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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-11-03, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B1103 5LP0101B1103 ZALLCALL 67 01:28:35 11/03/00 B 5LP0201B1103 b2 actuel vendredi 5LP0201B1103 ZALLCALL 67 01:25:10 11/03/00 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 NOVEMBRE 2000 BANDE À PART HOCKEY Suite de la page B1 Daniel Legris, père d'un joueur de 11 ans, est heureux de l'initiative : « C'est un bon outil d'éducation.Si ça peut arrêter certains parents de se prendre pour des entraîneurs et de «coacher» dans les gradins, ce sera une grande amélioration.» Lorsqu'un manquement au code d'éthique est signalé, la direction rencontre le parent concerné afin de discuter du problème et lui rappeler son engagement.Un cas grave de récidive pourra entraîner l'expulsion du joueur dont le parent refuse de se soumettre aux règles de bonne conduite.« J'espère que nous n'aurons jamais à utiliser une telle mesure, dit Robert Demers, vice-président des JSH.L'important, c'est de prévenir.Trois parents, dont le comportement dérangeait, ont déjà été rencontrés depuis l'instauration du code d'éthique.» Selon lui, c'est un « heureux hasard » qu'il ait été mis en application peu de temps avant les incidents violents dans les arénas.« Cela démontre que nous avons eu raison d'agir, explique M.Demers.D'autres songent à nous imiter.» Après avoir connu des tensions dans les gradins et sur la glace l'an dernier, la direction a décidé de sensibiliser les parents au problème de la violence.« On ne doit jamais laisser les choses se dégrader, poursuit M.Demers.C'est le rôle d'une bonne organisation de faire respecter l'ordre sur la patinoire et dans les gradins.Mais il faut d'abord s'ouvrir les yeux et prendre conscience qu'on a un problème.À chaque match, nous avons des directeurs sur place pour surveiller ce qui se passe.» D'après M.Demers, le désir de gagner peut rendre des parents fous mais aussi des entraîneurs.« Il y en a qui n'aident pas à l'esprit sportif.La victoire est leur seul objectif.Ils «coachent» pour leur ego et non pour amuser les jeunes.» Souffre-douleur Rencontré à l'aréna Michael- Bossy, à Laval, Michel Richer, l'arbitre en chef de cette région, affirme qu'il est de plus en plus difficile de recruter des arbitres qui sont souvent la première cible des spectateurs mécontents.« J'ai déjà eu jusqu'à 120 officiels par rapport à 72 aujourd'hui », précise-t-il.Plusieurs abandonnent, incapables de supporter la pression et les insultes.« Les joueurs, grâce à leur équipement, possèdent une armure physique pour se protéger des gestes violents.Mais il n'existe pas d'armure psychologique pour protéger les arbitres contre la violence verbale qui, à mon avis, est la pire et la plus difficile à contrôler », poursuit M.Richer.Selon lui, les présidents d'associations et les hauts dirigeants du hockey de Laval sont obligés d'admettre aujourd'hui qu'il y a un grave problème dans leurs gradins.« Si chacun pouvait jouer son rôle, l'entraîneur, l'arbitre et le parent, tout irait comme dans le meilleur des mondes.Le conflit éclate lorsqu'il y a mélange des rôles, que l'un veut empiéter sur le terrain de l'autre.» L'argent n'est pas le motif premier pour devenir arbitre.Le salaire varie de 10 $ à 45 $ pour une partie.Benoît Gauthier, 16 ans, qui a joué au hockey durant dix ans, explique que c'est un nouveau défi : « Tu vois l'autre côté de la médaille.C'est toi qui domines la partie.Il faut être compétent et avoir une bonne confiance en soi.» La confiance, il lui en a fallu une bonne dose le jour où il a expulsé deux entraîneurs parce qu'ils insultaient des arbitres.« Par précaution, on m'a escorté jusqu'à la sortie après la partie, raconte-t-il.Mais c'est le seul incident fâcheux que j'ai vécu au cours des 200 matchs que j'ai arbitrés jusqu'à maintenant.Entraîneur frappé Berthier Bédard, gouverneur des Élites Beauce-Amiante, où un entraîneur a été frappé récemment par le parent d'un joueur au cours d'une partie bantam AA, estime que le respect est devenu un vestige du passé.« À l'aréna, comme à la maison ou à l'école, on respecte de moins en moins l'autorité.Ce n'est pas l'encadrement qui manque au hockey, c'est le respect », dit-il.Frustré d'une décision de l'entraîneur, ce parent a perdu la maîtrise de lui-même.