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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-05-01, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0199A0501 A 1 lundi 1LP0199A0501 ZALLCALL 67 10:13:32 05/01/00 B Auto Une Mercedes qui rend intelligent page C1 Sports Tagliani rate la victoire de peu Le plus grand quotidien français d'Amérique page S7 pages S3 Baseball 1 3 4 6 MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 P P 116e ANNÉE, NO 189, 62 PAGES, 4 CAHIERS 60 ¢ TAXES EN SUS / EST ET NORD-OUEST DE QUÉBEC, HULL-OTTAWA 70 ¢ Les fusions : no way ! 42 millions pour onze quartiers défavorisés de la métropole MARTINE ROUX Québec et la Ville de Montréal ont annoncé hier des investissements de 42,1 millions afin de métamorphoser onze quartiers défavorisés de la métropole.Au cours des quatre prochaines années, une soixantaine de projets concernant notamment l'habitation, les parcs ou les artères commerciales tenteront d'accroître la qualité de vie des quartiers ou des secteurs ciblés.Il s'agit de Côte-des-Neiges (secteurs Victoria et Darlington), Notre-Dame-de-Grâce, Petite-Bourgogne, Pointe-Saint-Charles, Cartierville, Parc-Extension, Saint-Michel, Petite-Patrie, Sainte-Marie et Hochelaga-Maisonneuve.Ces quartiers ont été ciblés à cause du taux de chômage, du taux d'immigration récent et du nombre de ménages vivant sous le seuil de la pauvreté.« Au moins 100 000 personnes seront touchées par ces projets de soutien, a commenté le maire Pierre Bourque, ravi.C'est un message de renaissance pour les citoyens.» Ce plan d'intervention est la pierre angulaire de l'entente-cadre signée par le maire de Montréal et la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, il y a un peu plus d'un an.« Nous avons ciblé les interventions de façon à ce qu'elles s'adressent à des populations qui sont souvent exclues des bénéfices de l'économie de marché, a soutenu la ministre Harel.L'objectif est de soutenir la revitalisation sociale, économique et urbaine de quartiers qui autrement seraient laissés pour compte.» Les interventions sont réparties en quatre catégories : habitation, Voir QUARTIERS en A2 Habitation Équipements collectifs Artères commerciales Milieu de vie et aménagement du cadre bâti Total des interventions en milliers de dollars Interventions dans les quartiers ciblés 2000-2003 PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © Les fusions municipales projetées par la ministre Louise Harel n'ont pas la cote dans l'Ouestde- l'Île : maires et citoyens craignent non seulement de voir les taxes augmenter et la qualité des services diminuer, mais aussi de se retrouver dans des municipalités moins douillettes et plus anonymes.La perspective de voir leur ville perdre son statut bilingue en irrite également certains.À lire en page A8.L'exode des cerveaux, un mythe L'Oscar du président le plus drôle à Bill Clinton GARRETT THEROLF Associated Press, WASHINGTON Quand Bill Clinton se tourne en dérision pour amuser la galerie.L'homme le plus puissant du monde s'est imaginé un programme fort peu présidentiel pour ses derniers jours à la Maison- Blanche : confectionner des cocottes en papier, jouer à la bataille navale avec son chef d'état-major ou regarder tourner son linge dans le tambour d'une machine à laver.À l'occasion du dîner annuel des journalistes accrédités à la Maison- Blanche, le dernier de sa présidence, Bill Clinton avait préparé samedi soir une surprise aux 2600 convives : correspondants, reporters, rédacteurs en chef, hommes politiques et autres célébrités.Une surprise en forme de vidéo humoristique et.fictive bien entendu, intitulée Les Derniers Jours et montrant un président entre désoeuvrement et cabotinage, seulement occupé à tromper l'ennui.On le voit ainsi tailler une haie avec un manque évident d'enthousiasme, jouer à la bataille navale avec son chef d'état-major des armées, faire du vélo dans les couloirs de la Maison-Blanche ou confectionner une cocotte en papier.À un autre moment, on le voit courir derrière la limousine d'une Hillary Clinton débordante d'activités, pour lui apporter son repas dans un sac, mais trop tard : la Voir CLINTON en A2 ANDRÉ PRATTE Sur plus de 8400 professeurs d'université, à peine 87, soit 1 %, ont quitté le Québec chaque année depuis cinq ans.Durant la même période, les universités québécoises en ont accueilli presque autant de l'extérieur de la province, soit en moyenne 79 par année.« Les universités québécoises, pas plus que les universités canadiennes, ne sauraient être décrites comme des victimes de l'exode des cerveaux », concluent les auteurs d'une nouvelle étude sur cette question controversée, étude Voir EXODE en A2 Autre texte en page B3 PHOTOS REUTERS © Quatre extraits de la vidéo du président Clinton illustrant les derniers jours de son mandat : le président posant pour un touriste, faisant sa lessive, se promenant en vélo dans les corridors de la Maison-Blanche et, enfin, lavant sa limousine.Rubriques Arts et spectacles A16 à A20 - télévision A17 Bandes dessinées B11 Bridge C11 Cyberpresse C12 Décès C11 Économie B1 à B7 Feuilleton C7 Êtes-vous observateur?.B10 Horoscope C9 Loteries A2 et A14 Monde B8, B9, B12 Mots croisés C8 Mot mystère C7 Opinions B3 Petites annonces B10 - immobilier B10, B11 - marchandises B11, C7 - emplois C7 - automobile C7 à C10 - affaires B7 Politique A10, A15, A21 MÉTÉO Ciel variable Max.13, min.7 cahier Sports, page 16 http://lapresse.infinit.net Jamais trop tard Bernard Cousineau, le père du compositeur François Cousineau, a rêvé toute sa vie d'être avocat.Même quand son rêve tardait à se réaliser, il refusait obstinément d'y renoncer.À 38 ans, le comptable et père de cinq enfants est retourné sur les bancs de l'école faire son cours classique.À 42 ans, il s'inscrivait en droit avec la ferme intention de passer son Barreau.Et à 54 ans, âge où l'on commence sérieusement à songer à sa retraite, il ouvrait enfin son propre bureau d'avocats.Ainsi en est-il un peu de son fils François, qui a rêvé toute sa vie d'écrire et de produire son propre disque, tout en écrivant et en arrangeant ceux de Pauline Julien, de Diane Dufresne, de Jacques Blanchet ou de Georges Dor.Pendant longtemps, François Cousineau a cru qu'il battrait le record de son père et qu'à 50 ans, son premier disque à titre d'auteur et de compositeur serait chose faite.Mais entre le moment où Cousineau a décidé de sauter dans le vide et le moment où il a finalement atterri, sept longues années s'étaient écoulées.L'adage dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.Chez les Cousineau, cet adage est presque une religion.À lire, l'entrevue en page A9 Nathalie Petrowski rencontre FRANÇOIS COUSINEAU PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse François Cousineau 1LP0202A0501 A2 lundi 1LP0201A0501 ZALLCALL 67 01:02:57 05/01/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Suites de la une R L'Oscar du président le plus drôle à Bill Clinton 42 millions pour onze quartiers défavorisés de la métropole CLINTON / Suite de la page A1 voiture est déjà partie et le président reste les bras ballants.Après avoir donné une conférence de presse devant un unique journaliste endormi, il tue le temps en regardant tourner un lave-linge, sa tête suivant le mouvement rotatif du tambour.Puis, s'imaginant recevoir un Oscar \u2014 celui du meilleur acteur ?\u2014 il répète la scène avec l'acteur Kevin Spacey devant un miroir.Mais l'acteur \u2014 le vrai \u2014 lui reprend finalement la statuette.Cette vidéo présidentielle a évidemment suscité les rires et les applaudissements d'une assistance sous le charme d'un Bill Clinton sachant si bien manier l'autodérision et pousser si loin les limites traditionnelles de sa fonction, quitte à en faire un peu trop.Parmi les convives se trouvaient d'ailleurs Kevin Spacey, mais aussi Sharon Stone, Alec Baldwin ou encore le réalisateur Spike Lee.« Vous m'aimez ! Vous m'aimez vraiment ! » s'est exclamé le président devant un auditoire qui ne boudait pas son plaisir.« Dans les bons comme dans les mauvais moments, je n'ai manqué aucun de ces dîners durant huit années consécutives.» Après s'être moqué de lui, le président, visiblement en verve, a exercé son humour au détriment de ses adversaires mais aussi de ses alliés politiques.À propos de l'éventualité pour John Mc Cain \u2014 ancien combattant de la guerre du Vietnam \u2014 de rejoindre George Bush pour un ticket républicain, Bill Clinton a lancé : « Cet homme-là n'a-t-il pas assez souffert ?» Puis, dans une série de photos présentées comme absolument incroyables, le chef de la Maison-Blanche en distingue une : « C'est une photo du vice-président (Al Gore) applaudissant l'une de mes initiatives politiques.Enfin, il n'a pas hésité à brocarder le procureur indépendant Kenneth Starr, qui l'avait poursuivi dans l'affaire Monica Lewinski : « Au cours des derniers mois, j'ai perdu 4,5 kilos », a déclaré Bill Clinton.« Où sont-ils passés ?Pourquoi ne les ai-je pas encore montrés au procureur indépendant ?» QUARTIERS / Suite de la page A1 équipements collectifs, revitalisation des artères commerciales et amélioration du milieu de vie ainsi que du cadre bâti.Parmi les projets retenus, on compte notamment des encouragements à la rénovation de logements, l'aménagement de parcs, la rénovation d'immeubles tels des arénas ou des centres communautaires et la revitalisation de rues telles Sainte-Catherine Est, Ontario et Wellington.Le secteur situé à la sortie du pont Jacques- Cartier sera aussi complètement revampé.Pourtant, dans certains des quartiers visés, la Ville éprouve déjà des difficultés à faire appliquer le code du logement auprès de certains propriétaires rebelles qui refusent d'exécuter des travaux élémentaires, estime François Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).« Il est de la responsabilité des propriétaires de rénover les logements délabrés, affirme- t-il.Puisque la Ville a du mal à faire respecter le code, pourquoi ne pas plutôt investir dans l'embauche d'inspecteurs additionnels ?Les sommes consacrées à la rénovation de logements (2,4 millions) ressemblent davantage à une prime à la détérioration.» « Là, on met 10 millions de plus ! rétorque le maire.Il est très complexe de faire respecter le code, surtout lorsqu'une compagnie à numéro est propriétaire d'un bâtiment.Avec ce projet, nous créons une dynamique dans le milieu pour ne pas que ces pratiques s'étendent.» François Saillant se félicite toutefois de ce que le plan d'intervention consacre 4 millions aux logements communautaires dans les quartiers stratégiques.« Si c'est de l'argent neuf, c'est une bonne nouvelle car cette mesure permet de revitaliser les quartiers tout en gardant les loyers abordables.» Étonnamment, le quartier Saint-Henri ne figure pas sur la liste des quartiers ciblés parce qu'il « s'est beaucoup transformé », selon le maire.« Faux ! réplique M.Saillant.C'est toujours l'un des quartiers les plus défavorisés de Montréal.Québec injecte 29,5 millions dans le plan tandis que la Ville de Montréal y investit un peu plus de 12 millions.Les projets seront réalisés d'ici le 31 décembre 2003, assure-ton, et seront orchestrés par un comité paritaire.L'exode des cerveaux, un mythe EXODE / Suite de la page A1 accessible sur Internet à compter d'aujourd'hui.(1) À première vue, cette étude, commandée par le ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, emploie une méthodologie plus apte à mesurer le phénomène de façon précise.Plutôt que de chercher à interpréter les données, relativement grossières, sur l'immigration au Canada et aux États- Unis, l'équipe de l'Observatoire des sciences et des technologies a contacté les directeurs de la plupart des départements des universités québécoises.On leur a demandé combien de professeurs avaient quitté le département depuis cinq ans, où ces professeurs étaient partis, et pour quelles raisons.Les départements joints regroupent 74 % des professeurs d'université de la province.À partir des résultats obtenus, les auteurs ont pu extrapoler les nombres de départs et d'arrivées pour l'ensemble du milieu universitaire québécois.En tout et partout, quelque 440 chercheurs universitaires auraient quitté le Québec entre 1994 et 1999, soit, on l'a vu, 87 par année en moyenne.De ce nombre, 38 % s'en sont allés dans une autre province, 38 % aux États- Unis et 23 % dans un autre pays.Le domaine de la santé est le plus touché par ces départs, ayant vu 1,8 % de ces professeurs quitter chaque année.En génie, le taux est de 1 %.En sciences agricoles et biologiques, il est de 0,6 %.Somme toute, des nombres très faibles.Mais si c'étaient les meilleurs, les vedettes de la recherche qui partaient ?Les responsables de l'étude, Benoît Godin (INRS-Urbanisation) et Yves Gingras (UQAM), soulignent que plus de la moitié des universitaires qui se sont expatriés ont moins de 40 ans, et que 46 % étaient en poste depuis moins de 5 ans.« Ce sont peut-être des chercheurs prometteurs, mais pas des chercheurs seniors.À cet âge-là, un chercheur n'est pas au faîte de sa carrière », a soutenu M.Godin au cours d'une entrevue accordée hier à La Presse.Un pour cent pour année, cela semble peu, mais si le phénomène se répète année après année, n'y a-t-il pas matière à inquiétude ?« À un pour cent, il faudrait cent ans pour vider les effectifs, répond Benoît Godin.Et il ne faut pas oublier que ces effectifs se renouvellent.Que pour ceux qu'on perd, il y en a qui rentrent.Qu'on continue de former des jeunes et d'en engager, et qu'il y a d'autres chercheurs qui immigrent.» Les auteurs font aussi remarquer que la main-d'oeuvre très scolarisée a toujours été plus mobile, et que si on se réjouit de l'internationalisation de la science, on serait bien mal venu de déplorer ensuite les migrations des scientifiques.Et dans l'industrie ?L'étude de l'Observatoire des sciences et des technologies montre qu'il n'y a pas plus d'« exode des cerveaux » dans l'entreprise privée qu'à l'université.Un sondage mené auprès de 61 entreprises québécoises parmi les plus importantes et les plus actives en recherche et développement laisse penser que depuis 1994, à peine 465 chercheurs industriels auraient quitté le Québec.Annuellement, cela représente 0,7 % des 12 622 chercheurs que comptait l'industrie québécoise en 1995.Les auteurs concluent que « la mobilité des personnes constitue un phénomène négligeable ».Pourtant, il y a bien eu des études documentant l'« exode », notamment celles du Conference Board et de l'Institut C.D.Howe ?Comme l'ont fait d'autres chercheurs avant eux, et en allant encore plus loin, Benoît Godin et Yves Gingras soutiennent que ces analyses comportaient plusieurs faiblesses.Pas plus que les données québécoises, les statistiques canadiennes n'autorisent d'inquiétude : « Il est difficile d'éviter la conclusion que ces études alarmistes fondées sur des hypothèses souvent arbitraires ne visaient qu'un but : manipuler la population et les dirigeants pour les convaincre que cet « exode » (en fait inexistant) est causé par des taxes trop élevées.» Or, l'enquête menée auprès des universités et des entreprises québécoises montre que le niveau des impôts et des taxes n'est pas un facteur important dans la décision des chercheurs qui quittent le Québec.Chez les universitaires, les conditions matérielles de travail (laboratoire, fonds de recherche, équipement informatique, etc.) et les salaires sont de loin les considérations les plus importantes.Dans l'industrie privée, les chercheurs sont attirés hors du Québec d'abord et avant tout par la rémunération plus généreuse qu'on leur offre ailleurs.(1) www.ost.qc.ca Surtout dans les universités anglophones ANDRÉ PRATTE Des quelques dizaines de professeurs qui auraient quitté le Québec chaque année depuis cinq ans, plus de 60 %, enseignaient dans une université anglophone.L'« exode des cerveaux », dans la petite mesure où il existe, affecte donc essentiellement les trois universités québécoises de langue anglaise.Alors que l'Université Mc Gill perd annuellement 2,7 % de son corps professoral, l'Université de Montréal, les Hautes Études commerciales et l'École polytechnique déplorent le départ d'à peine 0,7 % de leurs chercheurs.À l'UQAM, ce taux tombe à 0,3 %.Les universités de langue anglaise sont aussi celles qui embauchent le plus de professeurs venant des autres provinces canadiennes ou de l'étranger.Ainsi, si Concordia perd 13 profs par année en moyenne, elle en recrute 14 hors du Québec.Le phénomène, dit l'un des responsables de l'étude, Benoît Godin, est d'origine culturelle : « Les anglophones bougent pas mal plus.Dans le milieu francophone, on est professeur dans une université et on le reste toute sa vie.Il faut dire aussi que les universités anglophones ont beaucoup de profs venant de l'étranger, qui sont plus mobiles compte tenu du fait qu'ils se sont déplacés.» Mais alors, comment expliquer le discours alarmiste tenu par les dirigeants des universités québécoises de langue française ?« Ce sont des acteurs avec des objectifs politiques, lance M.Godin.Ils tiennent un discours, ils essaient de convaincre qu'il faut investir dans la recherche, dans le corps professoral, mais ce n'est pas appuyé par les chiffres.Tant qu'on n'a pas de chiffres, on peut bien dire n'importe quoi.Maintenant qu'on a les chiffres, on ne pourra plus dire ça.» Tragique accident au Dirt Track Un touriste japonais lynché Presse Canadienne TROIS-RIVIERES La 14e édition du Dirt Track de l'Hippodrome de Trois-Rivières s'est terminée sur une note tragique, samedi soir.Lors de la compétition de VTT Expert, un accident a coûté la vie au pilote Francis Bellerive, de Charette, âgé de 21 ans.Après le signal de départ, le jeune pilote a pris la tête du peloton.Toutefois, à la fin du premier virage, il a perdu la maîtrise de son véhicule qui a fait plusieurs tonneaux.Selon le coroner Rénald Gauthier et l'enquêteur de la police de Trois- Rivières, Denis Desjardins, le pilote est tombé sur le sol au moment du dérapage.Son véhicule lui est ensuite passé sur le corps, provoquant un traumatisme crânien fatal.Pascal Ouellet, de Sainte-Gertrude, qui suivait le meneur de près, a été blessé sérieusement après avoir embouti le VTT de Bellerive.Les secouristes sont intervenus rapidement, mais tous leurs efforts se sont avérés vains dans le cas de Bellerive.Associated Press GUATEMALA Un touriste japonais et le chauffeur de l'autobus de tourisme dans lequel il voyageait ont été lapidés dans un village du Guatemala par une foule qui croyait que le groupe était venu pour voler des enfants.Tetsuo Yamahiro, 40 ans, a été battu à mort samedi par environ 500 personnes alors qu'il visitait le village touristique de Todos Santos Cuchuman, près de la frontière mexicaine, à environ 155 kilomètres au nordouest de la capitale, Guatemala.La foule, armée de bâtons et de pierres, a également battu à mort le chauffeur de l'autobus, Edgar Castellanos, 35 ans.Des rumeurs circulaient dans le village sur la venue, dans la région, d'étrangers désireux de voler des enfants, a expliqué Faustino Sanchez, porte-parole de la police nationale du Guatemala.Les habitants du village ont aspergé le corps du chauffeur d'essence et l'ont brûlé devant les yeux de quelque 35 touristes japonais horrifiés, a-t-il précisé.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité 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Parlement doit adopter une loi qui devrait permettre de renforcer la surveillance des opérations suspectes et de punir les professionnels qui ferment les yeux sur l'argent sale.Un reportage de Charles Côté, à lire demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Croyez-vous que les 42 millions de dollars annoncés hier pour revitaliser les quartiers défavorisés auront un impact significatif ?Selon vous, la surveillance policière sur les routes est-elle adéquate?: Oui: 27 % Non: 73 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.INSOLITE Elle fonce sur son mari avec son auto Une femme furieuse d'avoir vu son mari regarder une autre femme pendant la messe a essayé de le percuter avec sa voiture à trois reprises, et elle a réussi à la dernière tentative, a annoncé la police de Louisiane.Sedonia Renee Martin, 22 ans, a été inculpée de tentative de meurtre, des paroissiens de Covington (Louisiane) ayant raconté aux policiers qu'ils avaient vu Tushaun Jamel Thompson se faire renverser par la voiture, a précisé le porte-parole de la police James Hartman.Tushaun Jamel Thompson, 24 ans, a été soigné à l'hôpital dont il a pu ressortir peu après.Son épouse a assuré à la police qu'elle l'avait percuté par accident en faisant un écart.Selon elle, il venait de l'injurier et avait essayé de la frapper à travers la fenêtre du véhicule. 