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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-08-27, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0827 b1 ete - dimanche 7LP0101B0827 ZALLCALL 67 00:47:37 08/27/00 B 7050, rue Jean-Talon 352-1010 (près des Galeries d'Anjou) Lentilles pour activités sportives.Nouvelle technologie de contrôle des couleurs 7LP0201B0827 b2 dimanche 7LP0201B0827 ZALLCALL 67 00:43:52 08/27/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 LAURA CADIEUX.LA SUITE Comédie de Denise Filiatrault.Avec Ginette Reno, Pierrette Robitaille, Dominique Michel.Sortie : 29 août (VHS) HH 1/2 Laura Cadieux.la suite aurait pu s'intituler Les Copines d'abord.à babord comme à tribord.Puisque les grosses dames du Plateau Mont- Royal quittent ici la salle d'attente du docteur qui les fait maigrir ( !), pour faire une croisière sur le Saint-Laurent.L'idée est de Denise Filiatrault, à qui Michel Tremblay a prêté ses personnages le temps d'un scénario qui, par son rythme et son efficacité, est du 100 % Filiatrault.Mélange de La Croisière s'amuse et de Moi et l'autre, le résultat fait rire de bon coeur.chaque fois que l'on pressent que l'on va rire et pour les raisons que l'on devine.Moins surprenant, donc, que la présence de Ginette Reno chez Mom Boucher.THE NEXT BEST THING (V.F.: LE BONHEUR.OU PRESQUE) Comédie dramatique de John Schlesinger.Avec Madonna, Rupert Everett.Sortie : 29 août (VHS et DVD angl./fr.) Dans la « vraie vie », Madonna vient de donner naissance à un garçon.Dans la vie moins vraie, il y a quelques mois, elle a accouché d'un navet.The Next Best Thing.Rien de plus faux que ce titre.Rien n'est moins proche d'une bonne chose ou d'un bonheur que ce film insipide où une dame talonnée par son horloge biologique se fait faire un bébé par son meilleur ami, homosexuel.Tout va bien pour ce drôle de couple pendant six ans.Jusqu'au jour où la dame décide de reprendre ses billes \u2014 et son fils \u2014 pour filer avec l'homme qui vient d'entrer dans sa vie.Un procès et des révélations invraisemblables s'ensuivent.Le bonheur.ou presque ?Non.Le malheur.sûrement \u2014 en tout cas, pour les spectateurs.TO WALK WITH LIONS (V.F.: UN HOMME PARMI LES LIONS) Drame de Carl Schultz.Avec Richard Harris, Ian Bannen.Sortie : 29 août (VHS et DVD angl./fr.) HH 1/2 I DREAMED OF AFRICA (V.F.: JE RÊVAIS DE L'AFRIQUE) Drame de Hugh Hudson.Avec Kim Basinger, Vincent Perez.Sortie : 29 août (VHS et DVD angl.) HH Un dernier coup de soleil avant le coup de barre qui accompagne la rentrée ?Voici alors deux vols \u2014 mais avec turbulences \u2014 en direction de l'Afrique : To Walk With Lions et I Dreamed of Africa.Deux films tirés d'histoires vécues : celle de George Adamson, qui a consacré sa vie à la protection des lions, et celle de Kuki Gallmann, qui a quitté l'Italie et ses palais pour s'installer au fond du Kenya et au coeur de la brousse.Dans les deux cas, les images sont somptueuses.Mais dans les deux cas aussi, le récit sombre vite dans une morale lourde et prévisible.S'ajoute (manière de dire.) au second une trame dramatique incohérente, où le tragique cède le pas à l'anodin en l'espace de quelques secondes.On croit rêver \u2014 et pas de l'Afrique ZONZON Drame de Laurent Bouhnik.Avec Pascal Greggory, Gael Morel, Jamel Debbouze.Sortie : 29 août (VHS) HH 1/2 Zonzon n'est pas le nom d'un clown.C'est celui que l'on donne au cachot, à la taule, au trou.À la prison, quoi ! C'est là que se retrouve Arnaud, fils de bonne famille coincé à cause d'une histoire de drogue.Il rencontrera là Franky (excellent Pascal Greggory), un braqueur de banque accusé d'un meurtre dont il est innocent ; et Kader, un beur multirécidiviste condamné pour vol.La cellule est minuscule.Les femmes, absentes.Les gardiens, abjects.Les autres prisonniers, inquiétants.Rien de neuf sous ce non-soleil.Rien de neuf non plus, en fait, dans le film de Laurent Bouhnik \u2014 jusqu'à Jamel Debbouze qui est toujours aussi incompréhensible.Sonia Sarfati PHOTO AP © La tragédie du sous-marin Koursk, qui a sombré avec 118 marins à son bord, une métaphore de la Russie d'aujourd'hui.La Russie engloutie RUSSIE / Suite de la page B1 Par le parasitisme d'affaires qui, entre autres, s'incarna dans l'administration par le secteur privé des comptes courants de l'État ( !).Par la mainmise sur les richesses naturelles du pays.Par la spéculation sur le rouble.Et par l'achat à vil prix d'industries étatiques, qui passèrent en général aux mains de « directeurs rouges », les ex-cadres du Parti subitement convertis aux vertus du capitalisme.Trop occupés à meubler leurs comptes en Suisse (une saignée de l'ordre de 150 milliards $ en huit ans), le dernier souci qu'eurent ceux-là fut de moderniser leurs entreprises.et ce dans un pays où, estime-t-on, à peine 5 % des usines se trouvaient en 1989 en état de produire des biens concurrentiels au niveau international.Au début de cette révolution, l'état de quasi-famine dans laquelle se trouvait l'ex-URSS fut d'ailleurs une navrante surprise pour les « jeunes réformateurs », un groupe d'universitaires idéalistes propulsés aux commandes de l'économie russe : ceux-ci s'attendaient à devoir agir sur un pays en difficulté, ils trouvèrent une nation en ruine.Bref, l'aide étrangère, d'une ampleur phénoménale, se liquéfia dans un gouffre sans fond.Et l'investissement étranger, effrayé et plus ou moins bien accueilli, ne trouva rien de mieux à faire que de se livrer à une longue valse-hésitation.Est-ce à dire qu'il n'y a aucun espoir pour ce peuple au destin tragique ?Que le capitalisme pervers qui règne chez lui ne pourra être réformé ?« Pour l'instant, ce n'est pas très encourageant », écrit Chrystia Freeland en guise de conclusion.« Mais, par rapport aux autres dilemmes qu'ont dû affronter les Russes au cours du dernier siècle \u2014 tsarisme ou communisme ?Staline ou Hitler ?\u2014 la question posée constitue en elle-même une sorte d'amélioration.» Sale Of The Century / Russia's Wild Ride From Communism To Capitalism, Chrystia Freeland, Doubleday Canada, 2000, 370 pages.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Eric Clapton 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Découverte / L'Arctique et l'Antarctique; l'aigle pêcheur Pop Rétro L'Été de la musique / Le Feu de la danse L'Été de la musique Le Téléjournal Sport Cinéma / MANON DES SOURCES (3) (1/2) (22:51) Le TVA Spécial Extrême Limite III Cinéma / ACCÈS INTERDIT (5) avec Sandra Bullock, Jeremy Northam Chef d'oeuvre Le TVA Sports / Lot.(23:24) Ciel! Mon Pinard / L'Huile Orphée En pleine nature / Les Rizières des Philippines Le plaisir croît avec l'usage./ Ginette Reno Cinéma / UN ÉTÉ À LA GOULETTE (4) avec Gamil Ratib, Mustapha Adouani Arts et Spectacles / Jouer avec le feu (23:13) Hercule La Porte des étoiles Cinéma / EXÉCUTION PUBLIQUE (5) avec Sean Young, Tim Daly Le Grand Journal Cinéma / PAS DE VACANCES POUR LES BLUES (5) avec K.Turner, D.Quaid Pulse Travel, Travel Little Men Touched by an Angel Cinéma / LOVING EVANGELINE (6) avec Nick Mancuso, Kelly Rowan CTV News Pulse/Sport News Popular Who Wants to be a Millionaire?News .I Shrunk the Kids, TV Show Cinéma / PHENOMENOM (5) avec John Travolta, Kyra Sedgwick Sun.Report Undercurr.Sun.Report Reflections News ABC News Cinéma / HOUSEGUEST (5) avec Sinbad, Phil Hartman .Wants to be a Millionaire?The Practice News Baywatch Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / THE ECHO OF THUNDER (5) avec Judy Davis ER NBC News Dateline NBC Cinéma / ROB ROY (4) avec Liam Neeson, Jessica Lange Cinéma Red Green Anyplace.Stokes Birds Naturescene Nature / A Lemur's Tale Great Performances / La Traviata from Paris Mystery BBC News Religion.Ballykissangel Evening at Pops Ladysmith Black Mambazo Lyle Lovett - Going Home BBC (23:10) Cinéma (23:40) Cinéma / TOO LATE.(16:30) Law & Order Biography / The House of Windsor: Survival of a Dynasty The Chieftains over Ireland Right, Said Fred: F.Schepisi Arts, Minds Fou completement fou Totem Talk Cinéma / THE BIG CHILL (3) avec William Hurt, Tom Berenger Cinéma / THE WORLD.Animal .pour rire Le Goût du monde / Italie Couples.Scandales! Biographies / P.Gérin-Lajoie Les Enquêtes d'Hetty Les Enquêtes d'Hetty Bénélux.Russian.Focus Grec Télé-série Grèce Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive Les Aînés et leur sécurité.Concordia.April-Fortier N.A.S.A.Educational File Mémoire des arts La Transgénique à l'heure.Documentaires tout court How'd they do that?Summer@ Encounters Disc.Sunday Showcase Disc.Sunday Showcase Deadly Force: Fire Summer@ Encounters Prêt à partir Les Plus Beaux Voyages.Route.arts .postale Romantique Airport Odysseus .quartiers Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Art Attack So Weird Afraid, Dark?Cinéma / THE GREAT OUTDOORS (6) Cinéma / MOON OVER PARADOR (4) (22:35) Baby Blues Futurama King.Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler One on One Heart of.60 Minutes The X-Files The Practice Smithsonian Specials Capitales en guerre Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / VOL K.A.L.007 (4) avec M.Moriarty, H.Yulin Rêve d'Icare Châteaux Breaking the Codes The Legend of Billy the Kid Crown and Country Cinéma / GETTYSBURG (5) avec Martin Sheen, Tom Berenger (2/2) Crown.Fashion.TV Guide TV Do for Love .Families .Miracles .Homes Life Specials Real World Dogs, Jobs .Miracles .Homes Chic Planète Duo Benezra Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Eric Clapton Grands Événements / Eric Clapton & Friends The Tubes Musicographie / Eric Clapton MTV Movie Awards 2000 Concert Plus: Stone Temple Pilots Live à M+ Clip Motown Live BBC News Foreign.The Passionate Eye Sports Journal Sunday Report Mansbridge the fifth estate Antiques Roadshow OlympiquadO Mémoires.Le Monde.Un Canadien Zone libre Journal RDI Culture.Jardin d'auj.Second Regard Enjeux Mag.Moto Sports 30 Hors-jeu Formule 1 / Grand Prix de Belgique Sports 30 Mag Championnat Cart Atlantique Salle des nouvelles Nash Bridges La Firme de Boston La Loi et l'Ordre Cinéma / PROPOS ET CONFIDENCES (4) avec C.Keener Prime Suspect Cinéma / SPENSER: CEREMONY (5) avec Robert Urich F/X: The Series Showcase Revue Beastmaster Earth: Final Conflict From the Earth to the Moon Cinéma / THE KILLER SHREWS (5) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Golf / Greens.com Open Sportscentral Wrestling: WWF Heat .Skippy A.Lupin Grands Inventeurs / Galilée Panorama Branché.Mont-Royal Cinéma / SPLENDOR (4) avec M.Mastroianni, M.Vlady Paramedics / Double Dose Trauma / Trial by Fire The Detonators / Diffusion de six épisodes.Cycling Sportsdesk That's Golf Putt Putt.Golf / Invitation NEC - Dernière ronde Sportsdesk Johnny Bravo Sabrina.Donkey.Archie.Sam et Max Drôle, voyou Simpson Animania Avengers South Park Simpson Splat! 