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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-05, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0102A0205 Page A1/5février 2LP0102A0205 ZALLCALL 67 23:56:56 02/04/02 B MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 1 0 5 > 7 2 PA G E S > 6 C A H IE R S Les Québécois souhaitent des élections au printemps CAE supprime emplois Le ressac du 11 septembre continue de faire sentir ses effets DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les Québécois sont prêts à aller aux urnes.Avec les querelles internes au PQ et les chambardements au Conseil des ministres la semaine dernière, de plus en plus de Québécois souhaitent que le premier ministre Bernard Landry déclenche dès le printemps des élections générales.C'est le constat fait par la maison de sondage CROP, dans une enquête réalisée pour La Presse et Le Soleil, du 1er au 3 février, juste après l'important remaniement ministériel, auprès de 516 personnes.L'enquête de CROP indique aussi que l'avance des libéraux sur le PQ s'est réduite de deux points (44 contre 37) depuis la semaine dernière.Le remaniement a laissé beaucoup de gens indifférents, mais l'idée d'un trio de ministres pour la Santé est bien accueillie.La population se divise à peu près également entre satisfaits et insatisfaits.Les électeurs ont une bonne impression du travail réalisé par Bernard Landry comme premier ministre.Ce dernier doit toutefois encaisser un constat cruel.À quelques jours de la réunion du conseil national de son parti, en fin de semaine prochaine, une majorité écrasante de Québécois, 82 %, estime qu'il n'a pas fait progresser la cause de la souveraineté depuis qu'il est devenu premier ministre.En fait, 56 % des Québécois estiment qu'il a fait « stagner » l'option fondamentale de son parti depuis un an, tandis que 26 % jugent qu'il l'a fait « reculer ».Même chez les supporteurs du PQ, la pilule est amère : 64 % des supporteurs du gouvernement estiment que la souveraineté stagne et 11 % qu'elle recule.Dans l'ensemble de la population, seulement 7 % des gens concluent que la souveraineté Voir ÉLECTIONS en A2 Autres textes en A3 DENIS ARCAND LE TERRORISTE Oussama ben Laden est peut-être disparu, mais son ombre continue de planer sur l'économie mondiale.La firme de simulateurs aériens et marins CAE a blâmé les événements du 11 septembre, hier, en annonçant une réduction de 7 % de ses effectifs mondiaux.Cinq cents postes seront supprimés, « principalement à Montréal dans nos installations d'assemblage de simulateurs aériens », a dit Derek H.Burney, président et chef de la direction de CAE.De son côté, une porte-parole montréalaise a dit ne pas pouvoir préciser l'ampleur des coupes à l'usine de Montréal, où 4500 personnes travaillent actuellement.CAE emploie 2500 personnes de plus ailleurs dans le monde, notamment aux États-Unis et en Angleterre.Les employés affiliés au Syndicat des communications, de l'énergie et du papier seront mis à pied selon la convention collective et pourraient avoir droit à des préretraites.Des services de placement ont été mis à la disposition des non-syndiqués.Tous les départs seront réalisés le mois prochain.Depuis les attentats du 11 septembre, les compagnies aériennes reportent des prises de livraison de nouveaux avions, ce qui se répercute sur la demande en nouveaux simulateurs de vol complets, a expliqué M.Burney, qui a dit s'attendre à une baisse de 25 % à 30 % des ventes de simulateurs civils qui servent à l'entraînement des pilotes.« La baisse a été notable au quatrième trimestre et se fera sentir aussi sur le prochain exercice », a Voir CAE en A2 Photo REUTERS Fébrilité à Salt Lake À quatre jours de l'ouverture des Jeux olympiques, la flamme olympique est enfin arrivée hier en Utah, alors que les équipes nationales commençaient à envahir Salt Lake City.Les athlètes allemands, par exemple, ont été accueillis par cette danseuse amérindienne.Une fébrilité évidente régnait dans les coulisses : l'Agence antidopage a annoncé qu'elle diffuserait le nom des tricheurs vendredi, juste avant le début des compétitions.En hockey sur glace, Ed Belfour a officiellement été désigné hier comme gardien numéro trois de l'équipe canadienne.Voir nos informations en pages S7, S8 et S9 du cahier Sports.LE SOLEIL Qu'est-ce qu'un mormon ?La flamme olympique est arrivée en Utah hier au lever du soleil, en passant par le désert.Un Indien Ute a fait une danse sous une arche de pierre pour fêter cela.Et si tout va bien, la flamme sera en ville jeudi.Déjà, les rues d'une largeur insensée de Salt Lake City commencent à grouiller des inévitables échangeurs de pins et de tous les autres qui se baladent avec un laissez-passer dans le cou.Et les mormons, dans tout ça ?me demandez- vous.J'allais vous parler du combiné nordique, qui allie force, endurance et élégance formelle, mais puisque vous insistez, parlons des mormons.Tout ça commence quand Joseph Smith, un natif du Vermont, voit apparaître à l'âge de 18 ans (1823) l'ange Moroni.C'est un drôle de nom pour un ange, mais ce qu'il lui a dit est encore plus étonnant : il lui révèle l'existence de tables en or où est écrite l'histoire de l'Amérique au temps de la Bible.Smith traduit ces textes, ce qui donne le Livre de Mormon, un ensemble de prophéties Voir MORMON en A2 Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E6, E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur E5 Feuilleton E8 Forum A15 Horoscope E6 La Presse Affaires cahier D Le monde A10, A12, A13 Loteries A2, A5 Montréal Plus cahier E Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D2 Politique A4-A8 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum -8, minimum -21 Kenneth Lay quitte Enron Le PDG démissionnaire d'Enron, Kenneth Lay, a annoncé hier qu'il quittait aussi la présidence du conseil d'administration de la compagnie qu'il a dirigée pendant 16 ans.M.Lay, qui a été convoqué devant le Congrès, a indiqué avant-hier qu'il n'entendait pas témoigner en raison du caractère accusateur qu'ont pris selon lui les débats entourant la retentissante faillite de la firme, la plus importante de l'histoire américaine.Voir nos informations en D9 Lutte contre le terrorisme et sécurité intérieure: Bush met le paquet Associated Press WASHINGTON \u2014 Le président George W.Bush a présenté hier devant le Congrès des États-Unis un projet de budget prévoyant de fortes augmentations dans trois domaines principaux : la lutte contre le terrorisme, la sécurité intérieure et la relance de l'économie.Le projet de budget de l'année 2003 atteint 2130 milliards US, soit 3,7 % de plus que pour l'exercice 2002 tel qu'il a été voté.Le budget de la Défense va notamment augmenter de 48 milliards US, soit une hausse de 14,5 %, ce qui constitue la plus forte hausse enregistrée depuis 1982, alors que Ronald Reagan était à la Maison-Blanche.Le Pentagone se voit ainsi accorder une enveloppe totale de 379 milliards US avec un objectif de 451 milliards US d'ici 2007.Les dépenses en matière de sécurité intérieure devraient quasiment doubler, avec 37,7 milliards US.Pour trouver les ressources nécessaires à cette inflation de moyens, le budget prévoit parallèlement des réductions fortes dans les infrastructures routières, la distribution des eaux, ainsi que le recours au déficit budgétaire.Plusieurs centaines de projets dans l'éducation et la santé passent à la trappe.Cet élagage a été rendu nécessaire par la volonté de préserver le programme de réduction d'impôts entrepris dans l'exercice présent, affirme l'opposition démocrate.Ce programme voté l'an dernier prévoit une réduction massive des prélèvements de 1350 milliards US sur 10 ans.Dans son projet de budget, le président Bush propose d'étaler sur deux années de plus \u2014 jusqu'en 2010 \u2014 son programme de réduction d'impôts.Les deux principaux Voir BUSH en A2 La version intégrale, les faits saillants et les détails du budget américain de la Défense à: www.cyberpresse.ca/defense 3021379A 2LP0201A0205 Page A2/5février 2LP0201A0205 ZALLCALL 67 22:53:52 02/04/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Noire Islande Quand il a commencé son reportage sur le froid, notre journaliste Éric Trottier s'est dirigé d'abord vers l'Islande.Mais le temps était doux, il n'y avait pas de neige, le pays étant même aux prises avec des inondations.Notre reporter s'est donc rabattu sur.la noirceur qui enveloppe cette terre nordique 20 heures par jour durant tout l'hiver.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Porto Alegre et New York: les premiers bilans cyberpresse.ca/mondialisation > Des dizaines de galeries photocyberpresse.ca/galeries > Suivez les indices de fonds cyberpresse.ca/fonds 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Affaires Un regard sans concession de notre chroniqueuse sur la vie des entreprises.Demain, dans le cahier Affaires.> Formule 1 C'est demain que Ferrari dévoile la version 2002 de son illustre bolide de course.À lire dans le cahier Sports.> Culture Un point de vue qui ne laisse personne indifférent.Jeudi, dans le cahier Arts et Spectacles.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-0-8 > À quatre chiffres : 0-0-6-4 SUITES DE LA UNE ÉLECTIONS Suite de la page A1 CAE Suite de la page A1 a progressé depuis un an.Selon Claude Gauthier, de CROP, si une chose a changé récemment dans le paysage politique, c'est que de plus en plus de gens sont prêts à des élections générales.Quand on leur demande quand ils « souhaiteraient » que M.Landry appelle les électeurs aux urnes, 37 % des répondants ciblent le printemps 2002.On n'en comptait que 27 % dans une enquête CROP en décembre, relève M.Gauthier.Fait significatif, seulement 16 % des électeurs péquistes optent pour le printemps, 33 % préfèrent l'automne 2002, comme 26 % de l'ensemble de l'électorat.Pour 2003, les appuis sont beaucoup plus minces : 12 % des gens souhaitent des élections au printemps et 15 % à l'automne.Toutefois, 42 % des électeurs péquistes optent pour 2003.Écart rétréci Sur les intentions de vote, les coups de théâtre politiques qui se sont multipliés depuis quelques jours n'ont pas bouleversé le paysage.CROP observait un écart de neuf points, à 47 % contre 38 % dans son enquête omnibus de janvier.Son tout récent sondage montre une avance de sept points du PLQ sur le PQ, à 44 % contre 37.Les transferts de points profitent à l'ADQ de Mario Dumont, qui obtient un résultat étonnant de 18 % selon CROP, qui répartit les 13 % d'indécis constatés selon la formule 60-30-10, la répartition la plus probable dans l'urne, estiment l'ensemble des spécialistes.Selon M.Gauthier, ces résultats laissent prévoir une victoire libérale, mais c'est loin d'être joué, surtout quand on considère que chez les francophones (une question déterminante sur le résultat des élections), le PQ dépasse le PLQ de 10 %, observe M.Gauthier.Les Québécois sont passablement partagés sur la satisfaction à l'endroit du gouvernement Landry.Même à la fin de son second mandat, le PQ récolte 46 % de gens « très ou plutôt satisfaits », contre 47 % de répondants « très ou plutôt insatisfaits ».On compte 3 % de « très satisfaits » contre 18 % de « très insatisfaits ».Ce constat « est dans les mêmes eaux qu'en janvier et même qu'à l'automne dernier », rappelle M.Gauthier.Pourquoi cette satisfaction ne se transpose-t-elle pas immédiatement en intentions de vote ?« Parce qu'il y a une partie des non-francophones qui, tout en se disant satisfaits, n'appuieront jamais le Parti québécois le jour du vote », explique simplement M.Gauthier.Landry-Charest Bernard Landry fait mieux que son gouvernement.Comme le gouvernement, M.Landry obtient 46 % des répondants qui se disent « très ou plutôt satisfaits » de son « travail comme premier ministre », mais seulement 44 % sont d'avis contraire.Aux extrêmes, 5 % des gens se disent « très satisfaits » du travail du premier ministre, tandis que 14 % soutiennent en être « très insatisfaits ».Même lecture, partagée, du travail de Jean Charest comme chef de l'opposition : 42 % des répondants sont du côté des satisfaits, 44 % du côté des mécontents.Selon Claude Gauthier, on constate toutefois, « depuis l'automne, une remontée du chef libéral dans l'opinion publique », mesurée à l'aune de la satisfaction à l'égard de son travail.Son score était de 40 % en janvier 2002, alors que la satisfaction à l'endroit du chef libéral oscillait entre 32 et 38 % à l'automne 2001.Fait à signaler, seulement 17 % de ceux qui veulent voter PQ se disent insatisfaits de M.Landry, mais 30 % des appuis libéraux sont mécontents du travail de Jean Charest.Quand on leur demande qui ferait le meilleur premier ministre, 24 % des répondants optent pour le chef libéral.Mario Dumont le suit de près avec 22 %.Bernard Landry ferme la marche avec 17 %, un score qu'il faut prendre avec un grain de sel, souligne le sondeur.Car la même question montre que Pauline Marois obtient 13 % d'appuis et que même François Legault serait le meilleur premier ministre selon 6 % des répondants.Si l'appui des supporteurs du PQ n'avait pas été partagé entre trois candidats, on peut penser que M.Landry aurait récupéré en bonne partie ces appuis, et que, théoriquement, il pourrait même être le choix de 36 % des répondants, explique Claude Gauthier.prédit la compagnie.En téléconférence, le président n'a pas voulu s'avancer à prévoir le moment d'une reprise.« Évidemment, nous attendons un revirement, mais je ne peux prédire quand.» Les mises à pied se traduiront par une charge comptable non récurrente de 7 millions.CAE, pour rassurer ses actionnaires, a noté que malgré le coût de ces mises à pied pour la compagnie, « qui grèveront son résultat du quatrième trimestre », elle maintient ses prévisions concernant la progression de 40 % du bénéfice tiré des activités poursuivies.Cette croissance sera réalisée par les mises à pied, par un apport croissant de la part de la formation aéronautique (les résultats de l'acquisition récente de CAE Simu Flite seront intégrés aux résultats financiers), et par une performance soutenue des deux secteurs militaires (aviation et marine).CAE a par ailleurs annoncé avoir remporté de nouveaux contrats valant 18 millions durant le dernier trimestre, avec les lignes aériennes West Jet et l'avionneur Bombardier, déjà des clients de CAE.West Jet a commandé un simulateur de vol complet Boeing B737-700 de 15 millions pour son centre de formation des pilotes à Calgary.Bombardier Aérospatiale a passé avec CAE un contrat de 3 millions pour mettre à niveau un programme de simulation pour le Regional Jet 900, de même que quatre simulateurs pour le Regional Jet 700.CAE a inscrit hier une augmentation de près de 10 millions de son profit net à son troisième trimestre : 40,9 millions par comparaison aux 31,5 millions à l'exercice précédent, une appréciation de 30 %.Le bénéfice par action est de 19 cents l'action.CAE a livré un bénéfice conforme aux attentes.Six analystes sondés par Thomson Financial/First Call tablaient sur un bénéfice moyen de 20 cents l'action.Le titre de CAE a terminé en baisse de 33 cents, à 10,56 $ à la Bourse de Toronto hier.Pour les trois premiers trimestres, le profit net est de 113,6 millions, soit 44 % de plus que l'an dernier.Le bénéfice par action passe de 37 cents l'an dernier à 52 cents cette année, pour 41 % d'augmentation.Les produits consolidés pour le troisième trimestre s'établissent à 279,9 millions de dollars, 15 % de plus que les 244,4 millions de l'exercice précédent.Le chiffre d'affaires des trois premiers trimestres atteint 777,3 millions, 17 % de plus que les 662,3 millions de la même période l'an dernier.Globalement, les marges dégagées au cours de ce troisième trimestre se sont élevées à 23 %, le carnet de commandes atteignant quant à lui une valeur de 2,8 milliards, avec 70 % de son contenu en provenance du secteur militaire et comprenant une large part de contrats de formation à long terme.