La presse, 10 juillet 2002, B. Actuel
[" 3LP0101B0710 b1 mer 3LP0101B0710 ZALLCALL 67 19:37:07 07/09/02 B 3034252A 3LP0201B0710 b2 actuel mer 10 juillet 3LP0201B0710 ZALLCALL 67 19:39:53 07/09/02 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 J U I L L E T 2 0 0 2 MP3 Suite de la page B1 Pourtant, la popularité de logiciels « décentralisés », comme Limewire ou Bear Share, qui permettent le transfert de fichiers d'ordinateur à ordinateur, a de quoi laisser songeur.Parce qu'ils n'utilisent pas de serveurs centraux, ces logiciels sont plus difficiles à attaquer en justice.Greg Bildson, responsable des communications chez Limewire, indique d'ailleurs qu'il n'a reçu à ce jour aucune mise en demeure.« Les questions juridiques sont très complexes, et nous ne savons pas si des poursuites sont prévues contre nous, mais pour l'instant, personne ne nous a contactés.De toute façon, nous croyons que ce que nous faisons et parfaitement légal.» Pour illustrer son propos, Creg Bildson fait l'analogie entre sa compagnie et le fureteur Netscape.« Les gens peuvent utiliser Netscape pour faire des activités illégales sur le Web, mais personne ne penserait à poursuivre Netscape pour autant ! Nous bâtissons un logiciel très pratique, et certaines personnes l'utilisent frauduleusement.Nous n'y pouvons rien.» Un point de vue que ne partage pas Olivier Trudeau, qui soutient que ce n'est qu'une question de temps avant que les logiciels de partage de fichiers cessent d'être opérationnels.« Les gens disent que les logiciels de partage de fichiers sont comme des hydres à mille têtes : vous en coupez une, et trois autres poussent instantanément.Mais je crois qu'avec les poursuites que l'on voit présentement, les gens vont y penser à deux fois avant de mettre un nouveau logiciel sur le marché.» Mais nombreux sont ceux qui croient qu'il est illusoire de penser mettre un terme à l'échange de fichiers sur le Web.La boîte de Pandore est ouverte, disent-ils, et il faut faire avec.Robin Gross, avocate spécialisée en propriété intellectuelle à l'Electronic Frontier Foundation (EFF), est de cet avis.« Les utilisateurs se sont habitués à échanger des fichiers entre eux, et ils trouveront toujours un moyen pour le faire, dit-elle.En matière de technologie, nous n'avons vu que la pointe de l'iceberg.On ne peut pas revenir en arrière.Par exemple, aujourd'hui, les compagnies d'accès haute vitesse à Internet ont tout intérêt à ce que les gens continuent de télécharger des MP3 d'une manière où d'une autre.Les utilisateurs sont effectivement de plus en plus friands du téléchargement de MP3, un fait que les compagnies de branchement à Internet ont pris en compte.Chez Vidéotron, on affirme que 27 % des usagers du modem-câble téléchargent des MP3, soit deux fois plus que ceux qui sont abonnés à une connexion par modem téléphonique.Comme beaucoup de fournisseurs nord-américains, Vidéotron vient d'ailleurs de lancer un service pour les utilisateurs « gourmand », ceux qui utilisent beaucoup la bande passante.« Dans les forums de discussion, beaucoup de nos clients nous disaient qu'ils aimeraient avoir plus de bande passante pour envoyer de gros fichiers par courriel, ou pour télécharger des MP3, explique Jean-Paul Galarneau, responsable des communications chez Vidéotron.Notre nouvelle formule a été pensée en fonction de leurs besoins.» Un des objectifs des nombreuses poursuites intentées par la RIAA est d'orienter les utilisateurs vers les services payants développés par l'industrie musicale, comme Press- Play ou Music Net.Une stratégie qui ne convainc pas Robert Menta, rédacteur sur le site de nouvelles Mp3newswire.net « Les alternatives proposées par l'industrie ont un gros défaut : elles ne proposent qu'un infime pourcentage des fichiers que l'on retrouve sur les clones de Napster, écrit-il.Les actions de la RIAA poussent plutôt les utilisateurs vers les services décentralisés qu'il lui sera difficile d'attaquer ou de contrôler.» Le manque de choix et la restriction des échanges de musique sont les points faibles des initiatives de l'industrie, croit aussi Robin Gross.Selon elle, le véritable problème est de rendre l'échange de fichiers profitable pour les artistes et les compagnies.« Beaucoup de gens se creusent la tête pour trouver des modèles profitables, mais jusqu'à présent, aucune façon de faire ne s'est imposée comme étant la solution miracle ».Selon elle, il faudrait essayer de prendre exemple sur la télévision, une industrie profitable qui brasse des millions sans que l'usager n'ait à payer pour chaque émission qu'il regarde.« La balle est dans le camp des maisons de disques.Si elles n'arrivent pas avec un produit aussi facile à utiliser que les logiciels d'échange actuels, elles vont tout simplement perdre la bataille des MP3.» MERCREDI, 10 JUILLET, 18 À 20 H 210324 Permis MEQ 749839 www.iad-mtl.com Rencontrez un conseiller dès aujourd'hui ! 1 866 280-2983 cybercommerce infographie design de mode design d'intérieur design multimédia design publicitaire commercialisation de la mode gestion de réseaux informatiques Une nouvelle carrière vous attend en seulement 12 MOIS (A.E.C.) Prochaine session 9 septembre ÉVÉNEMENT PORTES OUVERTES 1253, Mc Gill College, Montréal 3064613A Centre commercial Rockland (514) 344-9295 Centre Fairview Pointe-Claire (514) 697-3310 ACHAT Encore d'autres réductions NOTREFAMEUX SOLDE SEMI-ANNUEL 40à60DE RABAIS SUR LES PRIX ORIGINAUX DE MARCHANDISES SÉLECTIONNÉES.LES QUANTITÉS SONT LIMITÉES.3065574A 3LP0301B0710 3LP0301B0710 ZALLCALL 67 20:04:47 07/09/02 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 J U I L L E T 2 0 0 2 B 3 INTERNET Les Canadiens piratent plus que les Américains NICOLAS BÉRUBÉ AU CANADA, le piratage de logiciels est un phénomène de plus en plus populaire qui cause des torts immenses à l'industrie informatique.Un rapport dévoilé récemment par l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels (ACCV) révèle que 38 % des logiciels d'affaires vendus au pays en 2001 ont été piratés, privant l'industrie de 289 millions de dollars de ventes.Donnée étonnante : le piratage de logiciels d'affaires est plus fréquent ici qu'aux États- Unis, où 25 % des logiciels vendus sont piratés.« Aux États-Unis, les amendes pour le piratage de logiciels peuvent atteindre 150 000 dollars US, alors que la pénalité maximale au Canada est de 20 000 $, explique Pierre Chadi, directeur général de Microsoft pour le Québec, et porte-parole de la section québécoise de l'ACCV.C'est la preuve que les amendes élevées ont un effet dissuasif.» Philippe, un graphiste indépendant de Montréal, a trouvé tous ses logiciels de travail sur le Hotline, un logiciel de réseau très populaire.Dans certains cas, il a ainsi pu mettre la main sur un logiciel avant même que celui-ci ne sorte en magasin.Sans avoir de remords, car selon lui, ce sont les compagnies elles-mêmes qui ont été les artisans de leur propre malheur.« Les logiciels dont j'ai besoin pour travailler coûtent entre 500 $ et 1000 $ chacun, c'est beaucoup trop cher pour moi.En plus, les compagnies n'arrêtent pas de sortir de nouvelles versions de leurs logiciels, et il faut toujours payer pour ne pas être dépassé.C'est impossible de suivre le rythme sans se ruiner.» Pierre Chadi croit que les nouveaux dispositifs de sécurité, qui demandent par exemple à l'utilisateur d'enregistrer la copie de son logiciel directement sur le site du manufacturier, contribueront à ralentir le phénomène du piratage.