armée ainsi que le ministre des Affaires étrangères au Kremlin afin de discuter du renforcement de la sécurité nationale face à la menace terroriste, ont rapporté les agences de presse russes.La veille au soir, le député libéral Boris Nemtsov avait réclamé une enquête parlementaire sur les lacunes de la sécurité russe qui ont permis que plus de 50 rebelles prennent des centaines de personnes en otage dans un théâtre situé à moins de 5 km du Kremlin.« Une enquête parlementaire approfondie est nécessaire pour déterminer comment un commando armé jusqu'aux dents et transportant des centaines de kilos d'explosifs ont pu prendre un grand théâtre et tenir le pays et le monde entier sur le fil du rasoir », a-t-il commenté.Toutes les informations sur la crise des otages à Moscou à : www.cyberpresse.ca/moscou Un mystérieux gaz d'opium Le ministre des Finances peut mettre fin à la vente des obligations en tout temps.rendement garanti Nouvelles Obligations d'épargne du Canada achetez vos titres sans tarder.un excellent mode d'épargne.c'est garanti.L'Obligation à prime du Canada est encaissable une fois l'an, à la date anniversaire de l'émission et dans les 30 jours suivants L'Obligation d'épargne du Canada est encaissable en tout temps 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MATHIEUPERREAU L T LES SPÉCIALISTES en anesthésiologie et en guerre biochimique du monde entier se grattaient la tête hier, après l'annonce par le gouvernement américain que le mystérieux gaz utilisé samedi contre les terroristes à Moscou était un dérivé de l'opium.Le problème, c'est qu'un tel gaz n'existe pas.« Il n'est pas facile de transformer un opiacé en gaz », affirme le toxicologue Albert Nantel, conseiller scientifique à l'Institut national de santé publique du Québec.Il n'existe donc pas de tel produit sur le marché de l'anesthésie, confirme le Dr Jean Montreuil, président de l'Association des anesthésistes du Québec.Le gaz serait donc issu d'un programme de recherches militaires de l'armée russe, ce qui expliquerait son mutisme, croit Andy Oppenheimer, consultant au magazine Jane's Nuclear, Biological & Chemical Defence, joint à son domicile en Angleterre.Selon M.Oppenheimer, il semble que le gaz soit un dérivé du fentanyl, un analgésique narcotique antidouleur souvent utilisé pendant les opérations chirurgicales.Mais le fentanyl n'est pas très volatil, contrairement à d'autres gaz utilisés pour les anesthésies médicales, comme ceux de la famille des alothanes, souligne M.Nantel.« Personnellement, je crois qu'il s'agit d'un alothane.Le tableau clinique est consistant.De très grosses quantités, de l'ordre des gallons, pourraient s'évaporer et agir très rapidement, en une ou deux minutes.Si c'est ça, il pourrait y avoir des pénuries dans les hôpitaux de Moscou.Normalement, pour une chirurgie, on utilise des bouteilles de 50-100 ml.» L'ancien directeur du Centre de toxicologie du Québec est à tout le moins certain que le gaz n'est pas un innervant, qui attaque le système nerveux comme le sarin, utilisé dans le métro de Tokyo par la secte terroriste Aoum en 1995.« Le tableau des innervants est assez caractéristique : les victimes se noient dans leurs sécrétions, ont toutes de la mousse blanche à la bouche, explique M.Nantel.Le taux de mortalité n'aurait pas été de 15 %, mais de 90 %.Aussi, on peut écarter des irritants comme les lacrymogènes, les vésicants qui causent des brûlures comme le gaz moutarde, et le gaz BZ dont l'action est trop lente.» Selon le Dr Montreuil, on peut aussi écarter les gaz utilisés pour les anesthésies médicales, qui ont une odeur forte que les terroristes auraient détectée longtemps avant d'en ressentir l'effet.Mais l'anesthésiste québécois, joint pendant une opération à l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec, ne croit pas non plus qu'un liquide médical ait servi.Du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de novembre, de 10 h à 16 h.www.placementsqc.gouv.qc.ca COMPOSEZ LE 1 8 0 0 4 6 3 - 5 2 2 9 Mais je sais combien d'argent j'aurai.Faire une maîtrise ?Des enfants ?Le tour du monde ?J'le sais pas.Sécurité la première année pour les nouveaux fonds REER Flexibilité Croissance 1Boni % OB L IGAT ION S À TA U X P ROGR E S S I F de Taux avantageux garantis pour 10 ans.Remboursables sans pénalité, chaque 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d'un autre sixmois, il n'a plus compris.Tout ce qu'il veut, c'est aller rejoindre ses amis dehors.Mais après quinze mois, il se demande s'ils vont encore se souvenir de lui\u2026 3091981A A8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 3LP0901A1030 a9 mercredi 3LP0901A1030 ZALLCALL 67 22:19:42 10/29/02 B L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers, s'appliquant au véhicule neuf sélectionné 2002 en stock suivant : Venture Maxi Valeur (1UN16/R7A).Photo à titre indicatif seulement.Rabais applicable à l'achat seulement et ne peut être jumelé à aucune autre offre d'achat ou de location à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.\u0001Données fournies par Ressources naturelles Canada dans le Guide de consommation de carburant 2002.\u0001\u0001Sécurité 5 étoiles pour le conducteur lors des tests d'impacts latéraux.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.-U.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.LA GRANDE LIQUIDATION 4 500$ DE RÉDUCTION À L'ACHAT La plus faible consommation d'essence de sa catégorie\u0001 Sécurité 5 étoiles\u0001\u0001 Climatiseur inclus 3085731A Un petit tour de roue vers l'équité BRUNO BISSON LES 5500 ROUTIERS artisans du Québec ont fait hier un autre petit pas vers l'équité industrielle, avec le lancement de nouveaux outils de gestion mis au point par un forum indépendant pour les aider à supporter la concurrence des grands parcs de transport de marchandises.Trois ans après avoir manifesté par une série de rassemblements de camions à semi-remorque qui avaient ralenti la circulation durant des jours sur des routes nationales, et le déclenchement de deux grèves au port de Montréal, les routiers artisans disposeront désormais d'un bureau, pour mieux gérer leurs frais d'entreprise, et d'un contrat type d'engagement prévoyant toutes les conditions et les frais imaginables pouvant s'imposer durant l'exécution d'un transport.Le Forum des intervenants de l'industrie du camionnage général, créé par le ministre Guy Chevrette à la suite des manifestations qui s'étaient multipliées de 1998 à 2000, a aussi annoncé la création d'un organisme de médiation et d'arbitrage qui résoudra les conflits entre routiers et donneurs d'ouvrage, sans avoir à recourir aux tribunaux.Le ministre des Transports et successeur de M.Chevrette, Serge Ménard, s'est présenté lui-même, hier en conférence de presse, pour souligner sa « grande satisfaction » devant les consensus établis au sein de ce forum, où sont représentés tous les segments de l'industrie du camionnage, de même que les entreprises indépendantes et les intermédiaires dans le transport des marchandises.Selon le ministre, les outils mis au point par le Forum « favoriseront une équité valable entre tous les acteurs de l'industrie » et permettront aux transporteurs artisans d'assurer leur rôle dans le transport des marchandises dans des conditions plus supportables.Ces mécanismes de gestion et de résolution de conflits n'auront toutefois pas force de loi, et nécessiteront la participation volontaire des parties, notamment à l'occasion des arbitrages entre clients et routiers.M.Ménard s'est toutefois engagé à ce que son ministère en fasse la promotion auprès des entreprises, des propriétaires de grands parcs de camions et des intermédiaires en transport de marchandises, qui composent la grande majorité des donneurs d'ouvrages des routiers artisans.Le MTQ participera aussi à la tournée d'information régionale qu'entreprendra le Forum au cours des prochains semaines.Les routiers à qui s'adressent ces outils de gestion sont propriétaires d'un seul tracteur de remorque et ils vivent principalement des contrats qu'ils exécutent le plus souvent euxmêmes, au volant de leur véhicule.Ce sont les pigistes du transport des marchandises.Les orphelins de Duplessis intenteraient un recours collectif SOPHIE ALLARD DEPUIS le 24 octobre, date butoir du Programme national de réconciliation, le gouvernement ne reçoit plus aucune demande d'indemnisation des orphelins de Duplessis.Le comité des orphelins, Bruno Roy à sa tête, n'a cependant pas dit son dernier mot.Si les pensionnaires des frères de la Miséricorde, à Huberdeau, exclus du décret, ne reçoivent pas leur part du gâteau, il compte intenter un recours collectif.Au moins 100 pensionnaires de l'orphelinat d'Huberdeau ont subi des injustices \u2014 faux diagnostics de débilité mentale, agressions sexuelles et physiques, manque d'instruction et travail forcé \u2014 à ce point semblables à celles des orphelins internés qu'ils méritent aussi une compensation, dit Bruno Roy, président du Comité des orphelins et orphelines institutionnalisés de Duplessis (COOID).Le hic, c'est que l'entente conclue en juin 2001 entre le COOID et le gouvernement prévoyait une indemnisation aux seuls orphelins ayant été internés injustement dans des asiles psychiatriques.« Nous devions d'abord régler le dossier de l'internement illégal pour qu'un programme de compensation se mette rapidement en place, se défend Bruno Roy.Depuis la signature de l'entente, nous nous battons sans cesse pour faire inclure les pensionnaires d'Huberdeau dans le décret.» La position du gouvernement est pourtant claire.« Parce qu'il s'agit ici d'un orphelinat, il est hors de question de considérer les demandes d'indemnisation, explique Éric Gamache, attaché de presse du ministre Rémy Trudel, responsable du dossier.Elles ne correspondent pas aux critères déterminés avec le COOID en juin 2001.» Parmi les 1460 demandes reçues (on en prévoyait entre 1500 et 2000), 700 ont déjà été acceptées tandis que 200 autres ont été rejetées.Quelque 560, les plus complexes, sont en traitement.Selon Bruno Roy, parmi les demandes à l'étude, plusieurs proviennent de pensionnaires de l'orphelinat d'Huberdeau.Selon Québec, il n'en est rien.Les membres dissidents du COOID, maintenant regroupés au sein du Comité des enfants victimes d'agressions sexuelles et physiques dans des établissements québécois (CEVASPEQ), ne croient pas au sérieux de la démarche.« Pour Bruno Roy, tout comme pour le gouvernement, qui voulaient surtout sauver la face, le dossier est clos, dit Yves Manseau, du Mouvement action justice et porte-parole du CEVASPEQ.Au moins 200 victimes d'agressions physiques et sexuelles ont été écartées du Programme national de réconciliation parce que reconnaître ces victimes, c'est aussi admettre le tort de l'Église et répandre une mauvaise image du Québec.» NE111A102 © 2002.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 2 NOVEMBRE 2002, DANS LA LIMITE DES STOCKS rabais 45% PNEUS MICHELINMD WEATHERWISEMD Garantie de 130 000 km contre l'usure.Série no 58000.Soldé, à partir de 63,24 ch.P155/80R13 Autres formats, 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universités canadiennes.« Les fonds octroyés pour la recherche ont augmenté de 23 %, les petites comme les grosses universités ont réussi à améliorer leur sort, et 14 institutions ont pu entrer dans le club des millionnaires, alors qu'il n'y en avait que 10 l'an dernier.C'est une bonne époque, particulièrement pour le Québec.» Robert Lacroix, recteur de l'Université de Montréal, ne pouvait que partager cet enthousiasme.« Nous ne voulons pas faire de pétage de bretelles, mais le fait que nous soyons au premier rang en termes d'argent consacré à la recherche par professeur est extraordinaire », a-t-il dit.En effet, avec 209 700 $ par chercheur, l'institution francophone a battu Mc Gill, au deuxième rang avec 208 700 $.« Il faut réaliser que nos professeurs ne peuvent survivre au niveau international qu'en ayant accès à de telles ressources », a souligné M.Lacroix, qui compte attirer \u2014 et garder \u2014 des candidats de choix grâce à ces fonds, qui proviennent à 80 % d'organismes subventionnaires fédéraux et provinciaux.« Cette étude sort dans tout le Canada, dans les milieux anglophones, ce qui nous permet d'espérer que l'Université de Montréal soit enfin reconnue à sa juste valeur.» Du côté de Mc Gill, Louise Proulx, la viceprincipale à la recherche, a fait remarquer qu'avec à peine 1000 $ de moins par chercheur, son établissement était quasiment au même niveau que l'Université de Montréal.« Nous connaissons de bonnes années pour la recherche, ce qui est un atout indéniable quand vient le temps de recruter », a indiqué Mme Proulx, dont l'établissement consacre 50 % de ses fonds de recherche à la faculté de médecine et aux hôpitaux universitaires.L'Université Laval fait aussi bonne figure dans cette étude, étant classée en sixième position avec ses 187 millions consacrés à la recherche, après avoir occupé le cinquième rang l'an dernier.« Regrouper nos chercheurs en masse critique, une stratégie que nous avons adoptée il y a une trentaine d'années, fait toujours ses preuves », a indiqué Luc Trahan, vice-recteur à la recherche de l'institution de Québec.