La presse, 4 novembre 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1104 D1 Samedi 6LP0101D1104 ZALLCALL 67 01:30:24 11/04/00 B FILL64 C A H I E R D | L A P R E S S E | MONTRÉAL | SA M E D I 4 N OV E M B R E 2000 Loco Locass Didier Lucien La légende de Lester Page 8 ENFIN SEUL! SONIA SARFATI RENCONTRÉ À Paris en octobre 1998, quelques semaines après le début des représentations du spectacle musical Notre-Dame de Paris, Garou disait vivre plus qu'un rêve: «Pour moi, même si Notre-Dame n'avait connu qu'un petit succès, j'aurais trouvé ça énorme.» On lui aurait prédit que deux ans plus tard, il aurait René Angélil pour impresario, qu'il lancerait un disque entre autres réalisé par David Foster et comptant un duo avec Céline Dion, il aurait probablement renvoyé le voyant de pacotille à sa boule de cristal.Gentiment.Armé de ce sourire craquant qu'il distribue avec générosité.Reste qu'aujourd'hui, les faits donneraient raison au visionnaire.Et Garou, lui, n'en revient encore et toujours pas.Seul, puisque c'est le titre de l'album en question, sera lancé lundi au Canada, en France, en Suisse et en Belgique.Il compte des paroles et des musiques portant les griffes de Luc Plamondon, Bryan Adams, Didier Barbelivien et autres Richard Cocciante; et les manières de faire de David Foster, Aldo Nova, etc.Plusieurs auteurs.Plusieurs compositeurs.Plusieurs réalisateurs.Un interprète.Et son plus-que-rêve.Un peu fou, le rêve \u2014 et, peut-être, l'interprète.Fou de bonheur.«Je l'adore, cet album.Il est tout ce que j'aurais aimé faire.et on m'a ouvert les portes pour le faire!» fait Garou, de retour de Paris où il a tourné le clip de Seul (le premier extrait du disque), participé à La Fureur animée par Véronique Cloutier et enregistré des émissions de télévision en vue de la promotion de l'album \u2014 puisque le direct, il l'a réservé au Québec.Pierre Garand, dit Garou depuis l'âge de 13 ans \u2014 cet âge où l'on s'interpelle par son nom et où l'on décline non pas en latin mais en humour le patronyme des copains; Garand est alors devenu Garou \u2014 a en fait commencé à penser à son après-Quasimodo lors de l'enregistrement, en France, d'une émission spéciale sur Céline Dion.«Certains m'avaient dit de sortir mon disque avant Notre- Dame de Paris.D'autres m'avaient dit de le sortir pendant Notre-Dame de Paris.D'autres encore m'avaient dit de le sortir tout de suite après.Moi, j'avais décidé d'assumer Quasimodo jusqu'au bout avant de passer à autre chose.» Sauf que ce jour-là, dans un studio de télévision parisien, il a serré la main de René Angélil.Il y a eu échange de regard, de poignée de main.Le courant a passé.Et quelque chose d'autre.«Il m'a juste dit: «On se revoit au jour de l'An.» Mais le jour même, j'ai appelé ma famille et mes amis pour leur dire que je l'avais rencontré.J'étais vraiment impressionné.» Quelques semaines plus tard, il y a eu le spectacle d'adieu de Céline, au Centre Molson.Après la représentation, un repas.«Pendant qu'on mangeait, Céline m'a parlé de cette équipe qu'ils avaient, partout sur la planète, la meilleure au monde.Et elle a dit qu'ils aimeraient produire quelqu'un d'autre.» La star a ajouté: «On a pensé que ça pourrait être toi.» Disons que Garou ne se souvient plus de ce qu'il avait dans son assiette ce soir-là.Il n'oubliera par contre jamais ce que lui a confié René Angélil au printemps, quand le contrat a été signé.Ce n'était ni sa voix ni sa gueule ni sa présence qui l'avait décidé.C'était cette première poignée de main.Le courant avait passé dans les deux sens.Garou, donc, n'a pas hésité à accepter la proposition.Mais il n'a pas avancé les yeux fermés.«J'avais eu beaucoup d'offres pendant Notre-Dame de Paris.J'avais même commencé à récolter des chansons.Seul, Que l'amour est violent, je les avais depuis un moment.Mais je voulais attendre la fin de la tournée avant de travailler sur un disque.Je me suis battu longtemps pour contrôler mes affaires.Et j'ai craint un moment qu'avec cette équipelà, je doive faire des concessions.» L'interprète de 28 ans parle maintenant de discussions.D'ouverture, de part et d'autre.«De toute manière, je ne me forcerai jamais à faire quoi que ce soit.» Et s'il le dit avec le sourire (craquant, toujours), on sent qu'il n'affirme pas cela à la légère.Y aurait-il un loup dans ce Garou?Chose certaine, une fois la chasse aux chansons ouverte, il a écouté.Beaucoup.Eu des coups de foudre, entre autres pour une musique de Romano Musumarra.«Je me suis levé en l'entendant et j'ai chanté: Gitaaaan.» Ce faisant, il venait de donner un cadre à Luc Plamondon, qui allait en signer les paroles \u2014 auxquelles Garou a prêté beaucoup d'attention: cette chanson-là, dit-il, est celle qui lui ressemble le plus sur l'album.Vivre ma vie comme un gitan / Avoir la musique dans le sang.Vivre ma vie comme un gitan / Vivre ma vie comme je l'entends.Pour ce qui est des autres, il y a celles où il s'amuse \u2014 Gambler, par exemple.Celles où il joue un rôle \u2014 Criminel où il chante Méfiez-vous de la femme-enfant / Méfiez-vous de ses quatorze ans / À cause d'elle / On m'appelle criminel.Et celles, nombreuses, où il chante l'amour mode ballade.GA R O U P LO N G E DA N S L'A P R È S- Q UA S I M O D O «Je l'adore, cet album.Il est tout ce que j'aurais aimé faire.et on m'a ouvert les portes pour le faire!» Voir GAROU en page 2 Photo: Robert Mailloux, Graphisme: Geneviève Dinel, La Presse Gravé sur étiquette Sony Musique, le premier album de Garou, Seul, sera lancé lundi au Canada, en France, en Belgique et en Suisse.Engagez-vous, qu'ils disent! Page 4 6LP0201D1104 D2 SAMEDI - ARTS 6LP0201D1104 ZALLCALL 67 01:28:17 11/04/00 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 Un documentaire qui va faire enrager les hommes GALA DE l'ADISQ Les nouvelles figures ont la voie libre TELEVISION Les hommes vont sans doute detester le prochain episode de la serie Enjeux mardi soir, 21h, a Radio-Canada.Des femmes parlent.Que des femmes.Et ce qu'elles disent n'est pas rassurant.Genre : Je n'ai plus besoin d'un homme pour me desennuyer le samedi soir et pour payer les comptes.Aujourd'hui, 40 % des Quebecoises sont celibataires.Deux fois plus qu'en 1960.Denise Bombardier, qui a un homme dans sa vie, a decide de se pencher sur leur cas.Son reportage est etonnant : il n'arrive jamais que durant une heure a la tele, on entende des conversations aussi crues.Comme les filles en ont quand elles sont entre elles.La romanciere Simone Piuze avoue qu'elle a eu 200 amants, mais que la prochaine fois qu'elle va coucher avec un homme, ce sera jusqu'a la mort ! Et elle eclate de rire.La publicitaire Michele Bazin revele pour sa part qu'elle a naguere paye 10 000 $ US pour rencontrer des hommes riches, et qu'elle a deja goute aux plaisirs des escortes masculines lors de voyages en Europe.Quelqu'un qui fait semblant d'etre amoureux de toi pour un weekend, qui a de la conversation et qui est charmant, c'est delicieux ! Elles sont souvent tres jeunes, les femmes qui ont renonce a la vie avec un homme.Elle veulent etre independantes.La jeune cadre qui aime faire de l'equitation veut un homme qui va aimer les chevaux.Rien d'autre.Ou Annie, qui a vecu en couple de 15 a 22 ans, qui en a 27 aujourd'hui.Denise Bombardier lui demande : Y a-t-il quelque chose qui vous manque ?Annie repond : Un animal.Elles ont des chats, de preference.Certaines aimeraient bien etre en couple, mais les compromis leur semblent trop difficiles.La vieille syndicaliste Lea Roback, morte a 97 ans recemment, a eu le temps de confier a Mme Bombardier qu'un homme c'est bien, mais pas tout le temps.Les hommes sont toujours prets a descendre le zipper ! dit-elle en riant.Le probleme de beaucoup de ces femmes, c'est qu'ayant connu l'independance, il leur semble de plus en plus impossible d'y renoncer.Comme elles sont financierement a l'aise, une premiere dans l'histoire de l'humanite, elles peuvent maintenant choisir d'etre seules, alors que dans l'ancien temps, les vieilles filles passaient pour des laissees pour compte qui n'avaient pas reussi a trouver de mari.Aucun laideron dans le reportage.Sont-elles heureuses ?Denise Bombardier pense que non.Je pense que le bonheur des femmes passe par les hommes.Certaines posent des conditions impossibles.Elle a d'ailleurs l'intention de faire une suite, et de donner la parole aux hommes seulement.Ces hommes qui vivent rarement seuls, par ailleurs.ALAIN BRUNET A LA VEILLE DU GALA de l'ADISQ 2000, les nouvelles figures de la chanson quebecoise ont la voie libre.Pas de Celine, pas de Lara ni de Notre-Dame de Paris pour tout rafler.Alors ?N'ayez crainte, demain soir au Saint-Denis, 19h30 (en direct a la SRC, bien entendu), vous n'assisterez pas a un gala alternatif, les valeurs sures pourraient tirer leur epingle du jeu ; Isabelle Boulay, Eric Lapointe ou les malheureux Colocs (l'ame de feu Dede Fortin devrait planer au-dessus de la salle) risquent fort de remporter leur lot de statuettes.Mais.Daniel Boucher part en tete au chapitre des mises en nomination (13 en incluant celles du gala hors d'ondes qui lui a deja rapporte quatre statuettes), c'est dire le renouveau des troupes.Boucher, qui n'est pas encore un tres gros vendeur de disques ou de spectacles, jouit d'une popularite remarquable aupres des membres de l'Academie.Inutile d'ajouter qu'un bouquet de Felix pourrait le propulser definitivement.Son collegue Nicola Ciccone, qui fait moins parler de lui, obtient un impact superieur dans les magasins de disques.le recompensera-t-on au gala ?Marc Dery et son entourage ont ete douze fois selectionnes, un Felix hors d'ondes a ete remporte.Eric Lapointe Qu'en sera-t-il demain soir ?Lui aussi pourrait repartir les mains pleines.Eric Lapointe, sept fois nomine, a aussi gagne un Felix lundi dernier.Au Saint-Denis, sera-t-il aux anges ?Afficherat- il present, au fait ?Et que dire de la tres allumee Marie-Jo Therio, qui cumule les eloges dithyrambiques par les temps qui courent ?Sera-t-elle l'auteure-compositrice de l'annee ?L'interprete feminine de l'annee ?La Maline, son excellent album, sera- t-il consacre dans la categorie pop ?La lutte pour la revelation de l'annee, par ailleurs, se fera entre Daniel Boucher, Nicola Ciccone, Marc Dery, Martin Deschamps et Jorane.Categorie auteur ou compositeur de l'annee, la selection est aussi rafraichissante : s'y trouvent selectionnes Daniel Boucher, le tandem Daniel Boucher Alain Quirion / Marc Dery, Muzion, Marie- Jo Therio.Seul Paul P i c h e , l'autre en lice, est issu d'une autre generation.Le renouveau des troupes se fait aussi sentir dans la categorie groupe de l'annee ; Les Respectables, Muzion et la Chicane feront la lutte aux Colocs et a la Bottine Souriante.Et si Isabelle Boulay les Colocs gagnaient ?Nos glandes lacrymales seraient surement mises a contribution.Toutefois, les Felix marginaux , ceux qui font largement etat de la diversite croissante de notre paysage sonore, ont deja ete attribues au gala hors d'ondes : Muzion a ete consacre dans la categorie Album de l'annee hip hop, Ramasutra dans la categorie Album de l'annee musique urbaine / techno, Lilison di Kinara dans la categorie Artiste quebecois / musiques du monde.Le gala est un fidele reflet de la derniere annee, annee ou la releve a ete proeminente ; on en temoignera donc de facon eloquente , annonce neanmoins Louise Laplante, productrice executive du 22e gala l'ADISQ.Pas moins de 16 Felix seront decernes et sept numeros de production seront presentes en direct.L'animation a ete confiee a Guy A.Lepage comme on le sait.Daniel Boucher, Isabelle Boulay, Nicola Ciccone, Les Respectables, Natasha St-Pier, Bruno Pelletier et Paul Piche offriront aux spectateurs et telespectateurs des numeros specialement concus pour l'evenement.La realisation de la telediffusion a ete confiee a Jocelyn Barnabe.Scott Price assurera la direction musicale du gala, Pierre Labonte en a concu les decors, Yves Aucoin en a imagine les eclairages.Faites vos jeux ! GAROU Suite de la page D1 Parmi ces dernieres, Sous le vent de Jacques Veneruso, en duo avec Celine.Je lui envoyais les chansons des qu'elles etaient pretes a entendre.Il parait qu'apres avoir recu Sous le vent, elle la chantait tout le temps.Rene lui a suggere l'idee d'un duo.Quand je suis passe par Montreal, entre Londres et Los Angeles, on l'a essayee a la guitare, elle et moi.C'etait bien.Et c'etait sympathique (il aime), pas marketing (il n'aime pas).Ils sont, plus tard, passes a l'etape enregistrement.On avait mis plein de chandelles dans le studio et on a divise la chanson sur place , raconte Garou.Avant de, finalement, pouffer : Ce duo-la, tu sais, en realite, c'est un trio ! Because la grossesse de Celine.Fais comme si je quittais la terre / J'ai trouve mon etoile / Je l'ai suivie un instant / Sous le vent.Bon, il l'admet : on est loin du repertoire du bluesman ecorche qui chantait du Joe Cocker, Leonard Cohen et Eric Clapton dans les bars enfumes de Sherbrooke et de Magog.On est par contre dans la directe ligne de tir du public de Notre- Dame de Paris.Si bifurcation il y a eu dans la carriere de Garou, c'est la qu'elle a eu lieu.Lorsque Luc Plamondon lui a offert de devenir Quasimodo.Notre-Dame de Paris m'a change, insiste-t-il.J'ai soudain eu envie de chanter en francais.J'ai decouvert la la profondeur qu'il pouvait y avoir dans des textes, pas en chantant I Feel Good.Seul est dans la continuite de ce virage.Il s'adresse a ceux et celles qui ont pleure sur le sort de Quasimodo.A ces gens qui ont tellement donne a un artiste qui n'avait meme pas de disque , poursuit Garou avec ce feu et ces flammes qui lui montent au coeur quand on parle de ses fans.Ses plus grands bonheurs d'interprete, les racines du pourquoi il fait ce metier-la se trouvent dans leurs applaudissements.Et pas seulement la.Mais aussi dans les ponts qu'il lance vers eux.C'est pour cela que, paradoxalement, il ne s'est jamais senti aussi seul sur scene que dans la peau de Quasimodo.Quasimodo qui est un personnage.Garou, lui, est un entertainer.Il aime parler directement au public.Face a face.Bas les masques.S'il exulte a ce point au moment de la sortie de son disque, c'est egalement a l'idee de refaire des spectacles.Devant des gens avec lesquels i l pourra jouer de spontaneite.En compagnie de ses chums.The Untouchables, qu'ils s'appelaient.Ils sont de retour.Le loup dans Garou avec eux ?On le decouvrira au mois de fevrier, lorsqu'ils seront en spectacle au Quebec.Ensuite ?Parait que l'horaire 2001 de l'interprete est tres charge.On lui a propose des roles dans des films D mais il n'a encore rien accepte.Et puis, il y aura l'enregistrement d'un disque en anglais : Il faut ! Il y a 45 Britney Spears sur le marche anglophone, mais pas beaucoup de gars ! Et l'idee de jouer le role du loup dans la bergerie ne semble pas lui deplaire.VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Jennifer Lopez Cinema (23:50) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Claude Charron / J.-L.Brassard Hockey / Canadiens - Rangers Le Telejournal Sport Fitz (22:50) Le TVA 18 heures Cinema / JACKIE CHAN PERD LA MEMOIRE (5) avec Jackie Chan, Michelle Ferre Cinema / LE COURAGE A L'EPREUVE (4) avec Denzel Washington, Meg Ryan TVA / Sports Documentaires - Sciences / Planete Ocean.Cinema / BARRY LYNDON (2) avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson Cinema / ORANGE MECANIQUE (1) avec Malcolm Mc Dowell, Patrick Magee (22:09) Les Simpson Cinema / SELENA (5) avec Jennifer Lopez, Edward James Olmos Cinema / COIN ROUGE (5) avec Richard Gere, Bai Ling Le Grand Journal Pulse Habs, Week Higher Ground Skate Canada International / Patinage artistique CTV News Pulse/Sport News .Contact Twice in a Lifetime News Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Blues Hockey / Penguins - Flames College Football (15:30) News Spin City The Radio Music Awards News Baywatch College Football (15:30) Seinfeld That's Life Walker, Texas Ranger The District ER News Night.News Stargate SG-1 Cinema / CRIMSON TIDE (4) avec Denzel Washington, Gene Hackman Sat.Night The Lawrence Welk Show Yes Minister Being Served?Vicar of Dibley No Place.Ballykissangel Austin City Limits Cinema / ZULU (4) BBC News Deviants TV The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time goes Red Dwarf Frontline / The Choice 2000 City Confidential / Great Falls Biography: Steve Allen Biography / Next Firts Lady Dalziel and Pascoe Sherlock Holmes Mysteries Arts, Minds .for Variety Revelation: An Oratorio Bach in Auschwitz Wholes.Ed Sullivan Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde Familles celebres / Lee Biographies / Boris Karloff Navarro / Froid devant! Cinema Paysage afromonde Philippines tele-serie Horizons armeniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunesie Palestine.Prevention des toxicomanies Le Monde a la carte .un cegep Branche-toi Le CHARL Collation.medias In Focus Histoire des formes urbaines You Asked.Timeslot Storm Warning! How'd they do that?Vets in.Sex Files Into the Unknown Connection You Asked.Pret a partir D'iles en iles Aqua Planet Travel.Croisieres a la decouverte.Carte postale de Floride Pret a partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinema / LIONHEART: THE CHILDREN'S CRUSADE (5) Cinema (22:45) Queen of Swords Sabrina Drew Carey Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Blues & Roots, Bob Walsh Queen of Swords That's Life Saturday Night Live Special A.Hitchcock Sat.Night Tournants de l'Histoire Histoires de trains La Face cachee de l'Histoire Cinema / LA PASSANTE DU SANS-SOUCI (4) avec Romy Schneider, Michel Piccoli Hearts of Darkness (17:00) Great Train Stories Crown and Country Cinema / UNFORGIVEN (2) avec Clint Eastwood, Gene Hackman TV Guide Flick The Tourist Pet Project Birth Stories Skin Deep Extra Specials Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up.Musicographie / The Clash Cinema / THE COMMITMENTS (4) avec R.Arkins, M.Aherne Musicographie / The Clash Box Office Le Cimetiere Buzze le quiz Fax Concert Plus: Beastie Boys Clip Groove BBC News Culture-Shock On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts @the end Canadien.Culture-choc Journal RDI Medias Cyber Attaque Telejournal .artistes Culture.Canadien.Decision 2000 Sports 30 Jrnl du Can.Patinage artistique Patinage artistique / Skate Canada International Sports 30 Jrnl.Can La Boutique aux malefices Saint-Tropez, sous le soleil Frequence Crime La Firme de Boston Cinema / DE GRANDES ESPERANCES (4) avec Ethan Hawke The Grafters Cinema / HIGH STAKES (6) avec David Foley, Roberta Weiss Davinci's Inquest Cinema / BOB ROBERTS (3) avec Giancarlo Esposito Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinema / THE COLD EQUATIONS (4) avec Bill Campbell Cinema / VIRUS (6) Gamenight Sportscentral Golf / Southern Farm Bureau Classic - 3e ronde Wrestling: WWF Live Sportscentral Game on Sports Gen.Grouille-toi Volt Treize journees dans .Duos: Session Jazz Cinema / WILL PENNY LE SOLITAIRE (4) avec Charlton Heston Le Grand Banc, entre terre.Ten Unexplained Mysteries Night Visitors Painted Babies The Operation / Breast.Storm in a D-Cup Painted Babies .