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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-08-20, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0102A0820 A1 MARDI 2LP0102A0820 ZALLCALL 67 00:06:21 08/20/02 B MONTRÉAL MARDI 20 AOÛT 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ L'AFFAIRE ACELA 1 18e ANNÉE > NO 2 96> 64 PA G E S > 6CAHI E R S UN RESCAPÉ DU CARNAGE! SAGUENAY La bonne foi d'Amtrack mise en doute La chicane libérale prend le pas sur le caucus MICHÈLE BOISVERT Après une semaine d'enfer, Bombardier avait enfin de bonnes nouvelles hier.Onze des 18 locomotives Acela Express, qui avaient été mises au rancart la semaine dernière, avaient été inspectées, réparées et remises à Amtrak.L'Acela Express est le premier projet de transport ferroviaire à haute vitesse en Amérique du Nord.Construit par le consortium Bombardier Alstom et exploité par Amtrak, l'Acela Express dessert quotidiennement 10 000 voyageurs qui empruntent le corridor nordest, sur l'axe Washington-New York-Boston.Ce projet est ni plus ni moins la planche de salut d'Amtrak, qui est littéralement au bord de la faillite.L'entreprise ferroviaire se débat actuellement pour sa survie.Depuis sa création en 1971, Amtrak a reçu plus de 23 milliards US de subventions gouvernementales.Lassé des déficits chroniques du transporteur ferroviaire, le gouvernement Bush a été clair: Amtrak doit trouver les moyens d'être financièrement autosuffisante d'ici le début de 2003.« Nous ne serons pas capable d'être autosuffisants, a déclaré Karina Van Veen, porte-parole d'Amtrak.Nous venons d'ailleurs de déposer une demande pour obtenir 1,2 milliard US de plus en subventions pour poursuivre nos activités en 2003.Le Congrès doit nous donner sa réponse avant le 30 septembre prochain.» Voir AMTRAK en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE SAGUENAY \u2014 Engagé dans la bataille de sa vie pour conserver son poste, le premier ministre Jean Chrétien a confié à certains de ses députés au cours des derniers jours qu'il n'a pas l'intention de solliciter un quatrième mandat dans l'espoir d'obtenir leur appui au prochain congrès du parti qui aura lieu à Ottawa en février.M.Chrétien, qui a toujours dit publiquement jusqu'ici qu'il prendra une décision au sujet de son avenir politique dans la deuxième moitié de son présent mandat, doit soumettre son leadership à un important vote de confiance des militants libéraux lors de ce congrès.Sous le sceau de la confidence, M.Chrétien a expliqué à certains députés qu'il ne comptait pas diriger les troupes libérales aux prochaines élections parce qu'il aura bientôt 70 ans.Mais du même souffle, il a dit mal digérer que les partisans de son éternel rival, l'ex-ministre des Finances Paul Martin, « veulent me mettre dehors », le privant ainsi du droit de choisir seul la date de son départ, selon des informations obtenues hier par La Presse.M.Chrétien rencontre à partir d'aujourd'hui ses députés pour la première fois en près de deux mois lors d'un caucus national de trois jours qui s'annonce décisif pour son avenir à la tête du parti et du gouvernement libéral.Plusieurs députés qui souhaitent voir Paul Martin prendre la relève comptent profiter de ce caucus pour dire de vive voix à M.Chrétien que l'heure de la retraite a sonné.« Il y a en a qui vont demander sa démission », a prédit le député de Vaudreuil-Soulanges, Nick Discepola, qui est un chaud partisan de M.Martin.Voir CHICANE en A2 PHOTO AP Comme le sergent Jacques Cinq-Mars, des Fusiliers Mont-Royal, de nombreux vétérans canadiens ont assisté avec émotion, hier à Dieppe, aux cérémonies commémorant le 60e anniversaire du raid meurtrier du 19 août 1942.Cette première offensive menée par les Alliés sur le continent occupé par les Allemands, principalement pour tester la résistance ennemie, a coûté la vie à quelque 1200 soldats, dont 913 Canadiens.À lire en page E3.Le «Ben Laden des années 80» retrouvé mort à Bagdad d'après AFP RAMALLAH, Cisjordanie \u2014 Le Palestinien Abou Nidal, figure historique du terrorisme international, a été retrouvé mort par balles dans son appartement à Bagdad, ont annoncé hier des sources palestiniennes à Ramallah.Le chef du Fatah-Conseil révolutionnaire ( Fatah-CR ), Sabri al-Banna, 65 ans, connu sous son nom de guerre d'Abou Nidal ( « le père de la lutte » en arabe ), est mort de façon aussi mystérieuse qu'il a vécu.Selon les sources palestiniennes à Ramallah, en Cisjordanie, qui ont requis l'anonymat, Abou Nidal se serait suicidé.Le journal palestinien Al-Ayyam a été le premier à annoncer la mort d'Abou Nidal hier, en affirmant qu'il était mort il y a trois jours à son domicile, sans autre précision.Le chargé d'affaires de l'Autorité palestinienne à Bagdad a affirmé ne disposer d'aucune information à ce sujet.L'Irak n'a jamais reconnu qu'Abou Nidal se trouvait sur son territoire.L'annonce de la mort de celui qui fut longtemps considéré comme « l'ennemi numéro un » par les services de sécurité occidentaux n'avait suscité en début de soirée aucune réaction au sein de la direction palestinienne ou du Fatah-CR.Voir BAGDAD en A2 Boilard-Ménard ou les méfaits de l'orgueil Le 18 mai 1990, le juge Jean-Guy Boilard siège à Valleyfield dans une affaire de meurtre.Il doit ce jour-là déterminer si les déclarations de l'accusé, Réjean Giroux, peuvent être déposées en preuve.Le juge Boilard décide de refuser ces déclarations, les policiers n'ayant pas respecté les droits de l'accusé.Au tout dernier paragraphe de son jugement de 25 pages, le juge Boilard ne résiste pas à la tentation de taper sur les doigts de l'avocat de Giroux: « Avant de terminer, il me faut avec regret déplorer le peu d'assistance que j'ai reçue de l'avocat de l'accusé.Une résolution favorable de cette phase du procès était cruciale pour l'accusé.Je me serais attendu à une meilleure préparation de sa part.La bonne réputation dont jouit un homme de loi, avocat ou juge, a des exigences; l'une d'elles est la recherche de l'excellence.L'avocat est un officier de la Cour et aussi un serviteur de la Justice.Il doit prêter son assistance au juge pour que justice soit rendue.» Cet avocat, qui allait éventuellement obtenir un acquittement de la part du jury, c'était Serge Ménard.Le même Serge Ménard qui critiquait le juge Boilard la semaine dernière pour avoir quitté le procès des Hells.Un « immense acte d'orgueil » de la part du juge qui venait de recevoir un blâme d'un sous-comité du Conseil de la magistrature.Un geste « impardonnable » du juge Boilard, a-t-il ajouté.Vengeance?Mais non.Dépit et déception devant un avortement de procès aussi navrant.Ce n'est pas d'hier que les deux hommes se connaissent, se côtoient et se respectent même.Ils ont travaillé ensemble comme avocats de la Couronne il y a plus de 30 ans.Ils se sont retrouvés associés au cabinet de Maurice Hébert.Puis à nouveau dans un autre cabinet avant que le juge Boilard ne soit nommé juge, en 1977.Serge Ménard allait par la suite plaider devant Jean-Guy Boilard.Et souvent avec succès.Le juge Boilard dira même de Serge Ménard, en 1991, qu'il est « un des meilleurs plaideurs devant jury » et vantera ses qualités.Serge Ménard, dans la même entrevue donnée à une radio de Rivière-du-Loup la semaine dernière, disait du juge Boilard qu'il était le meilleur juge pour entendre ce procès.La déception est évidente chez celui qui a créé la force policière qui allait finir par porter de durs coups aux motards: il se dit « catastrophé ».De toute évidence, Serge Ménard s'est laissé emporter \u2014 encore une fois.S'il avait voulu faire une déclaration officielle, il ne l'aurait pas faite à la radio de Rivière-du-Loup.Hier, c'était au tour de la juge en chef de la Cour supérieure, Lyse Lemieux, d'émettre un communiqué pour réagir à cette critique de Serge Ménard.Elle a simplement rappelé qu'il est « inopportun qu'un ministre, représentant du pouvoir exécutif, émette des commentaires relatifs à la conduite d'un membre de la magistrature ».Elle a raison.Non pas que ces propos soient scandaleux.Ni qu'ils vaillent une démission, comme le réclame ( c'est l'été pour tout le monde ) l'opposition libérale.Non pas que les propos étaient insensés.Ou mal informés: Serge Ménard a été un exceptionnel ministre de la Sécurité publique.Un criminaliste de grande réputation.Il a présidé le barreau.Il a l'autorité morale pour le faire.Ce qu'il a dit, en soi, est fort défendable.La question n'est pas non plus de savoir si l'on peut critiquer un juge.« On » le peut, « on » le doit et « on » le fait abondamment.La question est ailleurs.Elle est très simple: convient-il qu'un ministre critique directement un juge dans l'exercice de ses fonctions?Voir YVES BOISVERT en A2 Arts et spectacles C1-C8 - télévision C4 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A10 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E8 Forum A11 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D12 Loteries A2, A9 Monde A8, A9 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D4 M É T É O Voir S16 Ensoleillé Maximum 25 > minimum 15 DANIEL BÉLANGER EN SPECTACLE RÊVER MIEUX.UN TRIOMPHE ! NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 26 ET 27 SEPTEMBRE 2002 THÉÂTRE OLYMPIA Billets en vente au guichet du Théâtre Olympia, sur le réseau Admission, au (514) 790-1245 et sur www.admission.com Cahier Sports, page 6 L'univers du crime: chapitre deux Cahier Arts+Spectacles, page C1 Une vraie déferle sur la mode Cahier Actuel, page B1 SAN DIEGO Baseball Clu b denimania Roy Dupuis 2LP0201A0820 A2 MARDI 2LP0201A0820 ZALLCALL 67 22:31:24 08/19/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 20 AOÛT 2002 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-3-7 > À quatre chiffres : 1-6-8-9 SUITES DE LA UNE YVES BOISVERT Suite de la page A1 CHICANE Suite de la page A1 M.Chrétien a fait cette confidence au sujet de son avenir à quelques députés au moment même où ses plus fidèles partisans préparaient une riposte à l'offensive menée par le camp Martin qui tente de forcer le premier ministre à la retraite avant la fin de l'année.Cette riposte, dont la première salve a été lancée dimanche quand deux ministres et trois députés ont dévoilé une liste de 94 députés libéraux ayant promis d'appuyer M.Chrétien lors du vote de révision du leadership du premier ministre en février, a connu des ratés dès hier, à la veille du début du caucus libéral.En effet, cinq des députés \u2014 Bernard Patry et Marcel Proulx du Québec ainsi que John Cannis, Eugène Bellemare et John Richardson de l'Ontario \u2014, ont soutenu n'avoir jamais donné leur assentiment à ce que leur nom apparaisse sur la fameuse liste.M.Proulx, qui est président du caucus libéral du Québec, a indiqué qu'il ne pouvait pas donner publiquement son appui à M.Chrétien parce qu'il agira comme coprésident du congrès de février, des fonctions qui l'obligent à la plus grande neutralité, a-t-il indiqué hier.M.Patry a invoqué des raisons semblables en disant que son épouse, Françoise Patry, qui est actuellement présidente de l'aile québécoise du Parti libéral, sollicite la présidence nationale du parti lors du prochain congrès.« Ce n'est pas correct parce que je n'avais pas donné d'autorisation en tant que tel à ce que mon nom fasse partie de cette liste », a indiqué M.Patry.« Nous faisons de la politique ensemble et nous ne pouvons pas être associés à un camp ou l'autre.» Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, qui est aussi le lieutenant politique de Jean Chrétien au Québec, s'est défendu d'avoir inclus le nom de certains de ses collègues sans les avoir consultés.Il a soutenu qu'ils se sont vraisemblablement retrouvés sur la liste à la suite d'un malentendu.« Les gens ont été contactés partout au Canada plusieurs fois.Aujourd'hui, s'il y a des gens qui décident de choisir une autre façon de s'exprimer, il faut le respecter.Ils étaient sur la liste parce que nous avions la conviction profonde que ces gens-là appuient les valeurs que nous avons véhiculées dans la déclaration ( de dimanche ) », a soumis M.Cauchon après avoir terminé une partie de golf en compagnie de ses collègues.M.Cauchon a ajouté que M.Chrétien jouit de l'appui d'une majorité du caucus, même si cette majorité est mince ( moins de 55 % des 170 députés libéraux ).Et même s'il joue un rôle prépondérant dans l'offensive visant à défendre le leadership de M.Chrétien, M.Cauchon risque d'être incapable de livrer la marchandise dans sa propre circonscription d'Outremont.Un sondage réalisé par la firme Baromètre auprès des membres en règle du Parti libéral dans ce comté démontre en effet que 62 % d'entre eux comptent voter en faveur de la tenue d'un congrès au leadership lors du prochain congrès dans le but d'élire un nouveau chef.Seulement 28 % des répondants ont dit souhaiter que M.Chrétien dirige les troupes libérales au prochain scrutin.Autre mauvaise nouvelle pour M.Cauchon: 61 % des répondants disent que le ministre aura peu ou aucune influence sur leur opinion au sujet du vote à venir.Ce sondage auprès de 275 des 1200 membres en règle du parti dans Outremont a été réalisé entre le 1er et le 4 août et a une marge d'erreur de 6 %, 19 fois sur 20.Une proche conseillère de M.Cauchon a minimisé l'importance de ce sondage en faisant valoir que « son monde l'a toujours suivi ».« Cela ne m'inquiète pas.Martin Cauchon va livrer le comté à la révision, croyez-moi », a dit cette conseillère, qui a requis l'anonymat.En dépit des frictions au sein de la grande famille libérale qui s'accentuent de jour en jour, M.Cauchon a tendu une perche à Paul Martin hier en l'invitant à signer la lettre d'appui au premier ministre.