« En Beauce, on dit que les fils se sont touchés pour décrire une telle réaction, mentionne M.Bédard.Lorsque j'ai rencontré le parent, il m'a dit qu'il aimerait reculer les aiguilles de l'horloge de 24 heures.» Le père a été accusé de voies de fait, son fils est demeuré dans l'équipe et l'entraîneur poursuit son travail.« Pour nous, la page est tournée, dit M.Bédard.Le jeune n'a pas à payer pour les gestes de son père.C'est l'exemple extrême d'un parent pour qui le hockey n'est plus un jeu.» Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Louise Rondeau s'époumone dans les gradins au cours d'un match de hockey.Mme Larocque de La Prairie Mme Gaetane Gagnon de Ste-Marthe-sur-le-Lac M.André Rousseau de Hull M.Gaudreau de Farnham M.Carbonneau de La Salle Mme Manon Beaumont de Montréal Mme Tremblay de Laval M.Léo Guay de Longueuil Mme Charpentier de Greenfield Park M.Pilon de St-Lambert Le portable, une arme anticigarette ?Agence France-Presse PARIS Ð Le déferlement des téléphones portables contribuerait à la réduction du tabagisme chez les adolescents.Une baisse de popularité du tabagisme a été observée ces dernières années chez les jeunes, alors que le nombre de détenteurs de portables progressait notablement dans cette tranche d'âge, avancent les docteurs Anne Charlton, épidémiologiste, et Clive Bates, responsable de campagne antitabac, dans l'hebdomadaire British Medical Journal.En 1996, 30 % des Britanniques âgés de 15 ans fumaient au moins une fois par semaine, chiffre qui est tombé à 23 % en 1999.Soixante-dix pour cent des Britanniques âgés de 15 à 17 ans disposent à présent d'un portable (chiffre d'août 2000), alors qu'ils étaient moins de 10 % il y a trois ans.Le téléphone portable est ainsi devenu le rival des cigarettes auprès des adolescents en leur apportant la possibilité de prendre des airs d'adulte, de communiquer et se regrouper, suggèrent les auteurs.JJÕarrrriivvee ssameedii .la Place Versailles LE CENTRE DE L'ÉLÉGANCE Tunnel Lafontaine et rue Sherbrooke Est Plus de 225 magasins Radisson EN HÉLICOPTÈRE À 10 h Venez me rencontrer et assister à mon super défilé avec fanfare et de nombreux amis du Monde Merveilleux de Disney.Bonbons et ballons pour tous! 2902933 POUR UNE LISTE COMPLÈTE DE NOS PARTENAIRES CERT I F I É S , APPELEZ OU CLIQUEZ.1 800 567-1313 Les Partenaires certifiés Gaz Métropolitain : des experts sur qui l'on peut compter.les yeux fermés.Entre vous et votre bien-être, il ne devrait y avoir personne d'autre qu'un spécialiste qualifié capable de vous assurer chaleur et tranquillité.Entre les deux, il doit bien y avoir quelqu'un.Pour l'installation de tous vos appareils à gaz naturel, exigez un Partenaire certifié Gaz Métropolitain.Et faites de beaux rêves ! www.gazmetro.com 5LP0301B1103 5LP0301B1103 ZALLCALL 67 01:22:20 11/03/00 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 NOVEMBRE 2000 B3 LA VIOLENCE DANS LES ARÉNAS Coups de bâton, batailles, assauts 70 % des blessures sont causées par des gestes illégaux Sur la patinoire ou dans la rue?MARTHA GAGNON AUDREY COURNOYER, 10 ans, adore le hockey « parce que ce n'est pas un sport de filles ».L'action, c'est ce qu'elle recherche.« Je n'ai pas joué avec mes poupées longtemps, dit-elle.Je m'en servais plutôt pour faire des combats de lutte.» Il faut dire qu'Audrey a été élevée dans un aréna.Son père, Pierre Cournoyer, est son entraîneur ; sa mère, France Bélanger, gérante d'équipe, et son frère joue, lui aussi, au hockey.« Petite, elle ne voulait pas chausser des patins blancs.Elle réclamait des vrais patins de hockey.Mais c'est elle qui a choisi de pratiquer ce sport.Nous l'avons laissée entièrement libre de choisir », explique sa mère.De l'avis des connaisseurs, Audrey a du talent.Et elle vise haut.« Je veux aller aux Jeux olympiques », affirme-t-elle sur le ton de la détermination.Elle a aussi l'intention de s'inscrire à un programme sports-étude au niveau secondaire.Pour l'instant, ses parents veulent surtout qu'elle s'amuse.« C'est la première fois qu'elle joue dans une équipe gagnante, souligne Mme Bélanger.L'an dernier, après que son équipe eut perdu, elle est sortie de la patinoire en disant qu'elle était fière d'elle et qu'elle avait joué tout un match ! J'étais contente de voir qu'elle pouvait être satisfaite et heureuse même dans la défaite.» Son père reconnaît qu'elle est bien encadrée.