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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-03-23, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0199A0323 Page A1/23mars 4LP0199A0323 ZALLCALL 67 11:30:27 03/23/00 B 1 3 4 6 www.lapresse.infinit.net Montréal, jeudi 23 mars 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 152 72 pages, 6 cahiers Quoifairece week-end page D10 Sortir Hôtels culturels! page D3 Ouvrez votre boutique sur Internet page B4 Hockey page S3 Le projet de Technodôme pourrait être abandonné Les nouveaux délais exigés par le port de Montréal indisposent les promoteurs Attention, il arrive Demande de recours collectif contre les infirmières MARIE-CLAUDE MALBOEUF Des malades veulent faire payer les infirmières pour tous les tourments qu'ils ont subis pendant leur longue grève illégale de l'été dernier.En fin d'après-midi hier, le Lavallois Claude Passaro a déposé une requête en Cour supérieure afin d'obtenir l'autorisation d'exercer un recours collectif contre chacun des 26 syndicats d'infirmières de la province, à qui il reproche d'avoir défié tous les ordres de rentrer au travail, y compris une loi spéciale.Selon la poursuite pilotée par l'avocat Paul Unterberg, 20 000 chirurgies non urgentes ont été annulées en juin et juillet 1999, tandis que les infirmières étaient dans la rue à brandir leurs pancartes.Des reports qui ont fait gonfler les listes d'attente, obligeant ainsi les patients à prendre leur mal en patience jusqu'à six mois après le retour des grévistes en salle d'opération.En 23 jours, des dizaines de milliers de rendez-vous dans les hôpitaux et les CLSC ainsi que des milliers de visites à domicile ont par ailleurs été annulés.Claude Passaro a quant à lui vu son opération cardiaque reportée de six mois.Six mois pendant lesquels il est resté stressé et anxieux, dit-il.Le consultant réclame donc 1000 $ pour s'être fait un sang d'encre.Et 2000 $ additionnels pour avoir perdu de l'argent en refusant un contrat au moment où il s'attendait encore à une longue Voir DEMANDE en A2 ÉRIC TROTTIER La célèbre famille Reichmann, conceptrice du Technodôme, ce super centre du divertissement dont la construction au coût d'un milliard devait commencer ce printemps, commence à perdre patience devant l'incertitude des dirigeants du port de Montréal : si ces derniers ne se décident pas à céder le terrain convoité, le projet pourrait être tout simplement abandonné.C'est ce qu'a déclaré hier à La Presse Abraham Reichmann, à la suite des propos tenus par le président de la Société du port de Montréal, Dominic Taddeo, qui affirme avoir besoin de « plusieurs mois » encore pour décider s'il acceptera de se départir du terrain de 35 hectares pour lequel la famille Reichmann et la Société générale de financement (SGF) ont fait une offre en juillet dernier.« Plusieurs mois, ça me semble long, a dit M.Reichmann, joint à Abraham Reichmann son bureau de Toronto.Après tout, nous attendons une réponse depuis huit mois.Nous espérions conclure une entente dans les prochaines semaines, car nous avons un échéancier serré : si on attend trop, c'est bien dommage, mais le projet va finir par tomber à l'eau et le Technodôme ne se réalisera tout simplement pas au Canada.» M.Reichmann s'était auparavant dit « très confiant » d'en arriver à une entente avec la Société du port de Montréal.« J'ai parlé il y a quelques semaines au ministre des Transports, David Collenette (de qui relève la Société du port) ; il Voir LE PROJET en A2 PHOTO PC Ricky Martin était au Corel Center d'Ottawa, hier soir, où se poursuivait sa première tournée canadienne.Le chanteur, qui enflamme toutes les radios du monde depuis un an avec son méga-tube Livin'la Vida Loca, s'est ainsi rapproché un peu plus de Montréal.Attendu en ville dans le courant de l'après-midi, le nouveau sexsymbol de la pop américaine s'arrête pour deux spectacles en deux jours au Centre Molson, un exploit.D'ailleurs, les billets pour le show de ce soir se sont vendus si vite (en moins d'une heure trente !) qu'il a fallu rajouter une supplémentaire pour le lendemain.À lire, la chronique de Nathalie Petrowski en page D7 Les grands patrons tiennent à Martin Le Conseil des chefs d'entreprises s'inquiète du départ possible du ministre des Finances VINCENT MARISSAL et GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Sans se prononcer ouvertement sur la « course » au leadership libéral, les plus grands patrons canadiens affirment que le gouvernement et le pays ont besoin de Paul Martin.Insistant sur sa neutralité et le caractère non partisan de son organisme, le président du Conseil canadien des chefs d'entreprises, Thomas D'Aquino, refuse de s'engager dans le débat sur la succession de Jean Chrétien.Le grand patronat, précise-t-il toutefois, s'inquiète du possible départ du ministre des Finances de la scène politique.« L'option du changement de chef semble fermée pour le moment, indique M.D'Aquino à La Presse, mais je préfère parler de leadership collectif, Jean Chrétien et Paul Martin ensemble.Si M.Martin devait partir, ce serait une grosse perte pour le gouvernement.La réaction des marchés serait négative.Thomas D'Aquino, qui représente les 150 plus importants entrepreneurs du Canada, parle de Paul Martin comme d'un gage de stabilité économique et politique.« Les gens d'affaires du pays trouvent troublante la possibilité de voir Paul Martin s'en aller des Finances ou du gouvernement, dit-il.M.Chrétien, c'est l'amiral, Paul Martin, c'est le pilote et on ne veut pas perdre le pilote.» Il ne fait aucun doute dans l'esprit de M.D'Aquino que Paul Martin l'emporterait haut la main s'il devait y avoir une course à la succession de Jean Chrétien.« Parmi les candidats, il a des qualifications supérieures, il est dans une classe à part.Moi, il sera mon candidat », dit-il, tout en s'empressant Voir LES GRANDS en A2 PHOTO La Presse Thomas D'Aquino La Caisse de dépôt frappe un grand chelem La tirelire des Québécois a connu un rendement «extraordinaire» de 16,5% en 1999 Poutine en difficulté Selon un sondage, Vladimir Poutine pourrait ne pas être élu dès le premier tour de la présidentielle russe, dimanche.De plus, si le taux de participation n'atteint pas 50%, l'élection sera annulée et devra être refaite dans les quatre mois.À lire en page C1 SOPHIE COUSINEAU La Caisse de dépôt et placement du Québec affiche un rendement de 16,5 % en 1999, sa meilleure performance depuis que Jean-Claude Scraire est arrivé à sa tête voilà cinq ans.Le président du conseil et directeur général de la Caisse se voulait modeste, hier, mais il avait du mal à cacher sa fierté.« C'est un rendement extraordinaire, voire anormal.Ne vous attendez pas à voir cela l'année prochaine », a prévenu M.Scraire, avant de rappeler qu'il avait fait le même avertissement l'an passé, tandis que la Caisse louangeait son rendement de 10,2 % de 1998.Ce résultat annuel situe la Caisse dans le peloton de tête (premier quartile) des caisses de retraite canadiennes, d'après la firme SEI.Toutefois, le rendement annuel sur cinq ans s'établit à 14,7 %, ce qui la classe seulement parmi les bons (deuxième quartile), non plus chez les plus brillants.L'actif sous gestion de la Caisse a passé pour la première fois le cap des 100 milliards, à 105 milliards.Ce Voir LA CAISSE en A2 INDEX Petites annonces - index C2 - immobilier C2, C3, C4 - marchandises C4 - emplois C4 - automobile C5, C6 - affaires E4 Arts et spectacles D5 à D9 - horaire spectacles D8 - horaire télévision D6 - Petrowski, Nathalie D7 Bandes dessinées C4 Bridge C6 Décès C7 Économie E1 à E12 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C2 Feuilleton C3 Foglia Pierre A5 Horoscope C6 Le monde C1, C8 Loteries A2, A4 Mots croisés C3, S10 Mot mystère C5 Opinions B3 Politique B1, B6 à B9 Tabloïd Sports - Week-end sportif S8 ÉDITORIAL Le pèlerin Karol Wojtyla - Mario Roy page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.11, min.-4 Cahier Sports, page 16 4LP0201A0323 Page A2/23mars 4LP0201A0323 ZALLCALL 67 00:40:34 03/23/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 Suites de la une Le projet de Technodôme pourrait être abandonné LE PROJET / Suite de la page A1 m'a donné l'assurance que l'entente se conclurait prochainement », avait-il dit.Le porte-parole de la célèbre famille torontoise a toutefois perdu de sa belle assurance quand La Presse lui a appris que la Société du port de Montréal ne prendra pas de décision avant « plusieurs mois » encore, comme nous l'a dit le président de la Société, Dominic Taddeo à plusieurs reprises, hier.« Pour être honnête, a déclaré M.Taddeo, il faut dire qu'il serait difficile, voire impossible, de rendre une décision avant plusieurs mois, car notre conseil d'administration nous a demandé des compléments d'étude sur le projet et ses impacts sur les activités du port.Je comprends les inquiétudes des promoteurs, mais on fait ce qu'on a à faire.» Le groupe Reichmann-SGF a présenté son offre d'achat à la Société du port de Montréal en juillet 1999.La Société devait donner une réponse en septembre, avant de la reporter au mois de novembre, puis en décembre et enfin, en janvier dernier.« Il n'y a pas urgence, a expliqué M.Taddeo.Nous voulons être bien sûr que le port de Montréal pourra continuer à jouer son rôle crucial dans le trafic maritime en Amérique du Nord.» Les Reichmann et la SGF veulent acquérir un terrain de 35 hectares qui donne sur le fleuve Saint-Laurent dans la partie ouest du port de Montréal.Les deux tiers du terrain \u2014 la jetée Bickerdike \u2014 sont loués depuis 50 ans à la compagnie Empire par où transitent jusqu'à 300 000 tonnes de conteneurs par année.« Où allons-nous les installer ?se demande M.Taddeo.Et à combien estime-t-on la valeur marchande du terrain ?Ce sont des questions auxquelles nous devrons répondre avant de prendre une décision finale.» Dès le départ, M.Taddeo s'est montré réticent à vendre ce terrain, parce que le port de Montréal, l'un des plus importants en Amérique du Nord pour le transport de conteneurs, commence à manquer d'espace.La seule portion du quai Bickerdike est évaluée à 12 millions par la Ville.On ne connaît pas le montant de l'offre qui a été faite par le groupe Reichmann-SGF.Par ailleurs, un autre groupe serait intéressé à construire des condos au même endroit, a fait valoir M.Taddeo.