La presse, 17 mars 2000, B. Politique
[" 5LP0101B0317 B1 vendredi 5LP0101B0317 ZALLCALL 67 08:58:12 03/17/00 B Montréal, vendredi 17 mars 2000 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / ARTS ET SPECTACLES Chrétien doit partir, soutiennent les députés libéraux provinciaux DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les députés libéraux de Jean Charest sont quasi unanimement en faveur du départ de Jean Chrétien, estime le président du caucus du PLQ, Jacques Chagnon.Et son collègue de Châteauguay, Jean-Marc Fournier, de renchérir : « La vie des fédéralistes au Québec serait plus facile si le premier ministre Chrétien tirait sa révérence ».Pour les deux députés, depuis longtemps associés à Paul Martin au Québec, il est clair « qu'on entend un appel au changement de la population et que M.Chrétien devrait en prendre acte ».Dans une longue liste de députés libéraux provinciaux joints par La Presse hier, un seul a pris fait et cause pour le premier ministre fédéral, André Chenail, de Beauharnois- Huntingdon.« Ce n'est pas vrai que M.Chrétien a fait son temps, il fait une bonne job et c'est à lui de décider.Il a fait ses preuves et il n'y a pas de raisons qu'il s'en aille, quand on regarde l'économie du pays.Quand l'entreprise va bien pourquoi mettre le patron dehors », de dire M.Chenail contredisant ainsi bon nombre de ses collègues.Thomas Mulcair, député de Chomedey, lance sans appel que « M.Chrétien a fait son temps ».Mais, à la différence de ses collègues, il croit que c'est Alan Rock, le ministre fédéral de la Santé, qui doit prendre les commandes du PLC.« Si M.Chrétien avait la bonne idée de partir M.Rock aurait mon appui », promet-il.« Ce serait une bonne chose si M.Chrétien partait.Ce qu'il a fait avec le projet de loi C-20 (sur la clarté référendaire) est un aveu d'échec, il a montré son incapacité de s'adapter aux nouvelles réalités, il a les pieds fermement plantés dans les querelles qu'il a vécues dans les années 1960, il est incapable de s'adapter.On ne peut tenir un discours aussi rigide que celui de Jean Chrétien », de lancer Thomas Mulcair.Sourire en coin, le chef du PLQ, Jean Charest s'est refusé à tout commentaire.« Je n'ai pas sondé le caucus sur cette question, je ne le ferai pas.Comme chef du PLQ, je n'ai pas à décider qui sera chef du Parti libéral du Canada », a-t-il déclaré à La Presse.Il laisse ses députés libres toutefois de s'exprimer sur le sujet.Jacques Chagnon, député de Westmount\u2014Saint-Louis, était il y Jacques Chagnon a dix ans responsable de l'organisation de Paul Martin au Québec quand il a mordu la poussière contre Jean Chrétien au congrès au leadership de juin 1990.M.Fournier était aussi dans l'organisation Martin.Les deux élus croient toujours que le ministre fédéral des Finances serait l'homme de la situation.« Je constate comme tout le monde que M.Chrétien a des députés dans son propre caucus qui souhaitent vigoureusement son départ.Il y a un vent de changement, on le voit du côté du Reform, et M.Chrétien devra en tirer les conclusions », a commenté M.Fournier.« M.Chrétien a beaucoup donné ; s'il annonçait sa retraite, les Québécois et les Canadiens respecteraient cette idée », selon M.Chagnon.Ce dernier a vu Paul Martin « pour discuter du budget » fin février, à Ottawa, avec Lise Saint-Martin Tremblay, aussi de l'organisation Martin il y a dix ans, « mais il n'y a pas de complot nulle part » insiste-t-il.Des élections fédérales seraient plus faciles au Québec avec Paul Martin comme chef.« M.Chrétien a des problèmes de perception au Québec ; ce qui lui nuit le plus, c'est d'avoir été associé pendant 40 ans au régime fédéral », observe M.Chagnon.Si un sondage sur cette question était effectué auprès des députés de Jean Charest « mes propos feraient vite consensus », croit M.Chagnon.Pour Robert Benoît, proche des conservateurs fédéraux et député d'Orford, M.Chrétien a toute la latitude qu'il désire s'il veut rester.« Le vent de changement ne vient pas de la base ni de la population, mais des médias, M.Chrétien est en contrôle de la situation.» Mais, s'empresse-t-il d'ajouter, « les Québécois seraient heureux que M.Martin devienne chef, il amènerait une meilleure compréhension du Québec moderne ».Christos Sirros, libéral de Laurier- Dorion, après s'être fait tirer l'oreille, convient qu'un « changement au niveau fédéral apporterait un nouvel environnement politique au Québec, qui serait peut-être plus propice à une entente entre Québec et Ottawa ».PHOTOTHÈQUE, La Presse Diane Marleau Seule, Diane Marleau persiste et signe: Chrétien doit partir JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Sur le plancher du congrès libéral, la fronde contre le premier ministre Jean Chrétien s'est faite discrète, hier.Les députés dissidents se sont tenus loin des caméras et des micros.À l'exception de Diane Marleau.Ancienne ministre aux portefeuilles importants (Santé, Travaux publics), Mme Marleau est simple députée aujourd'hui.Elle croit que M.Chrétien doit céder sa place à Paul Martin et elle n'hésite pas à le dire ouvertement.Elle affirme qu'elle ne fait ainsi que refléter l'opinion de la population de sa circonscription de Sudbury, dans le nord de l'Ontario.« Les gens de mon comté m'ont demandé s'il (M.Chrétien) allait partir.Et je leur ai dit que c'est à lui de décider.Il dit que non.J'ai aussi dit qu'il va dire non jusqu'à ce qu'il parte », a-t-elle expliqué en entrevue avec la Presse Canadienne.« Les gens de mon comté ne m'ont pas demandé d'appuyer M.Martin, j'ai décidé ça moimême », a-t-elle précisé.« Je ne voudrais pas que Paul Martin parte.Je suis convaincue que Paul Martin devrait devenir un jour le premier ministre.» Quand même sur ses gardes, Mme Marleau n'a pas voulu faire de commentaires sur le leadership de M.Chrétien.Elle a indiqué qu'elle n'avait rien à voir avec le groupe de députés libéraux qui s'est réuni le week-end dernier pour discuter de l'avenir de M.Martin.Elle n'était pas présente à la réunion.On sait que Mme Marleau a été forcée de quitter les rangs du Conseil des ministres de M.Chrétien en août dernier à la suite d'un remaniement ministériel.On dit qu'elle tient rancune à M.Chrétien parce qu'il lui a retiré son statut de ministre.Une affirmation qu'elle réfute.« Je n'en veux pas à M.Chrétien.J'étais fâchée, parce que j'ai trouvé que cela a été mal fait », explique-t-elle.Elle reproche à M.Chrétien d'avoir agi cavalièrement avec elle.Elle se dit maintenant sereine avec sa situation.« Aujourd'hui, je me sens beaucoup plus capable de parler ouvertement sur les dossiers qui m'intéressent, et j'aime ça.» Paul Martin ne fait rien pour éteindre le feu.Une odeur de patronage à Québec DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les ingénieurs du gouvernement du Québec réclament une enquête sur les importants dépassements de coûts survenus dans un contrat accordé par la Corporation d'hébergement du Québec, il y a deux ans, pour la gestion de la construction de 12 centres de soins de longue durée au même consortium.Le groupe Verreault-Marton, qui avait obtenu le contrat à l'automne 1997 et qui prévoyait 2,7 millions de dollars pour la gestion de la construction, se retrouve trois ans plus tard, au fil des ajouts suivant l'appel d'offre initial, avec un mandat atteignant 15 millions de dollars.Dans une lettre envoyée au président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, Pierre Sirois, de l'APIGQ, constate que Verreault- Marton a pu facturer des travaux totalisant 15 millions « sans avoir à respecter une limite budgétaire contractuelle ».Dans une série de documents obtenus de la Corporation d'hébergement du Québec en vertu de la Loi d'accès à l'information, les ingénieurs retiennent qu'entre mars 98 et février 99, pas moins de six avenants (ajouts) se sont ajoutés au contrat prévu dans le décret du 1er octobre 1997.Verreault-Marton est formé de JE Verreault, un entrepreneur de Québec, et de Marton Construction, dirigé par Marcel Mélançon, qui fut pendant plusieurs années un joueur important dans les opérations de financements du PQ auprès des entreprises.M.Mélançon est un ami de Guy Chevrette et de Bernard Landry, à qui il donne encore un coup de main pour leur financement.Pour l'APIGQ, l'ensemble de ce dossier devrait « inciter le ministre Léonard à enquêter sur la gestion de ce projet sous la responsabilité de M.Herman Bigras de la Corporation d'hébergement du Québec ».M.Bigras, un ancien employé de la Société immobilière du Québec passé à la CHQ, avait momentanément été responsable de la construction du Casino de Hull, un contrat qu'avait obtenu JE Verreault, avant qu'on ne doive reprendre l'appel d'offre parce qu'il n'était pas conforme aux normes du gouvernement.Hier, au cabinet de Jacques Léonard, on soulignait que ce dossier relevait de Pauline Marois, ministre de la Santé.Chez Mme Marois on soulignait n'avoir pas de vérification à enclencher, la lettre ayant été envoyée au ministre Léonard.Seul le cabinet du ministre Bouchard, qui avait aussi eu une copie, a jusqu'ici accusé réception, d'indiquer hier M.Sirois.GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Qui ne dit mot consent.Paul Martin n'a rien fait hier pour éteindre le feu qui couve chez les députés libéraux qui souhaitent le voir succéder au premier ministre Jean Chrétien avant la prochaine campagne électorale.Pourchassé sur plusieurs étages dans les escaliers mobiles du Centre des congrès à Ottawa, où se déroule le congrès biennal du Parti libéral du Canada, le ministre des Finances s'est refusé à condamner une réunion secrète qu'ont tenue une vingtaine de députés libéraux vendredi dernier, dans un hôtel de Toronto, pour discuter des inquiétudes que suscite chez eux l'éventuel départ de la vie politique de leur poulain.« Les députés pris individuellement sont élus et parlent pour euxmêmes, a déclaré Paul Martin.Je parle pour moi-même.Ma position est très claire.M.Chrétien a tous les droits de prendre sa propre décision.Et je respecte cela.La preuve, c'est que j'ai l'intention de me représenter.» La nouvelle de la rencontre de l'hôtel Regal à Toronto a de toute évidence suscité une certaine tension au sein du Parti libéral lors de la journée d'ouverture du congrès hier.Les feux croisés d'un discours à saveur électorale du premier ministre Jean Chrétien aux jeunes libéraux et les déclarations de Paul Martin ont d'ailleurs contribué à projeter l'image d'un parti qui voulait désespérément paraître uni.Les participants à la réunion secrète de Toronto étaient surtout des députés de l'Ontario ouvertement identifiés au clan Martin, Stan Keyes, Caroline Bennett, Walt Latewska, Tony Ianno, Albina Guarnieri, Joe Volpe, Tony Valeri, Dan Mc Teague, Maurizio Bevilacqua, etc.Du Québec, seul Nick Discepola, député de Vaudreuil-Soulanges, était de la partie.Du côté de Paul Martin, son directeur des communications, Scott Reid, assistait à la rencontre tout comme John Webster, le conseiller de l'ancien chef libéral John Turner, Richard Mahoney, l'ancien président du Parti libéral de l'Ontario, et David Herle, du groupe de stratégie Earncliffe basé à Ottawa.Ceux qui ont livré des informations aux journalistes sur la réunion ont tous souligné qu'il ne s'agissait pas d'un complot pour déloger Jean Chrétien.« Nous avions décidé de rester dans l'ombre, a confié l'un d'eux sous le couvert de l'anonymat, et de ne rien faire pour forcer Jean Chrétien à partir.Nous ne voulions pas faire éclater le parti.» M.Martin n'en a pas moins paru troublé que la chose ait été rendue publique, déclarant même hier matin qu'il ne savait pas s'il savait qu'une telle rencontre avait eu lieu.« Est-ce que j'étais au courant de celle-là ?a-t-il lancé.Je ne le sais pas.» Interrogé pour savoir s'il allait prier ses fidèles de se calmer, le ministre des Finances a esquivé la question.« D'abord, a-t-il dit, mon personnel rencontre les députés de façon régulière.Ils vont continuer à rencontrer des députés parce qu'ils ont un rôle à jouer dans l'élaboration des budgets.« Ce qui compte à ce congrès, at- il enchaîné, c'est de le réussir en arrêtant nos politiques afin de savoir où nous allons.» Plus tard dans la journée, M.Martin a voulu corriger le tir en affirmant que les députés qui avaient participé à la rencontre de Toronto voulaient simplement être rassurés par son bureau à propos des rumeurs qui l'envoyaient diriger le Fonds monétaire international.Les députés récalcitrants affirment qu'ils ont dû changer leur plan de match en début de semaine lorsque le premier ministre Jean Chrétien est passé à l'attaque en accordant des entrevues à plusieurs quotidiens pour clamer haut et fort qu'il ne quittait pas la politique et qu'il avait décidé de briguer un troisième mandat.Ils n'ont pas hésité alors à dire tout haut ce qu'ils pensaient tout bas ; que la décision de Jean Chrétien risquait d'entraîner le départ de Paul Martin, qu'elle risquait aussi de leur faire perdre leurs sièges en Ontario en raison de la possibilité de voir un Stockwell Day réussir à unifier la droite \u2014 s'il prenait la tête de l'Alliance canadienne \u2014 et rafler les circonscriptions ontariennes qui ont donné à Jean Chrétien son gouvernement majoritaire.Plusieurs observateurs estimaient hier que cette fronde à demi étouffée ne cessera pas d'ici la prochaine campagne électorale.Les députés qui y participent n'auraient rien à perdre puisqu'ils sont déjà écartés des postes clés du gouvernement, qu'ils le seraient davantage si Paul Martin démissionnait et que de toute façon ils risquent de perdre leur siège si Jean Chrétien fait la campagne électorale.PHOTO REUTERS Le premier ministre Jean Chrétien accueille un partisan sur le parquet du Centre des congrès d'Ottawa, où se déroule le congrès du Parti libéral du Canada.Gestion discutable Presse Canadienne OTTAWA Un organisme de promotion de l'unité canadienne aurait mal géré des subventions de plusieurs millions de dollars octroyées par le ministère fédéral du Développement des ressources humaines, a affirmé hier le Bloc aux Communes.Selon les députés bloquistes, le ministère aurait versé 8,4 millions au Conseil pour l'unité canadienne en 1996 afin d'organiser 1500 stages au sein d'entreprises.Or, il semble que l'organisme en ait mis sur pied uniquement 453.Qui plus est, le Bloc a appris que cet organisme avait pu renouveler son contrat avec le ministère l'an dernier.Il devrait ainsi obtenir 9 millions, sur trois ans, pour réaliser 1005 nouveaux stages.Le Bloc trouve aussi «étrange» le fait que le vice- président du Conseil pour l'unité canadienne, Rémi Bujold, soit aussi le vice-président de la firme qui a reçu un contrat du même conseil. 5LP0201B0317 b2-edito-vendredi 5LP0201B0317 ZALLCALL 67 08:53:02 03/17/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION GUY CREVIER PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Le virage Quand le ministre François Legault a rendu publique sa politique à l'égard des universités, il y a un mois, sa prestation comportait une lacune de taille.Pas un mot sur les ressources financières que le ministre était prêt à consacrer au monde universitaire.Il ne servait à rien de discuter des mérites et des défauts des orientations proposées par M.Legault tant qu'on n'en saurait pas plus sur sa marge de manoeuvre financière.C'est maintenant chose faite.Au lendemain du dépôt du budget Landry, François Legault a précisé, mercredi, comment il entendait distribuer la somme d'un milliard sur trois ans, que lui a réservé le ministre des Finances.