La presse, 25 mars 2000, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D0325 D1 samedi 6LP0101D0325 ZALLCALL 67 01:22:04 03/25/00 B www.bijouterieleroy.com DISPONIBLE 36 MOIS POUR PAYER Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 PRODUCTIONS FRANÇOIS ROZON RICHARD BLEAU THÉÂTRE ST-DENIS RÉSERVATION : 4 AU 514 790-1111 AU 15 AVRIL FILL108 6LP0201D0325 D2 samedi 6LP0201D0325 ZALLCALL 67 01:26:19 03/25/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Comment aimez-vous vos vedettes: de chez nous ou d'ailleurs ?Le gala Métro Star et celui des Oscars sont tous deux diffusés demain soir Émissions québécoises suivantes Rôle masculin/téléséries: Michel Côté, Roy Dupuis, Patrick Huard, Benoît Langlais, Romano Orzari Rôle féminin/téléséries: Brigitte Boucher, Macha Grenon, Élyse Guilbault, Élyse Marquis, Francine Ruel Rôle masculin/téléromans: Robert Brouillette, Yvan Canuel, Michel Dumont, Michel Forget, Serge Postigo Rôle féminin/téléromans: Isabelle Brossard, Angèle Coutu, Louise Deschâtelets, Chantal Fontaine, Rita Lafontaine Artiste d'émissions jeunesse: François Chénier, Danielle Proux, Hugo Saint-Cyr Le Métrostarpersonnalité masculine: Pierre Bruneau, Simon Durivage, Patrice L'Écuyer, Guy Mongrain, Jean-Luc Mongrain Le Métrostarpersonnalité féminine: Angèle Coutu, Chantal Fontaine, Rita Lafontaine, Claire Lamarche, Julie Snyder.Source: Metro Stars Fabienne Sallin - (PC) Animateur ou animatrice des secteurs suivants: Bulletins de nouvelles: Pierre Bruneau, Stéphane Bureau, Simon Durivage, Jean-Luc Mongrain Émissions d'affaires publiques: Jocelyne Cazin, Gilles Gougeon, Alain Gravel, Jean-François Lépine Émissions de services: Louise Deschâtelets, Clodine Desrochers, Claire Lamarche, Guy Mongrain, Claude Saucier Variétés/Magazines - Culturels et «Talk show»: Christiane Charette, Patrice L'Écuyer, Patricia Paquin, Julie Snyder Émissions d'humour: Michel Barrette, Marc Labrèche, Guy A.Lepage, Claude Meunier Émissions de jeux: Normand Brathwaite, Patrice L'Écuyer, Guy Mongrain, André Robitaille Personnalité d'émissions de sports: Michel Bergeron, Pierre Houde, Claude Mailhot, Paul Rivard.Finalistes du gala Métro Star, le dimanche 26 mars à l'antenne du réseau TVA.TÉLÉVISION Louise Cousineau Pensez-vous que TVA a des regrets de nous présenter le gala Métro Star le même soir que les Oscars ?La réponse est mathémathique, donc irréfutable, sans doute.L'an dernier, le gala des Olivier qui en était à sa première présentation avait contré la remise des Oscars et avait fait un auditoire de 1,9 million.Très fort.Ce qui signifie que le gros du public québécois, entre Patrice L'Écuyer et Kevin Spacey, va choisir de regarder son Confucius chéri.Même s'il fait de la radio tous les jours, de la télé tous les jours et un talk-show une fois par semaine.Les fans n'en ont jamais assez.Et il est fidèle pas rien qu'un peu, le public québécois, envers ses idoles.Prenez le cas de Jean-Luc Mongrain, le plus « métrostarisé » de nos animateurs \u2014 il a 16 statuettes chez lui \u2014 qui avait disparu du petit écran pour devenir producteur.Conséquemment, il n'était pas en nomination l'an dernier.Mais il n'a eu qu'à remontrer ses yeux à l'écran de TQS pour revenir en force dans les choix du public.Il est en nomination dans deux catégories.L'intéressant, c'est que M.Mongrain, qui a gagné ses 16 trophées pour des émissions d'affaires publiques, est maintenant dans la catégorie animation de bulletins de nouvelles.Contre l'imbattable \u2014 jusqu'ici \u2014 Pierre Bruneau, qui a 12 trophées chez lui, n'ayant raté qu'une seule année, soit 1989.Et en plus, les deux hommes sont en compétition pour le grand trophée, le Métrostar, récompensant la personnalité masculine de l'année.Les parieurs devraient se préparer sérieusement.Fidélité aussi dans le cas de Patrice L'Écuyer \u2014 12 trophées pour ses animations et ses rôles \u2014 qui a une triple nomination : pour son animation des Détecteurs de mensonges dans la catégorie Jeux, pour son animation de talk-show et pour le Métrostar.Les femmes ne vont se rappeler que de sa belle fossette, et jamais du fait qu'il y a rarement des femmes invitées à son talk-show, et voter en masse pour lui.Le producteur Guy Cloutier a fait tout un plat du fait que sa fille Véronique ne soit pas en nomination dans la catégorie Variétés.Le problème est que La Fureur, fort populaire par ailleurs, est davantage un jeu qu'un Variétés dans l'esprit du public.Qui a beaucoup acheté de jeux La Fureur pour rigoler durant les Fêtes.Mais si La Fureur était classée comme un jeu, elle ne pourrait bénéficier des crédits d'impôts accordés aux Variétés.M.Cloutier aurait bien aimé tout avoir : le show officiel de Variétés pour ses ristournes, l'argent des jeux et la nomination de sa fille.Véronique Cloutier sera sans doute dans la salle puisque son compagnon Patrick Huard est en nomination pour son rôle dans Réseaux.Pas évident que M.Huard va gagner.Il a affaire à forte partie : Michel Côté et Romano Orzari pour Omertà, Roy Dupuis pour Maurice Richard et Benoit Langlais pour Deux frères.Catégorie injuste pour Benoit Langlais qui en était à son premier grand rôle.Mais on a déjà vu la petite Anna Paquin gagner l'Oscar de la meilleure actrice pour La Leçon de piano.Elle était plus jeune que Benoit.Question importante : les gens de Radio-Canada ont ils moins de chance de gagner que ceux de TVA ?Simon Durivage n'a jamais gagné quand il était à l'information de Radio-Canada.Le voilà maintenant avec deux nominations dans les mêmes catégories que Pierre Bruneau.Stéphan Bureau est le seul radio-canadien nominé dans la catégorie bulletins de nouvelles.Il n'était pas resté assez longtemps à TVA pour gagner le trophée.Robert Brouillette est en nomination pour 4 et demi et Serge Postigo, son ancien copain de 4 et demi, pour Rue l'Espérance.Si M.Postigo gagne, ce sera pour lui et non pour la qualité des textes qu'on lui fait dire.Ginette Reno anime l'émission.Elle avait été très bonne il y a deux ans.Elle plaît aux jeunes et aux vieux.Et elle dansera, dit-on.Souhaitons que ce dernier grand gala de la saison vole plus haut que celui des Olivier la semaine dernière, d'une rare platitude.Le Métro Star commence à 19 h 30, les Oscars à 20 h 30 à CTV, qui retransmet les images de NBC.Billy Crystal revient à l'animation.On ne s'ennuiera pas de Whoopi Goldberg.Et les Américains promettent un show plus rythmé où il y aura moins de numéros de danse.Prédictions ?Rita Lafontaine devrait refaire son doublé de l'an dernier pour son personnage de Rose dans Le Retour et obtenir le Métrostar de la personnalité féminine.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Rita Lafontaine sera-t-elle élue personnalité féminine de l'année pour une deuxième fois ?VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 19:00 A - NICOTINE Pouvons-nous laisser les enfants regarder un film qui se passe dans une tabagie?Une série d'anecdotes avec notamment William Hurt et Harvey Keitel.20:00 0 - SPÉCIAL RUSSIE L'Armée rouge terrorise ses jeunes soldats, qui sont battus et parfois même violés par les plus vieux.Également: la lobotomie à Saint-Pétersbourg pour les toxicomanes invétérés.20:00 X - MUSICOGRAPHIE Une heure sur John Lennon qui sera suivie par un documentaire sur la création de sa chanson Imagine.21:00 - SEXE À NEW YORK La meilleure émission de cette nouvelle chaîne.00:00 t - ANACONDA Juste pour voir si Jennifer Lopez est aussi sexy que dans son décolleté Versace le soir des Grammys.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Téléjournal Franc Jeu Partis pour la gloire Hockey / Canadiens - Panthers Le Téléjournal Sport Du Soda au Soda.l'humour déménage! (22:55) Le TVA Cinéma / PARENTS SECOURS (6) avec Kyle Howard, Jamie Lee Curtis Cinéma / MADAME DOUBTFIRE (4) avec Robin Williams, Sally Field Le TVA / Sports Les Règles du jeu / La guerre des journaux; les Pokémons Cinéma / NICOTINE (4) avec William Hurt, Harvey Keitel Cinéma / LA TABAGIE EN FOLIE (4) avec Harvey Keitel, Lou Reed Dream on Cinéma / LES DÉMONS DE JÉSUS (4) avec T.Frémont Les Simpson Cinéma / AUSTIN POWER (4) avec Mike Myers, Elizabeth Hurley Cinéma / MISSION: IMPOSSIBLE (3) avec Tom Cruise, Jon Voight Grand Journal (22:50) Cinéma (23:19) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Little Men The Pretender Nikita CTV News Pulse News .Contact e Now Oscar Preview Special America's Most Wanted Cold Squad News Sat.Report Sat.Night Hockey / Devils - Maple Leafs Hockey / Canucks - Oilers News World News Judge Joe Brown Cinéma / SLING BLADE (3) avec Billy Bob Thornton, Lucas Black News Baywatch.NCAA Basketball / Finales régionales: Purdue - Wisconsin / Michigan State - Iowa State (16:30) Early Edition Walker, Texas Ranger ER News NBC News Jeopardy Wheel of.The Pretender The Others Profiler Sat.Night The Lawrence Welk Show The Best of \"Are you being Served?\" Ballykissangel Cinéma (23:20) City Limits / Willie Nelson The Editors Mc Laughlin Allo, Allo Goodnight.As Time.The Outside Red Dwarf Sessions at West 54th World News Investigative Reports (13:00) Biography / Gene Tierney Winter Solstice on Ice Top 10: Spa and Retreat Arts, Minds The King's Violin Natalie Choquette Andrea Bocelli: A Life for Music Ed Sullivan Sex & the City .Animal .pour rire Goût du monde / Portugal 2 Couples.Scandales! Biographies / Jeanne Sauvé Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / LES AVENTURES.(6) Paysage afromonde Philippines télé-série Horizons arméniens .iranienne Lamire (Portugais) Ici Tunésie Palestine.Activités physiques.Multimedia Quartier.Le Monde à la carte Choix.Le Défi.April-Fortier Capharnaum Montréal en évolution Cosmic.Danger.Storm Warning! Wild Disc.Wild Disc.Vets in.Insectia Wrecks and Rescues: Titanic Connection Gr.Illusions Prêt à partir .l'aventure Plaisirs.Carte postale de Floride Lonely Planet Vidéo Guide Prêt à partir Franklin Little Lulu.Hoze.Pete & Pete Cinéma / ESCAPE FROM WILDCAT CANYON Cinéma / SHE STOOD ALONE (4) avec M.Winningham (21:40) Cinéma (23:15) 7th Heaven The Rabbi Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Wilderness Heart of.Flash.Myst.Island Futurama King of the Hill Outer Limits PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night Les Civilisations perdues 30 journées qui ont fait le Qc La Face cachée de l'Histoire Cinéma / MARION DU FAOUËT (4) avec Carole Richert, Laurent Malet .Bites Haunted.Danger UXB Cold War / Mad Cinéma / THE BRIDGE AT REMAGAN (5) avec George Segal, Ben Gazzara .Weapons TV Guide TV Flick Shiver Geographic Dogs, Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Natalie Merchant Ed Sullivan Pop up Vidéo Musicographie: John Lennon Cinéma / IMAGINE (4) Documentaire Musicographie: John Lennon Box Office Le Cimetière Fax Groove Concert Plus / Brit Awards 2000 Hollywood P.Q.World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undecurrrents Un Canadien Culture-choc Le Monde.Médias Les Blues de l'Armée rouge Journal RDI .artistes Le Téléjournal Opération faim.Zone libre Sport 30 .les lignes Hockey universitaire / Demi-finales chez les hommes Sport 30 Hors-jeu.les lignes Formule 1 La Boutique aux maléfices Contre vents et marées Fréquence Crime Sexe à New York Cinéma / L'AVOCAT (5) avec Colin Firth, Amina Annabi Sirens Cinéma / FROST FIRE (5) avec Mosha Coté, Wendy Crewson Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma / PLATOON (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / CHERRY 2000 (4) avec M.Griffith, D.Andrews Cinéma / CARRIE (3) NCAA Basketball / Finales régionales: Purdue - Wisconsin / Michigan State - Iowa State (16:30) Wrestling: WWF Live Sportscentral Snowboarding: World Cup Pas sorcier! Les Yeux.Les Tremblements de terre Cinéma / MASH (3) avec Donald Sutherland, Elliott Gould Duos (22:05) Cinéma / MISSISSIPPI.(4) Understanding the Universe Understanding Bridges Understanding Skyscrapers Understanding Electricity Understanding Ice Understanding Skyscrapers CIAU Hockey (16:00) Sportsdesk .Sports Curling / World Junior Championships Sportsdesk Ed, Edd.Sabrina.Redwall Archie.A.Anaconda Baskerville Simpson Cybersix Mythologies South Park Simpson Spawn .(17:30) Cap Aventure Journal FR2 2000 Mercis Union libre (21:35) Jrnl.(22:35) Jrnl.(23:03) Soir 3 Inquiring.Great Parks National Geographic Cinéma / TOOTSIE (3) avec Dustin Hoffman, Jessica Lange .(22:05) Cinéma / YOUNG FRANKENSTEIN (3) Grandeur Nature L'Hôpital.Dos Ado / La Puberté Trauma / Tampa Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Sex'plique Libre ce soir Cité Mag Rendez-vous avec.Vos finances Vox Golf .colline Cité Mag Parole et Vie Addams Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky.Goosebumps Worst Witch Monster.Grade Alien Addams Goosebumps Beasties Nerdz / Jeux C'est math.Highlander: la série Zone extrême Babylone 5 Aux frontières de l'inexpliqué Cinéma / SHAKMA (5) Harvey Keitel est propriétaire d'une tabagie dans Nicotine. 6LP0301D0325 D3 samedi 6LP0301D0325 ZALLCALL 67 01:22:44 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 3 Humour Des gueules sympathiques JEAN BEAUNOYER On a beau remettre en question l'humour, ces temps-ci, et psychanalyser le rire québécois dans dans tous les médias, il n'en demeure pas moins que les humoristes n'ont jamais été aussi populaires.Parmi les nombreux exemples, citons celui des Grandes Gueules, qui s'apprêtent à battre un record d'assistance à leur tout premier spectacle, au Spectrum de Montréal.Mario Tessier et José Gaudet, les deux inséparables « grandes gueules » qui se connaissent depuis la polyvalente et qui animent un émission humoristique à CKMF, justement intitulée Les Grandes Gueules, de 16 h à 18 h, depuis 1993, en sont les premiers surpris.Sans trop de publicité, i l s amorceront le 30 mars au Spectrum, une série de neuf spectacles dont sept (jusqu'à ce jour) seront présentés à guichets fermés.Du jamais vu depuis la belle époque de RBO, il y a dix ans, dans le même Spectrum.Difficile d'expliquer un tel engouement.Mario Tessier parle de la fidélité des auditeurs qui se sont attachés aux personnages qu'ils interprètent à CKMF depuis sept ans.Des milliers de gens qui écoutent tous les jours les propos du raciste et macho Robert, les lamentations de l'assisté social Ti-Rouge, de la naïve Jocelyne ou du patriache Armand.Tessier et Gaudet ont repris ces personnages pour les adapter à la scène.« Pas nécessaire de nous écouter à la radio pour suivre l'évolution de nos personnages, explique José.Nous repartons à neuf sur scène.La scène, c'est évidemment très différent de la radio et ça nous manquait puisque nous avons débuté sur les planches avant de faire de la radio à temps plein.Les trois premières années, nous nous sommes concentrés sur la radio.Puis, nous avons présenté de courts spectacles et avons travaillé ce grand spectacle pendant deux ans.» Comment peut-on concilier deux heures d'humour par jour à la radio et un spectacle de trois heures, tous les soirs ?« Évidemment que ça va poser un problème, notait le grand Mario, et il faudra sûrement faire un choix.» Un choix qui ne sera peut-être pas celui que l'on pense puisqu'on leur aurait proposé récemment d'animer une émission de télé.Ni l'une ou l'autre des grandes gueules n'a voulu confirmer.Mais d'ici là, c'est la scène qui les attend avec un grand spectacle composé de nombreux numéros et d'une performance complètement inédite en fin de spectacle.« Ça n'a jamais été fait sur une scène, affirme José Gaudet ; après ça, on va nous traiter de malades jusqu'à la fin de notre carrière.» Pas question, bien sûr, d'en dire davantage.Ces deux grandes gueules fort sympathiques, il faut bien le préciser, n'ont aucune autre intention que celle de divertir et de s'adresser au vrai monde.« CKOI rejoint un public ado de 12 à 17 ans, qui constitue la majorité de son auditoire, note Mario.À CKMF, nous rejoignons surtout les 18-34 et notre public en salle est âgé de plus de 25 ans.Nous parlons au vrai monde.