« Mais aucune offre formelle n'a encore été présentée », précise-t-il.Sans le dire ouvertement, certaines sources à la SGF laissent entendre que M.Taddeo retarde le processus pour « mieux préparer les négociations ».M.Reichmann a pour sa part rappelé que, pour les promoteurs, « le seul site envisageable pour le Technodôme demeure le port de Montréal » et qu'un échec dans les pourparlers avec la Société du port signifierait la mort certaine du projet.La SGF et les Reichmann, qui espéraient au départ ouvrir leur Disneyland montréalais à l'été 2002, doivent donc reporter cette date d'au moins six mois.Les promoteurs, qui affirment avoir en poche des ententes avec « plusieurs commanditaires importants » pour financer le projet, croient être en mesure d'attirer 6,8 millions de visiteurs par année dans le parc qui serait construit sous un dôme de verre et qui devrait permettre la création de 14 000 emplois.Demande de recours collectif contre les infirmières DEMANDE / Suite de la page A1 convalescence.Une semaine avant la grève, l'hôpital du Sacré-Coeur l'avise plutôt qu'il ne sera pas opéré à la date prévue (le 14 juin), puisqu'on appréhende un « manque de personnel infirmier » dans les jours suivants.Il est finalement opéré le 6 décembre.Puis, voyant que le Conseil pour la protection des malades n'est pas prêt à traîner les infirmières en cour \u2014 comme il menaçait pourtant de le faire \u2014, il décide de s'en charger.« Ce n'est pas vrai que les infirmières devraient supporter seules l'odieux de ce qui s'est produit, car elles ne sont pas seules en cause, a réagi hier le président du Conseil, Paul Brunet.Il faudrait aussi poursuivre le gouvernement.Il a tardé à ouvrir des centaines de postes.» L'organisme estime par ailleurs qu'il aurait eu de la difficulté à prouver « que le mal a été fait par cette grève-là ».En juillet, le Collège des médecins écrivait pourtant : « L'impact de la grève des infirmières sur l'accessibilité des services médicaux est incontestable.» Il faut aussi savoir que seulement trois des 15 à 18 salles d'opération normalement ouvertes l'été au CHUM fonctionnaient pendant la grève.Des associations de médecins ainsi que l'Ordre des infirmières et des infirmiers attribuaient pour leur part « anxiété » et « inconvénients majeurs » aux reports de chirurgie et de rendez-vous de toutes sortes.Convaincu que les 45 000 infirmières ont agi de « manière illicite et intentionnelle », M.Passaro réclame finalement 500 $ de dommages exemplaires en plus des 3000 $ évoqués plus haut.Une somme qui pourrait gonfler en fonction du nombre de malades qui se joindront à lui.On se rappellera qu'en décembre, après avoir été poursuivies au pénal, les infirmières se résignaient à payer 18 millions d'amendes et de pertes de salaire (soit 447 $ par personne).Au début des années 90, la CSN avait pour sa part été condamnée à verser 1,3 million aux 650 déficients mentaux fréquentant l'hôpital Saint-Julien (près de Thetford Mines), qui avaient fait les frais d'une grève illégale de 33 jours.Les grands patrons tiennent à Martin LES GRANDS / Suite de la page A1 d'ajouter qu'il ne veut pas s'immiscer dans les affaires internes du Parti libéral.Au sein du caucus libéral, les partisans de Paul Martin sont rentrés dans le rang après deux semaines d'agitation, mais ils partagent les craintes du patronat.Tous les députés pro-Martin, dont quatre participants à la fameuse rencontre secrète de Toronto, interrogés par La Presse hier à l'issue de la réunion hebdomadaire du caucus, répètent le même refrain : on se range derrière Jean Chrétien pour le bien du parti, mais Paul Martin doit absolument rester dans l'équipe.« Les gens se sont ralliés derrière Jean Chrétien dans le caucus, mais ils gardent cette image d'une équipe qui inclut à la fois Paul Martin et le premier ministre, dit un député sous le couvert de l'anonymat.Ils savent fort bien que les prochaines élections vont se jouer sur l'économie.Et comme nous avons l'un des plus populaires ministres des Finances de l'histoire, cela va augmenter nos chances électorales.» « J'ai toujours dit que M.Martin était un joueur clé dans le gouvernement, ajoute un autre député identifié au clan Martin.La crédibilité du gouvernement est due surtout à sa performance.Ce serait une perte énorme pour tout gouvernement de perdre un homme de ce calibre à la veille des élections.Le premier ministre a réussi à calmer le jeu hier matin dans son caucus avec un discours d'une quinzaine de minutes au cours duquel il n'a que brièvement abordé la question du leadership.M.Chrétien a aussi voulu rassurer les dissidents en écartant sa récente menace de ne pas signer leur bulletin de candidature en vue des prochaines élections.Décidé à ramener la paix dans les rangs, le cabinet a demandé mardi à Paul Martin et Allan Rock de se ranger publiquement derrière Jean Chrétien.Comme pour se faire pardonner ses petites infidélités envers son chef, le caucus tourne maintenant sa grogne contre Brian Tobin, le premier ministre de Terre-Neuve, aspirant successeur de Jean Chrétien, qui en fait trop au goût de certains.Les plus forts applaudissements se sont fait entendre lorsque le député ontarien John Cannis a fait une sortie contre la présence intempestive de M.Tobin au congrès du weekend.La Caisse de dépôt frappe un grand chelem LA CAISSE / Suite de la page A1 mastodonte de l'économie canadienne, qui continue d'en indisposer plusieurs sur Bay Street, capitale financière du pays, entend doubler sa taille d'ici cinq ans.« Pour obtenir de grands rendements, il faut être dans les ligues majeures », a dit M.Scraire.Les revenus générés par la Caisse l'an dernier ont de leur côté atteint 11,3 milliards, un record.« Habituellement, tout ne va pas bien en même temps, a dit Michel Nadeau, directeur général adjoint de la Caisse.Mais l'an dernier, nous avons battu tous les indices.Cela donne l'impression d'avoir fait un coup de circuit les buts remplis.» Les gestionnaires d'actions canadiennes ont par exemple obtenu un rendement de 32,7 % l'an dernier, 100 points de base (soit 1 %) de plus que le TSE-300 qui, à 31,7 %, avait pourtant été propulsé en orbite par les titres de Nortel et de BCE.(La Caisse a acheté du BCE lorsque le titre de ce holding des télécoms était sous-évalué, ne reflétant que la valeur de sa participation dans Nortel, et a réduit dans le même temps sa position dans Nortel.) Les gestionnaires d'actions américaines ont pour leur part battu l'indice S&P-500 pour la première fois en trois ans, avec un rendement de 20,5 % contre 20,3 % pour l'indice jugé le plus représentatif de l'activité boursière aux États-Unis.Même dans les créneaux qui ont connu une année très médiocre en 1999, comme les titres hypothécaires ou les obligations, la Caisse a toujours su se tirer mieux d'affaire.La Caisse explique notamment ces beaux résultats par la décision d'augmenter le poids des actions dans son portefeuille.En un an, la part des actions est passée de 48 % à 55 %.Pendant ce temps, les titres à revenus fixes sont tombés de 41 % à 35 %.La Caisse entend d'ailleurs poursuivre sur cette lancée et pousser jusqu'à 60 % la portion actions de son portefeuille.« Ce qui ne veut pas dire que cela va se faire en l'an 2000, les marchés étant élevés ces temps-ci », a précisé M.Scraire.M.Nadeau reconnaît d'ailleurs la difficulté à évaluer les titres de sociétés technologiques, surtout Internet, dont les capitalisations boursières semblent sans relation aucune avec les profits escomptés.La Caisse devra se doter de nouveaux outils d'analyse, car « le phénomène est là pour rester », croitil.Sur les questions d'actualité, les dirigeants de la Caisse ont été avares de détails.À quelques jours de l'assemblée extraordinaire de Vidéotron, au cours de laquelle les actionnaires se prononceront sur la fusion avec Rogers Communications, M.Scraire a refusé de lever le voile sur les manoeuvres menées dans les coulisses.La Caisse, a-t-il rappelé, n'a jamais approuvé cette acquisition de Vidéotron.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Devrait-on interdire aux jeunes de moins de 20 ans la conduite d'une voiture entre minuit et 5 heures du matin?Le régime d'assurance-médicaments devrait-il être intégré à celui de l'assurance-maladie, comme le suggère le Protecteur du citoyen?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 77 % Non: 23 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-8-0 à quatre chiffres : 9-5-1-3 6/49: 3-8-17-24-27-43Comp.10 extra: 668594 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 19 h 30; n à Montréal: Centre de Réadaptation Lucie- Bruneau, 2275, avenue Laurier Est, de 10 h à 16 h.Objectif: 75 donneurs; n à Val-d'Or: Service de sécurité publique de Val-D'Or, Hôtel Confortel Val-D'Or, 1001, 3e avenue Est, de 13 h à 20 h.Objectif: 650 donneurs; n à Roxton Pond: organisée par la municipalité et la Caisse Populaire, centre communautaire, 905, rue Saint-Jean, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 200 donneurs; n à Pincourt: Ville de Pincourt organisée par le conseil de Ville de Pincourt, Omni-Centre de Pincourt, 375, boul.Cardinal-Léger, de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Les vices cachés de l'informatique On connaissait depuis longtemps les faiblesses des logiciels ; on découvre de plus en plus celles du matériel.Fabriqués à toute vapeur, les ordinateurs et accessoires électroniques sont quasiment livrés aux risques de l'acheteur ! Et depuis quelques semaines, on dirait une épidémie.En fait, c'est le problème d'une industrie qui va trop vite, poussée par la course à la performance.À lire demain dans la page Cyberpresse, sous la plume d'Éric Bernatchez. 4LP0301A0323 A-3 JEUDI 23 mars 4LP0301A0323 ZALLCALL 67 00:41:01 03/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 A 3 Montréal n'est plus une ville «pas chère» Les loyers viennent d'y connaître la hausse la plus importante en huit ans MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les Montréalais ne sont pas les seuls à s'affoler de plus en plus devant la pénurie d'appartements.Même les grosses agences immobilières ont toutes les peines du monde à trouver un toit aux travailleurs venus de loin.« Depuis un an et demi, on a des problèmes fous à trouver des logements décents à Montréal.Il y a un boom depuis que la situation politique est plus stable », affirme Hélène Tremblay, présidente de Destination Montréal, qui place tous les ans quelque 400 familles aux quatre coins de l'île.Des Anglais, des Scandinaves, des Chinois, des Américains, des Brésiliens.« Montréal est une ville abordable, mais ce n'est plus une ville cheap », poursuit-elle.« Les prix ont beaucoup augmenté.Mais on a beaucoup de mal à l'expliquer aux gens de l'international.Les pires, ce sont ceux qui viennent de l'Ouest ou de Vancouver.Ils sont sûrs qu'il y a encore 55 000 logements vacants.» En réalité, moins de 14 000 des 466 000 logements de l'île sont toujours vides, révèle la dernière enquête de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL).Un taux d'inoccupation de 3 % (une moyenne, plusieurs quartiers ayant deux fois moins de logements libres).Du jamais vu depuis le début des années 1980.Résultat : inflation aidant, les loyers viennent de connaître leur hausse la plus brutale en huit ans, soit 2,2 % (contre 1,5 % en 1998 et de légères baisses les deux années précédentes), alors que la Régie du logement estime raisonnable une hausse de 0,6 %.