1LP0301A0501 A 3 (lundi) 1LP0301A0501 ZALLCALL 67 01:02:09 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Véhicule lapidé n De jeunes voyous ont lapidé une fourgonnette du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal peu avant 1 h hier, après que des agents eurent procédé à l'arrestation d'un des leurs.L'histoire a commencé lorsqu'un premier policier du groupe d'intervention a repéré, au sein d'un groupe d'une quinzaine de personnes, un homme de 24 ans, recherché en vertu d'un mandat d'arrestation.L'agent a demandé l'assistance de confrères, qui sont arrivés à bord de la fourgonnette 33-1.Mécontents de voir que les policiers avaient arrêté leur ami, les jeunes se sont mis à lancer des pierres en direction de la fourgonnette, fracassant le pare-brise et les vitres latérales du véhicule.La carrosserie a aussi été endommagée par les projectiles lancés par les jeunes.Trois d'entre eux, tous âgés de 16 ans, ont été maîtrisés par les agents tandis que les autres ont réussi à prendre la fuite.L'homme de 24 ans qui a été arrêté a été incarcéré, tandis que les trois adolescents ont pu reprendre leur liberté moyennant une promesse de comparaître.Leur dossier a été transmis à la Direction de la protection de la jeunesse.Cabane à sucre incendiée n Une cabane à sucre privée située sur le rang de la Marianne, à Saint-Damase en Montérégie, a été complètement détruite en fin de soirée samedi par un incendie dont l'origine est suspecte.Lorsque les pompiers du village sont arrivés sur les lieux, les flammes enveloppaient déjà tout le bâtiment.Un bélier mécanique a été utilisé pour raser les restes fumants afin d'éviter que les flammes se propagent.Les dommages sont estimés à près de 100 000 $.La Sûreté du Québec a ouvert une enquête et s'intéresse vivement au dossier.Il s'agissait du cinquième incendie d'origine douteuse à survenir dans cette municipalité depuis environ un mois.Lundi dernier, un pyromane a allumé un début d'incendie près de la porte arrière de l'église de Saint-Damase, causant des dommages évalués à près de 5000 $.La police croit qu'un pyromane rôde dans les environs de la municipalité.Crue du Richelieu n Le niveau de la rivière Richelieu a atteint au cours des derniers jours un seuil critique et le cours d'eau menace de sortir de son lit à plusieurs endroits.Avec la venue du beau temps, la Sécurité publique demande aux plaisanciers de faire preuve de civisme et de limiter leur vitesse afin d'éviter de faire des vagues.Depuis quelque temps, le niveau d'eau a dépassé en certains endroits le seuil d'inondation, de sorte que les terrains de plusieurs résidences sont inondés et que l'eau peut même atteindre les propriétés.Ce phénomène s'accentue au passage des embarcations de plaisance.Même si les plaisanciers respectent la réglementation en vigueur, le ministère de la Sécurité publique fait appel au civisme des propriétaires d'embarcation, leur demandant d'éviter de circuler à proximité des zones inondées ou au moins de réduire leur vitesse.Accident de VTT n Un accident survenu lors d'une compétition sportive de véhicules tout-terrain a fait un mort et un blessé grave, samedi soir, à l'Hippodrome de Trois- Rivières.Le pilote d'un premier véhicule a perdu le contrôle de son engin, puis a culbuté pardessus les guidons.Le coureur de 22 ans s'est retrouvé sur le sol et a été heurté par son propre VTT.Une seconde moto qui le suivait a aussi frappé le pilote.Des amateurs qui assistaient à la course sur terre battue ont capté la tragédie sur vidéo, ce qui permettra aux policiers de déterminer la cause de l'accident.Des milliers de spectateurs assistaient à la compétition d'envergure internationale lorsque l'accident s'est produit.La victime, dont le nom n'a pas été révélé, est originaire du Québec.Il s'agit du deuxième accident à survenir lors d'une telle compétition.L'an dernier, un autre pilote avait perdu la vie dans des circonstances similaires.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Teddy Canadian et Jacques Gendron devant le monument dédié aux Québécois qui se sont portés volontaires au Vietnam.Vietnam: les volontaires canadiens ne veulent pas être oubliés ANDRÉ DUCHESNE À 27 ans, Teddy Canadian rêvait de suivre les traces de son père, soldat canadien durant la Seconde Guerre mondiale.En 1967, il s'enrôle dans l'armée américaine et, du jour au lendemain, se retrouve plongé en pleine guerre du Vietnam, au camp de Qui Nhon.« Mon père m'a lancé « Es-tu fou ! », alors que ma mère était d'accord.Elle m'a dit que l'armée ferait de moi un homme.» Blessé à deux reprises, reconnu pour sa bravoure (il a secouru des soldats coincés au milieu d'un village en flammes), décoré et recevant une pension du gouvernement américain, Teddy conserve pourtant des blessures indélébiles de ce conflit sanglant.« J'ai de la difficulté à m'endormir.Parce que c'est le soir qu'il y avait des attaques.Je fais encore des cauchemars.Parfois, je mets des oreillers entre ma femme et moi parce que je donne des coups dans mes rêves », raconte-t-il.Teddy, un Mohawk de Kanawake, est l'un des quelque 30 000 volontaires canadiens, dont 5000 Québécois, qui ont participé à la guerre du Vietnam qui a pris fin il y a eu 25 ans hier.« Plusieurs gars ne veulent plus en entendre parler », soutient Jacques Gendron, président de l'Association québécoise des vétérans du Vietnam, qui regroupe une cinquantaine de membres.Lui, qui s'était engagé dans l'armée des États-Unis pour apprendre l'anglais, n'est pas près d'oublier les horreurs, la misère et la pauvreté du Vietnam.« C'est toujours là, dit-il en montrant sa tête.Un rien nous y fait penser.» Les membres de son association ne veulent pas oublier et surtout, ne veulent pas être oubliés.En 1989, l'association a érigé un monument de granit à la mémoire des volontaires canadiens au Vietnam et de la centaine d'entre eux qui y sont morts.À l'origine situé à Sainte- Catherine, il fut déménagé en 1994 à Melocheville, près de Beaucharnois.« Cet endroit en est un d'accueil, affirme Teddy, debout, près de l'ouvrage très sobre situé à un jet de pierre de la route 132.Lorsque nous sommes revenus au pays, personne n'était là pour nous souhaiter la bienvenue.C'était pire que pour les Américains.Alors chaque été, on se rassemble ici, on reçoit des délégations de vétérans américains et on se serre les uns les autres.C'est une façon de se dire Welcome Home.» Un autre monument à la mémoire des volontaires canadiens se trouve à Windsor, en Ontario.Il fut érigé grâce aux dons de vétérans américains du Vietnam.Ces deux ouvrages ont été érigés à défaut d'un monument national à Ottawa, comme plusieurs le souhaitent.Le projet ne s'est jamais concrétisé, entre autres en raison du refus des autorités fédérales, le Canada n'ayant pas participé à cette guerre.« On travaille encore sur le projet », assure Lee Hitchins, membre du regroupement Canadian Vietnam Veterans National Memorial.Sans monument à Ottawa, plusieurs volontaires canadiens vont à l'occasion se recueillir sur celui de Washington.Teddy Canadian est l'un d'eux.Un jour, avant de se rendre à un défilé dans la capitale américaine, il avait écrit aux premiers ministres Pierre E.Trudeau et René Lévesque pour leur demander la permission de porter les drapeaux du Canada et du Québec.« Le bureau de M.Trudeau m'a opposé un non catégorique, alors que le premier ministre Lévesque a non seulement signé lui-même une lettre favorable, mais il nous a envoyé un drapeau », évoque-t-il, encore tout étonné.Autre texte en page B9 La route fait 12 victimes Presse Canadienne Le dernier week-end a été particulièrement meurtrier sur les routes du Québec, plus achalandées qu'à l'habitude en raison du temps clément, alors qu'au moins 12 personnes ont perdu la vie.La dernière tragédie est survenue dans la nuit d'hier, à Saint-Séverin, en Beauce.Julien Gagné, âgé de 24 ans, est mort lorsque l'automobile dans laquelle il était passager a heurté un poteau d'Hydro-Québec.Le conducteur de 22 ans devra faire face à des accusations pour conduite en état d'ébriété ayant causé la mort.Karine Guindon, 22 ans, de Saint-Eustache, est l'une des quatre motocyclistes décédés.Dans son cas, l'inexpérience semble avoir joué un rôle, puisque la jeune femme en était à sa toute première balade.Détentrice d'un permis d'apprentie, elle a péri sous le regard de son père et de son ami de coeur, qui circulaient en sa compagnie, sur l'autoroute 640, vendredi soir.Elle aurait été incapable de maîtriser sa moto dans une courbe et a heurté la glissière avant d'être éjectée.À Chambly, un motocycliste de 32 ans, Marc Bergeron, de Saint-Amable, aurait couru à sa perte vers 3h samedi en tentant de semer les patrouilleurs de la SQ, qui désiraient l'intercepter pour un excès de vitesse et un virage illégal effectué à la sortie d'un bar.Vendredi soir, à Pierreville, près de Nicolet, Éric Turenne, 19 ans, a péri lorsque sa motocyclette a heurté un véhicule qui sortait d'une entrée privée.Plus tôt le même jour, un jeune policier de la CUM, Patrick Royer, 28 ans, qui se rendait à son travail a perdu la vie quand sa moto est entrée de plein fouet dans une camionnette qui effectuait un virage à gauche sur le boulevard Labelle, à Blainville.Par ailleurs, une petite famille a été quasi décimée, samedi midi, lorsque la fourgonnette où prenait place une femme et ses deux enfants a été emboutie par un camion-remorque, route 138, à Ormstown.La mère de 38 ans, Chantal Julien Maheux, et sa fille de 10 ans, Nadège, ont péri sur le coup, tandis que le garçonnet de huit ans est dans un état très critique.La veille, une jeune mère, Jennifer Cardinal, 26 ans, et son fils de trois ans, Jean-Christophe Morrissette, ont aussi péri dans une collision frontale survenue route 117, à Marchand, dans les Laurentides.Une troisième personne a succombé à ses blessures.Il s'agit de Dominic Dicaire, 18 ans, de Val d'Or.À ce lourd bilan s'ajoutent le décès d'un homme mort dans le capotage de son véhicule, vendredi soir, autoroute 25 à Laval, et un piéton victime d'un délit de fuite mortel, rue Viau, à Montréal. 1LP0499A0501 A04, lundi, G N RAL 1LP0499A0501 ZALLCALL 67 17:30:34 05/02/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Le « 1er mai » a vu le jour aux É.-U., qui ne le fêtent pas Un « 1er mai » qui veut casser la pauvreté ANDRÉ DUCHESNE Travailleurs syndiqués, membres d'organisations communautaires et sociales et groupes de femmes entendent profiter aujourd'hui, 1er mai, de la traditionnelle fête du Travail pour réclamer l'élimination de la pauvreté au Québec.La commande est énorme et les représentants de ces organisations ont décidé de se regrouper sous le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté afin de faire avancer leur cause.Ébauché depuis deux ans, leur plan d'action s'articule sur deux axes : le dépôt d'un manifeste pour une société sans pauvreté et la présentation d'un projet de loi visant son élimination.« Ce n'est pas un projet symbolique, avertit Viviane Labrie, porte-parole de la Coalition.Il a été réalisé à partir d'une consultation auprès de nos membres et rédigé dans les termes d'une vraie loi.» Le 13 mai, la Coalition se rendra devant l'Assemblée nationale pour procéder à l'adoption populaire de ce projet de loi et donnera le coup d'envoi d'une campagne dont l'objectif est de convaincre les députés provinciaux de faire de même.On y retrouve entre autres des mesures pour le versement d'un revenu essentiel acceptable aux plus démunis, la création d'emploi, la mise en place de plans d'action et la création d'un conseil, chien de garde des objectifs à atteindre.Le comité des affaires sociales de l'Assemblée des évêques du Québec endosse le projet de la Coalition.Manifeste Aujourd'hui dans le cadre des manifestations du 1er mai, les membres de la Coalition rendront public un manifeste pour une société sans pauvreté.Le premier exemplaire sera remis au premier ministre Lucien Bouchard, à son bureau de Montréal.Un rassemblement est prévu à 18 h 30 à l'intersection du boulevard de Maisonneuve et de la rue Atwater ; une fête suivra à l'école secondaire Saint-Henri.Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), y sera.« Encore aujourd'hui, si on est une femme, on risque d'être pauvre.Je ne dis pas que seules les femmes sont pauvres, mais les statistiques des Nations unies sont très claires sur ces risques », dit-elle.Des activités soulignant la fête du Travail auront également lieu aujourd'hui à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.Récits de femmes Par ailleurs, l'Intersyndicale des femmes, un regroupement québécois de 170 000 travailleuses, a lancé hier un ouvrage racontant le récit de dix syndiquées anonymes ; elles représentent toutes ces femmes ayant contribué à l'avancement des causes syndicales, féministes et sociales sans jamais être sous les feux de la rampe.Le lancement de livre De l'une à l'autre s'est fait en présence de Madeleine Parent, syndicaliste et féministe de la première heure au Québec, et de Françoise David.Pour Mme Parent, ces récits, écrits par Sylvie Roche, « relatent l'expérience de vie de femmes engagées » et véhiculent « leurs réflexions sur la condition féminine et ce qui reste à gagner ».Agence France-Presse PARIS La Fête du travail, célébrée le 1er mai dans la plupart des pays, est née à Chicago en 1886 d'une revendication pour la journée de huit heures.Cette année-là, les syndicalistes de l'American Federation of Labor (AFL) choisissent de consacrer le 1er mai, jour de renouvellement des baux de location et des contrats de travail, à la revendication des huit heures.Plus de 300 000 ouvriers quittent leurs usines et une gigantesque manifestation se déroule dans le calme à Chicago.Deux jours plus tard, des incidents éclatent entre grévistes et policiers devant l'usine de matériel agricole Mac Cormick.Six grévistes sont tués.Le lendemain, une bombe explose lors d'un rassemblement organisé par les anarchistes.Sept policiers et une dizaine de manifestants sont tués.Huit militants anarchistes sont condamnés à mort : quatre sont pendus, un cinquième se suicide en prison.Les trois autres sont grâciés en 1893 et les cinq morts réhabilités à titre posthume.En 1889, le congrès constitutif de la IIe Internationale des partis socialistes et ouvriers, réuni à Paris, décide d'organiser chaque année, à partir du 1er mai 1890, une manifestation internationale des travailleurs pour demander les huit heures et honorer les morts de Chicago.Le 1er mai deviendra ainsi progressivement la fête du travail dans la plupart des pays.Les États-Unis, pourtant à l'origine de cette date, célèbrent depuis 1894 la Fête du travail le premier lundi de septembre, le « May Day » n'étant plus que la fête du printemps.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Madeleine Parent (à g.) et Françoise David étaient émues de se retrouver hier, à l'occasion du lancement de l'ouvrage De l'une à l'autre : le fil de l'histoire - Récits de vie de femmes syndiquées. 1LP0501A0501 a05 green lun 1er mai 1LP0501A0501 ZALLCALL 67 01:02:14 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 5 Chacun cherche sa Charte Ce n'est pas tant une histoire de droits fondamentaux que de manque de fonds et de jugement.Après un an de fonctionnement, l'UQAM a annoncé qu'elle met fin à son entente avec une organisation juive, le Torah and Vocational Institute (TAV).L'entente visait à permettre à la communauté juive hassidique d'avoir accès à un programme universitaire généraliste, cogéré par l'université mais donné en dehors de ses murs.Si la communauté hassidique n'a « pas accès » aux universités québécoises, c'est parce que ses règles religieuses empêchent ses membres de se fondre dans une université laïque.Par exemple, les hommes et les femmes ne peuvent pas s'asseoir dans la même classe.Après un échec à l'Université Laval, le TAV a approché l'Université de Montréal, Mc Gill, Concordia et l'UQAM pour tenter l'expérience.Toutes les universités ont refusé.Sauf l'UQAM.En cette ère de compressions et de stagnation de la clientèle, c'était de toute évidence une occasion alléchante d'aller chercher des dollars, tout en se pétant les bretelles de l'« ouverture ».Ouverture, oui, mais pas trop bruyante, car on pressentait la réaction du milieu universitaire : les classes séparées, l'instruction presque exclusivement anglophone, une liberté académique tenue en laisse.Cela allait faire jaser.Le syndicat des professeurs n'a pas tardé à rugir.Et après mûr examen, il y a deux semaines, l'UQAM annonçait que les 500 étudiants inscrits pourraient compléter leur programme de trois ans, mais que le programme s'arrêtait là.Il n'y aura pas d'autres inscriptions.« Conçue pour offrir une scolarisation universitaire à des communautés juives qui, par le passé, avaient un accès limité aux études supérieures, le programme TAV, dans les faits, est fréquenté par une majorité d'immigrants reçus (300 étudiants), aux deux tiers d'origine chinoise, n'ayant pas une maîtrise élémentaire du français », a dit l'UQAM dans un communiqué.L'« accomodement » consenti par l'UQAM de séparer les étudiants selon leur sexe « serait difficile à maintenir étant donné les principes, les orientations et les politiques qui régissent l'université ».Ben tiens.Personne n'y avait pensé avant ?Comme pour faire exprès, l'annonce a été faite à quelques jours de la pâque juive.Devinez ce qu'a dit la Ligue des droits de la personne de B'nai Brith ?« Fâcheux présent de l'UQAM pour la pâque juive » ; « geste malheureux » ; « net recul dans l'instauration de relations harmonieuses entre les communautés ».« À l'aube de la pâque juive, cela compromet également l'image positive d'ouverture et de tolérance dont jouit l'UQAM » grâce à cette entente, ajoute le B'nai Brith.Et pour conclure sur une note juridique : « Forcer des étudiants hassidiques de sexes opposés à étudier ensemble, en violation complète de leurs croyances religieuses, enfreint leur liberté de religion et va totalement à l'encontre des chartes canadiennes et québécoise des droits et libertés.» n n n Évidemment, il fallait en arriver là.Les droits fondamentaux.Le droit à l'égalité, l'interdiction de la discrimination fondée sur le sexe, ce sont aussi des droits fondamentaux, non ?Chacun sa Charte.Au fait, qui « force » les étudiants hassidiques à suivre des cours avec des étudiantes ?Personne n'est forcé.C'est simplement la norme dans toute université non confessionnelle, comme le sont les autres grandes universités canadiennes.Montréal, qui est plus multiculturelle que l'UQAM, Concordia, où l'on ne donnera à personne des leçons d'« ouverture », Mc Gill, qui a fait oublier depuis longtemps l'époque où elle instaurait des quotas pour limiter le nombre d'étudiants juifs, ont toutes refusé d'emprunter ce chemin.Ce n'est pas de l'intolérance.C'est de la cohérence.Jusqu'où les particularismes religieux pourraient-ils entraîner l'université ?Cela dit, c'est l'UQAM qui est à blâmer entièrement dans cette affaire.Le TAV a parfaitement raison d'être en colère.Il est tout à fait légitime pour cet organisme de chercher à conclure de telles ententes.Et voilà une institution universitaire, où les gens sont payés pour penser et enseigner à penser, qui s'engage à fournir un programme fait sur mesure pour cette communauté.C'est sérieux, apparemment.Tout le monde semble content.Puis, moins d'un an plus tard, les sages se ravisent : oups, excusez, on avait oublié nos « principes, orientations et politiques ».On déchire l'entente.Très insultant, effectivement, et les gens du TAV n'ont pas tort de ressentir cela comme une gifle.C'était à l'UQAM d'y penser avant.C'est bien pour dire combien les « principes, orientations et politiques » sont des choses dangereusement évanescentes en période de crise budgétaire.n n n LE JUGE ET LE TUTU \u2014 Pendant ce temps, à Toronto, les gens de danse et de théâtre sont aux abois.Le juge Dennis O'Leary a en effet confirmé la décision d'un arbitre du travail qui ordonnait que le National Ballet of Canada réembauche la danseuse Kimberly Glasco.C'est que Mme Glasco, maintenant âgée de 39 ans, s'est fait montrer la porte par le nouveau directeur artistique, James Kudelka.Son style, traditionnel à ce qu'on dit, n'est pas conciliable avec l'orientation que veut donner M.Kudelka à la compagnie.Il lui a donc signifié que son contrat ne serait pas renouvelé.Selon la danseuse, son style n'est pas en cause, mais plutôt sa prise de position publique contre le projet de Kudelka de monter un spectacle de 2 millions.Comme les danseurs ont signé avec la compagnie une sorte de convention collective, elle a soumis sa plainte de congédiement illégal à un arbitre.L'arbitre n'a pas encore tranché, mais a décidé qu'en attendant, la compagnie était forcée de la garder à son emploi et de lui offrir des rôles de premier plan \u2014 comme auparavant.La compagnie a attaqué la légalité de cette décision, qui ne tient pas compte de la réalité du milieu : comment un directeur peut-il travailler avec une danseuse avec qui il est en conflit stylistique et juridique ?La compagnie demandait d'annuler au moins l'ordre de réintégration pour le moment.Le juge O'Leary vient de refuser.