La presse, 6 avril 2002, Cahier A
[" 6LP0101A0406 A1 SAMEDI 6LP0101A0406 ZALLCALL 67 21:56:08 04/05/02 B L'économie se porte mieux Un nombre record de nouveaux emplois créés en mars MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D 'AMÉRIQUE 1 1 8e A N N É E > N O 1 6 3 > 2 1 2 P A G E S > 1 3 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.WILLIAM SUBIT UNE AUTRE ÉPREUVE Sharon reste sourd à l'appel de Bush d'après AFP et AP WASHINGTON \u2014 Le secrétaire d'État Colin Powell, qui partira demain soir pour le Proche- Orient, a appelé hier Israël à entamer « dès que possible ou sans délai » le retrait des territoires palestiniens.La Maison-Blanche s'est abstenue de son côté de critiquer la poursuite de l'opération israélienne en Cisjordanie, malgré l'appel au retrait des territoires palestiniens lancé la veille par le président George W.Bush.« Le président reconnaît que, dans une région qui a été rongée par la violence pendant des décennies, les événements majeurs ne se produisent pas nécessairement du jour au lendemain », a déclaré le porte-parole de la présidence Ari Fleischer devant les journalistes qui accompagnent Bush au Texas.Le chef de la diplomatie américaine doit s'entretenir avec le premier ministre d'Israël Ariel Sharon, le prince héritier Abdallah d'Arabie Saoudite, le président de l'Égypte Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie.Voir SHARON en A2 JACQUES BENOIT Signe que la reprise est nettement plus forte que prévu, un nombre record de 88 000 emplois ont été créés en mars dans l'ensemble du Canada, ce qui a fait fléchir le taux de chômage de 0,2 point de pourcentage, à 7,7 %, selon l'enquête mensuelle sur la population active de Statistique Canada.« C'est énorme, c'est gros.C'est très encourageant pour l'économie canadienne », note Thérèse Laflèche, économiste principale chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.Le Québec, où le taux de chômage a glissé de 0,4 point à 8,9 %, a également très bien fait, avec un gain de 32 000 emplois, tous à temps partiel cependant.« Je pense que la performance du Québec est très bonne, souligne néanmoins l'économiste.On fait mieux que l'Ontario depuis les six derniers mois.En mars, ce sont des emplois à temps partiel, mais c'étaient des emplois à temps plein les mois précédents.» C'est « un bémol », a déclaré Joëlle Noreau, économiste au Mouvement Desjardins, selon laquelle il s'agit toutefois d'un phénomène fréquent en début de reprise.« À ces moments-là, la création d'emplois à temps partiel précède souvent la création d'emplois à plein temps », dit-elle.Voir ÉCONOMIE en A2 PHOTO AP Le prince Charles et son fils William ont pris part hier au cortège funèbre de la reine mère, morte samedi dernier à 101 ans.La procession a traversé le coeur historique de Londres, saluée par quelque 400 000 personnes, avec une pompe jamais vue depuis les obsèques du premier ministre Winston Churchill en 1965.C'est la deuxième fois que William, arrière-petit-fils de la reine mère, participe à ce type de cérémonie.En 1997, William et son frère Harry avaient accompagné le cercueil de leur mère, la princesse Diana, tuée dans un accident de voiture à Paris.À lire en page A6.Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D17 - Télé-horaire D2 Avis B9, C11 Bridge H21 Carrières cahier I - formation I16, I17 Décès B10, B11 Échecs H21 Éditorial A18 Encans G11 Êtes-vous observateur?F2 Feuilleton H19 Horoscope H19 Jardiner J11 La grille des mordus H15 La Presse Affaires E1-E12 Loteries A2, G12 Monde A14-A17 Mon toit cahier J Mots croisés H19 Mot mystère H19 Ni bête ni méchant! H21 Petites annonces F2 - immobilier F2-F6 - marchandises F6, F7 - emplois F7, F12F - automobile F12, G11 - affaires E2 Philatélie H21 Plus B1-B7 Politique A10, A11 Restaurants D18 Vacances-voyage cahier H Vin D19 Sports cahier G M É T É O Voir G12 Passages nuageux Maximum 2 > minimum -7 On ne devient pas Hells du jour au lendemain > Véritable incursion dans le monde interdit des Hells Angels, le procès de Maurice Boucher nous en apprend beaucoup sur la micro-société que s'est forgée le gang de motards.Premier constat qui se dégage de la première semaine d'audience: s'il veut monter dans la hiérarchie, le nouveau doit servir ceux qui occupent des échelons supérieurs, et leur obéir au doigt et à l'oeil sans poser de questions.Le portrait de la recrue obéissante et empressée tracé cette semaine par le délateur Stéphane Gagné pendant son témoignage, en dit long sur les codes et la discipline qui régissent le milieu des motards criminels.Selon son récit, on se rend compte que Gagné était le parfait petit soldat, qui accourait au moindre claquement de doigts de ses supérieurs, et qui était prêt à toutes les bassesses, et même le meurtre, pour prendre du galon.Gagné avait deux ambitions dans la vie: faire de l'argent et grimper dans la hiérarchie des Hells.Il n'a atteint que le deuxième des six échelons, puisqu'il n'était que « striker Rocker » ( club-école des Nomads Hells Angels ) quand il s'est fait arrêter en décembre 1997 pour les meurtres des gardiens Diane Lavigne et Pierre Rondeau.Même s'il affirme qu'il a changé depuis qu'il a été condamné à perpétuité pour ces meurtres, on sent encore un certain attachement envers les Hells.« C'était ma deuxième famille, admet-il.Les Nomads, on les appelait tous nos mon'onc.Mon erreur, ça a été de ne pas dire la vérité à Mom », dit celui qui a prénommé son fils Harley David.Pour faire partie des Hells, Gagné a accepté toutes les règles, même celle de se soumettre complètement.« Quand il y avait des partys, nous autres on restait debout pour les servir ( les motards des échelons supérieurs ) jusqu'à temps qu'ils aillent se coucher », a-t-il raconté sans sourciller.Quand des « patchés » sortaient dans les clubs, Gagné était souvent appelé pour faire de la « protection ».« Tu t'habilles normalement, sans patch, avec une arme sur toi, et tu vas t'asseoir dans un coin du club, au cas où il y aurait des ennemis qui viendraient.Là tu tcheckes le monde qui rentre.Si le gars qui rentre commence à mettre ses empreintes partout, c'est pas un tueur.» Gagné a expliqué qu'il ne laissait personne s'approcher de ses supérieurs dans les clubs.« Juste les belles filles », a-t-il ajouté.Il a aussi expliqué que la fin de semaine, il lui arrivait d'aller faire du travail sur le terrain de la maison de Maurice Boucher, à Contrecoeur.« J'amenais une couple de petits gars et on éclaircissait le bois, pour voir partout.» La hiérarchie et les codes sont omniprésents dans le gang.« Un hangaround Rocker n'a pas de patch, a expliqué Gagné.Quand tu fais des crimes, tu montes et tu tombes striker Rocker.Là, t'as une veste avec un bas de patch, nous autres on appelle ça une « banane.» Après, tu tombes Rocker.La patch est une tête de mort avec deux guns sur les côtés.Après, si t'es un bon Rocker, tu vas tomber hangaround Nomads, puis prospect Nomads, et Nomads.» Voir HELLS en A4 Ouvert le dimanche de 12 h à 20 h Permis du Québec (514) 858-0011 1 888 302-6221 Vols directs de Montréal Lisbonne Madrid Reykjavik Copenhague Tunis Rome Kingston Haïti Martinique Dakar Abidjan Paris 639 $ Lyon 589 $ Londres 625 $ Bruxelles 655 $ Nice 749 $ San Andres 997 $ Varadero 868 $ Puerto Plata 999 $ Cayo Coco 1 029 $ Punta Cana 1 193 $ Cancun 1 059 $ tout compris Présentation audio-visuelle le 15 mai à 19 h R.S.V.P.La en français de Montréal La Grèce 21 sept.3 071 $ 16 jrs L'Espagne 14 sept.2 439 $ 16 jrs L'Italie 19 sept.3 299 $ 16 jrs La Tunisie 10 oct.1 759 $ 16 jrs Circuits accompagnés Tunisie Forfaits Paris, Provence, Côte d'Azur 9 jrs 1 295 $ France, Suisse, Italie 14 jrs 1 919 $ Trésors Ibérique 15 jrs 2 219 $ Allemagne, Suisse, Autriche 16 jrs 2 099 $ Panorama anglais 16 jrs 2 399 $ Corse, Italie 16 jrs 3 599 $ La Grèce 16 jrs 2 129 $ Réservez tôt et épargnez jusqu'à 1 020 $ par couple.PPllaaiissiirrss dd''EEuurrooppee Circuits en français À partir de 6LP0201A0406 A2 SAMEDI 6LP0201A0406 ZALLCALL 67 22:36:49 04/05/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Bilan de santé En 1976, le journaliste scientifique Yannick Villedieu posait, dans le livre Demain la santé, un regard sur le système de santé de l'époque, pré-sida, pré-in vitro, pré- virage ambulatoire.Vingt-cinq ans plus tard, dans Un jour la santé, il analyse le chemin parcouru depuis, mais aussi, plus important encore, tout ce qu'il reste à faire.À lire demain dans le cahier Santé 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Toutes nos critiques de films cyberpresse.ca/films > Participez à nos quatre concours en ligne cyberpresse.ca/concours > Nos galeries photo cyberpresse.ca/galeries 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > La bulle immobilière Les facteurs qui stimulent le marché immobilier, demain dans les pages La Presse Affaires > Fantastique Dumas Des oeuvres moins connues du père de D'Artagnan et Monte-Cristo sont rééditées.À lire demain dans Lectures > Vers les séries Compte rendu du match du Canadien contre les Blue Jackets de Columbus, demain dans le cahier Sports LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 5-3-3 > À quatre chiffres : 7-4-3-4 SUITES DE LA UNE SHARON Suite de la page A1 Une rencontre avec le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat n'est pas prévue, selon le porte- parole de la présidence.Ignorant l'appel au retrait lancé par le président George W.Bush, Israël a accentué hier sa pression militaire en Cisjordanie.Seul geste en direction de Washington: l'émissaire des États-Unis, Anthony Zinni, a pu reprendre ses efforts en vue d'un cessez-le-feu en rencontrant Yasser Arafat dans son quartier général assiégé de Ramallah.Le ministre de la Défense d'Israël, Benyamin Ben-Eliezer, a même ouvertement défié le président Bush en déclarant: « Nous continuons l'opération que nous avons commencée.» De fait, les chars israéliens sont entrés dans un nouveau territoire palestinien, la petite ville de Toubas, située dans le district de Naplouse, où une adolescente de 14 ans a été tuée à son balcon par un tir de blindé, selon des témoins.Au total, 35 Palestiniens, dont plusieurs combattants armés, ont été tués par Tsahal dans la seule journée d'hier.Alors que l'opération Rempart entrait dans sa deuxième semaine, MM.Zinni et Arafat se sont entretenus à Ramallah pendant une heure et demie en début d'aprèsmidi, loin de la presse internationale qui avait été tenue \u2014 sans ménagement \u2014 à l'écart de cette rencontre par l'armée israélienne.Ariel Sharon, sous forte pression américaine, n'a accepté qu'à contrecoeur cette rencontre, qui rompt de fait l'isolement imposé par Israël à Yasser Arafat.Les critiques se multiplient contre l'armée israélienne, accusée de bloquer le passage des ambulances devant chercher des Palestiniens gravement blessés, malades ou des femmes devant accoucher, et même de tirer sur les véhicules.La destruction d'équipements médicaux et l'interpellation de personnels hospitaliers ont également été dénoncées.Le commissaire général de l'Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine au Proche- Orient ( OSTNU ) a fustigé hier l'attitude de l'armée israélienne, l'accusant de tirer délibérément sur des ambulances essayant de transporter des Palestiniens blessés ou malades.« Lorsque 185 ambulances, dont les trois quarts appartenant à notre agence, sont touchées, il est clair que ce n'est pas le résultat de balles perdues.» L'initiative des États-Unis a été appuyée, quelques heures plus tard, par une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, la troisième sur le Proche-Orient en trois semaines.Dans la résolution 1403 adoptée à l'unanimité, le Conseil a exigé le retrait « sans délai » des forces israéliennes de toutes les villes palestiniennes réoccupées par Tsahal depuis une semaine.En outre, le Conseil a donné son appui à la prochaine mission Powell.À Bethléem, l'une des six grandes villes palestiniennes de Cisjordanie réoccupées par Tsahal, le siège de la basilique de la Nativité à Bethléem, dans laquelle sont retranchés quelque 240 Palestiniens armés, se poursuivait pour la quatrième journée consécutive.Seule évolution: quatre des 60 prêtres bloqués dans l'église ont pu en sortir dans la journée et quitter la ville sous escorte israélienne, selon l'armée.Dans tous les secteurs réoccupés, l'armée israélienne a continué de mener de vastes opérations de ratissage accompagnées d'affrontements.Bilan de la première semaine de l'opération Rempart, selon Tsahal: 900 Palestiniens faits prisonniers et la confiscation de 50 grenades antichars, deux lance-grenades, 26 mitrailleuses, neuf bombes, quatre ceintures pour kamikazes, des dizaines de caisses de munitions et d'explosifs, plus de 1300 fusils et plus de 670 pistolets.PHOTO AP À Bethléem, cette Palestinienne défie le couvre-feu de 24 heures pour se procurer du pain chez un voisin.ÉCONOMIE Suite de la page A1 À Québec, la ministre des Finances, Pauline Marois, s'est réjouie de la performance du Québec.Elle a notamment souligné que le pourcentage de la population âgée de 15 à 64 ans détenant un emploi a atteint un sommet historique: 69,1 % en mars comparativement à 67,6 % pour l'année 2001.Près de 10 fois moins populeux que les États-Unis, le Canada s'est trouvé à surpasser, et de loin, la performance du géant américain, lequel, pour la première fois en huit mois, s'est enrichi de nouveaux emplois au lieu d'en perdre, avec un ajout de 58 000 en mars.Le taux de chômage y a toutefois légèrement augmenté, en hausse de 0,2 point à 5,7 %.Le premier trimestre Des 88 000 emplois dont le Canada s'est enrichi le mois dernier, 40 000 sont des emplois à temps plein et 48 000 des emplois à temps partiel.Les gains les plus substantiels ont été faits dans le secteur, très large, qui regroupe les services de gestion d'entreprises, administratifs, et autres, dont les effectifs ont grimpé de 4,8 %, soit de 27 000 personnes, de février à mars, autrement dit en un seul mois.« L'augmentation a été principalement attribuable au plus grand des sous-secteurs, soit celui des services relatifs aux bâtiments et aux logements », a indiqué Statistique Canada.Ces résultats portent à 170 000 les gains faits au cours du premier trimestre ( janvier, février et mars ), soit « la plus forte augmentation trimestrielle depuis 1987 », souligne l'organisme.Ces gains importants se partagent également, grosso modo, entre postes à plein temps et postes à temps partiel.Pour ce qui est du Québec, le nombre d'emplois créés au premier trimestre s'élève à 69 000, dont la plus grande partie à temps partiel ( 50 900 ) et les autres ( 17 900 ) à temps plein.Phénomène curieux: le secteur agricole, dont les effectifs ne cessent de régresser, les a vus tout au contraire augmenter de 12 000 personnes en mars, dont 7400 au Québec seulement.Ce qui représente, pour le Québec, une hausse de 11 %, note Mme Laflèche.Ceci, « probablement en raison du temps exceptionnellement doux », estime Statistique Canada.Comment expliquer cette vigueur \u2014 bienvenue \u2014 de l'économie?« Il n'a pas l'air d'y avoir de facteurs spéciaux, explique Thérèse Laflèche, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne.Parce que c'est partagé entre plusieurs secteurs.Et c'est partagé entre emplois à temps plein et à temps partiel.Et entre les provinces.» Autrement dit, les effets de la reprise se feraient sentir de façon à peu près égale partout et dans tous les secteurs d'activité.Cependant, les avis sont partagés sur ce que sera la position de la Banque du Canada à sa prochaine réunion, le mardi 16 avril.Vice-présidente principale et économiste en chef de la Banque de Montréal, Sherry Cooper notait hier, dans un communiqué, que l'institution ne serait pas étonnée de la voir relever son taux directeur de 2 % à 2,5 % à cette date.Sans pour sa part avancer de chiffre, l'économiste Stéfane Marion, de la Financière Banque Nationale, est également d'avis qu'il y a aura remontée du taux.Thérèse Laflèche est d'opinion contraire.« L'inflation est sous contrôle pour l'instant.La Banque va attendre que toute l'incertitude en ce qui regarde l'état de l'économie soit disparue.Ils vont attendre les données sur le premier trimestre, en juin.» Et, ajoute-t-elle, au moment de remonter son taux, la Banque du Canada le fera de façon « graduelle », en commençant par un quart de point.Économiste au Mouvement Desjardins, Benoit P.Durocher pense la même chose.Selon lui, en effet, la Banque du Canada attendra à sa réunion du début juin pour modifier son taux directeur, d'autant plus que la Réserve fédérale américaine ne se réunira pas, de son côté, avant le début juin.« Il y a d'excellentes nouvelles en ce moment, dit-il, mais il y a encore quelques bémols, surtout en ce qui regarde les entreprises, même si on pense que leurs profits vont s'améliorer.La Banque du Canada va y aller de façon graduelle, un quart de point à la fois.Il n'y a pas d'urgence.» Par le passé, enfin, la création mensuelle d'emplois a dépassé la barre des 80 000 à trois reprises seulement, selon Joëlle Noreau, du Mouvement Desjardins.Soit en juillet 1979 ( + 80 700 ), puis en janvier 1989 ( + 81 000 ) et, enfin, en novembre 1994 ( + 82 900 ). 6LP0301A0406 a3 samedi 6LP0301A0406 ZALLCALL 67 22:02:39 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 A 3 Mexique Riviera Maya Hôtel EL Caracol 3 +998 $ Tout inclus (514) 374-1818 1 877 573-3768 Permis du Québec 1 semaine départ le 7 et 14 avril ACTUALITÉS Parizeau avait une taupe dans l'armée SÉBASTIEN RODRIGUE JACQUES PARIZEAU avait été informé de l'existence d'un plan d'invasion du Québec par l'armée canadienne grâce à la complicité d'un officier québécois indépendantiste qui lui avait fourni une copie du document en 1972.Cette étonnante révélation se retrouve dans le deuxième tome de la biographie de Jacques Parizeau écrite par le journaliste Pierre Duchesne qui sera lancée mardi prochain.Un extrait publié dans la revue L'actualité révèle qu'un capitaine de l'armée canadienne, Jean-René-Marcel Sauvé, avait remis une copie d'un plan d'invasion du Québec, appelé « Neat Pitch », à l'assistant de M.Parizeau, Serge Guérin.Il s'agit de la première fois qu'une des sources du réseau souterrain de Jacques Parizeau est ainsi identifiée.L'auteur raconte que le capitaine Jean- René-Marcel Sauvé avait assisté à une réunion secrète d'une soixantaine d'officiers de l'armée canadienne dans un hôtel de Montréal où le plan était discuté.« Il craignait beaucoup qu'il y ait une forme d'intervention de l'armée », précise M.Duchesne.M.Sauvé transmet donc le rapport à Serge Guérin qui le remet à Jacques Parizeau, alors professeur à l'École des hautes études commerciales.Jacques Parizeau tentera de rendre le document public en 1972, mais René Lévesque refuse.Plus tard, le journal Le Jour révélera l'existence du « plan d'intervention militaire pour aider les populations civiles en cas d'insurrection » en 1974.M.Parizeau, qui était membre du PQ depuis 1969, avait mis sur pied un « Bureau d'assistance technique » entre 1971 et 1974 par lequel il entretenait son réseau de contacts.« Cela faisait l'objet de grands éclats de rire du côté de l'exécutif du PQ et René Lévesque ne prenait pas ça au sérieux », indique Pierre Duchesne.Le livre intitulé Le Baron révèle notamment que le « réseau Parizeau » fonctionnait et que beaucoup de personnes lui parlaient.Avant d'être ministre du PQ en 1976, Jocelyne Ouellette organisait des rencontres entre des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires d'Ottawa et M.Parizeau.De son côté, Jean-René-Marcel Sauvé remettra trois rapports à Jacques Parizeau, dont une analyse préparée par les services de renseignements fédéraux sur le syndicat de la CSN.Ces documents mettront le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau dans l'embarras lors des élections fédérales de 1972.« Il était convaincu que pour bâtir un pays, il fallait utiliser tous les moyens possibles y compris le renseignement politique », dit M.Duchesne.À la veille de ces élections, Jacques Parizeau avait alors dit, en parlant du premier ministre Trudeau, « mon enfant de nananne, tu vas voir les pelures de banane qu'on va te mettre sous les pieds ».Jacques Parizeau avait entrepris la mise sur pied de son réseau au lendemain de la crise d'Octobre au cours de laquelle le PQ avait été ébranlé.« Il s'est dit : on s'est comporté comme des enfants d'école pendant cette crise.Il ne faut plus jamais se comporter de la même façon et je vais mettre sur pied un réseau pour prévoir ces coups-là », raconte Pierre Duchesne.Le capitaine des forces mobiles, qui étaient basées à Saint-Hubert, a subi d'énormes pressions au sein des forces armées puisque plusieurs soupçons s'étaient tournés vers lui.Pierre Duchesne écrit que l'armée n'a toutefois jamais réussi à le coincer et que les militaires craignaient d'en faire un « martyr ».L'homme âgé aujourd'hui de 70 ans a pris sa retraite de l'armée en 1976.Il a ensuite adhéré au PQ et participé à l'organisation de la campagne électorale de 1976.Des extraits de la biographie de Jacques Parizeau en B6 et B7.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse Jacques Parizeau, en 1972, àl'époque du « Bureau d'assistance technique » dont il avait doté le PQ.Un clone à la huitième semaine L'«oeuvre» du Dr Antinori, le «père des enfants impossibles» MATHIEU PERREAULT LE GYNÉCOLOGUE italien Severino Antinori, qui se spécialise depuis une dizaine d'années dans les grossesses de sexagénaires, affirme que l'une de ses patientes est enceinte d'un clone de huit semaines.Le médecin controversé, surnommé « le père des enfants impossibles », a fait ces déclarations au cours d'une obscure conférence de génétique dans les Émirats arabes unis.Il a cependant refusé de révéler où se trouvait la patiente enceinte du clone Le programme expérimental de clonage du Dr Antinori impliquerait 5000 femmes dont les conjoints sont stériles.Le quotidien Gulf News, d'Abu Dhabi, publiait mercredi une entrevue avec le Dr Antinori, qui a été reprise hier par l'hebdomadaire britannique New Scientist.Les bureaux romains du Dr Antinori refusaient hier de donner des détails sur la grossesse.Le mot d'ordre était laconique : « Rappelez dans deux semaines, quand le docteur sera revenu.» Le Dr Antinori ne bluffe pas, selon un expert québécois du clonage : le premier clone au monde en est vraiment à sa huitième semaine de croissance embryonnaire.« Antinori a des antécédents à la fois dans la controverse et dans la technique : ça fait déjà plusieurs années qu'il permet à des femmes dans la soixantaine de porter les enfants de leur fille », explique François Pothier, professeur de biologie animale à l'Université Laval.« Sa clinique de fertilité est beaucoup plus crédible que le projet de Raël, entre autres.Ça fait 10 ans qu'elle semble marcher fort, ce qui fait qu'il a dû accumuler des centaines, voire des milliers d'ovules.Or, la clé dans la réussite d'un projet de clonage, c'est le nombre d'ovules.Finalement, il n'a aucun avantage financier : son entreprise n'est pas cotée en Bourse.» Selon M.Pothier, le Dr Antinori, qui a annoncé son projet voilà un an, peut très bien avoir installé un laboratoire dans un pays peu scrupuleux.