La presse, 4 juillet 2000, B. Monde
[" 2LP0101B0704 b01 mardi 04 juillet 2LP0101B0704 ZALLCALL 67 01:06:35 07/04/00 B Montréal, mardi 4 juillet ÉDITORIAL / ARTS ET SPECTACLES Grandes manoeuvres en Asie centrale d'après AFP et AP DOUCHANBE Le président chinois Jiang Zemin est arrivé hier à Douchanbe pour un sommet du « Groupe de Shanghaï » consacré à la sécurité en Asie centrale et à la lutte contre le terrorisme, qui s'ouvre demain dans la capitale du Tadjikistan.Le Groupe de Shanghaï (Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan) a été créé à l'origine pour résoudre les problèmes de frontière, mais la lutte contre l'extrémisme islamiste dans la région est devenue l'une de ses principales préoccupations.Les chefs d'État d'Asie centrale accusent l'Afghanistan, qui partage 2000 km de frontière avec le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan, de propager depuis leur territoire l'intégrisme islamique et d'être à l'origine d'un important trafic d'armes et de drogue dans la région.Ce sommet a lieu alors que des combats violents ont éclaté samedi autour de la base aérienne stratégique de Bagram, à 50 kilomètres au nord de Kaboul, capitale de l'Afghanistan.Les talibans, au pouvoir à Kaboul, ont mis en garde le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, contre un risque d'intensification de la guerre en dépit des appels internationaux à la modération et au dialogue, rapportait hier la radio des talibans.L'Ouzbékistan a demandé l'aide de Moscou contre le terrorisme après avoir subi une série d'explosions dans sa capitale Tachkent, en février 1999.M.Annan participera en tant qu'observateur à cette cinquième réunion du Groupe de Shanghaï depuis 1996.Sous la présidence de Vladimir Poutine, la Russie veut réaffirmer son influence dans la région en offrant une assistance militaire dans le domaine de la sécurité.La Chine cherche à contrer les États-Unis et l'Iran pour le contrôle du transport du pétrole et du gaz de la région.Poutine et Jiang devraient chercher à consolider le « partenariat stratégique » mis en place par l'ancien président Boris Eltsine et destiné à faire contrepoids à la domination occidentale.L'Occident s'y intéresse aussi.Ainsi, le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, est arrivé hier au Kazakhstan dans le cadre d'une tournée en Asie centrale consacrée aux « menaces sur la stabilité dans la région ».Un représentant du ministère kazakh des Affaires étrangères a déclaré que les entretiens avec Robertson porteraient sur la coopération des pays d'Asie centrale avec l'OTAN dans le cadre du programme « Partenariat pour la paix ».À l'issue du sommet de Douchanbé, Jiang Zemin doit se rendre au Turkménistan, république riche en gaz naturel, mais qui n'a pas d'accès au marché mondial.Le président chinois devrait proposer à Achkhabad un projet de pipeline de 7000 km qui pourrait transporter 28 milliards de m3 de gaz en direction de la province de Xinjiang.IRAN Juifs en appel n Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, espère que les 10 Juifs iraniens condamnés à des peines de prison pour « espionnage » au profit d'Israël auront droit à un jugement en appel « équitable ».Le chef du Tribunal révolutionnaire de Chiraz, qui a condamné les accusés à des peines de quatre à 13 ans de prison, a indiqué hier qu'ils sondaient les réactions dans l'armée à un rapprochement entre l'Iran et les États-Unis.d'après AFP TUNISIE Grève de la faim n Nadia Hammami, 16 ans, achevait hier la sixième journée d'une grève de la faim pour obtenir l'arrêt des poursuites contre son père Hamma Hammami, chef du Parti ouvrier communiste tunisien (POCT, clandestin).Nadia a reçu une visite d'Amnistie internationale et elle a affirmé qu'elle ne cesserait son jeûne que lorsqu'elle aura revu son père, a indiqué sa mère, l'avocate et militante des droits de l'homme Radia Nasraoui.Une « Conférence nationale des libertés et de la démocratie », réunissant à Tunis 250 membres de l'opposition et d'associations de défense des droits humains, a réclamé entre-temps « une amnistie générale et la libération de tous les prisonniers politiques ».d'après AFP et AP ALGÉRIE Retour d'Israël n Des journalistes de retour d'une visite en Israël ont été reçus hier à l'aéroport d'Alger aux cris de « traîtres » par des manifestants islamistes.Le président Abdelaziz Bouteflika a lui aussi qualifié la visite en Israël de « trahison ».Mais la Syrie a mis en doute sa sincérité, estimant que les journalistes n'avaient pas pu se rendre en Israël sans l'aval des autorités.La secrétaire d'État américaine Madeleine Albright avait, elle, estimé que cette visite était « une excellente chose ».Hier, une délégation de l'ONG américaine Freedom House arrivait à Alger pour une visite d'information sur la situation des droits de l'homme dans le pays.d'après AFP MONGOLIE Communistes de retour n Les ex-communistes ont largement remporté les législatives de dimanche en Mongolie, promettant aussitôt d'abandonner leurs oripeaux soviétiques et de poursuivre sur la voie de l'économie de marché.Le Parti révolutionnaire du peuple mongol (MPRP) a remporté 72 des 76 sièges au Parlement, le Grand Houral, selon un responsable de la Commission électorale, qui a toutefois précisé que les résultats définitifs ne seraient connus que plus tard.d'après AFP RDC-CONGO Parlement nommé n Le gouvernement a annoncé hier que le président Laurent- Désiré Kabila avait désigné un Parlement intérimaire, que l'opposition a dénoncé comme contraire aux Accords de paix de Lusaka.Sur les 300 députés que comptera cette assemblée, 240 ont été choisis par une commission du ministère de l'Intérieur et approuvés par un décret de Kabila, qui en choisira plus tard soixante autres.d'après AP ZIMBABWE Caucus blanc n Les fermiers blancs du Zimbabwe, réunis à Harare pour étudier la saisie annoncée de 804 fermes, ont émis des objections quant aux modalités de ces expropriations et à l'absence de précisions des autorités sur d'éventuelles compensations.d'après AFP Autres informations en pages B11 et B12 PHOTO Associated Press Psalmodies et prières à la plage Les islamistes marocains ont engagé un nouveau bras de fer avec le régime pour accéder massivement aux plages du royaume, après l'interdiction de leurs campements balnéaires décidée début juin par le ministère de l'Intérieur.« Nous voulons aller à la plage comme n'importe quel citoyen et nous le ferons chaque jour cet été », a déclaré Abdallah Chibani, responsable de l'association islamiste « Justice et Spiritualité », dont le guide, cheikh Abdesslam Yassine, a donné pour consigne à ses sympathisants de descendre sur le littoral.Cette opération (notre photo) se veut une riposte à la destruction par l'armée des campements balnéaires organisés depuis 1986 par les islamistes avec un grand succès.Durant l'été 1999, des dizaines de milliers de Marocains étaient venus dans ces camps où psalmodies et prières entrecoupaient les bains de mer, hommes et femmes étant strictement séparés.L'accès aux principales plages du royaume était ce week-end sévèrement filtré par l'armée et la gendarmerie royale.Vague d'attentats en Tchétchénie Au moins 54 soldats russes tués en 24 heures, admet Moscou d'après AFP et AP GOUDERMES, Russie Une série d'attaques suicide menées par les indépendantistes en Tchétchénie a fait au moins au moins 54 morts parmi les forces russes en 24 heures, le bilan le plus meurtrier depuis que cette tactique a été inaugurée il y un mois par deux femmes tchétchènes kamikazes.Le porte-parole des indépendantistes, Movladi Oudougov, a affirmé aux médias que ces attaques avaient fait plus de 500 morts et jusqu'à un millier de blessés dans les rangs russes.Ces attaques constituent la « première phase d'une opération de grande envergure pour la libération de la Tchétchénie », a-t-il averti, ajoutant que « plusieurs centaines » de combattants étaient volontaires pour mener de telles attaques.Le président Vladimir Poutine n'avait, en fin de journée, fait aucun commentaire sur ces attentats qui constituent le plus grave revers du Kremlin, neuf mois après le lancement de l'opération terrestre contre la république indépendantiste.Mais l'état-major russe a accusé le président indépendantiste Aslan Maskhadov et les chefs de guerre Chamil Bassaïev et Khattab d'être à l'origine de cette série d'attentats.L'administrateur pro-russe de Tchétchénie, l'ex-mufti Akhmad Kadyrov, a affirmé cependant que Maskhadov n'était pas mêlé à cette vague d'attaques.Kadyrov souhaiterait engager des discussions en vue d'un règlement politique avec une partie des indépendantistes.Ces attentats, qui ont touché quatre localités tchétchènes, ont également fait 120 blessés et un disparu, a indiqué le ministère russe de l'Intérieur à Goudermes.Le Kremlin a fait état d'un bilan moins élevé : 37 morts et 74 blessés.L'attentat le plus grave a eu lieu à Argoun contre un foyer de policiers à l'aube : 31 agents ont été tués.Les policiers, originaires de Tchéliabinsk, dans l'Oural, devaient quitter la Tchétchénie aujourd'hui.Un camion bourré d'explosifs conduit par un rebelle a percé le mur d'enceinte du foyer et percuté de plein fouet le bâtiment, dont la façade a été éventrée, a raconté le général Guennadi Trochev, commandant des troupes russes en Tchétchénie.D'autres attentats suicide ont aussi eu lieu depuis dimanche en Tchétchénie : deux à Goudermes, seconde ville de la république où siège l'administration pro-russe, un à Ourous-Martan, l'ex-fief des wahhabites (fondamentalistes religieux), un à Novogroznenski, selon des sources russes et tchétchènes.Trois Tchétchènes ont été tués par l'explosion d'un camion piégé à Goudermes, selon les informations transmises.Il n'était pas clair si c'étaient des civils ou les trois kamikazes qui ont mené l'attaque.À Novogroznenski, l'attentat a fait trois morts dans les rangs russes, selon la télévision NTV.Les rebelles ont employé « les mêmes méthodes que pour les actes terroristes commis à Moscou, Volgodonsk, et Bouïnaksk », a dit le no 2 de l'état-major russe, le général Valeri Manilov.Ces attentats avaient fait 293 morts en Russie l'été dernier.Moscou les avait attribués aux indépendantistes sans jamais en fournir la preuve.La première attaque suicide avait été commise le 7 juin par deux femmes tchétchènes à Alkhan- Iourt : elle avait fait 27 morts dans les rangs russes, selon les Tchétchènes, deux morts, selon les Russes.REPÈRES/États-Unis De Seattle à Philadelphie et Los Angeles BORIS CAMBRELENG Agence France-Presse, WASHINGTON Les mouvements américains anti-mondialisation veulent profiter cet été des conventions des partis républicain et démocrate pour faire entendre leurs voix, espérant déranger la belle ordonnance de ces grands rituels politiques.« Ces conventions vont essayer de masquer un système fondamentalement antidémocratique contrôlé par les intérêts des entreprises », estime le Direct Action Network (DAN), qui avait manifesté aux réunions de l'Organisation mondiale du commerce à Seattle début décembre et de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en avril à Washington.Les semaines d'action organisées fin juillet à Philadelphie, puis miaoût à Los Angeles, permettront au mouvement d'élargir sa base sociale en mettant davantage l'accent sur des problèmes spécifiquement américains, espère Mike Prokosh, de United for a Fair Economy (Unis pour une économie plus juste), basé à Boston.« Ce n'est pas une simple protestation contre la mondialisation.Les thèmes abordés sont beaucoup plus vastes, comme la pauvreté, les minorités, ou l'immigration », déclare- t-il.« Nous voulons une vraie démocratie qui donne à chacun un pouvoir significatif sur les décisions qui comptent pour nos quartiers, nos écoles, nos lieux de travail », proclame le manifeste du DAN.Pour les deux conventions, chargées de désigner les candidats à la présidence des États-Unis en novembre prochain, l'ensemble des organisations est fédéré au sein du réseau « R2K » (pour « Républicains 2000) à Philadelphie et « D2K » 9pour les démocrates)à Los Angeles.À la base, les manifestants sont invités à se reunir en groupes d'affinité autonomes et autosuffisants, afin de « réduire les possibilités de perturbations par la police ou d'agents provocateurs », selon le DAN.La convention républicaine, qui se tiendra du 31 juillet au 3 août, sera précédée du 24 au 30 juillet par une semaine de manifestations, forums et spectacles de rue.Si aucune prévision de participation n'a été fournie de la part des organisateurs ou de la municipalité, la police de Philadelphie prévoit la venue de 20 000 à 100 000 personnes.La ville voudrait canaliser les protestataires en leur attribuant un droit à la parole limité à 50 minutes sur des emplacements désignés, mais cette politique se heurte à un refus de nombreuses organisations.« Nous nous attendons à négocier jusqu'à la dernière minute », dit Ann Mc Ginley, une responsable de la police de la ville, précisant que les demandes pour les espaces désignés pouvaient être faites jusqu'au 15 juillet, au lieu du 15 juin comme prévu initialement.Les groupes Unity 2000 et la Kensington Welfare Rights Union, dont le but est la défense des pauvres aux États-Unis, se sont vu interdire de manifester ou de se rassembler là où ils veulent.Du côté du Parti républicain, qui doit entériner le choix de George W.Bush, on se contente de dire que les manifestants « sont libres d'exercer leur droits garantis par le Premier amendement » à la Constitution qui garantit la liberté d'expression.« Mais nous avons notre propre ordre du jour », explique la porte-parole Stefanie Mengino, semblant ainsi exclure tout dialogue.