Évidemment, on ne plaira pas à la haute société culturelle, même si on voudrait plaire à tous.» Comme la plupart des humoristes, Mario et José ont vécu une prise de conscience depuis l'affaire Pinard : « C'est Montmorency qui disait que lorsqu'on fait de l'humour tous les jours, il y a de bonnes chances qu'on sorte, finalement, une bonne joke de tapette ! raconte José.Sept enfants sont morts récemment et l'affaire Pinard a pris le dessus sur cette nouvelle.Là, ça devient exagéré, à mon avis.» Et parfois même compliqué.Il serait peutêtre temps que le rire soit drôle.LES GRANDES GUEULES, en spectacle au Spectrum, les 30 mars, 1er, 21, 22 et 29 avril, les 12, 13, 26 et 27 mai.Info : 514 790-1245.Les Grandes Gueules présentent sept de leurs neuf spectacles au Spectrum à guichet fermé: du jamais vu depuis RBO PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Les Grandes Gueules Mario Tessier et José Gaudet, deux inséparables sur scène et à la radio, pas toujours politically correct, comme on peut le voir.Daniel Lemire a mal à son métier LEMIRE / Suite de la page D1 J'aimerais ça que les nouveaux humoristes s'attaquent au problème de l'environnement, au trust du pétrole, aux banques.C'est ça qu'il est important de changer.Mais ça demande un peu d'effort.Des recherches.Il faut que tu saches de quoi tu parles.» Pourtant, en recevant un de ses trois Olivier la semaine dernière, Martin Petit déclarait que le métier d'humoriste, c'était du divertissement, pas de l'éducation.Que répond Daniel Lemire à cela ?« D'abord, il faudrait faire attention à ne pas mettre tout le monde dans le même bateau.Quand j'entends des choses comme ça, ça me met le feu.Qu'il parle pour lui, pas pour tout le monde.Un humoriste va dire que les vrais enjeux, ça n'intéresse pas les gens ?Ça ne l'intéresse peut-être pas lui.Et c'est sûr qu'il y a du monde que ça n'intéresse pas.Mais si ça intéresse plus personne, on est dans le pétrin.Parce que c'est ça qui gère nos vies.» Le nouveau show Grand maître de l'humour éditorial, Daniel Lemire l'a toujours dit : l'important n'est pas de donner aux gens ce qu'ils veulent, mais de « les emmener quelque part.» Ce qu'il fera bien sûr dans ce nouveau spectacle, qu'il présente à Montréal à partir du 4 avril au théâtre Olympia.Deux ans que le comique n'est pas monté sur scène.Loin des projecteurs, sa vie n'en fut pas moins bien occupée.D'abord, le comique s'en est allé chez les classiques.Après une dizaine d'années chez Juste pour rire, il a quitté l'écurie Rozon pour rejoindre celle de Mario Labbé, des disques Analekta.« Un divorce naturel, souligne Lemire.Ça ne s'est pas fait à coups de hache.» Il ne nie pas que le petit scandale de Gilbert Rozon, qui a été impliqué dans une affaire d'harcèlement sexuel, y est pour quelque chose.Mais son contrat arrivait à terme, et il y avait une divergence d'orientation : « La grosse machine, à un moment donné, t'as moins le goût.Je faisais 125 shows par année.Quand tu en viens à moins aimer ça, c'est qu'il y a un problème.Ensuite, il a écrit un scénario de film sur les fusions et la mondialisation.une aventure qui s'est terminée en queue de poisson.La SODEC était prête à le financer, mais Téléfilm lui a livré deux refus coup sur coup, sans explication.Question de contenu ?Il s'est posé la question.« Peut-être que Jean Chrétien n'avait pas aimé le Bye Bye l'année d'avant ! » Plus sérieux, il ajoute : « Dommage, parce que c'était intéressant.» À 44 ans, Daniel Lemire est de retour sur les planches avec un spectacle qui, dit-il, « colle encore plus à l'actualité ».Mégo Lemay, à la musique, et le comédien Michel Côté, à la mise en scène, font partie de sa nouvelle équipe.Et si cela vous inquiète : oui, Oncle George est de retour ! Mais il s'est recyclé en gériatrie, parce qu'avec le vieillissement de la population, « c'est là qu'est le marché ! » On vous épargne les détails, question de ménager les surprises.Sachez seulement qu'il y'aura 17 numéros, des longs et des plus courts, « et beaucoup de fractures de rythme.» Daniel Lemire a rarement connu l'échec.Ses salles sont pleines.Il fait même rire ceux qui n'aiment pas les humoristes.Ça ne l'empêche pas d'aborder ce nouveau spectacle avec son angoisse habituelle.Mais la hâte de revenir sur scène dit-il, l'emporte cependant sur le stress.Et puis, il n'a pas forcément envie qu'on en parle, mais depuis six mois, il a complètement cessé de fumer.Et il tient une forme splendide.« Je n'ai jamais eu l'esprit aussi sharp.» Ça promet.DANIEL LEMIRE, en spectacle au théâtre Olympia, du 4 au 29 avril et du 10 au 13 mai.Info : 514 286-7884. 6LP0402D0325 D04 sam.(Arts) 6LP0402D0325 ZALLCALL 67 01:19:43 03/25/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Symfolium R Oui au fou rire Petit budget, grande sympathie Parmi les activités débridées du Symfolium 2000, Sylvie Legault proposera un spectacle d'impro chantée et jouée à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal le 1er avril, pour célébrer ses 18 ans.d'improvisation.De son côté, Lorraine Pintal a accepté spontanément de prêter le Théâtre du Nouveau Monde au Symfolium, le 3 avril, afin d'accueillir le Procès du Millénaire, présidé par nul autre que le juge en chef Jacques Languirand, au cours duquel Pascale Bussières sera au nombre des témoins venus défendre la folie.JACQUES LANGUIRAND : « Je suis influencé par un grand philosophe de l'Antiquité appelé Diogène qui acceptait de vivre nu dans un tonneau de temps à autre pour dénoncer le conformisme.Le rire est une forme de chaos nécessaire au renouvellement de l'ordre ! » SYLVIE LEGAULT : « Je trouve que ça manque de belles folies pour faire l'équilibre avec la folie des guerres, des génocides.Le Symfolium, c'est le genre de belle folie qui rend les gens heureux.Vous ne trouvez pas qu'on manque de bonheur ?» PASCALE BUSSIÈRES : « C'est le genre d'événement qui fait rire et qui brasse en même temps les consciences.Un tel événement, orchestré par un fou comme François Gourd, ça nous rapproche d'une certaine humanité.LORRAINE PINTAL : « En bonne femme de théâtre, je crois profondément au rôle joué par les fous du roi dans l'évolution de la société.Or, nous sommes gravement en manque de bouffons à l'humour caustique, intelligent, capable de nous éclairer sur ce que nous vivons.Collaborer avec des personnages aussi extravagants et éclairants que François Gourd est donc un plaisir, un honneur et un privilège.» MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Il y a quatre mois, le mot « symfolium » n'existait tout simplement pas.Et puis, un beau jour \u2014 ou peut-être une nuit \u2014, François Gourd décida que nous allions tous fêter en grande le printemps, la créativité, le terrorisme burlesque et la folie, ce terme galvaudé qui retrouve pourtant toute sa noblesse quand c'est Mister Gourd qui le prononce.Parce qu'en matière de folie assumée, Gourd s'y connaît.Après 15 ans au Parti Rhinocéros (il s'est présenté six fois aux élections fédérales.et a été battu six fois), une carrière d'animateur de soirées cabaret débridées, une autre d'encanteur allumé, une troisième d'entartiste patenté, le voilà devenu, de son propre aveu, « confettiste et VIP » (pour Véritable Idiot Professionnel) C'est donc dans ce cerveau admirablement fêlé qu'est née l'idée du premier Symposium international de folle sagesse et de folie engagée, baptisé plus simplement Symfolium 2000, du 1er au 9 avril.Petite équipe (on la voit presque toute sur notre photo, statue de Saint-Joseph comprise !), petit bureau (l'équivalent d'un tiers de wagon de métro), petit budget (autour de 150 000 $, soit 26 fois moins que le budget de Montréal en lumière).Mais grande inventivité, grande générosité (75 % des activités sont gratuites), grande diversité (cinéma, art visuel, musique, clown, peinture, etc.) et un capital de sympathie quasi illimité un peu partout.Ainsi, la trentaine d'invités internationaux seront logés chez l'un ou chez l'autre.Le comédien iconoclaste Ken Campbell, également amateur de pidgin, créchera chez Lou Babin et Luc Proulx, de la Fanfare Pourpour, fanfare qui sera de la partie lors des trois Cabarets d'Incantation à la Folie (1er, 7 et 8 avril au Lion d'or) et du Grand Tintamarre de l'Absurde, un défilé coloré et engagé prévu à partir du parc La Fontaine le 1er avril, alors que se dérouleront le Fool'Day Parade à Vancouver et la Saint-Stupid Day Parade à San Francisco.Le cinéaste français Pierre Carle, qui signe l'incendiaire documentaire Pas vu pas pris sur la collusion entre les médias et le pouvoir en France (à la Cinémathèque le 5 avril, 19 h 30) logera, en toute logique, chez Jean-François Nadeau, du mensuel satirique québécois Le Couac, Jean-François qui prononcera une conférence sur l'historique des journaux satiriques au Québec (le 3, au Quai des brumes).Noël Godin, le maître entartiste, qui présidera notamment le Gala des Pâtissiers sans frontières (Lion d'or, 6 avril), ira bivouaquer chez Gourd lui-même.Pour sa part, l'auteur Patrick Farbiaz (qui a signé notamment le Petit Manuel de guérilla médiatique et le récent Comment manipuler les médias) donnera une conférence sur son sujet de prédilection le 5 avant d'aller faire dodo chez Marie-Lou Grégoire Blais, membre de l'opération Salami, groupe de dénonciation du projet de l'AMI.Quant à Wavy Gravy, oui, oui, le Wavy Gravy qui fut maître de cérémonie de Woodstock en 1969, eh bien, cet activiste et clown ne couchera nulle part puisqu'il ne s'arrêtera qu'une journée au Symfolium, soit le 4, le temps de deux « circonférences », mais il vient à l'oeil, juste pour le plaisir de côtoyer le stand-up et écrivain californien Paul Krassner, l'animateur iconoclaste Wes « Scoop » Nisker et autres papes fous de l'underground anglosaxon.Vous avez envie de faire votre part ?Vous pouvez peut-être fournir une vieille poussette aux membres de l'ATSA, qui proposera, devant le métro Mont-Royal, une installation faite de poussettes et de punching-balls pour réfléchir sur la violence faite aux plus petits.Mais ce qui ferait plaisir à tout le monde, aussi bien les comédiens mohawks (MAC Plateau Mont-Royal, le 7 avril), les participants des ateliers de la Fondation pour l'art thérapeutique (qui créeront un cassetête géant), les candidats du Concours de discours absurdes et révolutionnaires (5 avril, Lion d'or), c'est que nous soyons nombreux à participer au Symfolium 2000.Le programme est distribué dans tous les lieux participants et bars de la rue Saint-Denis.La billetterie est située à la librairie Biosfaire, 4571, rue Saint-Denis (entre Mont- Royal et Bienville).Pour d'autres informations, un numéro de téléphone : (514) 985-0225, et un site Internet à l'adresse suivante : www.symfolium2000.org PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Pour organiser le premier Symfolium, une petite équipe.Dans le sens des aiguilles d'une montre en partant de Saint-Joseph : Stefano Corbo, Marie-Claude Lamoureux, Danie Frenette et François Gourd. 6LP0501D0325 D05 sam.(Arts) 6LP0501D0325 ZALLCALL 67 01:18:56 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 5 Hamelin fêté partout! CLAUDE GINGRAS Les enregistrements de Marc-André Hamelin continuent de susciter les plus grands éloges, en Europe comme ici et aux États-Unis.Répertoire vient de lui décerner un « 10 sur 10 » pour le colossal Concerto de Busoni, chez Hyperion, un enregistrement qui avait figuré dans nos pages parmi les plus grandes réalisations de l'année 1999.Le magazine français parle de « jeu ébouriffant de virtuosité, d'une rigueur et d'une humilité à couper le souffle » et conclut : « Voilà « la » version de référence qu'on attendait.» Commentée dans le même article, la réédition de Viktoria Postnikova, chez Erato, reçoit 8 sur 10.Le magazine britannique International Piano Quarterly, davantage spécialisé dans cet instrument, émet également des réserves sur Postnikova et place la version Hamelin sur le même pied que celle, légendaire, de John Ogdon, chez EMI, qui fut la toute première de ce concerto exceptionnellement long et difficile.Hyperion annonce un autre enregistrement du pianiste montréalais : les 53 « arrangements » de Godowsky des 24 Études de Chopin \u2014 cette fois, un coffret de deux disques.Par ailleurs, la marque Élan sort un disque de Donald Manildi, mieux connu comme critique mais également pianiste, dans un programme de pièces écrites par des pianistes.Hamelin compositeur y est représenté par un Con intimissimo sentimento ; on y trouve aussi des compositions de Glenn Gould, Cortot, Cherkassky, Casadesus, Horowitz, Iturbi et Pierre Sancan.Au chapitre des concerts, le centre musical Blackheath Halls, de Londres, organise un « Marc-André Hamelin Weekend » pour les 12, 13 et 14 mai prochains.Le pianiste y jouera cinq fois, seul ou en musique de chambre, dans des programmes englobant Bach, Schubert, Godowsky, Liszt, Alkan, Grainger, Fauré, Kapoustine et Rachmaninov.Hamelin, qui habite Philadelphie, sera soliste de l'OSM les vendredi et samedi 28 et 29 avril dans le Concerto K.467 de Mozart. 6LP0601D0325 D 6 sam., 25 mars ARTS 6LP0601D0325 ZALLCALL 67 01:19:18 03/25/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Théâtre Simon Labrosse, chômeur à tout faire.SONIA SARFATI Simon Labrosse est chômeur.Un état imposé.Pas choisi.Pour s'en sortir, il prend à la lettre l'idée de créer son propre emploi : il s'invente des métiers.Finisseur de phrases pour indécis.Cascadeur émotif pour couples à la dérive.Spectateur personnel pour âmes solitaires.L'idée est charmante.Elle est plus que cela.Pour qui connaît la dramaturge Carole Fréchette, qui a entre autres signé Les Quatre morts de Marie, et pour qui connaît le metteur en scène Martin Faucher, qui a prêté sa vision aux quatre Marie de Carole Fréchette, la production qui les réunit pour une deuxième fois, Les 7 jours de Simon Labrosse, ne peut pas tenir que de l'anecdote.Pourtant, la naissance de ce texte vient de cela : de l'anecdote.Nous sommes en 1993.Carole Fréchette travaille au service du théâtre du Conseil des arts du Canada.Le Centre des auteurs dramatiques lance un appel : le CEAD (qu'elle présidera de 1994 à 1999) recherche de courts textes en vue d'une soirée consacrée à l'humour.Carole Fréchette ne fait ni un ni deux et expédie le communiqué à la poubelle.Pas son genre.Mais une graine a été semée.Et, finalement, elle se dit : « Pourquoi pas ?» Ainsi est né Simon Labrosse, grand héros ordinaire d'un sketch d'une dizaine de minutes.Entre-temps, Carole Fréchette quitte le Conseil des arts : « Je sentais que je n'arriverais pas à construire une oeuvre en travaillant à plein temps à autre chose.Je me voyais reculer au lieu d'avancer.» Celle qui a fait l'École nationale de théâtre dans les années 70, qui a été de l'aventure du Théâtre des cuisines, qui a fait sa maîtrise à l'UQAM (résultat : Baby Blues ), a refermé une parenthèse en refermant la porte du Conseil des arts.C'était en pleine récession.« J'ai appris beaucoup, résume-t-elle, un certain sourire aux lèvres.L'angoisse de Simon et sa détermination sont le reflet de ce que j'ai vécu durant cette période-là.» Et qu'elle a couché sur papier.Imaginant deux (faux) amis à Simon, Nathalie et Léo, avec qui le jeune chômeur va jouer sa vie à l'intention du public.Les numéros destinés aux spectateurs, où Simon explique ses métiers, alternent donc avec la vie ( !), où Simon négocie avec ses partenaires.« Je n'ai pas voulu \u2014 et je ne veux toujours pas \u2014 lancer un message.J'ai simplement transcrit ce qui m'animait en écrivant Les 7 jours.La solitude, le désarroi de Simon étaient miens.Je ne me sentais pas spectatrice.» Elle ne l'est toujours pas.Contre sa nature, ça.