Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2000-02-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3LP0101E0223 E 1 MERCREDI ARTS 3LP0101E0223 ZALLCALL 67 00:50:31 02/23/00 B Montréal, mercredi 23 février MONDE À L'OMBRE D'HOLLYWOOD Bonne cible, mauvais ton MARC CASSIVI Les États-Unis dominent en maîtres omnipotents le cinéma mondial.L'hégémonie hollywoodienne est telle que tous les marchés ont succombé à l'américanisation envahissante des écrans.Les Français se targuent timidement d'une certaine résistance, mais ne sont pas dupes.La mondialisation des marchés a frappé durement le septième art, et le pire est à craindre.Combien restera-t-il de cinémas d'art et d'essai après le passage en bulldozer des mégacomplexes « cinéma et pop-corn » ?Cette problématique on ne peut plus actuelle, qui ne date pourtant pas d'hier, est soulignée au crayon gras dans À l'ombre d'Hollywood, le documentaire de Sylvie Groulx présenté aujourd'hui au Cinéma ONF (17 h 30) dans le cadre des Rendez-vous du Cinéma québécois.La documentariste a rencontré plusieurs cinéastes de renom \u2014 Milos Forman, Bertrand Tavernier, Alain Tanner, Andrzej Wajda, Margarethe von Trotta, Agnieszka Holland, Arthur Penn, etc.\u2014 en préparation de ce pamphlet acerbe contre l'uniformisation « à l'américaine » du cinéma international.À l'Ombre d'Hollywood s'amorce en compagnie de Bertrand Tavernier qui, à l'occasion d'une ballade en voiture dans les rues de Paris, déplore la disparition des cinémas de quartier.La France a su résister en partie à l'invasion américaine grâce à un public de cinéphiles, remarque Sylvie Groulx, dont on devine rapidement les allégeances : le cinéma américain n'est qu'un léger divertissement ; le cinéma européen, français surtout, est un art avec un grand A.À travers les témoignages de ses illustres interlocuteurs, la réalisatrice déconstruit avec force nuances la relation « amour-haine » des cinéastes européens avec le cinéma américain, « que l'on admire tellement, mais qui ne veut pas de nous », dit l'un d'entre eux.Grâce à d'habiles transitions, elle nous fait partager le pessimisme d'Andrzej Wajda comme le désepoir d'Arthur Penn.Le célèbre réalisateur de Bonnie and Clyde n'arrive même plus à trouver l'argent nécessaire pour tourner ses films aux États-Unis.et doit se tourner vers l'Europe de l'Est pour de nouvelles sources de financement.« On ne croit plus à la vision du cinéaste », dit sans conviction Agnieszka Holland, réalisatrice de Europa, Europa, que Sylvie Groulx a rencontrée à Varsovie.À l'ombre d'Hollywood présente par ailleurs le président Clinton en grand conquérant des Accords du Gatt et dénonce tour à tour le « dumping » des produits américains, les tentatives d'étouffement des dispositions d'exception culturelle, ainsi que la grande menace aux cinématographies nationales que sont les négociations de l'OMC sur les différentes formes de l'Accord multilatéral sur les investissements (AMI).« Pour les Américains, il n'y a pas plus de création dans le cinéma que dans une conversation téléphonique », dit Sylvie Groulx, qui illustre souvent ses paroles stéréotypées d'extraits de films américains pourtant particulièrement intelligents et cyniques.La réalisatrice présente sans sourciller le cinéma américain comme « la machine à tuer d'un guerrier impérial », dénonçant du même coup « la Mc Donaldisation de la culture » et « le génocide des images ».A-t-elle vu American Beauty ?Being John Malkovich ?Happiness ?Election ?« Tout n'est pas noir ou blanc », lui propose un Milos Forman perplexe.Le propos de Sylvie Groulx est souvent intéressant, mais son ton ne peut qu'irriter.Son regard trahit un anti-américanisme primaire, particulièrement franchouillard.On ne peut que le lui reprocher, même dans les circonstances.Surtout que ce documentaire, qui s'étire indûment à 112 minutes, semble s'adresser davantage à un auditoire français que québécois.« Chez moi, au Québec.», dit la cinéaste, avant d'ajouter que « notre culture est européenne, mais nos écrans sont américains ».Sortons de grâce des remparts d'Outremont.Si la documentariste interroge quelques réalisateurs québécois, dont Claude Fournier (l'un des plus « américains » de nos cinéastes) et Denys Arcand \u2014 qui explique avec lucidité que Hollywood brasse avant tout des affaires \u2014, on a de la difficulté à croire que son film ne s'adresse pas qu'à une classe intellectuelle aux préoccupations parisiennes.Sylvie Groulx offre certes plusieurs explications à la domination outrancière des Américains sur le cinéma mondial, traçant un portrait historique très riche qui n'insiste peut-être pas assez sur les aspects les plus évidents : l'hégémonie économique (moteur de l'impérialisme américain), avec comme corollaire l'invasion linguistique (véhicule de l'impérialisme américain).La réalisatrice pose parfois un regard presque naïf sur le cinéma américain, qui nuit sensiblement à l'impact de son documentaire.Elle tire à boulets rouges sur tout ce qui s'apparente de près ou de loin aux « Stars and Stripes », à l'exception près de Woody Allen, symbole de la résistance aux valeurs hollywoodiennes pour l'ensemble du public français.En résulte un film de propagande anti-américaine sur ce qu'elle considère être un outil de propagande américaine.Car audelà de son industrie filmique, c'est le mode de vie américain au grand complet que dénonce Sylvie Groulx.Un cheval de bataille qui aurait dû, en de pareilles circonstances, faire l'objet d'un tout autre film.À L'OMBRE D'HOLLYWWOD, de Sylvie Groulx.Aujourd'hui, 17 h 30, au Cinéma ONF, et du 25 février au 9 mars, au cinéma Ex-Centris.Treize envie de chanter SUZANNE COLPRON Je laisse ma chambre dans un tel état Que même mon chat n'en revient pas Tous mes amis se sont enfuis En voyant un tel fouillis Ainsi commence La vie est belle, une petite chanson signée Dominique Laflamme, 14 ans, et interprétée par Luce Dufault.Elle figure sur le disque J'ai treize envie de chanter, lancé hier dans le cadre de l'enregistrement de l'émission 275-Allô/275-Ados, animée par Dominique Payette, à la Première chaîne de Radio-Canada (95,1 FM).Une petite chanson sur la vie d'une adolescente, son fouillis, son mal de coeur, ses ennuis avec sa soeur.« C'est ma vie », confie la jeune auteure de Québec, inscrite en secondaire II.« Mais je l'ai un peu arrangée.» Le texte de Dominique Laflamme a été retenu au terme d'un concours organisé l'an dernier au Canada, en France, en Suisse et en Belgique, par le Festival d'été de Québec et la Première chaîne de Radio-Canada, en collaboration avec la Communauté des radios publiques de langue française.Krystel Langlois, 14 ans, et Laurence Brunelle-Hamann, 11 ans, également de Québec, signent les paroles de deux autres chansons qu'on retrouve sur l'album, interprétées et mises en musique par Dan Bigras et Michel Rivard.Les autres textes lauréats ont été écrits par des jeunes français, suisses et belges.Le concours a fait trois gagnants dans chaque pays.Tous ces jeunes se sont retrouvés en août dernier à Québec, dans le cadre d'un spectacle donné au Festival d'été de Québec, devant une foule de plus 10 000 personnes.La plus grosse foule de tout le festival ! « Dubmatique jouait sur une autre scène en même temps que notre spectacle, relate Krystel Langlois.Mais, on a attiré beaucoup plus de monde.» Avant d'écrire Trouvailles d'enfance, une chanson sur ses parents, « des êtres chers », Krystel avait participé, à l'âge de six ans, aux Grandes Olympiades de la langue française et elle avait gagné la médaille d'or.Pense-t-elle faire carrière dans le domaine de l'écriture ?« Non.Je ne sais vraiment pas ce que je vais faire plus tard », répond- elle.\u2014 Journaliste ?\u2014 Peut-être.