La presse, 16 décembre 2000, B. Plus
[" 6LP0101B1216 b01 samedi 16 d cembre 6LP0101B1216 ZALLCALL 67 01:34:43 12/16/00 B Lebel-sur-Quévillon est secoué par une vague de suicides.Six Quévillonnais, tous de sexe masculin, se sont pendus au cours des 12 derniers mois.Dans cette petite municipalité du Nord-du-Québec, le choc est terrible pour la population, qui vit une réalité bien particulière, tant sur le plan de l'éloignement géographique que de sa situation économique ou sociale.La Presse est allée à la découverte de Lebel-sur-Quévillon.Photos MARTIN CHAMBERLAND, La Presse La neige tombe comme ailleurs au Québec sur Lebel-sur-Quévillon, une petite municipalité du Nord-du-Québec touchée récemment par une vague de suicides.Lebel-sur-Quévillon sort de sa torpeur Les suicides poussent la population à s'investir dans la communauté Lebel-sur-Quévillon est situé à 640 kilomètres de Montréal.« Ce n'est rien, les gens font le trajet pour aller voir une partie de hockey ou un spectacle le samedi soir, puis ils reviennent ! » assure Françoise Payeur, adjointe administrative de la Société de développement économique de la municipalité.« Ici, tout est loin, alors nous avons l'habitude de voyager.» Mme Payeur, qui est aussi conseillère municipale, parcourt elle-même près de 30 000 km par an en automobile et entre 10 000 à 15 000 kilomètres en motocyclette.Pour le commun des mortels, cependant, se rendre à Quévillon s'avère être une aventure.Outre l'auto, on peut prendre l'avion.jusqu'à Val-d'Or.Et de là, louer une auto pour rouler les derniers 160 km.« Ça se fait bien », soutiennent les Quévillonnais, qui se rendent régulièrement dans les restaurants de la capitale de l'Abitibi ou pour y dévaliser les boutiques.« Tout au plus une heure et quart de voiture ! » Disons deux heures, surtout s'il neige, ou qu'il fait nuit et qu'il faut allumer « les grosses lumières ».Le trajet pour se rendre à Lebel est cependant assez agréable : quelques villages, puis des vallons et une bonne odeur d'épinette.À la radio, un commerçant de Barraute fait des suggestions de cadeaux de Noël : « Cibis ou bottes de poils, nous avons tout pour faire plaisir à la famille ! » scande-t-il joyeusement.Sur la route, on croise en nombre des camions de pitounes.Puis, Lebel-sur-Quévillon apparaît, un peu à l'écart de la route 113.La ville, située dans une péninsule donnant sur l'immense lac Quévillon, est elle-même surplombée par le moulin de la Domtar.Cette compagnie de pâtes et papier, c'est en quelque sorte la « mère » de la municipalité.Comme le souligne le site Internet de la municipalité, « Lebel-sur-Quévillon a été construite parce qu'il y a une usine et qu'on voulait assurer une stabilité et une excellente vie de famille aux travailleurs forestiers ».Une excellente vie de famille.C'est ce que Luc Gélinas pensait offrir à ses enfants, en s'installant à Lebel-sur-Quévillon.« M.Gélinas était persuadé que son fils était l'adolescent le plus heureux du monde », témoigne Bertin Legault, le chef des services sociaux.« Il lui avait tout acheté : un skidoo, un quatre roues, une télé, un char.Mais il ne l'avait pas serré dans ses bras.» Et son fils Tommy, 16 ans, s'est suicidé.Comme plusieurs autres Quévillonnais.Depuis, Luc Gélinas a choisi de vivre son deuil en « jasant avec les jeunes et en faisant réaliser des choses aux parents ».Il a, entre autres, distribué une lettre intitulée Attaquons- nous directement au problème du suicide dans toutes les boîtes aux lettres de la ville.Le suicide « est le problème de tous », écritil, « car cette société, c'est nous qui l'avons bâtie, une société individualiste et sans amour ».« J'ai éduqué mon gars dans l'affection et le respect, assure le père.Mais c'est difficile de percevoir le mal de nos enfants, surtout quand ils sont embarqué dans le système.» Consommation de biens, d'alcool et de drogue Le système, à Lebel-sur-Quévillon, c'est d'abord une grande consommation de biens matériels.« Les gens ne se rendent pas compte qu'ils gagnent beaucoup d'argent parce qu'ils sont dépensiers », explique Marcel Caron, le curé.Une promenade à travers Lebel-sur-Quévillon permet de constater que ceux qui y habitent sont fiers.Bien habillés Ð manteau Kanuk ou manteau de fourrure Ð les Quévillonnais parent leurs maisons de nombreuses décorations de Noël.« Nous vivons dans les bois, alors c'est normal qu'on cherche à se réjouir un peu », analyse Bertin Legault.« Mais là où la surconsommation devient inquiétante, poursuit-il, c'est qu'il y a à Lebel- sur-Quévillon un important phénomène d'endettement.» Une des causes de ce problème serait le faible taux de scolarité de la population.Selon les données du ministère de l'Éducation datant du 10 avril 2000, 25,7 % des parents des élèves de l'école primaire de Lebel-sur-Quévillon n'ont aucun diplôme.Le phénomène de la surconsommation se transpose chez les enfants, à qui les « parents peuvent donner de 80 à 100 $ d'argent de poche », souligne le curé Caron.« Ils se disent : Nous on a pâti, eux ne pâtiront pas.» L'alcool, la drogue et la dépression sont d'autres problèmes qui hantent les Quévillonnais.« Deux ou trois des adolescents qui se sont suicidés avaient un problème de cocaïne », indique Bertin Legault.« Les jeunes font le party dans le sous-sol des maisons », reconnaît également Luc Gélinas, le père de Tommy.« Ce ne sont cependant pas eux qu'il faut blâmer, mais nous, la génération des peace and love qui a apporté la drogue jusqu'ici.Et qui ne prend pas le temps de communiquer avec ses enfants.» Malgré ce sombre portrait, Lebel-sur-Quévillon n'est pas pour autant un repaire de malfrats.« C'est une petite ville tranquille », confirme Ronald Mc Innis, agent d'information à la Sûreté du Québec.« On y commet peu de crimes.» « Depuis trois ou quatre mois, ça bouge vraiment », reconnaît par ailleurs Luc Gélinas, le père de Tommy.« Je sens que la population veut se prendre en main.» Après avoir longtemps broyé du noir, M.Gélinas a désormais un peu d'espoir.« Ma fille Anyk est installée ici, confie-t-il.Elle a un salon de coiffure, un bon chum et un beau bébé.» Un havre économique.À lire en B2 FILL06 6LP0201B1216 b02 samedi 16 d cembre 6LP0201B1216 ZALLCALL 67 01:26:27 12/16/00 B Poutine au Canada : réarmement et relations bilatérales JOONEED KHAN Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, « l'autre voisin » du Canada, entame demain une visite d'État à Ottawa Ð avec de vives préoccupations qui concernent le « premier voisin », les États-Unis, et le risque appréhendé d'une relance de la course aux armements par le président républicain désigné George W.Bush.Confirmé à la tête de l'État russe dès le premier tour de scrutin, en mars, l'ancien agent du KGB, propulsé en quatre mois l'an dernier à la succession de Boris Eltsine, n'a pas caché en effet que ses priorités sont la loi et l'ordre, et l'économie.Il l'a répété la semaine dernière dans une interview à des médias canadiens à Moscou, en prévision de sa visite : il veut une armée réduite « qui ne suce pas le sang » de l'économie, une économie dont la croissance est le grand choix stratégique de la nouvelle Russie.« La concurrence est passée de la sphère militaire à la sphère économique, il nous faut être réaliste », a dit le jeune et athlétique chef du Kremlin, 48 ans, skieur et ceinture noire.Seulement, voilà : Bush a proclamé sa volonté de « rebâtir les forces armées ».Il aura en main les centaines de milliards de dollars de surplus accumulés sous Clinton.Et il risque fort de ranimer le dossier du bouclier de défense antimissile, ce que Moscou Ð et Ottawa ainsi que les capitales européennes Ð voient comme l'éventuel coup de grâce au régime de stabilité nucléaire sous le traité ABM de 1972.Bref, le choix militariste de George W.Bush risque de déboucher sur une nouvelle course aux armements, ce qui tuerait dans l'oeuf le choix de Poutine de moderniser la Russie en instaurant l'État de droit et en relançant l'économie.« Sur le projet américain de bouclier antimissile, nous avons des positions analogues », a indiqué à La Presse Carl Schwenger, du ministère des Affaires étrangères à Ottawa.Poutine a donné jeudi un indice de son attitude envers Bush en faisant libérer l'espion américain Edmond Pope alors même que le gouverneur du Texas fêtait son premier jour comme président désigné, et en adressant ses félicitations au nouvel occupant de la Maison- Blanche depuis Cuba où il dénonçait « l'hégémonisme américain » ! « Le président Poutine et le premier ministre Chrétien passeront en revue la situation internationale et ils discuteront autant du régime des armes nucléaires que de la crise du Proche-Orient », a déclaré Léonide Kadychev, de l'ambassade de Russie à Ottawa.