La presse, 8 novembre 2000, Cahier A
[" 3LP0103A1108 A1 MERCREDI 3LP0103A1108 ZALLCALL 67 03:19:36 11/08/00 B MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.· · 1 17e ANNÉE > NO 20 > 9 6 PA G E S > 6 C A H IE R S Bush l'emporte de justesse RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Au terme d'un dépouillement de votes à donner des ulcères d'estomac, George Walker Bush a été élu président des États-Unis, hier soir, devenant le deuxième Américain à suivre son père à la Maison-Blanche.Les républicains contrôleront également le Sénat et la Chambre des représentants.L'élection de Bush s'est confirmée à 2 h 18 du matin lorsque les réseaux de télévision américains ont annoncé les résultats de la Floride, l'État clé du scrutin présidentiel, un des plus serrés de l'histoire.Le fils du 41e président y a arraché une victoire qui a fait passer son total de grands électeurs de 246 à 271.Un candidat doit recevoir la moitié des 538 grands électeurs du collège électoral, soit 270, pour être élu président des États-Unis.Rappelons que le président américain n'est pas élu au suffrage universel, mais par le biais du collège électoral, un vestige du 18e siècle.La Floride, le quatrième État le plus populeux, mettait en jeu 25 grands électeurs.Bush ne pouvait remporter une victoire plus courte.Le gouverneur du Texas a récolté 49 % des suffrages contre 48 % à son adversaire démocrate.Environ 600 000 votes séparaient Bush et Gore.En 1960, un peu plus de 100 000 voix séparaient John F.Kennedy et Richard Nixon.Le candidat des Verts, Ralph Nader, a reçu 2 % de votes au niveau national, une performance inférieure à ses attentes.Mais les appuis du champion des consommateurs ont peut-être privé Gore de la victoire en Floride.La victoire du gouverneur confondra peut-être les historiens.Elle porte au sommet de la plus grande puissance au monde un homme de 54 ans dont l'expérience et la culture sont limitées.Les États-Unis ont peut-être déjà eu des présidents moins impressionnants, mais pas beaucoup.Voir BUSH en A2 Hillary Clinton entre dans l'histoire RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Ð Hillary Rodham Clinton a écrit une page de l'histoire politique des États-Unis hier en remportant une victoire décisive dans la course sénatoriale de New York.Hillary a récolté 57 % des suffrages contre 43 % à son adversaire républicain, Rick Lazio.Âgée de 53 ans, elle est devenue la première First Lady ( première dame ) à se faire élire au Sénat des États-Unis, une assemblée législative où les hommes occupent encore plus de 90 % des sièges.Il s'agissait d'un grand triomphe personnel pour Hillary, qui a été vilipendée par ses ennemis de la droite et humiliée par son mari dans l'affaire Monica Lewinsky.La victoire de la première dame des États-Unis survient seulement dix mois après son déménagement officiel à New York.Son adversaire, un politicien de Long Island, lui a reproché de s'être autoparachutée à New York, mais l'argument n'a pas porté.Hillary suit ainsi les traces de Robert F.Kennedy, qui avait réussi à se faire élire sénateur de New York en 1968 sans pour autant avoir vu le jour dans l'État.« Je veux juste dire du fond de mon coeur, merci New York », a déclaré Hillary devant des centaines de partisans réunis dans un hôtel de Manhattan.« Merci de nous avons ouvert vos coeurs et vos esprits, merci d'avoir vu ce que nous pouvions accomplir ensemble pour nos enfants, pour notre avenir, dans cet État et à travers le pays.» Voir HISTOIRE en A2 PHOTO AP Sous le regard satisfait de son mentor, Pat Moynihan, qu'elle remplacera au poste de sénateur de New York, Hillary Clinton a laissé éclater sa joie après sa victoire historique d'hier.Peu de changements au Sénat et à la Chambre Une élection qui a peu de répercussions sur le Canada Dixville Notch et le Harry's Bar pour Bush Bill Clinton ou le blues du sortant page A7 Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Avis E7 Bandes dessinées E5 Bridge D27 Carrières D8-D10 Décès E6, E7 Économie D1-21 Éditorial A26 Êtes-vous observateur?D22 Élections A8-A11 Feuilleton E5 Forum A27 Horoscope D27 Loteries A2, A10 Monde A22-A24 Mots croisés E5, S10 Mot mystère E5 Petites annonces D22 - immobilier D22, D23 - marchandises D18 - emplois D23-D25 - automobile D25-D27 - affaires D2 Politique A12-A14 Publicité-marketing D12 Vacances/voyage E4 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 12 > minimum 6 À la recherche d'un vainqueur Le premier affrontement a lieu ce soir L'armurier des Hells arrêté ANDRÉ CÉDILOT AVEC L'ARRESTATION de Michel Vézina, 52 ans, l'un des gros fournisseurs d'armes sur le marché noir, la police de la CUM a acquis la certitude que les Hells Angels ont trempé dans les attentats contre l'ancien syndicaliste et usurier André Desjardins et le journaliste Michel Auger.En annonçant la nouvelle hier, le directeur André Bouchard, responsable des enquêtes majeures, n'a pas caché vouloir faire pression sur le monde interlope afin d'épingler l'auteur de la tentative d'assassinat du reporter montréalais.« C'est une arrestation importante qui va secouer pas mal de monde.On tient celui qui a fourni l'arme, il reste à savoir qui a tiré sur Auger », a souligné l'officier de la CUM.Si l'on en croit ses propos, les enquêteurs suivent un filon qui pourrait les mener à des dirigeants des Hells Angels.« On n'a pas une idée précise de qui a tiré.L'enquête se déroule lentement mais sûrement.On a bon espoir de remonter au plus haut niveau », a d'abord dit M.Bouchard.À une autre question d'un journaliste, il a été plus loin en affirmant « qu'il manque juste leurs noms, et ça s'en vient ».C'est un expert en balistique qui a mis les policiers sur la piste de Vézina.Après des examens poussés, il s'est aperçu que le Rugger de calibre 22 retrouvé sous la voiture dont s'est servi l'agresseur de Michel Auger, le 13 septembre, était en tout point semblable au pistolet utilisé lors du meurtre d'André Desjardins, le 27 avril, à Montréal- Nord.Comme l'a indiqué le directeur Bouchard, le numéro de série qui apparaît normalement sur le canon de ce type d'arme de poing était absent.Voir ARMURIER en A2 VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Moment charnière pour les uns, banal exercice imposé pour les autres, les débats télévisés ne font pas l'unanimité parmi les analystes de la scène politique, mais tous sans exception disséqueront, ce soir et demain, les moindres paroles, les gestes et même la posture des cinq chefs, à la recherche d'un vainqueur.Premier affrontement, en français, ce soir, de 21 h à 23 h entre Jean Chrétien, Stockwell Day, Gilles Duceppe, Alexa Mc Donough et Joe Clark.La deuxième ronde de ces traditionnels combats verbaux aura lieu demain soir, en anglais, toujours au Centre national des arts d'Ottawa, de 20 h à 22 h.Le débat en français sera animé par Stéphan Bureau et celui en anglais par Ann Medina.Calqués sur le modèle de 1997, les débats tourneront autour de 10 thèmes choisis par les partis et le consortium des télédiffuseurs: santé, économie, finances publiques, justice et questions sociales, leadership et système démocratique, rôle du gouvernement, environnement et mondialisation.Les journalistes invités ( Daniel Lessard de Radio-Canada et Lina Dib de TVA en français; Jason Moscowitz de CBC, Craig Oliver de CTV et David Vienneau de Global en anglais ) lanceront chacun des thèmes par une question à laquelle tous les chefs devront répondre.Puis, une seconde question sera posée à un seul des chefs, après quoi, le débat s'engagera avec les quatre autres pendant dix minutes 30 secondes.Voir VAINQUEUR en A2 Puerto Plata Punta Cana Bayahibe Varadero $ Cayo Coco/Largo $ T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez avec R.servez t.t sinon vous allez trouver a haut ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥ JÕAI BESOIN DE VACANCE S ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de Malaga $ Los Angeles $ Fort Lauderdale $ Orlando $ Vancouver $ Ha.ti $ Siges grand confort disponibles 1 semaine TTuunniissiiee FFoorrffaaiitt iinnoouubblliiaabbllee 20 jours ¥ 1/2 pension plus 3 nuits gratuites .Rome H.tel sur mer p.p.occ/dble FFoorrffaaiittss ttoouutt iinncclluuss en occ.double Paris 1 semaine .Avion, h.tels, transferts, petits d.je.ners.Playa Blanca Martinique Escapade familiale $ Carte atout 3LP0203A1108 A2 MERCREDI 3LP0203A1108 ZALLCALL 67 03:19:51 11/08/00 B A2 · · LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 DEMAIN DANS LA PRESSE Un véritable symbole! Soupe, potage, velouté, consommé, crème et bisque se confondent dans le bonheur qu'ils procurent.Les tendances passent et les bouillons demeurent.La soupe est beaucoup plus qu'une assiette de réconfort, c'est un véritable symbole.Dans le Manuel des amphitryons de 1808, Grimod de La Reynière, l'initiateur de la presse gastronomique, écrit au sujet du potage: « Il est à un dîner ce qu'est le portique ou le péristyle à un édifice, c'est-à-dire que non seulement il en est la première pièce, mais qu'il doit être combiné de manière à donner une juste idée du festin, à peu près comme l'ouverture d'un opéra comique doit annoncer le sujet de l'ouvrage ».À lire demain dans le cahier ACTUEL.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-3-4 > À quatre chiffres : 9-6-2-2 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 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bien commencé pour Gore.Très tôt, les réseaux de télévision ont prédit au vice-président des victoires cruciales en Floride, en Pennsylvanie et au Michigan, trois États clés où Bush comptait bien faire.Mais le camp Bush a aussitôt contesté les prédictions des médias au sujet de la Floride et de la Pennsylvanie, qui comptent respectivement 25 et 23 grands électeurs.Après les protestations des républicains, les réseaux de télévision ont changé leurs projections concernant la Floride.Une défaite aurait été particulièrement difficile à avaler pour Bush en Floride.Il comptait sur l'aide de son frère Jeb, gouverneur de l'État, pour devancer Gore.Le candidat démocrate a fait le plein des grands électeurs en devançant Bush dans plusieurs des États les plus populeux.Il a non seulement remporté la victoire en Pennsylvanie et au Michigan, mais également en Illinois, à New York et en Californie.À eux seuls, les États de New York et de la Californie regroupent 87 grands électeurs.Gore aura profité d'une mobilisation très importante des Noirs pour inscrire ses victoires dans les États du Midwest.Il a aussi joui d'un appui important des machines syndicales, qui ont contribué à faire sortir le vote démocrate.Sur le plan national, cependant, le taux de participation des électeurs s'est élevé à 5 %, une légère augmentation par rapport au scrutin présidentiel de 1996.Bush a triomphé dans des États traditionnellement républicains, comme le Texas, l'Ohio et le Colorado, en plus de devancer Gore dans plusieurs États où les démocrates avaient remporté la victoire lors des élections présidentielles de 1992 et 1996, y compris le Kentucky, le New Hampshire, la Virginie occidentale, le Missouri et l'Arkansas, l'État natal du président Bill Clinton.Bush a ajouté l'injure à l'insulte en battant Gore dans ses terres, au Tennessee, un État qui mettait en jeu 11 grands électeurs.Avant même de connaître les résultats finaux de l'élection, les démocrates ont commencé à critiquer la campagne de Gore.Selon eux, le vice-président aurait au moins dû faire appel à Clinton pour lutter contre Bush au Tennessee et en Arkansas.PHOTO AP De sa résidence d'Austin, au Texas, le candidat républicain George W.Bush a commenté les premiers résultats de la soirée, particulièrement ceux de la Floride que les réseaux de TV avaient un peu vite attribués à son rival démocrate Al Gore.HISTOIRE Suite de la page A1 « Je suis profondément reconnaissante d'avoir obtenu la chance de vous servir », at- elle renchéri.Il y a 16 mois, Hillary a mis en branle sa campagne historique, suscitant un vif intérêt dans la presse américaine et internationale.À l'époque, elle devait faire face au maire de New York, Rudolph Giuliani.Celui-ci n'a cependant jamais annoncé sa candidature, renonçant à sauter dans l'arène en raison d'un cancer de la prostate.Lazio n'aura eu que cinq mois pour se faire connaître à l'extérieur de Long Island.Hillary, Bill et leur fille Chelsea ont voté hier matin à Chappaqua, leur ville d'adoption, située dans la grande banlieue de New York.À la sortie du bureau de votes, Hillary s'est réjouie de sa campagne, qui a pris fin sur une attaque brutale contre son adversaire.« Je suis excitée, a-t-elle dit.Je suis heureuse de la façon dont nous avons fait la course.» Dans le dernier week-end de la campagne, le camp Clinton a diffusé une publicité télévisée dans laquelle une survivante du cancer du sein a accusé Lazio d'avoir tenté de couper les fonds gouvernementaux voués à la recherche contre cette maladie.Le candidat républicain a nié avec force cette accusation de dernière minute.Néanmoins, le spot publicitaire a peut-être raffermi les appuis de la First Lady chez les femmes de la banlieue, un électorat clé.À la suite de sa victoire et en raison de son statut de star, Hillary devient une des figures politiques les plus importantes chez les démocrates.Son leadership au sein du parti la conduira peut-être un jour à réfléchir à une campagne à la Maison-Blanche.Chose certaine, pour son mari, la fin approche à grand pas.Dans dix semaines, il devra officiellement céder sa place au président élu.Mais le président avait le coeur à la fête hier soir.« Je suis le premier président de l'histoire à avoir une femme au Sénat et j'aime ça », a déclaré Clinton, qui a fait campagne aux côtés de la première dame au cours des derniers jours.ARMURIER Suite de la page A1 En approfondissant ses recherches, le spécialiste a établi que les pièces de fabrication des Rugger et des deux silencieux étaient similaires.Il n'en fallait pas plus pour relier les deux pistolets à un important arsenal saisi en avril 1998, à la suite d'une opération d'infiltration de la GRC.Initialement, l'enquête portait sur un réseau de faux-monnayeurs.Elle a montré que Vézina fabriquait des armes Ð pistolets et mitraillettes surtout Ð avec des pièces entrées en contrebande qu'il achetait légalement aux États-Unis.Une fois modifiées ou assemblées, les armes étaient revendues partout au Canada.Certaines se sont même retrouvées en Europe.Selon M.Bouchard, les pistolets de petit calibre comme le Rugger sont généralement les favoris des tueurs à gages.À cause de leur faible puissance, les balles ne transpercent généralement pas le corps humain.En restant dans les entrailles des victimes, elles ont plus de chances de toucher les organes vitaux, a-t-il expliqué, en substance.Outre Vézina et sa conjointe, six personnes avaient alors été arrêtées.Identifié par la police comme « l'armurier des Hells Angels », Vézina avait reconnu sa culpabilité un mois plus tard.Le 19 septembre 1998, il écopait 34 mois de pénitencier.Il avait repris sa liberté en juillet.Au terme de cette rafle qui a mené les agents des deux côtés de la frontière, la GRC avait indiqué que les armes vendues par Vézina et d'autres membres de ce réseau pouvaient avoir servi à perpétrer pas moins de 168 crimes majeurs à Montréal depuis dix ans, dont une trentaine de meurtres et tentatives semblables pouvant impliquer les Hells Angels.Hier, les policiers de la CUM ont fait appel à l'escouade tactique de la Sûreté du Québec pour arrêter Vézina.Ne prenant aucun risque, ils ont attendu qu'il sorte de sa résidence, chemin du Grand Rang, à Saint-Charles-sur-Richelieu.Il n'a pas offert de résistance.Ironiquement, il n'était pas armé.En fouillant la maison, les policiers ont trouvé encore une fois quelques armes à feu, dont une mitraillette, ainsi qu'un important lot de pièces détachées.Vézina doit comparaître aujourd'hui au palais de justice de Saint- Hyacinthe pour faire face à des accusations de possession et de fabrication d'armes prohibées.À la limite, les policiers souhaitent l'inculper de complot pour les attentats contre André Desjardins et Michel Auger.Comme l'a si bien dit le directeur André Bouchard, mi-sérieux, mi-moqueur: « Picasso signait ses toiles, lui ( Vézina ), il signe ses armes.» Il va sans dire que les détectives montréalais regardent à la loupe plein de dossiers pour déterminer si d'autres crimes portent le PHOTO TVA sceau de Michel Vézina.Michel Vézina, 52 ans.VAINQUEUR Suite de la page A1 S'il doit y avoir des étincelles, elles auront lieu pendant ces longues dix minutes et demie, qui risquent de dégénérer en une explosion cacophoniques causée par cinq exubérants qui parlent en même temps.Question de commencer doucement, les chefs feront d'abord, à tour de rôle, une brève présentation d'ouverture dans cet ordre ( pour les deux débats ) déterminé par tirage au hasard: Gilles Duceppe, Joe Clark, Stockwell Day, Alexa Mc Donough et Jean Chrétien.Le débat en français, étant donné les chefs en présence et l'auditoire visé, devrait se jouer d'abord entre Jean Chrétien et Gilles Duceppe.Si les deux premières semaines de la campagne servent de toile de fond au débat, Jean Chrétien accusera les bloquistes d'« être une force négative » et il leur reprochera de vouloir emprisonner le Québec dans ses vieilles querelles constitutionnelle.Gilles Duceppe, quant à lui, va certainement taper sur le clou des réformes de l'assurance-emploi pour tenter de mettre le chef libéral en boîte.Stockwell Day, le nouveau « kid on the block », comme il se décrit lui-même, ne maîtrise pas suffisamment le français pour suivre un débat intense pendant deux heures et MM.Chrétien et Duceppe n'ont aucune raison de lui laisser de l'espace.Cela dit, M.Day aura l'occasion de mieux se faire connaître des Québécois et des francophones ailleurs au pays.Le chef néo-démocrate parle de mieux en mieux la langue de Molière, mais aura aussi de la difficulté à suivre, d'autant que, côté débat politique, son parti est à peu près inexistant au Québec.Reste le conservateur Joe Clark, un vétéran de la scène politique fédérale doté de beaucoup d'expérience et d'une bonne maîtrise du français.Entre le fédéralisme centralisateur de Jean Chrétien et l'option souverainiste du Bloc, Joe Clark voudra dire aux Québécois qu'il représente la véritable voie du changement.En anglais, la partie sera totalement différente.Oubliez Gilles Duceppe, son rôle dans ce débat en sera un de figurant.Les téléspectateurs auront peutêtre l'impression d'être tombé sur une vieille reprise en regardant Jean Chrétien et Joe Clark, mais ils pourraient avoir toute une surprise si Stockwell Day réussit à imposer son rythme.Plus jeune ( 50 ans, contre 66 pour M.Chrétien ), plus télégénique et certainement plus porté que n'importe quel de ses adversaires sur les mises en scène, le chef de l'Alliance canadienne est de loin le plus à l'aise devant les caméras de télévision.Les stratèges libéraux le savent, ils respectent les qualités télévisuelles de Stockwell Day et se méfient de sa performance.Ils misent donc sur la grande expérience de Jean Chrétien pour se tirer d'affaire et sur son bilan de sept ans de pouvoir pour contrer les attaques des quatre autres chefs. 3LP0301A1108 a3 mercredi 3LP0301A1108 ZALLCALL 67 03:14:58 11/08/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 A3 ACTUALITÉS Photo PC © Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Une famille décimée : Jeannot Roy, sa fille Katia et sa femme Martine Thivierge, qui pleure sur l'épaule de son aînée à la fin des funérailles des deux plus jeunes, Marie-Pierre et Mathieu, hier, à Thetford Mines.À droite, un des deux petits cercueils blancs.Environ 700 personnes étaient présentes à la cérémonie.La douleur et la rage Tout Thetford Mines pleure la mort de ses deux enfants YVES BOISVERT THETFORD MINES Ð Il y a un village en deuil au pays des mines.Dans ce village, une famille détruite parce que deux enfants sont morts.Et une autre marquée à jamais parce qu'un des siens les a tués.Ils s'appelaient Marie-Pierre Roy et Mathieu Roy.Elle avait 12 ans.Il avait neuf ans.C'était vendredi.Ils retournaient ensemble à l'école sur l'heure du midi.Ils étaient de bonne humeur.On allait fêter les dix ans de Mathieu samedi.Ils riaient.En même temps, Bertrand Gagné roulait avec le Pontiac Celebrity de sa blonde, soûl mort.Il venait d'aller se chercher une king can de bière.Il roulait vite.N'a pas fait son stop.N'a même pas ralenti.Ni avant ni après que les corps des deux enfants ont revolé.Il a continué sa route.Un automobiliste l'a suivi jusque chez lui.Gagné a garé le Pontiac.Il en est sorti avec sa king can.L'a déposée pour chercher ses clés.Est entré chez lui avec sa bière.Les policiers sont venus le chercher.Hier, dans deux coins de cette petite ville de 18 000 habitants, toute la tristesse et toute la rage avaient rendez-vous.Vers 9 h, un petit fourgon de la Sécurité publique s'est approché du palais de justice.Il a reculé dans un enclos grillagé.Gagné est sorti avec son manteau sur la tête.Une cinquantaine de personnes l'attendaient.« Maudit chien sale ! Comment tu te sens, le pourri ?» a crié une femme avant d'éclater en sanglots en disant : « On en connaît d'autres comme ça ! » « Je vais rentrer plus tard, je voulais lui dire deux mots », a dit un employé du supermarché Métro où travaille la mère des enfants.Dans le palais, une centaine de personnes attendaient pour entrer dans la petite salle d'audience où un juge devait décider si Gagné avait droit à la liberté provisoire en attendant son procès.L'affaire a été repoussée au 27 novembre.Des proches de Gagné lui ont envoyé la main avant qu'il ne parte.Il y avait un de ses frères, une soeur.La foule leur a craché des insultes tout le long jusqu'à la sortie.« Fais-le tuer ton frère ! J'espère qu'y va se faire tuer, parce qu'il a tué ! » a hurlé une femme en pleurant.Jean-Marie Gagné, le frère de l'homme le plus détesté de Thetford, a répondu avec une phrase biblique : « Que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre.» Et ils sont partis.À cinq minutes de là, à l'église Saint-Noël-Chabanel, les gens se cherchaient déjà une place pour les funérailles.L'église de près de 1000 places était pleine.Des gens debout tout le long.Des gens dehors.La veille, il y avait au salon funéraire Gamache et Nadeau plus de gens qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais.Les gens défilaient, plus de 200 à la fois à l'intérieur, pendant que d'autres, plus d'une centaine à certains moments, attendaient dehors dans la pluie froide.Plusieurs milliers de personnes en tout.Vers 11 h, l'orgue a commencé à jouer et les deux cercueils blancs sont entrés dans l'église.Des enfants en larmes marchaient de chaque côté.La marraine de Mathieu a parlé.Des tout petits souvenirs où la vie se montre.Il riait.C'était Noël.C'était l'été, à la campagne.Il courait les grenouilles.Un enfant qui se posait des questions.Un enfant, quoi.Il avait un petit coffre en bois bleu.Dedans, des livres de prière.Des fois, il demandait : « Où estce qu'on va, après, Maman ?» Le curé a promis que c'était vers la vie éternelle.Dites, y a-t-il des Noël où l'on rit, y a-t-il de la campagne en été, y a-t-il des grenouilles, dans l'Éternité La marraine de Marie-Pierre a parlé d'elle.C'était une petite fille très douce aux longs cheveux blonds.La marraine a dit : « Je t'embrasse ».Elle a lu le mot d'un inconnu qui disait que Marie- Pierre et Mathieu seront encore là, tout autour, dans la neige et le vent, dans la lumière, dans la pluie d'automne.Mais allez donc embrasser la pluie, la lumière et le vent.Deux dames sur le banc d'église à côté de moi cherchaient un sens à tout ça.Ð Où est-ce qu'il était, le bon Dieu, ce jour-là ?a lancé la première.Il (Gagné) aurait pu prendre le clos, mourir là.Il aurait pu passer cinq minutes plus tard.Ð Dieu doit vouloir nous faire réfléchir, a tenté sa voisine, certaine qu'un sens caché allait émerger de l'absurde.« En ce moment, pour la famille, c'est difficile juste de survivre », a dit un oncle des enfants, Pierre Mercier, à la sortie de l'église.« Il n'y a pas de mots pour dire comment ça peut faire mal.» Il a ajouté que les parents tiennent à faire passer le message qu'ils souhaitent pour Gagné « une sentence exemplaire.Il a enlevé des vies, il faut qu'ils le gardent en dedans.Si la Justice n'est pas capable de s'en occuper, alors que le ministre de la Sécurité publique nous protège.Ça touche tout le monde.» Il a ajouté qu'« il faut se regarder un peu tout le monde, parce qu'on en connaît tous des gens avec un profil semblable.» « Un enfant.Tu peux pas enlever la vie à des enfants.» a dit Gilles Thivierge, parrain de Mathieu, qui se contenait comme il pouvait.Au coin de rue où c'est arrivé, les fleurs se sont accumulées.Quelqu'un a attaché un ballon de fête.Un enfant a mis deux autocollants avec des têtes de chats.« Tout Thetford vous pleure », a écrit un inconnu.Une intersection tranquille et tellement ordinaire.Quatre stops, des immeubles d'habitation, un magasin d'équipement médical.Et des mots qui paraissent aujourd'hui dérisoires : « Thetford Mines : de plus en plus.», dit le slogan municipal sur les panneaux des rues.De plus en plus quoi ?« Un meilleur avenir pour tous avec Gérard Binet », ajoute l'affiche du candidat.Dans le village où il a grandi et fait mille métiers (dont thérapeute pour alcooliques, pendant un an) avant de ne plus rien faire que boire, Bertrand Gagné, 51 ans, n'avait pas beaucoup d'amis hier.« Un bon gars à jeun mais tout le temps soûl » dit, comme d'autres, un militant du Bloc.Ma voisine à l'église connaît bien Mme Gagné.