La presse, 19 juin 2000, Cahier A
[" 1LP0101A0619 Page A1/19juin 1LP0101A0619 ZALLCALL 67 00:43:00 06/19/00 B Le plus grand quotidien français d'Amérique Tiger Woods remporte l'Omnium des États-Unis par 15 coups ! page S11 L'inclassable PT Cruiser de Chrysler page C1 Marie Chouinard triomphe au Festival Danse Canada page B7 1 3 4 6 MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 P 116e ANNÉE, NO 237, 64 PAGES, 4 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Un viaduc s'écroule à Laval nL'accident a fait un mort et deux blessés; nMatin infernal pour les automobilistes; nBranle-bas de combat pour organiser le transport en commun RAYMOND GERVAIS et ANDRÉ DUCHESNE Un homme est mort et deux autres ont été blessés grièvement hier matin à Laval, lorsqu'un viaduc en construction s'est effondré vers 10 h 50 sur une voiture qui circulait sur l'autoroute des Laurentides.La victime, un homme âgé d'une quarantaine d'années, serait mort sur le coup selon Claude Sherrer, p o r t e - p a r o l e d ' U r g e n c e s Santé.Le pauvre homme n'a e u a u c u n e chance de s'en sortir, huit poutres de béton armé, pesant chacune entre soixante-dix et quatre-vingts tonnes, se sont écroulées sur les travées nord et sud de l'autoroute 15, paralysant toute la circulation.Une des poutres s'est affaissée sur le toit d'une petite voiture rouge qui filait en direction sud et Voir UN VIADUC en A2 Autres informations en pages A3 et A6 Rivière des Mille-Îles LAVAL boulevard du Souvenir Montréal Lieu de l'accident Infographie La Presse Rivière des Prairies PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse L'autoroute des Laurentides est complètement fermée à la circulation depuis hier matin entre les boulevards Cartier, au sud, et Saint-Martin, au nord, à la suite de l'effondrement d'un tronçon en construction du viaduc du boulevard du Souvenir, qui enjambe l'autoroute 15.Les lourdes poutres ont basculé sur la voie rapide comme un château de cartes, entraînant dans la mort le passager d'une automobile et faisant deux blessés graves.Doublé des Ferrari au GP Les mécanos de Villeneuve se trompent de pneus ! Rubriques Arts et spectacles B7 à B9, B12 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B8 Bandes dessinées B11 Boisvert Yves A5 Bridge A18 Cyberpresse A12 Décès C11 Économie B1, B4 à B6 Éditorial B2 Êtes-vous observateur.B10 Feuilleton C8 Horoscope C9 Le monde C12 Loteries A2, B12 Mots croisés C8, S14 Mot mystère C9 Opinions B3 Petites annonces B10 - immobilier B10, B11 - marchandises B11 - emplois C8 - automobile C9, C10 - affaires B4 Politique A4 MÉTÉO Ciel variable Max.20, min.12 Cahier Sports, page 20 http://lapresse.infinit.net ALEXANDRE PRATT Rubens Barrichello aurait pu tremper ses lèvres dans le champagne de la victoire pour la première fois de sa carrière, hier après-midi.Le pilote de Ferrari n'avait qu'à peser sur sa pédale d'accélération dans la dernière ligne droite, mais il a respecté les ordres de ses patrons et laissé gagner l'Allemand Michael Schumacher, sacré champion pour une quatrième fois à Montréal.L'Italien Giancarlo Fisichella a procuré de précieux points à l'écurie Benetton en montant sur la troisième marche du podium.Mais c'est le héros local, Jacques Villeneuve, qui a monopolisé le petit écran, hier, Voir DOUBLÉ en A2 PHOTO PC Après que sa BAR-Honda eut embouti la Williams-BMW de Ralf Schumacher au 65e tour du Grand Prix du Canada, Jacques Villeneuve (à droite) s'est empressé d'aller s'excuser auprès du pilote allemand.nBAR offre un contrat de 100 millions US à Villeneuve \u2014À lire en page 5 du cahier Sports Le choix de Sophye En 1973 à Dorval, toutes les petites filles ou presque s'appelaient Sophie.Dans la seule classe de première année de l'école primaire du coin, elles étaient cinq.Certains jours, la maîtresse ne savait plus où donner de la tête et les confondait toutes.Un matin, Sophie Nolet en a eu marre.Du haut de ses sept ans, elle est allée trouver la maîtresse.« Ça vous dérangerait si j'écrivais mon prénom avec un y ?lui a-t-elle demandé.Comme ça quand vous corrigerez mes copies, vous serez moins mêlée.» La maîtresse a failli répondre que cette coquetterie graphique ne changerait pas grandchose au fond du problème, mais elle a acquiescé, ravie de voir une petite fille habitée par un esprit aussi entreprenant.Vingt-six ans plus tard, le « y » clignote toujours comme un néon au milieu du prénom de Sophye.Quant à son esprit entreprenant, il est plus fort que jamais, comme en témoigne Danse-Sing, la revue musicale qui bat actuellement des records d'assistance au Cabaret du Casino de Montréal et que Sophye a montée, produite, mise en scène, chorégraphiée, couvée, accouchée et dont elle règle et contrôle encore les moindres détails chaque soir.Pour Sophye Nolet, le succès de Danse-Sing est un rêve d'enfance devenu réalité, mais aussi un défi au nom duquel elle a personnellement emprunté un demi-million à la banque et tout risqué : ses économies, sa maison, sa voiture, son agence de placement artistique et sa crédibilité.Le risque ne fut pas inutile.Tant et si bien qu'à 31 ans, alors que son travail a été applaudi par plus de 75 000 spectateurs et que des agents de Las Vegas et d'Atlantic City lui tournent autour, Sophye n'a même plus besoin d'un « y » dans son prénom pour se distinguer.À lire, l'entrevue en page A7 Nathalie Petrowski rencontre SOPHYE NOLET PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Sophye Nolet 1,9% à l'achat ou à la location Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.Sur la plupart des véhicules 1LP0201A0619 Page A2/19juin 1LP0201A0619 ZALLCALL 67 00:43:07 06/19/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 Suites de la une Un viaduc s'écroule à Laval 18 juin 2000 Déttourr Auttorroutte 15 ((2 voiies)) Diirrecttiion norrd Lundi 19 juin à 15h00 Centre Laval La Baie Boul.Le Corbusier Boul.de la Concorde Boul.du Souvenir Boul.St-Martin Boul.Armand-Frappier Home Dépot Canadian Tire Boul.Daniel-Johnson Boul.Chomedey Sortie 7 Boul.Cartier Boul.Cartier IInffo-Trravaux 514-284-2363 UN VIADUC / Suite de la page A1 dans laquelle la victime prenait place.Assise sur la banquette arrière, la poutre lui est tombée carrément sur le dos.Le conducteur de l'automobile, un homme de 48 ans, ainsi que le passager avant, ont eu plus de chance et ont survécu par miracle à la catastrophe.Les secouristes ont toutefois mis de nombreuses minutes à sortir les blessés de leur fâcheuse position.Les pompiers de Laval, secondés par des spécialistes du Service de prévention des incendies de Montréal, ont d'abord réussi à sortir un premier blessé vers 11 h 30.Transporté à l'hôpital du Sacré- Coeur, l'homme âgé d'une cinquantaine d'années souffre de multiples fractures au bassin et aux jambes.Le deuxième blessé, un homme de 48 ans qui se plaignait de douleurs au thorax et au dos, a été extirpé de l'amas de ferrailles vers 13 h.Durant toute l'opération visant à le dégager, le quadragénaire est demeuré conscient et calme, et parlait avec les secouristes.Il a été également transporté à Sacré- Coeur où il reposait dans un état stable en fin de journée hier.Selon les médecins traitants, les docteurs Raoul Daoust, urgentologue, et Stéphane Panic, chirurgien, un des blessés a été opéré pour des lésions orthopédiques tandis que le second, blessé plus légèrement, a été traité pour une côte fracturée, des douleurs au genou et des éraflures.Des pompiers de Montréal spécialisés en consolidation de structures et possédant des coussins gonflables ont été appelés en renfort pour prêter main forte à leurs confrères lavallois.Ils ont utilisé des coussins gonflables pour soulever légèrement les poutres et permettre ainsi aux pompiers de Laval de dégager les victimes avec les techniciens d'Urgences Santé.Ce n'est que vers 16 h 10, après avoir soulevé à l'aide d'une grue des morceaux de l'immense poutre de béton qui recouvrait le véhicule, que les pompiers ont pu sortir le corps du troisième homme.Les secouristes ont dû découper le toit de la voiture qui avait été écrasé sous le poids du béton avant de parvenir à la victime.L'homme présentait de nombreuses blessures à la tête et au cou.Les pompiers de Montréal ont utilisé des détecteurs de chaleur à l'infrarouge afin de s'assurer qu'aucune autre victime ne se trouvait sous les décombres.Deux chiens pisteurs de la Sûreté du Québec ont aussi été mis à contribution.D'autres automobilistes qui circulaient en direction sud et en direction nord sur l'autoroute lorsque le viaduc s'est effondré, ont vu la mort de près, lorsque des débris de bois se sont détachés de la structure au moment de leur passage sous le viaduc, quelques fractions de seconde seulement avant que tout s'écroule.Le conducteur d'une fourgonnette blanche qui circulait en direction nord, a réussi de justesse à freiner lorsqu'il a vu soudainement le viaduc s'effondrer devant lui.La fourgonnette s'est finalement immobilisée sur le terre- plein, entre les deux tronçons de l'autoroute après avoir heurté une des poutres latérales tombées.Quatre autres véhicules, qui circulaient en direction sud, se sont heurtés provoquant un début de carambolage lorsque les chauffeurs ont freiné brusquement en voyant le viaduc s'écrouler devant eux.Le directeur de la Sécurité publique de Laval, Jean-Pierre Gariépy, a expliqué hier que le bilan des victimes aurait pu être beaucoup plus lourd si la catastrophe s'était produite à une autre heure de la journée.L'autoroute des Laurentides est très achalandée le dimanche après-midi ainsi que durant la semaine, particulièrement le matin et le soir.Hier après-midi, ni Transports Québec, ni les ingénieurs de la société d'ingénierie Dessau- Soprin qui supervise les travaux exécutés par Beaver Asphalte et des sous-entrepreneurs ne pouvaient émettre la moindre hypothèse pouvant expliquer la cause de la tragédie.Des automobilistes, témoins de la scène, ont raconté avoir vu les échafaudages de bois installés autour de la structure de béton, s'effondrer les uns après les autres tel un domino, suivis des poutres de béton, dans un bruit d'enfer.Comme il y a eu un décès, l'enquête a été placée sous la direction du coroner Michel Trudeau qui devra faire la lumière sur les circonstances de la tragédie.Le viaduc du boulevard du Souvenir, à Laval, était en construction depuis environ six mois et devait servir à l'élargissement du pont qui enjambe la voie rapide.La Ville de Laval et le ministère des Transports étaient les maîtres d'oeuvre du projet.Daniel Toutant, vice-président de la firme d'ingénieurs Dussau-Sopran, s'est refusé à émettre quelque hypothèse que ce soit sur les causes possibles de l'effondrement de la structure.L'ingénieur s'est borné à expliquer qu'il était maintenant important de s'assurer de la sécurité des lieux, puisque des poutres de chaque côté de l'autoroute se trouvaient toujours inclinées et menaçaient de tomber.L'autoroute des Laurentides demeurera fermée à la circulation automobile durant les prochains jours et les autorités du ministère des Transports tentaient de trouver des solutions hier soir afin de pallier la difficulté.Le 9 juillet 1992, un pont qui enjambait la rivière Nicolet, à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, s'était effondré entraînant un entrepreneur en démolition dans la mort.La CSST avait conclu au non-respect du devis de démolition.Le ministère des Transports a rendu publique hier soir cette carte qui explique aux automobilistes roulant en direction nord la bonne façon de contourner la section fermée de l'autoroute des Laurentides.Ce détour ne sera praticable qu'à compter de 15 h aujourd'hui.Pour les usagers de la 15 roulant vers le sud, il leur est demandé de prendre l'autoroute 440 vers l'ouest jusqu'au boulevard Chomedey ou encore l'autoroute 13.Doublé des Ferrari au GP DOUBLÉ / Suite de la page A1 en menant une course épique ponctuée de très nombreux rebondissements.Auteur d'un départ-canon, le pilote québécois a réussi un tour de force en dépassant trois pilotes dans le premier virage.Il a même pu se hisser en deuxième position pendant quelques tours lorsque David Coulthard (Mc Laren) a dû s'arrêter aux puits pour purger une punition de 10 secondes.Mais sa voiture BAR, elle, n'a pas suivi le rythme.Villeneuve s'est alors retrouvé aux premières loges d'un bouchon de circulation d'une dizaine de voitures pendant près du tiers de la course.Quelques dépassements plus tard, la pluie s'est mise de la partie.Villeneuve est rentré aux puits pour installer des pneus de circonstance.« Mais il y a eu un problème de communication et les mécanos ont mis le mauvais train de pneus », a expliqué le pilote québécois.La boîte à savon de BAR n'avait pas complété un autre tour sur la chaussée glissante que Villeneuve rentrait de nouveau aux puits pour corriger la situation.De retour sur piste, il venait de perdre une dizaine de places.« À partir de là, nous n'avions plus aucune chance de marquer des points, a confié Villeneuve.J'ai essayé de gagner quelques positions, mais j'en ai peut-être trop fait.» Il a fini sa journée dans les flancs de la Williams de Ralf Schumacher à la suite d'un dépassement osé contre David Coulthard.