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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-06-18, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0177B0618 t -dimanche 7LP0177B0618 ZALLCALL 67 11:06:57 06/29/00 B 7LP0201B0618 b2 dimanche 7LP0201B0618 ZALLCALL 67 00:42:14 06/18/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 Rouyn-Noranda forever enis Charron est le directeur général de la Ville de Rouyn- Noranda.Ça fait 28 ans que ce natif de la place travaille pour sa ville, dont il connaît l'histoire par coeur.La ville est née quand des Ontariens ont exploité là la plus grande mine de cuivre jamais découverte.« On était en 1926, dit-il.De 1926 à 1948, il y a deux villes.Noranda est celle qui appartient alors à la compagnie du même nom.La compagnie n'accepte sur son territoire que ceux qu'elle choisit.Les petits marchands, commerçants, et tout ce qui représente le « night life » est refoulé à Rouyn aux pieds de la Noranda.Noranda est alors peuplée de cadres et de mineurs, en majorité des Ukrainiens, des Polonais, des Russes et autres immigrants.Tout le monde parle anglais.Les Canadiens français, qui ne sont pas des mineurs à l'époque, ne vivent pas là, à moins d'être très très prospères.» En 1947, on doit construire un palais de justice et Noranda est forcée de céder une partie de son terrain.En 1948, la vie démocratique (un maire, des élections, des institutions) devient obligatoire.« On a parlé de fusion des deux villes pendant 36 ans, dit M.Charron.La chose fut réalisée en 1986 ! » La ville fusionnée, qui compte 40 000 habitants, est maintenant francophone à 97 %.Le salaire moyen y est l'un des plus élevés au pays : 60 000 $ minimum pour un mineur.Pourtant, le taux de chômage est lui aussi élevé, surtout chez les jeunes sans formation.La Noranda n'exploite plus le cuivre, il n'y en a plus assez.Elle fait dans le « smeltage » (purification) des métaux qui lui arrivent de partout.Et la langue de travail est le français.Rouyn-Noranda est aussi une ville de services publics.On y trouve le cégep de la région (3000 collégiens) de même que l'Université du Québec (1000 étudiants) ; là est aussi l'hôpital.Cela représente une bonne proportion d'enseignants et de personnel infirmier sans oublier les ingénieurs et autres techniciens des mines.Une bonne base pour quelques petits cafés dans la rue Perreault, dont L'Abstracto.Et pour La Renaissance, un resto gastronomique de la rue Principale, dont la chroniqueuse à la gastronomie de La Presse, Françoise Kayler, dit beaucoup de bien.En fait, la vie culturelle à Rouyn-Noranda en étonne plusieurs.« Il se passe ici des choses extraordinaires », dit Mme Paco Bureau, une Rouyn-Norandienne de naissance, en évoquant le jour où le comédien français Pierre Richard est venu au Festival international de cinéma, l'événement annuel sans doute le plus important là-bas, qui réussit à attirer des vedettes internationales et un public qui compte pour 14 000 entrées aux guichets.« Pierre Richard voulait absolument visiter une mine, poursuit-elle, alors on l'a emmené à Malartic, on l'a fait descendre sous terre et là les mineurs l'ont reçu avec chacun une chaussure rouge à un pied » (une allusion à Le Grand Blond avec une chaussure noire, le célèbre film comique dont il était la vedette).« J'ai vu Bécaud, Moustaki, et tant d'autres au Théâtre du Cuivre, un théâtre qui présente aussi les bonnes pièces en tournée.Gainsbourg est venu nous voir et Michel Chartrand aussi.» « On n'a rien à envier à personne », croit Mme Bureau, qui parle aussi de l'importance du Cabaret de la Deuxième Chance, ce bar qui a donné en fait sa première chance à Richard Desjardins.Le chansonnier possède toujours, dans le coin, un chalet dont on sait que les arbres qui l'entourent sont menacés de destruction par la coupe forestière.Le Cabaret est un endroit que fréquentent, à certaines heures, les gens de lettres et de culture de Rouyn-Noranda.De 1926 à 1948, les Ukrainiens, les Polonais et les Russes ont peuplé la ville de Noranda, alors que les Canadiens français allaient du côté de Rouyn.Les deux villes ont été fusionnées en 1986.après 36 ans de discussions ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Téléjournal Découverte / L'Atmosphère Pop Rétro Rendez-vous au théâtre / Deux sur une balançoire .au théâtre (21:34) Téléjournal (22:06) Sport (22:39) Cinéma / FANNY (3) avec Raimu (22:57) Le TVA Décibel Fort Boyard / Marie-France Lambert, Bobby Beshro Cinéma / LUNE DE MIEL À VEGAS (5) avec James Caan, Nicolas Cage Bla Bla Bla / Danielle Ouimet Le TVA Sports / Lot.(23:24) Ciel! Mon Pinard / Excursion à Milan En pleine nature / Quelle aventure! Les tortues de mer Le plaisir croît avec l'usage./ Jean Leloup Cinéma / LA FEMME LIBRE (3) avec Jill Clayburgh, Alan Bates Hercule La Porte des étoiles Cinéma / LA CORDE AU COU (5) avec Zach Galligan, Teri Hatcher Le Grand Journal La fin du monde Cinéma / NICO (6) avec S.Segal, P.Grier Pulse Travel, Travel Little Men Touched by an Angel Cinéma / DEAD INNOCENT (6) avec Geneviève Bujold, Graham Greene CTV News Pulse/sport News Who Wants to be a Millionaire?News Honey, I Shrunk the Kids.Adventures of Jules Verne Cinéma / EDDIE (6) avec Whoopi Goldberg, Frank Langella Sun.Report Undercurrents Sun.Report Can.Reflections News ABC News Cinéma / KAZAAM (6) avec Shaquille O'Neal, Francis Capra Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Star Trek.Friends 60 Minutes Touched by an Angel Minisérie / True Women avec Dana Delany (1/2) ER U.S.Open Championship / Dernière ronde (13:30) Dateline NBC Cinéma / GET SHORTY (4) avec John Travolta, Gene Hackman Pub Red Green Anyplace.Stokes Birds Naturescene Nature / Nature of Sex (2/4) Masterpiece Theatre / Charles Dickens' Our Mutual Friend (3/3) Mystery! An Unsuitable Job.BBC News Religion.Ballykissangel Great Performances / The Art of Piano Cleveland Orchestra.BBC News Cinéma Cinéma / NIGHT.(17:00) Law & Order Biography / Sam Phillips Biography / Sam Phillips Gary Oldman Arts, Minds Karsh: The Searching Eye Cinéma / LOST IN AMERICA (4) avec Julie Hagerty Cinéma / EASY.(3) (22:45) .Animal .pour rire Le Goût du monde / Texas Couples.Scandales! Biographies / L.Chiriaeff L'Île aux trente cercueils Twin Peaks Bénélux.Russian.Focus Grec Télé-série Grèce Lica (Serb.) Caribbean.Kontakt (Ukraine) .juive L'art qui fait boum! Information internationale La Civilisation grecque April-Fortier Projection.Vision dualiste de l'Histoire La Personne, son patrimoine How'd they do that?Sunday@discovery.ca Sunday Showcase / On Mars Sunday Showcase / To Mars Deadly Force: Hurricane Sunday@discovery.ca Prêt à partir Les Plus Beaux Voyages.Route, arts Carte postale.romantique Airport Odysseus .quartiers Prêt à partir So Weird Mentors .Honey I Shrunk the Kids Cinéma / TO MY DAUGHTER WITH LOVE (6) Cinéma / SUPERDAD (6) avec B.Crane, K.Cody (21:35) Cinéma (23:15) 7th Heaven (17:00) Futurama King of the Hill Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Roswell The X-Files One on One Talking Heads 60 Minutes The Practice Profiles of Nature Specials Guerre et Civilisation Tournants de l'Histoire Hist.secrètes de la 2e Guerre Cinéma / LE CHEMIN DU PARADIS (5) avec Peter Gallagher Rêve d'Icare Châteaux War Stories Wish me Luck Crown and Country Cinéma / THE RED TENT (4) avec Peter Finch, Claudia Cardinale Crown.Flick TV Guide TV Do for Love .Families .Miracles .Homes Life Specials Real World Do for Love .Miracles .Homes Chic Planète Duo: Sting Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie: Brian Epstein Paul Mc Cartney, Cavern Club Duo Benezra Clips.Musicographie: Brian Epstein d.Box-office Groove Concert Plus: MTV Movie Awards 2000 Clip Motown Live BBC News Foreign.The Passionate Eye Sunday Showcase Sports Journal Sun.Report Mansbridge the fifth estate Antiques Roadshow OlympiquadO Mémoires.Le Monde.Culture.Jeunesse en révolte Journal RDI Culture-choc Le Téléjournal Sec.Regard Enjeux Golf PGA / Omnium des États-Unis - Dernière ronde Soccer / Euro 2000: Norvège - Yougoslavie Sports 30 Mag Soccer / Slovénie - Espagne Salle des nouvelles Nash Bridges La Firme de Boston La Loi et l'Ordre Cinéma / PROPOS ET CONFIDENCES (4) avec Catherine Keener Prime Suspect Cinéma / FAMILY OF STRANGERS (5) avec M.Gilbert, P.Duke F/X: The Series Cracker Cinéma (23:02) Beastmaster Earth: Final Conflict Cinéma / TURBO: A POWER RANGERS MOVIE (7) .(22:05) Cinéma / METEOR (5) (22:15) Sportscentral Formula.Wrestling: WWF Heat Rugby / Afrique du Sud - Angleterre Sportscentral Wrestling: WWF Heat .l'univers Volt Les Grands Inventeurs Ô Zone .chansons Cinéma / L'APPRENTISSAGE DE DUDDY KRAVITZ (3) .(23:05) Ô Zone Paramedics Trauma / Last Stand Treasure: Jewels, Gold and Greed Treasure: Jewels, Gold.2000 U.S.Open Golf / Dernière ronde (13:00) That's Golf Cart / Detroit Soccer / Euro 2000: Espagne - Slovénie J.Bravo Sabrina.Donkey.Archie.Sam et Max Drôle, voyou Simpson Animania Cap.Star South Park Simpson Splat! 50e avenue Gourmands Journal FR2 Vivement dimanche / Michel Leeb .(21:10) Bouillon de culture (21:15) Journal (22:37) Journal (23:05) Soir 3 Undersea.Your Health Dialogue .Imprint Duos: The Jazz Sessions The View from Here The View from Here Allan Gregg 4th Reading Vivre à deux Les Copines.Loi.retour Jeux.Trauma / New Jersey Les Seins Maigrir Les Copines.