« Nos membres dans tous les quartiers sont pas mal heureux », commente le président de la Ligue des propriétaires, Pierre Aubry.Du côté des locataires, on parle plutôt de mini-crise.Le centre-ville, le Plateau Mont- Royal, Rosemont, Villeray, la Petite-Patrie, Saint-Henri : tous en ébullition et pris d'assaut par les Montréalais de longue date.Les travailleurs étrangers essaient plutôt de faire leur place à Outremont, Westmount, Notre-Dame-de-Grâce, l'Île-des-Soeurs, Mont-Royal, l'Ouest-de-l'île et l'incontournable Plateau.« Le marché s'est rétabli depuis que la situation de l'emploi s'est améliorée pour les jeunes.Ils ont maintenant de bons emplois, des postes permanents », explique Jean Lafrenière, de la SCHL.Selon l'analyste, depuis deux ans, 35 000 emplois ont été créés pour les 15 à 24 ans.Leur nombre avait au contraire fondu de 90 000 au cours des dix années précédentes.« Pendant cinq ou six ans, à cause du manque de confiance en l'économie, il n'y a pas eu de construction, souligne pour sa part l'homme d'affaires Zavie Sokoloff.Là, avec tous les gens qui cherchent, c'est sûr que la demande excède l'offre.» Résultat : imitant les désespérés du plateau Mont-Royal, un couple s'annonce à coup de petites feuilles roses sur tous les poteaux de la Petite-Patrie.À l'autre bout de la ville, dans Saint-Henri, un propriétaire jure qu'il n'a « jamais vu ça en 15 ans ».Et il semble que ceux qui tiennent à habiter sur le Plateau pour la première fois devront ouvrir bien grand leur porte-monnaie.« Un quatre et demi à 500 $ ou 600 $ : oubliez ça ! s'exclame Mme Tremblay.C'est 850 $.Sinon, ce n'est aucunement rénové.» Chose certaine, les gens sont de plus en plus prêts à payer pour le haut de gamme.Selon la SCHL, le taux d'inoccupation des logements les plus luxueux et les plus grands est deux fois plus bas.« C'est sûr que j'augmente encore mes loyers cette année », prévient ainsi M.Sokoloff, qui vient de louer au gros prix à deux expatriés de Brooklyn et du New Jersey.Claude Robillard l'a appris à la dure.Père d'un petit garcon de deux ans, il était tout heureux de s'être entendu avec le proprio d'un cinq et demi voisin des rues Boyer et Jean-Talon.Mais le lendemain, l'homme le rappelle pour l'informer qu'une femme est prête à « faire de la surenchère et à payer 750 $ au lieu de 690 $ ».« Il me demande : \u2018\u2018Qu'est-ce que vous êtes prêts à mettre, vous ?'' s'indigne l'infographiste.Si c'est rendu ça, la game qui se joue.» « Montréal s'est fait une réputation de ville où le coût de la vie est 30 % plus bas qu'en Europe.C'est encore vrai pour certaines choses, mais plus pour le logement.En tout cas, pas comme il y a dix ans », conclut Mme Tremblay.Les logements s'envolent et les loyers grimpent : Montréal est encore une ville abordable, mais pour combien de temps ?Baisse des accidents graves impliquant des nouveaux conducteurs ANDRÉ PRATTE Le programme d'accès graduel à la conduite mis sur pied par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) il y a trois ans serait responsable d'une diminution de 16,5 % de la proportion de nouveaux conducteurs tués ou blessés dans des accidents de la route.C'est ce que montre une étude que la SAAQ présentera ce printemps à Stockholm, à l'occasion d'un congrès international sur la sécurité routière.Selon cette étude, le nombre de personnes tuées dans des accidents impliquant un détenteur de permis probatoire ou d'apprenti est passé de 187 dans les deux années précédant l'entrée en vigueur du nouveau système à 147 dans les deux années suivantes.Il s'agit d'une diminution de 21 %.Mais cette diminution n'est pas tout entière due à l'accès graduel à la conduite.En effet, le nombre de personnes tuées dans des accidents impliquant des jeunes conducteurs qui détiennent un permis régulier a également chuté, de 17 %.Les chercheurs de la SAAQ estiment que l'impact net des nouvelles mesures représente une chute de 4,9 % du nombre de décès.Dit autrement, n'eût été des changements apportés, il y aurait eu sept morts de plus.Calculé de la même façon, l'accès graduel à la conduite a entraîné une baisse nette de 14,4 % du nombre de blessés.Cette mesure aurait donc permis à la société québécoise de faire l'économie d'environ 2000 blessés.Si on tient compte de l'évolution du nombre de détenteurs de permis, c'est-à-dire si on calcule le taux de personnes tuées ou blessées par 100 000 conducteurs, les résultats obtenus avec les données brutes se maintiennent.La réforme aurait permis une baisse de 7,4 % du taux de décès et de 16,7 % du taux de blessures des nouveaux conducteurs, pour une diminution combinée de 16,5 %.Zéro alcool Ce résultat correspond aux attentes qu'entretenait la SAAQ lors de l'entrée en vigueur du nouveau système, selon le chef du service des études, Claude Dussault.« On s'était donné pour objectif de réduire de 15 % le nombre de victimes d'accidents mettant en cause des détenteurs d'un permis probatoire ou d'apprenti.Après deux ans, les données nous révèlent un impact de cet ordre de grandeur, et même un peu plus.Mais nous devons rester prudents car il faut en général cinq ans pour évaluer l'impact réel de ce genre de réformes.» Rappelons qu'en vertu du programme d'accès graduel à la conduite, un jeune conducteur obtient d'abord un permis d'apprenti qui lui permet de conduire s'il est accompagné d'un détenteur de permis régulier.Après huit ou douze mois, il obtient un permis probatoire qui l'autorise à conduire seul pendant deux ans.Durant toute cette période d'apprentissage, le conducteur qui accumule quatre points d'inaptitude voit son permis suspendu pour trois mois.De plus, il est interdit à ces nouveaux conducteurs de conduire après avoir consommé ne serait-ce qu'un verre d'alcool.Les spécialistes de la SAAQ ont voulu jauger l'impact de cette dernière restriction dite « Zéro alcool ».Pour ce faire, ils ont étudié un type particulier de tragédies routières mettant en cause des nouveaux conducteurs : les accidents survenus la nuit et n'impliquant qu'une voiture.L'alcool est généralement responsable de ces accidents.Or, depuis l'entrée en vigueur de l'accès graduel à la conduite, le nombre de victimes de telles collisions a diminué de 9 %, un résultat que la SAAQ qualifie d'« encourageant ». 4LP0499A0323 a4-jeudi 4LP0499A0323 ZALLCALL 67 08:45:36 03/23/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 La Place des Arts reconnue coupable de manquement aux dispositions antibriseurs de grève CLAUDE-V.MARSOLAIS La Société de la Place des arts de Montréal vient d'être déclarée coupable par le juge Claude Saint-Arnaud d'avoir contrevenu aux dispositions antibriseurs de grève en permettant à l'OSM d'embaucher le 24 novembre dernier deux techniciens « scabs » afin de monter ses équipements dans le cadre de la présentation d'un concert.Ce faisant, le juge Saint-Arnaud donne raison à l'Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST), en grève depuis le 22 juin 1999, qui avait déposé une plainte en vertu de l'article 109 du Code du travail du Québec.Selon la loi, la Société de la Place des Arts est passible d'une amende de 1000 $ pour chaque jour ou partie de jour durant lesquels dure l'infraction.En pratique, les représentants de la Place des Arts devaient retourner le 12 avril prochain devant le Tribunal du travail pour connaître la sentence, mais la directrice des communications de l'entreprise, Francine Morin, a indiqué que la direction entendait en appeler du jugement en Cour supérieure.S'appuyant sur la preuve soumise, le Tribunal constate que du travail de technicien de scène fut exécuté à la salle Wilfrid-Pelletier le 24 novembre dernier et que ce travail le fut par du personnel de remplacement.Il ajoute que l'accréditation émise au syndicat vise tous les spectacles donnés sur une scène de la Place des Arts, peu importe que cette dernière en soit ou non le producteur.Le juge s'est demandé si l'Orchestre symphonique qui a retenu les services de techniciens de Prospec pouvait invoquer le fait qu'elle n'était pas liée à l'interdiction de recourir à des briseurs de grève.S'appuyant sur la jurisprudence et sur la loi, le juge Saint-Arnaud soutient que la Place des Arts avait partie liée avec l'OSM pour la présentation d'un concert.« Au-delà du simple usage des lieux et du paiement d'un loyer, le bail qui les lie tisse entre eux une série d'obligations qui font que, sans l'intervention et la participation de la Société de la Place des Arts à la tenue d'une telle présentation, sa réalisation est tout simplement impensable », écrit-il en mentionnant les services de vestiaires, de bars, de stationnements, de billetterie, etc.Parlant d'une modification du bail entre l'OSM et la Place des Arts à la suite de la décision de cette dernière de cesser son lien d'emploi avec ses techniciens, le Tribunal soutient qu'il ne s'agit pas d'une véritable décision d'affaires basée sur des études, mais que des difficultés engendrées par le conflit de travail en sont la cause.« Prétendre dans les circonstances que par magie il n'y ait plus ainsi de grève, au seul motif que les services ne sont plus offerts, est inacceptable quand on connaît la jurisprudence du Tribunal », constate le juge.Le jardin de Montréal en Chine: le coût du projet passe de 375 000 $ à plus d'un million Centrale de Carillon : arrêt temporaire En raison d'un bris d'équipements, Hydro- Québec a stoppé les turbines de la centrale de Carillon sur l'Outaouais, entre le Québec et l'Ontario, pour effectuer les réparations nécessaires.La centrale de 654 mégawatts reprendra graduellement du service à compter de demain.L'arrêt de production occasionne des pertes de revenus d'environ 300 000 $ par jour.Le porte-parole Serge Marcoux a expliqué que la centrale au fil de l'eau, qui dessert uniquement le Québec, a connu trois incidents depuis décembre impliquant certains des 28 disjoncteurs dans le poste.La société d'État a arrêté la production électrique mardi pour procéder à une expertise des disjoncteurs.Le rapport est attendu à la miavril.En même temps, elle apporte certains correctifs qui lui permettront de reprendre la production et profiter de la crue printanière.MICHÈLE OUIMET Montréal dépensera non pas 375 000 $ pour le Parc central de Pudong, en Chine, comme prévu à l'origine, mais plutôt 1,038 million, une hausse de 280 %.En novembre 1999, la Ville avait publié un communiqué où elle expliquait les grandes lignes de son projet, soit installer un jardin de Montréal dans le parc de Pudong, à Shanghai, qui servirait de vitrine pour l'expertise canadienne et québécoise.Coût pour la Ville de Montréal : 375 000 $.Quatre mois plus tard, la facture avait grimpé de 663 000 $, nous apprenait The Gazette cette semaine.La Ville a décidé d'ouvrir une boutique dans le jardin où des objets québécois seront vendus, dont l'incontournable sirop d'érable.Il faut acheter de la marchandise (180 000 $), constituer un inventaire (180 000 $), embaucher une employée (45 000 $) \u2014 une Montréalaise \u2014, payer son billet d'avion et ses frais de séjour (20 000 $), expédier du mobilier (140 000 $), etc.C'est une compagnie à but non lucratif qui va gérer la boutique et elle ne sera pas assujettie à la Loi sur l'accès à l'information.Si les Montréalais veulent savoir si la boutique est bien gérée et fait des profits ou accumule des pertes, ils devront se fier à la bonne volonté du maire.Interrogé hier lors d'un point de presse, M.Bourque a dit qu'« au contraire, ça coûterait moins cher, car la boutique va faire des profits.On attend 10 millions de visiteurs par année ».