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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-16, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0102B0516 B1 mardi 2LP0101B0516 ZALLCALL 67 01:00:15 05/16/00 B Montréal, mardi 16 mai 2000 R ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES «Un premier pas» chaudement accueilli La décision de Québec de suspendre la récupération des prestations fédérales pour enfants mettra de 100 $ à 250 $ de plus dans les poches des parents québécois ALEXANDRE SIROIS La suspension, par Québec, de la récupération des sommes versées par Ottawa dans son programme de prestations fiscales pour enfants, est chaudement accueillie par les organismes concernés, qui n'y voient toutefois qu'un « premier pas ».Dimanche, la ministre provinciale déléguée à la Famille et à l'enfance, Nicole Léger, a annoncé qu'elle maintenait les crédits alloués au programme d'allocation familiale pour 2000-2001.L'investissement fédéral d'environ 100 millions de dollars annoncé en février dernier sera donc versé intégralement aux familles sous forme de prestations fiscales, et Québec ne réduira pas ses allocations familiales d'un montant équivalent.« Nous étions très contentes que les démarches entreprises aient donné des résultats.Parce qu'au début de nos démarches, tout de suite après le budget provincial, il était loin d'être évident que ce scénario- là était faisable, puisque le gouvernement avait déjà prévu récupérer ces sommes comme il l'avait fait l'an dernier », a déclaré hier Hélène Cornellier, coordonatrice provinciale de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale.Mme Cornellier estime que l'arrêt de la récupération, qui se traduira par un montant supplémentaire de 100 $ à 250 $ dans les poches des parents québécois, sera significatif.« Pour certaines familles, 100 $ sur l'année, ça fait une grosse différence, a-t-elle expliqué.Ça peut être un manteau d'hiver pour un enfant, ou deux ou trois paires de souliers.» Ce qui agace Mme Cornellier, c'est que les montants de base nécessaires pour subvenir aux besoins d'un enfant, tels que décrétés par Québec, n'ont pas augmenté depuis 1993.La somme prévue est de 3900 $ pour le premier enfant d'une famille monoparentale, alors que pour une famille biparentale, elle est de 2600 $ pour le premier enfant et de 2400 $ pour les autres.« Pour le premier enfant d'une famille de deux parents, ça revient à 50 $ par semaine.Est-ce que c'est réaliste quand on calcule l'ensemble des coûts qu'amène un enfant dans une famille, en termes de loyer, de nourriture, de vêtements, de soins, etc.», a demandé Mme Cornellier.« Ces barèmes-là datent de 1993.Alors, pour l'an 2000, ce n'est pas nécessairement applicable, a renchéri la présidente du Conseil du statut de la femme, Diane Lavallée.C'est important qu'ils soient révisés rapidement, idéalement dans la prochaine année.» Québec « sorti » du programme Au bureau de la ministre Léger, on refusait hier d'indiquer si les montants de base pouvaient être majorés.On ne voulait pas, non plus, révéler si la récupération allait cesser au-delà de l'année en cours.« Ce qu'on fait, présentement, c'est prendre un temps d'arrêt.Pour une foule de raisons.Ça nous permet d'évaluer les différentes possibilités quant à l'aide que le gouvernement du Québec apporte aux familles.Ça nous permet de prendre l'année pour revoir les différentes modalités du programme », a confié à La Presse le porte-parole de Mme Léger, Stéphane Perrault.En février, à l'occasion du dernier budget fédéral, Ottawa a annoncé qu'il injecterait 2,4 milliards en quatre ans, au pays, dans le programme de prestation nationale pour enfants.M.Perrault soutient que Québec ne peut se prononcer sur la récupération pour l'avenir, car Ottawa n'a pas précisé comment cet argent serait investi après 2000-2001.« À quel niveau ils vont le faire, où ils vont le faire, pour quels types de familles ils vont le faire, ça, on ne peut pas le savoir », a affirmé M.Perrault.Par ailleurs, le porte-parole de la ministre a indiqué que si Québec avait décidé de ne pas récupérer les sommes injectées par Ottawa cette année en diminuant son propre investissement d'un montant équivalent, c'est que cet investissement risquait d'être réduit à zéro dans près de la moitié des cas ! « Il était clair qu'il fallait faire un geste pour nous permettre d'évaluer le programme avant que le fédéral finisse par nous sortir complètement du programme », a confié M.Perrault à La Presse, précisant que 300 000 familles sur 630 000 auraient pu être privées d'allocations familiales dès juillet.EN BREF Chrétien ne fera pas la vie difficile à Clark dans une élection partielle Le PC remporte l'élection partielle à Terre-Neuve n Le candidat du Parti conservateur a devancé de justesse hier soir son rival néo-démocrate pour remporter l'élection partielle fédérale à Terre-Neuve, considérée par certains comme un test signficatif pour les troupes de Joe Clark.La mince victoire de Loyola Hearn devant le néo-démocrate Greg Malone a mis fin à une soirée haletante qui a vu les deux candidats s'échanger l'avance à plusieurs reprises.MM.Hearn et Malone ont reçu chacun environ un tiers des voix exprimées.Les conservateurs étaient ceux qui avaient le plus à perdre.Le comté est une véritable forteresse conservatrice, aussi une défaite aurait-elle pu être interprétée comme un autre signe que le parti est condamné sous la direction de son chef actuel, Joe Clark.À moins d'un an d'élections fédérales générales, M.Clark a désespérément besoin de maintenir l'élan favorable donné au parti par le congrès d'orientation du week-end dernier, qui a permis aux conservateurs de faire parler d'eux dans les médias.Un député libéral démissionne n Une élection partielle aura lieu bientôt dans la circonscription provinciale de Wood River, en Saskatchewan, à la suite de la démission annoncée hier du député libéral Glen Mc Pherson.Sa décision survient juste au moment où le Parti de la Saskatchewan allait entreprendre de contester en justice la victoire électorale de M.Mc Pherson, lors de l'élection générale de l'automne dernier.Il l'avait alors remporté par une seule voix.Le traité nisga'a contesté n Le traité conclu avec les Indiens nisga'a viole la Constitution, en octroyant des pouvoirs de faire des lois qui l'emportent sur les lois fédérales et provinciales, a soutenu hier l'avocat représentant le Parti libéral de la Colombie-Britannique.« L'autonomie gouvernementale, en tant que droit de légiférer, est un pouvoir accordé seulement aux échelons fédéral et provincial du gouvernement », a ajouté l'avocat Brad Armstrong, alors que les libéraux entreprenaient leur contestation de la constitutionnalité du traité devant la Cour suprême de Colombie-Britannique.Projet de loi du Bloc sur le sous-titrage n Pour s'assurer que toute la production télévisuelle du Canada, particulièrement celle en français, soit sous-titrée pour les malentendants, la députée bloquiste Caroline St-Hilaire a l'intention de déposer un projet de loi pour en rendre l'usage obligatoire.La députée proposera aussi que les diffuseurs puissent bénéficier de crédits d'impôt de façon à les encourager dans cette voie.Presse Canadienne VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien avoue se rire des tiraillements de la droite canadienne, mais il éprouve tout de même de la sympathie pour son adversaire conservateur, Joe Clark.Au lendemain d'un congrès difficile pour les conservateurs, M.Chrétien a laissé entendre qu'il ne tarderait pas à déclencher une élection partielle si M.Clark décidait, comme il l'a suggéré dimanche, de se présenter bientôt.Le chef conservateur a indiqué en fin de semaine que, quoi qu'il Jean Chrétien advienne, il voudrait siéger aux Communes cet automne.Pour ce faire, un de ses députés devrait démissionner pour permettre la tenue d'une élection partielle.Le gouvernement a six mois pour déclencher une élection partielle, mais le premier ministre semble vouloir se montrer beau joueur envers M.Clark et ne pas retarder le vote.« Je ne lui rendrai pas la vie difficile, c'est certain », at- il indiqué hier à Ottawa.Lors de son retour en politique comme chef libéral, en 1990, M.Chrétien avait lui-même bénéficié d'un traitement de faveur du premier ministre conservateur.Accommodant, Brian Mulroney avait rapidement déclenché l'élection partielle dans Beauséjour (Nouveau- Brunswick), facilitant le retour du nouveau chef libéral aux Communes.Les militants et les députés conservateurs pressent M.Clark de se trouver un siège pour accentuer sa visibilité sur la scène nationale.Quelques députés, dont Bill Casey dans Cumberland-Colchester (Nouvelle-Écosse) et David Price dans Compton-Stanstead, ont très ouvertement fait savoir qu'ils étaient prêts à se sacrifier.Le premier ministre, qui a luimême traversé une zone de turbulences lors du congrès de son parti en mars, a démontré un élan de sympathie pour son vieil adversaire conservateur.« M.Clark éprouve quelques problèmes ces temps-ci, mais tous les chefs ont de bons jours et de mauvais jours, et puis ils survivent un jour à la fois, analyse M.Chrétien.M.Clark a survécu à la fin de semaine on verra ce qui se passera.Je souhaite à tout le monde le plus de chance possible, mais pas assez de chance pour me battre.» PHOTO PC Les premiers ministres John Hamm (Nouvelle Écosse), Bernard Lord (Nouveau-Brunswick), Pat Binns (Île-du-Prince-Édouard) et Brian Tobin (Terre-Neuve) se serrent la main après avoir conclu une entente sur la formation du Conseil des premiers ministres de l'Atlantique.Les premiers ministres de l'Atlantique se regroupent dans un nouveau Conseil Presse Canadienne MONCTON, N.-B.Les quatre premiers ministres des provinces atlantiques se dotent d'une nouvelle instance favorable à l'unité régionale, qui donnera plus de poids à la côte Est et contribuera, espèrent-ils, à corriger ce qu'ils considèrent comme des injustices historiques.Cette nouvelle instance aura aussi, par la force du regroupement, plus d'impact que n'en auraient des premiers ministres isolés lorsque viendra le temps de solliciter des fonds auprès d'Ottawa, disent- ils.Les premiers ministres du Nouveau- Brunswick, de la Nouvelle Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve ont signé hier l'entente créant le Conseil des premiers ministres de l'Atlantique.Ils ont profité de l'occasion pour peindre un portrait enthousiasmant de l'avenir du Canada atlantique, affirmant que celui-ci est à la veille de rompre avec sa position traditionnelle de région dépourvue, dépendante des aumônes du reste du pays.La réorganisation de la formule de péréquation figure néanmoins parmi les premiers dossiers auxquels s'attaquera le Conseil afin que les provinces moins pourvues puissent obtenir encore plus d'argent des contribuables des régions plus riches du pays.Le premier ministre du Nouveau- Brunswick, Bernard Lord, a affirmé que la péréquation était un droit constitutionnel, faisant du Canada une nation qui pratique le partage et la compassion.