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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-27, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101B1127 B1 lundi 1LP0101B1127 ZALLCALL 67 00:54:42 11/27/00 B 1LP0201B1127 b2 lundi 1LP0201B1127 ZALLCALL 67 00:46:36 11/27/00 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 BANDE À PART Une communauté majoritairement libérale SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale QUI SONT donc les musulmans montréalais ?Pour la plupart, des citoyens peu militants, qui font de l'islam une interprétation très libérale, soutient avec conviction Rachad Antonius, du centre d'études ethniques de l'Université de Montréal, qui n'est pas lui-même musulman.Si M.Antonius devait le décrire, le musulman montréalais typique ressemblerait sans doute à Ahmed Benbouzid, organisateur communautaire au Restoplateau du Plateau Mont-Royal.Un Marocain d'origine, pratiquant « un peu laxiste » mais néanmoins attaché à l'islam.« C'est une religion simple malgré les apparences, où la relation avec Dieu est directe, explique-til : Mahomet n'est qu'un messager, il n'y a pas de curés ni d'évêques, et l'imam n'est qu'une personne de référence à cause de son savoir plus poussé, sans autorité sur moi.» Naima Bendris, elle aussi musulmane et marocaine d'origine, évoque dans les mêmes termes la souplesse de sa religion.« C'est ce qui fait sa force », va jusqu'à soutenir l'étudiante au doctorat, qui ne porte pas le voile dans la vie quotidienne, mais s'en couvre respectueusement la tête lorsqu'elle franchit le seuil « sacré » d'une mosquée.Son attachement à l'islam, elle le puise pour sa part dans ce qu'elle considère comme un immense héritage.« C'est toute une civilisation, que l'Occident se plaît à nier, résume-t-elle.On occulte l'apport de l'Orient musulman à la science et à la littérature.Les gens du domaine de la santé ignorent, par exemple, le nom d'Avicenne, d'ailleurs latinisé.Et ce sont les Arabes qui ont traduit la philosophie grecque, qui ont amené les mathématiques, l'architecture, la physique en Occident.» Dans le conservatisme de certains préceptes couramment associés à l'islam, les deux jeunes adultes ne voient qu'un courant parmi les nombreux autres qui traversent une religion dépourvue d'institutions et d'autorité centrales.À l'unisson avec d'autres, ils relativisent tout naturellement l'importance des symboles qui collent à la réputation musulmane.Le voile ?Un vêtement traditionnel, qui préexistait à l'islam et que plusieurs femmes portent « négligemment », bien qu'il devienne au gré des mentalités tantôt un moyen de refuser le capitalisme occidental, tantôt une réaction au sentiment de rejet, tantôt une manifestation d'adhésion au mouvement politique islamiste.« Ce sont alors des intellectuelles, des universitaires qui le portent », signale Naima Bendris.C'est aussi l'objet d'une prescription du Coran qui, concèdet- elle, infériorise la femme, « mais au même titre que la Bible et la Torah ».La charia, législation islamique dont plusieurs chapitres nous hérissent ?La plupart de ses prescriptions sont en désuétude dans de nombreuses régions du monde, et elle n'était pas à l'origine l'instrument de répression que l'on croit.« Établir que chaque mari avait droit à quatre femmes, à l'époque où le Coran a été rédigé, c'était une restriction, un progrès ! » souligne Jawad Squalli, organisateur communautaire dans Côte-des-Neiges et observateur attentif du monde musulman.« Et dans de nombreux cas, la charia n'a fait que sanctionner des états de fait.» L'excision ?Une pratique pharaonique, à dissocier complètement de l'islam, avec lequel elle cohabite dans certaines populations africaines pour des raisons strictement historiques, disent en choeur les musulmans interrogés par La Presse.Une minorité conservatrice active À côté des nombreux musulmans qui tiennent ainsi un discours moderne, les observateurs de l'islam montréalais s'entendent pour reconnaître l'existence d'une minorité conservatrice active et organisée, qui puise son inspiration à même les pays à gouvernement islamiste, avec lesquels elle reste en liens étroits.« Les communautés émigrées sont de véritables enjeux pour les forces politiques islamiques de leurs pays d'origine, explique Jawad Sqalli, selon qui les tentatives d'influence de la part de ces pays, par exemple l'Arabie Saoudite, sont à la fois bien réelles et, en elles-mêmes, peu blâmables.« Le plus souvent, ils emploient des méthodes tout à fait démocratiques, comme envoyer des imams, des conférenciers, de l'argent, et demander de créer des comités de soutien.L'avantage qu'ils ont (par rapport aux musulmans d'esprit plus laïque), c'est qu'ils disposent de lieux de rassemblement comme les mosquées et les écoles.» Qu'inculque-t-on aux fidèles dans ces milieux bien structurés ?Une vision très stricte de l'islam, affirme M.Sqalli.Une vision comme celle que promeut L'École musulmane de Montréal, dont le directeur adjoint, Mohamed Meheni, recrute des professeurs à l'étranger afin d'éviter d'introduire ce qu'il considérerait comme des déformations de la religion vraie.« On ne cherche pas à faire le partage entre les différents courants d'interprétation, on veut l'islam original, ditil.Certains ont tenté de changer les choses au fil du temps, on ne veut pas en entendre parler.» Ainsi, on demande non seulement aux adolescentes qui fréquentent l'école, mais aussi à leurs enseignantes, musulmanes ou non, de porter le voile.Et on enseigne dans les classes la charia, en expliquant que, devant un crime, une victime est en droit de réclamer « le prix du sang », même s'il est tout à son honneur de demander une sentence plus douce, inspirée par la charité.L'école accueille près de 300 élèves.Les groupes qui véhiculent une telle adhésion intégrale à l'islam sont porteurs d'idées « extrémistes », ne se gêne pas pour soutenir Jawad Sqalli, ne serait-ce que parce que les principes qu'ils défendent constituent à leurs yeux des dogmes « venus d'en haut et donc indiscutables ».Mais M.Sqalli s'empresse de nuancer, écartant du revers de la main l'idée d'un véritable danger pour le Québec.