« Nos données préliminaires laissent d'ailleurs voir que nous avons recueilli de 195 à 200 millions pour la recherche au cours de l'année universitaire 2001-2002.» Reste que l'Université Laval n'occupe que le dixième rang en matière de fonds par chercheur.« C'est parce que nous avons plus de professeurs que les autres universités, qui font davantage appel aux chargés de cours », a expliqué M.Trahan.« Les bonnes nouvelles s'accumulent ! » a pour sa part indiqué Bruno-Marie Béchard, recteur de l'Université de Sherbrooke, qui a amassé 41,5 millions pour la recherche, selon l'étude.Ce qui ne l'a pas empêchée de glisser du 17e au 19e rang, en un an.« J'avoue que nous sommes intrigués par ce résultat, puisque nos données nous montrent des montants beaucoup plus importants, une différence de l'ordre de 50 %.» Qu'à cela ne tienne, cette année s'annonce meilleure que jamais pour la recherche, a assuré le recteur.« Nos professeurs sont plus actifs qu'avant, si bien que nous connaissons une croissance phénoménale, la plus intense de notre histoire, et probablement la plus importante au Québec, actuellement.» À l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Daniel Coderre, vice-recteur à la recherche et à la création, s'est dit un peu déçu de la chute de son université dans le palmarès, chute effectuée en dépit de la hausse des fonds qui y ont été consacrés à la recherche.« Être 20e au Canada, après avoir été 18e, c'est tout de même très bien, quand on sait que le mode de financement actuel favorise les facultés de médecine, et que notre mandat n'en prévoit pas », a fait valoir M.Coderre.Petit baume, l'UQAM a été classée au premier rang des Undergraduate Universities par les auteurs de l'étude.« Avec nos 40 000 étudiants, nous aurions plutôt dû nous retrouver parmi les Comprehensive Universities, de taille plus importante, et y prendre le quatrième rang », a corrigé le vice-recteur, qui ne semble vraiment pas vouloir d'hommages auxquels son institution n'a pas droit.Grève mouvementée au département d'histoire de l'UQAM MARIE ALLARD EN GRÈVE depuis le 9 octobre, les étudiants au premier cycle du département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) mettront fin à leur mouvement lundi prochain.« Reste à voir comment la situation va évoluer cette semaine, avec la grève anti- ZLEA prévue jeudi (demain) dans l'ensemble des cégeps et universités », a indiqué hier Marc Lagana, président du Syndicat des professeurs de l'UQAM (SPUQ).Bien que les deux causes soient distinctes, il est fort probable, selon lui, qu'il s'y crée un effet d'entraînement.Il faut dire que la grève des étudiants en histoire a été, jusqu'à présent, assez mouvementée.Tandis que le syndicat des professeurs a dénoncé une « situation concrète de violence verbale, d'intimidation et de menaces dont ont fait l'objet plusieurs de ses membres », les étudiants ont rétorqué en affirmant avoir été victimes, à leur tour, « de violence physique et verbale » de la part des professeurs.Les cinq revendications de l'Association étudiante du module d'histoire (AEMH) en ont presque été oubliées, malgré les piquets de grève.Pourtant, depuis le début du mouvement, les étudiants exigent l'abolition des 18 crédits obligatoires dans une discipline autre que l'histoire (exigés dans le cadre du baccalauréat en histoire), la démission du directeur du module d'histoire, la résiliation du contrat de performance signé entre l'UQAM et le ministère de l'Éducation, un investissement massif dans l'éducation ainsi qu'une diminution du nombre d'étudiants à 40 par classe.« Nous voulons une éducation de qualité qui comblera notre soif de savoir et non devenir la marchandise d'un système de diplômation en série », a indiqué Sébastien Duclos, responsable général de l'AEMH, le 15 octobre dernier.Ce à quoi Jacques Desmarais, vice-recteur exécutif de l'UQAM, a répondu dans un communiqué diffusé le 24 octobre.Au nom de la direction de l'Université, M.Desmarais a fait valoir que les crédits étaient demandés « pour éviter la spécialisation excessive », que la moyenne cible était de 41 étudiants par « solidarité entre les divers programmes de l'UQAM », dont la matière exige parfois qu'ils soient offerts à de plus petits groupes, que le contrat de performance avait été critiqué par les universités, et que le réinvestissement massif était nécessaire, mais plus facile à obtenir de façon concertée.« Il faut être modeste et comprendre que ce n'est pas au département d'histoire d'intervenir pour qu'il y ait un réinvestissement massif dans l'éducation », a indiqué Marc Lagana.« Quoi de plus normal, a fait valoir Hugo Saint-Onge, porte-parole de l'association étudiante, Marc Lagana est un ancien prof d'histoire, il protège donc ses amis.» Qu'à cela ne tienne, les étudiants ont voté, au cours d'une assemblée générale tenue lundi, pour une poursuite de la grève, mais seulement jusqu'au 4 novembre.« Nous ne mettons pas fin à la grève, nous la suspendons pour finir la session », a expliqué Hugo Saint-Onge, selon qui la suite des cours n'est pas en péril.« La direction a essayé de créer la bisbille en disant que la session serait annulée, mais les règlements de l'UQAM ne le permettraient pas », a affirmé le porte- parole étudiant.« Le règlement qui disait qu'une session était en péril s'il y avait moins de 12 semaines de cours n'existe plus, en effet, a convenu Robert Proulx, doyen de la faculté des sciences humaines de l'UQAM.Nous pouvons tout de même porter la situation à l'attention du conseil des études.Nous prendrons une décision à cet égard la semaine prochaine.» COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 155 $ à 175 $/semaine aussi disp : 30 h / sem.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue à temps partiel et semi-intensifs 1 à 7 fois/sem.235 $/30 h Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl (514) 278-5309 www.converlang.com école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec Laurier Matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ matin, après-midi, soir, samedi Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2002-10-29 Tirage du 2002-10-29 Tirage du 2002-10-29 NUMÉRO: 246822 Nous recherchons des hommes et des femmes de 18 ans et plus pour participer à une étude clinique visant à comparer une préparation expérimentale d'un médicament commercialisé à un placebo pour prévenir la dépression hivernale, ou trouble affectif saisonnier.Les volontaires doivent avoir des antécédents de dépression hivernale se présentant de façon saisonnière, soit l'automne et l'hiver, depuis les deux dernières années.Pour de plus amples renseignements sur la participation à cette étude, veuillez communiquer avec Marie-Josée Lespérance au (514) 526-1648 après 17 h.Votre humeur chute-t-elle en même temps que les feuilles à l'automne?REPORTAGE PUBLICITAIRE 3DU1101A1030 MERCREDIÀ 3DU1101A1030 ZALLCALL 67 15:16:48 10/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 A 1 1 © BMW Canada Inc.« BMW », le logo BMW et « Le plaisir de conduire » sont des marques de commerce de BMW AG, utilisées sous licence par BMW Canada Inc.www.bmw.ca 1 800 667-6679 Le plaisir de conduire.MC Le nouveau roadsterBMWZ4 Il brille par sa présence.Le nouveau roadster Z4 deBMW.Une nouvelle vision de la performance, du design et de l'esthétisme.3083932A 3LP1201A1030 a12 mercredi 3LP1201A1030 ZALLCALL 67 22:03:48 10/29/02 B Les objectifs d'immigration du Québec atteints en 2002 Un gouvernement libéral accroîtrait le budget du ministère de la Famille NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC ACCUEILLERA 41 600 immigrants cette année, selon les dernières prévisions déposées hier à l'Assemblée nationale.Le plan original dressé l'an dernier pour l'année 2002 établissait que le Québec devait accueillir cette année entre 39 000 et 43 000 immigrants, ce qui signifie que les objectifs ont été pleinement remplis.Parmi les 41 600 immigrants, une proportion de 49 % se présente avec une connaissance du français, ce qui correspond également à l'objectif de 48 % que le gouvernement s'était fixé à cet égard.Le Québec est responsable du choix des réfugiés, des travailleurs et des gens d'affaires qui s'installent sur son territoire, soit 63 % de tous les immigrants.Le gouvernement fédéral, de son côté, choisit les demandeurs d'asile et les immigrants venus pour un regroupement familial, ce qui représente 37 % des nouveaux arrivants au Québec.Le nombre de réfugiés sélectionnés à l'étranger ne sera que de 1700.On en attendait plus de 2000, mais à la suite de retards dans la délivrance des visas, le Québec a demandé que certaines admissions soient reportées au début de 2003.Il y a eu aussi des délais pour les visas délivrés en faveur des immigrants investisseurs.En conséquence, leur nombre ne sera que de 3000, alors qu'on en attendait plus de 4000.Par ailleurs, même si 85 % des immigrants s'installent dans la région de Montréal, ceux qui s'établissent ailleurs en régions le font d'une manière permanente.Quelque 4200 immigrants en l'an 2000 avaient choisi de s'installer hors de la région métropolitaine et, en janvier 2002, ils étaient toujours présents là où ils avaient choisi de s'installer.On est toutefois encore loin de l'objectif qu'on s'est fixé pour 2003, soit attirer 25 % des immigrants dans les diverses régions du Québec.Pour l'année prochaine, le Québec prévoit accueillir entre 40 100 et 43 700 immigrants, dont 65 % devraient être choisis par le Québec.On prévoit aussi que 49 % des arrivants de l'année 2003 devraient connaître le français à leur arrivée en sol québécois.Enfin, le Québec envisagera l'an prochain d'accueillir 2300 réfugiés sélectionnés à l'étranger.Deux cents d'entre eux feront l'objet d'un parrainage collectif par un organisme québécois.JOCELYNE RICHER Presse Canadienne MÊME S'IL s'est engagé à geler le budget de tous les ministères pendant cinq ans \u2014 sauf en santé et en éducation \u2014 s'il prend le pouvoir, le Parti libéral du Québec projette d'accroître le budget du ministère de la Famille et de l'Enfance.L'engagement a été pris, hier, par le critique du parti dans les dossiers de la famille et de l'enfance, le député de Notre-Dame-de- Grâce, Russell Copeman, qui rencontrait la presse afin de préciser les engagements du parti en matière de services de garde, dans le cadre de la tournée menée présentement par les députés libéraux pour faire connaître leur programme.« À l'intérieur du volet de développement de notre politique familiale, et pour poursuivre le développement, cela veut dire des crédits supplémentaires pour le ministère de la Famille et de l'Enfance.Il n'y a pas de doute là-dessus », a dit M.Copeman.Afin de réduire la taille de l'État, une de ses priorités, le Parti libéral s'est engagé en septembre, dans son plan d'action, à geler le budget global versé aux ministères pendant cinq ans.Certains ministères ou organismes gouvernementaux pourraient carrément être abolis, tandis que d'autres pourraient voir leur budget augmenté.Mais jusqu'à maintenant on ne savait toujours pas quels secteurs seraient épargnés par le couperet libéral, à part la santé et l'éducation.Il semble maintenant acquis que le ministère de la Famille et l'Enfance sera du nombre.Le PLQ s'engage à « combler tous les besoins » en matière de services de garde d'ici 2005-2006, conformément aux prévisions actuelles faites par le ministère.Il prévoit même être capable de devancer l'échéancier fixé par le gouvernement péquiste « si on utilise à pleine capacité » le secteur privé, a dit M.Copeman, qui était entouré des députés Michèle Lamquin Éthier et Henri-François Gautrin et des candidats libéraux Michel Beaudoin et Sarah Perreault.Le Québec compte 470 000 enfants âgés de zéro à cinq ans.On estime qu'il manque environ 50 000 places en garderies.Un gouvernement libéral maintiendrait le principe des garderies à 5 $ par jour, mais verra, par la fiscalité, à faire en sorte que les « familles à haut revenu » paient davantage.M.Copeman a une fois de plus refusé de dire ce que les libéraux entendaient par un « haut revenu », mais s'est engagé à le définir d'ici la prochaine campagne électorale.