La presse, 26 octobre 2002, D. Arts + Spectacles
[" 6LP0101D1026 d1 28 oct 6LP0101D1026 ZALLCALL 67 20:01:09 10/25/02 B 3036759A 6LP0201D1026 D-2 samedi - ARTS 6LP0201D1026 ZALLCALL 67 22:10:37 10/25/02 B D 2 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 Radio-Canada est dans la grosse misere: l'auditoire est en bas de celui de TQS! TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a Alors que nous entrons dans la saison des gros sondages BBM, on peut deja predire qui ne gagnera pas la course.Radio-Canada est en troisieme position, se faisant depasser par TQS ! Le reseau qui offre Testosterone, Les Insolences d'une camera filmees devant Reno-Depot parce que le producteur a besoin de financement et des films pornos tous les soirs depasse Radio-Canada qui a au moins 30 fois plus de budget.Les sondages BBM pour la semaine du 14 au 20 octobre ressemblent a ce que nous voyons depuis le debut de la saison.TVA domine largement avec 30,8 % de parts de marche.En deuxieme position, TQS a 14,9 % et Radio-Canada suit avec 13,4 %.Arrivent ensuive les chaines specialisees, loin derriere.RDS a 4,6 %, Teletoon francais 3,3 %, Tele-Quebec 3,2 % et VRAK.TV 3,1 %.Bunker, le cirque est rendu a 573 000.C'est moins que les insignifiantes Super Mamies a 579 000.Au palmares des 10 emissions les plus regardees, Radio-Canada ne loge que Un gars, une fille et Mon meilleur ennemi.Toutes les autres places sont a TVA, avec ses emissions d'humour du dimanche soir en premiere position.Certaines decisions bizarres font chuter les auditoires.L'excellente comedie Rumeurs a ete logee a 20 h 30 le mercredi soir et attire plus d'auditoire .421 000 .que Le Plateau qui passe juste avant et a 347 000 personnes.Radio-Canada a decide de loger Le Plateau a 20 h parce que sa vedette est Benoit Briere.Et sans piger que Rumeurs, avec des moins grosses vedettes .James Hyndman et Lynda Johnson .est infiniment mieux ecrite et realisee.Le matin, Radio-Canada a fait un bon coup en engageant Paul Houde et Dominique Bertrand qui font l'excellente emission Tous les matins.Le probleme, c'est que les telespectateurs ne sont pas la.Les insignifiants Trois mousquetaires l'an dernier attiraient 72 000 personnes et une part de marche de 10 %.Tous les matins a 56 000 fideles et une part de 9 %.Ricardo est le gros success story de Radio- Canada le matin, avec 153 000 spectateurs et 23 % de part de marche.C'est meilleur que C'est simple comme bonjour qui ne faisait que 105 000 spectateurs et 15 % de part la saison derniere.Michel Jasmin triomphe a TVA a cette heure-la.Pendant ce temps, Deux filles le matin et Les Saisons de Clodine attirent respectivement 292 000 et 228 000 personnes.Pour Deux filles, c'est une augmentation de 5 % sur l'an dernier.Le duo Bertrand-Houde est loin derriere, vous le constatez.Et c'est ainsi pour presque toute la programmation de Radio-Canada.Les telejournaux trainent de la patte, les nouveautes sont peu frequentees et La Semaine verte, qui passe le dimanche midi, a seulement 5000 auditeurs de moins que Le Plateau en prime time ! Tele-Quebec, vous l'aurez constate, n'a pas une grosse affluence et se compare maintenant aux chaines specialisees.L'excellente serie Jean Duceppe a attire 369 000 personnes lors de sa premiere il y a deux semaines et 296 000 au deuxieme episode.Heureusement, la reprise du dimanche soir a 21 h 30 a 129 000 spectateurs.Les mefaits d'une police qui botche une enquete SI L'ERREUR JUDICIAIRE vous terrorise, j'ai pour vous un documentaire fascinant lundi soir a 21 h a Tele-Quebec.Un coupable ideal a ete tourne par un Francais, Jean-Xavier de Lestrade, a Jacksonville en Floride.Il a suivi le proces d'un jeune Noir de 15 ans accuse d'avoir tue une touriste blanche.Il a decouvert un deni de justice qui vous fera lever les cheveux sur la tete.Une enquete baclee par un flic incompetent, un autre flic qui a battu le jeune pour lui arracher des aveux.Et des parents qui croient aux vertus de la priere pour sauver leur enfant.Ce document a gagne un Oscar cette annee.Vous comprendrez pourquoi en le regardant.Et vous vous demanderez comment de Lestrade est tombe sur une telle histoire.Un hasard.Ce diplome en droit a eu une intuition en voyant le jeune Noir.J'ai ressenti sa terreur interieure.Il etait fige, c'etait tragique et terrifiant.Je ne savais pas s'il etait coupable ou pas, mais j'ai eu le sentiment de comprendre pourquoi j'etais a Jacksonville.A la fin du film, vous saurez qui a tue la touriste.SOS .pas assez de .cotes d'ecoute DES LECTEURS m'ont demande ou etait passee la suite de la serie SOS cotes d'ecoute lancee par Canal D il y a quelque mois.Ne cherchez plus : les six derniers episodes de la premiere saison ont ete flushes pour cause de mauvaises cotes d'ecoute.Beau paradoxe puisque la serie americaine raconte l'histoire d'un patron de tele pret a tout pour augmenter l'auditoire de sa chaine.Apres 22 episodes en ondes, la serie, qui etait diffusee a 23 h, avait perdu la moitie de son auditoire.Canal D a decide que c'etait concluant et a stoppe la diffusion.Oubliez la deuxieme saison.SOS n'attirait que 0,8 % de l'auditoire alors que les autres emissions de 23 h ont plus de 2 %.Les telespectateurs qui aiment une serie haissent qu'on la retire.Demandez-le aux fans de A la Maison-Blanche que Radio-Canada a laisse tomber apres une saison, a ceux d'Ally Mc Beal et de Salle d'urgence que TVA a semes en route.Phototheque La Presse c Pendant que Radio-Canada cherche .et trouve .des formules plus dynamiques pour sa tele du matin, Michel Jasmin triomphe a TVA.LA JUSTICE ENFIN ACCESSIBLE ce soir 18h30 Justice Sujet : Prison sans drogues Ici Radio-Canada 3071002A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 18:00 \\ BANDEAPART.TV Speciale ADISQ ou vous verrez des rencontres bizarres, de chanteurs country et de rappers par exemple.18:30 a JUSTICE En Estrie, deux presumes fraudeurs .accuses dans les millions .ont echappe a leur proces parce qu'on manque de personnel pour les causes civiles et que les procedures ont trop tarde.18:30 K LE MASQUE DE ZORRO Si vous etes amateur de grands films de cape et d'epee, c'est pour vous.Avec Antonio Banderas et Anthony Hopkins.19:00 P OMBRE ET LUMIERE On ne voit pas Claire Chazal animer son telejournal a TV5 puisqu'elle est employee par TF1, une chaine privee.Pour decouvrir cette journaliste mise au monde par la guerre du Golfe.20:00 A UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE Non, il ne s'agit pas d'un film porno.Nathalie Baye et Sergei Lopez sont deux esseules qui se rencontrent dans une chambre d'hotel.Mais jusqu'ou leur relation ira-t-elle?20:00 \\ ARTURO SANDOVAL Andy Garcia et Gloria Estefan jouent dans cette biographie du trompettiste cubain Arturo Sandoval, qui est reste aux Etats- Unis lors d'une tournee avec Dizzy Gillespie au lieu de retourner a Cuba.Production de HBO.20:30 P LE PLUS GRAND CABARET DU MONDE Rentree de cette emission de varietes animee par Patrick Sebastien.Parmi les invites: Daniel Lavoie et Richard Cocciante.21:00 8 LES OSBOURNE Voyez comment Ozzy regle ses chicanes avec ses voisins.Les bagels et autres projectiles revolent.Un must pour les amateurs de sacres d'une grande variete.21:26 A LE FEU SACRE De Jane Campion, avec Kate Winslet, mais pas aussi bon que Le Piano helas.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO CABLE Le Telejournal Justice Hockey / Senateurs - Canadiens Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / RANGOON (5) avec P.Arquette (22:55) Le TVA 18 heures Cinema / LES MYSTERES DE L'OUEST (5) avec Will Smith, Kevin Kline Cinema / PIEGE (5) avec Jamie Foxx, David Morse (20:45) Cinema (23:43) Documentaires (17:30) Le National d'impro Juste pour rire Le Septieme Cinema / UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE (4) avec Nathalie Baye, Sergi Lopez Cinema / LE FEU SACRE (4) avec Kate Winslet, Harvey Keitel (21:26) Les Francstireurs Les Simpson Cinema / LE MASQUE DE ZORRO (4) avec Antonio Banderas, Anthony Hopkins Cinema / CORPS ET AME (5) avec Antonio Banderas, Woody Harrelson (21:15) News The Habs.Mysterious Ways Cold Squad The Drew Carey Show Whose Line Fame & Fortune CTV News News Reg.Contact Sat.Report Hockey.Hockey / Senateurs - Canadiens Hockey / Stars - Canucks College Football (15:30) News Dharma &.Cinema / BACKDRAFT (4) avec William Baldwin, Kurt Russell News Will & Grace College Football (15:00) .Raymond Touched by an Angel The District The Agency E.T.News NBC News Stargate SG-1 Cinema / THE RAINMAKER (4) avec Matt Damon, Danny De Vito Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.Keeping up Keeping Mum Next of Kin Rumpole of the Bailey Austin City Limits Cinema / ROCKETEER (4) BBC News The Editors .@Large Mc Laughlin Monarch of the Glen Kiss me.High Stakes Kavanagh QC BBC News City Confidential Mansions, Monuments.Travels with Harry Helen Wolfe Nero Wolfe Bandeapart.tv Bizart Tablo Cinema/ARTURO SANDOVAL Thema / Musique cubaine Arts, Minds StarTV Bellows and Brass Fascinating Rhythm - The Story of Tap Sinatra, the First 40 Years Sex and the City Samedi de rire Juste pour rire Gala Juste pour rire 2000 Humour en spectacle Cascadeurs / Cascadeurs de feu Celebrites / Etres exceptionnels Cinema / LES QUATRE.(4) Physiologie et Vieillissement Introduction a la gerontologie Projet d'entreprise Contes.Strategies et dynamique.Sante mentale, vieillissement D'un parent Frontiers of Construction Storm Warning! / Chain.Battlebots .it's Made Guinness World Records Primetime Connection .it's Made SOS Vacances .automne Odysseus Planet Food / Bourgogne Lonely Planet / Le Nepal Golfs, monde .automne Mexico VR Avventura .(18:15) .(18:40) Lulu (19:10) .(19:35) Your Big Break Cinema / THE SCREAM TEAM avec Eric Idle, Kathy Najimy Cinema / REAL.(4) (22:45) Seinfeld That '70s Show Baseball / La Serie mondiale: Giants - Angels Mad TV Breast Cancer Special E.T.Tonight Weekend The Simpsons Andromeda Inside Ent.Saturday Night Histoires d'alcool / Politique Tournants./ Guatemala Origines / Cloutier Cinema / LE BAL DES ADIEUX (4) avec Dirk Bogarde, Capucine Cinema Elizabeth / The Virgin Queen Ghost.Journey.National Geographic Hour Cinema / PLATOON (3) avec Charlie Sheen, Tom Berenger .Weapons .Wheels .Homes Sketch.Obsessions Zoo Diaries Dogs, Jobs Punch.Girl .Lives Specials Sexual Secrets Duo Benezra Chic Planete Saturday./ Michael Palin Musicographie Cinema / XANADU (5) avec Olivia Newton-John, Michael Beck Musicographie Box Office Cimetiere.la peau de Virginie danse Rock Star Les Osbourne Dollaraclip Concert Plus: Teen Choice Awards 2002 Maroc-zine Corriere.Zoom Noir, monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Polonia.The Agency Teleritmo BBC News CBC News >play CBC Television's 50th Ann.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts Antiques Roadshow Histoires.Culture.Journal RDI La Facture 50 Ans d'information (3/3) Telejournal L'Epicerie Saddam: l'acte d'accusation Zone libre / 50 ans de la chanson Sports 30 Avant-match Hockey / Senateurs - Canadiens Baseball / Giants - Angels Sports 30 Hors-jeu Sydney Fox, l'aventuriere Biarritz Loi & l'Ordre: crimes sexuels Sexe a New York Inspecteur Barnaby Close and True Cinema / THE CHANGELING (4) avec G.C.Scott, T.Van Devere Da Vinci's Inquest III Cinema / SCREAM 3 (4) avec N.Campbell, C.Cox Arquette First Wave Robot Wars Extreme Forever Knight Cinema / GHOSTBUSTERS (4) avec Bill Murray, Sigourney Weaver Cinema (23:15) Hockeycentral Sportsnet News Equestrian: Spruce Meadows You Gotta.Wrestling: Afterburn Sportsnet News You Gotta See this .theatre Volt Duos: Jazz / Jean Beaudet Simone de Beauvoir Cinema / UN AMOUR DE SWAN (4) avec Jeremy Irons, Ornella Muti Cinema / LES SEPT.(5) Trauma: Life in the ER While you were out Trading Spaces While you were out Trading Spaces Sportscentre Off the Record Boxing / Julian Wheeler - Levander Johnson Sportscentre CART Scooby Doo / Boo (17:00) .le meilleur Dilbert Bugs Bunny & Tweety Simpson Henri, gang La Clique Quads! Simpson South Park .Jardins Journal FR2 Ombre.Douce France Le plus grand cabaret du monde / Clementine Celarie Enquetes d'Eloise.(22:45) .(23:35) Undersea.Great Rivers National Geographic / Africa Cinema / BEETLEJUICE (4) avec Alec Baldwin, Geena Davis Cinema / THE FEARLESS VAMPIRE KILLERS (3) (21:50) Jeux de societe C'est mon choix Miracles, vie .le masque Eros et Compagnie .en vedette Les Copains Trauma Decideurs L'Express City Mag Tour de ville Rendez-vous avec.La Filiere Vos finances Top 50 L'Express Acces.com Real-TV .ma faute Unite 156 .entre nous Roswell Buffy./ .dingues (21:45) Moville.Freaky.Mystery Hunters Truth or Scare Buffy the Vampire Slayer Fear Vampire.Big Wolf.Robot Wars Monstres mecaniques Aux frontieres de l'inexplique X Files X Files/Anthologie Les Chroniques du mystere Le TVA (23:15) Le Grand Journal (23:53) Ali in Canada 6LP0301D1026 D3 sam.6LP0301D1026 ZALLCALL 67 20:50:36 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 3 MUSIQUE René Dupéré, le romantique Il lance l'album Xotica, musique qu'il a composée en 1998 pour une troupe de ballet sur glace MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale S'il fallait, là, tout de suite, nommer trois Québécois connus internationalement dans les catégories interprète, auteur et compositeur, nul doute que surgiraient les noms respectifs de Céline Dion, Luc Plamondon et.René Dupéré.Oui, René Dupéré, longtemps compositeur pour le Cirque du Soleil, mais qui a réussi à vivre au-delà du fameux chapiteau jaune et bleu et qui lancera donc mardi prochain son troisième disque, hum.disons, solo.Qu'on ne s'y méprenne pas.S'il a quitté le Cirque du Soleil il y a près de 10 ans, René Dupéré s'intéresse encore à ses trames sonores qui vivent un peu partout sur la planète.Ce soir, ils seront des milliers de spectateurs à écouter du René Dupéré à Mexico, où joue Alegria, à Las Vegas, où Mystère tient l'affiche au Treasure Island, alors que dans quelques jours à peine, Saltimbanco s'arrêtera à Madrid.René Dupéré arrive justement du Mexique.À l'aéroport où il attendait son vol pour Montréal, il a entendu soudain.Alegria.Alegria, comme dans allégresse et vivacité, sentiments qui semblent toujours habiter René Dupéré.L'homme a ses raisons pour cela.Ainsi, mardi, il lancera l'album Xotica, musique qu'il a composée en 1998 pour la troupe de ballet sur glace Holiday On Ice.La vénérable compagnie néerlandaise, créée il y a plus de 50 ans, cherchait alors à renouveler la facture de ses spectacles \u2014 jusque-là, elle s'était contentée de chorégraphier sur des musiques existantes comme cela se fait généralement en patinage artistique.Mais il lui fallait absolument rajeunir son image.Ô hasard, son directeur de production est un Québécois, François Leroux (soit dit en passant, il est le fils du comédien Yvon Leroux), qui établit le contact avec Dupéré.Celui- ci rencontre Kevin Cottam, le bien connu chorégraphe-patineur- « coach »-cinéaste canadien, retenu pour signer la chorégraphie du spectacle.Pour l'enregistrement de la musique, René Dupéré peut compter, pour la première fois de sa vie, sur un grand orchestre symphonique, soit les 65 musiciens du London Musicians Orchestra.C'est ainsi qu'est né Xotica, spectacle familial qui suit la quête d'un jeune héros affrontant monstres et obstacles, sous le regard d'une déesse protectrice, Xotica, en quelque sorte une Athéna moderne.C'est évidemment Élise Velle, compagne, muse et chanteuse attitrée de René Dupéré, qui prête sa grave et singulière voix aux personnages de Xotica.Bref, le spectacle est un succès (il tourne sur la planète jusqu'en 2003 et la compagnie a ipso facto commandé à Dupéré la musique du spectacle suivant, Colours of Dance, qui fait lui aussi un petit malheur sur patin).La trame sonore est donc lancée en 1999 en Europe.Seulement, il y a conflit juridique, et Xotica ne parvient pas jusqu'aux bacs des disquaires nord-américains.jusqu'à ce que René Dupéré obtienne finalement le droit de licence pour l'Amérique du Nord et qu'il lance l'album sur sa propre étiquette de disques, Netza.C'est cet album remixé, réédité et regravé numériquement par Dupéré lui-même qui sera lancé dans quelques jours, avec en outre une pièce supplémentaire, soit la version anglaise de la chanson espagnole Enero, version anglaise signée.Jim Corcoran ! Élise Velle l'interprète comme une chanson à part entière, qui pourrait tout à fait tourner sur les ondes de certaines radios de type « adulte contemporain ».Touche classique Et, surprise, si bien des musiques de Xotica ne sont pas sans évoquer les précédents disques de Dupéré pour le Cirque du Soleil, on découvrira Freedom et Finale, qui sont des compositions classiques \u2014 c'est bien simple, Finale a quelque chose de Brahms ou de Dvorak « Mais c'est mes racines, la musique classique, fait remarquer René Dupéré avec à-propos.Avant de composer pour le Cirque, j'étais professeur de musique et là, pour Xotica, on m'offrait de composer pour tout un orchestre.Je me suis donc fait plaisir.En boutade, quand je travaillais pour le Cirque, je disais que mes influences étaient Brahms et Pink Floyd ! C'est toujours vrai.Je suis un romantique qui travaille avec la technologie du XXIe siècle.Ça ne veut pas dire que je suis entouré de mille gadgets : j'ai composé la musique du Cirque comme celle pour la télésérie L'Ombre de l'épervier sur mon vieil ordinateur Atari ! J'ai un Mac depuis deux ans seulement et je m'amuse avec.J'aime tellement apprendre.Et il apprend en travaillant.Fin 2003, il signera la musique d'un film d'animation de Daniel Robichaud (l'homme derrière les trucages de Titanic).Fin 2004, Dupéré devrait avoir terminé la musique d'une comédie musicale pour l'Australie.C'est peut-être ce goût de l'apprentissage qui a permis à René Dupéré de passer à autre chose, il y a quelques années.Mais tout de même, après que sa musique eut été jouée devant 250 000 personnes au Festival de jazz de Montréal en 1995, après avoir composé une partie de la trame sonore du spectacle marquant la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, après avoir signé une musique de pub qui a remporté des prix internationaux (Ismya Vova pour Air Canada), et même avoir fait une musique pour une chanson de Barney, l'espèce de dragon mauve géant et fatigant dont raffolent les enfants, quel défi reste-t-il à René Dupéré ?