« Mais il ne faut quand même pas s'attendre qu'Ottawa endosse la position russe d'un monde multipolaire, comme l'a fait La Havane lors de la visite du président Poutine à Cuba », a-t-il souligné.Le Canada est en effet membre de l'OTAN et l'élargissement de l'Alliance vers l'Est, ainsi que les critiques de l'OTAN sur la guerre en Tchétchénie sont de sérieux irritants pour Moscou, tout comme le sont dans les relations bilatérales les mesures antidumping d'Ottawa qui ont fait chuter abruptement les exportations russes d'acier en rouleaux.Avec Washington, Ottawa est l'une des deux capitales du G8 que le nouveau président russe n'avait pas encore visitées, bien qu'il ait reçu Bill Clinton à Moscou et qu'il l'ait rencontré à nouveau au sommet d'Okinawa, a souligné Schwenger.La visite a lieu à la demande des Russes, mais sur invitation du Canada, a-t-il ajouté.Mais la première visite d'État de Poutine au Canada portera aussi sur un ensemble de dossiers bilatéraux touchant la coopération économique et la sécurité des 400 firmes canadiennes détenant 1,2 milliard de dollars canadiens d'investissements directs en Russie, ainsi que l'action commune dans l'Arctique et les liens croissants entre États et provinces fédérés de part et d'autre.« Le président russe voulait parler à Bay Street et ce sera fait : mardi il s'adressera à une réunion mixte de l'Empire Club et du Canadian Club à Toronto, avant de prendre l'avion pour rentrer à Moscou », a dit Carl Schwenger.Trois accords seront signés lors de cette visite, et trois déclarations conjointes seront émises, a-t-il ajouté.L'économie russe se remet encore du krach de 1998 qui a vu ses importations à partir du Canada chuter de 379 millions à 180 millions, et ses exportations vers le Canada baisser de 730 millions à 607 millions.La documentation de la visite fournie par le gouvernement canadien souligne que l'inflation atteignait 36,5 % fin 1999, le chômage 12,3 % en mars 2000, et que l'Indice de développement humain de l'ONU classait la Russie au 62e rang sur 174 pays.L'information préparée par l'agence Novosti insiste plutôt sur la reprise, sur un taux de croissance de 7 % du PIB et de 10 % de la production industrielle, sur un surplus budgétaire et une hausse des réserves et des recettes fiscales.« Mais les investissements font défaut, les investisseurs préférant jouer à la Bourse plutôt que de s'impliquer dans l'économie réelle », note l'agence, qui souligne que depuis 1992, le capital étranger a injecté seulement 16 milliards de dollars américains en Russie Ð contre 236 milliards en Chine et 74 milliards au Brésil.« La Russie veut plus d'investissements et elle s'emploie à leur garantir la pleine sécurité, mais elle n'est pas quemandeuse », a dit Kadychev.« Le président Poutine veut consolider et moderniser les échanges bilatéraux avec le Canada, et il vient aussi parler de la nécessité de stabiliser l'environnement global », a-t-il ajouté.Photo Reuters Le président russe Vladimir Poutine.Photo La Presse L'usine de pâtes et papier de la compagnie Domtar surplombe Lebel-sur-Quévillon, une ville fondée pour loger les familles des travailleurs forestiers.Un havre économique Venus pour trois semaines à Lebel-sur-Quévillon, les travailleurs restent quinze ans MARIE ALLARD « Ici, le travail a une grande importance », lance Bertin Legault, le chef des services sociaux de Lebel-sur-Quévillon.« Pour établir un ordre hiérarchique, les femmes se demandent entre elles : Ton mari travaille où ?Le mieux, c'est d'être l'épouse d'un travailleur du moulin à papier, là où se gagnent de gros salaires.» Domtar, c'est la raison d'être et la vache à lait de la ville.Au départ, la compagnie était derrière toutes les initiatives, qu'il s'agisse de la construction d'appartements, de la mise sur pied d'équipes sportives ou du financement de comités sociaux.« Encore aujourd'hui, nous sommes très présents et fiers de voir que la vie des gens s'améliore grâce à nos subventions », affirme Côme Desmeules, le directeur de l'usine de papier.Au total, Domtar fait vivre 58 % de la main-d'oeuvre avec son moulin à pâte kraft, sa scierie et ses activités en forêt.« Notre ville est privilégiée, puisque son économie s'est diversifiée », fait par ailleurs valoir Colombe Fortin, de la Société de développement économique (SDE).Située tout près de Lebel-sur-Quévillon, la scierie d'Abitibi-Consolidated y a recruté 20 % de ses travailleurs et la mine Langlois, propriété de Ressources Breakwater, 15 %.Sans compter les nombreux entrepreneurs indépendants oeuvrant dans le secteur primaire, secondaire ou tertiaire.« Il faut des commerces pour répondre aux besoins des résidants de Quévillon ! » précise Françoise Payeur, de la SDE.Mais il est difficile d'attirer de nouveaux commerçants quand la population n'est que de 3500 habitants.« Il faut atteindre une certaine masse critique pour que les entreprises soient rentables », concède Colombe Fortin.Autre particularité de Quévillon : il est impossible d'y embaucher de la main-d'oeuvre à rabais.« Au moulin de la Domtar, les gens touchent au moins de 20 à 24 $ de l'heure, alors personne ne veut travailler au salaire minimum », explique la présidente de la SDE.Résultat ?Une poutine coûte 6,50 $, et les employés des commerces sont ou des élèves du secondaire, ou des femmes qui ne dépendent pas uniquement de leur propre revenu.La vie est chère, donc, mais les salaires élevés compensent ce désavantage.En 1996, le revenu total moyen des familles quévillonnaises était de 71 556 $, comparé à 53 192 $ pour le reste du Québec.Même les familles monoparentales semblent s'en tirer, puisqu'elles gagnent 38 159 $ par année à Lebel.« Nous sommes chanceux ici, affirme le maire.Le chômage et l'assistance sociale, c'est inexistant.» Fermeture de la mine En fait, les licenciements à Quévillon, c'était impensable, mais seulement jusqu'à récemment.« On apprend mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle », constate Nathalie Hurens, instructrice de patinage artistique, alors qu'elle regarde tournoyer ses protégées.La jeune femme s'inquiète parce que les dirigeants de la mine Langlois ont annoncé, il y a deux semaines, la cessation temporaire des activités de l'entreprise.« Sur les 150 personnes touchées par cette fermeture, rassure cependant Mme Payeur de la SDE, seulement de 75 à 80 personnes vivent à Quévillon avec leurs familles.Les autres sont installées à Val-d'Or ou à Chibougamau.De toute façon, les gens ont l'habitude de dépendre d'industries cycliques.Actuellement, le cours du zinc, du cuivre et de l'or est trop bas pour que l'exploitation minière ne soit rentable.Parfois, ce sont plutôt les quotas d'exportation du bois qui sont trop vite atteints.Conflits de travail violents Le passé de la ville est, par ailleurs, marqué par de nombreux et violents conflits de travail.En 1983, à la suite de mises à pied, un tireur a percé de balles les fenêtres des maisons de quatre dirigeants de la Domtar.« Puis, en 1984 et 1985, alors qu'il y a eu 11 mois de grève, la ville a été ébranlée par une quinzaine de suicides », rappelle Johanne Lord, coordonnatrice du Comité de prévention du suicide de Lebel-sur-Quévillon.Une vague de suicides bouleversante, qui n'avait cependant pas eu d'écho jusqu'à ces dernières années.« Aujourd'hui, les relations de travail sont saines, affirme Côme Desmeules, de la Domtar.La moyenne de vie d'un directeur d'usine était ici de deux ans.J'ai déjà battu ce record ! » souligne-t-il en riant.Le maire est tout aussi confiant.« Domtar a fait des investissements de près de 250 millions entre 1993 et 1995 pour moderniser son usine, indique- t-il.Le moulin ne va pas fermer.» Les gens de Quévillon, venus d'Abitibi, du Saguenay, du Bas-du-Fleuve, de Beauce ou d'ailleurs, vont donc pouvoir rester.Ce qu'ils font de plus en plus souvent, d'ailleurs.Par choix, s'ils aiment la chasse, la pêche et la tranquillité.Ou par dépit, s'ils n'arrivent pas à trouver du boulot aussi bien rémunéré ailleurs.« Les travailleurs viennent ici pour trois semaines ou trois mois, confie le curé Caron, mais ils sont encore ici 15 ans ou 30 ans plus tard ! » Demain: La ville et ses jeunes. 