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca L'argent est là, et le gouvernement Bouchard envoie un message clair sur sa volonté de réinvestir dans le réseau universitaire.Quand on sait l'importance stratégique de l'éducation universitaire et quand on sait les ravages qu'a provoqué le désinvestissement brutal de Québec dans le domaine, voilà une excellente nouvelle qu'il faut saluer.Sur le milliard dont il dispose, le ministre Legault en réserve 600 millions pour les universités, soixante pour cent du total : 120 millions cette année, 180 millions l'an prochain et 300 millions dans deux ans, un montant récurrent.Lorsque l'initiative aura atteint son rythme de croisière, les universités auront donc 300 millions de plus par année.Est-ce assez, quand on sait qu'elles réclamaient 650 millions par année ?Le montant de 650 millions mesure ce qui est nécessaire pour que les universités québécoises soient au niveau du reste du Canada.On devine que, dans ce monde de négociations, cette demande était sans élastique, tant et si bien que le montant nécessaire sera inférieur aux 350 millions qui séparent les parties.D'ailleurs, un des engagements du Sommet de la jeunesse mettra fin aux guerres de chiffres, avec la création d'un comité gouvernementuniversités qui mesurera l'écart des revenus et des coûts entre le Québec et le reste du Canada.Cependant, le dossier n'est pas clos, parce qu'on découvrira, dans les années à venir, que les besoins sont croissants et que tous les gouvernements qui nous entourent continueront à investir massivement dans leurs universités.Le Québec, on le sait, est dans une classe à part en Amérique du Nord, lui qui a désinvesti en éducation quand, presque partout, on assistait au phénomème inverse.Le ministre Legault assortit sa promesse d'une exigence, un contrat de performance où les universités devront démontrer l'efficacité de leurs activités et la productivité de leur personnel.C'est là une exigence élémentaire, dans le monde universitaire comme ailleurs dans l'appareil public.Ce financement, encore insuffisant, montre que la démarche du ministre Legault est également incomplète sur le plan politique.Nous savons tous où l'on peut trouver les 200-250 millions additionnels dont le monde universitaire a besoin.Le Québec, qui a gelé ses droits à la suite d'une promesse électorale du gouvernement Bouchard, est dans un monde à part.Les droits de scolarité y sont de 1668 $, contre 3538 $, en Ontario, et 3220 $ en moyenne dans le reste du Canada, qui compte, on le sait, des provinces plus social-démocrates que le Québec.C'est ainsi qu'au Québec, 12,4 % des revenus provenaient des droits de scolarité en 1997, contre 20 % dans le reste du Canada.Si le Québec revenait à la moyenne canadienne, il pourrait compter sur des fonds additionnels de 200 millions.Le gouvernement du Québec ne peut, à la fois, en gelant les droits de scolarité, priver les universités d'une source nécessaire de revenus, et refuser de compenser ce manque à gagner par un financement public adéquat.Il faut donc voir l'initiative du ministre Legault comme un virage courageux, qui met fin à l'indifférence que le gouvernement Bouchard avait manifestée jusqu'ici à l'égard des universités.D'importants premiers pas, plutôt qu'un aboutissement.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca Mal tomber a ne pouvait plus mal tomber.Le jour même où se tenait dans les rues de Montréal une manifestation pour dénoncer des actes de brutalité policière, on apprenait que les procureurs responsables de porter ou non des accusations contre les agents impliqués dans l'affaire Lizotte ont décidé de.ne rien décider.Et de laisser à un juge le soin de déterminer, seul, la suite à donner à cette histoire.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Il n'en fallait évidemment pas plus pour relancer les rumeurs de collusion entre la Couronne et la police qui auraient trouvé dans la tenue d'une pré-enquête, à huis clos, la formule parfaite pour gagner du temps et brouiller les pistes afin qu'on en vienne à ne plus savoir quoi en penser.Une astuce, estime-t-on, visant à limiter le risque de conclusions \u2014 désastreuses pour la police \u2014 comme celles qu'a connues l'affaire Barnabé à laquelle on fait, à tort, systématiquement référence comme si ces deux cas de bavure policière étaient identiques.La réalité est à la fois plus simple et plus complexe.D'abord il n'y a rien de scandaleux dans ce recours à une procédure qui a justement été conçue pour évaluer le sérieux ou la frivolité des accusations éventuelles qu'on songe à porter contre quelqu'un.Il est vrai que cette formule est surtout utilisée dans le cas d'une plainte privée faite par un simple citoyen.Mais on y a également recours, par souci de prudence, quand une affaire implique un personnage politique ou un magistrat dont la mise en accusation pourrait avoir un effet dévastateur sur l'institution à laquelle ils sont identifiés.Lorsque des procureurs expérimentés dont le courage n'est plus à démontrer \u2014 comme Me Grandchamp qui vient de piloter avec succès le dossier Brodeur contre des agents de la SQ à Cowansville \u2014 en viennent à cette conclusion, on peut présumer qu'ils ont un motif sérieux pour le faire.Ne serait-ce qu'un légitime souci de voir un juge arriver aux mêmes conclusions qu'eux en ce qui a trait à la valeur des informations dont ils disposent pour décider de ce qui convient comme suite à donner à cette affaire.On ne peut par ailleurs blâmer les sceptiques qui sont enclins à voir dans cette démarche non pas nécessairement une entente non avouable entre la Couronne et la police mais peut-être un aveu de la difficulté, pour les enquêteurs, de tirer les choses au clair.Ou même de leur impuissance face à cette fameuse loi du silence, dénoncée dans la rapport de la commission Poitras à propos de la SQ, mais qui prévaudrait aussi dans d'autres corps policiers, dont le SPCUM.Dans un contexte normal, de telles insinuations ne tiendraient pas la route longtemps et leurs auteurs seraient vite blâmés pour leur navrante mauvaise foi et leur trop grande méfiance.Ce n'est malheureusement pas le cas par les temps qui courent.Et si les membres des divers corps policiers ont bien raison de se plaindre du préjugé négatif dont ils sont victimes dans bien des milieux, ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes.Ce ne sont tout de même pas de dangereux anarchistes qui ont arrêté Jean-Pierre Lizotte en face du Shed Café, boulevard Saint- Laurent, en septembre dernier et, surtout, qui ont attendu que des témoins se manifestent, au début de décembre, pour commencer, bien timidement et manifestement à contrecoeur, à rendre compte au public de ce qui s'était passé.Quoi qu'en disent ceux qui se spécialisent dans la dénonciation systématique de tout ce que fait la police, le véritable scandale n'est pas dans le recours à la pré-enquête qu'on annonce.Il est dans le degré de méfiance qui s'est installé et qui ne pourra se dissiper qu'avec un minimum de bonne foi chez les contestataires.Mais aussi et surtout d'un changement de mentalité et d'attitude de la part des policiers.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Un esprit débile Mme Petrowski, n Je désire commenter votre chronique d'hier concernant la sortie de Daniel Pinard contre certains humoristes.Je suis d'accord pour dire que M.Pinard y est allé un Daniel Pinard peu fort en qualifiant d'homophobes les humoristes qui se présentent à Piment Fort.Je ne crois réellement pas que des Guy A.Lepage, Normand Brathwaite, Martin Petit et autres soient racistes ou xénophobes.Ces humoristes, comme la plupart des artistes et gens des médias sont éduqués et côtoient une foule incroyable de personnes de tous les styles et milieux.Leurs farces sont sans fondement idéologique ou malicieux de leur part.Par contre, à qui s'adressent-ils ?Pourquoi vous intéressez-vous davantage au Montréal Ce Soir, de Radio- Canada, plutôt qu'à Piment Fort ?Tout simplement parce que les farces de Piment Fort s'adressent à un public adolescent (d'âge et d'esprit) qui a toutes les chances du monde d'être influencé par ces propos.Ces humoristes attisent les préjugés et influent sur le comportement des gens de la rue.Écoutez les émissions de radios des CKOI et CKMF.Vous retrouverez ce même esprit débile.Avez-vous déjà écouté les lignes ouvertes de ces mêmes postes ?C'est déroutant.Un réel nivellement culturel par le bas.De plus, pourquoi s'attaquer aux gens en les nommant ?Ces mêmes humoristes ont détruit des carrières et M.Pinard a raison de dire qu'ils ne s'en prennent pas à ceux qui se défendent.Pourquoi s'être acharné sur Pier Béland ?Parce que, dans les faits, elle vend plus de disques que la majorité des artistes bien en vue du milieu ?Pourquoi Jean-Marc Parent ?Parce- qu'il fut plus populaire que la majorité de ces humoristes sans avoir recours à la moindre méchanceté C'est vrai, je l'avoue, je ris aussi de leurs farces grossières mais Jean-Marc Parent, Yvon Deschamps, Paul Houde ou François Massicote me font autant rire, en parlant des mêmes sujets, mais sans jamais détruire des personnes ou des groupes en particulier.S'ils parodient ou pointent du doigt quelqu'un à l'occasion, c'est toujours avec finesse et intelligence.Avez-vous remarqué combien plus rafraîchissant est l'humour de Guy A.Lepage, de Un Gars Une Fille, par rapport à Guy A.Lepage de Piment Fort ?Public différent, approche différente.Alan CHARLES Black Pearl Productions Rire des autres Mme Petrowski, n Je ne suis pas d'accord avec vous concernant les humoristes.Ces derniers, surtout ceux qui sont régulièrement invités à l'émission Piment Fort, rient carrément des gens.Il n'y a aucune forme de respect et aucune créativité de leur part.C'est facile de faire de l'argent en s'attaquant aux autres.Muriel TRUDEAU Un peu de solidarité ! Madame Françoise David, n Savez-vous que la classe moyenne n'arrive plus à épargner depuis plus de dix ans, parce que le fisc rafle systématiquement plus des deux tiers de toute augmentation de salaire, et que l'inflation neutralise le reste ?Savez-vous que la hausse de l'endettement des ménages, depuis 15 ans, correspond à peu près à l'augmentation du fardeau fiscal, au cours de la même période ?Savez-vous que la majorité des femmes, même de celles qui ont des enfants en bas âge, sont des salariées ?Et qu'à ce titre elles profiteront enfin d'un petit répit avec le dernier budget Landry ?Savezvous que ce ne sont pas surtout les riches qui profiteront des baisses d'impôt, mais d'abord et avant tout la classe moyenne, qui en avait grandement besoin ?Pourquoi voudriez-vous que le gouvernement du Québec continue à s'acharner sur ceux et celles qui travaillent pour gagner leur vie ?À entendre vos virulentes critiques du dernier budget Landry, on dirait que vous auriez souhaité qu'on ne réduise pas l'écrasant fardeau fiscal des contribuables québécoises, dont la plupart font partie des petits salariés, pour pouvoir améliorer davantage le sort des assistées sociales.À vous entendre, on jurerait que vous êtes, non pas la présidente de la Fédération des femmes du Québec, mais des assistées sociales du Québec (les seules femmes dont le sort semble vous préoccuper vraiment).Tout comme vous, j'ai des préoccupations sociales.Je suis pour l'entraide et je crois qu'on a le devoir d'aider celles et ceux qui ont peu de moyens.Je ne reconnais cependant à personne, ni femme ni homme, le droit de choisir de vivre de l'aide sociale, c'est-à-dire aux crochets des autres.Ce prétendu « choix » est malheureusement une tendance de plus en plus souvent dépeinte avec sympathie dans les médias.Je trouve que la plus élémentaire justice exigerait que l'on laisse aux salariés de la classe moyenne \u2014 qui sont ceux et celles qui contribuent le plus au finance- Françoise David ment des services publics \u2014 un peu plus de l'argent qu'ils et elles ont durement gagné.Car si je peux compatir aux difficultés que vivent les personnes aux prises avec la pauvreté, il ne faudrait pas oublier que le marché du travail, à force de coupures de postes et d'augmentations de la charge de travail, est lui aussi devenu beaucoup plus difficile au cours des dernières années.Et de plus, comme toutes les études le confirment, les travailleuses font encore la double tâche.Alors de grâce, Madame David, montrez un peu plus de solidarité envers les salariées et les autres contribuables du Québec.Marie SAVOIE Pierrefonds PHOTOTHÈQUE, La Presse Normand Brathwaite 5LP0301B0317 b3-edito-vendredi 5LP0301B0317 ZALLCALL 67 14:05:00 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 3 Réinventer notre avenir La série de huit éditoriaux intitulée « Réinventer notre avenir: des idées pour sortir du cul-de-sac », signée par Alain Dubuc, qui a été publiée dans nos pages du 19 au 26 février derniers, continue à susciter un abondant courrier.Nous publions ici d'autres réflexions sur l'avenir du Québec, que cette série a suscitées.Sur la route du Nouveau Monde Bientôt la nouvelle garde succédera à l'ancienne aux commandes du Québec «Si on s'y mettait?» DANIEL VERRET Suivre le débat politique au Québec en vue d'un choix éclairé représente un défi de taille.Le mouvement souverainiste vit en ce moment une période houleuse qui l'obligera à repenser ses objectifs.Bien des membres influents du Parti québécois ont compris que la souveraineté entraîne inéluctablement le Québec tout entier dans un cul-de-sac.(.) Bipolaire, la donne politique du Québec souffre de l'absence chronique du vrai débat qui soustend la particularité du Canada.Le mutisme des fédéralistes provinciaux contribue, au même titre que le périlleux projet d'indépendance, à la défaillance de la dynamique politique québécoise et canadienne.Désabusé que je suis face à l'utopique projet indépendantiste, je dois tout de même reconnaître que la stratégie médiatique de ce regroupement idéologique dépasse en qualité et en nombre l'offensive du clan fédéraliste.Car être fédéraliste au Québec, en regard à cette stratégie, constitue un affront qui nous condamne au titre peu enviable de traître face à la nation québécoise-française.Traître de cette mentalité unifiante mais toute aussi émasculante de ma volonté d'affirmation, je l'accepte.Mais traître d'aspirer à autre chose que les frontières d'une province, je le refuse.Les indépendantistes, pour moi, souffrent d'anémie en suggérant notre éjection d'un pays immense découvert par nos ancêtres.On nous demande de dilapider notre héritage.Le Canada m'appartient, nous appartient au même titre que les anglophones, autochtones et autres Canadiens qui continuent à se greffer à la famille canadienne.Quoique suppose ce désaveu de l'opinion indépendantiste, j'adhère sans aucune honte à cette vision du Québec qu'a su si bien cristalliser Robert Bourassa : un Québec fort dans un Canada fort.(.) La Révolution tranquille, objet d'adoration, est derrière nous.Le Québec d'aujourd'hui souffre de l'absence de nouveaux meneurs.L'ancienne garde s'accroche au pouvoir avec ses rêves auxquels les jeunes ne parviennent plus à s'identifier.Il faut s'interroger lorsque nous réalisons que nos politiciens acceptent de fermer les yeux sur le constat qu'au Québec, terre de la francophonie en Amérique du Nord, il est plus facile pour un anglophone que pour un francophone d'être bilingue.Quarante ans de combat pour revenir au même point ; la deuxième période de Grande noirceur pointe à l'horizon.Bientôt la nouvelle garde succédera à l'ancienne aux commandes du Québec.Quelle communauté servira de pont entre les unilingues francophones et les unilingues anglophones ?Poser la question, c'est y répondre.Je le répète, les Québécois refusent de se donner les moyens afin de se départir du titre avilissant de porteurs d'eau.(.) Nous devons nous retrousser les manches.La survie et l'épanouissement du peuple québécois sont des objectifs à jamais atteints.Tout est mouvance.Il est périlleux d'offrir à une population des rêves aussi dénudés de sens qu'une retraite sur les plages de la Floride ou l'enrichissement au moyen de billets de loterie.Le glas a sonné.L'élite québécoise doit, d'une part, cesser de se défiler au moyen de la sécurisante normalité populaire (le fameux political correctness) et, d'autre part, s'affranchir de ce sentiment d'infériorité qui l'entraîne à douter des choix du peuple québécois.Il faut admettre que les sondages renforcent cette image en réduisant nos aspirations à une expression simpliste d'ambivalence.Mais cette affirmation est inexacte.Nous sommes dualistes, non ambivalents.C'est cela être canadien-français.J'aime le Canada, mais j'adore le Québec.Contrairement à ce que prétend l'adage populaire, nos souffrances passées n'ont pas été vaines.Notre histoire nous a encouragé à développer une conception différente de la réalité de tous les jours.Nous avons atteint un point de maturité qui nous offre la possibilité d'entrevoir la coexistence simultanée de deux oppositions.Nous avons quitté le stade de l'enfant qui apprend à attraper un ballon pour accéder à celui de l'adolescent qui cherche à maîtriser les rudiments de la jonglerie.De toute évidence, le Québec était trop petit pour le Cirque du Soleil.Les Québécois Trudeau, Mulroney et Chrétien constituent une lignée de premiers ministres du Canada qui prouvent que le Québec a un rôle prépondérant à jouer dans la destinée du Canada.Depuis plus de trente ans, le Canada est dirigé par des Québécois.Nous sommes tout autant un peuple fondateur qu'un peuple bâtisseur.Les trois dernières décennies de l'histoire du Canada seront marquées à tout jamais de l'empreinte de personnages politiques québécois.(.) Demain, quand les autochtones et les allophones réclameront davantage de pouvoir, le Québec servira de modèle.Depuis plus de deux cent cinquante ans nous luttons pour notre survie en tant que francophones.(.) Allons Québécois ! Il y a du pain sur la planche.Mettons ces velléités d'indépendance de côté et passons aux choses sérieuses.Cessons de proclamer le Québec aux Québécois.