« Les excellents résultats de nos grands secteurs d'activité montrent le bien-fondé de notre stratégie de recentrage et de l'orientation prise par CAE vers le développement de solutions intégrées de formation », a affirmé Derek H.Burney.Avec l'agence Reuters MORMON Suite de la page A1 BUSH Suite de la page A1 apparentées en bonne partie au message biblique.Le livre raconte l'histoire d'une tribu d'Israël qui se serait installée en Amérique six siècles avant Jésus- Christ, ce qui expliquerait la présence des Indiens d'Amérique.Comment ça, où sont les tables en or ?Je sens du scepticisme, mais ne nous perdons pas dans les détails techniques.Toujours est-il que les mormons sont des chrétiens qui croient que Jésus reviendra sous peu en Amérique, d'où le nom d'Église de Jésus- Christ des saints des derniers jours.Après l'assassinat de Smith (1844), les mormons fuient vers l'Ouest et s'y installent pour fonder un nouvel Israël (il y a ici une banque Zion et un parc national du même nom).Ils croient que l'homme est fondamentalement bon et qu'il demeurera avec son épouse éternellement s'il est marié dans l'Église.Et toute la famille aussi, ce qui est un pensez- y bien.Les mormons sont en moyenne très instruits (l'Université Brigham Young, ou BYU, qu'ils contrôlent, est bien cotée) et plusieurs ont beaucoup voyagé et sont polyglottes.Chacun est en effet susceptible d'être appelé en « mission » aux quatre coins du monde pour convertir des âmes.Ce n'est qu'en 1978 que le prophète a eu la révélation que les Noirs pouvaient devenir prêtres dans l'Église.Il faut dire que l'Église prend de l'expansion partout dans le monde (la moitié des 11 millions de mormons ne sont pas américains), en particulier en étant présente lors de catastrophes naturelles, comme on nous le montre au Centre des visiteurs de l'Église.L'Église a un immense entrepôt plein de nourriture prête à être distribuée.Ils s'habillent de manière assez conventionnelle, sans uniforme.Mais il vaut mieux ne pas s'aviser de porter de shorts plus hauts qu'à mi-cuisse à BYU, me dit un ami biologiste qui y a fait son post-doctorat : on vous renverra à la maison.Ils portent du blanc le dimanche.Ils ne boivent pas, ne fument pas et ne font pas plein de choses avant le mariage.On peut être tenté de penser que dans ce petit État (près de 3 millions) dont la classe politique est mormone à plus de 80 %, on vit dans une atmosphère passéiste un peu figée.Ce n'est pas le cas.Salt Lake City est la ville américaine où l'on trouve le plus grand pourcentage de familles avec un ordinateur (73 %) et la quatrième au pays pour le nombre d'habitants branchés sur Internet.Les entreprises de biotechnologie et d'informatique se multiplient.On a profité des Jeux pour faire financer et installer un système de trains légers.Bref, sous les dehors ringards de son centre-ville en reconstruction, à l'ombre des rares gratte-ciel, dont celui de la Wells Fargo, la ville est donc très moderne.« Les mormons influencent la vie ici, mais j'ai plaidé dans bien des comtés aux États-Unis où les lois sur l'alcool sont plus sévères encore ! » me dit Larry G.Reed, un avocat établi ici depuis 20 ans qui fumait une cigarette dans le parking de son édifice, hier.« Personne ne m'embête parce que je fume, à part ma femme.» Sur ce il m'indique le meilleur stand à espresso en ville, ce qui n'est pas mormon du tout.Quand les 100 bénévoles de Safegames 2002 commenceront à se promener en ville avec un chapeau orange fluo sur la tête, vendredi, pour distribuer des condoms aux 80 000 visiteurs, on verra un peu mieux que les mormons ne se mêlent pas vraiment de dire aux autres quoi faire.« Ils sont contre le sexe hors mariage, contre l'homosexualité, c'est certain, ils ne distribueront pas des condoms, mais ils ne nous embêtent pas, ils ne sont pas aussi impliqués dans la vie publique qu'on peut le penser ; ils se contentent de passer ces messages à l'église », me dit Robert Jones, 31 ans, de la Utah Aids Foundation, un des organisateurs de la distribution de condoms.« J'ai été élevé dans une famille mormone et je suis gay, je suis sorti de l'Église, mais mes parents comprennent et nous avons d'excellents rapports.J'ai déjà lu une étude qui disait que parmi les religions chrétiennes, les mormons sont une des plus tolérantes.Je pense que c'est le cas.» On sent d'ailleurs un début d'irritation locale mêlé d'insécurité de voir partout dans les médias nationaux ce que les gens d'ici appellent des « stéréotypes » et des « préjugés » sur l'Utah.D'autres estiment qu'un petit regard extérieur ne fera pas de mal : « L'Utah se distingue par cette religion et cette culture si différentes, mais les gens voudraient être comme tout le monde ; l'Utah joue sur tous les tableaux : il voudrait être reconnu comme différent, mais être accepté comme pareil aux autres, ou même meilleur que les autres États », pouvait-on lire dans le Salt Lake Tribune dimanche.Mormons ou pas, on trouve ici en tout cas une ville singulièrement souriante et manifestement très fière de recevoir de la grande visite.Et tout ça, bizarrement, nous incite à boire un verre à leur santé.bénéficiaires des allégements de taxes sont les sociétés et les hauts revenus dans l'espoir de stimuler l'investissement.La majorité démocrate au Sénat a déjà bloqué par le passé des projets similaires.Le volet des dépenses pour l'exercice 2003 \u2014 qui commence le 1er octobre prochain \u2014 se veut patriotique jusque dans sa présentation : il est recouvert d'une housse tricolore rouge, blanc et bleu, représentant le drapeau américain.Certains critiques de l'administration républicaine glissent malicieusement que le rouge symbolise plutôt le retour du déficit.Après quatre années d'excédent budgétaire, la plus longue période d'excédent en 70 ans, le retour au déficit est en effet rendu nécessaire par la guerre au terrorisme et la récession, selon le président Bush.« Mon budget prévoit les ressources pour combattre le terrorisme chez nous, pour protéger la population et garantir nos libertés constitutionnelles », explique le président dans un message accompagnant le projet.Il s'engage à éliminer les dépenses superflues en instaurant pour la première fois une grille d'évaluation de la performance des programmes publics.Le déficit pour le présent exercice 2002 devrait déjà atteindre 106 milliards US.Quant au déficit du budget 2003, il est estimé à 80 milliards US, si le volet dépenses de l'administration Bush est adopté.Un déficit est encore prévu en 2004 (14 milliards US) avant un retour à l'excédent en 2005.Le directeur du budget à la Maison-Blanche, Mitchell Daniels, avait affirmé dimanche que M.Bush était prêt à négocier avec les démocrates sur les grandes lignes du budget, à condition de ne « pas faire de concessions en matière de sécurité » et de mettre les moyens « pour gagner la guerre à la terreur ».Le président de la commission du budget au Sénat, Kent Conrad, a comparé les comptes budgétaires de l'administration Bush avec la stratégie employée par le géant américain du courtage en énergie Enron, qui est actuellement en faillite.« Enron a eu des problèmes parce qu'ils (ses dirigeants) n'ont pas totalement dévoilé les dettes qu'ils avaient, et c'est précisément ce que fait le gouvernement fédéral », a affirmé Kent Conrad.Il a estimé que l'administration Bush allait utiliser les excédents de la sécurité sociale et du régime d'assurance-maladie pour couvrir les manques à gagner.Photo REUTERS Le président des États-Unis George W.Bush. 2LP0301A0205 A3 MAR 2LP0301A0205 ZALLCALL 67 22:33:48 02/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 A3 ACTUALITÉS Les Québécois accueillent froidement le remaniement 45 % des répondants se déclarent insatisfaits du grand chambardement Photothèque, La Presse © Mario Dumont DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le remaniement ministériel de la semaine dernière n'a pas eu l'effet qu'espérait le premier ministre Bernard Landry.Beaucoup de gens sont insatisfaits du gigantesque jeu de chaises musicales qui a généré le plus gros Conseil des ministres de l'histoire du Québec.À une exception près toutefois : M.Landry a clairement joué une bonne carte en confiant les problèmes lancinants de la Santé au trio formé de François Legault, David Levine et Roger Bertrand.C'est ce que conclut la maison CROP, à partir d'une enquête menée dans les jours suivant le chambardement des portefeuilles de la semaine dernière.Pas moins de 45 % des gens se décrivent comme « plutôt ou très insatisfaits » du grand chambardement de la semaine dernière où 13 nouveaux visages sont apparus au Conseil des ministres.En revanche, 33 % des gens se disent heureux des modifications.Surtout, pas moins de 23 % des gens n'ont pas d'opinion sur les changements apportés.L'indifférence à l'endroit de la manoeuvre de la semaine dernière s'explique facilement : les gens ne croient pas que la situation économique et sociale du Québec s'en trouvera améliorée.Ainsi, 50 % des répondants jugent que cela « n'aura aucun effet » sur les problèmes économiques ou sociaux, 21 % prédisent des retombées positives et 15 % seulement appréhendent des conséquences négatives aux changements apportés à l'équipe ministérielle.Quand on leur demande si « l'arrivée d'une nouvelle équipe au ministère de la Santé » aura un impact « sur la situation dans le réseau », on constate que M.Landry a eu du flair avec son trio.« C'est très fort, les attentes des gens sont élevées, 41 % des gens voient un impact positif dans un secteur où la population est très critique.Il y a de l'espoir là », observe Claude Gauthier spécialiste de CROP.« Avec cette décision, M.Landry a marqué un point », résume-t-il.Le récent remaniement n'a pas beaucoup modifié, dans l'ensemble, la satisfaction à l'endroit du gouvernement Landry.« Il faudra attendre pour voir s'il y a un effet au remaniement.Ça vient juste d'arriver et les gens se disent spontanément : Attendons voir ! » Autre preuve de l'indifférence : 74 % des gens estiment que le remaniement ne changera rien à leur vote, le jour du scrutin.Ainsi, 17 % estiment que la manoeuvre a fait diminuer la probabilité qu'ils votent PQ et seulement 5 % estiment que Bernard Landry est davantage susceptible d'obtenir leur vote avec ce remaniement.Car la façon de procéder du premier ministre pour modifier son équipe paraît soulever des questions.En effet, 46 % des gens estiment qu'il a été « plutôt ou très malhabile » dans ses manoeuvres qui ont débouché sur trois démissions de ministres.Quelque 40 % estiment en revanche qu'il a bien navigué.« On le juge plus maladroit qu'habile, il y a une note de légère désapprobation », relève Claude Gauthier.Finalement en dépit des sorties percutantes de Guy Chevrette et Jacques Brassard, bien peu de gens ont cru aux raisons qu'ils ont avancées pour avoir été mis sur la touche.Ainsi, 10 % seulement des gens croient que c'est en raison de leur âge que ces deux vétérans ont été mis de côté.C'est l'explication martelée par le ministre Chevrette.Leur compétence n'est pas mise en doute non plus \u2014 seulement 4 % des gens y voient la cause de leur éviction du Conseil.Un peu plus, 18 % estiment que c'est à une mauvaise image publique que les deux vétérans doivent ce revers du destin.Mais près d'un Québécois sur deux (49 %) ont une explication bien plus pragmatique pour expliquer ces départs : M.Landry les a écartés tout simplement « pour faire de la place » à de nouveaux visage dans son état-major.« La thèse de l'âge, soutenue par M.Chevrette, n'a pas fait beaucoup de chemin », constate M.Gauthier.Mario Dumont a la meilleure note DENIS LESSARD C'EST MARIO DUMONT qui obtient auprès de l'électorat la meilleure note pour son travail.Plus d'un Québécois sur deux \u2014 51 % \u2014 sont satisfaits du travail du jeune député de Rivière-du- Loup.Seulement 19 % des gens se disent « insatisfaits » du travail du chef de l'ADQ.Le travail de Bernard Landry et de Jean Charest satisfait, respectivement, 46 % et 42 % de Québécois.« Ce n'est pas surprenant, il y a toujours un courant de sympathie pour M.Dumont », observe M.Gauthier.« Il a le beau rôle, il peut critiquer à la fois le gouvernement et l'opposition sans avoir trop de comptes à rendre », estime le spécialiste.C'est pour le répondant « un appui sans conséquence puisqu'il n'est pas au pouvoir », explique M.Gauthier.Ce dernier, en grattant les chiffres, juge qu'il est clair que la force de l'ADQ dans les intentions de vote \u2014 jusqu'à 18 % \u2014 nuit au PQ davantage qu'aux libéraux.Chez les électeurs péquistes, 21 % estiment que Mario Dumont ferait le meilleur premier ministre et seulement 6 % des libéraux voient le jeune chef adéquiste chausser les bottes de Bernard Landry.Photo PC © Le récent remaniement n'a pas beaucoup modifié, dans l'ensemble, la satisfaction à l'endroit du gouvernement Landry.Lesgen sne croient pasque l'exercice améliorera la situation économique et sociale du Québec.Est sage celui qui communique rapidement.P7 3021552A 2LP0401A0205 A4 MARDI 2LP0401A0205 ZALLCALL 67 20:10:49 02/04/02 B Pas de démissions massives dans la circonscription de Joliette DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le comité exécutif péquiste de Joliette n'imitera pas celui de Lac-Saint-Jean qui vient unanimement de claquer la porte pour protester contre le congédiement du ministre Jacques Brassard.« À titre individuel », certains membres pourraient exprimer leur dépit devant le sort réservé à Guy Chevrette, croit le président de l'association péquiste de Joliette, Jocelyn Jalette.Le comité exécutif de l'ancienne circonscription de M.Chevrette se réunira le 16 février.Le départ de M.Chevrette n'améliorera pas les chances du PQ dans Joliette.« Je mentirais si je disais que cela nous aidera, cela va nous nuire.Cela dépend aussi si on va en partielle ou en générale.Dans une élection complémentaire, c'est beaucoup plus difficile pour nous que pour les libéraux de faire sortir le vote », d'expliquer Jocelyn Jalette.Président régional pour Lanaudière, M.Jalette trouve qu'il serait difficile de justifier une élection complémentaire dans Joliette.« Ce serait énormément d'argent, une partielle balayée par une générale, aussi le risque de perdre un candidat serait important », observe-t-il.« M.Chevrette est responsable de la région depuis si longtemps que son départ aura un impact dans l'ensemble de Lanaudière, observe le militant.La situation actuelle n'encourage pas beaucoup les candidats potentiels », ajoute-til.Pour lui, il n'est pas question que le bloquiste Pierre Paquette brigue la succession de Guy Chevrette.« Ce serait un excellent successeur à Guy, mais pas dans ce contexte » observe-t-il.Surtout s'il acceptait la candidature de l'ancien vice-président de la CSN, M.Landry ouvrirait une brèche où bien d'autres bloquistes tenteraient d'entrer.M.Jalette faisait partie de la poignée de militants de Joliette qui s'étaient rendus à Montréal pour tenter de convaincre M.Chevrette de rester.« J'avais l'impression qu'il allait rester, accepter l'offre de M.Landry, mais je me suis trompé », constate-t-il.Photothèque La Presse Si les membres du comité exécutif de Lac-Saint-Jean ont imité leur député Jacques Brassard, ce n'est pas le cas de ceux de l'ancienne circonscription de Guy Chevrette.Il pourrait y avoir quelques gestes individuels, mais pas de mouvement d'ensemble, a expliqué le président de l'association péquiste de Joliette.Les jeunes libéraux auront Simard à l'oeil Les libéraux veulent la tête de Jean-Guy Chrétien L'ancien député bloquiste est maintenant directeur d'élections dans son ancien comté ANDRÉ DUCHESNE LES LIBÉRAUX du Québec veulent la tête de Jean-Guy Chrétien, cet ex-député du Bloc québécois délogé de son comté de Frontenac aux élections fédérales de novembre 2000, mais nommé directeur des élections de la même circonscription provinciale, il y a quelques semaines.« C'est inacceptable d'avoir à vivre avec un individu comme celuilà.Imaginez un instant qu'il va être l'arbitre entre le Parti québécois et le Parti libéral du Québec aux prochaines élections ! Jamais un parlementaire n'avait fait cela auparavant », s'est exclamé un militant libéral au cours du conseil général de son parti tenu en fin de semaine à Sherbrooke.Les militants ont d'ailleurs adopté une résolution d'urgence dénonçant cette nomination et réclamant du Directeur général des élections une correction de « cette situation inacceptable » dans les plus brefs délais.Les libéraux estiment que comme député du BQ, un parti frère du PQ, Jean-Guy Chrétien a publiquement pris position à maintes reprises contre les autres formations politiques présentes dans la circonscription.Ils affirment de plus que toute cette histoire entache et menace la crédibilité du processus électoral.Au bureau du Directeur général des élections (DGE) à Québec, on rappelle que de telles nominations se font sur la base de concours publics dont les critères incluent un examen écrit, une entrevue et un tamisage réalisé par un comité d'évaluation des candidatures.Et, comme c'est le cas dans la fonction publique, c'est la personne qui termine première qui obtient le poste.