« Ce sont des calculs très complexes et très délicats », a-t-il dit.On compte notamment sur les sommes récupérées par le fisc auprès des familles plus fortunées pour augmenter le budget du ministère.Les libéraux critiquent le PQ en matière de services de garde Presse Canadienne IL MANQUE 60 000 places de garderie à 5 $ au Québec, selon le Parti libéral.En conférence de presse ce matin, le PLQ a critiqué la politique du gouvernement Landry en matière de services de garde.Les libéraux précisent qu'ils permettraient une plus grande implication du secteur privé s'ils étaient au pouvoir.Par exemple, dans la région de Québec, ils indiquent que des garderies privées pourraient accueillir 200 enfants de plus immédiatement si le gouvernement acceptait de modifier leur permis.De plus, le député de Notre-Dame- de-Grâce, Russel Copeman, précise que le PLQ allouerait des crédits d'impôt aux familles qui n'utilisent pas les services de garde et qui s'occupent eux-mêmes de leurs enfants.Voici le Kia Sorento 2003, le VUS intermédiaire qui est dans son élément où qu'il soit.Que vous empruntiez les grandes rues citadines, les boulevards banlieusards ou les sentiers rocailleux, le Sorento assure, grâce à son puissant moteur V6, 192 cv, à son système à quatre roues motrices, à ses freins ABS aux quatre roues et à sa capacité de remorquage de 2 270 kg.Le Sorento est un vrai tout terrain, qui reste maniable et confortable.Les lignes soignées du tableau de bord, de la console intégrée 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passez chez un concessionnaire.Nos programmes de location-bail sont établis, sur approbation du crédit, par Services Financiers de Kia Canada et sont applicables au Sorento 2003 (SR7513).Durée de locationbail de 48 mois avec taux de financement annuel de 5,06 % et versement initial ou équivalent d'échange de 4 250 $.Versement du premier mois de 328 $, plus frais de transport de 610 $ et frais d'acquisition de 350 $ exigibles à la livraison.L'obligation totale de location-bail pour les modèles présentés est basée sur un prix de détail suggéré du fabricant (PDSF) de 29 795 $ et se chiffre à 16 682 $; l'option d'achat à la fin de la location-bail est évaluée à 13782,20 $, taxes en sus.Le kilométrage alloué pour la location-bail est de 20 000 km/an (d'autres forfaits sont offerts) avec un supplément de 0,10 $ par kilomètre excédentaire.Les plaques, immatriculation, assurances, inspection préalable à la livraison, transport et taxes ne sont pas compris dans le PDSF, à moins d'indication contraire.Le PDSF des modèles présentés figure ci-dessus.Les prix peuvent être modifiés sans préavis.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer les véhicules à prix inférieur.Certaines restrictions peuvent s'appliquer.\u2020Les modèles présentés sont légèrement différents des modèles illustrés.Pour tous renseignements, consultez votre concessionnaire Kia participant.Offre d'une durée limitée.KIA est une marque de commerce de Kia Motors Corporation.KIA SORENTO 2003 « L'allure d'un véhicule en dit long sur son contenu; le Sorento affiche modernisme et qualité.» Le Magazine Carguide.328$$ LOUEZ LE SORENTO LX 2003 À PARTIR DE PAR MOIS/48 MOIS AVEC UN COMPTANT DE 4 250 $ Modèle EX illustré\u2020 PDSF : 29 795 $ LA MEILLEURE GARANTIE DE L'INDUSTRIE GARANTIE DE BASE DE 5 ANS/100 000 KM GARANTIE SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR DE 5 ANS/100 000 KM ASSISTANCE ROUTIÈRE AVANTAGE PLUS DE 5 ANS/100 000 KM 3085451A 3LP1302A1030 a13 mercredi 3LP1302A1030 ZALLCALL 67 23:56:41 10/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 A13 Kyoto: Chrétien ne verra pas ses homologues provinciaux Coderre accusé d'ingérence dans l'attribution d'un contrat à Everest ISABELLE RODRIGUE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien n'a pas l'intention de rencontrer ses homologues des provinces avant de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.M.Chrétien a prononcé un « non » très clair, hier, lorsqu'il a été interrogé sur le sujet, à sa sortie de la réunion du Conseil des ministres, rappelant qu'il revient au fédéral de signer ou non les traités internationaux.« À moins qu'il arrive quelque chose de spécial, nous allons ratifier Kyoto avant Noël », a poursuivi le premier ministre, qui a promis de soumettre la question à un vote aux Communes avant la fin de l'année.Quelques heures plus tard, en Chambre, il précisait qu'il ne voulait pas voir la question retardée par des rencontres.Une réunion entre M.Chrétien et ses homologues doit avoir lieu, en janvier, afin de discuter du système de santé et de son financement.Lundi, le premier ministre faisait observer qu'ils pourraient alors en profiter pour débattre de la mise en oeuvre du protocole de Kyoto.Les ministres provinciaux de l'Environnement, réunis à Halifax lundi, ont exigé dans leur déclaration finale la tenue d'une telle réunion.Contre toute attente, les ministres ont fait front commun pour rejeter le plan fédéral de mise en oeuvre du protocole et le remplacer par un plan qui reflétera davantage les caractéristiques de chaque province.La déclaration finale ne comporte aucune opposition à la ratification du protocole, et ce malgré le fait que des provinces, l'Alberta en tête, aient promis de lutter jusqu'au bout pour éviter de se voir imposer une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).M.Chrétien a noté cet aspect, se félicitant de voir que les appuis envers le protocole de Kyoto sont de plus en plus grands.En vertu de cet accord international, le Canada sera tenu, d'ici 2012, de ramener ses émissions de GES à un niveau inférieur de 6 pour cent à celui de 1990.Le chef de l'opposition officielle, Stephen Harper, a néanmoins mis en garde le gouvernement.« Cet accord aura aussi un impact sur les provinces et sans une conférence des premiers ministres, la coopération avec les provinces sera impossible, a fait valoir M.Harper.Est-ce que le premier ministre peut nous expliquer comment le gouvernement fédéral entend mettre en oeuvre le protocole de Kyoto s'il n'a pas l'accord et la coopération des provinces ?' Après avoir été informés du refus de M.Chrétien de les rencontrer avant la ratification, les prem Saskatchewan, Lorne Calvert, et de Terre-Neuve-et-Labrador, Roger Grimes, ont indiqué leur déception.G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois a accusé hier aux Communes le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, d'ingérence politique dans une affaire d'attribution de contrat au Groupe Everest, à l'époque où le ministre était secrétaire d'État au sport amateur.Gilles Duceppe, le chef du Bloc, a en effet affirmé qu'un courriel d'un haut fonctionnaire du secrétariat d'État, obtenu grâce à une demande d'accès à l'information, fait état d'une recommandation expresse du secrétaire d'État en faveur de l'attribution d'un contrat de 500 000 $ au Groupe Everest, de Montréal, pour organiser en 2000 des sommets régionaux sur le sport amateur.Le courriel en question, dont des copies ont été distribuées à la presse, est signé par le directeur du groupe de travail sur le sport de l'époque au secrétariat d'État, Roger Farley.Il affirme notamment textuellement que « la firme que veut embaucher le secrétaire d'État est EVEREST ».Hier, le ministre Coderre a nié catégoriquement toute implication dans l'attribution de ce contrat, sans pourtant donner d'explications sur la nature de ce courriel.« Un secrétaire d'État ne donne pas de contrats, a-t-il déclaré.J'ai fait la promotion du sport et cela a très bien fonctionné.» M.Coderre a par la suite cité Sacha Guitry : « Ceux qui pensent du mal de moi, s'ils savaient ce que je pense, ils en diraient davantage ».Le Groupe Everest, connu pour ses liens avec le gouvernement libéral, a reçu plusieurs contrats d'Ottawa dans le cadre d'une campagne de publicité fédéraliste destinée au Québec à la suite de la quasi-défaite du camp du NON lors du référendum de 1995.Un autre document, que La Presse a obtenu, issu également du ministère du Patrimoine (qui chapeaute le Secrétariat au sport amateur), et intitulé Demande de biens et services, établit clairement que le « fournisseur suggéré » au ministère des Travaux publics est le Groupe Everest.Ce document, daté du 29 mai 2000, est aussi signé par Roger Farley.« M.Coderre dit qu'il n'est pas intervenu, a déclaré Gilles Duceppe à la sortie des Communes.Je veux bien le croire.Les fonctionnaires disent qu'il est intervenu, je veux bien les croire.Mais je ne peux pas croire les deux en même temps.» Il a tenté en vain hier, lors de la période des questions, d'obtenir des éclaircissements de la ministre du Patrimoine, Sheila Copps.« Pourquoi Mme Copps refuse-t-elle d'aider M.Coderre et de dire que ce sont ses fonctionnaires qui se sont trompés et que M.Coderre est innocent ?» C'est le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, qui est venu au secours de ses collègues en répétant plusieurs fois que la décision de donner le contrat à une compagnie précise avait été celle de son ministère.Par ailleurs, toujours dans la même affaire, le quotidien The Globe and Mail a révélé hier que le Groupe Everest a dû retrancher un demi-million de dollars au prix qu'il demandait à l'origine pour ce contrat.La firme montréalaise de communication aurait en effet procédé à cet ajustement, selon des sources fédérales, lorsque des fonctionnaires ont affirmé qu'ils pouvaient eux-mêmes faire ce travail pour la moitié du prix demandé.Dans un communiqué, daté d'hier, le Groupe Everest a nié cette information.« Il n'a jamais été question, affirme le document, que le Groupe Everest obtienne un contrat d'un million de dollars pour l'organisation de six conférences régionales sur le sport amateur.En conséquence, le groupe Everest n'a jamais eu à réduire sa facture d'honoraires professionnels de 50 % pour l'organisation de ces six conférences, comme le laisse entendre l'article.» Au ministère du Patrimoine canadien, une porte-parole, Sylvie Marleau, affirme tout à fait le contraire.« L'estimation initiale d'Everest s'élevait effectivement à environ 1 million de dollars, a déclaré la porte-parole à La Presse.Ce montant a été revu à la baisse en fonction des responsabilités que l'on pouvait assumer à l'interne.Et la proposition officielle de 500 000 $ reflète donc les discussions qui ont eu cours entre le ministère et Everest.» Selon des sources gouvernementales, ce sont des fonctionnaires du ministère du Patrimoine qui ont sursauté en voyant l'offre de service de 1 million.Ils ont alors assuré leurs supérieurs qu'ils pouvaient faire le même travail pour la moitié de ce prix.C'est alors que le Groupe Everest, affirment ces sources, est revenu à la charge avec une seconde offre moins salée.Consultez notre dossier sur le favoritisme à Ottawa, à : www.cyberpresse.ca/favoritisme Photo PC Interrogé sur Kyoto, Jean Chrétien a ruminé sa réponse.LAC-LEAMY 79$ par personne, occupation double, incluant le petit déjeuner.Prix net non sujet à la commission, taxes en sus.Sujet à la disponibilité de l'hôtel, nombre de chambres limité.Valide jusqu'au 30 décembre 2002.Le Hilton Lac-Leamy et le Casino du Lac-Leamy sont détenus et gérés de façon indépendante de Hilton Hotels Corporation et de Hilton International Co.ENSOLEILLEZ VOTRE AUTOMNE.À DEUX PAS D'OTTAWA.Des 231 hôtels américains et canadiens de Hilton Corp., le Hilton Lac-Leamy vient de recevoir la plus haute note en matière de satisfaction globale.Un sondage tout à son honneur ! Situé au bord de l'eau, ce splendide hôtel, également décrit comme le plus luxueux au Canada par la revue Commerce, offre de nombreuses activités qui s'ajoutent à celles du site.Spectacles, restaurants gastronomiques, piscines chauffées intérieure et extérieure, spa, sentiers de randonnée pédestre en pleine nature et l'exaltant Casino du Lac-Leamy adjacent au Hilton\u2026 Et parce que l'hôtel est à cinq minutes du centre-ville d'Ottawa, vous aurez facilement accès aux attraits de la région, tels que le Parlement et les musées.Vous verrez, seul, à deux ou en famille, il fait toujours beau au Hilton Lac-Leamy.L'HÔTEL LE PLUS FANTASTIQUE D'OTTAWA EST À GATINEAU www.hiltonlacleamy.com H Ô T E L T H É Â T R E C A S I N O S PA 79$ « FORFAIT AUTOMNE» Par personne, occupation double, avec le petit déjeuner.(819) 790-6444 ou 1 866 488-7888 3084880A Deux libéraux votent pour la réforme des comités JIM BROWN Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Deux députés libéraux ont uni leur voix à celles des membres de l'opposition pour demander au gouvernement de permettre la tenue de votes secrets lors de la nomination des présidents des comités des Communes.En votant pour la réforme, Guy St-Julien, du Québec, et Carolyn Parrish, de l'Ontario, ont désobéi à leur chef, Jean Chrétien, qui s'oppose fermement à ce que les procédures soient modifiées.Grâce au vote des deux députés réfractaires, la proposition de réforme a été adoptée par neuf voix contre six lors d'une réunion du Comité sur les procédures et les affaires de la Chambre.Cela a fait dire à l'instigateur du projet de réforme, l'allianciste John Reynolds, que Jean Chrétien était en train de perdre le contrôle de ses troupes au profit de Paul Martin.La revalorisation du rôle des députés \u2014 notamment grâce à la tenue de votes sur les nominations politiques \u2014 est en effet l'un des fers de lance de la campagne au leadership de Paul Martin.Mais Guy St-Julien se défend bien d'avoir lâché son chef et maintient qu'il s'est prononcé sur un principe.« J'ai voté pour, point.C'est pas une question que favorise Paul Martin, c'est une question de procédure dans la Chambre des communes.» De son côté, Carolyn Parrish soutient néanmoins que les membres de l'entourage de M.Chrétien seront catastrophés par le résultat du vote de mardi.À l'Halloween, faites cling cling ! Cling cling ! ! ! C'est le son de vos dons qui tomberont nombreux dans les tirelires de l'UNICEF, le soir de l'Halloween.Soyez généreux ! Vos dons permettent de procurer des soins de santé, de la nourriture, de l'eau potable et l'éducation de base à des millions d'enfants démunis dans plus de 150 pays à travers le monde.À l'Halloween Unicef, mettez-y du coeur! Les enfants comptent sur vous ! 1 866 enfants (363-2687) 3090494A DEMAIN, OUVREZ L'OEIL ! 3090934A 3LP1401A1030 A-14 MERCREDI MONDE 3LP1401A1030 ZALLCALL 67 22:24:49 10/29/02 B COLOMBIE Les syndicalistes opposés à la ZLEA risquent la mort G I L L E S GAUTHIER EN COLOMBIE, des leaders syndicaux qui se sont opposés à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) ont été assassinés, selon deux syndicalistes, Francisco Ramirez et Domingo Tovar, qui font un métier dangereux et qui sont de passage au Québec pour parler de la lutte des organisations de travailleurs.