« Il y a quelque chose qui me touche profondément dans le fait que de plus en plus de gens n'ont plus de place dans la société.» Elle a voulu parler de cela et de l'énergie « debout » qui permet à Simon Labrosse de ne pas s'écraser.Fidèle, Martin Faucher Martin Faucher a entendu la sincérité du propos.C'est pour cela qu'il unit de nouveau ses efforts à ceux de Carole Fréchette \u2014 et à ceux de Simon, dont l'appel a déjà été entendu outre-mer : eu Europe, Les 7 jours de Simon Labrosse a fait l'objet de production à Bruxelles, Lille et Angers.Martin Faucher, donc, lui qui avait assez cru en Marie pour produire lui-même ces Quatre morts.dont personne ne voulait, a également cru en Simon Labrosse.Dès la première lecture, il a bien vu que le personnage voulait décoller du papier ! C'est son critère.Le premier.Et puis, il s'est revu à la polyvalente.Quinze ans.Seize ans.Devant l'orienteur.« Tu dois prendre des décisions essentielles alors que tu n'es pas prêt, pas formé.Pour moi, les gens qui trouvent très tôt ce qu'ils vont faire, sont absolument fascinants.Autant que ceux qui ne trouvent jamais.» Simon Labrosse est de ces derniers.« On peut le croiser dans tous les cafés du Plateau.Il est un peu la version soft de Willy Loman.Et ce qu'il dit dans le monologue final, ça va me hanter toute ma vie.C'est un moment absolu.» Un moment qui n'est pas du quotidien, même s'il peut le sembler de prime abord.L'écriture de Carole Fréchette, son univers théâtral, sont ainsi.Réaliste au premier regard.Et puis, il y a la petite torsion.Si légère.Infime.« C'est ce qui est difficile à mettre en scène, fait Martin Faucher.Et c'est ce qui fait que le théâtre de Carole n'est pas un théâtre de pancartes, mais de gris intérieurs.» Des gris qu'endosseront Daniel Parent (Simon), Sophie Vajda (Nathalie) et Philippe Cousineau (Léo).Des gris travaillés à la main, sous la direction d'un metteur en scène qui aime le théâtre pour le « geste artisanal ».Ainsi, s'il a adoré son expérience avec le Théâtre Denise-Pelletier \u2014 où il a revampé Le Menteur de Corneille \u2014, il file aussi le parfait bonheur avec cette Licorne plus modeste qu'il chevauche pour la troisième fois.Martin Faucher est fidèle à ses auteurs, fidèle à ses lieux.Pas de doute : avec lui, Simon Labrosse s'est trouvé un véritable ami.LES 7 JOURS DE SIMON LABROSSE, de Carole Fréchette, à La Licorne, du 28 mars au 29 avril.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © Martin Faucher, metteur en scène des 7 jours de Simon Labrosse : « Le théâtre de Carole Fréchette n'est pas un théâtre de pancartes, mais de gris intérieurs.» 6LP0701D0325 D7 - SAMEDI - ARTS 6LP0701D0325 ZALLCALL 67 01:20:33 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 7 Théâtre La Mère Merle, à Laval n La Mère Merle, nouvelle production de Jasmine Dubé et du Théâtre Bouches Décousues, atterrit demain à la Maison des Arts de Laval \u2014 où elle sera de retour le dimanche 2 avril.Présentée à 15 h et destinée aux enfants de 4 à 9 ans, cette pièce parle de la rencontre de deux univers contradictoires: le monde sauvage et le monde civilisé.La Mère Merle habite le sauvage.Mais la civilisation arrivera un jour à elle, sous la forme d'un avion qui se pose près de chez elle.Comment réagiront les lutins, gnomes et autres créatures fantastiques de la forêt ?Info : 450 667-2040. 6LP0801D0325 D 8 sam., 25 mars ARTS 6LP0801D0325 ZALLCALL 67 01:20:48 03/25/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Théâtre Le temps de La Cerisaie SONIA SARFATI « Moi, je devais jouer Lioubov dans La Cerisaie, mais comme le projet n'aboutissait pas et que j'aime Tchekhov, on m'a proposé, comme prix de consolation peut-être, Arkadina dans La Mouette.Et j'ai dit oui, évidemment.» Ainsi parlait Monique Miller en ouverture de Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça), la création-adaptation d'après la pièce de Tchekhov pour laquelle Serge Denoncourt vient de remporter le Masque de la mise en scène.Mais finalement, après cinq ans de rêves communs entre l'actrice et le metteur en scène, le projet a abouti.Le Théâtre du Nouveau Monde a demandé un Tchekhov à Serge Denoncourt, qui a proposé La Cerisaie : après 20 ans d'amour passionné mais non consommé envers l'oeuvre ultime d'Anton Tchekhov (le dramaturge est mort quelques mois après y avoir mis le point final), il était près à s'engager.Était venu, pour lui, le temps de La Cerisaie.« J'ai lu ce texte à 17 ans.Il m'a chamboulé.J'étais en présence d'un auteur qui parlait de moi, qui parlait comme moi », raconte-t-il.Il dit cela sans prétention.C'est l'âme et non l'ego qui parle là.Qui parle quand il se dit « tchekhovien » : « Quand je souffre, je souffre beaucoup.Mais j'ai aussi beaucoup d'ironie sur ma propre souffrance.et sur celle des autres.À 17 ans, j'avais déjà ce côté très tragique \u2014 tout en sachant que c'était ridicule et qu'il valait mieux en rire.» Dans Tchekhov, il a entendu une voix parente.Une voix amie.« Je sens qu'il me parle à moi.et c'est ce que je voudrais faire quand je le monte : que chacun ait l'impression que Tchekhov lui parle personnellement.» C'est là le grand défi de La Cerisaie.En tout cas, de « sa » Cerisaie.Celle d'un gars de 37 ans, sûrement différente de celle de l'homme qu'il sera dans 10 ans, 20 ans, 30 ans.Ces Cerisaie auxquelles, déjà, il rêve.« Pour moi, c'est la plus belle pièce de théâtre au monde.Parce qu'elle est totalement ouverte.On peut la voir politique, sociale, psychologique, philosophique.autant de manières de la mettre en scène.Je veux que la mienne soit ouverte.Que chacun, dans la salle, en fasse la lecture qu'il veut.» Parce que pour lui, comme pour Monique Miller \u2014 qui le tiendra finalement, ce rôle de Lioubov ! \u2014, la « cerisaie » (le lieu comme la pièce) est une métaphore : « C'est l'histoire de la perte, dit la comédienne.Perte des souvenirs, perte de l'enfance, perte d'une époque, d'un monde, d'une appartenance.La Cerisaie, c'est la perte de la grâce.» Qui, donc, ne connaît pas, n'a pas connu de telles pertes ?D'où l'universalité de l'oeuvre.Sa grandeur.D'où, aussi, la patience de Serge Denoncourt devant cette pièce : il sentait qu'il lui fallait, pour la mettre en scène avec toute l'ouverture qu'il souhaitait, connaître quelques fins.À l'image des personnages de La Cerisaie qui, dans la campagne russe du début du siècle, se retrouvent dans cette vaste maison entourée de milliers de cerisiers en fleurs.Là ont éclos et sont en train de mourir leurs souvenirs.Car il faut la vendre, la cerisaie.Et chacun réagit à sa manière devant cette fin.Chacun, c'est-à-dire Lioubov, qui revient d'un séjour de cinq ans à Paris où elle a été bafouée et ruinée par un amant ; son frère Gaev (Jacques Godin) ; ses filles Varia (Annick Bergeron) et Ania (Suzanne Clément) ; le marchant Lopakhine (Germain Houde), le propriétaire Pichtchik (Vincent Bilodeau), l'étudiant Trofimov (Jean-François Casabonne), le vieux serviteur Firs (Benoît Girard), etc.« C'est une femme blessée, qui rentre chez elle.Une femme qui a vécu cinq années d'aventures parisiennes, desquelles elle ressort meurtrie.Une femme aussi qui porte le deuil du petit garçon de sept ans, mort noyé dans la rivière de la cerisaie.Pour tout cela, le personnage a de nombreuses facettes.Elle est très autoritaire, très violente et, tout à coup, très petite fille de quatre ans.ou séductrice », indique ici Monique Miller en parlant de son rôle.« Tout cela est très russe », conclut- elle dans un doux rire.Et tout cela est à l'image d'une fin non apocalyptique.Une fin par effritement.« Il n'y a pas de suicide ou de meurtre dans La Cerisaie, rappelle Serge Denoncourt.Pas de punch.Tout s'effrite.Et c'est difficile à mettre en scène, l'effritement.C'est, je crois, l'une de mes mises en scène les plus délicates.À mon sens, Tchekhov a écrit ce texte à travers les larmes, et c'est ainsi que je voudrais le montrer.» Larmes pour voir le spectacle mais, surtout, larmes pour se voir soi-même.Il fallait, pour cela, l'expérience : expérience de la vie, de la mise en scène, de Tchekhov.que Serge Denoncourt explore, avec sa gang du Théâtre de l'Opsis, à travers ce Cycle qui continuera jusqu'en décembre 2001, \u2014 dont Monique Miller fera partie la saison prochaine \u2014, et qui nous a jusqu'ici offert Je suis une mouette (non, ce n'est pas ça), L'Homme en lambeaux de Mikhaïl Ougarov et Monsieur Smytchkov de Pierre-Yves Lemieux.Lemieux signe d'ailleurs la traduction de cette Cerisaie coproduite par l'Opsis.Une traduction qui « n'arrondit rien », qui suit le rythme de Tchekhov plus que celui de la langue française : « La forme est plus éclatée ; les discussions, à bâtons rompus ; la langue, volontairement imparfaite », indique le metteur en scène, qui travaille donc ici avec des gens de sa famille théâtrale.Parmi les acteurs, ils sont quatre de la distribution de Je suis une mouette.et sept de celle de La Grande Magia ; quant aux concepteurs (que l'on songe à Guillaume Lord au décor et Luc J.Béland aux costumes), ils n'en sont pas non plus à leur premier séjour sur la planète Denoncourt.Planète que le principal intéressé trouve plus sereine grâce à l'année sabbatique qu'il s'est imposée.Même s'il a travaillé à la mise en scène du spectacle d'Arturo Brachetti (qu'il a modifié à Paris et qu'il revoit de temps à autre ; même s'il en est arrivé à la conclusion que, lui, n'était « pas fait pour la variété » \u2014 fin de la parenthèse) et qu'il a coécrit et réalisé un court métrage, Serge Denoncourt a pris le temps de prendre du recul.Face à la vie, aux fins du monde qui n'en sont (peut-être) pas.Face au milieu : « À Paris, un spectacle peut être encensé par Le Monde et démoli par Libération, et vice versa.Pourquoi alors, ici, rechercher l'unanimité ?» Par passion totale pour un métier pour lequel il se juge plus habile qu'à faire des toasts le matin ; et parce qu'il se sent davantage chez lui dans une salle de répétition que dans sa propre chambre à coucher.« Là, il y a toute une partie de ma vie qui va dire : Justement, c'est ça le problème ! » pouffe-t-il.Mais passion où pas, le fait de toucher à La Cerisaie, qui était au sommet de ses rêves professionnels, lui a donné le désir d'aller aussi ailleurs.Il est à écrire un scénario de long métrage et, dans les jours qui viennent, il devra dire oui ou non à une offre qu'il n'a pas envie de refuser celle de retourner sur les planches.D'ici là, parions qu'il touche du bois, \u2014 celui des arbres de sa bienaimée cerisaie.LA CERISAIE, de Tchekhov, traduit par Pierre-Yves Lemieux et mis en scène par Serge Denoncourt.Présenté par le Théâtre du Nouveau Monde en coproduction avec le Théâtre de l'Opsis, au TNM, du 28 mars au 23 avril.PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse Le temps de La Cerisaie est venu pour le metteur en scène Serge Denoncourt et la comédienne Monique Miller. La Presse 25 mars 2000 Page D9 manquante 6LP1001D0325 D10 samedi 6LP1001D0325 ZALLCALL 67 01:19:11 03/25/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Disques LES CRITIQUES DE LA SEMAINE La récolte des Jardiniers ALAIN BRUNET Il fait 15 degrés providentiels.Verres fumés bien accrochés aux pavillons auditifs, nous survolons joyeusement les normales saisonnières.À l'horizon ensoleillé, les Jardiniers contemplent leur récolte.Les premiers fruits de la saison résultent d'une hybridation de substances numériques et organiques, assurent leurs concepteurs.Aliements transgéniques ?Biotechnologies Blague à part, les Jardiniers furent parmi les premiers artistes montréalais de la mouvance électronica à endisquer leurs créations \u2014 Sylvain Houde était du projet Path & Thick, Martin Dumais était de l'équipe Juicebox tandis que Jean-François Charette, qui a aussi longtemps tripoté dans l'électronique, s'est joint au tandem pour fonder les Jardiniers.Le trio est déjà connu : il a investi les réseaux undergrounds des vieux pays et s'y est taillé une réputation enviable.Et voici Cafeteria, prêt à porter sur le label Haute Couture.Et voici le fruit d'un grand remue-méninges, session intensive vécue en novembre dernier.« Avant d'entrer en studio, relate Jean- François Charette, on revenait de tournée, nos pièces étaient prêtes.On balayé tout ça ! Nos goûts avaient changé ; nous préférions pondre quelque chose de neuf en misant sur le moment présent.Ce qui explique, je crois, la cohésion de cet album.« Quand on a commencé à enregistrer Cafeteria, poursuit Martin Dumais, on n'avait pas de direction précise en tête.On savait toutefois qu'on ne voulait pas se limiter à un style.On s'est laissés aller à notre inspiration.On a aussi trouvé des choses par accident.« Notre langage s'est élargi avec Cafeteria », pense Sylvain Houde, homme à tout faire bien connu de la scène culturelle montréalaise DJ, mélomane, recherchiste, chroniqueur littéraire (Jamais sans mon livre), on en passe.« On a trouvé des musiques et des sons qui ne sont pas associés à la musique électronique.Des petites affaires brésiliennes, des bruits d'horloge, des voix japonaises, des trucs plus kitsch qui n'ont rien à voir avec la house ou la techno », ajoute-t-il.Cafeteria illustre, en ce sens, la trajectoire de ses artisans, tous dans la trentaine, tous éclectiques.« On n'est plus des kids, corrobore Martin Dumais.On a donc écouté beaucoup de musiques qui n'étaient pas associées aux modes électroniques actuelles.On continue, par ailleurs, à explorer des labels plus marginaux comme Tricatel, découvrir des groupes comme Fantastic Plastic Machine.« On vient aussi de la new wave, on a vécu la fin du disco.Gary Numan, Blondie, les premiers Depeche Mode et même les Residents pour les aspects plus rigolos de notre musique », ajoute Jean-François Charette.« On a vécu différents mouvements de musique, souligne à son tour Sylvain Houde.Ça fait longtemps qu'on est là-dedans, on a choisi de mettre notre background à profit plutôt que de se coller sur la tendance du moment.On assume notre passé.et nos erreurs de jeunesse (rires).C'est pourquoi notre musique a une couleur, une saveur, au-delà du beat.» Il fallait, d'autre part, faire un disque qui déborde du plancher de danse.« Cafeteria peut être joué un peu partout ; dans un party, dans une discothèque, mais aussi au salon ou en faisant la vaisselle », de souligner Jean-François.Dans leur Cafeteria, les Jardiniers n'ont pas proposé une enfilade de vinyles triés sur le volet, à peine remixés comme c'est le cas de tant d'albums associés à la scène électronique.Sylvain Houde explique le processus de création : « Nos sources sonores, ce sont des échantillons tirés de vieux disques des années 50, 60 ou 70 que l'on a modifiés à notre guise.On échantillonne un bridge de guitares, on le transforme, on le rejoue plutôt que le reproduire.C'est là qu'on trouve notre plaisir.Et c'est ce qui nous différencie de la house, souvent trop linéaire, sans relief.» Si la house est présente sur Cafeteria, elle n'est pas dominante, croit Martin Dumais.un grand amateur du genre.« La house, explique- t-il, se définit notamment par la vitesse du beat, 126 à 130 BPM \u2014 plus lent que la techno.Les Jardiniers seront toujours un peu plus house que techno.» « Mais on ne peut nous coller cette étiquette », reprend Jean-François.« Ce disque, conclut Sylvain, fusionne plusieurs plusieurs styles : disco, funk, new wave, lounge, groove.Ça nous ressemble, ça exprime nos différences et nos ressemblances.