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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-06-04, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101C0604 C 1 dimanche 7LP0101C0604 ZALLCALL 67 01:00:21 06/04/00 B l\u2019obésité GUY COLPRON, MD &Associés 514 28 6 \u20229381 Traitement médical de 2862688 Tirage au profit des enfants handicapés et/ou défavorisés.La personne gagnante reçoit la Maison de Rêve, totalement meublée et décorée avec en prime, aucune taxe, ni frais de chauffage, d\u2019électricité, de téléphone, de satellite et Internet pendant 5 ans.La Maison de Rêve est située au 421, rue de la Prunelle, dans le projet l\u2019Esplanade de l\u2019Île à l\u2019Île des Soeurs et pourra être visitée entre le 22 mai et le 8 octobre 2000.GRÂCE À LA FONDATION LES AILES DE LA MODE, COUREZ LA CHANCE DE GAGNER LA MAISON DE RÊVE LES AILES DE LA MODE Avec la collaboration de Heures de visite: Lundi, jeudi et vendredi de 14h à 20h.Samedi et dimanche de midi à 17h.Le tirage de la Maison de Rêve se tiendra le 9 octobre 2000 sur les ondes de TQS.Au total, 16 prix à gagner, dont cette Audi TT, gracieuseté de FILL116 7LP0201C0604 C 2 dim., 4 juin SANT 7LP0201C0604 ZALLCALL 67 00:58:08 06/04/00 B C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 Vacances sans entraves VACANCES / Suite de la page C 1 Il y a trois étés, un moniteur a initié les enfants à l\u2019astronomie.L\u2019un d\u2019eux avait un handicap visuel.L\u2019animateur a percé des trous dans un carton pour représenter telle ou telle constellation.Première réaction du petit : « Ah ! que c\u2019est beau ! » Au Camp Papillon, la condition physique des jeunes est prise en charge grâce à une équipe composée d\u2019infirmières, d\u2019un inhalothérapeute et d\u2019un physiothérapeute.L\u2019établissement est en opération depuis plus de 50 ans (1932) et il est maintenant accessible douze mois par année.Il offre aussi des villas totalement adaptées pour les familles avec un enfant handicapé.Un service de répit-dépannage permet à une famille d\u2019aller skier à Val-Saint-Côme, situé à une demiheure du camp, pendant que le jeune handicapé s\u2019amuse au Camp Papillon.Pour plus d\u2019informations faites le (514) 937-6171, ou 1 800 670-8053.Cité Joie Vincent, à 18 ans, a une déficience intellectuelle et un caractère enjoué.Il fréquente le Centre de vacances et répit Cité Joie depuis une dizaine d\u2019années.L\u2019adolescent y retrouve des camarades qu\u2019il fréquente à l\u2019école d\u2019éducation spécialisée, non seulement pour des vacances d\u2019été, mais aussi pendant les longs congé (Noël, Pâques) et à l\u2019occasion d\u2019un service de répit-dépannage environ un week-end par mois.« J\u2019aime beaucoup aller là, dit-il, j\u2019aime beaucoup les jeux.On va dans le bois, on fait des affaires qu\u2019on aime.J\u2019aime beaucoup me baigner dans la piscine du camp.C\u2019est une belle piscine.» Vincent a hâte à son prochain séjour, au mois d\u2019août.L\u2019an passé, le dessin de Vincent a été retenu, lors d\u2019un concours, pour figurer sur les cartes d\u2019invitation à une fête tenue à l\u2019intention des donateurs.« L\u2019an prochain, dit sa mère Lise Gilbert, je l\u2019inscrirai à un des nouveaux forfaits où les jeunes sont amenés quelques jours à l\u2019extérieur du camp, en camping ou dans des chalets, dans la vallée de la rivière Jacques-Cartier, ou à Old Orchard Beach, ou encore au Centre agronomique de Sainte-Croix (activités de ferme et de jardinage) ou encore dans Charlevoix.» Cité Joie existe depuis 1962 et accueille les personnes de trois à 90 ans.Certains y reviennent depuis trente ans.On s\u2019informe au (418) 849-7183.Normand Léveillé Au Centre Normand Léveillé, à Saint-Charles-de-Drummond, les vacanciers peuvent se promener sur 31 kilomètres de sentier boisé, tâter un peu d\u2019hébertisme ou tout simplement se la couler douce dans un des petits chalets en bois.On a l\u2019embarras du choix pour ce qui est des plaisirs : piscine chauffée, grand théâtre d\u2019été, soirées animées, camping, gymnase adapté, salle d\u2019informatique, salle de bricolage, miniferme.Acquise en 1994 par l\u2019ex-joueur de hockey puis homme d\u2019affaires Raynald Laliberté \u2014 devenu handicapé à la suite d\u2019un accident vasculaire cérébral \u2014, cette ancienne base de plein air est améliorée d\u2019année en année pour satisfaire aux besoins spécifiques des personnes handicapées.Outre les séjours de vacances et les camps de jour, l\u2019organisme offre aussi un service de répit-dépannage et des classes nature.Violette en spéléo Violette, une intéressante dame de 78 ans qui a demandé qu\u2019on taise son véritable nom, a visité la Suisse, la France, l\u2019Allemagne, l\u2019Espagne, la Pologne, la Hongrie.« J\u2019aime tellement les voyages, confie-t-elle, qu\u2019en trois occasions j\u2019ai déjà payé le billet d\u2019avion d\u2019une accompagnatrice.» Violette a perdu l\u2019usage d\u2019une jambe à 18 ans, à la suite d\u2019une méningite.Elle a toujours gagné sa vie et économisé pour pouvoir voyager plus tard.Il y a 30 ans, elle s\u2019est enfin contentée avec un tour dans l\u2019Ouest canadien.Puis, ç\u2019a été l\u2019Europe.Depuis environ six ans, elle fait plusieurs virées par année avec l\u2019agence Kéroul, spécialisée dans les forfaits et les voyages sur mesure pour personnes limitées physiquement.Un des souvenirs les plus forts de Violette : une excursion de spéléologie dans la caverne Laflèche, à Val-des-Monts, où « les gars », après l\u2019avoir encordée, lui ont fait remonter une « cheminée » avec salopettes, casque et lampe de poche, \u2014 comme une vraie ! Kéroul publie un Guide des établissements culturels et touristiques accessibles aux personnes à capacité physique restreinte.L\u2019agence donne des informations et des conseils téléphoniques, au numéro suivant : (514) 252-3104.PHOTO KÉROUL Une visite à Val-Jalbert, au Saguenay, avec Kéroul.PHOTO CAMP PAPILLON Pier-Luc au Camp Papillon : un bonheur attendu toute l\u2019année.Pictogrammes et beaux programmes pour autistes CAROLE THIBAUDEAU Vous les verrez monter dans l\u2019autobus, la démarche piochante ou au contraire nonchalante, l\u2019air hypersensible ou, sinon, hyposensible, pictogrammes en poche, sous l\u2019oeil vigilant d\u2019un accompagnateur toujours pas loin derrière.Précisons : un accompagnateur par enfant.Ces jeunes autistes participent à un des camps de jour organisés par l\u2019ATEDM (Autisme et troubles envahissants du développement Montréal).Parmi eux, possiblement, on reconnaîtra Michaël, un jeune autiste de 16 ans inscrit pour le deuxième été au programme pour adolescents.« C\u2019est la seule façon pour lui de socialiser, dit sa mère Ginette Boulanger.Michaël ne verbalise pas.Il ne se lie d\u2019amitié ni avec les voisins, ni avec les camarades d\u2019école.Au camp de jour, par le truchement des jeux collectifs et des sorties adaptées à leurs goûts, il se retrouve en groupe cinq jours par semaine pendant un mois, et ça lui fait du bien.» « Les camps répondent à un besoin, poursuit cette maman.Ils donnent un répit à la famille et permettent aux enfants de conserver leurs acquis.» L\u2019école, comme les camps, pousse le jeune autiste à l\u2019autonomie.« À la maison, on n\u2019a pas toujours le temps de suivre la routine très systématique dont ils ont besoin, reprend Mme Boulanger.Le téléphone sonne, le voisin vient chercher du lait, et on doit interrompre ce qu\u2019on faisait avec l\u2019enfant.Ou alors on comprend qu\u2019il veut un biscuit avant qu\u2019il ait la chance d\u2019exprimer sa demande.À l\u2019extérieur de la maison, Michaël n\u2019a pas de choix que d\u2019essayer de se faire comprendre, de saluer les gens, etc.» Électra Dalamagas, qui poursuit une maîtrise en travail social, a consacré deux étés à un boulot d\u2019intervenante et accompagnatrice dans des camps de jour pour adolescents et adultes autistes, et continue d\u2019être très engagée bénévolement dans le milieu.« Les enfants autistes ont besoin, plus que les autres, que leur temps soit très structuré, ce qui allège leur anxiété, affirme-t-elle.De plus, il faut trouver une façon d\u2019établir avec eux une communication adéquate.» À cette fin, les jeunes qui ont les capacités de s\u2019en servir portent sur eux un calepin garni de pictogrammes.Les figures désignent une piscine, de la nourriture, un magasin, les toilettes, etc.Cet outil de communication sert autant à l\u2019enfant qu\u2019à son interlocuteur.Certains autistes sont capables en plus de s\u2019exprimer verbalement.« Le ratio d\u2019un accompagnateur par campeur est une nécessité de base lorsqu\u2019on utilise les transports en commun et qu\u2019on s\u2019insère beaucoup dans la communauté, explique Mme Dalamagas.Ce bain de société sert deux buts : les enfants apprennent comment se comporter en public et les gens s\u2019habituent à côtoyer des personnes autistes.» Les jeunes vacanciers vont à La Ronde, à la piscine, à la plage, aux glissades d\u2019eau, etc.Dans le Vieux- Port, ils se promènent en calèche, en pédalo, en bateau.« Nous sommes bien accueillis dans la plupart des lieux, relate Mme Dalamagas.Pourtant, on reçoit même des jeunes au comportement difficile, agressifs, par exemple, ou porté à l\u2019automutilation.Mais nous n\u2019avons pas eu d\u2019expérience désagréable.Les chauffeurs d\u2019autobus nous reconnaissent et nous saluent.» L\u2019ATEDM offre deux camps de jour : Bergamotte, pour les jeunes de trois à 17 ans, et Rocambole, pour les 18 à 24 ans.« Les ados vont à l\u2019épicerie avec l\u2019animateur, puis ils font des recettes, relate Julie Champagne, coordonnatrice des camps.On les amène aussi à La Ronde, à la plage, jouer au billard, aux quilles, dans les parcs et à la piscine.Chez les tout-petits, on fait beaucoup de stimulation précoce.Outre les baignades à la piscine, on joue dans les parcs avoisinants et on bricole.» ATEDM : (514) 524-6114.Des enfants handicapés dans des camps réguliers Pour asthmatiques et séropositifs CAROLE THIBAUDEAU Pourquoi un camp spécialement cansacré aux enfants asthmatiques ?