La presse, 14 août 2000, Cahier A
[" 1LP0102A0814 A1 LUNDI 1LP0101A0814 ZALLCALL 67 09:31:34 08/15/00 B 1 3 4 6 R MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 P 116e ANNÉE, NO 291, 58 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ L'anglais dès le primaire Jean Charest appuie la proposition des jeunes libéraux Que les fêtes débutent! RICHARD HÉTU collaboration spéciale, MALIBU, Californie Malibu est bien le dernier endroit au monde où partir en quête d'une histoire politique.Située tout juste au nord de Los Angeles, la ville californienne est tournée entièrement vers la mer, le soleil et l'hédonisme.C'est là que se trouvait Bill Clinton, hier, à la veille de la convention démocrate, qui est censée couronner Al Gore comme candidat démocrate à la Maison-Blanche.Le voyage entre le centre-ville de Los Angeles et Malibu est une affaire typiquement californienne.Direction nord-ouest, on roule sur la Ventura Highway, une autoroute à six voies.Le trafic est lourd.En ce dimanche matin, toute la vallée de San Fernando, ou presque, s'en va à la plage.Le long de la route, sur les crêtes des collines, on voit de très grosses maisons, qui continuent à gruger chaque pouce du paysage.On pense au fric que ça coûte.On se demande pourquoi tant de gens veulent vivre tassés comme des sardines, précisément là où le risque d'un tremblement de terre est le plus élevé aux États-Unis?Voir QUE LES FÊTES en A2 MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne, LA POCATIÈRE À quelques semaines des états généraux sur la situation du français au Québec, les jeunes du Parti libéral du Québec, appuyés par leur chef, Jean Charest, proposent que l'enseignement de l'anglais commence dès la première année du primaire.Ils soutiennent que, dans un monde sans frontières, dominé par les nouvelles technologies et le multimédia, les Québécois doivent avoir une meilleure connaissance de l'anglais.« Le Québec est et restera une société francophone.Nous ne poursuivons pas un objectf de bilinguisme intégral.On ne diminuera pas la place de l'enseignement du français parce qu'on enseigne l'anglais.Pour nous, il faut encourager l'apprentissage d'une langue seconde ou d'une troisième langue », a expliqué M.Charest, hier, à La Pocatière, où il participait au congrès annuel des jeunes libéraux.Il a rappelé que le PLQ prônait cette mesure lors des élections de 1998 et qu'il fera de même lors de la prochaine campagne électorale.Actuellement, l'anglais est enseigné à compter de la quatrième année du primaire.Les jeunes libéraux jugent qu'il faut devancer l'apprentissage de la langue de Shakespeare dès l'entrée à l'école.Mais certains estimaient que les écoliers avaient déjà beaucoup à apprendre à leur arrivée au primaire \u2014 lire, écrire, assimiler les bases de la syntaxe, etc.Plusieurs trouvaient que ce serait trop demander que de leur imposer l'anglais en sus.D'autres, majoritaires, affirmaient que, sans alourdir le fardeau des écoliers, on peut leur apprendre les rudiments de l'anglais sans nuire à leur apprentissage du français ou des autres matrières.« On peut très bien améliorer une langue seconde en ne négligeant pas sa langue maternelle », a soutenu la présidente de l'aile jeunesse du PLQ, Isabelle Merrizzi.M.Charest a précisé que le PLQ ne tient pas à faire un débat partisan de cette question comme le sera, selon lui, les États généraux sur le français.C'est plutôt, a-t-il fait comprendre, un projet de société que soumet le PLQ.Voir L'ANGLAIS en A2 PHOTO REUTERS Tout est mis en oeuvre pour éviter les fausses notes lors de la convention démocrate qui s'ouvre aujourd'hui à Los Angeles.Une fanfare d'honneur composée d'élèves musiciens des collèges californiens a ainsi répété une dernière fois hier son programme dans la grande salle.Le compositeur Jean Papineau-Couture est mort MARIO GILBERT de la Presse Canadienne L'une des figures marquantes de la musique contemporaine, le compositeur et professeur Jean Papineau-Couture, est mort à l'Hôpital général juif de Montréal, vendredi, à l'âge de 83 ans, a fait savoir hier sa famille.Le musicien « souffrait depuis quelques semaines de graves problèmes pulmonaires », écrivent les Papineau-Couture dans un communiqué.Le 15 juillet dernier, il n'avait pu assister à la création de son Trio pour violon, violoncelle et piano au Centre d'arts d'Orford, dans les Cantons-del'Est.Né à Montréal le 12 novembre 1916, Jean Papineau-Couture étudie l'écriture musicale d'abord avec Gabriel Cusson, à Montréal, puis à Boston, où il approfondit le travail de Stravinsky, qui influencera toute son oeuvre.Depuis 1942, Jean Papineau- Couture a écrit 97 oeuvres, souvent pour Radio-Canada, mais aussi pour des orchestres canadiens, dont bien sûr la Société de musique contemporaine du Québec ( SMCQ ), plus rarement pour l'Orchestre symphonique de Montréal.On lui doit notamment Églogues ( 1942 ), les cinq Pièce concertante ( 1957-63 ), La Chanson de Rahit ( 1972 ), sur un texte de Han Suyin, Automne ( 1992 ), la Symphonie no 1 en do majeur ( 1949 ), la suite pour orchestre Lapitsky ( 1966 ), un concerto grosso pour orchestre de chambre ( 1957 ) et Obsession ( 1973 ).Il fut aussi professeur pendant plus de 50 ans, d'abord au Conservatoire de Musique de Montréal puis, dès 1951, à la faculté de Musique de l'Université de Montréal, dont il a maintes fois défendu la survie et où il met au point le premier cours sur l'acoustique musicale.Voir LE COMPOSITEUR en A2 Rubriques Arts et spectacles A11 à A14 - télévision A12 Auto cahier C Bandes dessinées A15 Bridge C11 Décès C13 Feuilleton A15 Économie B1, B4 à B8 Êtes-vous observateur?.C10 Horoscope C12 Loteries A2 et A8 Monde B3 Mots croisés A15 et S14 Mot mystère A15 Petites annonces C10 - immobilier C10 et C11 - marchandises C11 - emplois C11 - automobile C11 à C14 - affaires B4 Politique A7 et A9 MÉTÉO ciel variable Max.27, min.17 cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net La fiesta du tennis féminin RIMA ELKOURI «Une année record », clamait-on avant même que les Internationaux du Canada n'aient commencé.Nul doute que le tennis féminin a la cote.Et pas juste auprès des amateurs de tennis.Ou de ceux qui apprécient le côté « féminin » de la chose.L'Omnium du Maurier, auquel on a donné le coup d'envoi ce week-end, n'est plus seulement un événement sportif.Il flirte de plus en plus avec l'esprit festivalier de l'été.Démythifier l'image du tennis pincé, démocratiser ce sport d'aristocrate, faire de l'Omnium un festival qui ne s'adresse pas uniquement aux férus de tennis ou aux plus fortunés: voilà les objectifs de Richard Legendre, président du tournoi.« On a l'habitude de croire que notre clientèle, ce sont les gens riches et célèbres.Mais elle est très diversifiée.Oui, on a des gens qui ont des sous.Mais aussi de la classe moyenne.Des jeunes, des moins jeunes, des professionnels, des étudiants.» Le clou du spectacle, c'est évidemment le tennis.Jusqu'à dimanche, l'Omnium accueille, au parc Jarry, 16 des 20 meilleures joueuses du monde.Lindsay Davenport, Martina Hingis, Serena Williams, Conchita Martinez, Anke Huber, Anna Kournikova.« Sur le terrain, on a un produit dont on est certain de la valeur », dit Eugène Lapierre, directeur adjoint à l'organisation des Internationaux féminins.Voir LA FIESTA en A2 Les ruelles: témoins privilégiés du passé page A6 Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.Grande liquidation GM de financement à l'achat 1LP0201A0814 A2 LUNDI 1LP0201A0814 ZALLCALL 67 00:36:17 08/14/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Suite de la une Les Firestone défectueux fabriqués pendant une grève L'anglais dès le primaire L'ANGLAIS / Suite de la page A1 La députée de La Pinière, Fatima Houda-Pepin, a expliqué hier que nombreux sont les jeunes de cette circonscription de la rive sud de Montréal à parler couramment trois langues.Ils trouvent facilement du travail dans le multimédia.« Parler plus d'une langue, c'est une valeur ajoutée pour un individu », a-t-elle observé.Les jeunes libéraux constituent le tiers des délégués du Parti libéral du Québec, qui soumettra son chef au vote de confiance des membres, un événement que le principal intéressé ne prend pas à la légère.Dans un discours senti, dont certains passages n'étaient pas sans rappeler les meilleurs moments de la campagne électorale de 1998, Jean Charest a rappelé l'importance des jeunes dans le processus décisionnel du parti.« Au PLQ, vous avez 33 % des voix, c'est vous qui aller mener l'avenir du Parti libéral du Québec.Votre place est faite, et vous avez la responsabilité de l'occuper, et vous le faites très bien », a-t-il lancé.Chaudement applaudi à plusieurs reprises, Jean Charest a rendu hommage au courage politique des jeunes libéraux en rappelant qu'ils furent les premiers à lancer ouvertement, l'an dernier, le débat sur la présence du secteur privé dans la santé.Il a soutenu que les jeunes du PLQ avaient ainsi devancé tout le monde \u2014 les jeunes péquistes, d'abord, mais surtout le gouvernement qui, en désespoir de cause, a décidé d'aborder la question en donnant, en juin dernier, le mandat à la commission Clair de faire le point sur la question.Tout en faisant passer un mauvais quart d'heure au gouvernement de Lucien Bouchard dans les domaines de la santé et de l'éducation, Jean Charest a salué le travail des jeunes libéraux en matière d'environnement, même si, sur certains points, il peut être politiquement risqué pour le PLQ.Samedi, les jeunes libéraux ont ouvert la porte à l'obligation d'installer des compteurs d'eau résidentiels.La présidente de la commission jeunesse, Isabelle Merrizzi, a précisé que cette mesure visait à réduire le gaspillage.Cela a donné des résultats probants en Ontario, a-t-elle noté.Ancien ministre fédéral de l'Environnement chez les conservateurs, Jean Charest s'est dit d'accord avec les jeunes, mais en appuyant prudemment les principes généraux qu'ils défendaient.Associated Press NASHVILLE Une grande partie des 6,5 millions de pneus de véhicules utilitaires et de tourisme en passe d'être retirés du marché par Bridgestone/Firestone ont été fabriqués pendant une grève dans l'usine de Decatur, dans l'Illinois, a annoncé hier l'entreprise Ford.Ford a mené une étude sur ses pneus Firestone et a examiné les plaintes reçues, afin de déterminer le lieu de fabrication des pneus, qui sont impliqués dans des accidents de la route qui ont fait au moins 46 morts aux États-Unis.La plupart des pneus retirés du marché équipent les véhicules utilitaires et certains camions Ford.L'étude menée par le constructeur révèle que les plaintes qu'il a reçues concernent la plupart du temps un modèle de pneus fabriqué à Décatur, en 1994, a indiqué un responsable des communications de Ford, Jason Vines.À cette époque, de nombreux ouvriers de l'usine de Décatour avaient fait grève pendant 10 mois, ce qui avait conduit la direction à faire appel à des intérimaires.Bridgestone/Firestone a tout de suite réagi aux résultats de l'étude menée par Ford, affirmant que la grève n'avait absolument rien à voir avec les pneus défectueux.Le rappel des 6.5 millions de pneus avait constitué un des plus importants rappels de produits dans l'industrie automobile de l'histoire des États-Unis.Dans un communiqué publié mercredi, la société avait estimé que « le nombre de pneus encore en circulation et concernés par ce rappel s'élevait à 6,5 millions ».L'agence nationale des autoroutes avait reçu pas moins de 270 plaintes après des accidents de la route provoqués par des pneus défectueux qui avaient fait 46 morts et 80 blessés au total.Selon les plaignants, les pneus s'étaient détachés de leur chape, alors que les véhicules roulaient parfois à vive allure.Face à la montée des inquiétudes sur la sécurité de ces produits, plusieurs distributeurs avaient déjà cessé de les vendre.La fiesta du tennis féminin LA FIESTA / Suite de la page A1 À l'extérieur du terrain, on peaufine, raffine et diversifie les activités pour attirer un plus large public, pas nécessairement fou de tennis.Car, fait à préciser, la moitié des spectateurs n'ont jamais, ou presque, touché à une raquette.Déjà battait son plein, hier, une journée familiale, avec chasse au trésor, maquillage de fête, jeux, concours, rencontres avec les joueuses.Et s'enfileront, toute la semaine, spectacles, cours de tennis gratuits, matchs de célébrités et d'improvisation, vente aux enchères.« De plus en plus, des gens viennent nous voir et disent: Je ne joue pas au tennis, je ne connais pas ça, mais j'ai bien aimé ma soirée! » dit Richard Legendre, rencontré la semaine dernière dans le tourbillon des préparatifs de dernière minute.Le virage festivalier pris par l'Omnium du Maurier reflète une tendance qu'on observe dans toute l'industrie touristique, note Pierre Bellerose, vice-président marketing à Tourisme Montréal.