Ça SEX'plique Vivre à deux Gén.en jeu Pl.publique Question Santé Top 50 L'Ombudsman Citymag Vox Golf My Diary Boy Meets Caitlin's.Story Studio S.Holmes Wolves.Lassie Hometown Anti-Gravity A20 Syst.Crash Radio Active L'Édition.La Conquête Invasion Planète Terre L'Empire des sciences Sliders Technofolie Grand Test Total Recall 2070 Arts et Spectacles (23:45) Parole et Vie Louise Cousineau 12:30 a ! GRAND PRIX DU CANADA Qui foncera dans le mur du Québec?Jacques finira-t-il sa course?19:30 a POP RÉTRO Première d'une nouvelle série qui remonte dans le temps.Brigitte Bardot à l'honneur ce soir.20:00 r LUNE DE MIEL À VEGAS Nicolas Cage perd sa femme (Sarah Jessica Parker) aux cartes.Avec James Caan.20:00 A LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE On honore Jean Leloup.21:00 1 BIOGRAPHY Sam Phillips, surnommé le père du rock and roll, l'homme qui a découvert Elvis Presley et Jerry Lee Lewis parmi d'autres et s'est finalement enrichi avec les Holiday Inns.21:00 U LES SEINS Vingt-deux femmes parlent de leurs 41 seins.22:00 r BLA BLA BLA Si vous aviez raté la dernière de Danielle Ouimet, c'est le moment. 7LP0301B0618 b3 dimanche 7LP0301B0618 ZALLCALL 67 00:44:26 06/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 B 3 PHOTOS PIERRE CÔTÉ, La Presse © Avec ou sans audio-guide, l'exposition Monet, Renoir et le paysage impressionniste, au Musée des beaux-arts du Canada, est un délice présenté avec une sobriété exemplaire.Le pays des contrastes Trois riches expositions à voir dans l'Outaouais e Musée des beaux-arts ouvre ses portes à 10 h.À 10 h 45, une foule aux yeux qui ne vous voient pas; c'est-à-dire rivés comme il se doit, ici, sur des petits triangles blancs ballottés par le vent de la Manche, là, sur une meule de foin multicolore, se déplaçait déjà par grappes, au rythme respectable de l'audio-guide.Et lorsque les oreilles n'étaient pas branchées, les langues, parfois, se déliaient.Du bavardage musée en bonne et due forme, du genre Oh ! There's Fontainebleau, I've been there, you know ou, devant un tableau de Cézanne à la perspective effectivement un peu douteuse, « regarde l'homme qui dort là, y glisse, y va s'réveiller dans l'étang ».Plus loin, dans la salle qui contient les deux seuls, et très beaux, Van Gogh de l'exposition, dont l'un, Maison à Auvers de 1890, a fait l'unanimité entre le photographe, la journaliste et la copine, là donc, devant les empâtements dansants et les textures par petits traits de cet artiste qui ne vieillira jamais, un homme et une femme discouraient.À voix portantes.Des connaisseurs, vous savez.Ils aimaient tellement Van Gogh, qu'ils ont passé dix bonnes minutes à délibérer sur comment le tableau eût été construit, sur quelles eussent été ses couleurs, s'il avait été peint par Rembrandt ! ?Au fait, vous vous demandez peut-être ce que font Van Gogh et Cézanne dans une exposition sur les impressionnistes.C'est simple.Au même titre que Gauguin, Signac et d'autres, que leurs aînés Corot, Millet et compagnie, ils sont là pour nous montrer l'évolution de la peinture de paysage en France, avant et après l'avènement des impressionnistes.Avant et après la création du paysage moderne.Avant et après, enfin, le remous causé par le maintenant célèbre Impression, soleil levant exposé par Monet en 1874.Et tout le pendant, bien sûr, avec notamment Renoir, Pissarro, Sisley et Monet.Beaucoup de Monet.Pas assez de meules de foin, selon le photographe qui nous a avoué son faible pour la série en question, mais bon, il avait le sourire.Une expo, donc, avec un avant-propos et une postface.C'est chic.Ça vous donne un point de vue allongé.Depuis la première salle réservée aux paysages réalistes de l'école de Barbizon, dont le kitsch-mine-de-rien, « très wagnérien » dit la copine, Ruisseau dans la forêt de Courbet, avec biche, faons et force vert, acidulé celui-là, jusqu'à la révélation de la salle ultime.Là, comble de la petite histoire, on nous présente des tableaux tout à fait conventionnels de peintres pour la plupart oubliés.Des oeuvres, apprendon, qui, à l'époque, furent achetées pour des sommes d'argent nettement plus élevées que ne le furent les toiles des impressionnistes, considérées encore comme de beaux risques.Dire qu'aujourd'hui, quelque cent ans plus tard, elles constituent la fierté de la collection du Boston Museum of Fine Arts.C'est d'ailleurs à ce musée que l'on doit à la fois l'expo et l'ensemble des oeuvres qui s'y trouvent.La belle affaire.Que le Musée des beauxarts du Canada a eu la bonne idée de réserver, il y a de ça déjà deux ans, et qu'il présente avec une sobriété exemplaire.Où l'importance tout entière est accordée à l'art.Pas à la couleur des murs, ni à la typo, mais bien aux tableaux.Même la boutique souvenirs qui clôt l'expo ne fait pas trop clinquant.Ça fait plaisir.Mais ce n'est pas tout.Puisque juste à côté, dans les salles contemporaines du musée, l'occasion est belle, et libre d'entrée, pour pousser un peu plus loin sa lecture de la peinture.Rassasiés d'images pétulantes, douces et gaies, l'on devrait, en principe, avoir les reins assez solides pour s'aventurer dans l'univers de Philip Guston.Quant au photographe, à la journaliste et à la copine, ils ont eu les pieds mouillés.L'estomac vide, surtout.Il leur a fallu se rassasier autrement avant de se livrer à l'expressionnisme ténébreux, touchant mais douloureux, de ce très grand peintre américain né à Montréal en 1913, qu'est Philip Guston.Un artiste au plus près de la matière qui semble s'être répété jusqu'à plus soif le « Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille » de Baudelaire.Car dans le lyrisme aussi triste que rigoureux de ses toiles abstraites des années 1950 et 1960, comme dans la force brute et résignée de sa figuration manière bédé des années suivantes, la douleur, quoique présente, est domptée.De cette quarantaine d'oeuvres, la plupart immenses, où priment des tumultes de rouge, de noir et de gris, où un petit bleu et un rose fané viennent de temps en temps brouiller les cartes, où s'accumulent également des semelles de chaussures, des jambes poilues et des clopes, de cette angoisse énigmatique, donc, se dégage un calme inouï.Une remarquable tranquillité.Le photographe, la suivante et la même que tout à l'heure ont aimé.Après les fleurs, les bords de mer et la peinture qui vous remue, notre trio n'aurait pas détesté remonter à bord de la Volvo.Mais il leur restait un pont à traverser.Bouddha le voulait.Eux aussi, du reste.Car c'était l'Inde qui les appelait.L'Inde made in Hull.De l'autre côté de la rivière des Outaouais, le Musée canadien des civilisations se fait le chantre de Brahma, Ganesha et autres Vishnu.Se fait le metteur en scène de plus de 500 objets anciens et contemporains réunis sous le titre L'Inde, lumière des arts.L'immense sujet ! Pour y accéder, ne pas trop s'attarder sur la malheureuse masse de béton qu'est la coquille extérieure de ce musée, emprunter l'escalier roulant qui vous conduit au hall principal des lieux, faites fi de l'atmosphère centre commercial, faites gaffe à la colossale effigie de la Chasse Galerie suspendue dans les hauteurs et se diriger vers les effluves d'encens.Là, débute un parcours bigarré, odorant et musical.Il vous conduit à travers un village, un foyer, une cour et une ville.Dans chacun de ces environnements, de l'art, de l'artisanat, des façons de vivre, surtout.Et certaines pièces, dont ce magnifique Dvarapala (gardien de temple) en bois, réalisé au Kerala dans les années 1600, valent en elles-mêmes le détour.Les nombreux éléments architectoniques bien patinés, la peinture miniature, même les pubs et affiches de cinéma superbement kitsch fascinent.Mais, nom de Shiva ! la présentation laisse à désirer.Devant le monstre synthétique de Banian (le baobab de l'Inde) qui trône dans la place du village, le photographe a reculé.Devant les étiquettes presque aussi grosses que le régiment d'objets de laiton qu'elles identifient, la copine a grimacé.La journaliste, elle, a eu le vertige.Il y a de tout, partout.De la paire de boucles d'oreilles pacotilles à un harnachement d'éléphant, en passant par un bronze du XIIe ou XIIIe siècle de la divinité Kali.Un sacré marché aux puces, que cette expo où il faut sans cesse séparer le bon grain de l'ivraie.Cela dit, la volonté est bonne et l'esprit, généreusement didactique.Un conseil : recherchez la compagnie de l'interprète culturelle Chumki Bhide.Elle est une mine d'information et, de sa personne, fort charmante.Charmés, donc, et certainement plus informés que nous ne l'étions avant de passer le pont, nous avons quitté le pays des contrastes, avons retrouvé la Volvo et l'autoroute 40.La copine a roupillé.Monet, Renoir et le paysage impressionniste, Musée des beaux-arts du Canada, jusqu'au 27 août.Bien que ce ne soit pas obligatoire, il est conseillé de prendre des billets horodatés.On peut se les procurer par téléphone aux numéros 1-888-541-8888 ou 1-613-998-8888.Philip Guston.Quatre décennies de peinture, Musée des beaux-arts du Canada, jusqu'au 30 juillet.L'Inde, lumière des arts, Musée canadien des civilisations, jusqu'au 18 février 2001.Info : 1-613-990-1985 pour le MBAC ; 1-819-776-7000 pour le MCC.Le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.Au Musée canadien des civilisations, à Hull, l'exposition L'Inde, lumière des arts réunit 500 objets anciens et contemporains. 7LP0401B0618 b4 dimanche 7LP0401B0618 ZALLCALL 67 00:41:58 06/18/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 ANNA AND THE KING L'homme qui mourut deux fois (V.F.: ANNA ET LE ROI) Drame historique de Andy Tennant.Avec Jodie Foster, Chow Yun-Fat, Bai Ling.Sortie : 20 juin (VHS) HH Il y a eu The King and I.C'était en 1955.Le roi était incarné par Yul Brynner, et « moi », par Deborah Kerr.Entre deux leçons de choses \u2014 et l'étalement quasi constant de la vision horriblement colonialiste véhiculée par l'héroïne \u2014, ça dansait et ça chantait joliment.Un gros succès.Mais encore ?Pourquoi, soudain, telle fascination pour cette histoire de gouvernante anglaise engagée par le roi de Siam pour éduquer ( !) ses 27 femmes et 58 enfants ?Car fascination il vient d'y avoir : coup sur coup, à quelques mois d'intervalle, Anna est montée à deux reprises à l'assaut des grands écrans.Première attaque, par l'intermédiaire d'un dessin animé sans grand intérêt \u2014 et encore moins de public.Deuxième attaque, grâce à Anna and The King, production visuellement grandiose et « classiquissime » sur le plan dramatique, mettant en vedette Jodie Foster \u2014 qui devait avoir envie de se payer le trip « crinoline et gants blancs ».Mais encore ?LIBERTY HEIGHTS (V.F.: SOUVENIRS DE LIBERTY HEIGHTS) Comédie dramatique de Barry Levinson.Avec Adrien Brody, Ben Foster, Orlando Jones.Sortie : 20 juin (VHS et DVD angl./s.