À noter : Sylvain Lelièvre a fait la musique et le refrain de la treizième chanson (J'ai treize envie de chanter), une oeuvre collective interprétée par Manon Séguin, une jeune artiste franco-ontarienne.Chaque lauréat signe un des couplets.Dominique a écrit sur la terre.Krystel sur l'amour.Et Laurence, la plus jeune des trois, sur la mort : Je suis la mort qu'on dit cruelle Je suis la montée vers le ciel Je dois sans cesse vous faucher Pour laisser place aux nouveaux-nés PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Élise Guilbault en chair et en os avec un Yves Jacques d'encre et de carton.Élise Guilbault et Yves Jacques animeront les Jutras le 5 mars MARC CASSIVI Les comédiens Élise Guilbault et Yves Jacques animeront la deuxième soirée des Jutras, le pendant québécois de la soirée des Oscars, qui sera télédiffusée en direct au réseau TVA le 5 mars, puis retransmise dans la francophonie à l'antenne de TV5.« Notre mandat est de donner envie aux gens d'aller voir les films, de découvrir le cinéma québécois », a insisté Élise Guilbaut, hier, flanquée en conférence de presse d'un Yves Jacques « virtuel », présent via message enregistré et représenté par une affiche grandeur nature.Un avant-goût vivant et sympathique de ce que nous réservent probablement ces deux complices comiques dans une dizaine de jours.Claude Dubois, Daniel Bélanger, Anne Dorval et Isabelle Boulay interpréteront « des chansons de films et chansons se rapportant au cinéma », dixit Élise Guilbault, afin de colorer ce gala mis en scène par Mouffe et réalisé par Jean-Jacques Sheitoyan.« Ce sera un bon show ! » a clamé Mouffe hier, tout en garantissant qu'on allait « parler cinéma, chanter cinéma et penser cinéma pendant 2 h 30 ».Près d'un million de téléspectateurs avaient assisté à la soirée des Jutras l'an dernier.L'équipe des Jutras innove par ailleurs en récompensant le film québécois s'étant le plus illustré à l'étranger : Emporte-Moi, de Léa Pool.Emporte-Moi, qui était le candidat du Canada au Oscars cette année \u2014 il n'a pas été retenu parmi les finalistes \u2014, a entre autres mérité le Prix spécial du jury oecuménique du Festival de Berlin, celui du meilleur film du Festival de Giffoni (Italie) et celui de la meilleure actrice (Karine Vanasse) au Festival de Namur, en Belgique.« Ce prix a pour mission de souligner le rayonnement, à l'extérieur du pays, de la cinématographie québécoise », déclarait hier le président de la Grande nuit du cinéma et grand responsable des Jutras, Henry Welsh.Parmi les comédiens qui remettront des prix aux gagnants, lors de cette soirée de gala qui se tiendra au Monument-National, on compte Pascale Bussières, Michel Côté, Pierre Curzi, Denise Filiatrault, Patrick Huard, James Hyndman, David La Haye, Sophie Lorain, Alexis Martin, Sylvie Moreau, Marc Messier et Karine Vanasse.Un Jutra hommage sera en outre remis au cinéaste d'animation Frédéric Back.Emporte-Moi, de Léa Pool, Le Dernier Souffle, de Richard Ciupka, Post Mortem, de Louis Bélanger et Souvenirs intimes, de Jean Beaudin, se disputeront le Jutra du meilleur film.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Manon Séguin (à gauche) interprète J'ai treize envie de chanter sur l'album du même nom.Laurence Brunelle-Hamann, Krystel Langlois et Dominique Laflamme signent les paroles de trois chansons.Céline Dion ne sera pas aux Grammys ce soir Presse Canadienne LOS ANGELES Céline Dion n'assistera pas ce soir à la grande fête américaine de la musique, la 42e remise annuelle des prix Grammys, même si la diva québécoise est en nomination dans la catégorie de la meilleure chanson pop interprétée en duo, The Prayer, avec le ténor Andrea Bocelli.Elle ne sera d'ailleurs pas la seule Canadienne à briller par son absence lors du gala télédiffusé à compter de 20 h sur le réseau CTV.Shania Twain et Alanis Morissette, toutes deux en nomination dans trois catégories, vont elles aussi bouder l'un des événements musicaux pourtant les plus courus de la planète.On s'attend à ce que 100 millions de fans de musique de tous les coins du globe s'installent devant leur petit écran pour voir et entendre leurs artistes favoris chanter, s'émouvoir et recevoir des prix.L'Ontarienne Shania Twain est en nomination pour la chanson de l'année (You've Got a Way), la meilleure interprétation country (Man ! I Feel Like a Woman !) et la meilleure chanson country (Come on Over), et Alanis Morissette est notamment en nomination dans la catégorie de la meilleure interprétation féminine pop, pour sa chanson Thank U.Par contre, Sarah Mc Lachlan, originaire de Halifax, sera présente.L'auteure de Surfacing est en nomination dans deux catégories : meilleure interprétation féminine pop, pour I Will Remember You, et surtout celle du meilleur album pop, pour Mirrorball, où elle doit rivaliser avec les Ricky Martin, Backstreet Boys, Cher et Sting.Au total, les artistes canadiens raflent 20 nominations dans 98 catégories.La chanteuse de jazz Diana Krall est également du nombre, avec une prestigieuse nomination dans la catégorie de l'« album de l'année », pour When I Look In Your Eyes, et une autre dans la catégorie de la meilleure interprétation jazz.Toutefois, l'année 1999 a été sans aucun doute celle des musiques latino-américaines aux États-Unis et la cérémonie de ce soir devrait confirmer cette tendance.Le chanteur Carlos Santana est en tête des nominations pour les Grammys (10), qui récompensent tous les ans les meilleures productions musicales du monde et sont décernés par l'Académie nationale des arts et des sciences d'enregistrement (NARAS). 3LP0201E0223 E 2 MERCREDI ARTS 3LP0201E0223 ZALLCALL 67 00:47:50 02/23/00 B E 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 Riopelle quitte le Casino de Hull Presse Canadienne, HULL La gigantesque murale du peintre Jean-Paul Riopelle intitulée Hommage à Rosa Luxemburg quittera d'ici deux semaines le Casino de Hull, où elle est exposée depuis près de trois ans.Prêtée à Loto-Québec pour une période de 20 ans, au printemps 1997, l'oeuvre du peintre québécois sera rétrocédée au Musée du Québec le 2 mars prochain.« Le Musée du Québec vient d'annoncer l'inauguration, le 17 mai, d'une salle permanente consacrée à l'oeuvre de Jean-Paul Riopelle, a expliqué Mireille Arsenault, porte-parole du Musée du Québec.Dans ce contexte, nous avons jugé, tout comme Loto-Québec, que la toile Hommage à Rosa Luxemburg avait plus sa place dans un musée que dans un casino.Elle servira de pièce de résistance à notre exposition permanente.» SPECTACLES Salles de répertoire BEAU TRAVAIL Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 15, 21 h 15.BUTCH CASSIDY AND THE SUNDANCE KID Cinéma du Parc (2) : 21 h 15.CIDER HOUSE RULES (THE) Cinéma du Parc (2) : 17 h.ENFANTS DU MARAIS (LES) Cinéma Impérial : 19 h.EST-OUEST Goethe-Institut : 20 h.FIGHT CLUB Cinéma Impérial : 21 h 15.HAUT LES COEURS ! Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 14 h, 16 h 30, 19 h, 21 h 20.LOVE MACHINE (THE) Cinéma du Parc (1) : 17 h 30, 19 h 15, 21 h.MESSENGER (THE) : The Story of Joan of Arc Cinéma Impérial : 16 h.MIROIRS AVEUGLES (LES) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 17 h, 21 h 10.MR.DEATH Cinéma du Parc (3) : 17 h, 19 h, 21 h.RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS Cinéma ONF : 15 h, 17 h 30, 20 h.RUMBLE FISH Cinéma du Parc (2) : 19 h 30.SOMBRE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle) : 14 h 30, 19 h.Danse ESPACE GO (4890, St-Laurent) Les Ballets jazz de Montréal.À fleur de peau/With Soul, de Dominique Dumais, sous la direction artistique de Louis Robitaille : 20 h 30.USINE C (1345, av.Lalonde) Incarnation, de Hélène Blackburn : 20 h.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Philip Crozier, organiste.Bach : 12 h 30.