La presse, 31 mai 2000, Cahier A
[" 3LP0101A0531 Page A1/31mai 3LP0101A0531 ZALLCALL 67 01:09:26 05/31/00 B 1 3 4 6 MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 P 116e ANNÉE, NO 218, 80 PAGES, 6 CAHIERS P 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Adieu Rocket! Plus de 100 000 personnes rendent hommage au héros disparu ALEXANDRE PRATT et MATHIAS BRUNET Au moment où s'écrivent les dernières pages de la légende de Maurice Richard, les Québécois lui ont réservé un hommage à la fois sobre et grandiose, hier, au Centre Molson.Sobre, car on n'entendait que les airs de Malher dans le sombre amphithéâtre.L'ampleur de ce dernier salut en a toutefois fait un événement grandiose.Plus de 115 000 personnes se sont relayées sans arrêt pendant une quinzaine d'heures auprès du cercueil du Rocket, décédé samedi d'une insuffisance respiratoire à l'âge de 78 ans.En fin d'après-midi, il fallait patienter plus de deux heures avant de pouvoir franchir les portes du Centre Molson.Une fois à l'intérieur, les gens étaient invités à traverser la patinoire sur toute sa longueur pour venir se recueillir près de la dépouille de Maurice Richard.Le cercueil était surplombé de deux photos géantes prises à 40 ans d'intervalle.Sur celle de gauche, on apercevait le Rocket foncer vers le filet adverse avec ses yeux de feu.Sur celle de droite, vêtu de l'uniforme rouge du Canadien, il tenait bien haut le flambeau, symbole du club pour lequel il a évolué toute sa carrière durant.La banderole de son numéro neuf qui trône habituellement au plafond du Centre Molson n'était plus qu'à quelques mètres au-dessus de lui.Le clan Richard a justement apprécié la sobriété de l'événement.« Au début de la journée, nous étions un peu inquiets, nous ne voulions pas que ça soit politisé, mais nous sommes rassurés, a confié l'agent et confident du Rocket, Jean Roy.Tout a été organisé avec beaucoup de simplicité.Je reviens d'une petite réunion avec la famille de Maurice et tous sont très satisfaits.Nous avons de sincères remerciements à transmettre au Canadien de Montréal, Pierre Boivin, Pierre Ladouceur, Donald Beauchamp, ils ont respecté les souhaits de la famille Richard, ils ont suivi le profil qu'on voulait pour ces funérailles.Le metteur en scène Denis Bouchard était impressionné.C'est lui qui avait dirigé la cérémonie de clôture du Forum et celle d'ouverture du Centre Molson.« Le Centre Molson ne sera plus jamais le même, pense-t-il.Aujourd'hui, Maurice Richard a imprégné le Voir ADIEU en A2 ARCHIVES La Presse Céline Dion «Nous avons voulu respecter le deuil de la famille Richard» ALAIN BRUNET « Dans le contexte, faire savoir aux médias que Céline a subi des traitements afin d'être enceinte, c'était déplacé.Ce n'est d'ailleurs pas encore le moment de parler de ces choses-là », a déclaré hier un René Angélil vexé que l'on ait révélé à son insu la nature des interventions chirurgicales pratiquées sur sa compagne, jeudi et dimanche derniers.Pendant que le peuple québécois pleure le Rocket, en plein deuil national, le couple Dion-Angélil estime que les nouvelles ayant trait à leurs efforts de procréation sont malvenues.Mais.« On ne pouvait pas non plus dire simplement que Céline était malade et ainsi donner aux gens l'impression que l'on se défilait en donnant une fausse raison.Nous avons parlé de ces interventions chirurgicales par respect pour la famille de Maurice Richard ; nous voulions ainsi respecter leur deuil tout en évitant l'excuse classique \u2018\u2018elle est malade'', a expliqué René Angélil, joint au téléphone.Et puisque la rumeur a déjà fait un bon bout de chemin, il confirmera que les interventions chirurgicales auxquelles Céline faisait hier allusion, étaient effectivement liées à sa fertilité.« Céline n'est pas Voir RESPECT en A2 PHOTO PC Sonia Raymond (à droite), la compagne de Maurice Richard, a éclaté en sanglots devant la dépouille du grand hockeyeur exposée hier au Centre Molson.À ses côtés se trouvait Huguette, la fille la plus âgée du Rocket.Le prix de l'essence bondit de 10 cents Le litre d'ordinaire se vend 84,9 cents, du jamais vu à Montréal Rubriques Arts et spectacles .E1 à E4 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 Bandes dessinées E5 Bridge E7 Carrières et profs.D9 à D11 Cyberpresse B7 Décès E7 Économie - Pub.-Marketing D20 Feuilleton D18 Êtes-vous observateur C6 Horoscope D17 Loteries A2, A14 Mode C1 à C4 Monde B5, B6 Mots croisés D18, S10 Mot mystère D19 Opinions B3 Petites annonces C8 - immobilier C6, C7 - marchandises D17 - emplois D17 à D19 - automobile E5, E6 - affaires D5 Politique B1, B4 Vacances/voyage C5 MÉTÉO Ciel variable Max.22 Min.10 Cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net LISA BINSSE À la grande stupeur des automobilistes, le prix de l'essence ordinaire a fait un bond de plus de 10 cents chez la plupart des détaillants hier à Montréal pour atteindre un sommet jamais vu de 84,9 cents le litre à la pompe.Cela signifie, dans le cas d'une petite voiture, quelque 3 $ à 4 $ de plus pour faire le plein.Maurice Maisonneuve, président de l'Association des services automobiles du Québec (ASA, qui défend les intérêts des détaillants indépendants), ne comprend pas pourquoi la hausse a été aussi forte.« J'ai l'impression de me faire avoir par les pétrolières.» Les pétrolières, toutefois, ont une explication pour justifier ce saut.Carol Montreuil, vice-président de la division du Québec de l'Institut canadien des produits pétroliers (ICPP), explique que le prix du pétrole brut frise à nouveau les 30 $ US le baril.Aux États- Unis, le niveau des stocks est à son plus bas depuis cinq ans.Les raffineries, dit-il, fonctionnent à pleine capacité et la demande pour l'essence est à la hausse.Plusieurs pensent toujours que les prix de l'essence demeureront élevés tout l'été.Ce n'est pas un phénomène unique au Québec.Ailleurs au Canada et aux États- Unis, les prix remontent aussi.Les stocks dans le Nord-Est américain cette année seraient de 10 à 15 % inférieurs à ceux de 1999.Cette situation a un effet direct sur le prix du gros au jour le jour à New York qui influence le prix que déboursent les détaillants à la rampe de chargement à Montréal.La hausse du prix du gros à New York découle de la hausse du cours de l'or noir et de l'incertitude quant à l'approvisionnement de l'essence pour répondre à la demande estivale.Le prix à la rampe de chargement a beaucoup augmenté depuis quelques semaines, mais en raison de la guerre de prix qui sévit dans Voir LE PRIX en A2 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Désagréable surprise pour les automobilistes hier: le prix du litre d'essence a grimpé de 10 cents.T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 8 8 8 3 0 2 - 6 2 2 1 Permis du Québec Destinations Primeurs En achetant un de ces produits vous courez la chance de gagner une Mercedes Voyagez Royalement avec JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES à partir de à partir de 1 sem.Cancun 0 $ Riviera Maya $ Puerto Vallarta $ Punta Cana $ Havane $ Bayahibe $ Puerto Plata $ Varadero $ Cayo Coco $ Cayo Guillermo $ Vols seuls Cancun 1 $ 1 sem.Varadero 2 $ Punta Cana 5 $ Boucanier 4 $ Caravelle 5 $ Carte atout 2 $ 2 repas/jour Toulouse $ 3repas/jr Lyon $ Orlando $ Fort Lauderdale $ Martinique $ Guadeloupe $ Ha.ti $ Tout inclus Forfaiits tout iincllus Paris 3LP0202A0531 Page A2/31mai 4LP0201A0525 ZALLCALL 67 01:11:10 05/31/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Adieu Rocket! ADIEU / Suite de la page A1 temple et il y sera toujours présent.Il y a maintenant une âme dans cet édifice-là.» L'ancien joueur du Canadien Stéphane Richer n'aurait manqué cette journée pour rien au monde.« J'avais un peu peur de revenir ici parce que je ne fais plus partie de la grande famille.Mais, dans le fond, rien ne pouvait m'arrêter.Quand j'ai marqué 50 buts pour la première fois, M.Richard est venu me donner une tape dans le dos.Il m'a ensuite regardé dans les yeux et j'étais intimidé, nerveux, épaté.C'était un rêve pour moi de le rencontrer.On vient malheureusement de perdre un grand modèle, parce qu'on a tous du Maurice Richard dans le sang.» Quelques personnalités des milieux sportif, artistique et politique se sont mêlées au public.Tour à tour, l'ancien premier ministre Pierre- Eliott Trudeau, le gouverneur général Adrienne Clarkson, le premier ministre Lucien Bouchard, le maire de Montréal Pierre Bourque, Stephen Bronfman, la famille Molson, le producteur Guy Cloutier, René Angélil et d'anciens joueurs de la Ligue nationale ont salué une dernière fois Maurice Richard.Le directeur général du Canadien, Réjean Houle, tenait à être sur place.Il n'a jamais joué avec le célèbre numéro 9, mais il a eu la chance de le côtoyer à plusieurs reprises au cours des 30 dernières années.« Mon père nous en parlait beaucoup.En fait, c'était son idole.Quand je suis parti de Rouyn en 1967 pour joindre les rangs du Canadien junior, Maurice est venu me serrer la main.J'aurais tant voulu que mon père soit là.Heureusement, le Rocket est venu quelque temps après dans le salon de la maison familiale.» L'ultime chapitre de la légende de Maurice Richard se déroulera ce matin.Le cortège funèbre amorcera sa procession dès 9 h 30 au coin des rues Sainte-Catherine et de la Montagne.Les funérailles nationales suivront à 10 h 30 à la basilique Notre- Dame.Maurice Richard sera mis en terre ce midi au cimetière de Saint- Laurent, en présence de sa famille et de ses amis.PHOTO PC Plusieurs n'ont pu retenir leurs larmes au moment où ils passaient devant le cercueil ouvert de celui qui fut l'idole d'un peuple.À la télé, du direct sur quatre chaînes La SRC, TVA, TQS et CBC couvriront les funérailles du Rocket SUZANNE COLPRON Même si les funérailles de Maurice Richard ne commencent qu'à 10 h 30 ce matin, les réseaux de télévision ne parleront que du Rocket dès l'ouverture des émissions.Les spéciales vont toutes commencer à 9 h.Et se terminer à midi.On couvre le départ du Centre Molson, le défilé et finalement les funérailles à la basilique Notre-Dame dans le Vieux-Montréal.Radio-Canada a confié l'animation à Bernard Derome, qui sera entouré du père Benoît Lacroix, Serge Savard, Jean Roy, Émile Genest et mon collègue Alain de Repentigny, le témoin le plus proche de Maurice Richard puisqu'il l'aidait chaque semaine à rédiger ses chroniques.TVA a Pierre Bruneau comme chef d'antenne, qui recevra, entre 9 h et 10 h 30, Lionel Duval, Ronald Corey, Bernard Boum Boum Geoffrion, Jean Béliveau, Michael Bossy, Ginette Reno, Serge Savard, Jean-Marie Pellerin et Mgr Louis Dicaire qui commentera la cérémonie.Boum Boum Geoffrion donnera une entrevue exclusive à Pierre Bruneau à 18 h 30 au TVA Édition 18 h qui sera une fois de plus prolongé jusqu'à 19 h.TQS a interrompu les vacances de son animateur vedette Jean-Luc Mongrain qui sera chef d'antenne ce matin.À 9 h comme les autres.Il sera entouré du commentateur sportif Pierre Bouchard, de l'abbé Alain Roy et de Paul Houde.RDI diffusera le reportage de Bernard Derome simultanément avec la première chaîne.LCN et RDI vont surtout parler de l'événement toute la journée.Le réseau anglais CBC \u2014 câble 13 \u2014 couvrira l'événement en direct, à compter de 9 h 30.Peter Mansbridge est chef d'antenne et son invité sera Dick Irvin.Ce soir à 20 h, Télé-Québec rediffuse Mon frère Richard, l'excellent documentaire de Carl Leblanc et Luc Cyr sur le 17 mars 1955, la journée de l'émeute au Forum à la suite de la suspension du Rocket par le président de la LNH Clarence Campbell.À 20 h, Radio-Canada et RDI rediffusent les funérailles.À 22 h, RDI rediffuse les documentaires Le Rocket et Le Chandail produits par l'ONF.Les émissions spéciales à la radio À CKAC (730), où les auditeurs étaient invités hier, sur le site Internet de la station, à répondre à la question suivante : « Le Centre Molson devrait-il être rebaptisé Centre Maurice- Richard ?», l'animateur de Bonjour Montréal, Paul Arcand, cède l'antenne dès 9 h à Mario Langlois et à Ron Fournier du service des sports.À noter également : l'émission Face à face, animée par Jean Cournoyer et Jean Lapierre, de 9 h 30 à 11 h 30, est retirée de l'horaire.Quatre reporters rendent compte du déroulement de la cérémonie religieuse durant tout l'avant-midi.De 10 h 30 à midi, Robert Fortin, de la salle des nouvelles, prend la relève, secondé par Mario Langlois et un membre du clergé.Info690 (690) présente aussi une émission spéciale à la mémoire du Rocket de 10 h à midi.Jacques Camirand et Yvon Pedneault commentent l'événement en compagnie de l'abbé Bruno Toupin, en direct de la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.Cinq reporters, au total, sont sur place, pour couvrir les funérailles, suivre le cortège funèbre et intervenir en direct au besoin.De son côté, la Première chaîne de Radio- Canada (95,1 FM) couvre les obsèques à l'intérieur de ses bulletins de nouvelles et de ses émissions, mais se refuse à retransmettre, en direct, la cérémonie religieuse.« J'ai tiré un trait sur la couverture des cérémonies religieuses », explique Alain Saulnier, directeur de l'information.« C'est un bel événement pour la télévision, mais l'expérience du cardinal Léger et de Jean Drapeau a prouvé que c'est de l'antiradio.Par contre, on prévoit couvrir tout ce qui entoure les funérailles.» Quatre journalistes sont sur place pour recueillir des témoignages, intervenir dans les émissions prévues à l'horaire et produire des reportages.À partir de 9 h, les bulletins de nouvelles sont prolongés, passant de cinq à une dizaine de minutes.« On va desservir les stations hors Québec, souligne Alain Saulnier.Nos journalistes vont pouvoir intervenir dans leurs émissions parce que c'est un événement national.» À Montréal, des interventions sont prévues dans les émissions du matin, C'est bien meilleur le matin, Indicatif présent et Par les temps qui courent.Le bulletin de midi est aussi prolongé.L'émission Midi-15 pourrait aborder le sujet si l'événement se prolonge au-delà de midi.«Nous avons voulu respecter le deuil de la famille Richard» RESPECT / Suite de la page A1 enceinte », a-t-il tenu à souligner, avant d'ajouter : « On saura le 10 juin si elle l'est.On espère qu'il en sera ainsi.Mais, en ce moment, on ne veut pas donner de détails supplémentaires.On le fera au début de la semaine prochaine.» L'imprésario confirmera également qu'on avait d'abord fait appel à Céline Dion afin qu'elle puisse chanter aux funérailles du Rocket.« Aldo Gianpaolo, du Centre Molson, avait été délégué pour m'appeler et faire la demande de la part de la famille Richard.Malheureusement, Céline ne pouvait pas remettre l'intervention chirurgicale », explique Angélil.Le prix de l'essence bondit de 10 cents LE PRIX / Suite de la page A1 la région métropolitaine, le prix à la pompe n'a pas suivi.Jusqu'à hier, les détaillants vendaient l'essence ordinaire presque au niveau du prix plancher déterminé par la Régie de l'énergie du Québec.Aucun détaillant ne peut vendre à un prix inférieur au prix plancher (prix du gros plus le coût du transport et les taxes).Certains auraient transgressé cette règle.À Montréal, la marge bénéficiaire normale oscille entre six à sept cents le litre.« Malheureusement, dit M.Montreuil, la hausse ramène les prix de l'essence où ils devraient être à Montréal.» Par ailleurs, selon l'agence Reuters, Ali Rodriguez, président de l'OPEP (l'organisation des pays exportateurs), a déclaré à Caracas, que l'organisation augmenterait sa production si les cours du pétrole restent à leurs niveaux actuels.