La presse, 11 septembre 2002, Cahier A
[" 3LP0101A0911 a 1 mercredi 3LP0101A0911 ZALLCALL 67 22:08:52 09/10/02 B MONTRÉAL MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ME RCREDI SE PTEMBRE G RAND QUOTID IEN FRANÇAI S D'AMÉRIQU E 1 1 8e A N N É E > N O 3 1 7 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ Alerte orange ! L'Amérique commémore le 11 septembre dans la crainte de nouveaux attentats La force de ce pays Les nombreux événements commémorant aujourd'hui aux États- Unis le premier anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 sont assombris par un « risque très élevé d'attaques terroristes ».Washington vient en effet de faire passer la cote d'alerte nationale de jaune à orange.Le passage à l'alerte orange a été annoncé par le ministre de la Justice, John Ashcroft, accompagné du directeur du FBI, Robert Mueller, et du directeur de la Sécurité intérieure, Tom Ridge.La décision avait été prise par le président George W.Bush luimême après sa rencontre matinale de sécurité nationale et à la suite des avis obtenus la veille, à son retour de Detroit après sa rencontre avec le premier ministre du Canada, Jean Chrétien.C'est la première fois depuis son implantation après les attentats de l'an dernier que cette cote d'alerte qui comprend cinq niveaux, du vert pour le risque faible au rouge vif pour le risque extrême, était haussée d'un cran.Le passage à l'alerte orange provoque un nouveau resserrement de la sécurité et de la coordination dans tous les services publics, gouvernementaux et militaires.Il met aussi en alerte des services de relève en cas d'attaques.Selon M.Ashcroft, cette mesure a été prise après l'obtention, « au cours des 24 dernières heures », d'informations émanant du réseau Al-Qaeda et faisant état d'actions terroristes en cette journée de commémoration.Voir ALERTE en A2 Comment un immigrant français, plus artiste qu'homme d'affaires, débarqué à New York en 1997 sans rien d'autre que sa valise, a-t-il pu se retrouver, quatre ans plus tard, dans un immense bureau-loft, au 47e étage de la tour nord du World Trade Center ?Bruno Dellinger avait quand même, dans sa valise, un petit contrat de consultant.C'est ce qu'il deviendra : consultant.Communications.Télémarketing.Enfin, voyez ces métiers qui n'en sont pas vraiment, qui tiennent à des banques de données.Et un jour que les affaires vont de mieux en mieux, se présente cette occasion unique, un bureau au 47e étage de la tour nord du World Trade, vue sur l'Hudson, pour un loyer mensuel de 10 000 $.Quasiment donné.Il faut savoir qu'on ne se pressait pas pour louer au World Trade à cette époque.Beaucoup de bureaux inoccupés.Des baux trop compliqués, à trop longs termes.Et puis, on ne le dit pas trop fort aujourd'hui à New York, surtout aujourd'hui, mais les deux tours n'étaient pas tant aimées des New-Yorkais, qui ont toujours préféré l'Empire State et surtout le baroque et magnifique Chrysler Building sur Lexington.Pas Bruno Dellinger.Bruno était comme un gamin au pied de ces grands machins.Bref, il était à son bureau, devant son ordinateur, le 11 septembre à 8 h 46, quand 27 étages plus haut, le Boeing de l'American Arlines a éventré sa tour.Non, il n'est pas mort.Rescapé.Il raconte son aventure dans un livre \u2014 World Trade Center, 47e étage (édité chez Laffont) \u2014 qui arrive en librairie aujourd'hui.J'ai rencontré Bruno Dellinger chez lui, à son appartement de la 22e Rue, pas pour qu'il me raconte comment il s'en est miraculeusement sorti, c'est déjà dans son livre \u2014 et pour vous dire franchement je suis un peu tanné de l'apocalypse \u2014, mais pour qu'il me raconte comment il s'en est sorti.après.Cette phrase à la fin de son livre : « Je suis fier d'avoir reconstruit, en trois mois, ce que j'avais mis presque cinq ans à bâtir.» Voir FOGLIA en A2 Photo AFP © Un homme écrit un mot en souvenir d'un ami mort dans l'effondrement des tours du World Trade Center.Des ruelles du Caire au ciel de New York Mohamed Atta, timide garçon toujours accroché aux jupes de sa mère, a donné sa vie au nom de l'islam JUDITH LACHAPELLE ILS NE COMPRENNENT PAS.Les gamins qui s'amusaient jadis dans les ruelles de la banlieue du Caire ont peine à croire que le petit garçon timide et brillant qu'ils côtoyaient à l'époque a, il y a un an, pris les commandes d'un 767 pour faire plonger l'appareil et des milliers de personnes dans l'horreur.Mohamed Atta, un terroriste ?Le 10 septembre 2001, celui que l'on a désigné comme le cerveau de cette fantastique attaque terroriste passait sa dernière nuit dans un motel quelconque sur le bord d'une autoroute à Portland, au Maine.Dans son sac, un billet pour le vol Portland-Boston décollant à 5 h 45 le lendemain matin, et un autre pour le vol 11 d'American Airlines de 8 h, à destination de Los Angeles.Aussi, dans son sac, une lettre contenant ses dernières volontés.L'a-t-il rédigée ce soir-là, sur le bord d'une autoroute du Maine ?Les enquêteurs ne trouveront cette lettre que le lendemain, à l'aéroport Logan de Boston (voir texte en page A4).Elle fournira quelques indices pour expliquer l'état d'esprit dans lequel se trouvait l'ancien étudiant en urbanisme à la veille des attentats.Mais pour ceux qui l'ont côtoyé au cours des 30 dernières années, le mystère entourant Mohamed Atta est encore bien difficile à déchiffrer.Mohamed Atta aussi, semble-t-il, s'est heurté à de l'incompréhension plus souvent qu'à son tour.Face à son père terriblement ambitieux, face à des collègues étudiants plus ou moins dévots, face aux autorités égyptiennes qu'il accusait de mollesse devant les États-Unis.Mohamed Atta semblait révolté au point de prendre les armes.Mais était-il fou ?Ceux qui l'ont côtoyé à Giza, à Hambourg ou à Tampa parlent d'un homme introverti, certes, mais pas d'un dérangé chronique.Voir RUELLES en A4 Visitez notre section spéciale soulignant le premier anniversaire des attentats du 11 septembre à www.cyberpresse.ca/wtc Québec ne fermera pas Murdochville Bandes dessinées C7 Bridge E8 Décès E7 Êtes-vous observateur?D14 Feuilleton C7 Forum A14, A15 Horaire spectacles C4 Horaire télévision C2 Horoscope E6 Loteries A6 Mots croisés C7 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D14, D15 - marchandises D15 - emplois D15, E4, E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 23 > minimum 12 MARIO CLOUTIER e t DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Murdochville ne fermera pas.Même si la décision finale quant à l'avenir de la municipalité gaspésienne ne sera pas nécessairement annoncée aujourd'hui, le gouvernement Landry est désormais prêt à outrepasser la volonté populaire exprimée lors du référendum du 25 août dernier, où 65 % des habitants avaient opté pour la fermeture de la ville.Le gouvernement souhaite plutôt « accompagner Murdochville dans son passage de ville à village », explique- t-on dans les officines gouvernementales.Québec s'inquiète notamment des conséquences néfastes d'une fermeture sur les villages environnants.On veut éviter d'envoyer un message d'échec à l'ensemble de la population gaspésienne, mais aussi aux autres régions ressources.Le Conseil des ministres cherchera sans doute à gagner un peu plus de temps dans le dossier afin d'attirer d'éventuelles entreprises dans la région.Québec hésite également à fermer la ville devant une facture qui pourrait atteindre de 20 à 50 millions, selon le prix d'évaluation retenu pour les maisons.Quant au prix du maintien de la municipalité de 800 âmes, il se situerait entre 10 et 20 millions.Le ministre des Régions, Rémy Trudel, présentera ces données aujourd'hui à la réunion hebdomadaire du cabinet Landry en rappelant les précédents de Gagnon et de Schefferville.« Le ministre des Régions ne proposera pas la fermeture de la ville, c'est évident », explique l'attaché de presse de Rémy Trudel, Éric Gamache.En fait, le ministre des Régions apportera des éléments de réponse qui n'étaient pas disponibles il y a deux semaines.En plus des scénarios qui sont sur la table, M.Trudel donnera des détails sur diverses indemnisations, comme les frais de transport et de déménagement qui pourraient être versés à ceux qui souhaitent quitter la ville.En 1986, le ministre libéral des Affaires municipales, André Bourbeau, avait décidé de rembourser ces frais aux résidants qui quittaient Schefferville.Depuis, beaucoup de gens sont partis, mais plus de 200 Blancs y vivent toujours, selon les statistiques du ministère des Affaires municipales, et 1370 autochtones.Dans le cas de Murdochville, le 28 mars dernier, 300 personnes ont perdu leur emploi à la suite de la fermeture de Fonderie Gaspé, filiale de Noranda.La mine de cuivre avait fermé ses portes en 1999.Voir MURDOCHVILLE en A2 Photothèque La Presse © Le ministre des Régions, Rémy Trudel, ne proposera pas la fermeture de Murdochville aujourd'hui, à la réunion hebdomadaire du cabinet Landry.Entre nous et 400 ans d'histoire.Trois minutes ! 1220, Place George-V Ouest 661, Grande Allée Est 16, rue de la Porte Le côté confortable du Vieux-Québec Stationnement gratuit 1.877.999.9620 www.vieuxquebec.com \u0001\u0001\u0001\u0001 \u0001\u0001\u0001 \u0001\u0001\u0001 3066759A 3LP0201A0911 a 2 mercredi 3LP0201A0911 ZALLCALL 67 22:42:05 09/10/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Le Canadien reprend l'entraînement Le Canadien entreprend son camp d'entraînement demain à Vail, au Colorado.Quels joueurs seront sur la sellette ?Quels postes reste-t-il à combler ?Richard Zednick signera-t-il un contrat comme son coéquipier José Théodore ou demeurera-t-il en Europe ?Notre chroniqueur de hockey Mathias Brunet analyse les enjeux du camp qui s'amorce.À lire demain dans le cahier Sports.2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Clavardez avec Richard Hétu en direct de New York à midi cyberpresse.ca/clavardage > 11 septembre, un an après : notre section spéciale cyberpresse.ca/wtc > Tous nos chroniqueurs 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Grand Prix d'Italie Notre chroniqueur est à Monza, dernière étape européenne de la saison de F1.À lire dans les Sports.> Cinéma Notre envoyé spécial au Festival du film de Toronto, demain dans le cahier Arts et Spectacles.> Télévision Comment la télé a-t-elle commémoré le 11 septembre ?À lire demain dans le cahier Arts et Spectacles.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 985 > À quatre chiffres : 0063 SUITES DE LA UNE ALERTE Suite de la page A1 FOGLIA Suite de la page A1 Reconstruit, vraiment ?Vos affaires sont, aujourd'hui, au même point que le 11 septembre dernier à 8 h 45 ?Au même point.Je fonctionne à plein régime, même si je n'ai plus que deux employés au lieu de trois.J'ai retrouvé mes banques de données.J'opère sur un nouveau système informatique, plus sophistiqué que l'autre.Le téléphone sonne aussi souvent.J'ai réussi à garder les même numéros qu'au World Trade.Le 11 septembre vous sortez donc indemne de cette montagne de gravats et d'acier, vous marchez jusqu'à cet appartement où nous sommes maintenant, dans une sorte d'hébétude qui vous protège de la folie, vous vous couchez abruti de fatigue et d'émotion après avoir donné cent entrevues à la presse française.Quand avez-vous commencé à rebâtir ?Le lendemain ?J'avais déjà commencé.Le 11, dans l'après-midi, avant de me coucher complètement abruti comme vous dites, je cherchais déjà un nouveau bureau.J'ai appelé les chambres de commerce, des amis.il faut comprendre que c'est New York ici, les délais sont très courts, la ville exige le meilleur de chacun, tout le temps, catastrophe ou pas.N'oubliez pas, c'est une ville d'immigrants, de survivants.Oui, je suis fier de m'en être sorti, mais ma fierté est moins grande que ma gratitude envers cette ville qui me tient si vivant.Le 12, je retrouve mes esprits, enfin une partie, parce que je suis très ébranlé émotivement ; le 12, aussi, ma femme arrive en voiture du Minnesota où elle était en voyage d'affaires, rien d'autre le 12, je pleure dans les bras de ma femme.Le 13 septembre je me rends à ma banque, la Chase Manhattan, chercher des chèques parce que je viens de me souvenir qu'il faut que je paie mes impôts \u2014 ici ils sont provisionnels, on les paie d'avance aux trois mois.En demandant l'état de mes comptes, je découvre que le gouvernement fédéral m'a déjà accordé une ligne de crédit de 25 000 $.Pensez-y.Je n'ai rempli aucun formulaire, fait aucune démarche, je n'ai absolument rien demandé à personne.Mais il y a des gens qui ont pensé que j'allais avoir besoin de crédit, ils ont pensé vite, ils ont pensé pratique.C'est la force de ce pays.Son efficacité.Sa confiance dans les gens.Son ouverture.Ce sera pareil avec les assurances.Tout s'est fait au téléphone, sur la bonne foi.Pareil pour les fournisseurs.Pareil pour les clients qui m'aident encore à rebâtir mes banques de données.Pas de cadeau, et de temps en temps des arnaqueurs, des profiteurs, et des fonctionnaires comme partout, mais au-dessus de tout cela, un esprit, un système incarné dans des gens de bonne volonté.L'Amérique.Les terroristes voulaient détruire, au moins ébranler ce système.Ils ont complètement perdu puisqu'ils ont amené ce système à se surpasser.Bref, le 24 septembre j'entrais dans mes nouveaux bureaux.Une tour ?Non, un sixième étage, juste à côté d'ici, sur Broadway.Je ne vous y ai pas donné rendez-vous tellement c'est petit.Mais le loyer est le même qu'au World Trade.Les loyers ont connu une flambée incroyable depuis un an.Vous souhaitez la reconstruction des tours ?Oui.Plus belles et plus hautes encore.Vous y loueriez un bureau au 94e étage ?Sans hésitation.Comment allez-vous commémorer ?Avec mes deux employés, Suzanne et Jonathan.Rescapés aussi.Et peut-être essayer de retrouver les deux femmes qui m'ont offert un verre d'eau quand je ne savais plus où j'étais.Qui m'ont dit d'appeler ma famille, ma mère en France.Elles m'ont fait entrer dans une succursale de la Fleet Bank, je crois savoir laquelle.Elles avaient la clé, j'aimerais leur dire merci.\u0001 \u0001 \u0001 C'était il y a un an donc.Je me souviens de ce que j'ai fait après.Après l'effondrement des tours, je suis parti à vélo sur la route qui mène à la frontière.Sur les hauteurs de Frelighsburg aussi, il faisait très beau ce matin-là.Le douanier américain m'a posé les questions habituelles.Il souriait.L'horreur n'avait pas encore fait son chemin dans les esprits.Deux jours après, j'étais à New York, j'essayais d'interviewer les pompiers à la porte d'une l'école dont ils avaient fait leur dortoir, rue Chambers, cinq rues au nord du World Trade.Les pompiers passaient sans nous voir, l'air égaré de ceux qui viennent d'assister au Jugement dernier.Je suis retourné à New York en mars, six mois après.La ville était déjà ailleurs.M'y voilà de nouveau.Au bord du trou, énorme, béant, bétonnant, la Baie-James downtown New York.La rue Liberty longe le chantier, une passerelle plus qu'une rue.Les touristes s'y pressent.Des électriciens en grève y font le piquet avec leurs pancartes.Des évangélistes distribuent des tracts idiots.À l'entrée de la galerie qui mène aux tours du Financial Center, des volontaires lisent ces « portraits of grief » que le New York Times publie depuis près d'un an et qui sont réunis dans un livre immense.J'aimais bien avant.Je trouvais ces phrases toutes simples émouvantes, et puis je me suis lassé.Le volontaire lisait sobrement, à voix forte : Joe aimait le bricolage, la pêche et les voitures.L'impression que le lecteur parlait de son beau-frère qui vit au North Dakota.Les gens passaient sans écouter.Plus encore qu'il y a six mois, New York est ailleurs bien sûr.Ce n'est pas qu'elle manque de coeur.C'est le temps.Trop de mots aussi, à la fin tout a été dit.Morts et vivants devraient se taire un peu, si vous voulez mon avis.C'est le silence qui exalte le mieux le souvenir.Ces menaces viseraient des symboles américains, surtout en Asie et au Proche- Orient, dans les secteurs de l'énergie et des transports, ainsi que des bases militaires et des ambassades.Le département d'État a d'ailleurs fermé pour aujourd'hui ses ambassades et consulats dans les pays du Sud-Est asiatique à forte population musulmane comme l'Indonésie, la Malaisie et le Pakistan.La marine américaine a aussi évoqué un risque d'attaques contre des pétroliers dans le golfe Persique, où passe le quart de l'approvisionnement mondial.Cet avis a d'ailleurs poussé le prix du pétrole au-dessus des 30 $ US le baril hier, amplifiant l'inflation déjà provoquée par les menaces américaines contre l'Irak.Aux États-Unis, John Ashcroft et Tom Ridge ont soutenu que la cote d'alerte orange ne devrait pas empêcher les Américains de participer aux activités de commémoration du 11 septembre.« Les gens doivent être plus vigilants tout en poursuivant leurs activités habituelles », a dit M.Ashcroft.N'empêche, l'administration Bush a confirmé des décisions qui laissent croire à des précautions exceptionnelles.Ainsi, le vice-président Richard Cheney, qui remplacerait le président le cas échéant, a été évacué dès lundi vers un lieu secret, hors de la capitale.Et alors que les patrouilles de jets armés ont repris dans le ciel de Washington, une batterie de missiles antiaériens a été installée à proximité du Pentagone.Selon l'explication officielle, cette arme fait partie d'un essai de défense aérienne de proximité pour Washington qu'envisagent les militaires américains.C'est d'ailleurs au Pentagone, dont la section détruite il y a un an est déjà reconstruite et occupée après 500 millions de dollars de travaux accélérés, que la cérémonie la plus protocolaire est prévue cet avant-midi, en présence du président Bush.La journée présidentielle devait débuter par un moment de silence dans le jardin de la Maison-Blanche à 8 h 46, heure à laquelle le premier avion a percuté le World Trade Center.