« La liste est toujours ouverte et il n'est jamais trop tard pour M.Martin pour qu'il ajoute son nom.( .) Cela ferait plaisir à tout le monde.Ce serait absolument extraordinaire parce que cela nous permettrait de respecter les traditions du parti », a dit M.Cauchon.Le principal intéressé a carrément refusé de s'embarquer dans cette aventure.Non, notamment parce qu'un juge ne peut pas entrer dans une polémique avec un politicien.Il doit se taire.Le ministre a le droit de penser ce qu'il a dit, et la plupart des gens diront qu'il a raison, que le juge Boilard aurait dû poursuivre l'aventure.Surtout après avoir entendu la jurée numéro 3, qui s'est si bien exprimée sur la question.Mais M.Ménard est membre d'un gouvernement.Dans ce gouvernement, il y a un ministre de la Justice et procureur général qui s'exprime judiciairement sur le comportement des juges.S'il est insatisfait des décisions, il interjette appel.S'il y a inconduite, il porte plainte au Conseil de la magistrature.Dans ce cadre-là, le gouvernement peut exprimer un désaccord profond et même attaquer la compétence d'un juge.En dehors de ce cadre, on est en terrain très dangereux.On est en terrain dangereux parce que l'autorité des tribunaux, en définitive, repose sur peu de choses.Une de celles-ci est le respect qu'ils inspirent.Je ne parle pas de popularité, mais de la reconnaissance générale que les conflits doivent être réglés de manière pacifique en démocratie par des gens impartiaux et protégés pour l'être.Le gouvernement est le plus grand utilisateur des tribunaux.Dans leur position particulière, les ministres doivent faire preuve de retenue.Parce qu'aujourd'hui, on a affaire à un homme intelligent \u2014 Serge Ménard.Mais demain, qui dit qu'un ministre plus démagogue ne tentera pas de se rendre populaire en « plantant » tel ou tel juge trop sévère, trop clément, trop à gauche à son goût?On n'en est pas là.Mais pour éviter qu'on y soit, il faut que les ministres sachent où tracer la limite.C'est une limite dont nous bénéficions tous.Cela vaut-il une démission?Certainement pas.Mais pas de félicitations non plus.À la fin de son entrevue radiophonique, Serge Ménard dit d'ailleurs qu'il aurait peut-être mieux fait de se taire.Peut-être s'est-il rendu compte que l'orgueil ne fait pas seulement démissionner des juges dans des superprocès.Il fait aussi, parfois, parler des ministres.AMTRAK Suite de la page A1 C'est dans ce contexte qu'Amtrak a, à deux reprises la semaine dernière, retiré tous les trains Acela Express, après que des fissures eurent été découvertes sur des supports qui rattachent les amortisseurs antilacet à la structure des locomotives Acela Express.L'amortisseur antilacet a pour fonction d'amortir les mouvements latéraux des wagons.« Sur 320 supports installées sur les 18 locomotives, seulement sept ont dû être remplacés, souligne Lydia Dufresne, porte-parole de Bombardier Transport.» Seulement sept supports remplacés sur 320.La décision de suspendre l'ensemble du service Acela Express était-elle justifiée ou relevait- elle plutôt d'un large exercice de relations publiques?« Amtrak a nommé en mai dernier un nouveau président pour sauver l'entreprise.C'est évident que David Gunn va chercher à faire porter le blâme pour les problèmes rencontrés sur n'importe qui sauf eux », d'affirmer une source proche du dossier.Certains analystes doutent également de la bonne foi d'Amtrak dans toute cette histoire.Dans une note publiée la semaine dernière, l'analyste Nick Morton de RBC Capital Markets mettait en perspectives les craintes exprimées par Amtrak: « Nous croyons que les problèmes soulevés par Amtrak liés aux locomotives Acela Express ne sont qu'un écran de fumée, pour nuire à la poursuite intentée par Bombardier contre la société ferroviaire américaine.» En entrevue à La Presse, l'analyste Richard Stoneman de Dundee Securities tenait essentiellement le même discours: « N'oublions pas une chose: Bombardier poursuit actuellement Amtrak devant les tribunaux.Il n'est pas impossible qu'Amtrak tente, avec toute cette histoire, d'exercer une certaine pression sur l'entreprise montréalaise.La poursuite dont il est question a été déposée par Bombardier le 8 novembre 2001 devant le juge Richard J.Leon qui siège à la Cour du district de Columbia.Bombardier réclame au moins 200 millions de dollars US en compensation pour tous les délais et les dépassements de coûts encourus à cause d'Amtrak, lors de la construction de l'Acela Express.Ce projet remonte au 15 mars 1996, alors qu'Amtrak octroyait au consortium Bombardier Alstom le contrat pour construire les trains Acela Express.Ce contrat, d'un montant de 611 millions US, devait être complété pour novembre 1999.En décembre 2000, soit avec plus d'un an de retard, Amtrak inaugurait finalement son service de transport ferroviaire à haute vitesse.Dans sa poursuite, dont La Presse a obtenu copie, Bombardier attribue ce retard essentiellement à deux causes.D'abord, les délais encourus par Amtrak dans son projet d'électrification du corridor liant New Haven à Boston, projet essentiel à l'existence d'un train haute vitesse, tel que l'Acela Express.Après avoir rencontré de nombreux problèmes, le projet d'électrification n'a finalement été complété qu'en septembre 2000, un an après la date fixée pour le lancement de l'Acela.« Les délais rencontrés dans le projet d'électrification ont fourni à Amtrak une puissante incitation pour faire obstruction à la bonne marche du projet de construction, allègue Bombardier.Si les trains avaient été livrés à temps, Amtrak aurait été obligée d'assumer les coûts liés au financement, aux assurances et à la maintenance de l'équipement pour une période d'au moins 15 mois, avant de pouvoir récolter des revenus de son exploitation.Deuxième cause soulevée par Bombardier, la piètre qualité des rails du corridor nord-est.« Parce qu'Amtrak a refusé de maintenir ses rails à des standards de qualité acceptable pour des trains à haute vitesse, affirme Bombardier dans sa poursuite, les pièces d'équipement ont dû être soumises à plus d'un an et demi de test.Des tests qui n'avaient pas été déterminés au préalable dans les termes du contrat.Amtrak a déposé une requête en vue de faire rejeter la poursuite de Bombardier, invoquant des motifs de procédures.Selon Clifford Black, porte-parole d'Amtrak, cette requête a été entendue le mercredi 7 août dernier.Aucune décision n'a encore été rendue.Le lundi 12 août, Amtrak suspendait pour la première fois son service Acela Express.Après avoir perdu 25 % de sa valeur la semaine dernière, l'action de Bombardier a regagné 3 % hier à la Bourse de Toronto pour clôturer à 8,15 $.BAGDAD Suite de la page A1 Très discret, ce petit homme a rencontré quelques fois des journalistes, mais on ne dispose d'aucune photo de lui depuis les années 80.Sur l'une, Sabri al-Banna apparaît barbu, vêtu d'un treillis militaire, coiffé d'une casquette de parachutiste.Sur une autre, il est en civil, rasé de près, le front dégarni.Depuis, plus aucune image.Il ne dédaignait pas pour autant le costume classique, montrant aux journalistes à Beyrouth en 1974 le contenu de l'attaché-case de cuir noir dont il ne se séparait pas: un ensemble de faux papiers et un pistolet mitrailleur, le célèbre WZ- 63 polonais, dont l'utilisation dans les attentats était alors la carte de visite de son groupe, le Fatah- Conseil révolutionnaire.En Israël, un commentateur de la radio l'a présenté comme le « Ben Laden des années 1980 », et comme un « terroriste sous contrat », au service de différents États arabes, l'Irak, la Syrie, la Libye, au gré des renversements d'alliances.Responsable de nombreux attentats particulièrement sanglants, notamment en Europe entre 1970 et 1985, le groupe d'Abou Nidal figure depuis des années sur la liste des organisations terroristes du département d'État américain.Son groupe, qui a fait scission du Fatah de Yasser Arafat en 1974 et changé plusieurs fois d'alliés dans le monde arabe, a fait quelque 900 victimes, tués et blessés, dans une vingtaine de pays.Il a revendiqué les meurtres de plusieurs responsables modérés de l'OLP chargés des relations avec la gauche israélienne, dont ceux d'Ezzedine Kalak à Paris et Said Hamami à Londres en 1978, ainsi que celui d'Issam Sartaoui en 1983 au Portugal.Il a également mené des opérations meurtrières contre des intérêts juifs: attentat contre un groupe d'enfants à Anvers ( 1980 ), contre une synagogue à Vienne ( 1981 ), tentative d'assassinat de l'ambassadeur d'Israël à Londres ( 1982 ).Abou Nidal est également mis en cause par la France dans l'attentat antijuif contre la synagogue de la rue Copernic à Paris en 1980 ( quatre morts ), puis de la rue des Rosiers à Paris ( six morts ) en 1982.L'une de ses dernières grandes opérations avait été en décembre 1985 les sanglants attentats contre les comptoirs de la compagnie israélienne El Al dans les aéroports de Vienne ( trois morts ) et de Rome ( 15 morts et 100 blessés ).En septembre 1986, il est mis en cause pour un attentat contre une synagogue à Istanbul ( 24 morts ), puis contre un bateau grec, le City of Poros, en 1988 ( neuf morts ).En 1987, le groupe rejoint les rangs des preneurs d'otages, en annonçant la capture de huit « espions israéliens » de nationalités belge et française, à bord d'un bateau de plaisance, le Silco.Les otages seront ensuite libérés mais le nom du Fatah-CR sera souvent cité ensuite lors d'enlèvements d'Occidentaux au Liban.En 1989, des dissidents du Fatah-CR dénoncent à Tunis des dizaines d'exécutions au sein du groupe qui devient de moins en moins actif, miné par les querelles internes et la perte de ses appuis traditionnels. 2LP0303A0820 20 août A3 2LP0303A0820 ZALLCALL 67 23:44:12 08/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 20 AOÛT 2002 A3 ACTUALITÉS Des déshumidificateurs dans les hôpitaux?Québec songe à en équiper les centres de soins prolongés pour lutter contre la canicule ALEXANDRE S I R O I S Afin de soulager les aînés et les personnes handicapées qui souffrent de la chaleur lors des canicules, le ministère de la Santé du Québec pourrait opter pour l'installation de systèmes de déshumidification dans tous les nouveaux centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD).C'est du moins la recommandation qui lui a été transmise par la Corporation d'hébergement du Québec (CHQ), dont il avait sollicité l'avis sur la question l'an dernier.« Ça pourrait être une porte de sortie.Ce serait moins cher que la climatisation et ça donne un excellent rendement », a indiqué la porteparole de l'organisme, Danielle Dussault.« En période de canicule, ce serait l'idéal si on veut donner ce qui est le mieux à la clientèle », a affirmé Mme Dussault.L'idéal, car la déshumidification des établissements coûterait deux fois moins cher que la climatisation, qui représente de 15 à 20 % du coût de construction, sans compter les dépenses liées au fonctionnement.Une somme « énorme » pour le milieu de la santé, qui tente depuis plusieurs années de faire plus avec moins.La CHQ a donc suggéré au Ministère de veiller à ce qu'un système de déshumidification soit installé dans toutes les nouvelles constructions, mais aussi dans les CHSLD déjà existants lorsqu'ils seront rénovés, s'ils sont situés dans les régions exposées aux chaleurs élevées.« Il y a une réflexion en cours » au Ministère, a-t-on souligné à la CHQ.La Presse faisait état hier du désarroi des patients du CHSLD Saint-Charles-Borromée (au centre-ville de Montréal), qui ne disposaient que de ventilateurs pour faire face à la chaleur caniculaire des derniers jours.La Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a indiqué qu'il y a au total 68 CHSLD dans la région métropolitaine et qu'aucun n'est climatisé.« La question des chaleurs intenses est une problématique relativement nouvelle, qui date des dernières années.Je pense que les établissements font ce qu'ils peuvent pour améliorer le niveau de confort, mais il n'y a pas de prise de position par rapport à ça parce que, comme on sait, il y a une question de coûts et ce ne sont pas toutes les constructions qui sont adaptées pour recevoir la climatisation », a expliqué la porte-parole de la régie, Hélène Perreault.Cela dit, le dilemme auquel font face les intervenants va plus loin que la seule question des coûts.Ainsi, à l'Association des CLSC et des CHSLD du Québec, on se dit grandement préoccupé par la situation actuelle, mais on ajoute que « ça nécessite une évaluation d'impact pour voir si ce ne serait pas plus nuisible qu'aidant d'intégrer la climatisation ».C'est pourquoi l'association n'a pas encore de position officielle sur la question, a affirmé la responsable des communications, Marie-Claude Martel.« Est-ce qu'il vaut mieux prendre huit jours de canicule que d'avoir des problèmes de qualité de l'air un peu plus importants ?Parce qu'on sait qu'il y a un lien entre la climatisation, le fait qu'on n'ouvre pas les fenêtre des édifices et la qualité de l'air des édifices », a-t-elle dit.En revanche, le groupe Handicap-Vie-Dignité continue de revendiquer la climatisation du CHSLD Saint-Charles-Borromée.Et ses porte-parole, Johanne Ravenda et Hélène Rumak, soutiennent que ce n'est pas uniquement une question d'argent, mais aussi de volonté politique.