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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-08-26, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0826 D1 Samedi 6LP0101D0826 ZALLCALL 67 01:03:02 08/26/00 B FILL07 Montréal, samedi 26 août Graphisme Geneviève Dinel, La Presse © Johnny Hallyday est au coeur du préjugé québécois à l'endroit du rock français, voire sa plus éloquente illustration.Pour tout babyboomer ayant vécu l'érection de notre américanité pop au cours des années 60 et 70, Johnny, Sylvie (Vartan), Dick (Rivers), Eddy (Mitchell) et consorts ne furent que les contemporains de nos propres représentants de la vague yéyé \u2014 Johnny Farago, Tony Roman et autres Jenny Rock.Acteurs d'une appropriation maladroite, caricatures francophones d'un rock souverainement anglophone.Pâles copies en quelque sorte.Quoi que vous en pensiez deux générations plus tard, Johnny Hallyday triomphe toujours dans l'Hexagone.Depuis l'aube des sixties, son aura n'a cessé de rayonner.S'il a été pour nous (sauf une poignée d'irréductibles nostalgiques) une sorte d'aliéné culturel, admirateur suiviste et pompeux du lifestyle amerloque, le chanteur de 57 ans est devenu chez lui le monarque suprême du rock national.L'icône ultime.Étrange monument, vous dites?Votre perception pourrait se modifier considérablement dès le 29 août.Chose sûre, il n'y a rien de tel qu'un artiste sur scène pour remettre les pendules à l'heure.Et que dire de sa machine déployée au Théâtre Saint-Denis pour trois soirs consécutifs: 10 tonnes de matériel traverseront l'Atlantique et s'ajouteront à la puissante sonorisation importée de Los Angeles ainsi qu'à l'arsenal d'éclairages informatisés.La formation de la superstar se composera de onze musiciens, six choristes, un octuor à cordes et trois stars d'ici (Éric Lapointe, Sylvain Cossette et Lara Fabian).En tout, 53 Français et 25 Québécois seront mobilisés par cette mégaproduction.Absent de notre firmament depuis qu'il a cessé de tourner de ce côté de la flaque (1975), Djeuni a lentement ressuscité dans notre imaginaire, à coup de reportages réalisés en terre française \u2014 aux Franco Folies rochelaises, à Bercy, au Stade de France (trois fois, il y a deux ans), au pied de la tour Eiffel où il a joint un demi-million de fans en juin dernier ou à l'Olympia.Est-il besoin d'ajouter que le phénomène a (encore) pris des proportions insoupçonnées.Sang pour sang, son plus récent album, franchira le cap de deux millions d'exemplaires vendus avant 2001.C'est dire.Et voilà que, contre toute attente, le chanteur daigne chanter en Amérique francophone.Et voilà qu'il accepte sereinement son sort de presque oublié tout en envisageant la reconquête.Une dizaine de milliers d'exemplaires pour son double CD-compilation (Ballades) une autre dizaine de milliers pour Sang pour sang.Des pinottes si l'on compare ces scores aux records établis en Europe francophone.Trois Saint-Denis en guise de tremplin, donc.Trois salles remplies de vieux yéyés québécois, de Français transplantés en Amérique (ou tout simplement touristes) ou encore de jeunes curieux qui n'en ont rien à branler de ce préjugé défavorable à l'endroit de la pop-rock hexagonale.ALAIN BRUNET Johnny Hall Voir HALLYDAY en D9 Le monarque du rock français revient nous surprendre Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 www.bijouterieleroy.com Alliances 25 points de diamants Or 14K Seulement678$ FINANCEMENT DISPONIBLE 6LP0201D0826 D-2 samedi ARTS 6LP0201D0826 ZALLCALL 67 01:07:17 08/26/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 La réalité tv, ça va pour un temps, mais vive les bons textes! Survivor: une affaire en or pour CBS Bon d'accord, j'ai suivi Survivor avec beaucoup d'intérêt, et je suis bien contente que ce soit fini.La réalité à la télé n'est pas toujours intéressante.Essayez de regarder l'infâme Big Brother avec sa bande de gens ennuyeux comme la pluie.Au moins, Survivor était capable de nous accrocher avec son suspense et la grosse crise de haine de la camionneuse Sue à l'endroit de sa copine Kelly qui venait de voter contre elle lors de la dernière émission valait le détour.Tant pis pour la solidarité féminine.Sue a voté pour Rich et même le vieux « marine » Rudy, qui détestait les homosexuels, a voté pour Rich qui l'était.N'importe quoi vaut mieux qu'une fille, a dû juger le vieux militaire.Si je suis contente que ce soit fini, c'est qu'en fin de compte, ce que j'aime, ce sont les textes écrits.Bien écrits, bien sûr, avec esprit et intelligence.On ne peut pas demander à une bande de gens ordinaires d'égaler Shakespeare ou Michel Tremblay.J'aime les textes structurés, compliqués même, qui m'amènent ailleurs.La réalité, c'est bon pour les nouvelles et pour quelques épisodes d'été sur une île déserte.Le reste de l'année, emmenez- moi des auteurs inspirés.Le mercredi soir de la fin de Survivor, David Letterman a reçu la bande de naufragés de l'île Pulau Tiga et ils ont eu la délicieuse mission de défiler les Top Ten.Le sujet était : « Les choses que j'ai apprises sur une île déserte ».La meilleure réplique, de la plus jolie concurrente : « Maintenant, je sais où aller me réfugier si George W.Bush est élu ! » Parlez-moi d'une réplique écrite par un professionnel ! Le numéro 1 de la liste est revenu à Rich, le gagnant du million, qui est apparu tout nu devant la caméra.Les gens de la salle ont vu, mais on avait masqué l'inmontrable avec une mosaïque à la télé.« The human body is a beautiful thing ! » a lancé Rich aux applaudissements de la foule.En cinq minutes chez Letterman, les concurrents de Survivor ont été plus drôles que durant tout leur été à la télé.Les scripteurs y ont vu.Tout ça pour vous rappeler que deux séries superbement écrites reviennent à la télé.Yes Minister a dû passer cent fois sur différents canaux, ça reste la série d'humour politique la meilleure qui ait jamais été produite.Les deux personnages principaux sont un ministre nouvellement élu et son chef de cabinet.Le ministre veut tout chambarder : il a été élu pour changer les choses.Mais le chef de cabinet qui est là depuis toujours tient mordicus à ce que rien, et surtout son grand pouvoir personnel, ne bouge.Le chassé-croisé entre les deux personnages, joués par Paul Eddington \u2014 le ministre qui deviendra éventuellement premier ministre dans la suite de la série \u2014 et Nigel Hawthorne, son chef de cabinet est d'un cynisme total.Un superbe duo d'acteurs et c'est dans un anglais châtié qui se comprend assez facilement.Retour demain soir à 19 h au canal 33, le PBS du Vermont.Incidemment, Gilbert Rozon a acheté les droits de Yes Minister et Serge Grenier a eu pour mission de l'adapter.Ça fait des années que je demande à M.Grenier où il en est.Il me répond : « Je travaille ».Autre délicieuse série, Shogun, reprend du service à compter de lundi 17 h à Historia, avec reprise de l'épisode à 22 h.Comme vous pouvez regarder Stéphan Bureau à 21 h à RDI à compter de lundi, votre 22 h est libre.Shogun a d'abord été un roman de James Clavell, qui l'a lui-même adapté pour la télévision.Un capitaine anglais, Blackthorne, débarque au Japon au Moyen Âge.Ces gens-là vont faire bouillir quelques- uns de leurs ennemis et Blackthorne les trouve barbares.Eux, qui sont constamment propres, n'en reviennent pas de la saleté des Blancs, de leurs poux et de leur abominable odeur.La première diffusion de Shogun \u2014 le meilleur rôle de Richard Chamberlain \u2014 avait été extraordinaire : Clavell avait insisté pour que beaucoup des dialogues japonais ne soient pas traduits : cela augmentait pour le téléspectateur le sens d'être vraiment tombé sur une autre planète où personne ne nous comprend.À la reprise, on avait traduit, hélas.Shogun, c'est une série politique surtout : Blackthorne débarque à un moment où un des chefs de l'empire tente un grand coup compliqué pour devenir shogun, c'està- dire le maître du Japon après l'empereur.Une série que je vais revoir avec plaisir lundi, même si les nouveautés commencent à se presser sur l'écran, notamment à Canal Vie.Et que Stéphan régale dorénavant à 21 h à RDI.Préparez vos trésors pour le 16 septembre n Une des séries qui semblent les plus prometteuses cet automne est Trouvailles et trésors, où le public qui collectionne des objets du patrimoine familial pourra se faire raconter leur histoire, alors que l'encanteur Iégor de Saint Hippolyte leur fera une évaluation en dollars d'aujourd'hui.La série commence le vendredi 1er septembre à 21 h à Historia et se promènera à travers le Québec pour rencontrer les collectionneurs.L'émission s'arrêtera à Montréal le samedi 16 septembre entre 9 h et 17 h au Marché Bonsecours, entrée rue de la Commune.Si vous avez des objets à faire évaluer, vous devez vous inscrire le plus tôt possible auprès de Martin Traversy (514) 384-3250.Martin accepte les frais d'appels.Qui sait : le crachoir sculpté de votre arrièregrand- père est peut-être un objet du patrimoine et peut-être vaut-il une petite fortune ! Tous les collectionneurs ne pourront pas être vus à la télé.Voilà pourquoi il est important de s'inscrire tôt.TÉLÉVISION Louise Cousineau Agence France-Presse NEW YORK La chaîne de télévision américaine CBS compte bien transformer Survivor, le jeu-vérité dont le surprenant succès a submergé les États-Unis cet été, en poule aux oeufs d'or à long terme.L'épisode final, diffusé mercredi soir et au cours duquel le vainqueur a été révélé, a rassemblé selon l'institut Nielsen près de 52 millions de téléspectateurs, faisant de Survivor le programme le plus regardé de l'année, après la finale du championnat de football américain (Super Bowl).Le suspense de la dernière demi- heure a même fait monter ce chiffre à près de 59 millions, soit largement au-dessus des 46 millions de téléspectateurs qui ont regardé cette année la cérémonie des Oscars.Survivor a été tourné pendant 39 jours l'hiver dernier sur une île déserte en mer de Chine, dans laquelle seize candidats-robinson ont été filmés en permanence et se sont éliminés progressivement lors de votes.Si les tarifs payés par les principaux commanditaires de l'émission (dont l'armée américaine) avaient été fixés à l'avance, ceux des pubs supplémentaires diffusées pendant la finale, qui durait deux heures au lieu d'une, ont atteint 600 000 $ les 30 secondes.Selon les milieux publicitaires, CBS aurait ainsi engrangé mercredi soir une vingtaine de millions de dollars (pour un prix de production d'environ un million par épisode).D'abord surpris par le succès du jeu, dont le concept a été importé de Suède, CBS annoncé dès le mois de juillet la mise en route d'un Survivor II, dont le tournage doit commencer fin octobre dans le désert australien.Cinquante mille candidatures ont déjà été reçues.La diffusion du premier épisode, qui est déjà attendue comme un événement par des millions d'Américains, est prévue le 28 janvier, immédiatement après la finale du Super Bowl.En combinant les deux, « je suis sûr que cela va être la soirée la plus rentable de l'histoire de la télévision », s'est félicité hier, dans le New York Times, Leslie Moonves, président de la chaîne.PHOTOTHÈQUE La Presse La première diffusion de Shogun \u2014 le meilleur rôle de Richard Chamberlain \u2014 avait été extraordinaire.La série reprend du service à compter de lundi 17 h à Historia.PHOTOTHÈQUE La Presse L'acteur Paul Eddington joue le rôle titre dans Yes, Minister, une série superbement écrite qui fait un retour à la télé, demain à 19 h, au canal 33.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION David La Haye Cinéma (23:45) 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal L'Aventure olympique Cinéma / LE PARC JURASSIQUE (3) avec Sam Neill, Laura Dern Le Téléjournal Juste pour rire Sport / .(23:48) Le TVA Cinéma / LE DERNIER DES GUERRIERS (6) avec Chuck Norris, Terry Kiser Cinéma / L'ÉQUIPE DU COLLÈGE (5) avec Rhea Perlman, Fredro Starr Le TVA Sports (22:54) Cinéma (23:20) Téléscience / Tempêtes solaires Attendez que je vous raconte Le Tour des mondes / La Liberté en tête Cinéma / SERPICO (3) avec Al Pacino, John Randolph Cinéma (23:18) Les Simpson Cinéma / LE DERNIER DES HÉROS (4) avec Arnold Schwarzenegger, Austin O'Brien Cinéma / DÉTONATEUR VIVANT (5) avec Pierce Brosnan, Ron Silver (21:14) Grand Journal (23:03) Cinéma (23:32) Pulse The Expos.Star Trek: Voyager Police Academy: The Series Profiler Caetano Veloso in Concert CTV News Pulse/Sport News .Contact Little Men FX: The Series The City News Saturday Report Thin Blue.Casebook.Sherlock Holmes Cinéma / RAINTREE COUNTY (5) avec Elizabeth Taylor, Montgomery Clift Cinéma / ROAD TO.(5) Baseball Little Ligue (16:30) News MASH College Football / Pigskin Classic: BYU - Florida State News News CBS News Entertainment this Week Big Brother Miss Teen USA Pageant News ER NBC News Jeopardy Wheel of.Cinéma / FREE WILLY 2 (5) avec J.James Richter, F.Capra The Pretender Sat.Night The Lawrence Welk Show British.Served?British.No Place.Ballykissangel City Limits / Clint Black Sp.The Ryan Interview City Limits / Songwriters The Editors Mc Laughlin Allo, Allo .Romance As Time.Red Dwarf Sessions at West 54th P.O.V.Investigative Reports Love Chronicles / Las Vegas Biography / Edgar Bergen A Touch of Frost A&E Top 10 / Supermodels Arts, Minds Mr.and Mrs.Broadway Anna Russell: The Clown.All-Star Comedy Special Ed Sullivan Sex & the City .Animal .pour rire Goût du monde / Andalousie Couples.Scandales! Biographies / Doris Lussier Les Enquêtes d'Hetty Les Enquêtes d'Hetty Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Risq 2000 Quartier.Choix, cours Mémoire.Capharnaum Les Aînés et leur sécurité.ACFAS .d'histoire .Guy Bourgeault How'd they do that?Disc.Magazine / Deadly Hunt Wild Disc.Wild Disc.Vets in.Monkey.Sex Files Adv.Quest Connection Exhibit A Prêt à partir Vidéo Guide Vélo Mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Cécile Dechambre Prêt à partir Franklin Little Lulu Hoze.Mentors The Jersey Jett Jackson Cinéma / OH GOD! (5) avec George Burns, John Denver Cinéma / FREAKY.(22:50) Baseball (16:00) Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV .Tuesday Nan's Taxi .Hydrants Dance.The Simpsons Outer Limits PSI Factor Heart of.Sat.Night Artisans de notre Histoire Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / LA CICATRICE (5) avec Eric Roberts, Glynnis O'Connor Châteaux .Lost Empires / Pyramid Lost in the Grand Canyon Scandal Cinéma / GETTYSBURG (5) avec Martin Sheen, Tom Berenger (1/2) TV Guide TV Shift TV Shiver Inferno Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Shift TV Eros Max Lounge Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Madonna Cinéma / LET'S MAKE LOVE (4) avec Y.Montand, M.Monroe Musicographie / Madonna Box-Office Clip S Club 7 Fax présente Groove Concert Plus / Stone Temple Pilots Live à M+ Clip BBC News Culture.Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Un Canadien Culture.Le Monde.Partis.Secret mortel Journal RDI .artistes Culture.Un Canadien Zone libre Sports 30 Entre, lignes Gatti-Mania Qualifications Formule 1 / Belgique Sports 30 Boxe / Fernando Vargas - Ross Thompson Salle des nouvelles Nash Bridges Homicide Sexe à New York Mc Callum The Grafters Cinéma / PORKY'S (6) avec Dan Monahan, Mark Herrier Davinci's Inquest Cinéma / LAST DAYS OF DISCO (4) avec Chloe Sevigny Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / ROSEMARY'S BABY (2) avec Mia Farrow, John Cassavetes Sportscentral Golf / Greens.com Open Wrestling: WWF Live Horse Racing / Maple Leaf Trot Sportscentral Game on Sports Gen.Skippy A.Lupin Grands Inventeurs / Einstein Panorama Branché.Mont-Royal Cinéma / L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES (3) Cheating Las Vegas Secret World of Cruise Ships Daring Capers .Most Daring Robberies The Secret World of Fame.Daring Capers .Golf Sportsdesk Nascar Qual.Nascar Winston Cup / Bristol Boxing / Fernando Vargas - Ross Thompson Courage.Sabrina.Donkey.Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Silver Surfer South Park Simpson Animania Vins.Cap Avent.Journal FR2 Tout le monde en parle Jazz à Liège Journal belge Journal suisse Soir 3 Inquiring.Great Parks Forbidden Places Cinéma / THE BLACK STALLION (3) avec K.Reno, M.Rooney .