« C'est une amie, mais j'ai pas osé aller la voir, ça me met un peu dans la gêne.Je vais attendre que la poussière retombe.Vendredi, ses enfants pensaient qu'elle allait y passer, la pauvre.« C'est du bon monde, puis travaillants.Son frère et sa soeur travaillent dans une résidence pour personnes âgées.» « J'ai grandi avec Bertrand dans Saint-Noël et mon gars était dans la même classe que Marie-Pierre ; j'ai passé les trois dernières nuits blanches à le consoler », confie un grand gaillard athlétique.« Il faut voir ce que c'était, le quartier Saint-Noël, dans le temps.C'était pas mal tough.» Les parents de Gagné ?« M.Gagné, c'est un homme qui a travaillé toute sa vie ; Mme Gagné, une sainte.Elle a eu plusieurs enfants.Du monde respectable.« Bertrand, il avait une intelligence au-dessus de la moyenne.Je ne sais pas ce qui lui est arrivé.Il a fait une erreur de parcours.Impardonnable.Mais une erreur.Va falloir passer à autre chose ; la ville a assez subi comme ça.» La paroisse Saint-Noël, c'est aussi celle des Roy.Une famille bien, sans histoire.Le père livreur pour une compagnie de fromage.La mère à l'épicerie.Ils ont une troisième fille, Katia, 14 ans.Des gens croyants, aimés dans leur quartier.Un quartier où, pour plusieurs, la vie ne sera plus jamais la même.Parce que le présent n'est que douleur, et l'avenir, amputé.Birks est fière d'annoncer une exposition et vente exclusives de ravissants bijoux en perles de Tahiti.Venez admirer la plus grande sélection jamais présentée au Canada exclusivement dans notre magasin Birks, 1240, Square Phillips du 9 au 18 novembre.Birks vous offre, en outre, une chance de gagner un ravissant collier en perles de Tahiti, d'une valeur de 1 000 $.Détails en magasin.La splendeur des perles de Tahiti Seulement chez Birks, 1240 Square Phillips 514-397-2511 BI RKS P E R L E S .depuis 1879 À la recherche de solutions pour enrayer l'alcool au volant DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Des antidémarreurs déclenchés par l'haleine, des sanctions plus sévères et même des autobus spécialisés dans l'interception des conducteurs en état d'ébriété.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, ne manque pas d'idées pour enrayer le fléau de l'alcool au volant.Toutes ces pistes seront discutées au début de l'année prochaine, alors qu'une commission parlementaire aura le mandat de se pencher spécifiquement sur ce problème, a expliqué hier le ministre Chevrette.Toutefois, le critique libéral aux Transports, Bernard Brodeur, dit qu'il y a plus d'un an que le ministre Chevrette parle de ce forum.Il a fallu attendre l'accident horrible qui a coûté la vie à deux enfants de Thetford Mines, Marie-Pierre et Mathieu Roy, pour que Québec agisse, a dit le député libéral de Shefford.Selon M.Chevrette, il ne faut pas perdre de vue que le bilan routier du Québec s'est constamment amélioré : « On est passé de 2200 morts à 750 par année, mais c'est encore trop.» Aucun gouvernement, aucune police ne pourra empêcher que surviennent des accidents comme celui de Thetford Mines.(Bertrand Gagné, qui avait déjà perdu son permis de conduire pour ivresse au volant, a causé deux morts au volant de l'automobile de sa conjointe.) On peut aussi songer à des sanctions plus importantes pour ceux qui font preuve de négligence en prêtant leur auto à ces conducteurs à risque.Le Code criminel pourrait être plus sévère, de dire M.Chevrette, rappelant qu'encore « aujourd'hui on a vu une sentence de deux ans moins un jour ».On pourrait priver ces délinquants du droit à une libération conditionnelle, suggère à titre d'exemple le ministre des Transports.M.Chevrette n'a pas manqué de décocher des flèches en direction de Me Marc Bellemare, un avocat spécialisé dans la défense des victimes de l'ivresse au volant.« On ne laissera pas quelqu'un faire une piastre, multiplier les interventions pour négocier des poursuites, quand on sait que 84 % des récidivistes gagnent moins de 30 000 $ par année », de lancer M.Chevrette.M.Chevrette a indiqué avoir demandé plusieurs fois à son homologue fédéral d'utiliser des « antidémarreurs » pour les conducteurs qui sont susceptibles de récidiver en matière de conduite en état d'ébriété.M.Chevrette avoue avoir été très impressionné par « l'instrument extraordinaire » que s'est donné l'Australie, un parc d'autobus spécialisés dans la mise en place de barrages routiers, des véhicules où on peut faire tous les tests nécessaires.« Cela crée une atmosphère de contrôle, et les Australiens estiment que cela a réduit de 2000 le nombre des décès », a expliqué M.Chevrette. 3LP0401A1108 3LP0401A1108 ZALLCALL 67 03:10:39 11/08/00 B Enquête préliminaire de l'ex-député Gilbert Chartrand CHRISTIANE DESJARDINS L'homme d'affaires Seymore Jacobson a été interrogé pendant presque toute la journée d'hier, alors que débutait l'enquête préliminaire de l'ex-député conservateur Gilbert Chartrand et de sa femme, Carole Lambert.Chartrand et sa femme sont accusés de s'être approprié illégalement des centaines de milliers de dollars provenant de fonds que Chartrand gérait pour le compte de M.Jacobson.Les faits seraient survenus entre mai 1995 et décembre 1996.Dès le début de l'audience, hier, les avocats ont fait plusieurs admissions, ce qui réduit considérablement la durée de l'enquête préliminaire.Me Daniel Rock, avocat de Chartrand, a toutefois signalé qu'il voulait interroger quelques témoins, dont M.Jacobson et son fils, Jean-Marc Jacobson.Seymore Jacobson, principal témoin à charge dans cette affaire et qui vit maintenant en Suisse, a raconté que Chartrand, nouvellement élu député, lui avait été présenté par un ami avocat en 1985.Jacobson cherchait quelqu'un qui pourrait l'aider parce qu'il avait des problèmes avec le fisc en France.Chartrand serait la bonne personne, lui a-t-on fait valoir, parce qu'il avait des contacts.De fil en aiguille, Chartrand est devenu un bon ami de la famille Jacobson.Seymore Jacobson a raconté que Chartrand lui téléphonait souvent.« Il m'a appelé quand il a rejoint le Bloc québécois, il m'a appelé quand il a décidé de retourner chez les conservateurs, il m'a appelé quand il est allé représenter le Canada en Afrique, il m'a appelé pour me dire qu'il s'en allait en Allemagne avec Mulroney, aussi quand il est allé en Asie comme membre du Parlement.Il m'appelait tout le temps.» Chartrand en jetait, selon M.Jacobson, et ce dernier a été impressionné.Vers 1993, après que Chartrand eut quitté la politique, Jacobson lui a demandé de s'occuper de gérer des fonds, notamment aux îles Caïmans.Graduellement, Chartrand aurait eu des fonds de plus en plus importants à gérer, dont les sommes ont même atteint 35 millions de dollars.Puis, en avril 1996, Jacobson dit avoir eu des doutes, parce qu'il se heurtait à un « mur de briques », quand il tentait d'obtenir des renseignements de la part de Chartrand.Finalement, il y a eu des pertes et il a fallu procéder à la liquidation de fonds.Me Rock a longuement interrogé Jacobson sur les mécanismes de ces fonds, mais le témoin répondait invariablement qu'il était responsable des résultats des fonds, pas des mécanismes.L'enquête préliminaire devrait se terminer aujourd'hui avec l'audition d'un comptable et du fils de M.Jacobson.Soulignons qu'en marge de cette affaire, Jacobson a intenté des poursuites civiles contre Gilbert Chartrand.Ce dernier poursuit aussi par demande reconventionnelle.PHOTO AP Le gardien de l'Avalanche du Colorado embrasse sa femme, Michèle Piuze, peu après sa sortie du palais de justice de Littleton, où il vient de plaider non coupable à une accusation de méfait criminel.Patrick Roy plaide non coupable Sa femme refuse de croire que le dossier ira plus loin ALEXANDRE PRATT LITTLETON (Colorado) Ð Le gardien de but Patrick Roy a plaidé non coupable, hier matin, à une accusation de méfait criminel dans un cas de violence conjugale.À moins d'un règlement à l'amiable entre ses avocats et les procureurs de l'État du Colorado, Patrick Roy reviendra au palais de justice de Littleton le 5 mars pour le début de son procès devant jury.À sa sortie du tribunal, le gardien de l'Avalanche du Colorado s'est dit « déçu » de la tournure des événements.« Tout ce que je désire, c'est retrouver une vie normale avec ma famille », a-t-il déclaré.Sa femme, Michèle Piuze, qui l'accompagnait, a ajouté que toute cette histoire était « ridicule ».« Je pense la même chose (que Patrick).Je refuse de croire que ce dossier ira plus loin.» Même si Mme Piuze n'a pas l'intention de témoigner contre son mari, les autorités du Colorado pourront poursuivre Patrick Roy, a expliqué à La Presse le porteparole du Bureau des procureurs du comté d'Arapahoe, Michael Knight.« Nous devrons alors prouver les faits sans le témoignage de Michèle Piuze.Ça peut être faisable.Au cours des dernières années, l'État du Colorado a d'ailleurs gagné quelques causes similaires.» Si Patrick Roy est reconnu coupable, il est passible d'un maximum d'une année de détention dans une prison du comté, ainsi que d'une amende de 1000 $.D'ici l'ouverture d'un procès au criminel devant un jury de six personnes, les avocats de la défense pourront présenter des requêtes le 31 janvier prochain.À titre d'exemple, ils pourraient demander l'annulation d'une partie de la preuve, qui repose essentiellement sur un rapport de police écrit dans les minutes suivant un appel au 911 de Michèle Piuze, le 22 octobre dernier.Mme Piuze avait raccroché le combiné avant qu'un préposé ne réponde, mais l'appel avait quand même été retracé.À leur arrivée au domicile de la famille Roy, vers 2h35 du matin, les policiers ont remarqué des dommages matériels dans la chambre principale.Patrick Roy a admis avoir arraché deux portes lors d'une dispute avec sa femme Michèle à propos de leurs beaux-parents.Michèle Piuze a aussi confié à une policière avoir appelé le 911 parce qu'elle avait eu peur de son mari.Elle ne s'était d'ailleurs pas présentée au palais de justice, le 23 octobre, pour la première comparution de Patrick Roy.Hier matin, les deux époux sont arrivés main dans la main au Arapahoe County Court de Littleton.Après quelques baisers, Patrick Roy s'est présenté devant le juge Richard Jauch.La comparution a duré à peine deux minutes.Le joueur de hockey a aussitôt quitté la salle d'audience en compagnie de son avocate Pamela Mackey.Il a retrouvé sa femme Michèle sur le parquet du palais de justice, où il s'est brièvement adressé à une poignée de journalistes.L'événement a d'ailleurs reçu une faible couverture médiatique en r a i s o n des é l e c t i o n s présidentielles américaines.Michèle Piuze et Patrick Roy sont ensuite repartis chacun de leur côté.Moins d'une heure après sa comparution, Roy était sur la patinoire du Pepsi Center de Denver pour l'entraînement matinal de l'Avalanche du Colorado.La haute direction de l'équipe a une fois de plus refusé de commenter les incidents.« Pour l'instant, Patrick ne fait face qu'à un seul chef d'accusation, et il n'est pas impossible qu'un règlement à l'amiable survienne », a toutefois précisé le directeur des communications de l'Avalanche, Jean Martineau.En soirée, Patrick Roy a comme prévu gardé les buts de son équipe contre le Wild du Minnesota, un club d'expansion dirigée par deux de ses anciens entraîneurs à Montréal, Jacques Lemaire et Mario Tremblay.Roy, 35 ans, est le gardien qui a remporté le plus de matchs dans l'histoire de la Ligue nationale de hockey.Il a battu le record de 447 victoires de Terry Sawchuk seulement deux jours avant son arrestation.Il a aussi remporté trois fois la Coupe Stanley. 3LP0502A1108 A-5 MERCREDI 8 NOVEMBRE 3LP0502A1108 ZALLCALL 67 16:48:48 11/08/00 B Plus de 18 ans de prison au prédateur de la 20 Presse Canadienne MONTMAGNY Ð Le prédateur de l'autoroute 20, André Gagnon, devra purger 14 ans et dix mois de pénitencier supplémentaires pour avoir drogué et agressé sexuellement de jeunes auto-stoppeurs et avoir causé la mort par homicide involontaire de David Desmeules.André Gagnon, 46 ans, a encaissé le coup sans l'ombre d'une émotion, hier, pendant que les parents de David Desmeules, assis dans la première rangée au palais de justice de Montmagny, pouvaient goûter un peu de soulagement.Avant de prononcer sa sentence de 18 ans et cinq mois, qui se résume en réalité à 14 ans et 10 mois lorsqu'on soustrait la détention préventive, le juge Pierre Rousseau a prévenu l'accusé que la peine serait « sévère mais méritée » puisqu'il avait tenu compte de tous les éléments dont « l'horreur des crimes » et aussi l'absence d'indices lui permettant de croire à une réduction de la dangerosité de l'accusé.« L'accusé constitue (.) toujours un danger pour la société, écrit le juge Rousseau.Les crimes commis sont graves, odieux, faits au détriment de jeunes victimes à qui il a enlevé, pour la plupart, tous leurs moyens de contrecarrer ses avances et agressions.» Au terme d'un procès de cinq semaines, André Gagnon de Berthiersur- Mer, ancien contremaître de pâtisserie, a été reconnu coupable, le 28 juillet, de 12 chefs d'accusation d'avoir administré une drogue, deux chefs d'avoir administré une substance délétère, deux agressions sexuelles, du recel de la chaîne d'une de ses victimes et surtout de l'homicide involontaire par négligence criminelle du jeune Desmeules.Comme l'a rappelé le juge Pierre Rousseau, Gagnon a agi selon un modus operandi bien établi durant plus de trois ans.Il a fait monter la majorité des 13 victimes dans sa voiture tandis qu'ils faisaient de l'auto-stop sur la 20.Il offrait ensuite à ses passagers, des jeunes hommes de 15 à 20 ans, un aliment à l'intérieur duquel il avait inséré une forte dose d'oxazépam, un médicament contre l'anxiété.Si la plupart des jeunes ont été retrouvés sur le bord de la route complètement drogués, mais sains et saufs, le jeune David Desmeules, 20 ans, d'Amqui, a connu une fin tragique, le 19 décembre 1997, lorsqu'il s'est fait happer mortellement par une voiture sur une voie d'accès de la 20, près de Montmagny.Pour le juge Rousseau, le cas d'André Gagnon s'aggrave lorsqu'on sait qu'il était sous probation pour une affaire de méfait lorsqu'il a agressé ses premières victimes à l'automne 1995.De plus, dit le juge, il a abusé de la confiance des jeunes hommes et de leurs parents, a usé de force planification et préméditation et a persisté dans ses actes criminels même après la mort de David Desmeules.Le juge Pierre Rousseau recommande qu'André Gagnon puisse purger sa peine dans un pénitencier où il pourra suivre une thérapie pour déviant sexuel.N'ayant pas été reconnu criminel dangereux, Gagnon pourra faire une première demande de libération conditionnelle après cinq ans et pourrait obtenir sa libération d'office aux deux tiers de sa peine.La Cour d'appel a déjà autorisé son avocat à interjeter appel des multiples verdicts de culpabilité.L'avocat pourrait également en appeler de la sentence.Par ailleurs, le juge Pierre Rousseau a autorisé, comme le demandait la poursuite, le prélèvement pour analyse génétique de substances corporelles d'André Gagnon.Ces informations seront inscrites dans la banque nationale des données génétiques destinée à faciliter l'arrestation des criminels récidivistes.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Les tissus et les textures mimétiques sont en pleine évolution.le croco arrive en force et change radicalement l'univers du jeans.Fabriqué et importé de Paris exclusivement pour nous, un style droit, cinq poches, d'une grande souplesse.Noir ou brun.30 à 36.Rég.125.00 Tee-shirt col montant, manches longues 100.00 CROCO LE JEANS impression 2905760 LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.noms d'emprunt Mary a été sacrifiée pour sauver Jodie L'opération a duré 20 heures Jodie Nées le 8 août 2000 Mary Séparation des siamoises Colonnes vertébrales fusionnées Coeur et poumon hors d'état de Reliées par fonctionner l'abdomen Coeur et poumons ont permis la survie des deux Mary dépendante de Jodie pour ses fonctions vitales Cerveau indemne Source : BBC Mary est morte pour que vive sa soeur Jodie Agence France-Presse LONDRES Ð Mary est morte pour que vive sa soeur Jodie : l'une des plus douloureuses décisions de l'histoire médico-légale britannique a été appliquée à l'hôpital Saint Mary de Manchester, avec la séparation des siamoises et le décès, attendu, inévitable, de la plus faible.« Nous sommes en mesure de confirmer que l'opération a eu lieu hier (lundi) et cette procédure complexe s'est terminée à 5 h ce matin », a déclaré hier en fin de matinée une porte-parole de l'hôpital, Yvonne King, mettant fin à un suspense qui durait depuis une vingtaine d'heures.« Jodie se trouve actuellement dans une situation critique, mais stationnaire, a-t-elle poursuivi.Malheureusement, malgré tous les efforts de l'équipe médicale, Mary est morte.» « Comme c'est le cas pour toutes les opérations d'envergure, les premiers jours après l'intervention sont critiques et nous pensons à Jodie et à ses parents », a-t-elle conclu.Ce matin, l'état de santé de Jodie, la survivante des petites siamoises opérées dans le centre de l'Angleterre, était donné comme «en progrès» tandis qu'elle récupérait en salle de soins intensifs de la longue intervention subie la veille.Son état restait «critique mais stationnaire» à l'hopital St.Mary de Manchester, où le bébé de trois mois reste sous surveillante permanente, a dit l'hopital, alors que les experts estiment que les 48 heures à venir sont cruciales pour décider si Jodie doit survivre et avoir des chances de mener à terme une vie à peu près normale.Sans cette opération d'une extraordinaire complexité, réalisée par une équipe de vingt spécialistes dirigée par les chirurgiens Alan Dickson et Adrian Bianchi, les deux enfants Ð dont la véritable identité n'a jamais été révélée Ð étaient condamnés à relativement court terme, selon les médecins.Le coeur, le cerveau ainsi que les poumons de Mary ne fonctionnaient pas et elle ne survivait que grâce aux organes de sa soeur, qui s'affaiblissait en raison de cette dépendance.À leur naissance, le 8 août dernier, les deux petites filles pesaient un total de 13 livres (environ 6,5 kg).Selon le chroniqueur médical du Daily Telegraph, Jodie criait et respirait normalement, mais pas sa soeur.La décision de séparer les deux petites filles n'a cependant pas été facile à prendre.Les parents des jumelles, fervents catholiques originaires de la petite île de Gozo, au nord-ouest de Malte, avaient intenté une action en justice pour tenter d'empêcher l'opération, préférant remettre le sort de leurs enfants « entre les mains de Dieu ».Les autorités médicales avaient alors porté l'affaire devant les tribunaux et, après qu'un premier juge leur eut donné raison, le 25 août, les parents avaient fait appel.Lors d'audiences poignantes qui ont passionné le pays, opposants et partisans de la séparation avaient fait valoir leurs arguments.Fait rarissime, le chef de l'Église catholique d'Angleterre, l'archevêque de Westminster Cormac Murphy O'Connor, avait apporté son soutien aux parents, jugeant « moralement inconcevable » d'accepter de laisser mourir un enfant pour en sauver un autre.Le débat a été largement relayé dans les médias où philosophes, hommes d'église, scientifiques, juristes et autres militants pour les droits de l'enfant ont pesé le pour et le contre d'une éventuelle séparation.Vendredi dernier, la justice a rejeté une action intentée par l'association anti-avortement Pro Life Alliance, qui souhaitait empêcher la séparation des deux soeurs.La Grande-Bretagne s'est passionnée pour cette affaire et va maintenant suivre avec ferveur l'état de santé de Jodie, qui est loin d'être tirée d'affaire.« Selon moi, lorsque Mary ne sera plus approvisionnée en sang par Jodie, celle-ci sera soulagée de ce fardeau et en profitera immédiatement », a estimé le Pr Heinz Rode, un expert de ce type d'opérations, cité vendredi par le Daily Telegraph.Si elle survit à cette opération, Jodie passera les cinq prochaines années dans un hôpital de Grande- Bretagne.Entre autres choses, elle devra en effet subir de multiples interventions chirurgicales pour « reconstruire » son corps.Pour financer ce long et coûteux processus, ses parents, tous deux au chômage et sans un sou, ont accepté de vendre leur histoire à la chaîne privée britannique ITV pour une somme de 150 000 livres, selon plusieurs quotidiens britanniques.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE Tricot confort, texture pure mode pour un tee-shirt w eek-end exclusif à la Contemporaine.Forme carrée, col montant à cordon.Gris, olive, rouge.P.m.g.tg.Rég.95.00 Jeans velours 99.95 BERBÈRE LE TEE-SHIRT bouclé 2905759 LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION. 3LP0601A1108 A-6 MERCREDI 8 NOVEMBRE 3LP0601A1108 ZALLCALL 67 03:09:08 11/08/00 B CONFLIT AU PORT 2000 emplois en péril DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Le conflit au port de Montréal met en péril plus de 2000 emplois au Québec, estime le ministre des Transports Guy Chevrette.Dans un point de presse hier, M.Chevrette est revenu à la charge pour dénoncer l'attitude « irresponsable » de la CSN.« Je dis aux travailleurs de bien réfléchir, car on leur donne de bien mauvais conseils.Ils empêchent d'honnêtes citoyens qui ont suivi le processus normal d'accréditation de travailler.Des gens sont sans travail parce qu'ils manquent d'approvisionnement.Tout cela parce que la CSN a décidé de ne pas respecter le processus d'accréditation syndicale, c'est très grave », a déclaré M.Chevrette.À l'Assemblée nationale hier, le chef libéral Jean Charest a mis de la pression pour que Québec presse le pas dans le règlement de ce conflit qui fait perdre selon lui 500 millions de dollars par semaine à l'économie du Québec.La CSN et son président, Marc Laviolette, défient une loi adoptée unanimement par l'Assemblée nationale, a insisté le chef libéral.Comme son patron Lucien Bouchard, M.Chevrette disait toutefois que la situation paraissait s'améliorer.En Chambre, relancé par M.Charest, le premier ministre Bouchard a précisé que les activités de camionnage semblaient revenir lentement à la normale.De 45 % du trafic normal au plus fort du conflit, on était revenu à 65 % hier, conséquence selon lui des mises en demeure suivant la loi adoptée par Québec la semaine dernière.Quant aux activités de transbordement ferroviaire, elles étaient à 75 % de leur niveau normal hier midi.Photo PIERRE McCANN, La Presse© Hier, les camionneurs en grève sont allés rendre visite au ministre Paul Martin, à son bureau de comté à La Salle.Les denrées étrangères continuent d'entrer à Montréal ÉRIC TROTTIER Les enfants peuvent dormir tranquille : ils auront des clémentines, cette année, à Noël.Car, en dépit de la grève des camionneurs qui empêche les accès au port depuis près de trois semaines, les denrées alimentaires étrangères continuent d'entrer presque normalement à Montréal.C'est ce qui se dégage de recherches effectuées par La Presse, hier.Plusieurs grossistes ont des caisses de clémentines du Maroc ou d'Espagne prises dans des conteneurs dans le port, mais les plus gros importateurs de ce fruit dont les effluves rappellent avec tant de charme l'approche des Fêtes n'ont pas de difficulté à les acheminer à leurs clients.D'abord, parce que LE grossiste des clémentines du Maroc à Montréal, Courchesne Larose, qui contrôle les deux tiers du marché, fait transiter depuis 12 ans ses fruits par le port de Bridgeport, au Connecticut.De là, ils sont chargés sur des camions qui les emportent dans la métropole.Courchesne Larose n'est donc pas affecté par la grève des camionneurs du port de Montréal.Son principal concurrent, JB Laverdure, attend généralement ses clémentines dans le port de Montréal, mais il dit lui aussi s'en tirer sans trop de mal pour le moment.« Ça nous affecte certainement, mais on réussit à sortir nos stocks », a dit un responsable de la compagnie qui a préféré taire son nom.Il reste donc quelques grossistes moins importants.Serge Desjardins est de ceux-là.Il a six conteneurs de clémentines dans le port.« On doit songer à faire nos prochains envois par avion, ce qui va nous coûter une fortune, dit-il.Mais pour l'instant, personne ne manque de stocks de clémentines.» En fait, le plus difficile, pour les importateurs qui ont de la marchandise dans le port, consiste à trouver un camionneur ou une compagnie de transport prêts à s'y rendre, à traverser les piquets formés par les grévistes, à recevoir des insultes, parfois des coups, pour aller cueillir leurs cargaisons.D'autres ont commencé à employer divers moyens de transport (l'avion, le train) ou à détourner leurs cargaisons vers d'autres ports.C'est ce que fait Provigo, indique un porte-parole de l'entreprise, Laurent Pepin.Selon lui, la grève au port de Montréal n'a pas eu trop d'effets négatifs sur l'entreprise jusqu'à maintenant.« Nous avons toujours quelques conteneurs immobilisés dans le port, mais nous sommes parvenus à acheminer l'essentiel de nos commandes dans nos magasins, par différents moyens », a-t-il expliqué.La situation est tellement peu préoccupante, ajoute M.Pepin, que certains marchands Provigo se permettent même, cette semaine, de réduire le prix des clémentines Et les fromages ?La situation est à peu de chose près semblable du côté des grossistes de fromages importés.« Nous avons accumulé un retard de dix jours au début du conflit, mais on a trouvé des façons de sortir nos stocks », dit un responsable des importations de fromages chez Parmalat, Denis Dionne.« Ça coûte pas mal plus cher, poursuit-il, mais ça n'aura pas d'effet sur les prix à court terme ; le conflit est encore trop jeune pour ça.» La fromagerie Atwater, l'une des plus importantes à Montréal, n'a pas trop de problème non plus à s'approvisionner.