« Écoute, il se peut que j'aie atteint l'inatteignable en matière de diffusion quand j'ai été invité au Festival de jazz, par exemple.Mais en matière de création, qui sait ?Quand je suis au piano et qu'une mélodie me vient de je ne sais où, qui sait si ce n'est pas dans une semaine, dans six mois ou déjà derrière moi, cet inatteignable ?Ce qui compte, c'est que je ne le sache pas (rires) et que je continue à chercher.» Alegria.Photo ROBERT NADON, La Presse © Le compositeur René Dupéré et sa muse Élise Velle, qui prête sa grave et singulière voix aux personnages de Xotica.DE MARIVAUX MISE EN SCÈNE D'ANDRÉ BRASSARD présente w w w .l e t r i d e n t .c o m photo : Louise Leblanc Sylvie Cantin Marie-Thérèse Fortin Éric Leblanc Thiéry Dubé Serge Bonin Ansie St-Martin Patrick Ouellet Caroline Tanguay Jean-Philippe Joubert .Alma 29 octobre .Chicoutimi 31 octobre .Granby 6 novembre .Sainte-Thérèse 8 novembre .Baie-Comeau 12 novembre .Sept-Iles 15 novembre .Longueuil 21 novembre .Sherbrooke 26 novembre .L'Assomption 29 novembre .Shawinigan 4 décembre .Laval 6 et 7 décembre.3090544A Ce soir.18h30 Le National d'impro Juste pour rire Québec vs Matane 20 h Une liaison pornographique Drame de moeurs avec Nathalie Baye et Sergi Lopez.21h25 Le feu sacré Drame avec Kate Winslet et Harvey Keitel.De Jane Campion.Une seule idée en tête : le sexe.3077766A EN BREF Richard Harris n'est plus L'ACTEUR IRLANDAIS Richard Harris est mort hier au London Hospital à l'âge de 72 ans.L'acteur, qui avait incarné le rôle du roi Arthur dans le film Camelot en 1967, recevait un traitement pour la maladie de Hodgkin après être tombé malade plus tôt cette année.M.Harris a également joué dans Les Révoltés du Bounty, Gladiator, Impitoyable, Le Barbier de Sibérie, Les Canons de Navarone.Récemment, il a interprété le rôle du professeur Dumbledore dans Harry Potter à l'école des sorciers, sorti en novembre 2001, et dans Harry Potter et la Chambre des secrets qui doit sortir en novembre.Avant d'être hospitalisé, Harris travaillait au troisième film de la série Harry Potter, Le Prisonnier d'Azkaban, tout en suivant une chimiothérapie.Harris était né à Limerick, dans le sud-ouest de l'Irlande, en 1930.Joueur de rugby dans sa jeunesse, il avait ensuite fait démonstration de sa stature athlétique et sa force physique dans le film This Sporting Life.\u2014d'après AFP 6 ET 8 NOVEMBRE À 20H AU THÉÂTRE CORONA E N S P E C TAC L E avec Juan Carlos Caceres et Sophie Lemaire 2490, Notre-Dame O.Billets : (514) 931-2088 / (514) 790-1245 www.admission.com T A C 3091274A 6LP0401D1026 D-4 samedi - ARTS 6LP0401D1026 ZALLCALL 67 20:48:26 10/25/02 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 Billets : Place des Arts 842-2112 Admission : 790-1245 LOUISE MARLEAU JANINE SUTTO PASCALE DESROCHERS Mettant en vedette 6 REPRÉSENTATIONS: 20, 22, 26, 28, 30 NOVEMBRE - 20H 24 NOVEMBRE - 18H DE E V E E N S L E R SIMPLEMENT PHÉNOMÉNAL \u201cLE SEXE N'A JAMAIS ÉTÉ AUSSI DRÔLE ET ÉMOUVANT À LA FOIS\u201d -THE NEW YORK TIMES L E S MONOLOGUES D U VAG IN 3090870A LE GALA DE L'ADISQ Animateur hors d'ondes collaboration spéciale Quand on m'a proposé d'animer le gala hors d'ondes de l'ADISQ, j'ai hésité.C'est très risqué de faire une performance devant des gens du milieu artistique.Faire un show pour le monde du showbusiness, c'est un peu comme inviter ta mère à souper chez vous.Tu vas te « surpréparer », donner ton maximum, mais elle va toujours penser : « J'aurais pu faire mieux ! » J'avais entendu tellement d'histoires d'horreur quant au sort que ce public réservait à l'animateur par les années passées que je me sentais un peu comme si j'allais animer mon propre lynchage.Le public de l'ADISQ \u2014 foule anormale composée d'artistes, producteurs, gérants, relationnistes, diffuseurs, etc.(dans cet « etc.» j'inclus les illustrateurs, habilleurs, photographes, groupies et autres gens ayant un lien obscur avec l'événement, mais qui profitent du bar open après le show) \u2014 est réputé pour être extrêmement indiscipliné, irrespectueux.Ce sont principalement des gens qui n'ont que peu de considération pour des clowns verbaux dans mon genre ; d'autant plus que beaucoup de gens qui sont en nomination au gala hors d'ondes croient que leur prix devrait être remis au gala télévisé.C'est le festival de la revendication et de gens à l'égo de la taille du théâtre Saint-Denis.Malheureusement pour eux, le show se déroulait au Spectrum.En montant sur scène, l'atmosphère était tellement froide dans la salle que la langue m'a presque collé après le métal du micro.Pendant les deux premières minutes, je me suis demandé si j'avais bien fait de laisser mon emploi chez IBM, il y a 10 ans.L'atmosphère s'est détendue lorsqu'à la remise d'un des premiers prix, une mini controverse a éclaté dans la salle après les revendications faites par un gagnant qui avait pris la malheureuse décision de s'exprimer (Y en a toujours une couple qui se prennent pour Plamondon dans ces shows-là !).J'ai dû intervenir pour dire : « Pas de chicane, on n'est pas aux Gémeaux ici ! » C'est là que j'ai pensé que je pouvais me laisser aller un peu au cynisme naturel qui habite mon cerveau.Ça a marché.heureusement.J'ai eu l'attention de la foule du début à la fin, mais je ne l'ai pas ménagée.Les spectateurs se sont finalement avérés un excellent public.Intelligents, branchés et vifs d'esprit.Je me suis amusé comme un maringouin dans une banque de sang.J'ai particulièrement apprécié la solidarité que j'ai ressentie de la part de mes confrères humoristes qui ont remporté des prix ce soirlà : Les Grandes Gueules, François Léveillée et RBO.Cela dit.je sens que je dois des excuses à certaines personnes.Je tiens à m'excuser aux gars de La Bottine souriante, car c'est moi qui ai exigé que le bar soit fermé durant le spectacle.J'ai dit de Sylvain Cossette qu'il faisait de la musique de filles.Ça ne veut pas dire que c'est pas bon.ça veut juste dire que ce ne sera probablement pas une demande spéciale à la taverne après un match de hockey.Je m'excuse auprès de M.Labbé, car j'ai ri de la musique classique.Ah pis non, tiens, je ne m'excuse pas ! C'était de bon aloi, et comme on dit souvent : « Si tu ne vaux pas une blague, tu ne vaux pas grandchose.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Robert Charlebois a été honoré par l'ADISQ cette semaine dans le cadre du gala hors d'ondes.S'il fait des heureux dans le milieu artistique, cet événement fait aussi des mécontents qui voudraient que ce gala soit télédiffusé.À ceux-là, l'ADISQ propose une solution de rechange intéressante.Des chansons plutôt que des mercis ALEXANDRE VIGNEAULT LE MÉCONTENTEMENT créé par le gala hors d'ondes de l'ADISQ est aussi vieux que l'événement luimême.On pourrait résumer le conflit en disant que les artistes qui s'y retrouvent \u2014 rockeurs alternatifs, interprètes de musique classique, chanteurs country et autres jazzmen \u2014 regrettent tous de ne pas avoir accès au million et quelque de téléspectateurs qui regardent chaque année la grand-messe de l'industrie du disque.Des voies parallèles sont toutefois en train de se tracer.« On ne peut pas tout mettre dans un gala, a encore statué Jacques K.Primeau, président de l'ADISQ, cette semaine.Je suis sensible aux critiques de ceux qui se sentent mis de côté, ajoute-t-il, et on a fait un effort majeur pour améliorer la situation.» L'effort en question, c'est la création, l'année dernière, d'une émission intitulée En route vers l'ADISQ, consacrée à des artistes en nomination moins connus du grand public.La version 2002, diffusée hier, donnait notamment la parole à Mara Tremblay, à WD-40, à Mogilny et au pianiste Alain Lefèvre, qui tenaient tous des propos intéressants sur la création et la diffusion de la musique.Chaque invité interprétait par ailleurs une chanson ou un morceau.Une édition spéciale de Bandeapart.tv, sur ARTV, sera aussi consacrée aux finalistes des catégories « hors d'ondes », ce soir à 18h.« Les formules qu'on propose cette année mettent beaucoup plus en valeur les artistes », estime Jacques K.Primeau.Louise Laplante, productrice exécutive du gala de l'ADISQ, juge que de « présenter la musique plutôt que des remerciements » risque d'avoir un impact plus grand sur la carrière des artistes concernés.Du moins, c'est le pari qu'elle a fait.Est-ce à dire que les partisans d'une télédiffusion du gala hors d'ondes doivent se résigner ?Louise Laplante assure que si ARTV, RDI, Radio-Canada, Musi- Max ou Musique Plus ouvre la porte, elle va mettre le pied dedans.Des discussions ont déjà été entamées dans le passé, sans toutefois porter leurs fruits.Après s'être assuré que le journaliste de La Presse n'était pas téléguidé par l'ADISQ, Richard Gamac h e , p o r t e - p a r o l e d e Musique Plus / Musi Max a expliqué que la majorité des styles représentés au gala hors d'ondes (jazz, classique, folk, country, etc.) « ne collent pas à la réalité » des deux chaînes spécialisées.En revanche, la rediffusion de MTV Awards d'Europe ou des États- Unis, par exemple, correspond, selon lui, à leur personnalité.« Ce sont de gros noms et c'est ce que le public veut.» Lina Allard, directrice générale de ARTV, réfute catégoriquement l'idée de diffuser le gala hors d'ondes dans sa forme actuelle « parce que ça ne ferait pas de la bonne télévision ».Elle insiste en revanche sur l'association nouvelle avec l'ADISQ dans le cadre d'une édition spéciale de 60 minutes de Bandeapart.tv.« L'idée, c'était de créer une émission originale avec des artistes qui étaient au gala hors d'ondes, précise-t-elle.On a donné à Bande à part plus de moyens que d'habitude pour la créer et je pense que cette formule-là est plus utile aux artistes que la retransmission du gala.» Guy A.Lepage, qui anime le gala de l'ADISQ pour la troisième fois cette année, imagine une troisième voie.« D'un point de vue personnel, je pense qu'on pourrait rajouter une demi-heure au gala, dit-il.Il n'y aurait aucun problème non plus à faire un gala de quatre heures avec la même intensité, mais il faut convaincre un diffuseur.» L'idée ne fait pas partie des plans de Radio-Canada, selon Evelyn Dubois, chef des relations de presse à la télévision d'État.Jacques K.Primeau et Louise Laplante se réjouissent pour l'heure des deux émissions spéciales de cette année.Sans affirmer que la formule est immuable et que la question est réglée, ils estiment qu'avec la publicité faite autour des trois émissions (le gala et les deux émissions spéciales qui le précèdent) permettront de satisfaire les esprits curieux de musiques un peu plus marginales.DU 12 NOVEMBRE AU 7 DÉCEMBRE 2002 CLÉMENCE DESROCHERS Mise en scène Sophie Clément avec Andrée Lachapelle, France Castel, Monique Richard, Nathalie Gadouas, Sylvie Ferlatte et Nadine Turbide, Brigitte Le Clerc.Concepteurs : Carol Clément, Jean Bard, Linda Brunelle, Claude Accolas, Catherine Gadouas, Louise Lussier, Alain Jenkins.Soirée rencontre avec les artistes le 15 novembre.une présentation de DU 1er AU 26 OCTOBRE 2002 MARGUERITE DURAS Mise en scène Patricia Nolin avec Janine Sutto et Monique Spaziani Concepteurs : Claude Lemelin, Raymond Marius Boucher, François Barbeau, Stéphane Jolicoeur, Alain Jenkins.Représentations du mardi au vendredi 19h30 samedi 16h et 20h30 Réservations (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca 2 DERNIÈRES, CE SAMEDI 16h ET 20h30 ! 3082668A Suave SAISON 2002 /2003 GRAND CRU CLASSÉ Une présentation de La Commission de la capitale nationale du Québec Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec Direction artistique et musicale : Bernard Labadie www.agraf.com www.violonsduroy.com G.F.Handel 7 concerti grossi extraits de l'opus 6 L'Opus 6 de Handel Le plaisir du jeu Chef : Bernard Labadie Billetterie : (514) 987-6919 Jeudi, 31 octobre 2002 à 20 heures Salle Claude-Champagne, Université de Montréal présentent 3086740A 3090505A 6LP0501D1026 D-5 samedi - ARTS 6LP0501D1026 ZALLCALL 67 20:41:14 10/25/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 D5 Bunker, la suite?BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a Il devait y avoir une suite à Bunker, le cirque.Le Monde selon Laurendeau, une satire sur le monde de la finance.La série devait s'articuler autour du personnage de Bernard Laurendeau (Paul Savoie), un homme d'affaires à la Citizen Kane \u2014 en plus caricatural \u2014, magnat de la presse omnipotent qui étend allègrement ses tentacules dans l'univers politique.Il devait y avoir une suite à Bunker.Mais selon toute vraisemblance, Le Monde de Laurendeau ne verra pas le jour de sitôt.Pas plus que le dernier volet du triptyque (portant sur le monde des arts) imaginé par les concepteurs Luc Dionne et Pierre Houle.Pourquoi n'y aurait-il pas de suite à Bunker, la série la plus innovatrice de l'automne, sinon des 10 dernières années ?Ça ne vous vient pas ?Et si on vous suggérait un choix de réponses ?Bunker n'aura pas de suite parce que : a) Bunker fait trop de mécontents parmi la classe politique ; b) Bunker tourne en dérision, sans le savoir, le Téléjournal de Radio-Canada ; c) Bunker fait ombrage aux Super Mamies ; d) Bunker n'attire pas un million de téléspectateurs chaque semaine ; e) Toutes ces réponses.Si vous avez répondu e), vous n'avez peut-être pas tort.La réponse la plus juste est cependant d).Depuis ses débuts en septembre, Bunker a vu ses cotes d'écoute chuter progressivement tous les lundis.Oubliez le million, Bunker n'attire même plus 500 000 téléspectateurs.En terme d'audimat, on appelle ça un bide, pour emprunter deux expressions aux cousins de France 2.Le problème de Bunker, c'est que la critique adore, mais que le public ne suit pas.Trop de mouvements de caméra et de séquences de rêve, pas assez de rebondissements, trop de scènes de nu dans les toilettes et pas assez de héros auxquels s'identifier, disent ses détracteurs.Ludique, onirique, flyé, cynique et rafraîchissant, disent ceux (j'en suis) qui n'en peuvent plus de la télé à numéro qu'on nous sert généralement à grandes rasées.Y a-t-il un avenir pour la télévision en marge des sacro-saintes « formules », ces « conditions gagnantes » qui font des séries à succès des produits usinés provenant tous du même moule : suspense, action, sexe, et dans cet ordre s'il vous plaît ?Entendons-nous.Bunker n'a pas révolutionné la télévision québécoise.D'autres ont conquis les ondes plus tôt, ici comme ailleurs, avec des résultats plus probants.Mais Bunker, avouez, c'est drôlement mieux que Mon meilleur ennemi ou Les Super Mamies, deux autres émissions de Radio-Canada.Avezvous déjà vu Les Super Mamies ?C'est pitoyable.Du genre tellement mauvais qu'on en pleure de rire.Bunker n'a rien révolutionné, et pourtant, son échec relatif constitue un net recul de la télévision de qualité au Québec.En refusant de diffuser Bunker, la suite, Radio-Canada lance un message clair aux créateurs : si vous n'êtes pas capables de créer des oeuvres ambitieuses qui accrochent en même temps le public.soyez moins ambitieux.Attendez-vous à voir de plus en plus de Super Mamies à la télévision d'État.Comme la télé privée, notre télé publique est dictée par les cotes d'écoute.Des chiffres plus ou moins fiables qui se transforment en beaux dollars publicitaires.Vous y avez déjà cru, vous, qu'il y avait quatre millions de personnes qui regardaient La Petite Vie en même temps ?Près des deux tiers des Québécois rivés simultanément à leur petit écran, ça ne fait pas un peu beaucoup ?Je ne connais personne dans mon entourage immédiat qui regarde La Fureur.Personne.Ou bien ce sont les statistiques qui disent n'importe quoi ou bien c'est moi qui mens.De l'avis même des experts, les fameux sondages BBM et Nielsen qu'on nous présente comme la Parole de l'Évangile ne valent pas grand-chose.Les cahiers d'écoute de BBM sont dépassés, déphasés, et ne rendent pas compte de la réalité.L'audimètre de Nielsen (qu'utilise également BBM) sonde un échantillon minime d'à peine quelques centaines de personnes.Deux ou trois cents personnes sur sept millions de Québécois qui, faut-il le rappeler, n'ont pas tous la télé (oui, oui, ça arrive même dans les meilleures familles).Entre les sondages et la réalité, il y a évidemment une marge.Une marge d'erreur, comme disent les sondeurs.Peut-être qu'il n'y a même pas 400 000 personnes qui regardent Bunker.Qu'importe.Entre les sondages et la réalité, il y a surtout un élément non quantifiable, une donnée tout sauf statistique qui n'est pas mieux calculée par Nielsen que par BBM : la qualité.Bunker avait fini de nous convaincre que la télévision est une forme d'art à part entière.Voilà que le doute se réinstalle peu à peu.GUY A.Suite de la page D1 En revanche, on se demande comment Guy A.Lepage et André Ducharme (son principal complice aux textes) feront pour se payer la tête de Daniel Bélanger.C'est un gars sympathique, d'une discrétion exemplaire et, en plus, l'animateur adore son dernier disque.« Ça se fait quand même, assure Guy A.Lepage.S'il peut juste mettre une chemise d'une drôle de couleur ou une cravate de mauvais goût, ça va être assez ! » En milieu de semaine, Guy A.Lepage a affirmé qu'il serait disposé à faire partie d'un comité pour ramener la paix aux Gémeaux.Il regrette d'ailleurs que la controverse ait éclipsé des lauréats comme Le Monde de Charlotte et Julie Mc Clemens.« Tout ça est passé dans le beurre, juge-t-il.On a parlé des contestataires \u2014 et je ne remets pas ça en question, au contraire \u2014, mais dans ce cas-là, les absents ont gagné sur les présents.» On ne peut pas dire que les derniers galas de l'ADISQ aient causé beaucoup de remous.« Ça tient à une relative et cordiale entente dans le milieu, croit Guy A.Lepage.Ça se peut que demain, quelqu'un pète un plomb en ondes, à tort où à raison.Des fois, on oublie que ceux qui pètent des crises avaient raison.Luc Plamondon avait raison.Et des fois, il y a des totons, comme Gilles Gagné, qui est venu fifouner sur scène, complètement saoul, pendant que je présentais un prix à Yves Pelletier il y a quelques années.Ça fait de la bonne télé en direct, mais ce n'est pas pertinent.» Encore des humoristes à l'ADISQ ?L'avènement du gala des Oliviers incite à s'interroger sur la place des humoristes à l'ADISQ.Est-ce encore pertinent ?Guy A.Lepage croit que oui.Pas pour les raisons qu'on s'imagine \u2014 il a encore gagné le Félix de l'émission d'humour de l'année lundi dernier.« Même s'ils ne le disent pas clairement, les Oliviers, c'est le gala de l'humour sur scène, signale-t-il.Ils ne remettent pas de prix pour la radio ou la télévision.