À la mi-journée, le président Bush et sa femme se rendront dans un champ en Pennsylvanie pour déposer des fleurs au lieu de l'écrasement de l'un des quatre avions détournés.Le couple présidentiel répétera ce geste à Ground Zero à New York, en fin d'après-midi.Le président Bush sera d'ailleurs dans la métropole américaine jusqu'à vendredi.Il prononcera un discours télévisé ce soir.Et demain, jeudi, il reprendra son offensive diplomatique contre Saddam Hussein au siège des Nations unies, en prononçant un discours très attendu devant l'Assemblée générale.En fait, de l'avis général à Washington, les commémorations du 11 septembre pourraient n'être qu'un bref répit politique et diplomatique pour le président Bush.Un an après des événements qui ont fouetté un mandat présidentiel encore jeune, mais dont la crédibilité était bancale, George W.Bush se retrouve à la tête d'un gouvernement de plus en plus critiqué à l'étranger, même parmi les alliés.Et sa cote de popularité aux États- Unis retombe peu à peu à son niveau plutôt ordinaire d'avant les attentats.Incertains de la suite de la guerre au terrorisme, les Américains se préoccupent de l'état de l'économie \u2014 plus d'un million d'emplois perdus depuis un an \u2014 et ils voient s'enliser à Washington les principaux projets de sécurité de l'administration Bush depuis les attentats : réorganisation des services de renseignements, du FBI et de l'Immigration, superministère de la Sécurité intérieure, sécurité du transport aérien.Photo AFP © Le passage à l'alerte orange a été annoncé par le ministre de la Justice, John Ashcroft (au centre), accompagné du directeur du FBI, Robert Mueller (à droite), et du directeur de la Sécurité intérieure, Tom Ridge (à gauche).MURDOCHVILLE Suite de la page A1 3018530A Noranda a déjà offert de rembourser 65 % du prix des maisons tel qu'il était en 1998.Mais cette offre est rejetée du revers de la main par les partisans de la fermeture de Murdochville, dont le maire Marc Minville.Celui-ci qualifie la démarche d'un gouvernement « partisan de référendums » de « pas trop trop démocratique » jusqu'ici.Il soutient que Québec l'a maintenu dans le noir quant à ses intentions réelles depuis la tenue du référendum.« Ils ne sont pas à l'écoute de ceux qui ont voté OUI et les gens sont de plus en plus mécontents », soutient-il.Au cabinet du ministre Trudel, on temporise l'impatience du maire en soulignant que Noranda honorera ses taxes municipales jusqu'à la fin de 2003.« Le gouvernement a encore un peu de temps », indique-t-on.Québec n'a pas davantage contacté le président du comité du NON au référendum, Jean-Yves Bernatchez, qui veut demeurer à Murdochville quoi qu'il advienne.Le président du comité du OUI, Gérald Young, est évidemment plus critique à l'égard du gouvernement : « Sont-tu payés pour nous garder icitte ?» s'exclame-t-il devant le manque d'informations disponibles.Le gouvernement Landry devra également expliquer sa décision à son vieil allié syndical, la FTQ.Samedi dans Le Soleil, le président de la centrale, Henri Massé, disait prôner la fermeture de la ville et le versement des indemnisations maximales aux syndiqués.La FTQ exige le rachat des maisons, des indemnités de départ et de déménagement pour les locataires, ainsi que des prestations d'assurance-emploi non imposées par le gouvernement fédéral.Dimanche, le premier ministre Bernard Landry a répliqué en déclarant qu'il était personnellement en faveur de « garder vivante une présence humaine et une présence communautaire à Murdochville ».Le conseil national du PQ a adopté une résolution demandant au gouvernement de ne pas s'engager prématurément à fermer Murdochville, d'affirmer sa solidarité avec la population et de prendre des mesures pour la soutenir dans le contexte du Plan de relance de la Gaspésie et des Îles. 3LP0301A0911 mécredi 11 septembre A3 3LP0301A0911 ZALLCALL 67 22:27:44 09/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 A3 LE 11 SEPTEMBRE: UN AN APRÈS Rudolph Giuliani se souvient RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK \u2014 Rudolph Giuliani donne l'absolution à ceux qui veulent passer sous silence la commémoration des attaques du 11 septembre 2001 contre sa ville.« Il y a déjà eu plusieurs commémorations », a dit l'ancien maire de New York hier, au cours d'une rencontre avec des correspondants étrangers en poste dans la Ville qui reprend ses habits de deuil.« Si les gens veulent passer à côté de celle-ci, je les comprends.Chacun peut observer ce jour comme il le veut.On peut éteidre la télévision, prendre un livre, aller à l'église.» Mais Rudolph Giuliani ne peut rater l'événement qui se tiendra devant le trou de Ground Zero, l'ancien emplacement du World Trade Center.Après une minute de silence à 8 h 46, à l'heure où le premier avion a frappé la tour nord, il commencera l'énumération des noms des 2801 victimes de l'attentat.Il sera secondé dans cette tâche par 197 personnes, dont des proches des victimes et des personnalités telles que Hillary Clinton, sénatrice de New York, Colin Powell, secrétaire d'État, et Robert De Niro, acteur.En énumérant ces noms, à quoi pensera Giuliani, qu'on désigne comme un « héros » du 11 septembre tant fut impressionnante sa gestion de la crise ?« J'ai enterré ma mère ce matin », a répondu Giuliani à la fin de la rencontre de 45 minutes au Foreign Press Center, dans la 52e Rue, à Manhattan.« Ma mère a vécu 92 ans.Elle a eu une belle et longue vie.Ceux qui sont morts dans les tours n'ont pas eu ce privilège.Certains avaient de jeunes enfants.Je ne sais pas comment je vais réagir.Je suppose que je serai en colère, très bouleversé.Je sentirai encore davantage la nécessité de combattre le terrorisme international.» Giuliani a grisonné.À 58 ans, il est encore loin d'avoir digéré son incroyable journée du 11 septembre 2001, celle où il a regardé avec le reste de sa ville le chaos en pleine face.« J'ai un million de souvenirs de cette journée », a-t-il dit, s'exprimant sur un ton intimiste qu'on ne lui connaissait pas.« Et je n'ai pas fini d'en avoir, des souvenirs.Ce fut la pire journée de ma vie.Et ce fut peut-être la meilleure, comme ce fut le cas pour quantité de personnes.Je me souviens d'avoir été informé du premier attentat, je me souviens de m'être précipité sur les lieux.Je me souviens d'avoir vu un homme sauter du 102e ou 103e étage.Je me souviens d'avoir été piégé dans un immeuble avec mes collègues, d'avoir réussi à en sortir avec eux, d'avoir rétabli la ville.Et je me souviens de la douleur éprouvée, toute la journée, en apprenant qu'un tel ou un tel était porté disparu.À la fin, je me suis dit qu'il me fallait bloquer tout ça.Je devais penser à la ville, à ce que nous devions faire.» Giuliani n'est pas de ceux qui voient en New York une ville affaiblie.Au contraire, New York est plus forte que jamais, à son avis.« Deux choses peuvent se produire quand on se fait attaquer d'une façon à laquelle on ne peut s'attendre, a-t-il dit.Ou bien on se retranche, ou bien on grandit.On peut se dire : Voici les ressources qui sont à ma disposition.Je peux être frappé de cette façon et je suis encore ici.Je suis encore en vie.Je suis encore fort.C'est ce que les gens de New York sont en train de vivre, à mon avis.Ils sont en train de comprendre qu'ils ont été attaqués de façon inimaginable, et ils sont plus forts qu'ils l'étaient le 10 septembre l'an dernier.Ils sont plus forts car ils comprennent ce qu'ils représentent.Ce sont la liberté et la démocratie qui ont été attaquées le 11 septembre 2001.Pourquoi pensez-vous qu'il y a 83 nationalités parmi les morts du World Trade Center ?» Personne ne sera surpris d'apprendre que Giuliani a signé un contrat de près de trois millions pour écrire deux livres, dont le premier, intitulé Leadership, sortira en octobre dans toutes les bonnes librairies.L'ancien maire a été accusé par certains d'avoir fondé une industrie sur son héroïsme.Selon la presse new-yorkaise, il récoltera huit millions de dollars comme conférencier d'ici la fin de l'année.Lui et Bill Clinton sont en demande d'un bout à l'autre des États-Unis et ailleurs dans le monde.Mais le maire se défend d'avoir exploité le 11 septembre.« Le 11 septembre fait partie de ma vie », a-t-il déjà déclaré.Personne ne s'étonnera non plus d'apprendre que Giuliani rêve de retourner en politique.« J'aimerais briguer une fonction, je ne sais pas laquelle », a dit Giuliani hier.Certains le voient comme candidat à la vice- présidence en 2004, à la place de Dick Cheney, qui a eu plusieurs ennuis cardiaques.Giuliani n'a évidemment pas fini de faire parler de lui.À New York, il continue à défendre l'idée de transformer tout l'emplacement du World Trade Center en monument commémoratif.Il ne veut pas qu'on y construise des édifices à bureaux, des hôtels, des commerces.Il veut qu'on élève une belle structure architecturale, à la hauteur du courage des pompiers, des policiers et des autres secouristes qui sont morts dans les tours.Il veut un musée, une bibliothèque, où les visiteurs des États-Unis et du monde viendraient pour rendre hommage aux victimes, pour apprendre, pour comprendre peut-être.« Je ne prétends pas être objectif sur cette question, a dit Giuliani.Pour moi, ce site est un cimetière.Plusieurs de mes amis y ont perdu la vie.J'ai failli y perdre la mienne.Je ne peux croire qu'on recouvrira l'endroit d'édifices commerciaux.C'est un site historique, sacré.» Photo AP © L'ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, est encore loin d'avoir digéré son incroyable journée du 11 septembre 2001.Pas de menace précise au Canada aujourd'hui Mais une vigilance accrue à Montréal KARIM BENESSAIEH ALORS QUE LE NIVEAU d'alerte aux États-Unis est à son plus haut depuis les attentats de l'an dernier, rien n'indique que le Canada pourrait être la cible d'une attaque terroriste aujourd'hui, selon la Gendarmerie royale du Canada.« Aucun renseignement en notre possession n'indique que l'anniversaire du 11 septembre sera utilisé comme une occasion pour des actes terroristes au Canada », a déclaré le caporal Benoit Desjardins, porteparole national de la GRC à Ottawa.Aucune mesure de sécurité particulière ne sera instaurée aujourd'hui, a-t-on affirmé, et on n'a pas prévu d'effectif additionnel à Ottawa.« Ce ne sera pas nécessaire, des effectifs et de nouvelles normes ont déjà été ajoutés depuis un an, explique Louise Lafrance, porte-parole pour la région de la Capitale nationale.Mais c'est évident que nous allons être alertes et garder les yeux ouverts sur toute activité suspecte.» Depuis un an, la GRC a reçu 576 millions de dollars pour financer 17 initiatives visant à renforcer la sécurité.La Presse a cependant appris que des mesures de sécurité seront mises en place à Montréal autour de certains consulats et des aéroports.Refusant de donner des chiffres, le porte-parole de la GRC au Québec, Richard Huard, a annoncé une présence policière « plus grande » près de ces lieux stratégiques.« Bien sûr qu'il va y avoir plus de patrouilles près des consulats et plus de présence policière aux aéroports.Nous voulons non seulement rassurer la population mais aussi être prêts à toute éventualité.L'évaluation de la menace est plus élevée de par la nature même de l'événement (l'anniversaire des attentats).» M.Huard estime que le déploiement policier à Montréal ne peut être qualifié d'« état d'alerte ».On fera preuve, tout au plus, d'une « vigilance accrue » même si aucune information ne laisse soupçonner un risque d'activité terroriste.« Le niveau de menace n'indique pas qu'on prévoit des problèmes, rapporte M.Huard.On est quand même conscient qu'on n'est pas LA cible, en tant que Canadiens et Québécois.» Interdiction de quitter son siège À Transports Canada, on rappelle que de nombreux changements ont déjà été apportés à la sécurité aérienne depuis un an.Entre autres, les policiers armés sont apparus sur certains vols, les portes des postes de pilotage sont verrouillées pendant toute la durée du voyage et des systèmes perfectionnés de détection ont été installés.En plus, les passagers à destination de New York et Washington qui décideront malgré tout de prendre l'avion aujourd'hui auront droit à une nouvelle contrainte : « Tous les voyageurs devront rester assis une demi-heure après le décollage et avant l'atterrissage », explique le porte-parole Peter Coyles.Y aura-t-il d'autres mesures ?« Peut-être.Ce n'est qu'un exemple, nous sommes toujours en train de vérifier et de modifier, quand c'est nécessaire, nos procédures.» Du côté de la Défense nationale, un porte-parole a refusé de s'étendre sur les mesures particulières prises en cette journée spéciale.« Je ne peux révéler nos mesures de sécurité ni notre niveau d'alerte pour des raisons de sécurité opérationnelle.Je peux cependant affirmer que le personnel des Forces armées canadiennes est toujours prêt à répondre à toute menace à la sécurité de la nation, que ce soit sur notre territoire ou à l'étranger.» \u2014 Avec la collaboration de la Presse Canadienne Photo AP © Les mesures de sécurité améliorées à la suite de l'attentat de 1993 au WTC ont permis d'évacuer les édifices bien plus rapidement et de sauver des vies malgré tout.Ç'aurait pu être encore pire RAYMOND BERNATCHEZ CHERCHEUSE au Conseil national de recherches du Canada, Guylène Proulx tente actuellement d'évaluer, en collaboration avec la National Fire Protection Association des États-Unis, dans quelle mesure les changements apportés après l'attentat au camion piégé de février 1993 au World Trade Center ont pu contribuer à sauver des vies le 11 septembre 2001.Titulaire d'un doctorat en aménagement de l'Université de Montréal, Mme Proulx mène depuis 10 ans à l'Institut de recherche en construction du CNRC des études approfondies sur l'évacuation des grands immeubles et édifices publics lors des cataclysmes.C'est à ce titre qu'elle a été sollicitée, en 1993, pour évaluer conjointement avec des représentants de deux organismes américains \u2014 la National Fire Protection Association (NFPA) et le National Institute for Standards and Technology (NIST) \u2014, le comportement des occupants lors de l'évacuation du bâtiment en février 1993.Des failles avait alors été relevées dans le dispositif de sécurité et des mesures correctrices ont été proposées.« Toutes, sans l'ombre d'un doute, ont été appliquées par les gens de la Port Authority de New York et du New Jersey, propriétaire des édifices.On n'a lésiné sur rien.J'estime que l'évacuation du World Trade Center le 11 septembre 2001 a été un succès incroyable compte tenu du nombre potentiel d'individus qui se trouvaient à l'intérieur », indique Guylène Proulx.En 1993, six personnes ont perdu la vie et 1000 autres ont été blessées, alors qu'en 2001, le bilan officiel est de l'ordre de 2020 morts.Rappelons que les attentats diffèrent fondamentalement du fait que le point d'impact en 1993 était au sous-sol de l'édifice.La descente aux enfers « En 1993, les gens ont dû évacuer les trois cages d'ascenseur des deux tours dans la noirceur totale, la bombe ayant été placée à proximité immédiate des systèmes de commandes vitaux des génératrices ainsi que les systèmes de ventilation et d'alarme.Nous pensons qu'il devait y avoir entre 30 000 et 40 000 personnes dans les bâtiments ce vendredi-là.L'expérience a été bouleversante pour la majorité.Plusieurs ont mis 2 h 30 en moyenne pour quitter l'immeuble.C'était excessivement lent, les sinistrés étant compactés dans les escaliers, sans autre chemin.Personne ne voyait les marches.Qui plus est, poursuit-elle, l'immeuble atteint était étrangement fait.« Il n'y avait pas une seule volée d'escalier semblable à l'autre.On descendait par exemple 11 marches pour tourner sur un palier, puis neuf marches, puis cinq, sans rythmique aucune.Je n'ai jamais vu un design semblable.Pire, l'escalier était coupé à deux endroits pendant la descente en partant du toit.À la hauteur du 40e étage, les gens devaient passer par une porte coupefeu.Il s'agissait d'un tout petit corridor en « L » qu'il fallait traverser pour continuer la descente dans l'escalier.C'était logique si on voulait éviter la dispersion de particules dans l'air, pour éviter qu'elles se propagent d'une section à l'autre de l'immeuble.Sauf que ça ne fonctionnait pas dans la réalité lorsque des dizaines de milliers de personnes tentaient d'évacuer.Arrivés là, les occupants frappaient un mur dans la noirceur.Ils essayaient de trouver une porte mais plusieurs étaient verrouillées, donnant sur des salles de machines.Puis, soudainement, l'une d'elles finissait par s'ouvrir.Tous devenaient extrêmement anxieux et apeurés.C'était épouvantable de lire les réponses aux questionnaires distribués peu après.» Ceux qui ont vécu semblable expérience en 2001 ont pu quitter leur édifice en une heure de moins.Il pouvaient aussi suivre un ruban luminescent, constitué de trois couches de peinture apposées sur toutes les marches et les paliers.Cette fois, les questions relatives à la signalisation architecturale étaient bien claires.Et les gens atteints de handicaps ont pu, semble-t-il, bénéficier de l'aide active de gestionnaires d'étages bien au fait des plans d'évacuation.Un groupe sélect d'experts Mondialement reconnue pour son travail d'analyse des sinistres dans les grands immeubles, Guylène Proulx est le seul chercheur canadien de renom à intervenir dans ce champ d'action.Ses collègues sont, règle générale, Américains, Australiens ou même Irlandais.Aussi n'a-t-elle pas été étonnée lorsque la National Fire Protection Association des États-Unis \u2014 partenaire de la première étude sur le World Trade Center en 1993 \u2014 a sollicité sa contribution pour une analyse des événements vécus en septembre 2001 dans les mêmes bâtiments.Son autre partenaire d'alors, le National Institute for Standards and Technology, ayant récemment obtenu du gouvernement américain une somme de 16 millions de dollars pour un travail similaire, Guylène Proulx espère que le Conseil national de recherches du Canada et elle seront associés à cette autre évaluation.Pour ce qui est de l'étude déjà en cours avec NFPA visant à déterminer scientifiquement quel fut le résultat des mesures correctives de 1993, Guylène Proulx croit qu'elle est d'une grande complexité.En 1993, les entreprises et les employés étaient toujours sur place, donc aisément accessibles.Ils sont cette fois dispersés.Plusieurs mois se sont écoulés depuis les événements, et les craintes que le contenu des récits soit altéré et sublimé dans certains cas sont réelles.Il faudra en tenir compte.Comme il faudra tenir compte du fait que les terroristes ont, le 11 septembre, frappé un fort mauvais jour et à un fort mauvais moment.pour eux, estime Guylène Proulx.