-t.fr.) HHHH Entre deux productions typiquement hollywoodiennes (que l'on songe à Rain Man, Disclosure, Sphere ou Wag the Dog), Barry Levinson se penche sur lui-même.Non, il ne fait pas de psychanalyse.Il fait d'autres films.D'un autre genre.Il y a eu Diner, Tin Men et Avalon.Voici la quatrième de ces « chroniques de Baltimore », Liberty Heights, du nom du quartier juif où a grandi le réalisateur.C'était les années 50.Ben, le narrateur, tombe amoureux d'une fille noire.Van, son frère, s'éprend d'une blonde beauté qui est « des autres » (les non-juifs).Et papa.ah, papa ! Pratiquant, conservateur, respecté \u2014 si la communauté apprenait qu'il gagne sa vie en tenant un club où les hommes jouent et les filles se déshabillent ! Des personnages sympathiques au possible, une reconstitution d'époque impeccable \u2014 tant par l'esprit que par la texture : bref, malgré une certaine lourdeur dans la structure du film, on ne peut que se réjouir du fait que Barry Levinson préfère raconter ses souvenirs derrière une caméra que sur un divan.LA BÛCHE Comédie dramatique de Danièle Thompson.Avec Sabine Azéma, Emmanuelle Béart, Charlotte Gainsbourg.Sortie : 20 juin (VHS) HH La bûche se sert en tranches.La Bûche en compte six.Six tranches de vie.Nous sommes dans une famille juive d'origine russe.Les parents ont divorcé il y a 25 ans.L'aînée habite encore avec papa et, depuis 12 ans, vit une relation avec un homme marié.La deuxième est une bourgeoise BCBG trompée par son mari qu'elle ne se gêne pas pour faire cocu.La benjamine est un mouton noir aux états d'âme aussi sombre que son « pelage ».Elle a finalement beaucoup en commun avec le mystérieux jeune homme que papa héberge gratuitement.Voilà.En cette période de Noël, tout ce beau monde se livre.Aux autres.Et à la caméra.On découvrira alors qui a couché avec qui.Gros suspense, hein ?Malgré une distribution de première classe et des répliques qui ne manquent pas de piquant, cette Bûche ne lève pas : la recette mêle trop de pistes pour permettre aux interprètes de donner de la consistance à leurs personnages et au spectateur, de s'intéresser à leur sort.À peine plus excitant que Noël en juillet, quoi.DEUCE BIGALOW : MALE GIGOLO (V.F.: DEUCE BIGALOW : GIGOLO À TOUT PRIX) Comédie de Mike Mitchell.Avec Rob Schneider, William Forsythe, Eddie Griffin.Sortie : 20 juin (VHS et DVD angl./fr.) HH Le titre dit tout.Deuce Bigalow : Male Gigolo.Deuce Bigalow, c'est le nom d'un certain laveur d'aquariums en manque de reconnaissance.Et de piquant dans sa chambre à coucher \u2014 rien à voir avec ceux des oursins.Gigolo, il va le devenir par accident, multipliant les gaffes que l'on imagine.La première cliente qu'il lève est en fait une pute elle aussi en service (non) commandé.Elle exigera 500 $ pour ses services.Il lui en demandera dix.Négociable à la baisse.Voilà qui donne le ton \u2014 destiné à un certain public friand du genre.Obèse, géante, unijambiste : Deuce va en voir de toutes les couleurs.Non, en fait, pour être honnête, il lui manque une Martienne bien verte.Ce n'est peut-être que partie (de jambes en l'air) remise ! Sonia Sarfati imez- vous les biographies ?Alors, il vous faut lire celle-ci.Celle de Torrentera, Francisco Torrentera (1630-1662), aventurier, peintre, séducteur, musicien, justicier, philosophe, poète.dont vous n'aviez jamais entendu parler.Moi non plus.Et pourquoi ?Parce que quelqu'un, et plusieurs, se sont donné la peine de le faire disparaître de toute mémoire historique, ou politique, ou guerrière, ou religieuse.Tout comme on effaçait, dit l'auteur Patrick Cauvin, sur les photographies officielles des hauts dignitaires soviétiques bien alignés au balcon de la Place Rouge, ou sur les photographies chinoises de Tien An Men, les visages et les jolis costumes des politiciens et des généraux qui avaient déplu au Chef, ou au Parti.On les avait simplement envoyés aux oubliettes, ad patres.Morts, deux fois morts.Patrick Cauvin, donc, a essayé de retrouver les traces, peu nombreuses mais fort intéressantes, de Francisco Torrentera et de nous raconter son histoire \u2014 qui est, tel qu'il est dit dans notre hymne canadien, une épopée.« Francisco Torrentera, trublion et génie multiforme dont la vie météorique se termine en 1662, à l'âge de trente-deux ans, sous les coups de trois spadassins d'origine napolitaine dans un faubourg de Madrid, assassinat commandité par Alexandre VII, prompt à obéir aux désirs de Marie-Anne d'Autriche dont Francisco avait séduit une nièce bâtarde, Maria Isabel.Ouf.Cela ne nous étonne pas, les papes de ce temps-là n'étaient pas des enfants de choeur.Cela ne s'invente pas, et cela passionne.« Scandaleuse et courte vie pour celui qui fut l'un des plus grands bretteurs de son temps (plus de cinquante duels), séducteur spécialiste des dames de coeur : ses carnets dénombrent, jusqu'en octobre 1659, cent vingt-trois conquêtes \u2014\u2014 on en vient à se demander ce qu'il faisait entre 59 et 62 \u2014 (.) sans doute l'un des plus grands musiciens de son temps : compositeur en vogue (.) plus que Monteverdi dont il est le contemporain, il méritait ce titre de prophète de la musique et véritable créateur de la rythmique moderne (.) peintre initié aux techniques de Velasquez dont il fut l'élève le plus attentif, mais aussi le plus turbulent.» Ce n'est rien encore, voilà notre homme parti pour les Amériques, et tombé amoureux des Indiens, et indigné du sort qu'on leur fait : « C'est dans ce Mexique qu'il a aimé qu'il fomente en 1657 une révolte d'Indiens (.) Torrentera, l'anticonquistador, chargera à la tête de ses troupes à la bataille de Mazatlan, la défaite et une blessure l'obligeront à s'embarquer pour la Vieille-Castille, un voyage de plus de quatre mois durant lequel la quasi-totalité de l'équipage périra du scorbut .» On ne va pas tout vous raconter, c'est certain.Si vous aimez l'aventure, allez voir vivre ce bonhomme dont Patrick Cauvin a retrouvé (et cite) un morceau de journal (tout à fait épique !), des aphorismes parmi lesquels nous vous citerons celui-ci : L'absence d'imperfection au cours de la perfection rend la perfection imparfaite \u2014 parce qu'il est très Zen avant son temps \u2014 et aussi un poème à la gloire de ces Aztèques qu'il aima tant, et une lettre, et un fragment de roman, et un morceau de théâtre.Bref : ce qui nous reste de celui qui mourut deux fois.Une fois son corps, une autre, son existence même dans nos mémoires.Quant à la musique, on vient de donner un concert de clavecin, près de Paris, d'après une partition retrouvée de Torrentera !.Retrouvée par Patrick Cauvin ?Allez savoir.Pour le reste, la biographie en question est un petit chef-d'oeuvre du genre, c'est-à-dire plus vraie que vraie, vraie comme un roman.Torrentera, l'homme qui mourut deux fois, par Patrick Cauvin, Albin Michel, Paris, 221 pages (HHHH).Concentré d'étranges histoires ux nouvelles, le soir à la radio, en tout juste cinq minutes, l'auditeur a parfois droit à un concentré d'étranges histoires.Le 17 mai dernier, par exemple : procès des entartistes, saisie d'ecstasy, cyberpiratage, mégafichier du ministère du Développement des ressources humaines contenant autour de 2000 renseignements sur chaque Canadien.La voix radiophonique déballe tout ça d'un ton neutre et mesuré et l'auditeur continue à préparer le souper en l'écoutant distraitement.Les nouvelles écrites par Will Self sont un peu du même acabit : des histoires démentes, parodies noires de la réalité actuelle, servies dans un style sobre, à la syntaxe tout ce qu'il y a de plus conventionnelle, malgré les comparaisons souvent extravagantes qui font dérailler les descriptions.Will Self, c'est cet écrivain britannique, naguère héroïnomane, auteur notamment de Les Grands Singes et de Vice-versa.Son recueil, La Théorie quantitative de la démence (1991), commence avec une nouvelle, « Le Livre des morts de Londres-Nord », où un homme croise sa mère (décédée depuis plusieurs mois) dans un quartier de Londres qu'elle a toujours snobé de son vivant (c'est d'ailleurs ce qui le surprend le plus : la trouver là).Elle l'invite à prendre le thé et lui explique : « Quand tu meurs, tu emménages dans un autre quartier de Londres, et c'est tout.Point, à la ligne.» Moins légères, plus glauques, les nouvelles suivantes s'intéressent à la folie.Dans « Service 9 », Misha Gurney est engagé comme arto-thérapeute dans un inquiétant service psychiatrique au personnel dont la tenue vestimentaire reflète étrangement celle des patients : « Valuam avec ses tenues strictes, désespérément guindées, Bowen avec son chic de rombière, Busner avec ses sous-vêtements qui dépassent.» Puis il y a Mimi, l'infirmière à la « complexion crémeuse, légèrement spongieuse », qui le tire dans les placards (chaque fois un différent) où ils ont des relations sexuelles d'une « brièveté écoeurante » et où elle le gave de pilules vertes.Et Misha, passif, finira par être piégé par la folie, la « nuque confite dans les tranquillisants ».Dans la nouvelle intitulée « La Théorie quantitative de la démence », on apprendra qu'il n'y a « qu'une quantité donnée de santé mentale dans une société donnée à un moment donné ».Ainsi, « si vous diminuez le nombre d'anorexiques dans la classe sociale 2, vous augmentez nécessairement le nombre de consommateurs de Valium dans la classe 4.» C'est chaque fois, dans chaque nouvelle, la réalité qui s'emballe, devient délirante, aussi sûrement qu'une bureaucratie.Will Self presse la raison humaine comme un citron jusqu'à la rendre folle, invente un directeur de l'Institut des directeurs, ou une thèse sur le tabou du thé chez les colonels à la retraite, de même qu'un psychiatre, le Dr Busner (présent dans plusieurs nouvelles), qui finira, déchu, dans les jeux télévisés.C'est toujours à la limite du n'importe quoi.Le tout rendu avec cette sobriété de ton qui amortit les extravagances (les narrateurs des nouvelles sont caractérisés par leur absence de personnalité).C'est excellent, pas nécessairement prenant.La Théorie quantitative de la démence, Will Self, Éd.de l'Olivier, 312 pages (HHH.) Il n'y a « qu'une quantité donnée de santé mentale dans une société donnée à un moment donné ». 