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble de flûtes et Mireille Pelletier, pianiste : 20 h.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Daniel Taylor, haute-contre, Suzie Le Blanc, soprano, et ensemble instrumental.Monteverdi, Caccini, Cavalli, Rossi, Dowland, Purcell.Concerts CBC : 19 h 30.Théâtre PLACE DES ARTS, THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Sous le regard des mouches, texte et mise en scène de Michel Marc Bouchard.Avec Roger La Rue, Sebastier Delorme, Marie Tifo, Céline Bonnier, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Simone Chartrand, Fanny Mallette et Micheline Poitras.Mar.au ven.20 h., sam., 16 h et 20 h 30.Dim., 27 fév.14 h 30.Jusqu'au 25 mars.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Odyssée, de Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Henri Chassé, Norman Helms, André Barnard, Pierre Benoit, Ludovic Bonnier, Jean-Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Éric Forget et Jacinthe Laguë.Du mar.au ven., 20 h ; sam., 15 h et 20 h, jusqu'au 27 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Les Chaises, de Eugène Ionesco.Mise en scène de Paul Buissonneau.Avec Hélène Loiselle, Gérard Poirier et Georges Molnar.Du mar.au ven., 20 h ; sam., 15 h et 20 h ; dim., 15 h, jusqu'au 26 février.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Désir de Gobi, de Suzie Bastien.Mise en scène de Pierre Bernard.Avec Annick Bergeron, Danny Gilmore et Raymond Legault : 20 h, jusqu'au 26 février.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Monsieur Smytchkov, de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Luce Pelletier.Avec François L'Écuyer.Jusqu'au 4 mar., 20 h.Relâche le 27 et 28 fév.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Enrobantes, de Marie-Christine Lê-Huu, d'après une idée originale de Pierre Robitaille.Mise en scène de Gill Champagne.Avec Martin Genest, Anne-Marie Olivier, Pierre Robitaille et Véronique St-Jacques.Du mar.au sam., 19 h 30.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Croisades, de Michel Azama.Mise en scène de Robert Astle.Avec Jean Boilard, Nathalie Claude, Patrice Coquereau, Suzanne Lemoine, Renée- Madeleine Le Guerrier, Patrick Olafson-Hénault, Daniel Parent, Patrice Savard et Stéphane Théoret.Du mar.au sam., 20 h.MONUMENT-NATIONAL SALLE LUDGER-DUVERNAY (1182, St-Laurent) Le Roi Lear, de Shakespeare.Mise en scène d'Alice Ronfard.Production de l'École nationale de théâtre du Canada : 20 h.Dim., 27 fév., 15 h.BALUSTRADE DU MONUMENT-NATIONAL (1182, Boul.St-Laurent) Les Pamphlétards, texte et mise en scène de Daniel Desjardins.Avec Stéphane Leblanc, Chantal Dumoulin, Anka Rouleau et Daniel Desjardins.20 h 30.Jusqu'au 26 février.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La Montagne de François Archambault.Mise en scène de Jean-Stéphane Roy.Avec Benoit Archambault, Luc Bourgeois et Marie-Hélène Thibault.Jusqu'au 11 mars.Mar.au sam.20 ; mer., 19 h.ESPACE INTIME DE THÉÂTRE PROSPÉRO (1371, Ontario E.) Une Lune d'eau salé de David French, trad.Antonine Maillet.Mise en scène de Gilles Provost, avec Nathalie Nadon et Éloi Archambeaudoin.Une production du Théâtre de l'Île de Hull.Mar.au sam.20 h.Dim., 5 mars 15 h.Jusqu'au 5 mars.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS 1 (1594, St-Denis) La Cage aux folles, jusqu'au 26 fév.: 20 h.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Découvertes, poésie, jeunesse : 20 h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Sugar Ray et les Bluetones et Kid Bangham : 20 h 30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Musique chinoise : 22 h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) William Baron chante Brel, Aznavour, Bélanger, Dubois : 21 h.JAZZONS (300, Ontario E.) Félix Stussi et Alex Bellegarde : 22 h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Gino Dickie : 22 h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Concurrence Déloyale chante Brassens : 21 h 30.L'INSPECTEUR ÉPINGLE (4051, St-Hubert) Soleil tzigane : 21 h.BALATTOU (4362, St-Laurent) Patrick Ross : 22 h.LE SOFA (451, Rachel E.) Anastasia : 22 h 30.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Éva : 20 h.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 18:30 K - FLASH Entrevue avec Pierre Cossette, l'inventeur des Grammys.19:00 A - LES CHOIX DE SOPHIE Il sera notamment question des étonnantes symphonies portuaires qui auront lieu les 27 février et 2 mars à Montréal.19:30 r - ARCAND Il questionne Fabienne Larouche sur le rapport Copps, sa capacité de travail et sa fortune.20:00 a - CHRISTIANE CHARETTE Invités: Bernard-Henri Lévy, Jean-François Lisée, Stéphane Thibault et Robert Harnum.20:00 b - GRAMMY AWARDS Elton John sera honoré pour l'ensemble de son oeuvre et les Backstreet Boys l'accompagneront.Ce show a beaucoup plus de classe que l'horrible American Music Awards d'il y a quelques semaines.21:00 a - CHARTRAND ET SIMONNE La meilleure série de la télé.La grève d'Asbestos pour Michel, un accouchement par téléphone pour Simonne.21:00 A - LES FRANCS-TIREURS Les animateurs ont passé le test de QI du Club Mensa?Y-a-t-il trois génies dans le lot?Aussi, entrevue avec Alexandre Jardin.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir Virginie Caserne 24 Christiane Charette en direct / Jean-François Lisée Chartrand et Simonne Le Téléjournal/Le Point / François Legault Nouvelles du sport Cinéma (23:28) Le TVA Piment fort / Marcel Leboeuf La Poule aux oeufs d'or Arcand / F.Larouche Le Retour Les Machos Le TVA Le Poing J / Michel Courtemanche, Bertrand Godin Sports / Loteries (23:52) Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie Cent Titres Les Règles du jeu / Les Jeunes Fugueurs Les Francstireurs La Face cachée de la une Toute une vie / Françoise Sagan Les Choix de Sophie Le Présent du passé Grand Journal (17:00) Flash / Bruno Pelletier Les Mecs comiques Cinéma / MISSION D'ÉLITE (6) avec Terry \"Hulk\" Hogan, Carl Weathers Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse A.Hollywood .Raymond The 42nd Annual Grammy Awards CTV News Pulse / Sports News Who Wants to be a Millionaire?News Newswatch On the Road.Country.the fifth estate Da Vinci's Inquest The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Who Wants to be a Millionaire?Drew Carey Spin City NYPD Blue News Night.(23:35) News CBS News E.T.The 42nd Annual Grammy Awards Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Twenty One The West Wing Law & Order Tonight (23:35) Newshour Business Rep.Points North Mark Russell Journey into Amazonia Gov.Dean's.Cinéma BBC News Nightly Bus.Newshour Before it's.Internet for Grownups Frontline / Kosovo (1/2) World News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography: Richard Speck Investigative Reports American Justice Law & Order Cafe Campus Blues Bravo! Videos Spoken Art Cinéma / EMINENT DOMAIN (5) avec Donald Sutherland Trial and Retribution NYPD Blue Contact Animal Objectif Science La Grande Aventure du ski Biographies / Les Rockefeller Kojak Cinéma / LE CAVALIER.Cinéma.Tourisme.Environnement et Communication Le Cégep.Capharnaum Concordia .immobilier Quartier latin Gestion de la croissance.PME How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Wings / Warriors of the Night Oceans of Mystery @discovery.ca Clarissa Microsoap Gargoyles .of the Dark?Cinéma / NIGHT CROSSING (4) avec John Hurt, Jane Alexander Beyond Witch Mountain .of the Dark?Gargoyles Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.Robbie Knievel Train Jump Live Secrets of Street Magicians.Buffy the Vampire Slayer Drew Carey Star Trek Global News First Nat.News Addams Fam.E.T.Party of Five NYPD Blue Outer Limits It Seems Like Way We Were Mansion A Scattering.It Seems Like Royal