« Du point de vue du spectacle, c'est l'humour qui fait rouler l'industrie, ajoute-t-il, et de loin.Dans les salles en région, la raison pour laquelle tu peux présenter des spectacles un peu plus à gauche, c'est parce qu'ils savent qu'en faisant venir Peter Mc Leod, Michel Barrette et Jean-Michel Anctil, ils vont pouvoir financer d'autres shows.Alors, quand j'entends du monde nous chier dessus en bloc, je les trouve bien étroits d'esprit.» DU 30 OCTOBRE AU 7 DÉCEMBRE www.duceppe.com Présentée en collaboration avec L'ANNÉE DU CHAMPIONNAT de Jason Miller Normand D'Amour Michel Dumont Michel Laperrière Roger Léger Jean-François Pichette mise en scène de Denis Bernard traduction de Michel Dumont et Marc Grégoire concepteurs Jean Bard François Barbeau Éric Champoux Stéfane Richard 3089032A Photothèque BERNARD BRAULT, La Presse © Guy A.Lepage animera demain soir le gala de l'ADISQ pour la troisième fois.QUEL PRIX SOMMES-NOUS PRÊTS À PAYER fPOUR NE PAS NOUS VENDRE ?L'ÉCHANGE AVEC MARKITA BOIES + PIERRE COLLIN + MAXIM GAUDETTE + MACHA LIMONCHIK ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE MARIE-HÉLÈNE DUFORT DÉCOR JEAN BARD COSTUMES DENIS LAVOIE ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE CONCEPTION SONORE LARSEN LUPIN ACCESSOIRES JONAS VEROFF-BOUCHARD MAQUILLAGES JACQUES-LEE PELLETIER PERRUQUES RACHEL TREMBLAY une communicat i o n d'orangetango une photo de Jean-François Gratton UNE PRÉSENTATION www.tnm.qc.ca RÉSERVATIONS 514.866.8668 DÈS LE 29 OCTOBRE DEPAUL CLAUDEL MISE EN SCÈNE DEMARTIN FAUCHER 3090171A Branchez-vous sur le théâtre ! Photo : Ève Cadieux Graphisme : Alegria design 3086349A 6LP0601D1026 D-6 samedi - ARTS 6LP0601D1026 ZALLCALL 67 20:22:12 10/25/02 B D 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 L'inéluctable déclin du CD Des solutions encore nébuleuses pour l'industrie de la musique BÉLANGER Suite de la page D1 « Le retour généralisé de la droite, estime Daniel Bélanger, ne doit pas être étranger à tout ça.À un moment donné , d'ailleurs, je me suis inquiété d'être devenu une manifestation de ce retour à la droite.tellement rassurant pour mon public, un bas de laine qui les tient au chaud.Oui, ça m'a angoissé parce que je n'ai pas l'impression d'être conventionnel.Je préfère me voir comme un virus qui entre dans les radios commerciales et qui amène autre chose à leur auditoire.Sur scène, mon public aime bien entendre Sèche tes pleurs, ce qui ne m'empêche pas de lui balancer dix minutes d'Intouchable immortel.« C'est sûr que j'ai des références ancrées dans le passé, admet-il néanmoins, mais j'ai aussi le souci de regarder vers l'avenir.Peutêtre est-ce une façon de faire que plus de 100 000 personnes apprécient chez moi.» Le plus aimé de nos auteurs-compositeursinterprètes, d'autre part, associe aussi l'état actuel de notre pop au vieillissement de la population.« J'habite en face d'une école secondaire et lorsque que je passe devant la cour pleine de kids, peu se retournent.Mon public a vieilli, je crois.Il est encore jeune quand je fais le Spectrum ou le Métropolis, remarquez, mais quand je chante dans une salle en région dans le cadre d'une programmation d'abonnés, je constate que mon public a vieilli.Pourquoi ne pas alors me programmer là où se tiennent les jeunes en région ?« On vit dans une société plus vieille que jeune, les valeurs s'en ressentent naturellement.Si, aujourd'hui, un jeune artiste arrive avec des idées un peu folles par rapport aux standards établis, il se fera tasser assez rapidement parce que la majorité veut entendre Stairway To Heaven.» Et la place de la chanson québécoise à la veille du 24e gala de l'ADISQ ?« En fait, la chanson a la place qu'elle peut prendre.Depuis la nuit des temps, la chanson s'impose ou se range selon les événements.En ce sens, je ne vois pas la chanson obligatoirement au centre de l'identité québécoise.Bien sûr, les Québécois s'identifient très fort à la chanson, je crois qu'elle a sa particularité mais.ce n'est pas cette identité qui sort nécessairement du Québec.Ce sont les produits de variétés, plus formatés, moins personnels, qui s'exportent.Ce ne sont ni Leloup ni Dubois ni moi.Pour trouver le dernier succès en France d'un artiste original d'ici, ne faut-il pas remonter à Charlebois ?Dans le contexte actuel, Daniel Bélanger, n'en trouve pas moins son cas « mystérieux ».« Est-ce que ça marche parce que je suis tout seul ?Si on était toute une gang d'artistes avec des mondes singuliers, peut-être que ça se passerait autrement.Au Québec, c'est souvent l'année d'un (seul) artiste.J'ai déjà eu mon année, Éric Lapointe a eu la sienne, Kevin Parent aussi.Se pourrait-il un jour que ce soit l'année de quatre artistes en même temps ?» Optimiste ou pessimiste au bout du compte, Daniel Bélanger ?« Optimiste, affirme- t-il sans ambages.Ç'a toujours bougé, je ne sais pas pourquoi ça ne bougerait pas de nouveau.Les rois tombent, les régimes s'essoufflent.Une mentalité s'impose, elle justifie toute rentabilité et tout à coup patow ! cette mentalité se met à en ruiner plusieurs.et les choses changent de nouveau.L'industrie de la musique, en fait, est là où est le cash.Lorsque la musique cool redeviendra plus payante que la variété, l'industrie suivra.ALAIN BRUNET Qu'on se le tienne pour dit, il ne se vendra jamais plus autant de CD qu'il s'en est vendu pendant les bonnes années où le format était à son zénith.Au cours des six premiers mois des années 2000 et 2001, les ventes d'enregistrements sonores de toutes provenances avaient augmenté de plus de 200 000 unités au Québec \u2014 pour un total qui dépasse 16,7 millions d'unités.Malgré cette respectable performance, le Québec n'avait pas retrouvé le niveau de 18,1 millions d'unités atteint en 1995, un niveau qui ne sera probablement jamais dépassé.Malgré cette performance remarquable pendant le premier semestre de 2001, le Québec s'apprête aussi à vivre le déclin du CD, à l'instar des autres marchés des pays riches.Le marché québécois du disque n'est donc pas un cas isolé : de janvier à juin 2002, les ventes mondiales d'enregistrements sonores ont connu une baisse de 11,2 % en nombres d'unités vendues et de 9,2 % en valeur marchande par rapport à la même période en 2001.Aux États-Unis, empire de la pop culture, le marché du disque a connu une baisse de 10,1 % en nombre d'unités vendues et de 6,7 % en valeur marchande, de 2000 à 2001.Le piratage généralisé sur Internet (2,6 milliards de téléchargements non autorisés chaque mois) auquel se greffe un contexte économique plutôt trouble (échec de la convergence des mégaentreprises de communication, effondrement provisoire de la nouvelle économie, terrorisme international, etc.) sont les variables d'une équation complexe dont la solution est loin d'être trouvée.« Nous sommes au début de cette profonde transformation qui consiste à vendre de la musique plutôt que de vendre des disques », dit Pierre Rodrigue, vice-président distribution chez Sélect (Groupe Archambault, propriété de Quebecor), le plus gros distributeur indépendant sur ce territoire.« Les nouvelles formes que prendra la vente de la musique, estime Rodrigue, ne seront pas matérielles ; la transition ne se fera pas comme elle s'est effectuée du vinyle à la cassette au CD ainsi qu'au DVD.La vente de la musique impliquera désormais la diffusion par câble ou téléphone, par abonnement Internet, et j'en passe.« L'usage du contenu d'un disque coûtera peut-être 5 $ à un consommateur ; il aura accès à une écoute illimitée par abonnement, le faible coût de ces produits dématérialisés justifiera l'abolition des intermédiaires \u2014 détaillant, distributeur, fabricant, etc.Les auteurs, compositeurs ou interprètes recevront autant d'argent qu'ils en reçoivent maintenant, mais au bout du compte, il y aura moins d'argent en circulation.Je crois même que le chiffre d'affaires du disque québécois sera réduit des deux tiers, puisque des intermédiaires proviendront d'ailleurs.» Comment le plus gros distributeur indépendant au Québec, en bonne partie responsable de cette part exceptionnelle de marché des étiquettes indépendantes d'ici (25,6 % en 2000, une portion stable depuis le milieu des années 1990), devra-t-il se comporter dans ce contexte ?« Sélect est le partenaire historique de plusieurs producteurs qui doivent désormais apprendre à vivre différemment, c'est-à-dire vendre moins de disques.Le distributeur devra assister ces producteurs.Par ailleurs, j'imagine Sélect comme un interlocuteur unique pour un ensemble de producteurs face à des diffuseurs de musique comme Vidéotron, Bell ou autres.Il faut dire que ces projets sont encore sur les planches à dessin, car 90 % de nos énergies sont encore consacrées à la vente du CD.» Et si Bell ou une autre entreprise de télécommunication préférait négocier directement avec les Audiogram, La Tribu, Atlantis, GSI, Tox et autres indépendants québécois plutôt que de passer par un interlocuteur unique, qu'adviendrait- il de Sélect ?Se pourrait- il que le distributeur disparaisse ?« Je ne l'espère pas, mais ça se peut, répond Pierre Rodrigue.On nage dans l'inconnu, on a un pied et trois quarts dans l'ancienne économie, on rame tout en consacrant une partie de nos énergies à essayer de deviner certaines tendances.» La rentabilité d'abord Cette fragilisation de l'industrie de la musique a conduit ses décideurs à prendre beaucoup moins de risques ces derniers mois, ce qui expliquerait en bonne partie le conformisme actuel de notre pop.« Il ne faut pas conclure à une règle éternelle, de nuancer Pierre Rodrigue.Ça se passe ainsi parce que le monde de la musique court après sa queue.On fait Star Académie ici tout simplement parce que ç'a marché en France et que, comme Mixmania, ça va marcher.Tout le monde cherche à « faire ses chiffres » en faisant flèche de tout bois.» Pierre Rodrigue relève en outre un autre problème structurel de l'industrie du disque qui détermine en bonne partie le contenu des palmarès actuels.« Sauf BMG, les multinationales du disque sont publiques, donc cotées à la bourse.Il faut donc un rendement assuré aux actionnaires sous peine d'être « décotées » par les analystes.» Même du côté des multinationales, on admet que l'argument artistique ne l'emporte plus sur la satisfaction à court terme des actionnaires.« Là, c'est fini, les actionnaires veulent être rentables.Si un nouveau Bob Dylan parvient à s'imposer, ce sera le fruit du hasard.Alors qu'autrefois, c'était voulu », confirme Pierre « Bill » Saint-Georges, directeur de la multinationale Sony Musique pour l'Est du Canada.« Et puisqu'il est plus rentable de faire des coups rapides que de développer une carrière en trois ou quatre ans, alors on crie au génie pendant quelques mois et puis bye bye.Les plans de marketing d'un album sont désormais axés sur trois extraits au lieu de huit comme c'était le cas autrefois.» Ce qui ne l'empêche pas de déplorer la tendance au vieillissement que prend l'industrie, tendance catalysée par les nouvelles orientations de la FM commerciale.« Tout le monde fait tourner la même chose, tu es classic rock ou adulte ou contemporary hit radio (CHR), les différences entre ces formats disparaissent progressivement.Les jeunes artistes originaux, eux, existent mais ne sont pas diffusés.La catégorie « adulte » est le nouveau buzz word, on se remet donc à faire jouer Led Zeppelin ou Shawn Philips, on veut vieillir le son.Les Cowboys Fringants représentent donc l'exception parce que certaines stations ont dû céder à la pression de leur propre auditoire.« Depuis que le puissant réseau Corus a acheté CKOI, on suggère à ses dirigeants de se rapprocher des sons de Rythme FM ou Cité Rock- Détente afin que les auditeurs vieillissants deviennent plus fidèles, ce qui permettra de vendre plus de publicité et ce, à des coûts plus élevés.Voilà qui explique en bonne partie la tendance très conservatrice des majors établis au Québec, très rarement impliqués dans le développement d'artistes originaux.« Chez Sony, souligne Pierre Saint-Georges, on vise exclusivement le crossover ; nos signatures, c'est Céline Dion ou Garou.Si ça va rester comme ça ?Oui.» La vente au détail, on l'imagine, suit la même tendance.« Le meilleur client de Sony Musique au Canada, révèle Pierre Saint-Georges, c'est Wal-Mart, ce qui annonce le déclin du catalogue de produits plus pointus.On évolue donc dans un univers de grande surface.Chez tous les gros détaillants, il y a moins de place pour le catalogue, plus de place pour le répertoire sûr.Le plus absurde de tout ça, c'est que le bon disque d'un artiste dont tu n'as jamais entendu parler coûtera beaucoup plus cher que celui de U2.L'industrie de la musique est la seule où tu vends moins cher une valeur sûre ! Les autres produits, eux, ne tournent pas à la radio et coûtent cher.Alors il ne faut pas se demander pourquoi ils se vendent mal ! » Chez les plus puissants disquaires, même son de cloche.« L'accent est mis sur les best-sellers, c'est la tendance », corrobore Denis Germain, responsable du contenu pour le site HMV.com.« Quand l'industrie était en pleine croissance, on pouvait risquer davantage.Ce n'est plus le cas.Alors, forcément, la gestion des inventaires est plus serrée ; un album moins connu aura une vie moins longue dans les bacs.Cela dit, je crois que le plaisir de magasiner un disque demeure et demeurera.Quand on sait que 80 % des décisions d'achat sont prises en magasin.» S'il croit à la survie à long terme de la vente « normale » de CD, Denis Germain n'hésite pas à prédire la mort des petits disquaires.Possédées par de puissantes entreprises (HMV, Archambault, Music World), les grandes surfaces contrôleront la presque totalité de la vente au détail.« D'ici 5 à 10 ans, croit-il, les petites surfaces disparaîtront, on ne s'en tiendra qu'aux surfaces de 30 000 pieds carrés et plus.» Transition, dites-vous ?DEMAIN: Les défis de l'ADISQ « La vente de la musique impliquera désormais la diffusion par câble ou téléphone, par abonnement Internet, et j'en passe.» présente MA PREMIÈRE PLACE desARTS 9E ÉDITION QUI ?Vous êtes auteur-compositeur et / ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre Stella Artois de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! PRIX DISTINCTION STELLA ARTOIS \u0001 PRIX DISTINCTION RENÉ MALO PRIX HYDRO-QUÉBEC \u0001 PRIX RADIO-CANADA \u0001 PRIX OFQJ RENSEIGNEMENTS et INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 Concours 3087295A Serges Turbide Guy Trudeau Claude Steben Jean Faber Septimiu Sever Mario Lejeune Du 28 novembre au 29 décembre 2002 Tél.: 450-460-4790 Sans frais : 1-866-460-4790 RÉSERVEZ TÔT QUANTITÉ LIMITÉE P I S O D E UNE COM DIE DE SERGES TURBIDE 3089130A 6DU0701D1026 ARTS SPECTACLESÀ 6DU0701D1026 ZALLCALL 67 08:51:15 10/25/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 D7 4-40 ET 7 PRÉSENTÉ PAR LE MERCREDI 30 OCTOBRE 2002, 20 H QUATUOR ST.LAWRENCE OEuvres de Vaughan Williams, de Schafer et de Beethoven COMMANDITAIRE PRINCIPAL 3079706A Claude Gauthier L'homme qui passait par là 15 et 16 novembre, à 20h UN INCONTOURNABLE! Térez Montcalm 19, 22 et 23 novembre, à 20h UN RETOUR TRÈS ATTENDU! 2490, rue Notre-Dame Ouest, Montréal Métro Lionel-Groulx/à deux pas du Marché Atwater Billetterie : (514) 931-2088 / (514) 790-1245 www.admission.com Supplémentaires ! Nous reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds de la musique du Canada.3091276A 20022SA0IS0ON3 14, 15, 16 NOV 2002 - 20H Grupo Corpo BRÉSIL BILLETS (514)842-2112 ADMISSION (514)790-1245 3087563A 3091271A Un CAD EAU de Noël apprécié ! www.admission.com En vente MAINTENANT L'OLYMPIA 1004 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 Avec Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier Une comédie de Claude Meunier, Jean-Pierre Plante, Francine Ruel, Louis Saia, Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET - COMPLET 22 oct.23 oct.24 oct.25 oct.26 oct.29 oct.30 oct.31 oct.1er nov.2 nov.26 nov.27 nov.28 nov.29 nov.30 nov.3 déc.4 déc.5 déc.6 déc.7 déc.4 févr.5 févr.6 févr.7 févr.8 févr.Billets disponibles 115 billets 156 billets FÉVRIER 2003 11 févr.12 févr.13 févr.14 févr.15 févr.- COMPLET - COMPLET (514) 790-1245 276 billets 257 billets 198 billets 3090736A www.riezencore.com 8 au 12 avril 2003 Théâtre St-Denis réseau Tel-Spec 790.1111 SUPPLÉMENTAIRES Ne manquez pas Martin Matte dans l'émission lundi 20h à TVA 3089026A 6LP0801D1026 D-8 samedi - ARTS 6LP0801D1026 ZALLCALL 67 22:24:04 10/25/02 B D 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 Le palmarès du coeur HUGO DUMAS hdumas@lapresse.ca JETEZ UN OEIL au palmarès des 10 chansons les plus aimées des Québécois depuis 50 ans, qui a été dévoilé, hier soir, à l'émission Zone Libre de Radio-Canada.Aucune trace d'Harmonium.Ni de Céline Dion.Ni de Daniel Lavoie (Ils s'aiment).Ni de Paul Piché.Ni de Gilles Vigneault.Ni de Jean-Pierre Ferland.Ce classement étonne, d'autant plus que deux oeuvres très récentes, Seul et Belle, y occupent respectivement les deuxième et quatrième rangs.Georges Amar, qui a réalisé l'émission d'hier, avoue avoir lui aussi été surpris des résultats.« Il y a certaines chansons que je m'attendais à voir parmi les premières, mais qui n'y sont pas », dit-il, en prenant bien soin de ne pas révéler ses choix personnels.Pour bien comprendre le palmarès en question, il faut remonter à sa conception.Tout d'abord, une recherchiste spécialiste dans la chanson d'ici, Guylaine Maroist, a fait le tri parmi toutes les chansons interprétées au Québec par des Québécois et en a retenu une par année depuis 1952 et pas une de plus.Le critère de sélection : les ventes, indique Georges Amar.C'est pour cette raison, par exemple, qu'aucune pièce de Richard Desjardins n'a été sélectionnée parmi les 50 finalistes.Il n'a pas vendu assez.Par exemple, la chanson qui a fait les meilleures ventes au Québec, en 1957, c'était En veillant su'l'perron interprétée par Dominique Michel.En 1961, c'était Méo Penché des Jérolas.En 1968, c'était Lindberg.En 1976, c'était Aimes-tu la vie de Boule Noire.En 1978, c'était I Just Want to Stop de Gino Vanelli.En 1985, c'était Never Surrender de Corey Hart.Et en 1997, c'était My Heart Will Go On de Céline Dion.La langue n'avait pas d'importance.La liste des 50 « meilleurs vendeurs » a ensuite été transmise à la firme de sondages SOM, qui l'a séparée en tranches et soumise, au printemps dernier, à 2500 répondants francophones à travers le Québec.Les personnes sondées n'ont évidemment pas écouté les 50 chansons dans leur intégralité.