« La ZLEA signifie la concurrence entre les pays et les plus faibles d'entre eux, dont la Colombie, ne pourront résister et passeront sous la coupe des multinationales », affirme Tomar, membre du bureau de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), qui regroupe la majorité des syndiqués (4,5 % de la main-d'oeuvre) du pays et compte environ 700 000 membres.Il explique également qu'en Colombie, la ZLEA ouvrira davantage la porte à la corruption, « le secteur le plus actif de l'économie ».Il rappelle que l'ancien président de Colombie \u2014 et actuel secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) \u2014 César Gaviria avait au début des années 90 pratiqué une politique d'ouverture de l'économie, ce qui s'était traduit par la disparition de 80 000 entreprises locales au profit des compagnies multinationales.Le Colombie détient le championnat mondial des assassinats de syndicalistes avec 201 des 223 meurtres commis dans 132 pays, selon le rapport 2001 de la Confédération internationale des syndicats libres.Il y en a eu plus de 120 cette année.Depuis la création de la CUT en 1986, 3800 ont péri, soit un à tous les quatre jours.Grèves et dénonciations de la corruption figurent parmi les motifs de ces assassinats, dit Ramirez, avocat de formation et président du syndicat Sintraminercol, qui groupe les travailleurs du secteur minier.Il ajoute que les multinationales sont responsables de certains de ces meurtres et qu'elles payent à cette fin les services de militaires et, surtout, de paramilitaires.Selon lui, Coca-Cola a été le commanditaire en sept occasions et la charbonnière américaine Drummond, de l'Alabama, à six reprises.« Il y a aussi des preuves de l'implication de l'État » affirme de son côté Domingo Tovar.Un travailleur québécois d'une entreprise planétaire gagne quatre fois plus qu'un Colombien faisant un travail identique, 10 fois plus dans l'agro-industriel.Dans les Amériques, les Colombiens les Chiliens et les Brésiliens sont les plus mal payés, même lorsqu'ils sont syndiqués.Selon Ramirez, 97 % des assassinats peuvent être attribués aux paramilitaires, 1,8 % au gouvernement et à la criminalité « ordinaire » et 1,2 % à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).Les deux visiteurs n'ont pas une très haute opinion du nouveau président, Alvaro Uribe, qui a pris ses fonctions en août en promettant de restaurer l'autorité de l'État, mater la guérilla et éradiquer l'industrie de la cocaïne.Ils rappellent que le nombre d'assassinats a grimpé en flèche lorsqu'il est devenu gouverneur d'Antioche et a diminué aussi abruptement quand il a quitté ce poste.Quand à Lula, issu des milieux ouvriers et élu dimanche président du Brésil, ils en disent prudemment qu'« on ne peut prétendre que ce sont les travailleurs qui sont arrivés au pouvoir.C'est Lula ».Selon Hector Poblete du Réseau de solidarité Québec-Colombie, qui guide Tovar et Ramirez dans leur tournée ici, ces derniers vivent chez eux sous la constante protection de gardes du corps issus des rangs syndicaux, refusant dugouvernement, portent des gilets pareballes et ne voient leurs familles qu'à l'occasion.Il sont également conscients des risques supplémentaires qu'il courront dans leur pays après avoir dénoncé la situation colombienne au cours de leur tournée au Québec.Risques qu'ils sont prêts à assumer.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Domingo Tovar et Francisco Ramirez, deux syndicalistes colombiens, sont de passage au Québec.Achetez 3 pneus.Obtenez le 4e GRATUITEMENT.Choisissez parmi des pneus de marque y compris les pneus d'hiver.Mise au point du système de refroidissement Comprend: Rinçage du système de refroidissement Jusqu'à 5 litres d'antigel liquide de refroidissement Mopar 4 saisons Vérification du radiateur, des courroies et des durites Antigel longue durée en sus Comprend: Permutation tous les 10000 km Pneus d'une dimension inférieure à 18 pouces installés par le concessionnaire Service d'entretien automnal Comprend: Jusqu'à 5 litres d'huile Mopar Filtre à huile Mopar Permutation des 4 pneus Vérification du système de chauffage/climatisation, du niveau de tous les liquides, du circuit de charge, des freins avant et arrière, du système d'échappement, de la suspension Vérification électronique de la batterie 3995$ 6995$ Des frais environnementaux peuvent s'appliquer.Pratique.Abordable.Offres disponibles chez les concessionnaires participants.Certaines exceptions s'appliquent.Les offres n'incluent pas les taxes.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les offres se terminent le 15 décembre 2002.MD Jeep est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.\u2020Aucun achat requis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.Le concours se termine le 15 décembre 2002.SEULEMENT CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER JEEPMD DODGE 9 h 45 Retrait au guichet pour les dépenses hebdomadaires 10 h 30 Retourner les cassettes au club vidéo 12 h 00 Le lunch avec les enfants 12 h 45 Me rendre pour ma mise au point et y gagner ! Lors de votre visite pour un service présélectionné, vous recevrez une carte du concours «LES RENDEZ-VOUS GAGNANTS».\u2020 Grattez la case et vous gagnez le prix indiqué.Pas plus compliqué que ça ! Et chaque carte est gagnante.Pratique et abordable.Voilà le Service Chrysler, JeepMD, Dodge.Il n'y a pas meilleure façon de prendre soin de votre véhicule.Laissez-nous vous le prouver.Il est maintenant temps que vous redécouvriez combien il est pratique et abordable de prendre soin de votre véhicule grâce au Service Chrysler, JeepMD, Dodge.3090078A Arafat forme un nouveau gouvernement; celui de Sharon risque d'éclater Agence France-Presse RAMALLAH \u2014 Yasser Arafat évite la crise politique et Ariel Sharon s'apprête à en vivre une.Le président de l'Autorité palestinienne a ainsi réussi hier à faire avaliser son nouveau gouvernement par le Parlement, tandis que le premier ministre israélien est confronté à un éclatement de sa coalition gouvernementale, les travaillistes refusant d'accorder plus de crédits aux colonies juives.Sérieusement chahuté voici un mois par une fronde des élus du Conseil législatif palestinien (CLP), Arafat est parvenu à recueillir le blanc-seing des députés : par 56 voix contre 18, ces derniers ont appuyé la nomination du nouveau gouvernement composé de 19 ministres.Le « Vieux » remporte ainsi une victoire malgré les efforts des opposants qui avaient tenté d'imposer davantage de réformes politiques et de limiter son autorité.Le mois dernier, le CLP avait contraint le précédent gouvernement à la démission, sur fond d'accusations de corruption et de mauvaise gestion.C'était la première fois que Yasser Arafat était aussi clairement contesté depuis son retour d'exil en 1994.Hier, il a fait valoir que voter contre ce nouveau cabinet revenait à soutenir la politique d'Israel qui souhaite le voir écarté du pouvoir.Après l'approbation du CLP, M.Arafat a réaffirmé qu'il s'engageait à réformer son administration.Des élections présidentielle et législatives sont prévues pour le 20 janvier prochain.On ne recense toutefois que quatre nouveaux ministres, parmi lesquels Hani al-Hassan, un haut responsable du Fatah de Yasser Arafat, qui reçoit le portefeuille de l'Intérieur et aura pour tâche de réformer les services de sécurité palestiniens.En revanche, M.Arafat ne sera pas flanqué d'un premier ministre aux pouvoirs élargis, comme certains élus le réclamaient.« L'Intifada populaire et le rejet de l'occupation et des colonies ne signifient pas un rejet d'une paix globale, car la paix est notre choix stratégique et le choix des Arabes », a assuré Yasser Arafat devant le CLP en se disant à nouveau opposé aux attentats contre les civils, qu'ils soient israéliens ou palestiniens.En revanche, c'est le tangage côté israélien où le gouvernement d'union nationale risque d'exploser, conduisant à des élections anticipées.Le Parti travailliste menace en effet de voter aujourd'hui contre le budget 2003 afin de protester contre les 145 millions de dollars dévolus aux colonies juives qu'il juge excessifs.Ariel Sharon a indiqué que si ce partenaire lui faisait défaut, il tenterait de former une coalition de droite incluant les partis religieux.Mais le président de la coalition Zeev Boim (Likoud) a estimé que « le scénario le plus réaliste, c'est que le premier ministre devra organiser des élections anticipées d'ici 90 jours ».Que porterez-vous demain pour vous rendre au travail ?Qualité et aubaines vous attendent dès aujourd'hui ! Consultez notre circulaire pour hommes et femmes dans ce journal, pour en savoir davantage.3079090A 3DU1501A1030 MERCREDIÀ 3DU1501A1030 ZALLCALL 67 16:01:49 10/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 A15 Livraison gratuite sur la plupart des produits Processeur Mobile IntelMD PentiumMD 4 à 1,6 GHz Mémoire vive DDR de 256 Mo Disque dur de 30 Go Unité combinée lecteur DVD-graveur de CD ré-incriptible Affichage TFT XGA de 15 po CodeWEB: 10016389/6 Lecteur MP3 de 128 Mo Mémoire expansible - fente MMC Syntoniseur FM avec 10 stations préréglées Affichage ACL avec texte Compression des données MP3pro RCARD1080 CodeWEB: 10016132 Obtenez une feuille de 8 imprimés format portefeuille pour 3,95$ @ Futurephoto.com ÉPARGNEZ 20$ ÉPARGNEZ 50$ Paquet de 10 CD enregistrables Smart Buy Vitesse d'écriture jusqu'à 32x Capacité de 80 minutes ou 700 Mo CD-R 10PK CodeWEB: 10021951 Ordinateur de poche m130 à 8 Mo Écran à 65 536 couleurs avec commande de brillance Fente d'extension SD/MMC Logiciel d'exploitation Palm OS 4.1 avec berceau USB Pile au lithium-ion m130 CodeWEB: 10013088/578 Imprimante HP DJ3420 Jusqu'à 2400 ppp en couleur Vitesse d'impression de 10 ppm en noir et 8 ppm en couleur Interface USB pour PC et Mac Garantie de 1 an Appareil photo numérique 1,3 méga-pixel Zoom optique de 2x Mémoire interne de 8 Mo Compatible avec le socle Easy Share de KODAK DX3215 CodeWEB 10010388 Appareil photo numérique Résolution de 2,0 méga-pixels Zoom optique de 3x Enregistrement vidéo Branchement automatique au port USB D520 CodeWEB: 10013983 Processeur IntelMD CeleronMC à 1,7 GHz Mémoire DDR de 128 Mo Disque dur de 20 Go Lecteur CD-ROM de 48x Carte graphique IntelMD Extreme de 32 Mo 6300CA CodeWEB: 10021703 ÉPARGNEZ 20$ ÉPARGNEZ 20$ Paquet de 10 CD enregistrables pour 48x GRATUIT inclus dans la boîte, valeur de 10$ Graveur pour CD enregistrable interne Vitesse d'écriture de 48x, de réecriture de 16x et de lecture de 48x Interface Atapi Mémoire-tampon de 2 Mo Garantie de 1 an 4816P CodeWEB: 10021582 ÉPARGNEZ 70$ 9999 ÉPARGNEZ 30$ Limite de 2 par client 100 par magasin 100$ DE REMISE 399,99$ - 100$ remise postale = 299,99$ APRÈS REMISE Mise à jour Windows XP Professionnel CodeWEB: 10009460 Rabais de 110$ sur achat de votre ordinateur portatif avec mise à jour à la version professionnelle (Plus de détails en magasin) Épargnez 80$ sur cet ensemble ordinateur Compaq RABAIS DE 8$ GRATUIT 8,99$ - 1$ rabais instantané - 8$ remise postale = GRATUIT APRÈS RABAIS ÉPARGNEZ 100$ Baladeur sport Walkman Net MDMC Hydrofuge Entrée de caractères (titre) lors de l'enregistrement Interface USB avec vitesse de transfert de 32x Mode MDLP offrant 4 fois plus de temps d'enregistrement (jusqu'à 320 minutes) MZS1 CodeWEB: 10014247 Clavier de bureau optique et sans fil Connectivité PS/2 et USB Touches d'accès rapide au centre média Touches de fonctions rehaussées Souris optique incluse K51-00010 CodeWEB:10020867 ENG/10020868 FRE Tant qu'il y en aura Prix et produits en vigueur du 30 octobre au 5 novembre 2002 Une offre par client, aucun détaillant, ne peut être jumelée à une autre promotion, ne s'applique pas aux achats antérieurs.Voir détails en magasin.Sur approbation du bureau de crédit pour les achats effectués avec votre carte Future Shop.Pour nos options «aucun intérêt»: l'intérêt est calculé tous les mois au taux de 28,8 % et sera éliminé à condition que: (1) les mensualités minimales soient versées et (2) le solde soit payé d'ici la fin de la période couvrant l'offre sans intérêt.Pour nos options «aucun paiement, aucun intérêt»: l'intérêt est calculé tous les mois au taux de 28,8 % après la fin de la période de promotion.Pour nos options «versements égaux, aucun intérêt», une mensualité sera débité sur votre compte jusqu'à la fin de la période couvrant l'offre et celle-ci sera payable au complet avant la date d'échéance mensuelle.Les taxes applicables doivent être payées lors de l'achat, sauf pour notre option «aucun intérêt pendant 90 jours».Le Client convient de verser tous les mois toutes les sommes en souffrance au Compte plus un paiement mensuel minimum (arrondi au dollar supérieur) correspondant soit à 3 % du solde au moment de la facturation, soit à dix dollars (10,00 $), selon la plus élevée de ces sommes (le «Paiement Minimum»).Le Client peut en tout temps rembourser le solde impayé, en partie ou en entier.POLITIQUE PUBLICITAIRE: Là où des rabais ou crédits de programmation sont indiqués, toutes les taxes devant s'appliquer sont calculées et doivent être payées sur le prix avant rabais ou crédit.Les frais d'affranchissement appropriés doivent être payés pour les remises postales.Les remises payables en dollars américains sont sujettes aux fluctuations dans la valeur des devises et peuvent faire l'objet de frais de traitement par les banques canadiennes.Future Shop n'est pas responsable des remises postales des fabricants.La disponibilité des produits varie selon le magasin.