« La plupart des personnes atteintes ont un asthme léger ou très léger, explique Lise Lanctôt, infirmière à l\u2019Association pulmonaire du Québec.C\u2019est pour les autres \u2014 environ 25 % \u2014, dont les parents hésitent à se séparer, que les camps spécialisés font vraiment une différence.» En plus de faire profiter les filles et garçons de six à 14 ans des plaisirs de l\u2019été et de la nature, le camp dispense une demi-heure d\u2019éducation par jour sur l\u2019asthme.Le séjour se déroule cette année du 25 au 30 juin au Centre de plein air Marie-Paule, à Saint-Véronique.Les moniteurs et la cuisinière reçoivent une formation d\u2019une demi- journée au cours de laquelle ils apprennent à reconnaître les signes avant-coureurs d\u2019une crise d\u2019asthme et les indices révélant qu\u2019un enfant arrive à la limite de son effort.Un équipe médicale se trouve sur place, composée de deux inhalothérapeutes, d\u2019une infirmière, d\u2019une psycho-éducatrice \u2014 ellemême asthmatique \u2014 et d\u2019un médecin.Une entente de priorité est intervenue avec l\u2019hôpital le plus près.Les moniteurs et l\u2019équipe médicale dorment à proximité des chambres des enfants et se rendent compte si ces derniers toussent beaucoup la nuit.Si on part en canot ou si on s\u2019éloigne de quelque façon, un membre de l\u2019équipe médicale accompagne le petit groupe avec une trousse médicale, au cas où.À chaque campeur correspond une fiche médicale sur ses sensibilités particulières : allergie aux acariens, aux animaux ou aux aliments, recours éventuel à l\u2019adrénaline, autre maladie connue, etc.Un rapport signé par le médecin doit accompagner la demande d\u2019admission.L\u2019Association offre des camps d\u2019été depuis 1991.Pour informations : (514) 937-7173.Trêve de virus, on sort ! Il y a six ans, alors qu\u2019elle était administratrice au Centre sida McGill, Anne Renaud a mis sur pied le camp familial d\u2019été pour les enfants vivant avec le VIH/ sida, un programme destiné aux mères séropositives et à leurs enfants (les pères sont souvent décédés).Animé par des moniteurs et des bénévoles dans un camp comme les autres pas trop loin de Montréal, du vendredi au mardi, ces quatre jours de plein air gratuits sont pour beaucoup de ces familles la seule occasion de l\u2019année de partir en vacances.« Les mères séropositives sont souvent démunies financièrement et elles craignent la discrimination, même si plusieurs camps ordinaires acceptent les enfants séropositifs, explique Mme Renaud.Les enfants ne sont pas malades et font du canot, de la baignade, de l\u2019équitation, de la bicyclette.Les mères peuvent trouver un peu de répit, poursuivre leurs propres activités et tisser des liens entre elles.» Certains des enfants de mères séropositives ne sont pas infectés et la plupart de ceux qui le sont ne le savent pas.Tous les adultes conservent la confidentialité sur l\u2019état sérologique des enfants.Ces derniers savent simplement qu\u2019ils doivent prendre des médicaments pour leur santé.À toute fin utile, la seule chose qui distingue ce camp des autres est la quantité de médicaments à gérer.S\u2019il y a écoulement de sang, les moniteurs appliquent les précautions universelles (bien nettoyer et désinfecter), comme on doit toujours le faire en la circonstance.Le nombre des campeurs, qui n\u2019excédait pas 20 en 1995, a graduellement augmenté pour atteindre les 70 l\u2019été dernier, et on s\u2019attend à plus encore cette année.Les personnes intéressées par le Camp familial d\u2019été pour les enfants vivant avec le VIH/sida peuvent téléphoner à la travailleuse sociale Jacynthe Raymond, au 934-8070, poste 4936.CAROLE THIBAUDEAU Les enfants avec une déficience intellectuelle sont maintenant de plus en plus acceptés dans les camps de jour réguliers, en autant qu\u2019ils sont accompagnés.« Nous avons toujours été ouverts à cela, affirme Chantale Massy, organisatrice des camps de jour à Anjou.Nous demandons simplement que le jeune soit accompagné.Cet été, nous accueillons cinq enfants de cette clientèle particulière sur un total de 900.Nous n\u2019avons pas eu de demande pour des jeunes avec un handicap physique.» Philippe, un grand gaillard de 18 ans et de 210 livres, atteint de retard intellectuel et d\u2019apraxie (difficulté dans la motricité fine), ne peut pas rester seul une minute, incapable de seulement faire jouer une cassette vidéo.Il fréquente depuis des années le camp de jour régulier de Mont-Royal, avec un accompagnateur.« Il progresse davantage avec des enfants sans handicap, explique sa mère, Liliane Charette.Il est d\u2019un naturel doux et les plus jeunes s\u2019intéressent à lui.Ils le prennent par la main et font des marches ensemble.» Une Corporation à but non lucratif, Handidactis, se voue à la formation des moniteurs qui auront à travailler avec un ou des enfants handicapés.Comment apprendre la natation à une personne aveugle ?Ou se faire comprendre d\u2019un enfant sourd ?Ou simplement manipuler un fauteuil roulant ?Les formateurs sont souvent des personnes elles-mêmes handicapées.Handidactis : 933-2739, poste 222.En colonie de vacances Comme pour les camps de jour, on peut choisir une colonie de vacances spécialisée ou bien décider de faire accompagner son enfant handicapé à un camp régulier.« De plus en plus d\u2019établissements sont fiers de pouvoir accueillir cette clientèle après avoir procédé aux aménagements nécessaires », affirme Guy Lemieux, de l\u2019Association régionale pour le loisir des personnes handicapées de l\u2019île de Montréal (933-2739, poste 223), l\u2019organisme qui gère le programme d\u2019accompagnement des enfants dans les camps de vacances.Les parents et les établissements présentent un dossier, indiquant qui sera l\u2019accompagnateur \u2014 le plus souvent un étudiant dans le domaine approprié \u2014 et un comité sélectionne les candidats.PHOTO ARCHIVES La Presse © On peut choisir d\u2019envoyer son enfant handicapé dans un camp de vacances régulier. 7LP0301C0604 c3 dimanche 7LP0301C0604 ZALLCALL 67 00:58:18 06/04/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 C 3 Santé La médecine sur Internet : prometteuse, mais pas au point L\u2019avenir de l\u2019information médicale sur Internet est certainement prometteur : déjà, la Toile recèle plusieurs sites offrant des renseignements de toutes sortes sur la santé et la maladie.Pour le moment, toutefois, il importe de manier ces données avec beaucoup de prudence, parce qu\u2019elles sont hétéroclites, fragmentées et de qualité variable.À mesure que se développe le Web, on y trouve de plus en plus d\u2019informations médicales.Mais il en existe encore très peu en français, et celles qui sont offertes dans cette langue ont encore un caractère encyclopédique, peu adapté au citoyen.« Les renseignements qu\u2019on y trouve sont déconnectés des systèmes de santé », critique le Dr Robert Perrault, de la direction de la santé publique de Montréal-Centre.Selon lui, Internet ne sera un outil fiable en matière de santé que lorsque l\u2019information fournie sur les sites sera intégrée ou complémentaire aux services de santé.Un arrimage qui aura vraisemblablement lieu au cours des prochaines années, mais sur lequel on ne peut compter pour le moment.Ainsi, quel que soit leur sérieux, les sites Internet sur la santé sont surtout utiles pour recueillir des informations pratiques et des renseignements relatifs à la prévention : comment se préparer à un examen médical, comment traiter un malaise sans gravité, ou trouver des programmes de soutien à l\u2019abandon du tabagisme, par exemple.« Jusqu\u2019à récemment, il fallait prendre contact avec un médecin ou une clinique pour avoir de tels renseignements, dit Robert Perrault.Internet simplifie les choses.» Les diagnostics ou traitements qu\u2019on peut actuellement trouver sur le Net ne sont pas nécessairement adaptés à la situation de chaque patient ni aux pratiques locales, ce qui entraîne des inquiétudes ou des attentes irréalistes.« Plusieurs personnes arrivent chez leur médecin avec des piles de documentation en provenance d\u2019Internet, observe le Dr Perrault.On y retrouve souvent des traitements expérimentaux qui ne sont pas encore offerts, ce qui crée de la confusion.» S\u2019il ne déconseille pas aux gens de se servir d\u2019Internet pour obtenir des informations reliées à leur condition, il met en garde contre la tentation d\u2019utiliser la Toile pour négocier un traitement ou une solution miracle.Il faut aussi savoir que les données Internet sur la santé sont d\u2019une fiabilité très inégale, n\u2019étant soumises à aucun contrôle légal.S\u2019il n\u2019existe pour le moment aucune garantie parfaite de la qualité des informations, certains indices aident à se faire une idée de leur crédibilité : le sceau HON (pour Health on the Net), créé et géré par le gouvernement suisse, n\u2019est accordé qu\u2019aux sites jugés crédibles par les autorités médicales helvétiques.Au Canada, le portail du Réseau canadien de la santé (1) donne accès à des sites qui sont tous subventionnés par le gouvernement fédéral, et qui sont tenus de respecter certaines règles éthiques.Son équivalent américain, Healthfinder (2), offre lui aussi des informations soumises à un certain contrôle.Un autre moyen de se faire une idée du sérieux d\u2019un site est de vérifier s\u2019il est possible d\u2019identifier les personnes ou organismes qui l\u2019administrent et si des références y appuient les informations fournies.« Les sites falsifient rarement les informations, mais souvent ils ne disent pas tout, avertit Robert Perrault.Par exemple, certains sites vont présenter de nombreux produits naturels parmi d\u2019autres renseignements, sans mentionner que leur auteur fait le commerce de ces produits.» D\u2019autre part, selon le Collège des médecins, la consultation d\u2019un médecin via Internet n\u2019est souhaitable que lorsqu\u2019elle a été recommandée par un autre médecin.Il faut être bien conscient des risques inhérents aux échanges sur des questions médicales sur la Toile dans tout autre contexte: l\u2019expertise du médecin, la confidentialité de la consultation et les possibilités de recours ne sont pas garanties.On doit également savoir que lorsque la télémédecine fait intervenir un médecin ne détenant pas de permis d\u2019exercice au Québec, le Collège des médecins ne reconnaît pas sa compétence et ne peut enquêter sur sa personne.Bref, on peut suivre avec intérêt et espoir le développement fulgurant du réseau Internet, à condition de bien comprendre que les informations qu\u2019on y trouve sont parfois justes, parfois erronées, et que rien ne remplace la véritable relation patient-médecin.