« Nous sommes réalistes.Chaque fois qu'un nouveau « cadenas » technologique est mis en place, il y a des gens qui trouvent une nouvelle façon de le déjouer.Mais nos données nous montrent que la grande majorité des entreprises canadiennes sont prêtes à coopérer avec nous.C'est une bonne nouvelle.» Un village iranien à l'heure d'Internet Associated Press SHAHKOOH \u2014 Le Net tisse sa toile en Iran.Si les principales villes du pays, et notamment la capitale Téhéran, sont connectées au Web depuis plusieurs années, la vague cybernétique a désormais happé le pays tout entier, au point que même les villages de montagne les plus isolés sont désormais en ligne.Shahkooh, localité perchée à 2000 mètres d'altitude, est située à 380 kilomètres au nord-est de Téhéran.Dans ce village de 6000 âmes, on trouve plus d'ânes que de voitures, une seule salle commune, pas d'école élementaire et.un cybercafé doté d'une dizaine d'ordinateurs avec modems et accès à Internet, précieux pont entre ce hameau et le reste de la planète.Bien plus facile à atteindre par courriel que par la route, Shahkooh (littéralement « montagne du roi ») s'est transformé en village « global » à l'arrivée d'Internet voilà trois ans.C'est un enfant du pays, Ali Akbar Jalili, qui a transmis le virus du Web aux villageois lors d'une visite en 1999.L'idée de cet ingénieur en électronique, diplômé aux États-Unis, a pris corps avec l'arrivée d'un premier ordinateur acheté par les villageois.L'achat du second s'est fait avec l'aide du gouvernement, et les suivants furent financés par des mécènes iraniens de Londres.Depuis, le village perdu dans la montagne possède son propre cybercafé, installé dans la mosquée.Les villageois les plus calés y enseignent gratuitement les rudiments de l'informatique et du maniement d'Internet à tous les intéressés, des jeunes filles en tchador aux paysans et bergers.Le village a même créé son propre site Web en farsi (persan), Shahkooh.com, qui fait la promotion de l'artisanat local, notamment les tapis.Un cas unique L'existence même du cybercafé fait de Shahkooh un cas unique parmi les villages iraniens, car aujourd'hui, même dans les grandes villes, seule une minorité d'habitants navigue sur la Toile.Sur 70 millions d'Iraniens, seuls deux millions \u2014 environ 3 % \u2014 ont accès à Internet.Mais 23 ans après la Révolution islamique de 1979, la nouvelle génération iranienne semble désormais mûre pour une révolution technologique et cybernétique, et ce bien que le clergé conservateur s'emploie à isoler la nation des influences occidentales.Or, en 2002, la moitié de la population iranienne a moins de 25 ans et meurt d'envie de surfer sur Internet.Depuis l'arrivée au pouvoir du président réformiste Mohammad Khatami en 1997, les cybercafés pullulent dans les villes iraniennes, et pour l'heure pas l'ombre d'une censure : les fournisseurs proposent aux cybernautes un accès total, y compris aux sites pornographiques ou hostiles au gouvernement.Cette liberté de circulation cybernétique est en partie due au fait que le clergé, basé à Qom, bastion religieux du pays, a peu accès au Web.Mais, depuis un an, Internet commence à s'attirer les foudres des conservateurs religieux.Le Conseil suprême de la révolution culturelle a ainsi ordonné le contrôle étatique des fournisseurs d'accès.L'ordre n'a jamais été mis en application mais, selon le député Kazem Jalali, le Parlement prépare une loi destinée à exiger des fournisseurs qu'ils interdisent l'accès à certains sites, notamment pour adultes.Sans compter que la faction dure du régime est de plus en plus concernée par le libre accès à l'information, qui attiserait un sentiment pro-réforme.Mais, à Shahkooh, Internet ne fait pas l'objet de controverses.La Toile est plutôt vue comme un outil pour s'instruire, s'informer, trouver un emploi et garantir son avenir, dans un pays étranglé par le chômage qui atteint, selon certains experts, plus de 30 %.Depuis la création du site Internet, une vingtaine de villageois sont devenus des entrepreneurs en informatique, et plus de 400 habitants de la région apprennent les rudiments informatiques et accessoirement l'anglais.Si certaines traditions restent intactes, comme l'enseignement en classes séparées \u2014 pour hommes et femmes \u2014 l'Internet a éveillé leur curiosité et suscité leur passion.À tel point qu'Ali Akbar Malek, paysan illettré de 60 ans, apprend désormais à lire.pour pouvoir surfer sur la Toile « avant de mourir ».Photo AP Si certaines traditions restent intactes, l'Internet a éveillé la curiosité et suscité la passion des Iranien(ne)s.Depuis l'arrivée au pouvoir du président réformiste Mohammad Khatami en 1997, les cybercafés pullulent dans les villes du pays.À GAGNER Un week-end pour deux dans le parc d'attractions SIX FLAGS de votre choix, en Amérique du Nord! (Valeur approximative maximale : 3 400 $) Un concours qui va faire des étincelles! Pour participer, déposez votre bulletin de participation à La Ronde ou postez-le dûment rempli à l'adresse suivante : Concours Air Canada « Feu vert pour l'Amérique », C.P.11671, succursale Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C 6E6 Faites vite avant que ça ne s'éteigne\u2026 Date limite de participation : 26 juillet 2002 Réservez votre siège et soyez sous les feux de La Ronde.Billet disponible à partir de 29,12 $ Samedi 6 juillet Autriche Samedi 13 juillet Canada Mercredi 17 juillet États-Unis Dimanche 21 juillet Italie Mercredi 24 juillet France Dimanche 28 juillet Feu de clôture Nom : Prénom : Âge : Adresse : Ville : Province : Tél.: Code postal : Concours Air Canada Feu vert pour l'Amérique! Aucun achat requis.18 ans et plus.Règlement disponible sur le site laronde.com ou à l'adresse suivante : Concours Air Canada « Feu vert pour L'Amérique », 1250, boul.René-Lévesque, 15e étage, Montréal (Québec) H3B 5G5 Tirage le 28 juillet 2002.La destination choisie doit être desservie par Air Canada.Tarif sujet à changement sans préavis.3064586A Dites-nous ce que vous Anjou Brossard Chicoutimi Laval Montréal Québec Sherbrooke St-Georges de Beauce Ste-Foy Trois-Rivières OUVERT 7 JOURS, 7 SOIRS, SAUF À MONTRÉAL.QUAND NOUS ÉTIONS ORPHELINS KAZUO ISHIGURO «.n détective anglais des années 30, hanté par la disparition de ses parents, retourne sur les lieux de son enfance résoudre le mystère de son passé.Explorant les lieux de la mémoire, des origines et des nondits, Kazuo Ishiguro, auteur de Les vestiges du jour, crée un univers singulier, d'une grande originalité! » Nadine Lauzon, Acheteuse-livres, Groupe Archambault livre Faites plaisir en offrant un certificat-cadeau Archambault! 