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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-26, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B1126 b 1 dimanche 7LP0101B1126 ZALLCALL 67 01:21:52 11/26/00 B editions@stanke.com www.stanke.com (514) 396-5151 Les Éditions internationales Alain Stanké Jane Goodall LE CRI DE L'ESPOIR Une vie fabuleuse au service des bêtes 248 pages 16 pages de photos 24,95$ 7LP0201B1126 b2 lect 26 7LP0201B1126 ZALLCALL 67 01:16:12 11/26/00 B HARRY ET CES HÉROS QUI VOUS FONT DU BIEN Suite de la page B1 Intéressant de remarquer que ces textes considérés comme des classiques sont officiellement destinés aux jeunes mais ont imprégné les mémoires au point de resurgir dès qu'il est question de livres « préférés ».Bref, bien que généralement traitées avec frivolité, les lectures d'enfance, faites à ces âges où la personnalité est en développement, les questions, nombreuses, les incertitudes, innombrables et le monde, bien grand pour les tout-petits, sont de celles qui marquent.À jamais.Elles sont en effet un lieu de bien-être.Offrent un refuge au jeune lecteur.Lui permettent, en s'identifiant au héros, de pénétrer dans un monde autre, inquiétant (« Je ne pourrais mentir aux enfants en leur disant que le « diable » n'est pas horrible.parce qu'il l'est », a déclaré J.K.Rowling en réponse à ceux qui condamnent la violence présente dans ses romans).Un monde inquiétant certes, mais dans lequel l'enfant a à la fois le contrôle (il peut fermer le livre) et le sentiment de non responsabilité - ça, c'est l'auteur qui l'a.et cela est ô combien reposant pour le jeune qui a tendance à se voir comme le nombril du monde.Avec tout ce qu'il y a làdedans d'enivrant (ah, le pouvoir!) et de douloureux (quand les choses dérapent).En ce sens, les aventures de Harry Potter sont dans la lignée de plusieurs oeuvres phares de la littérature jeunesse.J.K.Rowling a fait avec l'enfant magicien ce que Lewis Carroll a fait, il y a presque 150 ans, quand il a poussé Alice dans le Pays des Merveilles; L.Frank Baum, il y a 100 ans, quand il a soufflé sur Dorothée pour l'envoyer au Pays d'Oz; James M.Barrie, il y a 90 ans, quand il a autorisé Wendy à s'envoler pour le Pays de Nulle Part en compagnie de Peter Pan; C.S.Lewis, il y a 50 ans, quand il a permis à Pierre, Suzanne, Edmond et Lucie de trouver l'armoire magique et de passer à Narnia; ou encore Michael Ende, il y a 20 ans, quand il a littérairement plongé Bastien dans Fantastica par l'intermédiaire d'un livre mystérieux portant pour titre L'Histoire sans fin.Sur un mode légèrement différent, Roald Dahl a réservé semblable sort à ses personnages, non en les expédiant dans un monde fantastique mais en faisant intervenir le fantastique dans leur quotidien - lorsque, par exemple, la Grandissime Sorcière transforme en souriceau le héros de Sacrées Sorcières.Quant à Tolkien, il a fait tourner son Seigneur des anneaux - qu'il situe sur Terre mais à une époque lointaine, alors que la magie y existait encore - autour du hobbit Frodon Sacquet, un personnage qui n'est pas un enfant mais qui en a toutes les caractéristiques, tant physiques que psychologiques.Et puis, récemment, Philip Pullman s'est lancé sur la voie du fantastique en créant Lyra, héroïne d'À la croisée des mondes, une formidable trilogie (dont les deux premiers titres, Les Royaumes du Nord et La Tour des Anges, sont publiés en français chez Gallimard) restée dans l'ombre des Harry Potter: la fillette est élevée dans un collège de Oxford.mais pas Oxford tel qu'on le connaît, son monde à elle étant l'un des nombreux à exister en parallèle avec le nôtre.Orphelins et plus grands que nature Des personnages, donc, qui passent la plupart de l'autre côté de miroir, s'échappent de leur vie pour devenir plus grands que nature.Et qui ont presque tous en commun le fait d'être orphelins (comme Blanche- Neige et Cendrillon) et/ou d'être maltraités par leur famille (comme Le Petit Poucet et autres Hansel et Gretel).On rejoint alors ici le « fantasme » de l'enfant qui, en grandissant et en voulant prendre ses distances face à ses parents, s'imagine qu'il ne peut vraiment pas être « de cette famille- là » et qu'il a sûrement été adopté; ou qui, en d'autres situations, trouve injustes telles et telles « obligations » et se juge alors maltraité.Bonjour l'identification avec les Harry Potter, Bastien et autres Dorothée! Ainsi, Harry Potter est bien mal aimé par son oncle, sa tante et son cousin qui le privent de tout.Bastien, héros de L'Histoire sans fin, vient de perdre sa mère et depuis, son père, tout à sa peine, ne s'occupe plus de lui.Peter Pan a choisi de quitter ses parents le jour même de sa naissance, en les entendant parler de l'avenir qu'ils lui réservaient - tandis que les Garçons perdus sont des enfants tombés de leur landau que personne n'est venu réclamer.Pierre, Suzanne, Edmond et Lucie, héros des Chroniques de Narnia, sont envoyés chez un inconnu vivant à la campagne, par leurs parents restés à Londres alors sous les bombes allemandes.Will, l'un des personnages principaux d'À la croisée des mondes, cherche son père tout en s'occupant de sa mère, prostrée depuis la disparition de son mari; tandis que Lyra se croit orpheline mais est en fait l'enfant de deux sombres personnages qui mettront sa vie en danger - Philip Pullman rompant ici avec une certaine « tradition » concernant l'héroïne qui, dans les classiques de la littérature jeunesse à saveur fantastique, tente souvent de s'échapper du quotidien non parce qu'elle est maltraitée mais plutôt parce qu'elle y étouffe: c'est le cas d'Alice et de Wendy, fillettes rêveuses aux parents stricts; et de Dorothée l'orpheline élevée par un oncle et une tante aimants mais tristes et sans relief.Les créateurs de ces filles et garçons au départ ordinaires leur ont imaginé des destins extraordinaires se déployant dans des univers aussi dangereux qu'exaltants, à travers des quêtes aussi périlleuses que gratifiantes.Ce, en portant toujours sur le monde un regard qui est celui de l'enfant.Avec tout ce que cela peut avoir de manichéen.Mais, également, d'impertinent et de subversif.Une affaire de famille Or ce regard-là, bien des adultes l'ont encore.Tout comme ce désir d'importance.Sauf que, conventions sociales et sagesse très « grande personne » (dirait le Petit Prince) obligent, ils sont souvent tournés vers l'intérieur.Les aventures de Harry Potter permettent, un temps, de retrouver ce regard, ce désir.Ce goût de l'enfance, parce que J.K.Rowling séduit par la complexité et l'originalité de ses intrigues, par son écriture qui coule sans fioritures, par sa manière solide de camper l'univers où évoluent ses personnages, par la force de ses trouvailles et des images qu'elle impose en quelques lignes.On désire donc la laisser prendre notre imagination par la main et nous conduire vers cet inconnu qu'elle, connaît.Peu importe l'âge.Petits et grands.C'est d'ailleurs ce qui explique au moins une partie du si grand succès de la série (66 millions d'exemplaires vendus dans 50 pays en trois ans) et de la popularité de son auteure (que l'on songe à son passage au Sky- Dome de Toronto, en octobre, devant une foule en délire de près de 20 000 personnes): Harry Potter est devenu une affaire de famille.Car quoiqu'en disent les mauvaises langues, les enfants lisent.Souvent, davantage que les adultes.Et plus qu'autrefois - au fait, c'est quand le « autrefois » auquel font implicitement référence ceux qui proclament haut et fort que « les enfants ne lisent plus »?Les enfants lisent.Certains, de vrais (!) romans - parce que, surprise! une littérature jeunesse diversifiée existait avant Harry Potter et J.K.Rowling (cela ne manq u e r a p a s d ' é t o n - n e r c e u x q u i o n t découvert le livre pour e n f a n t s qua nd le phénomène Potter a, justement, sorti ce genre de la confidentialité où il est habituellement confiné).D'autres lisent des livres d'horreur imprimés sur papier jaune, des bandes dessinées, des Dragonballs.C'est de ces derniers que l'on dit qu'ils ne lisent pas.Parce qu'ils ne lisent pas ce qu'on (qui exclut entre autres la personne qui parle) voudrait qu'ils lisent.Bonjour la motivation, hein?Mais pour une fois, grâce à Harry et à J.K.Rowling, leur lecture reçoit l'aval des adultes.Papa et maman qui, souvent, n'ouvrent pas les livres-pour-enfants-donc-pas-poureux, plongent dans ces romans-là avec délices.Le professeur et la gardienne les adorent aussi.Et tous ces grands se mettent à en discuter d'égaux à égaux avec les enfants.Comment s'étonner que ceux-ci, sensibles à l'app d'indépendance, nagent avec bonheur dans ces centaines de pages - à travers lesquelles, comble de la récompense, ils peuvent même parfois servir de guide aux adultes?En fait, le grand remerciement que l'on peut adresser à J.K.Rowling est d'avoir percé une brèche dans le mur qui sépare la littérature jeunesse des autres livres et d'avoir lancé un pont littéraire sur lequel petits et grands se rejoignent.Reste à savoir si la brèche en question restera ouverte, si le pont ne s'écroulera pas après la parution du septième et dernier tome de Harry Potter.Et là, malheureusement, tous les doutes sont permis.Coeurs en hiver collaboration spéciale «On ne s'en sauvera pas encore c't'année », ainsi que me l'a fait remarquer avec sagacité plus d'un chauffeur de taxi.En effet, à peine le mois des morts s'est-il pointé que déjà le souffle de décembre l'emporte comme feuilles mortes dans la nuit froide de l'oubli.L'hiver est à nos portes et il neige dans les têtes et les coeurs.Prenez le cas d'Hector Maurice.À l'automne de sa vie, le vieil homme entreprend de dresser le bilan de son existence banale.La tâche est moins aisée qu'il l'avait imaginée, lui dont l'esprit vagabonde.Maurice se remémore son enfance pas toujours rose, ses amours décomposés, ses joies petites et fugaces, ses lâchetés passées et ses chagrins qui le tourmentent.Dire qu'il a raté sa vie tient à la fois de l'euphémisme et de l'hyperbole, pardonnez le paradoxe : patron d'une entreprise qui connut ses heures de prospérité, il a échoué sur le plan affectif, marié à une femme dont il n'a pas tardé à se détacher mais qu'il n'a jamais osé quitter pour cette autre qui détenait la clé du bonheur et que Maurice a laissé filer.Vaguement épris de la jeune et belle Luba, une serveuse rencontrée au hasard de ses déambulations dans le Vieux-Montréal, Hector Maurice promène un spleen digne des personnages de Gilles Archambault et un goût de l'anéantissement dont témoigne le titre du livre dont il est le héros : La Semaine prochaine, je veux mourir, de Michel Désautels (Prix Robert-Cliche en 1998 pour Smiley).Les critiques ont l'habitude de parler d'un deuxième livre comme d'une « épreuve » et n'ont, au fond, pas tort.Souvent, la deuxième oeuvre d'un auteur de la « relève » Ð dont assurément fait partie l'animateur de télé et de radio bien connu Ð vient confirmer ce qu'on avait cru déceler dans la première et laisse parfois présager ce qui suivra.Félicitons d'abord Désautels d'avoir résisté à la tentation de se répéter, de tabler sur une formule connue.Roman d'atmosphère au rythme lent, La Semaine prochaine, je veux mourir n'a pas grand chose à voir avec le thriller haletant (j'insiste, puisque ledit bouquin mettait en scène un sprinter olympique) qui avait permis à Désautels de faire une entrée remarquée et remarquable dans Bouquinville.Cela dit, j'ai retrouvé dans ce nouvel opus cette empathie pour les « petites gens », ce formidable sens de l'observation et de la description, cette habileté à évoquer prestement des décors et des situations vrais, et même des touches de cet humour subtil, cette finesse d'esprit qui avait charmé dans Smiley.Je pense à l'épisode où Hector Maurice est engagé comme figurant dans un film tourné dans les rues du Vieux ; à celui où, accompagné de son pote Le Marcheur, un itinérant qu'il veut faire passer pour un peintre réputé, il visite un luxueux appartement ; ou aux interventions parfois drôles des spectres de ces femmes qui ont compté dans la vie de Maurice.Curieusement, l'enchaînement de ces scènes pourtant réussies ne va pas toujours de soi.À vrai dire, autant Smiley tirait son efficacité narrative d'un montage serré (au sens cinématographique du terme), autant La Semaine prochaine, je veux mourir me semble souffrir de sa structure un peu trop lâche, qui aurait gagné à être resserrée.Et malgré une conclusion belle et émouvante, ce roman un brin anecdotique m'a laissé sur ma faim, peut-être parce que l'auteur n'est pas allé assez loin dans l'exploration de la psyché de son héros.Comme Hector Maurice, les personnages de Marie Auger ont le coeur en hiver.C'était le cas de l'héroïne du Ventre en tête, ce roman très fort qui nous avait révélé cet écrivain singulier à l'identité variable dont les livres sont tantôt signés Mario G.ou Mario Girard (son véritable nom).C'est encore le cas de la narratrice de J'ai froid aux yeux qui, le soir de l'Halloween, se réfugie dans le frigo après avoir trouvé étendue au milieu de la cuisine sa mère morte.Je ne me rappelle plus quel critique affirmait qu'on pouvait ranger la plupart des romanciers québécois actuels soit dans la lignée de Réjean Ducharme, soit dans celle d'Hubert Aquin Ð postulat qui faisait donc abstraction d'Anne Hébert, autre figure tutélaire incontournable.Ce qui, chez Marie Auger, m'impressionne le plus, c'est sa capacité de synthétiser ces trois influences majeures en une voix originale et inédite.Héritiers du caractère romantique voire gothique des héros hébertiens, les protagonistes de Marie Auger sont toujours plongés dans des situations extrêmes que l'auteur décrit dans une écriture fébrile, une sorte de délire lucide proche d'Aquin, qui n'exclut pas la naïveté, l'ironie et le ludisme chers à Ducharme.Un morceau choisi, en guise d'illustration ?