« Ce que veut le Canada atlantique est très simple.Nous voulons fournir les mêmes services, les mêmes soins de santé, la même éducation, les mêmes programmes sociaux que les autres provinces, moyennant un niveau d'imposition comparable », a-t-il dit.Brian Crowley, du « Atlantic Institute for Market Studies », assistait à la conférence de presse des premiers ministres, à Moncton.Il s'est dit déçu d'entendre la même rengaine \u2014 aller chercher plus d'argent dans les coffres d'Ottawa.Les provinces atlantiques tirent déjà 40 pour cent de leurs budgets des transferts fédéraux, a-t-il dit.Il a ajouté qu'il aurait aimé entendre les premiers ministres évoquer des solutions plus concrètes.Ces derniers ont quand même souligné quelques retombées possibles de leur nouveau regroupement, qui travaillera de pair avec le Conseil des premiers ministres des Maritimes, déjà existant.Ils ont convenu d'élaborer un processus régional pour l'approbation de nouveaux médicaments, et s'entendent pour réclamer davantage de fonds fédéraux pour la santé.Inquiets devant la perspective de perdre des services de télévision locaux, ils sont aussi unanimes à demander à la direction de Radio-Canada de maintenir une présence forte dans leur région.Le premier ministre terre-neuvien, Brian Tobin, a soutenu que l'ère de la dépendance tirait à sa fin pour le Canada atlantique.Les provinces atlantiques ne veulent plus être que « pittoresques, sincères, honnêtes, chaleureuses, accueillantes et légèrement pauvres », a-t-il dit.« Nous voulons être toutes ces choses merveilleuses, mais nous en sortir beaucoup mieux, économiquement (.).Ceci est un vote de confiance dans notre avenir combiné, pas une réaction de défense pour conserver le passé.» Les premiers ministres ont aussi exprimé leurs préoccupations devant les effets de la restructuration du transport aérien sur le service dans les provinces atlantiques.Si Air Canada ne peut assurer un service de qualité, à un prix raisonnable, les quatre premiers ministres se battront pour une concurrence accrue, a promis M.Tobin.www.festivaldelasante.com Inscrivez-vous du 18 au 20 mai au métro Mc Gill Patin à roues alignées I Vélo I Marche I Course Bénévoles demandé(e)s INFORMATION : (514) 879-1027 2LP0201B0516 b2-mardi-edito 2LP0201B0516 ZALLCALL 67 12:16:23 05/16/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Les diamants funestes La mission de maintien de la paix des Nations unies en Sierra Leone a été un échec total, car il n'y a manifestement aucune paix à maintenir.L'erreur était de penser qu'il s'agissait d'un conflit politique et ethnique, comme au Rwanda, au Congo ou en Bosnie, alors que le problème concerne entièrement l'exploitation des champs diamantifères et la contrebande des pierres précieuses vers le marché mondial.Le conflit ressemble ainsi à ceux qui opposent deux bandes rivales au sein du crime organisé.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca L'aspect le plus horrible de cette guerre est la souffrance des civils et, surtout, des enfants mutilés.Le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, cherche à organiser, avec la collaboration d'autres pays, la sécurité humaine.Cela fait partie de son programme qui consiste à sensibiliser davantage les Nations unies sur la dimension humaine des conflits, à une époque où la dimension politique est devenue moins importante qu'elle ne l'était pendant la guerre froide.Cependant, le ministre ne devrait pas perdre de vue la proposition qu'il a faite le mois dernier au Conseil de sécurité pour rendre les sanctions internationales plus humaines et plus efficaces.La Sierra Leone est probablement un cas typique où de telles sanctions pourraient être déterminantes.Ces sanctions cibleraient les chefs de la rébellion et les dirigeants du gouvernement, qui profitent le plus du trafic de diamants qui est à la fois l'enjeu de la guerre et le moyen de la financer.On a une assez bonne image du trafic de diamants sierra- léonais grâce à une étude, faite l'année dernière, par le Partenariat Afrique Canada (PAC) avec l'aide du ministère de M.Axworthy.La part du lion de la production de la Sierra Leone passe illégalement par le Libéria pour aboutir à Anvers après avoir transité par des centres moins en vue, avec l'aide de familles libanaises ou du crime organisé américain ou russe.À Anvers, ils aboutissent dans les lots que le monopole De Beers accorde aux revendeurs, et rien ne les distingue d'autres diamants, dont la provenance est parfaitement légitime.Il est évident qu'il ne suffit pas de geler les comptes en banque des fauteurs de guerre de la Sierra Leone pour mettre fin au conflit.Comme le montre PAC, il faut, dans une certaine mesure réglementer le marché mondial du diamant, cet étrange monde où des gens extrêmement scrupuleux côtoient des personnages interlopes et des criminels.Une chose est certaine, de telles sanctions sont beaucoup plus difficiles à organiser que celles qui ont été décrétées contre l'Irak et la Yougoslavie.Il faudrait notamment obtenir des gouvernements belge et israélien qu'ils exercent une surveillance sur leurs marchés des diamants, ce qui serait diamétralement opposée à la pratique actuelle.De Beers ne pourrait plus exercer son monopole dans le secret absolu, comme il le fait maintenant.Enfin, le Canada devrait surveiller davantage les trois sociétés minières, cotées en bourse, qui exploitent des concessions en Sierra Leone.De telles sanctions ne seraient pas dirigées contre la Sierra Leone, mais contre ceux qui la saccagent et l'appauvrissent.Elles permettraient éventuellement de commercialiser les diamants pour le bien des Sierra-Léonais et non pour le profit d'une minorité privilégiée.Il s'agirait, bien entendu, d'une énorme innovation pour les Nations unies, qui se préoccupent surtout de diplomatie traditionnelle et de problèmes politiques.Le trafic des diamants pour financer une guerre est devenu autant une menace pour la paix et la sécurité que d'autres activités criminelles, telle que le terrorisme international et le trafic de drogues.Et les Nations unies doivent évoluer pour mettre fin à ces nouveaux fléaux.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca Les vrais dangers des raves Si vous avez vécu une partie de votre jeunesse pieds nus dans une tunique indienne, à écouter Les Stones ou Joan Baez sous l'effet du cannabis ou de quelque bonbon psychédélique, il y a fort à parier que vos enfants passent des nuits blanches dans des raves, à suer sur un rythme techno, un bâton fluo dans la main, une suce dans la bouche et une dose d'ecstasy dans le corps.Le phénomène du rave est aux années 90 \u2014 et suivantes \u2014 ce que fut Woodstock aux années 60 : une culture fondée sur un genre musical, un éventail de substances psychotropes, une mode vestimentaire et le culte de l'amour universel.Les enfants-fleurs voulaient changer le monde.Les enfants-suces veulent surtout s'éclater.Mais dans les deux cas, ce dont il s'agit avant tout, c'est d'un rituel identitaire, du lieu de rencontre d'une génération qui cherche à affirmer sa différence.Agnès Gruda agruda@lapresse.ca Il n'y a pas que Janis Joplin et Jimmy Hendrix qui soient morts d'overdose.Les grands rassemblements à la Woodstock ont compté leur lot de « bad trips ».Le LSD ou l'héroïne auraient-ils fait moins de ravages si l'on avait interdit ces manifestations ?Peu probable.Elles se seraient tenues clandestinement, c'est tout.Bouleversées par la mort d'un jeune amateur de raves, incident qui fait actuellement l'objet d'une enquête du coroner en Ontario, les autorités municipales de Toronto n'en ont pas moins décidé d'opter pour la ligne dure.Allan Ho est décédé à la suite d'une mauvaise réaction à l'ecstasy, ou MDMA, qui constitue la marque de commerce des raves.À l'époque où cela s'est produit, la Ville accueillait ces événements dans des locaux publics et y imposait ses exigences de sécurité.Le dispositif de sécurité n'a pas permis de sauver la vie d'Allan Ho.Adoptée la semaine dernière au nom de la santé publique, la nouvelle politique municipale ferme la porte aux raves.Au risque de refouler les nuits blanches dans la clandestinité \u2014 et donc de les rendre encore plus dangereuses.Les dangers précis posés par l'ecstasy sont encore mal connus : les dosages dangereux varient d'une personne à l'autre, par exemple.Mais ce qui est sûr, c'est que les conditions dans lesquelles le MDMA est absorbé sont déterminantes.Ce stimulant provoque une surchauffe de l'organisme, d'où un danger de déshydratation.Déjà, certains organisateurs de raves ont la fâcheuse habitude de fermer leurs robinets au milieu de la nuit, pour obliger les jeunes à acheter de l'eau à un prix prohibitif.Pas d'argent, pas d'eau : voilà qui est clairement dangereux.Si on surveille les raves on peut éviter ce genre d'abus.Mais si les autorités s'en lavent les mains.La politique torontoise est d'autant plus absurde que le danger ne vient pas des raves comme tels, mais de ce que l'on y consomme.Depuis deux ans, 13 personnes sont mortes en Ontario après avoir pris de l'ecstasy.Or, seulement dans trois cas ces incidents étaient-ils reliés à des raves.En quoi cette histoire nous concerne-t-elle ?Même si au Québec on ne rapporte aucun cas de mortalité dans un rave, ces soirées n'en comportent pas moins des risques.Dire le contraire équivaut à faire l'autruche.La réaction de nos pouvoirs publics évoque un peu les habitudes de cet animal.Exemple.L'ecstasy est souvent mélangée à d'autres substances, ce qui la rend beaucoup plus dangereuse.Il y a quelque temps, un groupe montréalais de professionnels de la santé, le Groupe de recherche et d'intervention psycho- sociale (GRIP), a proposé d'encadrer les grandes soirées rave, et d'y offrir aux jeunes la possibilité de tester la teneur de leur petite pilule, avant de la consommer.Question de savoir ce qu'ils avalent \u2014 ou n'avalent pas, le cas échéant.Cela minimiserait grandement les risques posés par les raves.Mais il faudrait pour cela admettre ouvertement que des substances illicites y circulent.Le projet a été rejeté.Résultat : les jeunes amateurs de raves consomment Dieu sait quoi, avec des risques décuplés.Et le GRIP, qui cherche à accroître la sécurité dans les raves, court désespérément après les subventions.