7LP0501B0618 b5dimanche 7LP0501B0618 ZALLCALL 67 00:43:26 06/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 B 5 Les sentiers qui bifurquent n pourrait avancer, même si une telle affirmation a quelque chose d'énorme, que la littérature actuelle ne serait pas ce qu'elle est sans Jorge Luis Borges.Non pas que l'influence de l'érudit aveugle de Buenos Aires s'exerce sur la totalité des auteurs contemporains, ce qui serait improbable.(Du reste, dans sa modestie proverbiale, qu'elle ait été affectée ou sincère, Borges estimait moins ses dons d'écrivain que son flair de lecteur.) Toutefois, l'auteur de L'Aleph fait figure de foyer, au sens optique du terme, point de convergence du meilleur de la littérature qui l'a précédé et source du meilleur de celle à venir.À vrai dire, ses textes ont laissé une telle empreinte sur le patrimoine littéraire qu'il n'est pas nécessaire d'en avoir fait l'exégèse pour subir leur influence.Ainsi, Nicolas Dickner vient de signer un recueil de nouvelles au titre et à la manière on-ne-peut-plus borgésiens, L'Encyclopédie du petit cercle.Lors d'une entrevue qu'il m'accordait pour le trimestriel Le Libraire, ce jeune diplômé en littérature disait avoir lu les Fictions de Borges (« comme tout le monde », précisait-il, candide) sans avoir été marqué outre mesure.Dickner reconnaît cependant que la représentation de l'univers en tant qu'entrelacs de symboles, développée à satiété par Borges, l'a séduit.On le constate à la lecture de son premier livre, un véritable bijou d'architecture textuelle qui témoigne d'une ahurissante maîtrise formelle et stylistique.Cette Encyclopédie du petit cercle, le narrateur l'a dénichée chez les bouquinistes au hasard de ses flâneries.L'ouvrage en quatre tomes ne porte pas la signature de ses auteurs ni la mention de l'université à laquelle ceux-ci seraient affiliés.Éminemment borgesienne, l'Encyclopédie répertorie des vocables aussi inusités que « cadillac carbonifère », « dérapage tectonique », « chenilles gastriques » et autres inventions scripturales, sans doute les fruits d'expériences d'écriture automatique dignes de Raymond Queneau et des Oulipiens.Ces locutions sibyllines servent à la fois de déclencheurs aux fictions et de leitmotiv au recueil, séparé en trois blocs d'inégale importance : « L'Ancien Monde », « Les Limbes » et « Reconquista ».Après une brève première partie qui fleure un orientalisme dévoyé (on devine chez Dickner une fascination pour Les Mille et Une Nuits), les récits de la deuxième partie se déroulent dans des décors plus près de nous et abordent des thématiques contemporaines.Enfin, les nouvelles du troisième bloc bouclent la boucle et offrent un genre de synthèse récapitulative de ce qui a précédé, avec à la clé un retour sur les allusions proches-orientales qui alimentaient la première partie.Vous remarquerez ma réticence à résumer les intrigues de ces récits, de peur d'en diminuer l'intérêt.Je signale toutefois la présence récurrente de certains personnages (Karyne, Wilbur et Orville) qui confèrent à l'ensemble une apparence d'unité romanesque.La technique n'est pas inédite et, encore récemment, Éric Fourlanty a su l'exploiter avec brio dans son excellent recueil La Mort en friche (paru à l'automne chez le même éditeur).Chez Dickner, ce qui pourrait passer pour la tentation du roman est court-circuité par des incohérences délibérées dans le récit du passé de Karyne qui se modifie d'une nouvelle à l'autre et finit par communiquer au lecteur un sentiment d'inquiétante étrangeté.On navigue ici aux larges du fantastique, sans jamais accoster carrément sur ses terres.Mais avec cette écriture somptueuse, économe mais jamais sèche, avec ce ludisme érudit et cet humour discret, L'Encyclopédie du petit cercle envoûtera le lecteur avide de dépaysement textuel.Né de préoccupations structurelles tout aussi réfléchies quoique moins manifestes, le recueil Les Avatars de Bertin Lespérance mérite également l'attention de l'amateur de nouvelles.Deuxième livre de Michel Lefebvre (après un roman intitulé La Douceur du foyer que j'ai désormais le goût de découvrir), ce recueil réunit près d'une vingtaine de nouvelles qui ont toutes pour titre de savoureux proverbes issus des quatre coins du monde.Outre cette coquetterie fort amusante, ces fictions ont en commun la récurrence de Bertin Lespérance, sorte de caméléon qui change d'époque, de métier et d'antécédents biographiques selon les besoins de chaque récit.Que ce monsieur Toulemonde soit personnage principal ou figurant, son évocation assure au recueil une certaine cohérence, accentuée par le recours aux thèmes unificateurs de la parole et du souvenir.On parle en effet beaucoup dans ces nouvelles.On essaie notamment de se dire, d'asseoir son identité sur les fondations de la mémoire.Hélas ! l'alcool aidant, avec le temps, le terrain est devenu vaseux, la mémoire flanche et mêmes les plus chouettes souvenirs ont une de ces gueules, dirais-je pour piquer un vers à Ferré.Alors on oublie.On ne se rappelle plus si oui ou non on a mis cette vieille copine enceinte pendant un party trop arrosé ainsi qu'elle le prétend.On ne se rappelle même plus si tel incident de notre vie est suffisamment dénué de conséquences pour qu'il n'y ait rien à en retenir en dehors de sa banalité.Superbement écrites, avec juste la bonne dose de réalisme et d'étrangeté, avec une ironie caustique qui fait flèche de tout bois, les nouvelles de Michel Lefebvre réaffirment hors de tout doute ce goût que nous avons gardé de notre enfance pour de bonnes histoires habilement racontées.L'Encyclopédie du petit cercle, Nicolas Dickner, L'instant même, 112 pages.Les Avatars de Bertin Lespérance, Michel Lefebvre, Les herbes rouges, 123 pages.Pour réagir à cette chronique : stanpean@hotmail.com Pire que le Titanic près le succès que le récit de sa tragédie a eu au cinéma, personne n'a d'excuse pour ne pas connaître la triste fin du Titanic.Mais plus rares sont ceux qui se souviennent de la tragédie de l'Empress of Ireland, dans la nuit du 28 au 29 mai 1914.Pourtant, cette tragédie arriva chez nous, en face de Pointe-au- Père, près de Rimouski, après que le paquebot, qui venait de quitter Québec, eut heurté un cargo norvégien.Cette tragédie fit plus de morts, parmi les passagers, que le Titanic.Vrai que la tragédie du Titanic avait fait plus de victimes (1503 contre 1012), mais seulement 807 des victimes du Titanic étaient des passagers, les autres (696) étaient des membres d'équipage.En ce qui concerne l'Empress of Ireland, 840 des victimes étaient des passagers et 172 des membres de l'équipage.Le capitaine, d'ailleurs, s'en tira et décéda plus d'un demisiècle plus tard, à l'âge de 91 ans.Aucun film ne fut fait sur cette tragédie, à peu près aucun ouvrage d'importance ne fut publié là-dessus non plus.D'où l'intérêt du récit de Croal, publié en anglais pour la première fois en 1978, et que l'éditeur chicoutimien JCL vient de faire traduire en français.Un récit intéressant, accompagné de plusieurs photos d'époque, sur la plus grande tragédie qu'ait connu le Québec en 24 heures.14 minutes : Le naufrage de l'Empress of Ireland, James Croall.Traduit de l'anglais par Serge Proulx.Éditions JCL, 317 pages (HHH).Les petits hommes verts À la question sommes-nous seuls dans l'univers, nous en sommes encore à « peut-être que oui », « peut-être que non » et « tout est possible ».ême si nous sommes « six millards d'humains dans un vaisseau » \u2014 pour citer Albert Jacquard \u2014, il y en a plusieurs qui, ne se sentant pas encore à l'étroit, se posent quand même la question « sommes-nous seuls dans l'univers » ?Avant même d'avoir obtenu un semblant de réponse, la science-fiction nous aura pondu 1001 scénarios et provoqué plusieurs hystéries collectives, de la Guerre des mondes de Wells aux « essais » de Raël.Mais coudon, on est tout seul ou on n'est pas tout seul dans l'univers ?Quatre scientifiques tentent de calmer les ardeurs et de répondre honnêtement à la sacrée question dans Sommes-nous seuls dans l'univers ?, un ouvrage publié chez Fayard.Jean Heidmann, astronome, Alfred Vidal-Madjar de l'Institut d'astrophysique de Paris, Nicolas Prantzos du CNRS et pour terminer, notre Hubert Reeves national, astrophysicien de son métier, se prêtent avec bonne grâce à l'interrogatoire enthousiaste de Catherine David, Frédéric Lenoir et Jean-Phillipe de Tonnac, les mêmes qui avaient donné les passionnants Entretiens sur la fin des temps il y a deux ans.Si les Entretiens sur la fin des temps offraient une excellente analyste du phénomène millénariste, les entrevues contenues dans Sommes-nous seuls dans l'univers ?révèlent plus l'état actuel de la recherche dans le domaine de l'exploration spatiale et l'étendue de « l'ignorance » de nos scientifiques quant à la possibilité de conclure à l'existence d'une vie extraterrestre dans le cosmos.Nous en sommes encore à « peut-être que oui », « peut-être que non » et « tout est possible ».Le mérite de cet ouvrage est de ramener les néophytes « sur terre », de leur rappeler qu'aucun contact réel ne s'est jamais produit entre l'humanité et une autre forme de vie intelligente mais que toutes les spéculations sont possibles, que la recherche se poursuit et que le voyage dans l'espace n'est qu'une question de temps.En fait, nous n'en sommes qu'au début et le prochain siècle pourrait bien voir une réponse se dessiner.Nous sommes finalement bien pressés pour un univers qui ne se calcule qu'en milliards d'années.Pour le moment, le mot de la fin appartient encore (mais pour combien de temps ?) au penseur Blaise Pascal.Nous n'avons finalement pour toute réponse que le « silence des espaces infinis ».Sommes-nous seuls dans l'univers ?