À la Cafeteria des Jardiniers, les aliments transgéniques ne rebutent pas.La victoire de 113 n Encore une fois, on ne peut que déplorer l'impardonnable délai de parution canadienne de ce désormais classique du hip-hop hexagonal, intitulé Les Princes de la ville, sorti il y a un an.Récipiendaire du Victoire de la découverte de l'année, le collectif 113 défonce, point à la ligne.Non seulement les voix et débits des trois rappeurs parisiens sont-ils à point, la production \u2014 très originale \u2014 de DJ Mendhi tue littéralement.Les rythmes sont presque électro sur Ouais gros, ragga sur 1001 Nuits (avec Big Red, l'ex-Raggasonic) ou quasi-house sur Hold-up.Les textes demeurent pertinents, et déclinent les thèmes récurrents de leur quartier, la drogue, les flics et l'appartenance à la nation de façon aussi lucide que croustillante (géniale Tonton des Îles).Un solide album qui fera sa marque dans l'histoire du rap français.HHHH LES PRINCES DE LA VILLE Small/Sony Philippe Renaud collaboration spéciale À toi pour toujours Mary Lou n Le trompettiste Dave Douglas est l'un des grands catalyseurs du jazz actuel.Les ensembles que dirige ce New-Yorkais sont pour la plupart excitants, hautement créatifs, cette émulation devenue rarissime chez les jazzmen qui tapissent les grands festivals par les temps qui courent.Soul On Soul, son plus récent projet, est dédié à feu Mary Lou Williams (1910-1981), pianiste virtuose, compositrice éminente qui fut de toutes les avancées esthétiques du jazz jusqu'à sa mort.Dans ce cadre évocateur, Dave Douglas et ses collègues (Uri Caine, Chris Speed, Joey Baron, James Genus, Joshua Roseman, Greg Tardy) atteignent parfois le sublime.Criantes d'actualité, les pièces composées dans l'esprit de Mary Lou n'ont rien d'empesées, idem pour celles puisées dans le répertoire de la regrettée jazzwoman (Aries, Mary's Idea, Waltz Boogie, Play It Momma).HHHH SOUL ON SOUL Dave Douglas RCA / BMG Alain Brunet Petit voyage.n L'homme-orchestre Mark Oliver Everett, appelé E par les intimes, possède deux très grandes qualités : une facilité à assembler de petits collages de musique pop, et une facilité à emballer le tout par la suite.Daisies Of The Galaxy, récent compact des Eels de E, se veut un ingénieux concentré de musique pop, orné d'arrangements spectaculaires qui étonnent à chaque écoute.Avec son défilé de cuivres et de cordes, avec son défilé d'amis \u2014 p a r m i lesquels Peter Buck de R E M e t Grant Lee Phillips du d é f u n t Grant Lee Buffalo \u2014le p o t e E s'amuse à piller l'univers pop, à déterrer des références aussitôt déconstruites (le riff de Sound Of Fear provient directement du In Bloom de Nirvana) pour ensuite mieux bâtir sa charpente.La pop des Eels n'a rien de bien original, mais ce petit voyage au coeur de la démence infantile nous permet d'oublier le triste quotidien.Merci, monsieur E.HHHH DAISIES OF THE GALAXY Eels Dreamworks/Universal Richard Labbé Menu varié de Cafeteria n Pour sûr, ce deuxième album du trio électronique montréalais (après le EP Le Thème) répondra aux attentes des amateurs de house sophistiqué.Cafeteria offre un menu varié où l'on distingue d'emblée la signature des Jardiniers : très disco, au tempo accéléré (The Appartment), parfois plus détendu (Bilbao), où la guitare wah-wah et les constructions rythmiques recherchées envahissent l'espace comme de la mauvaise herbe, ce qui n'est pas pour nous déplaire.Pavillon 67 évoque la mélodieuse naïveté de J.-J.Perry, Deluxe, le côté house filtré des productions franchouillardes, et l'excellente Corn & Wheat développe sur le thème minimaliste, mais reste irrésistiblement groovy.Cafeteria, sans révolutionner le genre, vous fera passer de beaux moments.HHH1/2 CAFETERIA Les Jardiniers Haute Couture/Sélect Philippe Renaud collaboration spéciale Greg Osby et le raffinement n Greg Osby traverse une phase de raffinement.Plutôt que de faire évoluer un style compositionnel des plus atypiques (on se souvient de Art Forum et Further Ado), il préfère aiguiser son jeu au sax alto pour ainsi se coller davantage à la tradition en modernisant Jitterburg Waltz (Fats Waller) ou Nature Boy (popularisée par Nat King Cole), en proposant quelques compositions inédites qui s'amalgament bien avec ce répertoire.Deux générations de musiciens se retrouvent sur The Invisible Hand : le septuagénaire Jim Hall à la guitare, le sexagénaire Andrew Hill au piano (plus deux compos), la batteure Terri Lyne Carrington (originaire de Boston comme Osby), le contrebassiste Scott Colley et le saxophoniste-flûtiste Gary Thomas, tous dans la jeune trentaine.Fort belle rencontre.HHH1/2 THE INVISIBLE HAND Greg Osby Blue Note Alain Brunet Le panache et la tradition n On l'avait aperçue, il y a quelques années, aux Franco Folies et au Festival d'été de Québec.Depuis, il semble que Juliette ait négligé le Québec.Dommage, parce qu'on aime bien cette chanteuse française à la voix ronde et pleine, ouvertement influencée par la grande chanson à texte.Les siens (ou p l u t ô t ceux de Pierre Philippe et Frank Giroud) sont d'une richesse faire pâlir tous les Luc Plamondon de cette Terre.Sur des musiques orchestrales à base de piano, Juliette a le verbe truculant, la rime habile, la verve flamboyante, un sens de l'humour barriolé d'ironie féministe et de tendresse féminine.Ses subtils clins d'oeil à Vian, Barbara ou Fréhel, sa façon de rrrouler les rrr comme dans les films français d'avant-guerre trahissent sa nostalgie d'une chanson française en voie de disparition.Pas de doute, cet album porte avec panache le flambeau de la tradition.Un délectable concert de mots.HHH1/2 CHANSONS ET RIMES Juliette Scalen Québec/Select Jean-Christophe Laurence Le boss des timbales n On appelle ça du boogaloo \u2014 c'est un mélange de soul, de rhythm'n'blues et de latin jazz.Avec Willy Bobo, Henry « Pucho » Brown en est un des increvables représentants.La soixantaine encore verte, ce boss des timbales a été redécouvert il y a quelques années, à la faveur du revival acid-jazz.Sous l'aile d'une étiquette jeune et branchée, il revient ici avec un irrésistible assaut de boogaloos, de cha cha chas, de boléros et quelques mambos bien envoyés, comme du temps (fin des années 60) où il était sur le label Prestige.Bon, la version latin-jazz de Copacabana de Barry Manilow n'était peut-être pas nécessaire, mais écoutez le reste du disque et dites-moi sans mentir que vous n'êtes pas envahis par le démon de la danse.Groove, swing, canicule : la trame sonore idéale pour vos premiers partys de l'été.HHH1/2 CALIENTE CON SOUL ! Pucho & the Latin soul brothers Cubop/Fusion III Jean-Christophe Laurence Du nouveau de la France n Annoncée comme une compilation mixée par DJ Cam, cette French Connection (quel titre poche.) n'a d'intérêt que l'étiquette parisienne qu'elle expose enfin au grand public : Artefact.Le jeune label prometteur fusionne le hip-hop, le jazz, le breakbeat, le dub et le drum & bass à la manière des Ninja Tune ou Mo Wax de la première époque.Voici l'occasion de découvrir Art Ensemble (breaks orchestrés), Doctor L (hip-hop enfumé) et Zend Avesta (breakbeat minimal électroacoustique.n'ayez crainte, c'est bon !), dont on attend un premier album avec impatience.Le travail d'enchaînement de DJ Cam est chétif mais le matériel avec lequel il travaille est substantiel.Si vous aimez votre trip-hop recherché et confortable, tout plein de violons pour mieux vous séduire, ce CD est pour vous ! HHH1/2 DJ CAM : THE FRENCH CONNECTION Artistes variés Artefact/Shadow/KOCH Philippe Renaud collaboration spéciale Maquettes posthumes n A-t-on exploité les fonds de tiroir en sortant Métamec, signé Léo Ferré ?Quoi qu'on en pense, fiston Mathieu compte tout sortir : ce livre-disque, bel objet au demeurant, devrait être suivi de rééditions d'enregistrements créés après 1975.Métamec est inachevé, imparfait, pesant.On y retrouve neuf des 17 chansons q u i d e - vaient tém o i g n e r de la grogne soliloque, la noble révolte ou les obs e s s i o n s revanchardes ayant nourri la poésie du lion jusqu'à sa mort \u2014 en 1993.On retrouve Ferré seul à l'orgue ou au piano, on s'y gave de ses progressions harmoniques les plus typiques, on y contemple l'intensité et la maîtrise de son verbe, parfois excessif (pour ne pas dire redondant) dans Métamec et Death Death Death, vastes fresques dont la première a été couchée (et mal mixée) sur la musique du Bateau ivre.En somme, on ne se repose pas à l'écoute de cet album posthume.Pour inconditionnels seulement ?HHH1/2 MÉTAMEC Léo Ferré La mémoire et la mer Alain Brunet Le vrai Henry n Au cours des dernières années, le gros Henry Rollins, ex-gorge des mythiques Black Flag, s'était un peu assagi avec ses poèmes et ses incursions pas très mémorables dans l'univers du jazz-rock.Mais Henry a enfin compris qu'il est un punk-rocker dans l'âme, au point de nous concocter Get Some Go Again, véritable petite bombe de rock and roll énergique.Enfin, revoilà le Rollins des beaux jours, celui qui carbure aux grosses guitares, celui qui porte bien haut le flambeau du légendaire Motor City Five (Wayne Kramer, ex-guitariste du Five, est d'ailleurs de l'aventure), celui qui hurle comme un possédé sans aucune retenue.Signée Rollins, la réalisation permet à Henry et sa bande de sonner comme une tonne de briques.et de perforer de petits trous dans la tête de l'auditeur.Oui, le vrai Henry est de retour.Qu'on se le dise.HHH1/2 GET SOME GO AGAIN Henry Rollins Dreamworks/Universal Richard Labbé Notre-Dame de l'overdose ! n Comme si on ne les avait pas assez entendues, au moins 300 trillions de fois à la radio, à la télé, dans des annonces de beurre, à l'ADISQ, en français, puis en anglais, puis en français avec la deuxième distribution, voilà qu'on veut nous faire avaler les versions instrumentales de Notre-Dame de Paris, servies sur un lit de piano par l'ancien claviériste des BB Alain Lapointe.Bon, la muzak, je veux bien.Mais il y a des limites à vouloir profiter d'un filon.À force d'avoir été surjouées, surentendues, vidées de leur jus de tous bords et tous côtés, les chansons de Plamondon/Cocciante n'avaient franchement plus grand-chose à offrir.Et ce ne sont pas ces versions pour salles d'attente, tièdes et aseptisées, qui leur redonneront un second souffle.ALAIN LAPOINTE Notre-Dame de Paris Instrumental Strato/Dep Jean-Christophe Laurence En bref n INSIEME A TE, Alessandro Safina (Universal).Le pop-opéra de retour.Voix de coiffeur chantant, gueule de pub de shampoing, Bocelli, tu peux dormir en paix.GET ME SOME, The Jeff Healey Band (Universal).Plus ça va, plus c'est mou, moins c'est bon, moins c'est blues.Sur scène peutêtre : le guitariste aveugle et ses deux tâcherons de musiciens sont au Nouveau Club Soda, le 29 mars.HYPERDRAMATIC, Dahmnait Doyle (EMI).Sarah Mc Lachlan ?Non.Chantal Kreviazuk ?Non.Jann Arden ?Non.Une autre chanteuse canadienne style Lilith Fair ?Oui.Elle s'appelle Damhnait Doyle, mais on prononce Da-ve-net.DANSER, DANSER, Nanette Workman (Disques Mérite) : Lâche-moi, Ce soir on m'invite.J'ai le goût de baiser, Danser danser, avec Quelqu'un qui m'excite.Pas une Call Girl, une Super Lady, une Lady Marmalade qui Donne donne.Baby Boom ?Compte sur moi.PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © Les Jardiniers : Sylvain Houde, Martin Dumais et Jean-François Charette. 6LP1101D0325 d11 samedi 6LP1101D0325 ZALLCALL 67 01:19:33 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 11 Trois artistes québécois honorés par la gouverneure générale Presse Canadienne OTTAWA Six artistes canadiens, dont trois du Québec et une bénévole bien connue du secteur des arts visuels, sont les tout premiers récipiendaires des prix du Gouverneur général pour les arts visuels et médiatiques remis jeudi.La sculpteure Jocelyne Alloucherie, la peintre Ghitta Caiserman- Roth et le cinéaste Jacques Giraldeau, tous de Montréal, font partie des lauréats de cette année.Les autres sont le peintre John Scott, le cinéaste Michael Snow et le céramiste John Chalke.Tous ont été honorés afin de souligner leur « carrière remarquable dans les catégories des arts ».De son côté, Doris Shadbolt, une dame de 81 ans de Vancouver reconnue pour ses qualités d'éducatrice, de philanthrope et de conservatrice, s'est vu décerner un prix du Gouverneur général dans la catégorie du bénévolat.Lors d'une cérémonie qui s'est tenue à Rideau Hall, la gouverneure générale, Mme Adrienne Clarkson, a remis un chèque de 10 000 $, du Conseil des arts, à chacun des lauréats, ainsi qu'un médaillon et une sculpture inuite.Âgée de 77 ans, la peintre québécoise Ghitta Caiserman-Roth, dont les oeuvres font partie d'une centaine de collections publiques, a dit qu'elle était « profondément honorée » de voir son travail ainsi reconnu.De son côté, la sculpteure Jocelyne Alloucherie est reconnue depuis trois décennies pour ses sculptures et ses installations, qui intègrent souvent le dessin et la photographie.Quant à Jacques Giraldeau, âgé de 73 ans, il s'est spécialisé dans le documentaire, et une bonne partie de sa carrière s'est passée à l'Office national du film.Il a produit 165 films documentaires, dont plusieurs sur l'art, depuis ses débuts, en 1951.Il a reçu le Prix Albert- Tessier en 1996. 6LP1201D0325 D12 samedi 6LP1201D0325 ZALLCALL 67 01:22:51 03/25/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Musique Femi Kuti, diplomate de l'afro-beat JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Son père, Fela Anikulapo-Kuti, fut une légende de la culture africaine, un artiste et activiste connu aussi bien pour son harem de 27 femmes et sa consommation immodérée de ganja que pour la musique afro-beat, dont il fut l'initiateur au début des années 70.Aujourd'hui, son fils Femi propulse cet héritage dans le troisième millénaire.« C'est un autre chapitre », lance-t-il depuis New York, au moment d'entamer sa plus grosse tournée américaine en carrière.Depuis un an ou deux, l'afro-beat jouit d'un buzz considérable.On redécouvre avec plaisir ce mélange de high-life nigérian, de groove-jazz hypnotique et de funk « jamesbrownesque ».L'oeuvre de Fela Kuti (emporté par le sida en 1997) vient d'être rééditée sous forme de coffrets et de compilations.Son légendaire batteur, Tony Allen, a vu son dernier CD réalisé par un producteur de hiphop.Quant à Femi, il jouit d'une soudaine reconnaissance sur les dancefloors et dans les milieux de la musique techno.Son troisième album, Shoki Shoki (MCA/Universal), fut même remixé au complet par des DJ européens et américains ! Sorti l'an dernier en Europe, Shoki Shoki est resté deux mois au sommet des palmarès des musiques du monde.Le disque pourrait connaître un succès semblable aux États-Unis, où il vient tout juste d'être lancé.Comme Fela avant lui, Femi se sert de la musique pour défendre la cause de son peuple.« Si j'avais été avocat, j'aurais combattu en cour.Mais je suis musicien.» Le revival afro-beat, espère-t-il, contribuera à sensibiliser le monde occidental sur les problèmes de l'Afrique noire en général et du Nigeria en particulier.Le Nigeria est peut-être le cinquième producteur de pétrole au monde, mais ce n'est manifestement pas le peuple qui en profite.Fela était un guerrier, un leader naturel, un chef de clan posté aux premières lignes de combat.Moins polémique, Femi serait plutôt un diplomate.Son message ne passe pas par la colère et la négativité, mais par la suggestion et le positif.Moins enragé que son père certes, mais non moins engagé, son commentaire social se veut résolument plus constructif.« La situation au Nigeria est terrible, mais on ne peut pas abandonner la lutte.C'est vrai que je suis plus optimiste que mon père.Fela a été battu par la police, jeté en prison.Alors contrairement à lui, je vis encore d'espoir.« Même si la frustration m'habite quotidiennement, je vois du potentiel dans mon pays et dans l'ensemble du continent.Je te le demande, comment puis-je me battre pour mon pays si je ne suis pas habité par un minimum d'optimisme ?L'espoir est le moteur de mon travail.» Dans cette optique, Femi Kuti a notamment fondé le Movement against Second Slavery (MASS), un organisme de sensibilisation aux droits civiques, qui vise le progrès tout en faisant la promotion des racines.Le MASS, précise Femi, n'a rien à voir avec le parti politique radical fondé par son père dans les années 70.Au chapitre des différences, ajoutons que Femi ne fume pas de marijuana, alors que Fela aurait fait passer Bob Marley pour un fumeur du dimanche.Femi est monogame, Fela avait un harem.Papa était un saxophoniste approximatif, fiston est un musicien accompli.Les pièce du paternel pouvaient durer 40 minutes.Celles du fils ont été réduites au format presque radiophonique de.six minutes, et incorporent des éléments de musique house.La voix de Femi ne sera sans doute jamais aussi puissante que celle de son vieux \u2014 pensez à Ziggy Marley ou Julian Lennon.Mais le fils a finalement échappé à l'ombre de Fela.Quant à sa mère, croyez-le, elle existe ! Interrogé à son sujet, le musicien de 37 ans pousse un immense soupir de soulagement.