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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-05-11, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101A0511 A1 SAMEDI 6LP0101A0511 ZALLCALL 67 22:13:27 05/10/02 B UN NOUVEAU DÉCLIN 15 ANS PLUS TARD! SOM-LA PRESSE-LE SOLEIL MONTRÉAL SAMEDI 11 MAI 2002 LE P LUS GRAND QU OTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉ RIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 1 9 8 > 1 9 6 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ UN SONDAGE L'ADQ gagne du terrain > Le PLQ conserve une mince avance > La débâcle du PQ se poursuit PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 La montée fulgurante de l'Action démocratique du Québec ( ADQ ) enregistrée le mois dernier lors de l'élection complémentaire de Saguenay semble se propager à l'échelle de la province au détriment du Parti québécois ( PQ ), relégué en troisième place.Un sondage SOM-La Presse-Le Soleil, mené auprès de 1018 personnes entre le 3 et le 9 mai, révèle que l'ADQ aurait obtenu 31 % des voix si des élections générales avaient eu lieu à cette date.Le parti de Mario Dumont n'est plus qu'à deux points du Parti libéral du Québec ( 33 % ) alors que la débâcle du PQ se poursuit ( 25 % ).Les résultats sont du jamais vu pour l'ADQ qui n'avait jamais dépassé avant 22 % dans les sondages.« Il est clair que le Parti québécois est en chute libre », commente le sondeur Guy Larocque, de SOM.Voir ADQ en A2 PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Pour la deuxième partie du Déclin de l'empire américain, le cinéaste Denys Arcand réunira les comédiens de son célèbre film, dont Dominique Michel et Rémy Girard.Le scénario est prêt et Arcand compte entreprendre le tournage des Invasions barbares en septembre.La bande se retrouve cette fois au chevet de Rémy MARC-ANDRÉ LUSSIER DENYS ARCAND commencera en septembre le tournage de la deuxième partie du Déclin de l'empire américain.Dans Les Invasions barbares, les cinéphiles retrouveront ainsi les célèbres personnages plus vieux de 15 ans, aux pris e s a v e c de n o u v e l l e s préoccupations.La distribution compte bien entendu les huit acteurs principaux du Déclin, lequel avait connu un succès monstre à sa sortie en 1986, notamment au Festival de Cannes ( le film avait également été choisi comme candidat à l'Oscar du meilleur film étranger ).S'y greffera une nouvelle génération de personnages, représentés par les enfants de cette bande d'intellectuels à la conversation habile.L'intrigue s'articule cette fois autour du personnage de Rémy ( Rémy Girard ), baiseur impénitent qui, divorcé de Louise ( Dorothée Berryman ) depuis maintenant 15 ans, se retrouve gravement malade à l'hôpital, et du fils de ce dernier Sébastien ( l'acteur n'est pas encore choisi ), qui fait une brillante carrière à Londres.Sébastien, dont la relation avec son père a toujours été difficile, rapplique au chevet de Rémy, tout comme parents, amis, amantes, et plusieurs membres de la joyeuse bande ayant marqué le passé, parmi lesquels Pierre ( Pierre Curzi ), Diane ( Louise Portal ), Dominique ( Dominique Michel ) et Claude ( Yves Jacques ).Les deux plus jeunes du groupe, interprétés par Geneviève Rioux et Daniel Brière, feront une courte apparition.Voir RÉMY en A4 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D19 - Télé-horaire D2 Avis B10, B11, G9 Bridge H19 Carrières cahier I - formation I12, I13 Décès G10, G11 Échecs H19 Éditorial A18 Encans G9 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H18 Horoscope H18 Jardiner J10 La grille des mordus H8 La Presse Affaires E1-E11 Loteries A2, C11 Monde A16, A17 Mon toit cahier J Mots croisés H18 Mot mystère H18 Ni bête ni méchant! H19 Petites annonces F2 - immobilier F2-F6 - marchandises F6 - emplois F7-F11 - automobile F12, G8 - affaires E2 Philatélie H19 Plus B1-B7 Politique A3-A6 Restaurants C10 Vacances-voyage cahier H Vin C11 Sports cahier G M É T É O Voir C11 Ensoleillé Maximum 12 > minimum 4 L'inventaire du cheptel porcin varie d'un ministère à l'autre Les producteurs mettent en doute les chiffres de l'Union paysanne exclue du comité d'étude sur l'environnement Téléglobe à l'heure de vérité Acculé au mur à cause de son énorme dette de 2,5 milliards US, Téléglobe demandera au début de la semaine à se placer à l'abri de ses créanciers.La requête en Cour supérieure doit être déposée mardi ou mercredi, a appris La Presse hier.C'est seulement ainsi, croiton dans les milieux financiers, que l'entreprise de BCE \u2014 qui ne veut plus assurer son soutien financier à longterme \u2014 peut espérer survivre, grâce à des arrangements avec ses créanciers, dont le groupe de 18 banques qui lui ont fait le prêt totalisant 1,24 milliard US et que Téléglobe doit leur rembourser le 22 juillet prochain.Voir nos informations en E1, La Presse Affaires SÉBASTIEN RODRIGUE LE QUÉBEC compte désormais plus de cochons que d'êtres humains si l'on en croit des données du ministère des Affaires municipales dévoilées hier par l'Union paysanne.Selon ces statistiques, le nombre de porcs produits au Québec aurait augmenté de 1,3 million depuis 18 mois pour se chiffrer à 8,3 millions de bêtes.Il y a aussi des projets en attente qui ajouteraient 425 000 bêtes de plus.La production porcine québécoise fait donc en sorte qu'il y a « 1,8 ( sic ) porc pour chaque habitant », selon l'Union paysanne.« Cela démontre qu'il y a une croissance énorme et que l'on a atteint une densité animale qui crée de sérieux problèmes environnementaux », dit son président, Roméo Bouchard.Le nombre de cochons aurait ainsi augmenté de 19 % pendant cette période selon l'organisme.Pour M.Bouchard, ces données contredisent la Fédération des producteurs de porcs du Québec ( FPPQ ) qui affirme que l'industrie a ralenti sa croissance ces dernières années.La Fédération a pour sa part qualifié les chiffres de l'Union paysanne de « désinformation » et de « faussetés ».« La Fédération déplore que, pour sensibiliser à sa cause, l'Union paysanne déforme la réalité.L'intérêt public exige des données factuelles avec indications des sources », peut-on lire dans un communiqué.L'Union paysanne dit pour sa part tenir ses chiffres de sources sûres, c'est-à-dire d'un fonctionnaire du ministère des Affaires municipales.À partir des données d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, la Fédération évalue plutôt que le Québec a produit 424 000 porcs supplémentaires depuis un an et demi, soit une augmentation de 6 %.La FPPQ affirme que la province compte 3,7 millions de porcs en permanence sur les fermes porcines du Québec alors que la population humaine avoisine les 7,4 millions.En tout, les producteurs ont néanmoins produit près de sept millions de porcs en 2001 selon leurs statistiques.Voir INVENTAIRE en A2 Ouvert le dimanche de 12 h à 20 h Permis du Québec (514) 858-0011 1 888 302-6221 Volls seullement Lisbonne 874 $ Athènes 1 303 $ Madrid 924 $ Alger 1 135 $ Guatemala 774 $ San Salvador 774 $ Toulouse 813 $ Nice 869 $ Les prix peuvent être inférieurs sous certaines conditions.Fort Lauderdale 459 $ Bruxelles 790 $ Port-au-Prince 639 $ Fort-de-France 877 $ Marseille 853 $ Abidjan 1 324 $ Dakar 1 174 $ Francfort 853 $ Guyaquil 924 $ Lima 924 $ Londres 729 $ Rome 924 $ Paris 703 $ Lyon 749 $ Tunis 924 $ Varsovie 759 $ Holguin 778 $ Varadero 888 $ Puerto Plata 898 $ Punta Cana 978 $ Cayo Coco 998 $ Cancun 1 098 $ tout compris Pllaiisiirs d''Europe Forfaits Circuits en français À partir de Paysages alpins 16 jours 2 399 $ L'Europe romantique 17 jours 2 449 $ Panorama anglais 16 jours 2 599 $ Grand tour d'Europe 19 jours 2 599 $ France, Suisse, Italie 16 jours 2 599 $ Le meilleur de l'Italie 16 jours 2 599 $ Le Bénélux 16 jours 2 699 $ e n f o r m u l e P résentat i o n audio - v i s u e l l e La tunisie le 15 mai à 19 h R.S.V.P. 6LP0201A0511 A2 SAMEDI 6LP0201A0511 ZALLCALL 67 09:54:58 05/13/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Visite chez Paul Auster L'écrivain américain Paul Auster reçoit notre correspondant Richard Hétu dans sa maison de Brooklyn à l'occasion du lancement du Livre des illusions.Un roman, dit-il, dont le personnage principal est inspiré du rôle que tenait Marcello Mastroianni dans un film du début des années 60, Divorce à l'italienne.À lire demain dans le cahier Lectures 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Préparez-vous à vivre l'épopée Star Wars II cyberpresse.ca/starwars > Toutes nos critiques de films cyberpresse.ca/films > Notre section spéciale sur les séries éliminatoires cyberpresse.ca/serieslnh 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > La dégénérescence maculaire Cette maladie est la cause la plus importante de cécité.À lire dans le cahier Santé.> Formule Un Le Grand Prix d'Autriche.Des reportages et des réactions, à lire demain dans le cahier Sports.> Prêt pour le golf Des exercices de renforcement musculaire et d'étirements.À lire demain dans le cahier Santé.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 8-7-9 > À quatre chiffres : 0-1-4-8 SUITES DE LA UNE ADQ Suite de la page A1 « Mais le plus inquiet selon moi devrait être Jean Charest parce que le message lancé par ce sondage indique que Mario Dumont devient vraiment sérieux », ajoute le sondeur.Pour la firme SOM, les résultats démontrent clairement que l'ADQ puise des appuis à parts égales chez les deux partis traditionnels.Les électeurs de 25 à 44 ans, qui disposent d'un revenu personnel moyen, lui sont particulièrement favorables.La surprise est d'autant plus grande dans les milieux francophones, où l'ADQ devance les autres partis par plusieurs points, en particulier hors de la région de Montréal.Lorsque les intentions de vote sont réparties selon la langue maternelle, les francophones optent pour l'équipe de Mario Dumont dans 36 % des cas.Le PQ accuse alors un retard de huit points et le PLQ arrive troisième, avec neuf points de retard sur l'ADQ.« Si le Parti libéral termine premier dans l'ensemble de la population, c'est uniquement parce qu'il va chercher des votes dans les milieux anglophones, contrairement à l'ADQ », indique M.Larocque.De fait, Mario Dumont et son équipe ne récoltent que 10 % des voix des non-francophones, moins que le PQ ( 13 % ).La majorité de ce groupe opte sans contredit pour le Parti libéral, dans une proportion de 62 %.Au-delà des intentions de vote, les résultats de ce sondage sont catastrophiques pour le gouvernement Landry.Seulement 33 % des répondants se disent satisfaits de sa performance au cours des six derniers mois.« C'est seulement le tiers des répondants, c'est très faible », évalue M.Larocque.Jouer avec l'ambiguïté Les résultats du sondage reflètent aussi l'ambiguïté dont profitent les adéquistes par rapport à la question du statut du Québec.Interrogés sur leur vision du parti de Mario Dumont, les Québécois sont divisés: 40 % sont d'avis que le parti est souverainiste, 38 % le voient fédéraliste et 20 % ne savent pas quoi penser.Si l'on tient compte des intentions de vote, 47 % des électeurs qui favorisent le PQ croient que l'ADQ est souverainiste, tandis que 40 % des électeurs qui penchent vers les libéraux le voient comme fédéraliste.« Quant aux personnes qui ont l'intention de voter pour l'ADQ, 43 % pensent que le parti est souverainiste, 41 % le voient fédéraliste et 16 % sont indécis », lance M.Larocque.Émule de l'ancien premier ministre Robert Bourassa, Mario Dumont semble vouloir suivre les traces de son prédécesseur en gardant une certaine ambiguïté sur la question du statut du Québec.Le programme de l'ADQ joue d'ailleurs sur différents paliers.Il entend « respecter le résultat référendaire de 1995 et maintenir un moratoire sur la tenue d'un référendum sur la souveraineté », tout en mettant fin « au pourrissement des relations Québec-Ottawa », de façon à établir « un dialogue ferme, ouvert et respectueux avec nos partenaires de la fédération, pour instaurer les conditions optimales de notre développement économique et social ».Malgré les résultats surprenants, il faut toutefois prendre en compte que les élections générales sont encore loin et que la dynamique peut changer, tempère le sondeur de SOM.Même si les répondants peuvent éprouver de la sympathie pour Mario Dumont et son parti, cela ne signifie pas pour autant qu'ils vont voter pour lui une fois aux urnes.« Il n'y a qu'à se référer au Nouveau Parti démocratique ( NPD ) dans les années 1970.Les sondages menés alors qu'il n'y avait pas d'élections dans l'air donnaient souvent de bons résultats pour le parti.Ce pouvait être interprété comme un vote de sympathie pour le NPD, pour son programme, pour Ed Broadbent ou la gauche en général.Mais au moment des élections, le NPD ne récoltait même pas la moitié de ce que lui donnaient les sondages entre les élections.» En revanche, ce sondage s'inscrit dans la foulée de l'élection complémentaire dans Saguenay il y a tout juste un mois et reflète l'effet qui perdure depuis.« Ce sondage va en amener d'autres et si les résultats se maintiennent, ils sont susceptibles d'amener des gens intéressants autour de Mario Dumont », estime même M.Larocque.La méthodologie de ce sondage téléphonique fait état d'une marge d'erreur d'au plus 3,4 points de pourcentage 19 fois sur 20.Il n'y a pas eu répartition des indécis puisque les méthodes traditionnelles de répartition ne tiennent pas compte de la popularité croissante des adéquistes.INVENTAIRE Suite de la page A1 NDLR Les chiffres de l'Union paysanne ont surpris le sous-ministre adjoint du ministère de l'Environnement, Pierre Baril, qui estime plutôt que l'augmentation du nombre de porcs a oscillé entre 8 et 9 % au cours de la même période.Selon le gouvernement, le nombre de porcs est donc évalué à 7,1 millions de bêtes.Depuis un an et demi, 600 000 cochons se sont tout de même ajoutés au troupeau.Tous les ministères tiennent pourtant leurs statistiques du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation ( MAPAQ ).Les chiffres du ministère des Affaires municipales obtenus par l'Union paysanne sont donc inédits.La diffusion de ces données survient alors qu'un moratoire sur l'implantation et l'expansion des porcheries est en place jusqu'au 15 juin.D'ici là, un comité spécial formé de l'UPA, de la FPPQ, de la Fédération québécoise des municipalités, de l'Union québécoise de la conservation de la nature et de représentants gouvernementaux doit redéfinir les nouvelles règles environnementale sur la production porcine.L'Union paysanne, qui a été exclue de cette consultation, espère ainsi faire pression sur le comité, de l'aveu de son président.Roméo Bouchard estime que l'augmentation du cheptel porcin révèle que le moratoire sur les porcheries imposé à 160 municipalités l'année dernière n'a rien changé.« Ça n'a pas diminué le taux de croissance, ça n'a fait que déplacer les cochons », dit-il.EXCEPTIONNELLEMENT, les chroniques Restaurants de Françoise Kayler et Du vin de Jacques Benoit paraissent aujourd'hui en pages C10 et C11.Un Hells s'enlève la vie au pénitencier de Donnacona Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Un membre des Hells Angels de Québec, Michel Puce Savoie, 30 ans, s'est enlevé la vie la nuit de jeudi à hier dans l'aile de visite familiale du pénitencier de Donnacona, près de Québec.Le détenu venait de passer trois jours dans la « roulotte » avec sa conjointe.C'est cette dernière qui, à son réveil hier matin, aurait fait la macabre découverte.« Quand elle a vu que son conjoint n'était pas à côté d'elle, elle s'est dirigée vers la salle de bains, dont la porte était verrouillée.Elle a dû enfoncer la porte pour finalement découvrir que son conjoint s'était pendu », a relaté le directeur adjoint des services de gestion au pénitencier de Donnacona, Carl Pelletier.Les Services correctionnels, le Bureau du coroner et la Sûreté du Québec enquêteront sur ce décès.Selon M.Pelletier, Savoie n'aurait « jamais laissé paraître quoi que ce soit ».« Tout le monde a été surpris, y compris son épouse.C'était un détenu qui faisait ses petites affaires », a mentionné le porte-parole des Services correctionnels.Ni les agents correctionnels ni la SQ n'ont entendu dire que Savoie aurait pu avoir été victime de menaces.Savoie avait été condamné en mai 2000 à une peine de 66 mois de pénitencier pour avoir dirigé, avec le Hells Claude Morin, un vaste réseau de drogue sur la Côte- Nord et la rive sud de Québec.Le réseau acheminait de la cocaïne de Québec jusqu'à Fermont et Chuteaux- Outardes sur la Côte-Nord et entre Lévis et Montmagny.La libération d'office de Savoie, qui purgeait sa peine au pénitencier de Donnacona en compagnie de cinq autres membres des Hells, dont Claude Morin, était prévue pour janvier 2004.Ce n'est pas la première fois qu'un motard met fin à ses jours.En avril dernier, le Rocker Danny Kane, 31 ans, s'est suicidé un mois après avoir servi d'informateur pour la police.En septembre 1994, les Hells de Sorel pleuraient la mort de Louis Tiwi Lapierre, qui s'était enlevé la vie à son chalet de l'île Corbeau.Les derniers suicides survenus au pénitencier de Donnacona remontent au milieu des années 90.Deux détenus s'étaient alors enlevé la vie en seulement un mois.Centre Rockland: (514) 341-7810 La Cathédrale (centre ville): (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard: (450) 671-2202 Les Galeries Laval: (450) 681-9090 Magasin d'entrepôt Carrefour Langelier: (514) 254-3636 nouvel emplacement spectaculaire! Recevez une assiette creuse à l'achat d'un couvert à 5 morceaux.gratuite Événement Royal Doult o n et Noritake Assiette creuse gratuite ! (l'offre s'applique à certains modèles sélectionnés) Lichfield Couvert à 5 morceaux 14995 Crestwood Platinum Couvert à 5 morceaux 5995 3036396A 6LP0301A0511 a3 samedi 6LP0301A0511 ZALLCALL 67 22:34:15 05/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 A 3 l a M é g a a g e n c e Ouvert le dimanche (514) 858-00111 888 302-6221 de 12 h à 20 h Fort de France 877$ Port-au-Prince 639$ L E P R I X PEUT ÊTRE INFÉRIEUR.Sous certaines conditions taxes incluses ACTUALITÉS Le programme de l'ADQ rallie une majorité Un bémol: l'abolition des emplois à vie dans la fonction publique PASCALE BRETON QUÉBEC \u2014 De façon générale, les Québécois adhèrent majoritairement au programme de l'Action démocratique du Québec (ADQ), sauf en ce qui concerne sa proposition d'abolir les emplois à vie dans la fonction publique.Les résultats du sondage SOMLa Presse-Le Soleil démontrent que 51 % des répondants sont en désaccord avec cette idée prônée par le programme adéquiste.Même les personnes qui ont l'intention de voter pour l'ADQ sont déchirées sur la question : 45 % se disent en faveur et 50 % contre.« C'est le seul échec de l'ADQ, note le sondeur Guy Larocque, de la firme SOM.Une majorité de répondants dit clairement qu'elle n'est pas en accord avec cette idée.» Par contre, le sondeur note que c'est dans la région de Québec, où fourmillent pourtant les fonctionnaires, que l'ADQ est le plus populaire, récoltant 42 % des intentions de vote.Il faut dire que c'est une région très francophone, alors que l'ADQ connaît plus de difficulté dans la région de Montréal, qui compte davantage de non-francophones.Le volet du programme concernant le réseau de la santé et une possible privatisation de certains secteurs suscite aussi des réactions mitigées.Questionnés sur la tenue d'une consultation populaire afin que les citoyens qui en ont les moyens puissent payer pour obtenir des services médicaux, 53 % des répondants se sont dits en accord avec la proposition, comparativement à 44 % qui la rejettent.« L'idée est plus populaire auprès des personnes qui disposent d'un revenu personnel entre 35 000 $ et 55 000 $.Il faut dire que généralement, ces personnes possèdent une assurance privée », souligne M.Larocque.En ce qui a trait aux centres de la petite enfance et aux places à 5 $, une réussite qui fait pavoiser le gouvernement de Bernard Landry, les Québécois veulent continuer d'y avoir accès s'ils le désirent.L'ADQ semble d'ailleurs avoir compris le message puisque son programme promet des subventions sous forme de bons de garde versés aux parents plutôt qu'aux garderies, tout en maintenant en place le programme actuel de garderies à 5 $ pour ceux qui le souhaitent.Cette proposition fait pratiquement l'unanimité, note le sondeur de SOM, puisque 70 % des répondants se disent en accord.Le résultat est d'ailleurs similaire, peu importe le parti pour lequel les personnes interrogées ont l'intention de voter.« C'est la technique de ménager la chèvre et le chou, commente M.Larocque.C'est d'ailleurs paradoxal qu'une mesure qui se veut libérale soit plus populaire chez les personnes les moins riches (environ 75 % de ceux qui gagnent moins de 25 000 $ sont en faveur) alors qu'elle passe moins bien chez les nantis (66 % de ceux qui gagnent 55 000 $ et plus sont en accord).La concurrence que souhaitent également instaurer les adéquistes entre le secteur privé et le secteur public suscite elle aussi beaucoup d'intérêt.De façon générale, les trois quarts des répondants sont favorables à l'idée de faire davantage appel à la sous-traitance, soit le secteur privé, afin de réduire les coûts du secteur public Plus de 69 % des répondants sont également en accord avec l'instauration d'un processus de libre concurrence entre le secteur privé et le secteur public pour l'obtention de contrats dans l'ensemble des services fournis par les municipalités.Ce pourcentage augmente à 75 % chez les répondants qui ont l'intention de voter pour l'ADQ aux prochaines élections.« Plus les gens sont scolarisés et plus ils souhaitent cette mesure », note aussi M.Larocque.Certains éléments plus techniques contenus dans le programme de l'ADQ, notamment l'idée de tenir des élections provinciales à date fixe tous les cinq ans ou de modifier le mode de scrutin pour que chaque parti ait un nombre de députés proportionnel au nombre de votes obtenus, obtiennent aussi du succès.« Dans un contexte plutôt moribond actuellement pour le PQ, le gouvernement Landry pourrait être tenté de faire adopter des lois du genre », croit M.Larocque.Enfin, les résultats du sondage démontrent que le chef de l'ADQ, Mario Dumont, jouit d'une excellente réputation.Ainsi, 58 % des répondants croient qu'il possède les compétences pour occuper le poste de premier ministre tandis que 77 % le considèrent comme une personne intègre.Chez ceux qui ont l'intention de voter pour l'ADQ, ce taux grimpe même jusqu'à 97 % ! Quant à l'organisation du parti, elle prend aussi du galon puisque 50 % des personnes interrogées croient que l'ADQ sera assez solide pour recruter, aux prochaines élections générales, un nombre important de candidats qui pourraient éventuellement être nommés ministres.Phothothèque La Presse Le chef adéquiste Mario Dumont jouit d'une excellente réputation.Ainsi, 58 % des répondants croient qu'il possède les compétences pour occuper le poste de premier ministre tandis que 77 % le considèrent comme une personne intègre.Question décolleté : Le soutien-gorge pigeonnant : essentiel sous vos petits pulls d'été, il séduit avec ses bonnets coussinés qui vous assurent un parfait décolleté.www.1000emplois.lesailes.com osé, mais dosé En noir, taupe ou blanc.77 $ PIÈGE En indigo, noir, rouge ou blanc.50 $ ARIANNE En ivoire ou noir.48 $ TRIUMPH CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER MODE DE VIE MODE DE PAIEMENT MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 CENTRE COMMERCIAL BAYSHORE, OTTAWA (613) 721-4537 LES GRANDS PROJETS LES AILES : Centre-ville Montréal août 2002 et Fairview Pointe Claire 2003 3050129A 6LP0401A0511 samedi A4 6LP0401A0511 ZALLCALL 67 22:17:01 05/10/02 B Entre 7 et 10 milliards iraient au remboursement de la dette, selon Chrétien «Des gens qui aident des gens» ARIANE DESROCHERS POUR LA TROISIÈME année consécutive, la Matinée scolaire de l'entraide a eu lieu hier dans 288 écoles primaires de la province.Vous l'aurez deviné, une telle activité est une initiative de Centraide.Elle vise à sensibiliser les élèves de quatrième année à l'importance de l'entraide et de l'action communautaire.Des représentants d'organismes communautaires soutenus pour la plupart par Centraide se sont présentés dans chacune des écoles participantes.À l'école Lambert- Closse, à Montréal, les enfants ont reçu la visite de Lorrayne Marchand, coordonnatrice de projet pour le Centre-Ressource pour les jeunes vivant avec une surdité.Les jeunes ont alors pu apprendre à dire « merci beaucoup » avec leurs mains.Nancy Dumais est même venue chanter avec les enfants Des gens qui aident des gens, une chanson qu'elle a écrite et composée tout spécialement pour la Matinée.Également présente, la présidente-directrice générale de Centraide du Grand Montréal, Michèle Thibodeau-De- Guire, a raconté que Mme Dumais avait envoyé un message à Centraide pour demander ce qu'elle pouvait faire pour les aider.« C'est un beau cadeau qu'elle nous a fait ! » a-t-elle dit.Faute d'avoir la chanteuse parmi eux, les enfants des autres écoles ont au moins pu entendre la chanson sur disque.« Réalisez-vous combien il y a d'enfants aujourd'hui qui, au même moment sont en train d'entendre parler d'entraide ?» a demandé Mme Thibodeau-De Guire.« Quinze mille ! » s'est écrié un petit garçon, sans aucune hésitation.Et pour donner une idée de l'ampleur de l'événement, la dame leur a expliqué que « c'est tellement gros que c'est comme si le Centre Molson était plein d'élèves de quatrième année ».Presse Canadienne MADRID \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a révélé jeudi à Madrid que son gouvernement allait utiliser son surplus budgétaire de plus en plus important pour affecter de 7 à 10 milliards de dollars au remboursement de la dette, cette année.M.Chrétien, qui est en tournée en Europe, a fait cette déclaration inattendue alors qu'il prononçait une allocution devant quelque 250 chefs d'entreprises espagnols et canadiens réunis au Ritz Carlton de Madrid.« Nous avons remboursé 36 milliards de notre dette publique, dont 17 milliards l'an dernier », a déclaré le premier ministre.S'éloignant ensuite du texte de son discours, M.Chrétien a ajouté : « Et il semble que nous allons rembourser encore de 7 à 10 milliards cette année.Le budget présenté en décembre dernier par le ministre des Finances, Paul Martin, ne prévoyait rien pour le remboursement de la dette.Le ministre Martin avait alors expliqué que cette décision était attribuable à la faiblesse de l'économie et à la nécessité d'augmenter certaines dépenses liées à la guerre au terrorisme.Il avait précisé que tout surplus \u2014 que les analystes évaluent entre 7 et 10 milliards \u2014 serait affecté à deux fonds spéciaux créés par le budget, un fonds d'infrastructure et un pour l'Afrique.Le mois dernier, le ministre a changé d'avis et annoncé qu'il allait utiliser l'excédent budgétaire pour effectuer un remboursement, sans toutefois en préciser le montant.La ministre des Finances du Québec, Pauline Marois, ne semble pas trouver qu'un paiement de la dette fédérale d'une telle ampleur, dans un tel contexte, est une bonne idée.