50e Avenue Gourmands Journal FR2 Forts en tête Géopolis / New York.Un siècle d'écrivains Journal belge Journal suisse Soir 3 Inquiring.Girl Talk .Chronicles .Imprint Quest for Love / Ecstasy The View from Here Cinéma / THE CHAMPAGNE SAFARI (4) .(23:35) Vivre à deux Les Copines Trauma Coup de coeur / Jumeaux .secondes .en vedette Maigrir auj.Les Copines Le sexe dans tous ses ébats City Mag Pl.publique Question Santé L'Chaim to Live Telethon / People Helping People Boy Meets Caitlin's.Story Studio S.Holmes Suzuki's.Action Man Lassie Hometown Anti-Gravity A20 Syst.Crash Radio Active Zone extrême Invasion Planète Terre L'Empire des sciences X Files Technofolie .l'au-delà Total Recall 2070 Louise Cousineau 8:00 ! - GRAND PRIX DE BELGIQUE Tout ce qu'on sait: Villeneuve ne gagnera pas.16:00 r - LA CLASSIQUE DE BROMONT La course ayant eu lieu en juin, il n'y a pas de suspense, sauf que les chevaux et les cavaliers, c'est toujours beau.20:00 a - L'ÉTÉ DE LA MUSIQUE Le danseur irlandais Michael Flatley, entouré de danseurs américains, irlandais et anglais, et son spectacle Le Feu de la danse.20:00 X - MUSICOGRAPHIE Si vous aimez Eric Clapton, toute la soirée lui est dédiée.20:00 U - COUP DE COEUR Les liens qui unissent les jumeaux sont fascinants.Premier d'une série de trois documentaires sur le sujet.22:00 r - CHEF-D'OEUVRE Des grands chefs sont installés dans le grand restaurant du Casino et préparent des mets devant - mais pas pour - nous. 7LP0301B0827 b3 dimanche 7LP0301B0827 ZALLCALL 67 00:43:19 08/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 B 3 Le régal de Pepe Carvalho, le flic gastronome e tombe par hasard sur trois romans de Montalban.Trois.Moi qui pensais avoir tout lu de cet individu.J'ai des excuses : il y a là-dedans des rééditions en format de poche (ce qui coûte moins cher) et le plus récent roman : Le Quintette de Buenos Aires.Et les trois livres sont des « Carvalho ».Les amateurs me comprendront.Ce sont des enquêtes du plus fameux flic privé inventé il y a fort longtemps et qui a rendu Montalban célèbre, très célèbre.Un intello politisé et flic privé : une gageure.Il paraît que Montalban commence à détester très fort son détective.Ne peut plus le supporter.Trouve que Pepe Carvalho lui pompe sérieusement l'air.Songe à le trucider dans un prochain roman, afin qu'on ne le revoie plus.Mais on a vu de ces morts soudain ressuscités dans un livre.L'enfer : ce flic est devenu plus célèbre que lui ! Pour un écrivain, il paraît que cela tient de l'insupportable.n n n Quelqu'un, je ne sais plus qui, avait dit à Colette lorsque le premier roman de Claudine fût sorti : « Vous allez être prisonnière de votre création, car vous avez inventé un type.» C'est ainsi pour Montalban, son flic est un type.Inimitable.Le lecteur qui l'a rencontré une fois va ensuite le rechercher dans d'autres romans dont il sera plus que le personnage principal : l'âme, l'esprit.Et naturellement le plaisir du lecteur.Il a tant de défauts, agaçants ou drôles, que l'on ne peut que l'aimer.Carvalho, Pepe, sa vie, son oeuvre \u2014 avec son esclave dévoué, Biscuter, qui loge dans un réduit où il confectionne des plats dont la recette seule (donnée religieusement dans les romans) fait saliver, avec sa maîtresse.Caro, qui pratique le plus vieux métier du monde et fait des heures supplémentaires avec Pepe, parce qu'elle l'aime, figurez- vous, par quoi il est démontré pour l'édification des foules que les putes ont un coeur), Carvalho qui fut agent de la CIA, chargé parfois de la protection des présidents, ce qui rata avec régularité, voyez Kennedy, Carvalho communiste et anarchiste, incompatibles, tout cela dans les paradoxes les plus hispaniques qui soient, et enfin, non la moindre chose, Carvalho le désespoir, traînant dans ses romans, avec son gros corps couturé de cicatrices, toute la haine des bourgeois, des riches, de la police, de l'armée, du vice et le l'hypocrisie.n n n Et que racontent-ils, ces romans ?Le premier, le plus court, c'est l'histoire de Luis Roldan, chef de la guardia civile espagnole, convaincu de corruption, détournement de fonds et autres péchés, le tout lui ayant rapporté l'une des plus grandes fortunes du pays.Roldan a disparu.Estce que quelqu'un tient vraiment qu'on le retrouve ?Carvalho enquête.Comme disent les cyniques : « Il faut retrouver Roldan, ni mort ni vif.» Un peu plus long, un peu plus copieux, voici Le Prix.Il s'agit d'un prix littéraire, le mieux doté de toute l'histoire : un million de dollars, offert par Lazaro Conesal, le richissime madrilène.Description de la société de Madrid : pique-assiettes, faux critiques, écrivains ratés, journalistes véreux, hommes d'affaires pourris.Scènes superbes d'acidité.Et Carvalho, là-dedans, chargé de veiller à la sécurité de Lazaro Conesal ! Naturellement, ce sera un fiasco.Mais on y mangera d'excellentes choses.Sans parler du petit boire.Troisième bouquin, qui vient de paraître : Le Quintette de Buenos Aires.Quelques excellentes recettes de cuisine argentine, Carvalho s'en va en Amérique du Sud, chercher l'un de ses cousins, un scientifique, qui a disparu jadis \u2014 et il n'est pas le seul dans ce cas.Carvalho, cette fois, à la recherche de fantômes.C'est mieux que bien, c'est excellent.Roldan, ni mort ni vif, M.V.Montalban, l0/18, Grands détectives, Paris, l51 pages (HHH) Le Prix, du même auteur, Christian Bourgois, Points, Paris 377 pages (HHHH) Le Quintette de Buenos Aires, du même auteur, Christian Bourgois, Paris, 430 pages (HHHH).PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © « Si je fais de l'édition, explique Joëlle Losfeld, c'est à 50 % parce que j'adore la littérature et à 50 % parce que mon père tenait à ce que le nom de sa maison d'édition perdure.» Au nom du père haque année, l'éditrice française Joëlle Losfeld publie une quinzaine d'auteurs « hors normes » en livres grand format.Cette semaine, elle était de passage à Montréal dans le but de mieux faire connaître ses auteurs au Québec.« L'écriture réaliste, c'est pas mon truc », dit l'éditrice, assise à la terrasse d'un café, après avoir pris la photo d'une église ukrainienne sise de l'autre côté de la rue.« Pour faire plaisir à ma mère, qui a un peu de sang ukrainien, expliquet- elle.Il y a plusieurs façons de cadrer cette église, dit-elle encore.On peut la saisir de face, ou de côté en jouant avec la perspective.» Et les auteurs qu'elle publie sont plutôt du genre à jouer avec la lumière et la perspective.Ils décrivent la réalité sur le mode de l'imaginaire, introduisent dans le quotidien une « inquiétante étrangeté », précise-t-elle en faisant référence au concept freudien qui désigne quelque chose de familier que le processus du refoulement rend étrange, insolite.Les éditions Joëlle Losfeld, dont 50 % des titres sont des traductions et quelques-uns des rééditions, publient donc des romans gothiques, fantastiques, policiers, et aussi des romans au ton réaliste, mais doublés, toujours, de cette dimension autre qu'il est malaisé de définir rigoureusement.Le travail de l'éditrice s'inscrit dans la lignée de celui de son père, Éric Losfeld, qui fondait en 1952 les éditions Arcanes (en référence à Arcane 17 d'André Breton) puis, en 1955, les éditions Le Terrain vague.Proche des surréalistes, il a publié Boris Vian, Benjamin Péret, les premières pièces de Ionesco (en 1953), mais aussi Emmanuelle d'Emmanuelle Arsan, a réédité Sade et Sacher- Masoch (dont les noms ont servi à créer les mots sadisme et masochisme) et s'est lancé, à une époque où la censure sévissait en France, dans le commerce de textes érotiques et pornographiques.Des textes qu'il publiait, mais écrivait aussi à l'occasion, et signait du pseudonyme Dellfos, dit Joëlle Losfeld.« Si je fais de l'édition, explique-t-elle, c'est à 50 % parce que j'adore la littérature et à 50 % parce que mon père tenait à ce que le nom de sa maison d'édition perdure.» Après sa mort en 1979, elle s'occupera des éditions Le Terrain vague (de 1985 à 1991), devenue la propriété du groupe ÉDIMA, puis s'en ira « parce qu'on ne s'entendait plus » et fondera en 1993 sa propre maison, les éditions Joëlle Losfeld.Aujourd'hui, les éditions Le Terrain vague n'existent plus, mais le nom du père \u2014 Losfeld \u2014 circule toujours.Et la maison d'édition de la fille \u2014 qu'elle dirige du point de vue éditorial \u2014 est désormais un département des éditions Mango, dont Gallimard est devenu actionnaire à 35 % au début de l'année.Joëlle Losfeld a laissé derrière elle les droits de tous les titres du catalogue du Terrain vague, « sauf trois choses que je n'avais pas envie de lâcher » : les textes signés Dellfos, La Monnaie de vivante de Pierre Klossowski et les titres d'Albert Cossery, un extravagant personnage que certains journalistes français qualifient d'« auteur fétiche » de la maison.« Auteur fétiche ?Mais non.Quand on dit ça, j'ai l'impression que c'est une peluche que j'irais frotter, s'insurge Joëlle Losfeld.Je les aime tous, mes auteurs.» Né au Caire en 1913, débarqué à Paris en 1945, Cossery vit depuis à l'hôtel de la Louisiane, à Saint-Germain-des-Prés.Il fut l'ami d'Albert Camus et de Giacometti, passe encore aujourd'hui ses après-midi à la terrasse des cafés, et n'écrit jamais plus d'une phrase par jour, dit la légende.L'année dernière, Joëlle Losfeld publiait Les Couleurs de l'infamie, le premier roman à paraître en 15 ans de cet écrivain, une sorte de fable urbaine où il célèbre encore une fois ceux qui vivent dans la dénuement et la marginalité.« J'aime la subversion, la dérision, le fait qu'il se moque du pouvoir, dit Joëlle Losfeld.À 87 ans, il a toujours cet extraordinaire pouvoir de s'indigner, et moi j'adore ça .» Le Testament de Grisham, le jugement de Bilodeau TESTAMENT / Suite de la page B1 « Impossible de ne pas se demander comment ils sont devenus millionnaires en étant aussi cons ! pouffe Vincent Bilodeau.Il me semble que la moitié des pièges dans lesquels ils tombent là-dedans.je les aurais évités ! » Vincent Bilodeau n'aime pas la bêtise.Il n'aime pas non plus les personnages unidimensionnels et manichéens.En lecture comme au travail.C'est d'ailleurs pour cela qu'il apprécie \u2014 comme personnage, s'entend \u2014 le juré no 7 qu'il incarne dans 12 Hommes en colère (qui, après les représentations à Terrebonne, partira en tournée à travers la province jusqu'à la midécembre).Ce personnage-là, amateur de baseball, est en effet difficile à saisir.Un écoeurant ou un idiot ?Un insensible ou un épais ?