La presse, 4 octobre 2002, Cahier A
[" 5LP0102A1004 PAGE a1/4OCTOBRE 5LP0102A1004 ZALLCALL 67 23:59:02 10/03/02 B MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ 1 18e ANNÉE > NO 3 40> 7 4 PA G E S > 6 C A H IE R S L'ADQ dilue encore son programme Les «bons d'éducation» ne seront pas implantés avant d'avoir fait l'objet de projets pilotes FUSILLADE DEVANT L'ONU Photo AP Un ressortissant américain d'origine coréenne, qui protestait apparemment contre le gouvernement nord-coréen, a été interpellé hier après avoir tiré sept coups de feu en l'air devant le siège des Nations unies, sans faire de victimes, ont déclaré les autorités américaines.Le tireur a été identifié sous le nom de Steve Kim, un citoyen américain naturalisé, employé d'un bureau de poste de la ville de Des Plaines, dans l'Illinois, non loin de Chicago.La fusillade a eu lieu à 13 h 10, alors que le Conseil de sécurité était réuni pour évoquer la question irakienne et que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, discutait avec les dirigeants chypriotes dans son bureau au 38e étage.Les agents des services secrets américains chargés de la surveillance du président chypriote Glafcos Clerides ont appréhendé l'homme dans l'enceinte de l'ONU, à l'extérieur de la tour abritant les bureaux des Nations unies.Il doit être traduit en justice aujourd'hui entre autres pour violation de la loi américaine sur la protection des dirigeants étrangers.DENIS LESSARD SAINT-FÉLICIEN \u2014 Après le recul de Mario Dumont sur son projet de « taux unique d'imposition », l'Action démocratique a dilué à nouveau sa plateforme hier.Les « bons d'éducation » devront franchir le test de « projets pilotes » avant d'être mis en place.Ces nuances nouvelles sont apparues quand la porte-parole de l'ADQ en matière d'éducation, Marie Grégoire, a répliqué aux attaques du ministre de l'Éducation, Sylvain Simard.Après le coup de frein au projet de taux unique d'imposition, (révélé dans une entrevue publiée par La Presse hier), cet autre ajustement démontre, disait hier soir le ministre Simard, Marie Grégoire que les adéquistes ne sont que « des apprentis sorciers » qui ont un « château de cartes » comme programme politique.En marge du caucus précédant la reprise des activités que tiennent les députés péquistes au Lac- Saint-Jean, M.Simard avait soutenu en matinée que le projet de Voir ADQ en A2 > Autre texte en A6 Bush remet l'ONU au défi d'agir contre l'Irak AU LENDEMAIN d'un accord avec les principaux élus du Congrès autorisant une intervention militaire en Irak, le président Bush s'est empressé hier de mettre les Nations unies au défi d'agir pour désarmer l'Irak ou de céder la place à une action américaine.« C'est maintenant le choix des Nations unies de montrer leur détermination.C'est aussi le choix de Saddam Hussein de donner suite aux attentes », a indiqué le chef de la Maison-Blanche.« Mais si aucun d'entre eux n'agit, les États-Unis iront de l'avant pour regrouper une coalition et aller enlever les pires armes du monde des mains de l'un des pires chefs d'État du monde.» Le président Bush n'a pas mentionné d'échéancier plus précis du point de vue de son gouvernement.Mais les informations qui circulent ces jours-ci à Washington indiquent que le Pentagone planifie une intervention militaire en Irak pour les mois d'hiver, afin de profiter de conditions climatiques moins chaudes.Un tel échéancier suggère un délai de quelques semaines à peine aux Nations unies pour satisfaire les demandes américaines : nouvelle résolution stricte du Conseil de sécurité, suivie d'un retour des inspecteurs en Irak sans aucune restriction et du désarmement rapide du régime de Saddam Hussein.Hier, le chef de la diplomatie américaine, le secrétaire d'État Colin Powell, s'est dit « optimiste » que le Conseil de sécurité parvienne très bientôt à une nouvelle résolution et à un ultimatum à Bagdad.Mais il a aussi ajouté qu'une telle action du Conseil de sécurité serait déterminante pour sa « pertinence » sur la scène politique mondiale.Voir ONU en A2 CANCER DU SEIN Le tabagisme précoce accroît le risque ANDRÉ NOËL LES FEMMES qui ont commencé à fumer pendant leur adolescence courent un risque de 70 % plus élevé que les non-fumeuses de contracter un cancer du sein avant leur ménopause, affirme une étude dirigée par un chercheur québécois et publiée aujourd'hui dans The Lancet, une prestigieuse revue médicale britannique.Le Dr Pierre Band, qui travaille à Santé Canada à Longueuil, vient de résoudre un mystère.Les scientifiques savent tous que le tabac est de loin le premier responsable des cancers du poumon, lesquels Voir CANCER en A2 Suivez l'évolution des tensions entre l'Irak et les États-Unis à www.cyberpresse.ca/irak Langues officielles: Air Canada le pire des délinquants Bandes dessinées E8 Décès E7 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A12, A13 Horaire spectacles C6 Horaire télévision C4 Horoscope E6 Le bridge E6 Loteries A2, A9 Mots croisés E8, S14 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D2 M É T É O Voir page S20 Nuageux avec averses Maximum 19, minimum 15 ISABELLE DUCAS Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Air Canada est toujours l'institution nationale qui recueille le plus grand nombre de plaintes pour ses difficultés à offrir des services en français, révèle le rapport de la commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, déposé hier.Le transporteur aérien a fait l'objet de 143 plaintes cette année, comparativement à 137 l'année précédente.Même si l'entreprise a annoncé, en mai dernier, un plan d'action visant à redresser la situation, son bilan s'est encore détérioré et Mme Adam a affirmé que son bureau suivrait de très près la situation chez Air Canada au cours des prochains mois.« Air Canada, depuis de nombreuses années, tient la tête du peloton des d é l i n - q u a n t s en matière de langues officiell e s , ce n'est pas un fait nouveau, a-t-elle affirmé en conférence de presse.Mais ce n'est pas parce qu'on a un plan d'action que la situation est réglée.Je ne crois pas dans les cures miracle.» Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a qualifié d'« inacceptable » l'incapacité d'Air Canada à offrir le niveau de services en français requis par sa clientèle.Le transporteur aérien s'est engagé à faire du bilinguisme une priorité lors des négociations avec ses employés.Il a également affirmé que les voyageurs mécontents pourraient faire une plainte plus facilement et que davantage de formation linguistique serait offerte aux employés.Dyane Adam a également profité de la publication de son rapport pour dénoncer le peu d'empressement que met le gouvernement fédéral à agir pour faire respecter sa propre loi sur les langues officielles, malgré plusieurs engagements à cet égard.L'exemple parfait de cette lenteur, a-t-elle dit, est l'absence de plan d'action de la part du ministre Stéphane Dion, qui a pourtant été nommé responsable de l'application de cette loi il y a un an et demi déjà.« C'est vraiment un exemple frappant.Ça fait près de deux ans que M.Dion a été nommé comme chef d'orchestre et qu'il doit battre la mesure, tant du côté du leadership politique qu'administratif au sein des institutions fédérales, a souligné Mme Adam.Deux ans, c'est long dans la vie d'un politicien.Et en plus, il ne s'agit pas seulement de mettre de l'avant un plan, il faut le réaliser aussi.» Stéphane Dion, également ministre des Affaires intergouvernementales, a affirmé hier que son plan d'action tant attendu ne serait déposé qu'après le prochain budget fédéral, qui est attendu pour février 2003.De tels délais sont « décourageants », a laissé tomber Dyane Adam.Les droits linguistiques de la population souffrent de « l'inaction, des omissions et de la lenteur » des dirigeants, a-t-elle ajouté.Voir AIR CANADA en A2 Ne ratez rien.Seulement Créez votre propre programmation parmi plus de 275 chaînes Image et son de qualité numérique Guide horaire interactif à l'écran Détails en magasin www.bell.ca/expressvu 99$ Système Bell Express Vu 3100 3069185A 5LP0201A1004 page A2/4octobre 5LP0201A1004 ZALLCALL 67 23:04:13 10/03/02 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 4 O C T O B R E 2 0 0 2 DEMAIN DANS LA PRESSE Le retour de Michel Rivard Après trois ans de télé et de théâtre, c'est le retour de Michel Rivard, auteur-compositeur-interprète et musicien.Ayant tourné tout l'été, le revoici à Montréal dans un spectacle intime, un « show de guitariste », confirme-t-il, qui couvrira tous ses albums et presque tous les albums de Beau Dommage, selon les soirs.Marie-Christine Blais l'a rencontré.À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > NFL : faites vos pronostics cyberpresse.ca/nfl > Célébrer l'automne dehors ! cyberpresse.ca/couleurs > Suivez la visite de la reine cyberpresse.ca/reine LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-0-0 > À quatre chiffres : 6-7-2-7 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650.Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE ONU Suite de la page A1 CANCER Suite de la page A1 étaient presque inexistants au début du 20e siècle.Mais jusqu'à maintenant, les recherches montrant une possible association entre le tabagisme et le cancer du sein n'étaient pas concluantes.Au contraire, certaines études laissaient croire que la fumée de tabac pouvait prévenir les cancers du sein parce qu'elle diminue les taux d'hormones oestrogènes associées à ce cancer chez les femmes postménopausées.La preuve de ce possible effet préventif n'est pas faite.Le Dr Band, lui, vient de prouver que la fumée est très dangereuse chez les adolescentes, pour des raisons biologiques évidentes.À la puberté, les seins sont surtout composés de petits lobes primitifs ou en développement.Leur différenciation survient seulement après une grossesse menée à terme.Les cellules des glandes mammaires dérivés des lobules peu différenciés sont très sensibles aux transformations apportées par des substances cancérigènes.À l'inverse, les cellules bien différenciées qui caractérisent les seins des femmes qui ont eu un enfant sont beaucoup moins sensibles à ces attaques.« Notre étude montre que les femmes qui ont commencé à fumer au cours des cinq années qui suivaient leurs premières règles et qui n'ont pas eu de grossesse pendant cette période risquaient, beaucoup plus que les non-fumeuses, de développer un cancer du sein avant leur ménopause », a expliqué le Dr Band, au cours d'un entretien avec La Presse hier.« Le tissu des seins est beaucoup plus sensible aux substances cancérigènes environnementales pendant les périodes de rapide prolifération des cellules, soit durant la puberté, alors que la différenciation est incomplète », a ajouté l'oncologue, spécialiste de l'épidémiologie des cancers.Le Dr Band et ses collègues, le Dr Michèle Deschamps, de la direction de la santé publique de Montréal, et le Dr Raymond Fang, de l'Agence du cancer de Vancouver, ont interrogé par questionnaire environ 1000 femmes de Colombie- Britannique qui avaient un cancer avant et après leur ménopause.Leurs noms avaient été tirés du registre des cancers de cette province.Les chercheurs ont aussi interrogé un groupe contrôle de 1000 autres femmes qui n'avaient pas de cancer : ils avaient choisi les noms au hasard sur les listes électorales.L'association entre le tabagisme chez les jeunes filles et le cancer du sein est très forte, concluent-ils.« Nos résultats ont des conséquences pour la santé publique et des implications pour les recherches futures, souligne le Dr Band.La preuve que nous apportons quant à l'effet de la fumée de cigarette sur le type de cancer le plus spécifique aux femmes devrait renforcer l'importance de la prévention du tabagisme, surtout pendant la prime adolescence.» Le cancer du sein est le principal cancer chez les Canadiennes : environ 19 500 nouveaux cas ont été déclarés l'année dernière, suivis par 9200 nouveaux cas de cancer du poumon (toujours chez les femmes).Le taux est en progression (16 300 nouveaux cas en 1993).Il est le deuxième type de cancer le plus mortel (5500 Canadiennes en sont mortes l'année dernière), derrière le cancer du poumon (7400 décès).Isa Savoie-Gargiso, étudiante en criminologie à l'Université de Montréal qui a commencé à fumer à l'âge de 14 ans, a frissonné quand un journaliste lui a lu les conclusions de l'étude.« Ça me donne un choc, a-t-elle commenté.Surtout que ma grand-mère a eu le cancer du sein.Le problème, c'est que c'est tellement difficile d'arrêter de fumer ! » La jeune fille de 19 ans a dit qu'elle avait commencé à fumer au cours de « partys » parce que ses amies fumaient.« Puis j'ai pris l'habitude.Je fumais parce que c'était agréable.À un moment donné, un copain m'a lancé un défi et j'ai arrêté jusqu'à mon bal de finissante.Quand je suis allée étudier en Californie, le stress étant grand et j'ai recommencé.Depuis mon retour à Montréal, j'ai réussi à diminuer ma consommation, mais pas à arrêter.Pendant longtemps, je ne me posais pas trop de questions sur les effets à long terme.Aujourd'hui, je m'en pose ! » « Nous devons désarmer l'Irak.Le président est prêt à faire tout ce qu'il faudra pour parvenir à ce but », a dit M.Powell après une rencontre à Washington avec des gens d'affaires russes.La Russie est un des membres permanents du Conseil de sécurité qui refusent une nouvelle résolution contre l'Irak.« Nos deux pays partagent le but stratégique de désarmer l'Irak de toutes ses armes de destruction massive », a indiqué M.Powell.Depuis l'entente de principe intervenue mardi à Vienne entre l'inspecteur en chef de l'ONU, Hans Blix, et des représentants irakiens, l'administration Bush a annoncé qu'elle refusait d'approuver le retour des inspecteurs en Irak sans de nouvelles exigences sévères décidées par le Conseil de sécurité.Le secrétaire d'État et ses principaux adjoints accueilleront d'ailleurs Hans Blix aujourd'hui à Washington afin qu'il leur explique en détail la teneur de l'entente avec les représentants irakiens.Cette rencontre surviendra au lendemain du passage de M.Blix hier au siège des Nations unies, à New York.Il a présenté l'entente devant le Conseil de sécurité ainsi qu'aux ambassadeurs des principaux pays membres, lors d'une série de rencontres privées.Selon cette entente, les premiers inspecteurs pourraient retourner en Irak à compter du 19 octobre, a suggéré le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.Mais l'ambassadeur adjoint des États-Unis à l'ONU, James Cunningham, a indiqué que des éléments cruciaux de cette entente avaient encore besoin de « clarifications ».À Washington, des commentaires d'analystes indépendants au cours des derniers jours suggèrent qu'il serait futile de renvoyer des inspecteurs de l'ONU en Irak dans les mêmes conditions qu'auparavant, en dépit de l'accord de Bagdad.Entre autres, à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, organisation réputée dans la capitale américaine, la présidente, Jessica T.Mathews, écrit dans un récent rapport que les inspecteurs ne devraient retourner en Irak qu'avec une escorte militaire ordonnée par le Conseil de sécurité.Cet avis est partagé par Charles Duelfer, qui a codirigé des inspections précédentes de l'ONU en Irak et qui est maintenant analyste au Centre d'études stratégiques internationales, à Washington.M.Duelfer estime qu'une reprise des inspections sans des conditions beaucoup plus strictes que précédemment à l'égard de l'Irak serait vouée à un échec certain, avec des conséquences graves pour la région ainsi que pour la crédibilité de l'ONU.Un tel échec pourrait être le dernier prétexte attendu par la Maison- Blanche et le Pentagone pour déclencher des attaques militaires contre Bagdad et le régime de Saddam Hussein.La tension a monté d'un cran cette semaine après que des avions militaires britanniques et américains, qui patrouillaient la zone d'interdiction de vol qui couvre toute la moitié sud du territoire irakien, eurent été la cible de plusieurs tirs d'armes antiaériennes.À Washington, le secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, s'est servi de ces incidents comme exemple pour démontrer les intentions belliqueuses du régime de Saddam Hussein.Hier, des avions alliés ont sillonné le ciel du sud de l'Irak pour larguer des milliers de dépliants avertissant les soldats irakiens de ne pas tirer sur les appareils américains et britanniques.Ils indiquent aux soldats irakiens qu'ils pourraient « être les prochaines cibles ».ADQ Suite de la page A1 « bons d'éducation » proposé l'ADQ, une proposition « farfelue et non viable », entraînerait la fermeture de 400 petites écoles au Québec.Ces établissements comptent moins de 100 élèves actuellement.Des projets pilotes Face au coup de butoir de M.Simard, Mme Grégoire a précisé dans un communiqué que cette mesure serait appliquée de façon « modérée et graduelle », en « misant notamment sur des projets pilotes ».Or, même si l'ADQ soulignait déjà dans son programme que le système de bons serait instauré « graduellement », jamais on n'avait indiqué que cette mesure devrait franchir le test de « projets pilotes ».« C'était très clair, quand on a débattu cette question à Trois-Rivières l'an passé, que l'on envisageait des projets pilotes.C'est ce qu'on voulait dire par « graduellement » dans le programme », a soutenu hier Mme Grégoire, jointe par La Presse.« Peut-être que notre programme devrait être plus clair », a-t-elle admis.Normalement, le gouvernement a recours aux projets pilotes pour vérifier la viabilité d'une idée.Ainsi, Québec a, pendant des années, fait des projets pilotes sur la carte santé à microprocesseur, sans jamais l'étendre à l'ensemble de la province.Pour le ministre Simard, même réduite à des projets pilotes, l'idée des « bons » n'est pas davantage viable.