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Des images qui choquent Aux dirigeants de la SAAQ, n Mais quand donc allez-vous comprendre que de faire de la publicité d'horreur n'arrêtera pas les cons de conduire comme des débiles.Tout ce que vous faites, c'est de nous forcer à changer de chaîne, car vos pubs nous lèvent tous le coeur.Je dis nous, car je parle de ma voisine, de ma conjointe, du propriétaire du dépanneur, de la serveuse du bar et de tous ceux autour de moi qui croient qu'on ne peut rien faire contre des assoiffés de contrôle persuadés d'être dans leur bon droit : je parle des décideurs de la SAAQ.Votre mauvais goût est en escalade constante depuis des années et voilà qu'on apprend que vous hésitez devant ce film amateur d'un accident en direct.N'y a-t-il qu'en Angleterre ou aux États-Unis qu'on peut voir des publicités évocatrices et diablement efficaces, sans pour autant tomber dans le sang et les tripes en cinémascope ralenti.La crudité n'a jamais fait réfléchir personne, elle fait détourner les têtes, quoi qu'en disent vos sondeurs de pacotille.Trois accidents pour cause de vitesse, fortement médiatisés, depuis le début de l'année, et une étonnante recrudescence des délits de fuite par des gens qui fuient sans doute vos images sordides plutôt qu'agir dignement.Vous êtes responsables de cette nouvelle attitude de fuite.Les concepteurs sont des incapables qui se croient inspirés et justifiés de bouleverser toute la population.C'est un manque flagrant de maturité et de capacité de réflexion, dans sa phase anale la plus crue.Je proteste, comme citoyen, que vous imposiez ce genre de publicité indécente à mes enfants, à mes proches et à moi-même.Personne n'a besoin de faire « entrer » de telles images dans sa vie pour comprendre l'importance du sujet.Pourquoi infliger une telle chose à 99 % de la population pour arriver à ne rien faire envers le 1 % d'irresponsables qui commettent les délits.En définitive, vos publicités ne font que cultiver le goût du macabre auprès d'une partie avide de la populace, et vous empoisonnez l'existence de tous vos autres concitoyens.Dire que ce sont nos impôts qui payent pour votre globale incompétence.Ces mots sont forts, pensez-vous, c'est que, malheureusement, il n'y a pas d'expression française pour traduire « self righteousness ».Jean BERGERON Montréal Liberté mon oeil ! n Eh oui, Ottawa ne sera pas officiellement bilingue.N'en déplaise aux anglophones qui disent le contraire, une fois de plus les francophones sont traités comme des gens de deuxième classe.Petit rappel.Anglophones et francophones sont à l'origine de ce pays, le Canada.Les deux peuples fondateurs devraient être respectés et traités de façon égale.Tous les francos du Canada, y compris ceux du Québec, sont conscients de l'importance de connaître l'anglais.De toute façon, les francophones du Canada parlent de plus en plus anglais.Les Franco-Ontariens sont tous bilingues, de même que les Acadiens.Je me pose alors la question : « En tant que francophone, suis-je libre de choisir entre la langue de mes racines, ou de me conformer à la majorité anglaise ?» Par expérience personnelle (j'ai vécu en Alberta trois ans), je sais que le français est secondaire au Canada.Les Franco- Albertains ont eu à apprendre l'anglais pour fonctionner normalement et c'est bien ainsi.La province offre peu de services en français et, n'en déplaise à William Johnson, le Québec offre plus de services bilingues que dans le reste du Canada.Et voilà que la capitale fédérale d'un pays officiellement bilingue ne laisse plus la liberté à ses citoyens de choisir.Le bilinguisme s'appliquerait-il, de plus en plus, seulement aux francophones Francis DUMONT Pour sauver des vies Madame Agnès Gruda, n En lisant votre texte faisant écho à la mort de Dédé Fortin, sur le coup, j'ai été dérangée.Inconsciemment, j'avais la vague impression qu'il manquait quelque chose.Rapidement, j'ai mis le doigt dessus : vous avez occulté la maladie qui rongeait Dédé Fortin.Vous l'avez qualifié d'écorché de la vie sans allusion à la racine du mal, la dépression qui conduit souvent à la mort.D'aucuns diront, André Fortin scruté son histoire, qu'ils ne peuvent expliquer sa mort en la reliant à tel ou tel événement particulièrement c r u e l .Après tout, nous avons tous vécu une peine d'amour, si ce n'est bien pire, sans nous suicider pour autant, penseront certains en attribuant son geste à une faiblesse de caractère.Pour d'autres, sa mort restera incompréhensible, et ne sera qu'une autre manifestation de l'absurdité de la vie.Alors que nous pourrions donner un tout autre sens à la mort de Dédé Fortin.Sa mort est une occasion de sensibiliser la population à la réalité de la dépression nerveuse.Encore trop de personnes ont une image romantique de la dépression, c'est le spleen du poète maudit d'une génération perdue, des états d'âme, alors que c'est une maladie aussi grave que le cancer, qui tue tout autant mais qui peut également tout autant être guérie.C'est tragique qu'il faille la mort d'un homme dans la force de l'âge pour prendre conscience de l'intolérable souffrance qu'elle inflige à ceux qui sont aux prises avec cette maladie.Un enseignement précieux à tirer de la mort de Dédé Fortin est qu'il faut être à l'écoute des signes de cette maladie chez les personnes de notre entourage, et les encourager à consulter et rechercher de l'aide comme on l'aurait fait s'il s'était agi d'un cancer.Pour sauver des vies.Lise GAUTHIER Morin-Heights Un mauvais moyen ! Monsieur Gravel, n Soulignons tout d'abord que j'approuve la lutte au tabagisme.Par ailleurs, et contrairement à votre éditorial, je trouve ridicule que l'on considère une forte hausse de taxes comme un moyen efficace.Prônons donc une augmentation de taxe sur la boisson, les produits menant à l'obésité, le cinéma et les émissions de TV comportant de la violence, la gazoline pour ceux qui n'utilisent leur voiture que pour leurs loisirs, les herbicides et insecticides de toutes sortes, etc., etc.Un dernier point, et non le moindre, est que l'on viserait particulièrement les jeunes.C'est se leurrer ! Il ne faut pas être grand psychologue pour savoir que la caractéristique principale de la jeunesse est de combattre toute contrainte.Je suis persuadé qu'à cet égard des augmentations de taxes n'auront aucun effet ! Marc CORDEAU 2LP0301B0516 b3-mardi-edito 2LP0301B0516 ZALLCALL 67 12:16:34 05/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 B 3 L'avenir incertain du marché Atwater Grosse pagaille samedi dernier au marché Atwater.Par l'une de ces décisions obtuses qui sont monnaie courante à Montréal, la voirie a bloqué la rue qui contourne le marché.Les automobilistes garés devant l'entrée principale devaient effectuer des manoeuvres compliquées pour se sortir de là ; et ceux qui comptaient contourner le marché dans l'espoir de trouver une place, rendus dans le cul-de-sac, devaient faire un virage en U dans un espace réduit, le plus ridicule étant que la rue reste à sens unique.Pourquoi ce nouveau blocage ?Mystère.On n'y voit pas l'ombre d'une rationalité.C'est à croire que quelqu'un, à la Ville, a décidé de faire la guerre au marché Atwater.Même les commerçants n'avaient pas été avertis de cette nouvelle lubie de ces messieurs de la voirie.Mais quoi de neuf ?Ils ne savent même pas ce que l'avenir leur réserve.Le projet d'implanter un vaste complexe commercial et immobilier de l'autre côté de la rue Atwater est toujours dans le collimateur, mais les commerçants n'en connaissent toujours pas les détails.« Il y a une réunion de prévue cette semaine », dit l'un d'eux, « mais avec la Ville, on ne sait jamais à quoi s'en tenir.On s'entend sur un projet, puis ils reviennent avec un projet modifié.» Or, ce projet-ci pourrait signer l'arrêt de mort du marché Atwater s'il n'est pas réalisé en conjonction avec les besoins du marché, ne serait-ce que parce que les futurs immeubles occuperont le terrain vague qui lui sert actuellement de parking principal.Bien sûr, le marché Atwater a tout intérêt à voir augmenter la population résidentielle du secteur, et pourrait même, théoriquement, bénéficier de la présence d'un supermarché qui attirerait la clientèle (on parle d'un Super C ou d'un Métro).Y a-t-il un risque de concurrence déloyale ?Toujours théoriquement, l'endroit où l'on achète ses produits domestiques de base (conserves, farine, lessive, etc.) n'entre pas en concurrence avec les commerces spécialisés d'un marché.Mais c'est de moins en moins vrai, car aujourd'hui les supermarchés dynamiques s'orientent vers le concept des « boutiques ».Par ailleurs, ce ne sont pas tous les commerces du marché qui offrent des produits haut de gamme ou exotiques.Bien sûr, le marché offrira toujours des plaisirs en plus : la couleur, la variété, le contact humain.Mais la famille pressée qui aura rempli son chariot au supermarché traversera- t-elle la rue pour aller acheter ses courgettes chez les cultivateurs ?Le point le plus litigieux concerne le parking.Même actuellement, il n'y a pas assez d'espaces de stationnement durant les weekends.Or, les commerçants ne savent pas encore si, comme on le leur avait vaguement promis, le parking du supermarché leur sera ouvert.« Si le projet est complémentaire avec le marché, pas de problème », dit l'un d'eux, « mais s'ils font leur petite affaire de leur côté, alors là.» Alors là, en effet, ce serait la catastrophe.On n'ose croire que l'administration municipale laissera un promoteur immobilier tuer l'un des trop rares marchés publics qui font le bonheur des Montréalais.n n n L'un de mes amis, exilé à Ottawa, me disait depuis longtemps qu'il n'y avait que deux bonnes choses à Ottawa : « On peut tourner à droite aux feux rouges.et il y a Loblaws ».On voit maintenant ce qu'il voulait dire.À côté de Loblaws, nos vieux Métro, IGA et autres Provigo font figure de dinosaures.Traditionnellement à l'abri de la compétition par les rapports incestueux d'un petit milieu corporatiste protégé par la Caisse de dépôt, nos supermarchés ont complètement raté le virage de la modernité.Le Loblaws de la gare Jean-Talon a fait mentir tous ses adversaires.Non seulement s'agit-il d'un excellent exemple de recyclage d'un bâtiment patrimonial, le supermarché est éminemment « userfriendly ».Très grand parking d'où l'on accède au magasin par une rampe dotée d'un tapis roulant antidérapant où se fixent les roues du chariot, décor ouvert et gai agrémenté de jardinières, chariots équipés de sièges pour bébés, larges allées à la signalisation claire.Les produits un peu spéciaux sont regroupés par îlots, il y a de la fantaisie dans la présentation.Quand on y regarde d'un peu plus près, les produits n'ont rien d'extraordinaire et la variété est limitée.Pour la viande, le poisson, les légumes frais, les produits fins, rares ou exotiques, il vaut mieux aller dans les magasins spécialisés, aux marchés Jean-Talon ou Atwater.Exception faite de sa marque-maison (Le Choix du président), la marchandise de Loblaws se compare à ce qu'on trouve dans les autres supermarchés.Le même jour, j'ai comparé ce Loblaws au Métro Côte-des-Neiges.Les salades étaient plus belles chez Loblaws, mais les asperges du Métro étaient plus fraîches.Mais voilà, en comparaison, le Métro semblait sorti des années 50 : allées rectilignes, présentation prévisible, vieux chariots, atmosphère tristounette.n n n Le Québec, qui vit pourtant naître le concept de supermarché (grâce à Sam Steinberg) traîne la patte lamentablement.Les Ontariens s'approvisionnent depuis des années dans des Loblaws.Dans l'Ouest du pays, la chaîne Safeway est à des annéeslumière de nos supermarchés.Les Safeway ne font pas du tout dans le « haut de gamme », au contraire.On y trouve pourtant, depuis au moins vingt ans, des étalages invitants, des kiosques de fleurs, de fruits et de fromages, des produits exotiques, des importations françaises et italiennes, et la qualité des fruits et légumes est nettement supérieure, sans parler de la propreté qui est exemplaire.Dans la catégorie haut de gamme, la comparaison n'est pas toujours à l'avantage de Montréal.