(22:05) Cinéma / CASEY'S SHADOW (4) .secondes Les Copines Dos Ado / .parent-enfant Quand la vie est un combat Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Trauma / Les Liens du sang City Mag Chef Michel Saveurs.Savoir-faire Peinture.Reflets Qc Micro-info 2.0 City Mag Reflets Qc Action Emploi Addam's.Big Wolf.Doomed Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addam's.Goosebumps Beasties .cinéma Nerdz/jeux Science@Z Zone extrême X Files Cinéma / LE PRISONNIER DE LA LUNE (5) avec C.Barclay Malcolm.Louise Cousineau 18:30 P - CAP AVENTURE Saviez-vous que David La Haye est un adepte de la moto?Et une vraie, pas du clinquant.19:00 J - YES MINISTER Cette extraordinaire comédie a dû passer 20 fois à la télé et pas une de trop.La relation entre un nouveau ministre et son chef de cabinet, un monsieur qui ne veut surtout pas que ça change.On reprend toute la série à compter d'aujourd'hui.19:30 a - LE PARC JURASSIQUE Les effets spéciaux sont bons, mais le film est plutôt ordinaire.20:00 J - THE VICAR OF DIBLEY Nouvelle comédie britannique écrite par le scénariste de Quatre mariages et un enterrement, qui remplace Keeping up appearances.21:00 A - SERPICO Un des tout premiers films d'Al Pacino, réalisé en 73 par Sidney Lumet.Il y joue un jeune policier intègre qui lutte contre la corruption de ses collègues.Le festival Pacino est suivi à 23h18 par Un après-midi de chien, du même Lumet, tourné en 75.Un autre policier.23:48 a - QUELLE NUIT DE GALÈRE! La seule comédie de Martin Scorsese, version de After Hours avec Rosanna Arquette.Une nuit d'horreur à Manhattan. 6LP0301D0826 D3 sam.(Arts) 6LP0301D0826 ZALLCALL 67 01:00:46 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 3 Théâtre Partie de dames SONIA SARFATI « Le talent ne s'apprend pas, il est inné.Ne faites pas confiance à ceux qui vous diront le contraire.Ce sont des charlatans qui propagent des foutaises.» Femmes d'indéniable talent, Françoise Faucher et Markita Boies ne sont des charlatans.Quant aux foutaises, elles sont bannies de leur vie.Elles abondent donc instantanément aux paroles du dramaturge américain Donald Margulies.Des phrases que l'on retrouve dans Droits d'auteurs (Collected Stories en version originale), dont elles composent à elles deux l'entière distribution et qu'elles présentent du 6 septembre au 14 octobre au Théâtre Jean-Duceppe, sous la direction de François Barbeau \u2014 l'habilleur de corps se faisant, pour le coup, habilleur d'âmes.Les deux actrices, qui n'avaient jamais jusqu'ici travaillé ensemble, devaient au départ vivre l'aventure de Beverly d'Israel Horovitz, dans la même salle, avec le même metteur en scène mais en compagnie, aussi, d'Albert Millaire et de Guy Provost.Les problèmes de santé qu'ont connus les deux acteurs ont obligé l'annulation de la production, remplacée par la pièce de Margulies \u2014 qui vient d'ailleurs de remporter le prix Pulitzer pour le texte de sa dernière oeuvre, Dinner With Friends.Si Beverly était une histoire d'amour dans laquelle Markita Boies ne faisait qu'une apparition, Collected Stories, pièce en deux actes et six tableaux couvrant une période de six ans, est une histoire d'amitié.D'une amitié foulée aux pieds quand l'une des protagonistes jouera les pilleuses d'âme.Déjà sur papier, cette partie de dames-là est impitoyable.Parce qu'elle se joue à armes égales, chacune utilisant par contre les outils que la vie leur a donnés.Ce ne sont pas les mêmes.Françoise Faucher interprète ici Ruth Steiner, femme de lettres qui a fait sa marque dans le milieu littéraire et professeur de littérature, vient d'une famille juive new-yorkaise probablement aisée et sûrement cultivée.Markita Boies, elle, interprète sa jeune élève Lisa Morrison.Originaire du fin fond du New Jersey, elle n'a pour assises que ses rêves, sa volonté de réussir et un certain talent pour l'écriture.De même que pour l'apprentissage.Elle gobera tout \u2014 n'a-t-elle pas un passé de boulimique ?\u2014 ce que lui dira son mentor.Et en viendra à s'approprier les souvenirs de celle qu'elle admire et qu'elle aime \u2014 à sa manière \u2014 pour écrire un roman.« C'est un texte intelligent qui aborde beaucoup, beaucoup de choses, fait Françoise Faucher.La vie littéraire aux États-Unis, le passage du savoir, la création littéraire, la relation maître / apprenti, la relation entre une femme en traind'éclore et une autre, en train de se faner.Et il contient également une réflexion sur les droits de l'écrivain à utiliser la vie de ceux qui l'entourent.Un auteur peut-il raconter ses proches, les confidences des autres pour en faire une oeuvre littéraire et pouvoir la réclamer comme étant sienne ?» On pense bien sûr au Vrai Monde de Michel Tremblay.Mais la manière de Margulies est totalement différente.Ses personnages aussi.« Lisa est sinueuse.C'est une carriériste finie de type américain.Mais on sent la faille en elle.Tout ce dont elle a manqué et qui explique cet appétit qu'elle a d'apprendre, d'approbation, de réussite.Cette course à la reconnaissance.» Ainsi Markita Boies résume-t-elle son personnage.Pour Françoise Faucher, Ruth, elle, « est une femme passionnée par son métier, qui ne fait pas de concession.Elle n'est pas une mondaine qui écrit.comme je ne suis pas une mondaine qui fait du théâtre, elle est un grand artisan.Et c'est ce que j'espère être.Alors, tout ce qu'elle dit sur le métier et sur l'intégrité avec laquelle il faut le faire, ce besoin qu'elle a que les choses aient un sens, qu'elles ne soient pas vides, légères, creuses, mondaines, frivoles.tout cela me plaît beaucoup.» Car tout cela lui ressemble.Elle évoque ici brièvement une soirée qui lui était consacrée et au cours de laquelle elle a eu l'occasion d'entendre son enfance racontée par d'autres.L'humeur était à la fête.Le ton, au détachement amical et sympathique.Mais pour elle, ce ton-là n'était pas le bon.Ce n'était pas ainsi que se racontaient les iris de son enfance, les odeurs du jardin.Il fallait y être pour savoir.Elle, y était.Elle, sait.Sauf qu'elle a ses gens de confiance, Françoise Faucher.Son mari, Jean Faucher, avec qui elle a jusqu'ici partagé 50 ans de vie.Et Anne-Marie Villeneuve, qui est entré dans sa vie il y a cinq ans parce qu'elle rédigeait son mémoire de maîtrise sur l'histoire du théâtre au Québec à travers la carrière de Françoise Faucher.Le regard aimant de l'un, les connaissances de l'autre ont donné une biographie qui porte simplement, en guise de titre, le nom de l'actrice.Publié chez Québec Amérique, le livre sera lancé à la mi-octobre.« Je ne l'ai pas lu », fait Françoise Faucher.Sans angoisse.Elle sait qu'elle n'a pas été pillée.Contrairement à Ruth par Lisa.Mais attention : Ruth n'est ni sainte ni victime ; Lisa n'est pas monstrueuse.Il n'y a pas de dame blanche et de dame noire.Les dernières secondes de Droits d'auteurs en font la percutante démonstration.Ces mots-là, d'ailleurs, résonneront sur deux scènes au cours des prochaines semaines.En français chez Duceppe, en anglais au Centre Saidye Bronfman qui, du 9 au 28 septembre, présente Collected Stories \u2014 dans la mise en scène de William Carden et avec la grande Uta Hagen et Lorca Simons.Une production actuellement jouée au festival de Stratford.Markita Boies et Françoise Faucher essaieront d'y assister.Pour voir ces personnages qu'elles connaissent de l'intérieur s'animer dans d'autres corps, d'autres voix.Pour voir comment deux autres actrices parviennent à habiter la scène qui les accueillent.Elles, ont le défi Duceppe.Ceux qui connaissent la salle savent qu'elle n'est pas, physiquement, facile.Mais ça va aller.« Françoise et moi ne sommes pas en fusion, il ne faudrait pas, mais nous avons une conscience très grande l'une de l'autre », note Markita Boies.Dans la tourmente finale comme dans l'émotion la plus fine, qui est davantage le ton de la pièce : « Mon personnage s'épanouit, se déploie de tableau en tableau alors que celui de Françoise passe de la vigueur à la maladie.Et ça, elle le fait délicatement, à la japonaise.C'est l'âme qui a mal.» « C'est beau, ça.» C'est Françoise Faucher qui vient de parler, doucement.Dans les mêmes mots que Markita Boies avait utilisés quelques minutes plus tôt.On sent la complicité qui coule entre elles, indispensable aux grands affrontements sur scène.Deux joueuses fin prêtes pour le grand match, quoi ! Et pas question que leur partie de dames se mue en jeu d'échecs.DROITS D'AUTEURS de Donald Margulies, traduction de Michel Dumont, mise en scène de François Barbeau.Du 6 septembre au 14 octobre au Théâtre Jean-Duceppe.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Françoise Faucher et Markita Boies composent à elles deux l'entière distribution de Droits d'auteurs.Deux complices fin prêtes pour le grand affrontement sur scène. 6LP0401D0826 d4 samedi 6LP0401D0826 ZALLCALL 67 01:03:31 08/26/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Festival Cream St Germain, l'informaticien corrompu PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Il s'appelle Ludovic Navarre, mais le nom Avare pourrait lui aller tout aussi bien.Avare comme dans mettre cinq ans avant de produire un deuxième album de ses savoureux grooves house et breakbeat qu'il fusionne au jazz, au soul, au reggae.Mais, comme dit l'adage, tout vient à point à qui sait attendre, et Dieu sait que Tourist, deuxième album de St Germain, est arrivé à point à la fin du printemps.Ces neuf nouvelles chansons, il viendra nous les présenter en personne dans le cadre de Cream, le 1er septembre au Spectrum, accompagné des musiciens qui ont travaillé sur l'album.Pour quelqu'un qui, à sa façon, a été précurseur du mouvement de la french touch en pondant des perles de house aussi musicales qu'entraînantes, il est surprenant d'apprendre qu'il ne se destinait pas à la musique.« L'histoire, raconte l'homme derrière St Germain, c'est que je voulais faire de l'informatique, comme programmeur ou dans le domaine de l'image, mais pas spécialement de la musique.Quand les premiers logiciels musicaux sont arrivés, j'ai simplement essayé, par curiosité, et c'est comme ça que j'y suis arrivé.» Et pourtant, il est actif sur la scène électronique française depuis le début des années 90, collaborant, en tant que producteur et technicien, au label de la FNAC (devenu ensuite F Communication).Après avoir sorti quelques titres sous différents pseudonymes (Deepside, Le Soufflé.), il produit trois mini- albums de St Germain, du nom du quartier parisien où il réside.Ces trois EP, réunis en un album simplement titré Boulevard (1995), seront consacrés « meilleur disque house de l'année », notamment par le magazine britannique Mixmag.Son truc ?Intégrer, avec harmonie et un sens précieux du groove, des instruments acoustiques aux boucles et samples électroniques.« Je ne joue pas d'un instrument comme un musicien qui maîtrise ça, explique Navarre.Je tâtonne, je me débrouille.Or, je fais venir des musiciens en studio (dont le réputé guitariste jamaïcain Ernest Rangling, qu'il a d'ailleurs enregistré l'an dernier dans un studio montréalais) parce qu'avec les machines, on ne peut pas tout faire.En fait, je ne travaille pas tellement avec eux.Quand je suis très avancé dans un morceau, je l'enregistre, disons un après-midi, et j'assemble les moments que j'aime le plus.Ce sont des petits bouts, comme ça, enchaînés, et je recrée des ambiances, ou une suite logique, comme je les entends.» Ludovic Navarre a procédé de la même manière pour l'album Tourist.Seulement, cette fois, les sons produits par les musiciens et ceux issus d'un processeur électronique sont indissociables, comme confondus entre eux.On ne fait plus la différence.« Ce qu'il y a de différent, admet-il, c'est que les machines ont pas mal évolué depuis Boulevard.J'ai été moins limité en studio.Ça m'a donc permis d'endisquer plus de gens, de gérer plus de choses.Et, aussi, il y a cinq ans entre les deux.» Cinq longues années durant lesquelles il ne s'est pas passé grand-chose.Sur disque, du moins.À cause d'une histoire toute simple, selon Navarre.Une embrouille avec les gens de F Communication qui l'a mené à quitter le label, pour ensuite être récupéré par la légendaire étiquette jazz Blue Note.En soi, une bonne chose.Un honneur, même, pour quelqu'un issu de la scène électronique.« En même temps, dit Navarre, je suis un grand fan de Blue Note.Dans Boulevard comme dans Tourist, j'essaie de me rapprocher du son des années 70, de rester toujours un peu dans cet esprit.Je ne suis pas un puriste du jazz.J'aime le dub, le reggae, la soul.Mais les années 70, c'est la période que j'écoute le plus.» Une période qu'il arrive à faire aimer à tout le monde.À Paris, tous les cafés font jouer Tourist, toutes les boutiques branchées accueillent leurs clients au son de Rose Rouge, premier single tiré de ce disque.Il en va de même pour les restos et les boutiques montréalaises.« Ça ne m'énerve pas du tout, j'en suis même ravi ! lâche Ludovic Navarre.Avec cette musique, on peut danser, mais on peut aussi écouter tranquillement.C'est bien, non ?La seule intention que j'avais en faisant ce disque, c'est de me faire plaisir.» Ludovic Navarre, alias St Germain, sera au Spectrum le 1er septembre dans le cadre du festival Cream.Fêter comme en 1979 ! PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale « No, man ! Le disco n'est jamais mort.Le house, c'est la même chose depuis 20 ans, c'est du disco.Y'a que ça de vrai, you know.» Il est tard à Londres, passé minuit au moment où je donne un coup de fil à Conrad Mc Donnell, qui, lui, est passablement.altéré.Lui et Dan Tyler, l'infâme duo mieux connu sous le nom Idjut Boys, donnent l'impression d'être encore plongés dans l'ère de l'hédonisme consacré, celle du disco.« Derrière les tables tournantes, dit Mc Donnell, nous aimons faire jouer des pièces disco, souvent méconnues.À Moscou, la semaine dernière, les gens ont adoré.» Ces deux-là ont produit quelques singles et remix ingénieux depuis le milieu des années 90, dont un album original, sur leurs labels U-Star, Noid et Fiasco, nous donnant l'impression d'entendre le résultat d'une improbable collaboration entre le New-yorkais Vince Montana Jr.(le cerveau du Salsoul Orchestra) et le Jamaïcain Lee Scratch Perry.Ils seront au Cabaret mardi pour le festival Cream.« J'adore Montréal ! s'excite-t-il soudainement.J'y suis venu à quelques reprises, surtout pour acheter des disques.La dernière fois, j'ai joué avec Fred Everything dans une rue où il y a beaucoup de cafés.Saint-Laurent, je crois ?Anyway, je sais qu'il y a une tradition du disco chez vous.C'est fou, tous les disques que j'ai pu acheter dans vos magasins.Tiens, peut-être que je pourrais jouer du disco montréalais, tant qu'à y être ?Ça serait drôle.» Ben tiens.Au programme Le festival de musique électronique Cream se poursuit jusqu'au 3 septembre.Ce soir, la formation américaine de soul, r&b et hip hop Lucy Pearl donne un concert au Spectrum.Plus tard, entre 1 h et 3 h, A Guy Called Gerald prend le contrôle des platines au bar Sona (1493, rue de Bleury ; info : 514 282-1000).À l'extérieur aujourd'hui, l'étiquette YUL records (et Ascend) feront vibrer la foule avec Max Graham, Luc Raymond, Ram, Nivoc, Yaz, Delage (live) et plusieurs autres.Demain, la fête extérieure appartient aux amis et disquaires de la boutique Inbeat, avec le Newyorkais Frankie Feliciano, Christian Pronovost, XL, Miguel Graça, Nic B, Mateo, Philgood.La programmation en salles se poursuivra mardi, avec Idjut Boys au Cabaret, et jeudi, avec la soirée du label allemand de jazz-funk et house Compost (Jazzanova et Fauna Flash au Cabaret). La Presse 26 août 2000 Page D5 manquante 6LP0601D0826 d-6 sam 26 aout 6LP0601D0826 ZALLCALL 67 01:02:26 08/26/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Théâtre Michel Duchesne, l'inclassable JEAN BEAUNOYER Difficile de classer Michel Duchesne.Le jeune homme de 32 ans échappe à toutes les catégories et à la progression logique de toute carrière.Réalisateur à la télévision depuis l'âge de 21 ans, il n'a écrit que des pièces à succès, dont Tricoté serré, Des grenouilles et des hommes, Les Quatre Cents Coups, Une maille à l'envers, en plus de signer la mise en scène de La Duchesse de Langeais et d'écrire une comédie musicale, inspirée des oeuvres de Michel Tremblay et intitulée Marcel.Le théâtre institutionnel l'a étrangement ignoré jusqu'à ce jour, mais le cinéma a sûrement mieux compris l'impact qu'il exerce sur le public en investissant quelques millions dans l'adaptation de sa première pièce, Tricoté serré, dont le tournage débutera l'été prochain dans Charlevoix.Mieux encore, Duchesne réalisera le film et adaptera son texte pour le grand écran.Il aurait même la gueule idéale pour jouer le jeune premier au cinéma ou au théâtre.