« Merci de me poser cette question.Tu sais, tout le monde me parle de Fela, mais Remi fut une force vitale dans ma vie.Quand mon père courait à droite et à gauche, elle était ma seule famille.Bien sûr, Fela m'a transmis son héritage.Mais ma mère m'a appris à être modeste, patient, attentionné.C'est un peu grâce à elle si j'ai une stratégie bien à moi pour régler les problèmes de l'Afrique.» FEMI KUTI et son groupe Positive Force, au Spectrum, dimanche à 20 h.Première partie : DJ Victor Africa.Femi Kuti est moins enragé que son père, mais non moins engagé.Du techno toute la nuit dans l'enceinte du hockey PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Vraiment, vous croyez que Ricky Martin nous a fait danser au Centre Molson ?Attendez de voir ce soir alors que près de 8000 danseurs feront pour la première fois vibrer la patinoire sur laquelle nos Canadiens s'efforcent d'accéder aux séries.Avec Connected 2000, les Productions 514 se la jouent à la rock star en chauffant l'enceinte du hockey, et pendant quatorze heures d'affilée s'il vous plaît.Un événement qui s'inscrira dans les annales de la machine à danser le techno.« Faire le Centre Molson représente beaucoup pour nous, évoque ainsi Ricardo Cordeiro, des Productions 514.Le techno suit l'évolution du rock ; c'est une musique qui a commencé dans l'underground avant de finalement s'imposer.Prends le hip-hop.Les ventes d'albums se sont mises à décoller il y a dix ans ; aujourd'hui, le hip-hop vend plus que n'importe quoi aux États-Unis, même le country.Dans dix ans, c'est le techno qui sera numéro un ! » Certes, cette coupe est encore bien loin de nos lèvres, mais le breuvage est là, et de plus en plus de gens s'en délectent.La musique électronique remplira ainsi jusqu'à ras bord deux salles distinctes : la salle techno et la salle drum & bass.Deux tendances plus ardues, plus rapides, à leur manière plus intenses, et qui évacuent par le fait même le house, du jamais vu lors des gros événements de 514.La salle principale, d'orientation techno (et tech-house, nouvelle déclinaison très prisée par les danseurs et DJ montréalais), accueillera l'écurie In-Tech du renommé et éclectique Carl Cox.Le DJ britannique amènera, entre autres, le Suédois Christian Smith, le Britannique Trevor Rockliff et la Montréalaise Misstress Barbara.Programmée pour de quart de travail « réveille-matin », celui de 6 h à 8 h, Misstress Barbara entend bien brasser la cage de ses concitoyens avec la furie qu'on lui connaît : « Même si la composition musicale occupe beaucoup de mon temps, j'adore jouer pour la foule.» Véritable moulin à paroles, Misstress Barbara n'en finit plus de me détailler son agenda, rempli jusqu'à la fin de l'été.Sur scène, l'étoile filante du techno forge ses rythmes avec trois tables tournantes, enfilant les disques sans répit : « Ce que je recherche, ce sont les sons.J'aime le techno linéaire, qui me permet d'emprunter telle basse pour la mixer avec telle cymbale, et ainsi de suite.Je construis mes propres chansons comme ça, sur le moment.» Volera-t-elle la vedette à ses collègues plus célèbres, comme elle l'a si souvent fait ?Je mets un cinq là-dessus.Dans le coin droit, rugira le drum & bass des meilleurs DJ et MC en ville : le duo Double A & Twist, Jordan Dare & MC Fuse, Spinal & MC Sylla et Gnat & Sase One.Tout ce beau monde supportera les invités de la soirée, les DJ et producteurs britanniques Ed Rush & Optical.Joint au téléphone, Ed Rush s'enthousiasmait à l'idée de revenir à Montréal, qu'il aime beaucoup (potin : sa blonde est Montréalaise !) « Je suis venu jouer l'automne dernier et j'ai adoré.C'est vrai que le drum & bass devient de plus en plus important à Montréal ?» C'est un peu leur fierté, l'explosion universelle du drum & bass, un son qu'ils ont eux-mêmes développé.Ed Rush & Optical, avec leur label Virus, sont parmi les producteurs les plus cotés et pertinents de la scène hard londonienne, qu'on reproche parfois d'être devenue trop sombre.« Oui, ça peut devenir lassant d'entendre toujours des beats trop mécaniques, admet Ed.On est sombre parce que c'est dans l'attitude, on traduit notre feeling.Mais nous voulons toujours rester proche de la piste de danse.Lorsque les fans sont en sueur à trois heures du matin, il faut que la musique reflète leur énergie.Optical et moi essayons de rester funky, toujours avec des beats lourds.C'est ça : funky et sexy ! » À ne pas manquer, de 2 h à 4 h du matin.CONNECTED 2000, au Centre Molson, ce soir, de 22 h à midi ; info : 514 844-5512 6LP1301D0325 D13 sam.(Arts) 6LP1301D0325 ZALLCALL 67 01:25:18 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 13 Disques Semaine du 26 mars 2000 CS SD 1 1 AMERICAN PIE Madonna 3 2 NEVER LET YOU GO Third Eye Blind 4 3 IS ANYBODY HOME ?Our Lady Peace 5 4 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers 2 5 RUN TO THE WATER Live 11 6 ONLY GOD KNOWS WHY Kid Rock 8 7 FREAKIN'IT Will Smith 9 8 FEELIN' SO GOOD Jennifer Lopez 6 9 IT FEELS SO GOOD Sonique 7 10 FALLS APART Sugar Ray 10 11 THE MESSENGER The Tea Party 23 12 MARIA MARIA Santana 13 13 BYE BYE BYE N'Sync 15 14 BETTER MAN J.Gaines & Soul Attorneys 20 15 I'M OUTTA LOVE Anastacia 18 16 GO LET IT OUT Oasis 19 17 I TRY Macy Gray 12 18 SHOW ME THE MEANING OF BEING LONELY Backstreet Boys 17 19 ENOUGH OF ME Melissa Etheridge 21 20 THIS TIME AROUND Hanson 22 21 THE GROUND BENEATH HER FEET U 2 24 22 YOU SANG TO ME Marc Anthony 25 23 BE WITH YOU Enrique Iglesias 26 24 THE BAD TOUCH Bloodhound Gang 27 25 WHEN Shania Twain 28 26 SEXBOMB Tom Jones 30 27 HE WASN'T MAN ENOUGH Toni Braxton \u2014 28 THE THONG SONG SISQO \u2014 29 PRIVATE EMOTION Ricky Martin \u2014 30 CRASH AND BURN Savage Garden CS SD 1 1 TOMBÉE DE TOI Isabelle Boulay et France D'Amour 3 2 VIVRE SANS ELLE Allan Théo 4 3 CLOSE TO ME 5 4 TENDRE FESSE Éric Lapointe 2 5 QU'EST-CE QUE TU VAS FAIRE?Paul Piché 7 6 POUR TOI David Halliday 9 7 LE MENTEUR Nicola Ciccone 10 8 QUAND JE PENSE À TOI Chris de Burg 11 9 TU DIS RIEN Louise Attaque 6 10 PRESQUE RIEN Francis Cabrel 8 11 LE BON GARS ET LE SALAUD Bruno Pelletier 15 12 LES NOTES Natalie Lorio 12 13 COULEUR CAFÉ Kid Fléo 16 14 JUSTE POUR TE PLAIRE Sylvain Cossette 17 15 COMME-TOI Infini-T 19 16 PSYCHOLOGUE Kevin Parent 21 17 SOLEDAD Pascal Obispo 13 18 À CHAQUE FOIS Jacynthe 23 19 JE VOUS EMMERDE Katerine 22 20 ROCK POUR UN GARD DE BICYCLE (REMIX) Diane Dufresne D'autres «légendes» de Decca CLAUDE GINGRAS Sous le nom considérable de « Legends », la marque britannique Decca a entrepris la réédition en compact d'enregistrements des années 1950-80 d'abord parus en 33-tours (en Amérique, sous l'ancienne étiquette London) et qui, sans être nécessairement légendaires, possèdent une réelle valeur musicale et méritaient certainement de revenir en CD, où le traitement numérique leur donne une nouvelle dimension.J'ai commenté en novembre un premier lot de sept de ces « Legends ».De nouveaux arrivages s'y sont ajoutés depuis, totalisant 21 titres.Temps et espace vont bientôt manquer pour parler de tout cela ! Limitonsnous aujourd'hui encore à sept disques, cette fois de piano.Le deuxième Brahms gravé en 1967 par Wilhelm Backhaus et Karl Böhm marquait les retrouvailles de ces deux vieux routiers presque 30 ans après leur premier enregistrement du même concerto, réalisé en 1939.D'une tradition directement reliée à l'époque de Brahms (pianiste et chef naquirent du vivant du compositeur), ce Deuxième conserve la place qu'il a toujours occupée au sommet de la discographie.Le jeu est étonnamment puissant, souple et égal pour un homme de 83 ans et le commentaire orchestral est contin u e l l e m e n t alerte.Le Mozart qui complète \u2014 un K.595 de 1955 \u2014est moins l'écho d'une époque qui n'avait pas encore sondé les profondeurs de l'âme mozartienne.De Brahms encore, un autre sommet : le premier Concerto, par le sous-estimé Clifford Curzon et l'immense George Szell dans l'un de ses très rares enregistrements hors de son contrat avec Cleveland.On ne perd rien de la pensée du pianiste et rien du discours Comme le permet la durée du CD, Decca ajoute des plages provenant d'un autre disque : de très sensibles Variations symphoniques de Franck et un papillonnant Scherzo de Litolff (tiré du quatrième Concerto symphonique), avec un autre grand chef du passé, sir Adrian Boult.Un second disque de Curzon le présente en récital.On en retiendra des Kinderszenen fines et poétiques.De Schumann encore, l'exigeante Fantaisie op.17 découvre un jeu parfois laborieux, qui affecte aussi l'énorme Wanderer- Phantasie de Schubert.Comme leur collègue britanniq u e , V l a d i m i r Ashkenazy et Radu Lupu figurent, l'un et l'autre, sur un disque de concertos et sur un disque solo, à la différence qu'on les entend ici en pleine possession de leurs moyens de pianistes et d'interprètes.L'affinité naturelle du Russe pour Chopin comme pour son compatriote Rachmaninov est illustrée dans des programmes particulièment attrayants.Des deuxième et troisième Concertos de Rachmaninov, les plus célèbres des quatre, et gravés par lui plus d'une fois, on a été bien inspiré de choisir les magistrales versions de 1963 ; de Chopin, un grand souffle romantique traverse les quatre Ballades et les quatre Scherzos, avec une halte pour le Prélude isolé op.45.Deux totales réussites également de la part du Roumain : pour l'éclairage nouveau qu'il projette sur les Concertos de Grieg et de Schumann, pour l'intériorité qu'il apporte aux huit Impromptus de Schubert.Sept rééditions récentes, sous étiquette Decca.HHHH BRAHMS : Concerto no 2 ; MOZART : Concerto K.595 Wilhelm Backhaus, pianiste, Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Karl Böhm 466 380-2 HHHH BRAHMS : Concerto no 1 ; FRANCK : Variations symphoniques ; LITOLFF : Scherzo Clifford Curzon, pianiste, Orchestre Symphonique de Londres, dir.George Szell, Orchestre Philharmonique de Londres, dir.sir Adrian Boult 466 376-2 HH SCHUMANN : Kinderszenen ; Fantaisie ; SCHUBERT : Wanderer-Phantasie Clifford Curzon, pianiste 466 498-2 HHHH RACHMANINOV : Concertos nos 2 et 3 Vladimir Ashkenazy, pianiste, Orchestre Philharmonique de Moscou, dir.Kiril Kondrachine, Orchestre Symphonique de Londres, dir.Anatole Fistoulari 466 375-2 HHHH CHOPIN : Ballades, Scherzos, Prélude op.45 Vladimir Ashkenazy, pianiste 466 499-2 HHHH SCHUMANN : Concerto ; GRIEG : Concerto Radu Lupu, pianiste, Orchestre Symphonique de Londres, dir.André Previn 466 383-2 HHHH SCHUBERT : Impromptus Radu Lupu, pianiste 460 975-2 6LP1401D0325 D14 samedi 6LP1401D0325 ZALLCALL 67 01:24:21 03/25/00 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Danse Musique Un spectacle drôle et troublant qui évoque un grand «happening» STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Sur tes hanches comme montagnes, présentée jusqu'à demain à l'Espace Tangente par le tandem Marie- Stéphanie Ledoux et Jacques Brochu, alias Mia Maure danse, est un hommage aux « happenings » artistiques et aux Nuits de la poésie des années 60 et 70.Assis carrément sur la scène, tout autour de l'action, les spectateurs assistent à une manifestation multid surréaliste, où se côtoient poésie, installation visuelle, vidéo et danse.À la fois naturelle et artificielle, l'oeuvre est à l'image de ces décennies qui nous ont donné les meubles futuristes en plastique, les vêtements en polyester, mais aussi le chanvre et le mouvement de retour à la terre.L'élément central de ce joyeux collage : de magnifiques duos de danse-contact interprétés par Heather Mah et Claude Godin, qui donnent lieu aux moments les plus intenses de la soirée.Composée d'une série de tableaux, Sur tes hanches comme montagnes est une oeuvre éclatée et toute en contrastes.Le tourbillon anonyme de la société de surconsommation, représentée ici par une faune bigarrée de neuf jeunes danseurs professionnels et semiprofessionnels, fait place à des moments de contacts intimes, tout aussi vertigineux, entre Mah et Godin.La frénésie fait place à la torpeur et le paraître jouxte l'être.Le comédien Gaétan Nadeau, à mi-chemin entre le prêtre en chaire et le calleur de set-carré, officie au-dessus de la mêlée en déclamant des textes absurdes et revendicateurs, dont certains sont signés Raôul Duguay.Quand les danseurs ne sont pas des robots pressés par la foule, la gestuelle se fait très organique et naturelle, contrastant ainsi avec les costumes en fibres synthétiques aux couleurs voyantes, ainsi qu'avec le décor pop art inspiré de la culture de masse.Dommage que ce dernier se fasse un peu trop discret, perdu aux extrémités de la salle, derrière les spectateurs.D'ailleurs, le spectateur, collé sur l'action, ne peut pas embrasser toute la scène d'un seul coup d'oeil et doit faire certains choix.Malheureusement, à certains endroits de la salle, il doit carrément choisir entre regarder la danse, le comédien ou l'installation scénographique séparément, parce qu'aucun de ces éléments n'entre en même temps dans son champ de vision.Peut-être pourrait-on avoir le droit de changer de fauteuil au gré de notre fantaisie, ce qui serait tout à fait dans l'esprit d'un « happening ».Lors des sections danse-contact, les corps tourbillonnent, chutent, s'affaissent ou sont carrément lancés vers l'avant et dans les airs.Le tout est exécuté avec un abandon total qui fascine et effraie tout à la fois.Cette double impression se révèle particulièrement vraie dans le cas des corps à corps entre Heather Mah et Claude Godin.Le contact physique entre les deux danseurs n'est presque jamais rompu, bien qu'il ne s'agisse parfois que de lèvres qui frôlent imperceptiblement une nuque.Par moments, Mah devient une véritable marionnette entre les mains de Godin.Le résultat peut s'avérer sensuel et cocasse, mais il peut aussi devenir violent, surtout lorsque le mouvement imprimé au corps de la danseuse semble partir de son cou frêle et gracile.Les scènes de groupe, planantes et un brin psychédéliques, font certes rire, mais on se lasse vite de cette frénésie.On voudrait par contre faire durer le plaisir que l'on prend à observer l'étrange joute entre entre Heather Mah et Claude Godin.SUR TES HANCHES COMME MONTAGNES, de Mia Maure danse, à Tangente, 840, rue Cherrier.Info : 514 525-1500.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Angèle Dubeau avec un de ses violons de facture française, un Jean- Baptiste Vuillaume de 1864.La Pietà a la fibre délinquante GUY MARCEAU collaboration spéciale En créant La Pietà en 1997 avec 11 musiciennes, Angèle Dubeau voulait rompre avec l'élitisme de la musique classique, qu'elle connaît très bien.Après 20 ans d'une carrière florissante de soliste, la célèbre violoniste était loin de vouloir s'arrêter là.« La carrière de soliste procure de grandes satisfactions, mais est aussi source de solitude.J'avais envie de complicité, de jouer avec d'autres et de démythifier la grande musique auprès d'un public plus vaste.La Pietà est à l'image de ce courant intérieur que j'ai toujours cherché à suivre et que je peux maintenant réaliser avec mes collègues.La Pietà doit son nom à un orphelinat pour jeunes filles, à Venise, où Antonio Vivaldi donnait des leçons de musique.