« Si je ne me retenais pas, je mangerais ma mère comme dans le film Les Survivants.Je la mangerais en commençant par les fesses.Ce serait une façon de survivre.Voir le corps inerte d'une personne est la première étape du deuil.Le manger, ce serait la seconde si on voulait vraiment en finir.Il faut que je me retienne.Je vais manger de la neige pour ne pas crever de soif et m'ouvrir une pinte de lait pour ne pas crever de seins.» Au-delà de ses audaces stylistiques, l'auteur renoue ici avec les thèmes qui lui sont chers : le rapport à la mère et à la féminité, la solitude, l'enfermement, la folie qui nous guette, la difficulté de dire et de se dire sans oublier la mort, encore elle, toujours elle.Bref, percutant et hallucinant, ce cinquième roman réaffirme, comme si le besoin en était, que Marie Auger compte parmi les écrivains essentiels de l'heure.H H H LA SEMAINE PROCHAINE, JE VEUX MOURIR Michel Désautels VLB, 218 pages H H H H J'AI FROID AUX YEUX Marie Auger XYZ, 118 pages 7LP0301B1126 B3 LECT 26 7LP0301B1126 ZALLCALL 67 01:14:47 11/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 L E C T U R E S B 3 POLAR LITTÉRATURE DU VOISIN Attention à la triple détente ! Les derniers Connelly et Holden, polars de la saison Le mystérieux poète grec GILBERT GRAND Depuis qu'il a quitté les étouffantes chambres closes pour investir les jungles urbaines, le roman policier contemporain fonctionne souvent comme un impitoyable jeu de piste où le lecteur retrouve, par procuration, l'excitation atavique du chasseur lancé sur les traces de sa proie, qui a cette foisci les traits du « coupable ».Sur ce terrain hostile, l'enquêteur d'aujourd'hui progresse plus à l'instinct, voire à la force brute, qu'à coups d'indices malicieusement plantés par un auteur retors comme à l'âge d'or des Christie, Carr, Queen et autre Sayers.Chez des maîtres actuels du genre comme Michael Connelly et Craig Holden Ð leurs derniers romans, L'Envol des anges et Les Quatre Coins de la nuit, figurent sans conteste parmi les meilleurs polars de la rentrée Ð la traque hyperréaliste, pourtant menée avec les moyens techniques dernier cri (ADN, profilage psychologique, Internet, etc.), n'évite ni chaussetrappes ni fausses pistes.C'est que la société et les individus, campés dans toute leur épaisseur, s'y avèrent particulièrement rétifs et ambigus.Mais quand ces intrigues s'ouvrent comme des poupées gigognes, attention à la double, voire à la triple détente, qui vous clouera d'étonnement à votre fauteuil ! Affectionnant ces récits imbriqués (voir surtout Le Poète), Connelly réserve à son héros fétiche, l'incontrôlable inspecteur Harry Bosch du LAPD, une enquête quasi impossible dans L'Envol des anges (Angels Flight, 1999).Le titre fait référence au mythique Funiculaire des anges qui permet d'accéder au sommet de Bunker Hill et qui, en 1946 déjà, inspira à Verne Chute, l'un des classiques de la Série Noire.Cette fois-ci, quand Bosch y est appelé, la cabine contient deux cadavres froidement exécutés : celui d'une bonne hispanique qui a eu le tort de se trouver là au mauvais moment, et surtout celui de Howard Elias, un avocat noir hypermédiatique qui passait son temps à traîner la police de Los Angeles devant la justice pour violation des droits civiques des Afro-Américains.Coincé par un supérieur rancunier qui voit là l'occasion rêvée de le casser, Bosch ne peut refuser ce dossier qu'il sait piégé : chacun de ses collègues qui nourrissaient une haine viscérale envers le défunt y est bien sûr un suspect potentiel ; toute erreur, tout retard dans la recherche du coupable risquent de plus de déclencher des émeutes raciales comme lors de l'affaire Rodney King, en 1992.Même s'il n'a pas l'habitude de marcher sur des oeufs ni de voir son boulot saboté systématiquement par des confrères, Bosch ne tarde pas à trouver des faits troublants : l'inspectrice en chef qui chapeaute son enquête était la maîtresse de l'avocat assassiné ; ce dernier disposait en outre d'un informateur au sein de la police.Et ce à la veille d'un procès où il se faisait fort de prouver que le récidiviste Michael Harris avait été torturé par quatre inspecteurs du LAPD (dont un ami de Bosch) pour lui faire avouer le viol et le meurtre d'une gamine de 12 ans, fille d'un milliardaire de l'automobile.Mais aussitôt s'ouvre une piste encore plus étonnante : sur le Web, l'avocat aussi respectable que respecté semblait fréquenter des sites porno hard, du genre bondage.En remontant la filière virtuelle, Bosch et son équipe démasquent un sordide réseau pédophile, lié selon toute apparence au procès Harris.Vous pensez alors être proche de la vérité ?Erreur ! Elle gît bien cachée au fond d'un autre tiroir où s'empilent des dossiers vite classés par une hiérarchie surtout préoccupée de couvrir ses arrières et de trouver un bouc émissaire commode, ainsi que le constate amèrement Bosch.À la différence des Richard Price (Freedomland) ou Eugene Izzi (Matter of Honour), Michael Connelly n'utilise qu'en arrièreplan la dynamique du racisme entre minorités et policiers.Marchant sur les traces de son maître Joseph Wambaugh, il décrit et analyse plutôt de l'intérieur, et dans son dangereux travail quotidien, cette étrange tribu « bleue » liée par l'omertà et qui entretient des rapports bien troubles avec la machine judiciaire.Faut-il dès lors s'étonner que les flammes de l'émeute finale soient loin d'être purificatrices.Craig Holden vraiment parmi les meilleurs Tout en tournant plus vite que mon ombre les pages des Quatre Coins de la nuit, le souffle court dans l'attente du coup de théâtre final dont je pressentais l'inéluctable gravité, je ne pouvais qu'admirer l'époustouflant métier de Craig Holden et me demander comment j'avais pu rater ses deux thrillers précédents, traduits sans bruit, il est vrai, en français.Dans le premier, La Rivière du chagrin (River of Sorrow, chez Plon), un urgentologue rattrapé par son passé de toxicomane doit plonger dans l'illégalité pour prouver qu'il n'est pas, malgré tous les indices, le serial killer que la police recherche.Dans le second, Route pour l'enfer (The Last Sanctuary, heureusement réédité en Folio Policier), un vétéran du Golfe traversant les États-Unis au volant de sa vieille Pontiac tombe dans les rets d'une secte millénariste armée, prête à en découdre avec le gouvernement fédéral depuis son dernier sanctuaire au fond de l'Alaska.Sens du rythme, du décor et de l'espace, intrigues multicouches, personnages complexes, Holden rodait déjà là, on le constate, plusieurs des composantes qui font de son troisième roman, Four Corners of Night, un chef-d'oeuvre du genre.Tout commence par l'enlèvement d'une adolescente un dimanche matin dans une ville moyenne de l'Ohio : pour Bank et Mack, les deux policiers qui répondent à l'appel radio, ce rapt en rappelle aussitôt un autre particulièrement douloureux et vieux d'à peine sept ans, celui de la fille de Bank qui demeure toujours classé « non résolu » malgré les moyens démesurés mis en oeuvre.Dans un savant montage où le passé éclaire le présent et réciproquement, les deux enquêtes semblent bientôt converger vers de troublantes similitudes.Sous la plume de Mack, le narrateur, on découvre parallèlement et par petites touches la vraie nature des liens unissant depuis l'enfance les deux inspecteurs, aussi meurtris et en mal de rédemption que ceux de James Ellroy.Des traumatismes de l'enfance à l'admiration de l'adolescence, de la camaraderie professionnelle au terrible secret éclairant d'une lumière insoutenable les lendemains du premier enlèvement, Holden explore toutes les nuances conflictuelles de l'amitié masculine, sans négliger les relations père- fille tout aussi spéciales.Ce qui donne une épaisseur additionnelle, une chaleur humaine parfois bouleversante, à un thriller par ailleurs formidablement efficace.La surprise de la rentrée.Enfin, puisqu'il y est aussi question d'enlèvements d'adolescentes, de lâchetés masculines et de corruption policière, mais cette fois à la sauce anglaise, je vous conseille Lolita Man, signé Bill James.Ce roman au cynisme roboratif fait partie de l'excellente série policière (15 volumes parus) mettant en scène le superintendant Colin Harpur, dont Rivages/ Noir a heureusement entrepris la traduction.À placer à côté des John Harvey, William Mc Ilvanney et autre Ian Rankin.H H H H L'ENVOL DES ANGES Michael Connelly Seuil Policiers, 354 pages H H H H LES QUATRE COINS DE LA NUIT, Craig Holden Rivages / Thriller, 365 pages H H H ROUTE POUR L'ENFER Craig Holden Folio Policier, Gallimard, 550 pages H H H 1¤2 LOLITA MAN Bill James Rivages/ Noir, 295 pages En Grèce, paraît-il, on dit d'un homme qui s'esquive et qui se cache derrière une multitude d'apparences que c'est une seiche.Et avec raison.La seiche, on le sait, lorsqu'elle se sent menacée, lance un nuage d'encre noire dans l'eau.Pendant que l'agresseur essaie de voir à travers cet écran, la seiche s'enfuit prestement.On admire la stratégie de la seiche, bien sûr.Mais on la mange aussi.Je viens de lire un excellent recueil de poésie écrit par une seiche Ð en réalité, par deux seiches : David Solway, qui se présente comme traducteur, et Andréas Karavis, le mystérieux poète grec de l'île de Lipsi, dans les Cyclades.Le nom « Karavis » en grec fait référence aux bateaux, et justement Karavis, né en Crête, a été longtemps pêcheur, se servant des heures et des jours passés sur la mer Égée pour composer des vers.Sa casquette de capitaine, son col roulé, sa barbe, c'est le Zorba idéal de nos étés sur les Îles grecques, accoudé au comptoir de la taverne.David Solway, Montréalais d'origine, poète et auteur d'essais, professeur de lettres, a toujours été hellénophile.Il a vécu en Grèce à plusieurs reprises, il connaît bien sa culture, de l'Antiquité jusqu'aux manifestations les plus modernes.Il n'a pas toujours vécu une histoire d'amour réussie avec ce pays que, pourtant, il aime.Les Grecs l'ont accusé de tous les torts à la sortie de The Anatomy of Arcadia, le journal de bord d'une année passée parmi les Hellènes, où l'on voit toutes les faiblesses morales des habitants d'un petit village insulaire, et les difficultés d'y vivre, surtout avec son épouse, en plein hiver.Rien que l'enthousiasme, par contre, lorsqu'il a découvert la poésie d'Andréas Karavis et, ensuite, l'homme lui-même.Ce fut une révélation pour Solway, et il s'est tout de suite mis à traduire l'oeuvre du poète en anglais.Ses versions anglaises sont très abordables, même si vous doutez de vos capacités, soit en anglais, soit en poésie.Karavis, c'est un poète, mais avant tout, c'est un pêcheur qui travaille à partir d'une tradition orale qui naquit avec Homère.Le mariage de deux poètes, Solway Ð Juif montréalais, intellectuel, spirituel Ð et Karavis Ð élégiaque, sensuel, pas dépourvu d'ironie Ð a produit le très beau recueil qui s'appelle Saracen Island, ou l'Ile des Sarrasins, publié chez Véhicule Press de Montréal, chez qui l'on trouve quelques bons poètes du Canada anglais.Dans The Dream Masters, on lit : «Mon ami, si tu réclames du vin, il proviendra de la cuve où l'on noie les chiens.Et dans On Naxos (une des îles des Cyclades), un vieux gentleman s'approche du poète, attablé au Paradise Donuts, où il espère trouver quelques moments de paix.Le vieux, affligé de maladie de Parkinson mais ignorant son infirmité, fait revivre au poète toute l'histoire mythique de cette île.Non, il n'aura pas ses quelques moments de tranquillité.Personne n'aura de paix sur cette île si riche en souffrance.En même temps, Solway a fait publier un livre pour accompagner les poèmes de Karavis (ça s'appelle un « companion » en anglais), un fourre-tout de correspondance, d'interprétations, de pensées diverses, de bribes biographiques et autobiographiques.C'est là où la personnalité de Solway se fait sentir : grand joueur aimant taquiner la langue comme si elle était une truite, pourfendeur de toute rectitude politique, connaisseur en paysages féminins.Et grand mythomane aussi.Et nous voilà rendus au mystère.Même avant la sortie du livre, lorsqu'on ne connaissait Karavis que par quelques poèmes publiés dans des revues littéraires au Canada et aux États-Unis, on mettait déjà en cause son identité.Karavis, disait-on, n'etait nul autre que Solway.Et cela, malgré les photos de Karavis, ses lettres envoyées de l'île de Lipsi, ses paroles citées dans une revue savante au Johns Hopkins University aux États-Unis, malgré la réception tenue en l'honneur du livre par l'Ambassade de Grèce Ð normalement, les ambassades se tiennent loin des poètes qui n'existent pas ! Mon opinion de détective littéraire ?Je connais bien la poésie de Solway, et je trouve très peu de ressemblances entre lui et Andréas Karavis.Ce projet de traduction date déjà de plusieurs années.J'étais dans la salle au collège Dawson au moment où Solway a lu les premiers poèmes de Karavis.J'ai été étonné par leur grâce, leur élégance et leur beauté, exprimées dans une langue très simple.Rien à voir avec les labyrinthes verbaux construits par David Solway.Peu d'entre nous oseraient l'avouer, mais beaucoup préfèrent Karavis dans la traduction de Solway à Solway en version originale.Si David Solway, qui est tout de même un grand joueur, a inventé Karavis, tout comme Athéna est sortie de la tête de Zeus, je voudrais le féliciter doublement, car il a réussi la plus difficile tour qui soit : il s'est réinventé de toutes pièces, il est devenu un Autre.Ce n'est pas ça le but de l'Écriture ?H H H H cp8SARECEN ISLAND : THE POETRY OF ANDREAS KARAVIS David Solway 135 pages, Véhicule Press AN ANDREAS KARAVIS COMPANION David Solway 157 pages, Véhicule Press Michael Connely 7LP0401B1126 b4 lect 26 7LP0401B1126 ZALLCALL 67 01:14:33 11/26/00 B ROMAN Une tardive vocation de romancière GÉRALD LeBLANC On a beau avoir signé des centaines d'articles percutants et même un essai couronné par le Gouverneur général du Canada, on ne sait toujours pas si l'on pourra écrire un roman.Il ne s'agit plus de décrire la terrible condition des travailleuses immigrantes dans les usines de vêtements comme l'avait fait Sheila Mc Leod Arnopoulos pour le défunt Montreal Star.Il ne s'agit pas non plus de signaler, avec Dominique Clift, son collègue et conjoint de l'époque, l'émergence de la minorité anglophone du Québec qui s'était toujours vue comme partie de la majorité anglophone du Canada (dans Le Fait anglais au Québec chez Libre Expression).Il s'agit de raconter une histoire, se déroulant bien sûr à Montréal, le Montréal de l'avenue du Parc, que Sheila avait appris à connaître avec son premier conjoint (celui qui lui a laissé le patronyme Arnopoulos), mais se passant aussi à Verdun, à NDG et aux quatre coins de l'Île que Sheila connaît comme peu de Montréalais.Dans son premier roman, Sheila Mc Leod Arnopoulos raconte, évidemment, l'histoire d'une journaliste, travaillant et vivant rue Saint-Antoine, quartier des vieux journaux de Montréal, et qui à partir d'un bouleversant fait divers - un jeune couple accusé d'avoir laissé son enfant mourir de froid - cherche à répondre à la question que tout le monde se pose : Comment peut-on en arriver là ?Cette quête de sens, pour une action sordide, mènera Maggie, fille de pasteur et vieille fille traînant son propre secret, sur la face cachée de sa ville, dans l'univers des danseuses nues et des petits pégreux.Une descente aux enfers de l'un et l'autre monde, au fil d'un extraordinaire voyage dans Montréal, du Vieux à la Montagne, de Verdun à Westmount, de la fabrique de croustilles Humpty Dumpty de Lachine au Lux du Mile End, du Tramway du sexe jusque chez Dunn's, le tout enrobé d'un étrange mélange de violence et de tendresse qui rappelle les moments forts du merveilleux film Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon.C'est aussi une douce promenade sur le Chemin-du-Roy en route vers l'Île-aux-Coudres et une terrifiante évasion en Harley Davidson vers Kingston en Ontario.Sheila a passé le test.Elle peut aussi écrire un roman, dont j'ai dévoré les 500 pages en moins d'une semaine, un roman plein de suspense mais aussi débordant de réflexions sur les drames intérieurs et extérieurs des bons et des truands.H H H 1¤2 DANS L'OMBRE DE MAGGIE Sheila Mc Leod Arnopoulos Libre Expression, Montréal 2000, 496 pages traduit de l'anglais par Pan Bouyoucas.ACTUALITÉ Leçon de choses rares JOCELYNE LEPAGE Au Salon du livre, la semaine dernière, une vingtaine de personnes avaient répondu à l'invitation des libraires de la Confrérie du livre ancien et soumis leurs vieux livres à l'évaluation des experts.Certaines sont reparties, un trésor entre leurs mains.D'autres, qui croyaient détenir une chose de grande valeur, sont rentrées bredouilles à la maison.C'est le cas de Claude Meunier (aucun lien de parenté avec pôpa) qui a fait relier luxueusement un livre de Nelligan imprimé spécialement pour un membre de la famille Corbeil, famille à l'origine de la Fondation Émile-Nelligan.M.Meunier a appris que la valeur du livre se situait entre 150 $ et 200 $.