« Non, très clairement.Je crois qu'il devrait, oui, en consacrer une partie (au paiement de la dette), c'est tout à fait raisonnable.Mais il y a trop de besoins, en santé en particulier, pour qu'une partie de ces surplus ne reviennent pas aux provinces », a dit la ministre Marois hier alors qu'elle participait à l'annonce d'un investissement pour construire un nouvel édifice pour le CLSC de Longueuil-Est.Elle a rappelé que toutes les provinces se trouvaient dans une situation difficile, parce que ce sont elles qui écopent des besoins, alors que les surplus sont à Ottawa.« On doit partager autrement les ressources », a-t-elle encore une fois soutenu.(514) 255-0363 1 800 267-4399 et plusieurs autres Spécial Présaison n'attendez pas les grosses canicules Salle de montre au 6431, rue Jean-Talon Est, Mtl www.hydro-confort.com 6 ans de garantie Dépositaire autorisé de Estimation Au plus bas prix sans frais du marché: Centrale de traitement d'air Plafonnier Hydro CConfort depuis maintenant 13 ans THERMOPOMPES & CLIMATISEURS Toutes les grandes marques disponibles au foyer ÉPILATION AU LASER INSTITUT DE CHIRURGIE LASER DE MONTRÉAL COMPLEXE DE SANTÉ REINE ELIZABETH 2111, rue Northcliffe, bureau 306, Montréal (514) 485-9934 VENDÔME OFFRONS AUSSI : Traitement des rides Couperose Taches brunes Botox Augmentation des lèvres Liposuccion Varices Microdermabrasion www.lasermontreal.com STATIONNEMENT DISPONIBLE À PARTIR DE par traitement jusqu'au 1er juilletl 2002 Téléphonez pour obtenir une consultation gratuite avec un de nos omnipraticiens.RAJEUNISSEMENT FACIAL au laser sans récupération NOUVEAU AU QUÉBEC 399$par traitement 59$ 2e succursale Plaza Alexis-Nihon Centre médical du Collège RÉMY Suite de la page A1 À travers la réflexion que les personnages font sur leur propre existence, Arcand, qui signe ici son premier scénario original depuis Jésus de Montréal, brosse un tableau qui, dit-on, est « implacable ».Le système de santé en prendrait notamment pour son grade, tout comme ceux de l'éducation et de la justice.« Ces sujets me trottaient depuis longtemps dans la tête », explique le cinéaste.« Notamment les thèmes tournant autour de la mort et du conflit de générations.Je ne parvenais toutefois pas à trouver ni la forme ni la manière.» Le cinéaste, qui n'avait jamais envisagé une « suite » au Déclin, a eu l'idée de la forme que prendrait son nouveau film de façon assez soudaine.« C'est franchement la dernière chose à laquelle j'aurais pu penser ! Sauf qu'un beau jour de l'an dernier, je cogitais ces thèmes et je me suis demandé comment les personnages du Déclin, qui ont maintenant atteint l'âge où l'on commence à s'interroger sur ces questions d'ordre existentiel, vivraient ces situations-là.Du coup, je tenais en main ma solution dramatique.« Cela dit, prévient Arcand, Les Invasions barbares n'est pas une « suite » à proprement parler, mais un autre film dans lequel on retrouve les personnages du Déclin.L'humour caustique propre à l'univers d'Arcand est bien entendu tout aussi présent, mais les enjeux sont plus graves et le propos encore plus cynique, suivant en cela l'évolution d'une société qui, forcément, a beaucoup changé en 15 ans.Ce nouveau film tire évidemment son titre des grands mouvements historiques qui, depuis toujours, ont secoué les civilisations après leur déclin.Les attentats terroristes du 11 septembre dernier ne viendraient que réaffirmer cette théorie, incidence logique aux yeux de tous ces universitaires férus d'histoire.À quelques mois du début du tournage de cette production entièrement québécoise, dotée d'un budget d'environ six millions de dollars, le cinéaste dit ne pas ressentir de fébrilité particulière.« À 61 ans, je suis devenu trop vieux pour ressentir la pression ! Le succès ou l'échec d'un film ne va pas changer ma vie maintenant.La pression, on la ressent quand on est jeune, qu'on a des choses à prouver, que la carrière en dépend.N'empêche que Le Déclin de l'empire américain a obtenu à sa sortie un succès sans précédent de par le monde.Les conversations intellectuelles et délicieusement lubriques des protagonistes avaient catapulté le film au rang de phénomène de société.Raflant le prix de la critique au Festival de Cannes en 1986 ( Le Déclin avait été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs ), le film devait décrocher une nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger l'année suivante à Hollywood.Un projet de remake américain a longtemps circulé pour ensuite être abandonné, les difficultés d'adaptation se révélant trop grandes.« Le succès, c'est quelque chose de magique qui survient sans que personne ne puisse en expliquer les raisons.On peut accumuler des années d'expérience sans jamais savoir à quoi il tient, ni à pouvoir définir ce qu'est l'air du temps, encore moins apprendre comment on l'accroche.» « Avec Les Invasions barbares, conclut le cinéaste, j'espère simplement faire un bon film.» Selon la productrice Denise Robert, ce nouvel opus devrait être prêt au printemps prochain.Comme Denys Arcand est l'un des rares abonnés québécois du Festival de Cannes, on peut d'ici sentir les odeurs que charrie l'air de la Croisette.Que voilà une brise rafraîchissante.3051046A 3050464A MONTRÉAL Beauchesne, Louis 2348, rue Jean-Talon Est, bur.209, Montréal QC H2E 1V7 Tél.: (514) 721-4616 Téléc.: (514) 721-4618 Daoust, Sylvain 5694, rue Laurendeau, 103, Montréal QC H4E 3W4 Tél.: (514) 765-3637 Téléc.: (514) 765-9939 Forest, Claude 11305, Notre-Dame Est, bur.102, Montréal-Est QC H1B 2W4 Tél.: (514) 640-5837 Téléc.: (514) 640-5291 Rhéaume, Linda 7586, rue Centrale, La Salle QC H8P 1K7 Tél.: (514) 367-4530 Téléc.: (514) 367-2119 Rhéaume, Linda 4061, rue Wellington, Verdun QC H4G 1V6 Tél.: (514) 367-4530 MONTÉRÉGIE Beauchesne, Louis 150, rue Saint-Jacques, Longueuil QC J4H 3B7 Tél.: (514) 721-4616 Téléc.: (514) 721-4618 Desjardins, Jean-Yves 127, boul.Saint-Jean-Baptiste, bur.6, Châteauguay QC J6K 3B1 Tél.: (450) 692-5643 Téléc.: (450) 692-5643 Dumais, Caroline 100, boul.Montarville, bur.200, Boucherville QC J4B 5M4 Tél.: (450) 655-7886 Téléc.: (450) 655-9067 Forest, Claude 545, boul.Sir-Wilfrid-Laurier, bur.105, Beloeil QC J3G 4H8 Tél.: (450) 446-1967 Téléc.: (450) 446-9868 Rhéaume, Linda 901, rue Notre-Dame, bur.201, Saint-Rémi QC J0L 2L0 Tél.: (450) 454-3913 Téléc.: (450) 454-3913 Rhéaume, Linda 227, rue Sainte-Catherine, bur.205, Saint-Constant QC J5A 2J5 Tél.: (450) 632-4666 Rhéaume, Linda 343, rue Saint-Jacques, Napierville QC J0J 1L0 Tél.: (450) 245-0081 Tougas & Lauzon 2200, ch.de Chambly, bur.101, Longueuil QC J4J 3Z3 Tél.: (450) 674-0453 Téléc.: (450) 584-2171 Tougas & Lauzon 947, boul.Séminaire Nord, Saint-Jean-sur-Richelieu QC J3A 1K1 Tél.: (450) 347-7947 Téléc.: (450) 584-2171 Turcotte, Hélène 211, rue Woodstock, Saint-Lambert QC J4P 1W7 Tél.: (450) 923-8313 Téléc.: (450) 923-9918 Turcotte, Hélène 1101, boul.Brassard, bur.206, Chambly QC J3L 5R4 Tél.: (450) 447-4788 Téléc.: (450) 923-9918 LAVAL Beauchesne, Louis 300, boul.de la Concorde, bur.213, Laval QC H7G 2E6 Tél.: (514) 721-4616 Téléc.: (514) 721-4618 LAURENTIDES Koch, Jean 62 A, rue Blainville Ouest, Sainte-Thérèse QC J7E 1X3 Tél.: (450) 979-4848 Koch, Jean 456, rue Principale, Lachute QC J8H 1Y3 Tél.: 1 800 261-4212 Téléc.: (450) 979-0664 LANAUDIÈRE Kovacs, Julie 704, rue Saint-Pierre, bur.102, Terrebonne QC J6W 1E2 Tél.: (450) 492-7257 Téléc.: (514) 387-8582 Kovacs, Julie 3466, rue Queen, Rawdon QC J0K 1S0 Tél.: (450) 834-2304 Rivest, Chantal 28, ch.du Golf, bur.105, Saint-Charles-Borromé QC J6E 2B4 Tél.: (450) 759-8708 Téléc.: (450) 759-8708 On estime que les problèmes d'audition touchent une personne âgée sur quatre.Cette détérioration est généralement progressive.En fait, elle peut être si lente que, dans bien des cas, le malentendant en prend conscience longtemps après que son entourage s'en soit rendu compte.Les signes d'une détérioration Les signes confirmant une baisse d'audition sont nombreux.Faire répéter souvent son interlocuteur, augmenter le volume de la télévision, éprouver de la difficulté en communication de groupe ou en présence de bruit.Les conséquences d'une diminution de la capacité auditive peuvent parfois prendre des visages insoupçonnés.Par exemple, la communication devenant plus difficile, plus gênante, la personne aura tendance à se replier sur elle-même, à s'isoler et à cesser certaines activités qui autrefois lui plaisaient.Solutions à appliquer Si aucun traitement médical n'est possible, l'un des éléments de la solution peut être le port de prothèses auditives bien adaptées, accompagné de stratégies d'écoute adoptées par l'entourage.Les prothèses auditives sont des systèmes d'amplification miniatures personnalisés qui sont adaptés aux caractéristiques individuelles de chaque personne.Elles sont choisies et sélectionnées selon la surdité, le mode de vie, les besoins et le budget des personnes.On prendra l'habitude de toujours parler face à face et de le faire naturellement, sans crier, en tâchant de ne pas s'exprimer trop vite.Il importera d'attirer l'attention de la personne avant de commencer à communiquer.Résultat : la personne avec ces aides auditives développera une plus grande confiance en elle dans les situations d'écoute.La vie familiale et les rencontres sociales deviendront des plus agréables.Sans prothèse, la communication devient plus difficile, voire gênante.Une mission Professionnels, notre mission est d'aider via les aides auditives la personne à retrouver la meilleure qualité d'audition possible, garante d'une qualité de vie pour elle-même et son entourage.À la fine pointe.Bien au fait des nouveautés, les audioprothésistes sont toujours en mesure de mettre à la disposition de leur clientèle une gamme complète d'aides auditives de qualité.Un appareil auditif approprié, des conseils professionnels, le désir de relever le défi, une adaptation progressive et des attentes réalistes feront en sorte que l'utilisateur sera satisfait de son appareillage.Elles vont des prothèses à technologie conventionnelle jusqu'aux modèles de haute technologie, incluant les prothèses programmables et celles de type numérique, dont la qualité sonore est nettement supérieure.Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec nous.MAI : MOIS DE L'AUDITION Lorsque l'ouïe se fait moins fine, pourquoi attendre pour comprendre?L'audioprothésiste peut vous aider par l'ajustement de prothèses auditives afin de vous permettre d'améliorer grandement votre qualité de vie.REPORTAGE PUBLICITAIRE 6LP0501A0511 a5 Samedi 6LP0501A0511 ZALLCALL 67 22:30:04 05/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Mamans Caroline avait 17 ans quand elle s'est retrouvée enceinte.Aujourd'hui, elle en a 35.Si vous savez compter, ça fait 18 à sa plus vieille qui vit en appartement avec son chum et qui n'ira pas voir sa mère demain pour la fête des Mères.Sont fâchées.Devine pourquoi elle a lâché ses études ?Pour faire un bébé ! Je lui ai dit non mais t'es pas un peu malade, ma fille ! Elle m'a répondu : Toi, t'étais bien enceinte à 17 ans ! Effrontée.Caroline avait 24 ans et quatre enfants quand son mari s'est tué dans un accident d'auto.Aujourd'hui, avec les deux de son nouveau chum, moins sa fille en appartement, ça fait cinq ados à la maison.Seule ma plus jeune de 13 ans condescend encore parfois à me donner un bec avant de partir pour l'école.Elle m'a donné mon cadeau de fête de Mères il y a une semaine et demie \u2014 un machin qu'ils ont fait pendant la période d'arts plastiques \u2014 tiens maman.Une bonne chose de faite.Travaillent tous bien à l'école.Des fois je leur dis : moi j'ai foxé, regardez comme j'ai l'air folle aujourd'hui.Ils touchent pas à la dope.Je le saurais.Moi à 15 ans je prenais des tonnes de coke, j'étais dans la rue.Je leur raconte.Je sens que mon message passe mieux que celui des tatas à la télé qui leur disent de pas fumer.Ils ne fument pas.Moi si.Quand ils sont tous partis vers huit heures et demie, mon café, ma cigarette.Une brassée de lavage.Je vais lire mes messages sur Internet.Plus tard, le ménage, le souper, les lunchs pour le lendemain, deux pains « sandwich » par jour pour toute la gang.La fête des Mères ?Je les abandonne.Un tour de moto avec mon chum.On ira manger au resto.Je leur laisse le télé-avertisseur, au cas.Combien tu paries qu'il va buzzer quand on sera au resto ?C'est incroyable.Quand je suis là, y parlent pas.Répondent par des grognements à mes questions.Suffit que je m'absente une heure ou deux, ils ont soudain plein de choses à me dire.Donc je suis au resto, ça buzze, je me précipite, on ne sait jamais.Allô oui, qu'est-ce qui se passe ?Maman ! Y'est où le sac de chips ?MAMAN FOUGÈRES \u2014 Claudie vit à Porto Rico où elle travaille pour General Electric.Ses parents habitent Brossard.Sa mère s'appelle Lise.Son père Jean-Pierre.Un soir sur deux, en revenant du travail, Claudie les appelle.Salut, c'est moi.Qu'est-ce que vous faites pour le souper ?Ah bon.À part ça ?Rien de spécial ?OK, bonne soirée.Bye.Claudie prétend qu'elle a les parents les plus ordinaires du monde.Les plus extraordinaires aussi.Je leur dois tout ce que je sais de la vie, tout ce que je sais d'important, la générosité, le respect, la valeur de l'effort.Le courage aussi depuis que mon père est malade.Le samedi, le premier levé fait le café, ramasse La Presse sur le perron.Ils se séparent les sections qui s'étalent sur toute la table.Ils vont tout de suite à la caricature de Chapleau et à la grille des mots croisés pour vérifier s'ils avaient tout bon dans celui d'avant.Puis ils se demandent qui ils pourraient bien inviter pour souper et jouer aux cartes.Maman commence la popote.Papa va faire l'épicerie.Revient.T'as oublié la crème pour ma sauce, dit maman.Tu peux pas mettre du lait ?Ben non, tu sais bien.Papa repart.Le jour de la fête des Mères, s'il fait beau, c'est une tradition, ils vont cueillir des fougères dans les swamps du côté de Dunham.Savez-vous que je ne leur ai jamais dit que je les aimais ?C'est bête, non ?LA MIENNE \u2014 Ma mère s'appelait Ambrozina.C'est joli non ?Elle aurait eu 100 ans cette année.Elle est née le 2 décembre 1902.Mais en fait, quand je suis né, elle, avait déjà 100 ans et peutêtre même plus, je l'ai toujours connue très vieille, très usée, un peu laide pour tout dire.Après sa mort, j'ai trouvé dans une boîte des photos d'elle en noir et blanc.Elle est jeune là-dessus, peut-être 20 ans.Elle a ce teint diaphane des Italiennes du Nord, la bouche charnue et charnelle, le nez droit, le port altier.C'est seulement depuis qu'elle est morte que je sais que ma mère était belle.JE SUIS PAS TA MÈRE \u2014 (La maîtresse a commandé un dessin pour la fête des Mères, Roberto lui apporte le sien.) Oh ! Tes fleurs sont magnifiques Roberto, un beau dessin, vraiment.Je te félicite.Ta maman va être contente.Madame, est-ce que je suis obligé d'écrire Bonne Fête maman ?Euh oui, c'est la fête des Mères, que voudrais- tu écrire d'autre ?Je voudrais écrire bonne fête Annie.Tu vis avec ton papa je crois ?Oui.Annie c'est ta nouvelle maman ?Oui.Alors écris bonne fête maman Annie.Elle veut pas.Qu'est-ce qu'elle veut pas ?Qu'on l'appelle maman.Elle dit que ça la fait vieille.LA MAMAN DEPUIS L'ANTIQUITÉ \u2014 On a raison de dire que les enfants ne viennent pas au monde avec un manuel d'instruction, mais comment expliquer alors que la plupart des femmes font d'excellentes mamans, même celles qui n'ont pas pris de cours prénatals ?On dirait qu'elle ont un instinct pour cela.Quelque chose en elle, je ne sais pas.Je vais vous raconter une petite anecdote qui illustre la chose, une fois c'était pas la fête des Mères, c'était Noël.J'étais chez ma fille.Elle donnait le biberon à sa fille de quelques mois.C'était dans la cuisine.Sur la table de la cuisine, il y avait une énorme dinde dans un grand plat.J'ai eu l'idée d'une photo, c'est mon côté créateur, artiste universel.J'ai dit à ma fille, prends la dinde dans tes bras, donne-lui le biberon et met ta fille dans le plat.On a pris la photo, ça a pris deux secondes, le bébé ne s'est aperçu de rien, la dinde non plus d'ailleurs, bref, je montre souvent cette photo à des jeunes femmes, et toutes, m'entendez-vous, toutes trouvent immédiatement l'erreur.C'est ce que je vous disais : les femmes ont un instinct très sûr pour ces choses-là.Et cela je crois depuis l'Antiquité.Alors voilà, je salue aujourd'hui toutes les mamans depuis l'Antiquité, et même un peu avant.P.S.Rien à voir avec la fête des Mères.Dans ma chronique de jeudi dernier, je vous parlais du Oslo's Norwegian Book Clubs qui a demandé à 100 écrivains répartis dans 54 pays différents de classer les 10 meilleurs livres jamais écrits depuis la nuit des temps.Les résultats ont été rendus publics cette semaine, je vous disais que Don Quichotte de Miguel de Cervantès l'avait emporté très largement devant Shakespeare, Homère et Marie Laberge, bref de nombreux lecteurs réclament cette liste au complet.Elle sera publiée dans notre cahier livres de demain, vous serez d'ailleurs invité à établir et à nous communiquer votre propre liste, des 10 meilleurs livres de l'Histoire.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » et la Sentra édition ST (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 2 495 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Offre de financement à 1,8 % jusqu'à 36 mois et aucun versement avant 90 jours (sur les termes jusqu'à 60 mois) valable sur les modèles Sentra XE et GXE 2002 seulement.Aucun intérêt ne sera calculé sur les 60 premiers jours suivant la date de livraison.Après 60 jours le calcul des intérêts débute et l'acheteur remboursera le capital et les intérêts mensuellement jusqu'à la fin du contrat.Exemple de financement: 20 000 $, à 1,8 % par année, équivaut à 571,11 $ par mois pendant 36 mois.Frais de financement de 559,85 $ pour une obligation totale de financement de 20 559,85 $.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SOURIEZ, VOUS EN AVEZ TOUJOURS PLUS AVEC N I SSAN Jantes en alliage Béquet arrière Tuyau d'échappement à embout chromé Emblème «ST» SENTRA XE 2002 Pour un temps limité, SENTRA ÉDITION ST! 219$ /MOIS CLIMATISEUR INCLUS 1,8% FINANCEMENT À L'ACHAT ET AUCUN VERSEMENT AVANT 90 JOURS! 199$ /MOIS 0$dépôt de sécurité Transport et préparation inclus! 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Par respect pour les contribuables, il faut justement avoir une bonne négociation.Et dans le cas présent, d'évidence, il y en a eu une de la part du gouvernement du Québec », a expliqué Éric Gamache, l'attaché de presse du ministre provincial des Relations avec les citoyens, Rémy Trudel.Quant aux allégations d'une possible entente rétroactive douteuse, M.Boudria fait fausse route, réplique Québec, qui a tenu à rappeler quelques règles élémentaires du marché.« En publicité, on ne paie jamais avant d'avoir vu le résultat », a précisé M.Gamache, qui a tenu à rappeler que Québec avait négocié directement avec l'éditeur, alors qu'Ottawa s'est servi d'un intermédiaire.« Quand tu achètes en gros volume, tu as des rabais, a ajouté M.Gamache.Et les gouvernements ont aussi un meilleur tarif parce que ce qu'on offre comme information \u2014 les services à la population et les programmes gouvernementaux \u2014 ça n'a pas une valeur commerciale comme General Motors ou Tim Hortons.» Le leader du Bloc québécois à la Chambre des communes a pour sa part tourné en dérision les allégations selon lesquelles Ottawa aurait payé le prix du marché.« Au lieu d'essayer de sauver Alfonso Gagliano (son prédécesseur) et le système de patronage du gouvernement qui est maintenant mis au jour, il devrait produire les documents.Tout sur l'affaire des rapports jumeaux de la firme Groupaction www.cyberpresse.ca L'affaire Groupactionpoursuit Chrétienjusqu'en Europe Dion: « C'est Québec qui est grossier» KEVIN WARD Presse Canadienne ROME \u2014 La question de l'aide aux pays africains, dont Jean Chrétien voulait faire une priorité durant sa tournée européenne, est passée au second plan hier lorsque le premier ministre a dû répondre à plusieurs questions concernant des contrats de publicité accordés par le gouvernement libéral.Au terme de sa rencontre avec le premier ministre italien Silvio Berlusconi, M.Chrétien a dû défendre les contrats de 1,6 million que son gouvernement a signés avec l'agence de publicité montréalaise Groupaction, qui ont été critiqués cette semaine par la vérificatrice générale, Sheila Fraser.M.Chrétien a déclaré que son gouvernement avait dépensé ces sommes pour promouvoir l'unité canadienne au Québec, ce qui a suscité l'indignation du premier ministre Bernard Landry.Toutes sortes de mensonges ont été véhiculés au Québec au fil des ans, a dit M.Chrétien, précisant qu'il n'avait aucune intention de présenter des excuses pour avoir défendu son pays.Contrairement à certains députés libéraux, le premier ministre a évité de faire des reproches à la vérificatrice générale.Elle n'a fait que son travail en critiquant le gouvernement, a-t-il déclaré.Le premier ministre Chrétien doit rencontrer lundi à Paris le président de la France, Jacques Chirac, avant de prendre le petit déjeuner, mardi, avec le premier ministre de la Grande-Bretagne, Tony Blair, à Londres.ALEXANDRE S I R O I S PIQUÉ AU VIF par les propos du premier ministre Bernard Landry, qui a affirmé cette semaine que les millions injectés par Ottawa pour assurer sa visibilité au Québec relevaient d'une « manipulation grossière », Stéphane Dion a répliqué hier en affirmant que c'est plutôt le gouvernement provincial qui se montre grossier.M.Landry avait fait ces remarques à la suite de la publication d'un rapport accablant de la vérificatrice générale du Canada concernant l'attribution par Ottawa de trois contrats d'une valeur de 1,6 million à la firme montréalaise Groupaction.« Il est tout à fait légitime d'avoir des programmes de commandites, a soutenu M.Dion en entrevue téléphonique, sinon M.Landry devrait abandonner le sien.Il est légitime de penser que, lorsque le gouvernement du Canada aide toutes sortes d'organismes à but non lucratif au Québec à tenir des événements, ça peut avoir un effet positif sur l'attachement au Canada.» « Ce qui est grossier, c'est de vouloir utiliser les deniers des contribuables québécois pour bannir le drapeau canadien comme on l'a fait dans le cas de l'aquarium de Québec », a déclaré M.Dion.(On se rappellera que le gouvernement provincial a refusé une subvention fédérale de 18 millions pour l'aquarium de Québec parce qu'elle était conditionnelle à ce que le drapeau du Canada y flotte pendant 40 ans.) « C'est une volonté politique affirmée du gouvernement péquiste de sortir le Canada du Québec faute de pouvoir sortir le Québec du Canada.Et donc, tous les symboles canadiens doivent être écartés », a dit M.Dion.Le programme de commandites d'Ottawa ne préoccupe pas le ministre, même si la vérificatrice générale a mis au jour de graves lacunes cette semaine.« Il y a eu des problèmes, et tout de suite on en réfère à la GRC, a indiqué M.Dion.Donc, on agit tout à fait correctement dans ce genre de contexte.» Photo PC Jean Chrétien en compagnie du président de l'Italie, Silvio Berlusconi, hier.La conférence de presse qui devait avoir lieu après leur rencontre a été annulée à la dernière minute hier, à la demande du gouvernement italien.OUVERT DIMANCHE jusqu'à 17 h En raison du manque d'espace, tous les articles ne sont pas disponibles dans tous les magasins.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.PLACE VERSAILLES - 7275, rue Sherbrooke Est (514) 493-6666 CENTRE-VILLE - 354, rue Ste-Catherine Ouest (514) 866-1821 NOTRE-DAME-DE-GRÂCE - 6444, avenue Somerled (514) 483-2685 D.D.O - 2050, boul.St-Régis (514) 683-4550 MONTRÉAL - 1178, rue Beaumont (514) 737-4755 LASALLE - 8469, boul.Newman (514) 365-8045 CHOMEDEY - LAVAL Galeries Laval - 1545, boul.Le Corbusier (450) 978-1313 CENTRE GREENFIELD PARK - 3566, boul.Taschereau (450) 672-6884 CENTRE RÉGIONAL CHÂTEAUGUAY - 200, boul.d'Anjou (450) 699-6112 GALERIES ST-LAURENT - 1993, boul.Marcel-Laurin (514) 334-0910 SERVICE DOMICILE GRATUIT 388-6600 3051042A 6LP0702A0511 samedi A7 6LP0702A0511 ZALLCALL 67 23:46:54 05/10/02 B CHANTIERS ROUTIERS Les matamores de la route risquent le tribunal JEAN-PAUL CHARBONNEAU LES MATAMORES de la route qui font fi de la signalisation aux abords des chantiers routiers risquent, en plus de payer des amendes et de récolter des points d'inaptitude, de se voir traduire devant les tribunaux pour conduite dangereuse et de perdre leur permis de conduire pour un temps.Le ministre des Transports, Serge Ménard, et le responsable de la sécurité routière à la Sûreté du Québec, Robert Poëti, ont fait cette mise en garde, hier, lors du dévoilement d'un plan d'action et d'une campagne de sensibilisation visant à accroître la sécurité des usagers et des travailleurs sur les chantiers routiers.L'an passé, 8400 contraventions ont été remises par des policiers provinciaux à des conducteurs qui avaient excédé la vitesse permise en traversant des chantiers routiers.Et 1600 autres constats ont été délivrés pour d'autres infractions, dont plusieurs ont conduit à des accusations devant les tribunaux.« Les conducteurs qui se faufilent et dépassent dans des endroits interdits verront souvent arriver à leur hauteur une voiture de la SQ sans gyrophares qu'ils n'auront pas détectée dans la file de véhicules », a indiqué l'inspecteur Poëti.C'est lundi que débuteront les travaux routiers, d'un coût de 1,4 milliard de dollars, dont 411 millions dans la région de Montréal.