« Dans les JSH, le développement de l'enfant importe davantage que la performance.Nous suivons un programme de formation et de progression avec des objectifs précis, comme à l'école.On ne focalise pas juste sur la partie et la victoire.Il faut transmettre les bonnes valeurs.» Les Jeunes sportifs Hochelaga sont l'une des rares organisations où les jeunes sont admis gratuitement sans avoir à asumer les coûts d'inscription qui peuvent varier de 300 $ à 550 $ dépendant du niveau.L'organisation, qui veut rendre le hockey accessible au plus grand nombre de jeunes possible, organise des bingos pour financer ses activités.La pression financière étant moins grande, cette mesure peut avoir une influence positive sur le comportement des parents.Car selon des dirigeants, certains parents ont l'impression qu'ils peuvent intervenir dans les matchs et se plaindre si leur enfant ne joue pas suffisamment parce qu'ils payent des frais élevés.Martin Croteau, huit ans, des novices de Laval, explique qu'il joue au hockey pour « gagner et être le meilleur.Je veux ressembler à Raymond Bourque ».Sa mère, Mercédès Croteau, explique qu'il a de la difficulté à accepter les échecs.« Il lui arrive de bouder s'il a fait une mauvaise partie.Il faut lui dire que nous sommes fiers de lui et que c'est seulement un jeu.» Selon elle, l'exemple doit d'abord venir des parents.« L'an dernier, j'en ai vu un lancer un objet sur la glace lors d'une finale régionale.La police a dû intervenir.Ce n'est certainement pas comme ça qu'on apprend aux enfants à bien se comporter.» Pour Yannick Dion, neuf ans, les choses sont simples.Il joue au hockey « parce que c'est l'fun.Tu gagnes des prix, des trophées et, en plus, ça ne fait pas grossir ».Un parent de Laval, Robert Dufort, affirme qu'il aime mieux voir son fils de 13 ans sur la patinoire que dans la rue.« Le hockey peut être une bonne école.J'assiste à des matchs depuis huit ans et j'ai vu une seule engueulade dans les estrades.» MARTHA GAGNON Plusieurs parents rêvent que leur enfant devienne un champion et gagne un jour des millions à la « loterie du hockey ».Marc Beaudin, coordonnateur de la santé et de la sécurité à Hockey Québec, espère que les récents événements amèneront des changements d'attitude dans le milieu.« La pratique du hockey est en perte de vitesse depuis quelques années, dit-il.Des études démontrent que plusieurs jeunes abandonnent ce sport trop axé sur la compétition pour choisir une autre activité moins stressante et moins contraignante.La perte de plaisir est l'une des raisons invoquées, de même que la violence et la rudesse.Interrogé sur la violence, Carl Séguin, neuf ans, qui joue dans les novices, affirme qu'il « aime bien regarder les bagarres à la télévision mais ne veut pas se battre pour de vrai.Ses parents ne seraient pas contents.» D'après M.Beaudin, la violence sur la glace a augmenté à partir du milieu des années 70.« Après que les Flyers de Philadelphie eurent démontré qu'il était possible de gagner la Coupe Stanley, deux fois de suite, avec leurs gros bras.Le modèle de violence est venu d'en haut et s'est rendu jusqu'en bas.Par la suite, il y a eu le rapport Néron qui dénonçait la montée de la violence.Selon Hockey Québec, qui régit la pratique de ce sport, il y a 350 associations de hockey mineur et environ 90 000 garçons et filles (cinq à 19 ans) qui pratiquent ce sport organisé.Il y en a déjà eu plus de 120 000.M.Beaudin déplore que des entraîneurs et des équipes hésitent ou refusent d'appliquer le programme Franc-Jeu où le comportement du joueur peut valoir autant de points que la performance.Son but est de diminuer le nombre de blessures et d'infrations.En Estrie, par exemple, une équipe qui obtient 16 minutes et moins de pénalités durant une partie obtient deux points de plus au classement général.Avec pour résultat que le nombre d'infractions a diminué de 20 %.Sur les 23 000 blessures (nécessistant une consultation médicale) causées chaque année au hockey, plus de 70 % sont attribuables à des gestes illégaux, pénalisés par l'arbitre ou non.Dans une ligue midget BB, l'an dernier, on a relevé un total impressionnant d'infractions et de punitions qui s'élevaient à 26 minutes, en moyenne, par équipe durant un match.Il y a eu, entre autres, 84 coups de bâton, 33 batailles, 75 doubles échecs, 123 bâtons élevés, 19 assauts, 145 conduites antisportives, 11 mises en échec par derrière (un geste qui peut causer de graves blessures), 42 coups de coude et 613 rudesses.