« Cela ne veut absolument pas dire que ces gens sont prêts à imposer leurs idées par tous les moyens.» D'ailleurs, dit-il, les mouvements politiques islamistes qui ont connu leur heure de gloire dans les années quatre-vingt, à la faveur de situations politiques et sociales désespérées, s'essoufflent aujourd'hui, ayant bien montré leurs limites, notamment en Iran et en Afghanistan.« Les problèmes au Moyen-Orient occasionnent des soubresauts, dit-il, mais la tendance de fond est à l'affaiblissement.En Algérie, en Égypte et au Maroc, les partis islamistes sont moins qu'avant une menace pour le pouvoir en place.» ISLAM Suite de la page B1 Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse Organisateur communautaire au Restoplateau du Plateau Mont-Royal, Ahmed Benbouzid a gardé l'attachement à l'islam transmis par sa culture.« C'est une religion assez simple malgré les apparences, où la relation avec Dieu est directe, sans curés ni évêques », dit-il.Mais ici, il faut vivre selon les lois, on ne peut pas faire un gouvernement dans le gouvernement.» M.Fawaz défend enfin vigoureusement le port du voile par la femme, « ordonné dans le Coran », une position qu'il concilie facilement avec l'idée de l'égalité des deux sexes.« L'islam respecte la femme en interdisant qu'on l'utilise pour le commerce de vêtements ou la prostitution, soutient-il, énumérant d'autre part les honneurs spécifiquement réservés à la gent féminine dans le Coran.« Mahomet prescrit une fois de respecter son père, trois fois de respecter sa mère, et l'épouse musulmane a le droit de posséder son propre argent et d'en disposer à sa guise, alors que son mari est dans l'obligation de subvenir à ses besoins », souligne- t-il.Les journalistes sont les bienvenus à la mosquée de la rue Saint- Dominique.Outre la salle de prière, on leur fait visiter la petite école de six classes qui occupe le deuxième étage du bâtiment et sert le samedi à l'éducation religieuse des enfants.C'est impressionnant mais, indique l'imam, ce n'est plus assez.« On a acheté et démoli l'édifice d'à côté pour agrandir la mosquée, parce qu'il y a trop de monde.» D'ici peu, les enfants auront aussi à l'extérieur de jolis manèges.\"Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophète\" Cinq fois par jour (aube, midi, après-midi, crépuscule, soir) Pas de nourriture, de boisson, de relations sexuelles du lever au coucher du soleil Elle purifie la personne et ses biens Au moins une fois dans la vie du musulman Profession de foi Prière rituelle Jeûne pendant le Ramadan Aumône Pèlerinage à la Mecque Les cinq piliers de l'Islam 1LP0301B1127 b3 lundi 1LP0301B1127 ZALLCALL 67 00:52:58 11/27/00 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 3 'LISLAM À MONTRÉAL Vers l'intégration ou l'«islamité» ?Des Québécois de souche se tournent vers l'islam Les conversions interreligieuses modifient la carte confessionnelle du Québec SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale S'ILS SE SENTENT parfois rejetés par leur société d'accueil, les musulmans québécois s'entendent par contre sur la générosité du gouvernement à leur endroit.Une générosité qui, s'inquiète l'universitaire Ali Daher, leur permet de vivre ici « comme dans leurs pays », au détriment d'une véritable intégration.M.Daher, dont la thèse de doctorat, rédigée à l'UQAM, porte sur le leadership islamique à Montréal, a passé trois années à visiter les mosquées de Montréal.Selon lui, la volonté du Québec d'attirer des immigrants scolarisés l'amène à concéder aux chefs religieux des privilèges, comme celui de célébrer les mariages et de certifier des photos de passeport, qui augmentent leur prestige aux yeux des fidèles.« Et n'importe quel politicien est prêt à assister à une assemblée musulmane, ils sont toujours là aux réunions politiques ou nationales », observe-t-il.Résultat, analyse M.Daher, les leaders musulmans tendent à devenir des intermédiaires nécessaires entre les citoyens et le gouvernement, un rôle dont ils se servent pour maintenir leurs fidèles un peu à l'écart.« Les imams veulent attacher les musulmans à leur religion et ne souhaitent pas qu'ils s'intègrent définitivement », soutient Ali Daher.Eux-mêmes en constante liaison avec leurs pays d'origine, les leaders musulmans permettraient ainsi aux fidèles de demeurer plus près de ces derniers que de la société québécoise.« La mondialisation aidant, je connais des gens qui savent davantage ce qui se passe dans leur pays qu'ici, qui ne regardent aucune émission québécoise », rapporte Ali Daher.Selon lui, ce qui se profile à l'horizon, c'est la construction au Québec d'une « islamité », bonne et modérée en ellemême, mais peu ouverte sur la société d'accueil.Ce n'est pas l'avis du Forum musulman canadien, qui se veut un représentant de la communauté musulmane auprès du gouvernement.Se disant soucieux d'intégration, l'organisme soutient que l'ouverture dont fait preuve le Québec est le meilleur moyen de la favoriser.