« Je voulais réaliser un projet Vivaldi, dont la musique est si vivante et libre.J'ai trouvé onze collaboratrices qui possédaient toutes les qualités techniques et humaines qu'il fallait pour mon projet.C'est ainsi qu'est né La Pietà et notre premier disque, Vivaldi per archi, qui s'est avéré en 1998 le disque le plus vendu au Canada dans sa catégorie.» La Pietà a maintenant trois ans et le vent dans les voiles.Partout où l'ensemble est passé, on a salué la qualité et la précision du jeu, l'énergie et le plaisir qu'elles communiquent au public.Un orchestre à cordes de douze femmes (six violons, deux altos, deux violoncelles, une contrebasse, une pianiste), sans chef, est unique en son genre.Les musiciennes partagent le même désir de jouer un répertoire accessible.« Avec notre deuxième disque, Berceuses et jeux interdits, nous avons choisi des musiques que le public affectionnait sans savoir qu'il s'agissait de classiques.» Apôtre d'une avenue prometteuse en musique, La Pietà défend sa doctrine et fait des conversions.Si vous croyez que certaines choses ne se font pas en musique classique, demandez à Angèle Dubeau.« Des puristes et détracteurs s'insurgent devant certains choix que fait La Pietà.La musique classique n'est pas une forme figée ; elle est vivante et le public rajeunit.La Pietà s'adapte à ces nouveaux publics et a le goût de s'amuser avec eux.On a joué Yesterday des Beatles et sur notre troisième album, Let's Dance de David Bowie (arrangées par Louise-Andrée Baril, pianiste de l'ensemble).Le public a adoré.Le sérieux en musique n'exclut pas l'humour.La Pietà a manifestement une petite fibre délinquante ! » Plaisir, fougue, énergie débordante, voilà autant de qualités qui habitent les musiciennes de La Pietà.De plus, la générosité avec laquelle elles se donnent en spectacle n'a d'égal que leur engagement social puisqu'elles endossent, pour certains concerts, des causes humanitaires.« À l'image de La Pietà de Venise, nous voulons appuyer la cause des femmes et des enfants.» D'ailleurs, le concert du 28 mars au Monument- National sera donné au bénéfice de la Fondation canadienne pour l'enseignement et la recherche en ostéopathie.Angèle Dubeau et La Pietà ont clôturé, le 8 février, une tournée dans l'ouest canadien et n'ont reçu que des éloges du public et de la critique.En avril, La Pietà jouera à Terrebonne, Sainte-Julie, Québec et Joliette.Pour l'heure, c'est au tour des Montréalais de se réjouir puisqu'Angèle Dubeau et La Pietà investiront le Monument-National avec un tout nouveau programme.Le groupe des douze jouera le Concerto grosso #10, op.6 d'Arcangelo Corelli, le Sixième concert de Jean- Philippe Rameau, l'époustouflante Trille du diable de Giuseppe Tartini, le Lady Radnor's suite de Charles Parry, les Seven Scottish Airs de Gustav Holst et Czardas de Vittorio Monti.Les arrangements sont évidemment signés Louise-Andrée Baril.En spectacle, les douze musiciennes de La Pietà sont placées en demi-cercle pour garder un contact visuel et, sauf pour la violoncelliste et la pianiste, elles jouent debout et avec le sourire.La Pietà, ce sont douze allègres talents qui ne font qu'un.ANGÈLE DUBEAU ET LA PIETÀ, au Monument-National, le mardi 28 mars à 20 h.Réservations : 514 871-2224 ou réseau Admission : 514 790-1245. La Presse 25 mars 2000 Page D15 manquante 6LP1601D0325 D16 sam.(Arts) 6LP1601D0325 ZALLCALL 67 01:20:59 03/25/00 B Expositions D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 L'art qui s'affaire JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale L'idée est bonne, le lieu rayonne et l'art qui s'y trouve se porte, dans l'ensemble, plutôt bien.La belle image.Elle fut pensée par l'Association des galeries d'art contemporain (Montréal), dont le mandat est de sensibiliser le public à l'art actuel, de stimuler sa diffusion et, tout particulièrement, le développement de son marché.Pas une mince tâche, vu la ténacité de la tendance affiches laminées.En place depuis mercredi dans les hauteurs de la Place Ville-Marie, l'expo Intersections Montréal-Toronto reflète la volonté de l'AGAC de se rapprocher du marché corporatif.Le portrait ?Au sol et aux cimaises d'un grand espace blanc avec vue imprenable sur la ville, les peintures, sculptures, photographies, vidéos et objets décoratifs d'une cinquantaine d'artistes représentés par une vingtaine de galeries ayant pignon sur rue à Montréal et Toronto.C'est chic.Son exception comprise : l'heureuse incursion de deux artistes actuellement sans galeristes, soit une sculpture vivante de Francine Larivée et deux peintures tout en surfaces orchestrées de François Lacasse.Réalisées au cours de la dernière décennie et plus souvent tout près de nous, ces oeuvres, signées entre autres David Craven, Serge Clément, Tom Dean, Betty Goodwin et Stéphanie Béliveau, ont été choisies par deux experts en matière d'art et d'entreprises.La Montréalaise Francine Paul, responsable de la collection de la Banque nationale du Canada, et le Torontois Herb Sigman, chargé de la collection de la Sun Life du Canada, ont été invités par l'AGAC pour agir à titre de commissaires de cette expo-appât qui a pour cible le monde des affaires.Le nôtre et celui, autrement pétulant, de la Ville reine, où l'expo ira se poser du 15 au 29 avril.Et la contingente Toronto joue apparemment pour beaucoup dans cet effort collectif.« Bien sûr, explique le galeriste et président de l'AGAC Éric Devlin, nous cherchons à attirer les gens qui travaillent dans les tours du centre-ville, à inciter aussi de nouvelles entreprises à acheter, comme à créer des ponts entre les galeries torontoises et montréalaises.Mais nous espérons tout particulièrement relancer les acheteurs corporatifs de Toronto.» Des déménagements successifs de sièges sociaux dans la métropole ontarienne, le marché de l'art montréalais s'en ressent.Assez durement, d'ailleurs.Cela dit, cette exposition a le mérite (qui revient à la source aux artistes) de présenter de l'art qui s'impose par-delà son but avoué ; c'est-à-dire marchand.Si rien ne choque outre mesure, si rien nous fait tomber ni des nues ni d'effroi, on n'a pas pour autant l'impression d'être devant un tout homogène d'expressions convenues et convenables.D'ailleurs, qui a dit que l'art, pour faire oeuvre, devait tordre les tripes ?Le cliché.La diversité ici est saine.Voisinant, par exemple, les photographies stylisées, manifestement construites et somme toute statiques, de John Massey et Susan Schelle, une peinture aux enjeux faussement formels de Regan Morris, sorte d'échiquier discrètement abîmé, trahit un état de fragilité dont le presque-rien intrigue.De même, le paysage dénaturé à la facture étonnamment libre du peintre John Hartman conjugue, non sans verve, une topographie de dissolution et d'incertitude.Puis, de nouveau dans le registre plus poli, il y a la rigueur, la gueule aussi, du bois gravé de René Derouin, l'aplomb des duos photo-peinture de Charles Gagnon.Inutile de préciser que nous sommes servis.Et dès lundi, le public est invité à participer à une série de rencontres informelles avec galeristes et artistes.À compter de jeudi, les intéressés pourront assister aux conférences « Arts et affaires ».Également au programme, des visites guidées de la collection Loto- Québec et d'oeuvres d'art installées dans les halls d'entreprises de la métropole.Un effort costaud de la part de l'AGAC.Ne reste plus qu'à espérer le fruit.INTERSECTIONS MONTRÉALTORONTO, au 20e étage du 1, Place Ville-Marie, jusqu'au 9 avril.Info et réservations : 514 861-2345.Dentelles, de Stéphanie Béliveau Couleurs et constance JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Sa peinture respire.L'abondance, l'aisance.La couleur aussi, et peut-être même surtout.Puisque chez Robert Wolfe celle-ci semble née d'une nécessité, guettant le prochain motif pour se décharger.Ce peintre dont la longue trajectoire est intimement liée à celle de la galerie Graff, où il expose en solo depuis 1979, est un fidèle abonné du principe de la série.Des variations formelles.Toujours simples, parfois schématisées.Il y eut les maisons, les extrémités, avec A ses mains, à ses pieds, les âmes, avec Mânes et Offrandes.Aujourd'hui, c'est le cercle qui tient cet artiste au langage parfaitement passe-partout.Universel, pour dire mieux.Derechef à la galerie de la rue Rachel, donc, ces sphères plus organiques que géométriques ponctuent les cimaises comme autant de signes ouverts.Libres.Comme cette peinture elle-même, avec ses bordures perméables et sa facture en transparence, en « feuilleté », comme l'écrit Francine Paul dans l'élégant catalogue lancé à l'occasion de l'expo.Petits, plus grands, immenses, occupant des surfaces variables de la toile ou du papier, le plus souvent seuls et parfois à plusieurs, l'un dans l'autre, ces cercles encore chauds (ils ont été réalisés entre 1998 et 2000) traduisent avec une force tranquille ce qui fait la marque, à présent familière, de la peinture de Robert Wolfe.Quelque chose qui relève du domaine des sens et de l'expérience, une présence en fait, où l'ampleur du geste parvient à marier profondeur et légèreté.Wolfe fait ici du Wolfe.Et c'est très bien ainsi.ROBERT WOLFE, galerie Graff, 963, rue Rachel Est, jusqu'au 8 avril.du 25 mars au 15 avril 2000 Joseph Saint-Charles (1868-1956) peintures Éric Goldberg (1890-1969) peintures, pastels, dessins GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke O., Mtl 845-7471\u2014Mar.à sam.10-17 h 6LP1701D0325 D17 sam.(Arts) 6LP1701D0325 ZALLCALL 67 01:20:41 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 17 À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Auj., 16h et 20h30, Sous le regard des mouches, de Michel Marc Bouchard.Avec Roger La Rue, Sébastien Delorme, Marie Tifo, Céline Bonnier, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Simone Chartrand, Fanny Mallette et Micheline Poitras.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Dès mar., 20, La Cerisaie, de Anton Tchekhov, texte français de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Monique Miller, Annick Bergeron, Micheline Bernard, Vincent Bilodeau, Jean-François Casabonne, Suzanne Clément, Antoine Durand, Jeremy Gagnon, Benoît Girard, Jacques Godin, Germain Houde, Anne- Catherine Lebeau et David Savard.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Maître Puntila et son valet Matti, de Bertolt Brecht.Trad.de Michel Cadot.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Avec Raymond Bouchard, Patrick Goyette, Pierrette Robitaille, Isabelle Blais, Claude Prégent, Mireille Deyglun, Sylvie Boucher, Sylvie Potvin, Caroline Lavigne, François Longpré, Jean Harvey, Jean Deschênes, Richard Fréchette, Catherine Allard, Yvan Benoit, Jean-Marie Moncelet, Isabelle Drechou, Vincent Giroux et Florence Provost Turgeon.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.Jusqu'au 8 avril.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Auj., 20h, Les Vieux ne courent pas les rues, de Jean-Pierre Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Janine Sutto, Huguette Oligny, Monique Mercure, Gilles Pelletier, Pierre Collin, Catherine Bégin, Claude Gai et Marthe Choquette: 20h.Supplémentaires les 28, 29, 30, 31 mars et 1er avril.- (salle Jean-Claude Germain) - 16 et (3 fois 7) font 16 j'en ai assez merci, de François-Étienne Paré.Jusqu'au 8 avril.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Le Paradis mobile, comédie candide, de Pascale Rafie.Musique de Brigitte Larochelle.Chorégraphies de Mireille Leblanc.Avec Roxanne Boulianne, France Castel, Dominic La Vallée, Aubert Pallascio, Dominique Pétin, Louise Portal et Stéphane Théoret: 20h.Jusqu'au 1er avril.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Peines d'amour perdues, de William Shakespeare.Trad.de Maurice Roy.Mise en scène de Manon Vallée.Avec Frédéric Boivin, Hélène Bourgeois-Leclerc, Sylvain Castonguay, Louis Champagne, Hugolin Chevrette-Landesque, Véronique Clusiau, Frédérick de Grandpré, Hubert Gagnon, Hugo Giroux, Clermont Jolicoeur, Julie Le Breton, Anick Lemay, Bruno Marcil, Croline Roberge, François Sasseville, Claude Tremblay et Guy Vaillancourt.Mer., 19h; jeu., ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 8 avril.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Auj., 16h, Les Enfants d'Irène, de Claude Poissant.Avec Mireille Brullemans, Caroline Dardenne, Marie-France Lambert, Julie Mc Clemens, Sébastien Ricard, Reynald Robinson et Benoît Vermeulen.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Auj., 20h30, Le 4ème Round: Mardekian Vs Keller, de Philippe Ducros.Avec Dany Michaud, Marie- Hélène Copti, Richard Lemire, Patrice Dubois, Martin Rouleau, Michel Mongeau, Valérie Le Maire, Marie-Christine Lê-Huu, Denis Lavalou, Jean Boilard et Philippe Ducros.- Lun., 20h30, Le Hasard fait bien les choses, d'Éric Andersen, François Archambault, Marie Eve Gagnon et Dominick Parenteau-Lebeuf.Mise en scène de Carl Béchard et Sophie Clément.Avec Miro, Claudine Raymond, Priscillia Roger et Paul Savoie.MONUMENT-NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) Lun., 19h30, soirée Carte blanche aux auteurs, avec Jasmine Dubé, Eric Anderson, Hélène Ducharme, Gilbert Dupuis, Abla Farhoud, Lük Fleury, Stéphane Hogue, Maureen Martineau, Marie-Louise Nadeau, Dominick Parenteau-Lebeuf, Claude Poissant et Marc Prescott.LA LICORNE (4559, Papineau) Dès mar., 20h, Les 7 jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Philippe Cousineau, Daniel Parent et Sophie Vajda.Production du Théâtre de la Manufacture.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Ven., 22h, Pucci.un jour tu verras, de Olivier Aubin et Stéphane Bellavance.Mise en scène de Olivier Aubin.Avec Stéphane Bellavance.Production du Théâtre de l'Escargot Rouge.MAI (3680, Jeanne-Mance) Auj., 14h et 20h, Les Chapeaux de Monsieur Zenobe, de Robert Astle.Trad.de Paul Lefebvre.Mise en scène de Yves Dagenais.Avec Robert Astle.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Fineman's Dictionary, de Sam Gesser.Mise en scène de Muriel Gold.Evec Fyvush Finkel et Linda Sorensen: 20h.Jusqu'au 2 avril.USINE C (1345, av.Lalonde) La Géométrie des miracles, de Robert Lepage et Ex Machina: 20h.Jusqu'au 1er avril.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h, Les comptes de ma mémoire, de Paul Buissonneau.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Auj., 20h, Adieu.Bonjour! Tout en scènes, scène d'audition pour le Théâtre de Quat'Sous.Mise en scène de Jacques Rossi.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE Auj., 20h, Monsieur Smytchkov, de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Luce Pelletier.Avec François L'Écuyer.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 15h, Déséquilibre-Le Défi, de Gilbert Dupuis.Mise en scène d'Alain Fournier.Avec François Isabelle, Héloïse Depocas, Kelly Lynch et Yves Simard.(12 ans et plus) Danse AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj., mer., jeu., ven., 20hm Projet Morin/Formule intégrale, de Natalie Morin.Avec Christine Charles, Nathalie Claude, Bill Coleman, Elinor Fueter, Sylvain Poirier.Présentation de Danse-Cité.ESPACE TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20h30; dim., 19h30, Sur tes hanches comme montagnes, de Marie-Stéphane Ledoux et Jacques Brochu.Présentation de Mia Maure Danse.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Te souvient-il?, de Sylvain Émard et Louise Bédard: 20h.Jusqu'au 1er avril.ÉCOLE ANTOINE-DE-SAINT-EXUPÉRY (salle Robert-Bureau, 5150, boul.Robert) Auj., 20h, Incarnation, d'Hélène Blackburn et sa compagnie Cas Public.Musique UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Faculté de Musique) Auj.et dim., 10 h, Jeunes Ambassadeurs lyriques: auditions publiques.Rens.684-7287.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 14 h, Marie-Hélène Gagnon, violoncelliste, et Jimmy Brière, pianiste; 20 h, Zoé Tarshis, mezzo- soprano, et Quatuor de saxophones Nota Bene.Dim., 15 h 30, Ensemble Caprice.Marchetti, Purcell, Blavet.Mar., 20 h, Ensemble du Conservatoire.Rossini, Mendelssohn, Schumann.Mer., 12 h, Derek Yaple-Schobert, pianiste.Mozart, Debussy, Nielsen; 20 h, Joshua Hopkins, baryton, et Frédéric Chalifoux, clarinettiste.Jeu., 20 h, Oliveira Lopes, baryton.Beethoven, Tchaïkovsky.