« Des projets pilotes ?Pour fermer quelle région, quelle école ?Ce sont des apprentis sorciers, il n'y a pas de place au Québec pour des projets pilotes qui déstructureraient tout notre système d'enseignement », a-t-il lancé.Le programme Dans son programme, l'ADQ propose que les parents reçoivent l'équivalent de la subvention attachée à leur enfant qui fréquente le système scolaire.Le système actuel de financement sera « graduellement remplacé » par un régime où les parents pourront inscrire leurs enfants là où ils le veulent, et transporter la subvention attachée à chaque élève.Ce système créerait une saine émulation entre les écoles, les directeurs et les professeurs, qui améliorerait la qualité de l'enseignement, plaide l'ADQ.De telles formules ont été mises en place en Floride et à Cleveland, en Ohio.En Nouvelle-Zélande, un tel système a toutefois causé des problèmes importants.Reculs L'apparition des projets pilotes pour cette mesure est un nouveau recul pour l'ADQ qui, depuis qu'elle a le vent dans les voiles, est fréquemment forcée de préciser ses intentions.Déjà mercredi, dans une entrevue à La Presse, Mario Dumont avait édulcoré passablement son projet de « taux unique d'imposition », l'avait remis au delà d'un premier mandat.Même sur la santé, le chef adéquiste avait paru moins catégorique que ne le laissait entendre son programme rendu public cette semaine.Ce nouveau réalignement ne surprend pas M.Simard.L'ADQ « a surfé pendant quelques mois sur l'absence de contenu.Quand les gens ont commencé à poser des questions, ils se sont aperçus que le château de cartes est en train de s'effondrer.Y a-t-il des réunions nocturnes pour refaire le programme » ?En matinée, le ministre Simard prédisait que « jamais Mario Dumont n'osera tenir la route jusqu'aux élections avec une position aussi farfelue ».« Cela fermerait demain matin 400 écoles au Québec.Je suis sûr qu'il va reculer parce que personne au Québec ne veut de cela », a affirmé M.Simard.Le ministre faisait sciemment abstraction d'un engagement du programme de l'ADQ, qui parle de « péréquation » dans le calcul des « bons d'éducation », pour tenir compte de la taille et de l'éloignement des écoles.« Vous donnez 5000 $ à un enfant, qu'il soit en Gaspésie dans une école de 12 élèves ou à Montréal.Que feront les parents des enfants qui ont des difficultés d'apprentissage pour qui nous donnons quatre fois plus de financement que pour les autres ?» a demandé M.Simard, pour qui cette formule « parfaite pour briser tout le système n'a jamais été appliquée ailleurs que dans les discours de preachers du sud des États-Unis ».La subvention moyenne pour l'ensemble du Québec, de 5849 $ par enfant, ne suffirait pas à payer le fonctionnement d'écoles en région éloignée.Cette moyenne est de 6723 $ à la commission scolaire de Kamouraska\u2014Rivière-du-Loup, dans la circonscription de Mario Dumont, et de 6759 $ par élève dans celle de l'Estuaire, dans le comté de Saguenay, aussi représenté par l'ADQ.Soutenant que ce bon serait partout identique, M.Simard dit qu'à 5300 $ par enfant, « jamais ces petites écoles ne pourraient fonctionner ».Selon Mme Grégoire toutefois, le ministre Simard « tente d'effrayer les gens, alors que c'est son gouvernement qui vient de refuser d'imposer un moratoire sur la fermeture des petites écoles ».Par ailleurs, le PQ ne propose pas de baisses supplémentaires d'impôts.« On a un déséquilibre fiscal.On n'a pas les moyens de couvrir les besoins des Québécois en santé, en éducation, pour la lutte contre la pauvreté.Avant de songer à baisser les impôts il faut régler ce problème de déséquilibre fiscal », a précisé Mme Marois.Fort perplexes quant à la stratégie à adopter devant la montée de Mario Dumont dans les sondages, les députés péquistes ont appris qu'ils devraient se retrouver davantage sur le terrain cet automne.On a scruté les règlements de l'Assemblée nationale pour maintenir un contingent minimal à l'Assemblée nationale qui reprendra ses travaux le 15 octobre.Menu minceur côté législatif : le débat sur la loi antipauvreté, la pièce centrale de l'automne, restera pendant plusieurs semaines en commission parlementaire.On déposera avant la fin de l'année des amendements aux normes du travail.Seront aussi au menu le nouveau code de procédure civile du ministre de la Justice, Paul Bégin, et l'Observatoire de la mondialisation de Louise Beaudoin.AIR CANADA Suite de la page A1 Le gouvernement doit cesser de faire de beaux discours et de multiplier les études et les consultations ; il doit finalement faire des gestes et allouer le financement nécessaire à la question des langues officielles, a répété plusieurs fois la commissaire.« Il y a une culture de « crainte d'agir ».Avant d'agir, on est superprudent, a-t-elle fait remarquer.Si vous deviez vous présenter à une urgence et qu'on vous traite comme ça, il y a de bonnes chances que vous agonisiez ! » Stéphane Dion a expliqué que ce sont les minorités linguistiques qui lui ont demandé d'écouter leurs suggestions avant qu'il ne présente ses mesures.De plus, ses initiatives dépendront du financement qui lui sera alloué par le ministre des Finances, John Manley, qui devrait déposer son budget en février prochain.« Je peux difficilement chiffrer (des mesures) avant d'avoir une entente avec le ministre des Finances, compte tenu de toutes les autres priorités du gouvernement », a expliqué M.Dion, joint à Terre- Neuve.Selon Gilles Duceppe, le peu d'empressement du ministre Dion à agir est plutôt le résultat d'un « manque de volonté ».« Et pendant ce temps, l'assimilation est de plus en plus importante dans tout le Canada pour les francophones », a-t-il souligné, à sa sortie de la Chambre des communes. 5LP0302A1004 A3vendredi 5LP0302A1004 ZALLCALL 67 00:01:00 10/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 A3 ACTUALITÉS Les hôpitaux de plus en plus démunis devant les criminels atteints de troubles psychiatriques MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les hôpitaux du Québec sont de plus en plus démunis devant le flot de criminels atteints de troubles psychiatriques qui leur sont envoyés par le tribunal.Refusés à l'Institut Philippe-Pinel \u2014 qui déborde \u2014, ces malades terrorisent et brutalisent les patients des hôpitaux généraux, les infirmiers et les médecins.Et ils les obligent à se transformer en gardien de prison.« Il ne se passe pas une journée sans que je reçoive l'appel d'un hôpital qui m'implore de prendre un patient, révèle le psychiatre Gilles Chamberland, directeur des services professionnels à Pinel.Aujourd'hui, c'était Saint-Jérôme.Mais on n'a pas de place.On est toujours plein.» En 2000 et 2001, le nombre d'accusés référés à l'hôpital plutôt qu'à la prison a presque doublé, passant d'une moyenne annuelle de 35 (entre 1993 et 1999) à une soixantaine, d'après le ministère de la Justice du Québec.Résultat : la situation se corse un peu partout.Depuis deux ans, l'hôpital du Sacré-Coeur reçoit deux fois plus de ces patients \u2014 environ 28 par année contre 13 en 1997-98.Et les explosions de violence augmentent dans la même proportion.Il y a trois semaines, une jeune résidente en psychiatrie était assaillie par un homme, responsable de voies de fait, qui a voulu l'agresser sexuellement.« Elle a poussé un cri de mort et on l'a retrouvée par terre, en état de choc », raconte l'infirmier Mario Legagneur, tellement ébranlé par l'événement qu'il a écrit une lettre de protestation, signée par 52 de ses collègues et envoyée à La Presse.« Ces patients ont de continuels problèmes de comportement.On les calme puis ils recommencent à frapper », assure l'infirmier.« Ce n'est pas un cas isolé.On a vécu six attaques au cours des deux derniers mois, confirme le Dr Brian Bexton, médecin à Sacré-Coeur et présidant de l'Association des médecins psychiatres du Québec.On n'est pas formés pour faire face à ce niveau de dangerosité.» À l'hôpital Pierre-Boucher, sur la Rive-Sud, un infirmer a subi une commotion cérébrale.Les hôpitaux dépassés réagissent parfois en attachant les patients ou en les gavant de tranquillisants.« Les patients agressifs se retrouvent parfois dans le corridor, menottés à une civière », déplore le Dr Michel Laurence, psychiatre et directeur des services professionnels.« Le personnel est moins à l'aise d'intervenir avec eux, constate aussi le médecin.Cela trouble tout le service.Les patients criminalisés sentent très bien le pouvoir qu'ils ont : la possibilité d'intimider par un simple regard, sans même avoir à frapper.» Ils gardent aussi tout le monde sur le qui-vive.À Sacré-Coeur, une femme ayant tenté de poignarder son conjoint a assailli quatre employés différents avant de s'enfuir.« Dans un tel cas, on perd deux heures : il faut appeler la police, la famille, alerter la personne menacée.Pendant ce temps-là, je ne soigne pas mes autres patients », explique M.Legagneur.« Les patients payent doublement, précise le Dr Bexton.Eux aussi sont menacés, mais ils n'osent pas se plaindre.Pour eux, c'est un peu comme se retrouver à côté de Mom Boucher.Et cela nuit à leur traitement.Les gens dépressifs se sentent démunis, vulnérables.Ce genre d'incidents les désorganise.» Embarrassée, la direction de Sacré- Coeur promet de détenir désormais tous les patients criminels à l'unité des soins intensifs, la plus petite des trois mais la seule à être fermée.Hier, toutefois, seulement trois des huit patients en cause s'y trouvaient.« Cette unité est toujours pleine, précise le psychiatre Georges Aird, qui dirige les services professionnels de l'hôpital.Si on y place tous les patients sous le coup d'une ordonnance de détention, on devra déplacer les patients qui ont besoin de soins.Cela ne répond pas aux objectifs thérapeutiques.La solution ?L'hôpital envisage de créer une unité médico-légale.Mais la chose est difficile.« On nous demande de faire la travail que faisait Pinel, sans les ressources », commente M.Legagneur.Forcé de fermer une quarantaine de lits depuis 1996, l'Institut Pinel est tout aussi démuni.« Les tribunaux nous font de plus en plus de demandes d'expertise.Et donc, de plus en plus de gens sont trouvés inaptes à subir leur procès ou non responsables de leur crime », constate le Dr Gilles Chamberland, directeur des services professionnels.D'après le psychiatre, les demandes d'expertise augmentent à coup de 50 par an et devraient atteindre 700 cette année.Plutôt que de se tourner vers les autres hôpitaux, il préfère en faire les deux tiers au centre de détention de Rivière-des-Prairies.Mais la solution est loin d'être idéale.Elle a même été dénoncée par le bureau du coroner, en mars 2001, un an après qu'un jeune schizophrène, Brian Bédard, y eut trouvé la mort en résistant aux gardiens.« On est coincés, conclut le Dr Aird.C'est normal de leur donner accès à l'hôpital.Ils ont droit aux soins psychiatriques tout comme aux soins physiques.Mais on n'est pas un établissement de détention équipé pour les garder pendant des mois.» Photothèque La Presse © Les garçons ont besoin de bouger, d'agir, de se bousculer, souligne Yves Archambault, qui constate que l'école répond mal à ce besoin.Et qu'elle stigmatise ceux qui ne tiennent pas en place, parlent fort et s'empoignent à l'occasion.L'école québécoise a lâché les garçons C'est le diagnostic posé par l'ancien directeur de la CECM, Yves Archambault AGNÈS GRUDA L'ÉCOLE QUÉBÉCOISE a carrément « lâché » les garçons.Pire : elle accuse 20 ans de retard dans l'attention qu'elle porte à ce problème.Pour poser ce diagnostic, Yves Archambault s'appuie sur son expérience concrète du système scolaire québécois : il a passé 18 ans à diriger des commissions scolaires, dont neuf ans à la tête de l'ancienne Commission des écoles catholiques de Montréal, le plus gros bateau scolaire de la province.Retraité depuis peu, il a entrepris une thèse de doctorat à l'Université de Montréal.Son sujet : l'école et les garçons.Vers la fin de son règne à la CECM, une nouvelle mode est apparue dans les écoles primaires montréalaises : plusieurs ont eu l'idée d'abolir la récréation de l'après-midi.« Les écoles prenaient cette décision sous prétexte que c'était trop compliqué d'habiller les enfants pour les sortir dehors », se rappelle M.Archambault.Dans les faits, juge-t-il, cette politique permettait de fermer l'école 20 minutes plus tôt.Mais pour les garçons, qui ont un grand besoin de bouger, c'était une catastrophe.À l'époque, la CECM avait réussi à enrayer le phénomène.Mais M.Archambault a des anecdotes du genre à la pelletée.Il y a cette école où des enfants s'étaient bousculés en jouant à la « tag » pendant la récréation et où ce jeu a été banni pour des raisons de sécurité.Il y a les écoles qui interdisent le ballon chasseur, parce qu'il s'agit d'un jeu violent, où l'on doit « tuer » les adversaires.Et il y a celles qui ont abandonné la glis sade sur les bancs de neige, jugée trop périlleuse.« Les garçons ont besoin de bouger, d'agir, de se bousculer », souligne M.Archambault, qui constate que l'école répond mal à ce besoin.Et qu'elle stigmatise ceux qui ne tiennent pas en place, parlent fort et s'empoignent à l'occasion.« Le garçon qui s'exprime de façon agressive passe pour un violent et les comportements violents ont été dramatisés.» Le problème ne se pose pas que dans les cours de récréation.La pédagogie convient davantage aux filles, qui savent mieux rester calmes et respecter les consignes.La compétition, perçue comme une « valeur négative », a été éliminée des salles de classe, au profit de la collaboration et de l'entraide.« Mais les garçons carburent à la compétition, s'indigne M.Archambault.Organisons-leur des concours d'épellation et de multiplications, et ils vont apprendre à écrire et à compter.» Imprégnée par des valeurs que M.Archambault qualifie de féminines (respect, soumission, propreté) l'école dévalorise les garçons.« Ce qu'ils font ce n'est jamais correct ! Qu'on arrête de leur enlever des points pour des devoirs malpropres et la qualité de leur calligraphie ! Il faut leur foutre la paix avec ces éléments périphériques.» L'école manque aussi de modèles masculins : la plupart des enseignants au primaire sont des femmes.Et les rares hommes qu'on y retrouve adoptent trop souvent les valeurs féminines, déplore M.Archambault.Exemple : la décision de bannir la « tag » dans une cour d'école a été prise par un homme.20 ans de retard Au Québec, environ 40 % des garçons décrochent de l'école secondaire, contre 26 % des filles.Dans les cégeps, 60 % étudiants dans les programmes préuniversitaires sont des étudiantes.Les trois quarts d'entre elles décrochent leur diplôme d'études collégiales, contre seulement 60 % des gars.À l'université, 40 % des étudiantes se rendent jusqu'au baccalauréat, contre 28 % des garçons.Ce problème n'est pas unique au Québec.Mais selon M.Archambault, le Québec a pris beaucoup de temps à l'identifier.La Grande- Bretagne a embauché des spécialistes pour soigner le malaise scolaire des garçons dès le début des années 1980.Au Québec, ce n'est qu'au milieu des années 1980 que l'on a commencé à se rendre compte qu'il y avait un problème de décrochage dans nos écoles.Aux états généraux sur l'éducation, au milieu des années 1990, on a fait à peine référence à la faillite scolaire des garçons.Et ce n'est qu'en 1999 que le Conseil supérieur de l'éducation s'est penché sur le problème.C'est ce qui explique sans doute que dans sa nouvelle réforme pédagogique, le ministère de l'Éducation a réduit d'une heure le temps accordé à l'éducation physique.Les auteurs de la réforme « se sont mis un doigt dans l'oeil », déplore M.Archambault.Car s'il y a une manière de « canaliser l'énergie positive des garçons » et de leur faire aimer l'école, c'est bien avec le sport.M.Archambault trouve quand même des éléments positifs dans la réforme.Selon lui, l'approche pédagogique « par projet », favorisée par la réforme, et l'enseignement par ordinateur conviennent bien aux garçons.SÛRETÉ DU QUÉBEC Une centaine de cartes d'identité mises illégalement en circulation JEAN-PAUL CHARBONNEAU e t MARCEL LAROCHE C'EST UN EMPLOYÉ civil de la section approvisionnement de la Sûreté du Québec qui a donné à l'imprimerie de la prison de Québec le contrat d'impression des cartes d'identité de ce corps policier.La Presse a aussi appris que ce fonctionnaire et ses collègues de travail ont été rencontrés et semoncés par leurs supérieurs, mais il appert toutefois qu'aucune sanction ne sera prise.Le directeur général de la SQ, Florent Gagné, et le ministre de la Sécurité publique, Normand Jutras, ne savaient pas que le contrat d'impression avait été confié à des détenus.Une centaine de ces cartes ont été mises illégalement en circulation, dont une qui a été retrouvée en possession d'un criminel arrêté par la GRC.Ces cartes avaient été jetées à la poubelle de l'imprimerie parce que des erreurs \u2014 mauvaise couleur, par exemple \u2014 avaient été décelées.Certaines ont été retrouvées à Rimouski dans la cellule d'un prisonnier qui venait d'arriver de la prison de Québec.Depuis, la direction des services correctionnels a émis une directive sévère pour que tout document confidentiel sur lequel des erreurs ont été notées soit dorénavant détruit.Les règlements du Conseil du Trésor sur l'octroi de contrats permettent à un organisme d'État d'accorder directement, sans appel d'offres, un contrat pour le bénéfice d'un fonds de personnes incarcérées.Cette mesure a été prise pour aider la réinsertion sociale des personnes incarcérées et pour économiser.Le président du Syndicat des agents de la paix, Gaétan Roberge, se dit inquiet de constater qu'il y avait un trafic de cartes policières à l'intérieur des murs d'une prison.« Ça fait réellement spécial.On constate qu'il n'y a réellement pas de sécurité.Auparavant, les détenus affectés à ces ateliers étaient fouillés à nu, mais maintenant ils subissent une fouille sommaire au moyen d'un détecteur.C'est facile de cacher un morceau de carton.Et pour économiser, ce ne sont pas des gardiens qui sont dans les ateliers, mais des employés civils moins payés », a-t-il ajouté.Enquête réclamée Le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec, Tony Cannavino, a déclaré à La Presse hier qu'il n'avait d'abord pas cru à cette histoire.