Ça m'étonnerait cependant qu'il se commette un jour dans le jeu puisqu'il n'a rien du poseur, ni de l'exhibitionniste qui se laisse diriger.Duchesne est un curieux, un voyeur qui s'intéresse à la vie des autres de toutes les générations.À 25 ans, il a écrit les drames et les joies de la vie quotidienne d'un couple de baby-boomers dans Tricoté serré avant de raconter une histoire de banlieue qui finit bien dans Des grenouilles et des hommes.Difficile à classer, vous dis-je, quand on sait que Duchesne refuse de dénigrer les gens de banlieue, propage l'optimisme et aime le vrai monde qu'il décrit avec infiniment de respect.On est loin du créateur écorché par la vie et ses semblables.Dans Les Quatre Cents Coups, pièce créée au Théâtre d'Eastman cet été et présentée en tournée dans une vingtaine de villes dans les prochains mois, Duchesne pénètre dans l'imaginaire de personnes du troisième âge.Encore là, il emprunte un cheminement pour le moins curieux.La pièce n'a rien d'une comédie loufoque et ébranle même l'auditoire par sa vérité, sa poésie, par la douleur que les personnages cachent à l'approche de la mort.Et cette pièce est présentée dans un théâtre d'été.La démarche est à contre-courant, semblait vouée à l'échec à l'intérieur d'un créneau de théâtre qu'on dit léger en été.Pourtant, la pièce a trouvé son public et fait les beaux soirs du Théâtre d'Eastman.Duchesne a touché les personnes âgées parce qu'il les connaît.Il connaît les baby-boomers.Chez lui, il fait tourner les disques de Dalida, d'Emmanuelle, des Hou-Lops, de Diane Dufresne, tous les après-midis.C'est le genre de musique qui l'intéresse surtout lorsqu'il décrit l'univers des baby-boomers.« Moi, j'ai été élevé en banlieue et je n'étais pas malheureux pour autant, raconte Duchesne.Dans mes pièces, je raconte en grande partie mes parents, mes grands-parents, et mon univers n'est pas noir.J'ai adapté les oeuvres de Michel Tremblay pour la comédie musicale Marcel avec un ton plus optimiste et Michel a aimé mon travail.Dans mes pièces, les hommes s'expriment, amorcent les dialogues et trouvent souvent des solutions.Il s'agit de fouiller tout simplement dans nos classiques pour découvrir que Michel Duchesne innove en ce sens.Je ne sais pas s'il en est conscient, mais les pères sont pratiquement absents de notre dramaturgie.De Ti-Coq à Bonjour là bonjour!, les pères sont muets, incapables ou fuyants comme c'est également le cas dans Le Survenant ou Les Filles de Caleb.C'est peut-être ce qu'il y a de plus déroutant dans l'oeuvre de Duchesne qui donne du pouvoir à ses personnages masculins, qui les récupère subitement.On le remarque dans Tricoté serré qui fait partie d'une trilogie.La suite étant Une maille à l'envers, présentée actuellement au Théâtre de la Fenière à Québec.Duchesne complétera cette trilogie avec La Petite Laine, l'an prochain.« Mon rêve serait d'occuper le cinéma et le théâtre avec les mêmes personnages, mais avec des comédiens différents.J'ai hâte également qu'on produise mes pièces en ville, et il est actuellement question d'une coproduction Des grenouilles et des hommes à Montréal et Québec pour l'an prochain ou plus tard.J'y mettrai le temps parce que j'ai appris la patience.Après avoir réalisé La Bande des six, L'Enfer, c'est nous autres, La vie est un sport dangereux, Les Sept Paroles de Robert Lepage, Duchesne a également appris à composer avec les éléments et les artistes souvent imprévisibles.Il a tourné pendant dix ans pour la télévision, ici et à l'étranger (dans le cas de La vie est un sport dangereux).Il veut tourner Tricoté serré avec quatre ou cinq vedettes, dont Claude Michaud qui a déjà accepté le rôle du père de famille.On lui souhaite de réussir à convaincre Pierrette Robitaille, Pauline Martin et Suzanne Champagne qui seraient les comédiennes idéales pour interpréter les personnages du film produit par Les Films Séville.Difficile à classer Michel Duchesne jusqu'au jour où on le qualifiera d'inclassable.Là, on aura compris.Légende: PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Réalisateur à la télévision, dramaturge, cinéaste : Michel Duchesne veut faire vivre ses personnages dans différents univers. La Presse 26 août 2000 Page D7 manquante 6LP0801D0826 D-8 samedi ARTS 6LP0801D0826 ZALLCALL 67 01:04:11 08/26/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Théâtre Une Machine bien fragile JEAN BEAUNOYER On peut parler d'un texte court pour raconter le drame intérieur de Sonia Bélanger, brigadière dans la soixantaine renversée par une machine au coin d'une rue.Femme colérique depuis, femme soumise à son mari, mais qui se reprend en main \u2014 ne vous inquiétez pas.Elle boit du vin ou c'est « le vin qui la boit » et elle se répète chaque jour que la machine a failli la tuer.Et puis, elle découvre une lettre.Elle ne l'ouvre pas.Un peu de suspense pour allumer le spectateur qui en aura bien besoin.Un peu plus d'une heure de théâtre (70 minutes) et un texte qui n'accroche pas longtemps.Nicole Leblanc a tiré le maximum d'une pièce bien fragile qui prend tous les raccourcis pour raconter le drame d'une femme écrasée par la machine et par la vie.Il est question ici d'une étrange filiation rompue, qu'on traite en trois minutes.Toute une vie est expédiée en vrac, sans aucune progression, sans mise en situation, comme si on voulait la banaliser.Le portrait est incomplet.Qui est cette brigadière qui n'a pas réussi son mariage ?Qui est cette fille d'une femme ennuyante et d'une grand-mère passionnante ?Un être qui ne peut se définir que par sa famille, son mari, et bien peu par ses fantasmes.Heureusement, la scénographie de la pièce est particulièrement réussie avec cette pièce triangulaire et les images troubles sur le mur.Le jeu de Nicole Leblanc est toujours aussi remarquable et, dans ce cas-ci, fort courageux alors qu'elle a bien peu à se mettre en bouche.Son personnage revient sur les vieux sentiers du féminisme alors que Sonia, qui a vécu dans les limbes avec son mari tout en lui obéissant aveuglément, décide un jour que « ça fera ».Voilà la première affirmation d'un individu et d'un peuple en mouvement.C'est souvent également le dernier cri de la victime quand il est trop tard.En somme, bien court et bien mince pour le prix d'une soirée de théâtre d'une heure.LA MAUDITE MACHINE, de Abla Farhoud.Mise en scène: Louise Laprade.Décor: Claude Goyette.Costumes: Mérédith Caron.Éclairages: Claude Cournoyer.Musique: Larsen Lupin.Avec Nicole Leblanc dans le rôle de Sonia Bélanger.Spectacle solo sans entracte présenté au Théâtre du Rideau Vert jusqu'au 16 septembre.Nicole Leblanc, dans La Maudite Machine, tire le maximum d'une pièce bien fragile.1er et 2 septembre Merci ! à l'an prochain Mer.au ven.20 h 30 sam.21 h 6LP0901D0826 D9 sam.(Arts) 6LP0901D0826 ZALLCALL 67 01:01:28 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 9 Pop-rock FILLER001 Not Ready Onze musiciens, six choristes, un octuor à cordes et trois stars d'ici (Éric Lapointe, Sylvain Cossette et Lara Fabian) : Johnny Hallyday sera bien entouré sur la scène du Théâtre Saint-Denis, les 29, 30 et 31 août.Le monarque du rock français revient nous surprendre HALLYDAY / Suite de la page D1 Johnny n'était dérangé par rien quand nous l'avons rencontré en cet après-midi d'avril.Sourires placides, générosité, un soupçon d'autodérision.La machine montréalaise de la multinationale Universal (nouvellement française.) a finalement emboîté le pas, les médias locaux ont fait tout un show avec l'annonce de sa reconquête imminente.« D'abord, vous êtes moins nombreux qu'en France », amorce-t-il doucement, cigarette au bec.Non, Johnny ne se formalise pas du peu d'impact créé chez les cousins, mais encore envisage-t-il sérieusement son retour.« Bien sûr que c'est important de revenir chanter ici.Quand on fait un métier de chanteur, c'est bien d'aller un peu partout.J'aime bien ce pays, j'aime bien les gens.Il y a deux ans déjà, j'en parlais avec mon manager, Jean-Claude Camus.C'est dommage, on ne fait plus le Canada, je lui disais.Beaucoup de chanteurs canadiens viennent chez nous, y'a pas de raison pour qu'on ne vienne pas chez vous.« Je ne viens surtout pas ici pour l'argent, vous savez, tient-il à préciser.C'est parce que j'aime chanter.Le métier, c'est d'aller partout.Musculation, collection de jeunes épouses, glamour récurrent, record de unes de Paris- Match.Quoi qu'on pense de son aura, le rockeur classique dit garder la forme tout en acceptant son vieillissement.« Je n'y pense pas, laisse-t-il tomber.De toute façon, on n'y peut rien changer, alors autant vivre bien que mal avec ce problème insoluble.Je fais pas mal de sport, pas mal de vélo, pas mal de tennis, de musculation.et je fume encore pour entretenir ma voix.Je fume, mais je ne fume pas vraiment, je n'avale pas la fumée, j'aime bien avoir quelque chose entre les mains.Je suis assez speedé et nerveux dans la vie.» La quête de la prime jeunesse est donc évacuée d'emblée par notre interlocuteur.\u2014Et les mariages fréquents ?\u2014 Ça ne regarde que moi.Les journalistes s'intéressent à ces histoires pour vendre leurs journaux.Ils font ce qu'ils veulent ; moi, je m'en fous.J'ai ma vie, ça me regarde, c'est mon jardin secret.En tout cas, je ne me serai jamais autant marié qu'Eddy Barclay, tranche- t-il en s'esclaffant.Si la mythologie de Johnny est peu connue au Québec, on se souviendra néanmoins que notre Nanette fut naguère son amoureuse.Dans l'imaginaire français, ne fut-elle pas celle qui l'a arraché des bras de Sylvie Vartan \u2014 Peut-être un petit peu, répond nonchalamment le principal intéressé.« Je ne pense pas, ajoute-t-il, que cela ait nui à sa carrière en France.Non.Nanette chante admirablement, elle est une très jolie fille, mais.Ce n'est pas à moi de lui faire des reproches, cela ne me regarde pas.Le seul problème, c'est qu'elle n'est pas assez persévérante, elle ne va pas au bout des choses.J'ai déjà produit un de ses disques sur lequel Peter Frampton avait joué et composé.Nous avions beaucoup travaillé, l'album était formidable, mais elle n'a jamais voulu qu'il sorte.Bon, on ne peut pas aller contre les gens.» Vous vous en doutez bien, Johnny a tourné la page depuis des lustres.De loin, il préfère se consacrer au présent.Rock classique, machine de rock.Johnny est la star française ayant le plus exploité les méga-moyens de la rock culture.« Les grands spectacles, fait-il observer, se font de plus en plus, les effets spéciaux aident à faire passer l'émotion, ils sont devenus incontournables.Par contre, il ne faut pas oublier les endroits plus petits, car c'est bien de revenir sur terre et retrouver un contact plus humain, une proximité avec les fans.En fait, c'est bien de pouvoir faire les deux.» En conservant intactes les bases de l'esthétique rock, s'empresse-t-on d'ajouter.« Il n'y a pas de rock sans guitares, soutient le rockeur.classique.Je ne me vois pas faire un disque avec des synthés et des claviers.J'ai horreur de ça.Moi, j'aime qu'une basse sonne comme une basse, qu'un piano sonne comme un piano, une guitare comme une guitare.Je ne pourrais pas enregistrer avec des instruments qui imitent d'autres instruments.Quand j'ai besoin de violons, j'emploie de vrais violons.Pas des synthés.Les vrais violons ont une espèce d'émotion que n'ont pas les machines.» Jadis, Johnny fut un prisme à travers lequel les Français regardaient les USA.En rêvaient, à tout le moins.Pour Johnny, ce n'était pas tant du mimétisme que l'identité d'un homme qui a eu énormément d'influence sur lui.« J'ai été élevé par un Américain qui s'appelait Lee Hallyday.Depuis ma plus tendre enfance, j'avais donc un regard moins français », rappelle le chanteur.N'empêche.Maintes fois, il nous a fait le plan des Apaches et des cow-boys, on l'a photographié en train d'avaler des burgers sur un boulevard californien, on l'a vu chevaucher de rutilantes Harley sur les autoroutes de l'Oncle Sam.En l'an 2000, Johnny se défend bien d'être un aliéné culturel.« L'Amérique, soutient-il, ce n'est pas mon mode de vie.Je ne pourrais pas y vivre, je m'y sentirais déraciné.J'ai une culture et des racines européennes même si j'adore les USA.Je passe quand même pas mal de temps là-bas, à Los Angeles surtout.J'y ai pas mal d'amis, car j'y ai possédé une maison pendant dix ans.» Autrefois emprunté à l'imaginaire américain (à commencer par son nom), le personnage se situe moins par rapport à l'Amérique.Sa longévité a fini par neutraliser les préjugés à son endroit.Des pointures acceptent avec plaisir de lui concocter des rimes de qualité \u2014 Françoise Sagan, Étienne Roda-Gil, Christophe Miossec, pour n'en nommer que quelques- unes \u2014 et même le fils a été mis à contribution ; David Hallyday a composé toutes les musiques de Sans pour sang.Et comment se situe Johnny sur la planète rock ?« Je ne me compare pas à quelqu'un d'autre.Je fais du Johnny Hallyday.Et.j'ai mon style à moi, quelque chose de personnel que j'ai mis quarante ans à construire.» Not Ready FILLER00180 05X310 6LP1001D0826 D10 sam.(Arts) 6LP1001D0826 ZALLCALL 67 01:01:35 08/26/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Danse FILLER002 Ad is 2520 Decipts Narrower Than Space Tolerance is 120 Ad is 15336 Decipts Shallower Than Space Tolerance is 120 PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Le chorégraphe José Navas invite le grand public au tout premier Séminaire chorégraphique jamais tenu à Montréal afin d'échanger avec des artistes sur la création et l'état de la danse et de la musique actuelle.Danse, danse, jase, jase STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale José Navas, un de nos chorégraphes les plus en vue, invite le grand public, du 28 août au 1er septembre à l'Agora de la danse, au tout premier Séminaire chorégraphique jamais tenu à Montréal.Mais n'ayez crainte de tomber dans les débats académiques empesés, car l'exercice promet d'être des plus pratiques.En effet, tout au long de la semaine, Navas va jumeler les chorégraphes Deborah Dunn et Jane Mappin, de Montréal, Noah Gelber et Richard Siegal, d'Allemagne, et Luis Viana, du Venezuela, à l'un des cinq compositeurs qui participent à l'exercice (Michel F.Côté, Bernard Falaise, Diane Labrosse et Alexander Mc Sween, de Montréal, ainsi que Daniel Shorno, des Pays-Bas).Les cinq tandems ne disposeront que de 24 heures pour esquisser une oeuvre chorégraphique de dix minutes, selon certaines consignes imposées (exemples : silence et tranquillité, utilisation de texte ou défi musical), avec un nombre de danseurs prédéterminé.Chaque soir, les représentations publiques des chorégraphies créées au cours de la journée seront suivies d'un échange dirigé entre chorégraphes, compositeurs et spectateurs.L'exercice n'est ni un marathon ni un concours.Pour Navas et les participants, il s'agit d'un moment de réflexion privilégié qui brise l'isolement dans lequel les chorégraphes souvent créent.Ici, le processus de création, ainsi que les découvertes et les questions que celui-ci suscite, est plus important que l'oeuvre en soi.On pourra aussi discuter du sentiment d'urgence lié à la création ou de la raison d'être de la danse contemporaine à l'ère des nouvelles technologies.