« L'attrait du Québec, c'est sa simplicité et sa tolérance, dit avec enthousiasme l'ingénieur Sherif Kamel, membre du Forum.Aux États-Unis, vous êtes Américain, point, alors qu'ici, c'est possible de vivre comme Québécois musulman.» « Le Québec m'a donné ma chance, je ne peux que m'y identifier », renchérit son collègue Mahmoud Dhouib, ombudsman au CHUM.Le Forum milite pour des « accommodements » tels une place pour l'islam dans l'enseignement religieux à l'école et le droit d'y porter le voile.Avec ces mesures, soutiennent ses membres, on éliminerait tranquillement les éléments radicaux qui émergent à cause d'un sentiment de rejet.Mais de toutes manières, ajoutent-ils avec une confiance calme, elles s'imposeront d'elles-mêmes.« Le gouvernement sait bien que la communauté musulmane augmente chaque jour en nombre, que ce sont des gens très haut placés qui la forment, soutient Kamel Boukdgadga, cadre chez Chrysler Canada.Ils savent que dans quelques années, ils n'auront pas le choix.» SOPHIE BROUILLET collaboration spéciale AVEC LE BOUDDHISME, l'islam semble être une des gagnantes du phénomène des conversions interreligieuses, relativement nouveau au Québec.Chose certaine, les derniers recensements à caractère religieux montrent une croissance impressionnante de ces deux confessions : de 12 000 en 1981, les bouddhistes sont passés à 31 600 en 1991, et le nombre de musulmans a bondi de 12 000 à 45 000 durant la même période.Des augmentations dues pour une bonne part à l'immigration, mais vraisemblablement aussi, dans une moindre mesure, aux conversions.« L'islam est la religion qui grandit le plus rapidement au Québec, d'une part parce que le gouvernement est très intéressé aux immigrants francophones, et en second lieu à cause des conversions », estime Soeur Diane Willey, du Centre canadien d'oecuménisme.Selon elle, en dehors du catholicisme qui accueille à toutes les Pâques un lot important de nouveaux baptisés adultes, la religion de Mahomet semble celle qui attire le plus de Québécois, notamment à cause des mariages.« Quand un non musulman épouse une musulmane, ça pose un problème, parce que c'est le père qui transmet la religion aux enfants dans l'islam, explique Mme Willey.Une Québécoise qui épouse un musulman n'est pas en principe obligée de se convertir, si elle est chrétienne ou juive.L'islam demande même que son mari la soutienne dans sa propre foi si elle veut y rester.Mais un certain nombre deviennent musulmanes, volontairement ou pas.Certaines apprécient le type d'engagement concret que propose l'islam, et le traitement qu'il réserve à la femme.»C'est le cas de Laurie Chapman, une nutritionniste étudiante au doctorat à Mc Gill qui a changé son prénom pour Noor lorsqu'elle a choisi l'islam.« J'y trouve un guide pour la vie quotidienne et la société dans son ensemble, et j'aime que les gens me jugent sur autre chose que mon apparence », affirme la jeune femme, désormais voilée.Gilles Babin, administrateur des affaires de formation et originaire de Baie-Comeau, s'est pour sa part converti aux textes coraniques la veille de son mariage avec une musulmane, juste après avoir récité devant un imam la profession de foi requise pour son union.Il n'y avait pourtant là pour lui, à l'origine, qu'une formalité.« Mais j'ai senti qu'il venait de se passer quelque chose de très sérieux », raconte-t-il.Les questions que posent les mariages entre chrétiens et musulmans sont considérées assez importantes, à l'archevêché de Montréal, pour que le cardinal Turcotte ait chargé un comité du Centre canadien d'oecuménisme de préparer un guide pastoral des mariages entre personnes des deux confessions.Les conclusions du comité de rédaction, encore préliminaires, tendent vers une ouverture considérable : un mariage mixte célébré selon le rite chrétien pourrait avoir lieu à l'hôtel de ville, parce que le fait de se marier à l'Église équivaut pour un musulman à renier sa foi.Quant aux enfants, le comité soutient qu'ils devraient recevoir une éducation dans l'une des deux religions, dans un esprit de respect pour l'autre, plutôt que dans les deux ou dans aucune des deux.« Ils pourront mieux choisir eux-mêmes à l'âge adulte s'ils ont au moins une connaissance de ce qu'est la religion », explique Soeur Diane Willey.L'islam et le bouddhisme ne sont pas les seules religions qui, en attirant des fidèles, transforment la carte spirituelle du Québec.Extrapolant à partir des chiffres de Statistique Canada, le professeur Alain Bouchard, du Collège de Sainte-Foy, a fait ressortir des données éloquentes : les Églises à caractère charismatique semblent avoir séduit de nombreux Québécois au cours des dernières décennies, le nombre de Pentecôtistes étant passé de 8500 a 29 000 entre 1971 et 1991.Durant la même période, les témoins de Jéhovah ont aussi vu leurs rangs doubler, pour atteindre 33 400 fidèles.Par contre, les Églises protestantes regroupant surtout des anglophones, l'Église anglicane, l'Église luthérienne, l'Église presbytérienne et l'Église unie, ont perdu plus de la moitié de leurs fidèles durant la même période.La population de religion juive a diminué de 12 %, vraisemblablement à cause de l'absence d'effort missionnaire, croit le directeur du Centre d'information sur les nouvelles religions, Daniel Fradette.Quant au catholicisme, il a connu entre 1971 et 1991 une expansion de 12 %, passant de 5 200 000 à 5 900 000, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure cette hausse est attribuable à la simple croissance démographique.Photo Martin Chamberland, La Presse © À la mosquée Al-Omah Al-Islamiah, en plein coeur du centre-ville, des centaines de musulmans de nationalités très diverses se rassemblent pour la prière du vendredi.La région montréalaise regroupe une quinzaine de « bonnes » mosquées, et une quarantaine si on compte les installations plus modestes.Sur la photo, l'imam Said Fawaz.Tirage du 2000-11-25 Tirage du 2000-11-25 Tirage du 2000-11-25 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 5 115 920,60 $ 5/6 203 2 284,10 $ 4/6 12 790 69,50 $ 3/6 243 617 10,00 $ Ventes totales: 14 000 428 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 18 500,00 $ 4/6 836 50,00 $ 3/6 17 125 5,00 $ Ventes totales: 625 794,00 $ Tirage du 2000-11-26 Tirage du 2000-11-26 Tirage du 2000-11-26 Tirage du 2000-11-25 388688 100 000 $ 705963 100 000 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages Le jeu doit rester un jeu.Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.GAGNANTS LOT 61 163,93 $ Numéro complémentaire: 18 Numéro complémentaire: 33 Laurence Saubadu Les grandes religions Chrétiens Musulmans Hindouistes Bouddhistes Sikhs Juifs % de croyants dans le monde, en 1998 source : Quid, AFP 12,9 0,4% 0,2% Catholiques Catholiques Catholiques Protestants Protestants Protestants Orthodoxes Orthodoxes Orthodoxes 17,4% 5,4% 3,6% 32,9% 19,7% 1LP0401B1127 b 4- lundi 1LP0401B1127 ZALLCALL 67 00:48:25 11/27/00 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 Les Américains disent «je t'aime» plus souvent Agence France-Presse WASHINGTON Ð Les Américains ont plus tendance que d'autres à dire « I love you » mais ne sont pas toujours très au courant des fantasmes de leur épouse, selon le sondage Planet Project réalisé sur Internet.Les trois quarts des Américains interrogés ont déclaré dire « je t'aime » au moins une fois par jour.Les Chinois en revanche ne sont que 15 % à utiliser cette formule quotidiennement, selon le Planet Project, un sondage effectué la semaine dernière par la compagnie Harris Interactive.Par ailleurs, les femmes disent également « je t'aime » plus souvent que les hommes : sept femmes sur 10 utilisaient cette formule au quotidien, contre six hommes sur dix.Ce sondage offre « un instantané fascinant » sur les « différences » et les traits communs des humains sur cette planète, a déclaré Gordon Black, directeur de Harris Interactive.L'enquête a notamment montré que seul un tiers des Américains questionnés connaissaient les fantasmes de leur épouse.Sur 32 nationalités, les Indiens arrivaient en première position sur cette question.Les Français se situent en revanche dans les premières places quant à leur satisfaction sexuelle : ils sont 59 % à se dire comblés.Autre curiosité, seul un Brésilien sur 10 croit au mariage « pour toujours ».Cette enquête a été réalisée par Planet Project auprès de 93 000 personnes.Ce sondage, qui a abordé plusieurs aspects de la société, a été réalisé en partenariat avec des grands groupes dans le secteur des communications et de l'informatique.(disponible sur www.planetproject.com) Des salles de cinéma désertes en Irak Agence France-Presse ERBIL Ð Tombées en désuétude et s'avouant vaincues par la télévision et des conditions de vie difficiles, les salles de cinéma d'Erbil, dans le nord de l'Irak sous embargo, rêvent aux jours de gloire d'un temps révolu.« Il vient de nos jours dix fois moins de spectateurs qu'il y a dix ans », indique Mohamed, le propriétaire de la salle de cinéma Hamra, située dans le souk du chef-lieu du Kurdistan irakien, construit au pied de la citadelle surplombant l'ancienne cité.Les gens préfèrent rester chez eux pour regarder, s'ils en ont les moyens, les chaînes turques ou arabes captées par satellite, expliquet- il, résigné.L'entrée coûte 5 dinars irakiens (environ 40 sous).Mais « peu de gens peuvent débourser cette somme » pour venir voir un film, souvent enregistré sur cassette vidéo sur les chaînes turques et montré ensuite dans une salle, construite en 1946, pouvant accueillir jusqu'à 300 personnes.« Je ne reçois plus qu'une centaine de personnes » pendant les quatre séances quotidiennes, soupire- t-il, indiquant que le Ramadan (mois de jeûne des musulmans), va davantage l'affecter.« Ce n'était pas comme cela il y 10, 15 ans, les gens venaient en famille », dit-il.Kristal, Selahaddine et Sirvan, les trois autres salles de cinéma de la ville de quelque 900 000 habitants, font également les frais des conditions économiques difficiles qui y règnent depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991.Le nord de l'Irak est contrôlé depuis par deux factions kurdes rivales : le Parti démocratique du Kurdistan (PDK, de Massoud Barzani) et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), de Jalal Talabani « La télévision est pour beaucoup dans notre manque à gagner mais c'est aussi surtout à cause de conditions de vie », estime Mohamed.À Erbil, tenue par le PDK, un fonctionnaire touche un salaire mensuel moyen de 60 dollars tout juste suffisant pour lui procurer les denrées de première nécessité.Et il est encore parmi les chanceux.Dans une famille où ses membres, ou du moins l'un d'eux, ne travaillent pas pour l'administration locale ou ne font pas du commerce Ð florissant dans la ville grâce au trafic par le poste frontière turc de Habur Ð , chacun de ses membres doit trouver une besogne qui puisse rapporter quelques dinars.« Je gagne 20-25 dinars par jour (environ deux dollars) ce qui ne nourrit pas ma famille de cinq », lance, énervé, un vendeur ambulant de rondelles de betterave bouillie, amuse-gueule propre à la région consommé sur place avec du sel pour un dinar.Le souk est chaque jour envahi par une foule de gens qui vendent menus objets ou vieux vêtements pour gagner quelques dinars.Seuls les dignitaires du PDK ou les étrangers peuvent se payer le luxe d'un repas dans l'un des trois hôtels de la ville.Quand la nuit tombe, les habitants désertent les rues et se retirent dans leur foyer.Seuls restent dehors les peshmergas (les combattants kurdes) armés de Kalachnikov pour assurer la sécurité des bâtiments publics et d'autres bâtisses sensibles, comme hôtels ou locaux de l'ONU.