À chacune, la firme SOM a présenté cinq chansons, toutes puisées dans la même décennie.L'extrait durait une dizaine de secondes.Des 50 chansons initiales, la liste a ainsi été réduite à 10, en récupérant les deux chansons les plus populaires dans chacune des décennies.La nouvelle liste des dix a été soumise à 1000 nouveaux répondants, explique l'analyste de SOM, Guy Larocque.Encore une fois, chaque sondé écoutait cinq chansons et choisissait celle qu'il aimait le plus.C'est ce qui a abouti au top 10 final.Le palmarès est-il un reflet fidèle des goûts des Québécois ?« Je crois qu'il est fidèle par rapport au coeur.C'est le coeur qui a parlé », souligne Georges Amar.Évidemment, l'émission Zone Libre, qui dure réellement 41 minutes en retranchant les pubs, n'a pu présenter les 50 chansons hier.Nous les verrons cependant en mars, lors d'une émission spéciale des Beaux Dimanches.3090447A CHANSON Pierre Lapointe, dandy déjanté FRÉDÉRIC BOUDREAULT collaboration spéciale UN CHANTEUR atypique, original et plein d'esprit vient de faire une entrée fracassante dans le paysage musical québécois.Après ses deux prestations au Studio-théâtre Stella Artois de la Place des Arts, mercredi et jeudi, on devra se souvenir de Pierre Lapointe, un auteur-compositeur- interprète tout juste âgé de 21 ans.Originaire de Gatineau, lauréat du Festival de la chanson de Granby, il prouve, avec son tour de chant intitulé Petites Chansons laides, qu'il se démarque nettement de ses pairs.Costume à deux pièces rayé, cheveux ébouriffés et pieds nus, Pierre Lapointe se présente sur scène, impératif et hautain, flanqué par ses deux « choses », comme il a gentiment affublé ses musiciens Josiane Hébert (voix et accordéon) et François Hudon (guitare).L'auteurcompositeur- interprète est visiblement inspiré par les grands de la chanson française : Brassens, Brel, Gainsbourg, Dutronc.On pense aussi à Rufus Wainwright pour le côté dandy et pour la formule piano- voix qu'il privilégie à quelques reprises.Un pince-sans-rire Après avoir amorcé sa prestation avec Place des Abesses, le chanteur se lance dans une savoureuse entreprise de glorification personnelle.L'alter-ego de Pierre Lapointe est un personnage vaniteux, prétentieux et suffisant, avec un accent français ridicule, qui boit à sa santé parce qu'il se croit irrésistible.Une espèce de Marc Labrèche de la chanson, un pince-sans-rire maniant d'une manière redoutable la dérision et la provocation.Il s'amuse à invectiver le public, à le regarder avec de gros yeux, juste pour le faire réagir et le mettre mal à l'aise.Le gars a une formation de théâtre, ce qui l'aide à décocher ses flèches avec un tel détachement.Au-delà du personnage baveux et imbu de lui-même, Pierre Lapointe est un brillant compositeur, avec une plume rigoureuse pour un garçon de son âge.Son écriture s'inspire peut-être du dadaïsme et de l'absurde, mais elle n'est jamais à court d'images évocatrices et fortes.Ses rimes font mouche à tout coup, ce qui donne des bijoux acidulés comme La Boutique fantastique et Petite Fille laide.C'est franchement méchant, mais c'est absolument délicieux.Au fil de la prestation, on découvre une dimension plus sensible à l'oeuvre de Pierre Lapointe.Malgré ses airs supérieurs, l'auteur-compositeur- interprète est capable d'émouvoir, tout seul au piano, en parlant des petites choses de la vie : de l'amour, de la mort et de sa mère dans les touchantes Trois enfants, Pointant le Nord et Maman.Cette dernière pièce est offerte en guise de rappel, et le chanteur réserve d'ailleurs une grosse surprise.Quelques éléments de mise en scène viennent également ajouter du piquant à la soirée, il faut voir les réactions faussement outrées des deux musiciens devant les bravades du chanteur.Un petit flash amusant, qui montre la finesse de ce spectacle et son côté complètement déjanté.On attend maintenant avec impatience le premier disque de Pierre Lapointe, qui devrait sortir l'an prochain.Et si l'album est à l'image de cette prestation très réussie, il faudra surveiller attentivement ce jeune homme.3091258A 6LP0901D1026 D-9 samedi - ARTS 6LP0901D1026 ZALLCALL 67 17:51:12 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 9 THÉÂTRE Dans un cimetière près de chez vous ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale DANS L'AUTOBUS nolisé qui nous mène jusqu'au « cimetière près de chez nous » (la consigne nous a été donnée de ne pas en divulguer le lieu exact pour des raisons de sécurité), Céline Bonnier, vêtue d'un poncho, prétend, avec un accent sud-américain caricatural, être Yolanda notre guide.Pour animer le trajet, elle massacre à tue-tête des airs connus comme Besame Mucho.Sa tête est coiffée d'une tuque à antennes, surmontées de deux petites têtes de mort clignotantes.Elles seront bientôt nos points de repère dans la nuit noire, nous prévient-elle.Descendus de l'autobus, on nous intime de garder silence.Le ciel n'est pas encore en deuil, il vire au brun.Une cloche tinte au loin.Devant une stèle plus grande que nature, une grande Faucheuse.(Littéralement : une femme qui fauche.) Devant la tombe, en anglais puis en français, deux femmes récitent la méditation XVII de John Donne, un prédicateur anglais du XVIIe siècle : « Personne n'est une île, entière en elle-même (.) la mort de chaque être humain me diminue (.) et donc, n'envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.» Le ton est donné.Comme pour un chemin de croix, nous nous déplaçons d'un tableau à l'autre, nous grimpons et montons vers le ciel.Toutes sortes de créatures, des âmes les plus sereines aux plus révoltées, défilent devant nous.Elles sont peu éclairées, de chandelles, de lanternes, elles effraient ou rassurent, souffrent ou rient aux éclats.Les costumes sont d'une inventivité étonnante.Une sage-femme, un Anglais en costume d'époque, une femme exploratrice avec télescope, deux frères en manteaux de fourrure spectaculaires ; l'imagination est au pouvoir.Comme la compagnie Momentum nous y a habitués, le spectacle est ponctué de moments forts.Les retrouvailles entre ces frères en fait partie.D'abord, ils s'aperçoivent, se reconnaissent, s'étreignent.« Où étais-tu passé ?» Plus tard, l'un d'entre eux, le plus récemment « arrivé », juché sur une pierre tombale, décline à l'autre les noms de fleurs que celui-ci aurait pu oublier.La scène est d'autant plus troublante que c'est Marcel Pomerlo qui lui prête ses traits et qu'on a l'impression, après avoir vu L'Inoublié, d'y trouver une forme d'aboutissement de son récit.La conversation entre les morts qui émergent timidement de leur tombe, ponctuée d'éclats de rire chaque fois que l'un d'entre eux demande l'heure, est absolument délicieuse comme est poignante la pasionaria qui jette à tous vents des lettres pour l'homme qu'elle aimait et qu'elle a laissé sur Terre.Cependant, tous les tableaux ne sont pas d'égale force.Celui de la fiesta \u2014 prévisible \u2014 tombe à plat.D'autres manquent de contenu.L'émotion n'est pas toujours là.Dans le lieu non théâtral le plus grandiose que la troupe ait jamais choisi pour monter un spectacle, c'est peut-être un moindre mal.Le relief des arbres, balayés par l'ocre des lanternes, consolerait de bien des maux.Il reste un écueil difficile à surmonter : la saison.Plus le pèlerinage avance, plus le froid se fait sentir.Et croyez-moi, à cet endroit, il faut plusieurs petites laines pour le vaincre.Au retour vers l'autobus, les morts que nous avons côtoyés nous disent au revoir, à leur manière.Ils sont tristes et seuls et nous les abandonnons à leur sort.LA FÊTE DES MORTS, conception et mise en scène: Nathalie Claude et Céline Bonnier.Créateurs et interprètes : Nathalie Claude, Stéphane Demers, Chantal Dumoulin, Renée Houle, Peter James, Guillermina Kerwin, Denis Lavalou, Danielle Lecourtois, Leni Parker, Marcel Pomerlo, Blas Villalpando.Aspect visuel: Louis Hudon.Un spectacle de Momentum présenté dans un cimetière près de chez vous jusqu'au 3 novembre.n Infos: 514 527-7240.3090740A www.bryanferry.com www.martinasorbara.com INVITÉEMARTINA SORBARA SPÉCIALE Sam.9 nov.20h Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets à la Place des Arts, par téléphone au 514.842.2112, au www.pda.qc.ca Réseau Admission (514.790.1245) et au www.admission.com 3090429A 3091083A COMPOSEZ VOTRE PROPRE FORFAIT 115$ 4 SPECTACLES 89$ 3 SPECTACLES 65$ 2 SPECTACLES Frais de service en sus.Frais de service en sus.Frais de service en sus.Théâtre St-Denis 790.1111 790.1111 18 au 20 février 03 Mario Jean 790.1111 22 et 23 novembre 02 Enregistré pour la télévision.Patrick Huard 790.1111 27 au 30 novembre 02 Claudine Mercier 790.1111 8 au 10 avril 03 Martin Matte www.riezencore.com 3086366A 6LP1001D1026 6LP1001D1026 ZALLCALL 67 16:54:25 10/25/02 B D10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 DISQUES Carlos-la-formule POP \u0001\u0001\u0001 SANTANA Shaman Arista / BMG RICHARD LABBE PETIT RAPPEL historique pour ceux qui l'auraient oublie : Carlos Santana etait du premier Woodstock.C'est un fait, que vous pouvez verifier en vous tapant le vieux film de l'epoque, en passant bien vite sur les scenes de tout nus.C'etait avant la renaissance, le duo avec le gars de Matchbox 20 et les tubes a la pelle.C'etait avant sa deuxieme vie .Cette deuxieme vie, elle a commence il y a trois ans avec Supernatural, un album qui, a la surprise generale, a rapidement escalade les palmares.Supernatural, c'etait aussi un concept : on plante le Carlos aux cotes d'une jeune vedette de l'heure, on lui enfonce un chapeau sur le ciboulot et on lui demande de gratter quelques riffs bien de son cru.Fallait y penser.Et puisque le hasard fait drolement bien les choses, on y a repense.Shaman, le plus recent du vieux sorcier de la six-cordes, suit exactement le meme chemin : 16 titres, 16 duos avec une vedette de l'heure.Voici Carlos avec Dido, voici Carlos avec Macy Gray, voici Carlos avec P.O.D.On ne joue pas avec une formule gagnante, ca non.Avec un album du genre, qui releve presque de la compilation tellement le principal interesse ratisse large, c'est une histoire de hauts et de bas.De bons coups et de moins bons coups.C'est ici le cas.Monsieur Santana passe du rap au latino beat a la pop au gros rock, sans jamais s'arreter.C'est un peu decousu, un peu egare, et ca mene parfois a des resultats pas du tout convaincants (surtout Novus, avec, tenez-vous bien, Placido Domingo).Mais quand l'homme s'en tient a ce qu'il fait de mieux, c'est-a-dire les petits beats latinos avec cuivres et percussions, pousses par cette fameuse guitare qui pleure tout le temps, le plaisir devient vite contagieux.Et certaines escapades pop s'averent interessantes, particulierement The Game Of Love, premier simple efficace, bien appuye par la voix de Michelle Branch.Bon ?Sans plus.A bien y penser, c'est sans doute a cause d'albums comme Shaman qu'il y a la fonction skip-search sur votre lecteur.CHANSON \u0001\u0001\u00011.2 TEREZ MONTCALM Terez Montcalm GSI / Select Terez se calme.SON DERNIER disque, paru il y a cinq ans, avait pour titre Parle pas si fort.Sur l'album eponyme paru cette semaine, c'est elle qui baisse le ton.Terez Montcalm, connue pour son intrigante voix rauque et brulante, chante aujourd'hui avec plus de nuance, mais autant d'intensite.Sur fond de jazz un brin funky .une contrebasse qui se dehanche avec gout, des guitares seductrices et des cuivres lustres ., elle pousse des chansons d'amour et de desamour .Joli paradoxe, la chanteuse degage une chaleur reconfortante, une sensualite peu commune, meme quand elle a les bleus.Revenu du merveilleux choc cause par Risque, son premier disque, et de la deception de son deuxieme, on se vautre avec plaisir dans ce disque confortable sans etre douillet (Terez a encore de petites sautes d'humeur, quand meme ; voir L'Oeil du cyclone et Dormir), ou le plaisir se sent dans chaque note.Ne reste qu'a renouer avec elle en concert, la ou elle a envie de nous, comme elle le dit dans sa chanson La Scene.Prenez note : les 19, 22 et 23 novembre au Corona.Alexandre Vigneault CHANSON \u0001\u0001\u00011.2 DIANE JUSTER Je suis venue vous dire GSI Musique / Select Dix ans d'attente pour chanter en toute liberte Il aura fallu 10 ans d'attente, de nombreuses remises en question, l'appui de Paul Baillargeon et les arrangements de Marc Ouellette pour que Diane Juster lance un album qui lui ressemble, Je suis venue vous dire.Un album sensuel avec predominance du piano, du saxophone pour l'atmosphere, des violons pour la tendresse et l'intensite de Diane Juster, qui chante son pere, son fils, Barbara, le temps et ses amours.Peut-etre le meilleur album de la chanteuse de par sa variete, avec des pieces instrumentales et la complicite de Marilyse Senecal (avec qui elle interprete la chanson titre).Des textes de Robert Charlebois, Eddy Marnay, Norman Racicot et la musique troublante de Mme Juster, particulierement dans L'Encre noire.Remarquable interpretation d'Une femme sentimentale, qu'avait chantee Ginette Reno.Un disque qui ravira les fans et qui pourrait en convertir d'autres.Jean Beaunoyer FOLK \u0001\u0001\u0001 TRACY CHAPMAN Let it Rain Elektra / Warner La resistante tranquille LE MOINS qu'on puisse dire, c'est qu'on a connu Tracy Chapman beaucoup plus engagee.Loin de la tension qui regnait sur ses deux premiers disques, l'habile songwriter revient aujourd'hui avec un album aussi gris et indolent qu'un jour de pluie.Le genre de disque qu'on imagine ecouter sur la route quand on a un long trajet a faire.Moins frondeuse qu'auparavant, elle privilegie une approche intimiste, une resistance tranquille qui se deploie au milieu d'une declaration d'amour (You're the One) ou d'une profession de foi (Say Hallelujah).Let it Rain ne compte a priori aucun tube en devenir.Aucune plainte accrocheuse comme Give Me a Reason, qui avait ressorti Tracy Chapman de la confidentialite il y a cinq ans.De concert avec John Parish (Beck, PJ Harvey), elle s'est contentee de jeter une lumiere tamisee sur ses mots, d'installer une ambiance sombre sans etre lourde.Ca suffit a bien faire respirer ses chansons, mais c'est souvent insuffisant pour susciter un reel coup de coeur.Les inconditionnels de la chanteuse originaire de Cleveland y trouveront sans doute leur compte.Alexandre Vigneault FOLK \u0001\u0001\u0001\u0001 PETER WOLF Sleepless Artemis / Epic Un vieux Loup, un peu de vodka, Mick et Keith aussi.PETER WOLF, c'est l'ancien chanteur du J.Geils Band, une bande de Boston qui nous a legue quelques classiques de brosse il y a une vingtaine d'annees, dont l'incontournable Centerfold.Freeze Frame aussi, depuis recuperee dans tous les stades et arenas d'Amerique.Eh bien! le vieux loup n'est pas mort.En fait, il a toujours la forme, comme en temoigne Sleepless, etonnante collection d'airs folk qui bercent d'un bout a l'autre.Jadis un petit enerve qui se prenait pour Jagger, Wolf est depuis passe dans le camp des raconteurs, des chroniqueurs de nuit qui evoquent en douceur les histoires d'amour qui tournent mal, les recits de trahison, les legendes blues que l'on partage entre deux gorgees de vodka.Dans la sobre demeure de monsieur Wolf, les invites de marque passent le temps d'un verre et d'une bonne chanson : Mick Jagger sur l'enivrante Nothing But The Wheel (qui aurait pu figurer sur Exile on Main Street), Keith Richards sur le classique Too Close Together, Steve Earle un peu plus loin.Une belle aventure entre bons copains, qui a des allures de viree chaleureuse.a laquelle nous sommes tous invites.Comment refuser ?Richard Labbe POP \u0001\u0001\u0001 CHANGO FAMILY Chango Family Audiogram / Select Etonnant premier disque du groupe fusion pop-world LA SURPRISE est d'autant plus grosse que ceux qui ont suivi la Chango Family depuis ses debuts pouvaient voir cette formation comme une version locale des Negresses Vertes ou, pire encore, comme un produit derive des tamtam du Mont-Royal, comme nous en avons tant entendu auparavant.Une chose etait claire aux oreilles de tous : la Chango sait allumer une scene.Ne leur manquait plus que de vraies idees musicales.Mais des idees, ce n'est pas tout a fait ce qu'on trouve sur ce premier album, paru chez Audiogram ; en lieu et place, il semble que l'experience en studio (supervisee par Denis Wolff) ait reussi a canaliser l'energie salsa-ska-reggae-popchanson franchouillarde (mais elegamment articulee) de la famille Chango pour en faire un divertissant petit coup de soleil sonore.Quoi, un tempo latino-house pour ouvrir l'album (la chanson Paramatman) ?Des plages reggae au sable fin et aux echos dub impeccablement planants ?Le facteur latino au pas de course d'une chanson a l'autre et qui ne manque jamais d'adresse ?La bande du chanteur et auteur-compositeur Lundo traduit naivement leurs reflexions urbaines en une fiesta musicale qui tombe a point sur notre automne frisquet.Deja entendu, mais bien recu.Philippe Renaud collaboration speciale HIP HOP \u0001\u0001\u0001\u0001 JURASSIC 5 Power In Numbers Interscope / Universal Leaders du renouveau hip hop SI VOUS n'etes pas citoyens de la nation hip hop, si vous n'avez pas choisi cette esthetique et ce style de vie, vous etes peu enclins a tripper rap.Tellement redondant.Quelques exceptions pourraient toutefois vous ramener a cette culture de la rime et du vinyle egratigne ; Jurassic 5 (ils sont six, en fait) pourrait y etre pour quelque chose.Dans la lignee des Tribe Called Quest, Roots, Pharcyde, Common et autres Blackalicious, cet ensemble californien remet enfin recherche et finesse a l'ordre du jour : soul, R&B, jazz, old school, les references s'accumulent bellement.Avec l'appui d'excellents producteurs-DJ (Cut Chemist, DJ Nu-Mark, Juju des Beatnuts), s'imposent definitivement ces nouveaux leaders de la cote Ouest (que les amateurs plus avertis ont decouvert depuis 1998), porteurs d'une conscience black parfois assortie d'un mysticisme musulman modere et ouvert a l'autre.A la Canadienne Nelly Furtado, notamment, qui s'exprime a qui mieux mieux sur le titre Thin Line.Un disque qui ravive l'interet de tous les fans de hip hop sophistique.Alain Brunet ENFANTS \u0001\u0001\u00011.2 HENRI DES Comme des geants Pomme d'api / Distribution DEP Le delicieux retour de mon oncle Henri IL Y A DES choses eminemment reconfortantes dans la vie, comme le gout de la soupe Lipton quand on est malade, le bruit que font les feuilles mortes quand on marche dedans ou.un nouveau disque d'Henri Des.C'est encore le cas avec Comme des geants, 14e album de celui qu'on surnomme affectueusement le Brassens des tout-petits .Mais ce qu'il y a de bien avec Comme des geants, c'est qu'on y trouve non seulement la meme chose que sur tous les autres albums d'oncle Henri .des textes concus pour que tous les enfants s'y projettent, de tres jolies melodies, une serieuse pointe d'humour et des versions instrumentales