« Ça n'a pas été différent pour M.Chrétien, soutient Paul-Jean Charest du bureau des relations de presse du DGE.Et même si M.Chrétien a un « passé politique », il doit prêter serment qu'il ne participera à aucune activité partisane pour toute la durée de son mandat.Ce mandat, justement, a une durée de 10 ans.Par contre, dans les comtés, le poste de directeur du scrutin n'est pas un emploi à temps plein.Il ne travaille que durant la période électorale, au taux horaire de 32,72 $.Jean-Guy Chrétien a été député du Bloc de 1993 à 2000.Il a perdu le comté aux mains du libéral Gérard Binet aux élections du 27 novembre 2000 par moins de 1500 voix.ANDRÉ DUCHESNE LES JEUNES MILITANTS libéraux entendent suivre de près le travail du nouveau ministre québécois de l'Éducation, Sylvain Simard.« Une des tâches que je me donne est de surveiller le travail de notre nouveau ministre de l'Éducation, avance le nouveau président de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec, Steeve Le Blanc.J'espère qu'il ne va pas prendre les jeunes pour des maisons de sondage.\u2014 Maisons de sondage ?\u2014 Oui, oui, répond-il.François Legault (titulaire de l'Éducation jusqu'au remaniement de la semaine dernière) nous prenait pour des maisons de sondage.Il lançait des ballons, regardait notre réaction et réagissait en conséquence.C'est exactement ce qu'il a fait avec son idée de dégeler les droits de scolarité.Dès qu'il a vu les réactions négatives que cela suscitait, il a reculé.» À la mi-janvier, la commission jeunesse du PLQ avait, par la voix de sa présidente sortante, Isabelle Merizzi, joint le concert de protestations venant d'organisations de jeunes, notamment dans les collèges et les universités, contre le projet de mesures.Sylvain Simard M.Le Blanc fut le seul à déposer un bulletin de candidature pour remplacer Mme Merizzi à la tête de la commission jeunesse et sa désignation au poste a été entérinée vendredi dernier, à l'ouverture du conseil général que le PLQ tenait à Sherbrooke.Outre la question du ministère de l'Éducation, il concentrera son programme des prochains mois à accroître la présence libérale dans les campus des cégeps et des universités.Des élections générales s'en viennent et ce dernier veut susciter une mobilisation générale en vue du scrutin.Étudiant en droit à l'Université Laval de Québec, le jeune homme de 24 ans estime qu'au-delà de l'esprit partisan, les jeunes gagnent à tâter de la politique.Il croit en leur pouvoir.« Au PLQ, nous avons le tiers du pouvoir décisionnel », rappelle-t-il.Comme pour lui donner raison, les jeunes libéraux, qui avaient mobilisé toutes les premières rangées de la grande salle où se tenait leur conseil général en fin de semaine, ont réussi à faire adopter une motion concernant le harcèlement psychologique au travail, en dépit d'une recommandation contraire de la commission politique.M.Le Blanc a insisté aussi sur le fait qu'il vient d'une région et que le PLQ est le parti des régions.Vat- il retourner dans sa Gaspésie natale une fois ses études terminées ?« Assurément, lance-t-il avec un grand sourire.Je veux donner à mes enfants la même chance que j'ai eue de grandir dans ce bel endroit.Pas d'histoires à dormir debout! Nous ne vous racontons pas d'histoires.Lis-nous encore la partie sur le contenu étranger.Moi, ce sont le café et les beignes qui m'intéressent! Passe donc à la partie sur la répartition d'actif.Fonds Mutuels TD vous offre des conseils personnalisés pour vos RER, n'importe où, n'importe quand.Assoyez-vous.Appelez-nous.www.tdcanadatrust.com/francais FONDS MUTUELS TD Conseils en placement personnalisés pour vos RER 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.Vaste éventail de fonds communs de placement.Simplicité des cotisations.Historique de croissance éprouvé.\u2020Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Prière de lire le prospectus avant d'investir.On trouvera dans le prospectus une information détaillée sur les titres proposés.On peut se procurer ce prospectus auprès de notre maison ou des courtiers autorisés à placer ces titres au Québec.La valeur des fonds communs de placement fluctue souvent et le rendement passé peut ne pas se reproduire.Les placements dans les fonds communs de placement ne sont pas assurés par la Société 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C A 5 À défaut d'argent, des idées.Les hôpitaux tentent par tous les moyens d'attirer de nouvelles infirmières LES « SUPERINFIRMIÈRES » Une «mesure disproportionnée» selon les omnipraticiens KARIM BENESSAIEH LES OMNIPRATICIENS ne voient pas du tout d'un bon oeil l'arrivée au Québec de « superinfirmières » capables, en bout de ligne, de les remplacer.La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec est d'accord pour élargir les responsabilités des infirmières, a précisé hier son porte- parole, le Dr Jean Rodrigue.« Mais la mesure nous apparaît disproportionnée : entre revoir le rôle des infirmières et introduire des infirmières praticiennes, il y a une bonne marge.On n'est pas sûr que ce soit la bonne solution.» Plusieurs voient dans ces « superinfirmières » une façon d'atténuer le manque de médecins, tant dans les hôpitaux qu'en première ligne.Autorisées à soigner, diagnostiquer et poser des actes médicaux à haut risque, elles assurent en plus le suivi des patients.Selon une étude ontarienne, la province voisine pourrait se passer de la moitié de ses 10 000 médecins de famille si on faisait passer le nombre d'infirmières praticiennes de 400 à 2400.« Quel est le véritable besoin ?rétorque le Dr Rodrigue.On doit ajouter à l'efficacité et non tout compliquer.Si nous manquons de médecins, ne serait-il pas plus simple d'en former de nouveaux ?Et si nous manquons d'infirmières, qu'on forme des infirmières.» « Et si on veut décharger de travail les médecins, pourquoi ne demande- t-on pas aux médecins s'ils veulent être déchargés ?» Selon lui, la situation dans les États américains, qui ont tous reconnu la profession d'infirmière praticienne, ne s'applique pas au Québec.« Aux États-Unis, ils ont une pénurie d'intervenants de première ligne plus importante qu'au Québec.Les médecins de famille ne représentent que 15 % de ces intervenants aux États-Unis : ici, ils en forment la moitié.» Le porte-parole précise qu'il ne veut surtout pas jeter de l'huile sur le feu, le débat concernant deux types de professionnels de la santé qui doivent constamment collaborer.Le grand défi, estime- t-il, est de justement trouver un niveau de collaboration respectueux des expertises de chacun.« Vous savez, ce débat se retrouve à tous les niveaux.Certaines infirmières s'opposent à ce que les infirmières auxiliaires puissent donner des médicaments.Il faut circonscrire le champ de compétences de chacun.C'est un peu comme si nous, les omnipraticiens, nous nous mettions à revendiquer le statut de spécialiste.» Selon lui, il ne faut surtout pas voir dans cette opposition un clivage entre hommes et femmes \u2014 les hommes médecins refusant la promotion des femmes infirmières.« Les médecins qui sont tous des hommes, ce n'est plus vrai ; 40 % des omnipraticiens sont des femmes.Chez nos membres de moins de 40 ans, ce taux monte à 61 %.» Noyau dur Le Collège des médecins s'est montré ouvert à l'embauche d'infirmières praticiennes dans des secteurs très précis : soins intensifs en pédiatrie, cardiologie et soins aux patients greffés.Dans un rapport déposé devant le groupe Bernier, chargé de réévaluer l'organisation du travail dans la santé, le Collège a défini un « noyau dur », des activités qui doivent être réservées aux médecins.On y désigne entre autres la prescription d'examens diagnostiques, le diagnostic des maladies, le choix du traitement médical, les interventions diverses à risque, la prescription de médicaments.Plusieurs de ces activités font cependant partie des compétences des infirmières praticiennes à l'extérieur du Québec.Le Collège propose alors le « maintien de l'autorité fonctionnelle du médecin » au sein des équipes et, de façon plus générale, une « adaptabilité aux situations locales ».Le Collège travaille en collaboration étroite avec l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec pour proposer à Québec un cadre réglementaire entourant la pratique des infirmières praticiennes.Les discussions, selon la porte-parole du Collège « vont bon train ».KARIM BENESSAIEH Publicité dans les journaux, journée portes ouvertes, capsules à la radio pour attirer les candidates : les hôpitaux de la région de Montréal se livrent une compétition féroce depuis le début de l'année pour recruter des infirmières.Le résultat est loin d'être déplaisant pour les principales concernées.« Elles ont le gros bout du bâton.Les lois du marché jouent, et les jeunes magasinent leur hôpital », convient Sylvie Vallières, de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.Il manquerait environ 2000 infirmières dans le réseau montréalais, estime-t-on à la régie régionale de la Santé de Montréal-Centre.Les hôpitaux rivalisent donc d'imagination pour attirer les candidats.Horaires adaptés, garderies, espaces de stationnement, tâches variées, formation continue, recrutement à l'étranger, tous les moyens sont bons.Tous les moyens ?Non.Contrairement aux années passées, il n'est plus question d'offrir des avantages financiers.Le message envoyé par Québec semble avoir été reçu par tous les établissements contactés par La Presse : fini la surenchère entre hôpitaux.« C'est complètement interdit, et tout le monde a reçu la consigne très clairement, explique Laureanne Collin, de la régie régionale de Montréal-Centre.Le ministère interdit tout ce qui n'est pas conforme à la convention collective.» Les primes, les salaires et les règles régissant le travail supplémentaire doivent dorénavant être conformes au pacte signé entre Québec et la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec.Montrer les atouts C'est à l'intérieur de ces contraintes qu'on tente de recruter 235 infirmières à l'hôpital du Sacré- Coeur de Montréal.« On sillonne le Québec ; dans toutes les universités, tous les cégeps, on participe à toutes les revues, on fait des journées portes ouvertes.Et quand on trouve une candidate intéressée, on l'engage illico ! » explique Patrick Lafferty, directeur des ressources humaines.La campagne a du succès puisqu'on a réussi à embaucher 98 personnes depuis le début du mois de janvier.On prévoit en embaucher autant d'ici le mois de mars.Le principal atout de l'hôpital de Sacré-Coeur, selon M.Lafferty, est son statut de centre universitaire.« Tous les champs sont ouverts, et nous avons beaucoup d'interaction avec l'extérieur.Les possibilités de carrière sont variées.» À la Cité de la Santé de Laval, c'est 144 infirmières qu'on serait prêt à embaucher sur-le-champ.Tout comme à Sacré-Coeur, on a mis sur pied une garderie pour les employés, un service particulièrement apprécié des infirmières « qui sont pour une bonne part des mères seules », explique le porte-parole, Joël Clément.Ici, c'est le travail même qu'on a tenté de rendre plus alléchant, en tenant un vaste séminaire le 16 janvier dernier à l'issue duquel on a formulé 150 recommandations.Un groupe de travail a ensuite été mis sur pied, dans le but d'« évaluer l'aide additionnelle qu'on pourrait donner aux infirmières, par l'embauche d'auxiliaires et de préposées aux bénéficiaires », explique M.Clément.Tout cela, pour de ne plus surcharger de travail les infirmières.« On veut trouver d'autres méthodes de travail sans les brûler.», explique le porte-parole.Parallèlement, on continue de recruter des infirmières en Europe.Le problème de pénurie d'infirmières est de toute évidence plus criant à Montréal que dans le reste de la province, estime Sylvie Vallières, de l'OIIQ.Les administrateurs d'hôpitaux attribuent ce fait à la vague de retraites en 1997 qui a particulièrement frappé la métropole.Mais ce n'est que le début, prévient Patrick Lafferty, de l'hôpital du Sacré-Coeur.« Vers 2007, il y aura une autre vague de retraites, celles des baby-boomers qui atteindront la soixantaine.La pénurie, ce n'est pas qu'une question financière : il faut réorganiser le travail.Selon un rapport de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada datant de 1997, il manquera 113 000 infirmières au pays en 2011, en considérant l'accroissement et le vieillissement de la population.« Nous ne sommes pas sûrs que ce soit la bonne solution », dit Jean Rodrigue de la Fédération des médecins omnipraticiens.De notre collection de colliers à coeur, de 425 $ à 2 700 $.L'occasion fait le bonheur.L'émotion en boîte.BI RKS D I A M A N T S .depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com 3024293A COLLECTION FEMME ENCEINTE LES BOUTIQUES FORMES AU CANADA : MONTRÉAL 2185, rue Crescent Tél.: (514) 843 69 96 TORONTO 128, av.Cumberland Tél.: (416) 972 02 07 Catalogue gratuit sur demande au 1 800 750 45 43 www.formes.com Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2002-02-04 Tirage du 2002-02-04 Tirage du 2002-02-04 NUMÉRO: 701636 Jetta GLS 2002 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 Laurier popular@popular.qc.ca Basé sur un bail de 48 mois.Jetta GLS avec boîte manuelle.Acompte de 3 096 $ ou échange équivalent.20 000 km par an.Taxes en sus.295$$/MMOOIISS 2LP0601A0205 A6 MAR 2LP0601A0205 ZALLCALL 67 22:18:54 02/04/02 B La Suisse songe à la légalisation totale du cannabis La production, la vente et la consommation se feront sans entrave si le Parlement adopte un projet de loi MARIE-CLAUDE MALBOEUF OTTAWA \u2014 Déjà célèbres pour leur chocolat et leur fromage, les Suisses pourraient bientôt se distinguer par leur production de cannabis, qui serait toutefois réservée au marché local.D'ici la fin de l'année, le Parlement et le gouvernement helvétiques débattront en effet un projet de loi plaçant la marijuana et le haschisch dans une catégorie à part.Si la loi est adoptée, consommer du cannabis ne sera plus un crime en Suisse et ses habitants pourront en vendre et en produire en étant presque certains d'échapper aux poursuites.Un pas que même les Pays-Bas n'ont pas encore franchi et qui suscite beaucoup de crainte en Europe.« La consommation de cannabis augmente malgré les mesures répressives.Nous préférons mettre l'accent sur la santé publique », a expliqué hier Me Diane Steber Büchli, l'un des quatre témoins invités à Ottawa par le Comité spécial sur les drogues illicites que préside le sénateur Jean-Claude Nolin.« Nos voisins s'inquiètent parce qu'ils connaissent mal le projet.Les règles envisagées sont beaucoup plus strictes que pour le tabac et l'alcool.Seuls les Suisses pourront acheter du cannabis.On veut interdire la publicité et la vente aux mineurs.On contrôlerait la quantité vendue, le nombre de magasins, etc.», précise l'avocate du Bureau fédéral de santé publique.Depuis quelques années, la police suisse est dépassée.Les boutiques d'articles de chanvre \u2014 avec lequel on produit non seulement de la drogue, mais aussi du textile \u2014 vendent des oreillers bourrés de marijuana très concentrée en THC, la substance psychotrope du cannabis.« Les gens ouvrent ces oreillers et fument le contenu, révèle Mme Steber.Les contrôles sont impossibles.La marijuana est pratiquement impossible à repérer dans un grand champ de chanvre.» La solution ?Légaliser, concluait en 1999 la commission ayant inspiré la révision de la loi sur les drogues.« Les études montrent que le cannabis est moins dommageable pour la santé que le tabac et l'alcool, elle cause moins de dépendance et rien ne prouve que sa consommation précède celle des autres drogues », rapporte Mme Steber.Malgré tout, les policiers sont partagés, a indiqué hier le chef de police du canton de Zurich, Georges Dulex.Même s'il n'est pas question de légaliser (on s'abstiendrait simplement de poursuivre conformément à une ordonnance du gouvernement), le projet va trop loin, dit-il.« Que la consommation du cannabis soit punissable ou non ne change rien pour nous.Mais on voit mal comment on pourrait en contrôler le commerce.Et on veut bien être pionnier, mais on ne veut pas créer un tourisme de la drogue.« Pour libéraliser, il faudrait des règles très précises, de la production à l'achat, dit le policier.Je n'aime pas quand le politique conçoit quelque chose sans penser aux répercussions.» Avant d'être adoptée, la nouvelle loi sur les drogues risque donc de changer énormément, prévoit-il.Deux instances doivent encore en discuter.Puis, la population pourrait forcer l'État à tenir un référendum.Depuis cinq ans, les Suisses se sont d'ailleurs prononcés à deux reprises sur le cannabis : pour choisir entre l'abstinence totale (en 1997) et la légalisation totale (en 1998) \u2014 deux propositions rejetées à plus de 70 %.En parallèle, le gouvernement fédéral suisse adoptait une approche audacieuse à l'égard des drogues dures.Après de vigoureux débats, les autorités ont ouvert des salles d'injection et des cliniques et entrepris d'aider les toxicomanes à se trouver du travail et un logement.Depuis trois ans, une ordonnance gouvernementale permet même de prescrire de l'héroïne aux cas lourds, une approche qui devrait être officialisée dans la nouvelle loi.Depuis, le nombre des morts par overdose a brutalement chuté.Les toxicomanes se disent en meilleure santé.Ils commettent moins de délits.Ils sont moins nombreux et sont plus réceptifs aux traitements.