« Sans le deuxième arrêt aux puits, Villeneuve aurait terminé en avant de Fisichella », pense l'ingénieur en chef de BAR, Jock Clear.Le doublé de l'écurie Ferrari a également eu l'effet d'une douche froide sur la fête qu'organisait Mc Laren pour célébrer son 500e Grand Prix en Formule 1.L'écurie britannique n'a marqué que trois points ce week-end, résultat de la quatrième position du champion du monde Mika Häkkinen.À la suite du Grand Prix du Canada, Ferrari devance Mc Laren par 18 points au championnat des constructeurs.Michael Schumacher a quant à lui accentué son avance sur David Coulthard au classement des pilotes.Le président du Grand Prix du Canada, Normand Legault, était satisfait des trois journées de compétition.L'épreuve a attiré une foule record de 272 000 spectateurs et une ribambelle de têtes d'affiches dont l'ex- Beatle George Harrison, le premier ministre Lucien Bouchard, les acteurs Robert De Niro et Paul Newman.« Nous avons établi des records lors des trois jours, a-t-il déclaré.La température nous a donné un coup de pouce vendredi.Samedi, l'engouement était là et la prévente, très forte.La pluie est venue mettre un peu de piquant dans la course, au grand plaisir des spectateurs.Tout a bien fonctionné, nous ne prévoyons rien changer l'année prochaine.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 3-3-4 à quatre chiffres : 3-5-7-0 COLLECTES DE SANG n à Saint-Basile-Le-Grand : Cinéma Saint- Basile, 276, boul.Sir-Wilfrid-Laurier (route 116), de 13 h à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Châteauguay : Banque Royale, 200, boul.d'Anjou, de 12 h 30 à 20 h.Objectif : 225 donneurs ; n à Melocheville : Cercle de fermières de Melocheville, en collaboration avec le Club Optimiste, église Notre-Dame de la Paix, 210, rue Principale, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 100 donneurs ; n à Saint-Esprit : organisée par le Service des incendies et les bénévoles de la Croix- Rouge, caserne des pompiers, 21, rue Principale, de 14 h à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Sainte-Sophie : organisée par le Club Optimiste Sainte-Sophie, 2181, rue Hôtel de Ville, de 14 h à 20 h.Objectif : 135 donneurs ; n à Yamachiche : MRC Maskinongé, en collaboration avec l'AFEAS et les Chevaliers de Colomb, église Sainte-Anne-de- Yamachiche de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 125 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Magnola démarre C'est sous la haute surveillance de citoyens et d'environnementalistes inquiets que démarrera d'ici la fin juin l'usine de production de magnésium de Métallurgie Magnola.Lorsqu'elle atteindra sa pleine production de 63 000 tonnes dans 18 mois, elle deviendra le plus grand producteur mondial de magnésium.Lisa Binsse nous rend compte de l'état de ce vaste chantier, demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d'accord avec la commissaire aux langues officielles qui accuse le gouvernement fédéral de manquer à ses obligations envers les minorités?Avez-vous déjà fait provision de lectures d'été?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 33 % Non: 67 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518. 1LP0301A0619 a03 actus lun 19 juin 1LP0301A0619 ZALLCALL 67 00:43:14 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 3 Le transport en commun pour éviter un matin d'enfer ANDRÉ DUCHESNE et RAYMOND GERVAIS Automobilistes, policiers, gestionnaires du réseau routier et chroniqueurs à la circulation risquent d'en avoir plein les bras ce matin avec la fermeture forcée de l'autoroute 15, entre les autoroutes 40 et 440.Dans l'espoir d'éviter une congestion monstre, un comité de crise a concocté hier un plan qui inclut la mise en service de nouvelles lignes de transport en commun.Les usagers du nord (Laurentides) se dirigeant vers l'île de Montréal sont priés d'utiliser l'autoroute 13.Le ministère des Transports a d'ailleurs fait temporairement cesser tous les travaux en périphérie de la 15, incluant ceux de l'autoroute 13.On peut également emprunter les autoroutes 19 et 25.Pour les personnes arrivant de Laval par la 15, sortir à Chomedey, descendre cette artère et prendre le pont Lachapelle ou la rue Cartier pour retourner sur l'autoroute 15.En après-midi, Transport Québec prévoit ouvrir l'accès entre l'autoroute 40 et la 15 nord, uniquement pour les véhicules de promenade.On va faire sortir les véhicules à la rue Cartier ; ils suivront ensuite les voies Concorde et Le Corbusier pour aboutir sur la 15, au-delà du viaduc effondré.Les camions devront continuer à emprunter l'autoroute 13.Trains de banlieue Par ailleurs, l'Agence métropolitaine de transport (AMT) incite tous ceux qui envisagent de prendre le train pour quelques jours d'utiliser les premiers et les derniers départs aux heures de pointe.Pour le train de Blainville, les trains recommandés sont ceux de 6 h (terminus à la station de métro Jean-Talon), de 6 h 38 (gare Windsor), de 8 h 25 (Windsor) et de 9 h 20 (Jean-Talon).Pour le train de Deux-Montagnes, il sera préférable de prendre les trains de 5 h 50, 6 h 35, 8 h 05 et 9 h dont la destination finale est la gare centrale.« Il y a d'autres départs entre ces heures mais les trains sont d'ordinaire remplis », rappelle la présidente de l'AMT, Florence Junca-Adenot.Elle ajoute que des trains additionnels seront disponibles à compter de demain matin.« Nous suggérons aux usagers de faire du covoiturage pour se rendre aux stationnements », dit-elle.Parcs de stationnement et navettes Par ailleurs, l'AMT annonce l'aménagement temporaire de deux parcs de stationnement incitatifs et la mise en service de navettes d'autobus vers le métro Henri-Bourassa pour les automobilistes qui voudront prendre les transports en commun.Un premier stationnement (600 places) sera aménagé au parc équestre de Blainville.De là, des navettes partiront toutes les dix minutes vers le métro Henri-Bourassa et feront un arrêt à Laval, à l'intersection des boulevards Saint-Martin et des Laurentides.Un second parc de stationnement sera disponible au terminus Le Carrefour de Laval.Ici encore, une navette (gratuite) se rendra au métro Henri-Bourassa sur la ligne orange.Elle est en fonction depuis 6 h et jusqu'à 9 h ce matin ; départs toutes les huit minutes.« Une entente a été conclue avec la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal (STCUM) afin qu'elle nous vienne en renfort », a expliqué hier soir le directeur général de la Société de transport de Laval (STL), Gaétan Turbide.Dans les deux cas, des navettes repartiront du métro Henri-Bourassa vers leur destination originale (Le Carrefour et Blainville) entre 15 h30 et 19 h.Un troisième service de navette pourrait être mis sur pied dès demain matin, mais on ne sait pas encore quels seront les points de départ et d'arrivée.Mentionnons aussi que la STL a réussi à libérer plusieurs véhicules qui se trouvaient aux garages pour entretien afin de renforcer son réseau régulier.Vingt-huit (28) des 32 circuits de la STL aboutissent en temps normaux à Montréal.Au besoin, la STCUM ajoutera des rames de métro, notamment ceux partant du terminus Henri-Bourassa.Enfin, l'AMT a également réussi à faire appel aux compagnies d'autobus privées qui mettront au moins 22 autobus à sa disposition à compter de ce matin.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Un ouvrier s'affaire au déblaiement des débris.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Une immense grue a été utilisée pour dégager les sections du viaduc effondré.Valérie Lesage, journaliste à Radio-Canada.La photo a été prise à la télévision.«Deux secondes de plus et on était sous les décombres» ANDRÉ DUCHESNE et RAYMOND GERVAIS La journaliste Valérie Lesage de Radio-Canada et son ami ont frôlé la mort hier matin alors qu'ils circulaient sur l'autoroute 15 en direction nord et ont vu l'imposante structure de béton du viaduc en construction du boulevard du Souvenir s'écrouler quasiment sous leur nez.« Nous avons d'abord aperçu des morceaux de bois dégringoler comme des dominos.Nous nous sommes arrêtés sur un petit chemin donnant accès à l'autre tronçon de l'autoroute et c'est là que nous avons vu toute la structure de béton se détacher de droite à gauche, à seulement quelques mètres de notre voiture.Deux secondes plus tard et on se retrouvait sous les décombres », a raconté Mme Lesage, la voix encore chevrotante quelques heures après l'accident qui a fait un mort et deux blessés.Elle a comparé la scène à celles que l'on voit lors de la démolition d'édifices et autres imposantes structures.« C'est exactement la même chose.C'est très soudain.On n'en croyait pas nos yeux », poursuit la journaliste qui travaille au palais de justice de Montréal pour la télévision du réseau de la SRC.Tout de suite après l'effondrement, une minifourgonnette blanche a percuté le béton.Tout en signalant le 9-1-1 sur leur téléphone cellulaire, Mme Lesage et son ami se sont portés au secours de la conductrice.Visiblement sous le choc, celle-ci leur a expliqué avoir vu une voiture de couleur rouge ensevelie sous le béton.« Mon ami s'est rendu de l'autre côté et a aperçu de la fumée sortir sous le béton, poursuit la journaliste.Il a déplacé un morceau et a aperçu une voiture.Il a pu parler à l'un des occupants qui était faible mais calme.Cet occupant lui a dit ne pas savoir si sa blonde était avec lui, puis, a ajouté qu'il ne se souvenait plus de rien.» Plusieurs autres automobilistes se sont arrêtés et tentaient, tant bien que mal, de tasser les morceaux de béton accumulés sous le véhicule.« Mais c'était de très gros morceaux.On se sentait tellement impuissants face à la situation.» Mis à part le choc et la peur qui les ont secoués un bon moment, Mme Lesage et son copain n'ont pas eu une égratignure.« On l'a échappé belle », a-t-elle conclu. 1LP0403A0619 a4 lundi 1LP0401A0619 ZALLCALL 67 00:44:00 06/19/00 B Politique A 4 RR LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 Le ministère de Jane Stewart sera scindé en trois GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA À la faveur d'un remaniement ministériel modeste, a appris La Presse, le premier ministre Jean Chrétien scindera en trois le colossal et désormais quasi légendaire ministère du Développement des ressources humaines.Ébranlé par six mois de controverses à la suite d'un scandale administratif dont l'ampleur touche des programmes de subvention évalués à 1 milliard de dollars, le gouvernement Chrétien s'est rendu à l'évidence qu'il ne pouvait garder intact le plus gros ministère de l'administration publique avec ses 57 milliards de budget annuel.Vraisemblablement, selon des sources gouvernementales, le premier ministre confiera à l'actuelle ministre du Travail, Claudette Bradshaw, tout le secteur des programmes concernant le travail et la formation de la main-d'oeuvre.Mme Bradshaw, qui avait hérité d'un ministère sans budget et de la responsabilité du dossier des sansabris, aura désormais de véritables moyens financiers à sa disposition.Quant aux controversés programmes de subventions et de contributions, ceux-là même qui ont fait la fortune de l'opposition depuis janvier dernier, ils seront confiés à l'actuelle secrétaire parlementaire de la ministre Jane Stewart, Bonnie Brown.Mme Brown, selon de hauts responsables gouvernementaux, a bien tenu le fort aux Communes devant les charges répétées de l'opposition lorsque la ministre titulaire était absente.Jane Stewart \u2014 véritable souffre- douleur de l'opposition depuis la divulgation du fameux rapport de vérification interne, en janvier dernier, rapport qui allait dévoiler l'énorme fouillis administratif que l'on sait \u2014 conservera son poste au sein du Conseil des ministres.Depuis le début de la crise, elle a toujours conservé la confiance du premier ministre qui n'a pas hésité à maintes reprises à venir à son secours aux Communes.Elle gardera la main haute sur le ministère du Développement des ressources humaines, moins les responsabilités confiées à ses consoeurs Bradshaw et Brown.Il n'est pas écarté par ailleurs que le premier ministre annonce dès ce matin ce remaniement alors que le cabinet entame deux jours de retraite dès cet après-midi.Cela permettra aux nouveaux ministres de se familiariser avec leurs nouvelles tâches pendant la période estivale.Le gigantesque ministère des Ressources humaines était une création de l'administration conservatrice du premier ministre Kim Campbell qui avait, peu avant sa défaite en 1993 aux mains de Jean Chrétien, regroupé cinq ministères en un seul.M.Chrétien, après la controverse qui avait mis son gouvernement dans l'eau chaude tout l'hiver, avait révélé tout récemment que même en prenant ses fonctions en 1993, il avait trouvé quelque peu intimidante cette énorme structure ministérielle.PHOTO PC Jane Stewart gardera la main haute sur le ministère du Développement des ressources humaines, moins les responsabilités confiées à ses consoeurs Claudette Bradshaw et Bonnie Brown.L'Alliance canadienne compterait membres Presse Canadienne TORONTO Plus de 200 000 membres pourront participer à l'élection du chef de l'Alliance canadienne, a annoncé hier la direction du parti.Mais à une semaine du congrès au leadership de l'Alliance canadienne à Calgary, les candidats à la direction du parti s'accusent mutuellement d'acheter des votes et de saboter la campagne de l'un ou de l'autre.Les candidats avaient jusqu'à minuit, samedi, pour soumettre leur liste de membres.En vertu du régime adopté par le parti, chaque membre a droit à une voix dans le cadre de cette course à la direction.Or le nombre de votes pourrait fort bien déterminer, en fin de semaine prochaine, qui sera le nouveau leader de l'Alliance canadienne \u2014 un parti regroupant l'ancien Parti réformiste et d'anciens conservateurs, tous impatients de chasser les libéraux du pouvoir à Ottawa.Mais alors que les divers candidats mettaient les bouchés doubles samedi pour recueillir le plus d'adhésions possible, des allégations circulaient voulant que Tom Long ait « acheté » pour 10 $ pièce plusieurs des quelque 2800 membres recrutés en Gaspésie, une région pas particulièrement reconnue pour son enthousiasme envers le Parti réformiste.Sans nier ces allégations, l'organisation de M.Long a répliqué que des représentants de ses rivaux Stockwell Day et Preston Manning avaient téléphoné à ses partisans pour leur dire de ne pas voter pour lui.On leur aurait également dit qu'ils devraient payer pour l'interurbain quand ils téléphoneront pour voter, un processus qui devrait commencer jeudi.