(17:00) Sportsdesk Guys TV / Cowboys Cheerleader / Martial Arts / Timbersport Series / The Collectors / Strongest Man Football / Roughriders - Lions Cinema (17:00) A.Anaconda Redwall Ned.triton .le meilleur Drole, voyou Simpson Cybersix Surfer.South Park Simpson .le meilleur Vins.Journal suisse Journal FR2 Le Plus Grand Cabaret du monde Union libre (21:40) Gros Plan (22:40) Jrnl b.(23:10) Soir 3 (23:35) Avventura.Great Parks National Geographic Cinema / MILDRED PIERCE (4) avec J.Crawford, Jack Carson Interviews Cinema / STELLAS DALLAS (4) .secondes Copines.Dos Ado Quand la vie est un combat Eros et Compagnie Sortie gaie Copines.Trauma City Mag Rendez-vous avec.Vos finances A notre sante, docteur! L'Actuelle Sur.colline Addam's.Grade Alien Worst Witch Buffy the Vampire Slayer Live through this Goosebumps Student.Syst.Crash Radio Active Au-dela du reel Star Trek: la nouvelle generation Battlestar Galactica X Files Des histoires extraordinaires Louise Cousineau 12:15 P - LES DICOS D'OR La demi-finale a lieu a la veille du depart du Vendee Globe.Revisez donc au plus tot vos termes maritimes.Le corrige a 16h30.18:30 K - SELENA Jennifer Lopez et Edward James Olmos dans cette histoire qui raconte l'assassinat de la chanteuse Selena Quintanilla en pleine gloire.17:00 A - LES PIEDS DANS LES PLATS Il fait noir, vous avez rate Pinard et Josee hier soir, c'est le moment de recuperer l'emission sur les produits de nos forets .faune et plantes .en sirotant l'aperitif.22:09 A - ORANGE MECANIQUE Le meilleur film de Stanley Kubrick, d'apres l'extraordinaire roman d'Anthony Burgess.L'histoire d'un jeune voyou ultraviolent, qui trippe sur Beethoven et qui finira en legume.Avec Malcolm Mc Dowell. 6LP0301D1104 d3 samedi 6LP0301D1104 ZALLCALL 67 01:18:32 11/04/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 D3 OPÉRA L'homme qui a sondé l'âme de Katya SONIA SARFATI André Barbe a eu, dès l'enfance, l'oreille à la musique.Au cinéma, la trame sonore des films le transportait autant que le récit.Au point où il s'étonnait que, dans la vie, le son des clochettes ne souligne pas ses transports de joie et que le roulement du tonnerre n'accompagne pas ses peines.La réalité et les émotions épousées par la musique.C'est ainsi qu'il entendait la vie.Qu'il l'entend toujours.Devenu scénographe parce qu'il chérit la scène mais pas les projecteurs Ð il aime voir, de l'extérieur, le résultat de son travail.or, la chose est impossible à ceux qui choisissent la lumière à l'ombre Ð, André Barbe a donc, toujours, associé la musique à son travail.Indirectement, puisqu'il écoute systématiquement des disques quand il imagine des décors de théâtre Ð il a entre autres signé ceux de Marius et Fanny ou des Palmes de M.Schutz, tous deux mis en scène par Denise Filiatrault avec qui il a travaillé une quinzaine de fois : « Certains m'appellent saint André », plaisante- t-il à ce sujet.Ou directement, quand il glisse dans son lecteur de disques au laser un enregistrement de l'opéra pour lequel il devra fabriquer l'écrin qui mettra en valeur les manières du metteur en scène et la voix des interprètes.Pendant des mois, André Barbe a donc beaucoup écouté Katya Kabanova de Leos Janacek.Imprégné des tourments de la jeune femme, plongé dans les déchirements d'une Russie en voie de bifurcation, il a imaginé la scénographie qui occupe ces jours-ci l'imposante scène de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts où l'oeuvre est présentée dans une mise en scène de Bernard Uzan.Une production qui, en avril, sera jouée au Florida Grand Opera.Une rampe de bois de cinq mètres de profondeur par une trentaine de largeur.Le bois, pour les datchas.Pour le côté primaire et rugueux de la campagne russe.La rampe, un peu comme une roue dans laquelle tourne et tourne l'animal domestique prisonnier.Un peu, aussi, comme un navire voguant sur la Volga.Elle, représentée par un voile de moustiquaire froissée qui devient eau sous la caresse de l'éclairage et dont la présence devient de plus en plus importante au fil des actes.Ses flots se refermeront sur Katya quand celle-ci, après avoir succombé aux charmes de Boris, se suicidera.Ne supportant pas l'idée d'avoir trahi son époux.Et ses valeurs, qui sont celles de la Russie traditionnelle.Celles de sa belle-mère, également.La Kabanicha.Personnage d'ombre.Étouffant.Représentant la vieille Russie.Afin de bien traduire la figure maternelle dominatrice et la situation qui tue lentement Katya, André Barbe a opté pour une scénographie qui, tranquillement, au moyen d'éléments mobiles Ð un cabanon, des ruines placardées d'affiches révolutionnaires (l'action, que Janacek situe en 1866, a été déplacée aux années précédant la révolution), un mur orné d'icônes représentant la Vierge et son fils.Ð se referme sur la jeune femme.Un seul semblant de point de fuite, fugace : Boris et Katya au clair d'une lune pleine, après l'amour.L'astre peut alors se voir comme la lumière au bout du tunnel.Puis, comme un oeil qui juge.« J'ai voulu symboliser les choses.Traduire à travers la scénographie ce mal de vivre très slave, présent dans la musique de Janacek.Capter l'univers de Katya et montrer qu'il n'existe pour elle qu'une seule issue.et elle est vers le fond », explique André Barbe.Une approche plus impressionniste et psychologique que réaliste, donc.Ce qui n'est pas toujours son style.« En fait, je n'ai pas UN style, rigole-t-il.Je m'imbibe de l'oeuvre et je la laisse me guider, m'inspirer.Je m'adapte facilement.» Et avec un plaisir ludique évident.S'amuser en innovant Ainsi, il y a quelques semaines, il participait au Wexford Festival of Opera, en Irlande, en tant que scénographe de Si j'étais roi d'Adolph Adam mis en scène par Renaud Doucet.Une oeuvre inspirée d'un des Contes des Mille et Une Nuits.Du décor d'André Barbe émanait alors l'esprit et les couleurs d'un grand livre pour enfants.On est loin du bois et du sentiment d'étouffement nécessaires à Katya Kabanova.Comme on est loin des eaux et de la verdure qui foisonnent sur les croquis qu'André Barbe a réalisés pour la scénographie de Pelléas et Mélisandre de Debussy, que l'Opéra de Montréal présentera plus tard dans la saison dans une mise en scène de Renaud Doucet Ð avec lequel, décidément, André Barbe a développé une grande complicité scénique.Il est heureux de la chose.Mettre son savoir- faire au service de l'opéra est ce qui le satisfait le plus.Cet art-là, il l'aime profondément, sans en être un spécialiste.Professionnellement parlant, il l'a approché une première fois en 1992 pour la faculté de musique de l'Université Mc Gill.Il a aussi travaillé pour le Pacific Opera de Victoria, en Colombie-Britannique.Et maintenant, pour l'Opéra de Montréal.Il savoure.Goûte.S'amuse à innover en contrant Ð ou en se servant Ð des contraintes inhérentes à cette forme artistique : peu importe l'endroit de la scène où ils sont, les artistes doivent pouvoir avoir un contact visuel avec le chef d'orchestre ; et ces artistes-là sont avant tout des musiciens, pas des acteurs Ð ni des acrobates.Ces derniers, acteurs et acrobates, André Barbe les côtoient sur d'autres plateaux Ð puisque, outre la scénographie de pièces de théâtre, il signe aussi celles d'émissions de télévision.On lui doit entre autres les décors du Plaisir croît avec l'usage, du dernier gala des Jutra, de la série pour enfants Tohu-Bohu, etc.Et il travaille actuellement sur une émission qui sera produite par le Cirque du Soleil et TVA International.Une série de 13 émissions dont le tournage commencera en avril, et qui sera animée par trois clowns : René Bazinet, John Gulky et.Michel Courtemanche.Pour cela, André Barbe a imaginé un décor fait de bouteilles d'eau en plastique, de vieilles chaussures et de canettes écrasées.C'est aussi fou que beau.Et c'est, aussi, plein de musique.Toujours, la musique.Qui met du relief sur les bons coups et du drame sur les secondes précédant l'exploit.Le scénographe s'y sent comme un poisson dans l'eau.Mais pas assez pour plonger sous les feux de la rampe.Lui, n'est pas entré dans le décor par accident.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Le scénographe André Barbe devant le décor qu'il a conçu pour Katya Kabanova.Katya Kabanova, dans le prolongement de Jenufa CLAUDE GINGRAS Trois ans après le succès aussi grand qu'inattendu de Jenufa, l'Opéra de Montréal propose un autre ouvrage de Janacek comme deuxième spectacle de sa saison : Katya Kabanova, qui prend l'affiche ce soir, 20 h, salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Comme dans Jenufa, le célèbre compositeur tchèque aborde un sujet morbide (avec, par exemple, la mort par noyade comme solution ultime aux problèmes) ; il met en scène un drame où une famille est déchirée par les conflits de générations et étouffée par le conformisme et l'hypocrisie de son milieu ; et il signe une partition qu'il faut bien qualifier de revêche, où les voix ne « chantent » pas vraiment mais parlent « musicalement », vocifèrent même, dans une langue inconnue de la plupart, le tchèque (les surtitres seront d'un grand secours !), un texte plus proche du théâtre que de l'opéra, sur un fond d'orchestre qui en souligne la force, la tragédie et l'effroi.Ici encore, donc, de la part de l'OdM, une proposition extrêmement audacieuse à un public d'opéra des plus conservateurs et le signe évident d'une volonté de sortir des sempiternels Rigoletto, Bohème et Traviata.Comme pour Jenufa (mars-avril 1997), l'OdM a prudemment programmé cinq représentations au lieu des six habituelles.Durée prévue de la soirée : deux heures et demie, les deux entractes compris.Dévoilement ce soir De Jenufa, on retrouvera le metteur en scène Bernard Uzan, dont s'achève le mandat comme directeur général et artistique de l'OdM, et on retrouvera dans la fosse l'Orchestre Métropolitain, cette fois dirigé par l'Écossais Stewart Robertson.Il s'agit d'une toute nouvelle production montée conjointement par l'Opéra de Montréal et le Florida Grand Opera, dont M.Robertson est le directeur artistique.Signée André Barbe pour le décor et Joyce Gauthier pour les costumes (et décrite ci-contre par ma collègue Sonia Sarfati), cette production est dévoilée ce soir même à Montréal et sera vue en Floride en février, avec de nouveau M.Uzan à la mise en scène, M.Robertson au pupitre et quelques-uns des mêmes interprètes.Inspiré par une tragédie du Russe Aleksander Ostrovsky intitulée Groza (c'est-à-dire L'Orage) et créé à Brno en 1921, Katya Kabanova nous transporte vers 1860 dans une petite ville perdue des bords de la Volga.Katerina (ou Katya) Kabanova, le personnage central, est mariée à un certain Tikhon Kabanov, homme médiocre que domine sa mère Marfa, veuve d'un riche marchand.Suivant la coutume slave des diminutifs, elle est appelée ici Kabanicha (comme Katerina est appelée Katya).Kabanicha déteste Katya et reproche à Tikhon de l'aimer plus que sa propre mère.Avec eux vit une fille adoptive, Varvara, amoureuse de Vanya Kudrjas, instituteur et chimiste à l'emploi de l'ivrogne Dikoj.Celuici a un neveu, Boris, qu'il terrorise, et qui aime secrètement Katya.Dikoj et Kabanicha deviennent bientôt les symboles du pouvoir établi auquel se heurtent les jeunes couples Boris-Katya et Vanya-Varvara.Au cours d'un orage Ð en accord avec le sujet original d'Ostrovsky Ð, Katya révèle son infidélité à Tikhon et Kabanicha et court se jeter dans la Volga.Le rôle-titre de la production montréalaise a été confié à l'Ukrainienne Oksana Krovytska.La voix de mezzo de Kabanicha sera celle de la Québécoise Noëlla Huet.Spécialiste du répertoire slave et entendu dans Jenufa il y a trois ans, le ténor américain Allan Glassman sera Boris, l'amant de Katya, après avoir été Tikhon, le mari, en 1991 au Metropolitan.À l'OdM, Tikhon sera chanté par un autre ténor américain, Thomas Studebaker.Le couple Vanya-Varvara sera représenté par Richard Coxon, ténor britannique, et Marianne Bindig, mezzo ontarienne.Mikhaïl Svetlov Krutikov, basse russe dont on se rappelle les prestations dans Barbiere au printemps et plus récemment dans le Requiem de Verdi, devrait faire un inoubliable Dikoj.Les Montréalais Richard Labbé et Claudine Ledoux compléteront la distribution dans de petits rôles.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Deux générations s'affrontent : la blonde Katya Kabanova (Oksana Krovytska) et sa sombre belle-mère Kabanicha (Noëlla Huet).La Nostalgie du paradis T h é â t r e d ' A u j o u r d ' h u i de François Archambault mise en scène Jean-Stéphane Roy avec France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins, Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault, Louise Turcot concepteurs Florence Cornet, Pascale Déry , Nicolas Descôteaux, Stéphane Girouard, Nathalie Godbout, Olivier Landreville, Patricia Ruel Théâtre d'Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Du 25 octobre au 18 novembre 2000 COMPLET 7 novembre Représentation dimanche 5 nov.à 15 h 6LP0401D1104 D4 SAMEDI - ARTS 6LP0401D1104 ZALLCALL 67 01:25:49 11/04/00 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 NO V EMB R E 2 0 0 0 COUPS DE COEUR FRANCOPHONE Réaliste, Juliette?Non, surréaliste! JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE UN TROPHÉE, ça ne change pas le monde.Parlez-en à Juliette, qui a remporté le prix Victoire de la révélation (équivalent français des Félix) en 1997.Si cet honneur lui a donné un coup de pouce, on ne peut pas dire que la dame soit devenue une star.Trois ans plus tard, malgré ses six albums, un prix de l'Académie Charles-Cros et un titre de Chevalier des arts et des lettres, les radios et les télés continuent de lui tourner le dos.C'est qu'elle n'a rien de très glamour, cette petite boulotte à lunettes.« Hors showbiz à mort » pour la citer, ses disques se situent systématiquement en marge des modes.Sorte de Thomas Fersen au féminin, humour en prime, elle s'inscrirait plutôt dans une certaine tradition de la chanson française, tradition qu'elle ingère et recrache à sa manière, à la fois respectueuse et iconoclaste.Faute de mieux, certains critiques l'ont classée dans le rayon des chanteuses réalistes.Elle s'en serait bien passée.S'il y a effectivement un peu de Damia ou de Fréhel dans sa voix gouailleuse, s'il est vrai que Piaf fut pour elle une influence, si on reconnaît chez elle les traces d'une chanson française surgie d'un autre âge, Juliette est loin de se prendre pour une chanteuse sombre des années 30.«Il y a de ça, mais aussi bien d'autres choses, clame-t-elle.En fait, je vise le mélange de genres.Un peu de réalisme, un peu de fantaisie, un peu de music-hall, un peu de chanson rive gauche.De tout quoi.Pourquoi ?Parce que je n'ai pas envie de m'ennuyer, tout simplement.Mon plaisir à moi, c'est la diversité.Aborder les mêmes sujets avec des plans variés par exemple.Poser ma caméra sous différents angles.» Tout ça pour dire que Juliette se décrit comme une chanteuse de variétés.Dans le sens « varié » du terme, bien sûr.Ça vaut pour la musique, faite de tangos, marches militaires, musette et autres, mais aussi pour sa truculente galerie de personnages, qu'elle habite de façon complètement surréaliste et qui sont autant d'univers en soi.Nonne, clocharde, vipère, sorcière, bouffeuse d'amants, on en passe.Son disque le plus connu, Rimes féminines (sur des textes que lui avait écrits.un homme), rendait hommage à soixante femmes plus ou moins célèbres.De petites pièces de théâtre À la question : pourquoi chantez- vous, elle répond justement qu'elle « adore jouer la comédie ».Elle ne se destinait pas à ce métier d'ailleurs.Née Juliette Nouredine, petite-fille d'émigrés kabyles et fille d'un saxophoniste professionnel, elle est étudiante en musicologie avant d'embrasser la vie de bohème et de se faire la main dans les pianos-bars enfumés.Elle aurait voulu faire du théâtre, mais le théâtre aurait fini par l'ennuyer.« Jouer le même personnage chaque soir, pendant un mois.Très peu pour moi.» Elle trouvera finalement son compte dans la chanson, musique et comédie combinées.« Vingt chansons, vingt petites pièces de théâtre par soir », dit-elle.Il faut savoir que c'est sur scène que le personnage de Juliette prend toute sa mesure.« Si j'arrivais à mettre sur disque ce que je fais sur scène, je vendrais plus de disques que Céline Dion ! » lâchet- elle à la blague.Au Québec, ceux qui ont vu savent à quel point on ne s'ennuie pas avec cette drôle de chanteuse, qui affirme par ailleurs trouver la chanson à texte « souvent très emmerdante ».Venue chez nous trois fois, elle vient de lancer un disque spécialement conçu pour ici (Chansons et rimes) où elle propose un résumé de ses six disques français.En France, elle continue sa lente ascension.Petit à petit, Juliette s'est fait un nom.Dans l'élite parisienne d'abord, puis chez les profs et les intellos.Le cercle de ses fidèles s'élargit progressivement, même si elle reste peu médiatisée.Rien que par le bouche à oreille et sa réputation de show-woman, ses deux derniers disques se sont écoulés à quelque 100 000 exemplaires.L'an dernier, elle s'est payé vingt fois de suite l'Olympia.Et voilà qu'elle s'apprête à signer un gros contrat de disque avec une multinationale.Elle n'en dit pas plus, rien n'étant encore officiel, mais elle assure que ce sera historique.