À Los Angeles, une « Marche des besoins de l'homme » (Human Needs March) et une manifestation contre « la mondialisation par les entreprises » sont prévues pour l'ouverture de la convention du Parti démocrate le 14 août, ainsi qu'une veillée aux chandelles pour la clôture le 17, quand Al Gore acceptera l'investiture qu'il aura reçue des délégués.Pour troubler la fête démocrate, une Conférence anarchiste d'Amérique du Nord, une Convention nationale des sans-abri, et une « Convention populaire » sont également au programme.L'EXPRESS INTERNATIONAL 2LP0201B0704 b2-mardi-edito 2LP0201B0704 ZALLCALL 67 10:33:56 07/04/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Le Mexique en avait assez L'élection de Vincente Fox à la présidence du Mexique est à la fois un événement révolutionnaire et un gage de continuité.Le candidat du Parti d'action nationale (PAN) met fin à sept décennies de gouvernements formés par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI).Mais M.Fox a l'intention de poursuivre la politique d'ouverture qui a marqué les dernières présidences et surtout celle d'Ernesto Zedillo.Le côté révolutionnaire de l'élection de M.Fox réside dans le fait que le Mexique a désespérément besoin de l'alternance du pouvoir.Dans les pays occidentaux, on parle de l'usure du pouvoir au bout de deux ou trois mandats, comme dans les cas de Margaret Thatcher, Brian Mulroney et Helmut Kohl.Et, après 71 ans, la maladie de l'usure est en phase terminale.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Le problème le plus grave du Mexique, cependant, est la corruption, car elle complique à l'excès tous les autres problèmes.Selon une étude internationale, la corruption au Mexique est perçue comme égale à celle qui existe dans des pays comme la Chine, les Philippines, la Turquie et l'Égypte.Elle serait pire qu'au Brésil et au Chili.Elle est en partie le résultat du trafic de drogues, dont les auteurs achètent la sécurité et l'impunité auprès de policiers et de fonctionnaires.Mais son implantation à tous les niveaux des pouvoirs publics est surtout le résultat du copinage et du favoritisme politique après 71 ans de pouvoir incontesté du PRI.La corruption est devenue telle qu'il serait impossible de l'extirper sans un changement politique.C'est pourquoi la présidence de Vincente Fox, qui commencera en décembre, pourrait avoir une importance révolutionnaire, car il a l'occasion de mettre en place un gouvernement et une société modernes, pour aller avec l'économie moderne.Au cours des dix dernières années, le PRI a eu un sursaut d'énergie qui l'a poussé à abandonner sa politique économique traditionnelle d'autosuffisance et de substitution des importations.En même temps que les autres grands pays d'Amérique latine, il a ranimé l'économie de marché, privatisé une grande partie des sociétés d'État et ouvert les frontières aux importations.Par sa situation géographique, le Mexique a aussi pu participer au libreéchange nord-américain et devenir membre de l'OCDE.Ce changement économique n'a pas entraîné une modification aussi radicale dans le fonctionnement des pouvoirs publics.Les gens qui étaient au pouvoir sont restés au pouvoir et ce n'est qu'en 1997 que le PRI a perdu sa majorité absolue au Parlement.Étant donné qu'une libéralisation de l'économie entraîne une diminution des pouvoirs d'intervention de l'État, il est possible de l'accomplir sans un renouveau du personnel au service du gouvernement.Cela n'est plus le cas aujourd'hui.La croissance économique du Mexique ne dépend plus autant, qu'il y a dix ans, des nouvelles technologies, des nouvelles structures industrielles et de l'ouverture des marchés mondiaux.Le Mexique est sur la bonne voie quant aux grandes lignes de son développement économique et ce sont les problèmes sociaux et politiques qui risquent de le freiner.Or, ce sont des problèmes qu'on ne peut pas résoudre avec des pouvoirs publics qui ne répondent pas aux attentes du public.Pour régler le problème du Chiapas, par exemple, il faut que les dirigeants des deux côtés jouissent manifestement de la confiance des citoyens.Et cela n'est possible que si les élections sont devenues une question de routine et que les élus exercent un pouvoir réel sur les fonctionnaires, y compris les policiers.Cela est également le cas dans une question beaucoup plus vaste, celle de la disparité des revenus entre ceux qui participent à l'économie moderne et ouverte sur le monde, et le quart des Mexicains qui sont des petits paysans qui subviennent à peine à leurs besoins.L'intégration de ces paysans a été une étape importante dans l'industrialisation des pays occidentaux.Elle s'est faite de façon plus heureuse et plus équitable lorsque des institutions démocratiques et des tribunaux indépendants pouvaient réprimer les excès de cette transformation sociale.DROITS RÉSERVÉS PASCAL ÉLIE, collaboration spéciale La belle victoire des Bleus Lysiane J'ai regardé la finale de la Coupe européenne de soccer dans un café, coude à coude avec 500 000 Italiens massés entre les tables, le long du bar et sur le trottoir.Oh, peut-être étaient-ils un peu moins nombreux (disons 200 ?300 ?).mais on se serait cru dans un bain de foule tant la fièvre était forte.Pendant presque deux heures, avec l'Italie menant 1 à 0, la confiance régnait, une confiance tout de même inquiète.Vers la fin cependant, on était au bord de l'euphorie.Les bannières blanc-vert-rouge étaient déployées, le gars debout près de moi avait la trompette à la bouche, l'autre qui s'était fait faire un t-shirt spécial pour l'occasion avait déjà commencé à trépigner de joie \u2014 Ita-lia ! Ita-lia !.quand tout à coup, 30 secondes avant la fin, le Français Sylvain Wiltord a compté.C'était maintenant un à un.Nous étions non plus 500 000 mais un million de gens surexcités, dans un café surchauffé et surbondé.On est restés comme ça, en équilibre instable sur le fragile fil tendu entre deux forces égales, pendant le quart d'heure qu'a duré la supplémentaire.Et puis, alors qu'il ne restait que deux minutes au cadran, David Trezeguet a compté.Italie 1, France 2.Franchement, cela m'aurait fait plaisir que les Italiens gagnent.Ils le méritaient, je veux dire les gens, dans ce café, le méritaient.Ils la voulaient si fort, cette victoire-là.Mais je n'ai pas été capable de cacher mon excitation.« Génial ! Génial ! » je criais.Il me restait quand même un reste de prudence et je n'ai pas chanté La Marseillaise.C'aurait été le comble de l'indécence.Respect aux vaincus ! Les Italiens quittaient le café comme on quitte une église après un enterrement, tête basse, écoeurés, sans même s'attarder pour discuter du match avec les copains.Et moi, je regrettais d'avoir choisi le mauvais endroit pour regarder le match, encore que le café des Italiens était probablement meilleur \u2014 plus corsé et plus velouté à la fois \u2014 que celui des Français.Non pas que je connaisse quoique ce soit au soccer.Mais enfin, ce genre de grand match est à voir.Et je suis tout de même assez délurée pour saisir l'idée générale : il s'agit, n'est-ce pas, de lancer le ballon dans le filet des gars dont le costume est d'une autre couleur.ce qui est également l'idée générale du hockey, à cette différence près que les joueurs de soccer sont plus visibles, plus humains : pas de masque, pas de costume d'astronaute, pas d'armoires à glace, rien que des athlètes minces et agiles qui jouent à visage découvert.Et puis je trouve que visuellement, le soccer est un beau sport : fluide, rapide, élégant et sans violence.Ce n'est pas que la prouesse athlétique qui me faisait applaudir aux formidables exploits des Français \u2014 ces deux splendides buts de dernière minute, juste sur le « deadline », qui leur apportent le championnat de l'Europe deux ans seulement après la Coupe du monde.Je regardais les visages de l'équipe de France, et c'étaient tantôt des visages de Basques, de Bretons, d'Alsaciens, de Francilliens franco-français, tantôt des visages de Beurs et d'Africains.Zidane, le héros de la Coupe du monde, était fils d'Algériens.Sylvain Wiltord est un grand Noir qui vient je ne sais d'où (peut-être tout simplement d'une banlieue nord de Paris).La France s'est toujours goûlument nourrie d'apports étrangers mais c'est encore plus évident aujourd'hui, car les minorités issues de l'immigration sont plus visibles qu'auparavant.Or, encore une fois, cette victoire au soccer a été celle d'une équipe extraordinairement multi-culturelle, unie sous le tricolore.Pour la deuxième fois en deux ans, c'est à des « métèques » que la France en liesse devait sa victoire de dimanche.Parce qu'il s'agit d'événements ultramédiatiques, qui frappent l'imagination et se répercutent dans tous les foyers, les grandes victoires sportives font davantage que toutes les campagnes d'éducation populaire pour lutter contre le racisme et pour intégrer à la vie commune les enfants perdus des cités de banlieue.Je n'aime pas le sport, mais j'aime que le sport existe.Ici aussi, le sport a une extraordinaire valeur unificatrice.Cela me revient à l'esprit chaque fois que je vois des enfants de toutes origines se disputer gaiement un ballon dans une cour de récréation, ou un chauffeur de taxi haïtien plongé dans l'écoute passionnée d'un match de hockey, criant de joie quand le Canadien compte un but.Le sport est le terrain par excellence où le jeune immigrant peut faire cause commune avec la société d'accueil, trouver des sujets de conversation, nouer des complicités, se faire des camarades ou des amis.Dans le sport actif, celui que l'on pratique, l'habileté compte davantage que l'origine ou la langue.Dans le sport passif, celui que l'on regarde, les amateurs sont unis par la partisanerie, la loyauté instinctive envers l'équipe locale.C'est souvent le sport qui procure à l'immigrant le premier contact réel, naturel, chaleureux, avec la société d'accueil, surtout lorsqu'il s'agit d'immigrés très jeunes ou sans profession spécifique.L'univers ludique du sport, qui transcende les frontières, constitue alors la voie d'entrée royale vers le nouveau pays.Construire pour l'avenir Le projet de la Grande Bibliothèque du Québec ne fait pas l'unanimité, loin de là.Plusieurs critiques, y compris dans cette page, ont douté de la sagesse d'investir dans un tel ouvrage quand le réseau des bibliothèques périclite et que le livre, tel que nous le connaissons, est à l'aube d'une révolution.Ceci étant dit, si, malgré tout, le gouvernement du Québec choisit d'aller de l'avant et de s'engager dans sa construction, aussi bien le faire le mieux possible.À cet égard, le dossier de la Grande Bibliothèque, exemplaire, constitue un virage heureux.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Au fil des ans, les gouvernements du Québec ont légué à Montréal des bâtiments d'une remarquable insignifiance, que ce soit l'Institut d'hôtellerie, le Musée d'art contemporain ou le Centre des congrès.Or l'État, quand il dote sa métropole de bâtiments publics, doit tenir compte de la nature de la métropole, de sa vocation, de son rayonnement.Il doit prévoir des ouvrages qui dureront et qui enrichiront le tissu urbain, quitte à payer plus cher.L'investissement en vaut la peine, car à force de construire sur un mode comptable, on crée une ville médiocre.Après ces expériences regrettables du passé, et aussi après la façon douteuse dont la SIIQ a géré, esclave des coûts, l'agrandissement du Centre des congrès, le dossier de la Grande Bibliothèque propose un heureux contraste, avec son concours international, présidé par Phyllis Lambert, avec l'acharnement de sa directrice, Lise Bissonnette, pour obtenir les fonds qui assureraient la qualité du projet.Des doutes subsistent toutefois sur le budget de 58 millions, peu réaliste, qui alimente les craintes de dépassements incontrôlés.Certains critiqueront le projet retenu par le jury, celui de Patkau Arkitects, de Vancouver, ce qui est normal.L'important, c'est que l'architecture a gagné, et Montréal aussi.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Lettre à Mélanie Samarah n Ma chère Mélanie, pour te consoler un peu, je te dirai que tu n'es pas la seule à goûter aux côtés amers du délaissement, des placements et déplacements étant jeune.Je connais une jeune délaissée placée à huit ans et qui a été frappée par une auto à 15 ans.Et la majeure partie de la contribution de l'Assurance-automobile du Québec qui lui a été allouée est allée dans le coffret du CSSMM, pour compenser ce que ses parents absents de sa vie n'avaient pas versé, pendant qu'elle vivait dans le délaissement et la peine d'une petite enfance d'enfer.Cette jeune, aujourd'hui, est toujours très très vulnérable, inapte au travail, sans autre sous que son BES mensuel pour vivre.Qui, finalement, aurait eu « pitié » un peu de cette jeune, sans « Amis pour Toi », qui la traite aujourd'hui comme son « enfant »?Oui, son enfant ! Car selon les spécialistes, cette jeune de 27 ans aujourd'hui a autour de 9-10 ans d'âge mental en l'an 2000.Alors tu comprends, chère Mélanie, des enfants malheureux, je m'en occupe depuis 50 ans.Et en l'an 2000, ils sont encore la « pièce détachée » que l'on blesse encore davantage.En fait, ils n'ont pas de chance de s'en sortir.Comme le dit ce monsieur de La Presse d'aujourd'hui : « Qui manque de jugement quelque part et qui fait porter aux enfants les bévues de leurs parents.C'est une idiotie majeure selon moi ».Ce n'est pas ma première mauvaise expérience rencontrée depuis 50 ans.Je ne comprends toujours pas bien des choses.Mais que veux-tu, ma chère Mélanie ; les patrons, ce ne sont pas nous.Bonne chance, chère Mélanie.Je suis très sympathique à ta cause et si tu as besoin d'aide, tu peux me contacter.Et bravo à ce monsieur qui veut t'épauler.Félicitations, cher Monsieur, je vous admire ! Et toi aussi, chère Mélanie.Sr Thérèse PARADIS, s.g.m.Directrice-trésorière Société Amis pour Toi inc.La jeune Mélanie : le DPJ n'y peut rien n À la suite des articles parus dans La Presse concernant la situation de la jeune Mélanie Samarah qui conteste une facture de 700 dollars, je tiens à préciser que, à titre de directeur de la protection de la jeunesse des Centres jeunesse de Montréal, je n'ai aucune responsabilité en lien avec cette réclamation.La réglementation sur les contributions financières au placement des jeunes relève strictement du ministère de la Santé et des Services sociaux.Tous les centres jeunesse du Québec sont tenus de se conformer à cette directive ministérielle et doivent l'appliquer de façon claire et équitable pour tous.Au même titre que de nombreux citoyens qui se sont montrés sensibles au récit de Mélanie Samarah, j'ai des préoccupations par rapport à cette dimension de la contribution financière des jeunes.Ainsi, mes collègues des Centres jeunesse de Montréal ont déjà offert leur collaboration au ministère si ce dernier souhaite réviser ce règlement.Yves SYLVAIN Directeur de la protection de la jeunesse, Centres jeunesse de Montréal 2LP0301B0704 b3 mardi 2LP0301B0704 ZALLCALL 67 01:07:04 07/04/00 B Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 B 3 Québécitude et citoyenneté américaine Le 4 juillet, des compatriotes « célèbrent » l'indépendance des États-Unis Pour obtenir la citoyenneté américaine, les candidats doivent prêter serment aux États-Unis à l'occasion d'une cérémonie de naturalisation.