« Nous espérons que toutes les irrégularités finiront par se résorber d'elles-mêmes, a déclaré M.Day, samedi, alors qu'il faisait campagne en Ontario.Tout le monde travaille très fort.Il y a beaucoup de gens enthousiastes mais nous faisons notre possible.' Selon M.Day, les quelque 150 000 cartes de membres vendues par tous les candidats ont présenté un véritable défi technique pour ceux qui comptent les votes.Mais la tâche sera accomplie comme prévu, a-t-il ajouté.Le vainqueur deviendra le nouveau chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes.Dans le cas où aucun candidat ne recueillerait un nombre suffisant de votes lors du congrès, un nouveau tour de scrutin aurait lieu le mois suivant.Selon un sondage Angus Reid effectué pour le compte du Globe and Mail et CTV pendant la première semaine de juin, Preston Manning obtenait l'appui de 35 % des électeurs se disant partisans de l'Alliance canadienne.Le même sondage donnait un appui de 30 % à Stockwell Day et 19 % à Tom Long.Avec la collaboration de GRÂCE À LA FONDATION LES AILES DE LA MODE, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER LA MAISON DE RÊVE LES AILES DE LA MODE Au total, 16 prix à gagner, dont une Audi TT.La Maison de Rêve est située au 421, rue de la Prunelle, dans le projet l'Esplanade de l'Île à l'Île des Soeurs et pourra être visitée entre le 22 mai et le 8 octobre 2000.Heures de visite: Lundi, jeudi et vendredi de 14h à 20h.Samedi et dimanche de midi à 17h.Le tirage de la Maison de Rêve se tiendra le 9 octobre 2000 sur les ondes de TQS.FILL125 1LP0501A0619 a5 lundi 1LP0501A0619 ZALLCALL 67 00:42:10 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 5 La fête des pères Quand j'ai reçu des billets pour le Grand Prix, j'ai immédiatement pensé à mon beau-père.C'est un peu le rêve, pour lui : une route bien balisée sur laquelle on peut faire des kilomètres sans jamais se perdre, même sans carte routière.Comme c'était notre première fois à tous les deux, on a eu besoin de quelques ajustements.Ça tombe bien, il y a des essais libres le vendredi.Il ne l'avouera pas, mais le bruit lui a fait très peur au début.Ça se voyait.Moi ?J'ai eu peur tout le long.On n'a pas idée de la violence de ces sonslà tant qu'on ne les a pas sentis à quelques mètres de distance.Des cris de mort tout en métal.Des sons-couteaux, qui vous poignardent le tympan ; des sons-lessiveuse, qui vous brassent le thorax.Des sons limite.Plus fort, on tombe de l'autre côté du son.J'avais donc les doigts dans les oreilles.Mon beau-père a été surpris par le soleil.Il a placé sur sa tête son veston d'un bleu qu'il dit royal mais qui est tout ce qu'il y a de roturier.Y a pas à dire, on avait l'air de deux connaisseurs, lui caché dans son veston, moi les doigts dans les oreilles.\u2014C'est qui les jaunes ?\u2014Quoi ?\u2014Enlève donc tes doigts.On s'est tout de même qualifié et on est revenu le dimanche, pour la vraie chose.n n n Ah ! Dimanche, on était équipé.Des pros.Bouchons, casquettes, sandwiches, fruits.Le seul problème, c'était l'eau, gelée dans la bouteille.Mon idée : elle allait fondre au soleil.Comme il ne faisait pas vraiment chaud, la glace n'a pas fondu et on ne pouvait en servir qu'un dé à coudre à la fois.Ce n'est pas grave, très rapidement, de l'eau, on en a eu tout plein sur la tête et le reste, car on avait oublié les impers.Ça, c'est la faute d'une personne dans la famille que je n'identifierai pas, appelons-la X, qui avait jeté les billets à la poubelle, samedi, en faisant ce qu'elle appelle « le ménage ».Mais quand « le ménage » peut être vu sur les écrans radar de Météo Canada, ça s'appelle un ouragan.Enfin, je ne voudrais pas vous ennuyer avec ma vie domestique, mais je savais exactement où j'avais mis les billets la veille et, quand j'ai réalisé qu'ils n'y étaient plus, j'avais l'intime conviction qu'ils étaient dans la poubelle et que X les y avait mis.Le beau-père, qui était venu me chercher à la maison, commençait à s'impatienter.Je ne pouvais quand même pas commencer mes recherches par les poubelles ; c'était une manière d'accuser X, qui se trouve par hasard à être sa fille.Le jour de la fête des pères, ça ne se fait pas.Mais comme les billets n'étaient nulle part ailleurs, je les ai cherchés là où ils étaient : dans le troisième sac blanc de la poubelle extérieure.Ils étaient dégoulinants de café et de plusieurs autres choses qu'on trouve dans les troisièmes sacs blancs des poubelles extérieures en banlieue de Montréal.La dame au Grand Prix les a quand même acceptés.J'ai gardé le mien si vous ne me croyez pas.Tout ça pour dire que j'étais assez, disons, tendu en revenant des poubelles, le beaupère se retenait de rire, ce qui me gonflait encore plus, et bon, c'est comme ça qu'on a oublié les impers.Et on s'est fait mouiller.Une bien belle course quand même, n'estce pas ?Si on a la chance de pouvoir la suivre.La F1 est le seul sport qui nécessite pour le spectateur une télé ou une radio s'il n'a pas la chance d'être près d'un écran géant.Sans cela, ça devient vite incompréhensible.Qui est devant qui ?« Mon voisin avait sa radio », m'explique Jean- Marc Piette, qui fait l'entretien ménager dans un hôpital de Granby, et qui a passé trois jours de « party » au Grand Prix.À 155 $ pour les trois jours, malgré la pluie, malgré Villeneuve, il a adoré son premier Grand Prix.Le beau-père aussi, mais je ne l'ai jamais vu aussi mouillé.n n n Ce qui est le plus divertissant, finalement, c'est d'essayer de s'en aller.À moins d'avoir un hélicoptère, ce n'est pas une mince affaire.Et manque de chance, mon hélico ne partait pas hier matin.On a vu la file de 50 personnes pour les taxis devant le Casino.Et pas un seul taxi à l'horizon.Ça ne nous dérangeait pas, nous allions au métro.Une excellente idée qu'au moins 25 000 personnes ont eue avant nous.J'ai voulu téléphoner pour dire à X que j'arriverais un peu tard, mais le téléphone a gobé le dollar du beau-père et ça n'a jamais sonné.La téléphoniste était très aimable.Elle m'a demandé mon numéro de téléphone, a crédité le dollar du beau-père sur mon compte, mais elle ne pouvait pas me donner la communication.En tout cas.Il fallait attendre plus d'une heure pour le métro, alors on a continué à marcher.Tiens, des autobus nolisés tout propres.On entre comme si de rien n'était.On s'assoit.Les gens nous regardent.« Vous êtes dans quel groupe ?» \u2014Euh.Où allez vous ?Ils allaient à Brossard, qui est une ville très bien administrée, mais pas sur notre chemin.On est descendu.Comme on envisageait de traverser le pont Jacques-Cartier à pied, on a vu le Hélène de Champlain.On est entré pour appeler un taxi.Plusieurs personnes avaient eu la même idée.Et aucun taxi à l'horizon.Mon beau-père a commencé à faire du pouce.Ça n'a pas fonctionné du tout.Il aurait dû enlever sa casquette, mais allez donc dire ça à votre beau-père le jour de la fête des pères.Déjà qu'il est trempé jusqu'aux os.Il a voulu acheter un imperméable quand il s'est mis à pleuvoir.C'était 15 $ et il trouvait ça trop cher.Il est revenu.Mais il pleuvait de plus en plus.Il est retourné voir le marchand d'imperméables : il n'y en avait plus.Il restait beaucoup de limonade, mais pas un seul imperméable.\u2014On va retourner au métro, il doit y avoir moins de monde maintenant, ai-je suggéré.\u2014J'aurais dû enlever ma casquette, on aurait eu plus de chance pour le pouce.\u2014Vous pensez ?Ah bon.Chemin faisant, on croise un homme en uniforme.« Pourquoi vous ne prenez pas le bateau mouche ?» Étant donné l'attente pour le métro, quelle idée formidable ! C'était 3,50 $ par personne.Mon beau-père a payé ma place en plus de la sienne.Il commençait à sécher, le beau-père, il retrouvait ses couleurs.Il était beau comme une auto de course.Le bateau-mouche s'est avancé sur le fleuve.« Quelle belle ville, quand même, Montréal », a dit mon beau-père.La ville était superbe sous le ciel menaçant.J'ai pensé à mon père, qui s'y trouve sûrement.Dans ma tête je lui ai dit « bonne fête des pères, papa », un peu stupidement, et déjà nous accostions, les pieds mouillés, le coeur content. 1LP0602A0619 a06 actus lun 19 juin 1LP0601A0619 ZALLCALL 67 00:44:08 06/19/00 B Actualités A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 L'EXPRESS DU MATIN État critique n Un jeune automobiliste repose dans un état critique après un accident survenu, ce matin, à St- Guillaume, dans la région de Drummondville.La victime, âgée de 20 ans, a perdu le contrôle de son véhicule sous les yeux de ses amis qui le suivaient dans une autre voiture.Le jeune homme a été éjecté de l'automobile, après que celle-ci eut fait plusieurs tonneaux.Les policiers tenteront de déterminer si la vitesse et l'alcool ont joué un rôle dans la tragédie.Heurté délibérément par un automobiliste n Un homme de 22 ans a été happé délibérément par un automobiliste la nuit dernière, à Montréal, selon les témoignages de la victime et de quatre autres personnes qui l'accompagnaient.L'incident est survenu peu après minuit dans le quartier St-Michel.La victime a subi des blessures sérieuses, mais sa vie n'est pas en danger.La voiture, une Honda Civic ou une Acura conduite par un individu de race noire, aurait foncé à toute vitesse en direction de la victime.Corps retrouvé n Le corps de l'homme d'affaires hullois Yvon Morin a été retrouvé, hier, dans les débris de son hydravion dont on avait perdu la trace depuis mercredi.Le lieutenant Paul Doucett, porte- parole des Forces armées, a précisé que l'appareil, enseveli sous un tapis de végétation remuée, a été retrouvé « presque totalement détruit » dans un champ de broussailles à quelques kilomètres à l'ouest de Wakefield, dans l'Outaouais.M.Morin, un homme dans la micinquantaine, était un pilote d'expérience qui avait l'habitude de faire par voie aérienne le trajet entre Ottawa et son chalet, situé au sud de Maniwaki.Une enquête sera menée pour déterminer la cause de l'écrasement.La moto tue encore n Le beau temps n'est arrivé que depuis quelques jours, mais la région du Bas-Saint-Laurent en est déjà à son deuxième accident mortel impliquant une motocyclette.Samedi en fin de journée, Denis Beaulieu, un louperivois de 42 ans, a perdu la vie après avoir été éjecté de sa moto lors d'une collision avec un véhicule automobile.L'accident est survenu samedi vers 16h30, à l'intersection de la route 185 à Rivière-du-Loup.Une automobiliste qui circulait en direction ouest aurait coupé la voie au motocycliste, en voulant emprunter la bretelle d'accès de la route 185.La conductrice de l'automobile a été transportée au Centre hospitalier régional du Grand-Portage de Rivière-du-Loup, pour y être traitée pour des blessures mineures mais surtout pour un violent choc nerveux.Selon les premières constatations, l'alcool n'est pas en cause.Mort accidentelle d'un poupon n La SQ a institué une enquête afin de déterminer la cause du décès d'un bébé de huit mois, trouvé sans vie chez lui à St-Pie, hier matin.L'enfant, que la police n'a pas voulu identifier, a été trouvé mort par son père vers 7h.Il était dans son parc d'enfant, le visage partiellement sous le matelas installé sur le plancher du parc.Des traces sur le matelas laissent croire que le petit aurait été malade avant son décès.Est-ce là la cause de sa mort ou a-t-il succombé à l'asphyxie ?Les recherches porteront sur ces deux hypothèses.Une mort suspecte n Un homme a été trouvé sans vie dans un chalet isolé du lac Louise, vers 23h35, samedi, à Parent, près de la pourvoirie Achimac.L'individu était étendu face contre terre au pied de son lit.Plusieurs bouteilles de bière ont été trouvées sur place.Ce sont des voisins qui ont fait la macabre découverte.L'individu avait été vu vivant pour la dernière fois au cours de l'aprèsmidi.Selon les premières constations de l'enquête, la victime n'avait pas de marques de violence apparentes sur le corps.Par contre, l'homme arborait quelques blessures à la tête.Des blessures qui auraient pu être causées par une chute, selon la Sûreté du Québec.Mais c'est l'autopsie, qui sera pratiquée aujourd'hui, qui permettra de déterminer la cause du décès.C'est le coroner Jean-Pierre Blais qui est chargé de cette affaire.PHOTOS ERIC ST-PIERRE, La Presse © Les poutres de béton du viaduc en construction ont basculé sur l'autoroute des Laurentides.Beaver offre sa collaboration L'entreprise en faillite est responsable des travaux sur le viaduc ANDRÉ DUCHESNE La compagnie Beaver Asphalte, responsable des travaux sur le viaduc, a fait savoir par la voie d'un communiqué diffusé tard en soirée qu'elle avait l'intention de collaborer étroitement avec les autorités publiques qui mèneront enquête dans le but de déterminer les circonstances de la tragédie.