Élargissons nos horizons et réclamons le Canada aux Québécois, ce qui nous servira de tremplin.Réapproprionsnous ce désir qui animait nos ancêtres et allons présenter notre spectacle, comme les jongleurs du Cirque du Soleil, sur la route du Nouveau Monde.LOUISE COMEAU L'auteure est médecin.Monsieur Alain Dubuc, Ce fut agréable et très rafraîchissant de lire votre série d'éditoriaux ! Quelle justesse d'analyse historicopolitico- culturelle de notre société québécoise et canadienne ! Nous avons un besoin criant de nous redéfinir en tant que société « particulière », de nous libérer de nos présentes chaînes politiques.Le débat actuel tourne en rond.Il est impératif pour notre évolution collective de stimuler une nouvelle réflexion, comme celle de Jean-François Lisée à partir d'une autre perspective, de trouver de nouveaux symboles stimulant une nouvelle vision de notre microcosme dans l'ensemble planétaire.Actuellemment, nous stagnons dans notre position narcissique blessée et en mal de cicatrisation.La spirale de la vie continue son oeuvre et nous y sommes liés par nos choix, qu'on le veuille ou pas.Il faut mourir au passé pour s'adapter au futur.Il y aura toujours des forces nouvelles dans notre peuple, qui nous obligent à avancer.Les créatifs, les travaillants, les fonceurs, les audacieux ont tous besoin d'une structure sociale perméable et ouverte au changement.On ne doit pas étouffer la passion qui nous anime ! Les Québécois cavalent ici et ailleurs dans le monde dans toutes les activités humaines ! Soyons fiers de notre métamorphose sociale des cinquante ans passés, révélant notre formidable capacité d'adaptation aux réalités de l'époque.À l'heure de la communication virtuelle, de la condensation du temps et de l'espace, la rapidité des événements planétaires nous force à concentrer nos énergies et à nous mouler simplement à de nouvelles réalités : planétarisation des activités humaines, mégafusions économiques, mouvements des masses et chocs culturels, développement de la haute technologie et contrôle de la science sur nos vies, civilisation de loisirs, etc., Nous n'avons que faire de la lassitude créée par un débat politique stérile La jeunesse désire participer à nos projets collectifs : laissons- la s'exprimer et laissonsnous enthousiasmer par des projets qui nourrissent l'idéal collectif.Comme femme médecin, je me redis à tous les jours la chance que j'ai de pouvoir évoluer à l'intérieur de cette carrière libérale que j'ai choisie.J'ai malheureusement vécu lors d'un séjour en Angleterre l'échec du Système médical universel.Je suis désolée de constater qu'ici ce même « modèle » connaît aussi ses ratés et n'arrive pas à s'adapter aux nouvelles réalités.Il est dommage que le peuple québécois payeur de taxes et d'impôts doive injustement subir les décisions irrationnelles de son élite gouvernante assoiffée d'entretenir ses querelles constitutionnelles avec pour conséquence le statut quo voire le recul social par la mise en otage des contribuables, surtout dans les mondes de la médecine et de l'éducation.Les gens qui veulent changer ici se heurtent à un « mur de Berlin » nommé « bureaucratie », servant de paravent à l'absence de leadership de nos élus et tuant bien trop souvent les initiatives locales d'amélioration fondées sur « les expériences souvent probantes.Je suis soulagée que M.Dubuc ait pris cette initiative de soulever cette interrogation qui nous apporte une bouffée d'air dans l'immédiat.Les idées voyagent en toute liberté dans cette démocratie extraordinaire dans laquelle nous vivons.Soyons-en conscients.Usons de discernement.Nous avons tant besoin de croire en notre collectivité ! Nous recherchons de l'espoir au coeur de l'impasse politique.Comment dénouer ce noeud de vipères à l'intérieur de notre constitution canadienne en mal de changement, en crise de définition ?Ils sont nombreux les baby boomers comme moi qui rêvent encore de nouvelles idées qui alimentent l'esprit et réveillent le courage de passer aux actes.Nous méritons encore mieux que ce que nous constatons et subissons.Les aspirations vers le haut doivent suggérer un nivellement par le haut (et non par le bas).Une société qui veut grandir doit se doter d'un modèle d'éducation qui encourage le développement de l'intelligence et de la sagesse pour savoir apporter les changements voulus qui maintiennent le tissu social chaleureux, vibrant, coloré et harmonieux au-delà de l'indifférence politique.Alors seulement vivrons-nous une nouvelle Révolution tranquille à l'aube de l'an 2000.« Si on s'y mettait » ?Pas de virage possible sans changement des valeurs personnelles Nous stagnons dans notre position narcissique blessée et en mal de cicatrisation.RICHARD CHABOT M.Alain Dubuc, En dehors de la sphère politique, un autre changement a aussi eu des effets importants sur notre société, au cours des dernières décennies : l'érosion des valeurs personnelles.En rejetant la morale inutilement oppressive, nous avons aussi laissé en veilleuse d'autres valeurs qui ont été salutaires lors de moments critiques dans l'histoire d'autres nations.Les valeurs sont difficiles à faire évoluer.Les consensus sur les contenus et les moyens sont difficiles à obtenir et les résultats sont longs à se faire sentir.Un premier pas serait d'identifier les valeurs recherchées et d'en reconnaître les manifestations.Le droit à l'individualité et au respect, la notion de responsabilité individuelle de ses actes et de leurs conséquences, l'honnêteté, le courage d'agir et de prendre des risques, la persévérance et la discipline, la conviction que l'effort et l'amélioration continue sont parties intégrantes du travail, etc.ont été des idéaux pour des nations qui ont su passer à travers des crises.Pourquoi cela serait-il différent pour nous ?En relation avec vos éditoriaux, on aurait aussi pu souligner que ce manque de valeurs se reflète chez nos leaders.Le Législatif.La classe politique agit en fonction de sondages, comme la girouette au vent, alors qu'elle devrait se comporter comme une boussole qui indique la voie à suivre.On devrait élire un dirigeant en fonction des valeurs personnelles profondes qu'il a su démontrer dans ses décisions antérieures et non en fonction de sa capacité à sentir le vent.(.) Le judiciaire.La justice telle que nous la connaissons avantage les grands criminels qui disposent d'avocats « très compétents » et est administrée par des juges qui admettent tous actuellement être corruptibles à moins d'être mieux payés.C'est faire preuve d'un manque de conviction et de courage de la part de ceux qui aspirent pourtant à tant de respect lorsqu'ils revêtent leurs toges et font leurs discours pompeux.L'exécutif et l'administratif gouvernemental.Il nous faudrait avoir le courage d'admettre collectivement ce qui paraît évident à chacun : a) l'appareil administratif gouvernemental n'est pas suffisamment indépendant du politique et b) il n'a pas la souplesse nécessaire pour innover et produire les biens et services à meilleur coût que le privé.Engageons nous à supporter l'éducation, les soins de santé, à subvenir aux besoins de ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes, etc.mais cela ne veut pas dire produire soi-même ces biens et services.De plus, le gouvernement peut réglementer et vérifier sans devenir fournisseur.À titre d'exemple, le gouvernement inspecte les viandes mais n'exploite pas de boucheries.(.) Au Québec, il est plus payant de crier à l'injustice que de se prendre en charge et de produire.Il est ridicule de taxer des entrepreneurs qui réussissent pour subventionner des compétiteurs qui fondent leur plans d'affaires sur des subventions.Un autre exemple : le niveau d'éducation ne pourra s'élever si on modifie les critères d'évaluation des connaissances pour rehausser les moyennes nationales.La richesse est associée à l'excellence qui, elle, ne peut venir que d'une combinaison du talent, de la technique et de l'effort.(.) Nous faisons tous chaque jour des observations qui nient le sens commun et découragent de jouer un rôle actif dans la communauté.Il n'y aura pas de virage sans changement des valeurs personnelles.Cela prendra du temps comme ce fut le cas pour la sensibilisation à la sécurité au travail, au harcèlement sexuel, à l'environnement, etc.Nos leaders ont tout l'espace requis pour se distinguer par leurs valeurs s'ils se placent au-dessus des groupes d'intérêts.Et, nous avons collectivement la liberté de supporter de telles valeurs.La balle est dans notre camp et nous devons la saisir plutôt que de prétendre qu'elle se trouve dans le jardin du voisin.PHOTOTHÈQUE, La Presse Lucien Bouchard lors d'une de ses envolées en chambre.Un combat d'arrière-garde?PIERRE GAGNON Les nationalistes (et souverainistes) insistent sur l'importance de protéger le fait français ; à leurs yeux c'est une mission importante du gouvernement du Québec (ou même du gouvernement du Canada).C'est peut-être un combat d'arrière-garde : le français est en régression partout dans le monde.Même en France, de nombreuses entreprises ont choisi l'anglais comme langue de travail.On ne peut pas être plus francophile que les Français.(Autrefois on disait qu'on ne pouvait être plus catholique que le pape.) Le déclin démographique se fait aussi sentir : il y eut une époque où le Québec représentait le tiers de la population canadienne.Aujourd'hui, c'est moins du quart et la tendance a toutes les chances de persister pour au moins cinquante années.Ces faits mettent en doute la pertinence du projet souverainiste, du fédéralisme renouvelé et aussi de l'héritage « trudeauiste » : le bilinguisme officiel du gouvernement canadien.(Cette politique est appelée à s'effondrer comme un château de carte d'ici une trentaine d'années.) Dans un tel contexte, et comme le projet souverainiste ne dispose pas du soutien nécessaire à sa réalisation, il n'y a qu'une possibilité : accepter le Canada tel qu'il est, un pays de langue anglaise qui ne sera jamais notre patrie en tant que francophones.Les Québécois ont une position intenable ; ils refusent la souveraineté tout en n'acceptant pas le Canada tel qu'il est.Les individus québécois devront renoncer à leur identité collective et penser essentiellement à leur succès ou à leur épanouissement personnel.Il n'est surtout pas question de se lancer dans l'impossible entreprise de changer le Canada : après quarante années de vains efforts pour accéder à la souveraineté, il est hors de question de perdre vingt ou trente autres années dans une deuxième bataille perdue d'avance et de prendre encore plus de retard : mieux vaut renoncer à notre identité québécoise.On pourrait penser et souhaiter qu'un Québec soulagé de l'hypothèque souverainiste et nationaliste se consacrera à la tâche de devenir une « Province of Quebec » (ou State of Quebec, USA) prospère mais on peut en douter.Les sociétés modernes ont besoin d'un solide système d'éducation pour aspirer à la prospérité.(Les États-Unis peuvent en partie faire exception car ils recrutent les meilleurs cerveaux de toute la planète : des millions de jeunes brillants ne rêvent que de vivre dans ce pays.) Malheureusement, des contraintes importantes rendent difficile l'amélioration du système d'éducation au Québec.La population vieillit et la dénatalité fait son oeuvre ; une proportion de plus en plus faible de la population a des enfants d'âge scolaire.Au sein de l'électorat québécois, l'intérêt pour le système d'éducation ira déclinant : pas question d'investir dans les écoles et universités quand le système de santé est en crise.Un gouvernement qui passerait outre à cette façon de voir risquerait la défaite aux élections suivantes.(.) 5LP0401B0317 B4 vendredi 5LP0401B0317 ZALLCALL 67 08:53:49 03/17/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Politique L'EXPRESS POLITIQUE Bernard Landry propose de fixer un plafond aux dépenses de santé MARIE TISON Presse Canadienne Le gouvernement québécois devra fixer un plafond aux dépenses dans le domaine de la santé, soit un certain pourcentage du produit national brut, et s'en tenir à ça.C'est ce qu'a affirmé hier le ministre des Finances, Bernard Landry, à l'occasion d'un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.« Jean Rochon dit que les sociétés sérieuses devront décider de la portion du PNB consacrée à la santé et gérer à l'intérieur de ça, at- il déclaré.Je pense que nous devrons en venir là et que toutes les sociétés devront en venir là ».M.Landry a souligné que M.Rochon était un expert sur la question, ayant acquis des notions pratiques à l'occasion de son séjour à l'Organisation mondiale de la santé et ayant connu une « maudite ride pratique » en tant que ministre de la Santé.« Comme les besoins sont en croissance exponentielle et que la population vieillit et va continuer à vieillir, il faut que les pays, lucidement, disent : nous allons mettre tel pourcentage de notre PNB et nous allons nous en tenir à ça », a déclaré le ministre des Finances.Il a réitéré que la santé n'était pas qu'une question d'argent, mais aussi une question de gestion.Interrogé par les journalistes à l'issue du déjeuner-conférence, M.Landry a déclaré que le Québec devra essayer de se fixer un tel plafond.« Il y a un bon débat qui s'amorce, si la stridence peut cesser, si ça peut cesser d'être une tragédie à la moindre chose qui se passe en médecine, si le niveau des cris peut baisser pour qu'on discute et qu'on regarde les choses en face », a-t-il indiqué.Dans son discours, le ministre a fait valoir, avec un peu d'humour, que le Québec devra faire face à un « puissant casse-tête ».« Malgré les progrès extraordinaires de la médecine, le taux de mortalité de l'espèce humaine est toujours de 100 pour cent, sauf que l'événement survient plus tard, ce qui fait que notre système est sous tension et le sera encore pendant longtemps, a-t-il déclaré.Il faudra être de plus en plus ingénieux et de plus en plus inventif pour garder les soins de santé au plus haut niveau.» Le ministre Landry a affirmé qu'il ne s'agissait surtout pas de remettre en question l'universalité des soins de santé.« Le seul principe sacré pour nous, c'est l'accessibilité, a-t-il déclaré.Les modalités peuvent être à discuter.» Jacoby défend les aînés n Les personnes âgées institutionnalisées sont en train de devenir des victimes de plus en plus abandonnées, marginalisées et carrément martyrisées, estime le Protecteur du citoyen Daniel Jacoby.Dans un rapport rendu public, hier, à l'occasion de la consultation publique sur le traitement réservé aux aînés en perte d'autonomie et placés en foyers d'accueil, M.Jacoby fait état d'une exploitation éhontée des personnes âgées, parle d'abus de pouvoir, de violence physique et réclame une enquête exhaustive et immédiate de la Commission des droits de la personne.Loi nuisible n La loi « sur la clarté » nuira aux fédéralistes en cas de référendum au Québec, a prédit hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.« Si jamais un parti s'avise d'utiliser cette loi durant un référendum québécois, ce sera une arme qui se retournera contre eux », a-t-il déclaré, au lendemain de son l'adoption du projet de loi C-20 par une large majorité de députés fédéraux.Le chef du Bloc a expliqué qu'il était à Ottawa depuis neuf ans et qu'il en avait entendu « des pas très jolies sur le dos du Québec ».Or, si les députés fédéraux observent la loi C-20, « la Chambre des communes discutera pendant 35 heures sur le Québec », a-t-il dit.« Et quand les Québécois entendront, pendant 35 heures, tout ce qui se dit sur leur pays, cette arme se retournera contre eux (les députés fédéralistes).Pour un programme de santé intégré n La Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux demande au gouvernement de revoir l'actuel régime d'assurance médicaments, de rendre plus équitable le partage des mauvais risques et de l'intégrer au système de santé.Dans son mémoire présenté, hier, à la Commission parlementaire des affaires sociales chargée de revoir le régime général d'assurance médicaments, la présidente de la Conférence, Mme Diane Vallières, estime « que la révision du régime ne doit pas se limiter à un débat d'assurance, mais plutôt porter sur les objectifs visés en matière d'amélioration de la santé ».« Il faut traiter du partage des risques, a ajouté Mme Vallières.Il ne faut pas que le régime public se retrouve seul à assumer les risques les plus dispendieux.Nous, on croit qu'il y a iniquité et on suggère de faire partager les risques par tout le monde d'une façon appropriée selon la capacité de payer des citoyens.» L'ADQ pour le changement n L'Action démocratique du Québec (ADQ) se voit de plus en plus comme la solution de rechange aux deux « vieux » partis politiques qui se succèdent au pouvoir à Québec.