« Le National Ballet of Canada ne subira pas un impact fatal si l'ordre de réintégration est maintenu mais la carrière de danseuse de Mme Glasco sera probablement finie si on l'empêche de danser plus longtemps », dit le juge.Verra-t-on bientôt un acteur demander une injonction pour forcer une compagnie de théâtre à lui donner le rôle d'Hamlet ?Sans doute pas.Mais le modèle des relations industrielles appliqué aux arts nous en fera voir bien d'autres.yboisver@lapresse.ca La Terre un peu plus légère qu'on croyait: 5972 tonnes Associated Press LONG BEACH C'est en quelque sorte avec une nouvelle balance, un instrument mieux étalonné pour mesurer la gravité, que des scientifiques américains viennent de recalculer la masse de la Terre.Il s'avère que notre planète serait un peu plus légère qu'on ne le pensait.Selon cette nouvelle estimation, la troisième planète du système solaire a une masse de près de six quintillions de tonnes (5,972 quintillions très exactement).Pour écrire ce chiffre, qui n'est pas très parlant au commun des mortels, il conv i e n t d ' a j o u t e r 1 8 z é r o s (5972 de tonnes).Le chiffre admis jusqu'à présent était de 5,978 quintillions.« Nous pensons que nous connaissons désormais le poids de la Terre mieux que personne auparavant », a déclaré samedi Jens Gundlach, physicien à l'Université de Washington à Seattle, lors d'une réunion de l'American Physical Society.Ce nouveau chiffre a été obtenu en recalculant la force de la gravité, l'une des trois forces fondamentales qui serait constante dans l'univers, selon les physiciens.Ce n'est pas la première fois que ce chiffre est calculé ces dernières années et il a donné lieu à des chiffres extrêmement divergents.Cette nouvelle évaluation est d'ailleurs provisoire et ne sera pas proposée à la communauté internationale avant d'avoir été vérifiée. 1LP0601A0501 A 6 (lundi) 1LP0601A0501 ZALLCALL 67 01:02:04 05/01/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 UMQ: Harel satisfaite MARTINE ROUX La ministre des Affaires municipales, Louise Harel, se réjouit que les élus réunis ce week-end lors du congrès de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) n'aient pas fermé la porte au livre blanc.Même si les élus des 1306 municipalités sont encore divisés sur son projet de réforme municipale, la ministre juge « qu'un vent de changement a soufflé sur le statu quo qui existe depuis longtemps ».La ministre se félicite par ailleurs de l'entente de principe sur le pacte fiscal proposée par le conseil d'administration de l'UMQ, qui prévoit une réduction de 75 millions de la facture de 356 millions imposée par Québec pour 2000.« Ça regarde très bien, dit-elle.Il est temps de mettre fin au climat de chicane qui prévaut depuis le début de la décennie entre le gouvernement et les municipalités.Il faut tourner la page, les périodes difficiles sont terminées.» À Sainte-Foy, pourtant, le « climat de chicane » est loin d'être chose du passé : lors d'une consultation publique terminée samedi, les citoyens ont rejeté dans une proportion de 91,5 % un projet de fusion avec Québec, ville voisine.La ministre Harel était prudente au moment d'évaluer le poids de cette consultation.« Il faut faire attention avant d'appeler cela un référendum, avance-t-elle.Un référendum nécessite un comité du oui et du non, ainsi qu'un projet présentant tous les aspects aux citoyens.Il n'y a de référendum que pour les règlements d'emprunt ou de zonage.Ça reste une consultation dont les résultats ne lient ni le conseil de ville, ni le gouvernement.Vouloir en faire autre chose, c'est se donner l'équivalent d'un droit de veto pour maintenir le statu quo.Est-ce qu'on est dans une démocratie grecque où un groupe restreint décide du sort des autres ?» Un argument qui a fait bondir Andrée Boucher, mairesse de Sainte- Foy, jointe hier par téléphone.« Je n'ai jamais appelé ça un référendum ! fulmine-t-elle.La réponse est si retentissante que la ministre, normalement, devrait tenir compte du résultat.Elle peut bien sûr faire fi de tout cela : elle a le gourdin dans les mains.Mais à sa place, je changerais d'attitude.» Près de 11 000 des 73 000 résidants de Sainte-Foy sont allés voter, insiste la mairesse, soit environ 20 % des électeurs.« C'est un taux de participation supérieur à celui des élections scolaires.» Sainte-Foy a ouvert le bal de la consultation publique dans la région de la capitale mais d'ici la fin mai, 11 autres banlieues sonderont aussi leurs résidants sur le projet de fusion proposé par le maire de Québec.« C'est loin d'être fini, avertit Mme Boucher.On n'hésitera pas à déclencher un référendum consultatif si la ministre ne comprend pas.Dans la région, son attitude méprisante choque beaucoup.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Le cadavre de Cindy Bouchard a été découvert hier soir à l'intérieur de la benne d'un camion à ordures au 9501, boulevard Ray Lawson, à Anjou.Le corps de Cindy Bouchard retrouvé hier à Anjou Son mari sera accusé de meurtre aujourd'hui RAYMOND GERVAIS Le cadavre de Cindy Bouchard, 43 ans, portée disparue depuis jeudi à Anjou, a été découvert hier soir par des enquêteurs de la section des homicides de la police de la CUM à l'intérieur de la benne d'un camion à ordures au 9501, boulevard Ray Lawson, à Anjou.Son conjoint, un homme de 41 ans, a été arrêté et sera accusé cet après-midi de meurtre non prémédité.Propriétaire d'un compagnie d'entretien ménager oeuvrant dans des industries, le mari prétendait avoir été attaqué par quatre inconnus jeudi soir, alors qu'il se trouvait avec sa femme dans le stationnement d'une industrie où il faisait l'entretien.L'homme avait affirmé avoir été battu, puis laissé inconscient par ses agresseurs.Il avait ajouté que lorsqu'il était revenu à lui, sa femme avait disparu.Vendredi matin vers 7 h, soit près de 12 heures après le présumé enlèvement, l'homme avait communiqué avec la police, après avoir informé une amie de ce qui s'était passé.Nerveux et confus, il avait indiqué qu'il ne se souvenait pas de ce qui s'était passé et n'avait pu fournir une description de ses agresseurs ni de leur véhicule.Le commandant André Bouchard, responsable de la division des Crimes majeurs du SPCUM, a indiqué hier que l'homme avait changé plusieurs fois sa version des faits depuis vendredi.Les limiers ont constaté plusieurs variantes d'une version à l'autre et lors d'un interrogatoire serré, l'homme est finalement passé aux aveux hier après-midi.Il a raconté qu'une violente dispute avait éclaté entre lui et sa femme jeudi soir et qu'ils en étaient venus aux coups.Après avoir tué sa conjointe, l'homme s'est débarrassé du cadavre en le déposant dans un conteneur sur un terrain, non loin des lieux du drame.Vendredi après-midi, un camionneur de la compagnie RCI Environnement, une firme se spécialisant dans la cueillette des ordures, a ramassé le conteneur en question.Si la circulation n'avait pas été particulièrement dense, le camionneur se serait rendu directement au dépotoir afin de vider son chargement.Bloqué dans la circulation, il a plutôt décidé de retourner à sa compagnie située au 9501, Ray Lawson, à Anjou.Hier après-midi, les policiers se sont rendus à l'endroit où le mari avait déposé le cadavre, mais ont trouvé un conteneur vide.Poursuivant leur enquête, ils se sont rendus chez RCI Environnement, propriétaire du conteneur et ont appris que le camion qui avait fait la cueillette des ordures se trouvait toujours sur place.Ils ont fait vider le contenu du camion et y ont découvert le cadavre de Cindy Bouchard.Une autopsie sera pratiquée en début de semaine afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de la femme.Pour le moment, on ignore comment elle a été tuée, mais les premières constatations révèlent que le cadavre a été écrasé dans le camion à ordures.Le meurtre de Cindy Bouchard est le 17e homicide à survenir sur le territoire de la CUM depuis le début de l'année.Trois incendies RAYMOND GERVAIS Un producteur de stupéfiants âgé de 68 ans, a subi des brûlures au premier et second degré hier soir, lorsqu'un incendie s'est déclaré alors qu'il fabriquait de la résine à partir de plants de marijuana.Les flammes ont débuté à l'intérieur d'un logement situé au 1683, rue Wellingon à Montréal, et se sont rapidement propagées par le plafond dans les combles de l'édifice de deux étages.Les trois autres logements ont été endommagés par l'eau et la fumée et sont inhabitables.Les dommages sont évalués à près de 70 000 $.L'incendie a nécessité deux alertes.Par ailleurs un incendie qui a débuté dans des hangars à l'arrière du 374, rue Saint-Ferdinand, dans le quartier Saint-Henri, a forcé l'évacuation d'une quarantaine de locataires de l'immeuble vers 4 h, dans la nuit de samedi à dimanche.Les flammes ont nécessité l'intervention de près de 130 pompiers.Deux immeubles ont été lourdement endommagés.La cause du sinistre n'est pas connue pour le moment, mais tout indique qu'il pourrait s'agir d'un incendie criminel.À Saint-Hyacinthe, un incendie a lourdement endommagé les locaux de la compagnie Nutri-Oeuf, situés en bordure de l'autoroute 20.Les pompiers de plusieurs municipalités environnantes ont été appelés en renfort afin de lutter contre l'élément destructeur.Personne n'a été blessé, mais les dommages sont considérables. La Presse 1 mai 2000 Page A7 manquante 1LP0801A0501 A 8 (lundi) 1LP0801A0501 ZALLCALL 67 01:02:25 05/01/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Île de Montréal PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse « Imposer des fusions serait antidémocratique.» La mairesse de Baie-d'Urfé, Anne Myles, surveille avec intérêt le recours juridique déposé par la Ville de Tremblant, obligée par Québec de fusionner avec Saint-Jovite malgré un vote contraire de la population.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse L'ancienne maison d'été de la famille Morgan, où loge l'hôtel de ville de Baie-d'Urfé.Les riches commerçants ont aussi marqué l'Ouestde- l'Île en cédant à l'Université Mc Gill les vastes terrains de l'arboretum qui porte maintenant leur nom, à Sainte-Anne-de-Bellevue.Baie-d'Urfé, «small is beautiful» L'hôtel de ville de Baied'Urfé a élu domicile au bord du lac Saint- Louis, dans l'ancienne maison d'été de la famille Morgan, autrefois propriétaire de ce qui est devenu le magasin La Baie du centre-ville.Le conseil municipal siège au coin du foyer, dans la salle à manger.Quelques dizaines de personnes peuvent y prendre place.Au mur, des tableaux rappellent les noms des habitants du village qui ont défendu la Grande-Bretagne lors des deux guerres mondiales.Dehors, dans la très champêtre rue Lakeshore, les drapeaux du Canada, du Québec et de la Ville côtoient depuis plusieurs semaines des affiches contre les fusions forcées.Bienvenue à la campagne, dans la ville la moins taxée de la communauté urbaine de Montréal.Pour l'heure, la petite municipalité à majorité anglophone \u2014 19 % francophones et 68 % anglophones \u2014 coule des jours paisibles.Elle emploie 22 personnes rémunérées.Le budget tient sur un petit dépliant.Les taxes s'élèvent 1,04 $ le 100 $ d'évaluation, avant taxe d'eau.Le service des pompiers, la bibliothèque et les sports et loisirs sont entièrement sous la responsabilité des bénévoles.Avec un salaire annuel de 9000 $, même la mairesse Anne Myles peut revendiquer sa part des étangs aménagés dans un parc en hommage aux bénévoles de la ville.Comment harmoniser de telles conditions avec celles de Montréal ?La réalisation du projet « une île, une ville », ou même d'une fusion municipale à plus petite échelle, entraînerait ici une profonde révolution.« Je ne sais pas réellement contre quoi nous nous battons », note Mme Myles.Le livre blanc sur le réforme municipale n'apporte pas de précision sur l'avenir des villes de l'île.Mais le parti pris du gouvernement en faveur des fusions inquiète.Comme les autres villes de banlieue sur l'île, Baie-d'Urfé est prête à tenir un référendum et à recourir aux tribunaux pour s'opposer à toute fusion forcée.Les villes se sont aussi engagées à être solidaires les unes des autres en cas de fusion.En raison de sa taille \u2014 3771 habitants \u2014, Baie-d'Urfé est particulièrement visée.On craint une hausse de taxes, une diminution de services, la perte de la proximité avec les élus, les fonctionnaires, les policiers.Ici, quand un citoyen a besoin d'un permis de construction, il peut pratiquement interpeller le fonctionnaire dans la rue : « Hé Gordy, j'ai besoin d'un permis ! » constate le directeur général, Richard White, qui préfère le titre moins pompeux de « manager ».« On m'appelle chez moi jour et nuit », souligne la mairesse, qui préfère, elle, qu'on l'appelle « le maire ».Comme treize autres villes de l'île de Montréal, Baie-d'Urfé a un statut de ville bilingue en vertu d'un régime d'exception de la Charte de la langue française.Le livre blanc précise que les seuls projets de fusion qui seront envisagés préserveront le caractère unilingue français de Montréal.La nouvelle ville devra donner des services exclusivement en français, sauf pour répondre à la demande d'un citoyen.Née en Hongrie, installée à Baied'Urfé depuis 1961 après un passage en Saskatchewan, Mme Myles comprend le français mais le parle peu.Elle a été sept ans conseillère avant d'être élue maire en 1983.Elle a toujours été en poste depuis.« Pour nous, perdre notre bilinguisme serait une perte épouvantable (dreadful loss).» « On échange déjà des services avec six autres municipalités », ditelle.L'eau est achetée à Pointe- Claire.La cour municipale est partagée avec Senneville et Sainte-Anne- de-Bellevue.Les citoyens peuvent utiliser les services récréatifs de Pointe-Claire.« Nous pourrions examiner d'autres partages de services.» Quant à une fusion, elle ne s'y opposerait pas si les citoyens appuyaient la démarche par référendum.« L'imposition de fusions semble aller contre les principes du Parti québécois.Ils ont fait preuve de démocratie dans un certain nombre de choses », estime-t-elle.Aux partisans des fusions qui citent l'exemple de Toronto, Mme Myles rappelle que certaines villes fusionnées avec Toronto n'existaient pas il y a 50 ans.Or, la fondation de Baie-d'Urfé et Sainte-Anne-de-Bellevue remontent au XVIIe siècle.Baie-d'Urfé a été détachée de sa voisine en 1911.Si fusion il y a, Mme Myles ne présidera pas au démantèlement de sa ville.À 73 ans, elle compte se remarier sous peu, entourée de ses petits-enfants.Elle ne sollicitera pas un autre mandat, histoire ditelle, de « respirer un peu le doux parfum des roses ».Marie-Claude Girard «Tout va bien», pourquoi fusionner?Des fusions, pas question MARIE-CLAUDE GIRARD Par ce beau midi de printemps, les bénévoles du restaurant Au petit Café de Sainte-Anne-de- Bellevue ont fort à faire, et peu de temps pour discuter d'une possible fusion avec Montréal.Une île, une ville ?« C'est dément », tranche une dame, avant de retourner à ses clients.« On ne veut pas payer plus de taxes.» « Nous avons de meilleurs services.Les rues sont dégagées ici après une tempête.» « C'est bien plus agréable de vivre dans une petite ville, bien plus cozy.» Unanimement, on est contre les fusions obligatoires.Mais en l'absence de projet concret, on ne sent pas encore l'urgence d'agir.« Ce qui fait peur, ce n'est pas tant ce qui est annoncé que ce qu'on ne sait pas », souligne Marjorie Pattison, une enseignante de Beaconsfield venue dîner avec une amie au Petit Café.Le restaurant est aménagé dans la maison historique Simon Fraser, face aux écluses de Sainte-Anne-de-Bellevue, là où les bateaux de plaisance s'arrêtent pour passer les rapides.Tous les profits sont remis aux Infirmières de l'Ordre de Victoria du Canada (VON), un organisme sans but lucratif fondé en 1897.Les bénévoles de VON, une institution dans l'Ouest-de-l'Île, prodiguent des soins à domicile, particulièrement pour les malades en phase terminale, et dirigent un centre de jour pour adultes.Quelques heures par mois, ces dames viennent d'un peu partout dans l'ouest pour servir le lunch.« On connaît nos conseillers municipaux.On connaît les policiers.Ils font partie de la communauté.L'opposition aux fusions n'a rien à voir avec les taxes et la langue », estime Mme Pattison.Qui va-t-on appeler pour faire boucher les trous dans la chaussée, pour être entendu en cas de problèmes ?se demande-t-elle.Elle admet que la menace qui pèse sur les services administratifs en anglais n'aide pas.Dans une très grande ville, les minorités vont perdre des droits, croit-elle.« Beaconsfield devient de plus en plus francophone et la cohabitation est harmonieuse », dit-elle.« C'est un endroit fabuleux pour vivre.» MARIE-CLAUDE GIRARD Dollard-des-Ormeaux a été occupée à l'origine par des fermiers qui voulaient s'éloigner des rives pour ne pas payer de taxes aux villages riverains, raconte le maire Edward Janiszewski.Récemment, la municipalité de l'Ouest-de-l'Île a ajouté à sa campagne publicitaire antifusions un message contre d'éventuelles hausses de taxes.Plus que jamais, le « qui paie quoi » est au coeur des débats du monde municipal.Quelques jours après le dépôt du livre blanc, M.Janiszewski se demande si le but ultime de la réforme municipale ne serait pas de permettre au gouvernement de diminuer les impôts en haussant les taxes foncières.Si c'est cela qu'on veut faire, pourquoi ne pas le faire ouvertement ?dit-il.Et pourquoi diable le gouvernement précise- t-il dès le deuxième paragraphe du document que 92 municipalités, dont 14 sur l'île de Montréal, ont exceptionnellement un statut bilingue ?s'interroge-t-il.La question est très sensible.« J'espère que ce n'est pas le coeur de leurs préoccupations.On mélange réforme fiscale et statut bilingue.» Aussitôt, il souligne que le français est la seule langue au monde dont l'usage est dicté par des institutions.« Ailleurs, c'est l'usage qui détermine les mots du dictionnaire.» La protection du français ?« On est d'accord.Mais la communication, cela devrait être décidé par la population », dit-il.Le livre blanc laisse entendre qu'en cas de fusion avec Montréal, les villes à statut bilingue perdraient le droit d'offrir des services en anglais.M.Janiszewski reconnaît que la question linguistique mobiliserait plus facilement les citoyens qu'une possible hausse de taxes.Il dit recevoir chaque jour des appels de gens qui veulent s'impliquer contre les fusions.« Ils nous demandent de prendre leurs nom et numéro et de les rappeler quand il y aura quelque chose à faire.» Ce n'est pas ses citoyens qu'il doit convaincre à coup de publicités, dit-il, mais le conseil des ministres.S'il faut réduire le nombre de municipalités au Québec, il vaudrait mieux commencer par éliminer celles qui ont moins de 1000 habitants, suggère-t-il.Dollard-des-Ormeaux compte 48 400 habitants.Son taux de taxation est presque aussi élevé que celui de Montréal.L'hôtel de ville loge dans un vaste complexe moderne, le Centre civique, qui comprend trois patinoires, deux piscines et une bibliothèque.La menace de fusion municipale n'empêche pas de dormir Shana Rotstein et Steven Myszka, deux étudiants de l'université Concordia rencontrés en route vers la bibliothèque municipale.Ils n'iraient pas manifester contre les fusions forcées.Mais quand on leur demande s'ils seraient d'accord pour que leur ville fusionne avec Montréal, ils répondent sans hésiter.« Nos services sont bons ici.On est bien.Vive la décentralisation ! » dit Steven, 22 ans, étudiant en commerce.« Il y aurait beaucoup d'autres choses à s'occuper », ajoute Shana.Les jeunes résidants de DDO voteraient non, si on leur donnait la chance de se prononcer par référendum.De son côté, le maire dit être prêt à céder son siège si la population se prononce en faveur d'une fusion volontaire, même s'il croit que la ville a déjà tiré profits d'échanges de services avec ses voisines.Mais si le projet du maire de Montréal voit le jour, il vend sa maison et part loin d'ici, peut-être même à l'extérieur de la future communauté métropolitaine.« On a encore le temps d'ici septembre.La pancarte « à vendre » n'est pas encore devant la maison.» PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse Comme les autres maires de la CUM, le maire de Dollard-des-Ormeaux, Edward Janiszewski, appuie la formation de la communauté métropolitaine de Montréal.Mais contre les fusions forcées, il est déterminé à se battre. 