Éditions Fayard, 279 pages (HHHH). 7LP0601B0618 DIMANCHE 18 JUIN 7LP9901B0618 ZALLCALL 67 00:44:48 06/18/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 William Boyd sous les projecteurs Pour son premier film en tant que réalisateur, le romancier William Boyd a choisi de racontrer les heures qui ont précédé la bataille de la Somme.Boyd est l'auteur, entre autres, d'Un Anglais sous les tropiques, de Brazzaville Plage, et le scénariste du Chaplin de Richard Attenborough.Le Nouveau Cinéma a fait le point avec lui.\u2014 Qu'est-ce qui vous a décidé à évoquer la Première Guerre mondiale ?\u2014 À l'époque où j'écrivais Les Nouvelles Confessions, j'ai fait des recherches sur cette période et j'ai passé plusieurs semaines à éplucher les archives conservées à l'Imperial War Museum de Londres.Mon obsession pour la Première Guerre mondiale est liée aux séjours que j'ai effectués au Biafra et au Nigeria.Par ailleurs, mon grand-père et mon grand-oncle ont vécu cette période qui appartient au patrimoine de ma famille.\u2014 Qu'est-ce qui vous a incité à situer la quasitotalité de l'action à l'intérieur de la tranchée avant l'assaut ?\u2014 En voyant Das Boot, de Wolfgang Petersen, qui se déroule dans un sous-marin, j'ai été frappé par l'incroyable claustrophobie qui s'en dégage.Et je trouvais intéressant de circonscrire ma description de la Première Guerre mondiale dans un espace de cinquante mètres de long sur un de large.Je voulais que le public vive l'atmosphère confinée de la tranchée de l'intérieur.\u2014 Vos romans se situent souvent dans de grands espaces alors que le film se déroule dans un espace restreint.Pourquoi ?\u2014 C'est probablement parce que j'adore travailler en studio et peut-être aussi en réaction à mes romans.Je n'éprouve pas le besoin d'aller tourner aux Philippines pour me sentir à l'aise ! Sur un plateau de cinéma, on passe beaucoup de temps à ne rien faire.Dans l'espace confiné d'un studio, on n'a pas le choix : on est obligé de travailler.\u2014 Vous aimeriez adapter vous-même certains de vos romans ?\u2014 Non.Ce serait une trop grande frustration.Je préférerais adapter des nouvelles.Un film oblige à abandonner soixante pour cent d'un roman.En revanche, quand on s'inspire d'un texte court, on peut laisser son imagination vagabonder.Mais je trouve encore plus stimulant d'écrire un scénario original sur mesure pour le cinéma.Être auteur-réalisateur, c'est maîtriser l'ensemble du processus de création.Mendes rentre à Londres Alors que tous les studios de Hollywood sont prêts à lui donner tout ce qu'il demande pour réaliser ce qu'il veut, Sam Mendes, qui a remporté un oscar pour American Beauty, a décidé de rentrer à Londres pour refaire du théâtre à la Donmar Warehouse.C'est là qu'il a fait sensation en dirigeant Nicole Kidman dans La Chambre bleue.Il espère d'ailleurs convaincre l'actrice de l'y rejoindre pour sa prochaine mise en scène, La Nuit des rois, de Shakespeare.Mais, précise le magazine Première, histoire d'entretenir les bonnes relations avec le réalisateur, Dreamworks lui a offert un contrat de 400 000 $ pour le développement de ses projets, et contribuera pour 160 000 $ par année au financement de son théâtre.L'Adversaire au cinéma n Nicole Garcia va adapter le dernier roman d'Emmanuel Carrère, L'Adversaire, fondé sur la vie de Jean-Claude Romand, ce faux médecin mythomane qui, pendant près de vingt ans, a mené une double vie à l'insu de ses proches.En 1993, alors que la vérité allait être découverte, il a tué femme, enfants et parents avant de tenter de se suicider.Qui a tué Don Quichotte ?n Terry Gilliam tournera en septembre L'Homme qui a tué Don Quichotte.La distribution réunira Jean Rochefort dans le rôle de l'hidalgo idéaliste, Johnny Depp dans celui de Sancho Pança, le fidèle écuyer qui l'accompagne dans son épopée poético-chevaleresque, et Vanessa Paradis dans celui de Dulcinée, la dame de ses pensées.Scout, Sailor, Hopper Jack et tous les autres n Il n'est déjà pas toujours facile de porter un nom célèbre et certains parents ne font rien pour améliorer les choses en donnant à leurs enfants des prénoms, disons hors du commun.Ainsi, Demi Moore et Bruce Willis ont appelé les leurs Rumer, Scout et Tallulah.Et voici quelques autres exemples singuliers rapportés par Star : Connie Sellecca et son mari, le musicien John Tesh, ont baptisé leur fille Prima Sellecchia ; Sylvester Stallone et sa première femme ont appelé leur fils Sage Moonblood.La vedette de One Day at a Time, Valerie Bertinelli, et son conjoint le guitariste Eddie Van Halen, ont fait dans le classique en prénommant leur fils Wolfgang.Le mannequin Christie Brinkley et son mari, l'architecte Peter Cook, ont eu l'inspiration marine en appelant leur fille Sailor.Sean Penn et Robin Wright ont trouvé que Hopper Jack serait parfait pour leur fils.Le rocker John Mellencamp et sa femme, le mannequin Elaine Irwin ont, eux, choisi Speck Wildhorse pour leur fils.Le jour et la nuit ! n Un lecteur de Première, Thomas Anquetin, a relevé une gaffe de tournage.« Dans le plutôt pas mal Scènes de crimes, écrit-il, quand Charles Berling et André Dussollier entrent dans le restaurant des parents de Marie, il fait indéniablement nuit.Quand ils en ressortent également.Mais entre les deux, c'est le jour tout ce qu'il y a de plus total dans la salle qui sert à l'interrogatoire.E X P R E S S n Whitney Houston aimerait bien participer à une campagne de lutte contre la drogue, mais elle ne trouve aucun mouvement pour l'accepter comme porte-parole.Harrison Ford est allergique aux parfums et il ne tolère pas que ses partenaires ou toute autre personne, y compris les hommes, participant au tournage de ses films n'en portent.Michael Jackson a retenu pour relancer sa carrière les services de Jeff Kwatinetz, l'imprésario des Backstreet Boys.Pour éviter l'abattoir à Gunpower le cheval de 13 ans qu'il monte dans Sleepy Hollow, Johnny Depp l'a adopté et la brave bête finira ses jours dans la campagne française où l'acteur possède un domaine.SOURCES : Globe, Movie Idols, People, Star Jean-Jacques Annaud Enemy at the Gates ( La bataille de Stalingrad ) Comme dans tous mes films, j'aime Sam Mendes la petite histoire dans la grande, j'aime les plans serrés sur deux héros et les plus larges sur l'Histoire.Ça été le cas avec Le Nom de la rose, par exemple.J'ai aussi cette coquetterie d'aimer les sujets dont les héros ne sont pas américains.Lorsqu'on évoque la Seconde Guerre mondiale, tout le monde se focalise sur le D-Day, le débarquement, parce que les médias sont américains.Mais la bataille, c'est à l'Est qu'elle s'est gagnée.Ciné Live À chacun son métier Que chacun ne s'occupe que de ses affaires et tout ira pour le mieux.Ce proverbe est souvent attribué à Florian dans la fable Le Vacher et le Garde-chasse : chacun son métier, les vaches seront bien gardées, mais il est antérieur d'au moins un siècle, puisqu'on le trouve dans le dictionnaire de Furetière.Le Robert des expressions rappelle que la même idée de répartition des compétences assurant l'ordre public est déjà exprimée sous une forme assez voisine dans un proverbe du XVIe : qui se mêle du métier d'autrui trait sa vache dans un panier.Il y a eu une époque où les studios faisaient des films comme Bonnie and Clyde, Network, Les Hommes du Président.Heureusement, je crois qu'ils y reviennent et je suis content si je peux travailler dans ce sens.George Clooney Il faut du temps pour arriver à dire « excuse-moi, je ne comprends pas ».Il y a aussi une chose que l'expérience amène, c'est de moins faire plaisir aux autres, de ne plus arranger les coups.Il faut arriver à dire non, expliquer qu'il faut trouver un chemin plus simple pour jouer la scène.Daniel Auteuil Le cinéma, c'est un moyen de dégonfler la baudruche que je suis devenue, de redevenir minuscule.Je suis surprise d'avoir accepté ce film car je n'ai vraiment pas la moindre ambition en tant qu'actrice.Björk\u2014 Dancer in the Dark Arts et spectacles Il est venu le temps des châteaux forts MARIE-FRANCE LÉGER Commune de Treigny, dans l'Yonne Une entreprise hors du temps et hors normes.Quelques fous de vieilles pierres, accrochés à leurs rêves, ont lancé il y a trois ans le projet de construction d'un château fort du XIIIe siècle dans le plus grand respect des techniques du temps de Philippe-Auguste.Estimation de la durée des travaux : 25 ans.