« J'étais sceptique au début, mais lorsqu'elle a été confirmée j'ai été estomaqué.Je veux une enquête en profondeur, car il n'est pas seulement question de la sécurité des policiers, mais également de celle des citoyens.Je veux qu'une politique claire sur la façon de procéder soit établie », a-til précisé.M.Cannavino a aussi dit avoir appris que des détenus installaient du câblage dans des autos de la SQ, réparaient des fourgons cellulaires, posaient des logos d'identification sur les autos et coupaient le gazon devant le quartier général de la SQ à Québec.Pour lui, tout ça n'a aucun sens.Il doit rencontrer aujourd'hui le ministre Jutras et il aimerait bien avoir une rencontre avec M.Gagné la semaine prochaine.Après avoir appris que des cartes de la SQ avaient été mises ouvertement en circulation, le président de l'Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, a déclaré qu'il y avait eu négligence quelque part.Guy Samson, des Services correctionnelles du Québec, a reconnu que les détenus effectuaient certains travaux sur des véhicules gouvernementaux, comme installer des grillages dans des fourgons cellulaires de la SQ.« Chaque fois qu'un ouvrage est terminé, une minutieuse inspection par un fonctionnaire est effectuée », a-t-il ajouté.Lors de l'entretien, M.Samson a également mentionné que c'est au centre de détention de Québec que l'on retrouve la plus grande concentration d'ateliers de travail.Depuis mai dernier, la SQ ne fait plus imprimer ses cartes d'identité à la prison de Québec et elle était au courant de la mise en circulation de fausses cartes depuis deux mois.« Lorsqu'une commande est passée, c'est pour en faire imprimer une série et la dernière livraison a eu lieu en mai.Depuis, aucune autre demande n'a été faite à l'imprimerie de la prison », a mentionné un porte- parole de la SQ.Selon des informations transmises à La Presse, des spécialistes sont à travailler depuis longtemps, bien avant mai dernier, sur un projet afin de rendre quasi impossible la mise en circulation de fausses cartes d'identité de la SQ en y inscrivant plusieurs codes, identiques aux cartes magnétiques. 5LP0401A1004 A4 VENDREDI 5LP0401A1004 ZALLCALL 67 22:36:49 10/03/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 CANADA Coderre entend s'attaquer aux «vautours» de l'immigration G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre, a comparé hier certains consultants en immigration à «une bande de vautours », tout en annonçant la mise sur pied d'un comité consultatif indépendant chargé de lui proposer des solutions pour régler les problèmes posés par les activités de ces personnes.Le ministre a affirmé qu'il y a tant d'histoires d'horreur à propos de ces gens, qui doivent normalement faciliter les formalités des aspirants immigrants, « que nous pourrions en faire un musée ».Sans vouloir entrer dans le détail des multiples anecdotes à ce sujet qui sont rapportées à son ministère et sans chiffrer le nombre de consultants malhonnêtes, le ministre Coderre a déclaré Denis Coderre que l'existence d'un seul de ces cas était déjà trop.« Lorsque quelqu'un doit payer 50 000 $ à un consultant, a-t-il dit, et que ce dernier lui garantit l'obtention d'un visa canadien, qu'il l'assure que tout sera fait selon son désir, et que ce soi-disant consultant disparaît dans la nature, je dis qu'un seul de ces cas c'est un cas de trop.Il y a d'innombrables exemples de ce genre.Assez c'est assez ! » Le ministre a ajouté qu'à Hong Kong, il n'y avait que 27 consultants en immigration pour le Canada en 1995.Aujourd'hui, ils sont 3400.« Il y a quelque chose qui ne marche pas », a-t-il ajouté.Le comité est coprésidé par Rivka Augenfeld, la présidente de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, et par Benjamin Trister, l'ancien président de la Section nationale du droit de l'immigration et de la citoyenneté de l'Association du Barreau canadien.Ce comité devra remettre son rapport au ministre en avril 2003 afin de lui fournir tous les outils nécessaires pour réglementer le travail des consultants et pour éliminer le charlatanisme qui mine ce champ d'activité.Pour Mme Augenfeld, il s'agit là de la « première étape d'un processus qui permettra d'assurer aux immigrants et aux réfugiés (ou aux personnes qui cherchent à obtenir le statut de réfugié) un accès à des consultants qualifiés ».« Nous devons réagir à toutes ces irrégularités, a ajouté le ministre Coderre.Il nous faut pouvoir émettre des permis de pratique, faire passer des examens, pouvoir punir ceux qui agissent de façon malhonnête.Il nous faut des règles.(.) Il ne s'agit pas de réinventer la roue, il s'agit de la faire tourner.» « L'un des grands problèmes, a enchaîné Mme Augenfeld, est que la plupart des gens qui sont victimes de consultants ne portent pas plainte.Il n'y a aucun mécanisme pour porter plainte actuellement.Reste la police, mais la plupart des victimes ont peur d'aller à la police.» Mme Augenfeld a souligné qu'il n'y avait qu'à examiner les sites Internet des consultants en immigration pour constater à quel point « la pensée magique » y régnait.« Il n'y a qu'à payer, vous font-ils croire, et votre vie est sauvée.» Le ministre Coderre, qui présidera la première conférence fédérale-provinciale de l'histoire du Canada sur l'immigration à Winnipeg les 15 et 16 octobre, souhaite pouvoir implanter en collaboration avec les provinces un modèle de contrôle des consultants qui satisfera tout le monde.Le comité a carte blanche et il se penchera sur tous les aspects du métier de consultant.Benjamin Trister a notamment insisté hier sur le fait qu'il devra y avoir une correspondance entre le service rendu par le consultant et le prix facturé aux clients, de façon à mettre un terme aux nombreux abus.Le ministre Coderre a ajouté qu'il n'avait pour sa part aucune objection à publier une liste des éventuels consultants agréés.Enfin, le ministre de l'Immigration a estimé que le problème des consultants fraudeurs n'était pas uniquement un problème canadien et qu'il souhaitait dans un avenir rapproché pouvoir traiter la question de façon multilatérale et y trouver des solutions à l'échelle internationale.Nouveau scandale à Ottawa ?La décriminalisation du cannabis attendra G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral, qui réintroduira au cours de la session qui commence tous les projets de lois morts au feuilleton à la fin du précédent exercice législatif, n'entend pas présenter immédiatement de lois pour décriminaliser la possession simple de marijuana ou pour autoriser les mariages de personnes de même sexe.Le gouvernement Chrétien préfère prendre tout son temps et soumettre ces questions délicates à l'examen de divers comités.C'est ce qu'a révélé hier le ministre d'État et leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, qui brossait un tableau du menu législatif automnal du gouvernement.En ce qui concerne la décriminalisation de la possession de marijuana, le gouvernement confiera d'abord le dossier au comité spécial des Communes sur l'utilisation de drogues à des fins non médicales.Quant aux mariages de personnes de même sexe, la question sera examinée par le comité de la justice.Comités Le ministre n'a pas voulu s'engager sur le dépôt ultérieur de projets de lois sur ces questions, se contentant de dire que le gouvernement libéral examinera d'abord les recommandations des comités.Le leader du gouvernement en Chambre a néanmoins rappelé que le discours du Trône avait évoqué « la possibilité de décriminaliser la possession de marijuana », ajoutant que notre société devait s'interroger sur une question aussi « stratégique » que celle-là.M.Boudria a déclaré que d'entacher un citoyen de 17 ans, arrêté pour possession d'un peu de cannabis, d'un casier judiciaire qui le marquera toute sa vie était sans doute en accord avec la loi actuelle, mais que cela ne constituait pas nécessairement un acte de justice.Le ministre a par ailleurs confirmé que le gouvernement Chrétien allait ramener au menu législatif tous les projets de loi laissés en suspens à la fin de la précédente législature, à commencer par la loi sur les espèces en péril, la loi sur la cruauté envers les animaux, celle sur la reproduction assistée, celle sur les produits parasitaires et celle \u2014 fort contestée \u2014 sur la gouvernance des Premières Nations.Des projets de loi comme celui sur la sécurité publique (C-55) seront également ramenés au Parlement « avec ou sans modifications », a souligné le ministre.M.Boudria a également énuméré hier les projets de loi sur l'évaluation environnementale, sur les revendications particulières des autochtones, sur la sécurité nucléaire, sur la réforme du Régime de pensions du Canada, sur les droits d'auteur et sur le sport.Conseiller en éthique Parmi les nouveautés, le gouvernement Chrétien entend passer de la parole aux actes en déposant prochainement une trousse législative qui définira le statut et les prérogatives du conseiller en éthique et des lobbyistes.Le financement politique sera également au menu tout comme les dispositions visant à créer un code déontologie des parlementaires.À ce chapitre, plusieurs simples députés libéraux accueillent déjà avec agacement ce projet du premier ministre Chrétien.L'ébauche qu'ils ont vue de la future législation, lors de la réunion mardi du groupe parlementaire libéral, ne correspond pas du tout à leurs attentes.Le projet exige non seulement que les députés et sénateurs dévoilent publiquement leurs avoirs, mais il appelle également les conjoints de ces derniers à faire de même.« Mon épouse est une personne différente de moi », a déclaré le député libéral du Manitoba, John Harvard, sur les ondes de CBC avant-hier.« Elle a son propre compte en banque, ses propres investissements.Ce qu'elle fait de son argent ne regarde qu'elle.» Le président du groupe parlementaire libéral de l'Ontario, John Mc Kay, a même averti le premier ministre Chrétien que les députés libéraux refuseraient de voter en faveur du projet de loi si le gouvernement n'y apportait pas des changements.Les députés et les sénateurs libéraux affirment que ce sont les ministres qui devraient être la cible d'une telle législation, pas les simples parlementaires.Ottawa entend également légiférer pour que le Canada s'engage dans la lutte contre la vente des diamants de la guerre, principalement au Liberia et en Sierra Leone, et pour apporter des modifications à la Loi sur les aéroports du Canada.Tel que promis, le gouvernement déposera très bientôt aussi une résolution sur la ratification du protocole de Kyoto.Suivez le débat sur la décriminalisation de la marijana au Canada à www.cyberpresse.ca/marijuana LOUISE E L L I O T T Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le gouvernement libéral a de nouveau été pris à parti sur une question d'éthique, hier, lorsque l'opposition a accusé le soll i c i t e u r général Lawrence Mac Aulay d'avoir accordé un contrat de 70 000 $ à un ami et associé.En mai 2001, Everett Roche fut engagé par le bureau de M.Mac Aulay pour aviser et informer le ministre sur des affaires criminelles, mais M.Roche n'a jamais soumis de rapport sur son travail, a soutenu à la Chambre des communes le député de l'Alliance canadienne, Kevin Sorenson.« Le solliciteur général admet-il que son agent officiel a reçu jusqu'à 70 000 $ pendant une année complète sans avoir jamais soumis de rapport écrit pour prouver que le travail avait bel et bien été fait ?»a demandé M.Sorenson, en faisant étalage de documents obtenus par la loi d'accès à l'information.Les documents montrent que le contrat a été signé par le chef de cabinet de M.Mac Aulay et qu'il a par la suite été prolongé d'un an, pour un salaire total potentiel de 140 000 $.M.Roche, comptable de profession, fut l'agent officiel de M.Mac Aulay à l'occasion de deux campagnes électorales, ce qui a fait dire au chef de l'Alliance canadienne que le solliciteur général devait être au courant de l'affaire.« M.Mac Aulay aura beaucoup d'explications à fournir dans les 24 prochaines heures, a ajouté M.Harper.Il faut qu'il s'explique à la Chambre demain (aujourd'hui) ou qu'il soit chassé du cabinet.» Pour toute réponse hier, le solliciteur général a déclaré qu'il fera enquête au sein de son cabinet et qu'il fournira à la Chambre des renseignements plus détaillés.Le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, dont le ministère est aussi impliqué dans le contrat en question, a estimé que l'affaire « pourrait être sérieuse ».Il a rappelé que l'ancien ministre de la Défense Art Eggleton avait été expulsé du cabinet l'année dernière dans des circonstances semblables.« Je vais faire ce que je peux pour aller au fond des choses, a ajouté M.Goodale.M.Mac Aulay fera sa propre enquête, mais il faut comprendre que la population s'attend à beaucoup de rigueur de la part de ses représentants politiques.De son côté, le chef conservateur Joe Clark a soutenu qu'on pouvait douter de la compétence de M.Mac Auley, compte tenu de ses réponses évasives aux questions fondamentales qui lui ont été posées en Chambre.« Quand un ministre de la Couronne ne peut se rappeler d'un contrat accordé à un proche associé, un contrat signé par son propre chef de cabinet \u2014 et s'il doit s'informer et prendre conseil auprès des autres sur ce qu'il savait \u2014 alors à mon avis, je ne vois pas ce qu'un ministre comme ça peut contribuer au cabinet du Canada.» M.Harper a ajouté que cette nouvelle affaire réduisait à une moquerie les nouvelles règles d'éthique dévoilées aux députés libéraux d'arrière-ban mardi.Tout sur les irrégularités dans l'octroi de contrats de commandites à Ottawa à www.cyberpresse.ca/favoritisme Photo FRED CHARTRAND, Presse Canadienne © Chrétien préserve de grands espaces Le premier ministre Jean Chrétien a confirmé hier l'une des promesses du discours du Trône en annonçant les détails d'un plan d'action pour créer 10 nouveaux parcs nationaux et cinq aires marines de conservation au cours des cinq prochaines années.Ce plan devrait agrandir de 50 % la superficie du réseau des parcs nationaux au pays, qui sera ainsi équivalente à celle de Terre-Neuve et du Labrador.COMMANDITES Le Bloc revient à la charge JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois soutient que le premier ministre Jean Chrétien, dans sa précipitation à combattre les souverainistes au Québec, a lui-même donné le feu vert pour que des contrats de commandites soient accordés à des agences de publicité proches du Parti libéral, quitte à ne pas respecter les règles normales d'attribution.Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a lancé cette accusation à la Chambre des communes hier après qu'un ancien fonctionnaire au centre du scandale entourant le fameux programme eut déclaré qu'il avait eu l'autorisation de ses supérieurs de contourner les règles pour l'attribution de contrats afin de contrer le mouvement souverainiste.Cet ancien fonctionnaire, Chuck Guité, était responsable du programme de commandites mis sur pied par le gouvernement Chrétien en 1997 afin d'augmenter la visibilité d'Ottawa au Québec dans la foulée de la victoire serrée du Non au référendum sur la souveraineté.Selon une récente enquête interne réalisée par le ministère des Travaux publics, de nombreux contrats accordés à des agences de publicité de Montréal dans le cadre de ce programme présentaient des irrégularités et au moins 13 font actuellement l'objet d'une enquête de la GRC.« Le premier ministre admettra-t-il que c'est son mot d'ordre qui a donné naissance à tout un système d'abus de fonds publics et qu'il est lui-même le premier responsable du scandale des commandites qui afflige son gouvernement ?» a lancé M.Duceppe durant la période de questions.M.Chrétien n'a pas répliqué aux allégations du chef bloquiste, laissant à son ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, le soin de répondre.M.Goodale a indiqué que M.Chrétien avait été « un des premiers » à déclarer que quiconque a enfreint les règlements ou la loi dans l'application du programme de commandites devra en subir les conséquences.« Il y a eu des erreurs administratives et elles seront corrigées.S'il y a eu des paiements en trop, ils seront recouvrés.Et si qui que ce soit a enfreint la loi, et ce sont les mots utilisés par le premier ministre, il y aura des conséquences », a indiqué le ministre Goodale.Insatisfait de cette réponse, Michel Gauthier, le leader parlementaire du Bloc québécois, est revenu à la charge en affirmant que M.Chrétien avait « cautionné le système » qui a permis à plusieurs agences proches des libéraux d'obtenir des millions de dollars en contrats de publicité depuis 1997.« Son aveuglement à combattre les souverainistes lui a fait mettre de côté la prudence la plus élémentaire, l'a fait déroger aux règles normales d'une saine gestion publique, et il est devenu celui qui a cautionné tout ce scandale », a martelé M.Gauthier.Dans une entrevue accordée à un quotidien torontois, M.Guité a déclaré que lors de la campagne référendaire de 1995 au Québec, des représentants du Bureau du Conseil privé ont supervisé un plan ayant pour objet d'améliorer l'image du Canada dans la province.Ce plan contournait le processus d'appel d'offres pour l'attribution de contrats de publicité, ce qui était contraire aux pratiques habituelles du gouvernement.« Nous ne voulions pas que le Parti québécois sache ce que nous faisions », a affirmé M.Guité lorsqu'on lui a demandé pourquoi les règles avaient été contournées.« Avons-nous contrevenu à tous les règlements ?Non, nous les avons contournés un peu en raison des circonstances.Si vous êtes en guerre, allez-vous révéler vos plans à votre adversaire ?», a ajouté M.Guité dans cette première entrevue accordée depuis que la Gendarmerie royale du Canada a ouvert une enquête criminelle sur l'attribution de contrats de commandites en mai.M.Guité a été la cible des critiques de l'opposition concernant des allégations de mauvaise gestion du gouvernement fédéral dans ses relations avec les agences de publicité québécoises.Mais il a tenu à préciser qu'il n'avait pas agi seul lorsque des entreprises montréalaises comme Groupaction Marketing ont obtenu des contrats lucratifs du gouvernement.