« Je déclare ici, sous serment, que je renonce et abjure absolument et entièrement toute allégeance et fidélité à quelconque prince étranger, potentat, État ou souveraineté », doivent en partie réciter les Yankees en devenir, debout devant le « Star & Stripes » \u2014 le drapeau américain \u2014, la main droite sur le coeur.En ce 4 juillet, fête nationale des Américains, des cérémonies de naturalisation auront lieu d'un bout à l'autre des États-Unis, attirant bon nombre de journalistes à la recherche d'une histoire patriotique pour les infos du jour à la télévision ou pour les journaux du lendemain.Les confrères américains sortiront leurs violons pour rappeler combien est précieuse et convoitée cette citoyenneté née de la proclamation d'Indépendance du 4 juillet 1776.Les trémolos des journalistes feront peutêtre sourire Josée Vermette, une Québécoise de 42 ans qui a acquis la citoyenneté américaine il y a neuf ans.Au sujet du fameux jour où elle a dû jurer fidélité aux États-Unis, la native de Rimouski dit : « Je pense qu'il y a eu une petite cérémonie, mais je ne m'en rappelle pratiquement pas.En tout cas, ce n'était vraiment pas touchant.» Et vlan dans l'ego des Américains.Nos voisins du Sud ont peut-être une très haute opinion de la valeur de leur citoyenneté, mais les Québécois qui l'acquièrent sont loin d'être les plus reconnaissants.Qui prend mari.« Tout ce que je peux dire, c'est que je m'ennuie du Québec, dit Josée Vermette, qui vit à New York depuis 15 ans.Ce n'est pas un morceau de papier qui va changer mes sentiments.» « Quand j'obtiendrai la citoyenneté américaine, je ne m'en vanterai pas », affirme pour sa part Louise Thériault, qui fera une demande officielle l'an prochain (il faut avoir vécu pendant cinq ans aux États-Unis à titre de résident permanent pour avoir droit à la citoyenneté américaine).Josée Vermette et Louise Thériault sont typiques des Québécois qui demandent et obtiennent la citoyenneté américaine.D'abord, elles sont du beau sexe.Dans une ville comme New York, il doit bien y avoir quelques gars du Québec s'étant fait naturaliser Américains, mais ils sont beaucoup moins faciles à trouver que les filles de chez nous l'ayant fait, à New York, Boston, Los Angeles ou Miami.Il semble que les gars aient plutôt tendance à suivre les traces de certains souverainistes québécois, et non les moindres.Qu'on pense à Lucien Bouchard, Jean Garon, Denis Lazure, Rodrigue Tremblay et Claude Morin.S'ils trouvent une femme à marier aux États- Unis, ils n'y restent pas.Ils rentrent plus ou moins rapidement au Québec afin de faire leur part pour la mère patrie.Pour certaines Québécoises, il semble bien qu'un certain vieux dicton soit encore d'actualité (Qui prend mari.) « Mon mari ne veut pas déménager au Québec », explique Josée Vermette, qui travaille avec son époux new-yorkais dans l'immobilier.« Les -20 en hiver, ça ne lui dit rien.» Des raisons pratiques Josée Vermette aurait pu continuer à vivre aux États-Unis sans demander la citoyenneté américaine.Plusieurs Québécois réussissent à le faire grâce à la « green card », ce document presque mythique (Hollywood en a fait un film) qui permet de vivre et de travailler aux États-Unis pour des périodes renouvelables de cinq ans.Or, comme plusieurs autres Québécoises, Josée Vermette avait des raisons pratiques pour se faire naturaliser.Pour elle, c'était une affaire d'impôts et d'assurance-vie.Pour Louise Thériault, ce sera pour pouvoir vivre pendant quelques années à Paris ou à Londres sans perdre le droit de revenir et de travailler aux États-Unis, où elle gagne aujourd'hui sa vie comme hôtesse de l'air.Mariée à un Américain, Louise Thériault vit à New York depuis quatre ans.Dans la trentaine, elle hésite d'autant moins à demander la citoyenneté américaine qu'elle n'aura pas à renoncer à son passeport canadien, en dépit du fameux serment qu'elle prêtera à l'occasion de la cérémonie de naturalisation.« C'est la première question que j'ai posée en commençant mes démarches, dit Mme Thériault.Il y a certains pays où je ne voudrais pas avoir à me servir de mon passeport américain.» Et la native de Repentigny d'ajouter : « Je ne demande pas la citoyenneté américaine parce que je me sens Américaine.Je suis fière d'être Québécoise.» Un vaste territoire Cela dit, Louise Thériault a un faible pour le territoire étatsunien.Au retour d'un éventuel séjour européen, c'est là qu'elle compte retourner vivre, et non au Québec.« Aux États-Unis, j'ai l'impression d'avoir accès à un territoire tellement plus grand qu'au Québec, où tu es limité à Montréal ou Québec, dit-elle.Jamais je ne renierai mes sources, j'adore le Québec, mais je me sens à l'étroit quand j'y retourne.« Ici, les familles vivent au quatre coins du continent.Mon mari, par exemple, vit à New York.Sa soeur vit à Los Angeles et ses parents, en Virginie.C'est comme s'il n'y avait pas de frontières.Et partout où tu vas aux États-Unis, tu retrouves des différences culturelles intéressantes.J'aime savoir que j'ai droit à ça à l'intérieur d'un même pays, sans qu'il y ait cette frontière qui existe entre le Québec et le reste du Canada.» Mme Thériault porte un jugement plutôt nuancé sur les Américains.Elle refuse de les mettre tous dans le même panier.« J'apprends ici qu'il ne faut pas généraliser, ditelle.Je ne pense pas que tous les Américains soient conformistes.C'est comme si les Américains jugeaient les Québécois d'après ceux qui vont en Floride l'hiver.» Mais il y a des différences incontournables entre les Américains et les Québécois.Les uns sont plus matérialistes que les autres, par exemple.« Aux États-Unis, tout est axé sur l'argent, dit Josée Vermette.La qualité de vie passe en deuxième.» Le pouvoir du gros Les Américains sont également plus conservateurs que les Québécois, ce qui fait le bonheur d'au moins un Québécois ayant la citoyenneté américaine.« L'exercice de la prêtrise est plus facile aux États-Unis, dit Pierre Aubin, curé dans une paroisse de l'État de New York.Il y a moins d'anticléricalisme ici.Les communautés sont plus conservatrices.Les gens fréquentent plus l'église.» Dans la soixantaine, le père Aubin n'a pas vraiment choisi de devenir Américain.Dans les années 60, ses supérieurs l'ont fortement encouragé à se faire naturaliser afin de pouvoir étudier aux États-Unis et profiter des bourses américaines.« Comme religieux, on fait ce qu'on nous demande », dit le père Aubin, qui a fait une maîtrise en mathématiques à l'Université Fordham de New York.Aujourd'hui, le père Aubin se sent bien chez les Américains, mais il n'en porte pas moins un regard critique sur son pays d'adoption.« En tant que puissance internationale, les États-Unis imposent toujours leurs intérêts », dit le père Aubin, qui vote généralement pour les tiers partis aux élections, ayant perdu confiance aux républicains et aux démocrates.« C'est le pouvoir du gros, ajoute-t-il.Comme Canadien, on a toujours une réflexion.On voit des choses que les Américains ne voient pas.» Richard Hétu collaboration spéciale NEW YORK PHOTO REUTERS La première photo de la bannière étoilée, symbole mythique pour les Américains qui fêtent aujourd'hui leur indépendance, remonte au 21 juin 1873.Elle a été prise au Boston Navy Yard.Aujourd'hui, ce gigantesque drapeau existe toujours et est soumis à une restauration exhaustive qui pourrait durer encore quelques années.Coût de la facture : 18 millions US.De Lincoln à Snoop Doggy Dog RICHARD HÉTU collaboration spécial, New York 1) Quelles sont les couleurs du drapeau américain 2) Combien y a-t-il d'étoiles sur ledit drapeau 3) Qui est aujourd'hui le vice-président des États-Unis ?4) Quelle est la branche judiciaire du gouvernement américain ?Vous seriez assez brillants pour devenir citoyens américains si vous avez répondu : 1) bleu, blanc et rouge ; 2) 50 ; 3) Al Gore ; 4) la Cour suprême.Ces colles font partie d'un test de 100 questions que les candidats à la citoyenneté américaine doivent passer.Les questions (toujours les mêmes) portent sur l'histoire et les institutions civiques des États-Unis.Comme les réponses sont connues d'avance, il suffit d'avoir une bonne mémoire pour obtenir la note de passage.« J'ai dû avoir tout bon, dit Josée Vermette.Je suis bonne dans les affaires à mémoire.En fait, les immigrants ont peut-être une meilleure mémoire que les Américains, du moins si l'on se fie aux résultats d'un test d'histoire administré à des finissants de collèges et universités américains.Dans le cadre du test, 34 questions à choix multiples ont été posées à 556 étudiants choisis au hasard parmi les 55 meilleurs collèges et universités des États-Unis.Les questions n'étaient pas très difficiles.Elles sont normalement posées à des élèves du secondaire.Résultat : 65 % des étudiants collégiaux et universitaires ont coulé le test.Seulement 22 % connaissaient la provenance de l'expression « un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (le discours de Lincoln à Gettysburg).Certaines questions étaient trop faciles.L'une d'elle demandait d'identifier Snoop Doggy Dog.Les réponses suggérées : a) un chanteur de rap ; b) un cartoon de Charles Schultz ; c) une série policière ; d) un pianiste de jazz.Si vous avez répondu a) un chanteur de rap, vous êtes aussi brillants qu'un finissant de Harvard.La baie de New York envahie par une armada internationale ANA MARIA ECHEVERRIA Agence France-Presse, NEW YORK Une armada multicolore de bateaux du monde entier a envahi hier le port de New York sous les acclamations du public, pour célébrer aujourd'hui, lors d'une immense parade navale, la fête nationale des États-Unis.Près de 150 voiliers, frégates et bâtiments de guerre sont arrimés aux rives du fleuve Hudson, au pied des gratte-ciel new-yorkais, après avoir pris la mer en provenance de 50 pays.Ils célébreront aujourd'hui, en participant au plus grand défilé naval de l'histoire, la fête de l'indépendance américaine, la première du XXIe siècle, selon ses organisateurs.Les bateaux venus d'Argentine, du Brésil, du Canada, de Colombie, du Chili, de France, de Grèce, d'Inde et du Japon notamment, ont à leur bord 28 000 marins, qui se perdent parfois dans la foule des touristes et New-Yorkais venus admirer les navires.Ils défileront aux côtés de quelque 700 000 petites embarcations privées.Aujourd'hui, quatre millions de spectateurs devraient assister des embarcadères au défilé, enrichi au sol par des clowns, groupes musicaux et danseurs.« Oubliez la fête du millenium, celle-ci sera la plus grandiose de New York », a prévenu Gregory Perrin, vice-président du comité Opsail, organisateur de la parade.« C'est l'un des spectacles navals les plus importants de tous les temps », a renchéri le présentateur vedette Walter Cronkite, président d'honneur d'Opsail et fou de voile depuis 40 ans.Parmi les navires présents, une réplique de l'Amistad, un bateau qui acheminait des esclaves au XIXe siècle.L'histoire de ce navire sous pavillon espagnol avait marqué le mouvement abolitionniste aux États-Unis : le 2 juillet 1839, 53 Africains se révoltèrent, au large des côtes cubaines.Capturés, les esclaves finirent par obtenir leur libération, lors d'un procès aux États-Unis.Autre bateau imposant, arrivé hier, le US Nassau, un bâtiment américain qui a la taille d'un hôtel.Il sera salué, mardi, par le président américain Bill Clinton, qui participera au défilé à bord du Hue City.En fin du défilé, les New-Yorkais seront encore gâtés : « Au-delà du grandiose », c'est ainsi qu'ont été surnommés les feux d'artifice qui clôtureront la fête.Pendant une demi- heure, 60 tonnes d'explosifs déverseront des lumières multicolores sur la baie.PHOTO AFP Le Kaiwo Maru, du Japon, a fait son entrée dans le port de New York, hier. 2LP0402B0704 B-4 mar 4 juillet 2LP0402B0704 ZALLCALL 67 01:11:11 07/04/00 B Festival international de jazz de Montréal B 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 La fête du sax costaud, exubérant ALAIN BRUNET Le gros son.Un saxophoniste bien en chair, costaud de surcroît.Hier soir au Spectrum, c'était indéniablement la fête du sax ténor.La fête de Ricky Ford, enfin de retour sur Montréal.Au milieu des années 80, il s'était produit au FIJM , on ne l'avait pas revu depuis lors.L'homme a pris du poids, idem pour ce qu'il extirpe de son gros tuyau.Je me souviens d'un son fin presque ténu, beaucoup plus proche d'un Lester Young que d'un Coleman Hawkins.Avec le temps, Ricky Ford a changé de camp.Il a opté pour la robustesse et la rondeur des Hawk men, ces descendants du premier grand saxophoniste ténor de l'histoire -Sonny Rollins, par exemple.Ce que j'ai entendu hier était baraqué, je vous dis.Du solide.De la densité.Un jeu très chargé, plein de cascades, de grognements et d'irruptions dans les suraigus.Ce que Ricky Ford nous proposait hier me rappelait en outre les premiers albums paroxystiques de David Murray.Le pianiste latin Hilton Ruiz, un des plus brillants élèves de feu Mary Lou Williams, donnait virilement la réplique à son leader, pendant que deux incontournables du jazz new-yorkais, le contrebassiste Cecil Mc Bee et le batteur Carl Allen, assuraient le soutien rythmique.Un set très correct, en somme, qui aurait levé davantage si le Spectrum avait été plein.C'est que Ricky Ford est peu connu.Il a peut-être un gros son, mais certes pas le gros deal avec une maison de disques.Lorsqu'on enregistre sur la modeste