3045039A 3LP0401B0710 3LP0401B0710 ZALLCALL 67 19:48:02 07/09/02 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 J U I L L E T 2 0 0 2 VACANCES / VOYAGE Calgary, de 1875au G8 Québécair renaît de ses cendres RAYMOND GERVAIS C'EST ICI il y a 127 ans, au confluent des rivières Bow et Elbow, qu'un détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest a fondé Fort Calgary en 1875.Cet avantposte allait se développer et devenir la ville de Calgary.Située à l'ombre des Rocheuses, Calgary est surtout connue à cause de son Stampede et désormais, du Sommet du G8 qui s'est tenu à Kananaskis, un village situé à quelque 45 minutes de Calgary.Mais cette ville moderne qui s'est développée rapidement est riche en histoire relativement récente.Le fort établi en 1875 par la « police montée », a été utilisé durant 39 ans par la police fédérale.En 1914, le terrain du vieux fort a été vendu et tous les édifices ont été démolis.Ce n'est qu'en 1975, lors du 100e anniversaire de Calgary, que les autorités ont décidé de reprendre possession du terrain et d'en faire un lieu historique national et provincial.Un jeu de rôles Le site est géré par la Société de préservation de Fort Calgary, un organisme sans but lucratif dédié à l'histoire de la fondation de la ville.Le parc historique offre aux visiteurs la possibilité de renouer avec le passé de 1875 jusqu'au début des années 1940, en se substituant à un gendarme de 1875, à un travailleur du chemin de fer Grand Trunk Pacific de 1883, à un propriétaire d'auberge de 1910 ou à un annonceur de radio de 1930.Le site d'interprétation permet aussi au visiteur de circuler dans une rue de Calgary datant du début du siècle dernier.C'est ainsi qu'on apprend comment les femmes de l'époque fabriquaient des tapis à l'aide de vieilles robes de laine.Poursuivant la visite dans le temps, on entre dans la pension de Jean Mc William, une pionnière du mouvement féministe du début des années 1900 ; puis c'est la vieille pharmacie et la cordonnerie.La rue principale de Calgary ne serait pas complète sans une réplique de l'édifice du quotidien Calgary Herald, de sa salle de typographie, de la station de radio locale et du théâtre Palace.Fort Calgary raconte aussi l'histoire de la ville et de son développement par l'entremise de comédiens vêtus en costumes d'époque.Il est intéressant de jouer le jeu et de se retrouver au premier temps de la colonie de Fort Calgary.La troupe « F » N'eût été l'inspecteur Éphrem Brisebois et de la cinquantaine d'hommes qui formaient la troupe « F » de la Police à cheval du Nord-Ouest, Calgary n'aurait probablement jamais été fondée.La troupe avait été envoyée par Ottawa afin de maintenir l'ordre et de mettre un terme au commerce de l'alcool en provenance des États-Unis qui ravageait les communautés autochtones.Même si l'inspecteur Brisebois aurait bien aimé que le fort porte son nom, ses supérieurs en ont décidé autrement et c'est le colonel Macleod, au retour d'un voyage en Écosse, qui a choisi le nom de Calgary, qui signifie en gaélique « eau claire courante ».Une traduction plus moderne et plus fidèle du mot Calgary signifierait : « ferme sur la baie ».Calgary est devenu un village en 1884 alors que sa population était de 428 résidants.Dix ans plus tard, le village est devenu la première ville des Territoires du Nord-Ouest de l'époque avec 4000 résidants.De mauvaises langues disent que l'on avait compté les animaux parmi la population afin d'obtenir le statut de ville.La population actuelle est de 877 000 habitants et elle augmente de 14 000 personnes par année.Reconnue comme la ville canadienne des cow-boys, Calgary a tenu son premier Stampede en 1912, mais dès 1880, on y tenait déjà des foires agricoles.Le parc historique de Fort Calgary est situé à quelques pas du centre-ville, 750, 9e Avenue Sudest.L'admission est de 6,50 $ par adulte et de 3,50 $ par enfant.La documentation concernant la visite est offerte en français.Fort Calgary : 403-290-1875, courriel : info@fortcalgary.com ANDRÉ DÉSIRONT collaboration spéciale DEPUIS LA DISPARITION d'Inter Canadien, les régions du Québec se plaignent d'être à la merci de la filiale d'Air Canada, Jazz.Elles invoquent Ouranos, le dieu du ciel, pour qu'il leur envoie un nouveau transporteur, histoire de mettre une pincée de concurrence dans une soupe où ne mijote qu'un seul légume.Elles risquent d'être exaucées six fois plutôt qu'une, car six nouvelles compagnies se préparent à prendre leur envol.L'une d'entre elles dispose d'une longueur d'avance.Elle porte un nom chargé de réminiscences : Québécair Express.Son promoteur, Guy Marcoux, travaille dans l'industrie du transport aérien depuis 20 ans.Il a piloté des ATR 42 pour Inter Canadien et il était président de Régionair, une petite compagnie qui a déclaré faillite en juin 2001.Le mois dernier, il annonçait son intention de desservir deux routes \u2014 la Côte Nord jusqu'à Blanc-Sablon et l'axe Gaspésie / Îles-de-la-Madeleine \u2014 au départ de Montréal et Québec.Les premiers vols seraient assurés dès l'automne avec deux Saab 340, des turbopropulsés d'une capacité de 33 passagers.Lui et ses associés (il refuse de dévoiler leurs noms en ce moment) comptent investir 9,5 millions pour lancer l'entreprise qui emploiera 80 personnes au début.Ils prévoient que l'effectif grimpera à 250 employés, d'ici cinq ans, pour une flotte de cinq appareils.Cinq autres groupes se préparent également à décoller.Quatre d'entre eux attendent la réponse d'Investissement Québec à qui ils ont demandé des garanties de prêts de l'ordre de trois à six millions.Il s'agit de Bravo, un groupe dirigé par Gilles Filiatrault, ancien cadre d'Air Canada et ancien président d'Air Alliance, de Sprint Air, un projet piloté par Bernard Juteau, excadre de Royal et de Transat, d'Air Régional, dont le promoteur, Nicolas Charette, est un ancien pilote de Canada 3000, et de Pascan Aviation, une petite compagnie qui exploite déjà des monomoteurs de neuf places.Le cinquième, connu sous le nom de Groupe Charlot, est le fruit d'un partenariat formé par plusieurs régions du Québec.Quand on lui demande si cette profusion de concurrence ne l'inquiète pas, le président de Québécair Express rétorque que le premier à décoller a toutes les chances de réussir.« Si le créneau était déjà occupé, nous ne nous lancerions pas dans l'arène », dit Guy Marcoux.« Il y a place pour un concurrent à Jazz, pas pour trois ou quatre.C'est parce que nous étions trop nombreux que Régionair, Inter Canadien, Air Alma et Air Montréal ont dû fermer leurs portes.Mais Québécair Express a plusieurs longueurs d'avance sur les autres.Guy Marcoux attribue une partie des déboires de Régionair à un type d'appareils \u2014 des Beach 1900 de 19 places \u2014 inapproprié.« Nous n'avions pas de toilettes ni d'agent de bord pour assurer un service.Or, nos sondages auprès des agents de voyages de l'Est du Québec ont révélé que la clientèle voulait un certain niveau de service et un appareil confortable », dit-il.Naturellement, les tarifs qui sont excessivement élevés sur les routes régionales (un billet pour les Îlesde- la-Madeleine coûte plus cher qu'un billet pour Paris) devraient baisser dès qu'un ou deux nouveaux joueurs ferpmt concurrence à Jazz.Mais chose certaine, le transport régional est une entreprise à haut risque.Le 16 juin, Baie Chaleur Air, un petit transporteur qui reliait Montréal à la Gaspésie et au Nouveau- Brunswick, cessait ses activités après seulement deux mois d'existence.Photo RAYMOND GERVAIS, La Presse © Deux membres de la garnison de Fort Calgary en tenue d'époque.Procurez-vous votre trousse de vacances gratuite en contactant l'Association touristique de l'Outaouais au 1 800 265-7822 ou visitez notre site Internet à www.tourisme-outaouais.org Une excursion panoramique d'une demi-journée à bord d'un authentique train à vapeur Choisissez votre escapade ! \u0001 \u2018Gastronomie sur Rail', savourez un délicieux repas ! \u0001 Classe \u2018Club Riviera', voiture de luxe et service d'exception \u0001 Le populaire\u2018forfait famille' 1 800 871-7246 165 rue Deveault, Hull ( Québec ) J8Z-1S7 www.trainavapeur.ca H u l l - C h e l s e a - Wa k e f i e l d 3053070A Petit-déjeuner copieux À LA DEMANDE de sa clientèle, qui désirait quelque chose de plus substantiel et savoureux, Air Canada a décidé de lancer une nouvelle boîte petit-déjeuner en service Hospitalité pour tous ses vols matinaux en Amérique du Nord lorsqu'ils sont d'une durée de deux à trois heures et quart.Exit les plateaux-repas tristounets, voici plutôt des portions plus généreuses de jus d'orange, de yogourt et de préparations aux fruits, le tout accompagné d'un sandwich chaud aux oeufs.Les aliments sélectionnés sont faibles en gras et en calories, et répondent également aux besoins des végétariens.Enfin, les boîtes sont distribuées beaucoup plus rapidement, ce qui n'est pas pour déplaire à ceux qui ont vite l'estomac dans les talons.Centre de villégiature La Réserve Un hôtel 4 étoiles en pleine nature 1400 acres de terrain, 3 lacs, une plage, des sentiers en montagne Canot, kayak, pédalo, piscine intérieure, saunas, bain tourbillon Chambres spacieuses avec balcon et vue sur le lac ou la montagne Salle à manger avec des menus variés à la carte ou table d'hôte Site amérindien Ski La Réserve Une nouveauté cet été École sport-nautique Stéphane Rochon Activités animées selon les saisons Réservations : 1 866 424-1333 www.hotel-montcalm.com 251 chemin Fusey, C.P.299, Saint-Donat de Montcalm, (Québec) J0T 2C0 Forfait pour la famille À partir de 89,00$ par personne / par jour 1 souper, 1 petit déjeuner, l'hébergement et le pourboire Enfants de 0 à 5 ans : 10,00$ et de 6 à 12 ans : 20,00$ Les taxes sont en sus 45$ Par personne en occupation double Tarifs de groupes disponibles.Les taxes sont en sus.