« On veut être le lieu de rassemblement de toutes les volontés de changement », a déclaré hier le chef du parti, Mario Dumont, député de Rivière-du-Loup.Ce dernier a rendu public en conférence de presse les éléments de réflexion dont l'ADQ débattra les 1er et 2 avril prochains, lors du 3e congrès général du parti qui se tiendra à St-Hyacinthe.Plusieurs des propositions quiseront débattues touchent les segments les plus jeunes de la population : instauration d'un programme d'allocations de 1000 $ à la naissance d'un enfant, réduction des prêts des étudiants qui deviennent parents, instauration de congés pour responsabilités parentale.L'ADQ veut aussi améliorer les institutions de la démocratie : exiger l'appui des deux tiers de l'Assemblée nationale pour modifier la loi électorale, la Charte des droits ou form référendaire ; et instaurer une représentation proportionnelle au Parlement.D'autre part, le parti de Mario Dumont débattra de la création d'un Fonds de responsabilité en matière de santé Presse Canadienne PHOTO PC Bernard Landry Irréparable projet de loi C-20 Bouchard y voit une brèche dans le patrimoine démocratique canadien Hôpitaux: Bouchard veut une loi PAUL ROY intelligente du bureau de La Presse, QUÉBEC En adoptant son projet de loi C-20 sur la « clarté référendaire », mercredi soir, Ottawa a commis l'irréparable, aux yeux de Lucien Bouchard.« Je suis convaincu que ce gestelà est irréparable, a dit le premier ministre, interrogé hier matin lors de son passage à l'hôtel de ville de Québec, où il participait à une cérémonie.C'est un geste de rupture profonde, non seulement avec le Québec, mais avec la grande tradition démocratique canadienne.Parce que j'ai toujours pensé que nous partagions avec le reste du Canada un patrimoine démocratique véritable.» Un patrimoine qui a déjà subi d'autres attaques, a toutefois reconnu M.Bouchard, évoquant le rapatriement unilatéral de la Constitution de 1981-1982 et la crise d'Octobre, en 1970.« Je pense au rapatriement de 1982, qui n'en finit pas d'avoir des résonances dans l'histoire.On a tendu des ressorts là qui, le jour où ils vont se détendre, vont certainement provoquer de très graves événements.Il dit croire qu'il en ira de même du plus récent projet de loi Chrétien- Dion.« Il y a des gestes, parfois, qui n'ont pas une résonance dramatique dans l'instant où ils sont posés, mais qui vont hanter ensuite le paysage politique et l'histoire du Canada et du Québec.À un journaliste qui lui suggérait que jusqu'ici les Québécois ne réagissent pas très énergiquement à l'initiative outaouaise, M.Bouchard a fait cette réponse : « Les Québécois savent bien que la seule réponse convenable à ça, c'est eux comme peuple qui doivent la donner en termes de décision sur leur avenir politique.Pour le moment, ils ne jugent pas opportun de prendre cette décision immédiatement, mais il est certain que ce sera un facteur très important dans la prise de cette décision quand le moment arrivera.» Pour sa part, il ne compte pas demander aux autorités françaises de dénoncer l'initiative fédérale, lors de sa visite du début du mois prochain, « parce que ce n'est pas aux autres pays de le faire ».« Mais j'aurai certainement des questions et je me ferai un devoir d'y répondre et d'éclairer mes interlocuteurs sur le sens de ce qui s'est passé à Ottawa.» PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Pendant que le chef libéral, Jean Charest, s'inquiète d'un projet de loi sur l'équilibre budgétaire dans les établissements de santé, le premier ministre Lucien Bouchard parle de la nécessité d'adopter « une loi intelligente » qui tiendra compte des particularités « dans lesquelles la gestion hospitalière s'effectue ».« On sait bien que la santé est un domaine, a-t-il affirmé, dont les besoins sont presque inépuisables.Mais il faut un encadrement budgétaire.Il faut qu'il soit bien pourvu.« Nous pensons que la société québécoise fait un effort extrêmement considérable dans l'allocation des fonds dont seront pourvus les établissements au cours de l'année qui vient », a ajouté le premier ministre.M.Bouchard estime que la période de restriction que nous venons de traverser dans la santé au Québec impose, dans le respect des contribuables, un plud grand contrôle des dépenses en santé.« Nous avons dû, au cours des quatre ou cinq dernières années, passer au travers du désert, a-t-il dit.Toute une société s'est mobilisée pour remonter à la surface.Grâce à ces années d'efforts extraordinaires on peut, depuis mardi, bénéficier d'un budget sans précédent.» Le permier ministre a parlé des facteurs structurels qui sont souvent à l'origine de l'augmentation des besoins et des coûts dans la santé, Il a appuyé la proposition faite par la ministre de la Santé et des services sociaux, Pauline Marois, qui prévoit l'adoption d'un projet de loi réaffirmant la nécessité d'améliorer la gestion des fonds publics.« Je ne veux pas dire que l'argent a été mal dépensé, a-t-il soutenu, mais il est certain que nous avons besoin de resserrer la gestion pour l'améliorer et la rationaliser.C'est une démarche qui est générale et le Québec n'y échappera pas.» Hier, la présidente de la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux, Diane Vallières, a appuyé le principe d'un tel projet de loi d'autant plus que les déficits d'opération de certains établissements ont été effacés et qu'une somme de 400 millions a été injectée dans le rehaussement des bases budgétaires.« On a donc ainsi les conditions de base pour avoir une loi anti-déficit et pour être en mesure de la respecter, a-t-elle dit.Cela nous permettra d'agir plus efficacement dans l'ensemble du réseau, dans un esprit de collaboration et cela nous donnera une façon de faire qui deviendra une alternative à la mise en tutelle.Un tel projet de loi, selon Mme Vallières, permettra aux administrateurs des établissements de rencontrer leurs objectifs et ceux de la ministre.Le second projet de loi prévu dans le plan de la ministre Marois fait état d'une révision en profondeur des structures qui pourrait aller jusqu'à remettre en cause l'existence, dans leur forme actuelle, des régies régionales.Cette perspective n'inquiète pas la présidente de la Conférence.PHOTO PC Le premier ministre Lucien Bouchard a comparé, hier, l'adoption du projet de loi C-20, sur la clarté référendaire, au rapatriement unilatéral de la Constitition, en 1982.La majorité des villes ont haussé leurs taxes.mais 62% de la population a été épargnée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La majorité des municipalités ont haussé leurs taxes depuis qu'elles ont reçu une troisième facture de 356 millions pour l'an 2000.Mais selon un relevé partiel du ministère des Affaires municipales et de la Métropole, 62% de la population bénéficie néanmoins d'un gel ou d'une baisse de taxes foncières.En épluchant les budgets publiés par 1069 municipalités \u2014 sur un total de 1376 \u2014 où vit 83% de la population du Québec, le ministère a constaté que 629 augmentaient les taxes.Mais il s'agit surtout, selon la porte-parole de la ministre Louise Harel, Renée-Claude Boivin, de plus petites municipalités, qui regroupent au total 2,3 millions d'habitants, soit 38% de la population des agglomérations recensées.En revanche, 255 municipalités, regroupant 3 millions de personnes (49 % de la population), ont plutôt opté pour un gel.On compte dans ce groupe Montréal, Québec et Longueuil.Et 185 municipalités, où vivent 775 000 personnes (13 % de la population) ont offert des baisses à leurs citoyens.Parmi les 629 villes qui ont penché pour des hausses de taxes, 196 ont imposé des augmentations de 25 à 50 $ et 143 de 50 à 100 $.Soixante-dix autres ont gonflé les comptes de taxes de plus de 100 $.Les hausses ont été de moins de 10 $ dans 35 municipalités.À l'Assemblée nationale, hier, le critique libéral Roch Cholette a prédit que le dernier budget Landry allait provoquer des hausses.« De façon détournée, le ministre des Finances fait faire sa job de bras par vos élus municipaux », at- il lancé.Mais selon Louise Harel, le budget laissera 341 millions de plus dans les goussets des villes, en incluant les 175 millions du programme d'infrastructures, 115 millions d'aide additionnelle et 50 millions en péréquation.Le gouvernement a décidé de ne plus facturer les villes pour 356 millions l'an prochain.Mais il cessera en contrepartie de leur verser les revenus de 322 millions de la TGE.« Les municipalités qui pourraient penser être déficitaires dans l'opération, je prends l'engagement qu'elles seront compensées entièrement », a promis hier la ministre.L'Union des municipalités a recensé 356 municipalités « perdantes » dans le troc, pour des pertes de 14 millions.Parmi les 1020 « gagnantes », plus de la moitié (625) comptent moins de 1500 habitants.PHOTOTHÈQUE, La Presse Louise Harel 5LP0501B0317 b05 vendredi 17 mars 5LP0501B0317 ZALLCALL 67 08:58:24 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 5 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL La guérilla albanaise kosovare fait des incursions en Serbie La KFOR découvre des caches d'armes XAVIER BARON Agence France-Presse, PARIS Pendant que tous les regards sont tournés vers les incidents répétés qui secouent la ville kosovare de Mitrovica, une guérilla albanaise se développe dans le sud, à partir de la zone américaine, et multiplie les incursions sur le territoire de la Serbie.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a dénoncé hier à Paris les « provocations » des Albanais du Kosovo perpétrées dans le sud de la Serbie et s'est déclaré « préoccupé » des derniers développements dans la province.Il a attribué ces actions à d'anciens membres de l'UCK (officiellement dissoute) et à de nouvelles recrues.Les militaires occidentaux soupçonnent les Kosovars albanophones d'établir, dans le sud-est du Kosovo, une base arrière pour organiser et armer un mouvement de résistance au sein de la communauté albanaise de 75 000 personnes qui vit de l'autre côté de la ligne de séparation administrative, en Serbie proprement dite.La tension est croissante dans cette région frontalière où une organisation albanaise, « l'Armée de libération de Presevo, Medvedja et Bujanovac » (UCPMB) \u2014 du nom des trois principales localités de cette région du sud de la Serbie \u2014 est apparue au cours des dernières semaines et a déjà mené des opérations contre les forces serbes.Cette situation est apparue d'autant plus grave à Washington que cette guérilla s'organise à partir de la zone du Kosovo placée sous commandement américain de la force multinationale de paix (KFOR).Elle expose donc les États-Unis à être accusés de soutenir en sous main une campagne de déstabilisation de la Serbie, avec l'aide de leurs alliés kosovars.Pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, le secrétaire d'État, Madeleine Albright, vient d'envoyer sur place deux émissaires qui ont été chargés de semoncer les Albanais du Kosovo.L'un de ces émissaires, James Rubin, porte-parole du département d'État, a averti les dirigeants albanais du Kosovo qu'ils font un mauvais calcul s'ils espèrent entraîner la KFOR dans une action militaire contre les troupes de Belgrade.Joignant l'action à la parole, les soldats américains ont fouillé hier cinq sites dans la zone sous leur contrôle.Ils ont saisi 22 caisses de munitions, 28 grenades, deux mortiers et d'autres armes, ainsi que des uniformes et des documents.« C'était la première fois que nous agissions contre ce qui ressemble à une infrastructure militaire organisée », a déclaré un officier américain de haut rang.Les risques que les actions de guérilla font peser sur l'ensemble de l'opération de paix internationale au Kosovo ont été condamnés par le gouvernement de l'Albanie voisine, qui « ne soutient aucun groupe ou élément extrémiste au Kosovo, de quelque côté qu'il soit ».Le commandant de la KFOR, le général Klaus Reinhardt, a estimé que « la situation à la frontière du Kosovo et dans la région de Presevo constitue une menace pour la paix et pour la sécurité au Kososo ».« Toute activité d'insurrection, basée au Kosovo, et la conduite d'opérations à travers la frontière ne peuvent pas être et ne seront pas tolérées », a-t-il assuré.Aux prises avec les émeutes à répétition dans la ville de Mitrovica dont les habitants albanophones et serbophones se font face de part et d'autre de la rivière Ibar, la KFOR doit désormais également essayer d'éviter que l'embryon de guérilla albanaise dans le sud du territoire ne déclenche un nouveau processus de violences généralisées.IRLANDE DU NORD 250 kilos d'explosif n Trois hommes soupçonnés d'appartenir à un mouvement dissident de l'IRA opposé au processus de paix ont été arrêtés près de Belfast en possession de quelque 250 kilos d'explosif artisanal dissimulés dans une voiture.Les suspects roulaient à bord de deux voitures sur une autoroute près de Hillsborough, au sud de Belfast, lorsqu'ils ont été interpelés dans la nuit de mercredi à hier.d'après AFP NIGERIA Nouveaux affrontements n Vingt-cinq personnes ont été tuées lors d'affrontements entre les deux villes rivales d'Ife et Modakeke, dans le sud-ouest du Nigeria, rapportaient des journaux hier.Les heurts s'étaient étendus aux villages voisins.Le dernier bilan des affrontements qui avaient éclaté le 3 mars entre ces deux villes, situées dans l'Etat d'Osun, à environ 230 kilomètres au nord-est de Lagos, s'élevait à 80 morts.Les habitants d'Ife et de Modakeke, essentiellement des chrétiens yoroubas, sont en conflit depuis 20 ans.d'après AFP CHILI 74eplainte n Le Parti socialiste du nouveau président chilien, Ricardo Lagos, a déposé plainte hier à Santiago contre l'ancien dictateur Augusto Pinochet.Elle porte sur sa responsabilité dans « l'enlèvement et la disparition » de 39 gardes du corps du président socialiste Salvador Allende, qui s'est suicidé pendant le coup d'État militaire du 11 septembre 1973.L'équipe chargée de la sécurité d'Allende, connue sous le nom de GAP (Groupe d'amis personnels), était essentiellement composée de jeunes hommes.d'après AFP HONGRIE Moins de tziganes n Plusieurs associations hongroises ont dénoncé hier un rapport gouvernemental proposant de distribuer gratuitement des préservatifs pour limiter les naissances chez les tziganes, qui sont au nombre de 800 000 dans ce pays.Dix organisations tziganes et des mouvements de défense des droits de l'Homme ont envoyé une lettre au premier ministre, Viktor Orban, lui demandant de rejeter ce rapport « raciste » et de limoger le soussecrétaire d'État qui l'a signé.« La croissance de la population tzigane est trop forte au vu de leurs conditions de vie misérables.En ayant six à huit enfants, ils reproduisent leur propre misère et n'ont aucune chance d'en sortir », explique le rapport.d'après AFP CHINE Droits de l'homme n Plusieurs organisations humanitaires internationales ont demandé hier dans une résolution à l'Union européenne (UE) de « reconnaître la détérioration des droits de l'homme en République populaire de Chine ».Elles souhaitent que l'UE, dont le Conseil des affaires générales réunira les 20 et 21 mars les chefs de la diplomatie des Quinze, co-parraine la résolution que comptent présenter les États-Unis à l'occasion de la 56e session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, qui s'ouvrira à Genève le 20 mars.d'après AP ALLEMAGNE Refus de témoigner n Un proche conseiller de l'ancien chancelier Helmut Kohl, Horst Weyrauch, considéré comme un personnage-clé dans le scandale des caisses noires de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a refusé hier de témoigner devant la commission d'enquête parlementaire.Il est accusé d'avoir géré le réseau de comptes secrets qui est au coeur du scandale du financement occulte de la CDU.d'après AP Les îles Féroé veulent leur indépendance SLIM ALAGUI Agence France-Presse COPENHAGUE Les Féroés, archipel de 17 îles de l'Atlantique Nord sous tutelle danoise depuis 1397, vont engager ce matin des négociations avec Copenhague pour obtenir leur indépendance.Le chef du gouvernement local, Anfinn Kallsberg, leader du Folkeflokken (parti conservateur) qui a gagné les élections en 1998 en promettant une indépendance par étapes, va présenter au premier ministre danois, Poul Nyrup Rasmussen, un projet en dix points devant permettre à l'archipel, qui compte 44 000 habitants, de sortir du giron de Copenhague.Une délégation formée par cinq ministres doit présenter au chef du gouvernement danois un calendrier de négociations devant être achevées avant l'été, afin de permettre la tenue d'un référendum sur un nouveau statut à l'automne.Mais M.Rasmussen a mis en garde les Féroïens.« Si le peuple et ses politiciens veulent couper les amarres avec le royaume et devenir indépendants, le Danemark ne s'y opposera pas », a-t-il assuré.Ce choix « aura des conséquences », at- il toutefois prévenu.Dans ce cas, a-t-il ajouté, les Féroés « perdront les subsides annuels d'environ un milliard de couronnes (134 millions de dollars US) de la métropole », représentant le tiers de leur budget.Les Féroés, qui vivent essentiellement de la pêche et de l'élevage, jouissent depuis 1948 d'un statut d'autonomie interne et ne font pas partie, à leur demande, de l'Union européenne.