« L'année 2002 est une année record alors que près de 1200 chantiers seront mis en branle partout au Québec d'ici la fin de l'été », a signalé le ministre.Les mesures de sécurité visant à protéger les conducteurs et les employés dans les secteurs des chantiers seront grandement améliorées.Il y aura notamment une présence quasi permanente de patrouilleurs du ministère des Transports.Les indications sur les panneaux de signalisation sont en français seulement mais, pour que les conducteurs provenant des autres provinces ou des États-Unis ne soient pas pris au dépourvu, de nombreux pictogrammes internationaux seront installés aux endroits stratégiques.Afin que les routes ne soient pas trop engorgées, le président de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec, Pierre Delangis, a indiqué que la majeure partie des travaux sera exécutée le soir et la nuit.uqam.ca > Faites plus amples connaissances L'UQAM est fière que l'une de ses professeures, Francine Descarries, du Département de sociologie, ait remporté le prix Femmes de mérite 2002, dans la catégorie éducation, décerné par la Fondation Y des femmes.Francine Descarries oeuvre à l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF), où elle est codirectrice de l'Alliance de recherche IREF/Relais-femmes, un partenariat qui réunit des universitaires et des groupes de femmes.L'importance des recherches de la professeure Descarries, ses réalisations exceptionnelles ainsi que son implication dans la formation d'une relève de qualité, tant dans le milieu universitaire que social, ont contribué à sa notoriété.Connaissez-vous cette femme de merite?3051002A 3049426A Heures d'ouverture : Lundi, mardi, mercredi : 10 h à 18 h Jeudi et vendredi : 10 h à 21 h Samedi et dimanche : 10 h à 17 h STATIONNEMENT GRATUIT 3 magasins pour mieux vous servir 15757, boul.Gouin Ouest Pierrefonds (entre St-Jean et St-Charles) (514) 620-1890 6025, rue Jean-Talon Est Saint-Léonard (entre Lacordaire et Langelier) (514) 259-1890 501, rue Hartwood Dorion (Autoroute 20 Ouest, dir.Dorion) (450) 455-9299 LIQUIDATION FÊTE DES MÈRES Ce samedi et dimanche seulement! 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LES PRIX DES MODÈLES DE PLANCHER SONT RÉDUITS POUR VENDRE.Meubles de qualité unique Sujet à approbation du crédit.Ne peut être combiné avec aucune autre offre.3050655A 6LP0801A0511 samedi A8 6LP0801A0511 ZALLCALL 67 21:13:55 05/10/02 B Des médecins québécois à Jénine MATHIEU PERREAULT RÉUNI POUR la première fois à Montréal, le conseil d'administration de Médecins du Monde a condamné « le sort réservé aux populations civiles du conflit au Proche- Orient ».Deux urgentologues québécois qui ont passé trois semaines à Jénine ont pris bien soin, en conférence de presse, de déplorer les attentats suicide autant que les pénuries de médicaments et de médecins dont souffrent les Palestiniens.L'armée israélienne semble avoir volontairement épargné l'hôpital gouvernemental de Jénine, qui trône seul au milieu de maisons pulvérisées, a affirmé le Dr Gligor Delev, qui pratique normalement à Sacré-Coeur.« Évidemment, il y avait des traces de balles et des vitres brisées, et des médicaments ont été perdus à cause des pannes d'électricité, a dit le Dr Delev.Et le réservoir d'oxygène a été détruit.Mais les Israéliens n'ont visiblement pas lancé les bulldozers contre l'hôpital.» Les ambulances ont connu un sort plus triste : quatre des cinq véhicules de l'hôpital ont été détruits durant l'offensive israélienne.« Le médecin-chef des ambulances a luimême été tué d'une balle alors qu'il portait secours à une petite fille de deux ans », a dit le Dr Delev.Le réseau médical palestinien a semblé « très bien organisé » au Dr Jean Papacotsia, l'autre urgentologue de Sacré-Coeur qui était à Jénine du 14 avril au 4 mai.Pour 270 000 habitants répartis dans une centaine de villages, le district de Jénine compte 33 cliniques et un hôpital gouvernementaux et trois hôpitaux privés.L'hôpital central compte 34 médecins, 90 infirmiers et une quarantaine de techniciens, selon le Dr Delev.« Le problème, outre des pénuries de médicaments, ce sont les points de contrôle.Nous devions souvent escorter des médecins, des ambulances ou du matériel médical, parce que notre statut d'étranger facilitait le passage.» Les deux médecins québécois ont même aidé quelques patients à passer les points de contrôle.« Une fois, j'ai vu par hasard un homme qui avait l'air mal en point, a dit le Dr Delev.Il avait de sérieux troubles cardiaques.Si nous ne l'avions pas emmené avec nous, il serait probablement mort en attendant au point de contrôle.» Deux autres urgentologues québécois ont relayé les Dr Delev et Papacotsia.Médecins du monde Canada a des fonds pour les maintenir à Jénine pendant quelques semaines, et a demandé des fonds d'urgence à l'Agence canadienne de développement international pour prolonger cette présence pendant quelques mois.Un autre programme de Médecins du monde Canada, dont le président est le Dr Réjean Thomas, a dû être suspendu : la formation d'ambulanciers.Les longues attentes étaient parfois l'occasion de discussions avec les soldats.« Une fois, j'ai entendu un soldat dans un tank parler anglais avec un accent américain, a dit le Dr Papacotsia.Je lui ai demandé d'où il était, il m'a répondu du New Jersey et s'est informé des résultats des séries de la LNH.À l'intérieur du tank, un autre soldat a demandé des nouvelles des Canadiens.Il était de Montréal.» Photo AP Les citoyens en deuil ont couvert de fleurs le corbillard de Pim Fortuyn hier, alors qu'il faisait une dernière fois le tour de Rotterdam, sa ville natale.Un martyr pour l'extrême droite ROTTERDAM \u2014 C'est au mois de mai que des millions de tulipes s'étendent à perte de vue dans la paisible campagne hollandaise, plongeant les visiteurs dans un tableau impressionniste aux couleurs éclatantes.Mais ce n'est pas afin de faire du tourisme que le premier ministre de Grande-Bretagne avait bousculé son horaire chargé pour se rendre, le 8 mai, au plat pays de Vincent Van Gogh.À quelques jours des élections législatives, Tony Blair avait plutôt l'intention de prêter main-forte à son homologue néerlandais, Wim Kok, qui menait une campagne désespérée contre Pim Fortuyn, un nouveau politicien populaire et populiste de Rotterdam.La visite n'a pourtant jamais eu lieu : à la veille du départ de M.Blair, le controversé leader d'extrême droite a été abattu alors qu'il sortait des studios de la radio publique d'Hilversum, au sud d'Amsterdam.Le voyage a été annulé, mais le seul fait que M.Blair ait accepté de se mêler à la campagne électorale néerlandaise montre à quel point il prend au sérieux la menace croissante de l'extrême droite en Europe.Vivant, Pim Fortuyn soulev l'establishment politique européen.Mort, il fait désormais trembler un continent hanté par le spectre d'un nouveau fascisme.Un continent qui attend avec anxiété les résultats des élections qui auront lieu comme prévu mercredi, malgré ce meurtre politique sans précédent aux Pays- Bas.« Pim a été tué, mais il a gagné aujourd'hui », dit Remi van Dongen, un jeune partisan du leader charismatique.Il en veut pour preuve les fleurs, les cierges et les messages d'adieu que des dizaines de milliers de Néerlandais ont déposés sur le parvis de l'hôtel de ville de Rotterdam à la mémoire du politicien coloré de 54 ans au crâne rasé, aux cigares cubains et aux costumes griffés.« Pim, on t'a assassiné, mais tes idées ne seront pas oubliées », proclamait une immense banderole déployée aux portes de l'hôtel de ville, au lendemain de l'assassinat.Et c'est justement ce que craint l'Europe.La mort de Fortuyn pourrait avoir donné un martyr aux nombreux électeurs désabusés par les élites politiques néerlandaises, souvent perçues comme étant vieilles, fatiguées et dénuées d'idées originales.Des élites qui ont aussi été ébranlées par la démission en bloc du gouvernement de coalition le mois dernier, après la publication d'un rapport dévastateur sur l'échec des Casques bleus néerlandais dans la prévention du massacre de Srebrenica, en 1995.Chaos politique à l'horizon Tom et Yolanda Petten, un couple dans la cinquantaine, pensent que les politiciens et les médias ont provoqué la mort de Fortuyn en tentant de le salir aux yeux du public.« C'était trop facile de le comparer à Jean-Marie Le Pen.Ça démontrait la faiblesse de ses adversaires, qui n'avaient pas d'autre stratégie électorale que de le taxer faussement de racisme », affirme Tom Petten.« Depuis 30 ans, on ne pouvait rien dire dans ce pays, ajoute sa femme.Les autres politiciens niaient nos problèmes.Pour une fois, nous avions un leader qui osait en parler ! » Comme le couple Petten, des millions d'électeurs désabusés auront l'occasion, mercredi, de faire le geste de protestation ultime : voter pour un mort.De nombreux analystes prédisent que la Liste Pim Fortuyn, un parti fondé il y a seulement trois mois et qui s'appuyait entièrement sur la personnalité de son leader, obtiendra un énorme vote de sympathie.« L'élection tout entière pourrait devenir un livre de condoléances géant pour Fortuyn », s'inquiète un politicien libéral.Les plus pessimistes s'attendent à ce que la formation novice recueille jusqu'à 30 des 150 sièges du Parlement.Elle deviendrait ainsi le plus grand parti des Pays-Bas, qui plongeraient alors dans un inévitable chaos politique.La campagne électorale a pris fin abruptement avec l'assassinat de Fortuyn, le seul membre éminent du parti.Ainsi, les Néerlandais n'auront pas la chance d'en savoir plus sur le numéro deux de la Liste, Joao Valera, un homme d'affaires de 27 ans originaire du Cap- Vert sans aucune expérience politique.Ironiquement, c'est lui qui pourrait devenir le chef d'un parti jugé raciste et xénophobe ! Mais s'il est porté au pouvoir, la reine Béatrix pourrait refuser de le nommer à la tête d'un gouvernement anti-immigration.Bref, les Pays- Bas, réputés pour leur calme, leur tolérance et leur politique de consensus, se dirigent tout droit vers une crise constitutionnelle.« Le reste de l'Europe ne peut que regarder ce spectacle et trembler », écrit le Guardian de Londres.L'onde de choc de l'assassinat de Fortuyn a été ressentie dans tout le continent, moins de 24 heures après que Jean-Marie Le Pen eut obtenu six millions de voix au second tour de la présidentielle française.L'Europe ne peut plus passer sous silence la montée de l'extrême droite en Autriche, en Italie, en Belgique, au Danemark et même en Grande-Bretagne, où trois candidats du très raciste British National Party (BNP) viennent tout juste d'être élus à Burnley, une ville pauvre du nord de l'Angleterre qui a été secouée par de violentes émeutes raciales l'été dernier.Populiste nouveau genre Les leaders extrémistes européens sont loin d'avoir tous été conçus dans le même moule.Pim Fortuyn jugeait « insultant » d'être comparé à Jörg Haider ou, pis encore, à Jean-Marie Le Pen, un ancien légionnaire de 73 ans aux airs de bouledogue.L'enfant terrible de la politique néerlandaise, au contraire, était un ancien professeur de sociologie, un millionnaire qui avait goûté au marxisme dans sa jeunesse et qui affichait fièrement son homosexualité.Mais c'est justement son charisme qui le rendait plus dangereux que les autres démagogues qui tourmentent le continent, du moins aux yeux de Tony Blair.Populiste nouveau genre, Fortuyn attirait le même électorat que Haider en Autriche et Le Pen en France : des citoyens déçus de leurs élites et inquiets de la montée du crime et de l'immigration.« Les Pays-Bas sont l'un des pays les plus petits et les plus densément peuplés du monde », se plaint Volkmar Hofkanp, un partisan de Fortuyn.« Les transports publics, les écoles et les hôpitaux sont déjà pleins à craquer ! » En Europe, les Pays-Bas ont longtemps été perçus comme un modèle économique et politique, où la société florissante et multiraciale était en paix avec elle-même.Au cours de sa courte carrière politique, Pim Fortuyn a ébranlé ces confortables certitudes.À sa manière, certes provocante, il a tenté de mettre en mots les inquiétudes refoulées d'une certaine partie de la population.Son assassin l'a fait taire à jamais, mais il n'a sans doute pas tué le débat.Au contraire, les temps incertains ne font peut-être que commencer au doux pays des tulipes.Une valeur sûre d'une remarquable performance.AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 km Lâcher, jamais.Être prévisible, jamais.Dormir sur nos lauriers , jamais.Se contenter d'être bon, jamais.SUIVRE, JAMAIS.MC 2002 A6 2.7 T Taux de financement à l'achat ou Taux de location-bail de 3,9% Moteur biturbo de 2,7 L et 250 ch issu de la course Traction intégrale quattroMD qui colle à la route Boîte manuelle à 6 vitesses, ou boîte automatique à 5 vitesses avec TiptronicMD disponible Ensemble de luxe de choix avec toit ouvrant et cuir, offert à un prix spécial Location-bail ou Financement 3,9% AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville (QC) (450) 430-1460 LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 PARK AVENUE AUDI 8805, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 656-4811 Taux de financement de 3,9 % offert aux acheteurs admissibles jusqu'à concurrence de 48 mois à l'achat des modèles A6 2.7 T jusqu'au 4 juin 2002.Location-bail de 699 $ par mois pendant 48 mois; taxes, immatriculation et inspection de prélivraison en sus.Acompte ou échange équivalent de 9,788.21 $, dépôt de garantie remboursable de 0 $ et première mensualité de 699 $ requis.Montant dû au début du bail : 10,487.21 $.Bail fermé de 48 mois offert aux clients admissibles par Audi Finance chez les concessionnaires participants.Livraison avant le 4 juin 2002.Taux calculé en fonction du PDSF de la Audi A6 2.7 T2002 de 65 750 $, incluant Boîte automatique à 5 vitesses avec Tiptronic, chaîne audio Bose de première qualité, Ensemble de commodités, Ensemble supérieuret Ensemble de luxe de choix.Total des mensualités: 33,552 $.Contribution du concessionnaire requise, pouvant modifierla transaction finale négociée.Assurances et certaines responsabilités financières éventuelles en fin de bail assumées parle locataire.Frais de 0,20 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Taux de location calculé en fonction d'un taux d'intérêt annuel de 3,9 % pendant 48 mois.Prix réels fixés par le concessionnaire.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « quattro », « A6 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« Suivre, jamais.» est une marque de commerce de Audi of America, Inc.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi of America, Inc.« Tiptronic » est une marque déposée de Dr.Ing.h.c.F.Porsche AG.©Audi Canada 2002.Pour en savoirplus sur Audi, composez le 1 800 367-AUDI ou visitez notre site Internet, à l'adressea u d i c a n a d a .c o m Aucun dépôt de garantie sur tous les nouveaux modèles A6 2002 3048229A 6DU0901A0511 SAMEDIÀ 6DU0901A0511 ZALLCALL 67 17:05:03 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A9 Un monde en soi Elle nous arrive des quatre coins du monde.Elle est fascinante, séduisante, enlevante.Certains la trouvent même étonnante, frappante.déroutante.C'est la mode printemps-été.Dans tous ses états, dans tous ses éclats.Elle nous arrive de Paris, de Londres, de New York, de Milan, de partout.Elle est chaussure mais pas uniquement.Elle est blouse et chapeau, parfum et cristal, parasol et cd, bijou et cellulaire.Elle est cadeau, elle est trouvaille, et souvent même elle prend la forme d'un petit plaisir anodin.Anodin mais combien superbe.Elle est dans nos 185 magasins.Oui, vous avez raison.C'est beaucoup.Et c'est tout près ! Angle L'Acadie et Métropolitain Plus de 185 magasins, services et restaurants dont : La Baie, Holt Renfrew, Linen Chest, Chapters et la SAQ.Paris me charme mais Rockland est irrésistible ! 3045033A 6LP1002A0511 6LP1002A0511 ZALLCALL 67 23:50:54 05/10/02 B PROCÈS DES MOTARDS EST Centre de Rénovation St-Zotique Inc.2345, rue St-Zotique Est Montréal (514) 725-9378 Quincaillerie Hochelaga R.L.Inc.3993, rue Hochelaga Montréal (514) 259-2595 La Maison du Peintre 5126, rue Beaubien Est Montréal (514) 254-9401 Quincaillerie Maisonneuve Inc.4690, rue Ste-Catherine Est Montréal (514) 259-2214 Quincaillerie A.D.Leblanc Inc.1650, rue Ste-Catherine Est Montréal (514) 522-1102 Quincaillerie A.Lalonde Ltée 3113, rue Masson Montréal (514) 728-3637 Quincaillerie Place Versailles Inc.7275, rue Sherbrooke Est Montréal (514) 493-1119 Quincaillerie Delorimier Inc.2140, rue Mont-Royal Est Montréal (514) 521-6741 Quincaillerie C.Bélanger Ltée 9215, rue Sherbrooke Est Montréal (514) 352-1220 Quincaillerie Beaubien Inc.3194, rue Beaubien Est Montréal (514) 727-0525 Rona Séguin & Legault Inc.759, rue Rachel Est Montréal (514) 521-8570 Quincaillerie Charleroi 4690, rue Charleroi Montréal-Nord (514) 322-2031 Centre de Rénovation Prud'Homme Inc.444, rue Notre-Dame Repentigny (450) 654-6666 J.D.Beauchamp & Fils Inc.1262, rue Principale Saint-Roch-de-L'Achigan (450) 588-3214 Patrick Morin 11850, rue Sherbrooke Est Pointes-aux-Trembles (514) 645-1115 Quincaillerie Limoges & Frères Inc.316, rue St-Jacques L'Assomption (450) 589-4725 Robert Turcotte Inc.17, rue Rivest Le Gardeur (450) 585-2700 OUEST Empire Peinture et Papier Peint 3455, av.du Parc Montréal (514) 849-1297 La Maison Du Peintre Waverly 9795, rue Waverly Montréal (514) 381-8524 La Maison du Peintre Salaberry 4615, rue de Salaberry Montréal (514) 334-6162 Quincaillerie Côte-des-Neiges 5605, chemin Côte-des-Neiges Montréal (514) 343-0555 Quincaillerie Parc & Bernard 5742, av.du Parc Montréal (514) 948-5610 Rona Le Rénovateur D.G.Inc.5890, rue St-Jacques Ouest Montréal (514) 482-8381 Quincaillerie Côte Saint-Luc 7005, chemin Côte St-Luc Côte Saint-Luc (514) 487-7662 Quincaillerie de la Promenade Inc.4050, rue Wellington Verdun (514) 362-9291 Quincaillerie M.Lacroix & Fils Ltée 650, rue Notre-Dame Lachine (514) 637-3767 Quincaillerie Gérard Raymond 15729, boul.Pierrefonds Pierrefonds (514) 620-4235 Entreprises Jacques-Cartier Inc.13905, boul.Gouin Ouest Pierrefonds (514) 626-5575 Loyola Schmidt Ltée 243, boul.Harwood Vaudreuil-Dorion (450) 455-5641 www.loyolaschmidt.qc.ca RIVE-NORD Chez Le Peintre Décorateur 3445, boul.Dagenais Ouest Laval (450) 622-5055 Quincaillerie Guy Racine Ltée 335, boul.Chomedey Laval (450) 681-7575 Quincaillerie Métro Duvernay Inc.3425, boul.de la Concorde Laval (450) 661-0885 Quincaillerie Métro St-François Inc.1235, Montée du Moulin Laval (450) 665-3711 Quincaillerie Valiquette Inc.1889, boul.des Laurentides Laval (450) 667-1270 Entrepôt du Peintre 406, boul.Arthur-Sauvé Sud Saint-Eustache (450) 472-7013 Rénovaprix Inc.226, 25e Avenue Saint-Eustache (450) 472-3000 François Lespérance Terrebonne Inc.1505, chemin Gascon Terrebonne (450) 471-6631 Peintures Des Seigneurs Inc.550, boul.Des Seigneurs Terrebonne (450) 492-0880 François Lespérance Sainte-Thérèse Inc.227, boul.René A.Robert Sainte-Thérèse (450) 430-6220 Ferronnerie St-Janvier Inc.13817, boul.Curé-Labelle St-Janvier (Mirabel) (450) 435-3074 Matériaux J.C.Brunet 3639, chemin Oka Saint-Joseph-du-Lac (450) 472-7620 Matériaux J.C.Brunet 1500, boul.St-Antoine Saint-Antoine (450) 436-9340 Matério Laurentiens Inc.2159, boul.Labelle Lafontaine (450) 438-3577 BMR Eugène Monette Inc.2650, chemin Doncaster Val-David (819) 322-3833 Lortie et Martin Ltée 20, rue St-Paul Sainte-Agathe-des-Monts (819) 326-3844 H.Dagenais & Fils Inc.304, rue Principale St-Sauveur-des-Monts (450) 227-2649 Profid'or Coopérative Agricole 675, rue St-Isidore St-Lin, Laurentides (450) 439-3878 RIVE-SUD Centre de Rénovation Boucherville Inc.280, chemin Fort St-Louis Boucherville (450) 655-1340 Décor St-Hilaire Ltée 313, boul.Laurier Mont-Saint-Hilaire (450) 464-2141 Le Groupe Marcil Centre de Rénovation 6 magasins à prix d'entrepôt Patrick Morin 369, boul.Poliquin Sorel-Tracy (450) 742-4567 René Thomas & Fils Inc.10, rue Beauregard Varennes (450) 652-2927 Jusqu'au 18 août 2002 colore la vie depuis 65 ans 3043410A La police trouve un gros lot chez un des Hells Angels ANDRÉ CÉDILOT LES POLICIERS ont découvert un gros lot en perquisitionnant la nouvelle résidence de Candiac du Hells Angels Nomads Normand Robitaille, en mars 2001.En ouvrant un sac de sport rangé au-dessus d'un cellier contenant plusieurs bonnes bouteilles de vin à l'effigie des Hells Angels, ils ont mis la main sur pas moins de 31 paquets de billets de banque canadiens totalisant 199 980 $.À la maison d'un autre membre des Nomads, Michel Rose, à Repentigny, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont découvert une cache sous le plancher du sous-sol.De bonne dimension, elle était actionnée par un mécanisme électrique.Elle était vide au moment de la perquisition.Chez Robitaille, les enquêteurs spécialisés dans la lutte antimotard ont aussi trouvé un chèque de 2000 $ que le prévenu aurait pu encaisser le lendemain du vaste ratissage du 28 mars 2001 à Montréal et en province.Robitaille, 33 ans, étant déjà derrière les barreaux, c'est sa femme qui a ouvert la porte aux policiers.Il y avait peu de temps que Robitaille avait emménagé dans cette maison cossue de la rue Augustin, à Candiac.Le compte de taxes municipales était au nom d'un autre homme.Robitaille habitait auparavant à La Prairie.Sans surprise, cette fois, la policière a déposé devant le jury quantité de vêtements et de bijoux aux couleurs des Hells Angels, ainsi qu'une vingtaine de photos de Robitaille avec d'autres motards, dont Maurice Boucher et son fils Francis, l'un des 17 accusés au présent procès.« Voilà une façon rapide et efficace de procéder », s'est exclamé le juge Jean-Guy Boilard en voyant passer en rafale les sacs pleins de chandails des Hells.Depuis deux jours, la Couronne accélère le rythme de présentation de cette partie de la preuve, puisque ces pièces à conviction visent toutes à démontrer la même chose.En trois semaines, on a en déposé près de 700 provenant de 33 perquisitions ! « On a l'impression de faire l'inventaire d'un marché aux puces », a dit le juge Boilard, à la blague.Avec l'assentiment du jury, il a quand même invité le ministère public à aller moins dans le détail concernant des éléments déjà présentés à répétition, tels t-shirts, bagues, épinglettes, écussons et plaques souvenirs des Hells Angels, des Nomads et des Rockers de Montréal.Le procès reprendra lundi matin.Sitôt terminé l'inventaire des perquisitions, la Couronne entend présenter les résultats d'opérations de filature ; le procès pourrait durer six mois.Les 17 prévenus font face à des accusations de complots de meurtres, trafic de drogue et gangstérisme.Skis nautiques Wakeboard Wet Suits Tubes Planches à voile Beach Wear Kayak (vente & location) 3839 St-Jean Baptiste, Montréal www.auventfou.com 1-800-336-2126 5146403001 QUALITÉ ET CHOIX SUPÉRIEUR L\u2018ENTREPÔT 3045071A JOLIETTE 67, place Bourget Nord (450) 753-5332 1 800 268-7332 MONTRÉAL 6575, rue Saint-Denis (514) 274-7122 LAVAL 1680, boul.de l'Avenir (450) 681-9859 1 800 363-1101 \u201c UN CHOIX IMPRESSIONNANT DE SANDALES ET CHAUSSURES DE MARCHE \u201d Métro Beaubien P Atterrir à 8 minutes du centre-ville de Toronto, ça vous branche ?Maintenant que nous offrons 7 vols quotidiens en semaine pour l'aéroport du centre-ville de Toronto, il y en aura certainement un qui s'accordera avec vos rendez-vous d'affaires.Atterrissez à 8 h ou à 8 h 35 au coeur de la ville et repartez à 16 h 30, 17 h 30, 18 h 30 ou 19 h 30.Cool.