« La sécurité publique s'est améliorée.Avant, les quartiers voisins des scènes ouvertes vivaient dans la peur.Maintenant, les gens peuvent sortir », se réjouit aussi M.Dulex.Le travail policier devient par contre de plus en plus ardu, dit-il.« Il y a plus de drogue, elle est moins chère, et les réseaux sont de plus en plus secrets et impénétrables.» Mais, qu'il soit question de cannabis ou d'héroïne, le policier croit le changement inévitable.« La police doit jouer le jeu.Si la société veut cette libéralisation, il faut l'accepter.Nous sommes là pour défendre ses intérêts, pas les nôtres.» Selon une étude parue dans le Journal de l'Association médicale canadienne, tous les joueurs de « ligues de garage » d'un groupe sélectionné poussent leur coeur au-delà de la limite recommandée.Les chercheurs incitent les « Boys » \u2014dans la vraie vie comme au grand écran ?\u2014à bouger toute l'année.Les hockeyeurs du dimanche jouent avec le feu Les quadragénaires et quinquagénaires sédentaires devraient y songer deux fois avant de sauter sur la glace ANDRÉ NOËL LES « BOYS » quadragénaires qui suent corps et âme une fois par semaine en jouant au hockey devraient faire un peu plus attention à leur coeur, s'ils ne veulent pas mourir sur la patinoire, suggère une recherche publiée aujourd'hui dans le Journal de l'Association médicale canadienne (JAMC).Plus de 500 000 hommes (et plus de 70 000 femmes) jouent régulièrement au hockey au Canada.Chaque hiver, des milliers de quadragénaires et de quinquagénaires disputent des matchs amicaux.Mais l'effort peut être trop élevé, surtout chez ceux qui sont sédentaires le reste du temps.L'effort, en tout cas, a été fatal pour Jacques Blanchet, un ingénieur de Valcartier père de trois enfants mort des suites d'un infarctus après un match à l'aréna de Bernières, dans la région de Québec il y a quatre ans.Après la fin de la troisième période, M.Blanchet a éprouvé un malaise.Il s'est dirigé vers le vestiaire des joueurs et s'est effondré au sol.On ignore combien de Canadiens meurent ainsi.Pour la première fois, des médecins de Nouvelle- Écosse ont tenté de mesurer les risques au sein des « ligues de garage ».Ils ont constaté que tous les joueurs poussaient leur coeur au-delà de ce qui est recommandé.Le risque d'une crise cardiaque était petit, mais néanmoins présent.Les chercheurs ont d'abord sélectionné un groupe de 113 hommes de plus de 35 ans dans les arénas de Sydney, en Nouvelle-Écosse.Les cobayes avaient en moyenne 43 ans.Ceux qui avaient des problèmes cardiaques connus ont été exclus.Les médecins ont équipé leurs joueurs de moniteurs Holter, qui enregistraient l'activité électrique du coeur pendant et après les matchs.Ils ont constaté que leur coeur battait beaucoup trop vite.Deux mesures sont importantes.La première est la fréquence cardiaque maximale (FCmax).Le calcul est simple.La FCmax = 220-l'âge.Ainsi, la FCmax d'un homme de 50 ans est de 170 battements par minute (220-50).Il s'agit là de la fréquence qu'il ne faut pas dépasser.La seconde mesure est la fréquence cardiaque cible, celle qu'un individu moyen devrait viser lorsqu'il fait de l'exercice.Le Collège américain de la médecine sportive recommande une intensité variant entre 55 % et 85 % de la FCmax.Au cours d'exercices, le coeur d'un homme de 50 ans devrait battre entre 95 et 145 coups par minute.L'équipe de recherche de Nouvelle- Écosse, dirigée par le Dr Sanita Atwal, a constaté que tous les « Boys » de Sydney dépassaient la fréquence cardiaque cible.Leur fréquence cardiaque dépassait 85 % de la FCmax pendant 30 minutes en moyenne.Les auteurs ont aussi constaté que, dans 70 % des cas, la fréquence cardiaque prenait du temps à revenir à la normale.Il n'en demeure pas moins que l'exercice est bon pour la santé.Il a été prouvé que la pratique d'exercices d'une intensité aussi légère que 65 % du FCmax (110 battements par minute chez un homme de 50 ans) est associée à une meilleure forme physique et à une diminution des accidents cardiaques.Néanmoins, le Collège américain de médecine sportive indique que « des exercices d'intensité élevée sont associés à des risques cardiovasculaires ».Risques marginaux ?Dans un commentaire publié dans le JAMC, le Dr Murray A.Mittleman, de la Harvard Medical School de Boston, souligne que ces risques restent marginaux.Il faut encourager les ligues de garage, dit-il, mais les « Boys » devraient faire de l'exercice plus qu'une fois par semaine.Si on a passé l'été à se dorer sur un transat, il peut être dangereux de se défoncer sur la glace, une fois l'hiver venu.« Le hockey est avant tout un sport anaérobique, qui implique plusieurs sprints très courts, contrairement aux activités aérobiques prolongées comme le jogging, souligne le Dr Mittleman.L'effort demandé au coeur peut être plus exigeant.Les risques d'un accident cardiovasculaire sont plus élevés chez les personnes sédentaires qui disputent seulement des matchs de hockey une fois par semaine.» Le médecin cite une autre étude selon laquelle les risques d'un infarctus du myocarde déclenché par un exercice vigoureux sont 50 fois plus élevés chez les personnes sédentaires que chez celles qui font de l'exercice tous les jours.Bref, les « Boys » doivent bouger toute l'année plutôt que de sauter sur la patinoire sans aucune préparation.75% JUSQU'À DE RABAIS JUSQU'À 1 500 000 $ EN INVENTAIRE À LIQUIDER TOUT DOIT ÊTRE VENDU DU 2 AU 10 FÉVRIER NOUS DEVONS FAIRE PLACE À LA NOUVELLE MARCHANDISE Boutique de Golf 12 balles CB-1 (X-Out) RÉG.: 3199$ MONTRÉAL (514) 393-1800 LAVAL (450) 627-1214 #235 BROSSARD (450) 443-6788 GRANDE VENTE D'ENTREPÔT 1599$ 34999$ Ensemble 11 mcx Ultra Select 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Solde Solde Solde Solde Solde Solde Solde Photos à titre indicatif seulement.La réforme des services correctionnels, priorité du ministre Jutras Presse Canadienne LE NOUVEAU ministre de la Sécurité publique, Normand Jutras, souhaite procéder rapidement à une réforme des services correctionnels, qui insufflerait « plus de rigueur » dans la gestion des libérations conditionnelles.Le successeur de Serge Ménard admet que « les gens comprennent mal la façon dont fonctionne le système, alors une réforme s'impose.Une libération conditionnelle, ce n'est pas automatiquement acquis.Il faut que ça se mérite.» Le ministre Jutras précise qu'« il faut penser à protéger la société et penser au respect des jugements rendus mais, par contre, la priorité doit demeurer la réhabilitation des individus.» Les agents du Service correctionnel, « qui vivent avec les détenus au jour le jour », de même que les agents de probation, « qui ont à voir comment un individu fonctionne alors qu'il purge sa peine », seront mis à contribution pour « évaluer objectivement (.) si cette personne est en voie de réhabilitation ou qu'elle est vraiment réhabilitée ».Les auditions devant mener à l'élaboration d'une réforme du service correctionnel devraient débuter aux alentours du 15 février.M.Jutras se dit par ailleurs confiant que cette réforme pourra se réaliser avant la fin du mois de juin ou, à tout le moins, que le projet de loi sera adopté, quitte à ce que l'application se fasse ensuite.Lutte contre les motards criminels Le nouveau ministre de la Sécurité publique entend par ailleurs poursuivre la lutte intensive contre les motards criminels qu'avait commencée son prédécesseur.« On va consacrer la même énergie, affirmet- il.On a connu des succès, mais la lutte n'est pas finie et il faut continuer dans le même sens.» Quant à la réforme policière, M.Jutras signale qu'« elle est déjà pas mal mise en place.Certains dossiers restent à finir, mais le gros de l'oeuvre est fait.» Cette réforme, entamée par le ministre Serge Ménard, vise à réduire du tiers le nombre de corps policiers au Québec, en offrant aux petites villes d'intégrer leurs corps policiers à la SQ et en proposant la fusion des services dans des agglomérations urbaines plus importantes.Enfin, le ministre Jutras a indiqué avoir tout autant confiance en la Sûreté du Québec (SQ) qu'en la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour coordonner les efforts de lutte contre le terrorisme sur le territoire québécois.Photo PC © Normand Jutras, nouveau ministre de la Sécurité publique. 2LP0701A0205 A7 MAR 2LP0701A0205 ZALLCALL 67 21:29:51 02/04/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 5 F É V R I E R 2 0 0 2 C ANA D A A 7 L'opposition martèle à nouveau Eggleton de questions G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le supplice s'est prolongé hier pour le ministre de la Défense, Art Eggleton, qui a dû encore une fois justifier aux Communes son silence de huit jours à propos des prisonniers d'Al-Qaeda capturés en Afghanistan par le commando de la Force opérationnelle interarmées 2 (FOI-2).La motion de privilège présentée la semaine dernière par l'Alliance canadienne a été débattue une partie de la journée d'hier et le débat se poursuivra également aujourd'hui, même si les libéraux et l'opposition officielle ont souhaité un vote hier soir sur cette motion qui demande le renvoi de l'enquête au Comité des affaires de la procédure et des affaires de la Chambre.La motion, rappelons-le, reproche au ministre d'avoir fait outrage à la Chambre des communes en l'induisant en erreur au sujet de la date à laquelle il a appris la capture des prisonniers.M.Eggleton avait d'abord signalé qu'il avait appris le 25 janvier que les Forces canadiennes avaient pris des prisonniers afghans pour ensuite admettre qu'il l'avait su le 21 janvier.M.Eggleton n'a fait part de l'information au premier ministre Jean Chrétien que le 28 janvier lors d'une réunion du cabinet.C'est le Bloc québécois qui a tenu hier à ce que la discussion se poursuive plus longuement aux Communes, question d'obtenir d'autres clarifications du gouvernement et d'empêcher que l'affaire quitte les projecteurs médiatiques.L'adoption trop rapide de la motion, ont estimé les bloquistes hier, aurait mis un terme au débat jusqu'à ce que le comité de la Chambre se penche sur le dossier.Ce comité se réunit ce matin, mais il ne pourra discuter de la comparution du ministre de la Défense tant et aussi longtemps que la Chambre n'aura pas voté le renvoi de l'affaire.Dans le meilleur des scénarios, le ministre pourrait comparaître jeudi devant le comité, sinon, comme les travaux des Communes sont suspendus la semaine prochaine, il devra attendre la semaine suivante pour tenter de se débarrasser de cette affaire qu'il traîne comme un boulet.D'ailleurs la bataille a déjà commencé dans les couloirs du parlement à propos des témoins qui pourront témoigner devant le comité, l'opposition souhaitant vivement que le premier ministre luimême soit appelé devant le comité, des membres de son bureau ainsi que des responsables au Conseil privé, l'organe gouvernemental chargé d'administrer les affaires du bureau du premier ministre.Le gouvernement n'a nullement l'intention de céder aux pressions de l'opposition, et il aura à ce chapitre les coudées franches puisque le Comité des affaires est majoritairement composé de libéraux.« Politique respectée » Hier, le ministre de la Défense, Art Eggleton, est allé un peu plus loin que la semaine dernière dans ses explications sur les raisons qui l'ont poussé à ne pas communiquer immédiatement à son chef, M.Chrétien, la nouvelle de la capture de prisonniers d'Al-Qaeda par le commando canadien FOI-2.« S'il y avait eu des modifications à notre politique de départ, a-t-il dit aux Communes dans une réponse à une question du chef conservateur Joe Clark, je puis dire qu'immédiatement j'aurais averti le premier ministre.Mais comme il n'y a pas eu de modification au plan d'origine, que notre politique a été totalement respectée, que c'est une politique qui est en place depuis plusieurs années et que nous n'avons pas de centre de détention, nous avons livré les prisonniers aux Américains.Et nous l'avons fait en accord avec la convention de Genève.C'est ce qui a été fait.» Joe Clark a rétorqué que le silence de huit jours de M.Eggleton a rendu impossible au premier ministre l'accomplissement adéquat de sa tâche.« Comment le premier ministre peut-il, a demandé M.Clark, donner des directives à nos troupes ou à son gouvernement s'il n'y a pas de système qui assure qu'il soit informé de ce qui se passe ?» Par ailleurs, l'opposition a affirmé à maintes reprises hier qu'elle trouvait inconcevable que le Conseil privé, le bureau du premier ministre ou encore le ministre des Affaires étrangères n'aient pas été au courant de l'information transmise seulement mardi dernier au premier ministre par M.Eggleton.Elle a tenté de savoir si vraiment le Conseil privé avait été laissé dans l'ombre et quand avaitil véritablement été informé de l'événement.M.Manley, le vicepremier ministre, ne s'est pas clairement prononcé sur la question, préférant tout simplement répondre qu'il n'avait eu « aucune indication que d'autres personnes avaient reçu l'information ».Photo PC © Le vice-premier ministre John Manley (debout) répond à une question à la Chambre des communes tandis que le ministre de la Défense, Art Eggleton (à l'avant-plan), semble songeur. 2LP0801A0205 mardi A-8 2LP0801A0205 ZALLCALL 67 22:47:01 02/04/02 B FORMULAIRES VOLÉS La sécurité du pays n'est pas menacée, affirme Coderre JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Aucun ressortissant étranger jugé indésirable ne pourra utiliser les formulaires qui ont été volés au ministère de l'Immigration afin d'entrer de manière illégale au pays, a soutenu hier le ministre de l'Immigration, Denis Coderre.Le ministre, interpellé hier à la Chambre des communes par l'Alliance canadienne, a indiqué que la moitié des quelque 500 documents subtilisés aux États-Unis et en Asie- Pacifique avaient été récupérés.Il a expliqué que des individus qui tentaient de les utiliser ont déjà été arrêtés, sans toutefois pouvoir préciser leur nombre ni s'ils ont été accusés ou expulsés, faisant valoir que la GRC continue son enquête dans cette affaire.M.Coderre a aussi déclaré que la nouvelle carte d'identité qui sera remise à partir du mois de juin aux immigrants ayant reçu le statut de résidents permanents servira de rempart contre la fraude.Cette carte, qui remplacera les formulaires du type de ceux qui ont été volés, comportera une photo et une bande optique où seront stockés des renseignements nominatifs.« Le fait qu'on ait changé de politique avec la carte de résident permanent nous permet de régler le dossier.Mais il y a tout de même une vérification qui se fait quand les gens entrent au pays.Tous les numéros de dossier (des documents volés) sont mis dans des mesures de contrôle.Nous sommes ainsi capables de les retracer », a déclaré aux journalistes le ministre Coderre.La GRC a confirmé en fin de semaine avoir ouvert une enquête sur le vol de plusieurs centaines de formulaires vierges de demande d'immigration.Les limiers responsables de l'enquête tentent de déterminer si les formulaires IMM1000 ont été vendus à des terroristes ou à d'autres types de criminels.Selon les informations qui ont filtré jusqu'ici, les vols ont été possibles en raison de l'absence de contrôle ou de vérification des documents, entreposés en trop grand nombre dans des locaux peu sûrs.Un avocat spécialisé en immigration, Mendel Green, a soutenu dans une entrevue accordée au réseau anglais CTV hier que ces formulaires, s'ils sont entre les mains de malfaiteurs, pourraient constituer une menace pour la sécurité du pays.Mais le ministre Coderre, qui doit déjà composer avec la disparition de 192 « visiteurs » tunisiens arrivés à l'aéroport de Dorval après le 9 août 2000, a réfuté ces déclarations, estimant que toutes les mesures de sécurité ont été prises afin d'éviter que ces formulaires soient utilisés de manière illégale.Il a indiqué qu'un agent de sécurité a été embauché dans la plupart des missions diplomatiques canadiennes pour surveiller les documents reliés à l'immigration et que des vérifications accrues sont exigées avant l'embauche d'étrangers dans les ambassades canadiennes.« Depuis 1999, aucun document n'a été volé.Nous avons aussi changé la politique.Nous avons renforcé les mesures de sécurité (.) dans les missions diplomatiques.Il y a des mesures de contrôle accrues.Nous sommes non seulement conscients de la situation, mais nous avons déjà agi.C'est une nouvelle qui date de 1999.Donc, il ne faudrait pas sauter aux conclusions trop rapidement », a soutenu le ministre.