« Le désir d'autonomie couve depuis le début du siècle dans la population.Qui ne rêve que de voler de ses propres ailes! » déclare Jogvan Merkori, chercheur à l'université de Torshavn, la capitale de l'archipel.Les îles avaient voté en 1946 pour leur idépendance mais, selon lui, le roi et le gouvernement danois s'y sont opposés avant de leur octroyer en 1948 un statut d'autonomie interne « qui n'a jamais fonctionné ».La coalition au pouvoir à Torshavn \u2014 conservateurs, républicains et autonomistes disposant de 18 sièges sur 32 au Lagting, le Parlement local \u2014 réclame de pouvoir gérer avec les autorités danoises la politique étrangère, la défense, la police et la justice.Mais tout en revendiquant l'indépendance, le gouvernement féroïen veut garder la reine Margrethe du Danemark comme chef de l'État, et la couronne danoise comme monnaie.Le débat « repose avant tout sur des questions d'argent », affirme un politologue en estimant que « les Féroïens sont prêts à accepter l'abandon de l'aide danoise et une augmentation des impôts » si c'est le « prix à payer pour ne plus être politiquement et financièrement les valets de Copenhague ».Une bonne situation économique, un taux de chômage très bas et la perspective de devenir dans les années à venir un pays pétrolier ont ravivé les sentiments indépendantistes des politiciens et d'une frange importante de la population.PHOTO Reuters © Sur des charbons ardents.Le président du Pérou et candidat aux élections du 9 avril, Alberto Fujimori, flanqué du ministre de l'Intérieur et du chef de police, se signe lors d'une cérémonie à Callao, pendant que le scandale du million de fausses signatures à l'appui de sa candidature prend de l'ampleur.Le responsable, le Front indépendant Pérou 2000, s'est retiré hier de la coalition de quatre formations qui appuie Fujimori et deux des candidats importants de ce parti ont signifié qu'ils ne sont plus dans la lutte.REPÈRES/HAÏTI Élections en Haïti: Préval atermoie JACQUELIN TÉLÉMAQUE collaboration spéciale Le gouvernement haïtien a publié un décret annulant la convocation des élections du 19 mars mais sans fixer de nouvelle date de convocation.L'incertitude règne au sujet de la tenue des élections législatives et le torchon brûle entre le président haïtien, René Préval et le Conseil électoral provisoire (CEP).Ce dernier veut des élections législatives pour le 9 avril tandis que le gouvernement réclame ni plus ni moins une halte dans le processus électoral de façon à évaluer l'ensemble de ce processus.Le premier ministre Jacques Edouard Alexis affirme qu'il dispose de moins de quatre mille policiers pour les onze mille bureaux de vote, ce qui est nettement insuffisant.C'est la troisième fois que les élections sont reportées.Léon Manus a déclaré que cela ne fait pas sérieux de remettre les élections continuellement et insiste pour dire qu'il est possible de les tenir le 9 avril.L'ambassadeur canadien, Gilles Bernier, emboîte le pas et estime également possible de tenir le scrutin à cette date.Leslie Alexander, chargé d'affaires des États- Unis, a déclaré que le pays réclame des élections pour choisir un parlement avant le 12 juin.Le 12 juin, jour de la rentrée parlementaire, c'est la date butoir qu'ont choisie ceux qui luttent pour des élections le 9 avril.Passé le 12 juin, le parlement siégera le deuxième lundi de janvier 2001, soit après les élections présidentielles qui auront lieu quelque part en novembre ou décembre.Les partis politiques dans leur ensemble sont d'accord avec le CEP pour la tenue des élections le 9 avril.Mais là aussi les stratégies divergent et chacun y trouve son compte.Une partie de l'opposition au gouvernement Préval-Alexis voudrait profiter de la session parlementaire pour présenter certains dossiers relatifs aux allégations de malversations et de mauvaise utilisation des fonds publics par Aristide du temps où il était en exil.En particulier l'utilisation des fonds de la Téléco, la compagnie de téléphone, est en cause.Un parlement indépendant ou du moins non inféodé à Aristide et à son parti, Lafanmi Lavalas, permettrait de lancer le débat en chambre et d'entretenir un climat de suspicion à l'endroit des membres de cette formation.Cette stratégie est prônée par au moins deux formations politiques importantes : l'Organisation du peuple en lutte (OPL) et le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes d'Haïti (RDNP) de Leslie Manigat.Un autre secteur de l'opposition représenté par le groupe « Espace de concertation » est partisan du départ du président Préval au cas où les élections ne se tiendraient pas à la date suggérée par le CEP.Il comprend des personnalités connues comme Evans Paul, ancien maire de Port-au-Prince, Serge Gilles et Victor Benoît, tous deux de tendance sociale-démocrate et annonce une rude bataille à Préval.L'Union pour la reconstruction nationale (URN) de feu Roger Lafontant est allée jusqu'à menacer de passer à des actions violentes et en appelle aux anciens volontaires de la sécurité nationale (VSN) pour qu'ils obligent le président à respecter la date retenue pour les législatives.Préval doit rencontrer les membres du CEP dans le but de faire le point sur la situation.Selon les premières indications, il ne dérogera pas à sa stratégie qui consiste à tenir peut-être deux élections, législatives et présidentielles, mais dans un délai tellement rapproché qu'il sera impossible à l'opposition de compter sur une quelconque session parlementaire pour entamer une action en justice contre l'ancien président. 5LP0601B0317 B6 vendredi 5LP0601B0317 ZALLCALL 67 08:56:22 03/17/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Le véritable Raspoutine mis à nu SONIA DELESALLE Agence France-Presse, LONDRES Le Véritable Raspoutine a pris chair sous la plume de l'écrivain russe Edouard Radzinsky, grâce à un mystérieux dossier disparu pendant 78 ans avant d'être acheté par hasard aux enchères par le violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch.Raspoutine, le dernier mot, sorti hier dans les librairies britanniques, raconte, avec des détails incroyables, l'âme damnée du dernier couple impérial russe, Alexandra et Nicolas II, son influence démesurée sur la tsarine, ses beuveries, ses orgies, mais également son enfance dans le village sibérien de Pokrovskoe et son assassinat à St- Petersbourg, le 16 décembre 1916.« J'ai tout de suite su, par intuition, que je devais acheter ces documents », raconte Mstislav Rostropovitch dans une interview à l'AFP.Le musicien avait repéré en 1995 dans un catalogue de Sotheby's un « lot sur Raspoutine ».Sans connaître son contenu, il achète aux enchères par téléphone à Londres les quelque 500 pages de documents.Le musicien vient de mettre la main sur un trésor, qu'il remet très vite à Edouard Radzinsky, auteur de théâtre renommé, historien auteur de biographies de Nicolas II et de Staline, animateur à la télévision russe.« Lorsque je l'ai vu, j'ai eu un choc », raconte l'écrivain.« J'ai très vite compris qu'il s'agissait de témoignages de gens qui aimaient cet homme », contrairement à la foule de documents jusqu'ici disponibles, émanant tous d'ennemis.Pour la première fois, « on pouvait commencer à comprendre la plus puissante légende de la Russie de ce siècle », ajoute-t-il.Le « dossier » avait été constitué par la « Commission extraordinaire d'enquête sur les actes illégaux commis par les ministres et autres personnes responsables du régime tsariste », mise en place après la chute du régime impérial.Peu après sa compilation, ce dossier avait disparu.Selon Edouard Radzinsky, un membre de l'immigration l'a sans doute emmené au moment de la révolution en Europe, où il est resté, oublié pendant 78 ans.Il recèle pourtant une mine de détails précieux, lettres écrites par Raspoutine lui-même à « Papa et Maman » (Nicolas II et Alexandra), description de lui, nu dans son bain, son dégoût des sucreries, témoignages de paysans de son village natal, une lettre d'une nonne racontant son viol par le moine fou.Ces documents « démythifient Raspoutine pour en faire un homme réel », raconte Radzinsky.Le dossier retrace également la nuit du meurtre.Le prince Felix Ioussoupov a, dans ses mémoires, présenté Raspoutine comme quasi immortel, résistant à du vin et des gâteaux empoisonnés, plusieurs balles et coups de couteaux et n'expirant qu'une fois jeté, ligoté, dans le canal Malaya Nevka à St Petersbourg.Or, le dossier révèle que Raspoutine n'a pas mangé de gâteaux, a bu un poison trop dilué pour être nocif et n'a reçu que quelques projectiles.Jusqu'au dernier moment, il aura tenté de se libérer de ses liens, comme en témoigne une photo inédite de son corps sorti des eaux, les bras levés.L'écrivain a retrouvé dans d'autres archives quatre télégrammes inédits de la tsarine Alexandra à « Our Friend » (notre ami), comme elle l'appelait en anglais.Ces textes sont très tendres et pourraient accréditer la thèse d'une relation amoureuse entre la tsarine et Raspoutine.« Personnellement, je ne pense pas qu'ils ont eu une relation sexuelle », explique Radzinsky.C'est la fin de 27 ans d'ostracisme pour Alex et son gang nihiliste.Orange mécanique revient en force en Grande-Bretagne Agence France-Presse LONDRES Près de 27 ans après avoir été retiré des écrans, sous l'opprobre quasi général en raison de son contenu violent, le film-culte Orange mécanique de Stanley Kubrick refait à partir d'aujourd'hui un retour en force dans les cinémas britanniques, avec moult publicité.L'organisme de contrôle de la diffusion cinématographique (British Board of Film Classification, BBFC) avait donné en décembre dernier son feu vert à la sortie du film, sans coupe, mais qui sera interdit aux moins de 18 ans.Le succès a été immédiat auprès des distributeurs, un an après le décès du réalisateur en Grande-Bretagne.Plus de 300 cinémas ont demandé des copies du film de Kubrick pour le diffuser à partir d'aujourd'hui, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie Warner Bros.à Londres qui en détient les droits.« En moyenne, un film est distribué chez nous en Grande-Bretagne entre 200 et 300 copies.Au-dessus de 300, il s'agit vraiment d'un grand film », a-t-elle ajouté.Résultat : le retour d'« Alex » et de son gang nihiliste à chapeaux melons a été précédé d'une vaste campagne publicitaire, avec, notamment, clips télévisés et affiches sur les autobus de Londres L'adaptation cinématographique sur fond de musique classique du roman futuriste d'Anthony Burgess était sortie sur les écrans britanniques en décembre 1971.Mais en 1973, Stanley Kubrick l'avait de lui-même retirée, cédant à des menaces de mort et à une intense campagne menée par la presse conservatrice \u2014 le Sun en particulier \u2014 qui l'accusait de faire l'apologie de la violence gratuite et de dévoyer la jeunesse.Le film avait en revanche continué à être projeté dans les autres pays d'Europe occidentale et aux États-Unis, où il était rapidement devenu une oeuvre culte.« Le BBFC ne pense pas que les inquiétudes exprimées lors de la première sortie, à propos de son influence éventuelle sur le public jeune, soient fondées aujourd'hui », avait souligné l'organisme en décembre dans un communiqué.Avec 27 ans de recul, la presse conservatrice britannique commence également à reconsidérer ses diatribes de l'époque.Le critique cinématographique du Daily Telegraph parlait hier d'un « chef-d'oeuvre philosophique ».À Los Angeles, par ailleurs, Steven Spielberg a annoncé qu'il allait reprendre un projet auquel Kubrick songeait depuis 20 ans, quand il est mort en mars 1999 : A.I., qui signifie « artificial intelligence ».Le producteur et cinéaste était un ami de Kubrick, dont le dernier film, Eyes Wide Shut, est sorti l'été dernier.Spielberg a annoncé qu'il mettra en chantier en juillet cette histoire de science-fiction, avec un lancement prévu pour l'été 2001.Raspoutine EN PRIMEUR CETTE SEMAINE THE CLOSER YOU GET Film irlando-britannique (1999) d'Aileen Ritchie.Scénario : William Ivory.Images : Robert Alazraki.Montage : Sue Wyatt.Musique : Rachel Portman.Avec Ian Hart, Niamh Cusack, Sean Mc Ginley, Ruth Mc Cabe, Ewan Stewart, Pat Shortt.90 min.V.O.: Egyptien n Comédie de moeurs.Dans un village de la côte irlandaise, cinq célibataires décident de placer une annonce dans un journal de Miami afin de recruter de jeunes et belles Américaines pour les marier.Leur souhait le plus cher serait que ces dames arrivent au village juste à temps pour la traditionnelle danse du jour de la Sainte-Martha.Mais aucune beauté américaine ne se pointe le jour fatidique.Mise au courant du plan des cinq hommes, les femmes du village invitent à danser des pêcheurs espagnols dans le but de narguer ceux qui les ont si cavalièrement rejetées.DESTINATION ULTIME (Final Destination) Film américain (2000) de James Wong.Scénario : J.Wong, Glen Morgan, Jeffrey Reddick.Images : Robert Mc Lachlan.Montage : James Coblentz.Musique : Shirley Walker.Avec Davon Sawa, Ali Larter, Kerr Smith, Kristen Cloke, Seann William Scott, Tony Todd.95 min.V.O.: Colisée Kirkland, Greenfield Park, Paramount, Cavendish, Côte-des-Neiges V.F.Q.: Laval, Versailles, Quartier latin n Drame d'horreur.À bord d'un avion sur le point de décoller, Alex Browning, qui fait partie d'un groupe d'étudiants en route vers Paris, s'assoupit et assiste en rêve à une catastrophe aérienne.Il se réveille alors en hurlant, croyant à un rêve prémonitoire, mais il se fait expulser de l'appareil avec cinq de ses camarades et leur professeur.De fait, l'avion décolle puis explose en plein vol, tuant tous les occupants.Dans les semaines qui suivent, les sept survivants se mettent à mourir dans des circonstances mystérieuses.Alex devient alors persuadé que la Mort vient les chercher pour accomplir leur destin, qui était de périr avec les autres dans la tragédie aérienne.8 FEMMES 1/2 (8 1/2 Women) Film anglo-hollando-germano-luxembourgeois (1999) de Peter Greenaway.Scénario : P.Greenaway.Images : Sacha Vierny.Montage : Elmer Leupen.Avec John Standing, Matthew Delamere, Polly Walker, Vivian Wu, Toni Collette, Amanda Plummer.120 min.V.O.stf.: Ex-Centris n Comédie dramatique.Le riche homme d'affaires suisse Philip Emmenthal acquiert des salles de jeux au Japon.Il en confie la direction à son fils Storey, qui a toujours été fasciné par la culture nippone.Mais en apprenant la mort soudaine de sa mère, le jeune homme rentre aussitôt à Genève.Pour réconforter son père, qui a toujours été d'une fidélité irréprochable, il décide de parfaire son éducation sexuelle.Storey et Philip recrutent donc plusieurs femmes incarnant chacune un fantasme particulier.Réunies dans le vaste manoir familial, ces femmes doivent satisfaire les besoins du père et du fils.ERIN BROCKOVICH Film américain (2000) de Steven Soderbergh.Scénario : Susannah Grant.Images : Ed Lachman.Montage : Anne V.Coates.Musique : Thomas Newman.Avec Julia Roberts, Albert Finney, Aaron Eckhart, Marg Helgenberger, Veanne Cox, Peter Coyote.132 min.V.O.: Colisée Kirkland, Versailles, Cavendish, Côtedes- Neiges, Faubourg, Lacordaire, Mega-Plex Spheretech V.F.Q.: Quartier latin, Ste-Thérèse, Terrebonne, Langelier, Paradis, Mega-Plex Taschereau, Mega- Plex Pont-Viau n Drame judiciaire.Erin Brockovich est divorcée, a trois jeunes enfants, peu d'instruction et une grande gueule.Son voisin George, un chômeur amateur de motos, devient son amoureux et s'occupe des enfants pendant qu'elle cherche un boulot.Et peu après, Erin parvient à se faire embaucher comme assistante dans la firme d'avocats d'Ed Masry à Los Angeles.Un jour, elle tombe par hasard sur un rapport médical classé dans un dossier d'immobilier.Intriguée, Erin mène sa petite enquête et finit par découvrir qu'une compagnie de gaz et d'électricité a contaminé au chrome l'eau potable d'une petite localité dans le désert, causant plusieurs cas de cancer.Au nom des victimes, Erin et Ed entament une poursuite contre la compagnie.Cependant, toutes ces démarches se font au détriment de la vie familiale de la jeune femme.UN GARS DU SUD À L'UNIVERSITÉ AMÉRICAINE Film égyptien (1998) de Saïd Hamed.Avec Mohamed Henedy, Mona Zaki, Ahmed El-Sakka, Tarek Lofty, Hany Ramzy.119 min.V.O.stf.: Parisien n Comédie de moeurs.Khalaf habite un village dans le sud de l'Égypte.Élève brillant, il obtient une bourse pour étudier à l'université américaine au Caire.Cela implique qu'il quitte un environnement on ne peut plus traditionnel pour se retrouver dans un îlot américain où sont prônées des valeurs plus modernes et plus capitalistes.Ce déplacement provoquera en lui des changements profonds qui le pousseront à redéfinir sa propre identité.UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE Film franco-belgo-helvéto-luxembourgeois (1999) de Frédéric Fonteyne.Scénario : Philippe Blasband.Images : Virginie Saint-Martin.Montage : Chantal Hymans.Musique : Jeannnot Sanavia, André Dziezuk, Marc Mergen.Avec Nathalie Baye, Sergi Lopez, Jacques Viala, Sylvie van den Elsen, Paul Pavel.80 min.Complexe Desjardins, Dauphin n Drame de moeurs.Par le biais des petites annonces, une femme dans la quarantaine rencontre un inconnu d'une dizaine d'années son cadet, dans le but de réaliser un fantasme sexuel inassouvi.Après une première séance, les deux se mettent d'accord pour se rencontrer tous les jeudis dans une chambre d'hôtel, en laissant tout sentiment de côté.Avec le temps, ils se demandent s'ils pourraient transformer cette relation en une véritable liaison amoureuse, mais chacun hésite à s'engager affectivement, n'osant même pas s'échanger leurs noms.Un intervieweur recueille leurs confidences respectives.LE PETIT CIEL Film canadien (1999) de Jean-Sébastien Lord.Scénario : J.