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Ensemble Da Ponte (clarinette et cordes).Dim., 13 h, Ensemble Lithium (flûte et percussions).PLACE DES ARTS (salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Dialogues des Carmélites (Poulenc).Opéra de Montréal.Dernière.Mar.et mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Diana Soviero, soprano.Puccini, Verdi, Giordano, Casella.Concerts Air Canada.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Auj., 20 h, Choeur de l'Université de Montréal, Choeur Cantare et Orchestre de l'Université de Montréal.Dir.Mary Jane Puiu.Requiem et Cantique de Jean Racine (Fauré), Symphonie de psaumes (Stravinsky).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20 h, Ensemble Arion.Quentin, Couperin, Rameau, Telemann (reprise dim., 14 h, Centre canadien d'Architecture).Mer., 20 h, Ensembles de musique ancienne de Mc Gill.Jeu., 20 h, Ensemble Allegra.Herrmann, Milhaud, Bernstein, Ravel, Martinu.Ven., 12 h 15, Kevin Komisaruk, organiste; 20 h, Ensembles de Mc Gill.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Ensembles de Mc Gill.Dim., de 17 h à 23 h, concert-marathon des étudiants.Lun., 17 h et 20 h, Ensembles de Mc Gill.Mer., 20 h, Orchestre à vent de Mc Gill.Dir.Daniel Gordon.Jeu., 20 h, GEMS: musique électroacoustique.Ven., 17 h, Ensembles de Mc Gill; 20 h, Ensemble de cuivres, dir.Dennis Miller.ÉGLISE SAINT-PIERRE-CLAVER (angle boul.St-Joseph et de Lorimier) Auj., 20 h, Ensemble Galatée.Bach.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13 h 30, 14 h 30 et 15 h 30, Matthew Jennejohn, hautboïste, Amanda Keesmaat, violoncelliste, et Johanne Couture, claveciniste.CHAPELLE N.-D.-DE-BON-SECOURS (400, Saint-Paul E.) Dim., 14 h, Ensemble du Conservatoire.CONSERVATOIRE Dim., 15 h, Louise Bessette, pianiste.Tangos.Ven., 10 h, Louise Bessette, pianiste: masterclass, Messiaen; 17 h et 18 h 30, ensembles de musique contemporaine, dir.Véronique Lacroix.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Dim., 16 h, Schola grégorienne.Dir.André Saint- Cyr.THÉÂTRE DU RIDEAU-VERT Lun., 20 h, Yegor Dyachkov, violoncelliste, et Jean Saulnier, pianiste.Stravinsky, Prokofiev, Rachmaninov, Chostakovitch.MONUMENT-NATIONAL Mar., 20 h, La Pietà.Dir.Angèle Dubeau, violoniste.Corelli, Rameau, Tartini, Parry, Holst, Monti.ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Mer., 20 h, Geneviève Soly, organiste.SALLE PIERRE-MERCURE Jeu.et ven., 20 h, Orphée aux Enfers (Offenbach).Atelier d'opéra de l'UQAM.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Trio de jazz François Bourassa.SALLE PRATT & WHITNEY (Longueuil) Ven., 20 h, La Belle Hélène (Offenbach).Théâtre lyrique de la Montérégie.ÉGLISE SAINTE-FAMILLE (Boucherville) Ven., 20 h, Karina Gauvin, soprano, et Bernard Lagacé, claveciniste et organiste.Bach, Böhm, Couperin, Handel, Mozart, Purcell.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Mar., mer., jeu., ven., 20h, Michel Barrette.GESÙ (1200, Bleury) Auj., 20h, Benoit Paquette.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Auj., 20hj; dim., 14h, Nostalgie, de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Jacques Salvail, Julie Deslauriers, Serge Christiaenssens, Josée La Bossière, Diane St-Jacques, Pierre Jean et Mehdi.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Auj., 19h, Serial Joe, avec Redcore et Rubberman; dim., 20h, Femi Kutt; mar., 20h, Rollins Band.CASINO DE MONTRÉAL Au Cabaret qui chante.Avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu'au 8 juin.CASINO DE MONTRÉAL Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Willie Nelson, Dolly Parton, Garth Bookds, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 7 mai.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h, Jean-Pierre Ferland; mer., ven., Bob Walsh et le Quatuor à cordes Allard.CABARET (2111, St-Laurent) Dim., 20h, Ligue d'Improvisation Montréalaise; ven., 20h30, Urbain Desbois.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 21h, The Planet Smashers; mer., Jeff Healey; jeu., Okoumé; ven., groupe Moist et le groupe Modern Stories: 20h30.CENTRE MOLSON Auj., 20h, Connected 2000, avec Carl Cox, Ed Rush et Optical, Christian Smith, Misstress Barbara, Tiga, Trevor Rockcliffe, John Selway, Yaz, Jordan Dare et MC Fuse.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 22h, Victor Manuel; lun., 20h, Ligue Nationale d'improvisation: Bleus Vs Noirs.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj., ven., 20h, Michel Rheault.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, place aux poètes, avec Sylvain Lippé et André Thériault.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Dim., 21h, l'Agent Placard et Garette à gaz; lun., 21h, Speechless, Glo et les Kandidats; mar., 21h, Jai Guru; mer., 20h, Venus Shirt; ven., 21h, Mojo.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 21h, Jimmy Johnson.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Dany Pouliot et Monochrome.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Daniel Blouin et Alex Sohier.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Ven., 21h, Ricardo Lemvo et Makina Loca.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES (87, Ste-Catherine E.) Ven., 19h, Quo Vadis, Hanker et Kralizec.LE ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h, Trio Yannick Rieu.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, groupe Gentle Virus; dim., 18h, les Touristes; lun., 20h30, Stephen Barry Band.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj.et dim., 22h, groupe Alex Cattaneo; lun., 21h30, Power Supply; mar., 21h30, Bright Size Life.BOITE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 22h, Érick Desranleau et Michel Lévesque; mer., 22h, July d'Ann.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine e.) Auj., 21h, Juan José Carrenza; 23h, cabaret de l'Imprévu avec Tom Levitt.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., 20h, Didjeridoo.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Quintette Richard Gagnon; dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Léon Coupal.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Billy Craig Blues Band.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, soirée Joe Dassin avec Raphaël Torr.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Auj., 21h, Jaro; dim., 19h30, contes Inuits avec Edwige Bage et Jacques Pasquet.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) The Great Houdini, de Melville Shavelson.Musique originale d'Ellan Kunin en collaboration avec Alexandre Ary.Mise en scène de Bryna Wasserman: 20h.Jusqu'au 16 avril.LE SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, Lili's Tiger.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., dès 21h, Quartette Guy Nadon.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Auj., 22h, les VraiS Gitans.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Auj., 22h30, Jonas et les Blues Blooded.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Bolero.JELLO (151, Ontario E.) Auj., Michelle Sweeney et Dutch Robinson; dim., Verushka: dès 21h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj.et dim., 20h, Jean-Michel Anctil.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Lilison Di Kinara; dim., 20h, Luce Dufault.BOURBON STREET (2045, route 117, Ste-Adèle) Auj., 21h, Gilles Thibeault; lun., 20h, Marie-Eve et The Notorious.VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, les Grandes Gueules.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, oeuvres de Roland Poulin.Exposition Culbutes: oeuvre d'impertinence.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.Jusqu'au 23 avril.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Dallaire, Terrain de jeux artistiques et De Gauguin à Toulouse-Lautrec: l'estampe en France dans les années 1890.- (pavillon Benaiah Gibb) - Exposition Triomphes du Baroque: l'architecture en Europe, 1600-1750.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., jusqu'à 21h.Jusqu'au 9 avril.GALERIE D'ART (Musée des beaux-arts de Montréal, 1390, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 16h, exposition Marzo e Pazzo.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 2 avril.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Auj.et dim., exposition Trésors d'Italie du Sud, artéfacts du 8ème au 3ème siècle avant J.-C.MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 1930 à nos jours, Cols et manchettes de dentelle, Phantasses et soucoupes, céramiques de Léopold L.Foulem.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 30 avril.MUSÉE DE LA VILLE DE LACHINE (2901, St-Joseph, Lachine) La couleur du comfort expo photo de VOX.Jusqu'au 9 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) 1040 (Marie-Anne E.) Auj., dim., lun., oeuvres de Claude Bertrand, Paule Duchesne et Charlotte Gagnon.2196 (Ste-Catherine O.) Auj., de midi à 17h, exposition La nuit tous les chats sont gris, installations et performances de Kali Birdsall, Diane Borsato, Michelle Bush, Marie- Josée Coulombe, Barry Goodman, Annika Grill, Shie Kasai, Marie-Josée Laframboise, Afshin Matlabi, Yvette Poorter, Samuel Roy-Bois, Tulle Ruth et Chang Wan Wee.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres d'Anne Seton- Sykes.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Oeuvres de Michelle Lanteigne.Du lun.au ven., de 10h à 16h.Jusqu'au 20 avril.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Métamorphose Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Photographies de Rosalie Favell et Arthur Renwick.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 15 avril.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Estampes de Louis-Pierre Bougie.Du lun.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 15 avril.BORDUAS (207, Laurier O.) Cartes géographiques anciennes (1695-1783) et gravures anciennes de W.H.Bartlett.Du lun.au ven., de 9h à 18h; sam., de 10h à 17h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Auj., de midi à 17h, installations de Larissa Fassler et d'Antonia Hirsch.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions En chantier: les collections du CCA et Vues et points de vue: l'architecture de Borromini dans les photographies d'Edward Burtynsky.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ (1200, Bleury) Oeuvres de Socorro Suarez.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 7 avril.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Affiches de Shigeo Fukuda.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu'au 9 avril.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Clint Griffin, Jennifer Mc Mackon, Kelly Richardson, Brent Rose et Melody Young.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 22 avril.CENTRE D'EXPOSITION DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2940, Côte-Ste-Catherine, Pavillon de la Faculté d'aménagement) Exposition L'arène des livres, oeuvres de Vincent Bonin, Raphaëllede Groot et Fred Mc Sherry.Mar., mer., jeu., dim., 12h à 18h.Jusqu'au 13 avril.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, Place d'Youville) Exposition Témoins, chronique d'un non-événement, photographies de Gunther Gamper, Pascal Teste, David Kopytko et Patricia Gonzalez.Du mar.au dim., de 10h à 17h.Jusqu'au 23 avril.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Raoul Servais - Itinéraire d'un ciné-peintre.Du mar.au dim., de 13h à 18h; entrée libre le mercredi de 18h à 20h30.Jusqu'au 30 avril.F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Gérard Dubois et Alain Pilon.Jusqu'au 30 avril.GALERIE BERNARD (90, av.Laurier O.) Peintures de Giuseppe Di Leo, Jean Gaudet, Jacques Léveillé, Marilyn-Ann Ranco et Suzanne Sterzi.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Peintures de Richard Morin.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 1er avril.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Petits formats de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu'au 10 juin.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Daniel Olson, Amanda Beech et Matthew Poole.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE D'AVIGNON (102, av.Laurier O.) Oeuvres de Catherine Young Bates, Aaron Fink, Henry W.Jones, David Sorensen.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Monique Bertrand.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 16 avril.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Walter Bachinski.Jusqu'au 30 mars.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Auj.et dim., de 13h à 16h, oeuvres de Virginia Mc Clure et Khalia Scott.- Dès jeu., oeuvres de Dorothy Grostern.GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Oeuvre à deux.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu'au 2 avril.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av., St-Just) Oeuvres de Tanya Morand.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 2 avril.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Sculptures de Jean Brillant.Jusqu'au 29 avril.GALERIE DU MAI (3680, Jeanne-Mance, espace 103) Exposition Labyrinthes, d'Alfredo Abeijon.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 16 avril.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Dario Oleaga.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Oeuvres de Robert Wolfe.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Huiles d'Emily Carr, Stanley Cosgrove, Francesco Iacurto, A.Y.Jackson, Jean-Paul Riopelle et Louise Scott.GALERIE ELENA LEE - VERRE D'ART (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Maude Bussières, Carole Frève, Isabelle Massé et Johathan Mossop.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 28 mars.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures ornithologiques représentant perroquets, colibris, hiboux, canards.Du mar.au ven., de 11 h à 18h; sam., de 10h à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Dès dim., exposition Répertoire Biennal Magazin'Art 2000-2001.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 9 avril.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Photographies; Voyage sur la lune NASA, et Nuits étoilées de Neil Folberg.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition La peinture tingatinga.Jusqu'au 30 avril.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES (234, St-Paul O.) Oeuvres de Lynda Schneider-Granatstein.Jusqu'au 5 avril.GALERIE SHAYNE (5471, av.Royalmount) Sculptures de Rudy Kehkla.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h30 à 17h.Jusqu', au 15 avril.GALERIE SOLEIL (207, av.Laurier O.) Oeuvres de Robert Ouellet.Jusqu'au 15 avril.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Oeuvres de Suzy Lake.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 22 avril.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle et oeuvres de Fleurimond Constantineau.GALERIE DE L'UQAM (1400, Berri) Exposition The Last Clown, oeuvres de Francis Als.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 8 avril.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Aquarelles de Ming Ma, peintures de L.Scott et oeuvrs de M.Tanobe.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Auj., de midi à 17h, exposition Underwater Pinhole Photography Project, de Donald Lawrence.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jean-Paul Riopelle.Jusqu'au 31 mars.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Lynda Schneider Granatstein, Gilles Pelletier et Blair Paul.Jusqu'au 27 mars.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ARTS (2025, Peel) Tapisseries de Baker Lake.Jusqu'au 30 mars.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de Vivian Gottheim.Jusqu'au 2 avril.MARCHÉ BONSECOURS (300, St-Paul E.) Auj.et dim., de 10h à 18h, estampes de Shiou- Ping Liao.OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Rafael Sottolichio et Martin Bureau.Jusqu'au 8 avril.