« Il n'y a rien à faire ici le soir.Le seul passe-temps est de rester chez soi et de regarder la télévision », précise Cemal, le gérant de la cuisine du seul « bar américain » de la ville, The Edge, situé dans les locaux du siège de l'ONU.Mais seuls y ont accès le personnel onusien et des ONG ainsi que les rares visiteurs étrangers. 1LP0501B1127 b51127 1LP0501B1127 ZALLCALL 67 00:45:58 11/27/00 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 7 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 5 Pour une soirée électorale bien branchée UNE SOIRÉE D'ÉLECTIONS, comme le veut la tradition, ça se passe à Radio-Canada et heureusement, sur le Web, la tradition ne se dément pas.Les sites spécialement conçus pour cette soirée par Radio-Canada (www.radio-canada.ca) et la CBC (www.cbc.ca) sont parmi les plus complets.À compter de 22h, les résultats seront accessibles sous forme de tableaux (par circonscription, par régions, par province, etc.) et seront accompagnés de manchettes, de même que de la diffusion des émissions de la radio et de la télévision.n n n SUR LE SITE Infinit (www.infinit.com), on aura droit à une reprise d'extraits de la soirée des élections diffusée sur les réseaux TVA et LCN.On y présentera des tableaux de résultats pour les diverses circonscriptions du Québec et celle des chefs des cinq principaux partis politiques.De son côté, le site Web du réseau anglais CTV (www.ctvnews.com) sera un site à surveiller pour connaître les réactions de l'ouest du pays.À partir de sa section Élection 2000, on pourra suivre les résultats en direct pendant toute la soirée en textes, en chiffres et en vidéos.n n n D'AUTRES SITES comme ceux du Globe and Mail (www.theglobeandmail.com) et du National Post (www.nationalpost.com) offriront les dépêches de la Presse Canadienne.Cette même info pourra être trouvée dans la section Actualité du site Yahoo Canada (cf.yahoo.com).n n n ET PUIS CETTE ANNÉE, si vous désirez faire quelque chose de différent, vous pourriez toujours suivre la soirée à partir du site d'Élections Canada (www.elections.ca).Le site offrira une couverture complète du pays et de façon très personnalisée.Élections Canada offre la possibilité de présélectionner jusqu'à 144 tableaux de résultats différents dans une fenêtre de présentation.Vous pouvez ainsi consulter les résultats par circonscription, par ville, par province ou territoire, ou encore à l'échelle nationale, et les comparer.Bref, tout pour faire un Bernard Derome de vous-même.Tous les utilisateurs pourront accéder aux données dès la fermeture des derniers bureaux de scrutin de la côte ouest, soit 22h, heure de Montréal.Et les résultats préliminaires de chacun des bureaux de scrutin s'afficheront à l'écran au fur et à mesure que les directeurs du scrutin les communiqueront à Élections Canada, à Ottawa.n n n FINALEMENT, pour revenir sur les grands et moins grands moments de la campagne, question de patienter un peu, vous pouvez toujours lire les excellentes analyses du site d'observation indépendant de la campagne fédérale : le site Scrutin 2000 (www.scrutin2000.net), une initiative du chronique Internet Jean Pierre Cloutier.Bruno Guglielminetti Beaucoup de blanchiment d'argent avec les casinos virtuels Agence France-Presse LONDRES Ð Le Black Jack peut être risqué, la roulette hasardeuse, mais avec les casinos sur Internet, les candidats au blanchiment d'argent gagnent à tous les coups.Des centaines de casinos se disputent les faveurs des joueurs sur une multitude de sites de jeux, notamment ceux des paradis fiscaux des Caraïbes, et le gouvernement britannique s'inquiète des flux d'argent sale qui transitent par ces sites.« C'est un phénomène relativement nouveau, qui nous inquiète beaucoup », a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernement britannique ayant requis l'anonymat.« Nous en constatons l'existence dans un certain nombre de pays », a-t-il ajouté.Comme toutes les pratiques de blanchiment d'argent, celle-ci obéit à un principe très simple : le candidat au blanchiment d'argent ouvre un compte sur un site Internet de jeu et y verse un montant généreux d'argent sale.La plupart de ces casinos sur Internet sont peu surveillés, notamment si leur siège social est situé dans un paradis fiscal dont la législation n'est pas conforme aux réglementations internationales.Le casino pose donc peu de questions sur l'origine de l'argent déposé sur son compte, et certains acceptent même l'argent liquide.« Plus tard, vous annoncez que vous avez décidé de vous amender et de ne plus jouer, et vous leur demandez de vous rembourser votre argent par chèque », explique un responsable gouvernemental britannique proche du dossier.Le paradis fiscal qui inquiète le plus la Grande-Bretagne à l'heure actuelle est Antigua, qui abrite une dizaine de casinos sur Internet mais n'a encore qu'un système très déficient de protection contre le blanchiment d'argent.Une délégation britannique qui s'est rendue sur l'île le mois dernier a prévenu que « l'industrie des casinos sur Internet d'Antigua représentait encore une menace importante pour le système financier mondial ».« Dans certains cas, il est possible d'utiliser ces casinos pour le blanchiment de l'argent sale, par le biais des comptes ouverts auprès de ces sites », a indiqué la sous-secrétaire d'État au Trésor, Melanie Johnson.Les sites de casinos se sont multipliés récemment au Costa Rica, et plusieurs îles des Caraïbes figurent encore sur la liste des pays qualifiés de « non coopératifs » par le groupe international de lutte contre le blanchiment d'argent Financial Action Task Force.Ce groupe, qui s'est réuni récemment à Aruba (Caraïbes), a conclu que plusieurs de ces pays commençaient à améliorer leur législation antiblanchiment.« La plupart de ces pays apprécient peu de se trouver sur cette liste », souligne le responsable gouvernemental britannique.