-S.Lord.Images : Bernard Fougère.Montage : François Valcour.Musique : Pierre Benoît.Avec Jocelyn Blanchard, Garance Clavel, François Lécuyer, Sonia Vachon, Julien Poulin, Julie Larochelle.90 min.Quartier latin n Comédie fantaisiste.Jacques a 25 ans, est propriétaire d'un petit bar, sa compagne Sophie est enceinte, il a un tas de copains et Noël approche ; sauf que le bar de Jacques est en faillite, sa jeunesse lui échappe, la belle Sophie est enceinte d'un ex et sa copine Julie est un peu trop jolie.En outre, le jeune homme passera sans doute son dernier Noël, car il est atteint d'un cancer qui pourrait l'empêcher de voir la fin de l'hiver.Heureusement, le ciel est là et le surveille.PROMISE HER ANYTHING Film canado-américain (1999) d'Alain Zaloum.Scénario : A.Zaloum, Brenda Newman.Images : Serge Ladouceur.Musique : Leon Aronson.Avec Billy Zane, Valérie Valois, Patrick Bergin, Barry Morse, Serge Houde, Clare Sims.101 min.V.O.: Centre Eaton, Des Sources, Mega-Plex Taschereau n Comédie sentimentale.Le calme de la petite ville de Puttertown est compromis par la visite d'un inspecteur des impôts, la jeune et jolie Caroline Deville.Aussitôt, George Putter, un des citoyens les plus influents, se met en frais de conter fleurette à Caroline, afin qu'elle ne se rende pas compte que Puttertown n'a pas payé un sou d'impôt depuis la Deuxième guerre mondiale.Lorsqu'elle apprend la vérité, la jeune femme envoie une cascade de réclamations fiscales aux habitants.Pendant ce temps, l'arrogant Vernon Fry essaie d'implanter à Puttertown une succursale de sa chaîne de magasins Consumer World.Oubliant leurs différends, George et Caroline font alors cause commune pour préserver le charme bucolique de la petite ville.SEDUCING MAARYA Film canadien (1999) de Hunt Hoe.Scénario : H.Hoe.Images : Michael Wees.Montage : H.Hoe, Phyllis Lewis.Musique : Janet Lamb, Dino Giancola.Avec Nandana Sen, Dr.Mohan Agashe, Vijay Mehta, Ryan Holliman, Cas Anvar.105 min.V.O.stf.: Ex-Centris n Drame de moeurs.À Montréal, un restaurateur veuf d'origine indienne trouve en Maarya la femme idéale pour son fils, un musicien né au Québec.Mais après le mariage, rapidement expédié, le père constate que quelque chose ne tourne pas rond.Ignorant que son fils est homosexuel, il décide de lui montrer comment séduire Maarya.Mais le vieil homme finit lui-même par se prendre au jeu et tombe amoureux de la jeune et belle Indienne.Un peu plus tard cependant, le frère de Maarya arrive au Canada, porteur de révélations troublantes sur sa soeur.Source : Médiafilm 5LP0701B0317 B7 vendredi 5LP0701B0317 ZALLCALL 67 14:05:46 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 7 La Saint-Patrick pour tous Les artistes optent pour la désobéissance Ils rencontrent la ministre Maltais aujourd'hui Bonne fête de la Saint-Patrick ! Tous les Irlandais de souche ou de coeur vont commencer à fêter sérieusement aujourd'hui et ce jusqu'après le grand défilé traditionnel qui, à Montréal, se mettra en branle à midi, rue Sainte-Catherine, dimanche.L'ex-joueur de hockey de la LNH, Robin Burns, sera le Grand Marshall de la 176e verte parade de la Saint-Patrick .Il sera en compagnie de la nouvelle Reine :Jennifer Nolan\u2014 Arditi, une jolie institutrice irlandaise de 25 ans.On aura peut-être aussi la chance d'apercevoir l'excellent acteur irlandais Stephen Rea (The Crying Game), puisqu'il est l'invité d'honneur du minifestival de cinéma irlandais, Ciné- Gael, qui se déroule aujourd'hui et demain à l'Université Concordia et au cinéma Parisien.Il aime bien Montréal et y compte plusieurs amis depuis qu'il était venu tourner à l'été 97 This Is My Father, de Paul Quinn, avec Aidan Quinn et, de chez nous, Jacob Tierney et Françoise Graton.Pendant trois heures dimanche, un demi-million de gens se masseront le long de la rue Ste-Catherine, entre Atwater et la PDA.Les autres regarderont le défilé pendant trois heures à la télé.Les indifférents pourront toujours partir leurs semis de tomates puisque dimanche, c'est aussi la fête de St-Joseph.n n n Un autre carnaval : un carnaval juif ! Savez-vous que la fête du Pourim, Fête des sorts (Aman avait tiré au sort pour fixer le jour du massacre des Juifs !) aussi appelée Fête d'Esther, est l'occasion pour les Juifs d'un carnaval et d'un festin, le Séouda de Pourim, qui doit être joyeusement arrosé d'alcool, « de sorte que l'on ne distingue plus Aman, le méchant de Mardochée le juste ».On organise une mascarade, on se déguise et on désigne une Reine Esther et un Mardochée.Le Pourim tombe cette année le 21 mars, mardi, le même jour que le début officiel du Printemps.n n n Avis à tous les amateurs d'histoire et d'archéologie : du 27 mars au 3 avril, nous aurons la visite de l'archéologue français Jean-Yves Empereur ! Oui, vous le connaissez, au moins de réputation.C'est lui qui a découvert en 1997 la fameuse Nécropolis, la Cité des Morts, d'Alexandrie, en Égypte.Cc'est aussi lui qui avait mis à jour, en 1995, des vestiges fabuleux du Phare d'Alexandrie, l'une des sept merveilles du monde antique.Il n'a que 48 ans et dirige toujours le Centre d'études alexandrines.Il sera l'invité de marque de la Semaine Alexandrine 2000 organisée par le Cercle St- Marc de Montréal, formé d'anciens étudiants du célèbre (et très beau) Collège St-Marc d'Alexandrie, qui s'est donné pour but d'aider le Centre de vie du Collège St-Marc pour enfants handicapés.Les bénéfices de la Semaine Alexandrine seront versés au Centre de vie.Les bénéfices viendront principalement de la grande soirée à 125 $ par personne à l'hôtel Omni le 1er avril.Il s'agit d'un souper-dansant, en présence de Jean- Yves Empereur, avec spectacle traditionnel de George Sawa et son ensemble.Info (514) 335-6931.n n n Notre coureur automobile vedette Jacques Villeneuve est en ville.Je l'ai vu mercredi midi au restaurant Chez Alexandre, rue Peel, mais je n'ai pas osé le déranger pendant qu'il déjeunait avec son patron.Au champagne évidemment.Alain Creton m'a simplement dit que Villeneuve a mangé trois fois en trois jours chez lui.Toujours au champagne.La maison reçoit cette semaine son 10e chef invité en trois ans : Stéphane Perraud, chef exécutif de la brasserie Cap Vernet, l'une des plus populaires de Paris.Jusqu'au 13 juin, la brigade du restaurant continuera de présenter les spécialités de Stéphane Perraud, dont c'est la première visite en Amérique du Nord.Thon mi-cuit aux graines de sésame ; très croustillant millefeuilles de sardines marinées au vinaigre balsamique et tomates confites ; lapereau à l'estragon et olives émincées.À découvrir n n n Nous aurons la visite d'un autre grand chef parisien cette semaine ! Thierry Breton, propriétaire des restaurant Chez Michel (depuis 1995) et Chez Casimir (depuis 97) à Paris.Il a une feuille de route impressionnante : le Ritz, la Tour d'argent, le Crillon, le Fouquet's ! Le chef Breton sera l'invité de l'excellent chef exécutif du restaurant Nuances, Jean- Pierre Curtat, au Casino de Montréal, avec un menu gastronomique en six services.Le homard sera servi en deux services ! Sa pince pochée sur raviole au cresson avec consommé légèrement crémé, sa tête et sa queue rôties dans la coque servies avec vermicelles croquants et beurre demi-sel.Les amateurs de poissons découvriront le vivaneau levé et poêlé en croute d'encre ! Ce chef apprêtera aussi le cerf des Laurentides à sa façon : le dos épais panné aux cèpes.n n n Bon je ne veux pas vous parler que des plaisirs de la table alors passons à .La femme qui boit, avec Élise Guilbault dans le rôle-titre.Premier long métrage de fiction que réalisera, à compter de lundi, le documentariste Bernard Émond, un cinéaste qui a déjà collaboré à l'écriture de scénarios tels Requiem pour un beau sans-coeur, Octobre et Le party.Il a construit l'histoire de La femme qui boit tout en flash-back.Élise Guilbault incarnera Paulette, cette femme alcoolique de 65 ans qui, au soir de sa vie, revoit son passé.Fanny Malette incarnera Paulette à 18 ans, mais Élise jouera son rôle à 28, 45 et 65 ans.Le seul personnage qui l'accompagnera jusqu'à la fin est son mari, incarné par Luc Picard ! La femme qui boit a aussi eu un amant important, rôle qui sera tenu par Michel Forget, et un fils, qui sera joué par le jeune Laurent Lacoursière.Gilles Renaud a obtenu le rôle du meilleur ami du mari, et Lise Castonguay le rôle de la soeur de Paulette.Le tournage se déroulera du 20 mars au 21 avril à Montréal et à St-Laurent.À la caméra ?Nul autre que le cinéaste Jean-Claude Labrecque.Ce film est produit par Bernadette Payeur de la maison ACPAV, qui vient tout juste de terminer la production du film de Falardeau, 15 février 1839).Le mot de Cambronne à toute l'équipe.n n n Mercredi, les musiciens de jazz ont rendu hommage à leur doyen Allan Wellman, au Vieux Clocher de Magog.Le trompettiste et chanteur de jazz Allan Howard « Pee Wee » Wellman, qui aura 82 ans le 1er juin a une bonne soixantaine d'années de musique dans le corps.Avant de s'installer à Granby, il a joué dans tous les clubs de nuit des années 40-50-60 : le Hale Hakala, le Pagoda, Chez Paree, le Rockhead's Paradise, le Café St-Michel.D'ailleurs, il est toujours membre du St.Michel All Stars.n n n Bébel arrive en ville dimanche ! La production de la comédie Frédérick, ou le boulevard du crime prendra l'affiche vendredi prochain au théâtre St-Denis.L'équipe arrivera seulement quelques jours avant la première et Jean-Paul Belmondo se tapera la semaine de promo tout seul.Heureusement il est en superforme, paraît-il.Francine Grimaldi collaboration spéciale SUZANNE COLPRON Mécontents du budget Landry, les artistes unis dans le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) rencontrent aujourd'hui la ministre de la Culture Agnès Maltais.« On a une ou deux solutions à lui proposer pour régler le problème du 20 millions, affirme Richard Messier, coordonateur du MAL, un groupe de pression formé de huit associations nationales d'artistes et d'écrivains.« Si le gouvernement refuse de régler les problèmes structurels quand les surplus budgétaires sont au rendez-vous et que l'économie tourne à plein régime, quand le fera-t-il ?», demande-t-il.Autre point à l'ordre du jour de la rencontre avec Mme Maltais : le dédoublement des structures de financement du secteur culturel.Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a été créé, selon la politique culturelle, pour soutenir les artistes et la création.La société, dont le budget stagne depuis cinq ans, réclame une augmentation de ses ressources de 45 millions sur deux ans.Mais voilà, le budget Landry, dévoilé mardi, accorde 20 millions de plus aux artistes, une aide non récurrente qui ira dans le fonds d'un autre organisme, le Fonds de stabilisation et de consolidation de la culture, mis sur pied par le ministère pour renflouer les coffres des organismes culturels déficitaires.Mme Maltais affirme que cette somme de 20 millions ne pouvait être versés dans le fonds du CALQ, pour des raisons strictement comptables.Or, le MAL refuse de jouer le jeu du gouvernement.Le CALQ, dirigé par des gens issus du milieu culturel, répond parfaitement aux besoins des artistes.Il n'est donc pas question de refaire des demandes de subventions au Fonds de stabilisation et de consolidation.« Les problèmes comptables du gouvernement ne sont pas nos problèmes, explique Richard Messier, coordonateur du MAL.Les artistes vont faire des demandes au CALQ et si le CALQ n'a pas assez d'argent pour répondre aux demandes, il s'arrangera avec le Fonds de stabilisation et de consolidation.Ce n'est pas notre problème.» Mme Maltais doit aussi rencontrer, aujourd'hui, les membres du conseil d'administration du CALQ, présidé par Marie Lavigne.PHOTOTHÈQUE, La Presse L'acteur irlandais Stephen Rae.EN BREF Dangerfield hospitalisé n Le comédien américain Rodney Dangerfield a été hospitalisé hier à Las Vegas.Il avait terminé la veille une série de six spectacles en autant de soirs au MGM Grand Hotel.Une porte-parole de l'hôpital Sunrise de Las Vegas, Ann Lynch, a déclaré que son état était stable.Le vieux routier de la comédie, âgé de 77 ans, est entré à l'hôpital hier matin, mais on n'en sait pas davantage sur ce qui l'y a amené, ni quel traitement il a pu y suivre.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 19:00 r J.E.Les pratiques de Revenu Québec envers un homme honnête; inspection très sommaire des pompiers de Chambly.20:00 r SHANIA Une heure avec Shania Twain dans un spectacle donné à Dallas.20:00 A DROIT DE PAROLE Que doit-on privilégier: le droit des parents ou l'avenir des bébés?21:00 a ZONE LIBRE Jean-François Lépine retourne au Cambodge à la recherche des Khmers rouges, qui occupent des postes importants dans le gouvernement, et découvre que là aussi on parle de pardon et de réconciliation après des siècles de guerre civile.21:00 r L'EMEUTE MAURICE RICHARD Un nouveau documentaire sur la célèbre émeute et ses causes, dont c'est le 45e anniversaire.21:00 A CIEL! MON PINARD Il est question de traiteur avec Denise Cornellier.22:00 K LA FIN DU MONDE.Eric Lapointe parle des danseuses à 10$.23:00 3 DEUX FEMMES EN OR Classique olé olé du cinéma québécois dans lequel Michel Chartrand interprète un juge.23:30 K FLASH L'équipe passera la nuit blanche dans une cabane à sucre avec notamment Véronique Cloutier, les Mecs comiques et Marc Déry.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir La Vie d'artiste Catherine La Fureur / Ginette Reno, Michel Jasmin, Pierre Lalonde Zone libre / Que sont devenus les fameux Khmers rouges?Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéma (23:28) Le TVA Piment fort / Serge Thériault J.E./ Les pratiques de Revenu-Québec Shania L'Émeute Maurice Richard Le TVA Nikita Sports / Loteries (23:52) Macaroni tout garni Ace London Les Choix de Sophie Les Francstireurs Droit de parole / Le droit des parents ou l'avenir des enfants?Ciel! Mon Pinard / Le Traiteur Cultivé et bien élevé Histoires de chansons Les Choix de Sophie Cinéma Grand Journal (17:00) Flash / Isabelle Cyr La Porte des étoiles Aux frontières du réel Scènes de crime Le Grand Journal La fin du monde.110% Phantasmes Flash Pulse Access H.Reel to Real Power Play The City Nash Bridges CTV News Sports News Wheel of.Jeopardy Law & Order: SVU News Newswatch .Blue Line Dooley.Air Farce Red Green The Chieftains The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Boy Meets Sabrina, the Teenage Witch Hughleys 20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News NCAA Basketball / Matchs éliminatoires de première ronde News NBC News Jeopardy Wheel of.Providence Dateline NBC Law & Order: Victims Unit News Tonight (23:35) Newshour Business Vt.Week Wash.Week Wall Street The Irish Tenors: Live from Belfast Hard Rock Live BBC News Nightly Bus.Newshour The Irish Tenors: Live from Belfast The Irish Tenors (22:05) World News L.A.Law Law & Order Biography: Claus von Bulow Investigative Reports Poirot Law & Order Christian Mc Bride Videos StarTV The Directors Cinéma / MICKEY ONE (4) avec Warren Beatty Beggars and Choosers Contact Animal Splendeurs impériales Les Procès Chocs Les Nouveaux Détectives Twin Peaks Cinéma / DEUX FEMMES.(6) Informe Semenal Rete Italia.Téléroman italien Solomusica Casa d'Italia Comédie Téléritmo (Rythmes latins) World Foot.Pakistan Le Monde des affaires Projet d'entreprise Justice des mineurs Inventeurs In Focus Santé mentale et viellissement Psychologie de la famille How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery The Nature of Things Tribes and Civilizations @discovery.ca Prêt à partir Tout le.Vie de.Croisières Découverte L'Hiver.Pignon.Vidéo Guide Prêt à partir Mentors Gargoyles So Weird .of the Dark?Cinéma / WILLY WONKA AND THE CHOCOLATE FACTORY (4) Cinéma / THE BALANCED PARTICLE.(21:45) Cinéma (23:20) ECAC Hockey / Présentation des demi-finales (16:00) World's Wildest Police Videos Greed Global News First Nat.News Ready.E.T.That '70s Show Bob, Margaret Greed 20/20 Outer Limits USA (17:30) L'Histoire à la une Châteaux Guerre et Civilisation Tournants de l'Histoire Racines L'Histoire à la une It Seems.Way we were Mansion Fashion It Seems.Crimes Cinéma / THE RUSSIA HOUSE (4) avec Sean Connery, Michelle Pfeiffer Good Dog Pet Project Images It's a Living .Families .Homes Extra Shiver TV Guide TV .Dinner?Eros Chic Planète Hist.chansons Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Céline Dion Les Grands Événements Duo Benezra Musicographie / Céline Dion Ça passe.Novo Hip Hop Décompte Musique Plus Bouge Cimetière Prime Minister Chretien Speech Newsworld Reports Pamela Wallin & Company The National Hot Type On the Arts The End Euronews .Actions Le Monde ce soir À la recherche d'Amy Journal RDI Scully RDI Branché Le Canada.Le Canada.Le Canada.