« Jusqu'à maintenant, ça va.Nous avons perdu quelques produits, mais avons réussi à les remplacer par des fromages de la même famille, dit Alain Besré, responsable des ventes en gros.Par contre, si le conflit persiste, à partir de la semaine prochaine, on risque d'être dans le trouble, car nous avons des commandes de Noël à préparer pour nos 150 plus gros clients.C'est pour eux qu'on risque d'en manquer.La fromagerie Hamel est dans la même situation.« Nous avons environ six jours de retard dans nos livraisons ; rien de tragique pour le moment.Mais si la grève devait durer jusqu'à Noël, ce serait épouvantable », dit Roger Fulvi.« On craint surtout pour les froids qui s'en viennent : certains produits vont alors se gâter », ajoute Tony Badia, de la Fromagerie Nationale.Au total, hier, près de 375 conteneurs sont sortis du port de Montréal, a indiqué Michel Turgeon, porte-parole de l'administration du port de Montréal.« C'est la moitié d'une journée normale », dit-il, en précisant que 5000 conteneurs se sont accumulés dans le port depuis le début du conflit.Économisez jusqu'à 60% Service à domicile gratuit 3LP0702A1108 A-7 MERCREDIMONDE 3LP0702A1108 ZALLCALL 67 16:49:07 11/08/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 · A7 MONDE EN BREF Peu de changements au Sénat et à la Chambre des représentants Dixville Notch pour Bush LES QUELQUES dizaines d'électeurs des hameaux de Dixville Notch et de Hart, dans le New Hampshire, les premiers à voter hier, ont choisi le républicain George W.Bush.À Dixville Notch le scrutin s'est ouvert peu après minuit dans la « salle de vote » du Balsam Grand Hotel.Dix-sept électeurs ont bravé une pluie fine pour accomplir leur devoir électoral.Le doyen Thomas Tillotson, 101 ans, a déposer le premier son bulletin dans l'urne.Dix autres électeurs ont voté par correspondance.Le ticket Bush-Cheney a eu 21 voix, Gore et Lieberman ont eu cinq voix, et une voix s'est portée sur le candidat des Verts, Ralph Nader.Une loi autorisant toute localité à clore le scrutin dès que tous les inscrits ont voté, cette localité est la première à donner ses résultats.Les élections ont eu lieu peu après à Hart, où Bush a fini en tête avec 17 voix contre 13 à Gore.Ð d'après AFP Le Harry's Bar aussi GEORGE W.BUSH l'a aussi emporté sur Al Gore selon le décompte total des voix des clients américains du célèbre Harry's Bar, situé à Paris dans le quartier de l'Opéra.La clôture de ce vote folklorique a eu lieu à 18 h, heure locale : Bush a réuni 451 voix, contre 357 pour son rival.« La chaise électrique mène », a expliqué Serge, barman depuis 16 ans, répondant au téléphone aux questions des journalistes qui l'appellaient.Le scrutin était ouvert à tous les Américains qui passent par cet établissement.Depuis 1924, le Harry's Bar organise de telles élections dont le résultat a toujours été juste, sauf une fois, lors de l'élection de Jimmy Carter en 1976.Ð d'après AFP Bagdad s'attend au « pire » LE QUOTIDIEN Al-Iraq a estimé hier que le vainqueur des élections américaines, qu'il soit le républicain George W.Bush ou le démocrate Al Gore, ce sera « pire pour l'Irak ».« Quel que soit le prochain hôte de la Maison-Blanche, Bush ou Al Gore, il sera pire pour l'Irak », que leur prédécesseur, écrit le quotidien.« L'un ou l'autre sera animé de plus d'hostilité envers l'Irak et sera plus proche de l'entité sioniste », ajoute le quotidien.George Bush père, l'ancien président américain, avait mené la coalition internationale qui avait libéré le Koweït de sept mois d'occupation irakienne, d'août 1990 à février 1991.Ð d'après AFP Le souhait d'Annan KOFI ANNAN a souhaité hier que le nouveau président américain soit « quelqu'un d'ouvert à l'étranger » et non pas un homme « unilatéraliste, qui estime que les États-Unis peuvent tout faire pour s'imposer ».Interrogé en direct de New-York, le secrétaire général de l'ONU a reconnu qu'au sein de l'organisation, « on est très touché par les changements » de président américain, et que « tout le monde attend avec impatience ».Le diplomate ghanéen a espéré que le 43e président américain « va accepter que dans le monde actuel, on est obligé de travailler avec les autres chefs d'État » sur les problèmes mondiaux, regrettant que ces « dernières années, les Américains ne sont pas intervenus » sur la plupart des grands conflits.Ð d'après AP Le croque-mort à l'isoloir À CHICAGO, une douzaine d'entreprises de pompes funèbres appartenant à la minorité noire de la ville ont mis à disposition leurs limousines pour amener des électeurs dans les bureaux de vote hier.Deux organisations de défense des droits civiques, la Chicago Urban League et la Rainbow PUSH Coalition, et l'Association nationale des directeurs de pompes funèbres, ont lancé ce programme non partisan, « Limousines pour aller voter ».Ð d'après AP La famille d'Elian LES PROCHES d'Elian Gonzalez, qui avaient recueilli le rescapé de la mer à Miami et ne voulaient pas le voir rentrer à Cuba, ont appelé les Américains à voter hier pour le républicain George W.Bush.« Nous nous souviendrons de ce qui est arrivé à Elian quand nous irons voter.Nous demandons le vote pour Bush et l'option républicaine », a déclaré Lazaro Gonzalez, grand oncle d'Elian au journal El Nuevo Herald.Les agents fédéraux étaient intervenus pour rendre l'enfant, âgé de six ans, à son père, à l'aube du 22 avril dernier.Ð d'après AFP Sites Internet piratés DES PIRATES informatiques se sont introduits lundi puis hier, jour de l'élection présidentielle américaine, sur les sites du comité national du Parti républicain et de la Commission nationale démocrate, perturbant leur fonctionnement, ont indiqué les deux partis.La première « attaque », visant les républicains, a permis aux pirates d'afficher un message de soutien au candidat démocrate Al Gore.Sur le site de la Commission démocrate (DNC), le système de courrier électronique a été bloqué.Ð d'après AFP Verte interpellée CANDIDATE DU PARTI des Verts au Sénat, Medea Benjamin a été interpellée hier soir à San Francisco et emmenée menottes aux mains après avoir perturbé un rassemblement organisé par sa rivale démocrate.Mme Benjamin, accompagnée de militants verts, a essayé d'attirer l'attention lors d'un rassemblement auquel participaient le sénateur Dianne Feinstein et le gouverneur de Californie Gray Davis dans un centre de traitement contre la drogue.Elle se plaignait d'avoir été tenue à l'écart des débats entre Mme Feinstein et son rival républicain Tom Campbell, de la même façon que Ralph Nader, candidat vert à la présidentielle, a été exclu des débats entre Al Gore et George W.Bush.Ðd'après AFP Prolongement au Missouri UN JUGE FÉDÉRAL a retardé hier de trois heures la fermeture des bureaux de vote à Saint Louis, au Missouri, l'affluence des électeurs étant élevée, ont annoncé des responsables démocrates.« Nous avons déposé une requête auprès de la Cour fédérale car beaucoup de gens n'avaient pu voter en raison de la participation très élevée », a dit Joy Howell, porte-parole démocrate de l'État.Le Missouri compte huit votes au Collège électoral, et cet État devait choisir hier entre un feu-candidat démocrate, décédé brutalement il y a trois semaines et représenté par son épouse, et un élu républicain sortant.Ð d'après AFP JOONEED KHAN e t G I L L E S PAQUIN Les élections au Sénat et à la Chambre des représentants ont été aussi serrées que la course à la présidence américaine hier laissant les positions des partis quasiment inchangées au moment de mettre sous presse.Si Al Gore est élu président, les démocrates pourront se consoler de conserver la Maison-Blanche ; mais si le chiffre magique de 270 votes « électoraux » tombe dans la poche de George W.Bush, les républicains pourront célébrer la main-mise sur la totalité des pouvoirs à Washington Ð une première depuis 1952.En effet, les démocrates avaient besoin d'effectuer cinq gains au Sénat et sept gains à la Chambre des représentants pour en prendre le contrôle ; or, ils avaient au milieu de la nuit pris un seul siège de sénateur aux républicains, qui par contre leur avaient raflé un siège à la Chambre.La victoire la plus éclatante a été certes celle de Hillary Rodham Clinton sur le républicain Rick Lazio dans l'État de New York, une course qui a brisé des records financiers.Mais le triomphe personnel de Mme Clinton n'a fait que conserver aux démocrates le siège du sénateur sortant Daniel Patrick Moynihan.Le sénateur Joe Lieberman, co-listier du candidat présidentiel démocrate Al Gore, a été réélu dans l'État du Connecticut, ce qui pourrait s'avérer profitable pour lui et son parti si le prochain président des États-Unis est George W.Bush.De même, le sénateur démocrate Edward Kennedy, 68 ans, frère cadet de feu le président John Kennedy, a conservé son chateau fort du Massachussets.Il siège depuis 33 ans à la Chambre haute du Congrès américain.En fait, les électeurs ont réélu presque tous les sénateurs et représentants qui sollicitaient un nouveau mandat à Washington - sauf de rares exceptions telles que le puissant président de la Commission des finances du Sénat, Bill Roth, dans le Delaware.Âgé de 79 ans, il avait fait deux chutes pendant la campagne électorale, ce qui avait mis en doute sa capacité de poursuivre sa carrière politique.C'est le gouverneur démocrate de l'État, Tom Carper, 53 ans, qui l'a détrôné, l'accusant d'être le symbole de la « vieille politique » de Washington.Les démocrates ont aussi remporté un siège de sénateur en Floride où Bill Nelson, commissaire aux assurances de l'État, a battu le républicain Bill Mc Collum, un représentant qui espérait occuper le siège laissé vacant par le sénateur sortant Connie Mack.Par contre, l'ancien gouverneur républicain George Allen a défait en Virginie le sénateur démocrate sortant Charles Robb, gendre de l'ex-président Lyndon B.Johnson.À la Chambre des représentants, les républicains détenaient 222 sièges et les démocrates 209.Deux des sièges étaient occupés par des indépendants et deux étaient vacants.Au Sénat, les républicains en détenaient 54 et les démocrates 46, seulement 34 des 100 sièges du Sénat étaient en jeu.Si Al Gore l'emporte à la présidence, les démocrates n'auront besoin que de quatre sièges de plus au Sénat pour arracher la majorité, car le vice-président est aussi le président du Sénat.Dans la course pour le contrôle de la Chambre des représentants la lutte était chaude, les démocrates ayant réussi à enlever un seul siège, dans l'Oklahoma, et en ayant défendu un autre avec succès en Floride.Par contre, les républicains conservaient trois sièges considérés comme menacés, dans le Kentucky et l'Alabama.Clinton ou le blues du sortant d'après AP CHAPPAQUA, New York Ð Bill Clinton a voté tôt hier matin avec sa femme Hillary et sa fille Chelsea, et il s'est refusé à devenir un « lame duck », un canard boiteux, comme on surnomme aux États- Unis le président sortant une fois élu son successeur : « J'ai encore dix semaines devant moi pour caqueter », a-t-il lancé.Chelsea était la première à mettre son bulletin dans l'urne à l'école élémentaire Douglas Grafflin, suivie par Hillary, qui est ressortie souriante de l'isoloir.Quant à Bill Clinton, dernier à entrer, il a été le premier à finir son devoir civique : « Vous ne pouvez pas me qualifier d'indécis.J'ai voté », a-t-il déclaré à la presse, tandis que les électeurs faisant la queue ovationnaient les Clinton.Le président pré-retraité avait un bon programme pour le jour du vote : dès l'aube, il a décroché son téléphone et appelé sept stations de radio dans les États clés pour exhorter les électeurs à aller aux urnes.Et il devait continuer, avant d'attendre nerveusement les résultats.« J'ai un bon feeling », disait-il la veille au sujet de son vice-président, prédisant sa victoire, ainsi que celle de son épouse Hillary aux sénatoriales.« Il a fait une bonne campagne, il a été excellent sur le terrain ces dernières semaines et les nôtres sont pleins d'énergie.» Quant à l'absence de son nom sur les bulletins de vote, Clinton est un peu triste mais il a fini par l'accepter : « J'ai fait mon temps, et c'était du bon temps.J'ai adoré.» Il s'est engagé à « bien gérer la transition », quel que soit le vainqueur mais refuse de s'enfoncer dans l'oisiveté en attendant de remettre les clés de la Maison- Blanche à son successeur, le 20 janvier prochain.Ses priorités seront la paix au Proche-Orient (il doit recevoir en fin de semaine Yasser Arafat et Ehud Barak), mais aussi l'amélioration des relations avec la Corée du Nord, où il envisage d'aller avant la fin de son mandat pour une visite sans précédent.Photo Reuters Le président Bill Clinton sort d'un isoloir à l'école élémentaire Douglas Grafflin où il est allé voter, tôt hier matin.Gore ou Bush, la victoire de l'un ou l'autre a peu de répercussions sur le Canada d'après PC et AFP WASHINGTON Ð L'un des conseillers d'Al Gore en matière de politique étrangère a déclaré que la principale différence entre le candidat démocrate et son adversaire républicain, George W.Bush, est que M.Gore peut indiquer où se trouve le Canada sur une carte géographique.S'il est vrai que M.Bush a rarement voyagé à l'extérieur des États-Unis et n'a jamais mis les pieds au Canada, l'élection d'un président démocrate ne serait pas nécessairement plus avantageuse pour le Canada.Car peu importe le résultat de l'élection, le nouveau président américain devra composer avec un Congrès divisé qui limitera vraisemblablement sa capacité de mettre en oeuvre des changements radicaux.En fait, le nouveau patron de la Maison- Blanche se retrouvera un peu dans la position d'un premier ministre à la tête d'un gouvernement minoritaire.Les experts du ministère canadien des Affaires étrangères qui se sont penchés sur les impacts de l'un ou l'autre des scénarios aux élections présidentielles américaines s'entendent sur un point : il faudra attendre plusieurs mois avant de pouvoir discerner les tendances politiques de la nouvelle administration.À court terme, une victoire de George W.Bush aurait des répercussions sur la campagne électorale au Canada.Elle favoriserait le leader de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, au détriment des libéraux de Jean Chrétien.« Une victoire de Bush rendrait beaucoup plus à la mode certains des thèmes chers à Day, tels que les réductions d'impôts, la réduction de la taille du gouvernement, la décentralisation », estime Chris Sands, responsable de la filière canadienne au « Center for Strategic and International Studies », à Washington.A l'inverse, une victoire d'Al Gore pourrait être perçue au Canada comme un signe que les Nord-Américains ne sont pas prêts à chasser du pouvoir les partis qui ont gouverné pendant une période de grande prospérité.Des experts en relations canado-américaines estiment que l'engagement de George W.Bush de réduire radicalement le fardeau fiscal des Américains ne fera qu'accentuer le retard qu'accuse l'économie canadienne quant à la productivité.Il pourrait de plus intensifier le présumé exode des cerveaux canadiens vers les États-Unis.Les réductions d'impôts promises par Gore sont à ce point ciblées Ð à l'intention des personnes à faibles et moyens revenus Ð qu'elles auraient peu d'impact sur l'économie canadienne.Par ailleurs, le président élu mexicain, Vicente Fox, s'est déclaré hier aussi à l'aise avec Al Gore qu'avec George Bush, les deux ayant, comme lui, un même goût pour.les bottes de cow-boy.« Lors de mes conservations avec eux nous avions tous les trois des bottes de cow-boy et je trouve très significatif que nous ayons eu ainsi le même uniforme », a déclaré sur le ton de l'humour, Vicente Fox, lors d'une réunion avec la presse étrangère.« Quel que soit le vainqueur de l'élection américaine la relation avec le Mexique sera extraordinaire », a ajouté le président- élu sur un ton plus sérieux.Selon l'ambassade des États-Unis à Mexico, Vicente Fox doit rencontrer son homologue américain peu de temps après son élection.« Ce sera l'occasion d'aborder de manière plus concrète de nombreuses idées.Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère et d'une nouvelle relation », a souligné Vicente Fox qui, après avoir mis fin à 71 ans de règne du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), doit prendre ses fonctions le 1er décembre prochain.Vicente Fox qui est favorable à une libre circulation des personnes au sein de l'Accord de libre échange nord-américain (ALENA) Ð une idée fraîchement accueillie à Washington Ð s'est également déclaré opposé à l'embargo américain contre Cuba. 3LP0801A1108 A8 MERCREDI 3LP0801A1108 ZALLCALL 67 03:09:35 11/08/00 B Day break LA VOLONTÉ exprimée par le leader allianciste, Stockwell Day, de ne jamais travailler le dimanche fait l'objet d'une sévère analyse par l'essayiste Laurent Laplante dans le s i t e Internet indépendant www.scrutin2000.net.Ce dernier se demande jusqu'à quel point cette retraite dominicale sert les intérêts des Canadiens, une société dont il faut respecter la pluralité.« L'attitude de Stockwell Day a l'inconvénient, par son caractère absolu, de faire savoir à tout un pays que ses convictions lui interdisent de s'occuper d'un pays à plein temps.Quoi qu'il advienne un dimanche dans la société canadienne, on ne pourra pas sortir Stockwell Day de sa retraite.Pas même, peut-on comprendre, s'il y a urgence », écrit-il.Peut-être le chef allianciste apportera-t-il lui-même la possibilité d'exceptions, affirme plus loin M.Laplante.Sauf qu'il en doute.« Le fait que Stockwell Day soumette le calendrier de sa campagne électorale, moment pourtant capital dans la politique d'un pays, à sa conviction religieuse n'incite pas à le croire très enclin à accueillir des exceptions.» La princesse Leia de Shefford APRÈS AVOIR parti le bal des analogies avec les personnages du film Star Wars, il y a une dizaine de jours, en qualifiant de « retour du Jedi » la participation de Jacques Parizeau à la campagne du Bloc québécois, le secrétaire d'État au Sport amateur, Denis Coderre, en a rajouté il y a quelques jours alors qu'il était de passage dans la circonscription de Shefford.« Je me considère comme le fils de Darth Vader, comme certains surnomment Jean Chrétien.Si je suis Luke Skywalker, alors Diane (Saint-Jacques) est ma princesse Leia », a-t-il déclaré au quotidien La Voix de l'Est.Rappelons que Mme Saint-Jacques, élue députée conservatrice en 1997, a fait le saut chez les libéraux quelques semaines avant le déclenchement des élections.Le ministre Coderre a aussi indiqué qu'il ne savait pas s'il devait associer le chef du Bloc Gilles Duceppe à Jar Jar Binks ou au robot R2-D2.Dans la jupe de Jane HANS MAROTTE, ce jeune homme qui, en 1988, s'était fait remarquer (et arrêter) pour avoir planté une immense bannière portant le numéro 101 (pour la Loi 101) sur la croix du mont Royal, fera la lutte au ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, dans la circonscription de Papineau/Saint-Denis.« L'arrogance et le mépris des libéraux lors du dépôt du rapport du vérificateur général concernant le scandale des subventions au ministère du Développement des ressources humaines » l'ont incité à poser sa candidature.Marotte accuse entre autres Pettigrew de s'être caché « dans la jupe de Mme (Jane) Stewart » dans cette affaire.Pierre Pettigrew dirigeait le ministère des Ressources humaines avant que n'éclate la série de révélations sur le gaspillage des subventions.André Duchesne ANDRÉ DUCHESNE Comment Stéphan Bureau se prépare- t-il en vue du débat des chefs en français présenté ce soir, de 21h à 23h ?« En m'assurant de prendre une bonne dose de vitamines afin de me rendre jusqu'à la fin de la soirée », répond- il.Sans jamais évoquer son nom, mais avec diplomatie, le chef d'antenne du Téléjournal de Radio-Canada, qui se métamorphose ce soir en modérateur, fait bien sûr allusion au débat du 13 mai 1997, au cours duquel Claire Lamarche avait perdu connaissance, victime d'hypotension.Bien plus que la vigoureuse bagarre livrée par Jean Charest, alors chef du Parti conservateur, à ce débat, c'est le malaise de Mme Lamarche qui est resté dans la mémoire populaire.Pour le reste, Stéphan Bureau se fie à sa longue expérience en journalisme afin d'assurer le respect des règles à l'occasion du débat où les esprits risquent de s'échauffer, notamment lorsque les chefs des cinq grands partis politiques débattront librement d'un thème imposé.« Je me concentre sur la compréhension des règles.Avec toutes les années d'expérience que j'ai, je ne pense pas pouvoir faire grandchose de plus, sinon de bien connaître les règles et d'être en forme », disait-il lundi lorsque La Presse l'a joint à Washington où s'était déplacée l'équipe du Téléjournal pour la couverture des élections américaines.Stéphan Bureau trouve à la fois « excitant et frustrant » de se retrouver dans la position de modérateur.Frustrant, parce qu'il ne posera pas de questions comme il a l'habitude de le faire à l'émission Le Point, mais excitant car il se retrouvera encore une fois dans le feu de l'action.« On choisit ce métier pour vivre des expériences que l'on rapporte par la suite au public », rappelle-t-il.En 1994, lors du débat entre Jacques Parizeau et Daniel Johnson, il faisait partie du groupe de journalistes qui posaient des questions aux deux chefs.« Un kick extraordinaire », se remémore-t-il, qualifiant un débat des chefs de « point d'orgue » durant une campagne électorale.Celui de cette année pourrait être « très révélateur », notamment lors des portions où les chefs vont débattre librement.« C'est une marge de liberté où tout peut arriver.» Bien sûr, il y aura des règles dont l'application lui revient.« J'aurai un pouvoir réel d'intervention si les échanges dérapent.Par exemple, s'il y a une attaque personnelle d'un chef contre un autre, je pourrai l'arrêter pour laisser la chance à son adversaire de se défendre.Cinq segments Le débat sera divisé en cinq segments, tous se déroulant de la même manière.D'abord, l'animateur présentera le thème, puis un journaliste (Daniel Lessard, de la SRC, ou Lina Dib, de TVA) posera une question à laquelle les chefs répondront à tour de rôle durant une minute.Le journaliste posera ensuite une autre question à l'un des cinq chefs et ses homologues s'engageront dans un débat libre.À la fin, chacun des chefs fera une conclusion de 30 secondes.Le débat francophone sera diffusé ce soir de 21h à 23h en direct du Centre national des arts d'Ottawa à la SRC, à TVA et à RDI.Des extraits seront présentés sur le réseau LCN.Le réseau anglais Newsworld diffusera également l'événement en direct, avec traduction simultanée.Et, oui, les services ambulanciers d'Ottawa-Carleton seront sur les lieux, au cas ou quelqu'un n'aurait pas pris ses vitamines.A8 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 Stéphan Bureau: des vitamines pour durer jusqu'à la fin du débat PHOTOTHÈQUE, La Presse Stéphan Bureau Pour suivre le débat LE DÉBAT en français de ce soir sera diffusé en direct et en entier, de 21h à 23h, sur les ondes de la Société Radio- Canada, au réseau TVA et au Réseau de l'Information (RDI).Les anglophones pourront le suivre grâce à la traduction simultanée sur CBC, CBC Newsworld, CTV News Net et CPAC.Des extraits de ce débat seront présentés sur Le Canal nouvelle (LCN).On pourra également suivre le débat en entier à la première chaîne (95,1 FM) de la radio de Radio-Canada.L'émission spéciale débutera à 20h30.Le débat de demain soir, en anglais, sera télédiffusée intégralement et en direct, de 20h à 22h, sur les ondes des réseaux CTV, Global, CBC, CBC Newsworld, CTV News Net et CPAC.Il sera également retransmis sur RDI avec traduction simultanée alors que LCN en présentera des extraits.À la radio anglophone de Montréal, on pourra l'entendre en direct à la fréquence 88,5 de CBC.À noter que RDI présentera une émission spéciale chacun des deux jours, une demiheure avant la présentation des débats, soit à 20h30 ce soir et 19h30 demain soir.Sur Internet Le débat sera également diffusé en direct sur le site Internet de Radio-Canada (radio- Canada.ca/elections).Ceux qui ne possèdent pas le logiciel Real Player devront évidemment le télécharger.Par la suite, tout le débat sera archivé par thèmes que les internautes encore indécis ou friands de politique pourront consulter jusqu'à la fin de la présente campagne.photo PC Micros.Caméras.À l'instar de ses homologues des autres partis, Alexa Mc Donough mettait la dernière main, hier, à la préparation des débats de ce soir et de demain.À moins que quelqu'un ne se mette le doigt dans le nez.PAUL ROY QUÉBEC Ð Vous voulez savoir si le débat va être intéressant ce soir ?La Presse avait prévu la question et l'a posée pour vous à Jean-Claude Rivest.Conseiller de Robert Bourassa durant à peu près toute sa carrière Ð avant d'être nommé sénateur conservateur Ð, des débats, M.Rivest en a préparé un et un autre.Avec M.Bourassa, mais aussi avec Daniel Johnson, lors du référendum de 1995.Et avec Jean Charest, en 1997, quand l'actuel chef du PLQ dirigeait le Parti conservateur fédéral.Ð Sénateur, conseilleriez-vous aux lecteurs de La Presse de regarder le débat ?Ð Y a pas La P'tite Vie en même temps (rires) ?Ça risque de ne pas être excitant.Parce que la campagne ne l'est pas (excitante).De la politique, le sénateur Rivest en mange.Mais pour lui, les débats des chefs constituent rarement un festin.« Pour moi, à moins que quelqu'un ne se mette le doigt dans le nez, c'est pas très déterminant.Et quand la campagne est plate, comme maintenant.» Des débats, si on est chanceux, on retient quelques phrases, souligne le sénateur Rivest.Comme en 1984, quand Brian Mulroney avait lancé à John Turner : « You had the option ! » M.Turner essayait alors de se dépêtrer des nominations partisanes de son prédécesseur Pierre Trudeau, qu'il avait entérinées en lui succédant.Le coup avait porté.