« Je monte peut-être un peu lentement, dit-elle.Mais au moins, ça ne redescend pas.» Photo DENIS COURVILLE, La Presse © La politique n'a pas la cote chez les jeunes.Normand Desrochers, le batteur de Guérilla, Batlam, Biz et Chafiik, de Loco Locass, ne partagent pas cet avis.Les deux groupes sont sur la scène du Cabaret, ce soir, à 20h.Engagez-vous, qu'ils disent ! P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale COMME ÇA, la cause souverainiste n'a plus la cote auprès de la population ?Les gens ne veulent plus entendre parler d'un énième référendum ?Pourtant, chez les musiciens de la relève, les échos des grands rassemblements militants des années 70 résonnent encore fort dans leurs coeurs de Québécois.Il semble bien que la politique enflamme à nouveau les ardeurs de nos musiciens.Le premier album de la formation rock pesante Guérilla s'appelle Manifeste.Celui des rappeurs Loco Locass, Manifestif.Le lien est clair : une référence à la cause indépendantiste, une invitation à l'engagement.« Si tu ne t'occupes pas de politique, c'est la politique qui va s'occuper de toi », dit Batlam, de Loco Locass.Ceux qu'on a présentés comme « groupes engagés » ont donc été programmés ensemble dans les Coups de coeur pour le concert de ce soir (20h30) au Cabaret.Un spectacle qui promet d'être percutant, surtout en cette période d'activités électorales.« Mais on se décrit surtout comme un groupe socialiste, bien qu'on fasse la promotion de la souveraineté », corrige Normand Desrochers, batteur de Guérilla, qui insiste aussi pour dire qu'il n'appuie aucun parti politique.Assis à ses côtés, les trois membres de Loco Locass abondent dans le même sens.« On nous dit artistes engagés et on a associé ça, forcément, à la souveraineté, avance Biz.C'est réducteur.On s'implique dans les causes sociales.Notre rôle, c'est d'être les chroniqueurs de la politique, mettre les choses au grand jour en musique et en paroles.» Et de débattre sur le scandale des subventions de la Direction des ressources humaines, complètement évacué de la présente campagne électorale.Guérilla et Loco Locass sont conscients qu'ils comblent un vide dans le paysage politique et artistique.Un vide laissé par les artistes qui, durant les années 70 (plus précisément lors de l'élection du Parti québécois en 1976), travaillaient en synergie avec les politiciens pour promouvoir l'indépendance.« On dit à Bouchard de ne pas s'occuper de souveraineté parce que le peuple n'en veut pas, explique Biz.Je crois que c'est l'affaire de gars comme nous autres, les artistes mais aussi les éducateurs et les profs d'histoire, ceux qui parlent aux jeunes, de les intéresser à la cause.J'en veux davantage aux artistes qu'aux politiciens si, aujourd'hui, on est apathiques face à la souveraineté.» Donnant l'exemple, des membres de Guérilla sont engagés dans un projet de compilation intitulé Québec Libre.Une douzaine d'artistes (dont Mononc' Serge, Les Cowboys Fringants, Loco Locass et Guérilla) offriront une chanson militante pour ce disque qui doit paraître en février.Loco Locass ont lancé simultanément l'album et le livre Manifestif, ce dernier compilant sur papier les textes du disque.Puis, ils l'ont fait parvenir en tant que mémoire aux présents états généraux sur la langue et souhaitent aller rapper Malamalangue à Québec.« C'est notre diagnostic sur la santé de notre français », indique Chafiik.Mais ce qui unit les groupes, c'est d'abord les moyens qu'ils prennent pour que le message passe.« Notre disque s'appelle Manifestif, explique Biz.L'idée de manifester est importante, mais l'idée de festivité compte pour 50 % dans le concept.Même si le propos est sérieux, l'enrobage est festif.Il nous semble que ça intéresse à la chose de façon subtile.» Guérilla et Loco Locass sont convaincus que c'est la bonne façon de rejoindre les jeunes.D'ailleurs, les rappeurs ne comptent plus les courriels de solidarité reçus depuis la sortie de Manifestif.« Les jeunes ont besoin de ça », assure Chafiik.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Juliette : « Mon plaisir à moi, c'est la diversité.» La chanteuse sera à la maison de la culture Frontenac ce soir à 20h.4353, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 DU 10 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE les vendredis à 20 h et samedis à 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10h30, 13h30 et 19h) AVEC : MARCEL SABOURIN, ÉVELYNE ROMPRÉ, SÉBASTIEN DELORME, ROBERT LALONDE, JACQUES ALLARD, DIANE OUIMET, ROLAND LAROCHE ET JEAN RICARD CONCEPTEURS : CLAIRE L'HEUREUX, ANICK LA BISSONNIÈRE, LINDA BRUNELLE, ANDRÉ RIOUX, CATHERINE GADOUAS, PATRICIA RUEL, FLORENCE CORNET de MOLIÈRE Mise en scène L'ÉCOLE DES FEMMES ALAIN KNAPP CE SPECTACLE EST PRÉSENTÉ EN COLLABORATION AVEC L'HISTOIRE TORDUE D'UN VIEUX MONSIEUR QUI VOULAIT ÉPOUSER UNE TOUTE JEUNE FILLE AUJOURD'HUI Corpus Juliette Maison de la culture Frontenac, 20h Pervers Polymorphe Le Zest, 20h Les Extincteurs Le Lion d'Or, 20h30 Loco Locass Guérilla Le Cabaret, 20h Du 1er au 12 novembre 2000 Un spectacle du Théâtre du Gros Mécano Texte : Michel Nadeau Mise en scène : Reynald Robinson Avec : Carol Cassistat et Tova Roy Assistance à la mise en scène : André Guérin Décors et accessoires : Véronique Dumont Costumes : Marie-France Larivière Musique : Ludovic Bonnier Éclairages : André Rioux 245, rue Ontario Est, Montréal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 514 790-1245 ou 1 800 361-4595 présente La Presse 4 novembre 2000 Page D5 manquante 6LP0601D1104 D06 sam.(Arts) 6LP0601D1104 ZALLCALL 67 01:20:32 11/04/00 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 THÉÂTRE Caresses en bouche Monique Spaziani vend son âme à la Marquise au Rideau Vert JENNIFER COUËLLE Laclos a sa Madame de Merteuil, Sade, sa Juliette et Marivaux, un demi-siècle plus tôt, a donné jour à une Marquise pas si fielleuse après tout.Stratège, mais pas forcément vipère.L'amour qui dévie, veut la tradition, ne va pas sans quelques ficelles bien tirées, une manoeuvre, veut toujours la tradition, le plus souvent au féminin.Dit autrement, une vengeance fardée, parfumée.et particulièrement bien menée.Dans L'Heureux Stratagème, pondu par Marivaux quelque cinquante ans avant la Révolution française, « la Marquise, commente celle qui se glissera dans ses robes à compter de mardi, est une femme de tête, une femme d'esprit.Et bien qu'elle cherche à se venger, je crois qu'elle a l'impression de faire une bonne action en faisant un peu la leçon à ses deux infidèles.» Monique Spaziani répète depuis un mois et demi sa marquise qui s'appelle tout simplement Marquise et qui, délaissée par son Chevalier (Gabriel Sabourin) que lui a chipé la Comtesse (Markita Boies), laquelle a brisé le coeur de Dorante (Jean Petitclerc), rétorquera matoise.Ce qui n'empêche pas la comédienne d'avouer son faible pour la plus coquette Comtesse, « le véritable personnage principal de cette pièce, dit-elle, celui dont on suit l'évolution de l'amour du début à la fin ».Une rusée, donc, une qui joue les charmeuses, un profiteur et un dupe.Sous la direction de François Barbeau qui prendra soin aussi de les habiller, ils marivauderont plus d'une heure durant sur les planches du Rideau Vert.Ils battront des ailes, apparemment, dans le jardin automnal de la Comtesse, une scéno d'arcades et de feuilles colorées signée Louise Campeau.« Avec ce décor-là, avec nos costumes, on n'est pas loin de ressembler à des oiseaux dans une volière », laisse tomber gros sourire la comédienne.Légèreté, quand tu nous tiens.Celle de Marivaux n'est pas tant dans le propos que dans la langue, dans la manière de tourner les mots.Et tant pis pour Voltaire qui reprochait à son contemporain « de peser des oeufs de mouche dans des balances de toiles d'araignée » ! Précieux, p e u t - ê t r e ?« C'est clair, dit Monique Spaziani, que Marivaux s'amusait beaucoup avec son écriture ; on le sent, son plaisir des mots.Cependant, je ne crois pas qu'on puisse résumer son oeuvre à du glaçage sur le gâteau.C'est un spécialiste, quand même, Marivaux, un spécialiste de la nature humaine.Il avait 55 ans lorsqu'il a écrit L'Heureux Stratagème, puis un homme de 55 ans qui écrit sur l'amour le fait nécessairement avec du vécu.Ça me semble évident qu'il avait quelque chose à dire ; il l'a fait peut-être avec beaucoup de pudeur en se servant d'ironie, mais il y a quelque chose sous tout ça.C'est fin, il faut savoir écouter.» Écouter les dédales et méandres de l'amour, sujet classique s'il en est.« Mais c'est plus que ça, précise Monique Spaziani.Cette pièce parle aussi de la fidélité, de comment on se débrouille avec notre besoin d'aimer, de quelle façon on doit aimer.Faut-il être honnête, faut-il s'ennuyer avec quelqu'un qui nous aime ?Faut-il folâtrer, faire semblant ?C'est quoi l'amour de nos jours, hein ?Il y en a de toutes sortes.» Et de l'avis de cette comédienne au regard qui déborde, L'Heureux Stratagème sait étirer sa portée jusqu'à nous.« A priori, ditelle, c'est une pièce d'époque, mais je sais que pour moi, quand je la joue, ça me sonne des cloches, je me dis oui, moi aussi, je connais l'âme humaine comme ça.» Celle de la Marquise est un peu toute nue.Sans amour.« C'est parce qu'elle n'est pas vraiment amoureuse, estime Moniq qu'elle est capable de jouer le jeu jusqu'au bout, qu'elle a la distance qu'il faut pour le faire.» Une Marquise qui mord, qui dans une scène brève et incisive avec la Comtesse donnera dans la réplique et contre- réplique jusqu'au vertige.« C'est épouvantab Aujourd'hui, on dirait certainement voilà deux petites bitchs ! » Une saynette sans sucre dans le sillage, peut-être, de la dame Avon pleine de rage que la comédienne incarnait récemment, et à 100 %, dans L'Hôtel des horizons de Reynald Robinson.Pas la peine, par contre, de parler contre-emploi avec cette artiste qui a l'habitude de jouer les douces, les victimes.« Qu'est-ce qu'un contre-emploi ?Ce sont les rôles qu'on a joués avant qui font que maintenant, on a un contre-emploi.Un contre-emploi, c'est peut-être ce qu'on ne nous donne pas d'habitude, mais ce n'est pas ce qu'on ne peut pas faire.Et au fait, qui a dit que les blondes éthérées devaient être ennuyantes ?» Bien.En attendant le jour J, Monique Spaziani a un pied sur la scène et le nez dans un glossaire des termes de l'époque.« C'était une super idée de nous avoir remis ça.Parce qu'il y a des fois où on lit le texte et qu'on joue suivant la définition d'un mot qu'on croit être juste, mais que tout à coup, en cours de répétition, on se rend compte qu'on est hors champ.Par exemple, pour nous, le mot cajoler veut dire tout simplement caresser.Mais Marivaux, lui, l'entendait dans le sens de plaire à une femme par des paroles et des manières.» Jusqu'au bout, donc, ce Marivaux.On l'attend.L'HEUREUX STRATAGÈME de Marivaux, mis en scène par François Barbeau.Théâtre du Rideau Vert, du 7 novembre au 2 décembre.«Avec ce décor-là, avec nos costumes, on n'est pas loin de ressembler à des oiseaux dans une volière.» photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Monique Spaziani : « Je ne crois pas qu'on puisse résumer l'oeuvre de Marivaux à du glaçage sur le gâteau.C'est un spécialiste, Marivaux, un spécialiste de la nature humaine.» 16 au 30 d.cembre Place des Arts Billets : (514) 842-2112 www.grandsballets.qc.ca Un ballet Nault/Tcha.chovsky Présenté par : Noisette Casse 3 GRANDS C ONTE S PO UR NOËL Casse-Noisette, Cendrillon et Le Lac des Cygnes DISPONIBLES EN ABONNEMENT La Presse 4 novembre 2000 Page D7 manquante 6LP0802D1104 D-8 SAMEDI - ARTS 6LP0802D1104 ZALLCALL 67 01:27:15 11/04/00 B D8 · LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 THÉÂTRE MUSICAL La légende de Lester Young JENNIFER COUËLLE LA PIRE CHOSE qui risque de se produire sur la scène de la salle du Maurier du Monument-National à compter de mardi est.de l'émotion.Pas de blague.Celle du jazz.Celle, aussi, d'un groupe de comédiens et de musiciens qui se rencontreront sous la direction scénique de Julie Vincent.Dans le but avoué et manifestement inspiré de rendre hommage au surdoué Lester Young.Ce saxophoniste, vous savez, ce compositeur qu'un certain dictionnaire de jazz qualifie d'inventif, cet inspirateur du jazz cool.La Résurrection de Lady Lester, tout simplement The Resurrection of Lady Lester dans sa version orig Oyamo (né Charles Gordon), colle à la peau de la comédienne et metteur en scène Julie Vincent depuis 1984.« J'ai pris connaissance de la pièce au moment où Linda Gaboriau, qui était à l'époque au Centre des auteurs dramatiques (CEAD), a orchestré un échange entre des auteurs de Montréal et de New York.J'ai été invitée à participer à la lecture, et j'ai tout de suite été saisie ; j'ai eu l'impression d'entendre quelque chose de nouveau.» Un quelque chose qui vient à nous dans la langue du dramaturge (Les Guerriers) et traducteur émérite Michel Garneau, lequel a récemment traduit l'oeuvre complète de Leonard Cohen.Un coup de coeur, donc.À ce point que sept ans plus tard, Julie Vincent a pris sur elle de mettre en scène La Résurrection de Lady Lester à l'École nationale de théâtre.« À titre d'exercice », précise-t-elle.Pour ce qui est de la mouture actuelle de cette oeuvre dont l'auteur est considéré comme un des phares de la culture afro-américaine, « l'initiative, insiste le metteur en scène, vient de Didier Lucien et Widemir Normil.Didier avait vu la production de l'École nationale puis, bon, ça c'est décidé comme ça, un soir d'hiver autour d'un repas et d'une bouteille de vin ».Didier Lucien et Widemir Normil seront de la distribution presque entièrement noire (originaire d'Haïti, de la République dominicaine, de la Guadeloupe, en visite des États.) de cette pièce qui promet d'avancer au rythme de la musique.Le premier p r ê t e r a moue, dégaine et, faut bien le souhaiter, un peu beaucoup d'âme au personnage de Lester Young.Alignant flashbacks et fast-forwards, cette bio musicale (Catherine Gadouas verra à la direction du batteur Jeffrey Simons, des saxophonistes Sayyd Abdul Al-Khabbyr et Jorge Ross, ainsi que du contrebassiste Adam Over) interrogera, entre les mains de Julie Vincent, la solitude et la difficulté d'être original.Pas un mince propos, quoi.Qui se soutiendra surtout lui-même.« Avec Jean Bard (le scénographe), explique le metteur en scène, nous avons travaillé de façon dépouillée.Le dispositif scénique permet à la fois d'être dans une chambre d'hôtel et de voyager à l'extérieur.Quant aux accessoires, ils sont métaphoriques.» Un fauteuil, des valises.pour le reste on verra.Et quel à-propos, que cette incursion dans un univers d'impro soit produite par le Théâtre de la LNI.LA RÉSURRECTION DE LADY LESTER d'Oyamo, mis en scène par Julie Vincent.Au Monument-National, du 7 novembre au 2 décembre.Didier Lucien et Widemir Normil seront de la distribution presque entièrement noire de cette pièce qui promet d'avancer au rythme de la musique.Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le comédien Didier Lucien, l'interprète de Lester Young, et le saxophoniste Sayyd Abdul Al-Khabbyr dans La Résurrection de Lady Lester.Lady Didier et la résurrection de Lester Young ALAIN BRUNET « ON N'EST PAS en mission, on n'est pas en train de fonder l'aile montréalaise du Black Theatre Workshop », prévient Didier Lucien, à qui on doit l'initiative de La Résurrection de Lady Lester.Les motifs de l'acteur montréalais d'origine haïtienne ne sont en rien militants, qu'on se le dise.« C'est beaucoup plus simple que ça, explique l'acteur, le ton goguenard.Depuis que nous sommes comédiens, mon ami Widemir Normil et moi avons souvent auditionné pour le même rôle.C'est pourquoi nous avons cherché une pièce qui puisse nous permettre de jouer ensemble.» Aussi simple que ça.L'acteur avait déjà assisté à la première version québécoise de La Résurrection., présentée en 1991 à l'École nationale de théâtre.Cette pièce de l'Afro-Américain Charles F.Gordon , alias Oyamo, était faite sur mesure pour nos acteurs black évoluant au Québec.Widemir Normil jouera donc deux rôles (le père de Lester Young et un personnage composite nommé Lincoln) et Didier Lucien incarnera Lester Young.Si notre interviewé ne se considère pas comme un fan de jazz (il dit préférer le drum'n'bass et autres tendances musicales plus neuves), certains classiques de Lester Young le font « capoter ».Avec raison.Enfant de la balle, Lester Young entra dans la légende lorsqu'il fut recruté par le grand orchestre de Count Basie dont il devint le soliste vedette.Et pour cause : Prez (diminutif de président) ou Lady Lester si vous préférez (il nommait tout le monde Lady, d'où le surnom de Lady Day désignant l'immortelle Billie Holiday), avait fait école.La sonorité douce, riche et veloutée de son saxo ténor, l'inventivité de son phrasé, bref sa grande singularité ont inspiré nombre de saxophonistes qualifiés de cool Ð Stan Getz et Zoot Sims, pour ne nommer qu'une paire notoire.Voilà qui justifie amplement les multiples collaborations de Lester Young avec les grands du jazz Ð outre Bill Basie, on le retrouva aux côtés de la grande Billie Holiday et du pianiste virtuose Teddy Wilson.Sa personnalité énigmatique, son fameux chapeau (d'où Goodbye Pork Pie Hat, classique de Charlie Mingus composé à la mort de Prez en 1959) et son saxophone tourné sur le côté ont passé à l'Histoire.Et comment Didier Lucien compte-t-il camper le personnage ?« Au cours des dernières années de sa vie, répond-il, Lester Young ne parlait pas beaucoup.Mais avant, on raconte qu'il était loquace.Pince-sans-rire pas ordinaire, il transformait sans cesse le langage.Mais bon, vu qu'il n'existe à peu près pas de documents audiovisuels où Lester Young cause, on a mis l'accent sur l'artiste et sa philosophie de création.Tant que l'esprit de Lester est respecté, notre business est accomplie.Il va sans dire, Lady Didier se sent parfaitement à l'aise pour jouer à Montréal la traduction d'une pièce à la gloire d'une figure marquante de la culture afro-américaine.