(17:00) Sport 30 Basketball / Rockets - Pacers Monde.Sports 30 Mag Sports 30 La Lutte Salle des nouvelles Le Ranch de l'espoir Brigade des mers La Firme de Boston Inspecteur Frost Madison Red Dwarf Degrassi Jr.Liberty.Friday the 13th: The Series Hitchhiker Strangers Oz Red Shoe Diaries (23:10) Highlander Babylon 5 Sliders Goodvs Evil Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Cool Shots Sportscentral NCAA Basketball / Matchs éliminatoires de première ronde Les Yeux.Volt Panorama Bouillon de culture Cinéma / GITO L'INGRAT (4) avec Joseph Kumbela (21:10) Panorama Bob Vila's Home Again Trauma - Life in the ER Life Against Death True Crime / Supersleuths True Crime / Manhunt Life Against Death Off the.Sportsdesk .Hockey Master Tennis / Indian Wells NBA.Paint Basketball / Suns - Grizzlies S.O.S.Fantômes .Blaster Redwall Robin.Cybersix Cléo.Simpson Cybersix Duckman South Park Simpson Spawn Des chiffres.D.Journal FR2 Thalassa Faut pas rêver La Télé des Franco Folies Journal belge Journal suisse Soir 3 Stuff Mechanics Diplomatic.Chef! Studio 2 Berkeley Square TVO Mystery / A Touch of Frost Vivre à deux Les Copines .libre?Sortie gaie Trauma Éros et Compagnie Sex'plique Les Copines Médecine.Sortie gaie Cité Mag Le Guide de l'auto Vox Golf Qui rénove! Cité Mag À la une Uh Oh! Cinéma / BATMAN & MR.FREEZE SUBZERO YTV'S Hit List Gamerz Syst.Crash Student.Radio Active Beasties L'Arcade L'Édition.Revanche.Technofolie Métiers.Frontière.Highlander Des histoires extraordinaires Millennium Shania Twain La Presse 17 mars 2000 Page B8 manquante 5LP0901B0317 B9 vendredi 5LP0901B0317 ZALLCALL 67 08:58:47 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 9 Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 Le retour TVA Mercredi 20:00 1848 2 La petite vie R-C Lundi 19:30 1818 3 Fortier TVA Jeudi 21:00 1782 4 4 et demi R-C Lundi 20:00 1734 5 Chartrand & Simonne R-C Mercredi 21:00 1711 6 Un gars une fille R-C Jeudi 19:30 1576 7 L'ombre de l'épervier R-C Lundi 21:00 1568 8 Km/h TVA Mardi 20:30 1520 9 Histoires de filles TVA Mardi 20:00 1414 10 La fureur R-C Vendredi 20:00 1363 11 La poule aux oeufs d'or TVA Mercredi 19:00 1282 12 La facture R-C Mardi 19:30 1174 13 J.E.TVA Vendredi 19:00 1171 14 Les machos TVA Mercredi 21:00 1097 15 Rue l'espérance TVA Mardi 21:00 1089 16 Virginie R-C Moy.4 19:00 1080 17 Caserne 24 R-C Mercredi 19:30 1066 17 Diva TVA Jeudi 20:00 1066 19 Bouscotte R-C Mardi 20:00 1056 20 Ciné-extra TVA Samedi 18:30 1037 21 Les forges du désert TVA Dimanche 19:00 1034 22 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18:00 990 23 Arcand TVA Mercredi 19:30 965 24 Gypsies R-C Jeudi 20:00 963 25 Enjeux R-C Mardi 21:00 955 26 Un monde de fous TVA Mardi 19:00 923 27 Le bonheur est dans la télé TVA Mardi 19:30 918 28 La lampe magique TVA Lundi 19:00 889 29 Histoire vraie TVA Vendredi 20:00 869 30 Piment fort TVA Moy.5 18:30 847 Ces données couvrent la semaine du 21 au 27 février 2000.Moy.5: Moyenne des cinq jours.Chartrand et Simonne : la suite à la radio Louise Cousineau On le sait, l'extraordinaire série Chartrand et Simonne n'aura jamais de suite à la télévision.Radio-Canada a décidé que le reste de l'histoire du Québec, à partir des années 60, devait être vu par un autre regard.Sans doute un regard moins sévère que celui des Chartrand, qui n'ont jamais lésiné sur les principes.Et qu'on ne veut pas montrer la montée de l'indépendantisme à partir de leur vision.Mais les idéateurs de la série, Alain Chartrand et sa femme la scénariste Diane Cailher, avaient préparé le synopsis de six autres épisodes.Demain matin, la radio de Radio- Canada, à l'émission de Joël Le Bigot, offira quatre courtes scènes inédites, interprétées par Luc Picard et Geneviève Rioux.Une idée du réalisateur Jacques Bouchard.La première vous fera entendre Michel Chartrand à sa sortie de prison, après les événements d'octobre, en février 71.Dans la deuxième, Simonne est candidate pour le Parti rhinocéros dans Longueuil au printemps 79.Michel ne voit pas d'un bon oeil cette incursion dans un parti loufoque.La troisième se déroule en 75 lors de la deuxième grève de l'amiante.Luc Picard refera le monologue du parfait Québécois, qui se réveille sur son matelas Simmons, va à son lavabo Crane, mange ses Kellogg's, bref le monologue du colonisé.La dernière sera consacrée à Simonne devant la commission Bélanger-Campeau.La présentation durera un peu plus d'une demi-heure et aura lieu entre 10 h et 11 h.Radio-Canada, première chaîne.La mauvaise grâce d'Avanti à propos de Daniel Pinard Hier midi, l'émission TVA en direct a fait un excellent tour d'horizon sur l'affaire Daniel Pinard.L'intéressé, qui participait à un radiothon, s'est expliqué.Et on a eu droit à une « réplique » plutôt molle de Normand Brathwaite, qui a dit qu'il n'était que l'animateur de Piment fort.Mais au moins, M.Brathwaite a eu le courage de s'exprimer.Alors que ses patrons d'Avanti ont non seulement refusé de participer à l'émission, mais en plus ont refusé à l'animateur Paul Larocque de lui prêter des cassettes de Piment fort pour illustrer son émission.TVA avait dit à son animateur d'aller chercher ces cassettes chez Avanti, en expliquant que les copies d'émissions appartiennent d'abord au producteur, pas au diffuseur.Gros niet d'Avanti.Cette mauvaise grâce, et le commentaire du patron Jean Bissonnette qui a déclaré qu'il soupçonnait Daniel Pinard de faire tout ce boucan parce qu'on est en pleine période de sondages pour faire augmenter ses cotes d'écoute, ne fait rien pour honorer cette maison de production qui fait son beurre avec l'humour.Les comédiens Geneviève Rioux et Luc Picard reprendront demain matin la peau de leurs personnages. 5LP1001B0317 B10 vendredi 5LP1001B0317 ZALLCALL 67 08:55:11 03/17/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Jagger reconnaît officiellement sa paternité Associated Press NEW YORK Mick Jagger a officiellement reconnu mercredi être le père de l'enfant du mannequin brésilien Luciana Morad, lors d'une audition devant un tribunal des affaires familiales de New York.Le chanteur des Rolling Stones, qui est intervenu par téléphone depuis Londres au cours de cette audition, a déclaré avoir passé des examens sanguins et être satisfait des résultats montrant qu'il est le père de Lucas Maurice Morad Jagger, né le 18 mai dernier.Âgé de 56 ans, Jagger a souligné qu'il n'émettait aucune objection à l'idée d'apparaître sur le certificat de naissance de naissance de l'enfant sous son vrai nom, Michael Philipp Jagger.Le chanteur avait déjà reconnu, mais non officiellement, sa paternité.Au cours de l'audition, l'avocat de Luciana Morad, Raoul Felder, s'est plaint que sa cliente ne recevait du chanteur que 5500 $ par mois et a demandé le versement mensuel de 35 000 $.Le juge David Kirshblum, après avoir demandé à l'avocat de justifier sa requête, a déclaré qu'il ordonnerait au chanteur le paiement temporaire de 10 000 $ par mois et organiserait une nouvelle audition pour un possible ajustement de la somme après production par Jagger de documents financiers.Le magistrat a en effet noté qu'à New York, les ressources financières d'un parent sont plus importantes pour décider du montant d'une pension alimentaire que les besoins de l'enfant.Il a fixé une nouvelle audition au 9 mai.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Jean-Marc Parent : un gourou qui amène ses disciples.nulle part.Jean-Marc Parent: n'importe quoi ! JEAN BEAUNOYER Pendant deux heures trente, sans entracte, Jean-Marc Parent nous a promenés de Montréal à Las Vegas, en passant par le Grand Canyon et la maison d'Elvis à Memphis.Avec sa joyeuse bande de chums installés dans trois motorisés.Ce voyage- spectacle intitulé 11 000 kilomètres avec huit inconnus m'a paru long, totalement amateur, atteignant un sommet d'insignifiance rarement égalé dans le monde du spectacle.Il y a des limites à l'ennui et à l'autogratification et ces limites ont été largement dépassées dans cette Course autour du monde, version quétaine.Il y a des limites à présenter n'importe quoi au monde pour se faire plaisir.Et ce spectacle, c'est n'importe quoi, n'importe comment et n'importe où.Appuyé par une formation musicale composée d'une bande d'étudiants d'école secondaire, les M Road, dont un batteur âgé de 14 ans, le gourou Parent nous fait visiter les routes d'Amérique sur écran.Et c'est justement ce qu'on voit pendant une bonne partie du spectacle.Des routes et encore des routes avec quelques images des motorisés et du camping de Las Vegas.Parent, agissant comme un mononc' racontant son voyage en Floride, nous entraîne dans un voyage ponctué de mombreuses péripéties passionnantes, comme cette terrorisante escale aux douanes, ou une surchauffe du moteur qui lui a permis de rencontrer un Acadien.Il ne faudrait pas oublier non plus, la compagne de voyage « pompette » pendant tout le voyage, le policier qui parle comme Jen Roger ou l'autre qui conduit le motorisé, si j'ai bien compris, avec une jambe dans le plâtre.Une joyeuse bande, en somme, qui accompagne Parent dans ce voyage en groupe, particulièrement organisé, d'un stationnement de camping à l'autre.J'oubliais évidemment le Grand Canyon et les images de vidéo superamateur, ainsi que la visite de Graceland, là où il n'y avait même pas d'images amateures.On s'est contenté des images d'un magazine trouvé dans une boutique de souvenirs d'Elvis.À Las Vegas, c'est le camping au centre-ville qu'on a vu.Au Texas, les restaurants avec un steak de 72 onces et les buffets à volonté.De temps à autre, une pièce musicale venait interrompre les propos colorés du grand explorateur Parent.Des chansons rétros comme The Mexican de Babe Ruth, Viva Las Vegas à la manière Z.Z.Top, Total eclipse of the heart.Pourtant, Parent est articulé, sympathique et sincère en entrevue.Pourquoi une telle indigence sur scène ?Pourquoi un tel vide ?Je veux bien croire qu'il soit gourou.Mais un gourou amène les disciples quelque part.Au Saint-Denis, jusqu'au 18 mars, c'est un nowhere ! Mais que les disciples se rassurent, on en redemande avec des supplémentaires les 12 et 13 mai.2840373 EN BREF Paul Piché au Spectrum les 4 et 5 mai n Paul Piché reprendra du service les 4 et 5 mai, au Spectrum, où il proposera le premier spectacle inspiré de son neuvième album, Le Voyage, lancé à l'automne.Piché sera accompagné sur scène de ses collaborateurs habituels Rick Haworth (guitare) et Mario Légaré (basse), ainsi que de Jean-Sébastien Fournier (claviers) et Pierre Hébert (batterie).Les billets seront mis en vente demain midi, au guichet du Spectrum et sur le réseau Admission (790-1245).Films québécois à Radio-Canada n Les derniers lauréats de la soirée des Jutra, Post Mortem, Emporte-Moi, Le Dernier souffle, Histoires d'hiver, Souvenirs intimes, Alegria et Les Boys 2, seront tous diffusés prochainement à l'antenne de Radio-Canada, a annoncé cette semaine Suzanne Laverdière, directrice de la production extérieure, des acquisitions et du long métrage à la société d'État. 5LP1101B0317 B11 vendredi 5LP1101B0317 ZALLCALL 67 08:55:20 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 11 EN BREF Les péchés de Brecht à l'université n C'est sous la forme d'un cabaret musical des années 30 qu'une dizaine de comédiens du Théâtre de l'Université de Montréal présenteront, du 23 au 26 mars, le spectacle Heil Brecht-Weill, qui s'inspire des Sept péchés capitaux des petits bourgeois de Brecht.Textes de Brecht, musiques de Weill, ces « péchés » sont une série de poèmes sur la paresse, l'orgueuil, la colère, etc.Le metteur en scène Louis-François Grenier a tenu, pour mieux les rendre, à aménager la salle en cabaret où le spectacle peut se faire « choquant et osé mais jamais déplacé ».Info : 343-6111, poste 4691.La Mère Merle atterrit à Laval n Le nouveau spectacle du Théâtre Bouches décousues et de Jasmine Dubé présente une rencontre entre le monde sauvage et le monde civilisé, entre le rationnel et l'intuitif.Pour raconter cette rencontre, l'auteure du Bain et de La bonne femme a « engagé » La Mère Merle, qui habite dans une forêt sauvage.Loin de tout.Sa vie se déroule tranquillement jusqu'à ce que la civilisation arrive à elle quand un avion tombe en panne à proximité de son havre.Destinée aux 4 à 9 ans, la production sera présentée su 26 mars au 2 avril à la Maison des arts de Laval.Info : (450) 667-2040.Un non-road movie sur scène n Christian Brisson Dargis annonce, dès le titre, les couleurs de la pièce qu'il signe et met en scène : Ceci n'est pas un road movie.Et ceci occupera la scène de l'X (182 Sainte-Catherine Est) du 28 mars au 15 avril.On y verra cinq squeegees qui traversent les États- Unis en étant commandités par un homme d'affaires.Lequel retransmet leur périple sur Internet.L'omniprésence des caméras, tranquillement, vide de tout sens ce qui, au départ, pouvait être intense et vivant.Un spectacle qui se réclame du rave et de l'installation, et qui utilise à cette fin les projections vidéo, la performance musicale et théâtrale.Réservations : 528-7756. 5LP1201B0317 B12 ven17 mars 5LP1201B0317 ZALLCALL 67 08:57:14 03/17/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Amours, désirs et bogues Fascinant et dérangeant STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Te souvient-il ?de Louise Bédard et Sylvain Émard, présentée au Théâtre La Chapelle jusqu'au 1er avril, n'a peut-être rien de très beau ni de très harmonieux, mais c'est une oeuvre efficace qui prend aux tripes.Ne cherchez pas à comprendre, car ici il faut ressentir.Les deux complices, à la fois chorégraphes et interprètes, ont su marier leur style respectif en une gestuelle brute et grotesque, parsemée d'attendrissants moments de douceur et de naïveté.Ils donnent ainsi vie à deux êtres, écorchés vifs, qui tentent d'unir leur solitude pour survivre dans un monde qui leur semble parfois bien vaste.Cet univers, suggéré par les magnifiques tableaux lumineux et mouvants de l'artiste visuel Pierre Bruneau, se fait tantôt inquiétant, tantôt rassurant.Lorsque des chorégraphes s'unissent pour créer une même oeuvre, ils courent le risque d'un résultat morcelé et laborieux.À travers la gestuelle bavarde, voir même frénétique, de Te souvientil ?, on devine, ici et là, les styles de Louise Bédard et de Sylvain Émard, mais ils se côtoient ou se fondent toujours avec justesse.Ainsi, un dialogue presque constant s'établit entre les deux personnages qui semblent se raconter non seulement leur propre vie, mais des vies entières, sans jamais prononcer une seule parole.Le décor \u2014 trois panneaux et un plancher recouverts d'une substance fluorescente \u2014 devient presque une entité vivante, à la fois univers et utérus.Il créé d'étranges jeux d'ombres qui amplifient ou emprisonnent les gestes tordus et désaxés des danseurs qui s'agitent, titubent et s'accrochent l'un à l'autre en une ronde de désarroi et de tendresse.Te souvient- il ?a quelque chose de viscéral qui fascine et dérange.TE SOUVIENT-IL ?jusqu'au 1er avril, du mercredi au samedi, au Théâtre La Chapelle.Chorégraphes et interprètes : Louise Bédard et Sylvain Émard.Info : 514 843-7738.SONIA SARFATI Quatre femmes, quatre hommes.À la tête de chaque groupe, un personnage royal.Le princesse de France chez les unes.Le roi de Navarre chez les autres.Ils, les gars, ont prêté serment : ils se consacreront à l'étude pendant trois ans.Pas d'amours, pas de désirs.Jusqu'au bogue : les filles arrivent à la cour.Belles, conquérantes.Ils succomberont.Elles se méfieront.Ils avanceront.Elles reculeront.Ainsi en va-t-il de la trame de Peines d'amour perdues de Shakespeare, présenté au Théâtre Denise- Pelletier dans une mise en scène de Manon Vallée.Une production que l'on ne peut voir sans repenser au Menteur de Corneille présenté en novembre sur la même scène.Repenser et comparer.Après tout, ce sont deux pièces d'époque.Deux pièces aux distributions imposantes et composées de jeunes comédiens pour la plupart peu connus.Deux pièces en chassés-croisés amoureux dans lesquelles amour rimera peutêtre avec toujours (mais rien n'est moins sûr) et où un quiproquo chasse l'autre \u2014 à moins qu'il ne cède le pas à un imbroglio.Là s'arrête la comparaison du contenu et commence celle du contenant.Martin Faucher a eu un éclair de génie en présentant l'oeuvre de Corneille à la manière d'un film de Rohmer.Manon Vallée a opté pour une mise en scène plus conventionnelle, ne jouant pas de l'anachronisme.Un choix qui lui va bien : sa vedette à elle, celle de son spectacle, s'appelle Shakespeare.Sauf que Peines d'amour perdues n'est pas, du moins en traduction, le meilleur Shakespeare.Pièce sur la langue, elle contient en version originale plus de 200 jeux de mots.Le traducteur Maurice Roy n'a donc pas eu la partie facile.Et s'il a réalisé bien des tours de force (Holoferne parlant du hère et du cerf \u2014 le premier étant un cerf.