« Il est venu le temps des châteaux forts », pourrait-on fredonner pour paraphraser une comédie musicale à la mode, en pénétrant sur le chantier médiéval de Guédelon, sis dans la forêt de Puisaye, à 1 h 30 de Paris, dans l'Yonne, un des quatre départements de la Bourgogne.Aujourd'hui, en l'an de grâce 2000, les murailles sont élevées à cinq mètres au-dessus du sol, les archères de la tour du logis sont bien visibles et même le chien couché dans la loge du charpentier, un énorme danois, a l'air tout droit sorti de l'imagerie du Moyen Âge.Une quarantaine de compagnons travaillent sur le chantier huit mois par année, auxquels viennent s'ajouter pendant l'été.des Québécois de Saint-Jérôme ! Guédelon a vu le jour dans une ancienne carrière boisée abandonnée, très riche en matériaux naturels, ce qui permet au chantier de vivre en véritable autarcie.Il y a d'abord l'eau, indispensable, la pierre (le grès ferrugineux), le sable (et la chaux) pour le mortier, l'argile pour les écuelles et les pots, l'ocre pour les tracés et les coloris, et le bois bien sûr, notamment pour les échafaudages et les engins de levage.Un chef de chantier, des chefs d'équipe, et surtout la collaboration de médiévistes, et vous avez là un véritable laboratoire scientifique et historique.Vision impressionnante et insolite que celle des tailleurs de pierre, charpentiers, maçons, forgerons, bûcherons-essarteurs, vaniers, potières, enlumineuses ou cordiers qui s'activent dans cette clairière pour faire vivre leur rêve façon XVIIIe.À l'heure du toujours plus vite et du toujours moins cher, le chantier de Guédelon, lui, respire la sérénité et le silence.On n'entend que les cliquetis du métal sur la pierre, le souffle de la forge, le grincement du chariot tiré par le gros cheval bourguignon.Flanqué de six tours, le château fort fera 51 mètres de long par 46 de large.Une fois terminée, la tour maîtresse montera à 30 mètres, toiture de tuiles comprise.À l'origine de cette aventure, deux personnes.Michel Guyot, propriétaire du château de Saint- Fargeau, situé à 12 kilomètres, et Maryline Martin, native de la région et oeuvrant dans le secteur de l'insertion à l'emploi.La demande de permis de construire d'un château fort a d'abord ébranlé les fondations du duché de Bourgogne mais la stupéfaction passée, les partenaires financiers institutionnels et privés ne se sont pas trop fait tirer l'oreille.Le chantier est ouvert au public et avec près de 100 000 entrées, l'Association des compagnons bâtisseurs de Puisaye est au stade de l'autofinancement.« Le but, c'est que les gens qui travaillent ici apprennent un métier.Mais on n'est plus dans une logique d'emplois classique.Maintenant, on a vraiment le choix des candidats », assure Maryline Martin.C'est qu'on commence à se passer le mot à travers la France et même à l'étranger.Venir travailler dans un contexte médiéval, être payé pour 12 mois, alors qu'on n'en travaille que huit (le reste du temps, on est en vacances et en formation), ça fait des envieux.Notons que les artisans d'après la Ve Croisade ne travaillaient eux-mêmes que 180 jours par année pour respecter toutes les fêtes carillonnées (et il y en avaient !).Évidemment 25 ans, c'est long.Mais à Guédelon, on ne compte pas.« Moi, je ne pars pas.Ici, on n'entend pas les machines », explique Jean-Paul Masseron, tailleur de pierre.« Les chantiers habituels, c'est un système dévalué par le fric et le manque de temps.Faut pas trop tirer sur la corde », renchérit son confrère Clément Guérard qui a tout à fait la tête de l'emploi.Il faut savoir qu'ici en plus on s'habille en « gueux », chasuble et pantalon de peau ou de toile, pour se mettre dans l'esprit du temps.Par contre, les chaussures adaptées sont obligatoires, des casques et des lunettes seront portés lors de manoeuvres plus délicates, impossible d'y déroger.Certains outils sont fabriqués sur place grâce à l'habileté du forgeron (un journaliste de métier !) et de ses apprentis avec du métal recyclé.Leur travail pour le moment consiste surtout à entretenir les outils et à faire du travail de ferronnerie.« On vient de reconstituer des fours de métallurgie.On va procéder par tâtonnements au début jusqu'à ce qu'on puisse sortir des blocs de métal, comme à l'époque », de souligner le forgeron Thierry Darques.Sur le chantier, charpentiers et tailleurs de pierre utilisent la corde à 13 noeuds (chaque noeud étant distant d'une coudée) comme système de mesure et l'archipendule, triangle de bois muni d'un fil à plomb, soit l'ancêtre du niveau.Les engins de levage sont impressionnants, surtout la cage à écureuil dans lequel se glisse un homme pour soulever des charges dans les hauteurs.Les pierres sont taillées à raison d'une ou deux par jour et par homme (une seule femme ici taille des pierres) et vont lentement s'ajouter aux murs d'enceinte.Diana Hajdu, 28 ans, potière et enlumineuse, qui a fini son cours de droit dans une autre vie, résume l'aventure de Guédelon : « On a oublié les savoir-faire de base.Ici, on essaie de les retrouver.Nous sommes des sortes de cobayes médiévaux.PHOTO MARIE\u2014FRANCE LÉGER, La Presse Jean-Paul Masson, tailleur de pierre.De Saint-Jérôme au Moyen-Âge Pour la troisième année consécutive, des jeunes Québécois participent à l'aventure de Guédelon.Depuis le 6 juin, date où ils ont revêtu leur chasuble moyenâgeuse.Inscrits à la polyvalente de Saint-Jérôme, ces jeunes, une dizaine, entre 16 et 20 ans, viennent ici suivre un stage dans le cadre de l'Institut d'insertion et de préparation au marché du travail.Ils sont parrainés par l'Office franco-québécois de la jeunesse.Mais que viennent donc faire dans cette galère des habitants du Nouveau-Monde ?« Ils ont besoin de racines et d'histoire comme tout le monde », souligne Maryline Martin, l'initiatrice de l'aventure Guédelon.Si les Québécois savent travailler, nous dit-on, ils savent aussi faire la fête, notamment à la Saint- Jean à grand renfort de Cervoise et de Loup-Garou, les bières locales.« Les Québécois, ils sont marrants », souligne le forgeron Thierry Darques. 7LP0701B0618 b7 dimanche 7LP0701B0618 ZALLCALL 67 00:42:21 06/18/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 B 7 SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN BEAUTY Cinéma Impérial.Mar., mer., jeu.: 19h.AMERICAN PSYCHO Cinéma Impérial.Mar., mer., jeu.: 21h20.ANI-JAPON Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.ASHES AND DIAMONDS Cinéma du Parc (2): 19h30.BUFFALO BILL Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.DAS ROOTS Cinéma du Parc (1): 18h55.FREQUENCY Cinéma du Parc (2): 15h.GRASS Cinéma du Parc (3): 15h, 16h45, 18h30, 20h15, 22h.HIGH FIDELITY Cinéma du Parc (2): 17h.HUMAN TRAFFIC Cinéma du Parc (1): 21h35.IMAGE PAR IMAGE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h15, 21h15.LADY OF BURLESQUE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.MANHATTAN Cinéma du Parc (1): 15h.ME, MYSELF, I Cinéma du Parc (1): 16h55.MON VILLAGE AU NUNAVIK - TRACES D'UNE HISTOIRE OUBLIÉE Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h30.NATURAL (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14h.PAS UN DE MOINS Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h30, 15h30, 17h30, 19h30.RÊVE D'ALONSO (LE) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h15, 19h15.SEX PISTOLS (THE): THE FILTH AND THE FURY Ex-Centris (salle 2, Fellini): 21h45.SUE (PERDUE DANS MANHATTAN) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 15h, 17h, 19h, 21h.TIME CODE Cinéma du Parc (2): 21h35.TOUT SUR MA MÈRE Cinéma Impérial.Mar., mer., jeu.: 17h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Gisele Boll, violoniste.Bach, Debussy, Grieg.BASILIQUE-CATHÉDRALE MARIE-REINEDU- MONDE Dim., 15 h 30, Jean-Guy Proulx, organiste.Bach, Widor, Vierne, Guilmant, Reboulot.Théâtre THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St- Dominique) Jairy's Sign Fell Down, de David E.Bonk: 20h.Variétés PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Show Boat, d'après le roman d'Edna Ferber.Mise en scène de Clayton Phillips.Avec Phillip Lamar, Jennifer Evans, Jason Fleck, Kim Grogg, Frances A.Jones, Jean Michelle Grier et Kerry Sensenbach: 14h et 19h30.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Danse Sing, revue musicale, avec la troupe de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.et mar.L'IMPRÉVU (1650, Marie-Anne E.) Aqua viva: Jiva vodà, de Sonaï Anguelova: 20h30.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St- Laurent) Concert de musique de Chaba Zahouania et Bila Houdoud: 18h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Electric Brains: 20h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Funky Fried Flies: 20h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Patrick Ross: 15h; Léandre: 18h; Lue et son trio: 21h30.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Madeleine Royer: 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Aquardiante (flamenco): 20h30; Beat in Fraction: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip et Tim: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Gino Dickie: 22h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Nick Payne et Rick Weston: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h30.LE BLEU EST NOIR (812, Rachel E.) Union Made avec Peter Jackson et Snake, Floating Wiget et Ronnie: 21h.