(1) Réseau canadien de la santé www.reseau-canadien-sante.ca (2) Healthfinder www.healthfinder.org LE COLLÈGE DES MÉDECINS VOUS INFORME PHOTOTHÈQUE La Presse En matière de santé, Internet peut fournir d\u2019intéressantes informations d\u2019ordre pratique, mais ne remplace pas une consultation médicale.COMPRIMÉS La thyroïde va bien ?n La section de Montréal de la Fondation du Canada pour les maladies thyroïdiennes organise une clinique d\u2019évaluation de la fonction thyroïdienne à la Place Vertu, à Saint-Laurent, le vendredi 9 juin, de 8h à 18h.Cet événement vise à valider le questionnaire d\u2019évaluation de la thyroïde (TAQ), tout en sensibilisant la population.« Ce questionnaire est un excellent outil d\u2019information car il compile les différents symptômes reliés aux maladies thyroïdienne », affirme Sharon Goodman, présidente de la section de Montréal.Le problème avec ces maladies réside dans le fait que nombre des symptômes sont subtils et non spécifiques.Les participants devront remplir le questionnaire et subir un prélèvement sanguin afin de déterminer leur niveau d\u2019hormones thyroïdiennes.Randonnée pour les MII n Vous avez envie de soutenir une bonne cause ?La Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l\u2019intestin organise pour dimanche le 11 juin une randonnée à pied et à roulettes.L\u2019événement sera tenu au Parc Maisonneuve de Montréal (métro Pie IX), de 9h30 à 15h.Des personnes atteintes de MII effectueront la randonnée afin de récolter les dons de leurs commanditaires.Des séances d\u2019échauffement aérobique, des rafraîchissements, de la bouffe et des surprises sont prévues au programme.La FCMII se fixe un objectif de 30 000 $ pour la grande région de Montréal.Pour donner ou pour s\u2019informer, on téléphone au (514) 342-0666 ou au 1 800 461-4683.Phobie sociale n Avez-vous peur de parler en public, de vous mettre à rougir et à trembler devant un interlocuteur ?Si oui, vous êtes peut-être atteint de phobie sociale, auquel cas vous feriez un bon candidat pour une étude effectuée au Centre de recherche Fernand-Seguin de l\u2019Hôpital Louis-H.Lafontaine.Le but de la recherche est de comparer différents traitements de la phobie sociale, soient une thérapie interpersonnelle seule, un traitement au médicament Paxil seul ou une combinaison des deux.Les personnes admissibles doivent avoir 18 ans et plus et ne pas ingérer d\u2019autres médicaments pour contrôler l\u2019anxiété.Les participants prendront du Paxil sous la supervision d\u2019un psychiatre, et/ou suivront une thérapie de groupe de 12 semaines avec des psychologues.Ils bénéficieront d\u2019un suivi d\u2019un an.S\u2019il y a absence de subventions de recherche, on demandera 840 $ aux participants.Informations : Nathalie Chénier, au (514) 251-4015, poste 2347.Une vessie hyperactive ?n Environ 17 % de la population des plus de 40 ans est dotée d\u2019une vessie hyperactive.Ces personnes vivent dans la crainte de ne pas trouver de toilettes à temps, ce qui les incite à se priver de certaines activités.Afin de favoriser une meilleure compréhension des signes et symptômes de la vessie hyperactive, la compagnie Pharmacia et Upjohn a lancé une ligne téléphonique (1 888 449-3339) et un site Internet (1) dans le cadre de sa campagne de sensibilisation.« Il existe maintenant des traitements efficaces de la vessie hyperactive, entre autres un médicament qui comporte très peu d\u2019effets secondaires », explique le Dr Luc Valiquette, urologue au Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal.Alliance pour les vaccins n La nouvelle Alliance mondiale pour la vaccination et l\u2019immunisation (GAVI), regroupant partenaires publics et privés, a suscité l\u2019intérêt de près de 50 pays en développement.Lors du Forum économique mondial de Davos (Suisse), le GAVI avait annoncé qu\u2019il créait un fonds de plusieurs millions de dollars pour financer les vaccins en faveur des enfants.Tous les pays dont le PNB (produit national brut) par habitant est inférieur à mille dollars ont été invités à exprimer leur intérêt, soit 74 pays au total, dont la majorité en Afrique.Jusqu\u2019ici 47 pays, dont 26 États africains, ont exprimé leur désir de participer au GAVI, en apportant des précisions sur leurs activités et leurs besoins en matière de vaccination.Nausées de la grossesse n Un nouveau site Internet a vu le jour pour les femmes enceintes aux prises avec les nausées et vomissements de la grossesse.Tenu par la société pharmaceutique Duchesnay, qui oeuvre dans ce domaine depuis 20 ans, le site (2) divulgue des informations à jour sur les solutions non-pharmacologiques et pharmacologiques à ces inconvénients de la grossesse.(1) Le site de Pharmacia et Upjohn www.overactivebladderfacts.com (2) Le site de la société Duschesnay : www.sosmorningsickness.com 2864537 7LP0401C0604 C-4 DIMANCHE sant 7LP0401C1 04 ZALLCALL 67 00:58:27 06/04/00 B C 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 Santé Pas très actifs, les Canadiens LOUISE PLANTE Le Nouvelliste Soixante-quatre pour cent de tous les Canadiens ne sont pas suffisamment actifs pour améliorer leur santé.C\u2019est le constat décevant qui se dégage des dernières statistiques sur les niveaux d\u2019inactivité physique des Canadiens, dévoilées récemment par l\u2019Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie.En fait, ce pourcentage n\u2019a pas changé depuis les dernières années, indique un rapport, comme si tous les Canadiens avaient atteint un plateau.L\u2019étude démontre que dès que les gens dépassent la jeune vingtaine et commencent à avoir des responsabilités professionnelles et familiales, leur niveau d\u2019activité physique baisse de manière importante.On constate que la moitié des jeunes de 18 à 24 ans ne sont pas suffisamment actifs, comparativement à deux tiers des Canadiens de 25 à 64 ans.Les femmes surtout, continuent d\u2019être moins actives que les hommes.Ces résultats sont uniformes dans toutes les régions du Canada, sauf dans les Territoires où les niveaux d\u2019inactivité physique sont nettement plus bas que dans l\u2019ensemble du Canada, et au Québec, où ils sont plus hauts.La bonne nouvelle « La bonne nouvelle, c\u2019est que l\u2019inactivité physique est à son plus bas niveau depuis les vingt dernières années que nous colligeons des données sur ce sujet.La situation diffère dans les autres pays.Par exemple, les États-Unis n\u2019ont fait aucun progrès depuis le début des années quatre-vingt, a fait remarquer Mme Cora Lynn Craig, présidente de l\u2019institut.Au Canada, l\u2019inactivité physique a diminué depuis le début des années quatrevingt avant de se stabiliser vers le milieu des années quatre-vingtdix.» À son avis, l\u2019engagement de Santé Canada et de tous les gouvernements provinciaux et territoriaux à travailler ensemble pour réduire la sédentarité des Canadiens de 10 % en cinq ans, c\u2019est-à-dire entre 1998 et 2003, jouera un rôle prépondérant dans la hausse du taux de participation à l\u2019activité physique.« Il ne suffit pas de dire aux Canadiens de faire plus d\u2019activité physique.Ils ne s\u2019inscriront pas dans des programmes qui ne répondent pas à leurs besoins.Notre société doit encourager les citoyens à être actifs \u2014 en les appuyant en ce sens en milieu de travail, à l\u2019école ou dans la communauté \u2014et tous les paliers de gouvernement ont un rôle à jouer.» Les conséquences du manque d\u2019activité physique sont très étendues à l\u2019échelle de la société.Par exemple, les liens entre la sédentarité et l\u2019obésité sont bien connus et si la tendance à l\u2019inactivité se maintient, le taux d\u2019obésité et les problèmes de santé afférents continueront d\u2019augmenter.L\u2019obésité augmente L\u2019obésité survient lorsque l\u2019on consomme régulièrement plus de calories que l\u2019on en brûle.Or, 29 % des Canadiens de 20 à 64 ans ont un excès de poids, c\u2019est-à-dire un indice corporel supérieur à 27.Les hommes ont plus tendance que les femmes à avoir un poids excessif, soit 34 %, comparativement à 23 %.Le pourcentage des gens ayant un poids excessif augmente avec l\u2019âge, passant de 15 % chez les 20 à 24 ans à 37 % chez les 45 à 64 ans.La proportion des Canadiens ayant un poids excessif a augmenté au cours des années.Chez les femmes de 20 à 64 ans, la proportion ayant un poids excessif est passée de 14 % en 1985 à 23 % en 1996.Chez les hommes du même âge, cette proportion est passée de 22 % en 1985 à 34 % en 1996.Le niveau d\u2019obésité se situe actuellement à 12 % des Canadiens de 20 à 64 ans.Selon une déclaration récente de l\u2019American College of Sports Medecine, les tendances sociales vont à l\u2019encontre de la diminution de l\u2019apport calorique et à l\u2019encontre de l\u2019accroissement des dépenses énergétiques.Selon l\u2019organisme, l\u2019alimentation nord-américaine comprend des aliments élevés en calories qui sont à la portée de tous et servis en portions trop généreuses.En même temps, nous menons un mode de vie de plus en plus sédentaire, tant au travail qu\u2019à domicile, attribuable au recours à des dispositifs qui nous économisent de l\u2019énergie.Si les progrès technologiques ont amélioré notre qualité de vie, paradoxalement, ils nous occasionnent des problèmes de santé.Pour atteindre l\u2019objectif d\u2019une réduction de l\u2019inactivité physique de 10 % d\u2019ici à 2003, tous les paliers de gouvernement devront faire des efforts concertés.Santé Canada et ses partenaires nationaux et provinciaux ont pris les devants en fournissant des renseignements précis et tirés de la recherche sur le type et la quantité d\u2019activité physique que devraient faire les Canadiens pour en tirer les bienfaits sur le plan de la santé.Un effort concerté Santé Canada et la Société canadienne de physiologie de l\u2019exercice ont publié en 1998 le Guide de l\u2019activité physique canadien pour une vie active saine qui offre les premières lignes directrices fondées sur la recherche pour aider les Canadiens à améliorer leur santé par la pratique d\u2019activités physiques.Joe Doiron, un expert de la relation entre la condition physique et la santé de Santé Canada, offre des messages simples mais efficaces pour encourager les personnes désireuses d\u2019améliorer leur santé par l\u2019activité physique.