À Vancouver, Urban Fare, le supermarché du centre-ville, offre un service complet de traiteur et un bar-restaurant garni d'un énorme kiosque à journaux, où l'on peut faire halte avant, pendant ou après son marché.C'est un marché de célibataires (et un haut-lieu de rencontres !) : les chariots ont, plutôt que des sièges pour bébés, un réceptacle pour le « latte » que vous sirotez en faisant le marché.Ce retard du Québec, dans un domaine où nous devrions être les premiers, est presque une honte nationale, compte tenu de la tradition gastronomique du Québec.On mangeait Chez Pierre, à Montréal, et chez Kerhulu, à Québec, alors que le reste du Canada ne connaissait même pas le goût de l'ail, et le Québec compte plus de fines gueules au kilomètre carré que n'importe quelle autre province.Alors, pourquoi ce retard ?Lysiane OPINIONS L'AVENIR DE MONTRÉAL Fusions ou organismes métropolitains?Pour Montréal, la solution réside probablement dans un mélange des deux options Afin de pousser plus loin la réflexion sur l'avenir de Montréal, La Presse publie aujourd'hui le texte de la professeure Marie-Odile Trépanier, jeudi nous publierons les réflexions du professeur Charles Halary, sociologue à l'Université du Québec.MARIE-ODILE TRÉPANIER L'auteure est professeure titulaire et directrice de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal.Dans la région de Montréal, faut-il fusionner les municipalités en entités plus grosses et plus en moyens, ou créer un organisme métropolitain pour assurer la prise en charge des enjeux territoriaux qui débordent les limites des municipalités locales ?Il s'agit là d'un faux dilemme.La solution réside dans une combinaison appropriée des deux ; quelque chose comme un organisme métropolitain léger mais efficace et actif ; et une certaine dose de fusions, mais pas des mégafusions qui risquent d'être très lourdes et coûteuses, comme semblent le découvrir les Ontariens.La réforme Harel avance dans la bonne direction.Dans le débat actuel, il demeure cependant beaucoup d'incertitudes en ce qui concerne le niveau intermédiaire.Alors que l'on entend beaucoup parler du refus des couronnes, le véritable enjeu concerne davantage le nombre et la nature des organismes régionaux.Les MRC et les régions administratives ne sont guère affectées ou remaniées par la réforme, mais la CUM sera éliminée.Quelles sont les implications de la suppression de la CUM ?Alors que la ministre propose une communauté élargie à la région mais allégée, pour assumer une coordination régionale, Montréal avec son projet « une île, une ville » veut retrouver une position majoritaire et donc potentiellement une domination ou un contrôle sur la communauté régionale.Voilà des enjeux de taille.Serait-il approprié que Montréal domine la nouvelle communauté ?Cela ne minerait-il pas la volonté de concertation ?À l'inverse, quels seraient les risques que Montréal ne détienne que le tiers des votes de la communauté ?La concertation ne serait-elle pas favorisée par un nouvel équilibre au sein duquel aucune décision unilatérale ne pourrait être prise ni par Montréal, ni par les municipalités de banlieue, ni par aucune alliance des couronnes entre elles ?Des défis nouveaux Au tournant du siècle, Montréal s'est développée en annexant les municipalités voisines, comme l'ont fait beaucoup de grandes villes nord-américaines à l'époque.Après 1920, malgré quelques annexions occasionnelles, c'est la formule d'une instance supramunicipale qui a prévalu : Commission métropolitaine de Montréal, en 1921, et en 1969, Communauté urbaine de Montréal.Quelques tentatives pour amener les municipalités de la CUM à se fusionner via les travaux du comité Hanigan en 1974 n'ont donné aucun résultat.Vingt-quatre ans plus tard, en 1993, après la création de 12 MRC en périphérie, et la dislocation de la région administrative de Montréal en 5 régions, le GTMR (Groupe Pichette) proposait moins de fusionner les municipalités locales que de repenser l'échelle régionale.Sans toucher aux municipalités locales, il recommandait plutôt d'entreprendre un ménage, une simplification des structures intermédiaires, CUM, MRC, régions administratives.Il proposait un seul conseil régional qui intégrerait à la fois MRC et régions administratives à l'intérieur de la Région métropolitaine de recensement (RMR).Il recommandait l'allègement de la CUM, la transformant en organisation intermunicipale de services.La Commission Bédard, en 1999, a proposé pour les agglomérations de Québec et de Montréal à la fois des fusions de municipalités locales, l'élimination des structures intermédiaires et la création d'une nouvelle instance métropolitaine, mais avec des combinaisons variables présentées sous forme d'alternatives.En effet, la commission envisageait des options mettant l'accent soit sur les fusions, soit sur une instance métropolitaine.La Commission avait exprimé sa préférence pour une transformation radicale du palier local actuel par des regroupements systématiques au sein d'entités locales plus fortes, sous la coordination d'un organisme métropolitain de type stratégique, i.e.avec mission de planifier et de coordonner, plutôt qu'une instance métropolitaine forte et englobant toutes les fonctions de type supralocal.Ainsi les commissions d'études ou groupes de travail nous ont ainsi conviés à modifier complètement notre vision de la région, à changer d'échelle à la fois au niveau local et au niveau régional.La société urbaine actuelle, les défis de la mondialisation et de la métropolisation requerraient des instances municipales plus fortes et une concertation effective à l'échelle des agglomérations réelles.Un des défis pour ce faire est la réduction du nombre de joueurs, soit des élus locaux d'une part, et des organismes intermédiaires d'autre part.Un autre défi important est de créer un organisme métropolitain rassembleur et de développer une véritable vision d'ensemble.Quelques leçons de Toronto Pour sa part, le maire de Montréal s'est mis à rêver d'une mégacité à la torontoise, en ressuscitant le vieux projet « une île, une ville », que le maire Jean Drapeau n'a jamais pu réaliser, malgré des conditions plus favorables dans les années soixante qu'aujourd'hui.La proposition est séduisante, parce qu'elle est simple et claire.Elle aurait au surplus, dans le cadre de la réforme Harel, le mérite aux yeux de plusieurs de renforcer le coeur de la région en redonnant une place prépondérante à Montréal sur l'échiquier métropolitain.Mais elle ne serait pas facile à réaliser et pas nécessairement souhaitable.La comparaison avec Toronto donne une idée de l'ampleur de la tâche.En 1988, le débat a commencé à l'échelle de la grande région de Toronto, par la création de l'Office du Grand Toronto, puis en 1994 par l'établissement du Groupe de travail sur le Grand Toronto (Rapport Golden) sous le gouvernement NDP.Avec le gouvernement Harris l'idée de la mégacité est apparue, comme solution aux problèmes de conflits internes au sein de Metro Toronto.Cette communauté urbaine (CUT) fut créée dès 1953, et exerçait des compétences plus étendues que celles de la CUM, établie 16 ans plus tard.Depuis 1988, le conseil de la CUT était dirigé par des élus régionaux directs, conjointement avec les maires des municipalités membres.Mais, il n'y avait que 6 municipalités dans la CUT, à la suite de regroupements survenus dès 1967, tandis que la CUM en a 29.La plus petite des municipalités de la CUT comprenait 104 000 habitants et la plus grosse, Toronto, 629 000 habitants, alors qu'à la CUM, après le 1 016 000 de personnes de Montréal, aucune municipalité n'atteint 100 000 habitants et seulement 6 municipalités ont plus de 50 000.Chez nous, donc, les disparités dans les responsabilités et l'offre de services sont beaucoup plus grandes entre municipalités.La véritable modification à Toronto a donc surtout porté sur la structure décisionnelle, d'une part en réduisant le nombre d'unités administratives et d'autre part en réorganisant le pouvoir politique sous la gouverne d'un seul maire très fort.En effet, beaucoup d'observateurs à Toronto déploraient les recoupements, les duplications, et les conflits à la fois entre administrations et entre élus, entre la Communauté urbaine et les municipalités locales.Ces dernières d'ailleurs se disaient tout à fait capables de gérer elles-mêmes les services stratégiques.Elles réclamaient l'élimination pure et simple de la Communauté urbaine.Une telle conclusion ne pourrait être tirée pour Montréal, sans d'abord effectuer des fusions importantes, les municipalités étant actuellement trop petites, hormis Montréal.Mais, à Toronto, avec sa politique de la Révolution du bon sens, le gouvernement Harris attachait beaucoup d'importance à la réduction des effectifs publics, qui selon lui allait simplifier la gouverne publique et réduire les coûts.Le problème à Toronto était le grand nombre d'intervenants de niveaux comparables, la confusion des rôles et l'absence de coordination.Dans ce débat, à Toronto comme à Montréal, beaucoup de gens considèrent les économies d'échelle comme la raison principale pour justifier les fusions.Plusieurs analystes considèrent cependant illusoire ce seul critère.Selon un politologue ontarien, Andrew Sancton, les estimations originales de 300 millions par année pour Toronto ont été ramenées à 150 millions, deux ans plus tard, et pourraient disparaître après les prochaines négociations collectives.À Montréal aussi, des doutes ont été émis sur la capacité réelle du projet de fusion de toutes les municipalités au sein de l'Île de Montréal à produire des économies, sans compter les difficiles relations de travail de la ville de Montréal.Dans beaucoup de cas, surtout de grosses fusions, on constate en effet que les économies d'échelle réalisées sont compensées par l'ajout de services nouveaux, par l'introduction de critères de qualité plus élevés, par l'augmentation des salaires d'employés souvent plus spécialisés.Il ne faut pas s'en étonner, puisque l'amélioration des services est un objectif explicite des fusions.Les effets doivent alors être mesurés sur une autre échelle et à plus long terme, soit en fonction des résultats obtenus face aux enjeux majeurs.Par exemple, la capacité des villes-centres canadiennes à fournir des services sociaux et de l'habitation sociale variée aux populations démunies a souvent été considérée comme un avantage face à la société américaine incapable d'éviter la dévastation de ses quartiers populaires centraux.Dans le cas de la CUT, l'enjeu principal était moins l'amélioration des services que leur harmonisation et la simplification de la structure de décision.Mais à Montréal, le niveau des services demeurent passablement disparates.Trop de petites municipalités peuvent jouer à l'autruche.Malgré tout, les problèmes de transition à Toronto sont nombreux et très lourds, en particulier en termes de ressources humaines et d'organisation administrative.La fusion des municipalités de Toronto a aussi suscité d'énormes débats de la part des citoyens qui s'indignaient de l'approche expéditive et autoritaire du gouvernement Harris et qui réclamaient des modalités décisionnelles plus démocratiques.Aussi, des conseils de quartiers ont été réintroduits subséquemment, quoique leur rôle demeure nébuleux.