de toutes les pieces afin qu'on puisse chanter tout seul ses 12 nouvelles chansons ., mais qu'en plus, les arrangements sont particulierement bien fichus, un peu plus contemporains, tel le rock pas agressif de Ma bete noire, le petit cote jazzy de P'tit Louis, le swing klezmer de Ca pleut.On dirait qu'Henri Des a trouve un nouveau souffle (qui lui faisait un peu defaut dans les deux precedents) et que, tout en demeurant lui-meme, il se permet de changer un brin.C'est un peu comme si la soupe Lipton contenait encore plus de petites nouilles.Marie-Christine Blais collaboration speciale MUSIQUES DU MONDE \u0001\u00011.2 YOUSSOU N'DOUR Nothing's In Vain (Coono du Reer) Nonesuch Youssou edulcore son m'balax YOUSSOU N'DOUR est un artiste certes admirable.Installe a Dakar plutot qu'a Paris, Londres ou New York, il est profondement lie a sa communaute.Ce qui n'en fait pas un champion de la direction artistique et de la production.Nothing's In Vain (Coono du Reer) illustre sa tendance a faire fleche de tout bois.Difficile a saisir le pourquoi de cette version africaine d'Il n'y a pas d'amour heureux (Aragon/Brassens) qui se retrouve dans la meme soupe que So Many Men, chanson eminemment corporate concue et entonnee de concert avec Pascal Obispo.Les niveaux de qualite poetique frequentent d'autres abysses avec La Femme est l'avenir du monde.D'autres titres de facture m'balax (ce style que notre Senegalais a lui-meme initie en Afrique de l'Ouest) sauvent un peu la mise.On doit neanmoins conclure a un disque tres moyen, destine au public de varietes.Alain Brunet ELECTRONIQUE \u0001\u0001\u00011.2 LADYTRON Light & Magic Emperor Norton/Outside Music Ladytron propage le virus de l'electroclash Ils ont engrange le phenomene electroclash avec leur premier album, et reviennent a la charge avec ce deuxieme opus, Light & Magic.Et comme la premiere fois, on ne peut s'empecher de sourire en entendant les chansons des musiciens de Ladytron.Tout y est : les claviers poussiereux, les chansons aigres-douces, les ponctions rythmiques quelquefois elementaires (souvent rafraichissantes, pour le genre s'entend), les voix enfantines susurrees, des textes qui soulignent a gros traits les symptomes de notre epoque, que l'innocence du vehicule musical parvient a nous faire avaler.Douce revanche de la pop qui nous remet au visage ce meme plaisir qui a rendu Soft Cell, Human League et consorts a la mode il y a 20 ans.La decadence eighties trouve un bel echo dans le son chaotique et distinct de Ladytron, noirci par la manipulation elaboree de la technologie numerique, par les arrangements bruts evoquant tantot l'industiel allemand, tantot la techno crispee de Detroit.Question d'attitude : Ladytron n'en manque certainement pas pour reussir ainsi a capter notre attention une autre fois avec un album, ma foi, pas si different du premier.Philippe Renaud collaboration speciale 6DU1101D1026 ARTS SPECTACLESÀ 6DU1101D1026 ZALLCALL 67 08:48:12 10/25/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 D 1 1 Le nom et l'image d'Elvis Presley utilisés dans ce spectacle sont sous licence Elvis Presley Enterprises Inc.Du 4 juin au 28 septembre 1 800 261-9903 www.elvisstory.com www.lecapitole.com PHOTO : CLAUDE ADAMS ÉTÉ 2003 90 NOUVELLES REPRÉSENTATIONS EN VENTE LUNDI 9H Exceptionnellement, afin de répondre à la demande, la billetterie sera ouverte jusqu'à minuit toute la semaine.Un succès phénoménal ! Après 900 représentations et 900 000 spectateurs de retour pour une 9e saison au Capitole de Québec 3090431A en collaboration avec présentent au théâtre St-Denis Nouveaux billets disponibles le 1er novembre 1er et 2 novembre 1594, rue St-Denis, Montréal Billets : (514) 790-1111 www.theatrestdenis.com 3072551A MICHEL CHARETTE FRANÇOIS CHÉNIER DIDIER LUCIEN MARTIN PETIT SYLVIE BOUCHER MARCEL LEBOEUF SERGE POSTIGO présente au Théâtre L'Olympia Billets : (514) 286-7884 Admission : (514) 790-1245 L'OLYMPIA Nouvelles supplémentaires du 14 au 19 janvier 2003 Cadeau de Noël idéal \u201c On sort fatigué d'avoir tant ri.\u201d - La Presse 3087278A 6LP1201D1026 D12 sam.6LP1201D1026 ZALLCALL 67 16:57:08 10/25/02 B D 1 2 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 NOUVELLES DU DISQUE CLASSIQUE Beethoven .suite L'oiseau de Mahler A PEINE PARUE l'integrale des 10 Sonates pour violon et piano de Beethoven d'Augustin Dumay et Maria Joao Pires, chez Deutsche Grammophon, que Calliope annonce la meme chose, par Petr Messiereur et Stanislav Bogunia.Davis et Bruckner SIR COLIN DAVIS se lance a son tour dans Bruckner : il vient de signer un enregistrement de la neuvieme Symphonie avec l'Orchestre symphonique de Londres, sous l'etiquette-maison de l'orchestre, LSO.Florez en 1998 NIGHTINGALE Classics a recupere un enregistrement public de Semiramide, de Rossini, realise a Vienne en 1998.A cote de quelques vedettes comme Edita Gruberova, on y entend le jeune tenor peruvien Juan Diego Florez a ses debuts.CLAUDE GINGRAS LA FIEVRE MAHLER continue.Les enregistrements se multiplient.Bref, de quoi justifier une suite a notre retrospective de samedi dernier.De celle-ci, reprenons un point concernant la troisieme Symphonie, plus precisement le 4e mouvement, ce bref solo pour mezzo qui debute par les mots O Mensch ! O Mensch ! .La partition demande au hautbois, ensuite au cor-anglais, puis de nouveau au hautbois, 14 fois en tout, de relier deux notes par un petit glissando marque Hinaufziehen / Wie ein Naturlaut .Traduction : En tirant vers le haut / Comme un bruit de nature .L'effet, tres etrange, evoque le cri de quelque oiseau nocturne .une chouette, peutetre.Le nouvel enregistrement d'Abbado et le Philharmonique de Berlin, commente samedi, m'a revele l'existence de ce detail que je n'etais manifestement pas le seul a ignorer puisque ces 14 traits sont absents de tous les enregistrements que j'ai reecoutes (une quinzaine au total), y compris la premiere version Abbado, de 1982, avec le Philharmonique de Vienne.Bernstein lui-meme, mahlerien pourtant reconnu, passe a cote de cette indication, et ce dans ses deux enregistrements.Meme chose chez Solti (deux versions lui aussi) et chez tous les autres.a une exception pres : Michael Gielen qui, lui, accentue cet effet deux fois plus qu'Abbado deuxieme maniere.Chef de grande envergure mais meconnu, compositeur egalement, Gielen a signe avec l'Orchestre de la Radio de Baden-Baden et Freiburg une Troisieme qui se revele unique par bien d'autres aspects que celui mentionne.Ainsi, il allege maints passages et leur confere la transparence d'une musique de chambre.Pour certains, cette qualite deviendra defaut dans le tres long et tres lent finale, conduit avec une sorte de pudeur brucknerienne.Innovation encore, ce premier mouvement ou il ignore le beau son pour atteindre le maximum d'expression, quitte a laisser passer une image orchestrale rugueuse, en apparence confuse meme, avec des effets sortant de partout, portes par une prise de son d'une exceptionnelle presence.Le coffret Hanssler de deux compacts est complete par ce que M.Gielen appelle un montage , ou il mele des extraits de Rosamunde de Schubert et les Six Pieces op.6 de Webern, c'est-a-dire des musiques composees respectivement en 1823 et 1909 et passant de l'harmonie la plus simple a l'atonalite la plus pointue.Dans ses commentaires, M.Gielen explique mal sa demarche.Il aurait pu rappeler que Webern orchestra six Danses allemandes de Schubert (ce qu'il sait tres certainement) ; on en possede d'ailleurs une gravure dirigee par Webern.C'est la le seul lien, encore que tres faible, pouvant justifier ce montage des plus farfelus.A oublier.pour les 100 minutes de Mahler.En nouvelles parutions encore, voici trois fois la deuxieme Symphonie, dite Resurrection : Riccardo Chailly et le Concertgebouw, dans le cadre d'une integrale presque terminee ; Seiji Ozawa et le Saito Kinen, de Tokyo ; et un inedit, un live de 1982 de Rafael Kubelik et la Radio Bavaroise, ou il avait signe une integrale Deutsche Grammophon entre 1967 et 1971.Comme toujours chez Mahler, cette musique d'une richesse inepuisable revele des accents et des couleurs qui different d'une version a une autre.Chailly commande un jeu d'orchestre tres detaille, servi par une vraie acoustique de salle.Souvent decevant, Ozawa etonne ici : il transmet a son orchestre japonais une pensee et une emotion qu'on dirait celles d'une formation occidentale.Kubelik, tout comme dans sa precedente Deuxieme, se montre plutot sage.L'effet est celui d'une symphonie de Beethoven.Solistes et choeurs, peu sollicites, sont tous bons ; quelques reserves, quand meme, sur les solistes d'Ozawa.Chailly nous donne aussi Totenfeier, version originale du 1er mouvement.Les deux pieces font 23 minutes chacune et sont presque identiques.Les minimes changements n'interviennent qu'au bout de 10 minutes, apres le solo de violon (10'35 sur l'indicateur ; page 27 de la partition).D'autres parutions attendent sur ma table.Jamais deux sans trois : une derniere retrospective suivra samedi prochain.MAHLER : \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 Symphonie No 3 : Orchestre Symphonique de la SWR (Radio de Baden-Baden et Freiburg), Choeurs, Cornelia Kallisch, mezzo-soprano ( + Schubert, Webern).Dir.Michael Gielen Hanssler, coff.2 d., CD 93.017 Symphonie no 2 : trois enregistrements : \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 Orchestre du Concertgebouw, Choeurs, Melanie Diener, soprano, Petra Lang, mezzo-soprano (+ Totenfeier).Dir.Riccardo Chailly Decca, double CD, 470 283-2 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 Orchestre Saito Kinen, Choeurs, Emiko Suga, soprano, Nathalie Stutzmann, contralto.Dir.Seiji Ozawa Sony, double CD, S2K 89374 \u0001 \u0001 Orchestre Symphonique et Choeur de la Radio Bavaroise, Edith Mathis, soprano, Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano.Dir.Rafael Kubelik Audite, double CD, 23.402 DERNIER SPECTACLE CE SOIR ! Musique de l'imaginaire : de Bartok a Berio Festival de musique de chambre du CCA 2002 Jeudi 7 novembre a 19 h 30 Britten, Ginastera, Goubaidoulina, Kagel, Ligeti, Martin et Stockhausen Jeudi 14 novembre a 19 h 30 Bloch, Britten, Ginastera, Henze, Martin.et Veress Jeudi 21 novembre a 18 h Film Paul Sacher, portrait du mecene en musicien, Edna Politi, Suisse, 2001, 62 min.Vendredi 22 novembre a 19 h 30 Berio, Britten, Dutilleux et Ligeti Jeudi 28 novembre a 19 h 30 Bartok, Brant, Britten, Carter, Kelterborn, Lutoslawski, Maderna, Martin., Schnittke, Stockhausen et Webern Dans le cadre de l'exposition Herzog & de Meuron : Archeologie de l'imaginaire, quatre concerts et un film consacres a l'univers musical du mecene suisse Paul Sacher.Direction artistique : Neal Gripp Boris Berman Eric Chappell Jonathan Crow Marianne Dugal Yegor Dyachkov Jean-Francois Gauthier Karina Gauvin Neal Gripp Timothy Hutchins Chantal Juillet Laurence Kayaleh Sara Laimon Stephane Lemelin Stephane Levesque Benoit Loiselle Antonio Lysy Brian Manker Josee Marchand Douglas Mc Nabney Andre Moisan Paul Stewart John Zirbel Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montreal, Quebec www.cca.qc.ca Billets reguliers : 40 $ pour la serie ou 15 $ par concert.Etudiants et Amis du CCA : 30 $ pour la serie ou 10 $ par concert.Entree libre pour le film.Reservations : 514 939 7026 Photo : Margherita Spiluttini 3084095A 6LP1301D1026 D13 sam.6LP1301D1026 ZALLCALL 67 16:55:26 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 1 3 Ma s c a g n i Y Le o n c a v a l l o 9 , 1 4 , 1 6 , 2 0 E T 2 3 N O V E M B R E 2 0 0 2 À 2 0 H Cavalleria rusticana & I Pagliacci ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL SOUS LA DIRECTION DE MARCO PARISOTTO MISE EN SCÈNE DE MICHAEL Mc CAFFERY BILLETS À PARTIR DE 39,50 $ | ODM 514.985.2258 | PDA 514.842.2112 OPÉRA À L A CART E DISPONIBLE P R I X SPÉCIAUX 1 8 - 3 0 ANS www.operademontreal.com SM EXTRAITS ( 5 1 4 ) 2 8 2 - O P E R A CAVALLERIA RUSTICANA : SONIA RACINE_SANTUZZA | VLADIMIR GRISHKO_TURIDDU | JEFFREY KNEEBONE_ALFIO LOUISE GUYOT_LOLA | MARCIA SWANSTON_MAMMA LUCIA I PAGLIACCI : JOHN MAC MASTER_CANIO | CHRISTIANE RIEL_NEDDA | JEFFREY KNEEBONE_TONIO | GARY LEHMAN_SILVIO 3089648A DISQUES Des dodos pour s'éveiller au monde MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale Autant l'admettre d'emblée : l'album de berceuses Dodo la planète do remporte, dans ma modeste demeure, le premier (et seul) prix du « disque pour enfants qu'on peut écouter sans que papa vire fou ».C'est que ce papa-là, comme beaucoup d'autres parents, souffre véritablement quand tourne un album de comptines, quel qu'il soit.C'est là que Dodo la planète do frappe un grand coup doux : il ne ressemble pas à un disque pour tout-petits et cela en est pourtant un.Réalisé au Québec, il compte en effet 14 berceuses nées en Espagne, au Sénégal, en Chine, en Égypte, en Louisiane, au Niger, à Haïti, en Italie \u2014 donc aux sonorités exotiques et inconnues aux oreilles de la majorité \u2014, 14 berceuses interprétées par des Québécois qui ont pour point commun d'avoir été bercés sous d'autres cieux.À commencer par Paul Campagne, réalisateur de l'album, Paul Campagne, frère de Suzanne et Michelle Campagne, alias la gang de Hart-Rouge, tous nés en Saskatchewan et qui interprètent quelques-unes des superbes chansons de Dodo la planète do.Idem pour Carlos Placeres, né à Cuba, pour Idrissa Sissokho, né au Sénégal, pour Liu Fang, née en Chine, pour Sylva Balassanian, née au Liban, pour Connie Taylor, née en Saskatchewan et qui a un peu de sang norvégien dans les veines.Et même chose pour Roland Stringer, le producteur de l'album et directeur artistique de l'étiquette de disque La Montagne secrète (qui nous a déjà donné un autre beau disque pour enfants Un trésor dans mon jardin, inspiré de chansons de Vigneault \u2014 encore faut-il que papa aime Vigneault.).« L'idée originale, explique Roland Stringer, c'était d'aller vers les musiques du monde pour enfants.En cherchant, on s'est rendu compte qu'il existait beaucoup de berceuses : chanter pour endormir un enfant, c'est universel.C'est une musique qui fait le lien entre les petits et les plus grands.Ça rejoint tout le monde.» Paul Campagne va dans le même sens : « Je dirais même que le point commun entre ces chansons de styles assez différents, c'est qu'elles viennent toutes des mères.Ce sont des chansons qu'une maman chante en mettant son bébé sur sa poitrine pour le réchauffer et l'apaiser, et c'est pour cela qu'elles nous font toutes vibrer.» Le défi de cet album pour Paul Campagne, c'était de travailler pour la première fois avec plusieurs chanteurs.qui ne faisaient pas partie de sa famille : « On avait vu Liu Fang en spectacle l'an dernier au centre Pierre-Péladeau et on savait que c'était beau, ce qu'elle faisait.Mais quand elle est arrivée à la maison (où Paul a un studio) avec sa harpe chinoise, c'était assez inspirant pour tout le monde.Idrissa Sissokho, lui, était venu pour faire des choeurs sur une des berceuses et il nous a alors parlé d'une chanson de son pays natal, le Sénégal ; il est revenu avec sa cora (espèce de guitare africaine à long manche), il l'a chantée et c'était superbe : on l'a prise.Ensuite, Carlos Placeres, que nous connaissions déjà, nous a parlé d'une berceuse espagnole qu'on lui chantait quand il était petit à Cuba, Arruru mi nina, et il l'a enregistrée en un seul coup, avec sa femme et son bébé de deux mois tout à côté.C'était très beau, très touchant.Et ma soeur Michelle, elle, a deux tout petits enfants, dont un nouveau-né, elle a donc composé On te bercera en la testant directement sur son bébé (rires).En plus, tout cela donne des chansons parfois un peu plus groovy, comme la chanson cajun, qui swingue, mais qui réconforte en même temps.» Et si on a un papa qui raffole de la musique celtique, par exemple, on lui fait écouter plusieurs fois la belle chanson Washing Song, avec flûte irlandaise à l'appui ! Le livret comprend 32 pages de superbes illustrations signées Sylvie Bourbonnière, pour le plaisir des enfants.Et les paroles ?Il suffit de glisser l'album dans un ordinateur et elles nous sont fournies, accompagnées de traductions.Les adultes peuvent donc expliquer ce que racontent les belles chansons même s'ils ne comprennent pas un mot d'espagnol, de chinois, de créole ou d'anglais.Normal : après tout, les grandes personnes ne connaissent-elles pas tout ?DEUX FORFAITS SUR MESURE POUR VOTRE PLUS GRAND PLAISIR! Kyung-Wha Chung : un retour attendu ! MARDI 12 ET MERCREDI 13 NOVEMBRE, 20 H EDO DE WAART, CHEF D'ORCHESTRE KYUNG-WHA CHUNG, VIOLON BEETHOVEN, CORIOLAN, OUVERTURE BRAHMS, CONCERTO POUR VIOLON RACHMANINOV, DANSES SYMPHONIQUES Maxim Vengerov : le violon sans limites MARDI 18 ET MERCREDI 19 MARS, 20 H MICHEL PLASSON, CHEF D'ORCHESTRE MAXIM VENGEROV, VIOLON CHABRIER, LE ROI MALGRÉ LUI « FÊTE POLONAISE » BRITTEN, CONCERTO POUR VIOLON DEBUSSY, PRÉLUDE À L'APRÈS-MIDI D'UN FAUNE ROUSSEL, SYMPHONIE Nº 3 Schumann par Richard Raymond DIMANCHE 2 FÉVRIER, 14 H 30 MARCO PARISOTTO, CHEF D'ORCHESTRE RICHARD RAYMOND, PIANO HAYDN, SYMPHONIE Nº 93 SCHUMANN, CONCERTO POUR PIANO DION, CARTES POSTALES DE TROIS-RIVIÈRES WAGNER, TANNHÄUSER, OUVERTURE Soirée Ravel MARDI 20 MAI, 19 H 30 JACQUES LACOMBE, CHEF D'ORCHESTRE NAIDA COLE, PIANO RAVEL, ALBORADA DEL GRACIOSO, MA MÈRE L'OYE, SUITE, CONCERTO POUR PIANO EN SOL MAJEUR, PAVANE POUR UNE INFANTE DÉFUNTE, RAPSODIE ESPAGNOLE ET LE BOLÉRO Richard Raymond Après avoir remporté de nombreux concours dont le Concours International de Montréal, le pianiste canadien Richard Raymond poursuit une brillante carrière tant au pays qu'à l'étranger.soirée du 18: soirée du 19: «L'Empereur» de Beethoven MARDI 26 ET MERCREDI 27 NOVEMBRE, 20 H RAFAEL FRÜHBECK DE BURGOS, CHEF D'ORCHESTRE HORACIO GUTIÉRREZ, PIANO TIM BRADY, THREE OR FOUR DAYS AFTER THE DEATH OF KURT COBAIN BEETHOVEN, CONCERTO POUR PIANO Nº 5, « L'EMPEREUR » BRAHMS, SYMPHONIE Nº 2 Le célébrissime premier concerto de piano de Tchaïkovski MARDI 21 ET MERCREDI 22 JANVIER, 20 H JACQUES LACOMBE, CHEF D'ORCHESTRE MIKHAIL RUDY, PIANO TCHAÏKOVSKI, CONCERTO POUR PIANO Nº 1 TCHAÏKOVSKI, SYMPHONIE Nº 5 Chantal Juillet Violoniste montréalaise qui poursuit une carrière internationale, Chantal Juillet captive par ses interprétations passionnées de la musique du XXe siècle.