« On ne cesse de jouer des traductions de Shakespeare, on joue les classiques français, pourquoi pas ceux des Black des USA ?Le feeling est bon, en tout cas.Et cela ne ressemble à rien de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant.» « On n'a pas fini d'être surpris par lui.» Valerie Letarte, SRC 514.790.1111 ENCORE DES SUPPLÉMENTAIRES ENCORE 4500 NOUVEAUX BILLETS du 10 au 14 avril 2001 Th.tre St-Denis en vente maintenant ÉRICK LABBÉ PHOTOGRAPHE SOCIÉTÉ PRO MUSICA Série \" ÉMERAUDE \" La CHAMBER MUSIC SOCIETY of LINCOLN CENTER sous la direction de David Shifrin, clarinette Anne-Marie Mc Dermott, piano Ani Kavafian, violon Daniel Philips, violon Paul Neubauer, alto Timothy Eddy, violoncelle PROGRAMME : - QUATUOR AVEC CORDES ET PIANO, K.478, DE MOZART - SEXTUOR DE COPLAND - QUINTETTE AVEC CORDES ET CLARINETTE, OP.115, DE BRAHMS MARDI, 7 NOVEMBRE 2000 SALLE MAISONNEUVE, PLACE DES ARTS BILLETS : 25 $, 20 $, 12 $(étudiants) TAXES INCLUSES, REDEVANCES EN SUS EN VENTE À LA BILLETTERIE DE LA PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 20 H Présenté par Piet Roelen présente 45 artistes sur scène Chef d'orchestre : André Walschaerts Avec invité spécial : Michael Junior, chanteur prodige belge de 14 ans Billets à la Place des Arts, aux comptoirs Admission, par téléphone au 514.842.2112 ou au www.pda.qc.ca Une soirée spéciale incluant ses plus grands succès classiques ainsi que des extraits de \"Out Of Africa\" HELMUT LOTTI VENDREDI 17 NOVEMBRE 20H SAMEDI 18 NOVEMBRE 20H SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS \"Helmut Lotti - Out of Africa\" maintenant en magasins.PRODUCTIONS RUBIN FOGEL La Presse 4 novembre 2000 Page D9 manquante 6LP1001D1104 d10 samedi 6LP1001D1104 ZALLCALL 67 01:18:22 11/04/00 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 DISQUES Madame X et Monsieur H LE MONDE d'Arthur H ne ressemble à aucun autre.On y explore un univers parallèle où se croisent le rétro-futurisme et la modernité, Gainsbourg et Jules Vernes, la chanson française, le jazz de cabaret, la transe technoïde et de mystérieuses couleurs exotiques.Paru cette semaine, Madame X ne fait pas exception.Mais le voyage se fait cette fois en classe économique.Exit, les foisonnantes orchestrations pour cordes de Trouble-fête, son dernier disque en studio.L'auteur-compositeur a pris le pari de la simplicité, reproduisant plutôt l'esprit de ses derniers spectacles en quatuor Ð le piano électrique étant désormais remplacé par des nappes d'orgue Hammond.Au menu : rythmes hypnotiques, murmures nocturnes, atmosphères narcotiques, cuivres arabisants (Naïve Derviche, Mystic rhumba), surréalisme des textes (Haka Dada) et Ð cerise sur le dessert Ð présence de Lhasa sur une pièce (Indiana Lullaby).Possiblement un des meilleurs Arthur H, Madame X n'invite pas seulement à tirer la plogue.Il confirme que ce personnage hors-normes est un des meilleurs ambianceurs de la chanson française.Envoûtant.HHHH MADAME X Arthur H Polydor / Universal Jean-Christophe Laurence Pathos blues.magnifique ! IL EST l'homme à la maladie, microbe ou bactérie.Il est effrayé par un cri, une alarme intérieure.Il dort au bord d'une autoroute, la mer est loin, mais la musique des camions l'envoûte.Il la laisse au coin de la rue, la peine laisse un goût amer sur les lèvres.Il s'est coupé la peau sur une feuille de papier, il avait peut-être la tête ailleurs.Il la regarde pendant qu'elle dort ; demain, elle le crisse dehors.Ça va mal à'shop ! Le spleen va bien à Éric Goulet, leader des Chiens, un homme de talent qui rame depuis des lunes.Spleen sur presque toute la ligne, inspiration sur toute la ligne.La Nuit dérobée aurait pu se vautrer dans le pathos, ça aurait pu être insupportable, pire que le ciel pluvieux d'un dimanche après-midi.Cette poésie dépouillée, ces rythmes lents et obsédants, ces guitares qui se meuvent lentement dans des vapeurs de synthèse, cette facture planante, tout ça nous mène plutôt à contempler l'espace d'un artiste arrivé à maturité.Les Chiens de Goulet hurlent bellement à la lune.HHHH LA NUIT DÉROBÉE Les Chiens La Tribu / DEP Alain Brunet Les vrais rappeurs chics ! SI LE PREMIER album (1997) de KZKombination laissait entrevoir un bel avenir, Time lan changé (Les temps ont changé) confirme que ces huit dignes représentants du quartier Saint-Michel ont énormément progressé.Au micro, ils alternent avec aisance, souvent dans une même chanson, entre l'anglais, le français et le créole (les excellentes Tchaloska et Bel Vag).La rythmique des frères Nasbrok et Jaycko est particulièrement inspirée ; plutôt que de pasticher les beats à la mode, ils ont concocté une musique avant-gardiste, aux breakbeats finement aiguisés.Ainsi, L'Enfer des faits divers voit les membres s'épancher sur un échantillonnage de Tchaïkovski ; Marchandise propose un tempo minimal et des voix échantillonnées à la RZA.Plaisir garanti a tout pour devenir un hit à Musique Plus, tout comme Ne me laisse pas, sur une note plus r&b.Ajoutez des influences ragga, latino et antillaises, et voilà KZ sur une sacrée bonne combine.HHHH TIME LAN CHANGÉ KZKombination Clovys / Tir Groupé / Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale De la taille de.Roni Size LE FRÉNÉTIQUE drum'n'bass, un style renversant il y a trois ans, n'est-il pas en train de spinner dans le vide ?Pas dans le cas de Roni Size, prodige from Bristol, grand entremetteur entre création numérique et musique instrumentale.Plutôt que de varier la donne rythmique, le Britannique a modifié les arrangements, proposé des thèmes mélodiques différents (généralement simples), invité un aréopage de rappeurs à donner du coffre à l'entreprise.Zack de la Rocha (feu Rage Against the Machine), Method Man (Wu Tang Clan) et Rahzel (The Roots) s'y inscrivent brillamment, ajoutent ainsi aux déflagrations de la chanteuse Onallee et de MC Dynamite.In The Mode, en ce sens, est un disque différent de New Forms (le précédent), plus mature, plus proche du hip hop.La parole y est plus présente, plus importante, les syllabes filent et obligent leurs émetteurs à modifier leur flow, à faire des choses qu'ils n'ont jamais accomplies auparavant.Des salves majeures, il y en a : Switchblade, In Tune With The Sound, Staircase, Center of the Storm.Roni Size s'est taillé un album à sa taille.HHHH IN THE MODE Roni Size & Reprasent Talking Loud / Universal Alain Brunet Enfin, les remixes de Jazzanova ! UN PETIT bijou que cette double compilation de remixes du sextet allemand Jazzanova, qui suit un parcours similaire à celui des Viennois Kruder & Dorfmeister.Ces deux formations ont raffiné la science de la remixologie, ce qui leur a valu la reconnaissance internationale de leurs pairs et du public.Jazzanova a développé un style de production instantanément reconnaissable, qui mise sur l'éclectisme des constructions rythmiques, touffues sans être lourdes.Le tempo s'approche de celui du house, mais bourré de subtils breakbeats empruntés à la musique afro-latine, le tout nappé de jazz.À travers leurs expériences de studio, 4 Hero, Trüby Trio (collègues allemands du même acabit), Incognito, United Future Organisation, Ian Pooly, MJ Cole et plusieurs autres retrouvent une deuxième vie dans une atmosphère à la fois spirituelle et dansable.Vivement un album de compositions originales ! HHHH THE REMIXES 1997-2000 Jazzanova Compost/ Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Continuité ELLE EST à l'exact opposé de Lynda Lemay.Plus près des mythes que de la réalité, Claire Pelletier chante pour rompre avec le quotidien.Inspirées d'histoires anciennes (Les Deux Amants), de légendes amérindiennes (Kabir Kouba) ou de personnages d'une autre époque (Galileo, Hildegarde de Bingen), ses chansons renvoient au mystère ou à la magie.Dans la continuité de l'album précédent, elles se situent au carrefour du folk, de la musique médiévale, du folklore celtique et du Nouvel Âge dans ce que le genre a de moins quétaine.On y retrouve cette même finesse dans les arrangements, ce même mélange d'instruments anciens et modernes, et de fort beaux textes signés Marc Chabot, décidément plus inspiré que sur le dernier Richard Séguin.Un disque qui tranche net avec la mode, qui ne passera donc pas à la radio, ce qui le rend d'autant plus sujet aux écoutes à long terme.HHH 1¤2 GALILEO Claire Pelletier Musiart / Gam Jean-Christophe Laurence Cinglant, ce Belge VENT DE fraîcheur venu du plat pays.Armé de sa guitare ou de son accordéon, dont il ne se sert qu'au profit de ses riches textes, le jeune auteur-compositeur Daniel Hélin dérange et séduit.De sa voix chargée d'émotions, au timbre qui évoque Mano Solo, Hélin cause drogue (La Came), s'en prend aux flics (Gendarmerie Blues), porte un regard inédit sur la société (Le Skinette, Speakerine), sur l'amour (La main qu'on glisse sous les draps).Ce premier album, Fait main à Borlon, transpire la simplicité et le lo-fi, comme s'il avait été enregistré dans la chambre à coucher.La musique, qui va de la chanson classique au punk maladroit, laisse ainsi toute la place aux textes dont on savoure la transparence et la cruelle lucidité.Bref, un disque qui nous donne le goût d'entendre Hélin en spectacle (au Lion d'or mardi, 20 h 30, dans le cadre des Coups de coeur).HHH FAIT MAIN À BORLON Daniel Hélin Danses du possible (importation) Philippe Renaud collaboration spéciale Maturité ?LE DERNIER Green Day a de quoi surprendre.Le petit groupe baveux aux cheveux bigarrés a ici changé de peau, pour devenir un groupe moins fou, plus mature, moins osé.Pas sûr que les fans de la première heure vont suivre cette aventure parfois acoustique, souvent douce, qui évoque bien peu le Green Day irrévérencieux et punk-rock d'antan.Évidemment, les mélodies sont encore là, mais la façon de faire a bien changé, au point où l'on se demande si Green Day n'a pas voulu changer de public, de milieu même.Quelques moments plus rock viennent nous rappeler que ce groupe californien peut encore rugir à l'occasion, mais les textes un peu trop sérieux, teintés d'un sentimentalisme douteux, viennent gâcher la sauce.On les aimait un peu mieux en ados attardés.HH 1¤2 WARNING : Green Day Reprise / Warner Richard Labbé Petits morveux IL ÉTAIT une fois cinq petits morveux à peau blanche issus d'une banlieue sans problèmes, qui devinrent millionnaires en se prenant pour des rappeurs noirs frustrés.Leur deuxième album (Significant Other) surfa allègrement sur la vague du métal-rap, style musical inventé quinze ans plus tôt par Run DMC et Aerosmith, mais tout juste récupéré par l'industrie du disque.Sur la lancée, voici qu'ils lancent un troisième opus, collection sans fraîcheur de chansons pseudo-enragées et de lamentables tentatives mélodiques.On ne vous fera pas le coup de l'adulte réactionnaire.Le nouveau Limp Bizkit, Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water, défoulera sûrement les ados à calotte qui se reconnaîtront dans ce cri de révolte primaire, lequel semble par ailleurs en voie de ramollissement (déjà ?) si on en juge par le nombre de ballades au menu.Leur interprétation du thème musical de Mission : Impossible 2 ne fait rien pour arranger les choses, puisqu'elle renvoie à l'incroyable nullité de ce navet cinématographique.HH CHOCOLATE STARFISH.Limp Bizkit Interscope / Flip / Universal Jean-Christophe Laurence Simplicité volontaire ALAIN BRUNET L'interview se termine, Éric Goulet repart en métro, sac au dos, tel un élève du cégep.où il travaille à temps partiel.Il a 33 ans, pas de char, peu de fric, de quoi se loger et bouffer convenablement.Et beaucoup de liberté pour assumer son rôle d'artiste.« Faire ses affaires », pour reprendre son expression.Et surtout, « ne pas se faire chier dans la vie », pour reprendre celle qui suit.Ex-leader de Possession Simple et actuel leader des Chiens, l'auteurcompositeur- interprète n'a jamais vraiment créé un impact populaire malgré un constant succès d'estime.Possession Simple était aimé des chroniqueurs de musique montréalaise.et quelques petits milliers de fans.Comment Goulet s'explique-til le phénomène ?« Aucune idée », répond-il en toute sérénité.Les Chiens, formés par le noyau dur de la défunte formation, le seront peutêtre davantage au deuxième chapitre de leur existence.Car La Nuit dérobée (La Tribu / DEP) se laisse.découvrir et en ravit plusieurs par les temps qui courent.Quoi qu'il advienne, Éric Goulet et ses collègues, le bassiste Nicolas Jouannault et le batteur Olivier Renaldin, ont décidé de poursuivre.La coquille des ego est assez étanche pour que la création se poursuive.Dans une simplicité qu'on peut qualifier de volontaire.Non seulement le mode de vie des Chiens est-il volontairement épuré (en rien monastique, soyez rassurés), il en est de même pour leur nouveau répertoire.À pas de loup, ils avancent au fil des rimes, des accords et des beats, rien ne se fait brusquement.Les Chiens se trouvent moins bicéphales, comme le dit notre interviewé.« Dans le premier éponyme, il y avait des ballades, mais aussi du rock assez rugueux, assez cru.» Le projet était celui d'un disque dense et complet.« J'ai travaillé chaque mot, chaque rime, chaque jeu de mots était viré à l'envers.À la sueur de mon front ! » Réalisé au studio du célébrissime Pierre Bazinet, à peine un millier d'exemplaires de ce disque furent écoulés.Échec commercial (Éric Goulet estime le coût à une trentaine de milliers de dollars).Les Chiens ont repris discrètement leur route, se sont retrouvés du côté de La Tribu, petit label d'une équipe qui gère aussi le Cabaret, équipe reconnue pour son goût et sa vision.Ce choix allait de soi puisque Claude Larivée, un des chefs de La Tribu, était manager de Goulet depuis l'époque de Possession Simple.En quête d'un nouveau son, les Chiens ont donné une série de spectacles dans un cadre acoustique, ils ont aimé la violence de ce calme apparent.Ils étaient prêts pour négocier un virage en studio.Guitares moins électriques, beats moins martelés, basses discrètes, toiles de synthétiseurs analogiques, échantillons de cordes, harmonica, clapotis de piano.Les rimes ont été également émondées, fait remarquer son concepteur : « C'est sorti plus simple, peut-être plus poétique.Je voulais faire de quoi qui touche.» Lorsqu'on cesse d'en faire trop, qu'on lâche prise, des choses magnifiques souvent se produisent.Moins rapide, moins compliqué, mieux spatialisé, mieux conçu dans l'ensemble, plus cohérent.Contre toute attente, La Nuit dérobée est ce que les Chiens ont fait de meilleur.De surcroît, un des plus beaux disques québécois de la rentrée automnale.Cet accomplissement coïncide avec l'acquisition d'un nouveau matériel numérique qui a permis au trio une intelligibilité sonore quasi irréprochable, et à bien peu de frais.« Nous avons atteint l'autosuffisance, et puisque nous pouvons compter sur le soutien promotionnel de La Tribu (chez qui La Nuit dérobée est sous licence), nous pouvons aller de l'avant.» L'autosuffisance va bien aux Chiens, c'est le moins qu'on puisse dire.L'autosuffisance des Chiens est lente, belle et grise.La Ville en feu, Vénus du Mile-End, L'Homme à la maladie, Dormir au bord d'une autoroute, Une toute petite douleur, Le Dépanneur fantôme, le Motel Horizon de Plume.Les Chiens ne sont pas ces joyeuses bêtes canines qui égayent la ferme du docteur Ballard, force est de constater à la lecture de ces quelques titres qui émaillent La Nuit dérobée.« C'est plus mélancolique que glauque ou pesant, pense Éric Goulet.J'admets cependant que, même à l'époque de Possession Simple, on avait un penchant pour les ambiances sombres.Mais glauque ?Je ne crois pas.Aujourd'hui, le soleil se couchera de bonne heure, la lumière sera belle quand même.» Les Chiens (Nicolas Jouannault, Éric Goulet et Olivier Renaldin) se produiront le 9 novembre au Cabaret, dans le cadre du Coup de coeur francophone, en première partie de Daran. La Presse 4 novembre 2000 Page D11 manquante 6LP1201D1104 D12 sam.(Arts) 6LP1201D1104 ZALLCALL 67 01:17:57 11/04/00 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 NOUVELLES DU DISQUE La « légende » Dutoit-OSM L'INTÉGRALE du ballet Daphnis et Chloé, de Ravel, qui marqua les débuts de Dutoit et l'OSM chez Decca, fut enregistrée en août 1980 et parut en 33-tours et en cassette (le compact n'existait pas alors) Ð et, en ce qui concerne l'Amérique, sous l'étiquette London disparue depuis.Réédité une première fois en compact en 1985, l'enregistrement fait l'objet d'une nouvelle réédition, cette fois pour marquer le 20e anniversaire d'une association qui vient d'être rétablie après une interruption de quelques années.Decca a inscrit cette réédition dans sa série « Legends » et y a ajouté deux autres Ravel enregistrés à la même époque : La Valse, de 1981, et Pavane pour une infante défunte, de 1983.Durée totale de la nouvelle édition : 75 minutes.Une exécution en concert de Daphnis et Chloé par l'OSM mardi et mercredi soirs soulignera ce 20e anniversaire.Premier prix à Hamelin L'ENREGISTREMENT de Marc- André Hamelin des 54 Études de Godowsky d'après les Études de Chopin, chez Hyperion, a remporté le premier prix dans la catégorie « Instrumental » au palmarès annuel du magazine britannique Gramophone, laissant derrière Martha Argerich et Murray Perahia, notamment.Dans la catégorie « Concerto », un autre enregistrement Hyperion de Hamelin, le Busoni, est arrivé bon deuxième, avec 86 voix, après les Haydn de Leif Ove Andsnes chez EMI (90 voix).En catégorie « Choral » : sixième prix au Requiem de Berlioz de Dutoit et l'OSM, chez Decca.Bach en transcription UN NOUVEAU DISQUE de transcriptions pour orchestre d'oeuvres pour orgue de Bach vient de Leonard Slatkin et le BBC Philharmonic, chez Chandos, après celui de Esa-Pekka Salonen et le Los Angeles Philharmonic, chez Sony.Deux orchestrations figurant chez Salonen sont reprises par Slatkin : celle de Schoenberg du Prélude et Fugue BWV 552 et celle de Elgar de la Fantaisie et Fugue BWV 537.Salonen complétait son disque avec des orchestrations de Stokowski, Webern et Mahler, Slatkin complète le sien avec Respighi, Honegger, Reger, Holst, Raff et Vaughan Williams.Un Prokofiev de Spoleto L'ENREGISTREMENT du monumental opéra Guerre et Paix, de Prokofiev, réalisé en spectacle à l'été 1999 au Festival de Spoleto vient de sortir chez Chandos.Au pupitre : Richard Hickox.Nagano et Mahler UNE AUTRE TROISIÈME de Mahler : Kent Nagano et le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin dont il est maintenant le titulaire.Chez Erato, avec le contralto Dagmar Peckova pour la partie vocale.Verdi en français PHILIPS vient de produire le premier enregistrement commercial de Jérusalem, de Verdi, version française remaniée de I Lombardi.Avec Marina Mescheriakova et Marcello Giordani, dir.Fabio Luisi.L'autre Wagner NAXOS a réuni des airs pour mezzo d'opéras de Siegfried Wagner, le fils de l'auteur de la Tétralogie, chantés par Iris Vermillion.Cura dans Pagliacci DERNIER OPÉRA enregistré du ténor José Cura : Pagliacci, de Leoncavallo.Avec Barbara Frittoli, direction Riccardo Chailley, chez Decca.Abbado et Beethoven À PEINE PARUES les intégrales de Daniel Barenboïm et de David Zinman, Deutsche Grammophon lance une nouvelle version des neuf Symphonies de Beethoven signée Claudio Abbado et l'Orchestre Philharmonique de Berlin.Kabasta et Abendroth DEUX AUTRES CHEFS légendaires en réédition chez Music & Arts : Oswald Kabasta et Hermann Abendroth.Du premier : un coffret de deux disques comprenant des Eroica, Nouveau Monde et Quatrième de Bruckner de 1943-44 avec l'Orchestre Philharmonique de Munich.Du second : un coffret de quatre disques englobant, de 1939 à 1950, une Eroica et d'autres Beethoven dont un 4e Concerto de 1939 avec Wilhelm Kempff à la Radio de Breslau, et des Schumann et Brahms (4e Symphonie dans chaque cas) de Leipzig, 1950.Tchaïkovsky au piano LA PLUS RÉCENTE version de la sixième Symphonie, dite Pathétique, de Tchaïkovsky est sans orchestre : il s'agit de la transcription pour piano seul réalisée par un certain Walter Niemann en 1925, et enregistrée par Chitose Okashiro chez Pro Piano.Les Quatuors de Villa-Lobos DORIAN sort le cinquième disque de l'intégrale des 17 Quatuors à cordes de Villa-Lobos entreprise en 1994 par le Cuarteto Latinoamericano.Il contient les Quatuors nos 5, 10 et 13.Restent à paraître, les Quatuors nos 4, 9, 11 et 14.Jobin et Grace Moore NOUVELLE PARUTION dans la série « historique » de Naxos : Louise, de Charpentier, avec Grace Moore, le Québécois Raoul Jobin et Ezio Pinza, dir.Sir Thomas Beecham, au Metropolitan de New York, février 1943.BILLETS EN VENTE AU GUICHET DU SPECTRUM, AUX COMPTOIRS ADMISSION ET AU (514) 790-1245 LEac Lou Osti UqueP Jean NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE 9 NOVEMBRE - MÉTROPOLIS JEUDI PROCHAIN Le spectacle LE CORONA 2490 Notre-Dame O, Montr.al, M.tro Lionel-Groulx Billetterie: 514-931-2088 et sur le r.seau Admission: 514-790-1245 Daniel Boucher dix mille matins Album disponible chez tous les bons disquaires 3e s.rie de suppl.mentaires les 17 et 18 novembre au Th.tre Corona 13 nominations .lÕADISQ dont: ¥ Interprte masculin de l Õann.e ¥ Spectacle de l Õann.e -Auteur- Compositeur-Interprte ¥ Album de l Õann.e POP-ROCK ¥ Auteur ou compositeur de l Õann.e Billets en vente au guichet du Spectrum et au (514) 790-1245 EN SPECTACLE LES 7-8-9-10 MARS NOUVEAU SPECTACLE BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI À MIDI 6LP1301D1104 D13 sam.