À Montréal, le maire Bourque réclame également un renforcement de son pouvoir.Mais il y a risque de confusion entre l'objectif de renforcement du coeur de la région et le renforcement du pouvoir entre les mains du seul maire.Le citoyen et la démocratie ne sont guère présents dans son projet.Une ville d'une telle taille risque de devenir un monstre bureaucratique s'il n'y a pas d'effort majeur pour restaurer la démocratie locale.La compétition entre les grandes villes mondiales est souvent évoquée pour justifier la formule mégacité.La même raison milite aussi et peut-être plus encore pour la mise en place d'un organisme régional élargi.Selon la Chambre de commerce de Metro Toronto, la mégacité ne suffit pas.Les enjeux clés sur le plan économique seraient davantage liés à l'harmonisation de la taxe foncière et des stratégies de développement et de promotion à l'échelle de tout le Grand Toronto, d'où l'importance d'une forme d'organisme métropolitain.En effet, avant la mégacité, plusieurs rapports ont plutôt proposé de façon prioritaire la création d'une instance régionale élargie à l'échelle de la région métropolitaine pour assurer une meilleure gestion du développement économique et urbain et pour prendre en charge certains grands dossiers tels que le transport et l'environnement.Un Greater Toronto Service Board a été créé en 1999, mais de portée très limitée pour le moment.Le choix de créer la mégacité a retardé la prise en considération de l'échelle régionale, mobilisant les énergies et l'attention de la villecentre sur ses propres problèmes de réorganisation.De plus la mégacité fait peur, par sa taille et son poids, à ses partenaires régionaux qui hésitent à s'impliquer dans le GTSB.En somme, la mégacité était une opération audacieuse et risquée, dont les résultats demeurent encore incertains, malgré un certain optimisme véhiculé par le maire du nouveau Toronto Mel Lastman.Pierre Bourque Louise Harel 2LP0401B0516 B 4 (mardi) ARTS 2LP0401B0516 ZALLCALL 67 00:59:37 05/16/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 Arts et spectacles Qui diantre choisit les films?MARC CASSIVI CANNES Comédie new-yorkaise limitée, Fast Food, Fast Women, du cinéaste indépendant d'origine israélienne Amos Kollek, sous-Woody Allen dans ses moments les plus aboutis, ramène sur le tapis rouge une question qui nous tracasse.Mais qui diantre choisit ces films qui sont en compétition officielle à Cannes ?La réponse : Gilles Jacob, le délégué général du Festival, assisté d'un comité consultatif au rôle pour le moins flou.Un comité dont les membres ne sont pas connus, composé en majorité de journalistes, répartis selon différents territoires.et soumis à la décision ultime du futur président de l'événement, Gilles Jacob.La sélection de Fast Food, Fast Women témoigne également, avec d'autant plus d'acuité, du fossé existant entre la direction du Festival international du film et Hollywood.Comment expliquer qu'une oeuvre si mineure, empreinte d'amateurisme, soit soumise à un jury sérieusement constitué, sinon que le délégué général du festival ait voulu faire affront aux grands studios ?Le cinéma américain regorge de petits bijoux qui ne demandent qu'à être découverts.Fast Food, Fast Women n'est certainement pas de ceux-là.Ce récit d'une fille squelettique (Anna Thomson, la muse vaporeuse du cinéaste) qui a de la difficulté à rester en équilibre sur ses talons, et encore plus dans sa vie sentimentale, ne doit pas être considéré comme un film sans prétention.Voici clairement un film à petit budget sans intérêt, selon le niveau qu'impose d'emblée la compétition cannoise.Et vlan ! Un autre coup de genou anti-hollywoodien dans les parties.Antithèse de l'American Dream, La Noce, de Pavel Lounguine (Taxi Blues, Luna Park), également présenté hier en compétition officielle, résume en deux heures l'état de détresse actuel de cette fameuse âme russe.Lyrique, comique et décadent, rappelant par moment le Chat noir, chat blanc d'Emir Kusturica, ce film charmant et enjoué, sur fond de marasme économique noyé dans la vodka et les chants traditionnels, évoque de belle manière l'absurdité du quotidien des jeunes Russes d'aujourd'hui.En particulier celui de Micha, un travailleur des mines, qui épouse Tania, la douce de son adolescence interprétée par Mari Mironova, revenue au village après un malheureux périple à Moscou au bras d ' u n s o u t e - n e u r m a - f i e u x .C h a r - mant.Dans le même registre, m a i s plus déc o u s u , on découvrait hier le dernier long métrage du réalisateur taïwanais Edward Yang (Confusion chez Confucius, en compétition officielle en 1994), Yi Yi.L'histoire d'une famille qui tourne mal, dure près de trois heures \u2014 les films asiatiques ont souvent cette manie \u2014et raconte les retrouvailles d'un mari avec son ex-maîtresse, la dépression de sa femme, l'éveil sexuel de leur fille et les pitreries de leur fils à l'école.Taïpei est belle, le rythme soutenu, mais on se perd un peu dans les chassés-croisés des personnages.Demain, deux films d'époque ; le premier du Japonais Nagisa Oshima, Tabou, une histoire de samouraïs homosexuels, et le second du Français Olivier Assayas, Les Destinées sentimentales, avec Emmanuelle Béart, Charles Berling et Isabelle Huppert.Matthias Goerne : vendredi soir, Pollack Hall.Deux Stravinsky à l'OSM MUSIQUE Claude Gingras PHOTO REUTERS La Noce, de Pavel Lounguine, présenté hier en compétition officielle, résume en deux heures l'état de détresse actuel de cette fameuse âme russe.De gauche à droite, Marat Basharov, Pavel Lounguine et Maria Mironova.Ce soir et demain soir, 20 h, salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts : sixième et dernier concert double de la série « Gala », à un seul compositeur par programme, de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Charles Dutoit a arrêté son choix sur l'un de ses compositeurs de prédilection, Igor Stravinsky, et sur deux oeuvres de la période néo-classique inspirées par la mythologie grecque : l'oratorio profane Perséphone (appelé « mélodrame » dans la partition), sur un texte de Gide, et l'opéra-oratorio Oedipus Rex, sur un texte de Cocteau d'après Sophocle.En plus de choeurs et de chanteurs solistes, les deux oeuvres font intervenir la voix parlée.La comédienne Sylvie Drapeau dira le texte de Perséphone, reine des Enfers identifiée au printemps, et Gérard Poirier relatera le mythe d'Oedipe.Créé en 1927, Oedipus Rex fut donné à l'OSM en 1982 puis à Mc Gill en 1996.Perséphone, de 1934, est une première montréalaise.Avant le concert, chaque soir à 18 h 30, au Piano Nobile de la salle, Maryvonne Kendergi parlera de Stravinsky, qu'elle a connu.Les Musici demain n Demain soir, 20 h, salle Maisonneuve de la PdA : fin de saison des Musici de Yuli Turovsky.Reprise du Divertimento K.138 de Mozart et de Verklärte Nacht de Schoenberg et retour du clarinettiste Charles Neidich pour le Concerto de Mozart et une première de Scott Mc Allister.Un anniversaire à SJB n Le 125e anniversaire de l'église Saint-Jean-Baptiste sera marqué jeudi soir, 20 h, par un concert réunissant l'Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal et trois formations chorales, ainsi que les organistes Jacques Boucher (titulaire de SJB) et Catherine Todorovski.Le programme : Messe à deux choeurs et deux orgues de Widor, Cyprès et Lauriers, pour orgue et orchestre, de Saint-Saëns, et Symphonie en ré mineur de Franck.On annonce la présence du vice-premier ministre Bernard Landry.Goerne vendredi soir n Entre deux récitals à New York, le jeune et déjà réputé baryton allemand Matthias Goerne fait ses débuts à Montréal vendredi, 20 h, Pollack Hall de Mc Gill, présenté par la Société musicale André- Turp.Son programme, avec Eric Schneider au piano, est partagé entre Schumann et Hugo Wolf et comprend 20 lieder rarement entendus, soit neuf du premier et onze du second.Vendredi également, 20 h, salle Pierre-Mercure : concert Handel de l'Orchestre Baroque de Joël Thiffault, avec le soprano Monique Pagé.Niquet : un rare Lully n Hervé Niquet, directeur du Concert Spirituel, de Paris, et chef invité d'Arion le week-end dernier, dirigera Persée, de Lully, en octobre, à l'Opera-Atelier de Toronto.Il s'agit, assure-t-il, de la première production de cette oeuvre très obscure depuis l'époque même de Lully.Jean Chrétien est plutôt bien marié avec Mme Aline Très rare entrevue de Mme Aline Chrétien à la télé hier.Chez Liza Frulla, qui avant de faire carrière à la télé, fut ministre du gouvernement libéral provincial.Une première surprise : Mme Chrétien joue du piano.Aucune partition en vue : elle avait bien préparé ses prestations, qu'elle a faites en duo avec nulle autre que la violoniste Angèle Dubeau.Ce fut d'abord Ma mère chantait toujours, puis le plus difficile et très romantique Träumerei de Schumann.Aucune fausse n o t e , m a i s quelques prob l è m e s d e rythme.Mais Mme Chrétien s'en est tirée avec tous les honneurs.Il est ressorti de cette heure l'image d'une femme appliquée, travaillante, très « famille » et toujours prête à s'effacer devant son célèbre mari.Lorsque Mme Aline a laissé échapper qu'ils avaient écrit un livre ensemble, elle s'est tout de suite reprise : « Jean écrivait, moi je l'aidais.» Elle a commencé à apprendre le piano à 50 ans et a traîné un clavier à travers le monde pour se perfectionner.« Même quand on ne passait que 24 heures dans un pays, je me levais une heure plus tôt pour pratiquer.» Elle parle quatre langues \u2014 l'espagnol et l'italien en plus des deux langues officielles du pays \u2014 et a avoué avoir fait pratiquer son jeune mari qui ne parlait pas un mot d'anglais la première fois qu'il a été élu député.Les méchants disent que Jean Chrétien parle aussi mal l'anglais que le français : mais ce n'est sûrement pas la faute de sa femme, qui s'exprime bien.Une femme étonnante qui n'a pas perdu son sang froid lorsqu'un malade mental armé d'un couteau est entré par effraction dans la résidence officielle à 3 h du matin et qu'il s'est retrouvé en face d'elle.Elle n'a pas parlé de sculpture esquimaude pour assommer l'intrus, mais plutôt d'une porte dont il fallait tourner la clé.Est-elle restée marquée par cette visite nocturne qui en aurait traumatisée plus d'une et même d'un ?Elle a raconté que le lendemain elle partait aux funérailles du président Rabin en Israël et qu'elle avait entretenu des craintes sur les attentats terroristes dans ce pays.Mais après son intrus, elle n'avait plus peur d'Israël.Elle a toutefois avoué qu'au retour, elle s'éveillait toutes les nuits à l'heure de l'intrus, et que lorsqu'elle est allée coucher chez sa fille, elle a dormi sans interruption.Depuis, la sécurité est totale chez les Chrétien.Elle ne s'immisce pas dans les décisions politiques, mais fait partie de l'équipe, a-t-elle dit à Liza.« Parfois il m'écoute », ditelle avec un sourire, les mains l'une dans l'autre comme les jeunes filles bien élevées du temps.Est-elle d'accord pour que son mari fasse un troisième mandat ?« Ce n'est pas moi qui l'ai influencé », dit-elle, ajoutant qu'elle le suivra, quelle que soit la décision.Elle a aussi dit qu'ils négocient tout le temps.Heureuse de leur montée sociale : « On vient d'un milieu si humble », dit-elle.Sa maman n'en revenait pas.« Ça se peux-tu, Aline.! » Heureuse aussi d'avoir adopté le turbulent Michel, le jeune Amérindien « qui nous considère comme ses vrais parents ».Elle ne lit pas les articles méchants sur son mari, ne regarde pas les téléjournaux.Au cours du récent voyage désastreux au Moyen-Orient, elle avoue toutefois qu'un matin, ils avaient tous les deux « le moton ».Ils ont décidé toutefois que la journée serait bonne, et elle l'a été.Je veux qu'on dise de moi « c'était une petite femme heureuse », a-t-elle conclu.Nouveau cuisinier à TVA; Maman Dion reste n La maison de production de Guy Cloutier a annoncé hier que son émission quotidienne Les Saisons de Clodine diffusée à TVA passera de 30 à 60 minutes la saison prochaine.Et que le cuisinier Ricardo Larrivée qui a oeuvré à Radio- Canada cette saison se joindra à Clodine et sa bande.De 10 h à 11 h du lundi au vendredi.Donc, TVA aura un nouveau cuisinier.Est-ce la fin de Maman Dion ?Non, a répondu officiellement TVA par communiqué en fin d'après-midi hier.Mme Thérèse Tanguay-Dion reprend son tablier cet automne, mais à une heure encore indéterminée.Au programme : visites chez des téléspectateurs, semaine thématique en Gaspésie, sa terre natale, en plus des recettes des vedettes, des grands chefs et la participation du chauffeur de foules Eric Salvail deux jours semaine.On sait que le producteur Guy Cloutier était persuadé la saison dernière que Clodine durerait une heure et comprendrait un volet cuisine.Or l'arrivée de Maman Dion à l'antenne de TVA a coupé la portion cuisine à M.Cloutier qui est resté collé avec les fiches-recettes qu'il avait commandées.Radio-Canada est venue à sa rescousse et a engagé Ricardo Larrivée qui a occupé quelques minutes d'antenne deux fois tous les matins, en compagnie de Mireille Deyglun, en offrant les fiches-recettes de M.Cloutier.M.Larrivée passe à TVA, mais pas Mireille Deyglun, a précisé Léna Sauvageau de chez Guy Cloutier.Il n'est plus question de fiches pour l'an prochain, mais d'un livre de recettes.Guy Richer remplacé par Claude Charron n L'animateur de L'Histoire à la une Guy Richer n'aura fait qu'une demi- saison à la chaîne Historia.