« Des millions ont été donnés récemment par le ministère de la Santé aux CHLSD pour qu'ils rénovent leurs milieux et la plupart n'ont pas tenu compte de la climatisation », a déploré Mme Ravenda.Importante avancée vers un vaccin contre le VIH Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Des chercheurs américains ont fait état de progrès dans la mise au point d'un vaccin qui serait efficace contre un large éventail de souches du VIH, dans un article à paraître aujourd'hui dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (PNAS).Ce vaccin, encore aux premiers stades de la recherche, semble capable de provoquer la production d'anticorps empêchant pour la première fois l'infection par une multitude de souches du virus VIH, selon les chercheurs de l'Institute of Human Virology (IHV) et des laboratoires Advanced Bio Science, dans le Maryland.L'une des difficultés dans la mise au point d'un vaccin antisida réside dans la diversité du virus VIH, lequel, comme le virus de la grippe, prend différentes formes pour tromper le système immunitaire.Le VIH est porteur, en surface, d'une protéine (gp120) aux caractéristiques chimiques variables, ce qui rend difficile la mise au point d'un vaccin capable de générer les anticorps reconnaissant les nombreuses formes de cette protéine.Les chercheurs se sont toutefois basés sur des caractéristiques communes des molécules du gp120 qui permettent à toutes les souches du virus VIH de s'accrocher à d'autres protéines de surface caractéristiques notamment des lymphocytes T4.Le VIH utilise cette protéine pour pénétrer à l'intérieur des T4 et les détruire.Les scientifiques ont alors produit des combinaisons artificielles de gp120-CD4 traitées chimiquement pour former un amalgame.Ces combinaisons ont alors été utilisées pour induire la production d'anticorps chez des animaux de laboratoires, parmi lesquels des singes.«La combinaison gp-120-CD4 a montré une capacité durable à générer des anticorps qui neutralisent un large éventail d'isolats VIH-1», a expliqué le Dr Anthony Devico, professeur adjoint du IHV, affilié au centre médical de l'Université du Maryland.«Les résultats préliminaires indiquent que la combinaison gp120-CD4 pourrait servir de modèle utile à la mise au point d'un vaccin VIH», a ajouté ce spécialiste, co-auteur de la recherche.«C'est l'une des découvertes les plus intéressantes auxquelles j'ai pu assister dans la recherche sur le VIH/sida depuis les premiers temps de cette recherche, quand des progrès scientifiques semblaient être annoncés régulièrement », a commenté le professeur Robert Gallo, qui avait découvert en 1980 le premier rétrovirus humain HTLV-1.Cette découverte «a le potentiel de nous faire faire un grand pas dans la quête ultime d'un vaccin prévenant l'infection par le virus», a ajouté le Dr Gallo, qui dirige l'Institute of Human Virology où cette étude est menée.Photo AP © Jean-Paul II s'en retourne a Rome après une visite de quatre jours empreinte d'émotion dans son pays natal.« Peut-être une autre fois.» STANISLAW WASZAK Agence France-Presse CRACOVIE (Pologne) \u2014 Jean- Paul II a quitté la Pologne hier soir, à l'issue d'une visite de quatre jours marquée par une grande émotion, en particulier lorsqu'il a luimême confirmé qu'il resterait en fonction jusqu'au bout.« Très sainte mère, Notre Dame de Kalwaria, donne-moi les forces physiques et spirituelles pour pouvoir remplir jusqu'à la fin la mission que le ( Christ ) ressuscité m'a confiée », a-t-il dit lors d'une messe célébrée dans la matinée au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, à 50 km au sud de Cracovie.Lors d'un discours d'adieu, à l'aéroport de Cracovie, le vieux pontife a remercié ses compatriotes de leur soutien massif et a exprimé une nouvelle fois son espoir de revenir dans son pays natal : « Beaucoup m'ont attendu, beaucoup ont désiré me rencontrer.Certains n'ont pas pu.Peut-être une autre fois.».Environ 2,5 millions de personnes ont assisté dimanche à la grand-messe papale sur l'esplanade de Blonia, à Cracovie.C'était le plus grand rassemblement jamais tenu en Pologne.Avant de repartir, le pape a réitéré son soutien aux aspirations polonaises à se joindre à l'Union européenne : « J'espère que ( .) la nation polonaise, qui depuis des siècles appartient à l'Europe, trouvera sa place dans les structures de l'Union européenne et non seulement ne perdra pas son identité mais également enrichira de ses traditions le continent et le monde entier », a dit Jean-Paul II.Pendant son séjour, circonscrit à la région de Cracovie, il s'en est pris à la « propagande bruyante de libéralisme, de liberté sans vérité et sans responsabilité ( qui ) s'intensifie également dans notre pays ».Jean-Paul II a mis en garde ses compatriotes et l'humanité entière contre « les dangers jamais connus jusqu'à présent » que le troisième millénaire semble annoncer à côté de « nouvelles perspectives de développement ».Il a également insisté sur les valeurs de la famille et condamné de nouveau l'euthanasie.S'adressant à la Vierge, le pape lui a demandé « d'ouvrir le coeur des personnes aisées afin qu'elles aident les pauvres et ceux qui souffrent », de « permettre aux chômeurs de rencontrer des employeurs », d'aider « ceux qui sont à la rue à trouver un logement ».Il lui a également demandé de « protéger les enfants afin qu'il ne soient pas victimes de la dépravation », alors que les scandales de pédophilie ont éclaboussé l'Église jusqu'en Pologne.Outre sa dimension religieuse et sociale, le voyage du pape en Pologne a été un retour aux sources.Pendant quatre jours, Jean-Paul II a évoqué plusieurs fois les souvenirs de sa Pologne natale.Il s'est aussi rendu dans de nombreux lieux directement liés à son passé.Il a notamment visité la tombe de ses parents au cimetière Rakowicki, la cathédrale de Wawel, où il avait dit sa première messe en 1946, le sanctuaire de Lagiewniki, où il se rendait chaque jour pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il travaillait dans une usine chimique toute proche, et la maison où il avait vécu avant la guerre.Hier, au sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska, que la rumeur indiquait comme le lieu de sa retraite possible, le pape a évoqué son enfance et sa jeunesse, quand il se rendait en pèlerinage en ce lieu où son père l'avait conduit pour la première fois il y a plus de 70 ans, l'année suivant la mort de sa mère, alors qu'il n'avait que 9 ans.Avant de prendre son avion pour Rome, le souverain pontife a demandé encore de survoler en hélicoptère Wadowice, sa ville natale, ainsi que le monastère bénédictin de Tyniec et les ermites camaldules de Bielany, où il aimait se rendre du temps où il était évêque à Cracovie.Photo AP Les citoyens de Wadowice, ville natale de Jean-Paul II, ont agité des drapeaux aux couleurs du Vatican dans un dernier adieu au pontife alors que ce dernier survolait la ville, en route pour Cracovie, d'où il a pris l'avion pour Rome. 2LP0402A0820 20 aout a4 2LP0402A0820 ZALLCALL 67 23:52:13 08/19/02 B Le binaire n'est pas digne du bridge Un jeu trop complexe pour les ordinateurs, croit Bill Gates D'autres câbles sectionnés Presse Canadienne Même le numéro un du monde informatique croit que la machine ne peut pas encore battre l'homme lorsque vient le temps de jouer au bridge.« Les ordinateurs ne peuvent pas atteindre un niveau raisonnable de compétition », a soutenu le président fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui participait cette fin de semaine à un Tournoi international de bridge qui se déroulait à Montréal.« Même que je pourrais probablement battre le meilleur logiciel de bridge qui existe actuellement », a-t-il ajouté.Bill Gates participait pour la première fois à un tel championnat, mais il n'a pas réussi à se rendre en finale du tournoi.Se décrivant lui-même comme un maniaque de bridge, M.Gates a dit qu'il jouait la plupart de ses parties dans Internet.Les ordinateurs construisent un sens de la communauté parmi les joueurs, a-t-il ajouté.Mais ils ne peuvent pas atteindre des performances exceptionnelles, comme c'est le cas pour le jeu d'échec, par exemple.Depuis les quatre dernières années durant lesquelles il s'est intéressé à ce jeu, le milliardaire de l'informatique a côtoyé des champions du monde et autres excellents joueurs de bridge, dont une équipe de Canadiens qui a gagné une compétition présentée l'hiver dernier en marge des jeux olympiques de Salt Lake City.M.Gates soutient que le bridge demande les mêmes habiletés intellectuelles que son occupation quotidienne en tant que président de l'une des compagnies les plus prospères du monde.HUGO DUMAS DES ACTES de vandalisme perpétrés sur le réseau de Vidéotron dans la nuit de dimanche à hier ont perturbé le service d'environ 51 000 abonnés dans la grande région de Montréal.À Pierrefonds et Dollard-des-Ormeaux, dans l'ouest de Montréal, 35 300 clients ont éprouvé des problèmes avec leur câble hier matin en raison d'un acte de sabotage, indique Lise Gagné, une porte-parole du câblodistributeur.Toujours dans l'ouest, des câbles ont été coupés à l'intersection des rues Martel et Paiement, à L'Île-Bizard.Résultat : 6900 clients privés de service, dont plusieurs à Kirkland.D'autres cas ont été signalés à Boucherville, Laval et Sorel.Par ailleurs, c'est aujourd'hui, à Québec, que les quelque 400 syndiqués de Vidéotron de l'est de la province voteront sur les offres déposées la semaine dernière par Quebecor, le propriétaire du câblodistributeur.Rappelons que jeudi les 1500 syndiqués de Montréal et de l'Ouest les ont rejetées à presque 100 %.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Bill Gates, joueur de bridge.Robert Piché reconnu par ses pairs SOPHIE DOUCET LE PILOTE Robert Piché, qui a posé d'urgence un avion d'Air Transat le 24 août 2001 aux Açores, sera honoré jeudi à Washington par l'Association des pilotes de ligne (ALPA).Il fera par ailleurs l'objet d'une biographie du journaliste Pierre Cayouette qui sera publiée aux Éditions Libre Expression à la fin d'octobre.Avec son copilote Dirk de Jager, Robert Piché recevra le Superior Airmanship Award, lors de la 48e semaine de la sécurité aérienne de l'ALPA, qui représente 66 000 pilotes de 43 compagnies aériennes canadiennes et américaines.« C'est une très haute distinction remise par des pilotes à des pilotes ayant fait preuve d'une grande compétence professionnelle dans une situation difficile », explique le responsable des communications de l'ALPA, John Mazor.« Vous avez réussi à atterrir en dépit d'une panne de deux moteurs et malgré une fuite majeure de carburant.Votre action énergique a permis d'éviter plusieurs décès et vous fait honneur », écrit-on dans le texte de l'ALPA, qui sera lu jeudi pour honorer le mérite du pilote originaire de Mont-Joli, en Gaspésie.Robert Piché, qui a sauvé la vie des 291 passagers du vol TS-236 assurant la liaison entre Toronto et Lisbonne, a aussi fait la manchette pour avoir été emprisonné aux États-Unis dans les années 1980 pour trafic de marijuana.La biographie de Pierre Cayouette se penchera notamment sur cette période de sa vie.Le pilote, qui est en congé de maladie depuis la fin du mois de février, réintégrera bientôt ses fonctions, selon Mme Mailhot.L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.L'offre de location-bail est faite par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur la Civic SIR 2002 (modèle EP3352E) pour 48 mois.Échange ou comptant de 3 640 $ requis.Première mensualité exigible à la livraison.Programme 0$ comptant également offert.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.298$ Civic SiR 2002 À partir de par mois Moteur 2 litres en alliage d'aluminium DACT et 16 soupapes Système i-VTECMC 160 chevaux Levier de changement de vitesse style rallye Système de freins ABS Roues en alliage Radio AM/FM stéréo et lecteur de CD avec 6 haut-parleurs Toit ouvrant vitré électrique Climatiseur sans CFC Transport et préparation inclus Aucun dépôt de sécurité requis Incluant 96 000 km Un bolide nommé dé SiR.LOGEMENT Les mésententes sont en hausse Presse Canadienne LE NOMBRE de demandes de fixation de loyers a grimpé de 212 % en deux ans devant la Régie du logement, indique le dernier rapport annuel de l'organisme.Pour l'année financière qui s'est terminée le 31 mars 2000, la Régie avait été saisie de 3538 demandes pour trancher un litige entre un propriétaire et un locataire sur le prix du loyer.Deux ans plus tard, le nombre de demandes était rendu à 11 060.