6LP0301B1216 b03 samedi 16 d cembre 6LP0301B1216 ZALLCALL 67 01:28:07 12/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 D É C EMB R E 2 0 0 0 P L U S B 3 La période de (dis)grâce Bush réclame 180 jours pour jeter les bases de sa présidence douteuse collaboration spéciale NEW YORK Ð Depuis le passage à la Maison- Blanche de Franklin Delano Roosevelt, le plus grand président américain du XXe siècle, les journalistes et les historiens attachent une importance particulière aux 100 premiers jours d'une nouvelle administration.Entré en fonction le 4 mars 1933, le président Roosevelt jeta les bases du New Deal au cours de ses 100 premiers jours à Washington, mettant sur pied les agences fédérales qui contribuèrent à sortir le pays d'un marasme économique sans précédent.Aucun des successeurs de Roosevelt n'a réussi à égaler l'impact de la première phase du New Deal, appelée simplement «The Hundred Days».Mais les 100 premiers jours d'un nouveau président continuent à servir de point de repère.Car ils contiennent souvent tous les ingrédients des succès et des échecs à venir.Dans les premiers jours de son premier mandat, par exemple, Bill Clinton fit un choix crucial sur le plan économique.Tournant le dos à ses conseillers populistes, il décida d'accorder la priorité à la lutte contre le déficit, faisant plaisir à Wall Street et donnant des ailes à la Bourse.Sa décision contribua au plus long boom économique de l'histoire américaine.Mais Clinton trébucha au cours de ses premiers 100 jours sur la question des homosexuels dans l'armée.Le baby-boomer en chef voulait les admettre à part entière.Devant l'opposition farouche des militaires et des républicains, il dut accepter un compromis humiliant.Sur le plan de la moralité, la droite américaine avait déjà son numéro.Les réalités de l'élection Élu à la présidence au terme d'une campagne tumultueuse, George Walker Bush connaît bien l'importance des 100 premiers jours.En fait, il la connaît tellement bien qu'il réclame non pas 100, mais 180 jours pour jeter les bases de son administration, selon le Washington Post.C'est du nouveau, mais ça ne sera pas de trop.Le 20 janvier prochain, Bush prêtera serment dans une ville et un pays divisés.Parmi les spectateurs qui assisteront à son investiture devant le Capitole de Washington, il s'en trouvera sûrement pour brandir des affiches rappelant les réalités déplaisantes du scrutin présidentiel de 2000.Bush a obtenu 337 000 suffrages de moins que Gore.Il a gagné l'État-clé de l'élection après une intervention sans précédent de la Cour suprême des États-Unis.Il a tout fait pour empêcher le décompte manuel de milliers de bulletins de vote en Floride.Au sein du Congrès des États-Unis, plusieurs démocrates voudront profiter de la faiblesse de Bush.Comme parti, ils sont aussi nombreux que les républicains au Sénat (50-50).Et, à la Chambre des représentants, ils n'ont que cinq sièges de moins que leurs rivaux.Ils pensent déjà aux élections législatives de 2002.On comprend Bush de demander une période de grâce prolongée.Il n'aura pas la vie facile à Washington, où l'esprit partisan politique a fait des ravages au cours des dernières années.Mais le président désigné ne nourrit pas moins de grandes ambitions.Priorité à l'éducation En effet, malgré une victoire qui lui donne une aura d'illégitimité, Bush se croit en possession d'un mandat pour gouverner.«Je ne serais pas ici aujourd'hui si je n'avais pas de mandat», a déclaré Bush au cours d'une entrevue le 2 décembre à l'émission 60 Minutes II, du réseau CBS.Bush n'a pas l'intention d'abandonner ses engagements électoraux.Il veut défier les lois de la gravité politique en réduisant les impôts de tous les citoyens et en privatisant une partie du régime fédéral de retraite et de l'assurance- maladie des personnes âgées.Pour faire passer son programme controversé, Bush ira par étapes.Selon ses conseillers, il s'attaquera d'abord à l'éducation, une question chère aux démocrates.Il veut mettre en place un plan de 47 milliards sur dix ans pour notamment aider les moins de 10 ans à apprendre à lire et renforcer le système des bourses universitaires et des prêts étudiants.Bush travaillera ensuite à l'adoption d'une assurance-médicaments pour les personnes âgées dans le besoin.«Au cours de la campagne automnale, nous nous sommes opposés sur les détails de ces programmes», a déclaré Bush, mercredi soir, lors de son premier discours à titre de président désigné.«Mais il y avait un consensus remarquable sur les priorités: l'éducation, les retraites, la santé, la réduction des impôts, une armée forte, une société plus civile.«Nous avons débattu de nos différences.Maintenant, il est temps de trouver un terrain d'entente.Je suis confiant que nous y parviendrons.L'expérience du Texas Bush puise une partie de sa confiance dans son expérience au Texas.Élu gouverneur de l'État en 1994, il a dû composer avec une Chambre des représentants dominée par les démocrates.Cela ne l'a pas empêché de faire adopter des réformes dans les domaines de l'éducation, de l'aide sociale et du système criminel.«Nous avons eu de vifs désaccords et, à la fin, nous avons trouvé un consensus constructif», a déclaré Bush mercredi soir, s'exprimant dans l'enceinte de la Chambre des représentants du Texas.C'est une expérience que je porterai toujours avec moi, un exemple que je suivrai toujours.» Ainsi, à Washington, Bush entend faire de la place à au moins un démocrate au sein de son cabinet.Dans son entourage, certains chuchotent le nom de Lawrence Summers, qui pourrait conserver son poste actuel de secrétaire au Trésor au sein d'une administration républicaine.Le nom du sénateur démocrate John Breaux, de la Louisiane, revient également souvent comme candidat à un poste dans le cabinet de Bush.Breaux a rendu visite au président désigné hier au Texas.Bush compte aussi sur son charme personnel pour établir des liens avec les élus démocrates du Congrès.Au Texas, il avait aidé sa propre cause en devenant l'intime du lieutenant-gouverneur Bob Bullock, le démocrate le plus influent de l'État.La droite piaffe Mais Washington n'est pas le Texas, où les démocrates sont aussi conservateurs que les républicains.Dans la capitale nationale, les deux partis se font la guerre depuis plusieurs années sur des questions controversées comme l'avortement et le contrôle des armes à feu.À Washington, en outre, plusieurs sénateurs et députés ont des ambitions nationales et des personnalités de prima donna.Même au sein de son propre parti, Bush aura du mal à s'imposer.Son rival des primaires, John Mc Cain, par exemple, a toujours l'intention de se battre pour réformer le financement des campagnes électorales, une question qui ne figure pas du tout dans les priorités du président désigné.Il y a deux jours, le président de la Chambre des représentants, le républicain Dennis Hastert, a pour sa part conseillé à Bush d'oublier sa promesse de réduire les impôts de 1,3 billion (1300 milliards) sur dix ans.Trop ambitieux.Et la droite du Parti républicain piaffe d'impatience.Elle veut que Bush fasse une large place aux conservateurs au sein de son cabinet.Elle est prête à accepter des modérés comme Colin Powell et Condoleezza Rice, qui seront respectivement nommés secrétaire d'État et conseillère à la sécurité nationale, mais c'est à peu près tout.Et la gauche du Parti démocrate accuse Bush de vol.Le président désigné veut qu'on le juge après une période de six mois plutôt que 100 jours.Donnons-lui au moins ça.Bush n'a pas l'intention d'abandonner ses engagements électoraux.Il veut défier les lois de la gravité politique en réduisant les impôts de tous les citoyens et en privatisant une partie du régime fédéral de retraite.Photo Reuters George W.Bush a commencé hier ses rencontres en vue de former son cabinet.Souriant, il a posé pour la presse à sa résidence de gouverneur du Texas, à Austin.Photos Reuters et AFP Le sénateur démocrate John Breaux refuserait de faire partie du gouvernement Bush, mais l'ancien chef d'état-major, Colin Powell, deviendrait lui secrétaire d'État.La sortie mémorable d'Al Gore « LE DISCOURS DE M.Gore était le meilleur des deux, ce qui est dommage », a écrit Peggy Noonan dans un texte d'opinion publié hier dans le Wall Street Journal.Deux jours après avoir concédé la victoire dans une campagne déchirante, Al Gore ne pouvait sans doute pas obtenir un plus grand compliment.Passionara des républicain, Noonan n'a pas l'habitude de vanter les démocrates.Mais, comme le reste des États-Unis, elle a dû reconnaître la noblesse de la sortie du vice-président.« Mémorable », a écrit la page éditoriale du New York Times à propos du discours de Gore, qui a précédé d'une heure la première allocution de Bush à titre de président désigné.Gore a fait preuve d'esprit et d'humanité, deux traits qu'on ne peut associer à sa performance en campagne.Il a dit qu'il retournerait au Tennessee afin de reconquérir les électeurs de son État natal.Si une majorité d'entre eux avaient voté pour lui plutôt que pour Bush, le vice-président n'aurait pas eu besoin des 25 grands électeurs de la Floride.Gore ne semblait ni amer ni abattu.À 52 ans, sa carrière politique n'est probablement pas finie.« Je vous ai entendu et je n'oublierai pas », a déclaré Gore à tous ceux qui « ont l'impression que leur voix n'a pas été entendue ».« J'ai vu l'Amérique au cours de cette campagne et j'ai aimé ce que j'ai vu, a-t-il ajouté.Ça vaut la peine de se battre pour elle et c'est un combat que je livrerai toujours.Reste à savoir si les démocrates pardonneront à Gore d'avoir laissé filer la Maison- Blanche au terme de huit années d'un boom économique sans précédent.Ils n'ont pas l'habitude d'être très tolérants envers les candidats présidentiels qui échouent à la tâche.Photo AP Al Gore a décidé de rentrer dans son Tennessee natal après l'investiture de Bush, le 20 janvier dernier. 