« Il y a déjà eu dix jours consécutifs audessus de 28 $US et si cela se poursuit de manière permanente, le mécanisme de correction au marché sera automatiquement mis en marche avec une augmentation de la production », a déclaré M.Rodriguez, ministre vénézuélien de l'Énergie.En mars, l'OPEP s'était entendue sur un objectif de bande de fluctuation des cours entre 22 $US et 28 $US le baril à l'exportation, avec la possibilité d'augmenter ou de diminuer les exportations de 500 000 barils par jour si la moyenne sur 20 jours sortait de la fourchette.M.Rodriguez a indiqué qu'il s'entretiendrait avec le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naimi, à Ryad, avant la prochaine réunion de l'OPEP le 21 juin à Vienne.QUOI FAIRE Précision Les descendants Boulanger sont invités par leur association à participer à des activités au Village d'Antan, le dimanche 4 juin à Drummondville, et non les descendants Bélanger tel que publié lundi 29 mai, dans la rubrique Quoi faire cette semaine à la page C19 sous la section Retrouvailles.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de 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rue Joseph, de 14 h à 20 h.Objectif: 225 donneurs; n à Stanstead: The Stanstead Journal, école Sunny Side, 100, rue Principale, de 15 h à 20 h.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Virée coréenne La communauté coréenne est plutôt discrète à Montréal.On l'associe plus souvent au réseau de dépanneurs qu'à la grande culture asiatique.Pourtant, ce sont des Coréens, bien souvent, qui font la cuisine dans les bars sushi, dit Mitsiko Miller qui nous propose une virée particulière où l'on pourra découvrir l'art contemporain coréen, boire un thé au Bleu Caramel, manger un régal de kimchi dévastateur et faire un marché très épicé dans Notre-Dame-de-Grâce.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Trouvez-vous excessive l'augmentation de 10 cents du prix du litre d'essence?Êtes-vous surpris par la décision du gouvernement fédéral de détruire Big Brother, son mégafichier de renseignements personnels?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 57 % Non: 43 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 3LP0302A0531 a3 Rocket-mardi 3LP0301A0531 ZALLCALL 67 01:10:57 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 R A 3 PHOTO REUTERS Des milliers de personnes au Centre Molson Pour s'approcher de la dépouille de Maurice Richard, les Montréalais ont fait la queue hier à l'intérieur et à l'extérieur du Centre Molson.Sobriété pour les funérailles Au moins 1000 places réservées au public à la basilique aujourd'hui MARIE-CLAUDE GIRARD Ni drapeaux ni tonnes de fleurs ni écusson ou chandails du Tricolore.Les funérailles nationales de Maurice Richard auront lieu dans la sobriété à la basilique Notre- Dame, en présence d'un nombre important de personnalités du monde politique et sportif.Au moins 1000 places seront réservées au grand public, a indiqué hier le directeur général de la fabrique de la paroisse Notre-Dame, Yoland Tremblay.Un chiffre que ne pouvait confirmer hier en fin de journée Pierre Ladouceur, vice-président marketing du Canadien, qui a pris en charge l'événement.Les jubés, qui comptent 1500 places, devraient donc être remplis en partie par le public.Huit anciens coéquipiers du Rocket porteront le cercueil : Émile Bouchard, Elmer Lach, Kenny Mosdel, Kenny Reardon, qui ont joué avec lui dans les années 40 ; son frère Henri Richard, Dickie Moore, Gerry Mc Neil et Jean Béliveau, qui l'ont côtoyé dans les années 50.M.Béliveau est lui-même aux prises avec un cancer.Le protocole ne suivra pas l'ordre de préséance de Québec ou d'Ottawa, explique M.Tremblay.« Compte tenu que cela ne se veut pas une cérémonie politique, ce ne sera peut-être pas toujours \u2018 protocolaire '.» À propos de la sobriété du décor, il ajoute : « On n'a pas besoin de décoration.La basilique en elle-même est une décoration.» Les seules fleurs seront posées sur le cercueil.À la suite d'échanges avec les services du protocole d'Ottawa et de Québec ainsi qu'avec la famille et la basilique Notre-Dame, le club Canadien a établi sa propre formule qui devait encore être précisée hier soir, selon M.Ladouceur.La famille de Maurice Richard occupera la place d'honneur.Entre 150 et 200 parents et amis intimes devraient assister à la cérémonie.Suivront le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, de même que le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale, Jean Charest.Dans les premières rangées aussi, le maire de Montréal, Pierre Bourque.Derrière, on retrouvera tous les joueurs de l'équipe actuelle et d'anciens joueurs, capitaines, entraîneurs- chefs et dirigeants du Canadien.Une dizaine d'autobus ont été réservés pour transporter les représentants du Canadien du Centre Molson à la basilique Notre-Dame.Des sièges ont aussi été réservée près des joueurs de hockey pour les journalistes sportifs qui ne couvriront pas l'événement.Finalement, une section a été réservée aux médias.Près de 800 personnes avaient confirmé leur présence hier.Les 2600 à 3000 places de la basilique risquent d'être vite occupées.Sur le parvis de l'église Notre-Dame, un écran géant et des hauts parleurs retransmettront la cérémonie.Une cinquantaine d'élus, dont une quinzaine de ministres québécois, huit ministres fédéraux, deux sénateurs et une vingtaine de députés fédéraux, avaient confirmé leur présence hier après-midi.D'anciens premiers ministres, Brian Mulroney et Jacques Parizeau, assisteront à la cérémonie.Le conseil municipal de Montréal et la Communauté urbaine seront également représentés.Un cortège funèbre de sept ou huit limousines partira de l'angle Sainte-Catherine / De La Montagne à 9 h 30 pour se rendre peu avant 10 h 30 à la basilique Notre-Dame.Il empruntera la rue Sainte-Catherine jusqu'à la rue Saint-Denis.De là, il descendra jusqu'à la rue Notre- Dame pour se rendre à l'église.Le disparu sera accueilli par le curé de la paroisse, Mgr Yvon Bigras.Un bon nombre de prêtres ont demandé à assister à la messe qui sera célébrée par le cardinal Jean- Claude Turcotte.Une soixantaine de proches du disparus suivront la dépouille.L'installation des caméras de télévision a été faite avec soin, de façon à ce que les proches puissent se recueillir dans une relative intimité, explique M.Tremblay.Radio- Canada, qui capte la cérémonie pour les autres réseaux, a eu pour consigne d'éviter les plans trop rapprochés.De nombreux techniciens s'affairaient hier après-midi à monter sur la place d'Armes une estrade pour les équipes de télévision.Autour de la basilique, on déroulait des kilomètres de fils électriques.« Il n'y a plus d'électricité de disponible à l'intérieur », note Claude Giroux, un des quatre directeurs de site de Radio-Canada.Une génératrice de CBC devait venir prêter main forte en soirée.L'écran géant, utilisé lors des spectacles de Céline Dion, sera alimenté par une double génératrice.Sitôt les funérailles terminées, il retournera aux États-Unis pour un spectacle de Diana Ross.Rivalité avec Céline?Oubliez-ça, dit Ginette ALAIN BRUNET Puisque Céline Dion a décliné l'offre de chanter aux funérailles du Rocket pour les raisons qu'on connaît, d'aucuns pensent que Ginette Reno aurait pu s'offusquer qu'on la recrute en deuxième lieu.Avant même qu'on en fasse allusion au bout du fil, la chanteuse éclipse tout soupçon quant à sa possible frustration de jouer les seconds violons.« On ne cesse de me demander si ça me fait quelque chose qu'on ait appelé Céline avant moi.Ben non ! Je suis un bon numéro 2 et si je fais ce que j'ai à faire, ce sera parfaitement correct.» Parfaitement correct pour le numéro 9, est-on tenté d'ajouter.La chanteuse populaire sait bien que le Rocket n'aurait pas toléré la moindre friction entre ses artistes préférées.Dans ce contexte, à tout le moins.« Et puis Céline, poursuit Ginette, je la trouve tellement géniale, tellement grande dans son art.Je suis contente qu'on le lui ait d'abord demandé.En fait, nous deux, c'est pas comparable.J'ai eu mon temps, puis elle a eu le sien.On est fier d'elle.Et je n'ai pas fini ! » Non seulement notre Ginette nationale désamorce-t-elle toute rivalité, mais encore loue-t-elle sa cadette.Et que dire de l'humour de notre interviewée : « À mes funérailles, je vais demander que Céline vienne chanter pour moi ! » De quoi tourner toute mauvaise langue en dérision.Sans retenue, l'artiste se montre très fière de chanter aux funérailles de Maurice Richard.« Bien que je sois malheureuse de son décès et que je compatisse avec sa famille, c'est une grande fierté pour moi que d'aller chanter une dernière fois pour lui.» Aux funérailles, donc, Ginette Reno interprétera Ceux qui s'en vont, signée Didier Barbelivien.Elle l'a déjà endisquée et aussi interprétée lors du décès de son propre père.La famille Richard, indique-t-elle, aurait choisi cette chanson.Inutile d'ajouter que Ginette vivra « pas mal d'émotions » à la basilique Notre- Dame.« Je n'ai aucune idée de quelle façon je vais les vivre.Je ne le saurai que quand j'y serai.» Les claviéristes Mario Parent et Charlot Barbeau accompagneront Ginette Reno.Hier, ils ont répété avec la chanteuse.« Je voulais que mes musiciens viennent avec moi.Je voulais être appuyée.Je ne voulais pas de bande préenregistrée, je trouve ça tellement impersonnel ! Donc, avec de vrais musiciens, ça sera plus vrai.Moi je suis une femme qui aime ça les vraies affaires.» On n'en doute pas une seconde, Ginette adorée.On devinera aussi que la chanteuse a souvent croisé Maurice Richard sur sa route.« Ensemble, conte-t-elle, on avait fait l'ouverture du nouveau Forum en 1968.Par l'intermédiaire du Père Sablon, on s'est aussi retrouvés ensemble dans plusieurs spectacles-bénéfices du centre Immaculée- Conception.À chacune de ces soirées, je lui chantais La Vie.Chaque fois, Maurice venait me retrouver et on se faisait une grosse caresse.J'ai toujours entretenu une très bonne relation avec lui.» Ginette, en fait, a toujours admiré cet être entier, fait d'une pièce.« Lorsque je rencontrais Maurice (surtout au cours des années 70), il me parlait souvent de hockey.» Hier, Ginette Reno s'est rendue au Centre Molson, elle a vu le Rocket.Elle a vu le peuple défiler devant la dépouille.« J'ai trouvé ça si beau, tous ces gens qui lui rendaient hommage.C'était vraiment correct, d'une grande sobriété.» « Maurice Richard, conclut la chanteuse, il était comme moi.Il ne jouait pas juste avec son corps, il jouait avec son âme.» Ginette Reno.Fan de Maurice.et de Céline. 3LP0401A0531 A4 Rocket-mardi 3LP0401A0531 ZALLCALL 67 01:08:44 05/31/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 «Il est passé de héros à légende» Alain Vigneault croit que le Rocket laisse un très bel héritage ALEXANDRE PRATT Tout comme Maurice Richard, Alain Vigneault est un homme de peu de mots.L'entraîneur du Canadien aime les questions claires et les réponses franches et directes.Mais hier après-midi, il était plus bavard qu'à l'habitude lorsqu'on lui a demandé de commenter le décès du Rocket.« Je ne l'ai pas vu jouer, mais j'ai eu le privilège d'apprendre à le connaître un petit peu en tant qu'entraîneur du Canadien.Il parlait peu, mais il était très gentil, surtout avec les enfants.Il jouait parfois avec mes enfants dans le Salon des anciens.Cet homme-là a marqué non seulement sa génération, mais toutes celles qui ont suivi.Il est passé de héros à légende.Il nous laissera un très bel héritage.Alain Vigneault a semblé grandement apprécié la sérénité entourant les événements de la journée d'hier.« J'ai énormément de respect pour la famille, qui a permis à tout le monde de participer au deuil.» Le directeur général du Canadien, Réjean Houle, est arrivé parmi les premiers afin de pouvoir se recueillir avant l'ouverture des portes.« Je ne suis pas surpris de l'hommage qui lui est rendu aujourd'hui.Le Rocket est unique en son genre.Lorsque je me suis approché de lui, j'étais ému.C'est difficile de décrire ce que j'ai ressenti.» Le président de la Fondation Maurice-Richard et ancien directeur général du Canadien, Serge Savard, a quant à lui laissé savoir que la famille décidera au cours des prochains mois de ce qu'ils feront avec les nombreux dons acheminés cette semaine à la fondation.PHOTO PC René Angelil s'est recueilli devant la dépouille du Rocket hier au Centre Molson RENÉ ANGELIL Mon idole, mon inspiration.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Le Rocket parlait peu, se souvient Alain Vigneault, mais il était très gentil, surtout avec les enfants.Il jouait parfois avec mes enfants dans le Salon des anciens.Patrice Brisebois a entendu parler du Rocket même sur la Côte d'Azur MATHIAS BRUNET Ému, René Angelil l'était au plus haut point après s'être recueilli sur le cercueil de Maurice Richard, en fin de journée hier.« Je suis convaincu que Maurice aurait aimé la façon dont ces funérailles ont été organisées », a d'abord lâché le gérant de Céline Dion.Angelil a ajouté, les yeux rougis : « Je l'ai répété souvent, il était mon idole.Mon inspiration aussi.Quand j'ai été diagnostiqué (pour le cancer), il m'a servi d'exemple.Un grand homme.Un joueur de hockey avec un tel charisme, je n'en vois pas d'autre.Ses records seront battus, mais dans 2000 ans, on va encore savoir qui il est.» Angelil est venu seul, sa Céline étant en convalescence après avoir été hospitalisée à New York pour des traitements de fertilité.« Céline n'est pas encore enceinte, mais nous désirons un enfant.Elle est alitée au moins jusqu'au 10 juin, elle ne peut absolument pas se déplacer.Les femmes savent de quoi je parle.» MATHIAS BRUNET De nombreuses personnalités sportives, dont quelques joueurs du Canadien, sont venues hier rendre hommage au Rocket au Centre Molson.Le défenseur Patrice Brisebois venait à peine d'arriver à Monaco, dimanche, quand la direction de l'équipe lui a demandé de reprendre l'avion en direction de l'Amérique.« Ma femme m'a annoncé son décès une heure après ma descente d'avion, a-til dit.Pourtant, avant mon départ, son état de santé s'était amélioré, disaient les médecins.J'étais vraiment convaincu qu'il s'en sortirait, il était un homme tellement fort.Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m'attendais pas à voir Maurice Richard mourir.Peut-être parce qu'il était un mythe.Je n'en ai pas dormi de la nuit.» « Une chose est sûre, a ajouté Brisebois, tous les joueurs seront là aujourd'hui pour lui rendre un dernier hommage.Je sais que Saku Koivu et Martin Rucinsky rentreront d'Europe à temps eux aussi.Les Russes également.» Brisebois repartira néanmoins demain afin d'assister au Grand Prix de Monaco.« J'ai déjà un souvenir impérissable.J'ai ramené de Cannes un journal qui dédie une page au décès de Maurice Richard.On ne s'imagine pas à quel point le Canadien, c'est gros partout dans le monde.J'espère juste remporter une autre Coupe Stanley ici.» José Théodore Le jeune gardien José Théodore était ému lui aussi.« Je me sens tout drôle en dedans.C'est une journée dont je vais me rappeler toute ma vie, je la raconterai à mes petits-enfants.Je me souviens, la première fois que je l'ai croisé, il m'avait dit : \u2018\u2018C'est beau l'jeune, lâche pas.'' J'avais été vraiment surpris qu'il s'adresse à moi.» Ronald Corey L'ancien président du Canadien, Ronald Corey, était heureux de voir cette belle solidarité au sein de la famille du Tricolore.« Quand je vois ça aujourd'hui, je suis vraiment content qu'on ait réussi à ramener tous les anciens dans l'entourage de l'équipe il y a plusieurs années.Je suis également fort heureux que Maurice ait eu la chance de voir la mise sur pied du projet de trophée Maurice-Richard.Il faut dire que le commissaire Gary Bettman a été d'un immense support dans ce projet.Je me rappelle, le propriétaire des Blackhawks, Bill Wirtz, avait rendu un énorme hommage au Rocket.Il avait affirmé qu'il croyait que la Ligue nationale ne survivrait pas à sa retraite.Maurice Richard aura eu l'occasion d'être témoin de tout ça.» Pierre Lacroix Le directeur général de l'Avalanche du Colorado, Pierre Lacroix, gardera des souvenirs impérissables du « Rocket ».« Je me souviendrai toujours de cette soirée du 3 janvier 1970.Nous étions invités à souper chez Maurice Richard, ma femme était enceinte de neuf mois.Elle a eu ses contractions dans le salon.Maurice l'a aidée à se rendre à l'auto, on a filé à l'hôpital, elle a accouché de Martin dans la nuit.» Une autre fois, les deux hommes sont à la pêche dans le coin de Chibougameau.