« C'est là une des conséquences directes de la crise du logement dans les principales villes du Québec », estime François Saillant, porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un groupe qui s'intéresse aux questions d'habitation.En effet, la rareté de logements dans les villes fait en sorte que les propriétaires réclament des hausses de loyer plus fortes, des hausses de moyennes de cinq pour cent par rapport à un ou deux pour cent lors des années précédentes.Lorsque le locataire refuse l'augmentation du loyer réclamée par le propriétaire, le dossier est alors transmis par le propriétaire devant la Régie du logement qui doit trancher le différend.Les chiffres du rapport annuel indiquent également une forte hausse, soit 35 % en deux ans, des demandes de résiliation de bail.Il s'agit de propriétaires qui doivent s'adresser à la Régie parce que leur locataire est incapable d'assumer le coût du loyer et ne remplit plus ses obligations.Les régisseurs du logement n'ont pas chômé d'ailleurs au cours de la dernière année.Dans les années 1990, environ 34 000 dossiers en recouvrement de loyer ou en résiliation leur étaient annuellement soumis.En 2001-2002, c'est 37 256 dossiers en recouvrement ou résiliation qui ont été soumis à la Régie.Au total, la Régie a traité l'an dernier 76 647 dossiers.Le manque de logements disponibles dans les agglomérations urbaines risque de durer encore longtemps.Uniquement dans la région de Montréal, les autorités estiment qu'il manquera 16 000 logements d'ici quatre ans, tandis que les prévisions de construction s'établissent à 9000.Le taux d'inoccupation des principales villes du Québec est inférieur à un pour cent alors que le marché normal, soit celui de la plupart des villes nord-américaines, est d'environ trois pour cent.Le Québec est une des provinces canadiennes où on compte la plus forte proportion de citoyens locataires, soit 45 %.Il y a du sourire dans l'air ! Le 2 pour1 sur jetsgo.net, ça lève pas à peu près.3071329A 2LP0501A0820 20 aout A5 2LP0501A0820 ZALLCALL 67 22:14:24 08/19/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 0 A O Û T 2 0 0 2 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a La densification des choses Recommencerez-vous à écrire bientôt ?C'était sur le chemin Saint-Armand, au plus chaud de l'après-midi, samedi.Je venais de me mettre en route, poussive locomotive qu'il faut allumer précautionneusement sous peine de l'étouffer.Il avait surgi dans mon dos, sur un vieux Peugeot.Il entrait dans ma bulle par effraction et pour me dire quoi ?Que mes vacances étaient finies.Je ne le savais que trop.Je recommence à écrire lundi monsieur.Vous avez fait provision de sujets ?Ramassé vos idées ?Si j'avais été moins essoufflé par le faux plat qui mène à la ferme des Cimes, je l'eusse envoyé chier.Rien du tout monsieur, ni sujets, ni idées.Je n'ai fait provision que de paysages et comme vous me voyez là, je vais une dernière fois m'emplir des plus odorants \u2014 l'odeur des pommes \u2014 qui culminent en haut de la Joy Hill.Passée la douane de Richford je plongerai dans la vallée de la Missisquoi encaissée dans le cirque des montagnes Vertes.Au pied de la rivière, j'emprunterai l'insouciante petite route qui ramène, à contre-pente, vers le Québec.Vous me demandiez ce que j'ai fait durant mes vacances ?Nombre de fois ce trajet-là.Et d'autres.Parfois des chemins de terre qui menaient à des bois à chanterelles, à des ruisseaux à truites.Vacances de proximité, redécouverte de mes alentours, tiens je ne savais pas qu'il y avait tant de framboises derrière chez moi en juillet, comment l'eussé-je su, je ne suis jamais là en juillet.Et le soir je réapprenais à lire sur la galerie.J'ai lu énormément durant ces cinq semaines, mais pas tant de pages, prenant tout mon temps, revenant sur les chapitres précédents, j'avais oublié qu'il n'y a pas d'autre façon de lire que lentement, à petites goulées comme on boit de l'eau-de-vie.J'ai fait le tour de mon jardin comme on dit.Et d'abord de mon potager, tout petit, et néanmoins exubérant, fèves, tomates, concombres, et ma grande fierté, on s'en moquera sûrement : les pommes de terre, jaunes et farineuses, de la quintessence de patate comme on n'en trouve plus dans les épiceries ni au marché, Dieu sait pourquoi, Dieu sait quelles manipulations on leur a fait subir à ces patates transgéniques que fuient les doryphores : comme on les comprend.Quel été magnifique on a eu, n'est-ce pas ?Trop chaud ?Vous trouvez ?Vous êtes comme ma fiancée alors, même sensibilité au facteur humidex, moite rien que d'y penser.Pas moi.Moi, quand je ne regarde pas la télé, que je ne lis pas les journaux, je suis bien, ni chaud, ni froid.Un seul orage dans le ciel serein de mes vacances, par accident, une nouvelle à la radio que j'écoutais distraitement, tout s'est assombrit soudain, le tonnerre, les éclairs, mon livre a revolé.Fuck.Quoi ?s'est étonnée ma fiancée.T'as pas entendu ?Une histoire de père qui aurait « enlevé » sa fille.Les guillemets sont de moi, pour souligner que c'est tout de même sa fille, et que ces demi-rapts sont souvent le prolongement de drames familiaux exacerbés par d'intempestives décisions de cour.Anyway, à Drummondville, une citoyenne dans son auto entend à la radio le signalement de ce soi-disant « père kidnappeur », croit le reconnaître dans le trafic \u2014 effectivement c'était bien lui \u2014, le suit jusqu'à Montréal (!!!) et le dénonce à la police.Non mais, de quoi j'me mêle ?C'est quoi son problème, à elle ?Elle voulait être flic quand elle était petite pis elle est devenue coiffeuse ?Le genre d'histoire qui me laisse exsangue au bout de ma rage comme une baleine échouée sur une plage de la Nouvelle-Angleterre.Je sais, je sais, on n'a pas les mêmes orages.À part cela je n'ai presque rien su de l'actualité, sauf que j'ai cru comprendre que le pape s'est répandu cet été autant que le virus du Nil occidental, et que M.Charest veut refaire la Révolution tranquille, mais peut-être ai-je mal compris.Très peu lu les journaux sauf une fois, c'était à Bennington, j'ai découpé la première page du quotidien local (Bennington Banner) pour les trois délicieuses manchettes de sa une ce jour-là.Première manchette : Une mouffette mord un homme et son chien.La seconde : Une femme mord un policier.La troisième : Une femme plaide coupable d'avoir volé deux chats.Heureux pays où l'actualité s'harmonise modestement à la placidité sournoise des indigènes.Bennington est une toute petite ville au sud du Vermont, à la frontière du Mass et de l'État de New York.J'y suis allé faire trois jours de vélo en me disant quand même, c'est mes vacances, il faudrait bien que j'aille un peu quelque part.C'était nulle part, mais c'était bien quand même.Il y avait même un resto italien tenu par des pédés cubains qui servent des nouilles avec des pétales de fleur dessus, ce n'est pas très bon, mais c'est amusant, et puis le resto est situé dans une courbe au pied d'une côte assez raide, quand on mange à la terrasse et que des gros camions déboulent la côte en décompressant, on a un frisson en se disant que ça va peut-être être encore un peu le 11 septembre.Voyez le genre de minuscules bêtises dont j'ai fait provision.Et c'est bien ainsi parce que pour écrire aussi je suis une vieille locomotive qu'il faut mettre en route doucement.Des sujets, des idées, et quoi encore ?Des opinions peut-être ?Trop de charbon pour recommencer emballerait la machine.Merci d'avance de votre patience.Il est des minuscules bêtises plus jolies que d'autres.Je vous ramène sur mon parcours de samedi, dans une vaste friche avant la douane de Morses Line où l'on célébrait un mariage champêtre.Une scène d'une netteté photographique, je veux dire comme placée par un de ces réalisateurs de cinéma qui tournent comme on peint un tableau : le chapiteau blanc pour la réception, le pasteur en noir au pied de l'autel, les grappes bigarrées des invités dans le champ, la rumeur de leurs conversations traversées par les stridulations des cigales.Et la mariée ?Où donc était la mariée ?Ah ! la voici, là-bas, sous le bouquet des saules, tout en blanc comme il se doit, environnée de ses demoiselles d'honneur en bleu, elle défroissait sa robe du plat de la main.Bien sûr qu'on pense à la mort dans ces instantslà qui sont comme la densification, la fructification des choses.Enfin, peut-être pas à la mort, mais à la fin des choses justement, si proche.L'automne viendra.Puis l'hiver.Et voilà.J'ai volontairement paressé dans les trois ou quatre vallons qu'il me restait à pédaler pour finalement atteindre la douane canadienne au déclin de la journée.GROSSES CYLINDRÉES Les concessionnaires d'accord avec une surtaxe MATHIEU PERREAULT LA CORPORATION des concessionnaires automobiles de Montréal n'est pas opposée à une surtaxe sur les voitures consommant beaucoup d'essence, un projet qui fait présentement l'objet d'une étude du ministère provincial des Transports.Le vice-président de la Corporation, Jean-François Couture, a même déclaré à La Presse qu'une telle surtaxe devrait être suffisamment élevée pour être efficace.Mais il a du même souffle réclamé une exemption partielle pour les fourgonnettes, nécessaires pour les familles ayant plus de trois enfants.Cette prise de position nuancée tranche avec la position traditionnelle de l'industrie automobile, qui combat toute surtaxe sur les grosses cylindrées depuis 10 ans en Amérique du Nord.Une telle taxe, très timide, existe en Ontario, et elle a été dénoncée pendant plusieurs années par le président des Travailleurs canadiens de l'automobile, Buzz Hargrove.« C'est vrai que ça fait un certain temps qu'on parle du réchauffement de la planète, un problème dont la circulation automobile fait partie », affirme M.Couture Le vice-président de la Corporation n'a pas voulu se prononcer sur le type de taxe que les vendeurs d'automobiles, qui connaissent à la fois l'état d'esprit des acheteurs et des fabricants, trouveraient acceptable.« Une taxe peut être basée sur le nombre de cylindres, sur la cylindrée, sur la consommation réelle, ou celle calculée par Transport Canada, a dit M.Couture.Ce qui est important, c'est qu'on parte de la consommation moyenne, avec plus ou moins d'écart type.» Selon M.Couture, une telle taxe devrait être salée pour vraiment diriger les acheteurs vers les modèles moins gourmands.« Si la taxe est de 500-700 $ pour un véhicule de 45-50 000 $, ça ne servira à rien.Prenez la taxe sur les climatiseurs d'auto : elle est à 100 $ depuis 20 ans.Personne ne va hésiter à acheter une voiture avec climatiseur à cause de ça.» Un climatiseur augmente la consommation d'essence de quatre à 5 %.Une telle surtaxe n'est toutefois pas pour demain.Au cabinet du ministre des Transports, Serge Ménard, l'attaché de presse Louis-Pascal Cyr a affirmé que M.Ménard attendrait de voir l'étude de son ministère pour se prononcer sur la question.Est-il a priori contre une telle surtaxe ?« Écoutez, au nombre d'études qu'ils font, s'il fallait qu'on les commente toutes.» a été la réponse de M.Cyr.L'exemple de l'Ontario montre de plus qu'une surtaxe a de bonne chance d'être insignifiante.Créée par le gouvernement libéral en 1989, la surtaxe ontarienne a été légèrement modifiée par le gouvernement néo-démocrate en 1992.Elle touche les 4X4, mais pas les fourgonnettes ni les camionnettes, et prévoit des exemptions partielles pour les voitures sport.Près de 90 % des voitures qui sont régies par la surtaxe ontarienne ne coûtent que 75 $ de plus, même si la surtaxe peut théoriquement aller jusqu'à 7000 $.LA GRANDE BESACE ÉQUESTRE 29.95 NOTRE EXCLUSVITÉ.Matières associées pour la rentrée dans un sac à rabat façon cuir souple, camouflant deux pochettes pratiques superposées à un grand compartiment.Bandoulière gros-grain.2 tons de cognac et noir, cognac et denim ou caramel et sable.Rég.45.00 LE BALCONNET MICROFIBRE LISÉRÉ SATIN 17.99 ÉCONOMISEZ 40% sur un balconnet WONDERBRA qui offre un excellent maintien avec ses bretelles larges, un galbe et un confort parfaits avec ses bonnets sans couture à contour satin.Noir, blanc, naturel.34 à 38 B-C-D.Rég.31.50 Culotte 10.99 LE BAS-CULOTTE JAMBES PRÉFORMÉES 3.99 CONTEMPORAINE notre collection exclusive.Un bas fin, nylon-lycra 15 deniers à tissage résistant, idéal pour tous les jours.Naturel, noir, ombre, grège, chameau, castor, minuit.P.m.g.tg.Rég.5.50.Un rapport qualité-prix Simons imbattable.3072965A Les 10 voitures les plus vendues au Canada (selon Autoworld) Coût de la surtaxe sur les voitures gourmandes du gouvernement de l'Ontario Dodge Caravan 0$ GM Silverado/Sierra 0$ Honda Civic -100 $ Ford séries F (camionnettes) 0$ GM FWD (minifourgonnettes) 0$ Chevrolet Cavalier 75 $ Mazda Protege 75 $ Ford Focus 75 $ Pontiac Sunfire 75 $ Ford Windstar 0$ Note : les camionnettes et minifourgonnettes sont exemptes de la taxe. 2LP0602A0820 A6MARDI 2LP0602A0820 ZALLCALL 67 23:45:14 08/19/02 B FORCES ARMÉES CANADIENNES Les congés de maladie augmentent de 25% Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Les militaires canadiens, qu'ils soient membres des forces terrestres, navales ou aériennes, ont pris environ 27 000 jours de congé de maladie de plus en 2001 qu'en 1999, ce qui soulève de sérieux doutes sur la santé des Forces armées canadiennes.En effet, le nombre de congés de maladie a grimpé de 25 % en deux ans, selon les chiffres obtenus en vertu de la loi sur l'accès à l'information.En 1999-2000, le nombre total de congés de maladie a atteint 106 151 jours.En 2001-2002, ce chiffre a grimpé à 132 890 jours.De plus, la semaine dernière, un sondage effectué auprès d'environ la moitié des 52 000 membres actifs des Forces armées démontre que le personnel militaire serait en moins bonne santé que la moyenne des Canadiens et que les soldats sont plus susceptibles de souffrir de détresse psychologique.Seulement 22 % d'entre eux ont affirmé qu'ils étaient en excellente santé, comparativement à un taux de 29 % dans l'ensemble de la population.Les causes Pour plusieurs vétérans, la cause de cette augmentation du nombre de jours de maladie est l'épuisement professionnel.Georges Dumont, ancien militaire qui poursuit le ministère de la Défense du Canada pour des souffrances subies lors de missions de maintien de la paix, mentionne que les pelotons d'infanterie sont en manque de personnel depuis les 10 dernières années.« Le problème est que nous faisons deux fois et même trois fois plus de temps de travail que ce que nous devrions faire », a dit l'homme, qui habite dans la région de Québec.Selon les chiffres, l'augmentation est effectivement causée par la hausse du nombre de militaires qui ont pris des congés.En 1999-2000, ils étaient 4948, contre 5845 militaires l'an dernier.Le médecin en chef des Forces armées, le colonel Scott Cameron, dit qu'il ne peut qu'avancer des théories sur les raisons de la hausse.