« L'objectif du séminaire n'est pas d'en arriver à une définition de la nouvelle danse.C'est d'abord et avant tout la discussion », ajoute Navas.Voilà pourquoi il a pris soin de sélectionner des chorégraphes qui travaillent non seulement de manière structurée, mais qui savent parler clairement de leur processus créatif.Et bien que l'événement s'intitule Séminaire chorégraphique, Navas tient à préciser que la réflexion portera autant sur la danse contemporaine que sur la musique actuelle, deux disciplines qui s'influencent considérablement l'une l'autre.« Regardez les jumelages qui ont marqué l'histoire de la danse comme celui de Merce Cunningham et de John Cage », souligne-t-il.José Navas a eu l'idée d'un tel séminaire chorégraphique lors de la création de Perfume de Gardenias, sa première oeuvre pour grand groupe.Cette oeuvre provocante et sensuelle, qui ouvrira la saison de l'Agora de la danse, est en fait un savant amalgame de collaborations distinctes entre Navas et quatre compositeurs de différentes régions du monde.Le chorégraphe n'a disposé que d'une période de création très limitée avec chacun d'entre eux, dont trois semaines à Amsterdam avec l'un et cinq jours d'improvisation devant public à Vienne avec un autre.Quant au compositeur de San Francisco, Navas et lui ne se sont jamais rencontrés ; tout le travail s'est fait par fax, téléphone et courriel.« Dans chacun des cas, il nous a fallu trouver une manière très pratique de travailler et établir rapidement ce qu'on cherchait à exprimer », explique Navas pour qui la création de Perfume a été révélatrice et stimulante au point de modifier sa façon de travailler à certains égards.« J'ai pensé qu'il serait intéressant de faire vivre une telle expérience à d'autres chorégraphes et d'autres compositeurs, mais cette fois sans la pression du spectacle.» Navas croit que le séminaire sera aussi nourrissant pour les artistes que pour le public.Il est d'ailleurs très important pour lui que la réflexion ne se tienne pas uniquement en vase clos, entre praticiens, mais que les spectateurs participent activement.« Ce sont eux qui nous permettront de vérifier la pertinence des oeuvres présentées, en danse contemporaine, à l'heure actuelle sur nos scènes », précise-t-il.Il se dit agacé par les artistes qui disent faire fi du public : « À partir du moment où je décide de présenter mon travail sur scène, que les gens paient pour le voir et que je fais de la promotion, je considère que je sers un public.» Pas que Navas veuille faire dans le populaire ou la facilité, bien au contraire.Selon ses propres critères, un spectacle pertinent ne laisse pas le spectateur indifférent ou passif, mais confronte, pousse à la réflexion et nourrit l'esprit, comme lorsque lui-même assiste aux oeuvres de William Forsythe ou Pina Bausch.Il est d'ailleurs très curieux d'entendre les différents points de vue sur la question lors des discussions.Si cette première expérience est concluante, le Séminaire chorégraphique deviendra un événement annuel de deux semaines.José Navas voudrait aussi prendre plus de risques quant au choix des chorégraphes et des compositeurs.D'ailleurs, la nouvelle de ce séminaire montréalais a déjà couru dans le milieu de la danse en Europe et certains chorégraphes lui ont déjà signalé leur intérêt pour l'an prochain.SÉMINAIRE CHORÉGRAPHIQUE, du 28 août au 1er septembre à l'Agora de la danse.Billets individuels : 6 $ ; forfait cinq soirs : 25 $.Info : 514 525-1500.Ad is 2520 Decipts Narrower T 6LP1101D0826 D-11 SAMEDI spectacles 6LP1101D0826 ZALLCALL 67 01:02:15 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 11 Disques Dyachkov: déjà, un grand violoncelliste CLAUDE GINGRAS Yegor Dyachkov, jeune violoncelliste montréalais de 26 ans d'origine russe qui fut d'abord membre des Musici de son professeur Yuli Turovsky, signa son premier enregistrement en 1996 : le Concerto ballata de Glazounov, pour la maison britannique Chandos, à titre de gagnant du Concours d'Orford.Son premier disque de sonates vint ensuite : un couplage Richard Strauss-Hans Pfitzner avec le pianiste Henri Brassard, pour la marque américaine Brioso.Un deuxième vient de paraître, avec cette fois le pianiste Jean Saulnier, sous l'étiquette québécoise Pelléas.Il groupe les trois plus importantes sonates russes du XXe siècle, soit celles de Chostakovitch (de 1934), Prokofiev (1949) et Schnittke (1978).(Dans ce dernier cas, première sonate car Schnittke en composa une deuxième en 1994.) Cette nouvelle prestation se maintient au niveau d'excellence des deux précédentes.Avant même d'avoir atteint la trentaine, Dyachkov s'impose comme un violoncelliste de première grandeur : l'archet naturel, la sonorité riche et profonde, la concentration totale, le sens de l'interprétation, tout est là.Dans la réussite absolue que constitue ce disque, il faut compter l'apport de Jean Saulnier, chambriste agissant et nuancé, et l'équilibre d'une prise de son où violoncelle et piano sont toujours là, où jamais une voix ne disparaît au profit de l'autre.Observer, par exemple, à la fin du Schnittke, cette très longue tenue du violoncelle pianissimo sur un do qui, pendant 22 mesures, reste audible à travers les accords du piano (de 7'46 à 9'24 sur l'indicateur, ou entre les chiffres 10 et 12 si on a la partition).Classiques du répertoire des violoncellistes, les sonates de Prokofiev et de Chostakovitch conservent, par leurs thèmes chantants, un certain romantisme auquel Dyachkov s'abandonne, rejoignant Rostropovitch et son maître Turovsky, les dépassant même, parfois, dans le mystère ou l'espièglerie.Moins fréquenté, le Schnittke est une création absolument démente, d'une difficulté indescriptible, presque épuisante à écouter même, et que Dyachkov et Saulnier traversent en véritables héros, sans nécessairement faire oublier l'incandescente version de Torleif Thedéen et Roland Pöntinen réalisée chez BIS en 1986.Il existe un autre enregistrement groupant les trois mêmes sonates : celui de Xavier Phillips et Hüseyin Sermet, paru chez Harmonia Mundi en 1997.Je ne l'ai pas entendu.Mais je ne vois pas en quoi il pourrait être supérieur à celui de Dyachkov et Saulnier, où toutes les indications de la partition sont respectées, où l'esprit de chaque oeuvre est parfaitement rendu.Sonates pour violoncelle et piano de Chostakovitch (op.40), Prokofiev (op.119) et Schnittke (1978) Yegor Dyachkov, violoncelliste, et Jean Saulnier, pianiste Disques Pelléas, CD-0109 NOUVELLES DU DISQUE ORCHESTREZ-VOUS! séances d'auditions L'Orchestre philharmonique du Grand Montréal, formation symphonique bénévole de haut calibre, annonce la tenue d'AUDITIONS pour combler I 6 postes de violons I 4 postes d'altos I 4 postes de violoncelles I 1 poste de contrebasse I 2 postes de cors I 4 postes de trombones/tubas et I 2 postes de percussions.Des postes de surnuméraires sont également disponibles dans toutes les disciplines.L'OPGM s'investit depuis quatre ans dans des oeuvres et projets de qualité qui sont couronnés de succès et qui requièrent un engagement personnel de la part de ses membres.La saison 2000-2001 prévoit sa participation à quatre concerts et à des coproductions avec l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal, le Choeur de l'Art Neuf et Les Concerts populaires de Montréal.AUDITIONS : 15 ET 16 SEPTEMBRE 2000 Inscription et renseignements: L'Orchestre philharmonique du Grand Montréal (514) 990-6726 (boîte vocale) 5678, av.du Parc I C.P.48079, Montréal (Québec) I H2V 4S8 www.opgm.qc.ca Pour la main gauche n Pan Classics sort deux oeuvres pour piano main gauche de Franz Schmidt : les Variations concertantes sur un thème de Beethoven, avec orchestre, et le Quintette en ré majeur avec quatuor à cordes.Les interprètes : le pianiste Karl-Andreas Kolly, le Musikkollegium de Winterthur, dir.Werner Andreas Albert, et le Quatuor à cordes Sarastro.Un Wagner inconnu n Le nouveau programme Wagner de Placido Domingo et Deborah Voigt, chez EMI, comprend le duo d'amour du deuxième acte de Tristan und Isolde dans une version abrégée, préparée par le compositeur lui-même pour le concert, et restée inédite.Antonio Pappano dirige l'Orchestre du Covent Garden de Londres.Hough joue Liszt n Une autre version de l'unique Sonate pour piano de Liszt s'ajoute à une discographie déjà très longue : Stephen Hough, chez Hyperion.James Mac Millan n Un disque de la marque suédoise BIS réunit deux concertos du compositeur britannique James Mac- Millan : celui pour trompette, joué par John Wallace, et celui pour clarinette, par John Cushing.Avec Alexander Lazarev et le Royal Scottish National Orchestra.Chiu: 58 Mazurkas n Frederic Chiu complète une intégrale des Mazurkas de Chopin chez Harmonia Mundi.Le nombre de pièces peut varier d'un pianiste à un autre et d'un enregistrement à un autre.Chiu en joue 58.Autour de John Cage n Spécialiste de John Cage, Margaret Leng Tan joue son Concerto pour piano préparé et sa Suite pour piano-jouet chez ECM New Series.Par ailleurs, Mode Records entreprend la publication des lectures de ses propres textes que fit le compositeur décédé en 1992.Wand en français n Répertoire inhabituel de la part du chef allemand Günter Wand et l'Orchestre de la Radio Nord-Allemande, chez RCA : orchestration de Ravel des Tableaux d'une exposition, de Moussorgsky, et fragments symphoniques du Martyre de saint Sébastien, de Debussy. 6LP1201D0826 d12 samedi 6LP1201D0826 ZALLCALL 67 01:02:06 08/26/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Disques Rien à jeter n La bonne nouvelle : Essential Soundtracks \u2014 The New Movie Collection est sans contredit l'une des meilleures compilations à avoir fait son apparition dans les bacs récemment.Figurent en effet sur ce disque double bon nombre de titres utilisé dans des films réalisés par des cinéastes de la nouvelle moins de 40 chansons, extraites de 33 films.Des valeurs sûres comme Pulp Fiction et Fight Club, mais aussi des productions plus « marginales » comme East is East (Moving de Supergrass), Lock, Stock & Two Smoking Barrels (The Boss de James Brown), The Acid House (Precious Maybe de Beth Orton), ou Shallow Grave (Release the Dubs de Leftfield).Près de deux heures trente de musique, pratiquement rien à jeter.La mauvaise nouvelle maintenant : cette compilation nous arrive d'Angleterre et n'est disponible chez nous qu'en importation.Du moins pour l'instant.HHHH ESSENTIAL SOUNDTRACKS The New Movie Collection Telstar Records Marc-André Lussier collaboration spéciale Déconner au max.n Des gros mots, du rap, des gros mots, du rock, des gros mots, du reggae, d'autres gros mots.Voilà, en quelques mots, de quoi est composé le monde merveilleux d'OPM, trio de Californie qui ne gagnera sans doute jamais de prix pour sa contribution intellectuelle au monde de la musique.Mais bon.Ces trois zigotos s'amusent tellement que, après quelques minutes d'écoute, on peut difficilement contenir les premières contorsions du gros orteil gauche.Voilà un premier album joyeux, bien ficelé, citant à tour de bras les grosses pointures du rock et du rap (Jane's Addiction et le Notorious B.I.G.en échantillonnages, en plus d'Angelo Moore de Fishbone en chair et en os) sans jamais s'écarter du but : déconner au max.À ce chapitre, on retiendra l'interlude Rage Against the Coke Machine, qui vaut à lui seul le prix d'achat.HHH 1/2 MENACE TO SOBRIETY OPM Atlantic/Warner Richard Labbé Cosmique, exotique, psychédélique n Voici un envoûtant petit projet émanant de la jeune avant-garde montréalaise.Petit est un bien grand mot, devrait-on dire, puisque ce premier album du Shalabi Effect consiste en fait en deux CD de plus d'une heure chacun.Ambiant et climatique, ce double ambitieux est mené par l'oudiste Sam Shalabi (aussi membre du groupe Molasses), accompagné d'Alexandre St-Onge à la basse, Anthony Seck à la guitare, Will Eizlinin aux percussions et la voix de Deirdre Smith sur l'énigmatique On the Bowery.Une quarantaine d'instruments acoustiques et électroniques sont utilisés au cours de ce planant voyage, qui se transforme progressivement en un long « trip » cosmique, exotique et psychédélique.Entre la dérive dans l'espace et un long périple dans les dunes du désert, The Shalabi Effect tranche avec le radicalisme souvent bruitiste de la musique actuelle.Si le résultat comporte ses longueurs (installer l'atmosphère oblige), cet album demeure un point de rencontre intéressant \u2014 voire unique \u2014 entre Pink Floyd, Farid El Atrache et le Festival de Musique Actuelle de Victoriaville.HHH 1/2 SHALABI EFFECT Shalabi effect (Alien 8 recordings) Jean-Christophe Laurence Le messie du r&b ?n Ils sont trois et se sont donné comme mission de remettre le blues dans le rhythm & blues contemporain.Issus de trois supergroupes hip hop et r&b, Raphael Saadiq (Tony Toni Tone), Dawn Robinson (En Vogue) et Ali Shaheed Muhammad (A Tribe Called Quest) forment le collectif Lucy Pearl.Les voix, soul et bien utilisées, de Raphael et Dawn coulent sur la production plus hip hop du DJ de A Tribe Called Quest pour donner une mixture r&b harmonieuse et de loin plus digeste que la soupe formatée pour MTV qui pollue et dénature le genre.Mi-échantillonné, mi-joué live, leur son est léger comme leurs textes, mais on sent qu'il y a de la chair autour de l'os.Pourtant, ceux qui s'annoncent comme des sauveurs du genre n'ont rien d'un D'Angelo.Bien que très entraînante, on reste un peu sur sa faim devant la prévisibilité de leur sauce qui reprend les (très bonnes) idées groovy qui ont déjà circulé dans les années 90.Ça devrait toutefois prendre une autre dimension sur scène au Spectrum, ce soir, à 19 h 30.HHH 1/2 LUCY PEARL Lucy Pearl EMI Philippe Renaud collaboration spéciale Le disco n'est pas mort ! n Les Idjut Boys ont une fixation : le disco.Ils ne s'en cachent même pas, la paire de DJ et producteurs britanniques ayant lancé leur première compilation mixée avec le titre Saturday Nite Live.Éditée sur l'excellent label deep house anglais Nuphonic, cette compilation cristallise le meilleur du son Idjut Boys : les rythmes 4/4, les basses rondes et légères, les envolées de violons (à la Salsoul Orchestra) et les multiples \u2014 et parfois un peu lourdauds \u2014 effets empruntés au dub (écho, délais, bruitages hétéroclites).Le résultat est rafraîchissant et surprenant.Divaguez avec les Idjut Boys dans les méandres disco classiques de Keith Mansfield, en passant par les rythmes afros de Femi Kuti (un remix du grand François K) et la difficilement reconnaissable Beau Mot Plage d'Isolée.Très bon.HHH 1/2 SATURDAY NITE LIVE Idjut Boys Nuphonic / Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale L'énigmatique Bobby Trafalgar n Bobby Trafalgar existe-t-il ?Est-il né en Roumanie, en pleine Deuxième Guerre mondiale, sous le nom de Bogdan Trefer ?A-t-il accompagné Marlene Dietrich au début des années 60, en remplacement de Burt Bacharach, trop occupé à pondre la musique d'un film de Doris Day ?A-t-il fondé un groupe rock psychédélique en 1969 nommé The Trafalgar Squares ?Lui doit-on ces musiques de films d'horreur ou de sexe, ces délirants albums de moog ou de percussions latines style électro-lounge ?Faut-il croire cette biographie fumeuse et ces pochettes de disques délirantes publiées dans le livret plutôt énigmatique de cette compilation qui l'est tout autant ?Doit-on crier au subterfuge et à l'usurpation d'identité ?Au génie du déguisement ?À cette originale façon de ne pas se faire (re)connaître ?Faut-il vendre la mèche ?Vous dire qu'il se nomme en réalité Hakan Libdo, qu'il est Suédois et se spécialise habituellement dans le tech-house hyper branché ?Cela a-t-il vraiment de l'importance ?Le connaissiez-vous davantage ?HHH 1/2 BOBBY TRAFALGAR IN PERSON Bobby Trafalgar (Paper/Fusion III) Jean-Christophe Laurence Chico César, un militant espiègle PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Avec une bouille comme celle de Chico César, on est presque assuré d'avoir du plaisir.Le petit Brésilien ressemble au négatif d'une photo de Mickey Mouse, tout sourire avec ses deux boules blanches sur sa tête ronde et basanée.Sur la pochette de sa première compilation, éditée pour le marché nord-américain sur l'excellent label de musiques du monde Putamayo, il est vêtu d'un costume traditionnel brésilien, posant avec grâce et espièglerie.Mais sous ses allures de bouteen- train de la musique pop se cache le porteur d'un message social et humain très sérieux.Invité, avec sa compatriote et chanteuse Rita Ribiero, à donner un concert (intitulé Festa Brasil) au Kola Note les 1er et 2 septembre, la nouvelle star de la MPB (Musica Popular Brasileira) entend bien faire bonne impression, surtout qu'il s'agit d'une première tournée hors de l'Amérique du Sud.