« J'aime l'ambiguïté.et je crois que c'est ce que je dégage en tant que comédien.Même si j'ai l'air sympathique \u2014 et je le suis ! \u2014mes rôles les plus marquants sont ceux d'écoeurants, de types inquiétants ou devant qui on ne sait pas sur quel pas sur quel pied danser.» Il évoque ici ses prestations, la saison dernière, dans La Fin de la civilisation de George F.Walker au Théâtre de Quat'Sous et dans La Cerisaie de Tchekhov au Théâtre du Nouveau Monde ; dans Le Volcan tranquille de Pierre Gauvreau à Radio-Canada ou encore dans le film J'ai un crabe dans la tête d'André Turpin, dont le tournage commencera prochainement.Ah oui ! Il y a autre chose que Vincent Bilodeau déteste : la paresse et le mépris du lecteur (ou, dans le cas qui le touche directement, du spectateur).Il sent qu'il y a de cela dans Le Testament de John Grisham.« La jeunesse et l'inexpérience excusent certaines choses.Mais Grisham n'en est plus là.» Ainsi, à ses yeux, l'avocat expédié dans la brousse pour retrouver la sainte femme « avait toutes les possibilités de l'ambiguïté.Mais Grisham en a très vite fait un héros.Paul tombant de son cheval sur le chemin de Damas ! Et moi, je ne crois pas en la rédemption.La vie est plus compliquée que ça et les gens ne sont pas Quand la matière et le talent sont là, tu ne peux pas ne pas les utiliser ».P a r c e q u ' i l maintient mordicus que John Grisham a un certain talent.« Il est excellent quand il parle du milieu juridique, de ce qui se passe en cour, des réactions des jurés.Le Testament, en fait, aurait pu être deux fois plus long et avoir deux fois moins de longueurs.» Ce, si Grisham n'avait pas décidé d'aller jouer dehors.La moitié du bouquin se passe en effet dans le Pantanal, au Brésil, « une région d'une grande beauté naturelle et un endroit fascinant à visiter.J'espère ne pas l'avoir dépeinte seulement comme un immense marécage truffé de dangers », écrit le romancier à la fin du livre.« Mais c'est pourtant ce qu'il a fait ! » lance avec raison Vincent Bilodeau, qui a eu l'impression, en cours de lecture, d'avoir sous les yeux un athlète engagé dans le mauvais sport \u2014 un sprinter faisant du saut à obstacles, filant entre les haies mais trébuchant à chaque saut \u2014 ou un comédien qui ne ferait que du téléroman : « Si tu n'exploites que certains aspects du talent, tu finis par user cette corde-là pendant que les autres s'encrassent jusqu'à devenir inutilisables.» Or Grisham, qu'il plante ses récits en cour de justice ou à l'extérieur, bat systématiquement le même sentier.Des méchants très méchants.Des gentils très gentils.Un héros qui commet une erreur mais qui sort de l'épreuve grandi \u2014 car la tête haute.Le tout et tous nageant dans les millions.Oups, non ! Les milliards, maintenant.Comme si le portefeuille de ses personnages grossissait en même temps que le sien.Le Testament, John Grisham, Robert Laffont, 2000, 445 pages.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Vincent Bilodeau n'aime pas les personnages unidimensionnels. 7LP0401B0827 b4 dimanche 7LP0401B0827 ZALLCALL 67 00:44:44 08/27/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 Quatre saisons au vent d'Est e Japon a de quoi fasciner les Occidentaux que nous sommes.Sur ce chapelet d'îles volcaniques éparpillées au large du continent asiatique et peuplées par trente millions d'âmes, s'est développée une civilisation policée à l'extrême, obsédée par le décorum, écartelée entre son rigide attachement à des valeurs immémoriales et sa volonté d'embrasser le nec plus ultra de la modernité.Au-delà du goût pour les sushis dont s'enorgueillissent nos snobinards « branchés » désireux d'afficher un pseudo-esprit cosmopolite, les idiosyncrasies et paradoxes du pays du Soleil levant n'ont cessé d'alimenter l'imaginaire des écrivains et nos rêveries de lecteurs.Après y avoir suivi l'automne dernier deux de mes romancières préférées \u2014 Aude (L'Homme au complet, XYZ) et Amélie Nothomb (Stupeur et tremblements, Albin Michel ; prix de l'Association des libraires du Québec, catégorie roman étranger) \u2014, je m'y suis laissé entraîner de nouveau dans le sillage des personnages de L'Oreille gauche, le plus récent livre de Michel Régnier.Modeste employé de la Fuji Bank, Masato Yamada mène une existence paisible et monotone, réglée comme l'horaire des trains.Vieux garçon réservé mais habité par une passion dévorante pour la nature et le patrimoine nippons, il habite encore chez ses parents à trente ans passés et ne sent apparemment pas le besoin de rompre son célibat.Masato, il faut bien le dire, présente un léger handicap qui, sans faire de lui un monstre, lui interdit presque tout espoir d'être élu le Prince Charmant de quelqu'une : malformation de naissance, son oreille gauche est si minuscule qu'il n'y a pas de mot pour la décrire.Soumis très jeune aux quolibets de ses compagnons de classe, Yamada garde de son enfance une gêne tenace et ce surnom, « Komimi », cruel mémento de son anomalie.Aussi, quelle n'est pas sa surprise lorsqu'une jolie femme rencontrée par hasard à la gare semble s'intéresser à lui.Au Haru (printemps nippon), c'est connu, tous les espoirs sont permis.Pendant un temps, Masato convie la belle Kasuko Miyata à découvrir « la poésie, l'admiration des mille choses qui ennoblissent la vie quotidienne ».L'idylle sera brève : « une courte année de lumière, pas plus ».Il fallait s'y attendre, Yoshio Miyata refuse catégoriquement d'accorder la main de sa fille à un infirme ; déjà que son épouse a été défigurée lors d'un accident, ce commerçant bourgeois et « têtu comme un Coréen » (au dire de Kasuko) n'a aucune intention d'exposer davantage sa famille aux railleries de la communauté.Car même si un mélange de pudeur extrême et de rectitude politique proscrit désormais qu'on se moque ouvertement des personnes handicapées, ces dernières sont mises au ban par la société japonaise moderne pour leur différence.Et comme c'est souvent le cas, au Japon ou ailleurs, la volonté du père aura en définitive force de loi.En une autre saison pourtant, bien des années après la mort de Yoshio, Masato et Kasuko se reverront.Mariée à un prospère businessman plus conforme à l'idée que se faisait son père du gendre idéal, elle est néanmoins malheureuse.Nos amants désunis par le destin vivront dans la clandestinité une liaison passionnée aux conséquences tragiques.que je m'en voudrais de dévoiler ici.Qu'il vous suffise de savoir que d'autres saisons suivront, où Masato Yamada devra faire fi du chagrin et retrouver le goût à l'amour avec la charmante Akemi Osawa.Plus encore, auprès de cette jeune battante sincèrement préoccupée par les inégalités sociales au Japon et ailleurs, notre héros apprendra à ne plus jouer à l'autruche en face du kurai (les sombres réalités du monde moderne), ainsi que le prescrit la mentalité insulaire nippone, et acquerra cette conscience planétaire qui trop souvent nous fait défaut.Jusque-là, le bouquin avait des allures de simple roman d'amour agrémenté d'une étude de moeurs fouillée.À ce moment charnière, il bascule littéralement et son propos rejoint alors les préoccupations sociales de l'écrivain et cinéaste humaniste Michel Régnier.D'aucuns pourraient, à juste titre d'ailleurs, redouter une transition malaisée entre le récit de l'éducation sentimentale de Masato Yamada et sa découverte des enjeux sociopolitiques auxquels il avait toute sa vie fait la sourde oreille (vous me pardonnerez ce vilain jeu de mots).Ce n'est fort heureusement pas le cas et il faut à ce sujet rendre hommage aux qualités stylistiques de Régnier, dont l'écriture témoigne à la fois d'un métier solide et d'une érudition impressionnante parce que discrète.Malgré quelques passages un brin fleur bleue, L'Oreille gauche brille par son efficacité narrative et son classicisme de bon aloi.Couleur locale oblige, le romancier a parsemé son texte de quelques répliques de dialogues en japonais, suivies immédiatement dans le texte de leur traduction, ainsi que de mots et expressions, répertoriés dans un glossaire annexé au roman.De quoi s'initier au lexique nippon, ne serait-ce que pour dire « arigatô, Régnier-san » pour ce moment de lecture instructif et divertissant.L'Oreille gauche, Michel Régnier, Pierre Tisseyre, 294 pages.Je me permets d'attirer votre attention sur une autre parution récente de Michel Régnier, Antipodes (Éditions Écosociété), un recueil de nouvelles inspirées de faits vécus par cet authentique citoyen du monde au fil de ses voyages.« Toute mon oeuvre, cinématographique et littéraire, écrit Régnier, est une constante poursuite du dialogue Nord-Sud, souvent difficile, toujours nécessaire si nous voulons que les années 2000 soient autre chose qu'une dérive suicidaire.» À méditer.Pour réagir à cette chronique : stanpean@hotmail.com Un art tout en nuances e ne cherchais plus rien, n'ayant besoin, pour vivre, que d'un mélange de plaisir et de détresse.» Ces mots, et bien d'autres, par quoi s'exprime l'art tout en nuances de Mme Micheline Morisset, on pourrait les entendre de la bouche de la plupart des femmes qui traversent avec leur histoire, sans faire d'histoires, les trois douzaines de textes qui composent États de manque.Nous devons au même auteur le retour, comme personnage de roman, pour un dernier tour de piste, d'un grand pamphlétaire québécois du XIXe siècle (Arthur Buies : chevalier errant, Nota bene et Radio-Canada, 2000).D'un livre à l'autre, on reconnaît une manière, un style, une promesse.C'est beaucoup.Les états de manque ici explorés ne provoquent ni cris ni grincements de dents.Ils s'expriment avec une sorte de sagesse un peu triste qui parfois cache mal un sourire en coin, même si « l'existence tourne constamment autour de quelques deuils ».La détresse, après tout, peut être une variante du plaisir, en ce sens que, comme lui, elle rassure les humains quant à la réalité de leur existence.Mais on ne consent à cela que quand le pire est passé et que le temps est venu de se souvenir, puis de tout refaire par l'écriture.