« Avec 200 000 $, on a un bon laboratoire pour le clonage.Ajoutez un mois pour roder le matériel et les cultures.On sait que le clonage est faisable.Les derniers taux de succès de l'équipe qui a cloné la brebis Dolly (en 1997) atteignent une grossesse pour 68 tentatives.Malformations Dans son entrevue au Gulf News, le Dr Antinori a tenu à préciser que les dangers de malformations étaient beaucoup moins élevés que pour le clonage animal, victime selon lui d'« erreurs » que corrigent certaines « avancées techniques » qu'il s'est refusé à décrire.Il a même indiqué que les malformations sont encore moins fréquentes que dans la médecine reproductive classique, où le taux atteint 4 %.Foutaises, selon M.Pothier : « Il n'y a aucun moyen de détecter toutes les malformations dans l'utérus.» « Ça me désole beaucoup : le Dr Antinori fait carrément de l'expérimentation sur l'humain, avec des protocoles qui ne sont pas autorisés, dont on sait qu'ils posent des risques pour l'enfant à naître.Même si cette femme est à huit semaines de grossesse, il est loin d'être sûr que l'enfant qui va naître aura tous ses morceaux.On n'a pas le droit de jouer à ça.C'est vraiment une des pires publicités qu'on peut faire pour la biotechnologie.Les gens vont dire qu'il faut tout arrêter puisqu'on ne peut pas interdire le pire.» La presse italienne a réagi avec scepticisme sur Internet.Le Dr Antinori est à couteaux tirés avec ses confrères, notamment parce qu'il les accuse de corporatisme tout en refusant d'étaler ses statistiques sur la place publique.Il profite d'un vide juridique découlant de l'influence du Vatican, qui torpille \u2014 par l'intermédiaire des politiciens catholiques \u2014 tous les projets de loi sur la reproduction artificielle.Mais François Pothier, lui, craint fort que la nouvelle soit avérée.« Je ne vois tout simplement pas pourquoi il blufferait à ce momentci.» Comment la communauté scientifique va-t-elle répondre si le premier clone humain est bel et bien chose faite ?« On ne peut rien faire sinon espérer que l'enfant va naître normal, répond M.Pothier d'un ton las.C'est une réponse très ambiguë : ça veut dire qu'Antinori aura été au bout de sa folie.C'est vraiment une histoire d'horreur.» La conférence d'Abu Dhabi avait lieu au « Centre Zayed pour la coordination et le suivi », qui relève de la Ligue arabe, lundi et mardi derniers.Un ancien premier ministre bosniaque, le Dr Haris Silajdzic, qui est loin d'être une figure de proue de la génétique et de la médecine reproductive mondiales, était le président d'honneur.Le Dr Antinori s'est félicité de l'« ouverture de la culture islamique envers le progrès scientifique ».Diane Lemieux Diane Lemieux « classera» des objets du Rocket Presse Canadienne LA MINISTRE d'État à la Culture du Québec, Diane Lemieux, demande à la Commission des biens culturels de statuer sur la valeur de 47 objets de Maurice Richard, qui ont récemment été mis à l'encan sur Internet.La Commission pourrait ainsi décider que certains ou tous ces objets doivent être classés biens patrimoniaux.Mais déjà, l'annonce de Mme Lemieux fait en sorte que les 47 objets ne peuvent être altérés ou vendus hors du Québec sans son consentement.La ministre crée du même coup un comité pour la conseiller sur l'acquisition et la mise en valeur des objets, où siégeront, notamment, des représentants du Club de hockey Canadien et des membres de la famille du Rocket.Interrogée sur la possibilité de créer un musée ou un panthéon du sport québécois, la ministre s'est dite prête à protéger le patrimoine concerné tout en précisant qu'un musée traditionnel n'était pas, à son avis, la voie à suivre.La chronique de Réjean Tremblay en G2.Photo AP Le Dr Severino Antinori photographié en 1992 tenant entre ses mains un nouveau-né.Le jeans : variations à l'infini Le denim inspire tous les créateurs et devient la matière première de l'heure.Brodé, délavé, piqué, c'est un essentiel de la saison.CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER www.1000emplois.lesailes.com MODE DE VIE MODE DE PAIEMENT JUICY COUTURE PARASUCO DKNY JEANS MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 CENTRE COMMERCIAL BAYSHORE, OTTAWA (613) 721-4537 LES GRANDS PROJETS LES AILES : Centre-ville Montréal août 2002 et Fairview Pointe Claire printemps-été 2003 3021530A 6LP0401A0406 SAMEDI 6LP0401A0406 ZALLCALL 67 21:29:31 04/05/02 B Une heure de moins à roupiller Maurice Chrétien n'avait pas besoin d'être hospitalisé Le ministre de la Santé, François Legault, déplore toutefois qu'il ait dû passer la nuit dans un couloir RAYMONDGERVAIS COMME C'EST LE CAS chaque premier dimanche d'avril, c'est à 2h bien précises dans la nuit de samedi à dimanche, que la très grande majorité des Québécois devrons avancer d'une heure montres et horloges afin de passer à l'heure avancée de l'Est.Cette disposition prévaut pour toute la partie du Québec située à l'ouest du méridien du 63e degré de longitude ouest.Ce méridien passe à l'est de Havre- Saint-Pierre sur la Basse-Côte- Nord, traverse l'île d'Anticosti à peu près au milieu en tassant quelques cerfs de Virginie et passe dans le golfe Saint-Laurent entre la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.Deux fois par année, soit entre le premier dimanche d'avril, à 2h et le dernier dimanche d'octobre à la même heure, le temps réglementaire dans cette partie du Québec devient l'heure avancée de l'Est.Mais saviez-vous que le changement d'heure au Québec était régi par le ministère de la Justice, lequel est responsable de l'application de la Loi sur le temps réglementaire?Les articles 1 et 2 de la Loi sur le temps réglementaire (L.R.Q., c.T- 6) ont été adoptés en 1966.Avant cette date, c'est à minuit et une minute qu'on changeait l'heure.La Loi a été modifiée à deux reprises depuis son adoption soit en 1969 et en 1986.En 1969, le critère de distinction géographique est passé du 68e degré ouest au 63e méridien ouest.En 1986, c'est la date du début de la période d'heure avancée qui a été modifiée.Plutôt que de commencer le dernier dimanche d'avril, la date a été ramenée au premier dimanche d'avril.Cette dernière modification avait pour but de maintenir l'uniformité d'heure réglementaire entre les différentes provinces du Canada et les États américains voisins.Les États- Unis avaient décidé de modifier la date du début de l'heure avancée afin de favoriser la pratique de loisirs de plein air et la cuisine sur barbecue.ALEXANDRE S I R O I S SI LE FRÈRE de Jean Chrétien, Maurice, n'a pas eu accès à une chambre cette semaine à l'hôpital Charles-Le Moyne, c'est qu'il n'avait pas besoin d'être hospitalisé.Mais son séjour de 24 heures dans un corridor a tout de même fait réagir le ministre provincial de la Santé, François Legault.« L'hospitalisation n'était pas requise », a déclaré hier la porte-parole de l'hôpital, Claudette Vachon, au sujet de Maurice Chrétien.Ce dernier, qui a dû passer la nuit sur une civière, estimait qu'il aurait « pu avoir une chambre », compte tenu de son état.Mme Vachon a expliqué que l'hôpital dispose de 48 heures pour effectuer les examens qui permettent de savoir si le patient doit être hospitalisé ou obtenir son congé.L'établissement a donc agi à l'intérieur des limites prescrites.Il reste que si Maurice Chrétien est demeuré dans un couloir pendant 24 heures, c'est que les urgences de l'hôpital, qui ont une capacité de 39 civières, étaient engorgées.« Mardi, au moment où il est arrivé, on avait 41 civières en comptant la sienne.Mercredi, il y en avait 44 », a dit Mme Vachon.Elle n'a toutefois pas pu préciser le nombre de patients qui se trouvaient dans le corridor par rapport à ceux qui avaient la chance d'être installés dans la salle d'observation des urgences.Mme Vachon a souligné que les urgences de son hôpital ne débordent pas de cette façon tous les jours et que ce n'est que lors de débordements que les patients doivent se contenter du couloir.« Si c'était tous les jours, ce serait effrayant », a-t-elle dit.Il a par ailleurs été impossible de joindre le cardiologue de Maurice Chrétien.Legault préoccupé Le ministre de la Santé, François Legault, a déploré hier le fait que plusieurs patients admis aux urgences se retrouvent dans les corridors.« Le ministre a dit que c'est une situation inacceptable, que ce soit pour le frère du premier ministre ou pour tout autre Québécois ou Québécoise qui a besoin de soins », a rapporté son attachée de presse, Anne Marcotte.M.Legault, invité à l'émission radiophonique de Jean Lapierre, a toutefois pris soin d'affirmer que « la majorité des urgences au Québec fonctionnent bien », a dit Mme Marcotte.Selon le ministre, il y a une dizaine d'urgences où la situation est plus problématique, dont celles de l'hôpital Charles-Le- Moyne.Une équipe du ministère est d'ailleurs à l'oeuvre afin de trouver des solutions aux problèmes des urgences défaillantes.Cette équipe aurait déjà permis l'amélioration de l'état des urgences de l'hôpital Charles-Le Moyne.« Il y a six semaines, le nombre de patients aux urgences était en moyenne de 60 à 65, et on est passé à une moyenne de 40 à 45 », a dit Mme Marcotte.La porte-parole a soutenu que le ministre Legault est hautement préoccupé par l'état des urgences de la province.« Il reçoit la situation des urgences du Québec tous les matins à son bureau, a-t-elle dit.C'est une de ses grandes priorités et il les suit une par une.» Photothèque La Presse Les États-Unis ont modifié la date du début de l'heure avancée afin de favoriser la pratique de loisirs de plein air et la cuisine sur barbecue.HELLS Suite de la page A1 Dans le monde des Hells, on se méfie comme de la peste de l'écoute électronique.Sur une photo prise dans un local du gang il y a quelques années, on pouvait lire l'affiche suivante sur la porte d'entrée: « Ici tu n'as rien vu rien entendu.Le téléphone: ennemi public numéro un.» « On ne parle jamais avec nos cellulaires, et on ne parle jamais dans nos véhicules, ni dans nos maisons, a raconté Gagné.Quand on veut se parler, on enlève nos pagettes et on va dans une ruelle ou une petite rue tranquille.» Les cellulaires comme les pagettes peuvent être sur écoute.Les Hells ont aussi développé tout un langage codé, ou plutôt mimé.« Si je veux une livre de coke, je fais ça, a-t-il expliqué en se touchant le nez, après avoir mimé un rectangle avec ses mains.Pour du hasch, il se touche les lèvres.Quand il parle de watch ( surveillance ), il fait comme s'il ajustait un télescope devant ses yeux.Pour parler d'une voiture volée, il fait comme s'il avait un volant entre les mains.Et ainsi de suite.Dans sa chambre, Gagné avait un tableau blanc avec un crayon feutre, qui servait à « parler » avec ses confrères quand ils venaient chez lui.« Quand on écrit, ils ne peuvent pas entendre.Comme ça, on n'était pas toujours obligés de sortir dehors », a-t-il dit, en soulignant qu'ils ne pouvaient jamais être certains qu'il n'y avait pas de micro caché.Sachant qu'ils peuvent être sous filature n'importe quand, Gagné a raconté que ses confrères et lui faisaient toujours toutes sortes de détours en véhicule pour se rendre à destination, quand ils préparaient ou réalisaient un coup.Les détours à n'en plus finir et les changements fréquents de véhicules constituent l'abécédaire de leurs crimes, tout comme l'incendie du dernier véhicule utilisé pour commettre un meurtre.Gagné a également souvent fait mention de son habitude de nettoyer avec de l'essence les objets qu'il avait touchés, et qui pouvaient le relier à un crime.Qui est Gagné?C'est en 1994-95, au moment où commençait la guerre des motards, que Gagné, jusque-là petit voleur et revendeur de drogues, a décidé de se ranger du bord des Hells.De fil en aiguille, il y est arrivé et a commencé à travailler sous les ordres de Paul Fontaine et André Tousignant, deux hangarounds Nomads.C'est avec eux qu'il a commis les deux meurtres.« Paul, c'était mon boss.Il me disait de faire ça, je faisais ça.» Ces deux hommes sont disparus peu après que Gagné est devenu délateur, en décembre 1997.Tousignant a été assassiné, tandis que Fontaine n'a jamais été retrouvé.Gagné a commis des meurtres et des tentatives de meurtre horribles, qu'il raconte sans émotion apparente.« Il y a du monde, quand ils reçoivent un cadeau, ils sont supercontents et ça paraît.Moi, même si je suis supercontent, ça paraît pas.» En prison, il poursuit ses études, participe à des programmes et travaille sur lui-même.Interrogé sur ses traits de caractère, Gagné a dit que les experts l'avaient classé dans la catégorie des « narcissiques ».« C'est du monde qui se trouvent beau, bon, pis qui ont pas peur de mourir », a-t-il résumé.Son contreinterrogatoire se poursuit lundi. 6LP0501A0406 A5 samedi 6LP0501A0406 ZALLCALL 67 21:50:20 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 A 5 PIERRE FOGLIA p f o g l i a @ l a p r e s s e .c a Le peuple sans terre On ne peut pas aimer complètement les Palestiniens.Je sais, si je devais écrire « On ne peut pas aimer complètement les Israéliens », ce serait terrible, l'ambassade s'en mêlerait sûrement.Ça tombe bien, les Palestiniens n'ont pas d'ambassade, c'est même pas un pays.Alors pensez, je vais pas me gêner : on ne peut pas aimer complètement les Palestiniens, sont excessifs, insupportables.Chaque fois que je suis au Proche-Orient et que quelqu'un me tombe sur les nerfs, je lui demande s'il ne serait pas un peu Palestinien par hasard.Si, pourquoi ?Ça m'est arrivé en Jordanie évidemment, le quart de la population est palestinienne en Jordanie, terrible la Jordanie.Au Liban, pareil.Mais ça m'est arrivé aussi en Syrie et en Irak, mes pays musulmans préférés (parce qu'ils sont presque laïques).Une fois, au marché du livre à Bagdad, j'étais avec un type, on marchait, il faisait beau, il arrêtait pas de parler de politique, pis ça me tentait pas.ça me tentait de lui demander s'il aimait aller à la pêche, si ses enfants étaient gentils, combien de fois il devait leur dire d'aller se coucher avant qu'ils y aillent, s'il avait déjà vu un orignal, s'il mettait de l'insecticide sur ses rosiers, des trucs comme ça, mais lui n'arrêtait pas, les juifs ceci, les Américains cela.Fatigant.Tu ne serais pas Palestinien par hasard ?Si, pourquoi ?Je viens tout juste de téléphoner en Palestine.À Ramallah, au nord de Jérusalem.J'ai parlé avec un type qui s'appelle Omar.Je ne le connais pas, j'ai eu son numéro par un collègue de Radio- Canada, Abdallah Akli.Je savais que Akli avait des contacts dans ce coin-là, qui ne lui servent pas en ce moment puisqu'il est en grève.Tu ne connaîtrais pas quelqu'un en Palestine ?Si, il me dit.Je connais Omar à Ramallah.Fait que je joins Omar chez lui.Ça va, monsieur Omar ?Pas du tout.Voyez comme ils sont, les Palestiniens ?Moi, quand j'ai mal au pied, j'en parle à mes proches.À de purs étranger je réponds, ouais, ça va, ça va.Eux, les Palestiniens, ça va jamais.Et ils sont tout le temps en train de le dire au monde entier : ça va pas ! Qu'est-ce qui ne va pas monsieur Omar ?Des soldats israéliens sont venus chez moi l'autre vendredi.Il était 5h du matin.Ma femme était terrorisée.Mes trois enfants pleuraient.J'ouvre.Ils entrent.Ils étaient bien une quinzaine à se répandre dans l'appartement, à fouiller partout, à tâter les doublures de mes vêtements pendant que leur chef examinait mes papiers d'identité et vérifiait si mon nom figurait sur leur liste noire des terroristes.Il y était ?Non.Bon, voyez.Vous ont-il frappé ?Non.Frappé vos enfants ?Votre femme ?Vous ont-ils insulté ?Non.Bref, ils se sont conduits plutôt correctement ?Comment cela « correctement » ?J'étais avec mes enfants.Dans ma maison.Dans mon pays.Dans la ville où je suis né.Des soldats étrangers entrent chez moi, ils y restent toute la journée et toute la nuit suivante, dorment dans mon lit et dans celui de mes enfants.Où étiez-vous tout ce temps ?Nous étions confinés à la moitié du salon, sous la garde d'un des leurs.Quand nous voulions aller aux toilettes, ils nous y conduisaient au bout de leur fusil.Mon fils qui a 10 ans faisait une grosse fièvre, on nous a refusé la permission de le conduire à l'hôpital.Les Palestiniens sont souvent portés à politiser la plus petite fièvre.Je devinais Omar prêt à exploser au bout du fil et il n'eût servi à rien de lui dire que les enfants font des grosses fièvres pour rien, que la moindre varicelle les plonge dans le coma, mais qu'ils n'en meurent généralement pas.J'ai plutôt tenté d'égayer un peu la conversation.Et puis, monsieur Omar, le printemps s'en vient ?Je ne sais pas à Ramallah, mais ici à Saint-Armand, le ciel est plein d'outardes.Eh bien! ici, la rue est pleine de blindés et de soldats.Vous habitez le centre-ville ?J'habite à deux pas du quartier général d'Arafat.C'est pas pour critiquer, mais encore là, on jurerait qu'ils le font exprès.Quand ils n'habitent pas des camps réfugiés, ou des terrains convoités par des colons juifs, ou des zones tampons, ou des territoires annexés, ils pourraient en profiter pour trouver un petit coin tranquille à la campagne, près d'un ruisseau, ben non, ils s'en vont élever leurs enfants à trois maisons de chez Arafat.Franchement.Fait-il beau au moins à Ramallah aujourd'hui ?Non.Il pleut.Et c'est froid.Si ça se trouve, c'était même pas vrai.Si ça se trouve, il faisait beau et chaud et les soldats israéliens se faisaient bronzer sur le hood de leurs tanks, mais bon, je suppose qu'il trouvait la scène trop balnéaire pour me le dire.\u0001 \u0001 \u0001 On ne peut pas aimer complètement les Palestiniens.Ils ne se laissent pas faire.Ils ont la haine.Ils ont au coeur une blessure qui en fait les enfants insupportables, instables, excessifs et délinquants de l'Histoire.Exactement comme les enfants qui ont été maltraités, qui ont manqué de l'essentiel, et seront toute leur vie en manque.Les Palestiniens sont en manque de territoire, mais il n'est pas certain que ce soit là l'essentiel, ils sont surtout en manque de reconnaissance.Comme des enfants maltraités, disais-je.Mais les Juifs alors ?L'inégalable horreur de l'Holocauste a été reconnue elle, et reconnue aussi la responsabilité de l'Europe, coupable, à des degrés divers, d'avoir laissé faire.C'est d'ailleurs sur ce fond de culpabilité que l'ONU en novembre 1947 donnera aux juifs \u2014 ce peuple sans terre \u2014la Palestine : cette terre sans peuple.Du moins 60 % de cette terre sans peuple.Sauf que ce n'était pas vrai, il y avait un peuple sur cette terre : les Palestiniens.Vous trouverez dans les annales qu'ils été ont été expulsés, massacrés, chassés, mis dans des camps.On regarde la télé et tous les jours et on se demande comment peut perdurer une telle absurdité.Depuis 1947, combien de processus de paix ont échoué ?Dix ?Vingt ?Le réflexe est de leur crier c'est assez.Taisez-vous.À partir de maintenant vous allez faire ce qu'on vous dit.Essayez ça avec un enfant magané.Il sera encore plus violent.Il faut au contraire revenir à la source de la haine.1947.Redire que cette terre avait un peuple et le nommer : les Palestiniens.Après, toutes les paix, tous les partages, toutes cohabitations seront possibles.Après.Bill Clinton se fait le chantre de l'aide au développement Sirco a déjà été employée par la SAQ DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Sirco et son détective Claude A.Sarrazin avaient effectué des mandats d'enquête pour le compte de la Société des alcools, pendant la période où l'organisme était dirigé par Gaétan Frigon.Plusieurs sources, dont la porteparole de la SAQ, Linda Bouchard, ont confirmé hier à La Presse, que la firme d'investigation Sirco, avait eu à faire enquête sur des employés de la SAQ, parmi plusieurs autres firmes de détectives, a-t-elle ajouté.Dans un cas notamment, il s'agissait pour M.Sarrazin de vérifier si un employé vendeur ne réservait pas, contre rétribution, des lots de bouteilles de vin plus recherchées à certains restaurateurs, a appris La Presse.L'enquête avait démontré que c'était le cas, et le vendeur délinquant avait été remercié de ses services.Ces révélations viennent accréditer les explications données depuis le début par l'organisateur du Parti libéral du Québec, Pierre Bibeau, qui avait rencontré M.Sarrazin en octobre et en décembre.« J'avais eu l'impression très nette qu'il avait ses entrées dans la boîte (la SAQ), je n'avais jamais présumé qu'il serait question de filature », a dit hier M.Bibeau, encore outré par le titre du Devoir il y a deux semaines : « Le PLQ traque Gaétan Frigon.» Depuis le début, M.Bibeau et le chef de cabinet de Jean Charest, Ronald Poupart, soutiennent qu'ils n'avaient fait que recevoir des informations qui leur avaient été fournies par M.Sarrazin, sans lui avoir commandé quoi que ce soit.M.Sarrazin a, selon des sources fiables, déjà perdu un emploi dans le passé pour avoir épié les conversation de son employeur, à la firme de sécurité Groupe Garda.Le nom même de sa firme, S.I.R.C.O est un « emprunt » à un compétiteur, Sirco, dans le même secteur à Montréal.Encore hier M.Sarrazin n'a pas rappelé La Presse malgré plusieurs messages à lui adressés depuis deux semaines.Frigon poursuit Autre fait nouveau rocambolesque hier, le président de Loto-Québec, Gaétan Frigon, a donné le feu vert à son avocat, Christian Desrosiers, pour qu'il dépose en Cour supérieure une poursuite d'un million contre M.Sarrazin.M.Frigon et sa conjointe estiment que « leur droit à la vie privée a été violé, vivent désormais dans la crainte continuelle d'être suivis, écoutés, filmés, photographiés ».Citant la longue liste de reportages sur l'affaire Frigon, le procureur soutient que M.Sarrazin a permis que soit « salie la réputation du requérant (M.Frigon), en alimentant des soupçons quant à son intégrité, suscitant ainsi l'opprobre et la réprobation de la population en général ».MADELEINE GUAY INVITÉ PAR les gens d'affaires de Montréal dans le cadre d'un séminaire sur la motivation, Bill Clinton a plutôt profité de la tribune pour plaider en faveur d'une plus grande aide au développement.« Ce n'est pas une question de morale, mais d'intelligence », a dit le célèbre conférencier devant une foule d'environ 10 000 personnes massées au Centre Molson, hier matin.L'ancien président des États- Unis participait à titre de conférencier d'honneur à Succès 2002, journée de motivation et de réflexion pour les professionnels de la vente.L'événement est organisé depuis deux ans avec plusieurs partenaires d'affaires dont la Fédération des caisses populaires Desjardins et la chambre de commerce de l'agglomération montréalaise.Le programme annonçait une conférence de Bill Clinton en ouverture à 8 h sur son « goût du défi et sa passion de la réussite ».Les participants ont eu droit à un discours en règle sur la nécessité d'augmenter l'aide au développement dès son arrivée à 9 h 30, après que David Douillet, judoka médaillé d'or olympique, eut effectivement parlé de sa propre passion de gagner.L'ex-président a tout de même mentionné brièvement ce qui l'a mené au sommet.« Il s'agit de savoir clairement ce que l'on veut, élaborer une stratégie pour l'atteindre, identifier les tactiques nécessaires pour le réaliser, travailler fort, demander de l'aide, combattre la peur et avoir du fun », a-t-il résumé devant la foule attentive qui a éclaté de rire au dernier propos.M.Clinton a vite repris son sérieux pour enchaîner sur son thème favori, l'aide aux plus démunis pour créer un monde meilleur.Des propos qui ont fait écho à la causerie prononcée lors de son récent passage à Montréal, en février dernier à la Place des Arts.« La plus grande question pour les citoyens est de se demander quel monde léguer à ses enfants et quoi faire pour le créer », dit-il.Selon le président, la direction que prend le monde n'a jamais été aussi incertaine que depuis les tragiques événements de septembre.Ce qu'il appelle l'âge de l'indépendance amène son lot de merveilles, mais aussi de noirceurs.Il pointe le terrorisme comme l'ennemi à combattre.« Nous devons finir le travail commencé en Afghanistan », at- il affirmé.Il y a aussi autre chose à faire, par exemple, s'allier des partenaires.Il parle entre autres d'investir pour améliorer l'éducation, la santé et le développement économique des nations dans le besoin.« La meilleure façon de protéger une communauté est d'élargir la coopération », assure-t-il.Même s'il juge l'aide des gouvernements occidentaux nettement insuffisante à cet égard, M.Clinton a applaudi l'effort du gouvernement canadien et il a félicité le président George W.Bush pour avoir récemment proposé d'augmenter le budget.