« Quand j'étais très jeune (vers l'âge de 8 ans !), je travaillais dans un magasin de disques, raconte Chico par le biais de sa traductrice de manager.C'est là que j'ai découvert le rock, les Rolling Stones, le disco.Ça m'a ouvert à un tout autre monde musical que je ne connaissais pas.Un monde différent de la musique que j'entendais chez moi.Ma mère chantait beaucoup de chansons religieuses et traditionnelles.» De la part d'un artiste visiblement très coloré, un Brésilien par surcroît, on s'attend à une musique très explosive.De la danse (les rythmes traditionnels du forro, samba, bossa nova, reggae.) et de l'énergie, il y en a évidemment.Mais il y a plus : des textes très poétiques, parfois même engagés (comme Mama Africa, sur les difficultés d'être une mère qui travaille et s'occupe de sa famille) et un sens aiguisé pour les mélodies accrocheuses et touchantes.« Je viens du nord-est du pays, là où la musique traditionnelle est très importante.Ça m'a influencé, c'est sûr, mais je ne pense pas à mélanger la tradition avec les musiques modernes.Ça vient tout naturellement.En même temps, je suis très fier de pouvoir montrer la richesse de la musique brésilienne.» Son premier album autoproduit, enregistré en concert et édité sur un petit label, s'est écoulé à près de 500 000 exemplaires.Les choses ont ensuite déboulé pour Chico César, alors déménagé à Sao Paulo.L'immense succès de Mama Africa, la chance d'écrire le thème d'un populaire téléroman et de voir les chanteurs pop se mettre à genoux devant lui pour pouvoir reprendre ses belles chansons l'ont consacré grande star dela MPB.La compilation sur Putamayo reprend les meilleurs tubes tirés de ses deuxième et troisième albums.Le livret du disque, très détaillé, traduit chacun des textes du portugais à l'anglais, mais, de toute façon, le message passe de lui-même.« La façon de reprendre des thèmes sociaux et d'en faire des chansons nous vient des années 60, où des gens comme Caetano Veloso ont popularisé le style, explique Chico César.Je viens d'une région très pauvre, c'est important pour moi d'en parler et de donner espoir aux gens dans mes chansons.Mais il y a aussi la fête, que je mets dans mes spectacles.Ça aussi, ça aide à faire passer les problèmes ! » CHICO CÉSAR et RITA RIBIERO au Kola Note, 5240, avenue du Parc.Info : 514 274-9339.Sous les allures de boute-en-train de Chico César se cache le porteur d'un message social et humain très sérieux. 6LP1301D0826 d-13 sam 26 aout 6LP1301D0826 ZALLCALL 67 14:02:55 08/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 13 EN BREF Une offre pour la maison natale de Céline n La maison natale de Céline Dion, située au 130, rue Notre-Dame à Charlemagne, a été mise en vente récemment et un couple français semble vivement intéressé à en faire l'acquisition.Gilles Foucher, qui avait acheté cette maison il y a dix ans, a conclu avec le site Internet Lespac une entente exclusive pour l'annonce de la vente de la déjà célèbre maison.Marcel Boisvert, l'un des créateurs de ce site, raconte avoir reçu de nombreuses offres, mais la plus sérieuse provenait de monsieur et madame Clerc de Paris qui se sont rendus à Charlemagne afin de la visiter.Le couple aurait fait une offre qui se situerait autour de 200 000 $.Cette maison qui a été transformée en commerce de portes et fenêtres pourrait être restaurée et retrouver son état original.Marcel Boisvert prétend que le couple Clerc a l'intention d'acheter la résidence dans le but d'en négocier la vente par la suite à.René Angélil.La famille Duck en deuil n Le dessinateur Carl Barks, qui avait donné ses traits distinctifs à Donald Duck est mort hier à l'âge de 99 ans.Barks, qui souffrait de leucémie depuis un an, s'est éteint dans son sommeil à son domicile dans l'Oregon.Carl Barks avait dessiné Donald pour le studio Disney de 1935 à 1942 et avait arrondi ses contours, raccourci son bec et donné une personnalité plus sympathique.Il avait toutefois doté le palmipède d'un mauvais caractère légendaire, créant ainsi sa version actuelle.En 1942, Carl Barks est passé aux bandes dessinées pour imprimés donnant à Donald un village et de nouveaux personnages.Not Ready Not Ready 288403080 05X050.0 6LP1401D0826 D-14 samedi ARTS 6LP1401D0826 ZALLCALL 67 01:01:42 08/26/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Télévision La copine Pénélope Mc Quade se voyait déjà au chômage Son nouvel horaire de travail lui permet de renouer avec les petits plaisirs de la vie ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Il y a deux mois, Pénélope Mc Quade est redevenue une lève-tard.À son plus grand bonheur.En disant salut à Salut, Bonjour !, le 16 juin, la chroniqueure culturelle matinale a retrouvé ses nuits et les petits plaisirs de la vie.« À 2 h du matin, dimanche dernier, je mangeais des chips et de la trempette avec mon chum devant la télé, raconte-t-elle souriante.C'est ça, la vie ! Pendant quatre ans, je me suis levée à 4 h, moi qui avais eu longtemps l'habitude de me réveiller à midi.Tous les soirs, j'espérais avoir mal programmé mon réveille-matin.Un tel horaire bouffe de l'énergie.J'étais angoissée.Je me demandais toujours quel rendez-vous annuler pour pouvoir dormir l'après-midi avant un spectacle le soir.C'était ridicule.» Avec les années, la fatigue s'est accumulée et le désir de faire autre chose, qui collait davantage à sa personnalité, s'est manifesté.« J'avais envie de plus de profondeur, d'être professionnellement ce que je suis vraiment.À Salut, Bonjour !, j'ai fait tellement de lapsus en ondes, j'ai nommé Michel Rivard « Michèle Richard », donné de mauvaises dates de spectacles.» Pénélope Mc Quade s'imaginait donc au chômage en septembre, ou sur la muraille de Chine avec son sac à dos, quand le téléphone a sonné trois jours après son départ de Salut, Bonjour ! L'émission Les Copines d'abord (à Canal Vie, tous les soirs à 18h30 et 22h30) la réclamait.« Dans les médias, en général, on a peur de prendre position.À la télévision surtout, parce qu'on ne veut déplaire ni aux commanditaires ni aux téléspectateurs.Aux Copines, on m'a dit : 170 émissions, 170 opinions.On avait enfin compris qui était Pénélope Mc Quade.Les Copines encouragent les débats.Et si la discussion est bonne, on continue, quitte à laisser tomber les autres sujets prévus à l'horaire.» La fille de son père Entre un commentaire massue d'Isabelle Maréchal et un propos juteux de Johanne Fontaine, les paroles de Pénélope Mc Quade ont rapidement trouvé leur place.« J'ai l'impression cependant de revenir en arrière.Je parle vite, je ne termine pas mes phrases et je m'emporte.» Mais qu'importe ! Toutes ces soirées passées dans les salles de spectacles et de cinéma sont déjà loin derrière.« Le théâtre va beaucoup me manquer, mais pas le fait de voir 75 spectacles d'humour par année ! » Être chroniqueure culturelle est le dernier emploi qu'elle pensait dénicher, il y a sept ans, une fois son bac en communications et journalisme en poche.« Je ne voulais pas suivre les traces de mon père (Winston Mc Quade).Je voulais être une journaliste « sérieuse », couvrir des guerres.Mais au Québec, les conflits, ça ne court pas les rues ! » Elle s'est alors retrouvée autour de la table de l'émission Service compris, la version estivale de Télé-Services à Radio-Québec.Puis, chroniqueure à Bla bla bla à TVA.« Deux ans plus tard, on m'a proposé de parler de culture à Bon dimanche.Il n'en était pas question.J'ai fini par y aller à titre de remplaçante pendant deux semaines.Et lors de ma première chronique, je suis tombée en amour avec le métier.Probablement à cause de mon père.On m'a finalement offert le poste de chroniqueure culturelle à Salut, Bonjour ! » N'en déplaise à plusieurs, la fille de Winston Mc Quade s'est alors fait un prénom.« À ma première chronique à Service compris, quelqu'un m'a dit : On sait pourquoi tu es là ! C'est sûr que mon nom m'a ouvert des portes.Petite, mon père m'amenait partout.Je dormais sur les scènes de spectacles.J'ai traîné dans les corridors de Radio-Canada pendant 20 ans.Je côtoie les artistes depuis longtemps et ils ne m'intimident pas.J'ai toujours été entourée d'adultes.» C'est ce qui explique peut-être que la nouvelle copine de 29 ans soit devenue ellemême adulte si vite.Et qu'elle dise à tous qu'elle a 30 ans depuis longtemps.Que la femme qu'elle est aujourd'hui n'a rien à voir avec la fougueuse adolescente aux cheveux longs et blonds qu'elle était.Au cégep, elle avait l'habitude d'aller à ses cours en moto sport.Aujourd'hui, elle roule en Coccinelle 1972.« Plus jeune, je n'aurais jamais imaginé devenir ce type de femme qui se promène avec son agenda dans la main et un cellulaire à l'oreille.Je ne pensais ni aux enfants ni à ma carrière.Comme beaucoup d'ados, je trouvais que la terre n'était pas le meilleur endroit pour vivre.Un nuage noir flottait constamment au-dessus de ma tête.« Il y a 18 mois, j'ai commencé à me demander ce que je voulais vraiment dans la vie.Je suppose que c'est l'arrivée de la trentaine qui a déclenché cette réflexion.Aujourd'hui, je suis sereine et j'ai confiance en moi.Je n'ai plus peur de montrer mes faiblesses.Je suis encore assez jeune pour faire des folies, mais les bonnes.J'ai même commencé à méditer.Je suis rendue zen ! » « Il y a 18 mois, j'ai commencé à me demander ce que je voulais vraiment dans la vie.Je suppose que c'est l'arrivée de la trentaine qui a déclenché cette réflexion.Aujourd'hui, je suis sereine et j'ai confiance en moi.Je n'ai plus peur de montrer mes faiblesses.Je suis encore assez jeune pour faire des folies, mais les bonnes.Je suis rendue zen ! » Pénélope Mc Quade, ex-chroniqueure culturelle de Salut, Bonjour !, est redevenue une lève-tard grâce aux Copines d'abord.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © demain! 6LP1501D0826 d15 samedi 6LP1501D0826 ZALLCALL 67 01:03:43 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 15 Disques Semaine du 27 août 2000 SD CS 2 1 BENT Matchbox Twenty 5 2 CALIFORNICATION Red Hot Chili Peppers 1 3 COULD I HAVE THIS KISS FOREVER Whitney Houston et Enrique Iglesias 6 4 CORAZON ESPINADO Santana 3 5 SAY MY NAME Destiny's Child 8 6 WONDERFUL Everclear 13 7 MUSIC Madonna 14 8 PORCELAIN Moby 10 9 I THINK I'M IN LOVE WITH YOU Jessica Simpson 4 10 LET'S GET LOUD Jennifer Lopez 12 11 DANCE AND SHOUT Shaggy 9 12 FEARLESS Bryan Adams 15 13 LUCKY Britney Spears 7 14 STEAL MY KISSES Ben Harper 18 15 ROCK DJ Robbie Williams 19 16 THE RIDDLE Gigi D'Agostino 20 17 MOST GIRLS Pink 11 18 THE REAL SLIM SHADY Eminem 23 19 KRYPTONITE 3 Doors Down 22 20 THE LAST ONE STANDING Girl Thing 24 21 PAINTED ON MY HEART The Cult 26 22 GOTTA TELL YOU Samantha Mumba 27 23 BANG BANG BOOM The Moffats 29 24 THEY STOOD UP FOR LOVE Live 30 25 WASTING TIME Kid Rock 21 26 STRANGE LOVE ADDICTION Supreme Beings of Leisure \u2014 27 UNA NOCHA 98 Degrees \u2014 28 SKY Sonique \u2014 29 YOU'RE AN OCEAN Fastball 28 30 SIMPLE KIND OF LIFE No Doubt SD CS 8 1 OLÉ OLÉ Eleven Thirty 6 2 LE PETIT MONDE Nicola Ciccone 4 3 INFINITÉ Richard Petit 1 4 CASANOVA Martin Deschamps 7 5 MY HEART GOES BOOM French Affair 2 6 J'SUIS HUMAIN Sylvain Cossette 9 7 FOLLE FOLIE Gabrielle Destroismaisons 3 8 CES SOIRÉES-LÀ Yannick 13 9 GROS ZÉRO Yelo Molo 14 10 PLEIN DE TENDRESSE Luck Mervil 5 11 IL EST TEMPS Kyo 15 12 EL KOMPA Don Karnage 10 13 NE FAIS PAS ÇA Paul Piché 17 14 LA PLUME Louise Attaque 11 15 MOTEL 117 Éric Lapointe 18 16 CONSÉQUENCE Daniel Dupuis 19 17 L'AMOUR NOUS SAOULE Coléoptère 12 18 JE N'T'AIME PLUS Mario Pelchat 23 19 JUSTE UN MOT DE TROP Luc De Larochellière 22 20 ANGE ÉTRANGE David Hallyday Indestructibles, ces papys Les stars du Buena Vista reviennent.par la racine JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Et ça continue pour le Buena Vista Social Club.Après le disque, la tournée, le film, les albums solo, voici maintenant les rééditions.L'interminable retour des papys de la musique cubaine se poursuit avec la sortie d'une demi-douzaine d'albums enregistrés par tous et chacun il y a des siècles, bien avant la rencontre inespérée avec Ry Cooder et le succès que l'on sait.Regroupée sous la bannière Roots of Buena Vista (les racines de Buena Vista), cette modeste collection surfe ouvertement sur la vague de la musique cubaine, celle du Buena Vista Social Club en particulier.De fait, on crierait sans doute à l'opportunisme, si la magie n'opérait pas de nouveau.Puisés dans les studios Egrem de La Havane, emballés avec plus ou moins de goût (livrets maigrelets et vite faits, à peine traduits de l'espagnol), tous les disques ne sont pas d'égal intérêt \u2014 à moins d'être un ardent collectionneur de « son » cubain.On passera ainsi sur les albums d'Eliades Ochoa (avec le Quarteto Patria) et d'Ibrahim Ferrer, à l'intérêt musical somme toute relatif.Le grands succès de Compay Segundo semble déjà plus intéressant malgré la pochette plutôt moche, ne serait-ce que y entendre Chan Chan, classique des classiques dont voici \u2014 sauf erreur \u2014 l'originale repiquée sur un 78 tours.Mais encore une fois, c'est le pianiste Ruben Gonzalez qui vole la vedette, avec cet Indestructible au titre bien choisi, dont le charme suranné n'est pas sans rappeler son album solo paru il y a trois ans dans la foulée du Buena Vista Social Club.Classe, feeling, sensibilité, style : tout semble merveilleusement à point dans cet enregistrement à la fois convivial et intimiste datant de 1975.Pour le détail, soulignons que Monsieur Gonzalez y interprète aussi quelques pièces à l'orgue, dont Climax, une de ses deux compositions originales.Attention : ne surtout pas confondre avec Sentimiento, album avec orchestre réédité depuis peu dans une collection parallèle, où le pianiste ne tient qu'un rôle mineur d'accompagnateur.même si son nom apparaît en grosses lettres sur la pochette.Par ailleurs, soulignons la sortie du dernier album d'Omara Portuondo, tragédienne du boléro, paru dans la série du Buena Vista Social Club, dans la foulée du dernier Ibrahim Ferrer.Une production \u2014 avec des moyens incomparables (gracieuseté de l'étiquette anglaise World Circuit) \u2014 illuminée par des cordes chatoyantes, des cuivres de cabaret aux lumières tamisées, la présence discrète de Ruben Gonzalez et une reprise de The Man I Love (El hombre que yo ame) en tandem avec Ibrahim Ferrer.Monsieur swing n Les plus vilains feront remarquer que, depuis ses premiers pas, le chanteur-guitariste Brian Setzer n'a jamais compris le sens du mot évolution, trop occupé qu'il est à déterrer ses vieux riffs de rockabilly, de swing.On pourrait même aller jusqu'à accuser l'ami Setzer de se complaire dans son surplace excessif.Mais alors, achète-ton les albums signés Setzer pour découvrir les dernières tendances du folk celtique d'inspiration japonaise ?Bien sûr que non.On achète Setzer pour sa rage, son énergie.Autant de bonnes raisons de mettre les pattes sur ce Vavoom !, qui passe du rock and roll au swing avec une aisance que seul Setzer semble maîtriser.L'homme perd quelques points pour ses lieux communs (Mack The Knife, Gettin' In The Mood), mais s'en sort malgré tout grâce à quelques furieuses virées (Drive Like Lightning, le Caravan de Duke Ellington, Footloose Doll).En cette ère des frimeurs du swing, Setzer nous rappelle ici qu'il est le Monsieur swing de notre génération.HHH 1/2 VAVOOM ! Brian Setzer Orchestra Interscope/Universal Richard Labbé Un poteau quelqu'un ?n Les concepteurs de la trame sonore de Coyote Ugly n'ont pas eu à se creuser les méninges trop longtemps pour élaborer cet enregistrement.Les quatre chansons originales, écrites par l'inévitable Diane Warren et interprétées par la chanteuse country Le Ann Rimes, qui effectue ici un détour du côté de la pop ballade-rockadulte- contemporaine-détente-machin-chose, ouvrent l'album pour ensuite laisser la place à de grands titres à succès aux rythmes dansants.All She Wants To Do Is Dance (Don Henley), Unbelievable (EMF), The Power (Snap), Need You Tonight (INXS), autant de titres qui donnent l'envie irrépressible de s'agripper à un poteau de la même manière que le font les talentueuses protagonistes d'un film essentiellement racoleur.HH COYOTE UGLY Soundtrack Curb Records Marc-André Lussier collaboration spéciale 6LP1602D0826 D-16 SAMEDI spectacles 6LP1602D0826 ZALLCALL 67 01:04:20 08/26/00 B Exposition D 16 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Art de boulevard La «Main» se transforme en vitrine du Montréal aux 2000 et un visage sJENNIFER COUËLLE collaboration spéciale L'ineffable boulevard Saint-Laurent, l'artère « qui fait battre le coeur de Montréal », dixit le maire Bourque, est sous les feux de la culture officielle.Une culture, dans ce cas-ci, bien multi.Souhaitant célébrer la diversité ethnique et artistique de la métropole, la Ville de Montréal a décidé de mettre à profit le symbolisme multi-tout de la « Main ».Jusqu'en octobre, le boulevard en question a rendez- vous avec la kyrielle d'activités, d'expos et de spectacles de Montréal aux 2000 et un visages.L'événement s'étend du Vieux-Port à la rue Jean-Talon, avec des crochets par la Casa Italia, l'église Saint-Jean-Baptiste, la Chapelle historique du Bon-Pasteur et le Théâtre Bonsecours.Le menu, lui, est complet.Cent pour cent Montréalais, il affiche tambourineurs du Burundi, Batucada brésilienne, chants et percussions coréens, création chorégraphique de Mariko Tanabe, journée hip-hop, concert gala dirigé par Panayoti Karoussos.Du côté des arts visuels, les Galeries éphémères ont pris d'assaut les vitrines d'une trentaine de commerçants du boulevard Saint-Laurent.Deux circuits, l'un sur le Plateau et l'autre dans la Petite Italie, offrent pignon sur rue à la peinture, au dessin, à la sculpture, à la photo, à l'installation et à la vidéo d'un groupe d'artistes parfaitement éclaté.De tout acabit comme de toutes origines.Entre les rues Sherbrooke et Mont- Royal, puis, plus haut, entre Saint-Zotique et Jean-Talon, ils jouissent d'une tribune bien en vue parmi les fringues, les bouquins, les cosmétiques, les chaussures, le mobilier et les effluves de restos de notre boulevard branché.