« Je crois que nous avons plus de personnel en congé de maladie, mais je n'ai pas de chiffres absolus pour appuyer cela », a soutenu le médecin.Selon lui, il est possible que le nombre de détachements qui utilisent la base de données sur les congés de maladie ait augmenté dans les dernières années.Comme autre explication possible, le médecin avance qu'avec le vieillissement au sein des Forces armées, les blessures musculaires et dorsales pourraient être plus nombreuses.Enfin, de plus en plus de soldats rapportent divers types de problèmes psychologiques.Le Dr Peter Green, médecin à la retraite qui a travaillé avec l'armée canadienne en Ouganda et en Bosnie, croit que la réduction du personnel médical au sein de l'armée pourrait aussi être une autre raison de la hausse des statistiques.Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour le SANTA FE GL 4 cylindres à traction avant 2002 à partir de 229 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 10 992 $.Comptant de 2 995 $, dépôt de sécurité requis, 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» s'insurge Julie Marcoux.Depuis que les citoyens d'Irlande ont commencé à s'opposer au projet, certains se disent victimes d'intimidation de la part de fonctionnaires de la ville et se font dire de ne pas prendre Thetford Mines en otage.« On m'a dit : « De l'eau, on sait qu'il y en a et on va vous exproprier.» L'expropriation, on sait ce que ça veut dire : on n'aura rien », dénonce Julie Marcoux.Le directeur-général de la ville de Thetford Mines, Yvan Faucher, assure pourtant qu'aucune décision n'a été prise.L'eau d'Irlande présente des « indices intéressants », dit-il, tout comme celle du grand lac Saint-François.Mais les essais de pompage qui ont pu être menés jusqu'à maintenant ne permettent pas de conclure que la nappe souterraine d'Irlande pourrait désaltérer Thetford Mines, précise André Laforêt.D'autres tests doivent être menés, dont un pompage à fort débit pendant plusieurs jours pour en vérifier les impacts sur le niveau de l'eau.« Personne n'a avantage à surexploiter une source d'eau », dit Yvan Faucher.Avec tous les investissements en infrastructures que commande l'opération, le directeur-général n'a pas du tout envie de se retrouver en panne sèche parce que les évaluations auront mal été faites.Pourtant, le conseiller municipal Michel Émond craint quant à lui que se répète chez lui la triste aventure de Saint- Modeste, dans le Bas-Saint-Laurent.Les impacts du pompage de la nappe d'eau du village par la ville de Rivière-du-Loup semblent être plus importants que prévu et le niveau de l'eau de la nappe n'a cessé de diminuer depuis un an.Les citoyens de Saint-Modeste demandent maintenant l'arrêt du pompage dans leur nappe souterraine.Mais que peuvent les 950 citoyens d'Irlande face aux 25 000 citoyens de Thetford Mines ?demande Michel Émond.Demain soir, les autorités de la ville de Thetford Mines rencontrent encore une fois les citoyens d'Irlande pour négocier l'accès à leur puits.Si l'obstination persiste, la ville de Thetford Mines n'exclut pas de s'adresser aux tribunaux.JUDITH LACHAPELLE THETFORD MINES a soif.La ville puise son eau d'une seule source, celle du lac à la Truite, qu'elle pompe puis désinfecte au chlore avant de l'injecter dans l'aqueduc.Mais voilà, le ministère de l'Environnement exige maintenant que les villes qui puisent leur eau d'un puits de surface (comme un lac) traitent l'eau avant de la désinfecter.Le chlore, lorsqu'il est en présence de certaines matières organiques dans l'eau, produit des trialométhanes, une substance cancérigène.Thetford Mines devrait donc construire une usine de filtration pour traiter l'eau du lac à la Truite.Mais ce n'est pas le seul problème de l'approvisionnement dans ce lac : le pompage d'eau a des impacts physiques importants, explique l'hydrogéologue André Laforêt.« Ça a un impact visuel, les eaux sont basses.Le lac n'a pas la capacité de fournir la ville et d'un point de vue écologique, ce n'est pas acceptable.» D'ailleurs, le ministère de l'Environnement lui-même a sommé la ville de cesser l'approvisionnement dans le lac à la Truite.André Laforêt a donc obtenu de la Ville de Thetford Mines le mandat de trouver de nouvelles sources d'eau dans la région, et idéalement, une source d'eau souterraine.« C'est économiquement plus intéressant, puisqu'on évite d'avoir à traiter l'eau.» La mission n'est pas facile pour l'hydrogéologue.La quête de l'eau commence d'abord sur le périmètre de la ville fusionnée (avec Black Lake, notamment).Résultat ?« Ce n'est pas négatif, mais il n'y a pas d'eau en quantité suffisante pour les besoins de la ville », dit André Laforêt.L'hydrogéoloque étant donc sa quête en périphérie de Thetford Mines jusqu'aux municipalités de Bernierville, Saint-Ferdinand et Irlande, les endroits les plus éloignés où Thetford peut se permettre d'aller sans que ça ne coûte trop cher en infrastructures.L'hydrogéologue a alors identifié deux sources potentielles : le grand lac Saint-François (donc, un puits de surface qui exige la construction d'une usine de filtration) et une nappe souterraine à Irlande (qui ne nécessite qu'une station de pompage).Le directeur-général de la ville de Thetford Mines, Yvan Faucher, précise qu'aucune des deux options n'a la faveur des autorités de la ville à ce moment, mais reconnaît d'emblée les avantages de la nappe souterraine (une eau de très bonne qualité ne nécessitant pas de traitement).Julie Marcoux, quant à elle, croit que la Ville n'osera pas puiser l'eau dans le grand lac Saint-François pour ne pas nuire « aux nantis qui ont un chalet sur le bord du lac ».« Mais un producteur qui perd la moitié de sa terre, ça ne dérange pas ! » Julie Marcoux se doute bien que si Thetford Mines décide de porter la cause devant les tribunaux, elle ne pourra pas mener la lutte.« On ne les prive pas d'eau, ils en ont déjà.Ils peuvent construire une usine de filtration », dit-elle, amèrement.« Thetford a pollué l'eau de surface et elle vient maintenant polluer celle en dessous.» Photothèque LA PRESSE © Les citoyens d'Irlande, petit village voisin de la ville de Thetford Mines, ont peur que ne se répète chez eux la triste aventure de Saint-Modeste, dans le Bas-Saint-Laurent.Le pompage de la nappe d'eau du village par la ville de Rivière-du-Loup (notre photo) a entraîné une diminution du niveau de l'eau de la nappe depuis un an.Tollé contre l'importation de produits laitiers Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 L'entrée au Canada de certains ingrédients laitiers nuit aux producteurs canadiens de lait.« Ce laxisme du gouvernement fédéral fait perdre des emplois chez nous », a commenté lundi Jean Vigneault, de l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA).Des producteurs de lait du Québec et du Canada manifesteront à cet égard aujourd'hui à Chicoutimi, à l'occasion d'une réunion du groupe parlementaire des libéraux fédéraux.Les producteurs laitiers québécois et canadiens accusent Ottawa de laisser entrer au pays des ingrédients qui se sont pas soumis à des contingents tarifaires.Par exemple, des quantités impressionnantes d'huile de beurre entrent, en provenance notamment des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande.Ce produit, auquel on mêle du sucre, entre dans la fabrication de la crème glacée, au détriment du lait et de la crème fournis par les producteurs canadiens.C'est le cas aussi de certaines protéines laitières qui remplacent le lait canadien dans certains fromages industriels.« Uniquement l'huile de beurre venue de l'étranger se traduit par une réduction de trois pour cent de la production du lait au Canada », a expliqué Jean Vigneault.Il s'ensuit d'importantes pertes d'emplois pour les producteurs laitiers.L'UPA veut sensibiliser le ministre de l'Agriculture du Canada, Lyle Van Cleef, et le ministre responsable du Commerce international, Pierre Pettigrew, au problème.Les manifestants tenteront également de rencontrer le groupe parlementaire de députés libéraux représentant des circonscriptions rurales pour faire valoir leurs doléances.Pour sa part, le ministre québécois de l'Agriculture, Maxime Arseneau, a joint sa voix à l'UPA pour demander à Ottawa d'agir dans ce dossier.livraison gratuite installation gratuite retrait gratuit cadre de lit gratuit avec ens.de matelas matelas Plus de100 styles ! 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localités voisines de Beit Sahour, Beit Jala et le camp de réfugiés de Dheishé dans le sud de la Cisjordanie, qu'ils avaient réoccupés en juin dans le cadre d'une offensive lancée après des attentats meurtriers en Israël.Le couvre-feu nocturne imposé sur ces localités a été levé, mais les soldats devaient rester stationnés autour de ces zones.Une centaine de policiers palestiniens armés sont arrivés à Bethléem pour y prendre le contrôle de la sécurité.Une réunion des chefs des différents services de sécurité palestiniens a eu lieu dans la ville, mais une rencontre annoncée entre responsables israéliens et palestiniens a été annulée.Le ministre de la Défense d'Israël Binyamin Ben Eliezer et le ministre palestinien de l'Intérieur Abdelrazak al-Yahya ont conclu dimanche soir un accord sur un retrait graduel de l'armée des zones autonomes réoccupées depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, en commençant par Gaza et Bethléem.L'Autorité palestinienne de Yasser Arafat doit prendre le contrôle des zones évacuées, où elle aura la charge de préserver le calme et d'empêcher que ces zones servent de base arrière à des attaques contre Israël, selon l'accord dit « Gaza d'abord » conçu par M.Ben Eliezer.Aucune indication n'a été donnée hier soir sur un mouvement de troupes à Gaza.Pour M.Ben Eliezer, chef du Parti travailliste, « il s'agit d'une occasion réelle offerte aux Palestiniens pour cesser la violence et s'engager sur un nouveau chemin ».Le plan pourrait, après une réduction des violences, se traduire par un repli progressif de l'armée.SYLVIE BRIAND Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Crash meurtrier d'un hélicoptère, assauts rebelles contre des villages « pacifiés », rapt de responsables d'ONG : les forces russes ont multiplié ces dernières semaines les revers en Tchétchénie, contredisant les déclarations de Moscou sur une normalisation dans la république rebelle.Selon un bilan provisoire, au moins 85 militaires russes ont été tués hier dans la chute d'un hélicoptère de transport Mi-26 à proximité du quartier général des forces russes de Khankala, non loin de la capitale de la république sécessionniste Grozny.Nikolai Dériabine, chef du bureau de presse du ministère de la Défense, a déclaré à la télévision publique que le pilote de l'hélicoptère avait demandé l'autorisation d'effectuer un atterrissage d'urgence à cause d'un moteur en feu.Une source militaire russe a affirmé à l'agence Itar-Tass que l'appareil avait été abattu par des tirs rebelles.Les indépendantistes ont également revendiqué la chute du Mi-26, ce qu'ont cependant démenti les autorités russes.Cet incident, le plus meurtrier subi par les forces russes depuis le début du deuxième conflit tchétchène le 1er octobre 1999, est le dernier épisode d'une série de revers essuyés par Moscou ces dernières semaines.La situation a commencé à sensiblement se détériorer le 27 juillet dernier avec les incursions en Tchétchénie de plusieurs dizaines de rebelles venus de Géorgie.De violents combats s'en sont suivis avec les gardes-frontières russes qui ont officiellement perdu huit hommes.Un peu plus d'une semaine plus tard, le 6 août, un véhicule militaire russe sautait sur une mine posée à une centaine de mètres seulement des bâtiments des forces fédérales à Chatoï (Sud).Dix appelés tchétchènes prorusses, âgés entre 18 et 20 ans, ont péri dans cette explosion.Dix jours plus tard, plusieurs dizaines de combattants prenaient d'assaut avant l'aube au moins trois villages tchétchènes, Chalaji, Martan-Tchou et Guekhi-Tchou (40 km au sud-ouest de Grozny).Selon des sources russes citées par la presse, jusqu'à 12 soldats russes, sept civils et une trentaine de rebelles, ont été tués dans les affrontements qui ont forcé les habitants à fuir en catastrophe leurs maisons.La « guerre des mines » continue en outre à faire quotidiennement des victimes parmi les forces russes qui ont officiellement perdu 4300 hommes depuis août 1999, un chiffre au moins deux fois inférieur à la réalité selon le Comité des mères de soldats.Cette recrudescence des attaques intervient alors que les autorités russes veulent faire rentrer les milliers de Tchétchènes réfugiés en Ingouchie sous prétexte d'une « normalisation » de la situation dans la république rebelle.Un projet vivement dénoncé par des ONG humanitaires qui ont toutes, à l'exception du Comité international de Croix rouge, suspendu leurs activités en Tchétchénie suite au rapt le 23 juillet d'une responsable d'une ONG russe, Nina Davydovitch.L'enlèvement il y a une semaine du Néerlandais Arjan Erkel, chef de la mission de Médecins sans frontières (MSF) au Daguestan, limitrophe de la Tchétchénie, a également provoqué une interruption de l'aide humanitaire dans cette république, déstabilisée par le conflit tchétchène.Selon des experts, l'intensification des attaques rebelles pourrait avoir pour but de forcer les autorités russes à engager des pourparlers.L'émissaire d'Aslan Maskhadov, Akhmed Zakaïev a rencontré la semaine dernière à Zurich (Suisse) l'ancien secrétaire du Conseil de sécurité russe, Ivan Rybkine pour discuter d'un plan de paix, mais leur entretien a été jugé sans valeur autant par Moscou que par les indépendantistes.Des contacts avaient eu lieu en novembre dernier entre le général Viktor Kazantsev, représentant du président russe Vladimir Poutine, et Akhmed Zakaïev, mais ils n'avaient donné aucun résultat, Moscou exigeant la reddition inconditionnelle des rebelles.Selon le