« C'est ce que m'a coûté la reliure », a-t-il dit, évidemment déçu.Par contre, un couple a présenté un petit livre tout jauni et racorni.L'auteur en est Érasme, le texte est bilingue (latin et grec), l'ouvrage imprimé en Allemagne en 1571, et le livre vient d'un héritage.« Eh bien ! C'est une chose qui semble rare, leur a dit le libraire Guy de Grosbois, il faut pousser plus loin la recherche, ça en vaut la peine.Je ne peux pas me prononcer sur la valeur exacte, ça dépend de tant de choses.J'ai déjà eu un ouvrage de Descartes que je croyais fort rare.S'il s'était agi de la première édition, il aurait valu 20 000 $.Mais comme il s'agissait de la deuxième édition, sortie deux ans plus tard, la valeur baissait à 2000 $.» Il faut savoir, a expliqué M.de Grosbois, qu'entre 1450 et 1500, vingt millions de livres ont été mis en circulation en Europe et qu'en l'an 1500, il y avait 2000 presses en activité.« Ça a été la folie pour le livre imprimé à l'époque comme c'est le cas pour Internet aujourd'hui », a-t-il ajouté.Bref, tout ce qui est vieux n'est pas nécessairement précieux.« Il ne faut jamais oublier que le livre est un multiple.Les évaluateurs demandent entre 60 $ et 75 $ pour mener une recherche poussée sur ce genre de livres.Geneviève Dubuc a été chanceuse elle aussi.Elle a payé 15 $ un gros livre de gravures daté du siècle dernier acheté dans une vente de débarras.Gravures d'une exceptionnelle qualité qu'un libraire ou une galerie d'art pourrait découper une par une pour les vendre séparément après les avoir encadrées.Ça pourrait valoir dans les cinq à dix mille dollars ! Sachez aussi que si vous avez un livre ancien traitant des Amérindiens, comme L'Histoire des Abenakis de l'Abbé J.A.Maurault, imprimé en 1866, vous n'aurez aucun mal à le vendre.C'est ce que l'on appelle un « winner » dans le jargon des libraires.Les autochtones sont de grands acheteurs de tout ce qui concerne leur culture.La valeur pécuniaire des livres dépend de plusieurs critères, a expliqué pour sa part le libraire François Côté : s'il s'agit d'une première édition, si elle est signée par l'auteur, si l'auteur est célèbre, si le livre est rare.S'il a appartenu à une vedette, il vaut plus que si son propriétaire est un « gars ben ordinaire ».Il faut tenir compte de la qualité de la conservation, de celle du papier, des illustrations.Un livre peut être mauvais sur le plan du contenu Ð le premier roman (jeté aux poubelles par l'éditeur) d'un auteur devenu célèbre plus tard, par exemple Ð mais s'intégrer dans des collections.Il y a aussi toutes sortes de collections, certaines excitant les passions plus que d'autres comme les collections de livres de médecine.Pour en savoir plus, on peut communiquer avec la Confrérie de la librairie ancienne du Québec à l'adresse suivante : C.P.1056, Succ.C, Montréal H2L 4V3 ou consulter le site Web : www.bibliopolis.net/claq LÕann.e CHAP2L00E0AU Les meilleurs dessins de l'année du célèbre caricaturiste de La Presse.120 pages 19,95 $ Boréal Qui m'aime me lise Jamais vous n'auriez cru que l'année qui vient de s'écouler était si drôle.AVEZ-VOUS LU?2909002-2 L'Arbre de Joie Texte : Alain M.Bergeron Illustrations : Dominique Jolin Soulières éditeur L'Arbre de Joie existe pour combler les rêves et les désirs des enfants qui ont moins de chance que d'autres.Mais y aura-t-il un père Noël pour Patricia et son petit frère Simon?Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 13 Prix Boomerang 2000 Pour les 6 à 9 ans 48 pages / 7,95 $ Le chien de Pavel Texte : Cécile Gagnon Illustrations : Leanne Franson Soulières éditeur Comme disent les voisines : le chien de Pavel est mort.Cette expression populaire amènera l'héroïne à se poser beaucoup de questions.Pendant ce temps, Pavel, l'immigrant, connaît de gros ennuis.Une vérité cruelle finement racontée par Cécile Gagnon.Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 23 Pour les 6 à 9 ans 64 pages / 7,95 $ 7LP0501B1126 b5 lect 26 7LP0501B1126 ZALLCALL 67 01:14:26 11/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 L E C T U R E S B 5 EN POCHE ESSAI Le coin des libraires On n'a plus les Wilkie Collins, vieilles filles qu'on avait ! le père du polar CHANTAL GUY collaboration spéciale Un mois jour pour jour avant l'anniversaire du célibataire le plus célèbre de l'histoire (Jésus, pour ne pas le nommer), quel anniversaire célèbre- t-on, hein ?Hier, 25 novembre, c'était la Sainte Catherine, la fête des « vieilles filles », comme on disait il n'y a pas si longtemps.La fête de celles qui n'avaient pas eu l'auguste chance de prendre mari avant le 25 novembre de leur 26e année.Elles recevaient en guise de punition nombre de farces plates et la tâche de s'occuper de la « tire Sainte-Catherine », en plus de porter la coiffe de cette sainte, mariée mystiquement au Christ, qui est non seulement la patronne des filles non mariées mais aussi celle des philosophes (curieuse coïncidence).Mais en fait, les « vieilles filles » incarnaient dans l'imaginaire collectif un personnage ingrat, voire inquiétant, mais parfois libérateur, comme nous l'apprend La Vieille Fille, lectures d'un personnage paru récemment aux Éditions Triptyque.L'ouvrage présente huit courtes et passionnantes études sur le personnage de la « vieille fille » en littérature et particulièrement dans la littérature québécoise : Balzac et Zola, mais aussi Laure Clouet d'Adrienne Choquette, la célèbre et oedipienne Angéline de Montbrun de Laure Conan, Maria Chapdelaine (Louis Hémon), Les Myriam et Maryse de Francine Noël, la mère terrifiante créée par Anne Hébert dans Le Torrent, la célibataire dans l'oeuvre de Louise Maheux-Forcier.Autant de lectures savantes et curieuses de ces femmes étonnantes dont la définition sociale ne passait ni par le père, le mari, le fils ou le Saint-Esprit.Car c'est bien de cela qu'il s'agit : une femme ne pouvait prendre sa place dans la communauté sans être « la fille de », « la femme de » ou « l'épouse de Dieu ».Hors des hommes, ce beau fruit ne mûrissait pas mais pourrissait, et la femme devenait, à 27 ans, une « vieille fille ».Et Annette Hayward d'écrire : « Le plus curieux, peut-être, c'est que ce terme s'utilisait en général dans un contexte social où la jeune fille se devait d'adopter un rôle passif et attendre de « se faire demander » en mariage, alors que l'opprobre de ne pas avoir trouvé à se marier était perçu comme relevant de sa seule responsabilité à elle ».Lucie Joubert et Annette Hayward de l'Université Queen's de Kinston pilotent cette étude d'un personnage trop souvent caricaturé, « témoin de son temps et un élément de mesure de l'évolution des mentalités ».Cette étude n'oublie surtout pas de faire la différence entre le personnage décrit par des auteurs féminins et masculins, comme en témoigne ce passage de Maïr Verthuy : « le roman masculin semble se plaire à évoquer ce fantasme de la vieille fille, rejetée parce que laide, inutile parce que non s o u m i s e à l ' h o m m e ; chez les écrivaines, en revanche, celleci est une femme remarquable qui doit son état à la seule carence masculine ».Les « vieilles f i l l e s » n ' e x i s t e n t plus.Elles ont été remplacées ( e n g r a n d nombre) par les « femmes seules » ou les « femmes célibataires » et font encore l'objet de quelque curiosité.Pensons, par exemple, au reportage de Denise Bombardier diffusé récemment à Enjeux où nous les avons vues certes autonomes, attachées à leur confort et leur carrière, mais « tristement » seules, à la recherche soit d'un homme, soit d'un enfant à chérir.Les « femmes célibataires » ne sont plus des « vieilles filles » de nos jours, mais le terme et l'insulte « vieille fille » existe toujours, comme si, malgré le féminisme, persistait un genre féminin qui, n'appartenant pas à la « planète des hommes », n'appartenait à personne, pas même à lui-même.H H H 1¤2 LA VIEILLE FILLE, LECTURES D'UN PERSONNAGE Collectif sous la direction de Lucie Joubert et Annette Hayward Éditions Triptyques, 181 pages ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale De son vivant (1824-1889), Wilkie Collins connaissait un immense succès populaire.Ses romans, qui avaient tout pour choquer la « morale de camelot » de son époque, pour reprendre ses propres mots, étaient prisés autant en Angleterre qu'en France et même jusqu'en Amérique.Comme bien d'autres lecteurs francophones, Pierre Boulay, libraire chez Renaud-Bray, l'a découvert à la faveur de récentes rééditions Ð dans des traductions revues et complétées Ð chez Libretto, collection de poche des éditions Phébus.P.D.James et Ruth Rendell l'ont reconnu, c'est aux sombres peintures sociales de Collins qu'elles doivent leur art.Grand lecteur de polar, M.Boulay a lui aussi pris un grand plaisir à visiter l'époque victorienne à travers cette oeuvre qui jette les bases du roman policier moderne.Parmi les quatre ouvrages ayant été réédités jusqu'ici, il avoue avoir un faible pour Sans nom et Armadale, parus ce mois-ci.Ces deux pavés de 800 pages ont en commun de suivre les mésaventures de deux femmes dont la détermination et les méthodes tranchent avec les rôles qu'on leur attribue généralement dans la littérature victorienne.Dans Sans nom, Magdalen ment, complote et intrigue pour se venger de l'héritage qu'on lui a retiré sous prétexte que sa soeur et elle sont nées hors des liens sacrés du mariage.Plus complexe et même labyrinthique, Armadale invite à marcher dans les pas d'une femme fatale qui combat un destin qui l'a fort malmenée.Lydia Gwilt n'a que son astuce et ses charmes, et elle en use sans trop se soucier de la morale.« À l'époque ce devait être un personnage choquant », estime M.Boulay.Le mystère, l'étrangeté et les frissons, Collins ne les trouve plus dans les grottes et cimetières sombres du roman gothique, mais derrière les lourdes tentures des demeures bourgeoises.L'audace de ce compagnon de Dickens Ð l'auteur des Grandes espérances était, semblet- il, un peu jaloux de son ami Ð réside dans le fait qu'il dévoile les dessous peu reluisants d'une époque éprise de bonnes manières et de rectitude morale.« Ce que je trouve intéressant dans Wilkie Collins, c'est que ses romans ont été à la fois populaires, et tout à fait révolutionnaires, comparativement à ce qui se faisait à l'époque, remarque M.Boulay.Les gens du peuple qui lisaient ces romans-là y trouvaient plein de choses qu'ils ne connaissaient pas.» Bien qu'ils soient d'une lecture facile, les romans de Collins, selon le libraire, ne plairaient pas nécessairement aux fans de Mary Higgins Clark, par exemple.M.Boulay les conseille davantage aux amateurs de polars qui aiment avoir un peu plus de viande autour du suspense.Collins ne va pas droit au but.Sa langue est investie des codes et des règles de bienséance en vogue à l'époque victorienne.Il y a par conséquent beaucoup de nondit dans les oeuvres de ce romancier toujours en vogue chez les anglo- saxons.La tension y émane justement du jeu des apparences auquel se prêtent les personnages.« Dans certains romans de Wilkie Collins, on plonge dans des atmosphères qui se rapprochent des films de Hitchcock », juge M.Boulay.Le réalisateur américain comptait d'ailleurs parmi les plus célèbres admirateurs de Collins, au nombre desquels figurent également des écrivains comme Borges et Henry James.On a vu pire référence ! Ceux qui apprécieront la représentation de l'époque victorienne dans les oeuvres de Collins peuvent ensuite s'orienter vers celles de sa compatriote Anne Perry.Depuis vingt ans maintenant, cette reine du crime dévoile elle aussi l'hypocrisie de la société anglaise sous Victoria dans sa série de romans mettant en vedette l'inspecteur Pitt et sa femme Charlotte.Cardington Crescent s'est ajouté le printemps dernier à L'Étrangleur de Cater Street, Resurrection Row et cinq autres titres offerts dans la collection Grands détectives de 10/18.Par ailleurs, le libraire de Renaud- Bray ne tarit pas d'éloges pour Henning Mankell, un auteur suédois qu'il a découvert récemment.Il s'agit là d'un tout autre univers puisque dans ces polars modernes, il n'y a pas de suspense.« Dans le roman américain, il y a un suspense qui monte jusqu'au climax.Mankell, ça n'a rien à voir.On y vit une enquête policière dans le détail.Même si ça aboutit dans un cul de sac », précise M.Boulay.On entre aussi dans la vie des gens et, puisque c'est suédois, c'est très dépaysant.» La Cinquième femme de Mankell vient de paraître en grand format, mais les lecteurs peuvent se replier sur Le Guerrier solitaire, dans la collection Points au Seuil, en espérant que Le Meurtrier sans visage (autrefois chez10/18) sera réédité bientôt. 7LP0601B1126 b6 lect 26 7LP0601B1126 ZALLCALL 67 01:16:21 11/26/00 B ROMAN Hélas ! le grand roman annoncé n'y est pas RÉGINALD MARTEL Le sort médiatique d'un livre ne serait pas indifférent à la prose louangeuse dont les éditeurs enrichissent la page quatre de couverture.Monsieur André Vanasse, de la maison XYZ, a d'ailleurs écrit sur le sujet, dans sa revue Lettres québécoises, des choses profondes et définitives.Ainsi donc, quand un éditeur promet presque, encore que sur le mode interrogatif, « le grand roman attendu sur l'école, l'enseignement, les professeurs, les élèves », on comprend que les lecteurs, professionnels ou non, soient tentés d'y aller voir de plus près.Surtout quand ledit roman paraît dans une collection de bonne tenue, Littérature d'Amérique, qui réunit plus d'excellents titres que de titres moyens.Ces lecteurs alléchés se rendront compte bien vite, hélas ! que le grand roman annoncé n'y est pas.Le roman qui y est n'a que des rapports accessoires avec l'éducation et ses acteurs.Aussi bien retourner à l'oeuvre de M.François Gravel, qui a plutôt bien réussi son livre sur l'enseignement dans les cégeps, ou pourquoi pas au vieil universitaire de Sabrevois et Kingston, Gérard Bessette, qui se fait rare mais qui signa deux grands romans sur le monde de l'éducation.Clarence Duval, le protagoniste du roman de M.François Désalliers, Des steaks pour les élèves, devient (comme l'auteur) professeur de théâtre.