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © L'ex-président des États-Unis, Bill Clinton.3041367A 6LP0601A0406 A6 SAMEDI 6LP0601A0406 ZALLCALL 67 21:02:38 04/05/02 B Un quart de million de personnes se massent dans les rues de Londres pour le cortège de la reine mère JEAN-FRANÇOIS BÉGIN LONDRES \u2014 Comme pour faire un pied de nez à ceux qui prédisaient déjà la fin de la monarchie, un quart de million de personnes se sont massées hier matin dans les rues de Londres pour voir défiler le cortège funèbre de la reine Elizabeth, reine mère, qui sera exposée en chapelle ardente jusqu'à lundi soir.Et ils ne se sont pas arrêtés là : au moins 20 000 d'entre eux ont ensuite fait la queue, certains pendant cinq ou six heures, pour se recueillir brièvement devant le cercueil de l'ancienne souveraine dans la salle neuf fois centenaire de Westminster Hall, où le peuple britannique avait fait ses adieux à son mari, le roi George VI, il y a un demi-siècle.En fin d'après-midi, l'affluence était telle \u2014 la file traversait le pont de Lambeth et continuait jusque sur la rive sud de la Tamise \u2014 qu'on a décidé de laisser Westminster Hall ouvert toute la soirée, plutôt que de fermer les portes à 18 h comme il était prévu.Plus tôt, profitant d'une splendide journée de printemps, des gens de tous les âges, des vétérans de la Deuxième Guerre mondiale aux enfants tout juste capables de marcher, avaient convergé vers le Mall, Whitehall et Parliament Square, coeur historique du pouvoir en Grande-Bretagne.Au son de la Marche funèbre de Beethoven, le cortège long de près d'un kilomètre, auquel participaient plus de 1600 militaires en uniforme d'apparat, s'est ébranlé à 11 h 30 devant le palais de Saint James, où la dépouille de la reine mère reposait depuis mardi.Couvert d'un drapeau aux armoiries de la défunte, le cercueil était surmonté d'une couronne de roses et de freesias blancs, hommage de la reine, et de la somptueuse couronne sertie de diamants fabriquée en 1937 pour le couronnement de celle qui allait plus tard devenir la « Queen Mum ».Quatorze membres de la famille royale ont marché derrière le cercueil, transporté sur la même prolonge d'artillerie qui avait servi lors de la mort de George VI.Parmi eux, le prince Charles était entouré de ses frères Andrew et Edward, de son père, le duc d'Édimbourg, et de ses fils, les princes William et Harry.Vêtue de son uniforme de la marine, sa soeur, la princesse Anne, a rompu avec la tradition en se joignant aux membres masculins du clan royal.On dit que les Londoniens n'avaient pas assisté à une cérémonie aussi grandiose depuis les funérailles de Winston Churchill, en 1965.Mais parmi les quelque 250 000 spectateurs \u2014 certaines estimations allaient jusqu'à 400 000 \u2014, nombreux sont ceux qui n'ont pratiquement rien vu, tant la foule était dense.Arbres, statues, clôtures et lampadaires : chaque endroit un tant soit peu surélevé était occupé.Quand le cercueil est entré dans Whitehall, quelques minutes avant midi, une multitude d'appareils photo et de caméscopes, portés à bout de bras et pointés dans la direction approximative de la procession, ont soudain émergé des rangs serrés des spectateurs, parmi lesquels de nombreux touristes et étrangers.« On ne voit rien, mais on est quand même contents d'être ici, parce qu'elle était la plus gentille de tous les membres de la famille royale », a dit Suzanne Collinson, une administratrice d'origine néo-zélandaise.Non loin, des enfants juchés sur les épaules de leurs parents décrivaient le cortège pour le bénéfice de tout le monde.« Je vois plein de soldats rouges ! » a lancé, tout excité, un petit garçon.« Et maintenant, qu'estce que tu vois ?» lui a demandé sa mère.« Encore des soldats ! Noirs et blancs ! » Pour être aux premières loges, une centaine de personnes avaient passé la nuit dans Parliament Square et près de Clarence House, la résidence de la reine mère depuis 50 ans.Valerie Lilley, qui avait défilé devant le cercueil de George VI en 1952, avait amené ses petites-filles.« Je voulais qu'elles puissent faire l'expérience que j'ai vécue quand j'étais jeune.Nous sommes ici depuis midi hier (jeudi), il a fait froid et le trottoir est dur.Mais si ça ressemble au souvenir que j'ai de l'atmosphère qui régnait quand George VI a été exposé, ça aura valu la peine », a dit Mme Lilley, 61 ans.Situation inverse pour Malcolm et Bronwen Gordon, un couple d'Australiens en vacances en Grande-Bretagne : c'est leur fille de neuf ans, Margaret, qui avait insisté pour être là.« La reine mère était une bonne personne et je suis très triste qu'elle soit morte », a dit la fillette, ajoutant fièrement qu'Elizabeth était son second prénom.Le cercueil est arrivé devant la porte nord de Westminster Hall à midi pile, pendant que Big Ben égrenait lentement les 12 coups de l'horloge.La reine, vêtue de noir, était déjà là, venue du palais de Buckingham en limousine.Avec le prince Phillip, elle a conduit la procession à l'intérieur de Westminster Hall, une vaste salle austère construite en 1099, seul vestige de l'ancien palais de Westminster.Le cercueil, porté par huit membres de la garde irlandaise, a été déposé sur un catafalque drapé de velours pourpre, à l'endroit précis où Winston Churchill et George VI avaient été exposés en chapelle ardente.En présence du premier ministre Tony Blair et d'un grand nombre de ministres, députés et membres de la Chambre des lords, l'archevêque de Canterbury, George Carey, a lu une brève prière à la mémoire de la reine mère, soulignant son « sens du devoir » et « la loyauté et l'amour qu'elle inspirait ».Après la cérémonie, la reine est rentrée en voiture au château de Windsor.En remontant Whitehall, la foule toujours rassemblée de part et d'autre de cette avenue qui mène à Trafalgar Square s'est mise spontanément à applaudir la monarque, extirpant de celle-ci un rare sourire en cette période où elle pleure la mort de sa mère, survenue si tôt après celle de sa soeur, la princesse Margaret, qui s'est éteinte il y a sept semaines.Les funérailles auront lieu mardi matin à l'abbaye de Westminster, en présence de nombreux chefs d'État, dont le premier ministre canadien Jean Chrétien.La reine mère sera ensuite conduite à son dernier repos à la chapelle commémorative George VI, à Windsor.Hommage à la reine mère.Tous les détails sur les funérailles de la reine mère et les réactions de par le monde à www.cyberpresse.ca/reinemere Photo AP La reine, venue du palais de Buckingham en limousine a conduit, avec le prince Philip, la procession à l'intérieur de Westminster Hall.Photo AP Un pensionné non identifié de Chelsea essuie ses larmes au passage du cortège.Photo AP Au moins 20 000 personnes ont fait la queue, certains pendant cinq ou six heures, pour se recueillir brièvement devant le cercueil de l'ancienne souveraine.On échange?9100, boul.Cavendish, St-Laurent 731-2772 www.audiocentre.com Eh oui ! Pendant tout le mois d'avril, apportez n'importe quel appareil électronique, peu importe sa condition, et nous vous garantissons un crédit d'une valeur minimale de 50 $ à l'achat de tout nouvel appareil\u2020.Bien sûr, si votre appareil vaut plus, vous obtiendrez plus.Avril, c'est le mois de l'échange chez Audio Centre.John Banks président \u2020Certaines conditions s'appliquent.Avec votre échange.200 $ de credit minimum sur le récepteur cinéma maison RXV620 de Yamaha 300 $ de credit minimum sur les écrans 50\" et 57\" HD de Toshiba 3039623A MICHEL BLANCHARD CHAQUE MERCREDI, VENDREDI ET SAMEDI.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES MEMBRES pour le choix du candidat officiel dans la circonscription électorale de SAINT-LÉONARD / SAINT-MICHEL Montréal, le 30 mars 2002 RAPPEL En votre qualité de membre, vous êtes convoqué(e) à une assemblée qui aura lieu : Date : Le dimanche 7 avril 2002 Endroit : Salle Renaissance 7550, Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H1E 1P2 Heure : 16 h Conformément à la Constitution et au règlement de convention du Parti libéral du Canada (Québec) pour le choix du candidat ou de la candidate officiel(le) du Parti libéral du Canada à une élection, le candidat ou la candidate pour une circonscription donnée doit être choisi(e) à une assemblée des membres de l'association libérale de cette circonscription.Pour voter, le membre doit avoir son nom sur la liste officielle émise par le PLC(Q) et initialée par le représentant de la Commission électorale du PLC(Q).On pourra en outre exiger qu'il (elle) présente sa carte de membre.Si votre carte de membre est échue depuis moins de 90 jours avant l'assemblée, vous pouvez avoir droit de vote à la condition de la renouveler avant l'ouverture officielle du scrutin.S'il le juge à propos, le président d'élection peut exiger une preuve d'identité avant de permettre à un membre de voter.Toute interprétation relative au droit de vote est dévolue à l'autorité du président d'élection et sa décision est finale et sans appel.Le tout conformément à l'article R.3.7.du règlement ci-haut mentionné.Daniel Dezainde Secrétaire de la commission électorale 6LP0701A0406 A7 SAMEDI 6LP0701A0406 ZALLCALL 67 21:11:32 04/05/02 B 1040 Algériens touchés par la levée du moratoire G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le moratoire instauré sur le renvoi des Algériens qui ne remplissent pas les conditions de demandeur du statut de réfugié au Canada a été officiellement levé, a confirmé dans une entrevue à La Presse hier le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Denis Coderre.« Tout est signé, a-t-il dit.On s'est aperçu qu'il y a eu une évolution importante en Algérie.Il n'y a pas de risque actuellement à renvoyer quelqu'un en Algérie.Cela ne veut pas dire qu'il y aura des renvois massifs en Algérie.Ce n'est pas le cas du tout.» Le moratoire sur les renvois en Algérie avait été décrété le 4 mars 1997 en raison d'une situation politique explosive dans ce pays qui a fait depuis plus de 100 000 morts.La levée du moratoire, a expliqué le ministre Coderre, touche environ 1000 Algériens à Montréal et une quarantaine à Vancouver.« Sur ces 1040 Algériens, dit-il, il y en a 423 dont le renvoi ne présente aucun obstacle juridique.De ceux-là, nous avons obtenu les documents de voyage pour 149.» Les 1040 Algériens dont parle Denis Coderre ont reçu une lettre de renvoi conditionnelle.Parmi ces personnes, certaines vont recevoir éventuellement un certificat de résident permanent.Pour les autres, les ordres de renvoi ne seront pas exécutés jusqu'à ce que les voies d'appel ait été épuisées.« Nous sommes dans un État de droit », a rappelé Denis Coderre.Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration a par ailleurs voulu se faire rassurant à l'égard des personnes touchées par la levée du moratoire.« Nous allons examiner les dossiers cas par cas, a-t-il assuré.C'est le message clair que je veux livrer aujourd'hui.S'il y a des gens dont la vie est en danger, en accord avec les conventions de Genève, nous les protégerons.Mais lorsque les gens auront un visa de visiteur \u2014 le mot le dit \u2014 nous considérerons qu'ils seront ici pour visiter.Le moratoire nous empêchait de renvoyer quelqu'un qui était venu avec un visa de visiteur.Si nous levons le moratoire, c'est pour nous assurer que nous aurons un système transparent et cohérent.M.Coderre, parfaitement conscient que le moratoire a souvent servi d'abord aux islamistes au Canada, reconnaît aussi que la décision de mettre fin à ce moratoire comporte aussi un volet politique.« Si le Canada a conservé avec l'Algérie, dit-il, malgré les problèmes de l'époque, des échanges commerciaux de plus d'un milliard de dollars par année, si nous avons gardé notre ambassade ouverte à Alger, la levée du moratoire répond à une certaine cohérence politique.Je pense que le message que nous envoyons à l'Algérie est un message d'ouverture.Cela permet au Canada de jouer un rôle plus précis pour faciliter les rapports de l'Algérie avec le reste du monde.Et ce n'est pas parce que nous faisons cela que nous disons que tout va bien en Algérie dans le domaine des droits de la personne et de la démocratie.Nous constatons qu'il y a eu des pas de fait dans la bonne direction, comme l'a souligné le premier ministre à Alger jeudi.Nous voulons contribuer à cette marche.» Les autorités algériennes ont pour leur part accueilli avec satisfaction la levée du moratoire.« Politiquement, c'est un geste positif que nous apprécions, a souligné un porte-parole à l'ambassade d'Algérie à Ottawa.C'est une bonne nouvelle pour l'Algérie et pour la communauté algérienne également.Nous espérons que cela facilitera les choses notamment pour la délivrance de visas à partir d'Alger et non pas à partir de Paris, comme cela se fait présentement.La levée du moratoire nous aidera, on l'espère, dans nos démarches pour faciliter les déplacements de la communauté canadienne d'origine algérienne entre l'Algérie et le Canada.Nous souhaitons qu'une ligne aérienne directe entre Montréal et Alger soit ouverte.» Quatre autres pays sont toujours sous le coup du moratoire de 1997.Il s'agit du Rwanda, du Burundi, de l'Afghanistan et du Congo.Le ministre a indiqué qu'il examinait actuellement les cas du Rwanda et du Burundi.« Il pourrait y avoir des changements bientôt », a-t-il dit.Par ailleurs, le ministre Denis Coderre a annoncé à La Presse qu'il préparait pour l'automne une conférence fédérale-provinciale des ministres de l'Immigration afin de parfaire l'ensemble du système canadien d'immigration.« Nous allons essayer notamment de voir comment nous pourrons mieux intégrer les travailleurs qualifiés étrangers, par exemple les médecins qui proviennent souvent d'un système scolaire différent du nôtre, a-t-il affirmé.Nous allons négocier les équivalences avec les organisations professionnelles.» La conférence aura pour objet également de discuter la mise au point d'une stratégie régionale de l'immigration pour faire en sorte que les nouveaux arrivants ne se concentrent pas uniquement sur Montréal, Toronto et Vancouver, comme c'est le cas actuellement.Celui qui aime bien se qualifier de ministre « pour » l'Immigration rentre d'une tournée en Europe et au Moyen-Orient où il a notamment fait connaissance avec le nouveau système d'identification des personnes par l'iris.La biométrie, estime-t-il, pourrait ainsi prochainement faire partie des nouveaux moyens qu'entend se donner le Canada pour rendre plus sécuritaire son système de contrôle de déplacement des personnes.Le ministre a également visité la Syrie où il a rencontré les responsables canadiens de cet important centre régional d'immigration au Moyen- Orient.Le ministre veut améliorer de beaucoup les infrastructures canadiennes là-bas ainsi qu'établir une collaboration avec les autorités syriennes dans le domaine des vérifications de sécurité.En Turquie, Denis Coderre a visité sur le terrain les camps de réfugiés du Haut-Commissariat de l'ONU.Le ministre s'est particulièrement intéressé à la question des réfugiés palestiniens.« Dans le processus de paix au Proche- Orient, dit-il, la question des réfugiés palestiniens est extrêmement délicate.Le Canada n'aura pas de plan précis à ce sujet tant qu'il n'y aura pas entente entre les pays concernés par le conflit.Le seul message que le Canada envoie dans ce dossier, pour l'instant, c'est un message d'ouverture.Mais nous croyons que la notion de droit de retour est des plus importantes pour les Palestiniens.» Promotion en vigueur jusqu'au 21 avril 2002 ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Les produits peuvent différer des modèles illustrés.2159, rue Sainte-Catherine Est, Montréal H2K 2H9 Métro Papineau 2777, boul.St-Martin Ouest, Laval H7T 2Y7 près de l'autoroute 15 www.lacordee.com Tél.: (514) 524-1106 Pantalon Osen La Cordée 100 % nylon Prodry contre les rayons UV avec enduit DWR ; genoux articulés ; fessier double ; guêtres aux chevilles ; beige, marine et gris ; disponible pour hommes et femmes.Spécial Prix régulier 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ont envahi la ville tôt vendredi dernier ont été écrabouillées par les tanks.Plusieurs d'entre elles ont été empilées pour faire des barrages routiers.Les édifices de bureaux, les restaurants et les bâtiments qui abritaient les institutions nationales palestiniennes dans cette ville de 160 000 habitants ont subi de lourds dégâts.Les rues, naguère grouillantes de vie, sont maintenant complètement désertes, sinistre spectacle.Par intervalles, une canonnade ou bien encore le gros boum d'obus déchirent le silence.Tous les magasins sont fermés et les rideaux de fer abaissés.Les denrées se font rares.L'autre jour, le Dr Salwa Najjab, obstétricien, a guidé un accouchement par téléphone.De son côté, Hala Abdullah recueille l'eau de pluie coulant de son toit, qu'elle filtre dans ses bas nylon.Salwa Daibis, quant à elle, indique qu'elle ne tentera pas de se rendre dans un magasin même si le couvre-feu est de nouveau levé, comme ce fut le cas pendant quelques heures mardi parce que, dit-elle, elle a alors vu une petite voisine de 14 ans se faire tirer dessus par un soldat.« Je ne veux pas mourir pour un bout de pain », lance-t-elle.Une semaine après le début de l'assaut militaire lancé par Israël et destiné, dit-il, à démanteler une « infrastructure terroriste » contrôlée par Yasser Arafat, Ramallah est une ville éprouvée, mais loin d'être brisée.Ce qui s'est passé ici, disent les résidants, est le patron de ce qui attend Bethléem, Naplouse, Tulkarm, Qalqiliya et tout autre endroit que l'armée israélienne est susceptible d'envahir en Cisjordanie.« Ce sont des temps horribles pour nous », soupire Mme Daibis, économiste de 41 ans.« Atroce, un vrai cauchemar », ajoute-t-elle.L'évaluation de la situation s'avère une tâche ardue en raison des contraintes que les Israéliens imposent aux journalistes étrangers.L'armée a déclaré Ramallah zone militaire fermée, ce qui signifie que les journalistes en sont bannis.Et le gouvernement a averti les journalistes que ceux qui seraient pris sur place pourraient voir leur carte de presse confisquée.Une nouvelle liste de zones militaires interdites publiée aujourd'hui comprend toutes les villes où l'armée a pénétré.Depuis les lentes caravanes de voitures arborant les lettres TV en ruban rouge, les quelques rares journalistes présents ici ont pu apercevoir des habitants jetant des coups d'oeil furtifs et des véhicules blindés obstruant les rues.Au cours des deux derniers jours, les journalistes ont été de plus en plus confinés dans leurs hôtels et les informations sont recueillies grâce à des entrevues téléphoniques.Celles-ci se déroulent en anglais et, par conséquent, ne reflètent pas les expériences que vivent les habitants des quartiers plus pauvres, où les familles sont plus nombreuses et où les surfaces habitables sont moindres.« Ce que nous voyons, c'est de la destruction partout », raconte le Dr Jihad Mashal, après avoir livré des fournitures médicales dans la ville pour le Comité de secours médicaux.« Nous savons qu'il y a de nombreux endroits où les gens ne peuvent mettre le nez dehors, que dans de nombreux édifices, les gens ont tous été rassemblés dans un seul appartement pour que l'armée s'installe dans le reste du bâtiment.Près de la Sécurité préventive, il y avait 60 personnes dans un seul appartement.» La propre famille du Dr Mashal a dû se serrer les coudes pendant cinq jours avec trois autres familles (24 personnes en tout) dans un petit appartement au sous-sol.Ali Hamouda, directeur du district électrique local, indique qu'environ 35 % de ses clients sont privés de courant.« Pas moins de cinq ou six poteaux électriques sont endommagés chaque jour par les chars, dit-il.Ça provoque un court-circuit et une panne de courant.» M.Hamouda raconte que les Israéliens ont occupé une station de pompage privée d'électricité, ont tenté de faire fonctionner une génératrice d'urgence et ont ainsi endommagé trois pompes.Le réseau d'eau dessert environ 230 000 personnes dans la ville, en banlieue et dans les villages voisins.Rita Giacammen, spécialiste de la santé publique à l'Université Bir Zeit, dit qu'une équipe s'est rendue sur place aujourd'hui avec la permission de l'armée pour réparer le système de pompage, mais ses membres ont été sans cesse harcelés et ont rebroussé chemin.Après avoir obtenu une nouvelle permission des Israéliens, ils sont retournés, mais ont été arrêtés.Mme Abdallah a trouvé sa propre solution au problème de pénurie d'eau.Il a plu abondamment ici pendant presque toute la semaine et elle a recueilli l'eau tombant du toit dans un tuyau de vidange.« Ça m'a permis de laver la vaisselle et de faire la lessive, explique-t-elle.J'ai installé des bas nylon pour la filtrer et placé des seaux pour la recueillir.J'ai dû en remplir au moins 25.» Les rues, naguère grouillantes de vie, sont maintenant complètement désertes, sinistre spectacle.Alma (418) 480-2550 1390, avenue Du Pont Sud Blainville (450) 433-7886 1150, boul.Curé-Labelle Brossard (450) 678-5333 6655, boul.Taschereau Châteauguay (450) 698-2582 279, boul.D'Anjou Chicoutimi (418) 545-2550 1657, boul.St-Paul Drummond.(819) 477-7684 3725, rue Georges-Couture Gatineau (819) 568-1491 550, boul.La Gappe Granby (450) 777-6611 960, rue Principale Joliette (450) 755-2582 341, boul.Antonio-Barrette Auteuil/Laval (450) 628-3372 4925, boul.des Laurentides Chom./Laval (450) 973-7733 3615, Autoroute Laval Ouest S-V-P/Laval (450) 661-5533 4583, boul.Lévesque Est Longueuil (450) 463-3112 620, place Trans-Canada Mont-Tremblant (819) 425-2711 1525, Route 117 (St-Jovite) Pierrefonds (514) 696-2582 14920, boul.Pierrefonds P-A-T (514) 640-0100 11750, rue Sherbrooke Est Lévis/Québec (418) 833-0165 5220, boul.Rive-Sud Vanier/Québec (418) 687-4270 687, boul.Pierre-Bertrand Sud Repentigny (450) 585-0100 545, rue Notre-Dame Rimouski (418) 723-1692 905, rue Lausanne Sherbrooke (819) 822-2582 4796, boul.Bourque (Rock Forest) St-Eustache (450) 473-0211 232, rue Dubois St-Georges (418) 228-3904 18655, boul.Lacroix St-Hyacinthe (450) 774-2901 5400, boul.Laurier St-Jérôme (450) 436-9814 2391, boul.Labelle (Lafontaine) St-Luc (450) 348-4316 122, rue Moreau Sorel (450) 561-1033 206, rue du Collège Terrebonne (450) 471-9903 1715, chemin Gascon T-Rivières (819) 375-7771 5825, boul.Royal Val D'Or (819) 825-8537 1387, 6e Rue Valleyfield (450) 371-6169 885, boul.Langlois Vaudreuil (450) 455-5267 910, boul.Harwood Victoriaville (819) 357-9231 54, rue Girouard De plus, visitez-nous au www.clubpiscine.ca Venez voir notre superbe Collection 2002, et profitez de l'occasion pour vous procurer une copie de notre nouveau catalogue ! ou2412 /mois Certaines conditions s'appliquent.Taux d'intérêts sujets à changement sans préavis.Voir détails en magasins.Photos à titre d'illustration seulement.Modèle Laurentien exclus.99$ À partir de /mois Piscine hors-terre Caribbean Système de lumières intégrées GRATUIT à l'achat d'une piscine creusée installée 1499$ À partir de Installation incluse À l'achat d'un 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d'intervenir pour apaiser le conflit israélo-palestinien.Mais de l'avis général, la décision d'envoyer le chef de la diplomatie américaine comme médiateur dans ce conflit meurtrier s'annonce déjà comme l'un des plus importants paris politiques du premier mandat présidentiel de George W.Bush.Selon Lee H.Hamilton, directeur du Centre international Woodrow Wilson, un important organisme universitaire de la capitale américaine : « Le président Bush ne peut plus reculer.Il a désormais un intérêt personnel dans le résultat que donnera cette intervention.Pour sa part, Richard Fairbanks, analyste au Centre d'études internationales et stratégiques, à Washington, estime que « la mission diplomatique de Colin Powell au Moyen-Orient n'a aucune garantie de succès pour l'administration Bush.Le président a délégué le bon homme pour cette tâche.Il faudra voir maintenant si c'est au bon moment.Dans l'immédiat, cette décision fait taire les critiques qui s'amplifiaient au cours des derniers jours à propos de l'hésitation et de l'indécision d'agir de la Maison-Blanche dans un conflit qui s'aggravait à vue d'oeil.Avant la déclaration présidentielle, jeudi matin, l'administration Bush réclamait un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens avant d'envisager toute intervention autre que celle de son émissaire, Anthony Zinni.