1LP0901A0501 A09, lundi, ENTREVUE 1LP0901A0501 ZALLCALL 67 00:58:53 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 9 Entrevue avec.François Cousineau Recommencer à zéro au piano Natalie Petrowski Un piano à queue d'un lustre aveuglant trône au milieu du salon chez François Cousineau.Ce n'est pas un petit piano et ce n'est surtout pas un Baby Grand, piano honni que Cousineau traite d'infirme et de nain.Non, le piano à queue acheté de Rosaire Archambault est un Yamaha de sept pieds et demi.Il est presque aussi gros qu'un camion et mange les trois quarts de la superficie de la pièce, qui est pourtant très grande.Impossible de rater la bête en entrant.Impossible surtout de faire passer les invités au salon sans qu'ils ne butent contre.Mais François Cousineau s'en fout.Depuis qu'il vit à temps plein avec Marilou et Geneviève, ses jumelles de 15 ans, François Cousineau ne reçoit plus personne.Recevoir pour lui est une affaire de couple et, n'étant plus en couple depuis un bail, il ne voit pas pourquoi il en perpétuerait les traditions.Et puis, même s'il était en couple, le piano prendrait autant de place dans le salon de la maison d'Outremont.C'est la raison pour laquelle, il y a 20 ans, il a acheté cette vaste demeure de briques rouges qui tombait en ruines et où le ménage n'avait pas été fait depuis la Première Guerre mondiale.En prenant possession des lieux, le compositeur a immédiatement installé le piano au milieu du salon et les consoles de son dans la salle à manger.Cette disposition des lieux est demeurée intacte au fil des ans.Elle dit deux choses : que Cousineau met sa vie professionnelle avant toutes les autres activités et formes de vie.Elle dit aussi que la musique a toujours été, et demeure, au centre de son être et de son existence.La musique est, dans les faits, son obsession.Elle a fait de lui une immense oreille, incapable de suivre une conversation si une pièce ou une chanson qu'il aime joue quelque part en sourdine.Cousineau a un rapport presque physique avec la musique.Quand il écoute Gershwin, il ne fait pas qu'écouter.Il « rencontre et jase » avec le compositeur.Tant et si bien qu'il peut glisser dans la conversation qu'il a déjà rencontré Gershiwn ou Kurt Weil sans ressentir le besoin de préciser que la rencontre était virtuelle.Pour lui, rencontrer un musicien en chair et en os ou écouter sa musique, c'est du pareil au même.Au dernier spectacle de Céline au Centre Molson, lorsque la chanteuse a poussé sa fameuse note dans The Power of love, une décharge électrique a parcouru la colonne vertébrale du compositeur.À la fin de la chanson, Cousineau a bondi de son siège en hurlant comme si le Canadien venait de marquer un but pendant les finales de la Coupe Stanley.« J'en ai encore la chair de poule quand j'y pense », dit-il aujourd'hui.Cousineau aime la musique comme un couturier aime les tissus et un plombier, ses tuyaux : d'un amour aussi physique que viscéral.Mais devant cette passion qui dure depuis 40 ans et qu'il a partagée avec tous les chanteurs et chanteuses du bottin, une question demeure.Pourquoi Cousineau n'a-t-il pas épousé la musique au point d'en faire une carrière à la André Gagnon ou à la Claude Léveillée ?Pourquoi s'est-il toujours caché derrière Pauline Julien, Diane Dufresne, Jean-Pierre Ferland, Georges Dor, Lise Payette et les autres ?Et surtout, pourquoi a-t-il attendu d'avoir 57 ans avant d'écrire son premier disque, une oeuvre entièrement instrumentale lancée en octobre dernier ?À cette question d'un million, Cousineau offre une multitude de réponses toutes plus logiques les unes que les autres, mais pas entièrement satisfaisantes.L'abondance de travail, l'absence de temps et le fait que Cousineau ait très bien gagné sa vie, merci, n'expliquent pas tout.On ne lance pas un premier disque, un premier roman à 57 ans pour le fun, pour le plaisir simple et gratuit de la chose.On le fait parce que ça fait des années, des siècles que ça nous travaille et que ça nous démange.On le fait aussi parce que, quelque part au fond de soi, on a peur de rater sa vie si on ne le fait pas.Chez Cousineau, cette crainte est d'autant plus probable que le compositeur a commencé sa carrière en étant plus connu que la plupart de ses interprètes.Il a assisté à la naissance d'une foule d'artistes anonymes qui ont été propulsés sur la scène avec son aide et qui sont devenus par la suite plus connus et plus populaires que lui.Dans les premiers temps du triumvirat Cousineau-Plamondon- Dufresne, c'était lui la star.Plamondon était un pur inconnu et Dufresne, une jolie voix à la recherche d'elle-même.Cousineau, pour sa part, était le compositeur à la mode.Il avait déjà accompagné Pauline Julien, signé l'arrangement de La Manic, le grand tube de Georges Dor, composé des musiques de film.Pierre Létourneau, Claude Gauthier et Jean-Pierre Ferland se l'arrachaient.Malgré cela, son rôle de compositeur et d'arrangeur le confinait aux coulisses de la musique, le privant de la lumière qu'il devait, inconsciemment ou pas, rechercher.Mais Cousineau nie avoir rongé son frein ou mariné dans la frustration pendant toutes ces années où ses poulains devenaient plus riches et célèbres que lui.« J'ai beaucoup travaillé tout au long de ma vie, plaide-t-il.J'ai été un compositeur et un arrangeur à la mode et en demande.J'ai eu un fun noir à faire ce qu'on me demandait.Tout m'intéressait, aussi bien diriger un orchestre que d'écrire un jingle pour une pub ou une musique pour Dufresne ou Ferland.Arrivé à 50 ans, j'ai senti que j'avais moins de défis qu'avant.J'ai senti aussi que je pognais moins.Je me suis demandé ce que je pourrais faire maintenant.Cultiver des patates ?Me retirer sur mes terres ?C'est là que l'idée de faire quelque chose pour moimême, et pas pour personne d'autre, a germé.D'autant plus que je sentais que j'avais encore un paquet de choses à dire.» Dans les faits, Cousineau reprenait une sorte de sillon familial creusé par son propre père, un comptable qui a rêvé tout sa vie de devenir avocat.À 46 ans, Bernard Cousineau a finalement réalisé son rêve, après être retourné sur les bancs de l'école et avoir passé son Barreau à un âge où certains avocats commencent à préparer leur retraite.« Mon père était un late-bloomer, explique Cousineau qui a luimême passé son Barreau et à été reçu avocat pour faire plaisir à son père.J'ai hérité de son entêtement.J'ai mis sept ans à faire mon disque.À plusieurs reprises, j'ai cru que je n'y arriverais pas mais j'ai tenu bon.» Écrire pour soi, quand on a passé la moitié de sa vie a écrire pour les autres, n'est pas une mince affaire.Il faut se battre avec ses démons pour découvrir qui on est vraiment, ce que l'on veut et ce que l'on aime.« Mon problème, c'est que j'aime tout et que je peux tout faire.Au début, je m'en allais dans toutes les directions.Un jour Ferland m'a dit que la seule façon de me retrouver c'était dans la solitude et l'isolement.Puis, Gilles Valiquette m'a convaincu de me séparer de tous mes anciens alliés, tous ceux dont je m'entourais pour me rassurer.Valiquette les a mis à la porte, puis il m'a pluggé sur les machines.» Le passage obligé par les machines fut plus thérapeutique qu'autre chose.Un jour, Stéphane Baillargeon fit comprendre à Cousineau qu'il devait se débrancher, abandonner ses synthétiseurs et reprendre sa place au piano.« Quand j'ai terminé le disque, j'ai dit à Dieu, si j'avais pas d'affaire à faire ce disque-là mets-moi ça clair tout de suite que je ne perde pas mon temps.Fais que je me coupe un doigt, comme ça on n'en parlera plus.» De toute évidence, le Tout-Puissant ne semble pas avoir eu d'objection.Depuis sa sortie en octobre, le CD éponyme de Cousineau tourne régulièrement à la radio de Jean-Pierre Coallier et a vendu huit milles exemplaires, un chiffre honnête pour une oeuvre instrumentale.Depuis, François Cousineau s'est mis à rêver en couleurs.Il voit son nom clignoter sur la marquise de la Place des Arts.Salle Wilfrid Pelletier, s'il vous plaît.Non seulement, il rêve de jouer à la Place des Arts, mais il est convaincu qu'il le fera dans un avenir pas si éloigné.En attendant, Cousineau a envoyé des lettres à tous les propriétaires de salles du Québec en leur annonçant tout bêtement qu'il voulait faire des spectacles.Les propriétaires n'ont pas vraiment compris.Certains ont rappelé en voulant savoir qui Cousineau accompagnait.D'autres, peu habitués aux spectacles instrumentaux, ont demandé de quoi parlaient ses chansons.Cousineau ne désespère pas de les convaincre de la légitimé (et du potentiel commercial) de sa démarche.« Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien, s'écrie-til.Je comprends maintenant Jean- Pierre et Ginette quand ils me disaient comment ça faisait du bien d'être aimé et apprécié par le public.C'est vrai que ça fait du bien.» Un peu plus et François Cousineau avouerait qu'il a attendu ce moment toute sa vie.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse François Cousineau chez lui.La musique a toujours été et reste au centre de son existence.Non seulement, il rêve de jouer à la Place des Arts, mais il est convaincu qu'il le fera dans un avenir pas si éloigné. 1LP1001A0501 a10 polit lun 1er mai 1LP1001A0501 ZALLCALL 67 01:01:25 05/01/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Politiciens poursuivis pour non-respect de promesses électorales DIRK MEISSNER Presse Canadienne, VICTORIA Les politiciens canadiens seront peut-être désormais tenus par la loi de respecter leurs promesses si la Cour suprême de Colombie-Britannique donne raison à un groupe de citoyens qui a porté plainte contre trois candidats néo-démocrates.Dans sa poursuite, le groupe « Help B.C.» soutient que ces derniers ont trompé leurs électeurs en vantant les mérites de budgets équilibrés qui se sont avérés être des déficits.La cour a entendu les témoignage des parties en cause pendant trois semaines avant d'ajourner ses travaux jusqu'au 30 mai, vendredi.Un rapport déposé en février 1999 par le vérificateur général de la province révélait que le gouvernement néo-démocrate de Glen Clark avait surestimé ses revenus lorsque, en dépit des réserves des principaux conseillers du ministre des Finances, il avait annoncé coup sur coup deux excédents budgétaires.L'affaire compromet le droit du NPD à gouverner puisque, selon la poursuite, le parti a enfreint la Loi électorale de la province en usant de « moyens frauduleux » pour remporter la victoire.Les trois électeurs qui ont déposé la poursuite, de concert avec la Coalition nationale des citoyens, affirment avoir été convaincus de voter pour les candidats du gouvernement néo-démocrate sortant lors des élections de 1996 parce qu'il avait dégagé deux surplus budgétaires.Or, au lendemain du scrutin, le NPD a révélé qu'il s'agissait plutôt de déficits.Le cas échéant, les députés cités par la poursuite, Graeme Bowbrick, Sue Hammell et Ed Conroy, pourraient perdre leurs sièges.Peu de politiciens osent discuter des conséquences de cette affaire qui pourrait bien modifier le comportement des candidats en campagne, confie Brian Peckford, ex-premier ministre de Terre-Neuve.Selon lui, il est facile d'adopter une loi resserrant la gestion d'un budget, mais il en va autrement des promesses électorales.« Il est très difficile de légiférer sur l'honnêteté », dit-il.Peter Mc Cormick, politologue à l'Université de Lethbridge, en Alberta, croit que le verdict pourrait contribuer à endiguer le cynisme des électeurs.Jean Chrétien impopulaire Presse Canadienne SHERBROOKE Le premier ministre du Canada Jean Chrétien repenserait peut-être à céder sa place s'il voyait combien de Sherbrookois voteraient pour son parti.si c'était Paul Martin qui le dirigeait.En effet, les intentions de vote des électeurs du comté de Sherbrooke passeraient de 34,6 % à 47,9 % pour le Parti libéral du Canada (PLC) si l'actuel ministre des Finances, Paul Martin, prenait la tête du parti, à la place de Jean Chrétien.C'est le Bloc québécois qui en paierait alors le prix, car les intentions de vote pour les bloquistes passent de 47,7 % à 38,3 % dans l'hypothèse où Paul Martin succède à Jean Chrétien.Les conservateurs n'obtiennent que des miettes, peu importe qui dirige le PLC.Même que leur part de vote baisserait de 7,2 % à 5,3 % advenant le départ de Jean Chrétien.Les autres partis se partagent à peine 10,5 % des votes dans le meilleur des cas.Le député de Sherbrooke, Serge Cardin, n'est aucunement alarmé par ces résultats, qu'il souhaite cependant remettre dans leur contexte.Selon lui, lorsqu'il est question de Paul Martin, c'est l'imaginaire collectif qui est touché ; les gens ont donc tendance à aller du côté de la nouveauté.« Il est facile de constater ce que peut faire le phénomène de la nouveauté.Lorsque Jean Charest est devenu chef du Parti libéral du Québec, les sondages lui donnaient 20 points d'avance.Une fois la nouveauté estompée, il se retrouve à moins neuf.La nouveauté est un phénomène qui s'effrite rapidement », indique le député fédéral. 1LP1199A0501 A11, lundi, RIVESUD 1LP1199A0501 ZALLCALL 67 10:14:12 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 11 Rive-Sud/Montérégie Un patron de la santé n'aime pas le chantage du CLSC de Farnham Des étudiants adultes répliquent à des résidants de Longueuil MARTHA GAGNON Le directeur de la régie régionale de la santé et des services sociaux de la Montérégie, Claude Boily, reproche au CLSC de Farnham de « prendre la population en otage » en menaçant de réduire les services médicaux.« C'est inacceptable.S'il y a un problème de financement, on doit tenter de le régler entre gestionnaires.On ne doit pas apeurer la population et allumer des feux de brousse.Je désapprouve ce genre de stratégie », a déclaré hier M.Boily au cours d'une entrevue.Le conseil d'administration du CLSC a fait savoir qu'il ne pouvait plus assumer les services de la clinique médicale sans rendez-vous s'il n'obtient pas des allocations supplémentaires.Cette clinique coûte 450 000 $ par année.Une pétition de 5000 noms a été remise à la régie, la semaine dernière, pour réclamer le maintien des services.M.Boily explique que la régie doit réévaluer les méthodes d'allocation des budgets.« On se demande si l'argent ne devrait pas provenir de l'enveloppe de la santé plutôt que de celle réservée au social.Les services médicaux n'ont pas la même importance dans chaque CLSC.À Farnham, ils sont particulièrement importants.Il s'agit d'un milieu rural qui ne dispose pas d'un réseau de cliniques privées comme dans les secteurs urbains et les hôpitaux sont à une bonne distance.Le directeur affirme qu'une évaluation des méthodes de financement sera réalisée dans les trois prochains mois.« On va mesurer l'impact du financement dans les services médicaux pour voir comment l'adapter à l'ensemble des CLSC.» Michel Asselin, directeur général du CLSC et des centres hospitaliers de longue durée de La Pommeraie (le réseau dont fait partie celui de Farnham), est étonné des commentaires de M.Boily.« Je trouve ça un peu fort qu'on nous accuse de prendre la population en otage, alors que nous défendons ses intérêts.Le CLSC de Farnham est un exemple de succès dans le domaine médical.Dans ce domaine, nous rejoignons 45 % de la population du territoire, alors que ce pourcentage n'est que de 15 à 20 % dans le cas de certains CLSC en milieu urbain.Il y a 20 000 consultations par année à notre clinique sans rendez-vous.Nous avons réussi à attirer des médecins, alors qu'à Acton Vale et Saint-Césaire, ils ont des problèmes épouvantables de financement.Selon M.Asselin, la régie doit repenser la distribution des allocations.« On accorde des budgets de 500 000 $ à un million pour développer des programmes de prévention.Il y a une centaine de personnes qui poussent du crayon dans le groupe en santé publique pour le préventif.Je pense que nous coûtons moins cher tellement nous sommes productifs.Bien que nous ayons le plus grand territoire à desservir où le nombre de personnes âgées est très élevé, nous sommes les plus pauvres financièrement pour les services à domicile.Ce qui nous oblige à faire des choix.Sans aide supplémentaire, nous ne pourrons maintenir notre clinique médicale sans rendez-vous.» Le territoire couvre une population d'environ 15 000 habitants ainsi que la base militaire.Pour sa part, le directeur de la régie tient à rassurer la population.« Nous voulons garder la mission médicale qui a été développée au cours des années.» MARTHA GAGNON L'opposition d'un groupe de résidants de Longueuil au déménagement du Centre d'éducation des adultes dans leur quartier étonne l'association étudiante qui trouve leur craintes excessives.« Au lieu d'être négatifs, ils devraient venir nous rencontrer pour savoir qui nous sommes.Ils verraient peut-être les choses différemment », dit Line Fontaine, représentante de l'association.Selon elle, « même si les citoyens ne veulent pas le dire ouvertement, il n'y a pas que les problèmes de circulation qui les inquiètent ».À son avis, ils ont aussi des craintes par rapport au type de clientèle.« Nous ne sommes pas des délinquants ou des faiseurs de troubles parce qu'on n'a pas terminé nos études ou qu'on vient d'un milieu moins favorisé.Le statut social ne signifie pas nécessairement qu'on est une bonne personne.Nous sommes des gens comme les autres.» Mme Fontaine ajoute qu'elle a 30 ans, un enfant et qu'elle ne désire qu'une chose : terminer ses cours pour avoir un emploi.L'association étudiante espère que les protestations ne retarderont pas le déménagement du centre prévu au cours de l'été.Les services, qui sont actuellement offerts dans un édifice vétuste, doivent être regroupés dans l'ancienne école secondaire Le Moyne-d'Iberville, rue Préfontaine, au coeur d'un quartier résidentiel.Les étudiants ont bien hâte d'avoir des locaux adéquats.« On manque actuellement d'espace et d'équipements pour les sciences et l'informatique, explique Mme Fontaine.Qu'on nous offre la chance enfin d'avoir un lieu propice pour étudier.Nos revendications sont aussi importantes que celles des citoyens.» La coalition des résidants du secteur affirme que ce changement de vocation entraînera des désagréments en raison de l'augmentation de la circulation automobile et de l'horaire des cours qui sont donnés le jour et le soir.Elle soutient que ses protestations n'ont rien à voir avec le type de clientèle.Line Fontaine souhaite que les inquiétudes s'estompent.« Je comprends qu'il puisse y avoir des craintes mais je pense qu'elles sont exagérées.Nous sommes des adultes et plusieurs étudiants ont des enfants.Il y aura une garderie.Les gens savent qu'il faut rouler prudemment dans les rues résidentielles.Nous sommes même prêts à réaliser un petit aménagement paysager.Le centre peut devenir un atout pour le quartier.Par ailleurs, Mme Fontaine dit n'avoir jamais entendu parler de la récente demande des parents des écoles primaires Curé-Lequin et Saint-Jude qui voudraient que le Centre d'éducation des adultes retarde son déménagement d'un an.Les élèves de ces écoles doivent être relogés temporairement.Or, les parents estiment que cela pourrait se faire dans l'édifice Le Moyne-d'Iberville.La commission scolaire a répondu qu'elle analyserait la demande.« Notre déménagement a déjà été assez retardé », dit Mme Fontaine.Le directeur du centre, Alain Cadet, a pour sa part, refusé hier de donner ses commentaires.Longueuil plie devant une résidence funéraire MARTHA GAGNON Après avoir reçu une mise en demeure de la résidence funéraire Darche, la Ville de Longueuil a décidé de laisser tomber son règlement qui modifiait le zonage pour permettre à la Coopérative funéraire de la Rive- Sud d'aménager un complexe à quelques pas de son concurrent.La direction de la maison Darche, située sur le boulevard Curé-Poirier, affirme que ce « zonage parcellaire (spot zoning) a été fait dans l'intérêt privé » et crée un « traitement de faveur envers un seul propriétaire en lui permettant de bénéficier de règles faites sur mesure pour satisfaire ses besoins particuliers ».Dans sa mise en demeure, elle ajoute que la modification, qui concerne les espaces de stationnement, est illégale puisque les dispositions d'un règlement doivent s'appliquer de façon uniforme à tous les occupants et propriétaires d'une même zone.« Nous n'avons pas voulu prendre le risque d'aller en cour.La Ville ne dit pas qu'elle a tort, mais elle n'a pas la certitude d'avoir raison.Dans ces circonstances, elle croit plus prudent d'abandonner le règlement.On ne veut pas se retrouver dans la même situation que le Loblaws de Brossard en permettant la construction d'un édifice qui pourrait être contestée par la suite.» La mise en demeure a été envoyée après que le règlement eut franchi l'étape de l'approbation par les personnes habiles à signer le registre d'opposition le 18 avril.Seulement 13 personnes l'avaient fait.La Ville renonce donc à publier l'avis public du règlement modifiant le zonage, ce qui le rend nul.