forfait, les frais d'interurbain peuvent s'appliquer.Les frais d'activation, d'accès au réseau, d'accès au service d'urgence 9-1-1, d'itinérance à l'étranger, les taxes et le coût des téléphones cellulaires sont en sus.Certaines conditions s'appliquent.Offre sujette à changement sans préavis.L'offre se termine le 30 septembre 2002 et s'applique aux nouvelles activations seulement.Forfait Petite entreprise : ne s'applique pas à l'ajout d'un nouvel utilisateur à un compte déjà existant ni aux forfaits de 2 500 et 5 000 minutes.Forfait Mobilité Plus : s'applique aux forfaits de 35 $ et plus en sus de l'offre déjà en vigueur.Amérique Numérique : s'applique aux appels faits et reçus au Canada.Ne peut être combinée avec aucune autre offre que celle qui s'applique présentement au forfait Mobilité Plus.Le client reçoit 50 % plus de minutes pendant 2 mois avec un contrat de 12 mois et 50 % plus de minutes pendant 4 mois avec un contrat de 24 mois.Amérique numérique est une marque de commerce de Bell Mobilité inc.Anjou Les Galeries d'Anjou (514) 353-0257 Beloeil Mail Montenach (450) 446-7176 Brossard Mail Champlain (450) 465-8759 Châteauguay Centre régional Châteauguay (450) 691-7665 Coaticook 18, rue du Manège Pl.J.R.Lefebvre (819) 849-9997 Cowansville 175, rue Principale (450) 263-4444 Delson 5, route 132 (450) 635-9999 Dollard-des-Ormeaux 3352, boul.des Sources (514) 684-6846 3699, boul.St-Jean (514) 626-8888 Dorion-Vaudreuil 84, boul.Harwood (450) 424-1416 Dorval Les Jardins Dorval (514) 631-1222 Drummondville 2265, boul.St-Joseph (819) 478-5178 Promenades Drummondville (819) 474-4433 Gatineau Promenades de l'Outaouais (819) 246-2355 Granby Galeries de Granby (450) 777-4058 Hull Galeries de Hull (819) 771-2716 Joliette Les Galeries Joliette (450) 755-5533 La Salle Carrefour Angrignon (514) 364-3071 Laval 1655, boul.St-Martin Ouest (450) 680-1010 Carrefour Laval (450) 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) (450) 978-7133 Centre Laval (450) 680-2355 Longueuil Place Longueuil (450) 679-4558 Montréal 5187, avenue Papineau (514) 526-2020 5335, rue des Jockeys (514) 739-7777 892, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-6686 Centre Rockland (514) 340-1269 Les Ailes de la Mode (kiosque) (514) 843-8458 Place Alexis-Nihon (514) 939-2439 Place Dupuis (514) 844-1313 Place Versailles (514) 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges (514) 342-5444 Tour Jean-Talon (Rez-de-chaussée) (514) 270-1155 Montréal-Nord Place Bourassa (514) 322-3202 Pointe-aux-Trembles 12530, rue Sherbrooke Est (514) 645-4455 Pointe-Claire Fairview Pointe-Claire (514) 630-4992 Repentigny 309, rue Notre-Dame (450) 585-4455 Les Galeries Rive-Nord (450) 657-4455 Rosemère 232, boul.Curé-Labelle (450) 979-3838 Place Rosemère (450) 435-0024 Salaberry-de-Valleyfield Centre commercial Valleyfield (450) 377-1256 Sherbrooke 2700, rue King Ouest (819) 823-9994 Carrefour de l'Estrie (819) 565-1605 Sorel Les Promenades de Sorel (450) 742-6789 St-Bruno-de-Montarville Les Promenades St-Bruno (450) 441-1535 Ste-Agathe-des-Monts 80A, boul.Morin (819) 321-0265 St-Eustache Place St-Eustache (450) 623-8500 St-Hubert 5190, boul.Cousineau (450) 676-9919 3879, boul.Taschereau (450) 926-2020 St-Hyacinthe Galeries St-Hyacinthe (450) 778-1749 St-Jean-sur-Richelieu 391, boul.Séminaire Nord (450) 348-5210 Carrefour Richelieu (450) 349-4400 St-Jérôme Le Carrefour du Nord (450) 431-3926 St-Jovite 517, rue de St-Jovite (819) 681-0404 St-Laurent La Place Vertu (514) 335-2355 St-Léonard 6050, boul.Métropolitain Est (514) 257-9292 4880, boul.Métropolitain Est (514) 729-2020 Centre Le Boulevard (514) 376-2288 Terrebonne Les Galeries Terrebonne (450) 964-7985 Tracy 604, Marie-Victorin (450) 746-7777 Trois-Rivières 5691, boul.Jean-XXIII (819) 376-6849 Les Rivières (819) 691-0482 Victoriaville 567, boul.Bois-Francs Sud (819) 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs (819) 357-5776 Aussi disponible chez les agents autorisés et dépositaires Bell Mobilité.50% PLUS DE MINUTES Choisissez le forfait cellulaire qui répond le mieux aux besoins de votre entreprise et obtenez 50 % plus de minutes.Forfait Petite entreprise Un bloc commun de temps d'antenne à partager entre plusieurs utilisateurs.À partir de minutes 40$ /mois Forfait Mobilité pancanadienne Aucuns frais interurbains pour les appels en provenance du Canada à destination du Canada ou des États-Unis sans frais d'itinérance.Forfait Mobilité Plus Un bloc élargi de temps d'antenne en plus d'une gamme de 7 services gratuits et plusieurs autres avantages avec un forfait de 50$ 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l'histoire du Brésil », comme le définissent les analystes politiques, le président Cardoso devait demander à chacun des candidats à tour de rôle d'assumer leurs « responsabilités » en manifestant notamment leur appui à l'accord signé récemment avec le FMI qui prévoit une aide de 24 milliards de dollars pour le prochain gouvernement.Il devait aussi solliciter leur aide pour garantir le vote de trois propositions de réforme budgétaire actuellement paralysées au Parlement.Pour les sensibiliser, le président Cardoso devait leur présenter une conjoncture difficile en leur montrant les comptes publics et notamment un trou de 51,1 milliards de reals (17 milliards CAN environ) dans les comptes de la Sécurité Sociale.Le président Cardoso a convoqué d'urgence les candidats en lice \u2014 dont ceux de l'opposition sont en tête des sondages \u2014, convaincu que l'aggravation de la crise financière, en dépit de l'accord record avec le FMI, est due aux incertitudes liées aux élections.José Serra, dauphin de M.Cardoso et chouchou des marchés car il symbolise la continuité de la politique économique, stagne dans les sondages (13 % des intentions de vote).Les marchés financiers brésiliens n'ont pas retrouvé le calme la semaine dernière, malgré l'aide record totale de 30 milliards de dollars du FMI au Brésil (6 milliards de dollars pour cette année) et les nombreuses initiatives des autorités pour calmer l'atmosphère de crise, tels que des financements aux exportations.Le premier candidat attendu par le chef de l'État était le populiste Ciro Gomes du Front Travailliste qui regroupe des partis disparates tels que le PPS (ex-parti communiste), le PDT (gauche populiste) et le PTB (droite populiste).Gomes, qui se trouve à la deuxième place dans les sondages (27 %, selon Datafolha), est actuellement le candidat le plus redouté des marchés qui craignent un moratoire sur la dette.« Je vais écouter le président et dire ce qui est nécessaire, mais je vois avec beaucoup de tristesse que notre pays est mis à genoux par la spéculation internationale », a déclaré Gomes dimanche, lors d'un meeting.Gomes est allé jusqu'à dire la semaine dernière « que les marchés aillent se faire voir », créant un profond malaise.Après lui, ce devait être le tour du socialiste Luis Inacio Lula da Silva, leader charismatique du Parti des Travailleurs, qui caracole en tête des sondages (37 %).Lula, qui considère l'accord du FMI comme « un mal nécessaire », devait présenter des propositions concrètes, notamment pour augmenter les exportations.Le troisième sera le candidat du Parti Socialiste Brésilien, Anthony Garotinho, exgouverneur de Rio, actuellement en queue des sondages avec 12 %.Garotinho devait se dire inquiet de la dette brésilienne et proposer une révision de l'accord avec le FMI.Quand à José Serra (13 %), il devait réitérer son soutien sans condition à l'accord et à la continuité de la politique économique.LE SOLDE SANS TRACAS DE SATURN Transmission automatique Climatisation Lève-glaces et verrouillage électriques Télédéverrouillage Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts Béquet arrière et roues en alliage Panneaux de polymère Saturn intermédiaire L100 2002 Groupe valeur sûre Location Partez sans payer 325$ /mois/48 mois 0$ comptant 21300$ Prix d'achat comptant.Transport et taxe d'accise en sus (930$) ou ou Saturn SL 2002 4 portes 12 245$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) Location Partez sans payer 207$ /mois/48 mois 0$ comptant Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Panneaux de polymère Chaque Saturn 2002 comprend une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe propulseur.Nos offres de location comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN Ces offres sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles Saturn 2002 en inventaire.Le prix d'achat inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location.L'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.Le transport et la taxe d'accise ne sont pas inclus dans le prix d'achat comptant.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.L'offre de location est sujette à l'approbation de crédit.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Une commande ou un échange de véhicules entre détaillants peut être requis.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts Panneaux de polymère Saturn Coupé 3 portes SC1 2002 Location Partez sans payer 224$ /mois/48 mois 0$ comptant 14 765$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750$) ou Louez une SL avec transmission automatique et climatisation pour 32 $/mois de plus 14 570$ Prix d'achat comptant.Transport et taxe d'accise en sus (850$) ou LOUEZ UNE VOITURE DE LA SÉRIE S OU DE LA SÉRIE L 2002 ET PARTEZ SANS PAYER 0$ Comptant 0$ Dépot de sécurité 0$ Premier paiement de location fait par Saturn 3066832A Il n'y aurait rien de neuf dans les vidéos d'Al-Qaeda Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Les vidéos d'Al- Qaeda obtenues par la chaîne de télévision CNN confirment que le groupe d'Oussama ben Laden travaille sur les armes chimiques ou biologiques, mais ne semblent rien apporter de nouveau, a estimé hier un responsable à Washington.Les services de renseignement n'ont pas visionné les 64 vidéos rapportées d'Afghanistan et il est « prématuré » de tirer des conclusions sur leur valeur en terme de renseignement, a ajouté ce responsable, s'adressant à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.Mais, a-t-il ajouté à propos des extraits déjà diffusés par CNN, « il n'y a pas de surprise là dedans, hormis le fait que vous avez maintenant un exemple choquant qui montre combien ces individus sont mauvais », a-t-il ajouté.Il a précisé que les autorités ne connaissaient des vidéos que les extraits déjà diffusés par CNN.Ceux-ci montrent notamment un petit chien tué par un gaz blanc non identifié.Une autre scène montre Ben Laden et ses gardes, ou encore des entraînements de membres présumés d'Al-Qaeda dans le désert.« Ils montrent en images ce que des responsables américains ont répété ces dernières années, qu'Oussama ben Laden et le réseau Al- Qaeda cherchent à obtenir des armes chimiques et biologiques », at- il ajouté.« Certaines des vidéos semblent indiquer qu'ils ont fait des expériences avec des sortes de gaz toxiques sur ces animaux.Mais à part le montrer en images, cela ne fait pas vraiment avancer les choses », a-t-il ajouté.La Maison-Blanche a annoncé que ces vidéos seraient examinées par les autorités compétentes.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2002-08-19 Tirage du 2002-08-19 Tirage du 2002-08-19 NUMÉRO: 911970 COLLECTION FEMME ENCEINTE LES BOUTIQUES FORMES AU CANADA : MONTRÉAL 2185, rue Crescent Tél.: (514) 843 69 96 TORONTO 128, av.Cumberland Tél.: (416) 972 02 07 Catalogue gratuit sur demande au 1 800 750 45 43 www.formes.com COLLECTION FEMME ENCEINTE AUTOMNE - HIVER 2002 - 2003 2LP1001A0820 a10 mardi 2LP1001A0820 ZALLCALL 67 22:33:10 08/19/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 20 AOÛT 2002 Parlez! a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Àen croire Paul Martin, il ne sera pratiquement pas question du leadership de Jean Chrétien lors de la réunion du caucus libéral, qui s'ouvre aujourd'hui à Saguenay.On parlera essentiellement, dit-il, des problèmes qui préoccupent les Canadiens : l'environnement, l'économie, les programmes sociaux.Quel mauvais théâtre d'été ! À l'en croire, M.Martin est à peine au courant du coup que trament ses partisans contre Jean Chrétien.Tout occupé à « consulter » les Canadiens, l'ancien ministre des Finances ne s'abaisse pas à cette politique-là.Le premier ministre joue dans le même vaudeville.Contre toute vraisemblance, il prétend se consacrer entièrement à la gouverne du pays.Alors qu'il est en train de livrer la plus dure bataille de sa longue carrière.Et les politiciens se demandent ensuite pourquoi les citoyens ne leur font plus confiance ! Comment pourrait-il en être autrement, quand on voit les deux hommes politiques les plus en vue au Canada prendre ainsi les électeurs pour des valises ?Les politiciens d'aujourd'hui parlent sans cesse, mais ne disent rien.C'est la grande infirmité de la politique de ce tournant de siècle.Ne rien dire est devenu un art, enseigné et prôné par les meilleurs stratèges.Ainsi, les organisateurs de Paul Martin ont décidé qu'il n'exposerait pas ses idées pour l'avenir du pays au cours de l'automne.Ça viendra, nous disent-ils, lors d'une éventuelle course au leadership.Or, l'histoire nous permet de prédire que M.Martin n'exposera pas non plus ses idées lors de la course au leadership.On nous expliquera alors qu'il faut attendre la campagne électorale.M.Martin compte donc faire tomber le premier ministre sans dire aux Canadiens pourquoi.