6LP0401B1216 b04 samedi 16 d cembre 6LP0401B1216 ZALLCALL 67 01:24:53 12/16/00 B Photo Reuters Stockwell Day et Preston Manning s'offrant une étreinte.C'était en juillet dernier, après le congrès qui faisait du premier le chef de l'Alliance canadienne, en remplacement du second.L'Ouest remplace le Québec comme mouton noir du Canada Confusion et frustration reviennent sans cesse dans la bouche de ceux qui essaient d'analyser le résultat des élections fédérales dans l'ouest du Canada.C'est par frustration de ne pas compter au sein du gouvernement fédéral, même celui de Brian Mulroney qui avait reçu leur appui, que les Westerners ont fondé leur propre parti en 1989.Le Reform obtient 52 sièges en 1993 et 60 en 1997 tandis que l'Alliance vient de remporter 66 circonscriptions et tout près d'un vote sur quatre au Canada.Des résultats impressionnants pour un si jeune parti, surtout si l'on isole les provinces de l'Ouest : l'Alliance de Stockwell Day a remporté 60 des 72 sièges dans les trois provinces les plus à l'ouest, avec plus de 50 % du vote populaire, une domination comparable à celle des libéraux en Ontario.« West wants in ! » Ð l'Ouest veut être inclus Ð disait le slogan de fondation du Reform de Preston Manning, qui est devenu l'Alliance de Stockwell Day.La confusion et la frustration viennent de la constatation qu'après avoir totalement conquis son territoire, le parti de l'Ouest se trouve plus isolé que jamais, moins inclus que jamais dans le pouvoir fédéral.Extrémiste à l'est pas à l'ouest Comment expliquer que la moitié des électeurs de la Saskatchewan et de la Colombie- Britannique, près de 60 % en Alberta, ait appuyé Stockwell Day, rejeté comme extrémiste dangereux dans l'Est ?« Les gens de l'Ouest ont vu Stockwell Day et savent que ce n'est pas un extrémiste.Quand on ne connaît pas, on démonise, comme le font les gens de l'Ouest avec Lucien Bouchard et Gilles Duceppe, et comme l'ont fait les Ontariens à l'endroit de Stockwell Day », explique Gordon Gibson, ancien chef du Parti libéral de la Colombie-Britannique.Le professeur Roger Gibbins, directeur de la Canada West Foundation, ajoute que le conservatisme fiscal et économique de Stockwell Day, très présent dans l'Ouest, avait été évacué pour ne laisser place qu'à son conservatisme moral dans l'Est.« Il est difficile, ajoute-t-il, de brandir le drapeau de l'extrémisme devant le gouvernement de l'Alberta, où Stockwell Day a oeuvré pendant une douzaines d'années.» Un autre penseur proche du courant réformiste, le professeur Tom Flanagan, attire l'attention sur la démocratie directe, un des traits originaux de l'Alliance.« La démocratie directe, déjà inscrite dans les lois de la Colombie-Britannique et de l'Alberta qui requièrent un référendum pour toute modification constitutionnelle, n'a aucun lien direct avec les questions morales.Or, c'est avec l'avortement et la peine de mort, questions ne figurant pas au programme officiel de l'Alliance, que les libéraux ont réussi à discréditer tout ce courant de démocratie directe.Au point où il sera difficile de le réhabiliter.» Le vieux fond populiste Le professeur Flanagan fait remonter cet attachement à la démocratie directe Ð du rappel des députés au référendum sur les grandes questions Ð au vieux fond populiste de l'Ouest.Gordon Laxer, politologue d'Edmonton plus près des courants de gauche, ajoute que ce populisme, né de la méfiance des fermiers à l'endroit des banques, n'est ni de gauche ni de droite.« Tommy Douglas, père du parti néo-démocrate et père de l'assurance-maladie, était lui-même un pasteur baptiste, comme plusieurs des leaders créditistes, à l'autre bout du spectre.» Le professeur Laxer rappelle les nombreux partis politiques, nés et bloqués dans l'Ouest, issus de ce courant populiste : les progressistes qui obtinrent la balance du pouvoir en 1921 avant de fusionner avec les conservateurs ; le CCF qui allait devenir le NPD dans les années 1960 et qui forme encore le gouvernement en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba ; les créditistes qui ont longtemps tenu le pouvoir en Alberta et en Colombie-Britannique ; finalement le Reform-Alliance devenu l'opposition officielle à Ottawa.« Les grands partis traditionnels du Canada, bleus et rouges ou whig et torry, ont toujours été vus comme une réalité étrangère dans l'Ouest », ajoute le politologue d'Edmonton.Jean Chrétien avait bien raison de rappeler qu'il s'agissait d'une vieille habitude quand on lui soulignait le manque de représentation de son gouvernement à l'ouest de l'Ontario.Il faisait effectivement partie des gouvernements de Pierre Trudeau qui n'ont remporté aucun siège en Alberta aux élections de 1972, 1974 et 1980.Encore pire, en 1980, les libéraux de Trudeau n'avaient remporté aucun siège dans les trois provinces les plus à l'ouest du pays, formant néanmoins un gouvernement majoritaire grâce aux 74 sièges du Québec et aux 52 de l'Ontario.Dualisme à la québécoise Ce qui est nouveau cependant, c'est la présence d'un parti appuyé par la majorité des Westerners, un parti jetant une lumière crue sur l'aliénation de l'Ouest, qui a parlé de façon unanime mais dont la voix sera encore absente du gouvernement.« L'aliénation de l'Ouest va remplacer le problème du Québec comme obsession fédérale », prédisait, d'un point de vue atlantique, le professeur Don Desserud, de Fredericton, le lendemain des élections.Le professeur Laxer explique que les gens de l'Ouest ont une vision dualiste du pays : l'est et l'ouest, comme les Québécois disent le Québec et le Canada, avec le même refus de compromis.Roger Gibbins souligne que lorsque Pierre Trudeau remportait 74 des 75 sièges du Québec, c'était un atout pour percer l'Ontario, mais que c'est l'inverse pour Stockwell Day et ses appuis massifs dans l'Ouest.« Le problème, c'est qu'il y a plus d'électeurs à l'est qu'à l'ouest, tout comme il y a plus d'anglophones que de francophones.On se retrouve ainsi avec un gouvernement contrôlé par l'Ontario élargi, de Winnipeg à Westmount », ajoute Stephen Harper, ancien député réformiste et directeur de la National Citizen's Coalition dont la devise est : « Pour plus de liberté, moins de gouvernement.» « Jean Chrétien, ajoute-t-il, emploie avec l'Ouest la même stratégie qu'avec le nationalisme québécois, les combattant comme une culture étrangère à celle de son Canada.» Stephen Harper estime que les Westerners doivent reprendre le slogan de Jean Lesage Ð Maitre chez nous Ð et mettre le cap sur l'autonomie de leurs provinces.Le boulet religieux au pied de Stockwell Day C'EST POUR PERCER le mur de l'Ontario que le Reform de Preston Manning est devenu l'Alliance de Stockwell Day.Un gros changement pour un bien petit résultat: de 19 à 25 % du vote populaire et de 0 à 2 sièges.Certains, surtout en Ontario et au Manitoba, ont conclu qu'il fallait un nouveau parti et un chef venant de l'Ontario.«Ce serait bien difficile à avaler qu'un parti issu de l'Ouest ne soit acceptable que s'il était dirigé par un Ontarien», estime Roger Gibbins.«Tout dépendra, ajoute-t-il, de l'attitude de l'Alliance: dire que c'est la faute des autres ou assumer la responsabilité de l'échec.» Le professeur Tom Flanagan estime, de son côté, que l'Alliance a besoin d'un moment de repos, après deux ans de course effrénée, de la transformation du parti à la campagne électorale.On s'entend, en général, pour dire que Stockwell Day, chef depuis seulement une centaine de jours lors du déclenchement des élections, mérite une seconde chance, le temps de se faire connaître et de montrer ce dont il est capable.Surtout qu'il peut compter sur la loyauté de Preston Manning, qui ne le forcera pas à partir, comme l'ont fait Jean Chrétien et Jacques Parizeau avec John Turner et Pierre Marc Johnson.«Il faut continuer car l'Ontario finira par accepter l'importance, démographique et économique, de l'Ouest», disait Preston Manning, avant son opération pour un cancer de la prostate.Et Stockwell Day, qui n'a que 50 ans, a lui-même pris les devants en assumant la responsabilité pour les erreurs de la campagne et en promettant d'utiliser à bon escient l'expérience durement acquise.Son pire ennemi vient de l'image de fondamentaliste religieux qui lui colle à la peau.Anti-gay, anti-avortement et propeine de mort ne sont pas les meilleurs atouts pour un aspirant premier ministre.On a beau dire que personne ne demande à Jean Chrétien ni Joe Clark, des catholiques pratiquants, d'expliquer l'Immaculée Conception de Marie ou le corps du Christ dans l'hostie.Tous savent qu'ils n'imposeront jamais ces vues aux Canadiens.C'est différent pour le conservatisme moral de Stockwell Day.