« Il y avait alors passablement moins d'occupants qu'en 1993 dans les deux tours, soit environ 7000 personnes par tour (le tiers en fait), en ne tenant pas compte des visiteurs et des gens de passage.C'était notamment attribuable à la tenue d'une élection municipale new-yorkaise le 11 septembre, à la rentrée des classes ce jour-là, coïncidant avec des absences pour l'accompagnement des enfants, ainsi qu'aux mesures prises pour diluer le trafic humain dans l'immeuble.Plusieurs employés n'étaient pas tenus de se présenter au travail avant 9h30 le matin.» Voilà qui complique encore la tâche des chercheurs. 3LP0401A0911 3LP0401A0911 ZALLCALL 67 20:58:06 09/10/02 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 LE 11 SEPTEMBRE: UN AN APRÈS Inquiétude française face aux projets irakiens de Bush On aurait pu s'attendre en France à une déferlante \u2014 au moins télévisuelle \u2014 à l'occasion du premier anniversaire du 11 septembre.Le programme de la commémoration est finalement plutôt modeste.Et, dans l'univers politico-médiatique français, ce qui domine ces jours-ci est moins l'unanimisme et la ferveur pro-américaine qu'une inquiétude très nette face aux projets irakiens de George Bush.À la télévision, la portion dévolue au « 9.11 » est plutôt congrue.De manière générale, aucune grande chaîne n'a vraiment bouleversé ses programmes.Hier soir, TF1 (privée) diffusait Madame Doubtfire et un magazine sur les urgences hospitalières, tandis que France 2 (publique) passait deux films.Seule France 3 y allait d'un documentaire sur New York, retour à la vie, et encore à 23 h 10.Pratiquement rien de prévu non plus pour ce soir sur la une et la deux.En revanche, soirée spéciale sur France 3 (15% d'audience) avec la diffusion du célèbre documentaire des frères Naudet, jeunes documentaristes français présents sur les lieux il y a un an parce qu'ils filmaient.les pompiers new-yorkais ! En fait, il n'y a que la chaîne culturelle Arte \u2014 à l'audience très modeste \u2014 pour consacrer la totalité de ses deux soirées à l'événement.S'il y a déferlement d'émotion collective en Amérique du Nord, celle-ci ne s'est apparemment pas communiquée à la France ni à l'Europe (continentale).Et, depuis deux jours, les médias français, pour tout dire, sont davantage préoccupés par les dramatiques inondations qui viennent de ravager le sud de la France, notamment dans la région de Nîmes, et qui ont fait une quarantaine de morts.Un simple constat Si les États-Unis \u2014 ou en tout cas une partie des Américains \u2014 s'attendaient à ce que, à la faveur de l'émotion suscitée par le souvenir du fameux « 9.11 », Français et Européens se rallient inconditionnellement à la bannière américaine, ils ont de quoi être déçus.Les 11 courts métrages commandés par le producteur Alain Brigand à 11 réalisateurs de nationalités différentes (Chahine l'Égyptien, Imamura le Japonais, etc.), et déjà projetés au festival de Toronto, ont été jugés d'un antiaméricanisme venimeux et primaire par le New York Post.Sans que personne, bien entendu, n'ose reprendre ce cliché insupportable selon lequel « les Américains l'ont bien cherché », la tonalité moyenne des commentaires est à l'effet que, au-delà du caractère monstrueux des attentats, les États-Unis constituent objectivement le seul empire de dimension mondiale et qu'ils attirent de ce fait sur eux les critiques et les haines.Simple constat, mais qui ne va pas dans le sens de l'inconditionnalité et du déferlement de bons sentiments.Les projets guerriers En réalité, le sujet voisin qui occupe davantage les esprits et les médias, c'est la question des projets de guerre américains (et britanniques) contre l'Irak.Qu'il y ait ou non commémoration de la tragédie des Twin Towers ne change rien à ce qui est à la fois une grande méfiance et une inquiétude face aux projets de George Bush.Alors que les Européens ont quelque mal à comprendre le ralliement inconditionnel de Tony Blair à la stratégie américaine, et que le chancelier de l'Allemagne Gerhard Schröder, en pleine tourmente électorale s'est installé sur une ligne totalement pacifiste, refusant à l'avance toute intervention militaire, même en cas de vote du Conseil de sécurité de l'ONU, le président Jacques Chirac a en quelque sorte donné le ton de la position européenne moyenne dans une interview publiée le lundi 9 par le New York Times.Concernant la « doctrine de l'action préventive », Jacques Chirac dit clairement : « Je l'ai dit au président Bush : c'est une doctrine extraordinairement dangereuse et qui peut avoir des conséquences dramatiques.» Pourquoi, suivant ce principe, la Chine ne prendrait-elle pas l'initiative d'attaquer Taiwan, l'Inde le Pakistan, etc.?Sur les preuves de réarmement de l'Irak : « Je ne dis pas qu'elles n'existent pas.Je dis seulement que je ne les ai pas vues pour l'instant.» Et, à l'encontre de toute initiative unilatérale des États-Unis : « Je considère que, si une action militaire doit être engagée, elle doit l'être sous la responsabilité de la communauté internationale.Un an après le 11 septembre 2001, Français et Européens se souviennent.Mais ils n'ont pas renoncé à réfléchir.Le parcours d'un combattant « Mohamed Atta n'aurait pas fait de mal à une mouche », d'après un ancien camarade de classe qui se souvient du petit garçon timide et introverti qui allait devenir terroriste.Comment est-ce possible ?Des ruelles de la banlieue du Caire jusqu'au ciel de New York, Mohamed Atta aura finalement trouvé chez les fondamentalistes islamistes de quoi donner un sens à sa vie.JUDITH LACHAPELLE Mohamed Mohamed al-Amir Awad al- Sayed Atta (d'après son état civil complet) est né en 1968 à Kafr el-Cheikh, sur le delta du Nil, d'un père avocat et d'une mère au foyer.Il était le cadet d'une famille de trois enfants, et le seul garçon.« Bolbol », le surnom que lui donnait son père et qui signifie un petit oiseau qui gazouille en jargon arabe, était un enfant plutôt frêle qui adorait jouer aux échecs, détestait les jeux violents et était très proche de sa mère qui le couvait.« J'avais l'habitude de lui dire qu'elle l'élevait comme une fille, et que ça me faisait donc trois filles, mais elle n'a jamais cessé de le dorloter », a raconté le père du garçon, Mohamed al-Amir Atta, au New York Times, en octobre dernier.Plutôt taciturne, le jeune Mohamed Atta se mêlait peu aux autres enfants.« Je ne l'ai jamais vu jouer », a révélé Mohammed Hassan Attiya, qui l'a côtoyé à l'école secondaire de Giza, près du Caire.« Nous ne l'aimions pas beaucoup, et je pense qu'il voulait jouer avec les autres garçons, mais sa famille, et je pense son père, lui mettait beaucoup de pression pour qu'il réussisse à l'école.» Avec une soeur diplômée en médecine et l'autre devenue professeure, la pression était effectivement très forte sur les épaules du fils Atta.« Je lui avais dit que j'avais besoin d'entendre le mot « docteur » devant son nom », dit M.Atta.Après ses études à l'Université du Caire en architecture en 1992, Mohamed Atta a mis le cap sur le nord de l'Allemagne à l'Université technique de Hambourg-Harbourg pour terminer une formation en urbanisme.Loin de son pays, c'est à ce moment qu'il aurait lentement basculé vers le fanatisme.L'étudiant et la foi Timide, doux, sensible.Mohamed Atta, du moins du temps qu'il était en Égypte avec ses anciens camarades de classe, n'aurait pas fait de mal à une mouche et n'était pas différent des autres gamins qui, comme lui, ont grandi au sein de familles musulmanes libérales.Pas un ne semble se souvenir de l'avoir même vu prier.Sa famille pratiquait l'islam avec modération, le père Atta refusant catégoriquement de mêler religion et politique.À Hambourg, peu après son arrivée, il trouve du travail dans une firme de consultants du nom de Plankontor.Ses ex-collègues se souviennent de l'avoir vu prendre une pause, chaque jour, dérouler son tapis de prière et faire consciencieusement ses dévotions.Sa foi s'affirme.Il s'insurge contre le fossé qui sépare les pauvres des plus riches dans son pays natal.Il discute de cohabitation des religions avec son directeur de thèse, Dittmar Machule, qui garde de lui le souvenir d'un homme très intelligent.Pas un sourire.Mais au fil des ans, entre les voyages dans toute l'Europe et entre l'Allemagne et l'Égypte, l'attitude d'Atta face à la religion se radicalise de plus en plus.Si son camarade des premières années à Hambourg, Volker Hauth, a connu un homme qui se moquait même des dictateurs arabes, l'assistante du Dr Mac h u l e , Chrylla Wendt, ne se souvient pas d'avoir vu Mohamed Atta esquisser un sourire depuis leur première rencontre en 1999, selon l'hebdomadaire britannique The Observer.Les sept années passées à Hambourg sont truffées de zones floues.Mohamed Atta aurait voyagé en Syrie et en Égypte pour étoffer sa thèse de doctorat sur le conflit entre Islam et modernité à travers le plan d'urbanisme de la ville d'Alep, en Syrie.Il aurait aussi fait un pèlerinage à La Mecque.Il aurait également totalement disparu de Hambourg pendant 15 mois en 1997 et 1998.Où était-il ?Les enquêteurs américains auraient des preuves selon lesquelles Mohamed Atta aurait fréquenté un camp d'Al- Qaeda en Afghanistan à la fin des années 1990.En 1999, lorsqu'il réapparaît à Hambourg, il a changé.Il porte désormais une barbe bien fournie.Les enquêteurs croient qu'à cette époque, la « cellule de Hambourg », qui aurait regroupé une vingtaine de présumés terroristes, est bel et bien en marche.Il exige de l'Université qu'elle lui fournisse une salle pour y loger son groupe de prière.Les enquêteurs croient qu'il aurait fait la connaissance des deux pirates Marwan al-Shehhi et Ziad Samir Jarrah lors des réunions du groupe de prières.D'ailleurs, à la fin de 1999, les trois hommes déclareront leurs passeports volés, probablement pour en effacer toute trace de leur passage en Afghanistan et obtenir plus facilement un visa pour les États-Unis.Entre-temps, Mohamed Atta se remet sérieusement à l'étude.Lorsqu'il soumet sa thèse en août 1999, celle-ci est reçue avec les plus hautes distinctions.En juin 2000, Mohamed Atta, les joues désormais rasées de près et vêtu par Tommy Hilfiger, débarque à l'aéroport de Newark près de New York.Il se rend à Venice, en Floride, où il obtient sa licence de pilote à la fin de l'année en compagnie de Marwan al-Shehhi.Pendant les quatre mois qu'ils passent en Floride, les deux hommes semblent ne s'être jamais mêlés aux autres étudiants.Ils compléteront leur formation sur un simulateur de vol d'un Boeing 727.Après un voyage éclair en Espagne au début de 2001, Mohamed Atta n'a aucun mal à revenir aux États-Unis, même si son visa est échu depuis le début décembre 2000.Atta et Al- d'autres engins en Géorgie.Mohamed Atta s'informe sur la possibilité de louer les avions épandeurs de pesticides utilisés en agriculture.Il demande même la quantité de pesticides et de carburant que peut porter ce genre d'appareil.En juin, un mandat d'arrêt a été lancé contre Mohamed Atta après que celui-ci eut omis de se présenter en cour pour une infraction au code de la route.Mais, comme le relate le magazine Time, il était déjà trop tard.Atta et ses complices effacent à mesure les traces derrière eux en ne restant pas plus d'un mois au même endroit.À Las Vegas en juin, les enquêteurs croient que cinq des 19 terroristes \u2014 les cinq leaders \u2014 s'y sont réunis pour régler les derniers détails de l'attaque.En juillet, Mohamed Atta est retourné en Espagne où il aurait eu des liens avec d'autres membres de Al-Qaeda.De retour aux États-Unis avec un visa d'affaires, Mohamed Atta aurait passé le reste de l'été entre la Floride et Las Vegas.Dans les 10 premiers jours de septembre, il aurait encaissé au moins deux sommes d'argent transférées à son nom.Le 7 septembre, Mohamed Atta et deux complices passent la soirée au Shuckum's Oyster Bar and Grill de Hollywood, en Floride.Tandis que ses deux amis s'enivrent, Mohamed Atta s'en tient au jus de canneberges, précise Time.Ils seront extrêmement prudents jusqu'à la fin.Le 10 septembre, les terroristes passent leur dernière nuit suffisamment séparés les uns des autres pour éviter de se faire repérer par les autorités.Mohamed Atta et Abdulaziz Alomari dorment donc dans un motel quelconque sur le bord d'une autoroute à Portland, au Maine.Les enquêteurs ont également retracé leur passage dans un Wal- Mart du secteur.Leur plan était minutieusement réglé, presque à la minute près.Atta et son complice montent dans l'avion de Portland vers Boston à 5 h 45, le matin du 11 septembre.Ils arrivent à l'aéroport Logan de Boston in extremis, juste à temps pour attraper le vol 11 d'American Airlines à destination de Los Angeles.La correspondance était trop serrée ; les bagages d'Atta manquent l'avion et restent à Boston.« Le Prophète était toujours optimiste » Dans l'avion, ils rejoignent trois autres complices, assis eux aussi en première classe et en classe affaires.92 personnes sont à bord.Le 767 s'envole à 8 h précises.Une vingtaine de minutes plus tard, le premier avion sera détourné.Quel aura été le rôle de Mohamed Atta ?Est-ce lui qui égorge l'une des agentes de bord ?Est-ce lui qui annonce nerveusement : « Nous avons d'autres avions.Restez calmes et vous serez saufs.Nous retournons à l'aéroport » ?Au-dessus du fleuve Hudson, l'avion fonce vers New York.Fort de son brevet de pilote et de ses exercices sur simulateur, Mohamed Atta, vraisemblablement aux commandes du 767, manoeuvre aisément l'appareil.La Big Apple est en vue avec, immanquables, ses deux immenses tours argentées de Lower Manhattan.La tour nord du World Trade Center se dresse droit devant lui.Il est 8 h 47.L'impact est inévitable.Et pendant quelques minutes encore, le monde croira qu'il s'agit d'un accident.Mais Mohamed Atta savait très bien ce qu'il faisait.« Le temps de l'amusement et du gaspillage est fini », est-il écrit dans la lettre retrouvée dans ses bagages à l'aéroport Logan.« Le moment du jugement est arrivé.Nous devons donc utiliser ces quelques heures pour demander pardon à Dieu.Vous devez être convaincus qu'il ne vous reste presque plus de temps à vivre.Après, vous commencez une vie de béatitude, le paradis infini.Soyez optimistes.Le Prophète était toujours optimiste.» Mohamed Atta RUELLES Suite de la page A1 « À mon avis, les terroristes sont des gens normaux qui font face à des circonstances anormales », croit le professeur Richard Rubenstein, de l'Université George Mason de Virginie, qui s'est penché sur la personnalité des terroristes.« Ils ne sont pas plus fous, psychotiques ou névrosés que la moyenne des gens.Un de mes collègues a d'ailleurs dit qu'il fallait maintenant cesser de chercher des raisons internes qui motivent le terroriste, mais commencer à regarder les raisons externes qui agissent sur lui.» « Les gens qui participent au terrorisme religieux ne sont pas nécessairement des gens pauvres », poursuit le professeur Rubenstein.« Ils sont souvent des gens qui ont été exposés à la violence de forces étrangères, en ont été témoin ou l'ont subie, mais pas toujours.Très souvent, il s'agit de gens de classe moyenne, mieux instruits, et, on pourrait dire, plus ambitieux moralement.Ils sont aussi des gens qui réagissent à une menace contre leur identité et celle de leur groupe.» Mohamed Atta a grandi au sein d'une famille libérale et assez aisée du Caire.Son père avocat était très fier de ses deux filles aînées diplômées d'université et tenait mordicus à ce que son fils unique décroche lui aussi un diplôme.La famille Atta était musulmane, certes, mais libérale.Le père a toujours refusé de mêler politique et religion.La foi de Mohamed Atta s'est affirmée beaucoup plus tard, vers le début des années 1990, alors qu'il étudiait en urbanisme à l'Université technique de Hambourg-Harbourg.C'est là-bas, loin des siens, loin de son pays, en contact intime avec le mode de vie occidental, que sa foi et son fanatisme se sont affirmés.Le professeur Rubenstein a noté que certains terroristes ont été tentés par la vie à l'occidentale et en ont ensuite eu très honte.« Ils ont alors le désir de compenser pour la faute de ne pas avoir résisté.Ils veulent se purifier de cette contamination.» Était-ce le cas de Mohamed Atta ?Difficile à dire.Les seuls qui auraient pu en dire davantage sur le Mohamed Atta des cinq dernières années sont morts avec lui, il y a un an.Pour tous les autres, le mystère demeure. 3LP0501A0911 a5 mercredi 3LP0501A0911 ZALLCALL 67 21:37:51 09/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 2 A 5 LE 11 SEPTEMBRE: UN AN APRÈS YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a L'autre victoire de ben Laden Le 20 septembre, l'an dernier, Nabil al- Marabh, un demandeur syrien de statut de réfugié au Canada, est arrêté près de Chicago avec 50 000 $ en liquide.Il était sur la liste du FBI, qui le soupçonnait d'être en lien avec les terroristes qui avaient organisé les attentats neuf jours plus tôt.Mais près d'un an plus tard, le FBI n'a jamais pu accuser al-Marabh de quelque crime que ce soit.Tout ce qu'on a pu lui coller, c'est une infraction aux lois de l'immigration, pour séjour illégal sur le sol américain.Le juge Richard Arcara, se disant mal à l'aise, lui a infligé le 3 septembre une peine de huit mois, le maximum compte tenu qu'il a purgé près d'un an en prison.Le juge Arcara n'est pas le seul à être mal à l'aise.Un an après les attentats les plus meurtriers de l'histoire américaine, il y a eu des milliers d'arrestation, bien des allégations, quelques procédures officielles.mais pas beaucoup de preuves.Et d'un peu partout, on commence à s'inquiéter de deux choses : les services de renseignement policier, qui n'ont pas su prévenir le 11 septembre, ont-ils progressé significativement ?Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les Américains sont-ils en train de renier une partie de ce qui fait l'essence même de la démocratie américaine, c'est-à-dire un système judiciaire transparent qui peut faire échec aux abus du pouvoir exécutif ?Quant aux résultats de l'enquête policière, ils ne sont pas encore spectaculaires.Par contre, les mesures exceptionnelles prises contre des suspects, elles, le sont \u2014 spectaculaires.En gros, l'administration Bush réclame (et s'octroie) le pouvoir d'agir en secret sans rendre de comptes à qui que ce soit dans le traitement des personnes arrêtées pendant la guerre en Afghanistan ou sur le territoire américain.Très peu de cas procéderont en public comme celui d'al- Marabh.Il y a en ce moment, d'après les dernières données, 598 prisonniers originaires de 43 pays détenus à la base américaine de Guantanamo, Cuba.Comme il s'agit d'un territoire étranger, même s'il est contrôlé par les Américains, aucun jugement des tribunaux américains ne s'applique à eux.Washington leur refuse le titre de prisonniers de guerre, ce qui forcerait à leur octroyer un certain nombre de droits, dont celui d'organiser des activités de groupe et d'être mieux logés.Il s'agit de « combattants ennemis », dit la Maison-Blanche.Ils sont encore moins des détenus dans une affaire criminelle : ils n'ont pas le droit au silence, à la visite d'un avocat ou de leurs proches, comme les criminels de droit commun.Un militaire américain cité dans le Globe & Mail explique qu'il veut en dire et leur dire (aux prisonniers) le moins possible, pour qu'ils soient incapables de se préparer.On les soumet à des interrogatoires et un jour, on en disposera.Quand ?Comment ?Nul ne le sait.Sur le territoire américain lui-même, Human Rights Watch relève 1200 arrestations secrètes de noncitoyens américains relativement au 11 septembre.Là-dessus, 752 ont finalement été libérés, quand les autorités se sont convaincues qu'elles n'avaient aucun lien avec les activités terroristes.La plupart de ceux-là ont été expulsés.Un juge fédéral a décidé il y a deux semaines que les audiences d'expulsion en secret étaient illégales.« La démocratie meurt derrière des portes closes », a écrit le juge.Mais l'administration Bush ne l'entend pas ainsi et en appellera.Un autre jugement a été rendu plus tôt cet été, ordonnant aux autorités américaines de rendre public le nom de toutes les personnes détenues relativement aux attentats du 11 septembre ou des activités terroristes.L'administration Bush a porté ce jugement en appel.Il y a parmi eux des gens comme Jose Padilla, détenu dans une base militaire de Caroline depuis son arrestation au mois de mai et soupçonné de comploter dans le but de fabriquer une « bombe sale ».Il n'a toujours pas, à ce jour, été accusé de quoi que ce soit.Pourtant, rien n'est plus américain que la transparence dans les affaires judiciaires.Les États-Unis, se défaisant de la tyrannie britannique, ont été fondés sur cette idée qu'il faut se méfier des pouvoirs, et qu'ils doivent se surveiller entre eux.Et les critiques ne viennent pas que de la gauche américaine.Au contraire, plusieurs organisations et commentateurs conservateurs américains se sont scandalisés, depuis plusieurs mois, du peu de cas que l'administration Bush semble faire des garanties constitutionnelles.Et dont le pays s'enorgueillit.Mais la longueur, la complexité du processus judiciaire traditionnel et l'incertitude qui l'entoure sont un excellent stimulant pour la création de cette nouvelle justice d'urgence, qui n'a pas encore de nom.La justice militaire a ses codes et ses règles bien établis, et on y respecte les grands principes de la justice criminelle réservée aux civils.Il s'agit ici d'une justice d'un troisième type, où l'arbitraire domine, et où il n'y a aucune garantie.Ces brèches dans le principe de liberté n'affectent pas la plupart d'entre nous concrètement.Mais elles sont une autre victoire de ben Laden.Diplomatie et complexes Voici la dernière portion du sondage sur les relations Canada/États-Unis mené par l'Institut Dominion et la firme Navigator.Aujourd'hui : la diplomatie MARIE-FRANCE LÉGER LES CANADIENS ne se font pas d'illusions sur l'état de leurs rapports avec les États-Unis, mais ils espèrent toujours malgré tout une marque de reconnaissance.Le sondage révèle en effet que les Canadiens se croient encore les meilleurs alliés des États-Unis, ceux-ci leur préférant l'Angleterre.et de loin.Car, pour les Américains, l'image des Canadiens demeure touristico-folklorique, voire bourrée de lieux communs.Quand on leur demande ce qu'évoque le Canada pour eux, ils mentionnent d'abord un pays voisin (19,3 % des réponses), la feuille d'érable, (7,7 %) , le froid (6,2 %) , le hockey (5,7 %), la beauté de la nature (5,3 %).Ce n'est qu'après qu'ils se rappellent que le Canada est leur allié (4,7 %).Les Canadiens sont réalistes et savent finalement que les Américains ont d'autres chats à fouetter que de leur porter attention.C'est pourquoi, une majorité de répondants estime que si les Américains ne les considèrent pas vraiment comme des alliés c'est d'abord parce que les Américains ne se préoccupent pas d'eux (22,5 %), parce que l'économie canadienne n'est pas assez forte pour que les Américains en tiennent compte (19,4 %), parce que les Américains les considèrent comme n'importe quel autre État (18,1 %), parce que le Canada ne s'impose pas assez (17,1 %) ou à cause de sa faiblesse militaire (11,5 %).Dans ces circonstances, on sait que l'Angleterre a la cote auprès des États-Unis dès qu'il s'agit, par exemple, de se trouver un allié pour combattre.Ainsi quand on demande aux Américains qui est leur plus proche allié, une majorité, 59,7 %, nomme l'Angleterre, tandis que 14,8 % osent prononcer le mot Canada.Les Canadiens de leur côté se font vraiment des illusions.Ils sont 55,5 % à croire que leur pays est le plus proche allié des États- Unis ! Ils se rallient à l'Angleterre dans une proportion de 26,5 %.Le Québec est encore plus audacieux car il se croit proche des États-Unis avec un taux de 65 %, soit le plus haut taux de toutes les autres régions canadiennes.Pour finir, malgré l'incompréhension et les complexes, une certaine proportion des Canadiens avoue se sentir plus près des États- Unis depuis les tragiques événements du 11 septembre.Ainsi, 62,4 % des personnes interrogées croient que les sentiments n'ont pas varié alors que 30 % des personnes se sentent plus proches des Américains.Le sondage a été réalisé entre le 8 et le 15 août auprès d'un échantillon de 1048 Canadiens et 600 Américains.L'Institut Dominion et la firme Navigator ont posé 45 questions aux Canadiens répartis dans les régions habituelles, soit la Colombie-Britannique, les Prairies, l'Ontario, le Québec et les Maritimes.Les Américains ont pour leur part répondu à 25 questions.Une collection exclusive, importée d'Europe, des draps en douce finette pur coton brossée et prérétrécie.Un choix de 7 motifs mode dont les légendaires petits moutons et 3 coloris unis à coordonner.Double 29.95, grand 34.95, très grand 39.95, taies standard la paire 19.99, très grandes taies 24.95 19.LE DRAP FINETTE FRAISES D'AUTOMNE JUMEAU Une couette confectionnée selon nos propres spécifications afin de vous offrir le meilleur rapport qualité-prix.Bourre polyester de Du Pont à centre vide, au pouvoir gonflant supérieur qui emmagasine l'air chaud.Enveloppe percale pur coton blanc, surpiquée en carreaux.Double 49.95, grand 59.95, très grand 69.95 39.LA COUETTE POLYESTER «SONATINE» JUMEAU Un seul bas prix pour un oreiller en bourre polyester au pouvoir gonflant accru, totalement lavable, anallergique et inodore.Douce enveloppe en percale blanc pur ultra-durable.Trois formats au choix : 20x26, 20x29, 20x36 pouces.9.OREILLER POLYESTER «HARMONIE» TOUS LES FORMATS 3077088A 3LP0601A0911 3LP0601A0911 ZALLCALL 67 22:38:41 09/10/02 B BILLET Les étudiants réclament la démission du recteur de Concordia L'université maintient le black-out sur le Proche-Orient La liberté de faire taire YVES BOISVERT POUR BIEN des gogos, moins de police, ça veut nécessairement dire plus de liberté.C'est ainsi qu'à Concordia, où une émeute bien orchestrée a empêché Benjamin Netanyahu de prendre la parole, les gens de l'association étudiante ont blâmé la police pour avoir envoyé du gaz poivre sur les manifestants qui venaient de défoncer les grandes vitres, dans un souci d'absolue transparence, j'imagine.Ces gens si ouverts aux choses internationales devraient essayer d'aller fracasser des vitrines à Paris, un jour de conférence d'un leader étranger.Ils verraient combien sont gentilles et communautaires nos polices locales, comparées aux CRS français, pour ne prendre qu'un exemple parmi les plus civilisés.Ils ont raison, remarquez, les gens de l'association étudiante : la police a mal agi.Mais pas par excès de zèle.Par manque de préparation et de muscle.Un manque de préparation qui a fait triompher la liberté de faire taire.C'est la même dynamique qui est à l'oeuvre dans les émeutes qui accompagnent, comme un cortège inévitable, les réunions touchant au commerce international et à tout ce qui peut porter l'étiquette de mondialisation : les émeutiers se fondent aux manifestants légitimes et tentent de provoquer une répression policière dont on pourra ensuite se scandaliser.Plus de police, dans les circonstances, cela veut dire plus de liberté.La liberté de s'exprimer pacifiquement.Oui, mais il est fort mal avisé d'inviter à Concordia un homme aussi controversé que Netanyahu, un des leaders de la droite israélienne, dit-on.Ah ! oui ?Et qui va décider de la recevabilité des invités ?L'association étudiante, pro-palestinienne ces années- ci, et peut-être sioniste demain ?Les lanceurs de chaises ?Ceci n'a rien à voir avec la qualité des idées de Benjamin Netanyahu.C'est un des grands fossoyeurs des accords d'Oslo, un ultranationaliste, à droite d'Ariel Sharon, opposé à la création d'un État palestinien.La paix, à ce qu'il paraît, n'a pas grand-chose à espérer de cet homme.Ou plutôt, si, cela a tout à voir avec ses idées : encore faut-il le laisser les exprimer pour les confronter.Y a-t-il rien de plus universitaire, comme démarche ?Si l'on n'a pas confiance en la raison humaine, si l'on ne croit pas que les gens finiront par choisir les idées les plus raisonnables, il n'y a pas lieu de construire des universités.Ni de laisser les gens voter, au fait.Mieux valait donc, y compris pour ses opposants, le laisser parler.Les discours extrémistes portent en eux les germes de leur propre destruction.Et la censure annule généralement la vertu sur laquelle elle prétend se fonder.Cela finit fatalement par ressembler au « À mort les intolérants ! » d'Yvon Deschamps.Mais dans un environnement aussi politiquement sensible, c'est-à-dire politiquement correct, que l'Université Concordia, il n'était pas de bon ton de laisser la police se déployer massivement.Résultat : le silence.Netanyahu n'a pas parlé.Et demain, une conférence d'un juif américain antisioniste est annulée par l'Université, par souci d'équilibre.« Censure ! » s'écrie l'association étudiante, qui organisait cette deuxième conférence.Oui.Mais une censure qui est la suite logique de celle exercée lundi.Une censure annoncée par les manifestants, qui contestaient le droit de Netanyahu de s'exprimer, tout simplement.C'est d'autant plus embarrassant pour la ville de Montréal.En plus des regrets, ce sont donc des excuses que le maire Gérald Tremblay aurait dû exprimer.Même si Concordia porte sa part de responsabilité, Montréal pouvait et devait faire mieux.AGNÈS GRUDA e t MARC THIBODEAU L'ASSOCIATION des étudiants de l'Université Concordia a dénoncé hier le moratoire que les autorités de l'institution ont imposé à toute activité publique portant sur le Proche-Orient.La Concordia Student Union (CSU) n'a pas l'intention de respecter cette décision « réactionnaire » qui, selon elle, brime la liberté d'expression des étudiants et risque d'exacerber les tensions sur le campus, a prévenu sa présidente, Sabine Friesenger.Celle-ci tient l'administration pleinement responsable de la violente manifestation qui a empêché l'ancien premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu de prononcer une conférence à l'université.Selon elle, l'université n'a pas assuré de mesures de sécurité suffisantes et a ainsi été « complice » de l'explosion de violence.La CSU réclame donc la démission du recteur Frederick Lowy, du responsable de la sécurité Jacques Brisebois et du doyen aux affaires étudiantes Donald Boisvert.Et elle refuse de blâmer ouvertement les manifestants qui ont tout fait pour faire avorter la conférence de M.Netanyahu.Lundi, quelques heures après le dérapage au cours duquel des manifestants ont lancé des chaises sur les policiers et fracassé des vitrines, la direction de Concordia a décidé d'interdire temporairement tout événement relié au conflit israélo- palestinien, un sujet hautement explosif dans cette université qui accueille de nombreux étudiants juifs et musulmans.Une position ferme Après avoir rencontré les porte-parole étudiants pendant plus de deux heures, hier, l'administration reste ferme : le conflit israélo-palestinien n'a plus sa place sur le campus en dehors des salles de cours.Sa détermination pourra être testée dès cette semaine.L'association étudiante a invité un conférencier antisioniste américain, Norman Finkelstein, à s'adresser aux étudiants jeudi soir.La CSU affirme que cette conférence aura lieu malgré le moratoire.Mais les responsables de l'Université ont commencé, hier après-midi, à enlever des affiches qui annoncent l'événement.Selon une porte-parole de l'Université, Evelyne Abitbol, les étudiants devront remercier leur invité.Pas question d'ouvrir l'Université à une nouvelle controverse sur le Proche-Orient, surtout au moment où l'on s'apprête à commémorer l'anniversaire des attentats du 11 septembre.« Les États-Unis sont en train de décréter un état d'alerte.Nous, on n'est pas mieux que les États-Unis », a-t-elle fait valoir.Le black-out sur le conflit israélo-palestinien est temporaire, font cependant valoir les porte-parole de l'Université, qui entendent reprendre dès aujourd'hui leurs pourparlers avec la CSU, pour établir une politique permanente sur les activités politiques et les conférences controversées organisées par les étudiants sur le campus.Les zones de libre expression Quelle forme pourrait prendre une telle politique ?À l'Université du Québec à Montréal (UQAM), les activités des groupes étudiants sont suivies de près.Pour être accrédités, ces groupes doivent démontrer leur contribution à la vie culturelle, intellectuelle et sociale du campus, explique Joanne Fortin, directrice adjointe des services à la vie étudiante de l'UQAM.Tout nouveau groupe doit faire ses preuves pendant deux ans avant de recevoir son accréditation.Il est suivi de près par un professionnel de l'Université, surtout s'il organise un événement controversé.Et l'Université se réserve le droit de refuser un conférencier invité par des étudiants si elle le juge à propos.Jusqu'à maintenant, le conflit israélopalestinien n'a pas causé de tensions à l'UQAM.« Mais la guerre du Rwanda a créé des déchirements profonds entre les étudiants hutus et tutsis », se rappelle Mme Fortin.L'Université avait tenté de calmer les choses et a réussi à tenir des conférences regroupant des représentants des deux communautés.Aux États-Unis, certaines universités identifient des « zones de libre expression » (free speach zones) pour baliser les manifestations.Elles établissent alors un ou plusieurs endroits où les étudiants peuvent se rendre pour manifester sans être dérangés.S'ils manifestent à l'extérieur de la zone, ils s'exposent à des représailles.Mais le concept de « zone de libre expression » est souvent mal perçu par les étudiants, qui y voient une atteinte à leurs droits fondamentaux.L'Université de l'Iowa a expérimenté cette approche avant de faire marche arrière devant les pressions des étudiants.« Certains étudiants croyaient que l'administration voulait limiter leur droit d'expression, mais ça n'a jamais été le cas », a indiqué un porte-parole de l'institution, John Mc Carroll.À Concordia, on a déjà tenté de concentrer les tracts et affiches diffusés par les associations d'étudiants dans des lieux déterminés, mais ça n'a pas fonctionné.Comme c'est le cas à l'Université de Montréal et à Mc Gill, les associations étudiantes y disposent d'une grande marge de manoeuvre.Netanyahu: si on avait lancé une attaque préventive contre Hitler.PATRICE GAUDREAULT Le Droit « SI LES NATIONS démocratiques de l'Europe avaient eu suffisamment de courage pour lancer une attaque préventive contre Adolf Hitler, à la fin des année 1930, la plus grande catastrophe de l'histoire de l'humanité aurait peut-être pu être évitée.» De passage à Ottawa, hier midi, l'ex-premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu a utilisé cette analogie pour illustrer la nécessité d'une telle frappe contre l'Irak.« Il s'agit sans contredit de l'un des plus grands dilemmes auxquels les sociétés démocratiques sont confrontées.Le problème, avec les frappes préventives, c'est qu'on ne peut jamais prouver ce qui serait arrivé si on n'avait rien fait », a déclaré M.Netanyahu, devant quelques centaines de personnes rassemblées à l'hôtel Westin.Moins de 24 heures après avoir été contraint d'annuler son allocution à Montréal, Benjamin Netanyahu a livré un vibrant plaidoyer en faveur de l'élargissement de la guerre au terror i s m e .O u t r e l'Afghanistan, l'ex-leader israélien a cité la Syrie, l'Irak, l'Iran et « l'Arafatistan » comme faisant partie du même réseau de terreur.