À partir de H Ô T E L Cap-aux-Pierres 1-888-554-6003 Réservations et renseignements Cap-aux-Pierres aux Caraïbes?Non\u2026 à l'Isle-aux-Coudres 3LP0501B0710 3LP0501B0710 ZALLCALL 67 20:02:26 07/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 0 JUILLET 2002 B5 VACANCES / VOYAGE Combat naval pour les compagnies de croisières LE POULS DU MARCHÉ collaboration spéciale Les deux plus grandes compagnies de croisières du monde, Carnival et Royal Caribbean, se livrent une guerre sans merci devant l'équivalent américain de notre Bureau de la concurrence, la Federal Trade Commission (FTC).L'enjeu, c'est le contrôle de la firme britannique P&O Princess Cruise, troisième entreprise de paquebots de croisières en importance sur la planète.En novembre dernier, Royal Caribbean, qui exploite 23 navires, en comptant ceux de sa filiale Celebrity Cruise, annonçait son intention de fusionner avec P&O Princess, un holding britannique qui possède quatre compagnies, dont le géant Princess Cruise, bien connu depuis qu'un de ses bateaux a servi de décor à une populaire série télévisée américaine (La Croisière s'amuse).Les dirigeants des deux groupes ont signé une lettre d'entente et la fusion devait être ratifiée (ou rejetée) par les actionnaires, l'automne prochain.Avec une flotte de 42 paquebots, plus 12 en construction, et un inventaire de 78 000 lits (plus 28 000 en chantier), la nouvelle entité aurait largement supplanté Carnival comme plus grande compagnie de croisières du monde.Mais quelques jours après l'annonce de la fusion, cette dernière lançait une offre publique d'achat (OPA) qualifiée « d'hostile », puisque les dirigeants de P&O Princess y sont opposés.L'offre est valable jusqu'en février 2003.Les arguments Depuis, les deux adversaires se livrent une bataille d'arguties devant la FTC.À la fin de juin, une firme de lobbyistes mandatée par Royal Caribbean adressait une lettre à tous les agents de voyages américains.Elle expliquait qu'en prenant le contrôle de P&O Princess, Carnival contrôlerait plus de 50 % du marché aux États-Unis et serait en mesure de dicter sa politiques de prix.Une autre conséquence désastreuse serait de rest consommateurs.La firme demandait aux agents de voyages d'adresser une lettre à la FTC pour condamner la tentative de prise de contrôle par Carnival.Les professionnels du voyage sont d'autant plus sensibles à ce genre d'arguments que, depuis 15 ans, le nombre de grandes compagnies aériennes s'est considérablement réduit, aux États-Unis.Aujourd'hui, le marché américain est contrôlé par six mégatransporteurs qui s'entendent en secret pour supprimer la commission de base et dicter leurs conditions aux agences.La lettre envoyée par la firme de lobbyistes de Royal Caribbean leur fait réaliser que le rachat de Princess Cruise par Carnival risque de reproduire pour le domaine des croisières, qui reste pour eux fort lucratif, ce qui s'est passé dans le transport aérien.Une vague de concentrations Car ce domaine, aussi, est aux prises avec une vague de concentrations.Au cours des dernières années, Carnival Corp, la compagnie mère de Carnival Cruise Line, a racheté Holland America Line (10 navires), Costa Cruise (huit navires), Cunard (deux navires) et Seabourn Cruise Line (quatre navires).Cette voracité n'a pas affecté sa situation financière, puisque l'an dernier, le holding déclarait un bénéfice net de 926 millions de dollars US, pour un chiffre d'affaires de 4,5 milliards.Le secteur est en pleine croissance.En 2001, sept millions de Nord-Américains ont choisi de passer leurs vacances sur un navire.La CLIA, qui est l'association internationale des compagnies de croisières, enregistre un taux annuel moyen d'augmentation de la demande de 8,4 %, depuis 1980.Les chantiers de construction ne dérougissent pas.Quarante-deux nouveaux navires seront mis à l'eau d'ici 2006, alors que la flotte totale des paquebots commercialisés sur le marché nord-américain s'élève déjà à 167 unités.Même si la flotte s'agrandit chaque année, les taux d'occupation restent beaucoup plus élevés que dans l'hôtellerie et dans l'aviation : 90,2 %, en 2001.En prenant le contrôle de P&O Princess Cruise, Carnival parviendra- t-il à accaparer plus de 50 % de la capacité, comme Royal Caribbean le prétend ?Dans une réponse adressée aux agents de voyages, au début de juillet, Carnival s'en défendait vivement.La question est assez difficile à trancher, car on parle ici du marché américain, le seul qui intéresse la FTC et, même si environ 90 % des cabines de Carnival sont vendues aux États-Unis, une bonne partie de celles de P&O Princess Cruise, qui exploite notamment une compagnie allemande (Aida Cruise) et deux compagnies britanniques (Swan Hellenic et P&O Cruise), sont revendues en Europe et sur d'autres continents.Chose certaine, quel que soit celui des deux protagonistes qui l'emporte, il deviendra le plus gros joueur mondial dans le secteur des croisières et de loin.Carnival contrôlerait une capacité de 89 000 lits.S'il gagne, son concurrent en aurait 11 000 de moins, mais dans les deux cas, le poids sur le marché de la nouvelle entité serait écrasant.Un très gros acteur, qui propose une gamme de produits très diversifiée (des croisières pour petits, moyens, gros et très gros budgets) est en mesure de dicter ses conditions aux agents de voyages qui le revendent.« Si tu me donnes tel pourcentage de ton volume d'affaires, j'augmente tes commissions ; si tu ne le fais pas, je les diminue.» Transporteurs, grossistes, compagnies de croisières, tous les fournisseurs de l'industrie du voyage ont recours à ce type de chantage.Le choix proposé aux consommateurs devient de moins en moins guidé par des considérations de qualité et d'intérêt du client.Le Carnaval Spirit, qui mesure 960 pieds de longueur, peut accueillir 2124 passagers pour des croisières en Alaska l'été et dans les Caraïbes l'hiver.AUBAINES À SAISIR FANTAISIE MAE HONG SON ET PHUKET 20 jours (circuit complet + séjour à la plage) 6 au 25 mars 2003/avec Cathy Pacific 3 219$ + taxes 89 $ en occ.double LAS VEGAS - 18 AU 22 OCTOBRE Imperial Palace et casino 855 $ taxes incluses en occ.double L 'ITALIE CIRCUIT - 22 JOURS Séduction Italienne / accompagné Départ 25 septembre au 14 octobre / 39 repas 3 650 $ + taxes 99 $ en occ.double Prés.R.S.V.P.LE VOYAGE DE VOS RÊVES ESPAGNE - COSTA DEL SOL Départ 1 octobre / Bajondillo /studio 3 semaines, pour le prix de 2 1 665$ + taxes 149 $ en occ.double BALI ET HONG KONG / avec Cathy Pacific 3 nov., 9 nuits à Bali, repas et boissons inclus + 2 nuits à Hong Kong et visite de la ville incluse 2 419$ + taxes 109 $ en occ.double CANNES - RÉSIDENCE CANNES BEACH / STUDIO 2 au 31 mars 2003 / 28 nuits 1 709$ taxes incl., occ.double.Vols - Transfert - Studio RÉSERVEZ MAINTENANT ÉTONNAMMENT, les vols ne sont pas pleins pour la première semaine des congés de la construction.Le beau temps que nous connaissons depuis deux semaines inciterait-il les gens à rester au Québec ?Toujours est-il que les grossistes continuent à proposer des réductions pendant ce mois censé être le plus occupé de l'année.En voici quelques exemples.