«Il ne faut pas oublier que ses appuis au leadership de l'Alliance venaient en bonne partie des protestants fondamentalistes de la Bible Belt de l'Ouest rural.Un atout devenu un boulet dont il lui sera difficile de se détacher », souligne Gordon Laxer.Même Tom Flanagan admet qu'il y a sans doute plus de pro-vie dans l'Alliance que dans les autres partis, même si leur vue est loin d'être partagée par tous. 6LP0501B1216 b05 samedi 16 d cembre 6LP0501B1216 ZALLCALL 67 01:25:02 12/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 D É C EMB R E 2 0 0 0 P L U S B 5 DES CHIFFRES Le vin reste français Le vin a beau se mondialiser, il reste très largement européen, et en particulier français et italien.« La citadelle Europe n'est pas vraiment assiégée », estiment Claudine Le Gars et Jean- Claude Hinnewinkel, de l'Institut de géographie de l'Université de Bordeaux 3.« La mondialisation de la civilisation vitivinicole reste mesurée et ne concerne encore que quelques pôles secondaires, les flux majeurs partant de (ou arrivant toujours en) Europe, qui reste bien le coeur du vignoble mondial », concluent-ils après avoir passé en revue de nombreuses données sur la question.Ainsi, la France détient toujours, en valeur, 42,9 % du marché mondial du vin.C'est moins qu'il y a dix ans, mais cela reste considérable.À eux cinq, la France, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et le Portugal représentent 78 % des importations et 85 % des exportations de vin dans le monde.Cela dit, les pays du « Nouveau Monde » (anciennes colonies européennes, en particulier les États- Unis) prennent de plus en plus de place dans le commerce du vin.En 1980, ces pays comptaient pour à peine 5 % des échanges mondiaux en volume.Ils sont aujourd'hui à 30 %.Les États-Unis sont devenus le cinquième exportateur de vin au monde.En quatre ans, les exportations de vin californien ont doublé.Mais la consommation de vin reste relativement faible chez nos voisins du Sud, 8 litres par habitant par année, sept fois moins qu'en France.Bien qu'elle les mette face à une concurrence nouvelle, la mondialisation a en quelque sorte sauvé les vignerons.Car un peu partout en Europe, la consommation du vin a beaucoup baissé.En France, en Italie et en Espagne, la consommation individuelle a chuté de 35 %-40 % au cours des 20 dernières années.Le vin de table, que l'on consommait à chaque repas, a été remplacé par les vins de cépage, bus seulement à l'occasion.Heureusement pour les vignerons, donc, que sont apparus de nouveaux amateurs, notamment au Royaume-Uni et au Japon.Le Gars, C.& Hinnewinkel, J.-C.Le commerce mondial des vins à la fin du XXe siècle, Annales de géographie, no.614-615, 2000.Le professeur Barry Bozeman, de l'Université Georgia Tech, compare la bureaucratie à l'huile de foie de morue : désagréable, mais nécessaire.Vive la bureaucrasserie! Lenteur et paperasse sont souvent des maux nécessaires, soutient Barry Bozeman «Maudits fonctionnaires ! » Tout le monde a grogné cette phrase au moins une fois dans sa vie.Oui, il faut parfois une éternité pour obtenir un permis du gouvernement.Oui, il faut souvent remplir 18 formulaires.Oui, les fonctionnaires sont toujours en réunion.Mais, selon le politologue Barry Bozeman, une bonne part de cette lourdeur est inévitable.Nécessaire même.« La bureaucratie est l'huile de foie de morue des institutions sociales : elle sent mauvais et laisse un arrière-goût désagréable, mais parfois, c'est exactement le remède qu'il vous faut », écrit Bozeman dans son dernier ouvrage, une étude de la bureaucrasserie (red tape) gouvernementale.« Nous n'aimons pas la bureaucratie, mais nous en avons besoin, du moins tant qu'on n'aura pas trouvé une solution de rechange qui en conservera les avantages Ð la prévisibilité et la stabilité, la rationalité, l'expertise, l'équité Ð tout en éliminant les aspects que nous détestons, comme la rigidité, l'incapacité de répondre aux besoins particuliers, la construction de murs entre les citoyens et l'administration », ajoute-t-il.Spécialiste des politiques publiques, Barry Bozeman enseigne au Georgia Institute of Technology (Georgia Tech), à Atlanta.Il jure faire preuve d'une « tolérance zéro » à l'égard de la bureaucrasserie.Sauf qu'il insiste : il faut d'abord définir de quoi on parle.C'est la première tâche qu'il s'est donnée en écrivant Bureaucracy and Red Tape (Prentice Hall, 2000).La bureaucratie se dote d'une multitude de règles, de procédures et de règlements.Mais l'existence d'un grand nombre de règles ne prouve pas qu'une organisation est inefficace, ou qu'elle n'atteint pas ses objectifs.De la même manière, beaucoup de règlements et de procédures sont impopulaires.Il ne s'agit pas pour autant de chinoiseries administratives.« Il faut faire la différence entre les règles que les gens n'aiment pas, mais qui sont très utiles, et celles que les gens n'aiment pas et qui sont peu ou pas utiles, explique Bozeman en entrevue.Les gens ont tendance à dénoncer tout ce qu'ils n'aiment pas du gouvernement.Mais si tout est bureaucrasserie, on ne pourra jamais s'entendre sur les changements qui pourraient être nécessaires.» La bureaucrasserie ne se définit donc pas par le nombre de règles, la lenteur, le coût ou l'impopularité.Selon Barry Bozeman, une règle devient bureaucrasserie si « elle est toujours en vigueur et impose un fardeau pour l'organisation qui doit la respecter, sans contribuer à l'atteinte de l'objectif annoncé.» Les bonnes intentions La bureaucrasserie existe, Bozeman ne le conteste pas.Dans son livre, il en décrit en détail les diverses formes et en analyse les causes.Il explique que certaines règles sont mauvaises dès leur conception.D'autres le deviennent.C'est le cas de règles fondées sur des prévisions qui se révèleront inexactes.D'autres règles sont le résultat d'un trop grand nombre de compromis : « Les règlements qui visent des objectifs multiples et contradictoires finissent souvent par n'en atteindre aucun.Dans de tels cas, les règlements s'installent sans servir de buts précis.Ainsi, la bureaucrasserie est-elle née d'une série de bonnes intentions.» Une bonne partie de la bureaucrasserie naît de la volonté des politiciens et des hauts fonctionnaires de tout contrôler.Cette volonté se manifeste, notamment, lorsque de graves problèmes sont survenus.Par exemple, un scandale.Les organisations affectées, sur ordre des politiciens, vont instaurer une série de contrôles destinés à éviter la répétition de tels incidents.Il y a une dizaine d'années, on a appris que l'Université Stanford avait utilisé les subventions gouvernementales pour payer, entre autres dépenses essentielles, la dépréciation du yatch et la décoration de la résidence de son président.Pour éviter que des abus du genre ne se reproduisent, le congrès a adopté un série de lois complexes faisant en sorte qu'« aujourd'hui, tout chercheur faisant une demande de fonds auprès d'une agence fédérale découvre que la description du volet scientifique de son projet représente seulement une petite partie de la paperasse exigée.» Trop souvent, déplore Barry Bozeman, on combat la bureaucrasserie à la hache, alors qu'un scalpel serait l'outil approprié.Cela s'explique en partie par une méconnaissance du problème.« Beaucoup du mécontentement que suscitent le gouvernement et la bureaucratie est fondé sur une mauvaise information, sur l'absence d'information, ou sur de l'information ignorée », affirme-t-il.De plus, certains de ceux qui combattent la bureaucrasserie en ont, en fait, contre le gouvernement lui-même.Pour eux, toute intervention étatique est coûteuse et superflue.Rien d'étonnant, souligne le chercheur, à ce que les gens d'affaires jugent excessive la paperasse exigée par les fonctionnaires.Encore faut-il se demander : « Excessive pour qui ?» Le scalpel Il faut un scalpel ?Barry Bozeman décrit l'outil qu'il propose.Une approche équilibrée, fondée sur le principe que le gouvernement ne doit pas seulement être efficace, mais aussi imputable et équitable.Cette approche comporte une série de mesures qui doivent permettre aux organisations de déceler et d'éliminer les règles inutiles.Par exemple, les fonctionnaires devraient s'efforcer d'énoncer clairement les buts visés par une règle, ce qui permettra d'en mesurer continuellement la pertinence.Ils ne devraient pas craindre de poser des questions, d'interroger leurs supérieurs sur la raison d'être d'une règle en vigueur depuis longtemps.Les prévisions qui servent de fondement à un règlement devraient aussi être énoncées, de sorte que si elles se révèlent erronées, l'organisation puisse réagir rapidement.Enfin, les organismes gouvernementaux devraient se soumettre régulièrement à une « vérification bureaucrassique », une démarche systématique de dépistage des règles inutiles, inefficaces ou dépassées.Tout cela paraît bien compliqué.et bureaucratique.« C'est vrai qu'il est beaucoup plus facile de réduire les dépenses de 10 % partout, répond Barry Bozeman.Sauf que la compression de 10 % qui améliore les choses dans une organisation peut provoquer la catastrophe dans une autre.» Il en est de même, selon l'universitaire, pour la privatisation.