« Le Bureau des relations fédérales-provinciales \u2014 qui faisait partie du Bureau du Conseil privé \u2014 m'a demandé d'embaucher quatre ou cinq agences sans passer par le processus normal d'appel d'offres, c'est-àdire de ne pas rendre public cet appel d'offres », a-t-il indiqué.Il a insisté sur le fait qu'il avait obtenu l'autorisation de ses supérieurs.À cette époque, Marcel Massé était président du Bureau du Conseil privé et ministre des Affaires intergouvernementales, mais les membres du Bureau des relations fédérales-provinciales travaillaient aussi en collaboration avec le bureau du premier ministre Jean Chrétien.À l'extérieur des Communes, M.Duceppe a soutenu que M.Chrétien devait savoir que les règles d'attribution des contrats étaient ignorées compte tenu qu'il avait déjà déclaré dans le passé que la fin justifie les moyens dans la lutte contre le séparatisme au Québec.« S'il veut faire la lumière sur tout cela, qu'il déclenche une enquête publique.S'il n'est pas intervenu, s'il est aussi blanc, qu'il le fasse, qu'il le démontre et qu'il accepte cette enquête publique », a dit M.Duceppe. 5LP0502A1004 a4 vend 5LP0502A1004 ZALLCALL 67 00:01:20 10/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 A5 YVES BOISVERT y b o i v e r @ l a p r e s s e .c a La lamentable affaire Bouliane Marc-André Bouliane, ça vous dit quelque chose?Mais oui, vous savez, ce coroner joufflu et moustachu qu'on voyait partout?Première page de L'actualité, grosses manchettes dans les bulletins d'informations et dans les journaux.Il aurait pu être élu n'importe où.Il donnait en tout cas l'impression de vouloir l'être.C'était il y a 10 ans.Il avait tenu une enquête sur la mort de plusieurs enfants heurtés par des autobus scolaires.C'est ce que font les coroners: enquêter sur les causes et les circonstances de décès.Et faire des recommandations dans un rapport.En 1992, donc, il y avait eu cette enquête, à l'occasion de laquelle le coroner Bouliane s'était indigné du fait que, malgré les morts de nombreux enfants au fil des ans, rien ne semblait se faire pour améliorer la situation.Il avait convoqué, ou plus exactement conscrits le ministre de l'Éducation (Michel Pagé), celui de la Sécurité publique (Claude Ryan) et enfin celui des Transports (Sam Elkas).Il fallait qu'ils s'expliquent.Ils étaient ainsi, dans l'opinion publique, accusés de négligence.Ce fut assez mémorable, et Bouliane, à compter de ce jour, est devenu une sorte de juge Ruffo du transport scolaire: croisé pour les uns, héros pour les autres\u2014le plus grand nombre.La belle histoire a mal fini.En 1995, Bouliane est suspendu de son poste de coroner.On apprend qu'il a collaboré avec une firme qui vend.des autobus usagers à Cuba.C'est un fâcheux hasard.le coroner Bouliane avait justement recommandé le renouvellement du parcd'autobus scolaires du Québec (une excellente recommandation, et on note une diminution du nombre d'accidents mortels depuis 10 ans).Outre le fait que le coroner n'avait pas respecté l'«exclusivité des fonctions» en ayant cette activité parascolaire sur ses heures de travail, il avait aussi nui à la crédibilité de son rapport, à la sienne et, finalement, à l'institution.Québec notait qu'il avait fait de nombreux appels téléphoniques à Cuba du bureau, sur les heures de travail, en plus de s'être rendu à Cuba toutes dépenses payées par la société Lagarto.En tout 40 autobus et six miniautobus auraient ainsi trouvé le chemin des Caraïbes grâce à son aide.Un conflit d'intérêts évident.Le ministre de la Sécurité publique n'a pas le pouvoir de destituer un coroner à moins d'avoir en main un rapport d'enquête d'un juge de la Cour du Québec établissant les faits reprochés.Le ministre a donc demandé à l'ex-juge en chef Albert Gobeil d'enquêter.Ce qu'il fit.Mais voilà, le juge n'avait pas permis à Bouliane ou à son avocat d'interroger les témoins.Un juge de la Cour supérieure a dit que cela était illégal.La carrière du coroner Bouliane était en jeu et il fallait lui permettre d'intervenir.On annule tout et on recommence.On est alors en janvier 1998.Un nouveau juge, Michel Saint-Hilaire, est nommé pour ce travail.Près de cinq ans plus tard, il ne s'est à peu près rien passé.Et selon toute vraisemblance, il ne se passera rien non plus: le juge Paul Corriveau, de la Cour supérieure, vient d'annuler cette deuxième enquête, mardi.Car un juge de la Cour supérieure peut «surveiller» et «contrôler» le travail d'un collègue de la Cour du Québec, si une des parties s'en plaint.Bouliane s'est plaint.Il a encore eu gain de cause.Le motif de la décision de la Cour supérieure?L'apparente partialité du juge Saint-Hilaire.Le juge Saint-Hilaire a dit d'un argument présenté par l'avocat de Bouliane qu'il était «fallacieux».Cela équivaut à le traiter de menteur, dit le juge Corriveau.Pire encore, le «ton» du juge-enquêteur, qui a semblé avoir perdu patience plusieurs fois devant les requêtes de l'avocat de Bouliane.Il a crié, dit le juge, qui a entendu les cassettes.Vu la multiplication des requêtes de Bouliane au fil des ans, il n'était pas le seul à avoir envie de crier, mais il semble qu'un juge ne doive jamais perdre patience, et ne jamais critiquer trop durement un argument d'avocat.Conclusion: non seulement l'enquête Saint-Hilaire est-elle annulée, mais le juge ordonne que l'on cesse toute enquête sur Bouliane dans cette affaire d'autobus.On oublie tout.«Une troisième enquête serait sans nul doute préjudiciable» à Bouliane, «à l'administration de la justice et à l'intérêt public», dit le juge.\u0001 \u0001 \u0001 Québec a annoncé qu'il y aura appel.Cela veut dire combien de mois, sinon d'années supplémentaires?Bouliane continue à être payé sans travailler.Et la machine se tourne en ridicule un peu plus chaque jour.Il est déjà suffisamment scandaleux qu'on ait mis presque huit ans pour tenter de régler un problème pas particulièrement compliqué: Bouliane a-t-il fait ce qu'on lui reproche et si oui, doit-il être destitué?Ça ne prend pas une commission Poitras pour régler ça! Le simple fait que, par la multiplication des requêtes de toutes sortes (le plus souvent de Bouliane), l'affaire ait traîné si longtemps est accablant autant pour les responsables de l'enquête, que pour les avocats du gouvernement, qui n'ont pas su la faire avancer, et pour la Cour supérieure, qui n'a pas su «gérer» ces problèmes dans un temps raisonnable.Mais la solution de tout arrêter n'en est pas une.Et ce qui serait vraiment «préjudiciable à l'administration de la justice», ce n'est pas la poursuite de l'enquête, mais bien un avortement aussi lamentable.OGM LIQUIDATION DE CUIR BONUS CHAISE ET OTTOMAN Seulement99$ À l'achat d'un canapé et causeuse en cuir Palliser, obtenez cette chaise et l'ottoman en cuir pour seulement 99$.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Heures d'ouverture : Lundi, mardi, mercredi : 10 h à 18 h Jeudi et vendredi : 10 h à 21 h Samedi et dimanche : 10 h à 17 h STATIONNEMENT GRATUIT 3 magasins pour mieux vous servir 15757, boul.Gouin Ouest 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Laval réalisera, au cours des trois prochaines années, une étude des OGM orientée sur trois volets.D'abord, les chercheurs effectueront une revue de tous les articles scientifiques publiés dans le monde sur les OGM.En collaboration avec la Fédération des cultures commerciales, ils enquêteront également auprès des producteurs québécois qui utilisent ou non des OGM pour recueillir leurs commentaires.« Il n'y a seulement qu'une ou deux études du genre qui ont été faites dans le monde », dit Dominique Michaud.Enfin, ils recueilleront des données précises sur les cultures de plantes résistantes aux insectes (comme le maïs Bt) ou tolérantes aux herbicides (comme le soya transgénique), les deux types d'OGM les plus cultivés au Québec.Greenpeace a comparé le professeur Michaud au « loup dans la bergerie ».Celui-ci ne s'en cache pas, il travaille avec les biotechnologies depuis 10 ans et les travaux qu'il mène actuellement pourraient même définir ce que seront les OGM de demain.Pourrait-il publier un rapport qui condamnerait l'utilisation des OGM ?« Je dis souvent que le transgénisme, c'est un outil, un outil puissant », dit-il.Un outil qui a des avantages, il en est convaincu, mais aussi des désavantages.« Quand le pollen se disperse et qu'il y a des producteurs qui se ramassent avec ça sans en avoir voulu, je n'aime pas ça moi non plus ! » Tandis que le ministère de l'Environnement dit faire confiance à la « rigueur scientifique » de l'équipe, Dominique Michaud met au défi quiconque pourrait trouver un chercheur totalement neutre.« Moi je pense qu'il y a des avantages.Et s'il n'y en a pas, on va le savoir.L'équipe de MEPHISTO-SHOP LAVAL est fière de vous accueillir pour découvrir notre magnifique collection automne/hiver de Mephisto.En guise d'appréciation d'avoir choisi MEPHISTO-SHOP LAVAL, nous vous offrirons un cadeau avec tous les achats au prix régulier les vendredi 4 et samedi 5 octobre 2002.MEPHISTO-SHOP Carrefour Laval, local T-132B, tél.: (450) 682-9315 PLUS QU'UNE CHAUSSURE Repas complet pour l'Action de grâces\u20141,97$ NOTRE 110e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir notre repas de l'Action de grâces et procurer des repas chauds additionnels ainsi que d'autres services essentiels cet automne aux personnes démunies, sans abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 1,97 $ vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\u000119,70$ pour aider 10 personnes \u000139,40$ pour aider 20 personnes \u000159,10$ pour aider 30 personnes \u000178,80$ pour aider 40 personnes \u0001197$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \u0001 $ pour aider autant de personnes que possible Pour facturer votre don sur votre carte de crédit, veuillez composer 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dans leur contrat une clause de recours automatique à la médiation en cas de litige.Le message lancé hier en conférence de presse peut se résumer ainsi : il en coûte moins cher en argent, énergie, temps et réputation de se chicaner à huis clos, en présence d'un médiateur, que de le faire devant les tribunaux.C'est l'avis de la Chambre des notaires du Québec, de l'Ordre des comptables agréés du Québec, du Barreau du Québec, de l'Ordre des évaluateurs agréés du Québec, de l'Ordre des ingénieurs du Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, du Conseil du patronat du Québec, de la Chambre de commerce du Québec, de la Chambre de commerce et d'industrie du Québec et finalement du ministère de la Justice du Québec.Selon le président de l'IMAQ, Jean La Couture, à l'heure actuelle, moins d'un dixième de un pour cent des contrats contiennent une clause de médiation tandis qu'environ 10 % contiennent une clause d'arbitrage.L'arbitrage est un processus au terme duquel la décision de l'arbitre est finale et équivaut à un jugement tandis que la médiation est un processus volontaire où il y a discussion et qui peut se terminer sans qu'il y ait un accord véritable.M.La Couture estime qu'idéalement, il devrait y avoir une clause de médiation en cas de litige inscrite au contrat et également une clause d'arbitrage.« Si la médiation ne permet pas d'en arriver à un règlement, on envoie le dossier en arbitrage.La médiation permet d'enlever les artifices pour mieux encadrer le litige.« La médiation permet de cerner les éléments primordiaux, de déterminer des balises sur la compensation désirée.L'arbitrage devient ensuite plus efficace et rapide », a fait valoir M.La Couture.« Les parties savent précisément ce sur quoi elles ne s'entendent pas », a-t-il ajouté.M.La Couture évalue, de par son expérience, que la médiation coûte 10 % de ce qu'il en coûterait devant les tribunaux.Le médiateur est choisi par les deux parties qui paient à parts égales.Les honoraires varient de 150 $ à 300 $ l'heure, a-t-il dit.Le temps moyen de règlement d'un litige de moins de 10 000 $ est de quelques heures.Pour un litige d'un million, la médiation s'étend plus ou moins sur trois mois.« En médiation on a besoin du décideur qui ne peut consacrer qu'un temps restreint.Il faut tenir plusieurs séances », a-t-il indiqué.Aux yeux du sous-ministre de la Justice, Michel Bouchard, un des avantages de la médiation, particulièrement pour les gens d'affaires, est qu'elle se passe en toute confidentialité.« Les parties n'ont pas à exprimer leur différend sur la place publique.Ce n'est jamais très bon pour les affaires que deux compagnies soient ouvertement en conflit », a-t-il fait valoir.L'Institut de médiation et d'arbitrage du Québec existe depuis 25 ans et compte 150 membres.Photo PC Deux promoteurs de la médiation : Jean La Couture, président de l'Institut de médiation et d'arbitrage du Québec, et Michel Bouchard, sous-ministre de la Justice.32 réseaux d'eau sont toujours contaminés au Québec ANNE-LOUISE CHAMPAGNE Le Soleil DEUX ANS après la tragédie de Walkerton, le tiers des 90 réseaux d'eau ciblés par Québec pour leurs problèmes chroniques de potabilité n'ont toujours pas apporté de mesures correctives permanentes à leurs installations.Durant les semaines qui ont suivi les événements, le ministère de l'Environnement a procédé à une réévaluation des 2400 réseaux d'eau de la province et en a découvert 90 pour lesquels les avis d'ébullition étaient devenus monnaie courante.En août 2000, le ministre de l'Environnement de l'époque, Paul Bégin, accordait 20 jours à 88 des 90 propriétaires afin qu'ils lui présentent une solution et un échéancier des travaux à exécuter.« Des mesures temporaires de sécurisation ont été prises dès août 2000 », assure Jean-Louis Laplante, attaché de presse du ministre de l'Environnement, André Boisclair.Mais, dans le tiers des cas, ce sont les solutions permanentes qui tardent.Un bilan dressé à la miaoût 2002 et obtenu par Le Soleil en début de semaine relève 32 dossiers totalement réglés, 26 dossiers en voie de l'être ou qui le seront durant l'automne et 32 dossiers dont les problèmes n'ont toujours pas été résolus.Ces réseaux connaissaient des problèmes de contamination bactérienne qui pouvaient survenir à plusieurs niveaux, que ce soit à la source même, dans la canalisation ou lors du traitement.Il en a coûté 40,2 millions jusqu'ici pour faire les travaux.La moitié de cette somme vient du programme d'infrastructure de Québec, l'autre moitié, des municipalités.Sur les 32 dossiers non résolus, 21 rencontrent une difficulté fondamentale : les recherches n'ont pas encore permis de trouver une source d'eau potable adéquate.Cependant, les gestionnaires de ces réseaux ont déjà présenté une demande de financement à Infrastructure Québec.Les sommes requises ne peuvent pas être évaluées présentement.« Mais il y a une marge de manoeuvre prévue pour ces cas.L'argent sera disponible quand ils en auront besoin », dit M.Laplante.Il est par ailleurs impossible de chiffrer précisément le coût de l'ensemble du travail qui reste à faire étant donné que l'ampleur des travaux n'est pas connue.Les réseaux en défaut sont principalement des réseaux municipaux (71 sur 90).Ils sont généralement de petite taille, desservant des populations de 500 à 700 habitants.Quant aux 19 autres, ce sont des réseaux privés qui desservent de 150 à 200 clients.Il peut s'agir par exemple d'écoles, d'entreprises ou de terrains de camping.Les réseaux privés affichent une meilleure performance que les municipalités : 15 sur 19 ont réglé leur problème de contamination ou sont sur le point de le faire.Ils l'ont fait à leurs frais, n'ayant pas accès au programme d'infrastructure de Québec.Par ailleurs, la liste des réseaux déficients publiée en août 2000 en dénombrait 65 dans l'est de la province.Aujourd'hui, 24 réseaux sont dans la catégorie « non réglé ».« Il est évident qu'il s'agit de dossiers prioritaires pour l'Environnement, et aussi pour le programme d'infrastructure des Affaires municipales », souligne Jean- Louis Laplante.Et la surveillance de la qualité de l'eau dans ces municipalités est accrue, particulièrement depuis l'entrée en vigueur du nouveau règlement sur la qualité de l'eau potable.Les analyses sont plus fréquentes.Les gens d'affaires applaudissent le virage adéquiste Offre applicable à toute nouvelle entente de deux ans pour les forfaits de 20 $ ou plus par mois et après crédit postal de 50 $ pour le Nokia 3590 et le Nokia 3320, et de 75 $ pour le Motorola V101.Ce crédit sera appliqué au compte de l'abonné sur réception d'une preuve d'achat.\u2020Offre de trois mois de temps d'antenne local illimité applicable à certains forfaits seulement.Le Nokia 3320 est un appareil de technologie TDMA.Certaines conditions s'appliquent.Les frais d'accès au système et au service d'urgence 911, les frais d'interurbain et de déplacement, les frais liés aux services additionnels en option, la messagerie texte facturée à l'utilisation, ainsi que les taxes exigibles associées à ces services seront également facturés par mois, pour chaque téléphone.ICQ est une marque de commerce de ICQ inc.Le logo et les marques de commerce GSM sont la propriété de la GSM Association et sont utilisés sous licence.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MDAT&T Corp.Utilisé sous licence.CONSULTEZ LE WWW.ROGERS.COM/SANS-FIL, COMPOSEZ LE 1 800 IMAGINE OU RENDEZ-VOUS CHEZ NOS DISTRIBUTEURS ROGERSMC AT&TMD PARTICIPANTS.MONTRÉAL 1104, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 Centre Eaton (514) 844-6242 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 Place-Ville-Marie (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Centre Rockland (514) 735-4086 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 997, rue St-Antoine O.