À compter de la fin août, l'émission quotidienne sera animée par Claude Charron, l'ex-vedette du Match de la vie au réseau TVA et exministre du gouvernement du Parti québécois.Historia affirme que les spectateurs souhaitent un « animateur plus près du contenu », donc quelqu'un plus « affaires publiques » qu'humoriste, comme c'est le cas de M.Richer qui a longtemps travaillé à Rira bien de TVA.L'émission ne sera plus tournée au musée de Pointe-à-Callière dans le Vieux-Montréal, ce qui donne un son caverneux à la télé.On ignore où elle déménagera.Elle restera à 19 h comme c'est le cas depuis le 1er mai.Tous les chroniqueurs actuels ne survivront pas.On garde l'historien Jacques Lacoursière quotidiennement, Hélène-Andrée Bizier sur la toponymie deux fois par semaine, André Champagne, Marianna Murat, Michel Verret et Jean Dion.Sont évincés : Frédéric Blaise, Valérie Sicard, Lucie Lavigne, Marie- Claude Gamache et Fabien Major.Claude Charron ne chômera pas la saison prochaine.En rentrant des Jeux de Sydney où il fera une entrevue quotidienne diffusée à Radio-Canada à 21 h 45 tous les soirs, il aura une nouvelle émission d'entrevues à 18 h 30 le samedi soir, qui remplacera Franc Jeu.Des sportifs ?Pas vraiment, répond Claude Charron qui parle d'hommes politiques et d'hommes d'affaires.Puisque son budget vient toujours de la section sportive, il y aura obligatoirement une question sur les sports dans chacune des 26 entrevues qui débuteront en même temps que la saison de hockey.TÉLÉVISION Louise Cousineau Mme Aline Chrétien 2LP0501B0516 B 5 (mardi) ARTS 2LP0501B0516 ZALLCALL 67 00:59:42 05/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 B 5 Dehors la vie Hier, je ne suis pas allée aux funérailles de Dédé Fortin.Hier, j'ai passé la journée à chercher un type du nom de Gérard.Pas de nom de famille, ni rien.Gérard tout court.Fallait absolument que je parle à ce Gérard et que je sache.Quoi ?Ce qui lui avait traversé l'esprit lorsqu'il a conçu et dessiné la pochette de Dehors Novembre, disque prémonitoire s'il en fut un, qui est devenu par la force des choses le testament de Dédé Fortin.L'année dernière, on a fait grand cas de la pochette du CD d'Éric Lapointe.Vous savez, celle où on voit Lapointe planté au sommet d'une falaise, prêt à sauter.Les organismes pour la prévention du suicide y ont vu une invitation au suicide et ont protesté avec aplomb.Lapointe a été obligé de s'expliquer, de justifier, de déclarer que sa pochette n'était pas une image juste mais juste une image.Rien de tout cela n'est arrivé lorsque la pochette de Dehors Novembre s'est retrouvée en magasin.Un peu comme si notre société aveugle et sourde avait besoin de voir un type au bord du précipice pour détecter un danger et que la détresse réelle et toute simple d'une chanson débordante de sincérité comme Le Répondeur ou La Maladresse lui échappait complètement.Bien sûr, la vaste majorité des chroniqueurs musicaux dans les journaux et à la télé ont constaté que Dehors Novembre était un disque triste et sombre, hanté par l'ombre de la grande faucheuse, mais la plupart ont mis cette tristesse sur le compte de Patrick Esposito, l'harmoniciste des Colocs emporté par le sida, et sur le changement de cap d'un groupe qui s'éloignait de la fête pour mieux se rapprocher de l'humanité souffrante.C'est pourquoi tout le monde a trouvé normal que la pochette de Dehors Novembre ait la couleur des feuilles mortes, qui est aussi la couleur du sang séché.Tout le monde a trouvé normal que cette pochette mette en scène un type mort et étendu de tout son long sur une page de journal, un type avec deux petits trous rouges au niveau du coeur et des doigts dégriffés.Personne ne s'est posé de questions.Aujourd'hui évidemment, le côté prémonitoire de cette pochette crève les yeux.Tout y est : l'appartement, le sang, la mort.Sans le savoir, Gérard Dubois a capté la détresse et dessiné la fin de l'histoire de Dédé.Comment t'as fait ?lui ai-je demandé hier au téléphone.Comment t'as fait pour comprendre ?« Je n'ai rien fait sinon écouter Dehors Novembre et tenter de recréer par le dessin son ambiance sombre et noire », a-t-il répondu.Gérard Dubois avait proposé deux esquisses à Dédé pour la pochette de Dehors Novembre.La première campait sur fond rouge un chat \u2014 le chat Belzébuth de la chanson \u2014 mort sur un tas de feuilles.La deuxième esquisse était celle d'un homme, mort lui aussi ou peut-être endormi, mais dans tous les cas de figure, étendu de tout son long sur les annonces classées et tachées du journal.Lorsque Dédé l'a vue, il l'a choisie immédiatement, sans hésiter.« C'est sûr qu'il trouvait l'image très dure, m'a dit Gérard, mais en même temps, il savait que c'était ça qu'il voulait.Je lui ai proposé une deuxième version du dessin plus polie et fignolée mais c'est le premier jet, brut, brouillon et inachevé qu'il a finalement choisi.» Trois ans plus tard, par un mercredi poisseux du début mai, Gérard Dubois a enfin compris ce qu'il avait dessiné.Il était malheureusement trop tard pour y changer quoi que ce soit.n n n Hier je n'ai pas été aux funérailles de Dédé Fortin.Je pense que je suis rendue allergique à la mort.Allergique aussi aux débordements émotifs et aux épanchements collectifs que nous réservons à nos chers disparus.Parfois, j'ai l'impression de vivre dans un pays qui passe son temps à célébrer ses morts et à tuer ses vivants.Non, hier je ne suis pas allée aux funérailles de Dédé Fortin, et non de Dédé Desjardins, comme l'annonçait la présentatrice du téléjournal dimanche soir.Hier, j'ai relu l'entrevue que Dédé a accordée à Laurent Saulnier, de Voir, en octobre 98.Saulnier y parlait de la mort omniprésente dans Dehors Novembre.« Honnêtement, lui avait répondu Dédé, je n'ai aucune idée du pourquoi la mort est si présente dans ce disque.Je pourrais mettre ça sur le dos de Pat, mais ce ne serait pas complètement vrai.Ce jour-là, Dédé a raconté à Saulnier le burn out (formule polie pour la dépression) qu'il s'était tapé à 23, 24 ans, alors qu'il ne comprenait plus rien à rien et qu'il avait perdu le goût de vivre.Et puis il a eu cette remarque étonnante : « Je vais te donner un conseil : quand tu vas chez le médecin et que tu es vraiment déprimé, lorsqu'il te demande si tu as encore le goût de vivre, réponds oui.Sans hésiter.Parce que si tu dis non, tu ne sortiras pas de l'hôpital.Ils vont te garder une dizaine de jours.Sous observation, qu'ils disent.Ils vont te mettre dans une aile avec des gens qui ne sont pas complètement là.Un jour j'ai essayé de m'enfuir.Je me suis fait montrer du doigt par une patiente.Je te jure, c'est vraiment pas drôle.» Saulnier a fermé les guillemets sans insister.J'imagine que j'en aurais fait autant, encore que je n'en suis plus absolument certaine.Parce que ce que dit Dédé dans le fond est extraordinairement désespérant.Il dit qu'il vaut mieux mentir au médecin plutôt que de se faire soigner.Il dit que la mort est préférable à la honte et à l'humiliation de se retrouver dans un hôpital avec des gens pas complètement là.Ce que Dédé semblait ignorer, c'est que lorsqu'il s'est retrouvé à l'hôpital sous observation parce qu'il avait perdu goût à la vie, c'est peut-être parce qu'il n'était pas complètement là, lui non plus.C'est vrai que ce n'est pas drôle de se retrouver enfermé entre les quatre murs d'un hôpital pourri quand on a un esprit libre et un coeur délinquant.Sauf que des fois, Dédé, c'est ce qui fout la mort dehors et nous sauve la vie.Nathalie Le Pen dépose une plainte contre un rappeur Faut s'ajuster.DANIEL LEMAY André Coutu a joué devant des foules de 75 000 personnes, partie d'une des plus grosses machines du showbiz international.André Coutu était le guitariste de Céline Dion, jusqu'à ce que la diva de Charlemagne ne troque le micro pour le driver.Lui n'est pas devenu caddie.« Céline a toujours bien traité ses musiciens », nous disait Coutu la semaine dernière.Tant du point de vue artistique que pécunier ?« On était bien payés et on avait toute la latitude pour s'exprimer musicalement.» Pour bien s'exprimer, aurait-il pu préciser, car côté marge d'erreur, c'est plutôt étroit sur cette scène-là.Depuis quelques mois, Céline joue au golf et André Coutu se consacre à sa vie de jeune père.Avec moins de fric qu'avant pour assumer ses nouvelles responsabilités.« C'est comme ça la vie de musicien.Y'a des bonnes années et y'en a des plus tranquilles ; il faut s'ajuster.» Ce soir, bien ajusté, André Coutu montera sur la petite scène du Cabaret, partie d'un band de vétérans qui accompagnent Daniel Dupuis, un grand slack de 21 ans qui a vendu quelques centaines d'albums de son premier CD (un éponyme pop bien tourné, lancé en octobre).Coutu reconnaît la différence d'environnement mais pour le reste.« Jouer de la guitare devant 10 000 personnes ou devant 200, c'est la même criss d'affaire : la musique ne change pas.Je joue de mon mieux pour accompagner le gars qui chante.Ce qui m'intéresse, c'est pas sa notoriété, c'est le projet musical.» Le « projet » de Daniel Dupuis est de chanter.Purement et simplement.« J'ai 21 ans et je chante depuis que j'ai deux ans et demi.Je vais toujours chanter, ça c'est sûr.\u2014 À quoi tu t'attends mardi soir ?\u2014 Je m'attends à avoir du fun avec le monde.Je suis bien entouré, je le sais et je me compte chanceux.La réaction ?On verra.Moi, je chante.» DANIEL DUPUIS, ce soir à 20 h au Cabaret (2111, rue Saint-Laurent).Sous la direction musicale de Jocelyn Therrien (cla.), avec Pierre Bélisle (cla.) André Coutu (gui.), François D'Amour (sax), Denis Fortier (basse), Jean « 5/4 » Nadeau (bat.) et Estelle Esse (voix).Agence France-Presse STRASBOURG Une altercation entre le dirigeant d'extrême droite Jean-Marie Le Pen et le rappeur noir français Stomy Bugsy a éclaté hier dans un avion entre Paris et Strasbourg, a-ton appris auprès de la préfecture du Bas-Rhin.Le président du Front national (FN) a porté plainte ainsi que Stomy Bugsy pour « injures et violences » à leur arrivée à Strasbourg, selon des sources officielles.L'homme politique était dans l'avion accompagné de son garde du corps et de deux officiers de police des Voyages officiels.Il se rendait à Strasbourg où la commission juridique du Parlement européen doit examiner sa situation d'inéligibilité et la perte de son mandat de député européen.Selon Alain Vizier, attaché de presse de M.Le Pen, « un groupe de rappeurs a copieusement et longtemps insulté le président du FN ».