À ce stade, les divers avatars du même personnage féminin qui se font narrateurs de plusieurs textes ne cultivent d'aucune manière le ressentiment.Ce n'est pas parce que leur vie, affective en particulier, a été simple.Elle a été souvent triangulaire.Non pas à la manière des romans français, où bobonne vieillissante subit la concurrence déloyale d'une jeunette, mais selon les moeurs modernes, qui permettent à quiconque de chercher son picotin amoureux à la fois auprès des hommes et des femmes.On ne chicanera pas là-dessus : tous les goûts sont dans la nature et ils ne doivent pas nécessairement s'exclure.On s'étonne seulement, et on apprécie, que l'auteur ait choisi ce thème difficile pour donner à l'ensemble du recueil les principaux éléments de son tonus singulier.Tous les textes ne sont pas inédits.On retrouve avec plaisir « Le choix de Barbie », prix de la nouvelle XYZ de l'année 1999.L'intensité de cette nouvelle est à peine affectée par la narration au vous, tic agaçant qui redevient à la mode.C'est l'histoire d'une femme qui, dans une chambre moche d'hôtel moche, attend quelqu'un.Elle cherche à refaire le décor, peut-être pour oublier qu'elle est là pour faire ou subir ce qu'on pense.Avant la rencontre \u2014 mais il n'y a que celle des corps, pas nécessairement réussie \u2014 et après, elle se rappelle des scènes anciennes, dont une, intolérable : son père venait la visiter, fillette, dans son lit.Elle nous épargne le couplet prévisible : tous des salauds.La pitié l'emporte sur le mépris.Les personnages féminins ne sont pas des victimes ou du moins ne se perçoivent pas comme telles.Ils regrettent tantôt la froideur de la mère, tantôt la mort prématurée du père, tantôt l'impossible communication avec les amants.Tout se passe comme si ces choses de la vie étaient la réalité même de la vie, où trouver encore et malgré tout le désir de continuer, à la fois courageusement et sans illusions, pour la beauté du geste.On s'invente ainsi une sorte d'esthétique de la douleur.Et on peut encore ironiser, au mieux à propos de soi-même.Ainsi cette femme qu'un homme a quittée : « Et si un homme venait à moi, il s'attarderait, vivrait un temps fou entre mes bras.Je ne l'emprisonnerais pas, mais il ne me délaisserait pas.Parce que je n'aurais pas besoin de lui et parce qu'avec le bonheur, je saurais quoi faire.» États de manque, Micheline Morisset, Éditions Trois, 132 pages (HHH) regimartel@sympatico.ca Quand les grands se jouent des petits.our tous ceux qui la vivront, en direct ou par procuration, la nouvelle n'en est pas une : la rentrée scolaire est pour cette semaine.Nos charmantes têtes blondes retrouveront alors les amis \u2014 ça, ça va \u2014 mais aussi les « ennemis », comme ils disent.Et ça, ça va beaucoup moins bien.Surtout quand l'ennemi en question est plus âgé.et qu'il n'est pas le prof mais un garnement (seuls les garnements peuvent en vouloir à nos chérubins, non ?) animé de mauvaises intentions.C'est récemment arrivé à Hugo et à Sophie, entre les pages des romans qui les mettent en vedette.Hugo, c'est le garçon qu'Andrée-Anne Gratton a présenté l'an dernier aux jeunes lecteurs par l'intermédiaire de Hugo et les biscuits chinois.Cette fois-ci, dans Hugo et les Zloucs, le gamin rencontre trois extraterrestres.Rien de moins.Des Zloucs, ils s'appellent.Ils sont installés dans une-caravane-qui-est-en-fait-unengin- spatial.En panne, l'engin.À Hugo et à son ami Octave, à qui ils promettent une virée intergalactique, ils demandent de la pizza pour se sustenter, des bonbons pour se sucrer le bec, un jeu vidéo pour se désennuyer, etc.Le lecteur saisira probablement plus vite que les deux héros la vraie nature des trois pseudo E.T.Mais la leçon passe quand même comme une lettre à la poste, en douceur et en sourires.En ce qui concerne la Sophie de Louise Leblanc, elle n'a plus besoin de présentation \u2014 en tout cas, auprès des enfants qui suivent ses (més)aventures depuis qu'ils savent lire : Sophie veut vivre sa vie est sa dixième incursion dans leur vie.Alors qui l'aime la suive \u2014 et la lise.Ils sont des milliers à le faire.Voici donc que la chère Sophie, toujours aussi prompte à prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement les bonnes, affiche son dédain face à la routine.Sa vie l'ennuie.Ses amis l'ennuient.Sa famille \u2014 papa et maman, Mamie, Julien, Bébé-Ange et tous les autres \u2014 l'ennuient à (presque) mourir.Heureusement, son copain Nicolas lui présente.oh, waouw ! Patrick.Plus vieux (il a au moins 13 ans), plus grand, regard magnétique, téléphone cellulaire.Et chef d'une petite bande qui a de grands projets.Pour les réaliser, par contre, il manque de moyens.Exige donc 10 dollars de tout nouveau membre.En plus d'autres « services ».Sophie tombera-t-elle dans le piège ?Et comment ! S'en sortira-t-elle ?Et re-comment ! Mais.comment ?Chut ! C'est un secret.Débrouillardise et humour au programme.Chose par contre certaine, dans un cas comme dans l'autre, seront pris qui croyaient prendre.Et toc ! Hugo et les Zloucs, Andrée-Anne Gratton (ill.: Christian Daigle), Boréal Junior, 108 pages (dès 10 ans) .Sophie veut vivre sa vie, Louise Leblanc (ill.: Marie-Louise Gay), La Courte échelle, 62 pages (dès 7 ans) 7LP0501B0827 B-5 dimanche ARTS 7LP0501B0827 ZALLCALL 67 00:45:16 08/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 B 5 Les cartes aux trésors de Michelle Pfeiffer ichelle Pfeiffer s'est essayée à tous les cinémas, de l'action au théâtre filmé, mais c'est dans une autre comédie romantique, Une Vie à deux, qu'elle revient.Le point avec le magazine Ciné Live.\u2014 Comment expliquez-vous que le courant passe si bien entre Bruce Willis et vous à l'écran ?\u2014 Ma responsabilité est de recréer une réalité qui n'existe pas au départ.L'essentiel, quand deux acteurs tournent ensemble, n'est pas tant que ce courant passe, mais ça aide, Il ne m'est encore jamais arrivé de me dire : « Tiens, ça ne fonctionne pas avec mon partenaire, il vaudrait mieux que je modifie mon comportement, que je m'adapte.» J'ai eu la chance de n'avoir encore jamais croisé un acteur avec lequel je déteste vraiment jouer.\u2014 Rob Reiner, le réalisateur, estime que votre beauté a été parfois un handicap dans votre carrière et qu'à cause de cela on ne vous a peut-être pas toujours proposé un plus grand choix de rôles.Est-ce aussi votre avis ?\u2014 Je ne sais pas.Le scénario représente toujours pour moi une sorte de carte au trésor qui m'indique le chemin à suivre.Dans certains cas, il faut que je sois en meilleure forme physique, ou plus en beauté.Dans d'autres, c'est l'aspect réaliste qui prime afin de ne pas distraire le public du véritable propos du film.J'aime les deux.J'aimerais bien être moche à l'écran, et en même temps j'aime aussi me montrer plus glamour et me sentir à mon avantage.Mais tout dépend du personnage que j'ai à défendre.\u2014 Avez-vous des regrets sur votre carrière ?\u2014 Ma carrière, je ne l'ai vraiment pas calculée.Je n'ai jamais ressenti la moindre pression, je n'ai jamais été forcée d'accepter tel ou tel film.Si un script me fait réagir d'une manière émotionnelle, s'il me fait rire ou pleurer, s'il me divertit, alors ce sont autant de facteurs décisifs, et j'en suis la seule responsable.\u2014 On a l'impression que vous êtes très sélective quant aux choix de vos rôles.\u2014 Disons que je ralentis le rythme, comme tout le monde.Et qu'il me faut maintenant pas mal de temps avant de prendre une décision.Mais je n'aime pas dire non.Et puis aujourd'hui, j'ai moins d'énergie qu'avant.Mais c'est normal avec deux enfants en bas âge.Il est essentiel d'équilibrer mon temps entre ma carrière et ma famille.Tourner un bon film requiert la même dose d'énergie que d'en tourner un mauvais.L'ombre de Liza iza Minnelli et sa soeur Lorna Luft se battent froid depuis au moins trois ans et il ne semble pas y avoir de rapprochement en vue.Lorna, qui produit une émission de télévision à partir de son livre Me and My Shadows, a choisi les acteurs qui incarneront les membres de sa famille, sa mère Judy Garland, ellemême, Liza et son frère Joey, mais elle a réduit la participation du personnage de Liza à quelques passages furtifs.Le téléfilm portant sur une période où Liza avait quitté la maison pour aller se faire un nom, elle ne pouvait donc pas prendre beaucoup de place dans l'histoire, a conclu Lorna.Jim Carrey au téléphone n Le téléphone ne sonnera pas deux fois pour Jim Carrey qui devra relever la gageure de rester scotché dans une cabine tout au long du tournage de Phone Booth.L'histoire tient sur une demi-page jaune : un quidam répond par hasard à un appel et se voit menacé de mort s'il raccroche ! Sacré défi de mise en scène et performance d'acteur à la clé, note Ciné Live Duel de stars n Alors qu'ils voyageaint ensemble en jet privé, George Clooney et Mel Gibson se sont amusés à faire le point sur leurs carrière, à se demander qui des deux était le plus populaire.Clooney a reconnu qu'à leur arrivée à l'aéroport, il a eu sa réponse.« On entendait partout les murmures des gens, fascinés, Hé !, c'est Mel Gibson ! alors qu'avec moi, c'était plutôt du genre Hé ! George où est la garde Hathaway (un personnage de la série télévisée E.R.) ?» reconnaît Clooney.Mais, rira peut-être bien qui rira le dernier : La Tempête surclasse au box-office Le Patriote de Mel Gibson.Un géant du multimédia n Peter Greenaway s'attelle à un géant du multimédia : The Tulse Luper Trilogy se composera de trois longs métrages, deux cédéroms, une série télé de 52 épisodes, sans oublier un relais Internet ! Le tout emballé pour 10 millions de dollars.Madonna en femme fatale sera la reine du bal, entourée notamment de Vincent Gallo, Isabella Rossellini, Kathy Bates, Tcheky Karyo et Rachel Griffiths.Vivre chez Madonna n Gwyneth Paltrow, qui devra passer quelques mois à Londres l'hiver prochain pour tourner Possession avec Ralph Fiennes, aimerait bien pouvoir habiter la maison que Madonna vient d'acquérir dans Chelsea.L'actrice, qui sait que Madonna doit passer l'hiver à Los Angeles, lui a offert de louer la maison pour 20 000 $ par mois, mais pour le moment la propriétaire se fait un peu tirer l'oreille.E X P R E S S n Lorsque George Clooney a voulu convaincre Julia Roberts de jouer dans son film Oceans Eleven, il lui a fait parvenir le scénario accompagné d'un billet de 20 dollars.Il ne manquait que la mention milllions.Charlton Heston, 76 ans, qui commençait à avoir un sérieux problème d'alcool, a suivi une cure de désintoxication de trois semaines.« Ce fut une bonne idée que j'aurais dû avoir il y a bien longtemps » a-t-il confié à Enquirer.Et maintenant, il ne prend plus une goutte.Demi Moore a toujours rêvé d'être un chanteuse rock, et maintenant que sa carrière d'actrice marche un peu moins bien elle a décidé de suivre des cours de chant.Un de ses amis, Tommy Mottola, qui est un des patrons de Sony, a promis de l'aider dans cette nouvelle carrière.SOURCES : Globe, Première, People, Studio Brian De Palma \u2014 Que pensez-vous du cinéma américain Liza Minnelli de ces dernières années ?Très triste, très triste.Il n'y a que des remakes, des remakes de remakes, une paresse incroyable.Cela dit, je suis persuadé qu'il reste de grands films à faire, et qu'ils seront faits.On verra encore des chefs-d'oeuvre.Mais dans l'ensemble, la grande période de Hollywood est terminée.La génération des années 60-70 a pris le pouvoir, elle a échoué.J'en arrive à me demander si l'art du cinéma en tant que tel existe encore.Le Nouveau Cinéma Des vers?Mot de Danton, trop beau pour être vrai, note François Bluche dans son Dictionnaire des mots historiques.La scène se passe le 5 avril 1794.Danton et quatorze dantonistes, dans la charrette des condamnés, vont de la Conciergerie à la place de la Révolution ( actuelle place de la Concorde ).Mal résigné, Fabre d'Églantine s'est plaint d'avoir laissé en plan une pièce de vers.Alors, ferme et vaillant, Danton aurait répondu « Des vers ?Avant huit jours tu en auras fait des milliers ! » Je n'ai rien fait pour avoir une carrière.Les films sont venus vers moi.J'aime bien travailler de temps en temps, c'est une façon agréable de gagner sa vie, mais ça ne prend pas tout mon temps.J'ai 27 ans, je vais avoir un bébé, il y a d'autres choses que le cinéma.Thandie Newton \u2014 Mission : Impossible 2 Je suis un acteur qui travaille entre les mots « Action » et « Coupez ».Je ne suis pas du genre à me faire appeler Maximus quand je ne suis pas à l'image.Quand on dit « Action », je suis prêt, je me lance et c'est souvent à la première prise que je suis le meilleur.