« Mais au référendum de 80, les Yvette de Lise Payette (elle s'était moquée de la femme du chef libéral Claude Ryan) avaient eu beaucoup plus d'importance qu'un débat.» Ð Importants ou pas (les débats), si on vous demandait de concocter dix commandements à l'intention des participants aux deux débats qui nous intéressent (le français ce soir et l'anglais demain) Ð Mon premier commandement.et mon seul : déterminer à l'avance les trois ou quatre choses importantes à communiquer, et y aller ensuite chacun selon sa propre personnalité.Je ne crois pas beaucoup à la science là-dedans.Ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui restent fidèles à eux-mêmes et qui se fient à leurs propres ressources.Ð Ça prend beaucoup d'assurance Ð Je dirais plus de la sérénité.Le danger, c'est de faire artificiel.ÐQui va gagner cette fois-ci ?Ð Celui qui a le plus à gagner c'est Joe Clark (le chef du parti du sénateur Rivest) : il est meilleur que les autres.ÐEt il part de plus bas ?Ð Et il part de plus bas.À part ça, Duceppe est moyen, Chrétien.c'est Chrétien, Day est pas mal mêlé dans ses affaires de droite Ðavortement, droits des gays.Et Alexa Mc Donough, elle est bien sympathique, mais.Ð Allez-vous les regarder quand même ?Ð Oui.Mais je ne m'attends à rien.C'est juste de valeur qu'il n'y ait pas de commerciaux, on pourra pas aller se chercher des chips.LES CHEFS AUJOURD'HUI Les chefs passeront toute la journée à se préparer aux débats de ce soir et de demain.Le chef de l'Alliance, Stockwell Day, tiendra une conférence de presse ce matin. 3LP0901A1108 A9 MERCREDI 3LP0901A1108 ZALLCALL 67 03:14:06 11/08/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 A9 Notez la performance des chefs! LES DÉBATS des chefs sont parmi les moments déterminants d'une campagne électorale.La Presse vous invite à suivre le débat de ce soir et à évaluer, sur 10, la performance de chaque chef.Des espaces sont prévus à cette fin, au haut du tableau ci-dessus.Demain, vous pourrez comparer votre évaluation à celle de nos trois spécialistes invités qui, déjà aujourd'hui, livrent leurs conseils aux cinq chefs.Le politologue Matthew Mendelsohn, de l'Université Queen's, à Kingston, est né et a étudié à Montréal.Il s'intéresse en particulier à la recherche en opinion publique.Il a été conseiller au Conseil privé, à Ottawa, en matière de sondages, de 1996 à 1998.« Les deux débats sont l'occasion de deux stratégies complètement différentes, soutient M.Mendelsohn.Parce que si l'élection québécoise, comme toutes les élections provinciales et fédérales, est centrée sur l'enjeu de la souveraineté, au Canada anglais, c'est une élection beaucoup plus normale, qui porte sur toutes sortes d'enjeux, et où les attitudes des protagonistes sont totalement différentes.» M.Louis-Pierre Girard est président de la firme Format, de Montréal.M.Girard a fait carrière dans les communications et les relations publiques.En 1981, il a fondé Format, qui offre une formation en communication publique.L'entreprise a accueilli dans ses studios plusieurs politiciens de toutes allégeances.« L'exercice final pour les participants au débat, c'est d'établir le début d'un lien de confiance avec le téléspectateur, estime M.Girard.Le débat est un exercice très peu rationnel, très perceptuel.Pour y arriver, la règle d'or, c'est less is more.Le mieux est l'ennemi du bien.Les participants au débat doivent éviter d'en faire trop » M.Claude Montmarquette est professeur de sciences économiques à l'Université de Montréal, et chercheur au CIRANO et au CRDE.Ses recherches ont porté, entre autres, sur l'insertion des jeunes sur le marché du travail et sur l'économie souterraine.Selon l'économiste, « l'enjeu dont on devrait absolument traiter durant ce débat, c'est l'assurance-emploi.Toute la crédibilité de la politique économique d'un parti passe par cette question.Maintient-on un système qui perpétue une dépendance de l'État ?C'est une question fondamentale, et ça prend beaucoup de courage politique pour y répondre ».André Pratte Un document embarrassant L'Alliance s'empêtre dans les contradictions au sujet de son programme AL'lliance recrute un partitionniste ALEXANDRE S I R O I S APRÈS avoir présenté une poignée d'anciens députés péquistes et bloquistes comme candidats pour les élections du 27 novembre, l'Alliance canadienne de Stockwell Day vient de recruter un candidat.partitionniste.William Shaw, député de l'Union nationale de 1976 à 1978 et militant partitionniste reconnu, portera les couleurs de l'Alliance canadienne dans le comté de Lac-Saint-Louis.Il tentera de déloger le député libéral Clifford Lincoln, qui s'est d'ailleurs moqué, hier, du choix de l'Alliance, alors que le Bloc québécois a dénoncé la décision du nouveau parti de droite.M.Shaw est le coauteur d'un livre publié en 1980 et intitulé Partition : The Price of Quebec's Independence (Partition : le prix de l'indépendance du Québec).Il a participé à la relance du débat sur la question au milieu des années 90, alors qu'il présidait le Comité préparatoire pour la partition du Québec.« Je n'étais pas au courant du fait qu'il était partitionniste », a indiqué hier Paul Fitzgerald, l'un des porte-parole de l'Alliance canadienne, interrogé au sujet de la présence de M.Shaw au sein de son parti.« Je peux vous dire que notre parti n'a pas vraiment de position officielle là-dessus », a-t-il ajouté, précisant que l'Alliance estime que « si une province propose de se séparer, les négociations reposeront sur la primauté du droit, la légitimité démocratique et les intérêts du Canada ».Les libéraux et les bloquistes ont pour leur part vivement critiqué la sélection de M.Shaw par l'Alliance canadienne.Clifford Lincoln, qui dit ne pas sous-estimer son adversaire, a rappelé que c'était la seconde fois qu'il devrait affronter M.Shaw lors d'élections fédérales, celui-ci s'étant présenté sous la bannière du Parti égalité en 1993.En revanche, il s'imagine mal comment M.Shaw, s'il était élu, pourrait cohabiter avec l'ex-bloquiste Nic Leblanc ou les anciens péquistes (Jean-Guy Mercier et Michel Rivard).« Je me demande comment on peut parler d'une cohérence politique quelconque.C'est un méli-mélo.C'est complètement aberrant », a lancé M.Lincoln.« Ça confirme ce sur quoi Stockwell Day n'insiste pas depuis le début de la campagne, c'est-à-dire tout le caractère anti-Québec de sa plate-forme », a déclaré le vice-président du Bloc québécois, Pierre Paquette.G I L L E S TOUPIN VICTORIAVILLE Ð Stockwell Day a été forcé de jouer à l'équilibriste hier pour tenter de convaincre qu'il n'avait pas de « programme caché », malgré les évidences contraires contenues dans un volumineux document d'information distribué aux 298 candidats de l'Alliance canadienne à travers le pays.Ce document « officiel », dont l'existence a été révélée hier par le Globe and Mail, est un cahier d'information destiné aux candidats du parti et qui fait le point sur 91 politiques majeures de la formation politique.Il s'intitule Official candidate briefing book.Le malheur pour Stockwell Day, c'est que ces notes de campagne, utilisées par ses candidats à la grandeur du pays, contredisent, explicitent ou modifient certaines des positions présentées par le chef depuis le début de la campagne.Elles donnent nettement l'impression que le chef de l'Alliance, par souci de se maintenir au centre de l'échiquier politique, ne révèle pas toujours l'ensemble des règles avec lesquelles il entend gouverner.La plus criante de ces contradictions est certainement celle concernant la promesse de l'Alliance de permettre aux Canadiens de réclamer la tenue de référendums nationaux sur des questions aussi délicates que l'avortement et la peine de mort.Le cahier d'information des candidats précise clairement « que 3 % du nombre total d'électeurs qui ont voté à la dernière élection et qui signent une pétition » obligerait le gouvernement à tenir un référendum.Stockwell Day, qui affirme depuis quelques jours ne pas vouloir rouvrir le dossier de l'avortement, serait ainsi vraisemblablement contraint, s'il était élu, de déclencher un référendum national sur cette question explosive.Cela contredit sa promesse faite avant-hier de faire en sorte qu'aucun petit groupe d'intérêts ne puisse prendre en otage les Canadiens et les forcer, sans grand mal, à aller en référendum.M.Day s'est défendu avec la dernière énergie hier de tenir un double langage, comme le lui reproche Jean Chrétien ; l'un pour ses électeurs plus conservateurs de l'Ouest, l'autre pour ses électeurs de l'Est.Il a affirmé que ce cahier n'était qu'un ensemble de « suggestions » et non des politiques fermes.La preuve ?Le chiffre de 25 % est avancé ailleurs dans le document.« Trois pour cent, ce n'est pas ma position.Je pense que c'est trop peu pour tenir un référendum.Mais ce n'est pas à moi de décider, c'est aux Canadiens.Nous consulterons les Canadiens.» Le chef de l'Alliance a cependant réitéré hier sa position pro-vie, affirmant que pour lui la vie commençait à la fécondation.Le cahier d'information présente, entre autres politiques, la privatisation de Via Rail, la possibilité de vendre Radio-Canada, un vote libre aux Communes sur la légalisation de la marijuana, l'abolition de la loi sur l'équité salariale, faire passer le taux tolérable d'alcool au volant de 0,08 à 0,05, obliger les autochtones à payer la taxe de vente, permettre le rappel d'un député si 25 % des électeurs d'un comté le veulent, souscrire au système de défense antimissiles des Américains dans le cadre de NORAD, mettre en place un système d'étiquetage volontaire des OGM, etc.Des flèches Malgré cette polémique, Stockwell Day a réussi à lancer quelques flèches à Jean Chrétien, l'accusant de constamment changer d'opinion par opportunisme politique.M.Day faisait allusion à la lettre envoyé avant-hier par le premier ministre aux leaders de la communauté juive canadienne pour s'excuser d'avoir voté à l'ONU en faveur de la résolution 1322, qui condamnait Israël pour son usage de la violence en Palestine.M.Day a également dénoncé Jean Chrétien et le favoritisme des libéraux fédéraux au sujet de l'attribution des subventions du Fonds transitoire de création d'emplois.Un rapport du commissaire à l'éthique, Howard Wilson, rendu public hier, révélait en effet que de hauts responsables du Parti libéral étaient associés de près à l'approbation des subventions de ce programme du ministère des Ressources humaines.Le premier ministre n'a cessé d'affirmer depuis janvier dernier que la partisanerie n'avait aucun rôle à jouer dans l'attribution des subventions du FTCE.M.Chrétien ne faisait pas campagne hier et n'a donc pas répondu directement à ces accusations.photo PC Stockwell Day dédicaçant une traduction de sa biographie, hier, à Victoriaville. 3LP1001A1108 A10 MERCREDI 3LP1001A1108 ZALLCALL 67 03:17:23 11/08/00 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 Liste électorale: les corrections ont été faites «Un chef en culottes courtes» DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Pour Jean-Pierre Kinsley, d'Élections Canada, tout comme pour son vis-à-vis québécois, Marcel Blanchet, il n'y aura pas de problèmes de fiabilité des listes électorales lors du vote du 27 novembre.Toutes les corrections rendues nécessaires par l'utilisation d'une liste désuète au départ sont faites depuis plusieurs jours.Selon Marcel Blanchet, le DGE québécois, Élections Canada a procédé rapidement pour intégrer les changements nécessaires à la liste dans les jours suivant le déclenchement de la campagne électorale.Le patron d'Élections Canada, Jean-Pierre Kinsley, expliquait que les données fournies par Québec étaient arrivées « trop tard pour que le fichier central soit modifié, mais on a pu apporter les corrections dans les fichiers de chacune des circonscriptions ».Actuellement, le registre est pratiquement à jour, a dit le DGE fédéral.M.Kinsley avait reçu une liste des électeurs mise à jour par Québec le 4 octobre.« Élections Canada avait déjà fait une bonne partie des corrections qu'on proposait à partir de recoupements avec d'autres fichiers, celui de Revenu Canada notamment », a expliqué M.Blanchet.Les élections ont été déclenchées le 22 octobre.Trois jours plus tard, M.Kinsley avait assuré M.Blanchet que tous les changements suggérés pourraient être effectués bien avant le jour du vote.Selon Marcel Blanchet, sur les 340 000 corrections suggérées par la liste québécoise, Élections Canada en avait déjà identifié 200 000.Mais comme le fichier central avait produit une liste avant ces corrections, les modifications ont dû être inscrites au niveau des comtés, a précisé hier Pierre Blain, d'Élections Canada.Cette façon de faire a causé un surplus de travail aux directeurs de scrutin dans les circonscriptions.« On a eu 3400 corrections à entrer manuellement, ce fut beaucoup de travail, mais c'est terminé depuis quelques jours », a dit par exemple Claire Gilbert, directrice du scrutin en Abitibi.« Le temps nous a manqué pour faire de façon centrale les changements, mais dès les jours qui ont suivi le déclenchement des élections, on a acheminé les changements pour que les directeurs du scrutin les intègrent de façon normale, à l'étape de la révision », a ajouté M.Blain.Ces listes informatisées requièrent toujours des mises à jour, et il n'y a pas eu plus de corrections à apporter au Québec que dans les autres provinces, a soutenu M.Kinsley.Même si on fait un recensement, il y a toujours environ trois pour cent de noms qu'on doit corriger.Le taux d'erreur au Québec en octobre a atteint six pour cent, mais tout est rentré dans l'ordre.Au Bloc québécois, on avait vite sauté sur l'occasion de stimuler la « sortie du vote » le jour du scrutin, en mettant en relief les problèmes survenus.Le taux de participation des électeurs, toujours plus faible au fédéral, reste une source de préoccupation au Bloc québécois.Une question demeure cependant : comment Élections Canada a-t-il pu fonctionner avec une liste désuète alors qu'on détenait les informations mises à jour par Québec trois semaines avant le déclenchement du scrutin ?PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Habituellement, les partis politiques font leurs propres bilans de campagne et laissent leurs adversaires faire les leurs.Mais hier, à Québec, le Parti libéral avait convoqué les médias à un bilan des deux premières semaines de campagne.du Bloc québécois.Pour l'occasion, on avait expédié dans la Vieille Capitale le secrétaire d'État au Sport amateur, Denis Coderre.Le bilan qu'il fit, vous vous en doutez, fut négatif : la campagne du Bloc en serait une d'« attaques personnelles », de « mauvaise foi », d'« arrogance ».M.Coderre dit qu'en 20 ans de vie politique, il n'a jamais vu une campagne aussi sale que celle du Bloc.Et de qualifier Gilles Duceppe de « chef en culottes courtes » qui prend ses ordres de la « maison mère » (le PQ).« Le message qu'on veut passer, c'est de s'assurer que les Québécois ne tombent pas dans cette trappe de penser qu'un député du Bloc, c'est quelqu'un qui va travailler dans leurs intérêts.(.) Un vote pour le Bloc, c'est un vote pour la souveraineté, point à la ligne ! » Quelle mouche avait piqué le ministre Coderre ?Était-ce ce sondage (Léger Marketing) publié le matin même dans le Journal de Québec et qui plaçait les libéraux à sept points des bloquistes (36 % et 43 % respectivement) dans la région de Québec ?Il s'en est bien défendu : « Ce sondage comporte une marge d'erreur de 6 %.Et 4 % d'indécis.Ça ne reflète pas la réalité du terrain.» Et la réalité du terrain, selon lui, c'est que « les gens ne veulent pas entendre parler de souveraineté.» Reste que le Parti libéral a fait un peu pic-pic dans la région de Québec lors des deux dernières élections.En 1997, le Bloc y avait pris huit des dix circonscriptions.Et l'une des deux circonscriptions libérales, celle de Bellechasse, n'avait été arrachée que par 47 voix par l'actuel ministre Gilbert Normand.Mais les bloquistes pourraient aussi avoir leurs inquiétudes dans la région de Québec, où les projets de fusions municipales du gouvernement péquiste ont suscité de très fortes oppositions.« Dans le porte-à-porte, on n'a pas de questions sur ça », affirme cependant la députée bloquiste de Louis-Hébert, Hélène Alarie.Dans Québec-Est, son collègue bloquiste Jean-Paul Marchand avoue que des maires essaient de lui faire des misères.\u2014Ça vous inquiète ?\u2014 Non, les gens comprennent que nous (le Bloc) n'avons rien à voir avec les fusions.Et c'est bien ce qui choque Denis Coderre : « Encore une fois, le Bloc ne veut pas se mêler de cette question- là parce qu'il dit que c'est de juridiction provinciale.En fait, ils ont eu un ordre de la maison-mère (le PQ) de ne pas s'en mêler ! » prime exclusive La Baie vous donne des milles de récompense AIR MILESmd EN PRIME Dépensez 80 $ et obtenez 20 milles de récompense AIR MILESmd en prime ou dépensez 120 $ et obtenez 40 milles de récompense AIR MILESmd en prime! 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Il est scandaleux de constater qu'il y a 100 000 avortements par année au pays et aucune loi pour protéger les enfants non encore nés », a déclaré Mgr Gervais en réponse à une question de Lifesite (www.lifesite.net), un regroupement pro-vie sur Internet.« La question est venue de là.Mgr Gervais y a répondu, car l'avortement est une question qui le préoccupe beaucoup », a indiqué hier son porte-parole, Guy Levac.La nouvelle n'avait pas fait de bruit jusqu'à ce que The Globe and Mail la reprenne dans son numéro d'hier.L'influent quotidien torontois ajoutait que l'archevêque encourageait les électeurs catholiques à diriger leur vote en conséquence.Selon son porte-parole, Mgr Gervais n'a jamais pris position en faveur d'un parti.Ce n'est pas la première fois que l'archevêque s'en prend au premier ministre sur le sujet.Le 31 mai dernier, dans une homélie prononcée à Grotte de Lourdes, dans la municipalité de Vanier, il se faisait encore plus incisif.« Nous en sommes au point où même le premier ministre se sent tout à fait à l'aise d'affirmer que le droit à l'avortement constitue une des réalisations les plus importantes du Parti libéral du Canada, affirmait-il.(.) Le 17 mars dernier, M.Chrétien disait « Les Canadiens ne veulent rien savoir d'un parti de droite au Canada, d'un parti qui menace la liberté de choix des femmes.» Qu'est-ce donc dire ?Que le Parti libéral du Canada est désormais pro-choix ?(.) À mon avis, nous voilà face à une situation lamentable.» 3LP1201A1108 A12 MERCREDI 8 NOVEMBRE 3LP1201A1108 ZALLCALL 67 03:09:22 11/08/00 B Les religieuses estiment faire les frais du pacte fiscal Ce que tous les aînés devraient savoir au sujet des hypothèques inversées Grâce au Programme Canadien de Revenu Résidentiel, les aînés âgés de 62 ans et plus peuvent tirer de leur patrimoine un montant en espèces de 20 000 $ à 200 000 $ comptant.Le programme est aussi appelé hypothèque inversée parce que vous n'avez rien à rembourser tant que vous résidez dans votre maison.Le capital et les intérêts sont remboursés par vos héritiers, ou vous-même si vous décidez de vendre.Les avantages sont nombreux.L'argent provient de votre résidence principale, il n'y a donc pas de taxe sur le gain en capital.Vous n'avez pas à vendre votre maison, vous conservez toujours votre droit de propriété et aucun remboursement mensuel n'est requis.Vous pouvez déménager ou rembourser l'hypothèque quand vous le voulez.Le programme vous donne accès à des fonds de rente viagère mensuelle, de montant en espèces ou une combinaison des deux.Bon nombre d'aînés utilisent le programme pour améliorer leur style de vie : rénover leur maison ou acheter une voiture.D'autres utilisent cet argent pour aider leurs enfants.«Un grand merci d'avoir réglé nos affaires financières avec autant de courtoisie et de compétence.Nous sommes ravis de notre programme et beaucoup plus rassurés quant à l'avenir.» G.B., Maple Ridge Vous pouvez obtenir de l'information sur ce programme auprès de la Banque de Montréal, du Groupe Financier Banque Royale, de la Banque Toronto-Dominion, de la Banque Scotia, de la Banque Nationale ou de la Banque HSBC Canada.Votre sécurité est assurée Naturellement, vous êtes prudent avant de vous engager dans quoi que ce soit qui touche votre maison, mais vous pouvez compter sur le Programme Canadien de Revenu Résidentiel.Nous garantissons que le droit de propriété de votre maison ne sera jamais menacé.Pour obtenir une trousse d'information gratuite, qui inclut une estimation personnelle, appelez sans frais le Programme Canadien de Revenu Résidentiel au 1 888 749-9785 ou visitez notre site Internet au www.chip.ca P U B L I C I T É Recevez une rente viagère mensuelle, voyagez ou donnez à vos enfants une partie de leur héritage Des frais s'appliqueront si le remboursement de l'hypothèque inversée est fait dans un délai de moins de 36 mois suivant l'adhésion au programme.MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð Les communautés religieuses sont amères : en vertu d'un projet de loi déposé par Québec, les municipalités pourront hausser de 20 % les compensations de taxes qu'elles leur imposent.Les soeurs estiment faire les frais du nouveau pacte fiscal conclu cet automne entre Québec et les municipalités, après trois années de pelletage gouvernemental.« On sait faire la différence entre une responsabilité de citoyens et les décisions opportunistes prises à certains moments de crise pour régler les différends », lance Pierrette Bertrand, de la Conférence religieuse canadienne, section Québec.Plus les communautés religieuses donneront d'argent aux municipalités, moins il leur en restera pour leurs oeuvres auprès des démunis, souligne Mme Bertrand.« Certaines petites communautés commencent à gratter les fonds de tiroir.» Et c'est sans compter qu'elles hébergent aujourd'hui, dans leurs infirmeries, un nombre grandissant de religieuses malades ou en perte d'autonomie, dont le réseau de la santé n'a pas à assumer les coûts, note-t-elle.« Certaines congrégations ont jusqu'à 250 grandes malades dans leur infirmerie.En fait, on gère des centres d'accueil et des centres de soins de longue durée.Les millions passent vite dans ces endroits.» Mme Bertrand s'inscrit en outre en faux contre ceux qui accusent les communautés de conserver des terrains immenses à des seules fins de spéculation.Alors que l'âge moyen des religieuses dépasse aujourd'hui les 70 ans, elles n'ont plus d'autres revenus que leur « vieux gagné », dit-elle.« Certains terrains sont considérés comme des lieux historiques.On ne peut même pas s'en départir.» La Conférence religieuse n'a pas complété son examen du projet de loi 150, déposé en début de session par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, mais Mme Bertrand espère ne pas y trouver d'autres mauvaises surprises.L'Association des trésoriers des institutions religieuses le fera aussi étudier par un avocat.Vingt ans sans changement Les immeubles des institutions religieuses et de certains organismes sans but lucratif sont exempts de taxe foncière, municipale ou scolaire.Les municipalités ont en revanche le droit d'exiger une compensation pour leurs services (eau, égouts, ordures etc.), mais celle-ci n'avait pas été modifiée depuis 20 ans.Dans le cadre des négociations du pacte fiscal, le gouvernement s'était engagé auprès des municipalités à revoir cette compensation.En vertu du projet de loi 150, le plafond de la compensation pour les institutions religieuses passe de 80 cents par 100 $ d'évaluation à 1 $, sans toutefois excéder le taux de la taxe foncière générale.La compensation est calculée sur la valeur des terrains seulement.Elle ne peut toutefois être imposée aux églises et autres immeubles utilisés à des fins de culte, ou aux presbytères.On compte une centaine de communautés religieuses au Québec, mais leurs sièges sociaux se trouvent surtout à Montréal et Québec.À Montréal, la compensation actuelle de 80 cents, imposée sur environ 400 terrains, procure des revenus annuels de 1,6 million à la Ville.Montréal tire aussi des revenus de 1,5 million de la compensation imposée à 230 organismes sans but lucratif.Le plafond de 50 cents de la compensation sur leurs immeubles passe pour sa part à un maximum de la moitié du taux de la taxe foncière générale en vertu du nouveau projet de loi.Cette compensation est basée sur la valeur complète. 