> Guardalavaca (Cuba), départ du 12 juillet pour une semaine au Brisas Guardalavaca : 947 $ avec Nolitour Vacances (prix régulier : 1319 $).> Varadero (Cuba), départ du 12 juillet pour une semaine au Barcelo Solymar : 1197 $ avec Nolitour Vacances (prix régulier : 1439 $).> La Romana (République dominicaine), départ du 13 juillet pour une semaine au Club Viva Dominicus : 1197 $ avec Nolitour Vacances (prix régulier : 1479 $).> Cayo Coco (Cuba), départ de Dorval le 14 juillet, via Toronto, pour une semaine au Tryp Cayo Coco : 919 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1229 $).> Punta Canada (République dominicaine), départ de Dorval le 14 juillet, via Toronto, pour une semaine au Bavaro Casino & Golf Resort : 1099 $ avec Vacances Air Canada (prix régulier : 1419 $).> Puerto Plata (République dominicaine), départ du 27 juillet pour une semaine au Iberostar Costa Dorada : 1398 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1489 $).> La Romana (République dominicaine), départ du 27 juillet pour une semaine au Iberostar Hacienda Dominicus : 1438 $ avec Vacances Signature (prix régulier : 1569 $).Le Club Med propose des réductions dans cinq villages, pendant les deux mois de vacances scolaires.Ce qui est susceptible d'intéresser les familles, d'autant plus que les enfants sont hébergés et nourris gratuitement pendant certaines semaines, dans certains de ces villages et que les adolescents (de 12 à 17 ans) paient le tarif « enfants » (de 2 à 11 ans), dans certains cas.Voici deux de ces « spéciaux » : > Paradise Island (Bahamas), tous les séjours d'une semaine jusqu'au 10 août : 1490 $, avion inclus de Montréal (prix régulier : 1950 $).> Varadero (Cuba), tous les séjours entre le 13 juillet et le 24 août : 1439 $, avion inclus de Montréal (prix régulier : 1590 $).Apportez votre bicyclette pour seulement 5 $ par aller-simple Forfaits disponibles avec contactez votre agent de voyage (514) 288-4499 1-877-648-4499 www.dauphins.ca Montréal-Québec 79 $ aller simple à partir de 3064752A 109$ TORONTO MONCTON 99$ TARIFS ALLER SIMPLE DEPUIS MONTRÉAL À PARTIR DE Aucune réservation à l'avance ni séjour minimum requis.Tarifs applicables aux nouvelles réservations seulement et sous réserve des places disponibles.On peut effectuer un changement jusqu'à 2 heures avant l'heure de départ moyennant des frais.Les tarifs n'incluent pas les taxes, le supplément Nav Canada, les assurances, les frais de sécurité, le supplément de carburant ni les frais d'aéroport, le cas échéant.Le rabais offert sur le site Web est en vigueur jusqu'au 30 juillet 2002.1 VOL PAR JOUR 109$ HALIFAX 2 VOLS PAR JOUR 1 VOL PAR JOUR Voyagez sans soucis\u2026 et à prix d'ami ! Le service attentionné, c'est non seulement notre politique, mais aussi notre marque de commerce.Et on vous l'offre à prix abordable.PLUS, un rabais de par vol réservé en ligne 5$ Chaque semaine : tarifs spéciaux en ligne www.canjet.com1 800 809-7777 ou appelez votre agent de voyages.3062255A 3LP0601B0710 b6 mercredi 3LP0601B0710 ZALLCALL 67 21:06:52 07/09/02 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 J U I L L E T 2 0 0 2 MODE Un moment magique pour Chanel et Christian Lacroix DOMINIQUE AGEORGES Agence France-Presse PARIS \u2014 La haute couture, régulièrement donnée mourante en raison de la baisse régulière du nombre de maisons, a donné hier, au deuxième jour de présentation des collections à Paris, une formidable leçon de vitalité grâce à Karl Lagerfeld pour Chanel et Christian Lacroix qui l'ont parée de ses plus beaux atours.Il s'est passé quelque chose de magique chez Chanel qui recevait en petit comité dans ses salons Haute Couture fraîchement rénovés.L'escalier imposant emprunté par les mannequins laissait croire à une apparition imminente de Gabrielle Chanel.Les lustres illuminaient une collection Chanellissime à souhait, reliant le passé au présent.La Haute Couture n'est pas morte, disait à chaque modèle Karl Lagerfeld.La preuve ?Une série impressionnante de tailleurs maison avec jupe évasée sur des jupons de tulle rebrodés de pierres précieuses et de pampilles assortis aux bas résille, cassant l'allure stricte d'une veste à col montant près du torse.Les tweeds de laine épais jouent les contrastes sur des jupes rebrodées de camélias ou d'éclats multicolores.Pour les jeunes femmes plus sages, des petites robes à plis très rétro feront l'affaire.Le soir, les robes peuvent s'allonger et les volants ou guirlandes de broderies s'incrustent sur les jupes longues.Un long fourreau de crêpe noir à plastron blanc se prend pour un smoking qui jouerait à pile ou face.« Avec Christian Lacroix, au moins c'est de la haute couture ».Cette réflexion d'un étudiant en architecture passionné de mode résume le sentiment général.Une fois encore, le couturier brille dans son art avec une collection inspirée du folklore comme celui des corridas avec ce pantalon de torero à bretelles à peine visible sous une robe cascade de satin volanté ou une manche de satin épaulée rebrodée sur un long body.Christian Lacroix emporte l'adhésion par une brillante démonstration de manteaux soutane, en patchworks de fourrures multicolores ou en tweed artisanal rebrodé à damier, portés sous de vastes chapeaux andalous en fourrures multicolores.Le soir, les bouillonnés donnent envie de faire la fête comme cette robe longue en gaze sanguine sous un manteau-parka géant en satin rose « shocking ».L'Italien Maurizio Galante aime tellement les tissus qu'il en invente toujours d'autres, relevant des défis technologiques ou artisanaux selon la saison.Aux découpages en fines lanières, aux supports divers livrés aux picots, il ajoute cette fois-ci le fil de laine tricoté façon flocon de neige ou guipûre pour un ensemble gilet-jupe réversible.Le macramé noir et ivoire retient des plumes d'oie ou d'autruche qui peuvent également se nicher dans un manteau de coyote.Avec lui enfin, le trench si cher à Burberry devient transparent, paré de patchworks traditionnels unis par du fil de soie.Adeline André préfère un monde feutré sans esbrouffe, composé de silhouettes longilignes apurées.Avec la créatrice, le coulissé d'un ruban de tissu sur une robe est pointilleux.Un manteau est coupé à vif aux épaules, le col éclaté.Une jupe est rattachée à une blouse à martingale par un jeu de boutons.Les transparences se font discrètes sous un cardigan.La légèreté se niche dans une robepantalon en voile de laine qui révèle toute son ampleur en mouvement.Photo AFP Chanel a présenté une série impressionnante de tailleurs hier lors de la présentation de la collection automne-hiver.