À « Coupez », je redeviens moi-même.Russell Crowe Je me suis toujours offert le luxe de ne jamais faire de film pour de l'argent.Si un jour j'ai l'impression que je me répète, je m'arrêterai.Catherine Deneuve Le nouveau Saint-Denis Le vieux théâtre Saint- Denis a souvent changé d'allure depuis sa construction en 1914.Le 26 août 1950, il y a donc un demisiècle, La Presse consacrait d'ailleurs un long reportage, avec plusieurs photos, à l'inauguration du « nouveau théâtre Saint- Denis », la salle construite au début du siècle ayant été totalement rénovée et 2500 nouveaux fauteuils ayant été ajoutés.C'est le président d'alors, J.A.De Sève, celui-là même qui donna son nom à la rue où se trouve aujourd'hui Télé-Métropole, qui avait déclaré : « nous allons réparer le Saint-Denis ! » Mais, comme l'écrivait par la suite notre journal : « réparer » n'est pas le mot qui s'impose.« C'est une reconstruction totale, du sous-sol au plafond, qu'on vient d'effectuer dans cette salle, l'une des plus importantes de la métropole par ses dimensions, et qui, dorénavant, en sa nouvelle toilette, s'avère le cinéma le plus moderne et le plus somptueux de Montréal.Reconstruction, transformation, redécoration.» On notait également que la direction du Saint-Denis avait doté la nouvelle salle d'un grand orgue de concert avec carillon actionné à l'électricité, au moyen duquel il était possible de faire entendre les oeuvres des maîtres de l'art.La fermeture de l'Arcade n Il y a quarante ans, le théâtre Arcade (également connu sous le nom de Cinéma Pigalle) fermait ses portes pour devenir un moderne studio de télévision pour le compte de Télé-Métropole.À cette occasion, les journalistes Roger Champoux (24 août 1960) et Marcel Valois (27 août 1960) lui avaient rendu hommage.Valois écrivait que « ce coquet théâtre connut autrefois de populaires saisons dramatiques.Le beau temps de l'Arcade s'écoula durant les années de guerre, alors que Marcel Journet, acteur terne et homme distingué, ralliait toutes ces dames autour de lui.Plus tard, François Rozet, puis le regretté comédien de classe qu'était Marcel Chabrier, donnaient la réplique à Germaine Giroux, flamboyante de vie intense et de beauté épanouie, et à Antoinette Giroux, au jeu plus retenu et à la présence toujours soulignée sans insistance.Sur un plateau exigu, les décorateurs et les metteurs en scène Antoine Godeau ou Henri Letondal accomplissaient des chefs d'oeuvre d'ingéniosité.» Mais, d'écrire pour sa part Roger Champoux, l'Arcade avait été victime du snobisme : « Elle était d'une autre époque : elle appartenait au secteur est de Montréal, secteur tant décrié, à tort, et que les jolies dames et les beaux messieurs ne prisaient guère.Le snobisme n'est heureusement pas la marque de la suprême intelligence.» L'École nationale de théâtre n Il y a quarante ans, l'École nationale de théâtre faisait ses débuts et ses deux directeurs, Jean Gascon et Powys Thomas, se préparaient à prendre la route afin d'auditionner les futurs élèves de cette institution qui devait ouvrir ses portes en novembre suivant.Jean Hamelin expliquait, le 27 août 1960, qu'il ne s'agissait point d'un conservatoire ni d'ailleurs d'une école d'art dramatique au sens strict où on l'entend d'habitude.Mais d'une école de formation de tous les métiers de la scène : interprétation, mise en scène, régie, décors, costumes, éclairage, administration, etc., dans une optique nouvelle ouverte à toutes les techniques les plus modernes, n'excluant pas, au bout des deux premières années d'un cours qui devait en compter trois, une approche franchement neuve du théâtre expérimental.Et Hamelin de conclure : « cette école est donc destinée à former des professionnels de la scène (non seulement des comédiens), pour certains métiers qui n'ont pas actuellement de répondants dans notre pays et qui sont pourtant essentiels, les régisseurs par exemple, les éclairagistes de théâtre, les spécialistes de la coupe du costume ».Les concerts de la Montagne n Le 24 août 1940, Marcel Valois écrivait dans nos pages que la popularité du Chalet de la Montagne comme lieu de rendez-vous musical s'accroissait d'été en été.« Depuis la première fois que les Conc transportèrent courageusement au sommet du mont Royal, en juin 1938, les auditions de toutes sortes s'y sont succédé.On y a donné de l'opéra, du théâtre, des auditions chorales et plusieurs concerts d'orchestre, dont l'un composé uniquement d'instrumentalistes-femmes.» Valois disait qu'on savait maintenant par expérience que les voix portaient aussi bien que les instruments au haut de l'imposant perron du Chalet.Claude Léveillée à l'OSM n Le 25 août 1970, après Jean- Pierre Ferland, Robert Charlebois et Renée Claude, c'était au tour de Claude Léveillée de se mesurer aux musiciens du redoutable Orchestre Symphonique de Montréal, à la Place des Arts.Et, d'écrire René- Homier Roy le lendemain : « Après tous ces autres, il a été le premier à s'en tirer avec les honneurs de la guerre.Bravo, Léveillée.» Homier- Roy disait qu'il fallait surtout remercier les « arrangeurs » qui avaient adapté les musiques de Léveillée aux cent musiciens de l'Orchestre ou vice-versa.« Il faut dire aussi que les musiques de ses chansons, qui sont toutes lyriques, se prêtent admirablement au traitement symphonique.» Pierre Vennat PHOTOTHÈQUE La Presse La comédienne Odette Joyeux et son deuxième mari, le réalisateur Philippe Agostini, avaient visité Montréal en 1967.L'actrice Odette Joyeux meurt à 85 ans Agence France-Presse PARIS L'actrice et écrivaine Odette Joyeux est morte d'une attaque cérébrale à l'âge de 85 ans, hier à Grimaud, dans le sud de la France, a annoncé son fils, le comédien Claude Brasseur.Odette Joyeux a mené tout à la fois une carrière d'actrice, incarnant dans le cinéma d'avant-guerre des personnages de femme-enfant rêveuse, et d'écrivaine, auteure d'une dizaine de romans et d'adaptations télévisées à succès.Née le 5 décembre 1914 à Paris, Odette Joyeux a débuté comme petit rat à l'Opéra avant d'être renvoyée à 12 ans pour indiscipline.Elle fait ses premiers pas de comédienne à seize ans dans Intermezzo de Jean Giraudoux, sous la direction de Louis Jouvet.Elle rencontre ensuite le comédien Pierre Brasseur qui l'engage pour sa pièce Grisou et l'épouse bientôt en 1935.De leur union, souvent orageuse, naîtra un fils, Claude.Après un premier film en 1931 («Jean de la Lune , de Jean Choux), Odette Joyeux fait une apparition remarquée dans Entrée des artistes , de Marc Allégret (1938), puis devient l'une des comédiennes préférées de Claude Autant-Lara.Ce réalisateur, symbole du cinéma de l'entre-deux-guerres, va lui donner ses meilleurs rôles avec Le Mariage de chiffon , Lettres d'amour (1942), Douce (1943), Sylvie et le Fantôme (1945).Avec sa petite taille, son physique menu, elle a cultivé à l'écran un personnage d'adolescente fragile et sans défense, bien loin de son vrai caractère.« Les ingénues gentilles n'ont jamais correspondu vraiment à ma nature profonde.Je suis quelqu'un de très violent et de coléreux aussi », devait-elle avouer.Odette Joyeux joue également une grisette dans La Ronde de Max Ophuls (1950) et campe une passementière dans Si Paris m'était conté (1955) de Sacha Guitry, son avantdernier film.Parallèlement à sa carrière d'actrice, elle s'est lancée très tôt dans la littérature sur les conseils de Giraudoux.Son premier roman «Agathe de Nieuil-L'Espoir» paraît à la veille de la guerre.Il sera suivi par une dizaines d'autres (L'Amour fou, À coeur ouvert, La mariée est trop belle, notamment), ainsi que par deux pièces de théâtre (Le Château du carrefour et L'Enfant de Marie).Odette Joyeux est également l'auteur d'ouvrages sur la danse, d'une biographie du pionnier de la photographie Nicéphore Niepce, et de livres de souvenirs (Côté jardin, Le Beau Monde ).Missing files that are needed to complete this page: 7LP0601B0827 b-6 DIM 27 AOUT 7LP0601B0827 ZALLCALL 67 00:46:37 08/27/00 B Festival des films du monde B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 Cinq questions à.David Mamet persiste et signe LA PRESSE A VU.STATE AND MAIN n Une équipe de cinéastes a envahi une petite ville du Vermont pour le tournage de The Old Mill.Grand branle-bas dans cette paisible bourgade provinciale.À trois jours du début, le réalisateur atterré découvre que le fameux moulin n'existe plus.Le scénariste (Philip Seymour Hoffman) aura fort à faire pour sauver cette production que la star (Alec Baldwin) a mis dans le pétrin pour avoir lorgné d'un peu trop près une minette locale.Une satire réjouissante sur les équipes de film, leur tendance à tout bousculer et à faire la loi, par un David Mamet au meilleur de sa forme.Aujourd'hui à 19 h à l'Impérial.Luc Perreault CECIL B.DEMENTED n En élaborant cette satire férocement anti-hollywoodienne, John Waters a certes flairé la bonne idée, mais il n'a pas tout à fait bien su comment amener celle-ci à terme.