Secrets The Canadians / Wop May The Great Cod Saga Tour of Duty Life with Pets Good Dog Images 3 Perfect Days Dogs.Jobs Horse Tales Extra .do for Love Fame, Fortune .for Dinner?Dogs.Jobs Horse Tales Les Immortels / S.Gainsbourg Ed Sullivan Pop up vidéo Musico.: The Grateful Dead Les Immortels / S.Gainsbourg Génération 80 Musico.: The Grateful Dead Clip Moist Clip La Courbe Beavis.Clip World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin Counter Spin The National Antiques Roadshow Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Les Petites Ombres d'Alger Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada.Le Canada.Le Canada.Randonnée.Sports 30 Mag Voile / La Coupe America Claude Mailhot.Sports 30 Mag Sports 30 Qc Courses Madison Red Dwarf Degrassi Jr.Degrassi High John Woo's Once a Thief Due South Cinéma / TRULY, MADLY, DEEPLY (4) avec Juliet Stevenson Highlander Babylon 5 Sliders First Wave Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Last Word.Goin' Deep Billiards / 1999 World Professional Pool Championships Sportscentral Inside the PGA Crank Les Enfants.Volt Panorama Ô Zone .chansons Cinéma / PIXOTE, LA LOI DU PLUS FAIBLE (3) Panorama Bob Vila's Home again 48 Hours / Rocking the Boat Extreme Machines / Supercars Battle Science / Perfect War Battle Science / One Man Army Extreme Machines / Supercars Curling / Tournoi des Coeurs Sailing: 2000 America's Cup Final Curling / Tournoi des Coeurs Ned.triton Redwall Fifi Brindacier Méga Bébés A.Anaconda Cléo & Chico Les Simpson Ned.triton Duckman South Park Les Simpson Méga Bébés Des Chiffres.Panorama Journal FR2 Envoyé spécial / Croisées de la langue française Médit.(21:03) Barbie, la vénus de vinyle Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo Mechanics Antiques Roadshow Studio 2 Warriors (1/2) The View from Here Studio 2 Sortie gaie Les Copines.Le Feu sacré Santé en ved.Diagnostic Dos Ado / Les Grands-parents L'Hôpital.Les Copines.Allô docteur Cité Mag Rendez-vous avec.Question Santé Cité Mag Action Emploi À la une Addams Fam.Weird-Oh's Beast.Shadow.Farscape Gamerz Boy Meets.Student Bodies Beast.Addams Fam.Beasties Chicago Hope Interfax spécial avant - Grammy Clip Sommet.Bernard-Henri Lévy 3LP0301E0223 E 3 MERCREDI ARTS 3LP0301E0223 ZALLCALL 67 00:47:05 02/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 E 3 Nathalie Claude dans Croisades, de Michel Azama.Petits soldats de chair MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Pour bien faire et parler de la pièce Croisades, présentée au Théâtre Prospero jusqu'au 6 mars, il faudrait sans doute m'attarder sur le jeu des comédiens, l'intelligence de la mise en scène ou quelque chose du genre.La vérité, c'est que je suis sortie du théâtre en larmes tellement la pièce m'a bouleversée.Qui veut voir, qui veut savoir que des enfants vivent en plein champ de bataille, qu'ils meurent pendant les guerres religieuses et civiles, qu'ils servent de chair à canon, de munition, d'armes, de petits soldats de chair ?Qui veut pleurer sur leur sort quand il est tellement facile de les oublier, une fois le téléjournal terminé ?Qui veut être accablé par le sentiment que nous nous entretuons depuis la nuit des temps au nom d'un dieu ou d'une nationalité, et qu'il y a peu de chances que cela change jamais ?Et pourtant, c'est pour toutes ces raisons même qu'il faudrait y aller.Parce que le théâtre réussit tout d'un coup à redonner à la guerre son caractère inacceptable.Il y a, dans le texte du dramaturge Michel Azama, des dialogues qu'on voudrait fictifs, des situations qu'on souhaiterait imaginaires.et des morts qui prennent soudain de l'importance à nos yeux parce que le théâtre les a d'abord fait vivre sous nos yeux.La réalité, transposée sur scène, dure toujours plus longtemps qu'un reportage de trois minutes parce qu'elle se fixe dans la mémoire émotive.Étrangement, c'est parce que les comédiens (dont il faut saluer non seulement le jeu, mais le courage) sont déguisés de manière outrancière, irréaliste, à la façon des bouffons, que tous ces personnages qui vont parfois vivre à peine quelques minutes devant nous deviennent plus humains, plus réels, plus proches.Leur maquillage, qui rappelle les pétrifiés de Pompéi (dont on se surprend à penser qu'ils ont eu de la chance de mourir d'une catastrophe naturelle et non de la main d'un de leurs semblables.), ajoute encore à la chose, dans un décor à peu près vide de tout.Le trépas se passe facilement d'accessoires.Devant un couple de vieillards qui sont en quelque sorte les concierges indifférents de l'après-mort, les cadavres à venir (à qui, comiquement, nos deux vieux mordent un pied pour s'assurer qu'ils sont bien morts), vivent donc leurs derniers moments ou s'acheminent péniblement vers cet au-delà dont on ne sait rien, sans souci de l'ordre chronologique ou géographique.Sarajevo voisine la France de l'Inquisition, le Moyen Âge succède à la guerre d'Algérie, le Liban et le conflit serbocroate sont coude à coude, la Palestine et l'Irlande sont soeurs de sang.Avec, pour seul leitmotiv, toujours, toujours, des enfants qui deviennent soit machines à tuer, soit victimes à tuer.À cela, pas de remède, dit Azama, seulement trois consolations : l'humour, comme celui qui traverse avec fulgurance le texte, l'amour qui parfois dure au-delà de la mort, et l'amour maternel, incarné par l'émouvant personnage de Maman Poule.Maman Poule cherche ses 14 enfants, ainsi que les 30 000 autres qui les accompagnaient, lors de la fameuse croisade des enfants en 1212, en Europe.Depuis 800 ans, Maman Poule (interprétée magnifiquement par Patrice Coquereau) les cherche, en vain.Dans la salle du Théâtre Prospero, samedi soir, il y avait un petit garçon parmi les spectateurs, sans doute le fils d'un des comédiens.À plusieurs reprises, je l'ai vu se boucher les oreilles, à cause du bruit d'un fusil, d'une grenade, d'une explosion.Je l'observais, moi, dévastée, à l'idée de tous ces gens qui voient leurs enfants mourir ou tuer, avant de mourir à leur tour ou, pire, de survivre.Je me suis d'abord dit qu'il était bien jeune, ce petit garçon, pour voir de telles choses.Ensuite, j'ai pensé qu'il était bien chanceux, comme moi, de pouvoir les voir au chaud, dans une salle de spectacle.Pour nous, le bruit des mitraillettes, ce n'est toujours qu'une bande sonore.CROISADES, de Michel Azama, mise en scène de Robert Astle assisté de Phoebe Greenberg.Distribution : Jean Boilard, Nathalie Claude, Patrice Coquereau, Suzanne Lemoine, Renée-Madeleine Le Guerrier, Patrick Olafson-Hénault, Daniel Parent, Patrice Savard et Stéphane Théoret.Scénographie et costumes : Louis Hudon.Éclairages : David Perreault Ninacs.Conception sonore : Kirk Wight.Accessoires : Michèle Gagnon.Présenté au Théâtre Prospero jusqu'au 4 mars.Infos : (514) 526-6582.Michel Tremblay à Washington SONIA SARFATI Après avoir connu un énorme succès au Centaur, For the Pleasure of Seeing Her Again (version anglaise d'Encore une fois, si vous le permettez de Michel Tremblay, traduite par Linda Gaboriau) s'envolera pour Washington D.C.où elle sera présentée pendant six semaines et demie dans la mise en scène de Gordon Mc Call, directeur artistique du Centaur, et avec les acteurs Nicola Cavendish et Dennis O'Connor.« Michel Tremblay a déjà été monté aux États-Unis mais, dans son cas, c'est la première fois qu'une production d'ici est achetée par les Américains », note Nathalie Goodwin, l'agente du dramaturge.C'est aussi la première fois qu'une production du Centaur sera présentée aux États- Unis.L'événement aura lieu au Arena Stage, cet automne, pour le 50e anniversaire de ce théâtre de 550 places.La pièce, un hommage extrêmement touchant de Michel Tremblay à sa mère, avait d'ailleurs été créée en français en août 1998, à l'occasion \u2014 justement \u2014 du 50e anniversaire du Théâtre du Rideau Vert.Elle mettait en vedette Rita Lafontaine et André Brassard (lequel signait aussi la mise en scène).