« Des enquêtes sont en cours.C'était avant 1999.Il faut faire extrêmement attention de ne pas envoyer un message à l'ensemble des Canadiens et l'ensemble du monde qu'il y a encore un lien avec Al-Qaeda », a-t-il ajouté du même souffle.Aux Communes, l'Alliance canadienne a estimé que le vol des documents est une preuve de plus de que le gouvernement Chrétien se traîne les pieds en matière de sécurité nationale.PHOTO Phototèque La Presse © Le nouveau ministre de la Justice, Martin Cauchon, a soutenu que le projet de loi C-7 offrira toute la flexibilité requise pour permettre au Québec de maintenir son propre système, davantage axé sur la réhabilitation.JEUNES CONTREVENANTS Le projet de loi C-7 adopté dans le tumulte JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Ayant perdu la bataille politique aux Communes hier soir, le Bloc québécois s'en remet maintenant au gouvernement du Québec pour poursuivre devant les tribunaux la lutte visant à faire échec au controversé projet de loi sur les jeunes contrevenants.Ce projet de loi devrait obtenir la sanction royale au cours des prochains jours, la Chambre des communes ayant adopté hier soir, par un vote de 145 à 61, l'amendement qui avait été proposé par le Sénat touchant la détermination des peines imposées aux jeunes contrevenants autochtones.Les députés du Bloc québécois n'ont pas été les seuls à voter contre le projet de loi C-7.Ceux de l'Alliance canadienne, qui réclamaient une loi encore plus sévère, ont aussi voté contre, tout comme le député libéral de la région de Toronto, John Bryden.Le gouvernement du Québec a décidé de contester la constitutionnalité du projet de loi C-7 en déposant en septembre dernier un renvoi devant la Cour d'appel du Québec afin de vérifier, entre autres choses, si le projet de loi est conforme aux conventions internationales sur les droits des enfants.Hier, le Bloc québécois a tenté une ultime manoeuvre en forçant un vote sur un autre amendement, qui aurait eu pour effet de stopper l'adoption du projet de loi modifié parce qu'il « ne tient aucunement compte du caractère distinct du Québec et du modèle québécois » en matière de traitement des jeunes contrevenants.Cet amendement, proposé par le député bloquiste Michel Bellehumeur, a été appuyé par les 11 députés néo-démocrates présents aux Communes lors du vote, y compris la leader Alexa Mc Donough, et par le député conservateur du Nouveau- Brunswick John Herron.Mais les libéraux, appuyés cette fois-ci par l'Alliance canadienne et par la plupart des députés conservateurs, ont facilement défait l'amendement du Bloc québécois.Ayant vu les députés libéraux se lever un à un afin de voter contre son amendement, le Bloc québécois estime qu'il s'agit d'un exemple éloquent du peu de valeur de la résolution reconnaissant Québec comme société distincte.Cette résolution, adoptée par la Chambre des communes au lendemain du référendum sur la souveraineté d'octobre 1995, énonce notamment que le Parlement et les institutions fédérales doivent tenir compte du caractère distinct du Québec dans leurs délibérations.M.Bellehumeur a déploré que M.Cauchon n'ait pas rencontré les intervenants québécois en matière de réhabilitation des jeunes contrevenants avant de faire adopter l'amendement du Sénat.« Le projet de loi C-7 est axé sur la gravité de l'infraction au détriment des besoins des adolescents.(.) Aujourd'hui, aussi drôle que cela puisse paraître, c'est un Québécois qui va finir la job encore.C'est Martin Cauchon, un député du Québec, alors que personne n'appuie ce projet de loi au Québec », a dit M.Bellehumeur.Le ministre Cauchon a accusé la députation bloquiste de verser dans « l'inflation verbale » : « Ils ont toujours tendance, lorsqu'ils parlent du Québec, à prétendre qu'ils parlent au nom de tous les Québécois et de toutes les Québécoises », a d'abord tonné le ministre Cauchon.« J'aimerais seulement leur dire que je suis également un élu du Québec, comme bon nombre des membres du caucus du Parti libéral.Il y a, du côté du parti gouvernemental, des gens du Québec fiers de l'être et qui défendent très, très bien les intérêts de l'ensemble de la population du Québec », a-t-il ajouté du même souffle.M.Cauchon a également soutenu que le projet de loi C-7, une fois qu'il sera sanctionné, offrira toute la flexibilité requise pour permettre au Québec de maintenir son propre système, lequel fait une large place à la réhabilitation plutôt qu'à l'incarcération.SÉANCES D'INFORMATION SUR LES PROJETS DE TRANSPORT DÉVELOPPÉS PAR DES SOCIÉTÉS PUBLIQUES ET PRIVÉES Le public est invité à assister à deux séances d'information d'une demi-journée chacune afin de prendre connaissance des projets de transport proposés par des sociétés publiques et privées pour améliorer la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud.Hôtel Delta, salle Régence B 777, rue University (coin Saint-Antoine) à Montréal Le 12 février 2002, de 9h00 à 12h00 \u0001 Agence métropolitaine de transport (AMT) \u0001 Société de transport de la Rive-Sud de Montréal (STRSM) \u0001 Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve (GRUHM) Le 14 février 2002, de 9h00 à 12h00 \u0001 Corporation du tunnel Notre-Dame \u0001 NOVAROUTE \u0001 Corporation TRAM-SUD L'objectif de ces présentations publiques est de rendre accessible à la collectivité métropolitaine toute l'information utile à la réflexion et à l'analyse, en vue des audiences publiques de la Commission qui se tiendront ce printemps.Le programme détaillé des deux séances est disponible sur le site Internet de la Commission à l'adresse suivante : www.mobilite-mtl-rsud.gouv.qc.ca Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud 3022542A Veuillez lire le prospectus d'un fonds et consulter votre conseiller en placements avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis; leur valeur est appelée à fluctuer fréquemment et leur rendement passé n'est pas une garantie des résultats à venir.Les investisseurs verseront des honoraires et des frais de gestion et pourraient payer des commissions ou des frais de maintien de même que réaliser un gain ou subir une perte à la vente de leurs parts d'un fonds.Un remboursement de capital réduit le prix de base rajusté (PBR) d'un placement.Les impôts sur les gains en capital sont reportés jusqu'à la vente des parts ou jusqu'à ce que le PBR descende sous le seuil de zéro.Les investisseurs ne doivent pas confondre ce taux de distribution et le taux de rendement du fonds.Même si les investisseurs qui achètent des parts de la série T pourront reporter certains gains en capital personnels, ils devront néanmoins payer des impôts sur les distributions de gains en capital attribuables à la vente de titres individuels du fonds par ses gestionnaires, de même que sur les distributions d'intérêts et de dividendes.Les parts de série T généreront également des distributions (comprenant un revenu et des gains en capital) qui doivent être réinvesties en décembre.DES LIQUIDITÉS TOUT DE SUITE, L'IMPÔT PLUS TARD : UNE SOLUTION QUI TOMBE À POINT.F I D E L I T Y Le PRS-T de FIDELITY est un service de placement unique qui procure aux investisseurs des liquidités mensuelles appréciables par l'intermédiaire de trois Fonds Fidelity de premier plan.Le PRS-T de Fidelity se distingue toutefois des autres services, car il permet aux investisseurs de reporter leurs gains en capital jusqu'à la vente de leurs parts des fonds, ou jusqu'à l'épuisement du capital initial.Une solution gagnante sur toute la ligne! 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syndicaux et d'un certain nombre de délégués au Forum social mondial.« Nous n'avons pas la structure industrielle nécessaire pour entrer dans un marché commun avec les États-Unis, surtout avec les règles sur les investissements, les achats gouvernementaux et tout le reste », poursuit M.Vector.Le projet de ZLEA sera un enjeu important aux élections présidentielles d'octobre prochain.La gauche brésilienne est unanimement contre, mais elle est morcelée entre plusieurs partis.La droite y est plus favorable et aussi plus unifiée, mais elle devra tenir compte de l'opinion publique, croit M.Vector.« Nos élites aiment trop les dollars, mais l'opinion publique est univoque.La mobilisation populaire fera échec au projet, estime-til.Actuellement, en moyenne, le Brésil impose un tarif de 16 % sur les importations américaines, tandis que les importations brésiliennes aux États-Unis sont frappées d'un tarif de 3 %.Toutefois, les 15 plus importantes importations brésiliennes en volume sont frappées d'un tarif moyen de 45 %.Les protections tarifaires permettent notamment au Brésil de maintenir une industrie automobile nationale en partenariat avec des multinationales de ce secteur, ce qui produit des voitures mieux adaptées aux budgets brésiliens.On peut ici trouver de nombreux modèles de voitures neuves à environ 10 000 $.L'économie brésilienne n'a pas connu une croissance fulgurante ces dernières années, et le pays a équilibré ses comptes nationaux en privatisant certains services publics.Cela lui a permis de s'acquitter de ses versement annuels de 25 milliards pour le service de sa dette extérieure.Mais il ne reste plus grand-chose à privatiser, d'autant plus que cette politique, prescrite par le Fonds monétaire international, est contestée par la gauche, qui placarde un peu partout des affiches affirmant que « la privatisation fait mal au Brésil ».La crise argentine n'a fait qu'accentuer la détermination de la gauche brésilienne.Lejeune de Carvalho, conseiller au comité central du Parti communiste brésilien, affirme que le projet de ZLEA n'est pas un projet de libre-échange.« Cela signifiera la perte de la souveraineté de toutes les nations sudaméricaines, dit-il.Cela fera du continent le simple jardin des États-Unis.» La gauche n'est pas seule à être sceptique devant le projet de ZLEA.Le président Fernando Henrique Cardoso a coutume d'affirmer que le Brésil doit « exporter ou mourir », mais la loi accordant l'autorité au président George W.Bush de négocier la ZLEA comprend, selon lui, des mesures protectionnistes qui visent les produits brésiliens parmi les plus concurrentiels : le soja, le jus d'orange et le sucre.Le gouvernement brésilien est plutôt tenté d'aller de l'avant avec son projet de renforcement du Mercosur, une zone de libre-échange sud-américaine assortie d'une entente de libre-échange avec la Communauté européenne d'ici deux ans.Le projet de ZLEA doit normalement être achevé en 2005, un an plus tard.L'autre mondialisation Miguel Rosetto, vice-gouverneur de l'État de Rio Grande do Sul, dont la capitale est Porto Alegre, s'oppose lui aussi au projet de ZLEA.Membre du Parti des travailleurs, au pouvoir ici et dans plusieurs grandes villes brésiliennes, il croit qu'il s'agir d'un « projet impraticable ».« On a constitué un projet contraire à la ZLEA, qui répond non seulement aux attentes économiques, mais aussi aux attentes sociales et environnementales », dit-il.Un protocole d'entente signé hier avec le gouvernement du Québec en matière d'économie solidaire et sociale s'inscrit dans cette ligne de pensée, dit-il.Un programme d'échanges pour les jeunes a aussi été lancé officiellement hier.« Notre relation avec les « Latins du Nord » est très intéressante, a-til affirmé en présence de la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, après la signature de l'entente.Nous nous sommes découvert beaucoup de valeurs communes.» Mme Beaudoin s'est quant à elle félicitée de la signature de cette entente, en préparation depuis quelques mois : « En moins d'un an, faire autant de choses avec une région qui n'est pas francophone, c'est exceptionnel.» Notre dossier sur les forums de New York et de Porto Alegre à www.cyberpresse.ca/mondialisation NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne PORTO ALEGRE \u2014 L'accès à une eau de qualité est un droit inaliénable, proclame le Forum social mondial.« L'eau est un bien public qui appartient à tous les êtres humains.Ce bien ne doit pas faire l'objet de privatisation », a affirmé hier Maud Barlow, porte-parole du Conseil des Canadiens, un organisme qui milite avec plusieurs autres sur la scène internationale pour l'instauration d'un contrat mondial pour l'eau.Les principes défendus par le Conseil font l'unanimité auprès des participants du Forum social mondial > L'eau est un bien vital qui appartient à tous les habitants de la terre.Leur santé individuelle et collective en dépend.> Les richesses mondiales ne sont pas également réparties entre les humains, mais il ne doit pas en être de même avec l'eau.> Les organismes engagés dans ce combat pour la démocratisation des ressources en eau s'opposent à toute forme de privatisation qui menacerait cette richesse collective et la placerait entre des mains qui ne visent que le profit.Les participants au Forum réclament en outre la modernisation des réseaux d'eau dans les 600 villes des pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et d'Europe orientale qui compteront plus d'un million d'habitants d'ici 20 ans et dont les réseaux de distribution d'eau sont inadéquats ou inexistants.On exige également une refonte des systèmes d'irrigation utilisés actuellement dans le monde agricole, qui menacent l'environnement.Le Comité promoteur du Contrat mondial de l'eau propose pour sa part la mise en place de l'Observatoire mondial des droits de l'eau.Cet organisme amasserait et publierait des informations sur l'accès à l'eau, son utilisation, sa conservation, sa protection et sa gestion.Ce comité comprend plusieurs personnalités connues mondialement, dont l'ex-président du Portugal Mario Soares, celui d'Argentine Raoul Alfonsin et le militant écologiste Ricardo Petrella.PHOTO AFP Un militant ayant pris l'habit de l'Oncle Sam manifeste son opposition à la ZLEA.Il se trouvait avec les quelque 5000 personnes qui sont descendues hier dans les rues de Porto Alegre pour dénoncer les effets pervers de la Zone de libre-échange des Amériques. 2LP1001A0205 A-10 MARDI MONDE 2LP1001A0205 ZALLCALL 67 20:54:51 02/04/02 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 MONDE Violences interethniques à Lagos: sauve-qui-peut d'après AP et AFP LAGOS (Nigeria) \u2014 Des milliers de personnes fuyaient Lagos hier alors que l'armée nigériane était déployée dans cette ville de 12 millions d'habitants pour tenter de mettre fin aux affrontements entre deux des principaux groupes ethniques du pays.Le président de la Croix-Rouge nigériane, Emmanuel Ijewere, a annoncé que son organisation avait dénombré au moins 55 morts et 200 blessés au terme de trois jours d'affrontements entre des gangs issus des communautés haoussa et yorouba.Aucun bilan officiel des victimes n'était rendu public dans la capitale économique nigériane.Mais selon des témoins, il y a eu des dizaines de morts dans la nuit de dimanche à hier dans les quartiers pauvres d'Idi Araba et Mushin, où les violences ont commencé samedi.Plus de 200 maisons ont été incendiées et plus de 1000 familles déplacées, tandis que plus de 500 personnes ont été mises à l'abri dans une caserne militaire, selon la Croix- Rouge.Dans la matinée, un photographe de l'Associated Press a vu un groupe de Haoussas abattre à coups de couteaux et de machettes un militant yoruba présumé, alors que le cadavre d'un autre homme gisait en pleine rue devant l'hôpital.Les quartiers de bidonvilles étaient en feu hier, et des milliers de maisons rasées, selon les témoins qui fuyaient leurs maisons en emportant de maigres biens.On entendait des tirs dans les rues abandonnées.Les Haoussas, ethnie du nord du pays, sont majoritairement musulmans.Une inimitié de toujours les oppose aux Yorubas, principale tribu du Sud-Ouest, dont les membres sont chrétiens ou animistes.L'origine de la nouvelle vague de violence dans Lagos, encore traumatisée par la destruction d'une armurerie de la ville qui avait fait près d'un millier de morts la semaine dernière, reste incertaine : les Haoussas affirment que tout a commencé avec une attaque d'un groupe de jeunes extrémistes yorubas, Odudua, contre une mosquée samedi.Les combattants yorubas affirment que les Haoussas ont commencé.Les policiers déployés sur place étaient bien moins nombreux que les combattants des deux camps, brandissant sans se cacher machettes, épées, frondes, ou encore arcs et flèches.Des témoins ont indiqué que les troupes déployées dans le district avaient installé des points de contrôle et participé à l'évacuation des individus figurant parmi les quelques milliers de Haoussas qui désiraient quitter les lieux.