étiquette Jazz Friends Productions (son dernier album s'intitule Balaena, dont il a joué plusieurs pièces), on ne peut compter sur des budgets de promotion permettant un rayonnement assez considérable.Ce n'est pas tout à fait le cas de James Carter, qui jouit d'une entente chez Atlantic, prestigieux label du consortium AOL -Time- Warner.Le producteur Yves Beauvais, le même de notre Lullaby Baxter Trio, a concocté au fameux saxophoniste un disque funky avec des musiciens aussi pertinents que le bassiste Jamaaladeen Tacuma -un ex-collaborateur de Ornette Coleman.Hier soir dans un Métropolis rempli à pleine capacité, j'ai eu droit à une demi-heure de ces solos fleuves de James Carter -la fin d'un set d'environ 90 minutes, dont le contenu provenait essentiellement de son nouvel album Layin'in the cut.Cette fois, l'exubérance dont James Carter fait généralement preuve ad nauseam était tout indiquée dans ce contexte groovy.L'auditoire, lui, semblait divisé en deux camps.Celles et ceux qui étaient venus entendre le vieux funk du saxophoniste Maceo Parker (un ex de James Brown) semblaient s'emmerder souverainement, pendant que les autres, massés devant la scène s'éclataient sur ce « free funk » éclaté, catalysé par un soliste très impressionnant pour qui ne connaît pas beaucoup le jazz.Hier soir James Carter s'est donc acquis de nouveaux adeptes.et de nouveaux détracteurs.Pendant ce temps, notre Ranee Lee triomphait dans son one woman show intitulé Dark Divas.La quarantaine de minutes passées au Club Soda m'ont permis de constater de nouveau l'autorité et le professionnalisme de cette chanteuse d'expérience, passée maître dans l'art de divertir et toucher les gens.Bien entendu, ce récital théâtralisé n'est pas un concept profondément original.Concept quelque peu touristique dont l'objet est de nous faire découvrir les grandes divas de l'Amérique noire à travers leurs tubes, de Lena Horne à Dinah Washington en passant par Pearl Bailey.Pour deux soirs consécutifs, le Club Soda a fait salle comble, Ranee Lee y a carrément triomphé, je puis en témoigner.On se demande pourquoi une représentation supplémentaire n'a pas encore été annoncée.Au tout début de la soirée, Dave Holland bouclait la boucle de son escale montréalaise par un dialogue avec le vétéran Jim Hall.Au Monument National, le vieux guitariste était dans une forme splendide, au point de nous apprendre de nouveaux détails de son style qui a fait école.À ses côtés, Dave Holland tripotait son instrument comme très peu de virtuoses savent le faire.Au cours de ces cinq programmes, le fameux contrebassiste n'a jamais commis d'excès de prolixité, ses solos brillants ont toujours été servis au moment opportun.Voilà bien une pièce d'anthologie du FIJM.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Ricky Ford : un saxophoniste bien en chair et un son poids lourd.La jeunesse de Jim Hall ALAIN BRUNET « Je ne fréquente pas les traditionalistes.Souvent, vous savez, les vétérans se produisent avec de jeunes musiciens à l'esprit conservateur.Si je m'adjoignais ces jeunes vieux, je m'ennuierais profondément.Il m'arrive d'improviser une phrase que j'ai imaginée en 1960, alors je me traite de stupide », confie le guitariste en laissant passer un rire placide.Ainsi cause Jim Hall, qui aura 70 ans le 4 décembre.Comme son collègue Lee Konitz, le bientôt septuagénaire sait garder son art bien en vie.Bien sûr, les bases de son jeu ont été posées il y a un demi-siècle, cela ne l'empêche aucunement de rester de son temps.Sans faire d'éclats, il poursuit sa quête.C'est ce que nous allons réaliser la semaine durant au Monument-National ; depuis mardi, Jim Hall y dévoile un fragment de son univers dans le cadre de la série Invitation.Le monsieur est comme son jeu.Doux, élégant, fin, discret, presque pudique.Jamais une note de trop, jamais un mot de trop.Pour lui tout est affaire d'expression.« Le style et les idées d'un artiste sont toujours plus importantes que sa technique.L'ouverture d'esprit est une clef en ce sens.C'est pourquoi je reste ouvert à la création actuelle, qu'il s'agisse de peinture ou de littérature.Je m'autorise donc à grandir encore.Pour ce, il me faut écouter les guitaristes de jazz qui me succèdent (en âge) ; j'aime beaucoup Russell Malone, Pete Bersntein, Bill Frisell, Pat Metheny ou John Abercrombie.» Aurez-vous deviné que Jim Hall se montre optimiste pour l'avenir du jazz.« Car je vois toujours plein de jeunes aux concerts.Plusieurs d'entre eux ont commencé avec le rock ou autres formes de musique populaire.Parce qu'ils sont intelligents, ils se sont rendus compte qu'ils avaient besoin d'une nourriture artistique plus sophistiquée.« J'ai fait comme eux, remarquez ; lorsque je vivais dans l'Ohio, les premières musiques qui m'avaient marqué étaient populaires, jouée par mon oncle Ed, qui chantait un peu à la manière nasisllarde de Willie Nelson.Puis j'ai découvert Django Reinhardt et Charlie Christian, même si j'écoutais beaucoup de vieux blues \u2014 Robert Johnson, Leadbelly, etc.» Jeune musicien prometteur, Jim Hall avait quitté Cleveland au milieu des années 50 pour ainsi s'installer à Los Angeles.Ses associations au trio du clarinettiste Jimmy Giuffre ainsi qu'à l'ensemble du batteur Chico Hamilton l'avaient lancé.Il s'installait ensuite à New York (où il réside toujours), et prenait part à l'ensemble de Sonny Rollins après avoir collaboré avec le pianiste John Lewis.Le déclin relatif du jazz au milieu des années 60 avait coïncidé avec un congé de maladie.Remis en 1967, le musicien repartait de plus belle, il est toujours sur sa lancée.Ses plus belles réalisations sur disque ?« My Funny Valentine, enregistrée avec Bill Evans.Emily, une ballade enregistrée avec George Shearing.Je ne sais.Plus récemment, il y a des choses qui me plaisent beaucoup ; j'ai enregistré avec Joe Lovano, Lewis Nash et George Mraz.Cela m'excite énormément.» Comme tout créateur authentique, Jim Hall ne pose pas un regard anthologique sur son propre passé.Il préfère aller de l'avant, même à 69 ans.Jim Hall se produisait hier aux côtés de Dave Holland, question d'assurer la transition entre les deux volets de la série Invitation.Relais tout naturel, il faut dire : « Avec Dave, nous travaillons parfois en duo.Louise, sa fille, s'occupe de ma carrière.Une affaire de famille qui fonctionne très bien ! » La série Invitation reprend demain.En grande, assure Jim Hall : « Nous jouerons la musique tirée de Texures, un CD enregistré sur étiquette Telarc.Nous jouerons cinq pièces avec un ensemble de cuivres sous la direction de Rob Mc Connell.La deuxième partie sera jouée avec un ensemble de cordes \u2014 I Musici de Montréal.Ce programme sera donc très orienté vers mon écriture orchestrale, bien que mettant en relief quelques solistes \u2014 les trompettistes Lew Soloff et Paolo Fresu.et moi ! « Le troisième programme (jeudi) se passera en compagnie du contrebassiste et pianiste canadien Don Thompson ainsi que du saxophoniste Joe Lovano.Des compositions de Joe et de mon cru sont prévues au programme.« Pour la soirée du vendredi, j'ai envisagé présenter un duo avec Kenny Barron.Il est question qu'on y invite la section rythmique qui se produira avec moi le lendemain, formée du batteur Terry Clarke et du contrebassiste Don Thompson.Avec le trio, nous aurons un invité spécial, le saxophoniste Greg Osby avec qui je viens d'enregistrer le disque Invisible Hand.Je l'avais entendu à la radio, j'ai tout de suite aimé comment il envisageait l'espace dans son jeu.Je l'ai appelé illico, nous travaillons ensemble depuis.» Voilà bien comment un être humain doit prendre de l'âge ! PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Jim Hall était en spectacle hier au Monument-National, dans le cadre de la série Invitation du FIJM, orchestrée par le contrebassiste Dave Holland.Diana Ross and The Supremes: Un joyeux party.MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Elle est arrivée sur scène avec une seule idée en tête : convaincre.Diana Ross, manifestement touchée au coeur par toute la controverse qui a entouré la mise sur pied de la tournée Return To Love, a montré avec fougue de quel bois se chauffe une diva.La vedette a en effet évoqué avec dynamisme la grande époque des Supremes en attaquant d'entrée de jeu le répertoire du groupe légendaire de l'écurie Motown.Ne nous leurrons cependant pas.Bien que l'affiche annonçait un spectacle de Diana Ross and The Supremes, il était clair dès le départ que Miss Ross allait occuper tout l'espace.D'ailleurs, les 6000 spectateurs qui se sont rendus hier soir dans l'amphithéâtre du Centre Molson (rempli aux deux tiers) s'étaient avant tout déplacés pour revoir la supervedette sur scène.Scherrie Payne et Lynda Laurence, deux chanteuses qui ont travaillé sous le nom des Supremes dans les années 70, ne tiennent en fait qu'un rôle de soutien.Les deux choristes -c'est leur rôles'acquittent toutefois bien de leur tâche.Elles possèdent le répertoire des Supremes sur le bout de leurs doigts, et disposent aussi d'excellentes capacités vocales.Aussi talentueuses soient-elles, les deux femmes n'ont toutefois pas réussi à faire oublier Mary Wilson et Cindy Birdsong dans le coeur des admirateurs.Ross a eu beau expliquer à l'auditoire que Laurence et Payne étaient devenues « ses deux meilleures girlfriends », la complicité semblait néanmoins fabriquée de toutes pièces.On a par contre sorti l'artillerie lourde pour l'occasion : un orchestre de 40 musiciens, une dizaine de danseurs aérobiques parfaitement inutiles, des écrans géants sur lesquels on montre des extraits de la vie sociale, politique, et culturelle des années 60, de même que de nombreux plans de la foule en délire.Et bien sûr, des changements de costumes, sept en deux heures.En prime, suspendu en plein centre face à la scène, un énorme télésouffleur sur lequel défilent les paroles des chansons.Vrai que Miss Ross ne présente le répertoire des Supremes qu'en pot-pourri depuis 30 ans dans ses spectacles, mais ça fait quand même un peu curieux de voir défiler les Baby Baby dans Where Did Our Love Go ?.Visiblement, la suprême n'a pas lésiné sur les moyens.Ça brille de partout, ça scintille, ça bouge.C'est pourtant à partir du moment où elle s'attarde à son propre répertoire que le spectacle lève enfin.I'm Coming Out, Upside Down ont permis aux spectateurs de se délier les jambes.Roger, qui portait ses bermudas, est même monté sur scène pour esquisser quelques pas de danse avec son idole.Ain't No Mountain High Enough, un hymne légendaire, nous a aussi permis de retrouver une diva en pleine maîtrise.Par moments, elle n'avait même rien à envier à celle qui, de la même manière, séduisait les foules il y a vingt ans.Qui plus est, la vedette a réservé une surprise à ses plus irréductibles fans : la plus belle interprétation qui soit de Reach Out I'll Be There, une chanson figurant sur l'un de ses albums plus obscurs des années 70.En essuyant élégamment une larme sous les applaudissements nourris d'un public qu'elle n'a cessé de remercier, Ross reconnaîtra que l'organisation de cette tournée n'a pas été de tout repos.« Mais quand je vois vos si beaux visages, je sais que tout ça en a valu la peine » a-t-elle confié.Construit sur un vaste malentendu, ce spectacle aura, à sa manière, comblé les attentes.Les véritables Supremes n'y étaient pas mais le party a quand même eu lieu.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Diana Ross a comblé des spectateurs nostalgiques de la belle époque de Motown. 2LP0502B0704 B-5 MARDI jazz 2LP0502B0704 ZALLCALL 67 01:10:27 07/04/00 B Festival international de jazz de Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 R B 5 AUJOURD'HUI Timbalada GRATUIT Midi Mike Sterling Complexe Desjardins 14 h Hot Pepper Dixi Sc.Air Transat / RC 14 h et 15 h 30 La Petite École du Jazz Complexe Desjardins 15 h Streetnix Terrasse du Casino de Montréal 17 h Le Dixieband Terrasse Grand Marnier Les Costards Terrasse du Casino 17 h 30 La parade Mardi Gras Scène Air-Transat / RC 18 h 30 Mukta Carrefour General Motor 19 h Jim Zelle Scène Labatt Blue Ursule Jazz Scène Air-Transat / RC 19 h 30 B.O.C.Meets Papo Ross Scène Bleue Dry 20 h Rory Block Terrasse du Casino The New Birth Brass Band Scène Louisiane Yeska Scène du Maurier 20 h 30 Le Grand Événement General Motors Carnaval Brésilien Scène General Motors 21 h Frank Ash Scène Labatt Blues Rickie Charles Jazz Lounge Musimax 22 h The New Birth Brass Band Scène Louisiane Gazelle Scène Bleue Dry Yeska Scène du Maurie 23 h Jim Zeller Scène Labatt Blues Steve Amirault Trio Hôtel Wyndham Minuit 30 Frank Ash Spectrum JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Le gros Événement du 21e Festival de Jazz aura lieu ce soir sur la scène GM, coin Jeanne-Mance et Sainte-Catherine.Le directeur technique du FIJM, qui est directement branché en Haut, a annoncé qu'il ferait beau.La table est mise pour le giga-concert carnavalesque de la formation brésilienne Timbalada.Trois membres du groupe ont rencontré les médias hier, en conférence de presse.Assez carnavalesque, la conférence, c'est le moins qu'on puisse dire.Hormis les colorés musiciens (arrivés dans toute la splendeur de leurs costumes et de leurs « peintures de guerre ») la communication s'est avérée difficile : c'est qu'il fallait parler français pour les francophones, anglais pour les anglos et portugais pour les Brésiliens.La présence de deux interprètes (dont le saxophoniste Jean-Pierre Zanella) ne suffisait visiblement pas.Autant les réponses étaient longues, autant les traductions étaient courtes.pour ne pas dire minces.Dans la salle, une journaliste lusophone finira même par prendre le relai, voyant l'air désespéré de quelques scribes \u2014 dont l'auteur de ces lignes \u2014 en mal d'infos élaborées.Nous lui disons obrigado.Originaire de Salvador, capitale de l'État de Bahia, Timbalada est, avec Olodum, un des groupes-phares de la musique de carnaval brésilienne.Son armée de danseurs, chanteurs, musiciens et percussionistes compte jusqu'à 17 membres, tous mûs par un seul et même idéal : répandre l'allégresse et possiblement l'extase.