« Les gens ne viennent pas seulement pour voir deux joueuses frapper la balle.Ils viennent vivre une expérience.» À Tourisme Montréal, on se réjouit de la vitrine exceptionnelle qu'offre cet événement à la métropole.« Pour nous, l'impact le plus important, c'est la médiatisation à l'étranger », dit Pierre Bellerose.Avec leurs 400 millions de téléspectateurs, les Internationaux figurent parmi les quatre événements montréalais les plus médiatisés, aux côtés du jazz, de Juste pour rire et du Grand Prix de Formule 1.D'année en année, le tournoi international, dont les retombées sont évaluées à 15 millions, attire davantage d'adeptes.Dès vendredi, le record de 144 062 billets vendus pour le tournoi féminin de 1998 a été battu.« Notre événement est de plus en plus glamour, note Richard Legendre.Ce qui fait que le tournoi des femmes attire aujourd'hui 150 000 personnes au lieu des 80 000 d'il y a six ans.» Même si le tennis se démocratise, l'événement garde un côté « jet-setteur » qui plaît bien, souligne Pierre Bellerose.« Le Tout- Montréal, un peu comme au Grand Prix, veut être là.» Que les fêtes débutent! QUE LES FÊTES / Suite de la page A1 Heureusement, le spectaculaire canyon de Malibu, qui débouche sur la mer, a été protégé.Mais sur quelle rue se trouve la maison de Barbra Streisand à Malibu?Hier midi, Clinton y avait rendez-vous pour participer à une collecte de fonds déguisée en brunch fastueux.Selon le New York Times, 50 couples de Hollywood ont payé un total de 10 millions pour bruncher avec les Clinton et la Streisand, passionara du Parti démocrate.Certaines huiles ont versé plus d'un million à la collecte, qui doit contribuer au financement de la bibliothèque présidentielle de Clinton, à Little Rock, en Arkansas.Qui dit bibliothèque présidentielle, dit retraite.À Los Angeles, Clinton en est à son dernier tour de piste.Au cours du week-end, il a été fêté par ses plus grands fans aux États-Unis, les gens de l'industrie du spectacle.La relation d'amour entre Hollywood et le président n'est pas aussi évidente que ça.La majorité des artistes défendent des causes de gauche.Clinton, lui, est en faveur de la peine de mort, de la réforme de l'aide sociale, du libreéchange, etc.Mais les gens du showbiz le voient comme un frère, un «performer» hors pair doté d'une très forte libido.La convention démocrate de Los Angeles est supposée permettre à Gore de se présenter enfin comme un seul homme aux Américains, de quitter l'ombre du président.Mais Clinton prend beaucoup de place sous le soleil de la Californie.Dans les médias, sous le couvert de l'anonymat, les conseillers de Gore s'en sont même plaints.Hier, comme par hasard, Clinton a annulé toutes ses entrevues à la télévision.Sa femme Hillary s'est pour sa part fait rassurante dans une entrevue au New York Times: « Nous allons rester dans l'ombre.Vraiment.Nous voulons que l'on se concentre uniquement sur la convention.» Mais les Clinton ne peuvent rester dans l'ombre.La preuve, c'est qu'Hillary fait campagne pour devenir sénatrice de l'État de New York.Ce soir, elle prononcera un discours à heure de grande écoute au Staples Center, la nouvelle maison des Lakers, où se dérouleront les quatre journées de la convention démocrate.Elle sera suivie au podium par son mari, qui prononcera sans doute son dernier discours politique d'importance.Il paraît qu'il veut imiter Babe Ruth, le légendaire baseballeur, qui a cogné trois circuits lors de son tout dernier match en carrière.Clinton est le politicien le plus talentueux de sa génération.Il aura la chance de le prouver dans son discours d'adieux.Il doit aider Gore dans son combat contre George W.Bush tout en défendant sa présidence, marquée par la croissance économique et une défaillance morale.Il sait que l'affaire Lewinsky cause des ennuis à Gore.Y fera-t-il allusion?La convention démocrate risque d'être plus colorée que celle des républicains.Le parti de l'âne a toujours été plus divertissant que celui de l'éléphant.Loretta Sanchez, élue de la Californie, l'a prouvé en organisant une collecte de sang dans la maison de Hugh Hefner, fondateur de l'empire Playboy.Menacée de sanctions par les bonzes du Parti démocrate, elle a dû trouver un nouveau site pour son activité.Sous Gore et son colistier, Joe Lieberman, le moralisme primera, comme chez les républicains.Ça, c'est moins drôle.Les manifestations dans les rues de Los Angeles risquent aussi d'être plus grosses que celles de Philadelphie.La plupart des contestataires qui ont livré la « bataille de Seattle » l'an dernier viennent de la côte Ouest.Hantés par le souvenir des émeutes de 1992, les citoyens de Los Angeles sont inquiets.Hier, le Los Angeles Times a coiffé sa tribune des lecteurs du titre suivant: « Seront-ils protestataires ou émeutiers?» Hier, ils ont protesté dans le calme contre la peine de mort et réclamé la remise en liberté de Mumia Abu-Jamal.Partout dans le centre-ville, les policiers étaient sur un pied d'alerte, bâton à la main, casque sur la tête, visière relevée.Ils le resteront jusqu'à jeudi.Les pieds dans le sable de la plage publique de Malibu, tout ça semblait loin, hier aprèsmidi.La maison de Barbra Streisand était toute proche, mais inaccessible.Heureusement, il y avait la mer.Le compositeur Jean Papineau-Couture est mort LE COMPOSITEUR / Suite de la page A1 Il a eu pour élèves, notamment, Jacques Hétu, Gilles Tremblay, Richard Grégoire et André Prévost.Jean Papineau-Couture a été vice- doyen puis doyen de la faculté de Musique de l'Université de Montréal de 1967 à 1973.Il s'est aussi impliqué activement dans diverses organisations de musiciens et de professeurs, notamment à la Ligue canadienne des compositeurs.Il a été un membre fondateur de la SMCQ et du Centre de musique canadienne.En 1973, il recevait la médaille du Conseil canadien de la musique puis, du gouvernement du Québec, le prix Denise-Pelletier des arts de la scène pour l'ensemble de son oeuvre, en 1981, et le titre de Grand Officier de l'Ordre national du Québec, en 1989.Il a aussi reçu le Prix du gouverneur général du Canada en 1994.Il était le petit-fils du compositeur et maître de chapelle Guillaume Couture et de Mercédès Papineau, petite nièce du député Louis-Joseph Papineau.Guillaume Couture, maître de chapelle à Montréal et à Paris, a fondé le premier orchestre symphonique de Montréal, la Société des symphonistes.Les funérailles de Jean Papineau- Couture auront lieu demain à 11 h à l'église Saint-Viateur d'Outremont.Il laisse dans le deuil ses trois enfants: Nadia, Ghilaine et Jean Papineau-Couture François.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 758 à quatre chiffres : 2833 DEMAIN DANS LA PRESSE Encore les pourboires! La saga des pourboires connaît un nouvel épisode.Après l'adoption, en 1998, dans un climat houleux, de la loi sur la perception des pourboires, voilà que l'on apprend que des propriétaires de restaurants prélèveraient illégalement un pourcentage des pourboires de leurs employés.Rappel d'un dossier à suivre, demain dans la section Économie de La Presse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Les jeunes libéraux du Québec proposent que l'enseignement de l'anglais commence dès la première année du primaire.Êtes-vous d'accord?Croyez-vous que le front commun des provinces en matière de santé va tenir bon jusqu'à la rencontre avec le premier ministre Chrétien?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 30 % Non: 70 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Montréal: hôpital Notre-Dame, pavillon Mailloux, salon Lacoste, 1560, rue Sherbrooke Est, de 9 h à 16 h.Objectif: 90 donneurs; à Bromont: centre sportif et culturel, 20, rue John-Savage, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs; à Rougemont: pavillon de l'Agriculture, 735, rue Principale, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Sorel: salle Martin-Guy, 222, boul.Poliquin, de 14 h à 20 h.Objectif: 325 donneurs. 1LP0301A0814 A3 LUNDI 1LP0301A0814 ZALLCALL 67 00:36:40 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Un homme se rend n Un individu de 42 ans de Beauceville s'est rendu aux policiers de la Sûreté du Québec relativement au meurtre de France Roy dont le corps a été découvert dans une résidence de Saint-Georges de Beauce samedi, en fin d'après-midi.« Après avoir consulté son avocat, l'homme a appelé les policiers qui sont allés le cueillir à sa maison de la 9e Avenue.Il a été amené au quartier général de Québec pour interrogatoire et comparaîtra ce matin au palais de justice de Saint-Joseph de Beauce », a relaté l'agent Pierre Robichaud de la SQ.Rappelons que le cadavre de Mme Roy a été découvert à la suite d'un appel anonyme logé au poste de la SQ de Saint-Joseph samedi à 17h30.Ce sont toutefois les policiers municipaux qui ont constaté que ce coup de téléphone s'avérait fondé.Sur place, au 740 de la 94e Rue, ils ont trouvé le corps ligoté de Mme Roy.Des marques de violence étaient apparentes ; les coups auraient été portés avec un objet contondant trouvé dans la chambre.La victime était connue des policiers et, selon les premiers éléments de l'enquête, les deux personnes se connaissaient.Une querelle pourrait être à l'origine de cet homicide.Réouverture à Métabetchouan n Le rang 3 reliant Métabetchouan et Lac-à-la-Croix dans la région du Lac-Saint-Jean devrait être rouvert à la circulation demain, a indiqué hier le maire de l'endroit, Lawrence Potvin.Toutefois, ce n'est pas avant un bon bout de temps que le rang Saint-André, gravement endommagé par les inondations de la semaine dernière, sera rouvert à la circulation automobile.Une évaluation plus poussée des dommages causés par la crue des eaux devrait d'ailleurs être réalisée aujourd'hui.« Nous avons une séance spéciale ce soir afin d'adopter un règlement d'emprunt pour amorcer les travaux », a indiqué M.Potvin.Ce dernier a eu des conversations avec deux ministres du gouvernement québécois au cours des derniers jours et a très bon espoir de voir Québec apporter une aide financière à sa municipalité.Rappelons que mercredi et jeudi, la région a reçu environ 70 millimètres de pluie en 24 heures.Au moins sept morts n Pour un deuxième week-end consécutif, la route a fait plusieurs victimes au Québec.Au moins sept personnes ont perdu la vie et six autres ont été blessées, certaines grièvement, dans des tragédies routières, au cours du week-end.En Montérégie, durant la nuit de samedi à dimanche, deux hommes dans la trentaine ont péri à Saint- Athanase, dans une collision entre une camionnette et une voiture, sur la route 133.L'accident a aussi fait un blessé.Un accident de la route a fait un mort à Laval, hier aprèsmidi, peu après 13 h, alors qu'un motocycliste aurait perdu le contrôle de son engin.Des témoins ont raconté aux policiers de Laval que l'homme, qui ne portait pas de casque, était à réaliser des acrobaties sur sa moto au moment de l'accident.Tôt samedi matin, un jeune homme de 19 ans d'Acton Vale a péri lorsque le véhicule à bord duquel il se trouvait a percuté l'arrière d'une camionnette sur l'autoroute 20 près de Sainte-Eulalie.Légèrement blessé, le conducteur de 17 ans, qui circulait à grande vitesse, sera accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort.Vendredi soir, une collision entre deux véhicules a fait un mort à Noyan, en Montérégie.La victime, un jeune homme, a péri dans l'incendie de sa voiture après l'impact.Femmes secourues n Trois femmes ont été secourues hier après-midi dans le fleuve Saint-Laurent, près de Québec.Les trois femmes prenaient place en compagnie de trois hommes à bord d'un bateau à moteur de 31 pieds.Les trois femmes ont été éjectées de l'embarcation après que celle-ci ait rencontré une grosse vague à grande vitesse.Elles ont été sorties de l'eau par les hommes à bord.« Nous ne savons pas à quelle vitesse allait le bateau, mais il allait vite et a pris le virage trop serré », a expliqué le responsable des communications à la Garde Côtière, Michel Plamondon.Les six passagers ne portaient pas les vestes de sauvetage.PHOTOS ROBERT SKINNER, La Presse © Un membre de la Marine canadienne, John Robins, examine une partie des véhicules militaires entassés dans la cale du GTS Katie.Dans les entrailles du GTS Katie ANDRÉ DUCHESNE Sur un des ponts inférieurs du cargo GTS Katie, amarré au port de Montréal, la scène laisse pantois : des dizaines de véhicules de l'armée canadienne, tassés les uns contre les autres, attendent d'être ramenés sur terre.Les mastodontes sont encore recouverts de la poussière du Kosovo d'où ils reviennent d'un long périple.Peintes sur chacun d'eux, les lettres blanches KFOR désignent leur appartenance à la force internationale de paix.