« Nous sommes dans l'auto, Maurice a faim et il décide d'arrêter dans une brasserie.C'est plein à craquer.On entre, Maurice demande une place pour deux.Le serveur est figé.Maurice répète sa phrase, le serveur est toujours figé.Il y a environ 150 clients dans la place.Soudainement, tous se lèvent et lui font une ovation.Pendant le repas, ils se sont tous levés à tour de rôle pour venir le toucher.PIERRE BOURQUE Un souvenir impérissable MATHIAS BRUNET Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a été renversé par l'ampleur des funérailles de Maurice Richard, hier au Centre Molson.Pierre Bourque « Voir ces gens par milliers défiler, sentir cette fierté, cette solidarité, cet amour, je n'avais jamais vécu rien de tel, a-t-il lancé.On m'a déjà parlé des funérailles du frère André, mais je n'y étais pas.J'ai été profondément bouleversé par tant de sympathie.Je garderai un souvenir impérissable de cette journée.C'est vraiment dur d'exprimer mes sentiments.C'est comme si le Québec rendait hommage au meilleur de ses fils.Aujourd'hui, c'est vraiment le peuple qui a parlé.» Pierre Bourque a apprécié le caractère sobre de l'événement, malgré la forte affluence.« Les gens ont défilé en silence, il y avait une immense sérénité.Mais il y avait également une joie.Oui, la tristesse cède la place à une immense fierté.» Le premier Richard venait de la Saintonge Il s'était établi en Acadie, où il a épousé Madeleine Blanchard en 1656 PIERRE BELLEMARE Les ancêtres de Maurice Rocket Richard, après avoir quitté la France au milieu du XVIIe siècle, ont essaimé en Acadie où ils ont été victimes comme bien d'autres de la déportation de 1755.Le premier à avoir quitté la France est Michel Richard, né vers 1630 dans un petit hameau de la région de Saintonge, une province de l'ouest (au sud du Poitou) dont la capitale est Saintes.Il s'est installé à Port-Royal, en Acadie, probablement en tant que militaire, d'où son sobriquet Sansoucy, selon la Société historique acadienne.Mort en 1687 à Port-Royal, Michel Richard avait épousé Madeleine Blanchard, fille de Jean Blanchard et de Radegonde Lambert, en 1656.Elle lui aura donné dix enfants.De Port-Royal, les Richard s'installent ensuite à Pisiquit, toujours en terre acadienne, où le petit-fils de Michel, Pierre, et son arrière petit-fils, Joseph, perpétuent le désormais célèbre nom de famille.C'est alors que la déportation les chasse de l'Acadie ; les Richard débarque à Saint-Pierre et Miquelon, en sol français, où une seule génération y grandira vers la fin du XVIIIe siècle.Aux Îles-de-la-Madeleine Les Richard dérivent ensuite vers les Îles-de-la- Madeleine, pour élire domicile d'abord à Havre- Aubert, en 1819, et plus tard à Havre-aux-Maisons, en 1872.Le grand-père du Rocket, Henri, épousera Justine Devost en 1898 à Amqui, dans la Matapédia.Cependant le père de Maurice, Onésime, est le premier à atteindre la grande métropole, où il épouse Alice Laramée en 1920.Un an plus tard, soit le 4 août 1921, naissait la légende du hockey dont on pleure aujourd'hui la disparition.Source : La Société historique acadienne PHIL GOYETTE Un beau salut à Maurice ALEXANDRE PRATT Parmi les anciens joueurs de hockey présents hier au Centre Molson, il y avait l'ex-coéquipier de Maurice Richard, Phil Goyette.L'ancien porte-couleur du Canadien, des Rangers, des Blues et des Sabres était ému après s'être recueilli sur le cercueil du Rocket.« C'est un beau salut à Maurice.Son décès m'a beaucoup attristé.Je l'ai vu au début du printemps et j'étais craintif pour lui car il me disait que sa santé n'allait pas pour le mieux.» Ironiquement, même si Phil Goyette a joué pendant quatre ans avec Maurice Richard (« évidemment, on a gagné la coupe les quatre fois ! »), c'est après sa carrière qu'il a appris à mieux connaître le Rocket.« On a beaucoup voyagé ensemble.On a aussi tiré plusieurs lignes à pêche.Au cours de toutes ces années, il sera demeuré un homme simple et près du public.Je me rappelle très bien de lui alors qu'il était arbitre dans notre ligue.Comme je le connaissais bien, il ne me donnait jamais de punition et nous gagnions presque tout le temps ! Je ne dirais pas que c'était arrangé, mais.», laisse-t-il tomber, pince-sans-rire. 3LP0502A0531 A5 Rocket-mardi 3LP0502A0531 ZALLCALL 67 01:09:12 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 R A 5 La fabrication d'un mythe Ils étaient des dizaines de milliers à défiler devant le corps sans vie de Maurice Richard, que plusieurs voyaient pour la première fois.Des émus, des curieux, des nostalgiques, des suiveux.Ils venaient participer, au coeur de la cité, à la fabrication du mythe.Rendu là, l'élan du coeur alimente la rumeur médiatique et vice-versa.Comme une légende grandit et se déforme à mesure qu'on la raconte, mais ne survit qu'à cause d'une certaine vérité.Danielle Ducharme, une fille de 24 ans, anneau au nez, n'aime même pas le hockey.Pourquoi se met-elle à pleurer en me parlant de Maurice Richard, qu'elle ne connaît que par son grand-père ?Elle m'a parlé de l'importance d'être là, de témoigner, de se rassembler autour du héros.Il fallait, dit-elle, qu'elle soit là.Donna Clarke a 39 ans et à Kingston, en Jamaïque, où elle est née, il n'était pas souvent question du Rocket.Elle voulait pourtant y être, hier : « Je le vois avec le flambeau à la main et je me sens fière ; c'est bon pour nous de souligner notre soutien ; nous sommes tous humains.» Dave Campbell, 53 ans, de Peterborough, en Ontario, est parti à 5 h hier matin, avec son frère Wayne.« Ma femme pense que je suis fou.Mais j'ai atteint un point dans ma vie où je sais que si je ne le fais pas, je vais le regretter.» Il venait rendre hommage.« Pourquoi je suis ici ?Demanderiez-vous à un New-Yorkais pourquoi il irait voir Babe Ruth ?Gee, comment le dire en mots ?C'est une partie de moi ! » dit Michael Holden, un Montréalais de 65 ans.Venir prendre possession d'une portion de grandeur.S'approprier un peu de sa valeur.Dire qu'il est de « nous ».S'il est de nous, nous sommes de lui.n n n Un mythe commande aussi une part de mensonge.Comme celui voulant que le hockey moderne soit plus violent que celui du bon vieux temps de Richard.Deux vieux fans discutent devant la tente aux registres.« Les gars qui donnent des coups de bâton, ils devraient les bannir ! » dit Roland Roy, 71 ans.Le hockey d'alors se jouait pourtant les coudes très haut et le Rocket était à son époque un des plus teigneux.« Il a fait tomber plusieurs de mes dents avec ses coudes, m'a fait des bleus sur tout le corps avec son bâton et ne tolérait jamais qu'on le frappe », a écrit lundi Howie Meeker, un ancien des Maple Leafs.Meeker raconte qu'en 1954, Richard avait scalpé un de ses coéquipiers, Cal Gardiner, qui l'avait simplement plaqué.« Il (Richard) a frappé la tête de Cal avec son bâton, lui arrachant le cuir chevelu et découvrant son crâne ».\u2014 Il fallait bien qu'il se défende, il en avait toujours deux ou trois sur le dos ! explique M.Roy.n n n « Ça me touche totalement », dit Martin Bales, 22 ans.Comme plusieurs de sa génération, il a connu Richard à travers un livre pour enfants, La Ténacité, qui racontait la vie du numéro 9.« J'en pleure encore ! Même aux États-Unis tout le monde l'aime.» Incroyable le nombre de personnes qui ont des souvenirs « intimes » de Maurice Richard.Richard Ouellet, 66 ans, agriculteur à la retraite et maire du village de Saint-Simon-de- Rimouski, est monté du Bas-du-Fleuve hier.En 1951, il avait 17 ans, et on organisait une soirée pour le Rocket.On lui offrait une voiture en cadeau et l'on sollicitait les dons du public.Il a envoyé dix cents et a obtenu un ruban souvenir avec la photo de Richard.Plusieurs racontent qu'ils sont allés sonner chez Richard, sans prévenir, et qu'ils ont été reçus le plus naturellement du monde.« Maurice est dans le sous-sol, allez le voir », a dit sa femme à « Rocket » Boily, un homme de 35 ans dont le fils de cinq ans s'appelle.Maurice-Richard Boily.« On a parlé une demi- heure », dit-il, fier.Un homme sort de sa chaise roulante en boitant.Il me fait signe qu'il est sourd-muet.Il écrit son nom, Yvon Therrien, 54 ans, et avec ses signes me fait comprendre qu'il a pleuré et que Richard est très haut, très grand.« C'est synonyme de fierté, dit Patrick Dussault, 24 ans.C'est mon grand-père qui m'en parlait.Il est décédé il n'y a pas longtemps, alors ça me touche beaucoup.» Son ami Yannick Poulin est venu « par curiosité ».Danielle Campo, de Windsor, en Ontario, a établi un record du monde au 400 mètres style libre lundi soir, et hier, elle est allée voir le Rocket.Elle est totalement indifférente : ce sont ses parents qui l'ont traînée là.Bonne chance quand même à Sydney.Il y avait Pong Lum, 70 ans, un restaurateur à la retraite, Stéphane Dupuis, 29 ans, ambulancier à Val-d'Or, Louis-Daniel Perron, 10 ans, qui était « triste en dedans de nous ».Pierre Bourque, pas le maire, l'avocat.Il tient dans sa poche une photo de 1952, prise au collège Brébeuf : le Rocket était allé les voir jouer ! Ils étaient des dizaines de milliers, au coeur de Montréal, la ville qui a inventé le hockey à deux coins de rue de là, d'ailleurs, il y a plus de 100 ans.Certains pleuraient, certains s'en fichaient.Ils étaient émouvants du seul fait de leur nombre.Et disaient combien Richard a fait grandir ce sport, et combien il l'a dépassé.yboisver@lapresse.ca Qui a giflé Campbell le soir de l'émeute ?L'affaire pourrait ne jamais être éclaircie ANDRÉ CÉDILOT Dans la fascinante histoire de Maurice Richard, il est un nom que personne n'a réussi à dénicher après 45 ans, et c'est celui du partisan qui a giflé le président de la Ligue nationale de hockey, Clarence Campbell, lors de l'émeute au Forum de Montréal, le 17 mars 1955.À la police, à la Ville de Montréal, à la Cour municipale, aucun des nombreux employés en fonction ou à la retraite que La Presse a pu joindre depuis deux jours n'a été en mesure de lever le voile sur ce mystérieux personnage.En fait, seul le sportif bien connu Jean-Louis Marinier, ex-propriétaire des Saints de Laval au hockey junior, a avancé le nom du pégriot Eddie Sauvageau, qui faisait la pluie et le beau temps sur la Main, à l'époque.Encore là, rien n'est sûr, puisque M.Marinier dit tenir l'information du défunt réputé photographe de La Presse, Roger Saint-Jean.Passionné de hockey, celui- ci était au Forum le soir du fameux match qui ne s'est jamais terminé entre le Canadien et les Red Wings de Détroit.Quelques jours après l'émeute, M.Saint-Jean aurait expliqué à M.Marinier avoir aperçu Sauvageau dans une allée, près du banc de Campbell.En voyant le jeune caïd, et connaissant sa réputation \u2014 « il était facile de deviner ce qu'il faisait au Forum ce soir-là », précise M.Marinier \u2014M.Saint-Jean a vite pris des photos de lui, de face et de dos.« J'ai sa photo de face, mais je vais la détruire », avait-il dit à M.Marinier.La version de l'ancien photographe de presse est plausible puisqu'une photo de l'émeute publiée dans le journal montrait des policiers tentant de maîtriser un homme costaud que l'on voit de dos.La scène se passait au pied de la rangée où était assis le président de la LNH, Campbell.M.Marinier dit aussi connaître les individus qui ont fait éclater les bombes fumigènes qui ont semé le désordre dans le Forum.« Je les ai vus avec les bombes.Ce sont trois frères.Ils ont toujours gardé le secret.L'un est encore en vie, mais il refuse de parler publiquement.Je me dois de respecter sa décision », de souligner M.Marinier, qui est encore membre de la ligue de hockey Dépression.Quant à Eddie Sauvageau, que M.Marinier connaissait de vue, il a été tué deux ans plus tard, le 7 janvier 1957, dans son logis du boulevard Pie-IX.Son ami et bras droit, Albert Marinello, l'a abattu de deux balles dans la tête après avoir perdu 20 000 $ aux cartes.Il était convaincu que Sauvageau avait triché.Marinello, qui avait tout avoué à la police, s'est plus tard suicidé à la prison de Bordeaux.De forte stature, Sauvageau, surnommé le « roi de la Main », était à la tête d'une petite armée de fiers-à-bras qui se faisaient payer par les propriétaires de tavernes et de boîtes de nuit pour faire régner l'ordre.C'est lui, en quelque sorte, qui a initié le « racket de la protection » dans le secteur du boulevard Saint-Laurent.De son côté, l'hebdomadaire Allo Police, dans un reportage qui sera publié vendredi, affirme avoir toutes les preuves que l'auteur de l'agression est un certain Maurice Lacroix, décédé il y a quelques années.L'homme était ivre au moment de l'incident.Il avait été interpellé dans le Forum par la police, puis relâché sans qu'aucune accusation ne soit portée contre lui.Informées dix ans après les faits, la femme et la fille du défunt ont accepté de lever le secret.Bien malin qui pourrait dire si tout cela n'est que folklore.ARCHIVES La Presse Photomontage d'époque dans La Presse du 12 mars 1937, montrant les funérailles de Howie Morenz dans un Forum bondé.En mortaises, le défilé qui a suivi (en bas, à gauche) et l'ex-propriétaire du Canadien Léo Dandurand se penchant sur la tombe du glorieux défunt (à droite).ARCHIVES La Presse Eddie Sauvageau est-il celui qui a giflé Clarence Campbell au Forum ?En 37, 25 000 personnes assistaient aux funérailles d'Howie Morenz PIERRE VENNAT Le nombre de partisans du Canadien qui auront défilé, au Centre Molson, devant la dépouille de Maurice Richard dépassera sans aucun doute le nombre de ceux qui, en mars 1937, avaient défilé devant le cercueil de son illustre prédécesseur, Howie Morenz, beau-père de Bernard Geoffrion et grand-père de Danny Geoffrion, qui eux aussi portèrent l'uniforme du Tricolore quelques générations plus tard.Toutefopis, l'assistance aux funérailles du Rocket, à l'église Notre-Dame, ne pourra sans doute pas dépasser celle du le 11 mars 1937, aux obsèques du premier de nos grands du hockey à avoir droit à des funérailles nationales, Howie Morenz.C'est que Morenz n'étant pas de foi catholique mais presbytérienne.Ses funérailles avaient pu être célébrées sur la glace même du Forum dont les gradins étaient remplis à capacité.On avait également placé des centaines de sièges sur la glace, des gens s'étaient massés dans les rangées, les couloirs du Forum et à ses abords, de telle sorte que pas moins de 25 000 personnes s'y étaient présentées, selon La Presse du lendemain.Non seulement ces funérailles avaientelles, comme celles du Rocket ce matin, pris l'allure de funérailles nationales, mais la quasi-totalité des joueurs des huit équipes que comptait alors la Ligue nationale (Canadiens et Maroons de Montréal ; Rangers et Americans de New York ; Maple Leafs de Toronto ; Red Wings de Détroit ; Bruins de Boston et Black Hawks de Chicago) avaient tenu à être présents.Voici un extrait du compte-rendu du lendemain : « Jeunes et vieux, du plus humble au plus grand, ils sont venus de tous les cadres de la société : professionnels et industriels, employés civils, ménagères et dames du monde, écoliers et écolières, bref tous les rouages de la société étaient représentés dans la vaste enceinte du Forum remplie à sa pleine capacité.Là où tous l'avaient acclamé.Howie reposait dans sa tombe, entouré de fleurs et de tous ceux qui l'avaient touché de plus près durant sa vie, mais aux acclamations avaient fait place un touchant silence.Nombreux sont ceux qui essuyaient furtivement leurs larmes à l'écoute des paroles vibrantes et sincères du révérend Malcolm Campbell, qui prononça son oraison funèbre.» Auparavant, pendant de longues heures, des milliers et des milliers de personnes avaient défilé devant la dépouille mortelle du grand joueur de hockey, exposée au Forum, en plein centre de la glace, là où Morenz avait gagné tant de mises au jeu.Le Rocket, lui, ne pourra pas avoir ses funérailles sur les lieux de ses exploits.Non seulement pour des raisons religieuses, mais parce que le Forum, là où il s'est illustré, est en pleine reconstruction pour être transformé en centre d'amusement.Mais le Canadien, lui, existe toujours, et Maurice Richard, au Centre Molson, était tout de même, un peu, chez lui.Catholique pratiquant, il est aussi chez lui à la basilique Notre-Dame. 3LP0601A0531 A6 Rocket-mardi 3LP0601A0531 ZALLCALL 67 01:07:54 05/31/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Jacques Bernier, Québec «C'est l'espoir d'un peuple qui s'en va.Il nous a montré qu'il faut se battre dans la vie pour réussir.Il fallait que je vienne aujourd'hui pour lui rendre hommage, car peu de légendes passent dans nos vies.On devrait décréter une journée internationale du hockey.» Mireille Martin, Laval «Depuis ma tendre enfance, j'entends parler de Maurice Richard.C'est l'homme le plus grand.Ils n'en font plus des comme lui.