« sans c » ou sensé \u2014, est une pièce d'anthologie), d'autres passages sont plus lourds, ou laissent pressentir qu'on vient de rater quelque chose.Un problème qui s'ajoute à la structure déjà emberlificotée de la pièce : aux agissements des nobles répondent ceux du peuple \u2014 car, là aussi, on s'aime et se trahit.Le fil rompu chez les « grands » reprend son cours chez les « petits », et ainsi de suite.Bref, à cause de tous ces personnages à présenter et de cette imposante structure à mettre cela en place, la pièce prend du temps à décoller.D'autant que les acteurs, peut-être à cause d'une direction trop molle, ont tendance à poser ou à relâcher leur attention quand ils ne sont pas dans le feu de l'action.Parmi eux, ces « clowns shakespeariens » que sont les duos formés de Guy Vaillancourt et François Sasseville (Nathaniel et Holoferne), Claude Tremblay et Caroline Roberge (Trognon et Jacquinette), Louis Champagne et Hugolin Chevrette- Landesque (Armado et La Motte), jouent volontairement gros et s'attirent bien des rires.On pense à la commedia dell'arte.Chez les nobles, se sont le roi de Navarre et Biron (Hugo Giroux et Bruno Marcil) et la princesse de France et Rosaline (Anick Lemay et Hélène Bourgeois-Leclerc) qui se démarquent.Ainsi le veut leurs rôles.Pour accueillir leurs ébats mouvementés, le décor d'Yvan Gaudin est efficace et d'une lisse sensualité, il est complice des jeux d'amour et du hasard des comédiens.De même que les costumes, extrêmement nombreux, qu'il signe aussi.D'où une continuité visuelle qui sert le sous-texte de la pièce : au fil des actes, les hommes ajoutent pourpoints et brocarts tandis que les dames allègent leur mise.Comme quoi, ils ne sont pas, ne sont jamais sur la même longueur d'ondes.Plus ça change.PEINES D'AMOUR PERDUES de Shakespeare, mis en scène par Manon Vallée assistée par Claudine Paradis.Scénographie et costumes : Yvan Gaudin.Lumière : Claude Cournoyer.Musique originale : Jean Lambert.Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu'au 8 avril.Les costumes sont signés Yves Gaudin.PHOTO LUC SENÉCAL, collaboration spéciale Louise Bédard et Sylvain Émard dans Te souvient-il? 5LP1301B0317 B13 vendredi 5LP1301B0317 ZALLCALL 67 08:57:22 03/17/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 B 13 La Baronne tonne et tourne au Québec PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Au Québec, nous avons déjà en Guy Nadon notre « roi du drum ».La France, quant à elle, s'est anoblie de la Baronne de la batterie, en la personne de Sylvie Como.Tignasse frisée à l'avenant, la Baronne possède une voix qui se démarque de celles, généralement ténues, des chanteuses françaises.Une voix puissante qui a chauffé nombre de bars, troquets et hôtels, de Paris à Istanbul, de l'Espagne à l'Allemagne.Comble de l'exotisme, la Baronne chante sur scène, tantôt avec son harmonica, tantôt avec.sa batterie ! La Baronne n'a pris sa carrière de chanteuse au sérieux qu'à l'âge de 30 ans, après avoir bourlingué son répertoire de standards de Duke Ellington ou Édith Piaf pendant de nombreuses années.Encore aujourd'hui, ses compositions teintées de jazz, de blues, de rock et de chanson expirent ces années d'expérience sur scène.« Je revendique être quelqu'un du spectacle vivant », dit-elle pour justifier le côté presque théâtral de ses spectacles.Bien que livré en duo (en compagnie du très bon pianiste Hugo Renard), le concert comporte en effet une dimension visuelle aussi divertissante que la musique en ellemême.Telle une Karen Carpenter de l'an 2000, la Baronne se démène à la fois au chant et à la batterie.Une belle voix qui enrobe ses chansons, des sons percussifs qui cadencent les mélodies.L'effet est surprenant.« Bon, lâche-t-elle, j'ai cette espèce de voix.Mais y'a plein de nanas qui chantent parfaitement bien.Ce qui fait la différence, c'est que moi, je rigole avec ça, je ne me prends pas au sérieux.Je ne cherche pas à faire la performance vocale pour la performance.La voix, c'est un instrument au même titre que la batterie, ou l'harmonica ! » Le répertoire de la Baronne est varié, « un paquet de chansons d'amour plus ou moins dérangées », selon la principale intéressée.Jazzées, bluesées, parfois plus classiques mais toujours senties, certaines chansons sont tirées de ses deux albums (le dernier, Du vent dans les bronches de Freydier-Paulhac, est paru en 1998), d'autres du répertoire français, dont une chanson d'Eddy Mitchell et une autre, absolument tordue, de Marie Dubas (1932).« Ça s'entend dans le texte, elle est complètement barjo, cette chanteuse ! » Tout à fait dans le ton de son concert.« J'ai pas envie d'être classée chanteuse à textes, dit la Baronne.Il faut laisser la place à la légèreté, aux chansons surannées (comme celle de Dubas) et à l'imagination.» Sa première tournée québécoise \u2014 elle était déjà venue en 1997 dans le cadre des Coups de Coeur francophones \u2014, qui a débuté à Longueuil la semaine dernière, la mènera demain au Cabaret du Musée Juste pour rire.Amateurs de chanson française hors normes, ne manquez pas d'entendre la Baronne.Et surtout, de la voir à l'oeuvre.Sylvie Como, alias la Baronne.EN BREF 2840377 Coming Soon ! n François Rozon et Richard Bleau se sont associés pour créer une nouvelle agence de spectacles, de management et de productions, nommée Coming Soon ! Cette entreprise installée dans un édifice de la rue Laurier à Montréal, emploiera cinq personnes à temps plein et travaillera à l'élaboration de différents projets dans les domaines du spectacle, du cinéma et de la télévision, au pays ainsi qu'à l'étranger.Coming Soon! représentera exclusivement Claudine Mercier, Mario Jean, Michel Courtemanche et Martin Matte.De plus, cette nouvelle agence s'occupera des spectacles de Lynda Lemay, Patrick Huard, Luc de Larochellière et les Mecs Comiques.Martin Matte FILL84 5LP1401B0317 B14 vendredi 5LP1401B0317 ZALLCALL 67 08:54:12 03/17/00 B B 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 17 MARS 2000 Le nouveau Stephen King fait fureur sur Internet SPECTACLES Salles de répertoire ALFRED HITCHCOCK'S REAR WINDOW Cinéma du Parc (1) : 17h, 19h15, 21h30.ANY GIVEN SUNDAY Cinéma Impérial.Du ven.au mer.: 12h45.BEAU TRAVAIL Cinéma du Parc (3) : 19h15.FIGHT CLUB Cinéma Impérial.Du ven.au mer.: 21h35.GHOST DOG : LA VOIE DU SAMOURAÏ Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 14h, 16h20, 19h, 21h20.HUIT FEMMES ET DEMIE Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 14h10, 16h30, 19h10, 21h30.KOYAANISQATS Cinéma du Parc (2) : 22h30.MAN ON THE MOON Cinéma du Parc (3) : 17h.MONDO MAGIC Cinéma du Parc (2) : minuit.MORT EN CE JARDIN (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 17h.MYSTERY TRAIN Cinéma du Parc (3) : 21h.NAZARIN Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 21h.SEDUCING MAARYA Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 17h, 21h10.SIXTH SENSE (THE) Cinéma Impérial.Du ven.au mer.: 15h40, 19h35.SLEEPY HOLLOW Cinéma Impérial.Du ven.au mer.: 17h40.SOMBRE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 14h30, 19h.SORCELLERIE À TRAVERS LES ÂGES (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 19h.SUPERVIXENS Cinéma du Parc (1) : 23h35.TALENTED MR RIPLEY (THE) Cinéma du Parc (2) : 17h, 19h40.TOUT SUR MA MÈRE Collège Édouard-Montpetit (180, de Gentilly E., Longueuil) : 20h.TWIN PEAKS Cinéma du Parc (3) : 23h.Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Les Grands Ballets Canadiens.Valse fantaisie, de George Balanchine, Jardin aux lilas, d'Antony Tudor, The Moor's Pavane, de José Limon, et La Table verte, de Kurt Jooss.Ven., 20h ; sam., 14h, 20h.AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Concerto grosso pour corps et surface métallique, de Danièle Desnoyers.Avec Stéphane Deligny, Anne Le Beau, Jacques Moisan, Catherine Tardif, Siôned Watkins : 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Carpe Diem 20, Saloon, de Les Demi-Lunes Violentes, et French Kiss, d'Isabelle Chevrier : 20h30.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Te souvient-il ?, des compagnies Sylvain Émard Danse et Louis Bédard Danse : 20h.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Ensemble de percussion de Mc Gill.Dir.Pierre Béluse.Rizzuto, Tittle, Nobre, Viier, Reich, Lanza : 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Julie-Anne Derome, violoniste.Ives, Crumb, Sokolovic, Evangelista, Antheil : 20h.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Atelier d'opéra de Mc Gill : Festival Black Box : Menotti, Barber, Moore, Bernstin : 19h30.MAGASIN OGILVY (Salle Tudor) I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Tchaïkovsky : 11h et 17h45.UNION CHURCHA (Ste-Anne-de-Bellevue) Quatuor de l'île.Haydn, Schubert, Webern : 19h30.Théâtre PLACE DES ARTS, THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Sous le regard des mouches, texte et mise en scène de Michel Marc Bouchard.Avec Roger La Rue, Sebastier Delorme, Marie Tifo, Céline Bonnier, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Simone Chartrand, Fanny Mallette et Micheline Poitras.Mar.au ven.20h., sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 25 mars.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Maître Puntila et son valet Matti, de Bertolt Brecht.Trad.de Michel Cadot.Mise en scène de Guillermo de Andrea.Avec Raymond Bouchard, Patrick Goyette, Pierrette Robitaille, Isabelle Blais, Claude Prégent, Mireille Deyglun, Sylvie Boucher, Sylvie Potvin, Caroline Lavigne, François Longpré, Jean Harvey, Jean Deschênes, Richard Fréchette, Catherine Allard, Yvan Benoit, Jean-Marie Moncelet, Isabelle Drechou, Vincent Giroux et Florence Provost Turgeon.Du mar.au ven., 20h ; sam., 15h et 20h ; dim., 15h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Les Vieux ne courent pas les rues, de Jean-Pierre Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Janine Sutto, Huguette Oligny, Monique Mercure, Gilles Pelletier, Pierre Collin, Catherine Bégin, Claude Gai et Marthe Choquette : 20h.THÉÂTRE PROSPÉRO (1371, Ontario E.) Le Paradis mobile, comédie candide, de Pascale Rafie.Chorégraphie de Mireille Leblanc.Avec Roxanne Boulianne, France Castel, Dominic La- Vallée, Aubert Pallascio, Dominique Pétin, Louise Portal et Stéphane Théoret : 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Peines d'amour perdues, de William Shakespeare.Trad.de Maurice Roy.Mise en scène de Manon Vallée.Avec Frédéric Boivin, Hélène Bourgeois-Leclerc, Sylvain Castonguay, Louis Champagne, Hugolin Chevrette-Landesque, Véronique Clusiau, Frédérick de Grandpré, Hubert Gagnon, Hugo Giroux, Clermont Jolicoeur, Julie Le Breton, Anick Lemay, Bruno Marcil, Caroline Roberge, François Sasseville, Claude Tremblay et Guy Vaillancourt : 20h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Les Enfants d'Irène, de Claude Poissant.Avec Mireille Brullemans, Caroline Dardenne, Marie- France Lambert, Julie Mc Clemens, Sébastien Ricard, Reynald Robinson et Benoît Vermeulen.Du mar.au ven., 20h ; sam., 16h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Le 4e Round, de Philippe Ducros.Avec Dany Michaud, Marie-Hélène Copti, Richard Lemire, Patrice Dubois, Martin Rouleau, Michel Mongeau, Valérie Le Maire, Marie-Christine Lê-Huu, Denis Lavalou, Jean Boilard, Philippe Ducros : 20h30.LE LICORNE (4559, Papineau) Trick or Treat, de Jean Marc Dalpé.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec David Boutin, Pierre Curzi, Jean Marc Dalpé, Maxime Denommée et Claude Despins.Ven., 20h ; sam., 16h et 20h.PLACE DES ARTS (cinquième salle) Fineman's Dictionary, de Samuel Gesser.Mise en scène de Muriel Gold.Avec Fyvush Finkel et Linda Sorensen : 20h.USINE C (1345, av.Lalonde) La Géométrie des miracles, de Robert Lepage et Ex Machina : 20h.THÉÂTRE CALIXA-LAVALLÉE (3819, Calixa- Lavallée) Art, de Yasmina Reza.Mise en scène de Nicolas Billon.Avec Charles Bender, Martin Coutu et Benno Gill : 20h.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Les comptes de ma mémoire, de Paul Buissonneau.Ven., sam., 20h.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) Adieu.Bonjour ! Tout en scènes.Mise en scène de Jacquea Rossi : 20h, sauf dim.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) L'Autoroute, de Dominick Parenteau-Lebeuf.Mise en scène de Gervais Gaudreault.Avec Réjean Guénette et Pascale Montreuil.Ven., 10h et 13h ; sam., dim., 15h.(9 à 12 ans) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie- Anne E.) Confiture, le Dragon qui aimait les fruits, de Sylvi Belleau.Mise en scène de Gerardo Sanchez.Dim., 14h.Variétés THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) La Course au mariage, de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Jacques Salvail, Julie Deslauriers, Serge Christiaenssens, Josée La Bossière, Diane St-Jacques, Pierre Jean et Mehdi.Du mer.au sam., 20h ; dim.: 14h.LE CASINO DE MONTRÉAL Au cabaret qui chante, avec Roger Sylvain, Pierret Beauchamps, Richard Huet, Sylvie Jasmin, Norman Knight, Jenny Rock, Michel Stax et Patricia Pétrie.Du mar.au jeu., 13h30.CASINO DE MONTRÉAL (Cabaret) Country 2000, hommage aux grands noms du country, tels que Kenny Rogers, Anne Murray, Dolly Parton, Garth Brooks, Shania Twain, Patrick Norman, Renée Martel, Willie Lamothe et les autres.Du mer.au dim., 21h.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) François Massicotte : 20h.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Hommage à David Bowie avec Changes : 22h30.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Groupes Dany Pouliot et Monochrome : dès 20h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Yan Parenteau et Daniel Blouin : dès 20h.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Rapologize, avec Sans-Pression, la Replik : 21H30.LE ZEST (2100, Bennett) Geraldine Hunt : 10h30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.Groupe Elzéar : 22h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Érick Desranleau et Michel Lévesque : 22h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Amandine : 21h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip Bey, Tim Jackson et Michel Berthiaume en trio : 22h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Hommage à Corbeau : 22h.L'OURS QU FUME (2019, St-Denis) Rick et Blues Memphis Chris : 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Monique Proulx : 22h.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Power Supply : 21h.LE SOFA (451, Rachel E.) 8 ça suffit : 22h30.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Crazy Rhythm Daddies : dès 21h.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Soirée Kong Fou avec DJ Fitzman : 22h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Quartette Wray Downes : Richard Ring : dès 21h.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) J.F.et The Junk Yard Dog : 22h30.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Groupe Bolero : dès 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Marc Dupré : 20h30.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) La Baronne : 20h.Associated Press NEW YORK Le nouvel ouvrage de Stephen King, Riding The Bullet, fait fureur depuis sa sortie sur Internet mardi.Les sites Web, comme Amazon.com et Barnes and Noble.com, ont été assaillis de demandes pour découvrir la dernière histoire de 66 pages du maître de l'horreur.À l'Associated Press, les tentatives d'un journaliste visant à télécharger Riding the Bullet via Barnes and Noble et Amazon ont toutes échoué entre 10 h et 17 h locales mardi.Un essai effectué mercredi vers 3 h du matin a également tourné court, tout comme une autre tentative sur Amazon vers 9 h 15.Finalement, la nouvelle histoire de l'auteur de Shining a été téléchargée à partir d'Amazon mercredi à 11 h 05.« Tous les serveurs ont atteint 100 % de capacité », a déclaré Pat Eisemann, porte-parole de Scribner, co-éditeur avec Philtrum Press de King.L'ouvrage a été mis en ligne sur plusieurs sites Web consacrés à la littérature pour le prix de 2,50 $, bien que Barnes and Noble l'ait proposé gratuitement mardi et qu'Amazon n'ait pas l'intention de faire payer les téléchargements, selon une porte-parole.Son vieil air Par ailleurs, plus de 40 ans après avoir été célèbre, Joe Bennett est outré que Stephen King cite une de ses chansons.Dans son ouvrage Hearts in Atlantis, King reprend des paroles de l'air Black Slacks (1957) que Bennett chantait avec le groupe Sparkletones.Or Joe Bennett est maintenant mormon et il a en horreur le langage vulgaire qu'emploierait King dans ses écrits.Stephen King a payé 10 000 $ de droits pour la citer dans son livre."]
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