« Quand on présente un tel tableau à des groupes de hockey, cela provoque un choc, dit M.Beaudin.On ne se rend pas toujours compte de l'ampleur de la violence sur la patinoire.» Le programme Franc-Jeu consiste à donner aux équipes des points au classement général après chaque match pour l'absence de punitions et le comportement exemplaire.Il y actuellement 18 000 joueurs et 2500 entraîneurs qui participent au programme.Trois régions seulement, l'Estrie, la Mauricie et le Saguenay- Lac-Saint-Jean l'applique dans des ligues de compétition de niveau BB et CC.On ne compte que 1000 joueurs dans cette catégorie.La majorité des participants sont dans des ligues inférieures (simple lettre).« Il y a des résistances chez plusieurs entraîneurs dont l'objectif premier est de gagner, explique M.Beaudin.Cela exige un changement de mentalité.Aucune ligue AA n'a encore voulu en faire l'essai.Nos évaluations démontrent, pourtant, qu'il est possible de se classer parmi les premiers tout en diminuant la violence et en améliorant la qualité du jeu.» Hockey Québec veut profiter des derniers incidents violents pour étendre le programme en améliorant la promotion, l'évaluation et l'encadrement.« Le « timing » est bon, croit M.Beaudin.Si le comportement est exemplaire sur la glace, il y a de bonnes chances que la tension soit moins grande dans les estrades.» PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © La petite Audrey Cournoyer se repose dans le vestiaire après le match.Crime et compagnie Les jeunes sont deux fois plus souvent victimes de crimes que la moyenne nationale, révèle une étude MARIE ALLARD « SI VOUS ÊTES un motard, peut-être avezvous des chances d'être attaqué », avance le criminologue Marc Ouimet, de l'Université de Montréal.« Si vous êtes une prostituée, peut-être vous ferez-vous violer.Mais les risques d'être victime d'un crime en allant à l'épicerie sont infimes.» Vivre au Canada est, en effet, très sûr pour monsieur et madame Tout-le-Monde.C'est ce qui ressort de l'enquête sociale générale de 1999 sur la victimisation, rendue publique hier par Statistique Canada.En effet, les Canadiens interrogés se disent plus en sécurité qu'auparavant : 91 % d'entre eux se sont déclarés très satisfaits ou plutôt satisfaits de leur sécurité personnelle en 1999, contre 86 % en 1993, lors de la dernière enquête.Comment peuvent-ils se sentir rassurés alors que les meurtres crapuleux et les vols spectaculaires défraient régulièrement la manchette ?« La peur du crime se manifeste de deux façons », explique Marie-Marthe Cousineau, criminolgue, membre de l'Association québécoise plaidoyer-victime, qui a organisé le Symposium international de victimologie, en août dernier.« Les gens ont une peur abstraite de ce qui est inconnu, mais au plan personnel, ils ont confiance.» Il y a toujours des brigands Nos villes regorgent quand même de malfrats et de voleurs.La preuve, le quart des 26 000 répondants de 15 ans et plus disent avoir été victimes d'au moins un crime en 1999, un taux semblable à ceux observés en 1993 et 1988.Huit infractions différentes ont été considérées comme des crimes dans cette enquête, soit quatre crimes contre la personne (agression sexuelle, vol qualifié, voies de fait et vol de biens personnels) et quatre crimes contre les biens du ménage (vandalisme, vol de biens du ménage, vol de véhicule à moteur ou de pièces et introduction par effraction).« Le vol et la fraude restent des comportements assez fréquents », souligne le criminologue Marc Ouimet.« Mais puisque nous vivons dans une société de consommation, où chacun possède beaucoup de biens, le fait de se faire voler devient presque trivial.» Tous les citoyens ne sont pas égaux devant le crime : les jeunes sont deux fois plus souvent victimes de crimes que la moyenne nationale, tandis que les personne de 65 ans et plus sont les plus faiblement touchées.