(514) 866-3326 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CANDIAC 87B-4, boul.Marie-Victorin (450) 444-2100 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 965, boul.St-Joseph (819) 478-9977 Promenades Drummondville (819) 475-5024 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte (514) 425-5505 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 LAVAL 2142, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 1273, boul.Curé-Labelle (450) 680-1234 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360, boul.Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME Carrefour du Nord (450) 436-5895 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-1161 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain E.(514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 Promenades de Sorel (450) 746-2079 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 Centre Les Rivières (819) 694-6812 VALLEYFIELD Centre Valleyfield (450) 373-0519 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 Obtenez 2 sans-fil pour 34,99$ Pas cher pour faire plaisir à un être cher Plus, parlez sans arrêt jusqu'en 2003\u2020 NOKIA 3320 MOTOROLA V101 NOKIA 3590 MARIO CLOUTIER QUÉBEC \u2014 Les gens d'affaires applaudissent au recentrage du discours du chef adéquiste, Mario Dumont, sur les réductions d'impôts plutôt que sur l'instauration d'un taux unique d'imposition à 20 % dès le premier mandat.« Le taux unique, il n'y a plus grand monde qui croit à ça, commente le président du Conseil du patronat du Québec, Gilles Taillon.C'est un beau progrès, mais j'ai hâte d'avoir les chiffres.M.Charest, on le sait, c'est un milliard et ce n'est pas assez.M.Dumont, c'est combien ?» Selon le président du CPQ, il est plus important de connaître la cible de réduction d'impôts que le mode proposé pour l'atteindre.Il estime que le taux unique n'est « pas mauvais en soi », mais que l'objectif premier pour le gouvernement reste les baisses d'impôts.« Pour la classe moyenne, les 57 % qui paient des taxes, c'est de réduire ce qu'ils ont à payer.On pense avoir la capacité, sur quelques années, d'atteindre la parité avec l'Ontario.Même son de cloche du côté des PME.Le président de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, Richard Fahey, souligne que les 23 000 PME qu'il représente au Québec cherchent avant tout à obtenir une réduction du fardeau fiscal.« Est-ce que ça va prendre la forme de la flat tax, de la réduction de la taxe sur le capital ou des taxes sur les masses salariales ?Les partis politiques peuvent faire leur lit de la façon qu'ils veulent.Un sondage réalisé en juin dernier révèle toutefois que, pour les PME, l'aménagement de l'espace fiscal québécois devrait comporter d'abord un remboursement de la dette du gouvernement, puis, dans de moindres proportions, une réduction des impôts et taxes ainsi que des dépenses gouvernementales.En plus de ces priorités qui ressemblent étrangement à celles de l'ADQ, les PME voudraient, dans leur propre champ d'action, retrouver des mesures visant une simplification des formalités administratives.La députée adéquiste de Berthier, Marie Grégoire, qui défendait le mémoire de l'ADQ sur un taux d'imposition unique en 1999 devant l'Assemblée nationale, affirme que cette mesure était et reste un objectif à atteindre par étapes.« On a toujours dit qu'il s'agissait de mesures progressives.» 5DU0701A1004 VENDREDIÀ 5DU0701A1004 ZALLCALL 67 18:07:02 10/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 A7 Plus de 55 succursales à travers le Québec! 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surtout les femmes, sont traités dans les hôpitaux pour des maladies mentales plus souvent que tout autre groupe, indique une première étude canadienne sur la santé mentale.L'étude, rendue publique hier, a été réalisée par un groupe de professionnels de la santé.Elle a permis de constater que 86 % des traitements sont administrés dans des centres hospitaliers plutôt que dans des établissements psychiatriques.La recherche s'est intéressée uniquement aux principales maladies mentales \u2014 troubles anxieux, troubles bipolaires, schizophrénie, dépression grave, troubles de la personnalité, troubles de la nutrition \u2014 ainsi qu'au comportement suicidaire.En 1999, les admissions pour des problèmes de santé mentale ont totalisé 1,5 million de jours d'hospitalisation, soit près de 4 % du total des admissions.Les Canadiens âgés de 25 à 44 ans représentaient la moitié de ces admissions, et les femmes de ce groupe d'âge étaient 22 % plus sujettes à être hospitalisées que les hommes.Pour les troubles de l'humeur, les femmes risquaient 1,5 fois plus que les hommes d'être admises dans les hôpitaux.Des hommes schizophrènes Dans l'ensemble, les admissions pour des troubles bipolaires ont augmenté, autant chez les hommes que chez les femmes, entre 1988 et 1999, et elles ont plus que doublé chez les femmes de moins de 25 ans.L'hospitalisation des hommes souffrant de schizophrénie a bondi de 28 % au cours de cette décennie, alors que les troubles de la nutrition ont grimpé de 34 % chez les jeunes filles de moins de 15 ans, et de 39 % chez les femmes de 15 à 24 ans.Alors qu'elle s'adressait au sommet national sur la maladie mentale et la santé mentale, l'auteure principale de l'étude, la Dre Paula Stewart, du ministère fédéral de la Santé, a déclaré que les conclusions de l'étude exigeaient une recherche plus approfondie.C'est aussi l'opinion d'un ancien ministre des Finances du gouvernement conservateur de Brian Mulroney, Michael Wilson.L'étude soulève « de nombreuses questions susceptibles de faire l'objet de plusieurs études », a déclaré hier M.Wilson, dont le fils s'est suicidé en 1995 à la suite d'une grave dépression.« La maladie mentale n'a jamais occupé une place assez importante dans les priorités des gouvernements.» L'étude nationale indique en outre que la durée des séjours dans les hôpitaux pour des problèmes de santé mentale a diminué considérablement de 1988 à 1999.Il n'a cependant pas été déterminé si ce changement était attribuable à l'amélioration des traitements ou aux compressions budgétaires.L'étude sur la santé mentale révèle que le quart des décès survenus chez les jeunes de 15 à 24 ans sont attribuables au suicide.Les Canadiens de 15 à 44 ans représentent 73 % des admissions dans les hôpitaux pour des tentatives de suicide.Bien que les femmes soient hospitalisées pour des tentatives de suicide 50 % plus souvent que les hommes, le taux de mortalité attribuable au suicide est quatre fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.MARIE-FRANCE LÉGER Les Algériens de Montréal se mobilisent à nouveau contre l'expulsion.Ils sont près de 1000 à craindre le renvoi s'ils n'arrivent pas à « décrocher » le statut de réfugié.Déjà, 23 ont dû repartir vers leur pays depuis la levée du moratoire décrétée en avril dernier et six autres sont menacés de renvoi.Le Comité des sans-statut part en campagne et organise une manifestation lundi soir devant le Complexe Guy-Favreau.Le 12, samedi, les femmes algériennes protesteront à leur tour à partir de 13 h, devant le 1010 Saint-Antoine Comme bien d'autres, Mme Kellou Messaouda et sa famille attendent depuis sept ans de savoir s'ils pourront rester à Montréal.Sept ans que ses trois filles de 10, 11 et 18 ans vont tous les jours à l'école avec de petits Québécois.Saurontils éviter la déportation ?Miser sur l'intégration de leurs enfants à la société d'accueil pourrait peut-être leur valoir de rester.« On a eu un refus il y a quatre ans.On a fait appel et on s'est inscrit aussi comme cas humanitaire », nous explique-t-elle.Les recours ne sont pas épuisés et aucune date d'audition n'a été fixée.Déjà 23 personnes ont été renvoyées à ce jour depuis la levée du moratoire décrétée par le ministre Coderre.Ces personnes, nous indique Robert Gervais, du ministère de l'Immigration, avaient épuisé tous leurs recours.« La grande majorité des cas sont en cours de processus.S'il y a eu un premier refus, ils sont en appel ou ont demandé que leur cas soit traité comme humanitaire », a-t-il souligné.La famille de Mourad Bourouisa, qui doit d'ailleurs assister ce matin à une conférence de presse du Comité des sans-statut, fait partie des six malchanceux ayant reçu un ordre de convocation pour le 20 octobre en vue d'une déportation.Leur fils de deux ans et demi, né ici, pourrait théoriquement rester.Le moratoire sur les renvois en Algérie a été imposé en mars 1997 devant la flambée de violence qui secouait le pays.Le gouvernement fédéral l'a levé ce printemps estimant que la violence n'était plus généralisée et qu'elle n'atteignait pas les grandes villes.« On n'est pas parti à la chasse aux Algériens.On n'a pas accéléré les déportations pour autant.Ils auront peut-être des choses à faire valoir qui pourrait modifier le cours des choses dans leur cas pris individuellement », a précisé pour sa part Richard Saint-Louis, d'Immigration- Canada.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Une étude dresse un nouveau portrait de la détresse psychologique au Canada.Nombre record d'incendies de forêt en septembre ÉQUITÉ SALARIALE Les syndicats demandent du muscle TRISTAN PÉLOQUIN LA CHALEUR ÉLEVÉE et les faibles précipitations des derniers mois se sont traduites par un nombre record d'incendies de forêt en septembre sur le territoire québécois.Pas moins de 201 incendies se sont déclarés dans les forêts québécoises au cours du dernier mois, ce qui est bien au-dessus de la moyenne de 88 des 10 dernières années, révèlent les statistiques compilées par la SOPFEU.« C'est vraiment une situation exceptionnelle qui découle directement de la température des nuits de septembre, qui ont été beaucoup plus chaudes que la normale, explique Charlotte Léger, agente d'information à la SOPFEU.Les faibles précipitations enregistrées depuis le mois d'août ont également joué un rôle important.» La sécheresse d'août et de septembre a aussi été la cause de plusieurs incendies en profondeur plutôt qu'en surface.« Ces feux sont plus long à combattre, mais ils se propagent beaucoup moins rapidement », précise Mme Léger.Malgré ce nombre record d'incendies, la superficie détruite par les flammes demeure près des normales.Environ 120 hectares ont été détruits en septembre 2002, alors que la moyenne des 10 dernières années est de 103 hectares.Le record en la matière remonte à septembre 1999, où 99 feux avaient détruit 441 hectares.Par ailleurs, le record de température pour le mois de septembre n'a pas été battu cette année.La température moyenne du jour et de la nuit s'établit à 18,3 degrés, tout près du record de 18,7 degrés qui remonte à 1961.TRISTAN PÉLOQUIN LA FTQ ET la CSN joignent leurs voix et réclament que la Commission sur l'équité salariale prenne des moyens plus musclés pour réaliser l'équité dans les petites entreprises comptant entre 10 et 49 employés.Cette demande a été formulée par les deux grandes centrales syndicales dans le cadre de consultations publiques tenues cette semaine par la Commission, afin de faire le point sur l'application de la Loi sur l'équité salariale dans les petites entreprises.Selon les évaluations de la FTQ, à peine 30 % des 35 000 entreprises comptant entre 10 et 49 travailleurs ont jusqu'à présent ajusté les écarts salariaux entre hommes et femmes, malgré l'entrée en vigueur de la loi en novembre 2001.« La Commission sur l'équité salariale doit se servir des pouvoirs qui sont entre ses mains pour forcer les employeurs de ces petites entreprises à respecter leurs obligations.La loi accorde à la Commission le droit de donner des amendes, alors qu'elle le fasse », a déclaré René Roy, secrétaire général de la FTQ.La CSN croit pour sa part que des mesures de surveillance plus strictes devraient être mises en place pour s'assurer que l'équité salariale est bien atteinte et maintenue dans les petites entreprises.En vertu de la Loi sur l'équité salariale, les moyens utilisés par les petites entreprises pour réaliser l'équité sont laissés à la discrétion de l'employeur.Elles ne sont pas tenues de soumettre un programme d'équité à la Commission ou de mettre sur pied un comité qui se penchera sur la question.Photo Presse Canadienne © Un mois de septembre occupé pour les avions-citernes de la SOPFEU.NOUVEAU OFFRE DE LANCEMENT 24 versements égaux SANS FRAIS, SANS INTÉRÊT OU PAYABLE EN OCTOBRE 2003 2208$ /mois Vélo WYNNE 2.1 16 MAGASINS BLAINVILLE 1150, boul.Curé-Labelle (450) 433-7886 BROSSARD 6655, boul.Taschereau (450) 678-5333 GATINEAU 550, boul.La Gappe (819) 568-1491 GRANBY 960, rue Principale (450) 777-6611 LAFONTAINE 2391, boul.Labelle (450) 436-9814 LAVAL / CHOMEDEY 3615, Autoroute Laval Ouest (450) 973-7733 LONGUEUIL 500, place Trans-Canada (450) 674-9187 PIERREFONDS 14920, boul.Pierrefonds (514) 696-2582 QUÉBEC / VANIER 687, boul.Pierre-Bertrand Sud (418) 687-4270 REPENTIGNY 545, rue Notre-Dame (450) 585-0100 RIMOUSKI 905, rue Lausanne (418) 723-1692 ST-EUSTACHE 232, rue Dubois (450) 473-0211 ST-HYACINTHE 5400, boul.Laurier (450) 774-2901 ST-LUC / ST-JEAN 122, rue Moreau (450) 348-4316 SOREL / TRACY 206, rue du Collège (450) 561-1033 TROIS-RIVIÈRES O.5825, boul.Royal (819) 375-7771 7083$ Tapis roulant Paragon II 169999 3083$ Tapis roulant PINCOFFS 73999 /mois /mois CLUB PISCINE SUPER FITNESS VOUS OFFRE : Plus de 60 appareils Équipement de première qualité Expertise et professionnalisme Représentants spécialisés Service de livraison et d'installation Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Le montant de votre achat sera réparti en 24 versements égaux, sans frais ni intérêt débutant le mois suivant de votre achat.Achat minimum requis de 500 $.Sujet à l'approbation du crédit.Les taxes de vente sont payables à l'achat.Aucun paiement aucun intérêt et aucun frais à payer avant le 1er octobre 2003.Notes : Certaines conditions s'appliquent, voir détails en magasin.Photos à titre d'illustration seulement.Les produits et promotions peuvent varier d'un magasin à l'autre.Offres en vigueur jusqu'au 23 novembre 2002.APPAREILS POUR LA MAISON RABAISDE 100$ Vélo stationnaire Club Pro CP750 Régulier 29999 Rabais de 10000 Prix spécial 19999 3085751A Yves Lamontagne réélu au Collège des médecins LE DOCTEUR Yves Lamontagne a été réélu hier comme administrateur du Collège des médecins, en compagnie des neuf candidats qui se présentaient dans la même équipe pour occuper des postes au bureau de direction de la corporation.C'est dire que le Dr Lamontagne, qui affrontait le Dr Joëlle Lescop et son équipe, sera vraisemblablement réélu à la tête du collège le 18 octobre prochain.Ce jour-là, les 20 représentants des médecins à la corporation, dont les 10 nouveaux élus, voteront pour le président à l'occasion de la réunion du nouveau conseil d'administration.Le président élu représentera l'ordre professionnel pour les quatre prochaines années.\u2014 La Presse 5LP0901A1004 a9 vendredi 5LP0901A1004 ZALLCALL 67 22:43:09 10/03/02 B «Rentrée parisienne » de Lucien Bouchard L'ex-premier ministre prononcera une conférence économique et recevra la Légion d'honneur LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS \u2014 Dire qu'il s'agit pour Lucien Bouchard d'un retour à la vie publique serait exagéré.Mais le fait est qu'il s'agit pour l'ancien premier ministre du Québec de sa première vraie apparition publique depuis son retrait de la vie politique il y a près de deux ans.Peut-être ne s'agit-il que d'un hasard du calendrier, mais Lucien Bouchard se trouvera doublement à l'honneur ou sous les feux de l'actualité la semaine prochaine à Paris.Une conférence à caractère économique mardi à 18 h 30, devant le discret Club économique de la délégation générale du Québec.Et le lendemain, mercredi, en fin d'après-midi \u2014 vers 18 h croit-on savoir \u2014 la remise très officielle de l'insigne de Commandeur de la Légion d'honneur des mains du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, dans les salons de l'hôtel Matignon, siège du gouvernement.Mardi en fin d'après-midi, l'ancien premier ministre, redevenu simple avocat \u2014 et membre de l'un des plus importants cabinet d'affaires de Montréal \u2014 doit prononcer une causerie intitulée Après l'affaire Enron, quelles perspectives ?M.Bouchard, explique le communiqué de la délégation, traitera de « la longue série de scandales » qui ont émaillé la vie financière américaine et internationale ainsi que « des nouvelles règles du jeu » qui pourraient « redonner confiance aux investisseurs et aux actionnaires ».« La vaste expérience de M.Lucien Bouchard, acquise dans les domaines du droit commercial et privé, de la vie diplomatique et de la vie politique, lui permet d'exprimer un point de vue original sur ce sujet d'actualité.» Comme cette conférence est ouverte aux journalistes, il n'est pas interdit de penser que l'ancien premier ministre poussera l'audace jusqu'à répondre à certaines questions de caractère plus général.L'autre événement de la semaine aura lieu à l'hôtel Matignon, où le nouveau premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, grand familier du Québec où il s'est rendu à trois reprises rien que dans les deux dernières années, lui remettra l'insigne de Commandeur de la Légion d'honneur.M.Bouchard n'avait pas encore reçu la célèbre distinction française, instituée en 1802 par Napoléon.