« Nous continuerons à offrir notre appui et notre soutien tant que la situation le nécessitera », ont fait savoir les hauts responsables, qui ont tenu à témoigner de leur sympathie aux familles éprouvées.Beaver Asphalte est en faillite depuis quelques mois et un syndic s'occupe de la liquidation des actifs.Par contre, des arrangements ont été conclus pour que l'entreprise termine ses contrats, dont celui du viaduc de la 15.Par ailleurs, plus d'une cause pourrait expliquer l'effondrement du viaduc en construction au-dessus de l'autoroute 15, hier matin à Laval, selon un ingénieur civil qui compte à son crédit la démolition et la construction de plusieurs ponts au Québec.« Il serait difficile, voire non professionnel de spéculer sur les causes de cet accident.Il peut bien y avoir 150 raisons pour que cela survienne », a commenté ce dernier qui a requis l'anonymat et qui travaille pour le compte d'une firme n'ayant rien à voir avec la construction de la structure effondrée.Par contre, cet ingénieur qui compte un quart de siècle d'expérience n'avait jamais rien vu de tel au Québec et a qualifié le phénomène de rare.La construction d'un viaduc s'amorce avec l'installation des piliers de soutien avant le coulage des dalles de béton.Quant aux larges poutres de béton horizontales de ces structures, elles sont installées sur des assises et retenues par des pièces appelées entretoises.Celles-ci exercent une force latérale (ou perpendiculaire si vous préférez) sur les poutres afin de les empêcher de basculer.« Sinon, une poutre qui bascule va entraîner toutes les autres », explique notre interlocuteur.Les entretoises sont toutefois posées une fois le tablier d'un pont installé.Dans l'intervalle, les constructeurs doivent stabiliser les poutres avec des éléments de soutien temporaires, souvent fabriqués en bois.Paul-André Fournier, de Transports Québec, a annoncé que l'autoroute des Laurentides sera fermée durant 48 heures.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a expliqué hier que la police de Laval, la Sûreté du Québec et le ministère des Transports mèneront l'enquête conjointement.Il passe sous le viaduc et des madriers venant de nulle part s'abattent sur sa voiture RAYMOND GERVAIS Israël Friedman circulait en direction nord sur l'autoroute 15 lorsque le viaduc du boulevard du Souvenir s'est soudainement effondré hier matin.Encore sous le choc de l'émotion, il a raconté avoir vu des morceaux de bois provenant de nulle part tomber sur son véhicule, fracassant le pare-brise de son automobile.Ne se doutant de rien, M.Friedman a immobilisé son automobile de l'autre côté du viaduc, alors que les lourdes poutres de béton s'effondraient derrière lui.« Lorsque j'ai stoppé mon véhicule à quelque 1000 pieds du viaduc, tout était déjà tombé.C'est à ce moment que j'ai eu peur et que je me suis mis à trembler lorsque je suis sorti de mon véhicule.Le pont de béton sous lequel je venais de passer s'était écroulé.Si cela s'était passé quelques secondes plus tôt, je ne serais pas ici en train de vous parler », a raconté M.Friedman.L'automobiliste chanceux n'a subi que de légères égratignures lorsque son pare-brise a volé en éclats.Il a ajouté qu'un seul véhicule, une fourgonnette blanche, le suivait et que le chauffeur avait réussi à s'immobiliser juste avant de passer sous le viaduc qui s'écroulait.Hier soir, des spécialistes ont entrepris de démolir le reste de la structure de béton du côté est de l'autoroute, laquelle menaçait de s'écrouler.Une pelle mécanique munie d'un marteau piqueur a fait chuter la structure sans difficulté.Les quatre poutres de béton pesant chacune quelque 70 tonnes sont tombées dans un bruit sourd et un nuage de poussière.Les travaux de démolition devaient se poursuivre durant toute la nuit.Paul-André Fournier de Transports Québec a expliqué hier soir que deux plans de transport avaient été établis, un pour les prochaines 24 heures et un autre si l'autoroute devait demeurer fermée à la circulation plus longtemps.Chaque jour, quelque 150 000 automobilistes empruntent l'autoroute des Laurentides, sa fermeture ne passera pas inaperçue et les heures de pointe des prochains jours seront particulièrement difficiles pour les banlieusards.Comme l'a expliqué hier soir le directeur de la Sécurité publique de Laval, Jean-Pierre-Gariépy, c'est le coroner Michel Trudeau qui décidera quand l'autoroute 15 pourra être rouverte à la circulation.Le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard, a annoncé hier soir la tenue d'une enquête publique afin de déterminer les causes de l'accident qui a fait un mort et deux blessés.M.Ménard a expliqué que les Québécois prennent pour acquis la sécurité de leurs autoroutes et que c'est ainsi que cela doit être.« Les automobilistes doivent savoir que nos routes sont sécuritaires et nous allons tout mettre en oeuvre pour faire la lumière sur ce qui s'est passé », a déclaré le ministre.Pour sa part, le ministre des Transports, Guy Chevrette, a précisé que tous les efforts seront déployés afin que la circulation automobile reprenne dans les meilleurs délais sur l'autoroute des Laurentides et que les circonstances entourant cet accident soient éclaircies le plus rapidement possible.Israël Friedman a frôlé la mort lorsque le viaduc s'est écroulé quelques fractions de secondes après son passage. 1LP0701A0619 a07 actus lun 19 juin 1LP0701A0619 ZALLCALL 67 00:40:38 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 7 Entrevue avec.Sophye Nolet Quand Sophye mène la danse Il y a dans la revue musicale Danse-Sing présentée tout l'été au cabaret du Casino, un numéro particulièrement réussi et enlevant.Le numéro porte sur les années 80, époque épique s'il en fut une, qui transforma la planète en une immense discothèque kitsch éclairée par l'éclat clinquant des boules miroir.Sophye Nolet n'a eu aucune difficulté à monter le numéro.Normal.Les années 80, elle connaît ça comme Olivier Guimond connaissait la 50.« Les années 80, c'est ma décennie ! s'écrie la productrice, metteur en scène et chorégraphe de Danse- Sing.Les années 80, je les vécues et dansées en me prenant pour la fille du film Flashdance et en rêvant d'aller passer une audition à Broadway pour leur montrer tout ce que je savais faire.» Vingt ans plus tard, Sophye Nolet n'a plus besoin de passer des auditions pour faire ses preuves.Elle n'a qu'à sortir sa carte de visite : une revue musicale de 2 heures, 400 costumes et 53 numéros, retraçant l'évolution de la musique populaire des années 30 à nos jours.Dans la courte histoire des spectacles au Casino, Danse-Sing est celui qui a marché le plus fort jusqu'à maintenant.Et bien que 75 000 spectateurs aient déjà applaudi le spectacle, la demande ne cesse de grandir.Aussi, cinq soirs par semaine depuis le 24 mai, le cabaret est-il plein à craquer de gens d'un certain âge qui n'hésitent pas à se lever et à affoler leur défibrillateur en se prenant pour les Village People ou pour Ricky Martin.Que le spectacle soit un peu cliché, les chorégraphies répétitives et que la mise en scène manque parfois d'imagination, leur importe peu.Ce qu'ils perdent en raffinement artistique et en substance, ils le gagnent en énergie, en plaisir naïf et en pure exubérance.Mais le plus étonnant du succès de Danse-Sing, c'est qu'il repose sur les épaules d'une toute jeune fille, ancienne danseuse à gogo de l'émission Laser 33-45 devenue en l'espace de quelques années une redoutable femme d'affaires dans le monde méconnu des défilés de mode, des téléthons, des galas corporatifs et des revues musicales pour remonter le morale des troupes canadiennes à l'étranger.Sophye Nolet a 31 ans, des cheveux de jais, une taille de guêpe, un sourire engageant et un charme à qui rien ne résiste, même pas le plus borné des banquiers.Mère d'une petite fille de 6 ans qu'elle a eue avec le chanteur Francis Martin et qu'elle élève seule, elle est aussi propriétaire d'une jolie maison à Boisbriand, d'une Audi neuve et rutilante, d'un studio d'enregistrement dans son sous-sol, et d'une agence artistique qui représente des clowns, des jongleurs, des danseurs et même le champion de sculpture sur glace, catégorie « chain-saw ».Chez elle comme chez la plupart des femmes nées sous le signe de la Vierge, tout est en ordre, tout est à sa place, rien ne dépasse ni ne traîne.À première vue, on pourrait la méprendre pour une jeune avocate dynamique et débordante d'ambition.C'est d'ailleurs ce que son père, Robert Nolet, un propriétaire de concessions d'autos de Dorval, aurait souhaité qu'elle devienne.C'était sous-estimer l'influence qu'ont eu sur sa fille, les années 80 et leur film-culte, Flashdance.Lorsque Flashdance a pris l'affiche au cinéma en 1982, Sophye Nolet n'avait que 14 ans mais elle avait déjà tâté à toutes les formes de danse possibles et inimaginables.De la claquette jusqu'au tango et au cha cha cha en passant par le jazz, l'africain et le mambo, aucun déhanchement, mouvement du bassin, étirement de la jambe ou contraction du pied, n'avait de secret pour l'adolescente de Dorval.Mieux que ça : Al Gilbert, le maître de la claquette, l'avait invitée à être son adjointe pendant un stage d'une semaine à New York.Aussi, lorsque Flashdance a pris l'affiche en 1982, s'est-elle précipitée au cinéma.Dès les premières images, elle a craqué.Comme des millions d'autres adolescentes à travers le monde, elle s'est immédiatement identifiée à cette jeune soudeuse, maniaque de la danse, qui danse toute seule dans son salon en rêvant de voir son nom sur une marquise de Broadway.Sophye Nolet n'a pas fait que s'identifier à la fille de Flashdance, elle s'est littéralement reconnue en elle.Flashdance c'était SON histoire à elle, sa passion pour la danse magnifiée sur grand écran, sa raison d'être, sa religion.Et rien ni personne n'allait l'empêcher d'aller jusqu'au bout ni d'atteindre son but.En principe dans les années 80, une fille un tant soit peu déterminée avait tout le loisir de se lancer dans la carrière de son choix.Ce ne fut pas le cas de Sophye Nolet.Son rêve se heurta à deux obstacles : son père et son grand-père maternel.Son père la poussait vers une carrière stable et socialement respectable.La danse et le showbizz, très peu pour lui, merci.Le grand-père Johnny Luciano était tout à fait d'accord.Longtemps guitariste et chanteur d'un orchestre qui portait son nom, Luciano avait connu les années folles d'une ville ouverte 24 heures sur 24, où l'alcool coulait à flots et où tous les plaisirs clandestins étaient permis.Une danseuse dans son livre à lui, c'était d'abord et avant tout une fille de mauvaise vie.Que son adorable petite fille veuille emprunter une telle voie le mortifiait au plus haut point.Mais Sophye Nolet s'entêta.À 16 ans, elle envoya carrément promener son père en lui jurant avec un regard plein de défi qu'à 18 ans, elle aurait sa boîte de production, sa maison, sa voiture, un chum et un chien.Elle le rappela deux ans plus tard pour lui annoncer qu'elle avait tenu ses promesses.Elle avait tout obtenu ce qu'elle désirait, même le chien.Elle fut un peu douce à l'égard du grand-père malade et paralysé pendant 13 ans à l'hôpital.Elle eut raison.Un jour, Johnny Luciano avoua à sa petite fille qu'il l'avait vue danser à la télé.« Et puis ?» demanda-t-elle en retenant son souffle.« Très bien, j'ai trouvé ça très bien », lui répondit-il en souriant.Ce compliment en forme d'approbation soulagea Sophye et encore d'avantage sa mère.Car le rêve de Sophye, c'est aussi le rêve de Lise Lucia, sa mère, une Québécoise d'origine italienne qui toute sa jeunesse a brûlé d'envie de danser et de chanter dans les boîtes de nuit où jouait son père.Comme ce dernier ne voulait rien entendre, Lise Lucia devint secrétaire.Lorsque sa fille Sophye se lança à 16 ans dans la production de défilés de modes dans les centres commerciaux, Lise commença par donner un coup de main pour la comptabilité.Puis un coup de main aux décors et aux costumes.Aux défilés de mode s'ajoutèrent les galas corporatifs, les revues montées pour une Chambre de commerce, une station de radio, un concessionnaire de moto, un brasseur de bière, etc.En 1997, la mère et la fille bricolèrent en trois semaines une minirevue musicale pour une boîte de Saint-Sauveur.« C'est là qu'on a eu la piqûre et qu'on a décidé de répéter l'expérience, mais à une plus grande échelle », affirme Lise qui a, depuis, conçu tous les costumes de Danse-Sing et qui agit chaque soir à titre d'habilleuse en chef.Aujourd'hui, Lise Lucia est une employée à temps plein des productions Sophye Nolet.Elle n'est pas la seule de la famille.Robert Nolet, le père de Sophye dont elle est séparée depuis 23 ans, travaille maintenant à ses côtés à la comptabilité.« Si on m'avait dit il y a 23 ans que je travaillerais avec mon ex tous les jours, qu'on se retrouverait dans les mêmes soirées et les mêmes réceptions, je ne l'aurais jamais cru », dit-elle en rigolant.Dernièrement, Sophye a suggéré à sa mère de se trouver une remplaçante.Danse-Sing ne quittera pas l'affiche du Casino avant la fin septembre et comme il y a plus de 800 costumes et 53 numéros à gérer, que la cadence du spectacle est infernale, Sophye aimerait que sa mère prenne un peu de répit.Mais Lise ne veut rien entendre.