« Ici, en Géorgie, les prisons ont été privatisées.Ça a été un désastre total ! La seule réussite, c'est que les prisons coûtent moins cher.Elles coûtent moins cher parce que leurs mécanismes de sécurité sont moins bons, parce que les gardiens sont moins compétents et parce que la nourriture est de moins bonne qualité.» Bref, affirme Barry Bozeman, il faut toujours se souvenir que « rien n'est simple quand il s'agit de la bureaucratie » : « Plutôt qu'une menace, la bureaucratie est un moyen d'accomplir des choses.Parfois elle est efficace, parfois pas.» BON À SA V O I R .Quand le film est triste LES FEMMES aiment davantage les films tristes que les hommes.Cette vérité, déjà connue de tous les couples du monde, vient d'être confirmée par une série d'expériences menées par trois spécialistes en communication, aux États-Unis.Ceux-ci ont distribué des questionnaires et fait visionner des extraits de film à plusieurs dizaines d'étudiants universitaires.Dans une de ces expériences, les sujets devaient comparer leur évaluation d'un film triste (Beaches, avec Bette Midler) et d'un documentaire sur les parcs nationaux américains.Les hommes ont aimé autant l'un que l'autre, tandis que les femmes ont beaucoup plus apprécié Beaches.« Ces études n'indiquent pas que les films tristes ne sont pas appréciés par les auditoires masculins, soulignent les chercheurs.Simplement, elles suggèrent que les femmes trouvent ce genre de films particulièrement agréables.» Oliver, M.B.et al., An examination of factors related to sex differences in enjoyment of sad films, Journal of Broadcasting & Electronic Media, vol.44, no.2, printemps 2000.n n n Moins d'armes, moins de meurtres DE 1993 À 1998, le nombre d'homicides a diminué de 38 % aux États-Unis.Comment expliquer cette chute ?Selon l'économiste Mark Duggan, de l'Université de Chicago, environ un tiers de cette diminution s'expliquerait par la baisse du nombre de personnes possédant une arme à feu.Diverses études avaient déjà été faites sur cette question, mais toutes s'étaient butées à la difficulté de mesurer la propriété d'armes à feu au niveau local.M.Duggan a trouvé un moyen original d'estimer la proportion de propriétaires d'armes à feu dans chaque comté des États-Unis : par le nombre d'abonnements au magazine Guns and Ammo.Selon les calculs de l'économiste, une diminution de 10 % de la proportion de citoyens possédant une arme à feu est associée à une baisse, l'année suivante, de 1,42 % du nombre d'homicides dans le même comté.Duggan, M.More guns, more crime NBER Worging Paper Series, Working Paper 7967.n n n Petit poids, gros problèmes LES BÉBÉS DE petits poids (nés à moins de 2500 grammes, ou 5 livres 8 onces) ont beaucoup moins de chances de terminer leur cours secondaire, révèle une étude réalisée par des chercheurs de New York.On sait depuis longtemps que les parents pauvres courent plus de risques de donner naissance à des bébés de petits poids.On sait aussi que ces derniers souffrent souvent de problèmes de santé et de développement.L'étude que viennent de publier Dalton Conley (New York University) et Neil G.Bennett (Baruch School of Public Affairs) indique que même lorsqu'on prend compte du statut socio-économique des familles, les enfants nés de petit poids traînent un boulet de problèmes pendant des années.Au sein d'une même famille, un enfant pesant moins de 2500 grammes à la naissance a 74 % moins de chances de compléter son cours secondaire avant l'âge de 20 ans que ses frères et soeurs.Conley, D.& Bennett, N.G., Is biology destiny ?Birth weight and life chances, American Sociological Review, vo.65, juin 2000. 6LP0601B1216 B6SAMEDI 6LP0601B1216 ZALLCALL 67 01:33:49 12/16/00 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 D É C EMB R E 2 0 0 0 Hillary Clinton:huit ans de sa vie pour huit millions de dollars Associated Press WASHINGTON \u2014 La future ex- First Lady et sénateur-élu de New York, Hillary Rodham Clinton, a accepté hier un contrat de huit millions de dollars avec la maison d'édition Simon & Schuster pour la publication de ses mémoires consacrées à ses huit années tumultueuses passées à la Maison-Blanche, at- on appris auprès de la Maison- Blanche.« Cette interprétation très personnelle de notre histoire récente promet d'être un des livres les plus remarquables de notre temps », a déclaré Carolyn Reidy, directrice du service commerciale de la maison d'édition Simon & Schuster qui a déjà publié trois autres ouvrages rédigés par Hillary.La somme obtenue par l'épouse du président Bill Clinton est la plus grande jamais versée à un membre du Congrès et se rapproche des 8,5 millions qu'avait reçu en 1994 le pape Jean-Paul II.Ce contrat dépasse également les 7,1 millions de octroyés l'été dernier au président de General Electric Jack Welch.« La valeur marchande d'un livre se calcule en fonction du marché », a souligné jeudi Howard Wolfson, un porte-parole de la campagne de Mme Clinton.L'intérêt pour les mémoires d'Hillary Clinton, qui ne devraient pas être publiées avant 2003, était d'autant plus fort que l'épouse du président américain sortant a fait savoir qu'elle évoquerait l'affaire Monica Lewinsky et la procédure de destitution contre son époux.Selon une source proche de la négociation, qui s'exprimait mercredi sous couvert de l'anonymat, Hillary Clinton souhaite obtenir une large avance pour l'achat d'une maison à Washington.Le New York Times rapportait mercredi que le sénateur-élu de New York voulait que la majeure partie de la somme lui soit versée avant la fin de l'année alors que Bill Clinton quitte la Maison-Blanche le mois prochain.Toutefois, elle a indiqué qu'elle comptait reverser une partie de son contrat à des oeuvres de charité.La maison d'édition Simon & Schuster est détenue par Viacom, qui détient à son tour la chaîne de télévision américaine CBS.Washington : un centre contre la traite des humains URGENT RÉPONDEZ RÉPONDEZ Salut Josée salut Marc avez-vous reçu notre premier télégramme Venez nous rejoindre y a de la neige c'est beau c'est beau et la table c'est divin On est à La Petite Auberge de Jouvence dans le Parc du Mont-Orford pour tout le Temps des Fêtes 1 800-567-3134 Luc et Marie TÉLéGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME www.jouvence.com TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME TÉLÉGRAMME Té LéGRAMME 2917332A Agence France Presse WASHINGTON \u2014 Les États-Unis ont annoncé hier la création d'un centre de coordination sur les trafics humains et l'immigration clandestine pour combattre plus efficacement ces activités se traduisant chaque année par la traite de quelque 700 000 femmes et enfants mis en servitude sexuelle.Ce centre relèvera du département d'État.Il sera chargé d'intégrer les efforts menés par les services officiels américains mais aussi de contribuer à ceux menés par les gouvernements étrangers et les organisations internationales pour combattre ces problèmes, a indiqué le président Bill Clinton dans un communiqué.Selon une étude sur la criminalité internationale, publiée hier par la Maison-Blanche, quelque 700 000 femmes et enfants mis en servitude sexuelle ont fait en 1997 l'objet de traites d'un pays à l'autre et quelque 45 000 à 50 000 ont abouti aux États-Unis, tandis que quelque 500 000 personnes ont pénétré clandestiment sur le territoire américain cette année-là.Cette étude, la première du genre aux États-Unis, avait été demandée par M.Clinton pour évaluer la criminalité internationale dans les années à venir.Elle souligne que le coût en est déjà astronomique et qu'il pourrait bien devenir beaucoup plus grand encore lorsque les mafias, les cartels ou de petits groupes d'invidus posséderont les capacités informatiques nécessaires pour manipuler les marchés.Selon l'étude, le blanchiment d'argent dans le monde atteint maintenant annuellement 1000 milliards de dollars, dont de 300 à 500 milliards proviennent du narcotrafic; et le coût total de la consommation de drogues aux États Unis a représenté en 1995 110 milliards de dollars.Les pertes potentielles des compagnies américaines dues à l'espionnage industriel sont estimées aujourd'hui à 300 milliards de dollars tandis que les violations de copyright et les copies illicites de programmes informatiques américains représentent 24 milliards de dollars par an.Lady-Datejust en acier et or 18 carats avec cadran serti de diamants Nous sommes fiers d'être votre bijoutier autorisé Rolex.8910, boulevard Lajeunesse Montréal (514) 388-5358 2106, boul.Rosemont 273-1723 1622, boul.Saint-Laurent 844-1299 1106, boul.de Maisonneuve O.844-1766 Mail Champlain, Brossard 465-3316 AF-240 Kit Zoom 90 Kit Kit L'ensemble comprend : film, pile et étui L'ensemble comprend : film, pile et étui 17999 $ Compact Zoom 38-90 Facile à utiliser Multi-mode Retardateur Lite Touch 120ED Kit L'ensemble comprend : film, pile et étui L'ensemble comprend : film, pile et sac photo L'ensemble comprend : pile chargeur et carte de 8Mo 29999 $ 58999 $ 1 14999 $ Compact Zoom 38-120 Large 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villes d'Ilgin et d'Akeshir qui, pris de panique, se sont jetés dans le vide depuis une fenêtre ou un balcon.Six autres personnes ont été hospitalisées dans un état de choc, selon le gouverneur de la région de Konya, Ahmet Kayhan.L'épicentre du séisme était situé entre Ilgin et Boldavin, à 260km au sud-ouest d'Ankara, la capitale turque, a précisé l'Observatoire Kandilli, basé à Istanbul.Le secousse s'est produite à 18h44 locales (16h44 GMT) et a été ressentie dans les provinces voisines.En 1995, un séisme d'une magnitude de 6,1 avait fait 87 morts à Dinar, une ville située près d'Afyon, chef-lieu de la province du même nom.Il y a un an, deux violents tremblements de terre, de magnitude 7,4 et 7,2, avaient dévasté le nord-ouest de la Turquie, coûtant la vie à 18 000 personnes.L'évacuation se prépare près du Popocatépelt Agence France-Presse MEXICO Ð L'état d'urgence a été décrété hier soir près du volcan Popocatépetl, à 60 km à l'est de Mexico, très actif au cours des derniers jours, et les autorités se préparaient à une éventuelle évacuation des populations residant à proximité.Quelque 150 000 personnes pourraient ainsi être concernées, le volcan ayant émis depuis jeudi plus de 200 exhalations de vapeur et de cendres.« Nous sommes prêts à ordonner l'évacuation et il est possible qu'elle ait lieu au cours des prochaines heures », a dit un porte-parole des services de la protection civile.Les services qui surveillent 24 heures sur 24 l'activité du volcan ont décrété hier la « troisième phase de l'alerte jaune », dernier stade avant l'« alerte rouge » qui prévoit l'évacuation immédiate des personnes installées à proximité du volcan.Jeudi dernier le Popocatépetl, qui culmine à 5230 mètres, a projeté un impressionnant panache de fumée d'environ 5 kilomètres de haut, accompagné de cendres et de matières incandescentes.Des émanations de même nature s'étaient produites mardi soir pour se poursuivre jusqu'à mercredi matin sans présenter toutefois de risque majeur pour la population.Le Popocatépetl, « la montagne qui fume » en langage nahuatl, avait connu un regain d'activité en novembre, ce qui avait conduit les autorités à décréter la « troisième phase de l'alerte jaune » avec interdiction de s'approcher à moins de 10 km du cratère.Après une trêve de 67 ans, le Popocatépetl a repris son activité le 21 décembre 1994 et, selon les spécialistes, une « activité modérée » devrait se poursuivre jusqu'en 2002.FILL42 La Presse 16 décembre 2000 Page B9 manquante 6LP1001B1216 A241216 6LP1001B1216 ZALLCALL 67 01:28:49 12/16/00 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 D É C EMB R E 2 0 0 0 Le problème de l'EPO sera résolu en mars, promet le patron du cyclisme 2917265A Agence France-Presse PARIS \u2014 Le problème de l'EPO (érythropoïétine) sera résolu en mars prochain, a annoncé hier Hein Verbruggen, président de l'Union cycliste internationale (UCI) sans entrer dans les détails.Hein Verbruggen a seulement précisé que la méthode française de détection de l'EPO exogène dans les urines jouait « un rôle important » dans la résolution du problème.L'EPO, dont l'usage massif a été mis en lumière par l'affaire Festina, était jusqu'à cette année le produit dopant vedette et indétectable des sports d'endurance.« J'ai la quasi-certitude que pour nous autres, en mars, l'affaire sera résolue », a déclaré à l'AFP le président de l'UCI.« La méthode française joue un rôle important là-dedans.Je ne veux pas anticiper parce qu'il y a pour le moment trop d'incertitudes sur ce que l'on va faire exactement mais nous allons résoudre le problème de l'EPO pour le début de l'année prochaine.Je ne veux pas en dire plus », a ajouté Hein Verbruggen.À ce jour, la seule méthode de dépistage de l'EPO, validée par le CIO, impose un double contrôle combinant le test urinaire français et un test sanguin mis au point par un laboratoire australien.L'EPO est une hormone sécrétée naturellement par l'organisme.Synthétisée en laboratoire, elle est utilisée sous une forme exogène dans le traitement de maladies rénales et de certaines anémies.Ayant pour effet de stimuler la production de globules rouges, elle permet d'augmenter les capacités d'oxygénation des muscles, donc leur résistance à l'effort.Pas de PFC pendant le Tour À propos de l'affaire qui touche l'équipe de l'Américain Lance Armstrong, vainqueur des deux derniers Tours de France, Hein Verbruggen a rappelé la position de l'UCI : « L'Actovegin n'est pas un produit interdit par le règlement.Interrogé sur les récentes déclarations du président de la commission médicale du Comité international olympique (CIO), le prince Alexandre de Merode, selon lequel l'Actovegin était un produit dopant, Hein Verbruggen a simplement répondu à une chaîne de télévision française : « J'ai bon espoir que le CIO corrige sa position.» « On sait qu'il circulait en masse chez beaucoup de sportifs à Sydney », a ajouté le président de l'UCI à propos de ce produit norvégien constitué d'extraits de sang de veau.Le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre l'équipe américaine US Postal le 22 novembre pour « infraction à la loi relative à la prévention de l'usage de produits dopants, incitation à l'usage de produits dopants et infraction à la législation sur les substances vénéneuses ».Enfin, Hein Verbruggen a annoncé que tous les contrôles portant sur la détection des PFC (perfluorocarbones) pendant le dernier Tour de France avaient été négatifs.« Je crois que tout le monde est conscient que ce sont des produits dangereux », a estimé le président de l'UCI à propos de ces substituts sanguins.Les PFC sont des substances capables, sous forme d'émulsions, de fixer, de transporter et de délivrer l'oxygène aux tissus.Elles relèvent à ce titre d'une utilisation thérapeutique en milieu hospitalier spécialisé, selon le laboratoire national français antidopage de Châtenay- Malabry.Les producteurs américains de soya COMPLETS font des affaires d'or POUR HOMME Frais supplémentaires pour taille forte comparé à 185 $ chacun Vestons sport COMPARÉ À 250 $ OFFRE D'UNE DURÉE LIMITÉE SOLDE DE LIQUIDATION DE FIN D'ANNÉE! Souliers chics de marque 4999 comparé à 75 $ Pantalons habillés 3999 comparé à 75 $ POUR 180$ Chemises habillées comparé à 50 $ chacune Chemises sport comparé à 50 $ chacune 2/50$ 2/50$ Pantalons en velours côtelé comparé à 50 $ chacun 2/50$ 3145 Boulevard Des Recollets (819) 379-6262 2913270A CRISTIANA FABIANI Agence-France-Presse WASHINGTON \u2014 L'interdiction des farines carnées dans l'UE est une aubaine pour les producteurs américains de soja qui cet hiver vont pouvoir exporter, à des prix plus élevés, des volumes plus importants pour l'alimentation animale en Europe.« L'Union européenne aura certainement besoin de plus de protéines végétales après l'interdiction des farines carnées et les producteurs américains vont en tirer profit », estime Jim Guinn, directeur de l'Association américaine du soja, qui représente 30 000 agriculteurs.Les besoins de l'Union européenne en nourriture animale d'origine végétale sur les six prochains mois sont estimés, par le département américain de l'Agriculture (USDA), à 2,9 millions de tonnes.Ce surplus va remplacer les farines animales à base de viande et os broyés dont l'utilisation a été suspendue le 4 décembre.Pour le soja, l'estimation des responsables agricoles américains porte sur plus d'un million de tonnes supplémentaires.« Les importations seront composées de 500 000 tonnes de tourteaux et 900 000 tonnes de graines de soja, dont respectivement 150 000 et 400 000 tonnes en provenance des États-Unis », selon les prévisions du département.Ces perspectives ont conduit l'USDA à relever son estimation du prix moyen payé pour la récolte américaine de soja, qui devrait progresser à 4,80 dollars par boisseau (l'équivalent de 27 kg), soit une augmentation de 3,7 % par rapport à l'année dernière.Les États-Unis seront pratiquement les seuls fournisseurs de soja pour les éleveurs européens cet hiver, saison pendant laquelle les approvisionnements en provenance d'Amérique du sud, notamment du Brésil et d'Argentine, sont pratiquement nuls, relève Jim Guinn.Le directeur de l'Association américaine du soja est d'ailleurs optimiste pour l'avenir.L'Union européenne devrait prolonger la suspension de l'utilisation des farines carnées, à l'origine de la maladie de la vache folle, au delà des six mois prévus actuellement.« Une interdiction de six mois n'est pas suffisante pour supprimer de la filière tous les animaux malades », observe Jim Guinn, en précisant que la durée de vie du bétail est bien plus longue que celle d'autres animaux, comme par exemple les poulets.Les producteurs américains devront néanmoins convaincre les consommateurs européens d'accepter de la viande de bétail nourri, non plus avec des farines carnées, mais avec des protéines végétales génétiquement modifiées.Plus de 50 % de la récolte de soja aux États- Unis est en effet transgénique.