« Le service d'urbanisme verra s'il y a d'autres solutions qui peuvent être envisagées pour permettre la construction du complexe funéraire de la coopérative », ajoute M.Saint-Laurent.Pour sa part, Jean-Yves Lessard, directeur de la coopérative, est très déçu.« Nous avons un besoin urgent de nous agrandir.Le dossier est entre les mains de nos conseillers juridiques qui étudient la situation.» Au début du mois, le directeur avait convoqué un point de presse au cours duquel il reprochait à Darche, propriété de la multinationale américaine Service Corporation International, d'essayer de lui mettre des bâtons dans les roues.La coopérative, qui compte 2700 membres, veut aménager un ancien bâtiment désaffecté d'Hydro-Québec au coût de 1,5 million.Elle a obtenu des appuis financiers du gouvernement, du Mouvement Desjardins et du centre local de développement. 1LP1201A0501 A 12 (lundi) 1LP1201A0501 ZALLCALL 67 00:59:32 05/01/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Île de Montréal Le métro à Anjou, pour quoi faire?Le projet a été annoncé, les fonds dégagés.Reste à faire les études! La pr é s i d e n t e de l'Agence métropolitaine de transport, Florence Junca-Adenot, est généralement très volubile quand vient le temps de promouvoir un ou l'autre des projets qu'elle mène.C'est pourquoi il est assez étonnant de l'entendre expliquer qu'à l'heure actuelle, elle n'a pas grand-chose à dire au sujet du prolongement de la ligne 5 du métro jusqu'à Anjou.Le prolongement attirera-t-il beaucoup de nouveaux clients ?D'où viendront-ils ?Le projet contribuera- t-il à décongestionner la circulation dans l'est de l'île ?À toutes ces questions, Mme Adenot répond : « Le gouvernement a décidé de prolonger.Il faut maintenant faire l'avant-projet.» Pour tout dire, l'Agence, qui sera le maître d'oeuvre du prolongement, a été prise par surprise par ce volet du plan de transport présenté récemment par le ministre Guy Chevrette.L'AMT venait tout juste de terminer l'étude détaillée du prolongement Saint-Michel/Pie IX, annoncé en 1998.Le tracé final avait été conçu, l'emplacement et le design de la nouvelle station élaborés.Bref, on était prêt pour les plans et devis et la construction.Et voilà que le gouvernement annonce quatre nouvelles stations, trois à Saint-Léonard et une à Anjou.« Nous allons récupérer ce qu'on a fait pour Pie IX, et inclure ça dans l'avant-projet du prolongement jusqu'à Anjou », dit Mme Adenot.Si tout va bien, les nouvelles stations devraient ouvrir leurs portes dans quatre ans.Quel impact auront- elles sur le transport dans la région de Montréal ?À l'AMT, on nous renvoie au gouvernement.Au ministère des Transports, les fonctionnaires transfèrent nos appels au bureau du ministre.Et là, une porte- parole nous dit que la décision a été prise « pour plusieurs raisons », mais que les analyses sur l'achalandage ne sont pas encore terminées.Ce projet de 317 millions s'appuie donc sur « plusieurs raisons », mais sur aucune étude détaillée.Dans le plan de transport, les « plusieurs raisons » tiennent en quelques paragraphes.Le document annonce que « le maillage du réseau de transport en commun au réseau autoroutier par le rapprochement du métro des autoroutes 25 et 40 donnera accès au transport en commun aux résidants de l'est de la CUM » et qu'il y aura « optimisation de la ligne existante et croissance du nombre d'usagers ».Garçon ou fille ?Encore un peu de lecture : « La ligne numéro 5 sera complétée.« .» Elle se dirigera directement vers l'est, dans l'axe de la rue Jean- Talon jusqu'à Saint-Léonard et ville d'Anjou.» Ce texte-ci ne vient pas du plan déposé par M.Chevrette il y a trois semaines, mais d'un document publié par le ministère des Transports il y a.19 ans ! Le prolongement jusqu'à Anjou est en effet un vieux projet, annoncé maintes fois, mais qui s'est toujours heurté au manque de fonds.D'où, sans doute, le scepticisme qui est ressorti des conversations qu'a eues La Presse cette semaine avec les usagers, les politiciens et les gens d'affaires du coin.« Ça fait tellement longtemps qu'on en entend parler ! lance le premier vice-président de Cadillac Fairview (les Galeries d'Anjou), Normand Blouin.C'est comme si je venais juste d'apprendre que ma femme est enceinte.J'attends maintenant de voir si ça va être un garçon ou une fille.» La réaction au projet est tout de même positive.« Je suis tellement contente ! » nous a dit Diane Delisle, secrétaire au Centre de recherche d'emploi de l'Est.Lorsqu'elle demeurait à Ahuntsic, Mme Delisle se tapait 55 minutes de métro et d'autobus pour se rendre au travail.Du Centre-Sud, où elle habite maintenant, il lui faut encore 40 minutes.Du métro Cadillac au sud, elle doit faire un trajet de 10 à 12 minutes en autobus jusqu'à la rue Jean-Talon, puis marcher jusqu'à la rue Valdombre.Tandis que dans quelques années, le métro arrivera à quelques coins de rue de son lieu de travail.« Le métro, ça va plus vite, et on est au chaud », dit-elle.Même son de cloche de la directrice de la Maison de la famille de Saint-Léonard, Jacynthe Beaulieu.Habitant Rosemont, Mme Beaulieu monte dans trois autobus pour se rendre à son lieu de travail.« Quand tout va bien, ça prend 35 minutes », dit-elle.La Maison vient en aide aux jeunes parents, pour la plupart usagers du transport en commun.Dans l'esprit de Mme Beaulieu, il ne fait aucun doute que le métro va rendre la vie de ces parents plus agréable, en leur évitant de prendre des autobus inconfortables qui multiplient les détours dans les petites rues.« L'accès au métro est plus facile pour les gens avec des enfants en poussette », souligne-t-elle aussi.Le transport en commun à Saint- Léonard est tout de même bien organisé, et il n'y avait pas de révolte dans l'air à ce sujet.« Le transport n'est pas un problème, selon Jean Touchette, président de la chambre de commerce locale.On a un excellent système d'autobus.Mais les gens vont économiser du temps, et ça va améliorer leur qualité de vie.» La situation est plus problématique dans Anjou, en particulier dans le parc industriel.Selon le commissaire industriel Gilles Dault, certaines entreprises se plaignent de la difficulté de recruter des employés parce que l'endroit est coupé du réseau de transport en commun.Un service de taxibus a été instauré il y a quelques mois, faisant le lien entre les différents bâtiments du parc et un arrêt d'autobus sur le boulevard Ray-Lawson.Selon M.Dault, le métro « devrait faciliter la venue de certains travailleurs ».Décongestionner la 40 Ce ne sont pas tellement ces problèmes locaux que doit contribuer à régler la complétion de la ligne 5.Plusieurs, par exemple les gens du groupe de pression Transport 2000 et le consultant Ottavio Galella, croient que l'arrivée du métro à Anjou contribuera à décongestionner l'autoroute Métropolitaine en interceptant une part des automobilistes qui empruntent la 40 pour se rendre au centre-ville.Mais pour gagner ce pari, il faut bien faire les choses, souligne Florence Junca-Adenot.« Si vous voulez que ça soit efficace pour décongestionner, on ne peut pas laisser ça au hasard en se disant que les gens vont peut-être aller prendre le métro.Il faut orchestrer autour des stations des terminus où on force les rabattements de ligne d'autobus, avec des « kiss and ride » pour que les gens puissent laisser du monde à la station, et un stationnement incitatif.» C'est pourquoi il n'est pas encore absolument certain que la station de métro se retrouve sur les terrains des Galeries d'Anjou, scénario privilégié depuis des années.D'autant plus que chez Cadillac Fairview, si on se montre évidemment très intéressé à accueillir le métro, on est moins chaud à l'idée d'un immense stationnement incitatif qui enlèverait des places aux magasineurs au profit des travailleurs du centre-ville.L'emplacement des autres stations n'est pas coulé dans le béton non plus, mais il tombe sous le sens que la ligne suive la rue Jean- Talon et que les stations se trouvent à proximité des principales intersections (Viau, Lacordaire, Langelier).Chose certaine, les résidants du nord-est de l'île de Montréal, comme ceux de Repentigny, verront bientôt le métro se rapprocher sensiblement d'eux.Sans compter les usagers de l'éventuel pont de la 25.Selon Denis Cloutier, commissaire industriel pour Pointe-aux- Trembles et Rivière-des-Prairies, le prolongement du métro « va aider au développement (de ces quartiers) et donner beaucoup plus de mobilité » aux résidants.Enfin, le prolongement devrait permettre de rentabiliser la ligne bleue, jusqu'à maintenant relativement peu fréquentée.Du moins, c'est ce qu'espère le ministère des Transports.En ce domaine, rien n'est sûr.Selon les calculs de la STCUM, le prolongement à Pie IX, au coût de 63 millions, n'allait amener que 237 clients additionnels au transport en commun à l'heure de pointe du matin.En somme, le prolongement du métro suscite bien des espoirs.Des espoirs qui reposent sur le gros bon sens, mais pas encore sur des études solides.Cela n'a pas empêché le ministre Chevrette d'annoncer le projet.Cela n'empêchera pas la présidente de l'AMT de le mener à bien : « On a assez hurlé pour développer le transport en commun ! (.) On va saisir la chance et on va essayer de pousser sur les projets au plus sacrant.Cette chance ne se présentera pas deux fois.Il y a des projets annoncés, il y a de l'argent, faisons-les ! » André Pratte PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Ivan Boulva, directeur du développement pour Cadillac Fairview, se réjouit du prolongement du métro jusqu'aux Galeries d'Anjou.Un tracé préliminaire du prolongement du métro jusqu'à Anjou.L'emplacement exact des nouvelles stations sera déterminé d'ici un an.Un boom immobilier?ANDRÉ PRATTE Angle Viau et Jean- Talon, non loin de l'école secondaire Laurier-Mac Donald, il y a un petit terrain à vendre.Mais peutêtre pas pour longtemps.Avec l'annonce du prolongement du métro vers Anjou, le long de Jean-Talon, les terrains vagues du coin ont subitement pris de la valeur.Et certains entrepreneurs salivent.C'est le cas de l'architecte John Palumbo, propriétaire du terrain en question, qui tentait de le vendre depuis plusieurs années sans pouvoir obtenir un prix intéressant.« Avec l'achalandage accru provoqué par le métro, dit-il, le terrain va devenir plus intéressant.Peutêtre que nous allons le développer nous-mêmes.» Dans une étude faite pour la Ville de Saint-Léonard, le consultant Trafix évalue à plusieurs centaines de millions de dollars l'augmentation potentielle de la valeur foncière aux abords des stations de métro.« Ces dernières années le long de Jean-Talon, on a privilégié un développement style boulevard Taschereau et c'est dommage.Avec la venue du métro, le secteur pourra revenir à sa vocation de pôle satellite », explique Ottavio Galella, de Trafix.Ça, c'est la version optimiste, celle que préfèrent les politiciens.Tous les gens d'affaires ne sont pas aussi enthousiastes.À côté du petit terrain de M.Palumbo se trouve un terrain dix fois plus grand, qui appartenait autrefois à la commission scolaire.Dans les années 1980, le groupe Petra l'a acheté à prix fort.On prévoyait y construire une tour de 12 étages.Les plans étaient dessinés, et l'édifice comprenait la future station de métro Viau.Puis il y a eu la récession.Le métro n'est pas venu, l'édifice n'a pas été construit.Petra a mis le terrain en vente.L'affiche est là depuis dix ans.L'annonce du prolongement du métro convaincra-t-elle Petra de construire son édifice ?L'ingénieur Mike D'Onofrio dit que non : « Ça va être une bonne place.Le métro rendrait un édifice un peu plus facile à louer.Mais ça ne change pas grand-chose à la rentabilité d'un tel projet.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Selon une étude réalisée pour la ville de Saint-Léonard, le prolongement du métro vers l'est pourrait provoquer un boom immobilier le long de la rue Jean-Talon. 1LP1399A0501 a13 laval lun 1er mai 1LP1399A0501 ZALLCALL 67 10:14:52 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 13 Laval L'UPA et la ministre Louise Harel affrontent le bras immobilier de la Caisse de dépôt Au coeur du conflit: la construction d'un centre commercial et résidentiel de plusieurs millions sur des terres agricoles de Boisbriand JEAN-PAUL CHARBONNEAU Selon le maire de Boisbriand, Robert Poirier, c'est seulement par principe que la ministre Louise Harel et l'Union des producteurs agricoles (UPA) s'opposent à la demande de retirer de la protection du territoire agricole les 222 hectares requis pour permettre à à la coentreprise Mills-Cambridge de réaliser un centre commercial et résidentiel de 350 millions de dollars.Ce dernier entraînerait la création de 4000 emplois permanents.Un producteur laitier, Rodrigue Dubois, ne comprend aucunement la position de l'UPA car les terres en question, affirme-t-il, n'ont plus aucune vocation agricole.La famille Dubois est établie depuis 1830 sur une grande partie des terres visées par le projet.Le président local de l'UPA, Daniel Charbonneau, a affirmé qu'il n'était aucunement question de les abandonner.Il considère ce dossier comme étant d'envergure nationale.Bientôt M.Poirier, accompagné du préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Thérèse-de- Blainville, Yvan Deschênes, et d'experts, se présentera devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec avec la ferme intention d'avoir gain de cause.« La ministre Harel a demandé qu'on regarde ailleurs, du côté de Laval.Je suis conscient que j'ai deux prises contre moi, mais nous avons un excellent frappeur », a lancé M.Poirier, qui a été durant des années un joueur de baseball promoteur de Laval.Lors d'une entrevue, M.Poirier a expliqué que Mills- Cambridge voulait ouvrir son centre commercial en 2002.Le principal actionnaire de cet organisme est la Caisse de dépôt et placement du Québec.« Si Cambridge ne réalise pas son projet ici, il n'ira nul part ailleurs.S'objecter à ce projet, c'est priver la Ville de revenus par le biais des taxes municipales et empêcher 4000 personnes de travailler.Nous sommes allés visiter, près de Los Angeles, un complexe semblable à celui que le promoteur veut installer ici, et c'est réellement innovateur.La commission doit donner son accord pour le plus grand bien de tous, elle doit aussi tenir compte que ces terres ne répondent plus au besoin des agriculteurs », a précisé M.Poirier.Le terrain visé est situé au sud de la 640, tout près de l'autoroute 13 (Mirabel), secteur, selon les promoteurs, facile d'accès pour les automobilistes en provenance de partout, même des États-Unis.Quant à l'augmentation de la circulation à partir de l'autoroute 15 (Laurentides) en direction ouest sur la 640, le maire de Boisbriand a montré à La Presse une étude réalisée par une firme spécialisée il y a quelques années, qui montre notamment que la densité de véhicules maximale est dépassée depuis 1996 dans cette partie de la voie rapide.« Elle ne peut donc répondre à la demande prévue pour les horizons 2002 et 2011, que le mégacentre soit construit ou non.Une refonte complète du mode de fonctionnement de l'échangeur des autoroutes 15 et 640 est inévitable.Cet échangeur est désuet et complètement hors normes.Sa capacité est inférieure aux besoins actuels », écrivent les spécialistes dans leur rapport.Dans l'étude, il est recommandé de procéder à l'ajout d'une voie sur la 15 en direction nord jusqu'à l'échangeur de la 640, depuis un point à déterminer à Laval.Réaménager cet échangeur et augmenter la capacité de celui de la 13-640 nécessiteraient des investissements de 150 millions.« Je pense que Cambridge devrait payer 30 millions pour les travaux qui seraient effectués au carrefour de la 13 et de la 640.Nous n'avons pas le droit de laisser passer un tel projet », croit M.Poirier.De son côté, Rodrigue Dubois a expliqué qu'il avait été approché dans le passé par plusieurs promoteurs et spéculateurs pour vendre sa terre de 2000 acres.« J'ai toujours refusé mais quand j'ai été informé de ce projet, j'ai réuni ma famille et nous avons décidé, devant le sérieux démontré, de négocier avec Cambridge.Il n'y a plus d'avenir ici, nous sommes obligés de nous conformer aux nouvelles normes gouvernementales pour 2002, qui nous obligent principalement à ériger un muret pour retenir notre fumier.C'est impossible, nous sommes tout près d'une école et de plusieurs résidences et déjà des familles se plaignent des odeurs que le fumier dégage.Non, je ne comprends par l'UPA et pourtant je crois à cet organisme.Dans sa décision de s'opposer, le syndicat local n'a pas consulté les producteurs de Boisbriand », dit M.Dubois, qui possède un troupeau de vaches laitières de 48 têtes.Quant à Daniel Charbonneau, il est convaincu que si les cultivateurs ne peuvent pas travailler sur ces terres, c'est à cause des spéculateurs qui refusent de les louer.« Qu'on nous permette de les cultiver et vous allez voir pousser du maïs et autres produits.Ce n'est pas vrai que ces terres ne sont plus bonnes à la culture, elles comptent parmi les meilleures.C'est de la poudre aux yeux que M.Poirier et les autres nous jettent.Les commerçants de la région craignent l'arrivée de ce grand centre commercial, plusieurs d'entre eux ont déjà de la difficulté à joindre les deux bouts.Cambridge n'a qu'à aller voir ailleurs, comme à Laval où il y a des terres libres.Il y a trop de monde qui quitte la ville, je suis d'accord avec la ministre Harel quand elle dit qu'il faut freiner l'étalement urbain.Si nous leur donnons les 220 hectares demandés, ils vont en demander plus par la suite.Nous allons nous objecter énergiquement », a conclu M.Charbonneau, un agriculteur de Sainte-Anne-des-Plaines.jean-paul.charbonneau@lapresse.ca PHOTO PIERRE MCCAN, La Presse © Rodrigue Dubois, à gauche ci-dessus, a vendu sa ferme aux promoteurs du projet. 1LP1401A0501 A14 LUNDI 1LP1401A0501 ZALLCALL 67 01:01:55 05/01/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Laval Les investissements ont progressé de 3 % en 99 JEAN-PAUL CHARBONNEAU Laval a connu en 1999 une année record pour ce qui est des investissements avec 718 millions de dollars, une augmentation de 3 % sur l'année précédente, ce qui a conduit à la création de 2729 emplois.Cette croissance provient principalement du secteur industriel avec 340 investissements et 47 nouvelles implantations.Le directeur général de Laval Technopole, Pierre Bélanger, a indiqué que la création de cet organisme en 1995 par l'administration municipale a eu pour conséquence d'effectuer un virage important dans la stratégie et dans le positionnement économique de cette ville, avec principalement la mise sur pied du Parc scientifique et de haute technologie.Le BIOPÔLE, qui regroupe principalement les entreprises du Parc scientifique et de haute technologique, a obtenu 45 % (143 millions) des investissements industriels à Laval en 1999.De 27 entreprises en 1995, ce secteur est passé a 68 et parmi les investissements majeurs en 1999, Bio Chem Pharma a injecté 53,2 millions pour améliorer ses équipements.Depuis sa création, Laval Technopole a contribué à l'implantation de 240 nouvelles entreprises dans l'île Jésus, alors que les gens d'affaires déjà installés dans Laval ont généré 1387 projets d'expansion.