À peine 24 heures après la déclaration présidentielle, alors que les tirs persistaient, M.Zinni a eu hier une rencontre avec le leader palestinien Yasser Arafat afin de préparer le terrain pour Colin Powell.M.Zinni a réitéré également au chef de l'Autorité palestinienne la requête américaine l'exhortant à faire cesser pour de bon les attentats suicide contre les Israéliens.Fait marquant, la décision d'intervenir du président Bush vient aussi d'accomplir ce qu'il tentait d'éviter depuis des mois, alors que la priorité était la « guerre au terrorisme » et la campagne militaire en Afghanistan.Comme ses prédécesseurs, George W.Bush a finalement été contraint d'inscrire le conflit israélo-palestinien en tête de liste de son calendrier international.Il est à noter que le premier chef d'État avec lequel le président aura l'occasion de discuter en tête-à-tête de cette nouvelle tangente de sa politique étrangère est le premier ministre de Grande-Bretagne Tony Blair.Ce principal allié de l'intervention militaire en Afghanistan est arrivé hier soir au Texas pour un week-end au ranch présidentiel.Cette rencontre avait été organisée pour discuter de la suite à donner à la guerre au terrorisme, à l'égard de l'Irak notamment.Elle sera désormais dominée par l'intervention américaine pour stopper les pires affrontements depuis dix ans entre les Israéliens et les Palestiniens.Pendant ce temps, à Washington, les spéculations persistent à propos de l'envoi possible d'un contingent militaire américain comme force de maintien de la paix, selon les résultats que donnera la mission de Colin Powell la semaine prochaine.Officiellement, l'administration Bush nie toute intention d'avoir recours à un tel déploiement militaire à court terme.Mais un rapport d'un groupe d'analyse stratégique de l'Armée américaine, ébruité par le quotidien Washington Times, fait état d'un contingent minimal de 20 000 soldats bien armés afin d'effectuer une telle mission de paix.Les élus du Congrès demeurent en général assez tièdes à cette idée.Mais dans l'immédiat, la décision du président Bush d'envoyer le secrétaire d'État en mission diplomatique d'urgence est bien accueillie par les caucus républicain et démocrate.« Le président a pris une bonne décision », selon le sénateur démocrate du Delaware, Joseph R.Biden, qui préside la Commission sénatoriale des relations étrangères.Un autre membre de cette commission, le sénateur républicain Chuck Hagel, du Nebraska, estime que le président pourra ainsi « éviter la paralysie totale au Moyen-Orient de la politique étrangère des États-Unis.» À moins d'échec soudain de la mission de Colin Powell, un tel appui bipartisan à la Chambre des représentants et au Sénat pourrait s'avérer précieux pour l'administration Bush d'ici les élections législatives de mimandat, en novembre.Au cours des derniers jours, des élus tant démocrates que républicains s'étaient inquiétés ouvertement de l'indécision de l'administration Bush.« Un leadership fort des États-Unis dans cette région a toujours été essentiel afin de prévenir et résoudre des conflits dans la région.Et à ce moment-ci, notre implication est devenue d'une importance décisive », a commenté le chef du caucus démocrate à la Chambre des représentants, Richard A.Gephardt.Proche-Orient.Suivez l'évolution de la situation au Proche-Orient d'heure en heure à www.cyberpresse.ca/monde Photo AFP Pour un analyste à Washington, la mission diplomatique de Colin Powell au Moyen-Orient n'a aucune garantie de succès, mais le président a délégué le bon homme pour cette tâche.« Il faudra voir maintenant si c'est au bon moment.» Y a pas de bonne heure pour payer ses comptes Alors, choisissez le moment qui vous convient le mieux pour effectuer vos transactions financières.24 h/24 sur desjardins.com Utilisez le site Internet le plus fréquenté parmi les institutions financières.C'est simple et sécuritaire.À nos 1 548 points de service Profitez de l'expertise de nos conseillers 40 heures par semaine pour les services conseils et 26 heures pour les services courants en caisse.Les heures d'ouverture peuvent varier d'une caisse à l'autre.En tout temps par téléphone Composez le 1 800 CAISSES pour vous inscrire, sans frais, au service AccèsD : une façon pratique de vous informer et de faire des transactions 365 jours par année.À l'un de nos 2 839 guichets automatiques.La moitié des guichets automatiques au Québec sont des guichets Desjardins.Aussi bien dire que c'est le plus vaste réseau au Québec.Commode pour accéder à vos comptes et payer vos factures.3040160A 6LP1001A0406 SAMEDI 6LP1001A0406 ZALLCALL 67 22:22:46 04/05/02 B La fin de l'exception des 4X4 L'Alliance encore accusée de sectarisme JOËL-DENIS BELLAVANCE EDMONTON \u2014 Un député libéral de l'Ontario, Stan Keyes, a lancé une véritable grenade dans le camp de l'Alliance canadienne hier en affirmant sans broncher que ce parti est toujours largement dominé par des hommes de race blanche âgés de plus de 50 ans.Venu assister au congrès de l'Alliance canadienne qui réunit depuis jeudi plus de 1000 militants dans la capitale albertaine, M.Keyes s'est dit estomaqué de constater le faible nombre de femmes, de jeunes et de gens appartenant à des communautés ethniques participer aux délibérations.« Quand je fais un survol de la salle, ici, cela ne fait que confirmer toutes les observations qui ont été faites au sujet de l'Alliance depuis sa création.C'est un parti dominé par des blancs de plus de 50 ans », a déclaré M.Keyes, président du caucus libéral.« Ce parti est un parti régional de l'Alberta qui ne représente pas l'ensemble de la population.Ce n'est pas un parti prêt à prendre le pouvoir.» M.Keyes s'est fait immédiatement traiter de « menteur » par le député allianciste John Reynolds, qui agit à titre de chef intérimaire de l'opposition aux Communes d'ici à ce que Stephen Harper, le nouveau chef de l'Alliance canadienne, obtienne un siège aux Communes.« Stan, je sais que tu es en train d'écouter.Contrairement aux libéraux, nous ne jugeons pas les gens en fonction de leur race ou de la couleur de leur peau.Nous les voyons tout simplement comme des êtres humains.Tu devrais avoir honte de mentir de la sorte aux Canadiens », a déclaré M.Reynolds, alors qu'il s'apprêtait à répondre aux questions des militants du parti.D'autres députés alliancistes ont aussi condamné sans ménagement les propos de M.Keyes et l'ont accusé de propager de vieux préjugés à l'endroit de leur parti.« Je ne vais pas m'abaisser au niveau de M.Keyes, mais je crois que de tels propos sont totalement inappropriés.Il est carrément aveugle s'il refuse de voir la diversité de notre membership », a déclaré le député Grant Hill, qui a été candidat dans la course à la direction du parti.MATHIEU PERREAULT CETTE SEMAINE, le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, a annoncé un programme de lutte contre le smog.Dès 2003, les « camions légers », une catégorie qui comprend les fourgonnettes, les 4X4 et même le PT Cruiser, devront respecter les mêmes normes antipollution que les voitures.En 30 ans, le plan du ministre Anderson réduira de plus de 20 % les émissions canadiennes d'oxyde d'azote (NOx), en plus de s'attaquer à d'autres gaz associés au smog ; les 4X4 et fourgonnettes neuves émettront notamment 95 % moins de NOx.Mais avant tout, il ouvre la voie à un projet autrement plus audacieux : imposer les mêmes standards de consommation d'essence aux voitures, 4X4 et autres fourgonnettes, une mesure que le ministre Anderson trouve « souhaitable ».« Au niveau de la consommation d'essence, je m'attends à quelque chose de similaire au plan sur les NOx », explique Peter Reilly-Roe, responsable de l'Initiative sur l'efficacité du carburant des véhicules automobiles à l'Office de l'efficacité énergétique, qui fait partie du ministère fédéral des Ressources naturelles.« Éventuellement, les standards de consommation seront les mêmes pour tous les véhicules sous les 10 000 livres.» Après une chute rapide il y a 20 ans, la consommation d'essence des véhicules personnels a stagné.Puis elle a lentement grimpé dans les années 90, avec la popularité croissante des 4X4, qui sont autorisés à boire plus que les voitures.Aux États-Unis, 55 % des automobilistes choisissent des « camions légers » pour leurs déplacements personnels, une proportion qui est de 45 % au Canada et d'environ 25 % en Europe, selon M.Reilly- Roe.« Et il y a de plus en plus de véhicules hybrides, comme la PT Cruiser, qui pour une raison que je comprends mal sont classés comme des « camions légers ».C'est un problème parce qu'étant autorisés à consommer davantage que les voitures, ils font augmenter la consommation moyenne du parc automobile.» Au Canada, les « camions légers » sont définis comme « fourgonnettes, camionnettes et véhicules à usages spéciaux ne dépassant pas 8501 livres ».Résultat : la consommation moyenne des familles est de 8,2 litres d'essence aux 100 km aux États- Unis, de 8 l/100 km au Canada, et inférieure à 7 l/100 km sur le Vieux Continent, paradis des petites Fiat, Citroën et Renault.« En Europe, ce chiffre est encore plus bas, mais il est difficile de faire des comparaisons, dit M.Reilly- Roe.Le cycle ville- autoroute d'après lequel les Européens calculent la consommation est plus strict : la même voiture aura une consommation officielle de 10 % plus élevée qu'en Amérique du Nord.En moyenne, je dirais que les voitures européennes émettent de 20 à 25 % moins de CO2 que les nôtres.» Moyen-Orient La lutte contre le dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre, est la principale raison environnementale pour réduire la consommation d'essence, une mesure qui diminuerait par ailleurs la dépendance américaine envers le pétrole du Moyen- Orient.La lutte contre l'exception 4X4 sera ardue.Le mois dernier, le Sénat américain a rejeté un projet de loi qui aurait appliqué les mêmes normes de consommation d'essence aux « camions légers » qu'aux voitures.En janvier, un rapport de l'Académie nationale des sciences des États-Unis avait conclu que ces deux catégories, originellement créées pour ne pas pénaliser les agriculteurs et les entreprises de construction se servant de camionnettes, n'ont plus leur raison d'être parce que la majorité des propriétaires de « camions légers » ne s'en servent pas du tout pour transporter des charges lourdes.Imposer aux 4X4 les standards des voitures augmenterait leur coût, reconnaissait l'Académie, mais les économies à la pompe effaceraient cette dépense supplémentaire en de trois à six ans.Les normes de consommation d'essence, tout comme celles régissant les NOx, ne sont pas calculées par véhicule, mais en fonction de l'ensemble des ventes d'un constructeur automobile.L'opposition des constructeurs automobiles et du syndicat United Auto Workers au projet de loi américain a été déterminante.La partie ne sera pas plus facile au Canada, où l'Office de l'efficacité énergétique entamera des négociations ce printemps, en vue d'arriver à un nouveau standard de consommation d'ici 2010.Actuellement, la norme canadienne pour les voitures est de 8,7 l/100 km, et de 11,4 l/100 km pour les camions légers.Les Travailleurs canadiens de l'automobile voient d'un bon oeil la position de l'UAW.« À cause de la faiblesse du yen, les véhicules japonais peuvent se vendre 4000 $ de moins que ceux qui sont fabriqués aux États-Unis, explique Buzz Hargrove, président des TCA.Amalgamer les camions légers et les voitures, au niveau de la consommation d'essence, augmentera l'avantage japonais, parce que leurs véhicules consomment déjà moins.Au Canada, le dossier est mal parti : je suis insulté que le ministre Anderson ne nous ait pas consultés avant d'annoncer son nouveau projet antipollution.» Curieusement, la responsable du dossier santé et sécurité aux communications des TCA, Kathy Walker, n'est pas du même avis que son patron.« L'UAW n'a pas vu plus loin que le bout de son nez en rejetant le projet de loi, dit Mme Walker.L'avenir de l'industrie automobile passe par un développement propre.Nos membres sont en faveur de la réduction de la consommation d'essence.» La consommation d'essence des véhicules personnels a lentement grimpé dans les années 90, avec la popularité croissante des 4X4, qui sont autorisés à boire plus que les voitures.1 800 818-7779 Offre valide jusqu'au 6 avril 2002.NETTOYAGE DE CONDUITS Maison au complet Comprend: nombre illimité de sorties d'air et de conduits, nettoyage gratuit des plaques d'aération Rabais de 30 % - 45 % 19 $ Par pièce Pour un nettoyage de 3 pièces.Notre prix ord.: 87 $ pour 3 pièces.69 $ 4 pièces Seulement 17.25 $ par pièce.Notre prix ord.: 100 $ 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défait Stockwell Day dès le premier tour de scrutin lors de la course à la direction du parti, demeure un homme inconnu des électeurs à l'extérieur de l'Alberta, cette riche province de l'Ouest qui constitue le bastion de l'Alliance canadienne.Et même si son parti tient un important congrès dans la capitale albertaine depuis jeudi, le nouveau chef allianciste n'a pas fait des pieds et des mains jusqu'ici pour augmenter sa notoriété.Depuis le début des délibérations, il ne s'est adressé aux militants qu'une seule fois pendant moins de 10 minutes et a donné une seule conférence de presse.Il doit prononcer son premier discours d'envergure devant les membres du parti aujourd'hui, dernière journée du congrès.Ses principaux adversaires à la Chambre des communes, les libéraux de Jean Chrétien et les conservateurs de Joe Clark, ont encore du mal à le définir, même si M.Harper a été député réformiste de 1993 à 1997.S'ils reconnaissent volontiers l'intelligence de cet homme bilingue âgé de 42 ans, ils voient surtout en lui un idéologue rigide incapable d'accepter quelque compromis que ce soit qui pourrait le forcer à faire volte-face.« Il y a eu plusieurs Stephen Harper au fil des ans.Il y a eu Stephen Harper en tant que conservateur.Il y a eu Stephen Harper qui était réformiste jusqu'au bout des ongles.Je crois que nous voyons maintenant un Stephen Harper qui tente encore de se définir.Les Canadiens ne l'ont pas encore vu évoluer à l'échelle nationale », estime le député conservateur Peter Mac- Kay, qui assiste au congrès de l'Alliance à titre d'observateur.Même son de cloche du côté du député libéral de l'Ontario, Stan Keyes, qui ne voit pas M.Harper comme une grande menace à la mainmise des libéraux sur le pouvoir à Ottawa.« M.Harper a beaucoup de travail devant lui.Il est loin d'avoir prouvé sa valeur en tant que chef.Il est un mordu de la politique.Mais il semble plutôt détaché du parti et des militants », croit M.Keyes, qui est le président du caucus libéral.Économiste de formation, M.Harper, qui est natif de la région de Toronto, a fait ses premières armes en politique en tant qu'adjoint parlementaire de l'ancien député conservateur de Calgary, Jim Hawkes, au début des années quatre-vingt.Insatisfait des politiques épousées par les conservateurs de Brian Mulroney, au pouvoir depuis 1984, M.Harper a claqué la porte du parti pour se présenter comme candidat du Parti réformiste contre son ancien patron aux élections de 1988.Ayant mordu la poussière, il a décidé de mettre ses talents au service de Deborah Grey, la première députée réformiste élue à la Chambre des communes à la faveur d'une élection partielle en 1989.Il a finalement réussi à se faire élire aux élections de 1993.Considéré comme le père spirituel de la Loi sur la clarté référendaire des libéraux de Jean Chrétien, adoptée au printemps 2000, M.Harper a été un des premiers à réclamer qu'Ottawa adopte la ligne dure à l'endroit du mouvement souverainiste à la suite du référendum de 1995.Dans sa biographie affichée sur le site Internet du parti, le nouveau chef allianciste se targue même de l'influence qu'il a eue jusqu'ici dans la capitale fédérale dans le dossier de l'unité nationale.« Si l'on devait remonter à la source de la loi sur la clarté référendaire, l'exercice mènerait directement à Stephen Harper.En matière d'initiative sur la question de l'unité nationale, le premier ministre Jean Chrétien n'est que le parent d'adoption de l'enfant chéri de Harper », est-il écrit dans sa biographie, qui reprend ainsi les commentaires de Chantal Hébert, journaliste au quotidien The Toronto Star.Depuis son élection à la tête de l'Alliance, M.Harper, a clairement fait savoir qu'il veut consacrer tous ses efforts à reconstruire le parti.Il compte aussi défendre les causes importantes au mouvement de la droite au pays, soit la réduction des impôts, la hausse des dépenses militaires, le remboursement de la dette, et les réformes des institutions démocratiques.Il entend également demeurer fidèle à ses principes à l'endroit du mouvement souverainiste : pas question de faire la cour aux nationalistes québécois dans le seul but de prendre le pouvoir.Il croit que l'engagement de son parti à décentraliser les pouvoirs du gouvernement fédéral au profit des provinces devrait suffire à séduire les électeurs québécois.Durant la course à la direction du parti, M.Harper, qui a été président de la Coalition nationale des citoyens, un groupe de pression de droite basé à Calgary, de 1998 jusqu'en septembre dernier, a fait des vagues en affirmant lors de son seul passage à Montréal que le français n'était pas menacé au Québec et qu'il n'avait donc pas besoin d'un statut spécial pour être protégé.Le député du Bloc québécois, Richard Marceau, croit que les positions tranchées de M.Harper en matière d'unité nationale cloueront le cercueil du parti au Québec et peut-être même en Ontario.« M.Harper est un idéologue de droite qui a décidé de se retrancher derrière les frontières sûres de l'Ouest.Il semble avoir abandonné toute velléité, du moins à court et à moyen termes, de vraiment percer en Ontario.Il veut consolider ses bases dans l'Ouest.Il se fiche carrément du Québec », soutient-il.Mais les députés alliancistes affirment au contraire que M.Harper a tous les talents pour confondre les sceptiques de la politique canadienne.« J'ai souvent eu l'occasion de travailler avec lui dans le passé.C'est un homme très intelligent, ouvert d'esprit.Je crois que l'on peut voir que les militants sont optimistes de l'avoir en tant que chef », affirme Brian Pallister, un député allianciste du Manitoba.Son collègue albertain Monte Solberg, qui a siégé aux côtés de M.Harper lorsqu'il a siégé comme député réformiste de 1993 à 1997, reconnaît que M.Harper a la réputation d'être un idéologue.Mais il ajoute du même souffle que son accession au poste de chef du parti l'initiera à l'art des compromis.« Diriger un parti change inévitablement les individus.Quand tu deviens chef, tu ne peux pas demeurer la même personne.Tu dois trouver des moyens d'accommoder les gens avec qui tu travailles », explique M.Solberg, qui vante au passage le sens de l'humour et l'intelligence de son nouveau patron.M.Harper compte faire son entrée aux Communes en se faisant élire dans la circonscription de Calgary- Sud-Ouest lors d'une élection partielle le 13 mai.Le premier ministre Jean Chrétien aura ainsi l'occasion de se frotter au huitième chef de l'opposition officielle depuis que les libéraux ont accédé au pouvoir en 1993.Photo d'archives PC Stephen Harper, l'été dernier, alors qu'il sollicitait le leadership de l'Alliance canadienne.Êtes-vous âgé de 40 ans ou plus?Souffrez-vous de bronchite chronique?Avez-vous actuellement une infection pulmonaire qui n'est pas traitée à l'aide d'un antibiotique?Si vous répondez oui, vous êtes peut-être admissible à participer à une étude clinique portant sur un antibiotique souvent prescrit.Chronic Bronchitis For further information please contact: 1 800 300-7252 Are you 40 years of age or older?Do you suffer from Chronic Bronchitis?Do you currently have a respiratory infection and have not used any antibiotics for it?If so, you may be eligible to take part in a clinical research trial using a common antibiotic.BRONCHITE CHRONIQUE Pour plus de renseignements: 1-866-446-0199 3035832A cyberpresse.ca / arts FILL198 3036514AA 3jours seulement!Super vente Ordinateurs La plus grande foire d'ordinateurs au Québec! 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hôpitaux américains éprouvent maintenant de grandes difficultés à faire face à l'augmentation étonnante du nombre de patients.Certains sont contraints de refuser des ambulances.Dans d'autres établissements, des patients admis aux urgences doivent attendre des heures et même des jours pour obtenir une chambre.Moins d'hôpitaux Mais ce qui ajoute aux difficultés, c'est qu'il y a moins d'hôpitaux et de lits.Depuis 1985, le nombre d'hôpitaux a chuté de 14 %, tandis que le nombre de lits a baissé de 18 %, selon l'American Hospital Association.Aux niveaux actuels, les hôpitaux n'ont presque pas de marge de manoeuvre pour répondre à une hausse inattendue du nombre de patients.L'an dernier, le refus d'admettre des ambulances était quelque chose dont on n'entendait pratiquement pas parler au North Shore University Hospital, qui fait partie du même système que le Long Island Jewish.Mais au cours des premiers mois de la présente année, les urgences ont été fermées aux ambulances pendant 25 heures.« Il n'y a pas de place pour remuer », lance le Dr Andrew E.Sama, médecin responsable des urgences.Dans un hôpital californien, un patient qui semblait dans un état stable a fait un arrêt cardiaque complet en attendant d'être examiné, selon le médecin qui l'a soigné.« Voilà le résultat inévitable des retards que nous accusons », dit le médecin.Le patient a été réanimé.Les admissions dans les hôpitaux gonflent à des niveaux que l'on n'avait pas vus depuis le milieu des années 1980.Ainsi, plus de 33 millions de personnes ont été admises à l'hôpital en l'an 2000, dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles, précise l'American Hospital Association.Voilà qui représente une hausse de plus de deux millions par rapport au creux de 30,7 millions observé en 1994.Les visites des malades externes ont également augmenté, grimpant de 16 %, à 521 millions, depuis 1997.Pendant longtemps, les assureurs ont mis l'accent sur les soins ambulatoires.Ces patients peuvent occuper un lit pour moins d'une journée, tandis qu'ils se remettent d'une chirurgie ou qu'ils reçoivent des traitements de chimiothérapie.Mais c'est souvent le même personnel hospitalier qui leur prodigue des soins ou ils occupent un lit au même titre que les malades hospitalisés, sans être inclus dans le compte des admissions.Lorsque les hôpitaux ont commencé à réduire le nombre de lits dans les années 1980, tout un chacun, des consultants du secteur privé jusqu'aux fonctionnaires, prédirent que les compagnies de gestion de soins allaient réduire sensiblement la demande pour les services hospitaliers en faisant un tri dans les requêtes de soins.Certains hôpitaux privés de la région de New York tentèrent même de remplir leurs lits en faisant en sorte que leurs propres ambulances dirigent les patients (en particulier ceux bénéficiant d'une assurance maladie) vers leur établissement.Mais au cours des deux dernières années, les assureurs ont relâché leurs contrôles et ils permettent désormais à plus de patients de recevoir des traitements à l'urgence ou d'être hospitalisés pour une nuit.De plus, de nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi au cours des derniers mois ont également perdu leur assurance maladie et elles comptent maintenant sur le personnel des urgences pour leur prodiguer des soins.Le vieillissement des baby-boomers Autres facteurs qui provoquent l'augmentation de la demande : le vieillissement des baby-boomers, qui sont plus susceptibles de souffrir de maladies graves ou de blessures, et les progrès médicaux qui aident les médecins à traiter des conditions que, dans le passé, les patients se seraient résignés à accepter.Les experts ne s'entendent pas sur la question de savoir si la hausse du nombre de visites par les patients reflète un changement permanent.