« Essayez quelque chose de nouveau mais à votre portée.Commencez lentement et augmentez votre activité graduellement.Si vous n\u2019êtes pas régulièrement actifs, essayez d\u2019en faire un peu plus, un peu plus souvent.Par ailleurs, ajoutez de l\u2019activité physique à votre journée, à coup de dix minutes.Marchez une partie du trajet vers votre travail, prenez l\u2019escalier au lieu de l\u2019ascenseur, essayez de faire de 30 à 60 minutes d\u2019activité physique légère à modérée tous les jours.» L\u2019activité physique peut prendre des formes très variées.L\u2019important est de trouver celle qui nous convient.Maigrir .sans y laisser sa santé LOUISE PLANTE Le Nouvelliste Tous les jours au pays, des milliers de Canadiens prennent la résolution de perdre du poids et de se mettre au régime.Outre ce désir de maigrir pour des raisons d\u2019esthétisme ou de santé, ils partagent la même obsession de la balance.Et c\u2019est précisément cette dernière qui les conduira pour la plupart à l\u2019échec à long terme.Ils maigriront, mais reprendront tous les kilos perdus et même davantage parce que le but à atteindre n\u2019était pas le bon.La vraie cible devrait être l\u2019apprentissage de meilleures habitudes de santé et non de faire baisser la balance.À la limite, un vrai bon régime devrait se faire sans jamais monter sur un pèse-personne.Pour arriver à leurs fins plus rapidement, bien des gens auront aussi recours à des produits de toutes sortes, genre coupe- faim, diurétiques, laxatifs, suppléments ou substituts de repas.« La pression est énorme pour maigrir, fait remarquer Jean-Yves Dionne, un pharmacien qui s\u2019est intéressé de près au phénomène.Je vous dirais qu\u2019une personne sur deux se trouve trop grosse.On n\u2019a qu\u2019à lire le livre À dix kilos du bonheur, de Danielle Bourque, qui est une étude tout à fait objective à mon avis de cette tendance.On est vraiment en face d\u2019un marché énorme.» Le pharmacien constate, lui aussi, que la pression créée par le milieu de la mode ne peut qu\u2019amener la plupart des femmes, normales au demeurant, à conclure qu\u2019elles ont trop de fesses, de cuisses, de seins et de ventre.Or, dit-il, « une vraie femme, ça n\u2019a pas l\u2019air perpétuellement prépubère, ni d\u2019avoir toujours 12 ans.» Pour y arriver, il faut forcément se sousalimenter.D\u2019où la naissance et la croissance incroyable de l\u2019industrie des régimes.On parle ici de milliards de dollars.M.Dionne convient que le discours raisonnable des spécialistes de l\u2019alimentation a un mal fou à passer.« Il y a un aspect rationnel, \u2018santé et poids idéal\u2019 dans le discours qui est tenu par des gens comme moi, les diététistes et les gens qui s\u2019occupent uniquement de santé et non un aspect \u2018allure\u2019.Mais les arguments santé sont aussi repris par un certain marché qui y ajoute : \u2018et soyez jolie l\u2019été prochain sur la plage.\u2019 Comme on n\u2019a souvent qu\u2019un mois pour y arriver, on a besoin d\u2019aide et on se tourne vers les produits amaigrissants miracles.» Alarme « On retrouve surtout deux types de produits en pharmacie et dans les gymnases, note encore M.Dionne : les suppléments alimentaires, qui se prétendent soit coupe-faim, soit thermogènes (qui indiquent l\u2019augmentation des calories) soit les substituts de repas (Boots, Nutri-Bar, etc.).Que ce soit fait dans un but de sauver des calories ou de gagner du temps, le marché est là et il est monstrueux.Je viens de voir une compagnie de café qui vient de sortir un nouveau produit ! Il y a un créneau commercial et tout le monde veut en profiter.» Mais comment s\u2019y retrouver ?Tout estil mauvais dans ce type de produits ?Par forcément, répond le pharmacien, mais il y a quand même une sonnette d\u2019alarme à tirer.Deux, en fait, qui concernent des substances tirées de la nature : l\u2019éphèdre et le guaranna.« Il y a des choses qui sont intelligentes sur le marché, des choses conçues avec des théories de base et des principes directeurs, constate M.Dionne.Mais très peu de ces produits sont étudiés au même titre qu\u2019un médicament.La principale sonnette d\u2019alarme, c\u2019est celle qui concerne l\u2019éphédrine.L\u2019éphédra est une plante qui contient un alcaloïde : c\u2019est l\u2019éphédrine qui est à peu de chose près comme l\u2019adrénaline (hormone d\u2019urgence) que notre corps produit, mais avec tous les problèmes que ça peut entraîner : palpitation, chute de sucre, anxiété.» M.Dionne ajoute qu\u2019un produit sur deux en contient.Les thermogènes en ont tous.« Regardez les étiquettes.Les produits contiennent soit de l\u2019éphèdre soit du guaranna.Le guaranna, c\u2019est la deuxième sonnette d\u2019alarme.Cela contient cent fois plus de caféine qu\u2019un café.Il y a un produit sur le marché, le Ripefuel, il contient de l\u2019éphèdre ET du guaranna en quantité de cheval.Imaginez les gens qui prennent ça.Ils sont speedés et ne tiennent pas debout.Ils rebondissent contre les murs.Ils sont heureux ! Oh, ils maigrissent, sauf qu\u2019ils ne dorment plus, ne mangent plus.» Le pharmacien rappelle que l\u2019éphédrine a entraîné des morts par arrêt cardiaque aux États-Unis.Ce sont, dit-il, toujours les deux mêmes aspects qui sont en cause : la sensibilité individuelle et le dosage.Soit que la personne est en bonne santé mais abuse du produit, soit qu\u2019elle n\u2019abuse pas du produit mais que sa santé est si mauvaise qu\u2019elle fait une réaction.Dans les deux cas, la santé du consommateur est en danger.« Il existe sur le marché des tisanes pour le rhume qui contiennent six milligrammes d\u2019éphèdre, illustre le pharmacien.Il n\u2019y a rien là.L\u2019éphèdre, c\u2019est la même chose que l\u2019on trouve dans le produit pharmaceutique Sudafed.C\u2019est un tonique et un très bon décongestionnant.Mais si les gens prennent le produit dont je vous ai parlé, le Ripefuel, au lieu des 6 milligrammes, ils en consommeront 250.Et s\u2019ils en prennent deux fois par jour.là, on vient de dépasser les bornes.» Un moindre mal: le Trimfit Combien de temps va-t-on tenir ?Lorsqu\u2019on demande au pharmacien combien de temps on peut tenir à ce régime, il répond que cela dépend des individus.« Regardez l\u2019absurdité du culturisme.Des gens réussissent à intoxiquer leur organisme avec des quantités industrielles de produits.Monsieur Tout-le-monde ne tolérerait pas la première dose.Il y a des gens qui vont en compétition, gagnent et qui ont des corps impossibles.Ils réussissent.Mais à côté d\u2019eux il y en a qui en meurent.» Si vous devez absolument consommer ce type de produit, le pharmacien (qui l\u2019a déjà essayé) recommande Trimfit, un nouveau venu qui agit en stimulant les fonctions métaboliques qui régissent la perte de poids.Il est composé d\u2019herbes et de nutriments qui possèdent tous leur propre fonction : le tonalin, d\u2019advantra-Z, le thé vert, la millepertuis, le varech, un mélange enzymatiques et de l\u2019acide alpha- lipoïde.Une cure Trimfit aurait pour effet significatif et global de réduire l\u2019appétit, de brûler les graisses, d\u2019augmenter la masse musculaire maigre, d\u2019accélérer le métabolisme et d\u2019accroître l\u2019énergie.Le tout, bien sûr, associé à de bonnes habitudes alimentaires, dont une diminution des gras saturés et des sucres, un ajout de fibres.et d\u2019exercice quotidien bien sûr.Croyiez-vous vraiment vous en sauver ?2854937 Étude clinique Recherchons volontaires de 30-75 ans, ayant subi angioplastie ou pontage (Étude #1, non-fumeurs) ou qui ont déjà été diagnostiqués comme faisant de la hautre pression (Étude #2, fumeurs admissibles), pour participer à une étude de cardiologie à l\u2019hôpital Royal Victoria.But de l\u2019étude: mesurer le potential d\u2019un médicament à améliorer la fonction artérielle.Contactez Jackie en lui indiquant le numéro de l\u2019étude qui vous intéresse au (514) 843-1589 2864713 AMAIGRISSEMENT MAIGRISSEZ NATURELLEMENT : Pas de diète à mourir de faim.Sentez-vous bien avec beaucoup d\u2019énergie.Synergie de 12plantes.2comprimésparjour.100%naturel.André1888610-9498-(514)270-9498 PHYSIOTHERAPEUTES MAL AU TALON / PINE DE LENOIR : Douleurs dues à une fascéite plantaire, tendinite ou bursite, sachez qu\u2019il existe des techniques de traitement à l\u2019iontophorèse.Résultats rapides.Physio Extra : Montréal:(514)383-8389- Laval: (450)681-3621-Lachenaie:(450)968-3269 PSORIASIS Hommes et femmes 18 ans et plus ÉTUDE: Nous avons besoin de volontaires pour étudier la distribution dans la peau d\u2019un nouveau médicament expérimental oral activé par la lumière bleue.Seulement de petites zones de psoriasis de quelques centimètres seront traitées CONDITIONS REQUISES: Un psoriasis en plaques aux bras et/ou aux jambes Des tests sanguins et des biopsies de la peau seront effectués Communiquez avec Mme Nicole Roy au (514) 281-6000 poste 8033 2864850 7LP0501C0604 C5 - DIMANCHE - SANTE 7LP0501C0604 ZALLCALL 67 00:58:37 06/04/00 B Santé LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 C 5 Le strabisme ou l\u2019oeil qui louche Faut-il taxer les obèses ?ISABELLE PLAMONDON collaboration spéciale Un oeil qui louche.La chose se remarque fréquemment chez beaucoup de nouveau-nés.Ceux-ci, avec leur regard encore peu aiguisé, connaissent des épisodes de déviation d\u2019un oeil de quelques secondes, puis les deux yeux reviennent dans un alignement normal.C\u2019est presque mignon.Mais lorsque vers cinq ou six mois les yeux ne sont pas droits, le strabisme est bel et bien installé chez le tout-petit.On n\u2019a pas identifié les causes précises de ce trouble qui touche environ 3 % des enfants.La déviation anormale de l\u2019axe visuel d\u2019un oeil par rapport à l\u2019autre a pour