Ça met du swing dans les affaires.Visitez voljazz.ca ou composez le 1 888 247-2262 jazzpour Bay Street Air Canada Régional Inc.exploitée sous le nom Air Canada Jazz.3048470A La Presse 11 mai 2002 Page A11 manquante 6LP1201A0511 6LP1201A0511 ZALLCALL 67 22:03:24 05/10/02 B Améliorer les services pour limiter la violence contre les infirmières Des sinistrés réclament 7,5 millions et la démolition d'un barrage privé BRUNO BISSON UN GROUPE de 17 riverains de la rivière Nicolet, dans la région du Centre-du-Québec, vient d'engager une poursuite totalisant plus de 7,5 millions contre le producteur d'électricité Algonquin Power, propriétaire d'un barrage qu'ils identifient comme la principale cause des inondations qui ont ravagé leurs résidences, au printemps 2001.Selon la poursuite déposée en Cour supérieure, à Montréal, la société Algonquin Power, basée en Ontario, aurait négligé l'entretien et l'exploitation de ce barrage situé dans la portion sud-ouest de la rivière Nicolet, dans le territoire de la municipalité de Sainte-Brigittedes- Saults, près de Drummondville, après en avoir acquis la propriété et les droits hydrauliques, en 1997, après la retentissante faillite du promoteur d'origine, la société québécoise Hydro P-1.Même si les riverains de cette centrale se plaignent de fréquentes inondations printanières dans le secteur depuis la mise en eau de ce barrage, en 1993, le groupe de sinistrés ne poursuit le propriétaire de la centrale de Sainte-Brigitte que pour les incidents survenus lors des inondations de 2001.Le 13 avril 2001, selon la poursuite, le niveau de la rivière Nicolet a débordé de plusieurs mètres en seulement quelques heures, « menaçant des vies humaines » et forçant l'évacuation des maisons situées en bordure de la rivière sur lesquelles les eaux furieuses de la Nicolet « projetaient d'énormes quartiers de glace, détruisant les constructions, emportant tous les aménagements et recouvrant le littoral de boue et de débris sur plus d'un kilomètre ».En plus de dommages exemplaires de cinq millions, chacun des demandeurs réclame aussi des indemnisations variant de 50 000 $ à 480 000 $ pour les dommages et inconvénients personnels subis à la suite de ces inondations, les pires depuis 1993, selon les sinistrés.Dans cette affaire, les sinistrés sont appuyés par une coalition formée par les groupes écologistes Eau Secours !, l'Union québécoise pour la conservation de la nature ( UQCN ) et la Société pour la nature et les parcs du Canada, et par la Fédération québécoise du canot et du kayak et des entreprises de l'industrie émergente de l'écotourisme, qui voit dans la multiplication de ses petits projets de centrales hydroélectriques une menace évidente pour son développement.Les cinq organismes qui animent la campagne « Adoptez une rivière » s'opposent à la construction et l'exploitation de petites centrales privées et ont rallié de nombreux artistes québécois de renom à leur cause dont les comédiens Pierre Lebeau, Sylvie Drapeau, Pauline Martin et Roy Dupuis, et les chanteurs Paul Piché, Richard Desjardins, Richard Séguin et Claude Gauthier.Hier, en plus d'afficher la nouvelle du dépôt de cette poursuite dans le site Internet de la coalition Eau secours ! ( www.eausecours.org ), les responsables de la campagne antibarrages ont invité les groupes de résidants locaux qui voient arriver sur leur rivière une de ses petites centrales électriques privés, à contacter les sinistrés de Sainte-Brigitte-des-Saults pour en savoir plus sur le voisinage de tels ouvrages.Dans les faits, il s'agit d'une première poursuite en dommages contre l'exploitant d'une centrale électrique privée au Québec.Même si de grands groupes industriels ( Alcan, Mc Laren, etc.) possèdent leurs propres barrages et installations de production hydroélectriques depuis le début du XXe siècle, les petites centrales érigées dans le domaine de l'État ont commencé à apparaître dans le paysage québécois depuis seulement 10 ans.En 1991, le gouvernement de Robert Bourassa lançait un programme pour encourager la naissance d'une industrie privée de la « petite hydraulique », distincte d'Hydro-Québec, à qui elle revend sa modeste production en vertu de contrats de fournitures à long terme, où le promoteur a très peu de chance d'échouer financièrement.La plupart des quelque 50 petites centrales construites en vertu du programme controversé du gouvernement Bourassa déparent certainement le paysage de nombreux sites naturels exceptionnels, mais elles sont généralement bien exploitées et ne représentent pas des menaces à la sécurité des riverains.Le cas du barrage de Sainte-Brigitte- des-Saults est toutefois bien particulier.C'est une société formée de financiers totalement inexpérimentés dans ce type d'industrie, Hydro P- 1, qui a obtenu en 1992 le permis d'exploitation des droits hydrauliques de la rivière Nicolet.Le barrage qui fut alors construit a présenté des problèmes de contrôle et de sécurité dès 1993.Par la suite, la faillite d'Hydro P-1, qui a laissé derrière elle des factures impayées de 10 millions et d'inquiétantes allégations quant à la gestion du programme de financement de ses petites centrales, devait provoquer la tenue d'une enquête publique, la commission Doyon, qui concluait en 1996, à propos du barrage de Sainte-Brigitte : « Il est inacceptable que des personnes puissent s'improviser producteurs d'électricité avec les risques associés, sans avoir d'expérience en la matière.La preuve a démontré que les promoteurs ont géré leurs centrales de manière dangereuse pour la population ».L'année suivante, Algonquin Power, une société basée à Mississauga, acquérait les droits et les installations des liquidateurs de faillite d'Hydro P-1.Les demandeurs accusent aujourd'hui cette société d'avoir négligé de remettre le barrage en état, même si ses administrateurs étaient informés des problèmes récurrents qu'on y avait constaté SÉBASTIEN RODRIGUE LA DIMINUTION de la violence envers les infirmières ne passe pas seulement par l'installation de caméras de surveillance ou par l'embauche d'agents de sécurité, mais aussi par une amélioration des services offerts aux patients afin qu'ils ne perdent pas les pédales.La Fédération des infirmiers et des infirmières du Québec ( FIIQ ) a dévoilé jeudi un sondage révélant que 67 % de leurs membres ont été victimes de violence physique ou verbale depuis cinq ans.La directrice générale adjointe de l'Association pour la santé et la sécurité du travail section affaires sociales ( ASSTSAS ), Marie-Josée Robitaille, estime qu'il faut à la fois mieux accommoder le personnel et les patients.Selon elle, les tensions risquent de se développer « tant que les urgences seront bondées, qu'il sera difficile d'administrer des soins et tant que l'on fera attendre les gens dans des conditions pénibles ».Selon des données compilées par la CSST entre 1996 et 2000, environ 5 % des réclamations faites par des infirmières sont pour voies de fait ou pour des actes de violence.Pendant cette période, il y a eu 1607 cas de violence physique sur 31 001 accidents de travail répertoriés chez les infirmières.Les statistiques de la CSST ne tiennent toutefois pas compte de l'incidence de la violence verbale pouvant parfois mener à des maladies psychologiques.La Fédération a expliqué en conférence de presse que les infirmières étaient souvent la cible d'injures, de menaces et de coups proférés par des patients.Dans une plus faible proportion, les actes de violence se produisent également entre des employés.Trois hôpitaux montréalais ont même installé des caméras de surveillance en raison d'actes de violence, a fait savoir la FIIQ.Selon l'Association des hôpitaux du Québec ( AHQ ), l'utilisation des caméras demeure toutefois marginale et les établissements recourent davantage aux agents de sécurité.Les systèmes automatiques de contrôle des crues du barrage de Sainte- Brigitte-des-Saults ont été inopérants en avril 2001 quand les glaces de la rivière Nicolet se sont rompues et ont complètement obstrué le passage, provoquant la pire des nombreuses inondations survenues depuis 1993 en amont du barrage de la société en commandite Algonquin Power.Merci à tous d'avoir été à l'écoute des jeunes hier lors de la première Marche Bell pour les jeunes.Grâce à vos efforts et à votre soutien, Jeunesse, J'écoute peut continuer d'être là pour tous les jeunes canadiens en difficulté ou maltraités qui lui téléphonent pour obtenir de l'aide, du réconfort et des conseils 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Merci à tous ceux qui ont fait un don.Merci à tous ceux qui ont marché ou couru, qui ont participé en planche à roulettes ou avec bébé dans la poussette.Merci à tous ceux qui ont fait don de leur temps, de leur énergie et de leur talent pour que la marche, peu importe l'endroit au pays, soit réussie.Merci à tous ceux qui se sont joint à un comité, ont été capitaine d'équipe ou ont recruté un ami.Merci à tous les élèves et étudiants ambassadeurs pour leur engagement, leur dynamisme et leurs idées.Merci à toutes les entreprises et à tous les particuliers qui ont fait don de nourriture et de prix d'encouragement, qui se sont chargés de l'imprimerie et de la publicité et qui ont partagé leur talent professionnel.Merci à tous nos partenaires, aux commanditaires et fournisseurs de la marche, aux commanditaires régionaux, aux commanditaires du site et à leurs employés pour avoir fourni un appui indéfectible tout au long de l'événement.Merci à tous ceux qui ont organisé une marche collective, que ce soit dans leur ville, maison de soins ou lieu de travail.Merci à nos commanditaires parmi les médias, à CTV, au Globe and Mail et à Sympatico.ca qui ont fait en sorte que tout le monde entende parler de la Marche Bell pour les jeunes.Enfin, merci à Bell Canada qui, grâce à son engagement, nous a permis de relever le défi que représentait un tel événement, et merci à tous ses employés qui ont travaillé d'arrache-pied pour en assurer le succès.Commanditaires 3047047A 6LP1301A0511 a13 samedi 6LP1301A0511 ZALLCALL 67 21:35:57 05/10/02 B Il manque du gras dans le lait DENIS BOUCHARD Le Quotidien PAS MOINS de 60 % des contenants de lait n'offrent pas la quantité de gras indiquée sur l'étiquette.En confirmant cette découverte de la Fédération des producteurs de lait du Québec, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a indiqué que cette situation durait depuis au moins un an.Le Ministère préfère toutefois parler de « non respect de l'étiquetage » plutôt que de scandale ou de détournement.Frédéric Krikorian, l'attaché de presse du ministre Maxime Arseneau, a indiqué au Quotidien du Saguenay-Lac-Saint-Jean que des prélèvements avaient été effectués sur des contenants de lait au cours des derniers mois et que les résultats avaient été semblables à ceux obtenus par la Fédération des producteurs de lait du Québec.La situation est si préoccupante que le ministère travaille à l'élaboration d'un programme « qui permettra de faire régulièrement des prélèvements », a révélé M.Krikorian.Le Ministère est responsable de l'intégrité des étiquettes des produits laitiers québécois consommés dans la province.Le contrôle des produits importés relève de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.La vérification du pourcentage de gras ne se fait pas systématiquement, explique-t-on, parce que les priorités sont établies en fonction des risques pour le consommateur.Le Ministère refuse pour le moment d'identifier les entreprises qui ont fait l'objet de plaintes « parce qu'elles peuvent éventuellement être poursuivies en justice ».Selon l'attaché de presse du ministre Arseneau, le Ministère est plus large que la Fédération des producteurs de lait dans sa méthode de calcul de la teneur en gras.La Fédération applique la tolérance zéro, alors que le Ministère peut accepter une marge d'erreur de 0,05 %, comme les 110 km/h sont tolérés dans les zones de 100.En guise d'explication du dérapage, Jean Vigneault, directeur des communications de la Fédération, avance que le gras manquant dans le lait pourrait être utilisé pour d'autres produits, comme le beurre par exemple.« Je ne vous cacherai pas qu'on a une petite idée de l'utilisation qu'on fait du gras manquant dans les contenants de lait, même si nous n'avons pas effectué d'enquête formelle sur la question », souligne pour sa part Frédéric Krikorian.La Fédération a transmis il y a un an son information au Ministère.« Quand le consommateur achète du lait 2 %, dit Jean Vigneault, il devrait boire du lait 2 %.» Cette variation dans le pourcentage de gras, précise-t-il, n'affecte pas la qualité du lait.Selon la Fédération, le lait demeure toujours un aliment approprié.Répit à l'horizon pour les responsables de maisons d'accueil ARIANE DESROCHERS LE SYNDICAT des personnes responsables de milieux résidentiels d'hébergement des Laurentides (CSN), peut désormais négocier ses conditions de travail.La Cour d'appel vient tout juste de rejeter la requête de son employeur, le Centre de réadaptation Florès, visant à empêcher ces travailleurs d'être considérés comme des salariés au sens du Code du travail.Longtemps vus comme des travailleurs autonomes, les responsables de maisons d'accueil pour adultes souffrant de déficience intellectuelle dans les Basses-Laurentides, n'avaient pas le droit de se syndiquer.À leur grand soulagement, le juge Jean-Claude Saint-Arnaud, du Tribunal du travail, le leur a accordé le 5 juin 2001.Voilà qui n'a pas fait la joie du Centre de réadaptation Florès qui en a appelé d'un tel jugement.Une requête qui lui a été refusée par la Cour d'appel le 6 mai dernier.« Notre travail consiste à demeurer 24 heures par jour, sept jours par semaine auprès des bénéficiaires que le Centre Florès nous confie, insiste le président du syndicat, Bruce Schneider.Nous n'avons aucune forme de répit ni de soutien de la part de l'établissement ! » 2159, rue Sainte-Catherine Est Montréal H2K 2H9 Métro Papineau 2777, boul.St-Martin Ouest Laval H7T 2Y7 près de l'autoroute 15 www.lacordee.com Tél.: (514) 524-1106 T-shirt La Cordée Pictogrammes thématiques : randonnée, escalade, vélo et kayak ; 100% coton; disponible pour hommes de M à TTG: randonnée (beige), escalade (bleu), vélo (noir), ka yak (orange) ; disponible pour femmes de P-M à G-TG: randonnée (blanc), escalade (bleu), vélo (noir), ka yak (orange).Spécial Prix régulier 6995$ 20$ de rabais 4995 Promotion en vigueur jusqu'au 19 mai 2002 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles illustrés.Pantalon Altamira La Cordée Nylon Tactel avec fini protecteur Teflon de Du Pont ; convertible en short ; beige, marine et mousse; disponible pour hommes et femmes.HOMMES FEMMES 3045565A 6LP1401A0511 a14 Samedi 6LP1401A0511 ZALLCALL 67 22:05:22 05/10/02 B Videotron congedie un employe Il aurait menace de mort un gestionnaire de Quebecor Media PECHE AU HOMARD A vos marques.JUDITH LACHAPELLE GRANDE-ENTREE, Iles-de-la- Madeleine .Quand tu vois les centaines de bateaux partir au large, dans le noir, avec les lumieres qui refletent sur l'eau.C'est de toute beaute.Le bateau lourdement charge de casiers, le capitaine Claude Cyr attendait impatiemment hier apres-midi l'ouverture de la peche au homard aux Iles-de-la-Madeleine.Si le vent ne soufflait pas trop fort, le signal allait etre donne officiellement a 5 h ce matin.Plus de 300 bateaux allaient ainsi prendre le large pour jeter pres de 100 000 casiers a homard dans le golfe du Saint- Laurent.Retard d'une semaine Le fameux homard des Iles.Si les amateurs salivent a l'idee d'en humer bientot l'odeur, les pecheurs piaffaient d'impatience, hier, a la veille de l'ouverture de la peche.La saison a ete retardee d'une semaine cette annee et, malgre ce qui avait ete prevu, le homard des Iles ne pourra figurer au menu de la fete des Meres demain.Si on retarde encore la peche d'une semaine, ca sera dur de retenir le monde a terre, disait Jeremie Cyr, qui se preparait lui aussi a partir a bord de son bateau ancre a Grande-Entree, le principal port des Iles-de-la- Madeleine.Les premiers casiers qui allaient etre lances a l'eau ce matin ne seront pas remontes avant lundi.On ne peche pas le dimanche, aux Iles.C'est pas juste une question de religion, c'est surtout pour proteger la ressource, dit Jeremie Cyr.Encore une semaine, donc, avant de voir les premiers homards des Iles a la poissonnerie.Grand evenement Le lancement de la saison du homard est un grand evenement, pas seulement dans les poissonneries de la province, mais aussi aux Iles.Claude Cyr travaille depuis l'automne dernier a reparer le cordage de ses 300 casiers, ou a repeindre ses bouees bariolees qui indiqueront l'emplacement de ses cages.Hier apresmidi, le cure Claude Cayouette est passe a la pointe de Grande-Entree pour benir les pecheurs et leurs bateaux.La statue du Sacre-Coeur a ete placee bien en evidence dans la petite eglise pleine a craquer pour la messe des pecheurs.On pourrait peut-etre Lui tordre les orteils pour qu'Il nous envoie du beau temps, a lance le cure, sous les rires etouffes de ses fideles.L'assemblee s'est ensuite dirigee au quai pour lancer a la mer une couronne de fleurs en memoire des marins disparus.Oui, des accidents arrivent parfois en mer.Un bateau qui se brise, un pecheur qui tombe a l'eau, et parfois des noyades.Si le temps est mauvais au moment de donner le signal du depart, les pecheurs scruteront le ciel et leurs comperes.Partira?Partira pas?Ceux qui partent en premier ont l'avantage des meilleurs lieux marins, ceux qui sont sur la pierre et pas sur le sable.Rester au quai alors que d'autres bateaux partent peut decider du sort de la saison.Quinze jours La moitie des homards seront peches dans les 15 prochains jours.Le crustace, qui s'eveille apres le long hiver, est affame et se jettera sur les morceaux (la bouette, comme disent les pecheurs) de hareng, plie et maquereau que les pecheurs mettent dans les casiers pour les attirer.Depuis 1998, les pecheurs madelinots se sont impose des regles severes de peche: pas plus de 300 casiers par pecheur, maximum d'environ 300 permis de peche, longueur minimale de 84 mm du crustace (les femelles avec des oeufs doivent etre remises a l'eau) et pas de peche le dimanche.Ca faisait de la chicane entre les pecheurs.Ceux qui allaient en mer le dimanche, les autres qui n'y allaient pas parce qu'ils etaient croyants.On a decide de l'interdire, dit Jeremie Cyr.Toutes ces regles ont porte leurs fruits.Le homard est plus present que jamais aux Iles et plus payant, puisqu'il est plus gros.La peche se terminera vers la mi-juillet, alors que le homard se debarrasse de sa solide carapace.Les pecheurs auront alors sorti de l'eau environ 80% des homards qu'il y avait a pecher, soit pres de cinq millions de livres de homard, pour une valeur de 30 millions.Des homards qui seront ecoules au Quebec, mais aussi a Boston, aux Etats-Unis, entre cinq et sept dollars la livre.Claude Cyr, qui a peche le hareng plus tot en saison, se mettra alors au maquereau.Son bateau, le Cap bleu, rentrera ensuite au port, en attendant que revienne la saison du homard.SEBASTIEN RODRIGUE LA QUATRIEME journee de lock-out des syndiques de Videotron a de nouveau ete marquee par du vandalisme et aussi par le congediement d'un employe qui aurait menace de mort un gestionnaire de Quebecor Media.Videotron a annonce hier qu'elle avait depose une plainte a la police de Montreal contre un de ses employes qui a menace de mort un de ses gestionnaires jeudi.L'employeur a egalement expedie une lettre de congediement a son employe.Les evenements se seraient produits alors que le cadre tentait de franchir les piquets aux abords d'un immeuble de la rue Viger.C'est criminel, alors on ne peut pas accepter cela , a explique Jean-Paul Galarneau, directeur general des communications de Videotron.Le syndicat a pour sa part deplore l'attitude patronale qui ne l'a pas avise de ce congediement.Des cables de fibres optiques ont egalement ete sectionnes a Quebec et a Montreal.Environ 4000 clients du quartier Emard ont ainsi ete prives de television pendant quelques heures.La region de Quebec a aussi ete affectee par six pannes touchant pres de 3000 abonnes.Le syndicat a repete hier qu'il demandait a ses 2200 membres en lock-out d'etre disciplines.Aucune reprise des negociations n'est prevue entre les deux parties.Peu de progres a Radio-Canada Par ailleurs, le blitz de negociation amorce cette semaine entre la direction de Radio-Canada et ses employes pietine depuis deux jours.Les deux parties ont discute jeudi et hier de l'acces des employes a la permanence sans faire de progres, selon le vice-president du Syndicat des communications de Radio-Canada, Ubald Bernard.Sur ce point, le syndicat tente d'obtenir l'acces a la permanence pour des employes en region.Les negociateurs patronaux et syndicaux poursuivent un blitz de negociations de sept jours qui a debute mardi dernier.L'entente sur la question des employes temporaires avait ravive certains espoirs, mais peu de progres ont ete enregistre depuis.Les 1200 employes de Radio-Canada sont en lockout depuis le 23 mars dernier.Normalement, les negociations devraient se poursuivre en fin de semaine.Photo BERNARD BRAULT, La Presse c Le bateau lourdement charge de casiers, le capitaine Claude Cyr attendait impatiemment hier apres-midi l'ouverture de la peche au homard aux Iles-de-la-Madeleine.CHRYSLER SEBRING 2002 Seulement chez votre concessionnaire Chrysler .Dodge .JeepMD Pour votre tranquillite d'esprit, tous les modeles Chrysler, Dodge et JeepMD 2002 offrent une garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur et une assistance routiere de 5 ans/100 000 km.259$ Louez a Location de 48 mois.Comptant initial de 3 795 $ ou echange equivalent.Transport et taxe sur le climatiseur inclus.par mois.Equipee comme suit : Moteur de 2,4 L a DACT et 16 soupapes, 150 ch .Transmission automatique a 4 vitesses .Climatiseur .Freins a disque aux 4 roues .Leve-glaces, retroviseurs et verrouillage a commande electrique .Systeme antidemarrage Sentry KeyMD .Sacs gonflables avant a deploiement progressif .Ancrage d'attache pour siege d'enfant .Casier de rangement au tableau de bord .Radio AM/FM stereo avec lecteur de CD .Banquette arriere 60-40 rabattable .Colonne de direction inclinable .Commande electrique d'ouverture du coffre .Regulateur de vitesse .Plein d'essence gratuitƒ¶ daimlerchrysler.ca Options de location de 48 mois offertes Mensualites Comptant initial 299 $ 343 $ 1 995 $ 0$ 0% de financement a l'achat jusqu'a 48 mois sur la Chrysler Sebring 2002.Tarifs mensuels pour 48 mois etablis pour la Chrysler Sebring 2002 avec l'ensemble 24H.Premier versement et depot de securite exiges a la livraison.Transport et taxe sur le climatiseur inclus.Location pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le concessionnaire peut louer a prix moindre.Le locataire est responsable de l'excedent de kilometrage apres 81 600 km au taux de 15 le kilometre.Immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre et taxes en sus.Sous reserve de l'approbation de Services financiers Daimler Chrysler., Le concessionnaire peut devoir commander ou echanger un vehicule.Offres d'une duree limitee, valables sur les modeles 2002 seulement et exclusives qui ne peuvent etre combinees a aucune autre offre a l'exception de la remise aux diplomes et du programme d'aide aux handicapes physiques.Les offres peuvent changer sans preavis.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et les conditions.Photo a titre indicatif seulement (vehicule illustre avec roues en aluminium en option).Selon que l'une ou l'autre circonstance se produira la premiere.Des conditions s'appliquent.ƒ¶ Plein d'essence gratuit a l'achat ou a la location de tout vehicule neuf 2002.Tests effectues par l'organisme americain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).Remise aux diplomes de 500 $ a la location ou de 1 000 $ a l'achat d'un vehicule a l'exception de la Chrysler Neon (750 $).Cette offre exclut la Dodge Viper et la Chrysler Prowler.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et les conditions.MD Jeep est une marque deposee de Daimler Chrysler Corporation, utilisee sous licence par Daimler Chrysler Canada.Chrysler est une marque deposee de Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale a propriete entiere de Daimler Chrysler Corporation.Portez toujours votre ceinture.La banquette arriere est l'endroit le plus sur pour asseoir les enfants.Ou choisissez0% de financement a l'achat jusqu'a 48 mois.au financement a l'achat La plus haute cote de securite decernee par le NHTSA lors de tests de collision frontale 3041902A 6LP1501A0511 A15 Samedi 6LP1501A0511 ZALLCALL 67 19:57:04 05/10/02 B Nos enseignes ont changé, mais le confort et la qualité de nos chambres restent les mêmes.Voici 2 nouvelles marques de tisanes.Aussi disponibles sous d'autres formes d'emballages : 1.800.BO.RÊVES 1.800.267.3837 www.choicehotels.ca Offertes avec: lit oreillers couvertures canapé douche baignoire lavabo tapis toilettes table de chevet radio miroir serviettes bonnet de douche clé réveille-matin téléviseur télécommande chaînes de télé journaux rideaux etc.3041767A Baby-boom technologique au Québec La reproduction médicalement assistée en forte hausse FRANÇOIS BERGER UN « BABY-BOOM technologique », engendré par le recours accru à la reproduction médicalement assistée, contribue à la remontée de la fécondité enregistrée chez les Québécoises pour la première fois en une décennie.Des milliers de femmes, dans la trentaine pour la plupart, consomment des médicaments pour stimuler leur ovulation, se soumettent à l'insémination artificielle ou s'en remettent aux techniques les plus avancées comme la fertilisation in vitro.Les femmes du Québec ont augmenté de 30 % la prise de stimulants ovariens prescrits par les médecins pour traiter l'infertilité, au cours des trois dernières années (voir le graphique), selon des données inédites de IMS Health Canada, une firme spécialisée dans la mesure de la consommation des médicaments.C'est une croissance deux fois plus rapide qu'ailleurs au Canada.L'insémination artificielle a progressé de 26 % depuis quatre ans et a été utilisée par près de 2400 Québécoises l'an dernier, selon la Régie de l'assurance-maladie qui en rembourse les frais.Le nec plus ultra de la reproduction assistée médicalement, la fécondation in vitro et d'autres techniques comme la micro-injection, a attiré un millier de Québécoises en 2001 et est en forte progression, selon les responsables des trois cliniques qui pratiquent ces méthodes au Québec.« Nous sommes en train de rattraper notre retard par rapport au reste du pays », dit le docteur François Bissonnette, qui travaille simultanément au Centre hospitalier de l'Université de Montréal et à la clinique privée Procréa Biosciences, l'un des principaux « concepteurs » de bébés-éprouvettes au Canada.La demande des femmes du Québec pour la procréation assistée est en « croissance exponentielle », constate-t-il.Procréa, qui exploite aussi une clinique à Québec, a quadruplé ses activités depuis l'an dernier, mais n'arrive pas à « répondre à la demande », précise le docteur Bissonnette.L'Ontario compte 11 cliniques de fertilisation in vitro (il y en a 360 aux États-Unis) et le Québec seulement trois \u2014 les deux de Procréa et celle de l'hôpital Royal Victoria.Les futures mères québécoises dépassent toutefois les autres Canadiennes dans leur consommation de médicaments contre l'infertilité (14 % de plus par personne).Après avoir tardé durant 20 ans à adopter les « sciences du vivant », le Québec connaît subitement une révolution des « technobébés » qui lui a permis en 2001 d'enregistrer une hausse des naissances pour la première fois depuis 1990.La fécondité des Québécoises augmente rapidement chez les femmes de plus de 34 ans, qui constituent la clientèle principale des cliniques de fertilité.Ces mères relativement âgées (la plupart des parturientes sont plutôt dans la vingtaine) sont désormais responsables de 8 % des premières naissances, comparativement à 6 % au milieu des années 1990.L'insémination artificielle, la fécondation in vitro et les techniques apparentées « produisent » actuellement de 15 à 20 poupons pour 1000 naissances au Québec, selon les chiffres des hôpitaux et de l'industrie de la bioreproduction et en tenant compte des taux de succès des diverses techniques utilisées (de 25 % à 33 %, selon le cas).Les bébés nés de femmes qui prennent des stimulants ovariens sans avoir recours à ces techniques (environ 8000 Québécoises par année) ne sont pas répertoriés, mais on estime qu'ils peuvent porter à 40 le nombre de nouveau-nés par 1000 naissances (soit près de 3000 l'an dernier).L'implantation de deux et même quatre embryons lors de la fécondation in vitro, ainsi que la prise de stimulants de l'ovulation, provoquent d'ailleurs de nombreuses naissances multiples (jumeaux ou triplés, parfois davantage), dont l'incidence ne cesse d'augmenter au Québec (2,6 % des naissances l'an dernier).Ces naissances multiples ont cependant des effets négatifs puisque les jumeaux et triplés ont très souvent un faible poids à la naissance et viennent fréquemment au monde prématurément, entraînant des coûts supplémentaires pour le système de santé, sans compter le désarroi des parents.« Il n'y a pas de suivi adéquat » des technologies de la reproduction ni de la prise de médicaments stimulant l'ovulation, déplore Louise Vandelac, sociologue de l'Université du Québec à Montréal et ex-membre de la commission royale sur les nouvelles technologies de reproduction, dont le rapport datant de 1993 vient d'aboutir à un projet de loi déposé jeudi dernier à Ottawa.En France, aux États-Unis et en Australie, il y a un suivi systématique de l'État, dit Mme Vandelac.Au Québec, le ministère de la Santé ne surveille pas le développement rapide de la procréation assistée, mais le gouvernement accorde depuis deux ans un crédit d'impôt aux couples qui ont recours à l'insémination artificielle et à la fécondation in vitro (une mesure qui a coûté 1,3 million de dollars en 2000).Selon une évaluation de la Société canadienne de fertilité et d'andrologie, plus de 100 000 couples québécois, dont la femme est âgée entre 20 et 40 ans, auraient des problèmes de stérilité (un sur sept).Environ 20 000 de ces couples n'ont jamais eu d'enfant, selon des données de Statistique Canada.Il s'agit d'un « marché » intéressant pour la fécondation in vitro, responsable à elle seule de la naissance aux États-Unis de 30 000 « technobébés » par année (7,4 pour 1000 naissances) et de 1400 au Canada (4 pour 1000). 