« Là où nous en sommes, nous avons éliminé les contraintes liées à l'usage des soins », estime Paul B.Ginsburg, président du Center for Studying Health System Change, à Washington.« Nous n'avons pas vraiment mis en place notre mécanisme pour contrôler le recours aux soins », dit-il.Il se peut que la demande diminue de nouveau, ajoute-t-il, si les employeurs font absorber davantage de coûts liés à la fréquentation des hôpitaux par leurs employés.D'autres croient que l'augmentation des visites à l'hôpital poursuit une tendance à long terme qui fut temporairement perturbée dans les années 1980.Ainsi, Gary Taylor, analyste des soins de santé chez Bank of America Securities, prévoit une hausse des admissions à l'hôpital pendant les quatre prochaines décennies, en continuité avec les augmentations observées pendant la majeure partie du siècle dernier.Il est peu vraisemblable, dit-il, que les employés paient une bonne partie de leurs soins hospitaliers très bientôt, ajoutant que la plupart des gens paient peu de leur poche pour ces soins de nos jours.Il reste que certains petits hôpitaux disposent encore de plus de lits qu'ils n'en ont besoin.Mais dans de nombreux autres établissements, les taux d'occupation montent en flèche, selon l'analyse de la Greater New York Hospital Association.À l'échelle nationale américaine, le taux d'occupation dans les hôpitaux a bondi à environ 64 %, soit le taux le plus haut depuis 1993.Dans la ville de New York, le taux a atteint 82 % en 2000, il semble continuer à grimper.Cependant, les moyennes peuvent masquer la véritable surpopulation que vivent certains hôpitaux : le New York Presbyterian, par exemple, affichait un taux moyen d'occupation de 90 % l'an dernier, mais le pourcentage s'est élevé à 102 % certains jours.Tout comme le Long Island Jewish, certaines hôpitaux songent à ajouter des lits.Ainsi, le North Shore agrandit ses urgences et le New York-Presbyterian a demandé la permission d'agrandir.Par ailleurs, étant donné la pénurie généralisée de personnel, les coûts de maind'oeuvre sont à la hausse, soutiennent les hôpitaux.Ainsi, Wendy Z.Goldstein, directrice du Lutheran Medical Center Health System, à Brooklyn, indique qu'en plus de devoir payer des heures supplémentaires au personnel régulier, l'établissement doit également faire à appel à des infirmières sur une base temporaire, ce qui ajoute considérablement aux coûts.« Lorsque votre taux d'occupation atteint 98 ou 99 %, vous perdez de l'argent », dit-elle.L'augmentation du volume de travail inquiète également les infirmières.Judy Sheridan- Gonzalez, infirmière autorisée qui travaille aux urgences du Montefiore Hospital, dans le Bronx, affirme : « Les patients se présentent bien plus malades et il y a assurément une plus grande charge de travail.» Un jour, elle est arrivée au travail et elle a découvert qu'elle devait assumer la responsabilité de 13 patients.Elle a protesté, et les dirigeants ont demandé à une autre infirmière de faire des heures supplémentaires, laissant sept patients à Mme Sheridan-Gonzalez.L'un d'eux se trouva bientôt dans un état critique et dût être transporté d'urgence à la salle d'opération.« J'aurais pu facilement ne pas être en mesure d'intervenir », raconte-telle.Les autorités de Montefiore ont refusé de commenter.Plus tôt ce mois-ci, Mary E.Foley, présidente de l'American Nurses Association, a soutenu devant le Congrès que les infirmières s'inquiètent de plus en plus des conséquences de la pénurie de personnel sur la qualité des soins.Lors d'un sondage réalisé l'an dernier, les trois quarts des infirmières indiquaient que la qualité des soins infirmiers dans l'établissement où elles travaillent avait baissé au cours des deux dernières années.Alors qu'à chaque crise des urgences au Québec certains portent aux nues le système de santé des États-Unis, il semble que tout n'est pas toujours plus vert dans le jardin du voisin américain.À New York aussi on manque parfois de lits dans les hôpitaux, rapportent nos collègues du New York Times.Photo AP Parmi les facteurs qui provoquent l'augmentation de la demande dans les hôpitaux, il y a le vieillissement des baby-boomers, qui sont plus susceptibles de souffrir de maladies graves ou de blessures.Piscine Tréviflex I - - en résine 26 pi x 14 pi Photos à titre indicatif seulement.Quantités limitées.L'offre peut prendre fin en tout temps.Satisfaction totale de 30 jours pour les spas : demandez tous les détails en magasin.NOUVEAU! 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(613) 727-0111 3040301A 6LP1301A0406 6LP1301A0406 ZALLCALL 67 21:36:29 04/05/02 B La réparation des injustices historiques: une solution imparfaite mais populaire Entente entre Québec et les Inuits Des centaines de millions Les esclaves africains dans les Amériques.Les rescapés des camps de la mort nazis.Les descendants des Japonais internés pendant la Seconde Guerre mondiale.Plus près de nous, et à une autre échelle, les orphelins de Duplessis.Les groupes qui se disent victimes d'« injustices historiques » se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour faire valoir leurs droits, souvent faute d'obtenir réparation par la voie politique.Cependant, le système judiciaire serait mal adapté pour examiner ce type de plainte.C'est ce qu'est venu dire un groupe d'experts à l'occasion d'un colloque tenu hier à l'Université Mc Gill.Philippe Robert de Massy, avocat spécialiste des droits de la personne, a offert une définition de l'injustice historique : c'est un événement collectif qui touche à la dignité de la personne, est généralement le résultat d'un comportement étatique ou collectif, est souvent fait sous le couvert de la légalité, et dont les faits sont occultés, « parce que l'histoire est écrite par les vainqueurs ».Obtenir réparation pour ce type d'injustice est très difficile, conviennent les experts.« Le système judiciaire comporte des faiblesses », rappelle Mayo Moran, vice-doyenne de la faculté de droit de l'Université de Toronto : son coût, le comportement déplorable de certains avocats, le caractère contradictoire du débat judiciaire et le traumatisme imposé aux victimes qui témoignent en font partie.« Mais il y a des critiques plus spécifiques à lui adresser dans le cas d'injustices historiques, dit-elle.Souvent, les défendeurs déplorent le fait que des débats de ce genre se retrouvent devant les tribunaux, mais ils sont les premiers à utiliser toutes les ressources du système pour bloquer le processus.» Il y a aussi des failles plus graves, ditelle.Le système judiciaire est mieux adapté pour réparer des dommages récents et facilement identifiables.« Mais dans le cas d'injustices historiques, il s'agit de dommages très étendus et très vieux.» Le problème pourrait se poser dans le cas des réclamations des Afro-Américains, qui risquent de se retrouver devant les tribunaux.« Qui est une victime de l'esclavage aujourd'hui ?demande M.de Massy.À qui va-t-on verser une réparation ?Je suis convaincu que la prospérité actuelle des Amériques et de l'Europe repose en grande partie sur l'esclavage.Pouvons-nous alors annuler la dette des pays africains ?» Un autre problème : le système judiciaire se concentre sur les demandes qui sont plus faciles à régler parce que plus facilement quantifiables et prouvables (agressions sexuelles, sévices physiques).« Mais on laisse de côté les dommages qui, aux yeux de ceux qui les ont subis, semblent encore plus importants : acculturation, perte d'identité », dit Mme Moran, citant le cas des écoles de réforme pour autochtones.Enfin, puisque les dommages ont souvent été infligés dans un contexte juridique qui les légalisait, c'est tout le système judiciaire qui est mis en cause, ajoute-telle.Mme Moran estime cependant qu'il y a des raisons de persister, entre autres à cause de la difficulté de faire valoir les revendications de cet ordre dans la sphère politique, comme l'ont démontré des groupes comme les orphelins de Duplessis.Elle croit d'ailleurs que l'Église catholique pourrait être l'objet de nombreuses poursuites.Elle estime que 10 000 personnes sont impliquées dans des poursuite contre les écoles de réforme pour autochtones dans l'Ouest, ce qui en fait la plus importante cause du genre au pays.Une autre cause, celle de la « taxe des Chinois », doit être entendue sous peu par la Cour d'appel de l'Ontario.Elle cite aussi une poursuite contre son employeur, l'Université de Toronto \u2014 à laquelle elle n'est pas partie \u2014, qui a été portée par des femmes se disant victimes de discrimination salariale.MATHIEU BOIVIN Presse Canadienne LE PREMIER ministre Bernard Landry doit parapher, mardi prochain, à Kuujjuaq, une entente de développement communautaire et économique avec les Inuits du Nord québécois évaluée à plusieurs centaines de millions de dollars.Cet accord de développement économique et communautaire, qui ressemblera à l'entente de nation à nation intervenue en janvier dernier entre Québec et la nation crie, visera 14 communautés inuites du Grand Nord québécois.Quelque 10 000 autochtones seront touchés.Sans valider les informations du quotidien National Post, qui parlait hier d'une entente d'une valeur totale de 900 millions, un membre de l'entourage du premier ministre Landry a confirmé que « plusieurs centaines de millions de dollars » représentaient une estimation correcte des implications financières de l'accord.En octobre 2001, le gouvernement Landry avait conclu une entente \u2014 surnommée la Paix des braves \u2014 prévoyant le versement de 3,5 milliards sur une période de 50 ans aux Cris québécois, en retour de l'abandon de 8 milliards de poursuites contre Québec.La Paix des braves prévoyait aussi la construction éventuelle d'ouvrages hydroélectriques à la Baie-James, sur les rivières Eastmain et Rupert, ainsi que des projets forestiers et miniers.L'entente qui sera signée mardi avec la communauté inuite pourrait, dans le même ordre d'idées, relancer le projet de développement hydroélectrique Grande-Baleine.Location de 48 mois pour la Sentra XE 2002 « Option Plus » (C4LG52 BK00).Acompte ou échange équivalent de 2 495 $.Limite de 19 500 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les 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commissaire général de l'Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine au Proche- Orient (OSTNU, UNRWA en anglais) a fustigé hier l'attitude de l'armée israélienne, l'accusant d'entraver la fourniture d'une assistance médicale aux civils palestiniens en détruisant des hôpitaux et des ambulances.« Il est épouvantable de voir comment des installations médicales et des médicaments ont été détruits, et des graffitis menaçants écrits sur les murs » lors de raids de l'armée israélienne, s'est indigné Peter Hansen, joint au téléphone à Jérusalem.Le patron de cette agence onusienne a également accusé Tsahal de tirer délibérément sur des ambulances essayant de transporter des Palestiniens blessés ou malades.« Lorsque 185 ambulances, dont les trois quarts appartenant à notre agence, sont touchées, il est clair que ce n'est pas le résultat de balles perdues.» Dans toute la Cisjordanie, les Palestiniens rapportent que les ambulances sont fréquemment bloquées lorsqu'elles tentent de porter secours aux civils blessés.Ils soulignent également que des patients nécessitant un soin médical urgent \u2014 dialysés, cardiaques, asthmatiques ou femmes enceintes \u2014 sont en danger de mort car ils ne peuvent plus être acheminés à l'hôpital.La détérioration rapide de la situation médicale dans les villes palestiniennes sous le contrôle de l'armée israélienne suscite une vive inquiétude parmi les organisations internationales.Médecins sans frontières estime que « l'obstruction à l'aide médicale auprès des civils palestiniens (.) a atteint un degré alarmant ».MSF dénonce les « entraves continuelles au travail de (ses) équipes » par les Israéliens.Les responsables médicaux palestiniens soulignent que des malades ont déjà succombé à cause de la situation, alors que leur prise en charge aurait permis d'éviter leur décès.À Ramallah, Maha Ghoubaet, une paraplégique de 39 ans souffrant d'asthme aigu, est ainsi décédée à son domicile mercredi.Sa famille, coincée à la maison, avait appelé les médecins pendant plusieurs jours pour signaler qu'elle respirait très difficilement et était à court d'inhalateur.« Nous pensons qu'elle aurait pu survivre si nous avions pu la transporter à l'hôpital, » raconte son père en larmes, Issa Ghoubaet.Presque chaque jour depuis le début de l'offensive israélienne, des informations font état de la destruction d'infrastructures et de matériel médical.À Djénine, sept obus de chars ont frappé l'hôpital, entraînant la rupture d'un tuyau permettant l'acheminement de l'oxygène, selon le directeur de l'établissement, le Dr Mohammed Abou Ghali.Le Croissant-Rouge a rapporté de son côté que trois de ses ambulances ont été détruites à Toulkarem et que deux chars israéliens ont bloqué tout mouvement d'ambulance à Naplouse, la plus grande ville de Cisjordanie.À Kalkilya, une clinique a été fermée pour être reconvertie en centre d'interrogatoire de l'armée israélienne, ont déclaré les médecins.Des équipes d'ambulanciers à Ramallah et ailleurs ont été arrêtées par Tsahal une demi-douzaine de fois chacune, a déploré Mustafa Barghouti, président des Secours médicaux palestiniens.« La situation est épouvantable partout », selon lui et « personne ne peut venir en aide aux malades alors que les besoins sont énormes ».L'armée israélienne aurait aussi effectué jeudi un raid dans une maternité gérée par le Croissant- Rouge à El Bireh, dans les faubourgs de Ramallah.Les soldats ont menotté les obstétriciens, regroupé les mères et les nouveaunés dans un hall glacial, repoussé une ambulance arrivant avec une femme sur le point d'accoucher et ont passé plus d'une heure à fouiller partout, selon le directeur de l'établissement, le Dr Odeh Abou Nehleh.Depuis, les médecins sont sans nouvelles de deux confrères, de deux infirmiers et d'un autre employé qui ont été emmenés par les soldats.Photos REUTERS Ce soldat israélien prend position à l'abri d'un véhicule détruit, à Bethléem.Entre-temps, au point de passage de Qalandia conduisant de Jérusalem à Ramallah, en Cisjordanie, des Palestiniens transportent une vieille femme, dont on ne dit pas dans quelle condition elle se trouve.Reprise du dialogue entre les deux Corées Pyongyang est ouverte à négocier avec les États-Unis Agence France-Presse SÉOUL \u2014 Le président de la Corée du Nord Kim Jong-Il a déclaré que Pyongyang était ouvert à des négociations avec les États-Unis, a annoncé samedi l'émissaire présidentiel sud-coréen Lim Dong-Won à son retour de Pyongyang où il a obtenu une reprise des contacts gelés depuis novembre entre les deux Corées.« Le président Kim Jong-Il a accepté la demande du président (sud-coréen) Kim Dae- Jung de reprendre le dialogue avec les États- Unis », a dit M.Lim lors d'une conférence de presse.Kim Jong-Il lui a affirmé que Pyongang recevrait Jack Prichard, l'émissaire américain pour la Corée du Nord, mais que la date de cette visite devait encore encore définie par les deux pays.Selon M.Lim, un ancien ambassadeur américain à Séoul, Donald Gregg, était arrivé ou devait en tout cas arriver dans la journée à Pyongyang afin de relancer les négociations entre la Corée du Nord et les États-Unis.« Le président Kim Jong-Il a dit qu'il voulait venir à Séoul rendre à nouveau visite au président Kim Dae-Jung mais qu'il n'y avait pas d'accord concret à ce sujet », annonce un communiqué de presse commun publié à l'issue de la visite de M.Lim.Le communiqué annonce également une prochaine rencontre le 28 avril entre des familles séparées depuis des décennies par la division entre les deux Corées, ce qui relancerait une initiative qui avait tourné court l'an dernier à la suite de la dégradation des relations entre les deux régimes.Par ailleurs, un accord a été obtenu sur le raccordement des voies ferrées et des routes entre les deux Corées, précise le texte.L'émissaire sud-coréen Lim Dong-Won s'était déclaré inquiet la semaine dernière d'une crise possible entre les deux pays en 2003 \u2014 à l'expiration du moratoire sur les essais de tirs balistiques \u2014 en raison de la prolifération des armes de destruction massive en Corée du Nord.Le problème de la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires par un consortium international et l'opacité de la Corée du Nord en matière de politique nucléaire sont les deux autres principales menaces à la stabilité de la péninsule coréenne, selon M.Lim.Début avril, la Corée du Nord avait annoncé avoir accepté durant des entretiens avec les États-Unis de reprendre les négociations avec le consortium international KEDO (organisation pour le développement de l'énergie dans la péninsule coréenne) afin de construire deux nouveaux réacteurs nucléaires.Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement à superviser la construction des deux réacteurs, aux termes d'un accord de 1994, selon lequel la Corée du Nord a gelé un programme suspect de production d'armes nucléaires.Allo tango ! 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carburant et d'aéroport ne sont pas inclus.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les vols sont assurés sur des appareils d'Air Canada (faisant affaire sous le nom de Tango par Air Canada).Les billets émis pour les services Tango par Air Canada ne peuvent être utilisés sur les services réguliers d'Air Canada et les conditions, modalités et tarifs peuvent être différents.Les milles Aéroplan accumulés représentent 50% des milles parcourus et ne constituent pas des milles \u201cadmissibles.\u201d AeroplanMD et TangoMC par Air Canada sont des marques d'Air Canada.3038915A 6LP1501A0406 a15, samedi, MONDE 6LP1501A0406 ZALLCALL 67 20:10:31 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 MOND E A 1 5 Musharraf fait un référendum pour garder le pouvoir au Pakistan L'initiative choque les grands partis d'opposition et irrite même le Commonwealth Agence France-Presse ISLAMABAD \u2014 Le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, a annoncé hier qu'il allait organiser en mai un référendum sur son maintien à la tête de l'État, dans un discours à la nation pendant lequel il s'est engagé à créer « l'essence de la démocratie ».Le général Musharraf, accusé par les partis politiques et religieux de violer ainsi la Constitution, s'est engagé à créer un système « d'équilibre des pouvoirs », par le biais d'un Conseil de sécurité nationale ayant toute latitude d'intervenir pour arrêter des actions trop « impulsives » du gouvernement.« Je veux que vous, peuple pakistanais, me disiez si vous me réclamez ou pas.J'ai confiance, mais quand vous me le direz ma confiance grandira.Je veux votre pouvoir, celui de 140 millions d'habitants », a dit le général Musharraf, dans un discours de 1h45, pendant lequel il a dressé le bilan de deux ans et demi de pouvoir et dressé les perspectives d'avenir.« C'est pourquoi j'ai décidé qu'il y aura un référendum », a-t-il ajouté, précisant que la consultation aurait lieu pendant la première semaine de mai.Arrivé au pouvoir par un coup d'État sans effusion de sang en octobre 1999, auto-proclamé président en juin 2001, le président Musharraf s'est présenté au pays en uniforme militaire, la poitrine couverte de décorations.Il n'a pas précisé quelle question serait posée aux électeurs, ni pour combien de temps il entendait rester au pouvoir.« Je ne suis pas assoiffé de pouvoir.Je suis un soldat et je crois en l'unité du pouvoir.Il y aura une seule autorité », a-t-il expliqué aux Pakistanais, les appelant à prendre un « tournant historique ».La Cour suprême du Pakistan a ordonné le rétablissement de la démocratie au plus tard trois ans après le coup d'État, par la tenue d'élections législatives et locales prévues en octobre, et dont le chef de l'État a confirmé hier la tenue à cette période.La procédure normale prévoit l'élection du chef de l'État par le Parlement et les assemblées provinciales.Mais le général Musharraf avait déjà déclaré préférer la consultation directe et affirmé qu'il voulait rester au pouvoir pour cinq ans supplémentaires, afin de poursuivre son programme de réformes et de modernisation du pays.« Nous ne devons pas seulement créer l'essence de la démocratie mais aussi la consolider », a-t-il dit en ouverture de son discours, avant de défendre son bilan, notamment en matière économique et de sécurité.« Nous avons redynamisé l'économie et évité au Pakistan un échec de grande ampleur.Mais nous avons encore beaucoup à faire », at- il ajouté, en référence à la lutte contre la violence religieuse et le terrorisme dans laquelle il s'est engagé.Il a estimé à ce propos que « les questions relatives à la loi et l'ordre ne souffrent pas de solution rapide, superficielle », que son gouvernement s'attaquait « aux fondements du problème », et a renouvelé son plaidoyer pour une réforme des services de renseignement et de la police.Rallié, sous forte pression américaine, au camp de la coalition antiterroriste après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, le régime militaire pakistanais s'est engagé dans une traque des groupes extrémistes, dont cinq ont été déclarés hors la loi en janvier.Depuis la semaine dernière, la police pakistanaise, en coopération avec les services américains, a mené, pour la première fois, des raids contre des membres présumés du réseau terroriste Al-Qaeda.Malgré les assurances répétées du chef de l'État que les droits constitutionnels seraient garantis, les partis politiques ont renouvelé hier leur hostilité au référendum.L'appel à un référendum « est totallement illégal et anticonstitutionnel », a déclaré Tehmina Daultana, vice-présidente de la Ligue musulmane du Pakistan (PML), le parti de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif.Elle a ajouté que Musharraf est un dictateur « assoiffé de pouvoir » qui manipulera les résultats pour rester en place.Le général Musharraf a confirmé que Nawaz Sharif, tout comme l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, n'auraient pas le droit de se présenter aux élections d'octobre.Le Parti populaire pakistanais (PPP) de Benazir Bhutto, a qualifié de « pervers », « anticonstitutionnel et immoral » le projet.Le secrétaire général du Commonwealth Don Mc Kinnon a, pour sa part, estimé que le référendum annoncé « ne semble pas conforme » au programme que le général Musharraf a initialement établi pour un retour à la démocratie.Photo AP Arrivé au pouvoir au Pakistan sur un coup d'État, le général Pervez Musharraf estime aujourd'hui avoir droit aux pleins pouvoirs ordinaires et a décrété un référendum à ce sujet.Nos cahiers commencent le dimanche! Ne manquez pas ces offres spéciales d\u2018un jour seulement! Le dimanche 7 avril Dans la limite des stocks.Achats sur place seulement.Les rabais ne peuvent être combinés à aucune autre offre.Le choix varie suivant le magasin NP0411702 Copyright 2002.Sears Canada Inc.rabais 50% Bagages à prix ordinaires, vendus à l'unité Marques SamsoniteMD, Air CanadaMD, ProtocolMD, American TouristerMD, Pierre CardinMD, SamboroMD, AtlanticMD et plus! 