(Arts) 6LP1301D1104 ZALLCALL 67 01:24:14 11/04/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 D13 DANSE Sarah Williams et Julie Slater s'épuisent et s'abandonnent dans Cut, un intense duo.Féline Sarah STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Féline.Voilà le meilleur adjectif pour décrire Sarah Williams lorsqu'elle danse.Ce petit bout de femme au corps noueux bouge avec ce mélange de tension et de souplesse qui caractérise le chat prêt à bondir.Benoît Lachambre et le duo Noam Gagnon et Dana Gingras (The Holy Body Tattoo), les chorégraphes avec lesquels elle a choisi de travailler pour la formule interprètes de Danse-Cité ont su mettre en valeur sa façon si particulière de se mouvoir.Aussi au programme, une nouvelle création de Williams, la chorégraphe, réalisée en collaboration avec Heather Mah.Caught Looking est un spectacle sous haute tension, à voir à l'Agora de la danse jusqu'au 11 novembre.Pour accentuer l'effet de tension, Williams a décidé de briser le « quatrième mur » entre public et interprètes, comme l'ont récemment fait plusieurs chorégraphes.Alors, chaussez-vous confortablement, car vous passerez la soirée debout, soit attroupé autour des danseurs ou à les suivre dans divers points de la salle.Si près de l'action, l'effort des corps devient palpable.Pour le duo Loups louves, Benoît Lachambre a tricoté une drôle de petite gestuelle nerveuse et raide, composée de spasmes et de signes étranges.Comme dans la plupart de ses pièces, le spectateur oscille entre le rire et l'inconfort.Si Lachambre a eu la main lourde avec cet effet dans Confort et complaisance, sa pièce précédente, la nuance ici se fait subtile et plus efficace.Habillées d'austères costumes gris, Williams et Heather Mah incarnent deux petits clowns dont l'interaction glisse doucement vers une relation bourreau-victime lorsque Williams oblige Mah à se transformer en vulgaire chaise de plastique, par le biais de contorsions bizarres.Malheureusement, dans la deuxième partie, plus théâtrale, la pièce s'étiole et perd de son mordant, comme si Lachambre n'avait su y trouver une fin.Si Sarah Williams n'en est qu'à ses débuts en tant que chorégraphe, elle a déjà développé un style bien personnel qui colle parfaitement à sa peau de féline.Érosion et Wolf's Clothing portaient déjà la marque de cette gestuelle à la fois forte et sensuelle, remplie de décharges électriques brusques et contagieuses.X, créé en collaboration avec Heather Mah, exploite la flexibilité et la dureté des corps.Juchées tour à tour sur des cubes placés en trois endroits dans la salle et à diverses hauteurs, Mah et Williams plient et ondulent, tantôt belles, provocantes ou carrément vulgaires, brouillant ainsi la frontière entre danse contemporaine, danse de club et danse érotique.C'est beau et troublant à la fois.Le spectateur a été déstabilisé, émoustillé et voilà que la soirée se termine par un véritable combat dansé.Cut, de Noam Gagnon et Dana Gingras, s'avère être du Holy Body Tattoo pur et dur, dans la lignée explosive de leur pièce Our Brief Eternity.Attroupés autour de Williams et Julie Slater, les spectateurs ont l'impression d'assister à une bataille de gang, dans le fond d'une ruelle sombre.Les deux interprètes se jaugent, se toisent et s'affrontent à coups de vrilles, de roulades au sol et de corps à corps.Des effluves de sueur flottent dans l'air.Le rythme effréné et la précision de la gestuelle, exécutée au son d'une guitare lancinante et d'un battement régulier, a quelque chose de dur et de militaire.Les danseuses s'épuisent et s'abandonnent graduellement dans cette joute intense et brute.L'animal en chacun de nous n'est jamais bien loin.PROJET WILLIAMS, formule Interprètes 13 de Danse-Cité.Interprètes : Heather Mah, Julie Slater et Sarah Williams.Musique : Jackie Gallant.Éclairages : Axel Morgenthaler.Jusqu'au 11 novembre à l'Agora de la danse.Info : 514 525-1500.Mah et Williams plient et ondulent, tantôt belles, provocantes ou carrément vulgaires, brouillant ainsi la frontière entre danse contemporaine, danse de club et danse érotique.C'est beau et troublant à la fois.Patrimoine canadien Canadian Heritage Partenariat chorégraphique Canada/Japon 8 chorégraphes 8 premières mondiales 1 expérience à vivre Les 10 et 11 novembre à 20 h CJ8 Photo: Setsuko Yamada Louise Bédard Serge Bennathan Noam Gagnon/Dana Gingras Tedd Robinson Kim Itoh Toru Shimazaki Setsuko Yamada Kota Yamazaki Pour la 1ere fois en Amérique, les chansons originales du film ! «You're the one that I want» et «Hopelessly devoted to you» Mise en scène Denis Bouchard Chorégraphie Dominique Giraldeau «.le public hier en redemandait.» - Patrick Gauthier, JOURNAL DE MONTRÉAL «Pour les fans.une grande réussite!» - Pat Donnelly, THE GAZETTE «Une véritable surboum de rythmes et de couleurs.» - Pierre O.Nadeau, JOURNAL DE QUÉBEC «Le verdict : un Grease jubilatoire.» - Sonia Sarfati, LA PRESSE Productions Sandler-Poulin présente Th.tre St-Denis 1, du 10 au 19 novembre Billeterie : (514) 790-1111 Groupes : (514) 990-9215 11 représentations SEULEMENT ! Forfaits familles en matinée disponibles ! Serge Postigo dans le rôle de Danny et Caroline Néron dans le rôle de Rizzo 6LP1401D1104 D14 - SAMEDI 6LP1401D1104 ZALLCALL 67 01:21:29 11/04/00 B D 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 NO V EMB R E 2 0 0 0 EXPOSITION Danse avec les machines JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale L'IDÉAL, C'EST DE visiter l'exposition seul.Car l'effet de surprise, si cher à l'artiste, se dissout dès que la présence de plusieurs personnes réveille plus d'un élément de son installation.Remue-ménage, glissements et effondrements de Jean-Pierre Gauthier ne s'active que devant des visiteurs.Le spectateur, ébahi, fait danser un sac de poubelle.Le bonheur Nous sommes à la galerie B-312, mais l'endroit fait plutôt penser à un chantier, tellement la salle est parsemée d'outils : ruban à mesurer, équerre, marteau, fils électriques, échelle, seau.Le chantier, ici, c'est l'atelier d'artiste.Remue-ménage peut en effet se lire comme une allusion au processus de création.Dans ce lieu d'exposition, les outils- oeuvres d'art ne perdent pas nécessairement leur fonction première : le balai balaie, le ruban mesure.Du moins, essaient-ils.Ceux qui s'élèvent vers le plafond finissent par retomber au sol, brutalement, ramenés violemment à la réalité.Ils ont une fonction, oui, mais leurs comportements sont un peu pathétiques, d'après l'artiste.Ce sont tout de même des brillantes métaphores de l'échec.« Ils illustrent une réalité artistique, une condition de travail.La plupart des artistes sont engagés énormément dans ce qu'ils font pour, parfois, très peu de résultats », explique Jean-Pierre Gauthier, qui se dit que, là où s'arrête l'art, commence la vie.« Artiste tu ne vis plus, tu ne fais que ça.» Sculpteur-bricoleur, Jean-Pierre Gauthier fait beaucoup de bruit depuis sa sortie de l'école en 1995 Ð il détient une maîtrise en arts plastiques de l'UQAM.Ses installations sonores et mobiles sont en tout cas de plus en plus en vue.Cet automne, il exposait à trois endroits presque simultanément.Outre Remue- ménage, ses oeuvres ont été présentées en octobre à la Biennale (Le Grand Ménage) et à l'Université de Sherbrooke.En 2001, il ne chômera pas : dès janvier, une exposition en duo avec le musicien Martin Tétreault à la galerie Dare-Dare, des expositions solo à Vancouver et à Waterloo et une installation in situ dans une église de Bologne, en Italie, avec le batteur Mirko Sabatini.Au-delà des références à la condition de l'artiste, les « machines » de Jean-Pierre Gauthier, comme il les nomme, forment un orchestre atypique.« Je mets en place des systèmes qui dérangent la perception des gens, qui déstabilisent la lecture d'une oeuvre.J'aime bien présenter des choses qui génèrent constamment du désordre », admet- il.Ce désordre, à B-312, est autant sonore que visuel.Si la saleté ou l'odeur font partie d'autres oeuvres dérangeantes de Gauthier Ð Le Grand Ménage de la Biennale par exemple Ð, ici, le bruit est l'élément moteur.En se frottant aux murs ou au sol, les objets produisent un vrai vacarme.Loin d'être imprévus, ces frottements répondent à une recherche sonore bien particulière, base de la « trame musicale » de Gauthier.Cet intérêt pour le bruit l'a amené à fréquenter des créateurs en musique actuelle, les Jean Derome et René Lussier.De présences occasionnelles sur scène, Jean-Pierre Gauthier est passé depuis quelque temps au studio.Avec son comparse Mirko Sabatini, il a même formé le Duo Travagliando.Mais pas question de se dire musicien, il aime mieux voir ses interventions comme des collaborations.Une dizaine d'assemblages motorisés composent Remue-ménage.Chacun réagit à la présence humaine, alerté par un détecteur de mouvement, très discret.Le visiteur doit se questionner sur son rôle de spectateur.Cet état d'esprit véhiculé chez Gauthier le rapproche de l'art performance, du spectacle.Mais ici, ce sont les objets qui performent.L'intervention humaine vient plutôt du spectateur, « agent destructeur à son insu » selon l'artiste.Cette performance objet/visiteur laisse d'ailleurs des traces.Les murs et planchers, victimes du frottement des matériaux, se détériorent au fur et à mesure que se déroule l'exposition.« C'est le côté performatif que j'aime, l'usure provoquée par la machine.Mais je laisse ça au hasard, je ne sais pas trop comment ça va se comporter.Je n'aurais pas pensé que ça se détériorait aussi vite », admet Jean-Pierre Gauthier.Mais ne vous inquiétez pas, le galeriste était au courant.REMUE-MÉNAGE, GLISSEMENTS ET EFFONDREMENTS de Jean-Pierre Gauthier, galerie B-312, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 11 novembre.Info : 514 874-9423.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse Jean-Pierre Gauthier magicien ?En tout cas, ses objets s'animent et dansent au rythme d'un bruit d'enfer.Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal (514) 872-9150 musee-pointe-a-calliere.qc.ca Design graphique : Dominique Boudrias, Pointe-à-Callière - Signature : Sahara communications graphiques - Photo : Damiano Rosa, Museo Pigorini - Illustration : Bruce Roberts Venez découvrir plus de 160 instruments de musique recueillis par les explorateurs italiens lors de leurs expéditions en Afrique au 19e siècle.Paroles d'Afrique Dans le cadre de l'exposition, venez entendre conteurs et musiciens africains dans le décor magique de la crypte archéologique du Musée.Les 10 et 11 novembre, 20 h 12 $ par personne, 6 $ pour les Amis du Musée Réservations nécessaires : 872-9150 Exploration d'une collection du Museo Pigorini Du 18 octobre 2000 au 15 avril 2001 DANSE Dans le décor du Colonel oiseau STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Wajdi Mouawad, le nouveau directeur artistique du Théâtre de Quat'Sous, a pris l'initiative d'offrir sa scène les lundis soir de relâche à des créateurs oeuvrant dans des disciplines autres que le théâtre, question de favoriser les échanges entre les milieux et élargir les horizons du public.Lors des LundiduDA (les lundis du directeur artistique), photographes, danseurs, peintres, chanteurs et même designers de mode squatteront tout à tour dans les décors de la pièce en cours de diffusion et s'en inspireront pour créer leur propre oeuvre.Premier invité de la saison, le 6 novembre : le chorégraphe et interprète Harold Rhéaume qui s'appropriera les décors de la pièce Le Colonel oiseau de Hristo Boytchev.Lauréat du Jacqueline-Lemieux du Conseil des arts du Canada 1997, Rhéaume a dansé pour des chorégraphes comme Louise Bédard, Hélène Blackburn et Danièle Desnoyers et a réalisé une vingtaine de chorégraphies, dont la très émouvante Les Dix Commandements (1998).Le chorégraphe, qui vient de déménager ses pénates et sa compagnie Le fils d'Adrien danse de Montréal à Québec et qui travaille d'arrache-pied à sa première création de danse pour jeune public, n'a pu, faute de temps, créer une oeuvre spécifiquement pour les LundiduDA.Il a donc choisi de faire revivre certaines sections de Écho, un solo créé à l'été 2000 à l'Espace Tangente, dans le décor du Colonel oiseau.Dans cette chorégraphie, d'un genre assez théâtral, un homme, seul dans un studio de répétition quasi vide, cherche et crée, en remontant dans le temps et au gré de ses influences.L'oeuvre porte un regard sympathique et très personnel sur la création en danse, dans le but d'en démythifier un tant soit peu le processus.« C'est très stimulant pour un artiste de la danse comme moi de pouvoir habiter un lieu qui a du vécu et qui résonne », explique le chorégraphe.Coïncidence heureuse pour ce créateur dont les oeuvres récentes sont truffées de symbolisme religieux : on lui a « prêté » un décor qui représente la cour et l'intérieur d'un monastère.« Je me suis imaginé que mon personnage arrive dans ce lieu, à la fin de la pièce de théâtre, alors que tous les protagonistes l'ont abandonné.C'est comme si j'avais acheté ce lieu pour en faire un studio de répétition.Et comme l'art imite parfois la vie, Rhéaume ajoute que Écho est née dans un contexte très similaire, lors d'une retraite de création à Québec : « Je me suis installé dans le grand studio de la Rotonde, qui ressemble d'ailleurs un peu à l'intérieur d'une église, et me suis simplement mis à créer une pièce très personnelle qui reflétait mes états d'âme du moment, en utilisant une table, une chaise, un sofa et d'autres éléments qui se trouvaient déjà dans la salle.Écho démontre que la danse peut être créé à partir de choses simples.» Rhéaume adaptera tout bonnement sa chorégraphie en utilisant les décors et les accessoires qui lui sont proposés dans la scénographie de la pièce de théâtre.Un lit remplace le sofa, la table devient une caisse en bois, etc.Et comme il n'aura assisté au colonel Oiseau que la veille de son propre spectacle et pris possession des décors et de la scène que le matin même de celui-ci, l'aventure converse un aspect spontané qui lui plaît bien et qui respecte la nature d'Écho.HAROLD RHÉAUME (danse contemporaine) aux LundiduDA du Théâtre de Quat'Sous, le lundi 6 novembre, à 20h ; info : 514 845-7277.ARTS VISUELS Les 20 ans de Dazibao Centre d'artistes voué à la photographie actuelle, Dazibao célèbre ses vingt ans d'une façon bien originale.Pas de fla-fla, pas de bougies, juste un petit journal de 16 pages, support volatile pour des « oeuvres » autant textuelles que photographiques, et portées par des noms bien connus : Johanne Lamoureux, Dominique Blain, Trevor Gould parmi d'autres.L'événement ne manque pas d'ironie puisque, comme le souligne un essai signé Bernard Arcand, le support journal a rarement été favorable à l'art photographique.