À la mémoire d'un ange MARDI 3 ET MERCREDI 4 DÉCEMBRE, 20 H FRANZ-PAUL DECKER, CHEF D'ORCHESTRE CHANTAL JUILLET, VIOLON BRAHMS, OUVERTURE TRAGIQUE BERG, CONCERTO POUR VIOLON « À LA MÉMOIRE D'UN ANGE » BRUCKNER, SYMPHONIE Nº 7 ^ Naida Cole Première artiste canadienne à signer une entente avec la prestigieuse maison de disque Deutsche Grammophon, Naida Cole séduit avec de brillantes performances.le violon ou le piano?Vous aimez beaucoup, Horacio Gutiérrez « Un musicien extraordinaire\u2026 un musicien rempli de finesse et de sensibilité.» \u2014 The New York Times Mikhail Rudy Pianiste d'origine russe, Mikhail Rudy se produit sur les plus grandes scènes d'Europe.LES GRANDS CONCERTOS DE PIANO 4 concerts pour seulement 1 109 $$ LES GRANDS VIOLONISTES 4 concerts pour seulement 1129 $$ APPELEZ DÈS MAINTENANT ! (514) 842-9951 Gil Shaham « Gil Shaham est le plus romantique des violonistes.Ce jeune virtuose possède un jeu débordant de couleurs et empreint de plaisir.» \u2014 The Philadelphia Inquirer TOUS LES CONCERTS ONT LIEU À LA SALLE WILFRID-PELLETIER.LES DATES, LES ARTISTES ET LE CONTENU DES PROGRAMMES PEUVENT ÊTRE MODIFIÉS SANS PRÉAVIS.CHOIX DE SIÈGES SELON LES DISPONIBILITÉS DANS LES SECTIONS SUIVANTES : PARTERRE DD-B, Q-Z ET MEZZANINE.LES PRIX N'INCLUENT PAS LES TAXES.Maxim Vengerov « Maxim Vengerov est le genre d'artiste que l'on retrouve une fois tous les cent ans.» \u2014 The Strad Kyung-Wha Chung Première soliste à enregistrer avec l'OSM, Kyung-Wha Chung revient à Montréal après vingt ans d'absence.Amérique, terre d'adoption MARDI 29 ET MERCREDI 30 AVRIL, 20 H JACQUES LACOMBE, CHEF D'ORCHESTRE GIL SHAHAM, VIOLON ALEXINA LOUIE, SONGS OF PARADISE KORNGOLD, CONCERTO POUR VIOLON DVORAK, SYMPHONIE Nº 9 « DU NOUVEAU MONDE » 3091149A 6LP1401D1026 6LP1401D1026 ZALLCALL 67 19:59:26 10/25/02 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 Arcand Lapierre BONJOUR MONTRÉAL, dès 5 h 30.LAPIERRE ET COMPAGNIE, dès 15 h 30.3082274A Photo IVANOH DEMERS, La Presse © Sam Roberts a une gueule de star, mais rien d'une tête enflée.ROCK Un gars ben ordinaire FRÉDÉRIC BOUDREAULT collaboration spéciale JUSQU'À TOUT récemment, Sam Roberts était un parfait inconnu, qui jouait dans des groupes rock attirant quelques dizaines de spectateurs.Même à Montréal, sa ville de naissance, son nom ne disait pas grandchose.Avec la sortie, l'été dernier, de son premier mini-album de six chansons, The Inhuman Condition, les événements se sont bousculés pour cet ancien étudiant de l'Université Mc Gill.En seulement quatre mois, il a signé un gros contrat de disques avec la filiale américaine de Universal, en plus d'assurer la première de partie d'Oasis à Toronto, et de Tragically Hip un peu partout au Canada.Toute une ascension pour un gars qui livrait des meubles pour payer son loyer.Quand le chanteur de 27 ans a fait irruption dans un café, au centre-ville de Montréal, pour accorder une entrevue dans un français parfait à La Presse, on n'aurait pas cru qu'il s'agissait de celui qui connaît un énorme succès à la radio avec Brother Down.Sam Roberts semble très intimidé par l'attention qu'on lui porte soudainement.Les anglos diraient « the guy next door ».Avec son look décontracté de style britannique, ses cheveux bruns légèrement bouclés et ses yeux d'un bleu perçant, le chanteur possède, malgré ce qu'il peut affirmer, une vraie gueule de star.« Je me suis levé ce matin à 7 h 30, ce n'est pas évident pour quelqu'un qui joue de la musique », lance-t-il d'entrée de jeu, pour expliquer qu'il est complètement dépassé par les événements.Au fil de la discussion, il est évident que le chanteur n'a pas perdu de sa modestie.Les pieds bien vissés au plancher, la tête froide, Sam Roberts explique que la pression sur ses épaules n'est pas aussi forte qu'on pourrait penser : « Je ne suis pas comme José Théodore quand il a gagné les trophées Vézina et Hart.Je ne sens pas cette pression pour performer à tout prix.Lorsque les gens viennent à mes spectacles, on essaie de les divertir tout simplement.S'il y en a 10, tant mieux, on va s'amuser quand même.» La tête enflée, très peu pour Sam Roberts.Le chanteur prend avec un grain de sel tout cet intérêt qu'on lui manifeste en ce moment.Être célèbre ne faisait pas vraiment partie de ses plans, alors il s'y habitue du mieux qu'il peut.« Je n'ai pas de fusil sur la tempe, on ne m'oblige pas à faire quoi que ce soit.Ce n'est pas mon but d'être une vedette.Alors, si ça ne marche pas, j'enseignerai l'anglais dans une école secondaire, c'est tout.» Même si l'on a l'impression que son succès est arrivé du jour au lendemain, Sam Roberts a joué pendant plusieurs années dans Northstar, groupe de style britpop.Pourtant, le chanteur ne se destinait pas à une carrière de chanteur.Il espérait plutôt devenir un hockeyeur et jouer pour son club préféré, le Canadien de Montréal.Une grave blessure à la cuisse gauche a mis un frein à son rêve, et il s'est alors tourné vers la musique.Le violon, tout d'abord, et ensuite dans quelques formations locales.L'aventure de Northstar s'est brusquement terminée, il y a deux ans, ce qui l'a poussé à se lancer en solo.« C'était un peu frustrant à la fin.Moi, je ne comprenais pas pourquoi les autres membres ne voulaient plus s'impliquer, pourquoi ils n'avaient plus la même passion.C'était juste un sideline pour eux.Je me suis dit : « Tant pis, je m'en vais de mon côté.» Après un an, comme je voulais jouer mes chansons sur scène, quelques-uns de mes anciens collègues sont revenus.» Ce qui fait le charme de la musique de Sam Roberts, c'est sa grande sincérité.Un rock bien ficelé, peut-être pas le plus original, mais qui ne manque pas d'âme.D'ailleurs, il est très ironique de constater que la chanson qui a propulsé le chanteur a été écrite et enregistrée en une seule journée.« Ça m'amuse de voir que Brother Down a connu du succès, et qu'elle n'a presque rien coûté.Il y a tellement de groupes qui dépensent des millions de dollars sur une seule pièce ! Ça ne vaut rien, l'argent, s'il n'y a pas de coeur dans une chanson.J'espère que tout le monde pourra s'identifier à ce que je fais.Quand tu crois à ce que tu fais, les gens embarquent », explique le chanteur.Dans un registre totalement différent, les cinéphiles pourront également apercevoir la binette de Sam Roberts, puisqu'il fera une petite apparition dans Beyond Borders, film produit par Oliver Stone et mettant en vedette Angelina Jolie.« Mon amie Melissa Auf Der Maur m'a appelé pour que je devienne le chanteur d'un groupe reprenant les chansons des Clash.On faisait une version de Should I Stay or Should I Go ?.Je suis a un peu gêné.Tu devrais voir les vêtements qu'ils m'ont demandé de porter, j'espère juste que personne ne me reconnaîtra ! » SAM ROBERTS sera en spectacle le lundi 28 octobre, à 21 h, au Cabaret.Info : 514 790-1245.Michel Billets en vente au guichet du Théâtre Outremont, sur le réseau Admission, au (514) 790-1245 et sur www.admission.com Rivard avec Francis Covan et Mario Légaré Nouvelles supplémentaires! 27 ET 28 FÉVRIER 2003 au Théâtre Outremont 9, 10, 11 et 12 octobre au Gesù COMPLET 21 et 22 novembre au Théâtre Outremont DÉJÀ COMPLET !! 3090872A 6LP1501D1026 D-15 samedi - ARTS 6LP1501D1026 ZALLCALL 67 21:25:16 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 1 5 3080701A EXPOSITIONS Richelieu louangé LA SURPRENANTE EXPOSITION du Musée des beaux-arts sur le XVIIe siècle français, Richelieu : l'art et le pouvoir, semble connaître une belle réception.audelà de nos frontières.Le New York Times, deux semaines plutôt qu'une (7 et 20 octobre), et le New York Observer (9 octobre) invitent leurs lecteurs à se déplacer à Montréal pour cet « événement à ne pas manquer ».Idem pour Le Figaro qui, de Paris, parlait le 6 octobre d'une « magnifique exposition ».Du côté de la fréquentation, le MBA admet que les tourniquets ne tournent pas plus vite que d'habitude, mais que, tout de même, le 16 000e visiteur a déjà franchi les portes un mois à peine après l'inauguration de l'expo.Jérôme Delgado, collaboration spéciale Suzor-Coté dépoussiéré JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale PREMIÈRE VÉRITABLE rétrospective.Soixante-cinq ans après sa mort, il était pour le moins temps.Figure peu marquante, peut-être.Pourtant, non, Suzor-Coté, de son nom complet Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté (1869-1937), est considéré comme un pionnier de la modernité au Québec, voire au Canada.L'exposition Suzor-Coté, lumière et matière, inaugurée cet automne au Musée du Québec, et conçue en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada, se veut enfin le juste hommage à l'artiste d'Arthabaska.Fort populaire à son époque, défendue grassement par l'État (de Wilfrid Laurier, un ami, au gouvernement du Q u é b e c ) , l'oeuvre de l'artiste est aujourd'hui méconnue.C o m m e dans le cas de beaucoup de ses contemporains, ses p e i n t u r e s ont sombré dans l'indifférence coll e c t i v e , s o u f f r a n t peut-être du fait que le paysage canadien, part i c u l i è r e - ment celui d'hiver, a été la cible de m i l l e pinceaux.Mais Suzor-Coté n'était pas qu'un paysagiste.De tradition académiste, il était capable de traiter bien des genres (portrait, nature morte, peinture d'histoire, nu), touchant parfois aussi à la sculpture.Sa formation, acquise essentiellement en France, l'a amené à puiser dans l'esprit impressionniste l'essentiel de sa signature, ses effets de lumière rappelant parfois même un pointillisme à la Seurat.Ses personnages, bien définis et servant à des études coloristes, contrastent souvent avec un fond où la matière devient le sujet.Montée d'après l'oeil expert de Laurier Lacroix, professeur de l'UQAM spécialisé en art québécois, l'expo rassemble 140 oeuvres, présentées dans un accrochage simple, décortiquant parfois l'art de Suzor-Coté selon le genre, parfois selon le sujet (modèles féminins, paysans, Arthabaska, la débâcle).L'entrée en matière, un peu abrupte, plonge le visiteur dans les tableaux de Suzor-Côté réalisés en France.En fait, ce sont les premiers d'une carrière de près de 40 ans.Introduite par de courts textes, chaque section surgit, la plupart du temps, comme une suite de la précédente.Ce qui fait qu'on glisse suavement d'une période à une autre.Mais ce sont quelques surprises qui font que cette expo n'est pas un énième regard sur une époque peut-être clé, mais révolue, caractéristique des collaborations entre les deux musées (Krieghoff, Louis-Philippe Hébert).Dans la première salle, le morceau de choix s'avère Jacques- Cartier rencontre les Indiens à Stadaconé, 1535, seul tableau historique complété par l'artiste.Ailleurs, cette huile de 1907 aurait été bien plus en évidence.Ici, escortée d'esquisses et tournée vers le fond de la salle, elle est presque cachée.Un peu comme si le commissaire avait voulu souligner le peu d'attachement qu'on a au Québec pour des sujets historiques.Une fresque similaire dans n'importe quel pays serait archi-connue et célébrée.Ici, ce sera une découverte.Dans la d e u x i è m e salle, passant l'apaisante galerie de portraits de p a y s a n s d ' A r t h a - baska, surt o u t d e s sont dévoilés des nus féminins.Dévoiler n'est pas un euphémisme t e l l e m e n t cette partie de la production de Suzor-Coté a s u b i une sorte de censure à son époque.Compositions hautement symboliques, Symphonie pathétique, Sérénité et Été forment d'ailleurs un trio étonnant où le nu, très grand, vu de dos ou de profil, se retrouve dans un paysage sublime, né d'une recherche plastique passablement riche.Enfin, la dernière salle, consacrée essentiellement à des paysages des Bois-Francs et au travail sculpté de Suzor-Coté apparu dans les années 1920, dévoile d'autres petits secrets : scènes urbaines, murales exécutées pour une prestigieuse demeure dans le Vermont, puis utilisation de la photographie pour les compositions.Sans trop insister sur la glorieuse carrière du peintre, sans vouloir en faire un mythe, l'expo montre tout simplement que Suzor- Coté a su plaire au marché de son époque, tout en renouvelant la représentation du paysage et en s'ouvrant vers ses contemporains.SUZOR-COTÉ, LUMIÈRE ET MATIÈRE, Musée du Québec, jusqu'au 5 janvier.Info: 418 643-2150.mike contre-attaque ! et s'en prend aux escrocs qui ont fait main basse sur la maison-blanche Traduction française de Stupid White Men Un livre pamphlétaire jouissif par le réalisateur de Bowling For Columbine Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Saint-Upéry Michael MOORE Boréal www.editionsboreal.qc.ca 240 pages 19,95 $ 3091281A Le Vieux Rentier, une huile sur toile (1900) de la collection Pierre Lassonde.les 4, 5, 6, 7, 11, 12, 13 et 14 décembre à 20h au Théâtre Maisonneuve Après 100 représentations à guichets fermés au Théâtre Corona! 8 dernières représentations Deschamps 3090732A 6LP1601D1026 6LP1601D1026 ZALLCALL 67 20:47:16 10/25/02 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 LE MEG C'est la faute à Ladytron! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale LADYTRON A ouvert une boîte de Pandore.Depuis la parution de son premier et réjouissant album, 604, ce quatuor britannique a forcé l'apparition du terme « électroclash », qui a donné des idées \u2014 bonnes ou mauvaises \u2014 à une garnison de musiciens contemporains.Interrogatoire serré : on montre aujourd'hui du doigt Reuben Wu, leader de la formation qui sera de passage pour le MEG ce soir, à la SAT, pour une prestation DJ qui vise à nous faire patienter jusqu'au concert de février prochain.« Et ça va valoir la peine d'attendre encore un peu ! » assure Wu, personnage éloquent joint sur son portable dans son auto, à la sortie de Manchester.C'est dans cette ville du centre de l'Angleterre que Ladytron mijote le concert live qu'il trimbalera un peu partout dès le mois prochain.De plus, cette semaine, Reuben Wu s'envolait à New York « pour quelques DJ gigs, avant d'aller vous voir ».Light & Magic vient à peine de paraître en Amérique du Nord (sa sortie en Angleterre ne se fera qu'en décembre, pour un tas de raisons contractuelles) que, déjà, les journalistes l'assaillent de questions orientées vers le passé pas si lointain du fluo, de l'aérobie et de Miami Vice.« Certes, je suis un peu las de toutes ces questions sur l'électroclash et le retour des années 80 dans la musique et la mode, déballe Wu.Mais, chaque fois, on prend nos distances face à ce mouvement en défaisant les connexions qui nous y relient.» « Tu sais, poursuit Reuben, on faisait cette musique avant même l'apparition du terme.Light & Magic est notre seul album lancé en pleine vague électroclash.» Entendez- le prendre ses distances, le Wu et son clan.Quand même, le musicien et DJ reconnaît que « c'est le bon moment pour lancer notre album, avec cette vogue qui monte \u2014 et qui est en train de mourir lentement, à mon avis ».Le groupe a été fondé il y a trois ans par Wu et Danny Hunt, jeunes gens de Liverpool aux gènes de la pop bien enlacées.Les voix d'Helen Marnie et de Mira Aroyo sont vite venues renforcer les rangs.La sortie de 604, il y a presque trois ans, avait amené la presse à prédire le retour des années 80 \u2014 qui plus est, dans la sphère de la musique électronique.Ça prenait de grands visionnaires pour annoncer ça.Mais à trop vouloir consulter l'oracle, on est passé à côté de l'essence Ladytron, estime Wu : « Bien sûr que la musique du premier album possède ces caractéristiques.Seulement, les gens se sont attardés sur certains aspects de notre musique pour ériger les fondations de ce mouvement électroclash.» Wu ne croit pas que Ladytron devienne prisonnier de cette résurgence des années 80.Il considère sa musique assez différente de tout ce qu'on peut entendre aujourd'hui et, franchement, on doit lui donner raison.Light & Magic conserve la ritournelle caractéristique de la pop de cette époque.Mais l'enrobage est plus peaufiné, voire plus complexe dans ses épanchements rythmiques, dans ces superpositions d'harmonies simples et de sonorités crues.« Le problème avec l'électroclash est que ça semble n'être que le produit d'un manuel d'instruction, tu vois ce que je veux dire ?T'as besoin de sons analogues, d'une boîte à rythmes, d'une voix comme celle de Miss Kittin et.et voilà ! » Alors, qu'est-ce que l'Histoire retiendra de l'époque de Soft Cell et New Order ?« Bad hair, mad lifestyle, unhealthy living.et cette façon de dépenser notre argent pour des trucs inutiles ! » Ah.Finalement, ç'a un peu de sens, ce retour aux années 80.À entendre, ce soir à la SAT, avec Echo Kitty.Du M83 musclé « On est des glandeurs ! », déclare Nicolas Fromageau, la moitié de M83 (c'est le nom de la galaxie la plus rapprochée de la nôtre).Mais ils glandent de la chouette musique, ces deux jeunes Français.Leur premier album \u2014 éponyme \u2014 est le produit de deux rockeurs qui se sont acheté des samplers.N'importe quoi pour ne pas avoir à négocier avec des batteurs, justifient ceux qui jurent ne jamais avoir écouté du Boards of Canada avant qu'on les compare à eux.Bon.Ils se produisent ce soir, au Club Soda, « et notre concert sera pas mal plus musclé que ce qu'on peut entendre sur l'album », préviennent- ils.M83 jouera avec les Marseillais Troublemakers, Éloi Brunelle, Antonelli Electr., l'Helvète Luciano et les Stereomovers.GALERIE CLAUDE THÉBERGE de 14 h à 19 h du mardi au dimanche 2018, rue St-Hubert, Montréal, QC (514) 288-1811 Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec 514 939 7026 www.cca.qc.ca Heures d'ouverture : mardi au dimanche, 11 h à 18 h; jeudi, 11 h à 21 h du 23 octobre 2002 au 6 avril 2003 Explorez les sources créatives de ces architectes d'avant-garde herzog & de meuron 3084091A Karoo Ashevak, Joueur de tambour (détail), Vers 1973.Don de L.Marguerite Vaughan, Musée des beaux-arts de Montréal.© Public Trustee of Nunavut.Trustee of the Estate of Karoo Ashevak.Photo: Hugo Maertens, Bruges.L'Halloween au Musée\u2026 effrayant Le dimanche 27 octobre, de 12 h 30 à 17 h.Cette année encore, le Musée ouvre ses portes aux familles qui aiment se déguiser.Parez-vous de vos plus beaux atours - chapeau de sorcière, cape de mousquetaire ou robe de princesse - et venez vous amuser avec nous.De nombreux prix seront remis aux porteurs des meilleurs costumes.De multiples activités vous attendent, bonbons et frissons garantis ! Pour en savoir plus sur l'horaire des activités : (514) 285-2000 ou www.mbam.qc.ca 1380, rue Sherbrooke Ouest.Entrée libre.3084794A L'Halloween au Jardin botanique de Montréal Venez rencontrer Esméralda, notre sympathique sorcière qui anime le Grand bal des citrouilles ! exposition de citrouilles décorées pièce de théâtre pour les 4 à 8 ans concours de citrouilles décorées vote du public défi UNICEF en faveur des enfants et plus encore ! Du 4 octobre au 3 novembre, tous les jours de 9 h à 21 h.Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est (514) 872-1400 www.v i l l e .m o n t r e a l .q c .c a / j a r d i n Aussi à l'affiche La magie des lanternes, un spectacle inoubliable ! Jusqu'au 3 novembre de 9 h à 21 h 3077513A Et à ne pas manquer LE BAL DES SORCIÈRES Samedi et dimanche 26 et 27 octobre à 13 h 30 Revêtez votre costume et suivez la piste du fantôme en résidence du Mc Cord jusqu'au bal des sorcières.Inclus avec le billet du Musée.Dans le cadre du Mois de la Calligraphie chinoise : RÉUNION DE THÉ ALTRUISTE Vendredi 1er novembre à 19 h Offrez et recevez en silence au cours de ce rassemblement fraternel autour du thé, où chacun est à la fois hôte et invité.Inclus avec le billet du Musée.SIGNETS À LA PAGE Dimanche 3 novembre à 13 h 30 Créez un signet unique en son genre, juste à temps pour le Salon du livre.Adultes : 10 $, enfants de 8 à 16 ans : 5 $.Les places sont limitées.Réservations obligatoires : (514) 398-7100, poste 222.690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca C'était difficile pour le Géant Beaupré de trouver chaussure à son pied.Mais au Musée Mc Cord, vous trouverez mille et un plaisirs\u2026 petits et grands ! Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du Mc Cord et plongez au coeur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.P o i n t u re ?Simplement Montréal coup d'oeil sur une v i l l e unique Participez au rallye de l'histoire ! 3090683A 6LP1701D1026 6LP1701D1026 ZALLCALL 67 20:31:12 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 1 7 Leotta a gagné! CLAUDE GINGRAS DES SEPT RÉCITALS que totalise l'intégrale des 32 Sonates de Beethoven offerte par le jeune pianiste italien Christian Leotta, j'avais entendu le deuxième (le premier tombait un soir d'OSM) et avais été déçu.Mais une telle entreprise méritait certainement un second regard, d'autant plus que M.Leotta avait montré, malgré tout, de réelles qualités de pianiste et de musicien.L'occasion de le réécouter se présentait dans un contexte idéal : jeudi soir, il avait programmé comme pièce majeure la plus longue et la plus difficile des 32, la colossale et redoutable Hammerklavier, cet « Himalayades Sonates », avec son Allegro initial violemment rythmique (pour citer Messiaen), son extatique mouvement lent monopolisant la moitié des 45 minutes d'audition, et sa délirante fugue finale où les trilles fusent avec une rapidité folle d'une main à l'autre.Je me félicite d'être allé réentendre Christian Leotta.Sa réalisation fidèle et toujours captivante de la plus importante des Sonates de Beethoven permet maintenant de saluer en lui un pianiste de première force \u2014 technicien, musicien et interprète tout à la fois.Quelques fautes dans le feu de l'action (comme il y en a presque toujours dans cette musique « injouable ») s'estompaient devant la puissance quasi orchestrale et la prodigieuse clarté des mouvements rapides.S'inscrivant au milieu de cette effervescence pianistique, le mouvement lent révéla chez ce garçon de 23 ans la continuité de pensée et l'intériorité d'un interprète ayant deux fois cet âge.Christian Leotta se lance dans les 32 Sonates sans les connaître encore toutes.Il nous arrive après en avoir joué la moitié environ.La Hammerklavier est de celles-là, la Waldstein aussi, et cette expérience était évidente jeudi soir.Tout ce qu'on attend de la Waldstein était là, y compris le caractère d'expectative de l'Adagio menant au finale et, plus tard, les rapides octaves en glissando.L'op.26 fut moins impressionnant.De toute évidence, c'est l'une des sonates auxquelles M.Leotta travaille encore.Je maintiens aussi mes réserves sur ce qui est, parfois, un jeu très dur, troublant l'acoustique de la Chapelle du Bon-Pasteur et le délicat Fazioli qui s'y trouve.Il est clair que nous nous trouvons devant un pianiste fait pour jouer dans des salles de 1 500 personnes et non de 150.Concernant les prochains récitals, je rappelle que celui annoncé pour demain après-midi est reporté au 15 novembre.Prochain récital : ce jeudi, 31 octobre, et groupant les opp.109, 110 et 111.Enfin, le récital annoncé pour jeudi de la semaine dernière, 17 octobre, aura lieu le 6 novembre.CHRISTIAN LEOTTA, pianiste.Jeudi soir, quatrième de sept récitals consacrés aux 32 Sonates pour piano de Ludwig van Beethoven.Chapelle historique du Bon-Pasteur.Programme : Sonate no 12, en la bémol majeur, op.26 (1800-01) Sonate no 21, en do majeur, op.53 (« Waldstein ») (1804) Sonate no 29, en si bémol majeur, op.106 (« Hammerklavier ») (1817-19) Samedi et dimanche Samedi et dimanche 3085996A 3088785A Un Songe à l'eau de rose STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LES OEUVRES de Shakespeare ne sont jamais inoffensives.Même Songe d'une nuit d'été, sous ses dehors de comédie romantique, aborde en sourdine des sujets dérangeants, tels l'oppression des femmes, le droit de vie ou de mort que souverains et parents avaient à une époque sur leurs sujets et leurs enfants, le viol, la censure, la perfidie, la cruauté et la bêtise humaine.Dans la version du Ballet British Columbia, le chorégraphe John Alleyne a évincé plusieurs de ces éléments au profit d'une vision aseptisée et fleur bleue.L'histoire demeure sensiblement la même.Helena aime Demetrius qui aime Hermia qui aime Lysandre, envers et contre les désirs de son père, Égée, qui voudrait la forcer à épouser Demetrius.L'espiègle lutin Puck transporte tous ces amoureux au coeur d'une forêt magique.Là, dans ce lieu où se confondent rêve et réalité, il se jouera de leur détresse en les manipulant comme des pions à l'aide du suc d'une fleur magique que lui procure son complice Obéron, roi des fées de la forêt.Ce dernier souffre de ses propres petits problèmes conjugaux : jaloux de l'amour que porte sa reine Titania à deux petits orphelins qu'elle a recueillis, il ordonnera à Puck de lui donner une bonne leçon en la faisant tomber amoureuse d'un âne.La version d'Alleyne est certes esthétiquement plaisante, mais manque de mordant.Ceux qui apprécient toute la densité de l'oeuvre originale risquent fort d'être déçus.Même les sous-entendus sexuels sont adoucis.Les danseurs jouent du bassin, se roulent au sol, mais le tout demeure assez lyrique, à l'exception peut-être d'une brève allusion à une attirance homoérotique entre Lysandre et Demetrius, alors sous l'emprise de Puck qui s'est laissé un peu trop emporter, et de la danse lascive de Titania, attirée par un Égée transformé en âne sous les ordres de son mari.Cela dit, les scènes de chassécroisé amoureux sont vives et amusantes et Alleyne a, la plupart du temps, réussi à éviter le piège de la pantomime désuète.En effet, les éléments de jeux coulent à merveille dans la gestuelle dynamique et les phrasés fluides et mouvants.Les farandoles des fées de la forêt sont divertissantes et bien exécutées.La scénographie minimaliste et sobre signée Darren Waterston est véritablement diaphane, l'effet étant accentué par l'utilisation de tissus vaporeux.Les intensités d'éclairage donnent parfois lieu à de magnifiques effets de sous-bois chatoyants au clair de lune.Alleyne dit s'être inspiré de l'atmosphère surnaturelle de classiques comme Giselle, mais ici la lumière verse trop facilement dans le rose bonbon peu subtil et certains éléments de mise en scène, comme des petites lucioles et des éclairs, sont dignes de théâtres de cartonpâte et frôlant la parodie, un ton qui, s'il était voulu, détonne avec le reste du ballet.Une soirée divertissante, mais sans plus.SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ du Ballet British Columbia, ce soir à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.À SURVEILLER DIMANCHE eett uunn tt-sshhiirrtt LLaa PPrreessssee.EN OCTOBRE, 100 gagnants mériteront ces deux Guides de la connaissance - La Météo - Le Corps Humain et un t-shirt La Presse.DEMAIN 430 rue Bonsecours Vieux-Montréal (Quartier des arts) (514) 875-8281 3090708A 6LP1801D1026 D18 sam.6LP1801D1026 ZALLCALL 67 17:23:27 10/25/02 B D18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Comme il vous plaira, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Suzanne Lantagne, assistée de Robert Drouin.Avec Félix Beaulieu-Duchesneau, Delphine Bienvenu, Myriam de Verger, Karine Lagueux, Justin Laramée, Marie-Laurence Moreau, Philippe Racine, Érik Tremblay, Frédérik Zacharek et la participation de Marie-Ève Pelletier : 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Dès mer., 20h, L'Année du championnat, de Jason Miller.Mise en scène de Denis Bernard.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Normand D'Amour, Michel Dumont, Michel Laperrière, Roger Léger et Jean-Francois Pichette.Du mar.Au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Auj., 16h et 20h30, Savannach Bay, de Marguerite Duras.Mise en scène de Patricia Nolin.Avec Janine Sutto et Monique Spaziani.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E Hippocampe, de Pascal Brullemans.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Dominic Anctil, Muriel Dutil, Anne-Sylvie Gosselin, Dominique Quesnel, Isabelle Lamontagne, Gaétan Nadeau et Sacha Samar : 20h.Jusqu'au 23 novembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Dévoilement devant notaire, de Dominick Parenteau-Lebeuf.Mise en scène de Marc Béland.Avec Henri Chassé, Nicolas Pinson et Isabelle Roy.Du mar.Au sam.,20h.Jusqu'au 9 novembre.LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Production des Éternels Pigistes en codiffusion avec le Théâtre de la Manufacture.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 9 novembre.THÉÂTRE LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dim., 15h et 20h; lun., 20h, Zoo Story, de Edward Albee.Trad.et mise en scène de Jean Boilard.Avec Stéphane Archambault et Charles Préfontaine.Production Théâtre Alambic.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Corps et âme, de John Mighton.Mise en scène de Robert Reid.Avec Marie-Hélène Fortin, Sylvie Laplante, Charles Préfontaine, Christophe Rapin et Brigitte St-Aubin : 20h.Jusqu'au 16 novembre.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Dès mar., 20h, Lily, d'Isabelle Cauchy.Musique de Michel G.Côté.Avec Catherine Sénart, Stéphane Brulotte, Daniel Gadouas, Isabelle Roy et Robert Vézina.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Babel, de Brigitte Poupart.Avec Carole Courtois, Paul- Patrick Charbonneau, Guillaume Chouinard, Alexandre Goyette, Geneviève Laroche, Daniel Parent, Patricia Perez et Catherine Tardif.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 2 novembre.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Henri et Margaux, de et avec Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière.Production du Nouveau Théâtre Expérimental.Du mar.Au sam., 20h30; dim., le 3 nov., à 15h.Jusqu'au 3 novembre.BALUSTRADE DU MONUMENT-NATIONAL (1182, St- Laurent) Pour faire une histoire courte., de Frédéric Blanchette.Avec Guillaume Champoux, Rose-Maïté Erkoreka, François Létourneau, Sébastien Rajotte, David Savard et Catherine- Anne Toupin.Présentation du Théâtre ni plus ni moins.Du jeu au sam., 20h30.Jusqu'au 26 octobre.ESPACE GEORDIE (4001, Berri) Le Journal d'un fou, de Nicolas Gogol.Version française de Paul Lefebvre, assisté d'Anne-Catherine Lebeau.Mise en scène de Paul Lefebvre.Avec Jean-Robert Bourdage: 20h.Jusqu'au 2 novembre.SALLE L'X (182, Ste-Catherine E.) Auj., mar., mer., jeu., ven., 20h, Andromaque, de Jean Racine.Mise en scène de Robert Lavoie.Avec Frédéric Boivin, Mélanie Laberge, Robert Lavoie, Jean Sébastien Poirier, Annie Ranger, Karine Ricard, Michel Savard et Marie-Ève Soulard La Ferrière.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 15h, Eti En, de Sarto Gendron.Mise en scène de Michel Bérubé.Avec Chantal Baril, Mario Borges et Joachim Tanguay.(13 ans et plus) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 11h, contes pour l'Halloween avec Sylvi Belleau (4 à 10 ans).Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilflrid-Pelletier) Auj., 20h, Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Chorégraphie de John Alleyne.Présentation du Ballet British Columbia.Musique de Henry Purcell, adaptée et réorchestrée par Owen Underhill et Michael Bushnell.Orchestre des Grands Ballets Canadiens de Montréal.Dir.Derrick Inouye.TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, Le Naufragé, de Tony Chong, et Suck & Spit, de Jenn Goodwin.THÉÂTRE D.B.CLARKE (Université Concordia, 1455, de Maisonneuve O.) Dim., 19h, Priyadarsdini Govind.Musique UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Faculté de Musique) Auj., 15 h, Larissa Gergieva, pianiste: master-class, mélodie russe.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Chanteurs d'Orphée.Dir.Peter Schubert.Dim., 13 h, Alexandra Townsend, pianiste.Mer., 12 h 30, Patrick Wedd, organiste.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, GEMS (musique électroacoustique).Lun., 20 h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Boris Brott.Anton Kuerti, pianiste.Préludes et Fugues (Beethoven, arr.Brott), Concerto pour piano no 4 (Beethoven), Verklärte Nacht (Schoenberg) (19 h 15, conférence pré-concert: Richard Turp).Jeu., 19 h 30, Stephen Hamm, David Jalbert, Ian Parker et Jean-Philippe Sylvestre, pianistes.Chopin, Liszt, Debussy.Concerts publics CBC.Ven., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Eva Kozma, violoniste.Concerto pour violon (Beethoven), Khipus (Holbrook), Don Juan (Strauss).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20h, Ensemble Caprice et Paul Leenhouts, flûtiste.Purcell, Schmelzer, Vivaldi, Maute, Scarlatti.Dim., 15h, Daniil Shtoda, ténor.Au piano: Larissa Gergieva.Glinka, Dargomijky, Tchaïkovsky, Rachmaninov, Cui, Balakirev, Alabiev, Gurilev, Varlamov, Kozlovsky, Bulachov.Mar., 20h, Ensembles de musique ancienne de Mc Gill.Ven., 12h15, David Szanto, organiste.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Ensemble du Conservatoire.Hommage à Gilles Tremblay.Mer., 20 h, Élisabeth Gallat-Morin et Jean- Pierre Pinson: conférence sur la vie musicale en Nouvelle- France.Jeu., 20 h, Christian Leotta, pianiste.Sonates opp.109, 110 et 111 (Beethoven).ÉGLISE SAINT-GERMAIN (Outremont) Auj., 20 h, Choeur de chambre Arts-Québec.Dir.Yves Courville.Philip Crozier, organiste.Bach, Bruckner, Buxtehude, Mozart, Palestrina, Franck.ÉGLISE T.S.RÉDEMPTEUR (3530, Adam) Auj., 20 h, Choeur Enharmonique de Montréal.Dir.Gilbert Patenaude.Vivaldi.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11h, Morel et Nemish, duo-pianistes.Sons et brioches.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 14 h 30, Ensemble Johann-Schrammel.GRAND SÉMINAIRE (Chapelle) Dim., 15h, Yves-G.Préfontaine, organiste.Grigny, Baumgarten, Rogg, Jimenez, G.-F.Couperin, Glass.Entrée libre.CHAPELLE N.-D.-DE-BON-SECOURS Dim., 15 h, Ensemble Nouvelle-France.Oratorio de Marie- Madeleine (Louise Courville).Entrée libre.Ven., 20 h, Olivier Brault et Hélène Plouffe, violonistes, Amanda Keesmaat, violoncelliste, Luc Beauséjour, claveciniste.Scarlatti, Rossi, Castello, Uccellini, Albinoni, Locatelli.SALLE PIERRE-MERCURE Lun., 20 h, Yegor Dyachkov, violoncelliste, Jean Saulnier, pianiste.Sonate op.78 (Brahms), Sonate op.40 (Chostakovitch), Sonate op.63 (Hétu), Improvisation II (Prévost).Concerts publics Radio-Canada.Ven., 20 h, La Chapelle de Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Julie Sirois-Leclerc, hautboïste.Symphonies nos 2, 3, 5, Concerto pour hautbois (C.P.E.Bach).PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Ensemble Schubert.Quatuor pour piano et cordes (Mahler), Quatuor op.2 (Mendelssohn), Quatuor op.30 (Chausson).Pro Musica.Mar., 19 h 30, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Jean-François Latour, pianiste.Burleske (Strauss), After Math (Mariner), L'Apprenti sorcier (Dukas), Danse macabre (Saint-Saëns), Nuit de la Saint-Jean sur le Mont Chauve (Moussorgsky), extraits de The Phantom of the Opera (Webber) (18 h 30, conférence pré-concert: Claudio Ricignuolo).Mer., 20 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Quatuor à cordes St.Lawrence.Fantasia on a Theme by Thomas Tallis (Vaughan Williams), Four-Forty (Schafer), Symphonie no 7 (Beethoven).PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Mer.et ven., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Corey Hart, chanteur.Week-ends Pop.PLACE DES ARTS (Studio-théâtre Stella-Artois) Jeu., 12 h 10, Lise Daoust, flûtiste, Louise Bessette, pianiste.Mozart, Desmarais, Joplin.Mélodînes.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Jeu., 20 h, Les Violons du Roy.Dir.Bernard Labadie.Concertos grossos op.6 nos 1, 2, 3, 4, 9, 11 et 12 (Handel).SALLE ANDRÉ-MATHIEU (Laval) Mer., 20 h, Orchestre symphonique de Laval.Dir.Jean- François Rivest.Anita Krause, mezzo-soprano.Ouverture de Guerre et Paix (Prokofiev), Kindertotenlieder (Mahler), Symphonie no 5 (Chostakovitch).Variétés CASINO DE MONTRÉAL Auj.et dim., 21h, Danse Sing.Mise en scène de Sophye Nolet.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 21h, LAB4; dès mar., 20h, Lévesque & Turcotte.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Ven., 20h, Bob Walsh.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h, Pierrot Fournier chante Brel; dim., 20h, les Cravates (improvisation).SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Auj., 20h, Luce Dufault.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 20h, Peter Mac Leod.PARC LAURIER (Édifice central, entrée côté nord, Laurier et Christophe-Colomb) La Fête des morts, de Céline Bonnier et Nathalie Claude.Avec Nathalie Claude, Stéphane Demers, Marcel Pomerlo, Chantal Dumoulin, Renée Houle, Peter James Guillermina Kerwin, Denis Lavalou, Danielle Lecourtois, Leni Parker et Blas Villalpando.Présentation de Momentum : 20h15.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 21h, méga spectacle (danses, poèmes, contes, chansons du Sénégal, Italie, Haïti, Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria).BALATTOU (4372, St-Laurent) Dim., 20h, Harold Faustin; jeu., dès 21h, bal Touloulou.L'INTRUS (1351, Rachel E.) Mar., 20h, Jacques Pasquet et Bryan Perro.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Étienne et Francois; dim., 20h, Une chanson avec ça.LION D'OR (1676, Ontario E.) Dim., 20h, Un dia en el bario.Présentation de la compagnie Barrio Flamenco.MAISON ST-GABRIEL 2146, Dublin, Pointe-St-Charles) Dim., 14h, Les Voix du Choeur , avec Ubert Sanspré dit Beloeill, François Lavallée et Jean-Marc Massie.USINE C (1345, Lalonde) Auj., de 19h à 22h, Each and every inch., parcours dans la vie d'Elizabeth Smart.Productions Super Musique/ Cryptic.