« Nous devons détrôner ces régimes et commencer à démocratiser le monde arabe », a-t-il déclaré.Plus tôt en journée, l'ex-premier ministre israélien a eu droit à une rencontre privée avec le premier ministre Jean Chrétien.Au lendemain de sa rencontre avec son homologue américain, M.Chrétien a réitéré la volonté du Canada que toute frappe contre l'Irak se fasse sous l'égide des Nations unies.« Je lui ai dit que ce ne serait peut-être pas possible, a confié M.Netanyahu.L'important, c'est de regarder le résultat.Il faut s'assurer qu'aucun réseau terroriste ne mette la main sur de l'armement nucléaire.Sinon, la prochaine fois, ce ne sera pas un avion qui s'attaquera à New York, Washington ou même Montréal, mais bien une bombe nucléaire.» Au terme d'une série de conférences dans quatre villes canadiennes l'ayant mené à Montréal, Winnipeg, Ottawa et Toronto, l'ex-premier ministre d'Israël est revenu sur les événements violents qui ont marqué son passage à l'Université Concordia.« J'y ai vu un microcosme de ce que l'on vit au Moyen- Orient, où des régimes utilisent la violence pour imposer leurs vues et leurs croyances, a commenté M.Netanyahu.Le niveau de violence n'était peut-être pas le même, mais la mentalité et la haine l'étaient.Et quand elle commence à infecter des sociétés démocratiques, elle se répand et elle grandit.» BI RKS Fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com restauration d'argenterie Confiez-nous vos précieuses pièces d'argenterie, nos experts leur rendront tout leur éclat pour des années à venir.Du 19 au 30 septembre 3077835A Benjamin Netanyahu, conférencier hier à Ottawa.COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 155 $ à 175 $/semaine aussi disp : 30 h / sem.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.235 $/30 h Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl (514) 278-5309 www.converlang.com école de langues postmoderne accréditée par 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et d'inondations ont fait au moins 20 morts, 12 disparus et des milliers de sinistrés.Le premier ministre de la France Jean-Pierre Raffarin, qui a survolé la zone sinistrée avec le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, a promis une « première enveloppe d'urgence de 10 millions d'euros » en faveur des sinistrés.M.Raffarin, qui a voulu « témoigner pour tous (ses) compatriotes de l'émotion et de la solidarité nationale », a annoncé le prochain envoi d'une mission d'inspection générale pour évaluer les dégâts et en tirer les enseignements.« Il faut anticiper l'avenir pour plus de sécurité », at- il déclaré.Aramon et Comps (Gard), deux villages en bordure du Rhône et à l'embouchure du Gardon, ont été envahis par les eaux dans la nuit de lundi à hier après la rupture de digues.À l'aube les pompiers ont dû évacuer une maison de retraite d'Aramon.Les pompiers ont travaillé toute la nuit pour mettre en sécurité des habitants de ce village de 3500 habitants, dont les lignes téléphoniques étaient coupées hier matin et où l'eau dans la nuit a atteint « jusqu'à trois mètres de niveau à certains endroits », selon un pompier.Dans la nuit, des hélicoptères allaient et venaient pour récupérer des villageois réfugiés sur les toits.Le même ballet aérien était organisé dans le village d'Aimargues (Gard) également inondé, où l'eau a atteint jusqu'à 1,50 mètre.Dans le Vaucluse et l'Hérault, pompiers, gendarmes et militaires ont également oeuvré toute la nuit, notamment pour évacuer environ 130 personnes de Marsillargues (Hérault).À Lunel (Hérault), la situation restait préoccupante en raison de la rupture d'une digue.Au total, près de 100 000 foyers ont été privés d'électricité lundi soir dans le sud-est de la France du fait de la montée des eaux, mais la situation s'était améliorée hier matin avec quelque 60 000 clients toujours sans courant, a indiqué Electricité de France (EDF).« Le courant ne sera pas rétabli avant la décrue des eaux et la sécurisation du réseau.Nous attendons la décrue pour évaluer l'ampleur des dégâts et voir si nous pouvons effectuer rapidement les réparations ou s'il est nécessaire de prépositionner des groupes électrogènes pour assurer l'alimentation électrique », a précisé à l'AFP un responsable d'EDF.Environ 150 000 lignes téléphoniques ont été coupées dans l'Hérault et le Gard, essentiellement dans la région d'Alès.Dans le Vaucluse, les pompiers sont intervenus 900 fois depuis dimanche.3500 foyers se sont retrouvés sans électricité, 15 000 sans téléphone.Côté rail, le trafic TGV restait également bloqué entre Nîmes et Montpellier, mais était ouvert en direction de la Côte d'Azur, via Avignon et Marseille.Un super aliment énergétique Toucher le fond du baril, arriver au bout de ses ressources énergétiques, traîner de la patte, ça peut arriver à tout le monde, quand ça ne tourne pas rond, Bio-Sirum Énergie-ViveMD peut vous remettre d'aplomb.Une substance bio-énergétique de la cellule humaine, la coenzyme Q-10 fait partie intégrante de 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dizaine d'autres personnes pourraient aussi avoir été infectées au cours des derniers jours en Ontario selon les autorités, qui attendent les résultats de tests de confirmation.\u2014 Agence France-Presse L'interdiction de la mari « médicale » en prison ne viole pas les droits UNE JUGE de la cour suprême de Nouvelle-Écosse a rejeté hier la requête d'un utilisateur de marijuana à des fins thérapeutiques qui soutient que ses droits seront violés s'il est envoyé en prison sans avoir accès à sa drogue.Michael Patriquen, âgé de 49 ans, de Halifax, n'est pas parvenu à convaincre la juge qu'elle devrait repousser sa condamnation pour trafic de drogue, le temps qu'il fasse valoir son point de vue au cours d'une audience spéciale.Michael Patriquen, qui a été reconnu coupable en 2000, a obtenu cette année une exemption fédérale l'autorisant à cultiver et à posséder une certaine quantité de drogue pour traiter une douleur au cou causée par un accident de la route survenu il y a trois ans.Son avocat avance qu'il ne devrait pas être obligé de purger sa peine avant qu'Ottawa ne permette l'usage de la marijuana à des fins thérapeutiques en prison.Mais la juge Suzanne Hood a statué hier que les droits de Michael Patriquen n'ont pas été violés parce qu'il n'a pas encore commencé à purger sa peine.Dire que les Services correctionnels vont porter atteinte aux droits de M.Patriquen est hypothétique, a-t-elle déclaré avant de condamner l'homme à six ans de prison.« Rien ne prouve qu'il y aura infraction à la Charte des droits.» Les avocats de la Couronne ont fait valoir que Patriquen, qui a un dossier criminel chargé en matière de drogue, essayait tout bonnement de retarder sa peine.\u2014 Presse Canadienne CHARLES CÔTÉ PAR UNE CHALEUR caniculaire, le fossé entre Hydro-Québec et la population, aux attentes aiguisées par le débat actuel sur les changements climatiques, s'est creusé hier aux audiences sur le projet de centrale au gaz naturel du Suroît, à Beauharnois.La société d'État a dû dépêcher Thierry Vandal, président de sa filiale de production, pour répondre aux questions de la présidente des audiences du BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement), Nicole Boulet, et des intervenants, après que le porte-parole et chef de projet d'Hydro-Québec, Macky Tall, eut donné plusieurs réponses jugées insatisfaisantes.Pour M.Vandal, la centrale projetée est un « deuxième choix » par rapport à des projets hydroélectriques moins polluants.« L'hydroélectricité reste notre mission première mais, malheureusement, ces centrales hydroélectriques prennent plus de temps à réaliser, a déclaré M.Vandal.Sur l'horizon de l'année 2005 ou 2006, il y a vraiment un resserrement important et il y a nécessité pour nous d'avoir des moyens de production additionnels.» Les explications de M.Vandal n'ont pas satisfait les participants aux audiences.« Je suis assez découragé des réponses obtenues au cours de la journée, a affirmé Jean-François Blain, consultant en énergie.On n'a pas obtenu de données tangibles sur la rentabilité du projet.» « Hydro-Québec a l'obligation de justifier ce projet de façon claire, et tout ce qu'ils font, c'est éviter les questions, dit André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.C'est juste une décision d'affaires, c'est le cash et rien d'autre.» M.Bélisle s'oppose au projet de centrale au gaz naturel qu'Hydro-Québec veut installer près du canal de Beauharnois.Il croit que ses émanations d'oxyde d'azote vont aggraver le smog dans la région montréalaise, d'autant plus qu'une dizaine d'autres projets de centrales au gaz ou de cogénération sont à l'étude dans le sud du Québec.La centrale du Suroît, composée d'une turbine et d'une chaudière, sera d'une puissance de 900 mégawatts.Elle pourrait alimenter une ville de la taille de Gatineau, pour une consommation annuelle de 6,5 térawattheure (TWh), mais elle entraînerait des émanations annuelles de 2,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES), sous forme de gaz carbonique (CO2).M.Vandal a réitéré l'intention d'Hydro- Québec d'utiliser d'éventuels crédits d'émissions de gaz à effet de serre pour couvrir les émissions de gaz carbonique de la future centrale.Il dit qu'Hydro- Québec a accumulé, par le programme provincial Écogeste, des crédits de 78 millions de tonnes, assez pour couvrir les émissions du Suroît pendant plus de 30 ans.Toutefois, a précisé Renée Loiselle du ministère de l'Environnement, le programme Écogeste, « n'a rien à voir avec des crédits d'émissions ».En fait, il s'agit d'un projet volontaire de réduction des gaz à effet de serre, rien ne garantit que cette reconnaissance d'effort de réduction serait éventuellement converti en crédit.« C'est indéniable qu'une centrale thermique émet du CO2, dit M.Vandal.Il y a des objectifs qui sont avancés dans le protocole de Kyoto et c'est tout un défi qui est présenté.La position cohérente (pour les écologistes), ce serait d'intervenir en faveur des projets hydroélectriques, à un moment donné ! Il y a un choix à faire.Le premier est l'hydro, le deuxième est une centrale comme celle-ci.» Les groupes écologistes proposent d'autres solutions, comme les économies d'énergie.« Depuis 1995, plus aucune somme n'a été investie et Hydro-Québec n'a mis de l'avant aucun nouveau projet d'efficacité énergétique », a déploré Hélène Sicard, du Centre québécois du droit de l'environnement.Selon elle, les règles du jeu sont défavorables aux économies d'énergie : leur rentabilité est jugée d'après un prix de 2,79 cents le kilowattheure (KWh) alors que les nouveaux projets d'Hydro, comme le Suroît et la centrale SM3, sur la Côte- Nord, fourniront de l'électricité deux fois plus chère, à environ six cents le KWh.« On pourrait faire beaucoup d'efficacité énergétique à six cents », affirme-t-elle.De son côté, M.Bélisle affirme que les coûts de l'énergie éolienne ont baissé à environ six cents le KWh et sont donc concurrentiels avec le gaz naturel.« Le potentiel éolien du Québec est très mal connu », affirme-t-il.« Je suis tout à fait en faveur de l'éolien comme énergie d'appoint, affirme M.Vandal.Mais en raison des incitatifs fiscaux, les montages financiers sont très complexes.Hydro-Québec fait sa part de l'équation en signant des contrats à long terme.» La partie « information » des audiences se poursuit jusqu'à demain, après quoi les groupes et les citoyens qui le désirent pourront préparer leurs mémoires pour les présenter à partir du 8 octobre.Mon astrologue aussi en a un.Offre valide jusqu'au 30 septembre 2002.Détails en magasin.Abonnez-vous dès maintenant.Livraison gratuite.1 888 482-FIDO > 150 minutes en semaine > Messagerie vocale avec Rappel éclair > Rappel de minutes pour un meilleur contrôle de votre utilisation 1000 minutes les soirs et week-ends 30$ par mois Une exclusivité Fido Sony Ericsson T200 100$ après crédit Fido® de 100$ > Fonctionne dans plus de 100 pays > Touche rapide d'accès direct à Internet Place Versailles Fido vous attend aussi dans les points de 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présidente de la FSE, Johanne Fortier, qui dit avoir constaté un « profond malaise » sur cette question dans le réseau scolaire.Les plans d'intervention mis sur pied pour venir en aide aux élèves en difficulté reconnus comme tels restent souvent sans suite, ou alors les enfants sont placés sur des listes d'attente, ce qui décourage les enseignants, note Mme Fortier.La FSE estime que le plan d'adaptation scolaire lancé il y a quelques années par le gouvernement pour répondre aux besoins existants n'a pas permis d'améliorer sensiblement la situation.Elle entend conséquemment revenir à la charge au cours des négociations devant mener au renouvellement de la convention collective des enseignants, en réclamant, par exemple, une norme établissant le nombre d'orthopédagogues requis pour un nombre donné d'élèves.Le syndicat n'est pas le seul à tirer la sonnette d'alarme relativement au sort des élèves en difficulté.L'année dernière, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) avait notamment ciblé 3000 élèves de ses écoles qui ne recevaient pas de services adéquats, faute de ressources.Le président de la commission pédagogique de la CSDM, Robert Cadotte, qui réclame neuf millions de plus par année au gouvernement pour combler ces besoins, a indiqué hier que le dossier n'avait pas avancé.« Nous espérons que les règles budgétaires du gouvernement seront changées pour régler le problème », dit-il.Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron, ne croit pas de son côté que des milliers d'enfants en difficulté soient laissés en plan à l'heure actuelle dans le réseau scolaire.« C'est sûr qu'on peut toujours faire plus dans ce secteur.Les besoins sont illimités, ça n'a pas de fin.Un enfant qui bénéficie du soutien d'une personne-ressource quatre heures par semaine se portera encore mieux s'il l'a pour huit ou 15 heures.Mais peut-on se le permettre financièrement comme société ?» demande-t-il.À l'heure actuelle, les commissions scolaires font le « maximum » à partir de l'argent qui est réservé aux élèves en difficulté en vertu des règles budgétaires.« Plusieurs d'entre elles injectent même dans ce secteur plus d'argent que ce que prévoit le gouvernement », note le président de la FCSQ, qui entend procéder à une étude sur ce sujet dans les semaines qui viennent.Le gouvernement fait valoir de son côté que des sommes considérables de plusieurs centaines de millions ont été accordées au cours des dernières années pour réduire le nombre d'élèves dans les classes, augmenter le nombre de professionnels et réduire les risques de décrochage.« Il peut y avoir des difficultés à certains endroits, mais il ne faut pas croire que tous les efforts qui ont été faits ne donnent pas de résultats », indique Nicolas Girard, porte-parole du ministre de l'Éducation, Sylvain Simard.Une table de concertation comprenant notamment des représentants de la FSE sera mise sur pied cette année pour évaluer l'impact des mesures mises de l'avant et procéder « s'il y a lieu » aux ajustements qui s'imposent, note M.Girard.Le ministère entend par ailleurs procéder à un suivi serré des enveloppes budgétaires pour s'assurer que l'argent prévu pour les élèves en difficulté n'est pas utilisé à d'autres fins.Photothèque La Presse © Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, dit avoir constaté un profond malaise dans le réseau scolaire face au traitement réservé aux élèves en difficulté.OUVERT DIMANCHE jusqu'à 17 h En raison du manque d'espace, tous les articles ne sont pas disponibles dans tous les magasins.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.PLACE VERSAILLES - 7275, rue Sherbrooke Est (514) 493-6666 CENTRE-VILLE - 354, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-1821 NOTRE-DAME-DE-GRÂCE - 6444, avenue Somerled (514) 483-2685 D.D.O - 2050, boul.St-Régis (514) 683-4550 MONTRÉAL - 1178, rue Beaumont (514) 737-4755 LASALLE - 8469, boul.Newman (514) 365-8045 CHOMEDEY - LAVAL Galeries Laval - 1545, boul.Le Corbusier (450) 978-1313 CENTRE GREENFIELD PARK - 3566, boul.Taschereau (450) 672-6884 CENTRE RÉGIONAL CHÂTEAUGUAY - 200, boul.d'Anjou (450) 699-6112 GALERIES ST-LAURENT - 1993, boul.Marcel-Laurin (514) 334-0910 SERVICE DOMICILE GRATUIT 388-6600 3077082A DÉCRET DE LA CONSTRUCTION La machinerie de production assujettie sans consultation Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La Commission parlementaire de l'économie et du travail a décidé hier qu'il n'y aurait pas de consultations dans le dossier de l'assujettissement de la machinerie de production au décret de la construction, ce qui a fait bondir le Parti libéral et le patronat, qui y voient un manque de respect pour le travail des députés et des multiples organisations touchées.Le 4 septembre, le ministre du Travail, Jean Rochon, avait annoncé son intention de déposer ce mois-ci un projet de règlement sur la base du rapport Mireault, déposé à la fin août.Hier, la Commission parlementaire de l'économie et du travail a ainsi reporté aux calendes grecques les audiences qu'elle entendait tenir sur le sujet.Le député libéral André Tranchemontagne, porte-parole de son parti dans les dossiers touchant le travail, a rappelé que la Commission de l'économie et du travail \u2014 formée d'une minorité de députés libéraux et d'une majorité de péquistes \u2014 s'était ellemême donné le mandat de consulter les groupes en cause.Mais une intervention du ministre Rochon auprès des députés de son parti aurait fait en sorte que cette consultation ne se tienne pas, a accusé M.Tranchemontagne, ajoutant : « On a eu 38 groupes, personnes et regroupements qui ont pris la peine de faire des mémoires et on ne daigne même pas entendre ces gens-là.C'est un manque de respect à leur égard, mais aussi envers le rôle de député, parce qu'on nous baîllonne.C'est extrêmement déplorable.» M.Tranchemontagne a expliqué que son parti était « absolument contre » tout assujettissement de la machinerie de production aux lois de la construction, parce que « les entreprises devront dépenser plus d'argent pour installer leur machinerie et elles seront moins concurrentielles ».Gilles Taillon, président du Conseil du patronat du Québec (CPQ) et porte-parole de la Coalition québécoise pour la productivité et l'emploi, s'est lui aussi dit « très déçu » par l'absence de consultation.