« Je cours pour sauver ma précieuse vie », a expliqué Mohammed Mohammed, un commerçant haoussa.« Je ne sais pas ce que je vais faire (.).Je ne reviendrai pas à Lagos », a-t-il ajouté, en transportant ses affaires dans un baluchon.De nombreuses personnes attribuent les violences de ces trois derniers jours aux « jeunes du quartier », mais la police est également montrée du doigt par beaucoup d'habitants.Le moral des policiers est en effet au plus bas.Leurs faibles revenus les ont conduits à un mouvement de grève sans précédent vendredi et samedi.Des promesses salariales ont mis fin au mouvement, mais la police était quasi absente des rues de Lagos hier avant l'intervention de la force commune.Le président Olusegun Obasanjo, élu en 1999 par des élections qui mirent fin à 15 ans de dictature militaire, est, bien qu'ancien général, d'ethnie yoruba.L'armée nigériane est traditionnellement dominée par les Haoussas.Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 120 millions d'habitants, compte plus de 250 groupes ethniques de diverses confessions religieuses.Le fragile équilibre de la cohabitation entre les différentes ethnies dans le pays a été bouleversé à de nombreuses reprises depuis le retour du pouvoir civil en 1999, avec au total plus de 10 000 morts dans des affrontements successifs.Photo AP Un Haoussa armé d'une machette couvre la fuite des gens de son ethnie à Lagos, au Nigeria.La ville est en proie à de violents affrontements interethniques.Arafat impute à Sharon la mort de cinq Palestiniens à Gaza d'après AFP et AP RAMALLAH (Cisjordanie) \u2014 Cinq militants du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) ont été tués hier dans la bande de Gaza.L'explosion de leur voiture serait due à un missile, les Palestiniens accusant Israël de s'être livré à un nouvel assassinat ciblé.Le président palestinien Yasser Arafat a pour sa part imputé au gouvernement du premier ministre israélien Ariel Sharon la mort des cinq activistes.« Ce qui s'est passé dans la bande de Gaza montre que le gouvernement (israélien) ne veut pas le calme, mais tout au contraire cherche l'escalade contre le peuple palestinien », a déclaré M.Arafat aux journalistes.« Mais personne ne brisera ce peuple », a proclamé le président palestinien, qui recevait une délégation d'ouvriers à son QG de Ramallah en Cisjordanie, où il est pratiquement assigné à résidence par Israël depuis le 3 décembre.« Cette action traduit la volonté de Sharon de poursuivre sa politique d'assassinats dans le cadre d'une stratégie destinée à tuer le processus de paix », a déclaré de son côté le ministre palestinien de l'Information Yasser Abed Rabbo.Majed Moamer, Ayman al-Bahdari, Ibrahim Jarboua, Mohammad Abou Sanieh et Nassir Abou Azra ont été tués dans l'explosion de leur voiture, qui a aussi fait un blessé, alors qu'ils circulaient sur l'axe routier reliant Gaza et Khan Younès (Sud).La branche armée du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche radicale), les Brigades de la résistance nationale palestinienne, a promis de les venger, affirmant que les victimes avaient été « assassinées » par Israël et que quatre d'entre elles appartenaient à ces Brigades.Dans un communiqué publié en soirée, la direction palestinienne, formée des membres du gouvernement et de ceux du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a accusé « le gouvernement Sharon d'avoir fait exploser la situation, qui était calme dans la bande de Gaza ces dernières semaines, en assassinant cinq Palestiniens ».Selon ce communiqué publié par l'agence officielle WAFA, « des hélicoptères israéliens de type Apache ont tiré des missiles sur la voiture qui transportait des civils et des membres des services de renseignements palestiniens ».Un responsable palestinien de la sécurité avait indiqué auparavant qu'au moment de l'explosion de la voiture, deux hélicoptères survolaient le secteur, à partir desquels une bombe aurait pu être actionnée à distance.L'armée israélienne s'est refusée à démentir ou confirmer son implication dans cette explosion.La politique de liquidations du gouvernement Sharon a coûté la vie à quelque 80 Palestiniens depuis le début de l'Intifada.5 à 7 ?Le forfait complet Parlez et écrivez 30$ par mois > 300 minutes en tout temps > 100 messages textes > Messagerie vocale personnelle > Afficheur Aucun contrat à signer Nokia 3390 50$ Après crédit de 150 $ Gratuit : 2 couvercles de couleur supplémentaires Abonnez-vous dès maintenant.Livraison gratuite.1 888 482-FIDO (3436) Fido vous attend aussi dans les points de vente participants de la grande région de Montréal : Place Rosemère Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour du Nord, Saint-Jérôme Mail Champlain Les Promenades St-Bruno 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Carrefour Laval Centre Rockland Place Versailles les magasins Offre valide jusqu'au 31 mars 2002 ou jusqu'à épuisement des stocks.Détails en magasin.Valeur de 40 $ 3024220A La Presse 5 février 2002 Page A11 manquante 2LP1201A0205 A-12 MARDI MONDE 2LP1201A0205 ZALLCALL 67 21:50:48 02/04/02 B Veuillez allouer de 4 à 6 semaines pour la livraison du logiciel Norton Anti Virus 2002 gratuit.L'offre est valide jusqu'au 31 mars 2002 ou jusqu'à épuisement des stocks.© Microsoft Corporation, 2002.Tous droits réservés.Microsoft, le logo Office, Outlook et Windows sont des marques déposées ou des marques de commerce de Microsoft Corporation aux États-Unis et/ou dans d'autres pays.Vous voulez obtenir plus d'avantages à l'achat de votre prochain PC?Suivez ces trois étapes simples : 1.Achetez votre prochain PC auprès du constructeur de systèmes de votre région Comme vous le découvrirez, les constructeurs de systèmes vous offrent des solutions personnalisées que personne d'autre ne peut égaler.Ils apprennent à connaître vos besoins commerciaux particuliers et construisent votre système de toutes pièces.Combiné à notre offre exceptionnelle, cet avantage vous permet de 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Algérie Nouvelles violences QUATRE SOLDATS, un garde communal et deux islamistes armés ont été tués, dimanche, dans plusieurs incidents dans différentes régions d'Algérie, a rapporté hier la presse algérienne.Un capitaine a été assassiné à bord de sa voiture tandis que trois autres militaires sont tombés dans une embuscade tendue à leur convoi, vers Thagouraya, près de Sidi Bel Abbes.Par ailleurs, un garde communal a été assassiné dans le village d'Afir à 80 km à l'est d'Alger et deux islamistes armés ont été tués dans une opération des services de sécurité à El Gaâda.\u2014 d'après AP Costa Rica Second tour annoncé EN PLUS DE 50 ans, le Costa Rica n'avait jamais vu ça : pour la première fois de son histoire, il faudra un second tour pour choisir le président, le candidat de l'Unité sociale-chrétienne (au pouvoir), Abel Pacheco, étant arrivé en tête, mais avec seulement 38,5 % des voix.Derrière lui, avec 30,9 %, arrive Rolando Araya, du Parti de libération nationale et Otton Solis, de l'Action citoyenne, avec 26 %, selon les résultats non encore définitifs du premier tour, après dépouillement de 93 % des bulletins.Aucun n'ayant obtenu les 40 % nécessaires, un second tour aura lieu le 7 avril.\u2014 d'après AP Cambodge Irrégularités électorales LE PARTI du peuple cambodgien (PPC) du premier ministre Hun Sen a remporté une large victoire lors des premières élections municipales multipartites organisées dans le pays depuis plus d'un demi-siècle, mais le scrutin aurait été entaché d'irrégularités.Un mouvement américain pro-démocratie, qui surveillait le déroulement des élections, a en effet affirmé hier que les vainqueurs avaient commis tellement d'irrégularités que le scrutin n'avait ni été libre, ni équitable.Selon des résultats non-officiels, des membres du PPC ont remporté la victoire dans quelque 1600 des 1621 municipalités.\u2014 d'après AP Tunisie Intervention d'Amnistie AMNISTIE internationale a réclamé hier la « libération immédiate et sans condition » de l'opposant tunisien Hamma Hammami et de trois de ses compagnons membres du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), arrêtés et emprisonnés après une « parodie de procès » samedi à Tunis.L'organisation de défense des droits de l'homme « considère ces hommes comme des prisonniers de conscience car ils n'ont jamais utilisé ou fait l'apologie de la violence ».Amnistie estime que l'État viole ainsi les droits fondamentaux de ces hommes à la liberté d'opinion et d'association et le droit à un procès équitable ».\u2014 d'après AFP Russie Axe du mal LE PREMIER ministre russe Mikhaïl Kassianov a estimé hier, après un entretien avec le président américain George W.Bush, que leurs pays devaient confronter ensemble les menaces terroristes « réelles » plutôt que celles « imaginaires » venant de pays comme l'Irak et la Corée du Nord.M.Kassianov était interrogé par les journalistes à la Maison-Blanche sur les avertissements lancés à l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord la semaine dernière par le président américain, qui les accusent de représenter une menace pour le monde en raison de leurs efforts pour se doter d'armes de destruction massive.\u2014 d'après AFP Espagne L'affaire Gibraltar LA GRANDE-BRETAGNE et l'Espagne ont fait état hier de « bons progrès » pour régler leur différend sur Gibraltar, en dépit des protestations des autorités de ce territoire britannique, qui dénoncent un accord négocié dans leur dos.Le chef du Foreign Office Jack Straw a affirmé que les 30 000 habitants de Gibraltar « ne vont pas perdre leur citoyenneté britannique ni leur mode de vie traditionnel ».L'Espagne revendique la souveraineté sur ce territoire devenu colonie britannique en 1713.\u2014 d'après AFP Pays-Bas Procès Milosevic SLOBODAN Milosevic veut inviter des dirigeants occidentaux qu'il avait rencontrés, alors qu'il était au pouvoir, à témoigner à son procès devant le Tribunal pénal international (TPI) pour crimes de guerre, dont le début est prévu le 12 février, a annoncé hier l'un de ses avocats.M.Tomanovic a refusé de donner les noms d'éventuels témoins, en soulignant qu'il « préférait laisser Slobodan Milosevic le faire ».\u2014 d'après AFP Turquie Arrêt des recherches LES AUTORITÉS turques ont arrêté les recherches en vue de retrouver des survivants après le séisme de dimanche, qui a fait au moins 43 morts et 300 blessés, selon le dernier bilan officiel, et endommagé plus de 600 bâtiments.Selon un responsable militaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, il n'y a plus de survivants dans les décombres, ni de cadavres à en extraire dans la province d'Afyon (centre du pays).Des centaines de personnes désormais sans-abri y ont passé la nuit sous des tentes ou dans les voitures, et ce dans un froid glacial.En raison du nombre élevé de répliques, les habitants ont été appelés à ne pas rester dans les maisons fragilisées ou endommagées par le séisme.Le gouvernement, accusé par le passé d'avoir réagi trop lentement à ce genre de catastrophe, acheminait plus de 20 000 couvertures, 7000 tentes et 3000 chauffages au gaz dans la région, a annoncé hier le premier ministre Bulent Ecevit.\u2014 d'après AP 2LP1301A0205 A-13 MARDI MONDE 2LP1301A0205 ZALLCALL 67 21:21:50 02/04/02 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 5 F É V R I E R 2 0 0 2 MOND E A 1 3 Nouveau plan d'austérité pour renflouer l'Argentine B I L L CORMIER Associated Press BUENOS AIRES \u2014 Le gouvernement argentin a finalement présenté dimanche soir un plan ambitieux pour renflouer une économie dévastée.Celui-ci prévoit un allègement du très impopulaire gel des comptes bancaires, une réduction draconienne de l'énorme déficit budgétaire, et le rétablissement progressif, à compter de demain, du flottement du peso, hier lié au dollar et dévalué depuis.« L'Argentine est fauchée, » a déclaré sans ambages le ministre de l'Économie Jorge Remes Lenicov lors d'une conférence de presse, présentant le plan du président Eduardo Duhalde destiné à amortir la crise qui a provoqué l'éviction de son prédécesseur en décembre et à sortir l'Argentine de quatre années de récession.M.Remes Lenicov a dressé un portrait à l'eau forte d'un pays dont 15 millions d'habitants sur 36 vivent en dessous du seuil de pauvreté, affirmant que des actions radicales étaient nécessaires pour éviter une faillite totale.Il a ainsi rappelé aux Argentins, déjà à bout, qu'« il n'y avait pas de solutions magiques, et pas de solutions faciles » à cette crise, les exhortant à accepter des sacrifices.Dans les prochains jours, Jorge Remes Lenicov présentera au Congrès un programme budgétaire d'« austérité », destiné à résorber un déficit qui avait dépassé les 10 milliards US en 2001.Austérité réclamée par le FMI, comme condition préalable à tout programme de sauvetage.Afin de gagner du temps et d'éviter la ruée, les journées d'hier et d'aujourd'hui sont fériées pour les banques.Entre-temps, on agira aussi vite que possible pour que le cours du peso redevienne totalement flottant, comme le réclame aussi le FMI, une condition indispensable avant le début des négociations avec les bailleurs de fonds.Demain sera donc une journée-test pour l'économie du pays.Depuis le décrochage du dollar et la dévaluation du début du mois de janvier, l'Argentine vit un double système de change par rapport au billet vert, un taux fixe à 1,40 et un taux flottant actuellement de 1,96 peso pour un dollar.Afin d'adoucir l'une des mesures les plus impopulaires, les Argentins pourront désormais avoir librement accès à leurs salaires, qui étaient jusque-là partiellement gelés par les restrictions bancaires : ils ne pouvaient jusqu'à présent retirer que 1500 pesos (880 euros) en liquide par mois.Ce gel des comptes d'épargne, surnommé « corralito », avait été déclaré inconstitutionnel vendredi par la Cour suprême, car violant le droit des citoyens à la propriété privée.La plus grosse partie de cette mesure devrait pourtant perdurer : dès vendredi soir, le président Duhalde s'était adressé à ses concitoyens pour leur annoncer qu'il regrettait de ne pas pouvoir satisfaire leurs revendications.Une nouvelle prise d'assaut des banques risquerait en effet de menacer le fragile système bancaire de l'Argentine, avait alors estimé le président argentin, comparant l'actuelle crise économique du pays à une « bombe à retardement, qu'il fallait désamorcer ».Toute l'épargne en dollars sera convertie en pesos, au taux officiel de 1,4 pour un dollar, a ajouté M.Remes Lenicov.Quant aux prêts bancaires en dollars, ils seront convertis en pesos, au taux de 1 pour 1 en vigueur avant la dévaluation.Pour convaincre les Argentins de continuer à laisser leur argent à la banque, et éviter ainsi l'effondrement du système financier, le gouvernement indexera tous les dépôts à venir sur l'inflation.Le ministre a estimé que les réserves de la banque centrale, 14 milliards de dollars en devises étrangères (15,4 milliards d'euros) et l'excédent commercial pour 2002 d'une valeur de 12 milliards de dollars (13,2 milliards d'euros) seraient amplement suffisants pour y parvenir.Tout sur la crise que traverse l'Argentine www.cyberpresse.ca/argentine Avec les crédits d'impôt supplémentaires de 30% que vous procure une contribution au Fonds de solidarité FTQ, vous économisez beaucoup plus d'impôt qu'avec un REER conventionnel.Vous pouvez même maximiser votre rendement en réinvestissant ces économies! C'est un excellent véhicule de placement pour votre retraite.Pour se placer les pieds à la retraite, ça prend un REER qui marche.Siège social 8717, rue Berri Montréal Laval 1800, boul.Le Corbusier Bureau 117 Région de Montréal 1 800 567-FONDS www.fondsftq.com La valeur de l'action fluctue.Pour des renseignements détaillés sur les actions du Fonds, consultez le prospectus offert à nos bureaux.(514) 383-FONDS Crémazie Brossard 6300, avenue Auteuil Bureau 108 (au sud du boul.Taschereau) Kirkland 17085, chemin Sainte-Marie (Autoroute 40, sortie Saint-Charles) Centre-Ville Tour l'Industrielle-Vie 2000, avenue Mc Gill College (angle De Maisonneuve) Rez-de-chaussée, bureau GR-40 Pointe-aux-Trembles 13313, rue Sherbrooke Est (angle 36e avenue - Autoroute 40, sortie boulevard Tricentenaire) Mc Gill NOUVEL EMPLACEMENT NOUVEL EMPLACEMENT 3016647A AFGHANISTAN Des groupes d'Al-Qaeda cachés dans l'Est, affirme Kaboul Agence France-Presse KABOUL \u2014 Des groupes d'Al- Qaeda se cachent dans l'est de l'Afghanistan ont annoncé hier les autorités de Kaboul alors que Téhéran a démenti leur présence en Iran et vivement mis en garde les États-Unis contre toute attaque.Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov a effectué hier à Kaboul la première visite de ce rang d'un dirigeant russe depuis le retrait de l'armée soviétique d'Afghanistan en 1989.Après avoir rencontré le chef du gouvernement Hamid Karzaï et plusieurs ministres, M.Ivanov a estimé que l'administration afghane « comprenait » la nécessité d'un rôle important de la Russie en Afghanistan, selon l'agence russe Itar-Tass.Moscou a été le principal pourvoyeur d'armes de l'Alliance du Nord, jusqu'à l'intervention militaire américaine déclenchée le 7 octobre qui a permis la chute des talibans au pouvoir depuis 1996.Des combattants du réseau Al- Qaeda d'Oussama ben Laden se cachent par « petits groupes » dans l'est de l'Afghanistan, bénéficiant probablement des traditions d'hospitalité des paysans, a affirmé hier un responsable afghan.Ces groupes, composés en majorité d'Arabes, « ne restent pas longtemps au même endroit », afin de ne pas être repérés, et se déplacent dans les provinces orientales de Paktia, Paktika et Khost, a déclaré le vice-ministre des Affaires frontalières, Mirza Ali.Le sort d'Oussama ben Laden, accusé d'avoir commandité les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, est toujours inconnu et le chef des talibans, le mollah Mohamad Omar est toujours en fuite.L'instabilité de l'est de l'Afghanistan est également due à des luttes intestines entre potentats loc gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï, qui a affiché dimanche sa volonté « d'en finir avec les seigneurs de la guerre », a dû envoyer une mission de conciliation à Gardez.Des combats ont également éclaté samedi à Mazar-e-Charif, la principale ville du nord du pays, entre les forces du chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostam, vice- ministre de la Défense du gouvernement intérimaire afghan, et celles du Tadjik Mohammad Atta, faisant quatre morts selon une des parties.Le ministre afghan de l'Intérieur Yunus Qanooni a affirmé hier que Kaboul contrôlait la situation en Afghanistan minimisant les troubles en province.L'Iran, dans la ligne de mire de Washington depuis quelque temps, a vivement rejeté les accusations de l'administration américaine.Teheran a démenti toute présence de membres d'Al-Qaeda en Iran et avertit les États-Unis contre toute attaque, jugeant que ce serait « une grande erreur irréparable ».La police pakistanaise a pour la première fois hier fait état de progrès dans l'enquête sur l'enlèvement du journaliste américain Daniel Pearl à Karachi, en affirmant avoir identifié un suspect clé.Cet homme, Mohammad Hashim Qadeer, connu sous le surnom de Arif, « est le lien principal » vers les ravisseurs « et son arrestation pourrait mener à une avancée décisive », a déclaré un policier.Sur le front du terrorisme, trois militants islamistes présumés, soupçonnés d'avoir tenté de commettre un attentat à Strasbourg, il y a deux ans, ont été interpellés hier en région parisienne.Suivez l'émergence du nouvel Afghanistan www.cyberpresse.ca/monde 2LP1401A0205 a14 mardi 2LP1401A0205 ZALLCALL 67 20:18:52 02/04/02 B A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 Le parti placebo a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Réuni en fin de semaine à Sherbrooke, le Parti libéral du Québec a voulu démontrer qu'il sera en mesure de « réparer » (dixit Jean Charest) le système de santé au Québec.Malheureusement, le plan présenté par les libéraux est un leurre.Le PLQ a le mérite d'avoir étudié la question à fond.Le rapport de son groupe de travail sur les effectifs médicaux est exhaustif.Le critique du parti pour la santé, Jean- Marc Fournier, maîtrise ses dossiers.Les problèmes sont donc bien identifiés.Mais quant aux solutions concrètes, les libéraux ne proposent rien que le gouvernement péquiste n'a déjà envisagé, sinon entrepris de mettre en oeuvre.Par exemple, ils veulent augmenter le nombre d'admissions dans les facultés de médecine.Or, Québec a déjà annoncé des hausses importantes du nombre d'admissions.À l'automne 2003, 666 jeunes entreprendront leurs études de médecine.C'est 40 % de plus qu'en 1999.Aller audelà serait imprudent, notamment pour la qualité de la formation.Avec raison, M.Fournier souligne l'importance pour le gouvernement de fixer des priorités.Parfait.Il énonce ensuite.une bonne douzaine de priorités ! Ce qui revient à dire que pour un gouvernement libéral, tout serait prioritaire.Et quelles sont ces priorités ?Organiser les soins de première ligne, améliorer les soins à domicile, augmenter les services aux personnes âgées, moderniser les équipements.Tout le monde est d'acc gouvernement du Québec, c'est qu'il doit faire des choix.Et ensuite, trouver l'argent.\u0001 \u0001 \u0001 Pour ce qui est de l'argent, les libéraux veulent que le Québec se classe au cinquième rang des provinces en matière de financement de la santé par habitant, alors qu'il traîne présentement en queue de peloton.Cela nécessiterait des dépenses supplémentaires d'au moins un milliard par année, et peut-être beaucoup plus.Où un gouvernement libéral dénicherait-il un tel magot ?M.Fournier ne le dit pas clairement, mais il fait remarquer que sous le Parti québécois, les avantages fiscaux consentis aux entreprises ont augmenté d'un milliard.On peut certes contester l'utilité de certains crédits d'impôt (Cité du multimédia, Cité du commerce électronique).Mais on parle ici de dépenses fiscales d'environ 250 millions par année.On est loin du milliard.Les libéraux voudraientils aussi abolir les crédits d'impôt visant à encourager la recherche et le développement ?Ou ceux favorisant les investissements en région Jean Charest, on le sait, promet des baisses d'impôt financées.par la diminution des mêmes crédits d'impôt aux entreprises.Et il s'est engagé à adopter un barème plancher pour l'aide sociale, mesure financée.à même les crédits d'impôt aux entreprises.Décidément, ces crédits d'impôt ont le dos bien large ! Les libéraux proposent la création d'un poste de Commissaire général à la santé.Le Commissaire ferait rapport sur le respect des engagements pris par le gouvernement, de même que sur l'efficacité du système de santé.L'idée n'est pas mauvaise, puisqu'elle permettrait au public d'être mieux informé.Il faut simplement éviter de faire croire qu'elle aurait un effet magique.M.Fournier soutient que ce nouveau chien de garde permettrait d'augmenter la pression sur le gouvernement et le réseau.Pourtant, si les urgences débordent, ce n'est pas faute de pression \u2014 difficile d'imaginer une pression médiatique plus forte \u2014 mais faute de ressources.Le Parti libéral annonce une « nouvelle approche » dans le domaine de la santé.En réalité, son approche est on ne peut plus traditionnelle.C'est celle d'un parti d'opposition qui promet tout à tout le monde.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Dans l'ombre du géant COMME LE gouvernement canadien ne peut absolument rien faire contre les désirs du gouvernement américain, il était bien inutile à M.Eggleton de se presser pour avertir M.Chrétien qui ne peut quand même pas morigéner M.Bush qui se soustrait à la convention de Genève afin de mieux « questionner » ses « prisonniers illégaux ».Ceux qui s'en prennent à M.Eggleton savent très bien que l'on n'y peut rien, nos exportations sont trop concentrées vers les États-Unis pour risquer de choquer nos puissants voisins.Nos parlementaires s'amusent en se prenant au sérieux pour dire n'importe quoi qui n'aura pas de conséquences sur cette guerre qui ne fait, apparemment, que commencer.GILLES BOUSQUET Le séparatiste POURQUOI CES flèches journalistiques tirées par les deux quotidiens d'Ottawa, en l'occurrence le Ottawa Citizen et le Ottawa Sun, en direction de monsieur David Levine dont le seul tort est d'avoir, à l'instar de tous les Canadiens, des convictions politiques auxquelles il a d'ailleurs droit ?Des journalistes qui, au lieu d'exercer leur devoir d'informer, d'analyser, voire de critiquer le critiquable, versent plutôt dans le discours extrémiste et de la haine de l'autre.« Monsieur Levine dévoile sa couleur », « Monsieur Levine est un séparatiste » et j'en passe.Pis, ils veulent nier même, à ce nouveau promu dans le secteur de la santé, le droit d'être souverainiste parce qu'il est, tenez-vous bien, juif anglophone ! Comme si, dans ce pays de liberté, de démocratie et des droits de l'homme, l'appartenance politique était forcément liée à l'identité linguistique ou ethnique.J'ai l'impression que, pour les auteurs de ces diatribes, appartenir au PQ c'est comme appartenir à une organisation illégale voire clandestine ! Donc dénonçons les hors-la-loi du Québec ! Oui au francophone Stéphane Dion d'être rouge mais non à l'anglophone David Levine d'être bleu ! Voilà donc un exemple de ce qu'est la démocratie à sens unique de ces journalistes anglocanadiens.Honte à eux ! RACHID BANDOU Saint-Laurent VOUR VOULEZ NOUS ÉCRIRE?courrier électronique: Pensée magique edito@lapresse.ca p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Deux Canadiens sur trois souhaiteraient que les juges de la Cour suprême soient élus plutôt que simplement nommés par le premier ministre.C'est ce qui ressort d'un sondage Environics dont les résultats ont été rendus publics en fin de semaine.Ce qui frappe dans ce constat, ce n'est pas tant que les citoyens ne soient pas très satisfaits de la procédure actuelle mais plutôt la solution de rechange qui serait envisagée.Tous les indices tendent en effet à démontrer le haut degré de cynisme et de méfiance qui s'exprime spontanément chez de plus en plus de gens aussitôt qu'il est question des partis politiques, des députés ou ministres, des caisses électorales, des modes de scrutin, etc.Or vers quelle formule miracle se tourne-t-on pour redonner toute sa crédibilité à une institution qui est un rouage essentiel dans une société démocratique ?Vers celle qui risque, au contraire, d'en accélérer la dévalorisation en plaçant l'accès à la magistrature suprême sur le même pied que le choix d'un député, d'un maire, conseiller municipal ou commissaire d'école ! Avec tout le folklore, l'ambiguïté ou le mensonge flagrant qui sont souvent associés à cet exercice devant théoriquement permettre aux électeurs d'exprimer leur choix.Il suffit de s'arrêter à imaginer une seconde des aspirants à la Cour suprême faire valoir leurs mérites, présenter leur programme, recruter des organisateurs, alimenter leur caisse électorale et tout faire pour discréditer un rival pour comprendre que la solution au problème soulevé serait encore infiniment plus malsaine que le mal qu'on veut guérir.Un malaise certain, comme tous les sondages effectués depuis longtemps le démontrent, mais dont le remède proposé tient surtout de la démagogie et de la pensée magique.On n'en serait pas là si un premier ministre s'était un jour attaqué à cette difficulté en acceptant de restreindre délibérément sa trop grande marge de manoeuvre sur ce plan.Idéalement, bien sûr, il conviendrait d'adopter les modifications réglementaires voire même constitutionnelles définissant des mécanismes de consultation plus poussée.Mais, d'ici là, rien n'interdirait à Jean Chrétien de prendre librement des initiatives en ce sens.En s'engageant, par exemple, à demander l'avis de la législature provinciale concernée pour un poste à combler.Et en permettant à un comité de la Chambre de questionner un candidat pressenti afin de pouvoir faire des commentaires ou des suggestions au premier ministre quant à la pertinence de son choix.Mais, connaissant ce dernier, c'est peut-être, là aussi, succomber à la tentation de la pensée magique.Déménager ou rester là?Quel intérêt à devenir propriétaire ?IL Y A pénurie de logements au Québec tout simplement parce que le gouvernement a réussi à rendre le secteur de l'immobilier inintéressant au fil des années.Le rôle de « propriétaire » est devenu ingrat, frustrant au possible et pénible à tenir ; alors, quel intérêt y a-t-il à devenir propriétaire ?Un propriétaire ne contrôle plus rien ! Il ne contrôle pas sa business ! Son investissement n'est pas compétitif, en plus d'être constamment menacé.Le rapport avec ses locataires est si fortement influencé, qu'insidieusement, c'est encore le gouvernement qui décide et la Régie du logement qui tranche.Dans son délire permanent de charité et de contrôle social, le gouvernement impose aux propriétaires un contrôle qui engendre des complications telles qu'il n'est pas étonnant de voir les propriétaires se débarrasser de leurs immeubles avant d'y laisser leur santé.Au Québec, il faut être « dans le besoin » pour mériter l'attention du gouvernement.Essayez de récupérer des loyers impayés ?Essayez de vous débarrasser d'un locataire de mauvaise foi qui vous empoisonne l'existence et celle des autres ?Essayez de récupérer « raisonnablement » une partie de l'argent que vous placez dans les rénovations ?Tout est bataille, complications, bureaucratie et vous risquez d'y laisser votre santé et votre argent.Si le secteur de l'immobilier appartenait à ceux à qui il revient, la loi de l'équilibre ferait son oeuvre.Les propriétaires ne craindraient plus d'y investir s'ils récupéraient le contrôle de leur business.Il n'y aurait plus de pénurie de logements et la simple loi de la compétition et de la concurrence tiendrait lieu et place du rôle que se donne le bon gouvernement par sa Régie.Les rapports propriétaires-locataires seraient obligatoirement meilleurs (un propriétaire abusif ou « capoté » comme il y en a ne survivrait pas longtemps).RÉJEAN THIFAULT La cupidité des propriétaires DES LOYERS faramineux et qui augmentent chaque année.Des frais de 20 $ à 100 $ exigés aux aspirants à un logement pour effectuer une étude de crédit sur eux.Des avances sur le premier loyer, des troppayés par les locataires qui ne leur sont jamais remboursés et qui sont « effacés » des livres de comptabilité, voilà autant d'exemples qui illustrent la voracité et la malhonnêteté de certains propriétaires.Récoltant aujourd'hui les fruits des manoeuvres qu'ils ont effectuées en coulisses pour créer la pénurie de logements et favoriser la promulgation des lois les avantageant, les propriétaires se remplissent les poches.Ils sont même subventionnés par le gouvernement québécois pour convertir leurs logements en condos.En pleine crise du logement ! Les lois concernant l'habitation sont truffées de vides juridiques que des propriétaires sans scrupule s'empressent d'exploiter à leur profit.Bien naïfs sont ceux qui croient à la compassion de tous les propriétaires et en leur volonté de se contrôler eux-mêmes.L'appât du gain, les nombreux vides juridiques en matière d'habitation et l'habitude de pratiques vénales chez plusieurs propriétaires, ouvrent bien grande la porte aux abus et à l'exploitation des locataires.Ceux-ci, toutefois, peuvent se rebeller et réclamer des lois empêchant de façon systématique les hausses abusives de loyer et permettant même des baisses de loyer dans les cas excessifs.Les lois sont l'outil ultime pour que règne la justice envers tous les citoyens.Les lois québécoises actuelles servent mal les locataires.Elles doivent être révisées et corrigées.Se loger n'est pas un luxe.C'est une nécessité.Le besoin de se loger ne devrait pas être exploité à des fins de profits illimités et à des pratiques discriminatoires de toutes sortes.Il est temps que nos gouvernements le comprennent et agissent.BÉATRICE LAROSE Lachine Onsedéfoule.com Depuis juin 2001, les étudiants canadiens peuvent évaluer leurs professeurs en toute tranquillité.Sur le site ratemyprofessors.ca, 25 000 enseignants de 1300 universités ont été fichés par leurs étudiants.Le site, lancé par un jeune Américain dans le cadre d'un projet à l'école, a connu un essor foudroyant.Les enseignants sont évalués selon trois critères : accessibilité, clarté, exigence.Les points vont de 1 (médiocre) à 5 (excellent) et la note est suivie de commentaires anonymes souvent rigolos, parfois méchants.Que les professeurs indignés se rassurent : le site n'a pas de prétention scientifique et les commentaires sont lus avant d'être publiés.Ce n'est pas politically correct mais les étudiants peuvent au moins éviter les enseignants « tellement ennuyants que même un oreiller doit s'apporter un oreiller ».Michèle Ouimet 2LP1501A0205 a15 mardi 2LP1501A0205 ZALLCALL 67 20:14:51 02/04/02 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 5 FÉVRIER 2002 A15 LYSIANE GAGNON Médailles et géopolitique l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Le patriotisme canadien a besoin de l'or olympique À quelques jours de l'ouverture des Jeux olympiques de Salt Lake City, nous poursuivons aujourd'hui et jusqu'à jeudi la publication de textes sur l'importance de remporter des médailles.GEORGES SCHWARTZ Journaliste et commentateur sportif à la télévision et coauteur avec Gérard A.Montifroy de Sports et Géopolitique (Éditions Sciences et Culture, 2001), M.Schwartz est un ancien membre de la Fédération internationale de football et de l'Association olympique canadienne.