« C'est une façon de diffuser l'art qui met en valeur le lien inhérent entre le social, le culturel et l'économique », commente Josette Oberson, directrice de la galerie Observatoire 4 à laquelle la Ville a confié l'organisation de cette expo lèche-vitrines.Et bien que la formule soit connue, notamment avec l'art en vitrine des expos estivales Artifice produites par le Centre des arts Saidye Bronfman, l'ampleur, ici, est inusitée.Ce qui ne vient pas sans sa part de difficultés, explique Mme Oberson.« Les négociations avec les commerçants n'ont pas toujours été faciles.Tous n'ont pas la même réceptivité à l'art.Il a fallu en convaincre plusieurs de l'intérêt qu'ils trouveraient à prêter leurs vitrines.Chair maigre Certains d'entre eux, d'ailleurs, se seraient désistés à la dernière heure.D'où, faut-il comprendre, les informations erronées dans le plan du parcours.Voilà pour le squelette.À la chair, maintenant.Dans l'ensemble, elle est mince.Inégale, disons.Avec comme incursions moins heureuses, une vidéo qui mime à s'y perdre le soin du visage offert par le commerçant qui lui sert de cadre, des peintures qui sans plus décorent, des photographies qui réfléchissent banalement des scènes de rue et des façades de bâtiments.Quant à la prose érotique tout en « buisson ardent » et « trou mouillé » de la vitrine satinée que Christine Lebel a créée à la Librairie Gallimard, on ose espérer qu'il s'agit d'une satire.Ça vivote, ça vivote.Puis, ça vie.Comme dans les vitrines de la Boulangerie Saint-Laurent (3830), occupées efficacement par deux grands diptyques en noir et blanc de la photographe Andrea Szilasi.Profonds, plus mystérieux qu'abstraits, ses amalgames d'images de grottes, de tunnels spiralés et de motifs industriels parviennent à saisir sans dire.De l'autre côté du macadam, plus au nord, le jeune artiste Philippe Corriveau joue les archéologues avec une sensibilité et un sens esthétique drôlement assurés.Ce n'est rien de moins qu'un petit musée qu'il a créé dans l'une des vastes vitrines de Levitt's (4423).Spectaculaire incursion, sans un iota de pompe cependant, qui fait état du résultat de sa récolte de détritus le long du boulevard dont on a plus envie de répéter le nom, entre les rues de la Commune et Jean-Talon.Il faut voir un peu l'ordre et la présentation de ces mégots de cigares, noyaux de fruits, papiers froissés, morceaux de pavé, de cette botte de cow-boy esseulée comme de ce tuyau d'échappement rouillé posé sur un lit de terre et de copeaux de bois.Autant d'objets étiquetés, pour la plupart, comme des pièces à conviction.Dans le grégaire naturel de la Piccola Italia, où l'entreprise semble généralement mieux intégrée, où les commerçants semblent plus spontanément complices, on s'attarde plus d'une fois.Notamment devant l'Hommage aux femmes âgées de Barbara Gollob.Une série de photographies en noir et blanc, des portraits songés, à la fois amusés et directs, qui taquinent, par leur sujet, les vitrines du chic Mondo Unito (7152), une boutique de mode au masculin.À surveiller également, la femme au visage spectral d'Eliane Excoffier chez Quelli Della Notte (6834), de même que les immenses natures bien mortes dessinées au fusain par Pierre Chartrand (6904-6906).Voilà.Puis, de ce tout où passants peuvent poser leur regard et aiguiser leurs sens sur autre chose qu'un appât de vente, il en émerge d'abord l'idée.Elle est bonne et mérite certainement d'être rodée dans un Galeries éphémères bis.GALERIES ÉPHÉMÈRES : 514 866-5320 ; www.ville.montreal.qc.ca/maisons PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © La Main, «projet archéologique», une oeuvre-musée de Philippe Corriveau qui raconte les restes du boulevard Saint- Laurent. 6LP1701D0826 6DU1701D0826 6LP1701D0826 ZALLCALL 67 01:03:52 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 17 Arts visuels À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS II (1594, St-Denis) Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Luc Durand, Benoît Girard, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent: 20h.Jusqu'au 1er septembre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine E.) L'Odyssée, d'après Homère.Adapt.d'Alexis Martin et Dominic Champagne.Avec François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Claude Despins, Norman Helms, André Barnard, Pierre Benoît, Ludovic Bonnier, Jean Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Éric Forget et Jacinthe Laguë: 10h.Jusqu'au 9 septembre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Maudite Machine, de Abla Farhoud.Mise en scène de Louise Laprade.Avec Nicole Leblanc.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; le 10 septembre à 15h.Jusqu'au 16 septembre.LA LICORNE (4559, Papineau) Auj.et dim., 20h, Et puis, après?, de Guillaume Lemée.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Alexandre Frenette, Philippe Jutras, Jean-Éric Lapointe et Philippe Provencher.LE FARFADET (4108, St-Denis) Lun., 20h., festival de courtes pièces, textes de Stéphane Hogue et Isabelle Doré.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, Lettres d'amour, de A.R.Gurney.Trad.de Jean Leclerc.Avec Françoise Faucher et Gérard Poirier.LA GRANGERIT (5475, boul.St-Martin O., Laval) Auj., 20h, Rendez-vous au Plaza, de Neil Simon.THÉÂTRE DE L'ÎLE (1, Wellington, Hull.Tél.595-7455) Auj., 18h et 21h30, Chat en poche, de Georges Feydeau.Mise en scène de Jean Herbiet.Avec Evangelos Alexiou, Éloi Archam Baudoin, Richard Bénard, Geneviève Couture, Réjean Guénette, Hedwige Herbiet, Marie-Josée Lapratte et Jean- Guy Roy.THÉÂTRE DE LA FERME LIPIAL (17, chemin Lussier, Ripon) Auj., 20h, Papa, sors des boules à mites, comédie de Yvon Brochu.Mise en scène de Serge Paquette.Avec Nancy Asselin, Mélanie Beauchamp, Marko Cournoyer, Lyne Girard et Guy Leblanc.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concoorde, Laval) Lun., 20h, Madeleine Ferron, femme.avant et après la lettre.Adapt.et montage de Lucie Joubert.Mise en lecture de Lorraine Pintal.Avec Benoît Godin et Brigitte Paquette.THÉÂTRE DES ÉRABLES (870, montée Laurin, St-Eustache) Auj., 21h, L'amour compte double, de Norm Foster.Mise en scène de Serge Thibodeau.Avec Geneviève Rochette, Gilbert Turp, Gabriel Sabourin et Serge Thibodeau.THÉÂTRE ST-SAUVEUR (22, Claude, St-Sauveur-des-Monts) Villa Salsa, de John Chapman et Michael Perywee.Adapt.et mise en scène de Claude Maher.Avec Claude Michaud, Michèle Deslauriers, Guy Jodoin, Nicole Filion, Harry Standjofski, Yves Corbeil, Caroline Lavigne et Sylvie Boucher.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.THÉÂTRE LE CHANTECLER (hôtel le Chantecler, Ste-Adèle) La Surprise, de Pierre Sauvil.Mise en scène de Louis Lalande.Avec Christine Lamer, Louis Lalande, Marianne Moisan, Fernand Gignac et Arlette Sanders.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE STE-ADÈLE (1069, boul.Ste-Adèle, Ste-Adèle) Un cadeau du ciel, de Marshall Karp.Adapt.de Michel Forget.Mise en scène de Louise Latraverse.Avec Béatrice Picard, Isabelle Drainville, Michel Charrette, Mireille Métellus et Manuel Tadros.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.CABARET-THÉÂTRE (Ste-Marguerite-du-Lac-Masson.Tél.(450) 228-8808).Une chance sur un million, de Norm Foster.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Avec Marie- Chantal Perron et Stéphane Jacques.Du mer.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE DU CLUB BELLERIVE (St-Athanase d'Iberville.(450) 347-4499 ou (514) 529-4656).Les Vies parallèles, comédie de Marc Edgar.Mise en scène de Nathalie Costa.Avec Luc Charest, Nathalie Costa, Marc Edgar et Pascale St- Jean.Jeu., ven., sam., 20h30.Jusqu'au 2 septembre.CENTRE CULTUREL VANIER (15, boul.Maple, Châteauguay) Auj., 20h30, Entre-Deux, de Steve Laplante.Mise en scène de Philippe Lambert.Avec Anick Lemay, Patrice Godin, Valérie Le Maire et Philippe Lambert.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont.Tél.(450) 469-3006) Marie-toi Maman!, de Stephen Levi.Trad.et adapt.de Josée La Bossière.Mise en scène de Suzanne Champagne.Avec Pascale Desrochers, Suzanne Champagne, Jacques Girard, Raymond Legault et Patrice Coquereau.Du mer.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h.THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR (611, rang de la Carrière, Upton.Tél.(450) 549-5828) Auj., 20h30, La Route des étoiles, d'après une idée originale de Richard Blackburn.Scénario de José Babin, Hélène Ducharme, Richard Blackburn, René Charbonneau et Bernard Vandal.THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE (1645, chemin du Chenal-du-Moine, Ste-Anne-de-Sorel.Tél.(450) 743-8446 ou 1-877-224-3625).Auj., 21h, Mes hommes, de Derek Benfield.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Jean Petitclerc, Josée Deschênes, Joël Legendre, Catherine Lachance et Claude Prégent.CENTRE DES ARTS DE SHAWINIGAN (2100, boul.des Hêtres, Shawinigan.Tél.(819) 539-6444) La croisière ça m'use, de Normand Lachance.Chorégraphies de Nancy Loof, Jamie Cooper et Rick Sttots.Avec Sylvie Legault, Yves Sénécal, Jean-Luke Côté.Du mer.au sam., 20h.Jusqu'au 2 septembre.THÉÂTRE PALACE (135, rue Principale, Granby) Auj., 20h30, Les Fous du Rock'n Roll, de Michel Gaumont.Chorégraphie de Josée Dussault.THÉÂTRE D'EASTMAN (55, chemin du Théâtre, Eastman) Les Quatre Cents Coups, de Michel Duchesne.Mise en scène de Louis Champagne.Avec Gilles Pelletier, François Graton, France Arbour, Edgar Fruitier, Louis Champagne et au piano: Anthony Rozankovic.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h.Jusqu'au 2 septembre.Danse PARC ST-VIATEUR (angle Bernard et Bloomfield, Outremont) Dim., 19h30, Tango Vivo.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Dès lun., 19h30, séminaire chorégraphique.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Ensemble instrumental.Musique canadienne.Dim., 12 h 30, David Bergeron, pianiste.Hétu, Rizzuto, Debussy, Vivier; 16 h, Montreal Boys Choir.Moore, Locklair, Gowers.Mer., 12 h 30, Patrick Wedd, organiste.Bach.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Mer., 20 h, Raymond Daveluy, organiste.Sonate no 1 (Hindemith), Passacaille et Fugue BWV 582 (Bach), Pièces op.59, 80 et 129 (Reger) (extraits) et Fantaisie et Fugue op.29 (Reger).FÊTE DE LA MUSIQUE (Mont-Tremblant) Ven., 17 h 30, Percussions Quad; 20 h, Olga Gross, harpiste; 20 h 30, Duo Campion-Vachon, pianistes.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.Jusqu'au 24 septembre.CENTRE MOLSON Mar., 20h, Live et Counting Crows.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h, The Riddlers, Crowd 9 et Zola Turn.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Lun., 20h30, Stephen Barry Blues Band; dim., 20h, John Mc Gale et Toyo; mer., 21h, John Mc Gale.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h30, Mario Fredette; jeu., 21h30, Serge Lachapelle et Éric Desranleau.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Auj., 22h, Troïka; lun., 18h, atelier de jazz pour débutants avec Tom Levitt; mer., 21h, Hubert Fréchette.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 22h, Mad Caps; dim., 20h, soirée flamenco; 22h, Beat in Fraction; mar., 22h, les Misérats.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Trio François Carrier; dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson; mer., 22h, Alex Bellegarde et Félix Stüssi.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., 22h, Howlin Hound Dog.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Robert David et Francine Martel; dim., 22h, Nick Payne et Greg Faulkner; mer., 22h, Paul Deslauriers.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et les copains d'abord: lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Jacques Rochon.BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Dim., 21h, Silent Exile et Spelldown; mer., 21h, The Urbanauts.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., Youssou Seck et ses invités; mer., Potmytic: 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., Félix Leroux et Alex Sohier; dim., Alex Sohier et Daniel Blouin: dès 20h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, groupe Dany Pouliot et Michel Durocher.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, 8 Ça suffit.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., Quartette Bryn Roberts; lun., Vanesa Rodrigues; mar., Jeff Johnston: dès 21h.McKIBBIN'S (1426, Bishop) Auj., 21h30, Sona.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Auj., 22h, les Gitans d'Osman.CAFÉ-THÉÂTRE L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Jeu., 20h, soirée de poésie, avec Martine Audet, Gilles Cyr, Stéphane Despathie, Emmanuel Dalmanesche, François Pelletier, , Marie Hébert, Jean-François Huot et Steve Sage.Anim.: Patrick Neault.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj.et dim., 21h, groupe The Prisonners.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., Bitter End; dim., Open Mike; mer., Mic O'Grady: dès 21h.JAZZI'Z (4075B, St-Denis) Auj., Dave Turner; mer., Trio Matt Herskowitz; jeu., Dawn Tyler Watson: dès 20h.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde O., Laval) Auj., 20h, Martin Matte.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, François Massicotte.CAFÉ DU VIEUX CLOCHER DE MAGOG (84, Merry N., Magog) Auj., 21h, Yannick St-Arnaud.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Patrick Huard.BOURBON STREET (2045, route 117, Ste-Adèle) Auj., 20h30, Stéphane Fallu et Micke Dagenais.CHAPITEAU ST-SAUVEUR (246, chemin du Lac Millette, St-Sauveur) Mario Jean.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu'au 3 septembre.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Oeuvres-phares et acquisitions récentes, oeuvres de Roland Brener, Charles Gagnon, Raymond Gervais et François Sullivan, et Marcelle Ferron.