6LP1601A0511 A16, samedi, MONDE 6LP1601A0511 ZALLCALL 67 20:08:08 05/10/02 B A 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 MONDE La prison à vie pour Hanssen, taupe de Moscou au FBI PATRICK ANIDJAR Agence France-Presse ALEXANDRIA \u2014 Robert Hanssen, un agent du FBI considéré comme l'un des pires espions dans l'histoire des États-Unis, a été condamné hier à la prison à vie par un juge américain pour avoir opéré pendant 20 ans pour le compte de Moscou.Hanssen, 58 ans, qui avait évité la peine de mort en acceptant de collaborer avec les enquêteurs, est apparu considérablement amaigri, le dos voûté, les cheveux presque blancs, le visage marqué d'impressionnantes poches sous les yeux, au tribunal fédéral d'Alexandria, dans la banlieue de Washington.« Je suis satisfait que ce chapitre de l'histoire des États-Unis soit clos aujourd'hui », a déclaré après le verdict le procureur général (ministre de la Justice) John Ashcroft.Il a estimé que M.Hanssen avait « utilisé son entraînement et abusé de la confiance qu'on lui faisait, menaçant ainsi la sécurité des États-Unis ».Sur une période de 20 ans, entre 1979 et 1999, il avait communiqué à Moscou, contre 1,4 million de dollars en argent et diamants, quelque 6000 pages contenant d'importants secrets dans les domaines de la défense et du renseignement.Il avait également livré, en octobre 1985, les noms de deux agents doubles du KGB (les services secrets soviétiques) opérant pour les États-Unis.M.Hanssen, qui a travaillé 27 ans pour la police fédérale américaine, aura par ses actions involontairement contribué à une remise en question du fonctionnement du FBI, encore accélérée par les attentats du 11 septembre dont les préparatifs avaient échappé au FBI.Il avait été arrêté dans un parc d'Alexandria le 18 février 2001, sept mois avant ces attentats.« J'accepte la sentence de la cour, je m'excuse pour ma conduite, j'en ai honte », a déclaré l'espion, vêtu de la combinaison verte des détenus.Il s'est également dit « honteux » de ses actes : « J'ai ouvert la porte à la calomnie contre ma femme totalement innocente et mes enfants.J'ai fait tant de mal à tant de gens.» Ni sa femme Bonnie ni aucun de ses six enfants ou autre membre de sa famille ne s'étaient déplacés pour assister à la condamnation de celui qui a admis avoir agi notamment par appât du gain.Dans le cadre de l'accord, sa femme, Bonnie, bénéficiera d'une pension de veuve du FBI et pourra garder sa maison.À l'inverse, une brochette d'agents spéciaux, complet sombre et Ray Ban noires, étaient présents au tribunal.Certains étaient sous les ordres de Hanssen au sein de la très secrète division « sécurité nationale ».« Hanssen a trahi chacun d'eux », a déclaré le procureur Randy Bellows.Les activités de Hanssen seraient en partie à l'origine de la mort de trois espions américains et agents doubles, dont un général de l'armée russe qui était une des principales sources pour les États-Unis et qui a été exécuté en 1986.Hanssen, catholique fervent, a remercié ses anciens compagnons de travail, ainsi que sa famille, ses amis pour « leur soutien, leur générosité, leur bonté et leur charité ».Lorsque le procureur Randy Bellows évoque « l'extraordinaire abus de confiance, les promesses non tenues », et la « trahison innommable », Hanssen baissera la tête vers le parquet lustré de la salle du tribunal.M.Cacheris rappelle ensuite les termes de l'accord passé le 6 juillet avec l'accusation, qui a permis à son client d'éviter la peine de mort, à condition de coopérer pleinement avec les enquêteurs.L'avocat a balayé les doutes émis ces derniers jours par des enquêteurs sur le niveau de coopération du détenu, en faisant valoir que durant les 200 heures d'interrogatoire qu'il avait subies, il avait parfaitement joué le jeu « en respectant les termes de l'accord ».M.Cacheris indique qu'il ne conteste pas les termes de l'accusation, son client ayant plaidé coupable aux 15 chefs d'accusation retenus contre lui, dont 13 pour espionnage, un pour tentative d'espionnage et le dernier pour complot.Le verdict, énoncé par le juge Claude Hilton, tombe alors, sans surprise : « Prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle.Hanssen purgera sa peine derrière les murs du pénitencier d'Allenwood, en Pennsylvanie.Photo d'archives AFP L'agent du FBI qui espionnait pour Moscou, Robert Hanssen, photographié en des temps plus heureux.Forte hausse du budget de la Défense à Washington Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 La Chambre des représentants a approuvé hier une loi d'orientation budgétaire pour la défense américaine en forte hausse, qui reflète le coût de la guerre contre le terrorisme et la priorité donnée à la modernisation des armements.Cette loi prévoit un budget militaire de 383 milliards de dollars pour 2003, soit une hausse d'environ 50 milliards, la plus importante depuis le début de la présidence de Ronald Reagan il y a 20 ans.Cet effort se poursuivra au cours des quatre prochains exercices, les dépenses militaires en 2007 devant atteindre 451 milliards de dollars.Le vote est intervenu tôt hier à une majorité de 359 voix contre 58.Le projet de loi fixe les grandes orientations en matière de dépenses budgétaires mais il faut une autre loi pour effectivement débloquer l'argent, qui devrait être votée à l'automne.Par ailleurs, ce budget ne tient pas compte de crédits actuellement en discussion qui font partie d'une enveloppe budgétaire d'urgence pour l'actuelle année fiscale 2002, dont plusieurs milliards pour le Pentagone.Le projet de loi adopté inclut des dispositions non contraignantes pour l'administration Bush sur le développement du canon d'artillerie lourde Crusader, bien que le Pentagone ait décidé cette semaine d'abandonner ce programme jugé trop coûteux (11 milliards de dollars) et obsolète sur le plan technologique.Voyez les spécialistes 5441, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 274-5471 A-6, 3 litres LIVRAISON IMMÉDIATE Vous pourriez être admissible à une étude sur la prévention du cancer de la prostate si vous : êtes un homme âgé de 55 ans et plus; êtes en bonne santé; avez un résultat d'APS inférieur ou égal à 4.C.S.U.M Hôpital Royal Victoria Chercheur principal : Dr Simon Tanguay (514) 842-1231 poste 34037.Pour plus de précisions, veuillez appeler Suzanne Simpson au 6LP1701A0511 A17, samedi, MONDE 6LP1701A0511 ZALLCALL 67 14:16:44 05/13/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 MOND E A 1 7 La dissidence cubaine recueille 10 000 signatures pour des changements MARIE SANZ Agence France-Presse LA HAVANE \u2014 La dissidence cubaine a effectué une démarche sans précédent en déposant hier auprès du Parlement cubain une pétition comptant plus de 10 000 signatures pour réclamer des changements démocratiques.Le groupe de dissidents a notamment revendiqué la tenue d'un référendum en vue de l'organisation d'élections libres, une première en 43 ans de régime castriste, selon les promoteurs de l'initiative.Cette démarche intervient deux jours avant la visite dans l'île de l'ancien président Jimmy Carter, le plus haut dignitaire américain à se rendre à Cuba en plus de 40 ans d'hostilité entre les deux pays.M.Carter doit rencontrer au cours de sa visite plusieurs représentants de l'opposition cubaine.Le président du Mouvement chrétien de libération (MCL), Oswaldo Paya, à l'origine de l'initiative dite « projet Varela » \u2014 du nom de Félix Varela, un prêtre du XIXe siècle inspirateur des premiers mouvements nationalistes de l'île \u2014 a indiqué que ces 11 020 signatures « constituent déjà un projet de loi ».« Nous exigeons qu'il soit publié pour être connu de tous », a-t-il ajouté.Jimmy Carter pourrait évoquer le « projet Varela » dans le discours qu'il doit prononcer mardi dans le grand amphithéâtre de l'Université de La Havane et qui sera retransmis en direct par la radio et la télévision d'État, une rare prérogative.Lancé en 1998, le projet demande notamment au Parlement cubain d'organiser un référendum sur cinq points : liberté d'expression et d'association, amnistie pour les prisonniers politiques, possibilité pour les Cubains de créer leurs propres entreprises et d'employer qui ils veulent, élaboration d'une nouvelle loi électorale et, si le référendum est approuvé, des élections dans un délai de neuf mois à un an.Les 10 000 signatures sont nécessaires pour pouvoir présenter formellement la demande à l'Assemblée nationale du pouvoir populaire cubain (Parlement), selon la Constitution.M.Paya a indiqué que « le projet Varela ne s'achève pas aujourd'hui, mais s'ouvre au contraire à tous les Cubains pour que sans crainte et avec amour pour leur peuple, ils signent eux aussi » cette pétition et « participent à cette campagne légale pour un référendum ».« Les héros sont ces Cubains, at- il ajouté, plus de 20 000 qui ont signé cette demande d'ouverture, malgré la répression, et qui représentent l'avant-garde sociale pour les changements pacifiques à Cuba ».« Nous annonçons une ère nouvelle pour Cuba, nous annonçons le temps de la réconciliation.Plus jamais de haine entre Cubains, nous annonçons le temps de la liberté et de la justice », conclut le communiqué.Selon l'article 88 de la Constitution cubaine, l'initiative des lois dans l'île revient à plusieurs instances d'État, au syndicat (unique) de la Centrale des travailleurs et aux citoyens.Pour que ces derniers exercent leur prérogatives « il est indispensable que 10 000 citoyens, au moins, remplissant les conditions d'électeurs, prennent l'initiative », selon la Constitution.Un des principaux dissidents cubains Elizardo Sanchez, signataire de l'appel et président de la Commission nationale des droits de l'homme et de la réconciliation nationale (illégale mais tolérée), a indiqué que cette démarche était « d'une grande importance car pour la première fois plus de 10 000 personnes ont osé briser une culture de la peur ».« Cela aurait été impensable il y a quelques années et reflète les changements intervenus à Cuba » a-t-il dit.M.Sanchez est cependant sans illusion sur la portée immédiate de cette démarche, estimant que le gouvernement « n'y répondra pas et violera ainsi ses propres lois ».12 245$.Assez parlé.Saturn SL 2002 213$ /mois./48 mois 0$ comptant ou Saturn Coupé 3 portes SC1 2002 245$ /mois./48 mois 0$ comptant Comprend : Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Radio AM/FM avec lecteur de disques compacts ou 14 765$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750 $) Saturn intermédiaire L100 2002 Groupe valeur sûre 325$ /mois./48 mois 0$ comptant Comprend : Transmission automatique Climatisation Lève-glaces et verrouillage électriques Télédéverrouillage Radio AM/FM avec lecteur de disques compacts Béquet arrière et roues en alliage ou 21 300$ Prix d'achat comptant.Transport et taxe d'accise en sus (930 $) Achetez en ligne à saturncanada.com ou appelez au 1 888 4SATURN Ces offres sont d'une durée limitée et ne peuvent être jumelées.Elles s'appliquent aux nouveaux modèles Saturn 2002 en inventaire.Le prix d'achat inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location.L'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.Le transport et la taxe d'accise ne sont pas inclus dans le prix d'achat comptant.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.L'offre de location est sujette à l'approbation de crédit.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Une commande ou un échange de véhicules entre détaillants peut être requis.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.Chaque Saturn 2002 comprend une garantie limitée de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe propulseur.Nos offres de location comprennent les frais de transport, la préparation à la route et la taxe d'accise, lorsque cela s'applique.OFFRE DE LOCATION SUR LES VOITURES DES SÉRIES S ET L 0$ 0$ 0$ Comptant Dépôt de garantie Premier paiement de location fait par Saturn Comprend : Transmission manuelle Deux sacs gonflables à l'avant Banquette arrière à dossiers rabattables divisés 60/40 Radio AM/FM 12 245$ Prix d'achat comptant.Transport en sus (750 $) Obtenez une transmission automatique et la climatisation pour 42 $/mois de plus Saturn Isuzu du Saguenay 1330, boul.du Royaume Chicoutimi 549-3320 Saturn Saab Isuzu de Québec 765, rue Marais Québec 681-5777 Saturn Isuzu de Sainte-Foy 3330, rue Watt Sainte-Foy 653-1312 Saturn Saab Isuzu Rive-Sud 4585, boul.de la Rive-Sud Lévis 835-1888 3043466A L'EXPRESS INTERNATIONAL HAÏTI Naufrage d'immigrants DOUZE PERSONNES sont mortes lors du naufrage d'une embarcation de 12 mètres de long hier au large des Bahamas, transportant une centaine d'immigrants haïtiens, ont annoncé les garde-côtes américains.Quinze passagers sont portés disparus, tandis que les services de secours ont sauvé 73 personnes, a précisé un porte-parole des gardecôtes à Miami (Floride), Anastasia Burns.Des navires et hélicoptères américains, dépêchés sur les lieux du naufrage, poursuivent leurs recherches d'éventuels survivants.d'après AFP COLOMBIE Policier corrompu LE CHEF DE LA POLICE anti-drogue colombienne, le général Gustavo Socha, a été démis de ses fonctions en raison d'irrégularités commises dans l'utilisation de l'aide financière des États-Unis pour combattre le trafic de stupéfiants en Colombie, a annoncé hier le directeur de la police nationale, Luis Ernesto Gilibert.Il a annoncé cette décision et l'affectation du général Socha à de nouvelles fonctions peu après que l'ambassade des États-Unis à Bogota eut confirmé hier le détournement de fonds américains destinés à la lutte contre le trafic de stupéfiants par des fonctionnaires de la police antidrogue colombienne.d'après AFP PAKISTAN Tribus hostiles ENVIRON 5000 personnes ont manifesté hier en réclamant du président du Pakistan, Pervez Musharraf, qu'il fasse expulser les commandos américains qui traquent sur le sol pakistanais les talibans et les combattants d'Al- Qaeda.Originaires de tribus du Waziristan-Sud, les manifestants ont dit refuser la présence des « intrus » américains dans les zones tribales de la province de la Frontière Nord-Ouest (NWFP), tout en n'ayant pas d'objection à la présence de soldats pakistanais.d'après AP GRANDE-BRETAGNE Extradition annoncée UN RESSORTISSANT algérien soupçonné d'appartenir au réseau Al-Qaeda devrait être extradé vers les États-Unis afin d'être jugé pour avoir projeté de commettre un attentat contre l'aéroport international de Los Angeles, a décidé hier la justice britannique.La décision finale d'extradition reviendra au ministre de l'Intérieur David Blunkett.En août 2001, un jury fédéral de New York avait mis en examen Amar Makhloulif, 37 ans, également connu sous le nom de Haidar Abou Doha, présenté comme un personnage-clé du réseau terroriste Al-Qaeda d'Oussama ben Laden.d'après AP DAGUESTAN Nouveau bilan LE BILAN DE L'ATTENTAT de jeudi au Daghestan s'est alourdi au cours de la nuit pour s'établir hier à 41 morts, selon les autorités.Une journée de deuil a été décrétée dans la république caucasienne.Une mine de très forte puissance activée par un détonateur à distance avait explosé jeudi matin pendant la parade soulignant le jour de la victoire alliée de 1945.Cinq personnes ont succombé à leurs blessures au cours de la nuit, faisant passer le bilan de 36 à 39, puis 41 morts.Parmi les victimes figurent 20 militaires, cinq autres adultes ainsi que 13 enfants, selon un porte-parole du ministère de l'Intérieur.d'après AP 6LP1801A0511 A18 sam., edito 6LP1801A0511 ZALLCALL 67 19:53:04 05/10/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 Monsieur Dumont a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Jeudi soir, le Canadien menait 3 à 0, avec une période à faire.Sûrs de leur victoire, nos héros se sont mis à jouer mollement et, comme on dit, « ils l'ont échappée ».À la lumière du sondage SOM dont nous publions les résultats ce matin, certains libéraux vont commencer à se demander si Jean Charest n'est pas, lui aussi, en train de « l'échapper ».Selon ce sondage, l'Action démocratique de Mario Dumont obtiendrait 31 % du vote si des élections avaient lieu aujourd'hui, à peine deux points de moins que le Parti libéral, et cinq points devant le Parti québécois.L'ADQ devance confortablement les deux autres partis parmi les électeurs francophones.Avec de tels résultats le jour des élections générales, le petit parti pourrait l'emporter dans un grand nombre de circonscriptions, et rendre difficilement prévisible l'issue du scrutin.Autrement dit, il va falloir commencer à prendre le « p'tit Mario » au sérieux.Et désormais l'appeler « monsieur Dumont ».Bien sûr, nous sommes à des mois des élections, et l'étonnante percée de l'ADQ n'est peut-être qu'un feu de paille.Le jour du scrutin, bien des Québécois hésiteront à voter pour un parti dont le candidat le plus expérimenté en politique est le chef.de 32 ans.Avant d'aller plus loin dans l'élaboration de scénarios électoraux, il faut attendre d'autres sondages.Reste que nous sommes ici en présence d'un courant fort, courant qu'avaient décelé des sondages internes, et qui provoquait déjà l'inquiétude chez les péquistes et les libéraux.On a vu ce courant à l'oeuvre dans le comté de Saguenay, où l'ADQ a raflé 48 % du vote.On en sentait aussi le souffle dans le refus de Pierre Paquette de faire le saut en politique provinciale, et dans la difficulté du PQ à trouver un comté « sûr » pour sa nouvelle vedette David Levine.Malgré leur insatisfaction croissante à l'endroit du gouvernement, les électeurs plus nationalistes restaient jusqu'ici dans le camp péquiste, incapables de se résoudre à voter libéral.Voici que l'ADQ surgit comme option de plus en plus crédible ; les nationalistes s'y précipitent.Le lendemain de la complémentaire dans Saguenay, les deux grands partis ont commencé à attaquer le programme de Mario Dumont.Notre sondage révèle que cette stratégie risque de frapper un os.Beaucoup de Québécois sont d'accord avec les idées de M.Dumont, même les plus controversées.Dumont a pour lui une image d'intégrité sans tache et, malgré sa jeunesse, une majorité de Québécois croient qu'il pourrait faire un bon premier ministre.Il a contre lui l'incertitude des électeurs quant à la solidité des assises de son parti.Les Québécois ne savent pas trop si l'ADQ est souverainiste ou fédéraliste.Il se peut qu'en cette époque de lassitude, l'ambiguïté de Mario Dumont à cet égard lui soit plus utile que néfaste.\u0001 \u0001 \u0001 Ce sondage SOM-La Presse envoie un message clair aux deux grands partis.Les péquistes savaient déjà qu'ils étaient en grande difficulté, et il n'est pas certain qu'il leur soit possible d'en réchapper.Les libéraux, qui se contentaient de protéger leur avance, vont devoir se poser de sérieuses questions.Il suffit de parler aux électeurs, y compris aux militants libéraux, pour comprendre que la plus grande faiblesse du PLQ a pour nom Jean Charest.Les motifs varient, certains sont sans doute injustes.Avant tout, les Québécois doutent de la sincérité du chef libéral.Les libéraux n'ont pas non plus réussi à se démarquer par leur programme ou par la qualité de leur équipe.Aussi, avant que l'ADQ force une période supplémentaire qui pourrait réserver des surprises, le PLQ ne doit pas craindre de tout remettre en cause.serge.chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES La vision libérale APRÈS AVOIR LU les commentaires que vous avez publiés hier sur la fermeture de l'aéroport de Mirabel, je me permets de soumettre ces quelques réflexions.Mme F.Trottier, d'Arthabaska, semble blâmer les libéraux des années 1970 d'avoir prévu Mirabel comme porte d'entrée aérienne en Amérique du Nord.Il serait plus juste de les féliciter pour leur vision.Ils sont peut-être à blâmer de ne pas avoir complété leur travail en construisant un train rapide léger entre le centreville de Montréal et Ottawa en passant par la gare de Mirabel, sous l'aérogare.Mais leurs successeurs au gouvernement n'ont pas poursuivi la même vision, car les bras forts au Conseil des ministres venaient alors d'un camp différent, en majorité de la région de Toronto.Et nous au Québec, pendant ce temps, on se contente de voter pour le « Bloc » qui sera toujours dans l'opposition à surveiller nos intérêts.Ce n'est certes pas la façon pour le Québec d'affirmer son leadership que nous démontrons dans combien d'autres domaines où nous excellons.ROBERT J.LEMAY Sainte-Thérèse Mirabel : un éléphant bleu ! QUAND LE gouvernement fédéral a construit Mirabel, on l'a accusé d'avoir construit un éléphant blanc.Peut-être le projet était-il en avance sur son temps, mais au moins on peut dire que ceux qui l'ont planifié voyaient grand.Mirabel est stratégiquement positionné en Amérique du Nord comme dernier aéroport d'envergure avant la traversée de l'Atlantique et, plus localement, à courte distance de deux grands centres urbains que sont Montréal et la région Hull/Ottawa.Mais pour des raisons qui restent obscures, les gouvernements provinciaux qui ont suivi n'ont jamais cru bon de compléter le réseau routier pour l'alimenter, la 50 vers Hull et la 13 vers Montréal.On doit donc maintenant parler d'un éléphant bleu, égorgé à la naissance par son isolement.Bleu aussi à la couleur du PQ qui mène l'agenda politique au Québec depuis ce temps et qui prend un plaisir mesquin à discréditer tout ce qui est d'initiative fédérale.Tout cela empeste la politicaillerie minable de bas étage, à grands coups de fonds publics gaspillés.Tout à fait en accord avec l'image que le grand public a de ses politiciens.R.HARVEY Greenfield Park Non à la discrimination positive Monsieur Facal, VOUS M'AVEZ fait sourire, sinon rire, la semaine dernière, quand vous avez parlé aux chefs d'entreprises pour les inciter à engager plus d'immigrants dans leurs entreprises.Sans faire de calembours avec vos dires, rien n'est blanc ni noir sur ce sujet.Mais comme vous insistez, je vous donne un exemple pour vous faire comprendre que la réalité des « régions » n'est pas celle des villes.Prenons votre comté.Et disons que 10 immigrants venant d'Afrique et du Moyen-Orient s'installent à Cap-aux-Meules.Et que, par une incroyable chance, 10 nouveaux emplois se créent dans cette municipalité.Je ne crois pas que tiendriez un discours aussi percutant auprès des entrepreneurs des Îles-de-la- Madeleine pour favoriser les nouveaux arrivants.La discrimination positive, vous la mettriez en quarantaine pour vos électeurs.Cette discrimination positive qui fait qu'on embauche en tenant compte de la race ou du sexe, mais bien souvent en ne tenant pas compte des qualifications, n'est pas digne de ce pays.(.) PIERRE LONGVAL Portneuf Quelle inconscience ! AU DÉBUT de mai, les médias nous apprenaient qu'avec l'appui de l'Association pour l'accès à l'avortement certaines femmes songent à intenter un recours collectif à l'endroit du gouvernement québécois pour faire défrayer le coût de leurs avortements en clinique privée.Quelle audace, tout de même ! Et quelle inconscience ! Il n'y a pas un mois, l'Institut de la statistique du Québec rappelait que le taux de fécondité des Québécoises en âge de procréer est en moyenne de 1,47 enfant, alors qu'il en faut 2,1 pour simplement renouveler notre population ! Comment peut-on raisonnablement demander aux contribuables de payer pour l'élimination de futurs citoyens, alors que le Québec est confronté à une crise majeure de dénatalité ?Cet argent serait mieux utilisé à promouvoir la famille et à soutenir plus efficacement les parents qui ont la générosité d'élever des enfants.MICHÈLE BOULVA Saint-Laurent La plus vieille question du monde (1) Nous publions aujourd'hui et demain deux éditoriaux sur le phénomène de la prostitution à Montréal.m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Jamais Claire Thiboutot n'aurait cru qu'un jour elle serait soulagée d'être escortée par des policiers bien baraqués.Cette ex-effeuilleuse qui a fréquenté les bars de danseuses nues et fondé Stella, un organisme qui défend les droits des travailleurs du sexe, était effrayée par l'ampleur de la colère des résidants du Centre-Sud qui ne voulaient plus voir de prostituées traîner autour de leurs maisons.C'était en mars 2000 et la Ville de Montréal essayait maladroitement de défendre son projet de déjudiciarisation de la prostitution.L'idée était simple : délimiter un quadrilatère où les prostituées pourraient travailler en toute tranquillité sans se faire arrêter par la police.La Ville avait bûché pendant des mois avec la police et des groupes communautaires, dont Stella, pour fignoler son projet pilote qui troquait l'arme inefficace de la répression contre une approche sociocommunautaire.Mais tout ce beau monde avait oublié une chose : consulter la population.Les responsables du projet pilote avaient organisé deux séances publiques et ils avaient failli se faire lyncher par des citoyens en colère prêts à sortir leur bâton de baseball pour chasser les prostituées.Traumatisée par cette flambée de violence, la Ville avait vite remballé son idée.Deux ans plus tard, le problème de la prostitution de rue n'est toujours pas réglé et les résidants sont de nouveau sur le pied de guerre.On ne peut balayer leurs craintes du revers de la main.Ils ne veulent pas voir de femmes en jupes courtes et talons hauts solliciter un client en plein jour près des parcs et des écoles et ils ne veulent pas, non plus, s'enfarger dans des seringues et des condoms souillés.Les Montréalais ne sont pas les seuls à avoir l'épiderme sensible.La même intransigeance existe partout, même dans la tolérante Amsterdam.Mais si les citoyens ont des doléances légitimes, leur réaction hystérique et leur chasse aux sorcières sont inacceptables.Que faire ?\u0001 \u0001 \u0001 Au Canada, la prostitution est légale, mais les activités qui l'entourent sont illégales.Le proxénitisme, la sollicitation dans un endroit public et les bordels sont interdits par le Code criminel.Cette législation tordue crée une situation absurde.Pendant que les prostituées de rue, souvent pauvres et toxicomanes, font le trottoir, prennent des risques et se font harceler par la police, les autres, mieux nanties, travaillent relativement en paix dans des salons de massage et des agences d'escorte contrôlés par la mafia russe et les motards.La répression n'a pas réussi à éliminer la prostitution de rue et la police est la première à l'admettre.Le nombre de mises en accusation des prostituées et de leurs clients a d'ailleurs chuté dans l'île de Montréal, passant de 1838 en 1991 à 340 en 2000.Toutes les stratégies imaginées par la police et les citoyens n'ont pas réussi à éliminer la prostitution de rue.