À ces 554 000 $ s'ajoutent 109 000 $ qui serviront essentiellement à payer les dix voyages Montréal-Shangai d'ici l'inauguration du parc prévue en juillet.Le conseil municipal a adopté, mardi, une enveloppe budgétaire de 663 000 $ qui sera puisée dans les surplus.La demande, qui tenait sur deux petites lignes, était enfouie dans un document déposé au conseil parmi une liste de 41 éléments qui ont aussi droit aux surplus.Les conseillers de l'opposition, Marvin Rotrand et Helen Fotopulos, ont demandé des explications et le président du comité exécutif, Jean Fortier, a déposé un document supplémentaire où apparaissait la ventilation des 554 000 $.00-03-22 00-03-22 00-03-22 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 573 997,50 $ 00-03-22 00-03-22 00-03-22 4LP0599A0323 A-5 JEUDI 4LP0599A0323 ZALLCALL 67 08:46:18 03/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 A 5 La culture entre deux portes Au coin d'Ontario et Pie IX, la bibliothèque Hochelaga-Maisonneuve servait, au début du siècle dernier, d'hôtel de ville à la municipalité de Maisonneuve.Quand Maisonneuve devint un quartier de Montréal, l'édifice fut transformé en école avant d'accueillir l'Institut du radium de l'Université de Montréal.Il fut converti en bibliothèque en 1980.Les vitraux et la verrière du dôme sont d'origine.Jusqu'à l'été 1998, les lourdes portes de fonte et d'acier de la bibliothèque sont restées soudées ouvertes, ferrailles rouillées inutiles et disgracieuses.En 1998, la Ville a décidé de restaurer ces portes.Il y a, à Montréal, deux restaurateurs de vieilleries capables d'exécuter ce genre de travail, deux Français d'origine, Philippe Danton et un autre dont j'oublie le nom.De toute façon, c'est Danton qui a eu le contrat.Pas directement.La Ville est tenue pour tous ses travaux de passer par un entrepreneur général.Ne me demandez pas pourquoi.Cela va de soi pour des pavages de trottoir, mais ici ?Pourquoi s'embarrasser d'un intermédiaire qui ne connaissait rien au travail à exécuter, et qui s'est aussitôt empressé de sous-traiter à Danton, en prélevant bien sûr sa quote-part ?Pour tout ignorer de la restauration, Gilles Thivierge, c'est le nom de l'entrepreneur, n'en avait pas moins sa petite idée sur l'art : du temps et de l'argent perdus.S'il n'en avait tenu qu'à lui, la bibliothèque aurait eu des portes neuves, ça n'aurait pas été une traînerie.Mais cout'donc, pourquoi se seraitil plaint ?Un petit contrat facile, de l'argent vite fait, envoye donc.Philippe Danton se met à l'ouvrage.Démonte les panneaux et les moulures en fonte \u2014 6000 vis ! \u2014 pour découvrir assez rapidement que les portes sont dans un état de délabrement beaucoup plus avancé qu'il ne le soupçonnait.Il faudra faire reforger plus de pièces que prévu.Son premier devis, 26 000 $, ne tient plus.Ce sera beaucoup plus cher : 42 000 $.Le restaurateur exagère-t-il ?Comment savoir.Mais la révision est acceptée par la Ville et en principe l'entrepreneur n'a rien à dire là-dedans.Il recevra plus d'argent de la Ville, il le donnera à Danton.Ça finit là.Sauf que depuis le début, ça ne va pas très bien entre le restaurateur et l'entrepreneur.Ils se tombent joyeusement sur les nerfs.L'artiste fignole.L'entrepreneur soutient qu'il taponne.L'artiste le sort de son atelier en le traitant d'épais.L'entrepreneur se souvient soudain qu'il est lui aussi citoyen de cette ville, qu'il paie des taxes, comment ça 42 000 $ ?Pour des portes ! Ça va faire, l'art ! La guerre dure depuis deux ans entre le restaurateur et l'entrepreneur.L'affaire est rendue en Cour supérieure.Personne n'a été payé totalement.Mais les portes sont posées.Si vous passez dans le coin, allez les voir, elles sont belles.Avec de l'or dedans.Il ne manque pas une moulure, pas un « flot », c'est comme cela que l'on appelle les arabesques d'inspiration grecque : des flots.Le style beaux-arts tel qu'il florissait au début du siècle.Cette petite histoire de rien du tout illustre un grand malentendu.Par grand, j'entends universel : le malentendu culturel.Dans le milieu difficile d'Hochelaga-Maisonneuve, cette restauration de deux portes est, pour les uns, un gaspillage de fonds publics.Pour les autres, au contraire, elle est émancipation, arrachement à la pesanteur de la misère.Peu importe le camp dans lequel on se range, le malentendu n'a jamais été aussi profond.La culture nous divise bien plus irréconciliablement que la politique.La règle absurde Lorraine a ouvert une garderie en milieu familial.Selon les normes du ministère, elle a le droit de garder un maximum de six enfants, INCLUANT les siens.Lorraine a des jumeaux de trois ans.Il reste quatre places payantes.Les parents paient 5 $ par jour par enfant.Le ministère de l'Enfance ajoute 15 $ par jour par enfant.Revenu hebdomadaire de Lorraine (pour une semaine de cinq jours) : 400 $.Supposons maintenant qu'au lieu de garder ses jumeaux, Lorraine les fasse garder dans une autre garderie.Supposition idiote, dites-vous ?Pourquoi irait-elle faire garder ses propres enfants dans une autre garderie, alors qu'elle-même en tient une ?Au lieu de m'engueuler, faites le calcul.En libérant deux places dans sa garderie, Lorraine fait passer son revenu hebdomadaire à 600 $.Pour faire garder ses deux enfants dans une autre garderie, il en coûtera 5 $ par jour, par enfant, soit 50 $ par semaine.Je résume.Revenu de Lorraine si elle garde ses propres enfants : 400 $.Si elle les fait garder 600 $.Moins 50 $ de frais de garde, bénéfice net 150 $.En quelque sorte une prime POUR LA RÉCOMPENSER DE NE PAS GARDER SES PROPRES ENFANTS.C'est délirant un peu, non ?Pourquoi les propres enfants de la travailleuse autonome qui tient la garderie ne pourraient- ils pas recevoir la même subvention de 15 $ que les autres ?Ils la reçoivent de toute façon en allant dans une autre garderie.Interdit-on au médecin qui soigne ses propres enfants de faire clic-clic ?Le mode possessif « Comment voulez-vous que nos Canadiens français parlent correctement ?» demande M.Emeric Léonard de Beaconsfield qui joint à sa lettre un dépliant des caisses Desjardins.« C'est pas le travail qui use, c'est les cossins administratifs », annonce le dépliant en question qui propose un service de gestion financière par Internet.Et M.Léonard de corriger rageusement la formulation du dépliant : Ce N'est pas le travail qui use, CE SONT les cossins.Vous auriez dû vérifier avant de vous étouffer M.Léonard.Ce sont les cossins ou c'est les cossins, les deux se disent.Il n'y a pas de faute.Grevisse cite Flaubert : « C'est les masques ! », « C'est eux ! », et je vous souligne en passant que Flaubert était très peu canadien français.Pour ce qui est de la négative tronquée, « c'est pas » au lieu de « ce n'est pas », eh bien ce n'est pas non plus une faute.Du moins ici, c'est une licence tout à fait acceptable qui imite délibérément le langage parlé.Et de trois, pourquoi dites-vous NOS Canadiens français ?Pourquoi « nos » ?Savezvous comment on appelle cette forme de racisme larvé qui consiste à se distancier de la collectivité dont on est issu en la traitant en troupeau ?On appelle ce procédé un trudeauisme.NOS Canadiens français cela veut dire hélas ! hélas ! oui ce sont les miens, mais Dieu merci, ce n'est pas moi.Pierre Liquidation spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 ÉTATS-UNIS En raison de l'embargo commercial, une importante cargaison de tapis destinée à des collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz pour être liquidée.Des tapis de toutes sortes \u2014 Qum en soie, Tabriz, Hariz, tapis tribaux et autres \u2014 et de toutes dimensions, tous à prix d'aubaine.Tapis persans Persans et orientaux entièrement noués main Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 24 mars 2000 \u2014 13 h à 19 h Samedi 25 mars 2000 \u2014 11 h à 18 h HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 CHÈQUES Un iceberg plus grand que la Jamaïque Agence France-Presse AUCKLAND Un iceberg plus gros que la Jamaïque et qui pourrait être le plus grand du monde a été repéré en mer de Ross, dans l'Antarctique, au sud de la Nouvelle-Zélande, ont déclaré les autorités néo-zélandaises jeudi.Un responsable de la base de Scott a dit que les militaires néozélandais et leurs voisins américains de la base de Mc Murdo Sound surveillaient la glace.L'Université du Wisconsin, aux États- Unis, avait auparavant averti sur son site Web que l'iceberg était peut-être le plus gros jamais enregistré.Il mesure 295 km de long et 37 km de large, soit près de 11 000 km2 et s'est formé au large de Ross Ice Shelf, entre les îles Ross et Roosevelt, sur le 80e degré sud, à 3800 km au sud de la Nouvelle-Zélande.$129 I Forfait Le Massif: à partir de 135 $ I Forfait Mont-Sainte-Anne: à partir de 155 $ 4LP0699A0323 A6 jeudi 4LP0699A0323 ZALLCALL 67 10:16:04 03/23/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 L'enquête sur l'accident de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet a de multiples ramifications Les poursuites civiles sont exclues, les criminelles CHRISTIANE DESJARDINS peu probables Ce n'est vraisemblablement pas avant l'automne que le coroner Raynald Gauthier, chargé de l'enquête sur l'accident de Nicolet, remettra son rapport, assorti probablement de recommandations sur le transport d'enfants dans des véhicules motorisés.Pour procéder, le coroner se basera lui-même sur l'enquête de la Sûreté du Québec, qui est loin d'être terminée.Jeanne Auger, la conductrice de la fourgonnette impliquée dans l'accident qui a fauché la vie de sept enfants la semaine dernière, est le témoin-clé dans cette affaire.C'est elle qui pourra éclairer les enquêteurs sur la place que chaque bambin occupait dans le véhicule, la façon dont ils étaient attachés, et sur ce qui a fait en sorte que sa Ford Windstar se soit retrouvée de travers dans la voie inverse sur le chemin du Port, offrant son flanc gauche à la camionnette qui arrivait.Or, bien que Mme Auger soit sortie de l'hôpital mardi, la Sûreté du Québec ne prévoit pas l'interroger avant la fin de la semaine, voire le début de la semaine prochaine.On veut lui laisser le temps de décanter un peu, d'autant plus qu'elle doit affronter de douloureuses funérailles, celles de son propre fils de cinq ans mort dans l'accident.