« Nous trouvions cela important pour mesurer les impacts économiques de l'assujettissement, a-t-il expliqué.Le rapport Mireault ne chiffre pas les impact économiques.Il dit qu'il n'y en a pas, mais nos études à nous établissent des coûts assurés de 100 millions de dollars.Alors on comptait sur la consultation pour faire la lumière là-dessus et en débattre avec les parlementaires.» « Ça ressemble à un coup de force », a-t-il conclu.L'assujettissement d'une partie de la machinerie de production au décret de la construction aurait pour effet d'interdire, dans certains cas, aux entreprises qui font installer ou entretenir de la machinerie lourde dans leurs usines de payer leur maind'oeuvre moins cher que les tarifs en vigueur dans l'industrie de la construction.Bref, c'est un encadrement de la sous-traitance dans ce domaine.SÉMINAIRE DISPONIBLE SUR CASSETTE AUDIO Il vous est possible de gagner des revenus substantiels comme CONSULTANT à temps partiel ou à temps plein en travaillant de votre maison ou de votre bureau.Les honoraires moyens chargés par les consultants sont actuellement de 157 $ l'heure.Assistez à ce séminaire et transformez vos soirées et vos fins de semaine (ou vos semaines entières) en une source de revenus exceptionnels et atteignez le prestige et la reconnaissance d'être professionnel.Les besoins de consultation croissent actuellement à un rythme de plus de 20 % annuellement.QUI DEVRAIT ASSISTER À CE SÉMINAIRE?Tous les hommes et toutes les femmes qui ont acquis des connaissances au cours de leur vie soit par éducation ou par expérience : administrateurs, ingénieurs, éducateurs, spécialistes en ressources humaines, militaires à la 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Centre droit) pour qu'Ecevit démissionne afin de permettre la formation d'un nouveau gouvernement ne comprenant pas les ultranationalistes du MHP (Action nationaliste), troisième et dernière composante du gouvernement de coalition.Ces derniers sont coupables aux yeux de Yilmaz de tenter de faire dérailler des réformes démocratiques, dans le but de bloquer l'intégration de la Turquie à l'Union européenne (UE).Ecevit a déclaré avoir rejeté la demande de Yilmaz parce qu'elle était selon lui non fondée.« D'autres peuvent nous faire tomber (par une motion de censure), mais nous ne pouvons assumer la responsabilité d'un retrait (du gouvernement) », a-t-il souligné.Yilmaz a immédiatement répliqué en déclarant, lors d'une troisième conférence de presse, que son parti déciderait de rester ou de quitter le gouvernement aujourd'hui lors d'une réunion du conseil de direction de l'ANAP.Lors d'une première conférence de presse, Yilmaz avait émis de « forts doutes » quant à la survie du gouvernement d'ici aux élections de novembre après que le MHP eut saisi la Cour constitutionnelle pour tenter de faire annuler des réformes pro-européennes adoptées par la Turquie le 3 août dernier.« L'ANAP n'a pas de place dans un gouvernement qui bloque la voie à l'intégration de la Turquie à l'UE », avait-il déclaré.Après le refus d'Ecevit de démissionner, le MHP a réclamé l'ouverture de poursuites contre Ecevit au sujet des privilèges dont jouirait le chef rebelle kurde emprisonné Abdullah Ocalan.Le MHP affirme qu'Ocalan, considéré comme l'ennemi public numéro un pour avoir mené une rébellion sécessionniste pendant 15 ans, a la capacité de communiquer des ordres et des instructions à ses sympathisants et d'accorder des entrevues à la presse étrangère depuis sa cellule de l'île-prison d'Imrali (en mer de Marmara, au sud d'Istanbul), où il est le seul détenu.Parmi les réformes dont le MHP a demandé l'annulation figurent l'abolition de la peine de mort en temps de paix, l'octroi de droits culturels aux Kurdes \u2014 un enseignement et une radio-télédiffusion dans leur langue \u2014 et l'élargissement des droits des instances religieuses non musulmanes.Ocalan a été condamné à mort en juin 1999 et les ultranationalistes sont furieux qu'il soit assuré de garder la vie sauve après l'abolition de la peine de mort.Selon les observateurs, la véritable raison derrière cette crise, qui se joue en apparence sur le bien-fondé des réformes démocratiques, provient du fait que l'ANAP plonge dans les sondages et pourrait être éliminé du prochain Parlement s'il obtient moins de 10 % des suffrages à l'échelle nationale.Photos à titre indicatif seulement Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour l'ELANTRA BERLINE GL 2002 à partir de 179 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 8 592 $.Comptant de 1 995 $, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 48 mois ou de 1,8 % jusqu'à 60 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ACCENT GS 2002 à partir de 155 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 9 300 $.Aucun comptant, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2002.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 30 septembre 2002.GARANTIE 5 ANS L'UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L'INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / kilométrage illimité) Incluant : 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SOLDE LOUEZ à partir de 179$ par mois / 48 mois SOLDE 3076535A 3DU1101A0911 MERCREDIÀ 3DU1101A0911 ZALLCALL 67 17:31:46 09/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 A 1 1 \u2020Sur approbation du bureau de crédit pour les achats effectués avec votre carte Future Shop.Pour nos options «aucun intérêt»: l'intérêt est calculé tous les mois au taux de 28,8 % et sera éliminé à condition que: (1) les mensualités minimales soient versées et (2) le solde soit payé d'ici la fin de la période couvrant l'offre sans intérêt.Pour nos options «aucun paiement, aucun intérêt»: l'intérêt est calculé tous les mois au taux de 28,8 % après la fin de la période de promotion.Pour nos options «versements égaux, aucun intérêt», une mensualité sera débité sur votre compte jusqu'à la fin de la période couvrant l'offre et celle-ci sera payable au complet avant la date d'échéance mensuelle.Les taxes applicables doivent être payées lors de l'achat, sauf pour notre option «aucun intérêt pendant 90 jours».POLITIQUE PUBLICITAIRE: Là où des rabais ou crédits de programmation sont indiqués, toutes les taxes devant s'appliquer sont calculées et doivent être payées sur le prix avant rabais ou crédit.Les frais d'affranchissement appropriés doivent être payés pour les remises postales.Les remises payables en dollars américains sont sujettes aux fluctuations dans la valeur des devises et peuvent faire l'objet de frais de traitement par les banques canadiennes.Future Shop n'est pas responsable des remises postales des fabricants.La disponibilité des produits varie selon le magasin.© 2002, Future Shop Ltée.Tous droits réservés.Le présent document ne peut être reproduit ni en tout ni en partie, ceci incluant l'information sur les prix, sous quelque forme que ce soit et par quelque procédé que ce soit sans l'obtention préalable d'une autorisation écrite de Future Shop.Les prix, produits et offres annoncés par l'Inter Boutique de notre site web peuvent différer de ceux offerts dans les magasins Future Shop.AÉROPLAN: MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.Les achats de certificats et de cartes-cadeaux ne donnent pas droit à des milles Aéroplan; néamoins, les achats effectués avec ces derniers le peuvent.Les milles Aéroplan sont calculés avant taxes.Veuillez noter que les milles Aéroplan accumulés (comprenant les milles-bonis) sur les articles retournés, échangés ou lors d'une protection de prix, seront corrigés en conséquence.INTEL: Intel, le logo «Intel Inside», Pentium et Celeron sont des marques déposées ou des marques de commerce de la corporation Intel ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays.\u2020Avec votre carte Future Shop.Sur approbation du bureau de crédit.Des frais mensuels seront portés à votre compte pendant 24 mois en versements égaux calculés selon le prix d'achat effectué.Toutes les taxes applicables doivent être payées lors de l'achat.Les offres de financement prolongé ne s'appliquent pas aux achats effectués à 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des arrestations ou des écoutes sans mandat.Il a aussi annoncé la création de zones militaires spéciales.C'est la série de mesures la plus dure prise par le nouveau président Alvaro Uribe depuis son entrée en fonctions le 7 août, qui vient suspendre plusieurs garanties constitionnelles.Son gouvernement a également annoncé que ses forces pourraient fouiller maisons, bateaux et avions sans mandat de justice.Quant aux « zones spéciales militaires », elle seraient placées sous commandement d'un responsable militaire habilité à restreindre la circulation des civils et à instaurer le couvre-feu.\u2014 d'après AP Géorgie Instructeurs américains UNE VINGTAINE d'instructeurs américains ont commencé hier près de Tbilissi l'entraînement pratique du premier des quatre bataillons géorgiens spécialisés dans la lutte contre le terrorisme qui doivent être formés et équipés avec l'aide de Washington.L'exercice du bataillon « Commando » a commencé sur le terrain militaire de Krtsanissi par l'aide médicale et le transport de blessés et s'est poursuivi avec la lecture de cartes militaires et l'identification des types de mines.Quelque 110 Américains participent à la formation d'environ 1700 soldats et officiers géorgiens.Le programme « Entraînement et équipement » doit coûter 64 millions de dollars US sur deux ans.\u2014 d'après AFP Suisse Entrée à l'ONU LA SUISSE est devenue hier, à l'ouverture de la 57e Assemblée générale de l'ONU à New York, le 190e État membre de l'organisme, l'un des tout derniers États de la planète à adhérer à cette institution où elle compte préserver sa neutralité tout en faisant entendre sa voix singulière.En devenant membre de plein de droit de l'ONU, la Suisse perd son statut d'observateur qu'elle a volontairement conservé pendant 54 ans, jusqu'au 3 mars dernier, date à laquelle la population suisse s'est finalement prononcée par 54,6 % des voix en faveur de cette adhésion après l'avoir rejetée une première fois en 1986 par 75,7 %.Le Timor oriental deviendra le 191e membre le 27 septembre.\u2014 d'après AFP Autriche Élections anticipées L'INSTANCE dirigeante du parti conservateur autrichien OVP a donné hier son aval à la tenue d'élections anticipées à la fin de novembre ou au début de décembre, élections auxquelles a appelé le chancelier conservateur Wolfgang Schuessel.La direction du parti a également nommé à l'unanimité Schuessel comme candidat au poste de chancelier pour ces élections.Schuessel a déclaré que l'objectif de l'OVP serait de conserver le poste de chancelier.« Le but électoral est un chancelier nommé par l'OVP », a-t-il dit.Il avait annoncé lundi la fin de la coalition avec l'extrême droite de Joerg Haider et la réunion du Parlement pour pouvoir convoquer des élections.\u2014 d'après AFP d'après AFP DUBAÏ \u2014 L'Irak a appelé hier les Arabes à attaquer « les intérêts matériels et humains » des États-Unis partout dans le monde si le président George W.Bush déclenche une guerre contre Bagdad comme il menace de le faire.Le régime irakien a une nouvelle fois nié vouloir se doter de l'arme nucléaire, qualifiant de « mensongères » des informations du Washington Post selon lesquelles il chercherait à se procurer des équipements servant à l'enrichissement de l'uranium en vue de fabriquer une bombe.« Ces informations mensongères visent à induire en erreur l'opinion internationale », a déclaré un responsable du Bureau irakien de coordination avec l'ONU pour les inspections en désarmement.Il a estimé que l'article du Washington Post avait été inspiré par l'administration américaine.Le ministre des affaires étrangères de l'Irak, Naji Sabri, s'en est pris à la campagne menée par Bush et par son plus proche allié, le premier de la Grande-Bretagne Tony Blair.« Il y a beaucoup de propagande contre l'Irak pour préparer le terrain à l'agression et la guerre contre le peuple irakien », a-t-il dit.Dans cette perspective, le vice-président de l'Irak, Taha Yassine Ramadan, a appelé les Arabes à riposter si Washington en venait à bombarder l'Irak.En cas d'attaque, « nous appelons les masses arabes à combattre les intérêts matériels et humains des agresseurs où qu'ils soient », a déclaré Ramadan, parlant à la presse après un entretien à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie.« Il s'agit d'un droit légitime, d'autant plus que toute agression contre l'Irak serait une agression contre la nation arabe et l'humanité, car elle viserait à imposer une hégémonie et un nouveau colonialisme », a ajouté le responsable irakien.Blair s'est prononcé hier en faveur d'une dernière chance à l'ONU pour résoudre le problème irakien, tout en avertissant que si l'Irak ne respectait pas les décisions internationales, une action militaire serait déclenchée.Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a fait savoir qu'il soutiendrait l'option militaire contre Bagdad si celle-ci s'avérait nécessaire et le chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, a apporté son soutien au président Bush sur l'Irak, expliquant qu'il s'agissait « d'une affaire liée au terrorisme international ».Bush, qui doit prononcer demain un discours crucial sur l'Irak devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, s'est montré réceptif hier aux conseils de ses alliés l'invitant à inscrire toute action contre l'Irak dans le contexte de l'ONU, mais un haut responsable a averti que le chef de l'exécutif américain se réservait le droit d'agir unilatéralement en cas d'inaction internationale.Bush a souligné devant la presse la nécessité pour l'ensemble de la communauté internationale de contrer les menaces irakiennes.« J'expliquerai comment nous devrions procéder et oeuvrer ensemble pour maintenir la paix (.).Je pense qu'il s'agit d'un problème international et nous devons oeuvrer ensemble pour y faire face », a-t-il déclaré.Un haut responsable américain a levé un petit coin du voile sur ce discours.« Il dira que le régime actuel est un régime hors la loi qui défie depuis 11 ans les résolutions de l'ONU.Il parlera de la cruauté de Saddam Hussein envers son propre peuple, ses efforts effrénés pour acquérir des armes de destruction massive, son soutien du terrorisme, sa répression des minorités irakiennes et il posera la question : qu'est-ce que le monde a besoin de savoir de plus sur ce régime pour estimer qu'il est une menace réelle à la paix et la stabilité dans le monde ?».Hier également, le premier ministre du Portugal, José Manuel Durao Barroso, a exprimé devant Bush les réserves de nombreuses capitales, notamment européennes, sur un possible cavalier seul américain.« Il est très important que les États-Unis et le président Bush écoutent l'opinion de leurs alliés proches », avaitil déclaré, ajoutant que les « menaces globales doivent avoir une réponse globale ».Suivez l'évolution des tensions entre l'Irak et les États-Unis à: www.cyberpresse.ca/irak Photo AP Des citoyens irakiens déambulent devant une affiche de Saddam Hussein à Bagdad alors que la tension s'intensifie avec les États-Unis.3076370A 3LP1301A0911 A13 MERC 3LP1301A0911 ZALLCALL 67 22:07:54 09/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 1 S E P T EMB R E 2 0 0 2 MOND E A 1 3 Dissensions au sein du Fatah sur l'arrêt des attentats en Israël Schröder en tête pour la 1re fois d'après AFP MUNICH \u2014 Les sociaux-démocrates du chancelier Gerhard Schröder devancent pour la première fois de la campagne les conservateurs dans les intentions de vote, à moins de deux semaines des législatives du 22 septembre, selon un sondage de l'institut Infratest-Dimap publié hier.Si les élections avaient eu lieu dimanche, le SPD recueillerait 39 % des voix (gain de 2 points par rapport au précédent sondage du même institut) contre 38 % (moins 1,5 point) pour les Unions chrétiennes (CDU/CSU) dirigées par le Bavarois Edmund Stoiber, selon cette enquête réalisée lundi aprèsmidi auprès de 1000 personnes pour la radio Bayerische Rundfunk.C'est le premier sondage effectué après le deuxième et dernier duel télévisé, dimanche soir dernier, entre le chancelier social-démocrate et son rival conservateur, duquel Gerhard Schröder est sorti vainqueur selon la plupart des enquêtes réalisées après l'émission.Autre signe tangible de la remontée de Schröder et du SPD, longtemps à la traîne dans les sondages, l'institut Allensbach, seul ces derniers jours à donner encore un net avantage à la CDU-CSU avec 5 points d'écart en faveur de Stoiber, publie aujourd'hui un nouveau sondage dans lequel les deux partis sont à égalité avec 37 %.Dans ce sondage, réalisé pour le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, le SPD progresse de 2,9 tandis que la CDU-CSU régresse de 2,1.MAJEDA EL-BATCH Agence France-Presse JÉRUSALEM \u2014 Le mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a engagé des consultations internes intensives sur l'arrêt des attentats en Israël, mais la décision se heurte à l'opposition d'une partie de l'organisation.Ces dissensions internes sont apparues hier au grand jour après la diffusion publique, en fin d'aprèsmidi, d'un texte du Fatah promettant l'arrêt des attentats en Israël.Cette proclamation, élaborée en contact avec l'Union européenne à l'occasion du deuxième anniversaire de l'Intifada, était en cours de rédaction et aucune décision finale n'avait été prise à cet égard, selon une source diplomatique occidentale.Pourtant, elle a été publiée hier, notamment dans les médias israéliens, provoquant la surprise au sein d'une partie du Fatah.Selon la version anglaise, diffusée sur le site Internet du quotidien Haaretz, le Fatah promet la fin des attaques contre les « civils israéliens ».