« Paradoxalement, les personnes âgées sont très craintives, reconnaît Marie-Marthe Cousineau.Mais elles savent que si elles se font voler leur sac à main, les conséquences peuvent être très graves, notamment si elles tombent et se cassent une hanche.» Les ménages à faible revenu, les citadins, les gens qui sortent souvent en soirée et les locataires sont d'autres citoyens qui sont dans la ligne de mire des criminels.Et si les hommes sont deux fois plus susceptibles d'être victimes de vol qualifié, les femmes, elles, sont victimes de quatre fois plus d'agressions sexuelles.Silence, voilà les flics.Fait surprenant de l'étude, près de 60 % des infractions déclarées dans le cadre de cette étude n'ont pas été signalées à la police.Une situation déplorable, selon M.Ouimet.« Si un homme baisse ses culottes devant vous, ce n'est pas la fin du monde, mais s'il n'est pas dénoncé, personne ne s'en occupera et il pourra recommencer.» Pourquoi observe-t-on tant de retenue ?Parce que les victimes ne jugent pas que les crimes dont elles font les frais sont importants.Autre fait à noter : la plupart des infractions sont commises par des proches des victimes, et la proximité les rend difficiles à dénoncer.Les services policiers ne font pas non plus beaucoup d'efforts pour promouvoir les signalements, selon Marc Ouimet.Les Canadiens n'en demeurent pas moins satisfaits du travail effectué par les services policiers locaux.Ils se disent moins contents de la performance des tribunaux criminels, du système carcéral et du régime de libération conditionnelle.Quel est l'endroit le plus dangereux au Canada ?La capitale canadienne du crime est la région métropolitaine de Régina.La région de Vancouver arrive en deuxième place.« Il reste que, comparé aux autres pays et aux grandes villes américaines et européennes, le Canada et ses métropoles sont très calmes », fait valoir Marc Ouimet.« Il n'y a pas beaucoup d'endroits au monde où on peut se promener nuit et jour en sécurité comme on le fait à Montréal ! » D'après les résultats de l'enquête, qui correspondent aux données déclarées par la police, le taux global de criminalité est plus faible dans l'est du Canada (les Maritimes, le Québec et l'Ontario) que dans l'ouest.« Pourtant, l'ouest du pays est beaucoup plus à droite politiquement, indique Marie-Marthe Cousineau.Ce qui démontre bien qu'être très sévère n'enraie pas le crime.» 5LP0401B1103 b4 actuel vendredi 5LP0401B1103 ZALLCALL 67 01:23:23 11/03/00 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 NOVEMBRE 2000 Voilà, un nouveau site de musique continue sur le Net LES VRAIS FANS de l'émission X-Files ont l'habitude de pouvoir clavarder avec l'une ou l'autre de leurs vedettes préférées.Mais ce soir, Yahoo ! nous offre une rencontre avec le compositeur du thème musical de l'émission, Mark Snow ! Vous pourrez apprendre, entre autres, comment cette mélodie est devenue un véritable symbole du mystérieux et comment elle a permis au compositeur de se faire connaître dans le monde entier.Chat (chat.yahoo.com), à 18h.n n n L'ACTEUR américain Adam Sandler sera sur nos écrans, à compter de la semaine prochaine, dans un tout nouveau film intitulé Little Nicky.Un film dans lequel il incarne le diable revenu sur Terre afin d'y mettre un peu d'ordre.Le sujet vous intéresse ?Adam Sandler, qui était de la distribution de Saturday Night Live, a accepté l'invitation de AOL live et sera en ligne pour répondre aux questions des internautes, aujourd'hui, dès 19h.n n n PARLANT du diable, l'actrice anglaise Elizabeth Hurley a accordé une entrevue au site Center Seat (launch.centerseat.com/ screen) sur son nouveau film, Bedazzled, dans lequel elle tient le rôle du.diable.Vous voulez voir cette entrevue ?Visitez le site.Vous pourrez également visionner une longue bande-annonce du film entrecoupée d'entrevues avec les comédiens et les artisans du film.Et, pourquoi pas, un concert de Britney Spears (www.centerseat.com) ! n n n TOUJOURS sur le thème de la musique, je vous recommande le plus récent service de musique continue offert sur le Net.Le site français Voilà, plus connu pour son répertoire de sites, vient de se lancer dans les chaînes musicales offertes sur le Web avec son service Voilà Music (music.voila.fr).Résultat : neuf chaînes musicales, du hard core, au classic rock, en passant par le down tempo et la chanson française actuelle.n n n UN OUTIL pratique vient de faire son apparition sur le Net : une petite encyclopédie médicale, le Vulgaris medical (www.vulgarismedical.com).Une initiative française pour nous permettre de mieux comprendre la maladie et son impact sur notre organisme.