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Contes avec Claudette L'Heureux: 19h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Sonny Wolf et Mojo Boogie: 21h.CHEZ MARCOS (1175, Crescent) Quatuor Michael Gauthier: 22h.1:10 4:10 7:40;10:10 1:15 1:45 4:15 4:45 7:15 7:45 10:05 10:45 7LP0801B0618 b8 dimanche 7LP0801B0618 ZALLCALL 67 00:44:08 06/18/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 2000 Joséphine Baker derrière les barreaux Pierre Vennat Coup de théâtre le 15 juin 1960, dans le monde du spectacle, alors que, de passage à Montréal, l a grande vedette internationale du musichall, Joséphine Baker, citoyenne française, était arrêtée et écrouée dans une cellule de la Sûreté provinciale, juste avant de monter sur scène au Faisan bleu de Laval.La célèbre chanteuse avait dû passer deux heures et demie en cellule avant d'être libérée, étant accusée, par un imprésario frustré de New York, « d'importation illégale d'un équipement d'orchestre volé ».Deux jours plus tard, la vedette, qui avait été libérée sous cautionnement, était blanchie de toute accusation, le plaignant, l'imprésario William Taub, ne s'étant pas présenté à Montréal pour expliquer sa requête et son avocat n'étant pas prêt à procéder.Toute cette histoire étant provoquée, semble-t-il, par le congédiement de M.Taub par l'équipe Baker.De son côté, M.Taub avait déjà, aux États-Unis, intenté des poursuites au civil contre la célèbre vedette.Le juge Marc André Blain, peu soucieux de s'immiscer dans cette querelle privée et convaincu que rien ne justifiait une accusation au criminel contre la vedette, la libéra sur le champ.Mais l'affaire avait fait le tour du monde.La Voix d'Or du Québec n Il y a un demi-siècle, le merveilleux soprano de 13 ans, Gérard Barbeau, que l'on surnommait « la Voix d'Or du Québec », partait pour l'Europe.Mais auparavant, il donna, le 20 juin 1950, un récital d'adieu à l'Auditorium de Verdun.Dans deux articles consacrés à ce jeune phénomène vocal, Marcel Valois écrivait que « Gérard Barbeau est une révélation : le talent musical dont il fait preuve évoque, à n'en point douter, la jeunesse prodigieuse de certains grands maîtres.Cette voix de soprano parfaitement juste n'est pas à proprement parler une voix d'enfant.Elle a le velouté, la pureté, la souplesse des sopranos adultes.Qu'une telle voix soit maniée avec une assurance sans pareille par un simple garçonnet, la chose paraît très rare.Ajoutons que Gérard Barbeau possède un sens unique, inné et très aigu de l'expression dramatique ; il possède également la technique de grands chanteurs et un contrôle que ne peuvent acquérir les grands artistes qu'après de longues années d'une rigoureuse discipline.» Et Valois de conclure : « Chantant juste, ce petit ne donne jamais l'impression d'un enfant prodige entreprenant trop fort pour ses moyens et se tuant de travail.» Le conservatisme du public n Il y a trente ans, Jean-Pierre Ferland se produisait au Patriote, plusieurs mois après avoir donné un récital à la Place des Arts.Et Yves Leclerc lui rappelait, le 20 juin 1970, quelques vérités : « Les artistes qui cherchent, qui veulent avancer comme Ferland, oublient souvent que, si eux en ont assez de chanter certaines choses toujours de la même façon, il n'en va pas de même du public, qui les entend moins souvent, et qui aime bien les retrouver sinon semblables, du moins dans le même esprit dans lequel il les avait d'abord appréciées.Ferland, heureusement, a repris le tour de chanter ses chansons plus anciennes comme il les avaient écrites.Quant aux récentes, elles supportent fort bien le ton plus dur, plus vigoureux, plus rythmé qu'il leur donne.Elles ont été faites pour ça.» Bref, concluait Leclerc, « le spectacle qu'il donne toute la semaine au tout nouveau Patriote de Sainte-Agathe, sur les bords du Lac des Sables, conserve avec l'autre une parenté de présentation et même, en bonne partie, de répertoire, mais on y sent une unité de ton et de souffle qui n'existait pas en septembre dernier, ou plutôt qui n'existait qu'artificiellement.» Pas facile d'être Ti-Jean Carignan n Il y a 25 ans, l'Office national du film dévoilait un beau film consacré au violoneux Ti-Jean Carignan, un virtuose du « reel », qui n'avait pas connu une vie toujours facile mais s'était hissé, à force d'acharnement, parmi les trois ou quatre meilleurs virtuoses du genre.Carignan n'était jamais allé à l'école (elle n'était pas obligatoire dans son temps).Mais il avait commencé à pincer les cordes du violon de son père, lui-même violoneux, à quatre ans et demi.Puis, il devint l'élève de Joseph Allard, un des meilleurs violoneux de son temps.À 10 ans, il jouait dans les rues de Sherbrooke, puis à Montréal.À 15 ans, il devenait violoneux dans des orchestres, encore florissants alors, qui se spécialisaient dans le « reel ».Mais Carignan en a arraché toute sa vie ; un exemple parmi plusieurs autres de l'indifférence généralisée qui caractérise le peuple québécois à l'égard de sa culture populaire. 7LP0901B0618 films -dimanche 7LP0901B0618 ZALLCALL 67 00:45:54 06/18/00 B un des premiers répertoires de liens pour le Québec 4 Quel nom porte le réseau de terminaux qui fut établi en France à partir du début des années 80, avant l'avènement de l'Internet ?5 En français, quel nom donne- t-on à des programmes comme Yahoo ou Alta Vista, qui permettent de chercher des sites web ?Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A BLUES 1 Quel modèle d'orgue de la compagnie Hammond a acquis un prestige inégalé entre autres dans le blues et le jazz ?2 Quel guitariste originaire de Louisiane, émigrant à Chicago en 1958, fut musicien de studio pour Chess avant de connaître du succès, surtout à partir des années 80 ?3 Quel phénomène du blues, interprète délinquant, enrobant ses chansons d'éructations et de cris, a composé et popularisé la chanson «I Put a Spell on You» ?4 Quel chanteur de blues gospel du Texas, guitariste aveugle, est à l'origine de la chanson «If I had it my way», popularisée par le révérend Gary Davis ?5 Quel type de guitare doit sa survie exclusivement au chanteur folk-blues Leadbelly Guitariste E CHRISTIANISME 1 Quel mot latin signifiant «je crois» est la profession de foi chrétienne ?2 Dans la religion chrétienne, quel est le nom de l'endroit où vont ceux qui n'ont pas commis de péché mortel mais n'ont pas été baptisés 3 Que sont le nestorianisme, l'origènisme et l'arianisme 4 Quel historien juif, contemporain de Jésus, l'évoque dans ses «Antiquités Judaïque » ?5 Dans le film de Martin Scorcese «The Last Temptation of Christ» qui interprétait un Jésus hésitant sur son rôle divin ?F MÉTIERS 1 Quel nom porte celui qui travaille au chargement et déchargment des navires (nom qu'il partage avec une veste sans manche?2 Quel nom moins ronflant utilise-t-on pour désigner un exécuteur des hautes oeuvres ?3 Quel nom porte l'équivalent provençal du gaucho argentin et du cow-boy américain ?4 Quel nom porte celui qui fabrique et vend de la crème glacée ?5 Que dirige un chef de pupitre B SCIENCES 1 Quelles «presqu'étoiles» (quasi-stars en Anglais), seraient le centre de jeunes galaxies et émettent de puissants signaux radios 2 Quelle partie du corps le cancer appelé mélanome attaque-t-il ?3 Comment appelle-t-on les protéines qui aident la réaction chimique où se brisent les molécules des aliments pendant la digestion 4 Quel terme est utilisé pour désigner les phénomènes cycliques qui sont régis pour notre horloge interne 5 Quel nom anglais donne-ton généralement au tomatographe, utile en imagerie médicale ?C AFFICHES 1 Quel nom porte le prodécé d'impression qui utilise une toile, ou soie, dont on bouche le parties où l'encre ne doit pas imprimer, très utilisé pour les affiches ?2 Quel type d'emprunt à la population fut le sujet d'innombrables affiches de propagandes durant la première et la deuxième guerre mondiale ?3 Peintre associé à la sécesson viennoise, dont les initiales sont G.K., il fit plusieurs affiches d'expositions.Qui est ?4 De quel origine l'affichiste Alphons Mucha était-il ?5 Pour quel médium les frères Sternberg produirentils surtout leur affiches en URSS dans les années 30 ?: a- théâtre b- cinéma c- opéra Martin Scorcese G INTERNET 1 Quel format de fichier, très populaire sur Internet, permettant de compresser très efficacement les fichiers de son, cause beaucoup de soucis à l'industrie du disque ?2 Quel fournisseur Internet a acheté la compagnie «Netscape» en mars 1999 ?3 Quel site web, opéré par la compagnie Netgraph a été D GOLF 1 Quel est le plus ancien des tournois de golf ?2 Quel nom porte le type de jeu où les golfeurs se disputent une cagnotte différente à chaque trou ?3 Qu'appelle-t-on en anglais un «bunker» ?4 Quel nom porte le coup particulièrement bon qui est réussi en trois coup de moins que la normale ?5 Quelle équipe de basketball porte le même nom que les pantalons de golf ?H IDENTIFICATION D UN PERSONNAGE 1 Maréchal de France né vers 1470 et mort en 1525.2 Un des plus brillants capitaines de son temps, il prend part aux guerres d'Italie.Il se distingue aussi à Marignan, à la Bicoque et au siège de Marseille.3 Malheureusement, il passe à l'histoire pour les vers : «Un quart d'heure avant sa mort, il était encore vivant », tirés d'une chanson composée à son honneur par ses soldats.4 Son nom est désormais synonyme d'une vérité évidente professée avec grand sérieux.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES EN BREF Bigelow et Besson règlent n La productrice Kathryn Bigelow vient de régler à l'amiable son litige avec Luc Besson.Depuis 1998, elle réclamait 2 millions $ US du cinéaste, pour abandon d'un projet de film sur Jeanne d'Arc.Les deux s'étaient entendus pour une telle production, en 1996, mais Besson s'est désisté quand Bigelow a refusé de confier le rôle titre à Milla Jovovich, qui était alors la femme du réalisateur français.Besson a alors trouvé d'autres producteurs et a réalisé sa version avec l'actrice qu'il voulait, l'an dernier.Mais, même tourné en anglais, son film a connu un échec commercial en Amérique du Nord.Viacom amortit son contenu n Dans le but d'améliorer son offre du samedi matin, le réseau CBS prendra des émissions ailleurs dans le groupe Viacom.Six dessins animés seront ainsi remplacés par « Blue's Clues », « Franklin » et autres productions destinées au segment des deux à cinq ans, actuellement à l'horaire de la chaîne câblée Nickelodeon, propriété de Viacom aussi.Il s'agira surtout de reprises d'épisodes diffusés durant la semaine par Nickelodeon, a indiqué le président de celleci, Herb Scannell.La décision permet également à ces émissions de rejoindre les foyers non câblés.Dans le marché jeune public du samedi matin, les auditoires de CBS traînent derrière ceux de Nickelodeon, Fox, Warner Brothers.ABC déjà a tiré profit de ses liens avec le groupe Disney pour mieux se doter dans ce créneau.Par ailleurs, CBS aura le même minutage que Nickelodeon, en regroupant les réclames au début et à la fin de chaque émission au lieu d'interrompre celles-ci à tout moment suivant l'usage nord-américain bien ancré. 