« Conformément aux intérêts supérieurs du peuple palestinien et à nos valeurs morales, nos religions de tolérance et notre croyance, nous, le mouvement du Fatah, rejetons et empêcherons toute attaque contre les civils israéliens », affirme le texte destiné aux « peuples pacifiques et progressistes en Israël et dans le monde entier ».« C'est bien notre ligne politique qui a été exprimée aujourd'hui dans ce communiqué », a déclaré Hani el-Hassan, membre du comité central du Fatah.Il a également affirmé avoir été mandaté par le président Arafat pour « reconstruire le Fatah conformément à cette ligne ».Arafat a condamné les attaques en Israël, estimant qu'elles faisaient le jeu des ennemis de la cause palestinienne, dans un discours prononcé lundi devant le Parlement à Ramallah en Cisjordanie.Mais dans le même temps, un des chefs du Fatah en Cisjordanie, Hussein Cheikh a affirmé qu'il « n'y avait pas encore d'accord » au sein du mouvement sur la formulation définitive du document.Des tensions similaires semblent agiter les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé issu du Fatah.Immédiatement après la diffusion du communiqué, les Brigades de Jénine ont publié un démenti.« Nous démentons les informations diffusées par les médias au sujet de discussions sur un cessezle- feu.C'est faux, ceux qui en parlent ne nous représentent pas », souligne ce texte.« Nous n'arrêterons pas la lutte et les opérations martyres en Cisjordanie ou dans la Palestine de 1948 », ajoute le communiqué en référence au territoire israélien.Mais le chef des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa en Cisjordanie, Abou Moujahed, a laissé entendre que son organisation ne rejetterait pas une telle proclamation.« Nous allons agir en fonction des intérêts supérieurs des Palestiniens et non en réaction aux crimes (du premier ministre d'Israël Ariel Sharon », a-t-il dit.« Nous avons fait une erreur en lançant l'Intifada armée car nous ne sommes pas une armée et cela a donné à Sharon un prétexte pour lancer son armée contre nous », a-t-il ajouté.Pour un diplomate occidental, qui a requis l'anonymat, « le texte de la proclamation traduit l'opinion d'une majorité de membres du Fatah, y compris des Brigades d'al-Aqsa, mais il a été publié prématurément, vraisemblablement dans l'intention de saboter l'initiative ».Mais dans la mesure où le communiqué semble émaner de l'entourage d'Arafat, il pourrait s'agir, au contraire, d'une volonté d'imposer un état de fait à ceux qui s'opposent au texte.« Il y a des discussions sérieuses pour savoir s'il faut arrêter les opérations en Israël.Nous n'aimons pas tuer des civils mais dans le même temps, nous ne voulons pas laisser Sharon commettre ses crimes sans qu'il en paye le prix », a résumé le chef des Brigades pour la Cisjordanie.OBLIGATOIRE D'APPORTER VOTRE LAMPE 15 % de rabais 4875, rue Jean-Talon O., Mtl (près Décarie) Tél.: (514) 344-8555 LE PLUS GRAND CHOIX D'ABAT-JOUR AU CANADA SUR LE PRIX D'ACHAT DE VOS ABAT-JOUR AVEC CETTE ANNONCE LP Cette offre est valide du 11 septembre au 31 décembre 2002 Coût : 650 $ par semestre Inscription : Registrariat local S-107 Collège de Bois-de-Boulogne 10500, avenue de Bois-de-Boulogne Montréal (Québec) Tél.: (514) 332-3000, poste 313 Information : Sylvie Leclerc Téléphone : 332-3000, poste 351 Courriel : sylvie.leclerc@bdeb.qc.ca Début : le 25 septembre 2002 La certification CCNA comprend quatre semestres portant sur l'installation, la configuration et l'exploitation : de réseaux (LAN) à acheminement simple; de réseaux longue distance (WAN); de réseaux LAN et LANE à accès commuté.Vous oeuvrez dans le domaine de l'informatique et la gestion de réseaux vous intéresse?Vous recherchez une formation qualifiante menant à une certification reconnue sur le marché du travail?Optez alors pour le programme Networking Academy de CISCO, leader mondial en réseautage offert au Collège de Bois-de-Boulogne.Pour en savoir davantage sur le programme CISCO Systems Networking Academy visitez notre site www.bdeb.qc.ca/cisco Collège de Bois-de-Boulogne CERTIFICATION CCNA Collège de Bois-de-Boulogne Académie régionale CISCO Photo AFP Le chef de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a répondu aux questions des journalistes hier lors d'une conférence de presse.Diffusion d'une vidéo de ben Laden d'après AFP DOHA \u2014 Oussama ben Laden, le chef du réseau terroriste al-Qaeda, est apparu dans un bref enregistrement vidéo diffusé hier par la chaîne qatariote Al-Jazira, qui a présenté ces images comme étant exclusives, mais sans être en mesure de préciser quand elles avaient été tournées.En turban blanc, l'homme le plus recherché au monde semblait aminci, mais bien portant.Il s'exprimait apparemment devant un auditoire, la prise de vue sur l'enregistrement le montrant uniquement en gros plan.« Que Dieu libère cheikh Omar Abderrahman en Amérique.Que Dieu libère nos oulémas dans le pays des deux saintes Mosquées (à La Mecque et Médine) et tous les jeunes de l'islam partout dans le monde », a déclaré ben Laden, en citant particulièrement cheikh Saïd ben Zaïr, l'un des derniers oulémas encore emprisonnés en Arabie saoudite.Cheikh ben Zaïr, également imam d'une mosquée à Riyad, est détenu depuis huit ans à Riyad, en raison des ses opinions jugées extrémistes.Omar Abderrahman, fondateur de la Jamaa Islamiya, l'un des principaux mouvements islamistes armés égyptiens, purge depuis 1996 une peine de prison à vie aux États-Unis pour son implication dans l'attentat contre le World Trade Center, qui avait fait six morts et un millier de blessés en 1993.Al-Jazira a également passé la suite de l'enregistrement sonore diffusé la veille, dans lequel le locuteur, présenté comme étant ben Laden, énumère les noms des 19 kamikazes auteurs des attentats du 11 septembre, en leur rendant un vibrant hommage.Cette voix hors champ recouvre des séquences d'images montrent des cartes aéronautiques utilisées généralement par les pilotes de ligne pour les aider à s'orienter et des manuels de pilotage.L'emplacement du Pentagone à Washington, touché par les attentats du 11 septembre, est visible sur une des cartes et encerclé en rouge.C'est en fait toute la cassette que la chaîne avait commencé à diffuser la veille qui a été présentée hier soir.Al-Jazira indique avoir obtenu ce document auprès de la société Al-Sahab (Nuages) qui, selon l'animateur, serait proche d'al-Qaeda.Al-Jazira a également diffusé le « testament » de l'un des kamikazes ayant perpétré les attentats, le Saoudien Abdel Aziz Al-Omari, dans lequel ce dernier reconnaît avoir été entraîné par Oussama ben Laden.Des experts de la présidence américaine ont commencé à se pencher sur le bref message vidéo enregistré par ben Laden et diffusé hier par Al-Jazira.« Nous examinons cet enregistrement pour tenter de répondre à un certain nombre de questions qu'il pose.Mais une fois de plus, nous ne savons pas si Oussama ben Laden est vivant ou mort ni où il pourrait se cacher », a déclaré un porte-parole du Conseil de la sécurité nationale (NSC), Sean Mc Cormack.Il a dit ignorer si les services de sécurité américains craignaient que l'enregistrement contienne des messages cachés. 3LP1401A0911 A14 mercr., Edito-Forum 3LP1401A0911 ZALLCALL 67 22:01:56 09/10/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 Toujours rien! «Aucune cause, aucune souffrance ne peut excuser une attaque contre des milliers d'innocents.» \u2014 André Pratte, La Presse, 11 septembre 2001 a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a «Rien ! » C'était le titre de l'éditorial de l'édition spéciale de La Presse publiée le 11 septembre 2001.« Rien ne justifie un acte d'une telle cruauté, d'une telle horreur », écrivions-nous.Une année a passé.Notre conviction demeure intacte : rien, absolument rien, ne justifiait ces attentats contre des centaines d'innocents.Pendant la dernière année, on a désespérément cherché des explications.Comment expliquer la haine de millions de musulmans contre les États- Unis ?Comment cette haine a-t-elle pu être canalisée pour « fabriquer » des centaines de kamikazes ?Pourquoi les services de renseignements américains n'ont-ils pas vu venir la menace ?Plusieurs personnes ont conclu que les États-Unis s'étaient, au moins en partie, attiré le malheur qui s'abattait sur eux.On a rappelé le soutien des États-Unis à Israël, l'impérialisme culturel et économique exercé par l'hyper-puissance partout dans le monde, notamment dans le tiers-monde.Bien sûr, les Américains ont des torts.C'est sans doute une partie de l'explication.Mais cela ne constitue d'aucune façon une justification.Rien n'excuse qu'on assassine, sciemment, des centaines de civils.Ces gens-là, des mères, des pères, des enfants, des amants, des gens de toutes origines et de toutes confessions, n'ont rien fait aux musulmans, ou aux Arabes, ou aux Palestiniens.Ils n'étaient pas impérialistes.Ils vivaient, tout simplement.De toute façon, Al-Qaeda n'en veut pas à telle ou telle politique américaine.Al-Qaeda n'a pas de revendications.Ou plutôt si : elle revendique la destruction de la société américaine, et au passage celle d'Israël.Les fous de ben Laden en veulent à cette société parce qu'elle est ce qu'elle est.Parce qu'elle est démocratique, parce qu'elle est relativement juste à l'égard des femmes, parce qu'elle est riche et matérialiste, parce qu'elle est tolérante, diverse, colorée, bruyante.Or, de ce point de vue, la société américaine, c'est aussi nous.\u0001 \u0001 \u0001 Tout de suite après les attentats, nous avons craint que les Américains ne réagissent de façon démesurée.Or, pendant les premiers mois, l'administration Bush a su gérer la guerre au terrorisme avec un sang-froid qui était tout à l'honneur des valeurs occidentales.Il y a eu des écarts, des erreurs : arrestations abusives aux États- Unis, conditions de détention excessives à Guantanamo, bombes perdues en Afghanistan.Mais pour l'essentiel, le monde civilisé a réagi par la force tranquille.Le risque de dérapage demeure, cependant.On pense, en particulier, à l'Irak.Une attaque contre ce pays, destinée à faire tomber Saddam Hussein, virerait sans doute au bain de sang.Et la plupart des victimes seraient.des civils innocents.« Si le monde civilisé s'abaisse à la barbarie, il concédera la victoire aux barbares », écrivions-nous le 11 septembre 2001.Cela vaut toujours, en ce 11 septembre 2002.\u0001 \u0001 \u0001 À travers notre frénésie quotidienne, trouvons tout de même une minute aujourd'hui pour nous recueillir.Rappelons-nous la tristesse et le désarroi que nous ressentions il y a un an.Souvenons-nous des sentiments de solidarité et d'amour qui nous ont envahis, à l'égard des victimes, bien sûr, mais aussi de nos proches.Soudainement, nous prenions conscience de ce qui nous était le plus précieux : nos enfants, notre conjoint, nos parents.Alors que les tours s'écroulaient, nous avons tous ressenti un besoin irrépressible de les prendre dans nos bras, de les mettre à l'abri, de leur dire « Je t'aime ».Rien n'empêche de le faire aujourd'hui, en ce 11 septembre 2002.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES La visite ratée de Netanyahu Bravo aux manifestants ! BRAVO aux manifestants de Concordia qui ont réussi à faire reculer le « droit à la liberté d'expression » ! Enfin, on est arrivés à museler un tant soit peu l'odieuse tribune illégitime appelant à l'autodestruction de l'humanité.Voilà le vrai courage d'une société qui accepte le risque de prendre position.Évidemment, il faut être extrêmement prudent face aux motivations de ce mouvement.Ainsi, il ne faudrait surtout pas laisser croire que l'on cautionne les propos tout aussi extrémistes de certains des détracteurs de Netanyahu.Je trouve fondamental qu'en tant que société nous condamnions toute violence de même que toute incitation à la violence.Le droit à la liberté d'expression ne devrait jamais avoir préséance sur le droit à la vie, quelle que soit notre allégeance religieuse ou politique.Combien de vies humaines devrions- nous sacrifier avant de retirer les Netanyahu, Bush et autres ben Laden de leur tribune ?Attendrons- nous de compter les victimes en milliards ?ROBERT NOËL Des excuses d'une Montréalaise Cher monsieur Netanyahu, JE VOUDRAIS vous dire que je suis profondément déçue de la façon dont vous avez été reçu dans ma ville natale.En tant que diplômée de l'Université Concordia, je trouve le comportement des manifestants inacceptable et je suis horripilée de constater leur manque de respect pour mon université, ma ville, mon pays et ma démocratie.Ce ne sont pas leurs opinions propalestiniennes qui m'ont offusquée, mais plutôt leur manque de savoirvivre.Les valeurs de notre civilisation sont basées sur la liberté d'expression et le droit à la différence.Que les militants palestiniens souhaitent faire du grabuge dans leur cour, c'est une chose ; qu'ils viennent se comporter chez moi sans égard pour nos traditions de pacifisme et de tolérance, c'est inadmissible.Comprenezmoi, monsieur Netanyahu, je m'insurgerais également si on traitait monsieur Arafat aussi cavalièrement.Je ne viens pas approuver ou désapprouver votre position particulière face à la politique au Proche-Orient.Enfin, j'ose espérer que vous ne garderez pas que ce souvenir de Montréal qui est une ville de très grande liberté pour toutes les communautés et qui est reconnue pour sa diversité.LOUISE GUAY Montréal De la provocation J'ÉTAIS présent à la manifestation « anti-Netanyahu » à Concordia lundi.J'ai suivi les évenements du début jusqu'à la dernière dispersion.La manif était presque « classique » : accusations et injures, polarisation, violence, dégats, arrestations.Et donc, vu la grande visite, première page le lendemain dans tous les quotidiens de la ville.Ce qui me laisse songeur, c'est comment le groupe Hillel et M.Izzy Asper \u2014 quand même pas un subalterne dans la presse canadienne \u2014, en organisant la visite de Netanyahu à Concordia, n'aient pas songé qu'une telle idée allait contribuer à l'explosion qui a suivi.(.) Une chose est certaine : avec une telle provocation, on a pu se procurer les images de violence qui ont accompagné le discours de M.Netanyahu sur les « alliés du terrorisme » au Canada.GILLES ROY Montréal Benjamin Netanyahu Le lancer du «F.word» m r o y @ l a p r e s s e .c a La violence peut empêcher la parole.Et la parole étant proscrite, ne peut ensuite s'exprimer que la violence.Il ne reste plus, alors, qu'à mesurer le diamètre du cercle vicieux dans lequel on vient de s'enfermer.La mini-émeute provoquée dans et autour de l'Université Concordia, lundi, est le résultat d'un festival d'erreurs bêtes ayant abouti à la victoire de l'intolérance.Le tout constituant, au regard du fait qu'on se trouve en milieu universitaire, un fiasco de premier ordre.La gaffe initiale fut d'inviter l'expremier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu, au surplus partisan de la ligne dure à l'endroit de la Palestine, à discourir en ce lieu.Peut-être sur le plan des principes et sur papier, était-ce d'une admirable grandeur.Cependant, en pratique et sur le plancher des vaches, c'était une absurdité.D'abord, l'Université Concordia étant fréquentée par des milliers d'étudiants musulmans ou juifs, cela aurait dû en soi imposer un devoir de circonspection.Ensuite, connaissant le caractère furieusement militant (et pas seulement pro-palestinien : on y a déjà pourfendu le caractère impérialiste des.serviettes hygiéniques !) de la clientèle étudiante fréquentant l'institution, il était prévisible qu'on allait courir au désastre.La seconde erreur fut de ne prévoir qu'un appareil de sécurité anémique.Peut-être est-elle d'ailleurs une conséquence de la première et relève-t-elle, elle aussi, du plus pur angélisme \u2014 nonobstant la difficulté réelle qu'il y avait à garder l'établissement ouvert et fonctionnel alors qu'on accueillait un invité aussi controversé.Bref, tout était en place pour ce à quoi on a assisté.\u0001 \u0001 \u0001 Chez les manifestants, on a qualifié Benjamin Netanyahu de « fasciste », ce qui, bien entendu, lui enlève toute liberté d'expression.Or, le lancer du F.word constitue certainement la discipline la plus prisée dans le monde de l'olympisme intellectuel, où accèdent au podium ceux qui réussissent à museler le plus efficacement l'adversaire.Or, l'homme n'est pas « fasciste », si (comme c'est le devoir de quiconque prétend acquérir ou détenir une formation supérieure) on respecte le sens et le poids des mots.On peut fort bien de ne pas être d'accord avec les positions de l'ex-premier ministre israélien \u2014 pour notre part, nous avons toujours soutenu qu'au Proche-Orient, la ligne dure ne conduisait qu'à l'impasse \u2014 et néanmoins lui reconnaître le droit de s'exprimer.En tout état de cause, le résultat des courses est le suivant : à l'Université Concordia, tout débat sur le contentieux israélo-palestinien est désormais interdit.C'est à la fois parfaitement justifié par les circonstances.Et tout aussi parfaitement consternant d'un point de vue intellectuel.Un dérapage en entraînant un autre, ce n'est pas, hélas ! une première en milieu universitaire.Lequel, si on veut faire un rapide rappel historique, a déjà banni la littérature du corpus des études littéraires (voir : rectitude politique, universités américaines) et classé comme réactionnaire la totalité de la connaissance (voir : mai 68, la Sorbonne, Paris).En persiflant à peine, on peut aujourd'hui soutenir : l'université n'est pas le lieu idéal pour exprimer, échanger, débattre, critiquer des idées.RÉPLIQUE Vidéotron: omissions et demi-vérités PIERRE DUPUIS L'auteur est directeur québécois du SCFP et vice-président de la FTQ.Il répond ici à un texte de Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, que nous avons publié vendredi dernier.DANS UNE lettre parue le 6 septembre dernier, le président et chef de la direction de Quebecor inc., M.Pierre Karl Péladeau, affirme vouloir rétablir certains faits concernant les enjeux de l'important conflit de travail qui, depuis quatre mois, affecte durement les 2230 employés de Vidéotron.