À éviter si vous êtes hypocondriaque.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Cuisinière d'entretien facile 30\u201d Horloge électronique Surface de cuisson anti-éclaboussures Lumière à l'intérieur du four.Une super idée-cadeau! 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HEURES D'OUVRETURE Lun.- mer.de 9 h à 18 h, jeu.- ven.de 9 h à 21 h, samedi de 9 h à 17 h, dimanche de 11 h à 17 h ANJOU 11201, rue Renaude-Lapointe (514) 353-7506 LAVAL Centre 2000, St.Martin Blvd.Laurentides Aut., exit 9 Montreal (450) 336-7741 Laval (450) 688-3851 GREENFIELD PARK 33 Taschereau Blvd.South shore, Greenfield Park Ctr.Montreal (450) 861-6968 Greenfield Park (450) 466-9400 La Presse 3 novembre 2000 Page B5 manquante La Presse 3 novembre 2000 Page B6 manquante 5LP0701B1103 B7 Vendredi 5LP0701B1103 ZALLCALL 67 01:22:31 11/03/00 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 3 NOVEMBRE 2000 B7 CHU CHAI, 4088, rue St-Denis, (514) 843-4194 Saveurs et parfums de la Thaïlande déclinés sur des imitations de viandes à base de protéines végétales.Pour > Un restaurant végétarien pas grano et les réjouissantes waan krob, des algues panées servies avec une sauce sucrée et épicée.Contre > Le décor qui freine l'élan des saveurs.$$ HHH1¤2 LA FORCHETTA, 234, avenue Laurier Ouest, (514) 279-9090 Traiteur-boucherie de spécialité italienne meublé de quelques tables pour un délicieux lunch rapide dans une ambiance chic de salon de thé.Pour > La générosité des saveurs, le prêt à emporter, le grand choix d'antipasti et le divin nougat sicilien à 50$ le kilo.Contre > Le cannelloni servi tiède dans une assiette chauffée à bloc, tellement que la salade en cuit.$$ HHH AZUMA, 5263, boulevard Saint-Laurent, (514) 271-5263 Havre de paix où il fait bon décompresser avec une cuisine qui réchauffe l'âme.Pour > Le chawan mushi les journées de pluie.Contre > Les sushis plutôt ordinaires et le bourdonnement du climatiseur par journées chaudes.$$ HHH ROBERTO DI CARPACCIO, 2219, rue Bélanger Est, (514) 374-9849 Mieux connu pour ses gelati, Roberto offre au second étage une cuisine honnête composée d'une carte simple (pizza, pâte, panini) et d'une table d'hôte plus raffinée (risotto, lapin, espadon).Pour > Un arrêt obligatoire au comptoir de gelati au rezde- chaussée, mais seulement après le repas.Contre > La tentation de s'arrêter au rez-de-chaussée en entrant.$$ HHH LAS AMERICAS, 6700, rue Clark, (514) 274-7303 Cuisine colombienne mitonnée dans une sympathique ambiance de petit resto de quartier.Pour > La chaleur qui rayonne des assiettes et les odeurs suaves qui s'échappent de la cuisine.Contre > La vinaigrette crémeuse qui manque de caractère.$ HHH CONTINENTAL, 4169, rue St-Denis, (514) 845-6842 Cuisine de bistro aux racines classiques et aux influences internationales.Parfois étonnante, parfois détonnante.Pour > La salle débordante d'ambiance où on trouve toujours une place.Contre > Les improvisations sur des classiques qui tombent à plat.Osez l'ouzo FRÉDÉRIC CHABOT collaboration spéciale Àpeine la porte passée, l'odeur des grillades et de l'ail vous accueille.Dans la salle, pas de classiques murs bleus et blancs propres à la Grèce, mais une brique chaleureuse.Et encore ces parfums qui vous accompagnent jusqu'à votre table, dont même le marbre y trouve là de quoi perdre sa froideur.Pendant que vous faites votre choix, on vous apporte une mini-assiette de horsd'oeuvre, rapide aperçu de ce qu'offre le menu, un gros pain rond à partager et une assiette de couleur pour chaque convive.Voilà, la table est mise pour se restaurer de quelques meze accompagnés de verres d'ouzo.Ou serait-ce l'inverse ?En Grèce, l'ouzeri est le lieu où l'on boit l'ouzo, une boisson anisée, cousin des français Pernod et Ricard.Tout comme les taverna, ces lieux de rencontre sans prétention offrent à boire sans pour autant négliger notre faim.Et tout comme le pastis, l'ouzo se boit à l'heure de l'apéro, mais plus