À Winnipeg, par exemple, les clients pris en flagrant délit ont le choix : se faire saisir leur auto ou passer une journée dans une école de réhabilitation.À Toronto, des patrouilles volontaires ont été organisées, en 1987, pour traquer les clients.Elles les photographiaient et éclairaient l'intérieur de leur voiture avec une lampe de poche.Dans des villes canadiennes, des journaux locaux ont publié le nom des clients accusés ; aux États-Unis, les noms des fautifs ont été diffusés sur les ondes de la radio et à la télévision ; à Montréal, des résidants ont affiché sur un poteau les numéros des plaques d'immatriculation des voitures des clients.Mais ces tactiques n'ont fait que déplacer la prostitution vers d'autres quartiers.Et si la légalisation était la seule solution ?DEMAIN : La prostitution ailleurs Au fait, et le déséquilibre fiscal?EST-CE MOI qui suis biaisé, ou bien n'est-il pas juste d'observer que lorsqu'il est question d'argent gaspillé, la plupart du temps, c'est Ottawa qui est mis en cause, alors que lorsqu'il est question d'argent insuffisant, c'est Québec ?Encore aujourd'hui, à la une de Cyberpresse, ce titre : « L'aide aux handicapés sous-financée » par Québec.Pendant ce temps, Ottawa défraie les manchettes pour ses millions versés allègrement à Groupaction et pour son programme kafkaïen d'allocations pour le chauffage, qui lui a coûté la bagatelle somme de 1,4 milliard $.Dans ces deux cas, ce qui frappe, c'est l'incroyable insouciance avec laquelle ces millions ont été dilapidés.Comme si l'argent tombait du ciel.Pourtant \u2014 c'est Stéphane Dion qui nous l'a dit \u2014 il n'y a pas de déséquilibre fiscal entre Québec et Ottawa.Si Québec manque d'argent, par exemple pour les personnes handicapées, il n'avait qu'à ne pas baisser ses impôts.Seul le gouvernement fédéral a le droit de diminuer les impôts.Même si, pour cela, il doit étrangler les provinces en maintenant au plus bas ses paiements de transfert.Il en a le droit en vertu d'une très vieille loi, appliquée d'ailleurs avec un égal bonheur partout dans le monde : la loi du plus fort.LUC SÉGUIN Montréal Photo PIERRE McCANN, La Presse © Façade du siège social de Groupaction. 6LP1901A0511 A19 sam., edito-forum 6LP1901A0511 ZALLCALL 67 18:44:00 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A19 La société criminelle Plus le temps passe, plus le risque de tomber sur un Conrad Brossard augmente LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Qui aime les référendums?MICHEL TRUDEAU L'auteur est psychologue.Il est également producteur et conseiller à la série télévisuelle de Fabienne Larouche, Fortier.« ÇA AURAIT pu arriver à n'importe qui, mais c'est arrivé à ma mère.» Ces paroles simples, mais révélatrices, sont celles de Chantal Vincent, la fille de Cécile Clément, cette pauvre dame sauvagement assassinée en début de semaine par Conrad Brossard, un agresseur « en voie de réhabilitation ».Il y a, dans cet événement précis, un arrière-goût de déjàvu qui donne la nausée.Le public a donc besoin d'identifier des responsables.Et vite.Les premières cibles sont la Commission des libérations conditionnelles et le Service correctionnel.C'est à eux qu'incombe la responsabilité de laisser sortir les criminels.Mais s'arrêter là, c'est lâcher la proie pour l'ombre.Les blâmer, d'accord, mais pour obtenir quoi ?Des congédiements assortis de nouvelles nominations ?La tragédie personnelle de Mme Clément et de ses proches commande davantage qu'une simple solution isolée.Elle impose une réflexion sérieuse.Cette réflexion est impossible sans regarder la réalité en face.Même si cette réalité fait mal.Socialement, nous ne voulons pas penser la criminalité.Socialement, nous sommes désunis.Nous sommes un corps désarticulé dans les variances de son économie.Nous voulons des solutions ponctuelles à des problèmes complexes.Nous voulons réduire la taille de l'État et le désengager de la prise en charge des problèmes sociaux.Nous voulons moins d'impôts.Et lorsque se produisent des événements comme la mort de Mme Clément, nous souhaiterions des solutions rapides, mais surtout, très peu coûteuses.Pourquoi de tels crimes ?L'existence apporte son lot d'événements douloureux, de drames et de catastrophes contre lesquelles on ne peut rien.Chaque fois qu'une tragédie est causée par la main de l'homme, les mêmes questions reviennent naturellement.Pourquoi de tels crimes ?Quel être monstrueux a pu aller jusque- là ?A-t-on tout fait pour éviter que cela ne se produise ?Dans sa douleur, Mme Vincent nous interpelle individuellement et collectivement.L'événement concerne chacun de nous dans notre banalité quotidienne.Si jouer au bingo dans un centre pour personnes âgées devient un sport extrême où l'on peut frôler la mort, qu'est-ce qui ne l'est pas ?Sortir au dépanneur la nuit tombée ?Revenir de l'école après quatre heures ?Sourire à un inconnu dans une discothèque ?En ce sens, le sort de Cécile Clément est la conséquence d'une loterie funeste.Cette loterie est un frein à notre liberté de vivre.L'horreur, une fois constatée, exige son lot d'explications.Pourquoi ceci arrive-til ?Comment une telle chose est-elle possible ?Malheureusement, la société dont nous faisons partie n'émet pas de discours cohérent sur le crime.Nous n'avons pas de position claire.Il n'y a pas, chez nous, de pensée directrice face à la criminalité.Puisqu'elle est absente, cette pensée ne peut pas produire d'actions efficaces.Elle ne peut pas rassurer l'individu au quotidien.Notre peur, causée par l'impression d'isolement et d'abandon propre aux démocraties faibles, s'exprime à travers les commentaires émis à froid.Des juristes aux policiers, des psychologues aux ligues de droits de l'homme, des économistes aux politiciens, chacun a sa vision de la tragédie et son petit mot compatissant pour les proches des victimes.Ceux-ci reçoivent des réponses qui ne leur conviennent pas.Le drame personnel ne tolère aucune théorie.Il appelle du concret, des réponses claires et des actions énergiques.Le Canada, comme les autres pays occidentaux, n'a pas établi de consensus sur la question du crime.Il pense localement et agit globalement.À l'envers.Un cri sur une mer d'indifférence « Ça aurait pu arriver à n'importe qui, mais c'est arrivé à ma mère.» Ces paroles résonnent comme un cri sur une mer d'indifférence.Il s'agit bien de cela quand notre émotion dure le temps de la couverture journalistique pour s'émousser ensuite dans les nouveaux remous de l'actualité.Un nouveau crime viendra bientôt édulcorer la mort de Mme Clément pour la ravaler à un détail d'archives.Qui se souviendra de son nom dans un an ?Jusqu'à ce que quelqu'un subisse un sort analogue pour qu'on la rappelle à notre mémoire.Nous vivons dans une guimauve sociale où les mots des politiques s'engluent les uns aux autres.Leurs discours ne « veulent » plus rien dire.En France, le choc a été ressenti fortement.Les petites gens sont dans un état de peur telle qu'elles ont donné à Le Pen un statut inquiétant.Lorsque la hantise de faire partie des prochains faits divers amoindrit la peur du fascisme, c'est que quelque chose ne tourne pas rond.Le problème est tout entier créé par les décisions que nous refusons de prendre ensemble.La criminalité ou la maladie mentale ne seront jamais éradiquées.Par contre, une certitude demeure, c'est que moins d'encadrement professionnel, moins de soutien aux gardiens de prison, moins de formation pour le personnel, moins d'exigences dans les critères d'embauche, moins de ressources affectées au suivi des cas, moins d'énergie à l'éducation, moins d'heures supplémentaires font énormément de bien au budget de l'État.À courte vue.Posons-nous donc les bonnes questions et ayons le courage de répondre franchement.Voulons-nous investir toujours plus d'argent dans la santé et les services sociaux pour garder nos Boscoville, pour former des intervenants et pour les payer convenablement ?Voulons-nous instruire davantage de psychiatres et de psychologues, de travailleurs sociaux et de criminologues pour ensuite les affecter au suivi des cas difficiles ?Acceptons-nous de vivre moins richement pour nous donner une société plus juste et moins violente ?Et surtout plus libre ?La misère grandit, la maladie mentale s'étend et la criminalité se développe de façon alarmante.Reste un choix, celui de virer carrément à l'extrême droite et de foncer vers la peine de mort.Dans une société où l'on peut laisser mourir des cancers en récidive pour une question d'argent, on peut bien tuer d'abord tout ce qui représente un risque pour les autres.Mais il faut choisir, et vite, parce que plus le temps passe, plus le risque de tomber sur un Conrad Brossard augmente.« Ça aurait pu arriver à n'importe qui.» Mme Vincent a tout à fait raison.Question : quelle est la province qui parle de référendum ?Celle où la population est âprement divisée entre le camp des Oui et le camp des Non \u2014 sans compter ceux qui entendent boycotter le processus ?Vous avez dit le Québec ?Erreur.C'est la Colombie-Britannique qui a pris la relève du Québec, où le mot « référendum » est presque devenu tabou ! Mercredi prochain donc, s'achèvera le référendum sur les principes à suivre dans les futures négociations avec les nations indiennes autochtones.Le scrutin s'est échelonné sur plusieurs semaines car on vote par correspondance.Chaque électeur a reçu son bulletin de vote à domicile.Pour garantir la confidentialité de l'exercice tout en évitant la fraude, l'électeur doit placer son bulletin de vote dans une enveloppe scellée, placer une photocopie d'un document d'identité dans une autre enveloppe, puis glisser le tout dans une grande enveloppe pré-adressée au bureau des élections.Compliqué ?Pas tant que cela.Ce qui est compliqué, ce sont les questions \u2014 il y en a huit \u2014, et surtout le débat que suscite cette initiative du gouvernement libéral de Gordon Campbell.\u0001 \u0001 \u0001 Sur son bulletin de vote, Michael Fellman, professeur d'histoire, a griffonné rageusement ces mots : « Voici une attaque cynique d'une minorité par une majorité.Honte à vous ! » Sa réaction constitue, au moins à première vue, un argument-massue.Comment accepter, en effet, que l'on soumette les droits d'une minorité qui représente environ 6 % de la population à la volonté de la majorité ?Telle est l'objection majeure des opposants au référendum.Pas si vite, dit de son côté l'économiste John Richards.« Il ne s'agit pas de droits dans l'absolu mais de négociations en vue d'ententes entre les gouvernements et les Indiens.C'est donc une question politique, et l'on ne peut reprocher au gouvernement, qui représente tout de même l'ensemble des contribuables de la province, de sonder l'opinion publique sur des questions aussi importantes.» Il faut d'ailleurs signaler que les autochtones ne sont pas si vulnérables face au gouvernement provincial.Le fédéral, via le ministère des Affaires indiennes, participe au processus et assume tous les frais encourus par les Indiens, qu'il s'agisse de négociations ou de poursuites judiciaires.Le columnist Gordon Gibson insiste : « Les droits des Indiens sont protégés par la Charte et par une Cour suprême très activiste.Ceux qui sont contre le référendum sont des élitites qui s'imaginent que le commun des mortels n'est pas assez informé, ou pas assez intelligent, pour se prononcer sur des questions qui engagent l'avenir de la province.» Il reste que ce référendum, comme n'importe quel autre, constitue une habile manipulation de l'opinion publique.Inutile de dire que la formulation des huit questions est faite de manière à solliciter une réponse positive.Rares seront ceux qui s'opposeront au respect de la propriété privée, au libre accès de « tous les Britanno-Colombiens » aux parcs nationaux et aux terres de la Couronne, au principe voulant que les normes concernant l'environnement et l'exploitation des ressources naturelles s'appliquent de la même façon sur l'ensemble du territoire, etc.Mais ces questions, loin d'être innocentes, heurtent de front les revendications des leaders indiens, qui réclament de larges territoires, des droits exclusifs de chasse et de pêche, la propriété des ressources naturelles, etc.Les deux questions les plus litigieuses ont trait au statut des futurs « gouvernements autochtones », que le gouvernement Campbell veut limiter à celui d'une municipalité, alors que les leaders aborigènes réclament ce que les Nisga'a ont déjà obtenu, soit certains pouvoirs d'ordre « national » comme l'octroi d'une « citoyenneté », une législation propre, l'autonomie scolaire, etc.Autre question explosive : l'élimination des exemptions fiscales dont jouissent les Indiens.C'est la question numéro huit.Sans compter le traité des Nisga'a, qui a été conclu au terme d'un processus séparé il y a deux ans, les gouvernements ont dépensé 500 millions de dollars dans des négociations qui jusqu'ici n'ont rien donné, car chaque nation mène sa propre bataille, et leurs revendications se chevauchent.(Au total, les bandes indiennes réclament.110 % du territoire de la province !) Rappelons aussi que si cette question fait couler tant d'encre en Colombie-Britannique, c'est parce qu'aucun traité n'y a été conclu avec les Indiens.Cela est dû au fait que les territoires de l'Ouest ont été les derniers territoires à être colonisés par les Européens.Au Québec, par exemple, 400 ans de cohabitation ont amené la conclusion de multiples traités, ne serait-ce que parce que les « Blancs » avaient besoin des Indiens pour survivre dans une nature hostile.En Colombie-Britannique, au contraire, l'industrialisation a suivi de près la colonisation, écartant la nécessité d'accommodements avec les peuples autochtones.Coincée entre les deux camps qui s'affrontent depuis des semaines, la majorité silencieuse est de plus en plus désenchantée.Selon un récent sondage Ipsos-Reid, à peine plus de 50 % appuie l'initiative du gouvernement Campbell, même si ce dernier rallie de solides majorités (de 58 à 82 % selon les questions.de quoi faire rêver le PQ !).Photo ROBERT SKINNER, La Presse © En libérant de prison Conrad Brossard, la Commission des libérations conditionnelles l'a jugé prêt à passer « à une autre étape de la réinsertion sociale ».Un risque de récidive entre «faible et modéré» Nous publions ici un extrait de la décision de la Commission nationale des libérations conditionnelles, rendue le 1er février 2002, dans le cas de Conrad Brossard.VOTRE COMPORTEMENT criminel est associé à des éléments névrotiques bien identifiés.Le passage à l'acte survient le plus souvent en période de désorganisation.Malgré les nombreuses démarches thérapeutiques que vous avez complétées, vos mises en liberté antérieures révèlent des difficultés majeures d'adaptation et de gestion de vos pulsions agressives.Vous éprouvez des difficultés majeures au niveau de la capacité d'exprimer vos émotions et vous présentez un niveau d'agressivité extrêmement élevé.(.) Dans une récente évaluation psychologique datée du 21 décembre 2001, le professionnel indique que vous ne semblez pas présenter de profil d'agresseur sexuel car vos pulsions agressives semblent davantage se manifester par la violence physique plutôt que dans des actes à caractère sexuel, quoiqu'il semble y avoir un lien entre vos pulsions agressives et sexuelles.Le psychologue pose un diagnostic de structure caractérielle comportant des traits narcissiques.La toxicomanie et la dimension antisociale semblent secondaires à votre structure caractérielle.Le psychologue est d'avis que votre cheminement positif en milieu carcéral depuis votre dernière réincarcération semble avoir tendance à invalider l'hypothèse d'une structure psychopathe déjà émise par certains évaluateurs, soulignant toutefois que vos échecs antérieurs amènent à la prudence.Le psychologue est d'avis que, présentement, le risque d'une récidive dans des délits violents et votre dangerosité se situeraient entre faible et modéré, et ce à courte et moyenne échéances.(.) Aujourd'hui en audience, vous avez été en mesure d'expliquer les apprentissages que vous avez faits pendant votre dernier programme, lesquels démontrent un assouplissement de vos structures mentales et une volonté d'apprendre tout ce qui vous est nécessaire pour consolider les apprentissages déjà réalisés et bien réintégrer la société.Vous avez bénéficié de plusieurs tranches de suivi psychologique au cours de votre peine, particulièrement entre les années 1997 et 2000.Votre psychologue parlait alors d'acquis très significatifs et de la mise au jour des grands conflits sous-jacents à vos conduites violentes que vous aviez jusque-là tendance à refouler.Depuis le mois de mars 2001, vous avez repris un nouveau suivi psychologique qui a surtout porté sur les problèmes rencontrés au quotidien lors de vos sorties sans escorte chez votre conjointe et lors de vos retours en établissement, Dans son sommaire de traitement du 28 décentre 2001, la psychologue mentionne que vous n'avez pas présenté d'anxiété excessive lors de vos sorties et que vous avez appris que la vie à deux demande des ajustements de part et d'autre.Elle croit que vous êtes maintenant prêt pour une autre étape de votre réinsertion sociale.(.) Compte tenu de vos progrès et de la stabilité démontrée, votre équipe de gestion de cas conclut à une diminution du risque de récidive et elle recommande l'octroi de la semi-liberté.Toutefois, en raison de votre institutionnalisation, de vos échecs antérieurs et de votre besoin d'encadrement et de support, elle croit qu'il vous serait profitable de bénéficier d'une semi-liberté de type projets communautaires avant d'accéder à une mise en liberté plus élargie.(.) Conrad Brossard 6LP2001A0511 A20, samedi, MONDE 6LP2001A0511 ZALLCALL 67 20:54:10 05/10/02 B Fin de la crise de la Nativité, menaces sur Gaza Ces tarifs ne sont accessibles qu'à l'occasion de l'achat d'un billet aller-retour lequel doit refléter l'itinéraire complet.Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, la surcharge du prix du carburant lorsque applicables et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 16 mai 2002.Amsterdam, Dublin/Shannon : période de voyage : à partir du 13 juin 2002 et dernière date de départ le 15 juillet 2002.Tous les voyages doivent être effectués au plus tard le 31 juillet 2002.Glasgow/Manchester : achat sept jours à l'avance.Période de voyage : à partir du 20 avril 2002 et dernière date de départ le 15 juin 2002.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal, d'autr es conditions s'appliquent.Offre du double des milles Aéroplan : pour profiter de ces offres, v ous devez être un membre Aéroplan au moment du voyage.Les offres pour l'accumulation de milles Aéroplan s'appliquent uniquement aux segments de vol admissibles assurés par Air Canada.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre offre.Dublin/Shannon : l'offre s'applique au premier vol aller-retour ou à deux allers simples au départ de Toronto.Amsterdam: l'offre s'applique à tout vol effectué entre Toronto et Amsterdam durant la période promotionnelle.D'autres conditions peuvent s'appliquer.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.Destination Europe Pour réserver, appelez votre agent de voyages ou Air Canada au 1 888 247-2262 Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1 800 361-8071 ou réservez en ligne au www.aircanada.ca Comblez votre désir d'Europe.Envolez-vous avec Air Canada pour vos destinations européennes préférées, incluant notre tout nouveau service pour Madrid, Glasgow et Manchester.Et, dès le 13 juin 2002, Air Canada vous emmène à Amsterdam, Dublin et Shannon.Réservez maintenant pour obtenir des tarifs avantageux, que ce soit pour ces villes ou pour toute autre destination Air Canada.Quand vous avez l'Europe en tête, pensez Air Canada ! Enfin ! L'Europe.Les tarifs suivants s'appliquent à l'achat d'un billet aller-retour.Montréal, à partir de : Glasgow/ 310$ Manchester PAR TRAJET Dernier départ : 15 juin 2002 Offre spéciale de lancement Offre spéciale de lancement Offre spéciale de lancement Doublez vos milles AéroplanMD entre Toronto et Dublin/Shannon, du 13 juin 2002 au 31 juillet 2002.Dublin/ 449$ Shannon PAR TRAJET Dernier départ : 15 juillet 2002 Doublez vos milles Aéroplan entre Toronto et Amsterdam, du 13 juin 2002 au 31 juillet 2002.Amsterdam 449$ PAR TRAJET Dernier départ : 15 juillet 2002 3038949A MICHEL SAILHAN Agence France-Presse BETHLÉEM, Cisjordanie \u2014 L'armée israélienne a levé hier le siège qu'elle imposait à 123 Palestiniens retranchés depuis 39 jours dans la basilique de la Nativité à Bethléem, tandis qu'un nouveau front menaçait de s'ouvrir dans la bande de Gaza.La crise de Bethléem s'est achevée hier matin avec la sortie de tous les Palestiniens assiégés, dont 13 activistes jugés « dangereux » par Israël qui ont été acheminés à Chypre où ils attendront de rejoindre un pays d'accueil.Les 13 ont été conduits à Larnaca par un avion militaire britannique.Ils sont hébergés dans un hôtel trois étoiles en bord de mer, première étape de leur exil avant de trouver des pays d'accueil en Europe.Trois pays seulement \u2014 l'Italie, le Portugal et la Grèce \u2014 avaient signifié hier leur disponibilité à prendre éventuellement en charge certains des bannis.Israël se réserve toutefois le droit de demander leur extradition.Escortés par l'armée, 26 autres Palestiniens, jugés moins dangereux, ont gagné la bande de Gaza, où ils ont été accueillis en héros.Les 84 autres, auxquels Israël n'a, a priori, rien à reprocher, sont sortis libres après un simple contrôle d'identité.Dix militants étrangers pro-palestiniens, qui étaient restés dans la basilique après le départ des Palestiniens, ont quitté l'édifice à leur tour.Ils ont été interpellés en attendant leur expulsion.L'armée a ensuite retiré ses forces de la zone autonome de Bethléem, selon des sources concordantes israéliennes et palestiniennes.La ville, dernière des localités de Cisjordanie encore occupée depuis le début de l'opération Rempart, le 29 mars, restera, comme les autres, encerclée par l'armée.Le président des États-Unis, George W.Bush, a qualifié le règlement de la crise de « développement positif » qui « devrait faire avancer les perspectives de reprise d'un processus politique vers la paix ».Mais malgré le dénouement de Bethléem, les perspectives de paix restent toujours très sombres.L'armée israélienne a procédé en effet à des rappels urgents de réservistes jeudi soir et massé des blindés près de la bande de Gaza, en prévision d'une offensive d'envergure pour riposter à un attentat meurtrier perpétré mardi à Rishonle- Tzion, près de Tel-Aviv.Cet attentat a été revendiqué par le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont la base principale se trouve dans la bande de Gaza.Ce mouvement a par ailleurs qualifié de « marché suspect » l'accord sur l'issue du siège, et de « grave précédent » le bannissement de 13 Palestiniens.Selon la presse israélienne, l'état-major a tiré les leçons de l'offensive « Rempart » lancée le 29 mars en Cisjordanie, et devrait privilégier des opérations ponctuelles à une occupation du terrain, selon ces sources. 