effet qu\u2019un seul oeil fixe droit devant lui.Le strabisme est soit convergent, c\u2019est-à-dire une déviation de l\u2019oeil vers l\u2019intérieur ; soit divergent, une déviation de l\u2019oeil vers l\u2019extérieur.Dans de rares cas, la déviation est verticale, faisant paraître un oeil plus haut que l\u2019autre.Le strabisme convergent s\u2019avère le plus fréquent.Il représente environ 75 % de tous les cas de strabisme.Il en existe deux types : le strabisme convergent congénital et le strabisme convergent acquis.Mieux vaut traiter tôt Le strabisme convergent congénital apparaît dans la première année de vie.Ce qui n\u2019est pas sans conséquences.On pense d\u2019emblée à l\u2019apparence physique.Certes, un oeil qui louche n\u2019est pas très esthétique.Mais il y a pire.Les yeux n\u2019arrivent pas à travailler ensemble, ce qui a pour effet de perdre la vision binoculaire, bien meilleure que la vision d\u2019un seul oeil.Au fil du temps, le cerveau supprime l\u2019image moins bonne de l\u2019oeil dévié.Les connexions oculocérébrales ne s\u2019établissent plus pour cet oeil abandonné.Comme le dit si bien Jean-Louis Jacob, ophtalmologiste pédiatrique à l\u2019hôpital Sainte-Justine, « vaut mieux des yeux croches qui voient plus clair que des yeux droits qui voient mal ».C\u2019est d\u2019abord pour stimuler la vision binoculaire qu\u2019on procède à la chirurgie.La vision en trois dimensions stabilise le travail harmonieux des deux yeux, un peu comme le fait l\u2019essieu entre les deux roues d\u2019une voiture.En prime, les deux yeux redeviennent souvent droits.« Le strabisme convergent congénital s\u2019opère dès l\u2019âge de cinq ou six mois, précise le médecin.La chirurgie consiste à déplacer les muscles le long du globe oculaire de façon anatomique en espérant que les deux images soient assez semblables pour que la vision binoculaire soit bien reçue par le cortex cérébral.» La chirurgie nécessite une anesthésie générale mais laisse peu d\u2019effets secondaires.L\u2019enfant opéré retourne chez lui le jour même, sans pansement.Il doit rester à la maison deux ou trois jours pour éviter les infections mais peut reprendre ses activités normales après une semaine.L\u2019oeil est rouge pendant environ un mois.Malgré cette intervention chirurgicale, le strabisme réapparaît deux fois sur trois et la chirurgie doit se répéter.Le strabisme convergent acquis apparaît quant à lui vers l\u2019âge de deux ans, surtout chez les enfants hypermétropes.L\u2019oeil de l\u2019enfant louche afin d\u2019éviter d\u2019avoir une vision trouble.Des verres correcteurs rectifient le problème, bien que de 20 à 40 % des enfants ne répondent pas positivement à ce traitement.Une chirurgie s\u2019impose alors.Quand la paresse s\u2019installe Le strabisme doit se corriger précocement sinon une amblyopie ou paresse de l\u2019oeil s\u2019installe.On surveille l\u2019évolution de l\u2019amblyopie jusqu\u2019à l\u2019âge de huit ans.Le traitement pour la contrer est fort simple.Il s\u2019agit de boucher le bon oeil avec un pansement pour faire travailler l\u2019oeil devenu paresseux.« C\u2019est le traitement le plus agressif, le plus rapide et celui qui donne les meilleurs résultats », dit Le Dr Jacob.Le temps d\u2019occlusion volontaire de l\u2019oeil dépend de la gravité de l\u2019amblyopie, généralement quelques heures par jour.Chez les bébés de quelques mois, ce traitement ne prend que quelques jours pour redonner à l\u2019oeil sa capacité de vision normale.Plus le trouble est traité tôt, meilleurs sont les résultats.Le strabisme chez l\u2019adulte résulte de différentes affections touchant le cerveau, les nerfs ou les muscles oculomoteurs et peut s\u2019avérer un signe de diabète sucré, de tumeur ou de troubles vasculaires.Il provoque une diplopie, c\u2019est-à-dire une vision de deux images à la fois, de quoi empêcher de vaquer à des occupations normales.Le traitement de la cause est essentiel.Le strabisme divergent Votre enfant regarde la télé et, sans qu\u2019il ne s\u2019en rende compte, son oeil louche vers l\u2019extérieur un moment puis revient au centre ?Il s\u2019agit d\u2019un signe de strabisme divergent, qui représente tout au plus 20 % des cas de strabisme.Celui-ci ne fait pas son apparition avant l\u2019âge d\u2019un an.Il se traite par chirurgie vers l\u2019âge de trois ans et guérit dans la grande majorité des cas après une seule opération.Si le strabisme divergent est constant, les exercices oculaires sont inefficaces puisque dès qu\u2019on cesse de les pratiquer, l\u2019oeil reprend sa position habituelle.Il s\u2019opère de manière semblable au strabisme convergent.Quelle est la meilleure façon de régler la crise médicale ?Les coffres de la santé, qui ont déjà été pleins, sont maintenant vides au Canada.Même les États-Unis se demandent comment financer le vorace appétit des citoyens pour les traitements médicaux.Il y une solution infaillible : taxer les obèses.Il y a 25 ans, j\u2019avais à la blague encouragé les chirurgiens à facturer les patients à la livre.J\u2019affirmais qu\u2019il n\u2019était pas deux fois plus difficile d\u2019opérer un patient de 300 livres comparativement à un patient pesant la moitié de ce poids.C\u2019était plutôt un défi dix fois plus grand, et beaucoup plus dangereux pour le patient.De plus, il y avait souvent de coûteuses complications.Cela signifie-t-il que je déblatère contre l\u2019obésité ?Pas du tout.J\u2019essayais seulement de faire comprendre aux obèses que des interventions chirurgicales majeures et des risques pour la santé sont associés à l\u2019obésité.En tant que chirurgien, je me sentais aussi scandaleusement sous-payé quand je me battais avec des livres de graisse en trop sur la table d\u2019opération.En cours de route, ce sont mes artères coronariennes qui en ont payé le prix.Aujourd\u2019hui, un article publié dans le British Medical Journal propose de taxer les aliments gras.Tom Marshall, professeur à l\u2019Université de Birmingham, affirme que cela préviendrait des morts prématurées et diminuerait la fréquence des cas de maladies du coeur.Il a bien raison.Mais imposer les aliments gras n\u2019est pas la solution.Par exemple, Marshall veut taxer le lait entier.Mais nous savons que ce lait est nécessaire au développement mental des jeunes enfants.Et il y a tellement de gras dans les aliments préemballés ; comment et où s\u2019arrêter ?Combien de matières grasses un aliment devrait-il contenir avant que la taxe s\u2019applique ?C\u2019est trop compliqué.De plus, la taxe de matières grasses de Marshall a pour objet premier de réduire le cholestérol et il y a plus que le taux de cholestérol à considérer dans les maladies du coeur.La façon la plus juste de taxer la graisse est en utilisant un pèsepersonne.L\u2019appareil ne ment jamais et tout le monde peut lire les chiffres.Il est aussi grand temps d\u2019éliminer l\u2019hypocrisie et l\u2019injustice de la taxation.Par exemple, pourquoi les buveurs modérés devraient- ils payer des taxes élevées pour pouvoir boire un verre avant de manger ?Après tout, il existe plus de 20 études réalisées dans le monde entier indiquant que les buveurs modérés vivent plus longtemps et présentent des risques moins grands de crise cardiaque.Nous sommes taxés parce que nous sommes sages ?Pour être juste, je dois donner de bons points aux politiciens pour avoir imposé le tabac.Cette dépendance a déjà tué des millions de gens.Mais pourquoi les politiciens se font-ils si discrets face à l\u2019obésité irresponsable ?Depuis des années, je prétends que le cancer et les maladies cardiaques ne sont pas les maladies les plus mortelles.C\u2019est plutôt l\u2019obésité.Les obèses coûtent beaucoup plus cher au système de santé que les autres, mais paient le même prix qu\u2019eux.Cinquante livres en trop provoquent de graves problèmes de santé.Imaginez comment vous vous sentiriez si on vous mettait soudainement sur le dos un sac de 50 livres de pommes de terre.Vous pouvez parier que votre dos serait endolori.Vos pieds aussi.Vous auriez aussi de plus grands risques de souffrir d\u2019hémorroïdes, de varices et d\u2019arthrose dégénérative.Ces problèmes ne sont pas mortels, mais ils rendent sûrement la vie moins agréable.L\u2019obésité menace la vie des gens à cause de la surcharge chronique qu\u2019elle impose à de nombreux organes, particulièrement le pancréas.Comme un cheval fatigué, le pancréas s\u2019écroule d\u2019avoir trop travaillé.De nos jours, neuf diabétiques sur 10 sont obèses.Il y a à peine 50 ans, la proportion était de un sur 10 seulement.À son tour, le diabète augmente les risques de crise cardiaque, d\u2019hypertension, d\u2019attaque, de maladie rénale, de cécité et de certains types de cancer.Souvent, les actes de décès identifient la cause de la mort comme étant une crise cardiaque, une attaque ou un autre problème.Mais l\u2019excès de graisse est le vrai coupable.L\u2019obésité est le tueur numéro un parce qu\u2019elle provoque toutes ces complications.La menace d\u2019une taxe sur l\u2019obésité pourrait faire passer le message.Je vois d\u2019ici les manchettes des journaux : « Le gouvernement adopte la loi de l\u2019impôt sur les gros.» Ces titres feraient le tour du monde.Cet impôt fonctionnerait-il ?L\u2019histoire a démontré que peu de choses motivent les gens autant que l\u2019argent.Et qui ne souhaite pas payer moins d\u2019impôt ?Juste la pensée de contrer le gouvernement devrait être suffisante pour nous motiver à moins manger et donc à payer moins d\u2019impôt.Mais j\u2019entends les hauts cris si jamais une telle loi est proposée.Je peux aussi entendre mes patients obèses m\u2019accuser d\u2019être obèsophobe.La vérité est qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un moyen de dernier recours pour sauver les obèses de maladies dégénératives qui ne devraient jamais se déclarer.Ou de la mort.Mais aux grands maux les grands moyens.Les coûts médicaux et la taille des gens augmentant de concert, le problème de l\u2019obésité est en train d\u2019échapper à notre contrôle.Et si vous n\u2019êtes pas convaincu qu\u2019il y a un problème, regardez autour de vous.Je serais intéressé à savoir ce que vous pensez de cette idée.LA MÉDECINE Dr Kenneth Walker collaboration spéciale Un double strabisme convergent requierra éventuellement une intervention chirurgicale.Identification du gène d\u2019une maladie héréditaire rare PHILIPPE COSTE Agence France-Presse, PARIS Le gène responsable d\u2019une maladie héréditaire rare mais mortelle chez les garçons \u2014 l\u2019incontinentia pigmenti \u2014 vient d\u2019être identifié par une équipe internationale et a déjà permis la mise au point d\u2019un test permettant de dépister la maladie avant la naissance.Pour les garçons, l\u2019incontinentia pigmenti est mortelle à un stade précoce du développement foetal, conduisant à un avortement spontané dès les premiers mois de la grossesse.Mais la maladie touche une fille sur 10 000.Les malades développent dès la naissance une éruption cutanée sous forme de vésicules similaires à ceux de la varicelle ou ressemblant à l\u2019herpès, et les dégâts subis par les cellules cutanées peuvent déclencher des problèmes de pigmentation conduisant à l\u2019apparition de larges marbrures.Le gène défectueux peut aussi entraîner une chute des cheveux, une absence de dents, des défauts de la vision, voire une cécité totale, des convulsions et des attaques cérébrales.Et, dans un tiers des cas, les enfants souffrent aussi de retard mental.Les médecins disposent de traitements permettant de lutter contre les symptômes dermatologiques de la maladie, mais la variété des signes cliniques rend difficile son diagnostic.