À cela une raison principale : la Légion d'honneur ne se donne pas à un premier ministre en exercice, mais seulement après son départ des affaires.En revanche, M.Bouchard accédera directement au plus haut grade dans la Légion d'honneur, les deux autres étant ceux d'officier, puis de chevalier.Il se trouve que, mercredi, un autre Québécois sera lui aussi honoré, en recevant l'insigne de simple officier : il s'agit du propre frère de l'ancien homme politique, le politologue et romancier Gérard Bouchard.Hier après-midi, il était impossible d'obtenir de Matignon confirmation de la liste définitive des lauréats, dont on ne sait pas si elle se limite aux frères Bouchard.Du côté de la Grande Chancellerie, qui s'occupe de la Légion d'honneur, il n'est évidemment pas question de commenter l'attribution de la distinction, ni même d'ailleurs de donner la liste des titulaires, présents ou à venir.Mais on suppose que ce n'est pas mercredi, ni des mains de M.Raffarin, que sera également honoré l'ancien gouverneur général du Canada, Roméo Le Blanc, déjà titulaire, et qui, lui, devrait être élevé à la dignité de Grand officier.Chasse à l'homme à Washington après cinq meurtres mystérieux Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le meurtre apparemment gratuit de cinq personnes n'ayant aucun lien entre elles, dans des lieux publics différents en moins de 24 heures, a déclenché une intense chasse à l'homme dans la banlieue nord de Washington.« Nous ne savons pas à qui nous avons affaire.Nous n'avons aucun suspect, aucun mobile », a avoué hier après-midi à la presse le commissaire Charles Moose, chef de la police du comté de Montgomery, dans le Maryland où se concentrent les quartiers chic qui jouxtent la limite nord de la capitale fédérale.Le théâtre de cette série de meurtres qui mobilise d'importantes forces de police, la police fédérale (FBI) et même le « Secret Service » chargé de la sécurité du président américain George W.Bush, est limité à un périmètre de quelques kilomètres carrés.Des hélicoptères de la police et des télévisions américaines survolent sans cesse la région.Le drame a commencé mercredi en fin d'après-midi par un coup de fusil à pompe dans la fenêtre d'un commerce, qui n'a fait aucune victime.Moins d'une heure plus tard, un homme de 55 ans, était abattu d'une balle dans la tête dans le stationnement d'un supermarché de la ville de Silver Spring.Quelques heures plus tard, hier matin, un homme qui tondait son gazon devant sa maison, à Rockville, près d'un centre commercial, était tué dans des circonstances identiques.Puis c'était le tour d'une personne sortant d'un bureau de poste et d'un chauffeur de taxi, tué quasiment à bout portant à une station d'essence d'Aspen Hill, alors qu'il faisait le plein de son véhicule.Quelques minutes plus tard, une jeune femme assise sur un banc, près d'un centre commercial, à Silver Spring, était mortellement touchée.« C'est une situation qui évolue sans cesse », a indiqué le commissaire Moose lors d'une conférence de presse.Selon lui, rien ne montre que les cinq victimes se connaissaient.Aucune n'a en outre été volée ou brutalisée avant d'être tuée.« Ces gens n'avaient rien fait et nous devons trouver le moyen de faire cesser cela.Nous pensons que tous ces meurtres sont liés entre eux », a souligné le commissaire Moose.Un téléphone rouge a été mis en place afin de permettre à des témoins de fournir rapidement des informations à la police.Toutes les permissions ont été suspendues et des renforts importants de policiers ont été acheminés dans le secteur.Photo AP Desiree Verdin s'éloigne de sa maison inondée de Pointe-aux-Chênes, en Louisiane, après le passage de Lili, hier.C'est une Lili affaiblie qui a frappé la Louisiane Agence France-Presse LA NOUVELLE-ORLÉANS \u2014 Lili, qui a touché terre hier matin en Louisiane, dans le sud des États- Unis, a diminué d'intensité, passant du statut d'ouragan à celui de tempête tropicale, mais les autorités maintiennent leur recommandation d'évacuation d'environ un demi- million de personnes.Peu avant d'atteindre la côte sud du pays, l'ouragan s'était déjà nettement affaibli, avec des vents passés de 190 km/h alors qu'il se trouvait au-dessus du golfe du Mexique, à 144 km/h à l'arrivée sur les côtes, selon le Centre national des ouragans.Hier après-midi, il est devenu tempête tropicale avec des vents de quelque 110 km/h.Selon les autorités locales, aucun blessé n'a été à déplorer depuis son arrivée sur les côtes près de Marsh Island, en Louisiane, où il a déversé des trombes d'eau.Lili remonte désormais vers le nord à la vitesse de 25 km/h.Les images diffusées par des chaînes de télévision américaines ont montré des rues de villes désertes, balayées par des rafales de pluie et de vent, des poteaux électriques cassés, des arbres arrachés.Selon les télévisions, quelque 100 000 personnes n'ont plus d'électricité en Louisiane.Près de 200 000 personnes avaient été incitées à quitter leur maison.Les vents accompagnant Lili devraient encore baisser d'intensité dans les heures à venir, mais de fortes rafales sont toujours possibles et des tornades isolées peuvent encore survenir sur le sud de la Louisiane et du Mississippi.Mardi, l'ouragan avait frappé Cuba avec une extrème violence, faisant un mort, cinq blessés et des milliers d'habitations endommagées.Le lancement de la navette spatiale Atlantis, prévu à l'origine mercredi, a été repoussé à lundi en raison de la menace du passage de Lili près de Houston (Texas).Venez.on ne vous mangera pas! HHeemmmmiinnggffoorrdd ((QQuuébbeecc)) - AAuuttoorroouuttee 1155 SSuudd, , ssoorrttiiee 66 (450) 247-2727 .ppaarrccssaaffaarrii.ccoomm Pommes et cidre au Parc! Visitez le Parc Safari et recevez une bouteille de Crémant de Pomme, une bouteille de vin québécois 5 Kg de pommes Mc Intosh OOUUVVEERRTT lleess ssaammeeddiiss eett ddiimmaanncchheess 55, , 66, , 1122, , 1133 eett lluunnddii 1144 ooccttoobbrree 22000022 de 10 h à 1166 hh UUnn eennsseemmbbllee ccaaddeeaauu ppaarr aauuttoommoobbiillee.NNee ppeeuutt être jumelé à aauuccuunnee aauuttrree ooffffrree pprroommoottiioonnnneellllee.DERNIÈRE CHANCE DE NOUS VOIR! OUVERT les samedis et dimanches 5, 6, 12, 13 et lundi 14 octobre 2002 16 h Un ensemble cadeau par automobile.Ne peut aucune autre offre promotionnelle.Les lionceaux Maïsha et Kiwanja vous attendent à 12 h, 14 h et 16 h.LA BOUTIQUE CADEAUX du Parc offre des RABAIS de 25% à 50%.3085304A Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.2002-10-02 Tirage du 2 000 000,00 $ 107 706,20 $ 2 143,40 $ 78,70 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (13) GAGNANTS LOTS 12 406 058 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2002-10-02 Tirage du 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (43) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 588 769,00 $ 2002-10-03 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2002-10-03 2002-10-03 2002-10-02 3 200 4 6727 NUMÉRO: 114113 NUMÉRO: 129036 SÉLECTIONS BONIS GAGNANTS Si vous êtes détenteur d'une sélection boni gagnante (6/6) vous remportez un lot de 1 649 $ et une participation au tirage en direct au match de la Coupe Grey.Pour être admissible à ce tirage, vous devez réclamer votre lot aux bureaux de Loto-Québec avant 16 h 30 le 15 novembre 2002.Un groupe propriétaire d'une sélection gagnante est considéré comme un seul détenteur.Le numéro deux d'Al-Qaeda tué Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Ayman al-Zawahiri, considéré comme le numéro deux du réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden, a été tué en Afghanistan, a affirmé hier l'agence russe Itar-Tass citant des « sources confidentielles ».Dans une dépêche de deux paragraphes datée d'Islamabad, l'agence indique que selon ces sources Ayman al-Zawahiri a été tué non lors de combats, mais à l'occasion d'une opération spéciale menée par des hommes non identifiés.Un vrai paquet d'nerfs! Vous avez les nerfs à fleur de peau?Les mâchoires serrées, le visage tendu, le front crispé, les épaules levées, pression dans les épaules, tout vous tape sur les nerfs?Si vous êtes à bout de nerfs, irritable, un produit nervin peut vous aider.Un produit qui explore la physiologie des nerfs qui touche au système nerveux, un produit nerval et naturel.Décontrak-Tin qui exprime la décontraction, l'action de décontracter exprimant ainsi l'aisance et la détente.Le suffixe \u201c Tin \u201d représente les mots Tension, Insomnie et Nervosité (Tin).Din : 02239962 émis par Santé Canada.Décontrak-Tin agit sur votre tensio-activité et vous aide à obtenir moins de tension, moins de nervosité, moins d'insomnie.Décontrak-Tin, décontraque.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 3081399A 5LP1002A1004 a10 vendredi 04 octobre 5LP1002A1004 ZALLCALL 67 00:08:33 10/04/02 B A 1 0 MOND E L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 4 O C T O B R E 2 0 0 2 Les rebelles acceptent un cessez-le-feu en Côte d'Ivoire EXPRESS INTERNATIONAL France Services publics QUELQUE 40 000 personnes selon la police, 80 000 selon les organisateurs, ont manifesté, hier à Paris, pour le maintien du service public et contre les privatisations, à l'occasion du premier grand test social du gouvernement de droite mis en place en mai dernier.À la manifestation appelée par les syndicats du groupe EDF-GDF (électricité et gaz) s'étaient joints des personnels de nombreux autres groupes publics inquiets des projets d'ouverture du capital ou de privatisation des grands groupes publics français tels la Poste, la SNCF et Air France.\u2014 d'après AFP Irak Kurdes réunis LE PARLEMENT du Kurdistan irakien, dont les activités sont interrompues depuis juin 1996, se réunit aujourd'hui à Erbil après la réconciliation des deux groupes rivaux qui contrôlent la région, alors que les États- Unis menacent d'attaquer l'Irak.Les travaux de l'assemblée avaient cessé il y a 6 ans à cause des violents affrontements ayant fait plus de 3000 morts, entre le Parti démocratique du Kurdistan et l'Union patriotique du Kurdistan.En 1992, après la guerre du Golfe, ils avaient formé un gouvernement \u2014 non reconnu sur le plan international \u2014 dans le nord de l'Irak.\u2014 d'après AFP Iran Survols américains L'IRAN ne ripostera pas aux avions de combat américains qui violeraient « par erreur » son espace aérien en cas de frappe contre l'Irak, a déclaré le ministre iranien de la Défense, Ali Chamkhani, dans une entrevue paraissant aujourd'hui dans le quotidien koweïtien Al-Raï Al-Am.« Toute violation involontaire et ne causant aucun dommage ne pourra pas être considérée comme un acte d'hostilité », a-t-il ajouté.Chamkhani a estimé que « selon les indices sur le terrain, (une frappe américaine) sera de plus en plus probable vers décembre prochain ».\u2014 d'après AFP Europe Politique de défense LES MINISTRES de la Défense des 15 pays de l'Union européenne se retrouvent aujourd'hui et demain à Rethymnon (Crète), en Grèce, pour tenter de donner à l'Europe de la défense un nouvel élan, sur fond de contraintes budgétaires, de fossé grandissant avec les États-Unis et de divergences sur l'Irak.Malgré des appels pressants à sa mise en oeuvre effective, l'impression prévaut que la politique européenne de défense et de sécurité commune, déclarée opérationnelle en décembre 2001 au sommet européen de Laeken en Belgique, bat de l'aile.\u2014 d'après AFP Chypre Autres palabres LE SECRÉTAIRE général des Nations unies, Kofi Annan, a entamé, hier à New York, avec les dirigeants chypriotes grecs et turcs, Glafcos Cléridès et Rauf Denktash, deux jours d'entretiens visant à relancer le processus de normalisation dans cette île de Méditerranée coupée en deux depuis 1974.La perspective de l'entrée de Chypre dans l'Union européenne, programmée pour 2004, que l'île soit réunifiée ou non, a rendu urgente la conclusion d'un accord entre les deux parties, mais les pourparlers achoppent notamment sur la question de l'organisation politique d'une île réunifiée.\u2014 d'après AFP d'après AP et AFP ABIDJAN \u2014 Les rebelles qui contrôlent la majeure partie du nord de la Côte d'Ivoire ont accepté, hier, un cessez-le-feu à l'issue de leurs entretiens avec les médiateurs d'Afrique de l'Ouest, venus les rencontrer dans leur fief de Bouaké dans le centre du pays.L'accord est signé aujourd'hui à Yamoussoukro, la capitale administrative du pays, a annoncé dans la soirée le secrétaire général de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à l'origine de la médiation, Mohamed Ibn Chambas.Devant la presse, il a ajouté qu'il espérait que les médiateurs pourraient discuter des doléances des rebelles après la signature du cessez-le-feu, dont les termes et les conditions n'ont pas été précisées.Interrogé sur les conditions de surveillance du cessez-le-feu, Chambas a répondu : « Nous allons signer le cessez-lefeu, puis nous discuterons avec le gouvernement (ivoirien) et ceux qui le combattent sur les modalités de supervision.Nous n'avons pas discuté de ces arrangements et nous laissons le gouvernement et l'autre partie se mettre d'accord sur ces conditions.» La poursuite des négociations à Yamoussoukro ne sera pas simple dans la mesure où les rebelles devront traverser les lignes des soldats loyalistes pour y arriver.Les émissaires d'Afrique occidentale s'étaient rendus à Bouaké, une ville du centre du pays tenue par les mutins depuis la tentative du coup d'État du 19 septembre, pour presser les rebelles de déposer les armes.Le gouvernement du président Laurent Gbagbo, qui, en deux semaines, a cédé le nord de la Côte d'Ivoire aux forces rebelles, avait fait clairement savoir qu'il était ouvert à un cessez- le-feu.La délégation, qui comprenait les ministres des Affaires étrangères de cinq pays d'Afrique de l'Ouest, était arrivée à bord d'hélicoptères de l'armée française à Bouaké.Située à environ 350 km au nord d'Abidjan, cette ville d'un demi-million d'habitants est privée depuis deux semaines d'eau, d'électricité et d'essence, tandis que ses réserves alimentaires s'amenuisent.Les mutins, dont de 750 à 800 soldats renvoyés de l'armée qui doutait de leur loyauté, se sont emparés de Korhogo et Bouaké, les principales villes du nord et du centre du pays lors de leur tentative de coup d'État du 19 septembre.Ils avaient été repoussés d'Abidjan, la capitale économique, après plusieurs heures de combat.Bien armés, disciplinés, ils ont ensuite progressé vers le Nord et l'Ouest, prenant le contrôle notamment d'Odienné et de Séguéla.Signe de leur avancée rapide, ils sont entrés mardi à Bouna (extrême Est), avant de repartir mercredi.Mais leur but restait de revenir à Abidjan, l'une des principales villes d'Afrique de l'Ouest et la clef du pouvoir dans ce pays qui, s'il n'est plus l'oasis de stabilité d'avant les coups d'État, demeure l'un des moteurs de l'économie régionale.De son côté, le gouvernement n'a cessé d'annoncer une grande contre-offensive qui n'est pas venue, officiellement pour épargner les civils, peut-être surtout parce que l'armée ivoirienne déstabilisée par la mutinerie souffre d'un équipement insuffisant et dépassé.Les rebelles, quant à eux, affirmaient que seule l'importante présence militaire française à Yamoussoukro les empêchaient d'avancer sur le Sud.Le millier de soldats français utilise en effet cette ville comme base pour les opérations d'évacuation ou de déploiement.Menaces du crime organisé ; état d'alerte à Rio FRANÇOIS CASTERAN Agence France-Presse RIO DE JANEIRO \u2014 Les autorités de l'État de Rio de Janeiro ont décidé de mettre en place après-demain, pendant le déroulement des élections générales, un important dispositif de sécurité pour faire face à une éventuelle action d'envergure des trafiquants de drogue ou des évasions massives dans les prisons.La gouverneur de l'État de Rio de Janeiro, Benedita da Silva, candidate à sa réélection pour le Parti des travailleurs (gauche), a demandé, hier, l'appui de troupes fédérales pour faire face à une éventuelle action des trafiquants de drogue.Lundi dernier, des trafiquants liés à la puissante faction du crime organisé Comando Vermelho avaient paralysé la ville de Rio en exigeant la fermeture des commerces et des écoles.Pour la première fois l'action des trafiquants avait touché des quartiers résidentiels jusqu'alors préservés d'Ipanema, de Leblon et de Copacabana.« J'ai sollicité du gouvernement central l'envoi de troupes fédérales.Elles décideront seules des actions à mener (.) mais je ne veux pas de canons pointés sur les favelas », a déclaré da Silva hier.« Il vaut mieux être préparé au cas où il y aurait des manifestations qui sortent de l'ordinaire », a affirmé quant à lui le secrétaire à la sécurité publique de Rio, Roberto Aguiar.« Nous avons le sentiment, à travers les rapports de nos informateurs, que la menace d'une déstabilisation du processus électoral est sérieuse », a-t-il dit.Il a précisé que pour le scrutin de dimanche, il y aura dans les rues de Rio 450 agents de la police fédérale, 1500 agents de police judiciaire, 2500 policiers militaires (maintien de l'ordre) et 1030 gardes municipaux.« Nous avons découvert, grâce à nos indicateurs et aux dénonciations anonymes que nous recevons sur les lignes spéciales mises à la diposition de la population, que le crime organisé préparait une action », a-t-il précisé.