« Tant que nous n'aurons pas rencontré Mme Auger, nous ne ferons aucun commentaire, a indiqué Daniel Lamirande, porte-parole de la SQ.Nous voulons savoir ce qu'elle se rappelle elle, et non pas qu'elle soit mêlée avec ce qu'elle a pu voir ou entendre dans les médias.» C'est la SQ qui mène l'enquête.Experts en collision et en scènes de crime se sont relayés sur les lieux de l'accident pour recueillir des données.Transport Canada a aussi dépêché ses experts pour les épauler sur le plan technique.Les deux véhicules impliqués ont été scrutés à la loupe, notamment par des ingénieurs de Polytechnique.Les véhicules étaient récents, et aucune défaillance mécanique n'a été notée.La Commission de la santé et de la sécurité du travail a également dépêché des représentants, la semaine dernière.Il s'agissait toutefois d'une simple mesure de précaution, puisque leur rôle est d'assurer la sécurité des travailleurs.Dans le cas qui nous occupe, le seul travailleur impliqué est Jeanne Auger, et il se pourrait bien qu'elle ne soit pas couverte par la CSST.Comme elle tenait une garderie en milieu familial, il est plus probable que son statut en soit un de travailleur autonome, ou d'employeur.Gilles Daigle, porte-parole de la CSST, ne pouvait toutefois l'affirmer avec certitude, hier.Pas d'enquête publique Selon François Houle, porte-parole du bureau du Coroner, il y a peu de chance qu'une enquête publique soit ordonnée dans cette affaire.« L'enquête progresse bien, il n'y a pas de raison », a-t-il dit.Ce qu'on sait pour le moment, c'est que des dix enfants qui se trouvaient à bord de la Ford Windstar, sept ont été éjectés.On ne sait trop où se trouvaient les trois enfants qui ont survécu.Il semble que celle qui s'en est tirée pratiquement indemne était attachée sur le siège avant du véhicule, à côté de la conductrice.Quant au seul siège d'enfant qui se trouvait à bord, il a été éjecté.« Ce siège ne se serait jamais retrouvé dans le champ s'il avait été correctement installé », dit Jacqueline Abgral, coordonnatrice en éducation routière et spécialiste des sièges d'enfants, au CAA.CHRISTIANE DESJARDINS Jeanne Auger a fait l'objet d'un immense courant de sympathie depuis l'accident qui a coûté la vie à sept des dix enfants qu'elle transportait dans sa camionnette, la semaine dernière, à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet.Mais pourrait-elle néanmoins être poursuivie La Sûreté du Québec se montre prudente pour l'instant.« Quand l'enquête sera terminée, s'il y a matière à accusation, on soumettra ça à un procureur, qui décidera de la suite à donner », a indiqué Daniel Lamirande, porte-parole de la SQ.Deux types d'accusations sont ouverts dans un tel cas.Des accusations en vertu du Code criminel, par exemple de conduite dangereuse ou de négligence criminelle ayant entraîné la mort, ou au pénal, en vertu du Code de la sécurité routière.Selon Patrick Healy, spécialiste en droit criminel, une poursuite au criminel contre la conductrice est peu vraisemblable.« Le problème, c'est le lien de causalité.Comment prouver hors de tout doute raisonnable que c'est la négligence dans la conduite de cette femme qui a entraîné la mort des enfants ?Les procureurs vont examiner tous les détails, mais je serais surpris que ça en vienne à ça », dit Me Healy.Les accusations en vertu du Code de la sécurité routière sont plus plausibles, selon les experts interrogés.Un professeur de droit spécialisé en responsabilité civile explique : « Si vous faites monter un adulte dans votre voiture et qu'il ne s'attache pas, c'est lui qui écopera d'une contravention.Mais quand il s'agit d'enfants, c'est le conducteur qui est responsable du bon usage des ceintures.D'après ce qu'on a entendu jusqu'ici, il est hautement probable qu'elle pourrait être poursuivie en vertu du Code de la sécurité routière.Ils peuvent toutefois décider de ne pas le faire pour des raisons humanitaires.Cette femme a un deuil affreux à vivre, celui de son propre enfant, en plus de la culpabilité face à la mort des autres enfants.Une affaire aussi tragique, une épreuve aussi intense, ça n'arrive pas très souvent », dit-il.En ce qui concerne les poursuites au civil, c'est clair qu'il n'y en aura pas, puisque le Québec n'autorise pas le recours en responsabilité civile pour les accidents de la route, contrairement à d'autres provinces canadiennes, ou aux États- Unis.C'est la Société de l'assurance automobile du Québec qui indemnisera les parents qui ont perdu un enfant, et qui paiera les dépenses médicales requises par les enfants blessés.De façon générale, les sommes ne sont pas très élevées.« Et ce qui est mal indemnisé, note ce spécialiste, c'est la perte de jouissance de la vie.Par exemple, si un enfant reste lourdement handicapé.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © La scène de l'accident. 4LP0701A0323 A-7 JEUDI 23 mars 4LP0701A0323 ZALLCALL 67 00:36:18 03/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 A 7 Un trafiquant actif à Montréal écroué en.Espagne Il fait fureur ce printemps! Et Holt Renfrew lÕinterprte de mille et une faons : pantalons, jupes, robes, vestes, accessoires.Le denim d.cline toutes les couleurs et s Õaffiche en cama.eu de bleus.Allez-y donc d Õun brin de denim.Ë gauche : la robe bustier en denim .surpiq.res rouges Ð une exclusivit.sign.e Studio Holt Renfrew.198 $.Le denim.Qu.bec : Place Sainte-Foy [418] 656-6783 Montr.al : rue Sherbrooke, angle de la Montagne, [514] 842-5111 Centre Rockland, [514] 738-3500 Ottawa : 240, rue Sparks, [613] 238-2200 www.holtrenfrew.com ANDRÉ CÉDILOT Firmino Tavares, impliqué dans plusieurs importantes saisies de drogue depuis 20 ans à Montréal, est actuellement sous les verrous en Espagne pour une affaire de blanchiment de 120 millions de dollars.Âgé de 42 ans, Tavares a été interpellé dimanche à l'aéroport de Palma de Majorque, dans les îles Baléares, où il était sous le coup d'une condamnation à deux ans de prison pour une affaire de falsification de documents.C'est en consultant les fichiers des personnes recherchées qu'un douanier a constaté que la Police nationale espagnole était à ses trousses pour cette histoire de faux pour laquelle Tavares n'avait pas encore purgé sa peine.Tavares avait été arrêté une première fois en Espagne en 1997 à l'issue de l'opération Cervelle qui avait permis de mettre la main au collet à Montréal et ailleurs dans le monde d'une vingtaine de trafiquants liés au gang montréalais de Morris Mayers, incarcéré en France.L'erreur de Tavares avait été d'utiliser le même messager que le groupe Mayers pour blanchir son argent provenant du trafic de cocaïne.En quatre mois, Issie Garfinkle, 68 ans, (il a été condamné l'an passé à Montréal à une peine avec sursis) avait lessivé 27 millions dans des banques espagnoles pour le seul compte de Tavares.À la demande de la GRC, les autorités espagnoles avaient alors bloqué tous les biens connus de Tavares, soit 9,4 millions en argent et une luxueuse villa de bord de mer évaluée à un million, à Santa Ponça, dans les Baléares.Après deux mois de détention préventive, Tavares avait été relâché, le temps pour la police de faire la lumière sur ses activités illicites.C'est ainsi, en mai 1999, que des enquêteurs de la GRC ont été appelés à témoigner en Espagne.Le juge d'instruction Ignacio Lope s'est pour sa part déplacé à Montréal l'automne dernier pour interroger des témoins.Ironiquement, il avait retrouvé Tavares sur son chemin, bien que celui-ci ait eu ordre de ne pas quitter l'Espagne durant sa mise en liberté sous caution.Le magistrat l'avait alors confronté en plein palais de justice de Montréal, mais Tavares avait refusé de parler.Il y avait alors au moins un an que Tavares était rentré illégalement à Montréal.À l'issue de cette longue enquête, Tavares a été formellement accusé devant le tribunal pénal de Palma de Majorque, d'avoir vécu de l'argent de la drogue.Son procès devrait se tenir sous peu. 4LP0801A0323 A8 jeudi 4LP0801A0323 ZALLCALL 67 00:39:50 03/23/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN «Une île, une ville » fait du surplace Le maire Bourque n'a pas réussi à vendre son projet, révèle un sondage MICHÈLE OUIMET Même si l'administration Bourque a investi 215 000 $ pour promouvoir son projet « Une île, une ville », l'appui des résidants de l'île de Montréal n'a pas bougé d'un iota depuis un an.Au contraire, il aurait plutôt baissé dans les villes de banlieue.Hier, Pierre Bourque a convoqué les médias pour dévoiler les résultats d'un sondage CROP commandé par la Ville au coût de 9000 $.« L'appui à mon projet a franchi la barre psychologique du 50 % et j'en suis très fier », a-t-il dit.Dans les faits, cette hausse est non significative et le projet du maire fait plutôt du surplace.CROP a effectué trois sondages depuis un an, deux en juin 1999, à un mois d'intervalle, et un troisième en mars.À la question « Seriez-vous favorable à l'idée du maire Bourque qui propose que les municipalités de l'île de Montréal soient regroupées en une seule ville ?», 36 % des gens ont répondu oui en juin 1999, 40 % un mois plus tard et 39 % en mars 2000.La marge d'erreur est de 4,4 % et CROP a interrogé 504 personnes entre le 1er et le 7 mars.CROP a isolé les réponses des 251 personnes qui vivent à Montréal.Là encore, l'appui au projet du maire n'a pas évolué : en juin 1999, 46 % des Montréalais étaient favorables au projet, contre 47 % un mois plus tard et 51 % en mars.Comme l'échantillon est plus réduit, la marge d'erreur grimpe à 6,6 %.Pour le directeur de projet chez CROP, Marc Lamothe, on ne peut pas conclure que l'idée de M.Bourque a obtenu davantage d'appuis au cours de la dernière année.L'appui des gens des 27 villes de banlieue a reculé.En juin 1999, 30 % appuyaient le projet de M.Bourque.Un an plus tard, ce chiffre tombait à 21 %, une baisse légère, a précisé M.Lamothe.Une réalité que le maire Bourque a reconnue.« Les villes de banlieue dépensent dix fois plus que nous pour contrer le projet, a-t-il dit.Il faut aller davantage sur le terrain.Je veux remettre les pendules à l'heure.» Le maire a dit qu'il irait à Westmount, qu'il visiterait les hebdos, bref qu'il reprendrait son bâton de pèlerin.Le conseil municipal devra adopter de nouveaux crédits mais, a précisé le maire, il ne veut pas « dépenser une fortune ».CROP a également mesuré la sensibilité linguistique des Montréalais.Dans l'hypothèse d'« Une île, une ville », a demandé CROP, « seriez- vous favorable au maintien du statut francophone de Montréal et des droits acquis des municipalités bilingues ?».Oui, ont répondu 76 % des Montréalais (et non81 %, comme la Ville l'a écrit dans son communiqué).Pour Marc Lamothe, la question de la langue constitue le principal obstacle au projet « Une île, une ville ».