3LP1301A1108 A13 MERCREDI 8 NOVEMBRE 3LP1301A1108 ZALLCALL 67 03:17:16 11/08/00 B La qualité du français enseigné à l'école laisse à désirer C'est l'avis de plusieurs intervenants aux états généraux sur la situation et l'avenir de la langue française MARIE-FRANCE LÉGER PROMOTION, QUALITÉ, fierté.Les différents groupes et individus qui se sont succédé en Montérégie hier aux états généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec ont parlé d'un recul de la qualité et de la quantité du français à l'école, dans les commerces, dans les secteurs économiques et technologiques.Pour redresser la barre, certains ont demandé une refonte globale de la Charte de la langue française « pour revenir à l'esprit de la loi 101 ».Allant d'un tableau des plus noirs jusqu'à une attitude plus positive prônant un discours d'épanouissement, les participants ont dénoncé ni plus ni moins que la pauvreté de la langue, les fautes véhiculées dans les médias, la soumission au bilinguisme, l'attitude de repli devant les immigrants qui reçoivent un double message dès leur arrivée au Québec.La mauvaise qualité du français enseigné à l'école a été le trait commun de tous les mémoires déposés hier lors de cette troisième journée d'audiences régionales, ayant débuté la semaine dernière à Québec et qui prendront fin le 13 décembre à Montréal.Outre un retour à un apprentissage plus rigoureux de la langue maternelle, certains ont demandé un renforcement de la Charte de langue française.La Société nationale des Québécois du Suroît a résumé l'opinion générale concernant une éventuelle nouvelle loi : « Elle doit, notamment, restaurer les dispositions relatives à la langue de la législation et de la justice, à la langue des relations de travail, à l'obligation pour les entreprises de détenir un certificat de francisation, à l'interdiction d'exiger abusivement la connaissance de l'anglais pour accéder à un emploi.» Le président de la commission, Gérald Larose, a d'ailleurs senti le besoin de ramener notamment les propos alarmistes du traducteur Richard Weilbrenner Ð titulaire du dossier de la langue française dans l'encyclopédie de L'Agora Ð à de plus justes proportions.M.Weilbrenner venait notamment d'indiquer qu'on parlait et écrivait au Québec le pire français de la francophonie, prenant pour exemple notamment les travaux de cégépiens (de 10 à 20 fautes par page.» Il n'est pas facile d'admettre un échec aussi cuisant », a souligné le traducteur.Après cette tirade, M.Larose a indiqué qu'il y avait des investissements de base à consentir pour rectifier le tir, mais qu'il ne fallait pas non plus « cultiver la peur de faire des erreurs ».Par deux fois, l'obligation d'un parcours scolaire obligatoirement en français, y compris au cégep, est revenue sur le tapis.À ce sujet, Michel Lapierre, directeur au Centre de formation professionnelle Pierre-Dupuis Ð venu à titre personnel Ð y est allé d'une suggestion pratique : « Étant donné que les cégeps forment la plupart des techniciens, ces derniers exerceront des pressions pour que les fiches techniques des fabricants ainsi que la documentation fournie au cours de leur formation soit en français.Lorsqu'ils arriveront sur le marché du travail(.), ces techniciens seront en mesure d'exiger la francisation des entreprises.» Le débat politique, inévitable quand il est question du français, a aussi coloré la journée.La Société nationale des Québécois de Richelieu-Saint-Laurent, ainsi que la Société Saint-Jean-Baptiste Richelieu-Yamaska notamment, ont souligné la démarche de souveraineté nationale comme outil essentiel de défense et de promotion de la langue.Maude Céré, du Conseil montérégien de la culture et des communications, a pour sa été plus constructive en conseillant de mettre sur pied une grande campagne promotionnelle du français, de façon à raviver la fierté et l'appartenance des jeunes Québécois envers leur langue et leur culture.Elle a suggéré de renforcer le volet culturel à l'école et d'inviter systématiquement les conteurs et les historiens dans les écoles. 3LP1401A1108 m diasb51108 3LP1401A1108 ZALLCALL 67 03:15:31 11/08/00 B JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Ð BONJOUR MADAME, j'aimerais prendre un rendez-vous avec un psychiatre.Ð C'est quoi votre code postal ?La question vous semble étrange ?Essayez d'obtenir une consultation en psychiatrie dans un hôpital de l'île de Montréal : vous verrez qu'on vous la posera.Immanquablement.Et si vous n'habitez pas dans le bon secteur, on vous dira d'aller vous faire soigner ailleurs.Une situation que le groupe Action Autonomie, un organisme montréalais de défense des droits en santé mentale, juge non seulement aberrante, mais illégale, la Loi sur les services de santé et les services sociaux garantissant le droit d'être traité dans l'hôpital de son choix.« La pratique actuelle s'apparente plus à des mesures de contrôle abusif qu'à une approche de traitement », a dit hier en conférence de presse le porte-parole d'Action Autonomie, Ghislain Goulet.Cette pratique, qui existe depuis une vingtaine d'années, porte un nom : la sectorisation.Cette mesure administrative assure à toute la population l'accès à des services psychiatriques, en obligeant chaque hôpital à accueillir les patients de son territoire.Ce que la sectorisation ne prévoit pas, cependant, c'est que les hôpitaux refusent systématiquement des patients psychiatriques, pour la simple raison qu'ils vivent deux rues trop loin.Ce qu'Action Autonomie appelle la « discrimination basée sur le code postal ».« Si je veux aller voir un pneumologue ou un cardiologue, je peux appeler dans n'importe quel centre hospitalier et on ne me demandera pas mon code postal.Mais en psychiatrie, pour ce qui est du respect du libre choix, on repassera », déplore Richard Rondeau, un Montréalais de 35 ans qui a récemment dû batailler pendant plusieurs mois pour être suivi dans l'établissement de son choix, l'hôpital Notre-Dame du CHUM.Après s ' ê t r e plaint sans succès à l'ombudsman du CHUM, M.Rondeau, qui habite sur le territoire de l'hôpital Jean-Talon, en a appelé à la régie régionale de la santé de Montréal-Centre.Celle-ci lui a donné raison en juillet, rappelant notamment qu'en dépit de la politique de sectorisation, « le respect du libre choix de l'usager, consacré par la loi, continue de s'appliquer, peu importe le motif auquel il répond ».Tout cela est bien beau, dit le Dr Jocelyn Aubut, chef du département de psychiatrie du CHUM, mais les budgets des départements de psychiatrie sont accordés sur la base de la population du territoire desservi.En permettant à tous et chacun de « magasiner » à volonté, on risquerait d'allonger les listes d'attente et de pénaliser l'ensemble des patients, dit-il.Il soutient par ailleurs que des exceptions à la règle du code postal sont faites « toutes les semaines ».Même si Action Autonomie lui demande de forcer les établissements à respecter l'esprit de la politique de sectorisation, la régie régionale n'a pas l'intention d'employer la méthode forte.« On reconnaît qu'il y a un problème et on a pris le taureau par les cornes en créant un comité de travail qui formulera des recommandations au cours de l'année 2001 », dit son porte-parole, Réjean Pinard.Selon lui, il ne faut pas exagérer l'ampleur du problème.« Il y a environ 5000 plaintes par année dans les établissements de Montréal ; làdessus, une centaine concernent la sectorisation, et à peine quatre ou cinq se rendent jusqu'à la régie.» Le président de l'Association des médecins psychiatres du Québec, le Dr Brian Bexton, reconnaît pour sa part que les règles de sectorisation méritent d'être assouplies, mais il souligne que certains hôpitaux Ð comme Fleury, qui compte quatre psychiatres pour une population de 80 000 personnes Ð ne peuvent tout simplement pas se permettre d'accueillir les patients sans égard à leur lieu de résidence.Psychiatrie: la discrimination selon le code postal « En psychiatrie, pour ce qui est du libre choix, on repassera.» Photo : MARTIN CHAMBERLAND Malgré le risque d'être étiqueté « psychiatrisé », Richard Rondeau a tenu à dénoncer publiquement les effets pervers de la politique de sectorisation en santé mentale.CROIX-ROUGE Des dons risqués n'auraient pas été refusés dans les années 80 Presse Canadienne OTTAWA Ð Craignant d'être taxée d'homophobie, la Croix-Rouge pouvait difficilement sélectionner les donneurs à hauts risques en 1983, a déclaré hier l'avocat de l'organisme devant la Cour suprême, qui doit se prononcer sur la cause d'une Ontarienne décédée des suites du sida.Alma Walker avait contracté le virus du sida après avoir subi une césarienne.Sa succession a intenté une poursuite contre la Croix-Rouge qu'elle estimait responsable de la mort de Mme Walker.Un tribunal de première instance a donné raison aux plaignants, mais la Croix- Rouge a interjeté appel devant le plus haut tribunal du pays.On a pu retracer la source de la contamination des produits sanguins qu'on lui avait transfusés : il s'agissait d'un certain Robert M., maintenant décédé, mais qui a laissé un témoignage sur vidéocassette avant de mourir.Robert M.estimait avoir eu un millier de rapports sexuels avec autant d'hommes, mais disait ignorer qu'il devait s'abstenir de faire des dons de sang.Un juge de première instance avait alors déclaré qu'il s'agissait d'un témoignage difficile à croire.Hier, Peter Boekle, l'avocat de la Croix-Rouge, a raconté qu'au début des années 80, la police avait multiplié les raids dans les saunas fréquentés par la communauté gaie de Toronto.Plusieurs spécialistes avaient alors reconnu qu'il était inacceptable de demander à quelqu'un de révéler son orientation sexuelle.La communauté gay s'opposait à toute politique qui aurait empêché des individus de donner du sang parce qu'ils sont homosexuels, a dit Me Boekle.Mais la communauté a reconnu que les gays devaient s'abstenir volontairement de faire des dons de sang et elle a contribué à la sensibilisation de ses membres par l'intermédiaire des journaux et de la distribution de dépliants.Me Boekle a soutenu que Robert M.était tout à fait conscient des risques d'un don de sang.Me Bonnie Tough, avocate de la succession Walker, a pour sa part affirmé que Robert M.était ignorant et qu'il ne lisait pas les journaux.Du coup, at- elle ajouté, la Croix-Rouge aurait dû le prévenir des risques que comportaient son don de sang.L'avocate a souligné que dès mars 1983, la Croix-Rouge américaine avait commencé à distribuer des dépliants invitant les homosexuels ayant plusieurs partenaires à ne pas faire de dons sanguins.La Croix-Rouge canadienne n'a emboîté le pas qu'en mai 1984, a-telle précisé. La Presse 8 novembre 2000 Page A15 manquante 3LP1601A1108 3LP1601A1108 ZALLCALL 67 03:15:08 11/08/00 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 ARMES À FEU GRAND DÉFILÉ ! Le 11 novembre, tout le monde est invité : les personnages, les enfants, les parents et même les grands-parents.À la tête du défilé : Le corps de clairons! On vous attend! GRAND CONCOURS ! Une table de bricolage et 4 chaises à gagner.Une valeur de 250$! Détails et règlements au Carrefour.GRANDE BALADE.en petit train.Vos enfants ne se feront pas prier pour faire le tour du Carrefour.GRAND SOUVENIR ! Une superbe photo avec le père Noël! GRANDS TALENTS ! Amenez vos enfants exercer leur talent à nos ateliers de bricolage! GRAND SPECTACLE de marionnettes pour amuser les tout-petits et détendre les parents, tous les samedis et dimanches.ET POUR LE GRAND MONDE ! Vestiaire Garderie Salle d'allaitement Certificats-cadeaux Emballages-cadeaux.GRANDE PRIMEUR ! Notre magazine de Noël arrive bientôt.Vous pourrez vous le procurer, dès le 26 novembre, au comptoir du Service à la clientèle du Carrefour Angrignon.Du 11 novembre au 24 décembre.Vous trouverez l'horaire de nos activités au comptoir du Service à la clientèle du Carrefour Angrignon.Dès le 1er décembre.GRANDE NOUVELLE ! Le père Noël arrive le samedi 11 novembre à 10h30 au Carrefour Angrignon! Venez l'accueillir avec Boule Baladine, Turlute et Violine ainsi que Vol-O-Vent.un spectacle à ne pas manquer! Vous pourrez lui rendre visite au royaume enchanté jusqu'au 24 décembre.Plus de 200 magasins fabuleux Autoroute 20, sortie boul.Angrignon - Métro Angrignon Le Carrefour des grands noms SEARS SEARS MEUBLES ET ÉLECTROS ZELLERS SPORTS EXPERTS MAXI BUREAU EN GROS FUTURE SHOP FAMOUS PLAYERS Un permis temporaire pour un million de propriétaires PIERRE GINGRAS DEVANT L'ENGORGEMENT de la machine bureaucratique responsable du contrôle des armes à feu, le ministère fédéral de la Justice a décidé de délivrer un permis temporaire à tous les propriétaires qui ont complété leur formulaire afin de régulariser leur situation d'ici le 31 décembre.Plus d'un million de Canadiens sont visés par la nouvelle mesure.Ces permis seront délivrés d'ici quelques jours, du moins à ceux qui ont rempli leur formulaire sans erreur et qui n'ont pas d'antécédents judiciaires.La photo du titulaire n'y figurera pas, le document sera valide jusqu'au 30 juin 2001, le temps que le permis valide pour cinq ans soit émis, et on ne pourra pas l'utiliser pour acheter une arme à feu.La Sûreté du Québec qui administre la loi sur le territoire du Québec serait à négocier à ce sujet avec le Centre canadien des armes à feu, mais on semblait ignorer hier que la mesure était déjà en vigueur.La décision d'émettre ce permis temporaire avait été annoncée quelques jours avant le lancement de la campagne électorale par la ministre de la Justice, Ann Mc Lellan, lors d'une entrevue au Edmonton Journal, un quotidien de sa circonscription.Mais, autant le ministère de la Justice que le Centre canadien sur les armes à feu ont décidé de ne pas émettre de communiqué de presse ou d'informer le public sur le sujet parce qu'il s'agit simplement d'une mesure administrative, a indiqué hier le porte-parole de la ministre.En réalité, il faut un minimum de trois mois pour que les employés du Centre canadiens des armes à feu ou la Sûreté du Québec délivrent un permis de possession, et cela à la condition que la demande ne comporte aucune erreur.Depuis le 1er décembre, 648 000 permis ont été émis ou sont encore valides, mais un peu plus d'un million de demandes sont en attente ou à l'étude.Et si les estimations du Centre canadien sur les armes à feu sont exactes, au moins 600 000 autres demandes devraient affluer au cours des sept prochaines semaines, avant la date butoir du 31 décembre.Non seulement le simple permis de possession ne sera plus émis après cette date, mais tous ceux qui posséderont une arme sans permis seront dans l'illégalité, ce qui constituera une infraction de nature criminelle.Sans ce permis, le propriétaire d'un fusil ou d'une carabine ne pourra plus chasser et ne pourra pas se procurer de munitions.Au Service canadien des armes à feu, on assure que tous les postulants qui sont en attente doivent recevoir leur permis temporaire d'ici le 31 décembre, à la condition qu'ils répondent à tous les critères requis.Mais il est évident que plus les demandes sont tardives, plus il sera difficile de délivrer le petit document pour la fin de l'année, dit-on.Tous les dossiers de permis temporaires seront versés au fichier central de la police où on vérifiera si leurs propriétaires ont déjà eu des problèmes avec la justice.Cette nouvelle mesure arrive un mois à peine après que le ministère eut décidé de surseoir à l'augmentation prévue du prix du permis.Il en coûte 10 $ pour se procurer un permis de possession d'armes à feu, mais ces frais devaient passer à 60 $ le 15 octobre.Les frais minimums avaient été maintenus pour amener le plus de propriétaires à compléter leurs formulaires dans les délais requis.La proximité du 15 octobre avait d'ailleurs incité un nombre record de propriétaires d'armes à s'enregistrer.En une seule journée, pas moins de 70 000 demandes avaient été livrées au Centre de contrôle des armes à feu et à la SQ.Mais cette affluence est tombée radicalement depuis.Hier, une certaine confusion régnait à la Sûreté du Québec à ce sujet.Près de 186 000 demandes ont été faites et, de ce nombre, 111 000 permis permanents ont été délivrés au Québec.On indiquait du même coup que le nombre de Québécois propriétaires d'armes à feu se situait entre 200 000 et 300 000 selon les plus récentes estimations.Toutefois, il y a trois semaines, la SQ affirmait que 338 000 Québécois avaient obtenu leur permis de possession ou fait une demande en ce sens.Jusqu'à maintenant, les coûts d'implantation de la loi sur le contrôle des armes à feu atteignent presque 330 millions, beaucoup plus selon l'Alliance canadienne qui s'est engagée à révoquer la législation si ce parti est élu.Quant aux frais administratifs, ils sont de l'ordre de 55 millions par année.Jusqu'à maintenant, les sommes perçues des usagers ne se chiffrent qu'à 14 millions alors qu'à l'origine, le gouvernement fédéral avait indiqué que toute la facture serait assumée par les propriétaires d'armes à feu.Le nombre de demandes de permis refusés pour une raison ou une autre atteint 3200, mais 1182 permis d'autorisation d'acheter une arme à feu ont été révoqués et un millier, refusés.Rappelons par ailleurs que les Canadiens ont jusqu'au 31 décembre 2002 pour enregistrer leurs armes.FONDS D'ACTIONS ALTAMIRA 39,2% 12,9% 15,3% 19,3% 49,7% 21,4% 23,5% 22,8% FONDS MONDIAL DE PETITES SOCIÉTÉS ALTAMIRA 1 an 3 ans 4 ans VIE DU FONDS 8 AOÛT 1996 SÉLECTION MONDIALE FONDS AMÉRICAIN SÉLECT ALTAMIRA 38,0% 19,2% 20,2% 21,3% FONDS DIVERSIFIÉ MONDIAL ALTAMIRA 15,4% 19,5% 16,2% 11,7% 101,9% 80,7% FONDS SCIENCE ET TECHNOLOGIE ALTAMIRA SÉLECTION TENDANCES D'AVENIR FONDS SCIENCES DE LA SANTÉ ALTAMIRA 54,4% 53,3% 127,7% 95,2% 21,2% 68,3% FONDS COMMERCE ÉLECTRONIQUE ALTAMIRA 1 an 3 ans 5 ans VIE DU FONDS 1er MAI 1991 1 an 3 ans 5 ans 10 ans 1 an VIE DU FONDS 14 JUILLET 1999 1 an VIE DU FONDS 12 NOVEMBRE 1998 1 an 3 ans 5 ans VIE DU FONDS 3 AOÛT 1995 Aussi disponible en version éligible au RER.\u2020 FONDS DE CROISSANCE ALTAMIRA 48,6% 24,7% 20,2% 16,8% 1 an 3 ans 5 ans 10 ans Composez le 1 800 361-2354 ou voyez votre conseiller financier.www.altamira.com SÉLECTION CANADIENNE 1 an 3 ans 5 ans 10 ans NOS CHIFFRES PARLENT HAUT ET FORT.FONDS ÉQUILIBRÉ ALTAMIRA 18,9% 10,1% 11,1% 10,4% 1 an 3 ans 5 ans 10 ans DÉDIÉS À VOTRE ENRICHISSEMENT.Obtenez un complément d'information auprès des Services financiers Altamira.Des frais de gestion et d'exploitation peuvent êtres encourus pour l'investissement dans les fonds communs de placement.Consultez notre prospectus simplifié avant d'investir.Les taux de rendement représentent l'historique des taux annuels composés se terminant le 31 octobre 2000.Ils tiennent compte de la variation de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions, mais non des frais optionnels payables par les porteurs de parts qui auraient réduit les rendements.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leurs valeurs peuvent fluctuer et le rendement passé ne garantit en rien le rendement futur.Un frais de retrait prématuré de 2%, payable au fonds, peut être exigé pour des encaissements ou prises des bénéfice sur des unités achetées et revendues en moins de 90 jours.\u2020On peut s'attendre à ce que la performance d'une version éligible au RER soit inférieure à la performance du fonds auquel elle est liée.LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ Ménard préconise une approche communautaire Presse Canadienne STE-FOY Ð La criminalité à l'égard des femmes et des enfants étant aussi importante que celle liée au crime organisé, le ministère de la Sécurité publique y consacrera une politique de prévention qui déploiera « à grande échelle » le concept de police communautaire.C'est dans ce but que le ministre Serge Ménard a créé mardi le Conseil québécois en prévention de la criminalité qui rassemblera une vingtaine d'intervenants sociocommunautaires.M.Ménard a annoncé la tenue de consultations publiques au début de 2001 qui mèneront à l'élaboration d'une politique intégrée de prévention de la criminalité.« Pour avoir un impact réel et durable en matière de lutte à la criminalité, il faut surtout orienter nos actions vers la prévention », a déclaré le ministre Serge Ménard, à l'issu d'un colloque sur la prévention de la criminalité mardi.M.Ménard a indiqué que cette politique incitera les organisations policières à implanter « à grande échelle » une approche communautaire de prévention de la criminalité. 3LP1701A1108 A17MERCREDI 3LP1701A1108 ZALLCALL 67 03:14:14 11/08/00 B POLLUTION AGRICOLE SOS Montfort souhaite l'appui Un moratoire sur la production porcine?des Québécois Presse Canadienne APRÈS QUATRE ANS de lutte, la présidente franco-ontarienne de SOS Montfort, Gisèle Lalonde, de passage hier à Montréal, a dit souhaiter que les Québécois manifestent davantage leur appui à la lutte pour le maintien du seul hôpital francophone en Ontario et à l'Ouest du Québec.Par exemple, elle aimerait bien que des Québécois se rendent nombreux à Toronto les 20 et 21 février 2001, lors de l'audition de l'appel lancé par le gouvernement Harris, qui s'oppose au maintien des services à l'hôpital Montfort.« Nous n'avons pas beaucoup de poids politique sauf quand les Québécois sont à nos côtés », a dit Mme Lalonde.Le 23 février 1997, un organisme ontarien du réseau de la santé annonçait la fermeture de l'hôpital.Le 13 août suivant, on parlait plutôt de suppression de la salle d'urgence, des soins intensifs et des services spécialisés.Ces projets n'ont pas été mis en oeuvre en raison de la contestation menée en cour par SOS Montfort, où trois juges ont tranché en faveur du groupe de résistance des Franco- Ontariens.« Il n'y a pas eu de réduction de services, a indiqué Mme Lalonde.Les médecins, sauf deux, parlent français aux 25 à 30 % de malades unilingues francophones.» MARTIN PELCHAT QUÉBEC Ð Devant les risques sérieux que la pollution agricole fait peser sur la santé de la population et compte tenu des moyens insuffisants déployés par le ministère de l'Environnement, un expert mandaté par Québec recommande un moratoire sur l'augmentation de la production porcine dans 150 municipalités, le temps de procéder enfin à un « véritable tournant agroenvironnemental ».Dans son rapport d'octobre, dont La Presse a obtenu copie, Me Jules Brière conclut que le manque de crédibilité des efforts consacrés à la lutte contre la pollution agricole constitue le principal obstacle au développement des activités de ce secteur.Il recommande donc une révision « significative » du plan d'action agro-environnemental, afin notamment de devancer l'application d'exigences aux producteurs, repoussée jusqu'à 2013.Des sommes additionnelles devraient aussi être allouées au ministère de l'Environnement, qui ne dispose pas des ressources pour exercer les contrôles nécessaires.En attendant que le ministère mette au point un système de surveillance efficace, Me Brière demande un moratoire sur les projets visant à augmenter la production porcine dans les 147 municipalités où on déplore présentement un surplus de fumier.À moins que les producteurs aient recours à une méthode de disposition du fumier autre que par épandage sur des terres du bassin versant des rivières.« Il est certain que des progrès ont été faits, mais plusieurs estiment que le rythme pourrait être plus rapide si le gouvernement affectait à l'assainissement des eaux agricoles des moyens proportionnés à l'ampleur du risque pour la santé de la population et la qualité des ressources », note Me Brière, qui défendra sous peu son rapport en commission parlementaire.L'avocat presse Québec de prendre au sérieux l'avis préliminaire du Conseil des directeurs de la santé publique.Considérées dans la loi comme un « inconvénient », les odeurs provenant d'activités agricoles « peuvent avoir un impact non négligeable sur la santé et le bien-être de la population exposée », dit cet avis, qui cite une étude faisant état de plus d'anxiété et de dépression chez les voisins des porcheries.L'avis de décembre 1999 cible surtout la gestion du fumier liquide et la surfertilisation des bassins versants, dans un contexte de croissance de l'élevage du porc.Les régions baignées par les rivières L'Assomption, Yamaska, Chaudière et Etchemin sont particulièrement touchées.« Il me paraît primordial que le gouvernement donne suite aux recommandations que contient l'avis, sur la nécessité d'explorer davantage les effets sur la santé humaine des activités de production animale », insiste Me Brière.Règlement incohérent Spécialiste des questions liées à la protection du territoire agricole, l'avocat avait été mandaté par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole Louise Harel, et le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Rémy Trudel, pour négocier des solutions aux problèmes d'application posés depuis 1997 par la loi 23 sur le « droit de produire ».Ces problèmes tiennent surtout à la gestion des odeurs et aux distances devant séparer les élevages des zones habitées.Ils opposent les municipalités, pressées par des citoyens soucieux de pollution, aux producteurs agricoles, inquiets de voir contrecarré le développement de leurs entreprises.Si les municipalités, sous la pression de l'opinion publique, vont jusqu'à prohiber certains élevages ou imposer des distances considérables pour les projets d'agrandissement de porcheries, c'est aussi parce qu'elles ne sont pas rassurées par les exigences du Règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole, porcine ou autre, constate l'avocat.Les exigences sont fixées en fonction de la capacité des producteurs plutôt que de la qualité du sol et de l'eau, ajoute-t-il.Le calendrier est de plus fort souple, puisqu'il repousse entre 2009 et 2013 l'application de l'exigence ne pas fertiliser au-delà du besoin des cultures en azote.Grâce à des dispenses, le règlement permet d'accroître le rejet de contaminants dans l'environnement dans les régions aux prises avec un surplus de fumier, s'étonne Me Brière.« Au plan de la protection de l'environnement, il est très difficile de comprendre que dans une région en surplus, un certificat d'autorisation puisse être délivré pour permettre à un producteur d'accroître sensiblement sa production s'il possède des terres d'une superficie suffisante pour épandre le fumier généré par cet accroissement.On rapporte aujourd'hui des excédents de phosphore, qui s'accumulent dans les sols et ruissellent en surface, dans toutes les régions du Québec.Dans certaines d'entre elles, c'est le cas depuis plus de dix ans.Selon certains experts, qui appréhendent rien de moins qu'une catastrophe écologique, ces excédents équivalent aux rejets en eaux usées Ð sans traitement Ð de 21 millions de personnes, soit trois fois la population du Québec. 