« Le maquillage blanc que vous voyez représente la joie », précise à ce sujet Ninha Brito, de loin le plus volubile du trio.« C'est une façon de nous rapprocher des gens, de transcender la musique.» Imaginez, mettons, le Carnaval de Rio, mais en plus africain.Salvador de Bahia compte sur une importante population noire.Ceci expliquant cela, des groupes comme Timbalada se font un devoir d'africaniser leur samba : plus de percussions, plus de percussions et encore plus de percussions.Au coeur de l'affaire, il y a le fameux timbau (d'où le nom du groupe), un genre de conga local longtemps réservé aux rituels de candomblé, la religion afro-brésilienne.Autour du coeur, on a greffé de la axé music (on prononce hachey, comme dans Bobby.), la nouvelle musique pop de Bahia.Des rythmes reggae, merengue, marujada, samba, jazz, xote, rock et funk s'ajoutent à la sauce.« J'aime bien dire que nous faisons de la musica bahiana », précise encore Ninha.Apparu il y a moins de dix ans, ce nouveau langage musical fait apparemment de plus en plus d'adeptes, et pas seulement dans le nordeste brésilien.Sorte d' »axé sophistiquée », la musique de Timbalada traverse désormais les frontières.À ce chapitre, le trio ne se gêne pas pour faire savoir qu'il a déjà fait plusieurs fois le tour du monde.Connu au Japon, en Europe et en Amérique Latine, il lui reste désormais à séduire l'Amérique (du Nord !).Formé il y a une dizaine d'années par le producteur-compositeur Carlinos Brown (qui n'est pas dans l'alignement) le groupe a manifestement fait du chemin.Il compte aujourd'hui six CD, dont le plus récent s'intitule Vamos dar a volta no gueto (littéralement : faire le tour du ghetto).Tenue légère Grand événement GM, grand carnaval ?« Il va faire beau, chaud.tenue légère ! », de dire Laurent Saulnier, nouveau directeur de la programmation extérieure.Manifestement heureuse de son coup de filet, l'organisation du festival invite la populace à se costumer et à se maquiller.même si ce n'est pas un show de Diane Dufresne.Et à prendre le métro (station Place-des-Arts).On rappelle aux automobilistes que les rues autour du site du FIJM seront fermées dès 11 h.Notons par ailleurs que les spectacles en salle se feront rares ce soir.On signale quand même la présence de Sting au Centre Molson et de Ranee Lee au Club Soda.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Ninha Brito, Amanda Santiago et Benny Brita, de la formation brésilienne Timbalada, qui compte une quinzaine d'autres membres, tous bien décidés à transformer la Catherine en carnaval ce soir.Petite soirée.MARC CASSIVI Une « petite » soirée au Festival.Devant le kiosque bien alléchant de cuisine louisianaise, rue Sainte-Catherine, le président Alain Simard, un plateau de jambalaya (ou de gumbo ?) plein les mains, tente d'éviter une grande discussion avec un piqueteur de la Place des arts.« Est-ce qu'on dit LE jambalaya ou LA jambalaya, Alain ?» semble lui demander le gréviste, ou quelque autre formule de politesse du genre.Ils tiennent aussi leur Off Festival, mais pas pour les mêmes raisons.Toujours en conflit de travail, les employés de la Place des Arts sillonnent matin et soir les rues du Festival de jazz.Pour être vus, pour affirmer leur résistance.Devant la scène Découverte, où sévit le bien Kalman Balogh nommé Stage Band « La Découverte » de Saint-Léonard d'Aston, ils sont cinq à faire du piquet.« Le Festival des scabs à la Place des Arts », liton sur les affiches.Une histoire à suivre.On arrive justement de la scène Carrefour General Motors, angle Jeanne-Mance et de Maisonneuve.Kalman Balogh, fier représentant de la musique hongroise et des Balkans, interprète des airs hongrois \u2014 et des Balkans \u2014 en compagnie du Gypsy Cimbalom Band.Le mot clé : cymbalum, instrument typiquement hongrois qui s'apparente plus ou moins au xylophone.Trois violons, une contrebasse, une trompette, un cymbalum bien sonore : un joyeux potentiel de cacophonie.Ce n'est pas que nous n'ayons pas apprécié le petit « slow » macédonien ou la complainte de Sofia qui a suivi.On aime bien les sprints de violons façon gitane, les finales de trompette en sourdine et le répertoire tzigane traditionnel, aux accents arabo-country (au passage, on a reconnu deux pièces des bandes sonores Le Temps des gitans et Underground, d'Emir Kusturica).Mais bon, le cymbalum.À 18 h, le carrefour était noir de monde, malgré le ciel menaçant, ce qui nous force à constater que les vocalises chaudes en langue hongroise (dit-on LE goulasch ou LA goulasch en hongrois ?), sur fond plus ou moins jazzé, trouvent preneur chez des amateurs de jazz à l'oreille plus « ouverte » que la nôtre.Une heure plus tard, à la scène Bleue Dry, dans la série Les Tropiques \u2014 au lieu même où hier, sous la pluie, Larose Missile 727 lançait la bombe Belle (Notre-Dame de Paris revu et corrigé ; horreur indescriptible) \u2014, le chanteur montréalais d'origine ivoirienne Yelen (alias Laye Diakité) propose un reggae coloré et très pop.L'auteur-compositeur-interprète vient de former un groupe à Montréal, après avoir fréquenté les Wailers et les ex-musiciens de Peter Tosh.Choristes dans le ton, percussions animées, une voix « soleil » un peu trop heureuse par moments et une série d'expressions ampoulées.Quand même, ça danse.C'est Laurent Saulnier, le programmateur extérieur aperçu près de la scène ska, qui sera content.À la scène ska, 20 h 30, Yeska, un groupe de la côte Ouest américaine qui fait dans le cubano- salsa-ska.Jazz latin relevé, bien cuivré, légèrement ska jamaïcain, mené par le saxophoniste Davis Urquidi, 23 ans.Huit excellents musiciens, une choriste un peu trop enthousiaste et un spectacle qui, finalement, n'a pas vraiment levé.Dommage.Une « petite » soirée au Festival.EN SALLES Midi The Zion Harmonizers Bateau Nouvelle-Orléans, Quai Jacques-Cartier 19 h Ironing Board Sam Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartier 19 h 30 Sting: «Brand New Day Tour», 1ere partie Centre Molson 20 h Ranee Lee: « The Dark Divas» Club Soda 21 h Ray Barretto & New Word Spirit» précédé de Oscar D'Léon Cinémathèque québécoise Minuit Rockie Charles Bateau Nouvelle-Orléans Quai Jacques-Cartie Brecht/Weill à la sauce Dee Dee PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Le jazz, c'est aussi une question d'équilibre.Lenine, adopté sans condition Dee Dee Bridgewater Pour le concert de clôture du 21e FIJM (prévu samedi, 20 h 30, Salle Wilfrid- Pelletier), la c h a n t e u s e afro-américaine Dee Dee Bridgewater a préparé un programme consacré au compositeur allemand Kurt Weill, grand collaborateur du dramaturge Berthold Brecht, tous deux exilés aux USA durant les années nazies.Mort prématurément à 50 ans (à New York le 3 avril 1950), le compositeur aurait eu 100 ans en l'an 2000.D'où la commémoration de sa naissance.On imagine bien que l'enjouée Dee Dee entonnera plusieurs des airs inoubliables de l'Opéra de Quat'sous, dont certains sont devenus des standards de jazz .Neuf compositions de Kurt Weill sont prévues au programme.« Il s'agit pour moi d'une création très spéciale, conçue pour le festival de Montréal », nous a confié la chanteuse.« Ce concert résulte d'un work in progress qui ne cesse d'évoluer.lorsque je peux prendre le temps de travailler et répéter entre deux tournées.Si le résultat est concluant, un disque s'ensuivra.\u2014 Alain Brunet JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Oubliez le Lenine (Lénine, en fait) de vos livres d'histoires.Celui-là est Brésilien, et préfère la musique à la politique.Annoncé comme l'une des découvertes- à-faire de ce 21e Festival de jazz, l'auteur-compositeur n'a pas manqué sa première sortie à Montréal, hier dans un Spectrum moite et relativement plein.Les grooves ont porté, le contact s'est fait.On le présente comme un fer de lance de la nouvelle MPB (Musica Popular Brazileira).Lenine (on prononce Léniné) qui vient d'atteindre la reconnaissance internationale à l'âge de 41 ans, n'est pourtant pas un novice.Avec cinq albums à son actif, ce brillant pondeur de chansons a derrière lui près de deux décennies d'exploration musicale, dont il présentait hier le résultat plus qu'abouti dans un format beaucoup plus rock que sur disque.Heureux mélange de modernité et de tradition, la concoction « leninesque » (à moins que ce ne soit leninique ?) semble couler de source.L'acoustique et l'électronique vivent ici en symbiose.La tradition du Nordeste brésilien (il vient de Recife) se marie à des formes chansonnières plus actuelles.Une bossa classique se moule à des boucles rythmiques.La douceur de son chant enrobe la distorsion d'une guitare.Des influences hard rock refont souvent surface, des grooves funk sous-tendent le tout.Pas surprenant que ce maître-mixeur choisisse de nous chanter deux fois Jacksoul Brasileiro, pièce-clé de Na Pressao, son dernier album : la chanson, nous dit la bio, est un hommage à l'homme qui métissa la samba comme des oeufs brouillés.Qu'on ne s'y trompe pas : sous ses allures de hippie accroché, Lenine créée une oeuvre tout à fait actuelle.parce qu'indiscutablement personnelle.Au delà de leur exotisme, ses chansons surprennent par leur forme, l'osmose des influences, la richesse et l'hybridation des rythmes.Bien que complexe, le tout passe comme du bonbon.C'est paraît-il le talent des plus grands.Sous la pesanteur de la guitare électrique, et les grooves de basse bien assis, ce monde en est un de finesse.Lenine, qui est flanqué de cinq musiciens \u2014 dont un DJ, assez peu convaincant disonsle \u2014 manipule sa drôle de guitare transparente, certes l'une des plus originales aperçues cette année.Généreux, il laisse de l'espace à son groupe, se permet la liberté de deux ou trois jams bien enlevés.Puis communique en français \u2014 un bel effort de diplomatie.Entre deux couplets, visiblement heureux d'être là, il traverse la scène de gauche à droite, brasse sa longue crinière, esquisse quelques pas de danse.Hautement réceptif, le public l'imite au pied de la scène.Des bassins ondulent, des corps tanguent.De toute évidence, Montréal adopte sans condition cette chanson brésilienne à la fois rock et sophistiquée.Avant même d'avoir quitté la scène, Lenine sera redemandé pour un rappel.Et puis pour deux.Belle façon de boucler un concert rodé et réussi.En voilà un qu'on risque de revoir.PHOTO PATRICK SANFAÇON, La Presse © Lenine (on prononce Léniné), qui vient d'atteindre la reconnaissance internationale à l'âge de 41 ans, n'est pourtant pas un novice avec cinq albums à son actif.Pour Montréal, il restait à découvrir, et la rencontre d'hier au Spectrum a été concluante. 2LP0602B0704 b6 Mardi 2LP0601B0704 ZALLCALL 67 01:11:04 07/04/00 B Arts et spectacles B 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 Gobelet, le copain bucolique de Sol, s'éteint à 64 ans Luc Durand est victime d'une tumeur au cerveau STÉPHANIE BÉRUBÉ L'hiver dernier, Denise Filiatrault lui proposait un rôle dans sa pièce Les Jumeaux vénitiens.Luc Durand acceptait, mais devait plus tard se désister, n'arrivant pas à mémoriser le texte.La cause de ce blocage, une tumeur au cerveau, a été découverte il y a quelques semaines seulement.Le grand comédien est décédé hier matin, à l'âge de 64 ans, le jour même de la première de la pièce dans laquelle il devait jouer.Pour plusieurs, Luc Durand restera Gobelet, copain bucolique de Sol, dans la populaire série télévisée qui avait débuté à la fin des années 60, à Radio-Canada.Son complice dans cette belle aventure, Marc Favreau, parlait hier d'un coup de masse tellement la maladie lui a enlevé son ami rapidement.En entrevue à la télévision, Favreau avouait avoir revu un Luc Durand très malade la semaine dernière.Sol et Gobelet étaient restés amis dans la vie après la fin de leurs aventures télévisées.«On est restés très liés», disait Marc Favreau.Luc Durand est né à Montréal, en 1935.Son père lui donne le goût du théâtre très tôt et le jeune Luc débute sur les planches, dans la compagnie de papa.Devenu adulte, il joint la Roulotte de Paul Buissonneau.À la télévision, mis à part son rôle de Gobelet dans les Croquignoles et dans Sol et Gobelet, il campera des personnages dans les séries Du tac au tac, Alexandre et le roi, où il jouait avec son fils Antoine, et tout récemment, Virginie.Mais hier, c'est surtout un homme de théâtre que l'on pleurait.«C'est très douloureux pour le milieu: après Jean-Louis (Millette), on perd un autre grand», disait Andrée Lachapelle, touchée.Mme Lachapelle, qui aimait aller voir les performances théâtrales de Luc Durand, n'a joué qu'une seule fois à ses côtés, en 1990, à la Nouvelle Compagnie Théâtrale, dans la pièce de Molière Les Femmes savantes.Luc Durand et Andrée Lachapelle étaient mari et femme sur les planches.«C'était un acteur d'une énergie incroyable, d'une grande générosité», se souvient-elle.Une jeune femme assurait alors la mise en scène de la pièce: Lorraine Pintal.«Avec Luc, c'était un rêve de passage», décrit Lorraine Pintal aujourd'hui.Un rêve qui avait failli ne pas se réaliser puisque le rôle du père dans la pièce devait d'abord être tenu par Paul Berval qui, malade, avait dû s'abstenir.«Je pense que ça été une idée de Monique Leyrac d'appeler Luc», se souvient Lorraine Pintal qui allait donc devoir diriger trois grands du théâtre québécois: Leyrac, Durand et Lachapelle.«Ils ont eu l'humilité d'écouter les idées de la jeune metteure en scène que j'étais», dit-elle.Aujourd'hui, lorsque Lorraine Pintal parle de Luc Durand, le mot enfant ne cesse de revenir.Puis cabotin et caméléon.Celle qui est devenue la directrice du TNM ne conserve que des souvenirs tendres de son histoire avec Durand, ce «vrai passionné de théâtre».«Il était toujours là pour m'aider quand j'étais un peu mêlée et cela, je lui en serai toujours reconnaissante», dit la metteure en scène qui visitait à l'occasion d'autres théâtres pour voir Luc Durand à l'oeuvre.Elle se souvient avec délices de l'Avare, encore une pièce de Molière, dans laquelle Luc Durand avait donné une performance époustouflante.Et qu'il avait mis en scène avec brio.L'Avare a été créé au Théâtre du Vieux-Terrebone en 1995 avant d'être repris à Montréal, puis, partout au Québec et même à la télévision.C'est le producteur Jean-Bernard Hébert qui lui avait proposé de se lancer dans la mise en scène.Pourquoi?