- Dès jeu., exposition Louise Viger - l'Ogre et le connaisseur.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Terrain de jeux artistiques, De Boucher à Vuillard: dessins de maîtres française de la collection de Mme Marjorie Bronfman.Du mar.au dim., de 11h à 18h.De Renoir à Picasso: chefsd'oeuvre du Musée de l'Orangerie.Du lun.au dim., de 10h à 19h; mer., jusqu'à 21h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Edmond J.Massicotte, artiste dessinateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition 1690 - L'Attaque de Québec.Une épave raconte.Du mar.au ven., de 10h à 17h; sam., dim., de 11h à 17h; jusqu'à 18h en août.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DU CHÂTEAU DUFRESNE Exposition A.Laliberté au Château.Du jeu.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 24 septembre.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition De l'utile à l'agréable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 2 octobre.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles) Exposition L'Empreinte du temps.Tous les jours de 10h à 17h.Jusqu'au 3 septembre.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.(pour les enfants de 4 à 10 ans) MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Expositions Finsdesiècle@amccord, Simplement Montréal: coup d'oeil sur une ville unique et Play- Ball Montréal, cent ans de baseball au Québec.Du mar.au ven., de 10h à 18h; sam., dim.de 10h à 17h.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition Rêver en couleurs.Expositions Cols et manchettes de dentelle, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et Trois pays dans une valise.Du mer.au dim., de midi à 17h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de La Salle, Lachine) Exposition Marcelle Ferron et Alphonse Grenier.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 15 octobre.ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBÉC (535, av.Viger E.) Exposition Fleuve, île, montagne: Montréal vu des Archives nationales du Québec.Jusqu'au 1er octobre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Panorama 1999, estampes et livres d'artistes.Lun., au ven., de 9h à 17h.Jusqu'au 16 sept.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition L'Idée de la grande ville: l'architecture moderne d'Europe centrale 1890-1937.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 15 octobre.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Exposition Serge Tousignant indices: maquettes et études.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu'au 24 septembre.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Exposition Sam Lévin, photographe des stars.Du mer.au dim., de 18h.Jusqu'au 10 septembre.COMPLEXE DU CANAL DE LACHINE (4710, St-Ambroise) Festival Art 2000, exposition collective de 25 artistes de diverses disciplines.Sam.dim., de 12h., à 17h.Lun., au ven., 9h, à 17h.Jusqu'au 31 août.ESPACE ADAGIO, DELTA MONTRÉAL (475, Président-Kennedy) Exposition Matière et Trace, oeuvres de Michel Le Roux.Jusqu'au 28 septembre.GALERIE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Photographies de Geneviève Chicoine, Éric Boutilier- Brown, Nikolas Groot, Linda Dawn Hammond, Marko Kulik, Stephen Mc Neill, Gail Paslawski, Renata Ratajczyk et Patrick Saad.Du mer.au ven., de midi à 19h; sam., dim., de midi à 17h.Jusqu'au 3 septembre.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Delphine et Michel Herreria.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 15 octobre.GALERIE DES MÉTIERS D'ARTS DU QUÉBEC (marché Bonsecours) Exposition Mots et matières: l'objet-poème.Du lun.au dim., de 10h à 18h.Jusqu'au 17 septembre.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Zïlon.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE FERRUCCI 2 (4226, St-Laurent) Peintures de Guy Boudro, Pierre Duhamel (I.A.F) et Pauline Deslauriers.Mer., sam., dim., de midi à 17h; jeu., ven., de midi à 21h.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, av.Laurier O.) Peintures de Paule Lagacé, André Pitre, Pierre Tougas, Lucienne Zegray, France Trudel.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Terence Dyck.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 9 septembre.GALERIE JI HEE (4517, de La Roche) Calligraphie japonaise de Suïen Wada.Tous les jours de 11h à 23h.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Guy Daragon, Didier Chrétien, Micel Coatanroch et Nasser Ovissi.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Christian Maltais, Gisèle L'Épicier et Nguyen Taï.GALERIE D'ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Raymonde Duchesne, Glen Nicoll et Zïlon.Jusqu'à lundi.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Peintures de Luc Bergeron, Louis Boudreault, Jocelyne Coderre et sculptures en bois de Jean- Louis Slézak.GALERIE LIANE ET DANNY TARAN DU CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Exposition Mi Makir: A search for the missing, installation de Yehouda Chaki.Jusqu'au 15 septembre.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Exposition de gravures anciennes, collection de la galerie.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Peintures de Diane Brunet et Yvon Breton.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 3 septembre.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espace 405) Photographies de Françoise Sullivan.Du mer.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 16 septembre.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (3857, boul.Décarie) Auj.et dim., oeuvres de Guy de Malherbe.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Luc Tanguay.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Sculptures de John Little, Marc-Aurèle Fortin et Philip Surrey.Du lun.au ven., de 10 h à 17h.GALERIE VOX (marché Bonsecours) Oeuvres de Jacky G.Lafargue et Louis Couturier.Jusqu'au 22 octobre.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Peintures de Fox, Little, Lemieux, Pellan, Riopelle, Roberts et Surrey.Sculptures de Chadwick, Arman, Comtois, Roussil et Vaillancourt.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Auj., oeuvres de Louise Scott et Ingrid Harrison.L'art au parc JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale La peinture en plein air, les impressionnistes s'en sont gavés.Et nous ont laissé mille et un témoignages de l'avantage du procédé.La peinture en pleine rue, au vu et au su du quidam et de son chien, c'est une histoire moins connue.Qui n'est pas sans portée, cependant.« Je crois bien n'avoir jamais parlé autant de ma vie », confie Anca Elena Patru.Rencontrée devant son chevalet campé, rue de Lanaudière, en face de l'église Saint-Stanislas-de-Kostka, l'artiste se dit en définitive convaincue du besoin qu'ont les gens d'avoir un contact direct avec l'art.« C'est fou le nombre de personnes qui se sont arrêtées pour venir voir ce que je faisais, pour me poser des questions, même pour discuter.» Et à voir le petit attroupement qui, en moins de cinq minutes, s'est formé autour de la peintre, on la croit sur-le-champ.Mme Patru mettait, hier, les dernières touches à une peinture réaliste et joliment atmosphérique de l'église aux pierres grises qui lui servait de modèle.Elle fait partie d'un petit groupe de neuf peintres qui, pendant trois jours, ont oeuvré en direct devant les habitants et passants du Plateau Mont- Royal.Avec quelque soixante-dix autres artistes amateurs et professionnels, Mme Patru ainsi que Claude Moulin, Normand Sénéchal, Laurent Lafleur, Gino Sauro, Patrice Ahrweiller, Michel Tiffet, Élaine Boily et Dominique Sarrazin exposeront, ce week-end, en pleine verdure du parc Laurier.Plus de 200 oeuvres, pour la plupart des peintures, constitueront la chair cette expo sous chapiteaux.Préparée par l'organisme Vision C.d'art, associé à l'école Studio couleur d'art, l'édition 2000 de Couleur d'art accueillera, de plus, des oeuvres de la collection des Petits frères des pauvres.Également de l'événement, les galeries Pierre Séguin et Clair Obscur, la maison de la culture du Plateau Mont-Royal et l'artiste Miyuki Tanobe.Inutile de préciser que cet exercice sciemment démocratique affichera tous les goûts sous le soleil.Un tour rapide des neuf peintres qui se sont prêtés au jeu de la création en direct le confirme.Si la palme de popularité revient à des représentations réalistes de façades de maisons et de ruelles fleuries, on a droit aussi aux constructions texturées, des paysages tant intérieurs qu'extérieurs, de Normand Sénéchal, de même qu'aux portraits d'itinérants ou de passants rencontrés au gré du hasard de Dominique Sarrazin.« Une photo, dit Mme Sarrazin, c'est vite fait.Il en pleut des photographies d'itinérants ou de gens désoeuvrés.Mais peindre le portrait de quelqu'un pendant des heures et des heures, c'est lui accorder du temps, du respect.Et forcément, il s'établit un échange.» Très sain, tout ça.Pour ce qui est de l'intérêt artistique, on pourra en juger dès ce matin.COULEUR D'ART 2000, au parc Laurier (rue Laurier Est, entre les rues Brébeuf et Mentana), aujourd'hui, de 10h à 21h, et demain, de 10h à 17h.EN BREF Annulations au MBA du Canada n Face à des difficultés financières, le Musée des beaux-arts du Canada vient de renoncer à deux expositions prévues pour 2001.La décision a été prise avant que la direction ne se rende compte que l'exposition Monet, Renoir et le paysage impressionniste, qui finit dimanche, n'attirera que les trois quarts de l'achalandage pressenti, a indiqué la porte-parole Louise Soucy.L'exercice 1998-99 s'était soldé par un déficit de 5,4 millions dont la moitié est attribuée à la baisse des fonds votés au Parlement.Le bilan de 1999-2000, attendu en octobre seulement, sera également déficitaire, mais le montant serait moins important, a-t-elle ajouté.Le quotidien Citizen écrit par ailleurs que le directeur Pierre Théberge, en poste depuis janvier 1998, a accumulé des frais de représentation de 210 000 $ sur une période de deux ans, ce qui inclut de la buanderie pour 2100 $ et des notes d'hôtel atteignant 74 $ la nuitée.M.Théberge avait été auparavant patron du Musée des beauxarts de Montréal.AVIS PUBLIC Commission de reconnaissance des associations d'artistes et des associations de producteurs Dossier R-75-00 Avis est par les présentes donné que l'Union des Artistes a déposé une demande de reconnaissance auprès de la Commission pour le secteur de négociation suivant: «Toute personne agissant comme directeur (trice) de plateau de doublage».Les artistes et les associations d'artistes de même que tout producteur et associations de producteurs qui désirent intervenir devant la Commission sur la définition du secteur de négociation doivent le faire AU PLUS TARD LE 15 SEPTEMBRE 2000 au moyen d'un écrit faisant état des motifs de leur intervention.Toute association d'artistes qui désire présenter une demande de reconnaissance concurrentielle pour le même secteur de négociation, en tout ou en partie, doit présenter sa demande de reconnaissance AU PLUS TARD LE 15 SEPTEMBRE 2000.Toute intervention de même que toute demande de reconnaissance concurrentielle sera transmise par écrit à la Commission, 425, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 750, Montréal (Québec) H3A 3G5.La Secrétaire Me Hélène Lavallée 6LP1801D0826 D18 sam.(Arts) 6LP1801D0826 ZALLCALL 67 00:59:42 08/26/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 Petite maison sympathique Produits réservés Dans le Bas-Saint- Laurent, l'Isle-Verte est un joli lieu qui hésite entre la mer et la terre.Et cette indécision lui vaut d'avoir une particularité que l'on peut goûter.Les prairies sont faites d'herbes presque salées.Au printemps, on y met à paître des agneaux qui se nourrissent de cette végétation dans un environnement qui ne ressemble à aucun autre.La mer est la bergère de ces agneaux de pré salé aux caractéristiques particulières.Et comme tout ce qui est unique et authentique, ces agneaux, attachés à un terroir défini, sont rares : peu nombreux et disponibles très peu de temps.Quelques restaurants les offriront à leur clientèle jusqu'à la fin septembre : Toqué! et Les Primeurs, à Montréal ; le Château Frontenac, le Laurie-Raphaël, La Closerie et le Café de la Paix, à Québec ; Le Gîte Mon petit lopin de terre et La Maison d'Agathe, à l'Isle-Verte.Si l'agneau de pré salé est identifié à l'Isle-Verte, la pintade va devenir l'emblème de la Vallée du Richelieu.Cette région souriante et gourmande qui longe le Richelieu de Chambly à Saint-Denis a choisi cet oiseau pour en faire le mets distinctif de ses tables.Les cuisiniers l'ont adopté.Ils le servent chacun à leur façon et, toujours, avec fierté.Il est leur porte-étendard ! Cet oiseau a été choisi d'un commun accord, même s'il n'est pas indigène.Il a des origines africaines.Mais l'histoire peut puiser loin pour justifier une présence.La pintade a été importée par les Britanniques au XVIIIe siècle.comme la pomme de terre.Dans la région de la Vallée du Richelieu, la pintade est maintenant un oiseau du terroir ! Rares sont les exemples d'une définition régionale de cette sorte au Québec.Ce choix a convaincu un éleveur de se lancer dans cette production.À Saint-Antoine-sur- Richelieu, sous la marque Les Produits d'Antoine, on élevait déjà des veaux de lait et des poulets de grains dans des conditions spécifiques.La ferme produit tous les grains entrant dans l'alimentation des uns et des autres et certifie que les semences sont sans OGM.Elle assure également que ses élevages sont menés sans antibiotiques, sans hormones et qu'aucun sous-produit animal n'entre dans l'alimentation.La véritable pintade de la Vallée du Richelieu est née là.Jusqu'au 31 août, treize établissements de la Vallée proposeront une table d'hôte qui met à l'honneur cet oiseau.On le verra servi accompagné de chanterelles, parfumé à l'anis étoilé.ou à l'eau bénite.(Pour renseignement : 450-536-0395) La Vallée est riche.sans jeu de mot.Belle et douce, berceau d'histoire et de culture, terre généreuse où la pomme partage maintenant sa gloire avec d'autres sujets, la région a fait l'envie des cuisiniers.Il y sont venus, s'y sont installés tranquillement et s'emploient activement à donner une saveur particulière à ce coin de pays, en travaillant avec les producteurs locaux.