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Bev Pike et Stephanie Shepherd.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 1er avril.USINE C (1345, av.Lalonde) Peintures d'Alain Bouchard.Jusqu'au 15 avril.EN BREF Andrée Lachapelle lauréate n Après Marc Favreau, Luc Plamondon, Gérard Poirier et Gilles Vigneault, c'est au tour de la comédienne Andrée Lachapelle de recevoir le Mérite du français dans la culture.Ce Mérite attribué dans le cadre de la Francofête 2000, souligne l'oeuvre d'une personnalité du monde artistique dont la qualité d'expression est notoire.Un jury composé des présidents de l'Union des artistes, Pierre Curzi, de l'Union des écrivains et écrivaines du Québec (UNEQ), Denise Boucher, et de la Société des auteurs pour la télévision, radio et cinéma, (SARTEC), Suzanne Aubry, a procédé à la sélection de la lauréate.Ségara à Trois-Rivières n Un concert-événement aura lieu dans le cadre de l'International de l'art vocal, le 27 juin, au Théâtre du parc Champlain, à Trois-Rivières.Ce concert en plein air mettra en vedette Hélène Ségara, Sylvain Cossette, Robert Marien et Marc Hervieux, accompagnés de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières et du choeur de l'International de l'art vocal.Lors de ce spectacle qui réunira plus de 100 artistes, Hélène Ségara présentera l'essentiel de son répertoire pour la première fois au Québec. 6LP1801D0325 D18 sam.(Arts) 6LP1801D0325 ZALLCALL 67 01:21:09 03/25/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 Un Grec dans l'Ouest La cuisine du Québec Grande effervescence cette semaine à l'Hôtel du Parlement.Le président de l'Assemblée nationale, M.Jean- Pierre Charbonneau s'adressait aux parlementaires pour leur parler.des saveurs des régions du Québec.Verre à la main et petites bouchées à déguster, les députés qui assistaient au lancement de la troisième phase de La Cuisine des régions du Québec n'ont pas eu de mal à être convaincus que les préoccupations des électeurs qu'ils défendent, peuvent, aussi, passer par l'agroalimentaire.Ce lancement, ce pouvait être pour eux une sorte de « prise de terre » de la plus aimable des façons que l'on puisse imaginer.par le verre et l'assiette.La Cuisine des régions du Québec est une activité promotionnelle.Pendant vingt semaines, le restaurant Le Parlementaire ne servira qu'une cuisine portant la marque d'une région du Québec.Le menu change toutes les deux semaines.Mais, chaque fois, les plats présentés ont été mis au point à la suite d'une collaboration entre un cuisinier et un producteur artisan.Les régions de Montréal, Laval et Lanaudière ont ouvert ce programme.Suivront : Mauricie et Centre du Québec ; Chaudière- Appalaches ; Saguenay-Lac-Saint- Jean et Côte-Nord ; Abitibi-Témiscamingue et Îles-de-la-Madeleine ; Québec ; Montérégie (est et ouest) ; Cantons-de-l'Est ; Outaouais et Laurentides ; Charlevoix occupera la semaine du 12 décembre.Ce programme de mise en valeur de la culture culinaire des régions est appuyé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, qui soutient que la « qualité des produits bioalimentaires stimule le développement des régions et contribue au positionnement de la cuisine du Québec ».Le restaurant Le Parlementaire n'est pas réservé aux ministres et aux députés.Le public peut le fréquenter.Pour tout renseignement : 418 643-6640.Au Japon À Tokyo, le Festival culinaire du Québec occupera tout le mois de mars.Cet événement, qui met en vedette les produits régionaux et la cuisine du Québec, se tient à l'hôtel Okura où le chef Norio Negishi travaille avec le chef invité, Jean-Luc Boulay, du restaurant Saint-Amour.M.Rémy Trudel, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, avait inauguré ce festival culinaire alors qu'il était en mission commerciale au Japon au début du mois.Si la cuisine québécoise est perçue comme une cuisine exotique par les Japonais, les produits québécois sont recherchés pour deux qualités primordiales aux yeux des consommateurs nippons : leur qualité et leur innocuité, des « éléments fondamentaux pour la réussite sur ce marché ».Le porc est un produit prisé, les produits laitiers, les eaux de source, les petits fruits, les céréales et le sirop d'érable suscitent l'intérêt des commerçants du Japon, qui servent.125 millions de consommateurs.GASTRONOTES Françoise Kayler Quand il y en a pour trois, il y en a pour cinq.l'hospitalité, c'est cela.À table, le partage a longtemps fait partie de nos habitudes.Jusqu'à ce que le service à l'assiette mette en évidence notre individualisme.Touche pas à mon bifteck ! Dans nos restaurants, d'autres cuisines que la française ont gardé cette bonne habitude de mettre les plats au milieu de la table.Les restaurants grecs, par exemple.Et Molivos est fidèle à cette règle.Comme chez ses confrères, cette pratique est une invitation à rassembler plusieurs personnes autour d'une même table.Ce qui, en contrepartie, rend difficile la fréquentation de ces maisons aux convives solitaires.Quand on est deux, le mieux est de partager chacun des plats.Ce qui aurait pu être très satisfaisant dans le cas du menu présenté ici.Quelques coupes de viande sont au menu, mais ce sont les poissons qui trônent à la place du plat principal.Comme dans la tradition longtemps observée dans les psarotavernas de l'avenue du Parc, le service présente le panier où sont couchés les spécimens offerts.Ils ont les ouies et les yeux brillants.Et ce qui fait briller l'oeil, c'est aussi le prix affiché au tableau noir.Un « loup » de deux livres, couché dans l'assiette, fera monter le curseur de la balance et de l'addition à 40 $.C'était un beau et bon poisson, grillé pour rendre la chair beaucoup plus blanche que « rose à l'arête », ouvert, sans ses petits os qui indisposent, mais avec toute sa tête, parsemé de quelques câpres et accompagné de citron.Une chair douce, en texture et en saveur.Deux plats accompagnaient cette grillade marine, l'un composé de grosses fèves de lima bien assaisonnées, et l'autre de riz aux grains détachés et mariés avec des parcelles de légumes qui colorent et donnent du goût.Chacune des deux entrées doit être partagée.Avec une salade verte, le saganaki pourrait tenir lieu de repas.Passée à la poêle, cette grande tranche d'un fromage particulier qui supporte bien la cuisson a de fidèles amateurs.Certains le flambent à l'Ouzo, d'autres non.Molivos le présente nature.Bien coupée, bien cuite, tendre et bien assaisonnée, la pieuvre peut avoir un certain charme.Cette présentation en avait, sur un fond de sauce vinaigrette nerveuse et parfumée.Le yogourt au miel est un favori.Égoutté, consistant, le yogourt grec est particulier.D'autant plus différent si on l'accompagne d'un miel lourd et brun.Celui que sert Molivos n'a pas ces qualités.Trop acide, il n'est pas assez crémeux et le miel Labonté ne fait pas le poids.Les petites boules de pâtes frites et baignant dans le miel sont un dessert qu'il faut partager.Molivos, qui a coulé de beaux jours au temps où les restaurants grecs faisaient la loi dans le secteur de l'avenue du Parc, est installé dans un tout autre quartier, dans un local chargé de souvenirs et qu'il a transformé sans le trahir.Découpé en plusieurs petites salles qui ont chacune une personnalité, ce restaurant est fidèle aux principes de l'hospitalité, sur la table et dans la manière de conduire le service.MOLIVOS 2310, rue Guy 514 846-8818 Pieuvre grillée Saganaki Bar grillé Yogourt et miel Boules au miel Café Menu (beaucoup trop copieux pour deux et pouvant satisfaire trois personnes), avant vin, taxes et service : 75 $ RESTAURANTS Françoise Kayler 1695$ 6LP1901D0325 D19 sam.(Arts) 6LP1901D0325 ZALLCALL 67 01:19:51 03/25/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 MARS 2000 D 19 Un 98 du Languedoc à goûter sans faute! Les ventes faites sur place, à l'avant-dernière édition du Salon des vins et spiritueux (1998), s'étaient élevées à 760 000 $.Elles ont plus que doublé cette année, et ont ainsi atteint 1,6 million $ en incluant les achats d'un demi-million faits par les restaurateurs et les hôteliers.Deux facteurs ont sans doute joué : l'intérêt pour le vin qui continue de croître, mais également le bon de rabais d'une valeur de 10 $ qu'offrait la SAQ pour chaque tranche d'achat de 75 $, et utilisable par la suite dans son réseau de succursales, soit un escompte d'un peu plus de 13 %.L'autre bonne nouvelle : d'habitude, du moins les deux derniers jours de cette foire, la clientèle se marche sur les pieds, et il faut presque jouer du coude pour se déplacer d'un stand à l'autre ; cette année, l'événement a eu lieu au rezde- chaussée du Palais des congrès de Montréal, plutôt qu'à l'étage comme d'ordinaire, si bien que la superficie totale était 30 % plus grande.Résultat, les allées étaient beaucoup plus larges, et il était aisé d'y circuler.Autrement dit, et c'est bien tant mieux, la vitesse de croisière augmente.Les entrées, elles, sont passées de 12 000 en 1998 à 13 600 cette année.1998 dans le Languedoc On savait déjà à quel point 1998 a été un millésime réussi, et même exceptionnel, pour le Languedoc, région qui bat désormais à plates coutures, en termes de rapport qualité- prix, nombre d'autres vignobles de France, particulièrement le Bordelais.qui, peu à peu, accélère sa fuite en avant.Exemple, le très beau Coteaux du Languedoc 98 Bronzinelle Château Saint Martin la Garrigue, merveilleusement coloré, violacé, quasi opaque, et dont le bouquet, très large, aux odeurs rappelant les bleuets, quoique monolithique à l'heure actuelle, séduit tout autant.Dense, concentré, compact, puissant, il a de très belles saveurs, et ses tannins sont gras, bien enrobés, la seule petite réserve qu'on puisse émettre étant que son après-goût ne persiste pas bien longtemps.À ce prix, toutefois, il serait malvenu de trop le chicaner à ce propos ! À goûter sans faute.866996, 17,30 $, HHH(H) $$ 6-7 ans.Dégusté au Salon des vins celuilà, le Vin de pays des Cévennes 98 Cuvée Pénélope Domaine du Lys, qui devrait arriver sur notre marché vers la fin août, sera un vin dont il faudra surveiller attentivement l'arrivée.Pour plusieurs raisons.D'abord parce qu'il montre, une fois de plus, à quel point 1998 a donné de beaux vins.Élaboré celui-ci avec de la Syrah (à 95 %), à laquelle s'ajoute un peu de Cabernet-Sauvignon, il s'agit d'un vin au bouquet de fruits noirs bien mûrs, au fruité net, pur, typé Syrah mais sans démesure sur le plan aromatique.En bouche, il est un peu plus que moyennement corsé, avec de l'éclat, un beau fruit, et des tannins serrés, de qualité, ce qu'explique sans doute en partie le fait qu'il est élevé dans des fûts ayant servi pendant une année à l'élevage du Petit Cheval (le deuxième vin, donc de jeunes vignes, du célèbre premier grand cru classé de Saint-Émilion Cheval Blanc).Or, ce beau vin provenant de deux hectares de vignes de Syrah de quelque 60 ans, et méritant à mon sens trois étoiles et demie (HHH(H)) coûtera sans doute moins de 20 $.De quoi, encore une fois, expédier quantité de bordeaux aux douches ! Ajoutons que c'est le premier millésime de la cuvée haut de gamme de ce domaine appartenant à un groupe de Québécois.Encore en cuves pour l'instant (son élevage en fûts est terminé et le vin a été assemblé, puis mis en cuves), la mise en bouteilles se fera d'ici moins d'une semaine.Pourquoi ce nom de Cuvée Pénélope C'est que, en France, raconte en souriant le président du Domaine du Lys Daniel Richard, « les Français comprennent toujours « domaine d'Ulysse » et qu'on a décidé de lui donner sa Pénélope ».Autre vin qu'il faudra également surveiller, déjà embouteillé celuilà, et qui devrait apparaître sur le marché québécois d'ici trois mois, de la propriété voisine du Domaine du Lys, le Vin de pays des Cévennes 98 Cuvée Templière, qui est la cuvée prestige du Domaine de Gournier dont la cuvée courante 98, maintenant épuisée, était une véritable aubaine.Bien coloré, avec un bouquet au fruité bien mûr, très Merlot, aguichant, si je puis dire, mais sans rien de racoleur, ample, élevé en fûts lui aussi, c'est un vin bien en chair, aux beaux arômes purs, assez tannique, quoique sans dureté.Et, quoique de style différent, du niveau de la Cuvée Pénélope.Celuilà coûtera dans les 18 $.et non pas 35 ou 40 $ comme tant de bordeaux du même niveau.HHH(H) Un Saumur-Champigny Autre région dont les prix restent convenables, la vallée de la Loire produit une gamme très diversifiée de vins : blancs et rouges secs, blancs moelleux ou demi-secs comme à Vouvray et à Montlouis, ainsi que des mousseux.Goûté également au Salon des vins, et en vente en ce moment, le Saumur-Champigny 97 Les Terrages Jean-Noël Legrand ne pourra faire autrement que de plaire aux amateurs de vins de cette région.Bien coloré pour un vin de la Loire, typé Cabernet franc au nez, son fruité affiche toute la maturité voulue, avec une toute petite note végétale (ce qui n'est pas un défaut) propre à ce cépage, et la bouche suit, moyennement corsée, structurée par des tannins serrés, un peu austère, laissant présager qu'il tiendra plusieurs années.852442, 19,40 $, HHH $$ 5-6 ans sans doute.Un vin blanc On oublie un peu les vins blancs, à cause de la suprématie de plus en plus accentuée des vins rouges.À ceux qui continuent à boire du blanc, en apéritif ou à table, on ne saurait trop recommander, à prix doux, le Côtes du Luberon 98 La Vieille Ferme, élaboré avec principalement du Grenache (par les propriétaires du célèbre Châteauneufdu- Pape Château de Beaucastel, soit dit en passant), au plus moyennement corsé, assez peu aromatique, mais aux belles odeurs et aux saveurs nettes.À ce prix, on trouve difficilement mieux.Dans les succursales ordinaires (SO), 11,90 $, HH $ 1-2 ans.Un vin d'Italie L'Italie, hélas ! souffre elle aussi de plus en plus de la maladie qui afflige le Bordelais.les prix de nombre de ses vins ne cessant d'augmenter à un rythme inquiétant.Exemple, le Sagrantino di Montefalco 96 Arnaldo-Caprai, élaboré en Ombrie avec le cépage du même nom que très peu de gens connaissent (Sagrantino di Montefalco), généreux, ample, au bouquet nuancé et très italien (fruits rouges et cuits, cuir, figues séchées, noix de coco, et même comme une note de jute), mais qui a sa personnalité propre puisqu'on perçoit qu'il ne s'agit, par exemple, ni de Sangiovese, ni de Nebbiolo.Consistant en bouche, bien charnu, corsé, ses saveurs sont insistantes, ses tannins solides, astringents sans exagération, et encore là bien italiens.Mais que c'est cher ! 880054, 52,50 $, HHH(H) $$$$($) 7-8 ans.DU VIN Jacques Benoit Sony interrompt la distribution de musique par satellite Agence France-Presse ÉCOLES TOKYO Le groupe d'électronique japonais Sony a annoncé hier qu'il allait interrompre la distribution de morceaux de musique par voie satellitaire et se concentrer sur la vente à travers Internet.Digital Media Entertainment va arrêter ce service d'ici la fin juin, a annoncé Yoshiyuki Ito, directeur exécutif de cette société contrôlée à 80 % par le numéro un japonais de l'électronique.« Fondamentalement, l'environnement s'est modifié.Les utilisateurs et les fournisseurs d'infrastructures se concentrent sur Internet.Ce contexte ne nous a pas aidés », a déclaré M.Ito.Digital Media avait débuté la distribution de musique en mai 1999 à travers l'opérateur SKY PerfecTV.La société commercialisait au prix de 2,80 $ à 4,14 $ par morceau de musique, le double du prix d'achat d'un CD comportant un seul titre.Sony a opéré ce changement de cap après avoir annoncé en décembre la création du premier site de distribution de musique sur Internet au Japon géré par Sony Music Entertainment.les cours débutent en avril peinture dessin aquarelle joaillerie vitrail céramique poterie sculpture La Presse 25 mars 2000 Page D20 manquante "]
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