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS Rectificatif Veuillez prendre note des corrections suivantes à apporter au cahier publicitaire «Plongez au coeur de l'été» (6-1A), publié par la Baie en juillet 2002 : en page 6, la photo des vêtements Osh Kosh est erronée; et à l'annonce «Grand balayage» publiée par la Baie le 8 juillet 2002 : l'offre de soutiensgorge et slips jockey pour femme aurait dû se lire: «soutiens-gorge de fin de série 15,99 $».Notre clientèle voudra bien excuser ces erreurs et contretemps.APPEL D'OFFRES Numéro de dossier : SP-1120 Projet : Agents d'intervention en uniforme pour succursales Des soumissions pour fournir les services d'agents de sécurité en uniforme, sur demande seulement, pour une période de un (1) an pour diverses succursales de la région de Montréal et les environs, seront reçues au plus tard à 10 h 30 (heure locale), le 22 juillet 2002 par la Société des alcools du Québec (SAQ).Le document complet d'appel d'offres est disponible du lundi au jeudi (inclusivement) de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h ainsi que le vendredi de 8 h 30 à 12 h 30, aux adresses suivantes : Un versement non remboursable de vingt-cinq dollars (25 $) est requis pour obtenir un document d'appel d'offres ainsi que pour chaque exemplaire additionnel.Ce montant est payable en argent comptant ou par chèque certifié fait à l'ordre de la Société des alcools du Québec.Le document complet d'appel d'offres est également disponible gratuitement pour consultation sur place.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant obtenu le document d'appel d'offres directement de la SAQ et ayant une place d'affaires au Québec sont admises à soumissionner.La SAQ ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Siège social 905, avenue De Lorimier Montréal (Québec) - H2K 3V9 Centre de distribution 2021, rue Des Futailles de Montréal Montréal (Québec) - H1N 3M7 Centre de distribution 2900, rue Einstein de Québec Sainte-Foy (Québec) - G1X 4B3 3066078A APPEL D'OFFRES PROJET: FOYER ROUSSELOT Établissement MONTRÉAL Ville 101-C-21299 Numéro LE FOYER ROUSSELOT, propriétaire, ayant son siège au 5655, RUE SHERBROOKE EST, MONTRÉAL demande des soumissions pour le remplacement du système d'alarme-incendie au même endroit.Les documents contractuels pourront être obtenus sur appel téléphonique à partir du jeudi 11 juillet 2002 à l'endroit suivant Nom : TECSULT INC.Adresse : 1, PLACE LAVAL, BUREAU 200 Ville : LAVAL (QUÉBEC) H7N 1A1 Tél.: (450) 967-1260 #248 contre un chèque visé non remboursable de 50 $ émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de quinze mille dollars (15 000 $) valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de sept mille cinq cent dollars (7 500 $) fait à l'ordre du Propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada dont la valeur nominale est de sept mille cinq cent dollars (7 500 $).Les soumissions seront reçues à l'endroit suivant, dans une enveloppe préadressée : Nom : TECSULT INC À L'ATTENTION DE : M.PIERRE SOULIÈRE, DIRECTEUR DE PROJETS Adresse : 1, PLACE LAVAL, BUREAU 200 Ville : LAVAL (QUÉBEC) H7N 1A1 Tél.: (450) 967-1260 Date : Le jeudi 8 août 2002 Heure locale en vigueur : 14 h pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec, ou lorsqu'un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou territoire visé pour cet accord et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.Pendant la période d'appel d'offres, une visite des lieux sera organisée au Foyer Rousselot au 5655, rue Sherbrooke Est, le mercredi 31 juillet 2002 à 10 h.À cette visite, les représentants du Foyer Rousselot et l'ingénieur répondront aux questions des soumissionnaires.Tous les soumissionnaires et sous-traitants sont considérés comme ayant visité les lieux et aucune réclamation pour manque de connaissance des lieux ne peutêtre soumise ni acceptée.Pierre Soulière, T.P., directeur de projet Représentant du propriétaie désigné Note: Consulter les «Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (S5.r1.1)» Appel d'offres Service de l'environnement, voirie et réseaux ERRATUM Soumission: 9658 Mise aux normes des équipements d'analyse de laboratoire (qualité de l'eau potable) Dans la parution de son avis public du 8 juillet dernier, une erreur s'est glissée.En effet, le paragraphe intitulé: «Dépôt de garantie» aurait dû se lire ainsi: «10 000 $ Cautionnement ou chèque visé» (au lieu de 100 000 $) Nous vous prions de vouloir nous excuser des inconvénients que cette erreur aurait pu causer.Montréal, le 10 juillet 2002 La greffière, Me Jacqueline Leduc Lettre de garantie bancaire représentant 4 % de la valeur du contrat avant taxes.Renseignements : Pierre Bonin, téléphone : 872-0736 Mario Thérrien, téléphone : 872-8362 Vente de cahier de charges : Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de : Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'arrondissement de Rosemont \u2014 La Petite-Patrie, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal ce 10 juillet 2002.La Secrétaire de l'arrondissement, Me Josée Racicot Appels d'offres Arrondissement de Rosemont \u2014 La Petite-Patrie Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 14 h à la date ci-dessous, au bureau de l'arrondissement de Rosemont \u2014 La Petite-Patrie à l'attention de la secrétaire d'arrondissement, 5650, rue D'Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour : Soumission no : CS02-1-3581 Collecte sélective pour le secteur est de l'arrondissement Soumission no : CS02-2-3692 Collecte sélective pour le secteur centre de l'arrondissement Soumission no : CS02-3-3443 Collecte sélective pour le secteur ouest de l'arrondissement Date d'ouverture : Lundi le 22 juillet 2002 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 10 juillet 2002 à l'arrondissement de Rosemont \u2014 La Petite-Patrie, à l'adresse ci-haut mentionnée, contre un paiement de 100 $ pour chacun des contrats, non remboursable.Dépôt de garantie : Chèque visé représentant 4 % de la valeur du contrat avant taxes.MISE AU POINT Veuillez noter les corrections suivantes : Dans notre cahier publicitaire SEARS VENTE D'ENTREPÔT de 16 pages en vigueur du dimanche 7 au samedi 13 juillet 2002 (CC072F002), À la page 4 : Achat avec achat : Sac fourre- tout d'été à 5 $ seulement avec tout achat de 35 $ de marchandise, parfums ou cosmétiques.Cet article pourrait arriver en retard au magasin (après le début du solde, le 7 juillet).Le magasin prendra les commandes si l'article n'est pas en stock.Dans notre cahier publicitaire SEARS VENTE D'ENTREPÔT de 20 pages en vigueur du mardi 2 au samedi 13 juillet 2002 (CC071F002), À la page 16 : Le mobilier de jardin Wellington 13 pièces n'est plus disponible, mais nous offrons un mobilier similaire de couleur différente.Veuillez noter qu'en raison de la canicule récente, les climatiseurs et ventilateurs ne sont plus disponibles dans la plupart de nos magasins.Malheureusement, notre publicité n'a pas pu être modifiée à temps.Nous sommes sincèrement désolés de tout inconvénient que ces erreurs ont pu causer à nos clients. 