À noter qu'après être passée par Victoria, Vancouver, Winnipeg et Ottawa, For the Pleasure of Seeing Her Again reprendra l'affiche au Centaur dès le 22 mars.Présidentielles rock'n'roll JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE À compter du 7 mars, la campagne électorale américaine devrait s'animer.Jello Biafra, l'ancien chanteur du groupe punk The Dead Kennedys, vient de s'inscrire à la course présidentielle.L'agitateur de 41 ans \u2014 de son vrai nom Éric Boucher \u2014 se présente aux primaires de l'État de New York sous les couleurs du parti Vert.D'actuels démêlés juridiques avec son ancien groupe (une histoire de droits d'auteurs) l'empêcheront toutefois de faire campagne.Ses chances de l'emporter sont d'autant plus minces qu'il luttera contre les grosses légumes George W.Bush et Al Gore.Dommage pour le bon peuple : le programme politique de Biafra inclut notamment une loi sur le salaire maximum, qu'il propose de fixer à cent mille dollars.Cette solution, croit-il, permettrait une « extermination non-violente des riches.» « On peut vivre relativement bien avec 100 000 dollars par an », confiait le chanteur d'extrême-gauche sur le site web de Sonic Net.Biafra propose également la gratuité des services de santé, la déprivatisation de l'éducation et du transport, incluant les voyages en avion, ainsi que la légalisation des drogues douces.Biafra n'en est pas à sa première incursion dans le territoire politique.En 1979, ce contestataire réputé s'était présenté aux élections municipales de San Francisco.Cette « opération de sabotage » avait forcé les deux principaux candidats à s'affronter dans un second tour.Les Fabuleux Élégants en Belgique Présentement en tournée au Québec, les Fabuleux Élégants s'envoleront le 15 mars pour une série de trois spectacles dans le Plat Pays.Patrick Norman, Jeff Smallwood, Bourbon Gautier et le Wallon William Dunker se produiront à Serexhe le 18 mars, à Charleroi le 20 et à la salle Botanique de Bruxelles le 21 mars.Une grande fête en l'honneur de William Dunker aura lieu le 20 à Charleroi.On en profitera pour lui remettre un disque d'or pour son album Trop T'chaud.Il est possible que les Fabuleux Élégants se revoient en septembre prochain pour graver un second album. 3LP0401E0223 E 4 MERCREDI ARTS 3LP0401E0223 ZALLCALL 67 00:47:11 02/23/00 B E 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 Sauver les meubles et la mémoire de Borduas JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Tout va très bien pour la mémoire de Paul-Émile Borduas.L'artiste, professeur et auteur de Refus global a joué un rôle déterminant dans l'histoire de notre modernité.Pas question de l'oublier.En décembre dernier, avec l'appui du gouvernement du Québec, la Fondation de la Maison Paul-Émile Borduas faisait l'acquisition de l'ancienne propriété du chef de file des automatistes.Évaluée à 250 000 $, cette maison de bois tout en volumes carrés est érigée sur les berges du Richelieu, à Mont-Saint-Hilaire.Elle fut acquise de Fernande Campeau qui, avec son mari le docteur Alphonse Campeau, était devenue propriétaire du foyer Borduas en 1952.L'objectif de ce menu achat ?Aménager l'habitat du Chemin des Patriotes, architecture que l'artiste a d'ailleurs lui-même dessinée en 1945, en un centre d'interprétation permanent du mouvement automatiste et des signataires du célèbre manifeste.Chose bientôt faite.L'ouverture officielle du centre est prévue pour le mois de juin prochain.Tout va encore mieux pour la mémoire de Paul-Émile Borduas.Hier matin, 45 ans presque jour pour jour après l'exil de Borduas à Paris où il allait mourir, la Fondation rendait publique l'acquisition du mobilier ayant appartenu à l'artiste grâce à un don de 25 000 $ de l'Association des fabricants de meubles du Québec.« Nous voulons faire de cette maison un lieu de mémoire, explique le président de la Fondation, André Michel.Et de pouvoir conserver certains meubles que Borduas avait lorsqu'il habitait ici enrichit très certainement notre projet.» Pour sa part, le viceprésident exécutif de l'Association des fabricants de meubles du Québec, Jean-François Michaud, soutient que ce don allait de soi.« Ça nous a paru tout naturel de participer à la mise en valeur de ces meubles et j'espère que ce geste contribuera à traduire leur contexte historique.» À l'exception d'une crédence plutôt jolie conçue par Borduas luimême, cet ensemble modeste et parfaitement rustique de fauteuils, divan, table à café, bibliothèque, lampe et jardinière, tous en chêne et en fer forgé, a été pensé et réalisé par des étudiants de Borduas à l'École du meuble où il enseignait.D'où, aussi, il a été congédié à la suite de la parution de Refus global, en 1948.Cela dit, l'École du meuble, comme le rappelle le philanthropique M.Michaud, a joué un rôle considérable dans l'essor à la fois de l'industrie et de l'identité du meuble au Québec.Rustos ou pas, donc, ces meubles ont une histoire.Elle est liée surtout à Borduas le professeur, estime la designer et signataire de Refus global Madeleine Arbour, membre du Comité d'honneur de la Fondation, comité que préside, et ça se glisse bien, Phyllis Lambert.« Ces meubles, reconnaît donc Mme Arbour, ne sont pas ici pour des raisons esthétiques, mais parce qu'ils ont toujours été dans cette maison, parce qu'on les retrouve dans les photographies de Maurice Perron (autre signataire du manifeste), même dans certaines toiles de Borduas.Mais tout particulièrement, parce qu'ils témoignent de la générosité et de l'ouverture d'esprit avec lesquels enseignait Borduas.» Ils sont, apprend- t-on, le résultat d'un concours initié par l'artiste et à l'issue duquel il a promis à ses étudiants d'acheter les pièces gagnantes.Borduas a tenu sa promesse.Le geste lui est aujourd'hui rendu.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © La Fondation de la Maison Paul-Émile Borduas a acquis du mobilier ayant appartenu à l'artiste grâce à un don de l'Association des fabricants de meubles du Québec.Ci-dessus, une pièce de la maison de Borduas à Mont-Saint-Hilaire.Radio-Canada met les deux pieds en Abitibi SUZANNE COLPRON La radio française de Radio-Canada poursuit son plan de régionalisation.Après avoir ouvert un bureau à Sherbrooke et un autre à Trois-Rivières, voici qu'elle se dote d'une station en Abitibi-Témiscamingue.« C'est un moment important dans l'histoire de la radio française », affirme Yvan Asselin, directeur des programmes du service public.« Il y a 145 000 francophones en Abitibi.On voulait leur offrir un service de base.» La nouvelle station, en ondes depuis lundi, offre aux auditeurs de l'Abitibi deux émissions produites localement, l'une de 6 h à 9 h et l'autre de 15 h à 17 h 30.Le reste de la programmation provient du réseau : Marie-France Bazzo et Indicatif présent à 9 h, Francine Plourde et Par les temps qui courent à 11 h, Jean Dussault et Le midi-15, Michel Desautels et Sans frontières à 17 h 30, etc.La nouvelle équipe se compose de sept personnes, dont trois sont affectées uniquement à la couverture des événements.« Notre arrivée ajoute à la diversité des sources d'information, souligne M.Asselin.L'offre dans la région n'était pas très grande.» Ce n'est pas tout.À cette nouvelle antenne s'ajouteront sous peu deux émetteurs pour capter la Chaîne culturelle, à Rouyn et à Val d'Or.