« Bref, au-delà des milliards de dollars d'investissements au cours des cinq dernières années, le développement économique s'est traduit par la création de près de 12 000 emplois », a ajouté M.Bélanger.Selon Laval Technopole, ce sont les efforts consentis en recherche et développement qui sont la principale cause des investissements effectués par les entreprises lavalloises.En effet, 38,3 % des investissements en 1999 sont consacrés à la recherche et au développement.Le président de l'organisme, Pierre Desrochers, estime que « Laval constitue maintenant un atout majeur dans l'offre de service du Montréal métropolitain sur la scène internationale et cela devra se refléter dans le mandat de représentation que Laval Technopole a confié en 1999 à Montréal International.L'internationalisation des entreprises de Laval continuera de figurer en tête de liste des priorités ».Dans le rapport annuel de l'organisme de promotion économique de Laval, on note aussi que le secteur commercial a connu un boum intéressant en 1999 avec une croissance de 15 %, passant de 104 millions en 1998 à 120,5 millions.Le plus gros des travaux du secteur commercial se fait dans le secteur identifié centre-ville, que l'on remarque très bien de l'autoroute des Laurentides à la hauteur des boulevards du Souvenir et de la Concorde.Du côté de la construction résidentiel, les investissements se sont accrus de 5,8 % avec 165 millions, alors que 1375 nouveaux logements ont été construits.Tirage du 2000-04-29 Tirage du 2000-04-29 GAGNANTS LOTS 6/6 3 5 000 000,00 $ 5/6+ 15 87 303,50 $ 5/6 612 1 711,80 $ 4/6 31 580 63,60 $ 3/6 572 943 10,00 $ Ventes totales: 32 132 852 $ Prochain gros lot (appr.): 2 000 000 $ Numéro complémentaire: 27 Numéro complémentaire: 18 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 23 500,00 $ 4/6 1 720 50,00 $ 3/6 31 976 5,00 $ Ventes totales: 824 541,50 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du 2000-04-30 Tirage du 2000-04-30 Tirage du 2000-04-29 Tirage du 2000-04-30 NUMÉRO: 475109 NUMÉRO: 779026 1LP1501A0501 A15 LUNDI 1LP1501A0501 ZALLCALL 67 01:00:49 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 15 Politique La présence canadienne dans le golfe Persique coûte un milliard L'Alliance considérée comme une menace Presse Canadienne OTTAWA Malgré ses problèmes de financement, l'Alliance de la fonction publique du Canada dépensera une partie de son budget de communications à combattre des partis de droite comme l'Alliance canadienne, que le syndicat perçoit comme une menace à l'égalité.Nycole Turmel, la vice-présidente de l'AFPC, a déclaré lors de la conférence de presse d'inauguration du congrès triennal du syndicat, que de tels partis sont une menace pour le syndicat.Le programme électoral de l'Alliance constitue vraiment une menace pour nos membres, a-t-elle dit, mais également pour la population entière du Canada, une menace à l'égalité, a affirmé Mme Turmel.Le syndicat, qui représente 140 000 fonctionnaires fédéraux, a lutté pendant des années contre le gouvernement libéral sur des questions comme l'équité salariale et l'accès au surplus de 30 milliards de la caisse de retraite des employés fédéraux, une affaire encore devant les tribunaux.Maintenant, l'AFPC craint qu'un parti encore moins favorable aux syndicats, comme l'Alliance, n'ait une chance d'accéder au pouvoir.L'Alliance est le produit d'une fusion entre le Parti réformiste et des groupes de militants de tendance conservatrice à travers le pays.Sa nouvelle déclaration de politique préconise l'élimination des programmes d'action positive, et appuie un processus de négociation collective « libre et équitable ».« Nous allons devoir mobiliser nos membres, nos délégués, pour nous assurer que le prochain gouvernement élu n'aille pas à l'encontre de nos objectifs et de nos priorités », a dit Mme Turmel, qui se présente à la présidence du syndicat.Le congrès du syndicat risque d'être mouvementé, puisque l'exécutif syndical appellera les membres à voter en faveur d'une hausse des cotisations syndicales.Le président sortant, Daryl Bean, a indiqué que l'AFPC a enregistré un déficit de 7,9 millions l'an dernier, et prévoit un déficit de cinq à six millions pour l'an 2000.Presse Canadienne HALIFAX La guerre menée contre Saddam Hussein et les opérations de maintien de la paix qui ont suivi ont jusqu'ici coûté plus d'un milliard de dollars au Trésor public canadien, révèle un rapport émanant du ministère de la Défense.En outre, indique le document obtenu en vertu de la Loi d'accès à l'information, l'engagement du Canada dans le golfe Persique est loin d'être terminé et pourrait même être plus important au fil des années.« Frustrés par leurs rapports avec Saddam Hussein, peu d'acteurs de la communauté internationale verseraient une larme sur sa destitution, écrit James Moore, analyste du renseignement au ministère de la Défense.« Cependant, même si sa destitution était à deux doigts d'arriver, la simple vérité subsiste : le problème irakien ne disparaîtra pas avec Saddam Hussein.» L'étude révèle que les dépenses des opérations militaires canadiennes, incluant celles menées dans le golfe Persique en 1991, se sont chiffrées à 902 millions.Il faut ajouter à cela quelque 153 millions en achat d'équipements destinés aux seuls effectifs canadiens engagés dans le conflit irakien.Le Canada a déployé en Irak un escadron de 26 chasseurs CF-18, 12 avions de transport de troupes Hercules, deux destroyers, un navire ravitailleur et un hôpital de campagne.Plus de 4500 militaires ont participé à ce conflit déclenché il y a 10 ans avec l'invasion du Koweit par les forces irakiennes.Depuis le cessez-le-feu, les militaires canadiens y ont participé à plusieurs opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations unies.Selon des responsables de la Défense nationale, une partie des dépenses liées à cet engagement aurait de toute de façon été consacrée à la formation régulière des soldats.Cependant, rien n'est moins sûr dans un contexte de compressions budgétaires, avance Fred Crickard, analyste militaire à l'Université Dalhousie, qui invite les responsables de la Défense à prévoir les événements qui suivront le départ du dictateur.« Le maintien de la paix s'avère coûteux.Nos politiciens doivent en prendre conscience.» M.Crickard rejette les critiques voulant que les États-Unis et leurs alliés eussent pu éviter des confrontations à répétition avec l'Irak s'ils avaient simplement envahi le pays et déposé Saddam Hussein.« Peut-on imaginer une coalition occidentale occupant un pays musulman ?Si nous l'avions fait, nous aurions été une force d'occupation et Mitrovica (au Kosovo) aurait eu l'air d'un pique-nique à côté de ça.' Selon l'étude menée en 1998, le scénario le plus plausible pour l'Irak est la venue d'un dictateur pro-occidental.« Peu importe comment Saddam sera chassé du pouvoir, la période de transition qui suivra risque d'être chaotique, prédit le rapport.Ce dictateur ami s'appuira probablement sur (.) une infrastructure militaro-policière pour consolider son emprise.Cela pourrait constituer un dilemme pour la communauté internationale.» Enfin, l'étude entrevoit le risque d'une balkanisation sanglante de l'Irak en une multitude de fiefs soumis à la botte de seigneurs de la guerre, une situation qui faciliterait le travail des indépendantistes kurdes.Le projet parlementaire de l'Alliance reflète sa stratégie électorale Presse Canadienne OTTAWA Après une pause de deux semaines, les députés reviennent aujourd'hui à la Chambre des communes, pour une session qui sera vraisemblablement influencée par la course à la direction de l'Alliance canadienne.À l'approche du congrès d'investiture, qui doit avoir lieu au mois de juin, les échanges quotidiens aux Communes refléteront les efforts de l'Alliance pour se doter d'une stratégie gagnante en prévision des prochaines élections fédérales.Jay Hill, le whip de l'Alliance, reconnaît que la stratégie de son parti pour la période des questions aura deux objectifs.D'abord, saper la réputation de bons gestionnaires des libéraux au pouvoir, en dénonçant de plus belle la mauvaise gestion de l'argent des contribuables, notamment au ministère du Développement des ressources humaines.Ensuite, l'Alliance cherchera à miner la popularité personnelle du premier ministre Jean Chrétien.La performance contestée du premier ministre au cours de sa récente tournée au Moyen-Orient fournira un terrain propice aux attaques.« Le dénominateur commun dans tout cela, qu'il s'agisse de mauvaise gestion d'un voyage ou de mauvaise gestion de l'argent des contribuables, c'est l'arrogance du gouvernement », affirme M.Hill.« Si nous pouvons le démontrer clairement à la population, cela nous sera très utile au cours de l'année précédant le prochain scrutin.En privé, plusieurs libéraux admettent que les attaques de l'Alliance ont touché des points sensibles.La controverse autour des piètres méthodes de gestion et des allégations de favoritisme dans les programmes de création d'emplois gérés par les Ressources humaines a affecté les libéraux.Tout comme la tournée au Moyen-Orient, au cours de laquelle M.Chrétien s'est livré à des hypothèses au sujet d'une déclaration unilatérale d'indépendance des Palestiniens.Il devait aggraver par la suite ses difficultés en paraissant reconnaître aux Israéliens le droit de vouloir contrôler le lac de Tibériade, sujet d'un épineux litige avec la Syrie.Heureusement pour M.Chrétien, ses récentes tribulations n'ont pas déclenché un regain d'attaques de la part de ses propres troupes \u2014 pas même des partisans du ministre des Finances, Paul Martin, prétendant à sa succession.La question du leadership a été réglée au congrès libéral du mois dernier, quand le premier ministre a clairement établi son intention de briguer un troisième mandat, affirme sous le couvert de l'anonymat un simple député dont les sympathies pour M.Martin sont connues.« La stratégie, c'est qu'il reste, nous avons reçu nos instructions, nous devons maintenant nous occuper avant tout des prochaines élections.' Chez les libéraux ontariens, on ne croit pas que l'Alliance fera tellement mieux que son prédécesseur, le Parti réformiste, ou qu'une droite unie signalerait le début de la fin du règne libéral.Certains conservateurs pressent Joe Clark de sortir de l'ombre en se faisant élire au plus tôt aux Communes.L'avenue la plus logique serait pour M.Clark de demander à un de ses députés de démissionner pour lui permettre de se faire élire dans une élection partielle.Mais M.Clark a jusqu'à présent résisté, préférant s'occuper de rebâtir l'organisation du parti avant de solliciter un siège aux prochaines élections générales.Not Ready Not Ready 2848854.10X155.00 intr 1LP1602A0501 A-16 lundi - ARTS 1LP1601A0501 ZALLCALL 67 01:03:07 05/01/00 B A 16 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Arts et spectacles Le Festival Molson Blues a su combler ses fidèles PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Les cordes de guitare électrique ont chialé une dernière fois hier soir au Medley sous les doigts du réputé bluesman local Bob Harrison, mettant ainsi un terme au sixième Festival Molson Blues, amorcé le 19 avril dernier.Selon les estimations encore officieuses du producteur Jamil Azzaoui, maître d'oeuvre de cette célébration montréalaise du blues, le Festival aurait attiré cette année autour de 17 000 amateurs, une baisse d'environ 15 % de l'auditoire par rapport à l'édition précédente.Cette année toutefois, le Festival n'a eu lieu que dans l'enceinte du Medley, alors que l'an dernier, la fièvre du blues avait envahi d'autres établissements du Quartier Latin, desservant forcément un plus grand auditoire.Le public du Festival, bien que relativement âgé (35 ans et plus), entraîne néanmoins dans son sillage son lot de jeunes, qui découvrent la charge émotive de cette musique de l'âme écorchée.Azzaoui estime également qu'environ 40 % de l'auditoire est constitué de fidèles du Festival ayant assisté à deux ou trois spectacles au cours de la semaine.Cette année, les organisateurs ont dû composer avec un budget réduit, Molson ayant coupé de moitié le montant de sa commandite.« À cause d'un budget inférieur aux années précédentes, explique Azzaoui, notre voie de secours a été de risquer, d'oser davantage en présentant des artistes moins connus (aux cachets moins élevés) du grand public, en qui nous croyons énormément.Un défi qu'on a relevé avec succès! » Dans le même ordre d'idées, Jamil Azzaoui aura privilégié les musiciens canadiens plutôt que les bluesmen américains, plus chers à produire.Le prix des billets est resté toujours aussi modeste, soit entre 7 $ et 15 $ pour deux groupes par soir (sauf pour le concert de Colin James, dont les billets coûtaient 22,50 $).La stratégie des organisateurs est restée inchangée : attirer le public vers les spectacles des étoiles montantes de la scène blues en les jumelant à des artistes déjà établis.Ainsi, la programmation nous proposait cette année les Steve Hill, Truby Lynn, Colin James, Paul James et Jimmy James (question : le nom James prédestine-t-il à une carrière de bluesmen ?) avec les jeunes Thomas Chapland, Adam Karch, Jonas and The Blues Blooded, pour ne nommer que ceux-là.Parmi les bons coups de cette année, le spectacle de Colin James et son Little Big Band, qui fit salle comble (1400 spectateurs) jeudi dernier.Ensuite, la venue du guitariste prodige français de 16 ans Thomas Chapland (qui sera de retour en août sur les planches du Medley).Le grand public a par ailleurs pu découvrir samedi soir la formation montréalaise Jonas and The Blues Blooded, précédée sur scène par le groupe du guitariste torontois Jack De Keyzer.Le quatuor de Jonas (voix-guitare-basse-batterie) a définitivement montré de quel bois il se chauffait.Bien connus des fidèles de la scène blues locale, la bande à Jonas nous a livré une prestation énergique de blues rock très funky exécuté à la perfection, notamment grâce au jeu efficace du guitariste, ainsi qu'au charisme contagieux de son jeune leader de 20 ans, Jonas Tomalty.La foule, généralement sage et attentive à ce qui se passait sur scène, s'est unanimement levée debout à la fin du généreux concert.Un rappel s'imposait.Le Festival Molson Blues entend revenir le printemps prochain dans la salle du Medley.La compagnie Molson a réitéré auprès de l'organisation son intention d'appuyer l'événement, bien que le montant de la commandite soit encore à négocier.« C'est clair que Montréal est une ville de blues, assure Jamil Azzaoui.Le festival est le premier événement de l'année, les gens ont envie de sortir, leur réponse est très positive.Notre seul désavantage est qu'à cause de la température, il nous est impossible d'organiser des spectacles à l'extérieur.En revanche, cet inconvénient nous permet d'offrir une bonne qualité de son, ainsi qu'une belle ambiance.» Reznor et Nine Inch Nails: la défonce totale ALAIN BRUNET Trent Reznor et son bataillon de tronçonneuses ont tout rasé.Hier au Centre Molson, près de 10 000 inconditionnels de Nine Inch Nails ont été violemment secoués.Les tripes, le plexus, l'imaginaire, tout y a passé.On a fait sortir le méchant, les esprits se sont ouverts.Et on a eu droit au meilleur spectacle de rock d'aréna livré à Montréal depuis des lustres.Reznor et NIN nous ont convié hier aux extrêmes.Leur leader a lancé sa guitare à bout de bras, fauché les pieds de micro, poussé violemment un collègue dans la fosse aux fans, gueulé toutes ses entrailles.Mais on nous a aussi conviés à une rencontre étonnante entre instinct et cérébralité, entre brutalité et finesse, entre fragilité et dureté, entre violence rituelle et méditation.Cette musique a beau souscrire à toutes les règles du rock dur, elle n'en demeure pas moins chargée d'une recherche orchestrale qui confère à ce super-groupe un avant-gardisme encore exemplaire.Les traitements réservés à chaque son, à chaque référ martèlement, sont pour la plupart brillants et rigoureux.Au service d'un genre en péril (le rock, vous vous en doutez bien), Trent Reznor propose une torréfaction de genres, de l'électronique allemande (Kraftwerk et cie) aux explorations modales (les intros de claviers en témoignaient) en passant par la techno hardcore.Par les temps qui courent, le rock est devenu le matériau d'une variante musclée de la pop électronique, c'est tout le contraire chez Nine Inch Nails.Voilà un artiste qui inverse le processus, qui réussit à stopper l'érosion.Enfin.Depuis ses débuts (au tournant de la précédente décennie), cet artiste magistral a toujours fait les choses ainsi, son art atteint désormais sa pleine maturité.même si l'engouement n'est plus le même.Sur scène, en tout cas, ça capote.Pas à peu près.Reznor devient l'ange-démon essentiel à l'expression de sa propre grisaille intérieure.Le groupe Nine Inch Nails, rappelons-le, est à des années-lumière du rock-divertissement, mais il faut quand même faire plaisir aux fans, leur servir quelques hits, entonner Closer, March of The Pigs ou autres tubes tirés des albums précédents (The Downward Spiral, le e.p.Broken ou Pretty Hate Machine).Les chansons de The Fragile s'imbriquaient ainsi dans le répertoire de cette soirée ô combien tonitruante - on aura entre autres reconnu The Wretched.Le cérémonial était complet : les grilles d'éclairages planaient au-dessus de l'escouade de choc (guitares, batterie, claviers.) des panneaux de lumière se transformaient en écrans sur lesquels l'eau et le feu se confondaient magnifiquement.Pour la plupart subtils et beaux, éclairages et films d'animation n'avaient certes pas étés sélectionnés par des gros bras.C'est que Trent Reznor est un type supérieurement intelligent, qui a probablement dû intérioriser sexualité et violence avant de faire éclore sa personnalité d'artiste.En fait, ce type a probablement réprimé des tonnes de pulsions pour que le bouchon saute avec une telle pression.On l'imagine totalement nerd dans un highschool de Pennsylvanie, inhibé, boutonneux, maladroit avec les filles, éponge de mauvaises vibrations.Et voilà qu'il devient, à l'âge adulte, le sauveur du rock.Le savant fou dans le labo sonore mais aussi l'animal des planches, la figure de proue dont le rock a besoin, le cerveau dont le rock a besoin, les tripes dont le rock a besoin pour le faire rebrousser chemin \u2014 je parle du chemin qui le mène actuellement tout droit au cimetière.Depuis des années, on projette d'allonger la ligne du rock, un train qui a perdu puissance et pertinence.On tarde, on brette.Pour le moment, la dernière station de la ligne rock se nomme toujours Nine Inch Nails.Sherry Lipps, ex-danseuse et ex-actrice XXX, animatrice à CKOI.Des lèvres pour le sexe Il s'appelle Michel, vient de Gaspésie et cherche « une belle grande femme ».« J'en cherche une qui est capable d'en prendre », précise-t-il au téléphone à l'animatrice de CKOI.\u2014 Ça veux-tu dire que tu as un gros pénis ?lui demande-t-elle.\u2014 Pas si pire.Vous appréciez ce genre de conversation ?Alors, vous voudrez écouter les Vendredis soirs sexy, en compagnie de Sherry Lipps, exdanseuse et ex-actrice XXX, et Christian Roy, diffusée toutes les semaines, de 21 h à minuit, sur les ondes du 96,9 FM.Mais il se peut aussi que vous détestiez ce babillage sexuel immature.Le sexe est un thème qui revient de plus en plus souvent dans les émissions de radio.Midi Morency, à CKOI, et La Belle et Mac Leod, à CKMF (94,9 FM), en sont des exemples.« Mais, nous, on va plus loin à cause de notre case horaire », précise Sherry Lipps, dont le vrai nom est Vivianne Robert.« On peut s'en permettre plus.» Un autre appel ?Patrick est à la recherche d'une femme, blonde de préférence.« Je ne suis pas très difficile », admet-il d'emblée au téléphone.« Qu'est-ce que tu cherches chez une femme ?» lui demande l'animatrice.\u2014 Qu'elle soit douce, sensuelle et gentille.\u2014 Non, on veut savoir ce que tu cherches sexuellement ?\u2014 L'amitié, répond-il.Moi, le sexe, ça passe en dernier.\u2014 Tu dois avoir de gros poignets.Sherry Lipps et son coanimateur ne sont pas là pour entendre les auditeurs parler de leurs problèmes.Ils veulent des histoires, croustillantes de préférence, et des anecdotes salées.Ils prennent les appels, entre deux chansons et plusieurs interruptions publicitaires, à partir d'un thème préalablement défini au début de chaque émission.Une semaine, il est question de phantasmes par exemple, une autre de match making.L'émission attire 36 000 personnes par semaine.L'heure la plus écoutée est la première avec 47 000 auditeurs.