« Ce spectacle-là, c'est ma passion et ma priorité dans la vie.Je prends ça tellement à coeur que je suis incapable d'accepter que quelqu'un me remplace », avoue-t-elle en s'excusant.Sophye Nolet pourrait difficilement la contredire.Elle est ellemême tous les soirs au cabaret pour surveiller le show, apporter des corrections, encadrer les danseurs, les ramener dans le droit chemin quand ils s'égarent et les remplacer au pied levé si l'un d'entre eux se blesse, ce qui arrive à l'occasion.« C'est pas parce que le spectacle marche qu'il n'y a pas place à l'amélioration », plaide celle qui refuse de prendre pour acquis son succès.D'ici quelques mois, Sophye Nolet risque d'étendre son champ d'action.Elle négocie en effet avec des agents américains pour présenter Danse-Sing à Vegas et à Atlantic City.La maison de production de René Angelil lui a même donné un coup de main dans le dossier.Vue l'ampleur que son entreprise prend chaque jour, l'ancienne danseuse de Laser 33-45, ne danse plus.Professionnellement s'entend.N'empêche que certains jours quand ses responsabilités de femmes d'affaires sérieuse et performante lui pèsent, il lui arrive parfois de débrancher le téléphone et de mettre la musique au coton.Ces jours-là, il n'est pas rare de voir Sophye retrouver ses 14 ans et danser toute seule dans son salon.Comme la fille de Flashdance.Nathalie Petrowski PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Sophye Nolet : de Flashdance à Danse-Sing.L'usage du papier croît avec Internet Presse Canadienne QUÉBEC Loin de remplacer le papier, l'électronique le multiplie, affirme un syndicaliste.Si la communication électronique devait faire disparaître le papier, le Québec n'en serait pas à s'inquiéter de ses forêts.« Au contraire, dit Claude Rioux, vieux routier des pâtes et du papier, Internet, par exemple, a fait naître toute une série de nouvelles utilisations du papier.Si j'y trouve un article de journal ou un document qui m'intéresse, je l'imprime sur des feuilles blanches.Et regardez pousser partout les petites boutiques de photocopies, télécopies et autres reproductions quelconques.Claude Rioux a passé 21 ans de sa vie à la Fédération des travailleurs de la forêt et du papier (FTFP), affiliée à la CSN, principalement à y négocier des conventions collectives.Cet économiste de formation a reçu une très longue et très bruyante ovation debout, hier, quand le président de la FTFP, Sylvain Parent, a publiquement salué son départ à la retraite.Outre Internet, il y a plein d'autres marchés du papier en pleine expansion, dont l'existence n'est même pas soupçonnée.« Juste en Amérique du Nord, énumère Claude Rioux, il se fabrique 45 000 tonnes par année de carton destiné à devenir des palettes de casquettes.On voit de plus en plus de collants de papier sur les fruits et légumes.Les dépliants se multiplient à l'infini.» En revenant à l'électronique, Rioux note que le commerce de l'informatique a généré une nouvelle collection gigantesque de fascicules, livrets et livres d'instructions.Sans compter les autres livres de toutes espèces, romans y compris, que le consommateur commande maintenant par Internet. 1LP0801A0619 a 8 (lundi) 1LP0801A0619 ZALLCALL 67 00:42:52 06/19/00 B Scènes du Grand Prix du Canada A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 Une foule enjouée et enthousiaste.malgré la pluie MARTINE ROUX Une foule de 104 000 personnes a joyeusement envahi l'île Notre-Dame, hier, à l'occasion du Grand Prix.Une pluie tenace, des embouteillages de métro dignes d'une heure de pointe à Tokyo et même le revers de « saint Jacques Villeneuve » n'ont pas eu raison de la fièvre des amateurs de Formule un.Mais qui dit Grand Prix dit patience : pour avoir le bonheur d'entrevoir les bolides pendant deux heures, il faut se lever tôt.Hier matin, une foule souriante peuplait les quais de la station Berri-UQAM dès les petites heures.Parmi eux, la famille Windrim, de Toronto, goûtait pour la première fois aux joies du Grand Prix.Joie coûteuse : 700 $ pour trois jours.« Ça ne fait rien, disaient-ils, le sourire pimpant.On prend de petites vacances en même temps.» Pas fou, un vendeur opportuniste quadrillait les wagons en proposant des T-shirts du Grand Prix à 5 $.« Je suis contrôleur pour le fisc.», lui a lancé à la blague un usager.Même l'opérateur du métro avait le coeur à la fête et a lancé un vibrant « Viva Ferrari ! » avant d'ouvrir les portes.L'oeil des connaisseurs s'allumait dès la sortie de la station Île- Sainte-Hélène, où la boutique F1 Canada avait installé un kiosque temporaire.Des voitures miniatures à la casquette Ferrari en passant par les combinaisons imitant celles des pilotes (pour bébés s'il-vousplaît), rien n'avait été laissé au hasard pour allécher les consommateurs.Mais l'accessoire essentiel du parfait amateur demeurait.les bouchons pour les oreilles.Un crieur en vendait d'ailleurs à la sortie du métro - à la cadence honorable d'environ 150 paires chaque deux heures -, redoublant d'ardeur chaque fois qu'un convoi crachait une mer de passagers.Les visiteurs n'avaient pas sitôt mis un pied sur l'île que leur portefeuille était de nouveau sollicité par les vendeurs du programme officiel.À 10 $ chacun (on faisait volontiers la conversion en dollars américains), ils s'envolaient néanmoins comme des petits pains chauds.« Nous en avons vendu 13 000 vendredi, indiquent les crieuses Maryse L'Héraut et Anissia Coudrain-Morel.Aujurd'hui, on va sûrement tous les passer.» Les tourniquets ouvraient à 7 heures mais la foule s'y pressait bien avant, raconte un agent de sécurité.« Certains ont même campé devant l'entrée des gradins pendant les trois jours ! » Passion, quand tu nous tiens.Saut en ville pendant la course.De l'autre côté du pont, rue de Lorimier, la taverne Laperrière accueillait aussi les mordus de F1.Ici, pas de lunettes Gucci ou de casquette Ferrari - on est loin de la rue Crescent - mais une passion à temps plein qui s'exprime tous les jours de Grand Prix.Au mur, une trentaine de personnes ont affiché leurs paris.François, un résidant du quartier qui déménage à la taverne lors des courses, avait hier misé sur Schumacher.- Pourquoi vous n'allez pas sur l'île plutôt que de regarder le Grand Prix à la télévision ?- Parce que ça coûte trop cher.Il y a aussi le plaisir d'écouter la course avec les potes, de commenter à haute voix, dit le patron, Robert Laperrière.« C'est très amical ici.» Et que pense-t-il de tout ce flon-flon autour de l'événement ?« Ça ne m'empêche pas d'aimer la F1.Moi j'aime le sport pour le sport, pas pour le faste.» De retour dans l'île, la plus grande épreuve de patience attend encore les amateurs : réussir à sauter dans un wagon de métro.Rien qu'à voir la foule avancer à pas de tortue sous la pluie, on comprend pourquoi les employés d'entretien de la STCUM ont menacé de faire la grève pendant l'événement.Deux heures après la fin de la course, l'île était toujours bondée.En fait, la société de transport a connu un achalandage record tout le week-end, rapporte sa porte-parole Odile Paradis : pas moins de 179 000 personnes ont emprunté hier la ligne jaune, contre 88 000 lors de l'événement l'an dernier.Dans la foule, on faisait contre mauvaise fortune bon coeur.Karine Morin et son amie Marie, deux étudiantes de secondaire V de Valleyfield, avaient tout de même hâte de sortir du bouchon : un examen de mathématiques les attendait aujourd'hui.La journée avait été difficile puisque leurs favoris « Jacques » et « Ralph) (Villeneuve et le cadet Schumacher) étaient tous deux sortis de piste sous leurs yeux.Qu'importe ! La course avait été excellente et elles reviendront sûrement l'an prochain, juraient-elles.Et elles avaient eu le temps de réviser les théorèmes avant la course.PHOTO BERNARD BRAULT L'ex-champion Jackie Stewart et le comédien Paul Newman croqués sur le vif dans les puits de Jaguar.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Quelques minutes avant le début de la course, les retardataires rejoignaient le site au pas de course PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Hier, les pilotes ont paradé sur le circuit Gilles-Villeneuve avant le début de l'épreuve.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Samedi, la femme de Mika Hakkinen, Erja, suivait religieusement les épreuves de qualification.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Pour éviter les regards indiscrets des concurrents, les mécaniciens travaillent dorénavant sous la couverture, comme cet employé de Mc Laren sur la ligne de départ.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Hier matin, un crieur à la voix de stentor vendait aux passants.des bouchons d'oreille! PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse C'est un Jacques Villeneuve à l'allure décontractée qui a fait son entrée sur le circuit, hier matin. 1LP0901A0619 A9 LUNDI 1LP0901A0619 ZALLCALL 67 00:42:25 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 9 La rivière Kipawa menacée par deux projets hydroélectriques MARTINE ROUX Du 23 au 25 juin, les Amis de la rivière Kipawa tiendront leur 14e festival d'eaux vives.Mais cette année, les pagayeurs craignent que ce soit le dernier : deux projets hydroélectriques menacent les rapides de cette rivière du Témiscamingue, que se disputent Hydro-Québec et le producteur privé Bio America/Innergex.Le kayakiste Doug Skeggs fréquente la rivière Kipawa depuis 1971.Ce cours d'eau voisin de la rivière des Outaouais est le paradis des pagayeurs de bon niveau : ses 16 kilomètres bouillonnent de rapides au beau milieu d'une forêt quasi vierge, assure-t-il.Mais les mordus de plein air ne sont pas les seuls à craquer pour la Kipawa : il y a trois ans, les partenaires Bio America (une firme d'expertise environnementale) et Innergex (un consortium de trusts et d'institutions bancaires qui possède notamment la station des Chutes de la Chaudière) ont manifesté leur intention de s'installer à proximité d'une ancienne centrale fermée en 1969 et d'y produire environ 39 mégawatts.Quelques mois plus tard, Hydro-Québec dépoussiérait le projet Tabaret afin de construire une centrale pouvant générer 130 mégawatts d'électricité sur le lac Témiscamingue.Les deux concurrents ont courtisé les communautés locales afin d'obtenir leur appui.Mais les Amis de la rivière Kipawa refusent de choisir entre les deux projets.Selon eux, le projet d'Hydro-Québec implique l'assèchement de la rivière, qui serait détournée au profit d'une décharge créée artificiellement.Bien que plus modeste et érigé sur une centrale existante, le projet de Bio America/ Innergex implique aussi une réduction du débit de la Kipawa.« Nous ne sommes pas opposés au développement, expliquent Doug Skeggs et Félix Martel, deux Amis de la rivière Kipawa.Mais nous voulons protéger les valeurs écologiques et récréatives de cette région unique.Pour nous, peu importe le projet, tout le monde est perdant.» Si la centrale Tabaret détruisait une partie des écosystèmes du bassin versant, avancent-ils, le petit projet ne serait pas non plus dénué d'impacts environnementaux.« Nous ne voulons pas contribuer à cette destruction en appuyant l'un ou l'autre des promoteurs », dit M.Skeggs.De son côté, le tandem Bio America/ Innergex promet aux pagayeurs de conserver le débit énergique de la rivière.« Nous ajusterons le débit en fonction de leurs besoins, assure Denis Brouard, vice-président de Bio America.À l'opposé de Tabaret, notre projet n'implique pas d'inondations et est bien adapté au milieu récepteur.Une production d'une trentaine de mégawatts, c'est négligeable.» Les Algonquins de Wolf Lake se rangent derrière le promoteur privé.« Nous sommes complètement opposés au projet d'Hydro- Québec, qui nous paraît très ambitieux, indique le chef de bande, Harry St-Denis.Par contre, celui de Bio America/Innergex implique une infrastructure existante sur un plan d'eau qui a déjà généré de l'eau dans le passé.Entre deux maux, nous choisissons le moindre.» En échange de l'appui au projet, la bande a obtenu des actions dans les sociétés, un siège au conseil d'administration et un musée de l'histoire algonquine, ajoute-til.Chez Hydro-Québec, on nie toutefois nourrir un intérêt soutenu pour le projet Tabaret.« Nous avons rencontré les communautés locales en 1998 mais le projet n'est pas actif à l'heure actuelle, informe la relationniste Claudine Aucuit.Nous recherchons des partenaires, mais nous ne faisons pas d'efforts particuliers pour poursuivre les discussions avec les communautés concernées.» Pourtant, les 21 municipalités de la MRC de Témiscamingue ont rencontré les représentants d'Hydro-Québec récemment et doivent les revoir en août, indique le préfet et maire de Témiscaming, Philippe Barette.Selon lui, les deux projets ne sont pas nécessairement compatibles et la MRC n'a pas encore fait son choix.