« On va examiner comment on peut s'associer aux manifestations culturelles de la région, précise M.Asselin.On veut jouer un rôle en Abitibi comme on le fait ailleurs.Il y a un effet Radio-Canada.» Pour marquer l'arrivée du nouveau joueur dans le réseau radiophonique de Radio-Canada, l'animatrice des Refrains d'abord, Monique Giroux, enregistrait hier soir son émission au fameux Cabaret de la dernière chance, là où Richard Desjardins a lancé sa carrière.Bourbon Gauthier et Philippe Noireaut comptaient parmi les invités.L'émission, pré-enregistrée, sera diffusée dimanche, dès 17 h.Radio-Canada produira deux autres émissions d'après-midi, à compter de septembre prochain, dans ses bureaux de Trois-Rivières et de Sherbrooke.Sa présence dans ces régions se limite pour le moment à la réalisation de topos d'information.« On ne veut pas adopter des modèles de radio identiques d'une région à l'autre, explique M.Asselin.À Trois-Rivières et Sherbrooke, par exemple, on a décidé de ne pas faire d'émission du matin.Les gens s'entendent très bien avec René Homier- Roy (l'animateur de C'est bien meilleur le matin, sur les ondes du 95,1 FM, à Montréal).On veut seulement produire des émissions de fin d'après-midi.» Une demande en ce sens a été déposée au CRTC par Radio-Canada en janvier. 3LP0501E0223 E 5 MERCREDI ARTS 3LP0501E0223 ZALLCALL 67 00:47:18 02/23/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 E 5 EN BREF Ferland : un 3e coffret n L'étiquette GSI Musique mettait hier en vente un troisième double CD rétrospectif de Jean-Pierre Ferland.On a ainsi pigé dans son vaste répertoire échelonné de 1962 à 1993 \u2014 évidemment, les deux mini-coffrets lancés précédemment présentent des sélections différentes de celle-ci, même si elles survolent aussi l'ensemble de la carrière de l'auteur-compositeur-interprète.Dans ce nouveau produit, on retrouve notamment L'assassin mondain en version live (1993), Le Soleil emmène au soleil (1971), Le Petit roi (1970), Sing Sing (1970), God Is An American (1970), Feignez de dormir (1966), Pissou (1992), Montréal est une femme (1992), Chanson pour Félix (1980), Rien n'est plus doux qu'une main de femme sur son genou (1981).Ce troisième mini- coffret contient 28 chansons \u2014 13 sur le premier disque, 15 sur le deuxième.La deuxième du MEG n La seconde édition du Montréal Électronique Groove (MEG) aura lieu du 31 mai au 3 juin prochains.L'événement se tiendra cette fois au nouveau Club Soda, qui aura alors ouvert ses portes.On se souviendra d'une première édition réussie au Cabaret en juin 1999, qui avait réuni entre autres les DJ CAM, Gilb'r, Ram, les Jardiniers ou les groupes Rinôcérôse et Ekova.Ce dernier trio parisien (formé d'une Américaine, d'un Iranien et d'un Algérien) serait d'ailleurs en voie d'investir le marché américain.La rumeur veut que la mégastar canadienne Alanis Morissette soit devenue fan inconditionnelle d'Ékova \u2014 Glenn Ballard, son réalisateur, envisagerait même de réaliser le prochain album de la formation parisienne.Rappelons que le MEG a pour objet essentiel de stimuler les échanges dans le domaine des nouvelles musiques reliées au mouvement électronique, tout en favorisant l'exportation des talents canadiens et français qui s'y développent.Dans plusieurs villes du monde, des soirées MEG sont déjà planifiées pour les mois qui viennent : Québec, Lyon, Montpellier, Londres, Berlin, Cologne, Prague, Budapest, Barcelone et Lisbonne.Le MEG de Paris, lui, sera plus considérable, c'est-à-dire d'une taille comparable à celui de Montréal : il s'y tiendra les 14, 15 et 16 juin prochains.Alain Brunet 7:00 7:20 9:20 mer 2:10 3LP0602E0223 E 6 MERCREDI ARTS 3LP0601E0223 ZALLCALL 67 00:50:49 02/23/00 B E 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 Pascal Obispo fait fureur en France Presse Canadienne SHERBROOKE Le nom de Pascal Obispo ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais en France, il résonne comme celui d'une très grande star de la chanson.Une star qui a connu son véritable tremplin lorsque, en 1995, en Europe, il a assuré la première partie des spectacles d'une certaine Céline Dion.« Grâce à elle, j'ai pu me produire devant des salles de 14 000 personnes et c'est là que tout a décollé, si on peut dire.Depuis, ça n'a pas arrêté.» « Par la chanson, poursuit-il, j'essaie de donner un peu de rêves à certaines personnes.J'essaie de dire que la vie est belle, qu'il faut en profiter et s'occuper des choses essentielles.» Le message est simple, mais empreint de certitude.Pascal Obispo a beau être archiconnu en France, avoir un disque certifié platine dans son CV, avoir composé et réalisé pour Patricia Kaas, Florent Pagny et Johnny Hallyday, il a encore au coeur la même fièvre que celle qui l'enflammait lors de ses tout débuts en musique, il y a 18 ans.« Le succès n'a pas altéré mon envie de faire de la musique.J'aime toujours autant et j'ai encore cette envie de continuer.Je n'ai pas l'ambition de conquérir la planète par ma musique.Mon ambition, c'est avant tout de faire des chansons et de faire plaisir aux gens en jouant ma musique.» La musique teintée Obispo est toute de couleurs et de nuances originales, puisque l'auteur-compositeur-interprète refuse de se fondre dans les moules, préfère définir lui-même les genres qu'il adopte.« Je n'ai pas le goût d'être dans les mêmes formats que les autres ; je veux créer les formats moi-même.À la base, on est tous différents.Il suffit de développer notre individualité.Après, ça colle avec le public ou pas, mais jamais il ne faut copier quelqu'un.J'ai toujours été sincère dans ce que j'ai fait et je pense que c'est le genre de trucs que le public ressent.» Son plus récent album, Soledad, laisse filtrer diverses réflexions sur la solitude, un état universel traduit en mélodies et en mots sur le fil de 12 pièces musicales.« La solitude, le manque d'amour.Ce sont de grands maux pour l'humanité, mais je n'ai pas envie de parler de bonheur ; ça ne m'intéresse pas.Je compose par ce qui me touche en essayant de toucher à mon tour.Ma vie, c'est d'écrire des chansons par lesquelles j'essaie de transcrire, de mettre en paroles et en musique les choses qui ont touché ma sensibilité.» Parmi ces causes qui interpellent l'auteur- compositeur-interprète, se trouve celle du sida, qu'il a endossée l'an dernier en lançant le projet Ensemble contre le sida, une compilation qui a depuis atteint les 700 000 exemplaires vendus.« Quand on est privilégié, il faut se sentir concerné par ceux qui le sont moins.Prendre sans rien donner, ça n'enrichit pas, jamais.C'est en donnant qu'on s'enrichit.Ce que je fais pour le sida, c'est une goutte d'eau, mais c'est au moins ça.» Lancé en Europe en décembre dernier, Soledad, sera disponible au Québec le 22 février.À savoir si une tournée suivra.« On verra.J'aimerais bien, mais en fin de compte, c'est le public qui décide.L'album, c'est le deuxième que je lance ici.Si ça marche bien et que les gens ont envie de me voir, alors oui, je viendrai très certainement au Québec, surtout que je me suis fait des copains québécois.» Parmi eux se trouve nul autre que Garou, que Pascal Obispo a rencontré lors de la « Tournée des enfoirés » qui se déroulait du 7 au 25 janvier derniers.Pour l'heure, le créateur travaille à la conception d'une comédie musicale, la première de sa carrière, sur Moïse et les dix commandements.PHOTO PC Pascal Obispo Triste coup d'envoi des MIMI's PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Le festival de l'underground montréalais MIMI's a débuté en douce lundi soir dans la salle du Cabaret Juste pour rire avec la soirée Eastside.Ce premier spectacle d'une série de quatre devait à l'origine prés e n t e r quatre formations prometteuses issues de notre scène punk et hardcore : Dr.Placebo, Arseniq 33, WD-40 et Deadly Pale.Cette semaine célébrant l'initiative musicale locale a toutefois débuté sur une bien triste note.Jean- Robert Bisaillon, l'homme fort de la SOPREF, a eu la difficile tâche de nous informer, en ouverture de rideau, du décès (survenu vendredi dernier) de Richard, chanteur et guitariste de Deadly Pale.Exubérante et dévastatrice formation hardcore, Deadly Pale est déjà passé à l'histoire comme étant le groupe le plus heavy et authentiquement punk à avoir remporté le concours Pollywog, lors de la finale du 13 janvier dernier.Le quintette Dr.Placebo a été le premier à se jeter sur scène en déballant un son métal-hardcore aux ambiances sombres et cataclysmiques.Imputons la lourdeur de ces grooves à la présence de deux bassistes (pas de guitare !) qui visent le plexus à chaque note.Rajoutez les beuglements, les synthés hantés et une batterie-piston, voilà un mélange original qui donne des frissons.