« Je suis loin d'être une sexologue, explique Sherry Lipps.C'est juste que j'ai passé dix ans dans le sexe.Je donne des conseils personnels, mais jamais sur une base professionnelle.Avant de faire de la radio, l'animatrice dansait nue dans des bars et tournait dans des films pornos : Mémoires intimes, Les Filles de Pantasex I.Elle avait aussi une ligne érotique 1-976 et un site Internet.Mais voilà.Stéphane Ferland, des Productions Octan, qui s'occupe de la carrière de plusieurs humoristes québécois, lui a offert de lui trouver du travail dans des médias en autant qu'elle renonce au « sexe ».Elle a opté pour les médias.Après la radio, où elle a « du fun au boutte », elle songe à la télé.Au fait, pourquoi Lipps au pluriel « Parce que j'en ai deux paires », répond-elle.n n n Nos choix Voici quelques suggestions d'émissions de radio pour la semaine.n Aujourd'hui, à midi, l'émission Multimédi'art, sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio-Canada (100,7 FM), présente un reportage sur le lancement du disque de Karen Young, L'Oratorio Canticum Canticorum.n Mercredi, à l'émission 275-Allô, à 19 h, à la Première chaîne de Radio- Canada (95,1 FM), Marianne, 5 ans, demande : « Pourquoi on a mauvaise haleine le matin ?» n Mercredi, Indicatif Présent, au 95,1 FM, à 9 h, propose une discussion sur l'avenir d'Internet et une longue entrevue avec Marc Labrèche, dont c'était, vendredi, la dernière émission de La Fin du monde.n Mercredi, Paul Houde reçoit Benoît Brière durant son émission du matin, de 8 h à 9 h, à Rythme FM (105,7 FM).Vendredi, l'animateur célèbre ses 25 ans de carrière, en direct du restaurant Hélène de Champlain, en compagnie de 150 personnes et de plusieurs invités spéciaux, dont France D'Amour et Luce Dufault.n Vendredi, à CKOI (96,9 FM), de 6 h à 9 h, Normand Brathwaite et toute son équipe de Y'é trop d'bonne heure invitent les auditeurs à participer aux Forges de Verdun, un jeu d'épreuves, d'énigmes et d'épouvantes, dans la cave de la station.RADIO Suzanne Colpron PHOTOS ALAIN ROBERGE, La Presse Trent Reznor 1LP1701A0501 A-17 lundi - ARTS 1LP1701A0501 ZALLCALL 67 01:00:05 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 17 La SODEC doit montrer autant de transparence que de.discrétion CE SOIR RELÂCHE (LA SOIRÉE DU HOCKEY À 19 H) DEMAIN Lucien confie son désarroi spirituel à Andrée qui n'est guère émue par les problèmes de son conjoint.Lucie fait part à Virginie de ses projets personnels et professionnels.Karine mesure chaque jour la distance qui la sépare de Garry.MERCREDI RELÂCHE (LA SOIRÉE DU HOCKEY À 19 H) JEUDI Julien propose une nouvelle stratégie à Marc concernant son droit de paternité.Anne-Marie reproche à Virginie de plier devant Bazinet.De retour à l'école, Éric n'y revient cependant pas dans les meilleures dispositions.NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Le financement des entreprises culturelles par les fonds publics requiert à la fois transparence et discrétion.« Une société d'État responsable de gérer des fonds publics doit le faire avec transparence », rappelle Pierre Lafleur, président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), l'organisme du gouvernement du Québec mandaté pour aider financièrement les sociétés du secteur culturel.« Mais certains volets de l'action de la SODEC l'obligent nécessairement à la confidentialité dans le traitement des dossiers », a déclaré M.Lafleur dans une entrevue accordée à la Presse Canadienne.Il a donné deux exemples : les garanties de prêts accordés par la SODEC à des entreprises culturelles ou encore les crédits d'impôts consentis à ces entreprises également gérés par la SODEC.C'est pourquoi M.Lafleur a été surpris par une récente critique que les 10 députés de l'Assemblée nationale membres de la commission parlementaire de la Culture ont formulée à l'endroit de la SODEC.Ces députés, six péquistes et quatre libéraux, ont demandé à la SODEC de « réviser son mode de fonctionnement et de gestion, en vue d'afficher plus de rigueur et de transparence dans sa mission de banque d'affaires ».Dans un rapport rendu public le 20 avril, les députés ont fait état d'un « manque de transparence, notamment au sujet de la divulgation des montants accordés aux entreprises par le biais de crédits d'impôt ».M.Lafleur a rappelé qu'à la suite d'un jugement rendu en mars 1999 par la Commission d'accès à l'information, le nom d'une entreprise de production audiovisuelle bénéficiaire d'un crédit d'impôt et le montant de ce crédit sont des renseignements nominatifs de nature fiscale et doivent demeurer secrets.« C'est d'ailleurs pourquoi les policiers de la Gendarmerie royale et de la Sûreté du Québec qui ont voulu saisir des dossiers aux bureaux de la SODEC le 6 avril dernier avaient dû se munir au préalable d'un mandat de perquisition », a rappelé M.Lafleur.Quant aux demandes de garantie de prêts formulées par des entreprises en cinéma ou en production télévisuelle, M.Lafleur a rappelé que la SODEC doit traiter avec confidentialité les demandes de prêts qu'elle reçoit, comme doivent le faire toutes les banques ordinaires qui prêtent à des entreprises.Révéler ces renseignements nuirait à une saine concurrence entre les entreprises.La SODEC publie toutefois annuellement la liste complète des subventions directes qu'elle verse aux entreprises.Ces renseignements seront d'ailleurs publiés désormais dans un bulletin trimestriel d'information, dans un plus grand souci de transparence, a expliqué le président Lafleur.M.Lafleur a noté que depuis sa mise en place il y a une dizaine d'années, la SODEC avait bien rempli son rôle.« Les mémoires déposés devant la commission parlementaire ont révélé de façon générale une grande satisfaction à l'égard des réalisations de la SODEC », a dit M.Lafleur.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 17:00 3 - DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX Le retour de Napoléon Solo et Ilya Kuriakin.Aussi à 23h.Version de The Man from UNCLE.19:00 a - HOCKEY Eh oui! encore.Pas de Virginie ni de 4 et demi.19:00 A - LA VIE SAUVAGE Il vaut mieux voir des araignées à la télé que sur son plafond.En voici une espèce sauteuse.20:00 1 - BIOGRAPHY Ted Danson, l'inoubliable barman de la comédie Cheers.22:00 K - LA FIN DU MONDE EST À 7 HEURES Oui, l'émission a pris fin vendredi.Mais si vous voulez voir le pilote inédit de la série, et tout le monde trois ans plus jeune, c'est le moment.22:00 U - SALUT BEAUTÉ! Fabienne Larouche s'abandonne aux soins esthétiques et Dominique Bertrand la confesse sur ses rituels de beauté.22:30 r - VENDREDI C'EST JULIE Invités: Patrick Fiori, Steeve Diamond, l'humoriste Jean-Marie Bigard et le potineur Philippe Bouvard.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir Hockey / Séries éliminatoires: Maple Leafs - Devils Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport De Bouche à oreille (23:18) Le TVA Piment fort / M.Leboeuf Caméra Choc Les Ailes de la mode Place Melrose Salle d'urgence Le TVA Vendredi c'est Julie / Serge Fiori, Jean-Marie Bigard Sports Macaroni tout garni Pignon sur rue La Vie sauvage .rue des Parlementaires Cinéma / BAR SALON (4) avec Guy L'Écuyer, Madeleine Chartrand Chasseurs d'idées / Ce que nous devons à l'Amérique (21:32) La Vie sauvage Le Tour des mondes Grand Journal (17:00) Flash / John Travolta Faut le voir pour le.Cinéma / UN DES SIENS (6) avec Lori Loughlin, Greg Evigan Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse Access H.Raymond Twenty One Ally Mc Beal Third Watch CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Who Wants to be a Millionaire?News Newswatch Hockey / Séries éliminatoires: Maple Leafs - Devils The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Who Wants to be a Millionaire?Minisérie / Arabian Nights avec Mili Avital, James Frain (2/2) News Night.(23:35) News CBS News E.T.King of Queens Ladies Man .Raymond Becker Family Law Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Cinéma / THE '70s avec Brad Rowe, Vinessa Shaw (2/2) Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Delivery Antiques Roadshow / Salt Lake City, Utah Margaret: Last Real Princess The American Experience Cinéma / ABRAHAM.BBC News Business.Newshour In Our Own Hands:.Jewish Brigade The Directors Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / Ted Danson Investigative Reports City Confidential Law & Order Jacqueline Johnson - Jazz Videos Arts, Minds Foot Notes Close up Cinéma / SOMEBODY LOVES ME (5) avec B.Hutton, R.Meeker NYPD Blue Contact Animal L'Histoire des papes Mer et Monde / Traversée.Biographies / Burt Lancaster La Grande Aventure du ski Agents très spéciaux DW-tv (All.) Asian News Rete Italia.I Due Volti Dell'Amore Questa Italia Émission juive francophone Images/Inde Mexique Chinese Business Hour Cinéma.Internet Grammaire .tir à l'arc .Orbicom Planète Terre Capharnaum Commerce Imagine .substances psychotropes How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery / Satoyama Champions Great Parks Into the Unknown:.Area @discovery.ca Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Honey./ .Angels (18:45) .(19:05) .of the Dark?Cinéma / JOEY (5) avec Jamie Croft Cinéma / SMART HOUSE.(21:40) Gargoyles .of the Dark?Cheers Drew Carey 3rd Rock.That '70s Show Titus Ally Mc Beal Charmed News Radio Star Trek Global News First Nat.News Addams E.T.Cinéma / THE '70s avec Brad Rowe, Vinessa Shaw (2/2) Global News Sinbad (23:15) Histoires de train L'Histoire à la une La Fabuleuse Histoire de.Cinéma / L'EXPRESS DU COLONEL VON RYAN (4) avec Frank Sinatra .guerre It Seems.Way we were Archaeology .Bites It Seems.Crimes Turning Points 13 Seconds / Kent State Tour of Duty Pet Project Pet Friends Images .Miracles .Families Extra Real World Shift TV .Dinner?.Miracles .Families Culture Club Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie Culture Club Génération 60 Musicographie D.Clip Novo 1-2-3 Punk Hip Hop Clip Watt Clip World News Buss.News Newsworld Reports Health.Counter Spin The National Mount Everest Week - Documentary Special Sport Jrnl.Euronews .Actions Le Monde ce soir 41 Cartouches Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada.Le Canada.Le Canada.Monde du golf Sport 30 Expos Mag.Challenge de quilles La Coupe de billard professionnel Sports 30 Mag Expos Mag.Combats.Salle des nouvelles Médicopter L'Enquêteur Dossier: disparus Harlequin Danger Bay T N T Degrassi Jr.Degrassi.Street Justice F/X: The Series Cinéma / SKIN DEEP (6) avec N.Ohama, K.Malicki-Sanchez Highlander Babylon 5 Phenomenon: Lost Archives Lexx: The Series Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Playoff Edition Last Word.Sportcentral Soccer / Watford - Manchester United Sportcentral Last Word.Sportscentral Playoff Edition Grouille-toi Volt Panorama Ecce Homo II Cinéma / PORTRAITS CHINOIS (5) avec Helena Bonham Carter Panorama Bob Vila's Home Again Paramedics / The Night Shift Paramedics / In Hot Water US Marshal: The Real Story Paramedics / In Hot Water Off the Record Sportsdesk Classic's Boxing Classic's Boxing / Punchers WWF Raw is War Sportsdesk SOS Fantômes Super Nanas Méga Bébés Archie.Mythologies Cléo & Chico Simpson Méga Bébés Duckman South Park Simpson Mythologies Autant savoir Taxi pour.Journal FR2 La Marche du siècle / On peut s'en sortir! L'Hebdo / Valse hésitation Journal belge Journal suisse Soir 3 Stuff Mechanics Vista / Forbidden Places Studio 2 TVO Mystery / Mc Callum History on TVO /.Seeds Studio 2 Libre ce soir Les Copines.Grandeur Nature Lignes.Jeux de société / .sourds Médecine.Loi du retour Salut beauté! Les Copines.Allô docteur Cité Mag Top 50 Le Guide de l'auto Cité Mag Action Emploi À la une Addams Mona the.Freaky.Studio S.Holmes Boy Meets Student.Roswell.Lassie Freaky.Addams Beasties Mystères.Conquête.Revanche.Le Futur.Les Secrets du cinéma Tekwar Frontière.Grand Test Sliders Dominique Bertrand Fabienne Larouche 1LP1801A0501 A-18 lundi - ARTS 1LP1801A0501 ZALLCALL 67 01:00:20 05/01/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 LE THÉÂTRE EN BREF SPECTACLES Salles de répertoire ALL ABOUT MY MOTHER Cinéma du Parc (2): 17h.BEING JOHN MALKOVICH Cinéma du Parc (3): 21h10.BLACK AND WHITE Cinéma du Parc (3): 19h10.BONE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h, 21h10.GHOST DOG: LA VOIE DU SAMOURAÏ Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 14h, 16h20, 19h, 21h20.GIRL INTERRUPTED Cinéma du Parc (2): 21h15.HOLY SMOKE Cinéma du Parc (3): 17h.MAGNOLIA Cinéma du Parc (1): 18h35.MAIN BASSE SUR LES GÈNES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h, 21h10.MATRIX (THE) Cinéma Impérial.Ven., sam., jeu.: 21h.MOLOCH Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h, 15h, 19h05.SLEEPY HOLLOW Cinéma Impérial.Ven., sam., dim., jeu.: 19h.STEAM Cinéma du Parc (2): 19h15.TOMMY Cinéma du Parc (1): 22h.VENT NOUS EMPORTERA (LE) Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h10, 16h30, 19h10, 21h30.WAR ZONE (THE) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 14h, 16h20, 19h, 21h20.WONDER BOYS Cinéma du Parc (1): 16h30.Cinéma Impérial.Ven., sam., dim., jeu.: 16h45.Musique SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Lun., 20h, Choeur d'hommes de l'Université de Montréal.Britten, Debussy, Poulenc, Schubert, Wagner.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams.Mise en scène de Fernand Rainville.Trad.de Michel Dumont et Marc Grégoire.Avec Maude Guérin, Normand D'Amour, Michel Dumont, Rita Lafontaine, Adèle Reinhardt, Alain Zouvi, Guy Provost, Marc Legault, Brigitte Lafleur, Yves Désautels ou Kim Olivier.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Rêves, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Manon Brunelle, Estelle Clareton, Pierre Collin, Pascal Contamine, Claude Despins, Michel F.Côté, Marie-Claude Langlois, Steve Laplante, Isabelle Leblanc, Hélène Loiselle et Louise Turcot: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Exils, de Robert Bellefeuille et Philippe Soldevila.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Marcel Aymar, Robert Bellefeuille, Ginette Chevalier, Annie La Rochelle, France La Rochelle, Diane Losier et Éloi Savoie: 20h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Électre, de Sophocle.Trad.de Jacques Lacarrière.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne- Marie Cadieux, Andrée Lachapelle, Marc Béland, Anne Dorval, Christiane Pasquier, Denis Gravereaux, Gregory Hlady et Guy Trifiro.Du mar.au sam., 20h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, Bourgogne, Chambly) Presque par hasard une femme, Élizabeth, de Dario Fo.Avec Sylvie Bibeau, Ghislain Bourdeau, Manon Cardinal, Érik Christensen, Judith Gauthier et Patrice Tremblay.Ven., sam., 20h.Variétés LE CASINO DE MONTRÉAL Au cabaret qui chante, avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.CASINO DE MONTRÉAL (Cabaret) Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Dolly Parton, Garth Brooks, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe et les autres.Du mer.au dim., 21h.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Les Crooners, avec Yoland Simard, Yvan Pion, Nelson Lever et Francesco Verracchia.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Soirée d'improvisation avec la CIA: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Le Stephen Barry Band: 20h30.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Tomas Jensen chante Desjardins, Renaud: 21h30.Les Zurbains : le retour n Ils sont de retour pour la quatrième fois.Les Zurbains, série IV, donc.Dans une mise en scène de Benoît Vermeulen, ils occuperont la Salle Fred-Barry du 9 au 19 mai.Cette année, les contes sont signés François Archambault (Le Requin), Marie-Josée Bastien (Tout le monde aime Marineland), Élizabeth Blackburn (Obsession), Mitémo Chevalier (Être ou ne pas être), Catherine Girardin (Rois et Reines dans l'arène) et Tuan Nguyen Quang (Anticorps).Six solos.Comme si chacun était seul avec son histoire.Soirées-bénéfice au Théâtre d'Aujourd'hui n Les Soirées-bénéfice du Théâtre d'Aujourd'hui se tiendront les 16, 17 et 18 mai.Elles marqueront les 30 ans de création théâtrale de l'institution.Pour une cinquième fois, la formule retenue est celle qui met en vedette des gens issus du milieu des affaires et de différents secteurs professionnels transformés, pour quelques heures, en comédiens.Mis en scène par Jean-Stéphane Roy et Caroline Lavoie, le spectacle de cette année, Tenir parole, retracera l'histoire de l'institution en livrant des extraits de 30 pièces marquantes qui ont vu le jour au Théâtre d'Aujourd'hui.Les acteurs ?Parmi les plus connus, Thérèse Daviau, Gérald Larose et Lorraine Pagé.Les extraits ?Ils proviendront entre autres de Salut Galarneau de Jacques Godbout, du Temps d'une vie de Roland Lepage, d'Un pays dont la devise est : Je m'oublie de Jean-Claude Germain, des Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, de The Dragonfly of Chicoutimi de Larry Tremblay, de 24 poses (portraits) de Serge Boucher.Réservations : 282-7516.Sonia Sarfati EN BREF Sarah Mc Lachlan utilisée à son insu au Colorado n Le comté de Jefferson, au Colorado, a utilisé sans autorisation la chanson I Will Remember You, de Sarah Mc Lachlan, pour un film commémorant la tuerie de l'école Columbine, l'an dernier.La chanteuse canadienne et sa maison Nettwerk Records (Arista aux États-Unis) exigent que la chanson soit retirée de ce vidéo.« Les enfants et les familles de Columbine ont assez souffert, ils méritent notre compassion et nous espérons qu'ils trouveront la paix dans leur vie », affirment- ils dans un communiqué.Au départ les autorités du comté ne voulaient pas distribuer le vidéo, a plaidé leur avocat, mais un tribunal l'a finalement autorisé ; l'affaire avait été amenée en cour après qu'un réseau de télévision ait obtenu sa copie du film, produit en principe pour sensibiliser le public à la violence.Le juge a conclu qu'il n'y avait pas de raison de retenir la vente du film, tiré à 400 exemplaires.Pérennité de la loi et de l'ordre n Le réseau NBC vient de prolonger jusqu'en 2005 au moins la production d'épisodes originaux de la série Law and Order.Le réseau s'est entendu avec le producteur Dick Wolf et la maison Studios USA.Le feuilleton policier vient d'obtenir ses meilleures cotes d'écoute, même s'il est à l'horaire depuis 1990 déjà.La bouture Law and Order: Special Victims Unit, également produite par le tandem Wolf-Studios USA, a été prolongée aussi, au moins jusqu'en 2002.John Lee Hooker annule une tournée n Le bluesman John Lee Hooker, 82 ans, va devoir subir une opération en raison d'un problème « vasculaire » et a dû annuler une double tournée européenne et américaine prévue cet été.« C'est un problème grave mais, avec une opération, il pourra se sentir mieux qu'avant », a indiqué son agent Mike Kappus.Il s'est refusé à préciser de quelle maladie vasculaire souffrait le musicien mais a souligné qu'il ne s'agissait « ni d'un cancer ni d'un problème cardiaque ».Une opération pourrait intervenir cette semaine, mais le musicien devra observer une période de convalescence, a précisé l'agent, en ajoutant qu'il pourrait reprendre la scène à la fin de l'été.Né à Clarksdale (Mississippi) le 12 août 1917, John Lee Hooker est l'un des derniers grands bluesmen de légende toujours vivant.Avec sa voix caverneuse, ses riffs de guitare au style obsédant et le battement de son pied donnant le tempo, il a inspiré tout au long d'une carrière de plus d'un demi-siècle des générations entières de musiciens, du jazz au rock en passant bien entendu par le blues, de Jimi Hendrix aux Rolling Stones, de Santana à Van Morrisson.En 1997, l'interprète de Boom Boom Boom et de Boogie Chillen avait reçu deux Grammy Awards pour son album Don't Look Back.Miss Saigon quitte la scène en décembre n Le spectacle musical Miss Saigon s'arrêtera le dimanche 31 décembre sur la scène du Broadway Theater à New York.Cette histoire d'un soldat américain et d'une jeune Vietnamienne, oeuvre d'Alain Boublil et de Claude Michel Schoenberg, avait débuté à New York le 11 avril 1991 et y aura finalement été donné 4063 fois.« Miss Saigon» va me manquer, ici à Broadway, mais je sais qu'elle vivra ailleurs dans le monde », a confié le producteur Cameron Mackintosh.Le spectacle a fait jusqu'ici une recette de 294 millions US.Une autre grosse production de Mackintosh doit quitter l'affiche à New York le 25 juin, soit Cats, inspirée de T.S.Eliot. 1LP1999A0501 A-19 lundi - ARTS 1LP1999A0501 ZALLCALL 67 10:16:20 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 19 La collection Lagerfeld s'envole à l'encan Associated Press MONACO Une collection de meubles et objets d'art du 18e siècle appartenant au couturier allemand Karl Lagerfeld a été vendue aux enchères à Monaco par Christie's pour un montant de 155,8 millions de FF (environ 32,9 millions $ CAN).Il s'agit de la « seconde meilleure vente de tous les temps » pour cette maison en principauté.La vente, qui concernait 320 pièces, s'est déroulée vendredi et samedi en quatre séances dans les salons de l'hôtel Métropole.La quasi-totalité des pièces proposées (96 %) ont trouvé acquéreurs.L'État français a procédé à trois préemptions, dont l'une pour quatre tapisseries de la manufacture des Gobelins.À l'issue de cette vente, il a été annoncé qu'une nouvelle série de biens appartenant à Karl Lagerfeld se déroulerait en octobre prochain à Monaco.Il s'agira cette fois du contenu mobilier de la villa La Vigie, une maison qu'il a occupée plusieurs années en principauté, prêtée par le prince Rainier.Enchères du printemps La vente du week-end fera taire en partie l'inquiétude soulevée par la procédure judiciaire en cours contre les maisons de vente Christie's et Sotheby's pour entente illicite.Plusieurs experts estimaient que les conséquences pourraient être lourdes pour le marché international de l'art lors des grandes enchères de printemps.Des vendeurs potentiels pourraient chercher à temporiser ou à confier leurs oeuvres à des galeristes, croyaient alors les connaisseurs.Confirmant des rumeurs courant depuis des années dans le monde feutré des marchands d'art internationaux, les autorités fédérales américaines ont lancé en mars dernier une procédure antitrust à l'encontre de Christie's et Sotheby's, soupçonnées de s'être entendues pour fixer à un même niveau les commissions facturées aux clients.Fin janvier, l'annonce que Christie's avait accepté, en échange d'une amnistie conditionnelle, de collaborer à l'enquête a fait l'effet d'un coup de tonnerre.Un mois plus tard, le président et le directeur général de Sotheby's démissionnaient.Une action en justice en nom collectif a été introduite par des clients, acheteurs ou vendeurs, qui estiment avoir été floués.Elle devrait coûter des millions à Christie's et Sotheby's, aux prises actuellement avec le pire scandale de leur histoire.