« S\u2019il n\u2019y a pas de précédent de la maladie dans une famille, l\u2019incontinentia pigmenti peut être prise à tort pour tout autre chose, un herpès, une varicelle ou une maladie du sang comme la septicémie », a indiqué Mme Asmae Smahi, principal auteur de ce travail et généticienne dans l\u2019unité de recherche de l\u2019INSERM sur les handicaps génétiques de l\u2019enfant à l\u2019hôpital Necker, à Paris.C\u2019est en étudiant 150 familles dont un membre au moins était touché par cette affection que les chercheurs français, britanniques, allemands, italiens et américains ont pu identifier sa cause : un défaut sur un gène baptisé NEMO et localisé sur le chromosome X dont les filles possèdent deux exemplaires et les garçons un seul.Chez les filles, la présence du second chromosome X possédant une copie normale du gène permet à ces enfants de survivre.Au contraire, les garçons, qui ne possèdent qu\u2019un seul exemplaire du chromosome X, ne sont pas protégés.« Nous savons qu\u2019environ 70 à 80 % des femmes touchées qui ont été étudiées présentent une même altération du gène NEMO et il est maintenant possible, par amplification génique, de repérer le gène défecteux avant la naissance de l\u2019enfant », a précisé Mme Smahi.Mais ces travaux \u2014 dont les résultats viennent d\u2019être publiés dans la revue scientifique britannique Nature \u2014 vont aussi pouvoir servir de modèle pour d\u2019autres maladies humaines, espèrent les auteurs de ces recherches.Le gène incriminé dans cette maladie est en effet connu pour activer des voies cellulaires impliquées dans la croissance, les réponses immunitaires et inflammatoires ainsi que d\u2019autres fonctions de l\u2019organisme.En étudiant ces fonctions, les scientifiques pensent pouvoir cerner les processus biologiques contrôlés par ce gène et comprendre comment son dysfonctionnement déclenche les manifestations cliniques de la maladie.2865303 12e TOURNOI DE GOLF «À COEUR OUVERT» Sous la présidence d\u2019honneur de monsieur Émile «Butch» Bouchard, ancien capitaine du Canadien, la 12e édition du tournoi de golf «À COEUR OUVERT» aura lieu le 13 juin 2000, au Club de golf La Vallée des Forts.Pour réservation : (514) 335-0124 2864134 2865669 La Presse 4 juin 2000 Pages C6-C10 manquantes 7LP1101C0604 C11 DIMANCHE 7LP1101C0604 ZALLCALL 67 01:01:02 06/04/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 C 11 INDEX DES DÉCÈS BERTRAND (Oligny), Isabelle Montréal BRISEBOIS, Rhéaume Lac Brôme CHABOT, Marie Ange (Joseph) DELORME, Raymond Montréal DOMACHEVSKY (Nakas), Nellie Montréal LAMY (TREMBLAY), Elmire MAILHOT, Soeur Rachel, SSA Lachine MASSI, Ido MONGEON (Hévey-C.), Luce PHANEUF (Robitaille), Simone Ste-Thérèse MAILHOT, Soeur Rachel, SSA (Soeur Marie d\u2019Agréda, SSA) À la Maison mère des Soeurs de Sainte- Anne, le 31 mai 2000, à l\u2019âge de 91 ans, est décédée Rachel Mailhot, fille de feu Hormidas et de feu Eugénie Marsan.Elle a fait sa profession le 24 juillet 1932.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil Mme Gemma Mailhot, Mme Jeanne d\u2019Arc Mailhot, M.Maurice Mailhot, M.André Mailhot et de nombreux parents et amis.Exposée à la: Maison mère des Soeurs de Sainte-Anne 1950, rue Provost, Lachine Entrée du salon mortuaire: 745, avenue Esther-Blondin Heures des visites: le dimanche 4 juin de 14 à 17 h et de 19 à 21 h30.Les funérailles seront célébrées le lundi 5 juin à 13 h 30 en la chapelle de la Maison mère.Inhumation au cimetière de la congrégation des Soeurs de Sainte-Anne.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Directeurs des pompes funèbres: Alfred Dallaire inc.MASSI, Ido À l\u2019hôpital Général de Montréal, le mercredi 31 mai 2000, à l\u2019âge de 83 ans, est décédé Ido Massi, époux de Rita Cecchini.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses fils Carlo (Alessandra) et Raymond (Eleanor) et ses cinq petits-enfants, Bradley, Adriana, Cristina, Pamela et Amanda.La famille recevra les condoléances le dimanche 4 juin de 14 à 17 h et de 19 à 22 h au Complexe funéraire Alfred Dallaire inc.7200, boul.Newman, LaSalle (514) 270-3111 Les funérailles auront lieu le lundi 5 juin à 11 h en l\u2019église St-Jean-Bosco, 2510, rue Springland, (Ville-Émard) et seront suivies par l\u2019enterrement au cimetière Notre-Damedes- Neiges.Au lieu de fleurs, des dons seraient vivement appréciés au Fonds de Bienfaiteurs de la CIBPA, 6020, Jean- Talon Est, bureau 830, Montréal, Québec, H1S 3B1, (514-254-4929) qui verra à la création d\u2019une bourse d\u2019études permanente commémorative au nom de Ido Massi, un affectueux et magnifique mari, père, beaupère et grand-père.MONGEON (Hévey-Chartrand), Luce 1906 - 2000 Au Pavillon Louvain, le 1er juin 2000, à l\u2019âge de 94 ans, est décédée Luce Hévey, épouse de feu Dr Léo Mongeon.Elle laisse dans le deuil ses filles Louise (Hervé Lenclud) et Lina (André Girard) ainsi que ses petits-enfants Luc, Martine, Félix et Mathieu, également neveux, nièces et amis.Elle aimait la vie les voyages, les cartes, la société.Elle s\u2019est éteinte sereinement.Elle a reçu des soins exceptionnels au Pavillon Louvain.Merci à toute l\u2019équipe! La famille recevra les condoléances au Salon funéraire Alfred Dallaire 1120 Jean-Talon Est, Montréal le dimanche 4 juin de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Le service aura lieu à l\u2019église Saint- Nicolas d\u2019Ahuntsic le lundi 5 juin à 11 h.Parents et amis peuvent faire parvenir leurs dons à la Société canadienne du cancer.Prière de ne pas envoyer de fleurs.PHANEUF (Robitaille), Simone 1912 - 2000 À Ste-Thérèse, le 2 juin 2000, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Mme Simone Robitaille, épouse de feu M.Albert Phaneuf (Maurice Dela).Elle laisse dans le deuil ses enfants Renée (Claude Bariteau) et Claude (Micheline Caron), six petits-enfants François, Christine, Valérie, Patrice, Frédéric et Marc- André, sa soeur Marguerite ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, parents et amis.Selon ses volontés, elle ne sera pas exposée.Elle fut confiée au Complexe funéraire Goyer Ltée 57, rue Turgeon, Ste-Thérèse Une service religieux en présence des cendres aura lieu le mardi 6 juin à 10 h en l\u2019église mère de Ste-Thérèse.La famille sera présente à l\u2019église à 9 h 30 pour recevoir les condoléances.DÉCÈS BERTRAND (Oligny), Isabelle 1903 - 2000 À Montréal, le 1er juin 2000, est décédée Mme Isabelle Oligny, épouse de feu Paul J.Bertrand.Elle laisse ses enfants: Me Robert J.Bertrand, c.r.(Diane Blanchard), Me Lucille Bertrand, notaire, (Jacques F.Brunelle, ing.) et Michel J.Bertrand, ing., professeur à Polytechnique (Denise Carrier); ses petits-enfants Anne-marie (Benoit Hudon), Jean-François (Helen Collier), Michel (Nathaly Rayneault), Marie-Eve, Charles et Pierre; ses arrière-petits-enfants Marie-Camille, Béatrice, Pamela, Antoine et Mathieu.Également son beau-frère Roger Bertrand (Marguerite) ainsi que ses neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire Urgel Bourgie 4848, Papineau, Montréal Les funérailles auront lieu le lundi 5 juin 2000 à 10 h 30 en l\u2019église St-Stanislas de Kostka et de là au cimetière Le Repos St- François d\u2019Assise.Parents et amis sont priés d\u2019y assister sans autre invitation.Heures de visite: samedi et dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h.Lundi dès 9 h.BRISEBOIS, Rhéaume À Ville de Lac Brôme, le 31 mai 2000, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé Rhéaume Brisebois, époux de Louise Laviolette.Outre son épouse, il laisse dans le deuil sa mère Stella Brisebois (feu Albert), ses enfants Liette (William) et René (Dominique), ses deux petites-filles Emilou et Colette, ses frères Maurice (c.s.v.), Ronald (Yolande), Denis (Micheline) et sa soeur Solange (Yvon), ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces, autres parents et amis.Selon ses volontés, il ne sera pas exposé.Les funérailles auront lieu le lundi 5 juin à 11 h en l\u2019église St-Viateur d\u2019Outremont (183 Bloomfield).La famille y recevra les condoléances à compter de 10 h.