« Si les militaires assurent la sécurité des bureaux de vote, nous pourrons assurer la tranquillité des rues et des élections », a-t-il conclu.Par ailleurs, selon les services du procureur de l'État de Rio, des groupes de trafiquants chercheraient à faire évader l'ennemi public numéro un, Fernandinhao Beira Mar, actuellement en cellule d'isolement dans les locaux de la police anti-émeutes à Rio.Photo AFP Le meneur dans les sondages dans la course à la présidence du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva et Benedita da Silva, gouverneur de l'État de Rio de Janeiro.Le ven.4 oct.de 9 h à 20 h Le sam.5 oct.de 9 h à 16 h Chez Leblanc c'est rassurant! Financement sur place jusqu'à 20 ans 1275, boul.des Laurentides, Laval (entre boul.St-Martin et autoroute 440) (514) 383-8585 1-800-383-8586 Site web : www.leblanc-caravan.com Location (en face de Motorisés Leblanc) (514) 990-7400 (450) 967-4111 I n c l u a n t \" p u s h e r \" d i e s e l Ne manquez pas votre occasion! Profitez des rabais de fin de saison.Grande vente sur tous nos derniers modèles 2002 Vente de jours La condamnation à mort d'Ocalan commuée en prison à vie d'après AP et AFP ANKARA \u2014 La justice turque a officiellement commué hier la condamnation à mort du dirigeant kurde Abdullah Ocalan en peine de prison à vie, le Parlement ayant aboli la peine capitale en août dernier, mesure considérée comme cruciale pour son adhésion à l'Union européenne.La Cour de sûreté d'Ankara a commué la peine prononcée en juin 1999 à l'encontre du chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour trahison et séparatisme.Il peut selon le tribunal bénéficier des réformes adoptées par le Parlement turc en août dernier.Elles autorisent notamment la commutation, en temps de paix, d'une condamnation à mort en peine de prison à vie.La Turquie n'a pas exécuté de condamné depuis 1984.Considéré pendant des années en Turquie comme l'ennemi public numéro un, Ocalan avait été capturé par les services secrets turcs le 15 février 1999 au Kenya et ramené clandestinement en avion dans le pays.Il était condamné quatre mois plus tard à être pendu.Le PKK, rebaptisé aujourd'hui KADEK, a mené pendant 15 ans une lutte armée dans le sud-est du pays, à majorité kurde, pour obtenir la création d'un État kurde indépendant.Les combats, qui ont aujourd'hui pris fin, ont fait plus de 36 000 morts.Je vis un vrai calvaire, j'ai un rhume carabiné.Vous êtes dans un état \u201c pas possible \u201c.Vous avez un rhume trois étoiles.Eh bien, un produit quinto-actif, avec ses cinq ingrédients de source naturelle, ses cinq étoiles peuvent vous aider.Le sirop Bronchosyl vient prêter main-forte aux cellules ciliées des bronches qui plus souvent qu'autrement ne sont pas suffisamment actives pour favoriser l'élimination des mucosités présentes dans l'arbre respiratoire.Bronchosyl fait sortir le \u201c méchant \u201c.Bronchosyl est recommandé pour toute la famille, ses ingrédients naturels travaillent en douceur, ce qui n'enlève rien à leur performance, il ne procure pas d'effets de somnolence ou d'excitation, ce qui se produit souvent avec les produits médicamenteux.Relâchement des mucosités, par la scille, expectorante et fluidifiante dans les bronchites, la scille aide à stopper la congestion de l'appareil respiratoire.Bronchosyl vient prêter main-forte pour dégager le nez, et pour calmer la toux.Bronchosyl, des bio-actifs apaisants.Montréal : (514) 272-1365 Ligne extérieure : 1 800 272-1365 Mauricie : (819) 378-7777 Estrie : (819) 823-3322 Photo Reuters Abdullah Ocalan Les enfants SPONGE Débutez un projet de naturalisation dès maintenant.Communiquez avec nous au 1 888 426-3138 ou faites nous parvenir un courriel à info@evergreen.ca.Nos écoles ont besoin d'un soutien vital Grâce à Evergreen, plus de 1 000 écoles canadiennes ont transformé leur cour d'école recouverte d'asphalte en environnement d'apprentissage sain et interactif.Les écoles canadiennes sont invitées à demander une subvention pour débuter ou poursuivre un projet de naturalisation.Téléchargez le formulaire de demande au www.evergreen.ca.La date limite pour effectuer la demande est le 25 novembre 2002.ABSORBENT tout www.evergreen.ca 5LP1101A1004 a11 vendredi 04 octobre 5LP1101A1004 ZALLCALL 67 20:53:14 10/03/02 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 4 O C T O B R E 2 0 0 2 MOND E A 1 1 Jugé pour terrorisme, Barghouti fait le procès d'Israël «Non à la guerre contre l'Irak » La résistance s'organise au Canada et aux États-Unis JOONEED KHAN LES VOIX s'élèvent au Canada pour dire non à une nouvelle guerre contre l'Irak.Après une lettre du Conseil canadien des Églises (CCE) invitant le premier ministre Jean Chrétien à poursuivre son « noble travail de bâtisseur de paix », une concertation d'organisations du Québec appelle à une « Vigile contre la guerre » pour demain à Montréal.« Comprendre et agir pour une paix juste » convie les manifestants de midi à 13h au Monument de la paix du parc Jarry (rue Gounod et boulevard Saint-Laurent, métro de Castelnau ou Jarry), souhaitant qu'ils s'habillent en noir pour l'occasion.La vigile vise à exprimer « notre opposition à la guerre que les États-Unis préparent contre le peuple irakien, notre appel au gouvernement canadien pour qu'il continue à refuser de s'associer à cette aventure, et notre appel aux nations du monde pour qu'elles résistent au chantage des États-Unis à l'ONU ».La concertation comprend une vingtaine d'organisations ralliées à l'appel « Non à la guerre, Non au terrorisme » lancé après le 11 septembre 2001 par l'Association québécoise des organisations de coopération internationale (AQOCI).L'appel reçut alors l'appui de plus de 400 organisations de sphères et sensibilités diverses.La lettre de CCE, signée par les chefs de 16 Églises du Canada, dont Mgr Jacques Berthelet, évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques (CECC), dit préférer la diplomatie à la guerre.Mais souligne qu'il ne faut pas imposer des conditions que l'Irak ne puisse accepter.Car « une résolution de l'ONU ne constituerait (alors) qu'une méthode voilée pour procéder à une intervention (armée), qui serait multinationale mais demeurerait injuste ».Les agences oecuméniques Project Ploughshares et Kairos ont aussi signé la lettre, qui rappelle « la souffrance infligée depuis une décennie à la population irakienne ».« L'Irak n'est pas le seul pays à contrevenir » aux résolutions de l'ONU, ajoute la lettre en allusion à Israël, et « toute la région devrait être débarrassée des armes de destruction massive ».Les signataires tiennent le régime de Bagdad pour responsable de ces souffrances, mais en partie : « Nous, Occidentaux, devront répondre devant les générations à venir et le Créateur des dommages que nous acceptons d'infliger au nom de la sécurité ».Ces résistances au Canada et au Québec s'ajoutent aux voix qui s'élèvent de plus en plus pour dire non à une nouvelle guerre contre l'Irak : des manifestations à Sydney, Rome et Madrid ont précédé un rassemblement monstre de 150 000 à 300 000 personnes, selon les sources, à Londres samedi dernier.Des manifestations plus modestes ont eu lieu aux États-Unis.Mais l'opposition grandit au moment où, sur l'essentiel, c'est-à-dire le recours à la force contre l'Irak, le Congrès américain se rallie à la position du président George W.Bush.L'organisation civique Common Cause a acheté mercredi une pleine page du New York Times (cahier A) pour remettre en question le bellicisme de l'administration sur l'Irak et critiquer sa « doctrine de la guerre préventive ».Parmi les signataires : Walter Cronkite, le journaliste de télé qui incarna l'autorité de l'Amérique durant la guerre du Vietnam, l'historien Arthur Schlesinger Jr, et le démocrate Mario Cuomo, ancien gouverneur de l'État de New York.La coalition Not In Our Name (Pas en notre nom), soutenue par des gens aussi divers que l'écrivain Russell Banks, le leader araboaméricain Abdeen Jabara, le rabbin Michael Lerner, l'historien Howard Zinn et l'actrice Susan Sarandon, organise de son côté des meetings dimanche et lundi dans l'ensemble des États-Unis, dans toutes les grandes villes, pour commémorer le début de la guerre contre l'Afghanistan et pour en dénoncer le glissement contre l'Irak.d'après AP et AFP TEL-AVIV \u2014 Marwan Barghouti, le plus haut dirigeant palestinien jamais jugé en Israël, a énuméré, hier, avant sa comparution devant le tribunal de Tel-Aviv, les 54 chefs d'inculpation dont il accuse l'État hébreu.« Nous vaincrons l'occupation », a crié avant l'audience le chef du Fatah pour la Cisjordanie, qui a continué de nier à la cour le droit de le juger.Cette comparution, la troisième de Barghouti, a été marquée par des échauffourées entre spectateurs palestiniens et familles des victimes israéliennes des attentats qu'il est accusé d'avoir organisés.Barghouti, 43 ans, qu'Israël tient pour l'organisateur de l'Intifada, est arrivé menotté au tribunal, accompagné de ses conseils, parmi lesquels l'avocat israélien Shamaï Leibowitz et l'avocate française Gisèle Halimi.Leibowiz a dressé devant une audience stupéfaite une comparaison entre son client et Moïse, grande figure de la Bible qui libéra les Hébreux de l'esclavage en Égypte.Michael Tarazi, conseiller juridique auprès de l'Autorité palestinienne, a distribué aux journalistes présents la liste des chefs d'inculpation d'Israël.L'État hébreu y est accusé d'avoir violé environ 30 traités internationaux, dont les conventions de Genève, d'avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, d'avoir refusé des soins médicaux aux populations civiles, d'avoir expulsé des Palestiniens et démoli leurs maisons, d'avoir torturé, confisqué l'eau et bafoué les droits à l'éducation.Barghouti, considéré comme l'un des possibles successeurs de Yasser Arafat, est accusé d'avoir organisé et financé des attentats qui ont tué 26 Israéliens, âgés de 8 mois à 79 ans.Il dément toute implication personnelle dans ces violences.Il a été arrêté le 15 avril dernier au cours d'une opération militaire israélienne en Cisjordanie.Il a été inculpé le 14 août de « meurtres, complicité de meurtre, tentatives de meurtre, appartenance à une organisation terroriste, détention d'armes et d'explosifs », chefs d'accusations pour lesquels il encourt la prison à vie.Le procès a été ajourné jusqu'au 21 novembre sans que soit décidée la prolongation de la détention de Barghouthi.Plus grand ne veut pas toujours dire meilleur.Mais dans ce cas-ci, oui.La petite voiture dans laquelle on se sent comme dans une grande a une grande nouvelle à annoncer.Pour la deuxième année consécutive, elle a remporté le « Prix Carguide/The Globe and Mail du Meilleur Achat » dans la catégorie Voiture économique.Et ce n'est pas une petite victoire.Évaluée dans diverses catégories incluant conduite, sécurité, prix et ergonomie, l'Echo 2002 a supplanté plusieurs concurrentes et s'est hissée au sommet.Et elle se prépare à remporter la course l'an prochain grâce à son nouveau style et son nouveau prix.Comme quoi on peut être petit et voir grand.Echo 2003 1 888 TOYOTA-8owww.toyota.ca 3085191A 5LP1201A1004 a12 vendredi 5LP1201A1004 ZALLCALL 67 19:39:12 10/03/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 Les pieds pendants au bout du quai m r o y @ l a p r e s s e .c a Sur les berges montréalaises du fleuve Saint-Laurent, il s'agit essentiellement de réparer les erreurs, et les horreurs, du passé.De s'affranchir de cette étrange exception québécoise qui, pendant des décennies, a fait en sorte qu'on a construit le dos aux cours d'eau afin de mieux les ignorer \u2014 ce que dénonçait déjà, il y a 25 ans, l'ex-ministre Guy Joron dans Salaire minimum annuel 1 $ million / La Course à la folie.Ainsi, le lieu commun le plus.commun chez les Montréalais consiste à dire qu'on peut passer sa vie sur l'île sans jamais voir le fleuve.C'est, hélas, rigoureusement exact.Et force est de constater que, à ce jour, Québec, Chicoutimi et Trois- Rivières \u2014 sans parler de Boston ou de Baltimore \u2014 ont fait mieux que la métropole.Certes, il y a eu un peu d'action, depuis quelques années, sur les rives d'Hochelaga.Mais, contrairement à d'autres villes nord-américaines, Montréal est loin d'avoir vraiment apprivoisé ses rives.Et c'est ce à quoi on se propose apparemment de remédier avec la création de la Société du Havre, annoncée, hier, par le maire Gérald Tremblay.Il s'agit de peu de choses pour l'instant.Essentiellement : une société sans but lucratif, orbitant autour de l'hôtel de ville, dotée d'un budget maigrichon d'un million de dollars.L'organisme a pour but, simplement, de déterminer ce qu'on pourrait faire avec les 27 kilomètres de rives s'étendant entre le pont Jacques-Cartier et la pointe est de l'île des Soeurs \u2014 site de l'Expo compris.Soyons positifs.Et oublions que, pour la millième fois et tous niveaux de gouvernement confondus, on confie à une instance externe une responsabilité qui, sur une planète normale, relèverait des structures existantes, déjà largement pourvues de trésor public, de fonction publique et de responsabilité publique.Mais soyons lucides.C'est le ministre André Boisclair (Affaires municipales et Métropole) qui, hier, se réjouissait d'éloigner la Société du Havre « des contraintes parfois lourdes de l'administration publique ».Bref, en l'occurrence, l'affaire est plutôt ketchup.Les berges du Saint-Laurent souffrent précisément d'une surdose de bienveillance publique et d'une insuffisance de l'apport de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler la « société civile », c'est-àdire de vie normale telle qu'on la conçoit dans les quartiers éloignés des rives.C'est la première leçon à retenir : il faut amener la vraie vie sur le bord du fleuve, et non y créer un environnement artificiel, si on veut que l'endroit soit vivable.De l'habitation au récréatif.Du commerce de proximité à la trappe à touristes.De l'implantation rigoureusement planifiée à la quantité d'anarchie nécessaire à la vitalité de ce qui fait une véritable métropole internationale.Il ne s'agit pas d'implanter un Disneyland.Pour l'heure, la Société du Havre a à offrir beaucoup plus de questions que de réponses : quel est l'avenir du port industriel ?du silo numéro 5 ?du Technoparc ?des grands axes de transport routier, ferroviaire et métropolitain ?À tout prendre, ce n'est pas si mal non plus.Peut-être, ainsi, réussira-t-on à s'extraire de l'exception québécoise, de la planification à outrance et de la bienveillance publique.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Quelle trouvaille ! QUELLE BELLE trouvaille de Bernard Landry ! Ramener au bercail Guy Chevrette, celui-là même qu'il avait si cavalièrement répudié il y a à peine six mois.Il faut comprendre notre premier ministre, trente-six ministres, c'est bien peu, du moins pour lui.Aux Affaires autochtones, deux ministres qui y oeuvrent déjà, c'est encore trop peu.Il faudra en plus un commis- voyageur qui viendra informer cette pauvre population québécoise qui ne comprend rien et qui ne demande qu'à être rassurée.Le capitaine de ce bateau a-t-il la moindre idée où il va ?Monsieur Landry, sur un bateau, il faut plus que des rames, il faut un gouvernail et quelqu'un qui sait le manoeuvrer.300 jours, c'est bien long ! MARIA R.LAFLÈCHE Comme les autres.OUTRE LES changements de l'ADQ de Mario Dumont qui entraîneraient la régression du Québec, le chef de l'ADQ semble très inspiré par les vieux partis.On a qu'à penser à l'idée de réduire la dette de l'État québécois, cette idée très à la mode qui n'est jamais expliquée ou réellement justifiée.De plus, Dumont nous dit à la fin de l'article sur l'impôt à 20 % que tous les « beaux projets » d'un gouvernement adéquiste ne pourraient se faire en un seul mandat.Donc, tout comme les vieux partis et avant même d'avoir été élu, Dumont nous montre qu'il a un grand souci d'être élu et surtout.réélu.CARL TALBOT Le Moyne Le CHUM ou le Titanic ?BIEN SÛR que j'aimerais voir arriver une centaine de nouvelles infirmières à l'hôpital Notre-Dame pour qu'on puisse enfin respirer et pour réduire au maximum le temps supplémentaire.Mais le gros problème resterait encore la rétention.Garder les infirmières qui sont déjà en place relève du gros défi.Pourquoi ?parce qu'elles sont fatiguées d'être traitées comme des esclaves.L'employeur ne nous demande pas de rester pour du temps supplémentaire ; il nous l'ordonne.Certains chefs de département se présentent en pointant une infirmière du doigt et en lui disant : « C'est toi qui reste à soir ! » Tu demandes de l'aide ?Tu signales que pour ton équipe et pour les patients les conditions du département sont dangereuses ?Qu'à cela ne tienne.Le respect envers le personnel est très mitigé et c'est une des raisons pour lesquelles les petits matelots quittent le bateau.Le CHUM ressemble plus au Titanic qu'à la Croisière s'amuse.NICOLE ST-VINCENT infirmière au CHUM Rien de comparable ! DANS UNE lettre ouverte au premier ministre, publiée dans vos pages le 24 septembre dernier, Dr François-Pierre Gladu, médecin omnipraticien, s'inquiétait des conséquences de la réforme Legault dans le monde de la santé.Il y lançait, sans que l'on voit pourquoi, une interrogation en apparence objective : « Saviez-vous que la visite de 15 minutes chez votre médecin lui fournit 32 $ alors que le même temps passé chez le dentiste vous coûte 75 $ au minimum ?».Cela suppose qu'il va de soi que les « quinze minutes » en question sont comparables.Cette comparaison est lourde de sens, mais elle est surtout malheureuse et non pertinente.Elle est non pertinente car elle compare l'incomparable.Sans porter de jugement sur les frais qu'encourent les médecins, généralistes ou spécialistes, il me faut affirmer que les coûts des cliniques dentaires n'ont aucune commune mesure avec ceux des cabinets des médecins.Le nombre de professionnels impliqués, les coûts des équipements, les matériaux utilisés, la nature de la prestation et tant d'autres éléments font d'une clinique dentaire un véritable mini-hôpital.Cela entraîne des coûts qui justifient amplement les honoraires perçus par les dentistes en pratique privée.Je n'aborde pas ici les honoraires versés par l'État aux dentistes qui pratiquent dans le cadre du régime public de soins dentaires pour les enfants de moins de neuf ans et les prestataires de la sécurité du revenu.Ils sont nettement inférieurs à la norme.La comparaison est aussi malheureuse parce qu'elle entretient des préjugés injustes envers les dentistes, sans aider en aucune manière les médecins dans leurs revendications.STÉPHANE ROY dentiste Le pouvoir des juges AINSI DONC, à deux contre un, la Cour d'appel du Québec a décrété que le règlement sur le bruit et autres nuisances était invalide et qu'il violait la liberté d'expression.Le ridicule ne tuant pas, messieurs les juges en sont donc maintenant rendus là.C'est profondément triste et c'est aussi un autre signe que l'appareil judiciaire est déconnecté de la vie quotidienne du citoyen.Avec notre argent, l'appareil judiciaire impose à la Ville de Montréal d'aller en appel en Cour suprême pour essayer de renverser ce désolant jugement.Les citoyens doivent donc savoir que la pollution par le bruit fait désormais partie de notre société dite civilisée et qu'ils n'ont plus qu'à regagner la forêt de leurs lointains ancêtres s'ils veulent renouer avec une paix essentielle à la vie.JACQUES LÉGER Le bruit et l'arbitraire a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a La Ville de Montréal a décidé de contester en Cour suprême le jugement qui invalide un article de son règlement sur le bruit.C'est une démarche inutilement coûteuse.La Ville ferait mieux d'amender l'article en question, qui laisse beaucoup trop de place à l'arbitraire.Une nuit de 1996, un policier s'approchant du Château du sexe, rue Sainte-Catherine Ouest, entend distinctement le son du spectacle qui s'y déroule.Le bar de danseuses a installé des haut-parleurs donnant sur le trottoir, dans l'espoir d'attirer des clients.Le commerce sera accusé d'avoir violé le règlement sur le bruit.Ce règlement statue que « le bruit produit au moyen d'appareils sonores, qu'ils soient situés à l'intérieur d'un bâtiment ou qu'ils soient installés ou utilisés à l'extérieur » constitue une nuisance et est interdit.La Cour d'appel a déterminé que l'article en question outrepassait le pouvoir de la Ville de définir ce qu'est une nuisance.En effet, le règlement interdit tout bruit produit au moyen d'appareils sonores, sans fixer de critère.