« L'un des policiers a demandé à ce que le groupe arrête.» « Nous n'avons rien à foutre de la police », ont répondu les rappeurs, selon la même source.Un des policiers a donc demandé « au commandant de bord de prévenir la police » à l'arrivée à Strasbourg.M.Le Pen a déposé plainte et il n'y a pas eu d'échange de coups, toujours selon l'attaché de presse du président du FN.L'AFP n'avait pu recueillir en fin d'après-midi la version de la star française du rap, qui se livrait à une séance de dédicace au centreville de Strasbourg.Le président du FN a été dépouillé de tout mandat électif en France à la suite d'une décision de justice, pour avoir agressé une candidate socialiste lors d'une campagne électorale en juin 1997.Daniel Dupuis VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 19:30 P - LA VIE À L'ENDROIT Les erreurs judiciaires qui empoisonnent la vie des innocents.20:00 a - 4 ET DEMI Le retour attendu de ce joyeux téléroman en congé forcé de hockey depuis plus d'un mois.Il s'agit du quatrième épisode avant la fin.Feu à la clinique: les pompiers de Caserne 24 accourront.20:00 A - LA RONDE D'accord, c'est en noir et blanc, mais c'est brillant.De Max Ophuls, un film de 1950 quelque peu grivois sur des histoires de passions amoureuses, les sketches étant tous reliés entre eux par une personne.Avec Danielle Darrieux, Simone Signoret et Simone Simon.21:00 a - JUSTE POUR RIRE Claude Meunier anime et chante en compagnie de Patrice L'Écuyer.21:00 3 - BIOGRAPHIES Larry Flint, l'homme de mauvais goût qui a fondé le magazine porno Hustler.22:00 K - LA FIN DU MONDE Spécial têtes de turcs: Lorraine Pagé, Pierre Bourque, Monique Simard et Lara Fabian.22:00 - THE DECALOGUE Si vous ne connaissez pas le chef-d'oeuvre de Kieslovski, allez-y voir.22:30 A - GROS PLAN SUR Catherine Deneuve, qui se confie à Anne-Marie Losique.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir Virginie Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Découverte (23:18) Le TVA Piment fort / André Ducharme Dodo Déco Le bonheur est dans la.Histoires de filles Km/h Lobby Le TVA Le Poing J / Luce Dufault, Denise Filiatrault, Yves Jacques Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Pignon sur rue La Vie sauvage Cultivé et bien élevé Cinéma / LA RONDE (2) avec Simone Signoret, Simone Simon Gros Plan sur.La Vie sauvage Le Présent du passé Grand Journal (17:00) Flash / Alain Choquette La Croisière en folie Une fois c't'un gars Métier Policier Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse Access H.Candid Camera Becker Ladies Man Will & Grace Just Shoot me The West Wing CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Who Wants to be a Millionaire?The West Wing W-5 News Newswatch Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Flyers The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Who Wants to be a Millionaire?Dharma & Greg Sports Night NYPD Blue News Night.(23:35) News CBS News E.T.JAG 60 Minutes II Judging Amy Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock.Will & Grace Just Shoot me Dateline NBC Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Museum Secrets of the Dead Nova / Little Creatures.Frontline / Killer at Thurston High My Friend.BBC News Nightly Bus.Newshour Masterpiece Theatre / Monsignor Renard (2/3) Kavanagh QC World News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / The Rat Pack Investigative Reports Law & Order Jazz Box: New Morty Show Videos Michel Cusson Tom Jones Cinéma / THE TENDER TRAP (5) avec Frank Sinatra NYPD Blue Contact Animal Parcours inédits Plus Belles Routes du monde Biographies / Larry Flint Secrets de guerre Agents très spéciaux DW-tv (All.) Philippines Rete Italia.I Due Volti Dell'Amore Mini-série Chro.allemande Palestine.La Voix d'Égypte Philippines Introduction à la gérontologie .Retraite Le Monde des affaires Toxicomanie .d'être parents Entrepreneurship ACFAS 2000 Santé mentale.How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery / Valley Deep.Mean Machines / Wheels.The Science of Sex @discovery.ca Prêt à partir Aqua Planet .romantique D'îles en îles Golfs du monde Voyagez.Airport Plus Belles Villes du monde Prêt à partir Little Lulu.Hoze.Gargoyles .of the Dark?Cinéma / HONEY, I SHRUNK THE KIDS (4) Cinéma / BREWSTER'S MILLIONS (5) (21:35) .(23:10) .of the Dark?Cheers Drew Carey 3rd Rock.Unauthorized: Brady Bunch After Diff'rent Strokes Buffy the Vampire Slayer News Radio Star Trek Global News First Nat.News Addams E.T.3rd Rock.Family Guy Dharma & Greg Talk to me NYPD Blue Global News Sinbad (23:15) Tournants de l'Histoire L'Histoire à la une La Face cachée de l'Histoire Cinéma / LA COULEUR DU BASEBALL (4) avec B.Underwood Rêve d'Icare Guerriers.It Seems.Way we were Archaeology .Bites It Seems.Crimes Into Africa Ancient Cities of Mexico Tour of Duty .Doctor .Pets The Tourist Shift TV Real World Skin Deep Extra .Miracles The Goods .Dinner?Real World Skin Deep Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up.Musicographie: Run DMC Histoires.Duo Benezra Génération 70 Musicographie: Run DMC Clip Génétique Clip Soul Train Lady of Soul Awards 99 Clip World News Buss.News Newsworld Reports Health.Counter Spin The National Rough Cuts Newsworld Reports Euronews .Actions Le Monde ce soir Un commerce meurtrier Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada.Le Canada.Le Canada.Qc Courses Sports 30 Mag Hockey / Séries éliminatoires: Devils - Flyers Sports 30 Mag Monde du golf Salle des nouvelles Le Clown Siska La Loi et l'Ordre Combats de femmes Danger Bay T N T Degrassi Jr.Degrassi.Hope Island F/X: The Series Cinéma / THE DECALOGUE (3) avec Krzysztof Globisz Highlander Babylon 5 Sliders Kindred: The Embraced Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Playoff Edition Last Word.Sportcentral Basketball / Séries éliminatoires: Jazz - Trailblazers Sportscentral Playoff Edition Sports Geniuses Unique au.Volt Panorama Pas sorcier! Les Yeux.Une femme en blanc Quelle aventure! / Tortue.Panorama Bob Vila's Home again Amazing Medicine Trauma - Life in the ER The Operation: Breast Reduction Birth Order: A Sibling Story Trauma - Life in the ER Off the Record Sportsdesk Baseball / Red Sox - Blue Jays .Hockey Sportsdesk S.O.S.Fantômes Baskerville A.Anaconda Daria .mouche Cléo & Chico Simpson Cybersix Duckman South Park Simpson A.Anaconda Des chiffres.Idées Lumières Journal FR2 La Vie à l'endroit / Littératour de suisse (21:15) Temps présent Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo .Studio Journeys.Your Health Studio 2 Father Ted Duos: The Jazz Sessions Studio 2 L'Hôpital.Les Copines.Sortie gaie Vivre à deux Cinéma / ENGRENAGE FATAL (5) avec Ed Marinaro Table ronde Les Copines.Allô docteur Cité Mag L'Ombudsman Savoir faire Cité Mag Action Emploi À la une Addams Grade Alien Mona the.Worst Witch Big Wolf.Boy Meets.Student.Sherwood S.Holmes Big Wolf.Addams Beasties L'Édition.C'est math.Revanche.Technotronique L'Empire des sciences Chroniques du paranormal Métiers.Conquête.Space Un gars, une fille 4 et demi.Juste pour rire Passion Moto Catherine Deneuve 2LP0601B0516 B 6 (mardi) ARTS 2LP0601B0516 ZALLCALL 67 00:58:48 05/16/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 SPECTACLES Salles de répertoire ANTICOSTI AU TEMPS DES MENIER - LE TEMPS ET LE LIEU Ex-Centris (salle 1, le Parallèle); 15h, 19h05.BEACH (THE) Cinéma Impérial.Jeu.: 19h15.BLUE VELVET Cinéma du Parc (1): 22h.EASY RIDER Cinéma du Parc (3): 21h45.FELLINI SATYRICON Cinéma du Parc (2): 19h15.42 UP Cinéma du Parc (3); 16h45, 19h15.GHOST DOG Cinéma du Parc (1): 16h30.MAGNOLIA Cinéma du Parc (1): 18h35.MATRIX (THE) Cinéma Impérial.Jeu.: 21h30.PREMIER PLAN - JEAN GIONO Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h30.ROSIE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h, 17h, 21h10.STRAIGHT STORY (THE) Cinéma du Parc (2): 17h.TOY STORY 11 Cinéma Impérial.2/3Jeu.: 17h15.VOYAGES Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h10, 16h30, 19h10, 21h30.WAR ZONE (THE) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 14h, 16h20, 19h, 21h20.WILD BUNCH (THE) Cinéma du Parc (2): 21h30.Festival du film juif de Montréal DELTA JEWS - FROM SWASTIKA TO JIM CROW Cinéma ONF: 21h15.WOMEN OF THE WALL - JEWS AND BUDDHIAM - BELIEF AMENDED, FAITH REVEALED Cinéma ONF: 19h30.ZYKION PORTRAIT - A VISITOR FROM THE LIVING Cinéma ONF: 17h30.Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Les Grands Ballets Canadiens.Approximate Sonata, de Williams Forsyth, Without Words, de Nacho Duato, et Symphonie de psaumes, de Jiri Kylian.Jeu.et ven., 20h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Thérèse Motard, violoncelliste, et ensemble instrumental.Fauré, Piatti, Menotti: 20h.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Jennifer Swartz, harpiste.Images hongroises (Bartok), Danza criolla (Piazzolla), Concerto pour harpe (Ginastra), Suite no 2 (Tchaïkovsky).Matins symphoniques Métro: 10h30.- Orchestre Symphonique de Montréal et Choeur de l'OSM.Dir.Charles Dutoit.Petra Lang, mezzo-soprano, Howard Haskin et Stanford Olsen, ténors, Clayton Brainerd, baryton, David Wilson-Johnson, basse, Sylvie Drapeau et Gérard Poirier, comédiens.Perséphone et Oedipus Rex (Stravinsky).Concerts Gala: 20h.SALLE PIERRE-MERCURE Ensemble Contamporain de Montréal.Dir.Véronique Lacroix.Marie-Annick Béliveau, soprano, Robert Meilleur, danseur.Unions libres: Ristic, Plamondon, Oesterle, Ferguson (musique), Murphy (sculpture), Gagnon (cinéma, Unger (peinture), Grimde (danse): 20h.CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BONSECOURS (400, St-Paul E.) Le Bonheur de Vivre.Présentation des Jeunes Virtuoses: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare.Trad.de Normand Chaurette.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Nathalie Gascon, Julie Vincent, Jean Marchand, Henri Chassé, Frédéric Desager, Luc Chapdelaine, Jean-Pierre Chartrand, Kathleen Fortin, Maxim Gaudette, Thomas Graton, Jean-Sébastien Lavoie, Renaud Paradis, Julie Perreault, Lorraine Pintal et Michel Poirier.Mar., mer., jeu., ven., : 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI Tenir parole, soirée bénéfice, sous la présidence de Joane Demers et Jean-Claude Germain, avec 3 médecins, 7 communicateurs, 13 femmes, 3 syndicalistes et 3 avocats: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Zurbains, de François Archambault et Marie- Josée Bastien.Mise en scène de Benoît Vermeulen.Présentation du Théâtre Le Clou: 20h30.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Électre, de Sophocle.Trad.de Jacques Lacarrière.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier, Denis Gravereaux, Gregory Hlady et Guy Trifiro.Du mar.au sam., 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Beautés Divines, de Jean Asselin.Avec Francine Alepin, Jean Asselin, Jean Boilard, Diane Dubeau, Kathleen E.Fortin, Jacques E.Le Blanc, Juan Ibarra, Marie Lefebvre, Alexandra Malbranque et Isabelle Thivierge.Du mar.au sam., 20h30.- (salle de répétition).STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT DU CONSERVATOIRE (100, Notre-Dame E.) Comédie, de Samuel Beckett.Mise en scène d'Alex Veilleux.Avec Sylvie Boucher, Michoue Sylvain et Jean Harvey, et Anatole Felde, de Hervé Blutsch.Mise en scène de Michel Bérubé.Avec Michel-Olivier Girard, Daniel Parent et Francis Ross: 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Jack et Jill, de Jane Martin.Trad.de Pierre Gendron et Sophie Lorain.Mise en scène de Sophie Lorain.Avec Isabel Richer, Pierre Gendron, Éric Perreault, Annie-J.Berthiaume, Vincent Giroux et Martine Collin: Mar., jeu., ven., sam.: 20h; mer.: 19h; sam., 16h.MONUMENT NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) Women on the Verge, de Edwards Allan Baker.Présentation du Théâtre Tightrope.Du mer.au sam., 20h30.STUDIO JEAN-VALCOURT (100, Notre- Dme E.) Anatole Felde, de Hervé Blutsch.Mise en scène de Michel Bérubé.Avec Michel-Olivier Girard, Daniel Parent et Francis Ross, et Comédie, de Samuel Beckett.Mise en scène de Alex Veilleux.Avec Sylvie Boucher, Jean Harvey et Michoue Sylvain: 20h.MAI (3680, Jeanne-Mance) Reading Hebron, de Jason Sherman.