À L'ORIGINE, dans les cités grecques, l'olympisme est à la fois religion, culture du sport et de l'esprit, et ce depuis 776 avant J.-C.Il y a Olympie bien sûr, mais aussi Corinthe, Delphes, Némée, avec Athènes et Sparte.Les champions sont acclamés par les spectateurs de leur cité et parfois hués par le public adverse.De retour chez eux, ils reçoivent de fortes sommes, des repas gratuits et une exemption fiscale.Le sport moderne sous toutes ses formes, qu'il soit amateur ou professionnel, fait partie de cet héritage.Phénomène social commun aux sociétés industrialisées et aux pays en voie de développement, le sport a pris une extension extraordinaire.Comme peu d'événements ont autant de résonance auprès des masses que les grandes rencontres sportives, Jeux olympiques et Coupes du monde de football, il est devenu une composante incontournable des relations internationales.Aussi ne faut-il pas s'étonner que le sport ait été, durant le XXe siècle, l'un des moyens d'expression et d'affirmation des peuples, exploité tant par les démocraties que par les dictatures.Les drapeaux, les hymnes, l'identification du public aux champions, l'appropriation nationale de la victoire, les grands titres dans les journaux, la télévision mur à mur, illustrent le pouvoir émotif du spectacle sportif.François Mauriac a soupiré, il y a bien longtemps déjà, devant « cet étrange siècle du sport ».Aussi la production de champions fait-elle partie de la production politique.Les États ainsi que les idéologies s'affrontent et s'illustrent à travers leurs performances.Comment résister à l'utilisation politique du grand drame populaire moderne ?Certes l'Allemagne nazie, l'URSS, la République démocratique allemande, Cuba, la Chine, l'ont fait ou le font encore.Mais également le président de Gaulle recevant, en 1964 à l'Élysée, les soeurs Marielle et Christine Goitschel médaillées d'or en ski aux J.O.d'Innsbruck, en Autriche.La reine Élisabeth II anoblissant Alf Ramsey, entraîneur de l'équipe d'Angleterre de football qui remportait la Coupe du monde 1966.Le président Ronald Reagan préparant sa réélection à Los Angeles, en 1984, au bras de Mary Lou Retton, la minuscule Américaine championne olympique de gymnastique.Peut-on encore se demander s'il est important pour un pays de remporter des médailles olympiques ?Politisation de l'olympisme De leur restauration en 1896 jusqu'à 1912, les Jeux olympiques sont tenus à l'écart des crises politiques.La dimension géopolitique apparaît après la Première Guerre mondiale, quand les nations vaincues ne sont pas invitées aux J.O.d'Anvers en 1920.Il s'agit du premier boycottage de l'histoire sportive.Le sport devient un instrument de pression diplomatique lié à la situation globale et qui ne saurait échapper à ses convulsions.Quelques années plus tard les États autoritaires retiendront la leçon donnée par les États démocratiques.D'abord l'Italie fasciste qui connaît des succès sportifs depuis 1927, quand l'État s'implique dans l'organisation du sport et la préparation des athlètes.En s'engageant dans cette voie qui permet de donner le spectacle d'une nation forte et disciplinée, Benito Mussolini fait aujourd'hui figure de précurseur.Alors que règne partout un amateurisme rigide, les athlètes « d'État » italiens ont la possibilité de consacrer tout leur temps à l'entraînement.L'Allemagne nazie sera la première à suivre l'exemple.En Asie Chez les Asiatiques, les objectifs géopolitiques sont tout aussi évidents.Ainsi la Corée du Sud envoie une délégation l'année même de sa fondation, en 1948, aux J.O.de Londres.Il s'agit de la première étape d'une stratégie diplomatique à long terme, axée sur l'utilisation du sport occidental comme porte d'entrée sur la scène mondiale.Rendus confiants par leurs progrès et leur croissance économique, les Coréens organisent les J.O.à Séoul en 1988.Jeux qui permettront à la Corée du Sud d'isoler la Corée du Nord du reste du camp socialiste.Au lendemain d'une défaite humiliante en 1945, les Japonais subissent la loi de l'occupant américain.Les arts martiaux sont interdits au profit du baseball introduit par les vainqueurs.À la suite du Traité de paix de San Francisco (1951), la pratique des arts martiaux est de nouveau permise et le Japon participe aux J.O.d'Helsinki en 1952.Le sport aide à restaurer le climat social du pays.Puis le Japon accueille les J.O.à Tokyo en 1964, où le judo est admis parmi les sports olympiques.Par ces événements sportifs, le Japon acquiert une réputation d'internationalisme et de modernité sans précédent dans son histoire.L'utilisation du sport, comme outil géopolitique aussi bien que comme moyen de renforcer le patriotisme des Américains, est une pratique séculaire.Mais n'étant pas réellement des compétitions internationales, leurs World Series et Super Bowls n'offrent au pays qu'une supériorité « mondiale » pour consommation intérieure.Leur image de marque sur la scène internationale, depuis 1896, ils la doivent surtout à des amateurs qui ont fait des moissons de médailles olympiques en athlétisme, natation, plongeon, basketball, boxe, etc.Et lorsque leurs succès furent en voie d'être dépassés par l'URSS, le vice-président des États-Unis, Hubert Humphrey, invitait à la télévision, en mai 1966, les Américains à prouver qu'une « société libre » peut surpasser l'Union soviétique dans le développement du sport amateur.Canada : l'identité nationale diluée Pour ce qui est de la contribution du sport à l'unité nationale, le Canada offre un singulier exemple.C'est l'unique pays occidental dont les clubs professionnels \u2014 à l'exception du football canadien \u2014 sont engagés dans les ligues d'une nation voisine.Laissés à eux-mêmes, ils n'ont d'autre objectif que de survivre dans un marché sportif américain au coût devenu exorbitant.Aussi n'est-il pas surprenant que les athlètes professionnels pensent avant tout à leur carrière personnelle et refusent parfois de représenter le pays sur la scène internationale.Cette dépendance provoque un déficit identitaire important.Rien d'étonnant donc si les politiciens canadiens sont en porte-àfaux face à la déconfiture de leurs clubs professionnels et s'ils n'ont d'autre possibilité que les athlètes olympiques pour rallier la nation.Pays où le patriotisme n'est pas très intense, au point que certains de ses leaders prônent l'abolition de la frontière avec les États-Unis ainsi que l'adoption de leur dollar, bien sûr qu'il importe au Canada de remporter des médailles olympiques ! DEMAIN : Une source de stimulation pour tout le pays.Gauche, droite, droite, gauche VANCOUVER \u2014 Toute l'histoire politique de la Colombie-Britannique est un va-etvient perpétuel entre la gauche et la droite.C'est déjà une incongruité, dans un pays où les gouvernements se tiennent en général assez près du centre, et la situation devient encore plus inhabituelle quand on sait que la gauche et la droite, ici, sont plus dures que partout ailleurs au Canada.C'est ce qui explique en grande partie les politiques actuelles du gouvernement Campbell.Comme nous le rappelions samedi, ce dernier a déclaré la guerre aux syndicats du secteur public \u2014 des syndicats que le gouvernement précédent avait par ailleurs outrageusement gâtés.Action, réaction.Tel pourrait être le refrain de cette province où la vie politique semble obéir à l'impulsion du moment.Aux gouvernements de gauche qui accumulent les déficits en partageant la caisse avec les gros syndicats, succèdent des gouvernements de droite qui ramènent au pouvoir le credo de la libre entreprise.Ce n'est pas pour rien que la Colombie- Britannique est à la fois le paradis des écologistes et le siège social de l'Institut Fraser.\u0001 \u0001 \u0001 C'est donc avec une facilité déconcertante (en raflant tous les sièges sauf deux) que le Parti libéral de Gordon Campbell a renversé le NPD.Avant même d'avoir terminé son second mandat, ce dernier avait atteint un niveau record d'impopularité, et vu partir son leader Glen Clark dans des rumeurs de scandale.M.Clark subit actuellement son procès ; il est accusé d'avoir promis une licence de casino à un entrepreneur, en échange de travaux de rénovation gratuits.Mais il y a eu bien pire que le patio dont le modeste bungalow de la famille Clark aurait bénéficié.Des milliards de dollars ont été engloutis dans des opérations sans queue ni tête, comme la fabrication d'une flotte de traversiers ultrarapides qui n'ont jamais pu fonctionner convenablement et sont maintenant impossibles à revendre.Ou comme la construction des nouvelles lignes du « sky train », un métro aérien obstinément boudé par les banlieusards.Chaque fois, il s'agissait essentiellement de créer des emplois pour les amis du régime.Le NPD, tant au fédéral que dans les provinces, est en effet un parti étroitement contrôlé par les syndicats, ne serait-ce que parce que ce sont eux qui en sont, et de loin, les principaux bailleurs de fonds.Or, il se trouve qu'en Colombie-Britannique, le mouvement syndical a été longtemps animé par des communistes venus de Grande-Bretagne, où la lutte des classes est autrement plus vive qu'au Canada.Même aujourd'hui, plusieurs chefs syndicaux ont encore une carte du PC dans leur poche.À ce communisme primaire, correspond évidemment un anticommunisme tout aussi primaire.La droite, qui fut longtemps représentée par le Crédit social, une coalition spécifiquement mise sur pied pour lutter contre le NPD, est aujourd'hui représentée par un Parti libéral qui ne l'est que de nom.Il s'agit encore une fois d'une coalition de fait, les libéraux ayant absorbé les anciens créditistes, les conservateurs et les réformistes.À l'image de ses adversaires, la droite est elle aussi idéologique : elle voit la libre entreprise comme une panacée, et l'État comme l'ennemi à abattre.Aussi, dès son arrivée au pouvoir, le premier ministre Campbell a-t-il promulgué des réductions draconiennes d'impôt, tant pour les entreprises que pour les particuliers, ce qui n'a fait qu'augmenter le fabuleux déficit légué par le gouvernement néodémocrate.Les escarmouches politiques sont crues, et les lignes de démarcation, tranchées au couteau.Ainsi, les libéraux, s'accrochant à la lettre des règlements, refusent d'octroyer un statut d'opposition officielle aux deux députés néo-démocrates qui ont survécu à la débâcle, ce qui, dans les faits, étouffe complètement la voix déjà ténue de l'opposition parlementaire.Les ministres et députés libéraux ont reçu le mot d'ordre de boycotter l'ancien ministre néo-démocrate Moe Sihota, qui s'est recyclé dans le journalisme télévisé.C'est comme si les libéraux québécois refusaient de se faire interviewer par Claude Charron ou Jean Lapierre sous prétexte que les deux hommes ont déjà milité dans un parti souverainiste ! \u0001 \u0001 \u0001 La population n'est pas particulièrement polarisée.La majorité des électeurs changent de gouvernement non par idéologie, mais pour changer le mal de place.C'est plutôt l'indifférence de la majorité au processus politique traditionnel qui favorise la prise du pouvoir par des groupes d'intérêt.Les nouveaux électeurs issus de l'immigration, qui sont surtout d'origine asiatique et se tiennent pour la plupart loin de la politique, n'ont fait qu'accentuer l'indifférence populaire.Tout cela, sur fond de récession appréhendée.La Colombie-Britannique, dont l'économie dépend trop largement des ressources naturelles, a été durement touchée par la crise du bois d'oeuvre.Cette province tournée vers l'Asie, qui avait tellement bénéficié des investissements en provenance d'Hong Kong, a durement ressenti les contrecoups de la crise économique qui a secoué le Japon.On n'écarte plus, aujourd'hui, la possibilité \u2014 invraisemblable il y a 10 ans \u2014 que la province quitte le camp des riches pour recevoir des paiements de péréquation.Cela, toutefois, ne sera que temporaire.La benjamine des provinces (à peine 120 ans !), a plus d'avenir que de passé.et c'est aussi, en dehors de la politique traditionnelle, un formidable laboratoire d'idées et de tendances.Comment résister à l'utilisation politique des JO?L'Allemagne nazie (notre photo), l'URSS, la République démocratique allemande, Cuba, la Chine, entre autres, ont tous compris qu'une forte récolte de médailles olympiques pouvait servir leur cause.Une occasion de «mousser» les nationalismes MATHIEU LABERGE L'auteur est candidat à la maîtrise en sciences de l'activité physique et en sociologie du sport à l'Université de Montréal.LES GOUVERNEMENTS ont-ils raison d'investir dans la formation d'athlètes et d'entraîneurs de haut niveau dans le but de remporter des médailles olympiques ?La façon dont sont structurés les Jeux olympiques est un des motifs qui expliquent pourquoi les gouvernements voient cet événement comme un outil de visibilité médiatique.Les grandes manifestations sportives comme les Jeux olympiques permettent aux nations de se mesurer entre elles devant des milliards de téléspectateurs, lecteurs et auditeurs.Cette possibilité est sans contredit une vitrine internationale très intéressante pour les pays qui participent à ces événements.(.) Le Canada a très bien saisi ce moyen de diffusion du nationalisme que représente le sport.Lors des Jeux olympiques, la promotion des nationalismes des pays passe impérativement par les podiums et le tableau des médailles.Le message que lancent les pays dans cette course aux médailles est clair : si nous « performons » dans le sport, nous « performons » aussi dans d'autres domaines.Les politiciens canadiens mentionnent souvent que les athlètes sont de bons ambassadeurs lorsqu'ils sont en compétition à l'étranger.Ce rôle de représentation politique se fait également lorsque les athlètes sont chez eux.Par exemple, l'organisation même du sport au pays est basée sur cette idée de représentation canadienne, dont un des objectifs est le renforcement de l'identité nationale.Au pays, Sport-Canada est chapeauté par le ministère du Patrimoine canadien et sous la direction du sous-ministre adjoint à l'identité canadienne.Les Jeux au service des nationalismes S'il désire participer aux Jeux olympiques, un athlète doit être sélectionné par son Comité national olympique (CNO).Les CNO ne sont pas des groupes qui représentent des pays comme aux Nations unies.Comme l'indique la règle 34.1 de la Charte olympique (version 1994) : « Dans la Charte olympique, l'expression « pays » signifie tout pays, État, territoire ou portion de territoire que le CIO considère, selon sa discrétion absolue, comme zone de juridiction du CNO qu'il a reconnu.» Par exemple, la Palestine (Autorité palestinienne), les Bermudes, les Îles Caïmans, Porto Rico et Taïwan, pour ne nommer que ceux-là, ne sont pas reconnus comme des pays aux Nations unies.Par contre, chacun de ces territoires possède un CNO, ce qui leur permet d'être traités au même titre que les CNO des pays officiellement reconnus sur la scène internationale.Pour les territoires qui aspirent à une autonomie politique, il s'agit d'une reconnaissance internationale indéniable, encore plus si les médailles figurent au palmarès de ceux-ci.Sport et mondialisation La course aux médailles entre les nations pousse-t-elle ces dernières au point « d'acheter » de talentueux athlètes en leur proposant des sommes d'argent ou d'excellentes conditions de travail, d'entraînement et de compétition, et ce dans l'unique but de voir leur nom se rapprocher de la première place du classement des médailles ?On serait porté à le croire lorsque l'on constate que les gouvernements tentent d'attirer l'élite sportive de la même façon qu'ils attirent des entreprises, que ce soit par des subventions, des crédits d'impôts, etc.Les exemples pour renforcer cette hypothèse ne manquent pas.Depuis la chute des pays du bloc soviétique, bon nombre d'athlètes de ces anciens pays ont obtenu leur citoyenneté australienne.peu de temps avant la présentation des Jeux de Sydney.Autre exemple, l'haltérophile d'origine bulgare et médaillé d'or olympique, Naim Suleymanoglu, a été « échangé » à la Turquie quelque temps avant les Jeux de Séoul (1988) pour la somme de un million de dollars.L'investissement dans le sport du gouvernement australien au début des années 1990, alors que Sydney a obtenu les Jeux de 2000, n'était pas l'effet du hasard : on voulait bien paraître devant la visite.Après l'exode des cerveaux, serions-nous en train de constater l'exode des muscles ?(.) 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