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la page de la guerre AIDA CERKEZ-ROBINSON Associated Press SARAJEVO, Bosnie-Herzégovine \u2014 Dix ans après le débutde la guerre de Bosnie, les sentiments sont partagés à Sarajevo.Au sein de la population qui a survécu au terrible siège serbe, certains n'arrivent pas à oublier le passé etd'aut res préfèrentaller de l'avant.Pour de nombreux Bosniaques, l'espoir a succombé ce 6 avril 1992 avec les premières victimes d'une guerre qui allait durer trois ans et demi, entraîner la mort de 200 000 personnes, en déplacer 1,8 million d'autres et ramener en Europe le spectre du génocide, des charniers, de la « purification ethnique » et des camps de concentration.Ce jour-là, la Communauté européenne reconnaissait l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, et quelque 40 000 manifestants pacifistes participaient à Sarajevo à un rassemblement en faveur de l'indépendance, nouvelle étape dans la dissolution de la Yougoslavie après le départ l'année précédente de la Croatie et de la Slovénie.Mais les nationalistes serbes de Bosnie ne l'entendaient pas de cette oreille.Armés et soutenus par le régime de Slobodan Milosevic, qui était alors président de la Serbie, certains d'entre eux ont ouvert le feu sur ce rassemblement, tuant cinq personnes.À la tombée de la nuit, les premiers obus s'abattaient sur la capitale bosniaque.Le siège de Sarajevo avait commencé.Mirsad Bajrovic, qui avait 28 ans à cette époque, faisant partie ce jour-là des manifestants de Sarajevo.Trois mois plus tard, sa maison était en ruine, et ses rêves aussi.Infirmier de formation, il a soigné des centaines de blessés, tout en cherchant le moyen d'échapper à l'enfer dans lequel était plongée la capitale.Ce n'est qu'en 1994 qu'il réussissait à s'enfuir avec sa fiancée en Allemagne, avant d'immigrer finalement aux États-Unis.Des dizaines de milliers de jeunes Bosniaques ont fait de même.Tel Danis Tanovic qui a quitté la Bosnie en 1994 pour s'installer à Paris où il est devenu réalisateur.Son dernier film, No Man's Land, vision satirique de la guerre en Bosnie, a obtenu le mois dernier l'Oscar du meilleur film étranger à Hollywood.Hier, le jeune réalisateur de 33 ans est revenu à Sarajevo où il a exhibé son trophée devant 2000 personnes, avant de recevoir le prix annuel 6 Avril de la ville.Mais le parcours de Danis Tanovic est plutôt exceptionnel.Environ 60 % des jeunes Bosniaques ne voient pas d'avenir dans leur pays et veulent émigrer, selon une récente enquête réalisée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).« Leurs parents ont commis des erreurs historiques terribles », explique Jacques Klein, représentant spécial de l'ONU en Bosnie.« Ils ont quasiment détruit leur propre avenir et hypothéqué très lourdement celui de leurs enfants ».Les médiateurs internationaux « pensaient qu'en mettant un terme aux violences, la guerre prendrait fin.Mais la guerre n'a jamais pris fin », constate avec amertume le diplomate américain.Des dizaines de milliers de soldats de l'OTAN sont toujours stationnés dans un territoire parsemé de plus d'un million de mines antipersonnel.Des milliers de diplomates étrangers, de policiers, de conseillers, de médiateurs et d'administrateurs tentent, tant bien que mal, de faire fonctionner un pays divisé en une Fédération croatomusulmane et une République serbe de Bosnie (Republika Srpska).Quelques progrès ont quand même été réalisés.Selon l'ONU, les réfugiés reviennent massivement au pays.Mais une grande partie de la population semble épuisée par des années de combats, par un taux de chômage de 40 % et une économie quasi inexistante.Zlatko Lagumdzija, le ministre bosniaque des Affaires étrangères, considéré comme un modéré, fait partie des rares enthousiastes dans son pays.Il est convaincu que la Bosnie peut parvenir au compromis, à une vraie démocratie et, finalement, à l'intégration européenne.« On ne pourra pas nous empêcher d'y arriver », assure-t-il.Photo REUTERS Edina Dilberovic a déposé une gerbe de fleurs hier, à Sarajevo, à l'endroit où des Serbes armés ont tué sa soeur, Suada, il y a 10 ans.Suada Dilberovic et une compagne, Olga Sucic, auront compté parmi les premières victimes de la guerre qui aura fait rage de 1992 à 1995.EXPRESS INTERNATIONAL États-Unis Taliban américain UN DÉTENU capturé en Afghanistan à la fin 2001, qui est peut-être le second « taliban américain » aux mains des forces américaines, est arrivé hier de la base navale de Guantanamo (Cuba).Fait prisonnier en Afghanistan à la fin 2001, Yasser Esam Hamdi, âgé de 22 ans, affirme être né à Bâton Rouge, en Louisiane, de parents saoudiens.Il aurait quitté très jeune les États- Unis pour aller vivre avec eux en Arabie Saoudite et aurait la double nationalité.S'il est reconnu comme citoyen américain, il peut être poursuivi pour un chef d'inculpation précis ou bien libéré.\u2014 d'après AFP Chine Le Tibet exclu LES NATIONS UNIES ont interdit hier la participation d'une organisation non gouvernementale tibétaine à un futur sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud), à la demande de la Chine.Les membres de l'ONU ont voté en faveur de cette interdiction par 107 voix contre 45.Seize pays se sont abstenus de voter sur cette motion interdisant la participation au sommet du Centre pour la justice au Tibet (CJT).En février, Pékin s'était déjà opposé à une demande semblable alléguant que le Tibet est une province chinoise.\u2014 d'après AFP Pakistan L'affaire Pearl LE PROCÈS du militant islamiste Sheikh Omar et de ses 10 complices, dont sept en fuite, s'est brièvement ouvert hier dans une prison de Karachi, dans le sud du Pakistan, pour l'enlèvement et le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl, égorgé et décapité par ses ravisseurs.Les journalistes et le public ont été maintenus, sous forte garde armée, à l'extérieur du bâtiment, où le procès, après une courte audience, a été ajourné au 12 avril.Par mesure de sécurité, le procès se déroule en prison.\u2014 d'après AFP Maroc Solidarité berbère QUELQUE 200 militants de la cause berbère réunis hier en congrès à Casablanca ont observé une minute de silence à la « mémoire de leurs frères kabyles victimes de la répression armée en Algérie ».Les délégués de l'association Tamaynut (« renouveau » en tamazight, la langue berbère) entendaient ainsi exprimer leur « totale solidarité » avec les Kabyles algériens, une des composante du peuple berbère dont les 20 millions de descendants se trouvent dans six pays : Maroc, Algérie, Mali, Niger, Tunisie, Libye.\u2014 d'après AP Congo Enfants soldats libérés LA RÉBELLION du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a libéré le 2 avril dernier 104 enfants soldats, a annoncé hier l'UNICEF à Abidjan.Selon l'UNICEF, ces enfants ont été sortis du centre d'instruction militaire de Mushaki (région de Goma) et confiés à l'UNICEF et ses partenaires (CICR, SCF, SOS Grands Lacs).Ils ont été placés dans trois centres de transit et d'orientation pour une prise en charge provisoire de trois mois consacrés à la recherche de leurs familles et à des soins médicaux.\u2014 d'après AFP Grèce Aide aux Palestiniens LA GRÈCE va accorder une aide de 568 000 euros à l'Autorité palestinienne, a indiqué hier le secrétaire d'État grec aux Affaires étrangères, Andréas Loverdos.Depuis le début de la crise au Proche-Orient, le gouvernement grec s'est prononcé pour « un mouvement général de pressions sur Israël » afin que le pays applique la résolution 1402 de l'ONU sur un retrait des territoires.Le premier ministre grec Costas Simitis a appelé notamment l'Union européenne à réagir et garantir « immédiatement » la sécurité de Yasser Arafat.\u2014 d'après AFP Israël L'armée accusée de torture UN GROUPE israélien de défense des droits de l'homme a accusé hier l'armée israélienne de torturer les Palestiniens faits prisonniers au cours de son offensive en Cisjordanie.Dans un communiqué, l'organisation B'Tselem a affirmé, en citant un Israélien, que l'une des méthodes employées lors des interrogatoires consiste à briser les orteils des prisonniers.Plus de 1200 Palestiniens ont été arrêtés par les militaires depuis le début de l'offensive en Cisjordanie, selon l'armée israélienne.B'Tselem a également affirmé que les prisonniers palestiniens avaient été empêchés d'entrer en contact avec des avocats.\u2014 d'après AFP IL Y EN A QUI ONT ENCORE BESOIN DE NOS LUMIÈRES POUR COMPRENDRE Pour plusieurs conducteurs, dépasser les limites de vitesse, forcer un feu jaune ou encore, simplement ralentir à un panneau Arrêt au lieu de s'arrêter d'une façon sécuritaire, sont de mauvaises habitudes.Ces comportements sont inacceptables car ils sont à l'origine de 50 % des collisions.C'est pourquoi, jusqu'au 13 avril, le Service de police de la Ville de Montréal, en collaboration avec la Société de l'assurance automobile du Québec, relance son OPÉRATION CHAUFFARDS\u2026 pour qu'ils comprennent enfin.3036575A 6LP1702A0406 a17, samedi, MONDE 6LP1702A0406 ZALLCALL 67 20:39:29 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 MOND E A 1 7 3035819A AFGHANISTAN Cahoteuse transition démocratique en vue KABOUL \u2014 La constitution d'un gouvernement démocratique et pleinement représentatif figure sans doute parmi les plus importants défis qui attendent l'Afghanistan après 23années de conflit.La route qui y mène s'annonce longue et périlleuse.En décembre dernier à Bonn, quatre factions rivales ont convenu à l'arraché de tenir à Kaboul en juin une Loya Jirgah d'urgence pour procéder à la nomination d'un gouvernement transitoire qui succédera à l'équipe « intérimaire » menée par le premier ministre Hamid Karzaï depuis maintenant quatre mois.La commission chargée d'organiser la tenue de cette assemblée traditionnelle a indiqué cette semaine, lors d'une conférence de presse très courue, que 1450 personnes provenant de tous les coins du pays siégeront à cette occasion.Les deux tiers d'entre elles devront être élues, a précisé son président, Mohammad Ismail Qassemiar.Or, plusieurs seigneurs de guerre influents, désireux de garder le contrôle sur leur fief retrouvé à la suite de la déroute des talibans, voient d'un mauvais oeil la tenue de cet événement, ce qui promet de compliquer passablement les élections prévues au cours des prochains mois.Les règles adoptées par la commission stipulent que « toute forme de coercition, d'intimidation, de corruption, d'usage de la force ou d'armes » pendant les élections est interdit, une affirmation qui a toutes les apparences d'un voeu pieux compte tenu de l'insécurité qui persiste dans plusieurs parties du pays.La confusion règne quant à savoir qui sera ultimement responsable de veiller au déroulement sécuritaire des scrutins.En conférence de presse, le porte-parole du représentant spécial des Nations unies pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi, a dit espérer que le gouvernement intérimaire assurera la tenue d'élections « libres et ouvertes ».La commission de la Loya Jirgah notait pour sa part dans les documents remis aux médias que les Nations unies devront, dans tous les cas, assurer « ordre et sécurité ».Pressé de questions à ce sujet, M.Qassemiar a évoqué la possibilité qu'une « force nationale » \u2014 lire une éventuelle armée afghane \u2014 soit disponible pour chapeauter le scrutin dans les prochains mois.Il mise aussi sur la présence d'observateurs internationaux.En cas de conflit lors des élections locales, les représentants d'une région donnée à la Loya Jirgah pourront être « sélectionnés » directement par les membres de la commission, une approche qui risque de mettre l'impartialité déclarée de cette instance de « sages » à rude épreuve.La commission pourrait aussi être appelée à trancher de délicates questions relativement à l'éligibilité des candidats.Les critères retenus prévoient que les personnes souhaitant siéger à la Loya Jirgah ne doivent pas avoir de liens avec des organisations terroristes, une chose pour le moins difficile à vérifier, ni avoir été impliquées « aux yeux de la population » dans l'assassinat de personnes innocentes.Ils ne doivent pas non plus avoir été impliqués dans le trafic de stupéfiants, le vol de biens publics, des crimes de guerre ou des cas de violation des droits de l'homme.M.Qassemiar a précisé que ces critères, quoique restrictifs, ne signifiaient pas que l'ensemble des talibans étaient exclus des élections locales, un sujet qui promet d'être sensible dans les régions pachtounes du sud.En plus des postes élus, quelque 400 places seront réservées pour différents segments de la population afghane, incluant les réfugiés internes et externes.Les femmes, traditionnellement absentes de ce type d'assemblée, compteront 100 représentantes, soit moins de 10 % du total.Le gouvernement intérimaire désignera de son côté une cinquantaine de représentants.Le président de la commission s'est dit confiant que la Loya Jirgah d'urgence, qui se tiendra du 20 au 26 juin, mènera à une « paix durable » et à l'établissement d'un gouvernement dans lequel tous les groupes ethniques du pays se reconnaîtront.Le processus doit être chapeauté par l'exroi Zaher Shah, qui a déjà reporté à plusieurs reprises son retour en raison de craintes pour sa sécurité.Selon M.Qassemiar, il arrivera finalement en Afghanistan à la mi-avril.Les défis ne s'arrêteront pas une fois le gouvernement transitoire formé.En vertu des accords de Bonn, ses membres auront la lourde tâche d'organiser, à l'intérieur d'une période de deux ans, la tenue d'élections « libres » afin de permettre la mise sur pied d'un gouvernement « pleinement représentatif ».Ils devront auparavant organiser la tenue d'une autre Loya Jirgah en vue de doter le pays d'une nouvelle constitution.Le professeur américain Barnett Rubin, de l'Université de New York, auteur de plusieurs ouvrages sur le pays, notait la semaine dernière, lors d'une allocution prononcée à l'Université de Kaboul, que le futur gouvernement devra éviter plusieurs écueils qui ont sapé l'autorité de l'État afghan par le passé.Les régimes monarchiques qui ont précédé l'arrivée des communistes étaient dirigés par des élites urbaines, souvent formées en Occident, qui n'avaient pas grand-chose en commun avec les populations rurales et traditionalistes du reste du pays.Le scénario, dit-il, risque fort de se répéter s'il faut en juger par la composition du gouvernement intérimaire, qui compte nombre de personnes formées à l'Ouest.Le gouffre séparant les régions du centre avait facilité la chute de la monarchie, note le professeur, qui prévient par ailleurs le nouveau gouvernement de ne pas chercher à outrance à centraliser les pouvoirs à Kaboul.Autre point sensible : l'ingérence extérieure.L'Afghanistan, enclavée entre l'Iran, le Pakistan, la Chine et trois ex-États soviétiques, est depuis des décennies au coeur de tractations et de jeux d'alliance auxquels tant les États-Unis que la Russie ont largement contribué.Le pays, dit M.Rubin, devra trouver un nouvel équilibre avec ses voisins tout en se préservant d'influences indues.Le professeur dit espérer, du même souffle, que les États-Unis éviteront, à la fin de la campagne militaire en cours, d'abandonner le pays comme ils l'avaient fait à la fin des années 80 en réponse à la déroute soviétique.Les Américains, après avoir longtemps soutenu militairement et financièrement le jihad par l'entremise du Pakistan, s'étaient retirés de la région en laissant l'Afghanistan sombrer dans la guerre civile.Le conflit devait mener à l'émergence des talibans, étroitement liés au réseau terroriste international chapeauté par Oussama ben Laden, un proche du régime.« Les Américains doivent comprendre que leur propre sécurité et leurs intérêts passent par une stabilisation à long terme de l'Afghanistan », déclare M.Rubin.De passage à Kaboul la semaine dernière, l'envoyé spécial du gouvernement américain, Zalmai Khalilzad, a déclaré que les États- Unis n'avaient aucune intention d'abandonner le pays.« Les erreurs passées qui ont mené à la guerre civile et au développement des réseaux d'Al-Qaeda ne seront pas répétées », a-t-il assuré lors d'un point de presse.Le temps dira s'il avait raison.Les exilés du Pakistan rentrent Agence France-Presse GENÈVE \u2014 Les retours volontaires du Pakistan en Afghanistan sous les auspices du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'intensifient, l'agence de l'ONU ayant commencé à les enregistrer à Karachi (sud du Pakistan), a annoncé hier un porteparole à Genève.Environ 14 000 réfugiés chaque jour franchissent la frontière près de Peshawar (nord).184 000 Afghans sont déjà revenus dans leur pays depuis que le programme conjoint entre le HCR et le Pakistan a débuté le 1er mars.À Karachi où vit une importante communauté afghane, 50 familles et 110 familles ont déjà été enregistrées pour le rapatriement, respectivement mercredi et jeudi.La plupart sont d'ethnie ouzbèke.Dans le Baloutchistan (sud) également, les enregistrements et les départs s'amplifient.Quelque 2 millions d'Afghans vivent au Pakistan, et 1,5 million en Iran, tandis que plusieurs centaines de milliers d'autres sont disséminés dans le monde.La semaine prochaine, vraisemblablement le 9 avril, l'opération de retours volontaires à partir de l'Iran devrait débuter, a indiqué à la presse le porte-parole, Ron Redmond.Une étude portant sur un traitement potentiel contre la polyarthrite rhumatoïde : Car la douleur s'articule mal Des médecins de Montréal recrutent présentement des candidats et candidates pour participer à l'étude TENDER.Si vous souffrez de polyarthrite rhumatoïde, vous pourriez être admissible à participer à une étude de recherche portant sur un nouveau traitement expérimental contre cette difficile maladie.Pour pouvoir participer à l'étude TENDER, vous devez : avoir entre 18 et 70 ans avoir reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde Pour en savoir plus au sujet de l'étude, composez le 1-866-446-0199 3037293A 6LP1801A0406 a18 samedi 6LP1801A0406 ZALLCALL 67 19:38:35 04/05/02 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 Refuser la course folle (1) Aujourd'hui et demain, nous vous présentons une courte série de deux éditoriaux portant sur la vision du marché du travail chez les jeunes.k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Décidément, le monde a changé.Pour s'en convaincre, il suffisait de lire, cette semaine, que la Jeune chambre de commerce de Montréal, le repaire des jeunes loups du monde des affaires, réclame l'intervention du gouvernement pour obliger les entreprises à accorder à leurs employés qui le désirent des horaires plus souples, afin de mieux concilier travail et famille.Cette demande, si surprenante qu'elle puisse paraître, est parfaitement représentative des travailleurs de la trentaine, devenus, contrairement à la génération de workaholics qui les a précédés, allergiques à la « travaillite ».Des tendances contradictoires se sont dessinées, ces dernières années, dans le marché du travail.De plus en plus de gens travaillent à temps partiel, mais plus du quart des Canadiens se décrivent comme des bourreaux de travail.Travaillons- nous plus ou moins ?Depuis un siècle, le temps de travail moyen a diminué de moitié.Mais cette courbe du temps de travail a cependant connu une légère hausse depuis le début des années 80.Depuis la récession, en fait, qui a ajouté des tâches au fardeau du travailleur moyen, dont il ne s'est, depuis, jamais départi.Mais la tendance maîtresse des années 90, c'est que le travail dit « normal » est en constante diminution.Moins du tiers des Canadiens occupaient, en 1996, un emploi dit traditionnel, du lundi au vendredi, de neuf à cinq, à l'extérieur du domicile pour un employeur unique.En revanche, ce qui a augmenté, ce sont les emplois occupés moins de 30 heures par semaine, et ceux qui nécessitent 50 heures et plus par semaine.Les premiers sont occupés en majorité par des jeunes et des femmes, les seconds sont surtout des emplois de cadres et de professionnels, où les hommes dominent.Maintenant, si on considère les ménages et non plus les individus, il est indéniable que le temps de travail global a augmenté en flèche parce que les deux revenus sont devenus essentiels : pour conserver le même pouvoir d'achat que procuraient 45 heures de travail en 1970, il fallait en travailler 65 à 80 au début des années 90.Cette implacable statistique explique en bonne partie la course folle entre le boulot et la maison à laquelle se soumettent la majorité des gens.Et qui les mène de plus en plus à l'épuisement.\u0001 \u0001 \u0001 Rien de surprenant, donc, à ce que la jeune génération, qui a vu les autres courir toute leur vie, ne veuille pas répéter la même erreur.En plus, les jeunes, parce qu'ils ont souvent été victimes de la précarité, ont plus de détachement que leurs parents face aux entreprises.En Californie, réservoir de tendances, plusieurs jeunes qui ont goûté à la médecine de la « travaillite » au début des années 90 ont maintenant perdu leur boulot dans la débâcle des titres technologiques, et se font un devoir de ne rien faire.Ces slackers sont probablement la manifestation extrême d'une tendance réelle, qui pourrait modifier en profondeur le marché du travail dans les prochaines années.On le constate chez les infirmières, les médecins, les avocats, les gens d'affaires : les jeunes refusent la course folle.Être workaholic n'est plus un compliment, mais une tare.Quitte à sacrifier une partie de leurs revenus, quitte à handicaper leur carrière, ils veulent avoir du temps.Du temps pour leurs enfants, du temps pour vivre.Et ce désir, inconcevable chez les yuppies des années 80, s'accompagnera bientôt d'un important pouvoir de négociation pour la génération X.Car avec la retraite des baby-boomers, la main-d'oeuvre se fera plus rare, donc plus précieuse.Les entreprises n'auront plus le choix : elles devront s'adapter à ces nouvelles exigences.DEMAIN : Stopper la course folle Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES « Déséquilibrisme » fiscal JEAN-YVES DUCLOS, professeur d'économie, qualifiait d'illusion le prétendu déséquilibre fiscal entre Ottawa et Québec dans un article publié dans La Presse du 18 mars.Dans une réplique (La Presse, 4 avril), le député bloquiste Yvan Loubier se surprenait qu'un économiste puisse en arriver à cette conclusion, tout en brandissant la « réalité » fiscale déséquilibrée du « sacro-saint nation building canadien » qui menacerait le Québec.Nul besoin d'être économiste pour comprendre ce qui se passe dans le débat et la vague qu'espèrent soulever les aspirants lieutenants de la nième charge de la cavalerie souverainiste en direction d'Ottawa.Mario Dumont parlait plutôt de la quarante-septième charge, mais j'avoue ne pas les avoir toutes compter.Rappelons-nous qu'hier, à la veille du référendum de 1995, le discours des indépendantistes nous invitait entre autres à quitter le Canada déficitaire et endetté avant qu'il ne fasse faillite.Aujourd'hui, à peine quelques années plus tard, faudrait-il le quitter parce qu'il est devenu trop riche et qu'il nage dans les surplus « alors que les dépenses sont à Québec » ?Mis à part l'effort pédagogique conjoncturel, ça ressemble à de l'incohérence dans un argumentaire souverainiste qui tourne à vide.M.Loubier manque de crédibilité dans son numéro de déséquilibriste.CLAUDE PÉCLET professeur d'économie Une valeur importante JE SUIS d'accord avec le principe énoncé par le juge Barakett et ce qu'il a dit représente ce que la majorité de la population pense.Travailler pour gagner sa vie est une valeur importante dans notre société.Les personnes qui ont la capacité de le faire ne devraient pas s'en remettre aux autres pour se faire vivre.PIERRE BEAULIEU Archaïque et inadaptée DES QUESTIONS à se poser, il y en a d'autres Monsieur Vallée, que celles soulevées dans votre lettre publiée dans La Presse le 28 mars.C'est facile d'accuser une personne âgée qui se trompe de sens pour entrer sur une autoroute, de « tenir encore à conduire son char », malgré sa sénilité et de ne pas mettre en cause la signalisation routière qui est probablement la vraie responsable.La signalisation routière au Québec est irrationnelle, archaïque et inadaptée à un réseau routier moderne.Il n'y a pas que les limites de vitesse qui sont placées arbitrairement.Il n'y a pas deux croisements dont les signalisations soient comparables, elles semblent faites au gré de la fantaisie des fonctionnaires.Le signal le plus débile que j'ai pu observer est le panneau-route indiquant « reculez ».Il ne viendrait pas à l'idée d'un responsable que, s'il est obligé de rappeler au conducteur qu'il circule dans la mauvaise direction, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la signalisation de carrefour.PIERRE HUMBERT Montréal Deux poids, deux mesures C'EST AVEC stupéfaction que j'ai appris que la bibliothèque de Westmount a cessé d'émettre des cartes d'adhésion aux résidants de Montréal qui n'habitent pas l'arrondissement.De plus, à l'occasion du dernier conseil de ville, la direction de la bibliothèque a demandé de l'argent supplémentaire pour assurer la sécurité des lieux.On attribue les problèmes de sécurité à l'augmentation récente du nombre de membres de la bibliothèque.Par cette décision administrative, on est en train de mettre en place un système de « deux poids, deux mesures » en interdisant aux non résidants de Westmount de se procurer un abonnement.J'a bien l'intention de suggérer à l'administration de monsieur Tremblay de réviser le système d'adhésion actuel aux bibliothèques situées sur le territoire de la nouvelle ville de Montréal.