« Vous en trouverez autant sur deux autres ponts, sous vos pieds, indique Peter Margan, un des propriétaires du fameux navire arraisonné le 3 août par la Marine canadienne à la suite d'un différend commercial.Il y en a exactement 582, de toutes sortes : des tanks, des camions de transport, des lance- missiles, des bulldozers, etc.» Ce sont ces véhicules, ainsi que les 353 conteneurs se trouvant encore sur le pont, que l'armée souhaite récupérer le plus rapidement possible.Ce matériel de 223 millions représente le dixième de l'équipement lourd des Forces.Une première fournée de 48 conteneurs, bourrés de munitions et d'explosifs, a déjà été déchargée à Bécancour jeudi dernier, où le Katie a été toué par deux remorqueurs affrétés par l'armée.Des membres de la marine assurent la protection de l'équipement jusqu'à ce que le navire soit entièrement déchargé, ce qui devrait être fait aujourd'hui.À bord, l'ambiance est bonne.Mais pour embarquer, il faut montrer patte blanche.Ainsi, hier soir, les représentants de La Presse ont dû exhiber leurs cartes à des militaires armés jusqu'aux dents, signer un registre et attendre que le proprio viennent les chercher avant de faire un pas de plus.Ensuite ?Ensuite, rien.On visite les lieux comme un musée.Ici, sur le pont, vous avez des dizaines de conteneurs de toutes les couleurs remplis de pièces de rechange pour les véhicules, d'appareils de communication, d'armes et autres bricoles essentielles à une armée.Là, vous avez la chambre de contrôle, impressionnante avec sa panoplie de boutons, de cadrans, de manettes au-dessus desquels sont inscrits des indications en cyrillique.« À l'origine, ce cargo était un bateau de guerre soviétique, patrouillant dans le détroit du Bosphore », explique M.Margan.Et puis enfin, sur les ponts inférieurs, les véhicules à côté desquels on se sent très, mais très petit.Une vieille tradition L'appel de l'armée canadienne à des navires civils pour le transport de matériel ne date pas d'hier.Ce type d'entente remonte au moins à la Deuxième Guerre mondiale, alors que les navires de la marine marchande devaient traverser les eaux infestées de sous-marins allemands dans l'Atlantique Nord, pour ravitailler les Îles britanniques.« On était alors en temps de guerre et ces embarcations étaient protégées par des navires de guerre comme des frégates ou des corvettes », rappelle le commandant Jean Marcotte, de la base de Longue Pointe.En février dernier, le gouvernement du Canada a d'ailleurs reconnu la participation des marins civils durant ce conflit en leur versant une compensation de 50 millions.C'était là une grande victoire pour les anciens marins qui se sont longuement battus pour être reconnus à titre de vétérans.Autocars passés au peigne fin MARTINE ROUX Bon nombre de transporteurs dont les autocars circulent sur les routes du Québec mettent la pédale douce sur l'inspection mécanique.Une opération surprise menée hier par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a permis de le constater : sur 40 véhicules interceptés, quatre accumulaient les défectuosités mineures et quatre autres n'ont pu reprendre la route.à cause de freins mal ajustés ! Hier, aux abords du Stade olympique et du Jardin botanique, ses contrôleurs routiers ont inspecté tous les autocars, autobus scolaires ou fourgonnettes transportant plus de 15 passagers.Dix autobus jugés suspects ont été conduits dans un point de contrôle rue Sherbrooke, où des mécaniciens les ont scruté à la loupe.Bilan : 18 infractions, une vingtaine d'autres à venir à la suite d'enquêtes, 50 défectuosités mineures différentes décelées sur quatre autobus et une dizaine de défectuosités majeures sur quatre autres ! « Si nous avons contribué à retirer de la route quatre véhicules présentant un risque potentiel d'accident, c'est déjà un pas dans la bonne direction, se réjouissait le sergent contrôleur routier Guy Lalumière.Notre but, c'est la sécurité.» En 1998, les travaux de la commission Malouin sur l'accident des Éboulements révélaient l'existence d'une politique de laisser-faire à la SAAQ quant aux autocars, alors peu importunés par les contrôleurs routiers.Aujourd'hui, l'organisme entend « serrer la vis » aux transporteurs nolisés imprudents, précise M.Lalumière.Les navettes illégales comme celle qu'opérait Essor Travel pour le transport de passagers entre Montréal et Toronto sont également dans le collimateur de la SAAQ.Hier, deux fourgonnettes semblables à celle qui a fait une embardée sur la route 401 ont été interceptées parce qu'elles n'avaient pas de permis en règle.« Il y a beaucoup d'improvisation dans ce type de transport, poursuit M.Lalumière.On ne sait plus qui transporte qui.» Selon le contrôleur, l'accident des Éboulements a contribué à freiner la négligence des entreprises ou des chauffeurs.« Mais il reste encore beaucoup de sensibilisation à faire », dit-il.« Nous voulons envoyer un message clair à l'industrie : il faut que leurs véhicules soient impeccables lorsqu'ils prennent la route.Nous intensifierons nos vérifications au cours de l'automne, particulièrement dans les zones touristiques.» 1LP0401A0814 A04 ACTUS lun 14 ao t 1LP0401A0814 ZALLCALL 67 00:37:10 08/14/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Pierre Bourque, superstar Rapprocher cultures et MARTINE ROUX générations Pierre Bourque a poursuivi sa « campagne électorale » hier, au parc de la promenade Bellerive, où l'attendait un imposant fan club à l'occasion de son dernier pique- nique de la saison.Le populaire maire était tellement sollicité qu'il avait à peine le temps de s'éponger le front entre deux séances photo.Car tout l'après-midi, les citoyens se sont succédé devant l'appareil pour poser pour la postérité en compagnie d'un Pierre Bourque tout sourire.Satisfaits, les fans ?Pensezvous ! Après avoir attendu cinq, dix ou quinze minutes sous le soleil, voici qu'on faisait à nouveau la queue pour avoir le bonheur de faire autographier la photo au Polaroid par le maire en personne ! La séance photo du maire est une véritable attraction.Lors du précédent pique-nique dominical, son équipe a manqué de pellicules.Cette fois, on avait prévu le coup : 65 films de 10 poses chacun n'attendaient que les sourires des Montréalais.Total du budget photo pour les trois pique-nique : 900 $.Un prix dérisoire si l'on en juge par l'air béat et ravi des Montréalais qui repartent avec la photo serrée sur leur coeur.Force est d'admettre que la recette des pique-nique réussit inévitablement à Pierre Bourque.De poignée de main en mot affable, la magie opère : ses admirateurs repartent si conquis que le plus sombre scandale éclaboussant l'objet de leur adoration les laisserait de glace.\u2014 Pourquoi assistez-vous au pique-nique du maire ?\u2014 Il est tellement sympathique ! clament en choeur Huguette Gauthier, Armande Durocher et Rachel Desmeules en secouant leur photo fraîchement dédicacée.Nous aimons beaucoup ce qu'il fait avec les fleurs, la photo, la propreté de la ville, son approche avec les citoyens.\u2014 Profitez-vous de l'occasion pour lui parler de problèmes qui touchent votre quartier ?\u2014 Ben voyons ! C'est pas le moment, c'est la fête.Il n'y a pas que les véritables Montréalais qui aient le béguin pour Pierre Bourque.Monique, une citoyenne d'Anjou qui ne tient pas à révéler son patronyme, assistait pour la seconde fois à l'un de ses pique-nique ! « J'aime son comportement avec les gens.J'aimerais que mon maire (Luis Miranda) agisse de la même façon.Mais il est plus orienté sur le monde des affaires que sur les résidants.Entre deux poignées de mains, un quidam glisse parfois une lettre dans la poche de Pierre Bourque.« Ils me demandent parfois de remédier à certains problèmes comme un bout de gazon à tondre ou un égout bloqué, explique le principal intéressé.Ce ne sont jamais des problèmes bien graves.La plupart des gens m'encouragent à continuer, à ne pas lâcher.» Pierre Bourque ne se fatigue-t-il donc jamais de ces épuisants bains de foule ?Son attachée Cécile Gladel éclate de rire.« Lui ?Fatigué ?Il aime tellement ça.» SYLVAIN LAROCQUE Hier après-midi, c'était la fête dans les quartiers Côte-des-Neiges et Maisonneuve-Rosemont.Deux événements, le « Festival jeunesse » et la « Fête du millénaire », un seul but : rapprocher les cultures et les générations.Sous le kiosque récemment rénové du parc Morgan, dans le quartier Hochelaga Maisonneuve, les animateurs DJ Minirodz, DJ Stres et Kaos faisaient sauter et danser des dizaines d'enfants, venus seuls ou avec leurs parents à la 1ère.« C'est intéressant de les voir bouger, explique DJ Stres, 22 ans.Les enfants qui sont venus ici sont pas mal tous défavorisés, ils sont dans la misère.Mais ce qui compte, c'est qu'ils s'amusent pendant la journée et qu'ils oublient leur pauvreté.Notre but, c'est qu'ils ne pensent plus à ça, ne serait-ce que pour un moment.» Hier après-midi, c'étaient les plus jeunes qui étaient les meilleurs à un petit concours dont le but était d'arrêter de danser en même temps que la musique (une variante de la chaise musicale).Tommy, qui n'a pas plus que six ans, a gagné au moins deux fois.« Sont vraiment bons ! », n'arrêtait pas de s'exclamer Kaos, le sourire admirateur.« Il y a des petits jeunes de dix ans qui connaissent des groupes de rap que je ne connais même pas », renchérit DJ Stres, en soulignant que les enfants s'intéressent de plus en plus jeune à la culture hip hop.Plus en retrait, des intervenants en toxicomanie s'étaient installés près de la fontaine et des jeux pour enfants.« Notre présence ici nous permet de rejoindre les gens qui ne viendraient pas naturellement vers nos organismes autrement, explique Diane Beauregard, directrice de l'organisme Dopamine.Les parents sont libres de venir nous voir quand leurs enfants sont occupés à jouer.» À l'autre extrémité de l'avenue Morgan, devant le marché Maisonneuve, la foule était plus âgée, même si les spectacles au programme, des démonstrations de yoyo, de karaté et de karaoké, étaient destinés aux plus jeunes.Finalement, les spectateurs présents ont fini par avoir ce qu'ils voulaient : le chanteur Ronald Carter, qui y est allé de quelques airs country et le chansonnier Jacques Brunet, qui a interprété quelques-unes de ses chansons sur le quartier.Lucie Fortin, 75 ans, trouvait que la foule était « bien trop tranquille ».« Regardez, ils sont tous assis », a-t-elle déploré.La grand-mère, qui ne fait vraiment pas son âge, avait bien aimé la prestation de M.Carter et réclamait à mots couverts qu'il revienne sur scène.« Avec lui, au moins, ça swingue », a-t-elle expliqué.Son voeu fut exaucé : un technicien l'a entendue et le chanteur country est aussitôt réapparu sur scène, comme un cadeau du ciel.« Ici, j'oublie mon âge, a-t-elle confié.C'est platte de tout le temps penser qu'on est vieux.» Rapprocher les jeunes et les vieux, c'était justement là un objectif que s'était donné Raymond Viger, maître d'oeuvre de cette première édition du « Festival des jeunes ».« Le slogan de l'événement, c'est pour les jeunes et les anciens jeunes, a-t-il lancé.Il faut briser l'isolement, non seulement entre les cultures, mais aussi entre les générations.Une personne âgée peut avoir besoin de voir un enfant de quatre ans, et c'est dans un événement comme celui-ci que ça peut se produire.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © La séance photo auprès du maire Pierre Bourque est une véritable attraction : hier, les citoyens faisaient la queue pour poser en sa compagnie.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com 1LP0501A0814 1LP0501A0814 ZALLCALL 67 00:34:43 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 A 5 Avez-vous fait vos exercices?Catherine Ryan a 44 ans et elle vit normalement au Yukon avec son mari et ses deux enfants.Elle n'aurait donc rien à faire dans cette chronique si elle n'avait pas travaillé, jusqu'en 1996, au service de garde d'une école primaire de Saint-Jérôme.Un jour de novembre en 1996, elle s'est assise sur une chaise qui n'était pas là.Ça a fait boum quand elle a touché le sol et il a fallu qu'on l'aide à se relever.Accident « stupide », mais qui lui occasionne des maux de dos chroniques.Incurables.Elle marche avec une canne.On estime qu'elle ne peut plus travailler, au mieux, qu'à temps partiel et ne peut soulever aucun poids de plus de 5 kilos.La garderie, c'est terminé.Elle a suivi son mari à Whitehorse, où il travaille à l'entretien d'une école et a une petite entreprise d'entretien ménager.Elle touche toujours les prestations de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (environ 800 $ par mois).Mais la CSST a demandé une évaluation périodique et une série de traitements au Centre Lucie-Bruneau de Montréal.Jusqu'ici, rien de plus régulier.La CSST a même accepté de payer le billet d'avion de sa fille Jacqueline, 14 ans (1675 $), qu'elle ne pouvait laisser à la maison.Elles sont arrivées le 2 juillet, pour deux mois.Comme pour tous les prestataires des régions convoqués en ville, la CSST paye son logement.Voilà où commence et se termine le problème.Le logement en question est une chambre de trois mètres sur trois, sur la rue Ontario, à l'angle de la rue Saint-André.Deux matelas simples et mous (merci pour le lombago).Pas de cuisinière (mais deux petits ronds) et une casserole si minuscule qu'on se demande si elle peut contenir une tranche de pain.Toilettes à l'étage.Pas de téléphone.Pas de télé.Bienvenue à Montréal.La porte se cogne sur la chaise de l'adolescente quand nous entrons dans la chambre.