7LP1001B0618 recettes -dimanche 7LP1001B0618 ZALLCALL 67 00:40:57 06/18/00 B www.academieculinaire.com 393-8111 Apprendre la cuisine pour le plaisir ! Techniques de base, cuisine italienne, cuisine asiatique, fines sauces, sushi, poisson, tofuÉ 360, rue du Champ-de-Mars, Montr.al ¥ M.tro Champ-de-Mars ¥ Stationnement public tous Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 Pour B10 L'été Pierre Gingras D de la Vierge, Le sabot divine beauté Pourquoi des plantes indigènes dans le jardin?Tout simplement parce qu'elles sont belles.Leur personnalité est unique et donne toujours un cachet spécial au jardin.La plupart sont faciles à faire pousser.La douzaine d'espèces que nous vous présentons cet été se retrouvent toutes dans nos bois.Certaines sont très rares.De grâce ne partez pas à leur recherche.Tout bon pépiniériste pourra vous trouver des spécimens issus de culture.Nous vous donnerons d'ailleurs plusieurs adresses où les trouver.ivine beauté.Depuis des siècles sa splendeur a été associée à la divinité.Le Moyen âge chrétien en a fait le sabot de la Vierge.En lui donnant son appellation scientifique, le luthérien Carl von Linné a opté pour le sabot de Vénus.Beauté sacrée.Les orchidées fascinent.À plus forte raison quand elles sont sauvages et qu'elles se laissent apprivoiser.La splendeur de nos trois sabots de la Vierge les plus connus est sans équivalent dans la flore québécoise.Les cypripèdes, de leur nom scientifique, ont tous une allure typique, un de leurs pétales s'étant transformé en labelle, en forme d'un sabot, pour les uns, de soulier pour les autres, ou encore de mocassin pour les Amérindiens.Le plus beau?Notre botaniste national, le Frère Marie-Victorin, tranche en faveur de cypripède royal.Subjective beauté.Regardez plutôt Cypripedium calceolus, le cypripède soulier, notre sabot de la vierge jaune.Son labelle est d'un jaune vif, traversé de rayures rouges.L'orifice central est entouré de pourpre.S'ajoutent de charmants pétales vert tendre ou jaunâtres, striés de pourpre, enroulés ou frisés.La hampe florale d'environ 50 cm porte souvent deux fleurs.Ses feuilles ovales sont vert tendre et dotés de nombreux traits foncés.Une beauté.Le cypripède jaune est rare au Québec.Certains auront couru les bois des années durant sans en voir.Peu importe.La beauté sauvage a été domestiquée depuis un moment.Elle pousse très bien au jardin dans un sol riche, pourvu en compost, bien drainé, dans un milieu un peu ombragé.Sa floraison s'étale sur trois semaines, à partir de la fin de mai, et il est rustique en zone 4.Ce sabot reste rare aussi en pépinière et commande le prix fort, de 30$ à 40 $ pour un plant adulte en fleur qui produira une dizaine de tiges dans trois ou quatre ans.En Angleterre, vous dira-t-on, il faut dépenser deux ou trois fois plus pour l'obtenir.En pépinière, on le multiplie habituellement en divisant les plants.Dans la nature, même s'il produit des graines à profusion, le taux de germination est infime, souvent moins de 1 %.C'est que les graines exigent la présence de certains champignons microscopiques (mycorhizes) pour germer.Mais certains laboratoires réussissent à obtenir un taux de germination beaucoup plus élevé, plus de 90 % dans le cas du cypripède royal, mais plus faible pour le cypripède jaune.S'il est répandu un peu partout au Québec, le cypripède royal est encore plus rare que son cousin, le sabot de la Vierge jaune.Mais on peut obtenir de jeunes plants en pépinières issus de culture in vitro.Il est très facile à faire pousser légèrement à l'ombre, dans un sol riche, bien drainé, mais qui retient l'humidité.Il atteint 80 cm et chaque hampe florale donne habituellement deux fleurs, parfois trois.La partie supérieure du labelle est blanche et le reste, magenta.Sépales et pétales blancs.Magnifique Le cypripède acaule est l'espèce qui vient habituellement à l'esprit quand on parle de sabot de la Vierge.Il est le plus abondant et son aire de distribution est relativement vaste.Mais il est extrêmement difficile à faire pousser au jardin et rares sont ceux qui ont pu conserver un plant longtemps.Cette difficulté semble attribuable à l'absence de certaines mycorhizes essentielles à la plante pour croître.Richard Fraser, le propriétaire de Fraser's Timble Farm, en Colombie-Britannique, un important producteur de plantes indigènes, indique que seule une fertilisation régulière aux deux semaines (une cuillère à thé de 20-20-20 pour 4 litres d'eau, permet de contourner la difficulté.Cette espèces est très facile à produire en laboratoire.La compagnie Planteck de Joliette tente actuellement de découvrir les micorhizes spécifiques qui pourraient en faciliter la culture.Ou s'en procurer : Les jardins Osiris, Saint-Thomas-de-Joliette : (450)759-8621.Marc Meloche, Saint-Jacques de Montcalm : (450) 839-3527.Certaines pépinières non spécialisées.Par catalogue : Fraser's Timble Farm, Colombie- Britannique : (250)537-5788.Cruickshank's, Ontario : 1-800-665-5605.Gardenimport, Ontario : (905) 731-1950.La semaine prochaine : les trilles Voici la première d'une série de 12 recettes simples et inédites, savoureuses et rapides d'exécution proposées par les Chefs de l'Académie Culinaire de Montréal.L'Académie Culinaire offre des cours de cuisine de courte durée au grand public (adultes et enfants).Pas besoin d'être expert pour bien cuisiner à la maison.Il suffit de maîtriser les notions de base, le reste est affaire de plaisir.Bon appétit ! Spécialiste de la cuisine française, Michel Renaud a de nombreuses années d'expérience.Professeur à l'Académie depuis maintenant 3 ans, M.Renaud y enseigne principalement les Bases culinaires.On apprend en sa compagnie dans une atmosphère de détente: son sens de l'humour est tout simplement irrésistible.Cette recette est disponible sur le site www.servicevie.com ©Québec/Amérique Le truc du chef Laver les fraises avant de les équeuter, car cette opération crée une entaille d'où s'écoule le jus.Les laver seulement au moment de les utiliser, sans quoi les fraises, très fragiles, pourriront.Utiliser de l'eau froide sans les laisser tremper, sinon les fraises se gorgent d'eau et perdent de la saveur.Pacherenc du Vic Bilh Saint-Albert, 1994, France, (no 726349), 21,85 $ Couleur jaune or soutenue.Nez complexe et intense typique de l'appellation Pacherenc dû aux cépages de base et à leur surmaturation.Fruits confits mêlés de parfums de fruits à chair blanche.Note d'épices et de vanille.Bouche très charnue, ronde, ample.Finale très longue, grasse, riche en arômes frais.Grande aptitude au vieillissement.Tarte aux frai es Cette tarte peut se réaliser avec des framboises, des bleuets, etc.Il faudra utiliser un coulis approprié ou une sauce aux abricots appelée abricotage pour glacer le dessus des fruits ou encore du glaçage à l'abricot.On peut garnir de crème 35% fouettée.Préparation : 20 min Réfrigération : 3 h + 1 h Cuisson : 15-20 min (Recette pour 4-6 personnes) Ingrédients : Pâte sablée 250 g (8 oz) farine, tamisée 200 g (7 oz) beurre, ramolli 100 g (3 1/2 oz) sucre glace 1 pincée sel citron (zeste seulement) 2 jaunes d'oeufs Coulis 250 g (1/2 lb) fraises 100 g (3 1/2 oz) sucre 3 feuilles de gélatine (ou 1 sachet de gélatine) Garniture 500 g (1 lb) fraises Préparation : Pâte sablée Former une fontaine avec la farine.Mélanger le beurre et le sucre au centre de la fontaine.Ajouter le sel, le zeste de citron et les jaunes d'oeufs.Mélanger avec la farine (ne pas trop mélanger).Former une boule de 300 g (10 oz), envelopper d'une pellicule plastique et réfrigérer pendant 2-3 heures.(cette pâte peut donner deux abaisses de 300 g /10 oz) Coulis de fraises 1.Réduire les fraises en purée.2.Ajouter le sucre.3.Porter à ébullition.4.Ajouter la gélatine ramollie.5.Retirer du feu et passer au chinois fin.6.Réserver.Montage Chauffer le four à 375- F (190- C).Abaisser la pâte et foncer un moule de 24 cm (9 1/2 po).Recouvrir le fond de papier aluminium puis de pois secs.Cuire au four pendant 15-20 min.Retirer les pois et laisser refroidir.Nettoyer les fraises et garnir le fond de la tarte.Verser le coulis de fraises sur les fruits alors qu'il est encore tiède.Réfrigérer et servir le jour même.Suggestion de vin Feuilles de gélatine Souvent utilisées par les professionnels à cause de leurs ingrédients de fabrication entièrement d'origine végétale.Elles sont tout particulièrement appréciées dans la préparation de pâtisseries pour lesquelles un ingrédient de fabrication d'origine animale ne serait pas approprié.Les feuilles de gélatine n'affectent aucunement le goût des préparations.Elles sont faciles d'utilisation: tout simplement les tremper dans de l'eau froide jusqu'à ce qu'elles amollissent, retirer le surplus d'eau avec les mains et les ajouter à la préparation.Elles sont vendues dans les épiceries fines."]
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