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Anna Fuerstenberg, Rachelle Glait, Joel Miller, Howard Rosenstein et Harry Standjofski.Du mer.au sam., 20h30; dim., 14h30 et 19h30.ESPACE GEORDIE (4001, Berri) Les Résignés, grand troupeau des hommes, de Clermont-Louis Turmel.Mise en scène de C.-L.Turmel.Avec Julie Audet, Annie Bellerose, Simon Deraspe, Bruce Dyotte, Rémi-Pierre Paquin, Sébastien L'Abbé-Proulx, Nathalie-France Simard, avec la participation de Chantal Christin, Annie Papageorgiou et Sandrine Ricci: 20h.STUDIO CHARLES VALOIS DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste- Thérèse) Red Ryder, de Mark Medoff, et Jimmy Dean, de Ed Graczyk: 19h30.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontaario E.) Mathieu trop court, François trop long, de Jean- Rock Gaudreault.Mise en scène de Jacinthe Potvin.Avec Louis-Martin Despa et Gabriel Sabourin.Sam., dim., 15h.(8 à 12 ans) Variétés LE CASINO DE MONTRÉAL Au cabaret qui chante, avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Les Crooners, avec Yoland Simard, Yvan Pion, Nelson Lever et Francesco Verracchia.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.BALATTOU (4372, St-Laurent) Youssou Seck: 22h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Dig: 21h30.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Raphaël Torr chante Joe Dassin: 21h30.AU DIABLE VERT (4557, St-Denis) Rythmes étrangers d'ici, avec i Qi Balam et les Derniers Colons: 18h.PHOTO AFP Dans Famous, présenté hier à Cannes, Mira Sorvino et Griffin Dunne ironisent sur le thème de la célébrité, « incontestablement une obsession américaine ».La célébrité selon Mira Sorvino Le Figaro CANNES L'irrésistible Aphrodite de Woody Allen, Mira Sorvino, s'est beaucoup assagie.Elle n'essaie plus de décoincer le malheureux Woody affolé par son érotisme kitsch.À Cannes, cette année, elle fait équipe avec Griffin Dunne pour Famous, parodie de documentaire présentée dans la section officielle « Un certain regard ».Elle longue et blonde, robe rose et yeux turquoise, lui brun hirsute et le regard noir : le couple vedette ?Pas du tout, Mira est productrice du film, Griffin réalisateur.Deux fois réalisateur, à vrai dire, car dans Famous, il joue le rôle d'un documentariste qui filme une jeune actrice new-yorkaise (Laura Kirk), pas encore connue mais sur le point de l'être : l'avoir captée juste avant la gloire pourrait le rendre célèbre lui aussi.« C'était une idée de court métrage, quand on me l'a proposée, dit Mira Sorvino, mais si drôle que j'ai tout de suite eu envie d'en développer le potentiel comique.Pendant deux ans, on a retravaillé le scénario.Puis, on a embarqué Griffin dans l'aventure : je pensais que ce serait bien d'avoir un réalisateur- acteur.» « Et moi, dit l'intéressé, ça me plaisait de tourner à la manière d'un documentaire : j'aime les gens réels, la vie ordinaire avec son côté inachevé et maladroit.» Après Woody Allen avec Celebrity avant le Canadien Denys Arcand dont le film Stardom clôturera le festival, Mira Sorvino et Griffin Dunne ironisent sur ce thème à la mode, la célébrité : « C'est incontestablement une obsession américaine, dit Mira Sorvino.On pourrait tuer père et mère pour intéresser les médias un quart d'heure.» « On a fini par créer une sorte de complexe de l'anonymat.N'importe qui ressent la frustration de n'être pas connu », complète Griffin Dunne.Eux, n'en souffrent pas trop.« J'ai une autre obsession : jouer la comédie », dit sa productrice.Elle n'a qu'une brève scène, hilarante, dans le film, mais elle s'y est jetée éperdument.« Elle creuse profond pour faire une plaisanterie », commente Griffin Dunne.ÉCHOS DE LA CROISETTE Génies timides n C'est la réalisatrice Liv Ullmann, en compétition avec l'excellent Trolösa, qui raconte : « C'est moi qui ai présenté pour la première fois Ingmar Bergman à Woody Allen.C'était à l'occasion d'un souper, à New York.Ils ne s'étaient jamais rencontrés, et pourtant, ils ne se sont pas adressé la parole de la soirée.Deux maîtres silencieux.J'en étais quitte à discuter avec sa femme de recettes de boulettes suédoises.En raccompagnant Woody Allen à sa voiture, il m'a confié : « Ô mon Dieu ! C'est un génie ».Plus tard dans la soirée, Ingmar m'a aussi déclaré « Ô mon Dieu ! C'est un génie.» Harry s'en vient n Bonne nouvelle : l'excellent thriller tragi-comique du Français Dominik Moll, Harry, un ami qui vous veut du bien, a été acheté dimanche par le distributeur québécois Alliance Atlantis Vivafilm.Ce film plébiscité par la critique française, qui met en vedette Laurent Lucas, Sergi Lopez et Mathile Seigner, sera distribué au Canada anglais par Miramax.Pauvre Jay Cee.n On ne voulait plus vous en parler.mais c'est le magazine Le Film français qui insiste, sous la rubrique « Les potins du Festival » : « Venu sur la Croisette pour promouvoir Replicant et The Order, Jean-Claude Van Damme a bien des malheurs.Non seulement sa limousine à six portes a rendu l'âme et craché quelques litres d'huile devant le Noga- Hilton mais il a décidé d'annuler sine die ses entretiens avec les journalistes.Aux dires de son attaché de presse, le costaud surmené avait les larmes aux yeux.» Hon ! Easy Rider 2 n Quarante ans après Easy Rider, le film culte de Peter Fonda et Dennis Hopper, Captain America va enfourcher sa Harley Davidson et reprendre la route dans une suite de ce road movie à moto, sous la direction de Mikki Allen Willis.Easy Rider 2, dont le tournage doit commencer à l'automne, est produit par l'acteur Martin Landau.On ignore encore qui incarnera Capitain America et Billy.Animal mystérieux n Les producteurs du Pacte des loups, le deuxième film de Christophe Gans (Crying Freeman), ont profité du Festival pour montrer des extraits du film, dont la sortie est prévue à l'automne.Samuel Le Bihan, Vincent Cassel, Emilie Dequenne et Monica Bellucci notamment sont à l'affiche de cette histoire inspirée de La Bête du Gevaudan, animal mystérieux qui fit des ravages dans les troupeaux du centre de la France à la fin du XVIIIe siècle.Sophie tourne n Sophie Marceau tourne actuellement Belphégor, sous la direction du réalisateur Jean-Paul Salomé et aux côtés de Frédéric Diefenthal (l'acteur de Taxi), Michel Serrault, Julie Christie, Jean-François Balmer, Patachou.L'action se situe principalement au musée du Louvre, où agissent des forces maléfiques; pour la première fois le musée a autorisé un tournage à l'intérieur du bâtiment.Pas « sorteux » ! n Les Français voient beaucoup de films.mais surtout sur leur écran de télé.Le rapport du Centre national de la cinématographie montre que les Français vont en moyenne cinq fois au cinéma dans l'année mais qu'ils voient 84 heures de films à la télé.PHOTO AP Liv Ullmann BOX ffice pour le Québec du 12 au 14 mai 2000 Recettes Recettes Nombre de Film du week-end totales semaines 1 Gladiator / Gladiateur 448 305 1 549 593 2 2 Battlefield Earth / Terre Champ de bataille 255 358 255 358 1 3 The Flinstones in Viva Rock Vegas / Les Pierrafeu à Viva Rock Vegas 123 425 667 807 3 4 Frequency / Fréquences 83 916 589 496 3 5 U-571 / U-571 82 088 1 379 038 4 6 I Dreamed of Africa / Je rêvais d'Afrique 67 081 223 392 2 7 Center Stage 43 578 43 578 1 8 28 Days/28 jours 38 814 899 658 5 9 Erin Brockovich / Erin Brockovich 31 973 2 602 657 9 10 Where the Heart Is / La Petite Voix du coeur 26 929 206 321 3 Source: Alex Films Inc. 2LP0701B0516 B 7 (mardi) ARTS 2LP0701B0516 ZALLCALL 67 00:55:29 05/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 MAI 2000 B 7 LVMH fait une entrée remarquée dans les ventes aux enchères Agence France-Presse NEW YORK Le milliardaire français Bernard Arnault a fait la semaine dernière à New York une entrée remarquée et très dispendieuse dans le monde des grandes ventes aux enchères.En rachetant en novembre la maison Phillips, vénérable mais somnolent établissement créé à Londres au 18e siècle, le patron du groupe LVMH, numéro un mondial du luxe, n'avait pas caché son intention de marcher dans les platebandes de Christie's et Sotheby's, les deux géants du secteur qu'ils contrôlent à plus de 90 %.Pour cela, il a financé la plus importante vente d'art impressionniste et moderne jamais organisée par Phillips : 32 tableaux dont des Picasso, Monet, Cézanne, Gauguin et un rarissime chef-d'oeuvre du maître russe de l'abstraction, Kazimir Malevitch.Leur valeur totale est estimée à 80 millions de dollars.À l'étroit dans ses locaux de Manhattan, Phillips a loué pour trois semaines et entièrement rénové l'American Craft Museum, à deux pas du Musée d'art moderne, pour le transformer en salle des ventes.Le petit monde des amateurs fortunés, collectionneurs, galeristes et experts (plus un nombre inhabituel de journalistes) s'y est précipité.Mais, comme l'écrivait vendredi le New York Times, « même des quantités illimitées d'argent ne suffisent pas pour devenir un acteur respecté du monde de l'art ».Le total de la vente n'a pas dépassé les 44 millions de dollars et sur les 32 oeuvres proposées, seules 18 ont trouvé preneur, dont seulement quatre ont atteint l'estimation basse des experts de Phillips.La présence radieuse de Sharon Stone n'a pas suffi à animer la vente, qui a principalement vu s'affronter des enchérisseurs intervenant par téléphone sous les regards goguenards de cadres de Christie's et Sotheby's.Plus grave (et plus cher) : 30 des 32 toiles et dessins avaient été « garanties » par la maison de vente.Cette pratique, répandue dans ce monde policé mais implacable où tout est bon pour convaincre les vendeurs de vous confier leurs oeuvres, consiste à garantir à l'avance un montant pour un tableau.Si le prix final est inférieur, la maison de vente verse la différence de sa poche.« Pour monter ce catalogue, Bernard Arnault a ouvert en grand son portefeuille.Nous étions en concurrence sur certaines toiles, mais il n'aurait pas été raisonnable de suivre », assure l'un des dirigeants de Christie's, qui demande à rester anonyme.De l'avis des experts, les estimations de Phillips étaient trop optimistes, ce qui a conduit à retirer les oeuvres sans les vendre.À l'issue de la vente, Bernard Arnault n'en assurait pas moins qu'il s'agissait là d'un « très grand succès.Ce fût une vente raisonnablement rentable, mais qui constitue quand même la moitié du chiffre d'affaires de Phillips en 1999 ».Confirmant qu'il avait l'intention de continuer à offrir de fortes garanties aux vendeurs, il a ajouté que « Phillips s'intègre parfaitement dans le groupe LVHM.Nous sommes des spécialistes du luxe, il s'agit du même genre de clientèle et de marketing.Phillips va développer son activité de façon très dynamique ».Christopher Thomson, président de la maison d'enchères, se félicitait quant à lui que « nous ayons sans conteste pris position dans le haut du marché de l'art, en tant que concurrent sérieux des deux autres maisons de ventes ».Avec le rachat récent de l'étude Tajan, premier commissaire-priseur français, Bernard Arnault dispose désormais des moyens de chasser sur les terres de son grand rival François Pinault, qui lui a soufflé Gucci l'an dernier et contrôle Christie's.À condition d'être prêt à dépenser beaucoup d'argent, sans doute pendant longtemps. La Presse 16 mai 2000 Page B8 manquante "]
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