À surveiller attentivement.Toutefois, le party a vraiment pris lorsque Arseniq 33 s'est hissé sur les planches.Les quatre membres (saxophone, guitare, basse, batterie) vêtus de leurs costumes de Fantômas bleu ciel nous ont servi le contenu de leur excellent album Ya des limites à faire dur (étiquette Indica).Avec des chansons aussi cyniques qu'incendiaires exécutées avec grande précision, Arseniq 33 nous a fait passer une trop courte demi-heure.Enfin, le clou de la soirée, les inénarrables WD-40 et leur furieux alliage de punk, de country et de vieux rock & roll qui a presque réussi à nous convaincre que tout va mieux avec une caisse de 12.WD-40, c'est la rencontre improbable entre Motörhead et Oscar Thiffault, un défoulement toujours agréable à entendre, qui commence en chapeau de cow-boy pour se terminer en bedaine.Bref, ce fut une très bonne soirée à l'enseigne de l'underground, quoique la petite salle du Cabaret était encore trop grande pour la foule qui s'y était déplacé.À 6 $ seulement le billet, on se demande bien où étaient cachés tous les supporters de la scène locale.et on les presse de se déplacer au Jailhouse Rock Café vendredi prochain pour la soirée Westside, avec les Marmottes Aplaties, Line 3, The Undercovers et Delta 666. La Presse 23 février 2000 Page E7 manquante 3LP0801E0223 c08 mercredi 23 f vrier 3LP0801E0223 ZALLCALL 67 00:49:51 02/23/00 B E 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 23 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Alava Guipuzcoa Vizcaya Un responsable du Parti socialiste basque et son garde du corps ont été tués mardi à Victoria, chef-lieu de la province d'Alava, au Pays basque espagnol.Vitoria Attentat à la voiture piégée AP-PC 100 km Barcelone FRANCE PORTUGAL Madrid Détail Golfe de Gascogne ESPAGNE Golfe de Valence Pays basque 20 km Bilbao St-Sébastien Golfe de Gascogne Vergara ESPAGNE Pampelune TAÏWAN Logrono Souveraineté n Le gouvernement de Taipei a relevé hier le gant des menaces chinoises d'intervention armée brandies lundi pour établir sa souveraineté sur Taïwan, alors que l'île est en pleine campagne pour les élections présidentielles du 18 mars.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Henry Chen, a demandé à Pékin de cesser ses tentatives d'intimidation à l'égard de Taipei.« La République de Chine est un État souverain indépendant depuis son établissement en 1912 et a le droit d'établir des relations diplomatiques et de participer activement aux groupes internationaux », a-t-il dit.Pékin affirmait avant-hier que pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine et parvenir à la réunification des deux rives du détroit (de Taiwan), « le gouvernement chinois a le droit de recourir à tous les moyens nécessaires ».d'après AFP IRAN Peu de marge n Les nouveaux députés réformateurs, qui seront prédominants au nouveau Majlis (Parlement), veulent « agir vite » et faire progresser la société iranienne, mais aucun ne remet en cause les principes de la République islamique.Le Majlis ne se réunira pas rapidement, le second tour ayant lieu en avril.Il devra se conformer au budget voté par les « conservateurs » ainsi qu'au plan quinquennal.« La marge de manoeuvre sera étroite.Il faudra vite satisfaire certaines revendications sociales, donner plus de liberté aux femmes, aux jeunes.Mais le cadre de la République islamique s'impose à tous.Tous ces élus sont des enfants de la révolution », explique le politologue Iradj Rachti.d'après AFP UKRAINE Abolition n Les députés ukrainiens ont aboli hier la peine de mort, en conformité avec les exigences du Conseil de l'Europe, a indiqué le centre de presse du Parlement.Sur 269 députés présents, 229 ont voté en faveur du texte de loi.La peine de mort est commuée en emprisonnement à perpétuité.En outre, les parlementaires ont ratifié un protocole sur la protection des droits de la personne.d'après AFP ISRAËL Troisième suspect n Des inspecteurs des impôts ont arrêté un troisième suspect dans le cadre de l'enquête sur le financement illégal de la campagne du premier ministre Ehud Barak aux élections de 1999, a indiqué hier un responsable de la police.Uri Giat, 41 ans, un militant de la coalition électorale « Israël Un », qui vit d'indemnités de l'État, a reconnu avanthier après son arrestation avoir distribué de fausses attestations d'acquittement d'impôts pour un montant de 250 000 dollars à des organisations à but non lucratif qui ont soutenu la campagne d'« Israël Un », coalition dirigée par Barak.d'après AFP RUSSIE Locomotive volée n Un officier russe d'une garnison de Khabarovsk (Extrêmeorient russe) a été arrêté et accusé d'avoir volé puis revendu une locomotive et deux wagons de chemin de fer.Il avait falsifié des documents, mettant au rebut comme irréparable une locomotive pourtant neuve appartenant aux forces armées.Il l'avait ensuite revendue à la direction d'une centrale thermique de la ville pour 5,5 millions de roubles (190 000 $ US), selon les enquêteurs.Il avait précédemment vendu par le même procédé deux wagons de chemin de fer pour la somme de 30 000 $.d'après AFP Une voiture piégée a explosé hier au Pays basque espagnol, faisant deux morts, un ministre socialiste et son garde du corps.Attentat meurtrier au Pays basque Dirigeant socialiste tué dans l'explosion d'une voiture piégée par l'ETA d'après AFP et AP VITORIA Un dirigeant socialiste basque et son garde du corps ont été tués, hier, au Pays basque, dans le nord de l'Espagne, par l'explosion d'une voiture piégée.L'attentat a été attribué par les autorités espagnoles à l'organisation indépendantiste basque ETA.Cet attentat, qui a coûté la vie au secrétaire général du Parti socialiste de la province d'Alava, l'avocat Fernando Buesa Blanco, 53 ans, et à son garde du corps, un policier basque, est le second depuis la rupture, le 3 décembre dernier, de la trêve annoncée par l'ETA en septembre 1998.L'explosion s'est produite à 16 h 30 locales sur le campus universitaire de Vitoria.Le responsable socialiste, accompagné de son garde du corps, Jorge Diaz Elorza, avait quitté son domicile à 300 mètres de là pour se rendre à pied au centre-ville.À leur passage le long d'une école de génie, une fourgonnette Renault Express blanche garée le long du trottoir a fait explosion.Selon la police basque, la déflagration a été déclenchée par télécommande.Le policier a été tué sur le coup, tandis que les services de secours ont tenté en vain de réanimer le politicien.L'explosion s'est produite à moins de 200 mètres du siège de la présidence de la région autonome basque où une réunion du gouvernement avait attiré de nombreux journalistes et caméras de télévision.Né à Bilbao, dans la province voisine de Vizcaya, le 29 mai 1946, marié et père de trois enfants, Buesa avait entamé sa carrière politique avec un mandat de conseiller général en 1979 avant d'être élu secrétaire général des socialistes d'Alava en 1987.Il avait participé samedi dernier à une manifestation anti-ETA qui avait réuni 10 000 personnes dans la ville voisine de Saint-Sébastien.Il figurait parmi la liste des personnalités visées par l'ETA, d'après des documents saisis par la police au cours des derniers mois.Quelques heures après l'attentat, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Vitoria pour protester contre la violence.Dans la foule, qui scandait « ETA, va-t-en » et « Basques, oui, ETA, non », se trouvaient le ministre de l'Intérieur espagnol, Jaime Mayor Oreja, qui avait écourté un voyage dans l'est de l'Espagne, et le président du Parlement espagnol Federico Trillo.Une autre manifestation a été appelée pour aujourd'hui à Madrid.Le premier ministre conservateur, Jose Maria Aznar, a condamné l'attentat et assuré qu'il ne ferait aucune concession à l'ETA.