3LP0701B0710 b7 mer 3LP0701B0710 ZALLCALL 67 19:35:48 07/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 1 0 JUILLET 2002 B7 EN BREF Quand la censure tue.La Russie reste un endroit périlleux pour les journalistes NICOLAS BÉRUBÉ Yahoo ! Internet Life ferme DERNIÈRE VICTIME de l'éclatement de la bulle Internet, le magazine Yahoo ! Internet Life vient de fermer ses portes.Créé il y a six ans, le magazine était devenu, à 1,1 million d'exemplaires, un acteur important du monde de la presse Internet.Mais depuis un ans, ses commandes publicitaires avaient chuté de 52 % et son propriétaire, Ziff Davis Media, n'entrevoyait aucune amélioration du marché.L'entreprise n'en est pas à ses premiers déboires avec les magazines technologiques : en mai, elle avait dû mettre une croix sur Smart Business, après avoir fermé Expedia Travels et Family Internet Life un an plus tôt.Au Québec, le magazine Sympatico, que les abonnées du service du même nom recevaient gratuitement six fois l'an, vient également d'annoncer que son numéro juillet-août serait le dernier.Tous les regards sont maintenant tournés vers Wired, dont les commandes de pub ont diminué de 53 %, et vers la publication Red Herring, qui a perdu les trois quarts de ses annonceurs.Les magazines économiques en difficulté LES MAGAZINES qui traitent d'Internet ne sont pas les seuls à souffrir du manque d'annonceurs.Pour les magazines économiques, qui ont vécu de belles années durant la hausse spectaculaire de Wall Street et du NASDAQ, l'avenir s'annonce plutôt sombre.Aujourd'hui, le magazine Forbes contient 39 % moins de publicité qu'en 2001, et 61 % de moins qu'en 2000.D'autres magazines comme Fortune et Fast Company ont également vu leurs revenus fondre comme neige au soleil.La raison de cette débâcle : les magazines économiques ne parlent aujourd'hui que d'histoires négatives (Enron, World Com, Xerox, etc.), auxquelles les annonceurs ne veulent pas être associés.Aucune compagnie n'est chaude à l'idée de voir paraître sa pub entre deux histoires de malversation et de fraude.Les sceptiques remarqueront que les magazines économiques, pourtant bien renseignés sur le milieu financier, ont été les derniers à sauter dans la mêlée des scandales d'Enron et autres.Comme quoi il est plus payant de parler du beau temps que de la pluie.La France condamnée LA COUR EUROPÉENNE des droits de l'homme vient de déclarer la France coupable de violation de la loi européenne sur la liberté de la presse.L'objet du litige : l'article 36 de la loi française sur la presse (qui date de 1881) interdit aux journalistes d'écrire des articles qui pourraient insulter un chef d'État étranger ! En 1997, le quotidien Le Monde l'avait appris à ses dépens lorsqu'il a été condamné par la cour de Paris pour avoir ainsi « insulté » le roi du Maroc dans un article.Le journal avait alors décidé de porter la cause devant le tribunal européen de Strasbourg, qui vient de lui donner raison.« Il est inadmissible aujourd'hui que les chefs d'État soient protégés audelà des dispositions sur la diffamation, a écrit Robert Ménard, secrétaire général de RSF dans une lettre adressée au ministre de la Justice.Les lois sur la presse française comptent parmis les plus réactionnaires d'Europe.La vérité est que la liberté de la presse est souvent le dernier des soucis des tribunaux en France.» Alex Taylorquitte la France AUTRE BEAU sujet de réflexion pour la presse française : le journaliste britannique Alex Taylor, établi en France depuis 20 ans, plie bagage et rentre au pays.Connu du public français pour ses résumés quotidiens des grands titres de la presse européenne à la radio de France Inter (il était le seul au pays à tenir une telle chronique), Alex Taylor dit en avoir marre « d'une génération de Français complètement fermés à la vision européenne ».Ses patrons lui avaient en effet interdit de parler de la réaction européenne à la victoire de Jean-Marie Le Pen, et, en 1999, France Inter avait également refusé d'acheter une série radiophonique qu'il avait réalisée sur les élections européennes, série qu'il n'avait eu aucun problème à vendre à la BBC.« Les nouvelles d'Europe n'intéressent pas les patrons de presse français », a-t-il conclu en entrevue au journal La Quinzaine.\u2014 Avec EJC News Media Digest et le New York Times d'après le New York Times TOGLIATTI, Russie \u2014 Dans cette capitale russe de l'automobile et de la criminalité, où des tueurs à gages frappent presque chaque semaine, Valery Ivanov, journaliste à la plume acérée convaincu de son devoir public, avait plusieurs ennemis.Récemment, le journal de M.Ivanov, la Revue de Togliatti, a publié une série d'articles sur un groupe criminel de l'endroit.Les textes levaient le voile sur une abondance de meurtres commandés et montraient du doigt les liens existant entre le groupe et la police locale.Ce furent les derniers articles de M.Ivanov.Alors que le reporter de 32 ans sortait de son appartement le soir du 29 avril, un malfaiteur armé a tiré sur lui sept fois devant un groupe de voisins stupéfaits.M.Ivanov n'est pas le premier à mourir ainsi.Depuis 1995, trois autres journalistes ont été assassinés dans cette ville de 700 000 habitants, siège du plus important constructeur automobile en Russie, Avtovaz.Un autre reporter est mort dans un incendie suspect au poste de police de la municipalité voisine de Samara, où étaient conservés les dossiers sur la corruption à la société Avtovaz.Dix ans après que la Russie a entrepris cahin- caha de s'éloigner du communisme, le pays reste un endroit fort périlleux pour les journalistes.À l'opposé du corps-à-corps bien connu entre le Kremlin et le réseau de télévision indépendant NTV, les assassinats se produisent loin des regards du public, dans des villes provinciales comme Togliatti, où une nouvelle classe criminelle impose une forme de censure plus brutale qu'à l'époque rouge.Pots-de-vin et impunité Une classe de gangsters a su profiter de l'anarchie et du chaos dans lesquels a sombré la Russie après la chute de l'Union soviétique.Elle a soudoyé dans plusieurs villes la totalité de l'appareil judiciaire et policier, où les agents, procureurs et juges maigrement rémunérés ont accueilli les pots-de-vin pour arrondir leurs fins de mois.Dans des endroits comme Togliatti, ville ceinturée d'usines de produits chimiques à l'ouest et des principaux constructeurs d'automobiles à l'est, les groupes criminels se sont payé une véritable impunité.Désormais, peu de journalistes sont prêts à prendre le risque de dévoiler des scandales.Un programme étranger de subventions qui accorde 1000 $ ou 2000 $ à des journalistes d'enquête trouve moins de preneurs cette année.« J'ai de l'argent, mais personne à qui le donner, déclare à Moscou Leonid Nikitinsky, reporter chevronné qui administre les subventions.Il y a eu un changement d'humeur.C'est un genre très difficile.» Après avoir abandonné ses études collégiales, M.Ivanov est devenu journaliste au début des années 1990, juste au moment où les guerres de gangs éclataient à Togliatti, un centre important de la criminalité russe à cause de son emprise sur le lucratif marché de l'automobile.En l'an 2000 seulement, on y a recensé un meurtre commandé par semaine.En 1996, M.Ivanov avait fondé la Revue de Togliatti, tabloïd à scandale qui dévoilait les nombreuses liens entre les gangsters et le gouvernement municipal.« Valery commença à publier la vraie vie de Togliatti, celle qu'aucun journaliste n'avait osé toucher parce que c'était trop dangereux, affirme Aleksandr Drobotov, président du conseil municipal.Il disait : « Vous, citoyens, élisez un gouvernement pour administrer le budget municipal, mais vous ne savez pas comment l'argent est dépensé.» Personne n'avait posé la question de cette façon auparavant.» Un caïd l'avait menacé Un exposé de 1998 sur la disparition de 30 millions US des coffres de la Ville coûta au maire sortant sa réélection.Un article sur une série de meurtres commandés enragea un des chefs du crime organisé, qui avertit M.Ivanov à la fin de mars qu'il serait assassiné.« Nos sources ont commencé à nous dire : « Êtes-vous des idiots ?Pourquoi fouillez-vous là ?» précise Aleksei Sidorov, rédacteur en chef adjoint du journal et meilleur ami de M.Ivanov depuis le collège.Nous n'avons pas pris ces menaces suffisamment au sérieux.» M.Ivanov a une fois de plus pris le groupe criminel à rebrousse-poil en publiant une enquête sur l'achat de carburant par la municipalité.Le groupe contrôlait le marché du carburant à Togliatti et vendait l'essence à la Ville à des prix gonflés.Il empochait évidemment la différence.Le journal a mis au jour cette pratique, et la Ville était sur le point d'y mettre fin.M.Sidorov croit que c'est pour cette raison que son collègue Ivanov a été tué.