\u2014 Le quartier vous change de la forêt de Whitehorse, non ?Mme Ryan a suggéré aux gens de la CSST que, vu son dos, vu sa fille et vu le bon sens, peut-être pourrait-on la loger ailleurs La dame de la CSST a dit : bien sûr ! Trouvez- vous quelque chose au même prix (575 $ par mois, ce qui en soi est absurde pour une chambrette).Autrement dit : arrangez-vous et laissez-nous tranquilles.Jean-Pierre Parent, de la Fondation d'aide aux travailleurs accidentés (FATA), n'en revient pas.« Normalement, les gens qui viennent des régions sont bien logés.Les règlements de la CSST prévoient un budget d'hébergement de 105 $ par jour.» L'autre jour, les gens de Lucie-Bruneau (« Des gens formidables », dit-elle) ont demandé à Mme Ryan si elle faisait ses exercices le soir, à la maison : c'est important.« Je voudrais bien les faire, mais il n'y a même pas la place pour s'étendre et faire les exercices.Il faut que je remonte le matelas.» Sans compter qu'elle risque de rouler, vu la pente assez prononcée du plancher.Elle n'a rien non plus contre les prostituées, mais disons qu'avec sa fille, elle préférerait rester dans un endroit où elles ne font pas le trottoir en face de la maison à 7h45.Scandale ?Non.Tout simplement la bêtise bureaucratique ordinaire.n n n SOMMETS \u2014 Parlant de grands espaces, le magazine Entreprendre a choisi « 101 Québécois au sommet de l'action » dans tous les domaines.Sous la rubrique « Défis socioculturels », on nous présente l'explorateur montréalais Bernard Voyer, qui, ce n'est pas rien, s'est rendu au pôle Nord, au pôle Sud, au sommet de l'Everest et même au Sommet de la jeunesse pour haranguer les jeunes.Il est devenu une sorte de motivateur professionnel.« Les plus grandes entreprises se l'arrachent », peut-on lire.Aux côtés d'experts en marketing, il s'adresse à l'« intelligence du coeur » des gestionnaires.La gestion, ça le connaît : « L'Everest, dit-il, se gère un pas à la fois et c'est pareil pour n'importe quelle entreprise ».Vous n'y aviez pas pensé, je parie ! Ses citations préférées (de lui ?) : « À chacun son Everest » et, plus concrètement : « Rêver, se lever et agir ».Remarquez bien la progression dans la verticalité : d'abord rêver, ensuite se lever et, seulement après, agir.Ne jamais agir avant de se lever, ça pourrait complètement bousiller votre gestion.La journaliste conclut que M.Voyer a su « parcourir autant de kilomètres à l'intérieur de lui-même que sur la croûte terrestre ».Si vous voulez voir les photos : Bernard- Voyer.com.Il faut s'inscrire.Question de gestion.n n n MARIAGE \u2014 Parlant d'aller un peu plus haut, un peu plus loin, Mme Ginette Reno a dit aux journalistes qui lui demandaient ce que diable elle allait faire dans un mariage de Hells Angels (puisque, nous dit-elle, ce n'était pas pour l'argent) que personne n'est criminel 24 heures sur 24.Et puis, ajoute-t-elle, Jésus lui-même passait son temps avec des gens réputés peu fréquentables.Ça, c'est vrai.Jésus, d'ailleurs, c'est bien connu, était lui aussi très souvent invité à des mariages.Rappelez-vous, à Cana, les noces : il a changé l'eau en vin ! Pas besoin de vous dire qu'après cela, les invitations fusaient.Et tout en changeant l'eau en vin ou en multipliant les pains, Jésus, qui n'avait pas une vilaine voix, en profitait pour pousser une chanson à répondre ou deux, au grand plaisir des convives.On appréciait en particulier C'est en revenant de Jéricho.Tout ça pour vous dire que cette tradition, pour des gens connus, d'égayer les mariages absolument gratuitement remonte à loin, très loin.M.Jean-Pierre Ferland, lui aussi bénévole, a expliqué que quand une mère lui demande de venir chanter au mariage de sa fille, il n'exige pas de voir son baptistaire.Ni celui de son futur gendre.Veuillez donc en prendre note, mesdames : si vous mariez votre fille avec un gars de bicycle, de cheval ou de vélo, ne laissez pas passer cette offre.ERRATUM \u2014 Le Jetté dont j'ai parlé dans la chronique de mercredi dernier se prénommait Michel et non Patrick.Mes excuses. 1LP0601A0814 A6 - LUNDI 1LP0601A0814 ZALLCALL 67 00:36:55 08/14/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Les ruelles appartiennent à tous et à personne.PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse Dans la ruelle située entre les rues Rivard et Berri, les hangars adjacents aux murs extérieurs des maisons sont encore nombreux.Au fil des ans, ces bâtiments ont été construits à quelques pieds des maisons.Si un incendie survenait dans ces hangars, il était alors plus facile de protéger les résidences.Les ruelles: témoins privilégiés du passé de Montréal Les ruelles sont souvent associées aux quartiers ouvriers et populaires de Montréal.Pourtant, c'est au coeur du centre- ville, là où poussent maintenant les tours à bureaux que les premières ruelles ont vu le jour, vers 1840, dans le quartier bourgeois.C'était l'époque des domestiques et des chevaux.Mine de rien, ces ruelles de jadis se dévoilent encore aux passants.Par exemple, entre les rues Lusignan et Versailles, à cheval entre le centre-ville et la Petite Bourgogne, une petite ruelle apparaît telle une oasis en plein désert, un îlot de verdure entre les blocs de béton.Menacée de fermeture vers la fin des années 1970, cette ruelle a profité, comme plusieurs, d'un programme d'aménagement et fait même figure de pionnière en cette matière.Les jeux des enfants sont aujourd'hui abrités par les fleurs et le lierre tandis que les arbustes font de l'ombre pour les résidants qui déjeunent tranquillement sur les balcons, avec le sentiment d'être loin de la circulation.Chaque été depuis 1992, l'organisme L'autre Montréal propose des visites guidées pour découvrir la ville sous un angle différent.L'excursion Les ruelles de mon quartier : la ville.côté cour qui s'effectue autant en autobus qu'à pied, s'ajoute cette année au programme.Elle retrace le passé montréalais, de 1760 à aujourd'hui, en visitant quelques-unes des 4000 ruelles de la ville.« Pour connaître une personne, on ne regarde pas son salon, mais plutôt dans les tiroirs de sa maison.C'est la même chose avec les ruelles.Elles nous permettent de mieux connaître notre ville », dit l'une des participantes, Lise Goudreault, de Beaconsfield.Les arrière-cours ont souvent été des témoins importants de la vie quotidienne.À Lyon, en France, ce sont dans les ruelles appelées « traboules » que les gens font sécher la soie.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, ces petits chemins sinueux ont permis à de nombreux maquisards de prendre la poudre d'escampette devant les soldats.Les ruelles montréalaises portent elles aussi les traces du passé.Dans la rue Resther, près du métro Mont-Royal, une ruelle minuscule garde encore souvenance des nombreuses visites hebdomadaires, que ce soit celles du livreur de glace, du vendeur de fruits et légumes ou du guenillou, avec sa friperie ambulante.Un vieux crochet rouillé, qui servait à monter la marchandise au deuxième étage, témoigne encore de cette vie active d'arrière-cour.« J'ai grandi à Montréal ; alors, la ruelle était mon terrain de jeux comme celui de plusieurs enfants.Je reviens ici et je me rappelle des souvenirs.La ruelle était auparavant un milieu de vie extrêmement riche que Montréal est en train de redécouvrir », déclare Jean-Guy Mercier, un trifluvien qui a fait le voyage hier pour prendre part à la visite guidée.Toutes les raisons sont bonnes pour visiter les ruelles.« Pour plusieurs, elles ont un côté nostalgique, d'autres les visitent pour aller au-delà d'une certaine mythologie.Les ruelles ont souvent été considérées comme sombres et lugubres.Certaines personnes en profitent même pour noter des idées d'aménagement pour leur jardin », explique l'animatrice de l'excursion, Suzanne La Ferrière.Car au fil des programmes d'aménagement de la Ville de Montréal, la verdure a envahi les ruelles.Beaucoup de hangars ont aussi été détruits, par crainte d'un incendie comme celui qui a dévasté la ville en 1852.La ruelle de Mentana, nichée près du parc La Fontaine, est de celles qui sont jalousement entretenues par les résidents.Il faut s'y arrêter quelques minutes pour humer le parfum des roses sauvages qui y poussent.Ailleurs, ce sont les portes cochères qui frappent l'oeil.« Vers 1870, Montréal se développait beaucoup, il fallait exploiter au maximum les lots.Une première maison était construite près de la rue et une deuxième, derrière.La seule façon d'y accéder était par une porte cochère, un trou fait à l'intérieur de la première maison », rappelle Suzanne La Ferrière.Des détails comme tant d'autres que les touristes étrangers sont encore rares à entendre.Ce sont plutôt des Montréalais et des banlieusards qui se font touristes d'un jour pour découvrir les ruelles de la ville.Devant la popularité de la première visite, les organisateurs ont même annoncé une supplémentaire pour dimanche prochain, 10h.Pascale Breton 1LP0701A0814 A7 - LUNDI 1LP0701A0814 ZALLCALL 67 00:37:38 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 A 7 Actualités L'été à patenter Érik Landry, en compagnie de ses deux copains, Shan Meunier-Bernard et Philippe Hardy, connecte d'abord les fils du bloc d'alimentation au moteur.Le mécanisme se met en marche, l'air est produit.« C'est pneumatique », prend-il bien soin de mentionner.Il appuie ensuite sur une touche du clavier d'ordinateur, et la pince s'active.Son robot fonctionne à merveille.Depuis le mois de juin, les trois passionnés de jeux de construction se rendent une journée par semaine au camp de jour en robotique du collège Montmorency, à Laval.Ils réalisent un tas de projets reliés à la robotique, appelés « missions impossibles » par leur instructeur, Lolobuz : construire une voiture en cinq minutes avec le moins de pièces possibles, concocter un malaxeur en lego ou encore, une maison intelligente.« Mais mon robot n'est pas encore terminé, explique Érik, 13 ans, de Laval.Je vais ajouter un train qui passera sous la pince.La pince prendra son chargement pour le transférer dans le camion.Ça va fonctionner avec des détecteurs de températures et des détecteurs d'angles.» Des quoi ?« Ça marche avec l'ordinateur, montre Shan, 11 ans, et déjà passionné d'informatique.On peut programmer ce que l'on veut pour faire activer toutes les pièces.Je peux modifier l'angle de la portière du camion pour qu'elle ne s'ouvre seulement qu'à 45 degrés.Tu vois, j'entre 45 degrés, ici, et elle va s'arrêter à 45 degrés pour ne pas forcer les autres pièces qui la retiennent.À les voir pitonner, patenter, connecter, ils semblent déjà connaître tout un rayon dans le domaine.« Ils m'en montrent parfois, avoue leur moniteur Lolobuz, alias Stéphane Savoir, 22 ans et étudiant en informatique.Je leur montre en fait quelques bases de robotique industrielle qu'ils doivent ensuite appliquer dans leur mission impossible.« C'est la réalité en plus miniature, lance Philippe, 10 ans, de Laval, comme s'il avait bien appris sa leçon.Mais il faut avoir de la patience et de l'imagination, sinon ça peut devenir plate.» Ennuyants les Legos, les ordinateurs, les moteurs ?« Oui, parce qu'il y en a qui suivent seulement le plan du modèle dans le livre.Moi, j'essaie de d'ajouter des pièces, de rendre les choses plus compliquées, de me poser des défis », affirme Érik, montrant le moteur qu'il a pensé poser au bout de la pince de son robot pour l'allonger.Si les bricoleurs ne sont pas en train d'inventer de nouveaux robots, ils pratiquent des sports bien variés : du golf pour Érik qu'il apprend dans un autre camp de jour, et du « roller hockey » pour Philippe, qu'il pratique également dans une autre activité de jour.Cet amateur de pêche ira également taquiner les poissons dans les Laurentides après le camp de robotique.Quant à Shan, il ne démord pas des ordinateurs, même à la maison.