À trente-cinq ans, le comédien n'a connu que de minces succès, ce qui l'a obligé à faire un peu de tout, publicité, doublage et autres bricoles auxquelles même de grands comédiens ne savent pas toujours résister.Il vit presque pauvrement avec sa femme Pénélope, une ancienne acrobate du Cirque du soleil recyclée dans les petites fêtes de quartier, et leurs jeunes enfants.Quand se présente l'occasion de remplacer le professeur de théâtre d'une école secondaire privée, avec assurance d'un salaire hebdomadaire, il accepte avec beaucoup de réticence : il n'a aucune expérience de l'enseignement.Il ignore encore qu'il ne pourra même pas enseigner, surtout au début de l'expérience, parce que la plupart de ses élèves (le romancier parle plutôt d'étudiants, une variété d'élèves qu'on ne rencontre qu'à l'université) n'ont pas l'intention d'apprendre quoi que ce soit.C'est le chahut total, auquel on voudrait bien croire, mais M.Désalliers, qui semble y prendre goût plus que le pauvre Clarence, en met tellement, visant peut-être un effet de caricature, que le ton généralement réaliste du roman ne tient plus.Dans n'importe quelle école, on chasserait bien vite une élève qui, comme Tête-bêche, lancerait des poignards à son prof, détruirait les appareils de chauffage, ferait exploser le local destiné au théâtre, etc.En attendant, geste ultime qui amènera enfin le renvoi de la délinquante, de mettre le feu à la maison de Clarence.Elle n'aime pas son prof, cette petite, et on aimerait bien savoir pourquoi.Son langage minimal, d'une grossièreté achevée, ne nous éclaire guère.Et les scènes sanglantes auxquelles elle se prête, au sens propre, affectent très négativement l'économie générale du roman.Il en va de même de celles qui décrivent la présence continuelle et secrète, dans l'école, d'une sorte de vagabond, Guenille.Son rôle, même sur le plan symbolique, est difficile à identifier.Idem pour celui d'un ami de Clarence qui a la manie d'aller se percher à des endroits impossibles.M.Désalliers aurait peut-être dû faire le choix plus net de la fantaisie ou du réalisme.Parce qu'il n'a pas su pousser l'une ou l'autre à leur limite, son roman s'étire et s'éternise jusqu'au moment où, prenant une nouvelle voie, l'auteur décide de raconter d'abord une histoire d'adultère (Clarence en effet couche de temps en temps avec une jolie collègue), ensuite une histoire policière (avec un beau policier d'origine italienne qui peut-être a lutiné la femme de Clarence, qui ose être jaloux), car le méchant beau-père de la méchante Tête-bêche (avec qui il couche, semble-t-il), décide de venger la môme en faisant feu sur le professeur de théâtre.Permettez de dire ouf ! Surtout que le romancier n'est allé au bout d'aucune des pistes qu'il a si laborieusement ouvertes.Le répertoire que Clarence propose à ses élèves, de Lewis Carroll à Shakespeare, aurait pu créer une certaine unité, ou au moins une certaine cohérence, dans cette histoire dont les fils pendent partout.On a beau chercher, on ne trouve entre ces drames et l'affabulation romanesque aucun rapport nécessaire ou seulement utile.À travers ces faux-bonds et rebondissements imprévisibles et improbables s'insinue ce qui est sans doute le meilleur de ce roman.Meilleur en tout cas que les steaks que Clarence offre à ses élèves pour acheter la paix.Ce sont les scènes qui réunissent ou séparent Clarence et Pénélope, celles aussi qui rendent compte de la vie quotidienne de leur petite famille, celles enfin qui disent la difficulté et parfois la douceur de vivre.Le roman que nous donne M.Désalliers n'est probablement pas celui qu'il a tenté d'écrire.regimartel@sympatico.ca H H DES STEAKS POUR LES ÉLÈVES François Désalliers Québec Amérique, 358 pages Litanie québécoise PIERRE VENNAT Les Québécois ne fréquentent peut-être plus les églises et la Commission des droits de la personne va même jusqu'à juger discriminatoire la récitation de la prière lors des séances de conseils municipaux.Mais cela n'empêche pas que le Québec compte plus de 550 municipalités qui portent un nom de saint.Ceci sans compter les « L'Annonciation », « L'Assomption », « La Conception », etc.Qui sont-ils ces saints au nom parfois bizarre, comme Saint Adalbert, patron de la Prusse et de la Pologne, assassiné il y a plus de mille ans, en 997, et qui a donné son nom à un petit village de 700 habitants, à 60 kilomètres de Québec ?Un petit livre publié chez Trécarré et préfacé par l'incontournable Gilles Proulx, qui, on ne le sait pas toujours, est un féru de la petite histoire, nous renseigne là-dessus.Quant à savoir pourquoi on a été choisir si loin le nom de certains villages, le petit livre ne nous le dit pas trop.Par exemple, Saint Rock, a vu son nom transformé en Saint Roch au Québec.On le trouve à Saint-Roch-de-l'Achigan, à 30 kilomètres au nord de Montréal, ou à Saint- Roch-de-Richelieu, pas très loin de Montréal non plus, tout comme à Saint-Roch-des-Aulnaies ou à Saint-Roch-de-Mékinac, dans la région de la Vieille capitale.Bref, un petit livre qui nous renseigne sur les origines religieuses de nos villages, mais ne nous dit pas, sans doute parce qu'on ne le sait pas, pourquoi tel saint fut choisi à tel endroit au lieu de tel autre.H H DE SAINT ADALBERT À SAINT-ZOTIQUE Sous la direction de Michel Briondamour Éditions du Trécarré, 142 pages À l'occasion du Salon du livre de Montréal nous invitions nos lecteurs à voter pour le best-seller de l'année.C'est Yves Beauchemin qui a remporté le prix du public pour son livre Les émois d'un marchand de café, publié chez Québec Amérique.M.Beauchemin reçoit ainsi une bourse de 2 000 $ offerte par La Presse.Voici les noms des quatre participantes qui méritent, quant à elles, un certificat-cadeau de 250 $, échangeable dans toutes les librairies, offert par le Salon du livre de Montréal : Mme Jo-Anne Larose de Montréal Mme Danielle Glaude de Ste-Barbe Mme Louise Gendron de Montréal Mme Odette Cardin de Repentigny Félicitations aux gagnantes et merci à tous ceux et celles qui ont participé! 7LP0702B1126 B-7 dimanche - ARTS 7LP0702B1126 ZALLCALL 67 16:07:49 11/27/00 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 26 NOVEMBRE 2000 · B7 MUSIQUE Loyonnet refait surface CLAUDE GINGRAS Plutôt oubliée aujourd'hui, la figure énigmatique de Paul Loyonnet revit ces jours-ci grâce à l'initiative d'un groupe de jeunes musiciens et mélomanes tant de Paris, sa ville natale, que de Montréal, où il s'installa en 1951 pour y jouer, parler de Beethoven, enseigner et finalement mourir presque centenaire.Quelques-uns seulement des chercheurs engagés dans cette « résurrection » ont eu un contact avec Loyonnet.Le plus actif est Pierre Giraud qui, jeune homme ayant entendu parler à Paris de « ce pianiste qui avait connu Debussy et Ravel » (rappelle-t-il), vint étudier ici avec lui dans les derniers mois de sa vie.Les jeunes qui font équipe avec M.Giraud n'ont pas connu Loyonnet ; ils ont tout simplement été amenés par lui à s'intéresser au personnage.Ainsi, Philippe Bocher qui, se concentrant sur le Loyonnet d'avant-Montréal, a organisé à la Chapelle historique du Bon-Pasteur trois récitals commentés dont le premier avait lieu hier soir.Les deux autres : mercredi et samedi prochains.Le premier programme était partagé entre trois compositeurs complètement oubliés que Loyonnet connut à Paris et dont il fut aussi l'interprète : le Franco-Allemand Léo Sachs, le Hollandais Bernhard van den Sigtenhorst-Meyer et l'Américain Louis Campbell-Tipton.Une grande partie de la soirée fut occupée par un dialogue de Carol Bergeron et Pierre Giraud et des lectures de lettres et d'articles du temps, résultat évident de recherches très fouillées et non dépourvu d'humour au passage.On fit également entendre un vieil enregistrement de Loyonnet et on projeta un documentaire mexicain où, impassible, il joue Scarlatti et Beethoven.Trois pianistes se partageaient les trois compositeurs au programme.Venue de Paris pour l'occasion, Élisabeth van Straaten héritait hélas ! du dilettante Ð et richissime Ð Sachs.Stéphan Sylvestre, en meilleure forme que jeudi soir, tira sans doute le maximum des minces recherches harmoniques et sonores de Sigtenhorst- Meyer.À Carmen Picard revenait la meilleure musique de la soirée : la Sonata Heroic post-schumannienne, post-brahmsienne de Campbell-Tipton.ÉLISABETH VAN STRAATEN, STÉ- PHAN SYLVESTRE et CARMEN PICARD, pianistes.Samedi soir, Chapelle historique du Bon-Pasteur.Commentaires parlés : Carol Bergeron et Pierre Giraud.Premier de trois récitals centrés sur Paul Loyonnet.Programme : « Jeux de nuages » ; trois Préludes op.164 - Léo Sachs « Six vues du Fuji-Yama »ÐBernhard van den Sigtenhorst-Meyer « Sonata Heroic »ÐLouis Campbell-Tipton Monica Huggett dirige l'Ensemble Arion cet après-midi, 14 h, au Centre canadien d'Architecture.DANSE EN BREF Paul Mc Cartney, première fortune du rock AVEC UNE FORTUNE personnelle évaluée à plus de 750 millions de dollars US, Paul Mc Cartney est l'artiste rock le plus riche de l'histoire, selon le magazine britannique Business Age.L'ancien Beatle tire sa fortune de ventes d'albums, de redevances perçues, d'investissements en Bourse et de biens immobiliers, à l'heure où est édité l'album 1, rassemblant une vingtaine de grands succès des Fab Four.Mc Cartney arrive loin devant Elton John et sa fortune de 250 millions US, les Rolling Stones Mick Jagger et Keith Richards (225 et 220 millions respectivement), et David Bowie (145 millions).Nostalgie vendue au carreau DES NOSTALGIQUES de Brian Jones ont entrepris de vendre les carreaux de tuile qui décoraient sa piscine, celle où le guitariste des Rolling Stones a été retrouvé mort, le 3 juillet 1969.Leur association veut réunir des fonds pour élever une statue à l'effigie de Jones dans sa ville natale, Cheltenham, à 200 km à l'ouest de Londres.Depuis que la vente a été lancée en septembre, 140 des 320 carreaux de céramique bleue ont trouvé preneurs, aux États-Unis et au Japon notamment.Chaque pièce, vendue 115 livres (environ 260 $), est expédiée avec un certificat d'authenticité.Le banquet des affamés FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale AVEZ-VOUS déjà croqué dans une pomme de terre crue, avec le joyeux triomphe d'y avoir goûté pour la première fois, mais la bouche grimaçante de dégoût et de terre sale ?Si oui, vous savourerez Les Deux Mâchoires II, deuxième pièce d'une trilogie du tandem chorégraphique Les P'tites Géantes.On vous sert d'ailleurs une pomme de terre bien terreuse au fond d'un sac de papier brun en guise de programme.Attablez-vous, car c'est à un banquet délicieusement absurde que nous convient Sandra Parenteau et Nathalie Valiquette, les hôtes-chorégraphes de la soirée.D'une imagination débordante et d'un humour mordant Les cinq convives roupillent convulsivement renversés sur leur chaise ou affaissés sur la table.On ne sait trop s'ils sont repus ou affamés.Leurs haillons et leurs peaux noircies nous font croire à la famine, mais leurs haut-le-coeur esquissés rappellent de costauds festins.Toujours avides de la moindre miette, ils s'épaulent et se méfient, se supportent et s'affrontent dans l'enfilade de leurs surréalistes délires cannibales.Curieux tableau de la nature humaine prise entre ses besoins naturels et ses obsessions maladives.Jusqu'à la fin, Les Deux Mâchoires II regorge de mimiques, de gestes et de propos qui évoquent la bouffe ou tout ce qui, de près ou de loin, a trait au repas, sans jamais qu'on voit l'ombre d'un aliment réel ! Seul le mirage d'une table de banquet restera suspendu audessus de la tête des convives.On s'y fouille donc la bouche et les dents, la peau et la tête, en quête de ripaille.On sape et on salive, on s'attable et on se débarrasse, on se met à l'étalage et on se consomme.« Mange ta main, garde l'autre pour demain », semble la rengaine quotidienne.Le tout est minutieusement mis en mouvements, réglé comme une montre, exécuté à la lettre.Ça relève presque autant du théâtre que de la danse.C'est d'ailleurs l'originalité et la rigueur de la mise en scène et de la mise en gestes qui font de l'oeuvre une petite pièce de génie plutôt qu'une variation désordonnée sur un même thème.La danse très expressive y est efficace, parfois coriace comme une viande nerveuse.Elle donne lieu à d'éloquents corps à corps, duels étranges où l'on s'avale mutuellement en trompel'oeil, où l'on se dévore des yeux, les bras s'agitant en l'air comme de tranchants couteaux.Le jeu impeccable des cinq interprètes contribue aussi à la rigolade quasi ininterrompue que déclenche ce grotesque banquet.Rire jaune ou rire gras, ça aide toujours à avaler ce qui peut être indigeste au regard ou à l'oreille.Les monologues sont improvisés sur des thèmes imposés, tout aussi absurdes que les images suggérées par la danse : une femme obsédée par sa jumelle morte-née et dévorée, un homme confiné à son garage qui finit par bouffer la carrosserie de sa voiture.La pièce aurait par contre mérité des récits plus étoffés.La trame musicale, judicieusement choisie, ponctue et cadence à merveille ce drame burlesque.Enfin, la scénographie Ð l'une des plus imposantes qu'on ait connue à Tangente Ð donne le coup d'envoi à la fable : pans de murs d'une cabane de bois aux fentes nombreuses, fenêtres jaunies et givrées par le froid, babioles poussiéreuses, tout pour évoquer la misère alors que la richesse imaginative se déploie à travers les diverses métamorphoses d'une table.Mais la scène finale où tout l'univers bascule dans un réalisme désopilant est sans doute la plus saisissante.LES DEUX MÂCHOIRES II des P'tites Géantes, ce soir à Tangente, 19h30.Info : 514 525-1500.