«Je sentais qu'il était rendu à un stade de sa vie où il était prêt pour la direction d'acteurs», explique Jean-Bernard Hébert.Durand fera deux mises en scène à Terrebone: d'abord Le Dindon de Feydeau, puis, L'Avare.Toutes deux furent respectivement couronnées meilleure production de l'année au Québec en 1993 et en 1995.«Il laisse comme héritage un perfectionnisme, une image de dépassement», dit Jean-Bernard Hébert qui se rappellera de Luc Durand comme d'un homme qui allait continuellement au bout de lui-même.Mais qui était très secret et qui se livrait très peu.Depuis quelques années, Luc Durand s'était fait rare sur les planches; l'acteur versatile consacrait beaucoup de temps au doublage et à la narration de documentaires.Hier soir, au Théâtre Saint-Denis, on présentait aux médias la première des Jumeaux vénitiens.Luc Durand avait participé à la lecture de la pièce, en avril.C'est plus tard, lorsqu'était venu le temps de mémoriser les lignes, que le comédien avait senti les premiers symptômes de la maladie.«Il n'arrivait pas à mémoriser son texte et cela lui a semblé tellement anormal qu'il est allé voir un médecin », raconte Denise Filiatrault.Hélène Mailloux, l'agente de Luc Durand depuis quelques années, précise cependant que l'on n'avait pas encore terminé les examens et qu'aucun diagnostic final n'avait été émis.«La maladie a été foudroyante», disait hier matin, Mme Filiatrault.Le soir même, avant la représentation des Jumeaux vénitiens, c'est une Denise Filiatrault très émue qui est montée sur la scène pour dédier la pièce à Luc Durand, ce grand homme qui aura marqué plus de 50 ans de dramaturgie québécoise.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Gobelet, le complice de Sol, a fait rêver toute une génération de Québécois dans des décors surréalistes et des histoires abracadabrantes.OSM : Elgar à Notre-Dame Le Festival en chansons de Petite-Vallée MUSIQUE couronne ses lauréats Jeudi, 19 h 30, le deuxième concert de la série « Mozart Plus » présentée à la basilique Notre- Dame par l'Orchestre Symphonique de Montréal comprendra une nouveauté : la première Symphonie de Sir Edward Elgar qui, selon les spécialistes, est aussi la première symphonie d'un compositieur britannique à pouvoir figurer parmi les grandes symphonies du répertoire traditionnel.L'oeuvre en quatre mouvements totalisant environ 50 minutes fut créée en 1908 à Manchester sous la direction de Hans Richter et reprise la même année 82 fois à travers le monde.Charles Dutoit complétera le programme avec l'ouverture Coriolan, de Beethoven, et le Concerto pour piano no 23, en la majeur, K.488, de Mozart, que jouera André Laplante.Jeudi sera aussi la journée du marathon annuel de l'OSM, avec cinq événements, tous gratuits, à l'intérieur de la basilique ou sur le parvis.Le détail : 9 h 45, répétition ; 12 h 30, à l'extérieur, concert Mozart d'un orchestre de chambre formé de musiciens de l'OSM, avec le ténor Darryl Edwards ; 14 h, 16 h et 17 h 30, petits concerts au cours desquels on entendra, en plus de quelques Mozart, deux oeuvres d'Elgar, soit le Quintette pour piano et cordes et la Sonate pour violon et piano joués par des musiciens de l'OSM dont le violon-solo Richard Roberts et son associé Jonathan Crow.À Lanaudière n L'OSM et son chef Charles Dutoit se produisent au parc Ahuntsic demain soir, 19 h 30, puis retournent à l'Amphithéâtre de Lanaudière samedi, 20 h, cette fois pour une soirée d'opéra contemporain en version demi-scénique, c'est-àdire avec costumes et mouvements.Le programme : la fable orientale Le Rossignol, de Stravinsky, et l'opéra bouffe Les Mamelles de Tirésias, de Poulenc.Onze chanteurs en scène, dont Aline Kutan, Gordon Gietz, Scot Weir et François Le Roux.D'ici là, deux événements.Ce soir, 20 h, à l'église de Saint-Alphonse- Rodriguez : le gambiste Philippe Pierlot et l'ensemble Ricercar Consort, de Belgique, avec l'animateur radiophonique Georges Nicholson lisant la fameuse Défense de la basse de viole de 1740, signée Hubert Le Blanc.Vendredi, 20 h, à l'Amphithéâtre : le Choeur du Festival et le Choeur Classique de Montréal, dir.Pierre Simard, dans un programme comprenant notamment la deuxième Messe, en mi mineur, de Bruckner.700 saxophonistes n Après s'être tenu à Chicago, Nuremberg, Tokyo et ailleurs, le Congrès mondial du Saxophone a lieu cette année à Montréal et débute demain, 20 h, salle Pierre-Mercure, par un concert de l'Orchestre Symphonique de Laval dirigé par Louis Lavigueur.Programme : cinq oeuvres avec solistes, de Robert Lemay, Bassett, Alessandrini, Nilsson et Lauba.Trois autres concerts auront lieu au même endroit, également à 20 h.Jeudi : Nouvel Ensemble à cordes de Québec et Ensemble de saxophones du Conservatoire de Paris.Vendredi : petits groupes.Samedi : Ensemble Contemporain de Véronique Lacroix.Le congrès, où l'on attend 700 saxophonistes de 35 pays, se termine dimanche, 14 h 30, à l'Amphithéâtre de Lanaudière, par un grand concert auquel participeront l'Ensemble international de Saxophones dirigé par Jean-Marie Londeix, le Nouvel Ensemble Moderne dirigé par Lorraine Vaillancourt, ainsi que plusieurs solistes.Vierne à l'Oratoire n Dans le cadre des récitals du mercredi soir à l'orgue Beckerath de l'Oratoire Saint-Joseph, Rachel Laurin entreprend demain l'exécution intégrale, en trois programmes consécutifs, des six Symphonies pour orgue de Vierne.Au premier programme, demain : la première Symphonie, en six mouvements, et la deuxième Symphonie, qui en contient cinq.Demain également : à 19 h 30, à Maurice-Richard, Marc Fortier et son Orchestre dans un programme anglais ; à 20 h, début de la saison à la Maison Trestler, de Dorion, avec le Trio de Guitares de Montréal.Deux soirs d'Orford n Le Quatuor à cordes Arthur-Le- Blanc et quelques musiciens invités jouent le Quintette La Truite de Schubert, le septième Quatuor de Chostakovitch et des oeuvres de Mozart et d'André Prévost vendredi soir, 20 h, lors d'un deuxième concert du Centre d'Arts Orford précédé à 19 h d'une présentation de Carol Bergeron.Parmi les artistes au programme : Robert Langevin, ancien membre de l'OSM, récemment engagé comme flûte-solo de l'Orchestre Philharmonique de New York.Samedi, 20 h, Orford se déplace au Centennial Theatre de l'université Bishop's, de Lennoxville, pour un spectacle chorégraphique de Marie Chouinard sur Le Sacre du printemps et le Prélude à l'après-midi d'un faune.Claude Gingras JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale PETITE-VALLÉE Le 18e Festival en chansons de Petite- Vallée, en Gaspésie s'est terminé dimanche soir avec le couronnement de Tomas Jensen dans le concours d'auteur-compositeurinterprète.Céline Guindon a reçu le prix dans la catégorie interprète.Le Festival en chansons de Petite- Vallée avec un budget de plus de 230 000 $ reçoit des participants dans quatre catégories ; auteur, compositeur, interprète et compositeur interprète.Pendant une semaine les 22 participants triés parmi 163 inscriptions ont suivi un perfectionnement dans différents domaines de la chanson avec le support de quatre formateurs professionnels.Cette année, l'artiste marraine invitée était Louise Forestier.Appuyer d'une équipe technique et de plus de 100 bénévoles, le Festival en chanson de Petite- Vallée est devenu, au fil des ans, un incontournable pour les jeunes artistes de demain qui désirent percer dans le métier de la chanson au Québec.Cette année, les membres du jury étaient Danièle Faubert, Martine Jessop, Marie-Jo Thério, Éric Sénécal et Nelson Minville, luimême originaire de Grande-Vallée.Les lauréats ont remporté des bourses de 1000 $.Mais c'est beaucoup plus pour l'expérience unique de création et de perfectionnement qu'ils étaient à Petite- Vallée.Une véritable école de la chanson.« Gagner ou perdre, ce n'est pas important.Ce n'est pas juste un concours, ici on apprend notre métier et on vit une expérience unique », raconte Céline Guindon la lauréate en interprétation.Pour le grand manitou et organisateur- chef du Festival en chanson, Allen Côté, l'édition de cette année est encore un succès.« Cette année, nous avions des participants âgés dans la vingtaine et on a vu le dynamisme de ces jeunes.Comme quoi il y a de la relève, et une relève de qualité.Les jeunes veulent faire carrière dans le monde de la chanson.Et le Festival a été très populaire auprès du public.Tous les spectacles ont été à guichet fermé.Ici, c'est un endroit particulier où les participants vivent une démarche de création, d'écriture, de composition et de travail sur scène.Le festival a le vent dans le dos.Il est de plus en plus populaire dans le milieu artistique québécois.Au début on courrait après les artistes pour qu'ils soient nos parrains dans le festival, aujourd'hui, il faut choisir.» Pendant toute la semaine, de nombreux spectacles ont été présentés au Café de la Vieille Forge par des artistes professionnels comme Nelson Minville et plusieurs autres.Des artistes professionnels et gaspésiens, des gens de Petite-Vallée, dont une chorale d'enfants et des musiciens locaux ont présenté un spectacle hommage à Louise Forestier.« J'ai tellement aimé venir ici à Petite-Vallée où se passe «'Le Festival», que je désire revenir ici pour me reposer et m'inspirer dès l'hiver prochain », a déclaré sur scène Louise Forestier.L'avenir du Festival en chansons de Petite-Vallée est assuré, mais un projet important de village en chansons verra le jour prochainement.Un concept de centre de formation spécialisé destiné aux gens de la relève.Un centre qui s'adressera aussi aux enfants, comme aux adultes, aux clientèles européennes ou américaines (francophiles) qui désirent venir à Petite-Vallée pour apprendre tout ce qui touche la chanson.On y retrouvera une salle d'exposition qui portera sur la chanson québécoise avec l'angle particulier de l'influence de la Gaspésie sur la chanson au Québec. 2LP0701B0704 B-7 mar 4 juillet 2LP0701B0704 ZALLCALL 67 01:10:39 07/04/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 B 7 «Je rêve d'en être à mon premier disque», dit Alain Bashung Alain Bashung s'est enfin compilé : en trente-huit titre, le double CD Climax (chez Barclay) résume ses vingt dernières années de carrière et paraît alors qu'il vient de terminer le tournage du prochain film de Patrice Leconte, Félix et Lola dans les autos tampons avec Philippe Torreton et Charlotte Gainsbourg.(« Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas revue.Je l'avais vue avec Serge il y a carrément dix-sept ou dix-huit ans, quand je travaillais sur Play Blessures« ).Climax passe bien sûr par les tubes évidents (Gaby on Gaby, Ma petite entreprise, Osez Joséphine, Vertige de l'amour, SOS Amor) et quelques joyaux méconnus (Les Petits Enfants, Lavabo, Un âne plane), mais se présente aussi en audacieuse compagnie avec quelques invités : M, Noir Désir, Rodolphe Burger, Marc Ribot, Rachid Taha.BERTRAND DICALE Le Figaro LE FIGARO : Vous avez choisi vous-même les titres de Climax ?Alain Bashung : Je me suis fait aider un peu.Il y a des chansons évidentes, puis on a fouillé.Je voulais des chansons qui vieillissent bien, qui ont encore une signification aujourd'hui.Je ne voulais pas une compilation de singles, mais seulement des choses réussies.\u2014 Justement, ça n'a pas tout à fait l'air d'une compilation, mais plutôt d'un nouveau disque de Bashung.» \u2014 Depuis le début, j'ai parfois essayé de changer les formes mais j'espérais bien qu'il y ait un fil conducteur.Si maintenant il apparaît, tant mieux.\u2014 Vous avez envie d'enregistrer un nouveau disque ?\u2014Envie, oui.Mais ce n'est pas encore très bien défini dans ma tête.J'y travaille un petit peu, au compte-gouttes.Je mets parfois une grande période à digérer la vie que je viens d'avoir, pas seulement pour parler de ce qui m'est arrivé, mais aussi pour trouver les deux ou trois choses qui me paraissent importantes de dire.Beaucoup de choses ont été écrites - à peu près trois cents textes -et je passe beaucoup de temps à me censurer ça, je l'ai déjà dit, ça aussi.Parfois, je rêve d'en être à mon premier album.Je pourrais faire plus de choses, mais ce serait des répétitions.Il faut parfois que je laisse passer un peu de temps pour être dans une situation un peu originale.\u2014 L'originalité est pour vous une position esthétique ou un devoir moral ?\u2014 Ça va jusqu'au devoir moral.J'essaie toujours d'être fier de moi, d'avoir réussi à communiquer quelque chose d'un peu nuancé.Et puis il faut que j'aie du plaisir, que ce ne soit pas austère, même si ça raconte des mélancolies.(Il rnontre son crâne).Tout ça, c'est un bordel là-haut ! \u2014 Vos albums naissent-ils des textes ou de désirs musicaux ?\u2014 Des fois, je m'imagine en train de chanter sur scène.Je me demande comment aujourd'hui je pourrais exprimer ce que j'ai dans la tête, devant des gens, sous les éclairages et avec les musiciens derrière moi.Comment je pourrais me sentir bien et convaincant.Dans les disques, on peut s'en sortir, des fois, en compliquant les choses, et des fois, en les simplifiant totalement -est-ce que j'ai envie d'être dans une situation compliquée ou d'être le rnec le plus simple du monde ?J'essaie d'avoir des rêves de cet ordre-là.Je ne m'imagine pas dans un studio en train de bidouiller.\u2014 Vous avez des rôles très variés au cinéma.Ça nourrit vos disques ?\u2014 Je ne sais pas.Dans ce genre d'aventure, il y a sans doute le désir de m'éloigner de moi, de m'oublier.Mais peut-être cela me renvoie- t-il la balle.Ça s'additionne dans ma tête des images, des fantômes éclairés.\u2014 Vous avez mis du temps à réussir dans votre carrière de chanteur.Pourtant, vous avez commencé très jeune, dans la folie des premières années 60.Vous aviez envie d'être Mick Jagger ?