« Ils savent que s'ils ne font pas d'efforts, nous avons à notre disposition un certain nombre de mesures de rétorsion ».Photo: Associated Press Des centaines de casinos se disputent les faveurs des joueurs sur une multitude de sites de jeux, notamment ceux des paradis fiscaux des Caraïbes.Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514) 737-6666 Saint-Hyacinthe AUTOMOBILES CHICOINE INC.855, rue Johnson (450) 771-2305 Sainte-Agathe FRANKE VOLVO 180, rue Principale (819) 326-4775 Laval VOLVO DE LAVAL div.de: Boulevard St-Martin Auto 1430, boul.St-Martin Ouest (450) 667-4960 Saint-Léonard JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Metropolitain Est (514) 725-9394 Brossard VOLVO DE BROSSARD 9405, boul.Taschereau (450) 659-6688 Pointe-Claire VOLVO POINTE-CLAIRE 15, Auto Plaza (514) 630-3666 ESSAYEZ LA NOUVELLE VOLVO S60.La révolvolution vise à rendre le monde plus sûr, pour tous.C'est pourquoi le système de sièges à protection anti-contrecoup, les rideaux gonflables latéraux et la cage de sécurité en acier font partie de son équipement standard.N'acceptez rien de moins! Pour une démonstration complète, joignez la révolvolution chez le plus proche détaillant Volvo.PARTICIPEZ À UNE DÉMONSTRATION DE RÉSISTANCE PASSIVE.VOYEZ LA NOUVELLE VOLVO S60.PDSF pour un S60 Volvo 2001 : 35 995 $.Frais de transport et de livraison de 1050 $, taxes, droits d'immatriculation et prime d'assurance en sus.Le concessionnaire peut réduire le prix de vente.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.©2000 Automobiles Volvo du Canada Ltée.\u201cVolvo pour la vie\u201d est une marque de commerce d'Automobiles Volvo du Canada Ltée.N'oubliez pas de boucler votre ceinture.Visitez www.groupevolvo.com.RÉVOLVO LUTI O N 1LP0601B1127 B6 - LUNDI 1LP0601B1127 ZALLCALL 67 00:46:47 11/27/00 B B6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 Y aura-t-il une pénurie de bons sushis ?Le thon rouge de l'Atlantique, prisé par les amateurs, est menacé d'extinction, estiment des écologistes MICHEL BELLEMARE collaboration spéciale CETTE ANNÉE, comme par les années passées, la pêche au thon rouge de l'Atlantique (thunnus thynnus ou bluefin tuna) a été contingentée par le gouvernement fédéral.Ottawa fait ainsi sa part dans un effort international de protection de cette espèce que les écologistes voudraient bien voir apparaître sur la liste des espèces menacées.Le thon rouge est le poisson le plus pourchassé de la planète, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).Par qui ?Par les pêcheurs du monde entier.Pour qui ?devraiton plutôt demander.Pour les Japonais, grands amateurs de produits de la mer.En fait, le thon rouge est le thon le plus prisé au Japon pour le sushi et le sashimi à cause de la texture moelleuse et de la couleur riche de sa chair.Il est pêché à grande échelle depuis les années 50 et, selon le WWF, malgré les contraintes internationales existantes pour limiter le nombre de prises.C'est la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique qui gère la pêche au thon dans l'Atlantique et la Méditerranée.Les effectifs totaux de thons en âge de se reproduire continuent de décroître et « ne représentent actuellement que 10 % de leur niveau de 1960, ce qui est bien en deçà du minimum biologiquement requis pour la conservation de l'espèce », selon le WWF.Le thon rouge, grand migrateur, se retrouve dans plusieurs régions du globe : Turquie, Maroc, Espagne, Canada, États-Unis, etc.Le thon rouge de l'Atlantique, qui peut atteindre, à maturité, jusqu'à 900 kg, est capable de traverser l'océan au complet en deux mois pour se rendre en Méditerranée.Les méthodes de pêche y sont plus sophistiquées que sur les côtes américaines, où la pêche au thon rouge est encore presque artisanale et sportive.Les acheteurs japonais s'approvisionnent aussi du côté du Pacifique sud, où l'on retrouve le thon rouge austral (thunnus maccoyii ou southern bluefin tuna), une espèce de plus en plus menacée également.L'engouement des Japonais pour le thon rouge a donc créé une frénésie autour de ce poisson.« 99,9 % des thons rouges capturés au large des côtes canadiennes sont envoyés au Japon », affirme Normand Laprise, copropriétaire et chef du restaurant montréalais Toqué.« C'est très rare que nous en ayons ici.La dernière fois qu'il y a eu un thon rouge à Montréal, ça remonte à un mois et demi », ajoutet- il.La plupart des restaurants japonais du Canada servent du thon obèse (thunnus obesus ou bigeye) ou du thon jaune (thunnus albacares ou yellowfin) à leurs clients, des poissons également à chair rouge provenant des Antilles, du golfe du Mexique ou de Californie.Le restaurant Le Métropolitain de Québec est un de ceux-là.« Le bigeye est moins rare que le bluefin et coûte donc moins cher.On arrive comme cela à offrir des sushis à prix concurrentiels », affirme Eddie Mai, propriétaire du Métropolitain.La ferveur des Japonais pour le thon rouge rappelle celle qu'ils ont aussi pour les pénis de phoques ou de tigres.Aucune des prises de thon rouge à travers le monde ne semble leur échapper.Dès qu'un ou des thons rouges sont remontés, des coups de téléphones sont donnés, des acheteurs se présentent et si la transaction a lieu (parfois sur le bateau même, les acheteurs s'étant déplacés en hélicoptère), le ou les poissons sont immédiatement expédiés vers le Japon, la plupart du temps vers le marché Tsukiji, le plus grand marché de Tokyo, où il est revendu aux enchères.Le poisson est transporté tel quel et est découpé par les experts japonais, qui sont à même de réaliser les bonnes coupes selon la tradition.La plus grande partie du thon rouge vendu au marché Tsukiji est réservée à la consommation locale ; une petite partie est expédiée à New York, à Paris ou à Londres.Montréal, Toronto et même Vancouver Ð qui compte une population asiatique importante Ð sont absentes de cette liste de grandes villes où les grands restaurants servent le thon rouge.Le chef Normand Laprise propose du thon rouge à ses clients seulement lorsqu'il peut en obtenir.Il est un des rares à le faire.M.Laprise ne connaît qu'un restaurant à New York, une ville où il se rend régulièrement : le Nobu.