« Aujourd'hui nous sommes réunis non seulement dans la douleur, mais aussi dans la détermination à ne pas céder à la barbarie, à la terreur et au chantage », a déclaré le chef du gouvernement.Le 21 janvier dernier, l'explosion d'une voiture piégée avait tué à Madrid un lieutenant-colonel de l'armée espagnole, Pedro Antonio Blanco Garcia, rompant ainsi une trêve de 16 mois.Selon la police, l'explosif utilisé hier est le même que lors de l'attentat du mois passé.Le Parti nationaliste basque (PNV, modéré), à la tête du gouvernement autonome basque, a condamné l'attentat de Vitoria.Cette formation qui milite pour l'indépendance du Pays basque, mais s'oppose à la violence de l'ETA a estimé que « l'horreur frappe encore notre peuple ».Les deux victimes de mardi portent à 772 le nombre de civils et militaires tués par l'ETA depuis le déclenchement de sa lutte armée en 1968, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.Buesa est le sixième militant socialiste basque assassiné en vingt ans dans des attentats attribués au groupe armé.Le dernier remonte au 6 février 1996 à Saint-Sébastien, où le dirigeant historique Fernando Mugica avait été tué par balles.Les Russes se lancent à l'assaut de la principale base tchétchène L'affaire Pinochet n'en finit plus de finir d'après AFP et AP LONDRES La Belgique et la Suisse, deux des États qui se sont prononcés hier sur l'examen du dossier médical de l'ex-dictateur Pinochet, réitèrent leur demande d'extradition vis-à-vis de l'ancien chef de la junte chilienne.« L'état de santé ne peut être invoqué pour justifier un refus d'extradition », a expliqué la Suisse par la voix d'un porte-parole de l'Office fédéral de la police (OFP).La Belgique est restée le pays le plus alerte quant à la poursuite des démarches judiciaires.Les experts belges ont conclu que le sénateur Pinochet « peut soutenir un procès, et qu'il est à même de comprendre le sens des griefs qui lui seraient faits, à condition que le déroulement du procès tienne compte des limitations cognitives qu'il présente ».La Belgique demandait dimanche dernier, par la voix du juge d'instruction Damien Vandermeersch, une commission rogatoire aux Britanniques.Le juge a précisé par ailleurs qu'« en droit belge, l'âge avancé ou la détérioration de l'état de santé d'un accusé ne constitue pas en soi une cause d'extinction de l'action publique ».À Madrid, le juge Baltasar Garzon a demandé, dans ses commentaires envoyés hier à Londres, « un nouvel examen médical exhaustif, avec la participation de professionnels désignés ».Cependant, ajoutant au suspense et à l'ambivalence de la position madrilène, le Tribunal suprême espagnol a jugé dans le même temps « raisonnable » que l'Espagne renonce à demander l'extradition en cas de libération par les autorités britanniques.Avant-hier, le ministère français de la Justice avait transmis une commission rogatoire du juge d'instruction Roger Le Loire.Ce dernier, poussé par les avocats des familles de Français disparus au Chili, a désigné un neuropsychiatre, un généraliste et un psychiatre spécialisé en gériatrie, demandant à Londres de les laisser avoir accès à l'intégralité du dossier médical de Pinochet et à « procéder eux-mêmes à un examen de sa personne ».Les quatre États ont donc adopté deux attitudes, en transmettant soit des demandes de complément d'information au gouvernement britannique afin de retarder la libération de l'ex-dictateur, soit en constestant directement le dénouement envisagé.Toutes ces demandes souhaitent des examens contradictoires et estiment que la santé de Pinochet, accusé du meurtre et de la disparition de plus de 3500 opposants entre 1973 et 1990, n'interdit pas sa comparution en justice.Sauf démonstration contraire qui resterait à faire.Le ministre britannique Straw s'était dit « enclin », le 11 janvier, à libérer le général de 84 ans qui se bat depuis 17 mois pour échapper à une extradition en Espagne.Il reprenait en cela à son compte les conclusions de quatre médecins britanniques ayant jugé l'octogénaire « physiquement capable », mais « mentalement incapable » d'affronter un procès.Straw s'est gardé d'annoncer la date de sa décision politico-administrative, susceptible d'un ultime appel.d'après AFP MOSCOU Les Russes ont lancé hier un assaut contre le village de Chatoï, situé au coeur des gorges d'Argoun et principale base des combattants tchétchènes repliés dans le sud de la Tchétchénie, alors que des rebelles tentent, selon Moscou, de fuir la république indépendantiste.De violents combats ont opposé les quelque 3000 à 5000 rebelles retranchés, d'après les Russes, dans Chatoï.Le village et sa région font l'objet des bombardements les plus intensifs depuis que les forces fédérales ont pris la capitale, Grozny, au début de février.La localité de Kharsenoï (10 km à l'ouest de Chatoï) a aussi été le théâtre d'affrontements tandis que les troupes russes prenaient position sur deux hauteurs stratégiques, l'une dans la région de Chatoï, la montagne Solnetchnaïa, et l'autre plus au sud près du col de Tchantybarz.Le ministre russe de la Défense, Igor Sergueïev, a déclaré que le principal objectif des forces russes était actuellement de nettoyer les gorges d'Argoun avant le redoux et la fonte des neiges.Environ 20 000 soldats russes ont ainsi pour tâche de neutraliser les quelque 6000 à 7000 combattants tchétchènes repliés dans ces gorges et qui tiennent encore Douba- Iourt, à l'entrée du défilé.Sergueïev estime que l'opération « antiterroriste » en Tchétchénie pourrait être terminée le mois prochain.Épidémie de choléra à Madagascar selon AFP GENEVE La section suisse de Médecins sans frontières (MSF) a annoncé hier le retrait immédiat et total de toutes ses équipes de Madagascar, en réaction au refus des autorités de lui permettre de prendre en charge globalement la grave épidémie de choléra.Selon l'organisation, citant des sources officielles, le nombre cumulé de cas dépasse les 15 500 et cinq provinces sur six sont affectées.Plus de 1000 personnes sont mortes des suites de l'épidémie, dont plus du tiers en janvier, soit dix décès par jour, indique MSF dans un communiqué.« Depuis dix mois, l'épidémie de choléra sévit à Madagascar, la première de cet ordre dans l'histoire du pays et toutes les mesures prises par les autorités (malgaches) n'ont pas permis à ce jour d'éviter son aggravation et son extension », a affirmé Thierry Durand, directeur des opérations à MSF-Suisse.« Malgré toutes les demandes des communautés et de leurs représentants, toutes les tentatives auprès des autorités sanitaires et du gouvernement pour permettre l'intervention des équipes de MSF dans la prise en charge globale du choléra ont été vaines », ajoute l'organisme.Ce dernier espère que son retrait immédiat et total « aidera à une meilleure prise de conscience de la gravité de la situation du choléra ».MSF-Suisse, actif depuis 1996 à Madagascar, compte 13 membres expatriés dans ce pays et 43 employés locaux."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.