« Je suis en train de programmer ma maison avec mon père, explique Shan qui continue d'entrer des données à l'écran.Avec un logiciel d'ordinateur, je vais essayer de contrôler les lumières et la température.» Il doit d'ailleurs aller acheter quelques pièces qui lui manquent.En les laissant, jeudi soir dernier, tous les jeunes du camp de robotique se préparaient pour leur « robotiquoton » : une soirée entière à patenter à qui mieux mieux avant d'aller dormir sous la tente.Cette semaine, le camp prend fin, au grand regret de Shan, Érik et Philippe qui jurent de se revoir l'an prochain à la même activité.Plusieurs enfants passent l'été en ville.Certains gardent leur petite soeur ou leur jeune frère, d'autres jouent dans les parcs ou s'ennuient devant la télévision.Cet été, La Presse vous raconte leur histoire.Frédéric Tremblay PHOTO ROBERT NADON, La Presse Philippe Hardy, ci-dessus, explique le fonctionnement du robot réalisé avec ses amis Shan Meunier- Bernard et Érik Landry dans le cadre des projets en robotique préparés au camp de jour du collège Montmorency, à Laval.Les coupes à blanc dénoncées Génie génétique : un Presse Canadiennre brevet sur la nature ?Depuis deux ans, George Mrazik se bat contre les pratiques des compagnies forestières, qui abattent des arbres de plus en plus près de sa pourvoirie.Propriétaire du Club de chasse et pêche Wapoos Sibi, sur le lac Long, près de Parent, en Haute- Mauricie, M.Mrazik affirme qu'il ne souhaite pas l'interdiction complète de la coupe d'arbres dans les forêts du Québec.Mais il s'interroge sur le recours à la coupe à blanc qui, dit-il, a dévasté une bonne partie des terres entourant son club, menaçant l'eau et l'habitat dont dépendent poissons et animaux.Il a même embauché un avocat pour tenter d'empêcher le ministère québécois des Ressources naturelles d'élargir un chemin d'exploitation voisin de sa pourvoirie, située sur une terre qu'il loue à la province.M.Mrazik n'est pas le seul à s'opposer aux méthodes de l'industrie forestière au Québec.Cet été, d'autres pourvoyeurs, des autochtones et des groupes environnementalistes contestent des pratiques qu'ils jugent destructrices pour l'environnement.Ce dossier fait beaucoup parler de lui depuis un an \u2014 depuis, en fait, la sortie du film L'Erreur boréale, tourné par le populaire chanteur Richard Desjardins et par Robert Monderie, qui condamnait, pour l'essentiel, l'industrie forestière.Dans la petite communauté algonquine de Kokomville, dans le parc de La Vérendrye, des résidants décidés à avoir un mot à dire sur la coupe des arbres sur leurs terres ont récemment bloqué à deux reprises la route de gravier menant à leur village et aux sites de coupe voisins.A chaque fois, ils ont finalement levé leurs barricades après avoir discuté avec les contremaîtres des équipes de coupe du bois.Mais une trentaine d'entre eux, tous de la même famille, ont annoncé leur intention de dresser des barrages permanents cette semaine, si nécessaire.Les Cris du Québec et diverses organisations de défense de l'environnement dénoncent aussi l'industrie forestière québécoise, qui brasse des affaires d'une valeur de 14 milliards.Ces groupes ont récemment uni leurs voix pour réclamer une enquête indépendante sur la gestion des forêts provinciales.Entre-temps, les Cris sont engagés dans des procédures judiciaires avec le gouvernement du Québec et les compagnies forestières pour s'assurer que des évaluations environnementales et sociales soient effectuées lors de l'octroi de permis de coupe du bois sur le territoire de la baie James.Pour leur part, les représentants de l'industrie et du gouvernement du Québec soutiennent que le nombre d'arbres abattus chaque année est conforme au rythme de croissance des forêts et aux critères scientifiques.Lorsque cet équilibre est remis en question, le gouvernement réagit rapidement, assure Pierre Cornellier, de la division des forêts au ministère des Ressources naturelles.Ainsi, dit-il, le ministre Jacques Brassard a récemment réduit de 30 pour cent la superficie de coupe du bois autorisée dans la région du Bas-Saint-Laurent.Une telle mesure menace 600 emplois dans cette région.M.Cornellier réfute les arguments des opposants à l'industrie forestière selon lesquels le gouvernement est prêt à sacrifier l'environnement pour protéger des emplois et stimuler l'économie.Le ministre, dit-il, refuse régulièrement des demandes de coupe accrue de nouvelles entreprises ou d'entreprises existantes.Un porte-parole de la compagnie Domtar admet que visuellement, la pratique de la coupe à blanc n'est guère esthétique.Mais il fait valoir que dans plusieurs forêts du Québec, cette méthode demeure la meilleure façon de permettre à la nature de repéter un cycle normal de croissance, un peu comme cela se produirait après un feu de forêt.Afin d'éviter les conflits avec les autochtones et les pourvoyeurs, Domtar a adopté, il y a deux ans, une politique visant à impliquer ces groupes dans ses plans de coupe.Presse Canadienne OTTAWA Tandis que certains estiment que le brevetage d'une souris de laboratoire génétiquement modifiée est un geste logique qui permettra de stimuler la recherche, d'autres craignent qu'il ne s'agisse là d'un précédent moralement discutable qui équivaut à mettre Dame Nature en vente.Le débat entourant la souris génétiquement modifiée a été ravivé le 3 août, lorsque la Cour fédérale d'appel a permis l'émission d'un brevet au profit de l'université Harvard, créatrice du rongeur en question.L'oncosouris \u2014 le préfixe vient du mot grec « onco », qui signifie « tumeur » \u2014 a été développée à la fin des années 1980 par l'implantation de gènes cancérigènes.Sa prédisposition à développer différents cancers lui vaut une utilisation très répandue dans les laboratoires qui étudient la maladie et expérimentent des traitements.Si la décision de la cour n'est pas contestée, il s'agira du premier brevet délivré par le Canada pour un organisme multi-cellulaire, voire pour une forme de vie supérieure.Ce serait aussi un précédent qui paverait la voie au brevetage de toutes sortes d'animaux et plantes génétiquement modifiés, à l'exception des humains.Les procureurs du gouvernement, qui représentent le commissaire aux brevets, disposent de 60 jours, à compter de la date du jugement, pour en appeler auprès de la Cour suprême du Canada du verdict de la Cour fédérale d'appel.« Nous ne parlons pas seulement de manipulation du plan génétique de la Vie, puisque cela se fait désormais tous les jours, a commenté M.Paul Muldoon, un avocat agissant pour le compte de l'Association canadienne du droit de l'environnement.Nous parlons de la propriété du produit, une fois qu'il a été modifié (.) Qui donc peut posséder la nature ?» M.Muldoon reconnaît que les universités et les chercheurs du secteur privé doivent recevoir le crédit pour leurs découvertes.Mais « peuvent-ils détenir un monopole de propriété sur les plus infimes constituants de la Vie \u2014 les gènes et le code génétique ?» Le problème réside, selon lui, en ce que « le brevet ne porte pas sur le ou les gènes modifiés mais bien sur l'animal au complet.Cela laisse la porte ouverte pour un brevet similaire visant n'importe quel organisme dans lequel ce gène est introduit.C'est, ultimement, la Vie ellemême qui devient objectivée et mise en marché, prévient-il.Le juge Marshall Rothstein, qui a rédigé le jugement majoritaire pour la cour, estime quant à lui que ce sont aux responsables politiques de statuer sur les questions éthiques. 1LP0801A0814 A8 LUNDI 1LP0801A0814 ZALLCALL 67 00:37:02 08/14/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Le pape félicite les marcheurs EN BREF Associated Press CITÉ DU VATICAN Autrefois grand amateur de randonnée, Jean-Paul II a félicité hier les jeunes pèlerins qui affluent actuellement à Rome pour les Journées mondiales de la Jeunesse, qui s'ouvriront demain, et dont certains ont effectué plusieurs centaines de kilomètres à pied.Accueillant certains des pèlerins dans la cour de sa résidence d'été de Castelgandolfo, le pape a noté que certains des jeunes présents avaient marché sur plus de 600 kilomètres pour venir à Rome depuis une paroisse proche de Bergame, dans le nord du pays.« Je profite de l'occasion pour féliciter tous ceux qui, d'Italie ou d'ailleurs, ont fait, ou sont en train de faire, le pèlerinage du Jubilé à pied », a déclaré Jean-Paul II.Jeudi déjà, un groupe d'Italiens parti un mois plus tôt de Mantoue était arrivé sur la place Saint-Pierre après avoir effectué tout le chemin à pied.La plupart des jeunes du groupe s'étaient relayés pour porter une croix de bois.L'ennemi : le vent n Soixante grands incendies ravageaient toujours hier dix États de l'Ouest américain, le vent risquant en outre d'attiser les feux existants, ont indiqué les autorités.« Les efforts de lutte contre les incendies pourraient être contrariés aujourd'hui par des vents annoncés dans le Montana, le sud-est de l'Idaho et le nord du Wyoming », a indiqué le Centre national d'informations sur les incendies (NIFC).Enfin libérées n La police cambodgienne a fait une descente hier dans un hôtel d'une importante chaîne internationale à Phnom Penh pour libérer six jeunes femmes roumaines et moldaves qui y étaient contraintes à la prostitution, a-t-on appris de source policière.Les femmes, deux Roumaines et quatre Moldaves, âgées de 18 à 23 ans, étaient séquestrées à l'hôtel Cangi de la chaîne américaine Best Western et contraintes à avoir des rapports sexuels avec des hommes d'affaires et des hauts fonctionnaires du gouvernement cambodgien, selon la même source.Défections n Deux jeunes joueurs cubains de baseball ont fait défection au Canada lors des Championnats du monde junior à Edmonton (Alberta, ouest), a affirmé un agent américain qui défend les intérêts d'autres joueurs cubains installés aux États-Unis.Le lanceur Yolexandry Reina, 18 ans, et le receveur William Plaza, 17 ans, ont respectivement quitté l'équipe nationale cubaine a déclaré l'Américain Joe Kehoskie, ajoutant qu'il les avait aidés à se rendre dans un autre pays.Finies les recherches sur Dolly n Les chercheurs du Roslin Institute d'Edimbourg, où fut créée la brebis Dolly, vont mettre fin à leurs recherches sur des porcs transgéniques destinés à fournir des organes pour les transplantations chez l'Homme, a annoncé hier Ian Wilmut, l'un des chercheurs créateurs de la première brebis clonée.Ian Wilmut a expliqué que la société californienne Geron Bio-Med, qui détient les droits exclusifs sur les biotechnologies mises au point au Roslin Institute, a décidé de cesser de financer les recherches sur les porcs transgéniques.« Je crois que la raison principale est la peur de virus inconnus », a expliqué le chercheur, faisant allusion à la crainte de voir les organes animaux modifiés génétiquement et transplantés chez l'homme donner naissance à des virus nouveaux et mortels pour les humains.Tirage du 2000-08-12 Tirage du 2000-08-12 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 2 299 168,50 $ 5/6 247 1 937,90 $ 4/6 12 995 70,60 $ 3/6 250 288 10,00 $ Ventes totales: 14 426 209 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 48 Numéro complémentaire: 03 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 17 500,00 $ 4/6 1 056 50,00 $ 3/6 19 890 5,00 $ Ventes totales: 563 904,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-08-13 Tirage du 2000-08-13 Tirage du 2000-08-12 Tirage du 2000-08-13 NUMÉRO: 580971 NUMÉRO: 016776 Le jeu doit rester un jeu 1LP0902A0814 A9 - LUNDI 1LP0902A0814 ZALLCALL 67 00:37:46 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 R A 9 Votre concessionnaire Subaru a la voiture idéale pour vous.Jean-Luc Brassard 2 fois champion du monde en ski acrobatique R ê v e z - v o u s d'une voiture avec traction intégrale qui ferait le bonheur de toute la famille SUBARU AUTO CENTRE Montréal (514) 937-4235 SUBARU LONGUEUIL (450) 677-6361 CONCEPT AUTOMOBILES Granby (450) 372-2007 JOLIETTE SUBARU (450) 755-1055 JOHN SCOTTI SUBARU Saint-Léonard (514) 725-6777 SUBARU SAINT-HYACINTHE (450) 773-5262 / (514) 332-0062 LACHUTE SUBARU Brownsburg (450) 562-0262 ADM AUTOMOBILES Subaru de Laval (450) 668-6041 CARREFOUR SUBARU AUTO Sainte-Rose (450) 625-1114 SUBARU REPENTIGNY (450) 585-9950 / (514) 891-9950 SUBARU LAVIGNE Ste-Anne-de-Bellevue (514) 457-5327 SUBARU SAINTE-AGATHE (819) 326-1600 / 1 800 463-1600 CARON SUBARU Valleyfield (450) 371-8511 SUBARU SAINT-JÉRÔME (450) 476-6165 La voiture qui impressionne ceux que la voiture n'impressionne plus 399$ /mois Outback familiale 2001 La Subaru Outback a reçu la première position dans la catégorie meilleure familiale hybride dans le «Guide de l'Auto 2000».«World of Wheels» et «Le Monde de l'auto» lui ont décerné le titre « Choix de l'Éditeur », l'ayant préférée comme la meilleure familiale pour une deuxième année consécutive.339$ /mois Forester L 2001 Meilleurs résultats dans sa catégorie dans le «Guide de l'Auto 2000», par Jacques Duval et Denis Duquet.Meilleurs résultats dans sa catégorie aux essais de collision (modèle 1999).L'«Insurance Institute for Highway Safety» a publiée les résultats du rigoureux test de collision frontale asymétrique, à 65 km/h (juillet 1999), où elle a reçu la cote A+.