À le lire, on croirait que les économies de 40 millions de dollars qu'il veut réaliser auront peu d'impact sur les employés.Alors pourquoi un tel conflit de travail ?Lorsque M.Péladeau écrit qu'à elle seule, la vente des services techniques (et non seulement de l'installation) se traduirait par une économie de 15 millions de dollars, il omet de préciser que c'est plus de 35 % de leur salaire que risquent de perdre la majorité des 646 employés vendus à Alentron, une entreprise de sous-traitance créée de toute pièce pendant les négociations.Dans sa lettre, M.Péladeau trouve le moyen d'affirmer que les propositions sur la table assurent aux 1584 autres employés une augmentation de 3,5 %, tout en se traduisant par des économies additionnelles de 13 millions de dollars.Miracle du « management » moderne ?Pas vraiment.M.Péladeau omet seulement de préciser que ces économies se réaliseraient grâce à la suppression d'environ 330 autres emplois par une nouvelle augmentation de la soustraitance et par l'accroissement de la charge de travail des « survivants ».Ainsi, des 2230 employés actuels de Vidéotron, il en resterait tout au plus 1250, selon les dires mêmes des porte-parole de Quebecor à la table de négociation.À ces pertes d'emploi s'ajoute l'impact du déménagement annoncé du centre d'appels de Montréal vers le parc industriel de Saint-Hubert.Dans sa rhétorique, Vidéotron prétend agir au nom de la compétitivité de l'entreprise.Pourtant, à titre d'exemple, les salaires des employés de Vidéotron sont, dans la plupart des cas, similaires ou même inférieurs à ceux d'entreprises comparables.Ainsi, en 2001, un employé de centre d'appels chez Bell gagnait 27 % de plus que chez Vidéotron après cinq ans de service.Les dernières propositions de Quebecor élargiraient cet écart à 44 % d'ici trois ans ! Enfin, concernant le taux d'absentéisme, qualifié d'aberrant par M.Péladeau, nous maintenons que, selon les données mêmes de l'employeur, le taux d'absence pour maladie a été de 8 % en 2001.C'est tout de même un problème très préoccupant, en particulier dans les centres d'appels où le climat de travail s'est beaucoup détérioré depuis l'arrivée de Quebecor.Cependant, la solution ne peut passer par une nouvelle augmentation de la charge de travail, pas plus d'ailleurs que par les quelque 240 modifications à la convention collective exigées par la compagnie.Nous espérons que ces précisions permettront au lecteur de La Presse de mieux comprendre pourquoi, après quatre mois d'un conflit qui affecte durement leur vie et celle de leurs proches, les employés de Vidéotron ont une fois de plus rejeté les « exigences » de Quebecor.Plutôt que de s'entêter à avoir raison au prix d'une guerre désastreuse, ne serait-il pas temps pour Quebecor de chercher une zone de règlement acceptable pour les employés de Vidéotron, afin de relancer cette grande entreprise québécoise ? 3LP1502A0911 A15 mercr., Forum 3LP1502A0911 ZALLCALL 67 20:46:49 09/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 1 SEPTEMBRE 2002 A15 Le 11 septembre et vous Que reste-t-il?Seuls au monde MAIS QUE reste-t-il donc du 11 septembre 2001 une fois l'effet de panique, le choc émotif et l'incertitude passés ?Je crois que ce qui m'a le plus frappé, au-delà de l'événement luimême, c'est la rapidité avec laquelle on a pu voir basculer les gens dans un schéma de pensée frisant l'irrationnel et l'émergence d'un fort sentiment anti-américain.Est-ce la peur, l'ampleur du choc et la crainte de voir le cours du long fleuve tranquille de nos vies menacé d'interruption brutale.Mais, encore aujourd'hui, j'essaie de m'expliquer comment des êtres autrement pacifiques, intelligents et rationnels ont pu se laisser aller à un schéma de pensée qu'ils ont maintes fois dénoncé en le reprenant à leur compte.Dans les quelques jours qui ont suivi, la hargne anti-américaine était telle dans certains milieux que je me souviens avoir carrément pensé que les gens étaient en train de devenir fous.Un an plus tard, on n'entend plus que sporadiquement parler de ce qui se passe là-bas.Les hypothèses sur la vie ou la mort de ben Laden n'intéressent à peu près plus personne.La transition vers la démocratie en Afghanistan serait même sur la voie de l'échec.Pourtant, c'était bien là la pierre angulaire de toute l'intervention post- 11 septembre.Tout cela n'aurait-il servi qu'à alimenter d'eau le moulin de l'antiaméricanisme ?Si tel était le cas, il faut craindre, qu'en bout de course, Oussama ben Laden aura gagné son pari.DANIEL SAVARD Beloeil Un devoir de mémoire 11 SEPTEMBRE 2001.L'horreur, la barbarie en direct.Je voudrais oublier, mais comme dit Elie Weisel, j'ai un devoir de mémoire et de respect pour toutes ces personnes tuées ou blessées dans leur chair ou esprit.Indistinctement, je vois encore les visages et j'entends les paroles de personnes qui espéraient toujours retrouver leurs proches, malgré les journées qui passaient, sans réponse.Et pour plusieurs, le silence sera l'unique réponse.Aujourd'hui, je vais prier pour eux et les victimes.Je prierai également pour leurs assassins, eux aussi enfants de Dieu.Le terrorisme n'a pas vaincu.Jamais les démocraties ne doivent céder devant lui.Mais jamais non plus les démocraties ne doivent l'imiter en utilisant des moyens excessifs, inhumains, pour le contrer.La violence, même légitime, ne pourra, à elle seule, vaincre le terrorisme.Seuls l'intelligence et l'amour pourront le faire.La première, pour en trouver les vraies causes et les meilleurs moyens pour les éliminer, et le second, pour que les meilleures solutions ne soient pas sans lendemain.MICHEL LEBEL Entrelacs La haine de ceux qui haïssent LES JOURS suivant l'événement ont éveillé en moi un sentiment que je ne me doutais pas de posséder : la haine.La haine de ceux qui haïssent, pour être précis.Au-delà de la rhétorique ronflante des intégristes se clamant antiaméricains, anti-occidentaux ou anti-infidèles, et rapportée à profusion par les médias, j'ai toujours été convaincu qu'à la base des attentats reposait la haine.La haine de la différence, d'une liberté, d'une certaine arrogance et d'une puissance parfois trop souvent brandie comme salvatrice.Après un recul \u2014 vital \u2014 d'un an, ma fascination réside maintenant dans le fait que ceux qui prônent le terrorisme comme « méthode d'enseignement » croient toujours qu'ils parviendront à leur fin.Cela appuyé par une diatribe infantile que j'associerais beaucoup plus au lavage de cerveau pratiqué par les sectes qu'à une véritable réflexion intellectuelle issue d'un enseignement véritable.Pourquoi des peuples entiers convergent-ils vers des conflits sanglants au nom de la religion quand la nature même de cette dernière suggère paix, amour et harmonie ?A-t-on si peur de découvrir et d'accepter la différence que nous nous réfugions derrière « notre » religion comme explication à tout ?À l'aube du 11 septembre 2002, j'applaudis chaque petite offensive visant l'ouverture d'esprit et la tolérance et je condamne toute bêtise hypocrite et raciale camouflée sous des discours souvent faussement patriotiques.FRANÇOIS TRUDEL DE GAGNÉ LE CIEL était trop bleu le 11 septembre 2001.D'un bleu trop bleu.Et de cet azur doré, la brisure, comme un rêve qui se changerait en cauchemar.Des avions, les plus gros, des Boeing, percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York, la ville du rêve américain dans toute sa concupiscence.Qui aurait pu imaginer pire scénario ?Même pas Hollywood.Et encore, comme si ce n'était pas suffisant, le Pentagone est touché à son tour.L'argent, l'armée, des symboles sont attaqués.L'Amérique est ébranlée.Elle craque de toutes parts.C'est l'alerte générale.Le monde entier regarde les images, impuissant.Sans cesse les images reviennent, le choc.On est dépassé.L'Amérique toute puissante se fait gifler.On cherche une explication.Il faut venger l'Amérique blessée, comme de raison.Mais quelle raison ?Elle qui a tout se sent totalement démunie.Elle qui a tout demande de l'aide à ses amis : l'Allemagne, le Canada, la France, le Japon et bien entendu le Royaume- Uni.Elle qui a tout se fait dire qu'il est temps pour elle de partager.Qui l'a dit ?C'est comme si le monde entrait dans le troisième millénaire à cette date précise.Comme si l'Homme avait des comptes à rendre.Comme si l'Amérique était concernée par les bombes qu'elle fait sauter aux quatre coins de ces pays « maudits ».Comme si les pays pauvres réclamaient leur part du gâteau.Non, que dalle, l'Amérique ne se laissera pas faire.USA forever ! The best of the world ! Mais malgré ce sentiment patriotique exacerbé, la solidarité s'effrite.Les États-Unis d'Amérique, pays le plus riche au monde, se sent soudainement le pays le plus.seul au monde.DANIEL LABONTÉ Une supposée menace MA VIE a-t-elle changé depuis le 11 septembre ?Oui et non.Oui au sens où mes impôts servent dorénavent davantage à augmenter les dépenses militaires et les budgets de sécurité tout en payant des politiciens qui créer des loi restreignant nos libertés au nom d'une supposée menace, afin de satisfaire la superpuisance américaine.Non au sens où je n'ai pas été surpris par des attentats d'une telle ampleur, compte tenu de la politique extérieure américaine, d'ailleurs très controversée.Bien sûr, il s'agit d'une catastrophe humanitaire déplorable.Par contre, comme il s'agit des États-Unis, un pays qui exerce un énorme contrôle sur les médias, tout le monde l'a su, et on en a parlé chaque jour depuis.On ne mentionne que très peu par contre les effets des sanctions contre l'Irak, qui tuent autant d'enfants chaque mois depuis 11 ans que le nombre des victimes du 11 septembre.Les victimes américaines « valent »-t-elles davantage ?Ma vision du monde n'a pas changé.Nos sociétés n'ont rien appris de ces événements : tant que nous continuerons à écraser des peuples, à maintenir les pays dans la pauvreté et à ne susciter aucun espoir, rien ne changera.ALEXANDRE le GAL Montréal Continuer à faire la guerre IL EST désolant de constater, un an après l'acte fatidique, comment le soi-disant apprentissage de paix et d'égalité sociale à apporter au monde entier s'est perdu au gré des jours.Ma plus grande déception provient de nos voisins du Sud, plus précisément de leur président.En effet, M.Bush s'est empressé de brandir son poing typiquement américain.Nous nous retrouvons aujourd'hui avec un résultat exécrable, car, à défaut d'avoir appris de cette catastrophe, messieurs les dirigeants ont décidé de régler un problème social à coup de bombes.Non pas que la guerre en Afghanistan a été inutile, un peuple a été libéré de l'emprise d'une dictature.Cependant, il a fallu que l'intérêt américain soit piqué pour qu'on agisse.Je déplore l'inaction des politiciens à essayer de bâtir un monde meilleur et je déteste l'odeur amère de l'hypocrisie humaine qui s'est révélée dans les mois suivant le 11 septembre.À mes yeux, plus de 2000 personnes sont mortes voilà un an, pour tout simplement.continuer à faire la guerre.GUILLAUME VOGHEL Étudiant Photo Associated Press À la suite de l'appel que nous avons lancé il y a maintenant deux semaines, nous avons reçu près de 150 lettres de lecteurs voulant exprimer leurs sentiments un an après les attentats du 11 septembre 2001.Aujourd'hui et demain, nous en publions le plus grand nombre.Il faut bannir la haine AUJOURD'HUI, il reste du 11 septembre 2001 le bilan du nombre des victimes, il reste leurs noms.Mais il reste surtout un souvenir de leur fin qui semble aussi absurde qu'abrupte.Et c'est ce souvenir qui peut être utile.Nous avons été impuissants à sauver leur vies de la catastrophe, mais il reste une chose qu'il est encore possible de faire pour eux : nous pouvons sauver leur mort de l'absurdité.Nous pouvons nous souvenir de ce couple qui a sauté dans le vide en se tenant par la main, ce lien miraculeux qui les aidait à traverser le pire.Nous pouvons nous rappeler que notre avenir ne nous appartient jamais et que nous devons vivre ce que le présent nous donne sans le gaspiller.Finalement, nous devons nous rappeler qu'avant toute chose, c'est la haine qui a causé ce cauchemar.La haine est une maladie qui transforme les humains en monstres.Et en plus elle est contagieuse.Pour tenter de s'en prémunir, il faut être très vigilant et reconnaître ses méthodes : elle utilise de préférence la douleur morale et l'ignorance.Dès qu'on commence à sentir ses morsures, il faut rester droit, garder nos vraies valeurs et régler le problème sans que la haine nous infecte de sa rage.Nous devons nous souvenir des victimes du 11 septembre.Ou qu'elles soient, nous devons leur montrer que, depuis ce drame, nous avons appris à bannir la haine et à resserrer nos liens.Alors, elles réaliseront que leur mort n'aura pas été totalement absurde.Grâce à elles, le coeur des hommes aura compris une grande leçon de vie.JEAN LACHOIX Est-ce ça l'amour?LE 11 SEPTEMBRE 2001, c'était le jour de mon 25e anniversaire de mariage ! Je me suis mariée à l'église Notre-Dame de Montréal, en 1976, l'année des Jeux olympiques.On ne fête pas son 25e tous les jours.Ça n'arrive qu'une fois dans la vie, hein ?Mon mari et moi anticipions cette date avec grande joie car, ouf ! on y est arrivé.Des hauts et des bas comme tout le monde.Alors on méritait bien une belle fête pour tous nos efforts.Dans le fond, on voulait se féliciter d'avoir persisté dans notre vision positive de la vie plutôt que de regarder les choses négativement.Est-ce ça l'amour ?\u2014 Alors, qu'est-ce qu'on fera de spécial ?nous étions-nous demandé.\u2014 Un voyage unique ! \u2014 Lequel ?\u2014 J'ai assisté à une conférence d'une amie dernièrement sur l'opéra Aïda.Je suis envoûtée ! Pourquoi ne pas aller en Égypte et y assister avec les éléphants et les chameaux devant les pyramides ?Ce serait magique, non ?Mais là, les obligations professionnelles de mon époux entravaient nos plans.Aïda est présenté live en Égypte à la mi-octobre et à cette date, mon époux prévoyait des voyages d'affaires importants ailleurs dans le monde.« Le 11, on pourrait aller à New York ! Première classe du début à la fin.» À peine les démarches entamées, voilà que le travail passe encore avant le plaisir.Voyez-vous, c'est que l'automne, symbole de la rentrée, est une période très occupée.C'est l'histoire de notre vie ; mais au fil des ans, nous avons pu quand même joindre l'agréable à l'utile, puisque le travail nous a permis de voir le Japon, la Malaisie, la France, l'Italie et les États-Unis.J'ai toujours aimé me plonger dans ces cultures différentes avec leurs moeurs et leurs rites colorés.J'ai pu sentir la compassion humaine partout, partout.Mais inévitablement, à chaque rentrée, j'ai pu ressentir une fierté de vivre dans un pays, une province, une ville privilégiés à plusieurs égards.Le matin du 11 septembre 2001, j'étais assise devant la télé avec mon café et je ruminais mon désappointement de ne pas être quelque part en train de m'éclater avec mon amoureux.Je ne lui en voulais pas car il était à la tâche en train de nous assurer une bonne vie.Tout à coup, je vois les images.Je suis en était de choc.Je pleure.Nous aurions pu être là.Ces pauvres gens.Nous n'aurons jamais fêté notre 25e anniversaire de marriage.Aussitôt que j'en ressens le cafard, un autre sentiment s'empare de moi.Au moins je peux voir son visage tous les jours.JOHANNE CARREAU Saint-Laurent Ma plus grande peur ADOLESCENTE, je fredonnais l'air de REM de It's The End of The World As We Know It de manière insouciante.Depuis le 11 septembre 2001, cet air m'est revenu plusieurs fois en tête et j'aspirais à ce que ce soit vrai.Mais après un an, je ne vois pas quel est ce nouveau monde, quelles leçons la société a retirées de cet acte et comment on tente de prévenir d'autres gestes de ce genre.Le peuple américain en est encore à se demander ce qu'il a fait pour générer une telle haine et les autres peuples se réjouissent, en cachette ou ouvertement, que les Américains reçoivent enfin la monnaie de leur pièce.Ma plus grande peur ?Qe ce genre de violence devienne aussi normal que les attentats en Israël, en Irlande ou à tant d'autres endroits sur la Terre.J'ai peur qu'on se lasse d'en entendre parler, qu'on s'habitue à de telles images.SOPHIE MOREAU Montréal Ma vie n'est plus la même DEPUIS le 11 septembre, ma vie n'est plus la même.Je savoure chaque moment, si banal soit-il, comme étant quelque chose de spécial.Dans mon travail, je fais en sorte que tout soit du mieux que possible.Le domaine de mes émotions n'est plus pareil : je ne me cache plus pour vivre mes sentiments comme avant.Si je vais quelque part et qu'un événement me rejoint, je pleure si j'en ai envie.Même chose pour le rire et face à mes proches, je ne me gêne plus pour leur dire que je les aime.Je suis moins attaché aux choses matérielles de la vie et le côté consommation n'est plus prioritaire comme avant.Le monde est rendu à notre porte et je ne peux plus m'en ficher comme avant.Malheureusement, nos propres gouvernements ont tendance à précipiter les choses sans vraiment en mesurer toutes les conséquences.Mais je demeure optimiste et m'efforce de le rester, surtout face à nos jeunes, car il n'est heureusement pas encore défendu de rêver.Et où il y a place au rêve, il y a place à un avenir meilleur.CONRAD LABONTÉ Lévis "]
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