« Un profond malaise persiste entre le monde de l'écrit et celui de l'image », écrit le sociologue.Mais ici, dans cet imprimé, le visuel accote enfin le texte, leur confrontation, leur rivalité s'atténuent.Le feuillet, publié à 60 000 exemplaires, est disponible gratuitement dans les maisons de la culture et à la galerie, située au 4001, rue Berri.Info : 514 845-0063.Les couleurs meurtries de la Palestine On associe difficilement la Palestine à autre chose qu'au conflit qui l'oppose à Israël.Surtout ces derniers temps quand le différend frôle l'éclatement.Que Montréal soit l'hôte d'un événement réunissant des artistes palestiniens de toutes les disciplines pourrait aider à voir cette région du monde autrement.En arts visuels, l'Artothèque accueille jusqu'à demain l'exposition Couleur Palestine.Mais, malheureusement, rien n'y fait, il est impossible de lire les tableaux sans les références belliqueuses : on sent les oeuvres imprégnées de souffrance, de sang, de perte d'identité.Des sept artistes invités, presque tous à la démarche picturale, Khaled Hourani et Jumana El Husseini se démarquent du lot Les bénéfices de la vente des oeuvres iront à l'Aide médicale pour la Palestine, un organisme non gouvernemental.Info : 514 278-8181.EXPOSITION MICHAEL KHOURY du 7 au 18 novembre I I I GALERIE KASTEL 1368, av.Greene - Westmount 933-8735 Heures d'ouverture : mardi à samedi de 10 h à 17 h 30 VERNISSAGE des oeuvres récentes de ALBINI LEBLANC ET BAUÇAN le 5 novembre de 12 h à 17 h L'exposition se poursuivra jusqu'au 18 novembre Galerie Symbole Art 2780, rue de Salaberry, Montréal H3M 1L3 Tél.: (514) 336-2332 Courriel : symbole_art@m5n.com ESPACIO MEXICO 2055 Peel, Montréal (514) 288-2502 poste 237 D u 2 8 o c t o b r e a u 1 1 h 0 0 à 1 8 h 0 0 Venez voir un autel authentique de la mort et de la vie Musique mexicaine Dégustation et café 1 0 n o v e m b r e Venez participer à notre mexicaine traditionnelle Autel de la mort et de la vie «Dia de los Muertos» VENTE d'antiquités françaises 1900-1950 Vendredi 10 novembre de 16h à 21h Samedi 11 novembre de 10h à 17h Dimanche 12 novembre de 10h à 17h à L'Union française 429, avenue Viger Est (angle Berri) Montréal Champ-de-Mars (514) 527-8653 08/11mtl MÉTRO Pour vaincre l'isolement des personnes âgées.Organisée par 6LP1502D1104 D-15 SAMEDI - ARTS 6LP1502D1104 ZALLCALL 67 01:31:26 11/04/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 · D15 Semaine du 5 novembre 2000 SD CS 1 1 BEAUTIFUL DAY U2 3 2 SHE BANGS Ricky Martin 5 3 THANK YOU FOR LOVING ME Bon Jovi 6 4 THE WAY I AM Eminem 2 5 WITH ARMS WIDE OPEN Creed 8 6 HOLLER Spice Girls 11 7 AGAIN Lenny Kravitz 14 8 MINORITY Green Day 4 9 WASTING TIME Kid Rock 7 10 MOST GIRLS Pink 9 11 MUSIC Madonna 18 12 SHAPE OF MY HEART Backstreet Boys 10 13 ROCK DJ Robbie Williams 15 14 SAD EYES Enrique Iglesias 16 15 BOHEMIAN LIKE YOU The Dandy Warhols 17 16 JUMPIN' JUMPIN' Destiny's Child 22 17 LADY (HEAR ME TONIGHT) Modjo 21 18 YELLOW Coldplay 13 19 EVERYBODY WANTS TO BE LIKE YOU Snow 19 20 PINCH ME Barenaked Ladies 24 21 ORIGINAL PRANKSTER The Offspring 20 22 AFFIRMATION Savage Garden 25 23 EVERYWHERE I GO Shawn Mullins 26 24 IF I TOLD YOU THAT W.Houston & G.Michael 27 25 DON'T MESS WITH MY MAN Lucy Pearl 28 26 BLACK JESUS Everlast 29 27 AROUND THE WORLD ATC 30 28 BABYLON David Gray Ð 29 STAN Eminem Ð 30 WHO THE HELL ARE YOU Madison Avenue avec Nadia Bilodeau SD CS 1 1 UN JOUR OU L'AUTRE Isabelle Boulay 6 2 CHEVAL DE FER Okoumé 5 3 LA CHAMBRE Jean Leloup 2 4 ÇA NE ME FAIT RIEN Wyclef Jean 3 5 UN AUTRE JOUR Sko 4 6 MA GUEULE Éric Lapointe 8 7 LEBANESE BLONDE Thievery Corporation 9 8 QUE TU M'AIMES Bruno Pelletier 10 9 TU PEUX PARTIR La Chicane 13 10 PAGAYEZ Zachary Richard 7 11 LE COEUR D'UNE FEMME Chris de Burgh 15 12 LA DÉSISE Daniel Boucher 17 13 SEUL Garou 16 14 JE VEUX VIVRE Jane Fostin 11 15 HOLA DÉCADENCE Les Respectables 12 16 COMMENT T'OUBLIER Infini-T 18 17 MONA LISA Sendiva 19 18 TU CULO Yannick St-Arnaud 20 19 TANT DE MOTS Mario Pelchat 21 20 TANNÉ Richard Petit Mc Gill / Hauser, dans l'ombre de Vernon Les artistes professionnels domiciliés au Québec sont invités à soumettre leurs oeuvres au comité d'acquisition de la collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec.La collection a pour but premier de s'intéresser à la relève, c'est-à-dire à la jeune création.Les oeuvres présentées doivent appartenir aux disciplines des arts visuels : arts décoratifs, arts graphiques (dessin et estampe), design, installation, peinture, photographie, sculpture et techniques mixtes.La diffusion des oeuvres de la CPOA est assurée par un programme de location aux ministères, sociétés d'État et délégations du Québec à l'étranger.Des expositions thématiques tirées de la collection Prêt d'oeuvres d'art sont aussi présentées en milieu scolaire.Enfin, plusieurs oeuvres de cette collection sont régulièrement incluses dans des expositions organisées par différents musées, galeries ou autres lieux de diffusion de l'art actuel.Les créateurs peuvent se procurer le formulaire d'inscription auprès des institutions suivantes : Au Musée du Québec (à Québec) : dans les Maisons de la culture (à Montréal) ; aux bureaux des regroupements d'artistes ; dans les directions régionales du ministère de la Culture et des Communications.PRÊT D'OEUVRES D'ART DU MUSÉE DU QUÉBEC LA COLLECTION Pour tout renseignement : Collection Prêt d'oeuvres d'art Musée du Québec Parc des Champs-de-Bataille Québec (Québec) G1R 5H3 Tél.: (418) 644-6460 poste 3311 La forme masculine utilisée occasionnellement pour plus de commodité dans ce texte désigne tant les femmes que les hommes.La période d'inscription se termine le vendredi 15 décembre 2000 Le Musée du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.CLAUDE GINGRAS Le titulaire Timothy Vernon n'ayant pas encore été remplacé, tous les concerts de l'Orchestre symphonique des étudiants de Mc Gill sont confiés cette saison à des chefs invités.Hier soir, les 95 garçons et filles étaient dirigés par Alexis Hauser.La plupart de ces jeunes n'étaient probablement pas nés lorsque ce musicien se produisit à Montréal.Viennois de naissance, Alexis Hauser dirigea l'OSM en 1976 et en 1977.Les notes de programme, assez vagues en ce qui concerne la présente activité de M.Hauser, nous apprennent cependant qu'il étudia plusieurs disciplines (piano, violoncelle, direction chorale, musique contemporaine) et principalement la direction d'orchestre avec, notamment, Hans Swarowsky, le réputé maître des Mehta et Abbado.Les jeunes de Mc Gill étaient donc, pour ce programme, entre bonnes mains.Grand et extrêmement énergique, la chevelure en crête conférant au geste une sorte d'arrogante assurance, Herr Hauser utilise abondamment les deux mains pour se faire comprendre de ses troupes forcément inexpérimentées.Dans la brève et tapageuse ouverture du « musical » Candide, de Leonard Bernstein, la baguette d'abord pointée vers les différentes sections devient bientôt celle du tambour-major, fouettant l'air audessus des 95 têtes.L'effet est absolument irrésistible.La partie concertante fait entendre la jeune violoncelliste d'origine tchèque Katerina Juraskova, premier prix du dernier Concours de concertos de Mc Gill, soliste de la rhapsodie Schelomo de Bloch.Dans l'intensité naturelle, jamais forcée, du phrasé et de la sonorité, on reconnaît immédiatement le professeur, Antonio Lysy.D'autres qualités encore : une justesse absolue, une concentration de tous les instants.Une future grande violoncelliste, encadrée par un orchestre dont le chef invité a bien fait ressortir les couleurs orientales.Pièce de résistance du programme, la cinquième Symphonie de Chostakovitch en fut l'élément le moins réussi.Les meilleures années du « règne Vernon » nous avaient épargné toutes ces imperfections qui, hier soir, empêchaient une écoute normale de la redoutable partition : attaques imprécises, passages joués faux chez les cordes, bavures chez les cuivres.Il est manifeste que l'orchestre a besoin d'un titulaire et que les chefs de passage ne peuvent parvenir à le préparer convenablement.M.Hauser a obtenu une bonne sonorité de basses pour l'ensemble de l'orchestre et d'efficaces rugissements des cuivres, mais ce n'est qu'un début.McGILL SYMPHONY ORCHESTRA / ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL.Chef invité : Alexis Hauser.Soliste : Katerina Juraskova, violoncelliste.Vendredi soir, Pollack Hall de l'Université Mc Gill ; reprise samedi, 20 h.Programme : Ouverture de la comédie musicale « Candide » (1956) - Bernstein « Schelomo », pour violoncelle et orchestre (1916-17) - Bloch Symphonie no 5, en ré mineur, op.47 (1937) - Chostakovitch 6LP1601D1104 D16 sam.(Arts) 6LP1601D1104 ZALLCALL 67 01:24:25 11/04/00 B D16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 Le NEM accueille les Percussions de Strasbourg les 7 et 8 novembre à la salle Claude-Champagne.Un passage qui fera du bruit ! Le NEM et les esprits frappeurs GUY MARCEAU collaboration spéciale LES PERCUSSIONS de Strasbourg débarquent à Montréal la semaine prochaine avec leur arsenal de près de 300 instruments à percussion.Il y a plus de 20 ans que la tribu contemporaine est passée chez nous.Ceux qui les ont vus ou entendus en 1977 ne reconnaîtront pas les membres du sextuor puisqu'il est entièrement renouvelé.C'est l'invitation du Nouvel Ensemble moderne qui nous vaut leur présence lors de deux concerts que dirigera Lorraine Vaillancourt les 7 et 8 novembre, salle Claude-Champagne.Comme à ses débuts, les Percussions de Strasbourg jouent presque exclusivement des oeuvres écrites pour eux, une situation fort enviable.« Habituellement, nous commandons des oeuvres aux compositeurs, précise Jean-Paul Bernard, directeur artistique du groupe.Et comme nous travaillons en collégialité, nous décidons ensemble des projets et collaborations avec d'autres créateurs contemporains.» Les six percussionnistes suivent donc les traces des fondateurs, mais revendiquent un regard neuf et favorisent l'émergence de jeunes compositeurs contemporains.Si les Messiaen, Xenakis, Stockhausen et Cage ont tous écrit expressément pour les Percussions de Strasbourg à l'époque, les inventeurs du « récital de percussions » créent maintenant les oeuvres des Dufourt, Donatoni, Monnet, Goebbels et Longtin, pour ne nommer que ceux-là.Leur répertoire de créations comporte à ce jour plus de 200 oeuvres et les compositeurs bénéficient d'un matériau sonore considérable.L'instrumentum du groupe s'est enrichi, au fil des ans, de près de 400 instruments à percussion provenant d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Sud.Et vu le caractère tribal associé aux percussions, pas étonnant qu'on les ait déjà qualifiés d'« esprits frappeurs ».Premières nord-américaines Mardi, les Percussions interpréteront Erewhon du compositeur français Hugues Dufourt, une « Symphonie pour percussions en quatre mouvements » pour six exécutants et un chef.Cette fresque colossale et complexe de 75 minutes, présentée en première nord-américaine, nécessite sur scène près de 150 instruments : tambours sahariens et africains, bongos, cymbales turques et chinoises, plaques de tôle, wood blocks, vibraphone, glockenspiel, marimbas, gong philippin et.cloches de vache ! « Les percussions ont l'avantage d'offrir une multitude sonore et un attrait visuel non négligeable sur scène, ce qui facilite l'accessibilité des oeuvres contemporaines pour le public », poursuit Jean-Paul Bernard.Pour Erewhon, Lorraine Vaillancourt a la délicate tâche de diriger tout ce beau monde dans ce marathon sonore.Chaque percussionniste dispose de plus de 25 instruments que nécessite la partition.Au dire de Jean-Paul Bernard, la direction de Lorraine Vaillancourt vient catalyser les énergies des musiciens en plus d'imprégner sa propre vision de l'oeuvre, un travail de précision qui a nécessité des semaines de répétitions.D'ailleurs, leur exécution d'Erewhon a fait l'objet d'un disque paru cette année (étiquette Accord) et vient tout juste de recevoir le Grand Prix 2000 de l'Académie Charles-Cros (prix du Président de la République).Rien de moins.Mercredi, le NEM partagera la scène avec les Percussions pour la présentation de deux oeuvres en première nord-américaine : Lettre posthume de Conrad du Canadien Michel Longtin et Journey of the Magi du Britannique James Wood.Chaque groupe interprétera ensuite une oeuvre en solo : Die Runde Zahl de l'Argentin Daniel Augusto D'Adamo (Percussions) et Alap & Gat du Montréalais José Evangelista (NEM).Ce concert s'inscrit dans le cadre du 50e anniversaire de la Faculté de musique de l'Université de Montréal.Après une tournée internationale en 2001 qui les mènera en Russie et dans les pays de l'Est, les Percussions de Strasbourg fêteront leur 40 ans en 2002, un anniversaire que le groupe soulignera, comme à son habitude, avec fracas.Les Percussions se produiront notamment au Festival de l'IRCAM (Beaubourg) avec le compositeur Martin Matalon qui créera une nouvelle trame sonore du film L'Âge d'or de Luis Buñuel.Le sextuor participera aussi à la création d'un opéra de chambre avec le compositeur suisse Michael Jarrell.Et l'engouement du public pour les nouvelles musiques ?« L'élitisme de la musique contemporaine d'il y a 40 ans est révolu.La culture demande un certain effort et il faut aller à sa rencontre.D'ailleurs, les gens sont invités à venir nous rencontrer après les concerts pour discuter avec nous.Ça nous fera un grand plaisir. 6LP1701D1104 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1104 ZALLCALL 67 01:18:06 11/04/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Rien à voir avec les rossignols, de Tennessee Williams.Mise en scène de Serge Denoncourt.Trad.de Michel Tremblay.Avec Normand D'Amour, Michel Dumont, Germain Houde, Marie-France Lambert, Stéphane Brulotte, Louis-Philippe Dandenault, Jean Deschênes, Pierre-Alexandre Fortin, Annette Garant, Sébastien Gauthier, Benoit Girard, Adrien Lacroix, Roger La Rue, Marc Legault et Blaise Trdif.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Dès mar., 20h, Don Juan, de Molière.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec David Boutin, Benoît Brière, Isabelle Blais, Daniel Brière, Michel Comeau, Philippe Cousineau, Alexandre Frenette, Claire Gignac, Philippe Lambert, Raymond Legault, Fanny Mallette, Nathalie Mallette, Denys Paris, Alexandre Provencher, Dominic Bond et David Parent- Laliberté.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Dès mar., 20h, L'Heureux Stratagème, de Marivaux.Mise en scène de François Barbeau.Avec Markita Boies, Monique Spaziani, Jean Petitclerc, Gabriel Sabourin, Catherine Sénart, Jean Asselin, Nicolas Canuel, François Longpré et Dominique Côté.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Colonel Oiseau, de Hristo Boytchev.Trad.de Iana-Maria Dontcheva.Mise en scène de Peter Batakliev.Avec Léo Argüello, Patrice Coquereau, Stéphane F.Jacques, Vénélina Ghiaurov, Alexis Martin, Miro et Paul Savoie: 20h.Jusqu'au 2 décembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) La Nostalgie du paradis, de François Archambault.Mise en scène de Jean-Stéphane Roy.Avec France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins, Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault et Louise Turcot: 20h.Jusqu'au 18 novembre.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Ven., 20h, L'École des femmes, de Molière.Mise en scène d'Alain Knapp.Avec Jacques Allard, Sébastien Delorme, Robert Lalonde, Roland Laroche, Diane Ouimet, Jean Ricard, Évelyne Rompré et Marcel Sabourin.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER, Salle Fred-Barry, 4353, Ste-Catherine E.Veillée funèbre, de Guy Foissy.Mise en scène de Manon Lussier.Avec Marie-Anne Alepin, Marie-Ève Breton Soutière, Marc François Blondin, Mélissa Des Landes, Pierre-Alexandre Fortin, Annie-Claude Gagnon, Émilie Gauvin, Annie Girard, Jean-Dominic Leduc, Marie-Pierre Leduc, Catherine Paré et Amélie Prévost.Du mar.au sam., 19h30.Jusqu'au 18 novembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI, Salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis Auj., 20h, Propagande.Mise en scène de Stéphane E.Roy.Avec Claude Legault, Normand Helms, Stéphane E.Roy, Ken Scott, Christine Folley, Claudia Hurtubise.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Jeu., 18h, Je vous raconterai des images., avec Claudine Raymond, comédienne.LA LICORNE (4559 Papineau) Territoire, de Patrice Dubois.Avec Marie- Joanne Boucher, Daniel Desjardins, Claude Gagnon, Marie-Claude Gamache, Richard Lemire, Michel Mongeau et Christiane Proulx.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu'au 11 novembre.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Tapage nocturne, de Francis Monmart.Mise en scène de Claude Lemieux.Avec Luc Morissette, Diego Thornton et Jorge Fajardo.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 11 novembre.LA CASA (90, Ste-Catherine E.) Or, de Pol Pelletier.Du mer.au sam., 20h.Jusqu'au 11 novembre.SALLE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Dès mar., 20h30, La Résurrection de Lady Lester, de Oyamo.Trad.de Michel Garneau.Mise en scène de Julie Vincent.Avec Jean L'Italien, Widemir Normil, Geneviève Rochette, Angelo Cadet, Mireille Naggar, Frédérique Pierre et Didier Lucien.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Auj., 20h, Pourquoi?, d'après La pièce sans titre, d'Anton Tchekhov.Adapt.de Pol Quentin.Mise en scène de Patricia Nolin.Avec Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus et Simon Rousseau.GESÙ (1200, Bleury) Le Malade imaginaire, de Molière.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Jean-Pierre Chartrand, Marc-André Coallier, Francis Reddy, Isabelle Miquelon, Martine Francke, Thomas Gratton, Antoine Durand, Louise Laparé et Martin Lavigne: 20h.Jusqu'au 25 nov.TAVERNE LE GRILLON (1950, Ste-Catherine E.) L'Homme des tavernes, de Louis Champagne.Avec Sylvio Archambault, Didtafari Bélizaire, Jean-Guy Bouchard, Gary Boudreault, Louis Champagne, Claude-Michel Coallier, Daniel Desputeau, Martin Fortier, Peter Gemmel, Marcel Leboeuf, François Marquis, Simon Meilleur, Jean-François Prud'homme, Éric Rathé, Benoît Rousseau, Luc Roy, Denis Trudel, Francis Vachon, Guy Vaillancourt et Valérie Le Maire.Du mar.au sam., 20h.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Betrayal, de Harold Pinter.Mise en scène de Daniel Brooks.Avec Susan Coyne, Diego Matamoros et Albert Schultz: 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Mar.et mer., 20h, Je suis une mouette (Non, ce n'est pas ça), spectacle inspiré de La Mouette, d'Anton Tchékhov.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Annick Bergeron, Denis Bernard, Luc Bourgeois, Jean- François Casabonne, Suzanne Clément et Monique Miller.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 15h, L'Orchidée, de Michel Nadeau.Mise en scène de Reynold Robinson.Avec Carol Cassistat et Tova Roy.(9 à 14 ans) THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Jean-Louis Millette, 180, de Gentilly E., Longueuil) Dim., 15h, Un Éléphant dans le coeur, de Jean-Frédéric Messier.Avec Stépan Allard, Nadine Meloche et Valérie Le Maire.Présentation du Théâtre des Confettis.(7 à 12 ans) Danse ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, The Berlin Project, de Tony Chong, et Muzz, de Sarah Chase.Série des majeurs.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., mer., jeu., ven., 20h, Projet Williams/ Formule interprètes 13, avec Sarah Williams, Heather Mah et Julie Slater.Présentation de Danse-Cité et les arts du Maurier.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 14 h, Quatuor Molinari: répétition publique; 20 h, Ernie Hammes Jazz Band.Dim., 15 h 30, Wonny Song, pianiste: Mozart, Chopin, Jean-François Normand, clarinettiste: Schumann, Martinu, Bernstein.Série Début.Mer., 20 h, Antoine Lefebvre, violoniste: Bach, Prokofiev, Somers, Jacynthe Riverin, pianiste: Provost, Ligeti, Chopin.Jeu., 20 h, Ensemble instrumental.Mozart, Dorati, Britten.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Michèle Lozier, mezzo-soprano.Schumann, Bach.Dim., 13 h, John Wiens, ténor.Britten, Duparc, Schoeck.Mer., 12 h 30, Jonathan Oldengarm, organiste.Cabena, Grison, Stanford.