3LP1801A1108 A-18 MERCREDI 3LP1801A1108 ZALLCALL 67 16:49:31 11/08/00 B Notre prix 189,99 Rabais postal -40,00 Prix après rabais TÉLÉCOPIEUR À PAPIER ORDINAIRE 750 Alimentation auto de 10 pages Porte-papier de 100 pages Jusqu'à 20 pages de mémoire Interrupteur pour téléphone/ télécopieur 43636 TÉLÉCOPIEUR LASER 2600 Alimentation auto de 20 pages Modem télécopieur haute vitesse Capacité de 200 pages Emmagasine jusqu'à 130 pages Renvoi du télécopieur, télésignal, récupération à distance 439833 Commande spéciale dans certains magasins ÉTIQUETEUSE PT65 Affichage à CL de 8 chiffres Imprime jusqu'à 2 lignes Soulignement et encadrement 4361564986 TÉLÉCOPIEUR À PAPIER ORDINAIRE 870MC Jusqu'à 20 pages de mémoire Capacité d'afficheur Alimentation auto de 10 pages Modem télécopieur 14 400 Répondeur intégré 385931 Commande spéciale dans certains magasins CHAQUE JOUR ! Livraison GRATUITE le lendemain : Tél.: 1-800-668-6888 Téléc.: 1-800-567-2260 ÇA APPROCHE À GRANDS PAS ! ÉTIQUETEUSE PT1250 Affichage à CL de 8 caractères Imprime 5 tailles et 8 styles Impression verticale ou miroir Soulignement ou encadrement Notre prix 89,92 Rabais postal -20,00 Prix après rabais RABAIS SUPER AUBAINES ! MONTRÉAL 770, rue Notre-Dame ouest 1035, rue du Marché-Central HEURES D'OUVERTURE Lun.au vend.: 8 h à 21 h Sam.: 9 h à 17 h Dim.: 10 h à 17 h (Dim.: 11 h à 17 h) Téléc.: 1-800-567-2260 Brossard : 6555, boul.Taschereau Cavendish : 5800, boul.Cavendish Dorval : 3165, boul.des Sources Lasalle : 7214, ave.Newman Greenfield Park : 3344, boul.Taschereau Laval : 1600, boul.le Corbusier 3055, boul.le Carrefour (Carrefour Laval) Pointe-Claire : 365, boul.Brunswick (derrière Fairview) Rosemère : 315, Curé Labelle St-Bruno : 1465, boul.St-Bruno St-Jean-Sur-Richelieu : 1000, boul.du Séminaire St-Laurent : 3660, boul.Côte-Vertu St-Léonard : 4625 ou 6800, rue Jean-Talon est St-Hyacinthe : 3700, boul.Martineau Ouest St-Jérôme : 1135, Jean-Baptiste Rolland Ouest Longueuil : 2790 Chemin Chambly Ville Mont-Royal : 4205, boul.Jean-Talon Ouest Mascouche : 145, montée Masson (Dim 11 h-17 h) En vigueur jusqu'au 11 novembre jusqu'à épuisement des stocks.Les articles ne sont pas tous offerts par livraison ou en ligne.Les articles peuvent différer des illustrations.Photo AFP Le porte-parole de la Flotte du Nord, Vladimir Navrotski, explique la situation du Koursk sur une chaîne de télévision russe indépendante.Les plongeurs abandonnent l'épave du Koursk SERGUEÏ LARINE Agence France-Presse SEVEROMORSK, Russie Ð Les plongeurs ont définitivement abandonné hier l'épave du Koursk, après trois semaines de périlleux efforts au fond de la mer de Barents, qui ne leur ont permis de remonter à la surface que 12 corps des 118 marins morts dans le naufrage.À l'issue de la mission des 18 plongeurs, le mystère reste entier sur les causes du naufrage, le 12 août, du sous-marin nucléaire, que les autorités militaires russes attribuent à une collision avec un submersible de l'OTAN.Le vice-premier ministre Ilia Klebanov s'est engagé à faire des révélations aujourd'hui alors que la commission d'enquête qu'il préside doit se réunir.Dans le cas contraire, seul un renflouage de l'épave, envisagé pour l'an prochain, pourrait permettre de faire la lumière sur le drame.Après avoir renoncé à explorer davantage l'intérieur de l'épave, les plongeurs sont descendus une dernière fois hier inspecter la coque, échouée par 108 mètres de fond, avant de remonter sur la plate-forme norvégienne Regalia qui a ensuite quitté la zone.Auparavant, les responsables de l'opération ont lancé une couronne de fleurs sur les lieux du naufrage.Les plongeurs ont en particulier inspecté à l'aide d'un appareil téléguidé le compartiment avant du Koursk, déchiqueté par une violente explosion, pour tenter de recueillir des indices sur les circonstances de la catastrophe.Dès hier matin, la Flotte du Nord avait annoncé l'abandon des travaux dans le quatrième compartiment, où les plongeurs russes tentaient depuis dimanche de se frayer un passage, à tâtons, dans un amoncellement de débris risquant de les blesser ou d'arracher leurs tuyaux à oxygène.Une éventuelle exploration du compartiment voisin, le seul où subsistait un espoir de retrouver des corps, a ensuite été écartée.« Même s'il y a des corps dans ce compartiment, ils doivent se trouver dans des endroits inaccessibles », a expliqué le porte-parole de la Flotte du Nord, Vladimir Navrotski.Le contrat conclu pour 18 jours avec la filiale norvégienne de la société Halliburton, qui a fourni une partie des hommes et le matériel, avait quoi qu'il en soit expiré lundi, selon le porte-parole.Très critiqué après le naufrage pour son silence et pour n'avoir pas assez vite accepté une aide étrangère, le président russe Vladimir Poutine avait promis aux familles et au pays traumatisé que l'impossible serait tenté pour récupérer les corps des marins.Mais les autorités russes avaient averti des dangers d'une telle opération, et les spécialistes de la construction navale avaient prévenu que 20 à 30 % des corps pourraient, au mieux, être extraits de l'épave.Les efforts des plongeurs russes, scandinaves et britanniques, qui se sont relayés pendant trois semaines dans les eaux glacées de la mer de Barents, se sont soldés par un bilan plus maigre encore, puisque moins de 10 %des corps ont finalement été remontés.Équipés de scies projetant de l'eau sous très forte pression et de la poussière de diamant, les plongeurs avaient réussi les premiers jours à découper dans la coque, épaisse de 40 centimètres, une ouverture assez large pour se glisser dans la partie arrière de l'épave.C'est là qu'ils ont découvert, à l'abri dans une poche d'uniforme, le message désespéré du lieutenant de vaisseau Dmitri Kolesnikov, qui a révélé que 23 hommes avaient survécu au naufrage.Douze corps ont pu être récupérés, avant que les plongeurs n'abandonnent l'arrière du sous-marin, devenu trop dangereux.Ils ont tenté ensuite de répéter l'opération dans la partie avant.En vain, les destructions trop importantes à l'intérieur de l'épave ne leur ayant pas même permis de s'y introduire.Aucune information n'a filtré sur les indices qui auraient pu être réunis sur les causes du naufrage.AFFAIRE AIR INDIA Not Ready Des avocats réputés pour les accusés TERRI THEODORE Presse Canadienne VANCOUVER Ð Les deux accusés dans l'affaire de l'explosion de l'avion d'Air India, en 1985, ont engagé deux avocats réputés de Vancouver.L'avocat Bill Smart a fait savoir hier qu'il représentera le millionnaire Ripudaman Singh Malik.Le mois dernier, l'avocat a défendu le joueur de hockey Marty Mc Sorley.M.Smart est également le procureur spécial chargé de la cause contre l'ex-premier ministre de Colombie-Britannique, Glen Clark, accusé d'abus de confiance et de fraude.L'autre accusé, Ajaib Singh Bagri, sera défendu par Richard Peck.Ce dernier s'est fait connaître pour avoir représenté Robin Sharpe, qui a contesté, avec succès, les lois contre la possession de pornographie.La cause a été renvoyée à la Cour suprême du Canada.Not Ready 290705980 08X073.0 3LP1901A1108 A19 MERCREDI 8 NOVEMBRE 3LP1901A1108 ZALLCALL 67 03:11:28 11/08/00 B La Grande-Bretagne toujours sous les eaux Associated Press LONDRES Ð La Grande-Bretagne luttait toujours contre les inondations hier, où la persistance de fortes pluies et la montée du niveau des eaux mettait en danger des milliers d'habitants et voyageurs dans le nordest du pays, tandis que les météorologues prévoyaient la poursuite des intempéries pour les deux semaines à venir.Mais l'Italie est également de nouveau frappée par les éléments déchaînés, la tempête ayant fait quatre morts dans le nord du pays, en Ligurie (région de Gênes), ainsi que dans le Val d'Aoste, avant de se déplacer vers le Sud hier.Dans les Abruzzes, un homme était porté disparu après le naufrage de son bateau de pêche en mer Adriatique.En Grande-Bretagne, l'agence pour l'Environnement a fait état de 43 alertes maximales sur 29 rivières, dont la Pont dans le Northumberland et la Wear dans le comté de Durham.Selon les autorités, plus de 5000 habitations ont été inondées.Hier soir, l'évacuation de plus de 2000 personnes était en cours dans le Yorkshire dans le nord de l'Angleterre.La police rappelait aux automobilistes de ne prendre leur véhicule qu'en cas d'extrême urgence, tandis que le trafic des trains était très perturbé.Depuis le début des fortes perturbations, la semaine dernière sur l'Europe occidentale, 12 Britanniques ont été tués à la suite d'accidents imputés à la tempête, selon un bilan officiel.Dans tout le pays, les équipes de secours et la police s'attachaient à évacuer les personnes menacées et renforcer les protections le long des fleuves en crue notamment les trois qui sont sortis de leur lit, lundi : le Uck à Uckfield, 50km au sud de Londres, le Meon dans deux villages du Hampshire et le Medway à 65km au sud-est de Londres.À York, dans le nord de l'Angleterre, l'une des régions les plus touchées par les inondations, le fleuve Ouse continue de décroître par rapport à son niveau record de samedi, mais les autorités craignent que de nouvelles pluies ne viennent raviver la crue.Car la Grande-Bretagne ne semble pas tirée d'affaire.De nouvelles tempêtes sont attendues dans les deux semaines à venir, qui pourraient encore aggraver la situation sur le front des inondations, les défenses des rivières étant affaiblies par les inondations actuelles, les pires qu'ait connu la Grande-Bretagne en 50 ans.Selon certains météorologues, la première quinzaine de décembre ainsi que la période de Noël risquent d'être à nouveau très perturbées.Photo AFP Un policier a dû chevaucher une moto pour traverser la River Street, dans le secteur de Clementhorpe, à York, dans le North Yorkshire, où la rivière Ouse est sortie de son lit. La Presse 8 novembre 2000 Page A20 manquante 3LP2101A1108 A-21 MERCREDIMONDE 3LP2101A1108 ZALLCALL 67 03:14:48 11/08/00 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 8 NO V EMB R E 2 0 0 0 MOND E A 2 1 Amnistie critique le gouvernement algérien ESPAGNE Un commando de l'ETA démantelé à Madrid d'après AFP LAUSANNE Ð Amnistie internationale, dont une délégation est actuellement en Algérie, a reproché hier aux autorités de ce pays de n'avoir pris « aucune mesure concrète pour régler l'énorme problème de l'impunité qui règne dans le pays ».Amnistie reproche également aux autorités algériennes de n'avoir rien fait « pour mener des enquêtes indépendantes et impartiales sur les homicides et autres atteintes aux droits de l'homme commis au cours des dernières années », précise un communiqué de sa section francophone, dont le siège est à Lausanne.Une délégation d'Amnistie, conduite par Roger Clark, directeur de la section canadienne de l'organisation de défense des droits de l'homme, est arrivée en Algérie le 5 novembre et doit y rester jusqu'au 19 novembre.d'après AFP MADRID Ð Six personnes ont été arrêtées à Madrid lors du démantèlement d'un commando de l'organisation indépendantiste basque ETA tandis que deux femmes, une Française et une Argentine, ont été interpellées à Barcelone, et qu'une autre femme a été arrêtée en banlieue de Madrid, a-t-on appris de source policière.Ces six militants présumés n'étaient pas encore passés à l'action et, arrivés à Madrid il y a une semaine, ils n'auraient donc pas participé à l'attentat du 30 octobre dans la capitale, qui a coûté la vie à trois personnes dont un juge militaire, a précisé le ministre de l'Intérieur, Jaime Mayo Oreja.Deux activistes, Ainara Esteranz Cruz, âgée de 24 ans, identifiée comme membre du commando Aragon démantelé en juillet à Saragosse, et Nerea Garro Perez, 26 ans, également fichée par la police, ont été arrêtées lundi à Madrid à la sortie de l'ambassade de Cuba, où elles ont tenté sans succès d'obtenir l'asile politique, a rapporté le ministre.« Elles se sont probablement senties suivies et elles ont demandé l'asile politique à Cuba, mais l'ambassade a agi avec diligence et a appelé les services de police.Elles ont été arrêtées quand elles sortaient de l'ambassade », a affirmé Mayor Oreja.Les deux hommes qui avaient mis la police sur leur piste, Asier Urretavizcaya et Victor Goni Martinez, ont ensuite été arrêtés, ainsi que deux autres personnes dont les relations avec l'ETA étaient en cours de vérification, a annoncé le ministre.Des explosifs, du matériel électronique, deux armes de poing et trois faux passeports ont été saisis lors des perquisitions de quatre apppartements, trois à Madrid et un à Azuqueca de Henares, près de Guadalajara, au nord-est de la capitale.Vers midi hier, une Argentine de 24 ans et une Française de 21 ans, désignées seulement sous leurs initiales M.Z.et M.G., ont également été interpellées à Barcelone.Les deux femmes partageaient, selon la police, un appartement avec un des etarras présumés arrêté lundi, Victor Goni, et étaient entendues hier soir sans qu'on sache si elles étaient au courant des activités de Goni, également collaborateur de la troupe théâtrale de renom la « Fura del Baus ».Une neuvième personne, la propriétaire d'une maison perquisitionnée à Azuqueca de Henares a également été arrêtée hier.Celle-ci est la belle-soeur d'Asier Urretavizcaya Merino, l'autre etarra présumé.Le dernier attentat attribué à l'ETA en Espagne s'est produit à Barcelone dans la nuit du 1er au 2 novembre.L'explosion d'une voiture piégée dans le centre-ville, quelques heures avant la visite du chef du gouvernement José Maria Aznar, avait fait deux blessés légers.Deux jours auparavant, un attentat à la voiture piégée avait fait trois morts dont un juge du tribunal suprême, ainsi qu'une trentaine de blessés graves, dont cinq étaient toujours hospitalisés hier.L'organisation séparatiste basque a assassiné 19 personnes depuis le début de l'année 2000, portant à 788 le nombre de morts dans ses attentats depuis qu'elle a pris les armes en 1968.NP1120700 Copyright 2000.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR DU LUNDI 6 NOVEMBRE AU DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2000, DANS LA LIMITE DES STOCKS pas de paiement avant 3 mois ou pas d'intérêt avant 6 mois pour tous les produits et services automobiles de plus de 200 $ Offre \u2018Pas de paiement': pas de paiement jusqu'en février 2001.Offre \u2018Pas d'intérêt': payez en 6 mensualités égales, sans intérêt, jusqu'en mai 2001.Des frais de crédit s'ajouteront au solde de votre compte pour toute portion impayée d'un montant porté sur votre compte Sears, à compter du mois suivant.Les deux offres: sur approbation de votre crédit, avec la carte Sears seulement.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offres en vigueur jusqu'au dimanche 12 novembre 2000.Renseignez-vous.Moitié 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dirigeant d'un regroupement d'organisations agricoles, « Stop Farm Attacks ».Lors d'une conférence de presse tenue à Bothaville dans l'État Libre (centre), Weber a présenté une pétition signée par 372 000 personnes destinée au président sud-africain, Thabo Mbeki.Entre janvier et août de cette année, 88 fermiers ont été tués et 288 personnes blessées lors de 586 attaques.En 1999, on avait recensé 138 personnes assassinées dans des fermes sud-africaines.Selon Weber, ces attaques sont une « tentative orchestrée pour intimider la communauté des fermiers ».« Il s'agit de contraindre les fermiers soit à partager, soit à quitter leurs terres.C'est pourquoi des fermiers sont tués », a-t-il affirmé.La police et le gouvernement ont toujours assuré au contraire que la majorité des attaques n'étaient pas de nature politique.C'est ce qu'avaient déjà affirmé les autorités, voici deux ans, en octobre 1998, lors d'un sommet national convoqué par Nelson Mandela, alors président, et destiné à enrayer les meurtres de fermiers.Mais ces meurtres ont continué depuis.Après la conférence de presse, lors d'une cérémonie à la mémoire des fermiers tués, Weber a lancé un appel à l'autodéfense : « Défendez votre propriété, votre vie et celle de vos familles jusqu'à la dernière goutte de votre sang même si vous devez finir en prison.C'est votre droit d'agir ainsi ».Les Sud-Africains blancs Ð 13 % de la population Ð possèdent 80 % des terres, conséquence des lois discriminatoires qui ont empêché les Noirs, les Métis et les Indiens de posséder des terres avant 1994.L'objectif du gouvernement est de remettre aux populations non blanches 30 % des terres agricoles dans un délai de 15 ans.Le processus de restitution s'accélère mais reste lent a souligné hier Wallace Mgoqi, le responsable de la Commission gouvernementale de la terre, qui gère les dossiers de demandes de restitution.Il a indiqué aux membres d'une commission parlementaire que plus de 6350 demandes avaient été satisfaites à ce jour, sur les 63 455 déposées.« Le processus a pris de la vitesse et le mouvement s'accélère constamment », a-t-il estimé.Mgoqi a toutefois souligné que le travail de la commission était handicapé par un manque de ressources.L'objectif affirmé des autorités sud-africaines est d'éviter des situations comme celles du Zimbabwe, qui a connu cette année l'occupation sauvage de 1500 fermes possédées par des Blancs.Le président sud-africain Mbeki s'est nettement démarqué le 24 octobre de son homologue zimbabwéen, Robert Mugabe, en affirmant qu'il ne tolèrerait pas les occupations illégales de fermes en Afrique du Sud.« Cela n'arrivera pas ici », avait dit Mbeki en soulignant son attachement au processus légal de restitution.REPORTAGEPUBLICITAIRE ÉTHIOPIE Plus d'une décennie dans la vente et le soutien informatiques Info Montréal s'est forgé une tradition d'excellence auprès des particuliers et des entreprises Depuis 1986, Info Montréal offre à sa perspicace clientèle québécoise, composée de particuliers et d'entreprises, des produits et du soutien informatiques.Des serveurs de réseaux haut de gamme aux ordinateurs personnels pour débutants, en passant par les portatifs légers de configurations variées, Info Montréal est un fournisseur de services complet.Ses spécialistes de la vente et du service ont à coeur de répondre adéquatement à toutes vos questions.De plus, l'entreprise est fière de travailler main dans la main avec ses employés à qui elle offre de la formation permanente pour qu'ils soient en mesure de répondre le mieux possible aux demandes des clients.Info Montréal est un revendeur agréé de produits IBM, HP, Epson, Brother, Intel et de beaucoup d'autres produits connus.En plus de pouvoir vous offrir les marques les plus réputées du monde, l'entreprise emploie des techniciens certifiés par Microsoft afin de s'assurer que tous vos besoins soient comblés.Service express Afin de poursuivre sa traditioin d'excellence dans le domaine du service, Info Montréal à mis sur pied un nouveau programme exclusif: le «Service express».Ce programme de service hors pair sans précédent consiste à effectuer des réparations sur-lechamp à un coût modique.«Le bénéfice qu'en retirent les entreprises ayant un ordinateur à faire réparer de toute urgence est phénoménal», de dire Scott Laing, directeur d'Info Montréal.«Accréditation Microsoft, expérience approfondie et excellente capacité à poser des diagnostics font en sorte que nos techniciens possèdent une habileté sans pareille à résoudre les problèmes informatiques les plus épineux.» Info Montréal a commencé à offrir ce service express à ses clients actuels et elle l'offre à tout nouveau client désireux de voir son ordinateur fonctionner le plus tôt possible.Le comptoir de service est ouvert 68 heures par semaine, soit de 9 h à 21 h en semaine et de 9 h à 17 h le samedi.De plus, des contrats de service ainsi que le service à domicile sont aussi disponibles.Afin de mieux servir sa clientèle, Info Montréal a divisé ses opérations en trois volets: la revente, les services aux entreprises et la vente au détail.I La revente répond aux besoins d'autres entreprises du secteur des systèmes d'information, qu'elles soient situées à Montréal ou ailleurs au Québec.I Les services aux entreprises s'adressent aux entreprises qui cherchent une solution à leurs problèmes informatiques, en achetant par exemple, le serveur le plus rapide ou le tout dernier portatif léger.Ce volet est très important car il force Info Montréal à connaître les nouveautés dans le monde en évolution constante de la haute technologie.I Le volet vente au détail s'adresse aux particuliers qui cherchent le meilleur rapport qualité-prix qui soit.Service exceptionnel, composantes de grande qualité et les prix les plus bas caractérisent la vente au détail chez Info Montréal.Selon le gérant des ventes Michel Daneau, le succès incontestable d'Info Montréal repose sur le travail acharné, la détermination et l'honnêteté, tant du personnel cadre que de la trentaine d'employés.Ils ont construit quelque chose de spécial depuis près de 15 ans et ils ont la ferme intention de poursuivre leur croissance et de répondre à tous les besoins de leurs clients.Info Montréal est située au 2400, rue Ste-Catherine Est.Pour plus d'information, veuillez composer le (514) 526-7171.Conseiller à la vente chez Info-Montréal: Michel Daneau (à l'avant-plan à gauche).Situation critique des personnes déplacées d'après AFP ADDIS ABEBA Ð La situation des 300 000 Éthiopiens déplacés du conflit éthio-érythréen reste « critique » après plus de quatre mois de trêve dans les combats entre les deux pays, a indiqué hier une mission d'évaluation de l'UNICEF de retour du Tigré, zone frontalière avec l'Érythrée.Selon cette mission, une aide d'urgence de près de 5 millions US est nécessaire pour faire face aux problèmes posés par les mines ainsi que dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène, de l'alimentation et de l'éducation.Plus des deux tiers des 300 000 déplacés éthiopiens sont des femmes et enfants qui ne peuvent retourner chez eux en raison de la destruction des puits ou de la présence de mines. 3LP2201A1108 A 22 mercredi 3LP2201A1108 ZALLCALL 67 03:17:48 11/08/00 B Les médias européens votent plutôt Al Gore d'après AFP PARIS Ð La presse européenne votait plutôt hier en faveur d'Al Gore et dénonçait, en termes parfois abrupts, « l'inexpérience », voire « la bêtise » de George W.Bush en matière de relations internationales.Nombre de journaux de la vieille Europe soulignaient cependant qu'à leurs yeux Bush ou Gore.c'était du pareil au même, le grand quotidien madrilène El Païs allant même jusqu'à écrire que les citoyens américains allaient voter pour « Mr Bushgore ».Parmi les pro-Gore, on notait en premier lieu la presse néerlandaise.Le Volkskrant soulignait que « si le choix revenait aux gouvernements européens, leur préférence irait à Gore ».« Ils le connaissent mieux et ils se méfient de Bush à cause de sa suggestion de retirer les troupes américaines des Balkans, ses plaidoyers pour un bouclier nucléaire et sa propension à agir seul.Plus que Bush, Gore est porté à mettre la puissance des États-Unis au service de la paix et de la sécurité dans le monde », écrivait le journal.La presse allemande mettait également en exergue l'inexpérience du gouverneur du Texas en matière de politique étrangère.« D'un point de vue allemand, le plus grand déficit de George W.Bush est qu'il n'a aucune expérience de politique étrangère.Bush junior n'a encore jamais été en Allemagne ! Il n'a fait qu'un seul séjour en Europe, en Italie », a souligné le quotidien Bild.Pour ce journal, « un président George W.Bush défendra les intérêts américains avec beaucoup moins de retenue que Bill Clinton ».Bild souligne qu'au contraire l'actuel vice-président Al Gore « connaît bien » le chancelier allemand Gerhard Schroeder et qu'il est le garant de « la continuité » dans les relations germano-américaines.L'hebdomadaire Die Woche est allé jusqu'à qualifier le gouverneur du Texas de « candidat présidentiel sans aucun doute le moins qualifié de ce siècle ».En Italie, le plus grand quotidien de la péninsule, le Corriere della Sera, écrivait que « l'Europe et le reste du monde ont raison de craindre l'inexpérience et même la bêtise de Bush sur les problèmes de politique internationale ».Dans les pays scandinaves, la tonalité était plutôt globalement favorable à Al Gore.En Espagne, le grand quotidien catalan La Vanguardia écrivait que « l'Europe préfère Gore » alors que Le Monde, à Paris, soulignait que « le vice-président Albert Gore entend assurer la continuité d'une politique économique qui a fait ses preuves ».Dans plusieurs pays européens, la presse se contentait d'être factuelle et de mettre en valeur l'incertitude du résultat final.Elle se refusait à choisir entre Bush et Gore.C'était en particulier le cas en Suisse, en Italie et au Portugal.Mais le Mirror, un des plus forts tirages de la presse britannique, frappait fort à sa une sous une photo peu flatteuse de W.Bush.Photo AFP Des partisans du démocrate Al Gore s'étaient rassemblés hier soir devant le capitole de l'État du Tennessee à Nashvillepour attendre les résultats électoraux.Le vote par correspondance pourrait retarder les résultats définitifs CLAUDIA RAHOLA Agence France-Presse LOS ANGELES Ð Un grand nombre d'électeurs américains, notamment dans les États de la côte ouest, ont voté hier par correspondance, ce qui pourrait retarder l'annonce des résultats définitifs dans l'élection présidentielle la plus serrée depuis 40 ans.La Californie, l'État dont le poids électoral est le plus grand, a enregistré un nombre record de demandes de vote par correspondance.Dans l'État de Washington, pour la première fois, les électeurs devaient être plus nombreux à voter par la poste plutôt qu'en se rendant aux urnes.L'État de l'Oregon, quant à lui, organisait ses premières élections devant avoir lieu exclusivement par correspondance.Quelque 3,2 millions de Californiens sur les 15,7 millions d'électeurs inscrits ont rempli les formulaires permettant de voter par correspondance.La réception (par voie postale, par coursier ou acheminé par un proche) de leur bulletin de vote devait intervenir avant 20h locales hier, heure de la clôture du scrutin.