\u0001 \u0001 \u0001 Au niveau provincial, les libéraux de Jean Charest espéraient s'en tirer de la même manière.C'est-à-dire qu'on comptait se faire élire en en disant le moins possible.La montée de l'ADQ les pousse à revoir leur stratégie.Mais cela est tout de même assez ahurissant.Pourquoi ces gens-là font-ils de la politique ?Pour voir leur image à la télévision ?Pour gérer le gouvernement en catimini ?La politique, nous semble-t-il, ce n'est pas l'art de paraître, mais l'art de convaincre.Mario Dumont s'est démarqué jusqu'ici parce qu'il a osé avancer des idées relativement controversées.C'était facile, il n'avait rien à perdre.Aujourd'hui qu'il est au sommet dans les sondages, videra-t-il son discours de toute substance ?Le risque est grand, Mario Dumont maîtrisant parfaitement l'art de la « clip ».Mais la politique ne devrait pas être un concours de « clips ».Ni d'ailleurs, pour revenir à l'affrontement Chrétien- Martin, un marathon de barbecues et de tournois de golf.Les électeurs veulent savoir ce que propose M.Martin, ce qu'il reproche au premier ministre, ce qu'il ferait différemment.Les électeurs veulent aussi que M.Chrétien leur dise pourquoi il mène ce combat- là, et en quoi cela sert les intérêts du pays.Est-ce trop demander à ceux qui nous gouvernent que de parler aux citoyens ?D'exposer des idées, de débattre, de jouer cartes sur table ?Voici donc notre message aux députés libéraux réunis à Saguenay, à commencer par les deux principaux protagonistes : de grâce, dites quelque chose ! Est-ce trop demander aux politiciens de jouer cartes sur table ?serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Le réel changement à Ottawa DERNIÈREMENT, les sondages nationaux démontraient que les libéraux étaient en perte de vitesse dans les intentions de vote des Canadiens.Ce n'est pas d'un nouveau chef à la tête du Parti libéral du Canada (PLC) que le pays a besoin, mais d'un réel changement majeur à Ottawa.Avec la décision du chef du Parti progressiste-conservateur du Canada, Joe Clark, de quitter la direction de son parti, les Canadiens ont une chance en or d'avoir non seulement un nouveau premier ministre, mais aussi une nouvelle formation politique et un nouveau gouvernement à la tête de la nation canadienne.C'est là que l'enjeu doit se jouer et non avec les libéraux.DANNY LIZOTTE Montréal Quand le vent tourne.L'EX-MINISTRE Yvon Picotte aimerait faire un retour en politique avec l'ADQ, pouvait-on lire dans Le Nouvelliste de samedi dernier.Analysant les derniers sondages favorables à l'ADQ, le directeur général du Pavillon du Nouveau point de vue est devenu soudainement et subitement captivé par le parti de Mario Dumont.Même si M.Picotte avait prévu au début des années 90 que la formation de Mario serait un « phénomène passager », il est maintenant convaincu que la popularité méritée du Parti visionnaire est le péché des libéraux.Il reproche aux libéraux de ne pas avoir tout tenté pour récupérer le chef de l'ADQ.Il croit que le Parti de Jean Charest va le regretter.L'actuel membre du Parti libéral va même plus loin en accusant ses amis de « s'être traînés sur les fesses en attendant simplement que leur tour vienne après deux mandats du Parti québécois ».« Quand le vent tourne on accuse les girouettes » \u2014Toulet.Mario Dumont n'est pas dupe.Dernièrement, il déclarait : «Il y a des gens qui profitent de la vague de popularité que connaît l'ADQ, et ceux-là m'intéressent moins.» Le politicien d'une loyauté transitoire incarne justement une des raisons de la montée de l'ADQ.Néanmoins, je souhaite bonne chance à ce nouveau converti, car il a développé un profil de personnalité intéressant ces dernières années spécialement depuis le lancement de son livre.Aussi, il est demeuré populaire dans la région notamment en sachant s'exclure au bon moment en 1994.Et qui sait, peut-être était-il un vrai adéquiste de la première heure qui manquait légèrement de courage craignant le « phénomène trop passager » ?Cependant, il ne faudrait pas que l'ADQ devienne un refuge pour les candidats repoussés par leur parti.Sinon, on va rapidement se retrouver avec les Guy Chevrette, Jacques Brassard et David Cliche de ce monde.En effet, de cette manière, on risquerait de reconquérir un gouvernement défraîchi au décollage et, par surcroît, en panne d'idées nouvelles.Mario Dumont devra bientôt estimer s'il veut « construire du neuf avec du vieux ».SIMON PICOTTE Trois-Rivières Savoir se faire oublier ! EH BIEN encore une fois, Mme Larouche, vous avez réussi à faire parler de vous dans les médias (La Presse, 17 août).C'est normal après tout, les gens comme vous ont un besoin viscéral de faire parler d'eux et cela même si le monde en a ras le bol de vos sorties supposément pour défendre votre industrie.Et voici que j'apprends que vous, Mme Snyder et d'autres joyeux lurons songez même à créer votre propre gala de remise de prix.Allons, tout le monde ensemble ; je te tape dans le dos, tu me tapes dans le dos ; il me tape.Tant qu'à y être, donnez un prix à tous vos amis et surtout gardez le plus beau et le plus gros pour vous.Tout cela parce que les décideurs du gala des prix Gémeaux dans leurs critères d'évaluation ne tiennent pas compte des cotes d'écoute.Eh bien je dis bravo ! bravo car que ferait-on des petites productions qui n'ont pas les budgets disponibles comme vous avez mais, qui réussissent tout de même à tirer leur épingle du jeu.Pas de chance, il y a encore des gens sensés sur cette planète.En terminant, essayez donc de vous faire oublier un peu et contentez-vous de faire ce que vous faites de mieux, écrire.Car lorsque vous osez ouvrir la bouche, c'est souvent répétitif et bien bien triste.Triste petite bourgeoise.PAT KIROUAC Sans commentaire JE NE SUIS pas prêt à donner l'absolution sans condition à Serge Ménard.Le juge Boilard a peutêtre été trop prompt, mais après la bavure monumentale du Conseil canadien de la magistrature, avait-il le choix ?Le juge Béliveau l'a admis d'emblée, qu'après pareille bévue, le juge Boilard était placé dans une position tout à fait intenable, face à des avocats grassement payés, 9000 $ par semaine, avec nos impôts, pour défendre ces pauvres petits anges du diable.Tout ça commence à ressembler à une vraie comédie et Serge Ménard, même s'il est ministre, n'avait absolument aucun commentaire à faire sur la conduite personnelle du juge Boilard.JEAN-MARC BÉLANGER Rivière-du-Loup L'esprit des lois Le gouvernement du Parti québécois a déposé le printemps dernier un projet de loi « visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale ».L'objectif d'une telle mesure est évidemment louable.Mais la méthode est symptomatique d'une tendance : l'utilisation des lois comme outils de marketing politique.Les péquistes savent, bien sûr, qu'on n'éliminera pas la pauvreté par un coup de baguette juridique.S'il y a quelques éléments concrets dans le projet de loi 112, il y a surtout une longue série d'énoncés de principe, regroupés sous une « stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ».Québec aurait pu se contenter de publier sa stratégie sous forme de document gouvernemental, de livre blanc, vert ou bleu.À la lecture du projet de loi, il devient vite évident que le gouvernement s'impose peu d'obligations.Quel gouvernement, loi ou pas, ne cherche pas à « prévenir la pauvreté et l'exclusion sociale en favorisant le développement potentiel des personnes », ou à « favoriser l'engagement de l'ensemble de la société » ?Le projet de loi prend de plus bien soin de préciser que le gouvernement, dans l'élaboration de son plan d'action contre la pauvreté, doit tenir compte « des autres priorités nationales, de l'enrichissement collectif et des situations particulières dans lesquelles se trouvent les personnes concernées ».Le projet de loi 112 a, essentiellement, valeur de symbole.Il donne à la stratégie une importance, un caractère solennel supplémentaires.De plus en plus, a observé le juriste Jean-Guy Belley, de l'Université Mc Gill, les gouvernements se servent d'un « vêtement législatif » pour communiquer avec leur population.Les lois sont de moins en moins normatives, de plus en plus symboliques.Cette façon de faire n'est pas sans valeur.Comme l'a souligné le sociologue Guy Rocher, une loi peut être effective par les seuls symboles qu'elle charrie, même si elle n'a pas de « dents ».Depuis quelques années, cependant, les gouvernements utilisent surtout ces lois-messages à des fins purement partisanes.À une époque où les promesses des politiciens sont prises avec un immense grain de sel, l'inscription d'engagements dans une loi leur permet de rassurer les électeurs sur la fermeté de leurs intentions.\u0001 \u0001 \u0001 Il y a des dangers à cette tactique.En particulier, on risque de susciter des attentes irréalistes.La déception n'en sera que plus grande.Il est certes plus difficile d'amender une loi que d'oublier une stratégie sur les tablettes.Mais ça se fait.Et, souvent, ce n'est même pas nécessaire.Comme on l'a vu pour le projet de loi contre la pauvreté, un texte de loi peut être tellement flou qu'il n'engage le gouvernement à aucune action précise.En pleine Révolution du bon sens, le gouvernement de Mike Harris a adopté la Loi sur la protection des contribuables.Cette loi oblige Queen's Park à consulter la population par référendum s'il veut augmenter les impôts ou surseoir à une baisse d'impôts déjà annoncée.Or, la situation financière du gouvernement de l'Ontario s'est détériorée, et le nouveau premier ministre, Ernie Eves, a estimé qu'il devait reporter des allégements fiscaux décidés par son prédécesseur.Il n'y aura pas de référendum.Le gouvernement a annoncé qu'il amenderait la Loi sur la protection des contribuables.Adopter une loi n'est donc pas une panacée (même lorsqu'il s'agit d'une loi spéciale.).La loi 107, adoptée il y a deux ans, interdit aux établissements du réseau de la santé du Québec de faire des déficits.Il s'agit d'une façon arbitraire et contre-productive de gérer ces budgets.La loi a eu des effets pervers, et les libéraux proposent de l'abolir.Mais en faisant cette promesse, ils laissent croire que le problème du financement de la santé sera réglé, comme par enchantement.Abolissons la loi, l'argent coulera à flots ! Cela n'a évidemment rien à voir.Les politiciens doivent être prudents lorsqu'ils choisissent d'avoir recours à la législation à des fins de communication.Si les lois ne sont pas autre chose que des outils de marketing politique, les citoyens finiront pas s'en méfier.autant que des politiciens.André Pratte Un pêcheur de morue en Gaspésie.Quelqu'un pourrait-il m'éclairer?JE LISAIS, il y a deux semaines dans La Presse, que les pêcheurs de morue de la Gaspésie n'étaient payés que 63 cents la livre pour ce poisson.Étant moimême natif de cette région, le sujet m'intéresse au plus haut point.Jusqu'à vouloir demander à quelqu'un de familier avec cette industrie de m'éclairer sur la question suivante : comment se fait-il, si le pêcheur n'est payé que 63 sous la livre, que le prix au supermarché se situe entre 16 $ et 18 $ le kilo ?De 63 sous la livre (1,39 $/kg) à 17 $, il y a une très grande marge.J'ai donc fait l'exercice suivant : J'ai alloué une marge de profit de 100 % à tous les paliers, du prix payé au pêcheur jusqu'au détaillant.Donc 1,39/kg au pêcheur ; 2,78 $ à la sortie de l'usine ; 5,56 $ à la sortie du grossiste ; et 11,52 $ au comptoir de l'épicerie, après y avoir ajouté 40 sous le kilo pour le transport.Même en doublant les frais de transport (40 $/100 lb), il en manque beaucoup.On est encore très loin des 17 $ ou 18 $ le kilo de morue.Où va le reste ?On ne peut blâmer les taxes, il s'agit ici de nourriture.Ou aurait-il fallu encore ajouter d'autres « grossistes »?Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?JÉRÉMIE DUNN Saint-Hubert 2LP1101A0820 b4 mardi 2LP1101A0820 ZALLCALL 67 20:44:14 08/19/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 20 AOÛT 2002 A 1 1 Efficace, la loi «antiscabs»?De récentes études remettent en question l'efficacité de telles lois LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a NORMA KOZHAYA L'auteure est économiste à l'Institut économique de Montréal (www.iedm.org).LA LÉGISLATION qui empêche l'embauche temporaire de travailleurs de remplacement pendant les grèves, communément appelée loi antiscabs, est l'un des aspects controversés du « modèle québécois » depuis 1978.La Colombie-Britannique est la seule autre juridiction en Amérique du Nord qui possède une telle loi, et ce depuis 1993 seulement.Une loi ontarienne similaire n'a duré que de 1993 à 1995.L'une des raisons habituellement offertes pour justifier une telle loi est que permettre l'embauche de travailleurs de remplacement a pour effet de prolonger et de rendre plus ardus les conflits de travail.Le premier ministre Bernard Landry déclarait ainsi il y a quelques jours en rapport avec la grève des employés de Vidéotron que « Si c'était la loi québécoise.Peut-être que le conflit aurait été sinon évité, du moins écourté ».Qu'en est-il de ces prédictions ?Une étude faite par des chercheurs américains affiliés au National Bureau of Economic Research en collaboration avec un universitaire canadien (Cramton P., Gunderson M.et J.Tracy, « Impacts of strike replacement bans in Canada », Labor Law Journal, volume 50, 1999) nous apporte des clarifications à ce sujet.L'étude porte sur 5819 contrats négociés dans les grandes entreprises du secteur privé au Canada sur la période de janvier 1967 à mars 1993.