« Nous étudions les deux dossiers et les discussions se poursuivent avec les promoteurs.Nous sommes plutôt en faveur des deux projets, à certaines conditions.Il faut dire que ces eaux coulent et ne sont pas utilisées à des fins hydroélectriques alors que l'énergie produite pourrait servir à la région.Yvon Gagnon, le président du Comité municipal de Laniel, petite municipalité nichant en bordure de la rivière Kipawa, hésite à prendre parti et soulève les risques de l'exploitation des rivières de la région.Problème 4 de sommeil ?4 Maux dos ?4 Fatigue ?4 Stress ?La solution Visa, M.C.Satisfaction garantie ou argent remis.1-888-321-2988 1LP1001A0619 a10 lundi 1LP1001A0619 ZALLCALL 67 00:39:19 06/19/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 P U B L I C I T É Après un superaquarium, un «dolphinarium» ?ANDRÉ DUCHESNE Il n'y a pas que dans le Vieux-Port de Montréal où l'on étudie la possibilité d'exploiter les trésors de la faune marine pour attirer de nouveaux visiteurs.À la rumeur voulant qu'un superaquarium de 100 millions soit aménagé dans le secteur du quai de l'Horloge s'ajoute le projet du Zoo de Granby de construire un « dolphinarium », genre de parc aquatique consacré aux dauphins pour le plus grand bonheur des amateurs de Flipper de tous âges.« Nous avons mandaté une firme qui réalise présentement une étude de préfaisabilité.Les résultats seront connus à la fin de l'été.Nous ne voulons pas aménager un endroit où les gens viendraient uniquement voir les dauphins, mais où ils apprendraient tout ce qui entoure leur vie », explique Cynthia Langevin, agente aux communications du zoo.Le projet est assez sérieux pour avoir été présenté aux membres de la société au cours de la dernière assemblée générale.On souhaite ouvrir ce « dolphinarium » en 2003, année du 50e anniversaire de l'institution granbyenne.Il s'agirait de la première incursion du zoo dans la faune marine et, selon les prévisions, l'endroit devrait rapporter des revenus annuels de 8 millions.Fait à noter, ce complexe marin ne serait pas nécessairement construit sur les terrains du zoo.Tout dépend des conclusions des études préliminaires.D'ailleurs, ce ne serait pas la première fois que le zoo décentralise ses activités.Cette année, on lui a confié la gestion de la boutique Zoomatic du tout nouveau Centre iSci, consacré aux sciences et à la technologie, dans le Vieux-Port.Aquarium Quant au projet de superaquarium, il n'est encore qu'à l'état embryonnaire précise la directrice des communications de la Société du Vieux-Port de Montréal, Lily Robert.« Il n'y a jamais eu de projet déposé officiellement, dit-elle.Mais cela correspond à la vocation du Vieux-Port et c'est intéressant.On doit réaliser des études de faisabilité auparavant.» Ce projet de près de 100 millions serait entièrement financé par le Groupe Pattison, une importante compagnie canadienne qui compte 22 000 employés et 34 divisions.« Nous sommes preneurs, mais la balle est dans le camp de la Société du Vieux-Port », indique Raymond Doray, chargé de projets chez Pattison.Il indique qu'un tel centre créerait environ 225 emplois.Une division de Pattison a déjà construit deux aquariums aux États-Unis.À la différence du projet du Zoo de Granby, le superaquarium du Vieux-Port ne compterait aucun mammifère marin.Chez Pattison comme à la Société du Vieux-Port, on se garde de vouloir faire des annonces prématurées.La société, un organisme fédéral, préfère d'ailleurs se réjouir du succès que connaît actuellement le Centre i Sci ; depuis son ouverture, le 6 mai, près de 100 000 personnes ont déjà franchi les tourniquets.L'objectif cette année est d'attirer 750 000 visiteurs.Rappelons que la Ville de Montréal a déjà exploité un aquarium qui a fermé ses portes en 1992 avec l'ouverture du Biodôme.Déjà, en 1987, les dirigeants de l'Aquarium de Montréal favorisaient sa relocalisation dans le Vieux-Port.50 femmes agressées dans Central Park Agence France-Presse NEW YORK Cinquante femmes ont été victimes d'agressions sexuelles en plein jour le 11 juin à Central Park, le célèbre parc new-yorkais, a indiqué hier la police dans un nouveau bilan, en précisant qu'elle avait arrêté 16 hommes liés à ces agressions.Les seize personnes arrêtées, identifiées sur les films de vidéastes amateurs, ont été inculpées samedi pour agressions sexuelles par un tribunal de Manhattan, a ajouté la police.De plus en plus de voix, notamment celles des groupes de défense des droits des femmes, s'élèvent par ailleurs pour dénoncer la passivité et l'indifférence de la police new-yorkaise lorsqu'elle a été informée de ces agressions.Des groupes de femmes se sont rassemblés samedi et dimanche sur le lieu des agressions, dans le sud du parc.Certaines brandissaient des pancartes disant « Halte à la violence contre les femmes ».La police a par ailleurs déclaré qu'elle enquêtait sur les accusations de deux victimes, selon lesquelles les policiers présents dans Central Park étaient restés passifs lors des agressions.Le maire de New York, Rudolph Giuliani, a promis mercredi de licencier tout policier qui aurait failli à sa mission. 1LP1101A0619 a11 lundi 1LP1101A0619 ZALLCALL 67 00:40:47 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 11 Les infirmières malades plus souvent que les autres travailleurs Le Manitoba retrace les abuseurs du système de santé Presse Canadienne WINNIPEG Quatre Manitobains ont décroché le titre peu enviable de plus grands utilisateurs du système de santé de la province.Ils ont fait au total 480 visites à des médecins l'an dernier, mais un seul d'entre eux est sérieusement malade.Les autres, dont un homme qui a vu 43 médecins en une centaine de consultations, sont considérés comme des abuseurs qui profitent de la gratuité des soins pour demander des ordonnances supplémentaires ou trouver une oreille attentive à leurs souffrances et à leurs petits bobos.« Si les gens veulent des médicaments et que le médecin refuse de remplir une ordonnance, ils iront voir un autre médecin », soutient la coordonnatrice du comité de révision de l'utilisation des soins de santé, Betty Melvin- Harder.Ce comité dresse la liste des 100 plus importants utilisateurs du système chaque année et révise chacun de ces cas pour détecter les abus.L'an dernier, le plus grand utilisateur était un patient qui avait vu le même médecin à 137 reprises.Selon Mme Melvin- Harder, cette personne souffre d'une maladie grave, mais ce n'est pas le cas des trois autres.Le comité estime qu'en moyenne, les deux tiers des visites chez le médecin effectuées par ces 100 personnes sont des abus du système de santé.Les visites répétitives et souvent inutiles sont coûteuses, surexploitent des ressources peu abondantes et peuvent nuire au suivi de l'état de santé du patient, selon la responsable du comité.« Si les gens voient des douzaines de médecins un peu partout, il est presque impossible pour n'importe quel docteur de suivre leur traitement », ajoute-elle.Le ministère provincial de la Santé débourse jusqu'à 42 $ pour chaque visite à un généraliste.Presse Canadienne VANCOUVER Les infirmières et infirmiers sont plus souvent malades que tous les autres groupes de travailleurs canadiens, une situation qui a des conséquences sur les soins de santé de toute la population, a indiqué hier la directrice générale des politiques en sciences infirmières au ministère fédéral de la Santé.Ex-infirmière, Mme Judith Shamian dit très bien connaître les conditions auxquelles ses collègues sont soumises à l'heure actuelle, dans des établissements où le financement, le personnel et l'équipement sont insuffisants.« Il est paradoxal que les infirmières veillent sur la santé des gens et que le système contribue à les rendre malades », dit-elle.Un rapport rendu public récemment par le ministère fédéral du Travail indique qu'en 1997, les infirmières se sont absentées pendant plus de trois semaines par année pour des raisons de maladie ou d'incapacité.Les autres employés à plein temps, toutes catégories confondues, avaient perdu en moyenne 6,2 journées.L'Association des infirmières et infirmiers du Canada tient son congrès bi-annuel à Vancouver cette semaine afin de discuter de certaines questions pressantes, comme de trouver un moyen pour recruter et garder les infirmières dans la profession.Les infirmières demandent au ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, qui s'adressera par satellite aujourd'hui aux participants du congrès, de proposer une stratégie et des réformes à long terme pour régler la crise qui perturbe le système de soins de santé.Les infirmières allèguent qu'elles sont de moins en moins nombreuses et qu'elles s'épuisent à travailler pendant de longues heures auprès de patients plus malades.Les infirmières occasionnelles, qui ont remplacé plusieurs infirmières à plein temps, doivent souvent travailler à plus d'un endroit.Elles ne reçoivent pas une formation adéquate pour utiliser l'équipement nécessaire à leur travail et il arrive qu'elles se blessent, indiquent des déléguées de syndicats d'infirmières partout au pays.Un rapport rendu public l'an dernier par l'Institut de recherche sur le travail et la santé de l'Ontario a révélé que comparativement aux employés des secteurs autres que la santé, les infirmières doivent composer avec des exigences psychologiques plus grandes.Elles ont plus de décisions à prendre, une charge de travail plus lourde et un taux de satisfaction peu élevé.Une étude réalisée l'an dernier par l'Institut canadien d'information sur la santé a permis de découvrir que le tiers des infirmières ontariennes travaillent malgré des douleurs chroniques au dos et un épuisement professionnel. 1LP1201A0619 a12 lundi 1LP1201A0619 ZALLCALL 67 17:08:32 06/20/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 technologie@lapresse.ca Ces mythologies électroniques.Jean-François Parent collaboration spéciale Tout au cours de mes aventures, j'ai eu maille à partir avec plusieurs mythes.Ceux qu'on trouve sur le Web comme ceux qui circulent à son sujet.La mythologie électronique est le symptôme d'une tentative de compréhension du réseau des réseaux.Un point d'information, tout d'abord : un mythe est construit à partir d'éléments réels.Il y a souvent un fond de vérité, noyé dans le manque de nuances.On mélange ensuite des pommes et des oranges, et ça nous donne un mythe.Essayons donc d'y voir plus clair.Il ne faut pas se leurrer : la nouveauté du phénomène en prend plusieurs par surprise, même Microsoft n'y croyait pas trop au début.Il est donc normal qu'on se prenne d'affection pour une affirmation pour ensuite entendre, consterné, son contraire.Tiens, ça me fait penser à une affiche sur la porte d'un de mes estimés professeurs, du temps où je ne déclarais encore que 7000 $ de revenus annuels.Cette affiche se lisait ainsi : « On fait souvent l'erreur de croire qu'une affirmation est vraie parce qu'on a pu la comprendre.» Ce qui nous amène au coeur du sujet.Information crédible Un mythe courant, qui heureusement diminue de jour en jour, veut que l'information trouvée sur le Net ne soit pas crédible.Bien sûr, les reportages sur les apparitions d'Elvis sont suspects.Mais toujours est-il que cela témoigne d'un problème de fond dans notre société.On apprend à ne pas manger de la terre et à ne pas faire d'auto-stop aux petites heures, mais pas à juger de la crédibilité d'une information.C'est bien dommage.Ce n'est pas parce qu'une info est sur le Net qu'elle n'est pas crédible, pas plus que cela ne garantit sa crédibilité d'ailleurs.Voyez un peu la ruée au contenu électronique.Le New York Times a signé une entente avec The Street.com, Time-Warner avec AOL, le Washington Post et MSNBC sont ensemble.Et on peut en rajouter : on entend plus souvent parler de Salon.com, d'Infinit.net ou de Quicken.ca que de Libération ces jours-ci.Bref, tous les gros joueurs s'intéressent au Web et à son contenu, ici comme ailleurs.D'ailleurs, le Globe & Mail vient de lancer son site d'information continue, avec des journalistes affectés spécifiquement à la couverture des actualités en temps réel.C'est donc dire que l'on prend ça très au sérieux, Internet.Cependant, il peut être difficile de trouver du contenu original, et c'est peut-être là le plus grand problème.Outre les grands consortiums médiatiques qui s'affichent en ligne, une foule de sites d'information sont présents.Tout le long de cette chronique, je vous ai fait part des sites que je jugeais pertinents à la collecte d'information thématique.Le fait est que le degré de crédibilité qu'on accorde à l'info électronique e s t inversement proportionnel à notre capacité de la juger.Bien sûr, n'importe qui, pour 25 $ par mois, peut mettre un site en ligne et diffuser autant de nouvelles que possible, la plupart douteuses.Mais pourquoi alors ne pas prendre cinq minutes de plus pour vérifier la nouvelle ?La vigilance, c'est encore ce qu'il y a de mieux.Le contenu pour adulte Un autre mythe, tenace celui-là, est que l'on ne trouve que de la pornographie sur le Net.Comme le rapportent les Chroniques de Cybérie, le nombre de sites qui offrent du contenu pour adultes n'est que de 1,5 %.La publicité remporte la palme avec 83 % de tout l'espace Web, puis les sites éducatifs et scientifiques, sur la santé, les pages perso et les sites d'organismes sont loin devant les sites pornographiques.Inforiches et infopauvres Moins un mythe qu'une réalité ayant de multiples facettes, c'est l'idée que le fossé s'élargit entre les inforiches et les infopauvres de par la plus grande pénétration d'Internet.C'est une discussion dans laquelle on peut avoir tendance à confondre les enjeux dont il est question.Ainsi, l'idée circule que les pays qui ont le moins d'accès à Internet sont en fait les pays ayant les plus haut taux d'analphabétisme.Inforiche, c'est l'accès à l'information, une fonction du niveau d'éducation, l'analphabétisme ayant pour conséquence le peu d'accès à l'information.Bien sûr, le fait de ne pas avoir un accès complet au numérique empêche l'écart de se réduire, mais il ne l'augmente pas nécessairement.Il est plus juste de parler de fossé numérique.En fait, il importe plus de donner les moyens de s'informatiser.Par exemple, l'enrôlement à l'université aux États-Unis est de 5,3 %, alors qu'au Canada il est de 6,8 %.Comparativement, le taux d'utilisation d'Internet est de 21 % au Canada et de 28 % aux É.