« Les gens ont peur de perdre leur statut bilingue et le caractère francophone de la métropole », a-t-il souligné.« Les opposants au projet ont soulevé la question linguistique pour dire que le gouvernement du Québec ne pouvait politiquement se permettre de créer une seule ville dans l'île de Montréal, a expliqué le maire.Le sondage démontre clairement que ces craintes ne sont pas fondées.Par ailleurs, interrogé sur le théâtre Rialto qui sera transformé en discothèque et qui a reçu le feu vert du conseil municipal, lundi, même si le règlement sur le bruit stipule qu'aucun permis ne peut être délivré si une discothèque est collée sur une maison, le maire a refusé de répondre, car la question peut se retrouver devant les tribunaux.Le Comité des citoyens du Mile-End songe en effet à poursuivre la Ville.Voir la chronique de Lysiane Gagnon en page B3 Du poivre de Cayenne dans un autobus n Quatre des 20 passagers d'un autobus de la Société de transport de Laval (STL) ainsi que le chauffeur ont dû être transportés à l'hôpital, vers 15 h 30 hier, parce qu'ils avaient reçu du gaz poivre dans les yeux et souffraient de problèmes respiratoires.L'agent Pierre Désautels, de la police de Laval, explique que des témoins ont vu un passager manipuler une petite bouteille qui aurait contenu le gaz poivre.La bouteille n'a cependant jamais été retrouvée.Ce passager, un jeune homme de 18 ans, a été interrogé et les policiers étaient incapables hier soir de déterminer si c'est bien lui qui était en possession de la bouteille en question.Il est défendu par la loi d'être en possession de gaz poivre, mieux connu sous le nom de poivre de Cayenne.Par contre, en le fouillant, les policiers ont trouvé sur lui une arme blanche et une petite quantité de stupéfiants.L'incident s'est produit à l'angle du boulevard Cartier et de la 65e Avenue, dans le quartier Chomedey.L'agresseur du Mc Do est identifié n La police de Laval croit avoir identifié l'homme qui a asséné Melki Chadi un coup de poing à un pour ensuite en poignarder un autre parce qu'une boule de neige avait atteint son automobile.Il s'agirait de Melki Chadi, 25 ans.Cet inc i d e n t r e - monte au 14 mars, alors que les adolescents de 16 et 17 ans s'amusaient à lancer des boules de neige dans le terrain de stationnement du Mc Donald's, situé au 896, boulevard Labelle, dans le quartier Chomedey.L'adolescent qui a reçu un coup de couteau a été grièvement blessé.Toute information pouvant aider à retracer le suspect sera traitée confidentiellement au (450) 662-4636.Banque de chauffeurs n La STCUM procède au renouvellement de sa banque de candidats aux postes de chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et changeurs environ tous les deux ans.Elle invite donc les personnes intéressées à se procurer le formulaire Offre de service qui sera disponible lundi et mardi prochains, de 8 h 30 à 18 h 30, à la Place Bonaventure, niveau des boutiques.Les personnes recherchées doivent posséder un diplôme de cinquième secondaire (ou l'équivalent) reconnu par le ministère de l'Éducation ; détenir un permis de conduire depuis au moins 60 mois ; avoir un dossier de conduite ne comportant pas plus de trois points d'inaptitude ; aucune suspension, révocation ou sanction grave ne doivent apparaître au dossier de la SAAQ.De plus, elles doivent avoir acquis une expérience pertinente d'au moins un an avec le public et être disposées à travailler le soir, la nuit, les fins de semaine et les jours fériés.C'est par tirage au sort que les candidats seront choisis pour passer l'examen écrit.Par la suite, ils devront se soumettre au processus suivant : entrevue, prise de références et examen médical.La STCUM souhaite recruter 40 % de femmes et 25 % de représentants des minorités ethniques et visibles.Cocaïne saisie dans des bars de Sainte-Thérèse n Les policiers de Sainte-Thérèse, avec l'aide d'un groupe d'intervention tactique de la GRC, ont procédé hier aprèsmidi à la saisie de 60 grammes de cocaïne dans deux bars du centre-ville de Sainte-Thérèse.Les policiers avaient été intrigués par l'activité constante au bar le Karat et au bar l'Escale.Des clients s'y rendaient pour de courtes visites à toute heure du jour et de la nuit.Une vingtaine de policiers sont entrés simultanément dans les deux bars ainsi que dans l'appartement d'un suspect, à l'étage d'un des bars.Les policiers ont trouvé la drogue divisée et dispersée un peu partout, ce qui facilitait la vente.Six personnes ont été arrêtées et seront accusées de possession de drogue en vue de trafic : elles devraient comparaître ce matin.L'assemblée prévue hier soir n'a jamais eu lieu.Elle est remise à mercredi prochain.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Une assemblée publique de la Ville vire à la cohue La présidente du CDU annule une consultation où une centaine de personnes étaient présentes ÉRIC TROTTIER Passablement écorchée par la critique, la Commission du développement urbain (CDU) de Montréal a connu une période sombre de sa jeune histoire, hier soir, quand sa présidente, Hasmig Belleli, a subitement décidé d'annuler une soirée de consultation publique à laquelle participaient une centaine de citoyens du quartier Notre-Dame-de- Grâce, parce que ces derniers avaient dénoncé une de ses décisions.L'assemblée, qui devait porter sur le controversé projet du constructeur Gescor, visant à ériger une dizaine de maisons derrière le monastère des dominicains, là où une trentaine d'arbres matures ont été abattus illégalement au printemps dernier, venait à peine de commencer, quand Mme Belleli a annoncé qu'elle limiterait le temps de parole à trois ou quatre minutes, une nouvelle règle à la CDU.L'assistance a alors hué la décision de Mme Belleli.Celle-ci n'a fait ni une ni deux, décrétant l'annulation immédiate de la réunion.Puis, elle s'est levée et a quitté la salle.Médusée, la foule a conspué de plus belle la présidente.Même les autres membres de la CDU, qui font partie de Vision Montréal, le parti du maire Bourque, n'en croyaient pas leurs yeux.Le chef de l'opposition, Michel Prescott, également vice-président de la CDU, s'est immédiatement emparé du micro pour dénoncer le geste de Mme Belleli.Dans la cohue générale, il a tenu une « assemblée » publique (qui n'a aucune valeur légale) au cours de laquelle il a proposé la démission de Mme Belleli.Comme cette « résolution » a fait l'unanimité dans la foule, M.Prescott, un brin racoleur, s'est levé en criant : « C'est adopté ! » Et dans une scène digne des grands films surréalistes, l'assemblée l'a alors chaudement applaudi.Avant de s'engouffrer dans son bureau, d'où elle n'est ressortie que très tard, Mme Belleli a expliqué aux journalistes qu'elle avait fait ce geste inédit pour faire comprendre aux citoyens de NDG qu'ils devaient avoir un minimum de respect pour le décorum : « On ne fait que nous insulter, on fait toutes sortes d'insinuations.Il y a des limites.Quand les gens seront respectueux les uns des autres, on va siéger », a-t-elle dit, en précisant que l'assemblée était remise à mercredi prochain, 13 h 30.« Si ça se reproduit à nouveau, je suis prête à reporter la réunion jusqu'à ce que j'obtienne le respect de tout le monde », a-t-elle ajouté.Michel Prescott a plus tard reproché à Mme Belleli d'avoir provoqué les citoyens.« Les gens ont réagi de façon normale et plutôt sobre, compte tenu qu'ils essaient de sauver leur quartier, qu'ils en ont long à dire et que Mme Belleli a voulu leur couper la parole, a-t-il dit.C'est du véritable burlesque.» Un des citoyens, le curé Fernand Patry, a déclaré que la crédibilité de la CDU, dénoncée à maintes reprises depuis sa création il y a cinq ans, venait d'être affaiblie une fois de plus.« Mme Belleli a agi de façon unilatérale, avec une mauvaise humeur qui n'a rien à voir avec la démocratie.Elle avait une bonne occasion de montrer qu'elle donnait la parole aux citoyens ; en traitant la population de façon si odieuse, elle perd toute crédibilité.La conseillère Kettley Beauregard, de Vision Montréal, n'est pas du même avis, accusant plutôt Michel Prescott d'avoir « excité » la foule et un ancien conseiller, Sam Boskey, d'avoir « mis de l'huile sur le feu ».Enfin, le maire Bourque, qui se trouvait à son bureau quand ces événements se sont produits, a tenu à soutenir sa présidente : « Il y a toujours une première fois, a-til dit, un sourire en coin.Peut-être que ça servira à rétablir la crédibilité de la CDU, afin que les échanges se fassent de façon plus harmonieuse à l'avenir.» ADM se pliera à la politique sur les aéroports canadiens MARIE-CLAUDE GIRARD En échange d'un nouveau bail avec Transport Canada, la firme Aéroports de Montréal est prête à devenir une administration aéroportuaire canadienne, ce qui l'obligerait à une plus grande imputabilité.« On n'a pas vraiment le choix », a indiqué hier la présidente du conseil d'ADM et chef de direction, Nycol Pageau-Goyette.ADM devra ainsi aller en appel d'offres pour tout contrat de plus de 75 000 $ et accueillir au conseil d'administration des représentants du monde syndical, des citoyens et du gouvernement fédéral.Pour écarter une hausse des frais d'améliorations aéroportuaires (FAA) et profiter de nouvelles sources de revenus, ADM souhaite renégocier son bail avec Transport Canada.Le bail est fixé en fonction des revenus que le ministère projetait de faire en conservant la gestion des aéroports, explique Mme Pageau-Goyette.« Dans l'état actuel du bail, augmenter les sources de revenus ne servirait qu'à augmenter le loyer à Transport Canada.La gérance des travaux annoncés récemment à Dorval a été confiée à une co-entreprise formée des firmes Décarel, Verreault, Pomerleau et Tecsult, une firme de génie-conseil avec qui le vice-président du conseil d'ADM, Claude Lefebvre, a été associé dans le passé.Jusqu'ici, ADM a payé très peu de loyer, reconnaît Mme Pageau- Goyette : environ 40 millions en huit ans.En changeant les modalités du bail, elle pourrait payer davantage, mais gagner en revenus.Elle se dit surprise des critiques de manque de transparence dont fait l'objet son organisme.« Je ne sais pas trop ce qu'il faudrait faire de plus que ce qu'on fait là.» L'annonce des investissements de 1,3 milliard, dont 500 millions pour l'expansion de Dorval, a provoqué de vives réactions.Ancien membre du conseil d'administration de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Pierre Mantha, de la Financière Mazarin, juge incompréhensible les décisions d'ADM.Il dit exprimer un « profond malaise devant ces supercheries qui se font sur le dos des contribuables ».Adapter Mirabel aurait coûté plus de 500 millions, souligne-t-il dans une lettre publiée dans notre édition d'hier, alors qu'on prévoit maintenant des coûts additionnels de 800 millions pour Dorval, en plus des millions déjà dépensés.