\u2014 Même si je l'aimais beaucoup, je trouvais que Jagger, c'était un chanteur pour plaire aux filles.Il était infiniment moins complexe que Frank Zappa, Todd Rundgren ou Kim Powley, des musiciens virtuoses et drôles, qui faisaient cohabiter la distance et le fait d'être très performant.On n'avait pas de cet humour très pince-sansrire en France.Il y avait Dutrone ou Nino Ferrer.Ils sont arrivés plus tard, mais sont restés des cas limités.Tout le reste était très cadré : on écrivait couplet-refrain et on appelait un arrangeur.Quelques types ont essayé des choses, comme Manset, mais ce n'était pas évident de passer par ces portes ouvertes.Ça ne facilitait pas ma réflexion, jusqu'au moment où je me suis dit : « Je n'écoute plus personne, je trace ».C'est un chemineme, nt un peu con, un peu long, un peu laborieux.\u2014 « Ça a été trop long ?\u2014 C'est comme ça.Ce que je pourrais trouver un peu négatif aujourd'hui, c'est cette période pendant laquelle je n'arrivais pas à trouver quelque chose qui me plaise ou qui ait un écho.Mais j'apprenais progressivement à me connaître, à me libérer par rapport à d'autres formes de musiques.Et puis, à un moment donné, je me suis dit que je pouvais accepter ce qu'on appelait un défaut.Ça a été une révélation de me dire : « Je ne pourrai jamais écrire une chanson aussi intéressante que Burt Bacharach mais peut-être puis-je faire autre chose sans avoir de complexe.» Sylvain Cossette avec Mario Pelchat.Cossette n'a pas chanté à l'Euro MARC CASSIVI Sylvain Cossette n'a pas chanté devant 100 millions de téléspectateurs, dimanche, à la mi-temps du match de finale de soccer de l'Euro 2000, à Rotterdam (Pays-Bas), comme l'avait laissé entendre la compagnie Disques Victoire vendredi.L'interprète québécois de Gringoire, dans la version anglophone de Notre-Dame de Paris -actuellement présentée à Londres-, a appris vendredi qu'il devait interpréter Le Temps des cathédrales, en français et en italien, à la demie du match opposant l'Italie à la France.« Tout a été confirmé vendredi soir.J'étais fou de joie, raconte Serge Brouillette, l'imprésario du chanteur originaire de la Mauricie.Puis samedi soir, on apprenait que l'offre de chanter à la demie ne tenait plus parce que le spectacle n'était pas télédiffusé partout dans le monde.Je crois que les producteurs ont jugé que ça ne valait plus la peine.C'est bien dommage.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Alain Bashung en 1995.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir v Saveurs Soleil (18:30) Tam Tam / Yves Desgagnés Jardin d'aujourd'hui L'Empire des hormones / L'Enfer des hormones (1/3) Crimes et Tourments Le Téléjournal/Le Point Sport Découverte (23:18) Le TVA Tôt ou Tard / Gregory Charles L'Empire Boudichon Le bonheur est dans.Cinéma / INSOUPÇONNABLE (5) avec Christopher Reeve, Joe Mantegna Le TVA Tôt ou Tard / E.Bilodeau Sports / Lot.(23:20) Cinéma (23:26) Le Monde merveilleux de Disney J'aime / Partir En pleine nature / Quelle aventure - L'Architecture.Cinéma / HORS SAISON (4) avec Sami Frey, Carlos Devesa La Route des arts (22:42) J'aime (23:15) Grand Journal (17:00) Les Indices pensables Partis pour l'été Faut le voir pour le croire Cinéma / MEURTRES DANS LA MAISON DE POUPÉES (6) avec Amanda Rowse, Lindsay Jackson Le Grand Journal Partis pour l'été Sexe et Confidences Pulse Access H.Work.Jazz: Music of the Century Will & Grace Just Shoot me The West Wing CTV News Pulse / Sport News Wheel of.Jeopardy .Millionaire?Who Wants to be a Millionaire?Drew Carey Future War News Newswatch Nation Cup / Golf The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier .Millionaire?Who Wants to be a Millionaire?Dharma &.NYPD Blue News Night.(23:35) News CBS News E.T.Jag 60 Minutes II Judging Amy Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock from the Sun NBC Special / 4th of July.Dateline NBC Tennis (23:35) Newshour Nightly Bus.Venturing A Capitol Fourth 2000 Cincinnati Pops Holiday: Fourth of July Cinéma / IN THE GOOD.BBC News Nightly Bus.Newshour Masterpiece Theatre / Painted Lady (2/2) Capitol Fourth BBC News Cinéma / HORATIO HORNBLOWER.(17:30) Pops goes the Fourth Pops goes the Fourth Jazz Box: Henry Butler Videos Cultures Canada An Audience with Tom Jones Tom Jones - For One Night.NYPD Blue Contact Animal Civilisation: parcours inédits Plus Belles Routes du monde Biographies / Tom Cruise Secrets de guerres Agents très spéciaux .DW-tv Philippines Rete Italia.Téléroman italien / Felicità.Mini-série Chronique.Palestine.La Voix d'Égypte Philippines Conversation avec.Retraite Le Monde des affaires Toxicomanie .parents Projection.immobilier Imagine La Photographie noir et blanc How'd they do that?Summer@.Living Sea Wild Discovery In the Wild: Orangutans.Sex Files Exhibit A Summer@.Living Sea Prêt à partir Plus Belles Villes du monde La Route.Escapades.romantique Airport Vu d'en haut Îles en îles Prêt à partir Little Lulu Hoze.Gargoyles Afraid, Dark Cinéma / NATIONAL VELVET (4) avec E.Taylor, M.Rooney M2M & BBMak (22:05) Gargoyles Afraid, Dark News Radio Drew Carey 7th Heaven Family Guy The PJ's Family Guy The PJ's Angel Change of.Star Trek Global News Nat.News Addams.E.T.That '70s Show King of the Hill Dharma & Greg King of the Hill Futurama Headline News Sinbad (23:10) Tournants de l'Histoire L'Histoire à la une Enquête par-delà J.F.K.Cinéma / RÉVOLUTION (5) avec Al Pacino, Nastassja Kinski Guerriers.It Seems.The Way.Archaeology Hist.Bites It Seems.Crimes .Valley of the Kings The Real Merlin Tour of Duty .Doctor Life.Pets The Tourist Shift TV Real World .Stories Extra .Miracles The Goods For Dinner?Real World .Stories Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: Nina Simone Rendez-vous des artistes.Nina Simone - Live Musicographie: Nina Simone Top5.com Clip Hip Hop La Courbe Clip BBC News Bus.News .Reports Mansbridge The Passionate Eye The National The Passionate Eye .Reports Culture Shock Euronews Cap.Actions Le Monde.Culture-choc Opération survie.Journal RDI RDI à l'écoute Canada auj.Canada auj.Canada auj.Loi du plus fort Sports 30 Mag Hors-jeu.Hommes forts Boxe / Tony Badea - J.C.Candelo Sports 30 Mag Hors-jeu.Qc Courses Matrix Salle des nouvelles Saint-Tropez, sous le soleil Vertiges Fréquence Crime Danger Bay T N T Dead Man's Gun Hope Island F/X: The Series Cinéma / WALTER (3) avec Ian Mc Kellen, Barbara Jefford Highlander Babylon 5 Sliders Invasion American Star Trek - Deep Space Nine The X-Files Sportscentral Last Word.Cascar Castrol Superseries World Professional Pool Championships Sportscentral Sports Geniuses Last Word.Skippy A.Lupin Histoires de compositeurs Panorama Branché La Guerre de 1812 Cinéma / LE GENDARME EN BALADE (5) avec Louis de Funès Bob Vila's Home again 48 Hours / Trauma Trauma / The Long Haul World's Most Powerful.Pyrotechniques Trauma / The Long Haul Tennis / Wimbledon (10:00) Sportsdesk Tour de France CFL All-Star Boxing / Ray Oliveira - Isaac Cruz Sportsdesk Archie.Baskerville Av.mouche Daria Drôle, voyou A.Anaconda Simpson Cybersix Ren, Stimpy South Park Simpson A.Anaconda Des chiffres Les Idées.Journal FR2 Qui a tué Patrice Lumumba?Le Grand Événement Journal belge Journal suisse Kratts'.Space Cases Avventura.Your Health Studio 2 Four.Floor Hist.Bites Duos: The Jazz Sessions Studio 2 La Santé.Les Copines Sortie gaie Vivre à deux Cinéma / MISE EN ACCUSATION (5) avec James Woods Table ronde Les Copines L'Hôpital Chicago Hope Saveurs.Savoir-faire L'Ombudsman Place publique Cité Mag À la une Reflets.Action Emploi Addams.Grade Alien Mona.Worst Witch Big Wolf.Boy Meets.Student.Sherwood S.Holmes Big Wolf.Addams.Beasties Tekwar .nerdz Secrets.Chroniques du paranormal X Files Métiers.nerdz Space 2063 Suzanne Colpron 18H X STING Sonia Benezra rencontre Sting avant le spectacle qu'il donne au Festival de jazz.Une entrevue de 30 minutes en direct du Centre Molson.19H r L'EMPIRE BOUDICHON Première d'une nouvelle série, animée par André Robitaille, qui nous entraîne dans le sous-sol du célèbre Classel, chez Lise Watier, dans une base militaire, au Saguenay, à Ufoland et à Fort Boyard.19H30 LES SECRETS DU CINÉMA Les monstres légendaires d'Hollywood: de Frankenstein à Dracula en passant par la Momie.20H a L'EMPIRE DES HORMONES Une série remarquable produite en Angleterre qui explique le rôle des hormones dans notre vie, qu'il s'agisse d'amour, de sexe, de santé, de succès et même de chocolat.Premier de trois documentaires.21H A HORS SAISON Un film suisse signé Daniel Schmid, dans lequel un homme (Sami Frey) retourne sur les lieux de son enfance.Sting à Musi Max. 2LP0801B0704 B-8 MARDI horaires 2LP0801B0704 ZALLCALL 67 10:35:53 07/04/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Mar., mer.: 16h45.BARFLY Cinéma du Parc (1): 20h45.BATTLEFIELD EARTH Cinéma Impérial.Mar.et mer.: 19h.BETTER THAN CHOCOLATE Cinéma du Parc (2): 18h45.BIG KAHUNA (THE) Cinéma du Parc (2): 21h30.CINEMA PARADISO Cinéma du Parc (1): 17h.GRASS Cinéma du Parc (2): 17h.JUDY BERLIN Cinéma du Parc (3): 17h, 19h, 21h.PINK PANTHER STRIKES AGAIN Cinéma du Parc (1): 19h20.KADOSH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 14h30, 16h45, 19h15, 21h30.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.RULES OF ENGAGEMENT Cinéma Impérial.Mar.et mer.: 21h20.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS II (1594, St-Denis) Les Jumeaux vénitiens, comédie de Carlo Goldoni.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Yves Jacques, Carl Béchard, Yvan Benoit, Stéphane Brulotte, Marie Charlebois, Henri Chassé, Benoît Girard, Roger La Rue, Vitali Makarov, Roberto Medile, Renaud Paradis, Pierrette Robitaille, Christian Vézina et Isabelle Vincent: 20h, sauf dim.et lun.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Pop-Corn, de Ben Elton.Trad.de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Guy Nadon, Emmanuel Bilodeau, Suzanne Lemoine, Maude Guérin, Anne Bédard, Benoît Dagenais, Audrey Demers, Catherine Florent et Luc Chapdelaine: 20h.Musique AMPHITHÉÂTRE MAURICE-RICHARD Mer., 19 h 30, Marc Fortier et son Orchestre.Service aux tables dès 18 h 30.PARC AHUNTSIC Mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Jonathan Crow, violoniste.Kreisler, Rimsky-Korsakov, Strauss, Kabalevsky.SALLE PIERRE-MERCURE De mer.à sam., Congrès mondial du Saxophone.Mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Laval.Dir.Louis Lavigueur.Lemay, Bassett, Alessandrini, Nilsson, Lauba.Jeu., 20 h, Nouvel Ensemble à cordes de Québec et Ensemble de saxophones du Conservatoire de Paris.Oliver, Murphy, Berio, Delangle, Meyering, Bornkamp.Ven., 20 h, Quatuors de saxophones Diastema, Habanera, Janis Steprans, Habana et Geiss-Bergonzi.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Mer., 20 h, Rachel Laurin, organiste.Symphonies nos 1 et 2 (Vierne).MAISON DES JMC (305, Mont-Royal E.) Mer., 20 h, Duo de guitares Hora Zero.Barrios, Nazareth, Piazzolla.BASILIQUE NOTRE-DAME Jeu., Marathon de l'Orchestre Symphonique de Montréal: répétition publique, 9 h 45; concerts, 12 h 30, 14 h, 16 h, 17 h 30 (entrée libre); 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.André Laplante, pianiste.Coriolan (Beethoven), Concerto pour piano K.488 (Mozart), Symphonie no 1 (Elgar).Mozart Plus.MAISON TRESTLER (Dorion) Mer., 20 h, Trio de guitares de Montréal.Mozart, Boccherini, Piazzolla, Morricone, Bellinati.Festival international de Lanaudière AMPHITHÉÂTRE Ven., 20 h, Choeur du Festival, Choeur Classique de Montréal et Ensemble instrumental du Festival.Dir.Pierre Simard.Jubilate Deo (Gabrieli), Motet O Jesu Christ (Bach), Finlandia (Sibelius), Messe no 2 (Bruckner).ÉGLISE DE SAINT-ALPHONSERODRIGUEZ Mar., 20 h, Ricarcar Consort et Georges Nicholson, récitant.Défense de la basse de viole.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.CENTRE MOLSON Sting: 19h30.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Concours Polliwog: 20h.BALLATOU (4372, St-Laurent) Youssou Seck: 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Michel Durocher et Daniel Blouin: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) La Fête à Fern & à Martin (rock): 21h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Chinese Cookies: 15h, 18h; Forthy Finger Saxophone quartet: 22h. 2LP0901B0704 B-9 MARDI horaires 2LP0901B0704 ZALLCALL 67 01:05:05 07/04/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 B 9 Tête de taureau, 1942.La sculpture la plus connue de Picasso.La sculpture selon Picasso Un incontournable au Centre Pompidou À gauche, Picasso photographié par Werner Spies, commissaire de l'exposition Picasso sculpteur du Centre Georges Pompidou.Et à droite, Jacqueline au ruban vert, 1962.Mougins.Huile et crayon gras sur tôle découpée et pliée.RENÉ VIAU collaboration spéciale, PARIS Prolifique, imprévisible, insaisissable, Picasso (1881-1973), ce peintre phare, est à lui seul un continent.Un continent que tout le monde veut explorer.À Paris, une exposition éblouissante le confirme.Picasso est aussi l'un des grands.sculpteurs du XXe siècle.L'équation « Picasso égale art moderne » attire les foules.Le nom même de Picasso fait recette.Affiches, cartes postales, mais aussi parfum et voiture.Le constructeur français Citroën a même baptisé Picasso sa dernière monospace.À Paris, de 400 000 à 500 000 personnes par année visitent le magnifique Musée Picasso.Et combien de mégashows muséologiques sur Picasso ont été présentés à travers le monde depuis dix ans ?En 1998, Picasso et le portrait faisait à Paris le plein de visiteurs sans vraiment apporter du neuf sur le sujet.Si les files d'attente sont au rendez- vous, avec Picasso sculpteur, nous sommes loin ici d'une énième exposition Picasso destinée à doper l'affluence.Il est vrai que le Centre Pompidou, qui présente cette exposition jusqu'au 25 septembre, n'a pas à courir après le public.Avant Picasso, 2 millions et demi de visiteurs s'y étaient déjà rendus depuis sa réouverture le 1er janvier dernier.Comme en peinture où il renouvelle le champ de la création, ce touche-à-tout qu'est Picasso réinvente la sculpture.Réparties chronologiquement, les 300 oeuvres de cette première rétrospective de son oeuvre sculptée le démontrent.Les sculptures proviennent principalement du Musée Picasso et du Musée national d'Art moderne du Centre Pompidou à Paris et du MoMA de New York.Une selle de vélo Une selle de vélo.Un guidon.Tête de taureau (1942) est la sculpture la plus connue de Picasso.Ce bricoleur de génie est un as du recyclage.Il utilise, dans le feu de l'action, ce qui lui tombe sous la main.La fascination tient ici de cette magie dans l'assemblage d'objets trouvés.Modifiant leur usage, il unifie des formes, les coulant le plus souvent dans le bronze.Il leur donne une nouvelle signification.La Guenon et son petit est composée de deux voitures jouets et d'une cruche.Sa Chèvre tient sur des pots cassés.Mais son Verre d'absinthe de 1914 représente un vrai verre d'absinthe.Ce bronze, réalisé en six versions dont certaines peintes, est qualifié dans le catalogue « d'incunable du cubiste ».Picasso n'aimait pas qu'on lui dise qu'une de ses sculptures s'apparentait à un objet.