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Katya Kabanova (Janacek).Opéra de Montréal.Première.Oksana Krovytska, soprano, Noëlla Huet, mezzo-soprano, Thomas Studebaker et Allan Glassman, ténors, Mikhaïl Svetlov Krutikov, basse.Mise en scène: Bernard Uzan.Orchestre Métropolitain et Choeur de l'OdM.Dir.Stewart Robertson.Autres représentations: lun., jeu., et les 11 et 15 nov.Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal et Choeur OSM.Dir.Charles Dutoit.Chantal Juillet, violoniste.Sécheresses pour choeur (Poulenc), Concerto pour violon: A Fool's Paradise (Danielpour), Daphnis et Chloé (Ravel).Grands Concerts.Mer., 10 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Lucille Chung, pianiste.Légendes no 3 et 4 (Sibelius), Rhapsodie (Bartok) et Les Djinns (Franck), pour piano et orchestre, Boléro (Ravel).Matins symphoniques Métro.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Katerina Juraskova, violoncelliste.Ouverture de Candide (Bernstein), Schelomo (Bloch), Symphonie no 5 (Chostakovitch).Dim., 20 h, GEMS (musique électroacoustique) et Ensemble de percussions.Lun., 20 h, Yehonatan Berick, violoniste, Élizabeth Francoeur, clarinettiste, Dale Bartlett, pianiste.Sonate op.24 (Beethoven), Contrasts (Bartok), Sonate op.13 (Grieg), Sonate no 3 pour violon seul (Ysaye), Zigeunerweisen (Sarasate).Mar., 20 h, Quatuor Alcan.Quatuors op.18 no 2, op.130, op.59 no 3 (Beethoven).Ven., 20 h, George Flynn, pianiste et compositeur.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20 h, Musica Camerata Montréal.Quintette op.16, Trio posthume, Septuor op.20 (Beethoven).Ven., 12 h 15, Frauke Jürgensen, organiste: Buxtehude, Arauxo, Herchenröder; 20 h, Quatuor Molinari et Ensemble Pentaèdre, Noëlla Huet et Julie Nesrallah, mezzo-sopranos.12 Mikroludium et Quintette à vent (Kurtag), Minnelieder et Beauty and the Beast (Schafer).SALLE JEAN-GRIMALDI (cégep André- Laurendeau, 1111, Lapierre, La Salle) Dim., 14 h, Quatuor Claudel et Philippe Magnan, hautboïste.Borodine, Bax, Bartok.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 14 h 30, Ensemble Strauss-Lanner.Ven., 20 h, Quatuor de saxophones Nota Bene et Jacynthe Riverin, pianiste.Absil, Aglat, Chopin, Ligeti, Provost, Ravel.CONSERVATOIRE Dim., 15 h, Claudine Côté, soprano, Thérèse Motard, violoncelliste, Louise-Andrée Baril, pianiste.Schubert, Mozart, Chopin, Rodrigo.Jeu., 20 h, Trio Fibonacci.Finnissy, Höller, Ristic, Dusapin.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20h, Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Boris Brott.Juliette Kang, violoniste.Serenade pour violon (Bernstein), Adagietto (Mahler), Carmen-Suite (Chtchédrine), Sinfonietta (Roussel).Mar., 20h, Chamber Music Society of Lincoln Center.Quatuor avec piano K.478 (Mozart), Sextuor (Copland), Quintette avec clarinette (Brahms).Pro Musica.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20h, Percussions de Strasbourg.Dir.Lorraine Vaillancourt.Erewhon (Dufort).Mer., 20h, Percussions de Strasbourg et Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Lettre posthume de Conrad (Longtin), Journey of the Magi (Wood), Die Runde Zahl (D'Adamo), Alap & Gat (Evangelista).THÉÂTRE LA CHAPELLE Jeu.et ven., 20 h, Talk Show / Han n 17, théâtre musical (Marie Pelletier).Ensemble de la SMCQ, Nadia Blanchette, soprano, Odette Beaupré, mezzo-soprano, Pascal Mondieig, ténor, Simon Fournier, baryton.Dir.Walter Boudreau.Autres représentations: 11 et 12 nov.Variétés MÉTROPOLIS (59, Ste-Catherine E.) Dim., 20h, Rancid.CASINO DE MONTRÉAL Pierre Lalonde.Mar., mer., jeu., 13h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h, Vic Vogel.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 21h, Luck Mervil.Mise en scène de Denis Bouchard.THÉÂTRE OLYMPIA (1004, Ste-Catherine E.) Auj., 20h, Daniel Lemire.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h, C'est fête au cimetière, spectacle inspiré du dernier BORI, avec Mario Légaré et Jean-Bertrand Carbou.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dim., 16h et 20h; lun., 20h, Rien de trop, de et avec France Léa.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Mer., jeu., ven., 20h, Michel Barrette.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 19h et 22h30; dim., 20h30, la compagnie Noche Flamenca.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Dim., 22h, Yannick Rieu; dim., 22h, Quintette The Shragge.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Iron Bees.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Alain François et Michel Lévesque.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 21h, la Chango Family; dim., 21h, Quid Novi; lun., 19h, soirée philojazzique de Tom Levitt.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Hard Bop; dim., 20h, flamenco; mar., 22h, les Misérats.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Quartette Amandine Paccioni; dim., 22h, Skip et Tim.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Stef Gagnon Blues Band.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, hommage à Barbara et à Brel avec Élisabeth Leroux.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et les Copains d'abord; dim., 21h, Jacques Rochon chante Reggiani, Vian; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Le Voyage de Mademoiselle Gertrude, avec Pascale Desbois.CENTRE MOLSON Ven., 18h et 21h, David Copperfield.BALATTOU (4372, boul.St-Laurent) Mar., 22h, Youssou Seck; mer., 21h, Marc Séguin.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h, Pervers Polymorphe, avec Robbert Fortin et Tony Tremblay; lun., 20h, ?Alice - Purge - Volume 10.LION D'OR (1676, Ontario E.) Dim., 20h, Vingt heures.et j'en veux encore, soirée de chansons et de théâtre sous la direction de Jean-Belzil Gascon, Frédo Boivin, Tomas Jensen et Stéphane Bellavance.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Auj., ven., 20h, La vie nue sans ennui, avec Sébastien Larivée.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, Vibration 9 et Crowd 9; mer.et jeu., 21h, Éric Maheu et Le Sabotage.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Gilbert Lauzon et Serge Lachapelle.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupes Dany Pouliot et Monochrome.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Quartette Suzie Arioli; dim., Trio Michael Kaeshammer: dès 22h.JELLO (151, Ontario E.) Mar., 22h30, Lili's Tiger, Freddie James et Mannix.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., Papo Ross, DJ Cobal; dim., Atomic Cocktail: dès 22h.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Barcode.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h30, Equalizer.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Shane Murphy; dim., Open Mike et Ef: dès 22h.O'BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Too Blues.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20h, Claude Dubois; mar.et mer., 20h, Peter Mac Leod; jeu., 20h, Mario Chénart, Monica Freire et Nelson Minville.À L'ÉCART (245, rue Saint-Jean, Longueuil) Auj., 20h, L'Inquiétude, de Valère Novarina, lecture-spectacle de Marc Béland; mer.et jeu., 20h, José Barrense-Dias.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Dim., 11h et 14h, Carmen Campagne; mer., 20h30, Jean Leloup.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj., 20h, Jean-Michel Anctil; dim., 15h30 NWOLC (jonglerie, mimes, masques, acrobaties, percussions).PUB ST-CHARLES (429, St-Charles, Vaudreuil) Auj., 22h, The Ramblers.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Musical Box.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Jean Leloup.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Richard Abel.MAISON DE LA CULTURE DE GATINEAU (855, boul.de la Gappe, Gatineau) Auj., 20h, Claude Blanchard.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Pierre Huyghe - the Third Memory, Muntadas - On Translation: The Audience, Idées de paysage, paysages d'idées et Oeuvres-phares.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Exposition De Dürer à Rembrandt: chefsd'oeuvre du quinzième au dix-septième siècle.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition La Beauté de la Sainteté.Dès ven., exposition Visio interior, sculptures d'André Armand Masson.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Africa Musica!.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu.et ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Oeuvres choisies de la collection Loto-Québec, Saint-Laurent, du village à la ville, Éventails de dentelle et Arts anciens et traditions artisanales du Québec.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (pavillon Benoît-Verdickt, 110, chemin de La Salle) Exposition Rêver en couleurs, oeuvres de Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Clarence Gagnon, Betty Goodwin, Adrien Hébert, Jacques Hurtubise, Arthur Lismer, Jean Mc Ewen et Claude Tousignant.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 17 décembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Exposition La pêche miraculeuse, oeuvres de Jean-Yves Vigneau.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Peintures et estampes de Manon Lambert.Du lun.au ven., de 10h à 16h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Installation de Jean-Pierre Gauthier.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 11 novembre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition La librairie du polygraphe, sur l'oeuvre de Jacques Ferron.Jusqu'au 11 nov.BORDUAS (207, Laurier O.) Burins de Christiane Roy et monotypes de Michel Lancelot.Du lun.au ven., de 9 h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Sculpture-installation de Yechel Gagnon et Gabrièle Fontana, photographies de Cheryl Pagurek.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Oeuvres de Jennifer Macklem et Kip Jones.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE DE CRÉATIVITÉ - LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Art sacré, oeuvres de Robert Cadot, Jean-François Bégin, Nathalie Labrecque et Ginette De Lottinville.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 20 décembre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2940, Côte Ste-Catherine) Expositions 1,2,3, Math! et Un monde fractal.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 9 novembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., 12h à 17h, exposition Surface Sourire/ Happy Fake, oeuvres de Sylvie Cotton.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Studio Dumbar Behind the seen.Du mer.au dim., de midi à 18h.ESPACE PARCOURS (130, chemin Bates, espace 101) Auj., dim.et lun., de 13h à 17h, exposition Franchir les distances oeuvres d'Hélène Goulet.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Peintures de Janine Carreau.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 novembre.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Pierre Blanchette.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 9 décembre.GALERIE CLARK (1591, Clark, 2e étage) Exposition Encan H 12.Jusqu'au 11 nov.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Investir dans l'art un plaisir, oeuvres de Riopelle, Borduas, Bellefleur, Bruneau, Knowles, Thibeau, Varley, Dallaire, Francis, Appel, Goodwin, Fortin, Hurtubise, Mc Ewen, Torres, Castelli.GALERIE D'AVIGNON (102, Laurier O.) Portraits de Russell Yuristy.Jusqu'au 8 nov.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Freda Guttman.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Sophie Jodoin.Du lun.au sam., de 10 h à 18h; dim., de midi à 17h30.Jusqu'au 16 novembre.GALERIE DE L'ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Georges Briata, Louise Cashens, Christiane Frenay, Urbain Huchet, Jean- Pierre Kolasinsky, Llado, Hélène C.Pichot, Pierre Pivet, Jean-Maxime Relange, Andrée Roumanet, Nicolay T.et Robert Vernet-Bonfort.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (marché Bonsecours) Meubles de Kino Guérin.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 3 décembre.GALERIE BERNARD DESROCHES (2125, Crescent) Peintures, sculptures et oeuvres sur papier de Leo Schimansky.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Peintures de Michèle Drouin.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Oeuvres de Marcelle Bonenfant-Dubé.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Auj., de midi à 17h, exposition Séquences, oeuvres de Becher, Buren, Christo, Darboven, Flavin, Fleury, Forg, Goldin, Halley, Horn, Kabakov, Kirkeby, Knoebel, Koons, Kosuth, Kounellis, Lewitt, Long, Merz, Paik, Paolini, Pistoletto, Ruff, Scnabel, Trockl et Tuttle.GALERIE KASTEL (1368, av.Greene) Dès mar., oeuvres de Michael Khoury.GALERIE KLIMANTIRIS (742, Décarie) Dès dim., oeuvres de Theo Tobiasse.GALERIE WALTER KLINKHOFF (1200, Sherbrooke O.) Dès lun., oeuvres de Chantale Jean.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Louis Hughes et Jean-Claude Mayodon.GALERIE L'EMPREINTE (272, St-Paul E.) Exposition Cent Titres.Jusqu'au 30 nov.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Gilles Labranche, Gil Robitaille et Gilles Bédard.Jusqu'au 11 novembre.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Impatiences photographiques Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam.et dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE LES MODERNES L'ANNEXE (372, Ste-Catherine O.) Peintures de Fatima Augusto.Du jeu.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 2 décembre.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Auj.et dim., de 13h à 17h, oeuvres de Helen Mc Nicoll.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Exposition Vitrine d'automne 2000.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Auj., de 10h à 17h, exposition Mon coeur dans les Bahamas, oeuvres de Dominique Boisjoli.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Marcel Fecteau, Sylvie Larose et Henri Masson.Du mar.au dim., de 11h à 17h.GALERIE D'ART OPHÉLIE (1374, Fleury E.) Oeuvres de Patrice Ahrweiller, Léo Ayotte, Vivian Case-Fox, J.-Guy Desrosiers, John Hammond, A.Rousseau, Tex Lecor, N.Hudon, Roland Palmaerts, Jacques Poirier, Marc Siméon, S.Tremblay et Jacques Lisée.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O., espace 418) Exposition Meat.Du mer.au ven., de 10h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 nov.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O.) Photographies de Margaret Lawther.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 2 décembre.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul O.) Oeuvres de Michel Sylvain et Rose-Aimée Bélanger.Jusqu'au 15 novembre.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Jane Zdansky et Sharon Johnson.Mar.au ven., 12h à 17h30; sam., 12h à 17h.Jusqu'au 14 novembre.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres d'Areg Elibekian.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., de 11h à 17h.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, av.Notre-Dame-de-Grâce) Dès jeu., oeuvres de Jane Low Beer.Du mar.au sam., de 11h à 18h.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Susan Elizabeth Pepler.Du mer.au dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 12 novembre.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Paul Lacroix.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Joseph Giunta.GALERIE UQAM (1400, Berri) Oeuvres de Marian Dale Scott et Teofil Valeriu Ghetiu.Du mar.au sam., de midi à 18h.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Dessins de H.Heimlich.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Auj., peintures d'Ernesto Vasquez.GALERIE VOX (marché Bonsecours) Exposition Les chambres précaires, oeuvres de Jacqueline Salmon.Jusqu'au 18 nov.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres de Michèle Drouin.Jusqu'au 25 nov.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Bercovitch, Beder, Bobak, Borenstein, Carr, Clark, Cosgrove, de Belle, Delfosse, Fitzgerald, Hennessey, Holdstock, Jackson, Jacobi, Lismer, Lyman, Masson, Muhlstock, Neumann, Nicol Mac Leod, Norwell, Pilot, Plaskett, Pinsky, Roberts, Topham, Varley et Verner.Jusqu'au 8 nov.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Peintures de Marcus Hildebrandt.GALERIE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART QUÉBEC (2025, Peel) Exposition Unmarked Live.Jusqu'au 25 nov.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O, suite 409) Oeuvres de Zhu Lan, sculptures africaines et oeuvres de Susan Lazar-Hart.MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l'Hôpital) Oeuvres de Monique Mongeau.Du jeu.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 26 novembre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Laurie Walker.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 10 décembre.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Peintures de Jaber Lutfi.Jusqu'au 11 nov.OCCURRENCE (480, Ste-Catherine O., espace 307) Oeuvres photographiques de Maurice Alejo et Patricia Lagarde.Jusqu'au 18 novembre.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Nestor Kruger et Nicolas Baier.Du mar.au sam., de midi à 17h.PLAZA ALEXIS NIHON (1500, Atwater, 2e étage, salles F41-F46) Festival des Arts 2000.Du lun.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 11 nov.SALLE TUDOR (1307, Ste-Catherine O.) Exposition Les Pastellistes.Jusqu'au 11 nov.UNIVERSITÉ McGILL (musée Redpath, 859, Sherbrooke O.) Exposition The Bird Room, oeuvres de Loren Williams.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 17 novembre.