© 2002, Future Shop Ltée.Tous droits réservés.Le présent document ne peut être reproduit ni en tout ni en partie, ceci incluant l'information sur les prix, sous quelque forme que ce soit et par quelque procédé que ce soit sans l'obtention préalable d'une autorisation écrite de Future Shop.Les prix, produits et offres annoncés par l'Inter Boutique de notre site web peuvent différer de ceux offerts dans les magasins Future Shop.AÉROPLAN: Aéroplan est une marque déposée d'Air Canada.Les achats de certificats et de cartes-cadeaux ne donnent pas droit à des milles Aéroplan; néamoins, les achats effectués avec ces derniers le peuvent.Les milles Aéroplan sont calculés avant taxes.INTEL: Intel, le logo «Intel Inside», Pentium et Celeron sont des marques déposées ou des marques de commerce de la corporation Intel ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays.Si le solde quotidien moyen est de.les frais de crédit pour une période de 30 jours seront de.les frais de crédit avec l'assurance Future Guard pour 30 jours seront de.250$ 5,92$ 8,40$ 500$ 11,84$ 16,80$ 750$ 17,75$ 25,20$ 1000$ 23,67$ 33,60$ 3085516A 3LP1601A1030 A-16 MERCREDI MONDE 3LP1601A1030 ZALLCALL 67 22:19:30 10/29/02 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 MONDE Des réfugiés haïtiens gagnent la Floride à la nage MIGUEL ENESCO Agence France-Presse MIAMI \u2014 Des dizaines d'immigrants haïtiens ont réussi hier à gagner à la nage les côtes de Floride près de Miami, après avoir sauté d'un bateau.Une fois sur la terre ferme, filmés en direct par les télévisions américaines, ils ont tenté d'échapper aux autorités.Le vieux navire d'une quinzaine de mètres de long à bord duquel se trouvaient les réfugiés s'est approché de la terre ferme et les nombreuses personnes rassemblées sur le pont, hommes, femmes et enfants, ont commencé à sauter, les parents passant leurs enfants à bout de bras à des adultes déjà dans l'eau.Il y avait de « 40 à 60 personnes » dans l'eau, a indiqué Zach Mann, un porte-parole de la Patrouille frontalière qui, comme les garde-côtes, a dépêché sur place des embarcations et des hélicoptères.Mais selon les télévisions locales, la police a comptabilisé à terre quelque 200 personnes, dont un enfant d'un an.« Nous espérons que personne n'a perdu la vie dans cette aventure », a déclaré un porteparole des garde-côtes, Luis Dias.Les immigrants clandestins, qui ont dû franchir une vingtaine de mètres dans l'eau pour arriver à terre, se sont rassemblés pour la plupart en petits groupes près d'une autoroute locale.Ils ont été rapidement encerclés par la police.D'autres pouvaient être vus courant ou marchant sur la route, s'approchant d'automobilistes pour leur demander vraisemblablement de les emmener.La circulation sur l'autoroute, la Rickembacker Causeway allant de Miami à Key Biscayne, a été bloquée pendant deux heures, ce qui a provoqué un énorme embouteillage.Les policiers ont arrêté de nombreux réfugiés, dont quelques-uns, selon Zach Mann, souffraient de déshydratation et de traumatismes mineurs.Le navire qui les avaient amenés a été abordé par les garde-côtes tandis que des hélicoptères survolaient la zone pour repérer d'éventuels immigrants qui n'auraient pas réussi à gagner la côte.Les immigrants illégaux haïtiens qui arrivent par bateau aux États- Unis sont généralement renvoyés dans leur pays, contrairement aux Cubains, qui sont autorisés à résider s'ils ont réussi à gagner la côte.Ceux qui sont arrêtés en mer sont rapatriés à Cuba.Cette double politique a été à nouveau critiquée hier par les habitants du quartier de Miami surnommé « la petite Haïti » en raison d'une grande concentration de résidants de ce pays.« C'est très triste.Au moins ils devraient leur permettre d'expliquer quelle est leur situation et leur donner la possibilité de demander l'asile politique », a déclaré à une télévision une jeune Haïtienne sous couvert de l'anonymat.À la tombée de la nuit, les réfugiés ont été emportés en autobus dans des hôpitaux pour y être examinés et confiés aux autorités américaines de l'immigration.Des centaines de Haïtiens et de Cubains tentent chaque année de gagner les côtes de Floride dans des embarcations précaires ou sur des navires affrétés par des passeurs, fuyant la situation politique ou économique de leur pays.Photo AFP La télé américaine a montré cette image de réfugiés haïtiens qui se jettent à la mer au large de la Floride, près de Key Biscayne.EXPRESS INTERNATIONAL Tchétchénie Hélicoptère abattu UN HÉLICOPTÈRE russe a été abattu par un missile hier en Tchétchénie.Les autorités russes, qui ont confirmé l'attaque, indique que les trois membres de l'équipage et un passager ont été tués.L'hélicoptère Mi-8 du ministère de l'Intérieur se trouvait à 30 mètres du sol lorsqu'il a été touché, a pris feu et s'est écrasé près de Khankala, la principale base russe en Tchétchénie.En août dernier, 119 Russes sont morts lorsqu'un autre hélicoptère russe a été abattu.\u2014 d'après AP Corée du Nord Projet d'ambassade LA CORÉE du Nord veut ouvrir une ambassade à Ottawa prochainement, a déclaré hier une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.Une équipe administrative nord-coréenne se trouve à Ottawa depuis plusieurs semaines pour établir un état des lieux des démarches nécessaires.Le Canada a établi des relations diplomatiques avec la Corée du Nord en février 2001.Les deux pays disposent actuellement d'ambassadeurs non résidents représentant leurs intérêts.\u2014 d'après AFP États-Unis Relance d'Al-Qaeda LE RÉSEAU terroriste Al-Qaeda s'est apparemment doté d'une nouvelle direction composée de six hommes qui opéraient jusque-là dans l'ombre d'Oussama ben Laden.Ces six personnes, rapportait hier le Washington Post, ont récemment été identifiées par les services de renseignement américains et européens.Ils constitueraient ainsi un noyau dur chargé d'assurer la relève depuis que ben Laden et ses principaux lieutenants, morts, malades, blessés ou en fuite, en sont incapables.\u2014 d'après AFP Centrafrique Avance des rebelles LES REBELLES fidèles à l'ancien chef d'état-major de l'armée centrafricaine François Bozizé se sont rapprochés hier du palais présidentiel à Bangui, au cinquième jour des combats qu'ils mènent pour renverser le chef d'État Ange-Félix Patassé.Les insurgés ne se trouvaient plus qu'à quelques centaines de mètres de la résidence du président Patassé, qui selon des militaires aurait quitté le palais situé près du fleuve Oubangui.Certains membres de sa garde ont abandonné leur poste.\u2014 d'après AP Côte d'Ivoire Gbagbo négocie LE PRÉSIDENT ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé qu'il dépêchait une équipe de négociateurs aux pourparlers de paix qui doivent s'ouvrir ce matin à Lomé au Togo, tout en insistant sur un désarmement préalable des rebelles.M.Gbagbo a précisé que la délégation de 16 membres était dirigée par Laurent Dona Fologo, le président du Conseil économique et social de la Côte d'Ivoire, et comptait des membres des partis d'opposition.\u2014 d'après AP Photo AFP Rapatriement posthume Des marins iraniens traversent la ville de Shalamtsheh à la frontière entre l'Iran et l'Irak, transportant quelque 150 cercueils contenant les dépouilles des soldats iraniens morts durant la guerre dévastatrice de 1980-1988 entre les deux pays.L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de « déguiser» leur occupation du Congo JOONEED KHAN LE RETRAIT des forces d'occupation étrangères est indispensable pour que cesse le pillage du Congo, mais cet objectif n'est pas en vue puisque le Rwanda et l'Ouganda ont annoncé des « retraits bidon » tout en « déguisant » leur présence militaire dans le pays.L'accusation est portée par le Groupe d'experts de l'ONU sur le pillage du Congo, dont le rapport fait toujours les manchettes à Kinshasa, alors que le président Joseph Kabila va rencontrer son homologue rwandais Paul Kagamé vendredi à Pretoria.Selon le quotidien Le Potentiel, le sommet Kabila-Kagamé sera consacré au « suivi » de l'Accord de Pretoria, signé le 30 juillet et engageant le Rwanda à retirer ses troupes qui occupent l'est du Congo depuis 1996, troupes renforcées avec la guerre en 1998 et estimées entre 35 000 et 50 000 hommes.L'accusation de l'ONU pèsera lourd sur le sommet.« Pressé par ses alliés les plus proches, le Rwanda a commencé à se retirer du Congo.Mais il a mis en place des mécanismes de contrôle économique qui ne dépendent pas d'une présence explicite de l'Armée patriotique rwandaise (APR).Il a remplacé les patrons congolais d'organismes para-étatiques par des hommes d'affaires de Kigali pour continuer à empocher les revenus de l'eau, de l'énergie et des transports.Il y a imposé la monnaie rwandaise.Les bataillons de l'APR spécialisés dans les activités minières restent en place, mais sans l'uniforme de l'APR, et munis de passeports congolais obtenus en grand nombre », écrit le rapport.« L'Armée nationale congolaise (ANC) du groupe rebelle RCD-Goma, qui était dirigée par des officiers rwandais, va de son côté intégrer dans ses rangs des soldats de l'APR, ainsi que des Hutus rwandais conscrits et présentés comme Hutus congolais, et aussi des Tutsis congolais rapatriés de force des camps de réfugiés au Rwanda », poursuivent les enquêteurs de l'ONU.S'agissant de l'Ouganda, le rapport écrit que l'armée de Kampala (UDPF), sous l'autorité directe du général Salim Saleh, frère du président Yoweri Museveni, a entrepris de mettre sur pied dans le Nord-Kivu et au Maniema une force paramilitaire de rebelles, de dissidents et d'irréguliers « pour continuer à mener les activités commerciales » ougandaises dans la région.« L'UDPF continue d'alimenter la guerre ethnique entre Hema, Lendu et Gegere dans l'Ituri, jouant sur leurs rivalités ancestrales à propos de la terre, et la culture des armes s'est généralisée à toute la société », dit le rapport.L'armée ougandaise « a créé des conditions qui requièrent la présence de troupes, et leur rôle soutenu dans les opérations commerciales », ajoute le texte.Pour obtenir la fin effective de la présence militaire étrangère, devenu trop lucrative pour que Kigali et Kampala puissent s'en passer, le rapport de l'ONU propose « des mesures incitatives et punitives puissantes » allant de promesses d'aide financière à la suspension de l'assistance économique au Rwanda, à l'Ouganda, et même au Burundi et au Zimbabwe qui y jouent aussi un rôle nocif, ce dernier comme allié du régime de Kinshasa.Les détenus afghans relâchés de Guantanamo clament leur innocence SÉBASTIEN BLANC Agence France-Presse KABOUL \u2014 Sur leur lit en fer au mince matelas, dans une petite chambre de l'hôpital militaire de Kaboul, trois Afghans libérés de la base américaine de Guantanamo (Cuba) après des mois de détention, clamaient hier leur innocence.« Je n'ai commis aucun crime.Les talibans m'ont forcé à rejoindre leurs rangs.Je n'en étais pas vraiment un », assure Jon Mohamad, 34 ans, une barbe drue et un physique massif.Il dit avoir été fait prisonnier à Kunduz, théâtre d'une violente bataille dans le nord de l'Afghanistan.« Il y a environ 11 mois », croit-il savoir.Le comportement des Américains à Guantanamo était « correct », reconnaît Jon, en se lissant la moustache sous son nez cassé.« Ils étaient même parfois plus sympathiques que certains Afghans.Les 15 derniers jours, ils jouaient avec nous au football ».Son voisin de chambre, Haji Faïz Mohamad, se lève soudain, pieds nus sur le carrelage.« M'emprisonner était inique et cruel, je n'ai rien fait de mal », lance-t-il d'une voix chevrotante.Édenté, la djellaba tachée, les doigts tordus par l'arthrite, il se met à pleurer, reste debout.Interrogé sur son âge, le vieil homme répond en exagérant sûrement : « 105 ans ».Plus tard, le vieillard relate avoir été arrêté dans la ville de Deh Rawud (province de l'Uruzgan).« J'étais malade ce jour-là et suis parti me faire examiner en ville.C'est alors que des hélicoptères ont atterri.Les Américains ont interpellé tout le monde.Ils m'ont interrogé.J'ai dit la stricte vérité.Ils m'ont alors bandé les yeux.» Il confie avoir été également bien traité à Guantanamo, « avec suffisamment de nourriture et de vêtements et une douche tous les six jours ».Le troisième patient s'appelle Haji Mohamad Sidiq.Il vient de la province de Khost (centre Est).Il est âgé, 90 ans affirme-t-il.Accroupi sur son lit, à côté d'un oreiller à la propreté douteuse, il est visiblement très fatigué.Sa tête, coiffée d'une calotte blanche, penche vers l'avant, il ne veut plus parler.Il a besoin d'une canne pour marcher.Les trois hommes, issus de l'ethnie pachtoune, ont chacun reçu de l'armée américaine un petit sac de voyage bleu marine, qu'ils ont rangé au bout de leur lit.Il contient des vêtements, des affaires de toilette, un Coran.Ils ont été remis dimanche aux autorités afghanes, à la base militaire américaine de Bagram, à 50 kilomètres au nord de la capitale afghane, en présence du Comité international de la Croix-rouge (CICR).Contrairement au voyage aller, où ils étaient entravés, ils ont pu se déplacer dans l'avion au retour, sans menottes ni yeux bandés.Dès ce matin, ils devraient repartir vers leur région et leur famille.