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler La terrasse est belle, prête à ouvrir ses grands parasols dès que le beau temps revient.L'été n'a pas dit son dernier mot ! Enclose comme un jardin à l'arrière d'une petite maison sans prétention d'un quartier tranquille, elle prolonge la salle à manger de ce restaurant dont l'enseigne évoque une douceur méditerranéenne.Lorsque la porte, côté cour, demeure fermée, le jaune soleil sur les murs, le bleu sur les tentures, donnent le ton dans une salle à manger où l'atmosphère est détendue, où le service est mené avec gentillesse et doigté, où la cuisine est bonne, sans prétention et faite avec le soin qui caractérise les maisons qui sont au coeur de la vie d'un quartier.La carte des vins penche résolument du côté de l'Italie.Le cuisinier évolue dans des directions qui orientent sa boussole vers le sud, mais qui ne l'y contraignent pas.Il a, cependant, un penchant avoué pour la préparation du veau.Cette viande était proposée en version carpaccio, en option à la carte à l'intérieur d'une table d'hôte.Traitée comme le boeuf doit l'être dans cette préparation, le veau a une douceur pâle, en couleur et en saveur.La présentation était flatteuse, sur une grande assiette colorée qui mettait en valeur, presque en transparence, le rosé brillant de la viande.Pour relever le plat, une salade fine, composée d'éléments qui se fondaient dans un bel assaisonnement, étayait le plat avec bonheur.En rôti, baptisé « rôtisson », le veau était inscrit en plat principal.La maison ne lésine pas sur les portions.De bonnes tranches d'une viande bien cuite, savoureuse et charnue, accompagnaient une purée de pommes de terre.C'est dans la sauce qu'intervenaient les fromages, donnant du corps et du mordant à l'ensemble.Le plat de poisson se rapprochait plus de l'idée de la Méditerranée que l'on peut se faire en cuisine.Dans une sauce fraîche, colorée et parfumée, mêlée à des effilochées de légumes typiques, la lotte était bien traitée.Du riz supportait ce plat léger et pourtant réconfortant.L'escargot admet toutes les sauces.Il était servi au vin rouge dans une sorte de ragoût bien compris, savoureux et dense, en entrée un peu excentrique sous cette enseigne.Un feuilleté banal justifiait sans doute l'appellation du plat, mais ne jouait aucun rôle.La grande assiette creuse avait plus d'impact.Quand il reste du vin dans la bouteille, le fromage s'impose.L'Oliveto en propose sans mettre l'accent sur la présentation.La qualité des fromages devrait pourtant inciter les restaurateurs à les présenter autrement qu'en petites lamelles anonymes sur une assiette décorée de fruits frais.Les noix et les fruits secs feraient souvent de meilleurs compagnons.Une crème brûlée à l'érable, sans histoire, un peu trop pâle pour que l'on puisse y distinguer un goût particulier, était proposée au moment du dessert, à côté d'un choix de gâteaux alliant mousse et biscuit.La version chocolat et noisette avait le charme d'une bonne pâtisserie.L'Oliveto 205, rue Saint-Jean Longueuil 450 677-8743 Fumée : deux sections Feuilleté d'escargots au vin rouge Carpaccio de veau Lotte à la provençale Rôtisson de veau aux trois fromages Crème brûlée à l'érable Gâteau mousse choco-noisettes Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 53 $ (Table d'hôte : de 14,95 $ à 26,95 $) Le quotidien des uns et des autres En cuisine, pas plus qu'ailleurs, on n'est égaux les uns et les autres.Lorsqu'un cuisinier issu de grandes brigades et marqués par deux étoiles au Guide Michelin présente un livre de recettes intitulé Ma cuisine au quotidien, il faut marquer un temps d'arrêt.Du quotidien pour lui et du dimanche pour nous ! Dans le quotidien de Christian Constant, chef propriétaire du Violon d'Ingres à Paris, le foie gras de canard, la volaille de Bresse, le homard breton, les langoustines, l'agneau de Pauillac sont au menu du jour.Au fil des énoncés, on retrouve des produits de consommation courante, des recettes traditionnelles françaises (poule au pot, petit salé aux lentilles, hachis parmentier) qui, pour le quotidien de ce cuisinier, sortent du jour le jour courant.Le livre est beau.La présentation est sobre et soignée, les recettes clairement présentées.On a remplacé les photos habituelles par des illustrations qui allègent et embellissent.Le choix des caractères répond à ce souci d'illustration.MA CUISINE AU QUOTIDIEN, Christian Constant, Minerva, 143 pages LIVRES Françoise Kayler I Dîner d'affaires Bières importées I Tous les jours de 11 h à 23 h I Sam.de 16 h à 23 h I Fermé le dimanche Mme Francine Paradis de l'Île-Bizard Mme Danielle Ettebgui de Brossard Mme Monier de Montréal M.Cournoyer de Candiac Mme Louise Guerrette de Laval Mme Brossard de Greenfield Park M.Pichette de St-Gabriel-de-Brandon M.Maurice Lagrenade de Montréal M.Fortin de St-Léonard M.Robert Boileau de Pointe-Claire M.Filion de Dollard-des-Ormeaux Mme Carole Lemieux de Mont-Royal Mme Lise Boucher de St-Hilaire Mme Archambault de Montréal M.Desjardins de Ste-Thérèse Salles disponibles pour vos parties de fêtes.Réservez dès maintenant Nos chefs : Claudio Mazilu, Anthony Arnould et François Arès, lauréat des toqués du Prix Natrel cuisinent tous les jours pour vous ces menus.Pour réservation voir notre annonce dans cette section.Bienvenue sur notre site Internet : www.lefripon.com Restaurant « Nos 7 tables d'hôte » au choix AU CHOIX Flan de carottes avec son coulis à l'orange ou Velouté double aux asperges vertes AU CHOIX Paupiette de boeuf farcie à la forestière ou Filet de porc nappé de sa sauce aux myrtilles ou Rosace aux deux saumons au basilic frais ciselé ou Rognons de veau sautés avec leur sauce moutardine ou Gigot de cuisse de canard confite avec sa sauce à l'orange ou Suprême de volaille aux petits légumes et thym frais ou Crêpe fraîche farcie aux fruits de mer et gratinée Décor et garniture de légumes de saison AU CHOIX Sabayon aux fruits des champs ou Crème brûlée parfumée à la fleur d'oranger UN SEUL PRIX 17,80 $ Table d'hôte à partir de 17,95$ 6LP1901D0826 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0826 ZALLCALL 67 00:59:34 08/26/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 D 19 Autre miracle: un bordeaux à prix correct.DU VIN Jacques Benoit Parmi les multiples surprises, et de tout genre, que réserve le vin, l'une des plus fascinantes est d'en voir certains se transformer dans le verre.Ainsi, des vins rouges jeunes, opaques, concentrés et bâtis tout d'une pièce, peuvent se métamorphoser du tout au tout avec l'aération.Au premier abord dépourvus de toute espèce de nuances, au nez et en bouche, certains en arrivent à acquérir de la sorte, grâce à l'action de l'oxygène, une large palette d'arômes, faisant que le dernier verre est alors fort différent \u2014 et nettement plus complexe \u2014 que le vin dégusté tout juste après l'ouverture de la bouteille.On observe parfois le même phénomène dans des vins âgés, ou d'un certain âge.Muets, comme on dit, et semblant d'abord banals, inodorants, certains prennent ainsi, en carafe ou dans le verre, une complexité.renversante ! « C'est le dernier verre de bon bourgogne qui est toujours le meilleur », disait à ce propos un grand amateur montréalais aujourd'hui décédé, Jean-Paul Pelletier, obstétricien, et qui fut aussi agent promotionnel dans les dernières années de sa vie.(Il représentait entre autres deux célèbres domaines de Bourgogne, à savoir ceux d'Armand Rousseau, de Gevrey-Chambertin, et de Louis Michel, à Chablis.) Mon souvenir du genre le plus marquant concerne un porto millésimé, le Borges & Irmao 63, lequel, une fois décanté et en carafe \u2014 et encore d'une couleur impénétrable même s'il avait à cette époque une vingtaine d'années \u2014, n'avait absolument pas de bouquet.Déçu, je ne le goûtai même pas et l'abandonnai à son sort.Quelques heures plus tard, je remis le nez dans le verre.De vin muet, il s'était changé en un très grand vin, au bouquet explosif, profond, multidimensionnel, éclatant, et d'une incroyable jeunesse, toutes choses que l'on retrouvait au plan gustatif.Autrement dit (et comme je l'ai sans doute déjà signalé), c'est l'un des plus grands portos que j'aie bus de ma vie, alors que je croyais, au départ, avoir affaire à un vin taillé à la hache, sans nuances, sans éclat.Autre phénomène passablement fréquent : des vins rouges âgés qui semblent à l'ouverture de la bouteille trop évolués ou même en partie déclinants (ils sentent et goûtent en pareil cas les fruits cuits, notamment les pruneaux, le cuir séché, etc.).rajeunissent dans le verre, pour ainsi dire, et s'enjolivent d'arômes de fruits frais, qui s'amalgament aux notes d'évolution.Tel est le cas du Châteauneufdu- Pape 97 Domaine Duclaux, qui, sans être un grand vin, se modifie pour le mieux une fois la bouteille ouverte et va jusqu'à prendre, avec l'aération, des allures de bourgogne d'un certain âge ! D'un grenat tirant sur l'orangé, son bouquet est d'abord plutôt simple, avec des notes surtout de fruits cuits, de figues séchées, et la bouche suit, relativement corsée, souple, peu complexe, avec cette note sucrée propre au Grenache, cépage qui compte pour environ 80 % de l'appellation Châteauneufdu- Pape et qui, manifestement, domine dans ce vin.Et puis, le temps passant, il prend une toute autre allure, des notes de fruits rouges, d'épices (et même de cumin !) surgissent, au nez et en bouche, le goût se complexifie, ce n'est plus le même vin, on dirait presque du bourgogne.Savoureux ! Et on comprend alors pourquoi, autrefois, à une époque heureusement révolue, les viticulteurs bourguignons étaient les plus importants acheteurs de Châteauneuf- du-Pape vendu en vrac dont ils se servaient pour enrichir leurs propres vins.Enfin, le Domaine Duclaux 97 est un vin à boire et à ne pas garder en cave sans doute plus d'une année.871483, 29,15 $, HHH $$$($) 1 an.Un bordeaux Acheter du bordeaux est devenu, comme on sait, un exercice de haute voltige, quelque chose comme la traversée d'une rivière tumultueuse sur un fil de fer ! En raison, bien sûr, des prix désormais faramineux de nombre de ces vins, ce qui les met hors de portée de bien des bourses.Mais, prudence ! les prix ne sont pas forcément des reflets fidèles de la qualité des vins.Autrement dit, ce n'est pas parce que son prix est élevé qu'un vin du Bordelais est nécessairement meilleur qu'un autre vendu beaucoup moins cher ! Exemple éclatant, et de la même appellation : le Saint-Émilion 94 Château Laroque qui, malgré son prix nettement plus doux (32,75 $), dépasse d'une bonne tête sinon de la tête et des épaules le Saint-Émilion 96 Château Soutard, pourtant vendu à prix beaucoup plus salé (54,25 $).Quel beau vin que ce Château Laroque 94, au style si particulier et, à mon sens, très proche de certains Pomerols ! Bien coloré, et d'une teinte toujours jeune, violacée, son irrésistible bouquet de fruits noirs comporte en effet des notes délicates de violettes, de goudron et même de truffes noires, rappelant les Pomerols.Avec une bouche qui n'est pas en reste, dense, corsée, des saveurs nettes, qui ont de l'éclat et beaucoup de fraîcheur, de la chair, le tout sur des tannins de qualité, fermes et serrés.Bref, on ne s'étonne pas, à le goûter, que ce vin qui avait précédemment le rang de simple grand cru ait été promu au rang de grand cru classé lors de la plus récente revision décennale (1996) du classement des crus de Saint-Émilion.Un délice, donc, et vendu à prix correct sans que ce soit donné.875781, 32,75 $, HHH(H) $$$($) 4-5 ans.Le Saint-Émilion 96 Château Soutard n'est pas un mauvais vin, loin de là, tout en coûtant, je le répète, nettement trop cher.D'une couleur fréquente dans les Saint-Émilion (mi-pourpre mi-grenat), c'est un vin au boisé plus apparent, insistant, aux notes de sciure de bois et d'aliments fumés, passablement corsé, bien en chair, au goût de fruits rouges et aux tannins gras.Mais quel prix ! 893594, 54,25 $, HHH $$$$($) 5-6 ans.Un Cabardès Cas unique en France pour les vins d'appellations contrôlées : Cabardès, dans le Languedoc, a le droit d'utiliser à la fois les cépages du Bordelais et ceux du sud du pays, tels que la Syrah, le Grenache, etc.Nouvellement inscrit au répertoire général, le Cabardès 99 Château de Pennautier est fait ainsi de cépages du Bordelais à 60 % et de fruits de variétés du Sud pour le reste.Résultat : une belle couleur soutenue, pourpre foncé, avec un bouquet généreux, simple mais bien fruité et, m'a-t-il semblé, dominé par le Merlot.Même générosité du fruit en bouche, de la chair, du corps et un bon goût de fruit, sur des tannins assez astringents, plutôt rugueux.Rustique, donc, mais néanmoins savoureux.Et à ce prix, on n'a pas à rouspéter ! Dans les succursales ordinaires, 560755, 11,95 $, HH $ 2-3 ans. 6LP2001D0826 D-20 SAMEDI process 6LP2001D0826 ZALLCALL 67 00:59:22 08/26/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 AOÛT 2000 ARTS VISUELS Le verre dans tous ses éclats CHANTAL GUY collaboration spéciale Au coin des rues Laval et Duluth, le chien Max \u2014 la coqueluche du quartier, paraît-il \u2014 escorte sa maîtresse partout dans l'atelier Pierre de lune, où la porte est toujours ouverte aux visiteurs.À l'intérieur, le verre est travaillé sous toutes ses formes : table, lampe, fenêtre, vitrail.Chaque oeuvre attend patiemment d'être achetée et d'être enfin mise à la lumière, là où est sa vraie place.Au fond de la boutique, derrière un rideau de verre, se trouve l'atelier de Françoise Saliou, maître verrier (le féminin de ce métier n'existe pas « parce que malheureusement, dans le compagnonnage, à part la mère des compagnons qui sert à faire la cuisine et le ménage, les femmes n'avaient pas voie au chapitre », ditelle en riant).Dans des boîtes s'amoncelle du verre de toutes les textures et de toutes les couleurs.Un oeil peu exercé n'y verrait que des « vitres brisées » ou alors, beaucoup d'accidents fâcheux.Penchée sur sa table lumineuse, Mme Saliou observe à travers la lumière les deux vitraux du XVIe dont elle vient de terminer la restauration.« Un maître verrier, c'est quelqu'un qui transcende la matière avec la lumière pour aller chercher une dimension spirituelle, dit-elle dans un seul souffle.Même si on ne travaille plus dans l'art religieux forcément, c'est une dimension totalement différente de celle d'un artiste peintre.Avec la dimension de la lumière (celle du jour autant que possible), c'est un tableau qui est vivant, qui n'est absolument pas statique et qui va nous amener aussi, dépendant de l'heure de la journée, et aussi de notre propre humeur, à voir cette réflexion et cette incidence à travers la matière que nous travaillons.» Deux coups de foudre ont changé la vie de Françoise Saliou.À 15 ans, elle achète pour cinq francs aux bouquinistes de la Seine le livre Vitraux des cathédrales de France.C'est l'éblouissement.« Je me suis dit qu'un jour, j'allais en faire », raconte-t-elle en feuilletant avec la même émotion ce vieux livre responsable de tout.Puis, il y a 22 ans, elle quitte la France et sa Bretagne natale pour s'installer définitivement au Québec, dont elle s'était éprise lors d'un voyage.« Les Européens vont toujours vous dire la même chose : on manque d'espace en Europe.Nous avons un patrimoine excessivement riche qui nous permet d'acquérir une grande culture.Le Québec, c'est un pays jeune, nouveau.À la différence des verriers européens qui sont plus associés à l'art religieux, l'expression de l'art contemporain y est plus dynamique et plus forte.» Après avoir découvert les maîtres Guido Nincheri \u2014 qui a fait les vitraux, entre autres, de l'église Saint- Léon de Westmount \u2014 et Matteo Martirano au Québec, Françoise Saliou n'hésite pas à prendre sa place sur nos grands arpents de neige.En plus de son art, elle siège pendant dix ans au conseil d'administration des métiers d'arts du Québec, travaille au dossier du 1 % en architecture et à la réduction de la taxe d'affaires des artisans.Elle vient d'être élue présidente de l'Association des artistes verriers du Québec et fait partie des cinq professeurs qui sont à mettre sur pied le premier cours en restauration du patrimoine verrier au Québec, en collaboration avec l'Archevêché de Montréal et Emploi-Québec.« Le patrimoine québécois est d'une grande richesse méconnue, affirme Françoise Saliou.Culturellement, l'église a forgé la culture et l'identité québécoises.À un moment donné, il y a eu un retrait de cette \u2014 je dirais \u2014 « pression ».Maintenant, 20 ou 30 ans après, les gens font le point et se disent qu'il y a des richesses dans nos églises qu'il faut montrer.» Selon elle, il est très important de faire la promotion d'un savoirfaire québécois dans ce domaine et elle y travaille avec acharnement.Elle ne prône pas seulement la conservation des vitraux dans les églises, mais aussi la préservation de l'art civil, dont on trouve les traces un peu partout à Montréal.Françoise Saliou parle de son métier en termes presque magiques.Pour elle, c'est aussi un travail d'alchimiste où il faut connaître toutes les composantes du matériau et les techniques pour le travailler.Elle parle sans se lasser de l'utilisation de l'acide fluorhydrique, des sels d'argent et de l'essence de lavande, de la peinture sur verre, du grattage à l'aiguille, des différentes étapes de cuisson qui servent à fusionner les couleurs, les métaux et le verre.Son auditeur, presque jaloux devant cette passion solitaire, découvre avec admiration tout le savoir derrière cet art millénaire.L'ATELIER PIERRE DE LUNE de Françoise Saliou, 230 Duluth Est, 514 845-3429 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Françoise Saliou, maître verrier, et son dernier patient tout restauré: un vitrail européen du XVIe siècle d'influence Renaissance florentine.ÉCOLE Inscription d'automne Les cours débutent en septembre "]
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