« Un objet ! On veut m'apprendre ce qu'est une sculpture », s'écria-t-il en entendant cette remarque.« Qu'est-ce que la sculpture ?Qu'est-ce que la peinture ?On se cramponne à des idées vieillottes, poursuivait-il, à des définitions périmées comme si le rôle de l'artiste n'était précisément d'en donner de nouvelles.» Tête de femme (1909), proche de l'art africain et de ses Demoiselles d'Avignon inspira les futuristes.Autour de 1912, ses femmes guitares, ses instruments de musique, ses natures mortes et autres collages et reliefs cubistes, les assemblages de bois, de carton, de papier et de couleurs à l'huile, témoignent d'un fécond mélange des genres.Façonnant autour de 1925, avec Julio Gonzalez, le métal en précurseur, Picasso devient l'un des premiers à véritablement penser en volumes ce matériau avec lequel il dessine dans l'espace.Les travaux modelés, les assemblages surréalistes marquent également un tournant.« Simplement beau » « J'ai voulu montrer qu'en dehors de ces périodes saillantes, il existe chez Picasso sculpteur une véritable recherche permanente », explique Werner Spies, responsable de l'exposition, spécialiste du sujet et directeur du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou.Ses techniques, ses matériaux \u2014 dont la céramique à partir de 1948 \u2014 sont quasi illimités.Loin de tout système, Picasso propulse ses métamorphoses entre deux grands rivages.Fasciné par le monstrueux et la distorsion, il retourne toutefois périodiquement à des inspirations plus classiques.Il s'empare de la figure afin de mieux la déconstruire.Ses voluptueuses baigneuses, les portraits en relief de ses compagnes et inspiratrices tiennent de la scène de ménage.À la fin de sa vie, une construction monumentale en tôle pliée pour le Chicago Civic Center, le fait rivaliser avec l'architecture.Le temps de l'exposition, le bronze L'Homme au mouton (1943) du Musée Picasso trône, énigmatique, au milieu d'une salle.Passeur ou pasteur ?Cet homme tient la bête au bout de ses bras.Certains y ont vu, durant ces années de guerre, un signe d'espoir.D'autres, une référence à l'artiste lui-même, transportant et offrant sa création en transhumance.« Il n'y a pas de symbolisme là-dedans, rétorquait pour sa part Picasso.C'est simplement beau.» 2LP1001B0704 B-10 mar 4 juillet 2LP1001B0704 ZALLCALL 67 01:06:54 07/04/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 Art, enfants et ados Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18 :00 780 2 Les Grands films R-C Mardi 19 :30 745 3 La poule aux oeufs d'or TVA Mercredi 19 :00 735 4 Un gars une fille R-C Lundi 19 :30 714 5 Comédie comédies R-C Mercredi 20 :00 688 6 TVA édition réseau TVA Moy.5 22 :00 686 7 Ciné-extra TVA Samedi 18 :30 680 8 Place Melrose TVA Lundi 20 :00 649 9 Vendredi c'est Julie TVA Jeudi 20 :00 644 10 Fort Boyard TVA Dimanche 19 :00 621 11 Histoire vraie TVA Vendredi 20 :00 601 12 Eliminatoire hockey 25 R-C Samedi 20 :00 595 13 TVA édition 18h00 TVA Sam-Dim 18 :00 593 14 Juste une farce R-C Jeudi 19 :30 582 15 Nikita TVA Jeudi 21 :00 581 16 Fleurs et jardins TVA Mercredi 19 :30 577 17 Ciné dimanche TVA Dimanche 20 :00 576 18 Salle d'urgence TVA Lundi 21 :00 575 19 Eliminatoire hockey 23 R-C Lundi 20 :00 547 20 Cinéma grande première TQS Dimanche 20 :00 542 Le Tours des arts, en Estrie prend un coup de jeune.L'événement estival au cours duquel des artistes de Sutton, Knowlton et Mansonville accueillent le public dans leurs studios s'enrichit, cette année, d'un programme d'activités artistiques pour les jeunes de 4 à 14 ans.Le Tour des enfants, donc, sera animé par des artistes et animateurs qui piloteront des ateliers d'art, de mime, de percussion, de contes, de chants, de création de masques et de marionnettes.Offerts à prix modiques, ces ateliers auront pour maison mère une grange aménagée pour l'occasion, à quelques kilomètres de Mansonville.Ce tout expressif se déroule du 15 au 21 juillet.Informations et inscriptions : 514 844-9722 ou 450 292-3178. 2LP1101B0704 b11 mardi 04 juillet 2LP1101B0704 ZALLCALL 67 01:07:13 07/04/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 B 11 Monde PHOTOS AP et AFP Les partisans de Vincente Fox ont porté bien haut son portrait, oeuvre d'un peintre naïf, dimanche en fin de soirée dans les rues de Mexico, cepndant que d'autres ont promené la dépouille du PRI, écarté du pouvoir pour la première fois en 71 ans.Le Mexique change de régime ANDRÉ BIRUKOFF Agence France-Presse, MEXICO La victoire de Vicente Fox, de l'opposition de droite, à la présidentielle représente pour le Mexique un bouleversement historique comparable à un changement de régime avec la fin d'une domination de 71 ans du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) sur la vie du pays.« C'est la fin de l'ancien régime », a dit le politologue Ruben Aguilar.« C'est une nouvelle époque qui commence », a renchéri l'analyste Jorge Castaneda, un des principaux stratèges de l'équipe de Vicente Fox.Le président Ernesto Zedillo a félicité Vicente Fox qui rentrera sans doute dans l'histoire comme l'homme du changement au Mexique.Pour sa part, Francisco Labastida figurera vraisemblablement dans les manuels comme celui qui aura précipité la défaite d'un parti qui depuis sa fondation en 1929 avait contrôlé pratiquement tous les aspects de la vie mexicaine.Arborant les couleurs nationales sur son emblème, le PRI a représenté pour un grand nombre de Mexicains, en particulier les moins instruits et les plus défavorisés, un véritable symbole de leur pays.Décrit par les spécialistes comme « un parti d'État » ou « un État-parti », il était toutefois considéré depuis longtemps comme une formation autoritaire, sclérosée, corrompue.Ses promesses souvent répétées, mais jamais réalisées de se démocratiser ont tout simplement été rejetées par les électeurs.« Le résultat (de la présidentielle) signifie la mort du régime de parti d'État et c'est fondamental », a souligné Ruben Aguilar en ajoutant : « Si le PRI ne trouve pas un nouveau leader autre que l'État, il cessera d'exister ».Jusqu'à l'élection de dimanche, la présidentielle avait été pour le PRI une simple formalité.La victoire de Fox a donc marqué un changement fondamental dû dans une large mesure au président Zedillo, qui a favorisé la transition vers la démocratie notamment grâce à la création en 1997 de l'Institut fédéral électoral chargé de contrôler les élections, empêchant par la même les fraudes du parti au pouvoir.L'actuel chef de l'État, qui doit quitter ses fonctions en décembre, a par ailleurs toujours maintenu, comme il l'a dit lui-même, « une saine distance » par rapport au PRI dont l'aile la plus conservatrice \u2014 « les dinosaures » selon le jargon politique mexicain \u2014 l'a toujours considéré un peu comme un intrus.« Le président Zedillo restera dans l'histoire comme l'homme qui a appelé au respect du vote, ce qui pour le Mexique s'est transformé en véritable bouleversement », estime Ruben Aguilar.FILL92 2LP1201B0704 b12 mardi 04 juillet 2LP1201B0704 ZALLCALL 67 01:05:23 07/04/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 4 JUILLET 2000 Monde Un État indépendant proclamé le 13 septembre Ehud Barak menace de riposter en annexant des territoires palestiniens d'après AFP GAZA Les Palestiniens déclareront un État indépendant le 13 septembre 2000, selon un projet soumis hier soir à l'approbation des membres du Conseil central de l'OLP (CCOLP) réunis à Gaza.« L'établissement et la mise en place d'un État palestinien sur les territoires occupés par Israël le 4 juin 1967 interviendra le 13 septembre », à l'expiration de la période fixée par Israël et les Palestiniens pour un règlement de paix, selon le projet.Le texte, rédigé par une commission du CCOLP, a été soumis à la centaine de membres du CCOLP réunis depuis dimanche à Gaza, sous la présidence de Yasser Arafat.« Conformément au droit historique du peuple palestinien à établir son État et à la résolution 181 qui a reconnu le principe de deux États (juif et arabe), nous annonçons au peuple palestinien, à la nation arabe et au monde que l'annonce de l'indépendance de la Palestine faite à Alger en 1988 sera concrétisé », dit le texte.Arafat a réaffirmé devant le CCOLP sa détermination à proclamer un État, qu'il y ait ou non un accord avec Israël en septembre.Le premier ministre israélien Ehud Barak a menacé, lui, d'annexer des territoires palestiniens en cas de proclamation unilatérale d'un État par les instances de l'OLP, selon la radio publique.« Israël a averti les Palestiniens qu'il étendrait sa juridiction à des blocs de colonies (dans les territoires palestiniens) et établirait une large zone de sécurité dans la vallée du Jourdain s'ils prenaient des mesures unilatérales », a déclaré Barak à la Commission des affaires étrangères et de la défense du Parlement, a précisé la radio.Selon la presse israélienne, Barak, recevant la semaine dernière à Jérusalem le secrétaire d'État américaine Madeleine Albright, a averti que toute déclaration unilatérale d'indépendance palestinienne conduirait à l'annexion de territoires sous contrôle israélien.En marge de la réunion du CCOLP à Gaza, un ministre palestinien a appelé hier ses compatriotes à se préparer à « la confrontation avec Israël ».Le ministre des Communications, Imad al-Falouji, a invité les mouvements intégristes Hamas et le Jihad islamique à s'unifier avec les autres formations palestiniennes pour « la dernière bataille » contre Israël, après l'éventuelle proclamation d'un État indépendant.Selon des participants, certains membres sont opposés à ce que la déclaration finale fixe la date du 13 septembre afin de donner au gouvernement américain plus de souplesse pour manoeuvrer.D'autres sont convaincus de l'urgence de proclamer l'indépendance le 13 septembre et d'annoncer cette date dès maintenant.QUI VOUS OFFRE LE DESIGN ITALIEN, LA MANIABILITÉ BRITANNIQUE, LA TECHNOLOGIE ALLEMANDE, PLUS D'ÉQUIPEMENT DE SÉRIE QUE N'IMPORTE QUELLE AUTRE VOITURE DE SA CATÉGORIE EN PLUS D'UN TAUX IMBATTABLE DE FINANCEMENT ?C'EST NOUS.DAEWOO.Les voitures Daewoo, dessinées par Giorgetto Giugiaro du célèbre studio Ital Design, associent une aérodynamique haute technologie à des formes gracieuses et des intérieurs exceptionnellement spacieux.Le groupe motopropulseur de conception allemande est l'oeuvre de Ulrich Bez, un ancien ingénieur de Porsche.Chaque véhicule Daewoo est équipé d'un châssis dessiné chez Porsche et d'une suspension inspirée de la Lotus et mise au point à Worthing, au Royaume-Uni.Vous obtenez aussi un engagement qui se poursuit longtemps après l'achat de votre véhicule.En effet, toutes les Daewoo neuves sont livrées avec une garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur ainsi que le programme Guardian d'assistance routière 24 heures sur 24, qui vous assure une aide d'urgence pendant trois ans.En matière d'économie pour une voiture neuve, le monde est de plus en plus futé.moteur 2,2 litres DOHC transmission automatique 4 vitesses freins à disque aux 4 roues climatisation lève-vitres et verrouillage électriques verrouillage sans clé avec système d'alarme stéréo AM/FM et lecteur CD régulateur de vitesse feux antibrouillard rétroviseurs chauffants à contrôle électrique volant enveloppé de cuir sièges avant inclinables avec support lombaire siège conducteur réglable en hauteur tapis de plancher S 3 portes 12 750 $ SX 20 600 $ SX berline 16 700 $ LA TOUTE NOUVELLE 1,9% À L'ACHAT JUSQU'À 48 MOIS TAUX DE FINANCEMENT DE SUR TOUS LES MODÈLES DAEWOO.moteur 2,0 litres DOHC climatisation lève-vitres et verrouillage électriques rétroviseurs chauffants à contrôle électrique stéréo AM/FM et lecteur CD feux antibrouillard dégivreur de lunette avec minuterie essuie-glace intermittents siège conducteur réglable en hauteur deux coussins gonflables dossier de banquette arrière rabattable en deux parties (60:40) tapis de plancher transmission manuelle 5 vitesses 199 $ PAR MOIS, CONTRAT DE LOCATION 48 MOIS - Seulement 900 $ de comptant (frais de 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moment de la livraison.Coût total de la location de 11 424 $ / 9 552 $ / 14 352 $.Option d'achat au terme de la location au coût de 6 012 $ / 4 335 $ / 8 034 $.Taux annuel de location 4,9 % / 4,4 % / 6,1 %.Frais de transport et de préparation (680 $) inclus.Taxes, immatriculation et assurances en sus.\u2020\u2020Exemple de financement : 17 000 $ à un taux de 1,9 % équivaut à des mensualités de 368,08 $ pour 48 mois.Coût du prêt de 667,84 $ pour une obligation totale de 17 667,84 $.Taux de financement spécial sur 60 mois également disponible.Le concessionnaire peut vendre/louer à prix moindre.Offres sujettes à l'approbation du crédit et disponibles seulement par l'entremise des Services financiers Daewoo et des concessionnaires Daewoo participants jusqu'au 31 juillet 2000.POUR CONNAÎTRE L'EMPLACEMENT DU CONCESSIONNAIRE LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS, COMPOSEZ SANS FRAIS LE 1 877 290-3500 OU VISITEZ LE WWW.DAEWOOAUTO.CA QUI RECONNAÎT L'IMPORTANCE DE BOUCLER SA CEINTURE ?C'EST 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essuie/lave-glace de lunette direction assistée tapis de plancher bout du tuyau d'échappement en chrome transmission manuelle 5 vitesses 9,0L/100km (31 milles/gal) ville 5,9L/100km (48 milles/gal) route Modèle CDX "]
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