« J'ai trois enfants, je n'ai jamais pu leur parler à Guantanamo.J'ai envoyé deux lettres, que je pense ils n'ont jamais reçues, j'en ai reçu une », explique Jon Mohamad.L'envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, a précisé lundi que les Afghans relâchés avaient été innocentés de tout lien avec le réseau Al-Qaeda d'Oussama ben Laden.« Ils sont maintenant nos invités et retourneront demain dans leur famille », a déclaré le ministre afghan de l'Intérieur, Taj Mohammad Wardak, après s'être entretenu avec les trois hommes.« Nous ne savons pas leur degré d'éventuelle responsabilité mais si les États-Unis ont décidé de les relâcher, cela signifie quelque chose », a-t-il ajouté.Une enquête de l'ONU est « souhaitable » sur les détentions controversées de prisonniers sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), a pour sa part estimé Kamal Hussain, rapporteur des Nations unies sur les droits de l'homme en Afghanistan. 3LP1701A1030 a17 mercredi 30 octobre 3LP1701A1030 ZALLCALL 67 22:14:48 10/29/02 B Non, vous ne rêvez pas en couleurs.Internet Haute Vitesse d'affaires illimité 1866 347-BELL www.guidepme.bell.ca/2 à moins de2$par jour Disponible là où la technologie le permet.Certaines conditions s'appliquent.Basé sur le tarif régulier, avec contrat d'un an, de 59,95 $ par mois.Le tarif sans contrat est de 69,95$.Le tarif mensuel inclut la location du modem, mais exclut le coût d'installation et de reconfiguration du câblage intérieur chez le client, si nécessaire.Offres et tarifs sujets à changement sans préavis et les taxes sont toujours en sus.3082059A Montréal sur le chemin des attentats du 11 septembre ANDRÉ NOËL LE MAURITANIEN Mohamedou Ould Slahi, qui a dirigé les prières pendant une dizaine de jours dans une mosquée de Montréal en 1999, aurait lui-même recruté deux pirates de l'air impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, rapporte l'hebdomadaire allemand Der Spiegel dans son dernier numéro.Slahi, détenu à la base américaine de Guantanamo (Cuba), aurait recruté dès 1999 l'Émirati Marwan al-Shehhi, qui a dirigé un Boeing contre la tour sud du World Trade Center deux ans plus tard, et le Libanais Ziad Jarrah, qui était à bord de l'avion qui s'est écrasé dans la campagne en Pennsylvanie.C'est du moins l'affirmation qu'a faite un complice des attentats, le Yéménite Ramzi ben Al-Shaiba, actuellement détenu aux États-Unis.Selon le magazine allemand, Al-Shaiba aurait affirmé aux enquêteurs que Slahi avait auparavant encouragé les deux pirates de l'air à se rendre dans un camp d'entraînement en Afghanistan.Les deux recrues auraient hésité à aller combattre en Tchétchénie avant de finalement se décider pour l'Afghanistan.C'est la première fois qu'une relation aussi directe est établie entre un complice du terroriste montréalais d'origine algérienne Ahmed Ressam et les attentats du 11 septembre.Jusqu'à maintenant, le rôle de Slahi était resté mystérieux.Selon une enquête publiée par La Presse en décembre dernier, Slahi avait rencontré Ressam à Montréal le 30 novembre 1999.Ayant une formation d'ingénieur en communications, Slahi, alors âgé de 29 ans, était arrivé au Québec le 26 novembre en provenance de Duisbourg (Allemagne).Lors de son arrivée à Montréal, Slahi avait été accueilli par le Tunisien Raouf Hannachi, qui faisait l'appel de la prière à la mosquée Assuna, rue Hutchison, en face du métro du Parc.Hannachi avait offert à son hôte de prendre une chambre à la mosquée.Il lui avait demandé de diriger les prières pendant le Ramadan, compte tenu de sa connaissance approfondie du Coran.Le Mauritanien avait accepté l'offre.Il avait discuté avec Hannachi, qui avait luimême organisé le voyage de Ressam en Afghanistan.Lors de cette conversation, il lui avait fait comprendre à mots couverts que Ressam allait bientôt repartir pour la côte Ouest.« Le sucre, avait-il ajouté, n'est pas nécessairement un ingrédient du thé ».une phrase énigmatique à souhait que les agents de renseignement ont tenté de décrypter.Et, en effet, Ressam repartira peu de temps après à Vancouver, où il préparera une bombe qu'il voulait faire exploser à l'aéroport international de Los Angeles pendant les célébrations du passage à l'an 2000.Ressam a finalement été arrêté à la frontière américaine le 14 décembre et a été reconnu coupable.Il attend encore sa sentence.Après l'arrestation de Ressam, des agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) avaient interrogé Slahi à Montréal.Mais rien de concret n'avait pu lui être reproché.Sentant la soupe chaude, l'homme avait quitté le Canada le 21 janvier 2000.À la demande des autorités américaines, il a été arrêté au Sénégal, expulsé en Mauritanie, à nouveau interrogé puis à nouveau relâché, faute de preuves.Pendant longtemps, les policiers et les agents de renseignement américains se sont demandé s'il n'était pas le cerveau de l'attentat raté de Ressam.Slahi est le beau-frère de Mahfouz Ould Walid, lieutenant d'Oussama ben Laden, principal suspect dans les attentats du 11 septembre.Ould Walid a plusieurs surnoms, entre autres « Khaled al-Chankiti » et « Abou Hafs » : il est en fuite.Slahi avait des contacts fréquents avec les représentants d'une compagnie de construction au Soudan appartenant à ben Laden, qui a servi de paravent aux activités terroristes du mouvement Al-Qaeda fondé par ce leader charismatique.Après les attentats du 11 septembre, Slahi a encore été arrêté.Selon sa famille, il aurait été extradé à la base américaine de Guantanamo en novembre 2001.Les enquêteurs américains savaient qu'il avait étudié en Allemagne en même temps que certains pirates de l'air.Ils ont obtenu plus d'éléments de preuve lorsque Ramzi ben Al-Shaiba, un autre membre de la cellule allemande d'Al-Qaeda, a été arrêté à Karachi (Pakistan) en septembre dernier, puis extradé aux États-Unis.Il semble que Al-Shaiba s'est mis à table.\u2014 Avec l'Agence France-Presse et Der Spiegel C'est la première fois qu'une relation aussi directe est établie entre un complice du terroriste montréalais d'origine algérienne Ahmed Ressam et les attentats du 11 septembre.Un incendie fait une centaine de victimes à Ho-Chi-Minh-Ville Agence France-Presse HANOI \u2014 Plus de 100 personnes sont mortes dans l'incendie qui a ravagé hier un centre d'affaires international, où étaient installées plusieurs compagnies étrangères, à Ho-Chi-Minh-Ville, au Vietnam, selon un nouveau bilan publié la nuit dernière par la presse officielle vietnamienne.L'incendie, qui avait fait rage pendant plus de cinq heures après avoir débuté dans une discothèque installée dans l'immeuble de six étages du Centre d'affaires international de l'ex-Saïgon, a « provoqué la mort de plus de 100 personnes », a indiqué le journal des syndicats Lao Dong, citant les pompiers.« Environ 100 cadavres ont été découverts dans le bâtiment dont celui d'un étranger », a précisé le journal sans donner de détails sur la nationalité de cette victime.Le journal Tuoi Tre, publié à Ho-Chi- Minh-Ville, fait également état d'un bilan de « plus de 100 morts » et ajoute que « de nombreuses personnes sont hospitalisées dans un état grave ».Plus de 500 personnes, au moment de l'incendie, le plus important enregistré dans la mégapole économique du sud du Vietnam depuis la fin de la guerre il y a 27 ans, se trouvaient à l'intérieur du centre d'affaires, qui abrite également des commerces.La presse officielle indique encore que de nombreuses personnes étaient toujours portées disparues tôt ce matin.La compagnie américaine d'assurances internationales, American International Assurance Company (AIA), était installée au deuxième étage du bâtiment, ainsi que les bureaux d'autres sociétés d'Australie, de Grande-Bretagne, de Belgique, d'Allemagne, de Hong Kong, de Singapour, de Corée du Sud et de Thaïlande.Les pompiers de la ville ont mis plus de cinq heures à circonscrire le sinistre et la télévision nationale vietnamienne a estimé que le manque de moyens matériels, notamment le manque de canons à eau et de grandes échelles, avait retardé le travail des sauveteurs.La cause de l'incendie n'est pas encore établie, mais des témoins oculaires ont fait état d'un court-circuit dans le réseau électrique d'une discothèque, le Blue, installée dans l'immeuble.Les présumés tueurs embusqués face à la justice fédérale Une accusation de meurtre pourrait aussi être portée contre eux à Seattle Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les deux tueurs présumés de la région de Washington, John Allen Muhammad et John Lee Malvo, ont été inculpés de meurtre par la justice fédérale américaine, a annoncé hier l'attorney général, John Ashcroft.« Il s'agit ici de meurtres avec arme à feu en vue d'extorquer des fonds », a déclaré à la presse M.Ashcroft.Les deux suspects ont tenté d'obtenir 10 millions de dollars pour mettre fin à leur tuerie, une demande contenue dans une lettre laissée pour la police sur le lieu d'un des crimes.« Nous voulons nous assurer que le système judiciaire fonctionne efficacement, pour être sûrs que les peines les plus sévères puissent être requises en réponse à des crimes aussi graves », a ajouté M.Ashcroft, réclamant implicitement que la peine de mort soit requise.Muhammad et Malvo, arrêtés le 24 octobre, sont soupçonnés d'avoir tué 10 personnes et d'en avoir blessé trois autres dans la région de la capitale américaine entre le 2 et le 22 octobre.Seul Muhammad est passible de la peine capitale devant une cour fédérale, Malvo n'ayant que 17 ans.L'inculpation au niveau fédéral intervient après celles de la Virginie et du Maryland, des États voisins de Washington.En Virginie, où ils auraient tué deux personnes, un tribunal les a officiellement inculpés lundi de « meurtre » et « acte de terrorisme ».Le procureur avait aussi indiqué qu'il demanderait la peine capitale contre les deux suspects, les lois de cet État permettant de requérir la mort contre les mineurs.Dans le Maryland, où ils ont été inculpés de six meurtres, le procureur de l'État avait indiqué qu'il demanderait la peine capitale contre Muhammad, mais non contre Malvo, en raison de son âge.La loi du Maryland exclut l'exécution de criminels, mineurs au moment des faits.Soupçonné d'un autre meurtre Par ailleurs, John Allen Muhammad et son complice John Lee Malvo sont désormais soupçonnés d'un autre meurtre, celui d'une femme de 21 ans tuée en février dernier à Tacoma, dans la banlieue sud de Seattle, dans l'État de Washington.« Nous considérons maintenant John Allen Muhammad et John Lee Malvo comme suspects dans le meurtre de Keenya Cook », a annoncé lundi soir le chef de la police de Tacoma, David Brame, en expliquant disposer du témoignage d'un homme ayant prêté des armes, dont celle du crime, à Muhammad lorsque ce dernier résidait à Tacoma avec le jeune Malvo, un immigré clandestin jamaïcain de 17 ans.Les examens balistiques effectués sur cette arme se sont révélés concluants.La victime, Keenya Cook, qui vivait chez sa tante, Isa Nichols, avait été tuée d'une balle dans la tête le 16 février en ouvrant la porte de son domicile à son assassin.Mme Nichols avait travaillé comme comptable pour l'atelier de mécanique automobile de John Allen Muhammad à Tacoma dans les années 1990.Elle était devenue une amie de Muhammad et de son ex-femme Mildred et avait pris le parti de cette dernière durant son divorce.Tous deux sont aussi soupçonnés d'avoir tiré en mai dernier à deux reprises sur une synagogue de Tacoma avec l'une des armes prêtées, une arme à feu de gros calibre.Personne ne se trouvait dans la synagogue lors de cette attaque.Le propriétaire des armes était entré en contact avec la police la semaine dernière après la capture dans leur sommeil de Muhammad et de Malvo sur l'aire de stationnement d'une autoroute dans le Maryland.« Il s'est montré très coopératif » a déclaré un porte-parole de la police, Jim Mattheis.La famille de Keenya Cooke estime que Muhammad voulait sans doute s'en prendre à Isa Nichols et que la jeune fille a été tuée par erreur à la place de sa tante.« Je suis très heureuse que la police ait pu faire enfin le lien (avec Muhammad).Je sais qu'il haïssait ma belle-soeur, et j'ai toujours été persuadée que c'était lui le meurtrier » a déclaré à l'AFP la mère de Keenya Cooke, Pamala Nichols.L'affaire des meurtres de Washington sous tous ses angles : www.cyberpresse.ca/washington Photo AP Keenya Cooke aurait été abattue de sang-froid par John Allen Muhammad en février dernier à Tacoma. 