Ça commence fort pourtant : un cinéaste « pur » qui n'entend pas du tout à rire, nommé Cecil B.De Mented (excellent Stephen Dorff), kidnappe une grande vedette hollywoodienne chiante (Melanie Griffith) et force cette dernière à jouer dans son (premier) film.Truffé de clins d'oeil et de références cinématographiques, cette comédie noire dénonce à la fois un système oppressant qui n'a de cesse de perpétrer des « crimes contre le cinéma », mais apostrophe aussi au passage ceux pour qui le septième art est une affaire beaucoup trop sérieuse.Parsemé de bons gags, le récit s'enlise toutefois assez rapidement.La prestation de Melanie Griffith vaut quand même le détour.Aujourd'hui à 21h30 au Parisien 4.Demain à 11h30 au Parisien 4.Marc-André Lussier GOUTTES D'EAU SUR PIERRES BRÛLANTES n Des personnages allemands joués par des acteurs français qui évoluent dans une réalité allemande des années 70.Avec le réalisateur de Sitcom aux commandes \u2014 François Ozon, qui adapte ici une pièce de jeunesse de Rainer Werner Fassbinder \u2014, on plonge forcément dans un univers particulier.C'est pour parler du couple qu'Ozon a choisi cette oeuvre de l'auteur des Larmes amères de Petra Von Kant, dans laquelle un homme âgé de cinquante ans séduit un jeune rouquin qui en a trente de moins que lui.Huis clos aussi absurde qu'étouffant, dans lequel la cruauté des sentiments n'a d'égal que l'humour très grinçant, Gouttes d'eau sur pierres brûlantes est un film étrange mais fascinant.Qui nous vaut en plus une prestation vorace de Bernard Giraudeau, remarquable dans son rôle de carnassier.Aujourd'hui à 16h30 au Parisien 5.Marc-André Lussier UNE AFFAIRE DE GOÛT n Décidément, Bernard Giraudeau semble se plaire dans les rôles de personnages ambigus.Prédateur dans Gouttes d'eau sur pierre brûlantes, on le retrouve aussi dans Une affaire de goût, un suspense psychologique très troublant, réalisé par Bernard Rapp.Giraudeau incarne cette fois un riche industriel raffiné, atteint de différentes phobies, qui développe une relation professionnelle insolite avec un jeune homme (Jean-Pierre Lorit) qu'il a engagé comme goûteur.Adapté d'un roman de Philippe Balland, le film évoque un peu l'esprit d'Une étrange affaire de Pierre Granier- Deferre.Du moins dans cette façon qu'a le cinéaste d'illustrer la fascination qu'éprouve le jeune homme pour un Pygmalion dont ne sait trop quelles sont les véritables motivations.Bien interprété par les deux protagonistes, le film se distingue aussi par la qualité de sa réalisation.Aujourd'hui à 14h au Parisien 4.Marc-André Lussier LES AUTRES FILLES n Solange a quinze ans.Elle habite un petit village près de Toulouse.Elle apprend le métier de coiffeuse et rencontre au « lycée professionnel » une jeune fille délurée qui l'intègre à sa bande d'amies.Elle s'éclate bien Solange.Sauf qu'elle est encore vierge.Et cette virginité lui pèse de plus en plus parce qu'elle la différencie des autres.Il ne se passe finalement pas grand chose dans ce premier long métrage de Caroline Vignal, une étude de moeurs qui n'est pas sans évoquer Vénus Beauté (Institut) ou Le bleu des villes.Sinon qu'on suit pas à pas l'évolution de Solange dans son apprentissage de la vie.Certaines scènes sont joliment révélatrices mais on retient surtout de ces Autres filles la belle façon avec laquelle la réalisatrice a su diriger ses comédiens, notamment Julie Leclercq, pour qui il s'agit d'un premier rôle au cinéma.Aujourd'hui 9h au Parisien 5.Marc-André Lussier collaboration spéciale KIM CAMPBELL THROUGH THE LOOKING GLASS n Au début de la campagne électorale de 1993, explique l'un des intervenants de ce document réalisé par Michel Jones, les Canadiens voulaient élire Kim Campbell, première femme à accéder au titre de Premier ministre du pays.Deux mois et demi plus tard, cette dernière aura conduit son parti à la plus grande défaite électorale de l'histoire politique du Canada.Avec des témoignages d'intervenants, observateurs ou participants, sans oublier bien sûr celui de la principale intéressée, la réalisatrice fait l'autopsie du désastre en retraçant les temps forts d'une campagne marquée par de nombreux cafouillages (même les autobus dans lesquels voyageaient Campbell et son équipe ont eu des contraventions dans les rues de Montréal !), mais aussi en s'interrogeant sur les motifs qui ont mené à ce verdict sans appel.On s'étonnera toutefois que cette production de l'Office National du film \u2014 organisme national s'il en est un \u2014 soit présentée sans soustitres français.L'ONF oserait-elle présenter un film de son programme français sans sous-titres au festival de Toronto ?Comme dirait l'autre : poser la question, c'est y répondre.Aujourd'hui 15h20 au Parisien 3.Marc-André Lussier collaboration spéciale A NOCE n Pavel Lounguine résume en deux heures l'état de détresse actuel de cette fameuse âme russe.Une histoire d'amour lyrique, comique, musicale, décadente et éclatée.Valse tragi-comique charmante et enjouée, sur fond de marasme économique noyé dans la vodka, qui évoque de belle manière l'absurdité et la détresse du quotidien des jeunes Russes d'aujourd'hui.En l'occurence celui de Micha (Marat Basharov), un travailleur des mines, qui veut épouser Tania (Maria Mironova), la flamme de son adolescence revenue au village après un séjour à Moscou au bras d'un souteneur mafieux.Interprétation inspirée d'une brochette d'acteurs primée à Cannes.Aujourd'hui à 9h et à 19h au Parisien 4.Demain 14h au Parisien 4.Toutes les séances sont complètes Marc Cassivi PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Pavel Lounguine MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Révélé il y a dix ans avec Taxi Blues, Pavel Lounguine nous entraîne aujourd'hui dans un petit village minier situé près de Moscou, là où Michka s'apprête à épouser Tania, la jeune fille qui l'a subjugué dès l'enfance.Dans La Noce, le cinéaste a voulu raconter comment, en l'an 2000, se déroule la vie du peuple au quotidien.Le jury du Festival de Cannes a octroyé une mention spéciale à l'ensemble d'une distribution dans laquelle des non-professionnels se mêlent aux acteurs.Quelle place peut occuper un artiste dans la Russie d'aujourd'hui C'est difficile à dire.Ça dépend si vous êtes un artiste de pouvoir (comme Nikita Mikhalkov qui s'est auto-proclamé ainsi) ou pas.Quoi qu'il en soit, le peuple place en ses artistes de grandes attentes parce que c'est à travers les oeuvres de ces derniers que leur vie, leurs coutumes, leur quotidien, peuvent trouver un écho.Le cinéma et la littérature sont malheureusement assez en retrait à cet égard actuellement.Peut-être est-ce parce que les artistes sont trop collés à la réalité ?Pour ma part, je vis en France six mois par année.Mon regard est un peu plus extérieur.Disons aussi que lorsqu'une société traverse de lourdes épreuves, la culture est la dernière chose dont les gouvernements s'occupent.Comment se porte le cinéma russe actuellement ?Il se porte pas si mal.Nous aurions toutefois besoin de véritables producteurs.Trop de films se font simplement pour blanchir de l'argent.Comme il n'y a pas de vrai système de distribution, les films doivent être profitables avant même qu'ils aient été tournés ! Par contre, les quelques salles de cinéma qui existent à Moscou sont toujours pleines.Mais elles appartiennent aux Américains ! Les gens portent un grand intérêt pour notre production nationale mais celle-ci est désormais essentiellement produite et diffusée à la télévision.Comment votre film a-t-il été accueilli chez vous ?Il n'a pas encore été distribué en salles.Mis à part sa présentation dans un petit festival du nord de la Russie, La Noce n'a pu être vu qu'au Festival de Moscou.La salle était bondée et ça s'est bien déroulé.La situation actuelle de la Russie est-elle stimulante pour les créateurs C'est bizarre à dire mais les grands chefs-d'oeuvres de la littérature et du cinéma sont toujours inspirés par de grands malheurs ! Il faut savoir capter cette énorme énergie.Tous mes films proviennent de questions auxquelles je n'ai moi-même pas de réponses.Dans La Noce, je me suis demandé comment vivaient les gens en réalité.Est-ce que la Russie a perdu ses valeurs ?Est-ce qu'un temps nouveau est vraiment arrivé ?Comment entrevoyez-vous l'avenir ?Étrangement, je suis assez optimiste.Au début de la perestroïka, alors que tout le monde était fou de joie, j'ai fait Taxi Blues, un film plutôt sombre.Avec La Noce, je découvre que la majorité de la population conserve ses valeurs traditionnelles \u2014 la famille, l'amitié, l'amour, l'entraide.Le peuple russe a une extraordinaire capacité de survie.Il en a même développé une habitude génétique ! Les mariés et la famille de La Noce, de Pavel Lounguine Ludivine Sagnier et Bernard Giraudeau dans Gouttes d'eau sur pierres brûlantes de François Ozon. 7LP0701B0827 B-7 dimanche ARTS 7LP0701B0827 ZALLCALL 67 00:49:15 08/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 B 7 Festival des films du monde SILENCE BRISÉ et PROTECTION Gong Li descend de son piédestal Le Canada comme la Chine n'est pas à l'abri du malheur.On en a eu la preuve hier avec les deux films en compétition.À Pékin comme à Vancouver, même si le contexte diffère, une même impuissance se fait sentir face à la détresse humaine.Il est étrange de constater à travers ces deux films, peu importe le degré de conscientisation d'une société face à ses problèmes, combien celle-ci semble impuissante à trouver des solutions à des cas pourtant criants.Adapté d'un roman, Le Silence brisé raconte l'existence fort précaire d'une mère célibataire dont l'enfant est atteint de surdité.Cette mère, c'est Gong Li à qui le Festival a prévu un hommage et qui n'était toujours pas là hier au moment de la conférence de presse.Le réalisateur Sun Zhou confiait qu'elle a d'abord hésité à accepter ce rôle qui rompt assez radicalement avec son image de grande dame du cinéma chinois.Mais comme ils se connaissent tous deux depuis l'enfance, elle a fini par dire oui.Gong Li est effectivement descendue de son piédestal pour jouer ce personnage de femme tout ce qu'il y a de plus ordinaire.Abandonnée par son homme que la perspective d'élever un enfant handicapé n'enchante pas, elle quitte un emploi lucratif pour mieux s'occuper du petit à la maison.Elle finit par livrer les journaux à bicyclette dans la neige.Le fait d'amener son fils dans un fast-food semble constituer un exploit pour cette mère célibataire.Impossible toutefois en conférence de presse de savoir à combien d'heures de travail pour un Chinois moyen revient un repas chez Mc Donald's.Sur d'autres questions, Sun Zhou est resté tout aussi évasif.Traduction boiteuse ?Il semblerait que non.On aurait dit plutôt que le réalisateur n'avait pas envie d'être trop explicite.C'est un enfant muet, a-t-on appris, qui tient le rôle du petit garçon, question d'authenticité.Pour le diriger, Sun Zhou communiquait par des dessins ou lui mimait les gestes qu'il voulait lui voir faire.Pourquoi cet enfant est-il renvoyé de l'école ?Il y a trop d'élèves dans les classes, répondra-t-il, et il manque de profs.Existe-t-il des écoles pour les sourds en Chine ?Il y a une évolution, mais elle se fait lentement, répond-il laconiquement.