Ça nous touche profondément son décès.La dernière chose qu'il nous reste à faire, c'est de lui rendre hommage.» Simon Prieur, Montréal «Je vais au Forum depuis que j'ai deux ou trois ans.Près de la section 104, il y avait des photos de Jean Béliveau et Maurice Richard.Ma famille m'a tout raconté leurs exploits.Le Rocket, c'était tout une légende.Je suis venu lui dire un dernier au revoir.» Émanuelle Tardif, Saint-Laurent «C'était un gars extraordinaire.Mes parents m'en ont tellement parlé.Maurice Richard avait la passion du hockey, il ne se laissait jamais abattre, il fonçait tout le temps, il n'avait jamais peur.C'est vraiment l'idole d'un peuple et tout le monde l'aimait.Il n'y en aura pas d'autres comme lui.» Joseph Ghanime, La Salle «J'ai assez pleuré pour Maurice.Je suis debout depuis 4h ce matin pour être certain de ne rien manquer.Le Rocket, c'était un génie de la patinoire.Il n'y a plus de joueurs comme lui aujourd'hui.C'est un symbole de fierté pour tout le monde.À chaque fois qu'il gagnait une coupe Stanley, je sautais au plafond.» PHOTOS Martin C.Chamberland et Rémi Lemée PROPOS RECUEILLIS PAR Hugo Dumas Maurice-Richard Boily, 5 ans, et son père, Rocket Boily, 35 ans «J'ai acheté ce chandail quand j'étais bien jeune et aujourd'hui, c'est mon fils qui le porte.J'avais dit à Maurice que je lui présenterais mon fils, que j'avais appelé comme lui.Malheureusement, ils n'ont jamais pu se rencontrer.Je suis content que la famille ait décidé de rendre le Rocket à son public.Ça fait longtemps qu'il ne joue plus et regardez tout le monde qui est ici aujourd'hui.Je suis le plus grand fan de Maurice Richard de ma génération.J'ai même peint ma Volkswagen rouge et j'ai écrit Rocket dessus.» Le peuple rend André Malouf, Montréal «Je suis arrivé à 5h du matin.Je voulais être le premier à entrer pour pouvoir dire bon voyage à Maurice.C'était mon idole et l'idole de tout un peuple.Je lui ai souhaité de jouer plein de belles parties de hockey avec les «old timers» en haut.Je vais coucher avec mon chandail du Canadien pendant toute la semaine.C'est une promesse.Maurice va rester gravé dans le coeur de tous les Québécois.Il dégageait beaucoup d'énergie et de magnétisme.Salut Maurice.» 3LP0701A0531 A7 Rocket-mardi 3LP0701A0531 ZALLCALL 67 01:08:00 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 A 7 hommage à Maurice Jean-François Coderre, Île-Bizard «Je suis venu voir Maurice Richard une dernière fois.Mon père m'a toujours parlé de lui.Il me faisait regarder des vieux films.Personne n'est meilleur que le Rocket et moi, j'espère devenir aussi bon que lui.» Diane Yarmush, Knowlton «Maurice était très gentil.Il était formidable.Mon fils a déjà fait des annonces de bottes Kodiak avec lui.Je suis venu lui dire: «Rest in peace».» Ricardo Samedy- Florestal, Montréal «La première fois que je me suis acheté un bâton de hockey, je l'ai pris du côté gauche, comme Maurice.Il parlait avec ses yeux.Tout le monde comprenait ce qu'il y avait dans son coeur.» Derrick Gangasingh, Montréal «C'est une idole pour moi.J'ai soupé avec lui en novembre.Il a été très gentil, très calme, très amical.Il a tellement apporté au hockey.Il y aura peut-être un Maurice Richard dans le futur, mais dans très longtemps.» Pat Chak, Saint-Hubert «Je suis venu rendre un dernier hommage à Maurice.Quand je jouais au hockey, mes parents m'ont toujours dit que c'était lui le meilleur.Il a tellement été important pour le Québec.On va en entendre parler encore longtemps.» Dickie Moore, ancien joueur du Canadien de Montréal «Mon plus beau souvenir de Maurice Richard?Simplement jouer avec Maurice Richard.J'ai été sur la même ligne que lui pendant neuf ans.Je me rappelle quand il a compté le but gagnant dans les séries éliminatoires de 1953.C'était un but extraordinaire.Maurice était blessé, il avait 12 points de suture audessus de son oeil, rien ne l'a arrêté.Maurice était un homme bien gêné.Il ne parlait pas trop.Il s'exprimait sur la glace.C'était le Babe Ruth du hockey, le meilleur.Je n'ai jamais vu un autre joueur compter des buts de façon aussi spectaculaire.» François Casavant et Yves Ouellet, Saint-Jean-sur-Richelieu «C'est grâce à lui que nous sommes fiers d'être Québécois.Maurice Richard nous a carrément donné un sport national.C'est un des plus grands joueurs de l'histoire et il n'y en aura plus d'autres comme lui, c'est certain.Il était unique.» 3LP0801A0531 A8 Rocket-mercredi 3LP0801A0531 ZALLCALL 67 01:08:05 05/31/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Maurice Richard dans une publicité de la Banque Nationale (diffusée aux environs de 1985).Cette publicité avait été réalisée par Pierre Savard.Lors de l'acquisition de S.Albert par Ultramar, le contrat qui liait le Rocket à l'entreprise de mazout a été respecté.Dans le camion-citerne « souriant », on aperçoit un personnage à l'image de Maurice Richard, alors porte-parole pour S.Albert.Vrai.jusque dans la publicité! LUCIE LAVIGNE Le Québec et les hommes grisonnants s'en souviennent : « Je laisse juste un petit peu de gris.les femmes aiment bien ça.» Grecian Formula 16 est indissociable du Rocket.Vous avez dit sincère ?Maurice Richard poussait l'honnêteté jusque dans la publicité.« C'est vrai qu'il s'en servait ! C'était normal pour lui.C'était de la vraie publicité, se souvient Jean Roy, l'agent du hockeyeur.Lorsque l'entreprise (Combe) a appelé, poursuit-il, Maurice s'en servait déjà.On n'a pas eu à se forcer, on connaissait le produit.Quand Maurice allait dans sa piscine pleine de chlore, il en mettait pour retenir ses cheveux et pour éviter que ceux qui étaient blancs jaunissent.» Selon le fabricant de Grecian Formula, les premières images publicitaires de Maurice Richard datent de mars 1980.« Ensuite, deux autres campagnes ont été tournées », précise Linda Lienhop, de Combe Canada.D'envergure nationale, cette campagne a été diffusée en anglais et en français.L'ami et gérant du Rocket se souvient également de son drôle d'air dans le message pour Bovril : « Je m'arrête toujours pour une tasse de Bovril ».Une publicité qui remonte très loin, tente de se remémorer Jean Roy.Peu de temps après avoir quitté le Canadien, Maurice Richard joint (à titre de vice-président) l'entreprise de mazout S.Albert.En 1993, Ultramar acquiert S.Albert et respecte le contrat qui liait le hockeyeur à la compagnie.« Il est alors devenu le porte-parole de notre division de chauffage (Ultra- Confort) », précise André Latreille, directeur du marketing chez Ultramar.Maurice Richard, client de la Banque Nationale, a également figuré dans une annonce pour l'institution financière en 1985 ou 1986.Pierre Savard, réalisateur d'une kyrielle de messages publicitaires (il a travaillé avec Olivier Guimond pour Labatt, Willie Lamothe pour A & W, Claude Meunier pour Pepsi), se souvient du célèbre numéro 9.Cette publicité, tournée dans un coin de la salle de rédaction de La Presse, a grandement touché le réalisateur qui est aussi un grand archiviste de la publicité québécoise.« Dans cette campagne là, on a rencontré une dizaine des gens de passion et on ne parlait pas d'argent, mais plutôt de valeurs humaines, des jeunes ou d'audace », raconte le réalisateur Pierre Savard.Parmi ces personnalités, poursuit-il, il y avait Maurice Richard.« Une fois l'entrevue terminée, on a tout à coup vu couler de grosses larmes sur ses joues.» Que se passait-il ?« Maurice Richard nous racontait comment il avait annoncé à sa famille son départ du Canadien », se rappelle Pierre Savard.« C'est à peu près le plus gros plan que j'ai fait dans ma vie.Ce qui est dommage, c'est que ce bout de bobine a été jeté », soupire-t-il Les nostalgiques de la publicité peuvent pianoter www.maurice-richard.com, un nom de domaine acquis par rebelles.com en juin 1999 et qui donne accès à une cinémathèque virtuelle de la publicité québécoise ainsi qu'à une page Web destinée à recueillir les témoignages s'adressant au défunt hockeyeur.L'ami et l'agent du Rocket des 30 dernières années, Jean Roy.Richard / Riopelle au Musée d'art contemporain de Montréal STÉPHANIE BÉRUBÉ Le Québécois Maurice Richard savait jouer au hockey.Après, il n'y a plus eu de vrais joueurs.Ils se sont mis à se taper dessus sous prétexte que ça amusait les foules.Jean-Paul Riopelle (Entretiens avec Riopelle, Gilbert Érouart, Éditions Liber, 1993) Le Musée d'art contemporain de Montréal présente depuis hier une nouvelle exposition, exposition qui n'était pas prévue dans son calendrier : Hommage à Marcel Duchamp (Hommage à Maurice Richard), l'oeuvre que Jean-Paul Riopelle avait faite en l'honneur de son idole, le Rocket, est accessible à tous, à l'entrée du musée.Maurice Richard et Jean-Paul Riopelle avaient beaucoup en commun : ils sont tous les deux nés à la même époque, à Montréal, et leurs carrières ont pris leur envol environ au même moment.Une légende prétend même que le peintre et l'athlète auraient joué au hockey ensemble sur la glace du parc La- Fontaine.Mais une chose est certaine, Jean-Paul Riopelle aimait beaucoup Maurice Richard.En 1990, le peintre reçoit le hockeyeur dans sa maison des Laurentides, sous le regard de quelques journalistes, et lui offre une oeuvre : une immense porte de contre-plaqué qu'il a peinte des deux côtés.Lorsque les journalistes demandèrent à l'artiste pourquoi il avait choisi une porte pour fabriquer une oeuvre pour Maurice Richard, Riopelle expliqua qu'il n'avait plus de toile à la maison et qu'il avait donc pris ce qu'il avait sous la main.D'un côté de la porte, Riopelle rend hommage à l'artiste Marcel Duchamp ; de l'autre, c'est Maurice Richard qui est à l'honneur.On y retrouve deux silhouettes de bâtons de hockey qui dessinent le V de la victoire et des formes qui rappellent des rondelles de hockey et des lames de patins.Profitant de la présence de sa source d'inspiration dans sa demeure, Riopelle demanda à Maurice de laisser une trace indélébile sur la porte.Devant les flashs des caméras, le Rocket se prêta au jeu et déposa sa main sur la porte pendant que l'artiste l'asperge de peinture rose fluorescente.Les deux hommes y ont aussi apposé leurs signatures.Maurice Richard, qui n'était pas un collectionneur d'art, a fait don de l'oeuvre de Riopelle au Musée d'art contemporain de Montréal en 1994 ; elle fait depuis partie de la collection permanente de l'institution.Hommage à Duchamp (Hommage à Maurice Richard) sera exposé dans le hall d'entrée du musée de la rue Sainte-Catherine pendant quelques semaines.En mai 1995, le Rocket est de passage au Musée d'art contemporain de Montréal, où il remet au directeur du musée, Marcel Brisebois, l'oeuvre de Jean-Paul Riopelle Hommage à Marcel Duchamp (Hommage à Maurice Richard). 3LP0901A0531 A9 Rocket-mardi 3LP0901A0531 ZALLCALL 67 01:07:19 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 A 9 Toujours honnête Ceux qui n'ont pas connu Maurice Richard à ses débuts avec le Canadien ne peuvent pas savoir à quel point celui qui allait devenir, toutes générations confondues, le hockeyeur le plus électrisant de l'histoire de ce sport, avait de la difficulté à aligner deux mots.Timide à l'extrême, renfermé comme une huître, Maurice Richard ne parlait jamais pour ne rien dire puisqu'il ne parlait à toutes fins utiles pas.De là à avancer qu'il était muet comme une carpe, il y a un pas que ceux qui l'ont bien connu ne franchissent pas.Sans distinction, Maurice aimait parler aux gens ordinaires.Sauf dans cette petite histoire de rien du tout qui explique cependant fort bien dans quel drôle de moule l'homme avait été façonné.En 1950, Maurice Richard vient d'avoir 29 ans.Il est au faîte de sa gloire.Il vient de connaître une saison de 43 buts qui, malheureusement, se termine par une élimination rapide du Canadien en demi-finale, quatre matches à un contre les Rangers.Début juin, il est embauché par John et Patrick Kuenlan, les propriétaires du La Barrière Fishing Game Club, situé à la limite de Sainte-Émélie-de-l'Énergie.Il doit jouer le rôle d'un pêcheur invité dans un film tourné en huit millimètres, qui allait servir à mousser la renommée de la maison auprès de la clientèle américaine.Roger Beaudoin, 29 ans lui-aussi, est embauché à titre de guide.Roger Beaudoin, 79 ans aujourd'hui, était bûcheron de son métier.Il travaillait à l'époque pour des compagnies américaines à quatre piastres de l'heure et 104 dollars par mois.L'été, il arrondissait ses fins de mois en guidant différents invités du club de pêche La Barrière.« J'ai guidé Maurice Richard durant trois jours et il n'a jamais ouvert la bouche.Quand je lui demandais si l'endroit choisi pour pêcher le satisfaisait, il répondait que tout était correct.Oui, non, oui, ça va, tout est beau, Maurice Richard ne demandait jamais rien.« Toujours est-il qu'on commence à tourner.Le cinéaste s'appelle Wiseman.Quelques scènes sont truquées.Je me souviens d'avoir descendu à la hâte jusqu'au Lac Vase, dans un petit bassin d'eau, une belle grosse truite mouchetée de quatre livres et demie prise au Lac Marguerite.Maurice avait déjà été largement filmé en train de moucher.On me demande de planter un hameçon dans le dos de la truite afin d'être certain de ne pas la perdre.Je la lance à l'eau et lui donne une bonne trentaine de pieds de corde.Aussitôt, le manche de ligne est passé à Maurice.Silence, on tourne.Maurice se bat avec la truite.Il prend une bonne vingtaine de minutes avant de l'embarquer dans la chaloupe.Toujours pas un mot.« Le soir, on me demande de cuire le poisson sur la grève.Je m'étais muni de morceaux de bois d'érable et d'épinette bien secs.Je fabrique une bonne braise.J'empale la truite dans un bout de branche.Retenue par deux fourches, je la place un pouce audessus de la cendre enflammée.Après deux heures de cuisson, la truite ressemble à un morceau de charbon tellement la peau est rôtie et noircie.Mes invités n'en mènent pas large.Et pas un d'entre eux ne veut goûter à ça.« J'enlève la peau du dos de la truite d'un léger mouvement de mes mains.Dépose un bon morceau de beurre sur la chair rouge.Sale et poivre à satiété.« Maurice avait trouvé ça bon.Ils m'ont demandé d'en faire cuire une autre.« À cette époque, Maurice n'était pas un bien grand pêcheur.S'il l'est devenu, c'est bien après 1950.Je me souviens, pour moucher, qu'il avait un manche en bambou doté d'un moulinet ordinaire.Je me souviens qu'il était un homme imposant.Il commandait le respect.Le matin, il arrivait au lac habillé comme nous mais avec une barbe fraîche faite, pas un poil de travers, « amanché pour sortir » comme on dit par chez nous.« Je me souviens surtout de ses yeux.Deux morceaux de charbon qui scrutaient l'intérieur des eaux du lac comme s'il voulait y voir nager les poissons.« Sérieux comme un pape avec ça.Pas de farce.Pas de blague.Cet homme-là ne s'informait de rien.Et je ne peux m'imaginer qu'il ait toujours été aussi sérieux dans tout ce qu'il a entrepris.« Revenons au film.Il dure quinze minutes et se termine par une prise de Maurice Richard et de moi qui arrivons en chaloupe au quai en exhibant aux gens venus nous attendre une bonne douzaine de grosses truites rouges.