« Je pense que le gouvernement sait tout », déclare M.Sidorov, accusation vigoureusement repoussée par Aleksandr Loginov, adjoint du maire.Selon le procureur, une cinquantaine de personnes ont été interrogées, y compris neuf témoins.Jusqu'à maintenant, il n'y a eu aucune arrestation.Le maire, ajouta M.Sidorov, était en vacances au moment de l'assassinat.Avec les gouvernements locaux, les enquêtes démarrent souvent lentement et rien n'évolue rapidement dans la bureaucratie russe.Cela est encore plus vrai quand il s'agit du meurtre d'un journaliste.Aleksei Simonov, de la fondation pour la défense du Glasnost à Moscou, estime que depuis 1994, environ 90 % des assassinats de journalistes restent irrésolus.Dmitri Kholodov, journaliste qui enquêtait sur la corruption dans l'armée, a été tué par l'explosion d'une bombe en 1994.Son journal, Moskovsky Komsomolets, avec l'un des plus forts tirages en Russie, a exigé la tenue d'une enquête, qui s'étire depuis deux ans dans une cour militaire spéciale.« Le gouvernement ne veut pas admettre sa culpabilité dans ces meurtres, commente Pavel N.Gusyev, rédacteur en chef de Moskovsky Komsomolets.Les gouvernements locaux voient que la direction fédérale détourne le regard et ne demande pas que l'on enquête sur ces causes.Cela crée une impunité.Les journalistes sont réduits au silence quand ils essaient de parler de corruption gouvernementale.Victoires occasionnelles Dans la ville sibérienne de Chita, Vitaly Cherkasov, policier devenu journaliste, a récemment goûté à la victoire.Le scribe de 36 ans a critiqué dans un article le procureur local pour avoir fermé discrètement un dossier criminel contre un caïd local.Le procureur a menacé de poursuivre M.Cherkasov, mais une levée publique de boucliers et des pressions de Moscou l'ont obligé à faire marche arrière et à rouvrir le dossier.Au mois d'avril, M.Cherkasov a reçu un prix américain de journalisme nommé en l'honneur du regretté journalisteenquêteur Artyom Borovik.Les autorités russes « sont tenues en laisse par des groupes de criminels, déclare M.Cherkasov.C'est une crise que tous voient, mais sur laquelle personne ne veut écrire.Mon boulot, comme journaliste, c'est de les réveiller.» De retour à Togliatti, M.Sidorov a affirmé que son journal continuerait à poser des questions embarrassantes.« Si les assassins pensaient que sans Valery, il n'y aurait plus de problème, ils se sont trompés, affirme M.Sidorov.Nous ne serons pas réduits au silence.Ils ne peuvent tous nous tuer.» Valery Ivanov Photo AP © La Russie demeure un endroit fort périlleux pour les journalistes.Les assassinats se produisent loin des regards du public et des grandes villes, comme Saint-Pétersbourg, qu'on voit ici à contre-jour.En province, une nouvelle classe criminelle impose une forme de censure plus brutale qu'à l'époque soviétique. 3LP0801B0710 b8 mer 3LP0801B0710 ZALLCALL 67 19:42:47 07/09/02 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 1 0 J U I L L E T 2 0 0 2 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC10JTZ LA GOULAFRIÈRE, 20 H 49 \u2014 Revenons maintenant au projet Reset, fit Xaviera Heldreth.Une fois les détails juridiques réglés, il ne restera plus qu'à transférer le personnel et les informations au laboratoire.\u2014 C'est une question de quelques semaines, fit Bréhal.\u2014 Je veux que tout soit réglé le plus rapidement possible.Reset est la priorité.Le projet avait été développé par Brain Trust.Spécialisée d'abord dans l'acquisition et le transfert de compétences scientifiques, nom pudique donné à l'espionnage industriel et à l'enlèvement de savants, cette section du Consortium avait prospéré de façon spectaculaire après la chute de l'empire soviétique.Xaviera Heldreth avait alors eu l'idée de lancer un deuxième front.Désormais, l'organisation concevrait ses propres projets scientifiques et «recruterait» ensuite le personnel nécessaire pour les mener à terme.Reset était leur projet le plus ambitieux.Dans sa version 3.2, il visait à rien de moins que produire et mettre en marché un traitement capable de rajeunir un organisme.\u2014 Écoutez, fit Bréhal, je sais que je ne suis pas le plus compétent en matière scientifique, mais je ne comprends toujours pas pour quelle raison vous avez besoin d'une obscure compagnie de Montréal pour votre projet.Surtout une compagnie d'informatique.\u2014 Bio-informatique, corrigea le représentant de Brain Trust.faut réaliser de façon planifiée ce qui s'est produit de façon anarchique dans les marchés financiers.Imaginez l'avantage qu'on va avoir.On sera en mesure d'agir de façon coordonnée sur l'ensemble de la planète, alors que les forces policières vont s'empêtrer dans leurs guerres de territoires et leurs querelles avec les politiciens.\u2014 En tout cas, on ne peut pas dire que ça manque d'envergure, répéta Bréhal, s'efforçant cette fois de faire passer un peu d'admiration dans sa voix.CKAC, 14 H 47 .COUP DE THÉÂTRE DANS LA POURSUITE CONTRE ULTIMAGEST ET SON GESTIONNAIRE PRINCIPAL, ULYSSE POITRAS.LE CLIENT RETIRE SA PLAINTE ET AVOUE AVOIR AGI SOUS LA PRESSION DU JOURNALISTE QUI A RENDU L'AFFAIRE PUBLIQUE.CE DERNIER L'AURAIT INDUIT EN ERREUR DANS L'INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS.DANS UN COMMUNIQUÉ AUX MÉ- DIAS, L'AUTEUR DE LA POURSUITE.- 236 - \u2014 D'un côté, enchaîna Xaviera Heldreth, on tient les chefs par la menace de les éliminer; de l'autre côté, on les aide à consolider leur pouvoir dans leur propre organisation en disposant de leurs opposants internes.Ils vont se développer en assimilant les petites organisations rivales.Puis, graduellement, d'autres qui sont moins petites.L'objectif est d'avoir une organisation centrale par pays.Puis par continent.C'est une technique identique à celle que nous avons appliquée pour consolider Toy Factory.\u2014 Les principales organisations ont déjà accepté le principe, reprit Daggerman.Elles sont d'accord pour créer des unités spéciales relevant directement de GDS et disposant de tout leur soutien en cas de besoin.Elles ont aussi accepté le principe d'une grille tarifaire couvrant les principaux services, dont l'application est à la discrétion de GDS.\u2014 Brillant, dut concéder Bréhal.\u2014 Le meilleur est à venir, poursuivit la directrice exécutive.Estce que vous voyez ce qu'on peut faire d'un tel instrument ?Tous les regards se tournèrent vers elle.\u2014 Dans la mesure où nous n'aurons plus à négocier chacun des contrats avec les organisations, reprit- elle, celles-ci seront encore plus coupées des opérations.Non seulement serons-nous les seuls à avoir un portrait global des activités, mais nous pourrons faire effectuer nos propres contrats sans que personne soit informé de leur origine.Par ce biais, il sera facile de privilégier les organisations qui nous sont les plus favorables et d'intervenir pour affaiblir celles qui le sont moins.\u2014 L'objectif, reprit Daggerman, est que l'essentiel des opérations d'envergure soit contrôlé par GDS d'ici trois ans.\u2014 Ce n'est pas trop gros, comme opération ?objecta Bréhal.\u2014 Il faut voir globalement, reprit la voix éraillée de la femme.Il À S U I V R E Les Éditions Alire Inc.www.alire.com © 1998 Les Éditions Alire Inc.& Jean-Jacques Pelletier ROM10JT "]
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