Également à l'affiche Portraits de famille Le dimanche 5 novembre .13 h Inspir.de l Õexposition finsdesicle@mccord et des collages de Mme Anne Ross Mc Cord, voici un atelier parfait pour Ç tirer È le portrait de votre famille, en donnant libre cours .votre imagination.Activité pour adultes Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France Le mercredi 8 novembre .19 h Laissez-vous porter par la verve de lÕ.crivain Andr.Lachance qui vous offre un voyage dans le temps en Nouvelle-France et vous invite .partager pour un instant la vie passionnante des personnages qui habitent l Õunivers de son livre : Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France.R.SERVATIONS REQUISES 690, Sherbrooke O., Mtl.M.tro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Soir.e .lÕH.tel Windsor ou au Ritz-Carlton.Monsieur Vachon et sa partenaire avaient lÕembarras du choix ! Depuis 1928, la musique a chang.Mais Montr.al danse plus que jamais.Venez admirer plus de 800 objets de la c.lbre collection du Mc Cord et plongez au c Ïur mme de l Õexp.rience riche et diversifi.e de notre ville.la fièvre du samedi soir Simplement Montr.al coup dÕÏil sur une ville unique 2900933 6LP1801D1104 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1104 ZALLCALL 67 01:24:35 11/04/00 B D 1 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 NO V EMB R E 2 0 0 0 Secrets de cuisinier FRANÇOISE KAYLER LIVRES Si le respect du secret professionnel définissait les professions, les cuisiniers obtiendraient tout de suite la reconnaissance professionnelle qu'ils réclament depuis un demi-siècle ! Si les cuisiniers et si les maîtres de service racontaient tout ce qu'ils savent, tout ce qu'ils voient, tout ce qu'ils apprennent dans les coulisses, on tremble à l'idée de ce qui pourrait arriver, des scandales qui pourraient éclater.Et c'est ce qui a failli arriver dans le roman qui s'intitule Petites Infamies.Qu'est-ce qu'une « petite infamie » ?C'est une petite vilenie commise au cours de la vie, une action dont on a honte et qui, en réalité, est parfaitement pardonnable.« L'ennui, c'est que bien souvent, ensuite, parfois des années et des années plus tard, pour que cette petite infamie ne soit pas découverte, (on) se voit obligé d'en commettre une autre beaucoup plus grande, une grande infamie », explique le héros de ce roman.Un héros malheureux, qui été sur le point de commettre de petites infamies et qui mourra d'avoir été témoin de celles des autres.Ce héros est un cuisinier, ou un pâtissier.L'auteure n'a pas l'air certaine de la différence qui existe entre les deux professions.De toute façon, Néstor Chaffino est un traiteur de renom, propriétaire de l'entreprise Le Mûrier & le Guy, à Madrid.Coup du sort pour un cuisinier, il mourra gelé dans un congélateur au cours d'une réception organisée dans une luxueuse villa de la Costa del Sol.Accident ?Meurtre ?Quelle petite infamie a été la cause de la mort de ce brave homme qui, normalement, devait mourir d'un cancer.Sauf que la voyante avait tenté de lui ouvrir les yeux sur une autre fin.celle de sa fin et qui nous est livrée dès la première page.Néstor, mais personne ne le savait, se préparait à dévoiler des secrets de grands cuisiniers dans un livre qui devait être publié après sa mort.« Cela ne semble-t-il pas une vengeance délicieuse sur tous ces collègues si fameux et si distingués qui collectionnent des étoiles dans le Guide Michelin tout en cachant au public les secrets les plus élémentaires.Le lecteur ne connaîtra pas ces secrets.Tout juste sera-t-il mis en alerte et les professionnels qui liront ce livre pourront peut-être vérifier les connaissances culinaires de l'auteur qui a évité soigneusement de s'engager sur un terrain glissant.Le secret pour réussir une île flottante est-il vraiment de monter les blancs avec un grain de café ?Les vraies « petites infamies » sont celles commises par chacun des personnages qui finiront par être réunis lors de la funeste réception.Et le lecteur se laisse prendre au jeu des révélations, dans cet imbroglio qui a pour fil conducteur la carrière d'un cuisinier.PETITES INFAMIES, Carmen Posadas, Éditions du Seuil, 250 pages.Un retour sur scène FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS Après une éclipse de quelques mois, Chez Georges est revenu au centre-ville.Délogé de la rue Sherbrooke pour permettre la construction, qui finalement ne se réalisera pas, d'un nouvel hôtel, ce restaurant montréalais vient d'accrocher son enseigne sur la façade de l'hôtel Vogue, remplaçant celle du Société Café.Chez Georges fait partie de ces établissements qui ont marqué l'histoire de la restauration montréalaise d'un petit caillou blanc.Du temps, il y a longtemps, où il logeait dans une salle sans fenêtre en haut d'un escalier droit, chez Georges était un bar d'abord, un restaurant ensuite.Les deux vivaient en symbiose, parfaitement réunis dans une même atmosphère.Celle que créait un barman-restaurateur de talent.Celle qui était celle d'une époque.Dans ce troisième logement, et beaucoup mieux que dans le deuxième, Chez Georges pourrait presque recréer cette ambiance.Un beau bar fait partie de la salle, intégré lui aussi dans la salle et pouvant vivre en harmonie, confortable, agréable pour prendre rendezvous, prendre l'apéritif, passer une fin de soirée.L'exercice pourrait être d'autant mieux réussi qu'une partie du personnel de l'ancien Chez Georges est toujours en service.La carte, elle aussi, se souvient.Elle a conservé les plats vedettes de l'établissement.On retrouve les sauces de Georges, les pannequets qui ont fait son succès, d'autres plats qui évoqueront des souvenirs à certains, les abats et les entrecôtes qui restent la spécialité de la maison.Certaines préparations qui ont marqué cette époque ont disparu partout ailleurs.Les pannequets, par exemple, que le chef Abel Benquet avait introduits au restaurant la Tour Eiffel.La mode étant un éternel recommencement, Chez Georges pourrait, en les soignant bien.les remettre à la mode ! L'oeuf mayonnaise et les foies de morue font partie de l'image des menus d'un époque.Pour être simple, le plat ne doit pas être banal.Plus il est simple, moins il supporte l'imperfection.L'oeuf mayonnaise servi ce soir-là était, juste à côté d'une mise au point parfaite.Tout était trop froid.La mayonnaise était décevante.De sorte que l'ensemble l'était aussi.Les foies de morue sont rares sur les cartes d'aujourd'hui.Le foie gras de canard a plus d'attrait.Ce produit marin a pourtant de belles qualités, délicat, savoureux.à condition d'être servi à la bonne température.Bien présentés, ces foies de morue étaient beaucoup trop froids.Chez Georges accompagne le service de l'entrecôte d'un bon choix de sauces.Celle au roquefort, courte et bien aromatisée, nappait agréablement la viande, une coupe de boeuf parfaite, tendre et belle que l'on aurait aimée, pourtant, avec plus de goût.Côté viande, le restaurant propose toujours un tartare qu'il décline en grosse ou petite portion, assaisonné au goût du client.Mais pourquoi ce restaurant ne sert-il que des frites industrielles Deux desserts classiques, pour un restaurant classique, illustrant deux époques : une crème renversée et une crème brûlée.Chez Georges 1415, rue de la Montagne 514 288-6181 Fumé : deux sections Oeuf mayonnaise Foie de morue Entrecôte au roquefort Tartare (petit) Crème brûlée Crème caramel Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 55,40 $ LE PORTUGAL À MONTRÉAL AU Goûtez les spécialités du chef, directement de Lisbonne, tout en écoutant le son magistral du fado 111, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Tarif spécial pour stationnement Tél.: (514) 861-4562 Fax : (514) 878-4764 I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche Festin gastronomique de canard Brunch du dimanche 1031, rue Victoria, Saint-Lambert Réservations : (450) 671-0946 Fine cuisine française vivant et votre recette.Réservez dès maintenant.Vous choisissez votre homard 403, Place Jacques-Cartier Tél.: (514) 398-9090 Salle de 50 à 100 personnes disponible Vue magnifique sur la Place Jacques- Cartier et sur tout le Vieux-Montréal .pour vos parties des fêtes! Cuisine thaï, sushi, szechuan Asean « A » pour 2.Soupe aux légumes ou soupe pimentée au poulet Dim Sum Ravioli garni avec beurre d'arachide Boeuf croustillant à l'orange Fruit de mer avec sauce au vin Nouilles sautées avec tofu frit à la sauce de gingembre Riz à la vapeur 3980 $ Sushi « A » pour 2 2 soupes Miso 10 Nigiril 14 morceaux de Maki 2 morceaux de Hand Roll 3980 $ 410, Place Jacques-Cartier (514) 866-3471 Fine cuisine française L E S T - A M A B L E Réservez tôt pour vos parties des fêtes.Table d'hôte le midi et menu gastronomique 5 services tous les soirs Salon disponible pour parties Réservations : Andrea (514) 495-1796 5163, St-L aurent, (entre L aurier et Fairmount) MOULES À VOLONTÉ CUISINE FRANÇAISE Simplement excellent Les dimanches br 995$ à partir de Table d'hôte à partir de 17,95$ 6LP1901D1104 D19 sam.(Arts) 6LP1901D1104 ZALLCALL 67 01:19:56 11/04/00 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 NOVEMBRE 2000 D19 Une histoire de bois.DU VIN La plupart des dégustateurs et des consommateurs américains raffolent des vins, blancs et rouges, très boisés.« Les Américains aiment le bois dans les vins, comme ils aiment le ketchup sur leurs aliments.Ce n'est pas les aliments qu'ils aiment, mais le ketchup ! » a déjà écrit, sur un ton sarcastique.un Américain, à savoir Bob Thompson, journaliste, connaisseur réputé et auteur du Pocket Encyclopedia of California Wines (Simon and Schuster).Ils ne sont pas les seuls, faut-il dire, les Espagnols se délectant eux aussi de vins rouges vanillés, et donc au boisé très marqué.Est-ce l'influence des Américains et à cause de l'importance de leur marché ?Quelles qu'en soient les causes, toujours est-il que le bois est à la mode.Bien utilisé, il ajoute quelque chose au vin, particulièrement au rouge.Il en attendrit et en arrondit les tannins, puis donne aux vins des arômes qu'il n'aurait pas autrement.D'épices, notamment de vanille, de cuir, parfois de torréfaction, de pain grillé, d'aliments fumés, de sciure de bois, etc.Cependant, la provenance du bois, le degré de brûlage des planches (les douelles, dit-on, qui sont toujours plus ou moins brûlées), la dimension des contenants, le nombre de fois qu'ils sont utilisés, le temps d'élevage du vin, etc.Ð de nombreux facteurs ont un rôle à jouer dans les arômes du vin, que le dégustateur détectera à la fois au nez et en bouche.Certains blancs, eux, sont même vinifiés en petits fûts, notamment les meilleurs bourgognes, d'où des arômes de beurre, de fumée, parfois de citron, etc., le bois donnant également du volume, de l'ampleur en bouche aux vins blancs.Mais toujours, selon le mot si juste de l'oenologue et auteur bordelais Émile Peynaud, le bois doit jouer le même rôle que les épices en cuisine.Il en faut, mais elles doivent rester à l'arrière-plan, leur rôle consistant à mettre en valeur les mets et non pas à les supplanter.Dans la pratique, toutefois, nombreux sont les vins qui, aujourd'hui, affichent un boisé trop poussé, intempestif.Vin modeste, le Vinho Regional Terras do Sado 97 Periquita Fonseca, est un bon exemple du rouge boisé à la façon traditionnelle portugaise.D'une couleur peu prononcée, à reflets orangés, il a, mêlées à ses odeurs de fruits rouges et cuits, des notes épicées insistantes, faisant penser à quelque chose comme des odeurs.de madrier.Il rappelle également ces vins rouges portugais portant la mention « garrafeira », ce qui indique que leur élevage sous bois a duré plusieurs années.Moyennement corsé, assez peu tannique, on retrouve en bouche, comme il se doit, les mêmes arômes épicés.Particulier.Produit courant (C), 10,95 $, HH $ 1-2 ans.Le style du Navarra 96 Dignus Bodegas Vina Magana, d'Espagne, s'en rapproche.Plus coloré que le précédent, relativement corsé, tannique quoique sans exagération, c'est un vin assez austère, au boisé encore là insistant et rappelant de même des odeurs de madrier, ce qu'on retrouve sur le plan gustatif.Spécialité (S), 864660, 15,95 $, HH(H) $($) 3-5 ans.On change de registre avec le Madiran 95 Prenium Château de Crouseilles, à la robe grenat-pourpre soutenue, au bouquet ample, de fruits rouges et cuits, aux notes épicées-boisées bien présentes et plus distinguées que dans les deux vins précédents (mais sans que ce soit le plus raffiné des bouquets).Et, en bouche, corsé, bien en chair, et puis assis sur un socle solide de tannins fermes, quoique sans rugosité.S, 895441, 28,10 $, HHH $$$ 5-6 ans sans doute.Grand vin dans le millésime 97, la cuvée prestige du Faugères Château des Estanilles, et tout en étant par d'autres côtés très réussie, est moins convaincante en 98, à cause, justement, d'un boisé trop insistant, dominateur.Mais peutêtre est-ce le choc du voyage ?D'une superbe couleur, ce vin a un bouquet généreux, de fruits rouges et noirs bien mûrs, mais qu'il faut.aller « chercher » derrière les arômes de bois neuf.Bouche charnue, concentrée, à la très belle texture, élégante, mais là aussi le bois se fait trop insistant.Et on ne sent ni ne goûte la Syrah, bien que ce vin soit élaboré avec 100 % de ce cépage.S, 873562, 33,25 $, HHH(H) $$$($) 6-7 ans.À noter, toutefois, qu'il n'en restait que 25 caisses sur les tablettes en début de semaine.Même chose ou à peu près (33 caisses) pour le Haut-Médoc 97 Château Saint-Paul, dont la SAQ vient toutefois de passer une nouvelle commande.C'est, dans ce cas, une illustration parfaite du savoir-faire bordelais, de son sens ancien de la mesure, dans un millésime de qualité moyenne et dont les vins ne seront sans doute jamais meilleurs que maintenant.D'un pourpre quand même passablement soutenu, c'est un bordeaux au beau bouquet de fruits rouges, distingué, au boisé parfaitement dosé, qui ajoute de la complexité sans en masquer le fruit.Moyennement corsé, il a un bon goût de fruits et encore toute sa fraîcheur, sur des tannins fins et serrés.S, 866095, 25,80 $, HHH $$$ 2-3 ans.Et son prix, qu'on souhaiterait plus doux, reste à peu près correct.Il en va différemment pour le Médoc 97 Château Rollan de By, d'une couleur pourpre-prune soutenue, impeccable dans ce millésime difficile, au bouquet dominé par des odeurs de fruits noirs, m'at- il semblé, et relevé de notes de torréfaction (à cause de toute évidence du brûlage des fûts), passablement corsé, tannique, sans l'élégance du précédent, mais également très bien fait.Hélas ! il est cher.S, 851477, 30,75 $, HHH $$$($) 3-4 ans.Vin d'appellation Montagne Saint-Émilion, le Château Beauséjour Clos L'Église 98 est de son côté vendu à prix correct, sans que ce soit donné.D'une belle couleur pourpre-prune, il a un bouquet d'ampleur moyenne, distingué, de fruits rouges et relevé de notes comme de tabac, m'a-t-il semblé.Tout aussi bien fait en bouche, il est moyennement corsé, avec de belles saveurs de fruits rouges et des tannins de qualité, sans dureté.C'est Bordeaux avec tout son charme.S, 896084, 25,45 $, HHH $$$ 3-4 ans.Enfin, veut-on savoir à quoi ressemble un Brunello di Montalcino d'un parfait classicisme, au boisé imperceptible, et pour ainsi dire englouti dans le fruit, il faut goûter le Brunello di Montalcino 95 Castello Banfi (84 caisses restantes en début de semaine).La couleur, grenat-pourpre, soutenue, reste jeune, alors que son beau bouquet, élégant, noble (comme on le dit parfois), est subtil et à peu près indescriptible.Relativement corsé, c'est un vin élégant, aux tannins serrés et distingués et aux proportions idéales.S, 972836, 46 $, HHHH $$$$ 5-6 ans sans doute.Christiane Duchesne reçoit le prix de Al'ssociation France-Québec MICHEL DOLBEC Presse canadienne PARIS Ð Le prix littéraire Association France- Québec-Philippe-Rossillon a été remis hier à Paris à Christiane Duchesne pour son roman L'Homme des silences.Paru l'an dernier chez Boréal, cet ouvrage est, après Anna, les cahiers noirs, le deuxième roman « adulte » de Christiane Duchesne, auteure prolifique d'ouvrages destinés aux enfants.Ceux-ci lui ont valu de remporter trois fois le prix Christie et à deux reprises le prix du Gouverneur général (pour La Vraie Histoire du chien de Clara Vic en 1990 et Victor Rome en 1992).On lui doit aussi les populaires séries Julia et Edmond, le raton laveur ainsi que Cyrus, l'encyclopédie qui raconte qui a remporté un grand succès en librairie.Naturellement, la romancière n'aime pas trop qu'on oppose romans jeunesses et romans adultes, histoires pour enfants et « vrais livres ».« Je tente de faire des romans adultes qui peuvent être lus par des jeunes, dit-elle.Ce qui me fait plaisir, c'est de voir que mon écriture, même lorsqu'elle s'adresse à des lecteurs plus âgés, continue d'être appréciée, que le propos n'est pas dépassé.Après tout, c'est la même écriture, le même style, les mêmes préoccupations.» Dans L'Homne des silences, ce fil n'est pas rompu.L'héroïne du roman est une petite fille de 12 ans, Marie, dont les parents ont péri noyés dans un lac au cours d'une promenade en bateau.« L'histoire touchera autant les jeunes que les adultes, affirme Françoise Goupil, une des responsables du prix.C'est écrit admirablement.La jeune fille perçoit les pensées de son père, sans qu'il ne soit jamais question de spiritisme ou de choses comme cela.C'est un hymne à la vie, à l'amour paternel, au delà de la mort.» Deux autres titres avaient été sélectionnés par le jury : Garage Molinari de Jean-François Beauchemin et Les Vents dominants de Jacques Marchand.Les Beatles lancent leur premier site Internet Cuisine : Thaï, Sushi, Szechuan Le ravissant Jardin d'Asean obtient les meilleures notes.Myron Galloway-The Suburban 19/07/2000 Asean sert d'excellents Sashimi et curry Thaï.Ashok Chandwani - The Gazette 04/08/2000 5828, rue Sherbrooke Ouest, N.-D.-G.angle av.Melrose et Regent Réservations : (514) 487-8868 Agence France-Presse LONDRES Ð Les Beatles vont lancer leur premier site Internet commun à l'occasion de la sortie d'un album intitulé 1, le 13 novembre, qui regroupera leurs plus grands succès.Paul Mc Cartney dispose d'un site Internet individuel et il existe déjà des sites consacrés au célèbre groupe britannique, mais ils ont été créés par des fans.Le site www.thebeatles.com sera, lui, officiel et il se déclinera sur les 27 chansons du nouvel album, dont chacune a été à un moment ou un autre numéro 1 des palmarès en Grande-Bretagne ou aux États-Unis.Paul Mc Cartney, George Harrison, Ringo Starr et la veuve de John Lennon, Yoko Ono, ont tous participé à son élaboration, ont indiqué les maisons de disques EMI, Parlophone et Apple.En cliquant sur la chanson Get Back, les internautes pourront par exemple voir le concert donné par le groupe sur les toits de l'immeuble de leur maison de disques Apple à Londres, le 30 janvier 1969.En passant sur I Wanna Hold Your Hand, ils pourront faire un tour dans le studio mythique d'Abbey Road, qui a vu naître les plus grandes chansons des Beatles.Paul Mc Cartney avait annoncé le 10 avril 1970 Ð trois ans après la sortie de leur dernier album Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band Ð que les Beatles n'enregistreraient plus ensemble.Dix ans plus tard, le 8 décembre 1980, John Lennon avait été assassiné. La Presse 4 novembre 2000 Page D20 manquante "]
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