6LP2101A0511 a21 11 mai 6LP2101A0511 ZALLCALL 67 17:40:09 05/10/02 B 6LP2201A0511 a22 samedi 6LP2201A0511 ZALLCALL 67 19:32:45 05/10/02 B A22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 Une belle prise archéologique ATHÈNES \u2014 Une statue vieille de 2600 ans trouvée par des archéologues allemands dans un site funéraire antique grec serait un autre « chef-d'oeuvre » d'un artiste dont l'identité demeure un mystère et auquel un surnom a été donné par les archéologues.La statue, quasiment complète, porte « la patte » distinctive du sculpteur, qui a été baptisé Dipylos d'après le lieu de découverte de ses oeuvres.Il s'agit d'un kouros, c'està- dire une statue grecque antique représentant un jeune homme.Un autre kouros de Dipylos se trouve déjà au Metropolitan Museum de New York et un autre au muséum national d'archéologie à Athènes.Le nouveau kouros a été trouvé en mars avec d'autres pièces, dont deux sculptures de lion.Les Productions Jean-Bernard Hébert Inc.présentent au Bateau-Théâtre L'Escale du 14 juin au 31 août 2002 (Théâtre entièrement rénové et climatisé) une comédie policière de Robert Thomas adaptation de Michel Tremblay mise en scène de Peter Batakliev direction Jean-Bernard Hébert avec Jean-François Casabonne Raymond Bouchard Marie Charlebois Jean-Bernard Hébert Donald Pilon Janine Sutto Forfaits souper-théâtre disponibles à l'Auberge Handfield Prix spéciaux groupes de 20 personnes RÉSERVATIONS : 1 (866) 774-4446 ou (450) 584-4446 555, boulevard Richelieu, Saint-Marc-sur-Richelieu Autoroute 20 Est - Sortie 112 (Beloeil - Saint-Marc-sur-Richelieu) Route 223 ( direction Nord ) environ 10 kilomètres www.bateautheatrelescale.com Piège pour un homme seul Suggestion cadeau pour la fête des mères 3051514A Jacques Léveillé Sophie Zahlan de Cayetti Arto Tchakmaktchian Garen Bedrossian PEINTURES ET SCULPTURES 10 mai au 15 juin 2002 GALERIE BERENSEN 1472, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (angle Mackay) Tél.: (514) 932-1319 Mardi au vendredi, 10 h à 18 h Samedi, 10 h à 17 h Bienfaiteur Centraide du Grand Montréal La Fondation communautaire juive de Montréal La Société de recherche sur le cancer inc.Université Mc Gill Ami Corporation de l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal Épilepsie Canada Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine Fondation de l'UQAM Fondation des maladies du coeur du Québec La Fondation du YMCA de Montréal Le Secours aux Lépreux Canada Société canadienne du cancer Université de Montréal Platine Aide à l'Église en Détresse (Canada) Inc.Armée du Salut Association Diabète Québec Développement et Paix Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont - HMR Fondation de l'Hôpital Royal Victoria Fondation de l'Oratoire Saint-Joseph de Mont-Royal Fondation du Centre hospitalier Pierre-Boucher Fondation du Musée des beaux-arts de Montréal Fondation Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme Fondation Internationale Roncalli Fondation Jules et Paul-Émile Léger Fondation Père Marcel de la Sablonnière, s.j.Fondation Québécoise du Cancer Fonds de Recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal Institut et Hôpital Neurologiques de Montréal La Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants La Fondation de l'Université de Sherbrooke La Fondation du Séminaire de Sherbrooke La Fondation Portage La Société d'Arthrite, division du Québec Les Ailes de l'Espérance MISSIO CANADA, OEuvre pontificale de la propagation de la foi Musée Mc Cord d'histoire canadienne S.P.C.A.Université Concordia Or Association du cancer de l'est du Québec Association québécoise de la fibrose kystique Fondation Centre Hospitalier Notre-Dame de la Merci Fondation de l'Hôpital du Haut-Richelieu Fondation de l'Institut de réadaptation de Montréal Fondation de l'Institut Universitaire de gériatrie de Sherbrooke Fondation de la Faune du Québec Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, Canada Fondation du Centre hospitalier de Granby Fondation du Centre hospitalier de Lachine Fondation du Centre hospitalier Jacques-Viger Fondation Hôpital Charles-Le Moyne Fondation Père-Eusèbe-Ménard Fondation Québécoise des Maladies Mentales Fondation Québécoise du Scoutisme Fondation Y des femmes de Montréal La Fondation canadienne du rein - Succursale du Québec Missions Franciscains en Amazonie Théâtre Centaur Université Bishop's Argent Association des fondations d'établissements de santé au Québec Association des Grands Frères et Grandes Soeurs du Québec Association Pulmonaire du Québec Centraide Laurentides Centraide Québec Centre d'arts Orford Collaboration Santé Internationale Cyclo Nord-Sud Fondation Armand-Frappier, recherche en santé Fondation Baillairgé Fondation Charles-Bruneau Fondation d'aide aux parents d'enfants handicapés inc.Fondation de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal Fondation de l'Hôpital St-Mary Fondation des Centres jeunesse de Montréal Fondation du Centre des femmes de Montréal Fondation du Centre hospitalier de Verdun Fondation du Centre hospitalier Fleury Fondation du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières Fondation du Centre hospitalier régional du Suroît Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Fondation du Collège Montmorency Fondation du Grand Séminaire de Montréal Fondation du Musée du Québec Fondation du Patrimoine de L'Étincelle Fondation Haïti Partage Fondation Jean Lapointe Inc.Fondation Kateri, organisme d'aide aux jeunes Sud-Américaines Fondation les Amis du Père Armand Gagné Inc.Fondation Louis-Marie Parent Fondation Mira Fondation Nouvelle Dimension (Difficultés d'apprentissage) Fondation pour la Culture et l'Éducation Fonds de pastorale du diocèse de Nicolet Institut du cancer de Montréal / Fonds Robert-Bourassa La Fondation Cité de la Santé de Laval La Fondation de l'Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins La Fondation de l'Hôpital Douglas La Fondation de l'Hôpital Général Juif - Sir Mortiner B.Davis La Fondation de l'Université Laval La Fondation de ma vie La Fondation Lower Canada College Les Amis de la montagne Les OEuvres des abbés Martel et Marcil L'AMIE L'Opéra de Montréal Missionnaires de Mariannhill Ostéoporose Québec Oxfam-Québec Société Alzheimer de Montréal Société Alzheimer Rive-Sud Société canadienne de la sclérose en plaques - division du Québec Société canadienne d'hémophilie - Section Québec Société des Missions Étrangères « Donner, faire du bien, répandre la joie, voilà une belle générosité.Avez-vous songé que vous pouvez le faire même quand vous ne serez plus là ?Un don testamentaire, pour l'amour de ceux qui suivront.Quelle bonne idée ! Quelle belle générosité ! » Jean-Pierre Coallier Animateur radio et télévision est un geste du coeur à la portée de tous.En hommage à la vie qui continue, pensez à inclure dans votre testament un don à une cause qui vous est chère.www.unheritage.org 1 8 8 8 304-8834 3049752A Réduction de 20 % sur mobilier de chambre \u201c Collection Plume blanche \u201d et mobilier de salle à manger \u201c Collection Kerylos \u201d Jusqu'au 25 mai PROMOTION PRINTANIÈRE de la galerie ART SÉLECT inc.100, av.Laurier Ouest, Montréal \u0001 (514) 273-7088 Plusieurs autres meubles sélectionnés vous attendent à prix réduits. 6LP2301A0511 A23 Samedi 6LP2301A0511 ZALLCALL 67 19:19:03 05/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 A 2 3 LES BOURREAUX DE TRAVAIL À la recherche du temps perdu ERROL DUCHAINE collaboration spéciale On a longtemps annoncé l'arrivée de la société des loisirs, mais aujourd'hui, cette expression ressemble plus à un fantasme ou une promesse non tenue qu'à la réalité.Si nous ne sommes pas tous des bourreaux de travail, plusieurs d'entre nous manquent de temps.Qu'est-ce qui se passe ?On travaille plus ou moins ?« Si on regarde uniquement le travail rémunéré, on travaille moins aujourd'hui que dans les années 1940 et 1950 », affirme Diane- Gabrielle Tremblay, chercheuse et professeure en économie et gestion à la Téléuniversité.« À cette époque, la majorité des gens travaillaient 50, voire 60 heures par semaine, plus particulièrement dans le milieu agricole.C'est dans les années 1970 que la semaine de 40 heures est devenue le lot de la très grande majorité.» Aujourd'hui, les écarts sont de plus en plus grands.Ce qui signifie que le nombre de personnes qui travaillent entre 35 et 40 heures par semaine diminue constamment.Ce qui augmente, ce sont les extrémités : ceux qui travaillent à temps partiel et ceux qui travaillent plus que 40 heures.« Dans ces extrémités, on retrouve surtout des femmes et des jeunes.Des gens qui travaillent quelques heures par semaine ou qui cumulent deux emplois, souvent contre leur volonté », précise Diane-Gabrielle Tremblay.« En fait, on constate une répartition de plus en plus inégale du travail.» Mais il est vrai que l'on a de moins en moins de temps libre.Ça, ce n'est pas juste une impression.Ce qui prend de plus en plus de place dans nos horaires, ce sont les tâches en périphérie du travail et tout l'organisation de la vie domestique.Ce qui est en périphérie du travail ?« Oui, dans un marché de plus en plus concurrentiel, les gens doivent se documenter, se former constamment pour conserver leur emploi ou avoir une promotion, » explique Jacques L.Boucher, sociologue et professeur à l'Université du Québec à Hull.« Par exemple, on prend quelques cours le soir, on lit des magazines spécialisés ou des documents pour se tenir informés, là aussi, le soir à la maison.On apprend à faire fonctionner un nouveau logiciel ou une troisième langue.Tout ça prend du temps, du temps de moins pour les loisirs.» Souvenons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, quelqu'un pouvait travailler toute sa vie dans le même métier, sans jamais avoir à le réapprendre, ce métier.« Plus que ça, poursuit Jacques L.Boucher, les connaissances se transmettaient de génération en génération.Elles demeuraient figées, sans changement majeur.Le savoir-faire restait le même durant des décennies, voire plus d'un siècle.» En plus, en quelques années, on nous a équipés d'outils ultraperformants qui permettent de transporter une partie du travail partout, jour et nuit : ordinateurs portables, téléavertisseurs, téléphones cellulaires, boîtes vocales ou de courriels.Ouf ! Plus moyen de jouer à cache-cache avec le patron.C'est toujours lui qui gagne.Pour ce qui est de l'organisation de la vie domestique, là aussi on se complique la vie.Ou du moins, on l'alourdit.Vos grands-parents et peut-être même vos parents, lorsqu'ils devaient acheter un robinet neuf, allaient à la quincaillerie du coin.Il n'y en avait qu'une seule.Ce n'était pas compliqué.Les enfants jouaient derrière la maison ou chez le voisin.Pour les légumes frais, ils poussaient dans votre potager ou dans celui de votre belle-mère.Aujourd'hui, c'est rarement aussi simple.Le moindre achat prend souvent un temps fou.On fait le tour de plusieurs marchands ou fabricants avant d'acheter quoi que ce soit.Pour ce qui est des loisirs des enfants, la cour arrière ne suffit plus.On les inscrit à des cours ou des ateliers.Il faut alors les conduire à la patinoire, à la piscine ou partout ailleurs où ils poursuivront cette éducation que l'on veut tellement complète.Même quand on se décide à faire soi-même son vin ou son pesto, on y consacre des heures pour quelques petits pots.Quelques petits pots qui coûteront trois le prix que vous auriez payé au supermarché.Mais soyons honnêtes, on aura quand même passé un adorable après-midi avec Gigi, Benoît, Luce, Jojo et Mario.Toutes ces petites tâches sont probablement des façons de se regrouper, de faire des choses entre amis ou en famille.Mais revenons à notre société des loisirs, à tout ce temps libre qu'on nous avait promis.Qu'est-elle devenue ?« On peut presque dire que le temps pour soi, sans aucune obligation, est rassemblé par blocs au début et à la fin de la vie, explique Diane-Gabrielle Tremblay.On arrive sur le marché du travail beaucoup plus tard et on en sort de plus en plus tôt.Sans compter qu'on gagne toujours en espérance de vie.On aura donc eu plus de temps à soi dans une jeunesse prolongée et dans une retraite également beaucoup plus longue que celle des générations passées.Il est dommage que l'on ait pas encore réussi à redistribuer ce temps libre sur toute la durée de notre vie.» On pourrait peut-être partir à la recherche du temps perdu.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © « Si on regarde uniquement le travail rémunéré, on travaille moins aujourd'hui que dans les années 1940 et 1950 », affirme Diane-Gabrielle Tremblay, chercheuse et professeure en économie et gestion à la Téléuniversité.Mais les écarts sont de plus en plus grands.De plus en plus de gens travaillent à temps partiel ou alors plus de 40 heures par semaine.Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer Diversifiez vos compétences.Demandez l'admission aux programmes offerts à l'automne 2002.COMMUNICATION Communication appliquée Français langue seconde pour non-francophones Informatique - Bureautique Informatique - Initiation à la programmation Informatique - Initiation au multimédia Journalisme Publicité Rédaction Relations publiques Traduction I et II COURS DE LANGUES Anglais Français langue seconde GESTION Gestion appliquée à la police et à la sécurité Gestion de l'invalidité et de la réadaptation Gestion des services de santé Relations industrielles INTERVENTION Criminologie Droit Intervention auprès des jeunes Intervention dans les groupes et les organisations Intervention de crise Intervention en déficience intellectuelle Petite enfance et famille Relations interculturelles Toxicomanies Violence, victimes et société SANTÉ Gérontologie Perfusion extracorporelle Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale ÉTUDES INDIVIDUALISÉES - Programme personnalisé CAMPUS CAMPUS RÉGIONAUX FORMATION À DISTANCE DATE LIMITE D'ADMISSION Le 1er juin Renseignements 514 343 6090 ou 1 800 363 8876 www.fep.umontreal.ca 3050640A Cette semaine seulement DÉSINFECTION 49 $ Notre prix ord.: 79 $ 1 800 818-7779 Pour les services de nettoyage résidentiel Hbc, faites le 1.Offre valide jusqu'au 18 mai 2002.NETTOYAGE DE CONDUITS Maison au complet Comprend: nombre illimité de sorties d'air et de conduits, nettoyage gratuit des plaques d'aération Rabais de 40 % Cette semaine seulement par pièce minimum de 4 pièces Notre prix ord.: 100 $ pour 4 pièces Nettoyage de meubles Rabais de 20 $ 1 canapé et 1 fauteuil NETTOYAGE DE MOQUETTES J'aime, j'achète ! © Copyright 2002 Compagnie de la Baie d'Hudson 179 $ Notre méthode de nettoyage en profondeur déloge la saleté, ravive les couleurs et rafraîchit les fibres.Notre équipement de qualité professionnelle nettoie votre système par aspiration en utilisant des filtres à très haute efficacité, qui retiennent jusqu'à 99,97 % des irritants en suspension dans l'air.Nettoyage à la vapeur.Frais additionnels pour tissus spéciaux, coussins de dossier non attenants et meubles modulaires.Notre prix ord.: 99 $.COMPRENANT: QUALITÉ FIABILITÉ COMMODITÉ NETTOYAGE RÉSIDENTIEL SÉCURITÉ RÉSIDENTIELLE DÉCORATION INTÉRIEURE RÉNOVATION RÉSIDENTIELLE 15 $ 79 $ Minimum de 4 pièces.Les pièces de plus de 200 pieds carrés comptent pour deux pièces ou plus.Prix fixé séparément pour les escaliers et les vestibules.Moquette fixe seulement.Frais additionnels pour moquette en laine.Renseignez-vous sur notre désodorisant et notre traitement de protection des fibres.Pour système de chauffage simple et système monozone.Services résidentiels seulement.Frais additionnels pour portes d'accès.L'équipement illustré peut être différent de celui qui est utilisé.3050470A 6LP2401A0511 A24 SAMEDI 6LP2401A0511 ZALLCALL 67 18:44:57 05/10/02 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 LES BOURREAUX DE TRAVAIL Quand le travail devient une maladie ERROL DUCHAINE collaboration spéciale « QUAND JE regarde en arrière, je me demande comment j'ai pu m'infliger ça pendant toutes ces années.Je ne prenais plus aucun plaisir ni à travailler, ni même à vivre.Je fonctionnais comme si j'avais été programmé pour ne faire que ça travailler, travailler, travailler.J'étais vraiment malade.» Jean-Claude Berlinguet, chirurgien et aujourd'hui directeur du Centre hospitalier régional de Lanaudière, travaillait entre 80 et 100 heures par semaine durant ces 15 années de travail fou.Personne ne l'obligeait à trimer autant, mais il n'arrivait pas à s'en empêcher.Dr Berlinguet est né dans une famille de cinq enfants.Pour son père, comptable, la valeur première dans la vie, c'est le travail.« On était valorisé que par ce qu'on produisait.Même pas par l'effort, non, par le résultat.Ce ne sont pas nécessairement des mauvaises valeurs mais moi, j'ai poussé ça à l'extrême.Il choisit d'abord un métier où, c'est bien connu, on travaille plus que la moyenne, la médecine.Puis, une spécialité qu'il qualifie de « tue-monde ».« Dans ce milieu, on dit souvent qu'on veut des vrais hommes, capables d'en prendre.C'était parfait pour moi.Comme si je voulais me prouver à moi et aux autres que j'étais capable de tout.» Avant même d'avoir terminé sa formation comme spécialiste, il a déjà quatre enfants.Un cinquième naîtra un peu plus tard.Quand il arrive à la maison, même après une garde de 24 heures, il tient à participer aux bains et aux devoirs des enfants.Il est souvent épuisé, mais il tient le coup.Rapidement, au travail, il accumule les preuves de reconnaissance.« Dans l'hôpital où je travaillais, deux fois on m'a nommé médecin le plus utile de l'année.En plus de mon travail, je donnais des conférences.Mais ce n'était jamais assez.C'est simple, j'étais certain qu'on ne m'aimerait pas si je n'étais toujours là, prêt à aider les autres.» À la maison, sa femme et son aîné lui disent qu'il leur manque.Malgré cela, Jean-Claude Berlinguet ne change pas.« Et un jour, quand j'ai compris qu'il n'y avait pas de limite, que j'étais en train de me perdre dans le travail, j'ai pensé que le suicide était la seule solution.La psychologue Michelle Alain décrit bien la personnalité des travailleurs compulsifs.« Malgré les succès, les réalisations, les promotions, pour eux, ce n'est jamais assez.La recherche de valorisation ou de reconnaissance est un puits sans fond.Ce sont souvent des gens dépressifs.Des gens qui ont peu d'estime d'eux-mêmes.La solution : chercher quelle est la source de ce sentiment de vide et trouver un soulagement durable.Ce n'est pas toujours facile.D'autant plus que la compulsion dans le travail est beaucoup plus acceptée socialement, voire valorisée, que celle dans la drogue, l'alcool ou le jeu.» « Quand Gaétan Girouard s'est enlevé la vie, tout le monde se demandait pourquoi.Moi, j'ai tout de suite compris.Ce gars-là, tous les jours, voulait se prouver à quel point il était le meilleur, mais il n'y arrivait jamais.» Ce qui va arrêter Jean-Claude Berlinguet dans son projet de suicide, ce sont ses enfants.Alors qu'il aurait pu passer aux actes, il s'est dit qu'il n'avait pas le droit de les priver de père.Finalement, il ira chercher de l'aide.« Le travail peut devenir une toxicomanie.Des gens peuvent en mourir.Il faut se soigner.On ne peut même pas toujours compter sur le corps pour nous donner des signes.Il faut apprendre à se connaître et s'obliger à avoir des temps d'arrêt.Il admet qu'il a payé cher pour apprendre.« Ça m'a coûté le rêve de ma vie.Je n'aurai jamais la vie de famille dont j'avais tant rêvé.» Il y a eu un divorce, mais aussi « des années de perte de jouissance de la vie », conclut-il.Aujourd'hui, il reprend le temps perdu.Et, surtout, il a appris à dire non au surplus de travail et à passer plus de temps avec ceux qu'il aime.Simplement.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Jean-Claude Berlinguet 6LP2502A0511 a25 samedi 6LP2502A0511 ZALLCALL 67 23:51:54 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A25 LES BOURREAUX DE TRAVAIL BOURREAUX Suite de la page A21 Pascale Pageau, elle, réussit à voir ses deux soeurs, ses amis, à faire un peu de ski, du patin à roulettes et même à prendre des cours de ballet jazz.Donc, pour le moment, les amis, la famille, ça va.Mais l'autre famille, celle à construire, qu'en est-il ?« Oui je veux des enfants, mais la durée d'un congé de maternité, dans mon milieu, c'est un sujet tabou.» Vous pourriez prendre un an ?Le ton change.Comme une certitude qui s'effrite.« Ouf, un an ?Pour respecter le bébé oui, même 10 ans.Mais si je pense à ma carrière, je prendrai quatre, peut-être six mois.» La compulsion Francine D.a le double de l'âge de Pascale Pageau et le double de ses années d'expérience, mais dans le milieu bancaire cette fois.Là aussi, la compétition pour les postes intéressants est forte.Là aussi, on ne compte pas ses heures si on veut performer, relever des défis, être la meilleure.« J'adore mon travail, et pendant 25 ans j'ai toujours cherché à en donner davantage.Je travaillais le soir, je rentrais au bureau les fins de semaine, quelques heures, je me promenais avec ma icpagette.Je ne réalisais pas que pour moi, c'était devenu naturel.» Puis, l'automne passé, il y a eu une cassure.« J'étais devant un client et j'ai failli déraper.Il en voulait plus, un meilleur taux d'intérêt.Mais rien d'anormal, une situation que j'ai souvent rencontrée.Tout à coup, je me suis sentie dépassée, je me suis mise à trembler.J'ai cru que je me mettrais à crier, à l'insulter.» Quelques heures plus tard, en rentrant chez elle, elle repense à la scène et se souvient d'une conversation avec un ami, quelques jours auparavant.« Il m'avait fait remarquer que je prenais peut-être inutilement les bouchées doubles.» Francine D.a dû s'arrêter pendant quatre mois.Épuisement professionnel.Elle aussi fait partie des chiffres, ceux de Statistique Canada et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui sonne l'alarme : les maladies nerveuses sont en voie de remplacer le cancer et les maladies cardiaques comme première cause d'absence au travail.Dans la majorité des cas, ces dépressions sont causées par l'épuisement, le surmenage.À la maison Mais attention, lorsqu'on parle des bourreaux de travail, Statistique Canada ne montre pas du doigt que le travail rémunéré.Il comptabilise aussi le travail domestique.Autrement dit, cette tendance à s'en mettre beaucoup sur le dos suit les bourreaux partout, à la maison, comme au bureau.Francine D.se reconnaît bien dans ce portrait.« J'ai deux enfants et je ne voulais pas que la maison souffre de mes nombreuses heures au travail.Alors le soir, j'en profitais pour prendre de l'avance.De l'avance sur le lavage, sur le ménage, sur les courses.J'étais toujours en avance.En avance de quoi ?Aujourd'hui, je me le demande.» Michelle Alain est psychologue et elle est spécialiste des relations que nous entretenons avec le travail.Elle a reçu dans son cabinet de nombreux clients comme Francine D.« Il y a une partie des obligations qui sont imposées par le milieu de travail, mais la personnalité de l'individu fait toute la différence.Souvent, les vrais bourreaux de travail sont en fait des compulsifs.Compulsifs ?« Oui, des gens qui cherchent de façon obsessionnelle à se valoriser dans le travail.Ils cherchent à combler un vide, mais ils n'y arrivent jamais de façon durable.« Je viens d'une famille nombreuse, huit enfants, raconte Francine D.Mon père était cultivateur.Lorsqu'on partait au marché, toutes les carottes, toutes les betteraves avaient été lavées.Pour papa, le travail était la première valeur dans la vie.J'ai bien appris la leçon.En plus, comme on ne pouvait pas tous monter avec lui dans le camion, fallait le mériter pour avoir ce privilège et aller avec lui au marché.Moi, j'étais la meilleure et je pouvais passer plus de temps avec mon père.» Selon Michelle Alain, bien des féministes de la première génération et même des femmes qui n'en avaient pas le discours sont devenues des bourreaux de travail, un peu malgré elles.« Elles avaient des choses à prouver.Elles devaient en faire plus que le client en demandait.C'était le prix à payer pour réaliser ce que leurs mères n'avaient pas réalisé, ouvrir des portes, prendre sa place.» Francine D.est retournée au travail, mais à petite dose.Elle y prend encore du plaisir, mais elle se surveille.Ses fils et son mari aussi.L'obligation D'après l'analyse de Statistique Canada, en plus des bourreaux de travail qui le sont par ambition ou par compulsion, il y a aussi ceux qui le sont par obligation.Rémi Lambert est de cette troisième catégorie.Il a 40 ans et son horaire de travail ressemble aux heures d'ouverture d'un dépanneur : sept jours sur sept, 10 heures par jour.Rémi Lambert est camelot.Il distribue des journaux et des magazines.Ses seuls jours de congé sont ceux où il n'y a pas de parution.Comme il distribue des quotidiens.Mais lui non plus ne se plaint pas.« C'est moi qui ai voulu ça comme ça.C'était la seule façon de gagner plus d'argent.J'ai un secondaire V et quelques cours au cégep, et pendant six ans, j'ai travaillé dans un garage.On ne m'a jamais augmenté et en plus, je devais supporter le patron qui ne cessait de me surveiller.Pendant toutes ces années, je n'ai rien ramassé.» Aujourd'hui, il travaille seul avec sa camionnette et se sent plus libre, malgré les nombreuses heures de travail.Avant de devenir travailleur autonome, il a toujours eu deux ou trois emplois.« Quand on travaille au salaire minimum, ou à peine plus, on n'a pas le choix si on veut payer les factures et quelques sorties.» Cette année, Rémi Lambert pense faire 22 000 $.Et les vacances ?« J'y pense.J'espère cette année prendre deux semaines.À mes frais, bien sûr.En attendant, quand j'ai du temps libre, je regarde la télé, je vais au cinéma et je cuisine.J'aime ça cuisiner.Mais souvent, je dois manger en travaillant.» Lui aussi.Des rêves ?« Oui.Faire du ski, mais pour l'instant c'est trop cher.Un campeur ou une maison près d'un lac.Et du temps libre, ça c'est sûr ! » Selon Statistique Canada, ces bourreaux de travail mènent une vie qui manque d'équilibre pour des raisons financières et ceci « constitue souvent un obstacle au bonheur ».On y avait pensé, Rémi Lambert aussi.Tout ça fait dire à Anne Darche, grande spécialiste en stratégie publicitaire chez Allard et Johnson communications, que « le vrai, le seul luxe des prochaines années sera le temps ».Le temps pour soi.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Rémi Lambert : « Quand on travaille au salaire minimum, ou à peine plus, on n'a pas le choix si on veut payer les factures et quelques sorties.18 ans et plus.Quantités limitées.Titulaires de permis et Comptoirs Vin en vrac exclus.Offre disponible sur SAQ.com et dans les agences de la SAQ.Offre exclusive aux vins rosés.La sélection de produits peut varier selon les succursales.4 JOURS SEULEMENT Du jeudi 9 au dimanche 12 mai OBTENEZ 15% DE RABAIS SUR LES VINS ROSÉS 3048481A 6LP2601A0511 A 26 samedi 6LP2601A0511 ZALLCALL 67 12:09:16 05/14/02 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 VISITE LIBRE FRANCE CHARBONNEAU Pour en finir avec la peur Dimanche dernier, France Charbonneau est arrivée au palais de justice de Montréal à 7h15 du matin.La procureure s'est installée dans son bureau en se préparant mentalement avec son collègue Yves Paradis pour un long siège.Elle a relu ses notes, fouillé fébrilement dans sa jurisprudence, imaginé mille fois ce qui se tramait à l'étage au-dessus et prié pour qu'un désaccord du jury n'annule pas sa cause contre Maurice Boucher, le chef des Hells.À midi moins dix, un policier est passé en disant à la blague qu'elle était demandée au cinquième.Ha, ha, ha ! Cinq minutes plus tard, la blague était finie et le verdict, tombé.Coupable.Pendant quelques secondes, France Charbonneau n'a pas osé y croire.NATHALIE PETROWSKI n p e t r o w s @ l a p r e s s e .c a À8h du matin, le surlendemain du verdict de culpabilité de Maurice Boucher, France Charbonneau était au poste dans son bureau, dos à trois gros bouquets de fleurs.Elle n'avait pas encore vu les journaux du jour.Lorsque je lui ai annoncé qu'elle faisait la une de tous les quotidiens, elle n'a pas eu l'air surprise, seulement amusée, puis inquiète.De quoi j'ai l'air ?À première vue, France Charbonneau a l'air d'une femme straight, ordonnée, appliquée, le genre de femme qui doit faire sa valise méthodiquement et au moins une bonne semaine avant de partir en voyage.Une femme qui n'oublie jamais rien, qui cultive les détails comme des animaux de compagnie, toujours préparée pour le meilleur ou pour le pire, une femme qui pèse ses mots, tourne sa langue sept fois avant de parler et qui avance avec prudence et précaution dans le champ miné des mots.Dès notre première poignée de main, j'ai su qu'elle ne me livrerait pas la plus petite parcelle d'information croustillante sur les coulisses du procès Boucher ou sur l'accusé lui-même avec lequel elle vit virtuellement depuis deux ans.Au début de la conversation, j'ai d'ailleurs remarqué qu'elle faisait toujours référence à Boucher en l'appelant l'accusé.\u2014 Est-ce parce que vous refusez de prononcer son nom comme on refuse de prononcer un gros mot?\u2014 Non, non, a-t-elle répondu en riant.C'est simplement par déformation professionnelle.Moi, je suis la Couronne, lui l'accusé.Cela dit, pendant le procès, je ne me gênais pas pour plaider en l'appelant Boucher.Pas Monsieur.Ni Maurice Boucher.Boucher tout court, ça suffisait.Sous-entendu : c'est tout ce qu'il méritait.Pas son genre France Charbonneau n'a jamais parlé en tête-à-tête à Boucher, mais ils ont eu des échanges en cour.Un jour, Boucher a marmonné qu'elle n'était pas son genre.Elle lui a fait répéter la phrase avant de lui lancer : ça tombe bien, vous n'êtes pas mon genre non plus ! Quand je lui demande ce qu'elle pense de la déclaration de Ginette Reno selon qui Mom et ses Hells ne sont pas méchants 24 heures sur 24, elle s'indigne : « Je trouve ça épouvantable et tellement stupide comme déclaration.Si elle n'a pas été payée pour chanter pour Boucher c'est encore pire.Soit elle a accepté de chanter par peur, soit parce qu'elle était une amie.» Le jour du verdict, France Charbonneau se souvient que l'accusé portait une tenue sport Fila, qu'il souriait de son habituel petit sourire.Elle ne prononce pas le mot arrogant, mais elle n'en pense pas moins.Il souriait, mais il était tendu, ajoute-t-elle.Très.Pour le reste, France Charbonneau se revoit entrer dans la salle 501 à 11h55 sans savoir ce qui l'attendait.Un désaccord ?Une crise de nerfs ?Une tuile imprévue ?Un papier a immédiatement été remis au juge.C'était bon signe.Signe qu'il y avait un verdict.La procureure a retenu son souffle, suspendue aux lèvres du juge.Mais, contre toute attente, le juge s'est lancé dans un long discours à la gloire d'un jury courageux dont il ignorait pourtant encore la décision.France Charbonneau a cru qu'elle allait mourir d'anticipation.