«Motoring 1998 » (gagnant mini utilitaire de l'année).Traction intégrale Transmission manuelle Climatiseur Moteur 2,5 litres AM/FM stéréo cassette Freins ABS Et beaucoup plus.intégralement ! Réalisez v o t r e rêve et vivez-le Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois.Forester L : versement initial de 2995$ ou échange équivalent.Outback Wagon : versement initial de 3295$ ou échange équivalent.Allocation de 20000 km par année.8¢ du km excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Sous réserve d'approbation de crédit.Les modèles illustrés peuvent différer.Détails chez votre concessionnaire.L'offre se termine le 31 août 2000.Automatique Traction intégrale Climatiseur Régulateur de vitesse Sièges avant chauffants Entrée sans clé Moteur 2,5 litres Freins ABS Et beaucoup plus.Des agents fédéraux pris à partie par des pêcheurs autochtones Presse Canadienne MIRAMICHI Des agents fédéraux du ministère des Pêches et Océans ont entrepris hier soir de retirer de l'eau des casiers à homards appartenant à des autochtones, dans la baie de Miramichi, au Nouveau-Brunswick.Des pêcheurs autochtones courroucés étant montés à bord de leurs embarcations pour s'opposer aux agents, ceux-ci ont dû dégainer leurs armes.Les pêcheurs autochtones seraient montés à bord de leurs embarcations vers 22 h, après avoir appris que des agents des Pêches et Océans retiraient de l'eau leurs casiers à homards.Ils sont rapidement revenus sur la berge, criant : « Ils (les agents fédéraux) ont pointé leurs armes vers nous ».Il s'agissait de la seconde confrontation de la journée.Plus tôt hier, des bateaux de Pêches et Océans Canada avaient été encerclés par des pêcheurs autochtones, l'un d'entre eux ayant même manifesté son mécontentement en lançant des viscères de poisson aux agents.André-Marc Lanteigne, porte-parole du ministère fédéral des Pêches et Océans, a confirmé que sept embarcations de pêcheurs ont encerclé deux bateaux patrouilleurs qui vérifiaient des casiers à homards immergés, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Miramichi.Des témoins de la confrontation ont affirmé qu'un autochtone a lancé un seau de viscères de poisson sur les agents fédéraux.Selon M.Lanteigne, ces appâts étaient probablement « du maquereau ».Le ministère envisage la possibilité de porter des accusations relativement à cet incident.Les agents ont alors battu en retraite et personne n'a été blessé.M.Lanteigne a ajouté que les autochtones de la réserve de Burnt Church avaient immergé, tout à fait sciemment, quelque 200 casiers en contravention avec la réglementation fédérale en matière de pêche.Ottawa ne veut accorder à la bande autochtone qu'un droit de pêche alimentaire et rituelle de 40 casiers.De leur côté, les autochtones prétendent avoir le droit d'installer autant que 5200 casiers dans la baie de Miramichi.Les autochtones ont indiqué que l'incident d'hier en suivait un autre, survenu samedi.En effet, selon les pêcheurs, la houle qu'un bateau de Pêches et Océans aurait laissée dans son sillage serait venue bien près de submerger l'esquif d'un des leurs.Doug Dedam a affirmé que son bateau aurait coulé s'il avait été renversé par la houle.« J'aurais pu me noyer et mes enfants seraient orphelins aujourd'hui », a-t-il dit.Le porte-parole de Pêches et Océans a répliqué que les agents s'étaient simplement approchés de Dedam pour vérifier s'il pêchait illégalement.Il a ajouté que plusieurs des bateaux des autochtones sont tellement petits qu'il y a lieu de se demander s'ils sont sécuritaires par rapport au plan d'eau où ils naviguent.« Le petit bateau avait déjà beaucoup de mal à se maintenir à flot par petit clapot, alors quand notre bateau s'est approché pour l'inspection, la situation a empiré », a-t-il reconnu.Le chef autochtone James Ward a déclaré que les responsables de Pêches et Océans Canada avaient été prévenus de ne pas toucher aux casiers à homards.« Nous leur avons dit et redit de trouver une solution politique (au problème), mais ils ne le font pas, a-t-il dit.Ils savent pourtant que nous nous dirigeons vers une confrontation.' Les agents fédéraux ont commencé vendredi soir à saisir les casiers à homards autochtones immergés dans la région du nordest du Nouveau-Brunswick.Les autochtones affirment que ces saisies violent le droit de pêche que leur confère un traité ancestral.PHOTO PC Joe Augustine, un pêcheur autochtone, transportait ostensiblement ses prises, hier, sur les quais de Burnt Church. 1LP1001A0814 a-10 lun 14 aout 1LP1001A0814 ZALLCALL 67 00:32:17 08/14/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 10 000 porcs abattus en Grande-Bretagne lorsque nous nettoyons 3 pièces.Notre prix ordinaire est de 54 $ pour 3 pièces.Notre procédé de nettoyage à la vapeur déloge la saleté, nettoie les fibres à fond et en ravive les couleurs.Associated Press LONDRES Un millier de porcs ont été abattus hier dans une ferme du comté de Norfolk, dans le sudest de l'Angleterre, ce qui porte à 10 000 le nombre d'animaux tués au cours du weekend en Grande-Bretagne, à la suite d'une résurgence de fièvre porcine, la première à frapper le pays depuis 14 ans.Le chef des services vétérinaires du gouvernement, Jim Scudamore, a fait savoir que l'embargo décrété par la Belgique, l'Espagne et les Pays-Bas sur l'achat de viande porcine en provenance de Grande-Bretagne risquait de durer.Côté français, malgré les pressions de la Fédération nationale porcine, favorable à un embargo, le ministère de l'Agriculture a annoncé hier qu'il n'envisageait pas dans l'immédiat de suspendre ses importations de viande de porc britannique.Il a cependant précisé qu'il souhaitait qu'une réunion soit rapidement organisée par la Commission européenne.Une réunion doit avoir lieu dans deux semaines avec les responsables du comité vétérinaire de la commission de Bruxelles, a précisé Jim Scudamore, mais les embargos bilatéraux ne risquent pas d'être levés avant plusieurs semaines.« Nous devons visiter les fermes, abattre tous les animaux infectés, désinfecter et vérifier tous les sites touchés », a-t-il ajouté, disant craindre qu'entre-temps d'autres pays européens n'interdisent à leur tour les importations de viande de porc britannique.Des cas de fièvre porcine ont été découverts dans des élevages des comtés d'Essex, de Norfolk, de Suffolk et d'East Anglia.Des périmètres de sécurité de trois kilomètres de large ont été installés autour des fermes concernées et plusieurs centaines d'autres devaient encore être visitées.La fièvre porcine, maladie virale très infectieuse, est mortelle pour les porcs mais sans effet sur les humains.En vertu des règlements européens, tous les animaux des élevages touchés doivent être abattus et leurs carcasses détruites.Pour systèmes de chauffage simples.Des frais de déplacement de 5 $ s'appliquent à toutes les commandes.Services résidentiels seulement.Services non offerts dans toutes les régions.L'équipement illustré peut être différent de celui qui est utilisé. 1LP1101A0814 a-11 lun 14 aout 1LP1101A0814 ZALLCALL 67 00:36:33 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 A 11 Arts et spectacles L'homme derrière la princesse ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Combien de doigts Jacques Boutin a-t-il dans chaque main ?Vérification faite, cinq, comme tout humain normalement constitué.Et pourtant.Difficile à croire qu'il manipule seul la quinzaine de marionnettes de la pièce La Princesse aux bretelles qui donnent rendez-vous aux enfants, tous les week-ends du mois d'août à la Salle de cinéma du Musée Juste pour rire, à Montréal.Enfermée dans sa chambre par le roi, de peur que le dragon qui rôde dans le royaume ne l'avale, la princesse Mimosa s'affaiblit.Pour qu'elle retrouve ses couleurs, le roi décide de lui offrir un beau vêtement.Elle jette alors son dévolu sur une paire de bretelles qui ne plaisent pas du tout à papa.Abandonnée par ce dernier dans la forêt, parce qu'elle lui a joué un mauvais tour, elle se retrouve dans le ventre du dragon.Comment en sortira-telle ?« Je suis le seul marionnettiste du spectacle, confirme Jacques Boutin.Je fais toutes les voix, sauf celle du bébé qui pleure.Ça demande des tours de passe-passe, un système de son à pédales et bien des bras ! » Vérification faite, il n'en a que deux.Depuis 22 ans, Jacques Boutin s'amuse avec ses doigts et use d'imagination pour transporter son jeune public ailleurs.Dans sa chaumière de Saint-Calixte, il donne vie à ses créatures, apprend à les faire bouger et parler, puis leur confie un rôle dans une de ses pièces.« Mes histoires s'inspirent des contes traditionnels.J'en ai lu 2000.Il doit au fond n'en exister que 200.Je pige ici et là.» La Princesse aux bretelles emprunte notamment à Jonas dans la baleine, aux Habits neufs de l'empereur et à la Belle au bois dormant.Étonnamment, l'artiste n'a pas encore visionné Being John Malkovich avec John Cusack dans la peau d'un marionnettiste.« Je n'ai pas vu de films depuis au moins un an, admet le papa d'une petite fille prénommée Charlie.Ma conjointe dirige une école de danse de 300 élèves et attend un deuxième bébé dans un mois.C'est dur de concilier vies familiale et professionnelle.Les nuits sont courtes.Quand je donne un spectacle dans une école de la Rive-Sud à 9h, je dois me lever à 4h30 pour avoir le temps de monter les décors.Au moins, je fais le métier que je veux.» Jacques Boutin vit d'arts plastiques et d'eau fraîche depuis qu'il est haut comme ça.« J'ai grandi sans ordinateur, raconte le grand garçon de 40 ans.Jeune, je passais toutes mes journées à jouer dehors, à chasser les papillons.Et lorsqu'il pleuvait, je bricolais.En deuxième année, toute ma classe est venue chez moi visiter mon Expo 67.J'avais construit mes pavillons, seul dans le sous-sol.» Les années passent, les méthodes de travail restent.Quand l'artiste veut créer, il métamorphose sa maison en atelier.« Je vide le salon pour pouvoir y répéter et peinturer mes décors.Le claviériste s'installe sur le comptoir de la cuisine.C'est fou ! Charlie venait de naître quand j'ai écrit La Princesse aux bretelles.J'ai donc invité mon équipe de création trois semaines à la campagne pour travailler.On répétait, composait la musique et peinturait partout dans la maison.» Avant de travailler en solo, le marionnettiste a mis son talent au service de plusieurs troupes : le Théâtre Sans fil, le Théâtre de la Dame de Cour et, surtout, le Mermaid Theatre.« Pendant sept ans, je me suis promené partout au Canada et aux États-Unis.On donnait 400 représentations par année.J'étais apprenti comédien et technicien.À force de manipuler des marionnettes, ça m'a accroché.» Pour couronner le tout, le fana des Sentinelles de l'air s'est payé un stage en France donné par nul autre que Jim Henson, la main derrière Kermit la grenouille Un atelier de six semaines qui l'a mené par la suite à travailler avec le grand maître sur le film The Muppet Family Christmas.Ce qui explique sûrement qu'il soit si agile.Que les statiques personnages en pâte de bois de La Princesse aux bretelles prennent vie si facilement entre ses doigts.Derrière le beau château de Mimosa, Jacques Boutin s'amuse, place un soldat sur une tour, un capitaine sur une autre, fait naître et grandir le dragon.Le séjour de la princesse dans le ventre de ce dernier est d'ailleurs brillamment illustré.Devant lui, les enfants écoutent.en se promenant au parterre, en jouant avec leurs lacets, en grimpant sur les genoux de maman.Dur, dur de raconter une histoire à des mousses, surtout pendant 45 minutes.Étonnamment, c'est lorsque Jacques Boutin apparaît en fou du roi pour bien situer l'histoire que la bande devient attentive.Le voir manipuler ses marionnettes devant nos yeux confère au spectacle encore plus de magie.Dommage toutefois qu'il doive présenter sa pièce dans une trop grande salle.Car on voit à peine les bretelles de la princesse à la troisième rangée de la salle.Les 19, 20, 26 et 27 août au Musée Juste pour rire, 514 845-2322.