3LP1801A1030 a19 mercredi 3LP1801A1030 ZALLCALL 67 19:44:54 10/29/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 Le devoir des médecins a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a En conférence de presse hier, les représentants des jeunes médecins du Québec ont lancé un ultimatum au gouvernement : ou bien il s'engage à retirer toutes les mesures « discriminatoires » qui les affectent, ou bien ils encourageront leurs membres à s'établir hors du Québec.Disons-le net : un tel moyen de pression est inadmissible.Le corps médical, qui est le premier à dénoncer la pénurie de médecins, serait irresponsable s'il agissait de manière à l'aggraver.Les médecins, jeunes et moins jeunes, sont furieux contre le ministre François Legault.Nous les avons appuyés dans leur lutte contre la loi 114, qui a eu les effets pervers prévisibles.Plusieurs trouvent que les négociations avec le gouvernement, en vue du renouvellement de leurs ententes et de la solution du problème des urgences, ne donnent pas de résultats satisfaisants.Quelques-uns parmi les plus mécontents évoquent la possibilité de débrayages, ayant constaté l'efficacité de la stratégie adoptée par les procureurs de la Couronne.Or, toute action qui aurait pour effet de perturber le système de santé et de nuire aux patients serait immorale.Elle violerait le Code de déontologie du Collège des médecins, qui rappelle que « le médecin a le devoir primordial de protéger la santé et le bien-être des individus qu'il dessert tant sur le plan individuel que collectif.» Cela veut dire que les médecins doivent soigner, pas faire du syndicalisme de cols bleus.Les médecins diront que ce sont les politiques gouvernementales qui menacent la santé des patients, et qu'en faisant pression pour obtenir de meilleures conditions de pratique, ils défendent les intérêts des malades.Ce raisonnement n'est pas tout faux, mais il fausse tout.On ne peut ignorer que les médecins cherchent, d'abord, à améliorer leur propre situation, notamment financière.Les jeunes médecins, par exemple, dénoncent le fait que s'ils pratiquent en région universitaire pendant leurs trois premières années de pratique, leur rémunération est réduite de 30 %.On comprend que cela soit frustrant.Mais de là à faire des menaces.\u0001 \u0001 \u0001 À Terre-Neuve, la grève des médecins qui vient de prendre fin après 17 jours a eu pour effet de retarder 30 000 tests et chirurgies.Aucun mouvement d'une telle ampleur n'est prévu au Québec.Mais il y a des tentations qui surgissent, qu'il faut s'empresser de tuer dans l'oeuf.Le gouvernement a évidemment la responsabilité de calmer la grogne qu'il a lui-même provoquée.Il a fait des compromis significatifs depuis l'été.Les médecins, eux, ne doivent pas laisser la colère leur faire oublier que leur profession n'en est pas une comme les autres.Les moyens de pression leur rapporteraient sans doute quelques dollars de plus.Ce serait au prix de la fragilisation du système et de la détérioration de la santé de milliers de patients.Les médecins seraient mieux payés.mais moins respectés.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Une farce monumentale LE RETOUR du juge Boilard, quelle farce monumentale.Bravo ! au bureau du Procureur général du Québec qui veut protéger notre système judiciaire en arrêtant ce qui pourrait sérieusement attaquer la crédibilité de la bonne administration de la justice.Le juge Boilard quitte abruptement des procédures sérieuses, abandonnant jurés et juristes, sous le prétexte qu'on aurait attaqué son autorité morale suite à une critique mal divulguée mais constructive.Et ce dernier veut revenir sur le banc pour administrer la justice ?Wow ! Bonne retraite et bonne lecture, monsieur le juge.JACQUES GAGNÉ Changez de disque PAUL BÉGIN et compagnie ont bien beau de démissionner avec fracas pour dénoncer l'inertie du beau projet péquiste.D'une certaine façon, ils s'en prennent à nous, le bon peuple, de ne pas embarquer dans leur parade.La vérité, c'est que l'idée ne lève pas.L'idée ne lève plus.Je suis tanné.Changez de disque et ne jouez pas les martyrs.JEAN-YVES ROY Montréal-Nord Un parti qui se décompose LE PARTI québécois se décompose et cela se poursuit avec la démission du ministre Bégin.Les péquistes poursuivent un objectif qui ne se concrétisera jamais.Ils ont échoué deux fois et, s'ils s'essaient une troisième fois, ce sera comme le dit le dicton, jamais deux sans trois.Car, disons-le franchement, ils nous cassent les oreilles.Ils maintiennent le Québec dans une sorte de stagnation et le détournent de ses vraies préoccupations, telles l'amélioration du système de santé, la réduction du décrochage scolaire et la modernisation des infrastructures routières.Des partis politiques tels l'ADQ ou le Parti libéral vont bien prendre la place et pouvoir enfin s'occuper d'autres sujets plus préoccupants que les lubies péquistes.MATHIEU GAUDREAULT Encore 300 jours ! MÉCONTENT de la lenteur de Bernard Landry à faire le référendum, le ministre de la Justice claque la porte.Voilà la principale raison qu'il a donnée lundi.Mais je crois bien plus que Paul Bégin part parce qu'il s'est trouvé humilié de voir le premier ministre prendre une décision qu'il n'avait pas approuvée afin de ramener les procureurs de la Couronne en cour, qu'il s'entêtait à mettre à sa main.Sa première raison n'est certes pas la principale, ni la meilleure.Quoiqu'il en soit, encore une fois, le « diable est dans la cabane » au PQ.300 jours, c'est bien long ! MARIA R.LAFLÈCHE Anjou Équipe Bourque.sans Bourque m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Lorsque Pierre Bourque désertera l'hôtel de ville de Montréal pour grossir les rangs de l'ADQ, son parti, Vision Montréal, a de fortes chances de s'écrouler et de rejoindre le cimetière surpeuplé des partis municipaux.Vision Montréal, c'est Pierre Bourque.L'osmose est telle que le parti porte le nom de l'ex-maire : Équipe Bourque/Vision Montréal.Pierre Bourque est un solitaire qui a toujours pris soin de s'entourer d'une équipe faible.Lorsqu'il était maire, il a nommé des inconnus au poste clé de président du comité exécutif, soit Noushig Eloyan, une néophyte qui s'est fait manger tout rond par les syndicats, et Jean Fortier, un inconnu égaré en politique municipale.Pierre Bourque se sent probablement à l'étroit dans le rôle ingrat de chef de l'opposition, un poste qui convient mal à sa personnalité flamboyante.Il est prêt à abandonner Vision Montréal qui est sorti criblé de dettes \u2014 au moins 200 000 $ \u2014 de la dernière campagne électorale.Un parti qui ira sûrement à la dérive et où il n'y a aucune relève.Certes, il y a Martin Lemay et Robert Laramée, deux conseillers qui contrôlent l'arrondissement stratégique du centre-ville, mais en dehors de ces deux hommes, la liste des conseillers de Vision Montréal est plutôt affligeante.Pierre Bourque n'est pas le premier à lorgner du côté de l'ADQ et à renifler l'odeur du pouvoir.Son frère, André Bourque, a déjà quitté la direction générale de Vision Montréal pour rejoindre le parti de Mario Dumont.D'autres, comme Pierre Lapointe, Frank Venneri, Denise Larouche et Paolo Tamburello, donnent un coup de main à l'ADQ tout en portant leur chapeau de conseiller municipal.Le maire Gérald Tremblay risque de se retrouver pratiquement seul au milieu de la patinoire.Qui le critiquera, qui jouera le rôle de chien de garde, qui scrutera les finances et posera des questions ?La poignée de conseillers indépendants ?La clique de Vision Montréal, égarée sans son chef ?Pierre Bourque était loin d'être parfait et il ne faut pas surestimer son rôle mais il avait l'immense avantage de connaître intimement cette ville qu'il a sillonnée pendant huit ans et d'être capable de décoder les rouages complexes de l'appareil municipal.Pendant que la nouvelle Ville se bâtit et que l'administration Tremblay met en place les délicats mécanismes de la péréquation, Pierre Bourque caresse ses ambitions politiques.La démocratie municipale a toujours été fragile et aucun parti politique n'a survécu au départ de son chef et à la défaite électorale.Même le RCM, un parti unique dans l'histoire montréalaise, bien implanté dans les quartiers et qui avait réussi à survivre à une défaite cinglante et au départ de son chef, Jean Doré, a fini par couler, corps et biens, après 27 années d'existence.Il serait étonnant que Vision Montréal fasse exception.Une bien mauvaise nouvelle pour la démocratie montréalaise.Quel changement?Bourque:du pour et du contre Bonne nouvelle pour Montréal J'APPRENDS en lisant La Presse que Pierre Bourque pense à se porter candidat dans l'équipe de Mario Dumont.C'est une bonne nouvelle pour Montréal.Bourque est un gars raisonnable, une sorte de Joe Clark à la québécoise : style honnête, un peu naïf et indécis, mais qui a le sens du devoir public.L'ADQ a besoin de Montréalais puissants dans son prochain cabinet, si on veut éviter que les régions rurales du Québec ne monopolisent le pouvoir.Car, derrière l'élection du prochain gouvernement, la lutte Montréal c.les régions se jouera dans chacun des partis.J'espère que Bourque acceptera le défi.Il pourra ainsi remettre Gérald Tremblay à sa place quand celui-ci ne verra que ses anciennes banlieues dans sa boule de cristal.PIERRE TURGEON Rosemont Oubliez les « has been » PIERRE BOURQUE avec l'ADQ ?Mario Dumont va me décevoir.Cet éternel indécis devant l'éternel ne ferait pas un bon ministre.Et puis, en plus, il serait en chicane avec Gérald Tremblay.Montréal ne peut pas se permettre cela.Mario Dumont a de bonnes chances de devenir premier ministre.Mais il devrait éviter de se joindre à des vieux grincheux de la politique.Nous avons déjà assez de Bernard Landry et de Jean Chrétien.Monsieur Dumont, si vous voulez mon vote, n'ayez que du sang neuf.Oubliez les Pierre Bourque, Yvon Picotte et autres « has been » qui tournent autour de vous.LISE ST-AMANT Verdun Aidez-moi quelqu'un ! VOTRE JOURNALISTE nous rapporte la « réflexion » de Pierre Bourque, qui songe à devenir le grand mononcle de Mario Dumont dans un prochain gouvernement de l'ADQ.Soit ! Imaginez un seul instant : Bourque ministre adéquiste des Affaires municipales face à son ennemi Gérald Tremblay : quel beau gâchis appréhendé pour Montréal, la grande oubliée de nos trois partis qui ne pensent qu'aux régions siphonneuses de fonds publics pour se faire élire.Je suis un péquiste fatigué des querelles Ottawa-Québec et des débats sur la sémantique interne de mon parti.J'ai surtout besoin d'élire un gouvernement qui passera à autre chose qu'à la confrontation.En choisissant Bourque, le jeune de Rivière-du-Loup m'inspire moins confiance.J'ai perdu espoir en Bernard Landry qui est encore plus fatigué que moi.Quant à Jean Charest, (j'admets, quelle honte !) certains efforts récents côté contenu, mais c'est un peu tard.Pour la première fois de ma vie, je ne sais pas comment voter.Aidez-moi quelqu'un ! DENIS RENAUD Pointe-aux-Trembles Sage décision Pierre Bourque Québec a décidé de demander au Conseil canadien de la magistrature d'empêcher le bouillant juge Jean-Guy Boilard de siéger de nouveau.Bonne idée.La question mérite d'être débattue.Cet été, le juge Boilard avait abandonné le mégaprocès des Hells parce que le Conseil de la magistrature lui avait infligé une sévère remontrance.Avalant le blâme de travers, Boilard avait pris la mouche, écouté son immense orgueil et balancé, sans sourciller, quatre mois de travail et d'efforts.Son coup de tête a eu un impact énorme sur le fonctionnement de l'appareil judiciaire.En juillet, le juge Boilard affirmait qu'il n'avait plus l'autorité morale pour siéger et qu'il songeait à prendre sa retraite.Trois mois plus tard, il préside de nouveau un procès devant jury.A-t-il retrouvé son autorité morale ?Peut-être.Il faut au moins se poser la question et s'assurer que le système judiciaire sera désormais à l'abri d'une autre crise d'ego du juge.Michèle Ouimet À LA SUITE de notre appel, un grand nombre de lecteurs nous ont envoyé des lettres pour répondre à notre question « Quel changement ?» ils souhaitaient pour le Québec.Nous avons publié plusieurs de ces lettres dans nos numéros des 23 et 25 octobre.Nous tenons à remercier tous les lecteurs qui ont pris la peine de nous écrire.Tel que promis, nous ferons parvenir aux auteurs de trois de ces lettres un exemplaire du livre L'Organisation mondiale du commerce \u2014 Où s'en va la mondialisation, publié récemment chez Fides.Les gagnants sont : François Caron (« Retour à la case départ »), Francis Mailly (« Vite, un changement de valeurs ! ») et James Chartrand (« Sortir des dogmes »). 