-U.Autre cas de figure, l'Angleterre a 38 % de ses ménages branchés.La Pologne, avec 2 % d'analphabétisme, a 3 % comme taux de branchement.Finalement, on peut postuler qu'Internet n'a que peu ou pas d'incidence sur les progrès en alphabétisation dans les pays en voie de développement.Un ordinateur branché n'est certes pas la garantie, pour un habitant du Sud- Sahel, qu'il ne sera pas illettré.Internet, un média, une démocratie ?Un autre mythe qui peut sembler anodin, c'est celui disant qu'Internet est un média.Dominique Wolton, directeur du laboratoire Communications et politique du CNRS français, affirme le contraire.« Un vrai média émane d'une logique de l'offre : il propose à un public, qui prend ou pas.Le Net est, lui, du côté de la demande : l'utilisateur va y piocher ce qu'il veut « .».Un accès aux meilleures bibliothèques et bases de données en ligne ne remplace pas la compétence préalable pour savoir quelle information demander et quel usage en faire ».En fait, ce n'est pas tout le monde qui veut se transformer en rédacteur en chef tous les matins afin de défricher toute l'information du monde.De plus, le fait que tout soit disponible et que tous les joueurs de golf du monde puissent être en contact permanent peut reproduire les inégalités sociales.Pas nécessairement les accentuer, mais il en sera le reflet.Les médias, au contraire, ont à gérer l'hétérogénéité des points de vue et, de fait, peuvent ultimement servir à l'émancipation culturelle et politique.Ce à quoi on pourrait ajouter que le fait que les activistes du monde aient pu se mobiliser plus facilement pour Seattle grâce à Internet n'implique pas que l'Internet augmente la démocratie.Internet n'a pas remplacé la volonté des gens de s'informer et de se mobiliser sur des enjeux qu'ils croyaient importants.Dominique Wolton termine son entretien avec une journaliste de Libération en postulant qu'il n'y a « pas de liberté sans réglementation.Tout le monde encense cette liberté de communication, mais pendant que les ONG tentent de se battre contre les dictatures, la mafia, elle, ainsi que les pédophiles et les spéculateurs, sont en ligne.Il faut réglementer la toile et le contenu.» Mes sincères remerciements à Jean-Pierre Cloutier, des Chroniques de Cybérie, à Pascal Lapointe, de l'Agence Science-Presse et à Jean- Sébastien Marsan, de Multimédiumix, pour m'avoir aiguillé dans cette course aux mythes.Et moi, je vous quitte là-dessus Pour finir cette saison en beauté \u2014 eh oui ! c'est ma dernière chronique \u2014, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de belles et bonnes vacances.Je me permets pour finir de repiquer un commentaire glané sur le site de l'émission de Bernard Pivot, Bouillon de culture : « La clé d'Internet c'est que tout y est possible.Internet c'est une auberge espagnole, on y trouve ce qu'on y apporte.Qu'adviendra-t-il d'un réseau essentiellement consulté mais peu approvisionné ?» Journaux et articles cités www.globeandmail.ca www.Cyberie.QC.CA/chronik/ http : unescostat.unesco.org www.undp.org/hdro www.infometre.cefrio.qc.ca/ fiches/fiche123.asp1 www.liberation.com/multi/actu/ semaine990315/art990320a.html www.cyberie.qc.ca www.sciencepresse.qc.ca www.mmedium.com www.globeandmail.ca www.Cyberie.QC.CA/chronik/ http : unescostat.unesco.org www.undp.org/hdro www.infometre.cefrio.qc.ca/fiches/ fiche123.asp www.liberation.com/multi/actu/ semaine990315/art990320a.html www.cyberie.qc.ca www.sciencepresse.qc.ca www.mmedium.com Jfparent@total.net Alerte à l'analphabétisme dans les pays riches Agence France-Presse PARIS Un quart des adultes dans 20 pays industrialisés de l'OCDE ne possèdent pas les compétences en lecture, écriture et calcul pour faire face aux exigences quotidiennes de la vie moderne, transformée par les nouvelles technologies et Internet, estime l'OCDE dans un rapport.« Les pays industrialisés ont un problème qui doit être traité de façon urgente », a déclaré la semaine dernière John Martin, responsable du secteur éducation à l'OCDE, lors d'une conférence de presse de présentation du rapport « la littératie à l'ère de l'information ».L'OCDE définit la « littératie », terme directement traduit de l'anglais « literacy », comme « l'aptitude à comprendre et à utiliser l'information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d'atteindre des buts personnels et d'étendre ses connaissances et ses capacités ».En clair, savoir lire, écrire et compter tout en comprenant ce qu'on fait et en pouvant l'utiliser dans la vie quotidienne.Selon l'OCDE, dans 14 des 20 pays concernés, dont l'Australie, le Canada, les États- Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume- Uni, « au moins 15 % des adultes ne possèdent même pas les capacités de lecture et d'écriture les plus rudimentaires », ce qui explique « leur difficulté à composer avec les exigences croissantes de l'ère de l'information ».La Suède puis la Finlande, la Norvège et les Pays-Bas sont les quatre pays où la « littératie » des adultes de 16 à 65 ans est la plus élevée.Au bas du classement, on trouve le Chili, le Portugal, la Pologne, et la Slovénie.« Même en Suède, environ 8 % des adultes font face à un « déficit sévère en littératie dans leur vie de tous les jours et au travail » indique le rapport qui souligne que la mondialisation de l'économie et l'arrivée d'une économie basée sur le savoir demandent des niveaux d'éducation plus élevés pour satisfaire notamment les exigences du marché du travail. La Presse 19 juin 2000 Page A13 manquante La Presse 19 juin 2000 Page A14 manquante 1LP1501A0619 A15 LUNDI 1LP1501A0619 ZALLCALL 67 00:39:03 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 15 La transaction Vivendi-Seagram conclue aujourd'hui ?AP et PC PARIS La fusion de la société française Vivendi, numéro un mondial de l'eau, avec sa filiale à 48,8 % Canal- Plus et l'entreprise Seagram, de la famille montréalaise Bronfman, leader dans le secteur des alcools et des loisirs, est entrée dans sa phase finale, a annoncé hier Vivendi, donnant à penser que la transaction évaluée à 30 milliards US pourrait être conclue aujourd'hui.Le groupe Vivendi de Jean-Marie Messier ajoute dans son communiqué qu'« en cas d'aboutissement des discussions », il pourrait donner une conférence de presse aujourd'hui en fin de matinée à Paris « en présence d'Edgar Bronfman », le président de Seagram.« D'ici là, les trois groupes se refuseront à tout commentaire », souligne Vivendi.Le conseil d'administration de Vivendi devait se réunir hier soir, puis à nouveau aujourd'hui.Celui de Canal-Plus devait quant à lui se tenir ce matin.De son côté, le conseil d'administration de Seagram devait se réunir hier et cet aprèsmidi aux États-Unis, après avoir tenu samedi une première réunion.Si le rapprochement annoncé se concrétise, la nouvelle entité, baptisée Vivendi Universal, aura pour président Jean-Marie Messier et pour vice-président Edgar Bronfman.Quant à Pierre Lescure, président de Canal-Plus, il conservera la tête de la chaîne à péage française, qui deviendra une filiale à 100 % du géant franco-canadien.Selon le montage envisagé, les actuels actionnaires de Vivendi détiendront 59 % de l'ensemble, ceux de Seagram 29 % et ceux de Canal- Plus 12 %.La famille Bronfman deviendra le premier actionnaire de Vivendi Universal avec à elle seule 8 % des parts.Le nouveau groupe sera présent dans la musique (par le biais de Seagram Universal Music, numéro un mondial de l'édition musicale), le cinéma (studios Universal, Canal- Plus, Studio Canal-Plus), mais aussi la télévision, le téléphone, la presse et Internet.Il devrait donc devenir un concurrent de l'américain AOL-Time Warner et d'autres géants du secteur, comme CBS-Viacom, le groupe News Corp.de Rupert Murdoch ou l'allemand Bertelsmann.Jean-Marie Messier a précisé la semaine dernière que Seagram revendrait ses activités alcool (whiskies Chivas et Glenlivet, porto Sandeman, gin Seagram, etc.) évaluées à 9 milliards dans le cadre de ce mariage.Il a ajouté que la valeur des intérêts de Seagram dans les vins et spiritueux excédait de loin les dettes de la société montréalaise, qui s'élèvent à environ 6 milliards US.Vivendi, qui a un chiffre d'affaires annuel de 41 milliards, s'appelait auparavant la Compagnie générale des eaux.La société a changé de nom il y a deux ans. 1LP1601A0619 A16 LUNDI 1LP1601A0619 ZALLCALL 67 00:39:29 06/19/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 Un regain de vie économique souffle sur Rouyn-Noranda CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, ROUYN-NORANDA Près de 500 entreprises participantes, une cagnotte de 1,02 million et des bénévoles nombreux au point qu'on a cessé de les compter ; les instigateurs du « Club Défi » euxmêmes sont dépassés par les retombées de leur audace : du jamais vu paraît-il au Québec ! Un mois et demi après un brunch impromptu au restaurant le FAO de Rouyn-Noranda au cours duquel cinq hommes d'affaires du cru conviennent de chercher un truc ou encore d'engager un démarcheur pour stimuler le développement de leur MRC, leur regroupement qui a grossi à la vitesse d'un torrent de montagne est en train de changer le paysage économique.Et surtout ne cherchez ni le gouvernement ni la grosse entreprise à l'origine de ce regain de vie.C'est tout bêtement un histoire de « retroussage de manches » ! « Ce qui est en train de naître ici, jubile Robert Cloutier, le président du club nouveau genre, c'est un esprit de solidarité et de confiance en l'avenir encore jamais vu dans la région ».Et pour cause, maintenant forts du nerf de la guerre, les cinq compères du début : Cloutier plus Jean-Yves Moreau, André Renaud, Réjean Brouillette et Gyslain Beaulieu, s'apprêtent à conclure demain un premier protocole d'entente avec CAI de Montréal, l'entreprise de Howard Silverman, le démarcheur même à qui l'on crédite la venue à Montréal de la firme Erickson et la création de 8000 emplois.C'est que tout le monde a embarqué dans leur bateau.En chiffres absolus à l'issue de la dernière levée de fonds jeudi dernier, chaque résident de la MRC a contribué plus de 40 $.sans déductions fiscales évidemment.Dans la réalité, le club estime qu'un adulte sur deux résidant dans la MRC a fourni sa contribution.Certains évidemment ont donné plus que d'autres.Ainsi, jeudi matin, Françis Groleau, un promoteur minier à la retraite, se pointait au local du club avec un chèque de 2000 $.Devant le montant, les bénévoles sont d'abord restés sceptiques : « On voulait lui reparler avant de changer le chèque », explique Robert Cloutier.Aussi, en après-midi, quand Groleau est revenu avec un chèque de 8000 $, « on lui a demandé, rappelle Cloutier, s'il fallait détruire le premier chèque ! » Et bien non, les deux chèques étaient cumulatifs.Après une vie de travail bien remplie, Françis Groleau voulait d'un coup rendre à la société une part de ce qu'il en a reçu et investir dans l'avenir des jeunes.Chacun selon ses capacités évidemment, mais jeudi dernier, des Francis Groleau, il y en avait pleins les rues à Rouyn-Noranda.Les gens du club Défi entendent maintenant accompagner pas à pas leur démarcheur.Il s'agit d'attirer des entreprises idoines à ce milieu de ressources naturelles (bois et métaux), et ce qui est moins connu une population davantage bilingue que la moyenne québéçoise, dotée en plus d'institutions (cégep et université) riches en chercheurs de pointe.Les entreprises ciblées oeuvrent dans les deuxième et troisième transformations du bois et des métaux industriels.Il semble que cette initiative abitibienne (recueillir des fonds pour financer du démarchage) constitue un précédent au Québec, même dans des secteurs aussi dynamiques que Drummonville ou encore la Beauce.2,9% FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT JUSQU'À 48 MOIS 238$ PAR MOIS, CONTRAT DE LOCATION 48 MOIS Seulement 1 875 $ de comptant (frais de transport et de préparation inclus) Plans sans comptant aussi offerts.QUI VOUS OFFRE LE DESIGN ITALIEN, LA MANIABILITÉ BRITANNIQUE, LA TECHNOLOGIE ALLEMANDE, PLUS D'ÉQUIPEMENT DE SÉRIE QUE N'IMPORTE QUELLE AUTRE VOITURE DE SA CATÉGORIE EN PLUS D'UN TAUX IMBATTABLE DE LOCATION / FINANCEMENT ?Les voitures Daewoo, dessinées par Giorgetto Giugiaro du célèbre studio Ital Design, associent une aérodynamique haute technologie à des formes gracieuses et des intérieurs exceptionnellement spacieux.Le groupe motopropulseur de conception allemande est l'oeuvre de Ulrich Bez, un ancien ingénieur de Porsche.Chaque véhicule Daewoo est équipé d'un châssis dessiné chez Porsche et d'une suspension inspirée de la Lotus et mise au point à Worthing, au Royaume-Uni.Vous obtenez aussi un engagement qui se poursuit longtemps après l'achat de