(Il précisera en privé après-coup qu'il existe effectivement de telles écoles spécialisées dans les quatre grandes villes de Chine, y compris Pékin où l'action du film se déroule.) Somme toute, cet effort de Gong Li pour se rapprocher du peuple ne m'a pas paru tout à fait convaincant.Mais ce n'est pas faute d'exploiter à fond sa capacité d'émouvoir.On a, au contraire, parfois l'impression qu'elle en met trop.Bien insensible celui ou celle qui ne versera pas une larme devant ses malheurs.Quant à l'arrivée tardive d'un professeur compatissant, elle laisse croire que la Chine envie aux Américains non seulement leurs Mc Donald's mais également leurs happy ends.Des moyens limités n Avec Protection, premier long métrage de Bruce Spangler, on a l'impression d'avoir affaire à un téléfilm tourné avec des moyens plus que limités.Une caméra instable, un grain gros comme ça et une direction d'acteurs au début, hésitante, laissent présager le pire.Le film a effectivement été tourné en 16 mm pour être gonflé par la suite en 35.Mais quand on apprend qu'il n'a bénéficié que de 13 jours de tournage et que son budget initial ne s'élevait qu'à 60 000 $, on finit par reconnaître qu'il représente un véritable tour de force.Spangler a voulu traduire le désarroi d'une travailleuse sociale, Jane (Nancy Sivak), à travers le cas pathétique d'une famille d'un quartier pauvre de Vancouver.Il s'est inspiré pour ce faire de sa propre expérience d'ancien travailleur social, sans chercher à reconstituer un cas précis qu'il aurait lui-même vécu.Mais le cas de Betty (Jillian Fargey) n'en paraît pas moins réaliste.Son petit ami Joe (William Mac Donald) et elle sont devenus esclaves de l'héroïne.Les enfants assistent impuissants à leurs disputes continuelles.Le jour où le fils de Betty arrive en classe avec un oeil au beurre noir, Jane décide d'intervenir en compagnie d'une collègue et d'un policier.La meilleure séquence du film coïncide avec la confrontat i o n d e c e s représentants de la société chez cette malheureuse famille.Les acteurs, je dois dire, se surpassent dans cette scène où se manifestent les limites du système.Ces dialogues précis et la minutie avec laquelle la situation est décrite valent une thèse de doctorat.En contrepoint à ce cas, la discussion de Jane et d'un ex-collègue lors d'une rencontre amoureuse avortée fait comprendre que le désarroi se situe autant chez ceux qui prétendent détenir la solution que chez ceux qui posent problème.Même dans un pays dit riche, les drames de ce genre se terminent par un gros point d'interrogation.Pour les acteurs de Protection présents à la conférence de presse, ce tournage est apparu comme une véritable planche de salut.D'ordinaire confinés dans des téléséries américaines, il ont très rarement l'occasion de tourner un vrai drame se déroulant dans leur ville.Ils s'y sont précipités, ont-ils soutenu, avec enthousiasme.Quant à Spangler, il a dit envier les cinéastes québécois qui peuvent compter sur un vrai public.Au Canada anglais, selon lui, il est très difficile de rejoindre celui-ci.Pour être tout à fait honnête, il faut reconnaître que son film s'adresse davantage au petit qu'au grand écran.Pour un spectateur d'ici, la surprise tenait moins dans le film luimême que dans les sous-titres électroniques.Un traducteur zélé a en effet cru bon de ponctuer les jurons du film par des câlisses et des ciboires et de rendre les dialogues très crus par des équivalents en joual.Comme si, lors d'un événement à portée internationale comme le FFM, il fallait s'astreindre à un niveau de langage que seuls les indigènes arrivent à décoder.EN COMPÉTITION Luc Perreault Après avoir joué les grandes dames de la Chine, Gong Li incarne une simple mère célibataire dans Le Silence brisé de Sun Zhou présenté hier en compétition au FFM.Le réalisateur Sun Zhou confiait que Gong Li a d'abord hésité à accepter ce rôle qui rompt assez radicalement avec son image de grande dame du cinéma chinois.Mais comme ils se connaissent tous deux depuis l'enfance, elle a fini par dire oui.Nicole La Placa et Giacomo Baessato incarnent les deux enfants négligés d'une famille d'héroïnomanes de Vancouver dans Protection de Bruce Spangler.Petit coup de chapeau wallon RICHARD CHARTIER Ma délicate épouse faisait des bye bye à un type qui était assis sur un banc, en face de l'Impérial.Il lui répondait par un signe de la main.À mon tour je l'ai regardé et reconnu.Évidemment, nous venions de le voir dans un film ! Son nom m'est revenu avant le titre de l'oeuvre de treize minutes (Walking on the Wild Side) qu'il a réalisée avec Fiona Gordon, laquelle était assise à côté de lui : Dominique Abel.Un Wallon, super sympa.M'avait semblé avoir entendu le présentateur, avant la projection, le présenter en lui attribuant le nom de Dominique Arel, même pas deux minutes après que mon pote de festival, Dominique Arel, m'eut expressément demandé de ne pas parler de lui chaque jour dans le journal.C'est pas que je veux pas, mais dans ce métier, on ne loupe pas une occasion de chronique.On s'est approchés, salutations, présentations, félicitations et tout \u2014 ce court métrage en compétition au FFM a déjà obtenu deux prix dans trois festivals \u2014 bravo dites donc ! ça ne nous surprend pas, mais on est si proches nous les Belges et les Québécois, on peut se comprendre par l'humour, il y a plein de noms flamands dans le générique c'est bien pour dire ! \u2014 on reste trois jours à Montréal \u2014 ah bon ! \u2014 puis on va dans la famille de Fiona à Toronto et on revient jusqu'à la fin du FFM \u2014 alors bonne chance ! on vous souhaite un prix, votre film est chouette, c'est vous qui l'avez réalisé ?\u2014 oui, moi et Fiona \u2014 voici mon copain Dominique Arel \u2014 elle est bonne celle-là ! c'est le nom qu'ils ont mis par erreur sur ma carte.Walking on the Wild Side, c'est l'histoire d'un timide qui cherche l'âme soeur dans le red light de Bruxelles.Il va avoir droit à une scène de ménage plutôt originale.Dominique Abel est la toute première tête qui soit apparue à l'écran de ce 24e FFM, alors il mérite bien ce petit coup de chapeau.Fiona Gordon, qui partage la vedette de leur court métrage, est Canadienne.Walking on the Wild Side était présenté juste avant Le Goût des autres, d'Agnès Jaoui.Et les courts métrages, au nombre de 126 sur un total de 362 films présentés au FFM, valent bien quelques courts paragraphes.Ils sont l'occasion de découvertes, de joies et portent en eux tout l'avenir du cinéma.En dehors d'un festival, on n'en voit jamais et c'est bien dommage.Un autre film qu'on ne reverra peut-être pas et qui témoigne de la vitalité du cinéma allemand dont parle Serge Losique ces jours-ci, c'est Gran Paradiso (Cinéma du monde) qui raconte l'histoire d'un jeune homme devenu paraplégique à la suite d'un accident de moto et dont le rêve est de faire l'ascension de Gran Paradiso, un sommet de 4061 mètres, dans les Alpes occidentales.Lorsqu'il apprend qu'il ne pourra jamais plus marcher, Mark décide de se suicider.Une thérapeute le convainc de n'en rien faire, sur la promesse de l'emmener au sommet de la montagne en question.Comme elle n'a ni le budget ni les moyens techniques de réaliser sa promesse, elle organise une expédition avec des déliquants juvéniles et un retardé mental doté d'une force physique prodigieuse.Plus sportif que ça, c'est plus du cinéma.n n n Probablement mon meilleur départ depuis que je fréquente le FFM.Je lève mon pouce aux films que j'ai vus vendredi \u2014 Le Goût des autres et Gran Paradiso \u2014 de même qu'aux cinq autres vus en projections de presse \u2014 A Place nearby, Né en Absurdistan, Les Destinées sentimentales, Harry, un ami qui vous veut du bien, Le Monde de Marty.Et les salles sont pleines, de neuf heures le matin à la fermeture.Pour le film de Gong Li, Luc Perreault vous dit probablement ce que j'en pense.Quant à Protection, n'y cherchez aucun divertissement, c'est du travail social transposé sur pellicule ; je ne savais pas comment ça se passe, dans une maison où la drogue dicte tout, maintenant je le sais.Un film éducatif, quoi.Si les grands espaces vous tentent comme ils me tentent, Grand Nord risque de faire grandiose sur Imax, au Paramount, aujourd'hui à 12 h 30 et 14 h.À gauche, Dominique Abel, alias Dominique Arel, en compagnie de Dominique Arel. 7LP0801B0827 B-08 dimanche ART 7LP0801B0827 ZALLCALL 67 11:55:54 08/28/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 Quand le Petit Robert se fait poète CLAUDE CASTERAN Agence France-Presse, PARIS L'édition 2001 du Petit Robert, dictionnaire de langue non encyclopédique vendu à près de 7 millions d'exemplaires depuis son lancement en 1967, propose 800 nouvelles citations littéraires qui lui donnent un parfum de poésie ainsi que son traditionnel lot de mots nouveaux, notamment liés à Internet.Ces citations sont généralement des formules personnelles ou qui apportent leur caution à certains usages familiers.Elles sont empruntées à des auteurs ou romanciers contemporains.En voici quelques exemples.Arabe : « qui dit que l'arabe est une langue gutturale, voix sèche du désert, râle de sable et de ronces ?L'arabe est langue de colombes, aussi, promesse lointaine des fontaines » (Pennac).Copeau : « le copeau terne et doux, légèrement coloré sur le bord et parfumé qui sort d'un taillecrayon » (Bergounioux).Éolienne : « une éolienne met au-dessus des frondaisons l'animation insolite de son tournoiement de jouet d'enfant » (Tournier).Chatte : « Lisa était une fille normale avec une chatte et des nichons » (Djian).Saule : « le saule trempe aux eaux brumeuses et les marie aux berges » (Gracq).Borie : « il voit la borie, pareille à un igloo de pierre » (Le Clézio).Allumette : « il disparut un beau jour, à Dakar, sous prétexte d'aller chercher des allumettes » (Vialatte).Le Petit Robert, grand défenseur de la féminisation des noms, reproduit aussi des citations montrant que les formes féminines sont attestées « depuis un certain temps » : « Nous avons fait actrice, cantatrice, bienfaitrice, et nous reculons devant autrice.Autant avouer que nous ne savons plus nous servir de notre langue » (Rémy de Gourmont, 1858-1915).« La môme est officière si j'en crois ses galons » (San Antonio).SPECTACLES Salles de répertoire AFTER LIFE Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h45, 17h10, 19h25, 21h40.BLACK ORPHEUS Cinéma du Parc (2): 19h30.DÉJEUNER SUR L'HERBE (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.JESUS' SON Cinéma du Parc (1): 20h45.KADOSH Cinéma Parallèle (salle 1): 17h15.LÉA Cinéma Parallèle (salle 1): 15h15, 19h30, 21h30.MARRIAGE OF MARIA BRAUN (THE) Cinéma du Parc (3): 21h.MOLOCH Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 17h.1999 CANNES INTERNATIONAL ADVERTISING FESTIVAL Cinéma du Parc (1): 15h15, 17h05, 18h55.NOT OF THIS WORLD Cinéma du Parc (3); 15h, 17h, 19h.PRIVATE CONFESSIONS Cinéma du Parc (2): 14h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 19h, 21h.36 FILLETTE Cinéma du Parc (2): 21h15.VERTIGO Cinéma du Parc (2): 17h10.Danse PARC ST-VIATEUR (angle Bernard et Bloomfield) Tango Vivo: 19h.PARC DES AMÉRIQUES (angle St-Laurent et Rachel) Hymne à la vie, de Mariko Tanabe: 15h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL David Bergeron, pianiste.Hétu, Rizzuto, Debussy, Vivier: 12h30; Montreal Boys Choir.Moore, Locklair, Gowers: 16h.Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Benoît Girard, Roger La Rue, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent: 20h, sauf dim.et lun.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Odyssée, d'après Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Henri Chassé, Norman Helms, André Barnard, Pierre Benoît, Ludovic Bonnier, Jean Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Éric Forget et Jacinthe Laguë: 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Maudite Machine, de Abla Farhoud.Mise en scène de Louise Laprade.Avec Nicole Leblanc.