3LP1901A1030 a19 mercredi 3LP1901A1030 ZALLCALL 67 19:32:50 10/29/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 A19 Un «Tanguy» chez vous?Les données issues du dernier rencensement, qui indiquent que 40 % des jeunes de moins de 30 ans demeurent toujours chez leurs parents, sont sans doute tout à fait exactes si on se fie au très grand nombre de lettres que nous avons reçues à la suite de notre appel.Nous terminons aujourd'hui la publication des lettres que vous nous avez envoyées.Des petits détails JE SUIS UNE ex-Tanguy, en ce sens qu'après avoir quitté le nid à 22 ans, je suis retournée vivre chez ma mère pendant un an et demi, à l'âge de 26 ans, afin de poursuivre des études de maîtrise.Cette année et demie de « coloc » avec ma mère fut une expérience extraordinaire autant pour elle que pour moi.Bien que nous avions de bonnes relations auparavant, notre relation mère-fille s'est enrichie d'une amitié profonde, rare et précieuse.Pour que cela fonctionne bien, l'enfant doit agir en adulte : c'est ce que j'ai fait, étant tout à fait consciente que ma mère me faisait un énorme cadeau en me permettant de me consacrer à temps plein à mes études.En contrepartie, je tentais le plus possible de la respecter, de l'aider et de lui démontrer ma reconnaissance.Des petits détails comme l'appeler pour lui dire que je rentrerais tard, comme faire le ménage, le lavage, l'épicerie ou mettre de l'essence dans sa voiture, mais surtout discuter avec elle, partager le quotidien, tenir compte du fait que j'étais chez elle, et non agir comme si j'étais à l'hôtel.Au fil des jours, nous sommes devenues de vraies amies, et cette amitié dure encore, maintenant que je suis repartie, définitivement, dans mon propre chez-moi.MARIE-PIERRE ALLARD Sherbrooke Adulte responsable REGARDEZ CE qui se passe ailleurs, dans le monde : on constate qu'une famille complète est constituée des grands-parents, des parents et des enfants.Nous, les Occidentaux, on traite nos grands-parents comme un embarras, une nuisance à notre bien-être et un problème dont on voudrait se débarrasser.Il est vrai qu'il y a des jeunes qui abusent de leurs parents ; mais c'est aux parents à mettre les points sur les « i ».Mes parents n'ont jamais payé mes études, mes dépenses personnelles et mes projets.C'est donc de cette manière qu'ils m'ont appris à être responsable de ma personne.Ils m'ont appris à être solidaire entre nous et à supporter les autres lors des moments difficiles.Le seul point négatif quand on vit avec nos parents est le regard désapprobateur des autres adultes qui désapprouvent ma façon de vivre.Ils s'imaginent que je vis aux crochets de mes parents et que je ne prends pas mes responsabilités.Ils oublient qu'on ne peut pas comparer entre leurs adolescents végétatifs et une personne adulte et responsable.ANNIE LAVOIE Chicoutimi C'est l'enfer ! MON FILS de 33 ans qui est marié depuis 10 ans est arrivé chez nous, le mois passé, avec ses quatre enfants et ses trois matelas ! Apparemment, il y a une crise dans son couple.Donc, imaginez mon sous-sol converti en dortoir et le moindre espace en bureau ! Mon conjoint et moi n'avons plus d'intimité ; même dans la salle de bain, les enfants font irruption pour nous montrer leur nouveau dessin, poser une question, nous dire qu'ils s'ennuient de nous, etc.Mon fils, qui travaille à l'extérieur, semble nous avoir tout simplement « dompé » ses responsabilités.Et sa femme trouve ça bien de demeurer avec nous car c'est super organisé ! Pas de gardienne à payer, pas de loyer etc.C'est le bonheur total.pour eux ! Nous, on n'a plus de vie ! La bouffe, nous n'en parlons pas.C'est bien mieux, car quand c'est grandmaman qui la fait, c'est certain.Et que dire du bordel qui règne dans la maison ?C'est l'enfer et je ne souhaite ça à aucun parent.C'est une situation temporaire, mais pour combien de temps ?Personne ne le sait, car lorsque nous en parlons, ils restent évasifs et tout ce que l'on a à faire, c'est d'attendre ! Je suis tellement découragée et je ne me sens plus chez-moi ! Nous pensons toujours aux enfants et c'est là que réside le problème ! GINETTE PAQUETTE D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Un charmant garçon MICHELINE C .ROBICHON NOTRE PETIT dernier, qui a 34 ans, demeure à la maison et nous en sommes très heureux.Durant sa jeunesse, il devait s'absenter souvent et je suis bien contente de l'avoir avec nous maintenant.Mon mari et moi avons deux autres enfants ayant aujourd'hui 50 et 40 ans et lorsque le troisième est né, je m'en allais allègrement vers mes 40 ans.Ce fut toute une surprise mais une belle surprise ! Nous sommes une famille bien sportive et, comme de raison, le petit dernier devait suivre.C'est pourquoi, nous l'avons placé à l'école de ski dès ses premières années où il a gravi les échelons très vite avec hardiesse et contentement mais à la condition de poursuivre ses études.Encore jeune, il partait de la maison pour s'entraîner ici et ailleurs : dans l'Ouest canadien, aux États-Unis, en Europe et au Chili.Au collège Notre-Dame, où il étudiait, ses professeurs l'ont bien aidé en lui donnant des devoirs à faire lorsqu'il s'absentait.Je me souviens qu'en secondaire 5, il avait manqué quatre mois de classe et a bien réussi quand même.Puis, il a étudié entre les voyages de ski, au cégep grâce au programme Sport-Études, ensuite il a pris des cours par correspondance.Ce n'était pas facile pour un jeune de combiner l'entraînement très intensif, le ski et les études et malheureusement, lorsqu'il était sur l'équipe nationale de ski alpin, il est tombé malade et a dû se reposer quelque temps.L'année suivante, il est parti à Salt Lake City pour étudier quatre ans à l'Université du Utah qui l'avait invité à faire partie de leur équipe de ski.Il a réussi en ski et dans ses études en administration et a gagné une bourse de la NCAA.De retour à Montréal, il a décidé d'étudier le droit à l'Université Mc Gill où il est demeuré quatre ans en appartement à ses frais, puis à Québec où il a passé son Barreau.Maintenant, après toutes ses années passées à l'extérieur, il demeure chez nous puisqu'il est encore célibataire.Comme nous nous sommes retirés dans les Laurentides et qu'il travaille dans les environs, nous sommes très heureux de l'avoir à la maison.C'est un charmant garçon qui laisse un peu traîner ses affaires mais qui nous rend bien des services et qui est pour moi, quand il est là, de très bonne compagnie mon mari étant malentendant, comme on dit maintenant.Il partira un jour c'est certain et je le manquerai c'est certain aussi, mais ainsi va la vie ! Quelques règles et un peu d'humour La liberté n'a pas de prix THÉRÈSE HAMEL L'auteure habite à Boisbriand.J'HABITE AVEC mes deux filles qui ont dépassé l'âge que j'avais lorsque je suis partie de chez mes parents et aucune de nous ne considère le fait de vivre ensemble comme un phénomène rare.À travers le monde et au cours des différentes époques, habiter à plusieurs sous le même toit a été plus souvent la norme que l'exception.C'est plutôt cette nécessité pour les jeunes de ma génération de sortir de la maison familiale qui a été spectaculaire à partir des années soixante.En effet, la société québécoise a tellement évolué à cette époque que les parents ont été incapables de s'adapter et de comprendre les valeurs de leurs enfants.La liberté réclamée par les jeunes était perçue comme une occasion de commettre des péchés dans l'esprit de ces personnes éduquées dans la religion telle qu'elle a été enseignée dans la première moitié du siècle dernier.À cause d'un mur d'incompréhension, il devenait nécessaire de ne pas habiter sous le même toit pour rester en harmonie avec ses parents.De nos jours, bien des jeunes vont vivre ailleurs par choix et non par nécessité.Plusieurs restent à la maison parce qu'ils ne sont pas riches mais c'est beaucoup plus facile à vivre que l'on pense.Il suffit de quelques règles et d'un peu d'humour.Un piège : la mère qui veut en faire trop Le partage des tâches est un gage d'harmonie entre parents et enfants et ceci commence même avant l'adolescence.Il n'y a pas de servante à la maison et si un enfant peut ramasser son linge, un adolescent peut faire son lavage.Issue d'une famille d'enseignants, et enseignante moi-même, j'ai appris que lorsqu'un enfant peut apprendre quelque chose, c'est une erreur de toujours le faire à sa place.Ainsi, chez mes parents, frères et soeurs ont appris à cuisiner.Ainsi, plus tard, avec mes enfants, lorsque j'avais une réunion syndicale, mes filles pouvaient se débrouiller pour se préparer un repas.Maintenant que les années ont passé il est naturel pour moi et mes filles de continuer de vivre ensemble et nos petits conflits domestiques valent bien ceux de n'importe quels colocataires.Le piège de la mère qui veut en faire trop est présent malgré tout et certains ajustements sont requis à l'occasion.DANIELLE LABRANCHE L'auteure est une Longueuilloise.QUAND J'ÉTAIS petite, ma mère lavait mes cheveux dans l'évier de la cuisine.Elle me disait souvent qu'un jour j'allais partir et qu'il faudrait bien que je me lave les cheveux toute seule ! Ce à quoi je répondais invariablement : « Jamais ! Je vais rester ici pour TOUJOURS ! » Heureusement pour elle, les temps ont changé et, à 17 ans, j'ai décidé de m'expatrier de la région pour aller faire mes études collégiales.Je ne revenais à la maison que pour les vacances et une fois mes études terminées, je suis revenue à Montréal et me suis rapidement trouvé un emploi pour partir en appartement.Et laver mes cheveux toute seule ! J'ai aujourd'hui 27 ans et j'ai officiellement quitté le nid familial il y a 7 ans.Ce n'est pas le cas de ma jeune soeur, âgée de 23 ans.Elle a toujours habité chez nos parents et, bien qu'elle ait un emploi, elle y crèche toujours.Elle a une voiture neuve, un copain avec qui elle a des projets, elle paye même une pension à nos parents.mais pour ce qui est de partir de la maison.Pas tout de suite ! Un net avantage Pourquoi ?J'ai quelques théories.Peut-être que certains jeunes ne veulent plus faire de sacrifices monétaires pour être indépendant.Se priver de vêtements, de cinéma ou du cellulaire ?Jamais ! Peut-être les responsabilités qu'implique un appartement leur font peur ?Lavage, ménage, compte d'Hydro.Brrr.Peut-être aussi est-ce une question d'insécurité.Sans vouloir revenir sur l'éternelle formule : « la faute est aux baby-boomers », ceux-ci avaient un net avantage sur ma génération : la sécurité d'emploi ! Et ça, qu'on le veuille ou non, ça aide à payer le logement ! Je ne reproche ni à ma soeur ni aux autres « Tanguy ».Après tout, qui peut leur en vouloir d'avoir envie de bien vivre ?Je vais d'ailleurs moi-même dormir à l'occasion chez mes parents.J'y suis bien.Quelques heures ! Car même si je les aime, je comprends rapidement pourquoi je suis partie ! Je suis libre, indépendante.J'ai MA vie.Et ça.Ça n'a pas de prix ! ! Juste retour de balancier?«Il fallait que j'offre à ma mère l'alternative de vivre à la maison» DANIEL SAVARD L'auteur est un résidant de Beloeil.BIEN QU'AYANT quitté le nid familial à l'âge avancé de 26 ans, c'est bien le temps qu'il fallait pour compléter mon diplôme d'études supérieures.La cohabitation pacifique avec les derniers Mohicans de la famille répondait aussi à une stratégie du moins pire pour tous.Enfin, c'est ce que j'ai toujours pensé après être revenu sur l'idée de me lancer dans le vide quelque huit ans plus tôt.D'ailleurs, je pense, après coup, que j'aurais eu du mal à vivre avec ça, j'aurais eu l'impression d'une traîtrise.Il faut bien comprendre que depuis l'âge de 11 ans je vivais dans ce qui allait devenir une famille monoparentale d'appellation contrôlée.Compte tenu d'une situation financière particulièrement précaire, il valait peut-être mieux ne pas en rajouter, surtout quand je repense aux maintes fois où nous fûmes quasiment sauvés in extremis par le marchand ambulant de légumes qui consentait à repasser à la maison après sa tournée et solder ses restants à un prix défiant toute concurrence, merci M.Lavoie.Ou encore aux sacs pleins de têtes de violons dans le congélateur qui servaient à étirer les fins de mois à une époque où manger des pousses de fougère n'était pas encore devenu un sport-extrême pour yuppies en manque de vertige culinaire.En fait, ce n'est que cette année que j'ai eu à nouveau le courage d'avaler un de ces machins après quelque 20 ans d'abstinence en essayant de me convaincre que crosse de violon ne rime peut-être pas avec misère, l'expérience s'est avérée peu concluante.En tentant d'imaginer l'état d'esprit de ma mère qui devait jongler au quotidien avec problèmes et tracasseries.Et surtout, en considérant les miracles accomplis par cette obscure citoyenne, je me suis pris à penser qu'il était tout à fait inadmissible qu'elle finisse ses jours dans la misère ou la grisaille d'un de ces centres d'hébergement qui ont le don de vous arracher le coeur.Il fallait que je lui offre l'alternative de vivre à la maison avec la possibilité d'améliorer son quotidien, ne serait-ce que par la présence de ses petitsenfants et en dépit des intrigues assassines de mon impériale chatte Sissi sur l'auguste personne de son canari César.Juste retour de balancier ?Une façon de rétablir un semblant de justice ?Peut-être, quoique je vois mal comment je pourrais donner autant que j'ai reçu.Mais c'est surtout ma façon de lui dire merci maman ! 3DU2001A1030 MERCREDIÀ 3DU2001A1030 ZALLCALL 67 16:11:49 10/29/02 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 30 OCTOBRE 2002 À l'achat de 35 $ ou plus de produits Elizabeth Arden, obtenez cette somptueuse prime de 10 pièces : soin Ceramide Lift éclat visage; provision de capsules Ceramide Time Complex traitement avancé; crème hydratante continue; crème Green Tea nectar au miel; boîtier duo ombres à paupières; rouge à lèvres Exceptionnel de ton Pink Twilight; rouge à lèvres Exceptionnel de ton Metallique; échantillon d'eau de parfum ardenbeauty; miroir Red Door et trousse de beauté Elizabeth Arden.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 17 novembre ou tant qu'il y en aura.Limite d'une prime par personne.seulement @la Baie BEAUTÉ à la baie encore plus Elizabeth Arden lance ardenbeauty Une fragrance fraîche aux effluves cristallins de fleurs.Eau de parfum en atomiseur, 50 ml, 64 $ La collection, 12 $ à 85 $ OBTENEZ JUSQU'À 50 % PLUS DE POINTS EN UTILISANT CONJOINTEMENT VOTRE CARTE DE CRÉDIT HBC ET VOTRE CARTE PRIMES HBC.Certaines exceptions s'appliquent.Précisions en magasin.3088842A "]
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