« J'ai vécu à ce moment-là les 10 minutes les plus interminables de toute ma vie.En même temps, je commençais à me douter où on s'en allait.J'ai l'habitude des jurys.Quand les jurés rentrent en regardant par terre, qu'ils ont des visages pas souriants et anxieux, c'est en général parce qu'ils ont un verdict de culpabilité.Quand le verdict est finalement sorti de la bouche du juge, j'étais un peu sonnée, comme si je ne réalisais pas tout à fait l'impact.» Ce n'est que ce soir-là, lors d'une fête dans une maison privée, que la procureure a compris ce qui venait de se produire : presque un miracle si on se reporte au moment où Maurice Boucher s'était élancé en homme libre et triomphant dans les escaliers du palais de justice, en avril 1998.France Charbonneau s'en souvient parfaitement.Deux semaines avant le procès, elle était venue servir de soutient moral au collègue parti en guerre contre le chef des Hells.« Tout ce dont je me souviens, c'est que tout allait trop vite.On avait tous l'impression d'être dans un train qui fonçait à 300 milles à l'heure et sur lequel personne n'avait de contrôle.» France Charbonneau fut tellement révoltée par l'acquittement, qu'elle décida immédiatement d'aller en appel.Sur le coup, elle ne semble pas avoir mesuré la portée de son geste ni les conséquences sur sa famille et sur sa vie.Par la suite non plus, au demeurant.France Charbonneau jure qu'elle n'a jamais eu peur de Maurice Boucher.Jamais.« Je refuse de laisser la peur dicter mes choix ou mes comportements, s'écrie-t-elle.D'ailleurs, si j'avais eu peur de quelque chose, je n'aurais jamais accepté de prendre cette cause.Je me considère avant tout comme une femme libre.La peur, c'est dans la tête et moi je ne connais pas ça.Et puis, je crois sincèrement qu'il y a en haut quelqu'un qui me protège.Je ne suis pas une Jesus freak, mais je suis croyante.Et je me sens protégée.Le jour où ça ne sera plus le cas, c'est que quelqu'un en haut en aura décidé autrement.De secrétaire à procureure Deuxième fille d'une reine du foyer et d'un employé du Canadien Pacifique, France Charbonneau est née à Montréal en 1951.Une enfance dont elle ne parle pas sinon pour dire qu'elle est de la génération des cours classiques et des folles années 60.Comme elle n'était pas particulièrement douée pour les études, son père lui conseille de prendre un cours de secrétariat et de se trouver une bonne job.Le conseil l'insulte et la fouette.Elle fera son cours de secrétariat, puis s'inscrira au cours du soir du cégep Boisde- Boulogne.L'intérêt pour le droit lui vient après avoir décroché un poste de secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.L'univers qu'elle découvre lui plaît tellement qu'elle décide de s'inscrire en droit à l'Université de Montréal non sans avoir eu à subir l'affront d'un doyen qui lui demande si son conjoint est au courant et d'accord avec sa décision.France Charbonneau brûle de lui répondre que ce n'est pas de ses affaires.Mais comme elle est encore une fille timide, elle lui fait comprendre poliment que son conjoint n'a rien à voir dans l'histoire.Elle passe son barreau en 1978, fait un stage à l'aide juridique avant d'être engagée comme procureure en 1979.« À une époque, dit-elle, où les jeunes procureurs gagnaient plus que les jeunes avocats dans les cabinets privés.Aujourd'hui, c'est le contraire.En partant, les jeunes avocats font le double de notre salaire.» Mais France Charbonneau ne carburait pas à l'argent.Elle croyait, à l'époque, qu'elle s'occuperait de dossiers économiques et de faillites.C'était son point fort.Le criminel néanmoins l'intrigue et la fascine, peut-être parce qu'il l'entraîne dans un monde qui lui est totalement étranger.Petit à petit, elle y fera son chemin et sa place.Les assassins d'enfants, les psychopathes, les crimes passionnels, les gens qui tuent à cause de l'alcool, de l'argent, de la colère, deviendront son lot quotidien.Elle plaidera 80 causes de meurtre et n'en perdra qu'une seule.Montréal, ville libre Et puis, un jour, arrivera un dénommé Maurice Mom Boucher, un type dont elle ne sait pas grand-chose, mais dont elle a mesuré les ravages quand elle agissait à titre de conseillère pour l'escouade Carcajou.« J'ai pris la cause contre Boucher pour aider la société.Sincèrement.Je ne pouvais supporter de voir ce qui se passait, cette guerre qui dégénérait de plus en plus en faisant d'innocentes victimes.Je ne voulais pas que Montréal devienne la Colombie, je voulais qu'elle reste une ville libre où les gens ne seraient pas paralysés par la peur.» Pendant deux ans, elle plonge dans l'univers des motards, se farcit 108 caisses de documents, oublie les vacances et les fins de semaine, néglige son compagnon, son fils et ses amis qui ne lui en tiendront pas rigueur.Au contraire.« Me laisser travailler dans mon coin était une façon pour les miens de faire leur part et de participer à la cause », affirme-t-elle.Même si elle considère avoir participé à un jugement historique et mis fin au règne d'un des plus dangereux criminels du Québec, elle refuse de voir le procès de Boucher comme la cause de sa vie.« J'ai mis autant de coeur, d'énergie et de passion dans toutes les autres causes que j'ai défendues, plaide-t-elle.Alors là, je ne retourne pas à ma petite vie plate maintenant que le cas Boucher est réglé.Je continue à faire ce que je fais depuis 20 ans.Avec autant de ferveur.» Maître Charbonneau ne compte pas prendre des vacances avant l'été.Elle compte toutefois recommencer à profiter de la vie comme avant, en faisant du jardinage, de la peinture et en suivant le marché immobilier, un de ses dadas depuis toujours.Si elle en avait le pouvoir, elle vivrait jusqu'à 150 ans.En attendant, les 23 prochaines années risquent d'être plus agréables pour elle que pour Maurice Boucher.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse La procureure France Charbonneau.SI VOUS ÉTIEZ.> Une ville : Plusieurs.Montréal, Québec, Aixen- Provence et Rome où je ne suis jamais encore allée.Pour leur beauté, leur vitalité, leur histoire.> Un meuble : Un chevalet pour faire de la peinture, mon hobby préféré.> Un personnage de BD : Milou, le chien de Tintin.Parce qu'il est sympathique et utile.> Un animal : Un chat pour son indépendance et sa fidélité et un éléphant pour sa force et sa splendeur.> Une chanson : Les Vieux de Jean Ferrat.Elle me fait penser à ma mère.Chaque fois que je l'entends, je pleure.> Un film : Les Uns et les Autres de Claude Lelouch.> Un événement de l'histoire : Un événement qui reste à faire : la paix et la fin de la terreur.> Un remède : Le secret de la longévité > Une drogue : L'amour > Une maladie mortelle : Mourir vite sans succomber à une maladie débilitante, mais en ayant le temps de saluer dignement tous ceux que j'aime.« Je refuse de laisser la peur dicter mes choix ou mes comportements.D'ailleurs, si j'avais eu peur de quelque chose, je n'aurais jamais accepté de prendre cette cause.» 6LP2701A0511 samedi A27 6LP2701A0511 ZALLCALL 67 20:01:07 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A27 Berlusconi: laissez venir àmoi les petits enfants! La foudre cause une fausse alerte www.ambiancevolt.com 4084, boul.Saint-Laurent (au nord de Duluth) (514) 842-2211 Fermé le dimanche AmbianceVOLT SOLDE DE LUMINAIRE 30 à à 50% lampes meubles accessoires Sur certains modèles Associated Press BERLIN \u2014 La foudre a déclenché une fausse alerte en activant le système antimissile de l'avion militaire qui amenait le chancelier allemand Gerhard Schröder en Ouzbékistan, a annoncé hier le ministère allemand de la Défense.Le chancelier revenait de l'Afghanistan était en route vers l'Ouzbékistan lorsque les systèmes de défense du Transall ont été activés.L'avion a lâché des leurres pour détourner un éventuel missile.Le porte-parole du ministère de la Défense, le lieutenant-colonel Hannes Wendroth, a expliqué que l'alarme avait été déclenchée par la foudre alors que le pilote tentait d'éviter un orage.Rien ne laisse penser que l'avion a été la cible d'un système radar ou d'un missile, a-t-il ajouté.Agence France-Presse ROME \u2014 Un groupe d'écoliers italiens a eu droit hier à une visite guidée du siège du gouvernement et à une petite leçon sur la conduite de l'État, offertes sur un coup de tête par Silvio Berlusconi, a raconté leur maîtresse.Les enfants et leur professeur, Pina Leslina Cala, se trouvaient en début d'après-midi devant l'entrée du Palazzo Chigi, à Rome, lorsque le chef du gouvernement italien est arrivé.Silvio Berlusconi avait rendez-vous avec son homologue canadien, Jean Chrétien, mais il avait encore du temps devant lui.Il a alors décidé de faire entrer la petite classe pour une visite guidée.« À notre grande suprise, il nous a conduits dans la salle du Conseil des ministres et a improvisé une réunion avec les enfants », a expliqué l'enseignante.Silvio Berlusconi a « nommé » ses petits ministres et a proposé de leur montrer comment fonctionne le vrai Conseil des ministres, a-t-elle poursuivi.Premier projet de loi proposé : accorder chaque année à chaque enfant un kilo de bonbons.Approuvé à l'unanimité.Puis Silvio Berlusconi a suggéré d'offrir à Noël un ballon à chaque petit garçon et une poupée à chaque petite fille.Mais un des enfants a alors émis une objection et demandé que chacun soit libre de choisir son cadeau.La proposition a été soumise au vote et adoptée à l'unanimité.Des photographes sont ensuite arrivés pour enregistrer la scène, puis Jean Chrétien a été annoncé.Les enfants ont été conviés par Silvio Berlusconi à le suivre pour saluer le premier ministre du Canada, leur expliquant au passage les règles du protocole, avant de prendre congé.L'histoire ne dit pas encore si les projets adoptés lors de la réunion de ce mini-Conseil des ministres seront mis en oeuvre par le chef du gouvernement italien.Photothèque La Presse Le président Silvio Berlusconi TT ROADSTER 5441, rue Saint-Hubert, Montréal (514) 274-5471 FINANCEMENT 3.9% Pour un été formidable ! 6LP2801A0511 a28 samedi 6LP2801A0511 ZALLCALL 67 18:26:57 05/10/02 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 PRESSES DE LA CITE La plus grande série préhistorique de tous les temps Le 5e volume de la saga « Les enfants de la terre » 34,95 $ 24,95 $ 34,95 $ 29,95 $ 34,95 $ 3028748A La chasse aux icebergs est ouverte Associated Press AU LARGE DE TERRE-NEUVE \u2014 Scruter l'océan des heures depuis le ciel, souvent sans rien voir.La mission de la Patrouille internationale des glaces est parfois ingrate mais essentielle pour la sécurité de la navigation maritime : il s'agit en effet de repérer les icebergs dérivant dans l'Atlantique Nord, au large de Terre- Neuve, la région où se produisit le naufrage du Titanic, il y a 90 ans.Les heures passent tandis que Tristan Krein, un membre de la patrouille, regarde par la vitre du Hercules C-130.Parfois, il sort des jumelles pour examiner l'horizon vide.À d'autres moments les nuages bouchent la visibilité et il ne voit plus la surface de l'eau.Dans l'Atlantique Nord, la « chasse aux icebergs » se pratique habituellement de février à juillet.Une semaine sur deux, la patrouille survole la région, surtout la partie la plus méridionale où des icebergs ont été repérés.Grâce à leur travail, les marins peuvent ainsi savoir jusqu'où ils doivent descendre au sud pour éviter tout risque de mauvaise rencontre.La Patrouille internationale des glaces, unité gérée par les garde-côtes américains pour le compte de 17 pays, a commencé à traquer les icebergs en 1913, afin d'éviter que ne se reproduise la tragédie du Titanic, survenue un an plus tôt.Depuis il n'y a pas eu un seul naufrage causé par un iceberg dans la zone déclarée sûre par ces guetteurs du ciel.Ils larguent dans l'océan des capteurs mesurant le courant et la température, scrutent la mer par les hublots et utilisent également des radars.Lorsqu'ils découvrent un iceberg, ils recensent sa position, sa taille et sa forme.Les données récoltées sont transmises au siège de l'unité, basée à Groton dans le Connecticut.Là, elles sont utilisées pour établir des modèles informatiques sur la dérive des icebergs.Deux fois par jour, l'unité dresse un état des lieux qui est transmis aux pays participant au financement de la mission.Les icebergs dans la région viennent des glaciers du Groenland.Après avoir commencé à fondre dans des baies de la grande île glacée, les blocs de glace sont emportés vers le sud par le courant du Labrador.Entre 400 et 800 descendent jusqu'au 48e parallèle, qui correspond à la latitude de l'île de Terre-Neuve.Dans leur partie émergée, les plus petits font moins d'un mètre de haut et de cinq mètres de long.Le plus grand jamais observé dans la région culminait à 165 mètres, mais la plupart, comme celui qui a provoqué le naufrage du Titanic, sont des glaçons de taille beaucoup plus modeste mais respectable : 15 à 30 mètres de haut et 60 à 120 mètres de long.Les chasseurs de glace volent le plus souvent à près de 2000 mètres d'altitude et à cette hauteur les icebergs apparaissent comme « un point à l'horizon » souligne Bob Desh, le commandant de la patrouille.La plupart du temps, l'équipage ne voit pas directement les icebergs en raison des nuages ou du brouillard et ils sont détectés par radar.Le travail est souvent monotone.Mais les membres de la patrouille ont le sentiment d'accomplir une tâche importante.Chaque année, ils commémorent le naufrage du Titanic, qui a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 avril 1912.Pour la fête des Mères, la collection Liberty, avec ses magnifiques imprimés fleuris créés pour Tilley par Liberty of London, offre un bouquet d'idées de cadeaux.Nos chemisiers et nos jupes légères et pratiques ne manqueront pas de ravir votre mère.Collection exclusive à Tilley, fabricant des meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde.Cette année, offrezlui des fleurs Montréal : 1050, av.Laurier Ouest (514) 272-7791 Composez le 1-800-465-4249 pour obtenir un catalogue gratuit.TILLEY.LES MEILLEURS CHAPEAUX ET VÊTEMENTS DE VOYAGE AU MONDE 3047673A Plus de 2000 articles (meubles, antiquités, tableaux, porcelaines, 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18 ct sertie d'un rubis de 4,00 cts et de 3,25 cts de diamants CARTIER Or jaune 18 ct et acier inoxydable BIJOUX PIANOS Commode style Louis XV Boucles d'oreilles faites d'or 14 ct et d'argent; à 1,82 ct de saphirs, et diamants Chaise basse Louis XV faite d'acajou, vers 1790 GEORG JENSEN Paire de plats à menthes faits d'argent sterling Service de table 91 pièces Noritake, pour 12 personnes Service à thé et à café en argent sterling, avec plateau Sélection de lustres dont quelques-uns en cristal européen taillé et polis à la main Porcelaine d'Europe Monnaies Ivoire MERCEDES BENZ 1997 C230 Chariot chinois ancien fait à la main, en bois Bague en or 14 ct à saphir de 1,66 ct et 37 diamants, pour dame JESSICA McCLINTOCK Fauteuil Louis XV en noyer sculpté, vers 1760 Masques et sculptures, d'Afrique Commodes Buffet style Empire ancien, noirci; à rehauts en laiton et en argent Bracelet \u201ctennis\u201d en or blanc 14 ct; il est serti de 6,01 cts de diamants COUCHER 3050037A 6LP2901A0511 A29 Samedi 6LP2901A0511 ZALLCALL 67 19:26:12 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A29 Les bidis indiennes à la conquête du monde BIMAN MUKHERJI Agence France-Presse NEW DELHI \u2014 La bidi, cette petite cigarette indienne conique à la forte senteur, est en train de conquérir le monde et rapporter des devises à son pays d'origine, ce qu'il n'attendait peut-être pas d'un produit parfois surnommé le cigare du pauvre.Les grandes marques de bidis, comme les Pataka 501 et 502, connaissent un succès croissant sur de nouveaux marchés, dans des pays aussi divers que la Grande-Bretagne, la Suisse, les Antilles et l'Indonésie.Des publicité sur Internet ont contribué à susciter la curiosité et des promotions ont fait le reste.« Les bidis sont en train de devenir populaires à l'étranger.Nous répondons à chaque demande avec beaucoup d'attention », explique K.G.Prabhu, directeur adjoint chez Ganesh Bidi, l'un des principaux fabricants.Selon M.Prabhu, les revenus des exportations de la société connaissent une hausse de 15 à 20 % annuelle, bien que les règlements régissant la vente du tabac dans la plupart des pays font que toute commande se traduit par un gros travail de préparation.Mais le jeu en vaut apparemment la chandelle.« Nous produisons des bidis de qualité, parfumées, non parfumées et à base d'herbes.Nos marques se déclinent sous toutes sortes de parfums, vanille, orange, citron vert, menthe et nature », selon une publicité sur Internet.En Inde, leur pays d'origine, la bidi se fume à raison de mille milliards par an.Chaque marque garde jalousement son secret de fabrication, mais d'une manière générale il s'agit d'un mélange de tabacs entouré d'une feuille séchée d'un arbre du nom de tendu.Les rouleaux sont ensuite coupés à la bonne dimension pour être commercialisés, liés avec un fil et grillés dans un four pour éliminer la moisissure et donner à la cigarette son arôme corsé.« L'arôme et le goût sont inimitables, mais un nouveau fumeur met du temps à s'y habituer », dit Ramesh Chanchlani, propriétaire de A-one bidi.Selon les fabricants, les principaux marchés sont actuellement le Moyen-Orient et les États-Unis mais les bidis sont également en train de percer en Australie.M.Chanchlani précise que les parfums de fruits ont été introduits pour séduire les consommateurs étrangers essentiellement.« Ces variétés parfumées n'auraient pas de succès ici où les gens préfèrent le goût d'origine », dit-il.L'industrie des bidis est très éclatée et souvent plus ou moins clandestine.De nombreux fabricants font produire les petites cigarettes à domicile, une tâche qui occupe souvent toute une famille, femme et enfants compris.Les organisations luttant contre le travail des enfants dénoncent une industrie qui, selon elles, emploient jusqu'à six millions d'enfants âgés de 4 à 14 ans.Un ouvrier qualifié peut rouler 2000 de ces petites cigarettes par jour.Un enfant comprendrait ça ! La famille, c'est le coeur de notre société.C'est pourquoi le Québec lui accorde le soutien gouvernemental le plus important au Canada.Nous voudrions faire plus et mieux.Pourtant, le fédéral vient encore une fois d'annoncer des surplus records à même nos taxes et nos impôts.Le déséquilibre fiscal prive nos familles de 50 millions de dollars par semaine.Même un enfant comprendrait que l'argent doit être investi où se trouvent les besoins de la famille : ici.1 916 $ (en moyenne) par année, par enfant, de la naissance à 17 ans.3051414A INSOLITE Ils n'y vontpas avec le dos de la cuiller DEUX IMMIGRANTS illégaux réfugiés en Grèce ont échappé à une expulsion imminente hier en creusant \u2014 à la cuiller ! \u2014 un tunnel dans le mur de leur cellule.Les évadés, un Roumain et un Albanais, étaient détenus depuis environ cinq jours dans un poste de police d'Athènes.Ils devaient être renvoyés dans leurs pays d'origine au cours du week-end, selon les autorités.\u2014AP Le lutrin du 11 septembre rentre au bercail LE LUTRIN derrière lequel se tenait George W.Bush quand il a prononcé son premier discours à la nation après les attentats du 11 septembre vient d'être rendu à l'État américain, après avoir été vendu par erreur le mois dernier.Le meuble historique s'était retrouvé par erreur dans un lot d'objet donnés par la base militaire de Barksdale, en Louisiane, à une boutique de surplus.Il avait ensuite été acheté pour 75 $ US par une école rurale de l'Arkansas.La découverte a créé toute une commotion à Arkansas City, un village de 523 habitants.« Je crois que la moitié des habitants se sont fait photographier derrière le pupitre cette semaine », a raconté le concierge de l'établissement, Gene Gregory.Le meuble a entamé jeudi son voyage de retour vers la base de Barksdale.L'armée prévoit en faire la pièce maîtresse d'une exposition sur les événements du 11 septembre sur la base militaire.\u2014 AP Manifestation pour le droità la mode LES POLICIERS de l'antiémeute ont rarement l'occasion de jouir du spectacle pendant les manifestations.Mais la foule bigarrée, qui a investi les environs du parlement polonais la semaine dernière, faisait vraiment plaisir à voir.Armées de plumes et de ballons roses, parées de couleurs éclatantes, des dizaines de mannequins ont protesté dans la bonne humeur contre un projet de loi interdisant l'importation de vêtements usagés.« Nous voulons prouver au législateur qu'on peut être bien vêtu et à la mode en s'habillant dans les friperies », a expliqué Ewa Gdowiok, designer et organisatrice de l'événement.Les vêtements usagés importés de l'Ouest répondent aux besoins et aux désirs des Polonais désargentés et des jeunes « branchés ».Les représentants de l'industrie textile locale jugent cependant que ce commerce leur fait une concurrence déloyale.\u2014AP Il faitdon de son foie par amour C'EST CE QUI s'appelle avoir foi en son amour.Un acteur de Singapour a fait don d'une partie de son foie pour sauver la vie de sa petite amie, présentatrice de télévision.Andrea De Cruz, présentatrice télé de 27 ans, souffrait d'insuffisance hépatique depuis la semaine dernière.Sans greffe, elle risquait de mourir, selon les médecins.Son petit ami, Pierre Png, acteur de 29 ans, n'a écouté que son amour.Comme la mère et la soeur d'Andrea n'étaient pas des donneuses compatibles, il a accepté de faire don d'une partie de son foie, a rapporté le quotidien The Straits Times.« Ç'a été la décision la plus difficile de sa vie.Mais il était sûr de ce qu'il voulait », a rapporté le beaufrère de la jeune femme, Brian Pereira.L'opération a duré une douzaine d'heures dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital Gleneagles.\u2014 AP 6DU3001A0511 SAMEDIÀ 6DU3001A0511 ZALLCALL 67 19:25:19 05/10/02 B A30 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 6LP3101A0511 a31 11 mai 6LP3101A0511 ZALLCALL 67 18:59:17 05/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 1 MAI 2002 A31 6LP3201A0511 a32 samedi 6LP3201A0511 ZALLCALL 67 19:16:00 05/10/02 B A 3 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 1 MA I 2 0 0 2 Le cellulaire, un danger écologique?Reuters NEW YORK \u2014 Plus de 500 millions de téléphones mobiles, riches de matières toxiques, seront jetés aux États-Unis d'ici 2005, créant un énorme problème de recyclage et de protection de l'environnement, selon une étude menée par l'association écologiste Inform.Les combinés portables, à l'instar des ordinateurs, contiennent de nombreux composants en métaux lourds extrêmement polluants, comme le plomb, utilisé pour les soudures des circuits électroniques, l'arsenic et le cadmium, sans compter la dioxine dégagée par les matériaux résistants au feu quand ils sont incinérés.Mais contrairement aux ordinateurs personnels, les téléphones sont beaucoup plus facilement jetés à la poubelle avec les ordures ménagères à cause de leur petite taille.« A l'avenir, nous assisterons à un déluge de ces petits appareils mobiles qui comportent des déchets toxiques.Il existe une forte probabilité qu'ils puissent aboutir dans les décharges en plein air, » déclare Bette Fishbein, chercheuse pour l'association Inform.Elle souligne que le pic de pollution généré par les combinés mobiles n'a même pas encore été atteint, alors que les responsables de la gestion des déchets ne savent déjà pas comment affronter la masse issue des ordinateurs.L'étude, financée par l'agence nationale américaine pour la protection de l'environnement, estime qu'en moyenne, 130 millions de téléphones portables seront jetés chaque année entre 2002 et 2005 aux États-Unis, créant une masse de 65 000 tonnes de déchets.L'arrivée de nouveaux modèles de téléphones, rendant obsolètes les précédentes générations, entraînera la mise au rebut de 500 millions de combinés dans les toutes prochaines années.Ce risque impose la mise en oeuvre de politiques de recyclage similaires à celles déjà adoptées pour les ordinateurs et notamment les écrans, dont les tubes cathodiques au plomb présentent d'importants dangers pour l'environnement.« Les constructeurs ont déjà collecté plus d'un million de téléphones usagés, » se défend Travis Larson, porte-parole de l'association pour les télécommunications et l'Internet cellulaire, qui conteste l'assertion selon laquelle les fabricants de portables n'ont rien fait pour recycler leurs produits.Il cite notamment un programme mis en place par l'opérateur mobile américain Sprint PCS, quatrième acteur du marché, pour commencer à collecter les vieux combinés dans tous ses points de vente pour les revendre ou les recycler.Le rapport de l'association écologiste recommande plusieurs actions tant au niveau du gouvernement, des constructeurs que des consommateurs.Les constructeurs doivent garder à l'esprit le cycle de vie du produit dans son ensemble en concevant leurs nouveaux modèles afin de les rendre intégralement recyclables, ce qui se fait déjà en Europe et au Japon.Les vendeurs de téléphones doivent proposer des réductions tarifaires aux clients qui échangent leur ancien modèle contre un nouveau, à l'instar des programmes mis en place dans l'Union européenne.Les constructeurs américains doivent se joindre à l'effort international pour des normes communes.Les normes internationales en vigueur pour la fabrication de portables recommandent des matériaux recyclables, contrairement à la législation américaine.La standardisation des combinés et des batteries permet de limiter le besoin d'accessoires différents pour chaque produit, une autre source de déchets.Le rapport d'Inform sur « Les ordures dans le monde sans fil : le défi des téléphones mobiles » peut être consulté sur Internet à l'adresse : www.informinc.org/ cellphone.htm.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse L'arrivée de nouveaux modèles de téléphones, rendant obsolètes les précédentes générations, entraînera la mise au rebut de 500 millions de combinés dans les toutes prochaines années."]
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