À mon avis, il devrait n'y avoir qu'un seul système d'inscription permettant d'accéder à l'ensemble des bibliothèques.Ainsi, il ne relèverait plus de l'administration « tatillonne », comme celle de votre arrondissement, d'émettre ou non des cartes pour un lieu de culture comme cette bibliothèque de Montréal située dans l'ex-Westmount.Il est temps de mettre en place des mécanismes communs pour l'ensemble des services de la ville de Montréal.STÉPHANE COUTURE Montréal D'autres lettres dans notre forum interactif : www.cyberpresse.ca/lettres Vous voulez nous écrire ?forum@lapresse.ca La revanche des filles m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Àl'école, un dernier bastion masculin est en train de s'écrouler : les filles sont presque aussi fortes que les garçons en mathématiques.Fautil s'en réjouir ?Oui et non.Cette semaine, le Conseil des ministres de l'Éducation a dévoilé les résultats obtenus par 41 000 élèves canadiens, âgés de 13 à 16 ans, à un examen de mathématiques.Résultat : les filles s'en tirent drôlement bien.En 1993, elles traînaient de la patte ; dix ans plus tard, non seulement elles talonnent les garçons mais elles les dépassent dans la résolution de problèmes.Déjà, les filles dament le pion aux garçons sur toute la ligne : elles décrochent moins, doublent moins et raflent les premières places.Elles font leur chemin et tassent, bien malgré elles, les garçons qui, eux, en arrachent.Et elles les tassent non pas parce qu'elles ont accès à des privilèges mais parce qu'elles travaillent fort.Bref, elles sont meilleures que les garçons et cet incontournable constat risque, à long terme, de bouleverser l'équilibre de la société.Les filles partent de loin.Mc Gill a été la première université à accepter des femmes.Au début du siècle, elles pouvaient s'inscrire à la faculté des arts mais à la condition de s'asseoir à l'arrière de la classe.accompagnées d'un chaperon.En 1960, à peine 20 % des étudiants inscrits à l'université étaient des femmes.Aujourd'hui, elles sont plus nombreuses que les hommes.À l'Université de Montréal, 70 % des étudiants du baccalauréat sont des filles.C'est énorme.En 1975, il y avait 334 filles en droit et 565 garçons.En 2001, la proportion s'était complètement inversée : on ne retrouvait que 287 garçons.et 588 filles.Et c'est le même phénomène dans presque toutes les facultés : en 2001, en médecine, 344 garçons étudiaient à côté de 1509 filles ; en sciences de l'éducation, il y avait 264 garçons et 1501 filles ; en optométrie, 31 garçons et 133 filles, etc.Même le fief de Polytechnique commence à être sérieusement grugé.L'année dernière, 2516 garçons côtoyaient 718 filles.Comment expliquer de tels écarts ?Qu'est-il arrivé aux garçons ?Pourquoi se sont-ils laissés distancer ?Avant l'adoption de la Charte québécoise des droits en 1977, les universités utilisaient des quotas et limitaient l'entrée des filles.Avec la charte, ces pratiques ont cessé et seule l'excellence du dossier académique a été retenue comme critère d'admission.Les filles ont tranquillement pris leur place.On connaît la suite.Autre explication, l'école n'est pas faite pour les garçons, elle nie leur réalité.Le personnel enseignant au primaire est très largement composé de femmes et le petit garçon se retrouve sans modèle masculin.Sans tomber dans la caricature, on peut affirmer que l'école fait appel à des qualités « féminines » : discipline, travail, obéissance, propreté.Les garçons, eux, ont tendance à être turbulents et brouillons.Évidemment, les filles ne sont pas des mijaurées serviles obsédées par le désir de plaire au professeur.Elles sont davantage responsables que les garçons et elles se concentrent plus facilement.Faut-il changer les garçons ou changer l'école ?Ou les deux ?Chose certaine, il faut se poser de sérieuses questions.Le fossé qui se crée entre les hommes et les femmes est inquiétant.Une société dominée par les hommes est inacceptable.Le contraire est également vrai.Mais il ne faut pas non plus tomber dans l'excès et adopter à tour de bras des politiques discriminatoires envers les femmes sous prétexte que les hommes n'arrivent pas à se tailler une place enviable.On ne va tout de même pas se mettre à punir les femmes pour leur réussite.Surtout qu'elle ne doit rien aux privilèges.Dans la fosse aux lions EN TANT que catholique, je souffre énormément du scandale découlant de ces cas de pédophilie qui ébranlent la communauté catholique américaine.Cependant, je ne puis m'empêcher de penser que, dans cet étalement juridique hypermédiatisé, il n'y a pas seulement le pur et légitime désir de faire la vérité et de rétablir la justice.J'y perçois aussi des motivations moins nobles où peuvent entrer en jeu le « roi-dollar compensatoire » et, plus ou moins subtilement et consciemment, l'occasion d'entretenir et de dégorger ses rancunes et ses frustrations contre l'Église à laquelle on se fera une joie de répliquer qu'Elle n'est pas en position de donner des leçons dès qu'un ou l'autre de ses responsables essayera maintenant d'ouvrir la bouche sur quelque sujet que ce soit.Il y a chez certaines personnes vertueusement dénonciatrices une tendance qui me met mal à l'aise : celle de se pencher sur la vie des prêtres comme on va voir les équilibristes ou les trapézistes, dans l'espoir secret de les voir tomber et se casser la gueule ! Quelle aubaine pour autoriser et couvrir nos propres petites « perversions » que de voir chuter pour de plus grandes ceux qui devaient nous donner l'exemple ! Certes, il ne faut pas fermer les yeux sur ces fautes, ni les couvrir, ni les excuser, Mais il faut laisser la justice suivre sereinement son cours, Or, justement, dans bien des cas, le cours de la justice me semble largement dévié et orienté pour donner un peu de chrétiens en pâture à des lions nouveau genre.Sont automatiquement déclarés coupables par le tribunal de l'opinion des accusés qui n'ont pas encore subi leur procès.Et sont automatiquement suspectés des gens, du seul fait qu'ils appartiennent à telle ou telle catégorie.FRANÇOIS MCCAULEY Sherbrooke L'archevêque de New York, Edward Egan. 6LP1901A0406 a19 samedi 6LP1901A0406 ZALLCALL 67 21:08:58 04/05/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 A19 La fin de l'ambiguïté?Le nouveau discours américain souligne avec force deux données incontournables, le retrait israélien et l'établissement de l'État palestinien SAMI AOUN L'auteur est professeur à l'Université de Sherbrooke et directeur du Groupe de recherche sur la sécurité au Moyen- Orient, de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques à l'UQAM (www.dandurand.uqam.ca).À LA VEILLE du réengagement américain visant à ranimer le processus de paix, la guerre d'usure entre Israéliens et Palestiniens risquait- elle de déraper d'une façon aussi dramatique qu'en 1948 ou en 1967 ?Heureusement, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens, la nouvelle approche de l'administration américaine constitue une prise de position qui rejoint les approches européennes et internationales.Mieux, elle correspond à une conscientisation américaine des dangers que représente l'instrumentalisation du discours du 11 septembre par les Israéliens.En effet, il est clair que ces derniers nourrissaient l'espoir d'éradiquer la résistance nationale palestinienne tout en cherchant (et à juste titre) à sécuriser la société civile israélienne, en le faisant au nom de la lutte contre le terrorisme menée par les Américains.En fait, en décidant de se réengager dans la quête d'une solution pacifique au Proche-Orient, le président américain a mis fin à l'ambiguïté de sa politique.Le nouveau discours américain souligne avec force deux données incontournables, le retrait israélien et l'établissement de l'État palestinien.Ce faisant, M.Bush aura voulu protéger sa nouvelle offensive diplomatique en lançant en même temps un ultimatum au raïs palestinien, M.Yasser Arafat, pour qu'il cesse d'alterner entre la négociation et le recours et l'incitation à la violence.Du même souffle, le président américain a clairement signifié son opposition à l'élargissement de la guerre israélo-palestinienne en une guerre régionale.Le ton du message américain envers la Syrie et l'Iran est du même calibre que celui adressé à « l'axe du mal » et est conséquent avec la détermination américaine face à « la guerre contre le terrorisme ».La diplomatie américaine Il s'agit désormais d'observer comment la diplomatie américaine arrivera à concilier les plans de paix Tenet et Mitchell dans le contexte de l'initiative arabe, l'application du plan de « sécurité » Tenet devant assurer un environnement non violent favorable à la mise en place du plan « politique » Mitchell.D'autre part, le plan de paix proposé par l'Arabie Saoudite signifie que la pax americana n'est pas rejetée par les arabes et que la guerre en Israël n'en est pas une « d'existence » mais qu'elle découle d'un contentieux lié aux frontières.Cette approche américaine verbalisée par le président Bush est de nature à influencer le cours de la confrontation militaire.En Israël, la droite locale, représentée par le premier ministre Sharon, aura à découdre avec ce refus américain univoque de soutenir la politique de la réoccupation durable de « l'homeland » palestinien ou, pire encore, de cautionner le moindrement l'idée du démantèlement de l'Autorité palestinienne et de la déportation, même limitée, des dirigeants ou des populations palestiniennes vers la Jordanie, le Liban ou l'Égypte.Au cours des dernières semaines, les Palestiniens, sans pouvoir nourrir l'illusion de vaincre les forces israéliennes, en étaient arrivés à établir un niveau inédit de terreur avec l'occupant et avaient ainsi forcé le seuil de tolérance de la société civile israélienne.Cela explique d'ailleurs le consensus civil et gouvernemental en Israël, qui cautionne l'opération « Mur de protection » et qui appuie une réplique militaire massive aux « bombes humaines » palestiniennes.Mais, sur un plan personnel, M.Sharon aura vu éclater avec les corps des kamikazes palestiniens ses promesses d'amener la sécurité à son peuple sans faire de concessions politiques.En conséquence, la droite lui reproche son inaction et la gauche craint son aventurisme.Fragile coalition Dans ce contexte, l'intervention américaine serait un nouvel obstacle aux visées de certains milieux israéliens qui veulent contraindre l'Autorité palestinienne à signer une trêve sans contrepartie politique.Cet objectif suscite la controverse au sein même du cabinet israélien.De son côté, M.Sharon, conséquent avec lui même, formule encore des réserves sur le processus de Madrid et va jusqu'à rejeter la logique des accords d'Oslo.Par contre, le Parti travailliste de M.Benyamin Ben Eleizer reste engagé dans le processus de paix et est prêt à offrir un retrait de la quasi totalité des territoires palestiniens occupés depuis 1967.Par conséquent, si M.Sharon n'ajoute aucune offre de paix à ses politiques sécuritaires, il perdra fort probablement l'appui de ses alliés et risquera ainsi de faire face à l'éclatement de sa coalition.Victoire militaire israélienne D'ailleurs, même si une victoire militaire israélienne demeure certaine, elle resterait de toute façon précaire et se buterait à la menace du vide politique.Rappelons-nous qu'en 1982, lors de l'invasion du Liban, M.Sharon avait démantelé les infrastructures de l'Organisation de la libération de la Palestine et expulsé de Beyrouth son chef, M.Yasser Arafat.L'ironie de l'histoire a voulu que cette défaite militaire palestinienne ait été couronnée par un retour de M.Arafat en Palestine.Du côté arabe, l'avertissement américain contre une possible implication de la Syrie et de l'Iran est rassurant.L'appel américain est significatif puisqu'il permet à M.Arafat d'agir sans avoir à craindre la déstabilisation de son autorité par les surenchères de quelques régimes arabes.Ainsi, l'offensive diplomatique américaine mettra les belligérants sur la défensive et les contraindra à revoir leurs stratégies.En fait, les Palestiniens auront la responsabilité de consolider leurs acquis actuels sans risquer de les perdre faute de pragmatisme.Sans être leurrés par les lamentations et l'autoflagellation, les Palestiniens jouissent d'une situation qui les favorise grandement dans leur lutte contre l'occupation israélienne.Tout d'abord, la reconnaissance d'un futur État palestinien reçoit un appui presque unanime dans la communauté internationale, notamment aux États-Unis.D'autre part, leur résistance ne prend pas forme sur le territoire d'une ville ou d'une capitale d'un autre État arabe où ils seraient à la merci des tractations politiques de leur hôte, comme ce fut le cas lors de l'invasion israélienne du Liban en 1982 ; ils sont chez eux sur le sol d'un éventuel État palestinien.Et finalement, ils ont la possibilité de s'infiltrer et de frapper facilement au coeur même d'Israël.Il s'agit donc d'une opportunité pour renoncer au terrorisme qui vise les civils israéliens et retourner à une Intifida non violente qui leur serait politiquement avantageuse.L'avenir d'Arafat ?En ce qui concerne M.Arafat, les Palestiniens, à la suite des événements de la semaine, le jugeront en fonction de l'impact que la guerre aura sur eux et des réalités politiques qu'elle imposera.Ils noteront que c'est grâce à ce chef historique que le pouvoir politique palestinien est resté autonome et indépendant malgré les convoitises des régimes arabes.Ils se rappelleront également que la détermination de ce dirigeant hors pair les a menés à récupérer une identité politique.Toutefois, les Palestiniens auront à se prononcer sur l'autoritarisme de leur chef, sur sa responsabilité par rapport aux occasions manquées et sur le coût exorbitant qu'ils ont payé pour atteindre des objectifs nationaux qu'il était possible d'obtenir par la diplomatie et la non violence.En manipulant sans beaucoup de conviction et avec une dramatisation démesurée une rhétorique de martyr, M.Arafat a trahi la voie qu'il a dressée lui même depuis 1974, qui est celle de la récupération graduelle des territoires palestiniens occupés et de la prééminence du discours séculier et démocratique.En fait, M.Arafat a continuellement défendu l'approche la plus modérée et la plus répandue parmi les factions palestiniennes.En rejetant l'offre de Camp David en 2000 et en l'acceptant par la suite en janvier 2001 à Taba, M.Arafat n'était pas convaincant.Ses vieux réflexes de combattant l'ont emporté sur le flegme toujours nécessaire au négociateur.Débordé à sa droite Par ailleurs, en encourageant le recours à une Intifada violente accompagnée d'une rhétorique religieuse prononcée afin de renforcer sa marge de manoeuvre diplomatique, M.Arafat a été débordé à sa droite par les islamistes qui veulent réaliser par la voie des armes le rêve de « la Palestine musulmane » ainsi que par les aspirants à sa succession provenant de son entourage.C'est le moment pour lui de se raviser afin de se maintenir au centre du spectre politique palestinien et de mener son peuple non pas vers l'autodestruction mais vers le salut national.La conjoncture le favorise à nouveau.Cette opportunité lui permettra peut-être de renaître de ses cendres.Si elle émane d'un consensus entre les faucons et les colombes de l'administration Bush, l'intervention américaine aura probablement des chances de stabiliser le conflit israélo-palestinien et peut-être même de conduire les deux belligérants à la « paix des braves ».PHOTO AP «Si elle émane d'un consensus entre les faucons et les colombes de l'administration Bush, l'intervention américaine aura probablement des chances de conduire les deux belligérants à la «paix des braves ».Le leader palestinien (à gauche) Yasser Arafat a rencontré l'envoyé spécial américain Anthony Zinni, hier, dans son quartier général de Ramallah, toujours assiégé par les forces armées israéliennes.Il s'agit de la première rencontre entre les deux hommes depuis le début de l'intervention militaire israélienne.Des soldats israéliens procèdent à la fouille d'un jeune Palestinien dans les rues d'Hébron. 6LP2001A0406 a20 samedi 6LP2001A0406 ZALLCALL 67 20:58:44 04/05/02 B Floralies de Québec: de toute beauté! PIERRE GINGRAS QUÉBEC \u2014 Mission accomplie ! La Société internationale des Floralies de Québec a relevé avec brio hier le défi de présenter ce qui est, à n'en point douter, la plus belle exposition florale à se ternir en territoire québécois depuis les Floralies de Montréal de 1980.Déjà la veille, en soirée, lors de l'attribution des prix aux plus beaux jardins, participants et invités étaient unanimes à souligner la beauté des aménagements et la réussite du travail de forçage réalisé au cours des mois passés pour en arriver à présenter des plantes en pleine floraison.Lilas, pruniers, rhododendrons, azalées, magnolias, clématites, camélias, hémérocalles, iris, coeurs saignants.sans compter les dizaines de plantes bulbeuses.Un régal pour les yeux.Surprise, à toutes les heures, la pénombre s'installe dans le grand hall pour la présentation d'un court spectacle sons et lumière manifestement apprécié des visiteurs.Participant à l'inauguration officielle, le ministre fédéral des Travaux publics Don Boudrias s'est dit vivement impressionné par sa tournée des jardins aménagés au Centre des congrès de Québec.Il n'a pas tari d'éloges au sujet de l'exposition, saluant le caractère unique des Floralies de Québec, « une institution dont je vais faire la promotion et même la propagande d'un océan à l'autre ».Jardinier à ses heures, M.Boudrias n'a pas hésité à dire qu'il avait apprécié davantage l'exposition de Québec que le Canada Blooms de Toronto, la plus grande exposition florale au pays, notamment en raison de son caractère artistique et culturel, aucunement orienté vers le commerce.« À ce temps-ci de l'année, le besoin de voir de la verdure se fait sentir plus que jamais », a t-il confié.Les Floralies intérieures de Québec s'annoncent déjà comme un succès puisque 50 000 billets ont déjà été vendus.Ces billets permettent d'accéder au hall d'exposition à une heure précise, sans attente, une première dans ce genre d'événement.D'ailleurs l'organisation a fait des pieds et des mains pour éviter les longues files d'attente comme on en avait connu lors de la première version des Floralies de Québec en 1997.Cette fois, les portes du Centre des congrès ouvrent à 6h du matin et quelques visites de fin de soirée sont déjà au programme.On attend de 150 000 à 175 000 visiteurs (il en était venu 147 000, il y a cinq ans), et on envisage une extension de la durée de l'exposition, a indiqué le président de la Société, Guy Boulet.Les Floralies présentent aussi un marché horticole où sont présents une centaine de marchands, ainsi qu'une série de conférences et démonstrations gratuites et quotidiennes.En plus des 500 à 600 bénévoles qui ont travaillé au montage des Floralies et voient à la logistique, c'est tout le Québec horticole \u2014 une industrie d'un milliard et de 40 000 emplois \u2014 qui est impliqué dans les Floralies de Québec.« Le travail de forçage a été particulièrement difficile en raison du peu d'ensoleillement que nous avons connu depuis le début de l'année.C'est une tâche considérable.Pour que le spectacle soit à la hauteur du début à la fin, il faut que la floraison s'étale jusqu'à la fin de l'exposition, le 14 avril.Et il faut prévoir des centaines de plantes de remplacement.Impossible non plus de ne pas souligner la contribution majeure du Jardin botanique de Montréal, dont une foule de plantes a servi aux aménagements de plusieurs des jardins des 15 pays représentés.D'ailleurs, l'impressionnant montage du Jardin botanique s'est vu décerné le grand prix d'honneur dans la catégorie « collectivité québécoise ».Le parc des champs de bataille nationaux a obtenu le même prix à l'échelle nationale, alors que la France s'est classée au premier rang des participants étrangers, une note qui ne semble pas toutefois faire l'unanimité chez les visiteurs rencontrés hier.C'est le stand du Jardin zoologique et de l'Aquarium de Québec qui a obtenu la première place parmi les exposants individuels même si les nombreux poissons fétiches utilisés pour l'occasion semblaient nager à contresens.En dépit de leurs grandes qualités, les Floralies de Québec ne sont pas sans défaut.L'identification des plantes est nettement insuffisante, une situation déplorée hier par des dizaines de visiteurs qui, crayon et tablette en main, n'ont jamais pu mettre un nom sur les plantes suscitant leur attention.La direction promet une amélioration dès aujourd'hui.Hydro-Québec, un des principaux commanditaires de l'événement, présente pour sa part un bout de forêt laurentienne dotée d'une magnifique chute et d'une longue cascade.Cet aménagement est fort bien réussi même si la situation a quelque chose d'ironique quand on sait le débat qui fait rage actuellement au sujet des petites centrales privées.Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE, collaboration spéciale Sarah Clément et sa fille de 3 ans Elsa admirent le très agréable jardin de la nation wendat-huronne.Des petites Floralies qui voient grand PIERRE GINGRAS LES FLORALIES intérieures qui se tiennent à l'heure actuelle à Québec sont de taille réduite.En réalité, ce sont parmi les plus petites Floralies à avoir jamais eu lieu dans le monde, indique le vice-président des Floralies internationales de Québec, Jacques Côté, qui est de plus directeur général de la Fédération de l'horticulture ornementale du Québec.Elles ont cependant plusieurs caractéristiques uniques : elles sont les premières à avoir lieu si tôt en saison, et dans un pays nordique où l'hiver s'éternise toujours, dit-il.Si bien que les contraintes pour forcer les végétaux sont beaucoup plus grandes que partout ailleurs dans le circuit des Floralies.L'arrivée en sol canadien de plantes venues de pays étrangers pour fins d'exposition pose aussi des problèmes phytosanitaires majeurs qui obligent des inspections rigoureuses contre la propagation de maladies et une surveillance constante durant toute la durée de l'événement.Autant de tracas et de délais additionnels.Les camélias, par exemple, ont été entreposés une journée de plus que prévu à Dorval, le lundi de Pâques, parce que c'était congé.Il a donc fallu les soigner sur place.Forte de son expérience de 1997, la Société internationale des Floralies de Québec a su composer avec tous ces problèmes.Elle s'est d'ailleurs acquis une crédibilité telle au niveau international qu'elle a pu obtenir l'exclusivité de tenir d'autres Floralies intérieures en 2005.Puis en 2008, à l'occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, l'événement sera à la fois intérieur et extérieur comme ce fut le cas à Montréal en 1980.Le maire de Québec a d'ailleurs mentionné hier que le spectacle floral serait un des éléments marquants des festivités de Québec.On est bien loin de 1995, quand la ville de Charlesbourg s'était désistée.