« Nous avions moins de 18 mois pour réaliser le plan au moment où s'est produit l'entente de ciel ouvert (avec les États-Unis).Or, 30 vols par jour à Mirabel se déplacent plus facilement que 500 vols par jour à Dorval », a fait valoir hier Mme Pageau-Goyette, lors d'une conférence devant la Chambre de commerce du Montréal métro.« Mirabel, avait deux pistes pouvant accueillir en pointe 40 mouvements, alors qu'il en fallait 52 et que Dorval en offre 80.» « Mirabel n'a pas de service de douanes américaines.Il aurait fallu une nouvelle piste, une nouvelle aérogare, des liens terrestres plus efficaces.» L'investissement de 1,3 milliard s'échelonne sur 20 ans, souligne la chef de direction.Ce montant englobe l'expansion à Dorval, mais aussi l'aménagement des accès terrestres, d'importantes rénovations à Mirabel (200 millions) et le programme d'entretien des deux aéroports, a-t-elle souligné.Mme Pageau-Goyette n'a pas voulu préciser les coûts des différents travaux à Dorval.La firme fera sous peu un appel d'offres et ne veut pas informer les entrepreneurs de ses évaluations, dit-elle.Par ailleurs, l'aéroport de Dorval ne risque pas d'être saturé avant longtemps, selon ADM.Éventuellement, Dorval pourra accueillir annuellement 40 millions de passagers, dit Mme Pageau-Goyette.Présentement, il en reçoit moins de neuf millions.Avec un taux de croissance de 2,5 % par année, on est encore loin du compte, explique- t-elle.Radio-Canada rapportait cette semaine les inquiétudes de l'Association du transport aérien du Canada à propos des filiales d'ADM à l'étranger.Les filiales d'ADM ont pour objet de soutenir les entreprises d'ici qui souhaitent aller à l'étranger, se défend Mme Pageau- Goyette.« L'aéroport de Francfort achète des aéroports.Rome aussi.Pourquoi ?Parce qu'après, ils peuvent commander leurs compagnies locales.» « Dans le cas de Vatry (France), c'est SNC qui voulait obtenir le contrat de transformation d'aéroport militaire.Et l'appel d'offre précisait qu'il devait y avoir dans le consortium un exploitant d'aéroport. 4LP0901A0323 A 9 jeudi, 23 mars 4LP0901A0323 ZALLCALL 67 00:38:48 03/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 A 9 Île de Montréal Le conseil de Lachine tente de rétablir l'ordre MARIE-CLAUDE GIRARD Dans l'espoir, disent-ils, de rétablir l'ordre au conseil municipal, les conseillers de Lachine ont déposé hier un avis de motion modifiant les procédures d'assemblée, une mesure qui a soulevé l'indignation du maire Mc Cullock qui y voit une nouvelle façon de le museler.Le règlement, qui vise à rétablir le climat « de quiétude » et de « sérénité » nécessaire à la prise de décision, aura entre autres effets de limiter et reporter à la fin du conseil la période de questions du public, d'éliminer la période réservée au maire et de réduire le nombre de citoyens pouvant assister aux assemblées du conseil.La dernière réunion a pris fin le 13 mars sur une note chaotique et sous haute surveillance policière.Les opposants au projet de fusion avec La Salle et les partisans du maire William Mc Cullock étaient nombreux à chahuter et intervenir bruyamment.Le maire avait publiquement pris à parti le directeur général à propos des frais de location de sa voiture.Les conseillers ont ajourné au beau milieu du chahut, laissant en plan les sujets à l'ordre du jour.Comment en est-on arrivé là ?Le conseiller Michel Thibault pointe le président d'assemblée, en l'occurrence le maire, qui serait incapable de faire respecter l'ordre.La conseillère Jane Cowell-Poitras estime pour sa part que chacun est un peu responsable de la situation.Seul hic : c'est le maire, William Mc Cullock, qui sera chargé de faire appliquer le nouveau règlement et de faire expulser toute personne troublant l'ordre.Or, il a vigoureusement dénoncé hier la proposition, la qualifiant de honteuse, limitative et antidémocratique.Il dit avoir tendu la main au conseil en proposant de retirer sa poursuite en diffamation contre les conseillers et le directeur général si ceux-ci abandonnaient leur recours au civil visant à le destituer.« Si je ne peux pas faire de discours au caucus ou aux séances préparatoires du conseil (dont il est exclu), où est-ce que je vais en faire ?» Les nouvelles règles Les conseillers espèrent malgré tout que le règlement permettra de rétablir un certain décorum.« Je pense que les gens sont tannés de la chicane à l'hôtel de ville », note M.Thibault.Si on est obligé à chaque séance d'ajourner, le conseil ne sera plus en mesure de gérer la Ville, dit-il.Lorsqu'ils voudront prendre la parole, les membres du conseil devront « s'en tenir à l'objet du débat et éviter les allusions personnelles, les insinuations, les paroles blessantes, violentes ou irrespectueuses, ainsi que les expressions propres à déconsidérer l'assemblée du conseil ».Ils ne pourront parler plus de cinq minutes sans l'accord du conseil, ni se prononcer plus d'une fois sur le même sujet.De leur côté, les citoyens devront se limiter à une seule question, sans préambule « inutile » ou commentaire.Leurs questions ne pourront donner lieu à aucun débat, précise le règlement.Le conseil se termine souvent tard en soirée, objecte M.Mc Cullock.« Pensez-vous que les citoyens vont attendre jusqu'à 23 h ou minuit ?» L'assistance sera limitée à 176 personnes assises, plutôt que les 390 personnes debout que peut contenir la salle.La motion devrait être adoptée à la prochaine réunion du conseil, le 27 mars.Les sujets qui n'ont pu être discutés la semaine dernière seront alors étudiés.Jeunes et moins jeunes se ruent sur le Salon Emploi-Formation LILIANNE LACROIX Comme des dizaines d'autres avant lui, Michel Chalut n'a pu échapper à l'attrait du stand du Cirque du Soleil.Technicien en audiovisuel, fort d'une expérience de vingt ans à l'ONF puis avec la chaîne Cinéplex- Odéon où il était projectionniste jusqu'à ce que l'entreprise décrète un lock-out il y a quelques semaines, M.Chalut, 50 ans, part avec une longueur d'avance sur les autres candidats.Déjà, quelques heures après le début du Salon Emploi-Formation qui se poursuit aujourd'hui au Palais des congrès et réunit quelque 300 entreprises à la recherche de travailleurs, les boîtes de carton du Cirque étaient pleines de curriculum vitae.« Notre stand est très couru, c'est hallucinant, déclare Marie-France Lafleur, conseillère en ressources humaines au siège social du Cirque.Je pense que la notoriété et le rayonnement du Cirque, présent à travers le monde avec ses huit spectacles, y est pour beaucoup.» Pour les 90 postes à combler, 500 personnes avaient déjà postulé en trois heures.Au bout de deux jours, ça se chiffrera par milliers.M.Chalut est tout de même optimiste.« Le lock-out risque fort de s'éterniser.Dans ce domaine, on ne peut pas s'asseoir sur nos lauriers, il faut être pro-actif.C'est pourquoi je suis venu ici, à tout hasard.Comme j'ai toujours travaillé dans le domaine du divertissement et que j'y ai acquis une solide expérience, je pense que j'ai de bonnes chances.» Si des grappes de candidats se pressaient autour du stand, attirés par le prestige du Cirque, les autres entreprises n'étaient pas en reste.Chez POM, par exemple, Denis Langlois montrait, bien entassées dans des boîtes de carton, les centaines de curriculum vitae laissés par des sans-emploi désireux de devenir préposés, chauffeurs de remorques, expéditeurs, etc.« On a des demandes provenant de toutes les ethnies et de tous les groupes d'âge », dit-il Errant d'un stand à l'autre, Sonia Maurice, 29 ans, semblait pourtant déçue.« Je cherche un emploi en environnement.Or, il n'y a pas grand-chose dans ce domaine.» Banques, compagnies d'assurances, casino, fournisseurs de services en santé, agents d'immeubles, libraires, entreprises informatiques, technologiques ou de restauration rapide, les stands sont aussi nombreux qu'hétéroclites.Pourtant, rien qui soit vraiment à la mesure de Mme Maurice : « J'ai fait mes études en zoologie.C'est très saisonnier comme type d'emploi.Souvent on se promène d'un contrat à l'autre.La dernière fois, j'ai fait de l'interprétation de la nature pour des groupes scolaires.Ce n'est pas facile d'être toujours ainsi à la recherche d'un emploi.Pourtant, je ne regrette pas mon choix de carrière.C'est un domaine qui m'intéresse tant.» Conscient d'avoir découvert un filon unique il y a six ans, le lieutenant Jonathan Lang répandait la bonne nouvelle en accueillant les candidats au stand de la Réserve navale.« C'est très peu connu, ditil.Pourtant, c'est l'emploi idéal pour un étudiant, un emploi garanti l'été et pour deux soirs durant l'année scolaire.Et puis, ça nous fait voyager.» M.Lang est lui-même étudiant en marketing à Mc Gill.« La Réserve navale vient ajouter une bonne formation professionnelle tout en me permettant de payer mes études.« Si je n'avais pas choisi la marine il y a six ans, qu'est-ce que je pourrais faire ainsi à temps partiel à part travailler chez Mc Do ?» Pour la première fois, dans l'espoir de recruter du personnel supplémentaire, Dennis Blackburn, créateur du salon, occupe lui-même un stand avec son entreprise.Affligé de dyslexie durant ses années scolaires, M.Blackburn savait à peine lire et écrire quand il a commencé à travailler à 14 ans.Depuis, il s'est mis à la tâche, mais déplore le fait qu'il ne parle toujours pas anglais.Pour lui, les études sont loin de constituer le seul critère dans le choix d'un candidat : « Je cherche quelqu'un qui veut, qui fonce.» Dans sa poche, il avait gardé un curriculum vitae : « Cette dame a fait de la coordination politique.Elle a réclamé un rendezvous avec moi et avait l'air tellement intéressée que j'ai spontanément mis son application dans ma poche.Comme employeur, je suis sensible à ça.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Au stand de l'Académie de coiffure Saint-Laurent, Marie-Jolène Turcotte fait la démonstration de son savoir-faire avec la tête de sa patronne, Sylvie Dion.Des parents d'élèves portent plainte contre des policiers MARTINE ROUX Outrés de voir leurs enfants injustement traités comme des criminels, certains des parents des 15 adolescents arrêtés pour trafic de stupéfiants à l'école secondaire Jeanne-Mance portent plainte à la Commission de déontologie policière.Le 25 février dernier, une trentaine de policiers du SPCUM ont fait irruption dans les classes de cette école du Plateau Mont-Royal.