« Il en sert régulièrement toute l'année.Le chef là-bas est un des plus réputés du monde.Il ne sert que les meilleures choses à ses clients.» Le sushi que l'on retrouve dans nos assiettes à Montréal ou ailleurs au pays n'est pas pour autant de mauvaise qualité.« Le bigeye et le yellowfin sont des thons de très bonne qualité aussi, pas autant que le bluefin, mais quand même très bons », précise M.Laprise qui, bien que spécialisé dans la cuisine française, connaît très bien tout ce qui touche au thon.« Le rouge du bluefin est plus foncé, sa texture est différente ; il fond presque dans la bouche », ajoute-t-il.« Ces deux variétés de thons sont aussi consommées au Japon, mais le bluefin les surclasse vraiment ».Le thon rouge (bluefin), qui est vendu au marché Tsukiji de Tokyo et consommé principalement par les Japonais, pourrait toutefois se retrouver dans les assiettes des restaurants canadiens.Pour ce faire, il ne faudrait que doubler la facture et risquer de voir disparaître une espèce menacée, timidement protégée par la communauté internationale.Des pêcheurs d'Eastern Passage, près d'Halifax, en Nouvelle Écosse, ramènent leur précieuse prise : un énorme thon rouge de l'Atlantique.Ce poisson très recherché par les amateurs de sushis sera sans doute vendu sur le lucratif marché japonais.Heures de magasinage des fêtes SAMEDI 8 h 17 h LUNDI 8 h 21 h JEUDI 8 h 21 h MARDI 8 h 21 h DIMANCHE 9 h 17 h MERCREDI 8 h 21 h VENDREDI 8 h 21 h NOVEMBRE NP1213300 Copyright 2000.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 24 DÉCEMBRE 2000 Votre magasin de Noël LES MEILLEURS ACHATS DE LA SAISON rabais 311$ 888 $ FAUTEUIL PIVOTANT, INCLINABLE ET BERÇANT \u2018VEGAS' Siège en cuir.Rég.Sears 1199,99.Meubles assortis et options sur commande aussi en solde rabais 261$ 638 $ CANAPÉ INCLINABLE \u2018TALLMAN' WALL-A-WAY Rég.Sears 899,99.Options sur commande aussi en solde Et, ÉPARGNEZ 7% pas de paiement avant 2002 pour tous les meubles\u2020 et ensembles matelas-sommier Offre \u2018ÉPARGNEZ 7%': Sears déduira 7% du prix de l'article.L'offre ne s'applique pas aux achats faits dans le cadre de toute exonération de taxes.L'offre s'applique à la marchandise des magasins Sears.L'offre ne s'applique pas aux frais de livraison, de contrat d'entretien et d'installation.À l'exclusion des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 10 décembre 2000.Offre \u2018Pas de paiement': pas de paiement avant janvier 2002 avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 31 décembre 2000.Renseignez-vous.\u2020R/01 Meubles; à l'exclusion des meubles pour bébés FAUTEUILS INCLINABLES DE SEARS.RECORD DE VENTES AU CANADA D'après des sondages indépendants dans tout le pays, en vigueur au moment de la préparation de la publicité rabais 311$ 488 $ CANAPÉ INCLINABLE \u2018DEERHURST' WALL-A-WAYMD Rég.Sears 799,99.Options sur commande aussi en solde ou avec la carte Sears, EN BREF Aide sociale aux prostituées brésiliennes LES PROSTITUÉES brésiliennes peuvent désormais prétendre au droit à la retraite, à une couverture en matière de santé et même au congé maternité.Le ministère de la Santé a annoncé cette semaine que tout ce que devaient faire ces dames, c'était de simplement s'inscrire en tant que travailleuses indépendantes et payer leurs cotisations sociales mensuelles comme n'importe quel autre assujetti.En incitant les prostituées à s'assurer, le gouvernement de Brasilia espère les identifier et mieux assurer leur suivi sanitaire.Mais le travail risque d'être long.Selon les statistiques gouvernementales, près du quart des 165 millions de Brésiliens n'ont pas d'aide sociale.Panique à l'aéroport UN FAUX PISTOLET a semé la panique à l'aéroport de Charlotte, en Caroline du Nord, cette semaine, provoquant d'importants retards dans les vols et l'évacuation de l'aéroport.Un porte-parole de l'Aviation civile américaine a précisé que l'alerte avait été donnée par un policier chargé du détecteur de métaux, qui a cru voir une arme dans le sac d'un passager.En fait, a-t-il expliqué, le point de départ de la panique a tenu à l'empressement du passager à récupérer son sac avant même que le policier ne puisse le saisir et alerter ses collègues.Les trois salles d'attente de l'aéroport de Charlotte-Douglas ont été évacuées et seules les personnes détentrices de billets ont été autorisées à y entrer.Le policier a pu identifier le passager à ce moment et le faux pistolet a été découvert.Cours de langue gratuits POUR AMÉLIORER l'image de marque de Hong Kong, les taxis de l'ancienne colonie britannique se voient proposer, depuis une semaine, des cours de langue gratuits.Les chauffeurs de taxi peuvent obtenir des cours sur cassettes et sur cédérom ou encore accéder au site Internet du gouvernement pour parfaire leur connaissance de l'anglais et du mandarin, le dialecte chinois parlé majoritairement en Chine continentale et à Taiwan.Or, la plupart des 6,8 millions d'habitants parlent le cantonais, qui domine dans la province frontalière de Guandong.Ce qui peut poser des problèmes de compréhension puisque certains noms de rue se prononcent différemment en cantonais et en mandarin.Bouffe-minute ougandaise LA POLICE ougandaise est sur les dents.Avec la saison des sauterelles, elle a lancé une campagne de mise en garde des piétons et automobilistes contre le danger de chasser ce qui est considéré comme une douceur dans ce pays d'Afrique de l'Est.Un porte-parole de la police a rappelé qu'une fillette était morte écrasée par une voiture en courant après des sauterelles, à l'est de Kampala, la capitale : « Le principal problème est que les insectes sont attirés par la lumière des réverbères et c'est aussi là que les gens les chassent et que les accidents se produisent ».Connue sous le nom de « nsenene », l'insecte vert ou blanc de sept centimètres est grillé après qu'on lui ait arraché les ailes. 