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse, Télé-Québec et à Zone3 Remplissez le coupon de participation en mentionnant l'un des personnages de la série télévisée \" Bonjour madame Croque-Cerise \" et postez-le au 1055, boul.René-Lévesque est, bureau 300, Montréal (Québec), H2L 4S5 à l'attention de \" Le Voyage de madame Croque-Cerise \" au plus tard le 14 décembre 2000 à 17h00.CONCOURS À gagner : Un des 50 ensembles-cadeaux incluant : 4 billets de spectacle \" Le voyage de madame Croque-Cerise \"au Théâtre St-Denis, une vidéocassette \" Bonjour madame Croque-Cerise \" et une affiche autographiée.Une valeur approximative de 7000,00$ Un ensemble-cadeau vaut 140,00$ Le tirage au sort aura lieu le 15 décembre à 16h00 à Zone3 bon de participation Nom : Prénom : Adresse : T é l .r é s .: ( ) t r a v a i l : ( ) app : LE V YAGE DE MADAME CROQUE-CERISE Spectacle adapté d'après la série télévisée «Bonjour madame Croque-cerise» 21 ET 22 DÉCEMBRE 2000 19h00 AU THÉÂTRE ST-DENIS 26 AU 30 DÉCEMBRE 2000 13h30 - 15h30 2911461 TOUFFE Not Found TOUFFE Missing files that are needed to complete this page: TOUFFE 7LP0801B1126 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B1126 ZALLCALL 67 01:18:48 11/26/00 B B8 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 26 NOVEMBRE 2000 Arrivant a une soiree organisee par un groupe d'amis, Barbra Streisand a ete fort contrariee de constater que l'eclairage venait du plafond, ce qui n'est guere fratteur pour ses profils, meme pour le meilleur des deux.Aussi, en un quart de seconde a-t-elle convaincu ses hotes d'ajuster l'eclairage differemment.Lecon d'humilite ALORS QU'ELLE ATTENDAIT pour tourner une scene de All The Glitters, a New York, un jeune homme s'approcha de Mariah Carey pour lui demander si c'etait un film publicitaire qu'on tournait la.Non, repondit-elle fierement, il s'agit d'un long-metrage.Et le jeune curieux de s'enquerir : Y a-t-il des vedettes dans ce film-la ?A l'affiche.IMPORTUNEE par les chasseurs de souvenirs, Faye Dunaway a installe dans le parterre de sa residence de West Hollywood, une affiche leur enjoignant de ne pas piquer de fleurs.Mais elle a ete encore plus contrariee lorsqu'elle a retrouve sur Internet l'affiche en question, mise en vente comme objet ayant appartenu a Faye Dunaway.Strictement vegetariens LE MAGAZINE Animal Times a dresse une liste d'attrayantes vedettes a la sante rayonnante qui ne mangent jamais de viande.On y retrouve les noms de Shania Twain, Richard Geere, Pamela Anderson, Penelope Cruz, Michael Bolton, Drew Barrymore, Woody Harrelson, Paul Mc Cartney.Et bien sur, il ne s'agit la que d'un echantillon.Sagesse maternelle MADONNA s'est considerablement assagie depuis qu'elle est doublement mere.Le pere de son petit dernier, Guy Ritchie, l'a appris de belle facon.Croyant bien faire, il avait achete pour eux deux splendides Harley-Davidson assorties de 50 000 $.Mais Madonna le semonca vertement, faisant valoir que c'etait completement irresponsable pour des parents de rouler sur des engins aussi dangereux, l'enjoignant de desormais s'en tenir a leur familiale.E X P R E S S L'ECRIVAINE J.K.Rowling, maintenant multimillionnaire grace a Harry Potter, qui est aussi une mere monoparentale, a fait un don se situant dans les six chiffres au Conseil britannique des familles monoparentales qui vient en aide aux famille en difficulte.Luc Besson planche sur WW3.com, un film dans lequel des cyberterroristes lancent une attaque de grande ampleur contre les Etats-Unis.La Fox voudrait que le film soit mis on chantier avant l'ete prochain a cause des greves des acteurs et des sceriaristes qui risquent de paralyser Hollywood.Pour le vingtieme anniversare du film, en 2002.Steven Spielberg prepare une ressortie d' E.T.avec des images inedites, des effets speciaux retraites par ordinateur et une bande-son remixee.Robert De Niro enchaine les tournages.Il vient de donner son accord pour etre le heros de City by the Sea, dans lequel il incarnera le fils d'un condamne a mort, devenu inspecteur de police, et qui decouvre que son fils est lui-meme un meurtrier.SOURCES : Globe, People, Star, Glamour, Movie Idols D Quand vous debarquez dans un pays aussi pauvre que la Bulgarie de votre enfance a bord de votre avion prive, vous sentez-vous tout a coup genee du luxe dans lequel vous vivez ?Je ne suis pas mal a l'aise car je n'ai pas vole ma condition, j'ai travaille pour en arriver la, tout ce que j'ai, je l'ai gagne, je ne suis pas nee avec une cuillere en argent dans la bouche et je n'ai pas eleve mes enfants dans cet esprit-la.Je n'ai donc pas a en rougir.D'autre part, justement, je profite de ce que j'ai pour pouvoir faire le bien autour de moi.Alors, bien sur, quand on est heureux, on a toujours un sentiment de culpabilite.Il y a aussi un cote frustrant a s'occuper d'une association on a envie de faire plus, de motiver plus de gens.Malheureusement on n'est pas le bon Dieu ! Gala LES UNS ET LES AUTRES Un simple regard sur Holly Hunter Holly Hunter donne a chacun de ses roles le meilleur d'elle-meme.Intense dans La Lecon de piano, pathetique et drole dans O'Brother, et d'une grande sensibilite dans Ce que je sais d'elle.d'un simple regard.Le magazine Cine Live a fait le point avec elle sur son itineraire.Q Que gardez-vous de vos personnages apres les avoir interpretes ?R Mon Dieu, voila une question tres compliquee ! Pour certains, rien du tout.Je pense qu'avant tout, je garde l'experience du tournage.Le personnage dont je me suis sentie la plus proche est Ada, dans La Lecon de piano, et puis il y a egalement D'une vie a l'autre, que jai adore faire.Q Qui est pour vous la Rebecca de Ce que je sais d'elle.?R Une femme qui a fait un choix.Je ne la vois pas comme une victime, Elle est tres moderne, mais aussi secrete et un peu subversive Elle recherche une relation sexuelle avec les hommes.Mais je crois, au fond, qu'elle reve d'une famille.Et tout au long du film, elle prend de grandes decisions.A la fin, personnellement, je ne vois pas de tristesse en elle : elle va juste vivre differemment.En fait, elle va etre plus libre et trouver l'amour.Elle a dit non a son amant, donc elle va pouvoir dire oui a une autre vie, qui lui offrira davantage.Elle est dure, mais aussi extremement ouverte et vulnerable.Q Le scenario est remarquable, peut-etre parce que Rodrigo Garcia est le fils d'un autre grand ecrivain, Gabriel Garcia Marquez.La force du film se devinait-elle a la lecture ?R Completement.C'etait un peu comme lire de la poesie.Pas de gachis dans les mots, personne ne parle plus qu'il n'en a besoin.Ici, le silence est mis en valeur.Les gestes en disent beaucoup et Rodrigo sait faire evoluer ses acteurs en douceur.ZOOM FLASH Sous les reflecteurs Sylvie Vartan Barbra Streisand LES MOTS Tirer son epingle du jeu C'EST DU COTE des petites filles qu'il faut POP-CORN chercher l'origine de cette expression.Vers le XVe siecle, rappelle Claude Duneton dans La Puce a l'oreille, les fillettes jouaient a placer des epingles dans un rond au pied d'un mur et a les faire sortir a l'aide d'une balle qui devait d'abord frapper le mur avant de ricocher dans le cercle.Une joueuse habile parvenait au moins a recuperer sa mise, c'est-adire a retirer son epingle du jeu.Le sens figure en decoule tres tot.>>> CERTAINS ME REPROCHENT de ne pas prendre assez de risques ; c'est peut-etre parce que je ne raisonne jamais en termes de plan de carriere.Je respecte mon metier, que j'adore, sans pour autant rever a l'Oscar.Je suis un simple artisan cote a la hausse.Harrison Ford >>> IL FAUT SAVOIR ce que l'on veut.Il y en a un peu assez d'entendre les gens se plaindre de l'agressivite de l'ogre americain.Pour le contrer, il nous suffit d'etre a notre tour agressifs, tout en restant creatifs.On est assez costauds pour resister.A notre maniere.Mais c'est un autre debat.Jean Reno >>> JE SUIS VRAIMENT ATTIRE par le cote sombre des choses.Deja enfant, ma vie etait etrange, pleine de mysteres, et au lieu d'essayer d'y mettre un peu de lumiere, je me suis naturellement installe dans ce monde des ombres parce que je m'y sentais bien.Nicolas Cage Bernard Pivot Louise Cousineau 11:00 a MEDIAS Il est question de taxer les gros panneaux publicitaires qui circulent en ville aux heures de pointe.Aussi: les spin doctors des partis politiques qui espionnent les journalistes.18:00 ! LA COUPE GREY Meme si vous n'aimez pas le football, sachez que les Alouettes sont les seuls sportifs montrealais qui se sont rendus en finale depuis un bout de temps.Ils jouent contre les Lions.19:00 t TITANIC L'irresistible film de James Cameron avec Kate Winslet et Leonardo Di Caprio.19:00 35N- LA DERNIERE MARCHE Sean Penn et Susan Sarandon dans un film puissant sur un fait vecu: l'histoire d'une religieuse qui a accompagne un condamne a mort jusqu'a la fin.Realisation de Tim Robbins.Version de Dead Man Walking.20:00 a BELLE ET REBELLES Un concert de Diane Dufresne, Claude Dubois et Kevin Parent enregistre au Monument- National.21:15 P BOUILLON DE CULTURE Comment tenir sa langue: une discussion de grande qualite, et parfois tres drole, sur la langue francaise.Denise Bombardier y est pour son nouveau livre deja sorti a Paris, mais Claude Hadege lui vole le show.La meilleure emission de Pivot cette saison.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouvertes / La chambre hyperbare et l'effet placebo Le Monde de Charlotte Beaux Dimanches / Belle et Rebelles Beaux Dim.(21:29) Le Telejournal Les Idees Lumiere Sport Cinema (23:18) Le TVA 18 heures Un monde de fous Fort Boyard / Jean-Michel Dufaux, Clodine Desrochers cinema / REACTION EN CHAINE (5) avec Keanu Reeves, Rachel Weisz Le TVA Sports / Lot.(22:55) Pub (23:22) Zone X Les Francstireurs Le National d'impro Juste pour rire Le plaisir croit avec l'usage./ Daniel Belanger L'Oeil ouvert / Un endroit nomme Chiapas Chasseurs d'idees / .le monde sans Darwin?(23:09) La Porte des etoiles Cinema / LA DERNIERE MARCHE (2) avec Susan Sarandon, Sean Penn Cinema / INCITATION AU MEURTRE (6) avec Melissa Joan Hart, Daniel Baldwin Grand Journal (23:06) Pulse Travel, Travel Cinema / TITANIC (3) avec Leonardo Di Caprio, Kate Winslet CTV News (23:06) Pulse (23:36) News News (23:36) Football / La Coupe Grey: Alouettes - Lions Sunday Report Cdn Relections Sports Late Night News ABC News Cinema / THE SANTA CLAUSE (5) avec Tim Allen, Eric Lloyd Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Pretender NFL Football (16:00) 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / THE MOVING OF SOPHIA MYLES avec Della Reese ER News Night.News Cinema / TITANIC (3) avec Leonardo Di Caprio, Kate Winslet Cinema (23:36) Red Green .Wildlife Birdwatch Naturescene Manilow Live! Masterpiece Theatre / All the King's Men BBC News Religion.Ballykissangel Great Performances / Chuck Jones Can't Stop Singing BBC News M.Palin Cinema / FATAL.(17:00) Law & Order Cinema / THIN AIR: A SPENSER MYSTERY (5) Cinema / SMALL VICES: A SPENSER MYSTERY (4) Queen Arts, Minds StarTV Arthur Erickson Cinema / YOUNG FRANKENSTEIN (3) avec G.Wilder, P.Boyle Cinema / THE ADVENTURE.Contact Animal Hors Serie / Les Momies - Legendes des cryptes egyptiennes II Filiere D / Qui va chercher Giselle a 3h45?Cinema / PARFAITEMENT.Benelux.Russian.Focus Grec Tele-serie Grece Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Les Grands Courants de l'art Le Christ .parents Branche-toi.QC.CA Grammaire Projet d'entreprise Utilisation des psychotropes Forbidden Places / Polar Alert Sunday@discovery Sunday Showcase / Jamu Sunday Showcase / Jamu Deadly Force / Avalanche Sunday@discovery Pret a partir Memoires de palaces Romantique Plaisirs.Video Guide Montagnes Vu d'en haut Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Are you Afraid of the Dark?Cinema / LORENZO'S OIL (3) avec Nick Nolte, Susan Sarandon .(23:15) Famie Foxx The PJ's Futurama (sous reserves) King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Hype Nikki Canada Vote Global News The X-Files The Practice A.Hitchcock Sportsline Cinema / RAOUL.(17:00) Trouvailles et Tresors Enquete par-dela J.F.K.Cinema / LES INCORRUPTIBLES (3) avec Kevin Costner, Sean Connery Battle Stripes Treasure Seekers The Celts Cinema / CATHERINE THE GREAT (5) avec C.Zeta-Jones (1/2) Treasure Seekers Flick TV Guide Do for Love .Families .Miracles .Homes Specials / .Transsexuals Real World Doing Time .Miracles .Homes Generation 60 Ed Sullivan Pop up.Musicographie / 1999 Special: Soul Train Lady of Soul Awards 2000 Musicographie: 1999 d.Box Office Groove Concert Plus: VH-1 Fashion Awards 2000 Farmclub.com Clip BBC News Foreign.Hot Type Sports Jrnl Counter Spin Sun.Report .the Ballot The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Forum 2000 Journal RDI Decision 2000 Elections 2000 en coulisses Telejournal Decision 2000 Point de presse Football / Coupe Grey: Alouettes - Lions (17:00) Sports 30 Mag Golf / Skins Game 2000 Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Haute Finance Les Sopranos Sexe a New York La Loi & l'Ordre Prime Suspect Cinema / AVALANCHE (4) avec Michael Gross, Deanna Milligan F/X: The Series Cinema / INTIMATE RELATIONS (4) avec Julie Walters Beastmaster Earth: Final Conflict Cinema / LEVIATHAN (5) avec Peter Weller, Richard Crenna Cinema / STARLIGHT (7) avec Rae Dawn Chong, Billy Wirth Sportscentral Hockey / Senateurs - Rangers Sportscentral Wrestling: WWF Heat Grouille-toi Volt Panorama Un air de.La Tombe du prince Scythe Cinema / LES DAMES DU BOIS.(3) A l'aube.Panorama O Zone Code Blue / .Good Fight Trauma - Life in the ER Super Structures / Kansai.World's Tallest Buildings / Fear of Heights; Reach for the Sky Super Structures / Kansai Eight-Ball Sportsdesk That's Golf NFL Primetime Football / Giants - Cardinals Sportsdesk J.Bravo .Mimi?Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Les Simpson Cybersix Avengers South Park Simpson .le meilleur Pyramide Journal suisse Journal FR2 Vivement dimanche / David Douillet, judoka Bouillon de culture (21:15) .d'arts (22:40) Jrnl b.(23:05) Soir 3 / Invite Get a Life! The Tribe Vox The Vicar of Dibley Diplomatic.Imprint Vivre a deux Copines.Trauma Coup de coeur .secondes .en vedette Maigrir auj.Copines.Le sexe dans tous ses ebats Marche.Saveurs.Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur.colline City Mag Place publique S.Holmes Story Studio Zack Files Caitlin's.Radio Active Action Man 3 Friends.S.Holmes Hometown Big Wolf.Lost Nebula Shadow.Tekwar Zone extreme Invasion Planete Terre Sliders X Files Technofolie Grand Test News (23:06) Planete Pub (23:36) VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N 7LP0901B1126 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B1126 ZALLCALL 67 01:19:21 11/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 9 FESTIVAL DU FILM POLONAIS DE MONTRÉAL Krzysztof Zanussi assume sa marginalité ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale DIRE QUE PEU DE FILMS polonais parviennent jusqu'aux écrans québécois est un euphémisme ; en dehors d'événements ponctuels, cette cinématographie en est pratiquement absente.Raison de plus de se réjouir de l'avènement du Festival du film polonais de Montréal qui se tient ce week-end.Son lancement a été souligné vendredi au Consulat de la République de Pologne en présence de l'invité d'honneur, le cinéaste et producteur Krzysztof Zanussi.Lors de cette rencontre de presse à la bonne franquette, M.Zanussi a bien sûr abordé la question de la diffusion du cinéma polonais.Reconnaissant d'emblée qu'il est plus difficile de placer un film en Amérique du Nord aujourd'hui qu'il y a trente ans, il s'est au moins félicité qu'en Pologne, le cinéma national bénéficie d'un appui important (65 % des entrées, en 1999).Regrettant un manque de « sensibilité métaphysique » dans le monde actuel, il a avoué se sentir en opposition vis-à-vis du cinéma épris de vitesse qui gagne du terrain un peu partout.Mais sa marginalité, il l'assume parfaitement, citant en exemple un vieil ami : « Kieslowski, dont je produisais les films, avait un succès énorme pour un cinéaste peu connu.Alors je compte sur la même chose.Aller à contre-courant, c'est parfois accepté », a déclaré le réalisateur.Le plus récent film de M.Zanussi, La Vie comme maladie mortelle sexuellement transmissible (prix du meilleur film au dernier Festival des films de Moscou et candidat de la Pologne aux Oscars), a officiellement lancé ce nouveau festival.Le réalisateur de L'Année du soleil tranquille déploie tout son talent dans cette touchante Ð voire poignante Ð réflexion philosophique et spirituelle sur la mort.Son personnage, Tomasz, est un vieux médecin sexagénaire et bougon.Côtoyer la mort quotidiennement ne l'émeut pas outre mesure, bien qu'il sache témoigner de la compassion aux souffrants.Mais lorsque le destin frappe à sa porte, lui annonçant qu'il est atteint d'un mal incurable, il constate qu'il n'est pas facile de faire la paix avec soi et d'apprivoiser son propre trépas.Tout aussi tragique, mais moins austère, La Dette de Krzysztof Krause est un thriller bien ficelé qui brosse un tableau inquiétant d'une certaine Pologne post-communiste.Ce suspense qui donne froid dans le dos est tiré d'un fait divers survenu à Varsovie en janvier 1999.Si La Dette rappelle un peu Shallow Grave, Les gars ne pleurent pas fait inévitablement penser à Pulp Fiction.Truands désinvoltes, losers sympathiques, humour féroce et action soutenue, ce chassé-croisé divertissant quoique dispersé, a été réalisé par Olaf Lubaszenko, un acteur très populaire en son pays.La Danse des roseaux, un documentaire sur l'épidémie du sida au Swaziland, et en clôture aujourd'hui, Le Grand Animal (dont le scénario est signé Kieslowski), complètent ce panorama du cinéma polonais actuel.Les projections ont lieu au Cinéma Égyptien et les films sont tous présentés en version originale polonaise avec sous-titres en anglais.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Le cinéaste Krzysztof Zanussi.Orchestre de chambre Mc Gill Leader mondial de la vue est fier de vous présenter le premier Messie de la saison des Fêtes Boris Brott, chef d'orchestre Le lundi 27 novembre à 20 h Cathédrale Christ Church (514) 487-5190 www.essilor.com «SUSPICION SI BIEN JOUÉ.» Odile Tremblay, Le Devoir «GENE HACKMAN ET MORGAN FREEMAN NOUS OFFRENT UNE JOUTE PSYCHOLOGIQUE.» Marc-André Lussier, La Presse «C'EST UN SUSPENSE EXTRÊMEMENT BIEN CONSTRUIT, EXTRÊMEMENT INTELLIGENT, SUBLIMEMENT INTERPRÉTÉ.» René Homier-Roy, Flash REVELATIONS ENTERTAINMENT ET TF1 INTERNATIONAL PRÉSENTENT UN FILM DE STEPHEN HOPKINS GENE HACKMAN MORGAN FREEMAN «SUSPICION» THOMAS JANES ET MONICA BELLUCCI DIRECTEUR DE LA PRODUCTION LLEWELLYN WELLS MUSIQUE ORIGINALE BT SUPERVISION MUSICALE GEORGE ACOGNY CRÉATION DES COSTUMES FRANCINE JAMISON-TANCHUCK CONCEPTION VISUELLE CECILIA MONTIEL MONTAGE JOHN SMITH DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE PETER LEVY A.S.C., A.C.S.D'APRÈS LE FILM \u201cGARDE A VUE\u201d ÉCRIT PAR CLAUDE MILLER JEAN HERMAN MICHEL AUDIARD D'APRÈS LE ROMAN \u201cBRAINWASH\u201d ÉCRIT PAR JOHN WAINWRIGHT PRODUCTEURS EXÉCUTIFS MORGAN FREEMAN GENE HACKMAN MAURICE LEBLOND ROSS GRAYSON BELL PRODUCTEURS LORI MCCREARY ANNE MARIE GILLEN STEPHEN HOPKINS SCÉNARIO TOM PROVOST ET W.PETER ILIFF UN FILM DE STEPHEN HOPKINS BANDE SONORE ORIGINALE DISPONIBLE SUR EMI ©1999REVELATIONS ENTERTAINMENT AND TF1 INTERNATIONAL WWW.SUSPICION.COM VERSION ORIGINALE ANGLAISE LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL FAMOUS PLAYERS PARISIEN 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LA PAGE HORAIRE CINÉMA DU JOURNAL 4 SON 13 DIGITAL ANS + un film de STEPHEN HOPKINS v.o.«Under Suspicion» MORGAN FREEMAN GENE HACKMAN SOUNDTRACK ON VARÈSE SARABANDE sony.com/the6thday TM LE 6E JOUR ÊTES-VOUS QUI VOUS CROYEZ ÊTRE?version française de THE 6TH DAY version française de «CHARLIE'S ANGELS» CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! G VISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants À L'AFFICHE! LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY 4 CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES 4 CINÉMA 9 GATINEAU 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL CINÉPLEX ODÉON POINTE-CLAIRE 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 FAMOUS PLAYERS VERSAILLES 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 CINÉMA GALERIES AYLMER 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE 4 CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY 4 LE CARREFOUR 10 JOLIETTE 4 LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 CINÉMA MAGOG MAGOG 4 LES CINÉMAS GUZZO PARADIS 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉMA 9 ROCK FOREST 4 MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE 4 CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CAPITOL ST-JEAN 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 CINÉMA PIXEL LOUISEVILLE 4 BOIS FRANCS VICTORIAVILLE 4 CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN 4 FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.4 À L'AFFICHE! 4 SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VIOLENCE ANS + MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 LAURENTIEN GRENVILLE 4 LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE «UNE BELLE VICTOIRE!» EBERT & ROEPER AND THE MOVIES « WOW ! UN FILM QUI VOUS RENVERSERA.DES INTERPRÉTATIONS FORMIDABLES DE ROBERT DENIRO ET CUBA GOODING, JR.» Larry King, USA TODAY LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 4 LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 4 CINÉMA PINE STE-ADÈLE 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 4 FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND 4 LES CINÉMAS LANGELIER 6 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 4 CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY 4 CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE 4 LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 4 CINÉMA ST-EUSTACHE 4 CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 4 LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 4 CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD 4 MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 4 GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE 4 CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 4 CINÉPLEX ODÉON BROSSARD 4 CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) 4 CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE 4 CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON 4 CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION 4 CINÉPLEX ODÉON ÉGYPTIEN 4 CINÉPLEX ODÉON FAUBOURG 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) 4 CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Carrefour) 4 CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Galeries) 4 CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 4 CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO 4 4 SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL 4 G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL © 2000 TWENTIETH CENTURY FOX « ÉLECTRISANT, SÉDUISANT ET TRÈS DIVERTISSANT! » George Pennacchio, ABC-TV LE RETOUR D'UN HÉROS G À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL Charlize Theron Matt Damon J J DU R.ALISATEUR DE ÇTHE HORSE WHISPERERÈ ET ÇA RIVER RUNS THROUGH ITÈ UN FILM DE ROBERT REDFORD V.F.DE THE LEGEND OF BAGGER VANCE Will Smith CONSULTEZ LES GUIDESHORAIRES DES CINÉMAS! «GLADIATOR» en 35mm SUR L'ÉCRAN GÉANT IMAX À L'AFFICHE FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT 4 IMAXTM VIOLENCE ANS + EN EXCLUSIVITÉ AU CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GLADIATOR UN FILM DE RIDLEY SCOTT VERSION ORIGINALE ANGLAISE 7LP1001B1126 B-10 dimanche - ART 7LP1001B1126 ZALLCALL 67 01:20:49 11/26/00 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 SPECTACLES Le censeur qui aimait son métier Salles de répertoire ALMOST FAMOUS Cinéma du Parc (1): 19h35.BEST IN SHOW Cinéma du Parc (1): 17h50.CASINO Cinéma du Parc (1): 15h.CHUTNEY POPCORN Du Parc (3): 18h45, 20h30.DANCER IN THE DARK Cinéma du Parc (1): 21h25.ELINE NACHT.EIN LEBEN - CARMEN AND ME Cinémathèque québ.: 19h30.FOURBI Cinémathèque québ.: 19h.GOYA IN BORDEAUX Du Parc(2): 15h, 17h, 19h.JOURNAL DE LADY M (LE) Cinémathèque québ.: 14h.LOI (LA) ET L'ORDURE - MAI EN DÉCEMBRE Cinémathèque québ.: 17h30.PRINCESS BRIDE (THE) Cinéma du Parc (3): 15h.REQUIEM Cinémathèque québ.: 21h.REQUIEM FOR A DREAM Impérial: 19h15, 21h30.TAO OF STEVE (THE) Cinéma du Parc (3): 17h.TERRES FROIDES (LES) Cinémathèque québ.: 17h.THE COOK, THE THIEF, HIS WIFE AND HER LOVER Cinéma du Parc (2): 21h.Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier E.) Les deux mâchoires 11, de Sandra Parenteau et Nathalie Valiquette: 19h30.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly, Longueuil) Sur tes hanches comme montagnes, de Jacques Brochu et Marie-Stéphane Ledoux.Avec Heather Mah, Claude Godin, Gaétan Nadeau et choeur de neuf danseurs : 20h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Giselle Boll, violoniste.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 20h, Choeur Saint- Laurent, avec cuivres.Dir.Iwan Edwards.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Dim., 14h, Ensemble Arion.Monica Huggett, violoniste, Daniel Taylor, haute-contre.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Chantal Lambert, soprano, et Jean Marchand, pianiste.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11h, Judy Kang, violoniste, et Pierre-Richard Aubin, pianiste.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13h30 et 15h, Ensemble de jazz F.Simard.BASILIQUE NOTRE-DAME Dim., 14 h, Ensemble vocal Polymnie.Dir.J.-P.Guindon.JARDIN BOTANIQUE Dim., 14h, Chambristes du Conservatoire.PLACE DES ARTS Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.André Moisan.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Robert Verebes, altiste, Élise Desjardins, pianiste, Paul Fortin, percussionniste.19h, Orchestre à cordes du Conservatoire.Dir.Guy Fouquet.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE NWOLC, idée originale de Paul Vachon et André Clérin.Avec A.Clérin, S.Drolet, G.Mosca, D.St-Onge et L.Vachon: 25h.(6 à 12 ans) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE Contes pour les poidsplume, de Renée Robitaille: 14h.(5 ans et plus) MUSÉE JUSTE POUR RIRE La très belle Histoire de Noël.Dim.: 13h30.(4-11 ans) EX-CENTRIS (Ciné-Kid) Lisa et le tigre aux dents de sabre: 11h.PIERRE VENNAT SOUVENIRS-SOUVENIRS Aujourd'hui, alors que les « danses de contact à 10 $ » sont tolérées dans les clubs de nuit de Montréal et que le cinéma porno ne réussit même plus à émouvoir les collégiens, la censure gouvernementale d'autrefois fait sourire.Mais il y a 70 ans, on ne badinait pas avec ces choses-là.C'est donc tout fier de son rôle que J.-P.Filion, « censeur municipal de théâtre » expliquait, dans La Presse du 29 novembre 1930, son rôle : « Quelques-uns me diront : « Il faut être de son époque ; il faut suivre les traditions modernes, enfin, il faut être à la mode.» Voilà ce qui s'appelle jouer sur les mots.Pour entrer dans les vues et les idées de certaines personnes, il faudrait subordonner sa conscience et nos croyances aux caprices de l'époque, aux traditions du modernisme, aux fantaisies de la mode, et par cela même perdre ce qu'il y a de plus beau en tout être qui tient à sa dignité : le respect de soi-même, de la famille, de nos enfants, en leur évitant la contamination dans leur personne, dans leurs sentiments, dans leurs principes les plus chers.Je ne suis certes pas parfait, pas prude non plus, et encore moins fanatique.Mais je crois mon devoir de mettre les gens et surtout les jeunes en garde contre le mauvais spectacle qui, à mon sens, fait plus de mal qu'on ne le croit, et ce mal-là est irréparable, car il mène à tout.» La Semaine du livre IL Y A UN DEMI-SIÈCLE (25 novembre 1950), Jean Béraud écrivait sur la Semaine du livre, « qui est, si je ne m'abuse, une invention d'Amérique, comme la Semaine de la santé et les Semaines de tout ce que l'on voudra Ð à condition de se souvenir que l'année, après tout, n'en compte que cinquante-deux Ð débute aujourd'hui et donnera lieu à diverses manifestations dont il faut souhaiter le succès.Ce n'est pas une Semaine du livre canadien, mais du livre en général, c'est-à-dire que ceux qui prendraient la résolution de lire toute la semaine pourraient librement faire des incursions à tous les rayons.Et comme je vois la chose, rien n'interdit même durant ces sept jours d'allier dans son esprit, à la littérature, la musique, la danse, l'art dramatique, la peinture, le cinéma.Pour tout dire, le but large et généreux de cette Semaine est de distraire le profane Ð car l'initié n'a pas besoin qu'on l'enrégimente par une campagne de propagande Ðdes préoccupations matérielles, pour l'entraîner vers le goût et la pratique des arts.» Le cinéma français LES MOYENS ÉNORMES déployés par Hollywood nous le font peut-être oublier, mais c'est la France, comme le rappelait il y a un demi-siècle (25 novembre 1950) Léon Franque, qui a vu naître le cinéma.« Les chicanes d'écrivains ne changent rien à cette vérité historique Ð et, à l'époque du muet, ses fils dominaient le marché mondial.Avec le parlant, le problème devenait plus complexe et déjà la catastrophe de 1914 avait miné bien des forces, découragé nombre d'initiatives.Quand même le relèvement s'opérait avec ampleur lorsque la guerre, à nouveau, fondit sur la France.» Or, en novembre 1950, au lendemain du Festival de Venise, la France tenait, à Paris, pour la deuxième année, un Salon du cinéma, plus vaste, plus complet, plus expressif que jamais.