« Une autre séquence truquée : des truites, il n'y en avait que deux.Deux maudites belles que nous avions montrées à bout de bras.Dans le film, cette séquence a été reprise six fois de suite.» Inutile de se demander si Maurice Richard a participé à d'autres films publicitaires, par la suite.Cet incident, banal en soi, illustre cependant fort bien de quelle laine l'homme avait été tricoté.Maurice Richard n'avait pas apprécié la séquence filmée de la truite déjà enfilée à son hameçon qu'il ramenait à la chaloupe.Il n'était pas du genre à « faire croire des accroires au monde ».Se sentant arnaqué, Maurice Richard n'avait pas adressé la parole à son guide, durant trois jours.C'était sa façon bien à lui de dire que même à la pêche, il ne mangeait pas de ce pain-là.Tous les grands athlètes ont vécu semblables aventures.Heureusement, en embauchant Jean Roy comme agent, Maurice Richard s'est par la suite définitivement prémuni contre les entourloupettes provenant d'entrepreneurs peu scrupuleux qui n'en avaient que pour leur profit.n n n N.B.Jean-Jacques Gauthier, compagnon de pêche de Maurice Richard pendant des années, se rappelle très bien de cet épisode.Il se souvient que Maurice Richard lui avait confié n'avoir pas du tout apprécié avoir dû faire le bouffon devant une caméra.M.Gauthier tient aussi à souligner que Maurice Richard était d'abord et avant tout un membre au Club de pêche Veltic, près de Saint-Michel-des-Saints, et affirme ne pas se souvenir que Maurice soit aller pêcher au club de pêche de Réal Massé, aussi souvent que ce dernier l'a prétendu dans La Presse d'hier.Selon Jean-Jacques Gauthier, Maurice était un piètre moucheur et disait des pêcheurs adeptes de la mouche qu'ils étaient tous des menteurs.Michel Blanchard PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Roger Beaudoin a eu un aperçu du véritable caractère de Maurice Richard.Un exemple pour les joueurs russes ELENA BOTCHORICHVILI collaboration spéciale Sous le titre « Maurice Richard est parti invaincu », le quotidien moscovite Noviye Izvestia a annoncé hier à ses lecteurs le décès du Rocket.Ce retard s'explique par le fait que la plupart des journaux russes ne paraissent pas le lundi.La nouvelle est maintenant connue à travers le royaume.« Huit fois gagnant de la Coupe Stanley avec le Canadien de Montréal, Maurice Richard est décédé à l'âge de 78 ans, écrit Noviye Izvestia.On lui avait donné le surnom de Raketa en raison de sa vitesse.Il a joué pour le Canadien pendant 18 saisons.Il était de l'équipe qui a remporté le trophée suprême cinq années de suite.L'agence Associated Press, qui a dressé une liste des 100 plus grands athlètes du XXe siècle, le classe au 62e rang.» Noviye Izvestia a rappelé les incidents du 13 mars 1955, à la suite desquels le Rocket avait été suspendu, et relate brièvement les émeutes qui en ont résulté.« Le jour suivant l'émeute, Richard a parlé à la radio canadienne.Il a reconnu sa faute et a promis aux amateurs qu'ils allaient avoir la Coupe Stanley l'année suivante.Raketa-Richard a tenu parole : les cinq années suivantes, le trophée le plus convoité de la LNH n'a pas quitté Montréal.En 1960, Richard a abandonné le hockey, invaincu.» D'une façon générale, les journaux russes ont traité la nouvelle sobrement, car le Rocket, s'il était une figure familière auprès des joueurs et des gens du milieu du hockey, était en revanche moins connu du public.Ainsi, hier, les séries éliminatoires de la LNH et l'état de santé d'Eric Lindros occupaient un espace beaucoup plus important dans l'actualité.Une empreinte indélébile Hier, Vladimir Petrov, président du Club des étoiles de hockey de Russie, un organisme qui regroupe les anciens joueurs, a lu à La Presse un communiqué officiel en réaction au décès du Rocket.Petrov, qui dirige ce Club depuis 14 ans, a fait partie d'un célèbre trio avec les Kharlamov et Mikhailov au sein de la formation de l'URSS, lors de la série du siècle en 1972.« Maurice Richard a laissé une empreinte indélébile dans le hockey mondial, dit le communiqué.Il était en avant de son temps et de nombreux joueurs de hockey, même russes, ont grandi en le prenant comme exemple.Le Club des étoiles de hockey de Russie garde de Maurice Richard un souvenir impérissable.Nous présentons nos condoléances à la famille éprouvée et à tous les amateurs de sports.» L'article qui est paru hier dans le quotidien Noviye Izvestia.PHOTO PC © Les membres de l'Assemblée nationale ont observé un moment de silence hier à la mémoire de Maurice Richard.«Le but vainqueur» Un dernier hommage au Rocket à l'Assemblée nationale PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Il y a des personnes qui marquent leurs proches ou leurs amis, d'autres qui laissent un souvenir inoubliable à leurs collègues de travail.D'autres, encore, ont parfois l'occasion de poser un geste qui fait l'actualité et qui reste en mémoire.Mais peu d'hommes et de femmes laissent dans l'histoire de leur pays une trace indélébile.M.Maurice Richard fait partie de cette dernière catégorie.\u2014 Lucien Bouchard L'Assemblée nationale, qui fait relâche aujourd'hui à l'occasion des obsèques de Maurice Richard, a tenu hier à lui rendre hommage.À tour de rôle, le premier ministre, le chef de l'opposition et le chef de l'Action démocratique ont vanté les qualités du numéro 9 du Canadien, décédé samedi à l'âge de 78 ans.Évoquant son record du plus grand nombre de buts en prolongation, en séries éliminatoires, M.Bouchard a souligné : « Quand il y avait de grands moments, où il fallait quelqu'un qui dépasse les autres, quand il y avait un défi qui était lancé par les événements, une attente de toute une population, des milliers de personnes dans un aréna, il y avait quelqu'un qui était capable de se hausser, de se hisser, je dirais, au niveau de l'événement et des attentes.C'était Maurice Richard, avec le but vainqueur.» Et le premier ministre de conclure en suggérant : « Peut-être joue-t-on au hockey au paradis ?Si c'est le cas, je lui lance, au début de cette nouvelle partie qu'il va certainement encore remporter, ce mot d'encouragement qui, au Forum, résonna souvent à ses oreilles : \u2018Donne-leur ça Maurice !' » Le chef libéral Jean Charest a pour sa part rappelé que la Ligue nationale de hockey était en difficulté au moment où Maurice Richard y a fait ses débuts, dans les années 40.Et qu'il a provoqué une renaissance du hockey qui ne s'est pas démentie depuis.« Ses courses fulgurantes, ses buts comptés d'une façon incroyable, ses prises de bec avec les adversaires \u2014 de temps en temps même avec les arbitres \u2014, tous ces gestes forment non seulement un chapitre, mais un volume de notre histoire.» Maurice Richard avait cessé d'intimider les gardiens de buts depuis dix ans, quand le jeune chef de l'ADQ est né.Ce qui n'a pas empêché Mario Dumont d'affirmer que le célèbre hockeyeur avait « transcendé son sport ».« Il était un homme de valeurs et il a porté le flambeau de plusieurs valeurs qui nous sont chères au Québec : le travail, la volonté de s'affirmer, la fierté, la famille.» Le député libéral de Mont- Royal, André Tranchemontagne, qui fut président de la brasserie Molson et qui s'est décrit comme un ami de M.Richard, a vanté la fidélité et la droiture du disparu.Après quoi les parlementaires ont observé un moment de silence.Des témoignages touchants Monsieur Richard, C'était au Gala du Panthéon des Sports l'automne dernier.Je suis tellement content de vous avoir parlé ce soir-là.Vous étiez à côté de moi et je n'osais pas.Puis je me suis levé et j'ai osé.Osé aller dire quelques mots à une très grande partie de mon enfance.Proche de vous, vous m'avez fait penser à mon père que j'ai perdu il y a sept ans.La même force vieillie.Et puis la même simplicité.Mes mots sont venus facilement.Les vôtres aussi.Dans le fond, c'est comme si on s'était connus.Vous m'avez dit que vous aimiez bien le tennis.Je vous ai dit qu'on aimerait beaucoup vous avoir avec nous à Jarry au tournoi de cet été.Vous m'avez alors répondu simplement qu'il y avait des journées où vous vous sentiez bien et d'autres où vous vous sentiez moins bien.J'ai la prétention de croire aujourd'hui, Monsieur Richard, qu'une petite complicité s'était alors installée entre nous.Qu'on s'était compris.Oui, il y a des jours où se sent moins bien.Comme aujourd'hui.Et il y a des jours où on se sent bien.Comme ce jour-là, où j'ai osé aller vous parler.Merci Monsieur Richard.Vous nous avez donné beaucoup.Merci Monsieur Richard, vous m'avez donné beaucoup.Peut-être même un prénom.Richard Legendre Vice-président des Internationaux du Canada, à Montréal Maurice le Rocket Richard, En 1988, Montréal était l'hôte du Congrès annuel de l'Association du Barreau canadien, dont j'avais l'honneur de coprésider le Comité organisateur.Plus de 2500 avocates et avocats, venus de toutes les parties du Canada et une dizaine de présidents d'autres pays, s'étaient rassemblés à Montréal.Parmi les activités sociales à l'agenda, il y avait un petit déjeuner au Palais des congrès qui se voulait une réplique d'un match de hockey entre les anciens joueurs du Club de hockey Canadien et l'édition de 1988.Nous avions pu profiter de la présence de l'équipe de 1988, dont Guy Carbonneau, Larry Robinson, Bob Gainey, Bobby Smith, Peter Svoboda, etc.Nous avions pour l'occasion « monté » une réplique du Forum, et Claude Mouton, en cravate noire, devait présentatier les joueurs.L'activité avait attiré près de 1000 personnes qui s'étaient déplacées à 7 h 30 le matin pour assister à cette « rencontre ».Plus de 90 % de l'assistance venait de l'extérieur de Montréal.Il y avaient des gens de Vancouver, Halifax, Saskatoon, Saint-Jean de Terre-Neuve, Toronto, Winnipeg.Claude Mouton avait, tout comme au Forum, fait la présentation des joueurs.Il a débuté par l'équipe de 1988.Puis, ce fut l'« ancienne équipe », soit Dicky Moore, Floyd Curry, Elmer Lack et Gerry Mc Neil.Nous avions eu l'opportunité d'avoir la présence de Vladislav Tretiak.L'assistance ne le savait pas.Lorsque Mouton l'a présenté et que Tretiak est arrivé sur la « glace », il fut accueilli par une ovation debout.Les gens n'en revenaient pas.Je me suis alors approché de Mouton, pour lui murmurer à l'oreille que Tretiak venait de voler la vedette.Il ne restait que le Rocket à présenter.Mouton me répondit : « Ne crains rien, le Rocket va battre tout cela ! » À sa façon bien à lui, Claude Mouton annonce aux « spectateurs » que l'équipe des anciens Canadien alignait aussi le plus grand joueur que le hockey avait produit, le numéro 9, le seul et unique La foule se leva d'un bloc, avant même que le nom de Richard soit prononcé.Une ovation comme seul le Rocket pouvait en soulever.Les gens criaient, sifflaient.On se serait cru à l'occasion d'un autre but du Rocket en période supplémentaire.Personne ne pouvait voler la vedette à Maurice Richard.Ce matin-là, j'ai compris la portée du terme « légende ».Daniel Bellemare, c.r.Avocat 3LP1001A0531 A-10 MERCREDI g n ral 3LP1001A0531 ZALLCALL 67 01:05:32 05/31/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 La bactérie E.coli fait une sixième victime à Walkerton Le smog est plus meurtrier que les cancers du sein ou de la prostate Le commissaire à l'environnement accuse Ottawa de s'être jusqu'ici contenté de déclarations d'intention COLIN PERKEL Presse Canadienne, TORONTO Les partis d'opposition ontariens ont réclamé une enquête publique et une meilleure réglementation de la pollution agricole, à la suite de la contamination de l'eau de Walkerton par l'E.coli, qui a fait une sixième victime hier.La mort d'un patient âgé dans un hôpital de Walkerton a été confirmée en fin d'après-midi par les services de santé d'Owen Sound, qui n'ont pas divulgué le nom de la personne décédée.En tout, cinq adultes et un enfant ont succombé à l'infection bactérienne qui serait survenue, croiton, lorsque des excréments d'animaux se sont retrouvés dans les puits de la ville à la suite d'inondations qui se sont produites le 12 mai.Près de 1000 personnes ont également souffert de diarrhée, de nausées, de maux de tête et de fièvre \u2014 symptômes de l'infection par E.coli \u2014 à cause de l'eau contaminée.Cette infection ne peut être traitée avec des antibiotiques.Même si une ferme comptant 2500 animaux est située à moins de huit kilomètres de Walkerton, le gouvernement ontarien affirme que rien ne prouve qu'un lien existe entre la contamination par le E.coli et les exploitations agricoles.Ni le ministre de l'Environnement, Dan Newman, ni le ministre de l'Agriculture, Ernie Hardeman, n'ont indiqué que des mesures seraient prises incessamment pour contrer l'écoulement de surface.Le leader libéral, Dalton Mc Guinty, a réclamé une enquête publique sur les événements de Walkerton.Lors d'une période de questions turbulente au cours de laquelle quatre députés ont été expulsés pour conduite désordonnée, le premier ministre Mike Harris a rejeté l'idée d'une enquête publique et proposé qu'elle soit confiée plutôt à un comité législatif.Une enquête publique serait trop lourde, a-t-il déclaré, et il faudrait attendre trop longemps avant de savoir ce qui s'est passé à Walkerton.« Le comité législatif est le moyen le plus rapide », a-t-il affirmé.La position de M.Harris lui a valu les foudres de l'Opposition.« Je ne vous fais pas confiance, non plus qu'à votre comité, pour mener une auto-enquête », a lancé M.Mc Guinty.Plus tôt au cours de la journée, le premier ministre avait déclaré que la tragédie de Walkerton était attribuable à une erreur humaine, et non aux politiques du gouvernement conservateur.Le libéral Jim Bradley a souligné qu'une note de service datant de trois ans indiquait que le gouvernement était conscient que les coupures de personnel au ministère de l'Environnement pourraient affecter sa capacité à faire respecter la loi.La note, rédigée par un sousministre adjoint, soulignait que « les licenciements auront un impact évident sur la quantité de travail que nous pourrons accomplir ».DENNIS BUECKERT Presse Canadienne, OTTAWA Le smog tue davantage de Canadiens que les accidents d'autos, certains cancers, ou le mélanome, mais on ne fait pas assez pour s'attaquer au problème, affirme le commissaire à l'environnement et au développement durable par intérim, Richard Smith.Un plan national de réduction du smog annoncé en 1990 est en pratique mort, bien que le gouvernement fédéral ne l'ait jamais reconnu, a indiqué hier M.Smith, dans son rapport annuel à la Chambre des Communes.Citant les estimations du gouvernement lui-même, M.Smith note que le smog affecte la santé de 20 millions de Canadiens et provoque 5000 décès prématurés par an, dans 11 grandes agglomérations.Par comparaison, 4946 personnes périssent chaque année des suites du cancer du sein, 3622 meurent du cancer de la prostate, tandis que les accidents de la circulation font 3064 victimes, et le mélanome malin, 665.« Le smog est un problème grave, avec de lourdes conséquences pour la santé et l'environnement », a dit M.Smith en conférence de presse.Ottawa, a-t-il poursuivi, a commencé du bon pied en 1990, en négociant un plan global de réduction du smog avec les provinces et territoires \u2014 mais le plan n'a jamais été mis en vigueur.« Le gouvernement fédéral a failli à sa tâche la plus importante, celle de prendre la tête de l'effort national de lutte contre le smog.» Aux Communes, le critique néo-démocrate pour l'environnement, Dennie Gruending, a exigé que le gouvernement fédéral prenne le leadership dans la lutte contre la pollution de l'air.Le ministre de l'Environnement, David Anderson, lui a répondu qu'il négociait avec les provinces en vue d'établir des normes nationales pour les principaux polluants atmosphériques dans le cadre d'une nouvelle stratégie nationale anti-smog.La semaine dernière, le ministre avait annoncé que des matières particulaires seraient décrétées toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.Les particules fines sont un élément important du smog.M.Smith s'est refusé à commenter directement le plan du ministre Anderson, mais a souligné que jusqu'à présent, celui-ci consiste surtout en déclarations d'intention.Il a ajouté que les améliorations de la qualité de l'air obtenues au cours des 30 dernières années sont maintenant en voie d'être érodées par l'augmentation des émissions polluantes provenant d'un plus grand parc de véhicules automobiles et d'autres sources.Environnement Canada prédit que la qualité de l'air ira en se détériorant dans les années à venir.Toujours selon M.Smith, l'absence de progrès dans la lutte au smog compromettra les efforts du Canada dans ses négociations avec les Américains pour la réduction du smog transfrontalier, qui compte pour environ la moitié du smog dans le sud du Canada.