souvent directement sur la glace que dilué dans l'eau.Il aide tout autant à apprécier la vie, le moment présent.Si chaque amateur a son ouzo préféré, tous s'entendent pour affirmer que le plaisir de le siroter est influencé par la qualité des meze qui l'accompagnent.Il pourrait tout aussi bien s'agir d'un morceau de fromage que de sardines salées.Vous l'aurez compris, les meze sont aux Grecs ce que les tapas sont aux Espagnols.Mais comme les Grecs ne réussissent pas à s'entendre sur le meze idéal pour accompagner leurs verres d'ouzo, ils ont créé le pikilia, une assiette qui en réunit une grande variété.Comme tous les restaurants grecs qui se respectent, Ouzeri offre un pikilia naturellement copieux.À la différence qu'ici, la variété est plus grande.En plus des habituels taramosalata, tzatziki et dolmades, on vous gâte avec un peu de pieuvre, de calmar et de champignons marinés.Pour compléter, un échantillonnage de tartinades : skordalia (purée de pommes de terre à l'ail), tirosalata (purée de féta), kopanisti (purée de féta épicée), humus et melitzanosalata.Vous retrouverez cette dernière sur le menu sous l'appellation « salade d'aubergines », mais elle est en fait servie en purée après avoir été rôtie.Pour les appétits plus légers, il est possible de combiner un trio de meze selon ses préférences.Malheureusement, il n'y a rien d'exaltant dans cette assiette comble où toutes les saveurs finissent par s'entremêler : l'habituel salé du féta, la chaleur du capsicum des plus épicés et l'ardeur de l'ail cru.Une exception, l'ajout de fragments d'amandes dans le skordalia ponctuent une texture généralement homogène et modèrent la vitalité de l'ail.Le menu offre bien entendu des viandes et des poissons grillés ou rôtis, mais aussi des plats de makaronada (pâtes), des préparations en croûtes et une section de légumes cuisinés.Comme le veut la tradition, cette suite est servie en bols de terracotta dans lesquels chaque convive est invité à se servir.La pieuvre grillée avait été précuite afin d'en assurer la tendreté.En fait, elle avait été surcuite pour finalement la rendre pâteuse.La chair effilochée de la tourte au lapin se perdait dans une purée de pommes de terre coulante d'où émanait une puissante saveur de cardamone très dérangeante.L'agneau au féta, une spécialité de la maison, était en fait recouvert du même kopanisti déjà mangé en pikilia.Et enfin, un plat de légumes, des boules de courgettes râpées, panées et frites pour nous offrir une texture moelleuse dans une enveloppe croustillante.Amateur d'ail bienvenu.Après avoir savouré tous ces plats, impossible de douter de la fidélité des cuisiniers à leurs racines.Tout est généreusement arrosé de ces puissants caïeux et la majorité des assiettes sont garnies de tzaziki (encore de l'ail) et de quartiers de citron.Un peu d'origan ou d'huile d'olive aux endroits stratégiques aurait pu donner plus de subtilité à ce banal registre de saveurs unidimensionnelles.Étrangement, presque tous les plats étaient garnis d'un émincé de poireau cru.Certes, le cours du poireau est à son plus bas en cette période de l'année.Mais estce une raison pour nous en mettre partout ?Blanchi et mariné, le poireau est merveilleux.Mais cru, il a autant de qualités qu'une coquille d'huître .dont on aurait pu aussi garnir les assiettes puisque c'en est également la saison ! L'ouzeri de la rue Saint-Denis tient davantage du restaurant que du débit d'ouzo.Les serveurs ne semblent d'ailleurs pas très enclins à promouvoir leur apéro national.Leur seule préoccupation consiste à perfectionner leur escalades acrobatiques sur le bar, histoire d'aller cueillir une bouteille de vin chilien juchée sur la tablette du haut.Plus diversifié et moins institutionnalisé que les autres restaurants grecs de la rue Prince-Arthur, et à l'écart des autobus de touristes, Ouzeri nous donne l'occasion de nous retrouver entre amis à bon prix.Moins chic que sur Parc, l'atmosphère y est sans façon et s'anime dangereusement la fin de semaine.Quant à l'ouzo, n'hésitez surtout pas, ça fait passer l'ail.O U Z E R I 4690, rue Saint-Denis (514) 845-1336 Mezze 1,95$ à 6,95$ Plat 6,50$ à 11,95$ Dimanche au jeudi 11h30 à 23h30 Vendredi et samedi 11h30 à 00h30 HH1¤2 À froid ou à chaud ?.LE VIN Deux écoles s'affrontent