« Il reste que des artisans d'élite et des hommes d'affaires avertis pensent et agissent pour que le cinéma de France soit une expression artistique, portant la griffe du génie français.Il est peut-être un pays où souffle l'esprit, où la création artistique jouit d'une plus grande liberté, où la nouveauté peut mieux se faire admettre.Ce pays, c'est la France et le Salon du cinéma l'a prouvé à l'évidence.CENTRE-VILLE EST CENTRE-VILLE OUEST RIVE SUD RIVE NORD \u0001SON DIGITAL VEUILLEZ PRENDRE NOTE QUE LE GUIDE EST SUJET À CHANGEMENTS SANS PRÉAVIS.RIVE SUD QUARTIER LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 rue Emery, coin St-Denis 849-FILM-111 SIÈGES DISPOSÉS EN GRADINS (Sightline seating™) \u0002 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.au Jeu.1:50,4:20 \u0002STARDOM(v.française)(G) Dim.au Jeu.4:00,6:45 HARRY UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN (13+) Dim.au Jeu.1:00,4:05, 7:05,9:45 \u0002 LA BELLE-FAMILLE (G) Dim.au Jeu.1:45,4:30,7:15,9:50 MAELSTRÖM(13+) Dim.au Jeu.12:30,3:00,5:10,7:20,9:25 \u0002 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.au Jeu.12:30,9:20 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.au Mer.12:10,3:15,6:25,9:30 Jeu.3:15,6:25,9:30 2 HOMMES, 2 FEMMES, 4 PROBLÉMES(sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.1:35,9:10 \u0002CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:05,1:20,2:15,3:40,4:40,6:40, 7:10,9:15,9:40 Jeu.12:05,1:20,2:15,3:40,4:40,7:10, 9:30,9:40 \u0002 LE PETIT NICKY(13+) Dim.au Jeu.7:15,9:30 \u0002 PLANETE ROUGE Dim.au Jeu.1:30,4:10,7:05,9:35 \u0002SADE (16+) Dim.au Jeu.12:15, 2:40,5:05,7:35,10:00 \u0002 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.au Jeu.12:20,3:20,6:45,9:40 \u0002 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:00, 1:05,2:30,3:50,5:00,6:50,7:30,9:25, 10:00 \u0002A TOUT HASARD(G) Dim.au Jeu.12:00,2:30,5:00,7:25,9:50 \u0002 LE 6È JOUR (13+) Laissezpasser refusés Dim.au Jeu.12:55, 4:00,7:00,9:55 \u0002 LES DESTINÉES SENTIMENTALES Dim.au Jeu.12:45,4:45,8:45 LES MUSES ORPHELINES(13+) Dim.au Jeu.3:15,6:30 CENTRE-VILLE OUEST FAUBOURG PV 1616 ouest, rue Ste-Catherine 849-FILM 121 STARDOM (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Jeu.2:10,4:40,7:10,9:30 DR.T AND THE WOMEN (G) Dim.au Mar.Jeu.1:50,4:10,6:40,9:00 Mer.1:50,4:10,9:15 BILLY ELLIOT (G) Dim.au Jeu.2:00,4:30,7:00,9:25 \u0002MEN OF HONORDim.au Jeu.1:45,4:15,6:45,9:15 CAVENDISH (MAIL) PV Cavendish, coin Kildare 849-FILM -122 THE LITTLE VAMPIRE (G) Dim.au Mar.1:10,3:25 MEET THE PARENTS (G) Dim.au Mar.1:00,3:40,6:50,9:15 Mer.& Jeu.6:50,9:15 \u0002 CHARLIE'S ANGELS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:30,2:45,4:55,7:05,9:20 Mer.& Jeu.7:05,9:20 BILLY ELLIOT (G) Dim.au Mar.12:40,3:00,6:40,9:00 Mer.& Jeu.6:40,9:00 \u0002MEN OF HONORDim.au Mar.12:50,3:30,6:30,9:10 Mer.& Jeu.6:30,9:10 LITTLE NICKY(13+)Dim.au Jeu.6:45,9:35 BOUNCE(G) Dim.au Mar.12:45, 3:15,7:00,9:25 Mer.& Jeu.7:00,9:25 RUGRATS IN PARIS-THE MOVIE (G) Dim.au Mar.12:35,2:35,4:30,6:35,8:30 Mer.& Jeu.6:35,8:30 102 DALMATIANS (G) Dim.au Mar.12:25,2:40,4:50,7:10,9:30 Mer.& Jeu.7:10,9:30 CÔTE-DES-NEIGES PV 6700 Côte-des-Neiges 849-FILM -124 ADMISSION ADULTES- APRÈS 18H00 (exc.mar.& mer.) 6,50$ ENFANTS (13 ans et moins) 4,25$ ÂGE D'OR (65 ans et plus) 4,25$ MATINÉE EN TOUT TEMPS AVANT 18H00 4,25$ MARDI ET MERCREDI TOUTE LA JOURNÉE 4,25$ \u0002 MEET THE PARENTS (G) Dim.au Mer.1:20,3:50,7:15,9:35 Jeu.7:15,9:35 \u0002 CHARLIE'S ANGELS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:10,3:20,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 \u0002 LITTLE NICKY (13+) Dim.au Mer.12:50,3:00,7:10,9:10 Jeu.7:10,9:10 \u0002RED PLANET Dim.au Mer.1:30, 4:00,7:05,9:20 Jeu.7:05,9:20 \u0002 THE 6TH DAY (13+) Laissezpasser refusés Dim.au Mer.1:00, 3:40,7:00,9:30 Jeu.7:00,9:30 \u0002 DR.SEUSS' HOW THE GRINCH STOLE CHRISTMAS (G)Laissezpasser refusés Dim.au Mer.12:30, 2:40,5:00,7:20,9:40 Jeu.7:20,9:40 \u0002 UNBREAKABLE (G) Dim.au Mer.12:40,2:55,5:10,7:35,9:55 Jeu.7:35,9:55 ÉGYPTIEN PV 1455, rue Peel 849-FILM -125 \u0002 DANCER IN THE DARK (13+) Dim.2:00,5:00,8:00 Lun.au Jeu.2:00,2:30,5:00,5:30,8:00, 9:00 \u0002 MEN OF HONOR Dim.au Jeu.1:50,4:20,6:50,9:15 ATWATER PV Place Alexis-Nihon 849-FILM -126 NURSE BETTY (13+) Dim.4:45,7:00 Lun.au Jeu.7:45 WOMAN ON TOP (G)Dim.4:50,7:15 Lun.au Jeu.7:55 BAISE-MOI (v.o.Anglaise) (18+) Dim.5:00,7:10 Lun.au Jeu.8:05 EST DE MONTRÉAL DAUPHIN 2396 est, rue Beaubien 721-6060 SADE (16+)Dim.1:15,3:45,7:15,9:25 Lun.& Jeu.8:00 Mar.& Mer.7:15,9:25 LES DESTINÉES SENTIMENTALES Dim.1:00,4:45,8:30 Lun.au Jeu.7:00 LANGELIER Carrefour Langelier 255-5551 NOUS N'ACCEPTIONS AUCUN LAISSEZ-PASSER, COUPON OU CERTICAT-CADEAU CINÉPLEX ODÉON \u0002CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00, 9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 \u0002 PLANETE ROUGE Dim.1:00, 3:05,5:10,7:15,9:20,11:25 Lun.au Jeu.7:15,9:20 \u0002 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.1:10,3:40,7:10,9:40,12:10 Lun.au Jeu.7:10,9:40 \u0002LES RAZMOKETS A PARIS (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 \u0002 LE 6È JOUR(13+) Laissez-passer refusés Dim.1:05,3:35,7:05,9:35,11:55 Lun.au Jeu.7:05,9:35 \u0002 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:05,5:10,7:15,9:20,11:30 Lun.au Jeu.7:15,9:20 MONTRÉAL SUD PLACE LASALLE PV Angle bl.Champlain et Bishop Power 849-FILM -171 \u0002LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.au Mer.12:20,2:40,4:45 \u0002CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:00,3:30,6:30,8:55 Jeu.7:10,9:25 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.au Mer.12:50,3:50,6:50,9:30 Jeu.6:45,9:40 LE PETIT NICKY (13+) Dim.au Mer.7:00,9:10 Jeu.7:00,9:15 PLANETE ROUGE Dim.au Mer.1:10,4:00,6:40,9:00 Jeu.6:50,9:40 MEN OF HONOR Dim.au Mer.12:55,3:45,6:35,9:25 Jeu.7:00,9:35 LITTLE NICKY(13+)Dim.au Mer.12:45,2:55,5:00,7:05,9:15 Jeu.7:05,9:15 CHARLIE'S ANGELS(G) Laissezpasser refusés Dim.au Mer.12:30, 2:45,5:00,7:10,9:20 Jeu.6:50,8:55 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:15,2:35,4:50,7:10,9:35 Lun.1:00,3:35,7:10,9:35 Jeu.7:10,9:35 LE 6È JOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:35,3:15,6:45,9:30 Jeu.6:45,9:30 THE 6TH DAY(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:05,3:40,6:40,9:20 Jeu.6:55,9:30 DR.SEUSS' HOW THE GRINCH STOLE CHRISTMAS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:40,2:55,5:15,7:30,9:50 Jeu.7:05,9:25 BOUNCE(G) Dim.Mar.& Mer.12:25, 2:50,5:10,7:25,9:40 Lun.3:30,7:00,9:40 Jeu.6:55,9:20 OUEST DE L'ÎLE POINTE-CLAIRE PV 6341 Transcanadienne 849-FILM -131 \u0002 BEDAZZLED (G) Dim.au Mar.2:20,4:10,7:25,9:35 Mer.& Jeu.7:25,9:35 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.au Mar.2:25,4:35,6:50,9:00 Mer.& Jeu.6:50,9:00 \u0002 MEET THE PARENTS (G) Dim.au Mar.2:30,4:40,7:10,9:15 Mer.& Jeu.7:10,9:15 BILLY ELLIOT (G) Dim.au Mar.2:10,4:20,7:05,9:25 Mer.& Jeu.7:05,9:25 BOUNCE(G) Dim.au Mar.1:50,4:00, 7:15,9:30 Mer.& Jeu.7:15,9:30 THE 6TH DAY(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.2:00,4:30,7:00,9:20 Mer.& Jeu.7:00,9:20 CARREFOUR DORION PV 391 Bl.Harwood, Dorion-Vaudreuil 849-FILM -132 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.11:00,1:45,4:00 Lun.1:45,4:00 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G)Laissez-passer refusés Dim.12:40,3:00,5:10,7:20,9:35 Lun.1:20,4:00,7:20,9:35 Mar.au Jeu.7:20,9:35 LE PETIT NICKY (13+) Dim.au Jeu.9:40 LE 6È JOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:20,4:00,6:50,9:20 Mar.au Jeu.6:50,9:20 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.au Jeu.7:10 LES RAZMOKETS A PARIS (G) Dim.10:00,11:45,2:00,4:15,7:00,8:50 Lun.1:30,4:00,7:00,8:50 Mar.au Jeu.7:00,8:50 A TOUT HASARD(G) Dim.12:35, 2:50,5:00,7:30,9:40 Lun.2:50,5:00,7:30,9:40 Mar.au Jeu.7:30,9:40 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.10:00, 12:15,2:40,5:00,7:15,9:40 Lun.1:15,3:40,7:15,9:40 Mar.au Jeu.7:15,9:40 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.12:00,2:15,4:30,7:00,9:30 Lun.2:15,4:30,7:00,9:30 Mar.au Jeu.7:00,9:30 102 DALMATIENS(G) Dim.10:00, 12:00,2:15,4:30,6:50,9:00 Lun.1:15,3:30,6:50,9:00 Mar.au Jeu.6:50,9:00 ST-BRUNO PV Près des Promenades St-Bruno 849-FILM -143 \u0002 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.au Mer.12:45,2:55,5:00 \u0002 LA BELLE-FAMILLE (G) Dim.au Mer.2:00,4:30,7:15 Jeu.7:15 \u0002CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G)Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:50,3:00,5:10,7:25,9:45 Jeu.7:25,9:45 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.au Mer.1:25,4:10,6:55,9:35 Jeu.6:55,9:35 PLANETE ROUGE Dim.au Mer.1:50,4:20,7:20,9:45 Jeu.7:20,9:45 LE LÉGENDE DE BAGGER VANCE (G) Dim.au Jeu.9:30 \u0002LE PETIT NICKY (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:15 \u0002 LE 6È JOUR (13+) Laissezpasser refusés Dim.au Mer.1:40, 4:30,7:05,9:40 Jeu.7:05,9:40 \u0002 A TOUT HASARD (G) Dim.au Mer.1:45,4:15,7:10,9:30 Jeu.7:10,9:30 LES RAZMOKETS A PARIS (G) Dim.au Mer.1:15,3:15,5:15,7:15,9:15 Jeu.7:15,9:15 \u0002DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:45,4:20,7:00,9:30 Jeu.7:00,9:30 102 DALMATIENS (G) Dim.au Mer.12:45,3:05,5:15,7:30,9:40 Jeu.7:30,9:40 \u0002 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.au Mer.1:20,4:00,7:10,9:45 Jeu.7:10,9:45 BOUCHERVILLE PV Aut.20, sortie Boul.Mortagne 849-FILM -144 LE PETIT VAMPIRE(G) Dim.1:00 Lun.au Mer.2:30 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.3:15,9:20 Lun.au Mer.4:15,9:20 Jeu.9:20 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES(G)Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:25,5:30,7:35,9:45 Lun.au Mer.2:35,4:50,7:35,9:45 Jeu.7:35,9:45 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.1:20,4:05,7:00,9:40 Lun.au Mer.2:40,7:00,9:40 Jeu.7:00,9:40 LE PETIT NICKY(13+) Dim.1:05,7:15 Lun.au Mer.2:05,7:15 Jeu.7:15 PLANETE ROUGE Dim.3:10 Lun.au Mer.4:35 SADE (16+)Dim.au Jeu.7:25,9:55 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00, 3:20,5:35,7:50,10:00 Lun.au Mer.2:10,4:25,7:15,9:35 Jeu.7:15,9:35 LE 6È JOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:30,4:15,7:00,9:30 Lun.au Mer.2:00,4:30,7:00,9:30 Jeu.7:00,9:30 A TOUT HASARD(G)Dim.1:35, 4:00,7:20,9:50 Lun.au Mer.2:25,4:45,7:20,9:50 Jeu.7:20,9:50 LES RAZMOKETS A PARIS (G) Dim.1:15,3:10,5:05,6:55,9:10 Lun.au Mer.2:20,4:20,6:55,9:10 Jeu.7:00,9:10 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.1:40,4:10,7:10,9:40 Lun.au Mer.2:15,4:40,7:10,9:40 Jeu.7:10,9:40 102 DALMATIENS (G)Dim.1:25, 3:35,5:45,7:55,10:05 Lun.au Mer.2:30,4:50,7:05,9:25 Jeu.7:05,9:25 DELSON (PLAZA) PV 900, Bl.Georges-Gagné, Delson 849-FILM -145 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.10:20,12:55,3:10,5:10 Lun.12:55,3:10,5:10 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G)Laissez-passer refusés Dim.& Lun.12:45,3:00,5:20,7:35,10:00 Mar.au Jeu.7:25,9:40 LE PETIT NICKY (13+) Dim.10:15,7:15,9:20 Lun.7:15,9:20 Mar.au Jeu.7:20,9:35 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.& Lun.3:40,9:40 Mar.au Jeu.9:25 \u0002PLANETE ROUGE Dim.& Lun.1:15,7:20 Mar.au Jeu.7:05 A TOUT HASARD(G)Dim.& Lun.1:05,3:30,7:10,9:30 Mar.au Jeu.7:30,9:50 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.10:00, 12:15,2:40,5:05,7:30,9:50 Lun.1:30,4:20,7:30,9:50 Mar.au Jeu.7:10,9:30 LE 6È JOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.12:35,3:20,7:00,9:45 Mar.au Jeu.7:15,9:45 102 DALMATIENS(G) Dim.10:10, 12:25,2:50,5:15,7:40,9:55 Lun.1:30,4:10,7:40,9:55 Mar.au Jeu.7:00,9:15 BROSSARD PV Mail Champlain - 2150, Lopinière 849-FILM -141 THE LITTLE VAMPIRE (G) Dim.au Mar.1:00,3:10,5:15 MEET THE PARENTS (G) Dim.au Mar.1:30,4:00,7:05,9:35 Mer.& Jeu.7:05,9:35 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.au Mar.1:00,3:50,6:50,9:35 Mer.& Jeu.6:50,9:35 SADE(16+) Dim.au Mar.12:50,3:00, 5:10,7:15,9:25 Mer.& Jeu.7:15,9:25 BILLY ELLIOT (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Mar.1:10,3:40,7:00,9:20 Mer.& Jeu.7:00,9:20 MEN OF HONOR Dim.au Mar.1:20,4:10,6:50,9:30 Mer.& Jeu.6:50,9:30 LE PETIT NICKY (13+) Dim.au Jeu.7:15,9:15 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:30,2:50,5:05,7:25,9:45 Mer.& Jeu.7:25,9:45 CHÂTEAUGUAY ENCORE 180, Boul.D'Anjou Châteauguay 699-3579 \u0002LE PETIT VAMPIRE (G)Dim.& Lun.1:35 LE PETIT NICKY (13+) Dim.& Lun.1:40,3:25,7:05,9:05 Mar.au Jeu.7:05,9:05 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.& Lun.3:35,6:55,9:15 Mar.au Jeu.6:55,9:15 A TOUT HASARD(G)Dim.& Lun.1:30,3:40,7:10,9:10 Mar.au Jeu.7:10,9:10 DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:30,3:00,5:30,7:30,9:30 Mar.au Jeu.7:30,9:30 LE 6È JOUR (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:45,4:00,7:00,9:20 Mar.au Jeu.7:00,9:20 LONGUEUIL (PLACE) PV 825, St-Laurent O.Longueuil 849-FILM -142 DU CINÉMA D'AUJOURD'HUI Á PRIX D'HIER LES MARDIS ET MERCREDIS 1,50$ DU JEUDI AU LUNDI 3,00$ DISNEY: LE KID (G) Dim.& Lun.1:45,4:05 LE DINOSAURE (G) Dim.& Lun.1:35,3:45 HISTOIRE DE JOUETS 2 (G) Dim.& Lun.1:25,3:30 LÉGENDES URBAINES 2 (13+) Dim.au Jeu.6:50,9:15 POKEMON LE FILM 2000 (G) Dim.& Lun.1:40,3:55 APPARENCES (13+) Dim.au Jeu.7:00,9:30 LES REMPLACANTS (G) Dim.au Jeu.7:05,9:20 PRESQUE CÉLÈBRE (G) Dim.& Lun.1:30,4:10,6:55,9:25 Mar.au Jeu.6:55,9:25 LA LOI DU MILIEU (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:35 RIVE NORD LAVAL (GALERIES) PV 1545, boul.Le Corbusier 849-FILM -151 MEET THE PARENTS (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:45,9:00 Lun.4:00,6:45,9:00 Jeu.6:45,9:00 DANSER DANS LE NOIR (13+) Dim.au Mer.12:45,3:40,6:30,9:20 Jeu.6:30,9:20 LES MUSES ORPHELINES(13+) Dim.au Mer.1:00,3:40,6:30,9:00 Jeu.6:30,9:00 \u0002 CHARLIE'S ANGELS (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:45,3:00,5:15,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 BILLY ELLIOT (v.o.Anglaise) (G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:50,6:30,9:05 Lun.3:50,6:30,9:05 Jeu.6:30,9:05 \u0002 MEN OF HONOR Dim.au Mer.12:50,3:40,6:50,9:40 Jeu.6:50,9:40 \u0002 SADE(16+) Dim.au Mer.12:40, 3:00,5:15,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 LES DESTINÉES SENTIMENTALES Dim.au Mer.12:45,4:20,8:00 Jeu.8:00 LAVAL (CARREFOUR) PV 2330, boul.Le Carrefour 849-FILM -152 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.au Mer.1:15,3:20,5:30 \u0002 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G)Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:25,3:30,5:35,7:40,9:45 Jeu.7:40,9:45 LE PETIT NICKY (13+) Dim.au Jeu.7:30,9:40 \u0002PLANETE ROUGEDim.au Mer.1:45,4:05,7:10,9:30 Jeu.7:10,9:30 L'HONNEUR A TOUT PRIX (G) Dim.au Mer.1:40,4:15,7:00,9:35 Jeu.7:00,9:35 \u0002 A TOUT HASARD (G) Dim.au Mer.1:00,3:10,5:25,7:35,9:50 Jeu.7:35,9:50 LE GOÛT DES AUTRES (G) Dim.au Mer.1:30,3:50,7:00,9:20 Jeu.7:00,9:20 ST-EUSTACHE PV 25e Avenue (450)472-6666 - LE GROUPE MATHERS - NOUS N'ACCEPTIONS QUE ODÉON AUCUN AUTRE LES CERTICATES-CADEAU CINÉPLEX COUPON-RABAIS N'EST ACCEPTÉ \u0002 LE PROJET BLAIR 2: LE LIVRE DES TÉNÈBRES(13+) Dim.au Jeu.9:35 \u0002 LE PETIT VAMPIRE (G) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:35 \u0002 LA BELLE-FAMILLE (G) Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40,7:00, 9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 \u0002 CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:20,2:30,4:40,7:15, 9:25,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:25,9:35 \u0002 PAYEZ AU SUIVANT (G) Dim.& Mar.1:15,3:45,6:50 Lun.Mer.& Jeu.6:50 \u0002 LE PETIT NICKY (13+) Dim.& Mar.12:25,2:25,4:25,7:10, 9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:15 \u0002 L'HONNEUR A TOUT PRIX(G) Dim.& Mar.1:05,3:45,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:30 \u0002 PLANETE ROUGE Dim.& Mar.1:30,4:00,7:10,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 \u0002 LE LÉGENDE DE BAGGER VANCE(G)Dim.au Jeu.6:55 \u0002 MEN OF HONOR Dim.& Mar.1:05,3:45,6:50,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:30 \u0002 LE 6È JOUR (13+) Laissezpasser refusés Dim.& Mar.1:20, 3:55,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 \u0002 LES RAZMOKETS A PARIS (G) Dim.