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Dany Pouliot et Benoît Bélair.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe Alambic et Karl Millette.L'APARTÉ (5029, St-Denis) Jeu., 21h, La Passion du Ballon-Balai, de et avec Vincent Brillant-Giroux.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, Jean Viau chante Brassens; dim., 21h, Rocky Chouinard; lun., 21h30, Sonia Johnson chante Gainsbourg, Vian, Nougaro; mar., 21h30, Bonjour Nostalgie, avec Raphaël Torr; mer., 21h30, Charles Viau et François Dumoutier.FOCACCIA SHOW LIVE (2077, University) Auj., Big Mark et The Blues Express; mer., Shane Murphy: dès 21h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Mer., 20h, soirée de poésie et musique, avec Éric Roger et ses invités : Violaine Forest, Mario Cholette, Monique Gour Deslauriers, Louise Haley, Danny Twist, André Beauregard, Julie Fauteux, Adeline Rognon, Michèle Baillargeon, Hans Haley Bédard, Mylène Lavoie et Roxanne Ruel.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., 16h, Boy Junkie; 22h, Gary Davis et Jim Stevens.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h30, hommage à Benny Goodman.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h, Mr.& Mrs.Cocoa.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe The Prisoners.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange- Gardien, L'Assomption) Auj., Luaurence Jalbert.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Pratt & Whitney, 150, de Gentilly E., Longueuil) Mer., 20h, Gary Kurtz; jeu., 20hg, Charles Papasoff.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., Laurent Paquin.et dim., 20h30, les trois ténors de l'humour (Michaël Rancourt, Steeve Diam; mer.et jeu., 20h30, Sylvain Cossette.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Yelo Molo; dim., 20h, François Morency.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Marry N., Magog) Auj., 20h30, Patrick Groulx.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Nicola Ciccone.LE BIG PETE (226, Champlain, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., dès 21h, Something Blues.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Le Baby Boomer's Band.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Ste-Catherine O.) Expositions Alexandre David, et Sam Taylor-Wood.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O.) Expositions Richelieu: l'art et le pouvoir, et Regards sur l'itinérance: le baroque revisité par des adolescents, et Jessica Diamond.LA GALERIE D'ART (1390, Sherbrooke O.) Exposition Images gravées.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 16h; dim., de 13h à 17h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin.Mar.au dim., 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Auj.et dim., exposition Saint-Laurent, la Main de Montréal.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Trésors de la Forêt: le bois et l'écorce dans les traditions autochtones, LUI - la mode au masculin, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique, et Naviguer sur le canal de Lachine 1825-1960.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle) Exposition Pour ou contre l'art abstrait?, oeuvres de Yves Gaucher, John Heward, Jacques Hurtubise, Fernand Leduc, Serge Lemoyne, Jean Mc Ewen, Françoise Sullivan, Claude Tousignant, Pierre-Léon Tétreault et Françoise Tounissoux.Jusqu'au 15 décembre.- (La Dépendance) - Auj.et dim., de 11h30 à 16h30, sculptures de Pierre Le Blanc.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe- St-Charles) Exposition Allons voir si la rose.Du mar.au dim., visites guidées de 11h à 17h.Jusqu'au 15 décembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Exposition Incident Catastrophe Suspense, oeuvres de Daniel Laskarin.Du mar.au dim., de 12h à 17h.ATELIER CIRCULAIRE (5445, av.De Gaspé) Exposition Voir grand.Du mer.au sam., de 12h à 17h.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St- Denis) Exposition Les Collectionneurs d'estampes.Du mar.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 9 novembre.BORDUAS (207, Laurier O.) Estampes de Luc Nadeau, bronzes de Kieff (Grediaga) et oeuvres de Serge Brunoni.Du mar.au ven.de 9h.à 18h.et du sam.de 10h à 17h.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste- Catherine O., espace 506) Oeuvres de Nikki Forrest et Jackie Gallant.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 9 novembre.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baille) Expositions Lumière artificielle et Herzog& de Meuron : Archéologie de l'imaginaire.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Oeuvres de Louise Viger et André Martin.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 16 novembre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l'aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Pierre Granche: arthicturer le site, oeuvres, fragments et témoins 1973-1997.Mar., mer., jeu., dim., de 12h à 18h.Jusqu'au 7 novembre.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Auj.et dim., installations de Michael Snow.ESPACE 306 (372, Ste-CatherineO.) Dès mer., oeuvres de Serge Champagne.ESPACE VOX (350, St-Paul E.) Auj.et dim., exposition Roy Arden: oeuvres choisies 1985-2000.GALERIE B-312(372 , Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres de Renée Lavaillante et Yan Giguère.Du mar.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 9 novembre.GALERIE BERENSEN (1472, Sherbrooke O.) Auj., photographies d'Edward Burtynsky, Serge Clément, Jackie Cytrynbaum, Linda Rutenberg, Ariane Thézé et Robert Walker.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Oeuvres d'Éric Daudelin et Claude Chaussard.Du mar.Au ven., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 16 nov.GALERIE CLARK (5455, De Gaspé) Oeuvres de Carl Trahan.Du mar.Au sam., de 12h à 17h.GALERIE CONSTANT (460, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Louis-Philippe Sarrazin et Jérôme Lessard.Du mer.Au sam., de 13h à 17h.Jusqu'au 30 octobre.GALERIE CRÉATIV'ART (880, boul.Henri-Bourassa E.) Oeuvres d'Aline Carreau.Mer., jeu.de 12h à 21h; ven., sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 21 novembre.GALERIE DARE-DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Photographies de Julie Marchand et oeuvres de Natacha Roussel.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 9 nov.GALERIE D'AVIGNON (102, av.Laurier O.) Auj., sculptures de Dale Dunning et Yehiel Rabinowitz.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Stephen Andrews.Mar.au sam., 12h à 17h.GALERIE BRIGITTE DESROCHES (2110, Crescent) Oeuvres de L.Ayotte, Beaulieu, S.Cosgrove, H.Masson, R.Mount, R.Richard, G.Roberts et A.Rousseau.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, St-Alexandre) Oeuvres de Michèle Delisle.Jusqu'au 9 novembre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Auj.et dim., de 13h à 16h, exposition Encrage, estampes d'artistes québécois et français.GALERIE ENTRE CADRE (4897, St-Laurent) Auj., peintures de Josée Barrette.GALERIE ESPACE VERRE (1200, Mill) Oeuvres de Bruno Andrus, Gérald Collard, Laura Donefer, Susan Edgerley, Michèle Lapointe, Michel Leclerc, Élisabeth Marier, Mario Paré, Donald Robertson, John Paul Robinson, Paul Schwieder et Michel Vincent.Du lun.au ven., de 9h à 17h.GALERIE GALA (5157, boul.St-Laurent) Oeuvres de Marité Elizalde.Jusqu'au 3 novembre.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Patrick Lamoureux.Jusqu'au 9 novembre.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Photographies de Georges Rousse.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 9 novembre.GALERIE NOËL GUYOMARC'h (137, Laurier O.) Auj., exposition Ka Boum, oeuvres des étudiant (e)s de l'École de Joaillerie de Montréal.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Manon Otis, Albric Soly et Francesco Alberti.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Lithographies de Jean-Paul Riopelle et oeuvres d'Arthur Lismer.Jusqu'au 31 octobre.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) OEuvres de Zilon/Sonic.Jusqu'à lundi.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jeff Goodman.Jusqu'au 29 octobre.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Marilyn Reim et Paul Chester.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Auj., de 10h à 17h, peintures de Lorraine Simms.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Gérard Castonguay et Jean-Pierre Lafrance.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 30 octobre.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Peintures de Catherine Bossé.Lun., 13h à 21h; mar., mer., jeu.; 10h à 21h; ven., 10h à 17h.Jusqu'au 16 nov.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Monique Auger.Mer.au sam., 12h à 17h.GALERIE TURENNE INC.(1474, Sherbrooke O.) Peintures de P.G.Dubois et tableaux anciens.GALERIE UQAM (1400, Berri, salle J-R120) Oeuvres d'Alain Paiement.Du mar.au sam., de 12h à 18h.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Christian Deberdt.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VAV (1395, René-Lévesque O.) Dès lun., oeuvres de Dyske alias Charles Perreault et Aurèle Parisien.Du lun.Au sam., de 10h à 20h.GALERIE WADDINGTON & GORCE INC.(372, Ste-Catherine O., espace 214) Oeuvres de Dorothy Knowles.GALERIE JOYCE YAHOUDA (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Céline B.La Terreur.2 1 IN MY PLACE COLDPLAY 5 2 ELECTRICAL STORM U2 3 3 EVERYDAY BON JOVI 1 4 JUST LIKE A PILL PINK 4 5 SKATER BOY AVRIL LAVIGNE 7 6 BROTHER DOWN SAM ROBERTS 6 7 UNDERNEATH IT ALL NO DOUBT 10 8 THE GAME OF LOVE SANTANA feat.MICHELLE BRANCH 11 9 HEY SEXY LADY SHAGGY 8 10 STEVE MCQUEEN SHERYL CROW 12 11 THE BARRY WILLIAMS SHOW PETER GABRIEL 18 12 DIE ANOTHER DAY MADONNA 14 13 STARS THE CRANBERRIES 16 14 INNOCENT OUR LADY PEACE 17 15 DON'T STOP ROLLING STONES 13 16 LOVE AT FIRST SIGHT KYLIE MINOGUE 19 17 I'M GONNA GETCHA GOOD SHANIA TWAIN 9 18 THE RISING BRUCE SPRINGSTEEN - 19 THE ZEPHYR SONG RED HOT SHILI PEPPERS 15 20 BY THE WAY RED HOT CHILI PEPPERS SEMAINE DERNIÈRE CETTE SEMAINE TOP 20 ANGLOPHONE TOP 10 FRANCOPHONE Le grand décompte énergie anglophone demain de 10 h à midi avec Anne-Marie Withenshaw et P.Y.Le grand décompte énergie francophone demain de 18 h à 19 h avec Mélanie Gagné GaGNez un des 5 albums 5@8 Volume 2 Complétez ce coupon et postez-le à Énergie 94.3.Tirage tous les mardis à 17 h.Dernier tirage le mardi 12 novembre 2002.Visitez : radioenergie.com ou cyberpresse.ca Nom: Adresse : Tél.: Cochez cette case si vous ne désirez pas profiter d'offres promotionnelles.Postez à Concours Album 5@8 Volume 2, 1717, boulevard René-Lévesque est.Bureau 120, Montréal (Québec) H2L 4T9 (règlements disponibles à énergie 94.3, fac similés non acceptés) 1 1 FAIRE LA PAIX AVEC L'AMOUR DANY BÉDAR 3 2 NIAISEUX RICHARD PETIT 4 3 ME VOILÀ BRYAN ADAMS 2 4 TOUNE D'AUTOMNE LES COWBOYS FRINGUANTS 11 5 UN BEAU GRAND SLOW ÉRIC LAPOINTE 7 6 LE DOIGT BIEN DROIT LULU HUGUES 9 7 JE T'AIME PLUS QUE TOUT RONAN KEATING & CECILIA CARA 5 8 ENSEMBLE CORNEILLE 13 9 DANS UN SPOUTNIK DANIEL BÉLANGER 15 10 SANS TOI ISABELLE BOULAY SEMAINE DERNIÈRE CETTE SEMAINE 6LP1901D1026 D19 sam.6LP1901D1026 ZALLCALL 67 18:28:15 10/25/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 6 O C T O B R E 2 0 0 2 D 1 9 Gagnez vos billets pour voir MARIO JEAN en février 2003 en écoutant CKOI 3073404A 6LP2001D1026 D20 sam.6LP2001D1026 ZALLCALL 67 17:52:13 10/25/02 B D20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 26 OCTOBRE 2002 THÉÂTRE Denis Bernard et ses gars ANNE-MARIE CLOUTIER collaboration spéciale IL NE MÂCHE PAS ses mots, a des convictions sur tout et en particulier sur le théâtre, souvent à contrecourant.Son horreur des entrevues est connue, mais s'il décide de faire l'effort, il s'y consacre avec ferveur.Denis Bernard est un être entier, fougueux, et donne l'impression de ne pas avoir peur de grand-chose.Tout le contraire des cinq lascars de L'Année du championnat, la première pièce dont il signe la mise en scène chez Duceppe.Pourtant, il les aime.Ou du moins, au-delà de leur dimension pathétique, voire méprisable, il aime à en débusquer l'humanité.Il prend toujours contact avec un texte directement.Sans distraction.« Que ce soit pour une mise en scène ou pour interpréter un personnage, je ne lis jamais les didascalies au départ.Pour L'Année du championnat, je me suis dit : dans quel endroit cinq gars peuvent être eux-mêmes à ce point ?L'auteur parle d'une maison coloniale.Je les voyais plus dans un camp de chasse que dans un salon.Dans un refuge.Je voulais aussi qu'ils descendent, comme ils descendent en euxmêmes dans la pièce.Alors, j'ai pensé au sous-sol.» Un repaire.Un mur d'armes à feu, un bar, le drapeau américain sur le frigidaire, une tondeuse, des outils, rien n'y manque.« Je ne fais pas dans la dentelle, mais la pièce non plus.» Il était question qu'il y joue un rôle.Michel Dumont lui a finalement proposé de monter la pièce.« Quand je mets en scène, je retrouve l'exaltation de mes débuts d'interprète.La part de risque est plus grande et je peux transmettre ma vision d'une pièce.Et, indirectement, du théâtre.» Sa vision du théâtre pourrait se résumer en un mot : acteur.« L'acting, c'est une notion qu'on semble oublier dans le théâtre « concept ».On ne voit plus de comédien qui marche en tenant une fleur par exemple.Dans le théâtre actuel, on le ferait marcher sur la tête et tenir 14 bouquets de fleurs.C'est tellement plus spectaculaire ! Mais où est le jeu ?Où est l'incarnation ?Le personnage ?» Il a donc appelé cinq comédiens avec qui il voulait travailler.Et il leur a offert ce dont un acteur rêve le plus : sortir de son emploi habituel.« Normand d'Amour est souvent cantonné dans les personnages costauds du théâtre américain.Cette fois, il est Georges, un mou sans aucune colonne vertébrale ; Jean-François Pichette n'avait jamais incarné d'Italien paumé ; Roger Léger a souvent fait des gars peu instruits mais forts, il joue un principal d'école lâche et aigri ; Michel Laperrière est Tom, le cynique ; Michel Dumont est le coach, peut-être le plus pathétique de tous.Cette pièce, c'est avant tout cinq personnages.» Parlons-en, des gars.Georges est le maire de la ville, Phil est brasseur d'affaires, Tom est un ivrogne fini, James est principal d'école.Tous se retrouvent au sous-sol de leur coach de basketball 20 ans après une éclatante victoire qui les avait menés au championnat de leur université.Ils sont tous moustachus et répondent à un standard des années 1970.Michel Dumont a la tête de Maurice Richard, Jean- François Pichette, de Jason King \u2014 un héros de série policière kitsch à souhait \u2014 Roger Léger, d'Yves Létourneau dans la création de la pièce, Michel Laperrière, d'Art Garfunkel et Normand d'Amour.de Michel Dumont à l'époque.Au premier acte, c'est l'euphorie.Un pour tous, tous pour un.Bourrades dans le dos et brosses joyeuses.(« L'alcool est le sixième personnage de la pièce.Il sert de révélateur.») Seul Tom voit clair, pressent le désastre.Au deuxième acte, le vernis craque.Phil trahit Georges, James « celui par qui la marde arrive », selon la formulation du metteur en scène, envenime tout.Dès lors, c'est la chute libre.Progressivement, tous se révèlent dans leur intolérance la plus totale.Ils sont homophobes, anticommunistes, anti-Noirs, misogynes et d'un antisémitisme absolu.Tous les maux de la société, à les entendre, seraient imputables aux « Juifs ».Il s'échange dans cette pièce prérectitude politique des répliques peu imaginables dans un répertoire plus contemporain.Ce qui n'en fait pas forcément dater le propos.Quand Georges s'écrie : « Je comprends ce qui pousse un homme à prendre un fusil, à grimper dans une tour, pis à se mettre à tirer sur tout ce qui bouge », une image de tireur embusqué très actuelle nous vient à l'esprit.Pour Denis Bernard, là est le véritable sujet de la pièce.« Jason Miller a prédit il y a 30 ans ce qui se passe aux États-Unis maintenant.Au nom du patriotisme, on se radicalise, on se replie sur soi, ce qui laisse la place à toutes les formes d'intolérance et de violence.Le discours final du coach, pour moi, n'est pas sans évoquer George Bush.Et entre ces gars terrés dans un sous-sol qui rejettent tout ce qui n'est pas blanc, catholique et américain et des terroristes dans un bunker lointain, est-ce qu'on ne peut pas faire de rapprochement ?» Il reste peu de temps à Denis Bernard pour paterner ses cinq gars.Il leur a obtenu 10 semaines de répétitions, plus que la norme, pour que le texte « ait le temps de déposer ».Il se dit fatigant, discutant inlassablement avec eux de l'intériorité des personnages et de leurs motivations.« S'ils se battent, je préfère savoir pourquoi plutôt que de fixer leurs mouvements.» Mais il est dans son élément.Il dirige des acteurs.L'ANNÉE DU CHAMPIONNAT, de Jason Miller, au Théâtre Jean-Duceppe du 30 octobre au 7 décembre.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Denis Bernard, metteur en scène de L'Année du championnat : « Je ne fais pas dans la dentelle, mais la pièce non plus.» Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555.BOUTIQUES TELUS MOBILITÉ ET DÉTAILLANTS AUTORISÉS ÎLE DE MONTRÉAL 950, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Centre commercial Le Boulevard Centre Rockland Fairview Pointe-Claire Le Centre Eaton Les Galeries d'Anjou Place Alexis Nihon Place Versailles Place Vertu Montréal Communication Métropolitaine 8780, boul.Saint-Laurent, local 4 La Zone SCP 3971, boul.Saint-Laurent Verscell Communications 1485, rue Amherst Dollard-des-Ormeaux La Zone SCP 3349B, boul.des Sources Pointe-aux-Trembles Proxi Telecom Inc.12925, Sherbrooke Est Saint-Laurent D2 Technologie Inc.2119, boul.Marcel-Laurin La Zone SCP 785, rue Décarie PC Page Communications Inc.3832, boul.Côte-Vertu LAVAL ET RIVE-NORD Carrefour Laval Centre Laval Place Rosemère Blainville Digital Radiocommunication 9, boul.de la Seigneurie, bureau 7 Laval Contact Com.D.L.Communications 1521, autoroute 440 Ouest Digital Radiocommunication Inc.1811, boul.Curé-Labelle Proxi Telecom Inc.1662, boul.Saint-Martin Ouest Repentigny Technicomm 346, rue Notre-Dame, bureau C Saint-Eustache Contact Com D.L.Communications 465-A, boul.Arthur-Sauvé Terrebonne SRAD Communications Inc.2292, ch.Gascon RÉGIONS Valleyfield D2 Technologie 108, av.Grande-Île RIVE-SUD Mail Champlain Les Promenades Saint-Bruno Beloeil Cellulaire + 559, boul.Laurier Châteauguay D2 Technologie 247, boul.d'Anjou, 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