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Et puis, après?, de Guillaume Lemée.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Alexandre Frenette, Philipps Jutras, Jean-Éric Lapointe et Philippe Provencher: 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.CAFÉ DE LA PLACE (4571, Papineau) John Mc Gale et Toyo: 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Soirée flamenco: 20h; Beat in Fraction: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip Bey et Tim Jackson: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Nick Payne et Greg Faulkner: 22h.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Silent Exile et Spelldown: 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Alex Sohier et Daniel Blouin: dès 20h.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Groupe The Prisoners: dès 21h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Open Mike: dès 21h. 7LP0901B0827 B-9 dimanche ARTS 7LP0901B0827 ZALLCALL 67 00:46:44 08/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 B 9 Le futur Théâtre national de Pékin au coeur d'une polémique CHRISTOPHER BODEEN Associated Press, PÉKIN Chef-d'oeuvre pour les uns, coûteuse erreur pour les autres : le futur Grand Théâtre national de Pékin n'est pas encore construit qu'il suscite une vive controverse qui tourne à l'affaire d'État.Car l'« Opéra français » comme le surnomment ses détracteurs \u2014il a été imaginé par l'architecte Paul Andreu, qui compte déjà à son actif la Grande Arche de la Défense à Paris et le nouvel aéroport de Shanghai \u2014 fait grincer pas mal de dents.D'esthétique, le débat a vite pris une tournure politique.Et la polémique est telle que les travaux, lancés en avril, ont dû être interrompus à la mi-juillet.À l'origine, les dirigeants communistes souhaitaient que le nouvel Opéra de Pékin devienne le symbole d'un pays moderne et uni dans une fierté commune.Moderne, le design du futur Grand Théâtre national l'est incontestablement.Mais il suscite surtout la division.Paul Andreu a imaginé un immense dôme de verre et de titane entouré d'un plan d'eau.Avec quatre auditoriums, le complexe doit abriter pas moins de 6200 sièges, à proximité de la place Tienanmen, coeur de la capitale chinoise.Et c'est bien là le problème : situé à proximité immédiate des austères bâtiments du Grand Palais du peuple et en face des murs rouges du complexe Zhongnanhai, où les dirigeants chinois vivent et travaillent, l'emplacement choisi est avant tout un symbole de pouvoir, pas de culture.Le fait que le président chinois Jiang Zemin soit un grand amateur de musique et que les travaux doivent être terminés en 2002, c'est-à-dire au moment où il doit se retirer du pouvoir, achève de donner une importante dimension politique au projet.« J'ai toujours su que ce serait un projet politique », souligne d'ailleurs Paul Andreu.« Il n'y a aucun pays au monde où un terrain situé en face des bâtiments gouvernementaux ne serait pas politique.Des éléments qui expliquent en grande partie la polémique suscitée en Chine, alors même que, selon l'architecte français, les dirigeants communistes avaient déjà donné leur approbation au design futuriste.Le projet est accusé pêle-mêle par ses opposants d'être une aberration au niveau acoustique et architecturale et, surtout d'être horriblement coûteux.Évaluée initialement à 4,7 milliards de yens (près de un milliard de dollars), la facture pourrait finalement être réduite.Sur le plan esthétique, les critiques reprochent au design de faire la part belle à une modernité jugée typiquement occidentale, sans s'inspirer du glorieux passé impérial chinois.L'entrée du Grand Théâtre national \u2014 un long tunnel plongeant sous le plan d'eau \u2014 est en particulier considérée comme un non-sens culturel.« Il n'y a que trois cas dans lesquels on descend pour entrer quelque part en Chine : le métro, les abris anti-aériens, et les tombes des empereurs de la dynastie Ming », souligne Alfred Peng, professeur d'architecture à l'Université Qinghua de Pékin.Construction suspendue Pour Paul Andreu, le fait que son design ne comporte aucun trait spécifiquemenf chinois n'est pas un problème en soi.« La culture, c'est comme notre relation à nos parents.Nous les respectons, mais nous n'avons pas à faire la même chose qu'eux », résume-t-il.Apparemment, tout le monde n'est pas convaincu : la construction a été suspendue à la mi-juillet, un mois après le lancement de deux pétitions, signées par 157 ingénieurs et architectes chinois, réclamant une « réévaluation » du projet.Visiblement embarrassées par ce débat, les autorités chinoises semblent prêtes à faire volte-face.Le 9 août, le journal officiel China Daily annonçait que le gouvernement avait désigné une société d'ingénierie pour étudier un plan de révision du design.Une « réévaluation » qui pourrait signer l'arrêt de mort du projet.« J'ai toujours su que ce serait un projet politique.Il n'y a aucun pays au monde où un terrain situé en face des bâtiments gouvernementaux ne serait pas politique.» La Presse 27 août 2000 Page B10 manquante 7LP1101B0827 B-11 dimanche ART 7LP1101B0827 ZALLCALL 67 00:46:51 08/27/00 B Maximilian Schell hospitalisé à Riga 4 Dans l'Annonce faite à Marie de Paul Claudel, combien de fois l'Angélus sonne-t-il ?5 Qui a peint le tableau L'Angélus que l'on peut admirer au Musée d'Orsay, à Paris ?Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A ARBORICULTURE 1 À quel groupe de fruits associez-vous les citrons et les oranges ?2 Quel fruit, renommé pour sa vitamine C, récolterezvous d'un albergier ?3 Comment appelle-t-on une personne spécialisée dans la taille des arbres ?4 Qu'étudie la pomologie ?5 Quels sont les deux fruits auxquels le pomelo emprunte sa saveur et son apparence ?B ORPHÉE 1 Qui a composé, un an avant la fondation de Québec, le premier chefd'oeuvre de l'opéra italien, Orfeo ?2 Orphée descend aux Enfers pour retrouver son épouse.Quel est le nom de celle-ci ?3 Quel écrivain et scénariste français a réalisé le film Orphée ?4 Quel autre compositeur a deux opéras sur le mythe d'Orphée: l'un en italien et l'autre en français, bien qu'il fut Allemand et éduqué à Prague ?5 Quel est le titre de l'opéra français de Gluck ?6 Dans Orphée aux Enfers, le sujet est traité avec humour.Qui est l'auteur de cette oeuvre du XIXe siècle C EXPOSITIONS 1 Sur quel style d'architecture portait l'exposition des maquettes de l'hiver 1999-2000 au musée des Beaux-arts de Montréal ?2 Quel peintre québécois était l'objet d'une exposition dans le nouveau pavillon du MBA en mars 2000 ?3 D'où venaient les trésors exposés au musée de Pointe-à-Callière à la fin de 1999 et au début de 2000 ?4 Quel roi le Musée de Toronto a-t-il reçu en début de 2000 ?5 Le musée de Pointe-à- Callière présente au cours de l'été 2000 une exposition qui rappelle un naufrage important du régime français.De quel événement s'agit-il ?D PERSONNAGES 1 Dans la nouvelle Le Cad d'O'Henry, quel cadeau le mari offre-t-il à sa femme ?2 Dans L'Appel de la forêt de Jack London, qui est Buck ?3 Dans La Lettre écarlate, qui est responsable de l'enfant que porte Esther Prynn ?4 Quel est le nom du personnage qui se réveille après vingt ans dans le récit de Washington Irving 5 Quel est le nom du capitaine du roman Moby Dick ?Il a réalisé le film Orphée.E USTENSILES DE CUISINE 3 Quel accessoire est utilisé pour tenir un oeuf à la coque debout ?4 En quoi sont les produits de dinanderie ?5 Quels sont les deux produits que l'on trouve dans un huilier ?F L'ANGÉLUS 1 Qu'évoque la prière de l'Angélus ?2 Depuis le XVe siècle, combien de fois par jour cette prière est-elle récitée 3 Qui est l'auteur des poèmes De l'Angélus de l'aube l'Angélus du soir ?Île située en face de La Rochelle.G GÉOGRAPHIE 1 Dans quel pays se trouve la Tripolitaine ?2 Quel pays profita de la révolution russe pour affirmer son indépendance ?3 Quelle ville basque fut détruite par l'armée allemande le 26 avril 1937 ?4 Sur quelles rives est située la ville de Milwaukee 5 Quelle île est située en face de La Rochelle, en France ?H OEUFS 1 Quel est le nom scientifique du jaune d'oeuf ?2 Quel type de femelles produisent des oeufs ?3 Comment appelle-t-on les oeufs assurant la relève de la ruche ?4 Quelle expression désigne une difficulté résolue ingénieusement ?5 Quel joaillier a créé pour la tsarine de Russie une collection d'oeufs tous plus richement décorés les uns que les autres ?SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 1 Comment appelle-t-on l'ustensile servant à enlever le coeur sans couper une pomme ?2 Quelle est la différence entre un hache-légumes et un hachoir ?Agence France-Presse, RIGA L'acteur et cinéaste suisse Maximilian Schell souffre d'une pancréatite aiguë en rapport avec le diabète et son état était qualifié hier soir à Riga de sérieux mais stable, alors que les médecins n'excluaient pas une intervention chirurgicale.Maximilian Schell, 69 ans, s'est évanoui vendredi soir dans la capitale lettonnne, lors de la cérémonie d'ouverture du Festival de cinéma Baltijas Perle (Perle de la Baltique).Il devait participer au côté de l'actrice française Catherine Deneuve en invité d'honneur à ce festival annuel qui devait le récompenser du titre de « L'acteur du millénaire ».Le cinéaste suisse a été placé dans l'unité des soins intensifs de l'hôpital Gailezers de Riga, où il a repris connaissance, a précisé le docteur Sergueï Zhuravlov, un chirurgien de l'hôpital.«La situation est très sérieuse », a dit le Dr Zhuravlov, en estimant que la vie de Maximilian Schell était en danger.« Nous pouvons être obligés de l'opérer, mais nous le saurons mieux demain », a-t-il ajouté.Selon le médecin, l'acteur doit rester hospitalisé pendant au moins deux semaines.Il Maximilian Schell pourrait être transporté le cas échéant dans un hôpital en Allemagne.Les médecins doivent décider aujourd'hui d'une éventuelle opération.Le cinéaste souffre de diabète depuis 12 ans et suit un traitement permanenent à l'insuline, a précisé le Dr Zhuravlov.Maximilian Schell est né à Vienne le 8 décembre 1930 et a vécu en Allemagne et aux États-Unis.Il a obtenu en 1961 l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle d'avocat dans Le Procès de Nuremberg.Il s'est lancé dans la production de cinéma en 1968 avec Das Schloss (Le Château), une adaptation de l'oeuvre de Franz Kafka dans laquelle il a endossé le rôle principal.Maximilian Schell est le frère cadet de l'actrice Maria Schell.Son père était un poète suisse et sa mère une actrice autrichienne. 7LP1201B0827 b12 ete - dimanche 7LP1201B0827 ZALLCALL 67 00:44:55 08/27/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 AOÛT 2000 www.academieculinaire.com 393-8111 Apprendre la cuisine pour le plaisir ! 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