& Mar.1:00,2:50,4:45,7:05, 9:00 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:00 \u0002A TOUT HASARD(G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 \u0002DR.SEUSS, LE GRINCHEUX QUI VOILAIT GÅCHER NOEL (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:00,2:15,4:30,7:00,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 \u0002 UNBREAKABLE (G)Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:10,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:30 \u0002 102 DALMATIENS (G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:10,12:30,2:20,2:40, 4:30,4:50,6:55,7:05,9:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,7:05,9:05, 9:15 \u0002 L'INDESTRUCTIBLES (G) Dim.& Mar.12:00,2:20,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 DU Dimanche 26 à Jeudi 30 \u0001 \u0003 \u0002 \u0003 \u0003 \u0001 \u0002 \u0001 \u0003 \u0002 \u0003 \u0001 \u0003 Certificats-cadeaux Maintenant disponibles dans tous les cinémas Cinéplex Odéon. 7LP1101B1126 B-11 dimanche - ART 7LP1101B1126 ZALLCALL 67 01:15:58 11/26/00 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 B 1 1 G É N I E S EN HERBE En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A-LOUIS ET LOUISE 1 Quel r o i français, contemporain du cardinal de Richelieu, fut le premier à frapper des louis et écus d'or à son effigi 2 Dans quelle province est situé le lac Louise?3 Quel dessert rustique, servi traditionnellement avec de la mélasse, est l'objet d'un festival à Louiseville, Québec?4 Qui est l'auteur de Guignol's Band?5 Quel groupe rock à saveur folk français a fracassé des records de vente en 1998 avec entre autres le succès J'temmène au vent?Auteur de Guignol's Band 5 Trouvez la chauve-souris qui s'est infiltrée dans ce groupe d'oiseaux: grèbe, bouvreuil.D-HITCHCOCK 1 Quelle actrice tient le rôle féminin principal dans Vertigo B-BOUCHE 1 Le postérieur de quel volatile compare-t-on à la bouche de celui qui affiche un air snob ou hautain?2 Qu'est-ce qu'un Bouche du Rhône ?3 Que signifient les lettres R C R , p r o c é d u r e d'urgence dont fait partie le bouche-à-bouche?4 Quel personnage de l'humoriste Daniel Lemire est utilisé dans des messages publicitaires de rince-bouche?5 Quels deux noms familiers donne-t-on à l'harmonica?2 Combien d'oscars Alfred Hitchcock a-t-il reçu pour ses films?F-MUSCLES 1 De quelle ville canadienne Joe et Ben Weider, grands promoteurs du culturisme, sont-ils originaires?2 Quel muscle, qui sert à pousser vers le bas, est l'antagoniste du biceps?culturisme les Weider organisent-ils à chaque année (si on en croit son nom, le champion pourrait siéger au séjour des dieux grecs)?4 Quel muscle triangulaire forme notre épaule?5 Dans quel domaine des affaires le monsieur muscle Arnold Schwarzenegger avait-il fait fortune avant de faire du cinéma?3 Quel comédien incarne un homme avec une jambe dans le plâtre qui se met à épier ses voisins dans le film Rear Window?4 Quel critique et réalisateur français a écrit une d'Alfred Hitchcock?5 Quel compositeur français est à l'origine de la Marche funèbre d'une marionnette, mieux connue comme le thème m u s i c a l d e l'émission Alfred Hitchcock C-PSEUDONYMES présente?ROCK 1 Quel était le vrai nom de Gerry Boulet?2 Il s'est fait connaître sous le nom de Johnny Rotten dans le groupe Sex Pistols, mais quel est son vrai nom de famille?3 Quel nom explosif a fait la gloire du Belge Roger Jouret dans les années 80?4 Le nom de quelle sorcière Vincent Furnier a-t-il choisi comme pseudonyme?E-OISEAUX 1 Quel oiseau exotique, coureur rapide, est maintenant élevé au Québec pour sa viande?2 Quels deux oiseaux utiliset- on pour la fabrication du foie gras?3 Quel nom populaire anglais donne-t-on à la pièce de un dollar, qui représente un huard?G-2 HOMOPHONES 1 Retour de son et auteur du Pendule de Foucault.2 Idiot et marque officielle.3 Origine de Gilles, compagnon de Jeanne d'Arc et poisson plat.4 Pierre et substitution de la tour et du roi aux échecs.5 Objet de la sémiologie et oiseau blanc.5 Quel reptile a rendu célèbre le chanteur glam rock Marc Bolan?4 Quel oiseau, associé à la Suisse, pond ses oeufs dans le nid des autres?H-IDENTIFICATION D'UN PEUPLE 1 Peuple mythique qui habite dans une forêt audelà du Pays Maudit.2 Ils se nourrissent principalement de salsepareille et portent à peu près tous le même nom.3 Ils ont dû combattre à maintes reprises le géant Grosbouf et le sorcier Gargamel.4 Créés par Peyo en 1958, ces «petits êtres bleus et tout joyeux» ont été l'objet d'un marketing Vincent Furnier agressif.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Enrico Macias pris à partie par des groupes pro-palestiniens Agence France-Presse ROUBAIX, France Ð Le chanteur juif d'origine algérienne Enrico Macias doit donner aujourd'hui un concert de musique arabo-andalouse à Roubaix, dans le nord de la France, malgré un appel au boycottage et à manifester de groupes pro-palestiniens.Le collectif des organisations pro-palestiniennes affirme ne viser en aucun cas le chanteur juif, mais son appui à la politique de l'État d'Israël et notamment sa participation à une manifestation « le 10 octobre à Paris aux côtés de l'extrême droite israélienne, dans un contexte où Israël mène une guerre non déclarée contre les Palestiniens ».Le porte-parole du collectif, Abdellatif Imad, a appelé à un « rassemblement pacifique devant la salle de concert ».Les organisateurs de cette manifestation contre la venue d'Enrico Macias à Roubaix ont précisé qu'il n'est « pas question de s'opposer aux gens qui rentreront » dans la salle et que le rassemblement devrait se terminer bien avant la fin du concert.Interrogé par l'AFP, Enrico Macias a déclaré qu'il participerait au concert « même s'il devait se retrouver seul dans la salle ».« C'est vrai que je suis juif et que je soutiens Israël, mais je soutiens aussi les efforts de paix y compris en demandant que les Palestiniens aient un pays », a-t-il souligné.De leur côté, les autorités municipales ont annoncé « un important déploiement de forces de l'ordre ».Le maire René Vandierendonck, opposé au boycottage d'Enrico Macias, a déclaré que « le moindre attroupement serait rapidement disloqué ».Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) ont aussi condamné ce boycottage, estimant qu'il s'agit d'une manifestation d'antisémitisme. 7LP1201B1126 B-12 dimanche - ART 7LP1201B1126 ZALLCALL 67 01:18:33 11/26/00 B B 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 0 FESTIVAL DE THESSALONIQUE Le jeune cinéma s'impose LUC PERREAULT THESSALONIQUE Ð Theo Angelopoulos compare son oeuvre à un seul et même long film divisé en chapitres.Le concert d'Eleni Karandrou, la semaine dernière, semble lui donner raison.Pendant toute une soirée, dans la plus grande salle de concert de Thessalonique, on a pu entendre la musique des six derniers films du réalisateur grec, tous confiés à la touche musicale magique d'Eleni Karandrou.Ce concert faisait l'effet d'une longue complainte ponctuée de thèmes variés, colorée parfois par la harpe ou l'accordéon, le plus souvent dominée par les cordes ou le basson.On comprenait en l'écoutant le rôle capital joué par la compositrice : la musique de madame Karandrou s'accorde parfaitement avec le ton mélancolique des films d'Angelopoulos.Ce fut l'un des temps forts du 41e Festival international du film de Thessalonique.Assis à ma gauche, un jeune couple turc dans la vingtaine suit ce concert religieusement.Elle, délicate et mignonne, fait vachement intello avec ses petites lunettes ovales.Lui a plutôt l'air de Thierry Frémont.Seray et Yusuf ont parcouru neuf heures de route en auto pour participer à ce festival.Ils viennent d'Istambul et dirigent ensemble Yeni Sinema (Nouveau cinéma), une revue sérieuse qui tire à 1500 exemplaires et ne subsiste que grâce à une aide universitaire.Ils repartaient le surlendemain, gonflés à bloc et prêts à défendre bec et ongles leur vision d'un cinéma aux antipodes d'Hollywood.Michel Demoupoulos (qui parle, incidemment, un français impeccable), estime à environ 300 le nombre de participants balkaniques à l'événement qu'il dirige.« On aimerait, précise-t-il, faire le pont entre l'Europe et cette région et créer à travers ce festival un espace balkanique.Après tout, la Grèce en fait partie mais nous sommes aussi le seul pays des Balkans à avoir adhéré à l'Union Européenne.» Fils de Zorba Le festival qu'il dirige depuis 1991 a connu des hauts et des bas depuis sa mise sur pied Ð une initiative de la Foire de Thessalonique Ð à la fin des années 50.Le cinéma grec vivait alors l'époque la plus florissante de son histoire.Il se distinguait par des étoiles de première magnitude telles que Michel Cacoyannis, Melina Mercouri, Jules Dassin, le mari américain de cette dernière.sans oublier Zorba le grec.Même sous les colonels, après 1967, la créativité était demeurée élevée.Mais en 1990, la production grecque était retombée à son plus bas, ne recueillant qu'un maigre 3 % du box-office.C'est alors que le Centre du film grec a fait appel à Demopoulos pour relancer le festival.En neuf ans, on peut dire que le pari a été largement tenu.D'une part, le cinéma grec regagnait 20 % de son public grâce notamment l'an dernier au succès de Safe Sex : plus d'un million et demi d'entrées.Quant au festival, on l'a recentré.Surtout voué jusqu'en 1990 au cinéma grec, il s'est ouvert au phénomène plus large du jeune cinéma mondial.Aujourd'hui, la relève a envie d'essayer autre chose que l'éternel fast-food américain.Sur un total de près de 100 000 assistances enregistrées cette année, les jeunes spectateurs forment nettement la majorité.La chose m'avait frappé à la projection de Bariera, le troisième long métrage de Jerzy Skolimowski.Président du jury cette année, le cinéaste polonais qui se consacre depuis quelques années à la peinture a droit à une rétrospective complète de ses films.Renverser la tendance Demopoulos explique que la ville de Salonique, comme partout ailleurs au monde, est envahie par des multiplexes.Une trentaine de ces nouvelles salles ont ouvert leurs portes en banlieue.Le festival dont l'influence s'exerce durant toute l'année grâce aux quelques salles qu'il contrôle, cherche à renverser la tendance.Le quartier général est installé à l'entrepôt C (ou gamma) sur une jetée qui domine le vieux port de Salonique.À dix minutes de marche, se trouvent le Square Aristotelous et l'Olympion, l'un des plus vieux cinémas de la ville.Repris et restauré par le festival, il est devenu l'un des endroits chics les plus fréquentés du centre-ville.À la salle du rezde- chaussée réservée aux films de la compétition et au cinéma grec, s'ajoute une petite salle au cinquième où sont projetés les films de la section Nouveaux Horizons que dirige Dimitri Eipides.Associé au festival depuis 1991, Eipides nous est mieux connu pour avoir codirigé depuis ses débuts le Festival du nouveau cinéma de Montréal.Clin d'oeil à son ancienne ville d'adoption, Eipides a d'ailleurs inclus dans sa sélection le film de Robert Lepage, Possible Worlds.Il rêve de revenir s'établir en permanence à Montréal depuis qu'il a renoué avec Claude Chamberlan Ð sa deuxième famille Ð et qu'il s'est vu confier la section des documentaires au Festival nouveau cinéma nouveaux médias.Outre ces deux événements, il programme également une section à Toronto.« La réforme ici est devenue évidente cette année, confirme-t-il.C'est un public jeune.Les deux universités de la ville attirent plus de 100 000 étudiants.Quant à moi, j'ai carte blanche pour ma section.Ça me permet d'appliquer mes critères de sélection.» Thessalonique n'a pas l'ambition de rivaliser avec Cannes, Berlin ou Venise.Sa taille modeste en fait cependant un lieu propice aux rencontres.D'autant plus que la Grèce, même en novembre, garde un petit air d'été.Associé au Festival de Thessalonique depuis 1991 où il dirige la section Nouveaux Horizons, Dimitri Eipides a inclus dans sa sélection le film de Robert Lepage, Possible Worlds (avec Tilda Swinton et Tom Mc Camus), clin d'oeil à Montréal, son ancienne ville d'adoption.Quelques coups de coeur UN NOMBRE IMPORTANT de films au programme du Festival de Thessalonique a déjà été projeté à Montréal.Parmi les inédits, une révélation : The Slow Business of Going, oeuvre d'une jeune cinéaste grecque, Athina Rachel Tsangari.Établie aux États-Unis, c'est en anglais qu'elle a tourné ce premier long métrage offert en première mondiale.Le film a pour héroïne Petra Going (Lizzie Martinez), une nomade transnationale, presque une extra-terrestre.Elle se flatte d'être née sur un vol entre Mexico et Athènes, d'où sa prétention de ne pas avoir de domicile fixe.Toujours en déplacement, elle parcourt la planète pour le compte d'une agence underground, Global Nomad Project.Sa mission consiste à enregistrer ses expériences.Pour tout bagage, elle n'a qu'une vieille berceuse.Parfaitement dans l'air du temps, ce film entièrement improvisé, mi-documentaire mi-essai visuel, propose malgré quelques passages à vide une réflexion fort originale sur une nouvelle catégorie d'individus, le citoyen du monde.Un phénomène à l'ordre du jour en cette ère de mondialisation.Une autre découverte: Songs from the Second Floor du Suédois Roy Andersson.Ici aussi règne l'insolite.Un homme d'affaires s'est ruiné dans l'incendie de son entreprise.Par une série de vignettes qui témoignent d'un humour sadique, Andersson décrit une société high-tech dont les valeurs (à la Bourse) se sont effondrées.L'image finale sur décor apocalyptique d'un champ de détritus où l'un des personnages vient décharger une cargaison de crucifix en dit long sur la crise dont ce film témoigne.Un autre film suédois a beaucoup fait rire.Dans Tillsammans (Ensemble), Lukas Moodysson qui s'était distingué avec Fucking Amal se paie la tête de la génération des soixantehuitards.Les habitants de sa commune Ð ça se passe en 1975 Ð se sont convertis au végétarisme, s'adonnent à l'amour libre, militent en faveur de l'homosexualité, adhèrent à la Ligue communiste marxiste léniniste trotskyste et veulent changer le monde.Tout un programme ! François Ozon confirme avec Sous le sable son art du récit et de la direction d'acteurs.Charlotte Rampling campe avec beaucoup de conviction le personnage d'une femme dont le mari (Bruno Cremer) est disparu à la suite d'une baignade en mer.Refusant de reconnaître les faits, elle continue à vivre avec la présence de cet homme, enfermée dans une folie passagère, jusqu'au jour où la réalité va reprendre ses droits.Un documentaire grec enfin, Mediterranean Stories, part d'une phrase de Fernand Braudel : les peuples vivant autour de la Méditerranée ont trois choses en commun : le blé, l'olive et le raisin.Comme pour le démontrer, un paysan turc, pendant la pause du midi, étale de l'huile d'olive sur une tranche de pain tout en avalant son vin.Stelios Haralambopoulos a filmé amoureusement ces rituels de paysans grecs, turcs et toscans."]
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