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Depuis 22 ans, Jacques Boutin use d'imagination pour transporter son jeune public ailleurs.Les sacrés dimanches de la Maison Saint-Gabriel CHANTAL GUY collaboration spéciale La Maison Saint-Gabriel a beau appartenir aux Soeurs de la Congrégation Notre- Dame, ce n'est pas une odeur de sainteté qui flotte sur les lieux, mais un doux arôme de pain et d'herbes de toutes sortes.Là, une dentellière en costume d'époque pratique paisiblement à l'aiguille son art séculaire sous les yeux de visiteurs habitués à des moeurs beaucoup plus extrêmes, XXIe siècle oblige.Plus loin, l'historien Jacques Lacoursière, déguisé en « écrivain public », répond aux questions des curieux et feuillette un grand livre de généalogie à l'ombre d'un bel arbre.Il retrace avec plaisir le plus vieil ancêtre de votre famille.Derrière la maison tricentenaire, on goûte le beurre baratté sur un bon pain d'habitant.Sur la pelouse, un petit groupe écoute religieusement la conférence du professeur Jacques Mathieu sur les premières plantes du Canada.Soeur Madeleine Juneau, toute trépidante et tout sourire, trône sur ce beau monde chaque dimanche.Elle est celle qui a redonné vie à ce site enchanteur et presque secret (du moins, il l'était !) du quartier Pointe-Saint-Charles.Depuis 1997 \u2014 quand elle est devenue directrice générale \u2014, elle multiplie les activités, associations et partenariats de toutes sortes pour faire de la Maison Saint-Gabriel un haut lieu de notre patrimoine.« Aujourd'hui, on ne confond plus la Maison Saint-Gabriel avec l'Auberge Saint-Gabriel dans le Vieux-Montréal », lance fièrement soeur Juneau.« En 1997, nous avions 7000 visiteurs par année, dit-elle.En 1999, nous en avons eu 22 000.Et ça ne baissera pas ! » Vous avez dit déterminée ?Même les propriétaires du restaurant Magnan - un partenaire - se sont laissés séduire par l'enthousiasme de cette femme en donnant à leurs différentes salles des noms historiques.Il faut dire que leur ancêtre a rencontré son épouse à la Maison Saint-Gabriel.Chaque dimanche, l'activité « Jardins d'un autre temps » (en collaboration avec le Château Ramezay) présente aux passionnés d'horticulture une conférence donnée par un spécialiste et une visite du jardin rempli de plantes médicinales et aromatiques.Dans l'ancienne grange, l'exposition permanente « L'Empreinte du temps » retrace la construction de la Maison Saint-Gabriel.Et puis, chaque semaine, on présente sur le site le travail des artisans et artisanes du XVIIe siècle.En plus des animations historiques en plein air, les amateurs d'histoire peuvent s'offrir une visite guidée à l'intérieur de la Maison Saint-Gabriel, l'une des plus vieilles à Montréal - elle aurait été LA plus vieille si elle n'avait pas brûlé en 1693 - achetée par nulle autre que Marguerite Bourgeoys en 1668.La demeure a abrité, le temps de trouver mari, les fameuses Filles du Roy, mères de plusieurs familles québécoises.« C'est le seul musée où les objets sont dans leurs lieux naturels », souligne Jacques Lacoursière, porte-parole de la maison depuis 1997.La collection de la Maison Saint-Gabriel est vraiment impressionnante.Outils, meubles, vêtements et oeuvres d'art de plusieurs époques encombrent les pièces qui sont déjà à elles seules un important héritage architectural.Plusieurs événements spéciaux sont à prévoir avant la fermeture définitive de la saison, le 17 décembre 2000.Entre autres, la « Semaine des quêteux » (les ancêtres des squeegees, on suppose !) à partir du 22 octobre et la Fête de la Sainte-Catherine le 26 novembre.Malheureusement, il ne reste que trois dimanches pour profiter de la programmation estivale de la Maison Saint-Gabriel.Le 3 septembre, ce sera la grande Fête des récoltes, en présence de Marguerite Bourgeoys et Monsieur de Maisonneuve, rien de moins.Il y aura en plus une messe québécoise, suivie de la Criée.Si pour certains les dimanches sont sacrés, il y a tout de même de sacrés dimanches à la Maison Saint-Gabriel ! Maison Saint-Gabriel, 2146 Place-Dublin.Infos : (514) 935-8136 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Marguerite de Nevelet (Isabelle Lavoie) voudrait bien prendre mari avant d'être obligée de faire de la tire Sainte-Catherine.Début des audiences du CRTC sur la programmation numérique LEANNE YOHEMAS-HAYES Presse Canadienne, OTTAWA Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ouvre la porte du numérique aux câblodistributeurs.À compter d'aujourd'hui, les radiodiffuseurs intéressés disposent de quatre semaines d'audiences pour convaincre l'organisme régulateur de leur accorder une licence de télévision numérique.Le CRTC a reçu au total 450 demandes de licences.Les radiodiffuseurs proposent notamment des nouveaux canaux à l'intention des amateurs de musique, de sport, de documentaires ou de romance.Les nouvelles licences devraient être émises vers la fin de l'année et les nouveaux canaux numériques pourraient entrer en ondes dès le printemps prochain.L'évolution de la télévision de l'analogique vers le numérique ne laisse pas grand choix au CRTC, les fréquences analogiques étant presque toutes occupées.À l'heure actuelle, le câble ne permet la transmission que de 60 à 70 canaux.En comparaison, la télévision numérique permettra d'en offrir des centaines aux consommateurs.La télévision numérique a également d'autres avantages : une image d'une plus grande clarté et un son beaucoup plus net.La quantité d'informations transmises est également beaucoup plus grande.« L'espace utilisé pour transmettre un signal analogique peut en transmettre quatre si on passe au numérique, explique un porte-parole du CRTC, Denis Carmel.On peut donc considérablement augmenter la quantité d'informations transmises et, pour le consommateur, le choix est d'autant plus grand.» « Nous ne sommes plus limités à un seul choix pour tout le monde », affirme pour sa part Janet Yale, présidente de l'Association canadienne de télévision par câble.La technologie de l'analogique oblige actuellement les câblodistributeurs à fournir les mêmes forfaits pour tous les consommateurs, expliquet- elle.« Avec le numérique, il est possible de débrouiller un canal séparément, de sorte que le consommateur peut choisir ce qu'il veut.» Les propositions soumises au CRTC devront provenir de compagnies canadiennes, mais l'organisme ne s'opposera pas à ce qu'elles aient des partenaires internationaux.Il reste à savoir si les téléspectateurs seront attirés par autant de nouvelles chaînes.La télévision numérique permet par ailleurs les communications interactives.Le consommateur aura-t-il le goût de converser avec son écran ?« Les possibilités techniques sont là, mais quant à savoir si le consommateur sera intéressé, ça reste à voir », de conclure M.Carmel. 1LP1201A0814 a-12 lun 14 aout 1LP1201A0814 ZALLCALL 67 00:32:26 08/14/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Le Centre d'Arts Orford reçoit 1,4 million Presse Canadienne ORFORD Le Centre d'Arts Orford a reçu une subvention de 1,4 million du gouvernement du Québec pour la rénovation, la mise aux normes et l'agrandissement de ses infrastructures.Cette aide financière permettra de procéder dès cet automne à des travaux de rénovation majeurs, devenus essentiels pour des raisons de sécurité, d'accès et de salubrité.Les revêtements extérieurs, les toitures, la fenestration et le drainage des bâtiments doivent être refaits.Le Centre sera aussi doté d'un nouveau pavillon qui abritera 20 chambres à occupation double, un lieu d'interprétation de la musique et de l'histoire du Centre d'Arts Orford, un bureau pour la direction pédagogique, un salon, deux espaces à bureaux pour les professeurs et la médiathèque.Le Centre d'Arts Orford célébrera son 50e anniversaire l'an prochain.Il accueille chaque année quelque 300 musiciens stagiaires, venus du Québec, du Canada et de l'étranger, âgés de 18 à 35 ans, qui viennent parfaire leur formation à l'aube d'une carrière professionnelle.SPECTACLES Salles de répertoire BUT I'M A CHEERLEADER Cinéma du Parc (3): 17h.CONTEMPT Cinéma du Parc (1): 19h20.COTTON MARY Cinéma du Parc (1): 17h.GRADUATE (THE) Cinéma du Parc (2): 21h10.JEAN DE FLORETTE Cinéma du Parc (3): 18h40.KADOSH Cinéma du Parc (2): 17h.LÉA Cinéma Parallèle (salle 1): 15h15, 19h30, 21h30.ORSON WELLES - THE TRIAL Cinéma du Parc (1): 21h20.RIEN À FAIRE Ex-Centris (salle 2, Fellini): 15h30, 17h30, 19h45, 21h45.SMILES OF A SUMMER NIGHT Cinéma du Parc (2): 19h05.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.VIRGIN SUICIDES (THE) Cinéma du Parc (3): 21h.Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Benoît Girard, Roger La Rue, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent: 20h, sauf dim.et lun.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Lettres d'amour, de A.R.Gurney.Trad.de Jean Leclerc.Avec Françoise Faucher et Gérard Poirier.Les 18, 19, 25 et 26 août à 20h.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) T.F.D., Doris et Nostradrama: 21h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Stephen Barry Blues Band: 20h30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Stef Gagnon et Alain Tremblay: 18h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Atelier de jazz pour débutants par Tom Levitt: 18h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins: 21h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Bryn Roberts: dès 21h.Votre soirée de télévisison Nathalie Baye dans Le retour de Martin Guerre.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir / v Saveurs Soleil (18:30) Tam Tam / La Chicane Un gars, une fille Cinéma / LA VÉRITÉ SI JE MENS (4) avec Richard Anconina, Elie Kakou Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéma (23:18) Le TVA Tôt ou Tard / France Castel Prenez le volant Bec et Museau Place Melrose Salle d'urgence Le TVA Tôt ou Tard / Richard Petit Sports / Lot.(23:20) Caméra choc (23:26) Le Monde merveilleux de Disney La Route des arts Cultivé et bien élevé Téléscience / Les Nouveaux Alchimistes Cinéma / LE RETOUR DE MARTIN GUERRE (3) avec Gérard Depardieu, Nathalie Baye Cinéma / JOHNNY S'EN VA-TEN GUERRE (3) (22:54) Grand Journal (17:00) Les Indices pensables Partis pour l'été Faut le voir pour le croire Jardinons avec Albert Maison de rêve Le Festival western de St-Tite Le Grand Journal Partis pour l'été Sexe et Confidences Pulse Access H.Raymond Suddenly Susan Ally Mc Beal Life & Trials of Ally Mc Beal CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Mysterious Ways News Newswatch Foreign.This Hour.It's a Living .Air Farce Newsroom This Hour.The Games The National / CBC News National Update Omerta I News ABC News NFL Football / Rams - Titans Democratic National Convention News Night.(23:35) News CBS News E.T.Big Brother King of Queens .Raymond Becker 48 Hours / Democratic Convention Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Mysterious Ways Law & Order Dateline NBC Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Delivery PBS Convention Coverage - The Democrats Nature / Orangutans.BBC News Bus.Report Newshour Antiques Roadshow America in the '40s World War II: Battleforce BBC News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / David Crosby A&E's Live by Request Starring Willie Nelson Law & Order Brian Hughes - Jazz Cabaret Videos Arts, Minds Foot Notes Prelude to.Cinéma / THE FORBIDDEN DANCE (6) avec Laura Herring NYPD Blue Contact Animal / .alligators Nautilus / Révolution nucléaire Mer et Monde Biographies / Boris Eltsine La Grande Aventure du ski Agents très spéciaux .DW-tv Asian News Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Questa Italia Émission juive francophone .l'Inde Bulgarie Chinese Business Hour Conversation avec.Tourisme.Toxicomanie Concordia.Femmes et Société.d'histoire Risq 2000 L'art qui fait boum! How'd they do that?Summer@.Danger in.Wild Discovery / The Tracker Think Big!: Raising.World Greatest Mysteries Summer@.Danger in.Prêt à partir Vidéo-Guide Vélo Mag .camping Plaisirs.Golfs d'ici Cécile Dechambre Prêt à partir Little Lulu Lion's King Gargoyles Alf Honey, I Shrunk the Kids Beyond Witch Mountain Cinéma / STELLA (5) avec Bette Midler, Trini Alvarado Drew Carey 7th Heaven: Beginnings Opposite Sex Ally Mc Beal Roswell Change of.Star Trek Global News Nat.News Addams.E.T.That '70s Show Family Guy Dawson's Creek City of Angels Headline News Sinbad (23:10) Histoires de trains L'Histoire à la une La Fabuleuse Histoire de.Cinéma / ALAMO BAY (4) avec Amy Madigan, Ed Harris .en guerre It Seems.The Way.Archaeology Hist.Bites It Seems.Crimes Turning Points Revenge of the Romanovs Tour of Duty Pet Project Pet Friends The Goods Fash.Files .Miracles .Families Extra Real World Shift TV For Dinner?.Miracles .Families Storytellers: James Taylor Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Elvis Presley Cinéma / GIRL HAPPY (6) avec Elvis Presley, Shelley Fabares Musicographie: Elvis Presley Top5.com Clip 1-2-3 Punk Clip Watt Clip BBC News Bus.News .Reports On the Arts Straight from the Hip The National The Passionate Eye .Reports On the Arts Euronews Cap.Actions Le Monde.artistes Le sida: fléau du siècle Journal RDI RDI à l'écoute Canada auj.Canada auj.Canada auj.Sports 30 Mag Tennis / Internationaux féminins du Canada Sports 30 Mag Expos Mag.Série Cart Contre vents et marées Salle des nouvelles Saint-Tropez, sous le soleil Une femme d'honneur Dossier: disparus Danger Bay T N T Dead Man's Gun Street Justice F/X: The Series Cinéma / JOHNS (5) avec Lukas Haas, David Arquette Highlander Babylon 5 The Visitor Lexx: The Series Star Trek - Voyager X-Files Sportscentral Last Word.Rodeo /.Chuckwagon Tour Goin' Deep Sportsdox Sportscentral Sports Geniuses Last Word.Skippy A.Lupin Histoires de compositeurs Panorama Branché.Street City Cinéma / CHÉ! (6) avec O.Sharif, J.Palance Ô Zone Bob Vila's Home Again Trauma Center Paramedics / House Calls Children's Hospital of Orange County / First Breath.Paramedics / House Calls Off the Record Sportsdesk Women's Tennis / Omnium canadien WWF Raw is War Sportsdesk Scoubidou Les Nanas Méga Bébés Cibersix Mythologies A.Anaconda Simpson Super Zéro X-Men South Park Simpson Mythologies 100% Question Bibliotheca Journal FR2 La Marche du siècle / Retour sur images / Tourisme (21:15) Dunia: l'Europe face.Journal belge Journal suisse Soir 3 Kratts'.Space Cases Forbidden Places Studio 2 Wycliffe History on TVO / Road Taken Studio 2 La Santé.Les Copines.Jeux de société /.country Trauma / Jacksonville.