À quelques jours des grandes ventes organisées comme tous les mois de mai à New York par les deux maisons, experts et marchands estiment que le marché de l'art devrait continuer à être soutenu par une économie florissante, mais être atteint par les remous de l'enquête antitrust.« Les vendeurs, en particulier, pourraient estimer que ce n'est pas le meilleur moment pour mettre des oeuvres d'art sur le marché », confie Richard Gray, président de l'Association américaine des marchands d'art (ADAA).« Ils pourraient éviter les enchères, le temps que les choses se calment.» PHOTOTHÈQUE La Presse Angela Hewitt Angela Hewitt: du grand Bach quand même CLAUDE GINGRAS Le Ladies' Morning Musical Club terminait sa 108e saison comme il l'avait commencée : avec Bach, pour le 250e anniversaire de sa mort.En septembre, Pieter Wispelwey jouait les six Suites pour violoncelle seul en deux concerts le même jour.Le dernier « Ladies' » de la saison, hier, devait être donné par le pianiste Jon Kimura Parker, mais les choses prirent une tournure imprévue.M.Parker \u2014 dont la présence même au LMMC était un sujet d'étonnement \u2014 fut remplacé par Angela Hewitt qui, du même coup, était engagée pour deux récitals.Spécialiste reconnue de Bach au piano, elle jouait hier le premier livre du Clavier bien tempéré et poursuivra avec le second livre la saison prochaine, le 29 octobre.S'ajoutant à plusieurs concerts Bach en quelques jours, celui de la pianiste canadienne avait valu au LMMC une salle bien remplie.On avait annoncé que les deux groupes de 12 préludes et fugues seraient séparés par un entracte d'une heure au cours duquel des rafraîchissements seraient servis.Ce qui fut fait.Mme Hewitt jouait sur un piano Yamaha ayant appartenu à Glenn Gould et importé de Toronto pour la circonstance.Un piano qui sonnait dur, n'était pas d'une sonorité égale sur tous les registres, et était même devenu un peu faux à l'aigu après chaque groupe.Ceux qui n'ont jamais entendu Gould en personne ont eu là, tout au moins, une idée du son qu'il entendit lui-même.Au même LMMC en novembre 1998, Angela Hewitt avait joué quatre préludes et fugues du second livre, que j'avais alors qualifiés de « moments inoubliables ».Je ne peux en dire autant de sa prestation d'hier.Dès le premier prélude \u2014 « immortalisé » par le brave Gounod qui y greffa son Ave Maria, et donc connu de tous \u2014, il est évident que la pianiste n'est pas dans sa meilleure forme technique et spirituelle.Du reste, elle connaîtra deux sérieuses hésitations, dans les 3e et 19e fugues, et un net trou de mémoire dans la 21e l'obligera à recommencer le morceau, au grand embarras de tout l'auditoire.Ne soyons pas trop sévères.Jouant de mémoire, bien sûr (nous ne sommes pas chez les clavecinistes !), Angela Hewitt s'est imposé une tâche très dure.Son auditoire lui-même partage sa fatigue et l'après-entracte découvre bien des sièges vides.Tout compte fait, l'ensemble de son Bach se tient.C'est encore une vraie musicienne que nous écoutons.Il y a là une pensée véritable, une concentration qui se communique à l'auditeur, un sens rythmique absolu, une belle mécanique de piano et une connaissance indéniable du texte et de son caractère ; les préludes respirent bien, les fugues à deux, trois, quatre ou même cinq voix se déploient avec clarté, et le discours est doté de légères nuances de dynamique propres au piano.Le 24e et dernier prélude et fugue, le plus long de la collection et le seul à contenir reprises et indications de tempo, reçoit une interprétation magistrale qui fait oublier les faiblesses précédentes.et ce piano qui n'aide rien.Comme voulant finir de nous convaincre, Mme Hewitt conclut ces deux heures de musique dense en bissant le premier prélude, celui tout en arpèges qui inspira Gounod.ANGELA HEWITT, pianiste.Dimanche après-midi, Pollack Hall de l'université Mc Gill.Présentation: Ladies' Morning Musical Club.Programme: Premier livre de «Das Wohltemperierte Klavier»: Préludes et Fugues BWV 846 à BWV 869 (1722) - J.S.Bach 1LP2001A0501 A-20 lundi - ARTS 1LP2001A0501 ZALLCALL 67 00:59:55 05/01/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 Kieslowski en boîte Beaucoup de suite dans les idées Plus la peine de se précipiter sur le manuel d'instructions du magnétoscope quand l'horaire-télé annonce la présentation d'un des volets du Décalogue de Krzysztof Kieslowski : à partir de demain, l'oeuvre du grand cinéaste polonais emporté le 13 mars 1996 par une crise cardiaque à l'âge de 54 ans, sera en vente et en location en vidéocassettes \u2014 en version originale avec sous-titres français ou anglais (quant à la série en DVD, elle devrait nous arriver d'ici un mois, mais avec sous-titres anglais seulement).« Pendant 6000 ans, ces règles ont incontestablement semblé justes.Et pourtant, nous les enfreignons tous les jours.Les gens sentent que quelque chose ne va pas dans la vie.Ils veulent se tourner vers d'autres valeurs.Ils cherchent des réponses aux questions fondamentales de l'existence », a dit Krzysztof Kieslowski au sujet des dix commandements.« C'est probablement ce qui donne envie de raconter de pareilles histoires », a-t-il ajouté à propos de ce Décalogue dans lequel il s'est livré à la chasse à l'homme et non à Dieu.Il a traqué l'âme dans toute son humanité.Le divin est absent du Décalogue.Le réalisateur de La Double Vie de Véronique et de la trilogie Trois Couleurs : Bleu, Blanc et Rouge s'affichait agnostique.Les dix films d'environ une heure chacun, réalisés pour la télévision polonaise dans les années 80, portent pourtant des titres à résonance biblique : Tu honoreras un seul Dieu, Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect, Tu sanctifieras le jour du Seigneur, Tu honoreras ton père et ta mère, etc.Mais pas de religion dans les scénarios écrit par Krzysztof Piesiewicz.Fables métaphysiques possédant une rigueur morale sans défaut, ces histoires parlent d'un gamin qui s'interroge sur la mort et de son père, mathématicien qui (comprend-on) a élevé ses ordinateurs au rang de Dieu ; d'un médecin qui jure à une femme que son mari, mourant, va s'en tirer \u2014 ce, pour empêcher qu'elle se fasse avorter ; d'une femme qui, à la veille de Noël, détourne son ancien amant de sa famille afin qu'il l'aide à retrouver son époux disparu \u2014 c'est du moins ce qu'elle dit ; d'une jeune fille qui imagine tout un stratagème pour faire croire à son père, veuf, qu'il n'est pas son père.Et ainsi de suite, au fil de récits qui ébranlent, qui étonnent, qui donnent à réfléchir.Le tout, il faut le souligner, est d'une très grande justesse.Tant au niveau de l'émotion (jamais de grandiloquence ou de larmoiement) que du jeu \u2014 ces acteurs, que l'on ne connaît pas, ne jouent pas mais sont.Comme si Kieslowski nous présentait des fragments de vie.Ainsi a-t-il gravé, sur pellicule plutôt que sur des tables de pierre, ce monument qu'est le Décalogue.LE DÉCALOGUE de Krzysztof Kieslowski (10 films sur 5 vidéocassettes, en version originale polonaise avec sous-titres français ou anglais).H H H H 1/2 CINÉMA MAISON Sonia Sarfati Voici le moment de passer en revue quelques-uns des titres récents parus pour la console Play Station.Cette semaine, je vous propose de jeter un coup d'oeil aux « suites » de logiciels qui, par le passé, se sont faits remarquer.STREET SK8ER 2 Electronic Arts H H H 1/2 La première version de ce jeu de planche à roulettes, bien qu'elle n'ait pas offert une expérience de jeu des plus percutantes, avait eu néanmoins le mérite de lancer cette nouvelle catégorie de jeux.Depuis, plusieurs titres de skate ont trouvé pignon sur rue, dont le célèbre Tony Hawk Pro Skater.Street SK8ER 2 propose essentiellement une expérience de jeu où l'on doit courir contre la montre tout en exécutant des acrobaties qui, une fois complétées, permettent d'accumuler des points.Chacun des niveaux de jeu permet de rouler à souhait sur l'un des multiples sentiers (et il y a même des raccourcis secrets), et d'agrémenter ses escapades de passages par les fenêtres.ou par-dessus le toit des voitures ! Le titre offre plusieurs modes de jeu, dont une compétition de 10 rondes, une lutte à deux avec écran partagé et un module d'entraînement.Fait à signaler, le jeu propose également un module pour créer ses propres pistes/ parc pour une expérience de jeu sur mesure.Malgré ses faiblesses (les acrobaties sont faciles à exécuter et l'expérience de jeu n'est pas aussi sophistiquée que celle de Tony Hawk Pro Skater), il s'agit d'un produit décent qui dépasse ce que la première version avait offert.TOMBA! 2 Sony H H H H Tomba est de retour, cette fois-ci avec un nouveau module 3D et une interface toujours aussi riche en couleurs et en textures.Cette version 2 est similaire (peut-être un peu trop ?) au jeu original.L'expérience de jeu est encore celle d'un environnement à plate-formes qu'il faut explorer, d'énigmes à résoudre (attention, certaines ne sont pas faciles du tout) et de combats à mener.Au cours de cette aventure, l'ami Tomba aura encore une fois à affronter les méchants pourceaux.Cette fois-ci, ils ont kidnappé son amie d'enfance, mais il pourra toujours compter sur une foule d'armes pour le soutenir dans sa cause.SYPHON FILTER 2 989 Studios H H H Vous et votre partenaire êtes des agents secrets enquêtant pour retrouver une arme bactériologique effroyable (un virus nommé Syphon Filter).Mais l'Agence se retourne contre vous.Votre partenaire est kidnappé et on lui injecte le virus mortel afin de s'en servir comme cobaye.En plus des forces de l'Agence, vous devez continuer à affronter des terroristes armés jusqu'aux dents.Et tout ça pour sauver votre partenaire.Compliqué ?Tout à fait ! Si vous n'avez pas joué à Syphon Filter 1, cette deuxième version risque de vous désorienter, à tout le moins au début.Syphon Filter 2 propose une expérience de jeu composée de missions avec beaucoup d'action (peut-il en être autrement lorsque vous avez en votre possession tout un arsenal d'armes, du silencieux 9 mm au lance-grenades M-79 !) et de missions où il faut se montrer furtif.Le tout se déroule dans une vingtaine d'environnements répartis un peu partout sur la planète.Cette version offre également un nouveau mode de jeu à deux joueurs.Dans l'ensemble un produit décent, mais qui prend parfois plutôt des allures de module d'expansion (simple ajout de nouvelles missions) qu'une véritable suite innovatrice à la version originale.JEUX VIDÉO André Mondoux collaboration spéciale EN VRAC BEING JOHN MALKOVICH (V.F.: DANS LA PEAU DU JOHN MALKOVICH) Film fantastique de Spike Jonze.Avec John Cuzack, Cameron Diaz, Catherine Keener, John Malkovich.Sortie : 2 mai (VHS et DVD angl./s.-t.fr.) H H H H Being John Malkovich est de ces trop rares films qu'il ne sert à rien de tenter de résumer : il faut le voir (et le revoir) pour le croire.Et le plus incroyable ( !) là-dedans, c'est qu'aussi incroyable qu'elle soit, on croit immédiatement à cette histoire.On y adhère dès les premières minutes.Malgré l'absurde, malgré le surréalisme.Cameron Diaz y perd les derniers échos d'une certaine Marie qui avait un je-ne-sais-quoi \u2014 ici, elle a tout autre chose.John Cuzack excelle comme d'habitude mais autrement.John Malkovich se joue de John Malkovich.Et le spectateur jouit devant autant d'originalité et d'intelligence.Le propos ?Un marionnettiste qui vivote en compagnie de son épouse (et « mère » d'une véritable ménagerie) trouve un emploi dans un bureau situé au septième étage et demi ( !) d'un édifice.Là, il rencontrera une belle (garce) puis découvrira une porte minuscule qui conduit tout droit dans la tête de John Malkovich.Durée du séjour : 15 minutes.À moins peut-être que l'on ne soit habitué à manipuler les corps \u2014 comme les marionnettistes.C'est ça, Being John Malkovich.Et c'est aussi un millier d'autres choses.Non mais quel voyage que ce voyage ! GALAXY QUEST (V.F.: EN QUÊTE D'UNE GALAXIE) Comédie de science-fiction de Dean Parisot.Avec Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman.Sortie : 2 mai (VHS et DVD angl.) H H H Tant les amateurs de Star Wars et de Star Teck que les détracteurs (actifs) de ces séries s'amuseront avec Galaxy Quest, une comédie qui ne se prend pas un quart de seconde au sérieux (et qu'il faut prendre ainsi pour l'apprécier).On y suit les acteurs d'une télésérie très « du bon vieux temps » qui, marqués à vie (à carrière, en tout cas) par leur rôle, n'ont jamais réussi à percer professionnellement ailleurs.Arrivée, en plein congrès « galaxyquestien » d'une bande d'hurluberlus venus de l'espace.Ils sont persuadés que la série, dont ils ont eu copie, constitue un document historique.Or ils ont besoin de héros pour les sauver d'envahisseurs très, très méchants.Et nos amis d'être mis en face d'une réalité qui, comme le veut le proverbe, dépasse la fiction.Ils n'en demandaient pas tant.ANYWHERE BUT HERE (V.F.: N'IMPORTE OÙ SAUF ICI) Comédie dramatique de Wayne Wang.Avec Susan Sarandon, Natalie Portman.Sortie : 2 mai (VHS et DVD angl./fr.) H H H Décidément, les femmes ont la bougeotte.Surtout si elles vivent dans un petit bled américain et qu'elles sont pourvues d'un conjoint mal luné plus souvent qu'à son tour.Ainsi en va-t-il dans le road-movie féminin, dont Thelma and Louise constitue un moment fort.De Luminous Motion à Crazy in Alabama en passant par Tumbleweeds, sur un coup de tête, elles montent dans leur grosse bagnole, seule ou en compagnie d'une copine.Ou de leur enfant \u2014 qui fait preuve de plus de maturité qu'elles.C'est le cas dans Anywhere but Here, où une Susan Sarandon un peu fofolle quitte son patelin du Wisconsin pour aller tenter sa chance à Beverly Hills en compagnie de sa fille adolescente, Natalie Portman la royale (Reine Amidala oblige).Le résultat est du archi-déjà-vu mais la qualité d'interprétation (comme dans Tumbleweeds, d'ailleurs) sauve la mise.Mais attention à l'indigestion \u2014 et pas seulement parce que ces dames en cavale du 7e art raffolent du junk-food.À MORT LA MORT ! Comédie de Romain Goupil.Avec Romain Goupil, Marianne Denicourt, Brigitte Catillon, Anne Alvaro.Sortie : 2 mai (VHS) H H H 1/2 Pas une comédie conventionnelle qu'À mort la mort ! de et avec Romain Goupil.Passant sans prévenir du réalisme au surréalisme, flirtant avec le quotidien et l'onirique, cette comédie pas légère surprend au(x) détour( s) et exige du spectateur une grande confiance envers le réalisateur \u2014 qui mène sa barque de main de maître, à travers un dédale touffu de clins d'oeil politico-socio-humains.L'histoire, joliment résumée sur le boîtier, est celle de Thomas qui « ment, trompe, se ment, se trompe, avec la complicité des femmes, de sa femme, des enfants, de ses enfants, de copains, de ses « camarades », de ses maîtresses, de ses ex-maîtresses ».Une page de la vie d'un « soixantuitard » dont la nostalgie ne suit pas le parcours que l'on imagine.Quant à la perte des copains, il l'attend avec un « À mort la mort ! » bien senti.Comme quoi le manifestant en lui, lui, n'est pas mort.DOGMA (V.F.: DOGME) Comédie fantaisiste de Kevin Smith.Avec Ben Affleck, Matt Damon, Linda Fiorentino, Alan Rickman.Sortie : 2 mai (VHS et DVD angl./fr.) H 1/2 C't'une fois deux anges déchus qui ont trouvé le moyen de retourner au paradis.S'ils arrivent à leurs fins, ils feront la preuve que Dieu s'est trompé.Or Dieu est supposé être infaillible.Danger, danger.Pour lui et pour nous, pôvres mortels faits à son image.C'est le dogme qui sert de rampe de lancement à Dogma.Sauf que la fusée (en fait, le pétard mouillé) ne va pas tarder à s'écraser dans un fouillis de bêtise, de vulgarité \u2014 et même de caca.Voilà qui devrait plaire à un certain (jeune) public, pourrait-on croire.Ce serait, dans un sens, le mépriser ; et, dans un autre, le surestimer : il faut connaître autre chose de La Bible que le petit Jésus du 25 décembre et les cloches de Pâques pour comprendre (rien à voir toutefois avec « apprécier ») où ils s'en vont tous \u2014 deux prophètes de pacotille, une descendante directe de Marie, le 13e apôtre, etc.\u2014 avec leurs gros sabots, dans lesquels ils finiront d'ailleurs par « s'enfarger ».On s'en réjouit \u2014 et tant pis pour la charité chrétienne ! 1LP2101A0501 A21 LUNDI 1LP2101A0501 ZALLCALL 67 01:01:08 05/01/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er MAI 2000 A 21 Fumer du pot, ce n'est pas grave, dit le sénateur Nolin Presse Canadienne OTTAWA Le président du comité sénatorial sur l'usage des drogues, le conservateur Pierre-Claude Nolin, ne se cache pas d'avoir lui-même inhalé les vapeurs illicites de la marijuana.« Oui, oh ! oui, avoue-t-il en riant.Selon certaines études, 25 % de la population a essayé une drogue ou une autre et j'en fais sûrement partie.» Les audiences du comité multipartite chargé d'examiner la décriminalisation de la consommation occasionnelle de stupéfiants débuteront cet automne.Selon M.Nolin, les contribuables en ont assez de voir l'État dilapider les deniers publics dans la répression de milliers de citoyens inculpés de possession simple.Les lois n'ont pas su stopper l'usage de stupéfiants, dit-il, au même titre que la prohibition de l'alcool aux États-Unis n'a pas empêché les gens de boire tout en permettant en outre aux malfaiteurs de s'enrichir.« Les montants générés par le trafic de la drogue sont gigantesques et finissent par être investis dans des activités légales », dit-il.Le sénateur soutient que son statut de non-élu lui donne toute la latitude nécessaire pour examiner sereinement la situation.« Les politiciens élus ont peur de se pencher sur certains dossiers qui peuvent heurter la sensibilité de leurs électeurs.» Il fut un temps où l'on faisait tout un plat des aveux d'un politicien ayant aspiré quelque volute coupable, mais la dernière révélation en date, celle du candidat à la direction de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, a à peine fait sourciller.« Les gens sont plus intelligents que certains ne veulent l'admettre, soutient M.Nolin.Ils se préoccupent moins de la consommation de drogues et ne considère plus cela comme un problème.» Quelque 600 000 Canadiens détiennent un casier judiciaire parfois vieux de 40 ans après avoir été reconnus coupables de possession simple de stupéfiant.Même le très conservateur Institut Fraser remet en cause les lois actuelles sur les drogues, dit-il.Les agents des Pêches et Océans couleraient à pic Presse Canadienne HALIFAX Les agents du ministère fédéral des Pêches et Océans sont si lourdement équipés quand ils partent en mission qu'ils couleraient comme une roche si jamais ils tombaient à l'eau, indiquent des documents obtenus grâce à la Loi d'accès à l'information.Les agents sont bien équipés d'un système de flottaison, mais il ne suffirait peut-être pas à cause du poids des armes, munitions, couteaux et menottes qu'ils doivent porter sur eux.Toute cette quincaillerie peut peser jusqu'à 22 kilos.« Pêches et Océans doit prendre sérieusement en considération le poids de l'équipement recommandé pour ses agents, affirme un rapport.Si un policier en devoir tombait à la mer parce qu'il était blessé, désorienté ou inconscient, son équipement de flottaison ne réussirait pas à le sauver de la noyade.» Le ministère emploie 600 inspecteurs et agents qui doivent affronter autant les braconniers du homard que les pirates du turbot.Dans les années 1970, ils n'avaient pour équipement de base que leur pistolet de service.Mais dans les années 90, les divers conflits sur les pêches ont fait en sorte que cet équipement n'a cessé de s'alourdir : fusil mitrailleur semi-automatique, pistolet, bâton, bombonne de poivre de Cayenne, gilet pareballes et ceinture de service.etc.Des tests effectués le mois dernier dans un laboratoire militaire, au nord de Toronto, ont confirmé ce que tous les agents savaient déjà : que l'équipement de flottaison actuel ne pouvait à lui seul maintenir un policier aussi lourdement armé à la surface de l'eau.Il faudrait en fait augmenter la capacité de flottaison de trois à sept kilos. La Presse 1 mai 2000 Page A22 manquante "]
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