en ce qui concerne le meilleur moment où goûter.Pour les uns, il faut déguster à froid, c'est- à-dire sans manger, et donc, préférérablement, avant de manger.Leurs adversaires soutiennent que le vin étant fait pour être bu à table, comme boisson d'accompagnement, il vaut mieux goûter la fourchette à la main, en mangeant.Connaisseur très connu aux États-Unis, le Californien Bepin Desaï organise ainsi des dégustations-marathons, genre.70 millésimes d'un premier grand cru classé du Médoc, par exemple du Margaux Château Margaux comme il l'a déjà fait.Ces dégustations sont tenues à table, avec le fumet des mets qui embaume, par exemple en trois sessions dans autant de restaurants ! (J'ai eu ainsi l'occasion, et le bonheur, de goûter là-bas, avec quelques dizaines d'autres dégustateurs, tous les vins, près de 90, qu'a faits depuis la fondation de son entreprise un producteur réputé de Californie, Diamond Creek.) Absurde ?Impossible ?Curieusement, du moins si je me fie à ma propre expérience, on réussit malgré tout à goûter correctement dans de tell e s c i r - constances.Mais.il faut tourner le dos à la table et aux plats, ou encore goûter rapidement, avant qu'on ne vous serve votre assiette, histoire d'être en mesure de bien sentir les vins.L'inconvénient majeur se situe plutôt au plan gustatif.C'est que les aliments, il n'est pas inutile de le rappeler, modifient dans une bonne mesure notre perception.En bref : les aliments, peut-être les fromages plus que tout le reste, font paraître les vins tanniques beaucoup moins tanniques, ils gomment donc les tannins, si l'on peut dire, alors qu'ils font ressortir l'acidité.Autrement dit, il est parfois difficile, en mangeant, de juger adéquatement les vins du point de vue gustatif, surtout si l'on en goûte plusieurs d'affilée.Dans les milieux du vin, on les fait donc goûter (du moins presque toujours) les uns après les autres, à la queue leu leu, sans rien d'autre à se mettre sous les dents, pour les dégustateurs, que de l'eau et du pain.Après quoi, on mange.avec appétit, car déguster donne une faim féroce Toutefois, bien sûr, c'est quelque chose qu'on ne peut faire et qu'il faut éviter de faire, à table, avec ses hôtes.La solution : on n'oublie pas de servir à chacun un grand verre de cette humble boisson qu'est l'eau, dont il suffit de boire quelques gorgées pour se refaire le palais, afin de goûter correctement le vin qui suit.Un Côtes du Rhône Viticulteur modèle, Marcel Guigal, de la vallée du Rhône, a l'art de toujours tirer son épingle son jeu, quelle que soit la qualité du millésime.Or, et cela se goûte, 1998 est de toute évidence un très bon millésime pour cette région, comme le montre son Côtes du Rhône 1998 Guigal, à la belle robe foncée, d'une nuance pourpre-prune, et au bouquet de fruits bien mûrs, dans lequel domine le Grenache.Même générosité en bouche, tout cela donnant un vin ample, aux saveurs alléchantes et aux tannins enrobés, dodus, moelleux.Délicieux.Produit courant (C), 259721, 17,40 $, HHH $ $ 2-3 ans.Demain : une histoire de bois.Dégustés pour vous > Coteaux du Languedoc 99 Bergerie de l'Hortus.Moyennement corsé, sans l'ampleur qu'avait le 98.Mais c'est un vin au très beau fruit.C, 427518, 15,70 $, HH $($) 1-2 ans.> Saint-Nicolas-de-Bourgueil 98 Laurent Mabileau.Plutôt léger, typé Cabernet franc.Simple, et à boire bien frais.S, 873000, 14,89 $, HH $($) 1 an, à boire.> Côtes de Castillon 98 Clos l'Église.Moyennement corsé.Velouté et charmeur.S, 143677, 14,80 $, HH(H) $($) 1-2 ans.> Haut-Poitou 98 Appellation d'origine VDQS Cave du Haut-Poitou.Une curiosité, élaborée avec 85 % de Chardonnay et 15% de Sauvignon blanc.Vin blanc plutôt léger, avec une acidité assez marquée qui lui donne de la fraîcheur.S, 871962, 11,70 $, H(H) $ 1 an, à boire.> Madiran 98 Château de Viella.À peu près noir comme la nuit.Puissant, très concentré.presque trop.À la limite de la lourdeur.Un mastodonte, à réserver aux amateurs du genre.S, 881912, 19,95 $, HH(H) $$ 7-8 ans.> Margaux 97 Château Monbrisson.Vin peu corsé, équilibré, au boisé bien présent, d'un domaine réputé.De l'élégance.Mais le prix est exorbitant! S, 895938, 51,25 $, HHH $$$$($) 2-3 ans. La Presse 3 novembre 2000 Page B8 manquante "]
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