« Il serait aberrant, alors que les consommateurs (européens) ont fait savoir qu'ils rejetaient les aliments transgéniques, que le résultat de la crise de la vache folle soit une importation massive d'OGM en Europe », s'insurge le groupe écologiste Amis de la Terre.Choeur de Noël Noël Blanc Média Etc.la boutique alternative pour tous vos besoins informatiques heures d'affaires > LUN-VEN 10h-19h > SAM 10h-17h > DIM 12h-17h w w w.m e d i a - a n d - b e y o n d .c o m 2914923A Pantalons infroissables 3999 $ Chandails en tricot de coton pour femmes 4499 $ HEURES D'OUVERTURE Lun.-mer.: 10 h - 18 h Jeu.-ven.: 10 h - 21 h Sam.: 9 h - 17 h Dim.: 11 h - 17 h ENTREPÔTS Place du Quartier ST-HYACINTHE 5870, boul.Laurier Versant St-Sauveur SAINT-SAUVEUR 11, ch.du Lac-Millette à partir de Pantalons extensibles pour femmes 4499 $ Jeans pour enfants 1999 $ 2/35 $ Chemises pour hommes à p a rti r de 2999 $ Chandails col roulé en coton pour hommes 3999 $ 6LP1101B1216 b11216 6LP1101B1216 ZALLCALL 67 01:30:26 12/16/00 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 6 D É C EMB R E 2 0 0 0 B 1 1 Le futur accélérateur de particules: on espère une construction rapide Agence France-Presse GENÈVE Ð Le plus grand accélérateur de particules au monde, le LEP (Large Electron-Postron Collider) du Laboratoire européen de physique des particules, le CERN, à Genève, a été officiellement fermé hier et va céder la place comme prévu, à une installation encore plus puissante, le LHC (Large Hadron Collider).Réuni à Genève (Suisse), le Conseil du CERN, composé des représentants des vingt États membres de l'organisation, a approuvé la proposition de son directeur, Luciano Maiani, de fermer définitivement le LEP, pour entrer dans « l'ère du LHC », a annoncé le CERN.« L'ère du Grand Collisionneur électron-positron (LEP) a pris fin et l'avenir du CERN repose sur le Grand Collisionneur de hadrons (LHC) », a déclaré M.Maiani, après avoir rendu hommage à cet accélérateur installé dans un tunnel de 27 km de circonférence, sous la frontière franco-suisse.« Maintenant que la voie est libre pour le LHC, le CERN met tout en oeuvre pour un démarrage aussi rapide que possible des expériences.» Le LHC, qui va être installé dans ce même anneau, devrait être prêt pour 2005.Sa puissance Ðles paquets de hadrons, des protons en l'occurrence, dans un premier temps, y entreront en collision à une énergie de 14 téraélectronvolts (14 millions de milliards d'électronvolts)Ð lui permettra d'explorer la physique au-delà du modèle actuel des particules « élémentaires » et de leurs interactions.Avec ce collisionneur, les physiciens devraient découvrir de nouvelles particules, l'hypothétique boson de Higgs notamment, et apporter ainsi un début de réponse à la question : pourquoi notre monde est-il constitué de particules aux masses si différentes ?La fermeture du LEP, entré en service en 1989, était initialement prévue fin 1999.Son fonctionnement avait été prolongé une première fois d'un an, à l'été 1998, puis, d'un mois et demi (jusqu'au 2 novembre), en septembre dernier.Les physiciens, en poussant la machine à ses possibilités extrêmes, avaient en effet cru déceler, dans les collisions de particules, quelques indices de l'existence possible d'un boson de Higgs à une énergie proche (114-115 gigaélectronvolts), inatteignable toutefois avec le LEP.TOUTES LES GRANDES MARQUES RÉUNIES À UNE MÊME ADRESSE : 2296, boul.Industriel, Laval (450) 967-7767 (au sud de la 440 sortie Industriel) À l'achat de ski déjà réduit TOUT EST RÉDUIT www.multisports.qc.ca Vaste choix de chaussures de ski haute performance pour femme Offre valide jusqu'au 23 décembre 2000 ou jusqu'à l'épuisement des stocks.50 % DE RABAIS sur fixations Depuis plus de 111 ans, la Mission Old Brewery offre un refuge s.r, des repas nourrissants et un contact personnel aux plus d.munis de Montr.al.¥ Refuge de 315 lits pour hommes ¥ Refuge de 84 lits pour femmes ¥ Maison de transition de 42 chambres ¥ Camp Chapleau, pour familles, enfants et a.n.s .faible revenu ¥ Autobus de La Mission Old Brewery offrant soupe chaude, intervention d Õurgence et transport au refuge pendant les nuits 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croyaient à l'existence de cet énigmatique boeuf sauvage aux cornes annelées, censé rôder dans le fin fond des forêts d'Indochine : selon une équipe de chercheurs français, le « dernier grand mammifère découvert au XXe siècle » était en fait un canular.Cet animal n'est que le fruit d'une « extraordinaire imposture », tranchent le naturaliste Arnoult Seveau, de la Société zoologique de Paris, Herbert Thomas, paléontologue et grand spécialiste de l'anatomie des bovidés au Collège de France, et le biochimiste Alexandre Hassanin, de l'Université Paris-VI.Tout avait pourtant commencer sous les meilleurs auspices.En 1993, deux chercheurs allemands examinent des cornes en forme de lyre récoltées au Vietnam, où la créature est connue comme « Linh Duong » (chèvre des montagnes).L'année suivante, ils annoncent solennellement la « naissance » scientifique d'un nouveau bovidé qu'ils nomment Pseudonovibos spiralis.En 1996, l'animal est inscrit par l'Union internationale de la conservation de la nature (UICN) parmi les espèces menacées.Une affiche publiée par le ministère cambodgien de l'Environnement, aidé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), le fait découvrir, faute de toute photo, sous forme de dessin.En 1999, Arnoult Seveau parcourt les régions les plus reculées du Cambodge à la recherche de toute trace de Pseudonovibos vivants.Il rentre bredouille, après avoir parcouru 10 000 kilomètres en camion, à moto et à pied.« J'ai tout de même ramené de nombreux témoignages sur ce mystérieux animal, le Khting Vor, qui signifie, en khmer, boeuf sauvage aux cornes liane, ou Khting Sipuoh, boeuf mangeur de serpents », relate-t-il.En outre, il a découvert sur des marchés des cornes et un trophée sculpté.En France, par un grand coup de hasard, Arnoult Seveau tombe sur quatre trophées rapportés dès 1925 d'Indochine par un colon français.Il apporte alors son trésor à Herbert Thomas.Des moulages sont effectués pour démontrer la correspondance entre les os frontaux et les étuis cornés.C'est alors que le conte de fées se gâte brusquement.« Les anneaux réguliers des cornes ne peuvent être naturels mais, surtout, le moulage interne fait ressortir un pincement des cornes, qui a dû être provoqué lorsqu'on les a tordues, probablement à chaud, pour ramollir la kératine, remarque Herbert Thomas.Ces cornes sont sculptées et totalement factices, sans ambiguïté.» L'examen de l'ADN des os frontaux confirme le diagnostic : le crâne provient.de simples vaches.Dans deux articles à paraître en janvier dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, les scientifiques vont proposer que le nom de Pseudonovibos spiralis soit rejeté par la Commission internationale de nomenclature zoologique.Mais d'où vient donc la fraude ?Le mystère demeure entier.Une seule chose est sûre : elle est l'oeuvre de très habiles artisans.LAURAN NEERGAARD Associated Press BETHESDA (Maryland, États- Unis) Ð La Food and Drug Administration (FDA, haute autorité sanitaire américaine) pourrait prochainement donner son accord à la commercialisation du letrozole dans le traitement du cancer du sein avancé, après le vote unanime de son comité scientifique en faveur d'un produit jugé au moins aussi efficace que le tamoxifène, le traitement standard de ce type de cancer.Ce vote survenu mercredi fait suite aux résultats préliminaires d'une vaste étude internationale qui souligne que l'efficacité du letrozole « est au moins équivalente, voire supérieure à celle du tamoxifène », a déclaré le Dr George Sledge, cancérologue de l'Université de l'Indiana et conseiller auprès de la FDA.L'étude, qui a porté sur 907 femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein métastatique, témoigne d'une espérance de vie prolongée de 3,6 mois en moyenne avant que la maladie ne s'aggrave, chez les femmes traitées par letrozole, soit un risque d'aggravation inférieur à 30 %, selon les experts.Le laboratoire pharmaceutique Novartis vend déjà le Femara (nom commercial du letrozole) dans le cas d'un échec du tamoxifène.Mais si la FDA revalorise le letrozole, Femara risque de concurrencer le tamoxifène et l'Arimidex, un autre médicament, et même de devenir le médicament le plus prescrit chez ces femmes très malades.Le tamoxifène, le traitement hormonal standard, est prescrit à la presque totalité des femmes opérées d'un cancer du sein dans le but d'éviter une récidive.Lors d'une récidive, le tamoxifène est prescrit pour ralentir la progression de la tumeur."]
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