« L'appelante a tort de prétendre que tout bruit amplifié entendu à l'extérieur, quelle qu'en soit la nature ou le volume, sans égard à l'heure, à l'endroit ou à la présence d'auditeurs, est en soi une nuisance », écrit le juge Fish pour la majorité.La Ville estime que les tribunaux devraient lui laisser une certaine discrétion.« Le jugement remet en question le pouvoir de tous les conseils municipaux de déterminer la nature des nuisances », dit le président du comité exécutif, Frank Zampino.Ce n'est pas le cas.La Cour dit seulement que les conseils municipaux ne peuvent pas décréter qu'un bruit est une nuisance sans fixer certaines balises.Il n'est pas nécessaire de déterminer des niveaux en décibels, ce qui exigerait l'utilisation d'instruments de mesure.Il suffirait que le règlement soit rédigé comme celui de la Ville de Québec.Celui-ci interdit tout son amplifié « qui trouble la paix ou la tranquillité des personnes qui résident, travaillent ou se trouvent dans le voisinage.» Il faut évidemment contrer la pollution sonore.Mais il faut aussi empêcher l'arbitraire.La fraude menottée Nos félicitations La justice américaine fait défiler ces jours-ci devant les tribunaux les individus soupçonnés d'avoir organisé les faillites frauduleuses et escroqué les investisseurs dans les cas désormais célèbres.Menottes aux mains, l'ex-directeur financier d'Enron, Andrew Fastow, a été inculpé mercredi et, en vertu des chefs d'accusation, la sentence peut atteindre 148 ans de prison.Douglas Faneuil, le courtier de Martha Stewart qui travaille pour Merrill Lynch, a plaidé coupable à des accusations de délit d'initié.Peut-être que les fraudeurs n'iront pas tous derrière les barreaux mais les procureurs américains vont exiger que les sommes d'argent empochées illégalement soient remises aux investisseurs.Au Canada, les pouvoirs publics n'ont toujours pas bougé.Dans le discours du Trône de lundi, le gouvernement fédéral proclame qu'en matière de marchés financiers il changera ses lois.« si nécessaire ».De son côté, la CVMQ continue de ménager les patrons québécois en ne les obligeant pas à certifier personnellement l'exactitude de leurs résultats financiers, comme il se fait maintenant aux États-Unis.Ce n'est pas avec une telle attitude nonchalante que les investisseurs québécois vont retrouver confiance dans les marchés boursiers.Maurice Jannard Notre collaborateur Steve Adams s'est classé finaliste au concours Lux 2002 dans la catégorie meilleures illustrations éditoriales au Québec pour un dessin (voir ci-haut) que nous avions publié le 23 septembre 2001 dans nos pages Forum pour illustrer un texte du docteur Vania Jimenez-Sigouin intitulé « Le Canada médiateur ?» Nous le félicitons sincèrement. 5LP1301A1004 a13 vendredi 5LP1301A1004 ZALLCALL 67 19:11:24 10/03/02 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 A13 À quoi s'attendre?Tous les scénarios de guerre envisagés contre l'Irak comportent des risques énormes CHARLES- P H I L I P P E DAVID L'auteur est Boursier Fulbright et professeur invité cet automne à l'Université Duke, en Caroline du Nord, où il enseigne le cours « War and Peace After 9-11 ».Il est coauteur, avec la Chaire Raoul- Dandurand de l'UQAM, du collectif « Repenser la sécurité », publié chez Fidès le mois dernier.Nous publions aujourd'hui la deuxième partie du texte qu'il nous a fait parvenir.LE SCÉNARIO de guerre reprend en partie les éléments de l'intervention militaire en Afghanistan, notamment la maîtrise du ciel (depuis longtemps acquise en Irak), le recours aux opérations spéciales conjointes CIA et armée de terre (apparemment déjà dans le golfe), et l'utilisation au sol d'une petite force alliée contre l'ennemi (probablement les Kurdes, unis \u2014 fait rare \u2014, pour combattre l'armée irakienne plutôt que de se déchirer).Là toutefois cessent les similarités.Les Kurdes ne sont pas l'Alliance du Nord et les opérations aériennes et spéciales pourraient s'avérer largement insuffisantes pour déloger Saddam Hussein.Une intervention au sol paraît incontournable.Pour autant, cette fois-ci, le terrain présente une topographie qui n'a rien de celle d'un immense désert : la ville de Bagdad, en particulier, avec ses cinq millions d'habitants, mais aussi Bassora, Karbala, Nadjaf, Ramadi et les vallées fertiles du Tigre et de l'Euphrate.Aucune option militaire n'est convaincante.De deux choses l'une : soit le plan vise d'abord et avant tout à renverser le régime de Saddam Hussein et sa garde républicaine, soit le plan vise à occuper le territoire irakien et à resserrer progressivement l'étau sur la capitale irakienne.Dans le premier cas, l'opération nécessite 75 000 hommes de troupes ; dans le second cas, elle requiert au minimum 250 000 soldats.Dans le premier scénario, le plan militaire a pour avantage de concentrer exclusivement l'effort sur Saddam et Bagdad, en même temps qu'il exploite l'effet de surprise.Les dangers sont pourtant multiples et énormes.Qu'arriverait-il si Saddam, comme ben Laden, joue au chat et à la souris ?Qui contrôlerait le reste du pays si les communications étaient rompues pendant trop longtemps entre son commandement et l'armée régulière irakienne (trop pressée de faire défection) ?Qu'arriverait-il surtout dans le sud si la majorité chiite, cherchant à se venger d'années d'oppression, s'insurgeait en exterminant dans un bain de sang les hommes et les symboles du pouvoir sunnite, provoquant une situation d'anarchie ?Comment la population principalement sunnite de Bagdad accueillerait- elle les libérateurs américains \u2014 eux qui n'ont pas toujours été reçus en héros, dans les malheureuses expéditions du Liban (1983) et de Somalie (1992-1993) ?Et si, comble de l'horreur, réfugié dans l'un de ses quelque cinquante palais présidentiels disséminés tout le long du Tigre, et acculé au pied du mur, Saddam donnait l'ordre à sa garde républicaine d'utiliser des armes biologiques et chimiques contre les troupes américaines, ou contre les populations civiles, quelle réplique serait possible et quelles seraient les pertes en vies humaines ?Aussi terrifiant et irréaliste que cela puisse paraître, le risque existe.Car pour survivre, Saddam est prêt à commettre les pires actes de barbarie \u2014 comme bien d'autres dictateurs que la terre a connus.Deuxième scénario Le deuxième scénario, une campagne militaire de grande ampleur et bâtie sur plusieurs mois, reprenant en partie le modèle logistique de la guerre du Golfe, comporte tous les risques préalablement évoqués et d'autres encore.Il ne s'agit plus d'une opération aéroportée et limitée, mais de l'invasion, pure et simple, de l'Irak.Cette invasion doit procéder du sud (par le Koweït) et du nord (par la Turquie et le territoire Kurde), et dans le meilleur des cas de figure, également de l'ouest (par la Jordanie).Cette double, voire triple, « longue marche » sur Bagdad aurait pour objectif de sécuriser le territoire irakien \u2014 sous réserve toutefois que les Chiites et les Sunnites accueillent les Américains en héros.Il faut également que les pays frontaliers de l'Irak tolèrent des bases d'opérations américaines sur leur sol \u2014 ce qu'ont, pour l'instant, refusé la Jordanie, l'Arabie Saoudite et l'Iran.Il faut encore que les pays hôtes puissent justifier auprès de leurs populations le bien-fondé de cette présence.Seul le Koweït a pour l'instant accepté de jouer ce rôle, alors qu'une majorité de la population arabe voit plutôt dans le plan américain un complot : cette intervention répondrait à la volonté des États-Unis de maîtriser les gigantesques ressources pétrolières de l'Irak, tout en détournant l'attention du conflit israélo- palestinien, faisant ainsi le jeu d'Israël.Pour les Américains, l'échéancier de ce plan militaire s'étalerait sur deux mois, le temps que l'étau ne se resserre sur Bagdad.L'incertitude demeure : comment le leader irakien réagirait-il ?Dans le meilleur des cas, il se rendra, comme Manuel Noriega en 1989.Dans la pire des situations, il commettra des actes et des crimes désespérés, se réfugiera au sein de son clan à Tikrit et combattra jusqu'au dernier homme.Une alternative serait qu'il abandonne le pouvoir à l'un de ses fils (Oudaï ou Qoussaï Hussein), avant même que les hostilités n'éclatent, une perspective guère plus réjouissante considérant les propensions sanguinaires de ces deux hommes.Somme toute, la campagne militaire est pour le moins redoutable et les inquiétudes sont troublantes et laissées sans réponses.Quelles conséquences ?Il ne suffit pas d'envisager l'invasion de l'Irak, encore faut-il l'occuper.Ce n'est ni une mince affaire, ni une tâche de courte durée.On peut avoir raison d'être sceptique quant aux perspectives de démocratisation et d'instauration d'une fédération multiethnique (sunnite-chiite-kurde) en Irak.Les aspirations américaines à créer en Irak un « phare de liberté », dans une région complexe et volatile, peuvent n'être qu'une chimère.Un Irak libéré du joug de Saddam Hussein, mais aussi du parti Baas, pourrait-il répéter les succès de l'Allemagne et du Japon, après la Seconde Guerre mondiale, ou emprunterait-il la voie de l'Afghanistan, de la Somalie ou, dans une certaine mesure, de la Bosnie \u2014 où les résultats se sont souvent révélés décevants et les espoirs fréquemment déçus ?Il faut craindre la seconde voie.En effet, pour réussir une opération de « démocratisation » en Irak, il y aurait fort à faire pour surmonter (contrairement à l'Allemagne et au Japon) des divisions ethniques et claniques considérables (comme en Afghanistan).De même, il faudrait compter sur une présence américaine, et militaire, massive pendant au moins une dizaine d'années (comme en Bosnie), pour éviter la recrudescence de la violence et la pérennisation d'un État faible (comme en Afghanistan).Or, rien n'est aussi peu certain que la durabilité de la présence américaine : les États-Unis \u2014 et particulièrement l'administration W.Bush \u2014 n'abordent que frileusement les missions d'imposition et de consolidation de la paix (en témoigne de nouveau le cas afghan).Ainsi, gagner la guerre est une chose ; gagner la paix en est une autre.On peut tout à fait imaginer implanter la démocratie en Irak.Il faut toutefois prendre en compte le fait que la démocratie n'a jamais existé ni dans ce pays ni dans le Golfe.Ce sont traditionnellement des régimes autocratiques, militaires, monarchiques ou intégristes.À ce titre, deux défis semblent particulièrement difficiles à surmonter et exigent d'ores et déjà une réflexion et un plan d'action, pour l'instant totalement absents du débat.Deux défis Premier défi : il y aurait fort à faire pour identifier le Hamid Karzaï irakien.L'opposition en Irak est démantelée voire inexistante.Et à l'extérieur, elle est fracturée entre des ailes nationalistes diverses (dont le Congrès national irakien et le Mouvement monarchiste, tous deux basés à Londres) et des ailes militaires constituées de petits groupes d'officiers (dont deux mouvements représentés à Washington), le préféré des Américains étant le général Al Salhi.Deuxième défi : maintenir l'intégrité territoriale et le fonctionnement d'un État irakien viable.L'Irak est un pays divisé en trois parties géographiques et ethniques assez distinctes : sunnite, chiite et kurde.Il est prévisible que les Kurdes, qui possèdent déjà un quasi-État, voire un État de fait protégé par les Américains, voudront à tout le moins préserver leur autonomie (un peu à la manière du Kosovo) sinon acquérir leur pleine souveraineté.L'Iran, qui abrite des leaders religieux chiites irakiens, voudra également s'assurer que les Chiites de l'Irak auront leur mot à dire dans la reconstitution du paysage politique irakien.Simultanément, les Sunnites verront d'un très mauvais oeil toute représentation accrue des Chiites et des Kurdes au sein d'une nouvelle constitution fédérale.L'entreprise, colossale, équivaut à du « nation building ».Elle rappelle les efforts de pacification au Sud Viêt-nam et la volonté de « transformer la vallée du Mékong, du Tigre et de l'Euphrate ?en vallée du Tennessee » \u2014 comme l'avait proclamée Lyndon Johnson.Cela suppose que les États-Unis y consentent beaucoup de ressources, mais également que les pays arabes y souscrivent et contribuent à la construction de la démocratie en Irak \u2014 et qu'ils en tirent les leçons pour eux-mêmes ! Pour le moment, il y a loin de la coupe aux lèvres.La guerre Irak II, selon les idéologues et les conseillers de W.Bush, sera une réussite et contribuera à la lutte contre le terrorisme.Pourtant, la hâte avec laquelle l'administration américaine veut « changer de régime » à Bagdad pourrait tout autant s'avérer inconsidérée.Il serait plus sage, à mon avis, d'appliquer une stratégie d'inspections renforcées \u2014 assortie de la promesse d'une levée éventuelle de l'embargo \u2014 que d'entreprendre immédiatement une guerre dont la légitimité, la planification et les conséquences suscitent encore de trop nombreuses interrogations.\u2014 FIN \u2014 PHOTO AP « Il serait plus sage d'appliquer une stratégie d'inspections renforcées que d'entreprendre une guerre dont la légitimité, la planification et les conséquences suscitent encore de trop nombreuses interrogations.» « Qu'arriverait-il si Saddam, comme ben Laden, joue au chat et à la souris ?» Des infirmières à quel prix?DENISE LAROCHE L'auteure habite Montréal.CERTAINS ignorent que le Québec connaît depuis quelques années un sérieux problème dans le domaine de la santé.Nous connaissons un manque flagrant d'infirmiers et d'infirmières dans nos hôpitaux.Cette pénurie est tellement aiguë que le gouvernement du Québec a choisi d'investir des milliers de dollars dans le recrutement d'infirmières à l'étranger, particulièrement en France.On peut aisément imaginer le coût que nécessite l'expatriation de ces professionnels spécialisés.Je m'interroge sur la pertinence d'une telle approche, alors que l'État québécois consacre si peu de ressources à former des gens d'ici ! J'ai été à même de constater cette curieuse contradiction dans la poursuite de gréer le Québec de nouveaux infirmiers et infirmières.Déjà muni d'un diplôme d'études collégiales et d'une formation scientifique de base, de même qu'une expérience de travail d'au delà de six ans j'ai voulu répondre à cet appel de notre société en me consacrant aux études liées à cette nouvelle vocation.Quelle fut ma surprise de constater qu'aucune ressource n'est mise à la disposition des personnes se trouvant déjà sur le marché du travail et qui seraient désireuses de poursuivre une telle vocation.Du côté de l'assurance- emploi, aucun soutien n'est possible.On me répond que quitter mon emploi présent, me rendrais inadmissible aux versements de prestations.De plus, même si un tel départ pouvait se justifier, le fait de poursuivre des études m'exclurait pour cause de non-disponibilité à l'emploi.Pour paraphraser le préposé qui m'a répondu « Croyez-vous mademoiselle que l'on va vous encourager à quitter votre emploi » : même si cela me permettait d'obtenir de meilleures conditions de travail, une meilleure rémunération, tout en contribuant à alléger un problème social criant.Une seule fois Quant au programme d'aide financière aux étudiants du gouvernement du Québec (prêts et bourses) nul soutien n'est possible puisque l'on considère qu'ayant déjà profité de son aide à l'occasion de ma première technique collégiale, il n'est pas question pour l'État de me soutenir financièrement afin d'acquérir une nouvelle formation de niveau collégial.Un constat se dégage de ces faits : Notre province préfère investir des sommes importantes dans le recrutement des infirmières à l'étranger plutôt que d'investir dans la formation de ses propres citoyens désireux de vouloir améliorer leur sort, et ce, malgré le gage d'une plus grande fidélité.Je ne demande pas la charité, mais seulement que l'on révise les critères d'attribution de l'aide financière.Je crois que nous ferions certainement un pas dans la bonne direction en encourageant l'accessibilité à ce genre de programme où il y a un manque urgent et nécessaire de personnel.Subventionner l'étude en soins infirmiers contribuerait certainement à améliorer notre réseau de santé actuel et futur ! 5DU1401A1004 VENDREDIÀ 5DU1401A1004 ZALLCALL 67 14:41:21 10/03/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 4 OCTOBRE 2002 Vous cherchez une relation stimulante ?Installez-vous dans la Honda Civic 2003.À ses caractéristiques raffinées intérieures et extérieures, ajoutez notre légendaire maniabilité Honda, et vous avez là le gage d'une relation profondément sensée.Nous vous suggérons de convenir d'un rendez-vous avec votre concessionnaire Honda pour faire l'essai routier de la très séduisante Civic, dès aujourd'hui.www.honda.ca La Civic 2003 est arrivée.3080544A "]
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