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Brôme Missisquoi Perkins (950, rue Principale, Cowansville, Qc, J2K 1K3) seraient appréciés.Direction: Alfred Dallaire inc.CHABOT, Marie Ange (née Joseph) À l\u2019hôpital St-Joseph de Lachine, le 29 mai 2000, à l\u2019âge de 75 ans, est décédée Mme Marie Ange Joseph, épouse bien-aimée de Guy Chabot.Une messe commémorative sera célébrée le lundi 26 juin à 8 h AM à l\u2019église Notre-Dame de Lourdes.Direction Collins Clarke MacGillivray White DELORME, Raymond 1923 - 2000 À Montréal, le 2 juin 2000, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé Raymond Delorme, époux de feu Jacqueline Boulais.Il laisse dans le deuil ses enfants: André (Denise), Suzanne (Gilles), Ginette (Michel) et Danielle (Alain), ses sept petits-enfants, sa soeur Mignonne, son frère Philippe, ses neveux et nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances au Complexe funéraire St-François d\u2019Assise Urgel Bourgie 6700, Beaubien Est, Montréal Les funérailles auront lieu le lundi 5 juin à 11 h en l\u2019église St-Fabien, 6455 de Renty (angle Langelier), Montréal.Heures de visite: dimanche de 14 à 17 h et de 19 à 22 h et lundi dès 9 h 30.DOMACHEVSKY (Nakas), Nellie 1919 - 2000 À Montréal, le 2 juin 2000, à l\u2019âge de 80 ans, est décédée madame Nellie Nakas, veuve de monsieur Charles Domanevsky.Elle laisse dans le deuil ses enfants Ronald et Robert (Caroline Di Marzo), ses petitsenfants Ann et Sophie ainsi que d\u2019autres parents et amis.Elle sera exposée au Salon funéraire Alfred Dallaire inc.3254, Bellechasse, Montréal le dimanche 4 juin de 14 à 17 h et de 19 à 22 h, le lundi 5 juin dès 8 h.Le service religieux aura lieu le 5 juin à 10 h 30 en l\u2019église St-Casimir, 3426 Parthenais et de là au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Au lieu de fleurs, des dons à l\u2019Association canadienne du diabète ou à l\u2019hôpital Royal Victoria seraient appréciés.LAMY (TREMBLAY), Elmire 1915 - 2000 Entourée de l\u2019amour des siens jusqu\u2019à son dernier souffle, à l\u2019âge de 85 ans, est décédée le 2 juin 2000 au Manoir l\u2019Âge d\u2019Or, Dame Elmire Lamy, née Tremblay, veuve de feu Gérard A.Lamy.Elle laisse dans le deuil ses enfants, André Lamy (Claire-Marie Noël), Nicole Lamy (Daniel Brisson) et Michel Lamy (Marie-Josée Beauvais), ses petits-fils Étienne, Guillaume, Hugo et Camil ainsi que plusieurs frères et sa soeur, neveux et nièces et de nombreux amis.Selon ses volontés, la défunte ne sera exposée qu\u2019un soir, le lundi 5 juin 2000, à compter de 18 h au salon funéraire Magnus Poirier inc.6520 rue Saint-Denis (près Beaubien), Montréal Un service religieux en l\u2019église Notre-Damede- la-Salette, 3535 avenue du Parc (près Sherbrooke), Montréal, sera tenu à 10 h 30 le mardi 6 juin.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Elle vous prie de plutôt faire un don à l\u2019organisme Les Petits frères des pauvres (514-527-8653).PHOTOS REUTER À gauche, tête d\u2019un pharaon non encore identifié taillé dans un bloc de diorite.À droite, tête en marbre blanc du dieu Sérapis qui appartient à la mythologie gréco-égyptienne.La richesse des cités pharaoniques n\u2019était pas que légende Associated Press ALEXANDRIE, Égypte Maisons, temples, infrastructures portuaires ou encore statues colossal e s .Après deux ans d\u2019explorations sous-marines menées sous la direction d\u2019un Français, c\u2019est tout un monde vieux de 2500 ans d\u2019histoire, celui de prestigieuses cités construites du temps des pharaons, qui vient d\u2019être découvert en mer Méditerranée.Des archéologues ont annoncé hier avoir retrouvé les ruines de villes dont la splendeur était seulement connue jusqu\u2019à présent à travers des tragédies grecques, des récits de voyage comme celui du géographe grec Strabo ou des légendes.Au nombre des découvertes étonnantes réalisées aux endroits où se trouvaient autrefois les villes d\u2019Héraklion, Canope et Ménouthis, des maisons remarquablement préservées, des temples et des statues témoignent de la vie de luxe des habitants de ces cités englouties.C\u2019est la première fois que l\u2019on retrouve des preuves de l\u2019existence de ces villes perdues, célèbres non seulement pour leurs richesses artistiques mais aussi pour leurs nombreux temples élevés en l\u2019honneur des dieux Isis, Sérapis et Osiris, qui avaient fait de la région un important lieu de pèlerinage.« Il s\u2019agit de la découverte la plus excitante de l\u2019histoire de l\u2019archéologie sous-marine », n\u2019a pas hésité à déclarer Gaballa Ali Gaballa, secrétaire général du Conseil suprême égyptien des antiquités.L\u2019archéologie sous-marine « va être notre stratégie pour le XXIe siècle ».Les découvertes au large de la ville d\u2019Alexandrie, en Égypte, ont été effectuées à l\u2019issue de deux ans d\u2019explorations menées par une équipe internationale sous la direction de l\u2019archéologue français Franck Goddio, à l\u2019aide d\u2019un éventail de technologie modernes.Les archéologues ont notamment mis au jour les ruines de la ville engloutie d\u2019Héraklion, autrefois cité portuaire au commerce florissant qui perdit de son importance économique après la construction d\u2019Alexandrie, et fut probablement détruite par un tremblement de terre.« Nous avons une ville intacte, gelée dans le temps », a déclaré Franck Goddio.Au cours d\u2019une conférence de presse, les journalistes ont pu avoir un aperçu de ces découvertes, grâce à la diffusion d\u2019un film.Certains des trésors étaient également exposés, comme la tête d\u2019un pharaon en basalte, un buste du dieu Sérapis et une statue en granit noir, sans tête, de la déesse Isis.D\u2019après M.Gaballa, ces villes \u2014 probablement construites au temps des pharaons au VIIe ou au VIe siècle avant Jésus-Christ- seront laissées en l\u2019état, en Méditerranée, et seules de petites pièces seront remontées à la surface pour être exposées dans des musées.L\u2019archéologue français Franck Goddio admire une statue vieille de 1200 ans représentant la déesse grecque Isis récupérée du fond de la mer ainsi que de nombreux autres artefacts précieux.REMERCIEMENTS HOECHSTETTER, Dr Florence Suite au sécès du Dr Florence Hoechstetter, son frère, M.Jacques Hoechstetter et son épouse, Denise de La Principauté d\u2019Andorre; son cousin, M.Marc Hoechstetter et son épouse, Déborah ainsi que leurs enfants, Alexandre et Maryssa, du Massachuset, É.U.; sa tante, Mme Sonia Smith et son époux, le poète, M.William J.Smith, E.U.; son filleul, Arnaud Desbiens; et sa filleule, Régine Fortin; ses amis proches: Yolaine Sauvageau et Clément Fortin d\u2019Amos, désirent remercier du fond du coeur tous ceux qui lui ont rendu un dernier hommage lors de son décès survenu le 17 mai 2000.Nous avons été très touchés par toutes les marques de sympathie et nous vous transmettons nos plus sincères remerciements.Tête en pierre photographiée au fond de la mer où elle a été recueillie par les plongeursarchéologues.Missing files that are needed to complete this page: 7LP1201C0604 c12 dimanche 4 juin 7LP1201C0604 ZALLCALL 67 00:58:49 06/04/00 B C 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 JUIN 2000 Il y a des limites au bruit Le Bureau du médiateur de la Ville de Montréal a été mis en place par l\u2019administration municipale afin de venir en aide de façon indépendante aux citoyens qui s\u2019estiment lésés par une décision de la Ville ou qui considèrent que leur dossier n\u2019a pas été traité avec l\u2019équité, la courtoisie et la diligence nécessaires.À toutes les deux semaines, La Presse relate dans cette chronique un exemple de cas réglé par le Médiateur, M.Maurice Beauchamp, dont la solution pourrait être utile à d\u2019autres citoyens dans la même situation.Détenteurs de points aériens: patience et flexibilité.La transformation d\u2019anciennes usines désaffectées en appartements modernes redonne vie à des quartiers abandonnés depuis longtemps.Elle permet aussi aux architectes de libérer leur créativité et aux acheteurs d\u2019acquérir des logements aménagés de façon originale.Ces projets étant situés par définition au coeur d\u2019anciennes zones industrielles, la Ville doit modifier le zonage pour y autoriser l\u2019habitation.Mais qu\u2019advient-il du propriétaire qui achète le logement situé à la périphérie du nouveau secteur d\u2019habitation ainsi créé, alors que la zone industrielle reprend ses droits immédiatement de l\u2019autre côté de sa rue ?Que se passe-t-il si l\u2019usine qui est là de plein droit depuis des années émet un bruit incessant ou dégage des odeurs nauséabondes juste en face des fenêtres du nouveau propriétaire ?De façon générale, les entreprises incriminées étaient installées là bien avant que le nouveau Règlement d\u2019urbanisme vienne encadrer et modifier les usages permis dans leur secteur.Elles bénéficient donc habituellement de droits acquis.C\u2019est pourquoi il est généralement vain d\u2019exiger qu\u2019elles cessent leurs activités, surtout si elles ont été exploitées sans interruption depuis leur création.Cependant, ces droits acquis ne les dispensent pas de se conformer à la réglementation de la Ville de Montréal en ce qui concerne le bruit ni à celle de la CUM pour les émanations polluantes.Le conseil du Médiateur La Ville de Montréal doit veiller à l\u2019application de ses règlements sur l\u2019ensemble de son territoire.Si vous pensez que l\u2019industrie voisine dépasse les limites acceptables de bruit et si une communication formelle avec les gérants de l\u2019entreprise n\u2019a pas permis de régler le problème, vous pouvez téléphoner au numéro 872-3181 ou vous rendre dans un Bureau Accès- Montréal et déposer une plainte.Elle sera acheminée à qui de droit et, lorsque cela sera justifié, une étude acoustique sera effectuée par des agents de contrôle du bruit afin d\u2019évaluer l\u2019impact sur le voisinage.Vous serez informé des résultats des tests effectués.Si le niveau sonore enregistré dépasse la limite fixée par ordonnance, le service responsable demandera à l\u2019entreprise de prendre les mesures qui s\u2019imposent et, au besoin, s\u2019entendra avec elle sur un échéancier des travaux qui devront être effectués.Si nécessaire, le Bureau du Médiateur pourra vous aider.Les émanations atmosphériques, quant à elles, relèvent de la CUM.Dans ce cas, il convient donc de communiquer avec le Service de l\u2019environnement, Division de l\u2019assainissement de l\u2019air et de l\u2019eau, au 827, boul.Crémazie Est, bureau 302, Montréal, (Qué) H2M 2T8 Téléphone : 280-4318 NADINE FILION collaboration spéciale Vous avez accumulé suffisamment de milles Aéroplan pour vous offrir un voyage sur les ailes d\u2019Air Canada cet été ?En composant le numéro du service des réservations, armez-vous de patience : avant de discuter avec un agent, vous attendrez longuement en ligne.Pour probablement découvrir qu\u2019il n\u2019y a plus de siège libre pour la destination de votre choix.Pour l\u2019instant, 300 000 sièges alloués aux détenteurs de milles Aéroplan sont encore disponibles pour la saison estivale.Il faut cependant mettre une croix sur bon nombre de destinations, telles le Royaume-Uni, Vancouver et Calgary (en partance de Montréal).Air Canada consacre en moyenne 10 % de ses sièges à des membres Aéroplan.En moyenne ; parce qu\u2019au temps des Fêtes, Hawaii, il faut oublier.Même chose pour la Floride lors des vacances scolaires de février.Entre autres.Chaque année, près d\u2019un million de primes-voyage (2700 par jour !) sont octroyées à l\u2019un ou à l\u2019autre des 4,5 millions de membres Aéroplan.C\u2019est dire à quel point il faut s\u2019y prendre à l\u2019avance \u2014 huit mois, voire un an idéalement \u2014 afin d\u2019obtenir son premier choix.Et encore là, rien n\u2019est garanti.L\u2019ABC de la bonne réservation sur milles exige de la flexibilité.