(Un échantillon plus large comprenant de plus petites entreprises, pour lesquelles il existe toutefois moins de données, fournit des résultats similaires.) Les résultats, fortement influencés par l'expérience du Québec, montrent que l'interdiction de l'embauche de travailleurs de remplacement a en fait plutôt tendance à accroître la fréquence et la durée des grèves.La durée moyenne d'une grève est de 86 jours s'il y a restriction sur l'embauche de travailleurs de remplacement et de 54 jours en l'absence de telles lois, la durée moyenne des grèves au Canada pendant cette période étant de 59 jours.Quantitativement parlant, ces lois ont donc pour effet d'augmenter la durée des grèves de 32 jours, chiffre statistiquement très significatif.L'interdiction de remplacement est la variable la plus importante parmi les autres variables de législation considérées (comme le recours à un agent de conciliation ou un conseil de conciliation, l'obligation de tenir un vote de grève, la perception obligatoire de cotisations syndicales).La fréquence des grèves Un autre calcul cherche à cerner l'effet des lois sur la fréquence des grèves.Dans le jargon des économistes, une probabilité de 0 signifie qu'il n'y a aucune chance qu'un événement se produise, alors qu'une probabilité de 1 signifie qu'il est certain qu'il se produira.Les auteurs ont trouvé que la probabilité d'une grève lors de la négociation de contrat est de 0,27 lorsqu'il y a une loi antiscabs, et 0,15 lorsqu'il n'y en a pas.Ces résultats suggèrent donc que les législations interdisant le remplacement des travailleurs en grève ne sont pas nécessairement efficaces d'un point de vue économique.Elles augmentent les probabilités qu'une grève survienne et dure plus longtemps, ce qui contredit la perception qui prévaut au Québec.Finalement, l'effet sur les salaires réels de ces législations est une augmentation moyenne de 2 % par an sur la durée des contrats, comparativement à une situation où les firmes peuvent embaucher des travailleurs de remplacement.Les auteurs estiment que les gains en salaires plus élevés dépassent les pertes en termes de jours additionnels de grève et de plus grande fréquence de grèves, ce qui pourrait justifier l'attrait pour les syndicats des menaces de grèves en présence de ces législations.Cela peut sembler avantageux à court terme pour les travailleurs, mais il faut noter qu'une hausse des salaires réels non associée à une hausse de la productivité rend la main-d'oeuvre relativement plus coûteuse et risque donc d'en réduire la demande.Les gains pour les travailleurs syndiqués se font donc en partie au détriment des autres travailleurs qui, eux, ne trouveront pas d'emplois.D'autres arguments sont avancés pour ou contre de telles législations, notamment l'équilibre des pouvoirs de négociation entre les employeurs et les syndicats et la diminution des risques de violence pendant les grèves, arguments qui méritent une analyse distincte qui dépasse le cadre du présent article.On doit cependant admettre que l'affirmation habituelle selon laquelle empêcher l'embauche de travailleurs de remplacement permet de réduire la fréquence et la durée des grèves ne semble pas confirmée par les données actuellement disponibles.Oui, taxons les méga-bagnoles ! Taxer les grosses cylindrées, notamment ces VUS qui encombrent les rues de nos villes ?Mais quelle bonne idée ! On se demande pourquoi le gouvernement n'y a pas songé avant.\u0001 \u0001 \u0001 Selon le directeur du service de l'Environnement au ministère des Transports, cette mesure est à l'étude en collaboration avec des universitaires des HEC.Allons, messieurs, cette question ne devrait pas requérir de longues études.Des mesures semblables sont déjà en vigueur en Ontario, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Autriche et au Danemark.Dans les deux premiers cas, on impose une taxe supplémentaire aux propriétaires de méga-bagnoles ; dans les trois derniers, on allie la carotte au bâton en consentant en outre une remise de taxe à ceux qui achètent de petites voitures.Cette surtaxe serait parfaitement censée.Ce qui est aberrant et illogique, c'est le laissezfaire actuel.Les familles rapetissent, il y a de moins en moins d'enfants.mais la taille des automobiles grossit de 25 à 40 kilos par année ! Ces méga-bagnoles transportent beaucoup moins de passagers que les Ford des années 50 où s'entassaient des « trâlées » d'enfants.Scène classique : une chic jeune fille au volant d'un VUS, avec, peut-être, une copine dans le siège passager, et le reste de la gigantesque voiture complètement vide.Le VUS est « sexy », c'est devenu un symbole de statut social.Ceux qui sont prêts à débourser 50 000 $ pour avoir une grosse voiture sont certainement capables de payer quelques milliers de dollars de plus à l'État.On ne pleurera pas sur leur sort.On comprend bien que les familles comptant plusieurs enfants aient besoin d'une fourgonnette, et que les gens qui ont un chalet au fond des bois aient besoin d'un jeep ou de quelque autre quatre-roues.Mais pour transporter un ou deux adulte(s) à l'intérieur d'une ville ?C'est de la folie.Ces mastodontes encombrent la voie publique, prennent deux fois plus d'espace de parking, et surtout, sont beaucoup plus polluants.Alors que les sous-compactes consomment 8,1 litres d'essence par 100 km, les fourgonnettes en consomment 12,3.Selon un porte-parole de l'Agence métropolitaine de transport, une grosse cylindrée envoie dans l'atmosphère huit tonnes de gaz polluants, alors qu'une petite voiture n'en dégage que cinq.La solution est claire comme de l'eau de roche.Il faut inciter les consommateurs à acheter de plus petites voitures.Or, il n'y a qu'une incitation qui fonctionne vraiment : celle qui passe par le portefeuille.\u0001 \u0001 \u0001 Puisqu'on parle du ministère des Transports, serait-ce trop demander que le ministre Ménard, qui est un homme d'action, s'attaque à ce problème éternel qu'est l'effroyable signalisation routière qui sévit partout au Québec (y compris dans la ville de Montréal) ?M.Ménard, j'en suis sûre, a voyagé en France, où il aura constaté de visu les vertus d'un système rationnel et efficace.La méthode française ne peut être importée telle quelle sur un territoire aussi peu densément peuplé que le Québec, mais on pourrait au moins s'en inspirer ! Pour des raisons qui m'échappent totalement, aucun ministre des Transports ne s'est penché sur cette question.Souhaitons que M.Ménard rompe avec cette déplorable tradition d'inertie.\u0001 \u0001 \u0001 Puisque l'on parle du territoire québécois, observons une minute de silence à l'intention de ces beaux mots du terroir qui viennent de disparaître de la carte du Québec.Ce fut l'effet pervers de cette réforme par ailleurs nécessaire qu'a été la fusion des municipalités.Montréal, grâce au ciel, a gardé son nom historique.On ne versera pas trop de larmes sur la disparition de « Hull », de « Saint-Lambert » ou de « Sainte-Foy », encore que je comprenne fort bien les habitants de ces villes d'être ulcérés par ce chambardement sémantique.On s'habitue aux noms de son environnement, ils sont porteurs de souvenirs et de sens, et il est toujours désagréable de devoir en changer.Mais là où la fusion a entraîné un véritable désastre linguistique, c'est au Saguenay.Les rivalités ancestrales entre Chicoutimi et Jonquière ont empêché les habitants de la nouvelle ville de choisir l'un de ces deux noms.On s'est rabattu sur le mot passepartout de Saguenay.Ce qui fait que ce mot a maintenant quatre acceptations différentes.C'était déjà une rivière, une région et un comté, c'est aujourd'hui une ville en plus ! La confusion sera constante, et la communication appauvrie.Imaginez le genre de phrase : « Le Saguenay, joyau de cette belle région du Saguenay, a débordé.Le maire de Saguenay s'inquiète, et le député de Saguenay a déclaré que.».Quel dommage que nos amis saguenayens aient laissé tomber deux magnifiques noms historiques en les réduisant au niveau d'un quartier ! Chicoutimi était un beau mot indien.Jonquière était un beau mot français.(En France, il y a au moins quatre localités qui portent le nom de Jonquière.) D'accord, ce n'est pas un drame.C'est quand même un appauvrissement, une partie de la mémoire collective qui disparaît au profit de l'homogénéisation du langage.PHOTOTHÈQUE, La Presse « L'interdiction d'embauche de travailleurs de remplacement a tendance à accroître la fréquence et la durée des grèves », analyse l'auteur de ce texte.Des employés de Vidéotron, en grève maintenant depuis plus de trois mois et demi, manifestent devant le siège social de l'entreprise à Montréal.Moi, je mange bio! En Amérique du Nord, le marché des aliments biologiques croît de 20 à 25% par année LAURE WARIDEL L'auteure est cofondatrice d'Équiterre (www.equiterre.qc.ca) DANS LES CAFÉS comme autour des tables de cuisine et dans les médias, on entend parler « bio ».Les gens non seulement en jasent, mais aussi en mangent puisque la vente de ces aliments ne cesse d'augmenter.On réalise cependant qu'il existe encore une certaine confusion et un scepticisme quant à la signification du terme biologique.Bien qu'ils soient aux antipodes l'un de l'autre, certains confondent même produits biologiques et biotechnologiques ou transgéniques.D'autres croient faussement qu'une alimentation biologique est nécessairement végétarienne, réservée à quelques « granos » ou à une élite.Pour moi, manger bio est avant tout un grand plaisir : celui du palais et de l'esprit.Cela me permet de savourer des aliments de grande qualité non seulement pour ma santé, mais aussi pour celle de la planète et de ses habitants d'aujourd'hui et de demain.Les aliments certifiés biologiques n'ont pas été cultivés avec des semences transgéniques ni à l'aide de pesticides et d'engrais chimiques.Leur mode de production mise sur la conservation des sols et contribue à la préservation des écosystèmes.Quant aux produits laitiers, aux oeufs et à la viande certifiés biologiques, ils proviennent d'élevages où les animaux ont accès à des conditions de vie décentes : espaces suffisants, accès à l'extérieur durant les saisons qui le permettent, air frais, lumière du jour, etc.Ils sont nourris d'aliments exempts de farines animales, d'hormones de croissance et d'antibiotiques.Manger bio est donc une alternative concrète à l'agriculture chimique, aux OGM et à la mal-bouffe.Si vous êtes de ceux et celles qui s'inquiètent de l'authenticité des termes « biologiques », « organiques », et « écologiques » se trouvant sur les étiquettes, sachez qu'au Québec, leur utilisation est protégée par la Loi sur les appellations réservées.Le gouvernement encadre le processus de certification afin de garantir aux consommateurs l'intégrité de ces appellations.Au Québec, Garantie Bio/Ecocert, OCIA-Québec, Québec Vrai, QAI (Quality Assurance International), FVO (Farm Verified Organic), et OCPP/PRO-CERT Canada sont les organismes accrédités, dont on retrouve les noms et logos sur les produits certifiés.Évidemment, comme tout système, le processus de certification peut être contourné.Il peut y avoir quelques entreprises malhonnêtes, mais celles-ci demeurent des exceptions.Un marché en pleine expansion En Amérique du Nord, le marché des aliments biologiques croît de 20 à 25 % par année.Un sondage du magazine Protégezvous datant de l'été dernier révélait que 78 % des Québécois étaient prêts à adopter les aliments biologiques au détriment des produits renfermant des OGM, quitte à les payer plus chers.Le choix de produits biologiques devrait cependant être à la portée de toutes les bourses.Si l'on en croit l'expérience européenne, ils le deviendront davantage avec le développement du marché.Mais pour ce faire, les gouvernements doivent intervenir.Ils doivent réviser leurs priorités et cesser de subventionner des pratiques destructrices des écosystèmes et des patrimoines ruraux.Plusieurs pays européens l'ont fait avec succès.En Suède, 10 % des terres agricoles sont maintenant biologiques.Quant à l'Allemagne, leader du bio en Europe, elle estime que d'ici à 2010, 20 % de sa superficie agricole sera biologique.Ce n'est qu'un début.Au Québec L'automne dernier, le ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) annonçait un soutien d'un million de dollars au développement de l'agriculture biologique.Un premier pas dont on se réjouit.Pourtant, quelques mois plus tard, en lisant le journal, je n'ai pu m'empêcher de comparer ce million solitaire aux 15 millions octroyés par Investissement Québec à la multinationale américaine Kraft, pour la rénovation de son usine de bonbons Life Savers à Montréal.Kraft est en fait une division de la compagnie Philip Morris.Cette dernière contrôle plusieurs centaines de produits alimentaires que l'on retrouve sur les rayons de nos épiceries : tous les produits Kraft et Nabisco, une vingtaine de marques de cafés, les céréales Post, les viandes Oscar Mayer, les chocolats Suchard, Toblerone, Côte d'Or, etc.Le chiffre d'affaires de cette compagnie, l'année dernière, était presque aussi élevé que le PIB total du Québec ! Je me demande maintenant avec qui nous bâtissons notre « projet de société » : avec les agriculteurs et agricultrices écologiques de notre pays ou avec des entreprises multinationales ?Sans compter que d'un point de vue nutritionnel, les Life Savers ne sont pas exactement recommandés par le guide alimentaire Enfin, si je choisis de « manger bio » tous les jours, ce n'est pas seulement pour ma santé et celle de l'environnement.C'est aussi un choix politique.Dans le contexte actuel, où l'on n'en finit pas de s'entendre dire que « l'argent mène le monde », il est grand temps de réaliser qu'acheter c'est aussi voter.Cela dit, avant d'être des consommateurs et des consommatrices, nous sommes tous des citoyens et des citoyennes.Au delà du geste individuel, nous avons une responsabilité collective à assumer."]
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