- (PC) Victoria 0,0 Vancouver 1,0 Chilliwack 2,2 Kelowna 0,6 Calgary 0,3 Edmonton 1,2 Fort Saskatchewan 2,7 Regina 0,0 Winnipeg 0,0 Thunder Bay 0,0 Sault Ste.Marie 1,3 Windsor 11,8 Sarnia 13,7 London 8,6 Hamilton 8,4 Toronto 12,2 Kingston 7,0 Ottawa 1,8 Montréal 2,5 Québec 0,5 Saint-Jean N.-B.1,2 Halifax 1,2 St-Jean T.-N.0,8 Note: ppm = parties par milliard Nombre moyen de jours par année où la cote objective nationale de pollution est dépassée durant une heure et plus (82ppm), dans diverses agglomérations urbaines au Canada 1991-96) Jours/année Étude clinique Recherchons volontaires de 30-75 ans, ayant subi angioplastie ou pontage (Étude #1, non-fumeurs) ou qui ont déjà été diagnostiqués comme faisant de la hautre pression (Étude #2, fumeurs admissibles), pour participer à une étude de cardiologie à l'hôpital Royal Victoria.But de l'étude: mesurer le potential d'un médicament à améliorer la fonction artérielle.Contactez Jackie en lui indiquant le numéro de l'étude qui vous intéresse au (514) 843-1589 SENSO+ Une gamme complète d'instruments entièrement numériques et automatiques disponibles en contour, intra et en intra profond répondant aux surdités les plus variées.SENSO CIC+ La plus petite aide auditive numérique au monde Avantages uniques au SENSO+ + qualité sonore numérique digne du CD/DVD + contrôle de volume 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environnementale (CCE), hier, démontre que « les niveaux de pollution se sont globalement élevés de 1,2 % » à l'échelle du continent, un « recul » sur le plan environnemental par rapport aux progrès réalisés jusqu'en 1996.Lors d'une conférence téléphonique, hier, la présidente de la CCE, Janine Ferretti, a indiqué que ce rapport, le quatrième du genre, révèle au moins trois nouvelles tendances inquiétantes sur le plan environnemental.D'abord, c'est la première fois que le rapport de la CCE, produit à partir des inventaires nationaux des produits polluants du Canada et des États-Unis, conclut à une hausse de la pollution industrielle sur le continent.Deuxièmement, a indiqué Mme Ferretti, la CCE constate que les progrès enregistrés en ce qui concerne les rejets des substances chimiques dans l'environnement, ne se sont pas traduits de façon aussi claire dans la catégorie des produits cancérogènes.Ainsi, alors que les rejets de substances chimiques chutaient de 13 % au Canada, les rejets des substances cancérogènes ont fléchi durant la même période de moins de 1 %.Même chose aux États-Unis, où la pollution chimique a chuté de 8 % alors que les rejets de substances cancérogènes ont baissé de seulement 3 %.Enfin, alors que les données provenant des plus gros pollueurs d'Amérique du Nord démontrent que ceux-ci ont réduit leurs rejets de façon significative au cours des dernières années, une grande majorité des plus petites entreprises ont connu, en revanche, des augmentations considérables, qui annulent les gains réalisés chez les grands industriels.La CCE est une organisation internationale créée dans le cadre de l'accord nord-américain de libreéchange (ALENA), pour aider à prévenir les conflits commerciaux qui pourraient surgir autour de questions environnementales.Le rapport rendu public hier fait la synthèse et l'analyse des données sur les émissions polluantes de milliers d'entreprises du Canada et des États-Unis.Celles-ci ont l'obligation de fournir ces données à leur gouvernement respectif.Les données sur les entreprises mexicaines ne sont pas intégrées dans le dernier rapport, car ce pays, qui est aussi signataire de l'ALENA, n'oblige pas encore ses entreprises à fournir ces masses d'informations.Le rapport de la CCE dresse un « palmarès » des provinces et des États qui produisent le plus de substances polluantes.Seules les provinces de l'Ontario (4e au classement) et du Québec (20e) sont présentes parmi les 20 territoires où l'on constate les rejets de polluants les plus importants.Le Texas se classe bon premier, très loin devant la Louisiane, l'Utah et l'Ontario.Par contre, si on tient compte des « transferts » des polluants, qui permettent aux entreprises d'« éliminer » les émissions de leur site de production, le Texas se retrouve toujours bon premier, la Pennsylvanie arrive deuxième, juste devant l'Ontario et l'Ohio au palmarès des pires pollueurs industriels.Seulement trois entreprises canadiennes se retrouvent dans les rangs des 50 entreprises d'Amérique du Nord les plus polluantes \u2014 et qui produisent à elles seules plus de 25 % des polluants rejetés dans l'environnement sur le continent.Ces entreprises sont Inco, en Ontario (20e), l'aciérie Sidbec de Contrecoeur (44e), et Nova Chemicals, une entreprise de Corunna, en Ontario, qui ferme la marche au 50e rang.En tenant compte des rejets des entreprises dans l'atmosphère, dans l'eau et au sol, de même que des polluants produits par ces entreprises, mais transférés vers d'autres sites pour élimination ou enfouissement, l'entreprise canadienne la plus polluante, qui se « classe » au 11e rang des pollueurs du continent, est la fonderie Dofasco, de Hamilton.Aucune entreprise québécoise n'est classée parmi les 50 établissements ayant déclaré les plus importants rejets et transferts totaux de polluants.Ministère de l'Éducation Comme PARENTS, il est important d'encourager vos enfants à tenir bon dans leurs études jusqu'à la fin, c'est-à-dire à travailler fort jusqu'aux examens.Les vacances sont encore plus agréables quand on a donné le meilleur de soi-même durant toute l'année.Il ne faudrait pas l'oublier : la persévérance est le secret de la réussite.LA RÉUSSITE, C'EST UN TRAVAIL D'ÉQUIPE 3LP1201A0531 a12mercredi 3LP1201A0531 ZALLCALL 67 01:05:59 05/31/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Rivière-des-Prairies menacé de recours collectif Drame familial à Saint-Hubert JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La mère d'une patiente de l'hôpital Rivière-des-Prairies vient d'entreprendre des procédures qui pourraient déboucher sur un recours collectif de 37 millions contre l'établissement psychiatrique.Curatrice de Françoise Kelly- Desgroseilliers, une patiente âgée de 50 ans qui vit à Rivière-des-Prairies depuis sa tendre enfance, Monique Théberge a déposé cette semaine une demande d'aide financière au Fonds d'aide aux recours collectifs.Mme Théberge, une bénévole, a obtenu la curatelle de Françoise il y a quatre ans.Elle affirme que sa pupille était constamment sous contention le jour et attachée la nuit, que des malaises physiques dont elle souffrait n'ont pas été traités et qu'elle souffrait d'effets secondaires indésirables causés par les nombreux médicaments qu'on lui administrait.Mme Théberge prétend aussi que depuis qu'elle est curatrice, l'hôpital n'a jamais sollicité son consentement avant de prodiguer soins et traitements à Françoise.Dans une opinion juridique déposée au soutien de la demande, le procureur de Mme Théberge, Me Jean-Pierre Ménard, écrit que le rapport dévastateur du Curateur public sur Rivière-des-Prairies, rendu public en février 1999, « établit clairement » que les usagers de l'hôpital ne recevaient pas les services de santé et les services sociaux auxquels la loi leur donne droit (l'avocat a refusé de commenter le dossier, hier).Le rapport du Curateur faisait état de problèmes de surmédication, de diagnostics imprécis et de mauvaise tenue de dossier, en plus de critiquer le recours « quasi-généralisé » aux mesures de contention et l'aspect « carcéral » de l'hôpital.La nouvelle direction de l'hôpital a depuis dévoilé un vaste plan visant à réinsérer près de 400 patients adultes dans des résidences familiales et des ressources intermédiaires, afin de recentrer le mandat de l'établissement sur les soins psychiatriques aux enfants et aux adolescents.Mme Théberge estime les dommages subis par sa fille à environ 75 000$, soit 37 millions pour l'ensemble des résidants de l'hôpital.Elle tentera d'associer à sa démarche le Curateur public, qui représente plus de 80 % des patients.Il existe un précédent de recours collectif contre un hôpital québécois.En novembre, la Cour supérieure du Québec avait autorisé un recours contre l'hôpital Saint- Charles-Borromée, un centre de soins de longue durée de Montréal.STÉPHANIE BÉRUBÉ La rue Grande-Allée, à Saint-Hubert, a été le théâtre hier matin d'un drame familial qui a coûté la vie à une femme de 32 ans, Ginette Gauthier : son ex-conjoint l'a abattue d'un coup de fusil, avant de retourner l'arme contre lui, au beau milieu de la chaussée, à l'heure de pointe.Vers 8h15 hier, une voiture s'est immobilisée sur cette petite rue qui joint Saint-Hubert à Chambly.Comme la route croise l'autoroute 30, beaucoup de résidants des environs l'empruntent le matin pour se rendre au travail.Les automobilistes qui s'y trouvaient hier avaient remarqué cette voiture qui circulait d'une manière dangereuse : ils avaient alors pensé que la conductrice était en état d'ébriété.La police croit maintenant que c'est plutôt une bagarre qui aurait éclaté à bord qui expliquerait le trajet en zigzags du véhicule.Pour une raison mystérieuse, Mme Gauthier a arrêté la voiture soudainement, sans même prendre le temps de se ranger en bordure de la route.Elle a quitté le volant, est sorti et s'est précipité à l'arrière du véhicule ; son ex-conjoint, Stéphane Samuel, 33 ans, la rejoint immédiatement.Une première détonation s'est fait entendre : la femme s'est écroulée.Un second coup de feu a retentit : l'homme s'est effondré à son tour.Atteinte à la tête, Ginette Gauthier est morte peu de temps après.Son ex-conjoint, également blessé à la tête, était toujours dans un état critique tard hier soir.Le couple avait deux enfants : un garçon de 3 ans et une fille de 7 ans.Mme Gauthier et M.Samuel habitaient Saint-Luc, une petite municipalité de la Rive-Sud située près de Saint-Jean d'Iberville.Après 12 ans de vie commune, ils s'étaient séparés il y a une dizaine de jours.La semaine dernière, la dame avait demandé à des policiers de l'escorter à son domicile pour qu'elle puisse récupérer certains effets personnels, une procédure habituellement utilisée lorsqu'il y a eu violence conjugale.EN BREF Succès du train de banlieue n Plus de 500 passagers ont emprunté hier matin le train de banlieue de la Rive-Sud inauguré lundi, un « succès » selon l'Agence métropolitaine de transport.Sept-cent-vingt passagers peuvent y prendre place.Le trajet Saint-Bruno-Mc Masterville-Saint-Lambert-Gare centrale sera encore gratuit aujourd'hui.À partir de demain, des contrôleurs vérifieront les titres de transport.Le tronçon Saint-Hilaire sera ajouté à l'automne 2001.D'ici là, il n'y aura qu'un départ le matin, de Saint-Bruno, et deux le soir, de Montréal. 3LP1399A0531 A 13 mercredi, 31 mai 3LP1399A0531 ZALLCALL 67 08:15:54 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 A 13 Pour mettre fin à l'omertà dans les hôpitaux JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La famille d'un patient mort étouffé par ses sangles de contention à l'hôpital du Sacré-Coeur accuse l'établissement d'avoir camouflé la vérité et demande à la ministre de la Santé de mettre fin à la loi du silence qui prévaut dans les hôpitaux.Comme le rapportait La Presse hier, Claude Payette, 48 ans, de Shawinigan, est mort le 25 juin 1999 à l'hôpital du boulevard Gouin, quelques heures après avoir été trouvé suspendu hors de son lit, asphyxié par les sangles qui retenaient son thorax et ses poignets.Le frère et la soeur de la victime, Gilles et Danielle Payette, affirment n'avoir appris la vérité qu'en février quand ils ont reçu le rapport du coroner Louise Nolet.Les médecins et infirmières de l'hôpital leur avaient dit que leur frère avait succombé à un « arrêt cardiovasculaire » (sic) découlant d'une infection sanguine.« Quand on a reçu le rapport du coroner, (.) ça a été un choc ; c'est comme s'il mourait une deuxième fois », a dit Mme Payette en conférence de presse, hier.« On nous a menti, notre frère est décédé des suites de négligence, a ajouté M.Payette.L'erreur humaine est indissociable de l'activité humaine.Mais ce qu'on ne tolère pas, c'est le mensonge qui a suivi après coup ; il y a eu énormément d'efforts pour camoufler les faits.» « Il existe à Sacré-Coeur comme ailleurs une espèce de loi du silence, d'omertà, qui n'est sûrement pas écrite, mais que tout le monde connaît et respecte.» Tous les hôpitaux ont un comité d'évaluation de l'acte médical chargé d'étudier les décès survenus dans l'établissement.Mais les dossiers et procès-verbaux de ce comité, qui relève du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l'hôpital, demeurent confidentiels, \u2014 une situation que dénonce la famille de Claude Payette.Dans une lettre envoyée lundi à la ministre de la Santé, Pauline Marois, leur avocat, Me Jean-Pierre Ménard, réclame des changements législatifs pour « obliger les hôpitaux et autres établissements de santé à transmettre au patient ou à sa famille le rapport d'évaluation (.) à la suite d'un décès, une complication ou une intervention chirurgicale sans exérèse ».« L'erreur est humaine et il y en aura toujours, dit Jean-Pierre Ménard.Mais le silence est systémique ; il est intentionnel et il a un objectif bien clair : c'est d'empêcher les familles de savoir et d'exercer des recours pour forcer le changement des pratiques.» Interrogée à Québec, Mme Marois s'est bornée à dire qu'elle avait créé récemment un comité sur les accidents médicaux évitables et qu'elle ne court-circuiterait pas son travail en se prononçant sur la demande de la famille.Le comité, dont le rapport est attendu fin décembre, a un mandat très large ; mais il se penchera sur la nécessité de lever totalement ou partiellement la confidentialité des informations colligées par les comités d'évaluation médicale, a indiqué en entrevue son pré sident, l'ex-commissaire aux plaintes du réseau de la santé, Jean Francoeur.Politique violée Les Payette ont par ailleurs envoyé une mise en demeure à l'hôpital, qu'ils tiennent responsables de la mort de leur frère.La politique de l'hôpital relative à l'utilisation de la contention n'a en effet pas été suivie la nuit où M.Payette s'est étouffé.Il s'est écoulé une heure et demie entre la dernière visite d'une infirmière et la découverte du corps, alors que la politique exige que les patients sous contention soient visités toutes les heures.De plus, l'usage des instruments de contention n'avait pas été prescrit par un médecin.Le manque de personnel n'est pas en cause : selon le rapport de la coroner Louise Nolet, il y avait neuf infirmières et deux préposés dans l'unité de soins au moment de l'accident, alors que le nombre requis était de huit et deux, respectivement.Le cas de Claude Payette n'est pas unique : une enquête récente du Bureau du coroner révélait que pas moins de 37 personnes sont mortes au Québec entre 1986 et 1998 à la suite de l'utilisation de moyens de contention physique.Selon Me Ménard, un spécialiste du droit de la responsabilité médicale, il y a « facilement plus d'une centaine de décès par erreur médicale chaque année au Québec ».À Sacré-Coeur, la mort de Jean-Sébastien Martel et d'Isabelle Perreault, survenues à deux mois d'intervalle en 1998, ont été jugées rétrospectivement évitables par des coroners cet hiver, ce qui a déclenché des enquêtes de la part du Collège des médecins et de l'Ordre des infirmières du Québec.Les résultats seront connus à la mi-juin.Mais Sacré-Coeur n'est pas pire que la moyenne des hôpitaux, estime Jean-Pierre Ménard.