« Choisissez plusieurs destinations et proposez plusieurs dates, recommande Nicole Couture-Simard, porte-parole d\u2019Air Canada.Ou mieux, demandez ce qui est disponible et faites votre choix.» La famille Amyot ajoute : « Soyez persévérants.» À la recherche d\u2019un seul siège pour Orlando l\u2019hiver dernier, elle était disposée à réserver n\u2019importe quand entre fin janvier et début avril.Il lui a fallu insister.Et elle ne s\u2019est pas gênée pour le faire, sachant « qu\u2019on peut se faire dire non à plusieurs reprises » avant de finalement obtenir gain de cause.Intégration difficile L\u2019annonce de la fusion Air Canada/Canadien a provoqué un branle-bas d\u2019intégration au sein des deux compagnies aériennes.Depuis le 3 avril, les membres Aéroplan peuvent utiliser leurs milles pour un vol de Canadien et vice-versa \u2014 sans pour autant pouvoir combiner, du moins pas encore, les deux types de points dans une seule réservation.Le hic : les systèmes de réservations d\u2019Air Canada et de Canadien ne seront pas compatibles avant l\u2019automne, voire l\u2019hiver prochain.Les agents doivent donc communiquer entre eux par téléphone afin de s\u2019échanger les informations nécessaires.Avec pour conséquence des moments d\u2019attente qui s\u2019étirent sur plus d\u2019une heure pour le client au bout de la ligne.Afin de remédier à la situation, Air Canada ajoutera 250 agents à ses centres d\u2019appels d\u2019ici quelques semaines.Mme Couture-Simard, qui admet qu\u2019actuellement, les « délais ne sont pas raisonnables », suggère aux clients de se tourner vers le www.aircanada.ca.Avec un minimum de 13 500 points et un numéro d\u2019identification personnel (NIP) en poche, un membre Aéroplan peut faire sur le Net toutes les étapes d\u2019une réservation.mais devra confirmer cette dernière en composant un numéro de téléphone (secret, donc moins achalandé !) qui lui est dévoilé à l\u2019écran en fin de « transaction ».Un avenir sans milles ?Si les milles d\u2019Aéroplan peuvent être utilisés sur les ailes d\u2019Air Canada et des membres de Star Alliance (notamment Lufthansa et United Airlines), ceux du programme Canadien Plus ont perdu quelques-uns de leurs avantages.En effet, la compagnie aérienne a quitté les rangs, jeudi dernier, du regroupement d\u2019Oneworld (composé entre autres de British Airways).Qui plus est, l\u2019entente avec American Express a été annulée à la fin avril, laissant des membres incapables, pour le moment, d\u2019utiliser leurs points lors d\u2019une réservation.C\u2019est à se demander quel est l\u2019avenir des programmes de fidélisation dans un ciel canadien où ne plane qu\u2019une seule compagnie aérienne nationale d\u2019importance.Mais les amateurs de milles n\u2019ont vraisemblablement pas à s\u2019inquiéter : « Nous opérons à l\u2019échelle mondiale, rappelle la porte-parole d\u2019Air Canada.Et les points sont pour nous une façon de demeurer concurrentiels.Tant que les clients vont attendre un programme de fidélisation, le nôtre ne disparaîtra pas.» Soulignons que 30 % du chiffre d\u2019affaires d\u2019Air Canada proviennent de la clientèle américaine.Plaintes entendues Au cours des dernières semaines, l\u2019Association des consommateurs du Canada a reçu de nombreux appels provenant de membres de programmes de fidélisation insatisfaits des services rendus.« La plupart des appels concernent des clients mécontents du temps d\u2019attente au téléphone », mentionne Jenny Hillard, porte-parole de l\u2019organisme qui a pignon sur rue à Ottawa.L\u2019Association n\u2019entend pas faire du « cas par cas », mais regroupe plutôt les plaintes en un seul et unique dossier qui lui permettra d\u2019élaborer des recommandations, qu\u2019elle présentera éventuellement à Industrie Canada, Transports Canada et les transporteurs aériens concernés.Par contre, l\u2019Office des transports du Canada (OTC), tribunal administratif pour tout ce qui est aérien, maritime et ferroviaire, donne suite à chacune des plaintes qu\u2019il reçoit (une seule en 1999 et quatre depuis le début de l\u2019année).Soulignons que l\u2019OTC est en mesure d\u2019obliger un transporteur à rectifier le tir s\u2019il ne respecte pas son contrat.Les membres d\u2019un programme aérien de fidélisation qui souhaitent se plaindre peuvent le faire auprès de l\u2019Office des transports du Canada, au 1-888-222-2592.L\u2019organisme soutient donner suite à toute plainte recevable en deçà de 120 jours.L\u2019assurance hypothécaire: un achat inutile?ISABELLE RIVEST collaboration spéciale V o u s a v e z acheté une maison et pris une assurance hypothécaire.Si vous croyez pouvoir dormir sur vos deux oreilles, d é t r o m p e z - vous ! On pourrait très bien refuser votre réclamation même si vous acquittez scrupuleusement vos primes depuis des années.Élizabeth (nom fictif), une jeune femme de 27 ans, vient de l\u2019apprendre à ses dépens.Il y a trois ans, son conjoint Martin (nom fictif) et elle sont devenus les heureux propriétaires d\u2019une maison à Saint-Jovite, dans les Laurentides.Par mesure de prévention, le jeune couple a pris une assurance- prêt.« En sortant de la caisse populaire Desjardins, nous étions sûrs que tout était en règle », raconte Élizabeth.Le destin est souvent cruel.L\u2019an dernier, Martin est mort des suites de la maladie de Hodgkin, un cancer du système lymphatique.Comme un malheur n\u2019arrive jamais seul, l\u2019Assurance vie Desjardins- Laurentienne refuse aujourd\u2019hui de dédommager Élizabeth.La raison ?Une semaine avant la signature de la police d\u2019assurance, Martin a fait une pneumonie qui l\u2019a obligé à prendre cinq jours de congé de maladie.Mais il ne l\u2019a pas signalé dans le formulaire de l\u2019assureur.Ce n\u2019est pourtant pas faute d\u2019avoir essayé.À la question « Êtes-vous un salarié qui a effectué au moins 20 heures de travail rémunéré par semaine au cours des quatre dernières semaines ?» Martin a voulu répondre « non ».L\u2019employée de la caisse populaire lui a plutôt conseillé de répondre par l\u2019affirmative.C\u2019est que cette maladie n\u2019avait rien changé à ses revenus de travail, puisqu\u2019il avait eu droit à des journées payées, a-t-elle alors expliqué au jeune couple.Mais aujourd\u2019hui, l\u2019Assurance vie Desjardins-Laurentienne estime que Martin aurait dû répondre.« non » ! « Un rapport d\u2019assurabilité aurait alors été fait », a-t-on écrit à Élizabeth.« Comme il était sous investigation médicale au moment de signer sa demande d\u2019assurance, nous l\u2019aurions refusé », a-t-on précisé dans une deuxième missive.L\u2019employée de Desjardins a-telle induit son client en erreur ?Richard Fournier, directeur principal des communications à l\u2019Assurance vie Desjardins-Laurentienne, ne le croit pas.« Cette question vise seulement à déterminer si le client est salarié ou travailleur autonome », dit-il.À son avis, l\u2019employée de la caisse populaire aurait donc bien conseillé son client.Si Martin n\u2019était pas assurable, c\u2019est plutôt qu\u2019il est mort des suites d\u2019une maladie préexistante.« Les problèmes médicaux qui ont été diagnostiqués avant de souscrire au contrat ne sont pas assurables, dit M.Fournier.Mais si Martin était mort d\u2019un accident d\u2019auto ou d\u2019une crise cardiaque, nous aurions honoré nos engagements.» Mais si Martin n\u2019était pas assurable, pourquoi ne pas le lui avoir dit au moment où il voulait acheter sa police d\u2019assurance plutôt que de le laisser payer des primes inutilement pendant trois ans ?À cause de la manière de faire des compagnies d\u2019assurances qui, au milieu des années 1990, a été amplement contestée.« Les gens remplissent un formulaire de présélection au moment de l\u2019achat, mais l\u2019enquête n\u2019est faite qu\u2019au moment de la réclamation, explique Claude Di Stasio, directrice générale de l\u2019information pour l\u2019Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes (ACCAP).Si nous agissons ainsi, c\u2019est pour pouvoir offrir de l\u2019assurance à coût abordable.» Si la compagnie finit par s\u2019apercevoir que le client n\u2019était pas assurable, elle lui remboursera ses primes.Mais pourquoi les consommateurs devraient-ils prendre une assurance hypothécaire si la moindre pneumonie peut les rendre inadmissibles ?« Il faut répondre adéquatement au.questionnaire ! » a répondu sans rire Claude Di Stasio.Elle avait aussi une suggestion, celle d\u2019acheter une sorte d\u2019 »assurance- assurance ».« Vous pouvez acheter un autre produit d\u2019assurance garanti qui vous offre une protection additionnelle », dit-elle.Et pourquoi pas aussi une assurance pour assurer cette deuxième assurance ?Pour l\u2019instant, Élizabeth, enseignante à statut précaire, ne sait pas si elle aura du travail en septembre prochain.A-t-elle des recours ?En ce moment, son dossier est en révision auprès de la commissaire aux plaintes de Desjardins.« Si elle essuie un autre refus, elle pourrait alors remettre son dossier à l\u2019ACCAP, qui offre un service de conciliation.Mais nous ne garantissons pas le résultat, dit Claude Di Stasio.Ensuite, il ne restera plus qu\u2019à prendre un avocat.» "]
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