À la suite de l'infiltration d'un agent double parmi les élèves, 15 jeunes appartenant présumément à un réseau de trafiquants de drogue ont été arrêtés et immobilisés avant de croupir en cellule pendant une dizaine d'heures.En tout, 36,5 grammes de marijuana ont été trouvés sur seulement trois des jeunes, soutiennent les parents.Pourtant, des accusations de trafic ont été portées contre 14 d'entre eux.Fanie Loiselle, par exemple, a été accusée de « trafic indirect » de marijuana.« J'ai simplement indiqué à l'agent double auprès de quelle personne elle pouvait s'approvisionner, raconte-t-elle.Je ne consomme plus de mari depuis trois mois et je n'en ai jamais vendu.» Soutenus par le Mouvement Action- Justice, les parents portent plainte contre au moins un policier ayant participé à l'opération pour arrestations et détentions abusives.Ils étudient aussi la possibilité de déposer d'autres plaintes.L'école Jeanne-Mance a quant à elle expulsé 14 des 15 inculpés.Fanie a récemment pu grossir les rangs d'une école de l'est de la ville, mais son année scolaire est à l'eau, dit-elle.À ses côtés, sa mère, Gabrielle Loiselle, contenait à peine sa colère.« L'école agit avant même qu'il y ait des condamnations ! Cela va à l'encontre de la présomption d'innocence, de la Loi sur l'instruction publique et des règlements de la Commission scolaire de Montréal.» Non seulement l'expulsion cause préjudice aux enfants, mais l'école aurait pu recourir à la prévention plutôt qu'à la répression, soutient-elle.Un million remboursé aux clients de G.E.Capital RIMA ELKOURI En vertu d'une entente à l'amiable avec Option Consommateurs, G.E.Capital, qui faisait l'objet d'un recours collectif, s'est engagée à verser un million de dollars à 23 000 utilisateurs de cartes de crédit à qui elle a imposé, en 1996 et 1997, des frais de retard jugés illégaux par l'organisme qui défend les droits des consommateurs.« Lorsque les clients ne payaient pas leur solde mensuel, G.E.Capital imposait un montant forfaitaire variant entre 5 $ et 20 $, en plus du taux de crédit », a expliqué Me Jannick Desforges, d'Option Consommateurs.Or, en vertu de la Loi sur la protection du consommateur, toute forme de pénalité ou de frais de retard doit être incluse dans le taux de crédit, précise-t-elle.Désirant éviter un long et coûteux litige, G.E.Capital a accepté de dédommager ses clients, bien qu'elle maintienne qu'elle n'a pas enfreint la loi.Les cartes de crédit Esso, Future Shop, Computer City, Du Pont, Shaw et Richmond, toutes émises par G.E.Capital, sont visées par ce projet d'entente.Si l'entente est approuvée par la Cour supérieure le 20 avril, les consommateurs lésés recevront un remboursement variant entre 15 $ et 57 $ dans le mois qui suivra. 4LP1001A0323 A-10 JEUDI g n ral 4LP1001A0323 ZALLCALL 67 00:39:32 03/23/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 23 MARS 2000 L'AMT explore la possibilité d'une troisième station de métro à Laval Le coroner évalue la maison Chez Lise MARIE-CLAUDE GIRARD L'Agence métropolitaine de transport examine la possibilité de construire trois stations de métro plutôt que deux à Laval, une solution qui ne serait pas nécessairement plus coûteuse, a confirmé la présidente de l'organisme, Florence Junca-Adenot.« On évalue l'hypothèse d'avoir trois stations pour des raisons très simples, des raisons techniques qui permettraient un peu d'économie.Et qui permettraient pour les passagers un transfert plus facile.» Quand une grande distance sépare deux stations, les règles de sécurité obligent à faire des puits de sécurité, ou des « sorties virtuelles » (avec quai), explique Mme Junca-Adenot.« Tant qu'à en faire, on a examiné si ça présentait des avantages additionnels et des économies de faire une station qui pourrait être plus élevée.» Il reste encore à finaliser des analyses de coûts-bénéfices et la validation de l'ensemble des coûts du prolongement du métro, dit-elle.« Comme M.Chevrette l'a dit lui-même vendredi, normalement à la fin du mois de mars, on a fini les études d'avant-projet.» Florence Junca-Adenot Si on a réussi à diminuer les coûts projetés depuis janvier, la d'AMT ne croit pas qu'on pourra se limiter aux 250 millions prévus.Au départ, un budget de 179 millions a été autorisé par le gouvernement, rappelle-t-elle.Mais un kilomètre manquait dans les évaluations, soit entre 60 et 70 millions.En janvier, la facture totale avait gonflé au delà de 350 millions.Un quotidien parlait même de 450 millions.« Maintenant, il faut regarder dans les faits jusqu'où on est capable de descendre.» Le train de Saint-Hilaire D'autre part, Mme Junca-Adenot a confirmé hier que le train de banlieue Montréal\u2014Saint-Hilaire, prévu dans le dernier budget Landry, pourrait être sur les rails ce printemps.Sans avancer de date, elle a indiqué qu'il serait possible de mettre le train en place pour la fin avril ou le début mai.« Ça nous prend 30 jours entre le feu vert financier et la mise sur rails du premier wagon.« Je suis en train d'attacher les fils pour le déblocage de l'ensemble des fonds de cinq millions.L'annonce devrait se faire très bientôt », dit-elle.MARTHA GAGNON À la demande du Collectif de défense des droits de la Montérégie, le Coroner en chef a accepté de se pencher sur les cas des deux hommes morts à la maison de chambres Chez Lise, de Longueuil, qui héberge principalement des gens atteints de maladie mentale.« Le coroner veut d'abord examiner les dossiers médicaux pour savoir s'il y a lieu de faire une investigation approfondie.Nous en sommes à l'étape de l'évaluation », a expliqué hier Paul Morin, coordonnateur du Collectif qui défend les droits des personnes souffrant de troubles mentaux.La Presse a fait état mardi de deux décès survenus à la maison de chambres privée Chez Lise, située sur le chemin Chambly à Longueuil, où l'absence de soins médicaux et d'encadrement suscite des inquiétudes.Jeffrey Morkill, 69 ans, est mort le 6 mars, et David Wheeler, 51 ans, a été trouvé sans vie dans sa chambre lundi.Tous deux souffraient de graves problèmes physiques et mentaux.Par ailleurs, la députée de La Pinière et présidente du caucus libéral de la Montérégie, Fatima Houda-Pepin, a dénoncé hier dans un communiqué de presse le manque de ressources en santé mentale.« Depuis 1998, six personnes sont décédées à la maison Chez Lise dans l'indifférence la plus totale et quatre sont mortes dans les semaines qui ont suivi leur départ de cette maison, souligne la député.» Selon elle, les huit millions prévus dans le budget Landry pour le financement de la santé mentale au Québec sont insuffisants.La Montérégie est l'une des régions les plus défavorisées dans ce domaine.La régie de la santé et des services sociaux a cependant affirmé cette semaine qu'une somme de 100 000 $ sera allouée pour engager des infirmières qui seront chargées d'évaluer la clientèle de la maison de chambres et de donner des soins.Communauté métropolitaine: la couronne sud remet en question sa participation MARTHA GAGNON Insatisfaits et inquiets, les maires et préfets de la couronne sud remettent en question leur participation à la création de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et se retirent du comité consultatif présidé par Louis Bernard.« Notre bonne volonté est ébranlée », a déclaré hier le maire de Longueuil et préfet de la MRC de Champlain, Claude Gladu, lors d'un point de presse auquel participaient les autres préfets.« C'est comme si on nous demandait de jouer dans un film dont nous ne sommes pas responsables du scénario et dont la fin est déjà connue », ajoute-t-il.Selon le maire de Chambly, Pierre Bourbonnais, qui doit représenter la couronne sud au comité consultatif, « trop de questions fondamentales demeurent sans réponse ».La Table des maires et préfets de la couronne sud, qui représente 61 municipalités et 750 000 citoyens, a demandé une rencontre avec la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, pour clarifier la situation.« À moins que Mme Harel ne nous fournisse personnellement des réponses satisfaisantes, nous ne siégerons tout simplement plus au comité aviseur », précise M.Bourbonnais.Les maires souhaitent une rencontre d'ici deux semaines.La ministre a refusé hier de faire des commentaires.« Mme Harel veut d'abord rencontrer le responsable du comité consultatif, Louis Bernard.Ce qui devrait se faire cette semaine », a Claude Gladu expliqué l'attachée de presse.Quant à M.Bernard, il ne pouvait être joint hier pour connaître ses réactions face à ce refus de participation de la couronne sud.Dans une lettre envoyée à Mme Harel lundi, les maires affirment qu'il est de plus en plus évident que « l'ensemble du processus est artificiel et ne sert qu'à masquer les véritables intentions du gouvernement, soit de passer la facture des équipements métropolitains aux différentes municipalités ».La perception qui se dégage en est une d'« incrédulité ».L'annonce dans le discours du budget de la perte des revenus provenant de la taxe sur les télécommunications, le gaz et l'électricité (TGE) pour les municipalités a eu l'effet d'une « douche d'eau froide », dit M.Gladu.Il considère que le nouveau pacte fiscal, tant revendiqué, est primordial pour rassurer les municipalités sur leur capacité de payer de nouvelles factures, s'il y a lieu.À son avis, la question du financement des équipements métropolitains ne peut être dissociée de celle de la fiscalité municipale.M.Gladu a été incapable de nommer des équipements sur la Rive-Sud ayant une vocation métropolitaine.« Contrairement à Montréal, nous avons surtout des équipements ré gionaux.Je ne pense pas que Westmount accepterait de payer pour notre parc régional.» Vaudreuil-Soulanges et Contrecoeur Pour sa part, Normand Ménard, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, qui fait front commun avec les municipalités de la Rive-Sud, estime que les incertitudes sont trop grandes actuellement pour s'engager dans le processus mis de l'avant par la ministre.Il s'interroge, par exemple, sur la délimitation du territoire qui a pour effet de diviser la MRC.« Dans notre cas, 73 % de la population, soit les trois quarts du territoire, feraient partie de la nouvelle communauté métropolitaine, précise-t-il.Nous ne voulons pas que notre territoire soit divisé.On veut rester maître chez nous et rester maître de notre aménagement.» Avant de s'engager, M.Ménard pense que les municipalités doivent attendre le dépôt du livre blanc sur la réforme municipale, prévu pour la mi-avril.« Si on veut connaître le territoire et les autres compétences de la Communauté métropolitaine au chapitre du transport en commun, du logement social ou de l'aménagement du territoire, il semble bien qu'il faudra attendre le livre blanc.» De son côté, le maire de Contrecoeur, Georges Tétreault, ne voit pas d'intérêt actuellement à ce que sa municipalité fasse partie de la CMM.« Tout le monde est dans la brume.On va attendre que le ciel s'éclaircisse pour savoir quel est notre meilleur intérêt.» "]
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