« Si la plupart de ces votes par courrier sont déposés mardi, certains des comtés les plus importants pourraient avoir besoin de deux jours à une semaine pour les compter tous », selon Shad Balch, porte-parole des autorités de l'État chargé de superviser le déroulement des élections.La Californie compte pour 54 des Grands électeurs au sein du Collège électoral chargé de désigner le président des États-Unis.Traditionnellement, 85 % des personnes qui demandent à utiliser les formulaires de vote par correspondance exercent leur droit de vote.« Nous estimons que la participation pourrait atteindre 76 % des électeurs inscrits, ce qui serait la plus importante depuis 20 ans en Californie pour une élection présidentielle », a déclaré auparavant Bill Jones, chargé du déroulement des élections dans l'État, qui s'attend à ce que 12 millions de Californiens votent, dont 2,7 millions par correspondance.Dans l'État de Washington, les autorités estiment que 1,4 million d'électeurs, soit 54 % des inscrits, pourraient exercer leur droit de vote par correspondance.Contrairement à la Californie, le réglement dans l'État de Washington exige seulement que le vote soit posté mardi avant 20H00 locales, le cachet de la poste faisant foi.Les autorités électorales estiment qu'un tiers des votes arrivera ainsi après le jour des élections.Ainsi, les Américains pourraient avoir à attendre au plus tôt jusqu'à aujourd'hui pour connaître le nom du nouveau président dans le cas où les 11 voix pour lesquelles cet État compte au sein du Collège électoral seront nécessaires pour désigner le vainqueur.Dans l'Orégon, qui organisait un vote exclusivement par correspondance pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, quelque 852.000 électeurs, soit 44 % des inscrits, avaient déjà fait parvenir leurs bulletins vendredi, quatre jours avant le délai final.Les responsables électoraux, qui étaient autorisés à compter secrètement les votes durant la journée, devraient annoncer de premiers résultats partiels à l'heure de la fermeture des bureaux de vote dans les autres États de la côte ouest.En Floride aussi, le vote par correspondance pourrait être important, 700 000 des 8,7 millions des électeurs inscrits ayant demandé à voter par correspondance, selon des estimations non confirmées officiellement.Renseignez-vous ! Bureau des affaires académiques École Polytechnique de Montréal Téléphone : (514) 340-4700 Télécopieur : (514) 340-4169 certificat@courrier.polymtl.ca www.polymtl.ca Le génie c'est de savoir mettre ses soirées à profit Programmes de certificats en ingénierie adaptés aux besoins en perfectionnement des ingénieurs, gestionnaires, technologues, autres professionnels et diplômés de niveau collégial dans les domaines suivants : aéronautique sécurité incendie commande de procédés industriels design et fabrication mécanique technologies biomédicales bâtiment géomatique Peuvent être suivis à titre d'étudiant libre ou permettre l'obtention d'un baccalauréat par cumul de trois certificats.Saviez-vous que.Saviez-vous que Superproduction est la traduction de blockbuster ?Pour corriger les anglicismes ou résoudre des problèmes grammaticaux, Le lexique des difficultés du français dans les médias de Paul Roux répondra à vos questions.Un outil indispensable pour toute la famille que ce soit à la 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Irlande du Nord.Pour le seconder, le président Bill Clinton a désigné, en consultation avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, l'ancien président turc Suleyman Demirel, dont la présence était souhaitée par les Palestiniens, le haut représentant de la diplomatie de l'Union Européenne, l'Espagnol Javier Solana, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Thornbjorn Jagland, et un ex-sénateur américain, Warren Rudman, un spécialiste des questions de sécurité qui préside un organisme présidentiel consultatif sur le renseignement.À New York, Annan s'est félicité de la création de la commission et s'est dit persuadé qu'elle mènera sa tâche « avec impartialité et de manière approfondie, contribuant ainsi grandement à la recherche d'une paix juste et durable au Proche- Orient ».La commission devrait entamer ses travaux assez rapidement et disposer d'au moins quelques semaines pour présenter ses conclusions.Sa création avait été décidée le mois dernier lors du sommet de Charm el-Cheikh.Clinton avait passé plus de 24 heures en négociations presque ininterrompues avec le président palestinien, Yasser Arafat, et le premier ministre israélien, Ehud Barak, pour obtenir d'eux des mesures nécessaires au retour au calme.Il retrouvera Arafat à la Maison- Blanche demain, puis Barak dimanche.Les discussions s'annoncent délicates, bien qu'un début d'accalmie soit perceptible depuis plusieurs jours en Cisjordanie et Gaza.Depuis plusieurs jours, le leader palestinien insiste sur le déploiement en Cisjordanie et Gaza d'une force internationale de l'ONU pour assurer la protection des populations palestiniennes.Cette revendication a été totalement rejetée par Barak et Clinton a admis lundi lors d'une entrevue à une radio de Chicago qu'il n'y avait aucune possibilité que cette exigence soit satisfaite.Sur le terrain les violences se sont poursuivies hier, faisant un mort palestinien et des dizaines de blessés.Le Palestinien tué, Abdallah Khaled Amarnah, 24 ans, a été atteint par une balle lors d'incidents entre des manifestants qui lançaient des pierres aux soldats qui montent la garde devant la tombe de Rachel, un lieu saint du judaïsme situé à l'entrée de la ville de Bethléem, au sud de Jérusalem.Un autre Palestinien du même âge, Saïd Abou Khatla, est mort à Gaza des suites d'une blessure subie vendredi, portant à 184 le nombre des morts, en quasi-totalité des Palestiniens.Dans la soirée, des échanges de tirs nourris ont eu lieu entre le quartier de peuplement juif de Gilo à Jérusalem-est et la localité palestinienne voisine de Beit Jala, proche de Bethléem en Cisjordanie.Huit personnes ont été blessées à Beit Jala et au camp de réfugiés d'Aïda près de Bethléem par des brûlures, des éclats d'obus et des balles, selon le Croissant-Rouge palestinien.Par ailleurs, le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mary Robinson, est attendue aujourd'hui à Tel-Aviv, première étape d'une tournée au Proche- Orient.Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes Photo AP Nostalgie stalinienne Des milliers de Russes, nostalgiques du « bon vieux temps » de l'époque soviétique, ont défilé hier dans le centre de Moscou pour commémorer le 83e anniversaire de la révolution d'octobre 1917.Ils brandissaient des drapeaux rouges et des portraits de Staline et tenaient des oeillets rouges, symboles de cette révolution.VENEZUELA Chavez obtient des pouvoirs spéciaux d'après AFP CARACAS Ð Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a obtenu hier des pouvoirs spéciaux de l'Assemblée nationale, destinés à lui permettre de mener à bien la seconde phase de sa « révolution démocratique bolivarienne » axée sur la lutte contre les problèmes économiques et sociaux du pays.L'Assemblée nationale a approuvé par 105 voix sur 165 une pièce législative qui donne à Chavez le pouvoir pour un an de promulguer 38 décrets ayant force de loi, notamment en matières économique, financière et sociale.Cette loi avait été approuvée le 3 octobre dernier en première lecture par 114 députés mais elle devait revenir en seconde lecture après avoir été soumise à une commission mixte de 25 parlementaires.Chavez compte ainsi procéder à la « modernisation des aspects juridiques du pays et rendre efficace l'administation publique » pour mener à bien la seconde phase de sa « révolution pacifique » annoncée dès sa réélection pour six ans le 30 juillet dernier.Avec les pouvoirs spéciaux qui lui ont été octroyés hier, Chavez espère développer les avancées déjà enregistrées selon lui sous son gouvernement et qui se reflètent dans la croissance de trois points du PIB pour cette année après une chute de 7,2 % en 1999.La nouvelle loi touche aussi la restructuration de l'État, notamment la réforme du statut de la Banque centrale du Venezuela et le fonctionnement, du secteur bancaire en général, des transports et des douanes.Elle faciliterala mise sur pied d'une réforme agraire, destinée selon Chavez à en finir avec le latifundisme au Venezuela.Lors du débat à l'assemblée, la loi d'habilitation a toutefois été fustigée par l'opposition, des députés déployant à la tribune une banderole pour dénoncer une concentration du pouvoir qui « viole les droits du peuple ».LA 4MATIC¨DE CLASSE E.En hiver, une voiture doit toujours tre prte .affronter le pire.CÕest pourquoi il nÕy a rien de mieux que l Õentra.nement aux quatre roues en permanence.Les modles 4MATIC de Classe E (Berline et Familiale E320 .moteur V6, et Berline E430 .moteur V8) sont tous dot.s du Systme de traction .lectronique 4-ETS, qui redistribue la puissance aux roues qui adhrent le mieux, mme s Õil nÕy en a qu Õune.Vous restez ainsi ma.tre de la situation en tout temps.Quant au Programme de stabilit.lectronique (ESP), il d.tecte la moindre d.viation de trajectoire pour vous garder sur la bonne voie.De plus, comme chaque 4MATIC est une Classe E, il n Õy a aucun sacrifice au niveau du luxe et des performances.Pour localiser le concessionnaire le plus proche, composez le 1800 387-0100, ou rendez-vous .www.mercedes-benz.ca.UNE VALEUR .QUITABLE Ë PARTIR DE 71850 $ LÕavenir de l Õautomobile .En hiver, les siges chauffants, c Õest bien.Mais a ne suffit pas.LÕentra.nement 4MATIC aux 4 roues de la Classe E © Mercedes-Benz Canada Inc., Toronto, Ontario, 2000.Une Compagnie Daimler Chrysler.PDSF de la Berline E320 4MATIC 2001.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre. 3LP2401A1108 A-24 MERCREDI actualit s 3LP2401A1108 ZALLCALL 67 03:06:40 11/08/00 B La psychose de la vache folle gagne la France JANA MIKOSKA Agence France-Presse PARIS Ð La psychose de la maladie de la vache folle gagne la France où la viande de boeuf a été retirée de cantines scolaires alors que la secrétaire d'État à la Santé avertissait qu'il fallait se préparer à « plusieurs dizaines de cas » humains de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.Le président conservateur Jacques Chirac est à nouveau monté au créneau hier pour demander solennellement l'interdiction « sans retard des farines animales » dans l'alimentation des animaux d'élevage, « sans attendre les résultats » de l'expertise scientifique ordonnée par le gouvernement.Il faut « prendre le cap du dépistage systématique de la maladie, afin de limiter autant qu'il est techniquement possible les risques de contamination », a-t-il ajouté.Le gouvernement de gauche a choisi d'attendre l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour se prononcer sur les farines carnées, éliminées en France de l'alimentation des ruminants, mais qui continuent à nourrir porcs, volailles et poissons.Un délai de trois ou quatre mois, voire plus, est nécessaire à l'Afssa pour rendre son avis sur ces farines, à l'origine de la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, dite maladie de la vache folle).La grande peur de la vache folle a connu un nouveau sursaut hier avec les déclarations de la secrétaire d'État à la Santé Dominique Gillot.Elle affirmait, dans le journal Le Parisien, qu'« avec l'augmentation du nombre de cas de maladie de la vache folle en France, il est fort probable que nous ayons plusieurs dizaines de cas de Creutzfeldt- Jakob ».Elle précisait par la suite à l'AFP que « tous ces cas ne seront pas forcément liés au nouveau variant de la maladie » soupçonnée d'être transmise par des produits bovins, qui « touche actuellement une soixantaine de personnes par an en France » et dont l'origine est inconnue.Mme Gillot a jugé par ailleurs « quelque peu excessive » l'interdiction de servir la viande de boeuf dans les cantines scolaires de plus de la moitié de Paris et dans un nombre croissant de municipalités françaises.« Rien n'indique que la viande rouge, le muscle, soit transmetteur de la maladie de la vache folle », at- elle souligné, tout en reconnaissant que les interdictions « répondent aux inquiétudes des parents ».Les embargos sur le boeuf français annoncés par la Russie, la Hongrie et la Pologne, et réclamés aussi par les conservateurs britanniques, ont amplifié les craintes et fait monter la pression sur le gouvernement.Les organisations de consommateurs, la distribution, les politiques comme les producteurs lui demandent d'endiguer la psychose dont les effets touchent de plein fouet la filière bovine.La consommation de la viande de boeuf a baissé de près d'un tiers depuis fin octobre, date du retrait du marché d'un lot de viande contaminée, selon les professionnels.Le ministère de l'Agriculture a annoncé avoir créé un Comité national sur l'ESB chargé d'analyser toutes les informations et mesures prises concernant la maladie de la « vache folle ».Inquiétude chez les grands chefs DOMINIQUE AGEORGES Agence France-Presse PARIS Ð La plupart des restaurateurs et des grands chefs français, interrogés par l'AFP, proposent toujours du boeuf à leurs clients en attendant d'éventuelles directives, mais tous disent leur inquiétude face à la crise actuelle et réclament avant tout l'interdiction des farines carnées.Guy Martin, chef du Grand Véfour à Paris (trois macarons au guide Michelin), ne décolère pas.« Quand on entend un ministre dire qu'il faut se préparer à plusieurs dizaines de cas humains de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, moi je dis non, je ne suis pas prêt du tout », s'insurge-t-il.« Qu'est-ce qu'on attend pour supprimer totalement les farines animales ?On n'a pas le droit de prendre un risque, même minime ; pour nos clients, pour ma famille et mes enfants », dit Guy Martin qui ne sert plus de boeuf depuis trois ou quatre ans sauf pour son « parmentier de queue de boeuf ».Bernard Loiseau, chef de la Côte d'Or (Saulieu en Bourgogne, trois macarons) et patron de trois restaurants parisiens, propose toujours du boeuf de Salers, considéré comme le meilleur de France.« Je modifierai ma carte en fonction de la réglementation », assure le chef pour qui « on ne peut pas aller contre la nature ».Paul Bocuse (Collonges-au-Mont-d'Or près de Lyon) ne sert que du Charolais, autre grand cru de la viande française, et « tant qu'il n'y a pas de directive contraire, je continuerai de le faire ».« Je ne suis que cuisinier, c'est aux autorités sanitaires et scientifiques de nous informer », dit-il.Alain Ducasse, seul chef français « deux fois trois étoiles » au Michelin, va plus loin en affirmant « réfléchir à un retrait éventuel dans les jours à venir » de la viande de boeuf des cartes de ses dix établissements « devant l'absence de certitude » et au « nom du principe de précaution ».À Aurillac (centre-sud), fief de la viande de Salers, « nourrie exclusivement à l'herbe et au foin », Hubert Petit, chef de la Reine Margot, ne note aucun changement chez les consommateurs, la viande de Salers étant seulement plus réclamée que d'autres, région oblige.Henri Charvet, président d'Euro-Toques, une association de 4000 restaurateurs européens qui défendent « une alimentation saine », demande lui aussi avec force le « bannissement des farines animales, comme il a toujours réclamé celui des OGM ».Tour Ouest 550, Sherbrooke Ouest Bureau 150 Montréal (Québec) INSCRIVEZ-VOUS DéS MAINTENANT ! Pour une formation en informatique adapt.e .vos besoins.Novembre 2000 D.cembre 2000 Formation Outils de gestion des connaissances 20 Développer avec Java (applets Java) 20-21 Introduction aux protocoles TCP/IP 20-21 Delphi avancé (orienté objet) 20-21 Stratégie de gestion de réseaux 22 Introduction à la voix sur IP 22-23 Services TCP/IP pour Windows 2000 22-24 Gestion d'une équipe de travail 23-24 Java avancé (applications Java) 23-24 Introduction à XML 24 Création de pages Web 27 Techniques efficaces d'estimation et de contrôle 27 Sécurité Internet et TCP/IP : configuration et implantation 27-28 Enterprise Java Beans 27-28 Assurance qualité : les pratiques gagnantes du fournisseur 28-29 Programmation SQL 28-29 Orienté objet et bases de données 29 TCP/IP pour Windows NT 29-1 Modélisation des données 30-1 Formation Pages Web avancé 4 Améliorer l'efficacité de vos réunions 4-5 Architectures évoluées de réseaux locaux 4-6 Gestion de réseaux avec SNMP 5-6 Introduction à la gestion de projets 6-8 Administration de MS SQL Server 6-8 Conception d'un dépôt de données 7 Introduction à Java 7-8 Analyse de performance de Windows NT 7-8 Sécurité et protection des renseignements personnels 8 Administration de réseaux sous UNIX/Linux 11-13 Passez de Windows NT à 2000 (mise à niveau des connaissances) 11-14 Visual Basic (niveau 2) 13-15 IPv6 et protocoles IP évolués 18-19 Développer des scripts sous UNIX/Linux 18-19 Langage C++ avancé 18-19 Administration de Windows NT 4.0 (niveau 1) 18-20 Sécurité Windows NT 20-21 Servlet (Applications CGI avec Java) 21-22 Modèles de conception (Design patterns) 21-22 www.crim.ca/formation T.l.: (514) 840-1251 ¥ info-formation@crim.ca MONTRÉAL QUÉBEC 16 au 26 novembre 2000 Un cahier spécial à ne pas manquer samedi dans (Distribué en région métropolitaine seulement) Les agents (prions) responsables de l'ESB et de la nouvelle forme de la MCJ sont identiques Transmission : par consommation de farines animales faites de carcasses de moutons contaminés Hypothèse de transmission : par consommation de boeuf contaminé \"Tremblante\" du mouton, maladie virale mortelle Variante de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) équivalent humain de l'ESB sources : Nature, min.de l'Agriculture Vache folle : les étapes de la transmission Bovins nés avant le 31-7-91 Iléon Moelle épinière Intestins Amygdales Crâne, y compris cervelle et yeux Thymus (ris de veau) Rate TREMBLANTE MCJ ESB L'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine, ou \u201cmaladie de la vache folle\u201d) dégénérescence du cerveau des bovins Les organes interdits à la consommation (en France) Source : CJD Foundation Insomnie Dépression Douleurs aux jambes Troubles du comportement Trous de mémoire Problèmes de vue Hallucinations Contractions musculaires involontaires Mouvements désordonnés Perte de toute faculté mentale et physique L'issue de la maladie est mortelle La maladie de Creutzfeldt-Jakob Premiers symptômes Maladie avancée Stade final La Presse 8 novembre 2000 Page A25 manquante 3LP2601A1108 a26-mercredi 3LP2601A1108 ZALLCALL 67 03:10:12 11/08/00 B A26 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 Ça change pas le monde, sauf que.m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Jean Chrétien doit être nerveux.Stockwell Day aussi.Les deux hommes ont beaucoup à perdre ou à gagner des deux débats télévisés qui se dérouleront en français ce soir et en anglais demain.Même si les débats ont une influence limitée, certains peuvent avoir un impact important.John Turner en 1984, par exemple, s'est écrasé devant un jeune politicien fringant, Brian Mulroney.Talonné par le chef conservateur, Turner a lamentablement bafouillé en essayant de défendre une série de nominations partisanes que son prédécesseur, Pierre Trudeau, avait faites avant de partir.« Oui monsieur, vous aviez le choix ! » avait martelé un Brian Mulroney déchaîné.Terriblement efficace.Mais le face-à-face de 1984 est l'exception, car les débats ont peu d'influence sur les électeurs.Malgré tout, ils constituent des temps forts d'une campagne électorale et les Canadiens en profitent pour jauger les qualités d'un chef et les forces de son programme.Justement.c'est là que Stockwell Day a beaucoup à perdre ou à gagner.L'enjeu est évidemment moins important au Québec où la lutte se fait entre Jean Chrétien et Gilles Duceppe.Mais au Canada anglais, c'est une autre paire de manches.Stockwell Day est le seul adversaire qui menace la majorité libérale.À côté d'un Jean Chrétien vieilli, d'un Gilles Duceppe mal à l'aise lorsqu'il explique la présence du Bloc à une troisième élection fédérale, d'un Joe Clark qui a tout du has been et d'une Alexa Mc Donough qui défend un programme irréaliste, Stockwell Day pourra miser sur sa « fraîcheur ».Ce soir, il va s'exprimer en français, une langue qu'il ne parle pas tellement bien.Il peut se consoler, il ne sera pas seul.Mais, au-delà de la maîtrise de la langue, Day devra défendre ses idées tout en essayant de projeter l'image rassurante d'un leader modéré capable de diriger le pays.Day ne pourra pas éternellement surfer sur son image d'homme jeune et dynamique.Des questions costaudes l'attendent, entre autres, sur le maintien du système de santé et les droits des homosexuels.Day devra aussi dissiper toute ambiguïté.Acceptera-t-il, par exemple, la tenue d'un référendum sur la délicate question de l'avortement ou sur la peine de mort si 3 % des électeurs le demandent ?Le programme de l'Alliance a des relents d'extrême-droite qui inquiètent de nombreux électeurs.Mais c'est Jean Chrétien qui a le plus à perdre.Lorsqu'il est fatigué ou nerveux, il se trompe et s'énerve.Cafouillages au ministère fédéral du Développement des ressources humaines, réforme controversée de l'assurance-emploi, coupes sauvages dans le domaine de la santé, élections prématurées, Chrétien a de quoi s'enfarger.Impulsif, parfois agressif, il devra discipliner ses sautes d'humeur et ses railleries parfois gratuites contre les « séparatistes ».Mais Jean Chrétien, un vieux routier, s'en est fort bien tiré lors des débats de 1993 et 1997.Finalement Gilles Duceppe pourra dormir sur le pilote automatique lors du débat en anglais, mais il aura du pain sur la planche en français.Sa tendance à en mettre trop et à rouler des gros yeux peuvent lui nuire.Et il devra expliquer de façon convaincante pourquoi il sollicite un troisième mandat et pourquoi les Québécois devraient Ð encore Ð voter pour lui.Les débats n'attirent pas un auditoire très large.En 1993 et 1997, environ un million de francophones étaient vissés devant leur petit écran.Même si le format est un peu coincé, il permet tout de même des échanges réels entre les chefs.Cette année, si on exclut le temps grugé par les présentations et les questions des journalistes, il restera exactement 52 minutes et 30 secondes pour que les chefs débattent entre eux.Reste à convaincre les électeurs d'écouter le débat jusqu'au bout, surtout en français où trois chefs sur cinq s'expriment laborieusement.FORUM Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Québec ne se souvient plus ?LE PLUS incroyable dans le conflit des camionneurs du port de Montréal, ce n'est pas tant de voir un droit, celui de se syndiquer, bafouer.Au Québec, les travailleurs non syndiqués le savent depuis longtemps.Parlez-en aux jeunes des Mc Donald's, aux pigistes et à tous ceux qui sont aux prises avec un employeur qui fait obstruction aux tentatives de syndicalisation encouragé par un Code du travail désuet qui permet d'étirer indûment les délais d'accréditation et qui finit par décourager les salariés.Non, le pire c'est de voir toute l'énergie déployée par la FTQ pour appuyer un syndicat réputé pour ses pratiques douteuses et un passé de banditisme, les Teamsters, qui lui est affilié.Ces derniers ont outrageusement pris la place des camionneurs en grève.L'édition dominicale de La Presse rapporte maintenant que ces scabs recevront l'appui du ministre Chevrette qui promet « qu'ils bénéficieront de toute la protection nécessaire ».M.Chevrette connaît pourtant bien la FTQ, ayant luimême siégé sur la commission Cliche qui a dénoncé les manoeuvres d'intimidation de la FTQConstruction à l'endroit des autres travailleurs et même des députés de l'Assemblée nationale dans les années 70.Québec, je ne me souviens plus.ANDRÉ HOULE Montréal Bertrand a raison ! JE NE SUIS pas souvent d'accord avec Me Guy Bertrand, mais j'estime néanmoins qu'il a tout à fait raison quant à sa critique de la situation linguistique au Québec.Le français parlé et écrit au Québec est d'une qualité lamentable ; c'est une évidence ! Par conséquent, il faut que le gouvernement prenne des mesures sévères pour remédier à cette situation.Il est totalement inacceptable qu'un prof enseigne le français s'il ne maîtrise pas lui-même cette langue, tout comme il serait inacceptable qu'un maître d'une école de conduite ne sache pas conduire.Il est grand temps que les enseignants soient soumis à des tests pour que les incompétents soient écartés.Nous sommes les seuls francophones au monde à ne pas être compris (ou à moitié) en France, au Maroc, en Suisse ou en Belgique.Cessons de faire rire de nous et prenons les initiatives qui s'imposent pour que nos enfants sachent parler leur propre langue ! ANDRÉ LAFRANCE Montréal Invitation à l'intolérance LA MINISTRE du Travail, Mme Lemieux, est très tolérante.Moi, si quelqu'un m'avait menacé publiquement de « me passer sur le corps », j'aurais porté plainte.Surtout qu'on ajoute que ce sera « irréversible ».Attends-t-on qu'on lui ait administré une raclée pour s'indigner ?Il ne devait pas y avoir beaucoup de femmes à cette réunion.C'est sûr que ce n'est pas sorti de la bouche d'un motard, mais quand même.Le gars a, il semble, quelques méfaits à son actif : portes arrachées à l'hôtel de ville, portes d'une salle où se réunissait le Parti Québécois, etc.La violence verbale enfante la violence physique et c'est pourquoi elle est tout aussi inacceptable.Ce serait une belle leçon de civisme à donner à tous que de dénoncer de tels abus, surtout lorsqu'ils sont publics.Dans ce dossier, j'invite Mme Lemieux à l'intolérance.NORMAND JOLICOEUR Montréal J'attends encore.POUR FAIRE suite à lettre de Madame Natalie Pinoteau, d'Anjou, je voudrais moi aussi exprimer mon mécontentement à la compagnie Vidéotron.Nous sommes abonnés depuis peu à la télévision numérique.Nous avons dû changer de magnétoscope.Pas moyen de raccorder les nombreux fils qui font aussi fonctionner la télévision et le système de son.Nous demandons l'aide d'un technicien de Vidéotron.Nous sommes un mercredi soir.Un rendez-vous est pris pour le lendemain.Le jeudi aprèsmidi, alors que mon mari en vacances attend à la maison, une femme me téléphone à mon travail pour me dire que le jeune homme à qui j'avais parlé la veille s'était trompé.Bref, elle me fixe un nouveau rendez-vous pour le vendredi.Personne ne vient.Nous essayons en vain de rejoindre Vidéotron.Après une attente interminable en ligne mon mari envoie un fax.Oh ! Surprise ! Le samedi midi.Dring ! Dring ! Un autre préposé nous contacte à la suite du fax reçu, tout étonné que personne ne soit passé chez nous la veille.Quelle audace ! ! ! Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.On nous assure que cette fois un technicien passera le lundi suivant, jour de la fête de l'Action de Grâce.Eh bien ! Figurez-vous que nous attendons encore.MICHÈLE MAILLÉ Sainte-Julie Renoncer à l'escalade Les 900 camionneurs du port de Montréal ne roulent pas sur l'or.Ceux d'entre eux qui sont salariés gagnent plus ou moins 25 000 $ annuellement.Les artisans Ð c'est-à-dire ceux qui sont propriétaires de leur véhicule et liés par contrat à des « brokers » Ð ont des revenus fort variables, mais qui, dans bien des cas, ont été lourdement grugés par la déréglementation et, bien sûr, par la hausse du prix du carburant.Bref, le désir qu'ils ont de voir leurs conditions de travail s'améliorer est compréhensible et parfaitement légitime.Mais, pour l'instant, les voilà coincés dans un conflit qui est d'abord et avant tout une lutte inter- syndicale d'une complexité déroutante.Et qui peut fort bien être interprétée comme une tentative de coup de force, ou de court-circuitage des procédures habituelles et légales, de la part de la CSN, intéressée à élargir son champ d'influence dans l'industrie du camionnage.Traditionnellement, il s'agit du domaine réservé du syndicat des Teamsters, affilié à la FTQ, qui représente 15 000 camionneurs au Québec.La CSN, par le biais du Syndicat national du transport routier (SNTR), a fait sa première incursion sur ce terrain en 1999, surtout dans les régions, lorsque la centrale a appuyé les camionneurs qui bloquaient des routes pour manifester, justement, contre l'augmentation du prix du carburant.Résultat des courses ?D'abord, tous ces travailleurs se retrouvent au milieu d'un conflit dans lequel ils s'entredéchirent.Cela va des accusations de « scabs » lancées entre pairs, lesquelles ne font certainement rien pour promouvoir la solidarité ouvrière, jusqu'aux trois incidents impliquant des coups de feu qui ont déjà été signalés près des quais de l'est de la ville, samedi, et à Lachine, mardi.Ensuite, une partie des camionneurs et leur organisation syndicale, le SNTR, nagent en pleine situation d'illégalité, ce qui risque de leur coûter cher : des amendes totalisant un million de dollars auront bientôt été imposées.Dans le même temps, ils s'embarquent dans une guérilla juridique qui pourrait être interminable et coûteuse elle aussi, la CSN ayant annoncé qu'elle contesterait la loi 157 ordonnant le retour au travail.Enfin, les routiers dilapident le capital de sympathie qui leur serait autrement acquis, puisque les effets de tout ce gâchis se font lourdement sentir chez des milliers d'industriels et de commerçants.Chaque semaine, des marchandises d'une valeur de 500 millions circulent sur les terrains du port.Sachant que les mouvements de conteneurs en sont réduits depuis plusieurs jours à leur minimum, on imagine l'impact de cette paralysie sur l'économie.En somme, pour les camionneurs, cela s'appelle : se tirer dans le pied.Il faut rappeler que la loi spéciale adoptée, jeudi dernier, l'a été à l'unanimité par les représentants des trois partis siégeant à l'Assemblée nationale, de sorte que sa portée strictement légale s'accompagne d'un poids moral que les camionneurs ne peuvent ignorer.Ceux-ci doivent retourner immédiatement au travail et renoncer ainsi à l'opération en forme d'escalade dans laquelle on les a enrôlés depuis vingt jours Ð la CSN, hélas !, a développé une solide expertise en ce domaine, probablement davantage que dans celui du camionnage.Parallèlement, le Conseil canadien des relations industrielles doit rendre des décisions rapides quant aux requêtes en accréditation déposées par les Teamsters et le SNTR afin que la géographie syndicale du port de Montréal devienne claire Ð le fait est qu'on attend certaines de ces décisions presque d'une minute à l'autre.Tout le monde profitera d'un retour à la normale, à commencer par les camionneurs eux-mêmes.Mario Roy À quoi sert la publicité de la SAQ ?DEPUIS QUELQUE temps la SAQ nous inonde de messages publicitaires nous invitant à acheter de plus en plus de ses produits, tout en nous rappelant assez hypocritement les vertus de la modération.Comme cette société d'État jouit d'un monopole absolu sur la distribution des boissons alcoolisées sur le territoire québécois et qu'elle ne fait face à aucune concurrence, je me demande à quoi rime cette publicité, sans doute fort coûteuse, si ce n'est à nous faire consommer plus et par le fait même à augmenter les redevances qu'elle paye à l'État.Laissant de côté la question de savoir ce que vient faire l'État dans le commerce de l'alcool, dont l'industrie privée pourrait sans doute se charger à meilleur compte tout en lui procurant les mêmes revenus, je crois que la SAQ outrepasse son mandat en incitant la population à consommer de plus en plus d'alcool, compte-tenu des problèmes sérieux qu'engendrent les abus dans ce domaine et des coûts additionnels qui en résultent.Elle devrait à ce chapitre faire preuve de la modération qu'elle prêche à ses clients ! On pourrait d'ailleurs faire les mêmes commentaires quant la publicité de LOTO-QUÉBEC, autre monopole dont le premier but est de procurer des revenus plantureux à l'État, sans trop d'égard aux problèmes sociaux et familiaux causés par la passion du jeu ; les statistiques sur la question sont pourtant éloquentes : il y a de plus en plus de joueurs compulsifs au Québec et il en coûtera de plus en plus cher pour s'en occuper.Là aussi un peu de modération s'impose.JEAN PROVOST Outremont La SAQ devrait-elle faire preuve, elle aussi, de modération 3LP2701A1108 a27-mercredi 3LP2701A1108 ZALLCALL 67 03:06:53 11/08/00 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 8 NOVEMBRE 2000 A27 FORUM Retour au bipartisme ?Gouvernement libéral majoritaire, quasi-disparition des tiers partis et majorité bloquiste au Québec PIERRE DROUILLY L'auteur est directeur du département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal.Il y a loin de la coupe aux lèvres, et il y a loin des sondages à l'élection ! En effet, à supposer que les sondages nous donnent une indication fiable sur les intentions de vote des électeurs, cela ne permet pas a priori d'anticiper le nombre de députés que chaque parti fera élire.Notre système de scrutin, majoritaire simple à un tour, privilégie le candidat arrivé en tête, même avec un majorité relative des voix, et crée des distorsions dans la représentation au Parlement (le nombre de sièges ne correspond presque jamais aux pourcentages de voix que les différents partis ont obtenu), ou amplifie les distorsions existant dans les comportements électoraux des différents groupes sociaux (vote linguistique, vote urbain et rural, etc.).Le modèle de projection Or ces différences d'appui aux partis politiques selon l'origine sociale des électeurs sont déjà inscrites dans les résultats des élections précédentes.De là l'idée de se servir des résultats de l'élection précédente, pour tenter de projeter les résultats d'un sondage Pierre Drouilly donné sur la carte électorale.Nous avons mis au point cette méthode avec Michel Lepage, le sondeur du Parti québécois, il y a de cela vingt-cinq ans et nous l'avons raffinée et améliorée au cours des ans.Cette méthode consiste à estimer, à partir d'un sondage donné et des résultats de l'élection précédente, la direction et l'intensité des transferts de voix entre les différents partis dans chaque région du Canada : combien de conservateurs de 1997 vont appuyer le Bloc québécois au Québec ?combien de néo-démocrates en Colombie-Britannique vont appuyer le Parti libéral ?combien de libéraux en Saskatchewan vont appuyer l'Alliance canadienne ?etc.Puis on fait l'hypothèse que ces transferts se font de façon identique dans chacune des circonscriptions, et on les applique donc aux résultats de l'élection de 1997, circonscription par circonscription.Nous avons utilisé cette méthode à l'occasion de toutes les consultations électorales depuis un quart de siècle.Dans tous les cas le modèle a bien prévu le parti gagnant, l'ordre des partis en nombre de députés, et le parti gagnant dans la plupart des circonscriptions.Le modèle prévoit généralement le nombre de députés pour les partis à 10 % près, et classe correctement les circonscriptions dans une proportion qui varie généralement entre 80 % et 90 %.Les projections en 1997 En 1997 par exemple, les projections basées sur les trois derniers sondages effectués par Ekos, Angus Reid et Environics attribuaient, au Québec, entre 47 et 49 députés au Bloc québécois (il en eut 44), entre 3 et 6 députés au Parti conservateur (il en eut 5), et entre 20 et 25 députés au Parti libéral (il en eut 26).Pour l'ensemble du Canada, ces projections attribuaient entre 152 et 180 députés au Parti libéral (il en eut 155), entre 58 et 61 au Reform Party (il en eut 60), les projections pour les tiers partis (conservateur et néo-démocrate) étant moins précises.Dans les provinces où le vote était très polarisé (Québec, Ontario, Alberta et Colombie-Britannique) les projections furent très précises (taux de réussite supérieur à 90 %), le modèle se montrant moins précis dans les Maritimes et dans les Prairies, là où les luttes triangulaires furent nombreuses.Le modèle enfin, presque par définition, ne peut saisir les phénomènes locaux (chef de parti ou candidat connu dans son milieu, organisations politiques mieux implantées ici que là, enjeux purement locaux, etc.), bien que la réussite habituelle du modèle montre qu'on ne doit pas surestimer l'importance de ces phénomènes locaux.Les sondages récents Les sondages disponibles il y a deux ou trois semaines conduisaient à des projections accordant au Parti libéral du Canada plus de deux cents sièges, plaçant même parfois le Bloc québécois devant l'Alliance canadienne pour ce qui est du nombre d'élus ! Mais il est habituel Ð cela s'est produit en particulier en 1997 Ð que le Parti libéral commence une campagne avec des appuis très élevés, les partis d'opposition étant un peu écrasés, et que cette avance se tasse au cours de la campagne électorale.Les premières projections sont donc sans doute prématurées.Ainsi les premiers sondages de la campagne 2000, accordaient plus de 50 % des intentions de vote au Parti libéral, l'Alliance canadienne se situant autour de 20 %.Les sondages de la semaine dernière, par contre, plaçaient le Parti libéral aux alentours de 45 %, l'Alliance ayant grimpé à près de 30 %.Cependant ces chiffres doivent être considérés avec précaution, car ils masquent d'importantes variations selon les régions du pays.Les deux derniers sondages (Ipsos Reid et Environics), rendus publics vendredi dernier, ramènent encore davantage le Parti libéral vers son niveau de 1997, l'Alliance se maintenant aux environs de 30 % et les autres partis se situant à 10 % ou moins, et cela pour l'ensemble du Canada.Cependant, par rapport à 1997, la somme des intentions de vote à l'Alliance canadienne et au Parti conservateur reste voisine de la somme du vote conservateur et réformiste de 1997.Examinons ce qui se passe dans les différentes régions du Canada, et ce qu'en disent les projections faites à partir de ces deux derniers sondages.Au Québec, le Bloc québécois semble maintenant progresser, à égalité ou en légère avance sur le Parti libéral, qui est ramené à son niveau de 1997.Le Parti conservateur a perdu presque tous ses appuis, ce qui favorise l'Alliance (mais la limite à 10 % maximum) ainsi que le Bloc qui récupère des voix perdues en 1997 en faveur des conservateurs.Le nombre d'élus bloquistes devrait donc augmenter, sans toutefois dépasser une cinquantaine d'élus à cause de la polarisation linguistique du vote au Québec.Les deux projections indiquent que cela devrait déjà être chose faite.Dans les Maritimes, le Parti libéral conserve une position dominante, avec environ 50 % des voix : dans ces conditions, les projections accordent au Parti libéral la presque totalité des sièges des Maritimes.On remarque que le Parti conservateur conservant plus de 20 % des intentions de vote dans les Maritimes, cela limite la progression de l'Alliance à moins de 15 % des intentions de vote, alors que les appuis que le NPD avait obtenus en 1997 semblent maintenant être retournés au Parti libéral.Dans les Maritimes on est donc revenu à la situation qui prévalait en 1993.En Ontario aussi, le Parti libéral garde sa position dominante, avec plus de 50 % des voix, ce qui lui garantit, selon les deux projections, plus de cent députés élus.Le vote de droite demeure constant en Ontario, et la progression de l'Alliance qui s'est faite principalement aux dépens du Parti conservateur, risque maintenant de piétiner.C'est ce que les prochains sondages devraient nous montrer.Si par contre le vote de l'Alliance devait continuer de progresser en Ontario, cela devrait commencer à lui rapporter des élus, dans l'Ontario rural notamment.En Alberta, l'Alliance canadienne continue de progresser à des niveaux inutilement élevés (plus de 60 %).Les deux projections accordent donc les 26 sièges de l'Alberta à l'Alliance, et cela, bien entendu, ne pourra pas aller plus loin.Ce qui est vraiment nouveau, dans les sondages Ipsos Reid et Environics de vendredi dernier, c'est la progression de l'Alliance canadienne dans les Prairies et en Colombie- Britannique.Dans les Prairies, l'Alliance dépasse maintenant les 40 % des intentions de vote, le Parti libéral se retrouvant à son niveau de 1997 (30 %), le Parti conservateur étant complètement écrasé, et le NPD très diminué : dans ces conditions, les projections accordent une très forte majorité de députés à l'Alliance canadienne dans les Prairies, autour d'une vingtaine, le NPD se trouvant virtuellement rayé de la carte.C'est dans les Prairies, berceau de la social-démocratie canadienne, que se joue cette fois-ci la survie du NPD au niveau fédéral.En Colombie-Britannique, l'Alliance a maintenant, semble-t-il, dépassé la barre des 50 % des intentions de vote, ce qui lui garantirait selon les projections, ici aussi, une très forte majorité des sièges : le NPD s'effondre sur la côte Pacifique, ce qui permet au Parti libéral d'augmenter son score par rapport à celui de 1997 et de conserver peut-être une dizaine de sièges.Les Prairies et la côte ouest seront donc à surveiller particulièrement dans les semaines à venir, car c'est là que tout mouvement d'opinion peut avoir des effets importants sur le nombre de députés par chaque parti.Pour résumer, on peut dire qu'à ce point de la campagne, les sondages nous indiquent que le meilleur pari qu'on puisse faire, c'est celui d'un gouvernement libéral majoritaire avec environ 175 députés et une opposition allianciste d'environ 75 députés.Au Québec, le Bloc québécois devrait devancer le Parti libéral en nombre de voix, et être majoritaire en termes de députés élus.Quant au Parti conservateur et au NPD, pris en sandwich entre l'Alliance canadienne et le Parti libéral, ils risquent d'être évincés de la Chambre des communes.C'est finalement le seul enjeu de cette élection : le Canada reviendrait à un système bipartite (libéral- allianciste), l'exception québécoise illustrant de manière exemplaire la société distincte.Blocage de la démocratie GUY LAFOREST L'auteur est professeur au département de sciences politiques de l'Université Laval et responsable de la commission politique de l'Action démocratique du Québec.En régime de démocratie libérale, les citoyens ont toujours un mélange de droits et de responsabilités.Ils ont notamment le devoir de rester vigilants à propos de l'état de santé de leurs institutions politiques.Cette responsabilité s'impose avec plus d'acuité quand un gouvernement déclenche des élections.Comment se porte la démocratie libérale au Canada à quelques semaines du rendez-vous du 27 novembre ?Ma réponse sera celle d'un citoyen canadien qui ne fait pas mystère de sa fidélité première à la communauté politique québécoise.J'essaierai d'évaluer l'état de notre démocratie libérale en prêtant une attention particulière à la situation des partis politiques au Québec.Un régime de démocratie libérale s'appuie sur quatre bases : des libertés individuelles (conscience, association, expression), des droits à l'égalité (droits politiques, égalité devant la loi, égalité des chances), le principe du gouvernement limité et l'exigence de consentement pour que l'autorité Guy Laforest politique soit légitime.Dans une perspective québécoise, on peut soutenir que le régime canadien a des carences en matière d'égalité (traitement symétrique du français et de l'anglais, refus de reconnaître le pluralisme national), de même qu'en matière de consentement (révision constitutionnelle malgré l'opposition du Québec).J'insisterai ici sur un autre malaise : l'absence de limites suffisantes au pouvoir de l'exécutif à Ottawa.Si l'on a cette réalité en tête, la campagne électorale en cours n'offre rien de très encourageant.La dissolution du Parlement relève de la seule discrétion du premier ministre, M.Jean Chrétien.Le mandat a été écourté, alors qu'aucune urgence ne se profilait à l'horizon.Un journaliste chevronné, Jeffrey Simpson, a parlé de calcul personnel, d'orgueil et d'esprit de vengeance à l'égard de M.Paul Martin.Leader vieillissant, M.Chrétien n'hésite donc pas à se servir de ses pouvoirs discrétionnaires.M.Chrétien a contribué il y a une dizaine d'années à faire échouer l'entente du lac Meech.Il en a hérité, depuis 1993, un pouvoir partisan et personnel renforcé.Cet homme sollicite un troisième mandat en prônant la ligne dure envers le Québec.Sa réponse au référendum de 1995 fut la Loi sur la clarté, qui permet au Parlement fédéral de se prononcer sur la recevabilité d'une question référendaire avant la fin du débat à l'Assemblée nationale.Quant à l'évaluation de la clarté du résultat, elle est laissée à l'arbitraire d'Ottawa, qui pourra tenir compte des fluctuations de l'opinion au Québec dans les jours qui suivront un éventuel référendum.Les lecteurs sont assez lucides pour décoder le sens de ces propos.(.) Les pouvoirs exercés par M.Chrétien sont démesurés.Le politologue Donald Savoie a constaté une énorme concentration du pouvoir à Ottawa depuis trente ans dans les mains du premier ministre.Le cabinet ne fonctionne plus de manière collégiale.Personne n'ose y exprimer une dissidence, encore moins défier M.Chrétien.Ce dernier concentre en sa personne la loyauté des grands mandarins et celle des appareils centraux de l'État.Ses pouvoirs de nomination sont considérables : ministres, fonctionnaires, diplomates, juges.M.Chrétien contrôle le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.Il peut augmenter quand il le veut sa majorité au Sénat et il a créé les conditions constitutionnelles gagnantes pour que son parti demeure majoritaire à la Chambre des Communes.Qui peut freiner le premier ministre ?Il y a bien sûr les tribunaux et la Charte des droits.Sauf qu'il faut se rappeler que M.Chrétien nomme, seul, tous les juges de la Cour suprême.Par ailleurs, il ne faut pas surestimer la capacité de résistance des provinces.Le passé récent montre qu'elles sont à la merci d'actions fiscales unilatérales de la part d'Ottawa.Il n'existe aucun mécanisme statutaire de coordination entre Ottawa et les provinces.M.Chrétien est le seul à avoir l'initiative de convoquer les conférences fédérales-provinciales, d'en définir l'ordre du jour et de les présider.Les médias, l'opinion publique et les intellectuels ne suffisent pas vraiment à faire contrepoids.Il faut dire aussi que la situation est aggravée par l'impasse qui sévit dans les relations Québec-Canada.Certains se taisent devant l'omnipuissance de M.Chrétien par sympathie pour le plan B.Quant au gouvernement de M.Bouchard, il accentue la défédéralisation du régime en restant à l'écart du dialogue canadien, en attente d'une souveraineté à chaque jour plus improbable.(.) L'ombre de Pierre Trudeau surplombe l'action politique de Jean Chrétien.Cet homme semble vouloir écraser ceux qu'il considère responsables de la honte associée à sa performance en octobre 1995.Pierre Trudeau invoquait le XVIIIe siècle, l'âge de la Raison.Jean Chrétien, c'est l'application bornée du Trudeauisme, mais sans les Lumières, avec les méthodes autoritaires de Duplessis.Appuyer le Parti libéral, c'est soutenir des gens qui ont trop de pouvoir et qui ont montré leur disposition à en abuser.À l'étranger, la présence du Bloc québécois à la Chambre des Communes sert à illustrer la générosité et l'ouverture d'esprit d'un Canada qui accueille un « parti sécessionniste » dans son système parlementaire.C'est une perspective.En voici une autre : au Canada, on préfère le blocage de la démocratie, l'absence d'alternance, à une réforme du fédéralisme qui tiendrait davantage compte de l'originalité de la situation du Québec en Amérique.Le Bloc québécois n'a pas inventé les problèmes structurels du régime canadien.On peut toutefois se demander s'il peut encore y jouer un rôle constructif.Le Bloc est né avec l'échec de Meech.Il devait accompagner une nouvelle stratégie de rupture et de redéploiement imaginée et dirigée à partir de Québec.Dix ans plus tard, l'impasse persiste.Rares sont ceux qui croient à l'imminence d'un référendum.Ne reste plus qu'un patriotisme du ressentiment pour rivaliser d'indignation avec les ténors du nationalisme canadien doctrinaire.Les hauts cris du Bloc n'ont empêché ni la Loi sur la clarté, ni une nouvelle Union sociale sans le consentement du Québec.Gilles Duceppe et plusieurs parlementaires valeureux à ses côtés sont enfermés dans un piètre rôle, qui ne leur permet pas de donner le meilleur d'euxmêmes.Ils font une politique de l'impuissance qui conduit à l'auto-flagellation du Québec.Appuyer le Bloc, c'est chercher la continuation du blocage de la démocratie au Canada.Les Québécois voteront en très forte majorité pour le parti de Jean Chrétien ou pour celui de Gilles Duceppe.La sévérité de mes critiques ne m'empêche pas de penser que, sur le plan de l'intégrité et sur celui du dévouement, nous élirons des femmes et des hommes qui se comparent avantageusement avec les classes politiques des autres pays occidentaux.Tout n'est pas entièrement sombre dans notre univers politique.Trois autres partis politiques font campagne au Québec.L'Alliance canadienne de Stockwell Day possède une carte d'atout avec son programme de décentralisation de plusieurs champs de compétence vers les provinces.L'Alliance est cependant beaucoup moins claire en ce qui a trait au rôle et à la nature mêmes de l'État central.M.Day doit dire plus précisément s'il veut jouer le jeu d'un dialogue fondé sur la coordination sans subordination entre les partenaires, s'il est prêt à abandonner les fonctions de tutelle en place depuis 1867.Quarante ans après sa refondation, le Nouveau parti démocratique ne décolle toujours pas au Québec.Son drame, c'est de n'être jamais parvenu à concilier les principes de la justice sociale et ceux du fédéralisme.Je ne vois aucun changement de tendance dans le programme électoral que vient de dévoiler Madame Alexa Mc Donough.La campagne électorale de l'automne 2000 est celle de l'agonie du Parti progressisteconservateur.M.Joe Clark, l'homme politique canadien-anglais le plus généreux envers le Québec depuis trente ans, y livre vraisemblablement sa dernière bataille.Sur le plan des idées, on ne peut rien lui reprocher.Cet homme aurait pu être le continuateur de la tradition pearsonienne du fédéralisme coopératif.Outre des desseins pédagogiques, on peut toutefois se demander à quoi servira le chemin qu'il a choisi en l'an 2000, celui du baroud d'honneur.Joe Clark aurait pu être une voix forte, éclairée et modérée auprès du leader de l'Alliance.M.Clark semble avoir préféré l'expression de ses convictions à un calcul réfléchi des conséquences de ses choix.Qu'aura-t-il gagné, si le Parti conservateur disparaît et si M.Chrétien obtient une troisième majorité ?Je ne sais pas encore pour qui je vais voter le 27 novembre prochain.Mais si Joe Clark était candidat dans mon comté, je voterais pour lui.Ne reste plus au Bloc qu'un patriotisme du ressentiment pour rivaliser d'indignation avec les ténors du nationalisme canadien doctrinaire. La Presse 8 novembre 2000 Page A28 manquante "]
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