votre véhicule.En effet, toutes les Daewoo neuves sont livrées avec une garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur ainsi que le programme Guardian d'assistance routière 24 heures sur 24, qui vous assure une aide d'urgence pendant trois ans.En matière d'économie pour une voiture neuve, le monde est de plus en plus futé.Le monde est de plus en plus futé C'EST NOUS.DAEWOO.199$ PAR MOIS, CONTRAT DE LOCATION 48 MOIS - Seulement 900 $ de comptant (frais de transport et de préparation inclus) Plans sans comptant aussi offerts.LA TOUTE NOUVELLE moteur 2,0 litres DOHC climatisation lève-vitres et verrouillage électriques rétroviseurs chauffants à contrôle électrique stéréo AM/FM et lecteur CD feux antibrouillard dégivreur de lunette avec minuterie essuie-glace intermittents siège conducteur réglable en hauteur deux coussins gonflables dossier de banquette arrière rabattable en deux parties (60:40) tapis de plancher transmission manuelle 5 vitesses Offres disponibles au détail sur les nouvelles Nubira SX berline 2000, Lanos S 3 portes 2000 et Leganza SX berline 2000.PDSF de 16 700 $ / 12 750 $ 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crédit et disponibles seulement par l'entremise des Services financiers Daewoo et des concessionnaires Daewoo participants jusqu'au 30 juin 2000.POUR CONNAÎTRE L'EMPLACEMENT DU CONCESSIONNAIRE LE PLUS PRÈS DE CHEZ VOUS, COMPOSEZ SANS FRAIS LE 1 877 871-1121.QUI RECONNAÎT L'IMPORTANCE DE BOUCLER SA CEINTURE ?C'EST NOUS.DAEWOO.deux coussins gonflables siège conducteur réglable en hauteur stéréo AM/FM avec radio-cassette essuie-glace intermittents dégivreur de lunette avec minuterie essuie/lave-glace de lunette direction assistée tapis de plancher bout du tuyau d'échappement en chrome transmission manuelle 5 vitesses 9,0L/100km (31 milles/gal) ville 5,9L/100km (48 milles/gal) route 2,9% SX 20 600 $ moteur 2,2 litres DOHC transmission automatique 4 vitesses freins à disque aux 4 roues climatisation lève-vitres et verrouillage électriques verrouillage sans clé avec système d'alarme stéréo AM/FM et lecteur CD régulateur de vitesse feux antibrouillard rétroviseurs chauffants à contrôle électrique volant enveloppé de cuir sièges avant inclinables avec support lombaire siège conducteur réglable en hauteur tapis de plancher Modèle CDX S 3 portes 12 750 $ FINANCEMENT À L'ACHAT PENDANT JUSQU'À 48 MOIS Daewoo Houle 12230, rue Sherbrooke Est Montréal (514) 640-5010 Daewoo Lajeunesse 8065, rue Lajeunesse Montréal (514) 273-7771 Daewoo Sherbrooke 969, rue Haut-Bois Rock Forest (819) 563-0003 Daewoo Décarie 5470, rue Paré Montréal (514) 341-8727 Daewoo Brossard 9200, boul.Taschereau Brossard (450) 659-9180 Daewoo Granby 1257, rue Principale Granby (450) 777-7115 Daewoo Châteauguay 21, boul.Industriel Châteauguay (450) 691-2424 Daewoo Léveillé 501, boul.Terrebonne Terrebonne (450) 471-4118 Daewoo St-Hyacinthe 5765, boul.Laurier St-Hyacinthe (450) 778-5765 (514) 327-5765 Daewoo Longueuil 400, boul.Roland-Therrien Longueuil (450) 928-3000 Daewoo Gatineau 346, boul.Gréber Gatineau (819) 561-6669 Daewoo Trois-Rivières 3851, boul.Royal Trois-Rivières (819) 374-4441 Daewoo de Laval 650, boul.St-Martin Est Laval (450) 629-6262 SX berline 16 700 $ 1LP1701A0619 A17 LUNDI 1LP1701A0619 ZALLCALL 67 00:40:20 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 17 Montréal accueille une conférence-exposition sur l'électricité Quatre des plus importantes associations d'électricité au monde sont réunies pour discuter des enjeux ANDRÉ DUCHESNE Comment développer des stratégies pour répondre à la demande croissante en électricité ?Quelles seront les méthodes permettant de financer et maintenir la croissance au cours des prochaines années ?De quelle façon atteindre des objectifs de développement durable et de protection de l'environnement ?Voilà quelques questions parmi bien d'autres qui seront discutées à compter de ce matin et jusqu'à mercredi à l'occasion de la conférence-exposition Électricité - Le nouveau millénaire qui réunit des centaines de personnes venues des quatre coins du monde au Palais des congrès de Montréal.Pour la première fois, quatre des plus importantes associations d'électricité au monde sont réunies pour discuter des grands enjeux de l'industrie, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie.Il s'agit de l'Edison Electric Institute, l'Union de l'industrie électrique, la Federation of Electric Power Companies du Japon et l'Association canadienne de l'électricité.Hydro-Québec est l'hôte de cette rencontre.D'ailleurs, la présidence du comité organisateur a été confiée à l'ancien président-directeur général de la société d'État, Richard Drouin.« Qu'il s'agisse de répondre aux exigences complexes des clients des pays industrialisés ou de faire profiter l'ensemble de la population des pays en voie de développement des bienfaits de l'électricité, la barre est très haute », mentionne le président du conseil d'administration d'Hydro-Québec, Jacques Ménard, dans son mot de bienvenue.Ce dernier ajoute que les entreprises concernées devront à la fois relever les défis d'ordre social et environnemental et répondre aux nouvelles règles et politiques régissant cette industrie.Conférenciers et thèmes Des conférenciers de prestige prendront la parole au cours des forums et séances plénières qui ponctueront ces trois journées d'activités.Parmi ceux-ci, on compte l'astronaute Julie Payette, le président d'Alcan, Jacques Bougie, le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, le président d'Électricité de France, François Roussely, le professeur Arthur Miller de l'Université Harvard et plusieurs autres.Quelques thèmes pour mettre les spécialistes en appétit : « L'électricité au XXIe siècle : technologie et occasions d'affaires », « Répondre aux besoins futurs ; défis et occasions d'affaires », « Nouvelles perspectives : électricité et qualité de vie », « La maîtrise des changements culturels ».Les participants auront également la possibilité de se renseigner sur les mille et une facettes de l'industrie en parcourant les allées du Marché mondial de l'énergie qui rassemble des dizaines d'exposants. 1LP1801A0619 A 18 lundi 1LP1801A0619 ZALLCALL 67 00:39:38 06/19/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 Pas d'alcool au Hilton pour les finissants du secondaire Presse Canadienne QUÉBEC Mieux vaut prévenir que guérir.L'adage, appliqué aux bals de finissants des écoles secondaires, pourrait ressembler à l'initiative du Hilton : pour éviter de fâcheux accidents de la route causés par la conduite en ébriété, l'hôtel a décidé d'offrir des boissons énergétiques, communément appelées smart drink, aux jeunes finissants.Les gestionnaires de l'hôtel comptent ainsi faire d'une pierre, deux coups.En offrant ces boissons non-alcoolisés, pour la plupart à base de fruits, ils veulent permettre à leurs clients de « rester en forme », c'est à dire sobre, jusqu'à leur arrivée à l'après-bal, expliquait hier Jacques Bédard, maître d'hôtel des banquets au Hilton.Simultanément, l'hôtel envoie l'image d'une institution qui s'adapte à une nouvelle clientèle, habituée à la musique techno et aux couleurs éclatées.Pour être dans le coup, le Hilton a donc installé un smart bar baptisé Sans Limite, dans le hall de la salle de bal.Les serveurs sont habillés en conséquence : pantalons bas, cheveux colorés ou rasés, petites robes sexy et de la musique électronique, ce qui détonne avec les airs de l'orchestre qui mène toujours le bal à l'intérieur de la salle de banquet.Les dirigeants du Hilton ont mis leur nouveau concept à l'épreuve le mois dernier alors que les finissants d'une école secondaire inauguraient la saison des soirées de fin d'études.« Les jeunes ne connaissaient pas beaucoup le produit.On a dû en offrir des gratuits », ajoutait le maître d'hôtel responsable du projet, Daniel Belley.Les finissants qui essayaient samedi soir les cocktails peu communs ne savaient pas pour la plupart qu'ils ne contenaient pas d'alcool.« Le serveur m'a dit qu'il y avait de l'alcool.Mais si tu dis que ça aide à danser plus longtemps, c'est cool », s'exclamait Vickie Larose, en avouant que les jeunes de son âge ne connaissent pas en long et en large la culture rave.D'ici la fin de l'année scolaire, plus de 5000 finissants iront fêter l'obtention de leur diplôme d'études secondaires au Hilton.LE BRIDGE André Trudelle L'astuce de la défense Il faut être rusé, parfois, pour induire le déclarant en erreur et le mener à l'échec.C'est ce qu'ont fait Est et Ouest dans la main suivante.Sud joue la manche à SA.La plupart des déclarants qui ont demandé le même contrat reçoivent l'entame du 3 de Co.La défense encaisse quatre Co, mais l'impasse à Tr réussit et l'attaque inscrit un pointage de 400.Mais à une table, Ouest entame du Valet de Pi.Petit du mort Dame ( !) d'Est et Roi du déclarant.Le déclarant tombe dans le panneau.Espérant un maximum de 11 levées, Sud revient du 8 de Pi qu'il laisse filer.vers le 10 d'Est qui attaque les Co.Le contrat chute d'une levée.Faut-il blâmer l'avidité du déclarant ou la présence d'esprit d'Est ?A vous de juger.EST SUD OUEST NORD Donneur: Est Vulnérabilité: aucune Les enchères: Entame: Valet de Pi EST NORD OUEST V 5 2 A 10 7 3 R 6 3 D 10 6 R D 8 2 A 9 7 3 D 10 8 3 A 10 4 SUD R 8 4 V 9 4 A R V 5 D V 7 passe passe passe 1 SA 2 K passe 2 Tr 3 SA passe passe passe Infographie La Presse 1LP1901A0619 A19 LUNDI 1LP1901A0619 ZALLCALL 67 00:39:10 06/19/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 19 JUIN 2000 A 19 Nortel influencerait trop l'indice boursier TSE-300 Presse Canadienne TORONTO Des observateurs du marché financier canadien demandent la création d'un nouvel indice à la Bourse de Toronto, qui représenterait mieux, selon eux, les tendances du marché.Ces remarques font suite au nouveau record établi la semaine dernière par l'indice TSE-300, en grande partie grâce à la hausse du titre de Nortel Networks, ellemême provoquée par l'annonce d'un nouveau logiciel ainsi que d'un partenariat avec une entreprise américaine pour la construction d'un réseau de fibre optique en Europe.Brian Acker, le responsable des investissements chez Acker Finley, croit que le gain de 18 % enregistré par la Bourse de Toronto a été faussé depuis que la très influente spécialiste des marchés financiers Abby Cohen a dit que les actions américaines étaient surévaluées.« Il y a seulement une compagnie parmi les 300 entreprises (qui font partie du TSE-300) qui va bien », commente M.Acker.L'importance du géant des télécommunications au sein de l'indice a augmenté le mois dernier à la suite de l'abandon, par BCE, de sa participation dans Nortel.Les actions de Nortel qui appartenaient à BCE ont été données aux actionnaires de BCE.Ces actions, autrefois inscrites au titre du TSE-300 sous BCE, ont été regroupées avec les autres actions de Nortel, donnant ainsi à Nortel 31,7 % de la valeur de l'indice.Cet indice regroupant 300 entreprises vise à représenter un éventail varié de titres pour donner une appréciation de la performance du plus important marché financier au Canada.La valeur très importante de Nortel \u2014 suivie de très loin par Seagram, qui représente 3,16 % de l'indice \u2014 soulève des inquiétudes quant à la capacité du TSE-300 d'être un bon indicateur.« Il y a eu beaucoup de discussions au sujet de la création d'un nouvel indice qui plafonnerait à 10 % de la valeur de Nortel », ajoute Brian Acker.Glenn Doody, de Standard and Poor's, affirme qu'un indice plafonné existe déjà dans le cas d'une souscription privée.L'indice privé plafonne à 10 % de la valeur des entreprises inscrites.À moins qu'il ne devienne très populaire, cet indice, qui regroupe seulement 20 entreprises inscrites, ne deviendra pas un indice public, selon M.Doody.« Les gens qui utilisent l'indice ne veulent pas qu'il soit plafonné.Les indices sont là pour représenter le marché et ses mouvements.Si Nortel représente 30 % du marché, eh bien, c'est l'état du marché », croit Glenn Doody.Le président de Caldwell Sécurities, Tom Caldwell, pense que l'indice est sans aucun doute faussé.Il estime néanmoins que les indicateurs ont toujours leur place, mais il ne croit pas que plafonner la valeur des entreprises au sein des indices représente la solution.Cela dit, il ajoute que des changements s'imposent.Volatilité accrue sur les marchés internationaux Agence France-Presse BÂLE, Suisse Les marchés financiers et bancaires internationaux ont été marqués par une volatilité accrue, au cours des premiers mois de l'an 2000, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI) publié hier.Les marchés des actions ont été les plus touchés, écrit la BRI, la banque centrale des banques centrales, notamment dans le secteur technologique.Les marchés des obligations et monétaires « n'ont pas été épargnés » non plus, ajoute ce rapport qui concerne le 1er trimestre 2000.Selon les experts de Bâle, cette volatilité s'explique par l'incertitude quant au degré du durcissement monétaire aux États-Unis et dans la zone euro.Cette incertitude a expliqué « le repli brutal de mai » des marchés des actions.Sur les marchés des obligations, les opérateurs « semblent avoir réagi plus vivement que d'habitude aux données macro-économiques », ajoute encore le rapport. La Presse 19 juin 2000 Page A20 manquante "]
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