« C'est comparable.C'est la pointe de l'iceberg qu'on révèle ici », dit-il.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Comme le rapportait La Presse hier, Claude Payette, 48 ans, de Shawinigan, est mort le 25 juin 1999 à l'hôpital du boulevard Gouin, quelques heures après avoir été trouvé suspendu hors de son lit, asphyxié par les sangles qui retenaient son thorax et ses poignets. 3LP1499A0531 a14 mercredi 3LP1499A0531 ZALLCALL 67 08:21:01 05/31/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 Têtes d'affiche n Le spectacle-bénéfice annuel d'Emploi jeunesse, mettant en vedette François Massicotte, la Gamic, Jodie Resther, Éric Maheu et le cirque Les Galappiats, a permis d'amasser plus de 16 000 $ pour aider les jeunes montréalais de 18 à 30 ans dans leur démarche pour trouver un emploi.Le succès de cette activité tient également aux contributions de commanditaires comme le ministère de la Solidarité sociale, le Mouvement Desjardins, Procter & Gamble, etc.n n n n Inauguration demain, dans le cadre de la Semaine des personnes handicapées, en présence de Jean Kennedy-Smith (présidente de Very Special Arts International), et de la ministre de la Culture et des Communications Agnès Maltais, d'une exposition d'oeuvres réalisées par des artistes qui vivent avec des handicaps.Une soixantaine d'artistes d'ici, des États-Unis et d'ailleurs, notamment du Japon et de l'Inde, présenteront 150 oeuvres, jusqu'au 6 juin, au Centre des arts Saidye Bronfman (5170, chemin de la Côte-Sainte-Catherine).n n n Michelle Lamarche n Attribué à des finissants en communication ou en journalisme l'un dans la catégorie radio l'autre en télévision, le prix Lizette- Gervais a été décerné cette année à deux étudiants en journalisme de l'Université de Montréal, Michelle Lamarche (catégorie télévision) et Éric Lafontaine (radio), qui reçoivent chacun une bourse de 5000 $ et auront droit à un stage rémunéré au réseau TVA pour l'une et à la première chaîne de Radio-Canada pour l'autre.Une mention d'honneur a été décernée à Guillaume Tremblay, finissant en art et technologie des médias au cégep de Jonquière.n n n n Professeurs et anciens de la faculté des beaux-arts de l'Université Concordia ont été invités à créer une oeuvre sous forme de « tray » (désignation anglaise d'un plateau en bois).Ces créations seront distribuées par tirage au sort lors d'une soirée dite « Très Tray », le mercredi 7 juin, à la galerie d'art Leonard et Bina Ellen (1400, boulevard de Maisonneuve Ouest).Coût : 350 $ pour deux billets pour la présentation privée et le tirage au s o r t .Renseignements : 848-4272.Des billets à 30 $ sont également offerts pour l'un des tirages.Les profits de cet événement permettront de financer des bourses d'études.n n n Pierre Boucher n Benoît Boucher et Pierre Boucher, respectivement directeur du marketing et directeur général des boulangeries Weston, ont remis à Partenaires contre la violence et la faim, une oeuvre du cardinal Léger, un don de 20 000 $ qui a été sollicité par un groupe de femmes dites Les Marraines, présidé par Michèle Dionne- Charest.Ce groupe recueille des fonds pour les oeuvres du cardinal Léger, dont Partenaires contre la violence et la faim, organisme présidé par Johanne Berry.n n n Geneviève Grimard n Remise à un étudiant en communication ayant un dossier scolaire supérieur, la bourse Télémédia, d'une valeur de 5000 $, a été décernée à Geneviève Grimard, étudiante à la maîtrise en communication à l'Université de Montréal.Au cours d'une rencontre avec Louise Roy, chef de la direction de la société Télémédia, et François De Gaspé Beaubien, coprésident et cochef de la direction de Télémédia, la première lauréate de cette nouvelle bourse a discuté de son sujet de maîtrise : Télévision et culture canadienne, une analyse documentaire des activités du CRTC entre 1993 et 1998.n n n Clément Lépine n La Fondation Palli-ami (soins palliatifs de l'hôp i t a l No t r e - Dame), représentée par Andrée Gauvin et Madeleine Bonin, a reçu un don de 30 000 $ de la fondation Normand- Fortier, des mains de son président Clément Lépine, qui était accompagné de Marc Bourgeois (secrétaire de cette fondation), et Denis Vallières (président de Fortier auto).n n n n C'est le 20 juin, lors d'un gala au Château Champlain à Québec, que seront connus les lauréats du deuxième Concours québécois en entrepreneurship, s'adressant aux élèves et étudiants qui ont réalisé des projets faisant appel à leurs habiletés d'entrepreneur, tout comme aux créateurs et nouveaux propriétaires d'entreprise.n n n n Une centaine d'artistes québécois verront leurs oeuvres présentées à la galerie principale de l'Université Aveiro, au Portugal, à l'occasion de son inauguration demain.Cette exposition a été organisée par le Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec.n n n ERRATUM : Nous avons donné un mauvais numéro de téléphone le jeudi 25 mai, relativement au tournoi de golf de la Fondation à l'employabilité, qui se tiendra le mercredi 21 juin, au club de golf de Verchères.Coût : 115 $.Renseignements : 721-3051.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal (QC), H2Y 1K9 Tirage du 2000-05-30 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2000-05-30 Tirage du 2000-05-30 NUMÉRO: 095681 3LP1502A0531 a15mercredi 3LP1502A0531 ZALLCALL 67 01:06:19 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 R A 15 L'UdeM laissera tomber les panneaux publicitaires MARC THIBODEAU Les panneaux publicitaires disparaîtront en juillet 2001 du campus de l'Université de Montréal.Le recteur de l'institution, Robert Lacroix, a annoncé lundi lors de l'assemblée universitaire que la direction n'entendait pas renouveler l'année prochaine le contrat la liant à la firme Zoom Media, qui gère plus de 700 panneaux à l'échelle du campus.Le vice-recteur aux affaires publiques et au développement de l'UdeM, Patrick Robert, a expliqué hier à La Presse que les revenus découlant du contrat \u2014 environ 100 000$ par année \u2014ne justifiaient pas les difficultés liées à la présence des panneaux.Professeurs et syndicats ont protesté à plusieurs reprises au cours des dernières années contre la présence de messages publicitaires sur le campus, une pratique qui, jugeaient- ils, allaient à l'encontre de la mission de l'UdeM.La prise en compte de leurs doléances, note M.Robert, aurait mené à un système de gestion des messages publicitaires impraticable.« En bout de ligne, le coût de l'infrastructure requise pour s'en occuper aurait été supérieur aux revenus », note M.Robert.La somme de 100 000$ ne pesait de toute manière pas lourd face au budget de 500 millions de l'établissement, indique le porte-parole, qui a chapeauté un groupe de travail sur la place de la publicité à l'université.L'annonce du recteur a été accueillie avec joie par le professeur d'histoire Thomas Ingersoll, qui avait annoncé en février son intention de démissionner à la fin de l'année pour protester contre la présence de panneaux publicitaires sur le campus.M.Ingersoll, d'origine américaine, a précisé hier qu'il ne pouvait revenir sur sa décision, qui devient effective dans quelques jours.« Je pars », a indiqué le professeur, qui n'a toujours pas trouvé de nouvel emploi.Denise Couture, une professeure du département de sociologie ayant mené bataille contre la publicité sur le campus, était également très satisfaite hier.« L'annonce du recteur a eu l'effet d'une bombe.Personne n'avait été mis au courant », a indiqué Mme Couture, qui siège à l'assemblée universitaire.La Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdM s'inquiète pour sa part de la disparition des revenus de 100 000$, qui devaient être redirigés à l'avenir vers des services aux étudiants.La direction, a déploré son secrétaire général, Patrick Lebel, ne s'est pas engagée à pallier ce manque à gagner en puisant dans ses coffres.La décision de la direction survient une semaine après que l'Université Concordia eut annoncé qu'elle ne renouvellerait pas son propre contrat avec Zoom Media, arrivant à échéance en juillet, sans l'assentiment de ses étudiants.Ces derniers doivent se prononcer à ce sujet à l'automne.Le porte-parole de Zoom Media, Claude Breault, a été informé hier par La Presse de la décision de l'UdeM.Il a précisé qu'il souhaitait se la faire confirmer par l'institution avant de commenter le dossier.Legault investit dans une inforoute de l'enseignement supérieur LIA LEVESQUE Presse Canadienne Le ministère de l'Éducation vient d'octroyer une première tranche de 21 millions $ pour relier par fibre optique l'ensemble des universités et cégeps du Québec.À terme, le gouvernement souhaite injecter 35 millions $ dans ce réseau, dont les coûts totaux sont estimés à 56 millions $.L'entreprise privée est invitée à y investir.Grâce à cette inforoute de l'enseignement supérieur, 18 universités avec leur(s) centre(s) de recherche affiliés, ainsi que les 48 cégeps de la province seront reliés par un réseau de télécommunication à large bande.Le ministre de l'Éducation, François Legault, a annoncé ce projet, hier, aux côtés de représentants du Réseau d'informations scientifiques du Québec (RISQ) et des cégeps, dans le cadre d'une allocution qu'il prononçait devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Ce projet permettra aux institutions d'entreprendre des projets de recherche communs, de dispenser davantage de formation à distance, en milieu de travail et à la maison, voire de transporter des images 2-D et 3-D et de bénéficier d'un plus large accès aux bibliothèques virtuelles et aux laboratoires virtuels.Le directeur général du Cégep Ahuntsic, à Montréal, Roch Tremblay, citait l'exemple de son institution, qui forme des techniciens en radio-oncologie.Grâce à ce réseau, déjà implanté en partie, les professeurs peuvent interpréter devant les étudiants des tracés de ra diographies provenant des hôpitaux.Les applications en seront multiples, a laissé entendre le ministre Legault, qui assure que le Québec devient ainsi un des leaders mondiaux dans ce domaine.« C'est nous que les universités américaines essaieront de rattrapper » désormais, a-t-il lancé.Performance Le ministre de l'Éducation a aussi cherché à rassurer le monde universitaire à propos des controversés contrats de performance auxquels devront dorénavant se conformer les institutions d'enseignement supérieur, en vertu de la nouvelle politique gouvernementale sur les universités.M.Legault a confirmé que l'investissement supplémentaire de 600 millions $ dans le réseau universitaire était lié à la reddition de comptes de la part des universités.Toutefois, « on ne dit pas qu'une université qui va mieux \u2018\u2018performer'' va avoir plus d'argent », a-t-il pris soin de préciser.Ces indicateurs de performance permettront de comparer les universités entre elles sous divers aspects : tâche des professeurs, nombre d'étudiants par classe, volume de la recherche, etc.Ce sont les universités elles-mêmes qui devront soumettre leur proposition d'indicateurs de performance.Aux côtés du ministre, le président de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, François Tavenas s'est dit satisfait, puisque chaque université pourra tenir compte de ses particularités, dans sa proposition.La famille de Nguyên Thi Hiep vient récupérer sa dépouille au Vietnam Agence France-Presse HANOI La famille de la ressortissante canadienne d'origine vietnamienne Nguyên Thi Hiep, exécutée le 25 avril pour trafic de drogue, est arrivée hier à Hanoi pour récupérer sa dépouille, a annoncé un porte-parole de l'ambassade du Canada.L'ambassadrice Cécile Latour a accueilli la famille, dont deux fils de Mme Hiep, à l'aéroport de Hanoi.Le Vietnam a annoncé il y a une semaine être disposé à rendre la dépouille de Mme Hiep pour des « raisons humanitaires », à la suite de la réaction internationale à son exécution, la première d'un ressortissant occidental pour trafic de drogue.Le Vietnam a également indiqué qu'il étudierait une requête du gouvernement canadien pour la libération de la mère de Mme Hiep, Tran Thi Cam, âgée de 75 ans et de nationalité vietnamienne, également inculpée de trafic et condamnée à la prison à vie, a précisé une porte-parole du ministère des Af faires étrangères, Mme Phan Thuy Thanh.L'ambassade du Canada a indiqué ne pas avoir encore d'information sur la date de la remise du corps, ni sur celle de la libération éventuelle de la mère.Mme Hiep, 44 ans, et sa mère avaient été condamnées pour trafic d'héroïne.Ottawa a estimé qu'il y avait manque de preuves et a pris des sanctions diplomatiques contre le Vietnam.Le Canada a notamment suspendu tous les contacts entre ministres canadiens et vietnamiens à compter du 1er mai, et a ajourné pour une période indéterminée toutes les consultations portant sur des programmes d'aide au développement du Vietnam.Dans un premier temps, le Canada avait décidé de retenir à Ottawa son ambassadeur au Vietnam, alors en déplacement sur le sol canadien, et de suspendre la participation canadienne à des programmes internationaux de formation.Le Canada avait également annulé sa participation aux cérémonies commémoratives de la fin de la guerre du Vietnam. 3LP1601A0531 a16 mercredi 3LP1601A0531 ZALLCALL 67 01:05:20 05/31/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 L'entraîneur de soccer Claude Huard s'avoue coupable Il incitait ses jeunes joueurs à se masturber en groupe JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un entraîneur de soccer de Laval a reconnu sa culpabilité à 14 accusations d'avoir incité ses joueurs à se masturber en groupe et à deux autres d'attouchements.Claude Huard, 31 ans, devra revenir au palais de justice le 16 août, pour les représentations sur sentence.Pour des événements survenus entre 1988 et 1990, au Québec et en Ontario, le ministère public, représenté par Me Bruno Larivière, avait déposé 28 accusations mais, lundi devant la juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec, le procureur en a abandonné 16 parce que plusieurs se doublaient ou parce que la preuve n'était pas assez forte pour aller plus loin.Le tribunal a demandé la préparation d'un rapport avant sentence.Une autre accusation a été portée pour 1992 et 1993 et une autre pour les années 1995 à 1998.Le procès de Huard devait durer une semaine.Hier, l'accusé a fait savoir par la voix de son avocat, Me Pierre Poupart, qu'il allait enregistrer un plaidoyer de culpabilité.Huard était reconnu dans l'île Jésus comme étant un expert en soccer et l'association sportive Monteuil lui avait confié durant plusieurs années ses joueurs d'élite.Une des séances de masturbation collective a eu lieu au domicile de ses parents pendant leur absence.En d'autres occasions, il a profité de la présentation de joutes à l'extérieur de Laval pour organiser des soirées spéciales d'après-match.Une fois, les jeunes alors âgés entre 10 et 17 ans se seraient masturbés en visionnant un film pornographique.Quand la police lavalloise a annoncé l'arrestation de Huard, toutes les personnes impliquées de proche ou de loin dans le soccer ont été consternées, aucune ne se doutant qu'Huard aurait pu agir de la sorte.Samson n'a rien ressenti en tuant sa femme La SQ s'établit temporairement à Saint-Paulde- Joliette MARCEL LAROCHE « J'ai défoncé la porte et j'ai aperçu Ginette assise dans son lit.Elle m'a vu et elle a lâché un cri.J'ai tiré le chien de mon fusil et je l'ai tirée plusieurs fois.Je l'ai fait et j'ai rien ressenti.J'ai perdu l'esprit et j'étais dans la brume.» C'est par ces propos que Marcel Samson a raconté avec calme les derniers moments de son épouse, Ginette Roger, 42 ans, abattue de plusieurs coups de feu à l'intérieur de la maison pour femmes violentées Coup d'Elle, à Saint-Jean-sur- Richelieu, dans la nuit du 10 juin 1999.Appelé comme seul témoin de la défense, hier, à son procès devant jury, au palais de justice de Saint- Jean-sur-Richelieu, Samson, 46 ans, a tenté d'expliquer son geste en invoquant ses problèmes de frustration, de colère et de rage.Questionné par son avocat, Me Gilles Daudelin, le témoin a fait état de ses divergences d'idées avec sa conjointe, et tout particulièrement de la frigidité de celle-ci.Samson a dit qu'à son retour du travail en mai 1999, il avait trouvé une note de sa femme sur la table de cuisine disant : « Je suis partie faire l'analyse de ma vie.Cherche moué pas car je t'appellerai si j'en ai envie ».Le soir du 9 juin 1999, sa femme lui avait téléphoné pour lui annoncer une rupture définitive, assortie d'une demande de versement de 15 000 $ en vertu du contrat de mariage et d'une pension alimentaire de 200 $ par semaine.JEAN-PAUL CHARBONNEAU La Sûreté du Québec est revenue sur la scène du crime de Saint- Paul-de-Joliette, où trois vieillards ont été assassinés le 13 décembre, et les policiers ont établi un poste de commandement qui devra demeurer dans le terrain de stationnement de l'hôtel de ville pendant près de deux semaines.Cette sortie d'une dizaine d'enquêteurs de l'escouade des crimes contre la personne de la SQ fait suite à l'offre de récompense de 50 000 $ lancée par ce corps de police la semaine dernière.Depuis, 25 personnes qui se sont identifiées ont fait le 1-800-659-4264 afin de transmettre des informations.Il y a eu aussi des appels anonymes.L'agent Gérard Carrier, des affaires publiques de la SQ, a indiqué que dans les jours qui ont suivi le drame et jusqu'en février dernier, les enquêteurs avaient rencontré pas moins de 2500 citoyens de ce village dans l'espoir de recueillir des renseignements.