Éros et Compagnie Salut beauté! Les Copines.L'Hôpital Chicago Hope Saveurs.Savoir-faire Top 50 Le Guide de l'auto Cité Mag À la une Reflets.Action Emploi Addams.Mona.Freaky.Roswell.Student.Boy Meets Opposite Sex Lassie Freaky.Addams.Beasties Highlander .nerdz Le Futur.Tekwar X Files Frontière.nerdz Sliders Marc Cassivi 19H A LA ROUTE DES ARTS La vallée du Richelieu vue par la peintre Tania Lebedeff, la mosaïste Claude Gagnon et le sculpteur Serge Beaumont.20H 0 GRANDS REPORTAGES Le sida: fléau du siècle.Un compte-rendu des succès et des échecs de la lutte contre le sida, qui ne cesse de progresser dans le tiers-monde.Portrait de la situation en Californie, en Russie et en Afrique (suite demain).21H A LE RETOUR DE MARTIN GUERRE Gérard Depardieu dans un rôle poignant, aux côtés de Nathalie Baye et Roger Planchon.Au milieu du XVIe siècle, un tribunal du parlement de Toulouse doit se prononcer sur une accusation d'imposture.22H30 r TÔT OU TARD Charles Lafortune reçoit le chanteur Richard Petit, ainsi que Dominic et Martin. La Presse 14 août 2000 Page A13 manquante 1LP1401A0814 a-14 lun 14 aout 1LP1401A0814 ZALLCALL 67 00:35:00 08/14/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 Quelques centaines de danseurs ondulent et vibrent collectivement dans le cadre d'Arrival 4, un rave de deux jours et trois nuits qui s'est déroulé à Mirabel cette fin de semaine.Un Arrival tout en douceur PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Pendant deux nuits et trois jours, des milliers de ravers ont dansé dans les bois de Mirabel, communiant, à leur façon, avec la nature.Grand bien leur ont fait, car cette quatrième édition de Arrival s'est avérée la mieux organisée de la série, en plus d'avoir profité de conditions climatiques idéales, sauf pour la nuit inaugurale.Dès vendredi soir, les fêtards (parmi eux de nombreux campeurs, qui érigeaient leur tente à quelques minutes de marche du site) convergeaient vers le bois de Belle-Rivière, en dépit d'un ciel couvert.Selon Géraldine Roy, attachée de presse, près de 5000 spectateurs se sont rendus à la soirée d'ouverture, et bien qu'il ait plu pendant une heure, les chapiteaux s'étaient emplis, gardant la foule au sec.Seul pépin de la soirée : la finale canadienne du concours de tables tournantes (turntablism) DMC a dû commencer avec trois heures de retard, ce qui a un peu agacé les amateurs.Ainsi, les concerts prévus après le concours (très technique et peu entraînant) ont débuté vers les 4h du matin, devant un public dilué.Vers les 22h vendredi soir, le DJ Iznogood, qui disposait de sa propre scène extérieure, entamait son périple devant le mener à l'obtention d'un record Guinness pour le plus long set de DJ, espérant avoir la force d'enfiler les disques pendant plus de 40 heures (le précédent record, non-homologué, appartient à Carl Cox : 36 heures).Mais pour la majorité des danseurs, la grosse soirée, c'était le samedi.Ainsi, arrivés en auto ou en navette, les ravers, venus d'aussi loin que l'Ontario ou l'État du Vermont, longeaient la route 148 jusqu'au site, quelques 10 minutes après avoir croisé les cabanes à sucre.Et du stationnement, une bonne vingtaine de minutes de marche nous séparait du grondement des basses fréquences.Enfin, la clairière.Cette année, l'environnement a été nettement mieux exploité.On croisait d'abord la tente drum & bass, sur notre gauche.Belle atmosphère, et surtout beaucoup de place pour danser.Comme à l'habitude, cette scène fut la moins achalandée, ce qui n'empêcha pas la délégation torontoise (étiquette Vinyl Syndicate) de faire grimper la tension.Une bonne note pour Bad Company et ses rythmes hardstep/techstep qui tenaient les danseurs en alerte.La scène principale a été érigée contre un bosquet d'arbres.Devant elle, les ravers dansaient sous un ciel limpide et étoilé.Nous n'avions jamais connu d'aussi belles conditions depuis la première édition, en 1997.Un chapiteau abritait également l'autre moitié de la foule, emballée par une sonorisation de grande qualité.Plusieurs DJ s'y sont succédé, dont l'excellent Marco Carola et son set de techno raffiné.Mais au grand dam de plusieurs fans, l'excentrique formation floridienne Rabbit in the Moon n'a pu être de la partie, eux qui devaient nous présenter leur nouveau spectacle live.La raison de cette défection n'était pas disponible au moment de mettre sous presse, mais il nous semble toutefois que ce fut la seule absence remarquée de la soirée.Pour entendre de la bonne manipulation d'appareils DAT et de boîtes à rythmes, il fallait donc se rendre dans la tente goa/trance.Quelle atmosphère ! Beaucoup d'énergie dans l'environnement psychédélique, avec son décor pseudo-shamanique, ses stroboscopes et ses décorations indigènes pendues au plafond.Les ravers s'y massaient en groupe, munis de pommade Vicks et de bâtons lumineux.Sous ce chapiteau, la formation allemande X-Dream, précédée du DJ Marcus (tous deux de l'étiquete Blue Room), nous en ont mis plein les oreilles et la tête.Parmi les meilleurs rythmes entendus dans la nuit.Après un détour sur la scène de Iznogood (« Ça va très bien ! », assurait- il toujours après 30 heures de travail non-stop), direction tente house, où officiait entre autres l'excellent Derrick Carter, de Chicago.Atmosphère très dense, il pleuvait même dans la tente avec la condensation de la sueur.Très beau décor aussi, avec échafaudages et boules en miroir.Pour se reposer, il suffisait de s'asseoir sur la pelouse ou de marcher entre les tentes.Regroupés en un petit marché, de nombreux vendeurs proposaient des lunettes de soleil, des fruits, de l'eau et des smartdrinks, ainsi que des herbal ecstasy, produits naturels censés redonner un peu de tonus à ceux qui en manquaient.Vers 5h30 hier au matin, le soleil vint enfin reprendre la place, réchauffant la couenne des danseurs qui se démenaient au son techno progressif de la scène principale, musique idéale à cette étape de la nuit.Le rituel s'est ainsi poursuivi jusqu'en après-midi.Somme toute, Arrival 4 a été une franche réussite, réglée au quart de tour, où l'atmosphère était des plus conviviales.Cet événement techno en plein air s'est définitivement imposé comme l'un des incontournables de la saison, un concept que les organisateurs pourront développer davantage grâce à un site idéal, voire paradisiaque.Chapeau ! 1CL1501A0814 CLASSEES DU 14 aout 1CL1501A0814 ZALLCALL 67 00:38:25 08/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 14 AOÛT 2000 A 15 Le Roman de L'Exil Julie Papineau Son arrivée à Paris n'était pas passée inaperçue.À peine installé dans un modeste hôtel, il avait commencé à recevoir des invitations.Le banquier Jacques Laffitte avait donné le ton en le priant d'assister à la soirée qu'il donnait.Il y avait rencontré sa fille, la princesse Moskowa, ainsi que des députés influents auprès du roi Louis-Philippe.Le lendemain, les journaux avaient vanté la conversation vive de Papineau et souligné les attentions dont il avait été l'objet.À compter de ce jour, les cartons se mirent à pleuvoir dans sa boîte aux lettres.Tout le monde voulait voir de près l'homme dont les Anglais avaient mis la tête à prix et qu'ils appelaient « le président Papineau ».Il n'allait pas à tous les dîners, forcément, mais refuser, c'était aussi choisir.Il s'efforçait donc d'assister aux soirées où il était susceptible de rencontrer des personnes qui pouvaient lui être utiles.Hélas ! trop souvent, les heures passées en compagnie d'hommes politiques et de lettrés lui semblaient vides, les Parisiens se laissant facilement entraîner dans un tourbillon d'amusement.Drôles de soirées, tout de même! Étranges discussions aussi, avec George-Washington La Fayette, le fils du grand général qui, en frisant sa moustache, lui exprimait le souhait que les Canadiens et les Américains unissent leurs destinées.Son gendre, monsieur de Beaumont, auteur d'un ouvrage sur l'Irlande odieusement tyrannisée par les Anglais - c'étaient ses mots -, ne manquait pas d'établir un parallèle avec le Canada, qu'il avait visité avec son ami Alexis de Toqueville.Papineau arrivait certes à éveiller des sympathies chez ces mondains.Mais de là à dire qu'elles serviraient les intérêts des Canadiens, il n'en était pas certain.Il s'était également mis en rapport avec ses amis anglais afin de discuter des moyens de gagner des lords à ses idées.Quelques-uns étaient passés le prévenir que Londres songeait à dépêcher au Canada des forces en plus grand nombre.Après autant d'horreurs, ils ne croyaient plus la réconciliation possible.D'autres, de passage à Paris, l'évitaient carrément.Ainsi, pendant les vacances de Pâques, lord Broughton avait préféré se tenir loin de lui, de peur que les journaux ne le soupçonnent de s'être abouché au chef patriote pour prêcher l'indépendance des Canadas.Il n'avait pas rencontré, non plus, le comte de Gosford, en visite dans la capitale la semaine précédente.« Quel dommage que vous l'ayez raté ! mon cher président, se désolait un ami croisé dans un salon.Saviezvous que, depuis son retour de Québec, il n'a jamais été consulté sur les affaires coloniales ?Pas plus que lord Aylmer qui a, lui aussi, une solide expérience du Canada.Le Colonial Office les ignore tout bêtement.Le comte Gosford n'avait eu que des éloges à son sujet, à ce qu'on lui avait rapporté.L'ex-gouverneur demeurait convaincu que, s'il avait été autorisé à accéder aux demandes de la Chambre dont il était l'orateur, les embarras actuels auraient été évités.Papineau était amer en pensant à tous ces personnages de haut rang qui n'avaient que des éloges à son égard, mais qui n'auraient pas levé le petit doigt pour l'aider dans ses démarches.Il rangea ses documents dans sa malette et quitta la bibliothèque pour rentrer chez lui.Dehors, la pluie tombait si drue qu'il sauta dans le premier omnibus et se retrouva bientôt en grande conversation avec le député assis à côté de lui.En face d'eux, un homme décoré de la Légion d'honneur observait deux soeurs de la Charité qui épiaient des filles de petites vertus, à ce qu'il leur sembla.Papineau et son voisin s'amusèrent de la scène.En France, il n'y avait ni rang ni fortune dans les voitures publiques.Les maçons aux mains tachées de mortier côtoyaient les prêtres en soutane et rabat et les vendeuses d'herbes en sabots.Tout ce beau monde se saluait à l'entrée et gardait le silence durant le trajet.Malgré tout, Papineau était détrempé lorsqu'il arriva à l'Hôtel de Tours, où il vivait modestement.Son appartement lui coûtait 140 francs par mois.Il déjeunait d'un pain à 2 sols et d'un gobelet de bon vin.Pour le souper, il fréquentait les tables d'hôte à 5 francs.Il aurait pu se nourrir moins chèrement, mais il jugeait essentiel, pour l'avancement de ses affaires, de fréquenter les établissements préférés des hommes publics.À cinq heures, ce soir-là, Louis Blanc, de la Revue du Progrès, lui avait donné rendez-vous au restaurant Champeaux, place de la Bourse.Le journaliste avait publié la première partie de sa réfutation du rapport de lord Durham, intitulée Histoire de l'insurrection du Canada.L'article avait été accueilli froidement mais, loin de se laisser arrêter, Papineau en avait commencé un deuxième, pour s'attaquer cette fois à la solution préconisée par lord Durham d'établir dans le Bas-Canada une population anglaise, avec des lois et une législature anglaises.« Toute autre race que la race anglaise y apparaît dans un état d'infériorité, avait écrit l'ex-gouverneur.C'est pour les tirer de cette infériorité que je désire donner aux Canadiens notre caractère anglais.» Papineau n'avait pas encore terminé son article qui s'annonçait plus long que le premier.Aussi comptait-il profiter de ce dîner pour réclamer des pages additionnelles au rédacteur de la revue.à suivre \u2014 86 \u2014 La Presse 14 août 2000 Page A16 manquante "]
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