1LP0701B1127 B7 lundi 1LP0701B1127 ZALLCALL 67 00:45:09 11/27/00 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 B7 1LP0801B1127 b81127 1LP0801B1127 ZALLCALL 67 00:49:43 11/27/00 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 27 NOVEMBRE 2000 Nus sur le Web Heureusement, les possibilités de protection sont nombreuses LUDOVIC HIRTZMANN collaboration spéciale VOUS NE LE SAVEZ peut-être pas mais lorsque vous surfez sur le réseau des réseaux, vos moindres faits et gestes sont suivis, répertoriés, analysés à des fins pas toujours avouables.Deux internautes québécois sur trois sont préoccupés par l'utilisation qui peut être faite de leurs renseignements personnels sur Internet.Faut-il pour autant baisser les bras et ranger son micro dans un placard ?Non, car si sur Internet comme dans la vie courante, il n'est pas possible de rester totalement anonyme, les possibilités de se protéger sont heureusement nombreuses.« Le système d'exploitation de votre ordinateur est Windows 98, et vous utilisez actuellement une résolution d'écran de 800 x 600.Il est exactement 00 :43 :35 à l'horloge de votre machine.Votre navigateur est Microsoft Internet Explorer : version 4.0.Vous avez visité six pages Web durant cette session.».Tentez l'expérience de naviguer sur le site Internet Anonymiser, il sait tout sur vous.Il n'est d'ailleurs pas le seul à s'intéresser à vous sur le Web.En Grande-Bretagne, le gouvernement envisage de placer des boîtes noires chez les fournisseurs d'accès Internet du pays afin de mieux contrôler la navigation des surfeurs britanniques.De son côté Mattel Interactive a été récemment pris en flagrant délit d'espionnage de bambins.Lorsque votre petit dernier utilise le logiciel Lapin Malin, chaque clic de l'enfant est transmis via le Net par un logiciel espion à l'entreprise.Mattel se sert alors des données pour étudier le comportement de l'enfant.La version française du jeu serait l'instant.Les exemples d'abus dans le domaine de la confidentialité sont nombreux.Selon Lucille Dion, directrice de l'analyse et de l'évaluation à la Commission d'accès à l'information du Québec, « Les plaintes sont pourtant peu fréquentes.En revanche, il est vrai que les sites Internet sont très peu sécuritaires en matière de commerce électronique et de renseignements personnels.» Les pisteurs du Web Internautes, vous valez de l'or pour les marchands en ligne ! Afin d'établir votre profil de consommateur, ces derniers sont prêts à tout.Une fois que des bases de données contenant des milliers de noms sont établies, ces dernières peuvent être revendues très cher.« C'est pour mieux servir nos clients et personnaliser l'offre de contenus », répondent les commerçants.Cet argument est bien souvent servi par les sites marchands pour se défendre de colliger des renseignements personnels.Il n'empêche, vous ne donnez pas votre identité lorsque vous allez dans un magasin, alors pourquoi la dévoiler sur le Web à quelqu'un que de surcroît vous ne voyez pas ! Récemment, Abascus Direct, une société américaine détenant le profil de 88 millions de consommateurs des États-Unis a été rachetée par Double Click, le spécialiste de la publicité en ligne.Grâce à ces fichiers, Double Click a alors essayé de mettre un nom sur des internautes anonymes avant de se heurter aux associations de défense des libertés.La directrice de l'analyse et de l'évaluation à la Commission d'accès à l'information du Québec met en garde les internautes québécois : « Protégez-vous car Internet est ouvert à tous.Ne transmettez pas d'informations sensibles.Peu de compagnies affichent clairement sur leur site leur politique eu égard aux renseignements personnels ».Au Québec, la protection légale passe par la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.« Il n'existe pas de loi sur la protection des renseignements personnels sur Internet.C'est la loi générale qui s'applique », affirme madame Dion.Parallèlement au cadre légal, il existe cependant quelques moyens simples pour se protéger.Tout d'abord, en effaçant régulièrement les fameux « cookies », de méchants biscuits virtuels qui permettent d'établir votre profil de consommateur.Vos navigateurs Netscape ou Explorer disposent d'ailleurs d'une fonction qui permet de les désactiver.Mais attention.Vous ne pourrez entrer sur certains sites que si vous acceptez de recevoir des cookies.L'autre solution est de s'inscrire à des sites d'anonymat.Ceux-ci, tels que Anonymiser détruisent les cookies.L'internaute circule alors en toute liberté.Selon une enquête du Pew Research Center, seuls 24 % des gens trichent sur leur identité lorsqu'ils remplissent un formulaire commercial sur le Web.Pour une fois, les tricheurs ont raison.La Commission d'accès à l'information http://www.cai.gouv.qc.ca Le site de la Commission Nationale informatique et Libertés http://www.cnil.fr Anonymise http://www.secuser.com/anonymizer/ Electronic Privacy Information Center http : www.epic.org Electronic Frontier Foundation http : www.eff.org Vie privée http : www.panoranet.org Illustration : Mélanie Baillargé Quelques sites pour se protéger "]
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