« Il a pu arriver que sous l'effet du choc, des personnes pour la plupart assez âgées aient pu oublier certaines choses et elles sont invitées à aller discuter avec nos policiers.Nous faisons appel à leur mémoire.Si elles ne veulent pas parler aux policiers, ces personnes peuvent s'adresser aux responsables de la Fédération de l'âge d'or du Québec qui vont faire le lien avec nous », a ajouté l'agent Carrier.La population de ce paisible village continue de pleurer Margueritte Landry, 89 ans, et ses frères, Rolland, 77 ans, et Marcel, 79 ans.Tous trois ont été lâchement battus à coups de hachette dans leur chambre.Le policier Saint-Germain sentait l'alcool CHRISTIANE DESJARDINS Marc Saint-Germain dégageait une odeur d'alcool juste après l'accident qui a coûté la vie aux quatre collègues qu'il transportait dans une voiture banalisée de la SQ, la nuit du 27 octobre 1994.C'est ce que sont venus dire, hier, un ambulancier, un infirmier et un médecin, qui sont intervenus auprès de Saint-Germain cette nuitlà.Rappelons que Saint-Germain est accusé de négligence criminelle et de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort des policiers Serge Arsenault (32 ans), Alexandre Pucar (26 ans), Denis Tremblay (30 ans), et Yves Bossé (25 ans).La collision avec un train routier est survenue vers 2h20, dans une bretelle d'accès à l'autoroute 40, alors que le groupe rentrait à l'Institut de police de Nicolet, après une fête à Trois-Rivières.Les quatre victimes n'ont eu aucune chance et sont vraisemblablement mortes sur le coup ou peu après l'impact, comme on peut le déduire après les témoignages entendus hier.Les ambulanciers sont arrivés sur les lieux à 2h47, et ont constaté que des cinq personnes qui se trouvaient dans la voiture, seul Saint-Germain était vivant.Après que les pompiers eurent réussi à découper la porte avec les pinces de désincarcération, Saint- Germain a été transporté à l'hôpital Sainte-Marie, à Trois-Rivières.Il était dans un état semi-comateux et répondait aux questions par des grognements.L'ambulancier Mario Brouillard a signalé qu'en ouvrant la porte de l'ambulance, une fois rendu à l'hôpital, il a senti une odeur d'alcool.À l'hôpital, on a constaté que Saint-Germain avait une coupure au dessus d'un oeil, des contusions au sein gauche et au genou gauche, ainsi que des traces d'un pneu du train routier imprimés sur une de ses épaules.Au terme de tous les examens, aucune blessure interne n'a été décelée.Avant de lui administrer un sérum, un infirmier a fait des prélèvements sanguins, dont un était destiné à un test d'alcoolémie.Le Dr Réjean Duplin, comme l'infirmier ont noté que la victime dégageait une odeur d'alcool. 3LP1799A0531 A 17 mercredi, 31 mai 3LP1799A0531 ZALLCALL 67 08:28:05 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 A 17 En finir avec la violence à la télé Des manifestantes sortent une porte de ses gonds pour occuper des bureaux HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne, OTTAWA Huit ans après la mort violente de sa jeune soeur Marie-Ève à Laval, l'intention de Virginie Larivière de réduire la violence à la télévision a fait du chemin.Le député bloquiste Bernard Bigras a déposé un projet de loi d'intérêt privé visant à contraindre les télédiffuseurs à retirer des heures de grande écoute les émissions contenant des scènes de violence, sous peine de sanctions.Son projet de loi sera débattu à la Chambre des communes.Reste à voir si les députés seront appelés à voter.M.Bigras estime qu'il a de bonnes chances de convaincre le sous-comité des procédures de la Chambre des communes de faire voter son projet de loi, « parce qu'il y a un consensus social » contre la violence à la télévision.Mme Larivière, maintenant âgée de 21 ans, avait présenté une pétition de 1,3 million de noms en 1992 à la suite du meurtre de sa soeur.À l'époque, le gouvernement Mulroney avait opté pour la solution de l'autoréglementation.Presse Canadienne Ce n'est pas tous les jours qu'on voit des travailleuses, en robe, voire en tailleur, et en sandales à talons hauts, occuper des bureaux et même.sortir une porte de ses gonds pour y parvenir.C'est pourtant la détermination qu'ont manifestée hier 12 travailleuses syndiquées à la FTQ, qui avaient décidé d'occuper les bureaux de la Commission de l'équité salariale, au centre-ville de Montréal.Une heure plus tard, une centaine de leurs collègues manifestaient à l'extérieur de l'édifice pour la cause de l'équité salariale.Seulement deux journalistes ont pu se glisser avec les manifestantes dans les bureaux de la commission.Les occupantes étaient déterminées à obtenir une rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard, la ministre du Travail Diane Lemieux et la présidente de la Commission de l'équité salariale Jocelyne Olivier.Mais, à 10 h 30, les 12 manifestantes se sont butées à une porte verrouillée.La ligne téléphonique censée faire ouvrir la porte restait aussi sans réponse.Les 12 travailleuses ont eu beau chanter et agiter bruyamment leur boîte de macaroni Kraft \u2014 symbole des travailleurs sous-payés \u2014, personne ne répondait à la Commission.Les syndiquées ont donc fait preuve d'ingéniosité et, avec leurs outils, ont sorti la porte massive de ses gonds pour parvenir à entrer dans les bureaux de la Commission.Visiblement, les gens de la Commission avaient eu vent de la manifestation qui se déroulerait à l'extérieur, une heure plus tard, et avaient décidé de plier bagages.Il n'y restait plus que trois employés qui, se sentant mal à l'aise, ont préféré quitter.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Le service de sécurité de la Place Mercantile est venu vérifier l'état des lieux, mais.difficile de mander l'escouade tactique pour 12 dames qui n'étaient guère menaçantes.ordinateurs L'économique Longueuil Chambly Québec 985, boul.Périgny 450-447-9629 600, Belvédère 1-888-687-4545 2928 ch.Chambly 450-674-5556 Place de la St-Jean cité Ste-Foy Montréal - 64Mo de mém.vive - 10.2 Go disque dur - carte vidéo 8 Mo agp - Moniteur 15'' .28 - fax/modem 56K - lecteur CD-ROM 50X - souris - carte de son + Haut-parleurs - clavier bilingue - carte réseau 10-100mb 171, rue Richelieu 450-545-1225 4164, St-Hubert 514-526-9998 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dernières années ou des 5 dernières années pour des prestations de maternité ou parentales OU être prestataire de l'assistance-emploi (sécurité du revenu) OU être une personne sans chèque et sans revenu.Préalables: Avoir terminé la 3e année du secondaire OU détenir une attestation d'équivalences reconnues OU posséder une expérience pertinente.Durée: 500 heures Lieu: La formation se donne dans un établissement de santé.Les personnes qui auront terminé avec succès cette formation seront engagées en priorité par les centres d'hébergement et de soins de longue durée de la région de Montréal.Pour participer à une rencontre d'information, communiquez avec le Service aux entreprises - Secteur santé au numéro suivant: (514) 765-8410.Ce projet est réalisé grâce à l'aide financière du Fonds national de formation de la main-d'oeuvre géré par Emploi- Québec.REGROUPEMENT DES CENTRES D'HÉBERGEMENT ET DE SOINS DE LONGUE DURÉE Région de Montréal CHSLD La Presse 31 mai 2000 Page A18 manquante 3LP1999A0531 A-19 MERCREDI g n ral 3LP1999A0531 ZALLCALL 67 16:24:05 05/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MAI 2000 A 19 Les États-Unis se mobilisent contre l'obésité et la «mal-bouffe» L'entarteur de Parizeau retenu par un autre procès JEAN-MICHEL STOULLIG Agence France-Presse, WASHINGTON Inquiets d'un embonpoint qui concerne la moitié de la population, les États-Unis se mobilisent contre la mal-bouffe, dénonçant une alimentation surchargée en graisses, sucres et calories.Un « Sommet national de la nutrition » s'est ouvert hier matin à Washington avec la bénédiction du président Bill Clinton, pour promouvoir dans le public des directives vantant les bienfaits d'une nourriture équilibrée et de l'exercice.Réunissant 2000 spécialistes de la politique, la santé et l'éducation, ce sommet de deux jours intervient quelque trente ans après le début d'une première bataille sur l'alimentation, à l'époque destinée à combattre la faim aux États-Unis.« Les quatre premiers tueurs de notre pays \u2014 les maladies cardiaques, certains cancers, le diabète et les congestions cérébrales \u2014 sont liés au régime alimentaire et au manque d'activité physique », faisant quelque 300 000 morts par an, a relevé hier le secrétaire (ministre) de la santé Donna Shalala.« Cinquante-cinq pour cent des Américains sont trop gros ou obèses, dont un enfant sur cinq », a noté pour sa part le secrétaire (ministre) à l'Agriculture Dan Glickman.Selon les autorités américaines, le problème n'a fait que s'aggraver avec les mauvaises habitudes alimentaires et la sédentarité croissante de la population.En 1969, l'obésité chez les enfants n'était pas un problème.Aujourd'hui elle a doublé.Chez les adultes elle a augmenté de 50 % en vingt ans, l'alimentation déséquilibrée entraînant des coûts médicaux s'élevant à 71 milliards de dollars annuels.Pour amener les Américains à changer d'habitudes, l'administration a lancé officiellement de nouvelles « directives diététiques pour les Américains », évoquées ce week-end à la radio par le président Clinton.Ce guide conseille de choisir d'abord des céréales, légumes et fruits, de réduire les mets sucrés et la quantité de sel, et parallèlement de faire, si possible quotidiennement, au moins une demi-heure d'exercice physique.ROLLANDE PARENT Presse Canadienne L'entarteur présumé de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau, Bruno Caron, subissait hier un autre procès, ce qui l'a empêché de se présenter devant la juge Louise Bourdeau de la Cour municipale de Montréal.Il a été tout de même décidé que la date du procès pour l'entartage de M.Parizeau serait arrêtée le 20 juin et que Bruno Caron serait représenté par avocat, une décision arrêtée à la toute dernière minute.Bruno Caron, maintenant âgé de 21 ans, fait partie de groupe de 57 jeunes dont le procès a commencé lundi et qui doivent répondre à des accusations d'attroupement illégal et de méfaits.Quatre jours ont été prévus.Ces jeunes, pour la plupart des étudiants au collégial et à l'université, sont accusés d'avoir participé à une manifestation le 11 février 1998 au centre-ville de Montréal, contre la hausse des frais de scolarité.A un moment donné, 57 d'entre eux s'étaient détachés du groupe pour se rendre dans les bureaux du Conseil du Patronat du Québec, rue University, pour une occupation.Les policiers les y ont délogés, les ont identifiés puis photographiés.Les accusations ont suivi, par la poste.Parmi les jeunes arrêtés, l'un fréquentait le cégep de Sherbrooke, l'autre provenait de North York, en Ontario, l'un était sans emploi, l'autre était téléphoniste au réseau Admission, l'un se disait journaliste, les autres étudiaient à l'Université du Québec à Montréal, aux universités Mc Gill, Concordia, de Montréal, au cégep Maisonneuve et au cégep Ahunstic.Dans ce dernier cas, il s'agit de Bruno Caron.Neuf mois après ces événements, soit en novembre 1998, Bruno Caron aurait lancé une tarte à la crème au visage de M.Jacques Parizeau qui venait de s'adresser aux étudiants du cégep Ahunstic.Le traitement du dossier de Bruno Caron a été influencé par celui des entarteurs Benoit Foisy et Patrick Robert.Maintenant que MM.Foisy et Robert ont été déclarés coupables, le 17 mai, de voies de fait pour avoir entarté le ministre des Affaires intergouvernementales Stéphane Dion, les accusations portées contre Bruno Caron sont réactivées.En effet, le juge Louis-Jacques Léger de la Cour municipale de Montréal a jugé que les gestes des entarteurs étaient bel et bien des voies de fait.Le magistrat les a condamnés à une probation de six mois et à l'exécution de 50 heures de travaux communautaires.Le magistrat a suggéré qu'ils servent des repas aux démunis.L'entartage du ministre Dion s'était fait au Chic-Resto-Pop, un restaurant communautaire de l'est de Montréal.À leur sortie du tribunal, MM.Foisy et Robert avaient clamé leur forte intention d'en appeler du jugement rendu, ce qu'ils n'ont pas fait jusqu'ici.Ils disposent cependant encore de quelques jours pour le faire.Le poids des Américains a augmenté avec l'abondance de la nourriture Agence France-Presse WASHINGTON Le poids des Américains a augmenté ces dernières années, suivant la même courbe que la quantité de nourriture mise à leur disposition, indique une étude publiée hier dans l'American Journal of Clinical Nutrition qui rappelle que 55 % de la population des États-Unis est trop grosse ou obèse.Les auteurs de l'étude, de l'Université du Minnesota, ont pour la première fois comparé sur trente ans la progression de l'obésité dans la population américaine et les différents types d'aliments vendus (quantité et composition).Ils ont ainsi mis en évidence que les ressources énergétiques alimentaires offertes à chaque citoyen ont augmenté de 15 % de 1970 à 1994.Les habitudes pour les repas ont également évolué, et pourraient contribuer à la prise de poids, les Américains mangeant plus souvent hors de chez eux, consommant plus de plats tout préparés et des portions plus importantes.Pour chaque dollar dépensé pour la nourriture, les Américains en consacraient, en 1992, 38 % à manger hors de chez eux, contre seulement 20 % en 1974.Les établissements de restauration rapide s'accroissent de 7 % par an.Enfin, selon l'Association nationale de la restauration (NRA) citée par l'étude, de 1988 à 1993 les menus proposant des portions plus copieuses que la normale \u2014 comme « très gros steak » \u2014 ont augmenté de 12 %.USA: le ministre de l'Agriculture entarté par une végétarienne Agence France-Presse WASHINGTON Le ministre de l'Agriculture américain Dan Glickman a dû tomber la veste dès l'ouverture du « Sommet national de la nutrition », hier matin, après avoir reçu une tarte lancée par une militante végétarienne en colère.M.Glickman, qui commençait son discours d'ouverture dans un hôtel de Washington, a été pris à partie par la jeune femme qui s'est écriée : « Honte, honte à vous pour promouvoir la viande ».Le ministre a pu éviter la tarte, qui a touché sa veste.Sous les rires des quelque 2000 délégués, la jeune femme vêtue de rouge, a été évacuée par la sécurité et M.Glickman a repris son discours en plaisantant. La Presse 31 mai 2000 Page A20 manquante "]
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