« L'organisation internationale a alors voulu nous enlever notre accréditation, souligne M.Côté.Il a fallu que j'aille huit fois en Europe pour les convaincre que nous étions sérieux et que nous pourrions tenir l'événement à Québec en 1997.Et nous avons tenu parole ».Le budget actuel des Floralies de 2002 est de l'ordre de 4 millions dont 25 % provient des gouvernements ou d'organismes fédéraux et provinciaux.La Ville de Québec fournit une partie de la maind'oeuvre.Tout le reste du budget doit être couvert par les entrées aux guichets.Quant à la sous-location de locaux commerciaux dans d'autres salles du Centre des congrès, elle ne génère pas de profit.Pour sa part le président des Floralies, Guy Boulet, est confiant de dépasser les 150 000 visiteurs.Le jardinage est le passe-temps le plus populaire au Québec.Une inquiétude toutefois : les jeunes visiteurs, ceux dans la vingtaine, par exemple, sont très peu nombreux. 6LP2101A0406 A21 6 avril 6LP2101A0406 ZALLCALL 67 19:35:45 04/05/02 B Un cahier spécial à ne pas manquer aujourd' hui dans 6LP2201A0406 a22 samedi 6LP2201A0406 ZALLCALL 67 19:44:40 04/05/02 B A 2 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 MODÉRATION Suite de la page A21 Psychologue et professeure à l'université de Montréal, Louise Nadeau a beau avoir signé une étude concluant que l'alcool est bénéfique à petites doses, elle se demande elle aussi s'il n'est pas devenu trop accessible : « Aujourd'hui, tu vas acheter un pain au dépanneur et schlack ! tu as tout sous les yeux.» Quant aux réductions de prix, « elles sont sans doute plus attrayantes pour les gros buveurs, ceux qui consomment déjà plus que ce qui est bon pour leur santé », dit-elle.Le hic ?« On associe l'abus d'alcool à toute une série de problèmes sociaux (violence familiale, suicides, accidents de la route, décrochage scolaire, absentéisme au travail) », rappelle Mme Demers.Et les dérapages ne sont surtout pas le fait des seuls alcooliques, dit-elle.Au contraire, les buveurs ordinaires sont 33 fois plus nombreux.Or, rappelle la sociologue, la moitié d'entre eux se saoulent à l'occasion.« Ça fait beaucoup de monde, donc bien plus de problèmes », dit-elle.4000 décès sur la conscience « Ce n'est pas parce qu'on prend un taxi que c'est correct d'avoir bu si on a démoli quatre bars, qu'on a battu sa femme en rentrant et qu'on va pas au travail le lendemain », lance de son côté Hubert Sacy, directeur d'Éduc'Alcool (un organisme financé par la SAQ pour prêcher la modération).Alarmiste ?Cliché ?À en croire le Plan d'action en toxicomanie 1990-2001, l'abus d'alcool est en tout cas responsable de 4000 décès tous les ans (maladie, chutes, accidents de la route).Et il est coûteux : 1,7 milliard en 1992 (un montant qui tient compte des frais de santé et de justice ainsi que de la perte de productivité, mais pas des coûts liés à la détresse, à la violence, au décrochage scolaire, à la négligence parentale, etc.) Faut-il arrêter de mousser les ventes ?Mieux vaut être prudents, répondent Andrée Demers et Louise Nadeau, qui réclament une bonne enquête de Santé Québec pour en avoir le coeur net.« On dit : Non, non, non, on n'augmente pas la consommation à risque.Mais en même temps, on ne recueille pas les données.Comment en être sûrs ?» demande Mme Demers.« Il est urgent de suivre ce qui se passe.On est en train de jouer avec le feu.On fait l'autruche parce que ça fait l'affaire de l'État, que c'est payant.» Sa consoeur Louise Nadeau est d'accord.« Boire une bouteille entre amis, c'est très bien.Il faut savoir faire la fête, ne pas faire de maladie pour un petit écart, affirme la psychologue.Mais l'alcool se prend de façon encadré.Ça ne se vend pas comme des frigidaires.» Photo AP © « Doit-on faire mousser la vente d'alcool ?» se demandent une psychologue et une sociologue de l'Université de Montréal. 6LP2301A0406 a23 samedi 6LP2301A0406 ZALLCALL 67 21:23:51 04/05/02 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 A 2 3 Pourquoi boit-on plus qu'il ya 10 ans?MARIE-CLAUDE MALBOEUF D'APRÈS LE président sortant de la SAQ, les rabais et la publicité contribuent assurément à attirer les Québécois à la caisse.« Il y a une clientèle pour qui ce sont les prix qui comptent.Notre job, c'est de fournir ce que les gens veulent avoir », dit Gaétan Frigon.À preuve : quand la SAQ a imité les autres commerces et tenu un solde au lendemain de Noël 2000, ses succursales ont été prises d'assaut.« Il y a 15 ans, on aurait pu fermer l'entrepôt, il n'y avait personne dans les succursales », rappelle M.Frigon qui a consacré près d'un million de dollars à sa dernière campagne publicitaire avec Julie Snyder.Autre mesure d'incitation aux achats : l'arrivée des cartes de crédit et de débit et les succursales à tous les 100 pas, dont plusieurs sont ouvertes aussi tard qu'un petit dépanneur.« C'est prouvé que l'accessibilité augmente l'usage », affirme la sociologue Andrée Demers, qui hausse les sourcils en entendant dire que les buveurs qui achètent plus qu'avant ne font que remplir leur cave.« Si le vin est là, on le boit.Après, on boit de l'eau.» dit-elle.Quoi qu'il en soit, Gaétan Frigon se félicite d'avoir trouvé une recette efficace.« La croissance qu'on vit au Québec reflète un phénomène mondial, mais elle est beaucoup plus accentuée ici.» « Le Québec ne fait que suivre un pattern déjà observable aux États-Unis et en Ontario », nuance pour sa part le professeur Frank Vitaro, auteur d'une étude comparative sur les jeunes et l'alcool récemment rendue publique par le Comité permanent de lutte à la toxicomanie.Quant à savoir à quoi attribuer cette hausse, on ne le sait pas encore, affirme le professeur de l'Université de Montréal.« La publicité doit certainement avoir un impact sur la consommation mais ce n'est qu'une des pistes explicatives parmi plusieurs », dit-il.Une opinion qui ne l'empêche pas de frémir en entendant Gaétan Frigon clamer qu'il « lutte pour les dollars disponibles des consommateurs ».« Ce qui justifie l'étatisation de la vente d'alcool et du jeu, c'est que le gouvernement n'est pas un organisme à but lucratif, rappelle le chercheur.On veut qu'il contrôle la qualité, qu'il fasse échec au marché noir.Pas qu'il pousse à boire.C'est aller à l'encontre de l'esprit d'un contrôle gouvernemental.» Ce à quoi M.Frigon répond : « Moi, je ne fais que remplir mon mandat.Si le gouvernement veut revenir en arrière, qu'il change la loi.» Photo BERNARD BRAULT, La Presse Les Québécois sont sensibles aux baisses de prix et réagissent aux soldes d'alcool comme en témoigne cette file d'attente à une vente d'entrepôt de la SAQ.Historique 1921-1961 - Le contrôle Les Québécois votent contre la prohibition et le gouvernement crée donc la Commission des liqueurs.Jusqu'en 1941, on peut acheter une seule bouteille de spiritueux à la fois.Jusqu'en 1961, toutes les bouteilles d'alcool sont cachées à la vue, il faut consulter une liste de prix.1961-1971 - Ouverture au commerce La Régie des alcools remplace la Commission des liqueurs.On lui demande de permettre l'expansion du commerce.En 1961, la première succursale semi-libre-service ouvre à la Place Ville-Marie.Mais il faudra attendre 1970 pour voir et toucher les bouteilles.1971-1989 - On continue La SAQ remplace la Régie.Elle ne s'occupe plus que de commerce, le contrôle des permis étant confié à un autre organisme.On lui demande d'accroître son efficacité en s'inspirant des procédés du commerce en général et des produits alimentaires en particulier.On autorise alors la production de vins québécois.En 1978, le vin fait son entrée à l'épicerie.En 1986, on peut en apporter au restaurant.C'est ainsi que les ventes dépassent pour la première fois le cap du milliard de dollars, en 1987.Mais la SAQ essuie en parallèle des critiques virulentes, ce qui l'amène à créer Éduc'alcool, qui prêche la modération.1989-1994 - Le recul La consommation d'alcool chute de 13 % dans le monde, y compris au Québec.On attribue cela à la récession \u2014 en se disant que les clients sabrent les produits non essentiels.Des succursales ferment.Des employés sont mis à pied.1994-1998 - Première offensive La SAQ veut récupérer ses clients.Elle vend du vin en vrac, accepte les cartes de débit et de crédit, étend les heures d'ouverture, fait de la publicité.Les succursales se spécialisent.En 1996, les ventes brutes de la SAQ atteignent un sommet historique : 1,3 milliard.1998-2002 - Deuxième offensive Le nouveau président augmente de plus de 30 % le nombre de succursales et d'agences spéciales.Il multiplie les promotions, élargit la gamme de vins disponibles en épicerie et au dépanneur.Il lance les SAQ Dépôt, et SAQ.com, qui permet de commander du vin par Internet.Les ventes atteignent près de deux milliards.Et le « fort»?Photo BERNARD BRAULT, La Presse Les entrepôts de la SAQ et autres nouveaux concepts pour la vente de l'alcool ont contribué à la hausse de la consommation au Québec.MARIE-CLAUDE MALBOEUF LES QUÉBÉCOIS avalent deux fois moins de spiritueux que le Canadien moyen (2,6 litres par habitant contre 6,1).Et c'est tant mieux, se félicite nul autre que le président sortant de la SAQ.« Les spiritueux sont beaucoup plus associés aux accidents de voiture et aux excès », explique Gaétan Frigon.Curieusement, la SAQ a pourtant entrepris de vendre de l'alcool fort à prix doux (et même en gros).Et elle s'en félicite sans complexe dans son rapport annuel 2001 : « Les (ventes de) spiritueux ont connu une augmentation vertigineuse de 8 %, une première après la timide reprise des dernières années et la sévère décroissance des années 1990.Ce chiffre s'explique certainement par le grand nombre de promotions applicables à cette catégorie de produits.» Cette année, on espérait une hausse de 4 % à 5 %.Contradictoire ?« La promotion des spiritueux, c'est seulement pour faire échec à la contrebande », activité qui le priverait de 250 millions. 6LP2401A0406 A24 6 avril 6LP2401A0406 ZALLCALL 67 18:25:48 04/05/02 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 6DU2501A0406 SAMEDI 6DU2501A0406 ZALLCALL 67 14:36:33 04/05/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 A25 Consommation de carburant ville/route s'applique au modèle 1SA 2002 à traction avant, boîte manuelle 5 vitesses, avec moteur 4 cyl.DACT.Consommation d'essence basée sur les essais du guide de consommation de carburant Energuide 2002, présenté par Transport Canada.Le PDSF du modèle illustré (VUE 1SD TI V6 2002) est de 30 155$.Notre prix comprend le transport, la préparation à la route et la taxe d'accise.Tous les prix sont les prix de détail suggérés par le manufacturier et n'incluent pas les taxes ni les assurances.Les détaillants peuvent fixer des prix ou des mensualités moindres.Traverser le désert de Gobi peut être une aventure extraordinaire, sauf sur un point : les stations-service sont rares ! Comme le VUE consomme peu, vous aurez au moins la chance de profiter de la balade plus longtemps.Le nouveau VUE de Saturn.Il est chez lui presque partout.À partir de 22495$ VOICI LE NOUVEAU VUE DE SATURN Achetez en ligne à saturncanada.com 1 888 4SATURN MC 10,6 L/100 km en ville 7,6 L/100 km sur la route 3039209A 6LP2601A0406 A26 6 avril 6LP2601A0406 ZALLCALL 67 19:15:37 04/05/02 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 La Presse 6 avril 2002 Page A27 manquante 6DU2801A0406 SAMEDI 6DU2801A0406 ZALLCALL 67 18:56:30 04/05/02 B A28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 Le service local de téléphonie résidentielle de Sprint Canada n'est offert que dans les zones desservies.Le service n'est pas disponible pour les abonnés du service Internet haute vitesse (ADSL).Certaines restrictions s'appliquent.Appelez pour de plus amples renseignements.\u2020 Tous les prix excluent les taxes.Tous les tarifs affichés sont des tarifs spéciaux destinés aux abonnés qui souscrivent à un plan d'interurbain de Sprint Canada ainsi qu'au service local de téléphonie résidentielle de Sprint Canada; autrement, les tarifs habituels de Sprint Canada s'appliquent.\u2020 Les tarifs d'interurbain excluent les taxes et les frais de service.MC et MD marques de commerce de Sprint Communications Company L.P.utilisées sous licence par Sprint Canada Inc.© Sprint Canada Inc., 2002.Ces services sont assujettis aux Conditions générales de service de Sprint Canada disponibles sur demande.1-877-394-2442 Changez et économisez tout simplement Simplement avec Sprint CanadaMC Le service local de téléphonie résidentielle de Sprint Canada Conservez votre ancien numéro, pas votre ancienne compagnie.Pas de changement de numéro.Bas tarifs de lancement.Juste les fonctions que vous désirez.Transfert du service gratuit.ÉCONOMISEZ 10 $ par mois pendant les 3 premiers mois TARIF DE LANCEMENT\u2020 plus une fonction, et Obtenez une ligne locale 30$ PENDANT VOS 3 PREMIERS MOIS D'ABONNEMENT économisez Plus une 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tué Martin Luther King Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Un pasteur protestant a affirmé dans un entretien publié hier par le New York Times que son père aujourd'hui décédé, et non James Earl Ray condamné par la justice, avait tué Martin Luther King il y a 24 ans.« Mon père était le type principal », il dirigeait un groupe de trois comploteurs responsables des tirs mortels sur le symbole de la lutte des Noirs américains dans les années 1960 contre la ségrégation et pour l'égalité des droits civiques, a déclaré le révérend Ronald Denton Wilson, 61 ans, qui vit en Floride.Son père, Henry Clay Wilson, mort en 1990, était à Memphis le 4 avril 1968, lorsque Martin Luther King a été abattu dans un motel de cette ville du Tennessee, a-t-il assuré.« Ce n'était pas une chose raciste.Il pensait que Martin Luther King était lié au communisme, et il voulait qu'il débarrasse le plancher », a poursuivi le révérend Wilson.« Il n'arrêtait pas de dire que c'était le geste patriotique à faire.Il disait qu'il devait sauver le pays », a raconté le pasteur qui, selon le quotidien, n'a pas fourni de preuve pour étayer ses allégations.Celles-ci ont toutefois été prises au sérieux par le FBI (sécurité fédérale), qui n'a pas encore terminé son enquête à ce sujet.Henry Clay Wilson, entrepreneur en plomberie, avait fait part de son plan à son fils, un an avant sa mise en oeuvre, et ce dernier avait participé à des réunions avec les deux autres comploteurs.Toujours selon le révérend Wilson, James Earl Ray était une relation de son père et a été victime d'un « coup monté ».James Earl Ray avait reconnu, avant de se rétracter, sa culpabilité dans l'assassinat de Martin Luther King.Il a été condamné à 99 ans de prison où il est mort des suites d'une maladie du foie en 1998.Le révérend Wilson a expliqué qu'il avait décidé de ne rien révéler de ce qu'il savait aux autorités parce qu'il en avait « fait le serment » et qu'il ne voulait pas dénoncer son père de son vivant.Après le décès de ce dernier, il a voulu se libérer de ce « poids », at- il expliqué, d'autant que « toutes les personnes impliquées sont maintenant mortes ».Photo AP Martin Luther King C'est étrange.Prenez le volant d'une Saab et vous aurez soudain envie de faire des détours.Pourquoi rentrer tout droit à la maison lorsque vous pouvez profiter de caractéristiques innovatrices conçues pour augmenter votre plaisir et votre sécurité ?Comme ce puissant moteur turbocompressé à haut rendement exceptionnellement performant, le système de communications avancé On Star, des sièges avant et arrière chauffants ainsi que la climatisation automatique à deux zones.Pour en savoir plus, pr enez le chemin le plus court : saabcanada.com \u2020 M.Duquet fait référence à la Saab 9-5 Aero 2002, dont le PDSF commence à 54 900 $.PDSF de 41 500 $ s'applique à la Saab 9-5 Linear 2002.Taxes, assurances, titre de propriété, immatriculation, dépôt de sécurité, transport, préparation à la route, taxe d'accise et équipement optionnel en sus.1 888 888-SAAB.Voici la nouvelle À partir de 41500$ CEUX QUI ESSAIENT UNE SAAB, D'HABITUDE L'ACHÈTENT « Avec ses 250 chevaux, il s'agit de la traction européenne la plus puissante offerte en Amérique » \u2014 Denis Duquet, Guide de l'auto 2002 3038549A Deux fois plus d'astéroïdes dangereux dans notre système solaire WASHINGTON \u2014 Le nombre d'astéroïdes de plus d'un kilomètre de diamètre dans la « ceinture d'astéroïdes » de notre système solaire est compris entre 1,1 et 1,9 million, soit deux fois plus qu'on ne le soupçonnait jusqu'à présent, selon une étude parue dans le numéro d'avril du Astronomical Journal.Ces nouvelles estimations ont été réalisées par deux astronomes, l'Américain Edward Tedesco du Terra Systems (New Hampshire) et le Français François-Xavier Desert de l'Obervatoire de Grenoble, grâce au satellite ISO (télescope spatial à infrarouge) de l'Agence spatiale européenne.Pointant le télescope dans la région moyenne de la ceinture, les deux chercheurs ont calculé que la densité était de 160 astéroïdes de plus d'un kilomètre par degré carré (soit environ un superficie stellaire équivalente à quatre pleines lunes observées de la Terre).Ils ont ensuite extrapolé leurs résultats pour parvenir à une fourchette allant de 1,1 à 1,9 million de gros astéroïdes.« Si l'on prend la valeur moyenne de 1,5 million d'astéroïdes, ces résultats sont environ deux fois plus élevés que les deux plus récentes estimations », affirme Edward Tedesco.Étant donné les aléas statistiques de ces observations, la « meilleure estimation » finale tourne toutefois, selon eux, autour de 1,2 million d'astéroïdes d'un km et plus de diamètre, soit une taille suffisamment grande pour détruire toute civilisation sur Terre.La plupart des astéroïdes, dont environ 40 000 ont été recensés jusqu'à présent, sont en orbite autour du Soleil, formant une « ceinture d'astéroïdes » entre Mars et Jupiter, trop éloignés pour poser un quelconque danger.\u2014 AFP à l'AUBERGE DU PARC www.aubergeduparc.com de PASPÉBIAC THALASSOTHÉRAPIE Le charme apaisant d'un très beau manoir victorien, la mer tonifiante et vivifiante dans les bains chauds, les algues reminéralisantes en enveloppements tièdes, des massages à la fois relaxants et stimulants, du temps pour lire, penser ou flâner, une table raffinée et combien savoureuse, le tout enrobé de dévouement, de simplicité, et de cordialité, voilà ce qui vous attend en 1 800 463-0890 6LP3001A0406 A30 samedi 6LP3001A0406 ZALLCALL 67 20:20:39 04/05/02 B A 3 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 6 A V R I L 2 0 0 2 Le calvaire des chrétiens turcs en Turquie musulmane GRAND SOLDE DE PIANOS AU Hilton Aéroport de Dorval Appelez au 11 et 14 (514) 244-0785 Avril Financement disponible Agence France-Presse ANKARA \u2014 « Quand vous vous convertissez au christianisme en Turquie c'est simple : même vos amis athées deviennent soudains musulmans et vous quittent et l'État vous nie », explique le pasteur Ihsan Ozbek, soulignant les multiples pressions que subit au quotidien sa petite communauté protestante.Le pasteur Ozbek (39 ans) dirige une paroisse de quelque 300 fidèles dans sa petite église de Kurtulus (Salut, en turc) à Ankara, et sa conversion s'est faite « sans problème » en 1981, mais ce n'est pas le cas pour la plupart des chrétiens turcs en général, indique- t-il.« Si vous êtes originaire d'une grande ville, c'est un peu plus facile, mais si vous êtes dans le Sud-Est, cela peu vous valoir la mort », dit-il.Il retrace les nombreuses étapes difficiles : « D'abord, vous devez affronter votre famille, ensuite la société turque, très fermée et conservatrice, qui n'accepte pas les nouvelles idées et puis enfin l'État », regrette le pasteur.La Turquie, pays à l'État laïque, est officiellement à 99 % musulmane.Mais le pasteur conteste cette version des faits, faisant remarquer que l'état civil enregistre automatiquement les nouveaux nés en leur attribuant comme religion « islam ».Comédien de formation, M.Ozbek n'exerce plus sa profession, car il ne pourrait alors diriger son office religieux tous les dimanches en raison des tournées.Il reçoit régulièrement des lettres de menaces et « sait » que son téléphone est écouté par la police.« Nous ne sommes pas un pays tolérant, il existe des préjugés religieux et ethniques.Tout ce que nous voulons, c'est jouir des mêmes droits que les musulmans », demande le pasteur.Selon M.Ozbek, les autorités turques sont souvent choquées de voir des Turcs qui, à leurs yeux, devraient forcément être musulmans, se convertir au christianisme, et font appel à toute une panoplie de tracasseries bureaucratiques.« Pour les autorités, si vous êtes chrétien, vous êtes au service de l'ennemi : les pays occidentaux, et de fait des suspects », explique M.Ozbek.Il raconte comment l'Église protestante d'Izmir (Ouest) a été fermée, mais rouverte après des pressions internationales il y a deux ans, car « elle avait simplement violé la loi sur la construction » qui nécessite l'autorisation de tous les locataires d'un bâtiment pour que l'un de appartements puisse être transformé en lieu de culte.Dernière pression en date : la suspension pour un jour par l'organe de contrôle des médias (RTUK) d'une chaîne de radio religieuse locale à Ankara, Shema radio, pour propagation du christianisme, une première en Turquie.Son directeur, Ismail Serinken, juge « ridicule et injuste » la décision, prise pour diffusion de programmes sur la bible et la vie du Christ.« Nous avons créé un certain malaise dans les milieux du RTUK et islamistes en général », souligne M.Serinken.Le personnel de sa radio est composé d'une dizaine de personnes, converties au christianisme comme lui.La radio a fait appel de la décision.Pour MM.Ozbek et Serinken, la volonté de leur pays de s'intégrer à l'UE va devoir changer les mentalités.« Même les Grecs (orthodoxes) ont réglé leur problèmes avec la minorité protestante et musulmane », souligne le pasteur.Il indique que les chrétiens de Turquie ne souhaitent pas « embarrasser » la Turquie à l'étranger en saisissant des institutions internationales, comme le font les Kurdes du pays, mais préfèrent « le dialogue ».Il appelle l'État à « définir » le laïcisme en Turquie où, pour pouvoir fonder une église, « il faut une autorisation du mufti » (dignitaire musulman), dit-il souriant.Photothèque AFP Des minarets à Istanbul.3039503A 6DU3101A0406 SAMEDI 6DU3101A0406 ZALLCALL 67 19:18:50 04/05/02 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 6 AVRIL 2002 A31 Venture Maxi Valeur Location 48 mois 349$/mois Tracker Location 48 mois 309$/mois Malibu Alero GX 2 portes Impala Location 48 mois 226$/mois comptant première mensualité dépôt de sécurité 0$ Les concessionnaires GM du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs 2002 en stock suivants : Cavalier (1JC37/R7A et 1JC69/R7A), Malibu (1ND69/R7C), Alero (3NK37/R7A), Impala (1WF19/R7A), Venture (1UN16/R7A) et Tracker (CJ10305/R7A).Photos à titre indicatif seulement.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Conditions applicables à la location seulement pour des termes de 24 à 48 mois.Aucun comptant ou dépôt de sécurité requis.La première mensualité (taxes incluses) est défrayée par General Motors.Cette offre est exclusive et ne peut être jumelée à aucun autre programme incitatif à l'exception des programmes de La Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12¢ du km après 80 000 km.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Renseignez-vous chez votre concessionnaire participant, à gmcanada.com ou au 1 800 463-7483.Partez sans payer.Choisissez votre modèle.Sortez faire un essai routier.0$ 0$ GM paie la première mensualité Location 48 mois 324$/mois Location 48 mois 299$/mois Location 48 mois 373$/mois Cavalier Z22 et VL 4 portes 3036812A "]
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